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Trek au Népal en février English translation pending
Bonjour,
Nous allons démarrer un voyage de 8 mois en Asie, Youhouuuuu!. Première étape, le Népal en février 2009.
Nous allons consacrer une dizaine de jours à un trek. Nous hésitons encore entre Pokhara - Jomsom ou le sanctuaire de l'Anapurna
Y a-t-il une préférence pour un des deux parcours au vue de la période (février)?
De plus, quel matériel minimum faut-il prévoir au niveau du froid? Un anorak est il indispensable ou une polaire + gore-tex font-ils l'affaire? (On a cru comprendre qu'il pouvait faire très froid la nuit...)
Et pour le couchage, quel doit être la température de confort du sac?
Merci d'avance pour ces réponses!
On ose encore abuser un peu de vos bons plans... Si vous avez déjà essayé de rejoindre Yangoon depuis KTM? Existe-t-il un vol direct ou faut-il passer par BKK?
Si le vol direct existe, avec quelle compagnie et à quel prix? On peut l'obtenir facilement à KTM?
Merci beaucoup pour toutes ces précieuses infos!
Emi & Marc
Nous allons démarrer un voyage de 8 mois en Asie, Youhouuuuu!. Première étape, le Népal en février 2009.
Nous allons consacrer une dizaine de jours à un trek. Nous hésitons encore entre Pokhara - Jomsom ou le sanctuaire de l'Anapurna
Y a-t-il une préférence pour un des deux parcours au vue de la période (février)?
De plus, quel matériel minimum faut-il prévoir au niveau du froid? Un anorak est il indispensable ou une polaire + gore-tex font-ils l'affaire? (On a cru comprendre qu'il pouvait faire très froid la nuit...)
Et pour le couchage, quel doit être la température de confort du sac?
Merci d'avance pour ces réponses!
On ose encore abuser un peu de vos bons plans... Si vous avez déjà essayé de rejoindre Yangoon depuis KTM? Existe-t-il un vol direct ou faut-il passer par BKK?
Si le vol direct existe, avec quelle compagnie et à quel prix? On peut l'obtenir facilement à KTM?
Merci beaucoup pour toutes ces précieuses infos!
Emi & Marc
Trajet entre Saigon et Phu Quock (Vietnam) English translation pending
bonjour
je dois me rendre de saigon à l'île de Phu quock mon amie et moi sommes malades en bateau dès que nous montons dessus donc nous recherchons les tarifs horaires des vols pour s'y rendre !!
merci à tous car dans les guides je ne trouve pas cette info
babycarnybird
Tagada, Haribo, malabars et petites frimousses English translation pending
Un sujet léger, léger...
Qui se souvient des longs et fins tubes de poudre de réglisse ? Celui dont on casse une extrémité et que l’on aspire dans un éternuement. Et le coquillage dont la langue suçait le caramel brun, quel régal. Les bonbons, bonbecs, qu’on achète à la sortie du collège. J’ai encore en mémoire une première place en latin qui m’avait valu l’achat de 42 sucettes au caramel. Nous étions 42 en classe de cinquième cette année là et quand arrivait l’heure des classements, celle qui arrivait première (nous n’étions que des filles dans un lycée de jeunes filles, pantalons et bottes interdites, carte d’entrée et carte de sortie) avait obligation morale de fêter l’évènement par un achat de sucettes. 10 centimes la sucette, 4 francs 20 dans un sac en papier. Un argent de poche difficilement conservé qui s’envolait pour une première place. La fierté de la distribution, je n’ai pas oublié, doublée de l’espoir de ne plus jamais être première, mon escarcelle était tout aplatie. Espoir confirmé, je ne le fus jamais plus.
Tout ca, pourquoi j’en parle ? Parce que les enfants aiment toujours autant les friandises. Vendus en sachet dans les supermarchés et plus à l’unité, des trucs de toutes les couleurs. Il m’arrive encore de craquer sur des fraises tagada bien chimiques mais surtout pour les car-en-sac dont je raffole absolument. Hier, je marchais dans la rue déjà enguirlandée avec dans la bouche une grosse poignée de ces p’tites crottes de hamster, craquantes et réglissées. Je me demandais quelles étaient les friandises des enfants dans le monde et je me suis rendue compte que je ne le savais pas. Catastrophe, comment puis-je ignorer ces douceurs qui fondent et croquent dans la bouche. En Inde j’ai vu des channa dol qui ressemblaient à des pois chiches enrobés de sucre, rien à voir avec « la pie qui chante » et que j’ai goûté par hasard, hasard malheureux pour mes papilles d’européenne. En Europe, c’est comme ici, ça va du crocodile en caoutchouc vert, dont on tire la queue qui fait ploc en se rompant, au nounours meringué-chocolaté. Et en Chine ? Et en Afrique, en Amérique du Sud ? Le mystère s’épaissit. Douya si tu lis ces lignes, tu dois avoir vu circuler des bonbons ou des friandises à l’école d’ Arequipa et parmi vous tous, ceux qui voyagent avec des enfants, vous vous êtes sûrement penchés sur cette question essentielle. J’ai bien farfouillé sur Ternet, j’ai vu qu’il existait des confiseries à bas de riz glutineux, de patates douces etc… mais ça, c’est de la confiserie, pas du bonbecs. Quand on tape bonbons, le mot est accolé à obésité, à caries, enfin les sempiternels reproches attribués à ce minuscule plaisir de gamins et même de vieillards d’ailleurs. Je vois chaque jour, assise sur un banc de la place, une très très vieille femme entortillée dans un fichu marron, jetant du pain aux gras pigeons gris, qui suçote, les lèvres aspirées par l’absence de dents un chupa chups. On ne voit que le petit bâtonnet en plastique blanc planté comme une cigarette et qu’elle retire parfois pour observer ce qu’il reste de sa sucette.
Je suis pourtant presque certaine que chaque môme de la terre adore glisser dans la bouche le bonbon réconfortant au plaisir ineffable : boule de gomme, caramel, sucettes et chewing-gum. Bonbons sucrés, salés, épicés peut-être allez-vous me le dire…
Ah, faire une bulle si énorme qu’elle éclate au visage, se plaque jusqu’aux sourcils en un film transparent si difficile à décoller et signifiant victorieusement qu’on a réussi la plus grosse bulle…
Dom
Qui se souvient des longs et fins tubes de poudre de réglisse ? Celui dont on casse une extrémité et que l’on aspire dans un éternuement. Et le coquillage dont la langue suçait le caramel brun, quel régal. Les bonbons, bonbecs, qu’on achète à la sortie du collège. J’ai encore en mémoire une première place en latin qui m’avait valu l’achat de 42 sucettes au caramel. Nous étions 42 en classe de cinquième cette année là et quand arrivait l’heure des classements, celle qui arrivait première (nous n’étions que des filles dans un lycée de jeunes filles, pantalons et bottes interdites, carte d’entrée et carte de sortie) avait obligation morale de fêter l’évènement par un achat de sucettes. 10 centimes la sucette, 4 francs 20 dans un sac en papier. Un argent de poche difficilement conservé qui s’envolait pour une première place. La fierté de la distribution, je n’ai pas oublié, doublée de l’espoir de ne plus jamais être première, mon escarcelle était tout aplatie. Espoir confirmé, je ne le fus jamais plus.
Tout ca, pourquoi j’en parle ? Parce que les enfants aiment toujours autant les friandises. Vendus en sachet dans les supermarchés et plus à l’unité, des trucs de toutes les couleurs. Il m’arrive encore de craquer sur des fraises tagada bien chimiques mais surtout pour les car-en-sac dont je raffole absolument. Hier, je marchais dans la rue déjà enguirlandée avec dans la bouche une grosse poignée de ces p’tites crottes de hamster, craquantes et réglissées. Je me demandais quelles étaient les friandises des enfants dans le monde et je me suis rendue compte que je ne le savais pas. Catastrophe, comment puis-je ignorer ces douceurs qui fondent et croquent dans la bouche. En Inde j’ai vu des channa dol qui ressemblaient à des pois chiches enrobés de sucre, rien à voir avec « la pie qui chante » et que j’ai goûté par hasard, hasard malheureux pour mes papilles d’européenne. En Europe, c’est comme ici, ça va du crocodile en caoutchouc vert, dont on tire la queue qui fait ploc en se rompant, au nounours meringué-chocolaté. Et en Chine ? Et en Afrique, en Amérique du Sud ? Le mystère s’épaissit. Douya si tu lis ces lignes, tu dois avoir vu circuler des bonbons ou des friandises à l’école d’ Arequipa et parmi vous tous, ceux qui voyagent avec des enfants, vous vous êtes sûrement penchés sur cette question essentielle. J’ai bien farfouillé sur Ternet, j’ai vu qu’il existait des confiseries à bas de riz glutineux, de patates douces etc… mais ça, c’est de la confiserie, pas du bonbecs. Quand on tape bonbons, le mot est accolé à obésité, à caries, enfin les sempiternels reproches attribués à ce minuscule plaisir de gamins et même de vieillards d’ailleurs. Je vois chaque jour, assise sur un banc de la place, une très très vieille femme entortillée dans un fichu marron, jetant du pain aux gras pigeons gris, qui suçote, les lèvres aspirées par l’absence de dents un chupa chups. On ne voit que le petit bâtonnet en plastique blanc planté comme une cigarette et qu’elle retire parfois pour observer ce qu’il reste de sa sucette.
Je suis pourtant presque certaine que chaque môme de la terre adore glisser dans la bouche le bonbon réconfortant au plaisir ineffable : boule de gomme, caramel, sucettes et chewing-gum. Bonbons sucrés, salés, épicés peut-être allez-vous me le dire…
Ah, faire une bulle si énorme qu’elle éclate au visage, se plaque jusqu’aux sourcils en un film transparent si difficile à décoller et signifiant victorieusement qu’on a réussi la plus grosse bulle…
Dom
Quelle(s) partie(s) du Vietnam visiter pour un voyage entre le 25 décembre et le 10 janvier? English translation pending
Bonjour,
j'ai passé plusieurs heures sur ce forum à essayer de voir quel serait la météo lors de mon séjour au VN entre le 25 déc et le 10 janvier prochains. En fait, je ne trouve des indications que sur les mois de novembre, et janvier-février, et j'ai vu qu'une personne disait que le temps changeait radicalement dans le nord du VN entre le début et la fin du mois de janvier.
Bref, je comptais pour ma part partir d'Hanoi pour décendre jusqu'à HCM Ville (d'ailleurs, je ne sais pas si c'est trop ambitieux), mais je n'arrive pas à savoir quel temps je peux espérer avoir à la fin du mois de décembre dans le Nord et le Centre du VN... Idéalement, j'aimerais avoir du soleil... Et pouvoir me baigner un peu. Je me demandais même si je ne ferais pas un séjour Sud VN-Cambodge pour éviter le brouillard et le froid du nord.
Pourriez-vous me dire quel est le temps habituel dans les Nord, Centre et Sud VN entre le fin décembre et la mi janvier?
Merci beaucoup aux Mmes Soleil du forum!!
j'ai passé plusieurs heures sur ce forum à essayer de voir quel serait la météo lors de mon séjour au VN entre le 25 déc et le 10 janvier prochains. En fait, je ne trouve des indications que sur les mois de novembre, et janvier-février, et j'ai vu qu'une personne disait que le temps changeait radicalement dans le nord du VN entre le début et la fin du mois de janvier.
Bref, je comptais pour ma part partir d'Hanoi pour décendre jusqu'à HCM Ville (d'ailleurs, je ne sais pas si c'est trop ambitieux), mais je n'arrive pas à savoir quel temps je peux espérer avoir à la fin du mois de décembre dans le Nord et le Centre du VN... Idéalement, j'aimerais avoir du soleil... Et pouvoir me baigner un peu. Je me demandais même si je ne ferais pas un séjour Sud VN-Cambodge pour éviter le brouillard et le froid du nord.
Pourriez-vous me dire quel est le temps habituel dans les Nord, Centre et Sud VN entre le fin décembre et la mi janvier?
Merci beaucoup aux Mmes Soleil du forum!!
Partir en Malaisie avec trois enfants English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir en Février en Malaisie après quelques jours passés à Singapour, accompagnés de nos 3 enfants de 9, 6 et 3 ans.
Il nous a été recommandé de partir plutôt sur la côte Ouest de la Malaisie compte tenu des probables pluies sur la côte Est... Langkawi ou Penang en famille, le deal étant pour nous de trouver à nous loger selon une formule "familiale" soit 2 chambres communicantes ou une formule bungalow ou family room pour 5....
Connaitriez vous un hotel qui propose ce genre de prestations sur la côte Ouest ?
Merci d'avance !
Retour sur voyage à l'île Maurice et sur l'hôtel Hilton English translation pending
Bonjour à tous, nous voilà de retour, à notre grand regret !!!
Comme promis, je vous donne notre avis sur ce fabuleurx voyage (ça vous laisse penser que nous avons adoré, eh bien oui !) : l'île est magnifique, très verte, pleine de fleurs en cette saison d'été idéale à mon avis. La météo n'est pas trop chaude, mais parfois le temps est couvert voire pluvieux, mais ça ne dure jamais très longtemps. En résumé : pas de journée sans soleil ou sans nuages. Et ceci, quel que soit l'endroit où vous serez. Par contre le centre de l'île est plus couvert, dû au relief. les Mauriciens sont super sympas, accueillants, pleins de petits mots gentils, très courtois, toujours prêts à vous renseigner. Les commerçants sont acceuillants, ils vendent et vous proposent bien sûr tous leurs articles, mais sans jamais insister. les transports : le bus est sympa à tester, mais ne soyez pas pressés, il s'arrête très souvent. Son tarif est hyper intéressant, il y en a partout. Les taxis sont plus chers, les hôtels prennent des commissions dessus (25% environ). Les taxi-guide restent le top, pour 50€ pour deux la journée vous faites une bonne balade de 7h environ, où vous voulez, comme vous voulez, avec arrêts au choix, le conseil en plus ! ne passez pas par les agences des hôtels, on a vu le prix se multiplier par 3 avec eux ! les choses à voir (il y en en a peut-être d'autres) : l'île aux cerfs, blue bay pour aller faire du snorkeling (louer un bateau sur place pour y aller, le parc marin n'est pas au bord de l'eau), la route du thé de bois chéri, le lac sacré de grand bassin et la statue de shivah, le parc animalier à rivière des anguilles (crocodiles et autres), trou aux cerfs, Chamarel, les gorges de la rivière noire, Montchoisy, le jardin de pamplemousses, rochester falls, falaise de gris-gris à souillac, l'île Gabriel, et j'en oublie sûrement ! Pour voir tout ça on a fait 5 jours de visite. l'hôtel HILTON Mauritius resort & spa : contrairement à ce que j'ai lu, le service est EXCELLENT, mais par contre c'est loin d'être une très belle plage... Attention, selon le soleil, la plage peut être assez jolie, ou très banale. Pas de mer turquoise en tous cas, ça on l'a vu à Blue bay (mais à côté de l'aéroport), ou à l'île au cerfs, et à l'île gabriel. Peu ailleurs. On a d'ailleurs été très déçus de ce côté là, on avait lu que les plages étaient idylliques (notamment celle de l'hôtel), c'est loin d'être le cas partout ! Tout dépend par ce qu'on entend une belle plage, moi c'est une couleur d'eau très claire...
Les repas sont d'une qualité excellente, un vrai chef cuisine là-bas, avec une cuisine très variée et avec un choix immense. Sur 15 jours, pas un seul repas identique. C'est sous forme de buffet (petites verrines, au moins 10 ou 15 plats différents pour les plats, idem entrées, et desserts). Un vrai régal. Les boissons ne sont pas incluses dans le repas, et pas données (c'est le Hilton !).
Le spa est magnifique, les soins très bien, mais très coûteux. On paye le cadre, mais ça vaut le coup.
Le personnel est très attentif mais discret, toujours là, sympa, et rapide lorsque vous demandez quelque chose. Vous levez à peine le doigt que votre demande est satisfaite !
L'hôtel et les chambres sont bien décorés, dans un style colonial qu'on apprécie ou pas, mais très classe. Notre chambre était super belle, un peu + de 40m2.
Pour les lunes de miel, les attentions sont très sympas, et tout au long du séjour (cadeaux à l'arrivée et durant le séjour, cocktails offerts, etc).
La piscine est belle et originale (en petits ilôts avec ponts et cascades), assez grande. L'hôtel était complet et on ne se bouscule pas à la piscine, la plage ou le resto. Le parc est très fleuri, très agréable. La plage donne sur les couchers de soleil.
Le soir il y a des animations (groupe de musique et parfois danseurs de sega ou autres thèmes de danse). Il y en a la journée aussi (initiation plongée, cours de yoga, aquagym et autres).
Une case nautique propose des activités marines.
Il y a 2 bars, un au bord de la plage et l'autre plus retiré (avec des happy hour pour l'apéro !). Le resto principal est complété par un resto de bord de plage, un resto thaï et un autre français. On avait pris la pension complète, on vous le conseille car sinon les repas du midi ne sont pas donnés. Et il est difficile de manger ailleurs, pas de commerces à proximité il faut prendre le bus ou un taxi.
Pour la compagnie on est passés par Corsairfly, eh bien ça vaut Air france ou autres. Le repas est bon, les équipages sympas, et les avions tout neufs (boeing 747-400). Pas de grand confort, mais c'est partout pareil...
Attention au fait, l'île vient de passer pour la première fois à un horaire d'été, donc il y a 4h de plus là-bas qu'en France, et non pas 3.
Pour le shopping : beaucoup d'articles de marque sont vendus là-bas (Guess, Dolce & Gabbana, Armani, Diesel, Prada, etc). Attention, il y en a spurement des vrais, mais la plupart sont des contre-façons, donc les douanes peuvent vous les confisquer et vous coller une grosse amende aux frontières avec ce genre d'articles (tee-shirts, jeans, casquettes, caleçons, maroquinerie principalement). On trouve ce genre de magasins PARTOUT, donc pas besoin de chercher trop. Il y a sinon plein d'articles de souvenir à ramener, pour tout le monde. Là encore, il y a les magasins pour touristes (pas donné), et ceux pour les mauriciens. Enfoncez-vous un peu dans les villes du centre et vous ferez de très belles économies (4 bornes, floréal, curepipe par exemple). Le charme en plus ! Même si les prix sont souvent affichés, tout se négocie hein, attention !
Quoi vous dire de +, je ne vois pas, on a adoré, alors posez-moi des questions si besoin : emiliesc@hotmail.fr
espérant vous avoir donné des infos utiles...
Les repas sont d'une qualité excellente, un vrai chef cuisine là-bas, avec une cuisine très variée et avec un choix immense. Sur 15 jours, pas un seul repas identique. C'est sous forme de buffet (petites verrines, au moins 10 ou 15 plats différents pour les plats, idem entrées, et desserts). Un vrai régal. Les boissons ne sont pas incluses dans le repas, et pas données (c'est le Hilton !).
Le spa est magnifique, les soins très bien, mais très coûteux. On paye le cadre, mais ça vaut le coup.
Le personnel est très attentif mais discret, toujours là, sympa, et rapide lorsque vous demandez quelque chose. Vous levez à peine le doigt que votre demande est satisfaite !
L'hôtel et les chambres sont bien décorés, dans un style colonial qu'on apprécie ou pas, mais très classe. Notre chambre était super belle, un peu + de 40m2.
Pour les lunes de miel, les attentions sont très sympas, et tout au long du séjour (cadeaux à l'arrivée et durant le séjour, cocktails offerts, etc).
La piscine est belle et originale (en petits ilôts avec ponts et cascades), assez grande. L'hôtel était complet et on ne se bouscule pas à la piscine, la plage ou le resto. Le parc est très fleuri, très agréable. La plage donne sur les couchers de soleil.
Le soir il y a des animations (groupe de musique et parfois danseurs de sega ou autres thèmes de danse). Il y en a la journée aussi (initiation plongée, cours de yoga, aquagym et autres).
Une case nautique propose des activités marines.
Il y a 2 bars, un au bord de la plage et l'autre plus retiré (avec des happy hour pour l'apéro !). Le resto principal est complété par un resto de bord de plage, un resto thaï et un autre français. On avait pris la pension complète, on vous le conseille car sinon les repas du midi ne sont pas donnés. Et il est difficile de manger ailleurs, pas de commerces à proximité il faut prendre le bus ou un taxi.
Pour la compagnie on est passés par Corsairfly, eh bien ça vaut Air france ou autres. Le repas est bon, les équipages sympas, et les avions tout neufs (boeing 747-400). Pas de grand confort, mais c'est partout pareil...
Attention au fait, l'île vient de passer pour la première fois à un horaire d'été, donc il y a 4h de plus là-bas qu'en France, et non pas 3.
Pour le shopping : beaucoup d'articles de marque sont vendus là-bas (Guess, Dolce & Gabbana, Armani, Diesel, Prada, etc). Attention, il y en a spurement des vrais, mais la plupart sont des contre-façons, donc les douanes peuvent vous les confisquer et vous coller une grosse amende aux frontières avec ce genre d'articles (tee-shirts, jeans, casquettes, caleçons, maroquinerie principalement). On trouve ce genre de magasins PARTOUT, donc pas besoin de chercher trop. Il y a sinon plein d'articles de souvenir à ramener, pour tout le monde. Là encore, il y a les magasins pour touristes (pas donné), et ceux pour les mauriciens. Enfoncez-vous un peu dans les villes du centre et vous ferez de très belles économies (4 bornes, floréal, curepipe par exemple). Le charme en plus ! Même si les prix sont souvent affichés, tout se négocie hein, attention !
Quoi vous dire de +, je ne vois pas, on a adoré, alors posez-moi des questions si besoin : emiliesc@hotmail.fr
espérant vous avoir donné des infos utiles...
Randonnée en Irlande en hiver et camping sauvage? English translation pending
Bonjour tous le monde!
J'ai prévu de partir 3 mois de janvier à Mars en Irlande. Je souhaite faire de la randonnée et explorer des zones plutôt sauvage. Je n'ai pas forcément beaucoup d'expérience en randonnée (dans le sens ou j'en fais peu seule) mais j'ai une bonne condition physique. J'ai besoin de conseil quant à l'équipement. Déjà est ce possible de faire du camping sauvage en Irlande en plein hiver?😕 Tente ou pas tente? Est ce qu'il fait très froid? Comment c'est balisé la-bas?
Enfin bon, toutes les infos que vous pourrez me donner me seront d'une aide précieuse!
je vous remercie par avance!!
Modalités pour vendre un véhicule immatriculé français au Mali? English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterai decendre en voiture à Bamako via le maroc, mauritanie puis le Mali. Je voudrais connaitre les modalités aux frontières (documents obligatoires, visas, taxes etc). est il possible de vendre un véhicule immatriculé français au mali et quels sont les modalités ? est ce que c'est difficile et quels sont les problèmes que je peux rencontrer (douanes etc) ? j'ai déjà fait le voyage jusqu'au sud du maroc et j'aimerai prolonger l'avanture sans avoir les contraintes du retour par la terre. comment je peux procéder ???
j'attends avec impatience vos précieux conseils !
Merci
Meilleure période climatique pour aller aux Maldives? English translation pending
bonjour je sui nouveau sur le site je voudrai des conseil pour mon voyages de noces aux maldives dites moi la meilleur saison pour partir ily en a ki me dise fevrier d'autre novembre ??????? merci
Parcours dans l'Ouest américain pour quinze jours English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille avec 2 adultes et 4 enfants (17, 16, 13, 11 ans) et avons réservé nos vols pour les Etats unis en juillet -août 2009.
Nous arrivons à New York le 25 juillet 2009 pour 4 jours puis nous reprenons l'avion pour Las Vegas. Je dois préparer mon circuit entre Las Vegas et San Francisco en sachant que nous avons programmé 3 types d'activités les visites parcs naturels et culturelles, Parcs d'attractions et station balnéaire. Tout d'abord, nous avons prévu de visiter Las Vegas et de faire le Parc d'attarctions Triple Thrills de Stratosphere Hotel puis de louer une voiture pour : faire les parcs à l'intérieur ( Grand Canyon, Lake Powell ou Bryce Canyon, Monument Valley, Death Valley, Yosemite) remonter la côte ouest vers le Nord avant de passer 4 à 5 jours dans une station balnéaire ou peut être même à San Francisco s'il ny a rien de mieux comme station balnéaire (car on voudrait pouvoir se baigner quand même) puis on reste sur SF pour visiter et faire les parcs d'attractions (California Great America in Santa Clara et Discovery Kindom in Vallejo)et on redécollera de San Francisco.
Mon souci est donc que je ne veux pas faire deux fois la même route. C'est à dire que je ne vais pas faire tout ce qui est "aux alentours " de LV et remonter jusqu'à San Francisco pour descendre la côte vers le sud et devoir remonter vers le Nord pour reprendre notre avion pour notre retour en France!! Je dois donc trouver des sites intéressants à voir qui me permettrraient traverser les terres de Las Vegas vers Santa Barbara, par exemple, si ça vaut le coup et ensuite remonter la route le long de la côte direction San Francisco.
La contrainte de devoir repartir de San Francisco m'impose de trouver un parcours judicieux et interessant. Je ne sais pas, par exemple si Yosemite je dois le faire quand je serai à SF ou si je dois le faire dans la foulée des autres parc nationaux.
Notre retour est prévu le 13 août 2009
Bref, ce n'est pas évident.
Je compte sur votre expérience pour m'aider.
Merci d'avance.
Nous sommes une famille avec 2 adultes et 4 enfants (17, 16, 13, 11 ans) et avons réservé nos vols pour les Etats unis en juillet -août 2009.
Nous arrivons à New York le 25 juillet 2009 pour 4 jours puis nous reprenons l'avion pour Las Vegas. Je dois préparer mon circuit entre Las Vegas et San Francisco en sachant que nous avons programmé 3 types d'activités les visites parcs naturels et culturelles, Parcs d'attractions et station balnéaire. Tout d'abord, nous avons prévu de visiter Las Vegas et de faire le Parc d'attarctions Triple Thrills de Stratosphere Hotel puis de louer une voiture pour : faire les parcs à l'intérieur ( Grand Canyon, Lake Powell ou Bryce Canyon, Monument Valley, Death Valley, Yosemite) remonter la côte ouest vers le Nord avant de passer 4 à 5 jours dans une station balnéaire ou peut être même à San Francisco s'il ny a rien de mieux comme station balnéaire (car on voudrait pouvoir se baigner quand même) puis on reste sur SF pour visiter et faire les parcs d'attractions (California Great America in Santa Clara et Discovery Kindom in Vallejo)et on redécollera de San Francisco.
Mon souci est donc que je ne veux pas faire deux fois la même route. C'est à dire que je ne vais pas faire tout ce qui est "aux alentours " de LV et remonter jusqu'à San Francisco pour descendre la côte vers le sud et devoir remonter vers le Nord pour reprendre notre avion pour notre retour en France!! Je dois donc trouver des sites intéressants à voir qui me permettrraient traverser les terres de Las Vegas vers Santa Barbara, par exemple, si ça vaut le coup et ensuite remonter la route le long de la côte direction San Francisco.
La contrainte de devoir repartir de San Francisco m'impose de trouver un parcours judicieux et interessant. Je ne sais pas, par exemple si Yosemite je dois le faire quand je serai à SF ou si je dois le faire dans la foulée des autres parc nationaux.
Notre retour est prévu le 13 août 2009
Bref, ce n'est pas évident.
Je compte sur votre expérience pour m'aider.
Merci d'avance.
Combien de jours pour profiter de Lima et ses alentours et Cusco? English translation pending
Bonjour !
A votre avis combien de temps faut il pour voir l'essentiel et profiter de Lima et ses alentours et du coin de Cusco ?
J'arriverai de Barcelone, je prévois de rester trois jours à Lima puis de prendre un avion pour Cusco ou j'ai encore trois jours là bas ...
Est ce trop ou pas assez ? Qu'il a t il de cool a voir là bas ?
Je partirai ensuite en direction de La Paz ...
A votre avis combien de temps faut il pour voir l'essentiel et profiter de Lima et ses alentours et du coin de Cusco ?
J'arriverai de Barcelone, je prévois de rester trois jours à Lima puis de prendre un avion pour Cusco ou j'ai encore trois jours là bas ...
Est ce trop ou pas assez ? Qu'il a t il de cool a voir là bas ?
Je partirai ensuite en direction de La Paz ...
Hôtels familiaux Sandals et Beaches en Jamaïque avec un bébé? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis un habitué des voyages en Jamaïque, surtout à Ocho Rios et Négril. J'ai souvent fréquenté les hôtels de la chaine ''Sandals Ultra all inclusive'' Maintenant que le petit est arrivé, nous aimerions qu'il soit du prochain voyage. Je voudrais savoir si certain d'entre vous ont essayé le penchant familiale de Sandals soit les clubs Beaches.
Si oui, comment c'était? Et aussi, en comparaison si vous avez déjà fréquenté et un Sandals et un Beaches, quelles sont les grandes différances?
Un gros merci à tous et... bon voyage à ceux qui partent prochainement, nous c'est en Février...
Je suis un habitué des voyages en Jamaïque, surtout à Ocho Rios et Négril. J'ai souvent fréquenté les hôtels de la chaine ''Sandals Ultra all inclusive'' Maintenant que le petit est arrivé, nous aimerions qu'il soit du prochain voyage. Je voudrais savoir si certain d'entre vous ont essayé le penchant familiale de Sandals soit les clubs Beaches.
Si oui, comment c'était? Et aussi, en comparaison si vous avez déjà fréquenté et un Sandals et un Beaches, quelles sont les grandes différances?
Un gros merci à tous et... bon voyage à ceux qui partent prochainement, nous c'est en Février...
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (1re partie) English translation pending
Le site MaBul qui hébergeait les images est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers... 🏴☠️ Désormais, pour voir les photos, il faut uniquement passer par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.
Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.
Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.

01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…
Première partie
De Los Angeles à Grand Canyon
Jeudi 1er mai
Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !
Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.
Vendredi 2 mai
Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.


Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!


Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.
Samedi 3 mai
Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?
Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.




Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.


Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant




et nous installons pour la nuit.

Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.
Dimanche 4 mai
A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.



Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...



Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.





Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...


et leurs fruits ne sont pas mal non plus...

Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.

Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.
Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.
Lundi 5 mai
Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).


Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu’au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.


Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.

Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.

Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.

Avec toujours les palos verdes en fleur...

et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).


A baby...

Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…
Mardi 6 mai
Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.

Je marrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.
Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.
A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...



Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.

Mercredi 7 mai
La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.

Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.





Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…



Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.



En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...

C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.






En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».

Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.
Jeudi 8 mai
En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...

et à la petite gare juste à côté.


Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,

avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.
Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.
West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.




Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…
Vendredi 9 mai
Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…
Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.


Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.

Kent...


Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.
Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.
Samedi 10 mai
Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.


Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…
Dimanche 11 mai
A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.

Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.



L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.


Vie et mort d'une agave...


Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.
Lundi 12 mai
Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.


Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.
Mardi 13 mai
Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !

Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,

rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,




seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.

Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.

L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…

Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.


Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.
Mercredi 14 mai
Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim

et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.

La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…

La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.
Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.
Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.

01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…
Première partie
De Los Angeles à Grand Canyon
Jeudi 1er mai
Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !
Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.
Vendredi 2 mai
Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.


Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!


Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.
Samedi 3 mai
Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?
Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.




Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.


Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant




et nous installons pour la nuit.

Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.
Dimanche 4 mai
A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.



Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...



Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.





Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...


et leurs fruits ne sont pas mal non plus...

Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.

Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.
Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.
Lundi 5 mai
Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).


Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu’au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.


Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.

Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.

Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.

Avec toujours les palos verdes en fleur...

et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).


A baby...

Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…
Mardi 6 mai
Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.

Je marrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.
Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.
A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...



Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.

Mercredi 7 mai
La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.

Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.





Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…



Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.



En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...

C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.






En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».

Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.
Jeudi 8 mai
En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...

et à la petite gare juste à côté.


Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,

avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.
Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.
West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.




Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…
Vendredi 9 mai
Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…
Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.


Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.

Kent...



Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.
Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.
Samedi 10 mai
Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.


Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…
Dimanche 11 mai
A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.

Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.



L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.


Vie et mort d'une agave...


Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.
Lundi 12 mai
Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.


Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.
Mardi 13 mai
Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !

Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,

rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,




seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.

Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.

L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…

Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.


Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.
Mercredi 14 mai
Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim

et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.

La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…

La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
Obtention du visa pour l'Inde à Paris en trois jours: dépôt le 30 décembre, retrait le 2 ou 3 janvier 2009? English translation pending
Bonjour
j ai besoin de vos conseil!!!!!!
j envisage de partir en Inde le 3 janvier ( voir un peu plus tard selon la réception du visa touristique)
J ai entendu dire que sur Paris meme on peux avoir son visa en 3 jours...est-ce vraiment vrai???
Mon avion partira au départ de paris, j envisage donc de me rendre a paris quelque jours avant mon départ pour justement pouvoir faire mon visa ( de donner directement le dossier complet et d esperer avoir mon visa 3 a 4 jours apres) et prendre directement l avion...pensez vous que c'est une bonne idée? ou devrais -je m y prendre plus tot( j ai pas encore acheté mon billet d avion, j attends d'abord d avoir mon visa)
Aussi comme je vais arriver a Paris vers Fin décembre pour la periode de noel, j envisager de donner mon dossier au Centre de Traitement des Visas le mardi 30 décembre et espere pouvoir récuperer mon visa entre le 2 et le 3 Janvier!!! qu'en pensez vous?
Merci d avance pour vos réponses...
j ai besoin de vos conseil!!!!!!
j envisage de partir en Inde le 3 janvier ( voir un peu plus tard selon la réception du visa touristique)
J ai entendu dire que sur Paris meme on peux avoir son visa en 3 jours...est-ce vraiment vrai???
Mon avion partira au départ de paris, j envisage donc de me rendre a paris quelque jours avant mon départ pour justement pouvoir faire mon visa ( de donner directement le dossier complet et d esperer avoir mon visa 3 a 4 jours apres) et prendre directement l avion...pensez vous que c'est une bonne idée? ou devrais -je m y prendre plus tot( j ai pas encore acheté mon billet d avion, j attends d'abord d avoir mon visa)
Aussi comme je vais arriver a Paris vers Fin décembre pour la periode de noel, j envisager de donner mon dossier au Centre de Traitement des Visas le mardi 30 décembre et espere pouvoir récuperer mon visa entre le 2 et le 3 Janvier!!! qu'en pensez vous?
Merci d avance pour vos réponses...
Acheter une perruque à Bangkok? English translation pending
La "toupee" synté de ma cousine subit elle aussi des ans l' irréparable outrage, jusqu' à prendre une couleur bizarre . Ma parente a donc eu l' idée géniale d ' utiliser notre prochain voyage en Thaîlande pour profiter des bas prix de matière première naturelle et de main d' oeuvre locaux, et me faire rapporter une moumoute . J' ai eu beau lui dire que celle-ci risquerait de ne pas aller avec son teint de blonde, rien à faire ... J' ai donc cherché sur le web thaï, chou blanc ... Merci d' avance de vos idées qui me permettont de revenir triomphalement 🙂 et non avec appréhension... 😠
Journée mondiale de la gentillesse English translation pending
😉j'ai entendu dire ce matin, aux infos, que ceux qui sont gentils, vivent plus longtemps que les autres, sont moins nerveux.
Alors!!!! on va être très gentil aujourd'hui avec tout le monde.
Pas de travail pour les modos, journée de repos.
Promis, on ne dira rien qui fâche;
Et le premier qui sera méchant aura un gage.
Cherchez quoi à lui infliger???................Et là, pas avant demain, sinon on redevient méchant.
D'ailleurs, qui est le forumiste le plus gentil ou la plus gentille?????
Princesse Galyani: funérailles nationales English translation pending
Source: Gavroche 10/2008 Numero 169
extrait de l article du talentueux Raymond Verge
l article complet et le calendrier des ceremonies dans ce meme numero
*
la fin des obseques devaient obligatoirement s achever plusieurs semaines avant les rejouissances liees a
l anniversaire du roi ( 81 ans le 5/12) afin de respecter la bienseance et comme il faut un ciel clement en ces circonstances il est preferable que cela se fasse apres la fin de la saison des pluies marquee par la joyeuse fete Loy Krathong.
les ceremonies s etalerons du samedi 15/11 au dimanche 16/11
On s attend donc a des centaines de milliers de personnes a Bangkok sans compter les dizaines de millions qui suivrons les differentes etapes sur leur poste TV.
Bien plus q une catharsis collective ce moment exceptionnel rassemblera spirituellement au dela des clivages politiques tout le peuple Siamois a la fois dans le deuil et la fierte legitime d appartenir a une grande nation, representee, voire incarnee par une famille royale bien au dessus du commun des mortels.
Car au royaume de Siam selon une croyance encore bien ancree, le souverain est la personnification
de Vishnou-Narayan dieu bienveillant par excellence.
En principe les sujets de Sa Majeste seront habilles en noir du 14 au 16/11.
Il sera demande aux etablissements de loisirs de reduire leurs activites, la radio et tv devront diffuser des programmes en concequence.
Drapeau national en berne.
Croisière de deux jours/deux nuits dans la Baie d'Halong? English translation pending
Est-ce qu'une croisière de 2 jours 2 nuits sur une jonque privée dans la baie d'Halong c'est trop long car la plupart des agences incluent une croisière d'une seule nuit et journée mais un circuit qui nous plait en contient 2.
Retour de trois semaines en Polynésie-Française English translation pending
Retour d'un voyage rêvé 😊 ...un voyage de rêve réalisé en septembre 08.... 😎
19 nuits sur place,
6 îles:Tahiti, Moorea, Raiatea, Huahine, BoraBora et Tikehau.
Le temps de "digérer" ce merveilleux voyage, reprendre pieds dans le quotidien, regarder, trier, classer les milliers de photos.... Je me suis mise à la rédaction d'un blog, cette activité me permet de me replonger dans ce fabuleux pays.🙂 j'espère que ce blog vous apportera quelques infos sur votre future destination.... à ce jour, je suis à Raiatea, le jour de l'excursion bleu, cette journée remarquable restera gravée à jamais, c'était du pur bonheur. Je complète mon blog au jour le jour...😛
http://mamychatenpolynesie.skyrock.com
Si vous avez des questions, n'hésitez pas. 😉
Le temps de "digérer" ce merveilleux voyage, reprendre pieds dans le quotidien, regarder, trier, classer les milliers de photos.... Je me suis mise à la rédaction d'un blog, cette activité me permet de me replonger dans ce fabuleux pays.🙂 j'espère que ce blog vous apportera quelques infos sur votre future destination.... à ce jour, je suis à Raiatea, le jour de l'excursion bleu, cette journée remarquable restera gravée à jamais, c'était du pur bonheur. Je complète mon blog au jour le jour...😛
http://mamychatenpolynesie.skyrock.com
Si vous avez des questions, n'hésitez pas. 😉
Mini tour de France à vélo English translation pending
bonjour a tous pour mes 60 ans j ai l intention de faire un circuit a velo de :
bourges via la rochelle royan ( le bac ) la dune du pilat mont de marsan toulon et retour bourges par la vallée du rhone j ai l habitude de faire du velo ( env 8000 kms an )mais je n ai jamais fait ce genre de circuit ( avec remorque monoroue en autonomie complete
j ai une randonneuse quels developpement adapter ? et quelle alimentation sur la journée ??
tous conseils seront les bienvenus
merci d avance a tous daniel
Parcourir la côte est australienne entre Sydney et Cairns en février? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si ça vaut la peine de parcourir la côte est entre Sydney et Brisbane en voiture ou s'il vaut mieux faire ce trajet en avion et s'attarder davantage sur la partie entre Brisbane et Cairns ? Pouvez-vous également m'indiquer les endroits à absolument pas rater ?
Merci pour vos réponses.
De retour de Madagascar English translation pending
De retour d’un deuxième séjour à Madagascar, voilà quelques commentaires, trucs de voyages qui, j’espère, pourront aider de futurs voyageurs.
Les appréciations sont des commentaires personnels basés sur des critères d’évaluation individuels. Par correction, je ne mentionne pas ce qui a déplu ou pas convenu.
Tout d'abord, merci aux réguliers qui m’ont renseigné il y a quelques semaines. Je tâche à mont tour de donner quelques informations.
Informations pratiques, générales Billet d’avion : avons acheté nos billets via le site billet discount. C’est une agence de voyage qui négocie des tarifs avec les compagnies desservant Madagascar. Intéressant pour avoir le choix. Visa : recommandation de faire le visa en France pour éviter de faire la queue à votre arrivée à Madagascar après plus de 10 h de vol. Visa réalisés immédiatement au consulat d’Amiens (Somme). Traitement anti-palu. Le prix de vente normal d’une boîte de Malarone est d’environ 45€ mais en avons trouvé sur Paris dans une pharmacie à (métro Alésia) à moins de 30 € : économie non négligable lors d’un voyage longue durée ou à plusieurs Le taux de change à l’aéroport d’Ivato est très bon : 3% plus intéressant que dans les autres banques testées dans plusieurs villes du pays (octobre 2008 – 2300 ar pour 1 euro) Téléphone portable : acquérir une carte sim sur place pour son téléphone portable débloqué (déslimlocké) est pratique et peu onéreux (quelques euros) les recharges se trouvent partout : énormément de vendeurs même ambulants
o facilite les réservations pour les hôtels, permet de rappeler les chauffeurs...
o permet d’être appelé de la France à moindre coût (via coucoutel, télérabais, ..)
o recommandation d’acheter 2 cartes sim (2 réseaux différents) si vous voyagez en dehors des axes principaux Vol intérieur : si annoncé complet, ne pas hésiter à se rendre à l’aéroport pour bénéficier de désistements de dernière minute. Environ 120 à 150 € pour un vol intérieur Bière malgache THB ou Queen’s très agréables. Pour le vin, le Clos Malaza Gris est le meilleur. L’abus d’alcool est dangereux ! J
Tana et environs Minibus de l’aéroport au centre-ville (hôtel) et inversement : 80.000 ar. Pour le sens ville-aéroport, compter 30-40 minutes si départ vers 6h00. Chauffeur : 032.02596.29 Course en taxi centre ville : entre 4000 et 6000 ar Musée du Palais du 1° ministre : 8.000 ar par personne. Histoire de la royauté malgache à l’intérieur et découverte des différentes maisons traditionnelles malgaches derrière le bâtiment Palais de la Reine : « Guide » possible aux environs contre pourboire pour écouter l’histoire, faire le tour Messe Père Pedro, Akamasoa, 30 min du centre. Fantastique ! Emotion garantie avec 4 à 5000 personnes qui chantent ! Dimanche matin dès 8h30 - 9h. Rova d’Ambohimanga, 20 km de Tana environ. joli site, intéressant à visiter – entrée 7.000 ar Marché de la digue : plus de 200 boutiques pour trouver tout l’artisanat malgache. La première grande boutique en arrivant à droite propose un large choix avec une bonne qualité à des prix intéressants. Calme le matin, achats en toute tranquilité. Plus proche de la ville, il y a le marché artisanal ou encore le marché Pochard vers la gare. Hôtel Au Jardin d’Antanimena : hôtel proche du centre, chambre bien (privilégier à l’étage pour une vue sur la ville) entre 38.000 et 65.000 ar par chambre. Tél 020.22.66.391 ou 032.07.922.75 Hôtel Le Manoir – superbe batisse du début du 20° siècle, façade magnifique, grande chambres, entre 55.0000 et 65.000 ar par chambre Resto Au Jardin d’Antanimena - bonne cuisine, terrasse agréable. Tél (voir plus haut) Resto Au Petit Verdot – bonne cuisine, jolie salle en sous sol. Tél : 020.22.392.34 Resto La Ribaudière, très bon – réservation conseillée. Service rapide possible. Tél : 033.02.000.72 Resto Chez Sucett’s, très bon – service sympa. Tél : 020.22.261.00 Resto/Pizzeria La Gastro-nomie (c’est le vrai nom, en 2 mots !) : bonne pizza à 10.000 ar. Plusieurs lieux dans Tana. Resto : Le Relais du Rova avant Ambohimanga – bonne cuisine, grand parc. Tél : 033.11.935.46 ou 020.22.017.17
Tana – Manambato, route de l’est Minibus privatisé trouvé à Andravoahangy : 250.000 ar pour Tana-Manambato en 1 journée (6-7 heures environ). Tél : 032.486.22.08 Recommandation de faire en 2 jours et de s’arrêter à Andasibe au moins. Pourquoi pas à Mantasoa pour aller voir Jean Laborde? Musée de la gendarmerie à Moramanga : 4.000 ar par personne, break sympa Manambato : 7 derniers km de piste en quittant la nationale Hôtel et restaurant : Chez Luigi, Manambato. Nouveau propriétaire, Pascal. Accueil chaleureux, excellents repas avec cuisine raffinée, personnel souriant et agréable, cadre superbe. Rénovation prévue des bungalows. Baignade sympa. Petit spectacle traditionnel le soir. Magnifique vue depuis le haut de la colline (vers la pointe enchantée) sur une partie des Pangalanes. Bungalow pour 4 pers. : 65.000 ar. Tél : 032.073.18.61
Canal des Pangalanes, Ankanin’ny nofy - Andrianijika Privatisation d’un bateau pour Manambato-Tamatave avec 1 nuit à Ankanin’ny nofy : 600.000 ar. Charles au 032.02.342.32 ou 033.13.281.95 Manambato – Ankanin’ ny nofy : 1h30 de bateau Visite au Palmarium. 10.000 ar par personne, de nombreux lémuriens, découverte de plantes dans la forêt. Tél : 033.14.84.734. Pascal, guide intéressant et sympa. Halte au village d’Andrianijika avant de remonter vers Tamatave Ankanin’ ny nofy- Tamatave : 4 h en bateau Hôtel Pangalanes, Ankanin’ ny nofy : cadre idyllique. Baignade sympa. 60.500 ar le bungalow pour 4 pers. Lémuriens derrière l’hôtel. Possibilité de chambre sur pilotis. Tél : 032.04.945.84 Restaurant Palmarium, Ankanin’ny nofy : bonne cuisine, joli cadre
Tamatave Artisanat au marché Bazar Be Cybercafé juste à côté de l’hôtel Joffre Taxi : M. Lala - 032.40.59.710 Pousse-pousse : Eric – 033.190.53.73 Restaurant Joffre – très bonne cuisine, service « colonial » de qualité. 020.53.323.90 Restaurant Bateau ivre : très bonne cuisine, présentation de qualité, belle vue sur le port, animation le soir. 020530.302.94 Hôtel Longo – propre, chambres récentes – 75.000 ar par chambre 020.53.339.54 Hôtel Génération – propre, un peu plus central - 60.000 ar par – 020.53.321.05
Nord de Tamatave : Foulpointe, Mahambo Minibus pour Mahambo privatisé : 85.000 ar. Tél : 032.57.152.70 ou 034.03.90.201 Visite du fort de Foulpointe. Pause historique intéressante avec un guide cultivé et plein d’humour : Nirina – 4.000 ar par personne Possibilité d’acheter de la vanille aux locaux à Mahambo dans le village (400 à 500 ar la gousse en fonction de la quantité) Restaurant Manda Beach, Foulpointe. Ressemble à un club de vacances face à la mer. Piscine. Bonne cuisine. Tél : 020.57.220.00 Restaurant Ylang-Ylang, Mahambo : rapport qualité/prix imbattable (notamment le thon). Tél : 02057.300.08 Hôtel La Pirogue, Mahambo : Parc soigné, bungalows très esthétiques et de qualité avec grande attention pour la décoration. 72.5000 ar pour 2 personnes. Tél : 033.08.768.10 ou 033.08.768.18
Tana et environs Minibus de l’aéroport au centre-ville (hôtel) et inversement : 80.000 ar. Pour le sens ville-aéroport, compter 30-40 minutes si départ vers 6h00. Chauffeur : 032.02596.29 Course en taxi centre ville : entre 4000 et 6000 ar Musée du Palais du 1° ministre : 8.000 ar par personne. Histoire de la royauté malgache à l’intérieur et découverte des différentes maisons traditionnelles malgaches derrière le bâtiment Palais de la Reine : « Guide » possible aux environs contre pourboire pour écouter l’histoire, faire le tour Messe Père Pedro, Akamasoa, 30 min du centre. Fantastique ! Emotion garantie avec 4 à 5000 personnes qui chantent ! Dimanche matin dès 8h30 - 9h. Rova d’Ambohimanga, 20 km de Tana environ. joli site, intéressant à visiter – entrée 7.000 ar Marché de la digue : plus de 200 boutiques pour trouver tout l’artisanat malgache. La première grande boutique en arrivant à droite propose un large choix avec une bonne qualité à des prix intéressants. Calme le matin, achats en toute tranquilité. Plus proche de la ville, il y a le marché artisanal ou encore le marché Pochard vers la gare. Hôtel Au Jardin d’Antanimena : hôtel proche du centre, chambre bien (privilégier à l’étage pour une vue sur la ville) entre 38.000 et 65.000 ar par chambre. Tél 020.22.66.391 ou 032.07.922.75 Hôtel Le Manoir – superbe batisse du début du 20° siècle, façade magnifique, grande chambres, entre 55.0000 et 65.000 ar par chambre Resto Au Jardin d’Antanimena - bonne cuisine, terrasse agréable. Tél (voir plus haut) Resto Au Petit Verdot – bonne cuisine, jolie salle en sous sol. Tél : 020.22.392.34 Resto La Ribaudière, très bon – réservation conseillée. Service rapide possible. Tél : 033.02.000.72 Resto Chez Sucett’s, très bon – service sympa. Tél : 020.22.261.00 Resto/Pizzeria La Gastro-nomie (c’est le vrai nom, en 2 mots !) : bonne pizza à 10.000 ar. Plusieurs lieux dans Tana. Resto : Le Relais du Rova avant Ambohimanga – bonne cuisine, grand parc. Tél : 033.11.935.46 ou 020.22.017.17
Tana – Manambato, route de l’est Minibus privatisé trouvé à Andravoahangy : 250.000 ar pour Tana-Manambato en 1 journée (6-7 heures environ). Tél : 032.486.22.08 Recommandation de faire en 2 jours et de s’arrêter à Andasibe au moins. Pourquoi pas à Mantasoa pour aller voir Jean Laborde? Musée de la gendarmerie à Moramanga : 4.000 ar par personne, break sympa Manambato : 7 derniers km de piste en quittant la nationale Hôtel et restaurant : Chez Luigi, Manambato. Nouveau propriétaire, Pascal. Accueil chaleureux, excellents repas avec cuisine raffinée, personnel souriant et agréable, cadre superbe. Rénovation prévue des bungalows. Baignade sympa. Petit spectacle traditionnel le soir. Magnifique vue depuis le haut de la colline (vers la pointe enchantée) sur une partie des Pangalanes. Bungalow pour 4 pers. : 65.000 ar. Tél : 032.073.18.61
Canal des Pangalanes, Ankanin’ny nofy - Andrianijika Privatisation d’un bateau pour Manambato-Tamatave avec 1 nuit à Ankanin’ny nofy : 600.000 ar. Charles au 032.02.342.32 ou 033.13.281.95 Manambato – Ankanin’ ny nofy : 1h30 de bateau Visite au Palmarium. 10.000 ar par personne, de nombreux lémuriens, découverte de plantes dans la forêt. Tél : 033.14.84.734. Pascal, guide intéressant et sympa. Halte au village d’Andrianijika avant de remonter vers Tamatave Ankanin’ ny nofy- Tamatave : 4 h en bateau Hôtel Pangalanes, Ankanin’ ny nofy : cadre idyllique. Baignade sympa. 60.500 ar le bungalow pour 4 pers. Lémuriens derrière l’hôtel. Possibilité de chambre sur pilotis. Tél : 032.04.945.84 Restaurant Palmarium, Ankanin’ny nofy : bonne cuisine, joli cadre
Tamatave Artisanat au marché Bazar Be Cybercafé juste à côté de l’hôtel Joffre Taxi : M. Lala - 032.40.59.710 Pousse-pousse : Eric – 033.190.53.73 Restaurant Joffre – très bonne cuisine, service « colonial » de qualité. 020.53.323.90 Restaurant Bateau ivre : très bonne cuisine, présentation de qualité, belle vue sur le port, animation le soir. 020530.302.94 Hôtel Longo – propre, chambres récentes – 75.000 ar par chambre 020.53.339.54 Hôtel Génération – propre, un peu plus central - 60.000 ar par – 020.53.321.05
Nord de Tamatave : Foulpointe, Mahambo Minibus pour Mahambo privatisé : 85.000 ar. Tél : 032.57.152.70 ou 034.03.90.201 Visite du fort de Foulpointe. Pause historique intéressante avec un guide cultivé et plein d’humour : Nirina – 4.000 ar par personne Possibilité d’acheter de la vanille aux locaux à Mahambo dans le village (400 à 500 ar la gousse en fonction de la quantité) Restaurant Manda Beach, Foulpointe. Ressemble à un club de vacances face à la mer. Piscine. Bonne cuisine. Tél : 020.57.220.00 Restaurant Ylang-Ylang, Mahambo : rapport qualité/prix imbattable (notamment le thon). Tél : 02057.300.08 Hôtel La Pirogue, Mahambo : Parc soigné, bungalows très esthétiques et de qualité avec grande attention pour la décoration. 72.5000 ar pour 2 personnes. Tél : 033.08.768.10 ou 033.08.768.18
Qui part pour l'hôtel Barcelo Solymar le 11 décembre? English translation pending
allo aimerais savoir qui part pour le barcelo solymar le 11 dec car j y serai et ca serait fun de ce dire un ti hola:) et pour ceux qui sont deja allé coment es la temperature la mi dec ? merci
Hôtel Gran Bahia Principe Cayo Levantado English translation pending
Bonjour,
qui connait cet hotel ?
j'aurais pas mal de questions
niveau nouriture, plage, peut ton espere voir quelque chose en snorkeling en partant de la plage ?
quel batiment choisir, ?
d'avance merçi
d'avance merçi
Avertissement: faux prepaid taxis à l'aéroport international de Delhi (octobre 2008) English translation pending
Informations recueillies dans la presse Octobre 2008. Times of India et The hindu Des faux prepaid taxis opèrent à l'aéroport international de delhi. Un voyageur sans doute impatient, est monté dans un taxi non répértorié prepaid. Son corps a été retrouvé 20kms plus loin
La police de Delhi recommande vivement aux voyageurs (étrangers surtout) de prendre impérativement un ticket prepaid et vérifier avant d'y monter que le numéro inscrit correspond bien à la plaque d'immatriculation du vehicule; PS meme s'il y une longue file d'attente au guichet prepaid, attendez, prenez donc un prepaid officiel (environ 350 roupies pour le centre de Delhi)
La police de Delhi recommande vivement aux voyageurs (étrangers surtout) de prendre impérativement un ticket prepaid et vérifier avant d'y monter que le numéro inscrit correspond bien à la plaque d'immatriculation du vehicule; PS meme s'il y une longue file d'attente au guichet prepaid, attendez, prenez donc un prepaid officiel (environ 350 roupies pour le centre de Delhi)
Petit hôtel à Agadir? English translation pending
Bonjour, Je ne trouve pas de petite structure hotelière sur agadir, et tous les messages ici ne parlent que de clubs ou autres hébergements surpeuplés.
Je cherche un hotel pour 1 nuit, dans les 30 ou 40 euros la nuit, avec un bon accueil, et propre.
Merci pour vos conseils.
Bonne soirée.
Avis sur circuit au Vietnam/Cambodge en février 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Et oui, c'est un grand classique, mais je voudrais vous proposer le circuit que j'envisage de faire en Février 2009 en Asie du Sud Est.
29/01 : Départ de ROissy et arrivée le lendemain à Hanoi dans l'apres midi
31/01 : Visite Hanoi
01/02 : Visite Baie d'Along Terrestre (Hoa Lu)
2&3 Fev : Circuit de 2J/1N dans la Baie d'Along puis train de nuit vers Hué
04/02 : Arrivée à Hué tot le matin (2 jour sur Hué)
06/02 : Départ en bus pour Hoi An tot le matin (3 jours sur Hoi An)
09/02 : Avion tot le matin Danang Saigon et visite de Saigon
10/02 : Visite de Saigon
11/02 --> 13/02 : Delta du Mekong jusqu'à Phnom Penh
14/02 : Depart en bateau rapide pour Siem Reap (arrivée vers midi)
15&16/02 : Visite de Angkor
16/02 en fin de jouréne : Siem Rep --> Bangkok --> Paris
17/02 : Arrivée à Paris
J4ai essayé de me baser sur les remarques de chacune t sur les sites principaux proposés par le Guide du Routard. Mais je trouve dommage de ne pas visiter Phnom Penh (qu'en pensez vous?). Une demi jouréne à Saigon est elle suffisante (ou bien je raccourcis d'un jour Hoi An). Enfin, quid du climat en cette prériode (Hanoi / Saigon). Je lis de tout la dessus!!!!
Pour conclure, mes vols Paris/Hanoi et Bkk/Paris sont déjà bookés et non modifiables. Je pense que certain vont me conseiller de ne pas aller au Cambodge pour me consacrer au Vietnam, mais bon, j'aimerai qd meme faire un tour au Cambodge.
Merci de vos retours et commentaires constructifs.
PS : Une adresse pour dormir sur Saigon? Phnom Penh ? Siem Reap? (j'ai deja Hanoi)
J4ai essayé de me baser sur les remarques de chacune t sur les sites principaux proposés par le Guide du Routard. Mais je trouve dommage de ne pas visiter Phnom Penh (qu'en pensez vous?). Une demi jouréne à Saigon est elle suffisante (ou bien je raccourcis d'un jour Hoi An). Enfin, quid du climat en cette prériode (Hanoi / Saigon). Je lis de tout la dessus!!!!
Pour conclure, mes vols Paris/Hanoi et Bkk/Paris sont déjà bookés et non modifiables. Je pense que certain vont me conseiller de ne pas aller au Cambodge pour me consacrer au Vietnam, mais bon, j'aimerai qd meme faire un tour au Cambodge.
Merci de vos retours et commentaires constructifs.
PS : Une adresse pour dormir sur Saigon? Phnom Penh ? Siem Reap? (j'ai deja Hanoi)
Climat au Sénégal en juillet/août? English translation pending
bonjour,
une amie et moi sommes intéressées pour partir au Sénégal l'été prochain; étant tributaires des vacances scolaires, nous souhaiterions y aller mi- juillet à mi-aout.
je me permets de vous demander si le temps y est favorable car j'entends le tout et son contraire, j'aimerais savoir si c'est envisageable car ce pays m'intéresse beaucoup
merci
kytel
Hôtel Gran Bahia Principe Bavaro ou Bahia Principe San Juan? English translation pending
Bonjour, j'aimerais connaître vos commentaires sur ces 2 hôtels. Pouvez-vous m'aider.
Merci
En Syrie, de Hama au Crac des Chevaliers English translation pending
Je suis vraiment loin de faire une pause que ce soit dans le récit comme dans l'action.
Aleppo a été vite retournée, et il est temps pour Hama de se faire belle pour ma venue...
C'est vendredi, le week-end se fait sentir! C'est pas trop tôt, les 35 heures sont déjà loins et je fais les trois huits. Les syriens eux, comme leurs voisins musulmans et leurs cousins juifs n'attendent pas le samedi pour se mettre au repos. Le vendredi est un jour chaumé et il n'y a que peu d'exeptions à la règle. Mon réveil se fait en fanfare, le compte des heures dormies est largement bénéficiaire. L'heure est à reboucler mon sac pour, devinez quoi, remonter dans un bus. 2 heures de routes maximum, on est pas des sauvages, c'est pas encore le week-end pour le Braïce mais je me soigne. Pas le temps d'une bouchée de petit dèj', j'ai des envies d'autre ville. Aleppo est très peuplée, preque trop pour moi qui sort d'une semaine en milieu campagnard. Mais aujourd'hui vendredi, c'est étrangement calme, comme un dimanche dans le centre-ville de Noyon. Seuls quelques "restaurants" restent ouverts pour ne pas laisser mourir de faim les gens dans mon genre. Cela dit, ils ont beau être ouverts, je n'en ai que faire, je trimballe ma maison sur mon dos et il en faudrait beaucoup plus pour m'arrêter. Pour rejoindre la gare routière, 2 options : la bonne et la mauvaise. Un taxi bon marché qui m'offrira de bon gré un bon prix et une cigarette ou une marche de 10km sous le cagnard. Inutile de dire que la mauvaise solution me fait bien marrer et que même si j'ai de l'énergie à revendre, faut pas pousser mamie dans les orties comme on dit. J'arrive à la gare routière en milieu de matinée, et alors que j'ai à peine pénétré le lieu d'un pas, un type me demande "Hama, Hama?" Ca doit être écrit sur mon visage, en tout cas le type responsable local d'une compagnie de bus a attrappé une proie soumise qui même n'en demandait pas tant. Je suis encore sur des rails, le temps de m'acquiter d'une facture dérisoire, de croquer la pomme au sens propre, me voilà sur la route sur un fauteuil en cuir. Inclinaison du fauteuil : idéale, le bus est quasi-désert. Comme toujours dans les transports routiers, une collation biscuits + thé est offert, et comme si cela ne suffisait pas on a même droit à une serviette raffraichissante. Tout cela est en plus combiné avec une musique funky dans les oreilles, je ne risque qu'une chose, pêter le feu en arrivant à Hama.
La durée du transport collant à la minute avec le temps escompté, ça n'a pas manqué : je suis en super-forme. Reste plus qu'à conclure le rituel du déplacement de ville en ville en trouvant mon hotel bon marché. En sortant de la gare routière à pieds, je vois cependant bien que je ne suis pas rendu en centre-ville et qu'un nouveau taxi sera bien aise de déplacer mon scéant scéance tenante. Pas le temps de dire ouf que je suis dans une nouvelle voiture jaune comme tous les taxis rencontrés depuis Istanbul. Le chauffeur est hyper chaleureux et un prix de 100 pounds (1, 40 euros) est annoncé. C'est moins qu'il m'en fallait, en voiture Simone!! Le temps d'arriver comme chaque fois, une ébauche de conversation s'entreprend, c'est d'autant plus engageant que comme chaque fois également, je suis assis non pas à l'arrière mais à côté du conducteur. D'ailleurs amuse-toi à faire ça à Paris et RATP (Rentre Avec Tes Pieds) à la place!!!! Le déplacement est en fait assez court et alors que je suis littéralement déposé devant la porte de ma pension et alors que je tend les 100 pounds promis au chauffeur, celui-ci part dans un grand éclat de rire et me dit que finalement il ne veut que 50. Incroyable mais vrai!! Sans doute n'avait-il finalement pas envie de m'entuber par une si belle comme c'est la coutume chez les taxi-men du monde entier. Tente également l'expérience avec un très cher taxi parisien et tu comprendras ta douloureuse au moment où elle t'arrivera à travers la figure!
L'hotel est coquet, une place dans un dortoir de 4 lits est disponible. Partagent avec moi la chambre trois coréennes à l'anglais approximatif. Comme c'est pas aujourd'hui que je vais me mettre au coréen, l'entente est d'emblée courtoise mais lointaine. Seule chose qu'elles partagent, le bordel qu'elles ont mis dans la chambre. Il y en a partout, de la bouffe, du maquillage, des vêtements sales ou propres, une vrai roulotte notre chambre! Je me fait ma place et leur dit "à plus tard". C'est pas que j'ai pas besoin de mascara mais je préfère aller arpenter les alentours.
Hama est plus petite qu'Aleppo mais fait quand même 1, 5 millions d'habitants. La couleur dominante, comme à Aleppo, est le gris sous toutes ces formes. La plupart des maisons sont un inbriquement de parpaints dont la beauté m'échappe. Mais je ne suis pas là pour râler, le principale attrait d'Hama est sa rivière ponctuée de grandes roues à aubes servants anciennement à remonter l'eau du cours d'eau pour la déverser dans des rigoles construites sur des murs de pierres de grande hauteur à la façon des acqueducs et ainsi pourvoir en eau toute la ville. Je sais ça fait beaucoup d'eau mais ça se calme après. Ca se calme en réalité tellement que la rivière est à sec. On peut voir le fond sans aucuns problèmes, pas parce que l'eau est claire mais parce qu'il n'y en a pas. A la place, un tapis d'ordure envoie des effluves parfumées sur la rive toute proche. Les roues, bien qu'impressionnantes, ne tournent pas. J'ai pas de chance sur ce coup-là. Je ferais quand bien même une petite ballade, m'efforçant de suivre au plus près la privière assoiffée. Tous les gens croisés sont sympathiques et ma présence les amuse largement plus qu'elle ne les dérange. Je passe par le coeur de la vieille ville où les rues sont comme à Aleppo très étroites, pavées de bonne intentions, enchaînant les voutes surplombant le passage. C'est très charmant et ça fait du bien. Les voitures n'y sont pas non plus et ça fait un bien fou.
Seulement, étant donné que dès que je m'approche de près de la rivière, mes narines s'emplissent d'odeurs plus que suspectes et que la vue n'y est pas terrible non plus, je suis un peu déçu et à l'issue d'un repas envoyé vite fait bien fait, je suis bien vite à l'hotel. Il est 15 heures et je retourne t'écrire à toi fidèle parmi les fidèles. Je prendrais d'abord 3 heures de temps pour ça avant de m'octroyer une pause et de retourner vaquer en ville. Sur mon chemin, un cybercafé me ralenti d'autant plus que la connection va à la vitesse d'un cheval attaché à l'écurie. Toujours pas de facebook disponible, liberté d'expression quand tu nous tiens... Après un rapide coup d'oeil au site d'overblog pour vérifier que la fréquentation de mon blog décroit encore, je rentre à moitié énervé de ne pas satisfaire mon audience malgré la volonté de plus que bien faire. Je passerais malgré ça encore quelques heures à écrire en maugréant au passage. Et comme en Syrie, c'est pas la fête du slip une fois le soleil couché, j'en resterais là-dessus pour finir la journée. Un peu de musique me fera quand même bien décoller sur la terrasse panoramique de l'hotel sur laquelle personne ne va jamais sauf Bibi-les-bons-tuyaux. Il est 22h quand je mets définitivement la viande dans le torchon pour aujourd'hui, le programme du samedi (Week-end!!!!) commence de bonne heure avec un tour qui m'emmenera jusqu'au "Crac des Chevaliers", plus belle exemple restant d'une forteresse construite du temps des croisades.
Je ferais de beaux rêves cette nuit-là, mais pas assez iconoclastes pour prendre le temps de développer dans la nouvelle rubrique du blog.
Comme le départ de l'excursion est dans mon souvenir à 8h du matin (super-samedi!!), je suis sur le pied de guerre à 7h. Peine perdue, j'ai dû mal comprendre, c'est à 9h quon décolle, je retourne me coucher. Une heure plus tard, re-sur le pied de guerre, c'est la bonne cette fois.
On est que 4 personnes à faire le tour : un couple de jeunes polonais et un quinqua' néherlandais. Pas besoin de minibus, pas besoin de guide avec sifflet ou drapeau de couleur pour être bien reconnaissable, on prend simplement un taxi jaune qui nous balladera toute la journée pour un peu plus de 10 euros chacun. Une étape avant le Crac, une autre forteresse, partiellement détruite celle-là nous retiendra une petite heure pendant laquelle notre chauffeur nous attend la pédale de l'accélérateur prête à être enclenchée. C'est ma 2ème citadelle en 3 jours et comme ne plus elle est moins spectaculaire que celle d'Aleppo, j'attends le Crac des chevaliers pour vraiment me réjouir. Ce sera donc la 3ème en 3 jours (tu suis?), et je pense qu'après les forteresses j'en aurais pas mal ma claque. Trop blasé le gars!!
Avant d'atteindre le Crac, un arrêt optionnel proposé par Abdul le chauffeur-pilote, l'église de Saint Georges. Rien de particulier à signaler si ce n'est qu'il n'y a aucune trace de saint Georges ni du dragon qu'il est sensé avoir terrassé. Ben voyons... Un dragon... Voilà aut' chose...
Depuis l'église qui est maintenant un monastère très réputé dans le monde méconnu des moines, un batiment interpelle à l'horizon et se déploit de tout son long au sommet d'une large colline. Enfin quand même me direz-vous, le Crac des chevaliers, en personne, himself. A mesure que l'on s'en approche, la forme massive grandit, c'est du très bel ouvrage. Abdul nous y laisse devant l'entrée précisant aussi qu'on a tout notre temps ce qui n'est pas un mal. Mieux vaut ça que "magnez-vous, j'ai pas que ça à faire!!". On pénètre dans le chateau aux pieds du rempart haut comme trois mille pommes et épais comme deux cents. Les plafonds voutés se succèdent à des hauteurs vertigineuses. Le chateau n'ayant jamais été pris de force, tout est là, pas la peine de s'imaginer à quoi ça ressemblait à l'époque, ça saute aux yeux. On passe d'une petite écurie (potentiel : 150 chevaux) à une grande écurie (potentiel : 250 chevaux). Tout le reste sera à l'échelle, une échelle de pierre imprenable et incassable. Le mur d'enceinte fait face au corps à proprement parler de l'édifice, on retourne en enfance à l'age où on joue au playmobile (pas de marques!!), aux cowboys contre les indiens, etc, etc... Autant la première citadelle du jour nous aura occupés 50 minutes, autant ici, on y passe largement 2 heures. C'est grand comme l'imaginaire, intéressant jusqu'à en avoir pleins les bottes, car quand même ça finit inévitablement par arriver!
On retrouvera Abdul, toujours sur le pied de guerre mais à la cool, le genre chauffeur-pilote, warrior-gentleman, tranquillement pressé. Le retour en voiture passera aussi vite que les paupières se sont closes, on est à Hama avant 16h. C'est justement l'heure idéale pour un déjeu-dîner. Je quitte là mes compagnons de routes après avoir joyeusement noirci le livre d'or d'Abdul et son tonnerre mécanique, direction : la satisfaction de mon estomac. En plus, on n'est plus vendredi, toute la Syrie a repris le chemin du travail et tous les cuisiniers locaux aussi. Enfilage d'une entrée et de 2 plats consécutifs, retour des vitamines. Et comme je ne vais pas m'attarder beaucoup plus longtemps à Hama, il est juste temps de retourner près de la rivière pour me replonger dans mon bouquin que je n'avais pas encore évoqué jusque-là mais dont je dévore les pages les unes après les autres depuis le départ. "Sur la Route" de John Kerouac, bon choix Papa! Le temps de rejoindre la rive, un grincement lourd et lancinant remplit le silence lorsque les voitures arrêtent leur manège. Qu'est ce qui se passe? La première roue (qu'on appelle aussi au passage une "Noria") tourne, et pas dans le vide!!!! Damned, il n'a pas plu une goutte et la rivière est 2 mètres au dessus de son niveau à sec de la veille. C'est sorcellerie ou quoi? Toujours est-il que cette fois, les oiseaux chantent comme la veille mais ça sent bon comme un printemps fleuri. J'aurais pas pû arriver un jour plus tard pour éviter les odeurs d'égoutier et éviter de t'en décrire le spectacle. C'est trop tard maintenant de toute façon mais ça fait du bien de voir qu'aujourd'hui, c'est joli. Je me trouve donc un banc le long du canal près du vrombissement de la roue qui s'active et me plonge dans les histoires de Mr Kerouac.
Je suis réconcilié avec Hama. Tout baigne, même des canards. Jusqu'à la nuit, j'enchaine les pages avant de m'en retourner dans mon hotel. Là, arrive à l'instant de nouveaux touristes aux sacs à dos bien lourds comme le mien. Je les trouve engageant et les engage comme nouveaux copains pour un jour. Moi, dans le bled depuis 48h, serait le guide du soir. retour dans une cantine sans prétentions pour un dîner imprévu. A 1 euros le dîner de toutes façons... Tout le monde est claqué à l'issue de ça, par un bus pour les uns, par 2 citadelles pour ma pomme, il est temps de rentrer et de coucher tout ça sur écran avant de soi-même se coucher. De toute façon en Syrie, j'ai pas trouvé autre chose à faire pour occuper les douces soirées d'automne.
C'est vendredi, le week-end se fait sentir! C'est pas trop tôt, les 35 heures sont déjà loins et je fais les trois huits. Les syriens eux, comme leurs voisins musulmans et leurs cousins juifs n'attendent pas le samedi pour se mettre au repos. Le vendredi est un jour chaumé et il n'y a que peu d'exeptions à la règle. Mon réveil se fait en fanfare, le compte des heures dormies est largement bénéficiaire. L'heure est à reboucler mon sac pour, devinez quoi, remonter dans un bus. 2 heures de routes maximum, on est pas des sauvages, c'est pas encore le week-end pour le Braïce mais je me soigne. Pas le temps d'une bouchée de petit dèj', j'ai des envies d'autre ville. Aleppo est très peuplée, preque trop pour moi qui sort d'une semaine en milieu campagnard. Mais aujourd'hui vendredi, c'est étrangement calme, comme un dimanche dans le centre-ville de Noyon. Seuls quelques "restaurants" restent ouverts pour ne pas laisser mourir de faim les gens dans mon genre. Cela dit, ils ont beau être ouverts, je n'en ai que faire, je trimballe ma maison sur mon dos et il en faudrait beaucoup plus pour m'arrêter. Pour rejoindre la gare routière, 2 options : la bonne et la mauvaise. Un taxi bon marché qui m'offrira de bon gré un bon prix et une cigarette ou une marche de 10km sous le cagnard. Inutile de dire que la mauvaise solution me fait bien marrer et que même si j'ai de l'énergie à revendre, faut pas pousser mamie dans les orties comme on dit. J'arrive à la gare routière en milieu de matinée, et alors que j'ai à peine pénétré le lieu d'un pas, un type me demande "Hama, Hama?" Ca doit être écrit sur mon visage, en tout cas le type responsable local d'une compagnie de bus a attrappé une proie soumise qui même n'en demandait pas tant. Je suis encore sur des rails, le temps de m'acquiter d'une facture dérisoire, de croquer la pomme au sens propre, me voilà sur la route sur un fauteuil en cuir. Inclinaison du fauteuil : idéale, le bus est quasi-désert. Comme toujours dans les transports routiers, une collation biscuits + thé est offert, et comme si cela ne suffisait pas on a même droit à une serviette raffraichissante. Tout cela est en plus combiné avec une musique funky dans les oreilles, je ne risque qu'une chose, pêter le feu en arrivant à Hama.
La durée du transport collant à la minute avec le temps escompté, ça n'a pas manqué : je suis en super-forme. Reste plus qu'à conclure le rituel du déplacement de ville en ville en trouvant mon hotel bon marché. En sortant de la gare routière à pieds, je vois cependant bien que je ne suis pas rendu en centre-ville et qu'un nouveau taxi sera bien aise de déplacer mon scéant scéance tenante. Pas le temps de dire ouf que je suis dans une nouvelle voiture jaune comme tous les taxis rencontrés depuis Istanbul. Le chauffeur est hyper chaleureux et un prix de 100 pounds (1, 40 euros) est annoncé. C'est moins qu'il m'en fallait, en voiture Simone!! Le temps d'arriver comme chaque fois, une ébauche de conversation s'entreprend, c'est d'autant plus engageant que comme chaque fois également, je suis assis non pas à l'arrière mais à côté du conducteur. D'ailleurs amuse-toi à faire ça à Paris et RATP (Rentre Avec Tes Pieds) à la place!!!! Le déplacement est en fait assez court et alors que je suis littéralement déposé devant la porte de ma pension et alors que je tend les 100 pounds promis au chauffeur, celui-ci part dans un grand éclat de rire et me dit que finalement il ne veut que 50. Incroyable mais vrai!! Sans doute n'avait-il finalement pas envie de m'entuber par une si belle comme c'est la coutume chez les taxi-men du monde entier. Tente également l'expérience avec un très cher taxi parisien et tu comprendras ta douloureuse au moment où elle t'arrivera à travers la figure!
L'hotel est coquet, une place dans un dortoir de 4 lits est disponible. Partagent avec moi la chambre trois coréennes à l'anglais approximatif. Comme c'est pas aujourd'hui que je vais me mettre au coréen, l'entente est d'emblée courtoise mais lointaine. Seule chose qu'elles partagent, le bordel qu'elles ont mis dans la chambre. Il y en a partout, de la bouffe, du maquillage, des vêtements sales ou propres, une vrai roulotte notre chambre! Je me fait ma place et leur dit "à plus tard". C'est pas que j'ai pas besoin de mascara mais je préfère aller arpenter les alentours.
Hama est plus petite qu'Aleppo mais fait quand même 1, 5 millions d'habitants. La couleur dominante, comme à Aleppo, est le gris sous toutes ces formes. La plupart des maisons sont un inbriquement de parpaints dont la beauté m'échappe. Mais je ne suis pas là pour râler, le principale attrait d'Hama est sa rivière ponctuée de grandes roues à aubes servants anciennement à remonter l'eau du cours d'eau pour la déverser dans des rigoles construites sur des murs de pierres de grande hauteur à la façon des acqueducs et ainsi pourvoir en eau toute la ville. Je sais ça fait beaucoup d'eau mais ça se calme après. Ca se calme en réalité tellement que la rivière est à sec. On peut voir le fond sans aucuns problèmes, pas parce que l'eau est claire mais parce qu'il n'y en a pas. A la place, un tapis d'ordure envoie des effluves parfumées sur la rive toute proche. Les roues, bien qu'impressionnantes, ne tournent pas. J'ai pas de chance sur ce coup-là. Je ferais quand bien même une petite ballade, m'efforçant de suivre au plus près la privière assoiffée. Tous les gens croisés sont sympathiques et ma présence les amuse largement plus qu'elle ne les dérange. Je passe par le coeur de la vieille ville où les rues sont comme à Aleppo très étroites, pavées de bonne intentions, enchaînant les voutes surplombant le passage. C'est très charmant et ça fait du bien. Les voitures n'y sont pas non plus et ça fait un bien fou.
Seulement, étant donné que dès que je m'approche de près de la rivière, mes narines s'emplissent d'odeurs plus que suspectes et que la vue n'y est pas terrible non plus, je suis un peu déçu et à l'issue d'un repas envoyé vite fait bien fait, je suis bien vite à l'hotel. Il est 15 heures et je retourne t'écrire à toi fidèle parmi les fidèles. Je prendrais d'abord 3 heures de temps pour ça avant de m'octroyer une pause et de retourner vaquer en ville. Sur mon chemin, un cybercafé me ralenti d'autant plus que la connection va à la vitesse d'un cheval attaché à l'écurie. Toujours pas de facebook disponible, liberté d'expression quand tu nous tiens... Après un rapide coup d'oeil au site d'overblog pour vérifier que la fréquentation de mon blog décroit encore, je rentre à moitié énervé de ne pas satisfaire mon audience malgré la volonté de plus que bien faire. Je passerais malgré ça encore quelques heures à écrire en maugréant au passage. Et comme en Syrie, c'est pas la fête du slip une fois le soleil couché, j'en resterais là-dessus pour finir la journée. Un peu de musique me fera quand même bien décoller sur la terrasse panoramique de l'hotel sur laquelle personne ne va jamais sauf Bibi-les-bons-tuyaux. Il est 22h quand je mets définitivement la viande dans le torchon pour aujourd'hui, le programme du samedi (Week-end!!!!) commence de bonne heure avec un tour qui m'emmenera jusqu'au "Crac des Chevaliers", plus belle exemple restant d'une forteresse construite du temps des croisades.
Je ferais de beaux rêves cette nuit-là, mais pas assez iconoclastes pour prendre le temps de développer dans la nouvelle rubrique du blog.
Comme le départ de l'excursion est dans mon souvenir à 8h du matin (super-samedi!!), je suis sur le pied de guerre à 7h. Peine perdue, j'ai dû mal comprendre, c'est à 9h quon décolle, je retourne me coucher. Une heure plus tard, re-sur le pied de guerre, c'est la bonne cette fois.
On est que 4 personnes à faire le tour : un couple de jeunes polonais et un quinqua' néherlandais. Pas besoin de minibus, pas besoin de guide avec sifflet ou drapeau de couleur pour être bien reconnaissable, on prend simplement un taxi jaune qui nous balladera toute la journée pour un peu plus de 10 euros chacun. Une étape avant le Crac, une autre forteresse, partiellement détruite celle-là nous retiendra une petite heure pendant laquelle notre chauffeur nous attend la pédale de l'accélérateur prête à être enclenchée. C'est ma 2ème citadelle en 3 jours et comme ne plus elle est moins spectaculaire que celle d'Aleppo, j'attends le Crac des chevaliers pour vraiment me réjouir. Ce sera donc la 3ème en 3 jours (tu suis?), et je pense qu'après les forteresses j'en aurais pas mal ma claque. Trop blasé le gars!!
Avant d'atteindre le Crac, un arrêt optionnel proposé par Abdul le chauffeur-pilote, l'église de Saint Georges. Rien de particulier à signaler si ce n'est qu'il n'y a aucune trace de saint Georges ni du dragon qu'il est sensé avoir terrassé. Ben voyons... Un dragon... Voilà aut' chose...
Depuis l'église qui est maintenant un monastère très réputé dans le monde méconnu des moines, un batiment interpelle à l'horizon et se déploit de tout son long au sommet d'une large colline. Enfin quand même me direz-vous, le Crac des chevaliers, en personne, himself. A mesure que l'on s'en approche, la forme massive grandit, c'est du très bel ouvrage. Abdul nous y laisse devant l'entrée précisant aussi qu'on a tout notre temps ce qui n'est pas un mal. Mieux vaut ça que "magnez-vous, j'ai pas que ça à faire!!". On pénètre dans le chateau aux pieds du rempart haut comme trois mille pommes et épais comme deux cents. Les plafonds voutés se succèdent à des hauteurs vertigineuses. Le chateau n'ayant jamais été pris de force, tout est là, pas la peine de s'imaginer à quoi ça ressemblait à l'époque, ça saute aux yeux. On passe d'une petite écurie (potentiel : 150 chevaux) à une grande écurie (potentiel : 250 chevaux). Tout le reste sera à l'échelle, une échelle de pierre imprenable et incassable. Le mur d'enceinte fait face au corps à proprement parler de l'édifice, on retourne en enfance à l'age où on joue au playmobile (pas de marques!!), aux cowboys contre les indiens, etc, etc... Autant la première citadelle du jour nous aura occupés 50 minutes, autant ici, on y passe largement 2 heures. C'est grand comme l'imaginaire, intéressant jusqu'à en avoir pleins les bottes, car quand même ça finit inévitablement par arriver!
On retrouvera Abdul, toujours sur le pied de guerre mais à la cool, le genre chauffeur-pilote, warrior-gentleman, tranquillement pressé. Le retour en voiture passera aussi vite que les paupières se sont closes, on est à Hama avant 16h. C'est justement l'heure idéale pour un déjeu-dîner. Je quitte là mes compagnons de routes après avoir joyeusement noirci le livre d'or d'Abdul et son tonnerre mécanique, direction : la satisfaction de mon estomac. En plus, on n'est plus vendredi, toute la Syrie a repris le chemin du travail et tous les cuisiniers locaux aussi. Enfilage d'une entrée et de 2 plats consécutifs, retour des vitamines. Et comme je ne vais pas m'attarder beaucoup plus longtemps à Hama, il est juste temps de retourner près de la rivière pour me replonger dans mon bouquin que je n'avais pas encore évoqué jusque-là mais dont je dévore les pages les unes après les autres depuis le départ. "Sur la Route" de John Kerouac, bon choix Papa! Le temps de rejoindre la rive, un grincement lourd et lancinant remplit le silence lorsque les voitures arrêtent leur manège. Qu'est ce qui se passe? La première roue (qu'on appelle aussi au passage une "Noria") tourne, et pas dans le vide!!!! Damned, il n'a pas plu une goutte et la rivière est 2 mètres au dessus de son niveau à sec de la veille. C'est sorcellerie ou quoi? Toujours est-il que cette fois, les oiseaux chantent comme la veille mais ça sent bon comme un printemps fleuri. J'aurais pas pû arriver un jour plus tard pour éviter les odeurs d'égoutier et éviter de t'en décrire le spectacle. C'est trop tard maintenant de toute façon mais ça fait du bien de voir qu'aujourd'hui, c'est joli. Je me trouve donc un banc le long du canal près du vrombissement de la roue qui s'active et me plonge dans les histoires de Mr Kerouac.
Je suis réconcilié avec Hama. Tout baigne, même des canards. Jusqu'à la nuit, j'enchaine les pages avant de m'en retourner dans mon hotel. Là, arrive à l'instant de nouveaux touristes aux sacs à dos bien lourds comme le mien. Je les trouve engageant et les engage comme nouveaux copains pour un jour. Moi, dans le bled depuis 48h, serait le guide du soir. retour dans une cantine sans prétentions pour un dîner imprévu. A 1 euros le dîner de toutes façons... Tout le monde est claqué à l'issue de ça, par un bus pour les uns, par 2 citadelles pour ma pomme, il est temps de rentrer et de coucher tout ça sur écran avant de soi-même se coucher. De toute façon en Syrie, j'ai pas trouvé autre chose à faire pour occuper les douces soirées d'automne.