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Itinéraire États-Unis et Montréal été 2017 English translation pending
Bonjour,
Aussitôt les vacances passées, nous voiçi à penser déjà à l'été prochain (2017)....Nous partirions du 25 juin 2017 au 15 juillet 2017 ou du 02 août-03 septembre : 3 semaines dans cette période. Nous devons nous rendre à Pittsburgh, en Pennsylvanie....J'aimerais visiter Montréal, Chicago, nous sommes déjà allés à New York mais pouvons y repasser ....Le tout avec un bon rapport qualité prix...Nous sommes 2 adultes et 2 ados...
Nous partons de Belgique ou éventuellement Amsterdam (si prix d'avion moins élevé)...Nous sommes prêts à prendre l'avion, la voiture, le train et greyhound bus....Optimiser le temps en voiture si rien à voir et si coût de l'autre moyen n'est pas trop élevé...sinon, en voiture...
Plusieurs possibilités : Faire une boucle pour payer moins cher la location de voiture ou faire une ligne et gain de temps.... Chicago, Pittsburgh, Montréal avec vol jusqu'à Chicago et retour par Montréal Toronto comme point central de la boucle New York comme point central de la boucle
Chicago et New York ont l'air moins chers en vols...Qu'en pensez-vous? Y-a-t-il un surcoût en cas de passage de la frontière US/CA en voiture de location? On m'a parlé du train à prendre pour traverser les frontières (via Buffalo?) Quel est la ville moins chère pour location de voiture?
Si vous avez des idées, je suis preneuse....Même prête à faire un tour du côté Montréal/Boston/New York/Pittsburgh/Chicago...
Aussitôt les vacances passées, nous voiçi à penser déjà à l'été prochain (2017)....Nous partirions du 25 juin 2017 au 15 juillet 2017 ou du 02 août-03 septembre : 3 semaines dans cette période. Nous devons nous rendre à Pittsburgh, en Pennsylvanie....J'aimerais visiter Montréal, Chicago, nous sommes déjà allés à New York mais pouvons y repasser ....Le tout avec un bon rapport qualité prix...Nous sommes 2 adultes et 2 ados...
Nous partons de Belgique ou éventuellement Amsterdam (si prix d'avion moins élevé)...Nous sommes prêts à prendre l'avion, la voiture, le train et greyhound bus....Optimiser le temps en voiture si rien à voir et si coût de l'autre moyen n'est pas trop élevé...sinon, en voiture...
Plusieurs possibilités : Faire une boucle pour payer moins cher la location de voiture ou faire une ligne et gain de temps.... Chicago, Pittsburgh, Montréal avec vol jusqu'à Chicago et retour par Montréal Toronto comme point central de la boucle New York comme point central de la boucle
Chicago et New York ont l'air moins chers en vols...Qu'en pensez-vous? Y-a-t-il un surcoût en cas de passage de la frontière US/CA en voiture de location? On m'a parlé du train à prendre pour traverser les frontières (via Buffalo?) Quel est la ville moins chère pour location de voiture?
Si vous avez des idées, je suis preneuse....Même prête à faire un tour du côté Montréal/Boston/New York/Pittsburgh/Chicago...
Croisière sur le St Laurent en septembre 2015 English translation pending
Bonjour tout le monde,
qui participe à la croisière sur le MV St Laurent Prestige au départ de Montréal le 15 septembre 2015?
Merci d'avance,
😎
😎
6-7 jours à Montréal: que faire, voir ou visiter? English translation pending
Bonsoir,
J'aurai besoin d'aide, je vais partir un mois au Canada du 1er juin 2015 au 1er juillet 2015. Du 1er juin au 24 juin je suis en Colombie-Britannique, et dans la journée du 24 juin au 1 juillet (je prends l'avion du retour en Europe vers les 19h, donc j'ai la journée) je suis à Montréal, ce sont ces derniers jours dans la région de Montréal que je souhaite avoir des informations, que faire, que visiter, que voir absolument?
Je compte environ 2 à 3 jours de visites à Montréal, puis pour le reste je coince, et je dois rester proche de cette ville car je prends l'avion dans cette ville le 1er juillet pour revenir en Europe.
Il y a les chutes du Niagara, mais j'ai entendu dire qu'il n'y a rien de bien folichon et je précise également que je n'aurai pas de location de voiture et que je fais seul ce mois d'aventure.
Sinon y'aurait-il d'autres choses à voir dans la région, faisable en 3-4 jours? Ou sinon je resterai sur Montréal, mais 6-7 jours c'est presque trop long, autant sortir un peu de cette ville pour voir d'autres belles choses. Je suis également preneur pour des informations et conseils pour mes 2-3 jours de visites de Montréal :) .
Merci d'avance pour votre aide.
J'aurai besoin d'aide, je vais partir un mois au Canada du 1er juin 2015 au 1er juillet 2015. Du 1er juin au 24 juin je suis en Colombie-Britannique, et dans la journée du 24 juin au 1 juillet (je prends l'avion du retour en Europe vers les 19h, donc j'ai la journée) je suis à Montréal, ce sont ces derniers jours dans la région de Montréal que je souhaite avoir des informations, que faire, que visiter, que voir absolument?
Je compte environ 2 à 3 jours de visites à Montréal, puis pour le reste je coince, et je dois rester proche de cette ville car je prends l'avion dans cette ville le 1er juillet pour revenir en Europe.
Il y a les chutes du Niagara, mais j'ai entendu dire qu'il n'y a rien de bien folichon et je précise également que je n'aurai pas de location de voiture et que je fais seul ce mois d'aventure.
Sinon y'aurait-il d'autres choses à voir dans la région, faisable en 3-4 jours? Ou sinon je resterai sur Montréal, mais 6-7 jours c'est presque trop long, autant sortir un peu de cette ville pour voir d'autres belles choses. Je suis également preneur pour des informations et conseils pour mes 2-3 jours de visites de Montréal :) .
Merci d'avance pour votre aide.
Logement à Toronto et en Gaspésie English translation pending
Bonjour à tous,
J'organise mon voyage au Quebec en septembre et j'aimerai passer 2 nuits en Gaspésie.
Pouvez-vous me donnez des conseils et/ou infos pour me dire ou dormir, je pense faire uniquement la côte Nord, dois-je dormir vers Métis sur mer ou Matane ou meme plus au Nord?? sachant que je viendrai de Quebec et qu'apres je vais à l'Anse st Jean? avez-vous des auberges sympas et familiales à me recommander? et me dire ou i est le plus facile de faire la traversée en bateau av une voiture....
De plus je vais aussi à Toronto (2 nuits) pour voir les chutes et je ne sais pas ou loger pour pouvoir aller aux chutes facilement et profiter de la ville... si vs avez des infos je suis preneuse!!
Merci bcp de vos retours pour que je suis booker les auberges!!!
De plus je vais aussi à Toronto (2 nuits) pour voir les chutes et je ne sais pas ou loger pour pouvoir aller aux chutes facilement et profiter de la ville... si vs avez des infos je suis preneuse!!
Merci bcp de vos retours pour que je suis booker les auberges!!!
Circuit 17 jours en Ontario/Québec English translation pending
Bonjour,
On part au canada pour 17jours Air transat pour la compagnie je pense que c'est ok???? nous faisons MONTREAL KINGSTON NIAGARAFALLS TORONTO MUSKOKA LAKE ET ALGONQUINPARK OTTAWA MONT TREMBLANT TROIS RIVIERES QUEBEC MONTREAL
Connaissez vous les distances 2100 km en 17jours???, Quelles activités à privilégier??? On va faire une journée canoe a algonquin avez vous des infos??? Une sortie observations des ours parc de la mauricie... Que privilégier comme activité a niagara??? La tour cn le restau vaut-il le coup??? Qu'es-ce qu'il faut voir en priorité lmontreal quebec??? et kingston avez vous dejà reserve des croisieres??? si oui lesquels et par qui???
Merci pour vos infos:😉
On part au canada pour 17jours Air transat pour la compagnie je pense que c'est ok???? nous faisons MONTREAL KINGSTON NIAGARAFALLS TORONTO MUSKOKA LAKE ET ALGONQUINPARK OTTAWA MONT TREMBLANT TROIS RIVIERES QUEBEC MONTREAL
Connaissez vous les distances 2100 km en 17jours???, Quelles activités à privilégier??? On va faire une journée canoe a algonquin avez vous des infos??? Une sortie observations des ours parc de la mauricie... Que privilégier comme activité a niagara??? La tour cn le restau vaut-il le coup??? Qu'es-ce qu'il faut voir en priorité lmontreal quebec??? et kingston avez vous dejà reserve des croisieres??? si oui lesquels et par qui???
Merci pour vos infos:😉
Voyage itinérant de trois semaines au Québec et alentours English translation pending
Bonjour à toutes et à tous. Ma petite famille et moi-même sommes invités cet été chez une amie qui habite Montréal. Nous souhaitons profiter de ce voyage (près de 3 semaines du 22 juillet au 10 aout) pour découvrir toutes les richesses de cette Province et de ses voisines (avec des kilomètres bien entendu...).
J'ai donc établi un itinéraire, mais ce n'est pas toujours évident depuis la France. Je sais par exemple que les déplacements vers Niagara Falls, Ottawa et Québec seront longs en distance et en temps et j'ai à chaque fois prévu la journée pour être tranquille et prendre le temps de découvrir des paysages.
Aussi j'aurais besoin d'avis éclairés quant au parcours que j'ai établi, savoir s'il vous semble cohérent, si j'ai oublié des visites ou autres. Merci d'avance à toute la communauté.
JOUR 1 Arrivée Montréal début de soirée
JOUR 2 Montréal
JOUR 3 Montréal
JOUR 4 Montréal
JOUR 5 Trajet vers NIAGARA-FALLS (Nuit à Niagara Falls)
JOUR 6 Niagara FALLS (Chûtes + visite alentour – Nuit à Niagara Falls)
JOUR 7 Trajet vers OTTAWA
Arrêt pour une Croisière dans l’archipel des 1.000 îles ? (Nuit à Ottawa)
JOUR 8 OTTAWA (Nuit à Ottawa)
JOUR 9 OTTAWA (Nuit à Ottawa)
JOUR 10 Trajet vers Québec
Arrêt à Drummondville – Village d’antan (Nuit à Québec)
JOUR 11 QUEBEC (Nuit à Québec)
JOUR 12 QUEBEC (Nuit à Québec)
JOUR 13 Matin - Départ vers TADOUSSAC par la route touristique (Ile d’orléans, Ile aux Coudres, Baie Saint-Paul, La malbaie… (Nuit à Tadoussac)
JOUR 14 Matin - Kayak avec les baleines Grandes Bergeronnes
Après-midi - Départ vers Parc Jacques Cartier par Saguenay (Nuit au Parc)
JOUR 15 Canyon Ste anne de Beaupré + Visite Basilique Ste Anne (Nuit au Parc)
JOUR 16 Rafting au Parc Jacques Cartier (Nuit au Parc)
JOUR 17 Départ vers MONTREAL par Trois Rivières
JOUR 18 MONTREAL
JOUR 19 Départ pour PARIS
JOUR 1 Arrivée Montréal début de soirée
JOUR 2 Montréal
JOUR 3 Montréal
JOUR 4 Montréal
JOUR 5 Trajet vers NIAGARA-FALLS (Nuit à Niagara Falls)
JOUR 6 Niagara FALLS (Chûtes + visite alentour – Nuit à Niagara Falls)
JOUR 7 Trajet vers OTTAWA
Arrêt pour une Croisière dans l’archipel des 1.000 îles ? (Nuit à Ottawa)
JOUR 8 OTTAWA (Nuit à Ottawa)
JOUR 9 OTTAWA (Nuit à Ottawa)
JOUR 10 Trajet vers Québec
Arrêt à Drummondville – Village d’antan (Nuit à Québec)
JOUR 11 QUEBEC (Nuit à Québec)
JOUR 12 QUEBEC (Nuit à Québec)
JOUR 13 Matin - Départ vers TADOUSSAC par la route touristique (Ile d’orléans, Ile aux Coudres, Baie Saint-Paul, La malbaie… (Nuit à Tadoussac)
JOUR 14 Matin - Kayak avec les baleines Grandes Bergeronnes
Après-midi - Départ vers Parc Jacques Cartier par Saguenay (Nuit au Parc)
JOUR 15 Canyon Ste anne de Beaupré + Visite Basilique Ste Anne (Nuit au Parc)
JOUR 16 Rafting au Parc Jacques Cartier (Nuit au Parc)
JOUR 17 Départ vers MONTREAL par Trois Rivières
JOUR 18 MONTREAL
JOUR 19 Départ pour PARIS
Myrtle Beach: essentiels avec bébé de 5 mois et bambin de 3 ans? English translation pending
Bonjour !
Nous partirons cet été pour 2 semaines à Myrtle Beach. En sachant que la route est longue (2 jours) et que nous allons faire beaucoup de plage là-bas, quels essentiels me conseillez-vous d'apporter ? Mon plus jeune va avoir 5 mois et notre grand 3 ans. C'est nos premières vacances en famille loin de la maison et je prends tous les conseils 😉 (autant pour la route qu'à destination)
Merci beaucoup.
Nous partirons cet été pour 2 semaines à Myrtle Beach. En sachant que la route est longue (2 jours) et que nous allons faire beaucoup de plage là-bas, quels essentiels me conseillez-vous d'apporter ? Mon plus jeune va avoir 5 mois et notre grand 3 ans. C'est nos premières vacances en famille loin de la maison et je prends tous les conseils 😉 (autant pour la route qu'à destination)
Merci beaucoup.
Idées de visites sur la côte est américaine et canadienne? English translation pending
Bonjour vous tous.
Je cherche ma destination pour l'an prochain, je vous fais grâce de tous les possibles, certains plus aboutis que d'autres et qui dépendront essentiellement des billets d'avions que nous trouverons ! Là j'en suis à : et si c'était l'est américain et canadien.. .
Nous voyageons avec 3 enfants et louerons une voiture pour tout ou partie du trajet.
Je sais je suis tout à fait novice sur cette destination, mais je suis sure que je vais trouver une ou deux personnes qui connaissent le coin. J'ai besoin de votre aide, si je prévois 3 semaines, New-York, Niagara, evt Quebec, Montréal... qu'est ce qui pourrait être sympa comme itinéraire ? Nous n'avons pas peur des km mais il faut qu'au bout ça vaille le coup !
Merci d'avace à ceux qui auraient des idées !
Sophie
Voyage à Maui au mois d'octobre: condo et location de voiture? (Hawaï) English translation pending
Bonjour à vous !
J'ai quelques questions concernant Maui, à Hawaii.
Nous sommes un couple qui veut voyager à Maui pour les 2 premières semaines d'octobre 2012.
Avez-vous des liens intéressants pour un condo, proche de la mer, pas trop cher pour 12 nuits ?
Également, avez-vous un lien intéressant pour une location de voiture au centre-ville ou à l'aéroport, une voiture économique, pour 13 jours ?
Si vous avez des conseils pour Maui, Hawaii, ne vous gênez pas !
Merci milles fois !
Jessie
J'ai quelques questions concernant Maui, à Hawaii.
Nous sommes un couple qui veut voyager à Maui pour les 2 premières semaines d'octobre 2012.
Avez-vous des liens intéressants pour un condo, proche de la mer, pas trop cher pour 12 nuits ?
Également, avez-vous un lien intéressant pour une location de voiture au centre-ville ou à l'aéroport, une voiture économique, pour 13 jours ?
Si vous avez des conseils pour Maui, Hawaii, ne vous gênez pas !
Merci milles fois !
Jessie
Suggestion d'itinéraire Montréal -Grand Canyon? English translation pending
Bonjour, l'été prochain nous comptons partir en auto avec petite roulotte ( Montréal- Grand Canyon)
Nous partirons fin juin pour 6 semaines
Nous comptons faire des trajets de 6 heures par jour.
Nous aimerions avoir des suggestions pour notre itinéraire.
Endroits incontournables, camping, ...
Merci
Merci
Obtention du visa américain English translation pending
Bonsoir !
Après moultes recherches je n'ai pas trouvé la réponse à ma question :/
Est-ce qu'une personne dont le mari est suisse-américain peut obtenir un quelconque visa pour rejoindre son mari qui fait des études aux USA ? Sachant que cette personne n'a aucun diplôme reconnu là-bas ! Si oui, lequel ? Et comment ça se passe ?
Faut-il absolument se marier là-bas pour obtenir un visa ? Ou en se mariant en Suisse, on peut aussi en obtenir un ?
Je connais les conditions pour le VISA de fiancé K-1 .. Mais pour cette situation là, je n'ai rien trouvé. Je me demandais aussi si il y avait une différence pour la France et la Suisse ? Parce que tout ce que je trouve concerne les citoyens français..
Merci à ceux qui auront pu me répondre, parce que je galère là ! (:
Après moultes recherches je n'ai pas trouvé la réponse à ma question :/
Est-ce qu'une personne dont le mari est suisse-américain peut obtenir un quelconque visa pour rejoindre son mari qui fait des études aux USA ? Sachant que cette personne n'a aucun diplôme reconnu là-bas ! Si oui, lequel ? Et comment ça se passe ?
Faut-il absolument se marier là-bas pour obtenir un visa ? Ou en se mariant en Suisse, on peut aussi en obtenir un ?
Je connais les conditions pour le VISA de fiancé K-1 .. Mais pour cette situation là, je n'ai rien trouvé. Je me demandais aussi si il y avait une différence pour la France et la Suisse ? Parce que tout ce que je trouve concerne les citoyens français..
Merci à ceux qui auront pu me répondre, parce que je galère là ! (:
Meilleur trajet de Montréal vers la Floride? English translation pending
Bonjour, je cherche le meilleur trajet Montréal-Floride. J'aimerais éviter les grandes villes (NY, Philadelphie, Washington). Je serai la seule conductrice.
Merci pour vos conseils.
Merci pour vos conseils.
Quand et où partir en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Mon amie et moi souhaitons partir en vacance en thailande pour une durée de deux semaines et demie. Par-contre, nous ne savons pas ou aller et à quelle période? On aimerai visiter un maximum ce pays ( Temple, parc, plage, culture ...) mais nous ne savons pas ou aller, sachant que voudrai plus etre du côté des belles plages, Pourriez vous nous orienter? A votre avis dans quel(s) ville nous devrions aller? Quel est le meilleur moyen de transport à utiliser? sachant que nous aimons bien bouger.
Merci à tous de vos réponses!!!
Mon amie et moi souhaitons partir en vacance en thailande pour une durée de deux semaines et demie. Par-contre, nous ne savons pas ou aller et à quelle période? On aimerai visiter un maximum ce pays ( Temple, parc, plage, culture ...) mais nous ne savons pas ou aller, sachant que voudrai plus etre du côté des belles plages, Pourriez vous nous orienter? A votre avis dans quel(s) ville nous devrions aller? Quel est le meilleur moyen de transport à utiliser? sachant que nous aimons bien bouger.
Merci à tous de vos réponses!!!
Activités à Montréal pendant l'été? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
La question va probablement vous paraître bizarre puisque j'indique que j'habite à Montréal ... mais bon, comme j'ai deux "chez-moi", je passe peu de temps à Montréal (surtout l'été), donc je ne connais pas assez bien à mon goût tous ses attraits cachés !!!
Et cet été, je veux passer mes vacances dans la région de Montréal (comme plusieurs autres personnes je l'espère !).😎
Alors, la question : Quoi faire à Montréal pendant l'été ? 🤪Comme j'ai une voiture, vous pouvez élargir vos suggestions à toute la "région métropolitaine". 🙂Ma copine et moi, "on n'est pas très musée" (surtout l'été), à moins que le musée soit absolument un "must". 😉 On préfère les activités extérieures qui bougent ! Mais on peut se réserver des activités intérieures pour les moins belles journées !Évidemment, j'ai déjà visité les attraits "de base" 🙂 comme le Biodôme, l'Insectarium, le Jardin Botanique, l'Oratoire St-Joseph, la Ronde, la "Ville souterraine", etc.Alors, allez-y de vos suggestions si le coeur vous en dit 🙂 !!!
Peu importe d'où vous venez dans le monde entier, apprenez-moi à mieux connaître ma (future) ville (puisque j'y habiterez "à temps plein" à partir du mois d'août 2009) ! 😉
Merci !
La question va probablement vous paraître bizarre puisque j'indique que j'habite à Montréal ... mais bon, comme j'ai deux "chez-moi", je passe peu de temps à Montréal (surtout l'été), donc je ne connais pas assez bien à mon goût tous ses attraits cachés !!!
Et cet été, je veux passer mes vacances dans la région de Montréal (comme plusieurs autres personnes je l'espère !).😎
Alors, la question : Quoi faire à Montréal pendant l'été ? 🤪Comme j'ai une voiture, vous pouvez élargir vos suggestions à toute la "région métropolitaine". 🙂Ma copine et moi, "on n'est pas très musée" (surtout l'été), à moins que le musée soit absolument un "must". 😉 On préfère les activités extérieures qui bougent ! Mais on peut se réserver des activités intérieures pour les moins belles journées !Évidemment, j'ai déjà visité les attraits "de base" 🙂 comme le Biodôme, l'Insectarium, le Jardin Botanique, l'Oratoire St-Joseph, la Ronde, la "Ville souterraine", etc.Alors, allez-y de vos suggestions si le coeur vous en dit 🙂 !!!
Peu importe d'où vous venez dans le monde entier, apprenez-moi à mieux connaître ma (future) ville (puisque j'y habiterez "à temps plein" à partir du mois d'août 2009) ! 😉
Merci !
Voyage en Hawaï: croisière et nature English translation pending
Nous sommes un couple qui planifions d'aller à Hawaii pour notre trentième anniversaire de "fréquentation" :-)
Notez que nous sommes encore très actifs et donc nous aimerions parcourir les Iles en visitant (trekking, camping - par auto) et en prenant avantage de tous les sites naturels (volcans, montagnes, plages, etc.) possibles.
La première idée que nous avons eu fut de s'y rendre en croisière (nous partirions de la Cote Ouest - américaine, canadienne ou mexicaine) mais avons maintenant des doutes. Celà nous permetra-t-il de vraiment tirer avantage de ce qui nous passionne vraiment, soit le plein air.
Ce cerait aussi notre première expérience de croisière.
PLusieurs amis nous ont vanté le traitement royal de ces croisières mais je crains que le temps de se rendre à Hawaii hypothétise notre séjour sur les Iles.
Qu'en pensez-vous ?
Existerait-il une combinaison gagnante entre ces deux modes (croisière et séjour nature sur les Iles) ou devrions-nous abandonner l'idée du transport d'Amérique jusqu'à Hawaii et se concentrer sur la visites des sites naturels quitte à prendre quelques randonées (mini-croisière ?) là-bas ?
Votre aide sera précieuse pour débrousailler ce dilemne.
Merci
Notez que nous sommes encore très actifs et donc nous aimerions parcourir les Iles en visitant (trekking, camping - par auto) et en prenant avantage de tous les sites naturels (volcans, montagnes, plages, etc.) possibles.
La première idée que nous avons eu fut de s'y rendre en croisière (nous partirions de la Cote Ouest - américaine, canadienne ou mexicaine) mais avons maintenant des doutes. Celà nous permetra-t-il de vraiment tirer avantage de ce qui nous passionne vraiment, soit le plein air.
Ce cerait aussi notre première expérience de croisière.
PLusieurs amis nous ont vanté le traitement royal de ces croisières mais je crains que le temps de se rendre à Hawaii hypothétise notre séjour sur les Iles.
Qu'en pensez-vous ?
Existerait-il une combinaison gagnante entre ces deux modes (croisière et séjour nature sur les Iles) ou devrions-nous abandonner l'idée du transport d'Amérique jusqu'à Hawaii et se concentrer sur la visites des sites naturels quitte à prendre quelques randonées (mini-croisière ?) là-bas ?
Votre aide sera précieuse pour débrousailler ce dilemne.
Merci
Choix entre trois régions pour sept jours au départ de Montréal English translation pending
Bonjour,
Nous atterissons à Montréal le 17 Août, nous comptons rester visiter pendant 2 jours. Ensuite nous hésitons entre trois itinéraires:
1: Visiter l'ontario jusqu'aux chutes du Niagara (Ottawa, toronto...)
2: Visiter les provinces maritimes ( percé, moncton, baie de fundy...)
3: Partir du côté du Lac st Jean en passant par tadoussac
Nous louerons une voiture.
A votre avis, quel est le meilleur choix entre ces trois régions qui doivent toutes être très jolies à voir?
Merci pour tous vos conseils!!!
Idées reçues et caricatures English translation pending
Salut à tous...
Voila, j'ai lu attentivement le message sur les "a-prioris" en voyage. Ce sujet m'interresse particulièrement car je fais beaucoup de peinture naive et j'essaie de représenter les a-prioris des français sur tous les pays du monde (vision des peuples, clichés, cuisine, lieux sur-touristiques...) avec humour bien sur. Et plus ces a prioris sont grotesques et farfelus, et plus ça me plait.
Toutes vos idées sont les bien venues (meme si vous n'y croyez pas, bien sur...)
Merci à tous
Merci à tous
Itinéraire courte durée au Laos et vol au départ de Bangkok English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais votre avis sur un itinéraire au Laos, Je voyage en couple avec notre fille de 13 ans au départ de Bangkok ... J'hésites entre faire un vol Bangkok- Vientiane (1nuit à Vientiane ) Vientiane- Vang Vieng (1 ou 2 nuits à Vang-Vieng) Durée du tranfert ? Vang vieng -Luang Prabang (6 nuits à Luang prabang) Durée du transfert ?
Ou bien prendre un vol Bangkok- Luang Prabang et rester 9 nuits sur Luang Prabang, en profitant de plusieurs excursions au départ de Luang Prabang ?
J'ai peur que la durée des transferts ne valent pas le coup, pour le peu de temps ou nous restons à Vientiane et Vang Vieng ....
Est ce que 8 ou 9 jours à Luang Prabang, ce n'est pas trop long ?? Sachant que nous aimons prendre le temps ...
Merci par avance pour vos réponse, le Laos sera une première pour nous.
J'aimerais votre avis sur un itinéraire au Laos, Je voyage en couple avec notre fille de 13 ans au départ de Bangkok ... J'hésites entre faire un vol Bangkok- Vientiane (1nuit à Vientiane ) Vientiane- Vang Vieng (1 ou 2 nuits à Vang-Vieng) Durée du tranfert ? Vang vieng -Luang Prabang (6 nuits à Luang prabang) Durée du transfert ?
Ou bien prendre un vol Bangkok- Luang Prabang et rester 9 nuits sur Luang Prabang, en profitant de plusieurs excursions au départ de Luang Prabang ?
J'ai peur que la durée des transferts ne valent pas le coup, pour le peu de temps ou nous restons à Vientiane et Vang Vieng ....
Est ce que 8 ou 9 jours à Luang Prabang, ce n'est pas trop long ?? Sachant que nous aimons prendre le temps ...
Merci par avance pour vos réponse, le Laos sera une première pour nous.
Trajet vers Niagara Falls depuis le Vermont English translation pending
Bonjour à tous,
Nous préparons un road trip en famille avec mes enfants pour Octobre Novembre (5 mois et 3 ans).
On atterit à Montreal, puis on va passer quelques jours dans le Vermont pour Halloween et rayonner dans la région.
On aimerait bien pousser jusqu'aux chutes du Niagara puis revenir sur Montreal mais on ne trouve pas trop d'étapes entre Vermont Niagara et Niagara Montreal.
Le voyage se présente ainsi :
J1 : Arrivée à Montreal J2 : Départ pour Burlington, Vermont J3 : Vermont J4 : Vermont J5 : Vermont J6 : ? J7 : ? J8 : ? J9 : ? J10 : Montreal J11 : Montreal J12 : Depart Paris
Sur les 4 jours nous aimerions caser Niagara Falls et le Parc Omega mais sans faire que de la route.
Des suggestions ?
Merci d'avance
Nous préparons un road trip en famille avec mes enfants pour Octobre Novembre (5 mois et 3 ans).
On atterit à Montreal, puis on va passer quelques jours dans le Vermont pour Halloween et rayonner dans la région.
On aimerait bien pousser jusqu'aux chutes du Niagara puis revenir sur Montreal mais on ne trouve pas trop d'étapes entre Vermont Niagara et Niagara Montreal.
Le voyage se présente ainsi :
J1 : Arrivée à Montreal J2 : Départ pour Burlington, Vermont J3 : Vermont J4 : Vermont J5 : Vermont J6 : ? J7 : ? J8 : ? J9 : ? J10 : Montreal J11 : Montreal J12 : Depart Paris
Sur les 4 jours nous aimerions caser Niagara Falls et le Parc Omega mais sans faire que de la route.
Des suggestions ?
Merci d'avance
Passage de frontière entre le Canada et les États-Unis en voiture de location English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai savoir si les formalités de passage de frontières entre les USA et le Canada en voiture de location sont compliqués. Une agence de voyage m'a dit que ça prenait une demie journée.... Il s'agit de la frontière entre le Canada et les US aux chutes du Niagara et ensuite entre les US et le Canada pour arriver à Montreal via les Adirondack..... Nicthom
Je souhaiterai savoir si les formalités de passage de frontières entre les USA et le Canada en voiture de location sont compliqués. Une agence de voyage m'a dit que ça prenait une demie journée.... Il s'agit de la frontière entre le Canada et les US aux chutes du Niagara et ensuite entre les US et le Canada pour arriver à Montreal via les Adirondack..... Nicthom
Road trip New York - Canada - Chicago - New York English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis entrain de planifier mon road trip pour cet été et j'aimerais vos avis. Je ferais ce road trip avec ma compagne et notre enfant de 4 ans. Donc il faut que celui-ci soit un minimum adapté (= pas trop de route tous les jours). C'est aussi pourquoi j'ai opté pour la location de voiture et non un autre mode... Nous aimerions visiter les villes et si possible quelques parc nationaux... mais nous ne connaissons vraiment pas ce côté des Etats Unis. Nous arrivons et repartons de New York.
J1 à 8 : New York J9 : provincetown J10-11 : Boston J12-13 : White Mountain J14-15 : Montréal J16à18 : Toronto J19à21 : Chicago J22 : Cleveland J23à25 : Washington DC J26 et+ : New York
Connaîtriez-vous un endroit entre Chicago et Washington ? J'ai mis Cleveland plus par défaut... J'aimerais vraiment trouver un parc sympas.
Merci de votre aide 😇
Je suis entrain de planifier mon road trip pour cet été et j'aimerais vos avis. Je ferais ce road trip avec ma compagne et notre enfant de 4 ans. Donc il faut que celui-ci soit un minimum adapté (= pas trop de route tous les jours). C'est aussi pourquoi j'ai opté pour la location de voiture et non un autre mode... Nous aimerions visiter les villes et si possible quelques parc nationaux... mais nous ne connaissons vraiment pas ce côté des Etats Unis. Nous arrivons et repartons de New York.
J1 à 8 : New York J9 : provincetown J10-11 : Boston J12-13 : White Mountain J14-15 : Montréal J16à18 : Toronto J19à21 : Chicago J22 : Cleveland J23à25 : Washington DC J26 et+ : New York
Connaîtriez-vous un endroit entre Chicago et Washington ? J'ai mis Cleveland plus par défaut... J'aimerais vraiment trouver un parc sympas.
Merci de votre aide 😇
Circuit Montréal - Québec - New York English translation pending
Bonjour
Nous souhaiterions faire un circuit "Montréal, Québec et New York, Chutes du Niagara" en famille (4 adultes, dont 18 et 21 ans) en août 2016 pour une quinzaine de jours. SI vous avez des suggestions, remarques... nous vous serions très reconnaissants de partager vos expériences sur :logementlocation voitureaviondouanevisitesrestaurants....Nous aimons la nature, les villes, villages (pas trop les musées), marcher, découvrir d'autres cultures.... Merci à tous pour votre participation. Bien à vous.
Patricia
Nous souhaiterions faire un circuit "Montréal, Québec et New York, Chutes du Niagara" en famille (4 adultes, dont 18 et 21 ans) en août 2016 pour une quinzaine de jours. SI vous avez des suggestions, remarques... nous vous serions très reconnaissants de partager vos expériences sur :logementlocation voitureaviondouanevisitesrestaurants....Nous aimons la nature, les villes, villages (pas trop les musées), marcher, découvrir d'autres cultures.... Merci à tous pour votre participation. Bien à vous.
Patricia
Préparer un séjour entre Canada et États-Unis English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai programmer un séjour pour 3 personnes en Amérique du nord (Toronto, Montréal, Quebec, NYC), aucune date de programmée précisément mais ce sera vers l'été pour une durée entre 15 jours et 21 jours. Le canada est pour moi un rêve d'enfant, de plus mon grand père était de Ottawa et à vécu à Toronto. J'ai pas de budget précis réellement mais on va dire si cela est possible dans les 1000€/pers avec avion, location de voiture, hôtel. Je ne sais pas du tout combien coûte l'essence ou la vie (nourriture, boisson) la bas.
Voilà un peu le type de circuit que j'aimerais faire : - La ville de Québec - La ville d'Ottawa - La ville de Toronto - Les chutes du Niagara - New York Les destinations cités sont celles qui me tiennent vraiment à cœur mais j'aimerai bien en rajouter d'autres (peut-être les White Mountain, Boston, Philadelphia).
Je veux passer un séjour exceptionnel sans devoir courir dans tout les sens et sans devoir faire jusqu'à 12H de routes chaque jour car mon père n'est pas du style à marcher sans arrêt a cause de problème de santé. En plus de réaliser un rêve, ce sera également un cadeau pour mes parents. Je pensé à rester environ 36H par endroit mais peut-être deux trois jours à NYC et à Montréal.
Merci à tous.
Je souhaiterai programmer un séjour pour 3 personnes en Amérique du nord (Toronto, Montréal, Quebec, NYC), aucune date de programmée précisément mais ce sera vers l'été pour une durée entre 15 jours et 21 jours. Le canada est pour moi un rêve d'enfant, de plus mon grand père était de Ottawa et à vécu à Toronto. J'ai pas de budget précis réellement mais on va dire si cela est possible dans les 1000€/pers avec avion, location de voiture, hôtel. Je ne sais pas du tout combien coûte l'essence ou la vie (nourriture, boisson) la bas.
Voilà un peu le type de circuit que j'aimerais faire : - La ville de Québec - La ville d'Ottawa - La ville de Toronto - Les chutes du Niagara - New York Les destinations cités sont celles qui me tiennent vraiment à cœur mais j'aimerai bien en rajouter d'autres (peut-être les White Mountain, Boston, Philadelphia).
Je veux passer un séjour exceptionnel sans devoir courir dans tout les sens et sans devoir faire jusqu'à 12H de routes chaque jour car mon père n'est pas du style à marcher sans arrêt a cause de problème de santé. En plus de réaliser un rêve, ce sera également un cadeau pour mes parents. Je pensé à rester environ 36H par endroit mais peut-être deux trois jours à NYC et à Montréal.
Merci à tous.
Quelle route entre Niagara et Montréal? English translation pending
Bonjour,
Le voyage de cet été sera de Chicago à Boston en 3 semaines, en passant par le Canada De Chicago à Niagara, c'est réservé, ma question est maintenant pour la suite: J'ai 3 jours plein pour aller de Niagara à Montréal (ou nous allons rejoindre mon frère) et plusieurs idées suite à la lecture des compte-rendus: -nuits à Toronto etune nuit à Kingston puis croisiere des 1000iles? C'est le circuit des tour operators, la croisière vaut-elle le coup? -"monter" sur le parc algonquin -... Merci de vos conseils
Le voyage de cet été sera de Chicago à Boston en 3 semaines, en passant par le Canada De Chicago à Niagara, c'est réservé, ma question est maintenant pour la suite: J'ai 3 jours plein pour aller de Niagara à Montréal (ou nous allons rejoindre mon frère) et plusieurs idées suite à la lecture des compte-rendus: -nuits à Toronto etune nuit à Kingston puis croisiere des 1000iles? C'est le circuit des tour operators, la croisière vaut-elle le coup? -"monter" sur le parc algonquin -... Merci de vos conseils
De Boston à Chicago et tour du lac Michigan English translation pending
Bonsoir,
Nous souhaitons faire le trip-road suivant : arrivée à Boston : 3 jours sur place - départ pour les chutes du Niagara côté Canadien en passant par le vermont. Ensuite direction Akron. Tour du Lac Michigan, puis 4 jours Chicago. Idéalement combien faut il de temps pour faire le tour du Lac, avez vous des itinéraires à nous proposer, des incontournables. Nous partirons ensuite pour le NO et la louisiane en voiture ou nous passerons 7 jours en longeant le Mississipi, là aussi avez vous des plans sympas.
Merci pour vos conseils,
Grabouil
Nous souhaitons faire le trip-road suivant : arrivée à Boston : 3 jours sur place - départ pour les chutes du Niagara côté Canadien en passant par le vermont. Ensuite direction Akron. Tour du Lac Michigan, puis 4 jours Chicago. Idéalement combien faut il de temps pour faire le tour du Lac, avez vous des itinéraires à nous proposer, des incontournables. Nous partirons ensuite pour le NO et la louisiane en voiture ou nous passerons 7 jours en longeant le Mississipi, là aussi avez vous des plans sympas.
Merci pour vos conseils,
Grabouil
Facile, Tu Montes Et Tu Descends (Papouasie 2000, Perdus Dans La Jungle) English translation pending
Un petit texte, extrait de mon blog...
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
Programme d'un voyage au Canada en août 2012 English translation pending
Bonsoir à toutes et tous,
J’utilise pour la première fois le forum de discussion (voyagesforum.com) (hé oui il faut un début à tout) pour demander votre aide et votre avis sur le programme que je suis occupée à préparer pour notre voyage au Canada, mon mari et moi.
Voici ce que j’ai préparé :
Départ le 21/08 de Paris pour Toronto (arrivée à 17h15, heure locale).
Mercredi 22/08 : départ pour Niagara Falls toute la journée (j’ai réservé un billet combiné pour les chutes et le Citysightseeing tour) ? Jeudi 23/08 : tour en bus
Vendredi 24/08 : récupération voiture de location (quelles sont les sociétés de location de véhicules présentes au Canada ?) puis route vers Ottawa.
Samedi 25/08 : relève de la garde à la Colline du Parlement. Mon mari souhaite absolument voir la Police Montée Canadienne (ce qui est différent de la relève de la garde apparemment). Où peut-on les voir ?
Après-midi, visite d’1h30 avec l’Amphibus puis route vers Montreal où nous resterons 2 nuits. J’ai vu sur un site Internet un circuit dans Montreal mais je ne sais pas s’il est réalisable à pieds (en sachant que nous ne sommes pas « Musée ») sinon que nous conseillez-vous de voir en priorité dans ce laps de temps ?
Lundi 27/08 : départ pour Québec où là aussi nous resterons 2 nuits. A ce stade des préparatifs, je n’ai encore aucune idée de ce qu’on peut faire à Québec.
Mercredi 29/08 : départ pour la Gaspésie, plus précisément Carleton-sur-Mer (Baie des Chaleurs) où nous logerons chez des amis que nous avons rencontrés l’an dernier en vacances. Nous reviendrons en principe dormir tous les soirs chez eux. Je ne sais pas encore si on restera 4 nuits ou 5. Tout dépend du programme. En tout cas, j’aimerais aller à Percé, l’Ile Bonaventure, Gaspé. Mais il y a certainement d’autres endroits qu’on peut visiter aussi. Ma première idée était de quitter Carleton le 03/09 au matin pour aller à La Malbaie (région de Charlevoix). J’ai réservé pour la soirée du 03/09 un repas au Restaurant du Bootlegger. J’aimerais aussi faire une excursion pour voir les baleines mais je ne sais pas où la faire (à Tadoussac ou en Gaspésie ?). Il faut aussi que je vous dise que nous quitterons La Malbaie le 04/09 pour rejoindre Montréal où notre vol vers Paris est à 21h55 (ne pas oublier de rendre la voiture de location). A quel endroit prendre le traversier en Gaspésie pour rejoindre soit Tadoussac si excursion baleines à cet endroit, soit un autre lieu de la région de Charlevoix ?
Voilà tout mon programme. Je ne sais pas s’il est clair pour vous et s’il y a des modifications majeures à apporter. En tout cas, je n’hésiterai pas à remanier mon programme au besoin.
Pour l’instant, à part la Gaspésie, tous les hôtels sont réservés par Booking.com donc je peux les annuler sans frais s’il fallait modifier.
Un grand merci pour votre et à bientôt j’espère avec vos commentaires.
Akhesa403
J’utilise pour la première fois le forum de discussion (voyagesforum.com) (hé oui il faut un début à tout) pour demander votre aide et votre avis sur le programme que je suis occupée à préparer pour notre voyage au Canada, mon mari et moi.
Voici ce que j’ai préparé :
Départ le 21/08 de Paris pour Toronto (arrivée à 17h15, heure locale).
Mercredi 22/08 : départ pour Niagara Falls toute la journée (j’ai réservé un billet combiné pour les chutes et le Citysightseeing tour) ? Jeudi 23/08 : tour en bus
Vendredi 24/08 : récupération voiture de location (quelles sont les sociétés de location de véhicules présentes au Canada ?) puis route vers Ottawa.
Samedi 25/08 : relève de la garde à la Colline du Parlement. Mon mari souhaite absolument voir la Police Montée Canadienne (ce qui est différent de la relève de la garde apparemment). Où peut-on les voir ?
Après-midi, visite d’1h30 avec l’Amphibus puis route vers Montreal où nous resterons 2 nuits. J’ai vu sur un site Internet un circuit dans Montreal mais je ne sais pas s’il est réalisable à pieds (en sachant que nous ne sommes pas « Musée ») sinon que nous conseillez-vous de voir en priorité dans ce laps de temps ?
Lundi 27/08 : départ pour Québec où là aussi nous resterons 2 nuits. A ce stade des préparatifs, je n’ai encore aucune idée de ce qu’on peut faire à Québec.
Mercredi 29/08 : départ pour la Gaspésie, plus précisément Carleton-sur-Mer (Baie des Chaleurs) où nous logerons chez des amis que nous avons rencontrés l’an dernier en vacances. Nous reviendrons en principe dormir tous les soirs chez eux. Je ne sais pas encore si on restera 4 nuits ou 5. Tout dépend du programme. En tout cas, j’aimerais aller à Percé, l’Ile Bonaventure, Gaspé. Mais il y a certainement d’autres endroits qu’on peut visiter aussi. Ma première idée était de quitter Carleton le 03/09 au matin pour aller à La Malbaie (région de Charlevoix). J’ai réservé pour la soirée du 03/09 un repas au Restaurant du Bootlegger. J’aimerais aussi faire une excursion pour voir les baleines mais je ne sais pas où la faire (à Tadoussac ou en Gaspésie ?). Il faut aussi que je vous dise que nous quitterons La Malbaie le 04/09 pour rejoindre Montréal où notre vol vers Paris est à 21h55 (ne pas oublier de rendre la voiture de location). A quel endroit prendre le traversier en Gaspésie pour rejoindre soit Tadoussac si excursion baleines à cet endroit, soit un autre lieu de la région de Charlevoix ?
Voilà tout mon programme. Je ne sais pas s’il est clair pour vous et s’il y a des modifications majeures à apporter. En tout cas, je n’hésiterai pas à remanier mon programme au besoin.
Pour l’instant, à part la Gaspésie, tous les hôtels sont réservés par Booking.com donc je peux les annuler sans frais s’il fallait modifier.
Un grand merci pour votre et à bientôt j’espère avec vos commentaires.
Akhesa403
Voyage à Myrtle Beach et la fuite de pétrole? English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons partir à Myrtle Beach la dernière semaine de juillet ou la première de aoùt (plus probable) mais la fuite de pétrole nous inquiète un peu.
Est ce que certains d'entre vous sont au courant des possibilités de pétrole là bas?
J'ai une amie qui a cancellée son voyage, elle avait trop peur....
Pour ma part, j'essaie de me renseigner avant de réserver...
Merci à vous!
Merci à vous!
Partir travailler seule à Mayotte? English translation pending
Bonsoir à tous et toutes!
Donc je suis une jeune fille de 21ans, et on m'a proposé un poste nourri et logé à Mayotte.🙂 Excellente nouvelle! Sauf que j'ai très peur! J'ai peur parce que je part seul, et que cette magnifique ile et complètement inconnue pour moi. Une jeune fille est déjà partie seul travaillé a Mayotte? Pouvez-vous m'en dire un peu plus sur Mayotte? Est-il risqué de partir seul et complètement seul travaillé à Mayotte? Soyez franc que je sache a quoi m'attendre....
Merci d'avance pour vos réponses, qui j'espère me conforterons dans mes choix
Donc je suis une jeune fille de 21ans, et on m'a proposé un poste nourri et logé à Mayotte.🙂 Excellente nouvelle! Sauf que j'ai très peur! J'ai peur parce que je part seul, et que cette magnifique ile et complètement inconnue pour moi. Une jeune fille est déjà partie seul travaillé a Mayotte? Pouvez-vous m'en dire un peu plus sur Mayotte? Est-il risqué de partir seul et complètement seul travaillé à Mayotte? Soyez franc que je sache a quoi m'attendre....
Merci d'avance pour vos réponses, qui j'espère me conforterons dans mes choix
Vivre au Québec English translation pending
bonjour je suis desireux d'aller vivre au quebec avec ma famille, j'aimerais avoir des renseignements sur les couverture sociales sur le cout de la vie, sur le location de maison ou d'appartement
merci