Results for "Ouarzazate+et+sécurité+|+1+>+66"
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Excursion de 3, 4 ou 5 jours au départ de Marrakech English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux filles et nous arriverons à Cas en juillet. Nous resterons deux jours à Casa et puis nous nous dirigerons vers Marrakech. Là nous voudrions faire des excursions: Ourika, Ouzoud, Imlil jusqu'au pied du mont Toubkal puis 2 jours au moins dans le désert avec bivouac et dromadaire. Nous aimerions combiner ces excursions...est-ce posible et à quel prix ???
Merci !!!! 🙂
Nous sommes deux filles et nous arriverons à Cas en juillet. Nous resterons deux jours à Casa et puis nous nous dirigerons vers Marrakech. Là nous voudrions faire des excursions: Ourika, Ouzoud, Imlil jusqu'au pied du mont Toubkal puis 2 jours au moins dans le désert avec bivouac et dromadaire. Nous aimerions combiner ces excursions...est-ce posible et à quel prix ???
Merci !!!! 🙂
Prendre un vol au dernier moment Marrakech-Toulouse? English translation pending
Bonjour à tous,
je dois descendre au Maroc avec des amis en voiture pendant les vacances de Noël...
Et tant qu'à être là-bas et avoir payé la traversée (pas donnée apparement), je resterais bien 1 ou 2 mois de plus.
Du coup je voulais savoir si je peux compter prendre un vol au dernier moment Marrakesh-Toulouse?
J'ai fais une simu pour un retour dans 2 jours et j'en ai trouvé un à 80 euros.
y a-t-il de grandes chances de trouver de telles opportunitées en Février-Mars?
Ou vaut-il mieux que je réserve déjà un biller à 130 euros?
Sachant que je ne suis pas pressé, et que même si je ne trouvais pas de billet là-bas je pourrais toujours rentrer en stop...
D'ailleurs je me demande si ça vaut le coup de rester sur place au maroc ou descendre vers le burkina?
La vie est peut-être plus chère au maroc?
Y a t-il des plans pas chers chez l'habitant? Loin des grandes villes? Vers le désert?
Merci.
Projet de parcours dans le Sud marocain English translation pending
Bonjour à tous,
Je continue d'échafauder mon périple dans le sud marocain et je me permets de vous demander votre avis sur le programme à la carte (hors tours operator > cf les dérives du sud marocain 😉) que j'essaie d'organiser. Donc, ma femme, moi et la voiture que nous aurons loué à Marrakech (pas de 4X4 - budget insuffisant et trop tape à l'oeil à mon goût) souhaitons faire la boucle Taourirt - Dades - Erfoud - Merzouga - Alnif - Nekob - Zagora en 5 / 6 jours (je pense avoir compté large).
Evidemment, car seul le GR 2008 fort bien fait ne peut quand même pas tout connaitre, je vais d'ici là me renseigner, entre autre auprès de vous, sur les différents sites et merveilles à voir en marge des pièges à touristes que nous croiserons, même si nous ne pourrons y échapper (on tient tout de même à notre petit tour dans le tas de sable de l'Erg Chebbi avec chameaux et couchers de soleil sur la grande dune, sinon autant aller sur la Dune du Pyla à Arcachon, ça nous fera moins loin 😛)
Je voulais vous demander si Tizi n Tazazert valait vraiment le détour (merci à Raoulx qui m'a déjà répondu) et si y aller avec une voiture de tourisme normale au départ de Nekob (j'ai entendu parler que le site était merveilleux) est raisonnable.
De même, pensez vous qu'on peut envisager le périple Agdz - Tazenakht - Taliouine - Aoulouz - puis remontée à Marrakech par Tizi n Test et Asni, tout cela sans 4X4 ? Ce détour en vaut il la chandelle ? Combien pensez vous qu'il faille de temps pour faire cette boucle supplémentaire ?
Merci à toutes les personnes qui voudront bien me répondre pour leur gentillesse et leur courtoisie. Je n'ai toujours pas grand chose à vous donner en échange, sinon ma gratitude et mes profonds remerciements.
Je continue d'échafauder mon périple dans le sud marocain et je me permets de vous demander votre avis sur le programme à la carte (hors tours operator > cf les dérives du sud marocain 😉) que j'essaie d'organiser. Donc, ma femme, moi et la voiture que nous aurons loué à Marrakech (pas de 4X4 - budget insuffisant et trop tape à l'oeil à mon goût) souhaitons faire la boucle Taourirt - Dades - Erfoud - Merzouga - Alnif - Nekob - Zagora en 5 / 6 jours (je pense avoir compté large).
Evidemment, car seul le GR 2008 fort bien fait ne peut quand même pas tout connaitre, je vais d'ici là me renseigner, entre autre auprès de vous, sur les différents sites et merveilles à voir en marge des pièges à touristes que nous croiserons, même si nous ne pourrons y échapper (on tient tout de même à notre petit tour dans le tas de sable de l'Erg Chebbi avec chameaux et couchers de soleil sur la grande dune, sinon autant aller sur la Dune du Pyla à Arcachon, ça nous fera moins loin 😛)
Je voulais vous demander si Tizi n Tazazert valait vraiment le détour (merci à Raoulx qui m'a déjà répondu) et si y aller avec une voiture de tourisme normale au départ de Nekob (j'ai entendu parler que le site était merveilleux) est raisonnable.
De même, pensez vous qu'on peut envisager le périple Agdz - Tazenakht - Taliouine - Aoulouz - puis remontée à Marrakech par Tizi n Test et Asni, tout cela sans 4X4 ? Ce détour en vaut il la chandelle ? Combien pensez vous qu'il faille de temps pour faire cette boucle supplémentaire ?
Merci à toutes les personnes qui voudront bien me répondre pour leur gentillesse et leur courtoisie. Je n'ai toujours pas grand chose à vous donner en échange, sinon ma gratitude et mes profonds remerciements.
Maroc: argent liquide, travellers chèques ou carte bancaire? English translation pending
Je sais que le sujet a été abordé dans plusieurs discussion, mais + ou - précisemment.
J'aimerais savoir quel est le plus interessant financièrement, avec les frais :CB, Euro, TravellersEt aussi s'il est facile de les écouler partout.
Pour info, notre voyage : Fez, Rabat, Ouarzazate, Vallée du dadès, du todgha, Merzouga, Vallée du Draa, Marrakech.
Merci,
Philippe
J'aimerais savoir quel est le plus interessant financièrement, avec les frais :CB, Euro, TravellersEt aussi s'il est facile de les écouler partout.
Pour info, notre voyage : Fez, Rabat, Ouarzazate, Vallée du dadès, du todgha, Merzouga, Vallée du Draa, Marrakech.
Merci,
Philippe
Le Maroc avec des enfants English translation pending
Nous pensons partir 15 jours en Mars (Marrakech, Essaouira, Merzouga...) en location de voiture et "à l'aventure", avec nos filles de 1 an 1/2 et 3 ans. Nous connaissions déjà mais sans enfants, alors de nouvelles questions se posent: couches, petits pots, sièges autos...Tout conseil ou tuyaux sera le bienvenu!😛
Conseils pour le Maroc avec deux enfants? English translation pending
salut tout le monde
Quelqu'un pourrait me rassurer ? Je voudrais partir au Maroc avec mes 2 enfants (9 et 11ans, grands sportifs...) mais hors cadre hotel/pension complète et tout le toutim. je voudrais pouvoir découvrir avec eux ce magnifique pays mais hors circuits touristiques (genres excursions organisées...) Mon idée est d'arriver à Casablanca et d'aller jusqu'à Agadir au gré de nos envies, de nos fatigues, de nos intérets, etc. Parfois avec le bus, parfois avec le train (?), parfois avec la voiture. Je n'y ai jamais été mais je n'ai aucun apriori quant à la sécurité, les arnaques (ça c'est comme partout, suffit juste de savoir dire non au bon moment...), les gens, etc. J'ai offert à mes gosses tout ce que j'ai pu depuis leurs naissances et voilà maintenant le temps de leur apprendre à ouvrir leurs esprits en allant voir ce qui se passe réellement ailleurs sans tomber dans les travers et les habitudes du monde occidental... de part leurs origines, ils sont eux-même enfants du monde. Cela serait super si quelqu'un pouvait m'aider dans ma démarche... Surtout concernant les bons plans, les bonnes adresses, etc mais tjrs près du peuple... Merci déjà...
Marie-H
Excursion hors agences au Maroc English translation pending
Quelqu'un a deja sollicité un guide privé au Maroc?
J'ai trouvé sur un forum un certain S.Noureddine qui propose des excursions à un prix tres attractif. Est-ce que quelqu'un a déja eu affaire à lui?
J'ai trouvé sur un forum un certain S.Noureddine qui propose des excursions à un prix tres attractif. Est-ce que quelqu'un a déja eu affaire à lui?
Maroc: Premières traces atlastiques English translation pending
Extrait de mon premier ... et dernier essai d'écriture de voyage.
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
Entre ces lignes à la syntaxe hésitante et leur parution ici, je suis retourné une vingtaine de fois dans l'Atlas. C'est dire la sympathie que j'éprouve pour ce milieu ...
Ne me demandez pas pourquoi je ne me lasse pas de ce milieu au point d'y retourner régulièrement et parfois sur de longs mois. Il y a autre chose en plus de la diversité et la beautée de ces paysages (tout n'est pas cailloux et poussière comme le secteur parcouru ces jours là) et de l'extrème sympathie et gentillesse de la population berbère de l'Atlas, une vibration interne, dès que je foule ces sentiers, que je ne saurais décrire .
Si d'aucuns veulent sortir des sentiers atlastiques trop fréquentés par les "treks-Opérators" et guides locaux, faites moi signe. Je me ferai un plaisir de vous donner des infos sur une vallée très attachante.
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( ... ) ANERGUI- Ayt Khoya
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt deM’semrirau souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, nous partons tout à l'heure à six heures...
Est-ce bien raisonnable ?
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameauet de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commer��ant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que ²Taghbalout², mais c’était suffisantje partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrican de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur khaïmas. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau oualouet de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour ressurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitationà soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
( .... )
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
Entre ces lignes à la syntaxe hésitante et leur parution ici, je suis retourné une vingtaine de fois dans l'Atlas. C'est dire la sympathie que j'éprouve pour ce milieu ...
Ne me demandez pas pourquoi je ne me lasse pas de ce milieu au point d'y retourner régulièrement et parfois sur de longs mois. Il y a autre chose en plus de la diversité et la beautée de ces paysages (tout n'est pas cailloux et poussière comme le secteur parcouru ces jours là) et de l'extrème sympathie et gentillesse de la population berbère de l'Atlas, une vibration interne, dès que je foule ces sentiers, que je ne saurais décrire .
Si d'aucuns veulent sortir des sentiers atlastiques trop fréquentés par les "treks-Opérators" et guides locaux, faites moi signe. Je me ferai un plaisir de vous donner des infos sur une vallée très attachante.
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( ... ) ANERGUI- Ayt Khoya
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt deM’semrirau souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, nous partons tout à l'heure à six heures...
Est-ce bien raisonnable ?
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameauet de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commer��ant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que ²Taghbalout², mais c’était suffisantje partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrican de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur khaïmas. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau oualouet de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour ressurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitationà soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
( .... )
Adventure in Morocco
I’m not going back, the trip is in the past. I’m posting it anyway because the country probably hasn’t changed enough to make the story outdated, and the astonishing beauty of the place deserves to be shared here.
Saturday, May 31, 2014 Mulhouse - Marrakech
A flight that drags on for three and a half hours. Everything goes smoothly until immigration. Like almost everywhere, you have to fill out a little form with your details and arrival address. The problem comes when you hand it to the customs officer with your passport. Right away, you see the lines are way too long for the number of officers working. I steer Dom toward a line further to the left that’s clearly moving faster than the middle ones. Then I firmly pull him to the far left where I think I spotted a new counter opening. Big mistake. Huge. Because that line is notorious for how slowly the security agent checks each person. At 10 minutes per person, with about fifteen ahead of us, we’re looking at two and a half hours. The wait becomes torture. Everyone gets edgy. We watch enviously as people who were way behind us initially zip through the other lines. You feel like complaining. My advice? Don’t. You have no idea how much a pissed-off customs officer can ruin your day! The rule: stay calm and suck it up. Once that hurdle’s over, a taxi and boom, we’re at the Gallia, a no-frills but charming hotel just steps from Jemaa El Fna square. This place is insane! It’s teeming with people. You stick out like a sore thumb with your camera—suddenly, a ton of people want to be your best friend! You’re basically a walking wallet!


We’ve got a meet-up with friends who are here on a work trip with their company’s social committee.


We fully embrace our tourist roles—eating at restaurants made for us, with belly dancers who insist we join in. We go with the flow, we’re not prudes, we have a great evening, no way we’re missing out on the fun...


Sunday, June 1, 2014 Marrakech
Super nice breakfast in the hotel’s patio, a real riad, beautifully decorated.


Originally, we’d planned a trip to the Atlas Mountains, but we ended up wandering around the city instead. Before we knew it, we were in the middle of the central souk’s labyrinth. It’s a feast for the eyes, ears, and especially the nose!

Saturday, May 31, 2014 Mulhouse - Marrakech
A flight that drags on for three and a half hours. Everything goes smoothly until immigration. Like almost everywhere, you have to fill out a little form with your details and arrival address. The problem comes when you hand it to the customs officer with your passport. Right away, you see the lines are way too long for the number of officers working. I steer Dom toward a line further to the left that’s clearly moving faster than the middle ones. Then I firmly pull him to the far left where I think I spotted a new counter opening. Big mistake. Huge. Because that line is notorious for how slowly the security agent checks each person. At 10 minutes per person, with about fifteen ahead of us, we’re looking at two and a half hours. The wait becomes torture. Everyone gets edgy. We watch enviously as people who were way behind us initially zip through the other lines. You feel like complaining. My advice? Don’t. You have no idea how much a pissed-off customs officer can ruin your day! The rule: stay calm and suck it up. Once that hurdle’s over, a taxi and boom, we’re at the Gallia, a no-frills but charming hotel just steps from Jemaa El Fna square. This place is insane! It’s teeming with people. You stick out like a sore thumb with your camera—suddenly, a ton of people want to be your best friend! You’re basically a walking wallet!


We’ve got a meet-up with friends who are here on a work trip with their company’s social committee.


We fully embrace our tourist roles—eating at restaurants made for us, with belly dancers who insist we join in. We go with the flow, we’re not prudes, we have a great evening, no way we’re missing out on the fun...


Sunday, June 1, 2014 Marrakech
Super nice breakfast in the hotel’s patio, a real riad, beautifully decorated.


Originally, we’d planned a trip to the Atlas Mountains, but we ended up wandering around the city instead. Before we knew it, we were in the middle of the central souk’s labyrinth. It’s a feast for the eyes, ears, and especially the nose!

Festival Taragalte 2016 à M'Hamid El Ghizlane English translation pending
La 7 ème édition du Festival Taragalte 2016 aura lieu les 28 , 29 et 30 Octobre 2016 à M'hamid El Ghizlane ( sud de Zagora ) .
Sont attendus cette année OUM la marraine du Festival , le groupe TINARIWEN , Aziz SAHMAOUI , le groupe Génération Taragalte CHABAB et beaucoup d'autres .
Le retour de ces artistes provoque déjà une grande agitation dans la région , et beaucoup d'hébergements seront complets pour la durée du Festival .
Pour toutes informations : http://www.taragalte.org/fr/
Sont attendus cette année OUM la marraine du Festival , le groupe TINARIWEN , Aziz SAHMAOUI , le groupe Génération Taragalte CHABAB et beaucoup d'autres .
Le retour de ces artistes provoque déjà une grande agitation dans la région , et beaucoup d'hébergements seront complets pour la durée du Festival .
Pour toutes informations : http://www.taragalte.org/fr/
Circuit dans une partie du Haut Atlas occidental pour femme seule English translation pending
Bonjour, je vais au Maroc pour la 1ère fois, seule, mais n'anticipe pas de difficulté particulière pour l'itinéraire qui me mènera d'Essaouira à Meknès-Fes en 3 semaines, du 9-30 avril, en passant par Marrakech, Casa et Rabat, donc toutes des grandes villes.
Après 4N à Marrakech, c'est à dire le 15 avril, j'aimerais prendre au moins 4J pour avoir un 1er contact du Ht Atlas et quelques uns de ses lieux (oueds, cols, vallées, oasis...) aux noms enchanteurs, mais en étant "raisonnable" et faisant seulement la partie accessible à une femme voyageant seule, utilisant le bus et grand taxi. Je sais que c'est mieux de partir à deux en louant une voiture ou de faire des treks organisés sur plusieurs jours ou 1 semaine (je le ferai probablement la prochaine fois! j'en ai fait dans d'autres pays) mais là, pour ce voyage, que me conseillez-vous pour visiter:
- la vallée de l'Ourika OU de de Mizane, donc Setti Fatma OU Imlil? Faut-il faire un choix ou est-ce possible de faire les 2 en 1 excursion d'une journée?
- Sans retourner à Marrakech, comment peut-on rejoindre la N9 pr aller ensuite à Aït Benhaddou via le col de Tizi n' Tichka/Telouet? Et où dormir (N1) avant de faire ce trajet? Logement simple mais propre, pas trop cher, à recommander?
- N2 à Aït n B'dou...puis continuation à Skoura (halte à Ouarzazate ou pas?), peut-être N3 dans la palmeraie, ou est-ce trop tôt car j'aimerais si possible pousser jusqu'à la Vallée des Roses (mais les roses ne sont peut-être pas encore sorties?), ou même les Gorges du Dades (N4 au plus tard?) Comment "caser" l'Oasis de Fint dans cette partie?
- Même question que plus haut: sans refaire tout ce chemin pour retourner à Marrakech, puis continuer à Casa, est-il possible de rejoindre Casa par Tineghir/Imilchil? Toujours par bus CTM ou Supratours?
Merci BEAUCOUP à ceux qui me répondront, surtout avant mon départ! J'apprécierais vraiment les suggestions de logement ainsi que les noms des personnes, guides ou pas, qui pourront m'aider ou m'accompagner dans mes petites balades de la journée.
Après 4N à Marrakech, c'est à dire le 15 avril, j'aimerais prendre au moins 4J pour avoir un 1er contact du Ht Atlas et quelques uns de ses lieux (oueds, cols, vallées, oasis...) aux noms enchanteurs, mais en étant "raisonnable" et faisant seulement la partie accessible à une femme voyageant seule, utilisant le bus et grand taxi. Je sais que c'est mieux de partir à deux en louant une voiture ou de faire des treks organisés sur plusieurs jours ou 1 semaine (je le ferai probablement la prochaine fois! j'en ai fait dans d'autres pays) mais là, pour ce voyage, que me conseillez-vous pour visiter:
- la vallée de l'Ourika OU de de Mizane, donc Setti Fatma OU Imlil? Faut-il faire un choix ou est-ce possible de faire les 2 en 1 excursion d'une journée?
- Sans retourner à Marrakech, comment peut-on rejoindre la N9 pr aller ensuite à Aït Benhaddou via le col de Tizi n' Tichka/Telouet? Et où dormir (N1) avant de faire ce trajet? Logement simple mais propre, pas trop cher, à recommander?
- N2 à Aït n B'dou...puis continuation à Skoura (halte à Ouarzazate ou pas?), peut-être N3 dans la palmeraie, ou est-ce trop tôt car j'aimerais si possible pousser jusqu'à la Vallée des Roses (mais les roses ne sont peut-être pas encore sorties?), ou même les Gorges du Dades (N4 au plus tard?) Comment "caser" l'Oasis de Fint dans cette partie?
- Même question que plus haut: sans refaire tout ce chemin pour retourner à Marrakech, puis continuer à Casa, est-il possible de rejoindre Casa par Tineghir/Imilchil? Toujours par bus CTM ou Supratours?
Merci BEAUCOUP à ceux qui me répondront, surtout avant mon départ! J'apprécierais vraiment les suggestions de logement ainsi que les noms des personnes, guides ou pas, qui pourront m'aider ou m'accompagner dans mes petites balades de la journée.
Camping-car Maroc mars 2015 English translation pending
Hello , Bonne année a tous . Nous allons encore une fois ( 5 ième) rouler au maroc . Notre présence sur le forum a 3 raisons majeurs .........Les pluies diluviennes de fin d'année 014 , puis une route que nous n'avons jamais prise . Au moment ou j'écris Oups ! je n'ais pas la carte du maroc avec moi .......C'est cette route quasi désertique la plus la l'ouest qui longe la frontière algérienne . Je crois me rappelé quelle passe au nord par Oujda puis peut etre par ain bni mathar ? , iche ? bouarfa ? Boudnib ? bien sur dans le désordre ..... . J'ai échangé une discution avec Daniel qui est actuellement sur les routes du Royaume et qui visiblement connait bien les lieux . J'ai égaré son Mail ( Chièt!) je devais lui répondre . 1 ) Cette route est elle pratiquable en C car ? , est ce que l'on y est en sécuritée ?????? . Puis 2) Les routes du sud qui font Est/ouest ont elles étés dégradées par les pluies ? . 3) Et enfin la route qui part de sidi ifni pour le sud ( le fief des Mordus de la peche ......Y est 'on aussi encore en sécuritée ? . Merci . Renée & bernard . Retraités .
Louer une voiture avec chauffeur à partir de Marrakech English translation pending
Voilà maintenant 3 ans que nous voyageons au Maroc en louant une voiture avec chauffeur.
Mon mari apprécie de ne pas devoir conduire, avoir les yeux rivés sur le compteur (surtout sur la route de Marrakech à Essaouira) et pouvoir aussi profiter du beau paysage.
Depuis que nous l'avons rencontré, nous faisons appel à Hicham, qui est quelqu'un de sérieux, compétent, cultivé, et qui conduit très bien. Il connaît bien son pays et nous a toujours bien conseillé pour les hôtels, car la plupart du temps nous partons en novembre et on ne fait pas de réservations, sauf à Marrakech. La première fois, il y a 3ans, nous avons découvert le sud avec lui....Les dunes de sable de Merzouga, Ouarzazate etc...
Comme à chaque fois nous sommes contents de ses services, j'ai voulue lui donner un petit 'coup de pouce' . Il habite à Marrakech et vous pouvez le contacter par email
hichamlechauffeur@hotmail.com
GSM:+212 (0) 6 11 51 51 72
+212 (0) 6 68 71 49 60
Elections au Maroc English translation pending
Bonjour,
Les élections au Maroc se sont déroulées dans le plus grand calme et en toute transparence.
Le PJD (Parti pour la Justice et le Développement) est arrivé en tête, mais sans avoir de majorité, il devra donc trouver des alliés.
Comme Sa Majesté Mohamed VI s'y est engagé, le premier ministre appartiendra donc au PJD.
Le PJD est catalogué comme un parti "Islamiste modéré".
J'espère que, dans le traitement de l'information, les Médias Européens ne se souviendront pas que du premier mot !
Fondamentalement, absolument rien ne va changer au Maroc pour les touristes.
Le pays est engagé dans un vrai processus démocratique, même s'il est lent, et il avance sereinement vers la modernité tout en respectant ses traditions.
Bienvenue au Maroc !
Les élections au Maroc se sont déroulées dans le plus grand calme et en toute transparence.
Le PJD (Parti pour la Justice et le Développement) est arrivé en tête, mais sans avoir de majorité, il devra donc trouver des alliés.
Comme Sa Majesté Mohamed VI s'y est engagé, le premier ministre appartiendra donc au PJD.
Le PJD est catalogué comme un parti "Islamiste modéré".
J'espère que, dans le traitement de l'information, les Médias Européens ne se souviendront pas que du premier mot !
Fondamentalement, absolument rien ne va changer au Maroc pour les touristes.
Le pays est engagé dans un vrai processus démocratique, même s'il est lent, et il avance sereinement vers la modernité tout en respectant ses traditions.
Bienvenue au Maroc !
Mon premier voyage au Maroc: impressions English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir hésité à venir à cause de ce qui s'est passé à Marrackech voilà une semaine, je suis au Maroc et ne le regrette absolument pas. Mon séjour a commencé à Marrackech. Nous logeons dans une Maison d'Hôtes "VILLA TATA MARIE" à une quinzaine de kms de Marrackech. Magnifique, idyllique, merveilleuse Maison d'Hôtes. Vous êtes accueillis par Marie et Christian qui sont sensationnels, le cadre est superbe avec grande piscine, jaccuzi, transat et chaise longue. Vous pouvez prendre votre petit déjeuner, déjeuner, ou dîner près de la piscine. Tout est revêtu de tissu blanc.... la cuisine est raffinée, variée et très bonne ; tous les produits sont "faits maison". Je recommande cette adresse à tous ceux qui veulent se poser loin de l'agitation du centre de Marrackech.
Première journée à Marrackech ; ballade dans les souks, diverses visites (Musée de Marrackech, la Médersa Ben-Youssef......) et surtout la Place Jemaa-el-Fna. Nous sommes passés devant l'Argana où l'on ne peut que se recueillir !!!! Terrible ce qui s'est passé !!! mais il ne faut pas hésiter à venir au Maroc, surtout pas....en plus, la sécurité est partout, partout...
Le lendemain, nous avions loué une voiture et nous sommes allés nous ballader dans la vallée de l'Ourika (les 7 cascades). La région est magnifique, les gorges et la terre sont de couleur rouge. Les sommets du Haut Atlas sont recouverts de neige. Alors, imaginez, du vert (les arbres), du rouge (la terre), du bleu (le ciel) et du blanc (la neige).... les photos sont magnifiques !!!!
Pour monter voir les 7 cascades, attention aux guides et faux-guides!!!! enfin, vous ne savez pas qui est qui !!!! Nous en avions un qui soi-disant était un "vrai" (il avait une carte autour du cou) qui nous a demandé 600 dirams !!! oui, 600 dirams ; nous avons bien entendu refusé de lui donner mais il n'était pas content. Je lui avais demandé combien nous lui devions avant la ballade mais il n'a jamais voulu me le dire. Ce serait à refaire, nous y serions allés seuls. Alors attention.... celà vaut 200 dirams MAXI !!! pas plus. Donc, méfiez-vous, si je puis me permettre. Tout le long du chemin des cascades, il y a des genres de "souks" et là aussi, attention aux prix ; on se fait avoir à tout les coups. Dur... dur... Mais bon, la ballade était très sympa.
Prochaine étape : Essaouira. Nous y sommes arrivés aujourd'hui. Je vous raconterai la prochaine fois car je vais dîner.
Cordialement.
Mavn
Après avoir hésité à venir à cause de ce qui s'est passé à Marrackech voilà une semaine, je suis au Maroc et ne le regrette absolument pas. Mon séjour a commencé à Marrackech. Nous logeons dans une Maison d'Hôtes "VILLA TATA MARIE" à une quinzaine de kms de Marrackech. Magnifique, idyllique, merveilleuse Maison d'Hôtes. Vous êtes accueillis par Marie et Christian qui sont sensationnels, le cadre est superbe avec grande piscine, jaccuzi, transat et chaise longue. Vous pouvez prendre votre petit déjeuner, déjeuner, ou dîner près de la piscine. Tout est revêtu de tissu blanc.... la cuisine est raffinée, variée et très bonne ; tous les produits sont "faits maison". Je recommande cette adresse à tous ceux qui veulent se poser loin de l'agitation du centre de Marrackech.
Première journée à Marrackech ; ballade dans les souks, diverses visites (Musée de Marrackech, la Médersa Ben-Youssef......) et surtout la Place Jemaa-el-Fna. Nous sommes passés devant l'Argana où l'on ne peut que se recueillir !!!! Terrible ce qui s'est passé !!! mais il ne faut pas hésiter à venir au Maroc, surtout pas....en plus, la sécurité est partout, partout...
Le lendemain, nous avions loué une voiture et nous sommes allés nous ballader dans la vallée de l'Ourika (les 7 cascades). La région est magnifique, les gorges et la terre sont de couleur rouge. Les sommets du Haut Atlas sont recouverts de neige. Alors, imaginez, du vert (les arbres), du rouge (la terre), du bleu (le ciel) et du blanc (la neige).... les photos sont magnifiques !!!!
Pour monter voir les 7 cascades, attention aux guides et faux-guides!!!! enfin, vous ne savez pas qui est qui !!!! Nous en avions un qui soi-disant était un "vrai" (il avait une carte autour du cou) qui nous a demandé 600 dirams !!! oui, 600 dirams ; nous avons bien entendu refusé de lui donner mais il n'était pas content. Je lui avais demandé combien nous lui devions avant la ballade mais il n'a jamais voulu me le dire. Ce serait à refaire, nous y serions allés seuls. Alors attention.... celà vaut 200 dirams MAXI !!! pas plus. Donc, méfiez-vous, si je puis me permettre. Tout le long du chemin des cascades, il y a des genres de "souks" et là aussi, attention aux prix ; on se fait avoir à tout les coups. Dur... dur... Mais bon, la ballade était très sympa.
Prochaine étape : Essaouira. Nous y sommes arrivés aujourd'hui. Je vous raconterai la prochaine fois car je vais dîner.
Cordialement.
Mavn
Jeunes caristes désirant aller pour environ deux mois d'hiver au Maroc English translation pending
Bonjour a tous les caristes et autres ,
Nous sommes de jeunes caristes mon épouse 61ans et moi même 65ans(lol)😏 Nous envisageons d'aller au maroc pour environs 2 mois soit 2011 où 2012 pour y passer 2mois d'hiver (je pense que pour 2011 c'est trop tard). Nous aurions aimés connaitre des caristes qui pourrais nous indiquez un peu la marche a suivre pour cette escapade.
Nous habitons en gironde dans le médoc la région du vin vieux , a l'embouchure de la gironde.
avec tous nos remerçiements.
SOULAC
Nous sommes de jeunes caristes mon épouse 61ans et moi même 65ans(lol)😏 Nous envisageons d'aller au maroc pour environs 2 mois soit 2011 où 2012 pour y passer 2mois d'hiver (je pense que pour 2011 c'est trop tard). Nous aurions aimés connaitre des caristes qui pourrais nous indiquez un peu la marche a suivre pour cette escapade.
Nous habitons en gironde dans le médoc la région du vin vieux , a l'embouchure de la gironde.
avec tous nos remerçiements.
SOULAC
Bons plans pour voyager le Maroc en 4x4? English translation pending
Bonsoir à tous,
Nouveau sur ce forum, je viens aux renseignements, le Maroc, je ne connait pas encore, j'envisage un raid en 4x4, (un seul véhicule) en bon père de famille, (à deux personnes) tranquille, je pratique le 4x4 depuis quelques années en m'échinant à donner une image positive de cette passion, bref ! me rendant pour un périple de trois semaines pour commencer, dans ce magnifique pays, je souhaite savoir ou l'on peut stationner en sécurité, près, ou dans les villes et dans les campagnes, car je sent que si je retrouve mon vieux compagnon de route sur cales, je vais apprécier que modérément. Voilà, c'est un premier contact, si vous voulez en parler, que ce soit des endroits à visités, l'Atlas, par exemple ou les grande villes, les endroits à ne pas manquer, etc, je suis preneur.
Par avance merci à tous.
A très bientot.😉
Marc
Voyage au Maroc en mars: réserver à l'avance ou partir à l'aventure? English translation pending
Bonjour
Nous partons au Maroc au mois de mars 2010, nous sommes 4 personnes, Voici notre parcours
Marraklech - Ouerzazate - Tinerhir - Ar rachidia - Merzouga - Tazarine - Sagora - Ouazazate - Marrakech
Faut -il un 4 x4 ou une berline
La N12 entre Tazzarine et Zagora est-elle praticable - Combien de temps?
Recherche hotel sympa et éventuellement un hébergement dans le désert ?
Faut-il réservé à l'avance ou partir à l'aventure ?
Merci de vos réponses
Hôtel près du centre de Marrakech pour un séjour avec mes deux filles? English translation pending
Bonjour,
je souhaite partir avec mes deux filles ( 12 et 8ans) à Marrakech fin Mars mai sj'ai un peu de mal à me decider pour l'hôtel!!
En lisant tous les post , les avis divergent! un hôtel pas trop loin du centre et bien tant qu'à faire 😉, sans rechercher du luxe et compagnie ni animations d'ailleurs et des repas corrects.( et une piscine pour mes louloutes 😛)
Dans mes prix : Marmara , propose LeMarrakech qui semble t il est bien situé mais pas tiptop selon beaucoup d'entre vous Fram me propose le Chems...bien situé aussi je crois
Sinon L'Amine....?
pour les sorties excursions , louer une voiture 1 jour ou 2 ou via l'hôtel?
Merci d'avance😎
En lisant tous les post , les avis divergent! un hôtel pas trop loin du centre et bien tant qu'à faire 😉, sans rechercher du luxe et compagnie ni animations d'ailleurs et des repas corrects.( et une piscine pour mes louloutes 😛)
Dans mes prix : Marmara , propose LeMarrakech qui semble t il est bien situé mais pas tiptop selon beaucoup d'entre vous Fram me propose le Chems...bien situé aussi je crois
Sinon L'Amine....?
pour les sorties excursions , louer une voiture 1 jour ou 2 ou via l'hôtel?
Merci d'avance😎
Voyage de Tanger à Bamako à moto en octobre 2009 English translation pending
Bonsoir, nous sommes 3 motards sur les starting blocks ; nous partirons le 25 septembre de Barcelone pour Tanger puis là l'aventure commence. Nous avons 2 superténéré et 1 transalp. Nous sommes avides de conseils, bons plans, hébergement possible avec une cour ou un coin pour mettre les motos à "l'abri"...nous cherchons actuellement un camping ou un lieu où dormir la nuit du samedi au dimanche avant l'embarquement à Barcelone, un endroit où les motos seraient en sécurité car nous craignons peut-être à tort de les laisser dans les rues de Barcelone pour la nuit...quelqu'un aurait une idée? La frontière Maroc-Mauritanie est-elle toujours ouverte et les visas toujours disponibles à la frontière? sur les bécanes nous avons monté des pneus Mitas E08 quelqu'un a déjà fait 10 000 kms avec ce type de pneus? la route est-elle ensablée ou avec ornières profondes après la saison des pluies? vooilà les questions entre autres que nous nous posons. Qui éclairera notre lanterne...Merci et à bientôt. Noelle
Trouver un calendrier des Moussems marocains? English translation pending
Je recherche un calendrier des moussems. Déja les "gros" moussems mais aussi les "petits", ceux qui on lieu dans les douars et plus particulièrement dans la région sous massa (taroudant). Comment trouver une telle liste. Merci à tous pour votre aide. Yves à Taroudant
Piste Taouz-Ouzina-Oumjrane-Tazzarine.. English translation pending
Bon jour une votre conseille cet itimeraire..
1° Casablanca Fes 300 km --les apres midi visite de Fes 2° Fes Erfoud 400 km 3° Erfoud-(piste Taouz-Ouzina-Oumjrane-Tazzarine ) 4° Tazzarine-Nekob(piste jebel sarrho) Boulmane- Ouarzazate (19.00 avion ouarzazate-casablanca)
le 3° jour les temps sont justes? la meme question pour le 4° jour.
Merci Maurizio
1° Casablanca Fes 300 km --les apres midi visite de Fes 2° Fes Erfoud 400 km 3° Erfoud-(piste Taouz-Ouzina-Oumjrane-Tazzarine ) 4° Tazzarine-Nekob(piste jebel sarrho) Boulmane- Ouarzazate (19.00 avion ouarzazate-casablanca)
le 3° jour les temps sont justes? la meme question pour le 4° jour.
Merci Maurizio
Retour de raid 4x4 au Maroc English translation pending
🙂 Bonjour à tous, comme promis quelques infos sur notre parcours la semaine dernière au maroc. Liaison casa vers telouet par le goudron. A telouet je vous recommande l'auberge de tizi ( petite piste très caillouteuse pour y accéder mais cela vaux le coup, très propre, super accueil par brahim et superbe vue sur la casba de telouet. Si vous êtes courageux prenez la piste pour rejoindre ouarzazate (un peu technique, mais paysages somptueux) Brahim se fera un plaisir de vous accompagner si vous le souhaitez. Ouarzazate - zagora (hotel) par la piste, très caillouteux (mais on est là pour faire de la piste), zagora - mahmid encore par la piste (ras que du bonheur). En fin le sable, les paysages sont magnifiques, on voit qu'il a beaucoup plu, beaucoup de contraste de végétation, on en prend plein les yeux, après 2 jours de bivouac dans les dunes direction tata(hôtel) puis tafraout (hôtel).Il est temps de remonter sur casa via agadir par la route, petite pose déjeuner face à la mer puis agadir chichaua par la route très dangereuse, beaucoup de camion circulation difficile (si vous avez le choix à ne pas prendre) ensuite entre chichaua et marrakech il y a une entrée d'autoroute qui remonte sur casa (ras). Pour conclure, super parcours piste en bon état généralement (vu les dégâts qu'elles ont subis par endroit) avec quelques rencontres qui resteront gravé dans nos coeurs comme cette école nomade qui nous a accueilli le temps d'une leçon de français ou youssef guide à zagora qui vous fera découvrir des pistes sur lesquelles vous ne croiserez aucun touriste durant toute une journée. Nous sommes rentés hier soir et avons hâte de reposer nos roues sur ce continent magnifique et particulièrement au maroc, bon voyage à tous.
PS : nous avons a votre disposition les coordonnées des hôtels ou contact sur ce parcours.
PS : nous avons a votre disposition les coordonnées des hôtels ou contact sur ce parcours.
Gorges du Todra depuis Tinerhir en faisant le moins de route possible? (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Je prépare un circuit Marrakech->Taliouine, Jour 1 (viaTizi n'test)->Zagora, Jour 2 (viaTazenakht, Agdz, )->El Kelaa M'Gouna ou Boulmane Dadès, jour 3 (via Ouarzazate)->gorges du Dadès jusqu'à Msemrir puis rebroussement, gorges du Todra puis rebroussement sur Ouarzazate, jour 4 ->Marrakech, jour 5 avec 2 antennes vers Ait Benhaddou et Telouet afin de rester sur la N9 le plus possible.Pour 5 personnes, une voiture de tourisme suffit-elle, ou bien conseilleriez vous un 4X4 malgré l'emprunt de routes censées être bitumées? J'ai trouvé en location chez Katcar soit patrol 4x4 à 100€/jour ou bien ford focus ou toyota corolla à 50€/jour...connaissez vous ce loueur?Concernant les gorges du Dadès: jusqu'ou aller depuis Boulmane pour en voir le principal en faisant le moins de route possible (Msemrir?)
Concernant les gorges du Todra: jusqu'ou aller depuis Tinerhir pour en voir le principal en faisant le moins de route possible. Sur ma carte michelin figurent: ait Ouaritane, S Abdelali, Tamtattouchte.Je crois que c'est déjà pas mal pour lancer la discussion!
M@rc()
M@rc()
Coût des taxis au Maroc? English translation pending
Salut à toutes les personnes connectées !
une petite question à propos des taxis marocains : quelqu'un saurait-il combien coûte le voyage, en taxi, de l' aéroport Mohammed V à Casa (pour se rendre aux twin tours) ? peut-on négocier les tarifs des taxis ? mon avion arivera en pleine nuit ( à 1h30 du matin!), les taxis sont ils facilement localisables, à cette heure tardive? Quelles sont les mesures de sécurité à prendre si on est seule ? Mes questions sont un peu basiques, mais comme c'est la 1ère fois que je voyage seule, je me renseigne un peu !
une petite question à propos des taxis marocains : quelqu'un saurait-il combien coûte le voyage, en taxi, de l' aéroport Mohammed V à Casa (pour se rendre aux twin tours) ? peut-on négocier les tarifs des taxis ? mon avion arivera en pleine nuit ( à 1h30 du matin!), les taxis sont ils facilement localisables, à cette heure tardive? Quelles sont les mesures de sécurité à prendre si on est seule ? Mes questions sont un peu basiques, mais comme c'est la 1ère fois que je voyage seule, je me renseigne un peu !
Où coucher en voyage à vélo au Maroc? English translation pending
bonjours je suis un québécois qui prévoit faire un voyage à vélo au maroc cette été. je me demande si selon vous chers internautes, c'est possible de dormir gratuitement à la belle étoile ou avec une tente. Est-ce sécuritaire (dans la région de la côte atlantique)
Voyage au Maroc en octobre English translation pending
bonjour,
je suis avec intérêt les différentes discussions sur le forum maroc (notamment raoulx) et grâce aux conseils donnés à d'autres personnes je prépare un voyage à marrakech du 15 au 23 oct 2007.
En effet, j'ai déniché des vols secs atlas blue et un logement au dar badra. Je souhaiterais visiter marrakech 2 à 3 jours puis effectuer une excursion à ait benhaddou sur 2 jours et aussi faire des visites d'une journée (imlil, ourika...).J'aimerais avoir votre avis sur les visites à faire autour d'ait benhadou et ouarzzazate ainsi que les hotels ou gîtes et restaurants interressants. De même pour vous quelles sont les visites d'une journée indispensables autour de marrakech ?
A part le dar mima avez vous d'autres bonnes adresses à marrakech ?
Merci par avance pour vos réponses.
First-timer's feedback on the Marrakech-Merzouga road trip by car
Hi everyone, just back from the 8-day Marrakech-Merzouga loop by car, and I’d love to share my feedback in case it helps some of you. Big thanks to all the forum members who kindly answered my questions!
Trip from Friday the 20th to Saturday the 28th, flying out of Marseille with Ryanair
- Landed late around 8 PM local time, exchanged some currency, and the rental agency (Magdaz Car, which I highly recommend) delivered the car straight to the airport with some great route tips (don’t blindly trust Maps.me). The night drive was a bit intense—lots of people out and about due to Ramadan. Stayed at Riad Midhou (really nice) on the outskirts of the city, which made it easy to hit the road the next morning.
- Day 1: Marrakech to Skoura. The drive was smooth, roads are great, but watch out for roundabout priority—it’s different from France. Beautiful route. Quick stop in Ouarzazate for lunch, Ait Benhaddou for the view (stunning), and the Fint Oasis (meh...). Spent the night at Taloute Ecolodge in Skoura, overlooking the palm grove (super cozy).
- Day 2: Skoura to Todgha Gorges via the Valley of Roses and Dades Gorges. Adventure-packed day! We crossed the Valley of Roses (pretty, but not as amazing as I’d hoped) and took a "shortcut" recommended by the *Routard* guide to reach the Dades Gorges without backtracking. After asking locals, they said, "It’s doable." Turns out it was a narrow, rocky cliffside track—no way to turn around! A stressful moment, with a nice scratch on the bumper and a good sweat. Fine in an SUV or 4x4, but not in a Logan... Then the Dades Gorges (nice) and a detour through the north to reach Todgha from above. Gorgeous mountain road and a quick stop on some snow patches—touching African snow! Spent the night at *Les Gorges de Todgha*—great place, except for the bathroom. The Todgha Gorges themselves are stunning!
Day 3: Todgha to Merzouga. Beautiful drive, and the view of the erg (sand dunes) on arrival is breathtaking! Totally worth the trip. Explored the desert and stayed at *Café du Sud* hotel just outside Merzouga—absolutely gorgeous.
Day 4: Merzouga. Desert exploration and chilling by the hotel pool (with a bonus sunburn). Lunch in Merzouga—I recommend *Dakar*—their lemon tajine was amazing. Spent the night in the hotel’s luxury camp, including a camel ride. The camp was beautiful, but I was disappointed we weren’t deeper in the desert given the price (100 € per person, including dinner, breakfast, and camel ride).
Day 5: Merzouga to Tamnougalt. Gorgeous route. First fine (a supposed stop sign...) but the officer was super nice—only 150 MAD. Stayed at *Kasbah Maktob*, right in the middle of ruins—really unique and beautiful!
Day 6: Tamnougalt to Marrakech. Another beautiful drive, and a second fine (minor speeding), same amount. Crossed a windy mountain pass during a big storm—traffic was blocked in the opposite direction (not sure why), causing massive jams for those coming from Marrakech. A few downed cables, but nothing serious. Arriving in Marrakech was tricky—hard to find the rental agency, and the traffic was intense (watch out for GPS trying to send you through the medina). Ask the rental company to meet you somewhere quiet. They didn’t even notice the damaged bumper... Stayed at *Riad Zifamo* in the heart of the medina. Big change of pace—so many people and so much hustle!
Day 7: Marrakech. Lots of wandering through the souk and a quick trip to Gueliz (not essential). A few tips for the medina: watch out for scooters weaving too fast, always negotiate prices (aim for at least 1/3 off what they ask, unless it’s a small amount), don’t buy spices—more expensive than in France! Head to the *Carrefour Market* in Gueliz for better prices. In the end, not many truly unique items—you’ll find more or less the same things everywhere.
Day 8: Early morning flight. We’d booked a car to the airport from the riad, but a taxi would’ve been fine—plenty available even at 7 AM. Security wasn’t an issue (we had lighters and liquids over 100 ml).
A few extra notes: Pleasantly surprised by the road quality—just a few potholes here and there, but overall very drivable. Watch out for the police—they’re everywhere! The car cost me 30 € per day (with the *Routard* discount) and about 90 € in gas. No safety concerns, no harassment, and no stomach issues, despite the ice in Marrakech. Breakfasts at the hotels were usually hearty—take advantage! The timing (end of February) was perfect—pleasant daytime temps and cool nights. Since it was Ramadan, nothing unusual to report, except it was hard to find food outside Marrakech at lunchtime. If I did it again, Merzouga is a must, but I’d spend a night in a real desert bivouac, deeper in the dunes. My stops (no more than 300 km a day) were well-paced, and with so few cars on the road, it wasn’t tiring—even though I’m not usually a fan of driving... Happy to answer any questions!
Trip from Friday the 20th to Saturday the 28th, flying out of Marseille with Ryanair
- Landed late around 8 PM local time, exchanged some currency, and the rental agency (Magdaz Car, which I highly recommend) delivered the car straight to the airport with some great route tips (don’t blindly trust Maps.me). The night drive was a bit intense—lots of people out and about due to Ramadan. Stayed at Riad Midhou (really nice) on the outskirts of the city, which made it easy to hit the road the next morning.
- Day 1: Marrakech to Skoura. The drive was smooth, roads are great, but watch out for roundabout priority—it’s different from France. Beautiful route. Quick stop in Ouarzazate for lunch, Ait Benhaddou for the view (stunning), and the Fint Oasis (meh...). Spent the night at Taloute Ecolodge in Skoura, overlooking the palm grove (super cozy).
- Day 2: Skoura to Todgha Gorges via the Valley of Roses and Dades Gorges. Adventure-packed day! We crossed the Valley of Roses (pretty, but not as amazing as I’d hoped) and took a "shortcut" recommended by the *Routard* guide to reach the Dades Gorges without backtracking. After asking locals, they said, "It’s doable." Turns out it was a narrow, rocky cliffside track—no way to turn around! A stressful moment, with a nice scratch on the bumper and a good sweat. Fine in an SUV or 4x4, but not in a Logan... Then the Dades Gorges (nice) and a detour through the north to reach Todgha from above. Gorgeous mountain road and a quick stop on some snow patches—touching African snow! Spent the night at *Les Gorges de Todgha*—great place, except for the bathroom. The Todgha Gorges themselves are stunning!
Day 3: Todgha to Merzouga. Beautiful drive, and the view of the erg (sand dunes) on arrival is breathtaking! Totally worth the trip. Explored the desert and stayed at *Café du Sud* hotel just outside Merzouga—absolutely gorgeous.
Day 4: Merzouga. Desert exploration and chilling by the hotel pool (with a bonus sunburn). Lunch in Merzouga—I recommend *Dakar*—their lemon tajine was amazing. Spent the night in the hotel’s luxury camp, including a camel ride. The camp was beautiful, but I was disappointed we weren’t deeper in the desert given the price (100 € per person, including dinner, breakfast, and camel ride).
Day 5: Merzouga to Tamnougalt. Gorgeous route. First fine (a supposed stop sign...) but the officer was super nice—only 150 MAD. Stayed at *Kasbah Maktob*, right in the middle of ruins—really unique and beautiful!
Day 6: Tamnougalt to Marrakech. Another beautiful drive, and a second fine (minor speeding), same amount. Crossed a windy mountain pass during a big storm—traffic was blocked in the opposite direction (not sure why), causing massive jams for those coming from Marrakech. A few downed cables, but nothing serious. Arriving in Marrakech was tricky—hard to find the rental agency, and the traffic was intense (watch out for GPS trying to send you through the medina). Ask the rental company to meet you somewhere quiet. They didn’t even notice the damaged bumper... Stayed at *Riad Zifamo* in the heart of the medina. Big change of pace—so many people and so much hustle!
Day 7: Marrakech. Lots of wandering through the souk and a quick trip to Gueliz (not essential). A few tips for the medina: watch out for scooters weaving too fast, always negotiate prices (aim for at least 1/3 off what they ask, unless it’s a small amount), don’t buy spices—more expensive than in France! Head to the *Carrefour Market* in Gueliz for better prices. In the end, not many truly unique items—you’ll find more or less the same things everywhere.
Day 8: Early morning flight. We’d booked a car to the airport from the riad, but a taxi would’ve been fine—plenty available even at 7 AM. Security wasn’t an issue (we had lighters and liquids over 100 ml).
A few extra notes: Pleasantly surprised by the road quality—just a few potholes here and there, but overall very drivable. Watch out for the police—they’re everywhere! The car cost me 30 € per day (with the *Routard* discount) and about 90 € in gas. No safety concerns, no harassment, and no stomach issues, despite the ice in Marrakech. Breakfasts at the hotels were usually hearty—take advantage! The timing (end of February) was perfect—pleasant daytime temps and cool nights. Since it was Ramadan, nothing unusual to report, except it was hard to find food outside Marrakech at lunchtime. If I did it again, Merzouga is a must, but I’d spend a night in a real desert bivouac, deeper in the dunes. My stops (no more than 300 km a day) were well-paced, and with so few cars on the road, it wasn’t tiring—even though I’m not usually a fan of driving... Happy to answer any questions!
Feedback on Southern Morocco road trip itinerary
Hi there,
I’m planning a road trip to Morocco in about a month. I’ve read quite a few discussions, posts, comments, and travel journals that have helped me prepare, but I still need your valuable input. The north seems easier to plan. It’s the south that’s got me wondering.
The plan: - 20 days in the south solo, going off the beaten path (looking for simplicity, encounters, discovery, and breathtaking views) - 10 days in the north with my wife and her 8-year-old daughter (so more coastal, some sightseeing—more "classic") When: August (I know it’s not the best time, but no choice) Duration: 20 days in the south + 10 days in the north (might seem short) Distance: 3,000 km in the south over 20 days. Rental vehicle to be decided (4x4?) (I’ve done a Portugal road trip from Lille—5,000 km in 3 weeks—and Italy several times, usually around 4,000–5,000 km in 3 weeks).
Route (I need to plot this on a map like Maps.me or Google...): Start in Marrakech -> Tinmelt -> Icht -> M’hamid El Ghizlane -> Agdz -> Khamlia -> Errachidia -> Tinghir -> Imilchil -> Boulmane Dadès -> Ouarzazate -> Telouet -> Demnate -> Arousse -> Ahansal Gorges -> Tilouguite -> Bin El Ouidane -> Oued El Abid Gorges -> Ouzoud Waterfalls -> Marrakech
On paper, this all seems "doable"... I’ve never been to Morocco before. It’s my first time. I’ve heard that Morocco is best experienced "slowly and peacefully," taking your time. I’d love to hear your thoughts on these points—that’s the whole point!
I’ve got a few questions and could really use your help with your on-the-ground knowledge and experiences: Is this really doable? Are the roads on this route passable? Any tips? Thanks so much for your help and for any time you can spare.
Have a great day. Yoann
I’m planning a road trip to Morocco in about a month. I’ve read quite a few discussions, posts, comments, and travel journals that have helped me prepare, but I still need your valuable input. The north seems easier to plan. It’s the south that’s got me wondering.
The plan: - 20 days in the south solo, going off the beaten path (looking for simplicity, encounters, discovery, and breathtaking views) - 10 days in the north with my wife and her 8-year-old daughter (so more coastal, some sightseeing—more "classic") When: August (I know it’s not the best time, but no choice) Duration: 20 days in the south + 10 days in the north (might seem short) Distance: 3,000 km in the south over 20 days. Rental vehicle to be decided (4x4?) (I’ve done a Portugal road trip from Lille—5,000 km in 3 weeks—and Italy several times, usually around 4,000–5,000 km in 3 weeks).
Route (I need to plot this on a map like Maps.me or Google...): Start in Marrakech -> Tinmelt -> Icht -> M’hamid El Ghizlane -> Agdz -> Khamlia -> Errachidia -> Tinghir -> Imilchil -> Boulmane Dadès -> Ouarzazate -> Telouet -> Demnate -> Arousse -> Ahansal Gorges -> Tilouguite -> Bin El Ouidane -> Oued El Abid Gorges -> Ouzoud Waterfalls -> Marrakech
On paper, this all seems "doable"... I’ve never been to Morocco before. It’s my first time. I’ve heard that Morocco is best experienced "slowly and peacefully," taking your time. I’d love to hear your thoughts on these points—that’s the whole point!
I’ve got a few questions and could really use your help with your on-the-ground knowledge and experiences: Is this really doable? Are the roads on this route passable? Any tips? Thanks so much for your help and for any time you can spare.
Have a great day. Yoann
1-week loop: Marrakech - Dades - Merzouga or Zagora?
Hello,
For a week-long trip starting from Marrakech with a rental car, if you had to choose between these two loops, which one would you go for and why? 1) Marrakech - Ouarzazate - Dades Gorges - Merzouga - Marrakech (map itinerary) 2) Marrakech - Ouarzazate - Dades Gorges - Zagora - Marrakech (map itinerary)
Important info: this is for mid-February, so nights will be cold. For option 1, we’re thinking of staying in a "solid" hotel in Merzouga rather than camping in a tent without heating (our 10-year-old might not like that ^^). If you’ve got any experience to share about cold winter nights in the desert while camping, that’d be super helpful!
Thanks so much in advance!
For a week-long trip starting from Marrakech with a rental car, if you had to choose between these two loops, which one would you go for and why? 1) Marrakech - Ouarzazate - Dades Gorges - Merzouga - Marrakech (map itinerary) 2) Marrakech - Ouarzazate - Dades Gorges - Zagora - Marrakech (map itinerary)
Important info: this is for mid-February, so nights will be cold. For option 1, we’re thinking of staying in a "solid" hotel in Merzouga rather than camping in a tent without heating (our 10-year-old might not like that ^^). If you’ve got any experience to share about cold winter nights in the desert while camping, that’d be super helpful!
Thanks so much in advance!