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Thaïlande du Nord: itinéraire en août English translation pending
by Elwillo · 2013-07-24 · 7 replies
Bonjour à tous,

Après de nombreuses recherches, voici le circuit auquel on a pensé pour ces 17 jours en Thaïlande. Certes les lieux envisagés n'ont rien d'originaux, mais en utilisant bus/trains/vélos/scooters, on espère découvrir au mieux le nord-ouest du pays. On est bien conscient mon amie et moi qu'on ne pourra pas tout faire, d'autant que l'on aime savourer les endroits où l'on se sent bien. Bien sûr conseils/avis/bons plans/critiques sont les bienvenus pour nous aider à passer un séjour mémorable en Thaïlande. Merci !! Elwillo

parcours envisagé:

Bangkok Kanchanaburi Sangghlaburi (Thong Pha Phum) Tak Sukhtaï Lampang/Lamphun (Doi Khammor) Chiang Mai Mae Hong Son (soppong/pangmappha) Tha Ton Chiang Rai Nan Phayao (Chiang Klang/Pua/parc national) Nam Nao Ayutthaya
Correspondance de 3h40 entre les aéroports d'Heathrow et de Gatwick pour Las Vegas English translation pending
by Babs63 · 2013-07-13 · 22 replies
Je tiens à faire part de l'expérience que nous avons vécue le 24 juin dernier à l'occasion de notre voyage aux Etats-Unis (Paris - Las Vegas via Londres) : - départ de Paris Charles de Gaulle à 7 H 30 (heure locale) - arrivée à Heathrow à 7 H 45 (heure locale) : passage à la douane et récupération des bagages en temps record, sortie de l'aéroport à 8 H 30, nickel dans la mesure où notre avion pour Las Vegas décollait de Gatwick à 11 H 25. Achat du billet à National Express (75 livres pour trois, un peu cher tout de même), navette à l'heure et départ d'Heathrow à 9 H (on nous avait affirmé que l'on avait largement le temps que ce soit l'organisme de voyage qu'à Charles de Gaulle, ce qui était a priori vrai). Mais, parce qu'il y a eu un mais...... premier embouteillage dès l'entrée sur l'autoroute reliant les deux aéroports (qui en fait est toujours plus ou moins chargée, surtout aux heures de pointe), puis circulation un peu plus fluide, on avait encore largement le temps, mais, et oui encore un mais : arrêt total de la circulation pour cause d'accident et route menant l'aéroport fermée!!!!!! donc détour, et re-détour, et le temps qui passe, qui passe, les yeux rivés sur la pendule du bus, peut-être finalement qu'on y arrivera, ce serait trop bête, et on est arrivé..... à midi bien passé, course jusqu'au guichet, si l'avion avait un peu de retard au décollage, que nenni, il était bel et bien parti sans nous. Déception, colère, et tout et tout, surtout qu'on ne parlait que quelques bribes d'anglais, quant à comprendre... La compagnie Virgin Atlantic nous a recasé sur le vol du lendemain à la même heure, un hôtel nous a été trouvé, la plaisanterie nous a coûté 164 livres d'hôtel + le repas du soir + le taxi aller et retour pour une quarantaine de livres (le bus à destination de l'hôtel avait été supprimé, décidément on les accumulait + notre première nuit d'hôtel à Las Vegas annulée mais payée et non remboursée. Et l'agence de location de voiture à prévenir qu'on aurait 24 H de retard, ce qui nous a valu une pénalité de 8 euros!!!. Réclamation bien sûr auprès de National Express qui nous a demandé de faire un dossier pour remboursement des frais occasionnés. Et comment qu'on a bien l'intention de récupérer ces frais imprévus. Et nous sommes bien partis le lendemain et avons passés un séjour sensationnel aux Etats-Unis que cette mésaventure n'a pas gâché. Le retour par contre s'est super bien passé, malgré le quart de retard de la navette au départ de Gatwick, mais pas d'embouteillage malgré une circulation plutôt dense et pas d'accident, l'avion pour Paris est parti à l'heure, et on était dedans!!!!! La morale de cette histoire : les agences qui organisent ce genre de voyage avec changement d'aéroports distants de 50 km devraient avertir les passagers que 3 H sont suffisantes sous réserve des aléas de la route. Pour notre part nous aurions dormi à Londres plutôt qu'à Paris (près de l'aéroport de départ bien entendu).
Conseil de lieux, de coin sauvage et d'authenticité au Portugal? English translation pending
by Doudts · 2013-06-24 · 4 replies
Bonjour à tous et toutes,

au mois d'août nous partons à 2 pour un petit séjour au Portugal de 20 jours environ, on a pas envie de programmer à l'avance mais ne connaissant pas le pays je me permets de demander si quelques personnes auraient soit des bonnes adresses, des bon plans, des immanquables, des choses à manquer etc

On aime la nature, la rando, la bonne bouffe, le contact, les fêtes de village ou national, les marchés, dormir chez l'habitant, les villages, la faune, la flore, les rencontres, le vin, le calme.

On aime pas les lieux trop touristiques, la foule, être prix pour un pigeon, le tout organisé, les gens froid, le vacarme sans arrêt, les grosses villes (même si j'ai beaucoup entendu parler de Lisbonne donc à voir)

On est quand même ouvert à mal de choses. Voilà donc le but n'est pas que l'on me donne un itinéraire précis mais quelques tuyaux, conseils, pistes..... faites moi rêver merci à tous ceux qui prendront la peine de répondre et bonne vacances à tous
Recife versus Salvador de Bahia? English translation pending
by Maekaa · 2013-06-22 · 20 replies
Salut à tous,

Ce message s'adresse aux personnes ayant déjà voyagé à Recife et à Salvador, ou, connaissant bien ces endroits. 🙂 Je me rendrai dans ces 2 villes en septembre 2013 et j'aurai 9 jours à partager entre les deux.

Je souhaiterai savoir combien de temps passer dans chacune des ces 2 villes. Laquelle offre plus de possibilités de visites, d'activités, de sorties (pub, boites...) de bons plans etc...

Je vous remercie par avance.

Maékaa
Road trip de vingt-quatre jours en septembre 2013 English translation pending
by Totoche4269 · 2013-06-20 · 13 replies
Bonjour à tous !

Je me lance, après avoir lu et relu beaucoup de post sur ce forum... Je vais essayer de ne pas faire d'impairs !

Petite présentation, Bob et Totoche, 28 et 30 ans, lyonnais dans la vie active. Comme à notre (mauvaise) habitude pour les voyages, on part sur un coup de tête, dans l'Ouest en septembre. On est pas de grands sportifs (la rando de 3h ca va quand même), on aime tout ce qui est dépaysant, des ballades dans les villes, à la nature dans des paysages grandioses, à la farniente sur la plage, aux trucs à touristes, ou se débrouiller par nous même, bref on aime bouger loin et en prendre plein la vue... Déjà partis en TO (bouh c'est le mal, mais j'ai des tarifs de compèt' parfois) au Vietnam, Canada, au village tout inclus pour décompresser, à l'aventure (Réunion et ses randonnées, Ile Maurice et ses croisières, Corse et ses chemins, Italie et la dolce vita) etc... On est bon public, on aime tout !

Donc voila, il y a deux mois, on ne savait pas où partir, on hésitait entre Guadeloupe/Martinique et l'Ouest américain en road trip... Ma belle soeur travaillant en agence de voyage m'a pondu un joli devis, en tirant au max les prix (le meilleur du marché haha), j'ai pris peur, 1h d'internet, je trouvais les mêmes hotels/vols/location d'auto moins cher, et me suis dit que je ferais donc bien mieux pour moins cher, d'autant que je l'avais fait en version accelérée il y a 16 ans avec mes parents en TO. Mon monsieur étant un stressé de nature, malgré le fait que l'itinéraire n'était pas encore completement finalisé (une vie trop remplie et manque de temps conjugué à une difficulté chronique à prendre des décisions), il m'a fait prendre les esta et les vols de peur que ça soit trop tard...

D'où, le gros problème qui était à éviter, je me retrouve avec un programme à optimiser et finaliser pour un départ et arrivée déjà imposés (l'erreur n°3 si j'ai bien suivi). Ca me semblait pas trop trop compliqué, mais je n'arrive pas à prendre de décision, et plus je lis les guides, et les différents posts sur ce forum, moins j'arrive à avancer.

Dans mon voyage, j'avais listé un certains nombre de points que je souhaitais faire/avoir - départ/arrivée même endroit, plus facile pour la voiture de location - la cote, via route 1, sens SF -> LA - quelques parcs - du touristique et varié : Calico/Bodie, du parc de studios, des animaux, de l'hélico, du cheval, de l'eau, du far west, de la nature, et de la ville - terminer par SF (mon coup de coeur d'il y a 16 ans) - éviter si possible les WE à Moab et LasVegas

J'ai exploré plusieurs posts, plusieurs pistes (merci à vous d'ailleurs pour vos CR et différents itinéraires, qui m'ont été d'une aide précieuse). De 14 nuits, on est passés à 23 nuits et voila mon premier jet :

J1 - J05/09 : Départ 6h Vol LYS-SFO Arrivée à SF 11h45 -> (on prend la voiture) -> Monterey/Pacific Grove J2 - V06/09 : Aquarium de Monterey -> route cotière 1 -> Point Lobos ou Big Sur -> nuit à San Simeon ou Santa Barbara (ou autre sur la route) J3 - S07/09 : Santa Barbara -> (venice, monica, hollywood), nuit à LA J4 - D08/09 : parc universal studios -> Nuit à LA J5 - L09/09 : LA -> Calico -> Nuit à Laughlin J6 - Ma10/09 : Grand Canyon (fin d'aprèm) -> Nuit à Flagstaff ou Tusayan J7 - Me11/09 : Grand Canyon (hélico) -> Lake Powell -> Nuit à Page J8 - J12/09 : Antelope (upper ou lower) - fin d 'aprem à MV (ballade cheval ou jeep) -> Nuit à Mexican Hat ou Bluff J9 - V13/09 : Navajo National PArk (mesa Verde) -> Nuit autour de Monticello J10 - S14/09 : Les arches ou Canyonland -> Nuit à Moab J11 - D15/09 : Les arches ou Canyonland-> Nuit à Moab ou Torrey J12 - L16/09 : Scenic 12 - Capital Reef -> Nuit vers Bryce Canyon J13 - Ma17/09 : Parc de Bryce Canyon -> nuit vers Zion/Cedar city ou St georges J14 - Me18/09 : Parc de Zion -> Valley of fire en fin d'aprem -> Nuit à Las Vegas J15 - J19/09 : Visite de Las Vegas -> Nuit à Las Vegas J16 - V20/09 Death Valley -> Furnace Creek J17 - S21/09 aprèm tranquille au lac -> Lee Vining J18 - D22/09 Bodie -> Tioga road -> Yosemite -> Nuit à Mariposa ou Fresno J19 - L23/09 Sequioa National Park -SF J20 - Ma24/09 (on rend la voiture) SF J21 - Me25/09 SF J22 - J26/09 SF J23 - V27/09 départ de SFO à 13h10 J24 - S28/09 vol (via Paris) arrivée Lyon 14h30

Ma première question, c'est je n'avais prévu que 3 nuits à SF (là il y en a 4), d'où j'ai une journée/nuit à intercaler pour alléger le programme ou le diversifier, et c'est là que j'ai du mal à voir... Je voulais aller à Durango (Diamond Belle saloon?), voire faire un combiné train/4*4 pour Silverton. Le petit plus, on est tous les 2 conducteurs, donc on pourra alterner la conduite, ce qui aide un peu. On est plutôt des lève-tard/couche-tard mais on peut faire quelques efforts si l'upset est mieux que le sunset par endroits...

Il y aurait des âmes charitables pour m'aider à y voir plus clair ? Car plus je lis vos conseils, plus je suis perdue...

Merci beaucoup à vous :)
Conseil sur itinéraire Nord Ouest de Madagascar fin mai/début juin English translation pending
by Johbos · 2013-05-02 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je m'en vais quérir les conseils des routards avertis de ce pays voisin que je ne connais pas du tout. Nous partons en couple du 23/05 au 07/06 depuis la Réunion pour Nosy Be Fascene, soit un peu plus de 15 jours. Je parcours le forum depuis un moment mais je ne trouve pas de réponse à mes questions.

Je cherche à faire une boucle Nosy Be/Diego Suarez en évitant de prendre le même chemin ; en d'autres termes je souhaiterais me rendre depuis Nosy Be jusqu'à Diego par la mer pour ensuite revenir à Nosy Be par la route, et au passage faire des haltes sur les points intéressants. Je ne trouve aucune indication sur ce trajet et j'en viens à douter que ce soit possible !

Voilà en gros mon programme:1 nuit au Lokobe Lodge puis visite de la réserve naturelle de Lokobe, 1 nuit au Paradisa Kely;3 jours à Diégo et dans les environs: 2 nuits au Jardin exotique, visite de la ville puis excursion sur la mer d'émeraude depuis Ramena dont 1 nuit à la case en Falafy;Entre Diégo et Nosy Be: parc national de la montagne d'Ambre dont 1 nuit au Nature Lodge, réserve de l'Ankarana dont 1 nuit au Goulam Lodge;Les derniers jours sur Nosy Be et ses environs pour découvrir l'ile: Nosy Talikely, Nosy Komba, Madirokely, Andilana. Nous y chercherons un endroit très simple style bungalows les pieds dans l'eau.Autre sujet qui me perturbe: les élections présidentielles qui, normalement, ont lieu en juillet; pensez-vous que ce soit un problème?

Je suis également preneur de tous vos bons plans sur ce parcours et de vos avis sur les hôtels énumérés ci-dessus.

Merci d'avance pour vos précieux conseils.
Voyage de trois mois en sac à dos en Argentine et Chili à partir de mi août English translation pending
by Verheecke · 2013-05-01 · 4 replies
Bonjour à tous.. j'aimerais partir en argentine(patagonie), chili pendant à peu près 3 mois à partir de mi aout;en gros j'aimerais faire du ski sur la cordillère dans des stations avec de bonnes infrastructures; ca tombera à la fin de l'hiver là bas vu que je veux partir en aout. Ensuite je voudrais barouder en sac à dos en m'éloignant de la Cordillère pour le printemps, et faire des rencontres et voir un maximum de paysages fabuleux.. Si quelqu'un a déjà fait ca ou juste une partie de ce que j'aimerais faire (soit le ski sur la cordillère en aout, pour voir si c'est pas trop tard deja, et savoir à peu pres le prix pour accéder à une station et bénéficier des remontées mécaniques, et si possible une montée en héliski, mais pas à la semaine car les prix sont exorbitants mais plus une journée ou deux pour pouvoir se rendre plus haut que ce que le permettent les remontées). Et sinon pour le printemps, -quels sont les endroits les plus beaux dans ces coins là? -devrais-je plutot me concentrer sur un seul de ces deux pays plutot que les deux, par rapport à l'aspect financier, à la beauté de la nature, de l'hospitalité.. Bon vous avez dû comprendre, j'aimerais partager mon temps entre un peu de ski et le plus grand de mon temps à voyager sac sur le dos. chili, argentine, seulement chili, seulement argentine??? J'ai un budget de presque 1000euros par mois là bas, billet dejà pris.(d'ailleurs si qqun peut me conseiller une compagnie aérienne bon marché ou low cost pour l'argentine ou le chili, villes se rapprochant le plus de la cordillère). Merci à tous si vs avez des infos à me fournir sur ces sujets, il y en a beaucoup je sais!
Itinéraire d'un safari au Kenya et en Tanzanie English translation pending
by TravelFox · 2013-04-26 · 5 replies
Bonjour, je prépare en ce moment mon voyage au Kenya et en Tanzanie, pendant 3 semaines, en Juillet/Août. J'ai prévu un itinéraire mais j'aurai besoin de savoir s'il est faisable, si vous connaissez des camps moins chers et mieux placés (j'aime les camps sauvages, proches de la nature). Je tiens à préciser que je suis au courant du temps considérable que je vais passer sur les routes et que cela ne me dérange pas. En effet je ne veux pas avoir à choisir entre deux parcs et le regretter, je veux voir des paysages et des animaux différent, et la route me permettra d'assister à des scènes de vie que je ne verrai pas dans les parcs. Donc, s'il vous plaît, pas de "Faites en moins mais faites le mieux". Voici ce que j'ai prévu :

J1 : Barcelone-Nairobi. N1 : Nuit dans l'avion.

J2 : Route vers Samburu, safari l'aprem. N2 : Nuit à l'Eléphant Bedroom Camp

J3 : Safari toute la journée à Samburu. N3 : Nuit à l'Eléphant Bedroom Camp.

J4 : Route vers Nakuru et safari à Nakuru. N4 : Nuit au Flamingo Hill Tented Lodge.

J5 : Safari tôt le matin à Nakuru et trajet jusqu'au Masai Mara. Safari au Masai Mara l'aprem. N 5 : Nuit au Keekorok Lodge.

J6 : Safari au Masai Mara toute la journée. N6 : Nuit au Keekorok Lodge.

N7 : Route vers le Serengeti et safari l'aprem au Serengeti. N7 : Nuit au Mbuzi Mawe Tented Camp.

J8 : Safari au Serengeti toute la journée, puis changement de camp. N8 : Nuit au Ronjo Camp.

J9 : Safari toute la journée. N9 : Nuit au Ronjo Camp.

J10 : Route vers le Ngorongoro et safari dans le cratère en arrivant. N10 : Nuit au Ngorongoro Farm House.

J11 : Route vers Manyara et safari toute la journée. N11 : Nuit au Lake Manyara Serena Lodge.

J12 : Route vers le Tarangire et safari dans le Tarangire. N12 : Nuit au Tarangire Safari Lodge et safari nocturne.

J13 : Safari au Tarangire toute la journée. N13 : Nuit au Tarangire Safari Lodge.

J14 : Route vers le lac Natron et randonnées autour du lac et du volcan Ol Doinyo Lengaï. N14 : Nuit au Ngare Sero Lake Natron Camp.

J15 : Randonnées près du volcan Ol Doniyo Lengaï et du lac Natron le matin. Trajet vers Amboseli l'aprem. N15 : Nuit à Amboseli Serena Safari Lodge.

J16 : Safari à Amboseli puis route vers Tsavo Ouest l'aprem. N16 : Nuit au Kilaguni Serena Safari Lodge.

J17 : Safari à Tsavo Ouest toute la journée, puis transfert vers Tsavo Est. N17 : Nuit au Tsavo Safari Camp.

J18 : Safari au Tsavo Est toute la journée. N18 : Nuit au Tsavo Safari Camp.

J19 : Safari toute la journée puis route jusqu'à Nairobi et vol de nuit. N19 : Nuit dans l'avion.

J20 : Nairobi-Barcelone. N20 : Nuit chez moi.

Merci pour vos réponses 😉
Vingt jours au Quebéc en août 2013 English translation pending
by Mmdaminou · 2013-03-15 · 16 replies
Bonjour,

Nous partons pour 3 semaines (20 jours) au Québéc cet été, avec notre petite fille qui aura 20 mois au moment du depart.

Nous arrivons et repartons de Montréal.

Nous aimerions découvrir Montréal, Québec, de petites villes mythiques pleines de charme, de jolies étendues de nature, des lacs et des baleines.

A partir de là, nous bloquons un peu sur l’itinéraire à suivre…

Le fait que nous voyagions avec une petite fille assez jeune n’est pas un handicap. Elle s’adapte assez bien. Le seul “frein” est que nous ne souhaitons pas avoir à parcourir plus de 300 km entre deux étapes en une fois (pour un trajet de 3h d’adultes, il faut compter au moins 4,5 ou 5h avec notre petite chérie). Et bien que les balades à pied soient bienvenues dans notre programme, les randonnées de plus de 3h sont à banir…

Le guide ULYSSE nous suggère une balade le long du Saint Laurent pour le temps qui nous est imparti.

Mais nous régalerons nous plus par le Nord, avec quelques detours par Trois Rivières, le Saguenay, Tadoussac et le lac Saint Jean ? Ou plutôt par le Sud, le Pays de Kamouraska et le parc national du Bic ?

Nous souhaiterions concentrer la vadrouille et la découverte sur les 2 premières semaines puis garder un peu de temps pour profiter de la douceur d’un joli chalet en bois au bord d’un lac.

J’ai pu constater en lisant certaines discussions que beaucoup d’entre vous aviez de précieux conseils et vous remercie par avance de l’aide que vous apporterez à notre voyage.

A bientôt.
Trois semaines en Australie (fin septembre) English translation pending
by Vertigo77 · 2013-03-11 · 21 replies
Hello,

Revenant d’un court trip en Islande (voir ici :
http://www.photo-fr.com/?portfolio-item=lislande ) , je commence déjà à attaquer l’itinéraire de mon prochain voyage, l'Australie ! J’aime la nature et les paysages grandioses, la ville ce n’est pas trop mon truc en fait (mis à part les grandes villes asiatiques ). J’ai environ une vingtaine de jours à passer la bas en septembre. Nous sommes deux et plutôt bon marcheurs. Nous ne sommes pas des fêtards, pas trop adeptes de farniente, et nous nous levons tôt en vacance pour profiter de nos journées !

Nous sommes habitués à faire des journées chargées, et en fait on adore ca !

Que pensez vous du coup de cet itinéraire sur 3 semaines ? Faisable ? D’autres idées ?

Je me doute bien que je ne verrais pas tout de cet immmmmmense pays !

merci !

Samedi 14/09 : Départ de Paris vers HKG Dimanche 15/09 : HKG Lundi 16/09 : HKG Mardi 17/09 : départ vers Adelaide Mercredi 18/09 : Direction Kangaroo Island Jeudi 19/09 : Kangaroo island Vendredi 20/09 : Kangaroo island Samedi 21/09 : Direction Alice Springs par avion. Location voiture genre 4x4 camping car Dimanche 22/09 : Red center : direction Uluru (Ayers Rock ) . Lundi 23/09 : Red Center : Les Olgas et la «rando des vents». On se rapproche le soir un maximum de Kings Canyon Mardi 24/09 : Red Center : Kings Canyon et rando «Rim walk». Retour Alice Springs Mercredi 25/09 : Avion vers Darwin et loc voiture Jeudi 26/09 : Kakadu Vendredi 27/09 : Kakadu Samedi 28/09 : Avion vers Airlie Beach Dimanche 29/09 : Fraser island Lundi 30/09 : Fraser island Mardi 01/10 : Avion de aéroport de Airlie beach vers aéroport de Whitsunday Coast de Proserpine Mercredi 02/10 : whitsunday Jeudi 03/10 : avion de Aéroport Whitsunday Coast de Proserpine vers Sydney Mercredi 04/10 : Sydney Jeudi 05/10 : Sydney Vendredi 06/10 : Retour Paris
Road trip Canada + Québec de vingt jours: points d'intérêts? English translation pending
by E005656 · 2013-02-09 · 16 replies
Bonjour,

Je prévoit un roadtrip de 20 jours pour début Septembre, dans un premier temps je place mes points d'interets sur la carte.

Pouvez vous me donner vos avis sur ma liste et pourquoi pas en rajouter ou supprimer.

Merci,

Ma liste : Montreal La riviere des milles iles Laurentides ? Ottawa - Gatineau Kingston ( ville d'étape) Toronto Niagara Falls Upper canada village Parc national Mauricie Quebec Seigneurie du Triton ? Lac St Jean Saguenay

Gaspesie ( trop loin pour mon timing) Forillon ( trop loin pour mon timing) Percé ( trop loin pour mon timing) Baie des chaleurs ( trop loin pour mon timing)

MERCI
Un mois en Inde en octobre English translation pending
by Lifelike · 2013-02-02 · 28 replies
Bonjour à tous,

Nous cherchons un itinéraire pour l'Inde au mois d'Octobre. D'après nos recherches, il est préférable de se rendre au Rajasthan, puis éventuellement dans le sud par la suite.

Depuis New Delhi, quel est le meilleur moyen de se rendre au Rajasthan, en privilégiant la sécurité ? Voiture ? Train ? Même question pour rejoindre le sud de l'Inde ? Avez-vous une idée du lieu que nous devrions privilégier dans la région sud ? Nous recherchons principalement la nature, les paysages hors du commun, la sécurité, la culture, et la mer pour le sud.

Merci pour votre aide.
Un mois dans l'Ouest Américain - En route vers Yellowstone! Partie 2 English translation pending
by Oliv2019 · 2013-01-11 · 3 replies
La première partie se trouve ici : http://voyageforum.com/...e_partie_1_D5756521/

Jeudi 3 Mai

Aujourd’hui nous n’avons rien prévu de particulier, c’est un peu une journée de transition entre deux terrains de jeux : Escalante National Park et Hanksville. On se lève donc tranquillement vers 9H et on se met en route vers Capitol Reef.

La route SB12 est toujours aussi belle. Celle-ci s’élève ensuite dans les Boulders Mountains. Nous décidons de faire un petit détour à l‘aire de repos du Lowe Bowns Reservoir pour piqueniquer : nous sommes seuls et l’air est frais. C’est un endroit parfait pour retrouver un instant un environnement végétal.



Nous reprenons la route et arrivons à Capitol Reef. Le temps est très couvert mais nous décidons d’aller quand même au Goseneck Overlook et Sun Set Overlook. La visibilité n’est vraiment pas terrible.

Nous allons enfin nous dégourdir un peu les jambes pour faire la petite ballade de Hickman Bridge (3.2 Km). Le pont naturel est vraiment très beau mais cela ne donne vraiment rien pour la photo avec ce ciel (nous n’avons pas de filtre gris). De plus, en voulant monter sur le pont je suis à deux doigts de me retrouver bloqué au-dessus d’un précipice…pas malin ça !



Sur le retour nous trouvons une « ruine » indienne d’une taille très modeste qui nous fait penser qu’elle ne doit pas être celle qui est indiquée sur la carte. Nous sommes de retour 1H30 plus tard.



Nous filons ensuite vers Hanksville puis au Dirty Devil Overlook. Le temps se découvre un peu et nous restons à contempler ce superbe panorama (un des plus beaux que j’ai vu lors de mes 4 voyages dans l’Ouest Américain).





Vendredi 4 Mai

Après la journée tranquille d’hier, nous sommes prêts pour reprendre un rythme de compet ! Quelques courses à la station-service et nous partons pour Leprechaun Canyon. Le temps aujourd’hui est magnifique. Il y a du vent mais il fait chaud. Que dire de cet endroit ? Ludique (des passages très étroits et acrobatiques comme à Peek-a-boo Canyon dans Escalante NP), des couleurs surprenantes, une galerie très photogénique et un petit goût d’aventure…le passage à la fin est très étroit (moins de 40 cm de largeur sur 80 mètres) mais il était tentant de savoir ce qu’il y avait après. Malheureusement après plusieurs tentatives, nous n’avons pas réussi (la peur de rester coincé aussi). La ballade ne fait que 4.8 km mais on y a passé quand même pas mal de temps.







Nous filons maintenant à Hite Overlook…



… puis à Road Canyon. Nous sommes surpris qu’il faille payer 4$ de fees pour entrer dans la région. C’est pas cher mais bon c’est quand même au milieu de nulle part… Nous mangeons un bout et entamons la ballade vers 13H. La ballade est très facile et les ruines sont très belles avec de jolies couleurs. Nous faisons les 3 premières ruines même si la 1e est la plus intéressante. Nous effectuons rapidement la remontée et sommes de retour 2H plus tard.













Nous préférons aller à Mulley Point pour « apercevoir » Monument Valley , qui n’est pas à notre programme, plutôt que de faire MoonHouse Ruins (petit détour d’1 H). Il y a énormément de vent.



Nous allons maintenant à Mule canyon Road en espérant que House in Fire est toujours dans l’ombre pour donner un maximum d’effet à la photo. Nickel, c’est toujours le cas ! L’impression visuelle est saisissante : la maison brûle avec des flammes gigantesques ! ;)





La journée touche à sa fin et nous sommes contents de notre programme (3 ballades et 2 points de vue). Il est temps maintenant d’aller dormir à Blanding (Super 8).

Samedi 5 Mai

Nous partons vers 7H en direction de Canyonlands The Needles. Il y a toujours du vent mais le temps est encore magnifique aujourd’hui.

Newspaper Rock

A 9H30, nous commençons la randonnée devant nous mener à Druid Arch. Nous adorons ces paysages de roche en forme d’aiguilles ou de champignons. C’est probablement le plus bel endroit minéral pour marcher dans l’Ouest Américain.

Après 2H nous atteignons Druid Arch. Nous pensions qu’elle se trouvait dans une plaine et nous sommes un peu surpris de la voir au milieu d’un cirque et en haut d’un plateau. Elle est aussi beaucoup plus grande que ce que nous pensions.



Nous profitons de sa beauté pour piqueniquer devant. Elle est à la fois majestueuse et fragile.



Pour le retour nous passons par Chesler Park et sommes de retour 6H après.











Cela nous laisse le temps d’aller à Anticline Overlook qui est pour moi un des plus beaux points de vue à 360°. Il n’y a absolument personne, ce qui n’est pas étonnant quand on sait qu’il faut faire un détour de 100 km (principalement de la piste roulante) pour y aller.





Nous terminons la journée en faisant la route vers Moab (Moab Valley Inn Motel). Nous allons rester 6 jours dans la région :-)

Dimanche 6 Mai

Aujourd’hui est un jour un peu particulier puisque c’est l’anniversaire de ma chérie ! Alors, pour fêter cela, quoi de mieux que d’aller dans Canyonlands Island in the Sky !

On veut se faire un bonne aperçu du parc alors on enchaine les ballades : Mesa Arch (40 min), Whale Rock Trail (30 min), overlooks sur Upheaval Dome (40 min), Green River Overlook. Nous faisons simplement la première butte de Aztec Butte Trail car la 2e butte, plus intéressante, est malheureusement fermée.

Mesa Arch

Whale Rock

Upheaval Dome

Green River Overlook

Aztec Butte Trail

Pour la ballade de False Kiva, un australien qui vient ici pour la 2e fois nous accompagne. On restera près de 2H sur place à faire des photos et contempler le paysage !





Whale Rock depuis le chemin vers False Kiva

Puis nous allons à GrandView Point Overlook

A 15H nous décidons de faire la piste de Shaffer trail/Potash Road en se disant que ça sera une bonne mise en bouche avant les 2 jours prévus sur la White Rim trail Road.

Le début est très spectaculaire. La piste passe sur une corniche totalement au-dessus du vide avant de plonger vers le plateau inférieur. Il nous faudra plus de 3H pour rejoindre la route goudronnée car la piste à partir de la jonction de Potash Road est dans un très très mauvais état.



















Lundi 7 Mai

Après un lever matinal, nous sommes à 8H du matin au Visitor Center afin de récupérer le permis pour le camping sur la White Rim Road. Malheureusement, nous nous y sommes pris peu de temps avant le départ et il ne restait plus beaucoup de choix. Ça sera le camping de Potato Bottom qui est situé au ¾ de la piste qui fait un total de 100 miles.

Le ranger nous donne les conseils de sécurité à respecter ainsi que les pièges à éviter sur la piste. A 8H30, nous sommes devant la descente du Shaffer Trail que nous connaissons bien pour l’avoir faite la veille. D’ailleurs, elle nous paraît déjà moins impressionnante qu’hier.



A la bifurcation, nous prenons cette fois-ci la piste de droite qui n’est pas en meilleure état que Potash Road ! Quel sentiment de liberté ! Une piste de 160 km au milieu de canyons déchiquetés, de hautes falaises. Le décor est grandiose. Nous ne rencontrerons que 2 voitures dans la journée et quelques groupes de Vttistes.

Notre progression est assez lente à cause de l’état de la piste. Nous passons par Walking Rocks, Musselman Arch (cette dernière par sa structure fait penser au passage qui permet à Indiana Jones de rejoindre le Graal dans le Khazneh de Petra).





Puis nous reprenons la piste jusqu’à l’arrêt piquenique au niveau de Great Basin. Les rochers s’alignent les uns derrières les autres en attendant leur tour pour tomber, cela nous fait penser à une exécution à la chaîne (je sais l’image n’est pas très glamour mais c’est cela qui nous est venu en tête…)

















Nous passons par Gosburry puis arrivons à White Crack, la pointe Sud de la piste et du plateau. Le paysage est ici à couper le souffle et on se dit que le veinard qui campera ici a de la chance (il n’y a qu’une seule place de camping ici !).





Un panorama à couper le souffle

La piste devient ensuite un peu plus roulante et nous effectuons la montée et la descente de Murphy qui est impressionnante mais peu technique. Puis la piste longe différents canyons pour passer à ras des cracks. Il y a un superbe méandre de la green river même si le soleil joue à cache-cache à ce moment-là. Le temps devient en effet assez menaçant avec quelques gouttes qui commencent à tomber. La piste redescend doucement vers la Green River, le paysage change et on se retrouve au milieu du canyon dans lequel passe la rivière.











Nous arrivons à l’emplacement de camping à 18H30, soit 9H de piste au total. Le 4*4 ne semble pas avoir trop souffert, nos dos si ! Nous sommes bien sûr seuls.

Nous montons la tente rapidement et préparons le souper. Le vent commence alors à se lever et il devient impossible de rester dehors. Nous terminons le repas dans la voiture. Un petit tour à la Green River (sans intérêt et lugubre, surtout avec ce vent), quelques pas autour du camp, puis nous allons (essayer) de dormir. Le vent souffle très très fort, puis tout d’un coup, à 23H, plus rien !

Mardi 8 Mai

Réveil à 6H, il fait froid dehors et le petit dej nous réchauffe tant bien que mal. Nous terminons la nuit dans le 4*4 puis nous décollons pour faire la petite ballade de Zeus & Moses que nous atteignons à 9H.







Les monolithes sont à contre-jour lorsque nous entamons la ballade (3 miles). Nous longeons les monolithes sur un chemin escarpé et glissant qui n’offre aucune vue sur les monolithes mais uniquement sur le canyon. Sur le chemin du retour nous trouvons des pétroglyphes (des vrais ?)











Nous terminons ensuite la piste de White Rim Trail Road en remontant par Mineral Canyon. Cela faisait plusieurs années que j’avais marqué dans un coin de ma tête cette piste. Je ne suis pas déçu, ça reste une expérience unique. Nous sommes de retour à la civilisation !

Nous avions repéré avant de partir un petit pont naturel , Gemini Bridge, au Nord de Long Canon Road. Malheureusement, nous n’avons pas pris avec nous les coordonnées et nous finissons par abandonner après de multiples recherches.

Nous allons maintenant à Dead Horse Point. Les points de vue sur les bassins de potasse, les La Sal Mountains et la Colorado River sont splendides. Bon on trouve quand même un peu fort de devoir repayer 10$ alors que le parc de Canyonlands est juste à côté !





Nous prenons ensuite la piste de Long canyon qui offre de jolies vues et quelques passages techniques (uniquement au début du canyon).







Nous passons à côté d’une petite arche en sortant de Long Canyon Road

Nous allons ensuite faire la ballade qui mène à Corona Arch que nous trouvons majestueuse. Il faut faire peu d’effort pour y aller et ça vaut vraiment le coup !











Nous finissons la journée par un arrêt à Dinosaur Track/petroglyphes avant d’aller plonger dans la piscine de l’Hôtel :-)







Mercredi 9 Mai

Nous partons ce matin pour la piste de Hurrah Pass qui part au Nord-Ouest de Moab. Il faut vraiment qu’on soit masos pour faire autant de pistes ! Le début de la piste est tranquille et passe au milieu d’un canyon où s’additionnent les campings. Nous effectuons un petit arrêt pour aller voir un rocher « glace » puis nous commençons la montée vers le col.







La piste est alors très cassante. Il faut avouer que le point de vue la haut est beaucoup moins jolie que depuis Anticline Overlook ou Dead Horse Point.





De retour à Moab, nous souhaitons maintenant aller voir Lion’s back car les videos que nous avions vu sur internet nous avaient impressionnées. Nous allons jusqu’à Castle Valley car nous pensions que l’endroit se trouvait sur les bords du Colorado… bref nous sommes toujours pas doués. Nous filons au visitor center de Moab pour connaître l’endroit et là, la ranger nous dit que Lion’s back n’existe plus ! Le nouveau propriétaire du terrain interdit maintenant la descente en 4*4 pour cause d’assurance.

Il est maintenant temps d’aller manger et Mill Creek nous semble l’endroit idéal pour aller piqueniquer avec cette chaleur. L’endroit près de la principale cascade est charmant mais il commence à y avoir de plus en plus de jeunes avec leurs chiens. Nous préférons quitter les lieux pour nous relaxer au bord de la piscine.

Ah oui de retour à l’hôtel nous retrouvons mes parents qui sont aux Etats Unis depuis 2 semaines. Ils viennent nous rejoindre pour continuer l’aventure avec nous !

Jeudi 10 Mai

Ce jour est un peu spécial car … c’est mon anniversaire ! Et ma chérie m’a fait un petit cadeau un peu spécial : un survol d’1H dans un petit avion de la région de Moab. Nous sommes que tous les deux avec le pilote.

Nous survolons les endroits que nous avons arpentés à pied ou en 4*4. Le pilote est surpris que nous connaissions aussi bien la région ! Il n’y a que The Maze qui est pour nous une découverte et surement une idée pour un prochain voyage !

Bon j’avoue que les mouvements saccadés de l’avion auront finalement raison de moi et je suis content d’être de retour sur le plancher des vaches avant de redécorer l’habitacle de l’avion !





The Loop East

The Loop East

White Rim Trail Road

Fort Bottom

Soda Springs Basin

Dead Horse Canyon

Confluence du Colorado et de la Green River

Monument Basin

Buck Canyon

Airport Tower

Chesler Park

Remis de mes émotions, nous enchainons avec la piste d’Onion Creek, la loop des La Sal Mountains et le retour par Castle Valley (80 km). Le début de la piste est très western avec des couleurs surprenantes et des passages ludiques de rivière.

Carte de la piste Profil de la piste











Arrivés sur le plateau supérieur (1 700 m d’altitude), le paysage change totalement. Il y a maintenant des prairies dominées au loin par les montagnes enneigées des La Sal. Nous replongeons ensuite avant de remonter par une piste hyper cassante (la plus rocailleuse que j’ai jamais prise) jusqu’à 2300 mètres et la jonction de la Castle Valley Road. Ensuite, la piste devient plus tranquille et se termine par une route goudronnée jusqu’au retour sur la route 128.





















Nous avons RDV à 15H30 avec mes parents qui sont pile à l’heure (ils étaient à canyonlands Island in the sky ce matin). Nous allons nous balader dans les Fisher Towers (3H) et restons jusqu’au coucher de soleil. Nous profitons des teintes rouges des falaises, les plus rouges de l’Ouest Américain parait-il.









La 3e partie se trouve ici :

http://voyageforum.com/...e_partie_3_D5756556/
Chauffeur-guide au Karnataka (Inde) English translation pending
by Jeanpierre60 · 2013-01-05 · 17 replies
je cherche un bon chauffeur et bonne voiture pour faire un circuit de 12 ou 14 jours au Karnataka, nous sommes trois, depart de Bangalore ou Hyderabad vers le 8 mars 2013. quelqu'un avec qui on peut discuter du circuit et organiser les réservations de Guesthouses. Pour le prix entre 35 à 45 € par jour pour le chauffeur et la voiture (Tout compris) c'est ce que j'ai payé par expérience en Inde depuis 5 ans que nous nous y rendons. J'ai un circuit en tête que je peux préciser au besoin. merci d'avance pour vos reponses.
Road and city trip de quinze jours au Québec English translation pending
by Crokette34 · 2012-12-25 · 25 replies
Bonjour à tous.. Pour débuter, j'ai bien conscience que le sujet a ét traité plusieurs fois, j'ai lu beaucoup de choses sur plusieurs forums différents, il n'en reste pas moins qu'il me reste de questions et que j'ai besoin de votre avis sur l'ébauche de circuit que j'ai pu mettre sur le papier....D'ou ma présence ici, ça va de soi. Il s'agit d'un voyage auquel participera ma fille de 8 ans et qui se déroulera fin avril jusque mi-mai 2013 approximativement.... Dans un premier temps, excepté Montreal/Quebec/Charlevoix et les alentours du Lac St Laurent, y a t'il des incontournables?J'aimerais bien coupler visites de villes et nature...J'ai entendu parler de la Mauricie sans savoir quoi privilégier dans cette region ni quoi visiter...Idem pour les cantons de l'est...J'ai soif d'authenticité et de rencontres avec les québécois, très important...

Ebauche du séjour: Arrivée à Montreal le 28/04, y passer 2j et demi, jusqu'au 1er mai puis Mauricie (1 jour) puis Mont tremblant(1 jour) puis Ottawa (1jour mais je ne suis pas sure que ce soit un passage obligé ni indispensable pour notre voyage) direction Toronto ensuite, un jour visite un jour parc d'attractionS(pour ma fille) direction ensuite les cantons de l'est durant 2 jours?? puis Charlevoix (1 jour) et ensuite 2 jours quebec puis retour à Montreal et retour en France le 11/05.... Je sais que le passage à Toronto fait faire un gros gros détour mais la ville m'attire à dire vrai...

C'est très brouillon tout ça.... Je ne suis pas contre quelques avis et conseils.... Merci :)
Erawan, Kanchanaburi et une plage en février English translation pending
by An5 · 2012-11-14 · 10 replies
Bonjour aux amis de la Thailande. Nous serons 2 bonnes semaines en Thailande du 5 au 22 février. Nous reviendrons de Birmanie et nous aimerions nous poser. On aura beaucoup voyagé le mois précédent et nous cherchons un lieu dans la nature, ballades... et repos. Plusieurs jours dans la région de Kanchanaburi me tente assez mais je me demande quel genre de t° nous allons avoir à cette période. Pas trop envie de repartir loin donc beaucoup d'hésitation sur un lieu côté mer, de la région de Kanchanaburi, si nous y allons j'ai lu qu'il était possible de rejoindre la côte golfe de Thailande Hua Hin ou plus loin. J'ai lu beaucoup de post mais j'ai du mal à me faire un avis. Bien sûr nous ferons aussi un stop à Bangkok mais j'aimerais éviter d'y repasser entre les 2 destinations. Merci a vous
Avis sur itinéraire dans l'Ouest des États-Unis en septembre 2013? English translation pending
by Kegayori · 2012-10-29 · 30 replies
Je prévois un circuit 15-20 jours dans l'ouest US avec ma copine, certainement en septembre 2013. Grace aux conseils d'une amie, j'ai pu réalisé un circuit qui nous convient bien à tous les deux. (pas si simple : elle adore les magasins et les grandes villes, moi j'adore la nature) qui limite le nombres de km par jour. Evidemment il a fallu faire des choix. Je n'ai par exemple pas mis Yosemite. Nous allons chaque année au sport d'hiver et les paysages montagneux à couper le souffle, on connaît un peu. Mais est-ce une erreure de rater Yosemite? Y a t-il un ou plusieurs indispensables oublié dans ce circuit? Merci pour vos conseils!!!

J1 - Arrivée Phoenix (départ de Bruxelles ou paris selon tarif) J2 - Phoenix - Sedona - Nuit Grand Canyon J3- Grand Canyon (tour helico+rando mais laquelle?) J4- G C -Monument Valley - nuit surr place (balade en cheval au coucher du soleil) J5 - MV - lake Powell (helico?) - Horse Shoe bend - Kanab J6 - Kanab - Zion - Mesquite (J'aimerais placer Bryce Canyon, peut-être a la place de Zion?) J7 - Mesquite - Valley of Fire - Las vegas J8 - Las vegas J9 - LV - Calico - Newberry Spring - Barstow J10 - Barstow - Los Angeles (visite différents quartiers) J11 - Los Angeles (Universal) J12 - LA (différents studios et shopping pour madame) J13 - LA - Malibu - Agoura Hills - Santa Maria J14 - Santa Maria - Monterey ( sortie en mer Baleine) J15 - Monterey - San Francisco (visite ville) J15 - San Francisco (ville + Alcatraz) J16 - SF.

Je peux éventuellement ajouter 2 jours de plus pour caser des incontournables que j'aurais loupé!

Merci encore
Out of Namibia English translation pending
by Genevois · 2012-10-17 · 27 replies
Petite intro. Imaginez un pays dont la superficie est égale à 1,5 fois la France, mais avec seulement 2 millions d’habitants recensés, soit la population du grand Lyon. Si peu de monde pour un si grand territoire. La notion de grands espaces prend tout son sens dans ce pays du sud de l’Afrique. Combien de kilomètres avons-nous parcouru sans voir la moindre présence humaine ? Combien de paysages avons-nous contemplé sans y voir la moindre intervention de l’Homme ?

Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.

On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.

La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?

Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.

Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.

Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.

Jeudi 20 et vendredi 21 septembre

Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.

L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.

Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.

A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.

Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.

Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.

Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.

Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.

Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...

Samedi 22 septembre

Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.

Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.

A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.

Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.

Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.

Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.

Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.

Dimanche 23 septembre

Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.

Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.

Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.

Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.

Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.

A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.

Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.

Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.

Lundi 24 septembre

Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.

Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.

Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.

Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.

Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.

Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.

Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.

Mardi 25 septembre

A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.

D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.

Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.

Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.

Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.

De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.

Mercredi 26 septembre

Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.

Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.

Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.

Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.

Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.

Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.

Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.

C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.

De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.

Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre

Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.

Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.

Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.

Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.

Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.

Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.

Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.

Vendredi 28 septembre

Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.

Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.

Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.

Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.

Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.

Samedi 29 septembre

Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.

Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.

A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.

Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.

Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.

Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.

Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.

Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.

Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.

Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !

Dimanche 30 septembre

Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.

Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.

Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.

Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.

Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.

Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.

Lundi 1er octobre

Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.

Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.

Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.

Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.

Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.

Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...

Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.

Mardi 2 octobre

Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.

C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.

Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.

Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.

Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.

Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...

La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.

Mercredi 3 octobre

Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.

Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.

A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?

Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.

Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.

Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.

A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.

Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.

Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.

Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L���endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.

Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.

Jeudi 4 octobre

Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.

Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.

A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.

Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.

Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.

A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.

Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...

Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.

Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.

Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.

De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.

Vendredi 5 octobre

Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.

A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.

Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.

Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.

A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.

Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...

Samedi 6 octobre

En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.

160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.

C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.

Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...

Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.

De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.

2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.

Dimanche 7 octobre

Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.

En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.

Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.

Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.

Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.

Lundi 8 octobre

Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.

En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.

Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.

Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.

Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.

Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.

Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.

La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.

Mardi 9 octobre

Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.

Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.

Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.

Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.

Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.

Mercredi 10 octobre

Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.

Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.

Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.

Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.

Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.

Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.

Jeudi 11 octobre

On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.

Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.

Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.

Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.

Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.

Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.

Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.

De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.

L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.

Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.

Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.

Exceptionnel, jouissif.

La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.

Exceptionnel, jouissif.
Kawaza Village (South Luangua) Zambie English translation pending
by Francky4 · 2012-10-17 · 20 replies
Kawaza Village – Zambia – Proche de South Luangua NP.

Si vous voulez vous changer les idées ;-) , ou si vous êtes fatigués de visiter les Parcs Nationaux ;-) ou tout simplement si vous aimez rencontrer les gens, vous pouvez passer une ou plusieurs nuits à Kawaza Village, à quelques kilomètres de Mfuwe – South Luangua National Park, en Zambie

Vous aurez, croyez moi, du bon temps avec des gens très sympathiques, dans un sympathique village Zambien.

Les Zambiens sont des gens formidables. Ils sont très chaleureux, non pressants dans leur approche, et ils ont le même humour que nous, comprennent notre humour au second degré. Nous avions trouvé cette gentillesse en Tanzanie (et ailleurs en Afrique Australe), mais avec eux la complicité est quasi immédiate.

Mais d’abord qu’est ce qu’un village… C’est un ensemble de petits hameaux de plusieurs maisons. Chaque hameau regroupe une ou plusieurs familles, plus ou moins cousins ou belle-famille. Le rêve de tout homme est d’avoir son hameau en ayant engendré une grande famille. Ainsi le hameau peut porter son nom. Les hameaux sont reliés par des petits chemins piétons et regroupés sur plusieurs kilomètres, non loin de la rivière. Le « Village » de Kawaza n’est pas représenté par un lieu unique, ce n’est pas UN village avec « son église et sa boulangerie » au centre. Kawaza est davantage un Projet qu’un village.

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Ces hameaux se trouvent au milieu de leur lieu de travail : les champs de coton.

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Le Projet Kawaza Ce projet est géré sous forme de projet pour profiter à l’ensemble de ces petits hameaux. Ce projet a été initié principalement par Constantino, c’est un peu le Chef de Projet local, accompagné par Robin de Robin Pop Safari Lodge, situé près du parc. Le moteur est de faire venir les gens de l’extérieur pour se faire connaitre et générer des flux financiers pour améliorer peu à peu leur difficile quotidien. C’est la principale chose à savoir. Il ne faut pas arriver naïf. Le but final c’est un échange : nous (touristes) venons vivre des instants merveilleux et TRES enrichissants, et eux reçoivent une « donation » de notre part et se font connaitre pour faire progresser leur village : écoles, dispensaires, moyens techniques. Ainsi, les touristes qui y vont sont hébergés dans un hameau et plus tard dans l’année dans un autre et ainsi de suite, de manière à faire comprendre à tous que ce Projet appartient à tout le monde et pas seulement à une seule « famille ».

Comment s’y rendre : Kawaza Village est situé à 7 kms de la route goudronnée Chipata - Mfuwe, quelques kilomètres à droite avant Mfuwe en arrivant du Sud. Il faut traverser une jolie rivière en eau (Juillet 2012)

On peut arriver avec son propre véhicule, mais aussi passer par Robin Pop Safari qui est connecté avec eux et qui peut transporter les gens jusqu’au Village. En fait Robin Pop les prévient la veille ou le matin même de votre arrivée… !

Les Backpackers arriveront à Mfuwe en bus et devront trouver un moyen de faire les 7 derniers kilomètres.

Pour cela, voici le plan précis pour trouver quelqu’un qui saura vous héberger.

0020 Plan précis pour arriver.

Comment les contacter : A ce jour, le responsable de ce projet Constantino, n’a pas de téléphone ni adresse email… Si vous voulez vraiment réserver, vous pouvez contacter Robin Pop Safari même si vous n’utilisez pas leurs services (Lodges, game drive…). L’adresse email est la suivante : gerald@robinpopesafaris.net Et Robin Pop a un très bon site internet :
http://www.robinpopesafaris.net/safari-experience/kawaza/village/ http://www.kawaza.org/

A savoir aussi que le Lodge que vous choisirez pourra se mettre en rapport avec Robin pope pour réserver votre séjour à Kakwaza. Pour ce fut le cas avec Wild Life Safari camp qui m’avait mis en relation avec Robin Pope.

Le prochain d’entre vous qui ira pourra demander à Constantino s’il a enfin une adresse email : il ne savait pas qu’une adresse email sur Gmail était gratuite. Je lui ai conseillé d’en avoir une pour répondre aux occidentaux angoissés ;-) qui veulent tout prévoir 8 mois avant d’arriver… ;-))

Mais vous pouvez « débarquer » à Kawaza et y passer le temps que vous voudrez, sans avoir réservé préalablement. Dans ce cas, essayez d’arriver en début d’après midi par politesse : ils auront à cœur de bien préparer votre chambre et votre repas.

Et c’est donc ainsi que nous sommes arrivés à Kawaza…

Sans savoir que le point de rendez-vous est ici, nous passons devant l’école et continuons la route… On fait demi-tour un peu plus loin et en revenant sur nos pas, on trouve notre ami Constantino qui nous a vus passer et qui danse sur la route en balançant les bras pour nous indiquer le chemin qui arrive au Hameau… Je m’arrête près de lui pour le saluer… et pour danser avec lui… MORT DE RIRE… Salutations chaleureuses… Moment inoubliable de complicité immédiate et naturelle : that is Zambia ! ! !

2 ou 300 mètres pour arriver au hameau. Nous sommes accueillis par son acolyte, Bernardo.

Les présentations sont faites avec sa femme et ses enfants, la mère de sa femme… Bon faut s’y faire tout de suite : les suffragettes ne sont pas encore passées par là… Les femmes travaillent et les hommes font du Business et de la Politique (au mieux). A savoir que nous avons vu très peu d’hommes ivres en Zambie, peut être un ou deux. Mais bon ! Il faut dire que Constantino fait un gros travail pour améliorer les choses dans son village.

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Nous sommes invités à nous asseoir dans de jolis fauteuils en bois, au centre du village et nous nous présentons. L’occasion pour nous d’expliquer que nous ne voulons pas assister à un spectacle, mais que nous voulons être intégrés à leurs activités. Constantino reçoit les gens tels qu’ils sont et s’adapte avec toute son intelligence…

Bien que Constantino ne soit pas du genre à se plaindre, de par nos questions la conversation part très vite sur leurs difficultés, et donc sur la Politique. J’aurais l’occasion d’y revenir.

Bernardo nous demande de mettre notre voiture près de « notre maison » et de la fermer à clé. On ne s’est jamais sentis en danger en Zambie. Jamais. Mais il faut toujours fermer les portes car les enfants entre 4 et 15 ans sont très espiègles (et surtout, il s courent très vite…) et n’hésitent pas à ouvrir les portes et à chiper tout ce qu’ils trouvent. Les cris des adultes n’ont pas l’air de les effrayer… ;-)

On nous présente le « planning ». Bernardo nous montre notre « maison » ainsi que les toilettes et la douche, puis nous reviendrons dans la Douma pour diner avec eux. Le lendemain et le jour suivant nous passerons du temps avec eux dans leurs activités quotidiennes.

Les toilettes Elles sont constituées d’un trou… avec un tabouret troué par-dessus… ;-) Ce trou est entouré d’une paroi de paille et surmonté d’un toit de « chaume ». Cette petite baraque est changée de place régulièrement pour laisser la nature éliminer les entropies : génial. L’ingéniosité des gens pauvres se retrouvent jusque là : le porte-papier toilette est recyclable… ! Imaginez un monde où nous n’aurions plus besoin d’acheter des porte-papier toilette… !

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0035 Porte papier toilette.

On voit ici entre autre que Constantino a tenu compte des conseils des occidentaux qui ont contribué à ce projet et de ceux qui sont passés dans ce village : tout est adapté à notre mode de vie avec les moyens qu’ils ont. C’est à la fois gentil, dépaysant, ça a l’air typique africain : bref excellent façon de s’adapter à la demande.

La douche Je vous laisse découvrir la douche sur place. Sachez que Mama a fait chauffer l’eau, et qu’une serviette et une savonnette seront mises à votre disposition… Trop fort.

0037 La douche

Notre « maison »

0040 Les cases

La « Maison » est une « case » ronde d’environ 3 mètres de diamètre qui contient deux matelas par terre et… c’est tout. Ils ont eu la gentillesse d’installer des moustiquaires et des draps sur les « lits ». Les matelas sont posés sur des nattes de paille.

0050 champ de coton.

Le repas Un poulet a été tué en notre honneur… ;-( Le khsima est très bon. La sauce un peu relevée. Le poulet grillé… huuuum. C’est surtout une occasion de discuter politique.

Kakwaza Village est en liaison avec Robin Pop Safari. Robin emmène ses clients quand ceux-ci expriment l’envie de faire autre chose que du Safari. Robin a vendu son Lodge à deux allemands (je crois). J’espère que ce lien perdurera.

Constantino a toutes les peines du monde pour obtenir des subventions : zéro à ce jour. Il passe « un certain temps » à expliquer son projet au maire de Mfuwe, et à d’autres personnes à qui il a rarement accès, mais le gouvernement ne semble pas très sensible à leurs difficultés. La Zambie, comme beaucoup de pays de cette région, est très stratifiée socialement : les gouvernants ne partagent rien et les pauvres gens n’ont que leurs bras pour s’en sortir. Ainsi, il n’a jamais été possible pour eux d’obtenir une ligne téléphonique pour se connecter… !

0055 La boma



La nuit

0060 moustiquaires dans la chambre.

Allongés sous la moustiquaire qui semble inutile pour les moustiques non présents… On s’endort. Et je comprends à quoi sert la moustiquaire… Ma douce dort profondément quand je suis réveillé une première fois… par une petite souris qui court sur la natte. Je l’éclaire, elle se sauve. Et ainsi, deux ou trois fois dans la nuit…

Le petit déjeuner

Un petit déjeuner plutôt « continental ». : café, thé, on croirait du pain de farine de maïs La discussion « politique » reprend son cours.

La visite de l’école Point de passage « obligé », la visite de l’école est un plaisir. On rencontre la Directrice qui a remplacé Felix, l’ancien directeur très connu dans toute la région, un des fondateurs du « complexe » scolaire et du Projet.

L’école accueille les enfants de tous les âges jusqu’à l’équivalent de la Seconde (eux ils numérotent les classes comme les pays scandinaves, à l’envers de nous : le CP c’est la Première et l’année du bac c’est la 11ième si je me souviens bien).

La directrice nous explique ses difficultés. Les petites maisons en dur faite pour loger les professeurs ne sont pas terminées (pas de toit) faute de crédit, ils manquent un peu de tout, et les dons sont les bienvenus… ;-)

Je me suis demandé toute ma scolarité, pourquoi les profs passaient une semaine avant la Rentrée à refaire chaque année tous les plannings des cours… Eux ils ont le bon sens pratique : le planning des cours est immuable depuis plusieurs années. J’aime bien ce bon sens.

0070 Directrice

Rien n’est simple : Un ballon magnifique en cuir rouge et blanc a été envoyé par un touriste sympathique qui était venu au Village : le ballon est posé là, raplapla, depuis plusieurs mois parce que personne n’a de valve pour le gonfler : nous devons penser à tout avec leurs yeux, quand nous faisons quelque chose pour eux. Le prochain qui y va emporte une pompe à vélo avec une valve (Merci Pierre) Un Norvégien avait envoyé un générateur d’électricité à essence. Mais celui-ci a été bloqué au village par un « postier » mal honnête…

Bien sur, on visite les classes. Les grands sont en train de passer un Examen… Shuuuut ! Mais comme il n y a pas assez de place dans la classe, l’autre moitié de la section attend son tour, dehors. J’ai été également surpris du niveau des cours. Les mathématiques à 12 – 13 ans m’ont semblées du même niveau que chez nous : opérations en base 8, géométrie, …etc. Les cahiers sont bien tenus. Les plus petits sont en cours de chant et musique… ;-). On a droit à une chanson et une démonstration de danse… à la quelle je participe bien sur, sous les rires des enfants.

0080

Et on repère la cloche que l’on entend depuis village, qui rythme les horaires des classes et des récréations…

0090

Visite de la Pharmacie

Je serai incapable de vous expliquer toutes les maladies guérissables avec tous ces « médicaments »…

0100 Pharmacie

Le prescripteur passe de temps en temps, plus ou moins à la demande. Ses connaissances des plantes sont immenses. Il y a des « remèdes » pour tout : mal en haut, mal en bas, mal aux jambes, mal aux dents, et même, bien sur, de quoi vous redonner de la vigueur… Evidemment, il veut que je goûte ce produit là… C’est un peu amer, alors ils ont ajouté un peu de sucre… Je leur dis : « Bon ça marche tout de suite… ou faut attendre un peu… ? ;-) ;-) ;-) Tout le monde est mort de rire…

Le ramassage du coton Il faut les voir suer à grosses gouttes pour tasser le coton dans des gros ballots qui doivent avoir un poids réglementaire sous peine d’être refusé. Un petit camion passe à travers les petits chemins pour ramasser les ballots. Il finira dans des gros camions qui partiront en chine par bateau, peut-être par le Mozambique ou par Dar Es Salaam.

0104 Tas de coton

Le pigeonnier

0110 à droite le poulailler, à gauche le pigeonnier

Mama élevaient des tourterelles pour les vendre au marché. Mais les dernières se sont fait croquer par les chacals de passage… ;-( Ils n’élèvent pas de chèvres parce que les lions venaient jusque là pour les bouffer…

L’alcool de Mais Constantino nous emmène à travers les hameaux, par les petits chemins. On s’arrête souvent pour discuter avec les gens qui nous accueillent tous ultra gentiment. Je nous imagine à Paris, ouvrir notre porte pour recevoir les touristes allemands ou américains pour leur faire visiter notre cuisine et notre chambre… ;-((

Puis Constantino nous arrête chez son ex-belle-mère. Constantino est remarié. Le divorce est pratiqué en Zambie. En grande majorité de confession chrétienne, catholique, protestant, évangélique, progressistes, attentistes…, les mœurs sont proches des nôtres pour la vie de couple. Même si les rôles sont bien séparés… ;-( Le seul endroit où nous avons rencontré des musulmans (super sympas comme d’hab’) était à Chipata, ville frontalière très hétéroclite.

Son ex-belle-mère s’appelle Elisabeth, comme ma moitié… Elle est juste un peu plus petite… ;-))

0120 Elisabeth et Elisabeth

Elle fabrique de l’alcool de Maïs avec 3 fois rien : - Elle met autant de sucre que de Maïs dans un bidon fermé hermétiquement avec de l’argile. - Un long tube pour laisser à l’alcool le temps de refroidir. - Le tube passe par un système de refroidissement. Il traverse un pneu dans le quel Elisabeth verse de l’eau pour améliorer le refroidissement. La vapeur d’alcool se transforme ainsi en liquide… - …qui arrive dans une bouteille. C’est très ingénieux.

0125 Alambic

L’alcool a un premier petit gout de Rhum, que l’on sent assez fort. Mais en fait il ne tape pas du tout au crâne, il doit faire environ 25 degrés… Il sera très utile pour nous faire flamber les bananes, ou pour partager un digestif avec les copains à Lower Zambezi… ;-)

En partant, on voit du coin de l’œil Constantino qui prend quelque chose dans le feu, et le porte à sa bouche, puis crache quelque chose… C’est quoi… ?

Il nous explique… ;-(( Il y a des mulots qui cuisent sur une plaque de fer, sur le feu. Constantino a attrapé un mulot, arraché la tête avec les dents… et avalé la bestiole entièrement… : le corps, les os, les intestins, la peau et les poils avec… Wahooooo :-/. Comment il a pu faire ça… Vous imaginez : il a gâché la tête et les yeux… ;-))

Pour se « venger », on lui explique que nous on mange des grenouilles… mais ça ne l’impressionne pas du tout… !

0127 Constantino mange le mulot

Le ramassage du bois

Comme beaucoup de choses, le ramassage du bois est une activité dévolue aux femmes. Nous les avons tous vues, le long de la route, avec les enfants qui courent devant, un plus jeune dans le dos, et un fagot de branches sur la tête…

Celle-ci n’échappe pas à la règle. Et avec le sourire en prime… Comment font-elles ? Elles ne se plaignent jamais…

0130 Maman ramasse du bois.

Belle occasion de rendre service : on fera un aller-retour en 4x4 avec elle pour lui faire gagner 2 ou 3 jours de ramassage en mettant un gros tas de bois sur le toit du 4x4… Le ramassage du bois prend beaucoup de temps à la saison sèche. Il est stocké à l’abri pour être utilisé pendant la saison des pluies. On prend conscience du problème qu’il peut y avoir par endroit à ramasser, voir couper, autant de bois. Mais c’est la seule source d’énergie pour cuisiner et se chauffer.

Madame tient son stand de vente : elle vend des espèces de beignets de farine de maïs grillé.

0145

L’activité à la rivière

On s’est toujours demandé comment les femmes font pour avoir un linge aussi propre…. On a la réponse : l’huile de coude. Le ballet incessant des femmes, accompagnés des enfants en bas âge, qui vont et viennent à la rivière. Pas trop de danger dans le coin, pas d’hippos pour couper la route des lavandières, au petit matin… :-(

0146 Rivière

Le dispensaire

0147 dispensaires.

La Zambie est un des pays les plus touchés par le Sida. La prévention va assez bon train. Les consciences s’éveillent peu à peu. En tout cas notre hôte est sensibilisé, et les capotes sont usitées (dit-il) dans la région. Mais il y a de longues files d’attente devant le dispensaire, et une grande partie de la clientèle sont des femmes avec des problèmes de contraception (avant), ou de traitement (après)… Les patchs sont assez courants. Les préservatifs masculins plus difficiles à faire accepter… ;-(

Les autres patients sont aussi des enfants qui viennent pour leurs principaux vaccins.

Encore une bonne occasion de faire un don de nos médicaments et de quelques sous qui permettront au Médecin d’acheter des vaccins. Il faut voir un médecin de dispensaire recoudre une plaie longue comme ça, à un enfant de 10 – 12 ans qui grimace mais ne bronche pas. On nous traiterait de barbare sin on était traité ainsi. L’enfant en sort crispé mais souriant, parce qu’il sait qu’il a de la chance d’avoir eu cette intervention qui va le sauver de la gangrène.

Les danses traditionnelles

On avait prévenu Constantino que nous n’étions pas attirés par les « spectacles touristiques », mais l’ambiance est très bon enfant, l’entrain des danseuses contentes de nous montrer leur spectacle et la sympathie de nos hôtes nous incitent à assister à leurs danses…

Nous avons été installés dans des beaux fauteuils en bois, au milieu du village ;-(( et les femmes habillées uniformément se trémoussent… Danses de la pluie, danse de fin de moisson, danse pour des fiançailles, danse d’accueil… Les rythmes chaloupés nous entrainent. Bien sur elles nous font participer…

Cela dure une vingtaine de minutes. Agréable et bon enfant.

0150 Femmes qui dansent

Les enfants les imitent

0160

Pour « nous venger », nous décidons de leur faire une démonstration de Tango… ;-) On entame un pas de deux… Tsin Tsin Tsin Tsin…. Tin…rintintin Tsin tsin tsin…. ! Ils sont morts de rire… On prend alors chacun une cavalière, un cavalier, et on leur « apprend » le Tango, langoureux, en chantant, en chaloupant. Vous imaginez les éclats de rire…

Voilà. Ce fut notre expérience Kawaza. Même si vous avez l’habitude de rencontrer et discuter avec les populations, nous vous conseillons vivement ce détour et le temps passé ici ne sera pas perdu. Constantino est un gars formidable, les gens sont tellement souriants, agréables et accueillants. C’est un vrai bonheur. Et pour nous inoubliable.

Alors un seul conseil : allez-y ! Vous vous ferez plaisir et vous leur rendrez un grand service et un grand honneur.

Quelques photos pour finir…

0200 Arrivée à Kawaza Village

0210 Fashion Victim

0220 Pompe à eau

0230 Les enfants

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La Famille

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Un grand Merci à tout ceux qui nous accueillis si gentiment, à Constantino si sympathique, à Bernardo son « bras droit » si rigolo, à tous les enfants si curieux, si espiègles… Un grand MERCI à vous tous qui irez les voir en ayant, ou pas, planifié votre séjour, profiter de ces superbes rencontres, de ce qu’ils peuvent nous apprendre sur eux, sur leurs habitudes, sur leur générosité, sur leur spontanéité, sur leurs difficultés de vivre et de survivre..

Pour ce qu’ils peuvent nous apprendre sur nous-mêmes… :-)

Keep Zambitious… ;-) Franck
Voyage de janvier à mi-mars en Indonésie, avis sur séjour? English translation pending
by Micmic69 · 2012-10-14 · 6 replies
Bonjour,

J'envisage partir avec mon épouse en Indonésie pour deux mois environ à partir du 15 Janvier prochain. Mon programme déterminé a priori et après consultation de nombreux messages :

Arrivée de France à Singapour

Sumatra nord ( Une grosse semaine ): Avion Singapour / Medan pour aller voir le parc national et le lac Toba, retour Medan pour prendre un vol pour Djakarta

Java ( 15/17 jours ): Bogor, Bandung, Jodjakarta ( ville + Borobodur et Pambanan ), Solo, Malang ( gunung Bromo ), plateau d'Ijen, Keta Pang pour prendre le ferry pour Bali

Bali : (15 jours) visites et détente

Lombok/Florès : 10 jours

Célèbes : 1 semaine ; la question sera de savoir comment aller le plus facilement aux Célèbes, est-il nécessaire de retourner à Djakarta ?

Retour Djakarta pour aller ensuite à HK (retour aux sources) , une semaine puis retour France fin Mars 2013.

Ce périple vous parait-il faisable dans le temps imparti sachant que même en bonne forme nous sommes du 3ème âge même si nous avons pris l'habitude de partir hors des sentiers battus en Asie ?
Préparation d'un circuit dans le Nord-Ouest américain English translation pending
by Isag94 · 2012-09-15 · 9 replies
Bonjour ,

A peine rentrée de mes vacances 2012 , je me lance dans la préparation de celles pour 2013 ... ça aide à supporter la grisaille et puis surtout on s'est a priori décidés pour un circuit dans le Nord Ouest américain et ses parcs nationaux ( surtout une étape à Yellowstone qui me fait rêver depuis de très nombreuses années) où il faut toujours réserver longtemps à l'avance pour les logements ....

En gros départ début Aout pour 20-23 jours , arrivée à Seattle , location d'un 4x4 et périple passant par Olympic NP ( 2 jours) , Mont Rainier NP (2-3 jours) , Glacier NP (3 jours), Yellowstone et Grand Teton NP ( 8-10 jours pour les 2) plus 3-4 jours pour des étapes sur la route ( Jackson et ??? ) ....On n'est pas intéressés par les grandes villes ( sauf Chicago pour son architecture qu'on visitera peut être en 48h00 en profitant d'un stop au retour) .

On aime la nature , les paysages , la photo et la randonnée ( mais nous ne sommes pas non plus des forcenés plutôt des adeptes de la balade en montagne de 2 à 6 heures ) . Nous partirions à 2 ( mon mari et moi) et peut être avec mon fils et sa copine de 20 ans .

Je connais déjà bien les USA pour y avoir vécu il y a bien longtemps près de New York 1 an, avoir visité la côté Est de Niagara Falls à Miami et avoir fait un circuit d'un mois en 2003 autour de Las Vegas ( Grand Canyon , Lac Powell , Moab , Zion , Bryce...) .

Là où je panique c'est quand je vois les prix des logements surtout si nous partions à 4 ( avec nos 3 enfants petits nous prenions une family suite mais là ça nous semble un peu délicat ) . Je ne vois que des chambres à 150-200 U$D voire bcp plus dans les parcs ( et vus que nous ne ferons que ça ...) et même en dehors . Comme je rentre d'Asie où tu te loges très bien pour 20 Euros j'avoue que le décalage est un peu hard ! Je fais donc appel à tous les spécialistes qui auraient de bons tuyaux pour les logements dans ou autour de tous ces parcs .

A Yellowstone il y a pas mal de choix pour des logements en dehors des parcs et tout de même très proches . Mon souci c'est surtout pour Olympic , Mont Rainier et Glacier . Je ne voudrais pas me retrouver à avoir à faire 50 miles en montagne pour ensuite faire la queue à l'entrée du parc pour aller randonner tous les jours ....

Sinon rien à voir mais quelqu'un aurait il des infos sur les tours en mer vers Seattle ou Vancouver pour aller voir des baleines ( et si possible de vraies baleines plutôt que des orques ) . Est ce la bonne période en Aout ?

Merci pour votre aide précieuse dont j'abuserai surement encore un peu plus tard quand le projet sera mieux établi 😊.

isabelle
Itinéraire de douze jours en Thaïlande pertinent? English translation pending
by Berengereg01 · 2012-09-08 · 20 replies
Bonjour à tous,

Trouvez-vous pertinent si l'on a 12 jours/12 nuits en Thailande en novembre de faire : - 3 Nuits Bangkok arrivée à 18h30 à l'aéroport de BKK (jour 1 : Bangkok et ses temples, jour 2 le marché flottant Damnoern, jour 3 départ pour Khao Yai - 2 Nuits à Khao Yai pour le parc national - 1 Nuit à Ayutthaya (départ fin de journée pour Kanchanaburi) - 1 Nuit à Kanchanaburi (départ fin de journée pour les îles) - 4 Nuits à Koh Phi Phi ou autre île, je ne sais pas encore mais je ne veux pas perdre trop de temps dans les transports vu le peu de temps que l'on a au total déjà... Départ en fin de journée pour Bangkok - 1 Nuit à Bangkok + un jour à Bangkok le 24/11 avant de prendre l'avion le 25/11 à 1h00 du mat'

Qu'en pensez-vous? Merci par avance pour vos remarques
Quelques jours en Issan: endroits à ne pas louper et transport en commun? English translation pending
by Nessie2 · 2012-09-02 · 16 replies
Bonjour

J'arrive à Bangkok le lundi 3 décembre. Je veux aller passer quelques jours dans la région de l Issan, puis qq jours à chang mai d'où je prendrai mon avion pour Phuket où je compte me rendre ensuite (pas d'avion pour krabi ou kho samui de chang mai) J'aimerais aller dans le parc de Khao Yai, sinon désirant ne passer qu une petite dizaine de jours entre L Issan et Chang Mai je ne sais pas du tout quelles peuvent être les endroits les plus intéressants ceux à ne pas louper en Issan et où il est facile par transports en commun de se rendre. Je suis trés branchée nature.

Est ce qu'il est préférable que je reste du côté de Ubon ratchatani ou de me rendre à Udon Thani ? tous vos conseils seront les bienvenus🙂 vanessa
Retour de quatre semaines en Afrique du Sud English translation pending
by Julie777 · 2012-08-16 · 5 replies
nous venons de rentrer de notre périple et bien sur, nous sommes enchantés nous sommes arrivés à Joburg ( nous ne l'avons pas visité) et avons pris notre voiture pour 23 jours ( nous l'avons rendu à Durban) puis vol Durban / Cape town où nous sommes restés 6 jours voyage facile, les routes sont bonnes, les hotels confortables ( nous dormions surtout dans des backpackers, en moyenne R300/400 avec possibilité de faire la cuisine) les gens très gentils, pas de problèmes du tout! Nous n'avons même pas vu un moustique!! et ciel bleu tout le temps( sauf au cap , plus mitigé)

1ere étape Joburg/ graskop 6h de route ( à cette saison il fait nuit à 18h) nous avons logé 3 nuits à Valley view Backpackers TB avons visité Blyde river canyon, fait une rando de 3h à partit de Forever Resorts,

2eme étape route pour Louis Trichardt ; visite du pays venda qui vaut vraiment le coup; pas évident toujours à trouver les villages mais les gens sont très sympas ; il faut visiter le musée Dzata qui explique bien l'histoire de la région et les villages d'artisans

3eme étape le parc national de Mapungwabe à la frontière du bostwana et zimbabwe ( il faut prendre la wild card qui coute pour couple R2200 mais que nous avons largement rentabilisée en 4 semaines puisque le montant de toutes nos visites était autour de R3200 !)nous avons logé au Dongala ranch dans une tente avec air condit et frigo et sanitaires privés et cuisine pour chaque tente; le top dans un bel endroit pour R300

4éme étape vers le Kruger ( parfuri gate) en passant par big tree le plus gros baobab d'Afrique?nous sommes restés 5 jours au Kruger et nous avons adoré; pourtant je ne suis pas passionnée par les animaux mais là c'est autre chose!! notre camp ptéféré le letaba car nous étions à coté de la rivière notre coup de coeur le camp de balulé ( il n'y a que 6 cases ) pas d'électricité, impression d'^étre au coeur de la nature -( on entend les hippos , les hyenes et les lions la nuit!!) nous avons réservé tres très tôt au kruger pour avoir des hébergements pas chers.

5eme étape le swaziland ; la vallée d'ezulwini un peu déçus car des constructions partout; cependant le musée est très intéressant et une promenade à pied dans mlilwane wildlfe est agréable ;très bonne adresse sundowners backpackers 6émé étape kosi bay ( environ 7/8h de route) très beau . Nous avons fait rando à la forêt de palmier raphia , kosi bay mouth ; vaut vraiment le détour; excellente adresse kosi moon bed and breakfast

7eme étape hluhluwe pour hluluwe et imfolozi reserve. pas encore dégoutés !!! paysages différents du kruger , super!

8émé etape saint lucia pourle cap vidal ( super) nous n'avons pas aimé la ville , trop blanche, trop riche , plutôt raciste nous devions aller au sani pass mais il y aaaavait de la neige ( et beaucoup!) donc nous avons abandonné!

dernière étape le cap 3 jours dans la ville ; table mountain bien sur, nous avons eu de la chance beau temps et pas de vent pas pu aller à Robben island, victime de son succes complet pendant les 15 jors suivants! donc si vous voulez y aller, il faut réserver sur le net il faut absolument aller au district 6 museum, émouvant, un lieu de mémoire extraordinaire sur la réalite de l'apartheid le jardin de Kirstenbosch ( je ne suis pas non plus très jardin, mais j'ai adoré!) dormi au big blue backpacker TB 2 jours à Simon's town pour aller voir les pingouins et à la réserve du cap de bonne espérance (possibilité de belles balades) dormi à vistas B&B tb

voilà un petit compte rendu ; nous avons dépensé 80 euros/jour pour 2 (sans compter location de voiture et la wild card) mais nous avons fait la cuisine les 3 premières semaines. Pour pouvoir faire des rencontres il faut absolument parler anglais!!!et pour comprendre ce pays à l'histoire si compliquée
Réflechissez bien avant d'acheter votre billet d'avion pour l'Inde English translation pending
by Lemichson · 2012-08-16 · 34 replies
Vous avez décidé comme ça de partir en Inde, vous avez vu de beaux reportages à la télé, vous avez reçu le numéro spécial Inde de votre magazine photo ou voyage préféré et vous vous dites : j'y vais ! Avant d'acheter votre billet, prenez le temps de bien vous renseigner sur ce que vous recherchez dans un voyage et ce que vous êtes capable d'accepter. J'ai à mon actif une douzaine de voyages dont six en totale autonomie sur 6 semaines. (Chine, Cambodge, Thaïlande, Mexique, ...). Mes points d'intérêts sont le dépaysement, les beaux paysages (montagnes, mers, lacs, forêt, ...), les belles architectures (temples, forts, ...), les merveilles de la nature, la faune, la flore luxuriante, la rencontre avec le peuple. J’ai trouvé cela dans chacun de mes voyages avec des différences bien sûr.

Je suis en train de terminer un voyage de cinq semaines dans le Rajasthan et le sud de Delhi (Khajuraho, Orchha, Gwalior, Agra) et je dois dire que je suis très déçu. Trois de mes cinq sens sont agressés constamment : l’ouïe : les klaxons me rendent dingue, tout le monde l’utilise dès que quelqu’un d’autre qu’eux se retrouve sur la même route (c'est-à-dire tout le temps !). Je sais même que certains l’utilisent dès qu’ils voient un touriste. L’odorat : soyez prêt à vivre dans les poubelles dès que vous sortez de votre hôtel. Mais tout ça est tout à fait normal, les vaches, les cochons, les chèvres, et tous les autres animaux (ça c'est plutôt sympathique) qui sont dans la rue ne peuvent faire autrement que de s’alléger dans la rue (c'est la nature). Remarquez que je n’ai pas dit « trottoirs », ce n’est pas une erreur … cela n’existe pas ! Tout le monde jette ses ordures dans la rue, ce qui nourrit d’ailleurs les animaux précités. D’ailleurs les magazines scientifiques devraient faire une étude sur le recyclage tout à fait particulier des déchets en Inde.Comment la vache peut faire du lait en bouffant des ordures, du carton, du plastique, … ? Quels sont les effets sur les caractéristiques du lait ?Je ne vous parle même pas de la qualité de la viande des cochons (c’est pas du bio), et contrairement à ce que l’on veut bien nous faire croire, des millions d’Indiens bouffent des cochons qui bouffent de la xxxxx. J’ai une pensée toute émue pour ces milliards de rats qui à cause de concurrence déloyale ne peuvent se nourrir tranquillement dans les rues. Enfin voilà, pour clore sur les odeurs et leurs origines, si c’est ça que vous recherchez, vous n’allez pas êtres déçu. Il y a même des odeurs que je n’avais pas senties avant ! La vue : tous les paysages sont gâchés par les ordures. Exemple : les lacs d’Udaipur avec ses lavandières (comme les cite un certain guide touristique) … en train d’œuvrer au milieu des poubelles flottantes. Il faut être très bon photographe ou expert en retouche d’image pour faire illusion mais les guides et les magazines sont très fort pour ça.Il y a bien entendu de belles choses à voir mais au final, la balance n’est pas équilibrée. Même le contact avec les gens est incomparable avec les merveilleux Cambodgiens, Thaïlandais, Mexicains, … Mis à part les enfants de moins 10 ans, tous les autres sourires, « Hello », « Bonjour comment ça va ? », … sont réalisés afin d’alléger votre porte-monnaie. Les grosses nouilles caucasiennes et naïves ne se reconnaîtront pas dans ce que je dis. Il arrive parfois que ce soit franc mais allez faire un tour au Cambodge et vous comprendrez ce que gentillesse, compassion, humanité, respect de l’autre veulent dire. J’ai tout compris lorsque l’on m’a expliqué pourquoi les Indiens roulaient comme des dingues, c’est tout simple, ils n’ont pas peur de mourir. Et oui, ça change tout ! Ils ont d'ailleurs encore moins peur de la mort des autres 🤪. J’ai assisté à une scène où un couple de personnes très âgées tentait de traverser la route. En France, une voiture sur deux se serait arrêtée (si si, vu leur état j’vous jure) et bien là, le tuctuc dans lequel j’étais les poussait avec sa roue avant ! J’ai cru que j’allais lui en mettre une. Petite précision : il y avait 20 cm d’eau boueuse sur la route.

Je ne regrette pas d’être venu en Inde, je regrette simplement que quelqu’un n’ait pas écrit ça avant moi. J’aurais peut être été convaincu d’acheter un billet d’avion pour une des nombreuses autres destinations de notre merveilleuse planète. J'ai rencontré un français qui travaille depuis deux ans à Delhi, nous avons beaucoup discuté, je lui ai fait part de mes impressions sur le pays et il m'a dit que beaucoup de touristes pensaient la même chose sans jamais vraiment l'avouer pour certains (pas facile de dire que ses vacances n'étaient pas terribles). Il m'a dit que le sud du pays est plus civilisé et mieux organisé. S’il est encore temps pour vous, alors partez à la chasse aux renseignements et pensez à d’autres destinations. Je sais que ce post va recevoir une avalanche de contestations. Certains ont une expérience de 4, 5 voir des dizaines de voyages en Inde et vont dire que ce que je dis est faux (concernant l’attaque des sens, ils ne pourront pas dire ça) ou mal perçu. Peut-être que ceux là auraient dû aller visiter d’autres pays et ne pas se concentrer sur un seul. C’est ce que je préfère faire et, si certains pays, sont si beaux que j’y retournerai, je sais pour la première fois de ma vie que je ne reviendrai plus jamais en Inde.

(j'ai employé le "je" mais nous étions trois, mon épouse (41 ans) et notre fille (14 ans)).
The Ardennes, should I avoid them?
by Flore25 · 2012-08-06 · 17 replies
hi everyone, just back from a little trip to the French Ardennes, and well, it wasn’t great...😕 people are cold, it’s depressing, the activities are just walks or the pool (when it’s even open...). it feels like there’s a lot of poverty and tourism seems like an afterthought. if anyone’s been there...
Camper/camping-car en Australie avec enfant English translation pending
by Fredjer · 2012-08-03 · 27 replies
Bonjour,

Nous partons 1 mois du 12 décembre 2012 au 12 janvier 2013 en Australie. Nous arrivons et repartons de Sydney. Nous voyageons avec notre fille de 9 ans.

Comme nous avons envie plutôt de nature et pour des raisons de budget, nous allons camper. Nous hésitons entre la location d'une voiture et prendre une tente ou louer un petit camping-car, style combi. Si nous louons une voiture, il faudra acheter le matériel de camping(gaz, frigo, ustensiles de cuisine..) sur place ???? J'ai vu qu'il existait aussi des voitures équipées pour le camping chez Autobarn, Backpacker ou Apollo, mais le problème est qu'il n'y a que 2 sièges avec ceinture.

Est-ce que vous connaissez des voitures équipées "camping" dans lesquelles on puisse mettre 3 personnes avec ceinture ?

Connaissez-vous des bons plans pour acheter du matériel de camping pas cher ?

Sinon, question circuit, nous aimons prendre notre temps, rester 4/5 jours au même endroit et je n'ai pas envie que nous soyons toujours sur les routes. Que nous conseillez-vous comme parcours ? Je pense qu'il y a largement à faire dans les Nouvelles Galles du Sud ou le Queensland ?

Merci de vos conseils
Voyage culturel en Bulgarie du 24 mai au 6 juin 2012 English translation pending
by Jppapis · 2012-06-29 · 2 replies
Voyage en Bulgarie du 24 mai au 6 juin 2012 La Bulgarie offre énormément de possibilités pour le tourisme culturel et pour les amateurs de nature. Les essences végétales sont remarquablement puissantes et luxuriantes. Les villages à l'écart des grandes routes mériterait plus de détours. La cuisine est généreuse et très copieuse et les gens rencontrés se sont montrés coopératifs et agréables. Notre itinéraire était un peu surdimensionné en 14 jours. Il est fortement conseillé d'apprendre à lire le bulgare ne serait-ce que pour utiliser un lexique de voyage car les langues occidentales, anglais, français sont peu connues en dehors des grands axes et des hôtels non touristiques. La lecture de quelques livres conseillés dans les guides permettra un autre regard sur les lieux visités.

Ayant puisé toutes nos informations dans les guides de voyages, notamment le Michelin Vert, nous ne décrirons pas les lieux visités. Ce sont donc des impressions personnelles qui n'engagent que l'auteur. La capitale Impression générale de Sofia: Le centre ville est aéré par de vastes avenues et des perspectives inspirées dit-on par celles de Paris. Mais à part les énormes bâtiments staliniens hérités du communisme recyclés en administrations qui semblent inaltérables et ceux qui représentent les pouvoirs politique et religieux, la capitale souffre d'un manque d'investissement urbanistique criant contrairement à la périphérie proche de l'aéroport où les grandes banques et sociétés internationales se sont installées. Au centre, nombres d'anciennes demeures sont très décrépies. Il y a de beaux parcs bien arborisés souvent 'ornés' de monuments à la gloire des héros nationaux. Dans l'un au sud de la ceinture de boulevard bien desservi par les transports publics, le colossal et très hideux monument célèbre l'ancienne amitié avec l'union soviétique.. Il est aisé et agréable de se promener dans Sofia même si l'intérêt s'épuise assez vite pour nous qui à cause de notre ignorance de la langue sommes exclus des activités culturelles disponibles.

La fin mai coïncide avec la fête nationale, fête de l'Education. Pour les étudiants en goguette c'est la fin des études secondaires. Défilés de voitures, klaxons tonitruants, tziganes tambourinant, rassemblements dans les lieux symboliques, filles habillées en robes de soirée et banquets me font penser que l'éducation donne beaucoup de joie quand elle s'arrête... Dans les parcs beaucoup de gens très modestes, des tziganes, des joueurs d'échec. Il y a de grands contrastes entre l'apparente aisance d'une partie de la jeunesse estudiantine par exemple et les aspects de pauvreté des cités d'habitations vétustes.

Nous avons admiré l'imposante cathédrale Alexandre Nevski, peut-être le monument le plus connu de Sofia avec ses coupoles dorées. Toutes proches d'autres églises comme la russe, d'intérêt secondaire, les halles couvertes style Art Nouveau, bel exemple de charpente métallique, le quartier du Marché des Femmes et les rues au-delà de la synagogue. Dans ce quartier et la rue Stambolov la population parait bien modeste et les scènes de vie sont très authentiques. La mosquée des Bains proche est très intéressante, de décoration un peu baroque, construite par le grand Sinan, l'église de la Rotonde encerclée par des bâtiment colossaux mérite le détour. L'église Ste Nedelia avec son iconostase clinquante et ses peintures style italien est surtout intéressante de l'extérieur pour ses coupoles. Les bains signalés dans certains guides sont dans un état désastreux et ne sont pas accessibles en ce moment. Le but de ce voyage focalisant surtout sur les lieux culturels et cultuels, notre intérêt s'est porté sur le riche musée national d'Histoire au sud-ouest de la ville près du village de Boyana. L'ancienne résidence du dictateur Jivkov est de première importance. Le musée situé dans un cadre boisé magnifique présente les objets en or du trésor de Hotnica et des nécropoles de Durankulak et de Varna), trésor de Panagjurište. Belle muséographie. N'imaginer pas prendre un repas dans le coin, prenez plutôt un piquenique. A pied mais c'est assez loin, nous sommes allés jusqu'à la toute petite église de Boyana au pied du mont Vitocha qui élève sa cime encore enneigée en mai. Des gens du monde entier y accourent et donc, la visite est strictement limitée à 10 min. Les fresques de l'intérieur en font une merveille incontournable. Ayant le sentiment d'avoir vu l'essentiel nous avons poursuivi notre route en voiture de location. Le GPS nous a changé la vie et sans lui nous aurions beaucoup perdu de temps et de patience car le fléchage des lieux touristiques laisse parfois perplexe quant aux hôtels, et stations de carburant ?

Nos routes bulgares: Sur les 1530 km parcourus, disons que 10% sont réellement en mauvais état ce qui veut dire qu'il faut parfois aller chercher le passage à l'extrême gauche de la chaussée, voire à passer les trous au pas. Mais ce sont surtout des tronçons entre le massif du Rila et du Pirin sur la route entre Simitli et Velingrad. Ailleurs le macadam peut être très rugueux et vibrant mais il ne faut pas exagérer. Les petites routes allant aux monastères sont très correctes. La route entre Sofia et la frontière grecque était très chargée et c'est vrai il y a quelques fous du volant. Dans les villes, les petites rues et les trottoirs sont dans un état lamentable. Plovdiv haut lieu historique et touristique, bat les records, ce ne sont pas des pavages mais des arrangement grossiers de gros cailloux peu conseillés aux personnes à mobilité réduite. La plupart des villes ont en revanche de vastes rues piétonnes et des places très agréables. En 15 jours nous n'avons pas vu un accident, alors halte à la paranoïa .

Les étapes Première étape vers le sud, Dupnitsa a une ancienne mosquée transformée en galerie d'Art. Joli bâtiment de pierre et brique ressemblant à une ancienne église. Blagoevgrad, la ville de Blagoev, fondateur du parti communiste bulgare. Beau quartier de maisons anciennes blanches de type ottoman avec l'étage débordant le rez. Vers le haut du quartier, une belle église mentionnée avec des fresques extérieures et un vaste hôtel restaurant plus haut, une bonne adresse. Le massif du Rila. Rila est une bourgade tranquille dotée de quelques hôtels puis après le passage d'une cluse, on parvient au monastère le plus important de Bulgarie Rilski Manastir. Tout simplement extraordinaire! Enserré dans ses hauts murs austères de l'extérieur. Mais à l'intérieur, l'église au milieu de la cour, le donjon fortifié, les trois rangs de galeries qui courent tout autour de l'enceinte avec des décorations blanches et noires produisent au contraire une atmosphère très sereine et accueillante. Le monastère dispose d'une hôtellerie mais ne le sachant pas nous avons dormi à l'hôtel annexe Starev Vrah vaste et doté d'un restaurant à 100m au bord d'un torrent. Accueil au 4ème étage. La route de montagne se poursuit au-delà du monastère. On prolongera la matinée pour profiter de la quiétude des lieux.

Rila - Melnik - Rojen. Tout au long du trajet qui nous relie à la grande route vers le sud, les échoppes de miel, confitures, vins et autres produit locaux abondent. Après Sandanski on prend la vallée vers Melnik, région viticole réputée pour son cépage. C'est une petite bourgade touristique qui ne manque pas de tavernes et d'hôtels simples. Les montagnes alentour sont constituées d'une roche friable en forme de pyramides. Si le temps le permet de belles promenades sont conseillées. Plus haut à quelques km, Rojen, un hameau de quelques maisons et encore plus haut dans un panorama paisible, Trojenski manastir. Petit plus humble et ancien, avec une seule galerie, deux moines, une cour pavée couverte par une treille où les hirondelles viennent se poser. La paix. L'église est couverte de fresques. Magnifique lieu. Il y a des possibilités de logement réduites à Rojen. Nous avons dormi dans le petit hameau, une famille met à disposition des chambres d'hôtes neuves très correctes avec WC douche privatif . Petit dej. et repas au seul restaurant d'à côté. En remontant, car l'itinéraire du sud est très déconseillé pour ses routes , on traverse de grandes étendues de vignoble jusqu'à la grande route vers Simitli. Bansko , petite station de sport d'hiver qui n'en a pas l'air, gît au pied du massif montagneux du Pirin encore enneigé. Nous nous sommes tenus à l'écart de la partie station qui s'est développée à la faveur du ski. La ville ancienne, avec une grande avenue piétonne, un monument à la gloire du héros local, quelques maisons intéressantes et une église avec des boiseries polychromes . Dans la cour une petite chapelle avec un iconostase en bois sculpté non peint. Un large plateau sépare les massifs du Pirin et du Rila. De l'autre côté, Razlog petite bourgade assez jolie où on peut se restaurer, Quelques maisons style renouveau bulgare.

La route vers Velingrad qui se fraye un chemin entre le massif du Rila et les Rodopes est parsemée cette année de vrais nids de buffle et il ne faut pas quitter des yeux le macadam. Velingrad station thermale par excellence offre beaucoup de possibilités de bains. Nous avons choisi le vaste hôtel Velina SPA avec ses deux piscines d'eau minérale. En cette fin de mai il était quasiment vide. Il faut bien se renseigner pour le trouver, perché sur le flanc de la montagne.

Velingrad - Plovdiv Itinéraire par le sud via Batak, ville martyre, on visite l'ancienne église où fut brulées une grande partie des habitants suite à une révolte contre l'occupant ottoman. Pazardjik est une ville importante à forte minorité tzigane. Elle n'offre pas grand intérêt si ce n'est un grand marché le jour de notre passage. Plovdiv, haut lieu à l'histoire mouvementée, la vieille ville sur une colline est un centre d'intérêt touristique important. Nous avons admiré les très belles demeures musées, exemples magnifiques du style Renouveau Bulgare, la grande et belle mosquée du vendredi en activité. Les vestiges romains sont malheureusement prisonniers des constructions récentes comme le forum englouti sous le béton, toutefois le théâtre mérite une visite, (mais ce n'est pas Éphèse) . Il fait bon vivre dans cette vieille ville mais les personnes qui n'ont plus 20 ans comme nous prêteront une attention particulière aux nombreuses embuches des chaussées et trottoirs du quartier historique ! La partie culminante de l'ancienne ville fortifiée est laissée à l'abandon. Monastère de Bachkovo Encore un trésor de la Bulgarie! Second après Rila, il est tout de même très important et facile d'accès. Il offre une hôtellerie aux hôtes qui veulent suivre la liturgie. Fermeture des portes à 19h. Un havre de paix et de silence qui fait du bien après la vivante Plovdiv. En mai le confort est spartiate côté température. Pour la subsistance on trouve ce qu'il faut assez proche. La rue qui mène au monastère est envahie par les marchands (qui ne sont pas du temple) on y trouve, les herbes à tisanes, les objets de piété et des choses moins chrétiennes... Bien qu’hérétiques (catho) nous avons été bien reçu par des moines pittoresques et sympathiques. La liturgie dure 2h30 mais on entre et sort beaucoup dans les célébrations orthodoxes sans causer de gêne. Les fresques de l'église sont superbes et il y a une partie musée avec son réfectoire splendide ouverte à la faveur d'un groupe de passage!

Asenovgrad. Une petite ville le long de la rivière bordée de terrasses. De confortables canapés à l'ombre nous tendent leurs coussins. Nous avons souvent été étonnés d'un tel confort dans ce pays assez pauvre il faut bien le dire. On aime prendre le temps de vivre et la clientèle ne manque pas. Karlovo pour le repas puis route vers Troyan et son monastère. La route est assez abîmée jusqu'au col où le panorama est superbe. Troyanski manastir est au bout de la route à plat dans la vallée. A l’entrée, le buste d'Alexandre Vasilevski grand résistant contre l'occupation ottomane avec cette citation .

Deux enceintes, la première pour les hôtes de passage. L’hôtellerie est des plus confortable, même avec TV (chaines bulgares), grand lit, salle de bain, adieu l'austérité monastique, bonjour le silence. Route vers Vélico Tarnovo , une des perles du voyage et un haut lieu historique. La ville présente un relief accentué, la forteresse, dans un des méandres de la rivière attirait les classes d'écoliers et nous y avons côtoyez les japonais comme tout au long de ce voyage. Mais c'est à Arbanassi que nous avons résidé , habitués désormais au calme. Ce village fut un lieu de résidence aristocratique plutôt chic. Il offre un bon choix d'hébergements de qualité et d'églises peintes. Il y a deux petits monastères féminins. Véliko Tarnovo est construite en balcon sur la rivière et depuis les brasseries du centre ville on a de superbes vues sur la vallée et le prestigieux monument de l'autre côté de la rivière. Véliko Tranovo - Roussé. Le lendemain en allant à Ruse, une étape de 130 km, nous avons fait le détour par le monastère de Préobrajenski au bout d'une route forestière. Il possède quelques fresques notamment une roue des étapes de la vie sur la façade extérieure. Il n'est peut-être pas d'un intérêt majeur vu que plus loin quelques merveilles méritent de prendre son temps pour les découvrir le long de la falaise qui borde la rivière Rusenski. L'église Bogorodista d'Ivanovo est taillée dans la roche à 30 m du sol et recèle des fresques tout à fait remarquables . Le lieu est bucolique au milieu d'une zone protégée. Beaucoup de familles viennent piqueniquer et admirer le sanctuaire aujourd'hui devenu musée.

Il y a profusion de petits lieux religieux tout le long de cette falaise mais c'est un programme d'un jour de marche. Plus loin à Basarbovo, 10 km avant d'arriver à Ruse, nous avons encore admiré le monastère rupestre de St Dimitar lui aussi taillé dans la falaise, il y a une présence religieuse discrète. Roussé, ville qui fut une cité prospère et prestigieuse, richement urbanisée par le Hausman local est aujourd'hui une ville en déclin assez décrépie qui mériterait une sérieuse restauration architecturale. La 'petite Vienne' n'est plus la grande et belle dame d'autrefois. Mais ses espaces et son vaste centre ville animé nous ont laissé un souvenir agréable, d'autant que l'hôtel Anna Palace au bord du Danuble est l'adresse à ne pas manquer. Pour ce qui est du Danuble, ne rêvez pas , le géant gris charrie une eau chargée des multiples déjections toxiques de son très long parcours.

Sur la grande place généreusement sonorisée, les voix bulgares étaient remplacées par des spectacles de kun fu ? L'asie semble avoir conquis le cœur des 'rusiotes'. Comme c'étaient Pentecôte, nous sommes allés à la cathédrale. La liturgie était soutenue par un chœur magnifique. La paroisse catholique est dans les mains d'un prêtre italien qui nous a très bien accueilli. De Ruse à Varna Kapishkan - le cavalier de Madara est sculpté dans la haute falaise au sommet d'une belle forêt. l’œuvre protégée par l’UNESCO est le point le plus intéressant d'un itinéraire balisé en forêt qui passe par de très grands abris sous roche. Une demi-heure est nécessaire pour voir l'essentiel.

Chumen. La grande mosquée Tombul encombrée d’échafaudages n'est pas en ce moment au mieux de sa forme. Varna et la mer Noire. Cette ville est très vaste et doit bien avoir 350 000 hab. Un important port de commerce et l'aéroport en font une ville dynamique et prospère dotée d'une partie importante de l'industrie de la Bulgarie. Le tourisme balnéaire se concentre au nord de la ville, aux Sables d'Or. Là , les complexes hôteliers d'accès protégés par des barrières et des vigiles, alignent leurs bâtiments, restaurants et piscines le long de la mer. Au bas de la ville, les grands arbres des parcs procurent fraicheur et rendent la promenade agréable mais au-delà de la balustrade surplombant une rue, la mer est masquée par une muraille continue assez haute du plus mauvais effet, percée de portes donnant accès à des guinguettes, des espaces de loisirs et aux alignements de parasols. C'est vraiment dommage.

Préférant être proches de la ville, nous avons séjourné à l'hôtel Odessos sans grand charme mais bien placé dans la zone piétonne près des espaces de promenade mais qui pourraient vite devenir bruyants en été avec la foule et les animations sur grand écran. Le Musée d'Archéologie possède d'extraordinaires pièces du trésor de Varna. (L'Or des Thraces). L'imposante cathédrale est surtout intéressante de l'extérieur. Son iconostase noir m'a paru lugubre.

Varna - Balchik La route n'est en tout cas pas côtière comme nous l'espérions. Ceci à cause des complexes hôteliers clôturés qui se sont approprié le littoral. Le petit port de pêche de Balchik vit du tourisme surtout roumain. C'est aussi un point de chargement des céréales dans les cargos. Sa petite promenade marine en cours d'aménagement est bordée de restaurants et d'hôtels. Les jardins de l'ancien palais d'été de la reine Marie de Roumanie dégringolent jusqu'à la plage mais sans accès. Pour y parvenir il faut aller parquer quelques km avant d'arriver à Balchik. Une rue encombrée de boutiques et de gargotes descend jusqu'à l'entrée. Ce jardin botanique constitue l'attraction la plus importante de la station, une vraie découverte peu fréquentée en cette saison. Il est vaste et mérite quelques 2 à 3 heures pour en gouter les charmes et les vins offerts à la dégustation. Plusieurs habitations se visitent. Une bonne étape.

Retour à l'aéroport de Varna pour rendre la voiture et le vol de retour via Sofia.
Rio Grande River Expedition: descente du Rio Grande en canoë English translation pending
by BackFire · 2012-06-27 · 4 replies
Bonjour à tous,

je voulais vous faire partager une expérience exceptionnelle que j'ai pu réaliser au sud du Texas, à Big Bend National Park. En effet, avec un groupe d'étudiants de mon université (Georgia State à Atlanta), nous avons décidé de passer notre springbreak à descendre une partie du mythique Rio Grande, frontière naturelle avec le Mexique. 10 jours, 12 étudiants, 2 vans, 6 canoës, et plus de 30h de route pour rallier l'entrée de Big Bend depuis Atlanta en van.

Traversée du Texas désertique

Après avoir obtenu le permis auprès des Texas Rangers (non pas de Chuck Norris hélas !), nous avons campé sur place et le lendemain avons rejoint le point de départ avec les 2 vans (...), laissé les canoës, et choisi des volontaires pour amener l'autre van au point d'arrivée. Ceux-ci étant revenus, nous avons mis les canots à l'eau et sommes parti pour la plus incroyable expérience qu'il m'était donné de faire (peut-être avec le saut en parachute et nager avec les requins baleines).

Pour ceux qui connaissent un peu le coin, nous avons campé la 1e nuit à Terlingua, puis avons mis les canots à l'eau à Lajitas. Notre périple nous a mené jusqu'à la sortie du Santa Elena Canyon.

Carte de Big Bend (et non pas du Texas !!)

Nous avons traversé des paysages fantastiques, déserts et étions seuls, coupés du monde pendant plusieurs jours. Pour seule compagnie, les tortues, les vautours, les pumas, les chevaux, les bruits de l'eau qui ruisselle sur la surface rockeuse des pierres qui se sont détachées des canyons il y a plusieurs milliers d'années. Nous dormions évidemment à la belle étoile avec nos seuls sacs de couchage (les filles en tente), la température chutait drôlement la nuit évidemment (pas loin de 0) et pouvait facilement atteindre les 35/40° en plein soleil la journée (c'était en février).

Le 2e jour, encore tous frais

Nous avions avec nos canoës nos bidons d'eau potable, notre nourriture, réchauds...bref tout matériel du bon campeur sinon (même le wc portatif pour ne pas polluer les eaux de la rivière avec nos excréments) et des lotions gel et shampoings biodégradables.



Tous petits face à la grandeur de la nature

Au crépuscule nous faisions un feu de camp (grâce à l'approbation des rangers) modérés et nous nous endormions au rythme d'histoire que chacun faisait partager chaque soir sous le velours sombre de la nuit illuminé par une collection d'étoiles brillantes tel un tapis de pierres précieuses.

Chaque jour les paysages étaient différents de la veille, chaque jour était une nouvelle aventure, chaque jour était un pas de plus vers l'émerveillement...



Moment de détente et de contemplation sur le Rio Grande

Les journées étaient assez difficiles, une chaleur étouffante, un soleil brûlant sur les épaules, contrastant avec la température très fraîche de l'eau du Rio Bravo (nom mexicain). Les efforts physiques demandaient beaucoup d'énergie par conséquent, chaque coup de pagaie était ressenti comme une impression de coup de fouet au bout d'une semaine. Nous réalisions à peu près l'équivalent de 6 à 8h de canoë par jour, jusqu'au prochain site de campement. Je tiens d'ailleurs à tirer mon chapeau aux 6 filles, d'un courage et d'une persévérance à toute épreuve.



Petit passage difficile car très peu d'eau et beaucoup de cailloux, il faut pousser !

Nous avons rencontré quelques tempêtes de sable la nuit, sans conséquences lorsque l'on est à l'abri au creux d'un canyon, et très embêtant lorsque on est à découvert dans une plaine.



Entrée de Santa Elena

Chaque jour nous pouvions nous amuser à franchir la frontière passant des USA au Mexique, en faisant preuve d'une certaine prudence évidemment car l'endroit est connu pour être assez surveillé par les autorités. Mais nous n'avons rencontré aucun problème, seul des habitants qui vivaient au bord du fleuve perdu au milieu de nulle part et qui dès les premiers échanges vous transforment littéralement, vous et votre vision du monde.



Au coeur de canyons vieux de plusieurs millions d'années

Après avoir navigué au fil des immenses canyons qui vous regardent de haut, avoir chavirer à de nombreuses reprises, s'être pris des parois rocheuses sans cesse, être descendu du canoë pour le pousser ou le tirer dans un rapide avec de l'eau jusqu'à la poitrine, être resté de nombreuses fois impuissant face à des défilés ou des blocs de pierre géants qui bouchaient la suite du fleuve, s'être découragé puis remotivé, puis entraider, nous sommes parvenus à apercevoir le bout du tunner...enfin du canyon de Santa Elena, se profilant petit à petit devant nous d'une façon majestueusement indescriptible, certainement un des moments les plus intenses de ce voyage qui restera à coup sûr un grand de moment de ma vie pourtant si jeune...



Sortie de Santa Elena Canyon: fin de l'aventure.

Merci de m'avoir lu.

A la prochaine, au détour d'un canyon ou d'un désert qui sait ? 🙂

Kev

La Photo Bonus, c'est moi en plein effort ! 😄



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