Results for "Assise+|+9+>+215"
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Voyager en Namibie en 4x4 à six personnes? English translation pending
Désireux de partir en Namibie l'été prochain, nous nous demandons s'il est possible de trouver un véhicule 4x4 équipé pour le camping pour six personnes (deux adultes et quatre enfants). Merci d'avance de vos réponses.
Les frontiers days de Cheyenne English translation pending
bonjour à tous
qui est déja aller aux frontier days à cheyenne? pouvez vous m'en parler, dire comment cela se passe et quel spectacles aller voir(rodéo....)
très peu de message à ce sujet
merci à vous
qui est déja aller aux frontier days à cheyenne? pouvez vous m'en parler, dire comment cela se passe et quel spectacles aller voir(rodéo....)
très peu de message à ce sujet
merci à vous
Ces petites phrases ou réflexions qui vous marquent durant un voyage English translation pending
aller sortez de votre calebasse la ou les phases entendue , qui vous ont marqué pendant un séjour a l'étranger .
1 ) Thailande, en grande conversation a l'ombre dans un temple paisible avec une brise autant exquise que bien venue assis a cote de moi un bonze représentant de une des plus belles philosophie de la vie .. .. il me sort tout droit << toi tu est fait , pour que je te incinere ici memme !!>> merci le voyage 🤪 2 ) il y a de cela 30 ans au moins😕 (comme quoi je suis dyslexique mais pas de trouble de la mémoire ....) . Tanger ( Maroc ) dans un bistro populaire du souk ou l'odeur de la mente est bien venue pour camoufler les odeurs de crottes d'âne .. la télévision communautaire allumer .. un politicien du coin nous parle .. < un spectateur en jelaba dit tout haut .. celui la, il sait bien parler de la bouche !! ( sous entendu rien dans le crane .. ) comme quoi le petit peuple sy connais aussi bien que les intelectueles en politique .....😉 a vous .........
1 ) Thailande, en grande conversation a l'ombre dans un temple paisible avec une brise autant exquise que bien venue assis a cote de moi un bonze représentant de une des plus belles philosophie de la vie .. .. il me sort tout droit << toi tu est fait , pour que je te incinere ici memme !!>> merci le voyage 🤪 2 ) il y a de cela 30 ans au moins😕 (comme quoi je suis dyslexique mais pas de trouble de la mémoire ....) . Tanger ( Maroc ) dans un bistro populaire du souk ou l'odeur de la mente est bien venue pour camoufler les odeurs de crottes d'âne .. la télévision communautaire allumer .. un politicien du coin nous parle .. < un spectateur en jelaba dit tout haut .. celui la, il sait bien parler de la bouche !! ( sous entendu rien dans le crane .. ) comme quoi le petit peuple sy connais aussi bien que les intelectueles en politique .....😉 a vous .........
Français sur le vol Paris-Las Vegas avec transit à Dallas le 9 août 2009? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis à la recherche de francais(es) partant de paris dimanche 9/08/2009 à destination de las Vegas avec un transit à dallas.
Bonne journée!!!!!!
Je suis à la recherche de francais(es) partant de paris dimanche 9/08/2009 à destination de las Vegas avec un transit à dallas.
Bonne journée!!!!!!
Meilleur salon Air France à Roissy? English translation pending
Bonjour à tous,
D'après vous, quel est le meilleur salon AF à Roissy CDG?
Quelques critères d'appréciation: espace disponible, confort (places assises, calme, luminosité), propreté, journaux (langues, choix, achalandage), alimentation
Merci pour vos opinions & expériences Bonne journée Ringostar.
D'après vous, quel est le meilleur salon AF à Roissy CDG?
Quelques critères d'appréciation: espace disponible, confort (places assises, calme, luminosité), propreté, journaux (langues, choix, achalandage), alimentation
Merci pour vos opinions & expériences Bonne journée Ringostar.
Un petit siège pour les bivouacs en cyclo-camping? English translation pending
Salut à tous, j'aimerais savoir si vous utilisiez un petit siège pour les bivouacs en cyclo camping ?
Franchement, je ne supporte pas d'être assis par terre ca me brise le dos. Il n'y pas toujours de quoi s'assoir lors d'un bivouac...
J'aimerais trouver une sorte de mini siege pliant... enfin si ca existe?
Je connais ceux qu'on pose par terre, mais lorsqu'il pleut bof..
Franchement, je ne supporte pas d'être assis par terre ca me brise le dos. Il n'y pas toujours de quoi s'assoir lors d'un bivouac...
J'aimerais trouver une sorte de mini siege pliant... enfin si ca existe?
Je connais ceux qu'on pose par terre, mais lorsqu'il pleut bof..
Qui a déja testé un vélo électrique? English translation pending
Salut,
J'ai dernièrement vu un vélo électrique dernière génération, il semblerait que ce nouveau modèle ai une capacité de 40 à 60 kilomètres. Ca m'interesse beaucoup car je souhaiterais faire une randonnée de plusieurs semaines, mais n'étant pas trop sportive, je voudrais juste pédaler une quinzaine, voir vingt kilomètres par jour et faire le reste en "assisté" afin de rejoindre un hébergement.
Avez vous déjà testé ces vélos? Qu'en pensez vous? Avez vous des modèles à me suggérer?
Merci🙂
J'ai dernièrement vu un vélo électrique dernière génération, il semblerait que ce nouveau modèle ai une capacité de 40 à 60 kilomètres. Ca m'interesse beaucoup car je souhaiterais faire une randonnée de plusieurs semaines, mais n'étant pas trop sportive, je voudrais juste pédaler une quinzaine, voir vingt kilomètres par jour et faire le reste en "assisté" afin de rejoindre un hébergement.
Avez vous déjà testé ces vélos? Qu'en pensez vous? Avez vous des modèles à me suggérer?
Merci🙂
Assister à une comédie musicale sur Broadway? (New York) English translation pending
Bonjour,
Je passe quelques jours à New-York mi août et j'aimerais beaucoup voir une comédie musicale sur Broadway !
Si vous avez assisté à un des spectacles actuellement à l'affiche : http://ilovenytheater.com/fr/shows.php ; pouvez-vous me donner votre avis svp ? Merci !
J'hésite entre Mamma Mia (que j'ai vu en film et que j'ai adoré !) et Chicago.
Merci Julie
Je passe quelques jours à New-York mi août et j'aimerais beaucoup voir une comédie musicale sur Broadway !
Si vous avez assisté à un des spectacles actuellement à l'affiche : http://ilovenytheater.com/fr/shows.php ; pouvez-vous me donner votre avis svp ? Merci !
J'hésite entre Mamma Mia (que j'ai vu en film et que j'ai adoré !) et Chicago.
Merci Julie
Improvisation Nomade English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Première Partie : France
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
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Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Première Partie : France
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
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Assister à une cure de thalassothérapie en Bulgarie English translation pending
Bonjour à tous.
Nous partons en Bulgarie pour 15 jours à ORLOV Club 3000 en fin de semaine . Nous souhaiterions en profiter pour faire en alternence soit 1 jour sur deux " Visites du pays et Thalasso ". Si une personne a dèja assisté à ce type de cures, pouvez vous nous détailler une journée type car nous ne trouvons aucun programme sur leur contenu. ( durée des séances, attente, professionalime, propreté ... )
Vos réponses nous permettrons de nous déciser sur cette Thalasso.
Cordialement.
Nous partons en Bulgarie pour 15 jours à ORLOV Club 3000 en fin de semaine . Nous souhaiterions en profiter pour faire en alternence soit 1 jour sur deux " Visites du pays et Thalasso ". Si une personne a dèja assisté à ce type de cures, pouvez vous nous détailler une journée type car nous ne trouvons aucun programme sur leur contenu. ( durée des séances, attente, professionalime, propreté ... )
Vos réponses nous permettrons de nous déciser sur cette Thalasso.
Cordialement.
Carnet de voyage Espagne, Valence & Barcelone English translation pending
J’étais en Espagne entre le 19 mars et le 29 mars. Je recommande le guide Michelin de l’Espagne méditerranéenne, il est vraiment à jour et donne de bonnes indications. Je m’y suis référer plus d’une fois, particulièrement pour ma visite de Barcelone.
Donc en Espagne, j’ai été principalement à Valence où j’ai assisté à la fête des Fallas qui vaut vraiment le coup d’être vu, mais ça se tient chaque année en mars et la grande fête est le 19 mars jour de la St-Joseph. C’est vraiment le coup de cœur de Valence. Il y a aussi la cité des arts et des sciences qui est vraiment incomparable avec son architecture futuriste. Bien sure le marché central avec son architecture typique et ses étals de fruits & légumes, viande, fromage charcuterie, etc. Wow! La gare du nord avec ses murs de céramique tout en mosaïque. Le lit du Fleuve Turia détourné et réaménager en espace public. Nous sommes aussi allez visiter de petit village au sud de Valence, soit Cullera avec sa petite montagne et une vue splendide, Tavernes où nous avons habités en bordure de la méditerranée, Benidorm qui est une station touristique où beaucoup de touriste passent leur vacance, Calpe, Denia, Gandia et le plus spectaculaire Guadalest avec des pics rocheux à couper le souffle et un lac de la couleur du lac louise à Banff, vraiment Wow!
Nous sommes allés à Barcelone en train 4 jours et trois nuits. Nous avons loué un appartement, nous étions 4 personnes. Voir l’appartement au lien suivant :
http://www.oh-barcelona.com/fr/accomm_descr_short/refnr_449322/
Avant de partir, si vous n’avez jamais vu le Film l’auberge Espagnole, il faut que vous le voyez. C’est un film de Cédric Klapisch. Voici le lien pour le film :
http://www.cedric-klapisch.com/films/aubergeespagnole.html
Vous y verrai plein de scène tournée à Barcelone en plus d’un très bon film!
Dans le cartier de L’Eixample ou j’ai résidé, je vous recommande de marcher l’avenue Gaudi (Avinguda de Gaudi) entre la Sangrada Familia et l’hôpital Sant-Pau, c’est une rue piétonnière très typique avec Boutiques, restaurant et quelques pharmacies! Vraiment différente d’ici. La visite de l’Hôpital Sant-Pau et de ses jardins vaut vraiment le coup. Au bout de l’avenue Gaudi vous passez l’arche de l’hôpital cela débouche sur les jardins. Orangés, verdures, fleurs et L’architecture des bâtiments du début du siècle, ornés de céramiques tout ça très différent de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont! Ça donne presque le gout d’une petite convalescence…
Le parc Güell est à ne pas manquer, le coup de cœur de mon voyage. L’escalier et le dragon en céramique, la salle aux cent colonnes (il y en a en fait 86…) et la grande place circulaire entouré par le célèbre banc ondulé tout en céramiques multicolore avec une vue extraordinaire sur Barcelone. La visite de la maison Casa Museu Gaudi vaut la peine également sur le site.
La casa Milà (ou appelée La Pedrera) est une autre réalisation de Gaudi. La visite en vaut le coup, l’architecture, la vue du toit et de ses cheminées sont vraiment Wow!
Bien sure la Sangrada Familia mérite une visite, c’est en fait une église en chantier! Elle sera terminée en 2022 si ma mémoire en bonne… Le petit film de son histoire durant la visite mérite d’être vu. Il semble que le palau de la musica catalana mérite une visite pour sa spectaculaire coupole tout en vitraux. J’ai toutefois mis cette visite de côté par manque de temps…
Dans le cartier La Ribera, l’arc de triomphe en brique rouge de même que le passeig de Sant Joan mérite d’être parcouru à pied vraiment très beau. Celui-ci débouche sur le parc de la ciutadella avec ses jardins et fontaines dont celle des très dragons qui malgré qu’elle soit en restauration mérite le détour. Il y a aussi le parc zoologique que je n’ai pas visité, mais qui est surement très beau et pertinent à voir.
La Rambla qui débute par la plaça catalunya et se termine au port de Barcelone, mérite aussi une marche d’un bout à l’autre. Playa Catalunya est un grand parc, ou tu y verras beaucoup de touriste, et de pigeon… Quelque monument. C’est aussi là où tu trouveras le hard rock Café, mon lieu de pèlerinage obligé dans tous mes voyages! À l’entrée de la Rambla il y a une fontaine et la légende dit que quiconque y boit est assuré de revenir à Barcelone… Ce que j’ai fait! Il y a de nombreux point d’intérêt sur cette rue. Sans tout le nommer je de donne mes coup de cœur : Le marché Sant Josep tout comme celui de Valence est incomparable pour ses étals haut en couleur et en variété. Toi qui a une épicerie fine tu seras ravi de voir tout ça. Le palais de Güell est aussi semble t-il à voir et j’aurai bien aimé, toutefois lors de ma visite il était fermé pour restauration… L. La Plaça Reial vaut le détour, amuseur public, restaurent, architecture typique. Pour un bon rafraichissement au soleil, un super endroit. Les 2 réverbères de la plaça Reial sont de Gaudi.
La façade maritime s’ouvre avec le mirador de Colom dans lequel tu peux monter (je ne l’ai pas fait, trop de marche…). L’ensemble des bâtiments qui entourent le port est splendide. La douane, le musée maritime, l’hôtel de ville sont tous très beau. La Rambla Del Mar petit pont piétonnier à l’architecture particulière et la vue sur la marina et le téléphérique qui surplombe le port sont vraiment très beau. J’aurai bien voulu prendre le téléphérique, mais lorsqu’il y a trop de vent, il le ferme. Ça été le cas quand j’ai voulu y aller. Il semble que se soit souvent plus venteux en après midi, je te suggère d’y aller en avant midi si tu veux y monter. L’autre côté du pont, il y a un petit centre commercial, boutique, restaurent, aquarium et Imax.
Le village Olympique et les installations olympiques (Stade) sont deux endroits différents. Le village olympique est au bord de la mer, juste après le parc Zoologique. Tu y trouveras le tour Mapfre, l’hôtel Arts avec restaurants, Casino, et une marina avec des cafés et restaurants le long du quai. Il y a quelques monuments intéressants à y voir tel « David et Goliath » qui ressemblent plus à une feuille dans laquelle on aurait découpé deux yeux un nez et une bouche par lesquelles on aurait fait passer un trombone... C’est dans ce secteur que tu pourras aussi voir une arène pour les corridas en restauration, mais dont les travaux sont arrêter à cause de la crise économique.
L’ascension du Montjuic par le téléphérique et la visite du Castell de Montjuic sont très intéressante. Une vue imprenable sur la ville au 4 points cardinaux. Dun côté, le port commercial, de l’autre le port touristique, la ville puis le parc olympique avec le musée d’art Catalan. Le parc olympique est agréable à visiter, mais il n’y a rien d’ouvert, enfin quand j’y suis allé. Mais simplement de se promener sur le site et de voir les bâtiments vaut le détour. Le musée d’art Catalan est sur le même site et tous les jardins qui l’entourent méritent une petite ballade et un petit café sur la terrasse!
Voilà C’est long à résumé, mais je tenais à le faire!
Pour vous véhiculez dans la ville le transport en commun avec son métro et ses autobus est la façon la plus pratique. Tu te procure une passe à la journée ou à la semaine dans des distributeurs automatiques dans les bouches de Metro. C’est très sécuritaire.
Donc en Espagne, j’ai été principalement à Valence où j’ai assisté à la fête des Fallas qui vaut vraiment le coup d’être vu, mais ça se tient chaque année en mars et la grande fête est le 19 mars jour de la St-Joseph. C’est vraiment le coup de cœur de Valence. Il y a aussi la cité des arts et des sciences qui est vraiment incomparable avec son architecture futuriste. Bien sure le marché central avec son architecture typique et ses étals de fruits & légumes, viande, fromage charcuterie, etc. Wow! La gare du nord avec ses murs de céramique tout en mosaïque. Le lit du Fleuve Turia détourné et réaménager en espace public. Nous sommes aussi allez visiter de petit village au sud de Valence, soit Cullera avec sa petite montagne et une vue splendide, Tavernes où nous avons habités en bordure de la méditerranée, Benidorm qui est une station touristique où beaucoup de touriste passent leur vacance, Calpe, Denia, Gandia et le plus spectaculaire Guadalest avec des pics rocheux à couper le souffle et un lac de la couleur du lac louise à Banff, vraiment Wow!
Nous sommes allés à Barcelone en train 4 jours et trois nuits. Nous avons loué un appartement, nous étions 4 personnes. Voir l’appartement au lien suivant :
http://www.oh-barcelona.com/fr/accomm_descr_short/refnr_449322/
Avant de partir, si vous n’avez jamais vu le Film l’auberge Espagnole, il faut que vous le voyez. C’est un film de Cédric Klapisch. Voici le lien pour le film :
http://www.cedric-klapisch.com/films/aubergeespagnole.html
Vous y verrai plein de scène tournée à Barcelone en plus d’un très bon film!
Dans le cartier de L’Eixample ou j’ai résidé, je vous recommande de marcher l’avenue Gaudi (Avinguda de Gaudi) entre la Sangrada Familia et l’hôpital Sant-Pau, c’est une rue piétonnière très typique avec Boutiques, restaurant et quelques pharmacies! Vraiment différente d’ici. La visite de l’Hôpital Sant-Pau et de ses jardins vaut vraiment le coup. Au bout de l’avenue Gaudi vous passez l’arche de l’hôpital cela débouche sur les jardins. Orangés, verdures, fleurs et L’architecture des bâtiments du début du siècle, ornés de céramiques tout ça très différent de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont! Ça donne presque le gout d’une petite convalescence…
Le parc Güell est à ne pas manquer, le coup de cœur de mon voyage. L’escalier et le dragon en céramique, la salle aux cent colonnes (il y en a en fait 86…) et la grande place circulaire entouré par le célèbre banc ondulé tout en céramiques multicolore avec une vue extraordinaire sur Barcelone. La visite de la maison Casa Museu Gaudi vaut la peine également sur le site.
La casa Milà (ou appelée La Pedrera) est une autre réalisation de Gaudi. La visite en vaut le coup, l’architecture, la vue du toit et de ses cheminées sont vraiment Wow!
Bien sure la Sangrada Familia mérite une visite, c’est en fait une église en chantier! Elle sera terminée en 2022 si ma mémoire en bonne… Le petit film de son histoire durant la visite mérite d’être vu. Il semble que le palau de la musica catalana mérite une visite pour sa spectaculaire coupole tout en vitraux. J’ai toutefois mis cette visite de côté par manque de temps…
Dans le cartier La Ribera, l’arc de triomphe en brique rouge de même que le passeig de Sant Joan mérite d’être parcouru à pied vraiment très beau. Celui-ci débouche sur le parc de la ciutadella avec ses jardins et fontaines dont celle des très dragons qui malgré qu’elle soit en restauration mérite le détour. Il y a aussi le parc zoologique que je n’ai pas visité, mais qui est surement très beau et pertinent à voir.
La Rambla qui débute par la plaça catalunya et se termine au port de Barcelone, mérite aussi une marche d’un bout à l’autre. Playa Catalunya est un grand parc, ou tu y verras beaucoup de touriste, et de pigeon… Quelque monument. C’est aussi là où tu trouveras le hard rock Café, mon lieu de pèlerinage obligé dans tous mes voyages! À l’entrée de la Rambla il y a une fontaine et la légende dit que quiconque y boit est assuré de revenir à Barcelone… Ce que j’ai fait! Il y a de nombreux point d’intérêt sur cette rue. Sans tout le nommer je de donne mes coup de cœur : Le marché Sant Josep tout comme celui de Valence est incomparable pour ses étals haut en couleur et en variété. Toi qui a une épicerie fine tu seras ravi de voir tout ça. Le palais de Güell est aussi semble t-il à voir et j’aurai bien aimé, toutefois lors de ma visite il était fermé pour restauration… L. La Plaça Reial vaut le détour, amuseur public, restaurent, architecture typique. Pour un bon rafraichissement au soleil, un super endroit. Les 2 réverbères de la plaça Reial sont de Gaudi.
La façade maritime s’ouvre avec le mirador de Colom dans lequel tu peux monter (je ne l’ai pas fait, trop de marche…). L’ensemble des bâtiments qui entourent le port est splendide. La douane, le musée maritime, l’hôtel de ville sont tous très beau. La Rambla Del Mar petit pont piétonnier à l’architecture particulière et la vue sur la marina et le téléphérique qui surplombe le port sont vraiment très beau. J’aurai bien voulu prendre le téléphérique, mais lorsqu’il y a trop de vent, il le ferme. Ça été le cas quand j’ai voulu y aller. Il semble que se soit souvent plus venteux en après midi, je te suggère d’y aller en avant midi si tu veux y monter. L’autre côté du pont, il y a un petit centre commercial, boutique, restaurent, aquarium et Imax.
Le village Olympique et les installations olympiques (Stade) sont deux endroits différents. Le village olympique est au bord de la mer, juste après le parc Zoologique. Tu y trouveras le tour Mapfre, l’hôtel Arts avec restaurants, Casino, et une marina avec des cafés et restaurants le long du quai. Il y a quelques monuments intéressants à y voir tel « David et Goliath » qui ressemblent plus à une feuille dans laquelle on aurait découpé deux yeux un nez et une bouche par lesquelles on aurait fait passer un trombone... C’est dans ce secteur que tu pourras aussi voir une arène pour les corridas en restauration, mais dont les travaux sont arrêter à cause de la crise économique.
L’ascension du Montjuic par le téléphérique et la visite du Castell de Montjuic sont très intéressante. Une vue imprenable sur la ville au 4 points cardinaux. Dun côté, le port commercial, de l’autre le port touristique, la ville puis le parc olympique avec le musée d’art Catalan. Le parc olympique est agréable à visiter, mais il n’y a rien d’ouvert, enfin quand j’y suis allé. Mais simplement de se promener sur le site et de voir les bâtiments vaut le détour. Le musée d’art Catalan est sur le même site et tous les jardins qui l’entourent méritent une petite ballade et un petit café sur la terrasse!
Voilà C’est long à résumé, mais je tenais à le faire!
Pour vous véhiculez dans la ville le transport en commun avec son métro et ses autobus est la façon la plus pratique. Tu te procure une passe à la journée ou à la semaine dans des distributeurs automatiques dans les bouches de Metro. C’est très sécuritaire.
Qui connaît cette agence au Pérou? English translation pending
Bonjour
Est-ce que quelqu'un connait cette agence au Pérou: Vientosdelperu?
Merci
Assister au feu d'artifice au mont Rushmore! English translation pending
Bonjour à tous!
En naviguant sur les sites officiels des lieux où nous allons, j'ai vu sur celui du Mont Rushmore que le feu d'artifice sera tiré le 3 juillet cette année!!
Vu que nous serons dans le coin, j'aimerais avoir des avis de personnes ayant assisté à ce feu d'artifice(est-ce que sa vaut vraiment le coup?, la foule pose t-elle problème?, trouverons nous de la place pour camper dans les alentours?etc...)! MERCI🙂
En naviguant sur les sites officiels des lieux où nous allons, j'ai vu sur celui du Mont Rushmore que le feu d'artifice sera tiré le 3 juillet cette année!!
Vu que nous serons dans le coin, j'aimerais avoir des avis de personnes ayant assisté à ce feu d'artifice(est-ce que sa vaut vraiment le coup?, la foule pose t-elle problème?, trouverons nous de la place pour camper dans les alentours?etc...)! MERCI🙂
Alerte (Allemand) arnaqueur à Koh Phangan? English translation pending
Bonjour a tous et a tous,
Voila juste un petit message pour prevenir qu'il semblerait qu'il y ait une personne "Mythomane" sur Phangan dans le but de soutirer de l'argent, Voila comment ca se presente :
Moi qui sort du 7/11 de Tong Sala ; Lui assis devant en train de boire un jus d'orange,
May i talk with you? 😐 Ok.... Why not (je sens le plan super foireux) . Et la il debale son histoire et moi je lui pose toutes les questions possibles, Il revient d'un Visa Run a Penang pendant 5 jours, aujordh'ui dans le bateau il a bu avec des thai, qui l'auraient drogue, et il se serait reveille sans aucunes affaires dans le bateau a Tong Sala.Il dit avoir laisse ses affaires au Locker a Haad Rin pendant son Visa run de 5 jours (cela sous entend qu'il soit parti 5 jours sans affaires avec juste un petit sac a dos...), je lui propose de l'emmener a Haad Rin au Locker, il refuse, pretextant pouvoir avoir un arragement avec un Taxi pour l'emmener plus tard, le temps de se reposer.Je lui propose de l'emmener voir la police, il refuse, pretextant que la police va lui demander 200 bath (Bon ok ca je sais pas, maybe vrai?)Je lui tend mon telephone et lui propose d'appeler l'ambassade d'Allemagne (par rapport au passeport et la CB), il me dit ne pas avoir le numero de telephone, je lui propose de le trouver pour lui, il refuse, pretextant vouloir aller a Haad Rien prendre ses affaires avant.Je lui propose d'appeler sa banque pr faire opposition a sa Carte bleue volee, il refuse, pretextant ne pas avoir le numero de tel pr faire ooposition, je lui propose de trouver le tel sur internet, il refuse, pretextant avoir 24H pr faire opposition et donc pouvoir prendre un peu de temps encore (Mais bien sur il se fait tirer sa CB a Phangan, moi la premiere chose je remue ciel et terre pour faire opposition a sa place...).Autre point, il a des erraflures sur le pied et la jambe, probablement une chute de moto dont il aurait a payer les raparations avec l'argent qu'il n'a pas?
Au final je lui dis Ok so you dont want any help i proposed you, what kind of help do you need? il me dit vouloir 5-6 euros, je le cuisine il pretend etre sur phangan depuis longtemps et pourtant parle en Euros, il vise donc une "clientelle" de passage qui reflechit encore en Euros et non en Th Bath...
Ma reponse, Ok i dont really believe you, but i think anyway if you need to ask every people's money, you maybe really need it, so i give you 100bath (je dis bien cent et pas mil) and my telephone number, call me tomorrow or then i will know you lied and hope to never see you again there.
Ok merci au revoir voila ! (mon erreur, ne pas avoir pris une photo de lui pour la montrer ici).
Avez vous, vous aussi croise ce personnage sur l'ile? C'est donc un allemand d'environ 30-40 ans, assez sale sur lui, pas enormement gros mais un peu bedonne, les cheveux un peu clair il me semble.
A vous les studios!
Voila juste un petit message pour prevenir qu'il semblerait qu'il y ait une personne "Mythomane" sur Phangan dans le but de soutirer de l'argent, Voila comment ca se presente :
Moi qui sort du 7/11 de Tong Sala ; Lui assis devant en train de boire un jus d'orange,
May i talk with you? 😐 Ok.... Why not (je sens le plan super foireux) . Et la il debale son histoire et moi je lui pose toutes les questions possibles, Il revient d'un Visa Run a Penang pendant 5 jours, aujordh'ui dans le bateau il a bu avec des thai, qui l'auraient drogue, et il se serait reveille sans aucunes affaires dans le bateau a Tong Sala.Il dit avoir laisse ses affaires au Locker a Haad Rin pendant son Visa run de 5 jours (cela sous entend qu'il soit parti 5 jours sans affaires avec juste un petit sac a dos...), je lui propose de l'emmener a Haad Rin au Locker, il refuse, pretextant pouvoir avoir un arragement avec un Taxi pour l'emmener plus tard, le temps de se reposer.Je lui propose de l'emmener voir la police, il refuse, pretextant que la police va lui demander 200 bath (Bon ok ca je sais pas, maybe vrai?)Je lui tend mon telephone et lui propose d'appeler l'ambassade d'Allemagne (par rapport au passeport et la CB), il me dit ne pas avoir le numero de telephone, je lui propose de le trouver pour lui, il refuse, pretextant vouloir aller a Haad Rien prendre ses affaires avant.Je lui propose d'appeler sa banque pr faire opposition a sa Carte bleue volee, il refuse, pretextant ne pas avoir le numero de tel pr faire ooposition, je lui propose de trouver le tel sur internet, il refuse, pretextant avoir 24H pr faire opposition et donc pouvoir prendre un peu de temps encore (Mais bien sur il se fait tirer sa CB a Phangan, moi la premiere chose je remue ciel et terre pour faire opposition a sa place...).Autre point, il a des erraflures sur le pied et la jambe, probablement une chute de moto dont il aurait a payer les raparations avec l'argent qu'il n'a pas?
Au final je lui dis Ok so you dont want any help i proposed you, what kind of help do you need? il me dit vouloir 5-6 euros, je le cuisine il pretend etre sur phangan depuis longtemps et pourtant parle en Euros, il vise donc une "clientelle" de passage qui reflechit encore en Euros et non en Th Bath...
Ma reponse, Ok i dont really believe you, but i think anyway if you need to ask every people's money, you maybe really need it, so i give you 100bath (je dis bien cent et pas mil) and my telephone number, call me tomorrow or then i will know you lied and hope to never see you again there.
Ok merci au revoir voila ! (mon erreur, ne pas avoir pris une photo de lui pour la montrer ici).
Avez vous, vous aussi croise ce personnage sur l'ile? C'est donc un allemand d'environ 30-40 ans, assez sale sur lui, pas enormement gros mais un peu bedonne, les cheveux un peu clair il me semble.
A vous les studios!
Madère, l’île aux fleurs English translation pending
Madère, l'île aux fleurs: escapade d'une semaine, début avril.
Vous trouverez ce carnet réécris de manière plus lisible, ici: http://sites.google.com/site/maderelileauxfleurs/

Cela s’est décidé à la dernière minute et en moins d’une semaine nous étions assis dans l’avion. Le voyage pris sur « lastminute.com » nous a permis de bénéficier de plus de 50 % de réduction. Evidemment, nous devrons partir de Paris. Pas de problème, nous ferons la route de Lyon jusqu’à Roissy le samedi. Jeudi midi, je reçois l’info, nous sommes convoqués samedi, mais ……à 4h30 du matin ! Branle-bas de combat, il faudra partir dans l’urgence. Un peu de stress, un peu d’adrénaline et en voiture !
Le vol charter, sans histoire, partira à l’heure. L’hôtel, simple, avec petits déjeuners sous forme de buffets (formule très appréciée des uns et des autres plus familiers du camping !) nous a permis d’avoir un point d’attache à Funchal, la ville principale .Nous avions tout à découvrir de cette fameuse île que nous connaissions fort peu, que l’on nomme « l’île aux fleurs » ou « le jardin flottant », appellations qui ne sont effectivement pas usurpées.

Un climat printanier plutôt agréable, des fleurs à profusion, un réseau extrêmement ingénieux appelé « levadas » et qui permet d’acheminer l’eau de la forêt primitive (seul vestige au monde du tertiaire épargnée par la grande glaciation qui a suivie) vers les régions plus sèches. Ceci permet aussi au randonneur de pénétrer au plus profond de cette jungle aux multiples précipices par les chemins qui suivent ces canaux (le réseau total s’étendant à 1500 kilomètres !).
En matière d’ingéniosité, il me faut faire une parenthèse et évoquer la piste de l’aéroport. Comment se poser quand aucun espace plan n’est disponible sur une île volcanique? Là encore le cerveau humain a travaillé à plein régime : la solution fut trouvée sous forme d’une plate-forme gigantesque. Et sous les pylônes, on utilise l’espace pour des terrains de sport, des concerts…. Extraordinaire !



En route !
Nous apprendrons très rapidement à quel point la place est importante ici. Chaque centimètre carré est utilisé. Il faut dire qu’il a fallut la conquérir cette île et l’apprivoiser ! Un énorme caillou volcanique.
Les premiers colons y brûlèrent la forêt puis utilisèrent la culture en terrasses (appelée ici « poïos »), seul moyen face à ces montagnes aux pentes extrêmement abruptes.


La terre fut acheminée à dos d’homme et le problème de l’eau résolu avec les levadas.
Ne comptez pas trouver de trottoirs au bord des routes, tout espace étant utilisé, les trottoirs ont laissé la place à des jardins, des potagers, des bananiers et…. le réseau d’irrigation.
Système D pour se croiser et se garer, mais cela se passe sans encombres et de manière courtoise. Le fair-play est de mise ici.
Les espaces aménagés pour l’arrêt de la voiture sur les bas-côtés se comptent sur le bout des doigts, pas facile de faire des photos hors des points de vue« officiels ».
De plus, il faut espérer quand même bénéficier d’une voiture avec un moteur un tantinet puissant, car la montagne….ça se gagne, peut-être ici plus qu’ailleurs tellement les pentes peuvent être importantes.
Adeptes du camping-car, il faut oublier !
Nous arrivons donc à Funchal aux environs de10 heures. Après prise de possession de la voiture de location à l’aéroport et installation dans les chambres, nous explorons les environs et découvrons juste en face de l’hôtel, LE supermarché où nous nous fournirons désormais pour nos pique-niques du midi.
Nous sommes dans la zone balnéaire certes pas désagréable, mais ultra-touristique. 
Qu’à cela ne tienne, nous partirons découvrir les trésors cachés de l’île dans les coins les plus reculés. Nous commençons donc par un sympathique point de vue non loin de Funchal, le Pico dos Barcelos.
Nous traversons nos premières forêts d’eucalyptus et l’air embaume déjà le mimosa.

Nous découvrons en contrebas, le village de Curral das Freiras, refuge de nonnes au XVIème siècle, fuyant des pirates qui n’ont pas réussi à les poursuivre à travers les chemins escarpés.


Elles atteignirent cet ancien cratère de volcan et s’y établirent.

Dimanche
Programme du jour : Ribeiro Frio au cœur de la forêt laurifère (primitive), rando levada vers Portela et fin dans les piscines naturelles de Porto da Cruz.
Arrivée à Ribeiro Frio extra ! Le temps est super. Nous pique-niquons à côté des truitières.


Nous nous équipons de pied en cape pour la rando d’environ 4 heures : chaussures, sac à dos, eau, coupe-vent, bâtons…nous voilà enfin prêts, impatients et joyeux. La décision a été prise : le trajet n’étant pas une boucle nous prendrons un taxi à la fin des 10 kilomètres pour le retour. On est organisés, parés, c’est parti !....pour 50 mètres environ ! Une porte avec une pancarte bloque le chemin : réfection de la levada ! Horreur, malheur, désespoir, la mort dans l’âme nous montons au belvédère "des Balcoes ", souvent nuageux.
La chance sera ce coup-ci avec nous, c’est à peu près dégagé et la vue est belle.
Bon nous avons été coupés dans notre élan, mais qu’à cela ne tienne, nous irons donc directement aux piscines naturelles de Porto da Cruz (pour celles-ci, cela consiste en piscines en bord de mer remplies d’eau salée). Préparez vos maillots de bain les enfants ! Ce fut hélas un jour noir ! Les piscines sont vides !
Vues de Porto da Cruz
On regarde un peu les vagues et puis on va noyer notre spleen à la terrasse d’un restaurant ! On finira donc la journée à la pointe de Sao Lourenço. C’est très venteux, mais très sauvage, recouvert d’herbe rase et au final très beau !

Lundi
Avec une certaine appréhension, nous emportons les chaussures de marche, vont-elles servir aujourd’hui? Oh oui, elles ont servi !
Le programme du jour, c’est la route au nord vers Santana et la fameuse rando Caldeirao Verde (donnée dans le guide rando que nous avons acheté comme 4H1/2 aller/retour, nous mettrons plus !)
maison typique de Santana
Fameuse, elle le fut ! On se croyait dans un film « d’Indiana Jones ». Chemins glissants longeant des ravins abrupts au milieu de la forêt tropicale, traversées de tunnels d’un noir abyssal (ne pas oublier la lampe torche sinon la traversée est presque impossible), passages sous des cascades.
Un vrai bonheur pour les grands comme pour les plus jeunes. Nous arrivons en bout de course dans une caldeira (ancien cratère de volcan) où coule une très belle chute d’eau.

Malgré les quelques protestations des enfants, la rando est si belle que nous décidons d’enchaîner sur la Caldeirao do Inferno qui doit nous rajouter environ deux heures, réservée aux randonneurs expérimentés et cela par temps sec. Le temps est clément, nous décidons de la tenter, si ça s’avère trop dangereux, nous ferons simplement demi-tour. Elle est finalement interdite ! Nous croisons des randonneurs qui en reviennent. Après prise d’infos, c’est bon, on y va !
C’est vrai que le pas doit être sûr, voire même très sûr et qu’il ne faut en aucun cas être sujet au vertige ! Nous longeons des précipices, que dis-je, des abîmes, que dis-je le vide sans aucune protection, sur un chemin qui fait environ trente centimètres de large. Puis nous marchons sur d’anciens rails d’un petit « train de mine » en veillant à ne pas tomber dans la levada qui nous suit tout au long du parcours. Au final, après avoir affronté tout cela, nous voilà bloqués ! Plus moyen de trouver le chemin, à droite, à gauche, en haut….rien ! Nous croisons deux autres groupes de randonneurs perdus aussi. Avec les infos des uns et des autres et un peu de déduction la solution sera trouvée : il nous faut en fait, comme dans « Tintin et le temple du soleil », passer sous la cascade pour pouvoir continuer notre route !

Nous cheminerons un petit moment avec deux des personnes. Il faut franchir quatre tunnels totalement obscurs et nous profiterons de leurs lampes beaucoup plus puissantes que la notre, toute petite pour une famille de cinq. L’arrivée dans la vallée encaissée au milieu de parois qui nous surplombent avec un à-pic impressionnant est très belle, mais c’est certainement le chemin pour y parvenir et le fait que ça se mérite qui nous a le plus enchantés.
Bon, hommage aux enfants, car à part un arrêt pique-nique de trente minutes, c’est en fait dix heures de marche que nous avons effectuées. Et quand les pieds et les rotules commençaient sérieusement à ressentir la fatigue, une petite pluie tropicale nous accompagna sur la fin. Ce soir-là, ce fut un restau bien mérité !
Cette journée fut aussi marquée par la chute la plus spectaculaire du voyage. Tous yeux au paysage fabuleux, j’eus l’imprudence de ne pas surveiller mes pieds et la racine est traitre ! Objectif photo en avant, suivi par les dents, les mains et les genoux, c’est ventre à terre que je décidais de poursuivre la rando. Me voilà quitte pour un genou enflé et couronné, retour en arrière à l’âge de mes 8 ans. Pour le reste, après quelques soins, tout est rentré dans l’ordre rapidement.
Un autre piège perfide, outre les racines, c’est dans les tunnels. A contrario le malheureux qui guette le sol dans la faible lueur de la lampe peut se voir infliger une sanction immédiate à la tête cette fois-ci pour motif de plafond très bas !
Mardi
Pas de rando ! Les muscles sont meurtris. L’histoire nous dira que nous en ferons une quand même ! 
Dans l’avion, les enfants ont lié connaissance avec trois comparses et nous ferons de même avec leurs parents. Robin les surnommera durant tout le voyage « nos amis ». Ce matin-là, il était indispensable et totalement obligatoire d’aller à la piscine avec « nos amis ». (nos six enfants seront les seuls durant tout le séjour à avoir prisé cette eau encore bien frisquette en ce début avril !) Nous avons donc attendu que les enfants batifolent dans et hors de la piscine et nous avons déjà bien entamé la journée.
Il n’est pas loin de midi lorsque nous partons pour le plateau Paul da Serra, souvent dans le brouillard dit-on. Il sera à la hauteur de sa réputation !
Pour une mère qui a soif d’aventures, tous les moyens sont bons et quelques paquets de « m&m’s » sauront rallier l’ensemble des enfants à ma cause ! Après le plateau que nous atteindrons en voiture, nous finirons par la rando de la levada des 25 fontaines ; ce n’est que 3 heures de marche !
Nous voilà donc partis une première fois ! Zut, Lucas a oublié son sac avec ses affaires de rando. Retour au point de départ.
Nous voilà partis une deuxième fois, et nous atteignons le village de pêcheurs de Câmara de Lobos .
D’étranges voilent ornent des vaisseaux fantômes. Ce sont en fait des poissons (gatas) qui sèchent.
Zut, Gilles a oublié son sac également avec tous ses papiers et son appareil photo. Retour pour lui au point de départ ! Nous resterons avec les enfants à baguenauder dans le village, observant les enfants pêcher à la balance et les hommes jouer aux cartes, loisir semble-t-il très prisé ici. Partout où l’on peut jouer : sur un coin de table, des marches….on joue !
Les femmes, elles, semblent avoir déserté le village !

3ème départ. Nous atteignons enfin les falaises de Cabo Girao, les deuxièmes falaises les plus hautes d’Europe se jetant dans la mer, après arrêts à de multiples points de vue.
Les enfants découvrent les bananiers et les cannes à sucre.
A force de départs à répétition, de points de vue et de piscine, il est tard quand nous atteignons le plateau.
Le peu que nous en verrons est désert, même les moutons et les vaches semblent l’avoir abandonné !
Nous voyons se profiler la rando des 25 fontaines ou du moins, nous distinguons dans un épais brouillard ce qui semble en être le départ.
Hauts-les-cœurs, on ne voit rien et pour pimenter le tout, il pleut, une pluie froide et pénétrante Il est déjà quatre heures et tout le monde rentre ! Nous, on commence !
Nous sommes à deux doigts de baisser les bras. Je vais prendre mes informations auprès de 2 randonneurs allemands qui terminent. Ce n’est pas le grand beau, mais le temps est bien meilleur plus bas.
Allez zou, on enfile les chaussures, c’est parti !
Cela commence durement par une route goudronnée de deux kilomètres. A cet endroit-là, le seul de l’île dans notre périple, ils ont su trouver le filon. La route est coupée à la circulation et les gens qui le souhaitent peuvent prendre la navette municipale !
Je suis verte, la route descend à pic et je sais qu’au retour, bien fatigués et bien tard, il faudra la remonter. J’arrête la navette pour connaître la dernière heure possible et les tarifs. Oups ! 15 € pour 5 pour le retour uniquement, je crains fort qu’on n’en profite guère.
La rando n’est pas très longue, mais le chemin est difficile « à souhaits », ça descend sec et la marche n’est pas confortable du tout : chemin étroit et très irrégulier, pierreux, boueux et humide. Sur la fin, nous attend « l’escalier de la mort », une remontée de marches en pierre avec une pente très aigue ! Et juste derrière les deux kilomètres de route à gravir !
L’objectif final de cette balade, ce sont les 25 fontaines, c’est assez sympa.
Après quelques barrages des enfants sur le lieu-dit, il est temps de repartir, il est tard. Gilles devra descendre deux fois le fameux escalier et le remonter pour attendre une partie des troupes (soit Lucas et moi), très sûrs de leur affaire, qui avaient pris un autre chemin. Mais, il a bien fallu se rendre à la raison, la partie des troupes sûre d’elle était dans l’erreur !
Ce fameux escalier aura raison de moi. Je m’offrais honteusement la navette pour le retour. L’équipe masculine dans sa totalité décida de remonter la pente par ses propres moyens (tout en se soulageant de tous les sacs à dos).
Quel mal leur en a pris, j’en étais malade. Il était sept heures, arrivée dans un froid de canard et dans un brouillard de plus en plus épais, il ne restait que notre voiture sur le parking et la navette avait terminée sa journée. Nous étions seuls au monde.
J’ai bien du m’inquiéter dix minutes et je les ai vus déboucher du brouillard, fringuant et dans une forme olympienne.
Une autre épreuve nous attendait : le voyant d’essence nous rappela sa présence !
Nous étions au fin fond de nulle part, sans jamais croiser personne, mais heureusement en descente totale. Nous atteindrons finalement une station service, sans encombre, au niveau de la mer.
Nous retournerons à notre hôtel par la route côtière que je surnommerai « la route des bananiers ». Nous resterons raisonnables, ce soir pizzas dans la chambre.
Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2565506;#2565506
Vous trouverez ce carnet réécris de manière plus lisible, ici: http://sites.google.com/site/maderelileauxfleurs/

Cela s’est décidé à la dernière minute et en moins d’une semaine nous étions assis dans l’avion. Le voyage pris sur « lastminute.com » nous a permis de bénéficier de plus de 50 % de réduction. Evidemment, nous devrons partir de Paris. Pas de problème, nous ferons la route de Lyon jusqu’à Roissy le samedi. Jeudi midi, je reçois l’info, nous sommes convoqués samedi, mais ……à 4h30 du matin ! Branle-bas de combat, il faudra partir dans l’urgence. Un peu de stress, un peu d’adrénaline et en voiture !

Le vol charter, sans histoire, partira à l’heure. L’hôtel, simple, avec petits déjeuners sous forme de buffets (formule très appréciée des uns et des autres plus familiers du camping !) nous a permis d’avoir un point d’attache à Funchal, la ville principale .Nous avions tout à découvrir de cette fameuse île que nous connaissions fort peu, que l’on nomme « l’île aux fleurs » ou « le jardin flottant », appellations qui ne sont effectivement pas usurpées.

Un climat printanier plutôt agréable, des fleurs à profusion, un réseau extrêmement ingénieux appelé « levadas » et qui permet d’acheminer l’eau de la forêt primitive (seul vestige au monde du tertiaire épargnée par la grande glaciation qui a suivie) vers les régions plus sèches. Ceci permet aussi au randonneur de pénétrer au plus profond de cette jungle aux multiples précipices par les chemins qui suivent ces canaux (le réseau total s’étendant à 1500 kilomètres !).
En matière d’ingéniosité, il me faut faire une parenthèse et évoquer la piste de l’aéroport. Comment se poser quand aucun espace plan n’est disponible sur une île volcanique? Là encore le cerveau humain a travaillé à plein régime : la solution fut trouvée sous forme d’une plate-forme gigantesque. Et sous les pylônes, on utilise l’espace pour des terrains de sport, des concerts…. Extraordinaire !



En route !

Nous apprendrons très rapidement à quel point la place est importante ici. Chaque centimètre carré est utilisé. Il faut dire qu’il a fallut la conquérir cette île et l’apprivoiser ! Un énorme caillou volcanique.
Les premiers colons y brûlèrent la forêt puis utilisèrent la culture en terrasses (appelée ici « poïos »), seul moyen face à ces montagnes aux pentes extrêmement abruptes.


La terre fut acheminée à dos d’homme et le problème de l’eau résolu avec les levadas.
Ne comptez pas trouver de trottoirs au bord des routes, tout espace étant utilisé, les trottoirs ont laissé la place à des jardins, des potagers, des bananiers et…. le réseau d’irrigation.
Système D pour se croiser et se garer, mais cela se passe sans encombres et de manière courtoise. Le fair-play est de mise ici.
Les espaces aménagés pour l’arrêt de la voiture sur les bas-côtés se comptent sur le bout des doigts, pas facile de faire des photos hors des points de vue« officiels ».
De plus, il faut espérer quand même bénéficier d’une voiture avec un moteur un tantinet puissant, car la montagne….ça se gagne, peut-être ici plus qu’ailleurs tellement les pentes peuvent être importantes.
Adeptes du camping-car, il faut oublier !
Nous arrivons donc à Funchal aux environs de10 heures. Après prise de possession de la voiture de location à l’aéroport et installation dans les chambres, nous explorons les environs et découvrons juste en face de l’hôtel, LE supermarché où nous nous fournirons désormais pour nos pique-niques du midi.
Nous sommes dans la zone balnéaire certes pas désagréable, mais ultra-touristique. 
Qu’à cela ne tienne, nous partirons découvrir les trésors cachés de l’île dans les coins les plus reculés. Nous commençons donc par un sympathique point de vue non loin de Funchal, le Pico dos Barcelos.

Nous traversons nos premières forêts d’eucalyptus et l’air embaume déjà le mimosa.

Nous découvrons en contrebas, le village de Curral das Freiras, refuge de nonnes au XVIème siècle, fuyant des pirates qui n’ont pas réussi à les poursuivre à travers les chemins escarpés.


Elles atteignirent cet ancien cratère de volcan et s’y établirent.

Dimanche

Programme du jour : Ribeiro Frio au cœur de la forêt laurifère (primitive), rando levada vers Portela et fin dans les piscines naturelles de Porto da Cruz.
Arrivée à Ribeiro Frio extra ! Le temps est super. Nous pique-niquons à côté des truitières.


Nous nous équipons de pied en cape pour la rando d’environ 4 heures : chaussures, sac à dos, eau, coupe-vent, bâtons…nous voilà enfin prêts, impatients et joyeux. La décision a été prise : le trajet n’étant pas une boucle nous prendrons un taxi à la fin des 10 kilomètres pour le retour. On est organisés, parés, c’est parti !....pour 50 mètres environ ! Une porte avec une pancarte bloque le chemin : réfection de la levada ! Horreur, malheur, désespoir, la mort dans l’âme nous montons au belvédère "des Balcoes ", souvent nuageux.

La chance sera ce coup-ci avec nous, c’est à peu près dégagé et la vue est belle.

Bon nous avons été coupés dans notre élan, mais qu’à cela ne tienne, nous irons donc directement aux piscines naturelles de Porto da Cruz (pour celles-ci, cela consiste en piscines en bord de mer remplies d’eau salée). Préparez vos maillots de bain les enfants ! Ce fut hélas un jour noir ! Les piscines sont vides !
Vues de Porto da CruzOn regarde un peu les vagues et puis on va noyer notre spleen à la terrasse d’un restaurant ! On finira donc la journée à la pointe de Sao Lourenço. C’est très venteux, mais très sauvage, recouvert d’herbe rase et au final très beau !

Lundi
Avec une certaine appréhension, nous emportons les chaussures de marche, vont-elles servir aujourd’hui? Oh oui, elles ont servi !
Le programme du jour, c’est la route au nord vers Santana et la fameuse rando Caldeirao Verde (donnée dans le guide rando que nous avons acheté comme 4H1/2 aller/retour, nous mettrons plus !)
maison typique de SantanaFameuse, elle le fut ! On se croyait dans un film « d’Indiana Jones ». Chemins glissants longeant des ravins abrupts au milieu de la forêt tropicale, traversées de tunnels d’un noir abyssal (ne pas oublier la lampe torche sinon la traversée est presque impossible), passages sous des cascades.

Un vrai bonheur pour les grands comme pour les plus jeunes. Nous arrivons en bout de course dans une caldeira (ancien cratère de volcan) où coule une très belle chute d’eau.

Malgré les quelques protestations des enfants, la rando est si belle que nous décidons d’enchaîner sur la Caldeirao do Inferno qui doit nous rajouter environ deux heures, réservée aux randonneurs expérimentés et cela par temps sec. Le temps est clément, nous décidons de la tenter, si ça s’avère trop dangereux, nous ferons simplement demi-tour. Elle est finalement interdite ! Nous croisons des randonneurs qui en reviennent. Après prise d’infos, c’est bon, on y va !

C’est vrai que le pas doit être sûr, voire même très sûr et qu’il ne faut en aucun cas être sujet au vertige ! Nous longeons des précipices, que dis-je, des abîmes, que dis-je le vide sans aucune protection, sur un chemin qui fait environ trente centimètres de large. Puis nous marchons sur d’anciens rails d’un petit « train de mine » en veillant à ne pas tomber dans la levada qui nous suit tout au long du parcours. Au final, après avoir affronté tout cela, nous voilà bloqués ! Plus moyen de trouver le chemin, à droite, à gauche, en haut….rien ! Nous croisons deux autres groupes de randonneurs perdus aussi. Avec les infos des uns et des autres et un peu de déduction la solution sera trouvée : il nous faut en fait, comme dans « Tintin et le temple du soleil », passer sous la cascade pour pouvoir continuer notre route !

Nous cheminerons un petit moment avec deux des personnes. Il faut franchir quatre tunnels totalement obscurs et nous profiterons de leurs lampes beaucoup plus puissantes que la notre, toute petite pour une famille de cinq. L’arrivée dans la vallée encaissée au milieu de parois qui nous surplombent avec un à-pic impressionnant est très belle, mais c’est certainement le chemin pour y parvenir et le fait que ça se mérite qui nous a le plus enchantés.
Bon, hommage aux enfants, car à part un arrêt pique-nique de trente minutes, c’est en fait dix heures de marche que nous avons effectuées. Et quand les pieds et les rotules commençaient sérieusement à ressentir la fatigue, une petite pluie tropicale nous accompagna sur la fin. Ce soir-là, ce fut un restau bien mérité !
Cette journée fut aussi marquée par la chute la plus spectaculaire du voyage. Tous yeux au paysage fabuleux, j’eus l’imprudence de ne pas surveiller mes pieds et la racine est traitre ! Objectif photo en avant, suivi par les dents, les mains et les genoux, c’est ventre à terre que je décidais de poursuivre la rando. Me voilà quitte pour un genou enflé et couronné, retour en arrière à l’âge de mes 8 ans. Pour le reste, après quelques soins, tout est rentré dans l’ordre rapidement.
Un autre piège perfide, outre les racines, c’est dans les tunnels. A contrario le malheureux qui guette le sol dans la faible lueur de la lampe peut se voir infliger une sanction immédiate à la tête cette fois-ci pour motif de plafond très bas !
Mardi
Pas de rando ! Les muscles sont meurtris. L’histoire nous dira que nous en ferons une quand même ! 
Dans l’avion, les enfants ont lié connaissance avec trois comparses et nous ferons de même avec leurs parents. Robin les surnommera durant tout le voyage « nos amis ». Ce matin-là, il était indispensable et totalement obligatoire d’aller à la piscine avec « nos amis ». (nos six enfants seront les seuls durant tout le séjour à avoir prisé cette eau encore bien frisquette en ce début avril !) Nous avons donc attendu que les enfants batifolent dans et hors de la piscine et nous avons déjà bien entamé la journée.
Il n’est pas loin de midi lorsque nous partons pour le plateau Paul da Serra, souvent dans le brouillard dit-on. Il sera à la hauteur de sa réputation !
Pour une mère qui a soif d’aventures, tous les moyens sont bons et quelques paquets de « m&m’s » sauront rallier l’ensemble des enfants à ma cause ! Après le plateau que nous atteindrons en voiture, nous finirons par la rando de la levada des 25 fontaines ; ce n’est que 3 heures de marche !
Nous voilà donc partis une première fois ! Zut, Lucas a oublié son sac avec ses affaires de rando. Retour au point de départ.
Nous voilà partis une deuxième fois, et nous atteignons le village de pêcheurs de Câmara de Lobos .
D’étranges voilent ornent des vaisseaux fantômes. Ce sont en fait des poissons (gatas) qui sèchent.
Zut, Gilles a oublié son sac également avec tous ses papiers et son appareil photo. Retour pour lui au point de départ ! Nous resterons avec les enfants à baguenauder dans le village, observant les enfants pêcher à la balance et les hommes jouer aux cartes, loisir semble-t-il très prisé ici. Partout où l’on peut jouer : sur un coin de table, des marches….on joue !
Les femmes, elles, semblent avoir déserté le village !

3ème départ. Nous atteignons enfin les falaises de Cabo Girao, les deuxièmes falaises les plus hautes d’Europe se jetant dans la mer, après arrêts à de multiples points de vue.
Les enfants découvrent les bananiers et les cannes à sucre.
A force de départs à répétition, de points de vue et de piscine, il est tard quand nous atteignons le plateau.
Le peu que nous en verrons est désert, même les moutons et les vaches semblent l’avoir abandonné !
Nous voyons se profiler la rando des 25 fontaines ou du moins, nous distinguons dans un épais brouillard ce qui semble en être le départ.
Hauts-les-cœurs, on ne voit rien et pour pimenter le tout, il pleut, une pluie froide et pénétrante Il est déjà quatre heures et tout le monde rentre ! Nous, on commence !
Nous sommes à deux doigts de baisser les bras. Je vais prendre mes informations auprès de 2 randonneurs allemands qui terminent. Ce n’est pas le grand beau, mais le temps est bien meilleur plus bas.
Allez zou, on enfile les chaussures, c’est parti !
Cela commence durement par une route goudronnée de deux kilomètres. A cet endroit-là, le seul de l’île dans notre périple, ils ont su trouver le filon. La route est coupée à la circulation et les gens qui le souhaitent peuvent prendre la navette municipale !
Je suis verte, la route descend à pic et je sais qu’au retour, bien fatigués et bien tard, il faudra la remonter. J’arrête la navette pour connaître la dernière heure possible et les tarifs. Oups ! 15 € pour 5 pour le retour uniquement, je crains fort qu’on n’en profite guère.
La rando n’est pas très longue, mais le chemin est difficile « à souhaits », ça descend sec et la marche n’est pas confortable du tout : chemin étroit et très irrégulier, pierreux, boueux et humide. Sur la fin, nous attend « l’escalier de la mort », une remontée de marches en pierre avec une pente très aigue ! Et juste derrière les deux kilomètres de route à gravir !
L’objectif final de cette balade, ce sont les 25 fontaines, c’est assez sympa.
Après quelques barrages des enfants sur le lieu-dit, il est temps de repartir, il est tard. Gilles devra descendre deux fois le fameux escalier et le remonter pour attendre une partie des troupes (soit Lucas et moi), très sûrs de leur affaire, qui avaient pris un autre chemin. Mais, il a bien fallu se rendre à la raison, la partie des troupes sûre d’elle était dans l’erreur !
Ce fameux escalier aura raison de moi. Je m’offrais honteusement la navette pour le retour. L’équipe masculine dans sa totalité décida de remonter la pente par ses propres moyens (tout en se soulageant de tous les sacs à dos).
Quel mal leur en a pris, j’en étais malade. Il était sept heures, arrivée dans un froid de canard et dans un brouillard de plus en plus épais, il ne restait que notre voiture sur le parking et la navette avait terminée sa journée. Nous étions seuls au monde.
J’ai bien du m’inquiéter dix minutes et je les ai vus déboucher du brouillard, fringuant et dans une forme olympienne.
Une autre épreuve nous attendait : le voyant d’essence nous rappela sa présence !
Nous étions au fin fond de nulle part, sans jamais croiser personne, mais heureusement en descente totale. Nous atteindrons finalement une station service, sans encombre, au niveau de la mer.
Nous retournerons à notre hôtel par la route côtière que je surnommerai « la route des bananiers ». Nous resterons raisonnables, ce soir pizzas dans la chambre.Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2565506;#2565506
Soirée sur le Kirghizistan à Lausanne le 15 mai English translation pending
l'association suisse Pamir's Bridges (qui s'investit bénévolement au Kirghizistan et Tadjikistan) organise une soirée sur sur la route de la soie et le Kirghizistan le 15 mai à Lausanne,
j'ai déjà assisté à une de leur réunion qui facilite la préparation d'un premier voyage.(une copie de leur affiche jointe en bas du message).
pour ma part je serai déjà au Kirghizistan à vélo (j'ai d'ailleurs mis un autre message, si quelqu'un veut y faire un bout de route ensemble en mai. pour les visas l'ambassade à Genève est très efficace.
pour ma part je serai déjà au Kirghizistan à vélo (j'ai d'ailleurs mis un autre message, si quelqu'un veut y faire un bout de route ensemble en mai. pour les visas l'ambassade à Genève est très efficace.
Assister à un match de soccer/football européen en été! English translation pending
Un peu différent comme sujet, mais je suis un grand fan de soccer et je pars silloné l'europe cette été: france, italie, croatie et possiblement ailleurs... et un de mes rêves est d'assisté à un match de soccer européen de haut-niveau dans un gros stade bien plein avec toute l'ambiance qu'on devine à la télévision....
j'ai cherché partout sur internet et je ne trouve rien qui se joue entre le 16 juin et le 4 août...coupe des champions, championnats nationaux, qualifications coupe du monde, matchs amicaux internationaux...tout est stoppé durant l'été !
Quelqu'un ici saurait s'il y a vraiment rien l'été, ou s'il existe des matchs intéressants qui se jouent l'été ??
Merci beaucoup !
j'ai cherché partout sur internet et je ne trouve rien qui se joue entre le 16 juin et le 4 août...coupe des champions, championnats nationaux, qualifications coupe du monde, matchs amicaux internationaux...tout est stoppé durant l'été !
Quelqu'un ici saurait s'il y a vraiment rien l'été, ou s'il existe des matchs intéressants qui se jouent l'été ??
Merci beaucoup !
Où acheter un hamac à Rio de Janeiro? English translation pending
Bonjour,
Un ami se rendant à RIO au moi de MAI, je voudrai lui faire ramener un HAMAC pas allongé mais avec un morceau de bois en haut et ensuite hamac assis
Savez où l'on peutr entrouver dans RIO ?
Merci pour aide.
Cdlt
Moana
Spiderman est thai et vole au secours des enfants autistes English translation pending
Un peu d'humour et de tendresse pour ceux qui se lèvent ou ceux qui se couchent 😉
Un pompier thaïlandais est littéralement devenu un super-héros lundi. L'homme s'est déguisé en spiderman pour aller secourir un jeune autiste de huit ans apeuré qui s'était assis sur une corniche, a annoncé mardi la police. Des enseignants d'un établissement de Bangkok pour enfants en difficulté ont alerté les autorités lundi lorsqu'un autiste, effrayé à son premier jour d'école, s'est assis sur une corniche au troisième étage et a refusé de venir à l'intérieur, a indiqué un sergent de police à l'AFP. En dépit des efforts déployés par des enseignants, le petit garçon n'a pas bougé jusqu'au moment où sa mère a mentionné la passion de son enfant pour les super-héros, ce qui a incité le pompier Somchai Yoosabai à proposer une solution. Le sauveteur est alors rapidement retourné à la caserne de pompiers, a enfilé une combinaison de «Spiderman» et a porté secours à l'enfant, a ajouté le sous-officier. «Je lui ai dit: "Spiderman est là pour te sauver, aucun monstre ne va t'attaquer, marche lentement vers moi parce que courir, ça peut être dangereux"», a raconté le pompier à une chaîne de télévision locale. L'enfant s'est aussitôt levé et s'est mis dans les bras du pompier, a précisé la police. Somchai a expliqué qu'il gardait une combinaison de «Spiderman» à la caserne de pompiers pour égayer un peu les séances d'exercice. (la j'avoue me poser quelques questions 😮 ndrp) Source: SDA/ATS
http://www.20min.ch/...olite/story/25955152
PS. Avec une mention spéciale pour un autre forum qui avait relégué (et commenté) la news avant que je ne la lise dans le journal 😉
Un pompier thaïlandais est littéralement devenu un super-héros lundi. L'homme s'est déguisé en spiderman pour aller secourir un jeune autiste de huit ans apeuré qui s'était assis sur une corniche, a annoncé mardi la police. Des enseignants d'un établissement de Bangkok pour enfants en difficulté ont alerté les autorités lundi lorsqu'un autiste, effrayé à son premier jour d'école, s'est assis sur une corniche au troisième étage et a refusé de venir à l'intérieur, a indiqué un sergent de police à l'AFP. En dépit des efforts déployés par des enseignants, le petit garçon n'a pas bougé jusqu'au moment où sa mère a mentionné la passion de son enfant pour les super-héros, ce qui a incité le pompier Somchai Yoosabai à proposer une solution. Le sauveteur est alors rapidement retourné à la caserne de pompiers, a enfilé une combinaison de «Spiderman» et a porté secours à l'enfant, a ajouté le sous-officier. «Je lui ai dit: "Spiderman est là pour te sauver, aucun monstre ne va t'attaquer, marche lentement vers moi parce que courir, ça peut être dangereux"», a raconté le pompier à une chaîne de télévision locale. L'enfant s'est aussitôt levé et s'est mis dans les bras du pompier, a précisé la police. Somchai a expliqué qu'il gardait une combinaison de «Spiderman» à la caserne de pompiers pour égayer un peu les séances d'exercice. (la j'avoue me poser quelques questions 😮 ndrp) Source: SDA/ATS
http://www.20min.ch/...olite/story/25955152
PS. Avec une mention spéciale pour un autre forum qui avait relégué (et commenté) la news avant que je ne la lise dans le journal 😉
Paraplégique sur long-courrier English translation pending
Bonsoir,
J'aimerai faire voyager mon papa qui est paraplégique depuis la Thailande vers le Belgique pour une duree de 3 mois.
Il peut se lever et effectuer des pas s'il est assisté.Il y at'il des personnes ayant le même handicap qui ont fait un voyage de plus de 10 heures.Pourriez vous m'informer sur vos expériences et des démarches que je dois faire auprès des agences de voyage, afin de réaliser son rêve.Est-il possible qu'il puisse voyager seul?
Merci a tous.
Manissara.
Comment aller de Panaji à Anjuna Beach (Goa) English translation pending
Bonjour, nous allons passer qq jours à Najuna beach, comment rejoinfdre depuis Panaji?
Merci, simon.
Merci, simon.
Assister à des rites, rituels balinais et javanais sans voyeurisme et sans déranger English translation pending
Bonjour
Je sais que la société indonesiene est impregnée de nombreux rituels .Notament à Bali!
Sans faire de voyeurisme et sans déranger avez vous une idée ou je pourrais y assister!Je suis en Indonesie du 2 février 2009 au 25 février 2009
Pensez que je pourrais avoir l occasion de pouvoir y assisté?????
Merci et bonne journée à tous et toutes Amitié
Croisière originale en Amazonie? English translation pending
Bonjour,
Nous adorons les croisières, ma femme et moi et aimerions découvrit l'Amazonie.
Connaissez-vous une croisière originale de quelques nuits, mais surtout avec des activités à l'extérieurs du bateau, nous ne voudrions pas juste voir l'Amazonie de loin, assis sur des transats...
Merci pour vos réponses.
Marc
Partir en solo à Cayo Largo English translation pending
je voudrait partir en solo à cayo largo en février pour 1 ou 2 semaine.J'aimerais savoir si on peut s.amuser et avoir du plaisir en étant seule, , et quel me conseillerai vous.
merci à l'avance pour vos précieux commentaires
merci à l'avance pour vos précieux commentaires
Hébergements à Chiang Mai durant la fête de Songkran? English translation pending
😏😏 Bonjour à toutes et à tous,
Avant toutes choses, BONNE ANNÉE 2009 et beaucoup de voyages. Voilà, je pars pour un séjour de 20 jours en Thailande et je vais assisté à la fête de l'eau à Chiang Mai. J'y ai participé à Kao San Road mais je ne connais pas CM. Y a-t-il quelqu'un pour m'indiquer des lieux d'habitation et les endroit à fêter lors de cette fiesta ?
Par avance, Merci.
Avant toutes choses, BONNE ANNÉE 2009 et beaucoup de voyages. Voilà, je pars pour un séjour de 20 jours en Thailande et je vais assisté à la fête de l'eau à Chiang Mai. J'y ai participé à Kao San Road mais je ne connais pas CM. Y a-t-il quelqu'un pour m'indiquer des lieux d'habitation et les endroit à fêter lors de cette fiesta ?
Par avance, Merci.
KLM ou British Airways pour un vol vers Cape Town? English translation pending
L'un d'entre vous a t-il déjà effectué la liaison avec une de ces deux compagnies pour Cape Town en Afrique du Sud à savoir que ma question est la suivante :
le vol Amsterdam-Cape Town est un vol de jour et Londres-Cape Town un vol de nuit. Est-il plus facile de rester assis dans un avion 12h de jour ou bien de nuit???
le vol Amsterdam-Cape Town est un vol de jour et Londres-Cape Town un vol de nuit. Est-il plus facile de rester assis dans un avion 12h de jour ou bien de nuit???
Circuit en Argentine avec durée limitée de trajet par jour (santé) English translation pending
Bonjour à tous et à toutes.
Nous souhaitons partir avec ma compagne en Argentine. Malheureusement, ma douce et tendre s’est fait récemment très mal, et ne peut supporter plus de quelques heures assises (coccyx), elle est cependant prête à endurer l’avion... Par contre, aucun problème pour marcher et faire des sauts périlleux.
Auriez vous des idées de circuits et /ou marches (trek) qui pourraient nous aider à aller en argentine tout en palliant ce problème.
Pour résumer, l’idéal serait des points d’accroche (ville, region) où rester 2-4 jours à chaque fois. Et ou faire des trucs aux allentours qui ne nécessitent pas plus de 4 heures de routes (par aller). En compléments, on est également tenté par des marches avec tente pour des circuits de 2-3 jours.
Merci de votre aide et de vos conseils !
Nous souhaitons partir avec ma compagne en Argentine. Malheureusement, ma douce et tendre s’est fait récemment très mal, et ne peut supporter plus de quelques heures assises (coccyx), elle est cependant prête à endurer l’avion... Par contre, aucun problème pour marcher et faire des sauts périlleux.
Auriez vous des idées de circuits et /ou marches (trek) qui pourraient nous aider à aller en argentine tout en palliant ce problème.
Pour résumer, l’idéal serait des points d’accroche (ville, region) où rester 2-4 jours à chaque fois. Et ou faire des trucs aux allentours qui ne nécessitent pas plus de 4 heures de routes (par aller). En compléments, on est également tenté par des marches avec tente pour des circuits de 2-3 jours.
Merci de votre aide et de vos conseils !
les invasions barbares: le tourisme English translation pending
En milieu d'après midi, à Matho. C'est un monastère du Ladakh, et à ce qu'on dit, il est moins fréquenté que d'autres. On arrive, des moines nous accueillent. On discute et ils nous emmènent tout en haut, sous le toit. Là, dans le grenier, assis sur des grains d'orge ou de blé, les moines chantent en l'honneur de la divinité protectrice de leur secte tibétaine. Trompes, chants, cloches, incantations... Un peu de soleil filtre entre les tuiles. Des rayons de lumière traverse la poussière. On est assis sur le pas de la porte du grenier, on écoute, on boit du thé salé avec les 3 moines qui nous ont invité à les rejoindre. L'instant est magnifique.
Tout à coup, une personne arrive, puis deux puis...une quinzaine. . Des bedonnants avec le téléobjectif sur le T-Shirt "India" ou "Angkor". Pas un mot pour les moines mais ces touristes parlent fort, se bousculent à la porte, mitraillent avec le flash. Ils se permettent même d'entrer. Ils tirent la gueule en plus, ces touristes!! Etrangement, on les sent presque mal à l'aise! Ont-ils peur, pendant ce braquage, de se faire trancher la gorge par les sauvages, dans ce coin sombre? Une femme pose un pieds avant qu'un moine lui dise que ce n'est pas permis. Elle râle. Les moines ne disent rien d'autre mais je les sens agacés.
Les barbares repartent au bout de 2 minutes... Un tempête est passée. Je voudrais les jeter tous du haut de ce monastère. Ils ont montré du mépris pour les moines et leur rituel. Ils ont pourri ce moment hors du temps. Ce genre d'instants qui sont les raisons de mes voyages.
Je ne sais pas d'où venait cette meute. Mais je suis sûr que si je m'étais comporté comme ça dans leur église, j'aurai été foutu à la porte! Mais là, pour eux, ça ne compte pas. Ils viennent faire des images typiques de gens moins riches et donc moins évolués qu'eux...
J'en ai voulu aussi aux moines de n'avoir rien fait contre ce manque de respect. La non violence bouddhiste?... Le groupe a payé son entrée au monastère pour voir en coup de vent quelques fresques. Peut-être les moines préfèrent ils ne rien dire pour garder leur gagne pain? Peut-être vont-ils finir par faire de faux rituels pour attirer le touriste?
A la fin de la célébration, un moine a l'air très irrité. Il me dit :"Finish, go...". Je n'ai fait aucune photo, j'ai été silencieux. Mais je suis assimilé au groupe. Et il a raison. En venant ici, je participe à la déculturation. Si je vais dans des endroits moins touristiques, je les rendrai plus touristiques! Je serai donc aussi responsable des ravages du tourisme qui suivront. Que faire? Arrêter de voyager? Je ne sais pas...
Je retrouve le groupe dans la cour et dans une salle du monastère. Pour me calmer, Pour me calmer, je me contente de me placer systématiquement devant leurs objectifs lorsqu'ils s'apprêtent à fait une photo. Mais ca ne fait pas tomber mon envie de m'en prendre à eux physiquement.
Après l'énervement est venu une question : à quoi bon voyager vers ce type de destination? Je veux découvrir des mondes différents du mien mais sans arrêt, le pire de mon monde fait irruption. Le pire, c'est cette consommation d'exotisme. Et ce lieu que je visite, n'est-il pas corrompu ? Je n'y vois que le monde gravitant autour des touristes, le monde fait pour les touristes. Un monde virtuel.
Je ne souhaite plus aller dans ce genre d'endroit. Je ne céderai plus à la facilité.
Tout à coup, une personne arrive, puis deux puis...une quinzaine. . Des bedonnants avec le téléobjectif sur le T-Shirt "India" ou "Angkor". Pas un mot pour les moines mais ces touristes parlent fort, se bousculent à la porte, mitraillent avec le flash. Ils se permettent même d'entrer. Ils tirent la gueule en plus, ces touristes!! Etrangement, on les sent presque mal à l'aise! Ont-ils peur, pendant ce braquage, de se faire trancher la gorge par les sauvages, dans ce coin sombre? Une femme pose un pieds avant qu'un moine lui dise que ce n'est pas permis. Elle râle. Les moines ne disent rien d'autre mais je les sens agacés.
Les barbares repartent au bout de 2 minutes... Un tempête est passée. Je voudrais les jeter tous du haut de ce monastère. Ils ont montré du mépris pour les moines et leur rituel. Ils ont pourri ce moment hors du temps. Ce genre d'instants qui sont les raisons de mes voyages.
Je ne sais pas d'où venait cette meute. Mais je suis sûr que si je m'étais comporté comme ça dans leur église, j'aurai été foutu à la porte! Mais là, pour eux, ça ne compte pas. Ils viennent faire des images typiques de gens moins riches et donc moins évolués qu'eux...
J'en ai voulu aussi aux moines de n'avoir rien fait contre ce manque de respect. La non violence bouddhiste?... Le groupe a payé son entrée au monastère pour voir en coup de vent quelques fresques. Peut-être les moines préfèrent ils ne rien dire pour garder leur gagne pain? Peut-être vont-ils finir par faire de faux rituels pour attirer le touriste?
A la fin de la célébration, un moine a l'air très irrité. Il me dit :"Finish, go...". Je n'ai fait aucune photo, j'ai été silencieux. Mais je suis assimilé au groupe. Et il a raison. En venant ici, je participe à la déculturation. Si je vais dans des endroits moins touristiques, je les rendrai plus touristiques! Je serai donc aussi responsable des ravages du tourisme qui suivront. Que faire? Arrêter de voyager? Je ne sais pas...
Je retrouve le groupe dans la cour et dans une salle du monastère. Pour me calmer, Pour me calmer, je me contente de me placer systématiquement devant leurs objectifs lorsqu'ils s'apprêtent à fait une photo. Mais ca ne fait pas tomber mon envie de m'en prendre à eux physiquement.
Après l'énervement est venu une question : à quoi bon voyager vers ce type de destination? Je veux découvrir des mondes différents du mien mais sans arrêt, le pire de mon monde fait irruption. Le pire, c'est cette consommation d'exotisme. Et ce lieu que je visite, n'est-il pas corrompu ? Je n'y vois que le monde gravitant autour des touristes, le monde fait pour les touristes. Un monde virtuel.
Je ne souhaite plus aller dans ce genre d'endroit. Je ne céderai plus à la facilité.
Séjour à San Francisco avec nos trois enfants English translation pending
Bonsoir,
Deux lieux dans la baie nous intéressent, Angel Island et Alcatraz, mais un choix se pose à nous à cause du temps. Quels sont vos conseils sachant que nous serons accompagnés de nos trois enfants ( 19, ~16, 14 ) ?
Il y a quelques années lors d'un de ses passages à San Francisco, mon mari avait assisté à un concert de Pavarotti en plein air dans un parc. Existe -t-il un site où je puisse trouver des renseignements de cette nature?
Je glane aussi toute autre information.
Ce site est une mine de découvertes ;
Merci à tous de le faire vivre.
Deux lieux dans la baie nous intéressent, Angel Island et Alcatraz, mais un choix se pose à nous à cause du temps. Quels sont vos conseils sachant que nous serons accompagnés de nos trois enfants ( 19, ~16, 14 ) ?
Il y a quelques années lors d'un de ses passages à San Francisco, mon mari avait assisté à un concert de Pavarotti en plein air dans un parc. Existe -t-il un site où je puisse trouver des renseignements de cette nature?
Je glane aussi toute autre information.
Ce site est une mine de découvertes ;
Merci à tous de le faire vivre.
Dates de la fête des éléphants à Surin en novembre 2009? (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
nous souhaitons assister à la fête des éléphants à Surin l'année prochaine en novembre 2009. Quelqu'un connaît-il déjà les dates ou est-ce trop tôt ?
Nous y avons assisté en 2007 et c'était tellement magnifique que nous aimerions y retourner !
Merci à vous.
nous souhaitons assister à la fête des éléphants à Surin l'année prochaine en novembre 2009. Quelqu'un connaît-il déjà les dates ou est-ce trop tôt ?
Nous y avons assisté en 2007 et c'était tellement magnifique que nous aimerions y retourner !
Merci à vous.