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Les cinq plus belles villes françaises English translation pending
Pour moi c'est Paris en 1er évidemment mais derrière ?
Lille Strasbourg Dinant Vannes
Certes mon choix est subjectif et je compte sur vos avis pour me faire connaitre d'autres villes.
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Témoignages 1,2,3,4: Le souvenir pour survivre (Cambodge) English translation pending
Temoingage1 sur l'entrée des khmers rouge à Batambang Modifier | Supprimer | Citer | Répondre
Avril 1975 . Battambang Il est des jours où tout bascule, où un fait presque anodin se révèle d’une importance capitale. Il est des jours qui tuent l’émotion et son expression, il reste alors le souvenir, les souvenirs enfouis, cachés, qu’il faut faire remonter à la surface pour les transformer en mémoire. Il est des jours qui succèdent à des jours qui blessent et qui blessent encore et vous conduisent à une mort lente. Il est des jours qui tuent violemment, un membre de votre famille, un camarade de classe, un ami, un voisin. Il est des soirées où les senteurs de la nature s’imprègnent d’autres odeurs inconnues jusqu’alors, celle de la souffrance d’un peuple et où les bruits familiers des insectes dans les arbres se conjuguent avec les cris de la faim et s’assourdissent dans le silence du désespoir. Ce matin là, je me rendais au lycée comme à l’habitude. J’étais en classe de Terminale Littéraire après avoir échoué, l’année précédente un Baccalauréat Scientifique. La nuit n’avait laissé que peu de place au sommeil ponctué des bombardements et autres tirs de roquettes, auxquels, hélas, nous nous étions habitués et qui se calmaient aux premières lueurs de l’aube. En journée, la vie était presque normale, à l’exception de ces très jeunes enfants que nous voyions mendier dans les rues et des flots de réfugiés qui venaient depuis quelques mois grossir la population de la ville. La ville représentait un espace de sécurité, mais aussi de misère, car ces nouvelles populations avaient fui le théâtre des combats. Combien parmi eux avaient-ils déjà été frappés par la mort d’un proche, la destruction de leur maison ? Ils venaient s’entasser le long de la rivière, bâtissaient des habitats de fortune, connaissaient la malnutrition et attendaient certainement, avec cette patience propre aux asiatiques, des jours meilleurs. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’au delà de mes difficultés, les leurs étaient bien plus grandes. Certes, je n’étais pas au paradis, mais j’habitais dans une maison en parpaing, j’avais un lit que je partageais avec Nat, la bonne de ma tante Sam Saoun et de mon oncle Kheo, je mangeais à ma faim, mais jamais avec le reste de la maisonnée. Mes cousins et cousines, Smakly, Nany, Rithy, Kahna et Raymonaa mangeaient avec Saoun. Kheo, qui était agent des douanes, avait été muté à la frontière vietnamienne, et le seul qui aurait pu contrer les penchants de cette méchante femme, était bien trop loin pour m’aider en quoique ce fut. Si à l’époque j’avais lu « Les misérables » de Victor Hugo, j’aurai pu me surnommer Cosette, mais étant depuis ma naissance habituée aux difficultés, j’avais acquis à la fois la carapace suffisante et la volonté de réussir mes études pour faire face à tous les signes d’in affection que me prodiguait généreusement la tante Saoun.
Je réalisais que j’étais arrivée au centre ville. J’aimais beaucoup la place centrale avec ces arcades qu’animaient les multiples couleurs des objets vendus par les marchands, et ces odeurs qui me rappelaient mon enfance à Phnom Penh, faites de mélange des épices, de poisson séché, des fleurs de lotus que l’on achète en offrande à Bouddha. Je pensais à mon père, E S et par ce jeu incohérent des associations d’idées, je me disais que j’avais eu deux bonheurs dans la période que je venais de vivre. Kheo était revenu sur Battambang et surtout j’avais reçu la photo de ma sœur O en habit de mariée avec L, comme j’aurai aimé être avec eux, ce jour là, en France. Pourquoi m’avait-il fallu échouer, l’année précédente à mon Baccalauréat, pour quelques points ? Je ne pouvais encore imaginer les terribles conséquences qu’auraient pour moi ces quelques points qui m’avaient manqué en science physique.
J’arrivai devant le lycée, nous nous rassemblions dans nos salles de cours, dans l’attente des professeurs qui allaient débuter le travail. Ce matin, l’horloge devait être détraquée, ou le préposé à la cloche malade, ou ….. oubien ….. ou encore …… Mais les professeurs n’étaient pas là …… Malgré notre désir d’apprendre, il valait mieux rentrer chez moi !
De nouveau sur ma bicyclette, je réalisais qu’il y avait peu de circulation, la place centrale s’était vidée, les commerçants avaient fermé leurs stores, seuls restaient quelques marchands ambulants, devant à leurs maigres étals leur survie quotidienne.
J’arrivai sur le pont qui franchit la Sangkae, d’habitude je ne m’arrêtais jamais à cet endroit, connaissant le spectacle de cauchemar qu’il livrait quotidiennement, celui de cadavres humains charriés par les eaux. Trois bonzes munis de perches de bambou, essayaient de ramener un cadavre vers la berge : dans nos croyances, il est fondamental d’incinérer ou enterrer les morts, afin que leurs esprits puissent trouver la paix et le repos nécessaire à la réincarnation future. Ces bonzes faisaient preuve d’un grand courage, car ces corps pouvaient être minés. Nous étions nombreux à regarder, à distance, cette scène. Peut-être était-ce en raison de cette foule agglutinée et silencieuse que je m’étais arrêtée. Je pensais à un film muet que j’avais vu, toute enfant à Phnom Penh. Il s’agissait d’un curieux cinéma, celui actionné par un homme sur bicyclette. Pendant qu’il pédalait, des images défilaient. Curiosité de la pensée humaine qui, face à l’horreur, a cette capacité de penser à un moment de plaisir. A quoi pouvait bien penser toute cette foule silencieuse ? La peur paralysait les mots et expliquait le silence. Surtout ne rien dire, car on ne peut faire confiance à personne et que dire, sans le savoir, imperceptiblement nous nous étions habitués à l’horreur et avec elle, à la suspicion. J’arrivais à la maison, je fus surprise de voir Saoun ; elle aussi ne travaillait donc pas. Aux douanes, tout le personnel avait été renvoyé, Kheo était songeur ; personne ne me demanda d’explication sur ma présence à la maison, en ce début de matinée. Chacun avait le pressentiment diffus qu’une page de la vie était en train de se tourner. C’est Nat, qui revenant du marché qu’elle avait trouvé désert, nous ramena l’information : les khmers rouges sont rentrés dans Battambang. La page était tournée. Nous ne verrions plus les « mouches bleues », c’est ainsi que nous appelions les pilotes de l’armée régulière du général Lon Nol, car ils étaient tout de bleu vêtus. Je n’avais pas pris conscience du grésillement de la radio ; soudain, une voix métallique raisonna dans la maison qui me fit sursauter « Phnom-Penh est tombée aux mains des khmers rouges » et la voix se tut, vite relayée par les cris de joie de Saoun « la guerre est finie, la guerre est finie ». La joie étant communicative, à l’exception de Kheo qui restait songeur, Nat, mes cousins, cousines et moi-même nous étions heureux. Fini le survol incessant de la ville par les B28, ces avions de l’armée officielle qui allaient bombarder les zones rurales proches, fini ces nuits d’angoisse où nous entendions à proximité de nos maisons les échanges de coups de feu, terminé le couvre feu qui depuis plusieurs années nous obligeait à rester à l’intérieur de nos maisons à partir de 18 heures et qui, entravant une partie de notre liberté, entravait aussi beaucoup de nos relations sociales. Saoun avait quitté la pièce où nous étions et revenait dans son plus beau sarong de soie que rehaussait une magnifique paire de tongs en plastique rose, achetée trois jours auparavant sur le marché. «Venez » nous dit-elle. Et sous la chaleur écrasante d’un midi au mois d’avril, nous partîmes à pied vers le centre ville qui était à un kilomètre de notre habitation. Je n’avais jamais vu de foule aussi dense, marchait en souriant dans la même direction, passant sur le pont de la Sangkae, pas un regard vers le fleuve. Je compris à cet instant, que si nous avions enfourché nos vélos, nous n’aurions pu les utiliser bien loin. Enfin, nous les virent, plus précisément nous les devinèrent. D’abord tache noire dans la foule, puis légère tache rouge au dessus de la tache noire. Nous avancions à leur rencontre. Plus nous approchions d’eux et plus Saoun était souriante. Nous découvrions enfin ces hommes et femmes, jeunes pour la plupart, un léger sourire marquant le visage, sur la tête un krama rouge, à l’épaule, un fusil en bandoulière, tout vêtu de noir, leurs pieds étaient nus et une épaisseur de corne leur servait de chaussure. A la vue de ces pieds-nus, Saoun enleva ses tongs, les pris dans ses mains, inclina la tête en signe de salutation et de respect et les offrit à une jeune soldate khmère rouge, qui les prit sans dire mot. Ma tante devait penser que les choses seraient telles qu’elle voudrait qu’elles soient car elle ne remarqua pas l’indifférence qu’avait laissé son geste. Au contraire, elle était maintenant animée d’une toute autre hâte : rentrer à la maison et préparer un repas pour des soldats. Je pensais, sur le retour, à la libération de Paris en 1945 ; ce que je voyais me faisait penser à ce cours d’histoire que j’avais reçu au lycée Monivong, et là encore par association, je pensais à mont père E, à ma sœur O, à l’ensemble de ma famille, M et G, à ma belle-mère Sam Samuon ; comme ils me manquaient ! Je pensais aussi à ma famille adoptive, Sam Saman (maman adoptive) et Sam Santh (papa adoptif), qui étaient à Pursat.
Que se passait-il à Pursat ? Les soldats khmers rouges, comme les avait baptisé le roi Norodom Sihanouk, avaient-ils aussi libéré la ville ? Je ne pouvais avoir de leurs nouvelles, la poste et les télécommunications étaient coupées définitivement depuis un bon trimestre. Papa avait du avoir de mes nouvelles, une longue lettre de quatre pages que j’avais écrite en hâte à l’Alliance Française. A Battambang, je n’avais jamais fréquenté aucun des cinq cinémas de la ville, je consacrais l’argent de poche, que je gagnais le dimanche en tirant une charrette sur laquelle se trouvait un gros bidon que je remplissais d’eau potable et que je détaillais avec un petit bénéfice chez les particuliers, à me payer des cours de français. Tous les jours à midi, Sœur Cécilia animait les cours à l’Alliance Française ; elle s’était prise d’affection pour moi et elle comblait de son mieux le manque de tendresse de ma famille d’hébergement. Elle connaissait mon histoire et peut-être avait-elle le pressentiment du futur. De ce futur, personne ne disait mot ; peut-être est-ce dans notre mentalité d’asiatique que de vivre au jour le jour ? Toujours est-il que quelques semaines auparavant, elle m’envoya un émissaire qui me chercha toute la journée. Par le hasard d’un chassé-croisé, vers 16 heures, j’arrivai donc à l’Alliance Française, sœur Cécilia me dit « les khmers rouges avancent sur Battambang, tous les étrangers doivent partir. Demain nous serons en Thaïlande. Ecris vite à ton père parce qu’après plus personne ne pourra acheminer ton courrier. Je ferai le maximum pour qu’il reçoive ta lettre. Ecris ce que tu veux, la lettre ne sera pas censurée.» Sous le régime du général Lon Nol, tout le courrier était « visité » ; cela ne m’avait pas particulièrement dérangé, car par éducation, les enfants et les jeunes sont tenus à l’écart de toute réflexion d’adultes ; qu’aurai-je pu donc dire ou penser de positif ou de négatif d’un système sur lequel, au bout du compte, je ne connaissais rien. Pendant que Sœur Cécilia préparait ses valises, j’écrivis à mon père : « j’entends les bombardements qui se rapprochent, des fois des roquettes tombent à 50 mètres de chez nous ; nous avons peur. C’est peut-être la dernière fois que j’écris. Je n’ai pas de nouvelles de Pursat. La route est coupée. A l’hôpital, on voit beaucoup de blessés. On ne peut pas continuer les études normalement… je vous embrasse. » Aujourd’hui j’aurai voulu espérer un retour à une vie de paix. Saoun ne devait pas en douter, car aussitôt arrivée, elle troqua son sarong de fête pour son sampot quotidien et prépara dans la plus grande des houles son riz le meilleur avec du poisson séché, qu’elle alla personnellement donner à un groupe de soldats. Je passais la fin de l’après-midi à la maison. Nous entendions des coups de feu sporadiques, tout ne devait pas être complètement fini.
Le lendemain matin, je n’eu même pas l’idée de me rendre au lycée, l’absence des professeurs la veille laissait peu de place à l’espoir qu’ils y fussent ce jour. Un colporteur, marchand de gâteaux, passa comme à l’habitude ; voyant que nous étions acheteurs, il s’arrêta et, en même temps qu’il enveloppait les gâteaux dans un bout de papier, il nous annonça que le marché était fermé. Saoun se renfrogna à cette information, peut-être regrettait-elle déjà sa générosité non coutumière de la veille. Le marché fermé, signifiait qu’il faudrait utiliser les maigres réserves. Nous savions qu’en France, avant la guerre, les familles avaient stocké de l’huile et du sucre ; prenant modèle, toutes les familles, suffisamment riches pour le pouvoir, avaient stocké au Cambodge du riz, un peu de sel et du poisson séché. Déjà à Pursat, dès l’arrivée du général Lon Nol au pouvoir, Sam Saman et Sam Sauth avaient pris cette précaution. Le colporteur nous dit aussi que le Père Blanc avait été exécuté par les khmers rouges, la veille, dans son église. Nous connaissions tous ce père, il était métis franco-cambodgien, il n’avait pas voulu quitter, avec Sœur Cécilia, son pays de naissance. Il était connu pour le bien qu’il faisait et était très aimé de tous et plus particulièrement des plus pauvres. La paix prenait-elle ce visage effrayant que même les religieux qui étaient profondément respectés, toutes religions confondues, dussent la payer au prix de leur vie ? La première victime que je connaissais était comme moi, franco-cambodgienne. Etais-ce pour cela qu’il avait été exécuté ? Que voulaient les khmers rouges ? Devrais-je craindre pour ma vie ? Assise sur les marches qui accédaient au pallier de la maison, j’essayais de me distraire de mes pensées négatives, en regardant l’oie et sa dizaine d’oisons se promener et becqueter comme à l’habitude dans la cour. Rien n’avait modifié ses habitudes. De temps en temps, au claquement sec d’un coup de feu, elle dressait le cou, regardait à droite, à gauche, puis derrière sa couvée grandissante et replongeait vers le sol dans sa conscience immédiate de ne pas être concernée. Mes idées lugubres revenaient, ma seule référence pour essayer de comprendre, était ce seul élève de ma classe qui nous disait d’un ton méprisant que notre lycée n’était pas une véritable école, que ce que nous apprenions ne servait à rien : « L’école, elle doit être dans la nature, les élèves autour de leur maître, assis par terre à l’ombre d’un arbre. L’or, l’argent, les voitures, tout cela ne sert à rien, à part accentuer la misère des paysans. L’école, c’est pour apprendre à planter le riz, les bananiers, les manguiers, les palmiers à sucre. » Kheo avait passé une grande partie de la journée devant la radio qui grésillait, mais n’émettait pas. Vers la fin de l’après-midi, il sortit en nous demandant de rester à l’écoute. Quand il revit, le repas était prêt : une soupe avec de la couenne de porc et du riz au sucre. Ce fut le seul soir, de ces trois années passées avec eux, où nous mangèrent tous ensemble. Le repas fut silencieux. Etait-ce le sentiment diffus, mais grandissant, de notre insécurité qui nous avait enfin réunis ? Fallait-il que les drames existent pour combler les brèches de la vie ? Savions-nous déjà que c’était notre dernier vrai repas, pour longtemps ?
Tôt, le lendemain matin, notre voisin qui était vétérinaire vint informer Kheo que les khmers rouges vidaient la ville et que nous devions partir. Kheo nous intima l’ordre de rassembler nos affaires, de sortir la citerne d’eau de la charrette pour que nous puissions y entasser nos affaires ; il était hors de questions de prendre la voiture car nous ne trouverions certainement pas d’essence. Nous devions prendre l’indispensable. Pour Nat et moi-même, l’indispensable se trouvait sous notre lit commun : la valise avec laquelle j’étais arrivée de Pursat, trois ans plus tôt, m’avait servie d’armoire. Je regardais néanmoins ma valise et vérifiait surtout la présence de la photo de mariée de ma sœur O. Sans savoir pourquoi, je pris la photo et je l’enveloppais dans un sac plastique. La valise à peine refermée, j’entendis Kheo parler dans la cour : « Oui, nous savons que nous devons évacuer la ville, laisse-nous une heure pour rassembler nos affaires. ». Kheo parlementait avec deux soldats khmers rouges qui avaient fait irruption dans la cour. Chacun amena son baluchon dans la charrette. Kheo y accrocha mon vélo pour en faciliter la traction, nous pendions aussi les trois autres vélos et la moto pour que l’un d’entre nous puisse se déplacer rapidement en cas de besoin. Kheo semblait extrêmement prudent et organisé. Certainement savait-il des choses que, nous les jeunes, nous ignorions. Aujourd’hui avec du recul, je ne doute pas de ce fait. La dernière tache accomplie fut de mettre l’oie et les oisillons dans un grand sac ; cela donna lieu à une petite course qui, en temps ordinaire, nous aurait mis en joie, mais l’atmosphère était trop pesante pour que l’un d’entre nous laisse échapper un sourire ou une plaisanterie.
Notre caravane organisée, ce fut le départ, et le début de l’exode…
Temoignage 2 L'exode La rue est déjà envahie par la foule bigarrée et le pont qui traverse la rivière Sangke fait figure d’un immense entonnoir. Je n’ai jamais vu de foule aussi dense, chargée et silencieuse ; faire très attention dans cette marée humaine pour ne pas nous perdre de vue. Comment est-il possible d’organiser en aussi peu de temps, un départ aussi massif ? La rumeur ou la réalité de l’exécution des récalcitrants au départ, produisait-elle, à elle seule, un tel effet, ou bien l’assurance que le retour dans nos maisons n’en serait-il que plus rapide ? Je pousse le vélo qui tracte la charrette, mes cousins poussent les trois vélos et la moto. Nous ignorons où nous allons. Kheo attend peut-être des instructions des khmers rouges. Portés, poussés, je l’ignore nous arrivons sans instructions devant l’hopital qui marque l’endroit où la RN 5 amène le voyageur vers Sisophon, et plus loin la Thaïlande, ou au contraire vers le cœur du Cambodge et la ville de Pursat, étape avant Phnom Penh. Nous nous arrêtons. Toujours aucune instruction ; Kheo veut aller vers Sisophon, sa femme souhaite aller vers Pursat. Le fait d’avoir de la famille dans cette ville, Sam Saman mon père adoptif et Sam Santh, son épouse et sœur de Sam Saoun, semble emporter la décision. Nous sommes sur cette route, au milieu de la foule, nous marchons chacun à notre rythme, mais Kheo nous a demandé de nous regrouper tous les 500 mètres afin d’éviter de nous perdre, ce que nous faisons. Plus je marche, poussant mon vélo et donc la charrette, plus l’angoisse du départ s’estompe. A l’occasion, les marcheurs échangent quelques mots, une plaisanterie, un sourire ; l’épreuve nous réunit pour le moment. L’angoisse s’estompe aussi, car nous savons maintenant où nous allons. Je suis à la joie de retrouver ma famille adoptive. Je revois tous les moments de bonheur que j’ai vécu à Pursat. Peut-être vais-je aussi retrouver mes amies du collège ? Je me souviens de ce taxi, une Peugeot 404 break, sur la toiture duquel Sam Saman avait chargé, trois ans plus tôt, mon vélo et dans lequel je m’étais engouffrée avec ma petite valise afin d’avoir un quart de fesse assise. Sur cette route, nous avions été arrêtées quelques fois par des barrages militaires du général Lon Nol, le chauffeur n’évitait pas les nids de poule, tant la route était défoncée par la mousson et les mortiers. La ligne droite semblait le plus court chemin, les amortisseurs du véhicule avaient rendu l’âme depuis longtemps, mais peu lui importait car il était le passage obligé pour le trajet Batambang-Pursat ; le train ne fonctionnant plus pour cause de guérilla en zone rurale. Les militaires donnaient toujours des conseils de prudence après avoir vérifié les papiers des clients. Mais le chauffeur devait en avoir cure car le trajet d’un centaine de kilomètres, effectué pied au plancher, nous avait demandé la demi journée pour arriver à Batambang. La nuit tombe vite au Cambodge et au dernier de nos regroupements familiaux de la journée, Kheo nous dit « Maintenant, nous restons groupés, nous devons trouver une place pour dormir ». Je n’avais pas encore pensé à cela, pourtant des familles avaient déjà installé des bivouacs de fortune en bordure de la voie. La route est légèrement surélevée par rapport aux rizières qui la bordent ; sur sa partie centrale elle a été empierrée et bitumée ; sur ses bords une largeur de deux mètres environ de terre battue, pas d’autres espaces pour se poser. A cette heure-ci, impossible de continuer la marche plus longtemps, il faut faire fi de la promiscuité et nous nous installons entre deux familles. Kheo va regarder le sac dans lequel nous avons transporté l’oie : elle est en bonne forme et glousse en se libérant la tête de sa cage d’urgence ; deux oisillons, eux, sont morts étouffés. Nous les mangeons ce soir. Misère, Sam Saoun a oublié de prendre les moustiquaires ! « Nakli, prend la moto et va à la maison chercher les moustiquaires, prend aussi le kilo de sucre dans le placard que nous avons oublié », lui dit Kheo. La route était maintenant moins encombrée et il fallut peu de temps pour effectuer la vingtaine de kilomètres aller-retour qui nous séparait de la maison. Il revint avec le sucre, mais pas les moustiquaires et comme Kheo se fâchait, il nous expliqua «Quand je suis arrivé à la maison, j’étais un peu effrayé, il n’y avait personne en ville. J’ai coupé le moteur de la moto avant d’arriver à la maison et je l’ai poussé dans la cour ; j’ai couru sur l’escalier de bois, je suis rentré dans la cuisine et j’ai entendu “Qui va là ?”, j’ai répondu “C’est Nakli” ; “Descend immédiatement !” ; j’ai pris le sucre et je suis descendu. Un soldat khmer rouge pointa son fusil vers moi : “La ville est évacuée, tu n’as rien à faire ici” Il me poussa vers le garage où se trouvait deux autres soldats khmers rouges, ils découpaient les pneus de la Chevrolet . L’un d’eux prit la parole : “Tu as de la chance, remercie ton père, nous aurons de bonnes tongs. Pars immédiatement” » Ce fait nous laissa perplexe. Nous aurions plus facilement compris que cette voiture fut réquisitionnée, mais quelle était donc cette armée de soldats-paysans, cette bande de va-nu-pieds, qui avait mis en déroute l’armée suréquipée du général Lon Nol ? L’absence des moustiquaires créait un malaise au moins aussi profond ; cela voulait dire, dans cette zone de rizières que nous constituerions un met de choix pour des bandes bien organisées de moustiques affamés. Il fut remis au lendemain l’idée de manger les oisillons et nus nous contentèrent d’une poignée de riz déjà cuit à la maison. Demain en marchant, il faudrait penser à ramasser un peu de bois mort, de façon à faire un feu le soir. Cette région est peu boisée, quelques palmiers à sucre et quelques huttes qui abritent les riziculteurs quand la mousson est trop forte, distraient un peu de la monotonie du paysage, surtout à la saison sèche ; période où les diverses couleurs vertes des rizières et les plantes aquatiques, le mouvement nonchalant d’un buffle et le vol bref d’un échassier donne à cette nature un romantisme à nul autre pareil. Dans cette foule, qui comme nous avance sur cette même route et qui comme nous a les mêmes besoins, il ne sera pas aisé de trouver de quoi faire un feu. J’allais me coucher, je prenais dans ma valise un sarong afin de me protéger au mieux de l’attaque attendue des moustiques. Dans le plastique se trouvait la photo de mariage de ma sœur O. Malgré la nuit, je défais le plastique et la devine plus que je la vois. Cette impression me suffit, je la range, je souris, le souvenir pour survivre, je m’endors.
Au réveil Kheo va demander du thé à la famille voisine qui, sur cet aspect, est mieux organisée que nous ; car si le bois pose un problème, l’eau également. En Asie, le thé a toujours été une boisson offerte au voyageur : l’eau bouillie est une garantie de pureté et c’est avec plaisir que cette famille nous donne du thé. Kheo, pour les remercier, leur donne deux carrés de sucre. Sam Sem regarde rajoute deux carrés de sucre à notre boisson et, accompagné de riz, nous voilà nourri pour la journée.
La deuxième journée de marche se passe dans de meilleures conditions. La foule est moins dense et nous ne sommes plus dérangés par les véhicules motorisés qui sont loin devant. Du moins, je le crois, car dès le début de l’après-midi, sur le bord de la route, les premières voitures sont abandonnées faute d’essence ; peut-être pourront-elles servir, ce soir, d’abris à ceux qui avancent moins vite que nous : les vieux et les malades que nous avons eu l’occasion de doubler chemin faisant. A notre rythme, il nous faudra au moins huit jours pour rejoindre Pursat. La marche devient automatique, depuis Batambang nous n’avons vu aucun soldat khmer rouge et si ce n’était quelques mauvais pressentiments, c’est presque contente que j’avançais vers Pursat. Encore aujourd’hui, 35 ans après, je pense avec nostalgie à mon vécu dans cette grosse bourgade. Mon père adoptif, Sam Santh, avait travaillé comme conducteur de train sur la ligne Phnom Penh-Batambang et avait obtenu sa mutation pour Pursat comme chef de dépôt ; quant à moi, j’avais réussi mon examen d’entrée en 6ème : nous étions en 1967. Sam Santh avait fait construire une belle maison en bois sur pilotis, pas très loin de la rivière Stuang. Je connaissais Pursat car j’avais eu l’occasion de me rendre chez ma tante Sam Saoun qui était une femme très gentille. J’adorais jouer avec sa fille Chamroeun qui avait un an de plus que moi . Nos jeux tournaient autour de la rivière ; en saison sèche, des bancs de sable nous donnaient l’impression d’être sur une plage, lorsque nous avions trop chaud, nous nous trempions toutes habillées et nous éclaboussions à qui mieux mieux, alors les rires fusaient, l’insouciance laissée au bonheur de l’eau rafraîchissante sur le corps. En novembre la ville était inondée avec la mousson, la saison de la pêche était venue. Quel plaisir de s’asseoir, une ligne à la main en sachant que bientôt un poisson, fut-il chat, mordrait à l’hameçon et que, bien grillé, le soir nous le mangerions avec délectation. Ce soir, nous mangerions les oisillons, car nous avons trouvé assez de brindilles pour faire le feu. Quand nous nous arrêtons, Kheo fait le feu, je plume les petits volatiles, l’eau bout dans houle, Sam Saoun plonge une pincée de sel, du riz et rajoute les trois oisillons, car un troisième est mort dans la journée. Ce soir, ce sera presque un repas de fête, mais le risque vient du ciel, des nuages annonciateurs de pluie, se distinguent à l’horizon. Kheo trouve une bâche plastique dans la charrette et à cette occasion trois moustiquaires. Ces toiles peuvent protéger trois ou quatre personnes. Nous sommes heureux de les avoir avec nous, mais ce soir nous ne disposons de rien pour les attacher. Au moins, s’il pleut, nous aurons le plastique et moins de moustiques et puis peut-être que ceux qui ont décidés de marcher de nuit pour éviter la chaleur de la journée, s’arrêteront pour s’abriter, car la nuit précédente il fut difficile de trouver le repos, la route étant restée presque aussi animée qu’en journée. Il y eut une courte averse qui suffit, néanmoins, à nous tremper. A l’aube du 3ème jour, le soleil était revenu et nous reprîmes la route. Entre nous, nous parlions peu, il y avait une sorte de conscience en nous qui, s’éveillant, nous laissait croire que notre exil serait de longue durée. Pourquoi devions-nous nous éloigner autant de Battambang ? La rumeur que la ville devait être vidée pour 3 jours, était déjà fausse puisqu’il nous faudrait encore autant pour y revenir. Quelle tristesse de voir ces enfants, à peine en âge de marcher, une gamelle accrochée autour de leur cou de façon à laisser libre de port, leurs petites mains fatiguées ! Quelle tristesse de voir comment à la hâte s’organisait au bord de la route, ce bidonville mobile ; ceux qui marchant de jour prenaient la place laissée libre de ceux qui se déplaçaient la nuit ! Quelle tristesse …. et que se passait-il à Pursat ? Et si Pursat était vidée de ses habitants ? Alors finies la seule motivation heureuse de la marche, la joie de retrouver Sam Saman, Sam Santh et Sam Sophy. Sophy devait avoir 11 ans, elle était arrivée à Pursat, elle aussi adoptée à l’âge de 3 ans, nous étions donc sœurs adoptives et je m’étais occupée d’elle quotidiennement pendant 4 ans avec cet amour que les adolescentes portent aux petits enfants. Peut-être comme moi était-elle sur une route, mieux que moi sur la charrette tirée par des bœufs, assise au sommet de paquetages, regardant Santh prendre le joug pour diriger les bœufs. Santh était maintenant à la retraite, insuffisante pour vivre, de conducteur de trains, il était devenu conducteur de bœufs. Grâce à cet achat, il revendait de canne à sucre, ce qui permettait une vie décente. Saman avait organisé un grand potager autour de la maison, nous avions des concombres, des courgettes, des pastèques, des haricots verts, des patates douces, des piments, nous avions aussi des bananiers, des manguiers et je me régalais à la saison des papayes. Dès notre 2ème année d’installation, je revendais le dimanche notre sur-production et quand je ne vendais pas les légumes, je vendais des tissus que Sokhon, couturière et sœur de Santh, nous amenait de Batambang, quand elle venait nous rendre visite. Je vendais aussi, à la saison, les lotus qui poussaient sur un étang que Santh avait creusé à la pelle, trois mètre de profondeur, ces lotus que les croyants offrent à l’autel du Bouddha. Cet étang, à la saison des pluies, s’alimentait des crues de la rivière et avec elles de poissons. Imaginez les poissons qui viennent chez vous, et les chiens, nous en avions 5, qui aboient lorsqu’ils en aperçoivent un à la surface ! Je me remémorais tout cela lorsque je m’aperçus qu’imperceptiblement nous avions ralenti notre marche. La foule semblait de nouveau un peu plus dense. Nous venions de passer le village de Khaal Thual, les rares échoppes étaient fermées et les espoirs de trouver quelques ravitaillements, éteints. La rumeur circulait que les khmers rouges avaient aboli le riel, cette rumeur semblait folle car comment peut-on échanger les marchandises sans argent ? Il n’est pas dans notre nature de nous inquiéter trop du lendemain, certainement car notre vie est rythmée par le quotidien comme le mouvement d’une horloge et que les difficultés se combattent tous les jours et qu’à chaque jour suffit sa difficulté ; mais aussi car nos vies sont intégrées dans un continuum qui interdit le changement, la rupture, la modification. Là, ce n’était pas une modification mais une révolution. Un peu plus loin, c’était trois soldats khmers rouges qui nous donnaient l’ordre de quitter la RN 5 et de prendre les chemins latéraux en direction des villages. Il en était fini de penser se rendre à Pursat. Il en était fini de penser que dans notre exode nous pourrions aller où nous voulions.
Temoignage 3 Reang Keesei
Le soir, nous arrivons à Reang Keesei. C’est une petite bourgade qu’occupe une trentaine de familles paysannes, mais elle présente une double caractéristique. Elle est le point terminal du chemin que nous avons suivi et elle dispose d’une gare qui nous a attirés nombreux jusqu’à ce village ; mais pour l’instant nous devons installer notre campement. A la recherche d’un emplacement, Kheo rencontre un de ses collèges douaniers, puis un autre qui en avait rencontré un autre qui lui-même en avait rencontré un autre, et l’emplacement trouvé, c’est une partie du corps des douanes de Batambang qui se regroupe avec leur famille respective dans un endroit qui, ma foi, en vaut un autre et a le mérite de n’être ni trop loin pour s’y rendre, ni trop près pour les odeurs prévisibles d’une bambouseraie. Je ne peux vous dire combien nous étions d’exilés à Reang Keesei, mais j’ai le souvenir d’une grande foule. Notre campement de fortune installé, Kheo a trouvé de la ficelle pour tendre et fixer les moustiquaires, il s’éloigne de nous. Tante Saoun choisit ce moment pour distribuer le riz. Je n’ignore pas ce que cela signifie pour moi : j’en aurais deux fois moins que les autres ; c’est le sort qu’elle réserve à la “noiraude”. Elle m’appelle comme cela. Je dois la couleur noire de ma peau à mon père d’origine guyanaise. En Asie, la noirceur de peau évoque le travail dans les champs, la pauvreté ; la blancheur est synonyme de richesse, de bon statut social. Autant de choses que les khmers rouges, j’aurai l’occasion de la découvrir, haïssaient. Mais pour l’instant, je n’avais aucune idée de ce que l’avenir réservait ; j’avais seulement cru comprendre que la ligne de chemin de fer représentait pour beaucoup un espoir, bien qu’elle fut hors service depuis longtemps déjà. Mais après tout, puisque la paix semblait revenue, avec elle, les trains pourraient circuler et nous en prendrions un pour revenir à Battambang, chez nous. Dès huit jours que nous passâmes à Reang Keesei, je vis des étudiants qui pensaient que la libération viendrait du train ; ils imaginaient des convois de blindés, des militaires en nombre venant de la région de Phnom Penh, d’autres imaginaient la même chose mais venant de Thaïlande via Sisophon. Je pense que chacun connaissait le degré de folie qu’impliquait la croyance en quelque chose de pareil et seule l’excitation d’être tout proche d’un lieu de moyen de transport évoquant le déplacement et par extension la liberté, autorisait ces délires d’espoir qui ne durèrent d’ailleurs que le temps d’une brève expression vite interrompue par la peur que faisait régner une suspicion généralisée. Cette méfiance n’était pas liée à notre relative promiscuité avec les paysans de Rang Keesei ; ceux-ci étaient certainement de braves gens. En cette saison, les riziculteurs travaillaient autour de leurs maisons et ils étaient toujours là, disposés à nous prêter une pelle ou une bêche qui nous servait de binette, de façon à ce que nous puissions enterrer nos excréments dans la bambouseraie. Isoloir naturel, mais imparfait, auquel je n’osais me rendre en journée par pudeur et la nuit par peur des insectes et autres serpents nuisibles. Nos journées étaient occupées par la recherche bois mort et de brindilles pour faire bouillir et cuire nos maigres rations de riz qui n cessaient de diminuer. Les derniers oisons et l’oie avaient été mangés et pendant que nous cherchions sur les étroits murets de pierre de quoi alimenter le feu, Khan, à l’instar des autres chefs de famille, passait ses journées à la recherche de quelque chose qui nous manquait. Dès le premier soir, il avait trouvé de la ficelle et un peu avant la fin de notre séjour, nous le vîmes arriver un après-midi, la figure rayonnante d’un plaisir que je n’avais pas le souvenir de connaître. De son Krama, qu’il tenait en paquet à la main, il sortit, tel un magicien, une pièce de cochon pesant bien trois kilos et peut-être plus. Avec ses amis des douanes, car tout le monde avait un morceau, ils avaient dû troquer un porc puisque l’argent n’existait plus. N’étant pas dans mon rôle et mon statut de poser des questions, j’ignore ce que fut l’objet du troc, mais j’eu l’occasion de voir troquer tout objet de petite ou grosse valeur, prouvant qu’il ait eu des origines urbaines. Les paysans sous le régime du général Lon Nol, qui avait chassé le roi Norodom Sihanouk, n’avaient pas vu leur situation changer, ils étaient autosuffisants alimentairement mais ne pouvaient s’acheter des sandales, des sarongs, des chemises telles que celles que portaient les gens de la ville. Aussi tout objet en provenance des cités, suscitait le désir et puisqu’il n’y avait plus de monnaie, le troc semblait bien naturel. Ces paysans vivaient comme autrefois, avant la colonisation ; les maisons sur pilotis en bois ainsi que la culture du riz et un petit élevage préservaient le mode de vie traditionnel. Je me rappelais que Santh m’avait expliqué le travail des français au Cambodge, les routes, mais surtout l’urbanisme. Les français avaient construit les villes à leur manière, déstructurant les us et coutumes locaux et seule la campagne m’évoquait l’image des villes anciennes : un habitat linéaire, en hauteur, au bord d’un cours d’eau. Les français avaient conçu des centres villes, ils se constituaient autour d’un marché couvert qu’encerclaient des maisons de brique. Au rez de chaussée, se trouvait un compartiment, lieu de stockage des marchandises que protégeait une avancée, soutenue par des piliers, qui était passage et espace de vente ; au dessus, une ou deux pièces servant à ces populations de marchands qui, pour la plupart, étaient d’origine chinoise, tant il est difficile au cambodgien de quitter sa vie d’oiseau perché. Derrière, un lopin de terre permettait la culture d’un potager. Aux chinois se mélangeaient aussi des vietnamiens et quelques indiens, tous avaient fait souche depuis longtemps et malgré les mariages ethniques, certaines communautés, depuis l’indépendance, faisaient face à des répressions régulières que devaient susciter certainement la jalousie et des questions de pouvoir. Il restait chez beaucoup des gens des villes une certaine nostalgie de la sécurité qu’avait apportée la période coloniale, même si nous étions fiers de l’indépendance obtenue et de la culture khmère qui constituait autour des temples d’Angkor, le ciment de notre identité. Je me rappelai qu’un jour, en plaisantant, Kheo m’avait dit : « Regarde nos villes, tu vois la France …. les français ont construit leurs bastides. » J’ignorais que ce qu’était une bastide, mais à Reang Keesi, je prenais conscience de ce qu’était la vie paysanne, traditionnelle certes, rythmée par les levers et couchers du soleil et les pluies de la mousson. Les paysans reproduisaient les gestes devenus pour eux coutumiers, que faisaient leurs parents, leurs grands-parents et toute la lignée de leurs ancêtres, pourtant le visage de certains traduisait une certaine anxiété. Je découvris, fortuitement, le long de ce séjour à Reang Keesei qu’elle en était la cause, le jour même où Kheo ramena le morceau de cochon ; sa femme lui demanda de trouver du piment, le paysan à qui il l’avait troqué lui en céderait certainement un ou deux. Kheo me surprit lorsqu’il me demanda de l’accompagner. En brave homme peut-être voulait-il s’assurer qu’ainsi ma tante ne trouverait pas quelque stratagème pour m’éloigner de ce repas agrémenté. Nous avions tous besoin de prendre quelques forces. Arrivés chez le villageois et après les salutations traditionnelles, Khéo dit « Je te remercie, en mon nom et pour toute ma famille de nous avoir cédé le cochon ; ma femme m’a chargé de te demander, si tu ne pourrais pas nous céder un petit piment rouge et je te propose de te rendre le service que tu veux en échange. » Le paysan lui répondit qu’il pouvait lui donner une poignée de piments et que son souhait le plus cher était de savoir ce qui se passait à Batambang. Pourquoi cette foule était arrivée jusqu’à Reang Keesei ? Les deux hommes rentrèrent dans la maison, s’assirent sur une natte et Kheo commença à raconter. J’étais restée sur le seuil, mais la conversation m’arrivait aussi audible que si j’avais été dans la pièce, bien que celle-ci se fût tenue à voix basse. La femme du paysan leur prépara du thé et la conversation dura longtemps : « Tu vois Khan, je veux savoir car mon fils aîné s’est engagé dans l’armée du général Lon Nol et les khmers rouges sont venus, il y a 6 mois au village et ils ont demandé à tous les chefs de famille de leur donner un fils de plus de 12 ans. Ils nous ont dit que c’était notre contribution à la révolution et notre libération ; comme nous ne comprenions pas ce que cela voulait dire et que nous préférions garder nos enfants, leur chef est devenu fou de rage ! Il nous a traité de valet de l’impérialisme, de suppôt de la C.I.A. ; comme nous ne comprenions toujours pas, il nous a menacé d’exécuter nos enfants “car s’ils ne sont pas pour les khmers rouges, ils sont contre”. Il a pris un jeune garçon, l’a mis à genou puis a sorti un revolver et lui a mis sur la tête : “cela au moins vous le comprendrez ”. Nous avons compris que nous n’avions pas le choix et nos enfants sont partis avec la petite troupe. Les familles dont les garçons étaient trop jeunes durent donner du riz, des volailles et nu cochon que les khmers rouges ont embarqué dans des charrettes tiraient par les bœufs. » Je comprenais mieux cette anxiété des paysans qui avaient perdu leur enfant, souvent leur aîné, pour aller vers des combats qui leur étaient incompréhensibles. Dans les mêmes familles, certains se battaient d’un côté et les autres en face ; et tout cela par la nécessité de la survie. Kheo me surprit lorsqu’il dit au paysan « J’ai déjà entendu parler d’histoires analogues ; il paraît que ces jeunes ont un apprentissage militaire et qu’on leur bourre le crâne de politique. Depuis le 18 mars 1970, il s’est passé beaucoup de choses. Le roi Norodom Sihanouk s’est allié aux khmers rouges et ceux-ci aux nord-vietnamiens ; dès qu’un secteur est libéré, la population est “éduquée” puis “armée”. Le général Lon Nol a fait appel aux américains et aux sud-vietnamiens. Il y a un mois Saigon est tombée aux mains des viets, d’Ho Chi Minh, et les khmers rouges tiennent maintenant tout le Cambodge. J’espère que tes fils n’ont pas été tués dans les combats et que tu les reverras bientôt. » Kheo revint vers moi. Il était plongé dans ses pensées. Il devait en savoir beaucoup plus, mais perdu dans ses réflexions il murmurait « tant de morts, tant de morts, tant de morts ». Ce fut l’unique fois où j’entendis parler Kheo de la libération. Les morceaux de cochon découpés selon ses instructions, les piments pilés, le feu en émoi, nous regardions la cuisson dans le wak. Kheo, si peu bavard, rassemble la famille autour de cette joie et, comme si la parole appelle la parole, il nous dit « Je vais vous raconter l’histoire de Batambang ». Voulait-il que notre joie soit complète ? Laisser une trace de notre culture ? Avait-il l’intuition que la révolution khmère rouge allait tout balayer ? Ou bien sa manière à lui d’en appeler aux esprits de nos ancêtres pour leur demander protection ? Aujourd’hui, plus simplement, je me demande si ce n’était pas une allégorie. Autant que je me souvienne, il s’agit de l’histoire d’un bûcheron qui trouve un bâton (dambang) magique. Doté de la force de ce bâton, il renverse la dynastie du roi Chakrapoat et règne sur l’empire khmer sous le nom de sa majesté Dambang Khrânhong. Khrânhong était la région où il avait trouvé le bâton. Il régna durant 7 ans sans aucun problème, lorsqu’un sage lui fit savoir que le ciel indiquait la fin de son royaume. Une femme était enceinte de son successeur. Le roi effrayé de la prédiction ordonna de brûler toutes les femmes enceintes. Pendant que les corps étaient incinérés par les soldats, le ventre de l’une d’entre elle s’ouvrit et un bébé en tomba. Bien que brûlé des jambes et des bras, mais n’étant pas mort, les soldats le prirent et cachèrent dans une touffe de rotin. Le soir, le moine chef de pagode vint bénir les corps et les soldats lui remirent l’enfant pour qu’il s’en occupe. Il le soigna, l’alimenta, l’éduqua, lui transmit tout ce qu’il savait. Il fut appelé Prom Kel car il ne pouvait se déplacer normalement et le faisait sur son séant. Le roi eut un nouveau présage que le devin interpréta. L’homme “porteur de mérite est né”, il est plus puissant que toi et dans 7 jours il viendra sur un cheval blanc et règnera. Le peuple ayant eu connaissance de la prédiction se mit en route vers Angkor Wat, siège du royaume. Parmi eux se trouvait Prom Kel, vite dépassé par la foule, il faisait néanmoins des efforts pour continuer son chemin. Pendant que Kheo parlait, je ne pouvais m’empêcher de revoir au travers de sa narration, tout ce que nous venions de vivre les jours derniers. Ces foules sur la route, nos fatigues, ces moines sortant les cadavres de la Sangkae. Aussi lorsque, exténué Prom Kel s’arrête sur la route pour se reposer, il faut comme dans la “Comedia del Arte” un “Deus ex machina” pour arracher mon écoute à l’engourdissement qui m’envahit. Un vieil homme tirant un cheval blanc, et je vois alors un train blanc, portant un paquet de riz, de l’eau dans une tige tubulaire de bambou et un baluchon de vêtements s’arrête à hauteur de Prom Kel et lui demande de garder cela quelques instants, le temps d’aller dans la forêt pour …….comme nous allions dans la bambouseraie. Prom Kel lui signale son état, aussi le vieillard s’attache la bride du cheval au bras droit déformé. Après quelques hennissements, le cheval s’enfuit au galop et le bras droit du Prom Kel redevient normal. Le cheval s’arrête et Prom Kel a l’idée avec son bras valide d’attacher son bras gauche et le résultat est identique, puis c’est le tour des jambes. Tout est redevenu normal, l’homme ne revenant pas, il mange le riz au goût très savoureux, boit l’eau et trouve dans le baluchon de très beaux habits ; il les met, monte sur le cheval blanc qui lui obéit facilement et s’envole dans le ciel jusqu’à survoler le palais d’Angkor Wat, siège du souverain Dambang Khrânhong. Celui-ci, fou de colère, prit son bâton magique en bois de khrânhong le lança en direction de Prom Kel sans l’atteindre. Cependant, le bâton alla trop loin et disparut dans une forêt que l’on appela ensuite Prei Batambang « forêt du bâton perdu », c’est là que fut construite la ville de Battambang et c’est pourquoi un cheval blanc a figuré sur le drapeau du Cambodge. Car Prom Kel comme l’avait dit la prophétie succéda à Dambang Khrânhong qui s’enfuit au Laos, et voulut rendre hommage à son cheval. Cette nuit, en dormant, je rêvais de mon père E, de sa femme, de ma sœur O, ils montaient eux aussi sur un cheval blanc qui s’envolait dans les airs ; en bas, des hommes en noir, leur jetaient des bâtons sans les atteindre pour autant, le cheval disparut dans la lumière de l’horizon et je me revis agenouillée par terre, cachant mes larmes, dans l’attitude que j’avais eu quelques années plutôt, lors du départ de ma famille.
Le cheval blanc m’avait laissé.
Témoignage4-Départ de Reang Kessei et première installation
Le village est construit le long d’une piste rectiligne, aussi le soldat khmer rouge qui vient nous voir sur son vélo, a du repérer notre groupe depuis un bon moment. Il s’adresse à Kheo « Vous devez rester ici, les déplacements sont pour l’instant interdits » « Où devons-nous rester ? » « Vous devez trouver un emplacement pour construire votre maison, du côté droit de la route ; le côté gauche est réservé au peuple ancien (les paysans) » Il semble qu’il y ait eu une diversité d’interprétation de ce concept “peuple ancien”. Si il n’eut pas son fusil, le soldat aurait semblé sympathique, il nous explique « les paysans vous laissent le côté droit, ils habitent tous du côté gauche. L’heure du partage est venue au Cambodge, si vous étiez arrivés il y a quelques jours, vous auriez pu occuper l’une de ces maisons » Il joint le geste à la parole et en suivant le mouvement de son bras, nous voyons quelques petites maisons que séparent des monticules de planches. Ces planches appartenaient à des maisons plus importantes qui ont été volontairement détruites. Il désigne un monticule en nous disant : « Vous pouvez prendre ce qui vous sera utile », puis il regarde Kheo « Tu n’auras plus besoin de ta montre, donne-la moi » Kheo s’exécute et je pense que les khmers rouges ont une conception bien particulière du partage. Kheo repère un emplacement et les trois jours qui suivirent sont occupés par la construction de la maison. Il s’agissait d’une seule pièce de quinze mètres carrés environ, à même le sol. Nous portons une attention particulière à la réparation de la toiture végétale sachant que la saison des pluies arrive ; la seule ouverture est la porte qui nous permet de rentrer dans notre cabane. Lorsque nous dormons, toute la surface du sol est occupée. Ce ne sont pas les fumées de la cuisine qui nous gêneraient, car notre stock de riz diminue de jour en jour. Kheo, Navy et moi-même partons dans la campagne à la recherche des liserons d’eau qui viendront compléter, une fois bouillis, notre assiette de riz. Kheo se fâche régulièrement contre le reste de la famille qui ne participe d’aucune manière à cette activité et aussi contre Saoun qui me donne toujours moins qu’aux autres. De temps à autre, nous obtenons d’un villageois un légume. Ils ont reçu l’ordre de partager et ne peuvent s’y soustraire totalement. Eux aussi commencent à subir les effets de la malnutrition, même si, plus habitués à la vie dans la rizière, ils arrivent à capturer avec leurs nasses quelques petits poissons et autres rats des champs. Il arrive que nous passions devant la maison qu’occupent les soldats, assis sur la marche de l’escalier conduisant au pallier, la mitraillette négligeamment posée comme si elle fut une simple cane à pêche, à côté d’une bassine d’eau chaude ; nous en voyons un plumer un poulet ou un canard, d’autres fois c’est une odeur et nous nous mettons à saliver pendant que nos intestins, agissant comme une mémoire, se mettent dans des mouvements douloureux et crient dans des gargouillis que seuls, nous pouvons entendre leurs revendications et leurs besoins. Rapidement, il devient insupportable de passer devant cette maison. Nat la servante, ne fait plus partie du groupe : les khmers rouges ont appris quelles étaient ses fonctions dans notre famille, lorsque nous vivions à Batambang. Cela est ressenti par chacun d’entre nous comme un mauvais présage et une déchirure ; mais nous espérons pour elle que sa condition d’origine se transformera en privilège aux yeux des khmers rouges. Les jours ressemblent aux jours et très rapidement je perds la notion du temps. Les soldats khmers que nous avons vus les premiers jours ont laissé place à d’autres qui nous ont dérobé le reste de nos montres ainsi que nos vélos et la carriole. Il aurait été vain de les cacher, nous en avons la preuve, car nos plus proches voisins, qui avaient la chance d’avoir une véritable maison sur pilotis, ont pris soin de démonter leur unique vélo et ont caché les pièces en divers endroits de leur habitat, notamment sous le plancher ; mais dès la première roue trouvée par les soldats, ils n’eurent d’autre empressement que de restituer la bicyclette dans son intégralité. L’instinct de survie dicte à chacun d’entre nous, la nécessité d’une obéissance absolue et nous nous demandons qu’elle sera la sanction que subira cette famille. Le lendemain, nous découvrons les visages de nouveaux soldats, ceux de la veille n’ont du rien dire concernant la famille de nos voisins, certainement pour des raisons qui doivent concerner leurs propres intérêts, car il n’arriva rien de particulier à cette famille. Nous avançons dans la saison des pluies ; mes journées sont toutes occupées par la cueillette des liserons d’eau. Nous parlons de moins en moins entre nous. Que pourrions-nous nous dire ? Nous ne savons rien de ce qui se passe hors du village, nous ne vivons que la faim, la peur, la suspicion. Les rares paroles sont les plaintes des membres de la famille qui leur servent de justification à ne pas aller comme nous le faisons Kheo, Nakly et moi-même, à la recherche de nourriture dans les rizières « Nous avons faim, nous n’avons plus de force, nous avons mal au ventre ». La rizière devient presque un espace de liberté dans le silence et il nous arrive de nous éloigner assez loin des villages, de sorte que nous commençons à bien connaître le secteur. J’ignore à ce moment, qu’un jour cette connaissance du terrain nous servirait. De retour à la cabane, je vis dans mes souvenirs, dans mon passé avec le sentiment de ne pas avoir de présent. La situation, plus encore que les khmers rouges, même s’ils en sont les responsables, a balayé cette capacité que nous avons, nous les asiatiques, de vivre au jour le jour. Chaque soir avant de m’endormir, je regarde la photographie : elle représente le bonheur et le seul lien possible entre mon passé, mon présent et me donne l’espoir d’un futur. Cette photo, se charge d’une fonction rituelle, presque mystique, que vient relayer une prière. Alors que j’allais, dans le village, à la recherche d’un peu de sel, une jeune fille me fait signe de venir vers elle. Elle doit avoir à près mon âge et me sourit : « Je m’appelle Xieng Kuaong, tu peux avoir confiance en moi ; je me souviens de toi et depuis quelques semaines je te regarde. Tu es une fille bien et honnête, je t’ai croisé plusieurs fois lorsque tu allais voir sœur Cécile, rentre » Pendant que j’entre, j’observe Xieng qui soulève une couverture cachant un gros livre. Elle me demande si je le connais et ce n’est pas le cas « C’est normal, rajoute-t-elle, sœur Cécile n’évangélisait pas. Excuse-moi, sœur Cécile t’apprenait le français, mais pas la religion. Ce livre est une Bible. Sa lecture me soutient et me donne du bonheur. Je sais que les khmers rouges ont tué mon père, mais maintenant il est bien au royaume des cieux avec les justes assis à la droite de Dieu. » Je ne comprenais rien, mais Xieng, par sa force, son rayonnement, me captivait : «Ecoute » me dit-elle, « nous n’avons pas beaucoup de temps, je vais t’apprendre une prière et chaque fois que tu en auras besoin, tu la réciteras : notre père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donnez-nous notre pays quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés et délivre-nous du mal, amen. » Xieng vérifia que j’avais bien appris la prière et me dit tout en cachant à nouveau le livre « Pars vite maintenant, nous sommes observées en permanence et surtout n’oublie pas le signe de croix que je t’ai appris.» Je rentre à la cabane avec un sentiment de joie et sans peur. Nakly a pu se procurer trois grains de sel et avant de me coucher, tout en regardant la photo, je récite pour première fois le “Notre père”. Le lendemain, bien décidée à en savoir plus, je me rends chez Xieng Kruol ; sa maman m’accueille avec le sourire et me dit qu’elle se réjouit de l’initiative de sa fille à mon égard. Elle m’invite à rentrer, mais après les salutations d’usage, que nous effectuons les jointes, doigts vers le ciel à hauteur du thorax, les yeux dans les yeux, et alors que Xieng vient de sortir la Bible de sa cache, un soldat khmer rouge fait irruption dans la pièce en criant : « Femmes, que faites-vous contre l’Angkar ? » C’est la première fois que j’entends ce mot. « Que tentez-vous de cacher ? Qu’avez-vous dans vos mains derrière le dos ? » Est-ce le courage inné de Xingu, son sens de l’à-propos, ou bien une force surnaturelle que lui donne son Dieu, c’est sans la moindre hésitation qu’elle répond : « Grand frère, nous ne complotons pas, je montre un livre que j’ai trouvé hier sous les planches à la sortie du village ; j’ai pensé que cela pourrait nous aider à faire du feu » Tout cela est dit avec le plus charmant des sourires et le soldat retrouve son calme : « Si c’est cela, donne-le moi, je n’ai plus de papier pour rouler mes cigarettes. » Le livre en main, il arrache une feuille, s’assoit sur le perron et entreprend de se rouler une cigarette. La Bible, bien qu’écrite en cambodgien, ne lui a rien évoqué, visiblement il ne sait pas lire, mais que se passera-t-il si un soldat ou leur commandant découvre l’existence de ce livre religieux ? Je vécus quelques jours dans cette angoisse, mais le Dieu des chrétiens doit avoir fait un miracle, car nous n’entendîmes plus jamais parler de ce fait qui aurait pu nous coûter la vie. Je repense à ces deux moines bouddhistes que nous avions vu le premier jour à Reang Keesei et jamais aperçu depuis. De temps en temps, nous prenons conscience qu’une tête connue manque au paysage et comme des rumeurs de massacre commencent à se répandre et qu’elles ne sont pas démenties par les soldats, nous commençons à craindre pour la vie de ces personnes disparues, ainsi que pour la nôtre. Il en est ainsi de l’existence, malgré les difficultés nous tenons à la vie. Nos croyances en la réincarnation s’estompent et avant de rejoindre l’esprit de nos ancêtres, nous souhaitons vivre le plus longtemps possible sur cette terre où nous savons n’être que de passage . Je me revois, enfant, j’étais en classe de 10e à Phnom Penh, lorsque je fus pour la première fois confrontée à la mort. Notre école était située à côté du Wat Tenk Loak (le temple de l’eau trouble), il s’appelait ainsi tant la zone était marécageuse. A côté du Wat se trouvait le crématoire du quartier et lorsque la mort n’avait pas de raison connue, on supposait qu’elle pouvait être d’origine virale, aussi à l’occasion de la crémation, nos maîtres (moines ?) nous demandaient de rentrer chez nous. Notre approche de la mort était donc plutôt joyeuse, car je ne connais pas d’enfants au monde pour qui une journée inattendue de liberté, ne soit pas un plaisir immense. Hélas, un jour cette vision change, le jour où la mort ne frappe plus un inconnu, qui par nature ne nous manquera jamais dans la vie. Son nom, je l’ai oublié, mais c’était un camarade de classe de Sophon. Ensemble devant notre maison, ils jouaient aux billes. Il arrivait que Sophon conclut d’interminables parties en vainqueur ; je le voyais à son sourire et à ses poches de culotte pleines de billes multicolores. Il arrivait aussi le contraire, en rentrant les mains dans les poches, il cherchait à cacher la défaite. Je m’amusais de le voir faire et je savais que cela ne se produirait plus. Avec Saman Santh et Sophon, nous nous rendîmes au crématoire pour dire un dernier adieu à cet ami. Il était très bien habillé, dans une boite. Santh me dit que c’était un cercueil ; la famille déposait des fleurs et des bâtons d’encens au pied du bûcher ; un bonze prit la parole et bien que petite, je me souviens : « Il y a une porte d’entrée et une porte de sortie dans la vie, nous appelons la première la naissance et la seconde la mort, mais toute porte signifie un passage, la mort est donc un passage, la naissance est un passage et la vie en est un aussi. » Comme j’interrogeais Santh sur le sens de cette phrase, il m’avait répondu : « Dans le bouddhisme Theravada, nous ne prétendons pas savoir ce qu’il y a avant la naissance, ou ce qu’il y a après la mort. Mais si nous demandions ce qu’est la vie à quelqu’un qui n’est pas né, nous serions aussi stupides de demander ce qu’est la mort à quelqu’un qui ne peut plus nous parler puisqu’il n’est plus en vie. Nous pensons qu’il existe des manières d’exister différentes …. nous appelons cela l’impermanence ….. mais tu es trop petite pour comprendre. » Santh avait, comme la plupart des garçons cambodgiens, passé un an dans un monastère et il m’apparaissait comme un puits de savoir. Hélas, encore hélas, ces connaissances étaient réservées aux hommes ! Le soir, mon père est venu nous chercher, Sophon et moi. Quelle surprise lorsque j’entendis le klaxon bien connu de la 2 CV. Je me suis jetée à la sortie pour voir mon père descendre de la voiture et il a crié en cambodgien « Viens vite avec Sophon, nous allons au cinéma. » Papa doit être au courant de notre journée et de notre tristesse, car il est totalement inhabituel qu’il vienne à l’improviste. Nous nous rendions chez lui en famille tous les week-end et tous les quinze jours, il emmenait les enfants au cinéma. Les films étaient en français, mais sous-titrés en cambodgien, aussi dès l’instant où je sus lire, je profitais pleinement émerveillée de ces séances dans les salles obscures ou, après une file d’attente interminable, de nombreux sièges se confiaient à notre séant. Au programme du soir, il y avait “Les 3 Mousquetaires” et je dois dire que pendant bien des jours je ne connus pas de meilleur antidote à la tristesse qu’engendre la mort. A la fin du film, nous allions sucer, sur les bords du Mékong, les derniers bonbons à la menthe, que papa avait achetés à l’ouvreuse pendant l’entracte. Quelque que soit la saison, ces ballades nocturnes, sur les quais qui bordent le fleuve, avaient quelque chose qui nous remplissait de bien-être. La vie était tranquille et la ville magnifique. Le palais royal resplendissait de beauté et il était pour nous l’objet d’une halte systématique pendant laquelle je nourrissais toujours le fol espoir d’entrevoir le roi Norodom Sihanouk ou quelqu’un de sa famille. La femme de papa est de sang royal, mais cela, il valait mieux l’oublier dans la période actuelle. Notre identité individuelle devait se dissoudre dans l’identité collective, ne se faire remarquer d’aucune manière nous avait ordonné Kheo. Les pluies commencèrent à se faire plus espacées, notre cabane a fait, grâce à des rafistolages quasi quotidiens, son office d’abri. Une relative froideur revient pendant les nuits et j’ai trouvé quelques repousses de bambou que nous consommons avec un plaisir immense. Sommes-nous en septembre ou en octobre ? Est-il possible que le nouveau pouvoir ait occulté une de nos fêtes les plus importantes, la fête des morts, avec celle du nouvel an que nous avons fêté juste avant l’arrivée des soldats khmers rouges à Battambang ? Vers la mi septembre, c’est pour nous la fête des morts, la fête des ancêtres, puis à cette occasion, nous préparons un bon repas et l’amenons aux bonzes de la pagode. Nous faisons aussi des offrandes, les plus coutumières sont des bougies, des bâtons d’encens, mais on peut également offrir des cahiers, des stylos, des petits objets que nos ancêtres appréciaient particulièrement lorsqu’ils étaient encore en vie. Les moines psalmodient des mantras afin que les cadeaux soient purifié et arrivent bien à nos ancêtres. Outre la mémoire et les marques de respect que nous leur adressons, nous leur demandons de nous aider, de nous protéger et de faire en sorte que notre vie devienne meilleure. A cette occasion, nous préparons des gâteaux de riz. La pensée de ces gâteaux déclencha en moi un fort réflexe salivaire, en même temps, mes intestins se crispèrent et me firent mal. Cette douleur est récurrente, tellement notre alimentation est pauvre. Combien de temps cette situation va-t-elle durer ? Combien de temps pourrons-nous survivre dans de telles conditions ? Je revois ces morceaux de porc gras que nous laissions macérer dans du sel et du poivre et que nous mélangions ensuite à des graines de soja, puis nous les enveloppions dans des feuilles de bananier avant une cuisson à la vapeur ou encore ce gâteau, cuit sur les mêmes principes : en son milieu, de la noix de coco râpée avec du sucre caramélisé et du sésame, que venait entourer de la farine de riz. Toutes mes réflexions me ramènent subitement au réel, la faim est bien présente. Dans le village ou la rizière, il arrive de croiser quelqu’un que nous connaissons de vue et dont nous percevons les changements de traits physiques. Les plus faibles sont marqués, certains n’ont plus que la peau sur les os, tandis que d’autres semblent gonfler imperceptiblement, un esprit malin leur insufflant un peu d’air quotidien comme dans un ballon. Mais un ballon trop gonflé éclate. Nous sommes trop repliés sur notre petit groupe familial pour savoir si nous pourrions dénombrés des décès dans le village. La sécurité passe trop par l’ignorance de l’extérieur, le moral passe par le refus de voir et de savoir qui pourrait sabrer l’espérance folle d’un lendemain meilleur. Je repense à cette “rumeur” dont Kheo s’était fait le porte-parole dans la famille lors de notre arrivée à Rieng Krol : « Il paraîtrait que tous les officiers de l’armée de l’air de Battambang ont été convoqués pour saluer le roi Norodom Sihanouk venu leur rendre visite. Ils se sont rendus comme prévu à l’aéroport, ils ont été regroupés, puis exécutés. » Il avait poursuivi « Je ne comprends pas, cela est contraire à toutes les lois de la guerre. Le roi ne pourrait pas supporter cela. Ce n’est pas possible. Il ne doit pas savoir. Si cette rumeur est vraie, il faut se méfier des barbares qui tuent leurs frères de sang. Notre sécurité implique que nous prenions pour vrai cette information, nous devons vivre dans la peur, c’est la peur qui nous protègera. » Le système semble fonctionner sur le mensonge, ne nous avait-on pas dit que nous quittions Battambang pour quelques jours ? Six mois environ s’étaient écoulés depuis. A part nous avoir chassé de chez nous, puis dépouillé, puis rendu dans un état de misère effroyable, le nouveau régime n’a rien fait de visible pour nous. Cela n’allait pas durer.
Je réalisais que j’étais arrivée au centre ville. J’aimais beaucoup la place centrale avec ces arcades qu’animaient les multiples couleurs des objets vendus par les marchands, et ces odeurs qui me rappelaient mon enfance à Phnom Penh, faites de mélange des épices, de poisson séché, des fleurs de lotus que l’on achète en offrande à Bouddha. Je pensais à mon père, E S et par ce jeu incohérent des associations d’idées, je me disais que j’avais eu deux bonheurs dans la période que je venais de vivre. Kheo était revenu sur Battambang et surtout j’avais reçu la photo de ma sœur O en habit de mariée avec L, comme j’aurai aimé être avec eux, ce jour là, en France. Pourquoi m’avait-il fallu échouer, l’année précédente à mon Baccalauréat, pour quelques points ? Je ne pouvais encore imaginer les terribles conséquences qu’auraient pour moi ces quelques points qui m’avaient manqué en science physique.
J’arrivai devant le lycée, nous nous rassemblions dans nos salles de cours, dans l’attente des professeurs qui allaient débuter le travail. Ce matin, l’horloge devait être détraquée, ou le préposé à la cloche malade, ou ….. oubien ….. ou encore …… Mais les professeurs n’étaient pas là …… Malgré notre désir d’apprendre, il valait mieux rentrer chez moi !
De nouveau sur ma bicyclette, je réalisais qu’il y avait peu de circulation, la place centrale s’était vidée, les commerçants avaient fermé leurs stores, seuls restaient quelques marchands ambulants, devant à leurs maigres étals leur survie quotidienne.
J’arrivai sur le pont qui franchit la Sangkae, d’habitude je ne m’arrêtais jamais à cet endroit, connaissant le spectacle de cauchemar qu’il livrait quotidiennement, celui de cadavres humains charriés par les eaux. Trois bonzes munis de perches de bambou, essayaient de ramener un cadavre vers la berge : dans nos croyances, il est fondamental d’incinérer ou enterrer les morts, afin que leurs esprits puissent trouver la paix et le repos nécessaire à la réincarnation future. Ces bonzes faisaient preuve d’un grand courage, car ces corps pouvaient être minés. Nous étions nombreux à regarder, à distance, cette scène. Peut-être était-ce en raison de cette foule agglutinée et silencieuse que je m’étais arrêtée. Je pensais à un film muet que j’avais vu, toute enfant à Phnom Penh. Il s’agissait d’un curieux cinéma, celui actionné par un homme sur bicyclette. Pendant qu’il pédalait, des images défilaient. Curiosité de la pensée humaine qui, face à l’horreur, a cette capacité de penser à un moment de plaisir. A quoi pouvait bien penser toute cette foule silencieuse ? La peur paralysait les mots et expliquait le silence. Surtout ne rien dire, car on ne peut faire confiance à personne et que dire, sans le savoir, imperceptiblement nous nous étions habitués à l’horreur et avec elle, à la suspicion. J’arrivais à la maison, je fus surprise de voir Saoun ; elle aussi ne travaillait donc pas. Aux douanes, tout le personnel avait été renvoyé, Kheo était songeur ; personne ne me demanda d’explication sur ma présence à la maison, en ce début de matinée. Chacun avait le pressentiment diffus qu’une page de la vie était en train de se tourner. C’est Nat, qui revenant du marché qu’elle avait trouvé désert, nous ramena l’information : les khmers rouges sont rentrés dans Battambang. La page était tournée. Nous ne verrions plus les « mouches bleues », c’est ainsi que nous appelions les pilotes de l’armée régulière du général Lon Nol, car ils étaient tout de bleu vêtus. Je n’avais pas pris conscience du grésillement de la radio ; soudain, une voix métallique raisonna dans la maison qui me fit sursauter « Phnom-Penh est tombée aux mains des khmers rouges » et la voix se tut, vite relayée par les cris de joie de Saoun « la guerre est finie, la guerre est finie ». La joie étant communicative, à l’exception de Kheo qui restait songeur, Nat, mes cousins, cousines et moi-même nous étions heureux. Fini le survol incessant de la ville par les B28, ces avions de l’armée officielle qui allaient bombarder les zones rurales proches, fini ces nuits d’angoisse où nous entendions à proximité de nos maisons les échanges de coups de feu, terminé le couvre feu qui depuis plusieurs années nous obligeait à rester à l’intérieur de nos maisons à partir de 18 heures et qui, entravant une partie de notre liberté, entravait aussi beaucoup de nos relations sociales. Saoun avait quitté la pièce où nous étions et revenait dans son plus beau sarong de soie que rehaussait une magnifique paire de tongs en plastique rose, achetée trois jours auparavant sur le marché. «Venez » nous dit-elle. Et sous la chaleur écrasante d’un midi au mois d’avril, nous partîmes à pied vers le centre ville qui était à un kilomètre de notre habitation. Je n’avais jamais vu de foule aussi dense, marchait en souriant dans la même direction, passant sur le pont de la Sangkae, pas un regard vers le fleuve. Je compris à cet instant, que si nous avions enfourché nos vélos, nous n’aurions pu les utiliser bien loin. Enfin, nous les virent, plus précisément nous les devinèrent. D’abord tache noire dans la foule, puis légère tache rouge au dessus de la tache noire. Nous avancions à leur rencontre. Plus nous approchions d’eux et plus Saoun était souriante. Nous découvrions enfin ces hommes et femmes, jeunes pour la plupart, un léger sourire marquant le visage, sur la tête un krama rouge, à l’épaule, un fusil en bandoulière, tout vêtu de noir, leurs pieds étaient nus et une épaisseur de corne leur servait de chaussure. A la vue de ces pieds-nus, Saoun enleva ses tongs, les pris dans ses mains, inclina la tête en signe de salutation et de respect et les offrit à une jeune soldate khmère rouge, qui les prit sans dire mot. Ma tante devait penser que les choses seraient telles qu’elle voudrait qu’elles soient car elle ne remarqua pas l’indifférence qu’avait laissé son geste. Au contraire, elle était maintenant animée d’une toute autre hâte : rentrer à la maison et préparer un repas pour des soldats. Je pensais, sur le retour, à la libération de Paris en 1945 ; ce que je voyais me faisait penser à ce cours d’histoire que j’avais reçu au lycée Monivong, et là encore par association, je pensais à mont père E, à ma sœur O, à l’ensemble de ma famille, M et G, à ma belle-mère Sam Samuon ; comme ils me manquaient ! Je pensais aussi à ma famille adoptive, Sam Saman (maman adoptive) et Sam Santh (papa adoptif), qui étaient à Pursat.
Que se passait-il à Pursat ? Les soldats khmers rouges, comme les avait baptisé le roi Norodom Sihanouk, avaient-ils aussi libéré la ville ? Je ne pouvais avoir de leurs nouvelles, la poste et les télécommunications étaient coupées définitivement depuis un bon trimestre. Papa avait du avoir de mes nouvelles, une longue lettre de quatre pages que j’avais écrite en hâte à l’Alliance Française. A Battambang, je n’avais jamais fréquenté aucun des cinq cinémas de la ville, je consacrais l’argent de poche, que je gagnais le dimanche en tirant une charrette sur laquelle se trouvait un gros bidon que je remplissais d’eau potable et que je détaillais avec un petit bénéfice chez les particuliers, à me payer des cours de français. Tous les jours à midi, Sœur Cécilia animait les cours à l’Alliance Française ; elle s’était prise d’affection pour moi et elle comblait de son mieux le manque de tendresse de ma famille d’hébergement. Elle connaissait mon histoire et peut-être avait-elle le pressentiment du futur. De ce futur, personne ne disait mot ; peut-être est-ce dans notre mentalité d’asiatique que de vivre au jour le jour ? Toujours est-il que quelques semaines auparavant, elle m’envoya un émissaire qui me chercha toute la journée. Par le hasard d’un chassé-croisé, vers 16 heures, j’arrivai donc à l’Alliance Française, sœur Cécilia me dit « les khmers rouges avancent sur Battambang, tous les étrangers doivent partir. Demain nous serons en Thaïlande. Ecris vite à ton père parce qu’après plus personne ne pourra acheminer ton courrier. Je ferai le maximum pour qu’il reçoive ta lettre. Ecris ce que tu veux, la lettre ne sera pas censurée.» Sous le régime du général Lon Nol, tout le courrier était « visité » ; cela ne m’avait pas particulièrement dérangé, car par éducation, les enfants et les jeunes sont tenus à l’écart de toute réflexion d’adultes ; qu’aurai-je pu donc dire ou penser de positif ou de négatif d’un système sur lequel, au bout du compte, je ne connaissais rien. Pendant que Sœur Cécilia préparait ses valises, j’écrivis à mon père : « j’entends les bombardements qui se rapprochent, des fois des roquettes tombent à 50 mètres de chez nous ; nous avons peur. C’est peut-être la dernière fois que j’écris. Je n’ai pas de nouvelles de Pursat. La route est coupée. A l’hôpital, on voit beaucoup de blessés. On ne peut pas continuer les études normalement… je vous embrasse. » Aujourd’hui j’aurai voulu espérer un retour à une vie de paix. Saoun ne devait pas en douter, car aussitôt arrivée, elle troqua son sarong de fête pour son sampot quotidien et prépara dans la plus grande des houles son riz le meilleur avec du poisson séché, qu’elle alla personnellement donner à un groupe de soldats. Je passais la fin de l’après-midi à la maison. Nous entendions des coups de feu sporadiques, tout ne devait pas être complètement fini.
Le lendemain matin, je n’eu même pas l’idée de me rendre au lycée, l’absence des professeurs la veille laissait peu de place à l’espoir qu’ils y fussent ce jour. Un colporteur, marchand de gâteaux, passa comme à l’habitude ; voyant que nous étions acheteurs, il s’arrêta et, en même temps qu’il enveloppait les gâteaux dans un bout de papier, il nous annonça que le marché était fermé. Saoun se renfrogna à cette information, peut-être regrettait-elle déjà sa générosité non coutumière de la veille. Le marché fermé, signifiait qu’il faudrait utiliser les maigres réserves. Nous savions qu’en France, avant la guerre, les familles avaient stocké de l’huile et du sucre ; prenant modèle, toutes les familles, suffisamment riches pour le pouvoir, avaient stocké au Cambodge du riz, un peu de sel et du poisson séché. Déjà à Pursat, dès l’arrivée du général Lon Nol au pouvoir, Sam Saman et Sam Sauth avaient pris cette précaution. Le colporteur nous dit aussi que le Père Blanc avait été exécuté par les khmers rouges, la veille, dans son église. Nous connaissions tous ce père, il était métis franco-cambodgien, il n’avait pas voulu quitter, avec Sœur Cécilia, son pays de naissance. Il était connu pour le bien qu’il faisait et était très aimé de tous et plus particulièrement des plus pauvres. La paix prenait-elle ce visage effrayant que même les religieux qui étaient profondément respectés, toutes religions confondues, dussent la payer au prix de leur vie ? La première victime que je connaissais était comme moi, franco-cambodgienne. Etais-ce pour cela qu’il avait été exécuté ? Que voulaient les khmers rouges ? Devrais-je craindre pour ma vie ? Assise sur les marches qui accédaient au pallier de la maison, j’essayais de me distraire de mes pensées négatives, en regardant l’oie et sa dizaine d’oisons se promener et becqueter comme à l’habitude dans la cour. Rien n’avait modifié ses habitudes. De temps en temps, au claquement sec d’un coup de feu, elle dressait le cou, regardait à droite, à gauche, puis derrière sa couvée grandissante et replongeait vers le sol dans sa conscience immédiate de ne pas être concernée. Mes idées lugubres revenaient, ma seule référence pour essayer de comprendre, était ce seul élève de ma classe qui nous disait d’un ton méprisant que notre lycée n’était pas une véritable école, que ce que nous apprenions ne servait à rien : « L’école, elle doit être dans la nature, les élèves autour de leur maître, assis par terre à l’ombre d’un arbre. L’or, l’argent, les voitures, tout cela ne sert à rien, à part accentuer la misère des paysans. L’école, c’est pour apprendre à planter le riz, les bananiers, les manguiers, les palmiers à sucre. » Kheo avait passé une grande partie de la journée devant la radio qui grésillait, mais n’émettait pas. Vers la fin de l’après-midi, il sortit en nous demandant de rester à l’écoute. Quand il revit, le repas était prêt : une soupe avec de la couenne de porc et du riz au sucre. Ce fut le seul soir, de ces trois années passées avec eux, où nous mangèrent tous ensemble. Le repas fut silencieux. Etait-ce le sentiment diffus, mais grandissant, de notre insécurité qui nous avait enfin réunis ? Fallait-il que les drames existent pour combler les brèches de la vie ? Savions-nous déjà que c’était notre dernier vrai repas, pour longtemps ?
Tôt, le lendemain matin, notre voisin qui était vétérinaire vint informer Kheo que les khmers rouges vidaient la ville et que nous devions partir. Kheo nous intima l’ordre de rassembler nos affaires, de sortir la citerne d’eau de la charrette pour que nous puissions y entasser nos affaires ; il était hors de questions de prendre la voiture car nous ne trouverions certainement pas d’essence. Nous devions prendre l’indispensable. Pour Nat et moi-même, l’indispensable se trouvait sous notre lit commun : la valise avec laquelle j’étais arrivée de Pursat, trois ans plus tôt, m’avait servie d’armoire. Je regardais néanmoins ma valise et vérifiait surtout la présence de la photo de mariée de ma sœur O. Sans savoir pourquoi, je pris la photo et je l’enveloppais dans un sac plastique. La valise à peine refermée, j’entendis Kheo parler dans la cour : « Oui, nous savons que nous devons évacuer la ville, laisse-nous une heure pour rassembler nos affaires. ». Kheo parlementait avec deux soldats khmers rouges qui avaient fait irruption dans la cour. Chacun amena son baluchon dans la charrette. Kheo y accrocha mon vélo pour en faciliter la traction, nous pendions aussi les trois autres vélos et la moto pour que l’un d’entre nous puisse se déplacer rapidement en cas de besoin. Kheo semblait extrêmement prudent et organisé. Certainement savait-il des choses que, nous les jeunes, nous ignorions. Aujourd’hui avec du recul, je ne doute pas de ce fait. La dernière tache accomplie fut de mettre l’oie et les oisillons dans un grand sac ; cela donna lieu à une petite course qui, en temps ordinaire, nous aurait mis en joie, mais l’atmosphère était trop pesante pour que l’un d’entre nous laisse échapper un sourire ou une plaisanterie.
Notre caravane organisée, ce fut le départ, et le début de l’exode…
Temoignage 2 L'exode La rue est déjà envahie par la foule bigarrée et le pont qui traverse la rivière Sangke fait figure d’un immense entonnoir. Je n’ai jamais vu de foule aussi dense, chargée et silencieuse ; faire très attention dans cette marée humaine pour ne pas nous perdre de vue. Comment est-il possible d’organiser en aussi peu de temps, un départ aussi massif ? La rumeur ou la réalité de l’exécution des récalcitrants au départ, produisait-elle, à elle seule, un tel effet, ou bien l’assurance que le retour dans nos maisons n’en serait-il que plus rapide ? Je pousse le vélo qui tracte la charrette, mes cousins poussent les trois vélos et la moto. Nous ignorons où nous allons. Kheo attend peut-être des instructions des khmers rouges. Portés, poussés, je l’ignore nous arrivons sans instructions devant l’hopital qui marque l’endroit où la RN 5 amène le voyageur vers Sisophon, et plus loin la Thaïlande, ou au contraire vers le cœur du Cambodge et la ville de Pursat, étape avant Phnom Penh. Nous nous arrêtons. Toujours aucune instruction ; Kheo veut aller vers Sisophon, sa femme souhaite aller vers Pursat. Le fait d’avoir de la famille dans cette ville, Sam Saman mon père adoptif et Sam Santh, son épouse et sœur de Sam Saoun, semble emporter la décision. Nous sommes sur cette route, au milieu de la foule, nous marchons chacun à notre rythme, mais Kheo nous a demandé de nous regrouper tous les 500 mètres afin d’éviter de nous perdre, ce que nous faisons. Plus je marche, poussant mon vélo et donc la charrette, plus l’angoisse du départ s’estompe. A l’occasion, les marcheurs échangent quelques mots, une plaisanterie, un sourire ; l’épreuve nous réunit pour le moment. L’angoisse s’estompe aussi, car nous savons maintenant où nous allons. Je suis à la joie de retrouver ma famille adoptive. Je revois tous les moments de bonheur que j’ai vécu à Pursat. Peut-être vais-je aussi retrouver mes amies du collège ? Je me souviens de ce taxi, une Peugeot 404 break, sur la toiture duquel Sam Saman avait chargé, trois ans plus tôt, mon vélo et dans lequel je m’étais engouffrée avec ma petite valise afin d’avoir un quart de fesse assise. Sur cette route, nous avions été arrêtées quelques fois par des barrages militaires du général Lon Nol, le chauffeur n’évitait pas les nids de poule, tant la route était défoncée par la mousson et les mortiers. La ligne droite semblait le plus court chemin, les amortisseurs du véhicule avaient rendu l’âme depuis longtemps, mais peu lui importait car il était le passage obligé pour le trajet Batambang-Pursat ; le train ne fonctionnant plus pour cause de guérilla en zone rurale. Les militaires donnaient toujours des conseils de prudence après avoir vérifié les papiers des clients. Mais le chauffeur devait en avoir cure car le trajet d’un centaine de kilomètres, effectué pied au plancher, nous avait demandé la demi journée pour arriver à Batambang. La nuit tombe vite au Cambodge et au dernier de nos regroupements familiaux de la journée, Kheo nous dit « Maintenant, nous restons groupés, nous devons trouver une place pour dormir ». Je n’avais pas encore pensé à cela, pourtant des familles avaient déjà installé des bivouacs de fortune en bordure de la voie. La route est légèrement surélevée par rapport aux rizières qui la bordent ; sur sa partie centrale elle a été empierrée et bitumée ; sur ses bords une largeur de deux mètres environ de terre battue, pas d’autres espaces pour se poser. A cette heure-ci, impossible de continuer la marche plus longtemps, il faut faire fi de la promiscuité et nous nous installons entre deux familles. Kheo va regarder le sac dans lequel nous avons transporté l’oie : elle est en bonne forme et glousse en se libérant la tête de sa cage d’urgence ; deux oisillons, eux, sont morts étouffés. Nous les mangeons ce soir. Misère, Sam Saoun a oublié de prendre les moustiquaires ! « Nakli, prend la moto et va à la maison chercher les moustiquaires, prend aussi le kilo de sucre dans le placard que nous avons oublié », lui dit Kheo. La route était maintenant moins encombrée et il fallut peu de temps pour effectuer la vingtaine de kilomètres aller-retour qui nous séparait de la maison. Il revint avec le sucre, mais pas les moustiquaires et comme Kheo se fâchait, il nous expliqua «Quand je suis arrivé à la maison, j’étais un peu effrayé, il n’y avait personne en ville. J’ai coupé le moteur de la moto avant d’arriver à la maison et je l’ai poussé dans la cour ; j’ai couru sur l’escalier de bois, je suis rentré dans la cuisine et j’ai entendu “Qui va là ?”, j’ai répondu “C’est Nakli” ; “Descend immédiatement !” ; j’ai pris le sucre et je suis descendu. Un soldat khmer rouge pointa son fusil vers moi : “La ville est évacuée, tu n’as rien à faire ici” Il me poussa vers le garage où se trouvait deux autres soldats khmers rouges, ils découpaient les pneus de la Chevrolet . L’un d’eux prit la parole : “Tu as de la chance, remercie ton père, nous aurons de bonnes tongs. Pars immédiatement” » Ce fait nous laissa perplexe. Nous aurions plus facilement compris que cette voiture fut réquisitionnée, mais quelle était donc cette armée de soldats-paysans, cette bande de va-nu-pieds, qui avait mis en déroute l’armée suréquipée du général Lon Nol ? L’absence des moustiquaires créait un malaise au moins aussi profond ; cela voulait dire, dans cette zone de rizières que nous constituerions un met de choix pour des bandes bien organisées de moustiques affamés. Il fut remis au lendemain l’idée de manger les oisillons et nus nous contentèrent d’une poignée de riz déjà cuit à la maison. Demain en marchant, il faudrait penser à ramasser un peu de bois mort, de façon à faire un feu le soir. Cette région est peu boisée, quelques palmiers à sucre et quelques huttes qui abritent les riziculteurs quand la mousson est trop forte, distraient un peu de la monotonie du paysage, surtout à la saison sèche ; période où les diverses couleurs vertes des rizières et les plantes aquatiques, le mouvement nonchalant d’un buffle et le vol bref d’un échassier donne à cette nature un romantisme à nul autre pareil. Dans cette foule, qui comme nous avance sur cette même route et qui comme nous a les mêmes besoins, il ne sera pas aisé de trouver de quoi faire un feu. J’allais me coucher, je prenais dans ma valise un sarong afin de me protéger au mieux de l’attaque attendue des moustiques. Dans le plastique se trouvait la photo de mariage de ma sœur O. Malgré la nuit, je défais le plastique et la devine plus que je la vois. Cette impression me suffit, je la range, je souris, le souvenir pour survivre, je m’endors.
Au réveil Kheo va demander du thé à la famille voisine qui, sur cet aspect, est mieux organisée que nous ; car si le bois pose un problème, l’eau également. En Asie, le thé a toujours été une boisson offerte au voyageur : l’eau bouillie est une garantie de pureté et c’est avec plaisir que cette famille nous donne du thé. Kheo, pour les remercier, leur donne deux carrés de sucre. Sam Sem regarde rajoute deux carrés de sucre à notre boisson et, accompagné de riz, nous voilà nourri pour la journée.
La deuxième journée de marche se passe dans de meilleures conditions. La foule est moins dense et nous ne sommes plus dérangés par les véhicules motorisés qui sont loin devant. Du moins, je le crois, car dès le début de l’après-midi, sur le bord de la route, les premières voitures sont abandonnées faute d’essence ; peut-être pourront-elles servir, ce soir, d’abris à ceux qui avancent moins vite que nous : les vieux et les malades que nous avons eu l’occasion de doubler chemin faisant. A notre rythme, il nous faudra au moins huit jours pour rejoindre Pursat. La marche devient automatique, depuis Batambang nous n’avons vu aucun soldat khmer rouge et si ce n’était quelques mauvais pressentiments, c’est presque contente que j’avançais vers Pursat. Encore aujourd’hui, 35 ans après, je pense avec nostalgie à mon vécu dans cette grosse bourgade. Mon père adoptif, Sam Santh, avait travaillé comme conducteur de train sur la ligne Phnom Penh-Batambang et avait obtenu sa mutation pour Pursat comme chef de dépôt ; quant à moi, j’avais réussi mon examen d’entrée en 6ème : nous étions en 1967. Sam Santh avait fait construire une belle maison en bois sur pilotis, pas très loin de la rivière Stuang. Je connaissais Pursat car j’avais eu l’occasion de me rendre chez ma tante Sam Saoun qui était une femme très gentille. J’adorais jouer avec sa fille Chamroeun qui avait un an de plus que moi . Nos jeux tournaient autour de la rivière ; en saison sèche, des bancs de sable nous donnaient l’impression d’être sur une plage, lorsque nous avions trop chaud, nous nous trempions toutes habillées et nous éclaboussions à qui mieux mieux, alors les rires fusaient, l’insouciance laissée au bonheur de l’eau rafraîchissante sur le corps. En novembre la ville était inondée avec la mousson, la saison de la pêche était venue. Quel plaisir de s’asseoir, une ligne à la main en sachant que bientôt un poisson, fut-il chat, mordrait à l’hameçon et que, bien grillé, le soir nous le mangerions avec délectation. Ce soir, nous mangerions les oisillons, car nous avons trouvé assez de brindilles pour faire le feu. Quand nous nous arrêtons, Kheo fait le feu, je plume les petits volatiles, l’eau bout dans houle, Sam Saoun plonge une pincée de sel, du riz et rajoute les trois oisillons, car un troisième est mort dans la journée. Ce soir, ce sera presque un repas de fête, mais le risque vient du ciel, des nuages annonciateurs de pluie, se distinguent à l’horizon. Kheo trouve une bâche plastique dans la charrette et à cette occasion trois moustiquaires. Ces toiles peuvent protéger trois ou quatre personnes. Nous sommes heureux de les avoir avec nous, mais ce soir nous ne disposons de rien pour les attacher. Au moins, s’il pleut, nous aurons le plastique et moins de moustiques et puis peut-être que ceux qui ont décidés de marcher de nuit pour éviter la chaleur de la journée, s’arrêteront pour s’abriter, car la nuit précédente il fut difficile de trouver le repos, la route étant restée presque aussi animée qu’en journée. Il y eut une courte averse qui suffit, néanmoins, à nous tremper. A l’aube du 3ème jour, le soleil était revenu et nous reprîmes la route. Entre nous, nous parlions peu, il y avait une sorte de conscience en nous qui, s’éveillant, nous laissait croire que notre exil serait de longue durée. Pourquoi devions-nous nous éloigner autant de Battambang ? La rumeur que la ville devait être vidée pour 3 jours, était déjà fausse puisqu’il nous faudrait encore autant pour y revenir. Quelle tristesse de voir ces enfants, à peine en âge de marcher, une gamelle accrochée autour de leur cou de façon à laisser libre de port, leurs petites mains fatiguées ! Quelle tristesse de voir comment à la hâte s’organisait au bord de la route, ce bidonville mobile ; ceux qui marchant de jour prenaient la place laissée libre de ceux qui se déplaçaient la nuit ! Quelle tristesse …. et que se passait-il à Pursat ? Et si Pursat était vidée de ses habitants ? Alors finies la seule motivation heureuse de la marche, la joie de retrouver Sam Saman, Sam Santh et Sam Sophy. Sophy devait avoir 11 ans, elle était arrivée à Pursat, elle aussi adoptée à l’âge de 3 ans, nous étions donc sœurs adoptives et je m’étais occupée d’elle quotidiennement pendant 4 ans avec cet amour que les adolescentes portent aux petits enfants. Peut-être comme moi était-elle sur une route, mieux que moi sur la charrette tirée par des bœufs, assise au sommet de paquetages, regardant Santh prendre le joug pour diriger les bœufs. Santh était maintenant à la retraite, insuffisante pour vivre, de conducteur de trains, il était devenu conducteur de bœufs. Grâce à cet achat, il revendait de canne à sucre, ce qui permettait une vie décente. Saman avait organisé un grand potager autour de la maison, nous avions des concombres, des courgettes, des pastèques, des haricots verts, des patates douces, des piments, nous avions aussi des bananiers, des manguiers et je me régalais à la saison des papayes. Dès notre 2ème année d’installation, je revendais le dimanche notre sur-production et quand je ne vendais pas les légumes, je vendais des tissus que Sokhon, couturière et sœur de Santh, nous amenait de Batambang, quand elle venait nous rendre visite. Je vendais aussi, à la saison, les lotus qui poussaient sur un étang que Santh avait creusé à la pelle, trois mètre de profondeur, ces lotus que les croyants offrent à l’autel du Bouddha. Cet étang, à la saison des pluies, s’alimentait des crues de la rivière et avec elles de poissons. Imaginez les poissons qui viennent chez vous, et les chiens, nous en avions 5, qui aboient lorsqu’ils en aperçoivent un à la surface ! Je me remémorais tout cela lorsque je m’aperçus qu’imperceptiblement nous avions ralenti notre marche. La foule semblait de nouveau un peu plus dense. Nous venions de passer le village de Khaal Thual, les rares échoppes étaient fermées et les espoirs de trouver quelques ravitaillements, éteints. La rumeur circulait que les khmers rouges avaient aboli le riel, cette rumeur semblait folle car comment peut-on échanger les marchandises sans argent ? Il n’est pas dans notre nature de nous inquiéter trop du lendemain, certainement car notre vie est rythmée par le quotidien comme le mouvement d’une horloge et que les difficultés se combattent tous les jours et qu’à chaque jour suffit sa difficulté ; mais aussi car nos vies sont intégrées dans un continuum qui interdit le changement, la rupture, la modification. Là, ce n’était pas une modification mais une révolution. Un peu plus loin, c’était trois soldats khmers rouges qui nous donnaient l’ordre de quitter la RN 5 et de prendre les chemins latéraux en direction des villages. Il en était fini de penser se rendre à Pursat. Il en était fini de penser que dans notre exode nous pourrions aller où nous voulions.
Temoignage 3 Reang Keesei
Le soir, nous arrivons à Reang Keesei. C’est une petite bourgade qu’occupe une trentaine de familles paysannes, mais elle présente une double caractéristique. Elle est le point terminal du chemin que nous avons suivi et elle dispose d’une gare qui nous a attirés nombreux jusqu’à ce village ; mais pour l’instant nous devons installer notre campement. A la recherche d’un emplacement, Kheo rencontre un de ses collèges douaniers, puis un autre qui en avait rencontré un autre qui lui-même en avait rencontré un autre, et l’emplacement trouvé, c’est une partie du corps des douanes de Batambang qui se regroupe avec leur famille respective dans un endroit qui, ma foi, en vaut un autre et a le mérite de n’être ni trop loin pour s’y rendre, ni trop près pour les odeurs prévisibles d’une bambouseraie. Je ne peux vous dire combien nous étions d’exilés à Reang Keesei, mais j’ai le souvenir d’une grande foule. Notre campement de fortune installé, Kheo a trouvé de la ficelle pour tendre et fixer les moustiquaires, il s’éloigne de nous. Tante Saoun choisit ce moment pour distribuer le riz. Je n’ignore pas ce que cela signifie pour moi : j’en aurais deux fois moins que les autres ; c’est le sort qu’elle réserve à la “noiraude”. Elle m’appelle comme cela. Je dois la couleur noire de ma peau à mon père d’origine guyanaise. En Asie, la noirceur de peau évoque le travail dans les champs, la pauvreté ; la blancheur est synonyme de richesse, de bon statut social. Autant de choses que les khmers rouges, j’aurai l’occasion de la découvrir, haïssaient. Mais pour l’instant, je n’avais aucune idée de ce que l’avenir réservait ; j’avais seulement cru comprendre que la ligne de chemin de fer représentait pour beaucoup un espoir, bien qu’elle fut hors service depuis longtemps déjà. Mais après tout, puisque la paix semblait revenue, avec elle, les trains pourraient circuler et nous en prendrions un pour revenir à Battambang, chez nous. Dès huit jours que nous passâmes à Reang Keesei, je vis des étudiants qui pensaient que la libération viendrait du train ; ils imaginaient des convois de blindés, des militaires en nombre venant de la région de Phnom Penh, d’autres imaginaient la même chose mais venant de Thaïlande via Sisophon. Je pense que chacun connaissait le degré de folie qu’impliquait la croyance en quelque chose de pareil et seule l’excitation d’être tout proche d’un lieu de moyen de transport évoquant le déplacement et par extension la liberté, autorisait ces délires d’espoir qui ne durèrent d’ailleurs que le temps d’une brève expression vite interrompue par la peur que faisait régner une suspicion généralisée. Cette méfiance n’était pas liée à notre relative promiscuité avec les paysans de Rang Keesei ; ceux-ci étaient certainement de braves gens. En cette saison, les riziculteurs travaillaient autour de leurs maisons et ils étaient toujours là, disposés à nous prêter une pelle ou une bêche qui nous servait de binette, de façon à ce que nous puissions enterrer nos excréments dans la bambouseraie. Isoloir naturel, mais imparfait, auquel je n’osais me rendre en journée par pudeur et la nuit par peur des insectes et autres serpents nuisibles. Nos journées étaient occupées par la recherche bois mort et de brindilles pour faire bouillir et cuire nos maigres rations de riz qui n cessaient de diminuer. Les derniers oisons et l’oie avaient été mangés et pendant que nous cherchions sur les étroits murets de pierre de quoi alimenter le feu, Khan, à l’instar des autres chefs de famille, passait ses journées à la recherche de quelque chose qui nous manquait. Dès le premier soir, il avait trouvé de la ficelle et un peu avant la fin de notre séjour, nous le vîmes arriver un après-midi, la figure rayonnante d’un plaisir que je n’avais pas le souvenir de connaître. De son Krama, qu’il tenait en paquet à la main, il sortit, tel un magicien, une pièce de cochon pesant bien trois kilos et peut-être plus. Avec ses amis des douanes, car tout le monde avait un morceau, ils avaient dû troquer un porc puisque l’argent n’existait plus. N’étant pas dans mon rôle et mon statut de poser des questions, j’ignore ce que fut l’objet du troc, mais j’eu l’occasion de voir troquer tout objet de petite ou grosse valeur, prouvant qu’il ait eu des origines urbaines. Les paysans sous le régime du général Lon Nol, qui avait chassé le roi Norodom Sihanouk, n’avaient pas vu leur situation changer, ils étaient autosuffisants alimentairement mais ne pouvaient s’acheter des sandales, des sarongs, des chemises telles que celles que portaient les gens de la ville. Aussi tout objet en provenance des cités, suscitait le désir et puisqu’il n’y avait plus de monnaie, le troc semblait bien naturel. Ces paysans vivaient comme autrefois, avant la colonisation ; les maisons sur pilotis en bois ainsi que la culture du riz et un petit élevage préservaient le mode de vie traditionnel. Je me rappelais que Santh m’avait expliqué le travail des français au Cambodge, les routes, mais surtout l’urbanisme. Les français avaient construit les villes à leur manière, déstructurant les us et coutumes locaux et seule la campagne m’évoquait l’image des villes anciennes : un habitat linéaire, en hauteur, au bord d’un cours d’eau. Les français avaient conçu des centres villes, ils se constituaient autour d’un marché couvert qu’encerclaient des maisons de brique. Au rez de chaussée, se trouvait un compartiment, lieu de stockage des marchandises que protégeait une avancée, soutenue par des piliers, qui était passage et espace de vente ; au dessus, une ou deux pièces servant à ces populations de marchands qui, pour la plupart, étaient d’origine chinoise, tant il est difficile au cambodgien de quitter sa vie d’oiseau perché. Derrière, un lopin de terre permettait la culture d’un potager. Aux chinois se mélangeaient aussi des vietnamiens et quelques indiens, tous avaient fait souche depuis longtemps et malgré les mariages ethniques, certaines communautés, depuis l’indépendance, faisaient face à des répressions régulières que devaient susciter certainement la jalousie et des questions de pouvoir. Il restait chez beaucoup des gens des villes une certaine nostalgie de la sécurité qu’avait apportée la période coloniale, même si nous étions fiers de l’indépendance obtenue et de la culture khmère qui constituait autour des temples d’Angkor, le ciment de notre identité. Je me rappelai qu’un jour, en plaisantant, Kheo m’avait dit : « Regarde nos villes, tu vois la France …. les français ont construit leurs bastides. » J’ignorais que ce qu’était une bastide, mais à Reang Keesi, je prenais conscience de ce qu’était la vie paysanne, traditionnelle certes, rythmée par les levers et couchers du soleil et les pluies de la mousson. Les paysans reproduisaient les gestes devenus pour eux coutumiers, que faisaient leurs parents, leurs grands-parents et toute la lignée de leurs ancêtres, pourtant le visage de certains traduisait une certaine anxiété. Je découvris, fortuitement, le long de ce séjour à Reang Keesei qu’elle en était la cause, le jour même où Kheo ramena le morceau de cochon ; sa femme lui demanda de trouver du piment, le paysan à qui il l’avait troqué lui en céderait certainement un ou deux. Kheo me surprit lorsqu’il me demanda de l’accompagner. En brave homme peut-être voulait-il s’assurer qu’ainsi ma tante ne trouverait pas quelque stratagème pour m’éloigner de ce repas agrémenté. Nous avions tous besoin de prendre quelques forces. Arrivés chez le villageois et après les salutations traditionnelles, Khéo dit « Je te remercie, en mon nom et pour toute ma famille de nous avoir cédé le cochon ; ma femme m’a chargé de te demander, si tu ne pourrais pas nous céder un petit piment rouge et je te propose de te rendre le service que tu veux en échange. » Le paysan lui répondit qu’il pouvait lui donner une poignée de piments et que son souhait le plus cher était de savoir ce qui se passait à Batambang. Pourquoi cette foule était arrivée jusqu’à Reang Keesei ? Les deux hommes rentrèrent dans la maison, s’assirent sur une natte et Kheo commença à raconter. J’étais restée sur le seuil, mais la conversation m’arrivait aussi audible que si j’avais été dans la pièce, bien que celle-ci se fût tenue à voix basse. La femme du paysan leur prépara du thé et la conversation dura longtemps : « Tu vois Khan, je veux savoir car mon fils aîné s’est engagé dans l’armée du général Lon Nol et les khmers rouges sont venus, il y a 6 mois au village et ils ont demandé à tous les chefs de famille de leur donner un fils de plus de 12 ans. Ils nous ont dit que c’était notre contribution à la révolution et notre libération ; comme nous ne comprenions pas ce que cela voulait dire et que nous préférions garder nos enfants, leur chef est devenu fou de rage ! Il nous a traité de valet de l’impérialisme, de suppôt de la C.I.A. ; comme nous ne comprenions toujours pas, il nous a menacé d’exécuter nos enfants “car s’ils ne sont pas pour les khmers rouges, ils sont contre”. Il a pris un jeune garçon, l’a mis à genou puis a sorti un revolver et lui a mis sur la tête : “cela au moins vous le comprendrez ”. Nous avons compris que nous n’avions pas le choix et nos enfants sont partis avec la petite troupe. Les familles dont les garçons étaient trop jeunes durent donner du riz, des volailles et nu cochon que les khmers rouges ont embarqué dans des charrettes tiraient par les bœufs. » Je comprenais mieux cette anxiété des paysans qui avaient perdu leur enfant, souvent leur aîné, pour aller vers des combats qui leur étaient incompréhensibles. Dans les mêmes familles, certains se battaient d’un côté et les autres en face ; et tout cela par la nécessité de la survie. Kheo me surprit lorsqu’il dit au paysan « J’ai déjà entendu parler d’histoires analogues ; il paraît que ces jeunes ont un apprentissage militaire et qu’on leur bourre le crâne de politique. Depuis le 18 mars 1970, il s’est passé beaucoup de choses. Le roi Norodom Sihanouk s’est allié aux khmers rouges et ceux-ci aux nord-vietnamiens ; dès qu’un secteur est libéré, la population est “éduquée” puis “armée”. Le général Lon Nol a fait appel aux américains et aux sud-vietnamiens. Il y a un mois Saigon est tombée aux mains des viets, d’Ho Chi Minh, et les khmers rouges tiennent maintenant tout le Cambodge. J’espère que tes fils n’ont pas été tués dans les combats et que tu les reverras bientôt. » Kheo revint vers moi. Il était plongé dans ses pensées. Il devait en savoir beaucoup plus, mais perdu dans ses réflexions il murmurait « tant de morts, tant de morts, tant de morts ». Ce fut l’unique fois où j’entendis parler Kheo de la libération. Les morceaux de cochon découpés selon ses instructions, les piments pilés, le feu en émoi, nous regardions la cuisson dans le wak. Kheo, si peu bavard, rassemble la famille autour de cette joie et, comme si la parole appelle la parole, il nous dit « Je vais vous raconter l’histoire de Batambang ». Voulait-il que notre joie soit complète ? Laisser une trace de notre culture ? Avait-il l’intuition que la révolution khmère rouge allait tout balayer ? Ou bien sa manière à lui d’en appeler aux esprits de nos ancêtres pour leur demander protection ? Aujourd’hui, plus simplement, je me demande si ce n’était pas une allégorie. Autant que je me souvienne, il s’agit de l’histoire d’un bûcheron qui trouve un bâton (dambang) magique. Doté de la force de ce bâton, il renverse la dynastie du roi Chakrapoat et règne sur l’empire khmer sous le nom de sa majesté Dambang Khrânhong. Khrânhong était la région où il avait trouvé le bâton. Il régna durant 7 ans sans aucun problème, lorsqu’un sage lui fit savoir que le ciel indiquait la fin de son royaume. Une femme était enceinte de son successeur. Le roi effrayé de la prédiction ordonna de brûler toutes les femmes enceintes. Pendant que les corps étaient incinérés par les soldats, le ventre de l’une d’entre elle s’ouvrit et un bébé en tomba. Bien que brûlé des jambes et des bras, mais n’étant pas mort, les soldats le prirent et cachèrent dans une touffe de rotin. Le soir, le moine chef de pagode vint bénir les corps et les soldats lui remirent l’enfant pour qu’il s’en occupe. Il le soigna, l’alimenta, l’éduqua, lui transmit tout ce qu’il savait. Il fut appelé Prom Kel car il ne pouvait se déplacer normalement et le faisait sur son séant. Le roi eut un nouveau présage que le devin interpréta. L’homme “porteur de mérite est né”, il est plus puissant que toi et dans 7 jours il viendra sur un cheval blanc et règnera. Le peuple ayant eu connaissance de la prédiction se mit en route vers Angkor Wat, siège du royaume. Parmi eux se trouvait Prom Kel, vite dépassé par la foule, il faisait néanmoins des efforts pour continuer son chemin. Pendant que Kheo parlait, je ne pouvais m’empêcher de revoir au travers de sa narration, tout ce que nous venions de vivre les jours derniers. Ces foules sur la route, nos fatigues, ces moines sortant les cadavres de la Sangkae. Aussi lorsque, exténué Prom Kel s’arrête sur la route pour se reposer, il faut comme dans la “Comedia del Arte” un “Deus ex machina” pour arracher mon écoute à l’engourdissement qui m’envahit. Un vieil homme tirant un cheval blanc, et je vois alors un train blanc, portant un paquet de riz, de l’eau dans une tige tubulaire de bambou et un baluchon de vêtements s’arrête à hauteur de Prom Kel et lui demande de garder cela quelques instants, le temps d’aller dans la forêt pour …….comme nous allions dans la bambouseraie. Prom Kel lui signale son état, aussi le vieillard s’attache la bride du cheval au bras droit déformé. Après quelques hennissements, le cheval s’enfuit au galop et le bras droit du Prom Kel redevient normal. Le cheval s’arrête et Prom Kel a l’idée avec son bras valide d’attacher son bras gauche et le résultat est identique, puis c’est le tour des jambes. Tout est redevenu normal, l’homme ne revenant pas, il mange le riz au goût très savoureux, boit l’eau et trouve dans le baluchon de très beaux habits ; il les met, monte sur le cheval blanc qui lui obéit facilement et s’envole dans le ciel jusqu’à survoler le palais d’Angkor Wat, siège du souverain Dambang Khrânhong. Celui-ci, fou de colère, prit son bâton magique en bois de khrânhong le lança en direction de Prom Kel sans l’atteindre. Cependant, le bâton alla trop loin et disparut dans une forêt que l’on appela ensuite Prei Batambang « forêt du bâton perdu », c’est là que fut construite la ville de Battambang et c’est pourquoi un cheval blanc a figuré sur le drapeau du Cambodge. Car Prom Kel comme l’avait dit la prophétie succéda à Dambang Khrânhong qui s’enfuit au Laos, et voulut rendre hommage à son cheval. Cette nuit, en dormant, je rêvais de mon père E, de sa femme, de ma sœur O, ils montaient eux aussi sur un cheval blanc qui s’envolait dans les airs ; en bas, des hommes en noir, leur jetaient des bâtons sans les atteindre pour autant, le cheval disparut dans la lumière de l’horizon et je me revis agenouillée par terre, cachant mes larmes, dans l’attitude que j’avais eu quelques années plutôt, lors du départ de ma famille.
Le cheval blanc m’avait laissé.
Témoignage4-Départ de Reang Kessei et première installation
Le village est construit le long d’une piste rectiligne, aussi le soldat khmer rouge qui vient nous voir sur son vélo, a du repérer notre groupe depuis un bon moment. Il s’adresse à Kheo « Vous devez rester ici, les déplacements sont pour l’instant interdits » « Où devons-nous rester ? » « Vous devez trouver un emplacement pour construire votre maison, du côté droit de la route ; le côté gauche est réservé au peuple ancien (les paysans) » Il semble qu’il y ait eu une diversité d’interprétation de ce concept “peuple ancien”. Si il n’eut pas son fusil, le soldat aurait semblé sympathique, il nous explique « les paysans vous laissent le côté droit, ils habitent tous du côté gauche. L’heure du partage est venue au Cambodge, si vous étiez arrivés il y a quelques jours, vous auriez pu occuper l’une de ces maisons » Il joint le geste à la parole et en suivant le mouvement de son bras, nous voyons quelques petites maisons que séparent des monticules de planches. Ces planches appartenaient à des maisons plus importantes qui ont été volontairement détruites. Il désigne un monticule en nous disant : « Vous pouvez prendre ce qui vous sera utile », puis il regarde Kheo « Tu n’auras plus besoin de ta montre, donne-la moi » Kheo s’exécute et je pense que les khmers rouges ont une conception bien particulière du partage. Kheo repère un emplacement et les trois jours qui suivirent sont occupés par la construction de la maison. Il s’agissait d’une seule pièce de quinze mètres carrés environ, à même le sol. Nous portons une attention particulière à la réparation de la toiture végétale sachant que la saison des pluies arrive ; la seule ouverture est la porte qui nous permet de rentrer dans notre cabane. Lorsque nous dormons, toute la surface du sol est occupée. Ce ne sont pas les fumées de la cuisine qui nous gêneraient, car notre stock de riz diminue de jour en jour. Kheo, Navy et moi-même partons dans la campagne à la recherche des liserons d’eau qui viendront compléter, une fois bouillis, notre assiette de riz. Kheo se fâche régulièrement contre le reste de la famille qui ne participe d’aucune manière à cette activité et aussi contre Saoun qui me donne toujours moins qu’aux autres. De temps à autre, nous obtenons d’un villageois un légume. Ils ont reçu l’ordre de partager et ne peuvent s’y soustraire totalement. Eux aussi commencent à subir les effets de la malnutrition, même si, plus habitués à la vie dans la rizière, ils arrivent à capturer avec leurs nasses quelques petits poissons et autres rats des champs. Il arrive que nous passions devant la maison qu’occupent les soldats, assis sur la marche de l’escalier conduisant au pallier, la mitraillette négligeamment posée comme si elle fut une simple cane à pêche, à côté d’une bassine d’eau chaude ; nous en voyons un plumer un poulet ou un canard, d’autres fois c’est une odeur et nous nous mettons à saliver pendant que nos intestins, agissant comme une mémoire, se mettent dans des mouvements douloureux et crient dans des gargouillis que seuls, nous pouvons entendre leurs revendications et leurs besoins. Rapidement, il devient insupportable de passer devant cette maison. Nat la servante, ne fait plus partie du groupe : les khmers rouges ont appris quelles étaient ses fonctions dans notre famille, lorsque nous vivions à Batambang. Cela est ressenti par chacun d’entre nous comme un mauvais présage et une déchirure ; mais nous espérons pour elle que sa condition d’origine se transformera en privilège aux yeux des khmers rouges. Les jours ressemblent aux jours et très rapidement je perds la notion du temps. Les soldats khmers que nous avons vus les premiers jours ont laissé place à d’autres qui nous ont dérobé le reste de nos montres ainsi que nos vélos et la carriole. Il aurait été vain de les cacher, nous en avons la preuve, car nos plus proches voisins, qui avaient la chance d’avoir une véritable maison sur pilotis, ont pris soin de démonter leur unique vélo et ont caché les pièces en divers endroits de leur habitat, notamment sous le plancher ; mais dès la première roue trouvée par les soldats, ils n’eurent d’autre empressement que de restituer la bicyclette dans son intégralité. L’instinct de survie dicte à chacun d’entre nous, la nécessité d’une obéissance absolue et nous nous demandons qu’elle sera la sanction que subira cette famille. Le lendemain, nous découvrons les visages de nouveaux soldats, ceux de la veille n’ont du rien dire concernant la famille de nos voisins, certainement pour des raisons qui doivent concerner leurs propres intérêts, car il n’arriva rien de particulier à cette famille. Nous avançons dans la saison des pluies ; mes journées sont toutes occupées par la cueillette des liserons d’eau. Nous parlons de moins en moins entre nous. Que pourrions-nous nous dire ? Nous ne savons rien de ce qui se passe hors du village, nous ne vivons que la faim, la peur, la suspicion. Les rares paroles sont les plaintes des membres de la famille qui leur servent de justification à ne pas aller comme nous le faisons Kheo, Nakly et moi-même, à la recherche de nourriture dans les rizières « Nous avons faim, nous n’avons plus de force, nous avons mal au ventre ». La rizière devient presque un espace de liberté dans le silence et il nous arrive de nous éloigner assez loin des villages, de sorte que nous commençons à bien connaître le secteur. J’ignore à ce moment, qu’un jour cette connaissance du terrain nous servirait. De retour à la cabane, je vis dans mes souvenirs, dans mon passé avec le sentiment de ne pas avoir de présent. La situation, plus encore que les khmers rouges, même s’ils en sont les responsables, a balayé cette capacité que nous avons, nous les asiatiques, de vivre au jour le jour. Chaque soir avant de m’endormir, je regarde la photographie : elle représente le bonheur et le seul lien possible entre mon passé, mon présent et me donne l’espoir d’un futur. Cette photo, se charge d’une fonction rituelle, presque mystique, que vient relayer une prière. Alors que j’allais, dans le village, à la recherche d’un peu de sel, une jeune fille me fait signe de venir vers elle. Elle doit avoir à près mon âge et me sourit : « Je m’appelle Xieng Kuaong, tu peux avoir confiance en moi ; je me souviens de toi et depuis quelques semaines je te regarde. Tu es une fille bien et honnête, je t’ai croisé plusieurs fois lorsque tu allais voir sœur Cécile, rentre » Pendant que j’entre, j’observe Xieng qui soulève une couverture cachant un gros livre. Elle me demande si je le connais et ce n’est pas le cas « C’est normal, rajoute-t-elle, sœur Cécile n’évangélisait pas. Excuse-moi, sœur Cécile t’apprenait le français, mais pas la religion. Ce livre est une Bible. Sa lecture me soutient et me donne du bonheur. Je sais que les khmers rouges ont tué mon père, mais maintenant il est bien au royaume des cieux avec les justes assis à la droite de Dieu. » Je ne comprenais rien, mais Xieng, par sa force, son rayonnement, me captivait : «Ecoute » me dit-elle, « nous n’avons pas beaucoup de temps, je vais t’apprendre une prière et chaque fois que tu en auras besoin, tu la réciteras : notre père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donnez-nous notre pays quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés et délivre-nous du mal, amen. » Xieng vérifia que j’avais bien appris la prière et me dit tout en cachant à nouveau le livre « Pars vite maintenant, nous sommes observées en permanence et surtout n’oublie pas le signe de croix que je t’ai appris.» Je rentre à la cabane avec un sentiment de joie et sans peur. Nakly a pu se procurer trois grains de sel et avant de me coucher, tout en regardant la photo, je récite pour première fois le “Notre père”. Le lendemain, bien décidée à en savoir plus, je me rends chez Xieng Kruol ; sa maman m’accueille avec le sourire et me dit qu’elle se réjouit de l’initiative de sa fille à mon égard. Elle m’invite à rentrer, mais après les salutations d’usage, que nous effectuons les jointes, doigts vers le ciel à hauteur du thorax, les yeux dans les yeux, et alors que Xieng vient de sortir la Bible de sa cache, un soldat khmer rouge fait irruption dans la pièce en criant : « Femmes, que faites-vous contre l’Angkar ? » C’est la première fois que j’entends ce mot. « Que tentez-vous de cacher ? Qu’avez-vous dans vos mains derrière le dos ? » Est-ce le courage inné de Xingu, son sens de l’à-propos, ou bien une force surnaturelle que lui donne son Dieu, c’est sans la moindre hésitation qu’elle répond : « Grand frère, nous ne complotons pas, je montre un livre que j’ai trouvé hier sous les planches à la sortie du village ; j’ai pensé que cela pourrait nous aider à faire du feu » Tout cela est dit avec le plus charmant des sourires et le soldat retrouve son calme : « Si c’est cela, donne-le moi, je n’ai plus de papier pour rouler mes cigarettes. » Le livre en main, il arrache une feuille, s’assoit sur le perron et entreprend de se rouler une cigarette. La Bible, bien qu’écrite en cambodgien, ne lui a rien évoqué, visiblement il ne sait pas lire, mais que se passera-t-il si un soldat ou leur commandant découvre l’existence de ce livre religieux ? Je vécus quelques jours dans cette angoisse, mais le Dieu des chrétiens doit avoir fait un miracle, car nous n’entendîmes plus jamais parler de ce fait qui aurait pu nous coûter la vie. Je repense à ces deux moines bouddhistes que nous avions vu le premier jour à Reang Keesei et jamais aperçu depuis. De temps en temps, nous prenons conscience qu’une tête connue manque au paysage et comme des rumeurs de massacre commencent à se répandre et qu’elles ne sont pas démenties par les soldats, nous commençons à craindre pour la vie de ces personnes disparues, ainsi que pour la nôtre. Il en est ainsi de l’existence, malgré les difficultés nous tenons à la vie. Nos croyances en la réincarnation s’estompent et avant de rejoindre l’esprit de nos ancêtres, nous souhaitons vivre le plus longtemps possible sur cette terre où nous savons n’être que de passage . Je me revois, enfant, j’étais en classe de 10e à Phnom Penh, lorsque je fus pour la première fois confrontée à la mort. Notre école était située à côté du Wat Tenk Loak (le temple de l’eau trouble), il s’appelait ainsi tant la zone était marécageuse. A côté du Wat se trouvait le crématoire du quartier et lorsque la mort n’avait pas de raison connue, on supposait qu’elle pouvait être d’origine virale, aussi à l’occasion de la crémation, nos maîtres (moines ?) nous demandaient de rentrer chez nous. Notre approche de la mort était donc plutôt joyeuse, car je ne connais pas d’enfants au monde pour qui une journée inattendue de liberté, ne soit pas un plaisir immense. Hélas, un jour cette vision change, le jour où la mort ne frappe plus un inconnu, qui par nature ne nous manquera jamais dans la vie. Son nom, je l’ai oublié, mais c’était un camarade de classe de Sophon. Ensemble devant notre maison, ils jouaient aux billes. Il arrivait que Sophon conclut d’interminables parties en vainqueur ; je le voyais à son sourire et à ses poches de culotte pleines de billes multicolores. Il arrivait aussi le contraire, en rentrant les mains dans les poches, il cherchait à cacher la défaite. Je m’amusais de le voir faire et je savais que cela ne se produirait plus. Avec Saman Santh et Sophon, nous nous rendîmes au crématoire pour dire un dernier adieu à cet ami. Il était très bien habillé, dans une boite. Santh me dit que c’était un cercueil ; la famille déposait des fleurs et des bâtons d’encens au pied du bûcher ; un bonze prit la parole et bien que petite, je me souviens : « Il y a une porte d’entrée et une porte de sortie dans la vie, nous appelons la première la naissance et la seconde la mort, mais toute porte signifie un passage, la mort est donc un passage, la naissance est un passage et la vie en est un aussi. » Comme j’interrogeais Santh sur le sens de cette phrase, il m’avait répondu : « Dans le bouddhisme Theravada, nous ne prétendons pas savoir ce qu’il y a avant la naissance, ou ce qu’il y a après la mort. Mais si nous demandions ce qu’est la vie à quelqu’un qui n’est pas né, nous serions aussi stupides de demander ce qu’est la mort à quelqu’un qui ne peut plus nous parler puisqu’il n’est plus en vie. Nous pensons qu’il existe des manières d’exister différentes …. nous appelons cela l’impermanence ….. mais tu es trop petite pour comprendre. » Santh avait, comme la plupart des garçons cambodgiens, passé un an dans un monastère et il m’apparaissait comme un puits de savoir. Hélas, encore hélas, ces connaissances étaient réservées aux hommes ! Le soir, mon père est venu nous chercher, Sophon et moi. Quelle surprise lorsque j’entendis le klaxon bien connu de la 2 CV. Je me suis jetée à la sortie pour voir mon père descendre de la voiture et il a crié en cambodgien « Viens vite avec Sophon, nous allons au cinéma. » Papa doit être au courant de notre journée et de notre tristesse, car il est totalement inhabituel qu’il vienne à l’improviste. Nous nous rendions chez lui en famille tous les week-end et tous les quinze jours, il emmenait les enfants au cinéma. Les films étaient en français, mais sous-titrés en cambodgien, aussi dès l’instant où je sus lire, je profitais pleinement émerveillée de ces séances dans les salles obscures ou, après une file d’attente interminable, de nombreux sièges se confiaient à notre séant. Au programme du soir, il y avait “Les 3 Mousquetaires” et je dois dire que pendant bien des jours je ne connus pas de meilleur antidote à la tristesse qu’engendre la mort. A la fin du film, nous allions sucer, sur les bords du Mékong, les derniers bonbons à la menthe, que papa avait achetés à l’ouvreuse pendant l’entracte. Quelque que soit la saison, ces ballades nocturnes, sur les quais qui bordent le fleuve, avaient quelque chose qui nous remplissait de bien-être. La vie était tranquille et la ville magnifique. Le palais royal resplendissait de beauté et il était pour nous l’objet d’une halte systématique pendant laquelle je nourrissais toujours le fol espoir d’entrevoir le roi Norodom Sihanouk ou quelqu’un de sa famille. La femme de papa est de sang royal, mais cela, il valait mieux l’oublier dans la période actuelle. Notre identité individuelle devait se dissoudre dans l’identité collective, ne se faire remarquer d’aucune manière nous avait ordonné Kheo. Les pluies commencèrent à se faire plus espacées, notre cabane a fait, grâce à des rafistolages quasi quotidiens, son office d’abri. Une relative froideur revient pendant les nuits et j’ai trouvé quelques repousses de bambou que nous consommons avec un plaisir immense. Sommes-nous en septembre ou en octobre ? Est-il possible que le nouveau pouvoir ait occulté une de nos fêtes les plus importantes, la fête des morts, avec celle du nouvel an que nous avons fêté juste avant l’arrivée des soldats khmers rouges à Battambang ? Vers la mi septembre, c’est pour nous la fête des morts, la fête des ancêtres, puis à cette occasion, nous préparons un bon repas et l’amenons aux bonzes de la pagode. Nous faisons aussi des offrandes, les plus coutumières sont des bougies, des bâtons d’encens, mais on peut également offrir des cahiers, des stylos, des petits objets que nos ancêtres appréciaient particulièrement lorsqu’ils étaient encore en vie. Les moines psalmodient des mantras afin que les cadeaux soient purifié et arrivent bien à nos ancêtres. Outre la mémoire et les marques de respect que nous leur adressons, nous leur demandons de nous aider, de nous protéger et de faire en sorte que notre vie devienne meilleure. A cette occasion, nous préparons des gâteaux de riz. La pensée de ces gâteaux déclencha en moi un fort réflexe salivaire, en même temps, mes intestins se crispèrent et me firent mal. Cette douleur est récurrente, tellement notre alimentation est pauvre. Combien de temps cette situation va-t-elle durer ? Combien de temps pourrons-nous survivre dans de telles conditions ? Je revois ces morceaux de porc gras que nous laissions macérer dans du sel et du poivre et que nous mélangions ensuite à des graines de soja, puis nous les enveloppions dans des feuilles de bananier avant une cuisson à la vapeur ou encore ce gâteau, cuit sur les mêmes principes : en son milieu, de la noix de coco râpée avec du sucre caramélisé et du sésame, que venait entourer de la farine de riz. Toutes mes réflexions me ramènent subitement au réel, la faim est bien présente. Dans le village ou la rizière, il arrive de croiser quelqu’un que nous connaissons de vue et dont nous percevons les changements de traits physiques. Les plus faibles sont marqués, certains n’ont plus que la peau sur les os, tandis que d’autres semblent gonfler imperceptiblement, un esprit malin leur insufflant un peu d’air quotidien comme dans un ballon. Mais un ballon trop gonflé éclate. Nous sommes trop repliés sur notre petit groupe familial pour savoir si nous pourrions dénombrés des décès dans le village. La sécurité passe trop par l’ignorance de l’extérieur, le moral passe par le refus de voir et de savoir qui pourrait sabrer l’espérance folle d’un lendemain meilleur. Je repense à cette “rumeur” dont Kheo s’était fait le porte-parole dans la famille lors de notre arrivée à Rieng Krol : « Il paraîtrait que tous les officiers de l’armée de l’air de Battambang ont été convoqués pour saluer le roi Norodom Sihanouk venu leur rendre visite. Ils se sont rendus comme prévu à l’aéroport, ils ont été regroupés, puis exécutés. » Il avait poursuivi « Je ne comprends pas, cela est contraire à toutes les lois de la guerre. Le roi ne pourrait pas supporter cela. Ce n’est pas possible. Il ne doit pas savoir. Si cette rumeur est vraie, il faut se méfier des barbares qui tuent leurs frères de sang. Notre sécurité implique que nous prenions pour vrai cette information, nous devons vivre dans la peur, c’est la peur qui nous protègera. » Le système semble fonctionner sur le mensonge, ne nous avait-on pas dit que nous quittions Battambang pour quelques jours ? Six mois environ s’étaient écoulés depuis. A part nous avoir chassé de chez nous, puis dépouillé, puis rendu dans un état de misère effroyable, le nouveau régime n’a rien fait de visible pour nous. Cela n’allait pas durer.
Coups de coeur au Vietnam English translation pending
Suite à une question de Nerwiss et pour ne pas squatter son post, je vous propose une nouvelle discussion imagée "culture et paysages" :
A vos archives : postez votre "coup de coeur" au Vietnam.
Je vous livre un des miens, car j'en ai eu quelques uns.
La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


Sortir à Montréal English translation pending
Bonjour (ou bonsoir ça dépend).
Dans quelques jours je décolle pour Montréal. J'ai déjà un logement et le budget pour. Je pars dans un but professionnel, mais ça serait dommage d'être à Montréal sans en profiter un peu..😛. Comme je suis d'un naturel prudent, je me prépare un budget (ou en tout cas une fourchette de budget) pour sortir, aller au ciné, tester les nombreuses bières (mais pas toutes en même temps !), plus le taxi éventuel. Par contre je n'ai aucune idée des prix. Ils peuvent être atrocement élevés en France, et à Paris en particulier😕, mais pour Montréal ?
Merci pour vos réponses et éventuelles suggestions.
Dans quelques jours je décolle pour Montréal. J'ai déjà un logement et le budget pour. Je pars dans un but professionnel, mais ça serait dommage d'être à Montréal sans en profiter un peu..😛. Comme je suis d'un naturel prudent, je me prépare un budget (ou en tout cas une fourchette de budget) pour sortir, aller au ciné, tester les nombreuses bières (mais pas toutes en même temps !), plus le taxi éventuel. Par contre je n'ai aucune idée des prix. Ils peuvent être atrocement élevés en France, et à Paris en particulier😕, mais pour Montréal ?
Merci pour vos réponses et éventuelles suggestions.
Picnic à Lyon et randonnée dans les Alpes les 22, 23 et 24 juin 2007 English translation pending
Que diriez-vous de nous retrouver, le vendredi 22 juin au soir, autour d'un pique-nique dans Lyon, puis, pour ceux qui le souhaitent, de poursuivre le samedi et le dimanche par une rando en montagne, au dessus de Grenoble? 🙂
Vendredi 22 juin à partir de 19h Rendez-vous au Parc Naturel de la Feyssine, au dessus du campus de la Doua. Amenez votre pique-nique et tout ce que vous voulez: photos, dessins, projets, musique, ... et n'oubliez pas de vous inscrire par message public à la suite de cette discussion (ainsi on sait qui vient!).
Accès facile depuis le centre de Lyon: tramway: arrêt IUT Feyssine vélo: plusieurs bornes Velov autour du campus voiture: stationnement facile à l'entrée du parc ou dans le campus. train: gare Part Dieu puis tramway direct direction IUT Feyssine
Lieu de Rendez-vous au bord de l'eau, à côté de l'Ile aux Castors:

(plan univ-lyon1.fr)
Samedi 23 juin et dimanche 24 juin
Prenez votre tente (tente de rando, donc légère, si vous en avez une), vos chaussures de rando, votre duvet, votre bouffe pour le samedi midi, samedi soir, dimanche matin et dimanche midi, direction le massif de Belledonne. Nous monterons samedi après-midi au Lac de la Coche (600m de dénivelé, voir le topo de la rando) et nous camperons au bord du lac le soir.
(photo montagne.plisson.org)
Le lendemain, certains pourront causer au bord du lac, d'autres rayonner autour (plusieurs randos possibles dans le coin, suggestions bienvenues), puis redescendre dans l'après-midi.
Vu qu'on se sera certainement couchés un peu tard le vendredi 😉 RDV le samedi à 9h45 sur le parking de Décathlon St Priest. Pour ceux qui ne partiraient pas de Lyon, RDV à Prabert (38) en fin de matinée. Je pense qu'on prendra le repas de midi avant de s'attaquer à la montée.
Pour s'inscrire, il suffit d'envoyer un message public à la suite de cette discussion, en précisant le cas échéant si vous avez une tente de rando (combien de places) et une voiture (combien de places).
Espérons que nous ayons le même temps que l'an dernier à Dieulefit, même sans piscine... mais y'a le lac 😛
Vendredi 22 juin à partir de 19h Rendez-vous au Parc Naturel de la Feyssine, au dessus du campus de la Doua. Amenez votre pique-nique et tout ce que vous voulez: photos, dessins, projets, musique, ... et n'oubliez pas de vous inscrire par message public à la suite de cette discussion (ainsi on sait qui vient!).
Accès facile depuis le centre de Lyon: tramway: arrêt IUT Feyssine vélo: plusieurs bornes Velov autour du campus voiture: stationnement facile à l'entrée du parc ou dans le campus. train: gare Part Dieu puis tramway direct direction IUT Feyssine
Lieu de Rendez-vous au bord de l'eau, à côté de l'Ile aux Castors:

(plan univ-lyon1.fr)Samedi 23 juin et dimanche 24 juin
Prenez votre tente (tente de rando, donc légère, si vous en avez une), vos chaussures de rando, votre duvet, votre bouffe pour le samedi midi, samedi soir, dimanche matin et dimanche midi, direction le massif de Belledonne. Nous monterons samedi après-midi au Lac de la Coche (600m de dénivelé, voir le topo de la rando) et nous camperons au bord du lac le soir.
(photo montagne.plisson.org)Le lendemain, certains pourront causer au bord du lac, d'autres rayonner autour (plusieurs randos possibles dans le coin, suggestions bienvenues), puis redescendre dans l'après-midi.
Vu qu'on se sera certainement couchés un peu tard le vendredi 😉 RDV le samedi à 9h45 sur le parking de Décathlon St Priest. Pour ceux qui ne partiraient pas de Lyon, RDV à Prabert (38) en fin de matinée. Je pense qu'on prendra le repas de midi avant de s'attaquer à la montée.
Pour s'inscrire, il suffit d'envoyer un message public à la suite de cette discussion, en précisant le cas échéant si vous avez une tente de rando (combien de places) et une voiture (combien de places).
Espérons que nous ayons le même temps que l'an dernier à Dieulefit, même sans piscine... mais y'a le lac 😛
Itinéraire pour trois semaines en Gaspésie avec deux enfants? (Québec) English translation pending
Itinéraire en Gaspésie, condition de route entre Percé et Rimouski
Nous partons au Québec pour presque 3 semaines avec deux enfants de 13 et 10 ans. Notre itinèraire passe par Matane, Gaspe et Percé, ensuite nous disposons d'une journèe pour faire Percé - Rimouski ensuite nous terminerons notre voyage par Québec. Notre contact chez Authentic Canada nous déconseille vivement la route entre Percé et Rimouski, elle est sinueuse, longue et fatigante pour les enfants ? Quel est votre avis ? Nous avons envie d'aller jusqu'a Percé pour emmener les enfants à l'ile de bonaventure, cela mérite vraiment le détour et tous ces kilométres supplèmentaires pour mes enfants ?
Merci pour vos conseils
Nous partons au Québec pour presque 3 semaines avec deux enfants de 13 et 10 ans. Notre itinèraire passe par Matane, Gaspe et Percé, ensuite nous disposons d'une journèe pour faire Percé - Rimouski ensuite nous terminerons notre voyage par Québec. Notre contact chez Authentic Canada nous déconseille vivement la route entre Percé et Rimouski, elle est sinueuse, longue et fatigante pour les enfants ? Quel est votre avis ? Nous avons envie d'aller jusqu'a Percé pour emmener les enfants à l'ile de bonaventure, cela mérite vraiment le détour et tous ces kilométres supplèmentaires pour mes enfants ?
Merci pour vos conseils
Georgie, Arménie et Azerbaïdjan à moto en été 2007 English translation pending
Hello,
j'ai comme projet pour mon prochain périple de me rendre en Georgie, Arménie et Azerbaïdjan avec ma fidèle Africa Twin 750cc, en passant par la Slovénie, Croatie, Serbie, Bulgarie et Turquie (je me suis déjà rendu dans les 5 derniers cités) durant 5 semaines cet été.
Le projet est à la base prévu en solo, mais pourquoi pas faire, tout ou partie du périple, à 2 ou plusieurs motos.
Je suis aussi à l'écoute de toutes les bonnes infos récentes, contacts sur place, adresses et sites, itinéraires, ...
Merci pour vos réponses et à bientôt,
JacK
Premier voyage: vos suggestions English translation pending
Bonjour,
N'ayant pas d'idée precise d'ou se situerait mon voyage j'aimerait avoir un conseil au niveau de ma première destination. Ce voyage comportera 4 participants : Homme 50ans Parle uniquement le francais Femme 52ans parle aussi seulement le francais Jeune homme 23ans parle francais, anglais et des rudiments d'espagnol Adoslescent 15ans parle francais, anglais et un peu espagnol. (c'est moiii lol)
Ayant un petit budget par personne (plus ou moins 500€/pers--> max 800) nous n'arrivons pas a nous décider quant a l'endroit ou nous allons aller. De plus nous n'avons jamais vraiment voyagé (je suis allé en angleterre en famille d'accueil pendant 1semaine seulement), donc pas de pays exotiques ou nous serions perdus 😄.
Personnelement j'aime bien les etats-unis mais je sais que a ce prix c'est impossible (ou pas a vous de me le dire) ou les pays nordiques. Je ne pense pas avoir besoin de la plage car elle est a 100m de chez moi :)
En esperant avoir des conseils Merci d'avance A+ Dorian !
N'ayant pas d'idée precise d'ou se situerait mon voyage j'aimerait avoir un conseil au niveau de ma première destination. Ce voyage comportera 4 participants : Homme 50ans Parle uniquement le francais Femme 52ans parle aussi seulement le francais Jeune homme 23ans parle francais, anglais et des rudiments d'espagnol Adoslescent 15ans parle francais, anglais et un peu espagnol. (c'est moiii lol)
Ayant un petit budget par personne (plus ou moins 500€/pers--> max 800) nous n'arrivons pas a nous décider quant a l'endroit ou nous allons aller. De plus nous n'avons jamais vraiment voyagé (je suis allé en angleterre en famille d'accueil pendant 1semaine seulement), donc pas de pays exotiques ou nous serions perdus 😄.
Personnelement j'aime bien les etats-unis mais je sais que a ce prix c'est impossible (ou pas a vous de me le dire) ou les pays nordiques. Je ne pense pas avoir besoin de la plage car elle est a 100m de chez moi :)
En esperant avoir des conseils Merci d'avance A+ Dorian !
Rencontre jeu de piste 2 Paris dimanche 13 mai 2007 English translation pending
🙂Le printemps est arrivé, les beaux jours revenus .....
Avec toutes ces rencontres ces dernières semaines sur Paris avec ces differents thèmes (Indes, Thailande, Russie, ...) j'espère que je ne vais pas faire un flop avec ce thème "curiosités et lieux sympathiques de Paris " certe cette rencontre sera un peu moins exotique mais n'oublions pas que Paris est la plus belle ville du monde !!!
Alors je me relance à l'organisation d'un autre jeu de piste -quizz numéro 2 (gratuit !!)le dimanche 13 mai 2007 (l'aprés midi ) pour découvrir de façon ludique ou faire connaitre à certains parisiens ou banlieusards un quartier de Paris en déchiffrant quelques énigmes 🤪sorties tout droit de mon imagination 😇 suivi d'un verre dans un bar à la fin du jeu 😎(là chacun paye son verre !)pour parler de nos différentes pérégrinations à travers le monde
Meme principe que l'édition 1 ce seront des équipes de 3 à 5 vfistes qui randonneront environ 3 heures dans un ou plusieurs arrondissements de Paris pour découvrir et me ramener les différentes réponses aux énigmes proposées (toutes ne seront pas des énigmes (photos mystères, etc..)
Alors pour ceux qui ont aimé la première édition en découvrant entre autre le lieu exact de l'assassinat d'Henry 4, la tour astrologique de Medicis, l'orme historique de Paris, la plus vieille horloge de paris ou les 2 lieux de naissance de Molière (a ce sujet les 2 échaffaudages des 2 maisons distantes d'une centaine de mètres sont maintenant enlevés et on peut voir les 2 plaques avec en plus une date de naissance différente ( 1620 ou 1622 ??)) peuvent se réessayer et ceux qui ont raté la premiére édition peuvent participer à cette rando-découverte à travers un quartier de Paris
Pour que le RDV soit maintenu un minimum de 6 participants est souhaité (2 equipes de 3) et un maximum de 50 particpants (10 equipes de 5)
Alors il vous faudra : Un plan de Paris avec nomenclature des rues Un stylo qui fonctionne Vos 2 pieds entourés d'un bonne paire de chaussures et aussi: une bonne dose d'obervation (plus que l'edition 1) un zeste de culture général (autant que l'edition 1) une bonne lecture de plan (autant que l'edition 1) un bon sens de l'initiative (plus que l'edition1) un bon esprit d'équipe (autant que l'edition 1)
Un mois de preparation n'est pas de trop pour lancer cette rencontre (quoique j' ai deja préparé 6 ou 7 enigmes au cas ou... ) et un premier volontaire sera exigé si le nombre de 20 participants est atteint pour m'aider à corriger les copies un deuxième paticipant sera aussi exigé si le nombre atteint 40 participants
Le lieu du RDV sera précisé (s'il y a lieu !) une semaine avant la date du 13 mai
l'équipe gagnante recevra un super paquet de Finger (l'original)🙂
Si je vois que la méteo ne sera pas de la partie 😠(tempête, pluie, neige, ...) le jeu sera reporté à une date ulterieure🙁
voili voilou et donc peut être à bientôt
Avec toutes ces rencontres ces dernières semaines sur Paris avec ces differents thèmes (Indes, Thailande, Russie, ...) j'espère que je ne vais pas faire un flop avec ce thème "curiosités et lieux sympathiques de Paris " certe cette rencontre sera un peu moins exotique mais n'oublions pas que Paris est la plus belle ville du monde !!!
Alors je me relance à l'organisation d'un autre jeu de piste -quizz numéro 2 (gratuit !!)le dimanche 13 mai 2007 (l'aprés midi ) pour découvrir de façon ludique ou faire connaitre à certains parisiens ou banlieusards un quartier de Paris en déchiffrant quelques énigmes 🤪sorties tout droit de mon imagination 😇 suivi d'un verre dans un bar à la fin du jeu 😎(là chacun paye son verre !)pour parler de nos différentes pérégrinations à travers le monde
Meme principe que l'édition 1 ce seront des équipes de 3 à 5 vfistes qui randonneront environ 3 heures dans un ou plusieurs arrondissements de Paris pour découvrir et me ramener les différentes réponses aux énigmes proposées (toutes ne seront pas des énigmes (photos mystères, etc..)
Alors pour ceux qui ont aimé la première édition en découvrant entre autre le lieu exact de l'assassinat d'Henry 4, la tour astrologique de Medicis, l'orme historique de Paris, la plus vieille horloge de paris ou les 2 lieux de naissance de Molière (a ce sujet les 2 échaffaudages des 2 maisons distantes d'une centaine de mètres sont maintenant enlevés et on peut voir les 2 plaques avec en plus une date de naissance différente ( 1620 ou 1622 ??)) peuvent se réessayer et ceux qui ont raté la premiére édition peuvent participer à cette rando-découverte à travers un quartier de Paris
Pour que le RDV soit maintenu un minimum de 6 participants est souhaité (2 equipes de 3) et un maximum de 50 particpants (10 equipes de 5)
Alors il vous faudra : Un plan de Paris avec nomenclature des rues Un stylo qui fonctionne Vos 2 pieds entourés d'un bonne paire de chaussures et aussi: une bonne dose d'obervation (plus que l'edition 1) un zeste de culture général (autant que l'edition 1) une bonne lecture de plan (autant que l'edition 1) un bon sens de l'initiative (plus que l'edition1) un bon esprit d'équipe (autant que l'edition 1)
Un mois de preparation n'est pas de trop pour lancer cette rencontre (quoique j' ai deja préparé 6 ou 7 enigmes au cas ou... ) et un premier volontaire sera exigé si le nombre de 20 participants est atteint pour m'aider à corriger les copies un deuxième paticipant sera aussi exigé si le nombre atteint 40 participants
Le lieu du RDV sera précisé (s'il y a lieu !) une semaine avant la date du 13 mai
l'équipe gagnante recevra un super paquet de Finger (l'original)🙂
Si je vois que la méteo ne sera pas de la partie 😠(tempête, pluie, neige, ...) le jeu sera reporté à une date ulterieure🙁
voili voilou et donc peut être à bientôt
Hôtel Playa Pesquero à Holguin English translation pending
Nous avons du effectuer un changement de réservation pour cet hôtel, l'été prochain. Nous partirons la dernière semaine de juin. Nous aurons 4 soupers à la carte...quels restos sont les meilleurs? Pour le 'Romantico' pouvons nous y aller 2 fois ??? Y a t il des 'levers de soleil' à cet hôtel...ou seulement des 'couchers' ?? Faut il réserver nos chaises tôt le matin à la plage ainsi qu'à la piscine?? Merci ;-)
Philippines: trois semaines au paradis... English translation pending
et voilà le petit carnet sur ce super voyage ...
Avec mon collègue Thierry, nous avions pas mal hésité entre Mada et les Phils ; j étais plutot " branché " Afrique mais avec un frère marié à une charmante Philippine, qui n 'arretait pas de me parler des 7100 iles ...la pression était forte pour l Asie du sud est
Finallement c est le billet d avion qui a tranché : moins de 700 euros pour 12000 bornes, allez banco pour l asie du sud-est !
Vendredi 2 mars / départ pour l'Asie ...
Beau temps sur Nice ; décollage pour Amsterdam où l'on a quelques heures à passer L' aéroport de Schipool est bien fait et en 30 minutes nous voici gare centrale d 'Amsterdam . Le temps est beau mais froid et la goretex servira au moins une fois dans le voyage ... On se réfugie dans un coffee-shop sympa, après avoir balladé un peu dans les environs de la gare et vers 11 h manoeuvre de retour vers Schipool pour le saut vers l Asie . 11 h de vol en B 777 de la KLM, presque un plaisir car écrans individuels, films récents, service de qualité... Peu de temps après le repas on entre dans la nuit et le sommeil ne tarde pas a arriver ...La lecture du livre" Beach boy "parlant de la vie dun enfant parsi à Bombay, me fera passer un bon moment, puis c'est la descente sur MANILLE qui est annoncée : à travers le hublot c' est une ville gigantesque qui défile sous les ailes du boeing et 20 minutes plus tard nous voici posés à NAIA (l un des 3 aéroports de la capitale . les formalités sont très simples ; on change de suite pas mal d'argent pour éviter de passer du temps dans les banques . Pour 1 euro on nous donne 63 pisos ...Le minibus de la Malate pension est là et vers 11 heures nous voici au coeur de Manille dans le quartier animé de Malate . On attaque par un exellent jus de mangue sur la terrasse de la pension et vers 14 h Cristy, ma belle soeur arrive ! C est la première fois que je la rencontre ; elle est mignone et très sympa ...Nous passons l après-midi ensemble à Makati, le quartier des affaires, shopping centers, buildings, grandes avenues .Elle nous accompagne chez Abalon où nous avons réservé notre 4x4 pour une semaine dans le nord . Nous payons 270$ pour une semaine en Kil illimité .Vers 20h nous quittons Cristy qui m' a meme prèté un portable avec carte sim pour le cas où nous aurrions besoin de la joindre . De plus, un ami de la famille, Joda, nous conduira demain jusqu'à la sortie de Manille sur EDSA, le périphérique de Manille .Une longue route nous attendra jusqu'à Banaue et elle ne veut pas que nous perdions de temps dans la traversée de Manille .Rendez vous donc avec Joda demain matin à 6 h du mat à la Malate pension ...On ne commencera pas les vacances pas une grasse mat ça c'est déjà sur ! Nous passons une soirée très sympa à malate, qui est un quartier très très animé surtout ce samedi soir 😉 Repas de spécialités philippines au centre commercial Robinson " à volonté pour 270 pisos /personne c est à dire 4 euros environ ...Il pleut un peu quand nous descendons vers Roxas Bd au bord de la baie de Manille ; il y a beaucoup d 'animation, et plein de bars à musique au bord de la baie ; Ce soir on se contentera d un jus de mangue, la san miguel se sera pour la prochaine fois ! On remonte sur malate par Remedios circle et re-coup à boire dans une animation débordante ....Vers 1h du mat retour à la pension, petit coup d internet pour rassurer la famille et premiere nuit de plomb pour moi ...
Dimanche 3 mars : un peu de Manille et beaucoup de route ...Nord LUZON ...
Dur dur le lever, une bien petite nuit, mais Joda nous attend et nous voici déjà à traverser la ville ; il nous faudra presque 1h30 pour se retrouver sur Edsa à l embranchement de la highway vers le nord de Luzon ; Joda me donne les dernières recommandations et nous voilà "lachés " avec notre 4x4 . La conduite est facile, le véhicule en exellent état ; péage de 47 pisos à la sortie prévue et là on comprend de suite pourquoi il faudra 10 heures de route pour 350 kms environ . Les routes sont très encombrées dans les villages : tricycles, sortes de tuk-tuk, taxis, camions surchargés, jeepneys croulant sous le nombre de passagers, arrets fréquents, bref tout y est pour un traffic lent et intense dans les villages . Peu où pas de panneaux de signalisation ne contribuent pas à aller faciliter la progression ... Le paysage de plaines et de rizieres très très vertes est déjà bien beau .Cela me rappelle un peu le Cambodge avec des villages s'étalant le long de la route principale . sur une moto le nombre est a peu près de 4 personnes en moyenne . Arret repas vers 1 heure dans un petit resto en bord de route Plusieures marmites dans lesquelles on choisi son repas : un bol de riz, une boisson et c'est parti pour 1 à 2 euro le repas ! On va pas se ruiner dans ce pays d autant que c'est copieux ! Les fruits sont exellents surtout les mangues jaunes à 35 pisos le kg Pour moi ce sera le "pays des meilleures mangues" que je n ai jamais mangé de ma vie de voyageur ...hasard de la saison ? en tous cas en 22 jours pas un seul jour sans mangues et pas une seule qui ne fonde pas dans la bouche : je suis déjà en manque sérieux depuis notre retour ...Quand à Thierry qui n'aime pas la bière c'était fresh-mango juice + mangues au dessert chaque jour ...Aux deux-tiers du chemin commence une route de montagne. Nous voici en pays "IFUGAO " et cela se voit bien au profil des habitants .La route est très belle, milieu tropical de montagne, virages, végétation exubérante et premières rizières de montagne en étages ...En 373 kms et vers 18h juste avant la nuit voici enfin BANAUE ...Nous allons de suite au Sanafé lodge conseillé par des voyageurs sur VF où nous trouvons une petite chambre pour 750 pisos ; repas au sanafé, discussion avec le patron bien sympa avec qui nous convenons de rencontrer un chauffeur de tricycle demain matin pour organiser notre trek de 2 j dans les riziéres .Ce soir après un tout petit tour dans le village, très calme, la nuit nous nous coucherons tot le sommeil nous rappelant vite au lit . Il pleut fort et sur les toits de toles le bruit réveillera Thierry alors que moi je n ai rien entendu de la nuit ...ça a quand meme un peu des avantages d'etre sourd comme un pot ...
Vendredi 2 mars / départ pour l'Asie ...
Beau temps sur Nice ; décollage pour Amsterdam où l'on a quelques heures à passer L' aéroport de Schipool est bien fait et en 30 minutes nous voici gare centrale d 'Amsterdam . Le temps est beau mais froid et la goretex servira au moins une fois dans le voyage ... On se réfugie dans un coffee-shop sympa, après avoir balladé un peu dans les environs de la gare et vers 11 h manoeuvre de retour vers Schipool pour le saut vers l Asie . 11 h de vol en B 777 de la KLM, presque un plaisir car écrans individuels, films récents, service de qualité... Peu de temps après le repas on entre dans la nuit et le sommeil ne tarde pas a arriver ...La lecture du livre" Beach boy "parlant de la vie dun enfant parsi à Bombay, me fera passer un bon moment, puis c'est la descente sur MANILLE qui est annoncée : à travers le hublot c' est une ville gigantesque qui défile sous les ailes du boeing et 20 minutes plus tard nous voici posés à NAIA (l un des 3 aéroports de la capitale . les formalités sont très simples ; on change de suite pas mal d'argent pour éviter de passer du temps dans les banques . Pour 1 euro on nous donne 63 pisos ...Le minibus de la Malate pension est là et vers 11 heures nous voici au coeur de Manille dans le quartier animé de Malate . On attaque par un exellent jus de mangue sur la terrasse de la pension et vers 14 h Cristy, ma belle soeur arrive ! C est la première fois que je la rencontre ; elle est mignone et très sympa ...Nous passons l après-midi ensemble à Makati, le quartier des affaires, shopping centers, buildings, grandes avenues .Elle nous accompagne chez Abalon où nous avons réservé notre 4x4 pour une semaine dans le nord . Nous payons 270$ pour une semaine en Kil illimité .Vers 20h nous quittons Cristy qui m' a meme prèté un portable avec carte sim pour le cas où nous aurrions besoin de la joindre . De plus, un ami de la famille, Joda, nous conduira demain jusqu'à la sortie de Manille sur EDSA, le périphérique de Manille .Une longue route nous attendra jusqu'à Banaue et elle ne veut pas que nous perdions de temps dans la traversée de Manille .Rendez vous donc avec Joda demain matin à 6 h du mat à la Malate pension ...On ne commencera pas les vacances pas une grasse mat ça c'est déjà sur ! Nous passons une soirée très sympa à malate, qui est un quartier très très animé surtout ce samedi soir 😉 Repas de spécialités philippines au centre commercial Robinson " à volonté pour 270 pisos /personne c est à dire 4 euros environ ...Il pleut un peu quand nous descendons vers Roxas Bd au bord de la baie de Manille ; il y a beaucoup d 'animation, et plein de bars à musique au bord de la baie ; Ce soir on se contentera d un jus de mangue, la san miguel se sera pour la prochaine fois ! On remonte sur malate par Remedios circle et re-coup à boire dans une animation débordante ....Vers 1h du mat retour à la pension, petit coup d internet pour rassurer la famille et premiere nuit de plomb pour moi ...
Dimanche 3 mars : un peu de Manille et beaucoup de route ...Nord LUZON ...
Dur dur le lever, une bien petite nuit, mais Joda nous attend et nous voici déjà à traverser la ville ; il nous faudra presque 1h30 pour se retrouver sur Edsa à l embranchement de la highway vers le nord de Luzon ; Joda me donne les dernières recommandations et nous voilà "lachés " avec notre 4x4 . La conduite est facile, le véhicule en exellent état ; péage de 47 pisos à la sortie prévue et là on comprend de suite pourquoi il faudra 10 heures de route pour 350 kms environ . Les routes sont très encombrées dans les villages : tricycles, sortes de tuk-tuk, taxis, camions surchargés, jeepneys croulant sous le nombre de passagers, arrets fréquents, bref tout y est pour un traffic lent et intense dans les villages . Peu où pas de panneaux de signalisation ne contribuent pas à aller faciliter la progression ... Le paysage de plaines et de rizieres très très vertes est déjà bien beau .Cela me rappelle un peu le Cambodge avec des villages s'étalant le long de la route principale . sur une moto le nombre est a peu près de 4 personnes en moyenne . Arret repas vers 1 heure dans un petit resto en bord de route Plusieures marmites dans lesquelles on choisi son repas : un bol de riz, une boisson et c'est parti pour 1 à 2 euro le repas ! On va pas se ruiner dans ce pays d autant que c'est copieux ! Les fruits sont exellents surtout les mangues jaunes à 35 pisos le kg Pour moi ce sera le "pays des meilleures mangues" que je n ai jamais mangé de ma vie de voyageur ...hasard de la saison ? en tous cas en 22 jours pas un seul jour sans mangues et pas une seule qui ne fonde pas dans la bouche : je suis déjà en manque sérieux depuis notre retour ...Quand à Thierry qui n'aime pas la bière c'était fresh-mango juice + mangues au dessert chaque jour ...Aux deux-tiers du chemin commence une route de montagne. Nous voici en pays "IFUGAO " et cela se voit bien au profil des habitants .La route est très belle, milieu tropical de montagne, virages, végétation exubérante et premières rizières de montagne en étages ...En 373 kms et vers 18h juste avant la nuit voici enfin BANAUE ...Nous allons de suite au Sanafé lodge conseillé par des voyageurs sur VF où nous trouvons une petite chambre pour 750 pisos ; repas au sanafé, discussion avec le patron bien sympa avec qui nous convenons de rencontrer un chauffeur de tricycle demain matin pour organiser notre trek de 2 j dans les riziéres .Ce soir après un tout petit tour dans le village, très calme, la nuit nous nous coucherons tot le sommeil nous rappelant vite au lit . Il pleut fort et sur les toits de toles le bruit réveillera Thierry alors que moi je n ai rien entendu de la nuit ...ça a quand meme un peu des avantages d'etre sourd comme un pot ...
Voyage de noces aux Philippines English translation pending
bonjour à tous!!!
voilà, je tenais juste à ma présenter, c'est la moindre des choses!!!
moi c'est fanny, fanou c'est mon cher et tendre!!
je me balade sur le net pour préparer notre voyage de noces aux philippines en octobre prochain. nous avons prévu 3 semaines pour découvrir ce pays, qui si j'en crois les magnifiques photos de citoyen du monde😉, nous promet de belles rencontres et de magnifiques paysages!!ca donne envie d'y etre deja!! notre objectif est avant tout de rencontrer les philippins et éviter les pièges à touristes!!!😛 et si nous pouvons, donner un coup de pouce humanitaire et participer à l'écotourisme local!
a bientot!!!
je me balade sur le net pour préparer notre voyage de noces aux philippines en octobre prochain. nous avons prévu 3 semaines pour découvrir ce pays, qui si j'en crois les magnifiques photos de citoyen du monde😉, nous promet de belles rencontres et de magnifiques paysages!!ca donne envie d'y etre deja!! notre objectif est avant tout de rencontrer les philippins et éviter les pièges à touristes!!!😛 et si nous pouvons, donner un coup de pouce humanitaire et participer à l'écotourisme local!
a bientot!!!
Biking (MTB) along the Canal between the Two Seas (France)
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Des photos à la pelle (la suite) English translation pending
Bonjour à tous,
La discussion précédente ayant franchi la barre fatidique des 500 messages, je remets ici les photos du lieu "mystérieux"...
Le pays et la ville ont été trouvés : Grèce et Athènes.
Reste à trouver quoi à Athènes...
La discussion précédente ayant franchi la barre fatidique des 500 messages, je remets ici les photos du lieu "mystérieux"...
Le pays et la ville ont été trouvés : Grèce et Athènes.
Reste à trouver quoi à Athènes...
Randonnée entre cinq et sept jours en France (fin avril) English translation pending
Bonjour, je prévois faire de la randonée du 23 au 30 avril, ne connaissant aucunement les sentiers, pouriez-vous me faire des suggestions.
voyage en autonomie (sac tente rechaud etc) ou dans des refuges 15 à 20 km par jour dénivelé de moins de 1000m par jour sauf pour un aller retour au camp de départ je voyagerai avec ma copine alors je préfère un parcours pas trop difficile pour son initiation
merci!
voyage en autonomie (sac tente rechaud etc) ou dans des refuges 15 à 20 km par jour dénivelé de moins de 1000m par jour sauf pour un aller retour au camp de départ je voyagerai avec ma copine alors je préfère un parcours pas trop difficile pour son initiation
merci!
Mission humanitaire au Pakistan English translation pending
17 novembre 05
L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.
Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).
Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !
Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.
La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.
On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).
On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.
17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.
On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous
18 novembre
Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!
Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.
Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.
En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)
Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?
Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.
Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.
19 novembre
Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.
Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!
Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.
Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?
Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !
20 Novembre
Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.
Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).
Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.
Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air
21 novembre
Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).
Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).
Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!
Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.
En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette réplique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).
En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.
22 Novembre
Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !
Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday
Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.
Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations
23 novembre
Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).
Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.
Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).
26 Novembre
Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).
Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !
Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.
Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.
Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.
Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.
Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.
27 Novembre
Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !
Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires. Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!
28 Novembre
Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !
Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !
Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).
On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.
Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?
Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).
Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!
29 Novembre
Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !
Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….
En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !
D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!
Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !
Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.
L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !
30 Novembre
On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !
Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.
Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !
Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)
Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.
Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.
Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.
1er Décembre
Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».
J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.
L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!
Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).
On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??
Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !
2 décembre
Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.
On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent charg��s comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.
Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.
On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !
Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.
La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).
3 décembre
Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).
Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !
Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….
Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.
Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.
ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.
Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !
4 décembre
Aujourd’hui c’est journée repos!
La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).
Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.
Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.
Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.
L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.
Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?
Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.
Que la force soit avec vous !
C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.
Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).
Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !
Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.
La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.
On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).
On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.
17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.
On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous
18 novembre
Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!
Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.
Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.
En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)
Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?
Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.
Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.
19 novembre
Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.
Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!
Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.
Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?
Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !
20 Novembre
Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.
Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).
Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.
Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air
21 novembre
Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).
Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).
Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!
Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.
En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette réplique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).
En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.
22 Novembre
Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !
Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday
Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.
Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations
23 novembre
Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).
Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.
Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).
26 Novembre
Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).
Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !
Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.
Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.
Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.
Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.
Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.
27 Novembre
Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !
Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires. Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!
28 Novembre
Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !
Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !
Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).
On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.
Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?
Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).
Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!
29 Novembre
Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !
Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….
En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !
D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!
Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !
Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.
L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !
30 Novembre
On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !
Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.
Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !
Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)
Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.
Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.
Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.
1er Décembre
Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».
J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.
L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!
Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).
On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??
Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !
2 décembre
Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.
On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent charg��s comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.
Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.
On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !
Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.
La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).
3 décembre
Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).
Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !
Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….
Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.
Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.
ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.
Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !
4 décembre
Aujourd’hui c’est journée repos!
La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).
Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.
Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.
Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.
L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.
Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?
Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.
Que la force soit avec vous !
C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
Itinéraire Paris-Marseille à vélo English translation pending
Bonjour forumvélo. Je pars à la fin mars pour Paris charles degaule. Je suis de québec. Je conte rejoindre la méditéranée par le sud est. Dijon en passant à l'ouest de grenoble. Descendre le long du rhône. Avez vous des sugestions à me donner pour des étinéraires sécuritaires et piste cyclabe. Merci
Escales de croisière: visiter à pied Sainte Lucie, Antigua, Saint Kitts et Barbade? English translation pending
Je m'adresse a ceux qui sont des habitués des croisières, j'aimerais que vous me disiez si nous pouvons visiter à pied St Kitts, Barbade, Antigua et Ste Lucie, dites moi ce que l'on doit absolument voir si vous avez des photos j'aimerais bien les voir dites moi sur quel site je dois allé. J'aimerais bien visiter à pied car j'aime bien prendre mon temps pour regarder l'architecture et les beauté de ces beaux paysages que ces iles nous offrent. J'espère que vous me répondrez en grand nombre. merci à l'avance. Une débutante en croisière mais qui a eu la piqure.
Vélo pliable English translation pending
Après avoir lu les différents messages consacrés à Heinz Stucke, je commence à me poser la question si le vélo pliable n'est pas une solution intéressante (marre de la galére du transport du vélo dans le train).
Avez-vous déja essayé ces modéles : performance, fiabilité, utilisation en voyage.
Merci d'avance pour vos conseils.
J'hésite entre différents modéles : de la marque Bike Friday : Pocket Llama (
de la marque Airnimal : Chameleon (www.airnimal.com)
de la marque Dahon : Speed TR (
Pour l'instant, ma préférence s'oriente vers le Dahon, je pense qu'il serait superbe vu que je posséde déja la remorque City de Carry freedom (www.carryfreedom.com).

Avez-vous déja essayé ces modéles : performance, fiabilité, utilisation en voyage.
Merci d'avance pour vos conseils.
J'hésite entre différents modéles : de la marque Bike Friday : Pocket Llama (
de la marque Airnimal : Chameleon (www.airnimal.com)
de la marque Dahon : Speed TR (
Pour l'instant, ma préférence s'oriente vers le Dahon, je pense qu'il serait superbe vu que je posséde déja la remorque City de Carry freedom (www.carryfreedom.com).

Marié avec une Thaïlandaise English translation pending
AVIS
En ouvrant ce post je voudrais qu'il soit simple, n'entrainant pas de polémiques, ni d'aggrésivité !
question:
j'ai remarqué que la plupart des membres masculins du forum étaient mariés, ou vivaient avec une thailandaise ( parfois de loin) je voudrais savoir en tout bien tout honneur, le pourquoi de la démarche ? Désillusion des femmes européennes ? Rencontre fortuite ? Illusion de mythe de a femme asiatique ?
ce post n'est mis en oeuvre que par un intêrét sociologique, surtout pas par voyeurisme ! si vous pensez cela, ne répondez pas, le post s'éteindra de lui même !
j'aime a comprendre la démarche des gens et le pourquoi des choses !
question:
j'ai remarqué que la plupart des membres masculins du forum étaient mariés, ou vivaient avec une thailandaise ( parfois de loin) je voudrais savoir en tout bien tout honneur, le pourquoi de la démarche ? Désillusion des femmes européennes ? Rencontre fortuite ? Illusion de mythe de a femme asiatique ?
ce post n'est mis en oeuvre que par un intêrét sociologique, surtout pas par voyeurisme ! si vous pensez cela, ne répondez pas, le post s'éteindra de lui même !
j'aime a comprendre la démarche des gens et le pourquoi des choses !
Cayo Largo ou Cayo Guillermo? English translation pending
Bonjour à tous!
je vais réserver d'ici quelques jours un séjours à Cuba à l'une de ces 2 destinations. Le plus important pour moi est la beauté et longueur de la plage, la possibilité de faire du "scuba" près de l'hôtel, bien manger et de me reposer.
Merci à tous ceux qui pourront m'aider, (ceux qui sont déjà allé à ces endroits) de me donner vos commentaires.
🙂 Lorraine
je vais réserver d'ici quelques jours un séjours à Cuba à l'une de ces 2 destinations. Le plus important pour moi est la beauté et longueur de la plage, la possibilité de faire du "scuba" près de l'hôtel, bien manger et de me reposer.
Merci à tous ceux qui pourront m'aider, (ceux qui sont déjà allé à ces endroits) de me donner vos commentaires.
🙂 Lorraine
Retour de l'hôtel Gran Bahia Principe El Portillo English translation pending
Bonjour à tous
Nous sommes de retour du Bahia Principe El Portillo. Un petit coin de Paradis...Des plages de toutes beauté sans hôtel sur lesquelles on peu marcher durant près d'une heure trente. Une mer parfois calme et limpide où on peut admirer des poissons multicolores, parfois plus agitée et alors on s'amuse dans les vagues. Les dominicains du petit village de Las Terrenas, bien qu'ils conduisent comme '' des fous'', sont très symathiques. La végétation est luxuriante, et le climat très agréable. L'hôtel est à L'échelle humaine, c'est à dire qu'il ne compte pas beaucoup de chambres et tous les centres d'activités (plage, piscine et massages ) sont à proximité les uns des autres. Le personnel est cortois et souriant. Les travaux pour terminer l'hôtel ne sont vraiment pas dérangeant, c'est à peine si on les voit et les entend. La nourriture est bonne et le complexe et propre. Les animateurs sont gentils et sympatiques.
Le pueblo à l'entrée n'est pas terminé, mais cela ne nous a pas dérangé.
Voilà, que ceux qui étaient inquièts se rassurent, c'est une très bonne destination. Sachez cependant, que si votre vol est de nuit, vous devrea atterir à Porto Plata car il y a présentement un problème avec l'éclairage à l'aéroport de Samana.
Bon voyage
Michèle
My 105 days of wandering across India
Practical tips from my 105 days of erratic wandering in India
Day 1 (10/10/2006): arrived in Mumbai around noon. Bus No. 338 5 Rs + 5 Rs (bag) 20' to Andheri station. Train 6 Rs to Dadar. Train 41 Rs to Lonavla 2h30 Hotel Chandralok 500 Rs **
Day 2: bike rental 7 Rs/h (too expensive, normal price 2-3 Rs/h) visit to the caves of Bhaja and Karla.
Day 3: train 28 Rs to Pune 1h20 Hotel National 416 Rs *
Day 4: train 141 Rs (with reservation) to Satara 2h45 Hotel Sagar 364 Rs **
Day 5: bus 110 Rs to Pandharpur 4h Hotel Aishwarya 450 Rs ***
Day 6: bike rental 2 Rs/h
Day 7: bus 125 Rs to Ahmadnagar 4h20 Hotel Parijat 250 Rs *
Day 8: train 151 Rs (!ticket for a mini 600 km trip!) to Jalgaon 5h30 Hotel Plaza 200 Rs **
Day 9: round-trip bus 38 Rs to Ajanta 1h30 + shuttle 6 Rs 5' Site entrance 250 Rs
Day 10: train 47 Rs to Khandwa 3h + bus 40 Rs to Omkareshwar 2h Ganesh G.H. 150 Rs *
Day 11 to 13: Omkareshwar
Day 14: bus 35 Rs to Maheshwar 2h45 Akashdeep Rest House 200 Rs **
Day 15: bus 8 Rs to Dhamnod 20' bus 20 Rs to crossroads 14 km from Mandu 1h40 bus 9 Rs to Mandu 20' Ram Mandir Dharamshala 100 Rs + 5 Rs for hot water *
Day 16: bike rental 3 Rs/h
Day 17: bus 50 Rs to Indore 4h Hotel Neelam 209 Rs
Day 18 to 20: Indore + round-trip bus 30 Rs to Ujjain 1h45
Day 21: train 82 Rs to Bhopal 5h30 Hotel Ranjeet 358 Rs *
Day 22: train 10 Rs to Sanchi 1h20 Jaiswal Lodge 200 Rs + 15 Rs for hot water! *
Day 23 and 24: visit to Sanchi + bike rental to visit the caves of Udayagiri
Day 25: train 69 Rs to Jhansi 5h + tempo 5 Rs to bus station + tempo 10 Rs + 5 Rs (bag) to Orccha 25' Sri Mahant G.H. 200 Rs **
Day 26 and 27: bike rental + train 20 Rs to Datia 30' + bemo 6 Rs to city center. Return bus 15 Rs 1h15
Day 28: bus 100 Rs to Khajuraho 4h Yogi Lodge 150 Rs **
Day 29: bike rental 30 Rs/day to visit the temples
Day 30: bus 70 Rs to Satna 4h + train 56 Rs to Jabalpur 3h Hotel Banjara 350 Rs **
Day 31: bike rental 2 Rs/h and visit to the Marble Rocks (50 km round trip)
Day 32: bus 50 Rs to Mandla 3h Hotel Satyam 250 Rs ** Round-trip bus 15 Rs to Ramnagar 1h15
Day 33: bus 60 Rs to Dindori 4h + bus 45 Rs to Amarkantak 3h (hellish road) Sarvodya Lodge 250 Rs °
Day 34: Amarkantak
Day 35: bus 25 Rs to Pendra Road 1h30 + train 120 Rs + 109 Rs (reservation) to Nagpur 8h Hotel Grand 257 Rs **
Day 36 and 37: bike rental + round-trip 25 Rs to Ramtek 1h40
Day 38: train 141 Rs + 125 Rs to Hyderabad 10h Hotel 3 Castles 200 Rs ° + Hotel Suhail 200 Rs °
Day 39 to 41: stay in Hyderabad
Day 42: train 48 Rs to Warangal 3h30 Hotel Surya 410 Rs **
Day 43: 60 Rs to Vijayawada 4h15 Hotel Sindhuri 275 Rs **
Day 44: round-trip bus 21 Rs to Amaravati 2h
Day 45: train 98 Rs to Visakhapatnam 7h30! (normally 6h) Hotel Sri Sampath Residency 250 Rs **
Day 46: train 111 Rs + 95 Rs to Puri 11h30 Travellers Inn 100 Rs ° + Hotel Z 300 Rs ***
Day 47 to 52: Puri + round-trip to Konarak
Day 53: train 38 Rs to Bhubaneshwar 1h15 Hotel Upasana 275 Rs *
Day 54: train 70 Rs to Balasore 4h bus 26 Rs to Baripada 1h40 Hotel Ambika 225 Rs °
Day 55: bus 25 Rs to Balasore 1h40 train 66 Rs + 68 Rs to Calcutta 6h30 Hotel Paragon 270 Rs * Hotel Crystal 350 Rs **
Day 56 to 62: Calcutta
Day 63: 60 Rs to Bishnupur 5h Hotel Monalisa 200 Rs *
Day 64: stay in Bishnupur no bike rental!
Day 65: bus 20 Rs to Bankura 1h30 bus 20 Rs to Durgapur 1h15 bus 28 Rs to Bolpur 2h15 Hotel Nisa 150 Rs *
Day 66 and 67: visit to Bolpur/Shantiniketan. Refused bike rental at ... 100 Rs/day!!! (Communist state of Bengal!!!)
Day 68: bus 20 Rs to Sainthia bus 35 Rs to Baharampur 4h30 bus 7 Rs to Murshidabad 40' Hotel Manjusha 350 Rs **
Day 69: bike lent by the friendly hotel owner and visit to Murshidabad
Day 70: bus 8 Rs to Baharampur 35' bus 60 Rs to Malda 6h (hellish road) Hotel Pratapaditya 231 Rs **
Day 71: train 66 Rs + 70 Rs to New Jalpaiguri 4h Hotel Holydon 250 Rs °
Day 72: train 52 Rs to Darjeeling 9h30! (normally 7h) Hotel Pineridge 500 Rs **
Day 73 to 75: Darjeeling
Day 76: train to New Jalpaiguri 9h30 + overnight train 271 Rs
Day 77: Patna Hotel President 482 Rs **
Day 78: stay in Patna
Day 79: train 18 Rs to Gaya 3h10 tempo 10 Rs to Bodhgaya 30' Deep G.H. 400 Rs!! °°
Day 80: return to Patna
Day 81: round-trip train 36 Rs to Rajgir 4h! (normally 3h)
Day 82: train 75 Rs to Varanasi 5h! (normally 4h) Yogi Lodge 150 Rs *
Day 83 to 87: Varanasi
Day 88: overnight train 310 Rs to Jaipur Evergreen G.H. 250 Rs **
Day 89: bike rental 30 Rs/day round-trip to Amber
Day 90: bus 59 Rs to Sikar 2h30 bus 23 Rs to Fatehpur 1h30 Rajshri Rest House 300 Rs *
Day 91: round-trip bus 12 Rs to Mandawa 30'
Day 92: round-trip bus 17 Rs to Churu 1h30
Day 93: bus 80 Rs to Jaipur 3h30 Evergreen G.H.
Day 94: bus 105 Rs to Bundi 5h30 Shivam G.H. 200 Rs **
Day 95: bike rental 3 Rs/h
Day 96: auto-rickshaw to station 45 Rs 25' train 44 Rs + 50 Rs to Chittorgarh train 21 Rs to Udaipur (total trip 8h) Badi Haveli 330 Rs **
Day 97 to 99: Udaipur + round-trip bus 45 Rs to Ranakpur 3h30
Day 100: bus 143 Rs to Ahmedabad 5h30 Hotel Manila 300 Rs **
Day 101: Ahmedabad
Day 102: bus 99 Rs to Bhavnagar 4h30 Hotel Vrindavan 200 Rs *
Day 103: round-trip bus 22 Rs to Palitana 1h10
Day 104: bus 85 Rs! to Ahmedabad 5h30 + overnight train ? Rs (feels like the end of the trip!)
Day 105 (January 22, 2007): train 6 Rs from Dadar to Andheri 20' + bus 5 Rs + 5 Rs (bag) to International Airport 20'
More figures British Airways flight price Brussels-London-Mumbai-London-Brussels 576 € Exchange rate from 55 Rs to 58.6 Rs per euro Average room price 272 Rs/night Daily budget 11 € Chai from 1 Rs (Calcutta-Bengal) to 6/7 Rs (Rajasthan) Bottle of water from 6 Rs (Udaipur), 8 Rs (Varanasi) to 12/13 Rs Internet from 8 Rs (Warangal), 10 Rs (Calcutta, Indore, Hyderabad), 20 Rs (often) to 40/60 Rs!! (Rajasthan) Beer in a restaurant from 85/100 Rs (often) to 150/165 Rs (Varanasi/Udaipur) More details on request
More figures British Airways flight price Brussels-London-Mumbai-London-Brussels 576 € Exchange rate from 55 Rs to 58.6 Rs per euro Average room price 272 Rs/night Daily budget 11 € Chai from 1 Rs (Calcutta-Bengal) to 6/7 Rs (Rajasthan) Bottle of water from 6 Rs (Udaipur), 8 Rs (Varanasi) to 12/13 Rs Internet from 8 Rs (Warangal), 10 Rs (Calcutta, Indore, Hyderabad), 20 Rs (often) to 40/60 Rs!! (Rajasthan) Beer in a restaurant from 85/100 Rs (often) to 150/165 Rs (Varanasi/Udaipur) More details on request
Aux pays du sourire et des orchidées: (1) Bangkok et Vietnam+photos English translation pending
BANGKOK-VIETNAM-CAMBODGE-LAOS, DU 22 OCT. AU 5 DECEMBRE 2006.
VOYAGE AUX PAYS DU SOURIRE ET DES ORCHIDEES !
En remerciement pour l’aide apportée par de nombreux membres de VF.
suivez le récit en PHOTOS (pages 4 à 9 album photos:MARCHÉS ETHNIQUES CAN CAU +BAC HA ) sur http://claudinebeaujean.myphotoalbum.com (bkk +vietnam;le reste plus tard...)
22 OCTOBRE :départ Madrid 13h50, vol TG949 B747-400
23 OCTOBRE :arrivee á BKK à 6h20 apres un vol sans histoire. Les sièges, confortables, de la classe économique laissent plus d’espace pour les jambes que ceux de beaucoup de compagnies occidentales. Trois semaines après son inauguration officielle, nous decouvrons l’immense et luxueux Suvarnabhumi airport, orné d’omniprésentes photos du roi et du couple royal (elles devaient d’ailleurs nous accompagner tout au long du sejour thailandais !). Bagages et douane efficaces :le tout en un peu moins d’une demie heure ! Taxi pour le Marriott resort…les superstructures du sky train sont terminées…il fait dejà tres chaud et humide sous un soleil de plomb. Après deux heures d’un profond sommeil réparateur (nous ne sommes pas là pour dormir !), nous voguons sur le Chao Phraya avec une des navettes, qui relient gratis l’hotel à Saphan Taksim, tête de lignes sky train +river boats, en 10 minutes ;jamais nous n’avons dû l’attendre plus de 5 minutes !
A Saphan Taksim, river express direction Tha Tien pour visiter le Wat Pho et son fameux Buddah couché.Affirmer qu’il fait chaud est un euphémisme :il fait même très chaud !Pendant tout notre voyage (sauf dans région de Sapa/Bac Ha), les températures seront constamment comprises entre 32 et 35ºC, accompagnées d’une humidité de l’air très importante. Le Chao Phraya est en crue…les hautes eaux les plus fortes des 6 dernières années…paraît-il !A Tha Tien, comme dans beaucoup d’autres embarcadères, nous empruntons des pontons surélevés.Les eaux ont envahis les premières échoppes du petit marché…les habitants, manifestement, vivent avec … Enceinte du Wat Pho :gigantesque Buddah couché, 46m de long., recouvert d’une feuille d’or…un fidèle recueillait les aumones déposées dans la centaine de troncs placés sur toute la longueur du bouddha ;le tintement rythmé des monnaies nous accompagnait ainsi jusqu’au moment de remettre nos chaussures...mais aussi beaucoup de moines, 4 chedis surmontés de flèches élancées, une école de massages que l’on dit célèbre…et des farangs ! Le soleil décline vite sous ces latitudes…peu avant 18h, il fait noir…et l’agitation cesse pendant l’execution de l’hymne national !!!scene reellement vécue sur le quai d’une station de skytrain…soudain tout se fige. Pour pouvoir profiter de la clim, nous visitons le nouveau centre commercial Paragon….et tout spécialement sa librairie :section étrangère :surtout en anglais…français, anecdotique…et espagnol, inconnu ! La soiréee se termine au dîner buffet du 78e étage de la tour Baiyoke, la plus haute du royaume.Il y a foule pour goûter plats locaux, internationaux et autres sushis tout en jouissant d’une vue imprenable sur BKK la nuit !
A propos, j’allais oublier le coup d’état du 19 sept…c’est que rien, mais absolument rien, n’évoque, de près ou de loin, »l’évènement » !
24 OCTOBRE : L’hôtel est vraiment idéalement situé sur la rive du Chao Phraya.Nous l’avons choisi après une discussion VF sur les meilleurs petits déj de BKK !Nous n’avons pas été trompés :le merveilleux petit déjeuner buffet est tout simplement somptueux :choix et qualité !(il sera neanmoins dépassé par celui de saigon !!!) Même si le Marriott est grand…on peut affirmer qu’il est presque intime :jamais, nous n’avons ressenti la désagréable impression d’être envahis par des groupes bruyants, d’autant que les bruits sont étouffés par un luxuriant jardin tropical où est cachée une jolie piscine.On peut même rever que l’on est seuls !!!
Par la navette et le boat river, en route ( !) pour Tha Chang, direction Wat Phra Kaew et le grand palais contigu.Toujours accompagné de cette chaleur humide et implacable….qui ne nous abandonnera presque jamais ! Ce jour là, nous n’étions pas vêtus décemment !Du moins selon le critère des cerbères de garde à l’entrée du palais…qu’on en juge !Je portais un pantalon :inacceptable…on m’a loué une robe longue pour mettre par-dessus.Pierre ne valait pas mieux : horreur, un pantalon 4/5e laissait apparaître quelques centimètres de chair au-dessus de la cheville :inacceptable…il a du revêtir un panta…lon(g) ! Le Grand Palais est un ensemble de bâtiments (pantheon, bibliothèque, palais) d’une beauté à la fois spectaculaire et agressive, remplis de sculptures, de décorations, de couleurs et de peintures murales.Dans ses murs, le Wat Phra Keo, le temple du Bouddha d’émeraude, abrite la figure la plus sacrée du pays.Il paraît que le roi, en personne, se déplace pour le changer d’ornements… Nous nous offrons alors une balade en bateau pour profiter de la très relative « fraicheur » des khlongs !le hasard nous emmènera sur le khlong Noi.Sur la rive gauche, la gare de Thonburi…en face nous passons en revue les barges royales rangées dans un hangar sur l’eau, ensuite, nombreux wats les pieds dans l’eau, ou encore protégés par des tas de sacs de sable, maisons sur pilotis visibles ou parfois engloutis, fleurs flottantes emportées par le vigoureux courant, barques epiceries de marchands….on est loin du centre ville et de ses tours…. Visite du wat Arun qui ne manque pas d’attirer tous les regards, depuis le Chao Phraya, avec sa haute tour entièrement recouverte de morceaux de porcelaine cassés et de céramique. Nous terminons cette journée bien remplie, en tuk tuk, par la maison de Jim Thompson :composée de six maisons en teck, derniers exemples de l’authentique architecture intérieure thai, au beau milieu d’un luxuriant jardin. Excellent dîner au Mango Tree, sur les conseils avisés (et toujours d’actualité…ce qui est loin d’être la règle) du Routard, édition 2006. A ce propos, Mango Tree a ouvert un restaurant dans l’aile « départs internationaux » de Suvarnabhumi airport !
25 OCTOBRE 2006 :une journée à Ayuthaya en groupe, avec un guide anglophone, débitant, de mémoire, un texte bien rôdé…mais incapable de comprendre, encore moins de répondre aux questions…no comments !Heureusement, Rtd et LP nous accompagnent…. parc historique d’Ayutthaya :Wat Phra Mahathat et sa célèbre tête de Bouddah prisonnière des racines, Wat Phra Si Sanphet avec ses trois grands chedis. Au N du parc, Wat Na Phramen et son Buddah assis, 6m de haut, vêtu du costume royal. Au S de la ville, Wat Yai Chai Mongkhon et son immense Bouddah couché, à l’air particulièrement serein. Bang Pa In :palais d’été de la famille royale, à visiter seulement si vous disposez de trop de temps.Ensemble de constructions, attribuées aux membres de la famille, éparpillées dans un beau et vaste jardin bien entretenu.Le jardin est protégé du Chao Phraya en crue, par une longue muraille de sacs de sable ;la rue qui mène à la porte d’entrée est inondée… Retour en ville en bateau.
26 OCTOBRE 2006 : visites du temple au lingam, Chao Mae Tuptim :temple entouré de nombreux phallus en bois et en pierre.A ne pas manquer :situé à l’entrée du Raffles, près du khlong. Une fidèle aurait été enceinte, peu après y avoir prié, ce qui lui vaut sa réputation. Marché Thewet Flower :orchidées et fleurs tropicales. Pak Khlong market :immense marché de fruits et légumes, mélange de couleurs et de senteurs.
En fin d’aprem, retour à Suvarnabhumi où nous attend le vol TG684 à destination de Hanoi.
27 OCTOBRE 2006 : nous sommes très satisfait de notre hôtel, en plein dans le vieux quartier de Hanoi, à quelques encablures du lac de l’Epée. Le Classic Hotel, 22A, Pho Ta Hien. Grandes chambres lumineuses, avec sdb, accès gratuit à internet;choisir de préférence une chambre aux deux derniers étages (6 ou 7e) beaucoup plus tranquilles. Organise toutes vos excursions ;réception :on parle français. Seul point faible :petit déj assez quelconque (préférer omelette…éviter œufs frits !).
Quelques impressions, en vrac : - flot ininterrompu de motos, souvent surchargées, 2 à 4 passagers, voire 5 (si, si !).En moto (ou vélo), on transporte littéralement TOUT ce qui peut être transporté et même plus !!! - concert PERMANENT de klaxons ! rétroviseurs inutiles, puisque tout qui fait une manœuvre, klaxonne. - une espèce rare :le piéton absolument INUTILE, pour traverser, d’attendre une accalmie qui n’arrivera jamais. Il faut y aller lentement mais sûrement, sans hésitation :les motos vous éviteront…nous n’avons jamais rencontré la moindre agressivité…ni le moindre télescopage ! Un spectacle qui vaut le coup d’œil :s’installer sur un banc et jouir du spectacle de l’occidental effarouché tentant sa première traversée… - les trottoirs :piétons EXCLUS…servent de parkings aux motos…ou de cuisine aux restos de rues…ou d’étals aux commerces - l’anarchie des centaines de fils électriques aériens - motocyclistes sans casques…mais avec masques !pollution ?se protéger du soleil ? - l’absence presque totale de poteaux, flèches indicateurs de directions.
ensuite, longue marche en suivant l’itinéraire proposé par LP…ponctuée de plusieurs arrets « canette »….. c’est ainsi que nous visiterons le lac de l’Epée restituée, le temple de la montagne de jade, la cathedrale, la pagode de Ba Da, la prison de Hoa Lo (Hanoi Hilton des prisonniers américains), le temple de la littérature…
dîner au Quan Bia Minh, à quelques pas de l’hotel, resto en terrasse surplombant la rue grouillante….
Nous prenons alors le train de 22h pour Lao Cai, 9h de trajet pour un peu plus que 300km !
28 OCTOBRE 2006 : nuit en couchette molle…4 couchettes par cabine !Il parait que nous avons longé le fleuve Rouge pendant la plus grande partie du parcours….il est 6h50 quand nous arrivons.Nous faisons connaissance avec notre « french speaking guide », conscient que son français est pauvre !No comments !
Après plus de 2h d’une route spectaculaire à souhait, col, ravins et vues panoramiques sur les rizières en terrasses, nous atteignons CAN CAU et son marché du samedi. ce petit marché en plein air, en montagne, dans un site extraordinaire, compte, dit-on, parmi les plus extraordinaires du pays ! A 20km au N de Bac Ha et à 7km au S de la frontière chinoise, d’où la présence de nombreux marchands chinois et le commerce des chiens.Filles et garçons, principalement Hmong bariolés, mais aussi quelques Hmongs noirs montent au marché dans l’espoir de rencontrer l’âme sœur.Les échoppes sont tenues uniquement par les femmes, parfois portant leur enfant au dos, dans leurs plus beaux vêtements multicolores.Les hommes se retrouvant autour de tables basses pour boire de l’alcool…très fort (il parait qu’il peut s’enflammer !) et très bon marché (selon les guides). Ce marché restera l’un de nos très bons souvenirs !(d’autant plus, que nous y étions les seuls touristes)
nous redescendons à Bac HA, où nous ferons une promenade de 2h dans les hameaux d’ethnie hmong avoisinants. Nuit à Bac Ha. (600m alt.)
29 OCTOBRE 2006 : Si vous souhaitez visiter l’authentique marché de Bac Ha, faites comme nous :logez sur place. Impossible de ne pas être réveillé à 5h précises par les très nombreux haut-parleurs diffusant pendant plus d’une heure « la voix du vietnam »…dès 8h, le marché bat son plein et les premières hordes de touristes en provenance de Sapa n’arriveront pas avant 11h…ce qui vous permet d’avoir le marché pour vous « tout seul » ! Les Hmong qui ornent leurs jupes de couleurs diverses sont dits « bariolés ».Ils sont les plus nombreux sur le marché.Les Hmongs « noirs » portent des jupes unies.La confection est affaire exclusive des femmes ;elles décorent les costumes de toute la famille.Le vêtement est en coton teint à l’indigo, plus ou moins foncé, presque noir, selon le nombre de bains.Leurs mains sont d’ailleurs souvent bleues.Elles sont habillées d’une jupe, d’une veste et de guêtres et portent volontiers de grandes boucles d’oreilles. Le marché de Bac Ha a la réputation d´être le plus coloré du nord vietnam…c’est bien possible, Can Cau l’était tout autant…mais son marché beaucoup moins étendu que ne l’est Bac Ha ;en outre, le premier est dans la nature, hors agglomération, le second, au cœur du village. Beaucoup de sections :vêtements, viandes (têtes de porc, tripes, boudins), légumes, fruits, alcools à base de riz dans de grands bidons de 5L en plastic blanc ;un peu à l’écart on vend des bœufs, des chiens, des porcs… on se rend compte qu’on vient de vivre un grand moment…on quitte à regrets cette extraordinaire ambiance…pour affronter à contre-courant, les premiers flots de touristes qui commencent à submerger les lieux. Il commence à faire très chaud. En route pour Sapa. A nouveau à Lao Cai, on s’arrête au poste frontière sino-vietnamien, face à la ville chinoise de Hekon, sur l’autre rive du Fleuve Rouge.Un intense trafic de marchandises franchit, sans interruption, le pont dans le sens S-N….camions, et surtout motos, vélos lourdement chargés. La route qui monte à Sapa offre quelques très belles échappées sur les rizières en terrasses qui ne font pas oublier celles de la route Lao Cai-Bac Ha-Can Cau, beaucoup plus spectaculaires. Le soir tombe…et la température aussi, quand nous arrivons à Sapa (1600m alt.)…ce sera notre seule soirée fraîche de tout le voyage !
30 OCTOBRE 2006 : En route pour un trek d’une dizaine de km….dont près d’une moitié en escaliersassez raides, souvent sous le soleil et la chaleur humide. En cours de randonnée, nous visiterons deux villages Hmong noirs.A leurs yeux, leurs costumes ne constituent pas une attraction pour touristes.Les familles sont grandes :depuis les grands parents jusqu’aux nombreux enfants.Il n’est pas rare de voir les plus jeunes travaillant dans les champs.Nous avons été suivis tout un temps par une jeune Hmong de 25 ans, mère d’un enfant, qui a tenté, avec succes, de nous vendre ses tissus brodés…Ses contacts fréquents avec des touristes lui ont permis de s’exprimer très bien, j’insiste très bien, en anglais…largement mieux que les guides « anglophones » ! En cours de route, nous franchirons la chute d’eau de Cat Cat, déformation du français « cascade »….comme Sapa, déformation du français « sapin »…souvenirs des colonisateurs ! Il est 18h quand nous quittons Sapa, dans un minibus surchargé et polyglotte, pour rejoindre le train qui quitte Lao Cai pour Hanoi à 21h15….
31 OCTOBRE 2006 : toujours en compagnie de la chaleur accablante…nous poursuivons la visite de Hanoi, sous le signe des pagodes. . * le pont Long Bien, ex pont Paul Doumer :d’aspect, il aurait pu être construit par Eiffel. Le pont a résisté aux bombardements américains.A présent, réservé aux trains, deux roues et piétons.Il franchit le fleuve Rouge dont les rives sont squattées par des logements flottants. * la pagode au piñier unique, qui, comme son nom l’indique, repose sur un unique pilier de pierre. * l’imposant mausolée de Ho Chi Minh :bâtiment du plus pur style soviétique, laid et massif.Sa visite nous sera épargnée :le corps momifié est envoyé en Russie ( ?), pour entretien, une fois l’an en octobre-novembre. Les visites suivantes près du lac de l’ouest : * la pagode Quan Thanh renferme une belle statue d’un génie en bronze noir * le jardin botanique, havre de fraîcheur relative * la pagode Tay Ho, de style naïf. * la pagode Tran Quoc, bâtie sur une presqu’île, une des plus anciennes du pays, et sa haute tour en briques, dont les étages symbolisent les étapes de la vie de Bouddha.
Un conseil pour terminer la promenade :le bar du dernier étage du Sofitel Plaza, tout proche de la dernière pagode.Vous profiterez de la clim et du spectacle offert par le soleil couchant….puis par les lumières de la ville. La journée se termine par un repas mémorable au Cha Ca La Vong, 14, Cha Ca dans le vieux quartier.Au menu, plat unique :Cha Ca=poisson-chat, servi accompagné d’arachides, oignons, herbes et nouilles de riz, brasero sur table…ambiance garantie, tout simplement délicieux ! Mode d’emploi :imiter vos voisins de table…si ce sont des locaux !
1er NOVEMBRE 2006 :une journée autour de Ninh Binh. A propos des tombes que l’on rencontre un peu partout le long des routes, hors des villes : Les cimetières n’existent pas, au sens où nous l’entendons.Les défunts sont enterrés au beau milieu des rizières, des champs, dans toutes les directions, en désordre apparent, n’importe où.En fait, paraît-il, selon leurs dernières volontés.
Après 80km de trajet uniformément plat, apparait à l’horizon, sur fond de ciel bleu, une ligne de roches déchiquetées.Nous atteignons Hoa Lu, ancienne capitale du pays, dont il ne reste debout que 2 temples proches l’un de l’autre. * Dinh Tien Hoang et ses animaux mythiques sensés protéger des mauvais esprits. * Le Da Hanh, son petit frère, en quelque sorte, à la gloire d’une des dynasties.
Nous rejoignons ensuite, Van Lam, but principal de notre excursion.D’ici, partent les nombreuses barques à fond plat remplies de touristes et conduites en majorité par une, voire deux rameuses ;les rameurs étant plus rares.Il n’est pas exceptionnel de les voir ramer à l’aide de leurs pieds…ni de croiser quelque touriste particulièrement courageux…ou compatissant, ramant, lui, de manière traditionnelle ! Les rameurs eux-mêmes, exclusivement des habitants de Van Lam, sont réunis en une coopérative chargée d’organiser les promenades en barque, et donc, la vente de leur production de broderies.Il faut s’attendre à se voir proposer par la rameuse nappes et chemises.Au contact des passagers, elles font mieux que se débrouiller en anglais voire en français ! Il ne faut pas perdre de vue qu’elles n’ont l’occasion de ramer, chacune à tour de rôle, qu’une seule fois, tous les 18 jours…et par la même occasion de vendre leur production propre. La plupart des tissus brodés vendus dans le vieux quartier de Hanoi viennent d’ici. La promenade elle-même, passe sous des ponts très bas, traverse des rizières fermées par d’énormes pitons rocheux, d’oú son surnom de « baie d’Halong terrestre ». On emprunte trois galeries très basses, la plus longue mesurant 127m, séparées par des lacs tranquilles, remplis de végétaux, entre des hautes falaises. On en retiendra un plaisir pour les yeux…une nature extraordinaire…l’effort, la gentillesse et la conviction de la rameuse, des photos…et deux nappes ! On oubliera la densité un peu trop forte, à notre goût, du trafic fluvial.
2 et 3 NOVEMBRE 2006 :la baie d’Halong délibérément, je ne vous décrirai pas par le menu ce qui restera un moment magique, inoubliable….tant d’autres voyageurs l’ont déjà fait, le feront…et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire ! * trois heures sur les routes ou impressions sur un parcours vietnamien typique ;en l’occurence, 3 heures de route pour parcourir les 170 km qui séparent Hanoi de Halong. Trois heures à travers les rizières, au milieu des mobylettes et d’un concert ininterrompu de klaxons.Charrettes, vieux chariots de bois, buffles d’eaux….tombeaux éparpillés…hautes maisons étroites dont seule la façade est peinte de couleurs vives (bleue, verte ou rose).Arrêt obligatoire dans un magasin d’Etat, aux prix très surfaits…le pire :certains touristes se laissent tenter ! * 2 jours avec nuit sur la jonque, réservé par une agence à Hanoi…il paraît que, sur place, il est plus difficile de négocier les prix. * Une expérience des plus merveilleuses…nous remercions Bouddha :la météo a été exceptionnelle. * rarement l’expression « tomber sous le charme » n’a été aussi adéquate !Une journée, et une nuit romantique sous la pleine lune.Le charme si grand…nous en étions muets d’admiration, à tel point que le silence fut la note dominante de notre groupe de 30 personnes ! * l’étendue de la baie est telle que, effet du hasard ou volonté délibérée, on se retrouve vraiment seuls, au beau milieu des rochers baignés par les tièdes eaux turquoises. La magie continue d’opérer, lorsque, à la nuit tombante, et alors qu’on s’imaginait seuls, la lune éclaire une trentaine d’autres embarcations silencieuses, comme subjuguées.(les bateaux devraient rester relativement groupés pour des raisons de sécurité….)
Un bémol, pour vous démontrer que je n’ai pas perdu tout esprit critique :on a dû dejeuner, enfermé dans la salle à manger…alors que le spectacle n était pas du tout dans l’assiette, même si la qualité du repas n’était absolument pas en cause !
4 NOVEMBRE 2006 : une journée au parc national de Cuc Phuong (100km S-O de Hanoi), une des dernières forêts tropicales au monde.Elle abriterait plus de 60 espèces de mammifères, certaines uniques…un an après notre voyage en Afrique australe, nous n’en verrons aucune :les animaux craignent les braconniers ! Par contre, le parc contient pas mal de très grands et vénérables arbres de 50m de haut et plus de 1000 ans ;des grottes aussi où on a découvert des grottes préhistoriques. Le plus éprouvant fut le trek de 10km, sous la chaleur moite épuisante et sous la houlette d’un guide qui n’a pas hésité a nous faire gravir un nombre impressionnant d’escaliers en un minimum de temps, moins de trois heures. La visite devait s’achever par le très intéressant Centre d’Aide aux Primates en péril, destiné à améliorer le sort des singes au Vietnam et ainsi éviter, à terme, leur disparition, victimes des chasseurs et braconniers qui les vendent comme animaux de compagnie ou pour leur valeur « médicale ». Parmi les diverses espèces, mention spéciale pour les délicats entelles qui n’acceptent de se nourrir uniquement de feuilles fraîchement coupées…sans cette alimentation essentielle, ils sont condamnés à dépérir. Après un séjour plus ou moins long, tous les pensionnaires du Centre d’Aide sont progressivement relâchés dans la nature.
Nous terminerons la journée à Hanoi par le célèbre spectacle de marionnettes sur l’eau, Mua Roi Can (réserver à l’avance) :en 12 actes, chacun racontant, accompagné d’un petit orchestre, une légende inspirée de l’histoire du pays ou de la vie quotidienne dans les rizières. A chacun son goût…certains l’apprécient énormément…tel ne fut pas notre cas !Probablement plus adapté à un public très jeune ou plus au courant de l’Histoire.
5 NOVEMBRE 2006 : Nous profitons de notre ultime journée à Hanoi pour déambuler une dernière fois dans les rues (pas sur les trottoirs !) du vieux quartier….ambiance :klaxons, motos, vélos, véritables poids lourds…tuk tuk vélos transportant des touristes... mélanges de parfums des fleurs, des bougies, des barbecues, des marchés… Ensuite, direction quartier de l’Opéra, maintenant Théâtre municipal ;avec le Hilton qui le jouxte—l’ensemble ne manque pas d’allure—on s’imaginerait à Paris !Ajoutez `cela, l’ancien Palais du Gouverneur, aujourd’hui résidence des visiteurs officiels… Face au théâtre, Trang Tien, ses galeries d’art, ses librairies, ses grands magasins…
Le soir tombe…direction la gare et le train de la Réunification pour Hue. Jamais nous n’avions imaginé qu’un trajet de 48h manquerait de wagon-restaurant !Heureusement, nous avons pu acheter le nécessaire parmi les échopes, sur le quai même. A 19h pile, le train démarrait.13 heures pour parcourir un peu plus de 800km…mieux que pour Lao Cai !
6 NOVEMBRE : Hue, nous voici…après une « bonne nuit » en couchettes dites « molles ». Après une tentative en vélo peu encourageante…nous arrivons face à la porte principale de la Cité Interdite.Visite de rares vestiges ayant subsistés après le passage de l’armée américaine en 1968…. Le charme de la ville ne tient pas seulement à ses monuments mais aussi à son emplacement, au bord de la rivière des Parfums. Comme la pagode de la Vieille Dame céleste avec sa tour octogonale de 7 étages, emblème de beaucoup d’affiches d’offices de tourisme locaux ou nationaux.Vous y verrez une Austin bleue, conservée comme une relique, avec laquelle en 1963, un bonze se rendit à Saigon pour s’y immoler par le feu, en protestation contre les répressions anti-boudhistes.
7 NOVEMBRE 2006 : journée entière consacrée à quelques tombeaux impériaux des Nguyen.Si l’on veut en visiter un maximum, mieux vaut le faire en voiture accompagné d’un chauffeur connaissant la région….car les mausolées ne sont pas fléchés !En outre, ils sont éparpillés hors de la ville, de part et d’autre de la rivière des Parfums. Le tombeau de Tu Duc, assez romantique, s’ouvre par un parc autour d’un lac rempli de nénuphars…puis par un escalier monumental, on accede au bien nommé ( !) palais de la Modestie (sic) ;au-delà, son mausolée…car il serait inhumé dans une pinède avoisinante, en un lieu tenu secret ! Le tombeau de Khai Dinh, très différent, presque baroque !Pas de parc, mais d’emblée un long escalier monumental, vraiment très raide, en 3 volées entourées de dragons.Première terrasse avec statues de mandarins, de soldats et d’animaux ;deuxième terrasse, le tombeau, arcade renaissance de style européen. A l’intérieur, sous un lourd dai de béton, statue grandeur nature de l’empereur, en bronze doré, offerte par la France !Le tout décoré de tessons multicolores de porcelaine et de verre coulés dans du ciment… Le tombeau de Minh Mang, au contraire du précédent, en harmonie avec la nature, entouré de pièces d’eau, d’esplanades, de portiques…un temple, un pont dit de l’Intelligence…tout au fond une île en forme de pyramide où se trouverait le tombeau qui ne se visite pas. Le tombeau de Thien Tri, dans un cadre très buccolique, sans mur d’enceinte et assez délabré….du même coup, visite très agréable, en solitaire !
8 NOVEMBRE 2006 : se révèlera, par la suite, être le seul jour pluvieux de notre voyage ! par la route, de Hue à Hoi An, via le bien nommé, col des Nuages (496m)….nous aurions autant profité du paysage en empruntant le tout récent tunnel !Nous supposons que le tunnel est payant…ou trop étroit…vu le nombre élevé de camions semi remorques que nous avons rencontrés dans le col ! Après avoir traversé Da Nang et longé la Montagne de Marbre, arrêt « obligé » aux marchands de statuettes de marbre en tous genres et pour tous les goûts, même mauvais, qui nous ont laissés « de marbre » !
9 NOVEMBRE 2006 : Hoi An…inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, donc un site à ne pas manquer ! Hélas, cette vieille ville historique est en train de se transformer en un marché à ciel ouvert de produits à touristes !Le charme est en voie de disparition ! Une ville pour tourisme de masse :les restaurants, les cafés, les hôtels, les magasins de souvenirs et de lanternes, les tailleurs ont envahi les ruelles et remplacent inexorablement les artisanats d’art traditionnel. Restent encore, à flâner et visiter l`élégant pont japonais avec sa mini pagode, le temple Quang Dong avec ses statues de dragons chinois décorés de mosaïques, un magasin de soies, élevage de vers et tissage inclus dont la visite s’achève en magasin de chemises, quelques vieilles maisons, d’accès payant où l’on peut apprécier le mélange des architectures japonaises et chinoises. Bref, Hoi An, un brin décevant, nous laissera sur notre faim.
10 NOVEMBRE 2006 : visite du site archéologique de My Son, situé à 50km de Hué. A effectuer, pour ne pas être déçu, avant la visite du Cambodge, tant le site est délabré par des guerres successives, la dernière en date, et non la moindre, étant celle des américains. Vestiges importants :nous sommes en présence des restes du centre religieux hindouiste du royaume des Chams, envahisseurs d’Angkor.On y retrouve des symboles hindouistes tels des tours carrées à plusieurs niveaux ainsi qu’une statue d’un taureau, monture sacrée de Shiva. Les ruines, en pleine forêt, sont en cours de restauration….un sentier balisé mène aux vestiges les plus significatifs.
11 NOVEMBRE 2006 : ou histoire d’un jour gaspillé…. A l’enregistrement des bagages de l’aéroport de Danang, nous apprenons que notre vol Vietnamairlines prévu à 13h30 partira à 17h45….il ne nous restait plus qu’à visiter une ville que les guides ne recommandent pas spécialement ! Un coup d’œil sur la cathédrale assez banale sauf sa couleur rose bonbon, quelques marchés avec de beaux étals de fruits et légumes, un temple Cao Dai, une religion qui les honore toutes, mettant tous œufs dans le même panier :on y retrouve les pères de toutes les grandes religions Mahomet, Lao Tseu, Jésus, Bouddha et Confucius ;au fond, derrière l’autel, un globe cyclopéen :un œil divin, symbole du caodaïsme. Il est 17h45 pile quand l’avion décolle pour Saigon où nous arriverons la nuit tombée.
12 NOVEMBRE 2006 une journée à Saigon Saigon ne s’appelle Ho Chi Minh Ville que dans les horaires de transports et les documents officiels….le peuple l’appelle Saigon. Encore plus de circulation et de klaxons…qu’à Hanoi !ce n’est pas peu dire ! Les rues sont bordées de commerces de tous genres, hôtels, restaurants, cafés, bars, karaokés, clubs …. Le marché Ben Thanh…ou les Halles centrales du temps de la colonisation.On y trouve vraiment de tout….on peut y boire et manger jusqu’aux délicatement parfumés durians… Le marché de la rue Huynh ThucKhang, à 100m du précédent :vous y trouverez, à même la rue, tout ce qui se mange….plus video et hifi. Un peu plus loin, le temple hindou Mariammam avec son lion, ses deux gardiens sens´s effrayer les mauvais esprits et ses lingams. L’avenueNguyen Hue, véritables Champs Elysées, avec Le Loi, axes principaux, l’hôtel Rex célèbre pour avoir été le repaire des officiers américains en manque d’affection, l’hôtel de ville , plus colonial que ça….impossible, cependant un emblème de Saigon et une colossale statue de Ho Chi Minh, dans son rôle de jeune père, tenant un enfant dans ses bras. Le musée de HCMV, imposante bâtisse de style néo-classique dans un jardin orné entr’autres, d’un hélicoptère américain, d’un tank soviétique et d’un joli canon antiaérien. Le jardin nous ayant suffi, nous escamoterons la visite intérieure. LePalais de la Réunification, ex palais présidentiel du Sud Vietnam, resté absolument tel quel…intérêt historique indéniable….le plus extraordinaire :le bunker installé au sous sol ! La cathédrale …incongrue avec ses statues de saints européens ! La poste centrale , a ne pas rater !Quel style…très rétro, sous une charpente conçue par Eiffel et sous le regard bienveillant de l’oncle Ho ! La pagode de l’empereur de jade….très colorée, une multitude de statues en bois, de style naïf…odeur d’encens omniprésente…un va et vient permanent de fidèles…dans une salle latérale exigüe, des statuettes de femmes et d’enfants représentant les défauts et les qualités de l´être humain…si mes souvenirs sont bons, une douzaine de statuettes seulement !!! Comme toujours visites sous une chaleur humide accablante….heureusement émaillées de chasses à la canette ! Ne ratez pas un des meilleurs buffets dinatoires que nous ayons rencontré….celui du Sofitel Plaza (quartier de la cathédrale) …génial et succulent, même les locaux viennent y déguster, c’est tout dire ! Un régal à prix doux pour une telle qualité !
13 NOVEMBRE 2006 : 3 heures de route pour couvrir les 136km séparant Saigon de Vinh Long où nous embarquons pour une longue et belle balade en bâteau sur le Mékong.Jusqu’au marché les rives du fleuve ne sont que maisons en bois sur hauts pilotis…on dirait parfois des échasses. Direction Cai Be et son marché flottant.Chaque embarcation du marché arbore comme enseigne, une longue perche avec le légume ou le fruit proposé.Un légume ou un fruit par barque. Ensuite l’île, ou plutôt les îlots, de An Bruh que l’on atteint à travers un lacis d’arroyos aux eaux boueuses…étroits couloirs d’eaux brunâtres à travers une végétation exubérante et riche de vergers. Visites d’une pépinière d’arbres fruitiers :durians, mandarines, pamplemousses, caramboles et autres loganes ;d’un jardin de bonsais, et…d’une collection de cartes de visite et de divers objets hétéroclites…sans grand intérêt ;d’une vieille demeure en bois, bien conservée…ou restaurée.
En résumé très belle balade sur le delta, les arroyos…et le marché flottant.La vie des habitants est totalement conditionnée par le Mékong.Le reste….bof !
En route pour Can Tho, à 32km, accessible par bacs…et une longue file d’attente tant le charroi est intense.Une fois sur le bac, magnifique coucher de soleil.
14 NOVEMBRE 2006 : nouvelle balade sur le Mékong pour visiter cette fois le « célèbre » marché flottant de Cai Rang. C’est pour cela que la plupart des touristes font halte à Can Tho…..la raison aussi de notre départ matinal pour éviter le gros des troupes.
A Can Tho, éviter :My Khanh Touring Village, bien que vanté par le Routard....:mal entretenu et très bruyant !....
15 NOVEMBRE 2006 : en route pour Chau (le bien nommé) Doc, près de la frontière cambodgienne, ville joliment située, sur leconfluent du Mekong et du Bassac, bras du Mekong venu de Phnom Penh. En bâteau, visite du village flottant de Phu Chau, maisons batties sur des bidons …dans leur « cave » des nattes immenses où ils élèvent des milliers de poissons chats…leur voracité peut même inspirer la nausée ! Puis Chau Giang, village sur pilotis de musulmans Cham qui tissent la soie ;mosquée. La journée s’achève au Mont Sam (rien à voir avec l’oncle du même nom !) :il fait bien trop chaud et humide pour l’escalader !Par contre au pied du mont, ne pas manquer * le temple de la Reine du Pays, lieu d’un important pèlerinage…vous pouvez lui faire offrande de porc laqué, elle en est très friande :vous pourrez d’ailleurs l’acheter sur place, vous n’aurez que l’embarras du choix ! * la pagode de Tay An mélange hindou-bouddhiste avec 2 éléphants, de nombreux serpents et une foule de statues.
16 NOVEMBRE 2006 :une journée à Ha Tien, aller et retour depuis Chau Doc une très agréable excursion que je ne saurais trop vous conseiller….d’autant que nous avons eu la chance de la faire à bord d’une jeep (décapotée), souvenir de l’armée américaine, complètement restaurée et bichonnée par un jeune passionné local.Aujourd’hui, ce fier véhicule doit valoir une fortune…tant son état doit ressembler à ce qu’il était à sa sortie d’usine !Bref, un bijou ! Si la promenade vous tente, adressez vous, la veille de préférence, à la réception du plus bel hôtel de la ville, au 32, Le Loi.
« Au bout d’une longue route (95km) étroite et belle, on arrive à Ha Thien comme dans un terminus, au bout du monde.Port de pêche de 100000 habitants, la ville est située à l’extrêmité ouest du delta du Mekong, dans un recoin du golf du Siam.La frontière cambodgienne n’est qu’à 8 km.Aux alentours, on peut découvrir les beaux paysages du delta :rizières miroitantes de lumière sous le soleil, rochers calcaires plongés dans la mer turquoise, plages de sable fin, grottes cachant de petits temples…….Ha Thien a trois spécialités :le poisson (nous en avons dégusté), le poivre noir (nous en avons acheté) et les objets fabriqués avec les écailles des tortues marines (on aime moins…) » (Routard 2006 p.240)
commencer la visite par la pagode Tinh Xa Ngoc Tien d’où la vue est splendide.(et les escaliers, raides…sans oublier la chaleur) Traverser le fleuve par le beau pont flottant. Les tombeaux de la famille Mac, famille de pirates à l’origine…grâce à laquelle la ville doit de ne pas être cambodgienne mais bien vietnamienne. La plage de Mui Nai….plage de rêve, soleil, mer d’huile, sable fin…déserte, lors de notre passage…. Le restaurant Xuan Thanh, près du marché, en bord de fleuve, carte alléchante, savoureuse fondue de poisson aux herbes. Le marché pour les amateurs de poivre et de chapeaux !
17 NOVEMBRE 2006 :adieu vietnam, bonjour cambodge ! en bâteau de Chau Doc (départ 7h) à Phnom Penh (arrivée 13h) avec arrêts aux postes frontières…obtention aisée du visa cambodgien. (à suivre…)
suivez le récit en PHOTOS (pages 4 à 9 album photos:MARCHÉS ETHNIQUES CAN CAU +BAC HA ) sur http://claudinebeaujean.myphotoalbum.com (bkk +vietnam;le reste plus tard...)
22 OCTOBRE :départ Madrid 13h50, vol TG949 B747-400
23 OCTOBRE :arrivee á BKK à 6h20 apres un vol sans histoire. Les sièges, confortables, de la classe économique laissent plus d’espace pour les jambes que ceux de beaucoup de compagnies occidentales. Trois semaines après son inauguration officielle, nous decouvrons l’immense et luxueux Suvarnabhumi airport, orné d’omniprésentes photos du roi et du couple royal (elles devaient d’ailleurs nous accompagner tout au long du sejour thailandais !). Bagages et douane efficaces :le tout en un peu moins d’une demie heure ! Taxi pour le Marriott resort…les superstructures du sky train sont terminées…il fait dejà tres chaud et humide sous un soleil de plomb. Après deux heures d’un profond sommeil réparateur (nous ne sommes pas là pour dormir !), nous voguons sur le Chao Phraya avec une des navettes, qui relient gratis l’hotel à Saphan Taksim, tête de lignes sky train +river boats, en 10 minutes ;jamais nous n’avons dû l’attendre plus de 5 minutes !
A Saphan Taksim, river express direction Tha Tien pour visiter le Wat Pho et son fameux Buddah couché.Affirmer qu’il fait chaud est un euphémisme :il fait même très chaud !Pendant tout notre voyage (sauf dans région de Sapa/Bac Ha), les températures seront constamment comprises entre 32 et 35ºC, accompagnées d’une humidité de l’air très importante. Le Chao Phraya est en crue…les hautes eaux les plus fortes des 6 dernières années…paraît-il !A Tha Tien, comme dans beaucoup d’autres embarcadères, nous empruntons des pontons surélevés.Les eaux ont envahis les premières échoppes du petit marché…les habitants, manifestement, vivent avec … Enceinte du Wat Pho :gigantesque Buddah couché, 46m de long., recouvert d’une feuille d’or…un fidèle recueillait les aumones déposées dans la centaine de troncs placés sur toute la longueur du bouddha ;le tintement rythmé des monnaies nous accompagnait ainsi jusqu’au moment de remettre nos chaussures...mais aussi beaucoup de moines, 4 chedis surmontés de flèches élancées, une école de massages que l’on dit célèbre…et des farangs ! Le soleil décline vite sous ces latitudes…peu avant 18h, il fait noir…et l’agitation cesse pendant l’execution de l’hymne national !!!scene reellement vécue sur le quai d’une station de skytrain…soudain tout se fige. Pour pouvoir profiter de la clim, nous visitons le nouveau centre commercial Paragon….et tout spécialement sa librairie :section étrangère :surtout en anglais…français, anecdotique…et espagnol, inconnu ! La soiréee se termine au dîner buffet du 78e étage de la tour Baiyoke, la plus haute du royaume.Il y a foule pour goûter plats locaux, internationaux et autres sushis tout en jouissant d’une vue imprenable sur BKK la nuit !
A propos, j’allais oublier le coup d’état du 19 sept…c’est que rien, mais absolument rien, n’évoque, de près ou de loin, »l’évènement » !
24 OCTOBRE : L’hôtel est vraiment idéalement situé sur la rive du Chao Phraya.Nous l’avons choisi après une discussion VF sur les meilleurs petits déj de BKK !Nous n’avons pas été trompés :le merveilleux petit déjeuner buffet est tout simplement somptueux :choix et qualité !(il sera neanmoins dépassé par celui de saigon !!!) Même si le Marriott est grand…on peut affirmer qu’il est presque intime :jamais, nous n’avons ressenti la désagréable impression d’être envahis par des groupes bruyants, d’autant que les bruits sont étouffés par un luxuriant jardin tropical où est cachée une jolie piscine.On peut même rever que l’on est seuls !!!
Par la navette et le boat river, en route ( !) pour Tha Chang, direction Wat Phra Kaew et le grand palais contigu.Toujours accompagné de cette chaleur humide et implacable….qui ne nous abandonnera presque jamais ! Ce jour là, nous n’étions pas vêtus décemment !Du moins selon le critère des cerbères de garde à l’entrée du palais…qu’on en juge !Je portais un pantalon :inacceptable…on m’a loué une robe longue pour mettre par-dessus.Pierre ne valait pas mieux : horreur, un pantalon 4/5e laissait apparaître quelques centimètres de chair au-dessus de la cheville :inacceptable…il a du revêtir un panta…lon(g) ! Le Grand Palais est un ensemble de bâtiments (pantheon, bibliothèque, palais) d’une beauté à la fois spectaculaire et agressive, remplis de sculptures, de décorations, de couleurs et de peintures murales.Dans ses murs, le Wat Phra Keo, le temple du Bouddha d’émeraude, abrite la figure la plus sacrée du pays.Il paraît que le roi, en personne, se déplace pour le changer d’ornements… Nous nous offrons alors une balade en bateau pour profiter de la très relative « fraicheur » des khlongs !le hasard nous emmènera sur le khlong Noi.Sur la rive gauche, la gare de Thonburi…en face nous passons en revue les barges royales rangées dans un hangar sur l’eau, ensuite, nombreux wats les pieds dans l’eau, ou encore protégés par des tas de sacs de sable, maisons sur pilotis visibles ou parfois engloutis, fleurs flottantes emportées par le vigoureux courant, barques epiceries de marchands….on est loin du centre ville et de ses tours…. Visite du wat Arun qui ne manque pas d’attirer tous les regards, depuis le Chao Phraya, avec sa haute tour entièrement recouverte de morceaux de porcelaine cassés et de céramique. Nous terminons cette journée bien remplie, en tuk tuk, par la maison de Jim Thompson :composée de six maisons en teck, derniers exemples de l’authentique architecture intérieure thai, au beau milieu d’un luxuriant jardin. Excellent dîner au Mango Tree, sur les conseils avisés (et toujours d’actualité…ce qui est loin d’être la règle) du Routard, édition 2006. A ce propos, Mango Tree a ouvert un restaurant dans l’aile « départs internationaux » de Suvarnabhumi airport !
25 OCTOBRE 2006 :une journée à Ayuthaya en groupe, avec un guide anglophone, débitant, de mémoire, un texte bien rôdé…mais incapable de comprendre, encore moins de répondre aux questions…no comments !Heureusement, Rtd et LP nous accompagnent…. parc historique d’Ayutthaya :Wat Phra Mahathat et sa célèbre tête de Bouddah prisonnière des racines, Wat Phra Si Sanphet avec ses trois grands chedis. Au N du parc, Wat Na Phramen et son Buddah assis, 6m de haut, vêtu du costume royal. Au S de la ville, Wat Yai Chai Mongkhon et son immense Bouddah couché, à l’air particulièrement serein. Bang Pa In :palais d’été de la famille royale, à visiter seulement si vous disposez de trop de temps.Ensemble de constructions, attribuées aux membres de la famille, éparpillées dans un beau et vaste jardin bien entretenu.Le jardin est protégé du Chao Phraya en crue, par une longue muraille de sacs de sable ;la rue qui mène à la porte d’entrée est inondée… Retour en ville en bateau.
26 OCTOBRE 2006 : visites du temple au lingam, Chao Mae Tuptim :temple entouré de nombreux phallus en bois et en pierre.A ne pas manquer :situé à l’entrée du Raffles, près du khlong. Une fidèle aurait été enceinte, peu après y avoir prié, ce qui lui vaut sa réputation. Marché Thewet Flower :orchidées et fleurs tropicales. Pak Khlong market :immense marché de fruits et légumes, mélange de couleurs et de senteurs.
En fin d’aprem, retour à Suvarnabhumi où nous attend le vol TG684 à destination de Hanoi.
27 OCTOBRE 2006 : nous sommes très satisfait de notre hôtel, en plein dans le vieux quartier de Hanoi, à quelques encablures du lac de l’Epée. Le Classic Hotel, 22A, Pho Ta Hien. Grandes chambres lumineuses, avec sdb, accès gratuit à internet;choisir de préférence une chambre aux deux derniers étages (6 ou 7e) beaucoup plus tranquilles. Organise toutes vos excursions ;réception :on parle français. Seul point faible :petit déj assez quelconque (préférer omelette…éviter œufs frits !).
Quelques impressions, en vrac : - flot ininterrompu de motos, souvent surchargées, 2 à 4 passagers, voire 5 (si, si !).En moto (ou vélo), on transporte littéralement TOUT ce qui peut être transporté et même plus !!! - concert PERMANENT de klaxons ! rétroviseurs inutiles, puisque tout qui fait une manœuvre, klaxonne. - une espèce rare :le piéton absolument INUTILE, pour traverser, d’attendre une accalmie qui n’arrivera jamais. Il faut y aller lentement mais sûrement, sans hésitation :les motos vous éviteront…nous n’avons jamais rencontré la moindre agressivité…ni le moindre télescopage ! Un spectacle qui vaut le coup d’œil :s’installer sur un banc et jouir du spectacle de l’occidental effarouché tentant sa première traversée… - les trottoirs :piétons EXCLUS…servent de parkings aux motos…ou de cuisine aux restos de rues…ou d’étals aux commerces - l’anarchie des centaines de fils électriques aériens - motocyclistes sans casques…mais avec masques !pollution ?se protéger du soleil ? - l’absence presque totale de poteaux, flèches indicateurs de directions.
ensuite, longue marche en suivant l’itinéraire proposé par LP…ponctuée de plusieurs arrets « canette »….. c’est ainsi que nous visiterons le lac de l’Epée restituée, le temple de la montagne de jade, la cathedrale, la pagode de Ba Da, la prison de Hoa Lo (Hanoi Hilton des prisonniers américains), le temple de la littérature…
dîner au Quan Bia Minh, à quelques pas de l’hotel, resto en terrasse surplombant la rue grouillante….
Nous prenons alors le train de 22h pour Lao Cai, 9h de trajet pour un peu plus que 300km !
28 OCTOBRE 2006 : nuit en couchette molle…4 couchettes par cabine !Il parait que nous avons longé le fleuve Rouge pendant la plus grande partie du parcours….il est 6h50 quand nous arrivons.Nous faisons connaissance avec notre « french speaking guide », conscient que son français est pauvre !No comments !
Après plus de 2h d’une route spectaculaire à souhait, col, ravins et vues panoramiques sur les rizières en terrasses, nous atteignons CAN CAU et son marché du samedi. ce petit marché en plein air, en montagne, dans un site extraordinaire, compte, dit-on, parmi les plus extraordinaires du pays ! A 20km au N de Bac Ha et à 7km au S de la frontière chinoise, d’où la présence de nombreux marchands chinois et le commerce des chiens.Filles et garçons, principalement Hmong bariolés, mais aussi quelques Hmongs noirs montent au marché dans l’espoir de rencontrer l’âme sœur.Les échoppes sont tenues uniquement par les femmes, parfois portant leur enfant au dos, dans leurs plus beaux vêtements multicolores.Les hommes se retrouvant autour de tables basses pour boire de l’alcool…très fort (il parait qu’il peut s’enflammer !) et très bon marché (selon les guides). Ce marché restera l’un de nos très bons souvenirs !(d’autant plus, que nous y étions les seuls touristes)
nous redescendons à Bac HA, où nous ferons une promenade de 2h dans les hameaux d’ethnie hmong avoisinants. Nuit à Bac Ha. (600m alt.)
29 OCTOBRE 2006 : Si vous souhaitez visiter l’authentique marché de Bac Ha, faites comme nous :logez sur place. Impossible de ne pas être réveillé à 5h précises par les très nombreux haut-parleurs diffusant pendant plus d’une heure « la voix du vietnam »…dès 8h, le marché bat son plein et les premières hordes de touristes en provenance de Sapa n’arriveront pas avant 11h…ce qui vous permet d’avoir le marché pour vous « tout seul » ! Les Hmong qui ornent leurs jupes de couleurs diverses sont dits « bariolés ».Ils sont les plus nombreux sur le marché.Les Hmongs « noirs » portent des jupes unies.La confection est affaire exclusive des femmes ;elles décorent les costumes de toute la famille.Le vêtement est en coton teint à l’indigo, plus ou moins foncé, presque noir, selon le nombre de bains.Leurs mains sont d’ailleurs souvent bleues.Elles sont habillées d’une jupe, d’une veste et de guêtres et portent volontiers de grandes boucles d’oreilles. Le marché de Bac Ha a la réputation d´être le plus coloré du nord vietnam…c’est bien possible, Can Cau l’était tout autant…mais son marché beaucoup moins étendu que ne l’est Bac Ha ;en outre, le premier est dans la nature, hors agglomération, le second, au cœur du village. Beaucoup de sections :vêtements, viandes (têtes de porc, tripes, boudins), légumes, fruits, alcools à base de riz dans de grands bidons de 5L en plastic blanc ;un peu à l’écart on vend des bœufs, des chiens, des porcs… on se rend compte qu’on vient de vivre un grand moment…on quitte à regrets cette extraordinaire ambiance…pour affronter à contre-courant, les premiers flots de touristes qui commencent à submerger les lieux. Il commence à faire très chaud. En route pour Sapa. A nouveau à Lao Cai, on s’arrête au poste frontière sino-vietnamien, face à la ville chinoise de Hekon, sur l’autre rive du Fleuve Rouge.Un intense trafic de marchandises franchit, sans interruption, le pont dans le sens S-N….camions, et surtout motos, vélos lourdement chargés. La route qui monte à Sapa offre quelques très belles échappées sur les rizières en terrasses qui ne font pas oublier celles de la route Lao Cai-Bac Ha-Can Cau, beaucoup plus spectaculaires. Le soir tombe…et la température aussi, quand nous arrivons à Sapa (1600m alt.)…ce sera notre seule soirée fraîche de tout le voyage !
30 OCTOBRE 2006 : En route pour un trek d’une dizaine de km….dont près d’une moitié en escaliersassez raides, souvent sous le soleil et la chaleur humide. En cours de randonnée, nous visiterons deux villages Hmong noirs.A leurs yeux, leurs costumes ne constituent pas une attraction pour touristes.Les familles sont grandes :depuis les grands parents jusqu’aux nombreux enfants.Il n’est pas rare de voir les plus jeunes travaillant dans les champs.Nous avons été suivis tout un temps par une jeune Hmong de 25 ans, mère d’un enfant, qui a tenté, avec succes, de nous vendre ses tissus brodés…Ses contacts fréquents avec des touristes lui ont permis de s’exprimer très bien, j’insiste très bien, en anglais…largement mieux que les guides « anglophones » ! En cours de route, nous franchirons la chute d’eau de Cat Cat, déformation du français « cascade »….comme Sapa, déformation du français « sapin »…souvenirs des colonisateurs ! Il est 18h quand nous quittons Sapa, dans un minibus surchargé et polyglotte, pour rejoindre le train qui quitte Lao Cai pour Hanoi à 21h15….
31 OCTOBRE 2006 : toujours en compagnie de la chaleur accablante…nous poursuivons la visite de Hanoi, sous le signe des pagodes. . * le pont Long Bien, ex pont Paul Doumer :d’aspect, il aurait pu être construit par Eiffel. Le pont a résisté aux bombardements américains.A présent, réservé aux trains, deux roues et piétons.Il franchit le fleuve Rouge dont les rives sont squattées par des logements flottants. * la pagode au piñier unique, qui, comme son nom l’indique, repose sur un unique pilier de pierre. * l’imposant mausolée de Ho Chi Minh :bâtiment du plus pur style soviétique, laid et massif.Sa visite nous sera épargnée :le corps momifié est envoyé en Russie ( ?), pour entretien, une fois l’an en octobre-novembre. Les visites suivantes près du lac de l’ouest : * la pagode Quan Thanh renferme une belle statue d’un génie en bronze noir * le jardin botanique, havre de fraîcheur relative * la pagode Tay Ho, de style naïf. * la pagode Tran Quoc, bâtie sur une presqu’île, une des plus anciennes du pays, et sa haute tour en briques, dont les étages symbolisent les étapes de la vie de Bouddha.
Un conseil pour terminer la promenade :le bar du dernier étage du Sofitel Plaza, tout proche de la dernière pagode.Vous profiterez de la clim et du spectacle offert par le soleil couchant….puis par les lumières de la ville. La journée se termine par un repas mémorable au Cha Ca La Vong, 14, Cha Ca dans le vieux quartier.Au menu, plat unique :Cha Ca=poisson-chat, servi accompagné d’arachides, oignons, herbes et nouilles de riz, brasero sur table…ambiance garantie, tout simplement délicieux ! Mode d’emploi :imiter vos voisins de table…si ce sont des locaux !
1er NOVEMBRE 2006 :une journée autour de Ninh Binh. A propos des tombes que l’on rencontre un peu partout le long des routes, hors des villes : Les cimetières n’existent pas, au sens où nous l’entendons.Les défunts sont enterrés au beau milieu des rizières, des champs, dans toutes les directions, en désordre apparent, n’importe où.En fait, paraît-il, selon leurs dernières volontés.
Après 80km de trajet uniformément plat, apparait à l’horizon, sur fond de ciel bleu, une ligne de roches déchiquetées.Nous atteignons Hoa Lu, ancienne capitale du pays, dont il ne reste debout que 2 temples proches l’un de l’autre. * Dinh Tien Hoang et ses animaux mythiques sensés protéger des mauvais esprits. * Le Da Hanh, son petit frère, en quelque sorte, à la gloire d’une des dynasties.
Nous rejoignons ensuite, Van Lam, but principal de notre excursion.D’ici, partent les nombreuses barques à fond plat remplies de touristes et conduites en majorité par une, voire deux rameuses ;les rameurs étant plus rares.Il n’est pas exceptionnel de les voir ramer à l’aide de leurs pieds…ni de croiser quelque touriste particulièrement courageux…ou compatissant, ramant, lui, de manière traditionnelle ! Les rameurs eux-mêmes, exclusivement des habitants de Van Lam, sont réunis en une coopérative chargée d’organiser les promenades en barque, et donc, la vente de leur production de broderies.Il faut s’attendre à se voir proposer par la rameuse nappes et chemises.Au contact des passagers, elles font mieux que se débrouiller en anglais voire en français ! Il ne faut pas perdre de vue qu’elles n’ont l’occasion de ramer, chacune à tour de rôle, qu’une seule fois, tous les 18 jours…et par la même occasion de vendre leur production propre. La plupart des tissus brodés vendus dans le vieux quartier de Hanoi viennent d’ici. La promenade elle-même, passe sous des ponts très bas, traverse des rizières fermées par d’énormes pitons rocheux, d’oú son surnom de « baie d’Halong terrestre ». On emprunte trois galeries très basses, la plus longue mesurant 127m, séparées par des lacs tranquilles, remplis de végétaux, entre des hautes falaises. On en retiendra un plaisir pour les yeux…une nature extraordinaire…l’effort, la gentillesse et la conviction de la rameuse, des photos…et deux nappes ! On oubliera la densité un peu trop forte, à notre goût, du trafic fluvial.
2 et 3 NOVEMBRE 2006 :la baie d’Halong délibérément, je ne vous décrirai pas par le menu ce qui restera un moment magique, inoubliable….tant d’autres voyageurs l’ont déjà fait, le feront…et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire ! * trois heures sur les routes ou impressions sur un parcours vietnamien typique ;en l’occurence, 3 heures de route pour parcourir les 170 km qui séparent Hanoi de Halong. Trois heures à travers les rizières, au milieu des mobylettes et d’un concert ininterrompu de klaxons.Charrettes, vieux chariots de bois, buffles d’eaux….tombeaux éparpillés…hautes maisons étroites dont seule la façade est peinte de couleurs vives (bleue, verte ou rose).Arrêt obligatoire dans un magasin d’Etat, aux prix très surfaits…le pire :certains touristes se laissent tenter ! * 2 jours avec nuit sur la jonque, réservé par une agence à Hanoi…il paraît que, sur place, il est plus difficile de négocier les prix. * Une expérience des plus merveilleuses…nous remercions Bouddha :la météo a été exceptionnelle. * rarement l’expression « tomber sous le charme » n’a été aussi adéquate !Une journée, et une nuit romantique sous la pleine lune.Le charme si grand…nous en étions muets d’admiration, à tel point que le silence fut la note dominante de notre groupe de 30 personnes ! * l’étendue de la baie est telle que, effet du hasard ou volonté délibérée, on se retrouve vraiment seuls, au beau milieu des rochers baignés par les tièdes eaux turquoises. La magie continue d’opérer, lorsque, à la nuit tombante, et alors qu’on s’imaginait seuls, la lune éclaire une trentaine d’autres embarcations silencieuses, comme subjuguées.(les bateaux devraient rester relativement groupés pour des raisons de sécurité….)
Un bémol, pour vous démontrer que je n’ai pas perdu tout esprit critique :on a dû dejeuner, enfermé dans la salle à manger…alors que le spectacle n était pas du tout dans l’assiette, même si la qualité du repas n’était absolument pas en cause !
4 NOVEMBRE 2006 : une journée au parc national de Cuc Phuong (100km S-O de Hanoi), une des dernières forêts tropicales au monde.Elle abriterait plus de 60 espèces de mammifères, certaines uniques…un an après notre voyage en Afrique australe, nous n’en verrons aucune :les animaux craignent les braconniers ! Par contre, le parc contient pas mal de très grands et vénérables arbres de 50m de haut et plus de 1000 ans ;des grottes aussi où on a découvert des grottes préhistoriques. Le plus éprouvant fut le trek de 10km, sous la chaleur moite épuisante et sous la houlette d’un guide qui n’a pas hésité a nous faire gravir un nombre impressionnant d’escaliers en un minimum de temps, moins de trois heures. La visite devait s’achever par le très intéressant Centre d’Aide aux Primates en péril, destiné à améliorer le sort des singes au Vietnam et ainsi éviter, à terme, leur disparition, victimes des chasseurs et braconniers qui les vendent comme animaux de compagnie ou pour leur valeur « médicale ». Parmi les diverses espèces, mention spéciale pour les délicats entelles qui n’acceptent de se nourrir uniquement de feuilles fraîchement coupées…sans cette alimentation essentielle, ils sont condamnés à dépérir. Après un séjour plus ou moins long, tous les pensionnaires du Centre d’Aide sont progressivement relâchés dans la nature.
Nous terminerons la journée à Hanoi par le célèbre spectacle de marionnettes sur l’eau, Mua Roi Can (réserver à l’avance) :en 12 actes, chacun racontant, accompagné d’un petit orchestre, une légende inspirée de l’histoire du pays ou de la vie quotidienne dans les rizières. A chacun son goût…certains l’apprécient énormément…tel ne fut pas notre cas !Probablement plus adapté à un public très jeune ou plus au courant de l’Histoire.
5 NOVEMBRE 2006 : Nous profitons de notre ultime journée à Hanoi pour déambuler une dernière fois dans les rues (pas sur les trottoirs !) du vieux quartier….ambiance :klaxons, motos, vélos, véritables poids lourds…tuk tuk vélos transportant des touristes... mélanges de parfums des fleurs, des bougies, des barbecues, des marchés… Ensuite, direction quartier de l’Opéra, maintenant Théâtre municipal ;avec le Hilton qui le jouxte—l’ensemble ne manque pas d’allure—on s’imaginerait à Paris !Ajoutez `cela, l’ancien Palais du Gouverneur, aujourd’hui résidence des visiteurs officiels… Face au théâtre, Trang Tien, ses galeries d’art, ses librairies, ses grands magasins…
Le soir tombe…direction la gare et le train de la Réunification pour Hue. Jamais nous n’avions imaginé qu’un trajet de 48h manquerait de wagon-restaurant !Heureusement, nous avons pu acheter le nécessaire parmi les échopes, sur le quai même. A 19h pile, le train démarrait.13 heures pour parcourir un peu plus de 800km…mieux que pour Lao Cai !
6 NOVEMBRE : Hue, nous voici…après une « bonne nuit » en couchettes dites « molles ». Après une tentative en vélo peu encourageante…nous arrivons face à la porte principale de la Cité Interdite.Visite de rares vestiges ayant subsistés après le passage de l’armée américaine en 1968…. Le charme de la ville ne tient pas seulement à ses monuments mais aussi à son emplacement, au bord de la rivière des Parfums. Comme la pagode de la Vieille Dame céleste avec sa tour octogonale de 7 étages, emblème de beaucoup d’affiches d’offices de tourisme locaux ou nationaux.Vous y verrez une Austin bleue, conservée comme une relique, avec laquelle en 1963, un bonze se rendit à Saigon pour s’y immoler par le feu, en protestation contre les répressions anti-boudhistes.
7 NOVEMBRE 2006 : journée entière consacrée à quelques tombeaux impériaux des Nguyen.Si l’on veut en visiter un maximum, mieux vaut le faire en voiture accompagné d’un chauffeur connaissant la région….car les mausolées ne sont pas fléchés !En outre, ils sont éparpillés hors de la ville, de part et d’autre de la rivière des Parfums. Le tombeau de Tu Duc, assez romantique, s’ouvre par un parc autour d’un lac rempli de nénuphars…puis par un escalier monumental, on accede au bien nommé ( !) palais de la Modestie (sic) ;au-delà, son mausolée…car il serait inhumé dans une pinède avoisinante, en un lieu tenu secret ! Le tombeau de Khai Dinh, très différent, presque baroque !Pas de parc, mais d’emblée un long escalier monumental, vraiment très raide, en 3 volées entourées de dragons.Première terrasse avec statues de mandarins, de soldats et d’animaux ;deuxième terrasse, le tombeau, arcade renaissance de style européen. A l’intérieur, sous un lourd dai de béton, statue grandeur nature de l’empereur, en bronze doré, offerte par la France !Le tout décoré de tessons multicolores de porcelaine et de verre coulés dans du ciment… Le tombeau de Minh Mang, au contraire du précédent, en harmonie avec la nature, entouré de pièces d’eau, d’esplanades, de portiques…un temple, un pont dit de l’Intelligence…tout au fond une île en forme de pyramide où se trouverait le tombeau qui ne se visite pas. Le tombeau de Thien Tri, dans un cadre très buccolique, sans mur d’enceinte et assez délabré….du même coup, visite très agréable, en solitaire !
8 NOVEMBRE 2006 : se révèlera, par la suite, être le seul jour pluvieux de notre voyage ! par la route, de Hue à Hoi An, via le bien nommé, col des Nuages (496m)….nous aurions autant profité du paysage en empruntant le tout récent tunnel !Nous supposons que le tunnel est payant…ou trop étroit…vu le nombre élevé de camions semi remorques que nous avons rencontrés dans le col ! Après avoir traversé Da Nang et longé la Montagne de Marbre, arrêt « obligé » aux marchands de statuettes de marbre en tous genres et pour tous les goûts, même mauvais, qui nous ont laissés « de marbre » !
9 NOVEMBRE 2006 : Hoi An…inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, donc un site à ne pas manquer ! Hélas, cette vieille ville historique est en train de se transformer en un marché à ciel ouvert de produits à touristes !Le charme est en voie de disparition ! Une ville pour tourisme de masse :les restaurants, les cafés, les hôtels, les magasins de souvenirs et de lanternes, les tailleurs ont envahi les ruelles et remplacent inexorablement les artisanats d’art traditionnel. Restent encore, à flâner et visiter l`élégant pont japonais avec sa mini pagode, le temple Quang Dong avec ses statues de dragons chinois décorés de mosaïques, un magasin de soies, élevage de vers et tissage inclus dont la visite s’achève en magasin de chemises, quelques vieilles maisons, d’accès payant où l’on peut apprécier le mélange des architectures japonaises et chinoises. Bref, Hoi An, un brin décevant, nous laissera sur notre faim.
10 NOVEMBRE 2006 : visite du site archéologique de My Son, situé à 50km de Hué. A effectuer, pour ne pas être déçu, avant la visite du Cambodge, tant le site est délabré par des guerres successives, la dernière en date, et non la moindre, étant celle des américains. Vestiges importants :nous sommes en présence des restes du centre religieux hindouiste du royaume des Chams, envahisseurs d’Angkor.On y retrouve des symboles hindouistes tels des tours carrées à plusieurs niveaux ainsi qu’une statue d’un taureau, monture sacrée de Shiva. Les ruines, en pleine forêt, sont en cours de restauration….un sentier balisé mène aux vestiges les plus significatifs.
11 NOVEMBRE 2006 : ou histoire d’un jour gaspillé…. A l’enregistrement des bagages de l’aéroport de Danang, nous apprenons que notre vol Vietnamairlines prévu à 13h30 partira à 17h45….il ne nous restait plus qu’à visiter une ville que les guides ne recommandent pas spécialement ! Un coup d’œil sur la cathédrale assez banale sauf sa couleur rose bonbon, quelques marchés avec de beaux étals de fruits et légumes, un temple Cao Dai, une religion qui les honore toutes, mettant tous œufs dans le même panier :on y retrouve les pères de toutes les grandes religions Mahomet, Lao Tseu, Jésus, Bouddha et Confucius ;au fond, derrière l’autel, un globe cyclopéen :un œil divin, symbole du caodaïsme. Il est 17h45 pile quand l’avion décolle pour Saigon où nous arriverons la nuit tombée.
12 NOVEMBRE 2006 une journée à Saigon Saigon ne s’appelle Ho Chi Minh Ville que dans les horaires de transports et les documents officiels….le peuple l’appelle Saigon. Encore plus de circulation et de klaxons…qu’à Hanoi !ce n’est pas peu dire ! Les rues sont bordées de commerces de tous genres, hôtels, restaurants, cafés, bars, karaokés, clubs …. Le marché Ben Thanh…ou les Halles centrales du temps de la colonisation.On y trouve vraiment de tout….on peut y boire et manger jusqu’aux délicatement parfumés durians… Le marché de la rue Huynh ThucKhang, à 100m du précédent :vous y trouverez, à même la rue, tout ce qui se mange….plus video et hifi. Un peu plus loin, le temple hindou Mariammam avec son lion, ses deux gardiens sens´s effrayer les mauvais esprits et ses lingams. L’avenueNguyen Hue, véritables Champs Elysées, avec Le Loi, axes principaux, l’hôtel Rex célèbre pour avoir été le repaire des officiers américains en manque d’affection, l’hôtel de ville , plus colonial que ça….impossible, cependant un emblème de Saigon et une colossale statue de Ho Chi Minh, dans son rôle de jeune père, tenant un enfant dans ses bras. Le musée de HCMV, imposante bâtisse de style néo-classique dans un jardin orné entr’autres, d’un hélicoptère américain, d’un tank soviétique et d’un joli canon antiaérien. Le jardin nous ayant suffi, nous escamoterons la visite intérieure. LePalais de la Réunification, ex palais présidentiel du Sud Vietnam, resté absolument tel quel…intérêt historique indéniable….le plus extraordinaire :le bunker installé au sous sol ! La cathédrale …incongrue avec ses statues de saints européens ! La poste centrale , a ne pas rater !Quel style…très rétro, sous une charpente conçue par Eiffel et sous le regard bienveillant de l’oncle Ho ! La pagode de l’empereur de jade….très colorée, une multitude de statues en bois, de style naïf…odeur d’encens omniprésente…un va et vient permanent de fidèles…dans une salle latérale exigüe, des statuettes de femmes et d’enfants représentant les défauts et les qualités de l´être humain…si mes souvenirs sont bons, une douzaine de statuettes seulement !!! Comme toujours visites sous une chaleur humide accablante….heureusement émaillées de chasses à la canette ! Ne ratez pas un des meilleurs buffets dinatoires que nous ayons rencontré….celui du Sofitel Plaza (quartier de la cathédrale) …génial et succulent, même les locaux viennent y déguster, c’est tout dire ! Un régal à prix doux pour une telle qualité !
13 NOVEMBRE 2006 : 3 heures de route pour couvrir les 136km séparant Saigon de Vinh Long où nous embarquons pour une longue et belle balade en bâteau sur le Mékong.Jusqu’au marché les rives du fleuve ne sont que maisons en bois sur hauts pilotis…on dirait parfois des échasses. Direction Cai Be et son marché flottant.Chaque embarcation du marché arbore comme enseigne, une longue perche avec le légume ou le fruit proposé.Un légume ou un fruit par barque. Ensuite l’île, ou plutôt les îlots, de An Bruh que l’on atteint à travers un lacis d’arroyos aux eaux boueuses…étroits couloirs d’eaux brunâtres à travers une végétation exubérante et riche de vergers. Visites d’une pépinière d’arbres fruitiers :durians, mandarines, pamplemousses, caramboles et autres loganes ;d’un jardin de bonsais, et…d’une collection de cartes de visite et de divers objets hétéroclites…sans grand intérêt ;d’une vieille demeure en bois, bien conservée…ou restaurée.
En résumé très belle balade sur le delta, les arroyos…et le marché flottant.La vie des habitants est totalement conditionnée par le Mékong.Le reste….bof !
En route pour Can Tho, à 32km, accessible par bacs…et une longue file d’attente tant le charroi est intense.Une fois sur le bac, magnifique coucher de soleil.
14 NOVEMBRE 2006 : nouvelle balade sur le Mékong pour visiter cette fois le « célèbre » marché flottant de Cai Rang. C’est pour cela que la plupart des touristes font halte à Can Tho…..la raison aussi de notre départ matinal pour éviter le gros des troupes.
A Can Tho, éviter :My Khanh Touring Village, bien que vanté par le Routard....:mal entretenu et très bruyant !....
15 NOVEMBRE 2006 : en route pour Chau (le bien nommé) Doc, près de la frontière cambodgienne, ville joliment située, sur leconfluent du Mekong et du Bassac, bras du Mekong venu de Phnom Penh. En bâteau, visite du village flottant de Phu Chau, maisons batties sur des bidons …dans leur « cave » des nattes immenses où ils élèvent des milliers de poissons chats…leur voracité peut même inspirer la nausée ! Puis Chau Giang, village sur pilotis de musulmans Cham qui tissent la soie ;mosquée. La journée s’achève au Mont Sam (rien à voir avec l’oncle du même nom !) :il fait bien trop chaud et humide pour l’escalader !Par contre au pied du mont, ne pas manquer * le temple de la Reine du Pays, lieu d’un important pèlerinage…vous pouvez lui faire offrande de porc laqué, elle en est très friande :vous pourrez d’ailleurs l’acheter sur place, vous n’aurez que l’embarras du choix ! * la pagode de Tay An mélange hindou-bouddhiste avec 2 éléphants, de nombreux serpents et une foule de statues.
16 NOVEMBRE 2006 :une journée à Ha Tien, aller et retour depuis Chau Doc une très agréable excursion que je ne saurais trop vous conseiller….d’autant que nous avons eu la chance de la faire à bord d’une jeep (décapotée), souvenir de l’armée américaine, complètement restaurée et bichonnée par un jeune passionné local.Aujourd’hui, ce fier véhicule doit valoir une fortune…tant son état doit ressembler à ce qu’il était à sa sortie d’usine !Bref, un bijou ! Si la promenade vous tente, adressez vous, la veille de préférence, à la réception du plus bel hôtel de la ville, au 32, Le Loi.
« Au bout d’une longue route (95km) étroite et belle, on arrive à Ha Thien comme dans un terminus, au bout du monde.Port de pêche de 100000 habitants, la ville est située à l’extrêmité ouest du delta du Mekong, dans un recoin du golf du Siam.La frontière cambodgienne n’est qu’à 8 km.Aux alentours, on peut découvrir les beaux paysages du delta :rizières miroitantes de lumière sous le soleil, rochers calcaires plongés dans la mer turquoise, plages de sable fin, grottes cachant de petits temples…….Ha Thien a trois spécialités :le poisson (nous en avons dégusté), le poivre noir (nous en avons acheté) et les objets fabriqués avec les écailles des tortues marines (on aime moins…) » (Routard 2006 p.240)
commencer la visite par la pagode Tinh Xa Ngoc Tien d’où la vue est splendide.(et les escaliers, raides…sans oublier la chaleur) Traverser le fleuve par le beau pont flottant. Les tombeaux de la famille Mac, famille de pirates à l’origine…grâce à laquelle la ville doit de ne pas être cambodgienne mais bien vietnamienne. La plage de Mui Nai….plage de rêve, soleil, mer d’huile, sable fin…déserte, lors de notre passage…. Le restaurant Xuan Thanh, près du marché, en bord de fleuve, carte alléchante, savoureuse fondue de poisson aux herbes. Le marché pour les amateurs de poivre et de chapeaux !
17 NOVEMBRE 2006 :adieu vietnam, bonjour cambodge ! en bâteau de Chau Doc (départ 7h) à Phnom Penh (arrivée 13h) avec arrêts aux postes frontières…obtention aisée du visa cambodgien. (à suivre…)
Hôtel Royal Hideway à Santa Maria English translation pending
Moi aussi j'aimerais avoir des informations sur l'hotel royal Hideway a Santa Maria.😎
Retour de l'hôtel Bahia Principe en Jamaïque English translation pending
Bonjour a tous,
nous sommes revenus tard cette nuit d'un tres beau voyage en jamaique, et ce, malgré les inconvéniennst qu'il y a eus, certains importants, d'autres insignifiants, mais en somme, nous avons quand même fait un tres beau voyage et comme l'hotel était plus ou moins prët a recevoir ses tout premiers clients, la majorité des gens ont recu a titre de compensation une semaine gratuite dans un de trois hotels de la chaine Bahia Principe, a prendre au cours des deux prochaines années! A notre avis, mon épouse et moi, cet hötel-la a un énorme potentiel, potentiel non encore rÉalisé parce que trop neuf! J'insiste cependant sur le fait qu'on a passé une tres belle semaine, meme si je répèete qu'il y a eu des irritants, notamment les terrains de tennis qui n'étaient pas prêts, le restaurant de la plage pas en opération, le restaurant de fruits de mer non plus, certaines chambres non fonctionnelles, mais honnëtement, on a vu des améliorations, en général, a chaque jour sur les diffÉrents aspects de l'hôtel. Il faut comprendre que nous avons été les TOUT PREMIERS CLIENTS DE L'HISTOIRE DE CET HOTEL, raison pour laquelle de facon générale, les gens ont payé moins cher que ceux et celles qui y séjourneront dans les prochains mois. En ce qui me concerne, je retournerais a cet hötel, mais j'essaierais d'attendre un certain temps, pour qu'il soit mieux rodé... Pour les questions, je vous attends, et j'imagine qu'elles seront nombreuses, alors lâchez-vous lousse😉 Bonne Année!
Claude
nous sommes revenus tard cette nuit d'un tres beau voyage en jamaique, et ce, malgré les inconvéniennst qu'il y a eus, certains importants, d'autres insignifiants, mais en somme, nous avons quand même fait un tres beau voyage et comme l'hotel était plus ou moins prët a recevoir ses tout premiers clients, la majorité des gens ont recu a titre de compensation une semaine gratuite dans un de trois hotels de la chaine Bahia Principe, a prendre au cours des deux prochaines années! A notre avis, mon épouse et moi, cet hötel-la a un énorme potentiel, potentiel non encore rÉalisé parce que trop neuf! J'insiste cependant sur le fait qu'on a passé une tres belle semaine, meme si je répèete qu'il y a eu des irritants, notamment les terrains de tennis qui n'étaient pas prêts, le restaurant de la plage pas en opération, le restaurant de fruits de mer non plus, certaines chambres non fonctionnelles, mais honnëtement, on a vu des améliorations, en général, a chaque jour sur les diffÉrents aspects de l'hôtel. Il faut comprendre que nous avons été les TOUT PREMIERS CLIENTS DE L'HISTOIRE DE CET HOTEL, raison pour laquelle de facon générale, les gens ont payé moins cher que ceux et celles qui y séjourneront dans les prochains mois. En ce qui me concerne, je retournerais a cet hötel, mais j'essaierais d'attendre un certain temps, pour qu'il soit mieux rodé... Pour les questions, je vous attends, et j'imagine qu'elles seront nombreuses, alors lâchez-vous lousse😉 Bonne Année!
Claude
Que choisir: Malaisie ou Indonésie pour Bornéo? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir à Bornéo pour un trip "jungle". J'adore l'Amazonie et je rêve de ressentir aujourd'hui les mêmes sensations mêlées à l'exotisme asiatique. Dites-moi si je dois plutôt choisir le côté malaisien ou indonésien? Merci merci
Dey
Hôtel Gran Bahia Principe Jamaica English translation pending
Bonjour à Tous,
Qui a réservé au Gran Bahia Principe Jamaica pour fin janvier 2007?
Qui a réservé au Gran Bahia Principe Jamaica pour fin janvier 2007?
Mariage avec un indien English translation pending
j'aimerais rentrer en contact avec des personnes qui se sont mariées en france ou en inde avec un indien...
je suis française et envisage de me marier avec un indien.
Birmanie: carnet de route (octobre/novembre 2006) English translation pending
On arrive d’un voyage de 4 semaines en Birmanie. Voici notre carnet de voyage agrémenté de quelques infos qui aideront peut-être certains voyageurs dans un avenir. .... je l’espère, proche !
(Tiens j’ai déjà dit ça quelque part !)
Notre équipe se composait de 6 personnes et nous avons voyagé en minibus avec guide et chauffeur (merci à LOBO qui nous a conseillé à merveille pour le choix du chauffeur guide !), minibus utilisé sur une grande partie du parcours, sauf pour le package Kyaing Tong organisé et payé à Ananda Travel à Yangon.
1. NOTRE PARCOURS
Du Mercredi 18 Octobre au Vendredi 17 Novembre soit 31 jours/28 nuits sur place
1er jour : Départ en train Avignon TGV pour Roissy CDG à 6h35 Vol sur Singapore Airlines 12h35 pour Singapore
2ème jour: Arrivée 7h35 à Singapore – connexion sur Silk Air pour Yangon à 10h20 – arrivée 11h40 et rencontre avec notre chauffeur et guide - minibus 9 places – Première approche de Yangon : le bouddha couché et la paya Sule, un tour sur les bords de la Yangon River pour l’ambiance : on aime déjà ! 🙂🙂 Repas près de la Shwedagon (de nuit wouah !) au Shan Kan (Ref. GDR) 5400K avec la bière, crevette extras 😛 (merci NANCY pour l’adresse !) - Hébergement au Golden City Hotel.
3ème jour : Départ pour Tangoo (225km) via Bago Arrivée à Bago (entrée fees 10$) – visite du Bouddha couché 🙂 (support fabuleux !), du monastère (1300 moines prenant repas dans un calme absolu, à voir ! Repas au resto Three Five pour sa spécialité, les « fighting balls » testicules de bouc : à essayer pour 3000K !
Visite de la grande paya 🙂 Shwemandaw et de la pagode Kyaik Pun – le monastère du serpent (bof !) mais route de campagne agréable pour y aller… Longue, longue route (route, si on veut ?) pour rejoindre Tangoo Nuit à la Beauty Myanmar Guest House.
4ème jour: toute la journée pour rejoindre Mandalay : paysage de collines puis la plaine après Metkila (on arrive à Mandalay après les inondations catastrophiques 😕😕…des centaines de réfugiés sur les routes !) On va au night bazar - premier trishaw, repas dans la rue ... contact, discussion ...enfin avec les mains et 2 ou 3 « chézubè » : génial !😉 - Nuit au Mandalay Golden Hotel (merci NANCY pour l’adresse, voir plus bas !.)
5ème jour: Visite de Mingun : on chartérise un bateau pour nous 6 pour 22000 K la journée, (tarif sur le bateau touriste 3000 K p/p, kif-kif !!) Premier contact avec les nombreuses vendeuses que l’on rencontrera tout le long du voyage : adorables et souriantes 🙂🙂 comme tout le monde dans ce pays ! Après-midi l’émerveillement continue : le temple Shwe Nandaw tout en teck 🙂, les 259 stupas de la paya Kuthudaw 🙂 Sunset à la colline bof ! D’accord avec beaucoup de routards : y a mieux ! On se rattrape au resto Aya Myit Tar (réf. LP) 😛 pour un excellent curry (1600K) et une de nos nombreuses Myanmar Beer (de 1200K à 1800K tout au long du voyage) Nuit au Mandalay Golden Hotel.
6ème jour : Départ pour Sagaing – Arrêt de bon matin à la fabuleuse paya Mahamuni : quelle ferveur et quelle atmosphère !🙂🙂 On visite un atelier de tissage sur soie et tapis… Traversée de l’Irrawaddy, le voilà enfin !! Repas à Sagaing (je me rappelle plus le nom, en arrivant après le pont sur la gauche, local et très correct 😛 (1500K les fried noodles with chicken !)
Visite de la colline de Sagaing 🙂: on prend un peu trop de temps et on arrive au pont U Bein juste juste, pour le coucher de soleil (un peu frustré, j’aurais aimé flané plus longtemps !😕) Retour Mandalay et repas dans la rue en plein quartier indien avec fête foraine et tout et tout …!! - Nuit au Mandalay Golden Hotel.
7ème jour : On part pour la campagne environnante : des photos je vous dis pas ! . Route vers Pyin U Lwin et son air un tantinet plus frais à 1200m : à faire si vraiment on a le temps, peu de choses à voir si ce n’est le marché mais on en verra d’autres, la balade en calèche on n’y voit rien, on se croirait plutôt dans la charrette de Marie-Antoinette allant vers son destin (3000K 30mn pour 2 : Bof ! ) Une belle pagode à l’extérieur de la ville et un bon resto San Francisco (1800K noodles et bières incluses) Un brin décu de cette visite 🙁 Retour à Mandalay pour une visite de la fabrique de feuilles d’or: à faire, vous verrez les conditions de travail de ces pauvres gens, sic ! Dans la soirée, on s’essaie aux « grillons frits » : pas mauvais, mais vraiment très, trop gras, dans cette huile… beurk … bon passons ! Resto agréable dans la 19st (est) qui mène à l’hôtel, juste avant le marché aux légumes: terrasse, accueil et bon fried rice (1000K) Nuit au Mandalay Golden Hotel.
8ème jour : Départ très tôt pour Bagan avec le slow boat du mercredi (ou du dimanche): le coup de cœur du voyage ! 🙂🙂🙂 (Merci PHIL 64 et à DANERO pour toutes les infos cf la croisière : ça vaut vraiment le coup !!) A 5h, on lève l’ancre au milieu de ces gens formidables, avec les poules, les légumes et tout ce que le bateau peut transporter…Incroyable de partager leur vie, leur sourire, assis sur une natte, partageant le moindre morceau de pastèque… Quel régal pour les yeux lors des escales, vous descendez sur une planche de 30cm de large et on se retrouve sur les berges du fleuve, dans la boue parfois, mais qu’importe ! 14 h d’émotions et d’échange, génial ! Arrivée tardive à Bagan à la nuit mais quel bonheur ! - Nuit au Kaday Aung à New Bagan (merci LOBO pour l’adresse, voir plus bas !)
9ème jour : Bagan l’autre coup de cœur du voyage !! 🙂🙂🙂
Première approche de cette merveille, en minibus avec notre guide … des pagodes, des pagodes, des pagodes !!! A New Bagan, le Wu Zin Restaurant (roast duck à 2500K) Piscine de 14h à 16h à l’hôtel Deuxième approche en calèche pour le sunset (3000 K pour 2 pour 2h) - Nuit au Kaday Aung
10ème jour : Troisième approche : le vélo (3000K par jour, un peu cher mais prix correspondant au standing de l’hotel) Journée sublime 🙂🙂🙂 à travers la campagne et les payas….
Repas dans une gargotte au bord du fleuve près de la paya Lawkananda à New Bagan (myanmar food et dépaysement pour 800K) Croisière sunset sur le fleuve (800K p/p) : un peu nuageux malheureusement, mais 2 heures de sérénité sur ce fleuve majestueux ! Repas au San Kabar (Réf. GDR) à Nyaung U: pizza 5300K un poil cher ! - Nuit au Kaday Aung
11ème jour : Autre demi journée de vélo avec d’autres rencontres extra…et tous ces enfants souriants partout, partout, partout !! Repas super au Pyi Sone à Wet Ki Yin: curry au coconut rice extra à 3500K 😛😛 … mais à commander la veille ! (merci bis à NANCY pour l’adresse !) - Nuit au Kaday Aung
12ème jour : Il faut quitter Bagan 😕😕, pour une longue étape vers Kalaw (7h – 19h30) Un coup d’œil au Mont Popa (sans la grimpette) Route inondée par endroits à Mektila et dans la montée de Kalaw route de jungle extraordinaire, avec cette terre rouge, cette végétation et une boue sur le tout le parcours !! (crevaison vers 19h dans le noir à qq kms de Kalaw ) - Nuit au Pine View Hotel
13ème jour : Journée entière dans la région de Pindaya (35km- 7h A/R !!) Rencontres avec les tribus Lisu et Danu, paysages très chouette 🙂 – Visite des grottes : on s’attend à tout sauf à ça, super ! 🙂 (je confirme les dires de Nancy, y a bien 8093 bouddhas !) Repas à Kalaw sur la terrasse du Thu Maung (réf GDR) 2500K mais cuisine bien grasse, décevant ! - Nuit au Pine View Hotel
14ème jour : Début du trek (organisé la veille par notre guide qui connaît tout et tout le monde !) 23 US$ p/p tout compris, repas, porteur et guide local.
Départ sur la route Loikaw à 12km à l’est de Kalaw Paysages magnifiques et rencontres de villages 🙂🙂 Arrivée en soirée après 22km dans un monastère à travers la brume: atmosphère fabuleuse ! Un déluge de pluie tropicale pour nous accueillir 5mn après notre arrivée, quel bol ! Merci la boue le lendemain ! - Hébergement au monastère.
15ème jour : réveil très matinal à 5h avec les jeunes moines et leurs premières incantations. Deuxième journée de marche : peu de visites dommage, du trek pour du trek (20km) ! Une demi-heure de grimpette puis tout en descente vers le lac Inle (houlala les orteils dans les baskets, pour ceux qui les ont gardés jusqu’au bout ! 🏴☠️🏴☠️) Arrivée à Indein 12h30 épuisés et sous la chaleur (38°C) Près de la pagode Phaung Daw U, au milieu du lac (resto pas terrible à éviter 1300K ) Balade en bateau à travers les jardins flottants vers Nyaung Swhe Bonne soupe chinoise au Kaung Kaung (Réf. GDR) pour 1000K. - Nuit au Manaw Thukka
16ème jour : Demi journée sur le lac (12000K le bateau) Marché à Kaung Dyne au nord-ouest du lac – super paysage avec pagodes scintillantes dans le soleil levant 🙂🙂 – visite du marché (à la recherche des graines de tomates pour KUTCHY !) Le sud du lac avec les virtuoses de la pagaie avec le pied : génial !! Retour en ville 13h30 pour un repas commandé à l’hôtel (curry 3500k extra 😛😛 !!) Repos. Balade dans la ville et repas au Daw Nyunt Yee (Réf GDR) (2600K) : très local, chouette - Nuit au Manaw Thukka
17ème jour : Jour de marché à Nyaung Shwe – Repas au Smiling Moon 200m avant l’hôtel (3000K avec crêpes en dessert !) – accueil extra 😛 Repos puis promenade en canoë de 2h pour le sunset dans les canaux aux alentours 🙂🙂 Un régal pour les yeux et les photos, quelle sérénité au petit temple de Nanthe (sanctuaire des nats) A nouveau le Smiling Moon pour une bonne soupe chinoise (1000K) - Nuit au Manaw Thukka
18ème jour : De bonne heure à se perdre dans les ruelles de Nyaung Swhe avant le transfert pour l’aéroport de Heho à une trentaine de kms…… Snif !😕 Décollage de l’autobus pour Kyaing Tong avec escale à Mandalay au nord, puis à Tachileik (frontière thaï au sud) puis après un interminable vol de 15mn à nouveau vers le nord arrivée dans la capitale de l’état Shan…. Accueil par notre guide comme prévu dans le package acheté à Ananda Travel. Premier contact avec cette ville : dépaysement total, on a l’impression d’arriver dans un autre pays. On s’attend, avec l’isolement, à encore plus se retrouver au XIX°... eh bien rien de tout ça : motos, filles en jeans, bars branchés, music et habits dernier cri, presque plus de longyi : effet de la Thailande toute proche !! Et tout ça gentiment, sans heurt, avec les moines qui jettent des pétards dans les rues et qui discutent fort fort avec les demoiselles !! Fête de la pleine lune de Tazaugmaun… Lâchers de ballons à l’effigie de Bouddha et concert rock sur le stade !!🙂 Repas dans un stand sur le stade : très très local ! (800K) Retour de nuit avec un moto taxi 6 places (en fait un local avec sa moto-carriole qu’on a pris pour un taxi officiel et qu’on a « chartérisé » d’office pour nous reconduire à l’hôtel pour 2000K : il doit s’en souvenir encore vu son air à la fois amusé et hagard car il ne connaissait évidemment pas la route de l’hôtel !!) - Nuit au Private Hotel
19ème jour : Journée de découverte des environs autorisés de Kyiang Tong : visite de villages Akkha, Ent, et Lisu 🙂🙂 Repas au Sey Tye Kie : le « meilleur choix » c’est la traduction !! (Réf. GDR & LP). On mange dans un garage…transformé en sympathique cantine chinoise : cuisine extra, surtout le Hot Pot au chicken 4000K (plat pour 2 ou 3 sans problème ! 😛) Toujours la fête au village : plein lune oblige …on rentre à point d’heure 21h !!... avec un vrai moto taxi cette fois !! - Nuit au Private Hotel
20ème jour : Deuxième journée dans les environs, plus montagne cette fois… Visite de village Ent noirs, puis Akkhu (femmes accros du tabac) au gré de la balade 🙂🙂 Pas de touriste attendus même si les femmes Ent trouvent vite des superbes étoffes ou ceintures à vous vendre…mais toujours avec un sourire et dans un enthousiasme inégalables ! Visite d’un village shan et de l’école : rizière de montagne et monastère, des paysages somptueux Retour avec notre guide qui ajoute à ça de poignants souvenirs vécus dans cette région que la junte n’a pas épargnée. Repas au Mingalar Restaurant (Réf. LP) : les bungalows y sont effectivement… mais les arêtes et le goût de vase dans les poissons aussi !! 😠 Affreux, on a rien bouffé pour 2500K! - Nuit au Private Hotel
21ème jour : Marché de Kyiang Tong – typique et plaisant – Transfert à l’aéroport à 13h … reprise de l’autobus et surprise : une escale supplémentaire, non prévue sur le plan de vol de Yangon Airways sur le net. Insolite, après 2 escales à Heho et à Mandalay cette fois-ci, que de demander à l’hôtesse : " 😕 Sorry, mais où sommes nous ? "...et d’apprendre que nous faisons escale dans la nouvelle capitale du pays : Pyinmana, à 120km au nord de Yangon, surgissant au milieu de nulle part dans cette campagne birmane, pour récupérer quelques officiels ou bureaucrates rentrant à Yangon, après une journée dans les ministères ou les bâtiments de l’armée, - Nuit au May Shan Guest House
22ème jour : Longue étape vers le golfe du Bengale et la baignade à Ngwe Hsaung Trois jours dans un hôtel 4* le pied !...wouah ! 😉😉😉 - Nuit au Sunny Paradise Resort
23ème jour : Farniente et repas au village au Pyant Thin Restaurant Fruits de mer abordables mais service très lent 4500K - Nuit au Sunny Paradise Resort
24ème jour : Re-farniente et toujours le soleil - Nuit au Sunny Paradise Resort
25ème jour : Retour à Yangon par Pathein (visite d’un camp de travail d’éléphants, dépaysant de caresser les bébettes mais 10 US$ : cher pour ce que c’est !😠) Traversée du delta (que de photos encore et toujours !) Arrivée à 15h et direction la Swhedagon : le must des pagodes ! Fin d’après-midi fabuleuse : dernier coup de cœur !🙂🙂🙂
Repas au Aung Thukka (Réf. GDR & LP) 3000K la meilleure ambiance locale du voyage et bouffe extra !😛😛 Retour à la paya pour le nocturne : tout à fait différent, il faut faire les 2 - Nuit au Golden City Hotel
26ème jour : Route au Sud pour Mawlamyine (9h de trajet dur !dur !) On s’arrête à Kyaik Hti Yo pour le déjeuner Visite de la ville et des pagodes sur la colline : pas mal mais sans plus, le soleil n’est pas trop de la partie, la fatigue ...bof ! Repas au buffet de l’hôtel (Réf. GDR) : un bon BBQ (3500K) 😛 ça change des curries, on mange directement sur le trottoir, face à la rivière Thalwin, sans trop de moustique. - Nuit au Ngwe Moe Hotel
27ème jour : Le marché de Mawlamyne (toujours autant de couleurs !) Visite de Shampoo Island (barque 3000K pour 6) mais bof, on peut s’en passer, nous on attendait le départ du bateau pour Hpa An (billet 2US$) Croisière de 12h30 à 19h : chouette 🙂🙂, mais diffférente de celle sur l’Irrawaddy, bateau local certes mais plus petit (30/40 passagers environ et parmi eux un bon gros tiers de routards, sympa pour les discussions mais le pont supérieur moins authentique !) Rencontres sensass malgré ça… et des paysages sublimes vers Hpa An, dommage il fait presque nuit ! Repas au Diamond Palace Restaurant (Réf. GDR) 2500K pour un myanmar food un peu gras ! - Nuit au Tiger Hotel
28ème jour : On a retrouvé notre minibus et notre chauffeur hier soir et ce matin on visite la région de Hpa An : des reliefs karstiques au milieu des rizières… Visite du monastère Kyaik Ka Lat perché sur un piton 🙂🙂 Le Lubini Garden avec des centaines de bouddhas dans la verdure 🙂 La grotte Co Hon près de Hpa An …et un monastère sur la route de Tathon (source d’eau chaude et singes vous attendent à l’arrivée) : grotte avec bouddhas sympa 🙂! Repas à Tathon mais j’ai rien noté … Arrivée à Kyaik Hti Yo et repas au Sea Sar Restaurant (2600K) convenable sans plus, accueil sympa - Nuit à la Sea Sar Guest House
29ème jour : Expédition au Rocher Sacré : pas de ferveur ni d’atmosphère, beaucoup de marchands du temple...en plus Golden Rock empaqueté pour restauration donc pas visible ! On dirait le « Lourdes birman » rien à voir avec la Shwedagon ou la Mahamuni à Mandalay ou Bagan … .. en plus les prix ont pas baissé : 850K à l’arrière du camion, 3000K à l’avant par trajet, et 6 US$ pour l’entrée : pour moi la déception du voyage 🙁🙁 On rentre à Yangon : un dernier coup d’œil à la paya de nuit : wouah !! Repas au Shan Kan : encore, mais quand c’est bon ! (5000K avec les nombreuses bières pour le blues qui monte peu à peu …) - Dernière nuit au Golden City Hotel
30ème jour : On visite le marché Bogyoke An San puis le Thein Gyi Zei, beaucoup plus authentique, sans touriste et bien moins cher pour les derniers T-shirts Transfert pour l’aéroport à 14h pour un décollage à 16h20 : tristesse et sanglots dans la gorge, on quitte nos amis 🙁🙁🙁 …
31ème jour : arrivée à Paris à 6h30 comme prévu puis Avignon 13h10, sous la pluie …. !😠
2. BUDGET:
Malgré la nécessité d’emporter des US $, l’euro commence à intéresser les birmans et il était plus intéressant au change :1640 K pour un euro à Yangon près du fleuve, au sud de la paya Sule ! Moins bon change 1520 K dans un hôtel. Pour le dollar 1340 K environ ….
Détail de nos frais par personne : 128 100 K (79 €) pour les restaurants, les boissons et la nourriture (achats divers, eau à 700 K à 950 K le pack de 6 …) 240 € pour l’hébergement sauf le package Kyiang Tong pris à Ananda ( à noter 90$ rien que pour le Sunny Paradise 3 nuits à la mer !) 37 € pour les entrées et permis.
- 2850 K (environ 2 €) pour les droits photos et caméras. 27 700 K (17 €) pour les déplacements (trishaw, taxi bleu …) 200 € pour la location du véhicule, le chauffeur et les services du guide tout compris (24 jours, c.a.d le minibus six personnes à 60 US$ par jour) 20 € pour les pourboires.
- 23 € p/p pour le trek (guide et porteur, eau offerte, hébergement au monastère tous les repas et le bateau Indein-Nyaung Swhe pour l’après-midi)
- 249 € pour le package (2 vols intérieurs, 3 nuits, transport en minibus, chauffeur et guide )
Au total 867 euros sans le vol et TGV pour 31 jours et 1841 euros tout compris.
3. TRANSPORTS :
a) Vols Billets achetés à Nlles Frontières Avignon, réservés en Août 2006 Prix : 841 euros A/R sur Singapore Airlines
b) Véhicule
Loué avec chauffeur et guide pour le trajet Yangon-Lac Inle puis de Yangon (retour de Kyiang Tong) à la fin du séjour. Le fait d’avoir un guide pour une première découverte du Myanmar a été un plus énorme : efficace, disponible je dirais presque 24h sur 24h, prévenant, érudit (que d’histoires passionnantes sur son pays), beaucoup d’humour et le sourire du début à la fin ....Le chauffeur à l’égal du guide !! On s’est fait 2 amis … 😉😉😉
c) Axes routiers
Point de vue général : On parle de routes en mauvais état ( merci KUTCHY de nous avoir avertis !), parlons plutôt de non-route, 30km/h maxi ! La Birmanie se mérite dit-on, croyez-moi, on l’a méritée ! Seul point positif : le semblant d’autoroute entre Yangon et Bago ! On a crevé 2 fois 🏴☠️ (une moyenne convenable aux dires de certains !!) mais que de souvenirs !
4. HEBERGEMENT:
Toutes les nuits sauf deux étaient réservées à l’avance (quasi obligatoire quand on voyage à 6 surtout pour des guesthouses de petite capacité), réservation faite par notre guide (à qui on a fait confiance sur ce point et sur beaucoup d’autres à juste titre) et quelques unes par le net en particulier pour le Sunny Paradise à la mer. (les prix sont indiqués par personne sur la base d’une chambre double)
- Golden City Hotel à Yangon 7.5 US$
Accueil sympa du proprio à 2 pas de la Shwedagon dans un cadre de verdure, au calme, chambre propre, clim & fan, petit déjeuner convenable avec possibilité de « mohinga » pas mal, pas mal !! 😏
- Beauty Guesthouse à Tangoo 11.50 US$ ou 9 US$ Le coup de cœur du voyage concernant l’emplacement et le petit déj 😏😉 Incroyable ! Une table pleine de fruits biologiques, déclinés sous toutes les façons imaginables : beignets, crêpes, en sirop, nature… Les chambres en pleine rizière avec une vue au lever du jour, terrasse pour les 2 chambres à 11.50$, propres, avec moustiquaire et fan …Extra !! Accueil super des proprios qui en plus sont tous médecins du père à la fille, de la mère au gendre…
- Mandalay Golden à Mandalay 10 US$
Un autre de nos coups de cœur 😏😉: pour l’accueil ! Merci encore à NANCY pour l’adresse : Thanzy, son père et tout le staff font tout pour qu’on apprécie le séjour à Mandalay : avec réussite ! Le cadre est agréable avec ce petit étang avec nénuphars et verdure pour le petit déj… Chambre impec, clim (et fan sur demande) Un peu excentré, à 15mn en trishaw du centre ville.
- Kaday Aung à New Bagan 10 US$ Le luxe à petit prix 😉: appelé aussi Class One, il porte bien son nom et merci à LOBO pour l’adresse : Piscine et tout confort, accueil très pro mais avec la gentillesse birmane en plus… Grande chambre avec clim, en teck et bamboo : rien à dire !
- Pine View à Kalaw 10 US$ Un peu éloigné du centre, chambre propre.
- Manaw Tukkha à Nyaung Swhe 12.5 US$ Réservé par l’agence Ananda : hôtel tout neuf, proprio qui vous accueille en français 😏 à 7/8 mn à pied du centre, dans un coin tranquille, chambre nickel, grande et fonctionnelle Repas sur commande extra ..!!
- Private Hotel à Kyiang Tong Dans le package Ananda, donc pas de prix à communiquer pour cet hôtel bien placé sur la route de l’aéroport, à 15mn à pied du centre, cadre agréable, petit bungalow, sans plus, mais le choix hébergement à Kyaing Tong semble restreint.
- May Shan à Yangon 10 US$ Le saloir à viande du coin : le GDR précise que certaines fenêtres donnent sur la paya Sule, exact mais ce sont celles du couloir !! Chambre sans fenêtre, avec carrelage blanc de haut en bas style salle de bain des dortoirs des années 50… salle de bain de 1.20 m x 1.20 m !! 😠 Bon, on aura tout dit, au prix du Kaday Aung à Bagan !!!
- Sunny Paradise Resort à Ngwe Hsaung 30 US$ Hôtel de luxe 4* 😉😉 : rien à dire si ce n’est qu’on a eu les bungalows de luxe avec vue sur la mer et la plage à nos pieds… en demandant gentiment et pour le prix des chambres superior ! - Ngwe Moe à Mawlamyine 16US $ Cher pour ce que c’est mais ici peu de possibilité d’hébergement Chambre propre avec clim et vue sur la Thalwin.
- Hotel Tiger à Hpa An à 10 US$ Ca les vaut pas vu le pays, mais on est arrivé de nuit et c’était la course à l’hébergement vu le 15 touristes débarquant du bateau et cherchant tous une chambre !! Hôtel « un brin » délabré, 2 étages d’escaliers bien raides pour des chambres exiguës, avec clim sans aucune efficacité, un petit déj dégueu… bon passons !
- Sea Sar Guesthouse à Kampun Camp à 7.5 US$ A la hauteur de sa réputation pour cette guesthouse, accueil sympa, petits bungalows à 2 pas du départ des camions pour le Golden Rock, de temps en temps de l’électricité ! Pas le temps de prendre le petit déj vu le départ matinal 6h des premiers camions
5. REPAS ET RESTAURANTS :
Bon je crois en avoir dit pas mal plus haut dans le détail de notre périple… Seul détail qui me revient : pour les 2 fois où on a mangé à l’hôtel, on a du payer une taxe sup. pour le gouvernement 😠, alors si c’était à refaire …
6. DIVERS : L’itinéraire
Pour faire notre périple un peu plus cool et moins cassé vu l’état des routes, il aurait fallu 40 jours : il manque 1 nuit à l’arrivée à Yangon pour se poser, au moins 2 nuits à Mandalay (on a pas fait fait Ava et c’était la course à U Bein !😕 ), une nuit à Bagan (tellement chouette), une nuit à Kalaw pour couper et se reposer après Pindaya et avant le début du trek et au moins 2/3 nuits dans le sud pour apprécier la région sinon le déplacement en vaut-il la peine ? (pour les paysages de Hpa An : oui à coup sûr, pour le reste ?…) On le saura pour la prochaine fois…
Le climat
Sur 31 jours, deux journées sans soleil ! 😉😉 Une journée presque complète de nuages en début à Mandalay et encore…un peu voilé une matinée à Kyiang Tong De Yangon à Bagan de 35 à 38°, à Inle une grosse pluie dans la soirée (idem à Kalaw pendant le trek) et à Kyiang Tong un peu plus cool 34° avec des nuits relativement fraîches dues à l’altitude.
Les guides
On avait emporté le Routard et le LP, mais avec nos amis birmans ils ont vite fait banquette, peut-être pour une ou deux adresses de resto à vérifier…
En conclusion, pays superbe avec des gens adorables, certainement sur le podium de nos voyages !! Allez-y vite et ne changez rien : vous mettez un longyi et vous vivez comme eux ! 😉😉😉
Notre équipe se composait de 6 personnes et nous avons voyagé en minibus avec guide et chauffeur (merci à LOBO qui nous a conseillé à merveille pour le choix du chauffeur guide !), minibus utilisé sur une grande partie du parcours, sauf pour le package Kyaing Tong organisé et payé à Ananda Travel à Yangon.
1. NOTRE PARCOURS
Du Mercredi 18 Octobre au Vendredi 17 Novembre soit 31 jours/28 nuits sur place
1er jour : Départ en train Avignon TGV pour Roissy CDG à 6h35 Vol sur Singapore Airlines 12h35 pour Singapore
2ème jour: Arrivée 7h35 à Singapore – connexion sur Silk Air pour Yangon à 10h20 – arrivée 11h40 et rencontre avec notre chauffeur et guide - minibus 9 places – Première approche de Yangon : le bouddha couché et la paya Sule, un tour sur les bords de la Yangon River pour l’ambiance : on aime déjà ! 🙂🙂 Repas près de la Shwedagon (de nuit wouah !) au Shan Kan (Ref. GDR) 5400K avec la bière, crevette extras 😛 (merci NANCY pour l’adresse !) - Hébergement au Golden City Hotel.
3ème jour : Départ pour Tangoo (225km) via Bago Arrivée à Bago (entrée fees 10$) – visite du Bouddha couché 🙂 (support fabuleux !), du monastère (1300 moines prenant repas dans un calme absolu, à voir ! Repas au resto Three Five pour sa spécialité, les « fighting balls » testicules de bouc : à essayer pour 3000K !
Visite de la grande paya 🙂 Shwemandaw et de la pagode Kyaik Pun – le monastère du serpent (bof !) mais route de campagne agréable pour y aller… Longue, longue route (route, si on veut ?) pour rejoindre Tangoo Nuit à la Beauty Myanmar Guest House.
4ème jour: toute la journée pour rejoindre Mandalay : paysage de collines puis la plaine après Metkila (on arrive à Mandalay après les inondations catastrophiques 😕😕…des centaines de réfugiés sur les routes !) On va au night bazar - premier trishaw, repas dans la rue ... contact, discussion ...enfin avec les mains et 2 ou 3 « chézubè » : génial !😉 - Nuit au Mandalay Golden Hotel (merci NANCY pour l’adresse, voir plus bas !.)
5ème jour: Visite de Mingun : on chartérise un bateau pour nous 6 pour 22000 K la journée, (tarif sur le bateau touriste 3000 K p/p, kif-kif !!) Premier contact avec les nombreuses vendeuses que l’on rencontrera tout le long du voyage : adorables et souriantes 🙂🙂 comme tout le monde dans ce pays ! Après-midi l’émerveillement continue : le temple Shwe Nandaw tout en teck 🙂, les 259 stupas de la paya Kuthudaw 🙂 Sunset à la colline bof ! D’accord avec beaucoup de routards : y a mieux ! On se rattrape au resto Aya Myit Tar (réf. LP) 😛 pour un excellent curry (1600K) et une de nos nombreuses Myanmar Beer (de 1200K à 1800K tout au long du voyage) Nuit au Mandalay Golden Hotel.
6ème jour : Départ pour Sagaing – Arrêt de bon matin à la fabuleuse paya Mahamuni : quelle ferveur et quelle atmosphère !🙂🙂 On visite un atelier de tissage sur soie et tapis… Traversée de l’Irrawaddy, le voilà enfin !! Repas à Sagaing (je me rappelle plus le nom, en arrivant après le pont sur la gauche, local et très correct 😛 (1500K les fried noodles with chicken !)
Visite de la colline de Sagaing 🙂: on prend un peu trop de temps et on arrive au pont U Bein juste juste, pour le coucher de soleil (un peu frustré, j’aurais aimé flané plus longtemps !😕) Retour Mandalay et repas dans la rue en plein quartier indien avec fête foraine et tout et tout …!! - Nuit au Mandalay Golden Hotel.
7ème jour : On part pour la campagne environnante : des photos je vous dis pas ! . Route vers Pyin U Lwin et son air un tantinet plus frais à 1200m : à faire si vraiment on a le temps, peu de choses à voir si ce n’est le marché mais on en verra d’autres, la balade en calèche on n’y voit rien, on se croirait plutôt dans la charrette de Marie-Antoinette allant vers son destin (3000K 30mn pour 2 : Bof ! ) Une belle pagode à l’extérieur de la ville et un bon resto San Francisco (1800K noodles et bières incluses) Un brin décu de cette visite 🙁 Retour à Mandalay pour une visite de la fabrique de feuilles d’or: à faire, vous verrez les conditions de travail de ces pauvres gens, sic ! Dans la soirée, on s’essaie aux « grillons frits » : pas mauvais, mais vraiment très, trop gras, dans cette huile… beurk … bon passons ! Resto agréable dans la 19st (est) qui mène à l’hôtel, juste avant le marché aux légumes: terrasse, accueil et bon fried rice (1000K) Nuit au Mandalay Golden Hotel.
8ème jour : Départ très tôt pour Bagan avec le slow boat du mercredi (ou du dimanche): le coup de cœur du voyage ! 🙂🙂🙂 (Merci PHIL 64 et à DANERO pour toutes les infos cf la croisière : ça vaut vraiment le coup !!) A 5h, on lève l’ancre au milieu de ces gens formidables, avec les poules, les légumes et tout ce que le bateau peut transporter…Incroyable de partager leur vie, leur sourire, assis sur une natte, partageant le moindre morceau de pastèque… Quel régal pour les yeux lors des escales, vous descendez sur une planche de 30cm de large et on se retrouve sur les berges du fleuve, dans la boue parfois, mais qu’importe ! 14 h d’émotions et d’échange, génial ! Arrivée tardive à Bagan à la nuit mais quel bonheur ! - Nuit au Kaday Aung à New Bagan (merci LOBO pour l’adresse, voir plus bas !)
9ème jour : Bagan l’autre coup de cœur du voyage !! 🙂🙂🙂
Première approche de cette merveille, en minibus avec notre guide … des pagodes, des pagodes, des pagodes !!! A New Bagan, le Wu Zin Restaurant (roast duck à 2500K) Piscine de 14h à 16h à l’hôtel Deuxième approche en calèche pour le sunset (3000 K pour 2 pour 2h) - Nuit au Kaday Aung
10ème jour : Troisième approche : le vélo (3000K par jour, un peu cher mais prix correspondant au standing de l’hotel) Journée sublime 🙂🙂🙂 à travers la campagne et les payas….
Repas dans une gargotte au bord du fleuve près de la paya Lawkananda à New Bagan (myanmar food et dépaysement pour 800K) Croisière sunset sur le fleuve (800K p/p) : un peu nuageux malheureusement, mais 2 heures de sérénité sur ce fleuve majestueux ! Repas au San Kabar (Réf. GDR) à Nyaung U: pizza 5300K un poil cher ! - Nuit au Kaday Aung
11ème jour : Autre demi journée de vélo avec d’autres rencontres extra…et tous ces enfants souriants partout, partout, partout !! Repas super au Pyi Sone à Wet Ki Yin: curry au coconut rice extra à 3500K 😛😛 … mais à commander la veille ! (merci bis à NANCY pour l’adresse !) - Nuit au Kaday Aung
12ème jour : Il faut quitter Bagan 😕😕, pour une longue étape vers Kalaw (7h – 19h30) Un coup d’œil au Mont Popa (sans la grimpette) Route inondée par endroits à Mektila et dans la montée de Kalaw route de jungle extraordinaire, avec cette terre rouge, cette végétation et une boue sur le tout le parcours !! (crevaison vers 19h dans le noir à qq kms de Kalaw ) - Nuit au Pine View Hotel
13ème jour : Journée entière dans la région de Pindaya (35km- 7h A/R !!) Rencontres avec les tribus Lisu et Danu, paysages très chouette 🙂 – Visite des grottes : on s’attend à tout sauf à ça, super ! 🙂 (je confirme les dires de Nancy, y a bien 8093 bouddhas !) Repas à Kalaw sur la terrasse du Thu Maung (réf GDR) 2500K mais cuisine bien grasse, décevant ! - Nuit au Pine View Hotel
14ème jour : Début du trek (organisé la veille par notre guide qui connaît tout et tout le monde !) 23 US$ p/p tout compris, repas, porteur et guide local.
Départ sur la route Loikaw à 12km à l’est de Kalaw Paysages magnifiques et rencontres de villages 🙂🙂 Arrivée en soirée après 22km dans un monastère à travers la brume: atmosphère fabuleuse ! Un déluge de pluie tropicale pour nous accueillir 5mn après notre arrivée, quel bol ! Merci la boue le lendemain ! - Hébergement au monastère.
15ème jour : réveil très matinal à 5h avec les jeunes moines et leurs premières incantations. Deuxième journée de marche : peu de visites dommage, du trek pour du trek (20km) ! Une demi-heure de grimpette puis tout en descente vers le lac Inle (houlala les orteils dans les baskets, pour ceux qui les ont gardés jusqu’au bout ! 🏴☠️🏴☠️) Arrivée à Indein 12h30 épuisés et sous la chaleur (38°C) Près de la pagode Phaung Daw U, au milieu du lac (resto pas terrible à éviter 1300K ) Balade en bateau à travers les jardins flottants vers Nyaung Swhe Bonne soupe chinoise au Kaung Kaung (Réf. GDR) pour 1000K. - Nuit au Manaw Thukka
16ème jour : Demi journée sur le lac (12000K le bateau) Marché à Kaung Dyne au nord-ouest du lac – super paysage avec pagodes scintillantes dans le soleil levant 🙂🙂 – visite du marché (à la recherche des graines de tomates pour KUTCHY !) Le sud du lac avec les virtuoses de la pagaie avec le pied : génial !! Retour en ville 13h30 pour un repas commandé à l’hôtel (curry 3500k extra 😛😛 !!) Repos. Balade dans la ville et repas au Daw Nyunt Yee (Réf GDR) (2600K) : très local, chouette - Nuit au Manaw Thukka
17ème jour : Jour de marché à Nyaung Shwe – Repas au Smiling Moon 200m avant l’hôtel (3000K avec crêpes en dessert !) – accueil extra 😛 Repos puis promenade en canoë de 2h pour le sunset dans les canaux aux alentours 🙂🙂 Un régal pour les yeux et les photos, quelle sérénité au petit temple de Nanthe (sanctuaire des nats) A nouveau le Smiling Moon pour une bonne soupe chinoise (1000K) - Nuit au Manaw Thukka
18ème jour : De bonne heure à se perdre dans les ruelles de Nyaung Swhe avant le transfert pour l’aéroport de Heho à une trentaine de kms…… Snif !😕 Décollage de l’autobus pour Kyaing Tong avec escale à Mandalay au nord, puis à Tachileik (frontière thaï au sud) puis après un interminable vol de 15mn à nouveau vers le nord arrivée dans la capitale de l’état Shan…. Accueil par notre guide comme prévu dans le package acheté à Ananda Travel. Premier contact avec cette ville : dépaysement total, on a l’impression d’arriver dans un autre pays. On s’attend, avec l’isolement, à encore plus se retrouver au XIX°... eh bien rien de tout ça : motos, filles en jeans, bars branchés, music et habits dernier cri, presque plus de longyi : effet de la Thailande toute proche !! Et tout ça gentiment, sans heurt, avec les moines qui jettent des pétards dans les rues et qui discutent fort fort avec les demoiselles !! Fête de la pleine lune de Tazaugmaun… Lâchers de ballons à l’effigie de Bouddha et concert rock sur le stade !!🙂 Repas dans un stand sur le stade : très très local ! (800K) Retour de nuit avec un moto taxi 6 places (en fait un local avec sa moto-carriole qu’on a pris pour un taxi officiel et qu’on a « chartérisé » d’office pour nous reconduire à l’hôtel pour 2000K : il doit s’en souvenir encore vu son air à la fois amusé et hagard car il ne connaissait évidemment pas la route de l’hôtel !!) - Nuit au Private Hotel
19ème jour : Journée de découverte des environs autorisés de Kyiang Tong : visite de villages Akkha, Ent, et Lisu 🙂🙂 Repas au Sey Tye Kie : le « meilleur choix » c’est la traduction !! (Réf. GDR & LP). On mange dans un garage…transformé en sympathique cantine chinoise : cuisine extra, surtout le Hot Pot au chicken 4000K (plat pour 2 ou 3 sans problème ! 😛) Toujours la fête au village : plein lune oblige …on rentre à point d’heure 21h !!... avec un vrai moto taxi cette fois !! - Nuit au Private Hotel
20ème jour : Deuxième journée dans les environs, plus montagne cette fois… Visite de village Ent noirs, puis Akkhu (femmes accros du tabac) au gré de la balade 🙂🙂 Pas de touriste attendus même si les femmes Ent trouvent vite des superbes étoffes ou ceintures à vous vendre…mais toujours avec un sourire et dans un enthousiasme inégalables ! Visite d’un village shan et de l’école : rizière de montagne et monastère, des paysages somptueux Retour avec notre guide qui ajoute à ça de poignants souvenirs vécus dans cette région que la junte n’a pas épargnée. Repas au Mingalar Restaurant (Réf. LP) : les bungalows y sont effectivement… mais les arêtes et le goût de vase dans les poissons aussi !! 😠 Affreux, on a rien bouffé pour 2500K! - Nuit au Private Hotel
21ème jour : Marché de Kyiang Tong – typique et plaisant – Transfert à l’aéroport à 13h … reprise de l’autobus et surprise : une escale supplémentaire, non prévue sur le plan de vol de Yangon Airways sur le net. Insolite, après 2 escales à Heho et à Mandalay cette fois-ci, que de demander à l’hôtesse : " 😕 Sorry, mais où sommes nous ? "...et d’apprendre que nous faisons escale dans la nouvelle capitale du pays : Pyinmana, à 120km au nord de Yangon, surgissant au milieu de nulle part dans cette campagne birmane, pour récupérer quelques officiels ou bureaucrates rentrant à Yangon, après une journée dans les ministères ou les bâtiments de l’armée, - Nuit au May Shan Guest House
22ème jour : Longue étape vers le golfe du Bengale et la baignade à Ngwe Hsaung Trois jours dans un hôtel 4* le pied !...wouah ! 😉😉😉 - Nuit au Sunny Paradise Resort
23ème jour : Farniente et repas au village au Pyant Thin Restaurant Fruits de mer abordables mais service très lent 4500K - Nuit au Sunny Paradise Resort
24ème jour : Re-farniente et toujours le soleil - Nuit au Sunny Paradise Resort
25ème jour : Retour à Yangon par Pathein (visite d’un camp de travail d’éléphants, dépaysant de caresser les bébettes mais 10 US$ : cher pour ce que c’est !😠) Traversée du delta (que de photos encore et toujours !) Arrivée à 15h et direction la Swhedagon : le must des pagodes ! Fin d’après-midi fabuleuse : dernier coup de cœur !🙂🙂🙂
Repas au Aung Thukka (Réf. GDR & LP) 3000K la meilleure ambiance locale du voyage et bouffe extra !😛😛 Retour à la paya pour le nocturne : tout à fait différent, il faut faire les 2 - Nuit au Golden City Hotel
26ème jour : Route au Sud pour Mawlamyine (9h de trajet dur !dur !) On s’arrête à Kyaik Hti Yo pour le déjeuner Visite de la ville et des pagodes sur la colline : pas mal mais sans plus, le soleil n’est pas trop de la partie, la fatigue ...bof ! Repas au buffet de l’hôtel (Réf. GDR) : un bon BBQ (3500K) 😛 ça change des curries, on mange directement sur le trottoir, face à la rivière Thalwin, sans trop de moustique. - Nuit au Ngwe Moe Hotel
27ème jour : Le marché de Mawlamyne (toujours autant de couleurs !) Visite de Shampoo Island (barque 3000K pour 6) mais bof, on peut s’en passer, nous on attendait le départ du bateau pour Hpa An (billet 2US$) Croisière de 12h30 à 19h : chouette 🙂🙂, mais diffférente de celle sur l’Irrawaddy, bateau local certes mais plus petit (30/40 passagers environ et parmi eux un bon gros tiers de routards, sympa pour les discussions mais le pont supérieur moins authentique !) Rencontres sensass malgré ça… et des paysages sublimes vers Hpa An, dommage il fait presque nuit ! Repas au Diamond Palace Restaurant (Réf. GDR) 2500K pour un myanmar food un peu gras ! - Nuit au Tiger Hotel
28ème jour : On a retrouvé notre minibus et notre chauffeur hier soir et ce matin on visite la région de Hpa An : des reliefs karstiques au milieu des rizières… Visite du monastère Kyaik Ka Lat perché sur un piton 🙂🙂 Le Lubini Garden avec des centaines de bouddhas dans la verdure 🙂 La grotte Co Hon près de Hpa An …et un monastère sur la route de Tathon (source d’eau chaude et singes vous attendent à l’arrivée) : grotte avec bouddhas sympa 🙂! Repas à Tathon mais j’ai rien noté … Arrivée à Kyaik Hti Yo et repas au Sea Sar Restaurant (2600K) convenable sans plus, accueil sympa - Nuit à la Sea Sar Guest House
29ème jour : Expédition au Rocher Sacré : pas de ferveur ni d’atmosphère, beaucoup de marchands du temple...en plus Golden Rock empaqueté pour restauration donc pas visible ! On dirait le « Lourdes birman » rien à voir avec la Shwedagon ou la Mahamuni à Mandalay ou Bagan … .. en plus les prix ont pas baissé : 850K à l’arrière du camion, 3000K à l’avant par trajet, et 6 US$ pour l’entrée : pour moi la déception du voyage 🙁🙁 On rentre à Yangon : un dernier coup d’œil à la paya de nuit : wouah !! Repas au Shan Kan : encore, mais quand c’est bon ! (5000K avec les nombreuses bières pour le blues qui monte peu à peu …) - Dernière nuit au Golden City Hotel
30ème jour : On visite le marché Bogyoke An San puis le Thein Gyi Zei, beaucoup plus authentique, sans touriste et bien moins cher pour les derniers T-shirts Transfert pour l’aéroport à 14h pour un décollage à 16h20 : tristesse et sanglots dans la gorge, on quitte nos amis 🙁🙁🙁 …
31ème jour : arrivée à Paris à 6h30 comme prévu puis Avignon 13h10, sous la pluie …. !😠
2. BUDGET:
Malgré la nécessité d’emporter des US $, l’euro commence à intéresser les birmans et il était plus intéressant au change :1640 K pour un euro à Yangon près du fleuve, au sud de la paya Sule ! Moins bon change 1520 K dans un hôtel. Pour le dollar 1340 K environ ….
Détail de nos frais par personne : 128 100 K (79 €) pour les restaurants, les boissons et la nourriture (achats divers, eau à 700 K à 950 K le pack de 6 …) 240 € pour l’hébergement sauf le package Kyiang Tong pris à Ananda ( à noter 90$ rien que pour le Sunny Paradise 3 nuits à la mer !) 37 € pour les entrées et permis.
- 2850 K (environ 2 €) pour les droits photos et caméras. 27 700 K (17 €) pour les déplacements (trishaw, taxi bleu …) 200 € pour la location du véhicule, le chauffeur et les services du guide tout compris (24 jours, c.a.d le minibus six personnes à 60 US$ par jour) 20 € pour les pourboires.
- 23 € p/p pour le trek (guide et porteur, eau offerte, hébergement au monastère tous les repas et le bateau Indein-Nyaung Swhe pour l’après-midi)
- 249 € pour le package (2 vols intérieurs, 3 nuits, transport en minibus, chauffeur et guide )
Au total 867 euros sans le vol et TGV pour 31 jours et 1841 euros tout compris.
3. TRANSPORTS :
a) Vols Billets achetés à Nlles Frontières Avignon, réservés en Août 2006 Prix : 841 euros A/R sur Singapore Airlines
b) Véhicule
Loué avec chauffeur et guide pour le trajet Yangon-Lac Inle puis de Yangon (retour de Kyiang Tong) à la fin du séjour. Le fait d’avoir un guide pour une première découverte du Myanmar a été un plus énorme : efficace, disponible je dirais presque 24h sur 24h, prévenant, érudit (que d’histoires passionnantes sur son pays), beaucoup d’humour et le sourire du début à la fin ....Le chauffeur à l’égal du guide !! On s’est fait 2 amis … 😉😉😉
c) Axes routiers
Point de vue général : On parle de routes en mauvais état ( merci KUTCHY de nous avoir avertis !), parlons plutôt de non-route, 30km/h maxi ! La Birmanie se mérite dit-on, croyez-moi, on l’a méritée ! Seul point positif : le semblant d’autoroute entre Yangon et Bago ! On a crevé 2 fois 🏴☠️ (une moyenne convenable aux dires de certains !!) mais que de souvenirs !
4. HEBERGEMENT:
Toutes les nuits sauf deux étaient réservées à l’avance (quasi obligatoire quand on voyage à 6 surtout pour des guesthouses de petite capacité), réservation faite par notre guide (à qui on a fait confiance sur ce point et sur beaucoup d’autres à juste titre) et quelques unes par le net en particulier pour le Sunny Paradise à la mer. (les prix sont indiqués par personne sur la base d’une chambre double)
- Golden City Hotel à Yangon 7.5 US$
Accueil sympa du proprio à 2 pas de la Shwedagon dans un cadre de verdure, au calme, chambre propre, clim & fan, petit déjeuner convenable avec possibilité de « mohinga » pas mal, pas mal !! 😏
- Beauty Guesthouse à Tangoo 11.50 US$ ou 9 US$ Le coup de cœur du voyage concernant l’emplacement et le petit déj 😏😉 Incroyable ! Une table pleine de fruits biologiques, déclinés sous toutes les façons imaginables : beignets, crêpes, en sirop, nature… Les chambres en pleine rizière avec une vue au lever du jour, terrasse pour les 2 chambres à 11.50$, propres, avec moustiquaire et fan …Extra !! Accueil super des proprios qui en plus sont tous médecins du père à la fille, de la mère au gendre…
- Mandalay Golden à Mandalay 10 US$
Un autre de nos coups de cœur 😏😉: pour l’accueil ! Merci encore à NANCY pour l’adresse : Thanzy, son père et tout le staff font tout pour qu’on apprécie le séjour à Mandalay : avec réussite ! Le cadre est agréable avec ce petit étang avec nénuphars et verdure pour le petit déj… Chambre impec, clim (et fan sur demande) Un peu excentré, à 15mn en trishaw du centre ville.
- Kaday Aung à New Bagan 10 US$ Le luxe à petit prix 😉: appelé aussi Class One, il porte bien son nom et merci à LOBO pour l’adresse : Piscine et tout confort, accueil très pro mais avec la gentillesse birmane en plus… Grande chambre avec clim, en teck et bamboo : rien à dire !
- Pine View à Kalaw 10 US$ Un peu éloigné du centre, chambre propre.
- Manaw Tukkha à Nyaung Swhe 12.5 US$ Réservé par l’agence Ananda : hôtel tout neuf, proprio qui vous accueille en français 😏 à 7/8 mn à pied du centre, dans un coin tranquille, chambre nickel, grande et fonctionnelle Repas sur commande extra ..!!
- Private Hotel à Kyiang Tong Dans le package Ananda, donc pas de prix à communiquer pour cet hôtel bien placé sur la route de l’aéroport, à 15mn à pied du centre, cadre agréable, petit bungalow, sans plus, mais le choix hébergement à Kyaing Tong semble restreint.
- May Shan à Yangon 10 US$ Le saloir à viande du coin : le GDR précise que certaines fenêtres donnent sur la paya Sule, exact mais ce sont celles du couloir !! Chambre sans fenêtre, avec carrelage blanc de haut en bas style salle de bain des dortoirs des années 50… salle de bain de 1.20 m x 1.20 m !! 😠 Bon, on aura tout dit, au prix du Kaday Aung à Bagan !!!
- Sunny Paradise Resort à Ngwe Hsaung 30 US$ Hôtel de luxe 4* 😉😉 : rien à dire si ce n’est qu’on a eu les bungalows de luxe avec vue sur la mer et la plage à nos pieds… en demandant gentiment et pour le prix des chambres superior ! - Ngwe Moe à Mawlamyine 16US $ Cher pour ce que c’est mais ici peu de possibilité d’hébergement Chambre propre avec clim et vue sur la Thalwin.
- Hotel Tiger à Hpa An à 10 US$ Ca les vaut pas vu le pays, mais on est arrivé de nuit et c’était la course à l’hébergement vu le 15 touristes débarquant du bateau et cherchant tous une chambre !! Hôtel « un brin » délabré, 2 étages d’escaliers bien raides pour des chambres exiguës, avec clim sans aucune efficacité, un petit déj dégueu… bon passons !
- Sea Sar Guesthouse à Kampun Camp à 7.5 US$ A la hauteur de sa réputation pour cette guesthouse, accueil sympa, petits bungalows à 2 pas du départ des camions pour le Golden Rock, de temps en temps de l’électricité ! Pas le temps de prendre le petit déj vu le départ matinal 6h des premiers camions
5. REPAS ET RESTAURANTS :
Bon je crois en avoir dit pas mal plus haut dans le détail de notre périple… Seul détail qui me revient : pour les 2 fois où on a mangé à l’hôtel, on a du payer une taxe sup. pour le gouvernement 😠, alors si c’était à refaire …
6. DIVERS : L’itinéraire
Pour faire notre périple un peu plus cool et moins cassé vu l’état des routes, il aurait fallu 40 jours : il manque 1 nuit à l’arrivée à Yangon pour se poser, au moins 2 nuits à Mandalay (on a pas fait fait Ava et c’était la course à U Bein !😕 ), une nuit à Bagan (tellement chouette), une nuit à Kalaw pour couper et se reposer après Pindaya et avant le début du trek et au moins 2/3 nuits dans le sud pour apprécier la région sinon le déplacement en vaut-il la peine ? (pour les paysages de Hpa An : oui à coup sûr, pour le reste ?…) On le saura pour la prochaine fois…
Le climat
Sur 31 jours, deux journées sans soleil ! 😉😉 Une journée presque complète de nuages en début à Mandalay et encore…un peu voilé une matinée à Kyiang Tong De Yangon à Bagan de 35 à 38°, à Inle une grosse pluie dans la soirée (idem à Kalaw pendant le trek) et à Kyiang Tong un peu plus cool 34° avec des nuits relativement fraîches dues à l’altitude.
Les guides
On avait emporté le Routard et le LP, mais avec nos amis birmans ils ont vite fait banquette, peut-être pour une ou deux adresses de resto à vérifier…
En conclusion, pays superbe avec des gens adorables, certainement sur le podium de nos voyages !! Allez-y vite et ne changez rien : vous mettez un longyi et vous vivez comme eux ! 😉😉😉