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Road-trip en Roumanie (6 520 km) English translation pending
by Podfokeur · 2014-06-25 · 18 replies
Bonjour

Sans aucune prétention, ci-dessous mon récit ( un peu long) au jour le jour de mon road-trip de 6520km en Roumanie.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir

Bonne lecture

Xav

SAMEDI 31 MAI

C'est le grand jour. Direction la Roumanie. Cette 1ère journée devrait normalement me conduire à Zagreb. Je dis normalement car je n'ai pas encore décidé de la route que je vais prendre après Trieste. Mais j'aimerais revoir Zagreb que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage de 3 semaines en Croatie pendant l'été 2013.

Je quitte donc Meribel vers 10h30. Je dois encore acheter un peu de nourriture à Moutiers. Puis je fais le plein d'essence et j'en profite pour vérifier la pression des pneus.

Direction Bourg Saint Maurice et le col du Petit Saint Bernard. Il n'est pas loin de midi je fais un dernier arrêt en France pour me restaurer. Je ne suis pas fan, mais un Mac Do fera bien l'affaire. Je passe la frontière Franco-Italienne. Il y a encore des murs de neige impressionnants. Certains frisent les 4 mètres de haut. La descente sur la vallée d'Aoste est très jolie, très alpine. Pour une fois, je décide de prendre la nationale, au moins jusqu'à Yvrea. Ça n'a pas été un choix très judicieux car je prends beaucoup de retard et Zagreb est encore à 800km. Je vais y arriver tard. Mais c'est aussi ça les voyages, prendre le temps de vivre.

Après un petit cafouillage à Yvrea, me voilà sur l'autoroute . On voit moins de choses mais c'est tout de même plus reposant pour les longs trajets. En un peu moins d'une heure je me retrouve à Milan et allégé de 10,60€ ! Maintenant c'est tout droit jusqu'au territoire Slovène. Trieste enfin, je m'acquitte des 29,30€ de péage et je file en direction de la frontière Italo-Slovène. Il est un peu plus de 20h00 quand je la franchis. Je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le trajet du retour ( 30,00€) Maintenant je continue ma route vers Zagreb via Ljubljana. Il me reste environ 220km. Vers 22h00 à la frontière Sloveno- Croate je prends la voie des camions et ça me vaut 800m de marche arrière pour reprendre la bonne file. Pas top sur l'autoroute ! Il est 22h30. Je suis arrivé à bon port et je retrouve vite mes repères dans cette jolie ville. Un petit tour rapide dans le centre de Zagreb et je me couche car demain ce sont 700km qui m'attendent.

DIMANCHE 1 JUIN

Le réveil sonne à 8h00 mais je me réveille à 9h00. Je me plonge dans les cartes et les itinéraires. À Zagreb il y a du wifi gratuit dans tout le centre touristique. Bien utile pour les routards. 9h30, je daigne sortir de mon duvet, m'habiller et j'avale un morceau avant de reprendre la route. Il est 10h00 quand je décolle enfin. À mon grand étonnement, je sors de Zagreb avec beaucoup de facilité. Afin d'éviter de faire du change Euro/Kuna, je prends la nationale jusqu'à la frontière Croato-Hongroise. Il est un peu plus de 12h00 quand j'y arrive. Dans un Algeco de l'autre côté de l'autoroute je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le retour ( 19,00€). Vraiment pas chère pour 1400km A/R. J'atteins Budapest en un peu plus de 2h. Je n'ai pas fait de change Euro/Forint et donc je ne peux pas faire le plein en Hongrie. Je vous l'accorde il me passe dans la tête des idées un peu saugrenues parfois. Clairement je n'avais pas envie de me retrouver avec en poche des Euros, des Kunas, des Forints et des Lei. Enfin toujours est-il que je vais être très content de voir la frontière pour faire du change Euros / Lei et faire le plein de gazole. La voilà la Roumanie!! Après 1650km, m'y voici. Une fois la douane passée, je suis rapidement mis dans le bain. À peine arrêté à la 1ère station essence pour changer de l'argent, faire le plein et acheter la rovignieta que déjà 5 ou 6 gamins viennent me réclamer des Euros ou une vignette d'autoroute Hongroise, Autrichienne, Slovène qu'ils revendront, je suppose, à la sauvette. Compte tenu de l'insistance dont il font preuve, je remonte dans la voiture et je vais 1km plus loin. Impossible de trouver un panneau dans Satu Mare qui m'indique la direction de Baia Mare. Je sors la boussole et je me dirige au Nord-Est et je finis par trouver ce que je cherche, la route 19. Après une bonne soixantaine de km de routes défoncées en direction de Sapanta, je rends les armes et je me gare près d'une vieille station essence/ bar/ restaurant. J'y passe là ma 1ère nuit en Roumanie.

LUNDI 2 JUIN

Il est 7h00 quand j'ouvre un œil, 7h30 quand je sors de mon sac de couchage et je décolle en direction de Sighetu Marmatiei vers 8h00. Il fait 14 degrés, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Très vite j'arrive à Sapanta pour visiter le cimetière joyeux. Toutes les stèles sont décorées d'une très jolie croix bleue en bois sculptée, représentant la profession du défunt ou les causes de son décès. En bruit de fond, dans l'église attenante, un prêtre récite sur un ton laconique, des prières. Je poursuis ma route vers la vallée de la Marei et du Cosaului, plus précisément dans les villages de Desesti puis Budesti où sont bâties des églises entièrement en bois. L'architecture est vraiment remarquable. Toutes les 2 figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO et se dressent au milieu d'un cimetière délabré. L'une est petite et ressemble plus à une chapelle, l'autre est beaucoup plus imposante. L'ambiance qui y règne est à chaque fois particulière. Ironie du sort, en redescendant à pied de l'église de Desesti, je vois un Renault Master où il est marqué " Boulangerie-Pâtisserie". Ces 2 seuls mots me font écarquiller les yeux et je finis de lire le reste " Famille Gandi - Courchevel 1850 ". Un véhicule Français, de la Savoie et de la commune où je vis. Simplement incroyable ! J'essaye de savoir à qui appartient ce véhicule et un homme m'interpelle en Roumain. Je lui dis que je suis Français et là une femme, qui attend son bus et qui m'entend parler Français , vient se mêler à la conversation et sert d'interprète car elle parle un Français très convenable. Lui me dit qu'il fait les 5 mois de saison d'hiver à Courchevel et elle, elle me dit qu'elle a appris le Français à l'école car jusqu'il y a très peu de temps c'était la 1ère langue qu'il fallait apprendre après le Roumain. Bref les échanges se poursuivent... une rencontre et une conversation très intéressante qui se termine par l'arrivée du bus que doit prendre la dame. C'est exactement ce que j'aime dans le voyage, des rencontres inattendues. Sur la route pour revenir à Sighetu Marmariei je croise de nombreux et magnifiques portails en bois massif sculptés. Paradoxalement les maisons sont moins jolies. Un casse croute vite avalé et je file visiter l'ancienne prison et musée des victimes du Communisme et de la Résistance de 1945 à 1989. J'y consacre 2h45 pour bien comprendre les rouages du bulldozer Communiste. Tout y est très bien expliqué, il y a une brochure en Français et une jeune femme à l'accueil parle très bien le Français. Le lieu en lui même mais surtout certaines pièces de la prison font bien ressentir l'atmosphère qui devait y régner. Je reprends ma route en me dirigeant dans la vallée de l'Izei et plus précisément à Barsana où je trouve un endroit pour passer la nuit. Enfin si on ne me déloge pas dans la soirée car je ne sais pas si c'est privé ou public. Il est 21h00, je regarde la carte et le guide du Routard pour la journée de demain, un homme s'approche de la voiture et commence à me parler en Franco-Romano- Italo- Anglais. Il s'appelle Joan et il a 68ans. Nous discutons pendant plus d'une heure sur nos vies respectives et sur les avantages et les inconvénients de la vie en Roumanie, en France et en Italie où il a travaillé en tant que jardinier pendant 5ans. La discussion se ponctue de fou-rires car nous sommes obligés de mimer ou de dessiner les mots que nous ne savons pas dire dans l'une des 4 langues. Il aurait voulu que je rentre ma voiture sur son terrain pour y passer la nuit mais son portail n'a jamais été fini et donc il ne s'ouvre pas. Il s'excuse plusieurs fois et nous nous souhaitons bonne nuit et à demain.



Mardi 3 juin

A 8h15 après une nuit bien froide, je suis réveillé par Joan qui frappe à ma vitre. Il me demande si j'ai bien dormi et il s'en va. Je mange un morceau et 30 minutes plus tard je revois Joan débarquer avec son frère qui parle un peu le Français. Il me dit que j'aurais dû dormir chez lui. S'en suis une discussion sur mon voyage ainsi que quelques fou-rires sur ma prononciation des villages Roumains et je reprends ma route dans la vallée de l'Izei en direction de Poienile Izei vers 9h30. À la sortie de Barsana, je tombe sur un grand monastère entièrement fait en bois. C'est un havre de paix très bien entretenu, très fleuri, où s'activent ça et là quelques bonnes sœur. Ce site est lui aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le guide du Routard indique une route de traverse pour rejoindre Pioenile Izei, évidemment je m'empresse de la prendre pour fuir les sentiers battus. Je ne suis pas déçu du voyage ! La route se transforme en piste puis à certains endroits en chemin 4x4. Trop tard, je suis engagé et il n'y a aucun endroit pour faire demi-tour. J'arrive bon gré malgré à la fameuse église en bois qui elle aussi est au patrimoine de l'UNESCO. La description du guide du Routard fait mention " d'une petite église en bois au milieu d'un cimetière verdoyant ". Je dirais plutôt une petite église en bois au milieu d'une jungle d'où surgissent quelques croix rouillées et stèles en pierre. Elle semble abandonnée là au milieu de rien car au centre du village une grande église plus moderne a été bâtie. Elle a évidemment beaucoup moins de charme. Je ne sais pas pourquoi, je me sens bien dans cet endroit. Dans tous les villages que je traverse, les gens sont occupés à travailler dans les champs. En ce moment c'est la période des foins. Partout où je passe, les gens s'arrêtent de travailler et ils me regardent passer. Je crois que les touristes viennent rarement s'aventurer dans ces endroits. Et pour cause, les routes sont scabreuses mais vraiment il vaut la peine de se perdre dans les petites vallées du Maramures. Puisque ce n'est pas très loin de ma route, je fais un crochet par Botiza. Ce village est connu pour sa fabrication de tapis de laine colorés par des teintes naturelles. Il faut passer sous un énorme portique en bois sculpté pour rentrer dans le village, il doit faire au moins 5m de haut. J'ai remarqué que tous les villageois qui passaient devant une église ( il y en a 3 ! ) se signe de la croix à 1,2 ou 3 reprises. Je pense que c'est partout pareil mais c'est la 1ère fois que je m'en aperçois. Sur les conseils du guide du Routard je vais à Ieud. Mis à part l'église en bois qui date de 1364 et qui est la plus vieille de la région du Maramures, il n'y a rien d'autres d'attrayant. Je passe à travers champs pour rejoindre Viseu de Jos et donc la route principale. Mon dos et mes amortisseurs se réjouissent de retrouver une route digne de ce nom. Je fais le plein à la petite bourgade de Viseu de Sus car ensuite il n'y a plus rien pour les prochains 100km. Petite anecdote amusante, dans la ville de Viseu de Sus, il est indiqué " BORSA 9km ", c'est ma direction donc je continue ma route. Au bout d'une vingtaine de minutes, j'aperçois le panneau d'entrée de Borsa sans jamais être sorti de la ville précédente. En effet, j'ai remarqué que la vie se concentre principalement aux abords de la seule route bitumée qui traverse une ville ou un village. À tel point que des petits villages de 500 habitants peuvent faire 4,5,6km de long et ainsi toucher le village suivant. Ce qui a pour conséquence aussi de devoir toujours rouler à 50km/h ( vitesse maximale autorisée en agglomération). Je commence l'ascension du col de Prislop. À la moitié de la montée, le temps se gâte sérieusement. Des ruisseaux coulent sur la route. Juste avant le sommet je croise un berger avec au moins une centaines de moutons. Il est là, impassible sur le bord de la route alors qu'il pleut des cordes et que la température a chuté à 7 degrés ( elle était de 22 en milieu de journée). Il paraît qu'au col, la vue est imprenable sur les montagnes du parc national du Rodnei. Je n'en distingue que des ombres dans le brouillard. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a un monastère perché là au milieu de nulle part. Il ressemble plus à un château de conte de fées qu'à un édifice religieux. À noter que le col de Prislop est le carrefour des régions du Maramures, de la Bucovina et de la Transylvannia. Je continue ma route et descend sur Carlibaba. La route est pleine de trous, certains sont si gros que si je n'étais pas vigilant je pourrais y laisser le train avant . L'endroit est sauvage. Pas âme qui vive. Je me régale. Tout le long de la route, il y a des tas gigantesques de grumes devant lesquels sont garés des camions prêts à les emmener. Dans des coins de forêt, il y a des jolies roulottes en bois servant de maisons aux bûcherons travaillant dans le secteur. Ils sont là en exil pour quelques semaines ou mois. J'atteins enfin Carlibaba, les 1ers 500m ressemble à s'y méprendre à un décor de western. Tout y est. Les maisons en planche avec une terrasse couverte sur l'avant, les clôtures en bois autour des maisons, les parcs à vache en rondin fin, les ponts en bois etc... Ici c'est LA matière 1ere pour tout faire ! Je rattrappe la route principale et je file à 100km/h ( ça change des 30 habituels) vers Fundu Moldovei où j'ai repéré un camping sur le guide du Routard. Douche chaude, lessive, internet pour rassurer les proches et du silence. Un bel endroit pour se requinquer.



MERCREDI 4 JUIN

C'est sous un soleil radieux que débute ma 1ère journée en Bucovina. Ce matin le réveil est tardif ( 9h00) les 200km d'hier dont 180km sur routes défoncées ont eu raison de moi. Je consulte la carte et le guide du Routard avant de partir. Tous le monastères du secteur sont au patrimoine mondial de l'UNESCO ( 5 ). Pour le moment je ne fais pas d'overdose d'églises et monastères car chaque édifice est différent par son environnement, sa décoration, son architecture etc... Mon hôte me dit que la route sera bien meilleur que celle d'hier au col de Prislop ( ça me parait difficile de faire pire) ! Je prends la route en direction de Vatra Moldovitei où je visite le Monastère Moldovita. C'est en fait une grosse église recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de fresques religieuses. Ce qui lui donne un aspect très particulier c'est son toit qui déborde d'au moins 2m. Le tout entouré par un mur d'enceinte épais de 4m environ. Je reprends la route en direction de Sucevita. Elle est bordée d'un petit torrent de montagne, d'alpages, de vaches en liberté, de forêts de sapins, de maisons en bois clôturées par des jolies barrières en bois elles aussi. Avec le soleil qui est de la partie, ça donne un avant goût de ce que peut être le paradis ! La forteresse monastique de Sucevita est très imposante, elle renferme une église entièrement peinte comme précédemment. Les lieux sont très bien entretenues et les peintures murales très bien conservées. Je fais une petite pause à Radauti pour changer de l'argent et me restaurer avec des sortes de beignets fourrés, l'un aux champignons et l'autre à la crème pâtissière. Je flâne ensuite dans les rues et sur le marché de cette petite bourgade bien vivante. Au moment de repartir, j'assiste à une procession religieuse en pleine rue, Je m'approche pour prendre des photos et je comprends qu'il s'agit en fait d'un enterrement ( gloups!). Cette petite pause me fait du bien car j'ai encore 3 monastères à visiter et je risque de friser l'overdose. Je reprends la route vers Arbore pour voir un énième édifice mais je suis très déçu et je repars dans les 5 minutes qui suivent. Les remparts sont... En fait il n'y en a plus, les peintures extérieures sont délavées par le soleil, les peintures intérieures tombent par plaque et on ne distingue plus grand chose et le jardin qui entoure l'église est quasi en friche. L'endroit n'avait aucune âme et pourtant il est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Et dire que j'ai fait 12km de piste pour ça... Je vais maintenant en direction d'un site où se trouve 2 forteresses monastiques ( seulement 10km les séparent). Le monastère d'Humorului et celui de Voronet. L'un a mal vieilli et l'autre et très bien conservé. L'un est désert et l'autre est bondé ( 3 bus et beaucoup de marchands). Les 2 sont entretenus par des religieuses qui s'acharnent à conserver une âme à ces lieux. Les édifices religieux que j'ai vu ces dernières 48h sont tous magnifiques ( excepté Arbore ). Ils ont tous un attrait particulier par le fait qu'ils ont été construits il y a 6 ou 7 siècles et avec des moyens techniques très rudimentaires. Moi qui ne suis pas du tout intéressé par le milieu religieux, j'ai beaucoup apprécié les différentes visites que j'ai pu faire car j'ai été bluffé par les prouesses architecturales et artistiques. Pour finir, ma préférence va tout de même vers les églises en bois du Maramures car elles sont très discrètes ( j'étais toujours seul lors des visites) et je suis resté en admiration devant de si grandes constructions entièrement en bois. Me voilà maintenant dans ma voiture, la tête repue de monastères et d'églises en tout genre. Je choisis la facilité et je retourne donc dans le camping de la veille, 40km en arrière. Il est calme, abordable, propre et les propriétaires, Hollandais, ne sont pas avares en recommandations. Et, cerise sur le gâteau, j'ai eu un verre de schnaps à la poire à mon arrivée. Petit remontant qui est fait par Monsieur avec les poires du camping. Tout juste 55 degrés... Ah il me fallait bien ça !!

JEUDI 5 JUIN

Il est 7h30 quand j'ouvre les yeux, le ciel est couvert, pas d'averses pour le moment. Étant donné qu'aujourd'hui je change de région, je vais surtout rouler et très peu visiter donc je me permets de partir à 10h45. Les montagnes font place aux grandes plaines. Je file à vive allure au beau milieu d'hectares de champs de blé, de maïs, de pommes de terre, de soja et aussi de nombreux vergers. Ici la machine a remplacé l'homme. Fini les fenaisons et les cultures tout à la main comme dans les montagnes du Bucovina et du Maramures. Rien d'intéressant à voir par ici donc je passe Gura Humorului, Falticeni et Targu Neamt et me voilà maintenant dans la région de la Moldavie. Je fais très rapidement les 130km qui me séparent du monastère de Neamt. C'est en réalité une université orthodoxe. Le lieu est particulier car mis à part l'église, tout est moderne. J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un campus plus que dans un monastère. Drôle d'endroit. Les peintures qui décorent l'édifice sont en parfait état, il me semble même que ça a été restauré. La vivacité des couleurs donnent de la gaieté à cette église. Il se met à pleuvoir donc je reprends la route vers le 2ème et dernier monastère de la journée, Secu. Juste avant de sortir de l'enceinte, 3 prêtres orthodoxes passent devant ma voiture, je les salue mais ils se dirigent vers un bâtiment et ne tournent pas la tête pour me répondre. Ils sont habillés avec des grandes soutanes noires et un couvre chef plat, propre à cette religion, une bonne partie du visage est enfoui dans une épaisse barbe poivre et sel. Paraît-il qu'il y aurait plus de 50 monastères dans le secteur, pour ma part je me contente des 2 seuls qui sont sur ma route, j'ai eu largement mon compte hier. Perplexe, c'est le mot qui me vient tout de suite à l'esprit pour qualifier mon sentiment à la sortie de Secu. C'est une forteresse monastique massive. Tellement massive que les remparts servent de logement pour les moines qui y vivent. Il y a 2 boutiques de souvenirs et de babioles comme dans les autres endroits mais ici ils ne sont résolument pas tourné vers le tourisme. Un peu partout, des moines prient en tenant un livre à la main mais personne ne me regarde. Histoire d'ajouter un peu d'austérité au lieu, si tant est qu'il en ait besoin, l'intérieur de l'église n'est éclairé que par des bougies si bien que je ne vois pas les peintures au plafond et surtout je ne vois pas les 2 moines à genoux dans un coin entrain de prier. Évidemment j'ai sursauté quand l'un des 2 a tourné une page de son livre. Tant que j'y suis, je vais finir de noircir le tableau, une grande partie du hall d'entrée de l'église est peint par une représentation de l'enfer, beaucoup de flammes, de têtes coupées, de personnages qui brûlent et de diables. Seul sur le parking, seul dans le monastère, qu'est ce que j'ai fait ?! Bin...je suis parti ! Je fais route vers Poiana Largului et j'arrive au lac de Montelui. Le paysage est nettement moins plat, le lieu est très joli, très sauvage, la forêt pousse jusque sur les berges. Il y a très peu d'habitations autour. Je le longe pendant une trentaine de kilomètres en faisant quelques arrêts pour profiter de la vue. Je me mets en quête de trouver un endroit où passer la nuit et quelques kilomètres plus loin j'aperçois un panneau Port Bicaz, je me dis " chouette, je vais passer la nuit au bord de l'eau". Quelle déception en voyant le fameux port... C'est une espèce de complexe touristique avec 2 boutiques de souvenirs, 1 restaurant, 1 "camping" en bungalow, 1 hôtel flottant miteux et 3 pédalos qui se battent en duel. C'est vieillot et certaines choses ne sont pas finies. Il y a aussi quelques habitations flottantes. Le lieu ne m'inspire pas et je continue en direction du lac Rosul où là j'ai la ferme intention de mettre un terme à ma journée. Avant d'y arriver, je passe dans les magnifiques gorges du Bicaz. Elles sont courtes mais le passage est impressionnant. C'est très étroit et au dessus de ma tête, les falaises touchent le ciel. C'est rempli de bus, de touristes et de boutiques à babioles. Impossible de s'arrêter mais l'endroit est vraiment joli et vaut le détour. À peine quelques kilomètres de plus et j'arrive au lac Rosul qui se trouve dans un parc national dont je n'ai jamais pu obtenir le nom. Malgré tout le lieu est dénaturé par 3 complexes hôteliers et une multitude de boutiques à babioles. Je m'achète un Kurto-skalacs, une sorte de pâte à brioche enroulée sur une grosse broche sur laquelle ils y mettent de la cassonade ou de la vergeoise avec des petits éclats de noisettes, le tout cuit au dessus de la braise. Ça donne une délicieuse gourmandise en forme de tube d'une bonne trentaine de cm et qui me fait les yeux doux à chaque fois que je la regarde. C'est bien cuit et croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Maintenant il pleut assez fort et la température est tombée à 11 degrés, je suis en altitude et par expérience je sais que la nuit on peut encore perdre quelques degrés. Je décide donc de descendre un peu et de trouver un petit chemin pour me cacher dans la forêt. Avant de partir, je vois un panneau indiquant la présence d'ours dans le secteur. Mon plan tombe encore à l'eau. Direction Gheorgeni en Transylvanie et j'aviserai sur place. Ce fut vite fait, la ville est délabré, vraiment rien de convenable pour se poser confortablement. Tampis, je poursuis vers Miercurea Ciuac et je m'arrêterai dans dans un chemin en plein champs. Faut-il encore trouver un chemin... Rien de rien, que des pâturages, des champs et des petites forêts. Jusqu'au moment où j'aperçois une piste convenable, je m'y engage, je fais 800m et miracle, une sorte d'élargissement. Parfait ça me convient. En pleine nature et près d'une toute petite colline couverte par une forêt de résineux, je vais être très bien pour la nuit. À peine 5 minutes que je suis là et déjà une 1ère voiture qui passe avec des gens qui me dévisagent ( tsiganes ). Puis une deuxième, puis un tracteur, un vélo un piéton, une autre voiture... Pour la tranquillité c'est loupé. Je remonte en voiture et je vais voir ce qu'il y a derrière cette colline... Un village... Avec des constructions faites de bric et de broc. Ok j'ai compris, ce n'est pas encore l'endroit de rêve où je passerai la nuit. Il me reste 2 solutions, trouver un autre chemin ou faire les 38km restants vers Miercurea Ciuc, il est 20h30et c'est donc la 2ème option que je choisis. La ville en elle même n'a rien d'attirant et je jette mon dévolu sur un Motel très bon marché mais très propre et pas vieillot. Sentiment bizarre dans ma chambre d'hôtel, je repense à tous ces beaux endroits que j'ai traversé dans le Maramures et en Bucovina, ici c'est déjà bien différent, moins authentique.

VENDREDI 6 JUIN

8h00 le réveil sonne mais je fais la sourde oreille. 1ère journée en Transylvanie 10h45 je décolle enfin, direction Rupea, Sighisoara et Bietran. Je vais prendre le temps aujourd'hui car j'ai trop roulé hier. Je vais profiter un peu. Oui mais je sens bien que la route sera la même qu'hier finalement, elle sera bien fade et morne. Toujours les mêmes paysages qui défilent. De la nationale à 100km/h. Non ce n'est pas possible, pas 2 jours de suite, je ne suis pas venu pour ça. Je cherche sur la carte un plan B. Eurêka !!!!! Ça sera un poil plus long mais ça ne pourra pas être pire qu'hier, impossible. Je file donc vers l'Ouest en direction de Vlahita. Il me faut à peine 3km pour sortir de Miercura Ciuc et être déjà en pleine campagne. Je suis maintenant sur des grands plateaux où alternent forêts de résineux, ruisseaux limpides, tourbières et alpages d'herbe rase, je suis au Canada...quelques kilomètres plus loin je croise une charrette remplit de foin, une autre remplit de terre, une Dacia rouillée, des bergers et leurs moutons, en fait non c'est bien en Roumanie que je suis. Maintenant je fais route vers le Sud en direction d'Ocland et le paysage change encore, la route se rétrécie, les trous apparaissent ça et là, le paysage devient beaucoup plus bosselé, par endroits le bitume laisse place à la piste en terre, les champs retrouvent des dimensions humaines. Je me surprends à rouler à 40km/h, même en dehors des villages. Je ne suis plus pressé par une troupe d'excités qui se collent à mon train arrière. Les villages que je traverse sont paisibles, les gens sont assis et discutent devant les maisons, ça sent le fumier, il y a de la bouse de vache sur la route, devant les magasins mix les charrettes sont plus nombreuses que les voitures. Ça me redonne du baume au cœur après les quelques 380km insipides que j'ai fait hier. Cette authenticité c'est exactement pour ça que je suis venu en Roumanie. Je prends même le temps de m'arrêter voir un apiculteur qui me met une combinaison sur le dos pour aller voir ses abeilles. Je lui achète du miel de montagne en partant. Je m'empresse de le goûter puis d'en avaler 5 ou 6 cuillères. Tout ça sent la nature et c'est vivifiant. J'arrive presque à ma 1ère étape quand en pleine campagne je tombe sur un passage à niveau on ne peut plus simpliste, 2 rails et 1 signal lumineux rouge ( presque jamais de barrières en Roumanie). Il y a déjà 3 ou 4 voitures de part et d'autre. Certains ont les portières ouvertes et sont affalés dans leurs sièges et d'autres sont assis dans l'herbe entrain de discuter. En bon occidental que je suis, je laisse le moteur tourner et je vais voir si le train arrive. D'un côté on peut voir à 800m environ et de l'autre à plusieurs kilomètres. Histoire de ne pas paraître con, je coupe quand même mon moteur et j'attends dehors comme tout le monde. L'idée de passer quand même me traverse l'esprit. Au bout de 15 bonnes minutes, un train de marchandises d'un autre âge arrive à la vitesse d'un bon cycliste, 40km/h tout au plus. Tout le monde remonte tranquillement dans sa voiture et reprend son bonhomme de chemin. Je crois qu'aujourd'hui j'ai vraiment fait le bon choix de route. Pour preuve, 80km parcourus pour atteindre Rupea et ma moyenne culmine tout de même à 28km/h !! Rupea c'est une jolie cité féodale fortifiée au pied de laquelle il y a un bourg rural très animé. Il n'y avait aucune information sur le guide du routard mais Daniel ( un français rencontré sur VF qui est marié à une roumaine et qui habite en Roumanie) m'avait conseillé d'y aller. Je ne suis pas déçu, c'est joli, il n'y a aucun touriste et je me fais une balade à l'ombre pour monter jusqu'au fort. Ensuite j'avale les 53km qui me séparent de Sighisoara en une trentaine de minutes. Les paysages traversés sont toujours aussi plaisants. La cité fortifiée de Sighisoara est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je laisse ma voiture au parking qui se trouve en bas et je monte à pied la ruelle qui permet d'y accéder. C'est relativement grand et on se laisse perdre agréablement dans les ruelles pavées. C'est ici qu'est nait Vlad Dracul, qui inspira l'auteur du légendaire et célèbre personnage de Dracula. Néanmoins le site a perdu de son charme car c'est une succession de bars, de glaciers, de restaurants et d'hôtels 4 étoiles. C'est le rendez-vous de la petite bourgeoisie et c'est archi-blindé de touristes. Bof ! En redescendant, les gardiens des parkings sautent sur les touristes pour les faire payer le temps resté et je n'y échappe pas. Oui mais voilà, je ne me suis pas garé sur leurs parkings, je suis allé un peu plus loin. Incrédules et mécontents, ils me regardent partir et marmonnent des jurons.

( CE QUI SUIT A ETE ECRIT LE LENDEMAIN MATIN, SAMEDI 7 JUIN, AVEC LES IDEES PLUS CLAIRES) La dernière étape me conduit à Bietran, petit village coloré et tranquille où une église fortifiée a été construite au 16ème siècle. Je me gare sur la place du village et je me dis que je vais être au top pour passer la nuit, je ne crois pas si bien dire... Je pars à pied en direction de la fortification qui se trouve sur un petit promontoire. Je suis un peu déçu par l'endroit car le site est en réfection, si bien qu'il n'y a que le tour de l'église et sa visite qui sont faisables. On aperçoit néanmoins les tours de guet. L'intérieur de l'église est quelconque, ça sent le vieux, le renfermé et le bois est vermoulu. Le tout a besoin urgemment d'un coup de jeune. Je termine la visite et je redescends dans le village et reviens à ma voiture. J'installe mes petites affaires pour passer la nuit puis comme je l'avais prévu en arrivant sur place, je vais me poser sur une table à l'extérieur avec une bière pour potasser sur la suite de mon parcours. Le choix est rapide, il y a un magasin mix qui fait aussi bar et où il y a l'air d'y avoir des jeunes d'une vingtaine d'années ou alors il y a un petit chalet en bois sur la place du village avec 4 grandes tables en rondins pouvant accueillir 10 personnes chacune. Mon choix se porte sur le 2ème car il y a du monde ( déjà 3 tables pleines ) et aussi parce qu'il y a une fumée alléchante qui s'y dégage, l'ambiance a l'air bon enfant. J'arrive devant le cabanon, toutes les têtes se tournent vers moi et le niveau sonore baisse. Merde je fais un tel effet !! J'apprendrai plus tard dans la soirée par un jeune qui parle anglais que les touristes viennent voir l'église et se sauvent aussi sec. Je commande donc ma bière et je vais m'asseoir à la dernière table de libre. Ici pas de fioritures, on se lève ou on crie pour commander et quand c'est prêt le gars te l'annonce en criant. Je m'affale sur le banc et je commence à siroter ma bière, je n'ai pratiquement pas le temps d'ouvrir mon bouquin que déjà un groupe d'une douzaine de personnes arrivent puis dans la foulée une dizaine d'autres. Le niveau sonore s'élève immédiatement. Ils me demandent si ils peuvent s'asseoir à ma table et j'accepte volontiers ( en même temps c'est la seule table qui reste). Très vite on m'adresse la parole et je réponds par un petit " sunt francez" ( je suis français). Visiblement ça fait son effet car j'entends dans les phrases "francez" à tout va. Ça parle fort, ça rigole, ça rote, ça blague, ça tape dans le dos et surtout ça boit. La terrasse est exclusivement occupée par des hommes allant de 25 à 65ans. Autant dire que l'ambiance est très joviale. 2 gars de ma table se lèvent et vont vers une voiture et ils en reviennent avec 5 ou 6 bouteille d'eau mais remplis d'une boisson couleur Champagne et d'une autre couleur rosé mais plus soutenue. Les plus âgés s'en servent un verre ou plutôt un baquet ( les verres font tout de même 33cl ) et ils le coupent avec du coca. À moi on m'en sert un verre plein et sans coca. Je lève mon verre et je proclame un " noroc " bien viril qui n'a pas manqué de faire rire ma tablée. C'est légèrement pétillant, sucré, pas trop alcoolisé et avec un goût agréable mais que je n'arrive pas à déterminer. Ne comprenant pas le Roumain, impossible de savoir ce que c'est. Un homme arrive avec son synthétiseur et une enceinte, ce qui a ravivé les plus endormis. On rajoute des tables car d'autres hommes viennent se greffer à ce que l'on peut appeler maintenant une fête. 2 tablées commencent à manger et je tends le cou pour voir ce qu'il y a dans les assiettes. Ce sont les célèbres mititei ( petite saucisse de 10cm à base de viande hachée, aillée et aromatisée puis grillée). Ça me va très très bien car je n'ai pas mangé depuis 11h30 et la boisson locale commence à faire son effet. Je passe commande d'une assiette et d'une autre bière. Assiettes et verres en plastique, ici on mange avec les mains, à la bonne franquette, il y a juste 2 cures-dents plantés dans l'une des 2 saucisses et j'ai aussi une bonne poignée de frites. Un jeune de mon âge vient s'asseoir à côté de moi et il commence à me parler en anglais. Je me sens moins isolé et je peux enfin comprendre pourquoi une telle ambiance. Avant ça, un homme à la voie portante et déjà bien éméché vient me voir avec un petit verre et une bouteille de vodka à la main, il me dit en français et en roulant les R, " jé né pou rien faire pour toi mais jé ta souhaité la bienvénoue " et il me tend un verre de vodka plus que plein. Il me fait signe de boire cul sec, ce que je fais après avoir proclamer mon fameux " noroc ". Je reprends la conversation avec le gars qui est assis à côté de moi, il me dit que ce soir c'est la fête car ils viennent de finir un chantier de gaz. Enfin c'est ce que j'ai compris car après 2 baquets de bières, 1 baquet de pétillant de cerises, 1 baquet de pétillant de raisins et 1 verre de vodka, mon anglais est devenu subitement plus aléatoire. Nous continuons un peu la discussion et je les remercie pour cette bonne soirée. Je pars plein de joie à la voiture pour me coucher. Autant dire que je suis très heureux d'être déjà installé pour la nuit car je ne suis pas du tout en état de prendre le volant et en plus en Roumanie c'est tolérance zéro pour l'alcool. Une bien belle journée qui se termine d'une bien belle manière. Non pas parce que j'ai bu plus que de raison mais parce que ça fait du bien de prendre son temps et de voir des gens avec une âme. Avant de m'endormir, je les entends entonner des chants Roumains à capella. Vers 4h00 du matin, les derniers fêtards quittent les lieux bruyamment... De sacrés gaillards ces Roumains.



SAMEDI 7 JUIN

Le réveil est matinal, entre l'église qui sonne tous les 1/4h et les chevaux au petit trot sur le bitume, je ne traîne pas longtemps pour émerger. Je mange un morceau tranquillement et je mets un peu d'ordre dans mes affaires puis je consulte la carte et le programme du jour. Ma 1ère étape doit me conduire à Prejmer et j'y arrive au bout de 2h45. J'ai choisi de passer par le Sud pour profiter des routes de campagne avant de reprendre les grands axes et de voir la ville. Il y a de fortes chances pour que ce soir ce soit moins champêtre qu'hier. C'est ce qui rend les voyages agréables, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aucune routine possible. Une fois sur la nationale, je me laisse filer gentiment, créant derrière moi une longe file de voitures. À 10km de Brasov, je contourne la ville par le Nord-Ouest puis j'arrive à Prejmer. La ville en elle même n'a absolument aucun attrait et est plutôt déserte mais l'église fortifiée vaut vraiment le déplacement. Elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un édifice circulaire massif de 15m de haut sur lequel repose un toit 1 pan incliné vers le centre formant ainsi un début d'entonnoir. Les seules ouvertures donnant vers l'extérieur sont des meurtrières. L'intérieur du cercle est composé de plus de 230 portes numérotées sur 3 niveaux accessibles par un labyrinthe de balcons et d'escaliers. Derrière chaque porte, appartenant à une famille, une pièce plus ou moins grande leurs permettait à l'époque d'y cacher leurs récoltes et de s'y réfugier en cas d'invasion. Il y avait tout le nécessaire pour subsister en étant assiégé, un forgeron, un tisserand, un potier, une école etc... La vie à l'extérieur était installée pour un temps dans cette promiscuité. Au sommet du rempart, sous le toit, une coursive permet de faire le tour complet de l'édifice en ayant une vue par les meurtrières. Certaines pièces sont reliées entre elles créant ainsi plein de passages "secrets". Le centre du cercle est occupé par une imposante église dont les arches sont faites en pierres ou en briques, contrastant ainsi avec le blanc des murs. Vraiment un très bel endroit où il est agréable de flâner et de se perdre d'autant plus si l'on s'y retrouve seul comme j'en ai eu la chance, je le recommande fortement. Je mets maintenant le cap sur Brasov, une ville assez importante de 285 000 habitants, installée au pied d'une montagne sur laquelle dans le dernier tiers il y a BRASOV écrit en grosses lettres blanches, de la même manière qu'HOLLYWOOD aux USA. Un téléphérique permet d'aller au sommet de cette montagne pour contempler la ville et les environs. Rien de particulier à visiter mis à part une église...encore. Là dessus je fais l'impasse. Ici il est plutôt recommandé de battre le pavé tant le centre historique est grand et piéton. C'est LE centre névralgique de la ville. Une très grande place où il y a aujourd'hui un marché et une grande et large rue piétonne où se succèdent des terrasses aux ambiances hétéroclites. Tous les regards sont rivés sur les écrans, finale dame de Roland Garros oblige. Nous sommes samedi et ça grouille de gens mais ça reste tout de même agréable. À 16h00 je m'autorise un petit goûter et je m'achète un placinta cu mere, une spécialité roumaine. De la feuille de brick au dessus et en dessous et au milieu une pomme hachée ( peau, cœur, pépins) aromatisée à la cannelle. Si bien que je me retrouve à cracher discrètement ce que je n'arrive pas à mâcher, élégant ! Une fois avoir fait le centre en long en large et en travers, je me dirige vers ce qui semble être un rallye en pleine ville. Cela fait plus de 3h que j'entends des moteurs pétarader. Il s'agit en fait d'une course de côte où chaque participant part en contre la montre. Je reste là plus d'1h30 à regarder Ferrari, Porsche et autres bolides à 4 roues passer à très vive allure puis je regagne tranquillement ma voiture en passant par des vestiges de ce qu'était avant les remparts de Brasov et je passe également dans un des nombreux parcs de la ville. En allant en direction de ma voiture, je m'aperçois que les autres ont pour la plupart un PV sur le pare brise...ma plaque étrangère les en a visiblement dissuadés et c'est parfait car je n'avait pas pris la peine de prendre un ticket à l'horodateur, je ne m'étais. pas donné ce mal en devinant un peu que je ne craignais pas grand chose. Il se fait tard, je vais quitter la Transylvanie pour y revenir à la fin de mon périple. Il est temps que je me trouve un endroit où dormir aux alentours de Sinaia. La nationale que j'emprunte est agréable et j'arrive rapidement sur place. Nous sommes samedi soir et tout le monde est de sortie et en plus de ça il y a des mariages. Trop d'agitation à mon goût, je reviens sur mes pas et je tente ma chance à Busteni. Là je trouve une petite route sans indication particulière et qui a l'air de partir en forêt. Je crois que ça va me plaire. Je passe devant les dernières maisons et je traverse une petite forêt puis rapidement plus rien et un vaste vallon relativement plat et sans arbres s'ouvre devant moi. C'est encore mieux que ce que j'espérais. La route se transforme vite en piste mais c'est carrossable. Quelle chance ! 1km plus loin, je croise un panneau "attention aux ours", voilà qui finit de me séduire. Soudain, en m'enfonçant dans le vallon, en lisière de forêt, je crie PUTAIN UN OURS !!!! Ça c'est LA bonne surprise du voyage car sans grands espoirs j'avais espéré en voir un mais avec la quasi certitude que ça ne serait pas le cas. J'immortalise l'instant puis il disparaît dans la forêt. Il me faut chercher un endroit où me poser maintenant et je ne vais pas être déçu... 3km plus loin je tombe sur ce que l'on peut appeler le WOODSTOCK du campeur ! Le vallon est désormais plat et les alpages sont envahis de campeurs en tout genre. Ça va du campeur de compétition avec la tente, les chaises, la table, le barbecue à gaz, la glacière électrique...au puriste qui fait griller ces mitetei avec la lame de son couteau et qui dort à la belle étoile. Certains ont mis une clôture électrique autour de leurs tentes pour se protéger des ours. C'est l'anarchie la plus totale, on se pose où on veut et comme on veut. Les barbecues marchent à plein régime. Énormément de campements affichent fièrement leur patriotisme en plantant un drapeau roumain devant leurs tentes. Je trouve tout de même mon coin de verdure et je mange un morceau avant de me glisser dans mon duvet et de m'endormir au son bien désagréable de musiques folkloriques Roumaines crachées par les énormes enceintes de la voiture tuning de mes voisins d'un soir !!



DIMANCHE 8 JUIN

Déjà 1 semaine que j'arpente les routes de Roumanie. Il est 7h30, trop tôt, j'essaye de me rendormir mais le soleil tape et j'ai déjà trop chaud. Et puis surtout, j'ai déjà mon "David Guetta" local ( que j'appelle finalement Dj Carpates) qui s'est remis aux platines de bon matin. Je passe la tête dehors, grand soleil. Mais je rêve ou les hommes aux alentours tournent déjà à la bière !!!! Est ce qu'à un moment ils dorment et s'arrêtent de boire ces Roumains?! Je range mes petites affaires et je prends mon petit déjeuner dans ce que l'on peut appeler une discothèque de plein air. Mon voisin Dj Carpates a un invité, encore un furieux du tuning qui a la bonne idée d'ouvrir les portières et le coffre de sa voiture, de se mettre sur les mêmes ondes radio que Dj Carpates et d'envoyer les watts au maximum. Là clairement c'est tout le vallon qui profite des derniers tubes du moment. Pour le repos je repasserai plus tard, non là ce matin c'est dimanche et il y a une arrivée massive de voitures et je reste juste pour le plaisir de voir ce capharnaüm. On bat des records et je rigole tout seul comme un con dans ma voiture. Tampis je perds ma matinée mais pendant ce temps je potasse mon parcours et je rigole en regardant les gens. C'est bête et méchant, oui mais c'est tellement bon. Comment décrire tout ça sans rien oublier... Sur un vallon plat de 3km environ, vous prenez 500 voitures, 4 fois plus de personnes, des barbecues, des chiens, des tables, des chaises, des tentes, des campeurs, des drapeaux roumains, des randonneurs, des promeneurs, des alpinistes alors qu'il n'y a pas de quoi faire, des gens en maillot de bain, des vétetistes, des mamies avec la canne, des gamins hurlants qui jouent dans l'eau gelée du torrent, de la musique à tous les coins de tentes, de la fumée de barbecue en pagaille, de la poussière soulevée par les voitures et le meilleur pour la fin, du bourgeois en manque d'exotisme alpin dans leurs gros 4x4 de luxe desquels sortent des bécasses à talons qui ont une ceinture en guise de jupe et qui se demandent si c'est le choléra ou la peste qu'elles vont attraper en pique-niquant dans l'herbe, un must, j'adore. Étonnement les lieux sont propres et les gens prennent la peine de mettre leur déchets dans les grosses poubelles prévues à cet effet. Oui mais voilà, l'endroit est peuplé d'ours et une poubelle classique ne résiste pas très longtemps à l'appétit d'un plantigrade. Conséquences, ce qui était propre la veille au soir ne l'est plus le lendemain matin et les ours ont joué les petits Poucet en semant des détritus de la poubelle jusqu'à la lisière de la forêt... Charmant. Un Roumain vient taper causette avec moi mais là ça s'avère compliqué car la seule langue qu'il connait, c'est la sienne. Pas grave, on va trouver une langue commune, le Franmain et le Rouglais. Les 2 lui conviennent et moi aussi. On passe donc 20 minutes à discuter voiture et transport routier, son métier. Bien sympa encore cette rencontre. Depuis le début, je trouve que les gens sont très avenants. Et puis j'ai ai un atout de taille pour engager assez facilement la conversation, ma plaque d'immatriculation. J'ai apposé sur le "F" un stickers de la station de Meribel. Si bien qu'il est impossible de savoir de quel pays je viens, sauf si on connait Meribel évidemment. À 99% c'est l'élément déclencheur pour les rencontres. Déjà 12h30 allez je file à Sinaia pour voir le château de Pelés. Au passage j'arrose copieusement tous mes amis campeurs d'une épaisse poussière ! Paradoxe Roumain, il est marqué à plusieurs reprises "ATTENTION AUX OURS, LAISSEZ LES TRANQUILLES" et " GARDER LES LIEUX PROPRES SOUS PEINE DE POURSUITES" et tout est prévu pour faire le contraire. Ceci dit j'ai quand même beaucoup aimé l'endroit qui, j'ai oublié de le dire, se trouve au pied des monts des Bucegi. 10km plus tard je me retrouve au pied de la longue montée pavée qui mène au château Pelés. Quand je vois l'effervescence dans la ville, je réalise très vite que ça va être blindé. Pas loupé, c'est la queue pour acheter les tickets et pour rentrer dans le château. Une fois mon billet d'entrée en poche, je décide de tenter ma chance pour accéder tout de suite étant donné que je suis seul. Et ça marche, on me colle dans un groupe de Roumains avec un guide et c'est parti. Mais au bout de la 2ème pièces, je les laisse filer car la visite se fait au pas de charge et ça ne me plait pas. Surtout qu'il y a énormément de choses à voir. C'est richement décoré, parfois trop. Les matériaux utilisés sont très nobles voir précieux. C'est vraiment très bien entretenu et on s'imagine aisément comment s'organisait la vie quand tout ça était habité. L'architecture extérieure n'a rien à envier à l'intérieur. Là aussi il y a le souci du détail. Encore un très bel endroit à ne pas louper. Autant j'ai pris mon temps pour monter au château et le visiter, autant là je redescends au pas de course car le ciel est noir et je vois déjà des éclairs au loin. Je regagne vite ma voiture et je démarre en direction de Slanic via Ploeisti. Au bout d'à peine 2 minutes c'est un déluge de pluie et de grêle qui s'abattent sur moi. J'y ai échappé belle sur ce coup là. La route vers Ploeisti est sans intérêt, tout comme la ville d'ailleurs donc je bifurque tout de suite vers Slanic et sa mine de sel que je visiterai demain. Le bourg est petit, sans vie et plutôt tristounet. Il y a là 4 ou 5 immeubles de l'époque communiste, cubiques, gris et sans balcons. Je repère très vite le puits de la mine et je m'installe sur le parking pour la nuit.

LUNDI 9 JUIN

Encore une fois je me fais réveiller par la chaleur qu'il fait déjà à 7h00 du matin dans la voiture. Je me prélasse au soleil, fais un brin de toilette, consulte les cartes et mange un morceau. Encore une fois je prends le temps et je vais même faire un tour dans le village. En réalité ce n'est pas si moche que ça, mis à part ces 5 ou 6 bâtiments de l'époque communiste, le reste est joli. Il y a beaucoup d'arbres et hier soir je n'ai pas vu toutes les petites maisons qui se cachaient. Je reviens à ma voiture et quand je me décide à aller en direction de l'entrée, je prends peur. Il y a déjà beaucoup de voitures et il y a une bonne demi heure de queue à l'entrée. À un jour près j'aurai trouvé porte close car la mine ferme exceptionnellement mardi 10 juin ! Me voilà dans le petit ascenseur où peuvent rentrer 6 personnes bien serrées. La descente dure 90 secondes. Chaque élément en ferraille de la cabine est rongée par le sel. Je suis maintenant à 208m sous terre. Il fait très frais 12 degrés ( toute l'année). Je sors de la cabine et je suis stupéfait, c'est grand, très grand, immense ! Les proportions font peur, je ne m'attendais pas à ça. Il y a environ une dizaine de salles, accessibles au public, reliées par des très larges passages. En tout il y a 8 hectares qu'il est possible d'arpenter et 2,5 hectares fermés au public, les hauteurs sous plafond varie entre 32m et 54m. Les volumes qui ont été extrait de cette mine sont colossaux. Il y a même une croix religieuse lumineuse. Passé cette 1ère impression, je m'avance un peu en pensant qu'il y aurait un guide ou un petit train mais je vois que tout le monde déambule à sa guise alors je fais pareil. Je tombe sur une salle où il y a des structures gonflables pour enfant et des karts à pédales. Ça me surprend un peu mais pourquoi pas. Dans la suivante il y a un bar café et magasin mixt avec tables, chaises etc... Là rien de trop surprenant. Dans une autre, des sculptures avec la pierre de la mine. Nulle part je trouve des informations sur l'extraction du sel, c'est bien dommage car je ne comprends pas où se trouve le sel quand je regarde les murs de cette mine. Ils ressemblent à de la pierre compacte, lissée et où on aperçoit très bien les strates. Ici on y vient en famille, parents, enfants, grands parents, cousins etc... C'est un lieu qui a l'air très apprécié et très fréquenté par les Roumains. Un peu plus loin j'aperçois un petit plan d'eau avec une passerelle qui l'enjambe. Ailleurs un terrain de football. Ici un coin TV avec un grand écran plat. Là un coin repos compartimenté et équipé avec des lits de camps. J'en fais le tour et effectivement des gens se reposent avec une couverture qui les recouvre. C'est déroutant comme endroit. On y fait même son footing ou de la marche sportive. Les gens me regardent l'air interrogatif car ils ne comprennent pas comment je peux tenir avec juste un tee-shirt. Tout le monde sans exception a une veste où au moins un pull. De toute façon, froid ou pas je n'ai pas le choix, mon sweat est dans la voiture. Je me dirige vers l'ascenseur pour repartir et je vois une gravure que j'ai du mal a identifié car la lumière est plutôt faiblarde dans cette mine. Il s'agit en fait d'une représentation d'Usain Bolt, le sprinter, qui fait son fameux geste après chaque course gagnée. Au dessus de lui, il y a "PUMA" inscrit avec le logo de la marque. Je reprends l'ascenseur en étant perplexe sur ce que je viens de voir. Je viens visiter une mine d'extraction de sel et j'ai tout vu sauf ce pour quoi j'étais venu. Revenu à la surface j'aperçois un panneau expliquant brièvement la mine. En fait Slanic est une station balnéaire où l'on vient prendre du bon temps mais aussi soigner des maladies respiratoires. L'air de la mine est , parait-il, très bon pour ça. La pression atmosphérique est constante ( 780 hpa ) et c'est visiblement très bon aussi pour le corps. Il y aussi la possibilité de se baigner dans un lac salé à 1km de là mais je ne l'ai pas testé. Avant de partir je m'achète un kurtos-kalacs. Cette fois ci je vois tout le procédé de fabrication. Délicieux ! Maintenant je mets le cap sur l'extrême Sud de la Moldavie, un endroit peu visité de la Roumanie, Vulcanii- Nairosi, au Nord de Buzau. La route pour y aller est très agréable, je passe dans de nombreux petits villages. Je m'enfonce dans un paysage de collines bien rondes et très verdoyantes et arborées. Difficile de croire qu'ici il y a de l'activité volcanique. Je me gare sur le petit parking et je suis accueilli par le propriétaire, " welcome to muddy land ". Trouvant le cadre vraiment sympa je lui demande tout de suite si jeu peux dormir ici et il accepte sans problème. Ça m'en coûte 5lei et je peux disposer des sanitaires et des tables ombragées mises à disposition. La douche chaude est à 5lei. Parfait tout ça. Maintenant je me dirige vers la zone volcanique par un sentier montant sur une colline. Jusqu'au bout le suspens est entretenu car on ne voit rien, c'est bien vert à des kilomètres à la ronde. Soudain j'aperçois enfin les cônes volcaniques. En fait c'est une zone bien précise qui fait tout au plus 400m de circonférence. Il y a des cônes crachant de la bout à intervalles plus ou moins réguliers ou alors il y a de grosses flaques boueuses glougloutantes ! Ni l'eau ni la boue sont chaudes, ce ne sont que des remontées gazeuses. Les contrastes entre les couleurs sulfurées et le vert des alentours est saisissant. Je suis quasi seul et je profite de l'endroit en me baladant de flaque en flaque et de cône en cône. Déjà 2h30 que je suis ici, je m'y sens vraiment bien tant le calme règne. Je descends au parking et je m'installe pour la nuit. Dommage que demain je doive poursuivre ma route car l'endroit est enchanteur. Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde, une nature préservée, pas de bruit, et tout le nécessaire pour camper confortablement. Il y a même un petit magasin mixt et du wifi gratuit. Je finis cette journée devant un magnifique coucher de soleil et une bonne bière. C'est sûr, ici j'y reviendrai.



MARDI 10 JUIN

J'ai dormi comme un bébé, tellement c'est calme. Je mange un morceau sur l'une des tables ensoleillées puis j'essaye d'organiser via internet mes quelques jours dans le delta. Je me repose au soleil et je me laisse bercer par le son des cigales et des oiseaux. Absolument génial. Je discute avec le propriétaire des lieux, je prends vraiment du bon temps, à tel point que je commence à émettre l'idée de rester une nuit de plus. Il est 12h00 et toujours aucun touriste n'est venu ce matin, je me motive enfin à quitter ce cadre idyllique et je fais route vers Galati via Buzau et Braila, 2 grandes villes sans attraits particuliers. Il y a peu de monde sur la route et les kilomètres défilent dans des paysages de cultures. Au bout de 165km j'arrive à Galati. L'entrée dans la ville est peu accueillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Un amas d'usines croulantes crachent de la fumée peu rassurante. Passé cet endroit, ça grouille de vie dans toutes les rues, il faut dire qu'il y énormément de petits commerces. Pour le moment je n'ai toujours pas vu le fameux Danube. Je cherche mais je ne trouve pas quand enfin j'aperçois le haut d'une péniche. Je trouve une place où me garer et je vais vite me promener sur la Malul Dunarii C'est une large piste cyclable et piétonne sur environ 4 ou 5km, le tout bien arboré et à une dizaine de centimètres du Danube. Il y a aussi une quinzaine de grandes sculptures en ferraille qui bordent la promenade. Malgré les 34 degrés affichés, je décide tout de même d'en parcourir l'intégralité. Il y a très peu de monde, juste quelques joggeurs, cyclistes, promeneurs et patineurs. Vers 18h30 quand le soleil joue à cache cache au milieu des immeubles, les gens affluent. C'est LA balade des gens de Galati et je les comprends. Des cabanons , pour manger sur le pouce, commencent à se monter pour la belle saison. En fin de journée je contacte Quentin un français rencontré grâce à VF et qui un spécialiste du delta. Il va pouvoir me rancarder sur l'endroit. Il me dit de me rendre à Mahmudia, un village à une soixantaine de km au Sud de Tulcea. Là un gars et sa femme m'accueilleront et me feront découvrir le delta en bateau. Et peut être même que je pourrais pêcher ! Je m'installe sur un parking au bord du Danube et je passe la nuit ici.





MERCREDI 11 JUIN

Il est 6h30, un bruit me réveille. Je mets du temps à émerger et de nouveau le même bruit. Ça vient d'une de mes roues, on est entrain de me mettre un sabot !!!! Je bondis hors de mon sac de couchage et je regarde dans les rétros, fausse alerte, ce n'est qu'un balayeur municipal qui tape dans mes roues avec son balai. Le réveil est brutal mais passé cette frayeur, je retombe comme une masse avant d'être réveillé par la chaleur déjà étouffante dans l'habitacle. Il est 8h30 et je m'installe sur le bord du Danube pour le petit déjeuner. Joli cadre. Le Danube doit faire pas loin d'un kilomètre de large là où je me trouve. Difficile de se rendre compte mais c'est très large. Il charrie tout un tas de débris et l'eau est marron. Peu engageant. Des péniches de 100m où peut être plus me passent devant le nez, impressionnantes. Je prends la route pour Mahmudia vers 10h30 en prenant le bac pour traverser le Danube. J'attends 1/4h et je monte à bord. Ma plaque d'immatriculation a encore frappé, on m'interpelle pour savoir d'où je viens et j'échange un peu avec le gars dans un Français Roumain Anglais approximatif. La vue sur l'environnement du fleuve n'est pas mal non plus depuis le bac. Je suis maintenant dans la région de la Dobrogea, la route est agréable, peu de monde, beaucoup de cultures, d'étangs, de marais, de villages. 80km plus au Sud je passe rapidement Tulcea et il me reste 30km pour Mahmudia. Sur la route j'appelle Quentin qui a une maison dans Mahmudia mais qui est reparti en France il y a 2 jours, dommage !!! Il m'indique l'adresse de son ami Vassile qui a un endroit pour m'héberger. Ce sera finalement sa femme qui va m'accueillir car il est dans le delta entrain de pêcher avec un ami et son neveu. On communique difficilement car elle ne parle que le Roumain et le Russe. Elle me montre où je vais dormir puis je file me balader dans le village et sur le bord du Danube qui est à 2 pas. Il fait 28 degrés et il y a beaucoup de vent. Je casse la croute devant le Danube et je vois défiler tous types d'embarcations. Des barques, des hors-bord, un traversier, des pinasses, des canoës-kayaks, des bateaux de croisière plus ou moins grands. Devant moi, hors de l'eau, il y a des barques en bois étanchées avec du goudron liquide appliqué de façon rudimentaire. La vie dans le village est paisible. 1 seule route goudronnée et pas moins de 5 magasins mixt !! Une chose est sûre je ne mourrai pas de faim ici. Je rentre tranquillement chez Vassile et je fais une petite sieste de 30 minutes quand j'entends du bruit dans la pièce principale. Je descends et je suis accueilli à bras ouverts par un homme de 57ans, grand, mince, à l'allure sportive. Il parle un très bon Anglais et la communication est très facile. Il comprends aussi très bien le Français mais ne le parle pas. Immédiatement on parle du delta, c'est LE spécialiste du secteur. Il n'est pas avare d'histoires, de conseils et d'anecdotes sur le delta. Il me fait voir sa pêche du jour. J'ecarquille les yeux quand il me fait voir de nombreux brèmes, des brochets, des sandres et même une carpe et un silure. Aujourd'hui comme il dit, c'était une partie de pêche entre amis. Il y a son ami de toujours qui s'appelle lui aussi Vassile mais que tous appellent Colonel en référence à son grade dans l'armée et il y a aussi son neveu Ivan. Si tôt à table, j'ai droit à un verre de tuica, un alcool de prunes Roumain. Ça doit friser avec les 40 degrés quand même. Vassile, Colonel et Ivan ont faim donc dans la foulée, sa femme met sur la table la ciorba du jour, un excellent bouillon de viande, relevé avec du céleri branche, du persil, de la coriandre et d'autres herbes. C'est excellent, vraiment à tomber. Puis j'ai droit ensuite à une autre spécialité Roumaine, les sarmales. Des feuilles de vigne farcies avec de la polenta et un peu de viande et des légumes, le tout cuit dans un bouillon. Une fois dans l'assiette on y met du yaourt nature dessus. Le plat du pauvre paraît-il... Si tous les pauvres pouvaient manger aussi bon, le monde tournerait mieux ! Il est 19h30, s'en suit une longue discussion ponctuée de franches rigolades avec Vassile, son ami Colonel et Ivan son neveu. On aborde tout un tas de sujets aussi intéressants les uns que les autres. Mon image sur les Roumains et la Roumanie change définitivement. Je dois avouer que j'étais venu avec des à priori et ils ont été balayés par tous les gens que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Nous allons ensuite voir son jardin et sa vigne. Vassile fait un " red red wine" comme il l'appelle, je comprends qu'il doit décaper. Puis nous revenons chez lui et nous discutons encore jusqu'à minuit. Maintenant il est tant de dormir car la journée va être longue demain.

JEUDI 12 JUIN

Je me réveille à 7h00 et je saute du lit pour rejoindre Colonel et Ivan qui sont déjà debout. Au bout d'une heure, ne voyant pas arriver Vassile, je demande à Ivan si il dort encore, il me répond oui et il va dans la foulée le réveiller. Mauvaise nouvelle, Vassile a mal dormi et il a mal à l'estomac. Pas de pêche pour lui aujourd'hui. Il me rassure en me disant que Vassile et Ivan connaissent très bien le secteur et que nous allons partir tous les 3. Mis à part que les 2 ne parlent pas l'Anglais, je ne suis pas inquiet du tout. Avant de partir nous avalons un morceau, ou plutôt un gros morceau. Christina, la femme de Vassile, nous a préparé une grosse assiette avec 3 œufs au plat, des tomates coupées grossièrement, des concombres qui sont en fait des gros cornichons, de la feta mais au lait de vache et non au lait de brebis comme habituellement, et du pain. Le tout arrosé de thé au citron. Autant dire que ça cale un homme. Surtout qu'après elle amène du icré, une sorte de tarama maison préparé avec des œufs de brochet. Tout ça est très bon mais je n'en peux plus. Place aux choses sérieuses, nous chargeons la voiture de tout le matériel, nombreuses cannes, une bourriche, une grosse épuisette, 2 boîtes à appâts, de l'eau et de la nourriture. Nous allons au port de Mahmudia qui est en réalité une petite péniche amarrée sur laquelle se trouve la capitainerie et où sont stationnées plusieurs embarcations dont celle de Vassile. On charge la barque, on va faire le plein de benzina ( essence) puis on descend le Danube à toute vitesse. Ivan a été initié très tôt par son oncle et il est tout à fait apte à partir seul dans méandres du Danube qui a tissé une véritable toile d'araignée. Le fleuve se sépare en 2 bras en amont de Tulcea puis le bras au Sud de sépare une deuxième fois juste en aval de la même ville. Il y a donc bratul Chilia qui par très au Nord et qui fait aussi office de frontière avec l'Ukraine, bratul Sulina qui est quasi tout droit et qui se termine dans la ville du même nom et il y a enfin bratul Sfantu Gheorghe qui est le plus au Sud et qui zigzague beaucoup avant de rejoindre la mer. Mahmudia se trouve sur ce bras et nous naviguons dessus. Ces 3 bras alimentent tout le delta, les rivières, les canaux, les chenaux, les passes, les lacs, les étangs, les ruisseaux, les marais. Il y en a en quantités indénombrables. Cette quantité d'eau crée une biosphère extrêmement riche, si bien qu'elle fait partie du programme de surveillance de l'UNESCO. L'accès y est donc réglementé. On s'enfonce dans ce labyrinthe végétal jusqu'à arriver au lac de Gorgova où nous prenons différents canaux pour voir la faune et la flore environnantes. Il y a vraiment de tout, des hérons, des aigrettes, des ibis noirs, des pélicans, des cormorans, des cygnes, des foulques, des canards, des goéland, des mouettes, des martins pêcheurs, des aigles pêcheurs, des loutres, des castors, des chevaux sauvages, des serpents, des grenouilles et bien d'autres choses. Sous l'eau c'est pareil, il y a une multitude de sortes de poissons dont certains sont endémiques au delta. Aujourd'hui nous sommes venus pour le brochet et la perche, 2 carnassiers très appréciés pour leur délicate chair. Au niveau de la végétation, c'est très riche aussi. Donnant ainsi une multitude de nuances de verts. Nous passons sur un petit lac qui est entièrement recouvert de nénuphars jaunes et blancs, je n'en ai jamais vu autant, c'est impressionnant. Se balader dans le delta c'est mettre ses 5 sens en éveil, la vue pour la faune et la flore, le toucher avec l'eau et les poissons attrapés, l'odorat avec les nombreuses effluves que dégagent le fleuve, les marais et la flore, l'ouïe pour le concert que nous offrent les oiseaux et enfin le goût quand après une partie de pêche on déguste les poissons si bien préparés par Christina et qu'on arrose tout ça d'un petit vin blanc local. Nous choisissons notre plan d'eau et nous nous mettons à pied d'œuvre pour dénicher des beaux spécimens. Déjà 1h30 que nous taquinons les poissons mais rien de rien. Nous changeons d'endroits à de nombreuses reprises mais nous faisons chou blanc. C'est dans le lac de Potcoava, non loin du grand lac de Gorgova que Colonel fait la 1ère prise. 5 autres se suivront, dont 2 à mettre à mon actif. Entre temps nous faisons échouer notre embarquation sur un véritable champs de nénuphars et nous pique-niquons là au beau milieu d'un concert de coassements de grenouilles. Il est 17h30 quand nous plions bagages. Il nous faut 45min de barque pour rejoindre le port de Mahmudia. Je suis seul devant, Colonel derrière moi et Ivan à la barre. Je profite pleinement de ce moment qu'offre la nature. Nous passons par des canaux peu empruntés et donc nous ne croisons personne à part des oiseaux qui se sauvent à notre passage. Une fois chez Vassile, nous vidons les poissons et nous les mettons au congélateur qui est déjà plein à craquer de toutes sortes de poissons. Après une bonne douche nous nous mettons à table devant un véritable festin. Ce soir tout le repas sera fait avec les poissons du delta. Ciorba aux 6 poissons, beignets de brochet, boulettes de chair de silure frites, icre de carpe ( tarama maison), bref il y en a trop et je m'empiffre tant qu'il m'est possible d'en avaler. Quand Christina amène des crêpes à la confiture de coings, c'est le coup de grâce. Après de longues discussions sur la partie de pêche du jour et sur le programme du lendemain, nous allons nous coucher.

VENDREDI 13 JUIN

Il est à peine 8h00 que déjà j'entends que ça parle dans le salon. Je me lève et me mets â table avec les autres. Christina nous amène le petit déjeuner ou plutôt les mêmes assiettes gargantuesques de la veille. Nous partons ensuite dans le delta mais sans Colonel qui doit regagner Constanta dans la journée. Aujourd'hui nous allons pêcher et visiter le lac d'Uzlina et ses environs. Le temps est couvert est nous subissons plusieurs averses toute la matinée. Comme hier, nous attendons que ça veuille bien mordre. Au bout de 2h c'est Vassile qui attrape le 1er brochet. En tout ce seront 3 brochets et 4 perches que nous remontrons à la surface. Le temps s'améliore en ce début d'après- midi et nous en profitions pour enlever nos cirées et faire une pause pique-nique sur la barque. Nous sommes absolument seuls sur ce plan d'eau attenant au lac principal. Il y a quelques pélicans au loin mais sinon c'est le calme le plus complet. Nous décidons de plier le matériel et de rentrer tranquillement vers Mahmudia en empruntant d'autres canaux. C'est très agréable d'être seuls dans ce cadre de verdure sauvage. Une fois à la maison, Ivan s'attelle comme d'habitude à la corvée du nettoyage de la pêche du jour. Après une bonne douche, nous nous mettons à table pour un festin que Christina a mijoté toute l'après-midi. Cette fois ci je ne me fais pas avoir et je goûte tous les plats mais en moins grande quantité. Mon estomac ne supporterait pas une 2ème goinfrerie. Nous finissons la soirée par une longue discussion autour d'un verre de palinka puis je vais me coucher.

SAMEDI 14 JUIN

7h30, je saute du lit car aujourd'hui j'ai un peu de route et j'aimerais ne pas arriver trop tard. Le temps de charger la voiture, d'avaler un dernier petit déjeuner gargantuesque dont Christina a le secret puis je mets en route pour longer le bord de la mer noire. Mais avant je remercie chaleureusement mes hôtes pour leur accueil et Vassile me donne encore quelques endroits à visiter sur ma route vers Constanta. Christina me donne des boulettes de poissons frites que j'avais adoré la veille. Je met le cap vers l'extrémité Sud du delta accessible en voiture, Murighiol. À la sortie de la ville, Il y a un petit plan d'eau où se trouvent toujours des colonies assez importantes d'oies sauvages, d'échassiers, de pélicans etc... Je fais un stop très court car si il n'y a pas de moustiques en journée, ils sont largement remplacés par les taons. Le temps de prendre quelques photos et je cours en direction de ma voiture. Maintenant je continue vers Babadag, Mamaia et Constanta. Du côté gauche de la route, c'est encore le delta et sur la droite ce sont des champs de blé, de mais, de pommes de terre et d'éoliennes !!! Il y en a des centaines. On ne peut pas dire que ça enjolive le paysage. La route est bonne et il y a peu de monde, j'arrive rapidement à Navodari. Là j'aperçois enfin la Mer Noire. Un vieux rêve qui se réalise enfin. Je vais vite déchanter car Navodari touche Mamaia et le littoral est envahi d'immeubles, de résidences et de complexes hôteliers si bien que la mer on ne peut plus la voir. Et puis c'est samedi, il fait beau et les gens de Bucarest sont venus en masse pour passer le week-end au bord de l'eau. Il ne m'en faut pas plus pour mettre les voiles et fuir tout ça. Je me dirige maintenant vers Constanta, mais tout le long de la route c'est la même chose, du béton, du béton et encore du béton. Je me pose tout un tas de questions. Est ce que je vais quand même à Constata? Est ce que ça en vaut vraiment la peine? Et puis le guide du Routard n'indique rien de mirobolant à visiter. Je me dis aussi que l'on ne vient pas ici tous les jours mais à la vue des 1ères usines de Constanta, je préfère ne pas y aller. Je me console en me disant que j'apprécierai davantage la Mer Noire depuis la côte Turque lors d'un prochain voyage. La côte roumaine est tellement restreinte qu'elle a été prise d'assaut par des promoteurs peu regardant sur l'esthétisme. Il est 13h00 et je me demande si je fais toute la route vers Bucarest dès maintenant. Après une petite pause casse-croute dans un village où visiblement toute l'économie tourne autour de la pomme de terre, je me décide à rallier Bucarest aujourd'hui. Je quitte la région de la Dobrogéa pour rentrer à nouveau dans le Muntenie.La route est parallèle à l'autoroute, rien de particulier à voir et je fais très rapidement les 160km qui me séparent de la capitale. Quand un panneau indique " Bucarest 18km " il est difficile de croire que l'on va arriver dans la capitale. A 8km je vois encore des paysans faire brouter leurs vaches sur le bas côté. La route se transforme en double voie et les 1ères zones commerciales font leur apparition. Vient ensuite un boulevard " fortifié" de 3 ou 4 km d'immeubles résidentiels collés les uns au autres. Alternant les façades délabrées, les façades fraîchement ravalées, les façades grises et parfois colorées. L'ensemble est plutôt terne. Comme une grande partie de la ville d'ailleurs. Il y a peu d'indications et j'ai beaucoup de mal à me repérer. Les gens roulent vite, changent brusquement de direction et finalement je me laisse embarquer par le flux de la circulation en me disant que de toute façon je tomberai bien sur un panneau ou un endroit plus touristique. J'aperçois maintenant des bâtiments plus soignés, quelques bars et une population plus jeune. Je décide donc de trouver une place pour me garer. Il me semble que c'est le bon point de départ pour explorer les lieux. Je ne me suis pas trompé, je suis juste au commencement du quartier de Lipscani. C'est le quartier de Bucarest le plus animé. Dans les rues et ruelles se succèdent une multitude de bars branchés, brasseries, restaurants, magasins de souvenirs etc... J'ouvre mon plan de la ville et je décide de voir tout de suite l'ancien palais de Ceausescu. De là où je suis il y a 1km de marche pour s'y rendre. Je laisse de côté le quartier de Lipscani que j'arpenterai tranquillement demain. Quand j'arrive au croisement du boulevard qui passe devant le palais, je suis stupéfait par ce que je vois. Les platanes qui bordent la route me cachent une bonne partie de la masse du bâtiment mais je peux déjà apercevoir sa démesure. Plus j'avance pour me mettre face à lui et plus je découvre ce mastodonte. Je suis maintenant sur la grande place et je vois l'intégralité du palais. C'est quand même fou de faire une construction aussi gigantesque. De plus l'édifice est construit sur une grosse bute et ça lui donne un aspect encore plus imposant et ça assoit sa supériorité sur toute toute la ville et sur les visiteurs qui le contemplent. En voyant ça, on imagine très bien la mégalomanie du couple Ceausescu. En regagnant ma voiture, je passe devant de nombreux bars et tous ce sont mis à l'heure Brésilienne. Les terrasses sont bondées et il y a même un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus de km que prévu initialement et je ne traîne pas à casser la croûte et à me coucher. De plus demain je vais sillonner la ville à pied donc je dois être en forme.



DIMANCHE 15 JUIN

8h30, réveillé par la pluie qui tombe sur la tôle. Déjà ma 2ème semaine en Roumanie qui s'achève. Pensant au temps qu'il fait dehors, je reste au chaud dans mon duvet. Rien que de savoir que je vais parcourir la ville sous la pluie ne m'enchante pas. Je finis quand même par me lever et je mange un morceau. Armé de mon plan je décide de quadriller le centre ville. J'ai déjà en tête les principales choses à voir et je me balade dans les rues au gré du vent. Il pleut moins fort et maintenant c'est un crachin breton qui tombe sans discontinuer. Je ne suis pas vraiment mouillé mais je sens bien que mes affaires sont moites. Bucarest est une ville très particulière, c'est la ville des paradoxes. Se côtoient les très pauvres et les très riches, les bâtiments en ruine et les petits bijoux d'architecture, le gris et le coloré, des églises séculaires et des tours d'acier et de verre, des gens en habits traditionnels et ceux avec la dernière marque à la mode. Bref ici tous les opposés vivent ensemble et ça donne un mélange plutôt surprenant. Hors du quartier de Lipscani , qui est fréquenté par une population de moins de 40ans, la vie a l'air plus difficile, les bâtiments sont gris et parfois le ferraillage du béton est apparent, les enseignes des commerces sont vieillottes et les devantures demandent à être rafraîchies, les gens sont habillés plus simplement et ils portent la tristesse en eux, les voitures sont moins rutilantes. Les longues années de totalitarisme communiste ont laissé des traces indélébiles. La vie peine à reprendre un court normal. Même dans le quartier de Lipscani, il y a des ruines au beau milieu de bars branchés. Il y a même un bâtiment prêt à tomber, soutenus par une structure en acier qui vient obstruer le passage d'une rue piétonne fréquentée. Une chose très appréciable, c'est qu'une grande majorité des rues du quartier de Lipscani soient piétonnes. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans beaucoup de témoignages et récits sur les forums, je n'ai quasiment pas vu de chiens errants, contrairement à des villes comme Sighetu Marmatei et Galati où pullulent des hordes de chiens amochés, crasseux et parfois agressifs. Mis à part les réalisations parfois pharaoniques de Ceausescu et quelques bâtiments ayant survécus à la 1ère et 2ème guerre mondiale puis à 45ans de totalitarisme, il n'y a pas grand chose à voir d'autre. Avec une bonne journée de marche et sans me presser, je pense avoir fait le tour des principaux lieux attrayants. Je cherche maintenant un restaurant où l'on mange des spécialités roumaines. Étant donné que c'est un quartier fréquenté par une population jeune, je n'y trouve que des burgers, pizzas, kebabs etc... Je finis par trouver un restaurant où j'ai du mal à déchiffrer le menu et où les prix sont corrects. Parfait, je m'assois et regarde la carte. Difficile de choisir car tout est marqué en Roumain. Heureusement il y a des photos du plat devant chaque énoncé. Je passe commande d'un plat qui m'a l'air bon et en attendant je regarde dans la rue. En levant la tête je vois marquer sur la devanture le nom du restaurant et à côté en plus petit " restaurant turkish ". Grosse déception. Je mange tout de même un bon petit plat Turc et ensuite je vais sur une place où a été installé un écran géant. Ce soir la France joue contre le Honduras. Je ne suis pas fan de football mais voir un match de l'équipe de France à l'étranger, c'est une expérience que je n'avais jamais vécu. Aujourd'hui qu'il fait froid et pluvieux, il y a plus de monde devant l'écran que pour le match d'hier et où le temps était clément. Je ne suis pas resté assez de longtemps pour voir la réaction des gens lors d'un but de la France mais je sentais beaucoup plus de ferveur que pour le match de la veille. Il y a eu des débuts d'applaudissements et de cris quand la France a failli marquer un but. Depuis le début de ce voyage, je remarque que la France, les Français et la langue Française sont très appréciés par les Roumains. Épuisé par ma longue marche, je file me coucher avant la fin de la 1er mi-temps.

LUNDI 16 JUIN

Il est 7h30 quand j'entends les 1ers Klaxons et la circulation qui s'intensifie. On est lundi et une nouvelle semaine commence. Il y a beaucoup de monde dans Bucarest. Je me mets en route vers 9h00 et à ma grande surprise je sors de la ville très rapidement et en plus sur la bonne route. Malgré la circulation et une pluie battante, tout va bien et je me retrouve sur la nationale 7 pour Pitesti puis Curtea de Arges que j'atteins au bout de 150km de routes plutôt bonnes. Je casse la croûte et je vais me balader dans la ville pour voir notamment 2 jolies églises. Mais cette fois ci je me cantonne à les voir de l'extérieur. Je regarde la carte puis je me remets en piste pour m'attaquer �� la Transfagarasan. Une route de montagne paraît-il très jolie qui traverse les Carpates. Sur les conseils de Daniel rencontré sur VF, j'avais inversé mon parcours pour arriver plus tard et être sûr que la route soit ouverte et déneigée. Oui mais en sortant de Curtea de Arges, je vois un panneau indiquant " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Là je suis déçu et je m'arrête pour regarder la carte et trouver un plan B. Une seule route peut me dégager de cette impasse mais puisque je suis là je decide quand même d'aller jusqu'à ce fameux KM104. Au bout de 10km la route rentre dans une gorge et devient très sinueuse. Le plafond nuageux est bas, une bruine tombe et il fait 12 degrés. Le col qui se trouve à 2000m est annoncé à 58km. Je reste un peu perplexe en voyant une telle distance et en sachant que ça va être sinueux et que la route va se dégrader. Quelques kilomètres plus loin j'arrive au barrage Vidraru et au lac du même nom. Je sens que l'on déjà loin de tout. Plus de maisons, presque plus de circulation mis à part les quelques touristes téméraires. Là une tourelle d'une trentaine de mètres permet d'avoir un beau panorama sur l'endroit. Ça se limite à pas grand chose car le brouillard est trop épais. Je traverse le barrage à pied, il y a des cabanons à souvenirs mais ils sont fermés. C'est un peu tristounet ici. Je repars pour le col. Presque tout le monde redescend sauf 6 motos d'Irlandais et 1 voiture de Hongrois. Il se remet à pleuvoir et le temps est peu engageant pour se retrouver perché en altitude. La route reste à plat et serpente en suivant les nombreuses criques du lac. Après 10km j'ai la sensation de ne pas avoir avancé, le barrage est encore juste là à portée de main. Une fois le lac derrière moi, le paysage change, la route s'élève, les alpages et la végétation de montagne apparaissent. Au KM94, encore un panneau " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Bon cette fois ci plus d'espoir pour franchir le col. D'autant plus que je ne croise aucune voiture dans le sens inverse. KM100, toujours pas un brin de neige. Le brouillard est épais et ne me permet pas de voir plus loin que les motos devant moi. D'habitude chez moi je vois les motos monter les cols à plein régime mais là ils sont obligés d'y aller à tâtons tant la visibilité est mauvaise. Je suis un peu démoralisé quand je pense à toute cette route que je vais devoir refaire en sens inverse et sans avoir rien vu au final. Arrivent enfin les fameux KM104 et sa cabana Capra, une sorte de refuge hôtel planté au milieu de rien. C'est fermé apparemment. Les irlandais s'arrêtent, les Hongrois aussi. Il pleut toujours et il ne fait plus que 8,5 degrés, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors donc je continue car finalement la route a l'air ouverte. Le paysage est plus minéral, l'herbe commence à laisser place à des pierriers. La route passe désormais à flan de montagne, il n'y a pas de barrières et donc la sortie de route n'est pas autorisée. Je suis dans l'incertitude de pouvoir arriver en haut car la neige fait son apparition sur les bords et je ne croise toujours pas de véhicule qui descendent. Dans une percée dans le brouillard, j'aperçois en contrebas les motos et la voiture qui se sont remis en marche. J'arrive à un tunnel qui doit faire 500m de long, je le traverse et surprise, je suis enfin au col. Malgré les 7 degrés, la pluie et le brouillard il y a 2 courageux qui vendent du fromage séché dans des panses de brebis et du miel. Je ne vois pas l'intérêt de m'y arrêter car on ne voit strictement rien de rien. C'est bien dommage car je pense que l'endroit est joli. De toute façon je n'ai aucun regret car la météo pour les prochaines 48h est exécrable donc inutile que je dorme sur place pour voir le paysage le lendemain. Un peu surprenant de se retrouver ici alors qu'il y a à peine quelques heures j'étais en plein centre de Bucarest. Je commence la descente vers le petit village en bas de la Transfagarasan, Cartisoara. La revêtement de la route est beaucoup mieux de ce côté. Si d'un côté il m'a fallu faire 85km pour arriver en haut du col, de l'autre côté il me faut 35km pour le descendre. À mi-chemin, le brouillard se dissipe et je peux apercevoir une vaste plaine cultivée qui mène jusqu'à Sibiu. Me voilà à nouveau dans la région de la transylvanie. À Cartisoara, je me mets en quête d'un endroit pour dormir et je trouve mon bonheur quelques kilomètres plus loin. La route à été fatiguante et je ne mets pas longtemps à m'endormir.

MARDI 17 JUIN

J'entends déjà de la vie à l'extérieur, il est 7h30, je me lève tranquillement car aujourd'hui je passe toute la journée à Sibiu qui n'est qu'à 25km. Le temps de casser la croûte tranquillement et j'arrive à Sibiu vers 9h30. Sibiu c'est une agglomération de 160 000 habitant qui s'est construite autour d'un gros bourg fortifié. À l'intérieur les rues et ruelles y sont pavées et de nombreux bâtiments sont classés monuments historiques. J'ai dénombré 5 églises dont 1 cathédrale. Tout est très bien entretenu et les couleurs des façades égayent l'endroit. Dans chaque toit, il y a des lucarnes qui font penser à des yeux bridés qui nous observent. La vie du bourg s'axe autour de 3 places, la plus grande étant Piata Mare puis Piata Mica et enfin Piata Huet. Comme à mon habitude, je parcoure les lieux en long en large et en travers. C'est très agréable de flâner dans cet endroit. Puisque je passe devant la cathédrale et je rentre y faire un tour. À l'entrée est affiché un trombinoscope du diocèse de Roumanie, c'est très amusant de voir tous ces barbus. Vers 12h00 je me dirige vers Piata Cibin, une place à l'extrême Nord Ouest où se déroule chaque jour le grand marché. C'est une place carré avec autour des petits cabanons ressemblant à des Algeco et au centre des longues tables en béton couvertes par des plaques ondulées en plastique. Ça grouille de vie. Viandes, poissons et charcuteries sont vendues dans les petits cabanons et fruits, légumes, fleurs, épices sont vendus au centre. Des femmes vendent aussi des fleurs de tilleul et des bourgeons de sapin. Ça grouille de vie. Il y a des tsiganes reconnaissables à leurs grands chapeaux noirs et à leurs barbes mal rasées qui se baladent sur le marché pour vendre les quelques pantalons qu'ils ont à cheval sur le bras. Ils parlent forts et visiblement ne manquent pas d'arguments pour fourguer leur camelote. Ça marchande, ça rigole, ça hèle le passant, j'aime beaucoup les marchés dans tous les pays où je vais. C'est le poumon d'une ville et c'est plein d'authenticité. Je me restaure dans l'un des 5 cabanons abritant un gratar ( grill ) et je mange bien évidemment des mitetei. En guise de dessert je vais dans un autre cabanon qui vend des pâtisseries. Je me prends un Gogosi cu ceruse, une sorte de beignet en forme de demi lune fourré à la cerise. Le guide du routard indique une très bonne adresse pour manger et je vais repérer l'endroit pour ce soir. C'est en dehors des fortifications et c'est facile à trouver car l'intégralité de la façade est en bois sculpté comme en Bucovina. Ensuite je retourne dans ma voiture et je m'allonge à l'arrière pour rédiger mon carnet de voyage. Il ne me faudra pas 5 minutes pour sombrer dans une longue sieste de 2h. Je me réveille au bruit des gamins qui sortent de l'école. Requinqué, je décide d'aller voir le musée ethnographique à Piata Mica. Il pleut des cordes. Ce musée se trouve dans un bâtiment abritant un patio couvert. J'ai le sentiment de rentrer dans un petit immeuble. Il y a des coursives intérieures et sur certaines, il y a des plantes vertes et sur d'autres du linge qui sèche. Un monsieur d'une soixante d'années m'accueille gentiment et m'amène au guichet pour que je m'acquitte des 5 lei. Puis on monte au 1er étage et il m'ouvre une porte et allume les lumières. C'est certain je suis et serai le seul visiteur de la journée. C'est petit, ça prend la moitié du 1er étage. Il y a tout un tas d'objets bien présentés venant principalement d'Afrique noire mais aussi d'Inde et du moyen-orient. Le monsieur reste avec moi et il m'explique en Roumain l'utilité des principaux objets. Il le sait, je lui ai dit, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il me raconte mais il y tient. La visite du 1er étage se termine par une momie Égyptienne dans un sarcophage ouvert. Impressionnant. Je ne pensais pas que ce serait en Roumanie que je verrai ma 1ère momie. Ensuite il m'emmène à la cave où il y a une exposition temporaire sur les vêtements Roumains d'antan. S'ensuit une discussion en Franco-Roumain et en langage des signes. Nicolae me demande d'où je viens et ce que je fais dans la vie, où je vais en Roumanie, si j'aime son pays etc... J'ai remarqué que les Roumains sont soucieux de savoir si l'on aime leur pays. Ils sont très patriotes et ça se voit au quotidien. Je reprends ma balade et je vais m'acheter encore un Gogosi. Quand on en goûte 1, on en reprend forcément un deuxième. Je me pose sur un banc à peu près sec abrité par un arbre puis je regarde passer les gens. J'aime ce voyeurisme discret car il est révélateur de la vie d'un endroit, d'une région, d'un pays. D'ailleurs je remarque qu'ici et plus que partout ailleurs en Roumanie, tous les gens font le signe de croix en passant devant une église, les jeunes comme les vieux. Il est 19h30, il pleut toujours et j'ai froid, je vais donc me réchauffer dans ce fameux restaurant. Tout comme la façade, l'intérieur est en bois. Ça fait vieille taverne Roumaine. Tous les plateaux de tables sont en bois taillés grossièrement au ciseau à bois. La serveuse me laisse choisir ma place et m'amène la carte. Il n'y a que des spécialités roumaines qui tiennent au corps et ça me va très bien. Je me régale avec une assiette de polenta épaisse, de fromage de vache, de saucisses, de côtes de porc fumées et une bonne bière. Pour digérer ce plat généreux et malgré la pluie, je me promène encore dans les rues de Sibiu avant d'aller me coucher.

MERCREDI 18 JUIN

Réveil matinal encore. Le temps de prendre le petit déjeuner et je me remets au volant en direction de Sebes et Alba Iulia où je dois visiter 2 églises et et des ruines. En arrivant sur place, je ne trouve pas les lieux très accueillants et je préfère passer mon chemin. Je n'avais pas prévu ça au programme donc je fais une pause pour voir ce que je fais. Normalement la suite de mon périple doit m'emmener dans 2 grottes dans les monts Apuseni et demain il est prévu que je quitte le pays. Mais je dois avouer qu'il m'est difficile de partir et j'aimerais rallonger de 24 ou 48h mon séjour. Il y a une chose que je n'avais pas pu faire en début de séjour car les jours d'ouverture ne correspondaient pas avec ma présence sur place, c'est le dernier train à vapeur d'Europe à Vaser. Le souci c'est que depuis Alba Iulia ça me fait faire une remontée vers le Nord jusqu' à la frontière Ukrainienne puis une redescente vers l'Ouest à la frontière Hongroise pour sortir du pays. Je préfère continuer mon programme comme je l'avais prévu et je me laisse une journée de plus pour prendre une décision. Cap vers Abrud au Nord-Ouest. Je sors rapidement de la ville et je me retrouve dans la campagne. Au bout d'une dizaine de kilomètres, il y a un grand portique en bois sculpté annonçant l'arrivée dans les Muntii Apusani. C'est un massif calcaire, confidentiel, austère, très boisé et sauvage qui n'excède pas 1300m d'altitude et où on y trouve encore des loups et des ours. Ici plus que dans le Maramures ou la Bucovina, les habitants ont conservé un mode de vie très pastorale. La route longe une petite rivière et je passe de hameau en hameau. Pour l'amoureux de nature que je suis , c'est un petit coin de paradis. Les routes ne sont pas en très bon état et ça m'oblige à rouler à pas plus de 40km/h. Ça n'a pas d'importance car ça me permet d'apprécier les lieux. J'arrive à Abrud, un petit bourg plein de vie et je trouve un hôtel pour pouvoir prendre une bonne douche car les lingettes ça va un moment. Quand je demande le prix on m'annonce 150 lei. Ils ont dû me prendre pour un américain, je trouve ça très cher pour un simple hôtel de campagne et je continue mon chemin vers Campeni. Apres 15km j'arrive dans ce gros village et j'y trouve aussi un hôtel mais je ne sais pas si il est ouvert ou fermé car je ne trouve personne à l'intérieur. Tant pis je me décide à dormir comme d'habitude dans ma voiture. Je trouve du wifi gratuit et je me pose sur la place principale. Il y a pas mal de vie ici aussi. Étonnement il y a un casino qui fait aussi bar. C'est le rdv de toute la jeunesse pour boire un coup. Tout le monde se connaît ici et je ne passe pas inaperçu. Je me balade dans la rue principale puis je mange un morceau avant de consulter les cartes et mon option pour le train à vapeur de Vaser. Grâce à internet je peux consulter la météo qui sera un élément important dans ma décision. Je me couche indécis.

JEUDI 19 JUIN

Il est 7h00 quand j'entends que ça bouge déjà dans le centre de Campeni. Je prends le petit déjeuner en regardant tout ce petit monde s'affairer. Je consulte la carte, je vais avoir une trentaine de kilomètres pour me rendre à la Ghetarul subteran de Scarisoara. La route est toujours aussi mauvaise mais j'oublie vite ce détail face à la beauté du paysage. Je longe une rivière et de l'autre côté je vois de nombreuses maisons coquettes et des fermettes où des poules, des vaches et des cochons paissent en liberté. Ces habitations ne sont accessibles que par des passages à gué ou des vieux ponts qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. À Girda de Sus un panneau m'indique la grotte est à 10km sur ma droite. Heureusement qu'il n'y a pas de circulation car la route est étroite maintenant. Rapidement je prends de l'altitude sur une pente annoncée à 15%. Pour éviter de faire des virages, la route monte droit dans les champs ! J'ai maintenant un magnifique 360 degrés sur les Muntii Apuseni. Chaque maison, alpage, forêt de sapins et chemin sont délimités par des barrières rustiques en bois. Ça donne beaucoup de cachet au paysage. J'arrive enfin sur le tout petit parking de la grotte, il y a tout au plus 8 voitures. Ici le tourisme est très peu développé et les gens tout comme les paysages sont préservés. Je laisse les quelques maisons derrière moi et je m'enfonce dans la forêt pour 15 minutes de marche. C'est encore une période calme car les quelques tables des vendeurs de souvenirs sont désertes. En haut d'une colline, il y a une guérite en bois pour prendre les tickets et l'entrée de la grotte. Il s'agit en fait d'un trou de 60m de diamètre et de 48m de profondeur qui donne accès à une grotte. On y descend par des escaliers en fer qui tiennent parce qu'il le faut et ça se termine par un escalier très raide en bois et tout de biais. En bas des escaliers, il reste un gros tas de neige de l'hiver qui vient de se terminer, c'est étonnant à cette époque Ayant croisé une bonne quinzaine de personnes sur le chemin, je me retrouve donc seul dans la grotte, c'est très appréciable. Une passerelle en bois permet de faire tout le tour de cette grande salle. A 1ère vue, rien de mirobolant mais quand l'œil s'habitue à l'obscurité, on remarque qu'en fait tout le sol est en glace sale. Et si il faisait 20 degrés à la surface, ici il n'en fait plus que 3 ou 4. À certains endroits l'eau qui ruisselle du plafond forme des très gros cônes de glace de la hauteur de 2 hommes. De part et d'autre de la salle, la glace disparaît dans des cavités sombres. Difficile de comprendre le phénomène car le panneau explicatif à la surface n'est écrit qu'en Roumain. C'est le plus grand glacier souterrain du monde et c'est la seule chose que je sais. En tout cas c'est très surprenant et ça vaut le coup d'oeil. Je regagne ma voiture et finalement 2 femmes se sont installées sur le bord du chemin et vendent des placintha cu branza et du sirop de bourgeons de sapin. Je redescends tranquillement sur Girda de Sus en profitant de la belle vue. Dans le village je vois un restaurant et je m'y arrête. Il y a du monde à l'intérieur malgré la taille du village. Je m'installe donc sur la terrasse et on m'amène la carte que je suis bien incapable de déchiffrer. Apparemment il y a une spécialité maison et ça m'ira très bien. Il faut savoir prendre des risques. Mon plat arrive, aux 1ers abords je suis déçu. Une purée et un "truc" pané. C'est seulement en goûtant que je m'aperçois que la purée est "maison" et que le "truc" pané est en fait une farce avec du choux, du fromage, un peu de champignons, des petits lardons et le blanc d'un œuf dur écrasé, le tout enfermé dans une fine escalope de porc et pané, rien que ça. Un plat de cowboys au prix défiant toute concurrence. Il va sans dire que je déclare forfait pour un dessert. Digestion oblige, une fois au volant, on ne peut pas dire que je sois énervé. Je maintiens mes 40km/h habituels et c'est parfait pour contempler tous les petits hameaux et la nature qui bordent la route pour aller à Stei. Je suis maintenant dans la région de la Crisana. Je suis fatigué, je n'ai plus envie de rouler pour aujourd'hui et je préfère dormir dans ce gros bourg plutôt que dans un hameau près de Pestera Ursilor.

VENDREDI 20 JUIN

Il est encore 7h00 quand j'ouvre les yeux. Décidément ça devient militaire ce voyage. Je mange un morceau et je me dirige vers Chiscau où se trouve Pestera Ursilor ( grotte des ours). Je prends mon temps car je n'ai que 25km à faire et la grotte ouvre à 10h00, je suis largement en avance. Moi qui voulais terminer ce voyage sur une note "rurale", depuis 48h je suis je suis comblé. J'arrive donc sur place, le parking est payant mais au lieu de 5 lei comme annoncé dans le guide du Routard, c'est 10. Jolie majoration. Je vais me garer plus loin dans le village et j'attends l'ouverture. Pour accéder à la grotte, il faut monter pendant 10 minutes sur un chemin bitumé. Les 1ers mètres me font vite comprendre qu'ici c'est l'usine. Il doit y avoir de chaque côté plus d'une cinquantaine de petits vendeurs de babioles. Et ce qui est dommage c'est que tout vient de Chine et 80% n'a rien en rapport avec les lieux. Bon là clairement ça n'aura rien à voir avec ce que j'ai fait hier, en plus un bus vient d'arriver... Une fois mon billet en poche , qui est annoncé à 12lei dans le guide du Routard et qui est en réalité à 20lei ( ici clairement on plume le pigeon! ), je dois attendre dans une salle avec terrasse afin de constituer un groupe assez important pour partir avec un guide. Évidemment on sait faire patienter le client, il y a un bar qui vend des sodas, cafés, chips, bonbons et autres saloperies du genre. Oui je suis un râleur, on est Français ou on ne l'est pas ! Coup de sifflet du guide, on rentre en rang d'oignons dans la grotte en passant un tourniquet. Il fallait s'en douter, je me fais submerger par un tsunami de soixantenaires Roumains. Une fois à l'intérieur, le guide nous fait une petite piqûre de rappel, pas de photos, pas le droit de toucher etc... Tout ce tapage est vite oublié quand on découvre ( enfin) la beauté du site. Sur 50 personnes je suis le seul Français, la visite se fera donc en Roumain. Je me tiens à l'arrière du groupe et j'admire le travail de Dame Nature. Bon pas trop quand même car je n'avais pas vu mais derrière moi il y a un cerbère qui fait le serre file et qui me presse le pas. Eh oui c'est marqué à l'entrée, la visite c'est 45mn et pas une de plus. Parlons un peu de la grotte, après avoir cheminé par un "couloir" d'une quarantaine de mètres dans lequel on aperçoit quelques stalagmites et stalactites et surtout une multitude d'ossements et de crânes d'ours des cavernes, on arrive dans une très grande salle de 8m sous plafond et là c'est un véritable spectacle de formes, de couleurs et de tailles. Le guide explique des choses sûrement intéressantes mais je n'y comprends rien. Voyant que je ne regarde pas l'endroit expliqué par le guide, le serre file s'excite comme une puce avec son laser et le pointe vers une colonne de calcaire. À l'annonce d'un chiffre, tout le groupe fait un "wowww" de stupéfaction. Je me retourne vers le serre file et je lui sors " sunt Francez " ! Là il se détend et comprend mon comportement bizarre. Au bout de 5mn il tente dans un Français très compréhensible de m'expliquer les grandes lignes de l'historique de la grotte et à mon tour de lacher un " wowww" quand il m'annonce que la fameuse colonne s'est faite en 22000 ans environ. La visite continue par une petite salle où en son centre il y a un squelette entier d'ours sur le flanc ( 3m de long et poids estimé à 600kg). Belle bestiole ! La visite terminée, nos vendeurs de babioles sont sur le pied de guerre et nous attendent de pieds fermes. Heureusement j'ai mon pare feu de soixantenaires. Moi je file en douce direction la voiture pour consulter la carte et prendre enfin une décision pour le petit train à vapeur de Vaser. J'essaye de faire un calcul juste et quand apparaît sur ma calculatrice 350km, la décision s'impose d'elle même. La balade en train ce sera pour un prochain séjour en Roumanie. Je savoure ces derniers instants de nature avant de rejoindre Oradea pour ma dernière nuit. Une fois n'est pas coutume je rejoins Oradea, la plus grande ville de Crisana, par une route pleine de nids de poule et d'ornières. Il faut dire que la circulation de camions y est très dense. En arrivant sur place je fais du change pour faire le plein et je me balade dans cette jolie ville qui a un centre doté de très beaux bâtiments et d'une rue piétonne très agréable. Il fait chaud et j'en profite pour me mettre au frais dans une église. 2 prêtres donnent une messe. Je m'assois un bon 1/4h pour écouter leurs jolis chants religieux. Et toujours cette ferveur des Roumains qui à chaque entrée dans une église viennent embrasser un chevalet et un crucifix tout en se signant du signe de croix à plusieurs reprises. Certains prient à genoux, d'autres restent debout et se signent presque frénétiquement, une femme prit à genoux et pleure. Moments intenses et agréables à la fois. J'en ressors apaisé et je continue de flâner en ville. Je cherche désormais un restaurant qui rediffuse le match de la France. Je trouve mon bonheur dans la rue piétonne. Beaucoup se demande qui est ce grand agité qui saute à chaque but et occasion de la France. Ma dernière soirée en Roumanie se termine bien car on a gagné 5-2 contre la Suisse. Maintenant au dodo car demain c'est parti pour 48h sur les routes qui me ramèneront en France.
Préparatifs de croisière Costa neoRomantica du 3 septembre English translation pending
by PAP86 · 2012-06-13 · 326 replies
Bonsoir à tous !

Bon, voilà, le Solstice est presque du passé... il est temps maintenant de penser à notre croisière du 3 septembre au départ du Havre...

Bateau : Costa neoRomantica Port de départ : Le Havre Port d'arrivée : Marseille date de départ : 3 septembre 2012 durée : 10 nuits Cabine : GS Samsara n° 1403 au pont 14

C'est la "croisière de repositionnement", préalable au départ des "Croisières des parfums", qui emmènera ce bateau de Savone jusqu'en Australie...

Compagnons de voyage d'après le calendrier de Titi : Domireig, Avionsol (qui comme moi, descendent à Marseille) et TGVLent qui descend à Savone, donc un jour après nous...

Ce fil est donc bien entendu largement ouvert à ces trois membres VF pour partager idées et astuces avant le départ... Egalement à tous ceux qui nous rejoindraient, y a encore de la place... Et aussi à tous les autres, plus y a d'infos, mieux c'est... Et nous lirons avec beaucoup d'attention les C/R de membres revenant de croisières en juillet/août sur ce bateau qui, on le rappelle a été appelé pour l'été en remplacement du Magica initialement prévu, lequel Magica remplace le Concordia en Méditerranée.

Sur le papier, ce bateau se veut "très à part" parmi les bateaux Costa... Eh ben on va voir... 🙂

Notre choix de descente à Marseille vient du fait que Marseille-Poitiers, c'est quand même plus court que Savone-Poitiers, et que comme on connaît bien Marseille, ça ne valait pas le coup de rester un jour de plus sur le bateau...

Et ce d'autant que notre moyen de transport va, comme d'habitude, être la voiture, mais dans ce cas la voiture *de location*, puisque les points de départ et d'arrivée sont différents, et que la location de voiture "abandonnable" est simple de France à France, mais bien plus compliquée d'Etranger à France.

Premier coup d'oeil à mon dossier Costa :

Alors quand je regarde le programme des escales, ce qui frappe avant tout, c'est leur brièveté :

Harwich (Londres) : 11 heures Amsterdam : 8 heures Hambourg : 6 heures Cherbourg : 5 heures Lisbonne : 7 heures Cadix : 7 heures Marseille : 5 heures (pour ceux qui descendent à Savone)

par contre, les journées en mer durent toutes les trois exactement 24 heures ! 😎😎

Et paf, je vais avoir mon premier comparatif Celebrity sur ce point précis où nos 7 escales respectives sur le Solstice duraient :

Villefranche : 10 heures Livourne : 12 heures Civitavecchia : 12 heures Naples : 12 heures Kotor : 9 heures Venise : 24 heures Dubrovnik : 9h 30

Quand on sait que le "tous à bord" est une demi-heure avant le départ, ça diminue encore les délais, et rendent casse-cou, à mon avis, les sorties en solo... Ce qui n'a posé aucun problème, vu leur durée, lors de nos escales sur le Solstice.

Donc je vais dire, là, que *ma* préférence, en ce qui concerne la durée des escales, et au vu de ces deux seules croisières, va à Celebrity...

Bref, une seule escale *vraiment* de la journée, Londres... Toutes les autres sont des escales de la (parfois grande) demi-journée...

Bon, là, on aura des guides francophones, (donc là, préférence Costa, sans pour autant évidemment incriminer Celebrity, tant qu'il n'y aura pas assez de passagers francophones à bord... ) donc on va prendre comme d'habitude les excursions "bateau", mais maintenant qu'on a tâté du solo, on a compris que c'est pas forcément simple, si on a la pression du chronomètre... 🤪 🏴‍☠️

On va étudier plus en détail ces excursions proposées par le bateau (en éliminant les très chères excursions "à la demande" en berline ou en van privés avec guide, très curieuses aussi, puisque des excursions de durée 8 heures sont proposées pour des escales de 6 ou 7 heures... sans doute une erreur du site...).

Je ne retiens qu'une chose : à la date d'aujourd'hui, le site affiche "complet" pour l'excursion à Londres incluant la croisière en bateau-Mouche sur la Tamise...

L'analyse des excursions proposées, et le choix journalier, c'est Mme PAP qui s'y colle... 😎

Bon, je me demandais si finalement j'avais bien fait de ranger les valises, mais y a quand même encore deux mois et demi... 😉
Retour de croisière - MSC Fantasia - 2/9 juin 2012 - Marseille/Gênes/Naples/Palerme/Tunis/Barcelone English translation pending
by Glacerine · 2012-06-12 · 276 replies
Bonjour,

Nous sommes de retour d’une croisière en Méditerranée (Marseille, Gênes, Naples, Palerme, Tunis, Barcelone) à bord du Fantasia. C’était notre première croisière et nous sommes enchantés.

J’ai pris beaucoup de notes à bord. Avant de démarrer le compte-rendu de l’embarquement, du débarquement et des escales proprement dit, quelques impressions générales…

La préparation sur le forum :

J’ai découvert ce forum quand j’ai commencé à préparer la croisière, et je m’y suis inscrite pour participer aux discussions et poster quelques questions. Ce forum est vraiment une mine d’informations et d’échanges de grande qualité, ce compte-rendu est l’occasion pour moi de remercier les membres du forum avec lesquels j’ai pu échanger, et de manière générale tous ceux qui font part de leurs expériences, qui m'ont bien aidée à préparer cette croisière.

Cela m'a permis de me rendre compte que sur ces croisières, le nombre de francophones est assez faible, en intégrant dans le calcul les français, les belges, les québécois, etc, etc.

Pourtant c’est la surprise : quelques semaines avant le départ, je reçois un message privé d’un nouveau membre du forum, qui s’est inscrit après avoir vu un de mes messages. On ne se connaît pas, mais sa femme et lui vont faire la même croisière que nous, sur le même bateau, aux mêmes dates et depuis le même port de départ. Ils ont réservé leur croisière au guichet du centre commercial qui se trouve à côté de chez nous. Pour eux aussi c’est leur première croisière, nous avons le même âge (42 ans) et ils habitent à 15 km de Cherbourg (en plus Monsieur Glacerine et lui portent le même prénom, c’est amusant !).

Nous communiquons par messages privés, et je leur transmets les éléments que j’ai pu récolter. Il me propose de covoiturer jusqu’à Marseille, mais j’ai déjà réservé le train, et une partie des billets est en tarif prem’s, non échangeables et non remboursables (j’ai pris une assurance complémentaire, mais elle ne fonctionne qu’en cas de maladie, accident ou décès, et elle ne prend pas en compte les annulations pour motifs personnels). Monsieur Glacerine, qui a repris le travail juste après le retour de croisière, et qui enchaîne 15 jours de travail non-stop avec des horaires trèèèèss élastiques (souvent jusqu’à 14 à 18 heures de travail par jour) préfèrait de toute manière rentrer en train pour mieux se reposer en limitant la fatigue du trajet.

Malgré tout c’est une coïncidence incroyable… Cela aurait été dommage de ne pas se rencontrer. Sur le bateau les prises de contacts sont toujours plus compliquées, et nous habitons à seulement 15 kms les uns des autres, aussi nous avons fait connaissance à Cherbourg quelques jours avant l’embarquement. Nous les retrouverons ensuite à l’embarquement et nous croiserons régulièrement sur le bateau.

Le bateau MSC Fantasia :

C’est vraiment un très grand et très beau bateau. La décoration à bord est luxueuse sans être tape-à-l’œil, et les espaces sont dans un état absolument impeccable.

Tout est beau : l’espace de réception, les ascenseurs (avec une mention spéciale pour les ascenseurs panoramiques), les salons, les escaliers (mentions spéciale là encore pour l’escalier d’honneur de l’atrium), les couloirs, les cabines, les ponts piscine… vraiment tout.

Le gigantisme du bateau ne se ressent pas vraiment à bord ou quand on est à quai. On se dit simplement que c’est grand. On en perçoit plus la masse imposante lorsque d’autres bateaux mouillent à proximité, et surtout lors des escales, quand on aperçoit au loin le bâtiment se détacher nettement en dominant le reste de la ville. Et là, on se dit que c’est immense.

J’avais lu en peu partout que la climatisation est fraîche sur le bateau. En effet, nous avons du relever légèrement la température de la climatisation dans la cabine. Pour le reste j’avais apporté un gilet une veste, mais à aucun moment je n’ai eu froid sur le bateau, et je n’ai pas vu beaucoup d’épaules couvertes à bord. Mais c’est vrai aussi que je ne suis pas trop frileuse, et que vivant à Cherbourg je suis sans doute habituée à des températures plus fraîches.

Nos appréhensions principales étaient ailleurs. Monsieur Glacerine est claustrophobe et moi j’ai le vertige. Ce n’est pas la hauteur qui m’indispose, mais j’ai peur du vide. En général mes jambes me lâchent sur les passerelles en métal ajouré, dans les escaliers hauts et plongeants, sur les balcons, bref dans tous les endroits où je vois le vide sous mes pieds.

Finalement le bateau est très bien fait. Les volumes sont importants, et Monsieur Glacerine n’a souffert d’aucune sensation d’enfermement. Les escaliers n’ont pas de contremarches, mais le système des lumières et de brillants sur les marches fait qu’on ne voit pas le vide en dessous. Les ascenseurs panoramiques sont très sécurisants. Quant aux ponts et au balcon, on ne se rend pas vraiment compte de la hauteur, on voit seulement la mer et les côtes au loin, on n’a pas les mêmes repères.

Nous étions au pont 13, parmi les plus hauts ponts cabines. À quai ou en mer, en se penchant un peu on voit les canots de sauvetage du pont 7, mais pas ce qu’il y a en dessous, ce qui limite la sensation de hauteur et de vide.

(Je poste là pour commencer, je continue tout à l'heure)
Compte rendu de croisière en Adriatique sur le Voyager of the Seas (4 au 11 juin 2011) English translation pending
by Mlej5287 · 2011-06-26 · 81 replies
Bonjours, voici mon compte rendu de notre croisière sur le Voyager of the seas au départ de Venise avec escales à koper (Slovénie), Ravenne et Bari (Italie), Dobrovnik (Croatie), jour en mer et une nuit à quai à Venise:

Cette croisière était ma 14ème croisière, première avec Royal Caribbean International.

Départ: levé à 3h30 du matin car notre vol était à 6h30 à Bruxelles arrivée à Venise à 8h30 J'avais pris plein de renseignements pour notre transfert vers le cruise terminal de Venise mais arrivés sur place, nous décidons de nous diriger vers la brave dame à la pancarte RCCI, demandons si il est possible de prendre le transfert compagnie et en moins de temps qu'il faut pour le dire, nous avons notre voucher (30$/ personne soit qui sera comptabilisé sur notre note de bord). Sinon, pour ceux que cela intéresse, il y à la possibilité de prendre un bus (€5.00/pers) qui vous déposera Piazalle Roma qui se trouve à 10 bonnes minutes à pied du terminal (mais avec les valises par grosses chaleurs, il faut du courage). Ou mieux, il y a les bateaux Allilaguna qui vous emmènent directement au cruise terminal (€16.00/pers).

Nous arrivons vers 9h45 au port et là, allons directement déposer nos bagages pour être libre de nos gestes et pouvoir nous promener dans le port. Nous n'avions , en tant qu'européens, pas pu pré imprimer nos étiquettes bagages mais aucun problèmes, des étiquettes vierges nous attendaient et nos bagages sont pris directement.

Nous décidons donc de faire un tour du port plutôt que d'attendre à l'intérieur surtout qu'il y avait 6 bateaux de croisières accostés ce samedi 4 juin. Je prend en photo le Voyager mais aussi le Norwegian Jade, le Niew amsterdam de Holland América line, le Ventura de P/O, le magnifica de MSC et le Costa Victoria que nous prendrons à cet endroit en novembre prochain. Je me régale de voir autant de bateaux de croisière en une fois. Là, on voit bien le monstre qu'est le Voyager OTS et on se demande comment est l'Oasis qui est encore deux classes plus grande (avec la classe Freedom entre les deux).

Après la visite, nous décidons de rentrer dans le terminal et d'attendre l'embarquement. l'ouverture du check in se fait assez rapidement mais par après, ... blocage! autant le check in se fait facilement et est bien organisé (une file avec plusieurs guichets par pont) autant par après, le monde s'agglutine en plein milieu du hall alors qu'il y a des couloirs en corde prévus. Apparemment, le bateau n'est pas près! ils nous disent: "dans 5 minutes" une dizaine de fois et finalement nous resterons bien une heure. Enfin, ils sont prêts et nous monterons les premiers sur le bateau, il est alors midi! Là, re blocage car ma carte à été mise trop vite dans la machine et l'ordinateur m'aurait inscrit comme sortant du bateau à la place de nouvel entrant (bizzare leur système). enfin, 10 minutes plus tard ils nous laissent rentrer (j'ai quand même du retourner une heure après pour repasser ma carte...). Nous décidons de nous rendre au buffet car commencions à avoir faim nous étant levés très tôt. Buffet classique équivalent encore à NCL et autres compagnies américaines. Un plus, eau , ice tea mais aussi limonades, dont une à la cerise excellente toujours disponible au buffet! Des plats classiques mais aussi un choix plus exotique tel indiens ou asiatique et bien sur un grill avec hamburgers, hots dogs, ...

Après mangé, direction les ponts supérieurs en attendant l'ouverture des cabines. Le bateau est plus large que la moyenne, deux piscines sont mises côte à côtes sur la largeur du navire, une troisième piscine adult only est plus au calme et i y a des coussins sur les transats.

petite pause et je reviens vite pour la suite du CR

Photos: 1 Le Voyager OTS 2 L'arrivée sur Venise 3 Le Norwegian Jade 4 Le Ventura 5 Le Voyager 6 Le Niew Amsterdam 7 Le Costa victoria 9 nous sommes les premiers à embarquer 10 Le Ventura 11 Le Jade 12 Le Niew Amsterdam 13 les piscines 14 piscine adult
Retour de croisière MSC Lirica 19 mai 2011 English translation pending
by Luberon22 · 2011-05-20 · 134 replies
bonjour à tous,

de retour de croisière avec un bon mal de terre 🏴‍☠️

Sinon très agréable semaine à bord du Lirica. Je peux répondre à vos questions si vous en avez concernant la vie à bord et les escales.

Odile
Compte rendu de croisière Carnival Freedom dans les Caraïbes: Key West, Grand Cayman, Ocho Rios English translation pending
by Jerem72 · 2010-04-01 · 21 replies
Bonjour,

nous revenons de notre croisière du 21 au 28 mars sur le Carnival Freedom dans les Caraibes et je voudrais vous faire le compte rendu de notre voyage.

Avant toute chose j'aimerais dire que nous avons réservé avec ABCroisière et que tout s'est extrêmement bien passé donc même si certains n'ont pas eu de chance avec cette société, pour nous tout a été parfait. Nous avons reçu les billets plus d'un mois à l'avance et chaque fois que j'ai eu besoin d'informations je leur ai envoyé un mail et ils m'ont rappelé à chaque fois. Donc je dis merci ABCroisière pour le service et surtout le prix imbattable.

Pour les curieux, nous avons payé 1200€ par personne (assurance annulation comprise) auxquels il faut rajouter obligatoirement les pourboires (60€/personne) et éventuellement les excursions, les boissons, etc...

BILAN

A refaire, il a fait beau et chaud, la mer était transparente comme à la télé, 😎 le service à bord est exceptionnel, le bateau est magnifique ! Bref on a rien à redire. Je déconseille cependant les croisières américaines à ceux qui ne parlent pas bien anglais car les américains parlent vraiment très vite et personne ne parle français à bord à part une poignée de membre d'équipage.

Bon maintenant un peu plus de détail !

SAMEDI

Départ de Roissy. Nous avons eu la chance d'avoir un vol direct à l'aller. La compagnie était American Airlines. Le vol était moyen mais comme c'était la première fois qu'on prenait l'avion on s'en fichait un peu ! L'avion était un peu vieillot, pas de télé individuel, seulement des écrans collectifs. Écouteurs offerts ! Mais rien en français donc 10h de vol sans vraiment de distraction. Et l'équipage ne parle pas du tout français alors que c'est un vol régulier !

Arrivée aux Etats-Unis, on survole Miami, bien sûr il n'y a pas de nuage donc on a pu admirer le quadrillage de la ville. Et 24° au sol donc on est tout fou ! En descendant on arrive à la frontière, c'était horrible, j'avais l'impression d'être un immigré clandestin ! L'ambiance était vraiment pas joyeuse et les policiers américains ont pas trop envie de rire. On a dû attendre au moins 30 min tellement il y avait de monde. Ils nous prennent en photos et prennent nos empreintes, bref on est fiché ! Et faut surtout pas s'arrêter de marcher.

On récupère nos valises et on retrouve notre chauffeur qui nous attend avec son panneau avec notre nom dessus (comme dans les films lol). Pour info : tous les hôtels près de l'aéroport ont une navette (gratuite ?) qui vient vous chercher à l'aéroport. Sinon c'est 10$ en taxi ou plus si votre hôtel est un peu éloigné. Mais nous nos transferts étaient compris. Notre chauffeur parlait français.

L'hôtel était le Red Roof Inn, tout près de l'aéroport mais on entend pas trop les avions. Un peu vieillot mais pour nous une chambre de 30m² avec une piscine c'était le top ! Les chambres ont a télé, un coffre, un sèche cheveux et une table à repasser et le téléphone. Le personnel est très sympa et une des réceptionnistes parlait français (ouf!) car même si je parle anglais à peu près correctement les américains sont très durs à comprendre, ils parlent super vite.

On a pris le bus pour aller à la plage, 2$ par personne et il faut mettre ça dans une machine donc ça ne rend pas la monnaie, et vous payer à chaque fois que vous montez dans un bus. Le bus nous a déposé a un endroit où il n'y avait ni magasins ni bar donc on s'est juste promené sur la plage, l'eau n'était pas si chaude ! 20° je pense. Mais Miami est vraiment superbe ! On a fait nos touristes et pris plein de photos !

Et un truc "super", les voitures américaines ne font pas de bruit ! Alors même avec une 4x4 voies devant l'hotel on n'entendait quasiment rien !

DIMANCHE

La chauffeur nous prend à 11h à l'hotel avec un genre de mini van 14 places, c'est assez impressionnant pour nous qui ne connaissons que les master 9 places ! Le port de Fort Lauderdale (port des Everglades) n'est pas très beau, il est situé dans une zone industrielle. Devant les terminaux les taxis, les cars et les shuttles défilent à un rythme fou. Embarquer 3000 personnes en 4h ça demande de l'organisation ! Du personnel vous prend vos bagages (obligatoire) et il me semble qu'il faut laisser les bagages ouvertes pour qu'il puisse éventuellement les fouiller. Il faut laisser un pourboire (1$ par valise).

Et là on commence la queue, on se croirait à Disneyland avec le monde qu'il y a. On fait la connaissance des français qui étaient avec nous dans le shuttle, c'est sympa. Et puis il fait beau malgré quelques nuages, ça change de la veille où il pleuvait. Il recontrôle vos passeport et vos billets d'embarquement, et vous donne la carte de votre cabine qui vous permet de l'ouvrir mais qui fait aussi office de carte de crédit. Les gens sont très gentils et si vous demandez y'en a toujours au moins un qui parle français.

Juste avant de monter vous pouvez vous faire prendre en photo par les photographes devant des décors assez sympa. Puis on monte à bord et là on en prend plein les yeux dans le hall du pont 3, avec son bar et son puits de lumière qui monte jusqu'au 14 étage ! Et les ascenseurs panoramiques. Il vous propose des cocktails à 7,50$. Le ton est donné, en gros comme la croisière est pas cher par rapport aux prestations ils essayent de remplir au maximum les caisses entre les photos, les boissons et les excursions. Donc attention car ça monte vite !

On va à notre cabine, on atterrit dans un couloir de 300m de long : impressionnant.

Les cabines sont vraiment extra, on avait une intérieure mais on a pas regretté. Les lits sont séparés à l'origine mais il suffit de demander au garçon de chambre (qui est d'une gentillesse extrême j'ai jamais vu ça) pour qu'il les rapproche et vous vous retrouvez avec un lit king size (180cmx200 je crois) c'est vraiment top ! Niveau penderie et placard y'a largement ce qu'il faut et vous pouvez mettre les valises sous le lit car ils sont assez haut. Écran plat, coffre fort, sèche cheveux, téléphone, douche, plein de serviettes, ils vous filent même les rasoirs et les gels douches. Vraiment le top pour nous. Et on a trouvé que la cabine était vraiment grande.

Il est pas loin de 16h donc on va au buffet (genre de self) au pont 9 pour manger. La nourriture est assez bonne même si je peux pas m'empêcher de penser qu'elle ne vaut pas la nourriture française, et le choix est très varié, ça donne envie de goûter à tout. Après manger sur le pont extérieur il y a une animation de bienvenue autour de la piscine, c'est vraiment sympa et les américains savent beaucoup plus s'amuser que les français, ils n'hésitent à crier, à danser etc ! Dommage le ciel s'est couvert.

La suite plus tard, j'espère que je vous ai pas endormi !
Carnet de bord d'une croisière sur le Costa Serena du 15 au 22 novembre 2009 English translation pending
by Capucine18 · 2009-11-26 · 170 replies
😎Ah ! Ouf ! Nous y voilà ! Voilà enfin mon carnet de bord de ma croisière "Dernière Minute" sur le Costa SERENA du 15 au 22 novembre 2009.

Je vous précise que je connaissais toutes les escales. Pour certaines j'ai approfondi mes connaissances des lieux pour d'autres et bien je n'ai rien fait.

Je vous donnerai quand même quelques détails sur des excursions que j'ai effectuées les fois précédentes (en vous le précisant) celà pouvant aider des futures croisièristes.

Le 14/11/09 : INGWILLER/PADOUE

607 prête au départ, vignette Suisse sur le pare brise, valises chargées dans le coffre (tout juste assez grand !) et 4 poids lourds dans l'habitacle, et oui au retour ce sera pire !!!! Pauvre voiture !

7 heures ! Départ d'Ingwiller en Alsace. Le soleil se lève à l'Est, et bien c'est vrai, superbe !

Direction Strasbourg, l'autoroute avec tous les camions traversant l'Alsace, pour la majorité des étrangers qui évitent l'Allemagne et sa taxe camion. Mulhouse/Bale et son aéroport international franco/suisse . La frontière, ce cher douanier regarde si nous avons bien la vignette, sinon ...stop ! Ah, j'ai oublié, le conducteur : Bernard, pas le mien , non mon gendre, pas simple le même prénom. Et bien il connait très bien la route et c'est sans encombre que nous apercevons les premiers sommets suisses recouverts de neige.

Nous longeons le lac des 4 Cantons avec Luzern.

Nous nous arrêtons comme d'habitude juste avant le Tunnel du St Gothard, pour prendre un café et faire la pause technique comme disent les conducteurs de bus .

Il fait un vent incroyable mais il ne fait pas froid. De nombreux camions sont en attente pour passer le tunnel qui fait 17 kms de long. Voilà 1 mois nous étions passés par le col lors de notre retour de Croatie et bien là "Fermé". Le Tunnel est gratuit.

La traversée du Tunnel se fait sans encombre et à Airolo, il pleut.....

Prendre cette route qui traverse la Suisse est toujours un plaisir pour moi. Il y a des paysages superbes mais de nombreux tunnels et des travaux assez fréquents. Nous passons près de Bellinzona et ses 4 chateaux imposants. Un peu plus loin nous apercevons Locarno et le bout du Lac Majeur (un superbe écrin pour les iles Borromées !) et voilà Lugano !

Nous sommes attendus à l'hotel restaurant "El Delfino".

Pourquoi, ici ? Et bien c'est ici que Christelle fait descendre ses groupes lors de leurs passages sur Lugano. Un bel hotel avec une belle vue sur le lac mais pas facile d'accès surtout pour les bus. Nous visitons des chambres. Et on nous invite à passer à table. Le patron vient nous rejoindre. Christelle et lui discutent de "boulot". Pas de soucis pour le repas qui est très bien.

Nous repartons en longeant le lac de Lugano (très beau) et prenons la direction de l'Italie. La frontière à Chiasso est passée sans formalité et nous apercevons le lac de Come. La circulation est fluide et pour une fois les camions sont peu nombreux. Nous continuons notre route : Bergame, Monza, Brescia, Sirmione et le lac de Garde, puis Vérone, célèbre pour ses amants, Roméo et Juliette. Les panneaux autoroutiers nous indiquent le but de notre voyage terrestre : VENISE !

Mais ce soir nous nous arrêterons à PADOUE. Effectivement nous allons être hébergés au "Grand Hotel Italia" à Padoue. Un superbe édifice sur la place de la gare de cette ville italienne connue pour son..... Saint Antoine ! Nous prenons possession de nos chambres : 2 superbes suites ! Encore grace aux connaissances de Christelle et en plus un panier de fruits frais, une bouteille de "champagne italien" et des petits fours secs ! Enfin un avant gout à notre croisière ! Nous partons à la découverte de la ville. Il y a beaucoup de monde de toutes les nationalités dans ce secteur de la gare. Nous allons à pieds à la recherche de .....Saint Antoine et nous le trouvons !

Magnifique édifice, nous entrons il y a un office et l'église est pleine de monde ! L'intérieur est très très beau, mais impossible de faire une seule photo, il y a des gardes partout. Nous repasserons demain avant de partir pour faire des photos de l'extérieur. Maintenant Saint-Antoine, un restaurant SVP !! On trouve ! Miracle ! Des pizzas ! Ma foi fort bonnes et le petit rosé qui vas avec ....aussi.

Nous rentrons à l'hotel. Il est 22 h 30 . Une baignoire avec jets nous tend les bras et plouf !!!

Demain départ vers 9 h 30 car il y a environ 40 kms pour aller à Venise.

Bonne nuit !

Capucine18

1 2 Lever du jour sur l'Alsace

3 4 Montagnes enneigées en Suisse

5 Arrêt technique

6 Entrée du Tunnel du ST Gothard

7 Directions

8 Lugano

9 10 11 L'hotel à Padoue

12 la place de la Gare à Padoue

13 14 c'est typiquement italien : jambon et pates

15 16 et ça aussi !!!!

Ne vous en faite pas la croisière c'est pour demain 😏😏😏
Retour d'une croisière sur le Norwegian Spirit West dans les Caraïbes English translation pending
by Titi77310 · 2009-02-21 · 89 replies
Bonjour a tous,

nous sommes en mer direction la Niouvelle Orleans, bientot le C/R (genial), arriver Paris lundi 23 a 10h25

a bientot (desole faute d'orthographe, clavier americain)

DidierPhilippeKim - les 3 seuls Francais sur le bateau!!!
Noël au Québec avec des enfants English translation pending
by Raph07 · 2007-08-23 · 23 replies
Bonjour/Bonsoir Nous avons pris des billets pour passer Noêl 2007 avec nos deux enfants (8 et 10 ans) à Montreal (2 jours)puis ensuite visiter la ville de Quebec (4 jours) avant un retour à Montréal le Jour de l'An. Merci de vos conseils pour des activités à Quebec en cette période hivernale et pour le choix d'un type d'hébergement le mieux adapté pour rencontrer des québécois. Nous hésitons également entre une location en "ville" ou dans des "centres de vacances" autour de Quebec. Quelqu'un peut il me donner des infos et me rassurer sur le trajet prévu en voiture de location entre les villes de Montreal et Quebec pendant l'hiver (durée du trajet, difficultés de circulations éventuelles, étapes intéressantes...)

Par avance merci pour vos conseils.
Backpacking itinerary in Tunisia
by Faiyech · 2025-10-16 · 50 replies
Hi there,

I'm urgently planning a trip to Tunisia in November, backpacker-style (no agency, no guide or taxi, public transport, youth hostels or small hotels, local restaurants). I'm not interested in the beach, and I like to take my time at archaeological sites and museums (twice as long as the average visitor). I'm aiming for about two weeks, give or take.

First, I'm trying to roughly outline a route/schedule so I can book my flight as soon as possible (no desert in the south this time—I went there years ago and want to stay independent). I’ve sketched out the following itinerary, knowing that apparently, there are quite a few towns without budget-friendly hotels (even on Airbnb), which means I’ll be staying longer where they’re available. Three questions: 1. Does this seem reasonable overall (time spent in each city)? 2. Should I add other cities, maybe in the northwest? 3. For hotels, in November, is it better to scout options on booking sites first, then book on the spot for cheaper rates (no site commission + possible negotiation)? Also, are hotels not listed online and found randomly on-site much cheaper?

ROUGH ITINERARY (order to be confirmed)

TUNIS 5 days (cheap accommodations: 13 or 19 €) 2 days: Medina, souks, Bardo Museum, Royal Mausoleum of Tourbet El Bey, Zitouna Mosque (exterior) 1 day: Sidi Bou Said 1 day: Carthage 1 day: A-R Dougga (bus to Tebersouk 2h + taxi) – pack a picnic + option: hike to Zaghouan (750m+, 10km round trip) – worth it? Doable alone?

KAIROUAN 2 days (very expensive room: 40-50 €!) Great Mosque, Medina, Three Doors Mosque, medieval cemetery, Sidi Sahbi Mosque...

SOUSSE 3 days (room 15 €) 2 days: Medina, archaeological museum, Port El Kantaoui, the Ribat (fortress), Contemporary Art Museum Dar Am Taïeb, Dar Essid (17th-century traditional house) 1 day: A-R El Jem (60km away) + option: 1 day A-R Monastir? Worth it? + option: 1 day A-R Mahdia (or 2 days sleeping there)?

OPTIONS -> Gabes to mix things up? But is it easy to find cheap lodging and get around/visit alone? -> Other sights or stops to sleep: Sfax, El Kef, others? -> Kerkenna Islands (easy accommodation?)

Thanks for your thoughts and opinions on these options. Once I’ve adjusted the duration, I’ll book my tickets for early November! (By the way, do you think I should arrive and depart from two different airports?)
Juillet 2019: le Northwest, cet autre ouest English translation pending
by Peggy16 · 2019-10-20 · 177 replies
Après 7 voyages aux États-Unis, dont 5 voyages dans le Southwest, nous nous sommes décidés à visiter l’état de Washington et l’Oregon. Nous avons découvert un autre Ouest, tout aussi intéressant et envoûtant... deux états sauvages et aux multiples facettes.

Nous avons aimé les forêts parfois brumeuses, les plages aux récifs si particuliers, les nombreuses cascades, les hauts sommets visibles de loin, les volcans, la route qui nous a enchantés de nombreuses fois et nous avons même eu droit à des petits airs de Southwest par moment...

Si le cœur vous en dit, je vous emmène pour ce voyage de 24 jours, réalisé à deux pour une fois.

Les réservations : - Une fois décidé le fait que nous partirions sans les enfants (parce que Calista avait été un peu pénible lors de certaines randos en avril 2018 et aussi parce qu’il faut toujours les secouer le matin au réveil...), nous avons pris nos billets d’avion dès que le prix nous a convenu (une manière de ne pas revenir sur notre décision !). Nous avons pris des vols directs Paris-Vancouver chez Air Transat au prix de 724 € par personne. - Nous avons réservé la voiture chez Hertz. Nous avons loué une Ford Fusion au prix de 700 € pour 24 jours. - Comme à mon habitude, j’ai privilégié les réservations d’hôtels par Hotels.com pour cumuler des nuits, mais j’en ai aussi réservé l’un ou l’autre directement et nous avons loué sur Airbnb. - Nous avons aussi rempli notre formulaire pour l’AVE il y a quelques mois et notre ESTA est toujours valable, cela sera peut-être utile au passage de la frontière.

Le programme :

J1 : Jeudi 11 juillet – le voyage et le passage aux États-Unis J2 : Vendredi 12 juillet – autour d’Anacortes et le Deception Pass SP J3 : Samedi 13 juillet – Port Townsend et Olympic NP (Hurricane Ridge et Lake Crescent) J4 : Dimanche 14 juillet – Cape Flattery et Shi Shi Beach J5 : Lundi 15 juillet – des plages et la Hoh Rain Forest J6 : Mardi 16 juillet – Lake Quinault et route J7 : Mercredi 17 juillet – Astoria et route sous la pluie J8 : Jeudi 18 juillet - Cannon Beach, Ecola SP, cascades et route vers Bend J9 : Vendredi 19 juillet – rando aux Green Lakes J10 : Samedi 20 juillet – Newberry National Volcanic Monument J11 : Dimanche 21 juillet – Crater Lake NP J12 : Lundi 22 juillet – Smith Rock SP J13 : Mardi 23 juillet – John Day Fossil Beds NM (Painted Hills et Sheep Rock) J14 : Mercredi 24 juillet – Leslie Gulch et route vers Boise J15 : Jeudi 25 juillet – Boise et ses environs J16 : Vendredi 26 juillet – Hells Canyon J17 : Samedi 27 juillet – Hells Canyon Overlook et Joseph J18 : Dimanche 28 juillet – route vers la Columbia River et le Mt Hood J19 : Lundi 29 juillet – des cascades et encore des cascades... J20 : Mardi 30 juillet – Mt St Helens J21 : Mercredi 31 juillet – Mt Rainier (secteur Paradise) J22 : Jeudi 1er août – Mt Rainier J23 : Vendredi 2 août – sites de Twin Peaks J24 : Samedi 3 août – La Conner et route
Mon deuxième voyage au Cambodge English translation pending
by Guy1 · 2018-11-20 · 43 replies
Bonjour à tous Je pars début janvier pour un mois pour mon 2em voyage au Cambodge. J'aurais besoin de vos conseils et avis. Mon circuit pour le moment, serait le suivant : PP, Koh Dack, Kratié, Kep, Kampot, Koron Samloen, PP

-Après quelques jours sur PP, je vais à Koh Dack où j'ai réservé pour 3 nuits à Villa Koh DacK GH( c'est actuellement le seul logement que j'ai réservé), que pensez vous de ce choix ?

-Ensuite direction Kratié où je pense rester 4 jours pleins. Pour le logement, on m'a conseillé : Tonlé GH( mais qui semble ne pas avoir de vue sur le Mékong?) ou HengHeng 2 Hostel. Qu'en pensez vous ? en conseillez vous d'autres? Est-ce qu'il est nécessaire de réserver à Kratié à cette période? et a-t-on vraiment besoin de la clim en janvier dans ce coin du Cambodge? A part la ballade sur l'ile qui doit être sympa, ( hors les dauphins, qui ne m'intéresse pas...) avez vous de belles balades à faire à vélo ou scooter aux alentours et pas trop loin de Kratié ?

-Ensuite direction Kep pour 3 nuits, Mais à partir de Kratié, la question du transport se pose. Car malgré mes recherches, je n'ai rien trouvé de direct. Faut-il repasser obligatoirement par PP ? Est-ce-que le trajet Kep/Kratié est faisable en une journée, même avec un transit à PP ? ou est ce qu'une pause d'une nuit est nécessaire dans la capitale ? Quel est environ le temps de transport pour rejoindre ces 2 villes en bus ou van ? Quel moyen de transport à privilégier? Pour le logement à Kep, j'ai vu "Q bungalow " mais qui semble assez loin du centre, à pieds. Avez vous eu de belles expériences, pour un budget entre 20 et 30 euros ?

-Ensuite Kampot pour 3 nuits. Pour le logement, j'ai vu "Le manguier", mais je n'ai pas trouvé les tarifs et là aussi il me semble un peu loin du centre, avez vous de bonnes adresses ? Pour la visite et achat de poivre , il est conseillé « la plantation » quel est votre avis ?

-Pour finir direction Koh Rong Samloem. J'ai lu qu'il y avait des bateaux directs de Kampot vers KRS. Confirmez-vous ? J'ai lu pas mal de choses et son contraire sur KRS... J'ai lu que: si le bateau arrive à Saracen Bay et que l'on veut loger ailleurs sur l'ile( à M'Pay Bay ou Sunset beach) il faut faire 45 minutes de marche avec son sac à dos ? Est ce vrai ? ou y-a-t-il un autre moyen de transport ? Quelle plage avez vous préférée sans que ce soit trop pommé quand même...? Les prix des logements sur Sarencey Bay semblent excessifs, je n'ai rien vu à moins de 40 à 50 euros la nuit, près de la plage. Avez vous une adresse pour un bon rapport qualité prix sur Sarencey Bay?

-Dernière question... j’aimerai rejoindre directement l’aéroport de PP à partir de KRS le dernier jour de mon voyage( départ pour Paris, 20h30 de l'aéroport de PP). Est-ce possible de faire ce trajet sur la journée( bateau +bus ou van) sans trop speeder? ou pour plus de sécurité, vaut-il mieux passer une nuit à Sianoukville...et partir de là le lendemain matin ?

Et puis si vous avez quelques bons plans resto pour ces villes, je suis preneur!!!! Merci beaucoup pour votre aide, pour vos avis et conseils, et comme d'habitude, je vous ferai un petit compte rendu de voyage à mon retour Guy
Retour de croisière en Alaska avec NCL English translation pending
by Vsylvie · 2018-08-08 · 50 replies
bonjour tout le monde ! voila après un retour un peu catastrophique hier (nous étions à FRANCFORT hier lors de l'alerte ...) nous sommes rentrées de notre croisière en Alaska à bord du Novegian Jewel

j'ai donné il y a peu un compte Facebook ou nous avons retracé notre parcours, car nous avons fait un petit road trip avant d'embarquer ... pour ceux qui veulent aller voir, je redonne le nom Mother and daughter in Alaska car oui j'ai laissé l'homme à la maison, ou plutôt affalé sur un transat à dormir, pendant que moi et ma fille nous vivions une formidable aventure (ne vous inquiétez pas, il n'a pas été malheureux, il a pu pratiquer son sport favori: dormir toute la journée ...

bref nous avons embarqué le 31 juillet, mais nous étions arrivées le 17 en alaska... nous avons vécue une formidable aventure ...

donc ... à la question qui va venir rapidement "cela vaut 'il le coup de faire tout ce trajet, absorber les 10 heures de décalage horaire, pour faire une croisière d'une semaine ? " je répondrais OUI mais ... A la condition de faire comme nous un road trip avant .... sinon vous ne verrez pas grand chose de l'Alaska !

et à "est ce utile de faire une croisière après un road trip en alaska ? " la .. je réponds oui, si le budget le permet, l'Alaska est une destination très chère ou la moindre excursion coute chère, (je parle de la partie road trip aussi ) après il est vrai qu'après presque 15 jours à mal dormir dans des hôtels mal insonorisés, chers et parfois très limites (souri dans la chambre, toilettes sur le palier, mauvaise odeur etc etc ) à manger à peu près la même chose, car nous ne pouvions pas cuisiner, faire et refaire sans arret la valise, etc etc nous avons apprécié le confort du bateau... cela nous a permis aussi d'en voir un peu plus, de ne pas faire de longues heures de voiture (j'étais le seul chauffeur, et ça a été parfois difficile...) et quel bonheur aussi de voir le souffle des baleines, les bancs de dauphins, les orques ... passer à coté du bateau !!! de jolies navigations aussi, comme la vision du hubbard glacier !! dépassant tout ce qu'on avait pu voir auparavant !!! et le passage intérieur aussi etait vraiment sympa !!

nous n'avons pris aucune excursion avec le bateau, je ne pourrais donc pas vous donner mon avis dessus, mais elles étaient relativement chères, mais très variées

En tout cas, je ne regrette pas d'avoir fait les deux, même si le mauvais temps s'est invité sur une partie ...

le bateau, et la compagnie C'était la première fois que je partais avec NCL plutôt très bonne impression, ! il est vrai que je partais avec des attentes différentes de d'habitude, ne vivant pas du tout ma croisière de la même façon qu'avec l'homme ... nous avions un forfait tout compris: boissons illimitées en dessous de 15 dollars, alcool et boissons non alcoolisées, sauf..et la c'est vraiment paradoxal ... l'eau plate, l'eau gazeuse, et les jus de fruits pressés .. par contre on avait dans la cabine en arrivant une bouteille d'eau par jour et par personne que finalement nous n'avons quasiment pas bu car nous n'en prenions que pour descendre à terre, sinon au restaurant, nous demandions de l'eau en carafe ma fille du vin, et moi parfois des sodas nous avions aussi une sélection de cafés, mais pas utilisée et les frais de séjour compris donc hors dépenses personnelles il n'y avait rien a rajouter

nous avons pris un forfait spa un peu plus de 300 dollars pour la semaine à deux ils ne vendent que 60 forfaits pour éviter la surpopulation au spa il y a une partie non mixte avec sauna hamam et jacuzzi (comme ceux autour des piscines) partie change avec à dispo peignoirs et serviettes et une partie mixte avec un jacuzzi façon costa avec le banc en fer mais plus petit, et des sièges chauffants faces à la mer, à la proue du bateau, idéal pour guetter les baleines, et les bancs de dauphins !! (quand on ne s'endort pas dessus chose absolument irrésistible ... ) dans cette partie thé orangeade citronnade orange café sont à dispo

la cabine, nous avons eu une cabine familiale, avec un lit d'appoint qui descend du plafond mobilier un peu vieillot, et abimé, une grande armoire pour pendre desaffaires, quelque étagères et tiroirs .. suffisant pour toutes les deux, mais petit pour une famille la salle de bain plus grande que chez costa avec possibilité de séparer les toilettes par une porte en verre (douche aussi avec porte en verre ) les lis étaient séparés à notre arrivée, mais du coup un etait collé contre le mur de la salle de bain la taille et celle du balcon sont de la même taille qu'une cabine standard chez costa balcon au sol abimé et rouillé ..mais surement normal par ces latitudes

pour manger nous avions le choix, entre deux restaurants au même menus, mais au style different, nous avons toujours été au même, au fond du bateau avec une immense baie vitrée donnant sur le sillage arrière un restaurant chinois avec menu inchangé, nous y avons été deux fois, un midi et un soir .. très bon un restau au decors style irlandais , ouvert 24H/24 avec quelque plats le self pleins de petits ilots, avec différents thèmes ... inde, asiatique, salades, chaud, froid, pâtes, hamburgers à la demande, pizzas desserts, fromages etcetc, glaces .. assez bon, pas de queue aux stands abordables de differents cotés, limitant ainsi les embouteillages des fontaines de boissons pour tout le monde et enfin un grill et un petit self au fond du navire donnant sur la partie ouverte les trois ouvrant et fermant à tour de rôle
Mon carnet de voyage de Vancouver jusqu'à San Francisco English translation pending
by Hyro · 2017-08-20 · 19 replies
Bonsoir à tous !

Ce soir j'ai décidé de partager avec vous les souvenirs de mon voyage sur la côte Pacifique du Canada et Etats-Unis effectué en juillet/août 2017 ! Mon carnet de voyage reste "modeste", mais je souhaite tout de même partager avec vous les bons souvenirs, ce que je recommande, ce que je déconseille... et aussi un petit mémo personnel, à chaud ! J'ai peur d'oublier trop de choses si je tarde à écrire ce récit.

Il y a à peine un mois de cela, je me pointais sur le forum pour annoncer que je partais dans...une semaine. Oui, oui, un voyage que je qualifierais de "grosse dernière minute". Mais ce n'est pas pour autant qu'il a été raté, loin de là. Même s'il y a eu quelques erreurs qui auraient pu être évitées, mais bon...disons que cela reste normal, du moins, je crois.

J'ai donc réservé le 20 juillet dernier, pour un départ le 27 de Paris jusqu'à Vancouver. Retour prévu le 14 août au départ de San Francisco. A ce moment, je n'avais absolument rien d'autre de réservé : ni hôtel, ni voiture, ni excursion. J'ai réservé mes hébergements dans les jours suivants pour les grandes villes (SF, Seattle, Vancouver...). J'avais également effectué deux préservations pour les voitures : une au Canada, une aux Etats-Unis.

Départ le 27 juillet : J'avais prévu de prendre la route depuis la Bretagne à 3H, pour un avion à 12H... Le timing et le battement auraient été largement suffisants, mais finalement, comme je ne dormais pas ..je suis parti à 1H. 5H30 à Paris, 6H20 à Roissy. Je laisse la voiture dans un parking à 12km que j'avais réservé la veille : Parkingpascher. Je recommande. Très content de leurs services. Vol retardé de 2H. J'ai finalement beaucoup regretté d'être parti si tôt de chez moi.

J'arrive donc vers 15H à Vancouver. Nous sommes toujours le 27 juillet en heure locale. Mon "hébergement" était situé à Burnaby, au métro "Metrotown". J'ai du marcher environ 30/40minutes avant de trouver la bonne adresse. J'en ai chié, j'étais crevé avec ma valise et tout mon matériel... Mais j'ai fini par arriver ! Je ne m'attendais pas à ce type d'hébergement, au début ca surprend mais on finit par s'y faire ! C'était trop propre et très correct.

De mémoire je crois que je suis parti me doucher, je me suis allongé 5min sur le lit, et me suis réveillé 12H après le lendemain... J'étais crevé et était réveillé depuis presque 48H.

Vendredi 28/07 : Réveil dans un petit quartier résidentiel. Départ 7H30 pour arpenter les rues de Vancouver !



Tout comme pour une grande globalité du voyage, je n'avais quasi rien envisagé ni préparé de mes visites, mais cela ne m'a pas empêché de découvrir des merveilles ! J'arrive dans le downtown "Waterfront", je décide de commencer à remonter les rues... Je marche autour des building pendant quelques dizaines de minutes, puis je finis par me rendre en direction de Chinatown (j'avais du trouver un plan entre temps, je crois)

Visite du jardin du Dr...Yun see ? J'ai oublié le nom 😄 C'est très joli, mais... on n'y reste pas des heures ! Oui, vous remarquerez que je n'aime pas trop m'attarder à un endroit une fois que c'est "vu".



J'ai faim ! Il faut que je trouve un endroit où manger quelque chose de consistant et bon, car je n'ai pas mangé depuis près de 24H. J'ai dégusté un très bon petit breakfast, au milieu d'un brouhaha mais dans une atmosphère qui me plaisait plutôt bien. Je ne me souviens plus de l'emplacement, mais c'était en retournant en direction de Waterfront, et ce juste avant la fameuse rue touristique qui remonte ... Vous me compléterez sans doute !

Retour vers Waterfront aux alentours de midi. Seabus en direction de North Vancouver ! Très belle petite balade.



Découverte du marché couvert. Atmosphère très agréable, tout est vraiment superbe et donne envie. Passage par un stand information center. Je me rends ensuite 2 blocs plus haut que le marché, car je dois trouver une banque pour retirer de l'argent.

Retour au marché après un passage dans les rues de North Vancouver (qui donnent une vue magnifique sur Vancouver) J'ai ensuite pris le bus en direction de Capilano Suspension bridge park. La route jusque là est superbe... On passe dans des quartiers résidentiels tout simplement MAGNIFIQUE ! J'adore.

Arrivée au parc. Naïvement, je n'avais même pas émis l'hypothèse que le parc puisse être payant...mais il l'était bien... 40$ ou 38 de mémoire, ca m'a fait mal quand même. Mon budget ayant littéralement explosé sur ce voyage, mais bon, passons.

L'environnement est magique et typique. Peut être trop de touristes à mon goût. L'impression de tomber dans un mini disneyland. Plus tard dans mon voyage, j'ai rencontré des gens qui étaient au parc el même jour que moi et qui, eux, ont adoré... Moi j'ai bien aimé, mais pas forcément plus. Faire la queue 45min pour passer sur le pont, m'ouais... Bon. Ca faisait partie du folklore. J'avoue quand même que c'était magnifique !

Retour en bus à l'embarcadère du SeaBus. Il est bien 17H, 17H30 pour alors.

De Waterfront, je remonte quelques blocs pour prendre un bus et foncer tout droit à Stanley Park. Havre de paix sublime, calme et parfait pour s'abriter de la chaleur en fin de journée.

Je déambule dans le parc pendant 2H...je profite. Et je regrette aussi à ce moment d'avoir laissé mon drone dans ma valise; uniquement pour ce moment, mais me rappelle aussi qu'il aurait pénible de le trainer toute la journée. C'est comme ça.

Je choisis de rentrer à Burnaby en bus plutôt qu'en train... Cela m'a permis d'observer la ville. Trajet de plus d'une heure mais c'était sympa. Je rentre vers 21H. (après être parti à 7H30, ca fait une sacrée journée)

Je rentre dans ma chambre le soir, où je réserve le trajet pour le lendemain jusqu'à Victoria. Je réserve un bus qui comprend le trajet+le ferry. Je ne me souviens plus de la compagnie.

Il faisait très chaud, et je trouve que c'était une bonne journée de découverte à Vancouver, je pense qu'il y avait d'avantage de choses à voir dans cette ville, mais ... j'avais fait le choix à l'avance de ne pas y rester plus longtemps. J'aurais peut etre du y consacrer une autre journée, mais guère plus.

La suite de mon récit bientôt !
Traversée du GR 34 English translation pending
by Breizhdub · 2017-07-29 · 67 replies
Un soir ensoleillé de Mai, après une journée de travail harassante, je me décide à flâner dans la ville de Vitré, et me laisser guider par mes pas au hasard des rues, d'humeur rêveuse et contemplatrice, histoire d'oublier les tracas de la journée. J'arpente les ruelles de la vieille ville, tutoyant les maisons à colombages. Je remonte vers le Nord, puis bifurque sur la Promenade du Val. A mi-chemin, j'avise une petite allée pentue donnant sur des jardins. Un petit panneau GR34 l'introduit. N'ayant pas de but précis, je longe l'allée, puis traverse le dernier pâté de maison qui forme la ville, enjambe la Vilaine. Quelques poignées de minutes et me voilà en zone champêtre, à la limite de la ville. L'allée se mue en sentier...je traverse un champ, puis un deuxième...à ce moment précis, l'idée de continuer me prend à coeur. Cette petite ballade, si futile soit-elle, m'a permis de m'évader, corps et esprit, des vicissitudes de la vie professionnelle. Le crépuscule s'annonce, je dois revenir sur mes pas, mais je me promets à moi-même de revenir sur ce sentier, dont les simples premiers kilomètres ont déjà été bénéfiques. Je reviendrai dès que possible, pour épancher mes envies d'évasion, d'exploration et de découverte.

Ce soir-là, j'ignore que c'est le début d'un long périple...
Compte-rendu d'un voyage dans l'Ouest américain juin - juillet 2016 English translation pending
by Wlitw · 2017-03-01 · 84 replies
Bonjour !

Après avoir trié les tonnes de photos prises, pris un peu de recul, je vous propose un ( ... Nième je sais !), compte rendu sur notre voyage dans l’Ouest américain, qui s’est déroulé du 23 juin 2016 au 17 juillet 2016. Oui je sais, mon compte-rendu est bien après le voyage (les mauvaises langues diront presque un an), mais c’était important pour moi de le faire, rien que pour remercier les personnes qui avaient répondu à mes nombreuses questions pré-voyage (dont le topic se trouve ici :
https://voyageforum.com/discussion/planning-road-trip-cote-ouest-americaine-en-2016-d7285276/). J’espère qu’il vous plaira et pourra vous aider ou à défaut vous faire rêver un petit peu. Je distillerai les journées au fur et à mesure pour éviter de vous saouler ! 🙂

En préambule, je vais aborder quelques points de logistiques / idées reçues / etc... que l’on peut avoir avant de partir pour un tel voyage :

* le GPS : je comptais utiliser mon téléphone comme GPS, c’est pourquoi j’avais acheté une carte prépayée avec 3Gb de data et 2 heures de téléphone. Comme vous le verrez dans le résumé du premier jour, ce fut une erreur. J’avais par contre aussi installé l’application “HERE we go MAPS” (disponible sur iOS et Androïd) qui permet de télécharger les cartes de tous les pays, et ainsi de profiter d’un GPS offline (c’est à dire sans activer les données téléphoniques). Même si finalement un GPS voiture était inclus dans la location de celle-ci, cette application fut très utile pour trouver certains endroits touristiques non inclus dans le GPS classique (comme par exemple Merced Grove). Donc si vous disposez d’un smartphone, je vous conseille vraiment cette application, qui peut parfaitement et complètement remplacer un GPS, et le tout en offline ! Concernant le côté dispensable ou non d'un GPS, je vais dire que ce n'est pas complètement obligatoire, on s'en sort, mais c'est quand même très pratique et ça fait gagner beaucoup de temps. J'avais également acheté le grand livre Michelin sur les USA, au cas où. Il nous aura servi 2 fois.

* la bouffe : évidemment, les USA ne sont pas réputés pour leur grande cuisine. Il faut avouer que nous n’avons pas vraiment chercher non plus à découvrir des spécialités américaines inconnues. Nous avons fait évidemment beaucoup de fast foods, et surtout tester des fast foods que l’on a pas en France. Nous avons donc évidemment zappé les McDonalds pour en essayer d’autres. Le midi, à partir du 7ème jour, nous mangions des fruits ou salades achetés en supermarché, et le soir fast food ou restaurant bon marché. Ainsi, cela ne revenait vraiment pas cher de manger, et ça permettait de consacrer le reste du budget à autre chose !

* la route dans l’Ouest américain : un vrai bonheur ! Si vous aimez un temps soit peu conduire, vous adorerez conduire dans l’Ouest américain. Les routes y sont larges, même les petites routes style départementales. Et surtout, c’est très dépaysant. En une journée, on peut passer au travers de tellement de décors différents que c’est enivrant. Il nous est très régulièrement arrivé de s’arrêter sur le bord de la route, n’importe où (sauf dans les grandes villes) afin de prendre des photos ou d’admirer le paysage qui s’offrait à nous. L’ouest est tellement immense et sauvage, on se sent si petit au milieu de tout cet espace. C’est un sentiment très particulier et fabuleux ! Pour la conduite en elle-même, rien de particulier à savoir. Les américains conduisent plutôt bien, respectent parfaitement les passages des “Stop” (notamment dans les carrefours à 4 “Stop”), ne klaxonnent pas (en tout cas ils ont été très tolérants avec nous lorsque que nous cherchions notre route). Par contre, contrairement à ce que j’aurais pensé, ils conduisent vite, parfois très vite. Ils se fichent complètement des limitations de vitesse et des lignes continues. Voulant éviter une amende, on a toujours parfaitement respecté les limitations de vitesse, même sur les highway. Et bien nous nous faisions allègrement et copieusement doublés, très souvent.

* les américains sont arrogants et n’aiment pas les étrangers : c’est un sacré cliché (tout comme je pense qu’ils ont le même cliché à l’inverse). Les américains (du moins dans l’Ouest, peut-être est-ce différent ailleurs ?) adorent les touristes. Quand ils repèrent que vous êtes un touriste (en parlant français, on est vite repéré !), beaucoup n’hésitent absolument pas à engager la conversation, à demander d’où on vient, quel voyage on fait, ce qu’on a vu, où on va, ce qu’on pense des USA, ils posent vraiment beaucoup de questions et s’intéressent énormément. Ça nous est arrivé quasiment chaque jour du voyage. Tous ceux qui nous ont parlé ont été adorables avec nous, très sympathiques.

* l’accueil général des touristes : la France aurait énormément à apprendre. Les parcs sont parfaitement prévus pour y accueillir convenablement les touristes. Les Visitor Center de chaque parc fournissent pléthore de renseignements, les rangers sont avenants, n’hésitent pas à vous conseiller en fonction du temps passé sur le parc concerné. Il y a même parfois plusieurs Visitor Center par parcs. Les infrastructures sont aussi pleinement dédiées à un tourisme respectueux dues parcs. On trouve des toilettes à chaque point de vue, et quasiment à chaque départ de randonnée. Les panneaux indicatifs sur la faune et la flore sont très bien entretenus, clairs et intéressants. Les randonnées sont très bien balisées, les plans fournis par les rangers sont très complets à ce sujet. On ne se sent jamais perdus, alors qu’on se trouve dans des parcs immenses. Certains proposent aussi des emplacements de camping tout confort, avec systématiquement une table, un barbecue, et un grand emplacement pour se garer. Contrairement à chez nous, on ne se sent pas les uns sur les autres aux emplacements de camping.

* la glacière américaine : c’est un must-have. Avant de quitter Los Angeles, nous sommes allés acheter une glacière. Nous comptions évidemment acheter de quoi manger, et comme l’on savait que beaucoup de chaleur et de déserts nous attendaient, on n’avait pas d’autre choix que d’en avoir une. Le but était d’en acheter une pas chère, puis de la donner à quelqu’un avant de partir. Notre choix s’est dévolu sur une glacière Coleman, d’un volume de 26 litres. Mais là, c’est la grande surprise, rien à voir avec les glacières françaises. Là où ma glacière française (pourtant de bonne facture) peine à tenir une journée entière avec des glaçons dedans, la glacière américaine n’a aucun mal à maintenir au froid une journée, voire même plus, et pour un prix tout à fait modique (25 dollars). Elle aura parfaitement tenu son rôle tout le long du voyage, ni Joshua Tree, ni la Death Valley (et ses 50° habituels), ni les autres endroits chauds traversés n’auront réussi à la faire chuter, il restait toujours des glaçons dedans, et les denrées stockées étaient toujours parfaitement fraîches/froides. On l’a trouvé tellement de bonne qualité, qu’on l’a carrément ramenée en France (sans surcoût, ça passait comme bagage cabine, merci Air France !).

Après en avoir fini avec ces petits détails, c’est donc parti pour le compte rendu. Bonne lecture !
Voyage au Québec, automne 2016 English translation pending
by Anto381 · 2016-08-03 · 42 replies
Bonsoir à tout le monde,

Avec ma copine nous partons au Québec du 26 septembre 2016 au 14 octobre 2016 "soit un calcule rapide" :p de 18 jours sur place.

Alors pour le parcours nous sommes en train de le rédiger donc je le posterai plus tard.

En revanche plusieurs questions nous tournent déjà dans la tête :

- Es-que le budget de 2000euros par personnes que l'on s'est fixé nous suffira à votre avis ?

- Pour ce qui est du logement avez vous des adresses à nous recommander qui soit correct au niveau des prix ? On envisage même de prendre un abonnement au auberge de jeunesse pour avoir une possibilité de logement bas coût….

-Ensuite pour la location de la voiture, y à t'il des pièges à éviter ? Peut être au niveau des assurances ? Carburant ou autres ? ( Bon en plus du surcoût dont je vais devoir m'affranchir car oui j'ai moins de 25ans et j'ai même le privilège d'être de la f'in de l'année donc même pas de ristourne.:s) en revanche il y à t'il des forfaits si l'on prend la voiture plus de temps ?

-On se demandait aussi s'il était préférable de réserver les hébergements avant notre départ ? Si l'on à pas de logement réservé et qu'il n'y a plus de place ou pour alléger le budget a-t-on le droit de dormir dans la voiture sur un parking ou sur le bord de route ?

- Avez vous des infos sur des lieux insolite ou encore des bars ou restaurants ?

Et bien merci d'avance pour vos réponse . Et je vous poste notre périple dès que possible.

Bonne soirée:)
Préparation d'un voyage dans l'Ouest américain, septembre / octobre 2017 English translation pending
by Nataly03 · 2016-05-19 · 184 replies
Bonjour je suis en pleine préparation pour un voyage de 3 semaines dans l'ouest. J'ai déjà lu pas mal.. et j'ai monté mon itinéraire. Je suis à l'écoute pour toutes aides aussi bien pour l'organisation que pour le choix des hôtels (plutôt pas trop onéreux, je ne cherche pas le luxe mais correct et propre) ma base: villes et bord de mer, parc et canyon

J’hésite aussi sur le sens..

j1 vol France san francisco , nuit SF (surement lombard street) j2 SF j3 SF nuit à sf ou santa cruz j4 monterey j5 santa barbara j6 santa barbara j7 los angeles j8 LA j9 LA J10 san diego (coronado) j11 san diego j12 joshua tree (yucca valley) j13 williams j14 grand canyon (yavapai lodge) j15 grand canyon + nuit cameron ou kayenta j16 visite monument valley et nuit page j17 nuit kanab (visite autour page) j18 kanab (visite bryce canyon) j19 zion park nuit las vegas j20 las vegas j21 las vegas j22 vol las vegas france

ou dans l'autre sens : arrivé à las vegas départ san francisco

merci d'avance de votre aide.
Retour de croisière de Vancouver à Tianjin sur le Diamond Princess, septembre 2013 English translation pending
by 4yne · 2013-10-18 · 247 replies
Bonjour à tous,

De retour depuis quelques jours j'espère vous faire partager un peu du bonheur qu'a été cette si belle croisière.

Itinéraire : Vancouver (Colombie Britanique), Ketchican (Alaska), Juneau (Alaska), Skagway (Alaska), Glacier Bay National Park (navigation touristique), College Fjord (navigation touristique), Whittier (Alaska), 6 jours de mer (Océan Pacifique), Muroran (Japon), Vladivostok (Russie), Busan (Corée du Sud), Qingdao (Chine), Dalian (Chine), Tianjin (Chine), Pékin (Chine)

11 septembre, Marseille-Vancouver : Le vol avec KLM s'est bien passé si ce n'est un siège inconfortable avec une boule dans le dossier qui a rendu les dernières heures de vol très pénibles. Mais à l'arrivée... une seule valise nous est livrée. Visiblement nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, la procédure est bien rodée. Ils nous assurent qu'ils nous livreront la valise le lendemain à l'hôtel.

Heureusement nous avons trois jours avant d'embarquer sur le bateau.

Nous empruntons la Canada Line pour rejoindre le down town. C'est une liaison ferroviaire rapide qui permet d’effectuer le trajet entre l’aéroport international de Vancouver (YVR) et le centre-ville de Vancouver en 26 minutes. Avec une seule valise c'est plus facile!. Pour 3 fois moins cher que le taxi c'est très pratique et notre hôtel se trouve à 750 m. Les citadins sont très sympathiques, dès que nous baissons le nez sur notre plan quelqu'un s'arrête pour nous proposer de l'aide. (Les Français feraient bien d'en prendre de la graine).

Nous posons rapidement nos affaires à l'hôtel. Très bien cet hôtel : l'Hermitage Hôtel, nous sommes même accueillis par une femme qui parle parfaitement le français. Nous choisissons comme à l'habitude d'ignorer le décalage horaire, c'est la meilleure façon de le circonscrire. Nous voilà donc partis à pieds, cela fait du bien de se dérouiller les jambes après toutes ces heures de vol, il fait un temps merveilleux et 27°C. Nous commençons par le quartier Gastown, le centre historique du vieux Vancouver, et l'horloge à vapeur qui produit un sifflement toutes les 15 minutes dans un nuage de vapeur.

Nous allons manger dans la quartier de Yaletown où l'on trouve une multitude de restaurants.



Le lendemain le réveil est difficile sans valise et sans affaires. Si on ne nous ramène pas la valise (comme c'est de plus en plus courant d'après ce que j'ai lu sur le net), faut-il partir sans vêtements (glagla en Alaska!), ou bien tout racheter en deux jours ? C'est difficile pour une croisière. Je suis petite et rien ne me va jamais, en plus ici c'est le pays des "géants", ce serait mieux en Asie pour ma taille... Il n'y a pas de bonne solution et je ne me vois pas rentrer en France, je l'ai tellement rêvée cette croisière. Bon on essaie de ne pas y penser...

Ce matin direction False Creek, le temps est toujours magnifique, et il fait chaud. Nous allons prendre l'Aquabus (petit ferry qui remonte la creek) à Hornby pour traverser jusque Granville Island.



Nous visitons le Public Market, ce sont des halles "de luxe" en quelque sorte où l'on trouve des produits bio et de l'artisanat avec des prix en conséquence! 46$ le kilo de saumon! Heureux sont les ours, ils ont leur propre filière! Nous continuons le parcours de l'aquabus...





Et rejoignons ensuite le Waterfront





Le soir nous nous régalons d'un plat de pâtes dans un restaurant Italien, les meilleures que j'ai mangées. Mais.... les plus chères aussi!!! 116$ !!! Wow! l'arnaque! Si vous voulez l'éviter c'est :



Bonne surprise, la valise est de retour ! Les vacances peuvent commencer ! Ce matin nous partons (le cœur léger) vers Stanley Park pour faire la promenade Seawall qui fait le tour du parc en longeant la mer.







Au nord du parc, Le Lions Gate Bridge, un pont suspendu construit en 1938. Nous passerons bientôt dessous...

Tiens, un petit clin d'œil pour notre ministre de la délinquance qui veut libérer les détenus...

Au cœur du parc, le Beaver Lake, on ne se croirait pas si proche de la ville



Nous traversons le parc et rejoignons Canada Place à pieds par le water front. La promenade est longue mais très belle sous ce si beau soleil.



Le Radiance OTS est à quai, demain ce sera le nôtre.

Nous allons jusque Chinatown mais nous sommes très déçu, il est 17 h et c'est visiblement l'heure de la fermeture. Tout est fermé et sans vie.

Nous avons beaucoup aimé Vancouver, c'est un ville très agréable qui nous a fait penser à Sydney. Les habitants semblent calmes, détendus, courtois et serviables. Mêmes les voitures ne sont pas agressives et respectent les piétons avec le sourire... Ca fait rêver...
An 80-Day Tour of Southern Africa
by Voyajou · 2013-01-21 · 435 replies
An 80-Day Tour of Southern Africa

Back in South Africa

January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town

Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.

The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.

A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.

We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.

At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.

The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.

Water and shade that make life possible.

We’ll return here by the backroads.

Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?

A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!

The Colors of Cape Town

The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.

In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.

After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.

We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.

In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.

Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.

The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.

For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.

At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.

For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.

A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.

A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.

If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.

Columbine of Brittany

200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.

Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.

With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.

At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.

Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)

I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.

So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?

Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.

I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.

The Kalahari Trails

(No, no, I haven’t converted to hiking.)

North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.

We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).

The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.

Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.

Orange, Right Bank

North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.

The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.

A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).

The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?

I Love You, I Eat You

In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.

A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.

It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.

Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.

A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.

It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).

In and Out

Kgalagadi, Nossob Camp.

We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.

At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.

A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.

Another Morning

By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.

It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
Avis sur parcours au Québec en septembre? English translation pending
by Supermimy · 2012-08-13 · 16 replies
bonjour,

j'avais déja ouvert un post sur un trajet Parc des Hautes-Gorges - Anse-Saint-Jean, et j'aurais besoin de vous pour savoir quel parcours choisir, car je n'arrive plus à décider.

Faut-il réserver les campings et hotels dès maintenant?

option 1: samedi 15 septembre: arrivée Montréal lundi 17 : prise de la voiture de loc et direction BoisChatel: 3h de route > Chute Montmorency Mardi 18: direction lsle-aux-Coudres: 2h de route > Cap Tourmente ? mercredi 19: direction Bergeronnes: 3h de route > camping mer et monde: 2 nuits sur place > baleines, kayak, détente vendredi 21: direction Anse-saint-Jean par le tour du fjord: 230 km env. 4h de route avec arret Ste-Rose-du-Nord dimanche 23: direction parc des Hautes-Gorges: 3h de route> camping dans le parc: 3 nuits sur place > rando Accropole, canot, ... mercredi 26: direction Québec: 3h de route> 2 nuits sur place:vieille ville, plaines d'Abraham, ile d'Orléans, ... vendredi 28: direction Parc du Mont Mégantic : 3h de route > camping dans le parc 2 nuits sur place dimanche 30: direction Magog (ou environs): 2h de route lundi 1er octobre: direction sutton: 1h30 de route. deux nuits avec forfait spa mercredi 3: retour sur Montréal et avion à 20h.

option 2: samedi 15 septembre: arrivée Montréal lundi 17 : prise de la voiture de loc et direction BoisChatel: 3h de route > Chute Montmorency Mardi 18: direction parc de la Jacques Cartier > 3 nuits sur place vendredi 21: direction Sainte-Rose-du-Nord: 3h de route samedi 22: direction Bergeronnes: 1h30 de route > camping mer et monde: 2 nuits sur place > baleines, kayak, détente lundi 24 : direction parc des Hautes-Gorges: 3h de route> camping dans le parc: 2 nuits sur place > rando Accropole, canot, ... mercredi 26: direction Québec: 3h de route> 2 nuits sur place:vieille ville, plaines d'Abraham, ile d'Orléans, ... vendredi 28: direction Parc du Mont Mégantic : 3h de route > camping dans le parc 2 nuits sur place dimanche 30: direction Magog (ou environs): 2h de route lundi 1er octobre: direction sutton: 1h30 de route. deux nuits avec forfait spa mercredi 3: retour sur Montréal et avion à 20h.

option 3: samedi 15 septembre: arrivée Montréal lundi 17 : prise de la voiture de loc et direction BoisChatel: 3h de route > Chute Montmorency Mardi 18: direction Bergeronnes par la rive Sud: 4h de route : 2 nuits sur place jeudi 20: direction Anse -saint-Jean: 3h de route. 2 nuits sur place samedi 22: direction parc des Hautes-Gorges: 3h de route> camping dans le parc: 3 nuits sur place > rando Accropole, canot, ... mercredi 26: direction Québec: 3h de route> 2 nuits sur place:vieille ville, plaines d'Abraham, ile d'Orléans, ... vendredi 28: direction Parc du Mont Mégantic : 3h de route > camping dans le parc 2 nuits sur place dimanche 30: direction Magog (ou environs): 2h de route lundi 1er octobre: direction sutton: 1h30 de route. deux nuits avec forfait spa mercredi 3: retour sur Montréal et avion à 20h.

option 4: samedi 15 septembre: arrivée Montréal lundi 17 : prise de la voiture de loc et direction BoisChatel: 3h de route > Chute Montmorency Mardi 18: direction kamouraska par la rive Sud: 2h de route mercredi 19: direction Bergeronnes: 2h de route. 2 nuits sur place. vendredi 21: direction Anse -saint-Jean: 3h de route. 2 nuits sur place dimanche 23: direction parc des Hautes-Gorges: 3h de route> camping dans le parc: 3 nuits sur place > rando Accropole, canot, ... mercredi 26: direction Québec: 3h de route> 2 nuits sur place:vieille ville, plaines d'Abraham, ile d'Orléans, ... vendredi 28: direction Parc du Mont Mégantic : 3h de route > camping dans le parc 2 nuits sur place dimanche 30: direction Magog (ou environs): 2h de route lundi 1er octobre: direction sutton: 1h30 de route. deux nuits avec forfait spa mercredi 3: retour sur Montréal et avion à 20h

merci beaucoup à ceux qui prendront un peu de leur temps pour nous.
Île à visiter depuis la Guadeloupe? English translation pending
by SalsaThea · 2011-04-23 · 29 replies
Bonjour,

je pars 2 semaines en Guadeloupe en mai, je vais loger une semaine à Bouillante puis 1 à Saint Francois. Nous voyons à peu près ce qu'il y a à visiter sur basse terre, un peu moins sur grande terre.

Ma principale interrogation concerne les iles aux alentours: vaut il mieux aller à la désirade, Marie Galante ou les Saintes ?

Nous n'avons que 2 semaines en Guadeloupe donc nous n'aurons pas le temps de visiter les 3 iles.

Laquelle me conseillez vous ? pour 1 ou 2 jours ? en partant depuis grande terre ou depuis basse terre ? je préfèrerais partir de grande terre car sur notre semaine en basse terre nous aurons deja pleins de randos à faire (bon c'est sur pour les saintes, il vaudra mieux partir de trois rivières).

merci d'avance, Cécile
Croisière sur le Costa Concordia du 8 au 19 avril 2009 English translation pending
by Alizee144 · 2008-10-18 · 86 replies
😉Bonjour Nous partons sur le Concordia ( suite au désistement de L'Europa d'octobre 2008) du 8 au 19 avril 2009.😎 Nous partons avec 2 enfants: une fille de 11 et un garçon de 14 ans.J'aimerais savoir si d'autres personnes partent aussi à cette même époque.Le circuit s'appelle " Les trésors de l'histoire", au départ de Nice. Gréce, Turquie, Rhodes, Alexandrie, Chypre et Rome.Le tout sur 12 jours.Tout se rapportant à cette croisiére me fera plaisir.Amicalement😏 et à bientôt peut-être sur les flots bleus ( du moins je l'espère)😎
La Polynésie "authentique" en trois semaines: que choisir? English translation pending
by Costarico32 · 2008-10-11 · 74 replies
Bonjour à tous, Nous avons publié plusieurs messages car nous souhaitons partir en voyage de noces 3 semaines en juillet 2009 pour découvrir la polynésie "authentique", hors des zones hyper touristiques telles que Bora par exemple !

Nous aimerions avoir des avis sur le meilleur combiné possible entre SOCIETE, MARQUISES, TUAMOTUS et AUSTRALES en 3 semaines, sachant que nous sommes à la recherche de l'authentique et de la nature préservée (pour y faire des randonnées, snorkeling et kayak hors des sentiers battus !). D'après ce qu'on a lu, Nous serions plus attirés par Moorea (belvedere), Maupiti, Huahine, Tetiaroa, Mataiva, les australes (raivavae, ruturu ...) Nous voudrions loger dans des petites pensions de famille. Nous avons un budget d'environ 4000€ par personne. A priori, les Marquises c'est super mais c'est loin et très cher ... pourquoi ne pas faire les australes pour voir les baleines ?

Si quelqu'un a déjà fait une expérience de ce type ou connait bien la polynésie, ses réponses seront les bienvenues !!! Merci d'avance !
Seize jours en Corse en octobre 2019 English translation pending
by Hotpico · 2020-02-22 · 35 replies
Bonjour à tous,

Nous avons passé 16 jours en Corse en octobre 2019, au départ de la ville de Québec, Canada. Voici le carnet de voyage produit un peu tardivement, mais mieux vaut tard que jamais, comme dit l’adageJ.

L’itinéraire était le suivant :

J1-2 : Québec-Montréal-Marseille J3 – Marseille J4 – Marseille – Bastia (2 nuits) J5 – Bastia J6 – Cap Corse Est - Escale Macinaggio (1 nuit) J7 – Cap Corse Ouest – Escale St-Florent (1 nuit) J8 – Agriates – Ostriconi – Escale l’Ile Rousse (3 nuits) J9 – Calvi – Ile Rousse J10 – Villages de Balagne – Ile Rousse J11 - Revellata – Escale Porto (3 nuits) J12 – Croisière et randonnée J13 – Randonnées – visite Carghese – Porto J14 – Corte – Restonica – escale Porto Vecchio (4 nuits) J15 – Bonifacio – Capo Pertusato – Porto Vecchio J16 – Plages de Porto Vecchio – Bonifacio – Porto Vecchio J17 – Zonza - Col de Bavella – Trou de la bombe – Porto Vecchio J18 – Caldarella - Rocapina – Campomoro – escale Sartene (1 nuit) J19 – Filitosa – escale Ajaccio (2 nuits) J20 – Ajaccio – Iles sanguinaires J21 – Retour à Québec

J2 - Mardi, 1er octobre

Notre périple en Corse débute à Marseille pour deux jours. Vol sans problème si ce n'est l'espace exigu. Coincés comme des sardines. Vive Air Transat! Nous partons de la ville de Québec avec une escale à Montréal.

Aéroport à taille humaine. Bonne nouvelle: les valises sont au rendez-vous. Nous voilà en route vers l'hôtel en roulant les valises et gps à la main, comme de vrais touristes. Crevaison en route: je roule maintenant sur une roue à la garniture amincie, mais ça roule.

Hotel Hermes. Hotel modeste mais super bien situé, directement sur le vieux port. Petite chambre mais avec tout ce qu'il faut, sauf le coffre qui est inutilisable. Personnel sympathique. La situation est vraiment top.

Il est où l'accent marseillais ? Il se fait plutôt discret.

La ville est belle et accueillante, pleine de charme, de restos, de scooters et de mobylettes. Faut les avoir à l'oeil celles-là car elles se faufilent partout.

Première virée qui nous amène jusqu'au palais du Pharo, avec super vue sur le port, puis jusqu'à la préfecture. Beaux bâtiments et belles places mais pas grand-chose à visiter. Même le Fort St-Nicholas est fermé pour rénovations. Tant pis.

Il fait chaud et humide. On a le décalage horaire dans le corps. On doit faire attention pour ne pas s'endormir tous les deux simultanément sur un banc de pierre au Pharo. Ça serait cocasse et tentant mais bon, ce sera pour une autre fois.

On finit la journée dans un resto italien où on mange très bien et à prix fort raisonnable. À suivre...
Récit d'un voyage de trois semaines en Bulgarie, août 2019 English translation pending
by Deborah75001 · 2019-08-30 · 38 replies
Bonjour chers forumeurs

Voici un petit récit de nos vacances en Bulgarie en espérant que cela motivera d’autres voyageurs à découvrir ce magnifique pays bien trop méconnu.

Conditions du voyage : 3 personnes, moi et mes deux adolescents (dont un handicapé ce impose un rythme un peu plus lent et limite un peu le nombre d’excursions possibles en une journée).

But du voyage : c’est notre 4e voyage en Bulgarie, pays que nous connaissons déjà et dont je comprends plus ou moins la langue puisqu’elle est une langue slave assez proche du russe. Nous souhaitons combiner séjours dans des petites villes d’eau (sources thermales de Velingrad et Hisarya), séjour à la Mer Noire (Sozopol, Primorsko, Chernomorets), et villes historiques pour l’architecture (Plovdiv, Koprivchtitsa).

Vol : Paris-Sofia via Vienne, sur Austrian Airlines, 166 euros par personne, billets pris en ligne en mars 2019. La compagnie a assuré le transfert malgré le retard pris à CDG en raison d’une panne informatique, nous avons donc été assurés que l’avion Vienne-Sofia nous attendait. On trouve moins cher, plus à l’avance, sur les Low cost mais je préfère maintenant les bonnes compagnies.

Budget en Bulgarie : 1700 euros pour 3 personnes (tenant compte de 50 euros x2 taxi pour aller à CDG, donc 1600 euros sur place pour trois. Cela fait 72 euros par jour pour trois, soit 24 euros par jour et par personne.

Les prix sont vraiment très bas pour nous et proches des prix en Thaïlande, la Bulgarie doit être le moins cher des pays européens. On trouve des chambres doubles à partir de 13 euros, des chambres triples à 20 euros. Avec piscine c’est 30 euros et pour un appartement 2 pièces avec piscine, c’est autour de 40/50 Euros, et encore, dans les lieux touristiques.

Cours du Leva : 1 euro = 1,95 Leva à Sofia, Plovdiv. Au bord de la mer on n’obtient que 1,93 ou même 1,90 leva. En gros un Leva = 0,50 euro.

Itinéraire : J1 (31 juillet) : Vol PARIS CDG-SOFIA via Vienne, puis Train Sofia-Septemvri, puis Septemvri- VELINGRAD J1 – J4 (31 juillet au 4 aout) : VELINGRAD J5 (4 aout) : VELINGRAD-PLOVDIV en train J5-J6 (du 4 au 6 aout) : 2 nuits à PLOVDIV J7 (6 aout): Train PLOVDIV-BOURGAS, puis bus Bourgas-SOZOPOL J7 (6 aout) : nuit à SOZOPOL au bord de la Mer Noire J8 (7 aout) : Bus Sozopol - PRIMORSKO J8-J13 (du 7 au 13 aout) : PRIMORSKO au bord de la Mer Noire J14 (13 aout) : Bus Primorsko-Chernomorets J14-J16 (du 13 au 15 aout) : 2 nuits à CHERNOMORETS au bord de la mer Noire. J16 (15 aout) : bus Primorsko-Bourgas, puis train Bourgas-Karlovo, puis taxi Karlovo-HISARYA (HISAR) J16-J19 (du 15 au 18 aout) : séjour à HISAR (HISARYA), ville d’eau J19 (18 aout) : Taxi Hisarya-Karlovo pour rejoindre la ligne de train, puis train Karlovo-KOPRIVSHTITSA J19-J22 (du 18 au 21 aout) : KOPRIVSHTITSA J22 (21 aout) : train KOPRIVSHTITSA-Iskarko Shose (SOFIA), puis métro pour l’aéroport de SOFIA, vol retour SOFIA-PARIS via Vienne départ 18h35, arrivée CDG Paris 22h45.

Récit de voyage

J1 : PARIS-SOFIA-VELINGRAD Arrivée à l’aéroport, Métro Aéroport – Iskarsko Shose (connexion avec une gare), 2 stations, prix 1,60 leva/personne.

Puis train Septemvri- Velingrad, 14h39 – 17h52 soit 3h15 minutes, avec changement à Septemvri. Prix 5,90 leva par personne, étant trois, nous bénéficierons à chaque fois du tarif « malka grupa », petit groupe, donc avec 15% de réduction. A noter que les étudiants avec la carte ISIC ont droit à 50% de réduction.

Nous quittons immédiatement l’aéroport de Sofia en métro, superbe métro tout neuf, et juste 2 stations nous amènent à une correspondance avec la station de chemin de fer Iskarsko Shose qui est également sur la ligne de train qui nous intéresse, vers Septemvri puis Plovdiv. Ceci est un bon moyen de contourner la ville de Sofia si on ne veut pas y entrer (et notamment se payer la queue aux guichets de la Gare centrale), et de partir tout de suite vers une autre destination.

Le site des trains bulgares pour planifier les trajets est très pratique : www.bdz.bg/en/

Le train est neuf et propre, mais assez lent et semble s’arrêter dans de nombreuses stations intermédiaires. Il est rempli d’une équipe de travailleurs de voirie, toutes des femmes tsiganes, très sales et qui mangent leur repas durant le trajet. Nous sommes étonnées de voir ce groupe descendre au bout de quelques stations pour aller travailler dans une gare qui semble presque désaffectée. Les enfants les plaignent car elles ont l’air harassées et vraiment évoquent le Lumpenproletariat. Tout au long du trajet, on verra d’anciens kolkhozes (fermes collectives) et usines désaffectés, rouillés, fenêtres éventrées.... Le pays semble assez vide et presque déserté tout le long du trajet.

Une femme est assise près de nous dans le train, un manuel de français à la main, et engage la conversation. Elle est médecin gynécologue et souhaite venir travailler en France car il n’y a pas de travail en Bulgarie. Je lui confirme qu’on recherche des médecins spécialistes, surtout en province. Elle veut s’établir dans une ville du sud de la France, nous discutons du niveau de vie respectif, elle semble n’avoir que la France comme seul espoir.

Arrivés à Septemvri, nous sommes censés prendre le train Septemvri –Vélingrad, un train de montagne avec une voie à écartement étroit (narrow gauge) connu pour la beauté des paysages traversés. Hélas le train est remplacé par un autobus vétuste, qui suit presque le même parcours car on voit les voies de chemin de fer la plupart du temps. Le paysage est splendide, avec des gorges et des rochers et une dense couverture de sapins.

J1 – J4 : VELINGRAD (31 juillet au 4 aout)

Nous arrivons à Velingrad en fin d’après-midi et à notre Guesthouse PIP, située sur la rue principale (ul. Saedinienie), où nous attend une chambre triple avec balcon, SdB avec douche et AC (40 leva soit 20 euros par nuit). Elle est assez exiguë mais la maison a un jardin et comme toujours dans les maisons bulgares, une tonnelle avec des tables et des bancs pour pique-niquer et une cuisine extérieure avec évier, vaisselle à disposition.

Les Bulgares, nous le verrons, ne sont pas riches et les hébergements sont faits pour des familles, proposant souvent des chambres familiales à 3 ou 4 lits (souvent des lits superposés pour les enfants) avec balcon, frigo, table et chaises sur le balcon ou dans le jardin, et accès à une cuisine.

Nous rencontrons une famille bulgare exilée en Grande Bretagne qui pique-nique justement avec ses enfants et nous installons à côté. Le mari nous explique qu’il n’y a pas de travail en Bulgarie. La Bulgarie comptait presque 9 millions d’habitants à l’époque communiste, aujourd’hui moins de 7 millions. Les jeunes partent à l’étranger, les gens étaient mieux lotis à l’époque communiste où 95% des foyers étaient propriétaires de leur logement et le chômage était inexistant, car le régime construisait des kolkhozes et des usines dans chaque localité afin de créer des emplois locaux. Tout ce système s’est effondré avec l’arrivée du capitalisme et la plupart des gens vivent moins bien maintenant.

La propriétaire de la maison qui nous loue la chambre tient à l’avant de sa demeure une « Banitcharnitsa », c’est-à-dire une boulangerie vendant des « banitsas » pour le petit déjeuner. Ces petites échoppes qu’on voit partout en Bulgarie ouvrent dès 6h du matin et vendent des banitsas ou pâte feuilletée farcie de sirene, le délicieux fromage bulgare (sorte de feta) et des tas d’autres patisseries en fait salées, farcies au fromage kashkaval, aux épinards, même des petites pizzas, des viennoiseries etc. Inclus dans le prix de la chambre (20 euros pour trois) est le petit déjeuner, donc il suffit le matin de venir choisir ce qu’on veut : une banitsa et un café, ou encore un « ayran » (yaourt liquide salé, très frais, délicieux) ou de la « boza », boisson fermentée à base de céréales (bof). Je vois que la propriétaire ne chôme pas car elle doit se lever très tôt pour préparer tous ces délices. Par contre, elle n’a pratiquement plus rien à vendre dès midi, et ferme boutique peu après.

Velingrad est une ville située dans les montagnes Rhodopes dans un écrin de verdure. Elle est célèbre pour ses 80 sources d’eau karstiques et d’eau thermale chaude, qui sort à une température entre 28 et 91°C. De nombreux hôtels proposent des spas et des piscines privées alimentées par les sources chaudes, mais c’était un peu cher sur le moment. J’ai compris qu’il faut réserver à l’avance pour trouver des prix corrects (et si possible en utilisant les coupons trouvés sur le Groupon bulgare, qui s’appelle Grupovo.bg).

Nous partons à la découverte de la piscine municipale qui s’appelle carrément Plage minérale, Mineralen Plazh, car il y a du sable importé de la Mer Noire et des transats, des pelouses aussi, située dans le parc municipal. Entrée 5 leva adulte. Elle est dotée de deux immenses bassins, l’un d’eau froide (trop froide, j’ai tenu 2 longueurs), l’autre d’eau chaude (trop chaude, on peut à peine mettre un pied dedans). Je m’étonne qu’ils n’aient pas inventé l’eau tiède, ce serait si facile de combiner les deux… On y reste quand même l’essentiel de la journée car il y a des gradins ombragés et de l’eau et sur les bords, des arbres fruitiers où on peut cueillir des petites mirabelles sauvages.

La ville s’étend en longueur le long de la rue principale (ul. Saedinienie), desservie aussi par la seule ligne de bus de la ville (ticket 0,80 leva donc 0,40 centimes) mais on peut facilement la parcourir à pied. Le centre ville (Lădžene) est piéton et organisé autour d’un monument aux morts et de l’hotel Zdravets et se poursuit par la rue Khan Asparuh qui passe devant la mairie, la poste, et le lycée professionnel forestier. On peut y trouver des restaurants, stands de Döner kebab et pizza, jeux pour enfants, et quelques magasins et échoppes de souvenirs (sinon le supermarché Billa est à côté de la gare des bus). Ca reste assez petit malgré tout.

Nous migrons ensuite vers notre second hébergement, un appartement sous les toits dans la Villa Venera, rue Mayakovski, avec 4 lits (40 leva soit 20 euros la nuit pour trois, cette fois il n’y a pas l’air conditionné mais une petite cuisine, salle à manger, etc). Très bien placé et proche des piscines. Joli jardin tenue par une femme très gentille. Le quartier des piscines est plus vivant, avec des échoppes de maillots de bains et de souvenirs, mais rien de bien grand. Ce sont surtout la présence de grands et chers hotels avec spa qui frappent, les prix peuvent atteindre 100 à 200 euros la nuit ce qui étonne dans ce pays où un repas au restaurant à midi coute 3,80 leva soit 1,90 euro !

Au marché de la ville (entre la Gare et le centre, si possible visiter le grand marché du dimanche matin), nous rencontrons de nombreux Pomaks ou Bulgares convertis à l’islam. Les femmes ont de grands foulards, mais le teint très clair et des tenues traditionnelles bulgares. Elles vendent des fruits des bois cueillis à la main, des montagnes de myrtilles (5,50 leva le kilo soit 2,80 euros), framboises, et même des fraises des bois. Egalement du miel de différentes couleurs, dont du miel foncé, de sapin. Nous nous régalons aussi de petites figues (2 leva le kilo). Les fruits sont délicieux. Au Marché on trouve de tout pour des prix dérisoires : T-Shirt et joggings d’imitation de marques à 5 Leva, sandales, tongues, objets de cuisine ou en bois sculpté. De quoi faire de beaux achats !

Le lendemain nous essayons une nouvelle piscine, la Plage minerale « Kaferinova » (29 rue Smirnenski). Elle est privée et plus moderne. Entrée 6 leva. L’eau cette fois est juste tiède et agréable et on peut louer des chaises longues à la journée. Les enfants s’amusent bien.

Nous nous promenons dans la ville et découvrons des maisons avec jardins et tonnelles et surtout les rues sont plantées d’arbres fruitiers : cerises griottes, prunes rouges et jaunes, pommiers, pieds de raisin qui tendent leurs sarments le long de longs fils de fer, il n’y a qu’à tendre la main pour manger… C’est paradisiaque et très reposant. Nous reviendrons dans cette ville pour explorer plus les environs (notamment la forteresse de Tsepina ou le village de Yundola).
Oregon: fog, smoke, sun & fun English translation pending
by TinkerNell · 2019-02-13 · 59 replies
Avant propos Au retour de notre roadtrip USA 2016, qui nous a amené à traverser 5 Etats de San Francisco à Denver, nous nous sommes immédiatement mis à la recherche du procahin itinéraire sur les routes nord-américaines. Tout roadtripper qui se respecte connait cette sensation au retour d’un tel voyage et le besoin de se projeter sur un nouveau projet. Nous ne dérogeons pas à la règle ! Ce nouvel itinéraire a été très difficile à définir. Une seule chose était certaine, nous irions dans le nord-ouest des Etats Unis ! Mais pour le reste … Nous avons longtemps hésité : Washington + Oregon, côte pacifique nord de San Francisco à Seattle, One way Seattle Yellowstone en passant par Glacier … que de choix ! Et comme l’affirmait André Gide « choisir c’est renoncer » ! Après avoir tous mis dans le shaker (nos priorités à voir, le temps imparti, le budget), nous avons concocté un bel et bon cocktail Oregon : côte pacifique, monts volcaniques, déserts, roches et rivières ! Tous les ingrédients d’un roadtrip réussi pour nous ! Nous avons donc réalisé une boucle au départ de Portland du 10 au 26 août et je vous invite à suivre nos aventures dans ce carnet 😉



Cannon Beach

J1 : Notre arrivée à Portland OR Ca y est, le grand jour du départ est arrivé ! Bien qu’ayant eu un peu de mal à m’endormir la veille au soir, je n’ai aucun mal à me lever à 3h45 ce vendredi matin ! Notre taxi G7 passe nous prendre à 5h00, comme prévu, pour nous déposer au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. A cette heure-ci, personne sur la route et nous arrivons très rapidement à l’aéroport. Nous arrivons si tôt que le comptoir United Airline n’est pas encore ouvert. Aux alentours de 6h30, nous pouvons déposer nos valises. Notre enregistrement s’est fait la veille. Nous avons d’ailleurs opté pour un supplément au moment du check in en ligne afin d’être placés près des portes d’évacuation de l’avion et ainsi avoir un espace supplémentaire pour nos jambes, pouvoir nous lever sans gêner personne et nous déplacer en toute liberté.

En attendant l’embarquement, nous déambulons dans les Duty free et prenons notre petit déjeuner. Le 1er vol est un Paris/San Francisco. Le départ est prévu « on time » et je tiens à saluer la parfaite organisation de la compagnie aérienne choisie. L’embarquement se fait rapidement et méthodiquement. Nous partons bel et bien à l’heure ! Bien installés, nous passons le vol entre visionnage de films, siestes et repas plutôt bof bof ! C’est à mon sens, le point faible de United. Les repas étaient vraiment mauvais. Nous arrivons à San Francisco à l’heure et filons à l’immigration. Nous avions prévu un temps d’escale conséquent afin d’anticiper tout retard du 1er vol ainsi que le temps de transit par les services américains d’immigration, contrôle de sécurité etc. Au final, nous avons passé l’immigration en même pas 10 minutes, récupéré nos bagages et repassé la sécurité dans la foulée. Cela nous aura pris maximum 1h ! Il ne nous reste plus qu’à nous relaxer en attendant notre second vol qui est lui aussi prévu « on time ». Une petite bière et des chips pour faire passer le temps. Puis nous trouvons un coin sympathique équipé de banquettes sur lesquelles nous pouvons nous allonger et de prises, pour recharger nos téléphones portables. Bien sûr, le wifi est simple d’accès et gratuit comme c’est souvent le cas aux US. Même plus besoin de donner une adresse mail bidon pour se connecter ! En 5 heures, nous avons encore le temps pour une petite collation. Un smoothie aux fruits et un scone cranberries feront très bien l’affaire ! Notre second vol, le San Francisco/Portland est lui aussi à l’heure. Il se permettra même le luxe d’arriver à Portland en avance ! Après l’atterrissage, toutes les corvées administratives ayant été faites à San Francisco, nous pouvons très rapidement nous rendre chez Avis, chez qui nous avons loué un SUV catégorie « moyen ». Et nous héritons d’un Mitsubishi Outlander ! Pas la voiture du siècle ! Elle semble être en plastique. Mais bon, elle est spacieuse, haute et consomme peu. Cela nous suffit. Il est finalement plus tôt ce que nous avions prévu. Au lieu de nous rendre directement au motel, nous décidons donc de partir sur la rive de la Columbia River et d’y découvrir nos premières cascades. Nous quittons l’US84 et nous engageons sur la fameuse Historic Columbia Highway 30, qui est en ce mois d’août 2018, fermée entre Bridal Veil et Cascade lock (les réouvertures partielles sont en cours à l’heure où je tape ces quelques lignes). Nous arrivons sur le parking de Bridal Veil Falls, quasiment désert en cette fin de journée, puis nous nous engageons sur le petit trail qui nous mènera à la cascade. Cela nous fait un bien fou de nous dégourdir les pattes malgré la fatigue et le manque de sommeil (je n’arrive pas à dormir assise, donc en avion … on peut oublier). Le trail descend gentiment vers la petite rivière Bridal Veil Creek. Nous entendons le bruit de l’eau et celui de la route. Il est étonnant de se sentir en pleine nature mais en même temps être si près d’un grand axe routier comme l’US 84 ! Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à de si jolies falls. Bridal Veil vaut vraiment le déplacement. Et les lieux sont encore plus appréciables après 17h30 de voyage ! Nous ne souhaitons toujours pas nous nous rendre au motel et nous poursuivons nos découvertes avec Latourell Falls. Cette fois, nous nous contenterons de la contempler de loin et ne nous engagerons pas sur le trail permettant de la regarder d’en bas. Bien que très excités, la fatigue nous rattrape. A ce moment-là, nous nous disons que nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Mais nous ne le ferons pas. Il commence à se faire tard et nous décidons d’arrêter là nos explorations. Nous décidons de continuer sur la l’US30 west en direction de Portland. En chemin, nous faisons tout de même halte à la Vista House, depuis laquelle nous allons assister à notre premier coucher de soleil en Oregon. Et quel coucher de soleil ! La vue sur les Gorges de la Columbia River est magnifique et les couleurs époustouflantes.

En revanche, nous sommes très surpris de la fréquentation des lieux et ne nous attardons pas près du bâtiment où des personnes peu recommandables se sont rassemblées. Nous restons et prenons des photos depuis le bord de la route où d’autres spectateurs beaucoup plus fréquentables se sont installés pour, tout comme nous, faire des photos. Le soleil vient de se coucher et il est grand temps que nous prenions nos quartiers au Viking Motel, au nord de Portland. Idéalement situé près de l’US 5, ce motel a un très bon rapport qualité/prix sans pour autant être transcendant. Son gros point faible : la climatisation est installée trop près du lit. Impossible de la faire tourner la nuit. Mais le nom déchire ! Nous nous installons pour 2 nuits dans ce petit motel. Avant de dormir, il ne faut pas oublier de se restaurer. Et ça tombe bien, il y a un petit restaurant mexicain à 2 blocs de là. Et Ô miracle, il a en plus la réputation de servir les meilleurs burritos de Portland ! Nous nous rendons donc à El Burrito Azteca à pieds. Il se trouve au milieu d’un quartier résidentiel, c’est assez déroutant. Mais au moins, immersion totale. Il n’y aura pas de touristes ici ! El Burrito Azteca tient ses promesses ! C’est copieux et bon : burritos et nachos ! L’ambiance est sympa. Passée une certaine heure le soir, c’est au bar que les plats sont servis. Rien à redire sur ce premier dîner. C’est totalement satisfaits et repus que nous rentrons à l’hôtel et nous mettons au lit après une bonne douche. Nous avons largement fait le tour du cadran et le marchand de sable ne se fait pas prier pour passer.

(merci de m'avoir lu 😉 Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...-portland/#more-6072 )
2017/2018: comment j'ai effectué un voyage spatio-temporel en Écosse English translation pending
by Jdakota · 2018-11-11 · 73 replies
28 avril 2017

Arrivée à Glasgow au terme d’un voyage d’une journée, longue étape à Londres oblige. Il est 22h45 et le bureau de location de voitures Firefly ferme à 23h00. Le timing est serré, je le savais.

L’employé du guichet est un jeune mec sympa avec un accent écossais terrible. Il me donne les clés d’une Mercedes 250D en croyant me faire une bonne surprise. J’avais réservé un petit modèle compact et le paquebot qu’il me refile doit se situer à une dizaine de catégories au dessus. Je suis le dernier client de la journée et j’ai l’impression qu’il ne leur reste plus que ça. Le premier avantage est l’embrayage automatique. L’autre, que je constaterai plus tard, c’est la consommation très faible du moteur diesel. Le gros point noir, c’est la taille, assez peu adaptée aux minuscules « single track roads » des Highlands.

Débarquer de nuit dans un pays étranger est toujours compliqué. Et la conduite à gauche ne facilite pas l’adaptation. J’ai réservé pour la nuit à l’Erskine Hôtel qui se trouve à seulement quelques kilomètres de l’aéroport. Par chance la signalisation est bonne – ce qui n’est pas toujours le cas en Ecosse – et je trouve assez facilement le chemin de l’hôtel qui s’avère être en pleine campagne.

29 avril 2017

Après un petit déjeuner copieux à l'hôtel, départ de bon matin et direction Glencoe sous un ciel gris et bas. C’est on ne peut plus simple. Une fois l’Erskine Bridge traversé, il suffit de suivre la route 82 qui vous y mène tout droit. Ça commence par la traversée d’une zone urbaine assez peu intéressante, puis on arrive à proximité du Loch Lomond, dans la région des Trossachs. Ensuite, la route longe ce très long loch pendant plus de trente miles. La route est très étroite, collée à la falaise, et très fréquentée par toutes sortes de véhicules parmi lesquels d'imposants cars de touristes. Je mesure pour la première fois avec inquiétude les dimensions inquiétantes de mon véhicule et la longueur démesurée de son capot.

La route s’élargit en quittant le Loch et commence à s’élever. C’est à partir de Brige Of Orchy que le paysage devient plus rude, moins champêtre. Là commence l’Ecosse telle que je me l’imaginais. Des montagnes pelées, de la lande sauvage, des lochs cernés de tourbières infranchissables. Tout ce que je souhaitais découvrir.



Mon premier arrêt photo se situe autour de Lochan Na Achlaise. Le temps n’est pas encore dégagé mais des trouées de lumière donnent déjà du relief à ce paysage tourmenté. C’est la région de Rannnoch Moor.









De là, Glencoe n’est plus qu’à une petite demi heure de route. J’y arrive dans un épais brouillard pluvieux qui se dissipe néanmoins rapidement. Je décide d’aller me dégourdir les jambes du côté de Buachaile Etive Mar, la spectaculaire montagne pyramidale qui garde l’entrée du Glen. Partout, le sol est gorgé d’eau. Difficile de progresser afin de trouver des points de vues intéressants quand on ne veut pas se tremper les pieds.







Glencoe est une vallée assez courte traversée par une route pentue, étroite et sinueuse, que les grands bretons en week end adorent parcourir très vite aux volants de rutilantes décapotables sportives. Ils se prennent tous pour Daniel Craig, ma parole !





J'avise l'entrée d'un parking en bord de la route, juste avant de plonger dans la partie basse du Glen, et je décide de m'y ranger afin de profiter un peu du paysage. A l'entrée du petit chemin menant au parking, il y a un panneau indiquant « Hidden Hip ». Cela signifie qu'on se trouve juste en face une pente sévère et cachée, alors que le chemin du parking effectue un coude brusque vers la droite. Aujourd'hui, je le sais. Pas à l'époque. Ma position dans la voiture, le capot interminable de la Mercedes et mes quelques lacunes linguistiques font que je rate le chemin et que je file tout droit, dans le « hidden hip ».

« La route est droite mais la pente est forte », disait un ancien premier ministre. Il avait raison. Ca racle fort au dessous et sur le devant. Sur le moment, je ne comprends pas ce qui s'est passé. Ce n'est que lorsque je m'arrête quelques mètres plus bas sur le parking et que je descends que je réalise mon erreur. Je me penche sous le pare choc pour évaluer les dégâts qui sont heureusement assez peu importants.

Rien de cassé mais le plastique au niveau des entrées d'air est bien entamé. Merde et remerde ! Le genre d'incident qui vous casse le moral d'entrée. Et qui ne se réglera pas par des raffarinades. Pourtant, quand je me retourne et que je regarde le degré de la pente que j'ai dévalée, je me dis que ça aurait pu être bien pire. Et tout ça le jour de mon anniversaire ! On appelle ça l'ironie du sort...

Bon, on ne va pas rester là. Je poursuis vers le bas de la vallée, la plus belle partie avec ces couleurs arc-en-ciel qui courent sur le sol. Plus loin, un petit loch recouvre le bas du glen et on se dit que le propriétaire de cette maison (dernière photo) doit se sentir un peu seul durant les longues soirées d'hivers.











Je vais jeter un œil à la bunkhouse qui doit m'abriter ce soir. Celle-ci se trouve un peu avant le village de Glencoe et on y accède par une petite single track road qui trace son chemin en parallèle à la route principale. On me remet les codes d'accès à mon bungalow que je visite rapidement. Une grande pièce principale fait office de cuisine et de salle à manger, plusieurs cabines de douche et trois petits dortoirs de quatre ou cinq lits chacun pour l'heure inoccupés.

Pas grand chose à dire que le reste de cette journée. Une exploration tranquille des contours du loch Leven, tout proche. Assez long et pas inintéressant mais le ciel est un peu couvert et la lumière s'en trouve très affadie. Et mon accident de la mi-journée me reste dans la tête.



Au retour à l'hostel, je fais connaissance avec mes colocataires. Un couples de sexagénaires hollandais qui traversent les Highlands à pieds, une jeune marseillaise – Julia – qui passe une semaine en solo, et deux jeunes coréennes (du sud). On passe une soirée plutôt sympa.

30 avril 2017

Réveil sous un ciel radieux. J'ai décidé de retourner rapidement à Glasgow pour faire estimer les dommages causés à cette maudite Mercedes. Deux jeunes néerlandais qui dormaient dans une autre chambre me demandent si je peux les déposer au début de la rando « Hidden valley ». Ils sont venus passer quelque jours à Edimbourg, puis se sont laissé prendre au jeu et sont venus jusqu'ici en car. Bon, c'est sur mon chemin, alors pourquoi pas ? Avant cela, je les emmène acheter des sandwiches à Glencoe, puis je les dépose comme prévu.

Deux heures plus tard, je me retrouve chez Firefly, à l'aéroport. J'explique le cas à l'employé de faction. Il examine scrupuleusement les dégâts et les détails de mon contrat. La franchise est de 1500 euros et il s'avère que les dommages sont assez largement en dessous de cette somme. Bonne nouvelle, je vais pourvoir reprendre le cours du voyage l'esprit plus tranquille.

Retour sur Glencoe en début d'après midi. Je vais finir par la connaitre par cœur cette route. Après un déjeuner au village (fish and chips), je vais me balader dans la partie haute de Glencoe. Pas l'heure idéale pour la lumière.

Je suis quelques sentiers sans grande conviction.





J'avais repéré une ballade pour la fin de journée : Pap of Glencoe. Il s'agit de grimper au sommet d'une montagne qui garde l'entrée du Loch Leven.



Je vais en faire la première partie avant de faire demi tour. D'abord parce que que c'est super raide et que ça fait beaucoup pour une première rando, ensuite parce que je doute de pouvoir faire l'aller retour avant la nuit et que les éboulis de roches que l'on doit passer dans la première partie seraient extrêmement dangereux à pratiquer dans le noir. D'accident en renoncement, voilà un séjour qui commence bien mal !

Je vais finalement me contenter de faire le tour du loch Leven qui comporte de très beaux point de vue avant de retourner à la bunkhouse.







De Windhoek à Victoria Falls en famille English translation pending
by Guillemine · 2017-08-18 · 36 replies
Quelques souvenirs de notre trip de quatre semaines en juillet 🙂

Désolée pour les photos qui ne seront pas à la hauteur de ce qu'on voit habituellement ici, on n'est pas très doués, ni équipés.

Bon ce coup-ci on était juste sept, notre grand fils de 24 ans, et nos quatre derniers de 16, 12, 10 et 7 ans. Du coup, pour LA VOITURE : on n’avait pas envie de voyager à deux 4x4 et et Bel Africa nous a proposé de louer auprès de Desert Car Hire un van, (Toyota Quantum), de 13 places dont 6 ont été retirées pour mettre le bazar du camping : deux tentes au sol, un frigo, les matelas, duvets, couvertures, deux caisses de vaisselle + réchaud et nos sacs. Je pense que 7 personnes c’est le maximum au-delà la gestion de l’espace aurait été problématique.

Le Toyota Quantum a une direction molle assez désagréable. Sinon il a fait le job. Sur les pistes, ça vibre, donc on roule doucement (sur certaines pistes pas terribles, tôle ondulée et/ou ornières comme la C13 entre Aus et la D707, ou la C39 et Grootberg on ne roulait pas à plus de 40 km/h). Mais on n’a pas crevé ni eu de souci mécanique.



1er juillet. On part pour un Brest-Paris-Johannesburg-Windhoek. Après avoir enregistré nos bagages à Brest on apprend par sms...que le vol est supprimé après une intrusion inquiétante au terminal 2F qui a été évacué et femré 🤪

Pas le temps de rejoindre Paris. Notre vol pour Johannesburg va partir 4h plus tard sans nous.😐

Et recaser sept personnes sur ce genre de trajet un 1er juillet…
Une semaine en Islande à la "one again" English translation pending
by Pir971 · 2017-03-22 · 127 replies
En Février dernier nous avons donc décidé sur un coup de tête de partir 1 semaine en Islande. Nous ne connaissions pas du tout ce pays.

Étant plutôt/exclusivement axés sur la nature, les paysages et la faune nous avons donc choisi d'acheter le Lonely Planet de l'Islande, 6ème pays le moins peuplé en terme de densité, juste derrière le Botswana que nous visiterons cet été, et avons prit les billets dans la foulée. 🙂 C'est après que ça s'est un peu compliqué... 😇

Location de voiture chère, hébergement très chers, nourritures sur place hors de prix... 😮 Je vous invite à revivre ce voyage un peu particulier ! 😄

J1 (25/02/2017) : Nous nous réveillons à 5h pour faire les valises et les derniers préparatifs. Nous hésitions à prendre le bus mais finalement ça va être trop pénible donc nous appelons un taxi. Le taxi nous récupère à 6h15.

A 6h30 nous sommes à la gare, à 7h07 dans le train, et à A 9h30 nous sommes à Orly West.

Prêts pour l'aventure islandaise !

Nous devions décoller à 12h55 mais l’avion a du retard.

Nous décollerons finalement à 14h.

Etant habitué au service, correct mais basique, de Air Caraibe je me laisse évidemment tenté par la WIFI à 7€. 😇

Histoire de prévenir la famille, et les amis (ce que je n’avais pas non plus eu le temps de faire 😊) et de revoir le programme.

Au bout d'environ 2h30 de vol nous apercevons l’ile de glace !!! 😮 Une énorme étendue blanche apparait au milieu de l’Atlantique bleu foncé. Rien d’exceptionnel à priori mais on se sent clairement à l’autre bout du monde.



Nous sommes déjà émerveillés ! 3h30 après le decollage nous atterrissons, à 16h30 heure locale, à l'aéroport de Keflavic. Un bus vient nous récupérer sur le tarmac, ça va il ne semble pas faire pas trop froid…pour l’instant. 😇

Une seule compagnie sur le tarmac : Icelandair ! 😎

Première surprise : pas de polices aux frontières ni quoi que ce soit… nous qui voulions notre tampon islandais, c’est raté !

Notre première impression de l’aéroport n’est pas super, nous arrivons dans un hall absolument pas fonctionnel, tout le monde se bouscule, les sièges sont en plein milieu du passage, la file d’attente pour la détaxe bloque tout le monde, 1 seul guichet d’information… Nous retirons 70 000 ISK puis cherchons un opérateur téléphonique pour acheter une carte SIM... en vain.

Nous faisons donc la queue au seul et unique guichet d’information… c’est pas que mais la nuit commence à tomber, nous n’avons pas de voiture, pas de nourriture, et il commence à neiger… hors de question de dormir à l’aéroport !

La jeune du guichet nous explique que c’est à la sandwicherie qu’il faut acheter les cartes SIM, on risquait pas de deviner.

Nous achetons une carte SIM repayée 1GB puis nous rendons au bureau de Blue Car Rental qui se trouve à l'extérieur de l'aéroport. J'ai pré-réservé une Kia Cee’d SW pour 85000 ISK la semaine avec siège arrière complètement rabattables formant un plancher plat idéal pour dormir à condition d’avoir une souplesse de fœtus.

Eh oui vous ne rêvez pas ! Nous allons dormir dans la voiture pendant 1 semaine. On est radin ou on l'est pas ! 😎



Il fait déjà beaucoup plus froid... le vent et la neige se renforcent... la tempête se lève !

Après 300m de marche dont une bonne partie sous et sur la neige nous arrivons au chaleureux bureau de Blue Car Rental.



Notre pré-réservation a bien été faite mais problème… La carte VISA premier d’Alison ne fonctionne pas… sans raison… 🏴‍☠️

Elle essaye deux fois mais rien n’y fait. De mon coté j’ai dépassé le plafond de paiement sur 30 jours de la mienne… On est pas dans la merde ! 🤪 Nous proposons de payer en cash.

Alison retourne à l’aéroport pour retirer 50 000 ISK supplémentaires pendant que je cherche une explication/solution sur internet.

Plus qu’à réviser ma mythologie nordique et prier… 😕

Alison revient finalement avec la money. Odin soit loué !

Nous payons la voiture et, énième surprise, ce n’est pas une voiture mais un 4x4... voila autre chose !

Nous avons été "surclassé" et avons hérité du Suzuki Vitara tout neuf que vient d’acquérir la société et dont notre loueur a l’air très fier. Seigneur ! 😮

En théorie j’aurais du râler parce que la VISA premier n’assure pas les locations de 4x4. De plus, la dernière fois qu’on nous a filé une voiture neuve on a perdu nos 400€ de caution mais bon ... je ne sais même pas si les assurances fonctionnent lorsqu'on paye en cash donc on est plus à ça près : Nous signons, prenons les clefs et fuyons !

Fuite de courte durée ! La voiture est brand new ça c’est claire, 74km au compteur, des boutons de partout j’y comprends rien, c'est tout juste si il n'y a pas l'option blindage pare balle mais le pire : C’est une automatique !! 😮🤪

Je n’ai jamais conduis d’automatique…

J’essaye un peu tout. Je cale, je fais gronder le moteur je recale… A part la marche arrière rien ne fonctionne !! Pour vous remettre dans le contexte nous sommes juste devant le bureau de Blue Car Rental, entourés de touristes asiatiques effrayés! 😄

Je ravale donc ma fierté et décide de retourner voir le loueur pour avoir un petit cours rapide car à ce rythme on ne va pas aller loin ! "- Ah le P ce n’est pas pour conduire sur un parking ? Bon à savoir !" 😏😇

C’est parti !! 😎 - "- Euh… on va où ?" "- Bonne question !!" Il est 18h30 la nuit tombe et il neige de plus en plus fort… Nous décidons d’aller vers Reykjavic pour faire des courses et visiter la ville si possible. Les premiers kilomètres sur neige sont périlleux... surtout avec cette bagnole qui change de vitesse quand ça lui chante, non mais! 😠

Il nous faudra plus d’une heure pour rejoindre la capitale. 😇



Nous arrivons à Reykjavic à 20h mais on est Samedi soir et la plupart des magasins alimentaires sont déjà fermés. Nous trouvons finalement une petite épicerie, les prix sont encore plus chers que ce que nous pensions. 🤪 Nous faisons quelques courses et passons acheter des sandwichs à une station essence… grave erreur !!! 1500Kr les 2 sandwichs !! 7€ le sandwich !! 😮 Nous les savourons...

Entre la neige, le vent, et le froid, c'est malheureusement impossible de se balader en ville ! Nous décidons donc d’aller au Blue Lagoon pour demander si nous pouvons y aller demain sans avoir réserver. Ce que j’ai lu sur internet dans l’avion ne m’a pas spécialement rassuré. 😕 Retour sur nos pas… La route est de plus en plus glissante.

Nous repérons le Blue Lagoon de loin

Et arrivons à 21h55, juste avant la fermeture. Première glissade sur la neige, nos ligaments ne sont pas au bout de leur peine, et petit chemin jusqu'à la station thermale, 25ème merveille du monde selon National Geographic. Je crois. 😊

Ambiance film fantastique !



Comme je le craignais nous ne pouvons pas venir demain sans réservation et il n’y a plus de place. 😕

L’hôtesse nous dit que les seuls disponibilités qu’elle a sont lundi matin ou vendredi soir à 20h… Ah ouais !!! 😮

Bon bah tant pis pas de Blue Lagoon pour nous. Ça commence bien… 😄

Nous continuons la route vers le sud et trouvons un endroit où s’arrêter pour dormir. Pas évident d’organiser le véhicule pour la nuit avec la tempête de neige à l’extérieur…



Les sièges arrières se rabattent plutôt bien, nous ne regretterons finalement pas la Kia cee’d. 🙂

Alison s’allonge à l’arrière et je me couche sur le siège passager.

Un peu le bordel cette première journée, demain nous ferons le cercle d’or, en espérant que ça se passe mieux... ... .... 😉

Bonneuh nuit !!

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