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Vagabondages et treks en Laponie English translation pending
Bonjour à tous !
L'été dernier, je suis parti pour un grand voyage de 7 mois et la première partie se déroulait en Laponie. Ainsi pendant 3 semaines, j'ai écumé différents sentiers de randonnée, ait utilisé mon pouce pour me déplacer ainsi qu'expérimenté l'hospitalité norvégienne. J'ai pu voir notamment que la nature sauvage de la Laponie était sous la menace des gros industriels tout puissants. En effet, alors que je faisais du stop, on m'a proposé de voir le camp de Kallak en signe de protestations contre la construction d'une mine en plein territoire sami. Cependant, il reste encore de bien belles choses.
Je me suis rendu en Laponie en prenant le train depuis Stockholm Arlanda:

Je suis ensuite allé randonner sur la Padjelantaleden, un sentier de 160 kms en plein wilderness suédois. 6 jours et demi de marche, plein de sérénité !



Marcher en pleine nature sauvage n'empêche pas les belles rencontres, bien au contraire:

Comme je l'indiquais au début, je suis allé au camp de Kallak (ici pour plus d'infos) et j'ai pu voir des samis désemparés. En effet, la zone de construction de cette mine se trouve en plein territoire histoire des samis. C'est assez embetant et ce n'est pas prêt de s'arrêter

Sinon je me suis rendu à Tromsø, une des villes les plus septentrionales au monde et ait visité la cathédrale arctique:


Ensuite, je me suis rendu à l'île Senja et pendant que je tendais le pouce, une famille norvégienne s'est proposé de m'héberger, d'abord pour planter la tente dans le jardin, puis finalement en m’accueillant dans leur maison. Un vrai moment de partage. J'ai ensuite fini le voyage avec un trek sur l'île Senja, sur le sentier Senja på langs (80kms environ), que je recommande à tout amateur de randonnée un peu engagée:




Si vous voulez lire mon carnet de voyage en entier, c'est par ici
Sinon je reste disponible pour toutes vos questions sur ce fil !
A tout bientôt !
L'été dernier, je suis parti pour un grand voyage de 7 mois et la première partie se déroulait en Laponie. Ainsi pendant 3 semaines, j'ai écumé différents sentiers de randonnée, ait utilisé mon pouce pour me déplacer ainsi qu'expérimenté l'hospitalité norvégienne. J'ai pu voir notamment que la nature sauvage de la Laponie était sous la menace des gros industriels tout puissants. En effet, alors que je faisais du stop, on m'a proposé de voir le camp de Kallak en signe de protestations contre la construction d'une mine en plein territoire sami. Cependant, il reste encore de bien belles choses.
Je me suis rendu en Laponie en prenant le train depuis Stockholm Arlanda:

Je suis ensuite allé randonner sur la Padjelantaleden, un sentier de 160 kms en plein wilderness suédois. 6 jours et demi de marche, plein de sérénité !



Marcher en pleine nature sauvage n'empêche pas les belles rencontres, bien au contraire:

Comme je l'indiquais au début, je suis allé au camp de Kallak (ici pour plus d'infos) et j'ai pu voir des samis désemparés. En effet, la zone de construction de cette mine se trouve en plein territoire histoire des samis. C'est assez embetant et ce n'est pas prêt de s'arrêter

Sinon je me suis rendu à Tromsø, une des villes les plus septentrionales au monde et ait visité la cathédrale arctique:


Ensuite, je me suis rendu à l'île Senja et pendant que je tendais le pouce, une famille norvégienne s'est proposé de m'héberger, d'abord pour planter la tente dans le jardin, puis finalement en m’accueillant dans leur maison. Un vrai moment de partage. J'ai ensuite fini le voyage avec un trek sur l'île Senja, sur le sentier Senja på langs (80kms environ), que je recommande à tout amateur de randonnée un peu engagée:




Si vous voulez lire mon carnet de voyage en entier, c'est par ici
Sinon je reste disponible pour toutes vos questions sur ce fil !
A tout bientôt !
Cartes routières pour tablette sans connexion en ligne English translation pending
Bonjour,
Existe t-il des cartes routières du style via-michelin, google maps, openstreetmap ....., téléchargeables sur tablettes et utilisables sans connexion internet ou 3 g ?
Merci
Existe t-il des cartes routières du style via-michelin, google maps, openstreetmap ....., téléchargeables sur tablettes et utilisables sans connexion internet ou 3 g ?
Merci
Coins paumés en Malaisie English translation pending
Bonjour à tous,
Cette année je fais visiter la Malaisie à mon sac à dos. J'adore découvrir les modes de vie, les gens les plus différents de moi que possible, les trous du cul du monde où on se laisse vivre au milieu de la population ou dériver au fil de l'eau. Bien sûr le fin fond de nulle part m'attire pour sa faune, sa flore, ses paysages, ses grottes et ses cascades aussi. J'ai l'habitude de prendre les transports locaux, d'aller là où le vent me mène de bavarder comme je peux avec tous ceux que je croise. Je suis contemplative mais aussi amatrice de sensations, de sports extrêmes et un peu casse-cou.
Je fuis les camps retranchés "all inclusive", la clim et les villages "traditionnels" peuplés de gens déguisés pour les touristes.
Vous auriez des idées d'endroits où aller, d'activités à tenter ou de moyens de transports rigolo à tester ?
Merci et peut-être à bientôt ici ou là-bas
Cette année je fais visiter la Malaisie à mon sac à dos. J'adore découvrir les modes de vie, les gens les plus différents de moi que possible, les trous du cul du monde où on se laisse vivre au milieu de la population ou dériver au fil de l'eau. Bien sûr le fin fond de nulle part m'attire pour sa faune, sa flore, ses paysages, ses grottes et ses cascades aussi. J'ai l'habitude de prendre les transports locaux, d'aller là où le vent me mène de bavarder comme je peux avec tous ceux que je croise. Je suis contemplative mais aussi amatrice de sensations, de sports extrêmes et un peu casse-cou.
Je fuis les camps retranchés "all inclusive", la clim et les villages "traditionnels" peuplés de gens déguisés pour les touristes.
Vous auriez des idées d'endroits où aller, d'activités à tenter ou de moyens de transports rigolo à tester ?
Merci et peut-être à bientôt ici ou là-bas
Voyager en sécurité au Vietnam English translation pending
Bonjour ,
J'envisage depuis quelques années de passer les mois de janvier et février au Vietnam mais mon projet n'a jamais abouti car j'ai lu qu'il y avait un problème avec l'eau encapsulée : " Pour l'eau, il ne faut pas faire aveuglément confiance à la notion d'encapsulage (les industrieux vietnamiens montent des petites usines de « recapsulage » partout où les touristes apparaissent). Dans les grands hôtels et restos, en revanche, on peut avoir confiance. Pour le reste, hormis les canettes trop difficiles à contrefaire, mieux vaut se fier à sa propre désinfection chimique (type Micropur DCCNa®) ou par filtration (type Katadyn®). Les filtres microbiens ont fait des progrès considérables de miniaturisation autant que d'efficacité."
Or je fréquente rarement les grands hôtels et je choisis généralement les hébergements de la gamme "petit budget". Je ne me vois pas utiliser du Micropur pendant 2 mois.
Quelle est votre expérience par rapport à ce problème ?
Merci !
Hors des sentiers battus au Népal English translation pending
Salut,
Je prépare un voyage avec l'idée d'aller trekker... Je me penche sur le Nepal où j'ai déjà eu l'occasion d'aller plusieurs fois depuis 1994.. j'ai fais en 2008 l'aller et retour sur le camp de base de l'Everest depuis Jiri... très beau mais trop arpenté à mon gôut...
Bref, je cherche un itinéraire un peu moins connu, plus tranquille, j'ai pensé au camp de base du Makalu ou du Kanchanjunga... Dolpo ? Auriez vous des idées, conseils...
Est il toujours obligatoire de prendre un guide par le biais d'une agence pour avoir son permis de trekking ?
Merci
Olivier
Je prépare un voyage avec l'idée d'aller trekker... Je me penche sur le Nepal où j'ai déjà eu l'occasion d'aller plusieurs fois depuis 1994.. j'ai fais en 2008 l'aller et retour sur le camp de base de l'Everest depuis Jiri... très beau mais trop arpenté à mon gôut...
Bref, je cherche un itinéraire un peu moins connu, plus tranquille, j'ai pensé au camp de base du Makalu ou du Kanchanjunga... Dolpo ? Auriez vous des idées, conseils...
Est il toujours obligatoire de prendre un guide par le biais d'une agence pour avoir son permis de trekking ?
Merci
Olivier
Le tour du monde à vélo de Jean-Da et Leo English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple suisse en balade à velo à la decouverte du monde. Partis d'Helvetie il y a plus de 2 ans, nous pédalons actuellement à travers le Désert de Gobi. 19'800 km et 16 pays de souvenirs magiques et de moments forts. Le manque d'assurance de nos premières semaines de vie de Boèhme, le tourbillon d'énergie des pays Balkaniques, les thés offerts à tour de bras en Turquie, l'hiver à camper sous la neige, l'incroyable histoire et culture Perse, la mousson Indienne qui nous a trempé jusqu'au os, les hauts cols Himalayens du Ladakh et du Cashmir, la paisible population Népalaise, Les milliers de yacks sur les hauts plateaux Tibétophone, la Chine industrielle, les paysages sans fin de la Mongolie.
Roulement de tambour... la suite de notre itineraire dépendra de nos compétences administratives et de persuasion dans nos demandes de visas auprès des divers ambassades de Ulaambaatar. On vous propose de venir nous rendre visite sur notre blog : http://jeandaetleo.blogspot.com vous pourrez y lire les récits de nos aventures, jetter un oeil à nos photos et visionner nos vidéos. Vos avis nous interessent, on vous invite donc également à laisser vous comentaire et vos questions.
A tous, bons voyage!
Salutations
Jean-Da et Leo http://jeandaetleo.blogspot.com
Roulement de tambour... la suite de notre itineraire dépendra de nos compétences administratives et de persuasion dans nos demandes de visas auprès des divers ambassades de Ulaambaatar. On vous propose de venir nous rendre visite sur notre blog : http://jeandaetleo.blogspot.com vous pourrez y lire les récits de nos aventures, jetter un oeil à nos photos et visionner nos vidéos. Vos avis nous interessent, on vous invite donc également à laisser vous comentaire et vos questions.
A tous, bons voyage!
Salutations
Jean-Da et Leo http://jeandaetleo.blogspot.com
Camping Islande camping-car English translation pending
bonjour
nous partons en Islande a la fin aout pour 2 semaines et voulons louer un petit camping car. j ai besoin de vos recommandations;
1- est ce que l on doit absolumement , ou recommandez vous, de louer des campings a chaque nuit ou est il possible de se garer et de dormir dans un stationnement. si camping..en connaissez vous les couts approximatifs ou trucs et astuces
2- est ce que l on doit rester seulement sur la route 1 ou il est possible de circuler sur certaines routes plus secondaire ( style F 225 ou F 208)
merci de vos conseils concernant les déplacements en camping car en Islande et bon voyage a tous
nous partons en Islande a la fin aout pour 2 semaines et voulons louer un petit camping car. j ai besoin de vos recommandations;
1- est ce que l on doit absolumement , ou recommandez vous, de louer des campings a chaque nuit ou est il possible de se garer et de dormir dans un stationnement. si camping..en connaissez vous les couts approximatifs ou trucs et astuces
2- est ce que l on doit rester seulement sur la route 1 ou il est possible de circuler sur certaines routes plus secondaire ( style F 225 ou F 208)
merci de vos conseils concernant les déplacements en camping car en Islande et bon voyage a tous
Grand Canyon en une demi-journée English translation pending
Lors de mon voyage je partirai du Highlander de Williams pour rejoindre le Grand Canyon pour la matinée puisque je dois rejoindre Monument Valley pour faire la visite en fin d’après-midi après m’être arrêté au Cameron trading post goûter les spécialités navajos pour le lunch.
J’imaginais rester entre 3h et 4h au Grand Canyon et je pensais faire le circuit suivant :
Arrivée Grand Canyon vers 9h00
Marche de Mather Point à Yavapai Point et Scénic Drive Desert View avec arrêt à Grand View Point, Lipan Point et Desertview Watchtower.
Qu’en pensez-vous au dela du fait que je ne reste pas longtemps sur place ? Pensez-vous que ce circuit est faisable en ce laps de temps, et qu’avec ces 5 points de vue je rentabiliserai au maximum le temps sur place ? Est-ce que je passe a coté de quelque chose ?
Merci d'avance... je pars le 31 juillet pour 22 jours dans l'Ouest
J’imaginais rester entre 3h et 4h au Grand Canyon et je pensais faire le circuit suivant :
Arrivée Grand Canyon vers 9h00
Marche de Mather Point à Yavapai Point et Scénic Drive Desert View avec arrêt à Grand View Point, Lipan Point et Desertview Watchtower.
Qu’en pensez-vous au dela du fait que je ne reste pas longtemps sur place ? Pensez-vous que ce circuit est faisable en ce laps de temps, et qu’avec ces 5 points de vue je rentabiliserai au maximum le temps sur place ? Est-ce que je passe a coté de quelque chose ?
Merci d'avance... je pars le 31 juillet pour 22 jours dans l'Ouest
Retour sur ''La Grande Traversée du Volcan à vélo'' GT2V (Cantal) English translation pending
Qui parmi vous a déjà fait la GT2V ''La Grande Traversée du Volcan à Vélo'' dans le Cantal/Auvergne?
Qualité de l'itinéraire? difficulté?
Intérêt du parcours?
Beauté de paysage?
Sécurité routière du parcours? principalement des petites routes peu fréquentées?
Liaison possible entre le départ et l'arrivée en train?
Campings conseillés?
Carte utilisée?
Votre retour sur ce parcours serait sympa! Merci Cet itinéraire semble peu connu et peu fréquenté? http://www.openstreetmap.org/relation/2136278
Votre retour sur ce parcours serait sympa! Merci Cet itinéraire semble peu connu et peu fréquenté? http://www.openstreetmap.org/relation/2136278
Passage frontière Turquie/Iran English translation pending
Bonjour,
Nous revenons en Iran cette année, en passant par le nord de la Turquie.
Nous passerons la frontière à pied, donc quel est, selon vous, le meilleur poste frontière, svp?
En vous remerciant
Patricia
Tous mes papiers d'identité volés, départ aux Canaries dans 3 semaines! English translation pending
Bonjour,
Suite à un cambriolage à mon domicile, je me suis fait voler tous mes papiers d'identité. Absolument tout ! (passeport, carte d'identité, permis de conduire entre autres...).Je dois prendre l'avion pour les Canaries le 12/07 avec mes enfants. La mairie (dans les Hauts de Seine) où j'ai refait ma demande le 19/06 me dit que je n'aurai sans doute pas mon passeport à temps.. Mes billets ainsi que ceux de mes 3 enfants et notre séjour aux Canaries sont non modifiables, non remboursables (sans assurance bien sûr !). La carte d'identité suffirait, mais le délai est encore plus long que le passeport. Donc, si je n'ai pas mon passeport à temps, nous ne pourrons pas partir en vacances et perdons, en plus de tout ce qui m'a été volé, nos vacances. Si quelqu'un a une idée ou un conseil qui pourrait m'être très utile pour faire accélérer ma demande de passeport, ou bien un moyen de me procurer une pièce d'identité autre qui me permette de prendre l'avion, je suis preneuse. Merci de votre aide ! Emma
Suite à un cambriolage à mon domicile, je me suis fait voler tous mes papiers d'identité. Absolument tout ! (passeport, carte d'identité, permis de conduire entre autres...).Je dois prendre l'avion pour les Canaries le 12/07 avec mes enfants. La mairie (dans les Hauts de Seine) où j'ai refait ma demande le 19/06 me dit que je n'aurai sans doute pas mon passeport à temps.. Mes billets ainsi que ceux de mes 3 enfants et notre séjour aux Canaries sont non modifiables, non remboursables (sans assurance bien sûr !). La carte d'identité suffirait, mais le délai est encore plus long que le passeport. Donc, si je n'ai pas mon passeport à temps, nous ne pourrons pas partir en vacances et perdons, en plus de tout ce qui m'a été volé, nos vacances. Si quelqu'un a une idée ou un conseil qui pourrait m'être très utile pour faire accélérer ma demande de passeport, ou bien un moyen de me procurer une pièce d'identité autre qui me permette de prendre l'avion, je suis preneuse. Merci de votre aide ! Emma
ViaRhôna/Eurovélo 8 Avignon - Arles - Sète English translation pending
Bonjour,
En recherche de dernière minute pour une semaine à vélo avec du soleil :-), l'idée de rejoindre la mer germe! Et pourquoi pas Avignon - Sete, en passant par Arles et la "traversée" de la camargues.
Sympa en vélo? pas trop la galère avec les voitures? J'ai cru comprendre que rien n'était encore vraiment aménagé pour le vélo sur ce parcours alors je m'interroge.
Retour d'expérience bienvenue :-)
En recherche de dernière minute pour une semaine à vélo avec du soleil :-), l'idée de rejoindre la mer germe! Et pourquoi pas Avignon - Sete, en passant par Arles et la "traversée" de la camargues.
Sympa en vélo? pas trop la galère avec les voitures? J'ai cru comprendre que rien n'était encore vraiment aménagé pour le vélo sur ce parcours alors je m'interroge.
Retour d'expérience bienvenue :-)
Cuba: visa/carte de touriste dès l'arrivée English translation pending
Bonjour,
Lors de notre tour du monde, on compte passer par Cuba. Peux on obtenir le visa / carte touristique à l arrivée à l aéroport? Car nous partons en septembre et devrions arriver à Cuba vers avril, sans repasser par la Belgique...
Lors de notre tour du monde, on compte passer par Cuba. Peux on obtenir le visa / carte touristique à l arrivée à l aéroport? Car nous partons en septembre et devrions arriver à Cuba vers avril, sans repasser par la Belgique...
Témoignages de rencontres à vélo? English translation pending
Après avoir lu de nombreux sujets sur le voyage en vélo, je voudrais savoir si certains arrivent à se rencontrer et passer au moins une journée en virée, histoire de partager un moment, de passion et faire connaissance même pour si peu, sans tabous!! je suis réellement interressé par ce sujet, n'hésitez pas à laisser vos impressions, cordialement Pierre.
Nuits d'enfer au Central Kalahari Game Reserve English translation pending
Voici notre contribution au VF au sujet du Central Kalahari Game Reserve, où nous y avons passé au total 2+8 nuits.
Fin mai nous avons traversé, pour la première fois, le "Central Kalahari Game Reserve" d'Est en Ouest durant 3 jours. Nous sommes arrivés à la Matswere gate sans réservation un samedi matin. Le personnel étant réduit pour cause de week end, celui d'astreinte tente d'appeler par téléphone les deux centres de réservation(Gabarone & Maun), mais personne ne lui répond, donc il nous dit d'essayer de trouver un camp libre chaque soir et si nécessaire de demander de partager s'il y a des occupants !
Coup de foudre immédiat, c'est de toute beauté, très sauvage, on ne rencontre personne et il n'y a que des "bush camp" sans eau ni électricité et sans poubelle.
Passé ces trois jours, nous décidons de monter sur Maun pour nous organiser un virée sur 10 jours en autonomie complète. La première idée était de faire une traversée NE =>Sud (Kutse) mais c'est vraiment beaucoup de distance à parcourir. Nous préférerons traquer les animaux uniquement dans la partie Nord. Notre autonomie sera de 180 litres de gas-oil et 100 litres d'eau et 10 jours de frais.
Mais la première étape est de payer les droits d'entrées et de réserver les bush camps à l'administration du parc à Maun. Y étant déjà passé deux fois, il faut savoir que le personnel qui vous reçoit y est extrêmement peu sympathique. Donc le but sera d'avoir 8 jours de bush camp et, cerise sur le gâteau, d'arriver à décrocher un sourire au personnel ! J'avais tout préparé sur une feuille, nom des camps, dates, prix et somme totale avec les frais d'entrée et de voiture, bref , j'avais mâché tout le travail... en pensant mettre toutes les chances de mon coté ! Dès notre arrivée la chef est dans le bureau avec le mobile dans la main gauche et la droite sur la souris, pilotant son facedebouc, donc c'est la subalterne qui s'y colle. Forcément, ya un truc qu'elle ne sait pas faire et demande à la chef qui fait bien comprendre à tout le monde qu'on la dérange...allez j’arrête là une scène qui a duré et qui ne représente pas d'intérêt, sauf celui de savoir qu'il faut s'armer de patience et de sourire ! Je suis quand même arrivé à faire sourire la subalterne en douce de la chef !
Départ Dimanche après midi de Maun et nous dormirons dans la savane à 30 kms de l'entrée Est du parc (Matswere gate).

Pour le CKGR, pas besoin d'avoir des compétences en 4X4, mais de dégonfler les pneus de 25 % dès que l'on quitte le goudron, c'est quand même plus confortable sur la tôle ondulée et puis il y a qq petits passages légèrement sablonneux.(Absolument rien à voir avec le parc transfrontalier coté Botswana)
Les pans sont secs.

mais gardent les traces de la saison des pluies

le plus dur est d'éviter les trous de galerie des écureuils fouisseurs


Sur la piste, quantité impressionnante de traces de gros chats, c'en est presque indécent !
Malgré le froid, une trace de serpent, passé après le gros chat !

Les premiers ne se feront pas attendre longtemps, 30 km après l'entrée.


C'est de bonne augure, nous commencerons notre traque par le Léopard Pan
La vitesse de croisière oscille entre 15/20 km/h, c'est bien pour la conso, car il faut penser à la gérer, mais c'est surtout pour voir les animaux, car tout le monde est camouflé par ici et prend peur si on arrive trop vite!

Courvite à double collier
Et à cette vitesse, un coup de frein et on est tout de suite arrêté.





Chacal à chabraque, maman Gemsbok et son petiot, Steenbok, Outarde Kori, Ratel, Renards à oreilles de chauves souris (Octocyons)
Dans le CKGR nord, ont été aménagés, 5 trous d'eau pour maintenir les animaux dans les lieux, nous en pratiquerons 4 d'entre eux assidûment.
A l'affût il faut patienter confortablement.

Quelques unes des rencontres aux points d'eau



Girafes, cigognes blanches, et l'aigle bateleur
Les pans sont d'anciens lacs asséchés avec de grandes étendues herbeuses, grands espaces de rencontres, mais surtout de chasse pour les prédateurs qui traînent en bordure à l'affût.

Le guépard rôde et .....

@suivre Fred
Fin mai nous avons traversé, pour la première fois, le "Central Kalahari Game Reserve" d'Est en Ouest durant 3 jours. Nous sommes arrivés à la Matswere gate sans réservation un samedi matin. Le personnel étant réduit pour cause de week end, celui d'astreinte tente d'appeler par téléphone les deux centres de réservation(Gabarone & Maun), mais personne ne lui répond, donc il nous dit d'essayer de trouver un camp libre chaque soir et si nécessaire de demander de partager s'il y a des occupants !
Coup de foudre immédiat, c'est de toute beauté, très sauvage, on ne rencontre personne et il n'y a que des "bush camp" sans eau ni électricité et sans poubelle.
Passé ces trois jours, nous décidons de monter sur Maun pour nous organiser un virée sur 10 jours en autonomie complète. La première idée était de faire une traversée NE =>Sud (Kutse) mais c'est vraiment beaucoup de distance à parcourir. Nous préférerons traquer les animaux uniquement dans la partie Nord. Notre autonomie sera de 180 litres de gas-oil et 100 litres d'eau et 10 jours de frais.
Mais la première étape est de payer les droits d'entrées et de réserver les bush camps à l'administration du parc à Maun. Y étant déjà passé deux fois, il faut savoir que le personnel qui vous reçoit y est extrêmement peu sympathique. Donc le but sera d'avoir 8 jours de bush camp et, cerise sur le gâteau, d'arriver à décrocher un sourire au personnel ! J'avais tout préparé sur une feuille, nom des camps, dates, prix et somme totale avec les frais d'entrée et de voiture, bref , j'avais mâché tout le travail... en pensant mettre toutes les chances de mon coté ! Dès notre arrivée la chef est dans le bureau avec le mobile dans la main gauche et la droite sur la souris, pilotant son facedebouc, donc c'est la subalterne qui s'y colle. Forcément, ya un truc qu'elle ne sait pas faire et demande à la chef qui fait bien comprendre à tout le monde qu'on la dérange...allez j’arrête là une scène qui a duré et qui ne représente pas d'intérêt, sauf celui de savoir qu'il faut s'armer de patience et de sourire ! Je suis quand même arrivé à faire sourire la subalterne en douce de la chef !
Départ Dimanche après midi de Maun et nous dormirons dans la savane à 30 kms de l'entrée Est du parc (Matswere gate).

Pour le CKGR, pas besoin d'avoir des compétences en 4X4, mais de dégonfler les pneus de 25 % dès que l'on quitte le goudron, c'est quand même plus confortable sur la tôle ondulée et puis il y a qq petits passages légèrement sablonneux.(Absolument rien à voir avec le parc transfrontalier coté Botswana)
Les pans sont secs.

mais gardent les traces de la saison des pluies

le plus dur est d'éviter les trous de galerie des écureuils fouisseurs


Sur la piste, quantité impressionnante de traces de gros chats, c'en est presque indécent !
Malgré le froid, une trace de serpent, passé après le gros chat !

Les premiers ne se feront pas attendre longtemps, 30 km après l'entrée.


C'est de bonne augure, nous commencerons notre traque par le Léopard Pan
La vitesse de croisière oscille entre 15/20 km/h, c'est bien pour la conso, car il faut penser à la gérer, mais c'est surtout pour voir les animaux, car tout le monde est camouflé par ici et prend peur si on arrive trop vite!

Courvite à double collier
Et à cette vitesse, un coup de frein et on est tout de suite arrêté.





Chacal à chabraque, maman Gemsbok et son petiot, Steenbok, Outarde Kori, Ratel, Renards à oreilles de chauves souris (Octocyons)
Dans le CKGR nord, ont été aménagés, 5 trous d'eau pour maintenir les animaux dans les lieux, nous en pratiquerons 4 d'entre eux assidûment.
A l'affût il faut patienter confortablement.

Quelques unes des rencontres aux points d'eau



Girafes, cigognes blanches, et l'aigle bateleur
Les pans sont d'anciens lacs asséchés avec de grandes étendues herbeuses, grands espaces de rencontres, mais surtout de chasse pour les prédateurs qui traînent en bordure à l'affût.

Le guépard rôde et .....

@suivre Fred
Trek du Makalu: De Num au Camp d'East Pass (5473m) English translation pending
Trek du Makalu De Num au Camp du Col Du 7 au 26 Mai 2014

Les photos se trouve sur mon blog www.jeanfrancoisdeleval.comTrajets GE sur demande Objectifs : Après l’arrêt forcé à Kongma en avril 2013, du fait des chutes de neige tardives ayant bloqué l’accès à la Shipton la, j’organise une nouvelle virée vers le Makalu, 5ème sommet du monde trônant à 8434m. L’objectif est de le contourner jusqu’à la "East Pass" 6150m, point final du projet, pour l’avoir bien en face, juste 2300m en dessous. En marge de la rencontre de nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda, il s’agit d’une ballade en 17 jours sur un dénivelé total de 5400m, sur une distance de 130km aller retour
Résumé et Introduction: Les vallées et crêtes menant aux monstres de hautes montagnes du massif du Makalu ne démentent pas leur réputation : le ciel sera fort encombré jusqu’au Camp de Base du Makalu (MBC). La pluie sera de la partie parfois dés la fin de matinée. En montant, le temps s’éclaircit pour laisser place à un ciel parfaitement limpide pendant mes quatre jours et trois nuits d’isolement après MBC. Ce répit inespéré m’est laissé pour me fondre dans un univers fabuleux, qui marquera mes rêves autant que mes tibias : la virée est dangereuse sur une grande partie du parcours, sans chemin, dans les éboulis de roches de parfois plusieurs centaines de kilos en équilibre instable. Je n’irai pas jusque East Pass, but ultime de ce trek car l’énorme et incontournable glacier le précédant ne porte aucune trace de passage. Les risques sont trop grands. Je la contemplerai de mon belvédère improvisé et point culminant à 5850m, joli lot de consolation… Avec trois marcheurs étrangers croisés en trois semaines, on peut dire que le parcours est confidentiel. Cette région Sherpa vaudrait pourtant d’être mieux connue, tellement chaleureuse qu’il n’est pas besoin de savoir parler leur langue pour échanger et passer des soirées longues et inoubliables en partageant sans modération rocksi (arak en Sherpa : alcool de millet distillé une fois), sucuti (viande de yak séchée recuite au feu de bois) et l’immuable dalbath. Il est précieux de découvrir leur culture mélée de jovialité, de candeur et de franchise. En espérant qu’elle reste longtemps accrochée aux versants sublimes de leurs montagnes sacrées.
Préparation : Le trajet est les étapes sont positionnés avec l’aide de Google Earth (GE) et les points entrés dans le GPS Garmin. 5 Jours d’autonomie sont prévus (2.6kg de nourriture + tente). Le poids total emporté s’élève à 18kg, inclus, l’eau, l’essence et le sac photo. Sacs à dos : Gregory Wander 70 Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places Réchaud : MSR XGK EX avec 400ml (100ml suffiront) d’essence achetée à une station service de Kathmandu matelas: Thermarest Néoair XLIT Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary Voyage accompagné de mes amis de Friends of Nature jusque Tashigaon puis solitaire jusqu’au belvédère d’East Pass.
Situation et parcours:
Accés :
Turkish Airlines, meilleure compagnie européenne, ne démentira pas non plus sa récente réputation. Pour 584€, c’est l’accés le plus direct à KTM. Les billets KTM Tumlingtar ont été achetés par internet, c’est une nouveauté appréciable. De Tumlingtar à Num, les jeeps partent lorsqu’elles sont pleines (14 passagers : 150Rs jusque Khandbari (une petite heure) puis 600Rs jusque Num (4-5 heures)
Une route est en construction pour continuer, dit-on jusque Tashigaon (pas trop vite !)
Budget : Vols international : 584€ , vol KTM Tumlingtar : 184€, visa, droit d’entrée dans le parc, hébergements et repas KTM et trek : 420€, soit au total moins de 1188€
Agenda :
Le trek au jour le jour
Mercredi 07-mai de Num à Seduwa

Dénivelé 49m 6km en 4 h30 altitude le soir 1572m Il faut reprendre les bonnes habitudes après 3 heures d’attente. Il a fallu payer la dernière place qui restait désespérément vide pour pouvoir enfin partir. 4 heures de jeep enfin entre Khandbari et Num sur une piste chaotique ouverte il y a cinq ans. Nous avons de la chance cette fois-ci car la pluie ne tombe pas.
La marche ne commence que vers 13heures après l’incontournable dalbath à Num, sensé donner des forces pour le parcours. Il faut s’habituer au sac, bien lours qui me déséquilibre à chaque faux pas. La desccente de Num est vertigineuse. Elle évite une véritable falaise qui tombe dans le lit du Barun. J’ai beaucoup de mal à suivre Sanjaya, habitué au chemin. Nous arrivons peu avant la tombée de la nuit à Seduwa. Nos amis nous y attendent et les retrouvailles se fêteront à la Tomba locale (bière de millet qui continue de fermenter avec les ajouts successifs d’eau chaude dans le mélange.
Jeudi 08- et vendredi 09-mai. Interruption du trek. Séjour à la Ferme de Friends Of Nature entre Chyaksa Tashigaon
C’est une occasion idéale pour entrer dans les maisons Sherpa et partager leur vie quotidienne. Mes amis traduisent mais pas besoin de mots pour apprécier le tchang prépa ré par la maîtresse de maison devant nous. Le principe est de ne pas laisser les verres se vider. Il faut qu’ils soient toujours pleins. Nous assistons aussi à la distillation de ce breuvage qui donnera de Rocksi au Arack ou encore Local. La source froide se situe dans la marmite supérieure et doit être changée régulièrement pour permettre la condensation du distillat.
A la ferme de Friends of Nature, nous tuerons aussi le poulet qui améliorera considérablement le dalbath. Sur ces terres, l’expérimentation de la culture du kiwi a débuté au printemps. Ce sera bientôt une source de vitamines pour toutes les populations de la vallée (envrion 4000 personnes)

samedi 10-mai jusqu’à Tashigaon, Dénivelé 628m 8.45km à partir de Seduwa. altitude le soir :2200m Nous continuons à marcher dans les rizières et je découvre mes premières sangsues. Elles s’accrochent aux semelles ou aux vêtements lorsqu’on les frôle. Elles s’infiltrent ensuite sous les vêtements pour boire le sang en toute tranquillité. Elles sont nombreuses entre Seduwa et Tashigaon mais je n’en verrai plus par la suite. Pour les éviter, il faut marcher au maximum sur les pierres et éviter les bords des chemins. La campagne reste paisible et chaude. Le temps couvert ne permet pas de distinguer les montagnes environnantes. A Tashigaon, nous fêtons mon départ en solo le lendemain avec force bières. Le manager du parc me met en garde sur les difficultés du parcours et me fait comprendre qu’il peut être sage de ne pas aller jusqu’au Camp de Base. J’en prends acte mais je brûle d’impatience de me coltiner enfin aux vraies difficultés du parcours.
Dimanche 11-mai : de Tashigaon à Kongma
Dénivelé : 1429m en 6.45km, altitude à l’arrivée : 3629m
Lever à 5 :20, départ à 6 :20. Arrivée à 13 :45
La montée de Tashigaon à Kongma est pratiquement continue, dans la forêt. On profite pour la dernière journée de l’ambiance tropicale. Les oiseaux se répondent à l’infini. Les derniers rhododendrons illuminent d’éclats rouges le chemin. La montée est un obstacle. Il ne faut pas chercher à laller plus vite que de raison. L’air ne manque pas encore mais le chemin se dilue déjà en volées d’escaliers disjointes sur lesquels les pieds cherchent encore, malhabiles, un appui souvent incertain. La montée est longue. Il faut être patient. C’est le prix à payer pour échapper, peut-être, à la brume qui entoure toute chose dés que le soleil commence à donner. Il y a peu d’habitations sur le chemin, quelques fermes dont une permet le ravitaillement et même un déjeuner lorsqu’elle est ouverte WP342.
Un sherpa que je croise dégage une haleine fortement alcoolisée. J’apprendrai par la suite qu’ils y trouvent l’énergie pour porter leurs lourdes charges avec moindre peine.
Je retrouve Kongma sans l’écrin de neige que nous avions laissé, il y a un peu plus d’un an. Les murs presque verticaux que je franchis aujourd’hui étaient alors couverts de neige. Je suis plus à l’aise.
Lundi 12-mai à Kongma journée d’acclimatation J’hésite à rester mais je veux être raisonnable. Le beau temps m’invite pourtant à partir. J’ai rencontré la veille mon premier trekkeur. Il redescend du Makalu et m’indique une belle antenne à partir de Shersong : une arrête à prendre en restant sur la gauche pour surplomber le camp de base à 5300m voire plus en direction du peak 3 par temps clair. En s’installant là haut on peut découvrir simultanément le Makalu, l’Everest, le Lhotse et le Kanchenjunga. Je n’irais pas cette fois-ci si je peux aller vers l’east Pass qui reste mon projet.
La journée est longue à Kongma. J’en profite pour faire ma première lessive et une toilette un peu moins superficielle. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile de rester un peu propre sur ce parcours. A partir de Tashigaon, il n’existe pas de point d’eau un peu isolé sauf les éventuelles toilettes…
Je commande des chapatis pour le petit déjeuner. Mauvaise idée car la propriétaire comprend chiapati. Elle commence à me préparer du thé tibétain. Jene confondrai plus « chiapati » thé tibétain et « tchapati »
Mardi 13-mai De Kongma à Dobaté
Lever à 5 :30, 4°C dans la chambre. Départ à 6 :40 Arrivée à 14 :00. WP405
290m de dénivelé en 7.53km altitude à l’arrivée :3900m
S’il n’y avait que les quatre cols (Kongma, …, Shipton, Keke) pour arriver à Dobaté avec le Shipton la culminant à 4234m, l’épreuve serait presque une formalité. Mais la neige est toujours au rendez-vous avec plus d’un mètre d’épaisseur à certains endroits. Elle se répand sur la plus grande partie du parcours. Le chemin reste souvent bien indiqué mais s’enfoncer jusqu’aux cuisses sans fin est épuisant. Le temps se couvre rapidement et le brouillard remplit tout l’espace. Un court instant, irréel, les peaks 6 et 7 se découvrent . Je me rapproche de la haute montagne ! Je croise trois yacks seuls redescendant en direction de Kongma. Lorsqu’il faudra suivre le même chemin, chacun de leurs pas formant une colonne de vide dans la neige jusqu’au sol sera un piège ralentissant encore ma progression.
De vrais murs de aux parois glacées doivent être franchis avec l’aide des mains pour atteindre le troisième col. Le chemin a disparu sous la neige et le trek s’apparente à de l’escalade. Je comprends mieux les paroles peu engageantes du directeur du parc à Tashigaon.
Le lac précédant la Keke la est partiellement recouvert de neige et de glace. Je dois le froler de trop prés et j’y enfonce mon pied. La chaussure se remplit d’eau. Je me dépêche de la défaire pour la vider mais le mal est fait.
La descente vers Dobate où m’attend le mari de la propriétaire du lodge de Kongma, Pemba Sherpa, est plus sereine : la neige a presque disparu et les rhododendrons rouges et jaunes alternent.
J’y passerai une bonne soirée. Son anglais nous permet d’échanger sur sa vie et sur mon projet. J’ai du mal à comprendre qu’il puisse vivre aussi isolé et loin de sa famille. Visiblement, sa situation lui convient très bien. Beaucoup de familles sont ainsi séparées pendant les saisons de printemps et d’automne entre Tashigaon et la vallée de hauts alpages conduisant à MBC.
Je sèche mes chaussures et mon pantalon au plus prés du feu en buvant du thé sans compter.
Mercredi 14-mai de Dobaté à Yangle kharka
dénivelé -256m en 9.6km Altitude à l’arrivée 3644m
Lever à 6 :05 0°C dans la chambre départ à 7:20 arrivée 14 :15 sous la pluie.
Il fait beau au petit matin et les montagnes se découvrent un peu, pour peu de temps… Pendant le petit déjeuner copieux composé de pancake et de thé, Pemba me prévient que des éboulements ont emporté une partie de la piste qui mène à Yangle Kharka, seul lieu ouvert avant MBC et donc arrêt obligé. IL me prépare deux pancakes supplémentaires qui composeront mon repas de midi. Je trouve une chute d’eau peu après Dobaté et je profite d’un rayon de soleil bienfaiteur pour faire une toilette complète. Je change mon premier jeu de pile pour le GPS. La descente vers la vallée du Barun se complique et je crois me trouver dans les éboulements décrits par Pemba car j’empreinte un canal parfois presque vertical qui doit être le lit d’un torrent quand il pleut. Il n’en est rien et ce n’est qu’une promenade apéritive comparée au bon kilomètre de roches instables qui m’attend le long du Barun. A partir de midi, la pluie commence à tomber., d’abord insignifiante puis prenant de l’ampleur. Après la forêt, les pâtures apparaissent et le chemin devient plus praticable. J’arrive à Yangle Kharka au bon moment car la pluie redouble d’intensité et je ne serais pas resté au sec bien longtemps dans ces conditions.
Yangle Kharka me paraît bien rustre pour un hameau à basse altitude. Je suis tellement loin des Annapurna !
Triste et long après midi à tenter de me réchauffer prés du feu où sera préparé mon dalbath du soir. Cette simple pensée me coupe l’appétit. Tout est sale et sympathique ici et la pluie empêche toute vision sereine de l’avenir immédiat.
Jeudi 15-mai de Yangle Kharka à Shersong
dénivelé : 1071m en 12.91km Altitude à l’arrivée :4715m
Lever 5 :08 3°C Départ 6 :10 arrivée 14 :46
Départ après un petit déjeuner de pancakes et thé. Je m’abonne aux pancakes car c’est une spécialité de la région apparemment. J’en commande pour mon repas de midi pour économiser mes provisions. Et c’est tellement fameux après les sempiternels dalbaths…
Le prochain hébergement se situe à MBC et nécessite un dénivelé de 1200m. Tous les autres lodges sont fermés entre deux. Il y a un risque réel de mal des montagnes. On sait comment ça commence avec une bonne migraine et des nausées. On ne sait jamais comment ça finit. A ma descente, mes amis me diront qu’ils étaient très inquiet car ils avaient entendu, de source sûre, qu’un français était décédé à MBC pendant son sommeil. Ils pensaient que c’était moi…
Grâce à mon équipement, je prévois de m’arrêter à Shershong (aucun abris couvert). Je n’y ferai pas ma seconde journée d’acclimatation comme prévu car elle sera faite à MBC à deux heures et 200m de dénivelé de là.
La vallée doit être superbe quand le temps est dégagé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le soleil reste caché très souvent et d’épaisses couches de brouillard s’accrochent aux arbres de la vallée et des versants abrupts des montagnes. Dommage. Normalement, le temps devrait s’améliorer avec l’altitude.
J'ai atteint le nombre limite de photos : rdv sur mon blog
A Yak Kharka comme à Langmale, les bâtisses sont effectivement fermées au cadenas. Il es t possible cependant possible de s’y réfugier dans un abris couvert attenant en cas de besoin. Un gamin silencieux me suit pendant plusieurs dizaines de minutes. Je vais pourtant très lentement pour lui. Il sera rejoint par son père, porteur et ses frères. Ils se rendent au second camp de base où, paraît-il, plus de 200 personnes préparent des expéditions pour vaincre le sommet du Makalu. J’imagine, dans ma longue marche solitaire, les genres d’embouteillages qui doivent y régner. Je n’ai jamais compris ce paradoxe : tant d’effort personnel pour se retrouver finalement en totale promiscuité dans des lieux aussi vides, minéraux et majestueux. A chacun sa tasse de thé ! DSCF1602 1606 1610 L’air commence à manquer et il me faut gérer les battements de mon cœur qui s’emballe maintenant au moindre effort. Les arrêts se font de plus en plus rapprochés. Peu importe car j’ai du temps.
J’arrive sous la neige à Shershong et je trouve un point d’eau à 150m du camp. Je monte pour la première fois et sans problème la tente. Le temps s’éclaircit dans l’après-midi, assez pour que les peaks 6 et 7 se découvrent dans un environnement d’autant plus surnaturel qu’inattendu. Ces énormes falaises, si proches, donnent le ton de ce que sera mon environnement dorénavant.
Ma première soirée autonome dans ces conditions me procure un bonheur compensateur des efforts passés et une forte motivation pour continuer vers le glacier du Barun… J’ai quand même du faire passer une grosse migraine avec de l’ibuprofène et j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter tant il bat lentement. Ces presque 1100m de dénivelé à cette altitude sont trop importants. La nuit sera difficile et longue avec de nombreux réveils à cause de ma difficulté à respirer : je suis monté trop vite. DSCF1613 1618 1623
Vendredi 16-mai de Shershong au Camp de Base du Makalu DSCF1625 Shersong MBC Dénivelé 126m en 3.57km T intérieure 0°C T extérieure -7°C Lever 5 :10 Départ 8 :07 arrivée 10 :00 altitude à l’arrivée 4841m WP412
C’est l’anniversaire de Sylvie qui me manque.Je lui souhaite Bon Anniversaire par la pensée. Je repère, à la sortie de Shershong, l’arrête qui conduit aux hauts pâturages au dessus de de MBC, décrite par Philippe à Kongma. Si je n’arrive pas à progresser vers l’East Pass après MBC, je monterai pour y découvrir toute la chaîne de l’Everest au Kanchenjunga… Je me prépare tout doucement car la route sera courte aujourd’hui.
Le temps se découvre un peu sur la route . C’est de bon augure. Pour la première fois le Makalu, majestueux et panaché d’une volute de nuages, se présente à moi. On ne se quittera plus pendant 5 jours. DSCF1632 1634 1636 Je profite du soleil bienfaiteur pour faire une toilette un peu moins sommaire que d’habitude et une lessive sous l’œil attentif de Pasang, la propriétaire de mon lodge. Je sèche aussi tente et duvet humides de la nuit à Shershong. Je pars en reconnaissance du chemin longeant le Barun dans l’après midi. Il est exceptionnellement bien tracé les kilomètres que je parcours (point final WP413). Je franchis en pleine forme mes premiers 5000m au cours de cette exploration.
Le lodge est fort sommaire mais l’ambiance y est amicale.. Des porteurs viennent y passer la nuit et nous y partageons notre diner. Il y a fait -1°C vers 16 heures et je m’inquiète un peu des températures à supporter plus haut, quand je serai seul. DSCF1758 1640
samedi 17-mai de MBC à Sandy camp DSCF1641 MBC Sandy Camp dénivelé 359m 5.16km altitude à l’arrivée : 5200m Levé 5 :08 Départ 6 :08 arrivée 12 :20 Je m’arrête à 7 :30 pour me protéger avec de la crème solaire : le soleil est de la partie et brûle dés qu’il donne à ces altitudes. Le temps restera totalement clair pendant mon séjour au dessus de MBC. Ce répit est une grande chance qui me permettra de bénéficier pleinement des spectacles extraordinaires et toujours renouvelés. DSCF1644 1649pan1 ou 1658 Il faut que je quitte le chemin qui mène au second camp de base car je dois me diriger vers la gauche pour rejoindre Sandy Camp. Ce camp hypothétique ne se situe sur aucune carte et a été repéré sur GE. Je quitte le chemin principal quand il oblique vers la droite et devient de plus en plus chaotique, sur le dos du glacier (WP416). DSCF1652 1654 1656 Je progresse maintenant dans les rochers instables et je rejoins la ligne de rupture entre le glacier et le versant de la rive droite du glacier. Ce n’est pas la meilleure solution car c’est une zone d’éboulis où la progression est difficile et dangereuse. Je pense continuellement qu’une jambe cassée signifie la mort maintenant. Rien de bien réjouissant. Je reconnais enfin l’emplacement de Sandy Camp en surplomb d’une petite centaine de mètres. Je savais qu’y monter ne serait pas simple et j’avais prévu d’accéder à cette sorte de plate forme en formant des zig-zags sur la pente. Ce n’est pas aussi simple car les rochers, quelques soient leurs tailles se décrochent et glissent en entraînant d’autres avec eux. Rien ne tient. Je choisis de me hisser par le lit d’une cascade en pensant que les pierres formeront un ensemble plus cohérent grâce à l’écoulement de l’eau. Rien n’y change. Au contraire, le simple fait de poser mon pied sur une pierre dévie le courant parfois vers moi. Je ne suis pas fier lorsque j’arrive, trempé au faîte de la cascade. L’expérience n’est pas à renouveler ! Il y a autant d’éboulement s ici qu’il y avait d’avalanches dans la vallée encerclant le Dhaulagiri. Il faut s’habituer à ces nouveaux chants de la montagne. DSCF1668 1669 1671 Sandy Camp est une superbe terrasse de sable fin et blanc, un vrai paradis pour un bain de soleil dans un environnement de pics enneigés, au son cristallin du torrent qui s’écoule à côté et face à l’immuable Makalu. L’après midi s’écoule ainsi à jouir du plaisir simple de la vue imprenable et de la douceur apparente du soleil. DSCF1673 1677 Mon cœur bat maintenant trop vite sans effectuer aucun effort. Tout rentrera dans l’ordre dans la soirée et la migraine n’est pas au rendez-vous. Il fait 15°C dans la tente à 17heures. Ma hantise des basses températures à haute altitude n’était pas fondée.
Dimanche 18-mai De Sandy Camp au Camp du Col DSCF1677 Sandy Camp Camp du Col Dénivelé 273m pour 2.99km Altitude à l’arrivée : 5473m Lever à 4 :56 T=2°C intérieur -5°C extérieur Départ 6 :55 arrivée à 14 :30
Le temps de préparation est maintenant bien plus important qu’en lodge car il me faut démonter et ranger tout l’équipement et préparer le petit déjeuner (muesli + lait 100g et cappuccino avec palets bretons) DSCF1681 1678 1685 Le temps est au beau fixe et j’emprunte la route prévue dans mon GPS en m’élevant tout en restant sur la plate forme qui longe le Glacier du Barun. J’ai vu des dizaines de fois le profil de cette montagne que j’ai l’impression de connaître par cœur. Je retrouve des cairns parfois. Il doit réellement s’agir d’un chemin emprunté autrefois. L’état ancien des détritus du Sandy Camp me fait penser qu’il n’a pas été utilisé depuis plusieurs années. DSCF1694,1695,1696 La première partie se fait sans trop de difficulté. La descente vers le glacier et la moraine des glaciers conduisant vers l’East pass est beaucoup moins aisée car la pente est trop importante pour tenter une descente directe. Essayer de rejoindre le glacier en restant sur une ligne à peu prés horizontale n’est pas davantage possible car la paroi du versant devient de plus en plus verticale. Je tombe une fois, emporté par le poids du sac à dos. Arrivé sur la moraine, je continue à suivre mes points GPS mais le sol est toujours aussi instable. Après une tentative infructueuse de progression vers le pied du glacier dévalant d’East Pass, Je décide de m’arrêter sur un emplacement sableux qui fut un campement, autrefois, et que je baptise Camp du Col, faute de mieux. L’emplacement est idéal pour planter la tente, toujours face au Makalu, mais de plus en plus haut par rapport à lui. DSCF1697.1698.1701 Je sature des repas au saucisson et au couscous sans saveur. Il faudra varier les menus la prochaine fois. Je rêve d’une soupe à la tomate… C’est quand même le record de ma nuit terrestre la plus haute, à 5473m… Et tout va bien. DSCf1703.1706.1709
lundi 19-mai du Camp du Col au Belvédère d’East pass DSCF1709 Camp du Col Belvédère altitude finale 5850m dénivelé 377m en 1.8km Levé 5 :08 Départ vers 8 heures. Arrivée à 10 :00 T=-1°C intérieur T= -10°C extérieur Ce n’est qu’après avoir démonté et rangé mon barda que mon regard est attiré par la pente qui fait face à mon campement dans la direction d’East pass. Il me semble évident que de cette hauteur, j’aurai un bon point de vue me permettant de décider de la voie à suivre. J’ai un choix à faire : soit redescendre vers le MBC pour rejoindre les hauteurs au dessus de Shersong, antenne conseillée par Philippe à Kongma, soit pousser aujourd’hui vers East pass si je trouve un passage à peu près sûr. Une demi-heure doit suffire. Je ne prends même pas d’eau. Dscf1711 1712 1714 Sans sac, la montée me paraît une douce escapade. Une crête en cache une autre qu’il faut grimper pour espérer avoir une vue enfin dégagée. Il me faut 2 heures pour voir enfin apparaître le cirque de montagnes encadrant East pass. Le glacier est énorme, incontournable et immaculé. Le franchir seul et sans équipement approprié me paraît totalement irresponsable. La cloche du retour vient de sonner. Je suis à 5855m. Un hélicoptère me sort brutalement de mes contemplations. C’est le premier contact depuis trois jours. Il se rendait au second camp de base du Makalu lorsqu’il m’a vu au milieu de nulle part. Il vient vers moi et je lui fait signe que tout va bien. Tout va très bien même car je goûte au succès de mon entreprise comme un gourmet aux différents petits plats aux saveurs exquises. DSCF1725 :1726 :1730 1731 1734 Ce que je ne sais pas encore, c’est que je suis juste à mi distance entre mon camp et un sommet s’élevant à 6072m, facilement accessible et à partir duquel le Baruntse est pleinement visible. Ce sera pour une prochaine fois… Je replante ma tente sur le même emplacement… Ca manque un peu d’anticipation. On fera mieux la prochaine fois. Le temps se couvre un peu en fin d’après midi, suffisamment pour m’inquiéter un peu.
mardi 20-mai Retour au Camp de Base du Makalu dénivelé :-632m en 7.28km Altitude à l’arrivée 4841m lever 4 :48 T=-1°C intérieur -10°C extérieur. Je m’enfile mon quatrième petit déjeuner extraordinaire. La route sera longue et difficile aujourd’hui pour rejoindre MBC. Départ 7 :25. Arrivée 17 :45 Il y a deux difficultés importantes à surmonter car je ne veux pas essayer la voie basse par le point de rencontre du glacier latéral où je me trouve avec celui du Barun. Je remonte sur le plateau qui conduit à Sandy Camp sans retrouver mon chemin à l’aller. Le GPS me rend un fier service. La marche sur le plateau est par contre beaucoup plus aisée. Je descends du plateau vers le glacier du Barun en préférant glisser sur un glacis de gravillons et de sable. Tout part avec moi mais l’avantage est d’avoir une vitesse à peu prés égale qui permet de prévoir et d’éviter les plus gros cailloux. DSCF 1745 ou 1742pan3 Je préfère cette fois éviter les éboulis de l’aller en progressant sur une ligne incertaine sur le dos du glacier en direction du chemin du camp avancé du Makalu. J’évite autant que je peux autant que les creux et les bosses formés au cours des siècles par la lente avancée du glacier. DSCF1750,1752,1751,1755 Mon jean ne s’en sortira pas entier, déchiré aux jambes et aux fesses et mes doigts de la main gauche seront superficiellement coupés à force de frotter sur les rochers de granit. J’arrive vraiment épuisé mais heureux de revoir des humains à MBC après plus de 10 heures de marche. Excellente soirée où je fête ma victoire à la vodka locale.
Mercredi 21-mai de MBC à Yangle kharka Dénivelé -1197m en 16.43km Altitude à l’arrivée : 3644m Départ 7 :20 arrivée 15 :15. A midi, la bruine s’est mise de la partie. Le retour aux basses altitudes est synonyme de temps couvert apparemment. Mais rien ne pourra plus entamer mon moral.
Mes étapes sont trop longues. L’idéal est bien de marcher 7 heures dans la journée. Mais les Sherpa font en une journée ce que je parcours en trois. Difficile dans ces conditions de trouver des lieux d’étapes coordonnés. Ils vont de MBC à Tashigaon en deux seules journées…
J’ai quand même vu un berger installé à Shershong sous un toit de bâches récemment installé. La ferme de Langmale était aussi ouverte et il aurait probablement été possible d’y prendre un repas ou au moins du thé. Je croise mon seul groupe de porteurs de la journée. Vu leur état d’ébriété, je ne dois plus être loin de Yangle Kharka… DSCF1759 1763 1765 Ce n’est pas non plus en la descendant que je j’ai pu admirer cette magnifique vallée. Je passe une excellente soirée avec mes nouveaux amis. Ici les mots ne sont pas nécessaires pour se sentir intégré dans la famille en partageant le repas ensemble. Quelques mots comme lasso (merci) ou salti(ni) (ami(e)) provoquent des rires francs et la convivialité est bien là.
Jeudi 22-mai de Yangle Kharka à Dobaté Dénivelé 256m en 9.9 km Alttude à l’arrivée : 3900m Lever 5 :45 départ 7 :20 arrivée 15 :00 Le temps est comme hier et à l’aller couvert. La montée vers Dobaté est terrible bien que mon sac ait perdu plus de 2 kilos. DSCF1773 1782 1787 La soirée avec Pemba et des porteurs sera une grande récompense des efforts de la journée. J’y découvre le sucutti traditionnel, viande séchée de yak, attendrie à la flamme du feu de bois que je déguste et partage sans modération avec l’arack local. La vie sociale, dans son sens primitif dont je raffole est là. C’est un tissu ourdi jour après jour par la tradition. Chacun y prend sa place au chaud après les efforts de la journée. J’y suis inclus ces quelques instants précieux. On ne se pose pas de question, on jouit simplement de l’instant présent, ensemble. DSCF1793 1795
Vendredi 23-mai de Dobaté à Kongma Dénivelé -271m en 8.73km altitude à l’arrivée : 3629m Lever 5 :35 départ 7 :12 après passage en revue de mon « exploit » en regardant les photos avec Pemba. Il m’avait bien dit en analysant les dessins de cuisson sur mes pancakes que mon trek serait un succès. Son grand-père lui a appris à lire l’avenir de cette manière. Arrivée 14 :45 C’est la journée des quatre cols. On m’a bien dit que la neige a fondu depuis mon premier passage. Il est vrai que le chemin est un peu plus visible. Il faudra quand même lutter pas à pas pour avancer dans la neige molle et épaisse sur plusieurs kilomètres, dans la bruine et le brouillard parfois. Je recherche le crampon perdu à l’aller sans le retrouver. DSCF1801,1804,1814 Je retrouve l’ambiance chaleureuse de Kongma où je passerai une nouvelle soirée exceptionnelle. Un convive me montre son précieux butin : il a dans sa poche trois yarsagumba, récolté dans la région de Yangle Kharka. Il s’agit de chenilles infectées par un champignon qui finit pas les tuer. Cet ensemble mi plante mi insecte est un médicament aux vertus nombreuses notamment l’augmentation des capacités sexuelles, que les riches chinois s’arrachent à prix d’or, jusqu’à 5000€/kg. DSCF1820,1823
samedi 24-mai de Kongma à Tashigaon dénivelé -1429m en 5.7km Altitude à l’arrivée : 2200m lever 5 :15 départ à 7 :30 arrivée 13:30 Je pars rasé mais toujours aussi sale. J’attendrai de trouver une cascade pour prendre une douche bienfaitrice sur le chemin alors que la température a sensiblement remonté. Des porteurs surpris par le spectacle feront mine de ne pas trop me regarder en passant. Toute trace de pudeur a vécu quand il est question d’un bonheur aussi primitif que complet. DSCF1836,1838,1844 A Tashigaon, le guesthouse de l’aller est malheureusement fermé car sa propriétaire est partie en hélicoptère à Kathmandu. Je suis déçu et je me replis sur la guesthouse où nous avions séjourné en mars 2013. l’ambiance est plus guindée et les échanges plus limités bien que cordiaux. Tans pis, je sirote seul mon Arack avec le dalbath.
Dimanche 25-mai deTashigaon à Seduwa Dénivelé : -628 en 8.7km altitude à l’arrivée : 1572m Je ne trouve plus de sangsues sur le chemin. Je retoruve Dawa dans son école de Chyaksa danda où il a pris la place de Principal pendant mon abscence. C’est une excellente nouvelle que nous fêterons en famille le soir même en coupant le cou d’un de ses poulets à Seduwa. DSCF1873,1875,1879,1882
lundi 26-mai de Seduwa à Num dénivelé : -49m en 4.8km Altitude à l’arrivée : 1523m lever : 6 :55 ! départ 7 :45 arrivée : 12 :30 On ne dira jamais assez que ce précipice à franchir entre Seduwa et Num est un supplice car on croit déjà l’épreuve achevée qu’il faut finir par une montée abrupte de plus de 700m, dans la torpeur tropicale. DSCF1904 1906 1920 J’arrive alors qu’une jeep s’en va pour Khandbari… Il me faudra attendre patiemment qu’une autre se remplisse, pendant trois longues heures. J’aurais préféré les passer encompagnie de mes amis à Khandbari. Nous avons tant de choses à nous dire…
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DSCF1969 1975 1986 1999

Les photos se trouve sur mon blog www.jeanfrancoisdeleval.comTrajets GE sur demande Objectifs : Après l’arrêt forcé à Kongma en avril 2013, du fait des chutes de neige tardives ayant bloqué l’accès à la Shipton la, j’organise une nouvelle virée vers le Makalu, 5ème sommet du monde trônant à 8434m. L’objectif est de le contourner jusqu’à la "East Pass" 6150m, point final du projet, pour l’avoir bien en face, juste 2300m en dessous. En marge de la rencontre de nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda, il s’agit d’une ballade en 17 jours sur un dénivelé total de 5400m, sur une distance de 130km aller retour
Résumé et Introduction: Les vallées et crêtes menant aux monstres de hautes montagnes du massif du Makalu ne démentent pas leur réputation : le ciel sera fort encombré jusqu’au Camp de Base du Makalu (MBC). La pluie sera de la partie parfois dés la fin de matinée. En montant, le temps s’éclaircit pour laisser place à un ciel parfaitement limpide pendant mes quatre jours et trois nuits d’isolement après MBC. Ce répit inespéré m’est laissé pour me fondre dans un univers fabuleux, qui marquera mes rêves autant que mes tibias : la virée est dangereuse sur une grande partie du parcours, sans chemin, dans les éboulis de roches de parfois plusieurs centaines de kilos en équilibre instable. Je n’irai pas jusque East Pass, but ultime de ce trek car l’énorme et incontournable glacier le précédant ne porte aucune trace de passage. Les risques sont trop grands. Je la contemplerai de mon belvédère improvisé et point culminant à 5850m, joli lot de consolation… Avec trois marcheurs étrangers croisés en trois semaines, on peut dire que le parcours est confidentiel. Cette région Sherpa vaudrait pourtant d’être mieux connue, tellement chaleureuse qu’il n’est pas besoin de savoir parler leur langue pour échanger et passer des soirées longues et inoubliables en partageant sans modération rocksi (arak en Sherpa : alcool de millet distillé une fois), sucuti (viande de yak séchée recuite au feu de bois) et l’immuable dalbath. Il est précieux de découvrir leur culture mélée de jovialité, de candeur et de franchise. En espérant qu’elle reste longtemps accrochée aux versants sublimes de leurs montagnes sacrées.
Préparation : Le trajet est les étapes sont positionnés avec l’aide de Google Earth (GE) et les points entrés dans le GPS Garmin. 5 Jours d’autonomie sont prévus (2.6kg de nourriture + tente). Le poids total emporté s’élève à 18kg, inclus, l’eau, l’essence et le sac photo. Sacs à dos : Gregory Wander 70 Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places Réchaud : MSR XGK EX avec 400ml (100ml suffiront) d’essence achetée à une station service de Kathmandu matelas: Thermarest Néoair XLIT Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary Voyage accompagné de mes amis de Friends of Nature jusque Tashigaon puis solitaire jusqu’au belvédère d’East Pass.
Situation et parcours:
Accés :
Turkish Airlines, meilleure compagnie européenne, ne démentira pas non plus sa récente réputation. Pour 584€, c’est l’accés le plus direct à KTM. Les billets KTM Tumlingtar ont été achetés par internet, c’est une nouveauté appréciable. De Tumlingtar à Num, les jeeps partent lorsqu’elles sont pleines (14 passagers : 150Rs jusque Khandbari (une petite heure) puis 600Rs jusque Num (4-5 heures)
Une route est en construction pour continuer, dit-on jusque Tashigaon (pas trop vite !)Budget : Vols international : 584€ , vol KTM Tumlingtar : 184€, visa, droit d’entrée dans le parc, hébergements et repas KTM et trek : 420€, soit au total moins de 1188€
Agenda :
Le trek au jour le jour
Mercredi 07-mai de Num à Seduwa 
Dénivelé 49m 6km en 4 h30 altitude le soir 1572m Il faut reprendre les bonnes habitudes après 3 heures d’attente. Il a fallu payer la dernière place qui restait désespérément vide pour pouvoir enfin partir. 4 heures de jeep enfin entre Khandbari et Num sur une piste chaotique ouverte il y a cinq ans. Nous avons de la chance cette fois-ci car la pluie ne tombe pas.
La marche ne commence que vers 13heures après l’incontournable dalbath à Num, sensé donner des forces pour le parcours. Il faut s’habituer au sac, bien lours qui me déséquilibre à chaque faux pas. La desccente de Num est vertigineuse. Elle évite une véritable falaise qui tombe dans le lit du Barun. J’ai beaucoup de mal à suivre Sanjaya, habitué au chemin. Nous arrivons peu avant la tombée de la nuit à Seduwa. Nos amis nous y attendent et les retrouvailles se fêteront à la Tomba locale (bière de millet qui continue de fermenter avec les ajouts successifs d’eau chaude dans le mélange.
Jeudi 08- et vendredi 09-mai. Interruption du trek. Séjour à la Ferme de Friends Of Nature entre Chyaksa Tashigaon
C’est une occasion idéale pour entrer dans les maisons Sherpa et partager leur vie quotidienne. Mes amis traduisent mais pas besoin de mots pour apprécier le tchang prépa ré par la maîtresse de maison devant nous. Le principe est de ne pas laisser les verres se vider. Il faut qu’ils soient toujours pleins. Nous assistons aussi à la distillation de ce breuvage qui donnera de Rocksi au Arack ou encore Local. La source froide se situe dans la marmite supérieure et doit être changée régulièrement pour permettre la condensation du distillat.
A la ferme de Friends of Nature, nous tuerons aussi le poulet qui améliorera considérablement le dalbath. Sur ces terres, l’expérimentation de la culture du kiwi a débuté au printemps. Ce sera bientôt une source de vitamines pour toutes les populations de la vallée (envrion 4000 personnes)

samedi 10-mai jusqu’à Tashigaon, Dénivelé 628m 8.45km à partir de Seduwa. altitude le soir :2200m Nous continuons à marcher dans les rizières et je découvre mes premières sangsues. Elles s’accrochent aux semelles ou aux vêtements lorsqu’on les frôle. Elles s’infiltrent ensuite sous les vêtements pour boire le sang en toute tranquillité. Elles sont nombreuses entre Seduwa et Tashigaon mais je n’en verrai plus par la suite. Pour les éviter, il faut marcher au maximum sur les pierres et éviter les bords des chemins. La campagne reste paisible et chaude. Le temps couvert ne permet pas de distinguer les montagnes environnantes. A Tashigaon, nous fêtons mon départ en solo le lendemain avec force bières. Le manager du parc me met en garde sur les difficultés du parcours et me fait comprendre qu’il peut être sage de ne pas aller jusqu’au Camp de Base. J’en prends acte mais je brûle d’impatience de me coltiner enfin aux vraies difficultés du parcours.

Dimanche 11-mai : de Tashigaon à Kongma
Dénivelé : 1429m en 6.45km, altitude à l’arrivée : 3629m
Lever à 5 :20, départ à 6 :20. Arrivée à 13 :45La montée de Tashigaon à Kongma est pratiquement continue, dans la forêt. On profite pour la dernière journée de l’ambiance tropicale. Les oiseaux se répondent à l’infini. Les derniers rhododendrons illuminent d’éclats rouges le chemin. La montée est un obstacle. Il ne faut pas chercher à laller plus vite que de raison. L’air ne manque pas encore mais le chemin se dilue déjà en volées d’escaliers disjointes sur lesquels les pieds cherchent encore, malhabiles, un appui souvent incertain. La montée est longue. Il faut être patient. C’est le prix à payer pour échapper, peut-être, à la brume qui entoure toute chose dés que le soleil commence à donner. Il y a peu d’habitations sur le chemin, quelques fermes dont une permet le ravitaillement et même un déjeuner lorsqu’elle est ouverte WP342.
Un sherpa que je croise dégage une haleine fortement alcoolisée. J’apprendrai par la suite qu’ils y trouvent l’énergie pour porter leurs lourdes charges avec moindre peine.
Je retrouve Kongma sans l’écrin de neige que nous avions laissé, il y a un peu plus d’un an. Les murs presque verticaux que je franchis aujourd’hui étaient alors couverts de neige. Je suis plus à l’aise.

Lundi 12-mai à Kongma journée d’acclimatation J’hésite à rester mais je veux être raisonnable. Le beau temps m’invite pourtant à partir. J’ai rencontré la veille mon premier trekkeur. Il redescend du Makalu et m’indique une belle antenne à partir de Shersong : une arrête à prendre en restant sur la gauche pour surplomber le camp de base à 5300m voire plus en direction du peak 3 par temps clair. En s’installant là haut on peut découvrir simultanément le Makalu, l’Everest, le Lhotse et le Kanchenjunga. Je n’irais pas cette fois-ci si je peux aller vers l’east Pass qui reste mon projet.
La journée est longue à Kongma. J’en profite pour faire ma première lessive et une toilette un peu moins superficielle. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile de rester un peu propre sur ce parcours. A partir de Tashigaon, il n’existe pas de point d’eau un peu isolé sauf les éventuelles toilettes…
Je commande des chapatis pour le petit déjeuner. Mauvaise idée car la propriétaire comprend chiapati. Elle commence à me préparer du thé tibétain. Jene confondrai plus « chiapati » thé tibétain et « tchapati »
Mardi 13-mai De Kongma à Dobaté
Lever à 5 :30, 4°C dans la chambre. Départ à 6 :40 Arrivée à 14 :00. WP405
290m de dénivelé en 7.53km altitude à l’arrivée :3900mS’il n’y avait que les quatre cols (Kongma, …, Shipton, Keke) pour arriver à Dobaté avec le Shipton la culminant à 4234m, l’épreuve serait presque une formalité. Mais la neige est toujours au rendez-vous avec plus d’un mètre d’épaisseur à certains endroits. Elle se répand sur la plus grande partie du parcours. Le chemin reste souvent bien indiqué mais s’enfoncer jusqu’aux cuisses sans fin est épuisant. Le temps se couvre rapidement et le brouillard remplit tout l’espace. Un court instant, irréel, les peaks 6 et 7 se découvrent . Je me rapproche de la haute montagne ! Je croise trois yacks seuls redescendant en direction de Kongma. Lorsqu’il faudra suivre le même chemin, chacun de leurs pas formant une colonne de vide dans la neige jusqu’au sol sera un piège ralentissant encore ma progression.
De vrais murs de aux parois glacées doivent être franchis avec l’aide des mains pour atteindre le troisième col. Le chemin a disparu sous la neige et le trek s’apparente à de l’escalade. Je comprends mieux les paroles peu engageantes du directeur du parc à Tashigaon.
Le lac précédant la Keke la est partiellement recouvert de neige et de glace. Je dois le froler de trop prés et j’y enfonce mon pied. La chaussure se remplit d’eau. Je me dépêche de la défaire pour la vider mais le mal est fait.
La descente vers Dobate où m’attend le mari de la propriétaire du lodge de Kongma, Pemba Sherpa, est plus sereine : la neige a presque disparu et les rhododendrons rouges et jaunes alternent.
J’y passerai une bonne soirée. Son anglais nous permet d’échanger sur sa vie et sur mon projet. J’ai du mal à comprendre qu’il puisse vivre aussi isolé et loin de sa famille. Visiblement, sa situation lui convient très bien. Beaucoup de familles sont ainsi séparées pendant les saisons de printemps et d’automne entre Tashigaon et la vallée de hauts alpages conduisant à MBC.
Je sèche mes chaussures et mon pantalon au plus prés du feu en buvant du thé sans compter.Mercredi 14-mai de Dobaté à Yangle kharka
dénivelé -256m en 9.6km Altitude à l’arrivée 3644m
Lever à 6 :05 0°C dans la chambre départ à 7:20 arrivée 14 :15 sous la pluie.Il fait beau au petit matin et les montagnes se découvrent un peu, pour peu de temps… Pendant le petit déjeuner copieux composé de pancake et de thé, Pemba me prévient que des éboulements ont emporté une partie de la piste qui mène à Yangle Kharka, seul lieu ouvert avant MBC et donc arrêt obligé. IL me prépare deux pancakes supplémentaires qui composeront mon repas de midi. Je trouve une chute d’eau peu après Dobaté et je profite d’un rayon de soleil bienfaiteur pour faire une toilette complète. Je change mon premier jeu de pile pour le GPS. La descente vers la vallée du Barun se complique et je crois me trouver dans les éboulements décrits par Pemba car j’empreinte un canal parfois presque vertical qui doit être le lit d’un torrent quand il pleut. Il n’en est rien et ce n’est qu’une promenade apéritive comparée au bon kilomètre de roches instables qui m’attend le long du Barun. A partir de midi, la pluie commence à tomber., d’abord insignifiante puis prenant de l’ampleur. Après la forêt, les pâtures apparaissent et le chemin devient plus praticable. J’arrive à Yangle Kharka au bon moment car la pluie redouble d’intensité et je ne serais pas resté au sec bien longtemps dans ces conditions.
Yangle Kharka me paraît bien rustre pour un hameau à basse altitude. Je suis tellement loin des Annapurna !
Triste et long après midi à tenter de me réchauffer prés du feu où sera préparé mon dalbath du soir. Cette simple pensée me coupe l’appétit. Tout est sale et sympathique ici et la pluie empêche toute vision sereine de l’avenir immédiat.Jeudi 15-mai de Yangle Kharka à Shersong
dénivelé : 1071m en 12.91km Altitude à l’arrivée :4715m
Lever 5 :08 3°C Départ 6 :10 arrivée 14 :46
Départ après un petit déjeuner de pancakes et thé. Je m’abonne aux pancakes car c’est une spécialité de la région apparemment. J’en commande pour mon repas de midi pour économiser mes provisions. Et c’est tellement fameux après les sempiternels dalbaths…
Le prochain hébergement se situe à MBC et nécessite un dénivelé de 1200m. Tous les autres lodges sont fermés entre deux. Il y a un risque réel de mal des montagnes. On sait comment ça commence avec une bonne migraine et des nausées. On ne sait jamais comment ça finit. A ma descente, mes amis me diront qu’ils étaient très inquiet car ils avaient entendu, de source sûre, qu’un français était décédé à MBC pendant son sommeil. Ils pensaient que c’était moi…
Grâce à mon équipement, je prévois de m’arrêter à Shershong (aucun abris couvert). Je n’y ferai pas ma seconde journée d’acclimatation comme prévu car elle sera faite à MBC à deux heures et 200m de dénivelé de là.
La vallée doit être superbe quand le temps est dégagé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le soleil reste caché très souvent et d’épaisses couches de brouillard s’accrochent aux arbres de la vallée et des versants abrupts des montagnes. Dommage. Normalement, le temps devrait s’améliorer avec l’altitude.
J'ai atteint le nombre limite de photos : rdv sur mon blogA Yak Kharka comme à Langmale, les bâtisses sont effectivement fermées au cadenas. Il es t possible cependant possible de s’y réfugier dans un abris couvert attenant en cas de besoin. Un gamin silencieux me suit pendant plusieurs dizaines de minutes. Je vais pourtant très lentement pour lui. Il sera rejoint par son père, porteur et ses frères. Ils se rendent au second camp de base où, paraît-il, plus de 200 personnes préparent des expéditions pour vaincre le sommet du Makalu. J’imagine, dans ma longue marche solitaire, les genres d’embouteillages qui doivent y régner. Je n’ai jamais compris ce paradoxe : tant d’effort personnel pour se retrouver finalement en totale promiscuité dans des lieux aussi vides, minéraux et majestueux. A chacun sa tasse de thé ! DSCF1602 1606 1610 L’air commence à manquer et il me faut gérer les battements de mon cœur qui s’emballe maintenant au moindre effort. Les arrêts se font de plus en plus rapprochés. Peu importe car j’ai du temps.
J’arrive sous la neige à Shershong et je trouve un point d’eau à 150m du camp. Je monte pour la première fois et sans problème la tente. Le temps s’éclaircit dans l’après-midi, assez pour que les peaks 6 et 7 se découvrent dans un environnement d’autant plus surnaturel qu’inattendu. Ces énormes falaises, si proches, donnent le ton de ce que sera mon environnement dorénavant.
Ma première soirée autonome dans ces conditions me procure un bonheur compensateur des efforts passés et une forte motivation pour continuer vers le glacier du Barun… J’ai quand même du faire passer une grosse migraine avec de l’ibuprofène et j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter tant il bat lentement. Ces presque 1100m de dénivelé à cette altitude sont trop importants. La nuit sera difficile et longue avec de nombreux réveils à cause de ma difficulté à respirer : je suis monté trop vite. DSCF1613 1618 1623
Vendredi 16-mai de Shershong au Camp de Base du Makalu DSCF1625 Shersong MBC Dénivelé 126m en 3.57km T intérieure 0°C T extérieure -7°C Lever 5 :10 Départ 8 :07 arrivée 10 :00 altitude à l’arrivée 4841m WP412
C’est l’anniversaire de Sylvie qui me manque.Je lui souhaite Bon Anniversaire par la pensée. Je repère, à la sortie de Shershong, l’arrête qui conduit aux hauts pâturages au dessus de de MBC, décrite par Philippe à Kongma. Si je n’arrive pas à progresser vers l’East Pass après MBC, je monterai pour y découvrir toute la chaîne de l’Everest au Kanchenjunga… Je me prépare tout doucement car la route sera courte aujourd’hui.
Le temps se découvre un peu sur la route . C’est de bon augure. Pour la première fois le Makalu, majestueux et panaché d’une volute de nuages, se présente à moi. On ne se quittera plus pendant 5 jours. DSCF1632 1634 1636 Je profite du soleil bienfaiteur pour faire une toilette un peu moins sommaire que d’habitude et une lessive sous l’œil attentif de Pasang, la propriétaire de mon lodge. Je sèche aussi tente et duvet humides de la nuit à Shershong. Je pars en reconnaissance du chemin longeant le Barun dans l’après midi. Il est exceptionnellement bien tracé les kilomètres que je parcours (point final WP413). Je franchis en pleine forme mes premiers 5000m au cours de cette exploration.
Le lodge est fort sommaire mais l’ambiance y est amicale.. Des porteurs viennent y passer la nuit et nous y partageons notre diner. Il y a fait -1°C vers 16 heures et je m’inquiète un peu des températures à supporter plus haut, quand je serai seul. DSCF1758 1640
samedi 17-mai de MBC à Sandy camp DSCF1641 MBC Sandy Camp dénivelé 359m 5.16km altitude à l’arrivée : 5200m Levé 5 :08 Départ 6 :08 arrivée 12 :20 Je m’arrête à 7 :30 pour me protéger avec de la crème solaire : le soleil est de la partie et brûle dés qu’il donne à ces altitudes. Le temps restera totalement clair pendant mon séjour au dessus de MBC. Ce répit est une grande chance qui me permettra de bénéficier pleinement des spectacles extraordinaires et toujours renouvelés. DSCF1644 1649pan1 ou 1658 Il faut que je quitte le chemin qui mène au second camp de base car je dois me diriger vers la gauche pour rejoindre Sandy Camp. Ce camp hypothétique ne se situe sur aucune carte et a été repéré sur GE. Je quitte le chemin principal quand il oblique vers la droite et devient de plus en plus chaotique, sur le dos du glacier (WP416). DSCF1652 1654 1656 Je progresse maintenant dans les rochers instables et je rejoins la ligne de rupture entre le glacier et le versant de la rive droite du glacier. Ce n’est pas la meilleure solution car c’est une zone d’éboulis où la progression est difficile et dangereuse. Je pense continuellement qu’une jambe cassée signifie la mort maintenant. Rien de bien réjouissant. Je reconnais enfin l’emplacement de Sandy Camp en surplomb d’une petite centaine de mètres. Je savais qu’y monter ne serait pas simple et j’avais prévu d’accéder à cette sorte de plate forme en formant des zig-zags sur la pente. Ce n’est pas aussi simple car les rochers, quelques soient leurs tailles se décrochent et glissent en entraînant d’autres avec eux. Rien ne tient. Je choisis de me hisser par le lit d’une cascade en pensant que les pierres formeront un ensemble plus cohérent grâce à l’écoulement de l’eau. Rien n’y change. Au contraire, le simple fait de poser mon pied sur une pierre dévie le courant parfois vers moi. Je ne suis pas fier lorsque j’arrive, trempé au faîte de la cascade. L’expérience n’est pas à renouveler ! Il y a autant d’éboulement s ici qu’il y avait d’avalanches dans la vallée encerclant le Dhaulagiri. Il faut s’habituer à ces nouveaux chants de la montagne. DSCF1668 1669 1671 Sandy Camp est une superbe terrasse de sable fin et blanc, un vrai paradis pour un bain de soleil dans un environnement de pics enneigés, au son cristallin du torrent qui s’écoule à côté et face à l’immuable Makalu. L’après midi s’écoule ainsi à jouir du plaisir simple de la vue imprenable et de la douceur apparente du soleil. DSCF1673 1677 Mon cœur bat maintenant trop vite sans effectuer aucun effort. Tout rentrera dans l’ordre dans la soirée et la migraine n’est pas au rendez-vous. Il fait 15°C dans la tente à 17heures. Ma hantise des basses températures à haute altitude n’était pas fondée.
Dimanche 18-mai De Sandy Camp au Camp du Col DSCF1677 Sandy Camp Camp du Col Dénivelé 273m pour 2.99km Altitude à l’arrivée : 5473m Lever à 4 :56 T=2°C intérieur -5°C extérieur Départ 6 :55 arrivée à 14 :30
Le temps de préparation est maintenant bien plus important qu’en lodge car il me faut démonter et ranger tout l’équipement et préparer le petit déjeuner (muesli + lait 100g et cappuccino avec palets bretons) DSCF1681 1678 1685 Le temps est au beau fixe et j’emprunte la route prévue dans mon GPS en m’élevant tout en restant sur la plate forme qui longe le Glacier du Barun. J’ai vu des dizaines de fois le profil de cette montagne que j’ai l’impression de connaître par cœur. Je retrouve des cairns parfois. Il doit réellement s’agir d’un chemin emprunté autrefois. L’état ancien des détritus du Sandy Camp me fait penser qu’il n’a pas été utilisé depuis plusieurs années. DSCF1694,1695,1696 La première partie se fait sans trop de difficulté. La descente vers le glacier et la moraine des glaciers conduisant vers l’East pass est beaucoup moins aisée car la pente est trop importante pour tenter une descente directe. Essayer de rejoindre le glacier en restant sur une ligne à peu prés horizontale n’est pas davantage possible car la paroi du versant devient de plus en plus verticale. Je tombe une fois, emporté par le poids du sac à dos. Arrivé sur la moraine, je continue à suivre mes points GPS mais le sol est toujours aussi instable. Après une tentative infructueuse de progression vers le pied du glacier dévalant d’East Pass, Je décide de m’arrêter sur un emplacement sableux qui fut un campement, autrefois, et que je baptise Camp du Col, faute de mieux. L’emplacement est idéal pour planter la tente, toujours face au Makalu, mais de plus en plus haut par rapport à lui. DSCF1697.1698.1701 Je sature des repas au saucisson et au couscous sans saveur. Il faudra varier les menus la prochaine fois. Je rêve d’une soupe à la tomate… C’est quand même le record de ma nuit terrestre la plus haute, à 5473m… Et tout va bien. DSCf1703.1706.1709
lundi 19-mai du Camp du Col au Belvédère d’East pass DSCF1709 Camp du Col Belvédère altitude finale 5850m dénivelé 377m en 1.8km Levé 5 :08 Départ vers 8 heures. Arrivée à 10 :00 T=-1°C intérieur T= -10°C extérieur Ce n’est qu’après avoir démonté et rangé mon barda que mon regard est attiré par la pente qui fait face à mon campement dans la direction d’East pass. Il me semble évident que de cette hauteur, j’aurai un bon point de vue me permettant de décider de la voie à suivre. J’ai un choix à faire : soit redescendre vers le MBC pour rejoindre les hauteurs au dessus de Shersong, antenne conseillée par Philippe à Kongma, soit pousser aujourd’hui vers East pass si je trouve un passage à peu près sûr. Une demi-heure doit suffire. Je ne prends même pas d’eau. Dscf1711 1712 1714 Sans sac, la montée me paraît une douce escapade. Une crête en cache une autre qu’il faut grimper pour espérer avoir une vue enfin dégagée. Il me faut 2 heures pour voir enfin apparaître le cirque de montagnes encadrant East pass. Le glacier est énorme, incontournable et immaculé. Le franchir seul et sans équipement approprié me paraît totalement irresponsable. La cloche du retour vient de sonner. Je suis à 5855m. Un hélicoptère me sort brutalement de mes contemplations. C’est le premier contact depuis trois jours. Il se rendait au second camp de base du Makalu lorsqu’il m’a vu au milieu de nulle part. Il vient vers moi et je lui fait signe que tout va bien. Tout va très bien même car je goûte au succès de mon entreprise comme un gourmet aux différents petits plats aux saveurs exquises. DSCF1725 :1726 :1730 1731 1734 Ce que je ne sais pas encore, c’est que je suis juste à mi distance entre mon camp et un sommet s’élevant à 6072m, facilement accessible et à partir duquel le Baruntse est pleinement visible. Ce sera pour une prochaine fois… Je replante ma tente sur le même emplacement… Ca manque un peu d’anticipation. On fera mieux la prochaine fois. Le temps se couvre un peu en fin d’après midi, suffisamment pour m’inquiéter un peu.
mardi 20-mai Retour au Camp de Base du Makalu dénivelé :-632m en 7.28km Altitude à l’arrivée 4841m lever 4 :48 T=-1°C intérieur -10°C extérieur. Je m’enfile mon quatrième petit déjeuner extraordinaire. La route sera longue et difficile aujourd’hui pour rejoindre MBC. Départ 7 :25. Arrivée 17 :45 Il y a deux difficultés importantes à surmonter car je ne veux pas essayer la voie basse par le point de rencontre du glacier latéral où je me trouve avec celui du Barun. Je remonte sur le plateau qui conduit à Sandy Camp sans retrouver mon chemin à l’aller. Le GPS me rend un fier service. La marche sur le plateau est par contre beaucoup plus aisée. Je descends du plateau vers le glacier du Barun en préférant glisser sur un glacis de gravillons et de sable. Tout part avec moi mais l’avantage est d’avoir une vitesse à peu prés égale qui permet de prévoir et d’éviter les plus gros cailloux. DSCF 1745 ou 1742pan3 Je préfère cette fois éviter les éboulis de l’aller en progressant sur une ligne incertaine sur le dos du glacier en direction du chemin du camp avancé du Makalu. J’évite autant que je peux autant que les creux et les bosses formés au cours des siècles par la lente avancée du glacier. DSCF1750,1752,1751,1755 Mon jean ne s’en sortira pas entier, déchiré aux jambes et aux fesses et mes doigts de la main gauche seront superficiellement coupés à force de frotter sur les rochers de granit. J’arrive vraiment épuisé mais heureux de revoir des humains à MBC après plus de 10 heures de marche. Excellente soirée où je fête ma victoire à la vodka locale.
Mercredi 21-mai de MBC à Yangle kharka Dénivelé -1197m en 16.43km Altitude à l’arrivée : 3644m Départ 7 :20 arrivée 15 :15. A midi, la bruine s’est mise de la partie. Le retour aux basses altitudes est synonyme de temps couvert apparemment. Mais rien ne pourra plus entamer mon moral.
Mes étapes sont trop longues. L’idéal est bien de marcher 7 heures dans la journée. Mais les Sherpa font en une journée ce que je parcours en trois. Difficile dans ces conditions de trouver des lieux d’étapes coordonnés. Ils vont de MBC à Tashigaon en deux seules journées…
J’ai quand même vu un berger installé à Shershong sous un toit de bâches récemment installé. La ferme de Langmale était aussi ouverte et il aurait probablement été possible d’y prendre un repas ou au moins du thé. Je croise mon seul groupe de porteurs de la journée. Vu leur état d’ébriété, je ne dois plus être loin de Yangle Kharka… DSCF1759 1763 1765 Ce n’est pas non plus en la descendant que je j’ai pu admirer cette magnifique vallée. Je passe une excellente soirée avec mes nouveaux amis. Ici les mots ne sont pas nécessaires pour se sentir intégré dans la famille en partageant le repas ensemble. Quelques mots comme lasso (merci) ou salti(ni) (ami(e)) provoquent des rires francs et la convivialité est bien là.
Jeudi 22-mai de Yangle Kharka à Dobaté Dénivelé 256m en 9.9 km Alttude à l’arrivée : 3900m Lever 5 :45 départ 7 :20 arrivée 15 :00 Le temps est comme hier et à l’aller couvert. La montée vers Dobaté est terrible bien que mon sac ait perdu plus de 2 kilos. DSCF1773 1782 1787 La soirée avec Pemba et des porteurs sera une grande récompense des efforts de la journée. J’y découvre le sucutti traditionnel, viande séchée de yak, attendrie à la flamme du feu de bois que je déguste et partage sans modération avec l’arack local. La vie sociale, dans son sens primitif dont je raffole est là. C’est un tissu ourdi jour après jour par la tradition. Chacun y prend sa place au chaud après les efforts de la journée. J’y suis inclus ces quelques instants précieux. On ne se pose pas de question, on jouit simplement de l’instant présent, ensemble. DSCF1793 1795
Vendredi 23-mai de Dobaté à Kongma Dénivelé -271m en 8.73km altitude à l’arrivée : 3629m Lever 5 :35 départ 7 :12 après passage en revue de mon « exploit » en regardant les photos avec Pemba. Il m’avait bien dit en analysant les dessins de cuisson sur mes pancakes que mon trek serait un succès. Son grand-père lui a appris à lire l’avenir de cette manière. Arrivée 14 :45 C’est la journée des quatre cols. On m’a bien dit que la neige a fondu depuis mon premier passage. Il est vrai que le chemin est un peu plus visible. Il faudra quand même lutter pas à pas pour avancer dans la neige molle et épaisse sur plusieurs kilomètres, dans la bruine et le brouillard parfois. Je recherche le crampon perdu à l’aller sans le retrouver. DSCF1801,1804,1814 Je retrouve l’ambiance chaleureuse de Kongma où je passerai une nouvelle soirée exceptionnelle. Un convive me montre son précieux butin : il a dans sa poche trois yarsagumba, récolté dans la région de Yangle Kharka. Il s’agit de chenilles infectées par un champignon qui finit pas les tuer. Cet ensemble mi plante mi insecte est un médicament aux vertus nombreuses notamment l’augmentation des capacités sexuelles, que les riches chinois s’arrachent à prix d’or, jusqu’à 5000€/kg. DSCF1820,1823
samedi 24-mai de Kongma à Tashigaon dénivelé -1429m en 5.7km Altitude à l’arrivée : 2200m lever 5 :15 départ à 7 :30 arrivée 13:30 Je pars rasé mais toujours aussi sale. J’attendrai de trouver une cascade pour prendre une douche bienfaitrice sur le chemin alors que la température a sensiblement remonté. Des porteurs surpris par le spectacle feront mine de ne pas trop me regarder en passant. Toute trace de pudeur a vécu quand il est question d’un bonheur aussi primitif que complet. DSCF1836,1838,1844 A Tashigaon, le guesthouse de l’aller est malheureusement fermé car sa propriétaire est partie en hélicoptère à Kathmandu. Je suis déçu et je me replis sur la guesthouse où nous avions séjourné en mars 2013. l’ambiance est plus guindée et les échanges plus limités bien que cordiaux. Tans pis, je sirote seul mon Arack avec le dalbath.
Dimanche 25-mai deTashigaon à Seduwa Dénivelé : -628 en 8.7km altitude à l’arrivée : 1572m Je ne trouve plus de sangsues sur le chemin. Je retoruve Dawa dans son école de Chyaksa danda où il a pris la place de Principal pendant mon abscence. C’est une excellente nouvelle que nous fêterons en famille le soir même en coupant le cou d’un de ses poulets à Seduwa. DSCF1873,1875,1879,1882
lundi 26-mai de Seduwa à Num dénivelé : -49m en 4.8km Altitude à l’arrivée : 1523m lever : 6 :55 ! départ 7 :45 arrivée : 12 :30 On ne dira jamais assez que ce précipice à franchir entre Seduwa et Num est un supplice car on croit déjà l’épreuve achevée qu’il faut finir par une montée abrupte de plus de 700m, dans la torpeur tropicale. DSCF1904 1906 1920 J’arrive alors qu’une jeep s’en va pour Khandbari… Il me faudra attendre patiemment qu’une autre se remplisse, pendant trois longues heures. J’aurais préféré les passer encompagnie de mes amis à Khandbari. Nous avons tant de choses à nous dire…
DSCF1955 ou 1959pan4
DSCF1969 1975 1986 1999
Volcans et îles Eoliennes, comment s'organiser? English translation pending
Bonjour,
je viens tout juste de m'inscrire après avoir déjà utilisé ce forum pour y glaner des itinéraires et des informations. Je n'ai pas trouvé réponses à mes interrogations donc je les pose ici, en espérant que ces questions n'ont pas été déjà posées 1000 fois !
Venons en au fait : nous irons en Sicile du 22 juillet au 7 août en famille (6 personnes), en camping et avec notre voiture personnelle.
Dans ces deux semaines nous aimerions caser les volcans : Etna, Vulcano et Stromboli.
1) Pour l'Etna : plusieurs personnes me disent qu'actuellement on ne peut pas y monter : avez-vous des infos récentes sur ce point ? D'après ce que je lis, il semble qu'il y ait encore des randos organisées en téléphérique/jeep/guide. Dans l'absolu j'aurais voulu faire une montée tranquille à notre rythme, en prenant éventuellement le téléphérique mais en terminant l'ascension seuls. Est-ce faisable actuellement ?
2) Pour les volcans des îles éoliennes : le problème principal est le camping/voiture :
j'ai repéré un peu les différentes façons d'aller à Stromboli et Vucano mais je n'arrive pas à voir ce qui est faisable ou pas :
Le mieux, me semble-t-il, serait : aller au camping de Lipari et de là faire une journée à Vulcano et une excursion à Stromboli avec ascension le soir et retour à Lipari de nuit. On resterait donc environ 3 nuits au camping. Mon problème : peut-on amener notre voiture et tout son chargement de camping jusqu'à Lipari ? Niveau bateau, il semblerait que ça ne pose pas problème, j'ai fait des simulations sur les sites des ferries et je peux réserver. Mais j'ai lu à plusieurs endroits qu'on n'avait pas le droit d'amener sa voiture en été, donc je n'y comprends plus grand chose. (et vu la taille de la tente, et le bazar qu'on trimballe je ne vois pas comment m'en passer)
Dans le cas où il ne soit pas possible d'aller jusqu'à Lipari avec la voiture, j'envisage de camper dans le coin de Milazzo et de faire des excursions à la journée. Le problème principal est que dans ce cas, je n'ai pas trouvé de moyen de faire une ascension du Stromboli en nocturne et un retour immédiat à Millazzo. Est-ce que quelqu'un sait si ça existe ?
Enfin, J'ai repéré des minicroisières de Tarnav pour lesquelles j'aimerais avoir des retours de personnes les ayant testées (timing/ce qu'on a le temps ou pas de faire etc...) http://www.minicrociere.tarnav.it/minicrociere-fr/panarea_et_stromboli_by_night,6.html http://www.minicrociere.tarnav.it/minicrociere-fr/volcans_actifs,15.html
Voilà, c'est déjà beaucoup de questions pour un premier message, donc j'arrête et je laisse la parole aux personnes qui pourront me renseigner. D'avance merci !
je viens tout juste de m'inscrire après avoir déjà utilisé ce forum pour y glaner des itinéraires et des informations. Je n'ai pas trouvé réponses à mes interrogations donc je les pose ici, en espérant que ces questions n'ont pas été déjà posées 1000 fois !
Venons en au fait : nous irons en Sicile du 22 juillet au 7 août en famille (6 personnes), en camping et avec notre voiture personnelle.
Dans ces deux semaines nous aimerions caser les volcans : Etna, Vulcano et Stromboli.
1) Pour l'Etna : plusieurs personnes me disent qu'actuellement on ne peut pas y monter : avez-vous des infos récentes sur ce point ? D'après ce que je lis, il semble qu'il y ait encore des randos organisées en téléphérique/jeep/guide. Dans l'absolu j'aurais voulu faire une montée tranquille à notre rythme, en prenant éventuellement le téléphérique mais en terminant l'ascension seuls. Est-ce faisable actuellement ?
2) Pour les volcans des îles éoliennes : le problème principal est le camping/voiture :
j'ai repéré un peu les différentes façons d'aller à Stromboli et Vucano mais je n'arrive pas à voir ce qui est faisable ou pas :
Le mieux, me semble-t-il, serait : aller au camping de Lipari et de là faire une journée à Vulcano et une excursion à Stromboli avec ascension le soir et retour à Lipari de nuit. On resterait donc environ 3 nuits au camping. Mon problème : peut-on amener notre voiture et tout son chargement de camping jusqu'à Lipari ? Niveau bateau, il semblerait que ça ne pose pas problème, j'ai fait des simulations sur les sites des ferries et je peux réserver. Mais j'ai lu à plusieurs endroits qu'on n'avait pas le droit d'amener sa voiture en été, donc je n'y comprends plus grand chose. (et vu la taille de la tente, et le bazar qu'on trimballe je ne vois pas comment m'en passer)
Dans le cas où il ne soit pas possible d'aller jusqu'à Lipari avec la voiture, j'envisage de camper dans le coin de Milazzo et de faire des excursions à la journée. Le problème principal est que dans ce cas, je n'ai pas trouvé de moyen de faire une ascension du Stromboli en nocturne et un retour immédiat à Millazzo. Est-ce que quelqu'un sait si ça existe ?
Enfin, J'ai repéré des minicroisières de Tarnav pour lesquelles j'aimerais avoir des retours de personnes les ayant testées (timing/ce qu'on a le temps ou pas de faire etc...) http://www.minicrociere.tarnav.it/minicrociere-fr/panarea_et_stromboli_by_night,6.html http://www.minicrociere.tarnav.it/minicrociere-fr/volcans_actifs,15.html
Voilà, c'est déjà beaucoup de questions pour un premier message, donc j'arrête et je laisse la parole aux personnes qui pourront me renseigner. D'avance merci !
Idées de visites, restaurants et lieux insolites en Corse English translation pending
Bonjour
Nous partons pour la seconde fois en corse du 28 juin au 5 juillet
Cette fois nous aimerions faire l est le sud et le centre
Nous logeons à ghisonaccia. Déjà autour que peut on voir?
Nous aimerions faire les aiguilles de bavella, levie, zonza
Bonifaccio on connaît est ce que les excursions aux ile lavezzi valent la peine ?
porto vecchio et ses plages
Nous aimerions randonner aux pozzine près de bastelica est ce difficile, long et cela vaut il la peine?
Cervione ?
Pouvez vous nous conseiller en petits villages typiques lieux insolites
Habitants du var voir des coins qui changent de nos côtes?
Reprenant le bateau à Bastia le soir peut on voir quelque chose avant en y allant?
Et si vous avez des restaus sympas des endroits pour acheter bonnes charcuteries ou autres Merci
Et si vous avez des restaus sympas des endroits pour acheter bonnes charcuteries ou autres Merci
Itinéraire randonnée de 10 à 15 jours en Touchétie (Géorgie) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous 3 personnes à partir 3 semaines en Géorgie pendant le mois de septembre, nous voudrons faire une rando de 10/15 jours de suite, j'ai lu plusieurs forums et je me sens un peu perdue.
J'ai lu des merveilles sur la Touchetie, donc je voudrais savoir si c'est possible de faire Omalo-Shatili à pied sans guide. J'ai vu que c'est juste 85 km, je pense qu'on 4 jours c'est possible a faire, est ce qu'on peut continuer vers des autres villages??
Nous voudrons partir avec la tente et la nourriture pour 4/5 jours et se provisionner sur la route . On a des sacs de couchage pour 5 dégrées + drap en soi, vous pensez que c'est suffissent? -Est ce que nous avons besoin du "propusk"?,
-Avez vous un GPS à nous conseiller?
Sinon vous pouvez nous donner des idées des autres parcours à réaliser, on est vraiment à l'écoute de tout conseille, idée et suggestions!
Merci beaucoup d'avance! Rocio
J'ai lu des merveilles sur la Touchetie, donc je voudrais savoir si c'est possible de faire Omalo-Shatili à pied sans guide. J'ai vu que c'est juste 85 km, je pense qu'on 4 jours c'est possible a faire, est ce qu'on peut continuer vers des autres villages??
Nous voudrons partir avec la tente et la nourriture pour 4/5 jours et se provisionner sur la route . On a des sacs de couchage pour 5 dégrées + drap en soi, vous pensez que c'est suffissent? -Est ce que nous avons besoin du "propusk"?,
-Avez vous un GPS à nous conseiller?
Sinon vous pouvez nous donner des idées des autres parcours à réaliser, on est vraiment à l'écoute de tout conseille, idée et suggestions!
Merci beaucoup d'avance! Rocio
Entrer au Liban après la Palestine English translation pending
Bonjour,
avant tout je sais qu'il y a déjà eu des messages à ce propos mais vu qu'ils datent un peu je me permet de reposer la question.
Je projette un voyage en proche orient début 2015. 1/ Palestine 2/ Jordanie 3/ avion jusqu'au liban pour éviter la syrie en vue de la situation actuelle 4/ Liban 5/ je remonte en bus/train/bateau etc par la Turquie, la Grèce, l’Albanie, etc jusqu'en France. L'ordre des destinations est motivé par l'envie d'arriver en avion et de remonter jusqu'en France par d'autres moyens de transports. si j'avais plus de temps je bannirai l'avion de ce trip mais bon...
Ma question est la suivante: Pour éviter les ennuis aux frontières je pense me faire un deuxième passeport pour entrer au Liban sans le tampon israélien, mais du coup il manquera une pièce au puzzle si la douane essaye de retracer mon voyage. je vais arriver en israel avec un passeport, et je pensai en présenter un autre en arrivant en Jordanie, ainsi j'arriverai au liban avec le tampon jordanien mais pas le tampon israélien. Jusque là tout va bien. mais est-ce que les autorités jordannienes ne risquent pas de tiquer si je n'ai pas le tampon israelien pour sortir du pays?
Est-ce que quelqu'un a déjà suivi cet itinéraire? qu'en pensez-vous?
Merci de vos conseils et avis.
Joe
avant tout je sais qu'il y a déjà eu des messages à ce propos mais vu qu'ils datent un peu je me permet de reposer la question.
Je projette un voyage en proche orient début 2015. 1/ Palestine 2/ Jordanie 3/ avion jusqu'au liban pour éviter la syrie en vue de la situation actuelle 4/ Liban 5/ je remonte en bus/train/bateau etc par la Turquie, la Grèce, l’Albanie, etc jusqu'en France. L'ordre des destinations est motivé par l'envie d'arriver en avion et de remonter jusqu'en France par d'autres moyens de transports. si j'avais plus de temps je bannirai l'avion de ce trip mais bon...
Ma question est la suivante: Pour éviter les ennuis aux frontières je pense me faire un deuxième passeport pour entrer au Liban sans le tampon israélien, mais du coup il manquera une pièce au puzzle si la douane essaye de retracer mon voyage. je vais arriver en israel avec un passeport, et je pensai en présenter un autre en arrivant en Jordanie, ainsi j'arriverai au liban avec le tampon jordanien mais pas le tampon israélien. Jusque là tout va bien. mais est-ce que les autorités jordannienes ne risquent pas de tiquer si je n'ai pas le tampon israelien pour sortir du pays?
Est-ce que quelqu'un a déjà suivi cet itinéraire? qu'en pensez-vous?
Merci de vos conseils et avis.
Joe
Passeport en cours de production, voyage en Tunisie English translation pending
Bonjour
Voilà je poste car je stress beaucoup. Je pars avec mon ami en Tunisie le 8 juin, ce Dimanche donc, pour notre premier voyage. J'ai moi même un passeport valide mais lui n'en avait pas, nous avons donc fait une demande. Le passeport est en cours de production à l'imprimerie nationale depuis le 27 mai. J'ai lu que le temps de fabrication et d’expédition du passeport était court, environ 3 à 5 jours mais je ne peux pas m'empêcher de m’inquiéter, car nous partons dans 7 jours déjà!
Cela vous est-il déjà arrivé, en combien de temps avez vous reçu votre passeport à partir de la date de production à l'imprimerie nationale?
Merci de votre aide
Voilà je poste car je stress beaucoup. Je pars avec mon ami en Tunisie le 8 juin, ce Dimanche donc, pour notre premier voyage. J'ai moi même un passeport valide mais lui n'en avait pas, nous avons donc fait une demande. Le passeport est en cours de production à l'imprimerie nationale depuis le 27 mai. J'ai lu que le temps de fabrication et d’expédition du passeport était court, environ 3 à 5 jours mais je ne peux pas m'empêcher de m’inquiéter, car nous partons dans 7 jours déjà!
Cela vous est-il déjà arrivé, en combien de temps avez vous reçu votre passeport à partir de la date de production à l'imprimerie nationale?
Merci de votre aide
Balade sur la Mer de Glace (Chamonix) English translation pending
Bonjour du 18 au 20 juin, je pense partir à Chamonix, et j'aimerais retourner à La Mer de Glace. J'aimerais savoir s'il était possible de s'aventurer sur le glacier pour une petite ballade d'une heure sans pour autant jouer les alpinistes ?
Essaouira: bonnes et mauvaise adresses dans la Medina English translation pending
Bonjour à tous ,
De retour du Maroc , voici pour Essaouira une adresse à eviter et deux autres que je vous recommande.
1° Restaurant italien Silvestro cité dans le GR 2013 et autre guide : Apres un périple de 3 semaines à parcourir le Maroc , l’envie de manger italien m’ a pris un soir . Tres grosse deception que cette adresse . Avis personnel : Tres tres mauvais rapport qualité prix.
Arrivé à 19H10 , deux couples m’ayant précédé à l’ouverture 10 mns plus tot , je suis ressorti à quasiment 21 heures . Heureusement que j’avais emporté de la lecture avec moi .
Salade de tomates avec mozzarella : rien d’extraordinaire et quantité chiche par rapport à d’autres restaurants marocains offrant des salades beaucoup moins chères et bien plus copieuses.
Escalope de veau sauce champignons + pommes roties. Sauce d’accompagnement : RAS , bon gout. Quelques pommes de terre plus que tiedes , presque refroidies . Viande : morceau de taille plus que moyenne , mais alors de la vraie carne . Désolé pour le patron italien , mais c’est le constat fait . Avec une petite bière en supplément , cout total avoisinant l’ equivalent en dirhams de 20 euros.
Pourtant ce restaurant semble avoir du succes avec les touristes en majorité britanniques qui s’y ruent . Toutes les tables etaient complètes .A croire que leurs papilles gustatives sont anesthésiées . J'ai interrogé des clients qui en ressortaient un autre soir , ils ne l'avaient trouvé guère formidable.
2° Les jours suivants je me suis rabattu sur le NECTAR cité lui aussi dans le GR 2013 . Tres tres satisfait de ce petit restaurant familial marocain . C’est bon et les portions servies sont honnetes. D’ailleurs j’ ai revu les memes touristes français y revenir quelques soirs consécutifs. Hasnah qui assure le service est tres sympathique et tres attentionnée vis-à-vis de ses clients.
3° Hotel Souiri cité egalement dans le GR 2013 :
Personnel tres accueillant , tres attentionné. Hotel de style marocain bien tenu , propre .
J’y ai dormi pour 250 Dirham , ch avec sdb/WC + petit dej inclus. Le petit dejeuner est servi à partir de 7 heurs dans un salon marocain. Attention , certains jours les groupes hollando/allemands s’y ruent avant l’ouverture et occupent déjà toutes les tables.
Bonne semaine à tous Jean
De retour du Maroc , voici pour Essaouira une adresse à eviter et deux autres que je vous recommande.
1° Restaurant italien Silvestro cité dans le GR 2013 et autre guide : Apres un périple de 3 semaines à parcourir le Maroc , l’envie de manger italien m’ a pris un soir . Tres grosse deception que cette adresse . Avis personnel : Tres tres mauvais rapport qualité prix.
Arrivé à 19H10 , deux couples m’ayant précédé à l’ouverture 10 mns plus tot , je suis ressorti à quasiment 21 heures . Heureusement que j’avais emporté de la lecture avec moi .
Salade de tomates avec mozzarella : rien d’extraordinaire et quantité chiche par rapport à d’autres restaurants marocains offrant des salades beaucoup moins chères et bien plus copieuses.
Escalope de veau sauce champignons + pommes roties. Sauce d’accompagnement : RAS , bon gout. Quelques pommes de terre plus que tiedes , presque refroidies . Viande : morceau de taille plus que moyenne , mais alors de la vraie carne . Désolé pour le patron italien , mais c’est le constat fait . Avec une petite bière en supplément , cout total avoisinant l’ equivalent en dirhams de 20 euros.
Pourtant ce restaurant semble avoir du succes avec les touristes en majorité britanniques qui s’y ruent . Toutes les tables etaient complètes .A croire que leurs papilles gustatives sont anesthésiées . J'ai interrogé des clients qui en ressortaient un autre soir , ils ne l'avaient trouvé guère formidable.
2° Les jours suivants je me suis rabattu sur le NECTAR cité lui aussi dans le GR 2013 . Tres tres satisfait de ce petit restaurant familial marocain . C’est bon et les portions servies sont honnetes. D’ailleurs j’ ai revu les memes touristes français y revenir quelques soirs consécutifs. Hasnah qui assure le service est tres sympathique et tres attentionnée vis-à-vis de ses clients.
3° Hotel Souiri cité egalement dans le GR 2013 :
Personnel tres accueillant , tres attentionné. Hotel de style marocain bien tenu , propre .
J’y ai dormi pour 250 Dirham , ch avec sdb/WC + petit dej inclus. Le petit dejeuner est servi à partir de 7 heurs dans un salon marocain. Attention , certains jours les groupes hollando/allemands s’y ruent avant l’ouverture et occupent déjà toutes les tables.
Bonne semaine à tous Jean
Aéroport Minneapolis: configuration des lieux English translation pending
Bonjour à tous d' abord :). Je pars le 19 juin de Paris CDG à destination de Las Vegas via Minneapolis : vol AF Paris - Minneapolis, vol Delta Airlines Minneapolis - Las Vegas. Temps de transit : 1 h 55. Au vu des sujets consacrés à l' aéroport de Minneapolis ça devrait être jouable. Par ailleurs j' ai plus ou moins compris les démarches à effectuer :
descente de l' avion / douane / récupération des bagages / immigration / sécurité / réenregistrement des bagages au comptoir de DA / salle d' embarquement.
Mes questions en fait sont les suivantes :
- ces différents endroits (douane / récupération des bagages / immigration / réenregistrement des bagages au comptoir de DA / sécurité / salle d' embarquement) sont ils au même niveau ?
- sont ils difficiles à trouver ?
- faut il monter / descendre des escaliers, prendre un tramway interne ?
Je pose cette question car j' ai consulté le plan de l' aéroport de minneapolis sur internet cet après - midi et tout ça ne me paraît pas très clair...
Le plan se trouve ici :
http://www.mspairport.com/maps.aspx
Merci d' avance pour vos questions et désolé si des réponses ont déjà été apportées dans d' autres sujets 😕.
Bon voyage à tous en tous cas en cet été qui arrive à grand pas 😎
descente de l' avion / douane / récupération des bagages / immigration / sécurité / réenregistrement des bagages au comptoir de DA / salle d' embarquement.
Mes questions en fait sont les suivantes :
- ces différents endroits (douane / récupération des bagages / immigration / réenregistrement des bagages au comptoir de DA / sécurité / salle d' embarquement) sont ils au même niveau ?
- sont ils difficiles à trouver ?
- faut il monter / descendre des escaliers, prendre un tramway interne ?
Je pose cette question car j' ai consulté le plan de l' aéroport de minneapolis sur internet cet après - midi et tout ça ne me paraît pas très clair...
Le plan se trouve ici :
http://www.mspairport.com/maps.aspx
Merci d' avance pour vos questions et désolé si des réponses ont déjà été apportées dans d' autres sujets 😕.
Bon voyage à tous en tous cas en cet été qui arrive à grand pas 😎
V74 Lot (Décazeville) - Aurillac? English translation pending
Je vais faire mon 4me tour au Puy Mary depuis chez moi, à Rodez. Comme j'évite les routes chargées de voitures et camions, je passe toujours par le chemin qui me semble le meilleur : Conques (sur le D901), puis je tourne à droite sur le Lot, et je tourne vers le nord par le D601, puis je coupe vers le ouest sur le D20 pour rejoindre le D617 en direction d'Aurillac. Bon itinéraire, bien tranquille, je n'ai jamais vu intérêt à changer.
Mais là, je vois sur la carte d'OpenCycle.org (super site) que le D617 est une "piste cyclable", le "V74", et que je pourrais le prendre bien plus tôt si je suis prêt à faire un petit détour, tournant plutot à gauche, vers l'ouest sur le Lot, pour prendre le V74 à son terminus sud, Port d'Agrès.
Je me demande ce que c'est comme route, pourquoi on a vu bon non tracer cet itinéraire et lui donner un nom. Ca doit être quelque de chose de bien aimé par les cyclistes du coin, non ? Est-ce que ca vaut le détour?
Suis curieux, et partant pour l'essayer, mais je voudrais savoir pourquoi on l'a désigné comme piste cyclable : on est on ras de campagne, on peut prendre n'importe quelle "petite route" et c'est probablement joli. Celle-ci a l'air bien sinueuse, bien plus longue donc que ma route habituelle, mais sinueux veut souvent dire intéressant.
Ce que je veux savoir, donc, c'est si ca vaut la peine du détour et les Km de plus que sa trace torture implique ?
Si vous connaissez donc ce segment Lot-Aurriac sur le V74 (D617), merci de partager vos expériences et vos opinions.
Entretemps, voici mes photos Puy Mary:
http://www.pbase.com/tomsmithvaniz/hiking_in_the_auvergne_
TSV
Mais là, je vois sur la carte d'OpenCycle.org (super site) que le D617 est une "piste cyclable", le "V74", et que je pourrais le prendre bien plus tôt si je suis prêt à faire un petit détour, tournant plutot à gauche, vers l'ouest sur le Lot, pour prendre le V74 à son terminus sud, Port d'Agrès.
Je me demande ce que c'est comme route, pourquoi on a vu bon non tracer cet itinéraire et lui donner un nom. Ca doit être quelque de chose de bien aimé par les cyclistes du coin, non ? Est-ce que ca vaut le détour?
Suis curieux, et partant pour l'essayer, mais je voudrais savoir pourquoi on l'a désigné comme piste cyclable : on est on ras de campagne, on peut prendre n'importe quelle "petite route" et c'est probablement joli. Celle-ci a l'air bien sinueuse, bien plus longue donc que ma route habituelle, mais sinueux veut souvent dire intéressant.
Ce que je veux savoir, donc, c'est si ca vaut la peine du détour et les Km de plus que sa trace torture implique ?
Si vous connaissez donc ce segment Lot-Aurriac sur le V74 (D617), merci de partager vos expériences et vos opinions.
Entretemps, voici mes photos Puy Mary:
http://www.pbase.com/tomsmithvaniz/hiking_in_the_auvergne_
TSV
Vol pour la Martinique et perte de carte d'identité English translation pending
bonjour,
Pouvez-vous me renseigner ?
Je prends l'avion jeudi pour la martinique Vo Air Caraibes Je viens de perdre ma carte d'identité 8 jours avant le départ. Je n'ai pas de passeport. Cela vous est-il arrivé ? Avez-vous une solution à me proposer ? Merci pour votre aide.
Pouvez-vous me renseigner ?
Je prends l'avion jeudi pour la martinique Vo Air Caraibes Je viens de perdre ma carte d'identité 8 jours avant le départ. Je n'ai pas de passeport. Cela vous est-il arrivé ? Avez-vous une solution à me proposer ? Merci pour votre aide.
Conseils pratiques pour voyage en bus en Equateur English translation pending


Bonjour,
Voilà, notre petit voyage de 15 jours entre les Andes et l'Oriente est terminé. Afin de remercier tous ceux qui m'ont aidée à préparer mon voyage sur le forum, plutôt qu'un récit de voyage, voici quelques petites infos pratiques.
Tout d'abord voici notre itinéraire:
Samedi 19/04 : Arrivée à Quito (Maison d'hôte quartier Miraflores) Dimanche 20/04 : Visite de Quito + mitad del mundo. Nuit à Quito. Lundi 21/4 Descente au Quilotoa Mardi 22/4 Excursion Cotopaxi Mercredi 23/04 Rando Cotopaxi Départ pour le Chimborazo Comunidad Jeudi 24/04 Comunidad Chimborazo: Marché de Guamote, Casa del turismo de Palacio Real. Vendredi 25/04:Comunidad Chimborazo>Baños Samedi 26/04 Tena Dimanche 27/4 Tena Lundi 28/4 Tena> Quito mardi 29/4 Départ vers Cahuasquí Mercredi 30/4 Cahuasquí Jeudi 1/05Cahuasquí Vendredi 2/05 :Cahuasquí départ pour Quito : Vol à 20H20
TRAJET EN BUS: A Quito: nous sommes allés à un guichet pour réserver un taxi: et ils nous ont donné le meilleur prix, soit 26$ pour aller au quartier Miraflores. Pour le Quilotoa: nous avons pris à Quito un bus vers Latacunga: faire attention de prendre celui qui dépose au terminal terrestre, car le nôtre nous a déposés dans la rue et nous avons dû marcher 15 min avec nos bagages. Ensuite prendre un bus pour Zumbahua, puis une camionnette pour le Quilotoa. Le prix est de 5$ alors que nous avons payé 10$! Bon c'était le début et nous nous sommes faits avoir... Pour les hôtels, apparemment ils en construisent de plus confortables car au Quilotoa c'est plutôt ambiance refuge!
Pour aller au Cotopaxi nous avons dû retourner à Latacunga via Zumbahua, puis un bus pour le Cotopaxi. Le bus dépose sur le bord d'une route et il y a des camionnettes avec des guides qui proposent la visite du parc: compter entre 15 et 25$ par personne. Nous avons demandé au chauffeur de nous déposer à notre hôtel après la visite au lieu de nous ramener au début du parc ce qui nous a évité un transfert.
Pour repartir, le propriétaire de l'hôtel nous a conduits à Machachi où nous avons pris un bus pour Riobamba. Le transfert nous a coûté 25$ mais il nous a ramenés en ville pour faire des achats, retirer de l'argent et a attendu le bus avec nous. A Riobamba nous avons pris un taxi jusqu'à la communauté (compter 5ou 6$), mais on peut aussi prendre un bus jusqu'à Calpi (cimetière) , puis une camionnette pour 2$.
Pour le retour, même chose à l'inverse puis bus pour Tena. Là tout était organisé par le Sacha Sisa Lodge: taxi + pirogue.
Au retour nous avons pris un bus pour Quito jusqu'à Cumbayá puis un taxi (10$) jusqu'à Miraflores (indiquer Universidad central au taxi s'il ne connait pas).
Pour aller à Cahuasquí nous avons suivi les indications de leur site: taxi jusqu'à Carcelén (7$), bus jusqu'à Ibarra (éviter celui qui va à Tulcán et qui ne dépose pas au terminal terrestre), puis autre bus pour Cahuasquí. Demander à être déposé à la cruz, puis marcher 10min .
Au retour d'Ibarra, même chose à l'inverse mais pour aller sur Quito, prendre un bus qui va vers le sud et passe par Pifo. Demander à être déposé à l'aéroport. On nous dépose à un rond-point où il y a des camionnettes qui font la navette (compter 3/4$)
Question sécurité: être vigilent avec les bagages à main: les garder sur soi, et si on met un sac à dos dans les rangements au-dessus des sièges, laisser pendre les sangles pour voir qu'ils sont toujours là. Les bus longue distance donnent des tickets pour les bagages en soute.
Voilà notre périple en bus. Nous avons beaucoup aimé même si la musique est parfois entêtante quand on veut dormir. J'ai adoré les vendeurs de nourriture dans le bus, les bonimenteurs.
J'ai adoré notre voyage même s'il nous aurait fallu un jour de plus à Quito (pour le musée Guayasamín), un jour à Otavalo pour les achats, un jour au Cotopaxi pour faire une rando à cheval, puis 2 ou 3 jours à Cahuasquí pour faire des randos, aller voir les lagunes et volcans et prendre notre temps à "La rana cantó". Bref, une semaine supplémentaire aurait été la bienvenue.
Côté temps, nous n'avons pas eu trop de pluie et ce qui est appréciable c'est que ce n'est pas la haute saison
Questions pratiques:Retrait d'argent: Nous avons eu des difficultés à retirer de l'argent, mais c'est faisable avec quelques précautions. J'avais signalé mon départ à ma banque mais la personne que j'ai vue n'a pas transmis l'info et ma carte a été bloquée pendant 2 jours par le siège pensant à des retraits frauduleux. Donc, il vaut mieux leur envoyer un mail pour qu'il y ait une trace. Retirez dans les centres des grandes villes, dans des grandes banques (Banco Pichincha, Banco del Pacífico...). Les retraits sont plafonnés à 500$, voire moins. On peut prendre 2 cartes pour contourner. Peu d’endroits permettent les paiements par CB.Repas: Compter entre 3 et 5$ pour un almuerzo (soupe+ plat, parfois boisson comprise). Dans les maisons d'hôtes compter 8$ pour le repas du soir (merienda), 2,5 à 3$ pour le petit déj quand il n'est pas inclus. Bouteille d'eau 50 cl= 50 c. Bière 50cl: 1,50c.A savoir: On ne jette pas le papier hygiénique dans les toilettes mais dans une corbeille à côté car la tuyauterie est trop fine! Petit lexique pour ceux qui parlent Espagnol d'Espagne... On ne dit pas "Cena" pour le repas du soir mais "Merienda" (goûter en Espagnol): ça peut vous éviter des malentendus. On ne dit pas "Zumo" mais "Jugo" pour les jus de fruits: il en existe de toute sorte, le plus typique celui de Tomate de árbol (tomate fruit). On ne dit pas "Vale" mais "Está bien", pas "patatas" mais "papas", pas "bolsa" mais "funda", pas "ordenador" mais "computadora". Les gens parlent très facilement pour peu qu'on s'intéresse à eux. Ils vous renseignent et vous aident sans rien vous demander en contre-partie. On a fait du stop au termes de Chachimbiro: il est facile de monter à l'arrière d'un pick-up ou de partager un taxi dans les zones rurales.
Quito est superbe mais qu'est-ce que c'est pollué: si vous avez un foulard, chèche... c'est mieux. Il est très facile de se déplacer en bus, métrobus à Quito. La ville est quadrillée par la police, la sécurité civile, la police touristique... Mais attention quand même à vos portables!
Pour les maisons d'hôtes/hôtels voici mon palmarès (infos en MP si vous voulez)
+Hacienda los Mortiños (Cotopaxi)> voir mon avis sur Trip advisor. Un peu plus cher dans le budget Routard mais ça vaut largement le prix! + Dans un autre style, plus nature et routard: La Rana Cantó à Cahuasquí (voir dans Le guide du Routard) . Des paysages à couper le souffle un village perché sur la montagne avec un contact authentique avec la population, et une maison et un table d'hôte d'où on n'a pas envie de partir. +Notre maison d'hôtes Fleur de coton à Quito Alain et Vanesa vous accueillent comme à la maison, sans chichis, et sont des conseillers précieux pour organiser votre voyage. +Sacha Sisa Lodge à Tena: Juan et Lucía tiennent un petit Lodge familial et vous font découvrir la vie au bord du fleuve Napo sans faux semblants. La mère de Juan vous montre les traditions Quichuas: une vraie rencontre! + Baños: L'hôtel D'Matias: auberge de jeunesse qui offre aussi des chambres familiales. Situé juste à côté de la gare routière (pratique quand on ne reste qu'un jour), avec cuisine commune, internet, wifi gratuit, des jeux de société, et un billard sur la terrasse! Le tout pour 6$ par personne!
A Baños vous pouvez laisser votre linge sale à la réception et vous le récupérez propre le lendemain: 1$ le kilo!
Goûtez aussi les melcochas, les bonbons de Baños que les enfants ont adorés!
A Tena nous avons rencontré Teodoro Rivadeneyra de l'agence Teorumi: si vous voulez faire une excursion aventure en Amazonie n'hésitez pas à faire appel à lui. Il connait sur le bout des doigts la faune et la flore, notamment les serpents: un croisement entre Indiana Jones et Crocodile Dundee! Il milite pour la défense du Yasuni, fait des conférences: bref quelqu'un d'exceptionnel!
Bon voilà, je crois que j'ai fait le tour. J'espère avoir été utile à certains. Je reste à votre disposition pour répondre aux questions.
En tout cas: ce fut un merveilleux voyage et une formidable aventure humaine.
Voyageusement votre
Sophie.
Namibie, la destination de rêve! English translation pending
bonjour à tous,
Depuis le 19/11, je vous avais promis un vrai carnet de voyage avec des photos... Bon ok, je suis légèrement en retard... 🏴☠️ Désolée les amis, vraiment pas pu m'y mettre avant! D'ailleurs soyez indulgents, c'est mon 1er carnet 😊
Rappel de notre itinéraire du 23/10 au 11/11:
J 0 : CDG – JNB Vols Air France J 1 : JNB – WDH Vol South African arrivée Windhoek 15h20 Londiningi B&B J 2 : MARIENTAL – Bagatelle Kalahari campsite J 3 : NAMIBRAND – Namibrand Family Hideout campsite J 4 : SESRIEM – Sesriem Campsite J 5 : SESRIEM – Sesriem Campsite J 6 : NAUKLUFT – Gecko Camp hilltop campsite J 7 : SWAKOPMUND – Cornestorne Guesthouse chambre deluxe J 8 : SWAKOPMUND – Cornestorne Guesthouse chambre deluxe J 9 : SPITZKOPPE – Campsite J10 : Brandberg – Brandberg White lady lodge Chalet J 11 : GROOTBERG – Hoada Campsite J 12 : GROOTBERG – Hoada Campsite J 13 : ETOSHA – Okaukuejo ch double J 14 : ETOSHA – Halali Campsite J 15 : ETOSHA – Namutoni Campsite J 16 : OTJIWARONGO – Weaver’s Rock e J 17 : OTJIWARONGO – Weaver’s Rock J 18 : WDH – JNB vol British Airways j 19: JNB - CDG vol Air France
Rappel: tout a été organisé par Tourmaline
23-24 octobre: Alors ça y'est c'est le grand jour, l’excitation est à son comble! 3 fois j'ai tenté de partir en Namibie ce qui confirme l'adage "la 3è sera la bonne". Pourquoi la Namibie? J'en rêvais depuis quelques années sans vraiment connaitre le pays. Et en fait c'est en lisant le 1er carnet de vincent sur COW que je me suis dit "ok j'irais là bas". Donc merci Vincent 😉 Le vol Paris - JNB se passe tranquillement... En fait j'ai dormi tout le vol, ça aide à faire passer le temps. Après 3 h d'attente, on repart comme convenu à 13h15. Ce vol fut le pire de ma vie.... Déjà que je hais l'avion (le comble pour un agent de voyage 🤪) mais alors là, c'était 2h de turbulences sans fin! Nous arrivons à 15h15 et trouvons assez rapidement celui qui doit nous emmener chez Caprivi Car Hire. Et là ça se complique! Déjà je vois ce gros machin de 4x4 (toyota hilux double cabine) qu'il va falloir que je conduise. Sur le moment je me suis dit "au secours je vais jamais réussir à le conduire". Puis nous rencontrons Heidi, mal aimable, non souriante, soupire à chaque question. Et comme elle en a marre, elle décide d'appeler Willy, qui traduira. Plus sympathique certes. Bref une fois qu'on m'a montré comment conduire, les questions de franchises réglées et toute la paperasse, Willy m'abandonne et me laisse aller toute seule au Londigini. Je veux pas conduire, je vais me tuer! En plus en ville quoi! Faut que je tourne à gauche... Ok c'est une route à 2 voies, bah je me mets sur laquelle? 🏴☠️
Et il est déjà 19h! Nous arrivons sans encombre au lodge. Qui est plutôt mignon... Et accueil très sympathique. Valeur ajoutée on a repérée banque, essence et spar juste à côté! Après une bonne douche, bonne nuit tout le monde
25/10: debout 7h! Délicieux petit déjeuner et on décolle à 8h30. Opération courses: à manger c'est bien ça, surtout des crudités, de quoi faire des sandwichs, de la viande, de l'allume feu et du charbon pour les braai, le fameux biltong, et des adaptateurs. Une fois l'essence mise et l'argent retiré, il se fait déjà 10h30. Nous partons enfin sur les routes namibiennes direction le Kalahari. Belle route goudronnée, on ne s'y attend pas forcément...

Willy nous a tracé sur la carte les routes à prendre, qui ne sont pas forcément celles indiquées sur le roadbook. Je cherche pas à comprendre, je suis Willy.
Et là on se retrouve sur notre 1ère gravel road où nos seuls compagnons seront des chèvres et des chevaux!

Mais après plus d'une heure de route sans voir personne, pas un âne, pas un tracteur pas un panneau, j'avoue moment de panique: et si on c'était trompé de route? 🙁 Mais au bout de 30 min, ouais un panneau!!!! Indiquant bien la direction de Mariental! A 15h30, nous arrivons enfin à l'entrée du Bagatelle! Ah mais y a encore de la route pour aller au lodge? sur du sable mou en plus?! Bon bah on va voir si je maitrise ou si je fais du sur place... Mais là commence le safari, y a des springboks partout! On aperçoit même un koudou (mais trop loin sur la photo)


L'accueil au lodge est très chaleureux, on nous indique le chemin de notre emplacement, car ce soir c'est nuit en camping. On nous dit qu'on peut assister au déjeuner des guépards.... Non merci! Ils feraient mieux de les donner au CCF...
Pour moi c'est le pied, un emplacement en plein air, les springboks qui passent près des tentes, des dunes qui donnent envie de faire grimpette... D'ailleurs une fois la voiture garée (j'ai juste abîmé un poteau 😉) c'est parti pour aller voir ce qu'il se passe là haut à pied!
L'emplacement,

Et voilà ce décor de rêve! Tout un tas d'émotions passent par ma tête... De l'enthousiasme, envie d'hurler de bonheur, de la joie, des larmes de bonheur, et une excitation d'enfer! Excitée par cet instant, et d'avance par ceux qui viendront.... envie de m'allonger et de me laisser descendre en me roulant (sauf que vu toutes les crottes de sprinbok et autres je vais éviter 😕)


Après avoir passé un bon moment à contempler tout ça, c'est l'heure de l'apéro! Sur un sublime coucher de soleil... Mais j'arrive trop tard pour le prendre en photo... Tant pis apéro donc: de la bière et du biltong. Au menu ce soir poulet au barbecue (si j'arrive à l'allumer parce que je suis novice)... Et ben oui j'y arrive! Trop bon! Mais le repas est un peu gâché par ces milliers d'insectes qui eux aiment aussi le poulet... Et dodo de bonne heure car la journée fut longue! Bonne nuit!
26 octobre: Le réveil à 6h30 est douloureux. Mais je sors à peine de ma tente que je vois un springbok quasi à mes pieds 😎! Voilà de quoi oublier la fatique! Avec en prime un sublime levé de soleil, déjà bien levé en fait...

Nous partons directement à 7h30, car une longue route m'attend jusqu'au Namibrand (réserve que j'attends avec impatience!!!) Sur la route...
des springbok encore et toujours

Notre 1ère autruche qui jouera un bon moment à "qui avance le plus vite" avec nous (impossible de prendre une photo derrière le grillage)
Un zèbre (saleté de grillage) qui ira vite se planquer dérrière les arbres avec ses amis....

Un oiseau (si quelqu'un sait....?)

et des dizaines de mon animal préféré (avec le guépard) l'oryx



La suite un peu plus tard 😛
Depuis le 19/11, je vous avais promis un vrai carnet de voyage avec des photos... Bon ok, je suis légèrement en retard... 🏴☠️ Désolée les amis, vraiment pas pu m'y mettre avant! D'ailleurs soyez indulgents, c'est mon 1er carnet 😊
Rappel de notre itinéraire du 23/10 au 11/11:
J 0 : CDG – JNB Vols Air France J 1 : JNB – WDH Vol South African arrivée Windhoek 15h20 Londiningi B&B J 2 : MARIENTAL – Bagatelle Kalahari campsite J 3 : NAMIBRAND – Namibrand Family Hideout campsite J 4 : SESRIEM – Sesriem Campsite J 5 : SESRIEM – Sesriem Campsite J 6 : NAUKLUFT – Gecko Camp hilltop campsite J 7 : SWAKOPMUND – Cornestorne Guesthouse chambre deluxe J 8 : SWAKOPMUND – Cornestorne Guesthouse chambre deluxe J 9 : SPITZKOPPE – Campsite J10 : Brandberg – Brandberg White lady lodge Chalet J 11 : GROOTBERG – Hoada Campsite J 12 : GROOTBERG – Hoada Campsite J 13 : ETOSHA – Okaukuejo ch double J 14 : ETOSHA – Halali Campsite J 15 : ETOSHA – Namutoni Campsite J 16 : OTJIWARONGO – Weaver’s Rock e J 17 : OTJIWARONGO – Weaver’s Rock J 18 : WDH – JNB vol British Airways j 19: JNB - CDG vol Air France
Rappel: tout a été organisé par Tourmaline
23-24 octobre: Alors ça y'est c'est le grand jour, l’excitation est à son comble! 3 fois j'ai tenté de partir en Namibie ce qui confirme l'adage "la 3è sera la bonne". Pourquoi la Namibie? J'en rêvais depuis quelques années sans vraiment connaitre le pays. Et en fait c'est en lisant le 1er carnet de vincent sur COW que je me suis dit "ok j'irais là bas". Donc merci Vincent 😉 Le vol Paris - JNB se passe tranquillement... En fait j'ai dormi tout le vol, ça aide à faire passer le temps. Après 3 h d'attente, on repart comme convenu à 13h15. Ce vol fut le pire de ma vie.... Déjà que je hais l'avion (le comble pour un agent de voyage 🤪) mais alors là, c'était 2h de turbulences sans fin! Nous arrivons à 15h15 et trouvons assez rapidement celui qui doit nous emmener chez Caprivi Car Hire. Et là ça se complique! Déjà je vois ce gros machin de 4x4 (toyota hilux double cabine) qu'il va falloir que je conduise. Sur le moment je me suis dit "au secours je vais jamais réussir à le conduire". Puis nous rencontrons Heidi, mal aimable, non souriante, soupire à chaque question. Et comme elle en a marre, elle décide d'appeler Willy, qui traduira. Plus sympathique certes. Bref une fois qu'on m'a montré comment conduire, les questions de franchises réglées et toute la paperasse, Willy m'abandonne et me laisse aller toute seule au Londigini. Je veux pas conduire, je vais me tuer! En plus en ville quoi! Faut que je tourne à gauche... Ok c'est une route à 2 voies, bah je me mets sur laquelle? 🏴☠️
Et il est déjà 19h! Nous arrivons sans encombre au lodge. Qui est plutôt mignon... Et accueil très sympathique. Valeur ajoutée on a repérée banque, essence et spar juste à côté! Après une bonne douche, bonne nuit tout le monde
25/10: debout 7h! Délicieux petit déjeuner et on décolle à 8h30. Opération courses: à manger c'est bien ça, surtout des crudités, de quoi faire des sandwichs, de la viande, de l'allume feu et du charbon pour les braai, le fameux biltong, et des adaptateurs. Une fois l'essence mise et l'argent retiré, il se fait déjà 10h30. Nous partons enfin sur les routes namibiennes direction le Kalahari. Belle route goudronnée, on ne s'y attend pas forcément...

Willy nous a tracé sur la carte les routes à prendre, qui ne sont pas forcément celles indiquées sur le roadbook. Je cherche pas à comprendre, je suis Willy.
Et là on se retrouve sur notre 1ère gravel road où nos seuls compagnons seront des chèvres et des chevaux!

Mais après plus d'une heure de route sans voir personne, pas un âne, pas un tracteur pas un panneau, j'avoue moment de panique: et si on c'était trompé de route? 🙁 Mais au bout de 30 min, ouais un panneau!!!! Indiquant bien la direction de Mariental! A 15h30, nous arrivons enfin à l'entrée du Bagatelle! Ah mais y a encore de la route pour aller au lodge? sur du sable mou en plus?! Bon bah on va voir si je maitrise ou si je fais du sur place... Mais là commence le safari, y a des springboks partout! On aperçoit même un koudou (mais trop loin sur la photo)


L'accueil au lodge est très chaleureux, on nous indique le chemin de notre emplacement, car ce soir c'est nuit en camping. On nous dit qu'on peut assister au déjeuner des guépards.... Non merci! Ils feraient mieux de les donner au CCF...
Pour moi c'est le pied, un emplacement en plein air, les springboks qui passent près des tentes, des dunes qui donnent envie de faire grimpette... D'ailleurs une fois la voiture garée (j'ai juste abîmé un poteau 😉) c'est parti pour aller voir ce qu'il se passe là haut à pied!
L'emplacement,

Et voilà ce décor de rêve! Tout un tas d'émotions passent par ma tête... De l'enthousiasme, envie d'hurler de bonheur, de la joie, des larmes de bonheur, et une excitation d'enfer! Excitée par cet instant, et d'avance par ceux qui viendront.... envie de m'allonger et de me laisser descendre en me roulant (sauf que vu toutes les crottes de sprinbok et autres je vais éviter 😕)


Après avoir passé un bon moment à contempler tout ça, c'est l'heure de l'apéro! Sur un sublime coucher de soleil... Mais j'arrive trop tard pour le prendre en photo... Tant pis apéro donc: de la bière et du biltong. Au menu ce soir poulet au barbecue (si j'arrive à l'allumer parce que je suis novice)... Et ben oui j'y arrive! Trop bon! Mais le repas est un peu gâché par ces milliers d'insectes qui eux aiment aussi le poulet... Et dodo de bonne heure car la journée fut longue! Bonne nuit!
26 octobre: Le réveil à 6h30 est douloureux. Mais je sors à peine de ma tente que je vois un springbok quasi à mes pieds 😎! Voilà de quoi oublier la fatique! Avec en prime un sublime levé de soleil, déjà bien levé en fait...

Nous partons directement à 7h30, car une longue route m'attend jusqu'au Namibrand (réserve que j'attends avec impatience!!!) Sur la route...
des springbok encore et toujours

Notre 1ère autruche qui jouera un bon moment à "qui avance le plus vite" avec nous (impossible de prendre une photo derrière le grillage)
Un zèbre (saleté de grillage) qui ira vite se planquer dérrière les arbres avec ses amis....

Un oiseau (si quelqu'un sait....?)

et des dizaines de mon animal préféré (avec le guépard) l'oryx



La suite un peu plus tard 😛
Canyons colorés, cimes enneigées, l'ouest USA au printemps English translation pending
Tout le récit en images en cliquant ici
Ce 4ème voyage dans l’ouest américain s’est décidé seulement 2 mois avant le départ, Fred ayant l’opportunité de faire un voyage professionnel à Las Vegas et sachant que je suis toujours prête pour cette destination, nous en avons profité pour bourlinguer pendant 2 semaines (du 24/04 au 09/05/14) aux alentours (enfin…vu d’ici hein !) Je me suis vite replongée dans ma doc pour réaliser que cette fois j’avais envie d’un voyage un peu différent : pas d’enfant, seulement 2 semaines, un planning pour la 2ème semaine connu seulement 3 semaines avant le départ (fonction des contraintes de dates pour Fred à Las Vegas), un voyage au printemps alors que nous ne connaissons l’ouest que sous la chaleur torride de l’été.
L’occasion de sortir des sentiers battus, avec la souplesse que permet un voyage à 2, avec une météo plus propice à la randonnée au sud et l’occasion de profiter de la fin de l’hiver plus au nord (le Yellowstone sous la neige me tente depuis un moment …)
Je me dépêche de réserver les vols, directs au départ de Francfort vers Las Vegas avec Condor, chers vu la saison : 940 €, achetés 7 semaines avant le départ.
Depuis….longtemps j’ai envie de découvrir the Maze, cette partie reculée de Canyonland NP, située à l’ouest de la Green River et du Colorado. J’ai d’abord envisagé d’y aller en 4X4 de location mais les 6h de piste difficile, l’incertitude quant aux qualités (ou non !) de notre 4X4 de location, la perspective de se taper 2 jours de piste fatigante sur un voyage de 2 semaines et enfin la lecture de ce passionnant récit http://backcountrypost.com/...to-water-canyon.903/ m’ont décidé à préférer un accès en bateau. Il est possible de trouver des sources dans the Maze et donc de s’y déplacer à pied, la voiture n’est pas indispensable et on peut ainsi s’affranchir des pistes et s’enfoncer dans le wilderness. Tex’s Riverways, très réactif, nous propose la navette aller-retour de Potash Bottom près de Moab à Spanish Bottom porte d’accès à The Maze par le fleuve Colorado pour 100 $/personne. Nous tombons d’accord sur les dates (ils emmènent très peu de randonneurs mais récupèrent presque tous les jours de nombreux canoés qui achèvent leur descente de la Green River ou du Colorado avant les dangereux rapides de Cataract Canyon) et je réserve des backcountry permits (aucune difficulté, à la différence des permits pour les campsites accessibles en 4X4) pour 3 nuits soit 4 jours de randonnée.
Nous aussi avons bien envie de descendre la Green River en canoé (surtout depuis que marie 31 sur VF m’en a parlé ! Merci Marie !) 3 possibilités : -9 ou 10 jours de Green River à Spanish Bottom (on craint de s’ennuyer, on n’a pas le temps et il faut un permis, très prisé) -4 ou 5 jours de Mineral Bottom à Spanish Bottom (comme pour le trip précédent, permis difficile à obtenir) -4 jours de Ruby Ranch à Mineral Bottom avec permis en nombre illimité (pour Labyrinth Canyon Section donc) car on s’arrête avant d’entrer dans Canyonland NP. Tex’s n’est pas dispo pour la navette. Nous nous tournons donc vers Tag a Long : 275 $ pour la navette par la route jusqu’à la mise à l’eau à Ruby Ranch, la récupération toujours par la route à Mineral Bottom, la location d’un canoé pour 4 jours (+ toilettes portables + firepan (« plat » à feu) rendus obligatoires par le BLM (Bureau of Land Management) en vertu du principe du leave no trace)
Je me penche ensuite sur mes envies de Yellowstone et découvre qu’une bonne partie des routes ouvre le 02 mai (pas toutefois l’accès sud depuis Grand Teton NP, entre autres, la totalité des routes n’ouvre que le 09 mai) D’après mes plans nous pourrions y être le 03 mai au soir et par chance il reste des disponibilités pour se loger à Old Faithfull le 04 et Mammoth Hot Springs le 05 : je réserve sachant qu’on peut annuler sans frais jusque 48 h avant (en cas de grosse flemme ou de prévisions météo pourries par exemple). Bien sûr ça va nous faire une trotte pour si peu de temps sur place, puisque Fred doit être à Las Vegas le 07 au matin. Tant pis, on n’est pas raisonnable et on réserve pour Fred un vol depuis Cody le 06 qui lui permet d’arriver en milieu d’après-midi à Las Vegas. (avec Delta, 152 $ avec juste un bagage cabine)
Notre vol de retour étant le 09 mai, ça me laisse le temps de ramener la voiture à Las Vegas. Je me fais plein de plans de parcours de retour, afin de choisir en fonction de la météo. 14h de route au plus court depuis Cody dit Google Maps, heureusement que j’aime conduire! Je me réserve la possibilité de repasser par Yellowstone, voire par Great Basin NP, tout dépendra du temps et de mon humeur…
Je réserve la voiture chez Alamo via Autoeurope : 15 jours pour 466 € pour un Rav 4 (assurances max et plein inclus).
Les grandes lignes du voyage étant décidées, je me lance dans les détails de la préparation avec la collecte des points GPS importants pour les randos prévues.
Vient ensuite la préparation du matériel, aussi compact et léger que possible surtout pour les 4 jours de backpacking dans the Maze, un peu plus « confort » pour la partie canoé, multicouche en ce qui concerne les vêtements car l’étude des statistiques météo sur http://www.wunderground.com/ indique qu’il faut s’attendre à tout, de la neige aux températures déjà caniculaires, d’autant que nous visiterons des endroits distants de plus de 1000 km du sud au nord.
Notons au passage le poids ridiculement bas autorisé par Condor en bagage cabine : 6 kg seulement ! Et ils contrôlent…pas avec la même intransigeance que Ryanair heureusement… 23 kg comme tout le monde pour le bagage en soute. On est tout juste dans les clous (faut dire qu’on emmène des lyophilisés pour quasi 1 semaine, ça ira mieux au retour !)
Finalement et pour une fois ( !) le jour du départ arriva très vite. Place au récit….
Jeudi 24/04 /14 J1 Après avoir survolé l’Europe, l’Océan Atlantique Nord, les 4/5 du continent nord-américain, nous survolons enfin le Nevada, c’est le désert à perte de vue… Soudain nous dépassons le Lac Mead, survolons pendant quelques secondes les faubourgs pourtant si étendus de Las Vegas et quelques instants après nous fonçons vers le centre-ville et ses immenses buildings : la piste est en plein centre-ville ! Il faut dire qu’ici il fait si chaud une bonne partie de l’année que tout le monde vit en vase clos avec la clim, fenêtres closes (impossibles d’ailleurs le plus souvent de les ouvrir…) L’avion est ponctuel mais les formalités douanières trainent en longueur (plus de 1h30). Nous récupérons enfin la voiture, en 2 secondes pour une fois car nous sommes les premiers au guichet et nous fichons pas mal des caractéristiques techniques de la voiture. On prend un RAV 4 tout neuf avec 280 miles au compteur, pas 4X4 mais ça n’a pas d’importance. Pour une fois les pneus sont en bon état car neufs ! Pas question de mollir…nous avons un peu dormi dans l’avion et c’est tant mieux car nous filons à présent vers Bryce Canyon NP où nous arrivons crevés vers 21h après 4h de route. Check in rapide au Ruby’s Inn où j’ai réservé une chambre il y a quelques jours. Nous sommes debout depuis 25h, on achète de quoi dîner rapidement dans la chambre à l’épicerie de l’hôtel, du gaz pour notre réchaud et hop au lit après avoir avalé un Stilnox (chez nous il est 6 ou 7 h du matin…) Vendredi 25/04/14 J2 On se réveille presque frais et dispo vers 6h (décalage horaire aidant). Gros petit déjeuner au Ruby’s Inn avant de partir randonner sur Fairyland Loop. Nous avons déjà visité Bryce mais cette randonnée est une première pour nous. Fin avril et à cette heure matinale, il n’y a quasi personne. A noter pour ceux que ça intéresserait que les campgrounds sont pleins mais ça ronfle encore. Cette partie du parc nous a semblé moins minérale que plus au sud. On prend notre temps pour parcourir les 13 km de la rando, démarrée vers 7h du matin (le Ruby’s Inn est juste à l’entrée du parc) qui se déroule au sein d’un amphithéâtre vallonné, ponctué de cheminée de fées, de pins obstinés, de badlands colorés, d’arches improbables, de murailles dentelées, et dont la boucle se termine par un retour le long de la rim ce qui permet d’apprécier a posteriori le chemin parcouru. Très belle balade ! En route à présent vers Moab ! Après concertation et en dépit du temps qui se couvre, nous choisissons de passer par la très belle Scenic Byway 12 (5h17 selon google maps) plutôt que par l’autoroute (4h) Nous l’avons déjà parcourue plusieurs fois mais mille passages sur cette route ne suffiraient pas à s’en lasser. Pas de photos car ciel couvert. Souvenir…souvenir…on adore cette région du Grand Staircase Escalante ! A partir de Capitol Reef, l’atmosphère est jaunie par un violent vent de sable qui bouche l’horizon. Il y a un monde fou (tout est relatif) sur la route au sud de la I70. Nous sommes vendredi soir et on a l’impression que tous filent vers Moab où nous arrivons vers 18h. Quelle animation, un vrai zoo ! Il y a visiblement un rassemblement de vielles voitures ou de voitures bizarres en tout cas. Les gens sont installés en bord de route, vautrés dans de vieux canapés jetés à l’arrière de pick up déglingués et attendent visiblement The Défilé. C’est très bon enfant (d’autant qu’en Utah la consommation d’alcool est très réglementée) mais aussi très motorisé et vrombissant de partout ! Pas de doute, c’est plus tranquille en été… Nous faisons le check in à l’Inca Inn (je comprends au vu de toute cette animation pourquoi le prix des hôtels était si élevé quand j’ai réservé il y a une quinzaine de jours), filons au petit supermarché situé à l’entrée sud de la ville acheter fruits et salades pour le dîner de ce soir puis préparons tranquillement nos sacs-à-dos car le départ pour notre randonnée de 4 jours dans the Maze est prévu demain à la première heure. La météo prévoit un peu de pluie pour cette première journée puis du grand beau temps chaud avec 26°C mais des nuits très fraîches avec seulement quelques degrés au- dessus de zéro. Il s’agit simplement de réorganiser nos sacs car pour optimiser poids, volume et saveurs, et éviter les surprises gustatives j’ai fait le choix d’apporter notre propre boustifaille. Nous avons un sac de 8 kg chacun, sans compter l’eau, avec 4 jours de nourriture. On se couche de bonne heure, comme tout le monde ici à Moab semble-t-il car les rues sont maintenant revenues au calme. Boules Quiès de rigueur tout de même vu l’isolation…
Samedi 26/04/14 J3, J1 trek Nous arrivons à 7H30 chez Tex’s Riverways. Organisation très pro et bien rodée : notre voiture sera garée à l’arrière sur leur parking, nous embarquons aussitôt dans un gros bus scolaire jaune rien que pour nous et après 1/2h de route arrivons à Potash Boat Ramp où le jetboat est mis à l’eau en quelques minutes. Nous sommes les seuls passagers à bord. Le ciel est menaçant et je prends soin de m’équiper pour la pluie de la tête aux pieds. C’est parti pour 50 miles à 25 nœuds de moyenne : le froid se fait immédiatement sentir, d’autant qu’en plus on a un vent violent de face, on ferme les écoutilles du mieux possible. Puis la pluie annoncée arrive, légère puis plus intense, ça caille ! Nous dépassons plusieurs canoéistes réfugiés à terre car le vent violent et à contre-courant lève un clapot très gênant pour de si frêles embarcations. Le paysage disparait dans des nuées de pluie, je me mets en mode frileuse et me réfugie au fond du bateau entre 2 rangées de sièges et me couvre d’une banquette en skaï, tandis que Fred reste dignement assis à braver les éléments. Il n’a pas mis son pantalon de pluie et se retrouve rapidement trempé jusqu’à l’os en dessous de la ceinture, brrr… A « fond de cale » je devine que nous arrivons à Spanish Bottom quand le bateau ralentit enfin après 2 heures de tape-cul frigorifiant. Une dizaine de personnes avec une montagne de matériel attend stoïquement sous la pluie de pouvoir embarquer. Nous débarquons en un clin d’œil, déplions nos bâtons de marche et levons les yeux vers la falaise. Bon ben, c’est par là…allons-y gaiment, ça va nous réchauffer ! Au bout d’une centaine de mètres, la pluie cesse… Un dernier regard sur la prairie fleurie de Spanish Bottom , puis vers notre bateau avec lequel nous avons RDV au même endroit dans 4 jours. La pente s’adoucit un peu et nous découvrons les Doll Houses qui pointent vers le ciel gris. A l’est le ciel est encore très noir mais le vent vient de l’ouest et… au moment où nous arrivons en terrain horizontal au pied des monolithes, le ciel bleu fait son apparition ! Quel timing ! Moi qui craignais de suer sang et eau dans les 300 m de grimpette depuis le Colorado ! Grâce à la fraîcheur, nous sommes montés tranquillement malgré nos sacs de 10 kg pour moi et 14 kg pour Fred. En effet, nous avons chacun 2 litres d’eau pour la journée (j’avais prévu 4l/personne mais compte-tenu de la température ambiante et de nos constations lors de la rando d’hier à Bryce, nos besoins sont finalement très inférieurs) et Fred a monté en plus un gallon (3,6 l) que nous cachons à un endroit où nous repasserons avant la 3ème et dernière nuit dans the Maze (tout près de la bifurcation vers the Granary que nous visiterons le 3ème jour) car il n’y a pas d’eau dans cette partie de the Maze. Les cartes du National Geographic (indispensables ainsi qu’un GPS) indiquent la présence de quelques sources dans le parc et j’ai conçu notre parcours en fonction de celles-ci. Arrivés en haut nous sommes rattrapés par un ranger qui nous demande nos permis (1ère fois que ça m’arrive, je ne pensais pas que ça se produirait par ici !) Nous lui exposons rapidement notre parcours, qu’il approuve et confirme mon intuition qu’avec toute cette pluie des dernières heures nous devrions trouver de l’eau assez facilement. Nous basculons enfin vers la piste menant au campsites 1 et 2 des Doll Houses Et la quittons aussitôt pour l’Overlook Trail Les nuages défilent à toute allure et Fred sèche rapidement (quelle tranquillité d’esprit de savoir qu’ici en climat désertique, rien ne reste mouillé longtemps !) Nous nous faufilons entre 2 tours et découvrons une vaste plaine ponctuée d’énormes blocs de sandstone. Petite pause à l’abri du vent alors que le ciel se couvre à nouveau. Nous allons marcher une petite demi-heure avec vestes et pantalons de pluie et le paysage est si bouché que je me concentre sur la flore printanière. Le sentier est bien marqué et balisé de cairns sur le slickrock. Nous reconnaissons au loin les Needles dans un écrin de pluie. Ici la pluie est rare mais elle s’accumule après avoir couru sur les collines de slickrock dans de miraculeuses petites oasis de verdure. Ailleurs elle reste prisonnière des potholes avant de disparaître en quelques jours sous l’effet du vent et du soleil. On se régale de ces gros cumulus joufflus (et lointains !) Le soleil refait quelques apparitions Et la flore profite bien de cette alternance Nous ne sommes pas allées tout au bout de l’Overlook Trail mais avons bifurqué à G un peu avant. Au SE les Needles à l’arrière-plan Et au SO Chimney Rock, notre étape de mi-journée de demain (à G de l’image à l’arrière-plan) La fin de l’étape du jour est proche, nous apercevons le fond de Water Canyon où se trouve une source. Il coule en effet un filet d’eau…nous montons la tente en vitesse car la pluie menace à nouveau. Puis Fred fait le plein d’eau pour le repas du soir et le petit déjeuner du lendemain. L’avantage du filtre (en plus de sa fonction de…filtre) est qu’il permet de remplir une bouteille même si l’eau est très peu profonde. Sinon c’est à la cuiller ! Finalement compte-tenu de la météo du jour (pas plus de 15°C et beaucoup de vent), nous n’avons bu pour les 7 miles de l’étape (miles qui comptent double vu le nombre d’acrobaties nécessaires à la progression ! Mais c’est très ludique…) qu’un litre et demi à nous deux. On découvre ensuite une alcôve qui surplombe le ruisseau et hésitons à déménager la tente mais la flemme l’emporte (cette alcôve est quasi plate et on peut donc y dormir sans tente ni tarp à l’abri des intempéries) Il pleut un peu pendant la nuit mais au réveil la tente est sèche, même pas de rosée !
La suite bientôt...
Ce 4ème voyage dans l’ouest américain s’est décidé seulement 2 mois avant le départ, Fred ayant l’opportunité de faire un voyage professionnel à Las Vegas et sachant que je suis toujours prête pour cette destination, nous en avons profité pour bourlinguer pendant 2 semaines (du 24/04 au 09/05/14) aux alentours (enfin…vu d’ici hein !) Je me suis vite replongée dans ma doc pour réaliser que cette fois j’avais envie d’un voyage un peu différent : pas d’enfant, seulement 2 semaines, un planning pour la 2ème semaine connu seulement 3 semaines avant le départ (fonction des contraintes de dates pour Fred à Las Vegas), un voyage au printemps alors que nous ne connaissons l’ouest que sous la chaleur torride de l’été.
L’occasion de sortir des sentiers battus, avec la souplesse que permet un voyage à 2, avec une météo plus propice à la randonnée au sud et l’occasion de profiter de la fin de l’hiver plus au nord (le Yellowstone sous la neige me tente depuis un moment …)
Je me dépêche de réserver les vols, directs au départ de Francfort vers Las Vegas avec Condor, chers vu la saison : 940 €, achetés 7 semaines avant le départ.
Depuis….longtemps j’ai envie de découvrir the Maze, cette partie reculée de Canyonland NP, située à l’ouest de la Green River et du Colorado. J’ai d’abord envisagé d’y aller en 4X4 de location mais les 6h de piste difficile, l’incertitude quant aux qualités (ou non !) de notre 4X4 de location, la perspective de se taper 2 jours de piste fatigante sur un voyage de 2 semaines et enfin la lecture de ce passionnant récit http://backcountrypost.com/...to-water-canyon.903/ m’ont décidé à préférer un accès en bateau. Il est possible de trouver des sources dans the Maze et donc de s’y déplacer à pied, la voiture n’est pas indispensable et on peut ainsi s’affranchir des pistes et s’enfoncer dans le wilderness. Tex’s Riverways, très réactif, nous propose la navette aller-retour de Potash Bottom près de Moab à Spanish Bottom porte d’accès à The Maze par le fleuve Colorado pour 100 $/personne. Nous tombons d’accord sur les dates (ils emmènent très peu de randonneurs mais récupèrent presque tous les jours de nombreux canoés qui achèvent leur descente de la Green River ou du Colorado avant les dangereux rapides de Cataract Canyon) et je réserve des backcountry permits (aucune difficulté, à la différence des permits pour les campsites accessibles en 4X4) pour 3 nuits soit 4 jours de randonnée.
Nous aussi avons bien envie de descendre la Green River en canoé (surtout depuis que marie 31 sur VF m’en a parlé ! Merci Marie !) 3 possibilités : -9 ou 10 jours de Green River à Spanish Bottom (on craint de s’ennuyer, on n’a pas le temps et il faut un permis, très prisé) -4 ou 5 jours de Mineral Bottom à Spanish Bottom (comme pour le trip précédent, permis difficile à obtenir) -4 jours de Ruby Ranch à Mineral Bottom avec permis en nombre illimité (pour Labyrinth Canyon Section donc) car on s’arrête avant d’entrer dans Canyonland NP. Tex’s n’est pas dispo pour la navette. Nous nous tournons donc vers Tag a Long : 275 $ pour la navette par la route jusqu’à la mise à l’eau à Ruby Ranch, la récupération toujours par la route à Mineral Bottom, la location d’un canoé pour 4 jours (+ toilettes portables + firepan (« plat » à feu) rendus obligatoires par le BLM (Bureau of Land Management) en vertu du principe du leave no trace)
Je me penche ensuite sur mes envies de Yellowstone et découvre qu’une bonne partie des routes ouvre le 02 mai (pas toutefois l’accès sud depuis Grand Teton NP, entre autres, la totalité des routes n’ouvre que le 09 mai) D’après mes plans nous pourrions y être le 03 mai au soir et par chance il reste des disponibilités pour se loger à Old Faithfull le 04 et Mammoth Hot Springs le 05 : je réserve sachant qu’on peut annuler sans frais jusque 48 h avant (en cas de grosse flemme ou de prévisions météo pourries par exemple). Bien sûr ça va nous faire une trotte pour si peu de temps sur place, puisque Fred doit être à Las Vegas le 07 au matin. Tant pis, on n’est pas raisonnable et on réserve pour Fred un vol depuis Cody le 06 qui lui permet d’arriver en milieu d’après-midi à Las Vegas. (avec Delta, 152 $ avec juste un bagage cabine)
Notre vol de retour étant le 09 mai, ça me laisse le temps de ramener la voiture à Las Vegas. Je me fais plein de plans de parcours de retour, afin de choisir en fonction de la météo. 14h de route au plus court depuis Cody dit Google Maps, heureusement que j’aime conduire! Je me réserve la possibilité de repasser par Yellowstone, voire par Great Basin NP, tout dépendra du temps et de mon humeur…
Je réserve la voiture chez Alamo via Autoeurope : 15 jours pour 466 € pour un Rav 4 (assurances max et plein inclus).
Les grandes lignes du voyage étant décidées, je me lance dans les détails de la préparation avec la collecte des points GPS importants pour les randos prévues.
Vient ensuite la préparation du matériel, aussi compact et léger que possible surtout pour les 4 jours de backpacking dans the Maze, un peu plus « confort » pour la partie canoé, multicouche en ce qui concerne les vêtements car l’étude des statistiques météo sur http://www.wunderground.com/ indique qu’il faut s’attendre à tout, de la neige aux températures déjà caniculaires, d’autant que nous visiterons des endroits distants de plus de 1000 km du sud au nord.
Notons au passage le poids ridiculement bas autorisé par Condor en bagage cabine : 6 kg seulement ! Et ils contrôlent…pas avec la même intransigeance que Ryanair heureusement… 23 kg comme tout le monde pour le bagage en soute. On est tout juste dans les clous (faut dire qu’on emmène des lyophilisés pour quasi 1 semaine, ça ira mieux au retour !)
Finalement et pour une fois ( !) le jour du départ arriva très vite. Place au récit….
Jeudi 24/04 /14 J1 Après avoir survolé l’Europe, l’Océan Atlantique Nord, les 4/5 du continent nord-américain, nous survolons enfin le Nevada, c’est le désert à perte de vue… Soudain nous dépassons le Lac Mead, survolons pendant quelques secondes les faubourgs pourtant si étendus de Las Vegas et quelques instants après nous fonçons vers le centre-ville et ses immenses buildings : la piste est en plein centre-ville ! Il faut dire qu’ici il fait si chaud une bonne partie de l’année que tout le monde vit en vase clos avec la clim, fenêtres closes (impossibles d’ailleurs le plus souvent de les ouvrir…) L’avion est ponctuel mais les formalités douanières trainent en longueur (plus de 1h30). Nous récupérons enfin la voiture, en 2 secondes pour une fois car nous sommes les premiers au guichet et nous fichons pas mal des caractéristiques techniques de la voiture. On prend un RAV 4 tout neuf avec 280 miles au compteur, pas 4X4 mais ça n’a pas d’importance. Pour une fois les pneus sont en bon état car neufs ! Pas question de mollir…nous avons un peu dormi dans l’avion et c’est tant mieux car nous filons à présent vers Bryce Canyon NP où nous arrivons crevés vers 21h après 4h de route. Check in rapide au Ruby’s Inn où j’ai réservé une chambre il y a quelques jours. Nous sommes debout depuis 25h, on achète de quoi dîner rapidement dans la chambre à l’épicerie de l’hôtel, du gaz pour notre réchaud et hop au lit après avoir avalé un Stilnox (chez nous il est 6 ou 7 h du matin…) Vendredi 25/04/14 J2 On se réveille presque frais et dispo vers 6h (décalage horaire aidant). Gros petit déjeuner au Ruby’s Inn avant de partir randonner sur Fairyland Loop. Nous avons déjà visité Bryce mais cette randonnée est une première pour nous. Fin avril et à cette heure matinale, il n’y a quasi personne. A noter pour ceux que ça intéresserait que les campgrounds sont pleins mais ça ronfle encore. Cette partie du parc nous a semblé moins minérale que plus au sud. On prend notre temps pour parcourir les 13 km de la rando, démarrée vers 7h du matin (le Ruby’s Inn est juste à l’entrée du parc) qui se déroule au sein d’un amphithéâtre vallonné, ponctué de cheminée de fées, de pins obstinés, de badlands colorés, d’arches improbables, de murailles dentelées, et dont la boucle se termine par un retour le long de la rim ce qui permet d’apprécier a posteriori le chemin parcouru. Très belle balade ! En route à présent vers Moab ! Après concertation et en dépit du temps qui se couvre, nous choisissons de passer par la très belle Scenic Byway 12 (5h17 selon google maps) plutôt que par l’autoroute (4h) Nous l’avons déjà parcourue plusieurs fois mais mille passages sur cette route ne suffiraient pas à s’en lasser. Pas de photos car ciel couvert. Souvenir…souvenir…on adore cette région du Grand Staircase Escalante ! A partir de Capitol Reef, l’atmosphère est jaunie par un violent vent de sable qui bouche l’horizon. Il y a un monde fou (tout est relatif) sur la route au sud de la I70. Nous sommes vendredi soir et on a l’impression que tous filent vers Moab où nous arrivons vers 18h. Quelle animation, un vrai zoo ! Il y a visiblement un rassemblement de vielles voitures ou de voitures bizarres en tout cas. Les gens sont installés en bord de route, vautrés dans de vieux canapés jetés à l’arrière de pick up déglingués et attendent visiblement The Défilé. C’est très bon enfant (d’autant qu’en Utah la consommation d’alcool est très réglementée) mais aussi très motorisé et vrombissant de partout ! Pas de doute, c’est plus tranquille en été… Nous faisons le check in à l’Inca Inn (je comprends au vu de toute cette animation pourquoi le prix des hôtels était si élevé quand j’ai réservé il y a une quinzaine de jours), filons au petit supermarché situé à l’entrée sud de la ville acheter fruits et salades pour le dîner de ce soir puis préparons tranquillement nos sacs-à-dos car le départ pour notre randonnée de 4 jours dans the Maze est prévu demain à la première heure. La météo prévoit un peu de pluie pour cette première journée puis du grand beau temps chaud avec 26°C mais des nuits très fraîches avec seulement quelques degrés au- dessus de zéro. Il s’agit simplement de réorganiser nos sacs car pour optimiser poids, volume et saveurs, et éviter les surprises gustatives j’ai fait le choix d’apporter notre propre boustifaille. Nous avons un sac de 8 kg chacun, sans compter l’eau, avec 4 jours de nourriture. On se couche de bonne heure, comme tout le monde ici à Moab semble-t-il car les rues sont maintenant revenues au calme. Boules Quiès de rigueur tout de même vu l’isolation…
Samedi 26/04/14 J3, J1 trek Nous arrivons à 7H30 chez Tex’s Riverways. Organisation très pro et bien rodée : notre voiture sera garée à l’arrière sur leur parking, nous embarquons aussitôt dans un gros bus scolaire jaune rien que pour nous et après 1/2h de route arrivons à Potash Boat Ramp où le jetboat est mis à l’eau en quelques minutes. Nous sommes les seuls passagers à bord. Le ciel est menaçant et je prends soin de m’équiper pour la pluie de la tête aux pieds. C’est parti pour 50 miles à 25 nœuds de moyenne : le froid se fait immédiatement sentir, d’autant qu’en plus on a un vent violent de face, on ferme les écoutilles du mieux possible. Puis la pluie annoncée arrive, légère puis plus intense, ça caille ! Nous dépassons plusieurs canoéistes réfugiés à terre car le vent violent et à contre-courant lève un clapot très gênant pour de si frêles embarcations. Le paysage disparait dans des nuées de pluie, je me mets en mode frileuse et me réfugie au fond du bateau entre 2 rangées de sièges et me couvre d’une banquette en skaï, tandis que Fred reste dignement assis à braver les éléments. Il n’a pas mis son pantalon de pluie et se retrouve rapidement trempé jusqu’à l’os en dessous de la ceinture, brrr… A « fond de cale » je devine que nous arrivons à Spanish Bottom quand le bateau ralentit enfin après 2 heures de tape-cul frigorifiant. Une dizaine de personnes avec une montagne de matériel attend stoïquement sous la pluie de pouvoir embarquer. Nous débarquons en un clin d’œil, déplions nos bâtons de marche et levons les yeux vers la falaise. Bon ben, c’est par là…allons-y gaiment, ça va nous réchauffer ! Au bout d’une centaine de mètres, la pluie cesse… Un dernier regard sur la prairie fleurie de Spanish Bottom , puis vers notre bateau avec lequel nous avons RDV au même endroit dans 4 jours. La pente s’adoucit un peu et nous découvrons les Doll Houses qui pointent vers le ciel gris. A l’est le ciel est encore très noir mais le vent vient de l’ouest et… au moment où nous arrivons en terrain horizontal au pied des monolithes, le ciel bleu fait son apparition ! Quel timing ! Moi qui craignais de suer sang et eau dans les 300 m de grimpette depuis le Colorado ! Grâce à la fraîcheur, nous sommes montés tranquillement malgré nos sacs de 10 kg pour moi et 14 kg pour Fred. En effet, nous avons chacun 2 litres d’eau pour la journée (j’avais prévu 4l/personne mais compte-tenu de la température ambiante et de nos constations lors de la rando d’hier à Bryce, nos besoins sont finalement très inférieurs) et Fred a monté en plus un gallon (3,6 l) que nous cachons à un endroit où nous repasserons avant la 3ème et dernière nuit dans the Maze (tout près de la bifurcation vers the Granary que nous visiterons le 3ème jour) car il n’y a pas d’eau dans cette partie de the Maze. Les cartes du National Geographic (indispensables ainsi qu’un GPS) indiquent la présence de quelques sources dans le parc et j’ai conçu notre parcours en fonction de celles-ci. Arrivés en haut nous sommes rattrapés par un ranger qui nous demande nos permis (1ère fois que ça m’arrive, je ne pensais pas que ça se produirait par ici !) Nous lui exposons rapidement notre parcours, qu’il approuve et confirme mon intuition qu’avec toute cette pluie des dernières heures nous devrions trouver de l’eau assez facilement. Nous basculons enfin vers la piste menant au campsites 1 et 2 des Doll Houses Et la quittons aussitôt pour l’Overlook Trail Les nuages défilent à toute allure et Fred sèche rapidement (quelle tranquillité d’esprit de savoir qu’ici en climat désertique, rien ne reste mouillé longtemps !) Nous nous faufilons entre 2 tours et découvrons une vaste plaine ponctuée d’énormes blocs de sandstone. Petite pause à l’abri du vent alors que le ciel se couvre à nouveau. Nous allons marcher une petite demi-heure avec vestes et pantalons de pluie et le paysage est si bouché que je me concentre sur la flore printanière. Le sentier est bien marqué et balisé de cairns sur le slickrock. Nous reconnaissons au loin les Needles dans un écrin de pluie. Ici la pluie est rare mais elle s’accumule après avoir couru sur les collines de slickrock dans de miraculeuses petites oasis de verdure. Ailleurs elle reste prisonnière des potholes avant de disparaître en quelques jours sous l’effet du vent et du soleil. On se régale de ces gros cumulus joufflus (et lointains !) Le soleil refait quelques apparitions Et la flore profite bien de cette alternance Nous ne sommes pas allées tout au bout de l’Overlook Trail mais avons bifurqué à G un peu avant. Au SE les Needles à l’arrière-plan Et au SO Chimney Rock, notre étape de mi-journée de demain (à G de l’image à l’arrière-plan) La fin de l’étape du jour est proche, nous apercevons le fond de Water Canyon où se trouve une source. Il coule en effet un filet d’eau…nous montons la tente en vitesse car la pluie menace à nouveau. Puis Fred fait le plein d’eau pour le repas du soir et le petit déjeuner du lendemain. L’avantage du filtre (en plus de sa fonction de…filtre) est qu’il permet de remplir une bouteille même si l’eau est très peu profonde. Sinon c’est à la cuiller ! Finalement compte-tenu de la météo du jour (pas plus de 15°C et beaucoup de vent), nous n’avons bu pour les 7 miles de l’étape (miles qui comptent double vu le nombre d’acrobaties nécessaires à la progression ! Mais c’est très ludique…) qu’un litre et demi à nous deux. On découvre ensuite une alcôve qui surplombe le ruisseau et hésitons à déménager la tente mais la flemme l’emporte (cette alcôve est quasi plate et on peut donc y dormir sans tente ni tarp à l’abri des intempéries) Il pleut un peu pendant la nuit mais au réveil la tente est sèche, même pas de rosée !
La suite bientôt...
Une semaine à deux à VTT en France English translation pending
Bonjours à tous,
J'ai l'intention de partir 1 semaine la 3ème semaine d'août avec un ami faire une rando de vtt en France.
Cependant beaucoup de questions ce poses...
Tout d'abord ou allé ?
On souhaite découvrir de beau paysage, lac, cours d'eau, sources, montagne...
Comment tracer son parcours ? On aimerai bien prendre notre tente et faire un bivouac chaque jours... Pas de contact avec la civilisation, pas de maison, le sentiment d'être "seul au monde"
Que faire comme tracer ? Une boucle pour laisser la voiture et y revenir à la fin de la semaine ou un tracer avec une gare pour le départ et une à l'arrivée ? Qu'en pensez vous ?
Ensuite il faut tout de même un parcours permettant de refaire le plein d'eau régulièrement
Et enfin le matériel à prendre pour un tel voyage en solitaire Le tout pour dépenser le moins possible et permettre un dépaysagement total ...
Voilà voilà merci de nous faire part de vos expériences et de vos bon conseil
Ciao
Et enfin le matériel à prendre pour un tel voyage en solitaire Le tout pour dépenser le moins possible et permettre un dépaysagement total ...
Voilà voilà merci de nous faire part de vos expériences et de vos bon conseil
Ciao