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Voyage de 24 jours dans l'Ouest américain-jeunes English translation pending
Bonjour, après pas mal de recherche sur le forum, je lance cette discussion pour planifier au mieux ce voyage dans l'Ouest Américain.
Nous sommes un couples de 22 et 21 ans et nous désirons partir aux Etats-Unis du 7 au 30 Juin 2010.
Nous voulons dans un 1er temps arriver à New-York pour y rester 2 jours, et ensuite partir direction l'Ouest Américain pour un petit road trip entre LA SF et Las Vegas.
C'est là que tout ce complique pour nous car je ne sais vraiment pas comment l'aborder.
En effet je ne sais toujours pas, si il est mieux de faire une boucle ou alors d'arriver à SF ou à LA et repartir vers N-Y de Las Vegas.
Quel est l'option la plus économique?
Voici une ébauche du voyage:
En partant du principe que l'on arrive à LA:
New-York==> Los Angeles==>San Fransisco (par la route 1)==> Yosemite Park==> Death valley==> Las vegas==> Grand Canyon ==> Page -Lac Powel==> Monument Valley==> Arches National park (celui là c'est bonus car cela fait un joli petit détour à priori)==> Bryce canyon==> Zion==> Las-Vegas==>New-York
Alors tout d'abord, est-ce que c'est possible dans les 24 jours que l'on a? Si non que faut-il modifier? Est-ce qu'on a oublier des endroits à ne pas louper?
On pense ne pas rester longtemps à LA et au moins 3 jours à SF, 2 jours à LV.
Précisions diverses: - On a déjà un pass pour les parcs nationaux, on pense y dormir en camping, comment cela ce passe-t-il? - On est donc jeune conducteur, quel est le loueur qui fait le meilleurs tarifs pour les jeunes? J'ai pour le moment vu Hertz qui propose 15$/jours contre 25$/jours pour d'autre. - On a un budget de 2000€/pers, complètement impossible, juste ou budget satisfaisant?
Comme vous pouvez le voir, tout est encore très flou pour nous et j'espère que vous allez pouvoir nous aidez à éclaircir tout cela:p
Merci d'avance Yohann
Voici une ébauche du voyage:

En partant du principe que l'on arrive à LA:
New-York==> Los Angeles==>San Fransisco (par la route 1)==> Yosemite Park==> Death valley==> Las vegas==> Grand Canyon ==> Page -Lac Powel==> Monument Valley==> Arches National park (celui là c'est bonus car cela fait un joli petit détour à priori)==> Bryce canyon==> Zion==> Las-Vegas==>New-York
Alors tout d'abord, est-ce que c'est possible dans les 24 jours que l'on a? Si non que faut-il modifier? Est-ce qu'on a oublier des endroits à ne pas louper?
On pense ne pas rester longtemps à LA et au moins 3 jours à SF, 2 jours à LV.
Précisions diverses: - On a déjà un pass pour les parcs nationaux, on pense y dormir en camping, comment cela ce passe-t-il? - On est donc jeune conducteur, quel est le loueur qui fait le meilleurs tarifs pour les jeunes? J'ai pour le moment vu Hertz qui propose 15$/jours contre 25$/jours pour d'autre. - On a un budget de 2000€/pers, complètement impossible, juste ou budget satisfaisant?
Comme vous pouvez le voir, tout est encore très flou pour nous et j'espère que vous allez pouvoir nous aidez à éclaircir tout cela:p
Merci d'avance Yohann
Tourisme individuel à Bali: bons plans, hôtels...? English translation pending
Bonjour,
Nous désirons mon épouse et moi même effectuer un séjour à Bali durant La 2ème quinzaine de mars 2011. L'affluence touristique ne gâche-t-elle pas le charme de l'île. Quels sont les bons plans pour découvrir Bali en évitant les hordes de touristes.
Est-t-il préférable de confier la réservation des hôtels et voiture à une agence ou bien un vol sec est suffisant ?
Faut-il se limiter à Bali ou bien envisager de compléter le séjour par une visite de Lombok et/ou l'est de Java ?
merci d'avance pour les renseignements
Croisière "Tour du Monde" sur le Costa Deliziosa: excursions? English translation pending
BONJOUR ET BONNE ANNEE A TOUS LES MEMBRES ET ORGANISATEURS DU FORUM §POUR CEUX QUI SONT INSCRITS POUR LE TOUR DU MONDE DU DELIZIOSA , UNE PARTIE DES EXCURSIONS EST EN LIGNE SUR LE SITE COSTA (A CE JOUR DE SINGAPOUR A MARSEILLE) LE RESTE VIENDRA PLUS TARD JE PENSE.. BON CHAMADOU, KYPRIS, CIBC, MARIGOT, LES CARTES BLEUS VONT POUVOIR COMMENCER A CHAUFFER!! A BIENTOT.. CORDIALEMENT
Circuit de dix-huit jours dans l'ouest des États-Unis en avril 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple (25 ans) et partons en avril pour 3 semaines faire un circuit sur la cote ouest. ne parlant pas anglais, une agence m'a fait une proposition autotour avec réservation d'hotels, nous souhaitons déjà apporter des modifications, notamment, rajouter 2 jours à Los Angeles pour faire les parcs et 2 jours à San Francisco. De plus, modifier les hotels dans ces 2 villes qui ont l'air d'être excentrés. Nous n'avons pas envie de faire de grosses randonnées, au maximum des ballades de 2H, par rapport aux parcs proposés, faut-il prévoir de longues marches ou pas forcémment? De plus, le parc de yellowstone n'est pas inclus, est il vraiment indispensable (apparemment le plus beau d'après ce que j'ai pu lire sur le forum)? merci d'avance pour les commentaires que vous apporterez à mon message (changement d'hotels mal situés, parcs dans lesquels passer moins de temps ou destinations à zapper...), le circuit est le suivant:
- 1er et 2ème jour : Los Angeles / hotel Custom Hotel - 3ème jour : Los Angeles, San Diego . 160 km . Longez les plages chics et branchées de Newport Beach et de Laguna Beach et arrêtez-vous à la charmante mission San Juan Capistrano, avant la station balnéaire de La Jolla aux portes de San Diego. - -- hôtel : Howard Johnson SeaWorld ** - 4ème jour : San Diego, Palm Springs . 215 km . Old Town, les missions, le centre et la presqu'île de Coronado, qui mélangent les styles architecturaux, font de San Diego une ville très séduisante. A Palm Springs, humez l'atmosphère un brin rétro. - --hôtel : Travelodge ** - 5ème jour : Palm Springs, Scottsdal . 450 km . Le Joshua Tree National Park est sur la route, ensuite c'est le redoutable désert de Sonora, avec au bout, l'oasis et ses saloons. -- Votre hôtel : Days Inn Fashion Square ** - 6ème jour : Scottsdale . Profitez de cette journée pour parcourir l'Apache Trail et découvrir ses paysages spectaculaires. Sur la route, ne manquez pas le barrage Roosevelt et le Tonto National Monument. -- Votre hôtel : Days Inn Fashion Square ** - 7ème jour : Scottsdale, Grand Canyon . 365 km . Passez par la ville minière de Jerome avant de rejoindre Sedona et ses roches rouges, puis Flagstaff sur la Route 66 avant le panorama géant du Grand Canyon. -- Votre hôtel : Holiday Inn Express ** - 8ème jour : Grand Canyon, Monument Valley . 290 km . Traversée des réserves Hopis et Navajos aux confins du Painted Desert jusqu'aux parois grandioses du Canyon de Chelly et ses ruines envoûtantes avant les donjons de Monument Valley. -- Votre hôtel : Holiday Inn ** - 9ème jour : Monument Valley, Lake Powell . 215 km -- Votre hôtel : Super 8 ** - 10ème jour : Lake Powell, Bryce Canyon . 245 km . Beau désert jusqu'à Kanab et Bryce Canyon, où la forêt s'ouvre sur un belvédère à la vue imprenable sur des centaines de colonnes et d'arcs-boutants rouges et or. -- Votre hôtel : Best Western Ruby's Inn *** 11ème jour : Bryce Canyon, Las Vegas . 420 km . Sur la route, passage obligé par le Zion National Park qui recèle de trésors naturels tels que des canyons en grès rouge ou d'impressionnantes falaises. Puis, vous arrivez à Las Vegas -- Votre hôtel : Tropicana *** - 12ème jour : Las Vegas - 13ème jour : Las Vegas, Death Valley . 210 km . L'un des plus grands parcs nationaux américains vous attend avec son relief désertique. -- Votre hôtel : Furnace Creek Ranch *** - 14ème jour : Death Valley, Yosemite . 500 km . Suivez le versant est de la Sierra Nevada avec ses petites localités western, décor de nombreux films, avant d'atteindre le col du Tioga à l'entrée du Yosemite National Park. -- Votre hôtel : Shilo Inn ** 15ème jour : Yosemite . -- Votre hôtel : Shilo Inn ** 16ème jour : Yosemite, Lake Tahoe . 315 km . Repassez le col du Tioga s'il est ouvert pour voir l'énigmatique Mono Lake et surtout Bodie, ville fantôme classée. Sinon la Route 49 aligne les bourgades de la ruée vers l'or jusqu'au bout du beau lac Tahoe. -- Votre hôtel : Best Western Timber Cove Lodge *** - 17ème jour : Lake Tahoe, San Francisco . 330 km . Après Truckee, escaladez la Sierra Nevada jusqu'à Sacramento, la vieille capitale qui vit dans le souvenir du Pony Express. San Francisco. -- Votre hôtel : Best Western Americania *** 18ème jour : San Francisco
Au plaisir!
Nous sommes un couple (25 ans) et partons en avril pour 3 semaines faire un circuit sur la cote ouest. ne parlant pas anglais, une agence m'a fait une proposition autotour avec réservation d'hotels, nous souhaitons déjà apporter des modifications, notamment, rajouter 2 jours à Los Angeles pour faire les parcs et 2 jours à San Francisco. De plus, modifier les hotels dans ces 2 villes qui ont l'air d'être excentrés. Nous n'avons pas envie de faire de grosses randonnées, au maximum des ballades de 2H, par rapport aux parcs proposés, faut-il prévoir de longues marches ou pas forcémment? De plus, le parc de yellowstone n'est pas inclus, est il vraiment indispensable (apparemment le plus beau d'après ce que j'ai pu lire sur le forum)? merci d'avance pour les commentaires que vous apporterez à mon message (changement d'hotels mal situés, parcs dans lesquels passer moins de temps ou destinations à zapper...), le circuit est le suivant:
- 1er et 2ème jour : Los Angeles / hotel Custom Hotel - 3ème jour : Los Angeles, San Diego . 160 km . Longez les plages chics et branchées de Newport Beach et de Laguna Beach et arrêtez-vous à la charmante mission San Juan Capistrano, avant la station balnéaire de La Jolla aux portes de San Diego. - -- hôtel : Howard Johnson SeaWorld ** - 4ème jour : San Diego, Palm Springs . 215 km . Old Town, les missions, le centre et la presqu'île de Coronado, qui mélangent les styles architecturaux, font de San Diego une ville très séduisante. A Palm Springs, humez l'atmosphère un brin rétro. - --hôtel : Travelodge ** - 5ème jour : Palm Springs, Scottsdal . 450 km . Le Joshua Tree National Park est sur la route, ensuite c'est le redoutable désert de Sonora, avec au bout, l'oasis et ses saloons. -- Votre hôtel : Days Inn Fashion Square ** - 6ème jour : Scottsdale . Profitez de cette journée pour parcourir l'Apache Trail et découvrir ses paysages spectaculaires. Sur la route, ne manquez pas le barrage Roosevelt et le Tonto National Monument. -- Votre hôtel : Days Inn Fashion Square ** - 7ème jour : Scottsdale, Grand Canyon . 365 km . Passez par la ville minière de Jerome avant de rejoindre Sedona et ses roches rouges, puis Flagstaff sur la Route 66 avant le panorama géant du Grand Canyon. -- Votre hôtel : Holiday Inn Express ** - 8ème jour : Grand Canyon, Monument Valley . 290 km . Traversée des réserves Hopis et Navajos aux confins du Painted Desert jusqu'aux parois grandioses du Canyon de Chelly et ses ruines envoûtantes avant les donjons de Monument Valley. -- Votre hôtel : Holiday Inn ** - 9ème jour : Monument Valley, Lake Powell . 215 km -- Votre hôtel : Super 8 ** - 10ème jour : Lake Powell, Bryce Canyon . 245 km . Beau désert jusqu'à Kanab et Bryce Canyon, où la forêt s'ouvre sur un belvédère à la vue imprenable sur des centaines de colonnes et d'arcs-boutants rouges et or. -- Votre hôtel : Best Western Ruby's Inn *** 11ème jour : Bryce Canyon, Las Vegas . 420 km . Sur la route, passage obligé par le Zion National Park qui recèle de trésors naturels tels que des canyons en grès rouge ou d'impressionnantes falaises. Puis, vous arrivez à Las Vegas -- Votre hôtel : Tropicana *** - 12ème jour : Las Vegas - 13ème jour : Las Vegas, Death Valley . 210 km . L'un des plus grands parcs nationaux américains vous attend avec son relief désertique. -- Votre hôtel : Furnace Creek Ranch *** - 14ème jour : Death Valley, Yosemite . 500 km . Suivez le versant est de la Sierra Nevada avec ses petites localités western, décor de nombreux films, avant d'atteindre le col du Tioga à l'entrée du Yosemite National Park. -- Votre hôtel : Shilo Inn ** 15ème jour : Yosemite . -- Votre hôtel : Shilo Inn ** 16ème jour : Yosemite, Lake Tahoe . 315 km . Repassez le col du Tioga s'il est ouvert pour voir l'énigmatique Mono Lake et surtout Bodie, ville fantôme classée. Sinon la Route 49 aligne les bourgades de la ruée vers l'or jusqu'au bout du beau lac Tahoe. -- Votre hôtel : Best Western Timber Cove Lodge *** - 17ème jour : Lake Tahoe, San Francisco . 330 km . Après Truckee, escaladez la Sierra Nevada jusqu'à Sacramento, la vieille capitale qui vit dans le souvenir du Pony Express. San Francisco. -- Votre hôtel : Best Western Americania *** 18ème jour : San Francisco
Au plaisir!
Partir faire un voyage en Thaïlande cette agence? English translation pending
Bonjour, nous partons avec mon mari avec l'agence climats du monde en thailande.
Nous souhaiterions avoir des avis récents sur cette agence
Merci d'avance
Voyage Québec-Montréal en famille du 22 au 30 décembre 2011 English translation pending
bonjour et bonne annee 2011 a tous les forumeurs
Nous avons prevu d'inviter nos enfants et petits enfants a passer 8 jours au CANADA du 23 au30/12/2011.C'est loin mais nous serons 14 (10 adultes et 4 enfants de 13 ans) de ce fait nous devrons reserver les hotels assez tot aussi devons nous commencer a organiser ces 8 jours des maintenant. Nous arriverons a Quebec le vendredi 23 a 17h et avons prevu de repartir de Montreal le vendredi soir 30 a 19h vols AF. Nous pensons faire en gros ceci samedi 24 Quebec??? le soir reveillon de noel dans resto sympa Dimanche 25 Quebec??? Lundi 26 Quebec le matin et route vers lieu de neige st ALEXIS ou autre ???+ activites Mardi 27 st ALEXIS ou autre pour activites motoneige traineau peche blanche ?? mercredi 28 matin activite et apres midi ou soiree route vers Montreal Jeudi 29 Montreal ???? Vendredi 30 Montreal matin ??? vol a 19h Je serais reconnaissant si je pouvais obtenir des infos m'aidant a organiser ce voyage.soit les incontournables a QUEBEC et MONTREAL Des infos sur les hotels et le resto pour le reveillon Sur le lieu et les hotels pour faire les activites neige est ce realisable en si peu de temps ?? D'avance merci a toute personne qui voudra bien m'aider
Nous avons prevu d'inviter nos enfants et petits enfants a passer 8 jours au CANADA du 23 au30/12/2011.C'est loin mais nous serons 14 (10 adultes et 4 enfants de 13 ans) de ce fait nous devrons reserver les hotels assez tot aussi devons nous commencer a organiser ces 8 jours des maintenant. Nous arriverons a Quebec le vendredi 23 a 17h et avons prevu de repartir de Montreal le vendredi soir 30 a 19h vols AF. Nous pensons faire en gros ceci samedi 24 Quebec??? le soir reveillon de noel dans resto sympa Dimanche 25 Quebec??? Lundi 26 Quebec le matin et route vers lieu de neige st ALEXIS ou autre ???+ activites Mardi 27 st ALEXIS ou autre pour activites motoneige traineau peche blanche ?? mercredi 28 matin activite et apres midi ou soiree route vers Montreal Jeudi 29 Montreal ???? Vendredi 30 Montreal matin ??? vol a 19h Je serais reconnaissant si je pouvais obtenir des infos m'aidant a organiser ce voyage.soit les incontournables a QUEBEC et MONTREAL Des infos sur les hotels et le resto pour le reveillon Sur le lieu et les hotels pour faire les activites neige est ce realisable en si peu de temps ?? D'avance merci a toute personne qui voudra bien m'aider
Idées de visites et activités dans la région de Moab? (États-Unis) English translation pending
A la fin mars... on visitera enfin la région de Moab. On partira de Denver et on a 8 jours à passer dans la région.
L'objectif principal est Arches et on aimerait voir aussi Mesa Verde.
Si vous avez d'autres idées de sites à voir dans le coin ou dans la région de Denver, je suis preneuse.
L'objectif principal est Arches et on aimerait voir aussi Mesa Verde.
Si vous avez d'autres idées de sites à voir dans le coin ou dans la région de Denver, je suis preneuse.
Choisir une visite du Grand Canyon ou de Death Valley? English translation pending
Salut à tous, je voulais savoir ce qui valait le plus le coup, la Death Valley ou le Grand Canyon, même si je me doute de la réponse.
Nous partons de Las Vegas en voiture. Si notre choix se porte sur le Grand Canyon, à quel endroit précis devons-nous nous rendre pour en prendre plein les mirettes? Je vais être exigeant en vous demandant également le temps approximatif en voiture depuis LV?
Meilleurs voeux à tous
Greg😉
Programme de voyage au Costa Rica du 7 mars au 3 avril 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
je suis en train d'organiser notre voyage au costa rica du 07 mars au 03 Avril 2011.Nous comptons faire ce voyage principalement en bus mais avec location de voiture pendant quelques jours afin de nous rendre aux volcans très tôt le matin et 1 transfert en avion entre Tortuguerro et Puerto Jimenez (Corcovado).Voici le trajet que nous avons prèvu pour le moment.Pouvez vous me donner vos avis et impressions sur la faisabilité de mon programme car difficile de me rendre compte des temps de trajet depuis mon canapé !!!
Jour 1 : Arrivée et dodo à Alajuela Jour 2 : Alajuela / Irazu Jour 3 : Alajuela / Poas et jardin de la catarata la paz Jour 4 : Poas / Arenal (rando....) Jour 5 : Arenal (voiture rendue sur place en fin de journée) Jour 6 : Arenal / Monteverde (jeep/bateau/jeep) Jour 7-8 : Monteverde et Santa elena (rando, tyrolienne, ponts suspendus, rando nocturne...) Jour 9 : Monteverde / Liberia / Rincon de la vieja) Jour 10-11 : Rincon de la vieja (2 jours de rando) Jour 12-13-14 : repos sur les plages du pacifique, notre choix n'est pas encore arrêté Jour 15 : transfert vers cahuita (en bus !!!) Jour 16-17-18 : cahuita / puerto viejo de Talamanca / Manzanillo (rando dans le parc de cahuita, vélo et plage) Jour 19 : Puerto viejo / Tortuguerro via Moin Jour 20 : Tortuguerro (rando avec guide et visite des canaux en canoe de préférence) Jour 21 :Tortuguerro / Puerto Jimenez (corcovado) transfert en avion Jour 22-23-24 : 3 jours de rando dans le parc du corcovado (avec ou sans guide, on ne sait pas encore ... à voir selon les coûts et difficultés à trouver un guide.Il est conseillé d'avoir un guide pour ne pas râter la faune, qu'en pensez vous ???) Jour 25-26-27 : plage dans le golfo dulce ( petite rando dans les piedras blancas) Jour 28 : Golfito / San Jose (en avion ou en bus, à définir selon possibilité en bus, si quelqu'un l'a fait merci de me donner votre avis) Jour 29 : retour en France
Merci à vous de me dire ce que vous pensez de tout ça et me donner vos bons plans.Pour l'hébergement nous privilégierons des cabinas ou hotel bon marché, l'idéal pour nous serait de partager la vie des ticos en dormant chez l'habitant mais je ne sais pas si ça se fait vraiment là bas, si certains d'entres vous l'ont fait pouvez vous me dire un peu comment ça se passe, comment les trouver et combien les payer ...😉
je suis en train d'organiser notre voyage au costa rica du 07 mars au 03 Avril 2011.Nous comptons faire ce voyage principalement en bus mais avec location de voiture pendant quelques jours afin de nous rendre aux volcans très tôt le matin et 1 transfert en avion entre Tortuguerro et Puerto Jimenez (Corcovado).Voici le trajet que nous avons prèvu pour le moment.Pouvez vous me donner vos avis et impressions sur la faisabilité de mon programme car difficile de me rendre compte des temps de trajet depuis mon canapé !!!
Jour 1 : Arrivée et dodo à Alajuela Jour 2 : Alajuela / Irazu Jour 3 : Alajuela / Poas et jardin de la catarata la paz Jour 4 : Poas / Arenal (rando....) Jour 5 : Arenal (voiture rendue sur place en fin de journée) Jour 6 : Arenal / Monteverde (jeep/bateau/jeep) Jour 7-8 : Monteverde et Santa elena (rando, tyrolienne, ponts suspendus, rando nocturne...) Jour 9 : Monteverde / Liberia / Rincon de la vieja) Jour 10-11 : Rincon de la vieja (2 jours de rando) Jour 12-13-14 : repos sur les plages du pacifique, notre choix n'est pas encore arrêté Jour 15 : transfert vers cahuita (en bus !!!) Jour 16-17-18 : cahuita / puerto viejo de Talamanca / Manzanillo (rando dans le parc de cahuita, vélo et plage) Jour 19 : Puerto viejo / Tortuguerro via Moin Jour 20 : Tortuguerro (rando avec guide et visite des canaux en canoe de préférence) Jour 21 :Tortuguerro / Puerto Jimenez (corcovado) transfert en avion Jour 22-23-24 : 3 jours de rando dans le parc du corcovado (avec ou sans guide, on ne sait pas encore ... à voir selon les coûts et difficultés à trouver un guide.Il est conseillé d'avoir un guide pour ne pas râter la faune, qu'en pensez vous ???) Jour 25-26-27 : plage dans le golfo dulce ( petite rando dans les piedras blancas) Jour 28 : Golfito / San Jose (en avion ou en bus, à définir selon possibilité en bus, si quelqu'un l'a fait merci de me donner votre avis) Jour 29 : retour en France
Merci à vous de me dire ce que vous pensez de tout ça et me donner vos bons plans.Pour l'hébergement nous privilégierons des cabinas ou hotel bon marché, l'idéal pour nous serait de partager la vie des ticos en dormant chez l'habitant mais je ne sais pas si ça se fait vraiment là bas, si certains d'entres vous l'ont fait pouvez vous me dire un peu comment ça se passe, comment les trouver et combien les payer ...😉
Avis sur différents parcs de l'Ouest américain? English translation pending
bonjour à tous
je ne suis pas souvent dans vos discutions car rarement partie en voyage et donc peu de connaissance 😕, mais je vous lis régulièrement et j'adore je prépare notre deuxième voyage (pour 2012) dans l'ouest américain dont voici le principale ( pas encore de date c'est juste une approche):
visites de: Walnut canyon (proche Flagstaff), Petrified forest et painted desert, canyon de Chelly, Petroglyph national monument (proche d'Albuquerque), Taos pueblo, mesa Verde, Monument Valley, Antelope canyon, Bryce Canyon et Zion.
sachant que ceux soulignés se feront rapidement (sur la route de la journée, maxi 1/2 journée pour chacun)
sont ils incontournable ou sans trop d'intéret ?
Merci de votre aide
visites de: Walnut canyon (proche Flagstaff), Petrified forest et painted desert, canyon de Chelly, Petroglyph national monument (proche d'Albuquerque), Taos pueblo, mesa Verde, Monument Valley, Antelope canyon, Bryce Canyon et Zion.
sachant que ceux soulignés se feront rapidement (sur la route de la journée, maxi 1/2 journée pour chacun)
sont ils incontournable ou sans trop d'intéret ?
Merci de votre aide
Projet de mon voyage de vingt-neuf jours en 4x4 avec une tente sur le toit en Namibie English translation pending
Voilà j'ai adopter un projet de voyage pour septembre-octobre 2011 ou octobre-novembre 2011 à voir...
Ceci est à titre indicatif et si vous avez la possibilité de me donner des conseils je les acceptes volontiers. Dite moi ce que vous en pensez.
Pour moi, ce voyage sera une grande première et nous somme deux adultes à partir.
Jour 1 Windhoek Jour 2 Windhoek-Sesriem (env.360km – 5h00) Jour 3 Sesriem-Namib Park (env.250km – 4h00) Jour 4 Namib Park – Swakopmund (env.150km – 2h00) Jour 5 Swakopmund Jour 6 Swakopmund-Spitzkoppe (env.270km – 3h30) Jour 7 Spitzkoppe-Twyfelfontein (env.280km – 4h30) Jour 8 Twyfelfontein-Palmwag (env.140km – 1h45) Jour 9 Palmwag-Opuwo (env.370km – 6h00) Jour 10 Opuwo-Epupa Falls (env.200km – 3h00) Jour 11 Epupa (Koakoland) Jour 12 Epupa-Sesfontein (env.380km – 6h00) Jour 13 Sesfontein-Etosha(Okaukuejo)(env.330km 5h30) Jour 14 Etosha (Okaukuejo)-Etosha (Halali) (env.60km) Jour 15 Etosha (Halali)-Etosha (Namutoni) (env.60km) Jour 16 Etosha (Namutoni)-Rundu (env.425km – 6h00) Jour 17 Rundu-Mahango (env.230km – 2h00) Jour 18 Mahango Jour 19 Mahango-Kongola (env.200km – 2h30) Jour 20 Kongola-Caprivi river lodge (env.180km – 3h30) Jour 21 Caprivi river lodge-Kasane (env.50km – 1h00) Jour 22 Kasane-Victoria falls (env.70km – 1h30) Jour 23 Victoria falls Jour 24 Victoria falls-Maun (env.670km – 8h00) Jour 25 Maun-Delta de l’okavango Jour 26 Delta de l’okavango Jour 27 Delta de l’okavango Jour 28 Maun-Kalahari (env.500km – 7h00) Jour 29 Kalahari-Windhoek (env.300km – 4h00)
Laissez moi des commentaire sur ce qui va pas ou ce qui serai mieux. Je vous dit merci d'avance.
Marc
Ceci est à titre indicatif et si vous avez la possibilité de me donner des conseils je les acceptes volontiers. Dite moi ce que vous en pensez.
Pour moi, ce voyage sera une grande première et nous somme deux adultes à partir.
Jour 1 Windhoek Jour 2 Windhoek-Sesriem (env.360km – 5h00) Jour 3 Sesriem-Namib Park (env.250km – 4h00) Jour 4 Namib Park – Swakopmund (env.150km – 2h00) Jour 5 Swakopmund Jour 6 Swakopmund-Spitzkoppe (env.270km – 3h30) Jour 7 Spitzkoppe-Twyfelfontein (env.280km – 4h30) Jour 8 Twyfelfontein-Palmwag (env.140km – 1h45) Jour 9 Palmwag-Opuwo (env.370km – 6h00) Jour 10 Opuwo-Epupa Falls (env.200km – 3h00) Jour 11 Epupa (Koakoland) Jour 12 Epupa-Sesfontein (env.380km – 6h00) Jour 13 Sesfontein-Etosha(Okaukuejo)(env.330km 5h30) Jour 14 Etosha (Okaukuejo)-Etosha (Halali) (env.60km) Jour 15 Etosha (Halali)-Etosha (Namutoni) (env.60km) Jour 16 Etosha (Namutoni)-Rundu (env.425km – 6h00) Jour 17 Rundu-Mahango (env.230km – 2h00) Jour 18 Mahango Jour 19 Mahango-Kongola (env.200km – 2h30) Jour 20 Kongola-Caprivi river lodge (env.180km – 3h30) Jour 21 Caprivi river lodge-Kasane (env.50km – 1h00) Jour 22 Kasane-Victoria falls (env.70km – 1h30) Jour 23 Victoria falls Jour 24 Victoria falls-Maun (env.670km – 8h00) Jour 25 Maun-Delta de l’okavango Jour 26 Delta de l’okavango Jour 27 Delta de l’okavango Jour 28 Maun-Kalahari (env.500km – 7h00) Jour 29 Kalahari-Windhoek (env.300km – 4h00)
Laissez moi des commentaire sur ce qui va pas ou ce qui serai mieux. Je vous dit merci d'avance.
Marc
Votre avis sur itinéraire de trente-deux jours au Pérou en mai 2011? English translation pending
Bonjour à tous !
Premièrement je tiens à remercier tous ceux qui s'impliquent sur ce forum, car les informations que vous y laissez sont extrêmement utiles pour la préparation de notre voyage. J'aurais maintenant besoin de votre avis sur l'itinéraire suivant! Ne vous gênez surtout pas pour des conseils ou des suggestions de modifications que je devrais apporter selon vous. Alors voilà :
JOUR 1 : 3 mai Arrivée à Lima : 4 :00 AM, Bus vers Pisco(Paracas), Visiter la réserve nationale de Paracas
JOUR 2 : 4 mai Visiter Islas Ballestas + Bus pour Ica+taxi ou combi pour Huacachina+ voir coucher de soleil dans les dunes
JOUR 3 : 5 mai Visiter l’oasis+ faire un tour de buggy dans les dunes + bus de nuit pour Arequipa
JOUR 4 : 6 mai Arrivée à Arequipa en bus le matin + Visiter Arequipa toute la journée (Plaza de armas, Museo Santury, Monasterio de Santa Catalina)
JOUR 5 : 7 mai Départ pour Cabanaconde en bus +Descendre dans le canyon de colca+ dormir à l’oasis ou ailleurs
JOUR 6 : 8 mai Marcher dans le canyon+ le remonter +dormir à Cabanaconde
JOUR 7 : 9 mai Se lever tôt pour marcher jusqu’à Cruz del Condor + Observer les condors + retourner à Arequipa et revisiter un peu
JOUR 8 : 10 mai Départ tôt le matin pour Puno + Marchander le séjour pour le lac titicaca et les iles flottantes+ Visiter la ville
JOUR 9 : 11 mai Visite de Los Uros + Visite et dodo chez une famille d'Amantani
JOUR 10 : 12 mai Visite Ile taquile + retour à Puno
JOUR 11 : 13 mai Partir en bus touristique pour Cuzco + Marchander trek Salkantay (5J4N) pour le plus tôt possible +Marchander l’agence pour Puerto Maldonado (3J2N) et acheter les billets d'avion+visiter Cuzco + les environs (quartier San blas) + Saqsaywaman
JOUR 12 : 14 mai Visiter plus en profondeurs et plus loin de Cuzco (Q’enqo, Pukapukara, Tambomachay, Ville de Pisac et ses ruines
JOUR 13-17 : 15-19 mai Trek Salkantay + Aguas Calientes + Machu picchu :D
JOUR 18 : 20 mai Visite Ollantaytambo + Village Urubamba + Salinas + terrasses de Moray
JOUR 19-21 : 21-23 mai Départ pour Puerto Maldonado + Activités dans la jungle et dodo dans des lodges+ Retour en avion directement à Lima + Bus de nuit vers Huaraz/Caraz
JOUR 22 : 24 mai Arrivée à Huaraz/Caraz + Marchander trek Santa Cruz + Visites aux alentours
JOUR 23 : 25 mai Chavin de Huantar Circuit 1 journée
JOUR 24-27 : 26-29 mai TrekSanta Cruz
JOUR 28 : 30 mai Yungay et lagunas llanganuco Circuit 1 journée
JOUR 29 : 31 juin Caraz et laguna Paron Circuit 1 journée
JOUR 30 : 1 juin Caraz et Puya raimondii + Nevado Pastoruri Circuit 1 journée + retour à Lima en bus de nuit
JOUR 31-32 : 2-3 juin Visiter Lima + Vol de retour pour le Québec le 3 juin à 11:00 PM Alors voilà ! Est-ce que le tout est trop condensé ? Quelque chose de trop ou de manquant dans notre itinéraire? Les deux journées à Lima et les 4 journées en circuit une journée à Huaraz/Caraz ne sont pas nos priorités et pourraient servir de journées de dépannage si nous avons besoin de plus de temps à Cuzco (Puisque le Salkantay ainsi que le séjour dans la jungle seront réservés sur place, il y aura peut-être des délais...)
Merci beaucoup de votre aide
Benoit et Donna
Premièrement je tiens à remercier tous ceux qui s'impliquent sur ce forum, car les informations que vous y laissez sont extrêmement utiles pour la préparation de notre voyage. J'aurais maintenant besoin de votre avis sur l'itinéraire suivant! Ne vous gênez surtout pas pour des conseils ou des suggestions de modifications que je devrais apporter selon vous. Alors voilà :
JOUR 1 : 3 mai Arrivée à Lima : 4 :00 AM, Bus vers Pisco(Paracas), Visiter la réserve nationale de Paracas
JOUR 2 : 4 mai Visiter Islas Ballestas + Bus pour Ica+taxi ou combi pour Huacachina+ voir coucher de soleil dans les dunes
JOUR 3 : 5 mai Visiter l’oasis+ faire un tour de buggy dans les dunes + bus de nuit pour Arequipa
JOUR 4 : 6 mai Arrivée à Arequipa en bus le matin + Visiter Arequipa toute la journée (Plaza de armas, Museo Santury, Monasterio de Santa Catalina)
JOUR 5 : 7 mai Départ pour Cabanaconde en bus +Descendre dans le canyon de colca+ dormir à l’oasis ou ailleurs
JOUR 6 : 8 mai Marcher dans le canyon+ le remonter +dormir à Cabanaconde
JOUR 7 : 9 mai Se lever tôt pour marcher jusqu’à Cruz del Condor + Observer les condors + retourner à Arequipa et revisiter un peu
JOUR 8 : 10 mai Départ tôt le matin pour Puno + Marchander le séjour pour le lac titicaca et les iles flottantes+ Visiter la ville
JOUR 9 : 11 mai Visite de Los Uros + Visite et dodo chez une famille d'Amantani
JOUR 10 : 12 mai Visite Ile taquile + retour à Puno
JOUR 11 : 13 mai Partir en bus touristique pour Cuzco + Marchander trek Salkantay (5J4N) pour le plus tôt possible +Marchander l’agence pour Puerto Maldonado (3J2N) et acheter les billets d'avion+visiter Cuzco + les environs (quartier San blas) + Saqsaywaman
JOUR 12 : 14 mai Visiter plus en profondeurs et plus loin de Cuzco (Q’enqo, Pukapukara, Tambomachay, Ville de Pisac et ses ruines
JOUR 13-17 : 15-19 mai Trek Salkantay + Aguas Calientes + Machu picchu :D
JOUR 18 : 20 mai Visite Ollantaytambo + Village Urubamba + Salinas + terrasses de Moray
JOUR 19-21 : 21-23 mai Départ pour Puerto Maldonado + Activités dans la jungle et dodo dans des lodges+ Retour en avion directement à Lima + Bus de nuit vers Huaraz/Caraz
JOUR 22 : 24 mai Arrivée à Huaraz/Caraz + Marchander trek Santa Cruz + Visites aux alentours
JOUR 23 : 25 mai Chavin de Huantar Circuit 1 journée
JOUR 24-27 : 26-29 mai TrekSanta Cruz
JOUR 28 : 30 mai Yungay et lagunas llanganuco Circuit 1 journée
JOUR 29 : 31 juin Caraz et laguna Paron Circuit 1 journée
JOUR 30 : 1 juin Caraz et Puya raimondii + Nevado Pastoruri Circuit 1 journée + retour à Lima en bus de nuit
JOUR 31-32 : 2-3 juin Visiter Lima + Vol de retour pour le Québec le 3 juin à 11:00 PM Alors voilà ! Est-ce que le tout est trop condensé ? Quelque chose de trop ou de manquant dans notre itinéraire? Les deux journées à Lima et les 4 journées en circuit une journée à Huaraz/Caraz ne sont pas nos priorités et pourraient servir de journées de dépannage si nous avons besoin de plus de temps à Cuzco (Puisque le Salkantay ainsi que le séjour dans la jungle seront réservés sur place, il y aura peut-être des délais...)
Merci beaucoup de votre aide
Benoit et Donna
Voyage de deux mois au Costa Rica avec un sac à dos! English translation pending
Bien le bonjour a vous tous!
Je poste se sujet car ayant quasiment terminé les préparatifs de mon 1er voyage🙂, je voudrais avoir votre point de vue critique sur son organisation mais aussi sur les oublies que je pourrais faire (que j'ai sans doute fait!!😊), ainsi que vos bon plan...
Partant durant la saison sèche du 27 janvier au 29 mars! J'ai fait le choix de partir en sac a dos (Deuter vario 50L + 10) et de partir a l'aventure!
Pour le couchage J'ai choisis de dormir en hamac (http://www.inuka.com/hamac-moustiquaire-abri-anti-pluie-travelsafe.htm) qui je pense est la meilleur des solutions, par apport a la tante... Mais je pense aussi dormir dans des cabinas, des auberges de jeunesses... J'ai donc pris ma carte international d'auberge de jeunesse, permet elle des réductions? Je n'est pas pris de duvet, mais un simple drap en coton de cher décathlon ainsi qu'une couette de survie réutilisable. cela est il suffisant ?
Pour la composition du sac j'ai pris se qui me semble utile😎, je me répète peux être mais vos conseil son les bien venuent, c'est la première fois que je part ainsi d'où la peur d'oublis! j'ai donc pris - Un bridge (Fuji FinePix S2500HD) avec 2 carte de 8 go et un rangement imperméable( Case Logic Etui nylon DCB56 noir, ) car l'appareil n'est pas tropicalisé. - Palme masque tuba de la marque décathlon - Une dynamo et une lampe frontal (Tikka) - Une gourde décathlon, un bob, des lunettes de soleil et son rangement. - Sac plastique, corde, couteau suisse, une banane(pour ranger les papier et les sous) - Un drapeau breton!!!!! - Pour les fringues je prend juste un coupe vent, je compte m'acheter tout le reste la bas (cela fera moins touriste!? et plus passe partout?) - Pour les chaussures j'ai pris des Salomon (http://www.intersport.fr/e-commerce/control/product/~category_id=RCCH0004/~product_id=119394) et je pense aussi prendre des guêtres, pour ne pas m'encombrer de botte.
Pour ce qui est du reste (itinéraire, trousse de secours, et vaccin ), je pense vous en parler plus tard pour ne pas vous gaver d'avalanche de questions!!! JE vous remercie beaucoup !!
PS: désolé pour l'orthographe mais je suis dyslexique🙁🙁🙁
Perdre de l'argent peut se regagner, mais perdre son temps est irrécupérable alors profite!
Pour le couchage J'ai choisis de dormir en hamac (http://www.inuka.com/hamac-moustiquaire-abri-anti-pluie-travelsafe.htm) qui je pense est la meilleur des solutions, par apport a la tante... Mais je pense aussi dormir dans des cabinas, des auberges de jeunesses... J'ai donc pris ma carte international d'auberge de jeunesse, permet elle des réductions? Je n'est pas pris de duvet, mais un simple drap en coton de cher décathlon ainsi qu'une couette de survie réutilisable. cela est il suffisant ?
Pour la composition du sac j'ai pris se qui me semble utile😎, je me répète peux être mais vos conseil son les bien venuent, c'est la première fois que je part ainsi d'où la peur d'oublis! j'ai donc pris - Un bridge (Fuji FinePix S2500HD) avec 2 carte de 8 go et un rangement imperméable( Case Logic Etui nylon DCB56 noir, ) car l'appareil n'est pas tropicalisé. - Palme masque tuba de la marque décathlon - Une dynamo et une lampe frontal (Tikka) - Une gourde décathlon, un bob, des lunettes de soleil et son rangement. - Sac plastique, corde, couteau suisse, une banane(pour ranger les papier et les sous) - Un drapeau breton!!!!! - Pour les fringues je prend juste un coupe vent, je compte m'acheter tout le reste la bas (cela fera moins touriste!? et plus passe partout?) - Pour les chaussures j'ai pris des Salomon (http://www.intersport.fr/e-commerce/control/product/~category_id=RCCH0004/~product_id=119394) et je pense aussi prendre des guêtres, pour ne pas m'encombrer de botte.
Pour ce qui est du reste (itinéraire, trousse de secours, et vaccin ), je pense vous en parler plus tard pour ne pas vous gaver d'avalanche de questions!!! JE vous remercie beaucoup !!
PS: désolé pour l'orthographe mais je suis dyslexique🙁🙁🙁
Perdre de l'argent peut se regagner, mais perdre son temps est irrécupérable alors profite!
Sécurité à San Pedro Sula au Honduras? English translation pending
Bonjour, moi et ma copine partons pour quelques semaines au honduras, le 16 décembre et nous devrions arriver à 16:00 à San Pedro Sula...Tout dépendamment du temps que ça prendra je prévoit être sorti de l'aéroport vers 18hrs pour prendre un taxi ....
je connait toute les précautions à prendres dans ce pays...(toujours prendre un taxi quand tu voyage la nuit, prendre des autobus first class directo, ne pas s'aventurer n'importe où , rester alerte et confiant....etc ). Je ne suis pas un grand voyageurs mais j'ai quand même une bonnes expériences à voyager avec mon sac à dos ..
Par contre, je n'ai jamais voyager avec une copines et cela m'inquiète un peut plus...(viol)
Ceci dit, j'ai des légères inquiétudes par rapport à ce pays et à San Pedro. après avoir lus ceci http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2010/12/20101204-104525.html Les touristes sont souvent la cible des criminels à San Pedro Sula (notamment dans des véhicules à la sortie de l'aéroport), sur le traversier entre La Ceiba et les îles de la Baie, à Tela, à Trujillo, à Tegucigalpa et à Goascorán.», peut-on lire sur le site internet..... ainsi que plusieurs autres histoires de voyages ayant mal tourné au Honduras . Comme que San Pedro est la capitale du crime au Honduras et que le Honduras est le pays avec le plus de crime par capita au monde. Je n'ai pas de problèmes à ne pas resister si quelqu'un me menaces pour me voler. La seule chose est que j'ai souvent entendus parler que les voleurs n'hésite même pas à tirer peut importe si tu résiste ou pas et je craint beaucoup le viol et les enlèvements ( pour ma copine ).
Ce messages est seulement pour me faires un peut rassurer par des vrai connaisseurs ... quels sont vraiment les chances d'êtres la cibles de criminels à la sortie de l'aéroport vers 18hrs ou .. en voyageant dans le pays. Plusieurs amis et connaissances à moi y sont allés mais cela fait déja plusieurs années pour la plupart , alors qu'on indique que le climat n'est plus le même et que les crimes ont beaucoup augmentés.
Je sais quand même qu'on entend souvent plus parler des mauvaises expériences que des bonnes et j'ai entendus aussi beaucoup de bien de ce pays ... merci
Ceci dit, j'ai des légères inquiétudes par rapport à ce pays et à San Pedro. après avoir lus ceci http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2010/12/20101204-104525.html Les touristes sont souvent la cible des criminels à San Pedro Sula (notamment dans des véhicules à la sortie de l'aéroport), sur le traversier entre La Ceiba et les îles de la Baie, à Tela, à Trujillo, à Tegucigalpa et à Goascorán.», peut-on lire sur le site internet..... ainsi que plusieurs autres histoires de voyages ayant mal tourné au Honduras . Comme que San Pedro est la capitale du crime au Honduras et que le Honduras est le pays avec le plus de crime par capita au monde. Je n'ai pas de problèmes à ne pas resister si quelqu'un me menaces pour me voler. La seule chose est que j'ai souvent entendus parler que les voleurs n'hésite même pas à tirer peut importe si tu résiste ou pas et je craint beaucoup le viol et les enlèvements ( pour ma copine ).
Ce messages est seulement pour me faires un peut rassurer par des vrai connaisseurs ... quels sont vraiment les chances d'êtres la cibles de criminels à la sortie de l'aéroport vers 18hrs ou .. en voyageant dans le pays. Plusieurs amis et connaissances à moi y sont allés mais cela fait déja plusieurs années pour la plupart , alors qu'on indique que le climat n'est plus le même et que les crimes ont beaucoup augmentés.
Je sais quand même qu'on entend souvent plus parler des mauvaises expériences que des bonnes et j'ai entendus aussi beaucoup de bien de ce pays ... merci
Page vaut-il vraiment le détour? (États-Unis) English translation pending
Bonsoir à tous,
Grâce à vous mon itinéraire de juin prochain prend forme mais je me demande si en venant du GCanyon et en allant sur Monument Valley, puis Moab, Page vaut vraiment la peine (beaucoup de monde à Antelope canyon, et en plus c'est cher (nous sommes 3), visite du lac chère en bateau (et est-ce que ça vaut vraiment le détour ? peut on voir le lac sans avoir recours à un bateau ?) Bref, à part le Horseshoe bend je ne suis sûre de rien.
Si vous pouviez m'éclairer j'en serais ravie.
Merci d'avance.
Si vous pouviez m'éclairer j'en serais ravie.
Merci d'avance.
Circuit en Afrique du Sud réalisable en quinze jours? English translation pending
Bonjour,
Mon amie et moi partons du 1 au 15 Janvier en Afrique du sud en vol sec. Nous louons une voiture et serons indépendants avec un budget assez light. Je viens solliciter votre expérience pour valider ou corriger le parcours que nous prévoyons de faire: 1/1 JOH airport 5h du matin->(4h30 de route)drakensberg et rando sentinel peak (6h) 2/1 -> (5h30 de route) impendle nature reserve 3/1 (7h route) mdumbi 4/1 mdumbi 5/1 mdumbi 6/1 (5h de route) oribi gorge 7/1 (2h20 de route) salt rocks 8/1 (2h30 de route) Hluluwe Imflozi game reserve 9/1 Kosi bay 10/1 Kosi bay 11/1 (5h de route) swaziland 12/1 (2h de route) Kruger 13/1 Kruger 14/1 blyde river canyon 15/1 retour johannesbourg et avion 21h
Comme vous le voyez ce programme ne laisse que peu de place à l'imprévu et au farniente! Cela dit les richesses à découvrir semblent telles que nous souhaitons optimiser au maximum ces 2 semaines de découvertes...sans pour autant passser notre temps en voiture: équation difficile pour laquelle votre retour d'expérience nous sera sans doute utile.
Pensez vous que ce programme est réaliste? Doit on se résoudre à supprimer la wild coast, le kruger ou blyde river canyon pour mieux en profiter ? La côte nord et sud de Durban n'est elle pas trop développée et peu authentique ? Des bons plans de logement ou activités en contact avec les populations rurales sur notre route ? Nos centres d'intérêt sont la plongée masque-tuba, le surf et la rando. Avez vous des bons plans pour pratiquer ces activités sur la wild coast, la cote nord et sud de Durban et l'elephant coast ? (si vous avez des plans de snorkelling depuis la plage -ie sans prendre de bateau- et des retours sur la qualité des vagues à cette saison et les meilleurs spots, n'hésitez pas...)
Merci d'avance pour toutes vos informations !
Benoit
Mon amie et moi partons du 1 au 15 Janvier en Afrique du sud en vol sec. Nous louons une voiture et serons indépendants avec un budget assez light. Je viens solliciter votre expérience pour valider ou corriger le parcours que nous prévoyons de faire: 1/1 JOH airport 5h du matin->(4h30 de route)drakensberg et rando sentinel peak (6h) 2/1 -> (5h30 de route) impendle nature reserve 3/1 (7h route) mdumbi 4/1 mdumbi 5/1 mdumbi 6/1 (5h de route) oribi gorge 7/1 (2h20 de route) salt rocks 8/1 (2h30 de route) Hluluwe Imflozi game reserve 9/1 Kosi bay 10/1 Kosi bay 11/1 (5h de route) swaziland 12/1 (2h de route) Kruger 13/1 Kruger 14/1 blyde river canyon 15/1 retour johannesbourg et avion 21h
Comme vous le voyez ce programme ne laisse que peu de place à l'imprévu et au farniente! Cela dit les richesses à découvrir semblent telles que nous souhaitons optimiser au maximum ces 2 semaines de découvertes...sans pour autant passser notre temps en voiture: équation difficile pour laquelle votre retour d'expérience nous sera sans doute utile.
Pensez vous que ce programme est réaliste? Doit on se résoudre à supprimer la wild coast, le kruger ou blyde river canyon pour mieux en profiter ? La côte nord et sud de Durban n'est elle pas trop développée et peu authentique ? Des bons plans de logement ou activités en contact avec les populations rurales sur notre route ? Nos centres d'intérêt sont la plongée masque-tuba, le surf et la rando. Avez vous des bons plans pour pratiquer ces activités sur la wild coast, la cote nord et sud de Durban et l'elephant coast ? (si vous avez des plans de snorkelling depuis la plage -ie sans prendre de bateau- et des retours sur la qualité des vagues à cette saison et les meilleurs spots, n'hésitez pas...)
Merci d'avance pour toutes vos informations !
Benoit
Retour de dix jours en Thaïlande English translation pending
Salut a tous
me voila de retour de mes 10 jours passes en Thaïlande.
Arrivée a Bangkok vers les 19:00. On n avait pas d hôtel. On est simplement allé au comptoir de l aéroport qui nous a montre une liste d hôtels dans les environs. On a paye sur place une partie au guichet et le reste a l hôtel. Une navette gratuite est venue nous chercher. L hôtel était le Regent Suvarnabhumi: Hôtel sympa, chambre spacieuse et propre, clim, massage a dispo et petit restaurant très bon!
Départ le lendemain pour l aéroport pour reprendre l avion pour Chiang mai. Pas d Hôtel réservé non plus. Arrivée a l aéroport, comptoir du taxi qui offre un flat rate de 120 Baths pour la ville. On a choisi un quartier un peu au hasard ou le taxi nous a amené. Pour l anecdote, on avait choisi l Hôtel de Police! :) Arrivée sur place devant l entrée de l Hôtel de Police, avec les policiers étonnés de nous voir débarquer! On trouve un restaurant végétarien incroyable avec des produits tout bonnement surprenants près de L Hôtel de Police. On se balade dans le quartier et décidons de pousser au nord. Les hôtels sont surbookes du au festival Loy Krathong. On tourne un peu et trouvons un hôtel sympa pour une nuit, spacieux, clim dispo, le Centara. Le festival transforme la ville: pleins de concerts, de marches nocturnes (...) c est la fête a Chiang Mai! super ambiance! Un conseil: prenez une carte avec les rues en Thai, autrement c est vraiment galère.
Deuxième nuit passe a l Hotel, chambre spacieuse, piscine dispo. On a commande 1/2 journée pour visiter un temple en dehors de Chiang Mai, super sympa et les guides très avises, parlent bien l anglais. Le lendemain, on se perd dans les quartiers, passons China Town, allons de temple en temple, dans un des temples nous nourrissons les poissons avec les jeunes prêtres bouddhistes .. c est marrant! on decrouvre par hasard un Cambodgienne qui fabrique des copies de relique et les fait vieillir dans son jardin d une beauté incroyable pour les préparer a l exportation.
Départ pour Phuket. Le taxi nous coute 150Baths. Arrivée a Phuket. J avais lu le Bamboo Village comme vraiment unique. Minibus: 180Baths/personne. L ambiance change, les locaux sont aussi moins sympathiques. On sent le gros volume de touristes. On passe Patong, quelle horreur!! On nous depose pres de la Guest House, a Kara BEach. Accueil sympa, chambre spacieuse, c au milieu des bambous et des plantes tropicales.
Plage propre, 100Baths/personne le transat. Se balader dans les rues revient a accumuler un nombre invraisemblable de flyers (massage, restaurant, tailleur), un peu chiant a la longue, mais je m en amuse. Nous fuyons cette rue sans beaucoup d âme, pour retrouver le quartier des Thai et les restaurants des locaux ... c est bon, et convivial. Comme quoi, il suffit juste de chercher un peu. On fait le marche avec les produits frais, en particulier les fruits jamais vus avant. Alors on teste tout ce qui nous semble intéressant, on nous fait gouter...
Location d un scooter (200Baths) pour une journée dans le sud (Nai Beach): très calme, super propre. Coucher du soleil dans la soirée. Tous les soirs, on teste un autre centre de massage. On negocie tout le temps avec autant de concurrence. Même si c est surprenant au départ toutes ces filles criant "MAaaassssagggeeee", j en ai fait un film tellement c est marrant, il n y a rien de sexuel du tout.
Retour Aéroport de Phuket: minibus dans ce sens coute désormais 250Baths/personne. Dernier jour, il pleut
Arrivée a Bangkok: Se diriger vers le niveau 1 "public taxi". C est bien organise. Tu donnes l adresse et un taxi vient te chercher. "Meter, please" pour confimer, mais il n y a pas de soucis. Pas d hotel réservé. Ne passant qu un jour 1/2, je choisis un quartier proche du grand palais, Banglamphu. Un guide nous indiquait Diamand House, mais d autres viennent juste de prendre la dernière chambre. On se dirige au Navalai River Resort. Situé idéalement, hôtel propre, un peu plus haut standing, piscine sur le toit de l hôtel, internet gratuit, accueil avec des fruits frais, on peut même laisser nos bagages gratuitement pour notre journée complète. Visite du grand palais, on prête des pantalons, ou longues jupes gratuitement (caution de 200 Baths qu on récupère a la fin). Puis, visite des temples au alentour, tout a pied, on mange au marche suivant nos envies et aspirations.
Récupération des bagages, direction le MBK avant notre dernière nuit a l hôtel, the Cottage. Hôtel propre, accueil tres pro, par contre restaurant ferme, rien a manger au alentour, un peu galère. Situe dans le même quartier que le Regent, au final, ce dernier est apparu beaucoup plus commode. depart le lendemain a 03:30 du matin avec la navette gratuite de l hôtel.
- C était notre premier voyage en Thaïlande. Le nord nous a définitivement laisse un excellent souvenir, tant au niveau de la personnalité des gens, de la richesse de la nourriture, de l ambiance, de la culture. - La Thailande est très facile, que du bonheur! - Pas de problème d arnaque! - 10 jours vécus intensément. - On avait rien réservé a l avance, pas de problème du tout. On était aussi au mois de Novembre, cela change surement en haute saison.
me voila de retour de mes 10 jours passes en Thaïlande.
Arrivée a Bangkok vers les 19:00. On n avait pas d hôtel. On est simplement allé au comptoir de l aéroport qui nous a montre une liste d hôtels dans les environs. On a paye sur place une partie au guichet et le reste a l hôtel. Une navette gratuite est venue nous chercher. L hôtel était le Regent Suvarnabhumi: Hôtel sympa, chambre spacieuse et propre, clim, massage a dispo et petit restaurant très bon!
Départ le lendemain pour l aéroport pour reprendre l avion pour Chiang mai. Pas d Hôtel réservé non plus. Arrivée a l aéroport, comptoir du taxi qui offre un flat rate de 120 Baths pour la ville. On a choisi un quartier un peu au hasard ou le taxi nous a amené. Pour l anecdote, on avait choisi l Hôtel de Police! :) Arrivée sur place devant l entrée de l Hôtel de Police, avec les policiers étonnés de nous voir débarquer! On trouve un restaurant végétarien incroyable avec des produits tout bonnement surprenants près de L Hôtel de Police. On se balade dans le quartier et décidons de pousser au nord. Les hôtels sont surbookes du au festival Loy Krathong. On tourne un peu et trouvons un hôtel sympa pour une nuit, spacieux, clim dispo, le Centara. Le festival transforme la ville: pleins de concerts, de marches nocturnes (...) c est la fête a Chiang Mai! super ambiance! Un conseil: prenez une carte avec les rues en Thai, autrement c est vraiment galère.
Deuxième nuit passe a l Hotel, chambre spacieuse, piscine dispo. On a commande 1/2 journée pour visiter un temple en dehors de Chiang Mai, super sympa et les guides très avises, parlent bien l anglais. Le lendemain, on se perd dans les quartiers, passons China Town, allons de temple en temple, dans un des temples nous nourrissons les poissons avec les jeunes prêtres bouddhistes .. c est marrant! on decrouvre par hasard un Cambodgienne qui fabrique des copies de relique et les fait vieillir dans son jardin d une beauté incroyable pour les préparer a l exportation.
Départ pour Phuket. Le taxi nous coute 150Baths. Arrivée a Phuket. J avais lu le Bamboo Village comme vraiment unique. Minibus: 180Baths/personne. L ambiance change, les locaux sont aussi moins sympathiques. On sent le gros volume de touristes. On passe Patong, quelle horreur!! On nous depose pres de la Guest House, a Kara BEach. Accueil sympa, chambre spacieuse, c au milieu des bambous et des plantes tropicales.
Plage propre, 100Baths/personne le transat. Se balader dans les rues revient a accumuler un nombre invraisemblable de flyers (massage, restaurant, tailleur), un peu chiant a la longue, mais je m en amuse. Nous fuyons cette rue sans beaucoup d âme, pour retrouver le quartier des Thai et les restaurants des locaux ... c est bon, et convivial. Comme quoi, il suffit juste de chercher un peu. On fait le marche avec les produits frais, en particulier les fruits jamais vus avant. Alors on teste tout ce qui nous semble intéressant, on nous fait gouter...
Location d un scooter (200Baths) pour une journée dans le sud (Nai Beach): très calme, super propre. Coucher du soleil dans la soirée. Tous les soirs, on teste un autre centre de massage. On negocie tout le temps avec autant de concurrence. Même si c est surprenant au départ toutes ces filles criant "MAaaassssagggeeee", j en ai fait un film tellement c est marrant, il n y a rien de sexuel du tout.
Retour Aéroport de Phuket: minibus dans ce sens coute désormais 250Baths/personne. Dernier jour, il pleut
Arrivée a Bangkok: Se diriger vers le niveau 1 "public taxi". C est bien organise. Tu donnes l adresse et un taxi vient te chercher. "Meter, please" pour confimer, mais il n y a pas de soucis. Pas d hotel réservé. Ne passant qu un jour 1/2, je choisis un quartier proche du grand palais, Banglamphu. Un guide nous indiquait Diamand House, mais d autres viennent juste de prendre la dernière chambre. On se dirige au Navalai River Resort. Situé idéalement, hôtel propre, un peu plus haut standing, piscine sur le toit de l hôtel, internet gratuit, accueil avec des fruits frais, on peut même laisser nos bagages gratuitement pour notre journée complète. Visite du grand palais, on prête des pantalons, ou longues jupes gratuitement (caution de 200 Baths qu on récupère a la fin). Puis, visite des temples au alentour, tout a pied, on mange au marche suivant nos envies et aspirations.
Récupération des bagages, direction le MBK avant notre dernière nuit a l hôtel, the Cottage. Hôtel propre, accueil tres pro, par contre restaurant ferme, rien a manger au alentour, un peu galère. Situe dans le même quartier que le Regent, au final, ce dernier est apparu beaucoup plus commode. depart le lendemain a 03:30 du matin avec la navette gratuite de l hôtel.
- C était notre premier voyage en Thaïlande. Le nord nous a définitivement laisse un excellent souvenir, tant au niveau de la personnalité des gens, de la richesse de la nourriture, de l ambiance, de la culture. - La Thailande est très facile, que du bonheur! - Pas de problème d arnaque! - 10 jours vécus intensément. - On avait rien réservé a l avance, pas de problème du tout. On était aussi au mois de Novembre, cela change surement en haute saison.
Tarif du visa thaïlandais par correspondance? English translation pending
Salut a tous,
nous partons en Thailande le 8 janvier pour 5 semaines, mais nous "galérons" pour avoir des infos
pour obtenir un visa par correspondace.
Nous avons envoyé des mails à Lyon, Marseille mais personne ne repond.
Quelqu'un pourrait-il nous indiquer le tarif du visa par correspondance ainsi que les frais d'envois svp?
Si nous devons effectuer un chèque global ou bien envoyer des enveloppes timbrées pour le retour?
Et de combien et la durée pour obtenir le visa par correspondance?
merci a tous car la date du départ approche et sans visa pas bon!!!!!!!!
a plus Sandrine
Costa Rica et sécurité (animaux, insectes...) English translation pending
Bonjour
Je souhaite me rendre au Costa Rica car tout le monde me vante la beauté du pays ainsi que ses paysages. Du coup j'ai acheté un guide pour avoir plus d'informations. La plupart des pages parlent de crocodiles, serpent, migales, lézard géants sans parler des insectes et j'avoue que cela m'a bien fait peur
Je suis une grande peureuse et la vue d'un cafard ou d'un lézard peut me faire décoller de mon siège en hurlant
du coup, je me demande si c'est une bonne destination pour les personnes pas très ami ami avec les animaux est ce qu'on en rencontre systématiquement dans les parcs naturels ? y a t il des risques quelconque ?
Est ce que le traitement anti palu est vraiment nécessaire ?
Merci de vos réponses
Je souhaite me rendre au Costa Rica car tout le monde me vante la beauté du pays ainsi que ses paysages. Du coup j'ai acheté un guide pour avoir plus d'informations. La plupart des pages parlent de crocodiles, serpent, migales, lézard géants sans parler des insectes et j'avoue que cela m'a bien fait peur
Je suis une grande peureuse et la vue d'un cafard ou d'un lézard peut me faire décoller de mon siège en hurlant
du coup, je me demande si c'est une bonne destination pour les personnes pas très ami ami avec les animaux est ce qu'on en rencontre systématiquement dans les parcs naturels ? y a t il des risques quelconque ?
Est ce que le traitement anti palu est vraiment nécessaire ?
Merci de vos réponses
Voyage en New South Wales (Australie) en décembre English translation pending
Bonjour,
Je pars en conférence à Sydney pour une semaine en décembre (à partir du 13), et je compte y rester deux à trois semaines de plus (l'idée étant d'y passer le nouvel an).
Je suis défrayé pour les 6 premiers jours et dispose de 1000€ pour le reste du séjour. Je compte visiter Sydney la première semaine et me diriger ensuite vers l'intérieur des terres, dormir en camping et me déplacer en bus/ stop/ marche, voire vélo si j'en trouve un à acheter d'occaz là bas. Pensez-vous ainsi que mon budget soit assez conséquent pour rester 3 semaines en vivant ainsi ?
Je m'y prends un peu tard pour planifier, mais bon ;)
Merci pour vos réponses, HDC
Je pars en conférence à Sydney pour une semaine en décembre (à partir du 13), et je compte y rester deux à trois semaines de plus (l'idée étant d'y passer le nouvel an).
Je suis défrayé pour les 6 premiers jours et dispose de 1000€ pour le reste du séjour. Je compte visiter Sydney la première semaine et me diriger ensuite vers l'intérieur des terres, dormir en camping et me déplacer en bus/ stop/ marche, voire vélo si j'en trouve un à acheter d'occaz là bas. Pensez-vous ainsi que mon budget soit assez conséquent pour rester 3 semaines en vivant ainsi ?
Je m'y prends un peu tard pour planifier, mais bon ;)
Merci pour vos réponses, HDC
Go West: découverte des États-Unis en dix jours bien remplis English translation pending
Et voilà ! Nous sommes de retour en france après 10 jours de rêve aux pays des cowboys et des indiens ! Nous avons vécu des moments inoubliables, nous nous sommes régalés et le voyage, je dois dire, était plutôt bien organisé ... grâce à vous, et surtout à la lecture de vos carnets de voyage. Ceux de jp13, de cendryon et d'autres encore m'ont beaucoup inspirée. Vos conseils juducieux m'ont permis d'optimiser le peu de temps dont nous disposions, mais aussi de mûrir nos choix. Au départ, mon mari devait faire une conférence internationale à Pheonix, AZ... qui tombait justement pendant un pont ! 5 jours, cela nous permettait d'aller jusqu'au grand Canyon, beaucoup de frais étaient pris en charge ... Banco, nous iront, l'occasion est trop belle ! J'en rêve depuis des années... Nous faisons faire nos passeports, mais au dernier moment c'est un collègue de Fabrice qui part à sa place... La déception est grande, mais qu'à cela ne tienne, nous iront tout de même ! Notre premier projet est sur 1 mois, en été, en famille. Le budget est trop important, la chaleur nous fait peur.
Je découvre voyage forum, et certains conseils nous font réfléchir : nous partiront à la Toussaint, sans les enfants. 10 jours seulement, donc, puisque je suis tenue par les vacances scolaires, et les petits ( 3, 5 ans et 5, 5 ans) resteront chez leur mamie. Nous centrons donc notre voyage sur ce qui nous intéresse le plus et qui les aurait gonflés : les parcs, la nature. Tant pis pour la route !
Jour 1 : Malgré les grèves, malgré la gastro de notre fils de 3 ans et demi qui a bien failli, nous avons réussi à monter dans notre avion de 10H30 Lyon-Amsterdam. Beaucoup de monde, ça va assez vite. Ca se corse un peu pour nos 9h de vol jusqu’à Minnéapolis : il faut passer tous les contrôles de sécurité (mais les gens sont sympas), et je suis assise à côté d’un gros monsieur sans gêne qui prend toute la place. Nous sommes vraiment entassés au milieu de l’appareil, mais les écrans individuels et les films récents en libre accès font passer le temps plus vite. Pas de hublot, et j’en suis quitte pour une belle frayeur à l’aterrissage : je n’avais pas vu la terre se rapprocher ! A Minéapolis, l’un VIP nous fait prendre du retard : Barack Obama, dans air force one, vient d’arriver juste avant nous et il faut lui laisser la place ! A l’immigration, comme au supermarché, on choisit la mauvaise file. Du coup, c’est la course (éperdue) pour attraper notre correspondance. Gros stress ! Nos valises sont là tout de suite, super rapides. 40 minutes plus tard, nous sommes assis dans l’avion… presque les premiers finalement ! La une hôtesse habillée rock n’ roll avec jean t-shirt et surtout une ceinture tête de mort digne de l’idée que l’on se fait de Las Vegas. Ca nous change de l’hôtesse du vol Paris / Amsterdam dont le chignon était tout simplement irréel : régulier, pas un cheveu qui dépasse, presque du plastique… de l’hôtesse première classe de chez Air France.
Arrivée sur Las Vegas en vue… un énorme sapin de noël qui illumine les hublots : MAGNIFIQUE et incroyable. Des lumières de toutes les couleurs bien alignées sur une étendue immense. On se pose en douceur côté avion mais pas côté pulsation ! Reste à récupérer les bagages, et pour se faire on doit carrément prendre un métro pour aller jusqu’au « luggage claim ». Ensuite on doit prendre une navette pour aller jusqu’aux loueurs de voiture. Tout est comme chez Mickey, très organisé. Quelqu’un nous indique où faire la queue, quelqu’un monte nos bagages et les range dans la navette. C’est confort et rigoureux ! Chez Dollar, notre loueur, tout se passe bien. Accueil très sympa. On prend une assurance en plus « roadsafe » (perte de clés et bêtises dans le genre). La voiture est neuve et jolie : c’est une ford fusion 4 places au lieu de 2. Fab se lance courageusement dans la circulation végassienne. Je reste bouche bée, nez collé aux fenêtres. C’est grand ! Tellement énorme que ça fait presque peur.
Arrivés à l’hôtel, une énorme surprise : l’hôtesse paraît bien embarrassée quand je rappelle que nous avons réservé une chambre « mountain view ». Elle disparaît un moment et revient en nous proposant de nous surclasser en suite !! Evidemment on accepte. Le voyage commence TRES BIEN ! Un « petit » hamburger , puis on file à la tour d’observation de l’hôtel découvrir Las vegas by night. C’est magique ! Magnifique ! C’est épuisés qu’on se couche à minuit. Cela fait 25h que l’on est debout !


Jour 2 : Réveillée à 5h du matin (merci le décalage horaire), je regarde un moment Fabrice, mon mari, dormir, fais quelques roulades dans le lit « king size » et finis par me lever à 6h. Fab aussi se lève tôt, et nous sommes prêts à 7h. Nous voulons aller voir le sunrise en haut de la tour d’observation, mais elle n’ouvre qu’à 10h, alors nous partons, direction : le Grand Canyon ! 5h30 de route d’après Tom-Tom.
Le paysage est incroyablement varié : les Blacks Mountains, lugubres et imposantes, cèdent le pas au désert, puis aux grandes plaines à perte de vue, parsemées çà et là de mobil homes. Enfin les arbres et la montagne. La route est large, il y a peu de monde et globalement les gens respectent les limitations, assez basses.
Nous faisons deux haltes : la première, vers 9h, à Kingman, dans une grande surface pour acheter un adaptateur, de quoi pique-niquer et petit-déjeuner dans notre chambre demain, une glacière. Ensuite, nous partons à la recherche du D’Z, un "diner" chaudement recommandé par le routard. Nous le trouvons, couleurs flashy et belles voitures postées devant. Ce matin, petit dej à l’américaine, et gare au cholestérol ! ;) Œufs, bacon, toasts, pommes de terre… Nous faisons le serment de ne pas manger ainsi tous les jours, sous peine de ne pas rentrer dans notre siège Delta Airlines au retour ! anecdote croustillante : je reste coincée dans les chiottes ! Fab doit me tirer de là en se marrant et la serveuse, compatissante, m’explique que cela lui est déjà arrivé ! A Kingman passe la route 66, que nous empruntons en partie. En tout cas nous voilà vraiment en Amérique, la vraie, celle des films !
Il est 11h quand nous repartons. A 12h, nouvelle halte à Seligman, minuscule bourg, quelques baraques amassées le long d’une route, limite ville fantôme, qui survit en faisant la pub de la route 66. Petite pause devant le dafé Delgadillo, où de vieilles carcasses ont été grimées (elles ont paraît-il inspiré le dessin animé cars). Une boutique de souvenir est un ancien salon de barbier, les clients ont écrits des mots sur des billets de banque accrochés aux murs ! Un plein, et on repart !



A 14h, l’excitation est à son comble : nous arrivons au grand canyon ! Passage à l’héliport pour booker un vol au-dessus du canyon pour demain… si le temps le permet ! Croisons les doigts !
Fabrice nous conduit au parking du visitor center, et nous gardons les yeux rivés sur le bitume pour ne les lever que devant le panorama. Un seul mot convient : breathtaking ! Fabio comme moi étouffons un sanglot en levant les yeux, tant la vue est saisissante ! Pour ma part, l’émotion est très forte et je ne retiens pas mes larmes. Nous nous promenons le long du rim trail, en direction de Desert View, puis nous regagnons la voiture pour le check in de notre chambre.

Les bâtiments du Maswik lodge ressemblent à des cabanes en bois. Ils s’intègrent bien dans la nature. La chambre est sympa, deux grands lits et des plinthes en...moquette !?! Il est 16h30, vite nous regagnons la rim pour le coucher de soleil. Une belle rencontre sur le chemin : des mule deer en liberté ! Hopi point est paraît-il l’endroit idéal pour le coucher de soleil. Nous y allons en navette. Le spectacle est beau, un peu gâché par les nuages, mais ce n’est pas grave. Pique-nique dans la chambre, et repos ! Ca fait du bien après cette journée intense !


Jour 3 : Levés encore plus tôt aujourd’hui : 4h30 ! Cela nous laisse largement le temps de nous préparer pour le lever de soleil. Ce matin, un grand moment nous attend : le survol du grand canyon en hélicoptère !
Nous prenons un petit déjeuner dans la chambre, puis nous quittons les lieux, à l’aide de notre lampe de poche. Nous ratons la navette pour Hopi point, lieu où vont souvent les gens pour les lever de soleil, et le jour commence à poindre, alors nous partons à pied de l’autre côté. En fait, point de lever de soleil à admirer : nous sommes dans une véritable purée de poix, un brouillard épais. Nous sommes carrément dans les nuages ! En plus, un vent très fort et froid souffle, et il commence à pleuvoir. Bref, après une courte balade, nous nous réfugions dans l’entrée du El Tovar, le plus vieil hôtel des lieux, et le plus chic aussi. Il est très beau, avec ses rondins de bois foncé et ses têtes de bête sauvages accrochés au mur. Ca ne déplairait pas à Davy Crockett ! Le wi-fi gratuit nous permet de mettre enfin à jour le blog, et de lire nos mails aussi. Apparemment les enfants vont bien. Ouf !

Vers 8h30 nous retournons à l’hôtel, et après le check out, nous nous rendons à l’héliport, où on nous confirme ce que nous savions déjà : les appareils sont cloués au sol à cause du temps… La déception est cruelle, mais nous savions que tout dépendrait de la météo. Nous remettrons ça plus tard, sur un autre site, tant pis ! Nous décidons de quitter le grand canyon, un petit pincement au cœur. C’est vraiment un énorme coup de cœur ! Nous nous arrêtons aux points de vue de la route est, sans trop y croire : on ne voit rien au premier, au 2e ça se découvre un peu (Navajo point, très beau).
A Desert View, un petit miracle se produit : c’est un arc en ciel qui se dessine sur ce magnifique panorama. Incroyable ! Fabrice mitraille à tout va ! 12h est déjà là quand nous repartons.




Une autre belle surprise nous attend plus bas : la « scenic view » indiqué par un petit panneau mène à un point de vue extraordinaire sur le « Petit Colorado », la George River. Nous sommes seuls et l’endroit est très beau…

Un peu plus loin à nouveau, des échoppes tenues par des indiens navajos vendent artisanat indien et bijoux soit-disant faits mains par des natives. Dreamcatcher, bijoux et poteries hideuses sont étalées, et les vendeurs, contredisant la réputation des indiens, sont sympas. Nous croiserons à partir de maintenant bp de ces stands sur la route, la plupart fermés. La route est très belle et les 3h30 de route filent à toute vitesse.

Nous nous offrons le luxe d’un détour vers Marble Canyon, Vermillion Cliffs et Lee’s ferry. De drôles de pierre en forme de champignon montrent les drôles d’effet de l’érosion sur la nature. Lee’s ferry est l’endroit d’où partent les rafts en été. La place est totalement déserte en cette saison et nous pique-niquons sur place, sur le sable (il est tout de même 14h30). C’est sympa de toucher le Colorado de nos doigts.



Puis nous allons à Horseshoe bend, sorte de coude formé par le fleuve que l’on observe d’en haut. Tout autour, c’est le désert. Enfin nous gagnons Page, petite ville au bord du lac Powell. Je ne sais pourquoi, mais il y a un nombre incroyable d’églises dans cette ville. Une équipe de football américain est à l’entraînement : trop fun ! Notre hôtel, le Bashful bob’s motel, est connu pour être particulièrement bon marché, mais son propriétaire, visiblement très âgé, est un peu paumé : il y a des gens dans notre chambre, bref, c’est un beau bazard dans les réservation, mais il nous envoie chez son fils, dans la même rue un peu plus loin, au Debbie's hide a way. L’accueil est très sympa ! En fait de chambre, nous louons un petit appartement, déco à l’américaine (comprenez, fleuri et d’un autre âge) mais très propre. Nous allons voir le coucher de soleil sur le barrage du lac, puis un petit tour au supermarché pour préparer nos repas de demain. Bref, une journée hyper remplie !
Jour 4 : En territoire indien
Ce matin réveil tranquille, puis départ pour Antelope lower canyon, un « slot canyon » c’est-à-dire un canyon enterré. Il est défendu d’y aller en cas d’orage car il peut alors se produire un « flash flood » : une brusque arrivée d’eau, qui peut être fatal. Mais aujourd’hui nous avons eu droit à un beau ciel arizonien. La visite du canyon est très fun : il faut se glisser dans les failles, descendre des escaliers, etc… Il y avait plein de français (la honte) tous aussi désagréables les uns que les autres…
Bref on s’est bien amusé, et c’était très beau ! L’appareil photo est impuissant à traduire la diversité des couleurs que l’on voit toutes en même temps. Notre guide navajo était sympa et nous a joué des morceaux de flûte traditionnelle. Elle voulait nous aider à prendre les bonnes photos, mais elle n’était hélas pas très douée !




Ensuite, 3h30 de route pour Monument valley. On perd une heure, donc on arrive directement pour le check in de l’hôtel « The View » qui mérite bien son nom, puisqu’il offre une vue imprenable sur les mythiques « mittens ». Là encore nous avons bp de chance : notre chambre est l’une des mieux placées…

A peine le temps de poser nos valises que nous repartons nous renseigner pour une visite guidée : on peut s’approcher des buttes en voiture, mais la piste n’est pas très bien entretenue et notre voiture de location n’est pas assurée pour un tour de piste, ou alors on fait un tour en jeep guidé par un indien… mais c’est la 3e solution qui nous tente : un tour à cheval. Comble de chance, le guide qui s’en occupe, Anthony, est très sympa et nous sommes les deux seuls clients ! Nous partons donc pour une fabuleuse balade dont nous revenons au coucher du soleil. Wouah !! Moment magique, inoubliable, il n’y a pas un bruit et nous sommes seuls dans ce décor de rêve. Anthony nous parle des légendes et traditions indiennes et le bonheur est total quand nous nous mettons à galoper dans le soleil couchant… Les oranges, rose, violets illuminent le ciel et le sable. Nos ombres s’étirent… il est temps de rentrer. Nous sommes complètement frigorifiés et nos fesses et nos genoux sont douloureuses. Dur, le métier de cowboy ! Nous aidons Anthony à désseller et nourrir les chevaux puis une bonne douche.






Petit repas chaud au resto de l’hôtel : ragoût de mouton pour Agathe, fried steak au poivre pour Fab. C’est bon !
Belle, incroyable journée au pays des indiens Navajos. Clin d’œil à Papa qui galopait dans ces mêmes décors il y a des années. Il avait vécu quelques mois dans un ranch la vie de Cowboy, dans les années 60, et ce sont ses photos qui m'ont donné envie, il y a 25 ans au moins, de voyager moi aussi un jour dans le Far West...
Jour 1 : Malgré les grèves, malgré la gastro de notre fils de 3 ans et demi qui a bien failli, nous avons réussi à monter dans notre avion de 10H30 Lyon-Amsterdam. Beaucoup de monde, ça va assez vite. Ca se corse un peu pour nos 9h de vol jusqu’à Minnéapolis : il faut passer tous les contrôles de sécurité (mais les gens sont sympas), et je suis assise à côté d’un gros monsieur sans gêne qui prend toute la place. Nous sommes vraiment entassés au milieu de l’appareil, mais les écrans individuels et les films récents en libre accès font passer le temps plus vite. Pas de hublot, et j’en suis quitte pour une belle frayeur à l’aterrissage : je n’avais pas vu la terre se rapprocher ! A Minéapolis, l’un VIP nous fait prendre du retard : Barack Obama, dans air force one, vient d’arriver juste avant nous et il faut lui laisser la place ! A l’immigration, comme au supermarché, on choisit la mauvaise file. Du coup, c’est la course (éperdue) pour attraper notre correspondance. Gros stress ! Nos valises sont là tout de suite, super rapides. 40 minutes plus tard, nous sommes assis dans l’avion… presque les premiers finalement ! La une hôtesse habillée rock n’ roll avec jean t-shirt et surtout une ceinture tête de mort digne de l’idée que l’on se fait de Las Vegas. Ca nous change de l’hôtesse du vol Paris / Amsterdam dont le chignon était tout simplement irréel : régulier, pas un cheveu qui dépasse, presque du plastique… de l’hôtesse première classe de chez Air France.
Arrivée sur Las Vegas en vue… un énorme sapin de noël qui illumine les hublots : MAGNIFIQUE et incroyable. Des lumières de toutes les couleurs bien alignées sur une étendue immense. On se pose en douceur côté avion mais pas côté pulsation ! Reste à récupérer les bagages, et pour se faire on doit carrément prendre un métro pour aller jusqu’au « luggage claim ». Ensuite on doit prendre une navette pour aller jusqu’aux loueurs de voiture. Tout est comme chez Mickey, très organisé. Quelqu’un nous indique où faire la queue, quelqu’un monte nos bagages et les range dans la navette. C’est confort et rigoureux ! Chez Dollar, notre loueur, tout se passe bien. Accueil très sympa. On prend une assurance en plus « roadsafe » (perte de clés et bêtises dans le genre). La voiture est neuve et jolie : c’est une ford fusion 4 places au lieu de 2. Fab se lance courageusement dans la circulation végassienne. Je reste bouche bée, nez collé aux fenêtres. C’est grand ! Tellement énorme que ça fait presque peur.
Arrivés à l’hôtel, une énorme surprise : l’hôtesse paraît bien embarrassée quand je rappelle que nous avons réservé une chambre « mountain view ». Elle disparaît un moment et revient en nous proposant de nous surclasser en suite !! Evidemment on accepte. Le voyage commence TRES BIEN ! Un « petit » hamburger , puis on file à la tour d’observation de l’hôtel découvrir Las vegas by night. C’est magique ! Magnifique ! C’est épuisés qu’on se couche à minuit. Cela fait 25h que l’on est debout !


Jour 2 : Réveillée à 5h du matin (merci le décalage horaire), je regarde un moment Fabrice, mon mari, dormir, fais quelques roulades dans le lit « king size » et finis par me lever à 6h. Fab aussi se lève tôt, et nous sommes prêts à 7h. Nous voulons aller voir le sunrise en haut de la tour d’observation, mais elle n’ouvre qu’à 10h, alors nous partons, direction : le Grand Canyon ! 5h30 de route d’après Tom-Tom.
Le paysage est incroyablement varié : les Blacks Mountains, lugubres et imposantes, cèdent le pas au désert, puis aux grandes plaines à perte de vue, parsemées çà et là de mobil homes. Enfin les arbres et la montagne. La route est large, il y a peu de monde et globalement les gens respectent les limitations, assez basses.
Nous faisons deux haltes : la première, vers 9h, à Kingman, dans une grande surface pour acheter un adaptateur, de quoi pique-niquer et petit-déjeuner dans notre chambre demain, une glacière. Ensuite, nous partons à la recherche du D’Z, un "diner" chaudement recommandé par le routard. Nous le trouvons, couleurs flashy et belles voitures postées devant. Ce matin, petit dej à l’américaine, et gare au cholestérol ! ;) Œufs, bacon, toasts, pommes de terre… Nous faisons le serment de ne pas manger ainsi tous les jours, sous peine de ne pas rentrer dans notre siège Delta Airlines au retour ! anecdote croustillante : je reste coincée dans les chiottes ! Fab doit me tirer de là en se marrant et la serveuse, compatissante, m’explique que cela lui est déjà arrivé ! A Kingman passe la route 66, que nous empruntons en partie. En tout cas nous voilà vraiment en Amérique, la vraie, celle des films !
Il est 11h quand nous repartons. A 12h, nouvelle halte à Seligman, minuscule bourg, quelques baraques amassées le long d’une route, limite ville fantôme, qui survit en faisant la pub de la route 66. Petite pause devant le dafé Delgadillo, où de vieilles carcasses ont été grimées (elles ont paraît-il inspiré le dessin animé cars). Une boutique de souvenir est un ancien salon de barbier, les clients ont écrits des mots sur des billets de banque accrochés aux murs ! Un plein, et on repart !



A 14h, l’excitation est à son comble : nous arrivons au grand canyon ! Passage à l’héliport pour booker un vol au-dessus du canyon pour demain… si le temps le permet ! Croisons les doigts !
Fabrice nous conduit au parking du visitor center, et nous gardons les yeux rivés sur le bitume pour ne les lever que devant le panorama. Un seul mot convient : breathtaking ! Fabio comme moi étouffons un sanglot en levant les yeux, tant la vue est saisissante ! Pour ma part, l’émotion est très forte et je ne retiens pas mes larmes. Nous nous promenons le long du rim trail, en direction de Desert View, puis nous regagnons la voiture pour le check in de notre chambre.

Les bâtiments du Maswik lodge ressemblent à des cabanes en bois. Ils s’intègrent bien dans la nature. La chambre est sympa, deux grands lits et des plinthes en...moquette !?! Il est 16h30, vite nous regagnons la rim pour le coucher de soleil. Une belle rencontre sur le chemin : des mule deer en liberté ! Hopi point est paraît-il l’endroit idéal pour le coucher de soleil. Nous y allons en navette. Le spectacle est beau, un peu gâché par les nuages, mais ce n’est pas grave. Pique-nique dans la chambre, et repos ! Ca fait du bien après cette journée intense !

Jour 3 : Levés encore plus tôt aujourd’hui : 4h30 ! Cela nous laisse largement le temps de nous préparer pour le lever de soleil. Ce matin, un grand moment nous attend : le survol du grand canyon en hélicoptère !
Nous prenons un petit déjeuner dans la chambre, puis nous quittons les lieux, à l’aide de notre lampe de poche. Nous ratons la navette pour Hopi point, lieu où vont souvent les gens pour les lever de soleil, et le jour commence à poindre, alors nous partons à pied de l’autre côté. En fait, point de lever de soleil à admirer : nous sommes dans une véritable purée de poix, un brouillard épais. Nous sommes carrément dans les nuages ! En plus, un vent très fort et froid souffle, et il commence à pleuvoir. Bref, après une courte balade, nous nous réfugions dans l’entrée du El Tovar, le plus vieil hôtel des lieux, et le plus chic aussi. Il est très beau, avec ses rondins de bois foncé et ses têtes de bête sauvages accrochés au mur. Ca ne déplairait pas à Davy Crockett ! Le wi-fi gratuit nous permet de mettre enfin à jour le blog, et de lire nos mails aussi. Apparemment les enfants vont bien. Ouf !

Vers 8h30 nous retournons à l’hôtel, et après le check out, nous nous rendons à l’héliport, où on nous confirme ce que nous savions déjà : les appareils sont cloués au sol à cause du temps… La déception est cruelle, mais nous savions que tout dépendrait de la météo. Nous remettrons ça plus tard, sur un autre site, tant pis ! Nous décidons de quitter le grand canyon, un petit pincement au cœur. C’est vraiment un énorme coup de cœur ! Nous nous arrêtons aux points de vue de la route est, sans trop y croire : on ne voit rien au premier, au 2e ça se découvre un peu (Navajo point, très beau).
A Desert View, un petit miracle se produit : c’est un arc en ciel qui se dessine sur ce magnifique panorama. Incroyable ! Fabrice mitraille à tout va ! 12h est déjà là quand nous repartons.



Une autre belle surprise nous attend plus bas : la « scenic view » indiqué par un petit panneau mène à un point de vue extraordinaire sur le « Petit Colorado », la George River. Nous sommes seuls et l’endroit est très beau…

Un peu plus loin à nouveau, des échoppes tenues par des indiens navajos vendent artisanat indien et bijoux soit-disant faits mains par des natives. Dreamcatcher, bijoux et poteries hideuses sont étalées, et les vendeurs, contredisant la réputation des indiens, sont sympas. Nous croiserons à partir de maintenant bp de ces stands sur la route, la plupart fermés. La route est très belle et les 3h30 de route filent à toute vitesse.

Nous nous offrons le luxe d’un détour vers Marble Canyon, Vermillion Cliffs et Lee’s ferry. De drôles de pierre en forme de champignon montrent les drôles d’effet de l’érosion sur la nature. Lee’s ferry est l’endroit d’où partent les rafts en été. La place est totalement déserte en cette saison et nous pique-niquons sur place, sur le sable (il est tout de même 14h30). C’est sympa de toucher le Colorado de nos doigts.



Puis nous allons à Horseshoe bend, sorte de coude formé par le fleuve que l’on observe d’en haut. Tout autour, c’est le désert. Enfin nous gagnons Page, petite ville au bord du lac Powell. Je ne sais pourquoi, mais il y a un nombre incroyable d’églises dans cette ville. Une équipe de football américain est à l’entraînement : trop fun ! Notre hôtel, le Bashful bob’s motel, est connu pour être particulièrement bon marché, mais son propriétaire, visiblement très âgé, est un peu paumé : il y a des gens dans notre chambre, bref, c’est un beau bazard dans les réservation, mais il nous envoie chez son fils, dans la même rue un peu plus loin, au Debbie's hide a way. L’accueil est très sympa ! En fait de chambre, nous louons un petit appartement, déco à l’américaine (comprenez, fleuri et d’un autre âge) mais très propre. Nous allons voir le coucher de soleil sur le barrage du lac, puis un petit tour au supermarché pour préparer nos repas de demain. Bref, une journée hyper remplie !
Jour 4 : En territoire indien
Ce matin réveil tranquille, puis départ pour Antelope lower canyon, un « slot canyon » c’est-à-dire un canyon enterré. Il est défendu d’y aller en cas d’orage car il peut alors se produire un « flash flood » : une brusque arrivée d’eau, qui peut être fatal. Mais aujourd’hui nous avons eu droit à un beau ciel arizonien. La visite du canyon est très fun : il faut se glisser dans les failles, descendre des escaliers, etc… Il y avait plein de français (la honte) tous aussi désagréables les uns que les autres…
Bref on s’est bien amusé, et c’était très beau ! L’appareil photo est impuissant à traduire la diversité des couleurs que l’on voit toutes en même temps. Notre guide navajo était sympa et nous a joué des morceaux de flûte traditionnelle. Elle voulait nous aider à prendre les bonnes photos, mais elle n’était hélas pas très douée !




Ensuite, 3h30 de route pour Monument valley. On perd une heure, donc on arrive directement pour le check in de l’hôtel « The View » qui mérite bien son nom, puisqu’il offre une vue imprenable sur les mythiques « mittens ». Là encore nous avons bp de chance : notre chambre est l’une des mieux placées…
A peine le temps de poser nos valises que nous repartons nous renseigner pour une visite guidée : on peut s’approcher des buttes en voiture, mais la piste n’est pas très bien entretenue et notre voiture de location n’est pas assurée pour un tour de piste, ou alors on fait un tour en jeep guidé par un indien… mais c’est la 3e solution qui nous tente : un tour à cheval. Comble de chance, le guide qui s’en occupe, Anthony, est très sympa et nous sommes les deux seuls clients ! Nous partons donc pour une fabuleuse balade dont nous revenons au coucher du soleil. Wouah !! Moment magique, inoubliable, il n’y a pas un bruit et nous sommes seuls dans ce décor de rêve. Anthony nous parle des légendes et traditions indiennes et le bonheur est total quand nous nous mettons à galoper dans le soleil couchant… Les oranges, rose, violets illuminent le ciel et le sable. Nos ombres s’étirent… il est temps de rentrer. Nous sommes complètement frigorifiés et nos fesses et nos genoux sont douloureuses. Dur, le métier de cowboy ! Nous aidons Anthony à désseller et nourrir les chevaux puis une bonne douche.






Petit repas chaud au resto de l’hôtel : ragoût de mouton pour Agathe, fried steak au poivre pour Fab. C’est bon !
Belle, incroyable journée au pays des indiens Navajos. Clin d’œil à Papa qui galopait dans ces mêmes décors il y a des années. Il avait vécu quelques mois dans un ranch la vie de Cowboy, dans les années 60, et ce sont ses photos qui m'ont donné envie, il y a 25 ans au moins, de voyager moi aussi un jour dans le Far West...
Voyager avec dix euros par jour English translation pending
Voilà, je lis souvent des compte rendus sur ce forum où le voyageur détaille son budget et mentionne une dépense quotidienne d'environ 10 € (bouffe, visite, logement, transport etc).
Ces 10 euros me 😮😮 et m'amène à ces 2 questions :
- Choix de vie ou budget restreint ?
- Comment voyage-t-on avec un tel budget ? (à lire certains, on pourrait penser qu'avec 10 euros, on vit comme un pacha...)
Ces 10 euros me 😮😮 et m'amène à ces 2 questions :
- Choix de vie ou budget restreint ?
- Comment voyage-t-on avec un tel budget ? (à lire certains, on pourrait penser qu'avec 10 euros, on vit comme un pacha...)
Yosemite ou Yellowstone? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Je cherche toujours le circuit à faire.
Donc je récapitule, LA (2 jours obligatoire) ainsi que Las Vegas (2 jours également) pour l'ado. Ensuite le mari veut bien laisser tomber la côte, quant à moi je suis plus attirée par les parcs, donc je me pose la question de savoir s'il faut faire Yosemite ou Yellostone. En fait j'ai un peu de mal à me décider soit je fais le circuit classique, soit je privilège Yellostone en gardant à l'esprit qu'il faut absolument passer par Las Vegas et Los Angeles, pour le reste c'est plus souple (au moins 21 Jours). Nous aimons faire un peu de randonnée mais pas trop longue et pas trop difficile surtout que ce sera en plein mois de juillet ou août) et donc très très chaud. Que me conseillez-vous? J'ai essayé d'utiliser l'optimisateur de parcours de roadtrippin mais je n'y arrive pas, j'ai chaque fois un message d'erreur, quant à google map c'est pas plus évident (je pense que je ne suis peut-être pas assez précise dans mes indications). Merci pour votre aide.
Je cherche toujours le circuit à faire.
Donc je récapitule, LA (2 jours obligatoire) ainsi que Las Vegas (2 jours également) pour l'ado. Ensuite le mari veut bien laisser tomber la côte, quant à moi je suis plus attirée par les parcs, donc je me pose la question de savoir s'il faut faire Yosemite ou Yellostone. En fait j'ai un peu de mal à me décider soit je fais le circuit classique, soit je privilège Yellostone en gardant à l'esprit qu'il faut absolument passer par Las Vegas et Los Angeles, pour le reste c'est plus souple (au moins 21 Jours). Nous aimons faire un peu de randonnée mais pas trop longue et pas trop difficile surtout que ce sera en plein mois de juillet ou août) et donc très très chaud. Que me conseillez-vous? J'ai essayé d'utiliser l'optimisateur de parcours de roadtrippin mais je n'y arrive pas, j'ai chaque fois un message d'erreur, quant à google map c'est pas plus évident (je pense que je ne suis peut-être pas assez précise dans mes indications). Merci pour votre aide.
Ouest USA – Chronique d'un cinquième voyage English translation pending
Après 4 voyages dans le Grand Ouest Américain, il nous restait à visiter quelques National Parks et Monuments pour prétendre les avoir tous vu (ou presque). Au programme, des lieux plutôt connus comme Redwood NP, Crater Lake, Olympic, Glacier, ou encore Dinosaur, Natural Bridge, King Canyon et Sequoias mais qui sont rarement visités lors des premiers périples. D'autres sont plus méconnus voire totalement inconnus des fans européens : Lava Bed, Newberry, North Cascades... Il nous restait aussi à voir quelques sites particuliers dans des parcs déjà visités ; nous n'avions pas pu voir lors de passages précédents le Grand Prismatic de Yellowstone, Cathedral Valley de Capitol Reef, le Grand Canyon nord ou la mystérieuse Racetrak Playa de Death Valley. Nous ne pouvions clore notre série de voyages américains sans assister à un vrai Pow Wow et un vrai Rodéo. Au total, 32 jours, 44 sites, 11000 km, 10 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2010.
Première partie, de San Francisco à Kalispell

Lundi 23 Août – Droit vers la faille
Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.

En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.
Pensionnaires de Bolinas Lagoon
Nous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.
Point Reyes Beach overlook
Un petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.
Mardi 24 – Drive Thrue Trees
Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.
6h00 à Tomale Bay
Nous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.

Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.

Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.
Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.
Shrine Drive Thrue Tree
Nous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.
Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers
Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.
Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.
Le Pacifique vu de la Coastal Drive
Sur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.
Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux
A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.
Jeudi 26 – Les tubes de lave
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.

Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.

L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.




Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.

Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..
Vendredi 27 – Les cratères bleus
Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.

L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac
Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.
Sentinel Rok
Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption

Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument.
Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.
Paulina et East lakes vus de Paulina Peack
En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.
Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)
Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).
Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.


Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !

Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés.
Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés.
C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille.
Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.

Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.

En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !
Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage.
Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.
Ancien glacier de Nisqually
Nous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.
Lundi 30 – La forêt des vampires
Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.

Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...
La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.
Ruby Beach
Après une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.

Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.
Roosevelt Elk
Nous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.
Mardi 31 – Météo conforme
Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie.
Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route.
Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls
Madison Falls
Troisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.
Météo habituelle
Au sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.
Embarquement à Kingston
Mercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?
Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.
Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.

Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.
Diablo Lake
Les principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.

Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.
Jeudi 2 – Du Washington au Montana
La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.
Grand Coulée Dam
A Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.
De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon

Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !
Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.

Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.
McDonald Creek
Quelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.
Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.
The Loop
Mais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.
En bateau sur le St Mary Lake
La croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.
Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc.
Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.
Garden Wall
Samedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste
Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.
Two Medicine lake
En repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.
Many Glacier Lake
Grinnell
Au parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.
Camas Road
Au dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.
Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009
Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns.
Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes.
Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus.
On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone.
Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.

L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.
Coucher de soleil près de Canyon Village
Lundi 6 - les Bas(s)ins manquants
Début septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin.
Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.
Vapeurs sur le Grand Prismatic
Par contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …

Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.
Salle d'attente du Old Faithfull
Le nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.
Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.
Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River.
Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.
Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête
Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !
Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.
Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !
Les Gagnants !
Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.
Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,
les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.
Taureau volant
La compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.
Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.
Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé
Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.
La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.

L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center.
La route, vue du Visitor Center
Qu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.
La plage de Bridger Bay
Il y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.
La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.
Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !
Jeudi 9 – sur les bords de la Green River
Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile.
Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite.
Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park.
Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.
Steamboat Rock
Nous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.
Petroglyphes au poinçon ?
Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.
Castel Park Overlook
Harding Hole Overlook
La piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.

Vendredi 10 – Le petit grand ?
Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.
Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.
Pas grand chose d'autre à voir !
Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain.
Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.
Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.
Little Grand Canyon
Personne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !
Buckhorn Wash Pictograph
Cet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.
Samedi 11 – On the Shafer Trail again
Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009.
Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.
Mesa Arch

A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.
Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.

Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.
Ici, la piste a été réparée
Toujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.

Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.
Ici, ça passe encore bien !

Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.
En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :

Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre
En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.
House on Fire
Même si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.
Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.
Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),
Sipapu Bridge
Kachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.
Owachomo Bridge
Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.
La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom.
Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado.
A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.
Le Colorado à Hite Crossing Bridge
Les coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.
Little Egypt
Moi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.
Little Egypt
En approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey
Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian
Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.
Arrêt au réservoir de bentonite,
Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.
Puis nous entrons dans Cathedral Valley :
Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.
Temple of the Sun
Temple of the Moon
Les Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.

Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.
Traces de volcan
Temples of ???
A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.
Upper overlook
Déjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.
Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.
Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.
Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood
La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.
Méandre de la 12
Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.
La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.
Aujourd'hui, ça passe
Nous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.
Grosvenor Arch.
De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter.
Rares voitures rencontrées
Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.
Un des plus beau point de la cotoonwood
Une pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.
Rocher dans le canyon
Plus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.
Cottonwood au bord de la Cottonwood
Destination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici.
A commencer par le grand John
Mercredi 15 – Intrusion en Arizona
L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.
L'entré du North Rim
Au poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.
Bright Angel Point
Par contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.
South Rim en feux
Deuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.
Point Imperial
Troisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.
Angel Window
Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.
le Colorado à Unkar Delta
Le dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.
En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).
Jeudi 16 – Pipe Springs
Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs.
Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.
La cour intérieure
Les dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.

A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.
Nous visitons aussi des bâtiments annexes
Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.
Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.
Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le Mirage
La raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.
Final de Love
Retour sur le Strip :
Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée

Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.

Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.
Twenty Mule Team Canyon
Pour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.
Artists Palette
De la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.
Badwater Basin
Notre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.
Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.
Coucher de soleil à Furnace Creek Inn
Samedi 18 – le champ de course des pierres
Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.
Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.
Notre Jeep Colorado
Tôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.
La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees.
Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)
Teakettle Junction
Vingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …


Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.
En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local.
Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant.
La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.
Juste après Red Pass
Dans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.
Notre seule rencontre !
Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.
Dans le Titus Canyon
Un arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!
Dimanche 19 – Les collines à western
En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.
Alabama Hills, au pied de la Sierra Nevada
Dans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.
Mobius Arch
Eye of Alabama
Indian Family
Dans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade.
Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers.
Les Alabama Hills, vues d'en haut
Soirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.
Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.
C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.
Mono Lake
La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.
Bodie
Désertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.

Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)
Parfois assez bringuebalant
Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne.
Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus.
Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.
Mardi 21 – Le parc en feu
Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest.
La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.
Le Général du King Canyon
S'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.
La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nord
Bon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.
Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivière
L'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.

Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.
Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembre
Dans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320).
Le Géneral de Sequoia NP
L'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts.
Plusieurs minutes de rencontre inatendue
Après quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia.
Mercredi 22 – repos
Nous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.

Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.
La piscine du Best Western Crystal Palace
Jeudi 23 – Good bye America
La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.
Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Première partie, de San Francisco à Kalispell

Lundi 23 Août – Droit vers la faille
Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.

En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.
Pensionnaires de Bolinas LagoonNous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.
Point Reyes Beach overlookUn petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.
Mardi 24 – Drive Thrue Trees
Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.
6h00 à Tomale BayNous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.

Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.

Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.
Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.
Shrine Drive Thrue TreeNous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.
Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers
Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.
Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.
Le Pacifique vu de la Coastal DriveSur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.
Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.
Jeudi 26 – Les tubes de lave
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.

Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.

L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.




Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.

Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..
Vendredi 27 – Les cratères bleus
Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.

L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac

Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.
Sentinel Rok Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption

Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument.
Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.
Paulina et East lakes vus de Paulina Peack En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.
Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)
Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).
Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.


Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !

Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés.
Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés.
C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille.
Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.
Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.

En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !
Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage.
Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.
Ancien glacier de NisquallyNous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.
Lundi 30 – La forêt des vampires
Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.

Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...

La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.
Ruby BeachAprès une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.


Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.
Roosevelt ElkNous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.
Mardi 31 – Météo conforme
Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie.
Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route.
Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls
Madison FallsTroisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.
Météo habituelleAu sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.
Embarquement à KingstonMercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?
Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.

Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.

Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.
Diablo LakeLes principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.

Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.
Jeudi 2 – Du Washington au Montana
La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.
Grand Coulée DamA Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.
De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon

Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !
Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.

Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.
McDonald CreekQuelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.

Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.
The LoopMais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.
En bateau sur le St Mary LakeLa croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.
Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc.
Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.
Garden WallSamedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste
Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.
Two Medicine lakeEn repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.
Many Glacier Lake
GrinnellAu parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.
Camas RoadAu dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.
Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009
Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns.
Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes.
Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus.
On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone.
Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.
L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.
Coucher de soleil près de Canyon Village
Lundi 6 - les Bas(s)ins manquantsDébut septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin.
Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.
Vapeurs sur le Grand PrismaticPar contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …

Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.
Salle d'attente du Old FaithfullLe nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.

Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.
Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River. Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.
Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête
Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !

Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.
Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !
Les Gagnants !Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.
Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,
les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.
Taureau volantLa compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.

Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé
Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.

La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.

L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center.
La route, vue du Visitor CenterQu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.
La plage de Bridger BayIl y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.
La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.
Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !
Jeudi 9 – sur les bords de la Green River
Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile.
Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite.
Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park.
Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.
Steamboat RockNous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.
Petroglyphes au poinçon ?Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.
Castel Park Overlook
Harding Hole OverlookLa piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.

Vendredi 10 – Le petit grand ?
Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.

Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.
Pas grand chose d'autre à voir !Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain.
Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.
Little Grand CanyonPersonne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !
Buckhorn Wash PictographCet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.
Samedi 11 – On the Shafer Trail again
Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009.
Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.
Mesa Arch
A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.
Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.

Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.
Ici, la piste a été réparéeToujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.

Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.
Ici, ça passe encore bien !
Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.
En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :

Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre
En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.
House on FireMême si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.
Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.

Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),
Sipapu BridgeKachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.
Owachomo Bridge Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.
La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom.
Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado.
A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.
Le Colorado à Hite Crossing BridgeLes coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.
Little EgyptMoi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.
Little EgyptEn approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey
Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian
Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.
Arrêt au réservoir de bentonite,

Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.

Puis nous entrons dans Cathedral Valley :

Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.
Temple of the Sun
Temple of the MoonLes Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.

Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.
Traces de volcan
Temples of ???A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.
Upper overlookDéjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.
Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.
Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.
Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood
La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.
Méandre de la 12Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.
La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.
Aujourd'hui, ça passeNous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.
Grosvenor Arch.De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter.
Rares voitures rencontrées
Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.
Un des plus beau point de la cotoonwoodUne pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.
Rocher dans le canyonPlus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.
Cottonwood au bord de la CottonwoodDestination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici.
A commencer par le grand JohnMercredi 15 – Intrusion en Arizona
L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.
L'entré du North RimAu poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.
Bright Angel PointPar contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.
South Rim en feuxDeuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.
Point ImperialTroisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.
Angel Window
Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.
le Colorado à Unkar DeltaLe dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.
En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).
Jeudi 16 – Pipe Springs
Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs.
Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.
La cour intérieureLes dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.

A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.

Nous visitons aussi des bâtiments annexes
Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.
Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le MirageLa raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.
Final de LoveRetour sur le Strip :
Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée

Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.

Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.
Twenty Mule Team CanyonPour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.
Artists PaletteDe la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.
Badwater BasinNotre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.
Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.
Coucher de soleil à Furnace Creek InnSamedi 18 – le champ de course des pierres
Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.
Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.
Notre Jeep ColoradoTôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.
La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees. Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)
Teakettle JunctionVingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …


Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.
En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local.
Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant.
La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.
Juste après Red PassDans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.
Notre seule rencontre !Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.
Dans le Titus CanyonUn arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!
Dimanche 19 – Les collines à western
En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.
Alabama Hills, au pied de la Sierra NevadaDans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.
Mobius Arch
Eye of Alabama
Indian FamilyDans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade.
Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers.
Les Alabama Hills, vues d'en hautSoirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.
Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.
C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.
Mono Lake
La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.
BodieDésertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.


Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)
Parfois assez bringuebalant Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne.
Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus.
Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.Mardi 21 – Le parc en feu
Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest.
La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.
Le Général du King CanyonS'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.
La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nordBon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.
Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivièreL'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.

Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.
Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembreDans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320).
Le Géneral de Sequoia NPL'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts.
Plusieurs minutes de rencontre inatendueAprès quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia.
Mercredi 22 – reposNous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.

Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.
La piscine du Best Western Crystal Palace Jeudi 23 – Good bye America
La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.
Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°5) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Sécurité pour un safari au Zimbabwe? English translation pending
Bonjour,
Nous venons de trouver un safari à pieds tel qu on en esperait plus.
Seul petit hic: Nous randonnerions principalement au zimbabwe, notamment à Hwangue et Matusadona.
Pour moi jusqu à hier, le Zimbabwe était une zone de non droit d'une extreme violence. Pas le genre ou on va en vacances.
Là je vois qu il y a (quelques) touristes et que la situation s'est (un peu) améliorée.
J'aurais aimé avoir des retours de voyageurs recemment rentrés du Zimbabwe. Avez vous eu l impression de prendre des risques démesurés?
Nous avons fait l afrique du sud en indépendants y a 4 ans. Après 2 min a Durban, qqn avait la main dans la poche de mon mari, par contre dans les parcs on s etaient sentis completement safe (à 2-3 lions pres ;-) ) Est ce pareil au zimbabwe?
Merci de vos retours. Ce safari tailor-made est le seul qui reponde a nos attentes et notre budget mais bon, safety first ;-)
Nous venons de trouver un safari à pieds tel qu on en esperait plus.
Seul petit hic: Nous randonnerions principalement au zimbabwe, notamment à Hwangue et Matusadona.
Pour moi jusqu à hier, le Zimbabwe était une zone de non droit d'une extreme violence. Pas le genre ou on va en vacances.
Là je vois qu il y a (quelques) touristes et que la situation s'est (un peu) améliorée.
J'aurais aimé avoir des retours de voyageurs recemment rentrés du Zimbabwe. Avez vous eu l impression de prendre des risques démesurés?
Nous avons fait l afrique du sud en indépendants y a 4 ans. Après 2 min a Durban, qqn avait la main dans la poche de mon mari, par contre dans les parcs on s etaient sentis completement safe (à 2-3 lions pres ;-) ) Est ce pareil au zimbabwe?
Merci de vos retours. Ce safari tailor-made est le seul qui reponde a nos attentes et notre budget mais bon, safety first ;-)
Il était une fois quatre Belges dans l'Ouest américain! English translation pending
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
L'Ouest canadien oublié des Québécois? English translation pending
Bonjour aux Quebecois et d'avance merci à tous ceux qui me répondront.
Sur Voyage forum j ai l'impression que les provinces de l'Ouest canadien "Colombie Britannique" & "Yukon" suscitent peu d'interet en particulier de la part de nos amis quebecois . Du moins est ce mon sentiment personnel car je ne vois que peu de questions à leur sujet . Pourtant Vancouver ( que j ai découverte en coup de vent ) et sa région m'ont paru magnifiques . Idem pour les lacs vers Banff etc.. Y a-t-il une raison à cela ou je me trompe ? est ce une question d'eloignement ? Cout de la vie plus onéreux qu' au Québec ou en Ontario ?
Cordialement Jean
Sur Voyage forum j ai l'impression que les provinces de l'Ouest canadien "Colombie Britannique" & "Yukon" suscitent peu d'interet en particulier de la part de nos amis quebecois . Du moins est ce mon sentiment personnel car je ne vois que peu de questions à leur sujet . Pourtant Vancouver ( que j ai découverte en coup de vent ) et sa région m'ont paru magnifiques . Idem pour les lacs vers Banff etc.. Y a-t-il une raison à cela ou je me trompe ? est ce une question d'eloignement ? Cout de la vie plus onéreux qu' au Québec ou en Ontario ?
Cordialement Jean
Avis sur circuit de 32 jours en Namibie? English translation pending
Bonjour,
J'ai beaucoup utilisé les compte-rendus de voyage sur la Namibie, (difficile d'ailleurs de faire mieux), pour finaliser mon projet.
J'ai pris les services d'une agence locale souvent citée ici pour la location du 4x4 et des hébergements, essentiellement en camping.
voici donc mon itinéraire, en fonction des lieux, pouvez vous m'indiquer des visites possibles, des contacts ou des guides intéressants, fiables, ou toute autre info pertinente, quelles rémunérations donner pour que personne ne soit lésé?
merci pour vos réponses
Windhoek bed & breakfast Otjiwarongo NWR Waterberg Tsinsabis Treesleeper camp Etosha NWR Namutoni Etosha NWR Halali Etosha NWR Okaukuejo Kamanjab Hobatere Lodge Ruacana Kunene River Lodge Epupa Epupa Community Camp 2 nuits Opuwo Opuwo Country Lodge Seisfontein Ongongo Community. Camp Palmwag Palmwag Lodge Twyfelfontein Mowani Mountain Camp Brandberg Brandberg White Lady Lodge Swakopmund Fischreiher guesthouse 2 nuits Solitaire Gecko Camp Sesriem NWR Sesriem 2 nuits Naukluft NWR Naukluft 2 nuits Helmeringhausen Namtib Guestfarm Luderitz Bay View Aus Klein Aus Vista Fish river canyon NWR Ais Ais Fish river canyon NWR Hobas Kalahari Gemsbok Park Twee Rivieren Kalahari Gemsbok Park Mata Mata 2 nuits Windhoek Bagatelle Kalahari Windhoek bed & breakfast
merci pour vos réponses
Windhoek bed & breakfast Otjiwarongo NWR Waterberg Tsinsabis Treesleeper camp Etosha NWR Namutoni Etosha NWR Halali Etosha NWR Okaukuejo Kamanjab Hobatere Lodge Ruacana Kunene River Lodge Epupa Epupa Community Camp 2 nuits Opuwo Opuwo Country Lodge Seisfontein Ongongo Community. Camp Palmwag Palmwag Lodge Twyfelfontein Mowani Mountain Camp Brandberg Brandberg White Lady Lodge Swakopmund Fischreiher guesthouse 2 nuits Solitaire Gecko Camp Sesriem NWR Sesriem 2 nuits Naukluft NWR Naukluft 2 nuits Helmeringhausen Namtib Guestfarm Luderitz Bay View Aus Klein Aus Vista Fish river canyon NWR Ais Ais Fish river canyon NWR Hobas Kalahari Gemsbok Park Twee Rivieren Kalahari Gemsbok Park Mata Mata 2 nuits Windhoek Bagatelle Kalahari Windhoek bed & breakfast
Itinéraire de cinq semaines en Thaïlande - août 2010 English translation pending
Salut tout le monde,
Etant un grand fan de Voyages Forum, et puisant un grand nombre d’information ici afin de préparer mes voyages, je me suis dis, qu’à mon retour je partagerais mes expériences et mesinformations en espérant que cela peut vous aider.
Alors déjà, précision, je reviens de 5 semaines de Thaïlande entre le 5 Août et le 10 Septembre 2010.
Niveau climat, j’avais lu par ci par là que c’était pas une période top, et franchement à part quelques nuages dans le sud début Septembre, de la pluie la nuit (pas gênant du coup) et quelques averses, on a eu des conditions vraiment top de chez top.
Donc voilà c’est parti pour 5 semaines de trip au départ de Bangkok.
Au passage, j’en profite pour dire que je suis parti via Egyptair et franchement, idem que ci-dessus, j’ai entendu dire qu’ils étaient pas top et franchement vu le prix proposé (le moins cher), j’ai été agréablement surpris : pil poil à l’heure (même une heure d’avance au retour !!!!), bouffe correcte (c’est pas de la grande gastronomie mais bon on est dans un avion en classe éco) et service très largement correct. Donc franchement je les recommande très chaudement.
Le Nord :
J1 et J2 : arrivée à Bangkok. Taxi de l’aéroport pour le centre historique : 400 bahts. Le prendre au niveau 1 car sûr et surtout ils mettent le meter donc pas de problème. Hotel : New Siam Riverside : 750 bahts la nuit. Niquel et surtout très bien placé pour visiter le centre historique avec une petite piscine pour se rafraîchir la nuit. Pas loin de Kho San Road si on veut y faire des courses.
Visite du grand palais Wat Phra Kaew et Wah Pho juste à coté, marché des amulettes et Wat Arun (5 – 6 heures).
Attention a bien venir couvert (apporter un châle pour les filles, c’est bien pratique) pour pouvoir rentrer dans les temples et ne pas écouter les gens qui vous parlent du Lucky Boudha, et/ou qui vous disent que c’est fermé et qui du coup vous propose de vous amener à un autre endroit ou encore les Tuk Tuk qui veulent faire un détour pour vous amener dans un magasin pour que vous fassiez semblant de regarder pour qu’eux ai un bon d’essence (la course revient pas cher mais ça prend du temps et parfois ils sont chiant car on reste pas assez longtemps (tiré de l’expérience d’un très bon ami)).
J3, J4 et J5 : Kanchanaburi
Le train est très pratique, pas cher et easy à trouver (cf lonely planet). Hotel : Blue Star Guest House. Bien, et pas trop cher (300 bahts la nuit avec fan).
Visite des environs : pont de la river Khai, cimetières et musée de la guerre. Le meilleur moyen, pour ce genre de visite dans n’importe quelle ville, s’est de se louer un scooter pour la journée pour la modique somme de 200 bahts et à vous la liberté.
Visite des chutes Erawan : prendre le bus. Très facile à trouver, il suffit de demander (ya marque en gros Erawan dessus). Bien vérifier les horaires de retour car nous elles avaient changer par rapport au Lonely Planet (LP) et du coup on a patienter 2 heures pour rien. Prendre le premier bus par contre le matin histoire d’en profiter car vers 11 / 12 heures c’est le refuge des Thai et ça devient vite Center Park. En tout cas parc vraiment sympa avec de très tres belles photos.
Visite du temple des tigres : expérience très sympa. Unique. Un peu chère mais ça vaut le détour. La encore une fois on s’est loué un scooter, un peu de sens d’orientation et ça vous permet d’économiser 500 bahts par personne pour ne pas passer par une agence … et surtout vous êtres libre au niveau timing. Ouvert de 12 midi à 15 heures. Faut mieux arriver à 12 heures pil poil pour en profiter. Je conseille l’option à 1 000 bahts (oui c’est cher mais bon c’est pas tout les jours ou on se fait poser la tête d’un tigre non attaché sur ses genoux).
J6et J7 : Ayuthaya
Transport : par le bus. Facile mais un peu long. Le train peut être une bonne option. Hotel : Tony’s place. Top de chez top. Réserver à l’avance !!!
Visiter des temples : on s’est contenté des 5 principaux : Wat Phra Si Sanphet, Wat Phanan Choeng, War Chai Wattanaram, Wat Yai Chai Mongkhon et Wihann Mongkon Bophit. Ca suffit largement car franchement les temples au bout d’un moment lool … Encore une fois je vous conseille de louer un scooter. Faut pas avoir peur. Quelques frayeurs au début mais faut juste s’imposer tout en y allant avec douceur et ne pas lésiner sur le klaxon et ça passe tout seul !!!!
J8 et J9 : Lopburi :
Alors nous on est resté 1 journée et une nuit mais un arrêt de quelques heures suffit pour y voir le temple blindé de singes ainsi que la ville ou ils pullulent pas centaines car sinon ville pas très intéressante. Passer son chemin si on est un peu juste niveau timing.
J10 et J11 : Sukhotai
Transport : train et bus. Très facile. Hotel : Orchid guest house. Un peu cher (1 000 bahts) mais les bungalows et la piscine valent le coup surtout que ça permet de se reposer un peu. Un peu loin des temples mais encore une fois, un scooter et le tour est joué (à noter que le coût d’un scooter et de l’essence est dérisoire par rapport à des courses en taxi).
Visite des temples : idem trop pratique avec un scooter. Compter 4-5 heures pour en profiter et ne pas courir dans tous les sens.
J12 et J13 : Lampang
Transport : train. Idem tres facile. Hotel : Riverside guest House. Bon prix, super agréable, très bien placé et très bonnes chambres. La patronne française est très sympa.
Thai elephant Center : encore une fois, un scooter, un peu d’orientation et ça vous économise des centaines de bahts et vous être libres de tous mouvements. Et franchement ça faut le coup, surtout que nous on devait être une vingtaine de touriste à tout casser. Trop sympa de voir ces éléphants effectués tous ces mouvements et même peindre des tableaux qui ressemblent vraiment à la réalité. Etonnant Surtout qu’on peut y faire des balades sur le dos des éléphants dans la jungle pour pas trop cher et assisté une fois revenu de la balade à leur bain quotidien … vraiment mais alors vraiment sympa comme expérience. Et puis c’est bien de voir que l’on prend soin de temps en temps de ces animaux.
Chiang Mai : J14, J15, J16, J17, J18 et J19
Quand je lisais le LP et qu’il disait qu’une semaine passerait avant que l’on se demande notre prochaine destination je ne les croyais pas et je me disais que 2 jours plus tard on serait parti. Bah non, cette ville est géniale, elle bouge, et surtout ya des centaines de trucs a y faire.
Randonnée : alors comme tout le monde à Chiang Mai on a voulu se faire un petit trek dans la jungle de 3 jours pour rencontrer les tribus, faire de l’éléphant et du rafting. Du coup on s’est trouvé une agence via Bungalow guest House (pas dans le guide mais sur internet – faire une recherche par leur nom) pour un trek de 3 jours. Alors comme ils disaient c’est vrai on a rencontré personne. Donc pas d’autoroute touristique donc plutôt sympa. Par contre les meks de l’agence, deux frères français sont de vrais baratineurs. Certes on a rencontré personne mais ils nous avaient dis qu’on aurait deux guides (faux), il nous parle de cascade (tu parles c’était une pauvre chute de 3 mètres de haut – foutage de gueulle), il nous parle de tribu (tu parles on a dormi dans une sorte de dortoir, sur le sol pendant que notre guide qui était censé passer la soirée avec nous est allé se la coller avec ces potes juste à coté. La cerise sur le gâteau c’est que notre « dortoir » en bambou (alors qu’on était dans un village ou toute les maisons étaient en béton) était rempli de rats ! qui squattent le toit la soirée et descendent vous voir pendant la nuit !!!). Donc bon … heureusement, notre groupe était vachement sympa (6 personnes), le rafting sympa car les éléphants et les soit disant tribu ce sont des attrapes touristes qui ont réussi à nous attraper alors qu’on a tout fait pour sortir de cela.
Concernant Bungalow Guest House, autant je déconseille fortement de passer par eux pour les treks, autant leur chambre à 700 bahts sont royales : petit salon, TV avec satellite, 3 lits donc un géant et une SDB grande comme mon studio à Paris.
Rafting : Comme on avait bien aimé les 20 minutes de rafing pendant le trek on a décidé de s’en faire pendant toute une journée et franchement c’était génial. Pour en avoir fait un peu partout dans le monde, c’était vraiment une bonne session niveau 3, 4 et 4+ et un passage 5 ou ils nous ont fait marcher car trop dangereux. Groupe génial, guide top et parlant un peu anglais, sécurité au top, sensations garanties. Ma copine qui était un peu réluctante au début a adoré !!!! L’agence c’est Siam River Adventure (cf Lonely Planet).
Accro branche : adorant les sensations fortes on s’est dit qu’on allait se faire un petit parcours d’accro branche dans les arbres à 30 mètres de hauteur dont tout le monde parle à Chiang Mai : Flight of The Gibbon. Bon est franchement c’est pas fou niveau sensation mais c’est plutôt sympa … le circuit est composé d’une vingtaine de plateforme avec autant de tyroliennes et descente en rappel dont la plus longue fait plus de 100 mètres le tout au sommet des arbres. Donc sympa. A faire en groupe est là c’est top car sinon c’est un peu cher pour ce que c’est. Au niveau de l’agence, toute propose cette activité donc pas de soucis.
Temple : pour finir le tour des temples on s’est fait Wat Phra Doi Sutep dans les hauteurs de la ville. Temple joli avec zoli vue de la ville. A faire en scooter.
Massage : cf LP ou ils parlent de femmes en prison qui font des massages pour gagner de l’argent qu’elles récupéreront à leur sortie pour commencer leur nouvelle vie. Pas de soucis niveau sécu et surtout mon meilleur massage de tout mon voyage. Trop bon.
Le sud :
Alors déjà pour s’y rendre, le bon plan ça reste l’avion. On a payé 5 200 bahts pour 2 pour faire Chiang Mai / Phuket le tout en 2 heures. Donc certes un peu plus cher que le bus ou le train (et encore) mais ça permet d’économiser pas loin de 2 jours de vacances. Et 2 jours de vacances ça vaut bien les 30 ou 40 euros d’écart.
Phuket :
Hotel : de notre coté, pour pas faire comme tout le monde cad s’enfermer dans Patong, l’anti-thailande, on s’est trouvé un hotel pas cher (500 bahts) sur une plage au sud de Patong. On s’est callé à Hat Kata à 20 minutes de Patong dans l’hotel Lucky Guesthouse à 3 minutes de la plage.
Et du coup le bon plan, encore une fois, c’est de se louer une mob pour pouvoir faire le tour de l’ile et des plages ainsi que des points de vue tous magnifiques dont le Boudha Géant et le soir se rendre à Patong pour y faire la fete !
Petit conseil : je vous conseille le resto de routard à Kata tenu par l’ancien cuisto francais d’une écurie de Formule 1. Le mek est top et la bouffe digne d’un bon resto francais et je peux vous dire qu’après 3 semaines de curry et de riz ça fait du bien mais alors vraiment du bien.
Ko Phi Phi :
Pour le bateau, c’est easy cf le LP Niveau hotel, on ne voulait pas se ruiner et être à Ton Sai, du coup on s’est pris un Resort sur un plage à l’est de l’ile : Relax Beach Resort et franchement au top : service génial, agréable, navettes organisées pour aller de Tonsai au Resort plusieurs fois par jour pour 150 bahts contre 300 pour le tarif normal. En plus, un chemin début sur la plage pour se rendre à pied à Tonsai, passant par 2 ou 3 view point sur l’ile, bungalows parfaits, trop bonne bouffe, bonne ambiance et séance de volley avec les Thai le soir sur la plage !!! Bref je le recommande chaudement.
Au niveau des activités on a fait de la plongée et du snorkeling sur 2 jours … du coup je vous conseille l’Adventure Club à Tonsai (cf LP) car ils sont très pro, super sympas et accueillant avec de bon tarifs et surtout pour ceux qui passent leur baptême les groupe ne dépassent pas 3 personnes. Nous on était deux avec un mono français tout l’après midi. Donc vraiment génial
Ko Phan Gan et Ko Tao :
Alors déjà pour s’y rendre de Ko Phi Phi toutes les agences le proposent !! avec bateau puis bus puis re bateau … nous on a payé 750 bahts par personne … attention par contre car le trajet prend la journée avec départ à 9 heures et arrivée à 18 heures …
Sinon ici plus trop d’info à donner car ya des centaines d’hotel tous aussi sympas que les autres donc ça ne devrait pas poser de problème ; et puis vu qu’on était totalement en basse saison mes conseils ne seraient pas appropriés pour la haute saison et les périodes de Full Moon.
Et puis voilà … sinon pour retourner sur Bangkok le bon plan c’est de prendre le bateau jusqu’à Champton puis le train couchette de nuit car le bus s’est long et beaucoup moins confortable et quasiment le même prix. Ca permet d’économiser une journée de transport. Petite remarque : les couchettes du bas sont un poil plus chères car plus grandes et plus hautes … sauf qu’elles n’ont pas de rideaux donc à partir de 6 heures t’es vénère car tu as le soleil en pleine tronche lol … nous on était vachement bien en haut et on dormi jusqu’à l’arrivée à 9 heures …
Voili voilou … à noter que le nombre de jours par ville n’est pas forcément précis mais sachez que 5 semaines c’est parfait pour faire ce trajet … on ne s’est jamais pressé et on a pris le temps quand on voulait cad à Chiang Mai et Ko Phi Phi ou on est resté respectivement 1 semaines et 5 jours. Bien sur ce trajet est faisable en moins de temps genre un mois mais ça veut dire moins de temps pour profiter.
Niveau budget, tout tout compris cad du billet d’avion A/R, au sac à dos que j’ai du racheter car on m’avait volé le mien en France (et pas en Thailande lol … aucun risque de ce coté tellement les Thai sont gentils … truqueurs mais pas voleurs je dirais), les médicaments et les dépenses sur place dont un vol domestique et le tout en faisant énormément d’activités, que des resto et des hotels/Guesthouse plutot dans la catégorie basse/moyenne on s’en est tiré pour 2 700 € par personne pour 5 semaines (avec un taux de 1 euro pour 39 bahts contre 1 euro pour 49 bahts en janvier 2010 donc en gros on a perdu quasi 300 euros en terme de change par rapport au début de l’année).
Dernier petit conseil on niveau de la négociation : c’est vrai que c’est un sport national et du coup oui il faut négocier surtout pour « supprimer » le surplus qu’ils rajoutent aux touristes. Genre un tuk tuk va te dire 100 bahts pour une course alors qu’elle en vaut 30 en vrai … et du coup en deux secondes de négo le prix arrive très vite 50/60 … par contre les 20 bahts restants c’est beaucoup plus dur, ça prend du temps et plus c’est que 20 bahts soit 50 cts donc pas besoin de se prendre la tête. De toute façon, comme disait une amie, le bon prix c’est celui qu’ils te refusent. Donc voilà je dirais qu’il faut négocier pour diminuer très rapidement le prix mais ne pas se prendre la tête pour peu de résultat au final.
Voilà. J’espère que ces infos serviront à des personnes. Pas de soucis pour m’écrire via Voyages Forum, je tenterais de vous répondre asap à toutes vos questions.
Encore merci à tous les membres de Voyages Forum pour leurs infos / conseils très utiles …
Et vive les voyages !! et surtout la Thailande J
Arnaud
Etant un grand fan de Voyages Forum, et puisant un grand nombre d’information ici afin de préparer mes voyages, je me suis dis, qu’à mon retour je partagerais mes expériences et mesinformations en espérant que cela peut vous aider.
Alors déjà, précision, je reviens de 5 semaines de Thaïlande entre le 5 Août et le 10 Septembre 2010.
Niveau climat, j’avais lu par ci par là que c’était pas une période top, et franchement à part quelques nuages dans le sud début Septembre, de la pluie la nuit (pas gênant du coup) et quelques averses, on a eu des conditions vraiment top de chez top.
Donc voilà c’est parti pour 5 semaines de trip au départ de Bangkok.
Au passage, j’en profite pour dire que je suis parti via Egyptair et franchement, idem que ci-dessus, j’ai entendu dire qu’ils étaient pas top et franchement vu le prix proposé (le moins cher), j’ai été agréablement surpris : pil poil à l’heure (même une heure d’avance au retour !!!!), bouffe correcte (c’est pas de la grande gastronomie mais bon on est dans un avion en classe éco) et service très largement correct. Donc franchement je les recommande très chaudement.
Le Nord :
J1 et J2 : arrivée à Bangkok. Taxi de l’aéroport pour le centre historique : 400 bahts. Le prendre au niveau 1 car sûr et surtout ils mettent le meter donc pas de problème. Hotel : New Siam Riverside : 750 bahts la nuit. Niquel et surtout très bien placé pour visiter le centre historique avec une petite piscine pour se rafraîchir la nuit. Pas loin de Kho San Road si on veut y faire des courses.
Visite du grand palais Wat Phra Kaew et Wah Pho juste à coté, marché des amulettes et Wat Arun (5 – 6 heures).
Attention a bien venir couvert (apporter un châle pour les filles, c’est bien pratique) pour pouvoir rentrer dans les temples et ne pas écouter les gens qui vous parlent du Lucky Boudha, et/ou qui vous disent que c’est fermé et qui du coup vous propose de vous amener à un autre endroit ou encore les Tuk Tuk qui veulent faire un détour pour vous amener dans un magasin pour que vous fassiez semblant de regarder pour qu’eux ai un bon d’essence (la course revient pas cher mais ça prend du temps et parfois ils sont chiant car on reste pas assez longtemps (tiré de l’expérience d’un très bon ami)).
J3, J4 et J5 : Kanchanaburi
Le train est très pratique, pas cher et easy à trouver (cf lonely planet). Hotel : Blue Star Guest House. Bien, et pas trop cher (300 bahts la nuit avec fan).
Visite des environs : pont de la river Khai, cimetières et musée de la guerre. Le meilleur moyen, pour ce genre de visite dans n’importe quelle ville, s’est de se louer un scooter pour la journée pour la modique somme de 200 bahts et à vous la liberté.
Visite des chutes Erawan : prendre le bus. Très facile à trouver, il suffit de demander (ya marque en gros Erawan dessus). Bien vérifier les horaires de retour car nous elles avaient changer par rapport au Lonely Planet (LP) et du coup on a patienter 2 heures pour rien. Prendre le premier bus par contre le matin histoire d’en profiter car vers 11 / 12 heures c’est le refuge des Thai et ça devient vite Center Park. En tout cas parc vraiment sympa avec de très tres belles photos.
Visite du temple des tigres : expérience très sympa. Unique. Un peu chère mais ça vaut le détour. La encore une fois on s’est loué un scooter, un peu de sens d’orientation et ça vous permet d’économiser 500 bahts par personne pour ne pas passer par une agence … et surtout vous êtres libre au niveau timing. Ouvert de 12 midi à 15 heures. Faut mieux arriver à 12 heures pil poil pour en profiter. Je conseille l’option à 1 000 bahts (oui c’est cher mais bon c’est pas tout les jours ou on se fait poser la tête d’un tigre non attaché sur ses genoux).
J6et J7 : Ayuthaya
Transport : par le bus. Facile mais un peu long. Le train peut être une bonne option. Hotel : Tony’s place. Top de chez top. Réserver à l’avance !!!
Visiter des temples : on s’est contenté des 5 principaux : Wat Phra Si Sanphet, Wat Phanan Choeng, War Chai Wattanaram, Wat Yai Chai Mongkhon et Wihann Mongkon Bophit. Ca suffit largement car franchement les temples au bout d’un moment lool … Encore une fois je vous conseille de louer un scooter. Faut pas avoir peur. Quelques frayeurs au début mais faut juste s’imposer tout en y allant avec douceur et ne pas lésiner sur le klaxon et ça passe tout seul !!!!
J8 et J9 : Lopburi :
Alors nous on est resté 1 journée et une nuit mais un arrêt de quelques heures suffit pour y voir le temple blindé de singes ainsi que la ville ou ils pullulent pas centaines car sinon ville pas très intéressante. Passer son chemin si on est un peu juste niveau timing.
J10 et J11 : Sukhotai
Transport : train et bus. Très facile. Hotel : Orchid guest house. Un peu cher (1 000 bahts) mais les bungalows et la piscine valent le coup surtout que ça permet de se reposer un peu. Un peu loin des temples mais encore une fois, un scooter et le tour est joué (à noter que le coût d’un scooter et de l’essence est dérisoire par rapport à des courses en taxi).
Visite des temples : idem trop pratique avec un scooter. Compter 4-5 heures pour en profiter et ne pas courir dans tous les sens.
J12 et J13 : Lampang
Transport : train. Idem tres facile. Hotel : Riverside guest House. Bon prix, super agréable, très bien placé et très bonnes chambres. La patronne française est très sympa.
Thai elephant Center : encore une fois, un scooter, un peu d’orientation et ça vous économise des centaines de bahts et vous être libres de tous mouvements. Et franchement ça faut le coup, surtout que nous on devait être une vingtaine de touriste à tout casser. Trop sympa de voir ces éléphants effectués tous ces mouvements et même peindre des tableaux qui ressemblent vraiment à la réalité. Etonnant Surtout qu’on peut y faire des balades sur le dos des éléphants dans la jungle pour pas trop cher et assisté une fois revenu de la balade à leur bain quotidien … vraiment mais alors vraiment sympa comme expérience. Et puis c’est bien de voir que l’on prend soin de temps en temps de ces animaux.
Chiang Mai : J14, J15, J16, J17, J18 et J19
Quand je lisais le LP et qu’il disait qu’une semaine passerait avant que l’on se demande notre prochaine destination je ne les croyais pas et je me disais que 2 jours plus tard on serait parti. Bah non, cette ville est géniale, elle bouge, et surtout ya des centaines de trucs a y faire.
Randonnée : alors comme tout le monde à Chiang Mai on a voulu se faire un petit trek dans la jungle de 3 jours pour rencontrer les tribus, faire de l’éléphant et du rafting. Du coup on s’est trouvé une agence via Bungalow guest House (pas dans le guide mais sur internet – faire une recherche par leur nom) pour un trek de 3 jours. Alors comme ils disaient c’est vrai on a rencontré personne. Donc pas d’autoroute touristique donc plutôt sympa. Par contre les meks de l’agence, deux frères français sont de vrais baratineurs. Certes on a rencontré personne mais ils nous avaient dis qu’on aurait deux guides (faux), il nous parle de cascade (tu parles c’était une pauvre chute de 3 mètres de haut – foutage de gueulle), il nous parle de tribu (tu parles on a dormi dans une sorte de dortoir, sur le sol pendant que notre guide qui était censé passer la soirée avec nous est allé se la coller avec ces potes juste à coté. La cerise sur le gâteau c’est que notre « dortoir » en bambou (alors qu’on était dans un village ou toute les maisons étaient en béton) était rempli de rats ! qui squattent le toit la soirée et descendent vous voir pendant la nuit !!!). Donc bon … heureusement, notre groupe était vachement sympa (6 personnes), le rafting sympa car les éléphants et les soit disant tribu ce sont des attrapes touristes qui ont réussi à nous attraper alors qu’on a tout fait pour sortir de cela.
Concernant Bungalow Guest House, autant je déconseille fortement de passer par eux pour les treks, autant leur chambre à 700 bahts sont royales : petit salon, TV avec satellite, 3 lits donc un géant et une SDB grande comme mon studio à Paris.
Rafting : Comme on avait bien aimé les 20 minutes de rafing pendant le trek on a décidé de s’en faire pendant toute une journée et franchement c’était génial. Pour en avoir fait un peu partout dans le monde, c’était vraiment une bonne session niveau 3, 4 et 4+ et un passage 5 ou ils nous ont fait marcher car trop dangereux. Groupe génial, guide top et parlant un peu anglais, sécurité au top, sensations garanties. Ma copine qui était un peu réluctante au début a adoré !!!! L’agence c’est Siam River Adventure (cf Lonely Planet).
Accro branche : adorant les sensations fortes on s’est dit qu’on allait se faire un petit parcours d’accro branche dans les arbres à 30 mètres de hauteur dont tout le monde parle à Chiang Mai : Flight of The Gibbon. Bon est franchement c’est pas fou niveau sensation mais c’est plutôt sympa … le circuit est composé d’une vingtaine de plateforme avec autant de tyroliennes et descente en rappel dont la plus longue fait plus de 100 mètres le tout au sommet des arbres. Donc sympa. A faire en groupe est là c’est top car sinon c’est un peu cher pour ce que c’est. Au niveau de l’agence, toute propose cette activité donc pas de soucis.
Temple : pour finir le tour des temples on s’est fait Wat Phra Doi Sutep dans les hauteurs de la ville. Temple joli avec zoli vue de la ville. A faire en scooter.
Massage : cf LP ou ils parlent de femmes en prison qui font des massages pour gagner de l’argent qu’elles récupéreront à leur sortie pour commencer leur nouvelle vie. Pas de soucis niveau sécu et surtout mon meilleur massage de tout mon voyage. Trop bon.
Le sud :
Alors déjà pour s’y rendre, le bon plan ça reste l’avion. On a payé 5 200 bahts pour 2 pour faire Chiang Mai / Phuket le tout en 2 heures. Donc certes un peu plus cher que le bus ou le train (et encore) mais ça permet d’économiser pas loin de 2 jours de vacances. Et 2 jours de vacances ça vaut bien les 30 ou 40 euros d’écart.
Phuket :
Hotel : de notre coté, pour pas faire comme tout le monde cad s’enfermer dans Patong, l’anti-thailande, on s’est trouvé un hotel pas cher (500 bahts) sur une plage au sud de Patong. On s’est callé à Hat Kata à 20 minutes de Patong dans l’hotel Lucky Guesthouse à 3 minutes de la plage.
Et du coup le bon plan, encore une fois, c’est de se louer une mob pour pouvoir faire le tour de l’ile et des plages ainsi que des points de vue tous magnifiques dont le Boudha Géant et le soir se rendre à Patong pour y faire la fete !
Petit conseil : je vous conseille le resto de routard à Kata tenu par l’ancien cuisto francais d’une écurie de Formule 1. Le mek est top et la bouffe digne d’un bon resto francais et je peux vous dire qu’après 3 semaines de curry et de riz ça fait du bien mais alors vraiment du bien.
Ko Phi Phi :
Pour le bateau, c’est easy cf le LP Niveau hotel, on ne voulait pas se ruiner et être à Ton Sai, du coup on s’est pris un Resort sur un plage à l’est de l’ile : Relax Beach Resort et franchement au top : service génial, agréable, navettes organisées pour aller de Tonsai au Resort plusieurs fois par jour pour 150 bahts contre 300 pour le tarif normal. En plus, un chemin début sur la plage pour se rendre à pied à Tonsai, passant par 2 ou 3 view point sur l’ile, bungalows parfaits, trop bonne bouffe, bonne ambiance et séance de volley avec les Thai le soir sur la plage !!! Bref je le recommande chaudement.
Au niveau des activités on a fait de la plongée et du snorkeling sur 2 jours … du coup je vous conseille l’Adventure Club à Tonsai (cf LP) car ils sont très pro, super sympas et accueillant avec de bon tarifs et surtout pour ceux qui passent leur baptême les groupe ne dépassent pas 3 personnes. Nous on était deux avec un mono français tout l’après midi. Donc vraiment génial
Ko Phan Gan et Ko Tao :
Alors déjà pour s’y rendre de Ko Phi Phi toutes les agences le proposent !! avec bateau puis bus puis re bateau … nous on a payé 750 bahts par personne … attention par contre car le trajet prend la journée avec départ à 9 heures et arrivée à 18 heures …
Sinon ici plus trop d’info à donner car ya des centaines d’hotel tous aussi sympas que les autres donc ça ne devrait pas poser de problème ; et puis vu qu’on était totalement en basse saison mes conseils ne seraient pas appropriés pour la haute saison et les périodes de Full Moon.
Et puis voilà … sinon pour retourner sur Bangkok le bon plan c’est de prendre le bateau jusqu’à Champton puis le train couchette de nuit car le bus s’est long et beaucoup moins confortable et quasiment le même prix. Ca permet d’économiser une journée de transport. Petite remarque : les couchettes du bas sont un poil plus chères car plus grandes et plus hautes … sauf qu’elles n’ont pas de rideaux donc à partir de 6 heures t’es vénère car tu as le soleil en pleine tronche lol … nous on était vachement bien en haut et on dormi jusqu’à l’arrivée à 9 heures …
Voili voilou … à noter que le nombre de jours par ville n’est pas forcément précis mais sachez que 5 semaines c’est parfait pour faire ce trajet … on ne s’est jamais pressé et on a pris le temps quand on voulait cad à Chiang Mai et Ko Phi Phi ou on est resté respectivement 1 semaines et 5 jours. Bien sur ce trajet est faisable en moins de temps genre un mois mais ça veut dire moins de temps pour profiter.
Niveau budget, tout tout compris cad du billet d’avion A/R, au sac à dos que j’ai du racheter car on m’avait volé le mien en France (et pas en Thailande lol … aucun risque de ce coté tellement les Thai sont gentils … truqueurs mais pas voleurs je dirais), les médicaments et les dépenses sur place dont un vol domestique et le tout en faisant énormément d’activités, que des resto et des hotels/Guesthouse plutot dans la catégorie basse/moyenne on s’en est tiré pour 2 700 € par personne pour 5 semaines (avec un taux de 1 euro pour 39 bahts contre 1 euro pour 49 bahts en janvier 2010 donc en gros on a perdu quasi 300 euros en terme de change par rapport au début de l’année).
Dernier petit conseil on niveau de la négociation : c’est vrai que c’est un sport national et du coup oui il faut négocier surtout pour « supprimer » le surplus qu’ils rajoutent aux touristes. Genre un tuk tuk va te dire 100 bahts pour une course alors qu’elle en vaut 30 en vrai … et du coup en deux secondes de négo le prix arrive très vite 50/60 … par contre les 20 bahts restants c’est beaucoup plus dur, ça prend du temps et plus c’est que 20 bahts soit 50 cts donc pas besoin de se prendre la tête. De toute façon, comme disait une amie, le bon prix c’est celui qu’ils te refusent. Donc voilà je dirais qu’il faut négocier pour diminuer très rapidement le prix mais ne pas se prendre la tête pour peu de résultat au final.
Voilà. J’espère que ces infos serviront à des personnes. Pas de soucis pour m’écrire via Voyages Forum, je tenterais de vous répondre asap à toutes vos questions.
Encore merci à tous les membres de Voyages Forum pour leurs infos / conseils très utiles …
Et vive les voyages !! et surtout la Thailande J
Arnaud