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Les lieux qui vous ont marqué en Turquie? English translation pending
by Petite109 · 2008-04-26 · 25 replies
Bonjour,

Quels sont vos coups de coeur en Turquie, les lieux qui vous ont le plus marqué (que ce soit question paysage, accueil, histoire...)? Et s'il devait n'y avoir un lieu, un moment à garder en mémoire en Turquie...

Parmi ces beaux moments, une Turque m'a un jour parlé de la Vallée des papillons, quelqu'un l'a-t-il visité?

Merci de partager ces impressions magiques.

Emilie
Descente de la Tsiribihina et parc des Tsingy à Madagascar: guide et budget? English translation pending
by Ramih · 2008-04-14 · 27 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes 2 et nous entreprenons de partir à Mada, 3 semaines en aout. Nous comptons commencer par la descente de la tsinribihina et le parc des tsingy. Plusieurs questions à ce sujet, il ya de nombreux posts à ce sujet mais les choses ne sont pas claires.

1- Quel est le budget pour 2 Personnes, si l'on part d'Antsirabe ou mandiviazo? En comptant 3 jours /2 nuits pour le fleuve, et 4jours/3 nuits pour les tsingys avec les transferts puis le retour à Morondava? Quelle est la fourchette de prix tout compris avec un guide ou une agence qui s'occupe de tout ( sans arnaque, c'est à dire trajet, eau, nourriture, hotel, etc..)? Cette question est simple mais finallement on trouve rarement la réponse 7-8 jours quel va etre le budget pour 2 environ, car j'entends tout et n'importe quoi, et je ne veux pas que cela plombe mon budget meme si ca n'est pas le prix qui me bloquera? Je n'ai pas envie non plus d'arriver sur place et de me rendre compte que j'ai payé le double? Faut il vraiment s'y prendre à l'avance, ou on peut trouver surplace facilement sans se faire avoir? Perso, je préfererai booker ce début de voyage avant? j'ai deja envoyé un mail à une agence et j'en suis au total à 800 euros tout compris par personne ( cher cher non?)

2- Si vous connaissez qlq 'un de fiable et avec des prix sympa, je suis preneur, et surtout qlq 'un de sympa et compétent qui nous fera dévouvrir un max de chose ( bref pas le guide qui est juste la pour récupérer son argent comme cela arrive souvent, mais bon c'est la vie aussi).

3- Enfin pour les gens qui connaissent Mada, nous comptons enchainer sur Isalo puis anakao, si vous avez des conseils nous sommes preneurs.

Merci pour tout a+
Parcs à visiter au Costa Rica? English translation pending
by Tsetine · 2008-03-11 · 13 replies
Bonjour ! voilà, je croyais mon ittinéraire complété que mon tendre époux vient de tout chambouler ! J'ai besoin de vos conseils.

Nous partons 8 jours, location 4x4, budget +++. Nous voulons voir animaux, volcan, plantation café et être dépaysés....

J'avais pensé faire: ALajuela-volcan Poas Direction petits villages Typiques Sarchi, Athenas, Zarcero... Parc Carara pour les oiseaux, arrêt pont tarcolès pour les crocos Direction Manuel Antonio... et peut etre Hacienda Baru

Autre ittinéraire: au lieu de Carara et Manuel Antonio, mon conjoint aimerait monter jusqu'à Monteverde à la réserve Biologique Nubosco Monteverde, et donc oublier la côte Pacifique.

Dites moi, est ce que ca vaut la peine d'aller à Monteverde beaucoup plus qu'ailleurs ? Un parc comme Braullio Carrillo a t-il autant à offrir ? Nous voulons prendre un guide.

Merci ! Tsetine
Tanzanie sans réservation du safari, logement et transport English translation pending
by Guitchmarion · 2008-03-01 · 20 replies
bonjour, nous partons a deux pour la tanzanie a dar el salaam du 1er au11 mai 2008 en vol sec. nous n'avons rien reservé sur place. la saison n'est pas la meilleurs mais pas le choix nous aimerions voyager en train et faire quelques jours de safari et aussi une journée de peche au gros en mer. est il possible de reservé un safari sur place a arusha ou autre? est il facile de se loger? a dar es salaam puis a arusha ... et quels sont les lieux ou il est possible de se loger? et quels type de transport me conseillez vous? (preference pour le train) merci
Date du Têt 2008 (fête du Nouvel An vietnamien)? English translation pending
by Sabaaidi · 2007-11-25 · 30 replies
bonsoir Quel est la dâte exacte du TET ? Sur ce forum, j'ai vu 07 février et également 18 !!!! On dit également que la plupart des shops, restos etc sont fermés qu'en est il ? Est ce si difficille que celà de circuler à travers le pays ? merci pour vos témoignages bidget
Deux semaines au Botswana: location à Livingston ou Maun? English translation pending
by Francky4 · 2007-11-14 · 8 replies
Bonjour à tous...

Nous allons partir au bostwana début septembre 2008, et ayant fait mon parcours grace à vos posts, j'en suis à optimiser le budget de mon voyage.

Comme on voudrait y passer 2 semaines ou 2 semaines et demie, nous n'aurons pas le temps d'aller en namibie, d'autant plus que puros - Sesriem, c'est quand même de l'autre coté...

On cherche donc à optimiser le lieu d'atterrissage et de location de voiture... euh.. 4x4 pardon !

Le parcours serait le suivant : Jour 1) Windhoek Ou Joha ou Maun ?

Jour 2) Gobabis ou Ghanzi – Maun

Jour 3) Maun – Survol Delta – Camping sur Ile Matin : Survol Delta Ap midi : Départ Mokoro pour camping sur ile (vous connaissez un guide ?)

Jour 4) Maun – Moremi South Gate – Third bridge – Xakanaxa : 4 heures Ap midi : Retour de l’île Départ pour Kwai River : 3 heures

Jour 5) Kwai River – Drives – Savuti Morning Drive Départ pour Savuti : 4 heures

Drive ap midi à Savuti si on a le temps en arrivant ?

Jour 6) Savuti – Drives – Chobe Départ pour Chobe : 6 – 8 heures ?

Jour 7) Chobe Nord – Drive – Kasane Morning Drive à Chobe Nord ? Départ pour Kasane : 2 heures

Jour 8) Kasane – Vic falls – Retour Kasane Jour 8 : Vic Falls avec un TO pour simplifier les passage de frontières. Visite des chutes côté zambien Tour en Hélico Si on rentre en fin d'après midi à Kasane on ne verra pas le coucher de soleil sur les chuttes ? Vu les photos de Vynnilove, c'est peut être dommage. Ou peut on dormir sympa à Livingston ou Vic Falls (pas dans 4x4 resté à Kasane, pas au "palais royal".. connaissez vous un "petit" lodge sympa...)

Jour 9) Retour Kasane après Vic Falls Puis Retour point de départ pour prendre l'avion... maun ? Windhoek ?

Vous voyez, sur deux semaines, on a un peu de rab, mais pour faire quoi ?

Les questions sont presques toutes là : est ce que ce parcours est cohérent en temps, et surtout en temps de transfert d'un point à l'autre entre maun moremi, savuti et kasane ?

- et surtout, on a pensé arrivé en avion à maun et redécoller de livingston mais c'est deux fois plus cher que de redécoller du même endroit, plus le prix supplémentaire pour laissr le 4x4 ailleurs que là où on le prend, on arrive à une différence de près de 2500 euros. Alors la question c'est si on fini notre voyage à Kasane, on fait quoi pour retourner à maun, on y va direct ? mais ça prend combien de temps ? on repasse par la bande de caprivi ? mais est ce que ça vaut le coup tout ce goudron pour voir quoi ?

Voilà encore une occasion de vous remercier pour votre temps et de partager vos si bons souvenirs. Dans l'attente de vous lire et de partager... sur le terrain (sablonneux) du Botswana... !

merci Franck
Itinéraire sympa en Bulgarie (juin 2008) English translation pending
by Alexiaoups · 2007-10-20 · 27 replies
bonjour,

je pars avec une copine en juin prochain en Bulgarie.. on atterit à Sofia mais on ne voudrait pas y rester plus de 2 ou 3 jours.. Quelqu'un a-t-il un itinéraire sympa à nous recommander.. on ne sait pas par où commencer..

On y restera 2 semaines et on voudrait eviter les lieux trop defigurés par les complexes.. (on souhaite surtout voir des paysages, rencontrer des autochtones.. vivre à la Bulgare quoi..) donc d'apres ce que j'ai lu, on va éviter la côte de la mer noire.. ce qui est dommage.. sauf si certains lieux sont encore "naturels"??

J'aimerai également avoir davantage d'info sur les transports.. quelqu'un connait-il les temps de certains trajets pour que je puisse me faire une idée?(genre Sofia- Rila.. ou Sofia- Melnik ou même Sofia- Bourgas ou Varna...)

Enfin, bref, je suis preneuse de tous les bons plans possibles..

merci à vous

Alexia
Carnet de route: voyage au Brésil avec un bébé English translation pending
by Roteblitz · 2007-10-04 · 24 replies
Cet été nous sommes partis au brésil avec notre fille qui avait 15 mois. Voici quelques infos qui pourront peut-être servir, vu les questions que je me posais avant de partir!

Notre trajet : Arrivée par la Guyane - Belem - Santarem et Alter do Chao - San Juan, les Lençois Maranhense et toute la côte jusqu'à Jericoacoara - Fortaleza - et retour par la Guyane.

1ere info: LE VACCIN DE LA FIEVRE JAUNE EST OBLIGATOIRE Y COMPRIS POUR LE BEBE, et il faut ABSOLUMENT AVOIR SON livret jaune de VACCINATION INTERNATIONAL. Nous avons eu des soucis pour la première fois, alors que je suis allée 3 fois au Brésil avant sans qu'on ne me le demande jamais. Les autorités et les compagnies aériennes ne transigent pas;, surtout dans le nord.

1) nourriture : petits pots très difficiles à trouver (seulement dans les centres commerciaux de grandes villes, type San juan, ou les villes touristiques) et ils sont très cher (1, 5€ le pot de 130g...soit environ 3€ le repas). En revanche, pas de souci pour acheter légumes et viande et cuisiner dans les cuisines des hotels, ou se faire faire des purée et compotes (ces dernières, les brésiliens ne connaissent quasi pas) dans les resto (la plupart du temps c'est offert!!). Les hôtels en revanche facturent la purée pour un tarif proche des petits pots, mais c'est frais! LAIT: pas de souci, mais nous avions emmené du lait en poudre 2è age pour éviter de se poser de question. Sinon vous trouverez sur place du lait en poudre (mieux que lait de croissance pour le transport ça prend moins de place).

2) chaleur : no souci, emmenez un brumisateur et restez à l'ombre, mais nous on a bien été au soleil parfois et notre fille en a juste eu qqs couleurs, jamais de coup de soleil. C'est vrai qu'on a moins bronzé que les autres vacances...

3) la tente pop-up était SUPER PRATIQUE. mais attention, prévoir une petite semaine d'adaptation; notre fille a pleuré très fort les 2 premières nuits (la première elle a fini dans son lit et la tente hors de sa vue tellement elle n'en voulait pas..) Mais ensuite, elle est super pratique. On a fait du bâteau, déjeuné dans des petits restos de connaissances, et ça nous a permi de lui installer sa tente qui était un environnement connu dans différents endroits où elle n'aurait surement pas dormi sinon.

4) Jericoacoara : la plage n'était pas idéale pour un bébé au mois d'août, car il y avait beaucoup de vent. Dans l'eau c'était bien, mais sur la plage, elle pouvait être gênée. On n'a pas eu super chaud en dehors des horaires 10h-15h à vrai dire... Sinon question accès: on y est allés en buggy, elle a adoré! un bébé, dès que ça secoue, il adore... on es repartis en camion +:- pick-up, elle était avec mon mari en cabine, no souci. Quesiton sécurité, on avait pris une écharpe de portage qui nous a permi de l'attacher à nous dans tous ces moyens de transport un peu cahotique (petits bâteaux à moteur rapides, buggy, 4x4...)

5) SANTE : autres vaccins: hepatites A et B sont faisables chez le bébé, n'hésitez pas à demander conseil à votre pediatre ET l'institut pasteur. Pas de souci pour le traitement anti-pallu si besoin (malarone TB supportée) mais attention aux anti-moustiques : de nombreux contiennent du DEET ou qch comme ça qui est déconseillé chez les moins de 3 ans. Donc on a pris un produit avec un nom contenant "Cologne" ; Peut ête moins puissant, mais moins nocif; De toutes façons, il vaut mieux couvrir le bébé pour éviter les piqures. Notre fille était parmi les rares personnes à ne pas avoir été malade du voyage, et pourtant, elle mettait tout à la bouche!

6) couches : no souci, on en trouve partout dans les "pharmacies". En revanche, si le prix est OK, la qualité n'est pas bonne, donc il faut changer son bébé très souvent!!

7) Nous avons fait un voyage itinérant, et on avait donc peur que notre fille soit difficile à supporter dans les avions, avec des siestes irrégulières, voire quasi impossibles. En fait, elle dormait peu, par mini-siestes le plus souvent, et ça allait. Plus ça bougeait (bâteau rapides, buggy... plus elle dormait facilement! pour les longues heures d'avion, on lui donné de l'homéopathie la veille et pendant le voyage, ça l'a un peu calmée. L'écharpe de portage était pratique pour dans l'avion. Sinon pour le soir, on avait la poussette canne, INDISPENSABLE à mon sens. ça permet de "tenir" le bébé pendant des formalités comme l'enregistrement etc. Et de l'endormir pendant ou avant notre dîner et en profiter ensuite un peu!

NB: nous n'avions pas emmené assez de vêtements, donc on a passé nore temps à laver. un bébé ça sa e salit tout le temps, mais en vacances encore pire que d'habitude! Et en voyge itinérant, on n'a pas toujorus le temps de faire sécher. je conseille 2 tenues par jour au moins, en ajoutant qqs vêtements chauds pour les endroit avec clim.

Voilà, on a passé des vacances fantastiques, c'est vrai que, partant en groupe, on avait aussi des proches pour nous décharger parfois du bébé qui, après qqs jours, a adoré avoir pleins de gens gags qui n'attendait qu'a s'occuper d'elle!

N'hésitez pas si vous avez quelque question sur le Brésil touristique ou pratique!
Voyager avec de jeunes enfants English translation pending
by Emaneo · 2007-09-07 · 17 replies
Bonjour, je rentre d'un tour du monde de 4 mois avec mes enfants de 2 et 5 ans et nous nous sommes tous regalés! J'encourage donc toutes les familles qui hesitent encore à franchir le pas, vous ne le regreterez pas. Mon blog de voyage pour plus d, infos : emaneo.top-depart.com Je planche maintenant pour en faire un livre, mais je ne sais pas par ou commencer. Pouvez-vous me dire quelles reponses a vos questions vous aimerez trouver dans un livre? merci d'avance!
Itinéraire de dix jours en Gaspésie English translation pending
by Masch123 · 2007-08-14 · 11 replies
bonjour,

Nous pensons passer 10 jours en gaspesie avec un parcours du genre :

jour 1 : depart quebec tot le matin - route fleuve rive sud - parc du bic en apres midi (rando et phoque) - grand metis jour 2 : jardin de metis - cap chat - reserve faunique de matane (petite rando en soirée pour lobservation de l'orignal) et produit de lamer a matane jour 3 : parc de la gaspesie (mont albert ou jacques cartier(caribou)) - nuit en refuge jour 4 : parc de la gaspesie - petite vallée en fin de journée jour 5 : parc forillon - gaspé jour 6 : percé et ile bonaventure (rando et oiseaux) jour 7 : retour baie des chaleurs -parc fossiliferes maguashan- matapedia jour 8 : vallée de la matapedia -matane -traversier baie commeau jour 9 : Centre boréal a baie comeau et route vers tadoussac jour 10 : Baleine - baie-saint-paul jour 11 : parc des grands jardins et retour quebec

Pourriez vous me donner votre avis sur ce trajet? Si certaines place merite plus de temps ou dautres moins.... Si jai oublié de tres belles places... Comme vous pouvez le voir, nos preferences vont à la decouverte de la nature, de la faune mais on aimerais aussi decouvrir la culture quebecoise, ses traditions typiques et son histoire... Enfin nous ne sommes pas encore decidés pour les belles marches a faire dans les differents parcs dont si vous avez des bonnes idées, n'hésitez pas.

Merci d'avance
Anti-paludéens à prendre pour Punta Cana? English translation pending
by Chtitesuz · 2007-08-09 · 18 replies
Bonjour a tous,

Mon médecin m'a prescrit des antipaludéens (Novaquine) a prendre (1 comprimé par jour) le premier jour du voyage et pendant 4 semaines après le séjour (soit un total de 6semaines). Cependant, j'ai lu dans plusieurs forum que ca ne servait a rien etc ... donc je me demande si je dois réellement le prendre ... a cause des effets secondaires (y en a t-ils réellement beaucoup ?) etc .. je me fais souvent du soucis pour un rien, et c'est vrai que le fait d'en prendre me rassurait car pas envie d'attraper le paludisme .. donc je ne sais plus quoi faire, certains disent qu'à l'hotel tout le monde en prenait et d'autres disent que personnes en prenait et que l'anti moustiques suffit !! Que faire ? .. je pars après demain !
GR10: partie Ariégeoise en août (France) English translation pending
by Garnico · 2007-07-21 · 11 replies
Salut,

J'envisage de faire la partie Ariégeoise du GR10 en Août (départ vers le 30 juillet) en partant de Fos (donc en allant vers l'Est).

1) le topo guide annonce 22 à 25 jours de marche de Fos à Mérens les Vals et ça me paraît très sur estimé : étant donné que j'emporte ma tente et mes bolinos (!), je ne dépend pas des refuges... En regardant les temps annoncés, j'arrive à 94h de marche environ de Fos à Mérens les Vals... A raison de 7h de marche par jour, je calcule qu'il faudrait 14 jours pour ce parcours... Est ce que c'est moi qui disjoncte ou c'est possible si on est autonome ?

2) si je ne dépend pas des refuges pour dormir, ce n'est pas le cas pour les réappro en eau : j'ai l'impression qu'on n'est jamais très loin d'un refuge ou autre... D'où ma question : est ce que l'on peut vraiment réapprovisionner souvent en eau ? combien faut-il prévoir de litres d'eau au maximum ?

3) comme je suis dispo pendant presque un mois, il est possible que je prolonge jusqu'à la mer... De toutes façons je ne compte pas partir avec 25 kg sur le dos (8 jours de nourriture sur le dos) j'envisage les réappro (nourriture et gaz) par colis en poste restante... A quelles étapes prévoir ça (2 ou 3 poste pas trop éloignée du parcours) ? Faut-il prévoir une journée de break pour aller chercher ses colis (trajet A/R + queue !!) ? Comment s'y prendre au mieux ?

Je pense déjà qu'avec toutes ces infos j'aurai pas mal avancé 😉

Merci pour vos conseils 😉
Itinéraire pour l'Inde du Sud de août à la mi-octobre? English translation pending
by Narjate · 2007-05-12 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je m’appelle Julien, j’ai fait pas mal de pays d’Afrique s’en conté l’Europe et la j’ai envie de changé de continent. 😛 Je prépare depuis quelques mois un jolie petit rêve : partir en Inde. Avec l’envie de faire de l’humanitaire (merci pour toutes les adresses sur le forum 😉

Je pars de Août à mi-Octobre en Inde du Sud. J’ai beaucoup lu les sujets du forum qui mon énormément renseigner et aider pour la prépa le voyage, ainsi que pleins d’autres bouquins. Mais vu que s’est mon 1er voyage là-bas j’aurais voulu avoir quelques précisions.

Si j’ai lu correctement, il vaut mieux être en août dans les régions Est (Tamil Nadu), et finir en Octobre dans les régions Ouest. Se qui me permettrai d’éviter le gros de la mousson coté Ouest ?! Si je me trompe merci de me le dire, j’ai peur d’avoir mélanger les infos à force de lire et relire certain sujet.

Car voici en gros l’itinéraire que j’ai en tête, modulable à souhait. Je compte le faire en train, bus, taxi si obliger :

(Arriver) Madras Pondichérry Chidambaram Trichy Madurai Rameshwaram Kanyakumari Kovalam Quillon Cochin Mysore Bangalore Hospet (Hampi) Palolem Goa Mumbai (départ)

Donc voila, en fonction des dates ou j’arrive, vaut il mieux arrivé de Madras ou Bombay ? Sinon si vous avez des petits coins non touristiques à me conseiller, chose à ne pas louper ou n’importe quel conseille je suis preneur 😉

merci
Trek en Birmanie sans guide English translation pending
by Vivalpaga · 2007-05-11 · 4 replies
Bonjour à tous! je recherche un treck en birmanie pour 3/4jours, je ne sais pas encore où.(d'ailleurs si vous avez des itinéraires à me proposer...) Mais nous aimerions partir à 2 sans guide. Est ce que c'est faisable en birmanie? niveau sécurité, balisage des sentiers, niveau légal aussi... merci pour votre aide!
Quatre semaines à la découverte de l'Australie English translation pending
by Loran · 2007-03-07 · 13 replies
Bonjour à tous,

Je suis à la recherche de conseils afin de construire un itineraire de 4 semaines en voiture.

J'ai commencer a chercher sur le forum et autres sites afin de recuperer quelques bonnes idées mais c'est dur de faire le tri!!!!

Je pense demarrer de Darwin afin de faire le kakadu national park

descendre sur Alice Springs et l'Ayers rock

Adelaide (kangoaroo island)

Broken hill????

et pour finir sydney (environ 4000km quand meme!!)

peut etre un vol interne pour Cairns ....

Est ce que ça vous parait jouable sur ' semaines???

Pour les logements, est ce qu'il y a un guide des backpackers (comme le coast to coast de l'afrique du sud)

Si vous avez des conseils sur l'itineraire, des sites a ne pas manquer ou d'autres a oublier!!!!

Merci😎
Journal d'une Parisienne: seule avec son sac à dos en Inde du Nord English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 11 replies
3 Mars 05 DELHI Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.

J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.

Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.

4 Mars  DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.

Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.

Mon voyage commence bien.

5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul

6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.

L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.

7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'h��tel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)

8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.

10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...

Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!

?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!

14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.

15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.

16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??

17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.

18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.

20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??

22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.

23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...

24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.

27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).

31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.

3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.

8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...

9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!

11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...

18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.

26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.

La suite au prochain épisode.
Camping en famille en Corse! English translation pending
by Mymybali · 2007-02-23 · 15 replies
Nous préparons notre 1er séjour en famille en Corse pour début août (2 enfants de 4 ans et 1 an, ). Nous recherchons un camping familial et sympa avec des emplacements assez grands, si possible avec baignade sur place ou à proximité (rivière/piscine). On a repéré 5 campings qui pourraient convenir pour la 1ère partie de nos vacances : * camping Acquaviva à Calacuccia * camping Ferme de Peridundellu à Venaco * camping Aire naturelle de Canicce à Moltifao * camping Cabanella à Moltifao * camping Campita à Francardo Connaissez-vous ces campings ? Quelles sont vos impressions/vos avis sur ces campings et sur leur situation pour des balades à pieds et visites-excursions à la journée ? MERCI pour toutes vos infos !!!
Partir s'installer en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Tonybretagne · 2007-01-27 · 24 replies
Bonjour j habite en france en bretagne j ai 32 ans je voudrais venir m installer avec ma femme et mes 2 jeunes enfants en nouvelle caledonie d ici 1 an

je suis chaudronnier tuyauteur soudeur et titulaire d un BTS mecanique et automatismes industriels

j aimerai savoir si ce sera dure pour moi de trouver du travail et connaitre l ordre des demarches a effectuer (boulot, logement.......)

je compte venir seul dans un premier temps pour m installer et ma famille me rejoindra 3 à 6 mois apres

j aimerai egalement savoir si notre projet de vie en nouvelle caledonie sera difficile ou pas a realiser n ayant pas encore de contact sur place, je suis preneur de tous conseils et avis qui m aideront dans mon projet

merci d avance a ceux qui auront la gentillesse de me repondre
Trek Ciudad Perdida en Colombie English translation pending
by Ingarigok · 2007-01-21 · 32 replies
On a entendu parler de ciudad perdida en colombie, ca nous parai tres interressant, mai certains disent que c'est un peu risqué, d'autre que cést cher et que a coté il y a un autre site, certe moins important, mais moins cher aussi... Si quelqu'un pouvai eclaircir ma lanterne... merci.
Voyage au Mexique du 8 au 15 décembre English translation pending
by Pygman · 2006-10-22 · 29 replies
J'ai l'intention de partir une semaine au Mexique avec mon chéri. Du 8 au 15 décembre, vers Playa del Carmen. Et, j'ai pleins de question à poser.

J'ai entendu parler de la fête de Notre Dame de Guadalupe le 12 décembre. Est-ce une fête qui empêche de pratiquer certaines activités comme c'est le cas dans d'autres pays ?

En ce qui concerne les excursions. Nous pensions faire Tulum. Qu'en pensez vous, et combien de temps de transport y a t'il au départ de PDC ? J'aimerais également faire un parc comme Xel-Ha ou Xcaret. Lequel me conseillez vous, sachant qu'on aimerait voir un max de poissons avec nos masques et tubas. D'ailleurs, peut on voir des poissons en général de la plage des hôtels, en apnée toujours ? Si vous avez d'autres propositions, n'hésitez pas.

Quelle est la monnaie que l'on utilise ? Pour le courant, quel est le voltage ?

Qui y a t'il de sympa à voir dans la ville de PDC et comment s'y rendre de l'hôtel ? Est-ce risquer de s'y promener ?

Quels types de souvenirs y a t'il à ramener et à quel prix ? Faut il marchander ? J'ai également lu qu'il fallait faire savoir aux vendeurs que nous ne sommes pas des gringos=touristes américains ?

Est il nécessaire de prendre un traitement antipaludisme ?

L'année dernière, nous sommes allés à Cuba, et les locaux appréciaient qu'on leur offre toutes sortes choses, stylos, parfums..., est-ce le cas au Mexique ?

Y a t'il des poissons dangereux à connaître en faisant de l'apnée ?

Je sais que certaines de mes questions vont paraître idiotes mais c'est pas grave, je prends le risque.😊

D'avance merci à tous ceux qui prendront le temps de me répondre.
Ouest américain en août 2007 English translation pending
by Philou51FERM · 2006-10-11 · 25 replies
Bonjour à tous,

Ca y est, j'ai en main le Guide Sud-Ouest américain Michelin, ainsi qu'une carte I.G.N. États-Unis Ouest et quelques catalogues d'agences ! 🙂 Je vais donc commencer les préparatifs de mon voyage aux USA. (Depuis le temps qu'on en parle en famille... ) Je compte visiter l'Ouest américain en août 2007 (Pas trop le choix de la période à cause des vacances scolaires...) avec mon épouse, ma fille qui aura alors 18 ans et mon fils qui aura 15 ans. C'est certainement le dernier voyage que l'on fera tous ensembles et il est pour moi très important qu'il soit réussi ! Je vais donc avoir besoin de vos précieux renseignements ! (J'ai bien sûr déjà pas mal fouiné sur le forum et j'ai lu beaucoup de choses...)

Mon itinéraire n'est pas encore vraiment établi et j'hésite encore sur les lieux à visiter mais j'aimerais déja poser quelques questions qui me permettront de mieux préparer ce voyage 😉 Est-il absolument nécessaire de réserver les hôtels à l'avance en partant en août ? Ou bien est-il possible de réserver simplement les nuits d'hôtel à l'arrivée et au départ et se débrouiller sur place pour le reste ? Faut-il commencer à s'inquiéter des réservations dès maintenant (Vols et Hôtels) ou bien attendre encore un peu ? Parlons gros sous... Mon budget pour 4 personnes tourne autour de 12 000 € 🤪, j'aimerais rester environ trois semaines dans l'ouest et éventuellement visiter New York au retour (2 ou 3 jours) si c'est possible ! Pensez-vous que ce budget global (Vols, Hotels, Nourriture, Parcs, etc...) est réaliste ? En louant une voiture au départ de San Francisco, est-il possible de la rendre dans une autre ville (un autre état) sans supplément ? Vaut-il mieux passer par une centrale de réservation (Agence ?) ou se débrouiller tout seul pour trouver les vols et les hôtels ? Lors de notre voyage de noces en Floride en 1987 (Ca ne nous rajeuni pas...) je me souviens que beaucoup de chambres d'hôtel comportaient deux grands lits, ou un grand lit et deux lits d'une personne et que les prix étaient calculés par chambre et non par personne ! Qu'en est-il aujourd'hui ? J'ai commencé à regarder les prix des nuités dans des catalogues de voyage et ils calculent par personne... Ce qui ne fait pas du tout mon affaire !Merci de bien vouloir répondre à ses premières interrogations, nous allons réfléchir ce week-end à notre itinéraire (et je ne manquerai pas de vous le soumettre). Toutes les suggestions sont donc les bienvenues ! 😎
Déplacements en République Dominicaine English translation pending
by Lifelike · 2006-09-02 · 39 replies
Bonsoir à tous,

J'aimerai partir en République Dominicaine d'ici Août ou Semptembre 2007, pour un délais de 7 ou 15 jours. J'aurais aimé savoir, vu que je ne peux pas louer de véhicule (moins de 21 ans), comment fait-on pour se déplacer ? Est-ce utile de ce déplacer ?

Que pensez vous de la Rep.Dominicaine ? Qu'est-ce qu'il ne faut surtout pas louper en allant là bas ?

Merci d'avance, et sur ce, je vous souhaite une bonne nuit.
Thaïlande/Laos English translation pending
by Mari31 · 2006-07-24 · 6 replies
voilou, petit resume au jour le jour, compile a partir de mes mails, si ca interesse quelqu'un

PS: les fautes, c'est la faute aux claviers anglais! ;)............................................................................. je suis arrivee hier soir a bangkok, le vioyage a ete treeeeeeeeeeeeeessss long, escale a abhu dabi, histoire de re;plir l avion de quelques emiratis (ici il y en a plein!), et finalement arrivee a bangkok. quqnd l avion a atteri, il y avait un gros orage, du brouillard et de la pluie, moi em bonmne europeenne je me dit: mais que c est chouette, il pleut ca va rafraichir l atmosphere...et bien evidement non, cest le contraire, des que je sors je suis plomgee dans une sorte de hammam ( d ailleurs hammam c est un euphemisme), et depuis je n en suis pas sortie. c est le sul truc auquel je me fait pas encore: il faite moite, moite, moite.....le probleme c est vraiment pas la chaleur mais l humidite. arrivee a bangkok, je prends le bus pour mon hotel (apres avoir attendu 1 heure bien sur), 2 heures de trajet, au mois j ai put bien voir la ville. alors, ca ressemble a quoi bangkok? bon, la je dois dire quelle depasse toutes mes esperances. d abord c est une ville champignon, parce qu il y a de gros champignons qui lui pousse dessus, au dessus de l enchevetrement de routes, qui sont aussi bien sur terre que dans les airs, de vieils immeubles, maisons sur pilotis, bidonvilles, cocotiers et compagnies, s elevent au milieu des enseignes clignotantes ( la meilleure, une photo d un thai souriant avec ecrits: i m cool, i speak a wall street english), et des portraits du roi (tout les 2 metres), s elevent donc d immenses immeubles, moches, mais qui font ressortir par effet de contrastrasres la vie de cette ville. arrive dans la ville, c est un autre festival: camoins, bus, motos, taxis et tuk tuk (ceux la n ont que 3 roues!!! une devant deux derrierre pour la banquette du passsgager) sur la chaussee, sur le trottoir, alors la j en ai vraiment pas cru mes yeux. je m attendais pas a ce que les pires cliches europeens sur l asie (et surtout la thailande) deviennent realite des le premier regards: donc j ai vu, rien que pendant ce premier voyage, des thais partout, des indous, des emiratis (encore eux), des vendeurs partout (de bouffes, vetements et gadgets surtout0, et meme quelques vendeurs d insectes frits, des mendiants, des tres jeunes prostitues (hommes ou femmes), des moines boudhistes etc... tout ca dans un grouillement incroyable, et j ai verifie aujiourd hui: c est partout comme ca. mon hotel est genial: le rez de chausse est ouvert sur un espece de jardin (pas si exceptionel pour ici: il pousse des bananiers sur les immeubles dans cette ville!), avec la douche sur les toits (vue sur les immeubles en face quand on barbote). aujourd hui je me suis balladee sans trop de but dans la ville, c etait vraiment bien, demain ca va etre plus organise: le grand marche du WE le matin, puis chinatowm, puis promenade sur les canaux si j ai le temps. je pars dimanche soir pour chiang mai au nord du pays pour rejoindre la frontiere latienne. aucun probleme pour s orienter: les gens comprennent rien a l anglais mais sont super gentils, donc avec mon expressivite legendaire, j arrive finalement a leur faire comprendre ou je veut aller. sinon j ai un accent tellement merdique en thai, qu une mamie m a fait repeter plusieurs fois le nom d une rue (alors qu elle avait deja pige), pour que je le prononce bien. je peut pas ecrire plus, il est 8 heure, internet ferme a l hotel. ............................................................................................................... je suis actuellement a chiang khong, a la frontiere laotienne, cote thailande. samedi, je me suis rendue au marche de chatuchak a bangkok : c'est enorme, il doit vraiment faire plusieurs kilometres carres ce marche! en vrac, il y avait : bouffe, fleurs, vetements, artisanat, quincaillerie, animaux, dont des chatons et des chiots. j'ai pas reussi a savoir si les bebetes etaient vendues comme animal de compagne ou comme hors d'oeuvre (mais je suppose que les chachats tout poilus avec le noeud rose etaient a adopter et les vilains matous peles a manger).... j'ai acheter 2 pantalons a 2 euros l'un...ha!ha!ha!, je sent que certains doivent etre degoutes. dans l, ensemble, la thailande n'est pas chere, surtout la bouffe et les habits, ce qui coutent cher ce sont les petis trajets. en effet, il n'y a pas beaucoup de transports en commun dans les villes, donc tous les thailandais sont visses sur une moto des l'age de 12 ans (et a trois dessus, en plus). et donc les farangs (les blancs en thai), doivent louer tuktuks ou motos (c'est cher et ils savent arnaquer les touristes). sinon, j'ai pas mal trainailler partout a bamgkok, c'est vraiment fou comme ville, ceci dit je ne suis pas fachee d'etre partie, parce que c'est une vrai fournaise par contre. et pourtant, la ou je suis actuellement on peut pas dire qu'il fait frais. donc, hier soir j'ai pris le train de nuit pour chiang mai (nord ouest du pays). en attendant mon train sur le pas de porte de la gare, j'ai observe cetaines choses. premierement:la nouvelle mode thailandaise pour les petites filles de 2 a 3 ans: les sandales roses qui font "pouic pouic" quand ellles marchent. pratique, ca permet de pas perdre le gosse. et il faut avouer que c'est super mignon une gamine a couettes qui arrive en faisant "pouic pouic", comme un petit canard en plastique. deuxiemement: a 18h, c'est l'heure de l'hymne nationale. elle surgit de hauts parleurs installes dans la ville, et tout le monde se leve et rend respect a la patrie pendant 5 minutes. meme moi. voila tout pour l'instant, au niveau des observations. le train de nuit c'etait genial: il passe entre les maisons, on peut voir la vie des gens. impossible de sortir de bangkok: 2 heures apres le depart on etait toujours dans la ville. le wagon resto n'a pas de fenetres, on a les cheveux au vent, il decore de guirlandes de noel qui clignotentent, et l'ambiance est assuree par la diffusion de chants thais bien sucres (et gluants). au matin, on se reveille dans la jungle!! decors de bananiers, arbres geants avec lianes, terre rouges, rivieres marrons et boueuses, vaches exotiques (avec une bosse sur le dos et des cornes geantes) et de temps en temps un village de maisons sur pilotis au toit de chaume. puis ont sort de la jungle et la c'est rizieres, rizieres... la plus grosse (et la meilleure) surprise au matin: "mais...il fait mois de 30 degres!!!" youhou!!!!!!! je suis arrivee le matin a chiang mai, puis ai pris 2 bus pour venir jusqu'a la frontiere. j'ai pris le bus le plus bas de gamme, je suis bien contente d'etre arrivee car 6 heures dans un chicken bus sans AUCUNE suspension et qui chauffe comme une conserve, sans place pour les jambes, faut resister. mais bon, j'ai resiste et sur ce, je vais prendre une douche tchooooooooo!! PS: j'etais dans le train pendant le match! a tout les coups les italiens ont du s'aglutiner a 10 devant les buts pendant tout le match..... m'enfin, vous me direz ..................................................................................................... je suis actuellement au Nord du Laos, dans une ville qui s'appelle Luang Namtha. je suis partie mercredi matin de thailande, apres avoir recupere mon visa j'ai pris le bateau pour traverser le Mekong et aller cote laotien. apres avoir change de l'argent et fait tamponner mon visa, j'ai pris un tuktuk pour la gare de bus. la plupart des europeens qui passent par cette frontiere ne prennent pas le bus mais le bateau pour Luang Prabang (une villle qui parait il est tres belle, mais aussi tres touristique). moi j'ai decide de prendre la route qui va vers le nord, selon mon guide a eviter en saison des pluies. dans le bus, pour la premiere fois je suis la seule occidentale....je vais vite comprendre pourquoi. la route n'est goudronnee qu'au debut, apres c'est une piste en terre...en saison des pluies vous pouvez imaginer ce que ca donne. le bus est un vieu machin chinois, le chauffeur le manoeuvre comme il peut dans la gadoue. le bus s'enlisent 3 fois, alors surgissent les "reparateurs", c'est comme ca que je les ai appelle, pour degager le bus. ils plongent dans la boue pour mettre des chaines aux roues du bus, on doit tous descendre et marcher pour alleger le bus, des fois ils accrochent une chaine au bus et on doit tous tirer!!!! pour avancer, le chauffeur applique la methode dite du "surf sur la boue", qui fout un peu les jetons quand il s'approchent du bord. donc bref c'etait long (12 heures de voyage), fatiguant, et tres salissant (obliges de descendre toutes les heures et de patauger dans la boue) mais absolument genial!!! tres peu d'europeens prennent cette route. les village traverses sont incroyables: maisons sur pilotis, chiens, cochons, poulets, enfants, vieilles femmes la pipe au bec, et parfois seins nus, armes de
Quartier Kao San Road à Bangkok English translation pending
by Ludoninio · 2006-05-14 · 98 replies
😉Bonsoir à tous, amis voyageurs!

C'est fini, grace à tous vos conseils, j' ai terminé mon programe et mon book de voyage pour découvrir la thailande, entre fin juin et mi juillet.

Tout d' abord, merci à tous! Cependant, car il y a un mais, j'avais prevu de loger 4 nuitzs à KAO SAN ROAD à BK et j' ai vu sur un post des avis qui m'ont fait un peu peur!!!

J' aimerais savoir ce que vous en penser.

Un maximum d' avis je suis preneur de tout, avec ou sans argments, ( avec c' est mieux).

Ca me permettra de me conforter ou non dans mon choix.

Merci beaucoup à tous et à toutes
Itinéraire pour le Costa Rica English translation pending
by Kamize · 2006-04-29 · 18 replies
Bonjour! ma copine et moi sommes presentement au Nicaragua, et nous allons traverser au Costa Rica dans quelques jours. Alors, nous avons une bonne idee de notre itineraire, mais si vous avez quelques endroits a nous conseiller vous etes les bienvenue!!!! En passant, il fait tres chaud ici!!! au moins 35 degres celciuis a part de l'humidite!!!😉 merci beaucoup ! Alex et Annik
Seule en Iran English translation pending
by Galata · 2006-03-30 · 14 replies
Bonsoir, est-ce qu'il y a quelques unes d'entre vous qui seraient allées en Iran seule récemment? Est-ce possible? Comment dois-je m'habiller? Quels conseils me donneriez-vous ?
Mon séjour à Québec English translation pending
by Tr9mpe0te · 2005-12-12 · 66 replies
🙂Je reviens de Québec. Quelle ville, quel pays !! J’avais eu l’occasion, il y a quelques années, d’aller à Montréal et c’est une visite que je n’ai jamais oublie. Il me reste d’ailleurs une feuille d’érable ramassé à Mont-Royal. Idiot non ? Mais Québec, j’ai adoré. Peut-être parce que c’est plus petit. Mais j’ai eu surtout la chance d’être accueillie par des amis canadiens qui m’ont fait connaître autre chose que la visite touristique habituelle. Et cela fut une expérience que je ne suis pas prête d'oublier. Comment font-ils pour être aussi gentils ? Comment font ils pour être toujours aussi accueillants et si souriants ? Ou alors je ne fréquente que des râleurs !!! J’ai apprécié de pouvoir faire la queue dans un magasin sans que cela ne devienne le parcours du combattant, avoir une réponse à mon bonjour. Et puis, cet espace, je n’en reviens pas, nous sommes tellement habitués dans le Sud à ce que chaque mètre carré soit construit. Un seul bémol. LE FROID. Ca c'est vraiment difficile!!! Mais je dois reconnaitre, que la vie est parfaitement adaptée à la temperature : des démarreurs à distance pour les voitures, des pneus performants, des vêtements efficaces etc... D’accord je les ai fait beaucoup rire avec mon manteau, mon bonnet, mes tonnes de chaussettes et mes chaufferettes😏 Ah oui vous savez comment on fait rire un douanier canadien lorsqu’il vous demande ce que sont ces sachets dans votre sac ? Et bien vous lui expliquez que ce sont des chaufferettes et qu’il suffit de les casser pour que cela produise de la chaleur. Oui mort de rire le douanier !!! Car il parait que ce n’est pas vraiment l’hiver encore et bien qu’est ce qu’il leur faut, non vraiment ils ont de l'humour.🏴‍☠️ Ces quelques jours à Québec ont confirmé mon précédent séjour, à savoir J'AIME ce pays comme beaucoup de français d'ailleurs mais je crois que cette fois-ci j'y ai laissé un bout de mon coeur. J'espère y retourner dès que possible. Je reprendrai le traversier, je retournerai me promener sous le château Frontenac, me promener à l'île d'Orleans sous la neige. Et surtout, j'essaierai de me fondre le plus possible dans ce pays qui m'a tant donné.
Mes meilleurs souvenirs détruits! English translation pending
by Philom · 2005-12-09 · 32 replies
Il m'est arrivé ces derniers mois, au cours d'un long périple, de repasser dans des régions, des villages, des endroits que j'avais visité il y a plus de 30 ans. bien sur, tout avait changé, ....... la jolie plage sauvage avait laissée la place à un rutilant hotel et la faune proche alors, n'était plus là, .....le petit hameau avec son seul " chinois " était devenu bourg, ...la montagne aux grands mélézes avait laissée la place à une immonde carriére, ...l'ermite tout éfflanqué était parti au pays de ses rêves, ..le champ de manioc où tous les villageois venaient travailler, je le cherche toujours..le ruisseau où les enfants venaient dés la fin de l'école rivaliser d'audace, détourné, ..cette tribu avec son habitat en toit de paille déplacée, ... bref tout ce qui était mes souvenirs, tout ce que j'avais précieusement gardé dans un coin de mon conscient, tout ce pour quoi, j'avais parcouru de longs kms à pied, tout cela n'existait plus et pratiquement, ... tout n'était plus comme je l'avais vu. en seulement 30 à 20 ans. Je me suis alors dit, finalement tu as eu de la chance car tu as pu voir ce que d'autres, maintenant ne verront plus..mais c'est dommage.. car ou cela s'arretera t il... combien de sites dans 30 ans ne seront plus ce qu'ils sont actuellement...il va bien falloir un jour que l'on stoppe et qu'on se dise, maintenant c'est fini..il ne faut pas aller trop loin dans la démesure. que l'on respecte cette superbe nature sans laquelle nous ne pourrions pas vivre. oui mais quand, qu'en pensez vous, ..avez vous aussi ressenti ce sentiment d'impuissance..et que peut on faire..
Centre ayurvédique au Kerala (Inde) English translation pending
by Tara9 · 2005-10-06 · 78 replies
Namasté, je voudrais faire une cure ayurvédique au kerala, et je me demandais si vous n'auriez pas de bonnes adresses de centre ayurvédique. Et peu importe le prix, envoyez moi tout ce que vous trouvez ou connaissez... J'aimerais partir 2 mois. Si vous pouviez aussi m'indiquer les bons coins à visiter (sud de l'inde)... bien que toute l'inde m'intérrésse, je ne pense pas avoir assez de temps pour tout voir!!!

merci à tous pour vos réponses🙂
Hôtel Royal Decameron Salinitas (El Salvador) English translation pending
by Stessy · 2005-09-28 · 111 replies
Bonjour, qui connait ROYAL DECAMERON SALINITAS a El Salvator.Je crois que c`est un nouvel hôtel ! Qui peut m `éclairer ? merci d`avance bye bye Stessy

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