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Kirghizistan avec enfants pour août English translation pending
Bonjour à vous,
j'avais posté il y a quelques mois déjà, pour un voyage au Kirghizistan avec un enfant diabétique...
Je me suis depuis, renseignée sur mes questions à ce sujet, mais il m'en reste d'autres.😛
Les billets sont pris pour aout 2015. Nous partons un peu moins de 3 semaines.
Je cherche à droite et à gauche des infos, j'ai acheté le lonely planet, une carte aussi...
A savoir, que nous sommes avec 2 croquettes de 10 et 5 ans. Que nous allons voir ce pays et ses habitants, que nous souhaitons nous balader, pas de trek pour nous, ce seront nos "vacances", on va dire du repos et de la découverte!
Voici l'itinéraire que l'on projette: ( on ne veut pas TOUT prévoir, mais c'est une idée, qui bien-sur sera modifiée au fil des jours, des rencontres ou du bien-être du moment)
-Arrivée à Bishkek le 4 aout au petit matin.(nous avons réservé à l'Ultimate G-H, les 3 premières nuits)
-découverte etc...
-un aller-retour sur la journée pour aller au canyon d'Ala Artcha ou dans la vallée d'Alamedin, vous me conseillez quoi?
-départ de la capitale par le train pour Balyktchi ( j'ai lu qu'il n'y a aucun intérêt dans cette ville, mais le trajet en train est pour nous un superbe intérêt pour rencontrer la populasse. et il y a une école de voile basée dans cette ville. Visiblement la seule du pays, et j'ai dans l'idée qu'il serait cool de faire un petit tour en cata ou optimiste sur l'Issik Kul, étant donné que croquette one est voileux, et que le papa aussi.) Bon par contre zéro info sur cette ville quant à l'hébergement ou autre...Si vous avez, je suis preneuse on y passerait une nuit)
-direction Tamchy pour farniente, on y resterait 2 nuits (avez-vous vu des petits voiliers à Tamchy ou Cholpon Ata ou pas?)
-Direction Karakol
-j'aimerai une balade de quelques jours pour se poser ds une yourte, voir la vie nomade si possible, avec des étendues vertes, 😇 pour s'allonger dans l'herbe et regarder le ciel Kirghise.... Mais vers quel endroit se diriger, comment, etc???? Le cheval c'est pas notre truc, mais pourquoi pas essayer...Mais de là à partir plusieurs jours dessus, je doute que nos fessiers non-habitués apprécient! Dans l'idée c'est + de marcher, quite à mettre croquette deux sur un canasson car la mademoiselle n'est pas vraiment habituée à marcher longtemps.... peut-être+ vers Kotchkor??
-puis direction Tamga pour se poser à nouveau...
-retour sur Bishkek l'avant-veille du départ....
J'oubliais, on ne veut pas monter trop haut en altitude, ne connaissant pas la combinaison diabète-altitude, pas de risques...
Pouvez-vous me conseiller, m'aiguiller? Merci
Pouvez-vous me conseiller, m'aiguiller? Merci
Piste Tazenakht - Fint English translation pending
Bonjour à tous,
Voyageant dans le sud marocain en 4x4 depuis quelques années, je cherche des infos sur la piste entre Tazenakht et l' oasis de Fint (type de piste, km, horaire)
Notre étape prévue ce jour là: départ de l' erg Chegaga, lac Iriki, Foum Zguid, Tazenakht.
merci à tous de vos infos
Yves
Voyageant dans le sud marocain en 4x4 depuis quelques années, je cherche des infos sur la piste entre Tazenakht et l' oasis de Fint (type de piste, km, horaire)
Notre étape prévue ce jour là: départ de l' erg Chegaga, lac Iriki, Foum Zguid, Tazenakht.
merci à tous de vos infos
Yves
Voyage au Spitzberg, terre arctique English translation pending
Bonjour,
je rentre d'un voyage au Spitzberg, je voudrais vous faire partager ces décors ... grosse claque. J'ai envie d'y retourner !
J'ai fais un premier article ici ou j'ai mis des vidéos et des photos : 1. A la découverte du Spitzberg
J'essais au tant que possible de donner un maximum d'info avec un peu d'historique, je trouve que c'est important, à titre perso c'est une parti qui ma passionne dans les voyages.
N'hésitez pas à poser des questions. J'y répondrais dans la mesure du possible. Je donne aussi des renseignements complémentaires aux gens qui étaient sur la croisière avec moi et aux personnes inscrites à la newsletter si ça vous intéresse.
Et si certains d'entre vous ont aussi été là bas j'aimerais avoir leurs expériences !
J'ai fais un premier article ici ou j'ai mis des vidéos et des photos : 1. A la découverte du Spitzberg
J'essais au tant que possible de donner un maximum d'info avec un peu d'historique, je trouve que c'est important, à titre perso c'est une parti qui ma passionne dans les voyages.
N'hésitez pas à poser des questions. J'y répondrais dans la mesure du possible. Je donne aussi des renseignements complémentaires aux gens qui étaient sur la croisière avec moi et aux personnes inscrites à la newsletter si ça vous intéresse.
Et si certains d'entre vous ont aussi été là bas j'aimerais avoir leurs expériences !
Ancienneté de permis pour louer une voiture en Californie English translation pending
Bonjour !
Je pars en septembre faire l'ouest américain. J'aimerais louer une voiture, or j'ai le permis depuis seulement 6 mois et je sais que la plupart des compagnies n'acceptent pas de louer aux moins d'un an de permis. Est-ce que connaissez vous une compagnie qui le fait, ou un moyen de louer une voiture (particulier) ?
Merci d'avance pour votre aide,
Julia
Notre itinéraire Java - Bali - Lombok pour un voyage de noces English translation pending
Bonjour !
Nous partons en voyage de noces en Indonésie durant le mois d'octobre prochain et nous sommes à la recherche de conseils et d'avis concernant notre itinéraire. Ce sera mon second voyage en Asie et le premier pour mon mari.
Nous avons déjà réservé les hôtels sur Java (Borobudur), une partie sur Bali (Ubud) et à Lombok (Senggigi). Il nous manque 2 nuits à réserver entre Ubud et Senggigi... et c'est là que nous hésitons !
Voici notre parcours :
J1 : Arrivée en fin de journée à Yogyakarta et nuit à l'hôtel. J2 : Journée tranquille à l'hôtel pour récupérer + visite du village Maitan J3 : Visite des temples de Borobudur et Prambanan J4 : Départ pour Denpasar puis trajet vers Ubud (arrivée vers midi à l'hôtel) Après-midi tranquille à l'hôtel J5 à J8 : C'est LA partie de notre voyage qu'on doit encore beaucoup peaufiner car on est très curieux de découvrir cette île, ses temples, sa culture... On planifie nos visites depuis UBUD, on doit encore faire des choix, mais pour le moment, nous avons en tête : les rizières, la Monkey forest, vallée de l'Ayung, visite de temples (mais lesquels privilégier ?) On aimerait beaucoup découvrir : les temples de Tanah Lot et Uluwatu. On a encore 2 nuits à réserver pour le J7 et J8, on hésite beaucoup à rester sur Ubud ou au contraire en profiter pour se déplacer avant notre départ pour Lombok... mais on ne sait pas trop quelle région privilégier sachant que notre départ pour Lombok est pour le moment prévu par avion depuis Denpasar... J9 à J13 : Senggigi, Iles Gili... et un renoncement : l'ascension du Rinjani (mais sûrement pour un prochain voyage !?).
Voilà un peu où nous en sommes !
Merci pour votre aide précieuse :)
Nous partons en voyage de noces en Indonésie durant le mois d'octobre prochain et nous sommes à la recherche de conseils et d'avis concernant notre itinéraire. Ce sera mon second voyage en Asie et le premier pour mon mari.
Nous avons déjà réservé les hôtels sur Java (Borobudur), une partie sur Bali (Ubud) et à Lombok (Senggigi). Il nous manque 2 nuits à réserver entre Ubud et Senggigi... et c'est là que nous hésitons !
Voici notre parcours :
J1 : Arrivée en fin de journée à Yogyakarta et nuit à l'hôtel. J2 : Journée tranquille à l'hôtel pour récupérer + visite du village Maitan J3 : Visite des temples de Borobudur et Prambanan J4 : Départ pour Denpasar puis trajet vers Ubud (arrivée vers midi à l'hôtel) Après-midi tranquille à l'hôtel J5 à J8 : C'est LA partie de notre voyage qu'on doit encore beaucoup peaufiner car on est très curieux de découvrir cette île, ses temples, sa culture... On planifie nos visites depuis UBUD, on doit encore faire des choix, mais pour le moment, nous avons en tête : les rizières, la Monkey forest, vallée de l'Ayung, visite de temples (mais lesquels privilégier ?) On aimerait beaucoup découvrir : les temples de Tanah Lot et Uluwatu. On a encore 2 nuits à réserver pour le J7 et J8, on hésite beaucoup à rester sur Ubud ou au contraire en profiter pour se déplacer avant notre départ pour Lombok... mais on ne sait pas trop quelle région privilégier sachant que notre départ pour Lombok est pour le moment prévu par avion depuis Denpasar... J9 à J13 : Senggigi, Iles Gili... et un renoncement : l'ascension du Rinjani (mais sûrement pour un prochain voyage !?).
Voilà un peu où nous en sommes !
Merci pour votre aide précieuse :)
Que manger en Namibie? English translation pending
Hello,
Notre modérateur ayant fait "que voir en Namibie ?"
Je vais essayer de trouver des plats locaux et typiques de Namibie
Bon je ne sais pas si ce fil va passionner beaucoup de monde mais....dans ce cas dites le moi j'arrête.
La Namibie n'est pas connue pour être une grande destination gastronomique. Et bien sur ce qui manque le plus à nous les français c'est : les plats si savoureux de notre pays.
Je rappelle en passant à Voyajou qu'il nous a fait une promesse.
Pourtant on arrive à trouver des trucs sympas au rythme des saisons. Je vais essayer de vous en parler de temps en temps. Ce soir on commence par.... les champignons, pas banal mais il y a pourtant quelques petites choses intéressantes.
D'abord le célèbre Omajova, champignon qui pousse uniquement à la saison des pluies à l'intérieur et autour des termitières. On peut les préparer en omelette, avec du beurre et de l’ail ou comme des pizzas car le chapeau peut être énorme, on met du fromage dessus, du jambon, des poivrons… Même cru avec une vinaigrette. Les ouvriers des fermes en ramassent et les vendent sur le bord des routes. Quand on voit un atroupement sur le bas côté à la saison des pluies, il y a de l’omajowa à vendre.

Ahhhhh le roi des rois en France, le diamant noir, la truffe du périgord. Et bien ici on a le diamant du Kalahari, oui, la truffe du Kalahari qui pousse sous le sable brulant du désert. Moins parfumée mais honorable, en salade fraiche ou en omelette

Voila un petit exemple de ce qu'on peut trouver et déguster si on cherche bien.
Emmanuel
Notre modérateur ayant fait "que voir en Namibie ?"
Je vais essayer de trouver des plats locaux et typiques de Namibie
Bon je ne sais pas si ce fil va passionner beaucoup de monde mais....dans ce cas dites le moi j'arrête.
La Namibie n'est pas connue pour être une grande destination gastronomique. Et bien sur ce qui manque le plus à nous les français c'est : les plats si savoureux de notre pays.
Je rappelle en passant à Voyajou qu'il nous a fait une promesse.
Pourtant on arrive à trouver des trucs sympas au rythme des saisons. Je vais essayer de vous en parler de temps en temps. Ce soir on commence par.... les champignons, pas banal mais il y a pourtant quelques petites choses intéressantes.
D'abord le célèbre Omajova, champignon qui pousse uniquement à la saison des pluies à l'intérieur et autour des termitières. On peut les préparer en omelette, avec du beurre et de l’ail ou comme des pizzas car le chapeau peut être énorme, on met du fromage dessus, du jambon, des poivrons… Même cru avec une vinaigrette. Les ouvriers des fermes en ramassent et les vendent sur le bord des routes. Quand on voit un atroupement sur le bas côté à la saison des pluies, il y a de l’omajowa à vendre.

Ahhhhh le roi des rois en France, le diamant noir, la truffe du périgord. Et bien ici on a le diamant du Kalahari, oui, la truffe du Kalahari qui pousse sous le sable brulant du désert. Moins parfumée mais honorable, en salade fraiche ou en omelette

Voila un petit exemple de ce qu'on peut trouver et déguster si on cherche bien.
Emmanuel
19 jours en solo dans le nord du Chili English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis rentrée il y a exactement un mois d'un voyage de deux semaines et demi dans le nord du Chili. Je vous mets ci-dessous le récit de ce périple, jour par jour, en espérant que cela donnera à certains l'envie de découvrir cette superbe région ! Bonne lecture :-)
Mercredi 19 février 2014 – - Le Chili, ça se mérite… ou comment faire Paris-Santiago en 26 heures
Mon aventure chilienne a commencé par un loooong périple en avion, avec American Airlines. Cela faisait un moment que je n’avais pas pris cette compagnie aérienne, et je dois dire que j’en ai été très satisfaite. Hôtesses et stewards sympas, sièges corrects, excellents plateaux repas (entre la pizza margherita croustillante du Paris-Dallas et le croissant chaud du Dallas-Santiago, mon cœur balance…), il n’y avait rien à redire.
Le premier vol, de Paris à Dallas, fut marqué par diverses turbulences parfois un peu impressionnantes, mais heureusement toujours assez brèves. Pour un aussi long vol (11 heures) je m’étais mise côté couloir, et quel ne fut pas mon émerveillement de découvrir à un moment, en jetant un coup d’œil par-dessus ma voisine, les étendues enneigées et désertes du sud du Groenland et du nord du Canada. La vue était très claire et la vision de ces grandes étendues blanches, parfois coupées par un peu d’océan à moitié pris dans la glace, était de toute beauté !

Une fois à Dallas j’ai fait connaissance à l’immigration avec le service de l’agriculture, qui m’a confisqué –sans surprise – les deux oranges et les deux clémentines qu’il me restait, même si je n’étais qu’en transit. Par contre j’ai pu garder mon pain et un cookie ^^ L’aéroport est un gros hub d’American Airlines, et on y trouve des vols pour les quatre coins des USA ! L’aérogare D, dans lequel j’étais, est assez agréable avec de nombreuses boutiques et restaurants. Quelques bornes internet m’ont permis de passer le temps, et d’éviter de m’endormir… Cette escale était de 23H à 5H heure française, et je peux vous dire que j’avais les yeux qui piquaient :-) En tout cas pas de doute, Dallas c’est bien au Texas, les diverses boutiques de souvenirs l’attestent avec plein de souvenirs texans tous plus kitschs les uns que les autres.
J’étais bien fatiguée en m’installant sur le vol suivant, et après avoir un peu papoté avec ma voisine, qui s’apprêtait à déménager au Chili, et mangé un morceau devant Last Vegas je me suis endormie d’un coup. Contrairement au vol précédent celui-ci était plein et je n’ai donc pas pu m’étaler sur deux places comme je l’espérais, mais j’ai tout de même dormi quatre heures, pas mal ! J’étais placée au beau milieu de l’avion et ma vue sur les hublots était plus que limitée, mais j’ai tout de même entr’aperçu un lever de soleil, et un petit bout des Andes… L’avion s’est posé à Santiago à 9H30 heure locale, et j’ai mis près de deux heures pour sortir de l’aéroport. Nous avons d’abord dû tous nous réinstaller à nos places car l’avion était mal garé ( !), puis l’immigration et surtout la douane ont fait des leurs… La douane chilienne est bel et bien pour moi la pire de toutes, cela se confirme ! TOUS les bagages étaient passés aux rayons X avant de pouvoir sortir de l’aéroport, et la queue pour y accéder était absolument monstrueuse.
Mauvaise nouvelle du matin, par ailleurs, aucun des deux téléphones que j’ai emportés ne fonctionne. Je pense que c’est dû à ma puce… Un adorable G.O. de tour organisé pour ados m’a prêté son téléphone pour que je puisse prévenir mon hôtesse à Santiago de mon retard, afin qu’elle ne m’attende pas 2 heures au métro.
La suite des opérations s’est passée assez simplement : bus pour Los Heroes puis métro, et arrivée chez mon hôtesse AirBNB. Bien installée dans ma petite chambre j’ai enfin pu souffler… Bienvenue à Santiago !!
Jeudi 20 février 2014 – - 24 heures chrono à Santiago
Plutôt que d’enchaîner les vols j’ai donc choisi de passer une nuit à Santiago, dans une chambre louée via AirBNB. Mon hôtesse est adorable et la chambre est agréable, même si elle donne sur une rue assez passante. Cela fait du bien de pouvoir se poser après un long trajet comme cela !
Une bonne douche et une petite sieste plus tard, me voilà prête à partir à la (re)découverte de Santiago… Comme je n’ai pas énormément de temps ici à Santiago, je décide de me concentrer sur le centre-ville. Je commence par le barrio Paris-Londres. Il s’agit de deux rues perpendiculaires (Paris et Londres, donc) à l’ambiance toute provinciale, avec leurs pavés et leurs maisons toutes différentes. La concentration d’hôtels au m² est impressionnante, mais cela doit être sympa de loger ici !
Difficile d’imaginer que dans ce quartier aujourd’hui si paisible existait sous Pinochet un centre de détention et de torture… Situé au n°38 de Londres, ce bâtiment a été transformé en mémorial et se visite depuis peu. 2000 personnes sont passées par ce centre, et 98 y ont péri dont des adolescents et des femmes enceintes. La maison n’est pas en très bon état, et visiter ces pièces vides et décrépies fait froid dans le dos… Devant l’entrée des plaques sont insérées dans les pavés – seul endroit que les détenus pouvaient voir à leur arrivée - et portent chacune le nom d’une personne décédée.
A l’une des extrémités de Londres se trouve l’église St François, qui présente la particularité d’être la plus ancienne église de Santiago. Son plafond à caissons est magnifique, et l’église s’ouvre sur un cloître non accessible (car il fait maintenant partie du musée colonial), mais qui semble fort agréable !
Mon étape suivante est le cerro Santa Lucia, une colline arborée avec plein de fontaines, d’escaliers, de jardins… Ce parc est comme un petit poumon vert au cœur de la ville. Comme en 2012 je décide de monter au sommet afin d’avoir une vue panoramique sur Santiago, mais c’est dur ! La balade n’est pas particulièrement raide, hormis un petit passage sur la fin, mais je suis complètement crevée. Je monte à deux à l’heure, mais la vue me remet d’aplomb illico !

Juste à côté du cerro Santa Lucia se trouve la bibliothèque nationale, qui est sur le point de fermer. J’ai tout de même le temps de faire un petit saut dans leur expo, qui présente des livres de forme incongrue. Le bâtiment en tant que tel est très chouette, avec de grandes verrières-vitraux.
Après quelques courses rapides au supermarché Lider je remonte la rue de la Merced jusqu’à la Plaza de Armas. Je découvre en chemin l’église de la Merced - avec à l’intérieur quelques statues bien kitsch comme il faut - puis la Casa Colorada, construite en 1769 et qui est l’une des demeures coloniales les mieux conservées de Santiago. C’est une petite maison basse avec un porche en bois et de nombreuses plantes, elle a beaucoup de charme !
Lorsque j’arrive sur la Plaza de Armas, c’est la déception… Elle est complètement fermée pour rénovation ! De hautes palissades l’entourent et en empêchant l’accès, seul un petit passage est dégagé sur le côté pour que l’on puisse tout de même circuler. Je décide d’aller voir cela de plus près et je monte à l’auberge de jeunesse où j'avais logé lors d'un précédent voyage en 2012. Je prétexte alors une demande d’information pour faire un tour à l’intérieur, et prendre quelques photos de la place d’armes, vue d’en haut. Bilan des courses, l’auberge a vieilli, et la Place d’Armes n’est pas si défigurée que cela malgré les travaux !
Je continue ensuite, toujours à pied, jusqu’au barrio Lastarria. En un mot comme en cent, ce fut mon coup de cœur de la journée ! Ce petit quartier est bohème à souhait, avec plein de petites boutiques, de restaurants, de terrasses ombragées de grands parasols blancs… Les rues sont bordées de mimosas, cela doit être superbe lorsqu’ils sont fleuris. A certains coins de rue des musiciens jouent des airs variés, ce qui rajoute encore à l’atmosphère. Je me plais tellement dans ce quartier que je décide d’y manger en terrasse, dans un petit resto dont la spécialité m’a attiré l’œil : des gaufres salées ! J’opte pour la gaufre au chèvre, tomates cerises et roquette, et je me régale. Je sympathise avec une Chilienne qui a longtemps vécu en France. Nous passons un moment à discuter, en français bien sûr ;-)
Ma balade du jour se termine sur la place Baquedano, où se trouve un immeuble qui m'avait beaucoup marquée en 2012 : celui en forme de téléphone portable ! C’est le siège d’une compagnie de téléphonie mobile… Après quelques dernières photos je reprends ensuite le métro jusqu'à ma chambre, où je dîne rapidement avant de me coucher.

Je suis rentrée il y a exactement un mois d'un voyage de deux semaines et demi dans le nord du Chili. Je vous mets ci-dessous le récit de ce périple, jour par jour, en espérant que cela donnera à certains l'envie de découvrir cette superbe région ! Bonne lecture :-)
Mercredi 19 février 2014 – - Le Chili, ça se mérite… ou comment faire Paris-Santiago en 26 heures
Mon aventure chilienne a commencé par un loooong périple en avion, avec American Airlines. Cela faisait un moment que je n’avais pas pris cette compagnie aérienne, et je dois dire que j’en ai été très satisfaite. Hôtesses et stewards sympas, sièges corrects, excellents plateaux repas (entre la pizza margherita croustillante du Paris-Dallas et le croissant chaud du Dallas-Santiago, mon cœur balance…), il n’y avait rien à redire.
Le premier vol, de Paris à Dallas, fut marqué par diverses turbulences parfois un peu impressionnantes, mais heureusement toujours assez brèves. Pour un aussi long vol (11 heures) je m’étais mise côté couloir, et quel ne fut pas mon émerveillement de découvrir à un moment, en jetant un coup d’œil par-dessus ma voisine, les étendues enneigées et désertes du sud du Groenland et du nord du Canada. La vue était très claire et la vision de ces grandes étendues blanches, parfois coupées par un peu d’océan à moitié pris dans la glace, était de toute beauté !

Une fois à Dallas j’ai fait connaissance à l’immigration avec le service de l’agriculture, qui m’a confisqué –sans surprise – les deux oranges et les deux clémentines qu’il me restait, même si je n’étais qu’en transit. Par contre j’ai pu garder mon pain et un cookie ^^ L’aéroport est un gros hub d’American Airlines, et on y trouve des vols pour les quatre coins des USA ! L’aérogare D, dans lequel j’étais, est assez agréable avec de nombreuses boutiques et restaurants. Quelques bornes internet m’ont permis de passer le temps, et d’éviter de m’endormir… Cette escale était de 23H à 5H heure française, et je peux vous dire que j’avais les yeux qui piquaient :-) En tout cas pas de doute, Dallas c’est bien au Texas, les diverses boutiques de souvenirs l’attestent avec plein de souvenirs texans tous plus kitschs les uns que les autres.
J’étais bien fatiguée en m’installant sur le vol suivant, et après avoir un peu papoté avec ma voisine, qui s’apprêtait à déménager au Chili, et mangé un morceau devant Last Vegas je me suis endormie d’un coup. Contrairement au vol précédent celui-ci était plein et je n’ai donc pas pu m’étaler sur deux places comme je l’espérais, mais j’ai tout de même dormi quatre heures, pas mal ! J’étais placée au beau milieu de l’avion et ma vue sur les hublots était plus que limitée, mais j’ai tout de même entr’aperçu un lever de soleil, et un petit bout des Andes… L’avion s’est posé à Santiago à 9H30 heure locale, et j’ai mis près de deux heures pour sortir de l’aéroport. Nous avons d’abord dû tous nous réinstaller à nos places car l’avion était mal garé ( !), puis l’immigration et surtout la douane ont fait des leurs… La douane chilienne est bel et bien pour moi la pire de toutes, cela se confirme ! TOUS les bagages étaient passés aux rayons X avant de pouvoir sortir de l’aéroport, et la queue pour y accéder était absolument monstrueuse.
Mauvaise nouvelle du matin, par ailleurs, aucun des deux téléphones que j’ai emportés ne fonctionne. Je pense que c’est dû à ma puce… Un adorable G.O. de tour organisé pour ados m’a prêté son téléphone pour que je puisse prévenir mon hôtesse à Santiago de mon retard, afin qu’elle ne m’attende pas 2 heures au métro.
La suite des opérations s’est passée assez simplement : bus pour Los Heroes puis métro, et arrivée chez mon hôtesse AirBNB. Bien installée dans ma petite chambre j’ai enfin pu souffler… Bienvenue à Santiago !!
Jeudi 20 février 2014 – - 24 heures chrono à Santiago
Plutôt que d’enchaîner les vols j’ai donc choisi de passer une nuit à Santiago, dans une chambre louée via AirBNB. Mon hôtesse est adorable et la chambre est agréable, même si elle donne sur une rue assez passante. Cela fait du bien de pouvoir se poser après un long trajet comme cela !
Une bonne douche et une petite sieste plus tard, me voilà prête à partir à la (re)découverte de Santiago… Comme je n’ai pas énormément de temps ici à Santiago, je décide de me concentrer sur le centre-ville. Je commence par le barrio Paris-Londres. Il s’agit de deux rues perpendiculaires (Paris et Londres, donc) à l’ambiance toute provinciale, avec leurs pavés et leurs maisons toutes différentes. La concentration d’hôtels au m² est impressionnante, mais cela doit être sympa de loger ici !
Difficile d’imaginer que dans ce quartier aujourd’hui si paisible existait sous Pinochet un centre de détention et de torture… Situé au n°38 de Londres, ce bâtiment a été transformé en mémorial et se visite depuis peu. 2000 personnes sont passées par ce centre, et 98 y ont péri dont des adolescents et des femmes enceintes. La maison n’est pas en très bon état, et visiter ces pièces vides et décrépies fait froid dans le dos… Devant l’entrée des plaques sont insérées dans les pavés – seul endroit que les détenus pouvaient voir à leur arrivée - et portent chacune le nom d’une personne décédée.
A l’une des extrémités de Londres se trouve l’église St François, qui présente la particularité d’être la plus ancienne église de Santiago. Son plafond à caissons est magnifique, et l’église s’ouvre sur un cloître non accessible (car il fait maintenant partie du musée colonial), mais qui semble fort agréable !
Mon étape suivante est le cerro Santa Lucia, une colline arborée avec plein de fontaines, d’escaliers, de jardins… Ce parc est comme un petit poumon vert au cœur de la ville. Comme en 2012 je décide de monter au sommet afin d’avoir une vue panoramique sur Santiago, mais c’est dur ! La balade n’est pas particulièrement raide, hormis un petit passage sur la fin, mais je suis complètement crevée. Je monte à deux à l’heure, mais la vue me remet d’aplomb illico !

Juste à côté du cerro Santa Lucia se trouve la bibliothèque nationale, qui est sur le point de fermer. J’ai tout de même le temps de faire un petit saut dans leur expo, qui présente des livres de forme incongrue. Le bâtiment en tant que tel est très chouette, avec de grandes verrières-vitraux.
Après quelques courses rapides au supermarché Lider je remonte la rue de la Merced jusqu’à la Plaza de Armas. Je découvre en chemin l’église de la Merced - avec à l’intérieur quelques statues bien kitsch comme il faut - puis la Casa Colorada, construite en 1769 et qui est l’une des demeures coloniales les mieux conservées de Santiago. C’est une petite maison basse avec un porche en bois et de nombreuses plantes, elle a beaucoup de charme !
Lorsque j’arrive sur la Plaza de Armas, c’est la déception… Elle est complètement fermée pour rénovation ! De hautes palissades l’entourent et en empêchant l’accès, seul un petit passage est dégagé sur le côté pour que l’on puisse tout de même circuler. Je décide d’aller voir cela de plus près et je monte à l’auberge de jeunesse où j'avais logé lors d'un précédent voyage en 2012. Je prétexte alors une demande d’information pour faire un tour à l’intérieur, et prendre quelques photos de la place d’armes, vue d’en haut. Bilan des courses, l’auberge a vieilli, et la Place d’Armes n’est pas si défigurée que cela malgré les travaux !
Je continue ensuite, toujours à pied, jusqu’au barrio Lastarria. En un mot comme en cent, ce fut mon coup de cœur de la journée ! Ce petit quartier est bohème à souhait, avec plein de petites boutiques, de restaurants, de terrasses ombragées de grands parasols blancs… Les rues sont bordées de mimosas, cela doit être superbe lorsqu’ils sont fleuris. A certains coins de rue des musiciens jouent des airs variés, ce qui rajoute encore à l’atmosphère. Je me plais tellement dans ce quartier que je décide d’y manger en terrasse, dans un petit resto dont la spécialité m’a attiré l’œil : des gaufres salées ! J’opte pour la gaufre au chèvre, tomates cerises et roquette, et je me régale. Je sympathise avec une Chilienne qui a longtemps vécu en France. Nous passons un moment à discuter, en français bien sûr ;-)
Ma balade du jour se termine sur la place Baquedano, où se trouve un immeuble qui m'avait beaucoup marquée en 2012 : celui en forme de téléphone portable ! C’est le siège d’une compagnie de téléphonie mobile… Après quelques dernières photos je reprends ensuite le métro jusqu'à ma chambre, où je dîne rapidement avant de me coucher.

Edreams: réservation vol pas faite, argent prélevé de ma carte... English translation pending
Edreams plus jamais...
Lundi passée j'ai faite une réservation, le prix était correcte, ils ont rajouté des frais à la fin de la réservation mais j'ai décidé de poursuivre. Quelle mauvaise idée!!!!!! 😕
Pour finir j'ai payé avec ma carte de crédit, et au moment d'avoir ma confirmation, surprise... Il y avait un problème, ils avait pas pu réserver mon billet et normalement rien avait était prélevée de ma carte de crédit.
J'ai appelé ma carte pour m’assurer et en fait même s'il n'y a pas de réservation, le montant de CHF 1030 a resté bloquée. J'ai envoyé un email pour voir qu'est-ce qui se passé, pas de réponse. J'ai du appeler 2 fois à son service client qui est payante, et les expliquer le problème et sur son système la réservation était annulée mais elles m'ont dit que l'argent restera bloqué pour plusieurs jours car c'est la carte de crédit que prenait 6, 7 ou je ne sais pas combien jours pour la libérer. Chose que n'est pas vrai, c'est qui n'ont pas voulu la débloquer... J'ai envoyé un autre email pour demander que quelqu'un fasse quelque chose car j'ai plus de limite sur ma carte et le billet est pour cette semaine, mais toujours pas de réponse... Entre temps les billets ont augmenté, la date de départ approche et je pas de billet encore.
Au moins j’espère que mon cas soit utile à quelqu'un d'autre. Comme s'est marqué sur des autres post ils sont des arnaqueurs!!!
Croisière Médina sur le Zénith le 3 mai 2014 English translation pending
Bonjour,
qui part avec nous le 3 mai 2014 sur le Zénith
il serait agréable de pouvoir échanger nos infos et faire connaissance
A bientôt
Annie
A l'Ouest, rien de nouveau? Si un nouvel itinéraire... English translation pending
Bonjour
Tout d'abord, je tenais à vous remercier pour tous ces carnets de voyage, posts et blogs qui sont de vraies mines d'information pour nous neophytes de l'Ouest americain. Je veux aussi remercier tous les experts passionnés par ces contrées qui prennent le temps de répondre à toutes nos interrogations sans se lasser de répéter parfois (souvent ?) leurs bons conseils (dormir 1 nuit à Death valley, au moins 3 nuits à Moab....). J'aurai juste un reproche, vos commentaires sont tellement dithyrambiques pour chaque endroit qu'il est très difficle de faire un choix (on voudrait tout voir!!!). Bon , assez de cirage de pompe, je souhaiterais connaître vos avis sur notre itinéraire de 25 jours, itinéraire je pense assez classique mais pourtant le fruit de nombreuses nuits blanches (de lectures), de choix corneliens (faire ou ne pas faire Yellowstone...comme dirait Shakespeare) et de décisions douloureuses (pas de Yellowstone, pas d'Havasupai ….trop chronophage).
Nous sommes un couple avec 3 garçons de 12, 14 et 15 ans, premier voyage dans l'ouest americain. Les billets d'avion sont déjà achetés. J'ai noté les balades qu'on aimerait faire (mais rien n'est définitif) ainsi que le temps approximatif à y consacrer pour pouvoir déterminer la durée des séjours à chaque endroit
J1 Vendredi 25/07 PHOENIX Arrivée 22h
J2 Samedi 26/07 PHOENIX-SEDONA 350 km 5h30 par Apache TrailApache trail : Goldfield Ghost Town 1h, Tortilla Flat, Lost Dutchman Park ?, Tonto NP : Lower Cliff Dwelling (1.5km - dénivelé 110m - 45 minutes – Modéré) Puis Payson Montezuma Castle ?? SEDONA Chapel Of The Holy Cross (Point de vue et chapelle - 15 minutes) Sunset Crescent Moon (1/2h) ou Airport Mesa Q: Faut il mieux faire une balade à Tonto NP ou faire Montezuma Castle ?
J3 Dimanche 27/07 SEDONA- GRAND CANYON 170KM-1H50 Rando : Devil's Bridge Trail (3.2km - 1h20 - ) (ou Doe mountain trail 1H30 ?? ou Broken Arrow/ Submarine Rock 4 miles=2h ???) Puis Entre Sedona et Flagstaff, Slide Rock SP par la Oak scenic drive AZ89A Flagstaff -WILLIAMS pour voir un peu la 66 Grand Canyon : Hermit rest road Q: Quelle balade favoriserez vous à Sedona
J4 Lundi 28/07 Grand Canyon /PAGE 220 km (2h45) Grand Canyon : desert view drive Marble Canyon et Lees Ferry (2h) En fonction de la route US89 (coupée entre Bitter Springs et Page??) +/-Toadstool Hoodos (1h) Lac POWEL et à18h15 bateau pour Antelop Canyon Q Est ce que la route US89 est toujours coupée entre Bitter Springs (jonction US89 et US89A) et Page
J5 Mardi 29/07 PAGE/Monument Valley 200 km (2h15) Antelope Canyon Lower (vers 8h30-9h) + Horseshoe Bend +/- Antelope Canyon Upper Toadstool Hoodos (si pas fait la veille) ou Navajo National Monument MONUMENT VALLEY : Valley Drive: 2h30 Q Interet de Navajo NM
J6 Mercredi 30/07 MONUMENT VALLEY / Moab 250 km (3h30) Faire Goosenecks (30mn) puis retourner sur US 163 SI TEMPS SEC pour faire valley of the gods (1h) qui ramene sur moky dugway puis MULET POINT +++(1h) Ruines indiennes ( Road Canyon 2h30 ou Moonhouse 2h30 ou Mule Canyon 1h30) ou Naturel Bridges NM ou The Needles Q Quel site faut il mieux visiter sur la route ? Entre Road Canyon , Moonhouse ou Mule Canyon, lequel choisir?
J7 Jeudi 31/07 MOAB ARCHES : Devil's Garden (6.4km – 3h)+Double Arch (800m - 30 minutes) + The Windows (1.6km - 45 minutes) +/-broken arch (2km), sand dune arch (0,5km), Balanced Rock (400m, 15 minutes) +/- Balade sur UT 128 avec Fisher Towers Delicate Arch 5 km (2h) au sunset
J8 Vendredi 1/07 MOAB Dead horse point Canyonlands-island in the sky :Mesa Arch (800m- 40 minutes) White Rim Overlook (3km - 1h) +Murphy Point (6.4km – 2h) Shafer Trail (si pratiquable) et Potash Road +/-Corona Arch et Bow Tie Arch (1h30) +/- Poison spider mesa (4km à pied)
J9 Samedi 2/08 MOAB/Bryce 430 km (5h) Goblin Valley State Park 1h Little Wild Horse Canyon (5.7km si on s'arrête à l'extrémité des "narrows" - 2h30) si temps OK UT 24 Capitol Reef : UT 24 + Scenic road National scenic road UT12) Bryce Journée tres chargée et capitol Reef survolé pour pouvoir arriver à Bryce le soir et attaquer le lendemain matin tot la balade prévue
J10 Dimanche 3/08 BRYCE Navajo + Queen's Garden+Peekaboo loop (10.5km, 5h)+/- Moosy cave +/-Kodachrome Rodeo ?? Q Est ce que le rodeo a lieu le dimanche ?
J11 Lundi 4/08 BRYCE/ZION 150 km 2h +/- red canyon (pink Ledges1,6 km 30 mn et photo trail (0,5 km) ou Cedar Breaks National Monument : panorama trail (6.4km, dénivelé 170m, 2h) Zion : Canyon overlook et The Narrows 4h A/R Q interet de Cedar Breaks N M ?
J12 Mardi 5/08 ZION/LAS VEGAS 300 km 3 h 29 minZion : Angel's Landing (8km - dénivelé 453m – 3h30) Valley of fire Q: Vers quelle heure faut il arriver à VOF ? Peut on envisager un détour par Kanarra Creek cette journée ?
J13 Mercredi 6/08 LAS VEGAS
J14 Jeudi 7/08 LAS VEGAS/Death Valley (Stovepipe Wells ou Furnace Creek )230 km 2h30 LV Death valley Q Etat de la piste de Titus Canyon ?
J15 Vendredi 8/08 Death Valley/Lee Vining 360 km 4h Death valley Alabama Hills Mamoth Lake ou mono Lake Bodie Q Faut il mieux favoriser Mamoth Lake ou mono Lake ? J'ai lu qu'il y avait un mini Yellowstone, enfin quelques geysers (on se console comme on peut de pas aller à Yellowstone) à coté de Mammoth Lake, Hot Creek. Est ce intéressant et où est ce situer exactement ?
J16 Samedi 9/08 Lee Vining/YOSEMITE
J17 Dimanche 10/08 Yosemite/SAN FRANSISCO 340 km – 3 h49 min
J18 Lundi 11/08 SAN FRANSISCO
J19 Mardi 12/08 SAN FRANSISCO
J20 Mercredi 13/08 SF/COTE PACIFIQUE Monterey Carmel Point Lobos Big Sur Cambria San Luis Obispo Q Où faut il mieux dormir pour cette étape ? Je pense que l'on aura pas le temps d'atteindre Santa Barbara. Est il facile de trouver des chambres libres sans avoir reservé pour pouvoir se poser quand on veut ( en sachant que l'on est 5) ?
J21 Jeudi 14/08 COTE PACIFIQUE/LOS ANGELESSanta Barbara Malibu LA
J22 Vendredi 15/08 LOS ANGELES
J23 Samedi 16/08 LOS ANGELES
J24 Dimanche 17/08 LOS ANGELES
J25 Lundi 18/08 LOS ANGELES
J26 Mardi 19/09 LOS ANGELES
Départ à 10h200AM
J'ai beaucoup hesité pour J2 avec comme autre option de zapper Sedona et faire Phoenix-Grand Canyon, la journée recupérée pouvant être ajoutée à Page pour faire par exemple Coyotte Butte South (si permis) et White Pocket ou Buckskin Gulch avec Paria Outpost ou alors dormir à Torrey J9 à la place de Bryce. Qu'en pensez vous ? J'ai une autre question plus générale concernant les hotels. Est il facile de trouver des motels qui acceptent 5 personnes dans une même chambres (pour ne pas prendre 2 chambres) et avez vous de bonnes adresses pour les differents sites ?
En vous remerciant pour vos retours
Thierry
J1 Vendredi 25/07 PHOENIX Arrivée 22h
J2 Samedi 26/07 PHOENIX-SEDONA 350 km 5h30 par Apache TrailApache trail : Goldfield Ghost Town 1h, Tortilla Flat, Lost Dutchman Park ?, Tonto NP : Lower Cliff Dwelling (1.5km - dénivelé 110m - 45 minutes – Modéré) Puis Payson Montezuma Castle ?? SEDONA Chapel Of The Holy Cross (Point de vue et chapelle - 15 minutes) Sunset Crescent Moon (1/2h) ou Airport Mesa Q: Faut il mieux faire une balade à Tonto NP ou faire Montezuma Castle ?
J3 Dimanche 27/07 SEDONA- GRAND CANYON 170KM-1H50 Rando : Devil's Bridge Trail (3.2km - 1h20 - ) (ou Doe mountain trail 1H30 ?? ou Broken Arrow/ Submarine Rock 4 miles=2h ???) Puis Entre Sedona et Flagstaff, Slide Rock SP par la Oak scenic drive AZ89A Flagstaff -WILLIAMS pour voir un peu la 66 Grand Canyon : Hermit rest road Q: Quelle balade favoriserez vous à Sedona
J4 Lundi 28/07 Grand Canyon /PAGE 220 km (2h45) Grand Canyon : desert view drive Marble Canyon et Lees Ferry (2h) En fonction de la route US89 (coupée entre Bitter Springs et Page??) +/-Toadstool Hoodos (1h) Lac POWEL et à18h15 bateau pour Antelop Canyon Q Est ce que la route US89 est toujours coupée entre Bitter Springs (jonction US89 et US89A) et Page
J5 Mardi 29/07 PAGE/Monument Valley 200 km (2h15) Antelope Canyon Lower (vers 8h30-9h) + Horseshoe Bend +/- Antelope Canyon Upper Toadstool Hoodos (si pas fait la veille) ou Navajo National Monument MONUMENT VALLEY : Valley Drive: 2h30 Q Interet de Navajo NM
J6 Mercredi 30/07 MONUMENT VALLEY / Moab 250 km (3h30) Faire Goosenecks (30mn) puis retourner sur US 163 SI TEMPS SEC pour faire valley of the gods (1h) qui ramene sur moky dugway puis MULET POINT +++(1h) Ruines indiennes ( Road Canyon 2h30 ou Moonhouse 2h30 ou Mule Canyon 1h30) ou Naturel Bridges NM ou The Needles Q Quel site faut il mieux visiter sur la route ? Entre Road Canyon , Moonhouse ou Mule Canyon, lequel choisir?
J7 Jeudi 31/07 MOAB ARCHES : Devil's Garden (6.4km – 3h)+Double Arch (800m - 30 minutes) + The Windows (1.6km - 45 minutes) +/-broken arch (2km), sand dune arch (0,5km), Balanced Rock (400m, 15 minutes) +/- Balade sur UT 128 avec Fisher Towers Delicate Arch 5 km (2h) au sunset
J8 Vendredi 1/07 MOAB Dead horse point Canyonlands-island in the sky :Mesa Arch (800m- 40 minutes) White Rim Overlook (3km - 1h) +Murphy Point (6.4km – 2h) Shafer Trail (si pratiquable) et Potash Road +/-Corona Arch et Bow Tie Arch (1h30) +/- Poison spider mesa (4km à pied)
J9 Samedi 2/08 MOAB/Bryce 430 km (5h) Goblin Valley State Park 1h Little Wild Horse Canyon (5.7km si on s'arrête à l'extrémité des "narrows" - 2h30) si temps OK UT 24 Capitol Reef : UT 24 + Scenic road National scenic road UT12) Bryce Journée tres chargée et capitol Reef survolé pour pouvoir arriver à Bryce le soir et attaquer le lendemain matin tot la balade prévue
J10 Dimanche 3/08 BRYCE Navajo + Queen's Garden+Peekaboo loop (10.5km, 5h)+/- Moosy cave +/-Kodachrome Rodeo ?? Q Est ce que le rodeo a lieu le dimanche ?
J11 Lundi 4/08 BRYCE/ZION 150 km 2h +/- red canyon (pink Ledges1,6 km 30 mn et photo trail (0,5 km) ou Cedar Breaks National Monument : panorama trail (6.4km, dénivelé 170m, 2h) Zion : Canyon overlook et The Narrows 4h A/R Q interet de Cedar Breaks N M ?
J12 Mardi 5/08 ZION/LAS VEGAS 300 km 3 h 29 minZion : Angel's Landing (8km - dénivelé 453m – 3h30) Valley of fire Q: Vers quelle heure faut il arriver à VOF ? Peut on envisager un détour par Kanarra Creek cette journée ?
J13 Mercredi 6/08 LAS VEGAS
J14 Jeudi 7/08 LAS VEGAS/Death Valley (Stovepipe Wells ou Furnace Creek )230 km 2h30 LV Death valley Q Etat de la piste de Titus Canyon ?
J15 Vendredi 8/08 Death Valley/Lee Vining 360 km 4h Death valley Alabama Hills Mamoth Lake ou mono Lake Bodie Q Faut il mieux favoriser Mamoth Lake ou mono Lake ? J'ai lu qu'il y avait un mini Yellowstone, enfin quelques geysers (on se console comme on peut de pas aller à Yellowstone) à coté de Mammoth Lake, Hot Creek. Est ce intéressant et où est ce situer exactement ?
J16 Samedi 9/08 Lee Vining/YOSEMITE
J17 Dimanche 10/08 Yosemite/SAN FRANSISCO 340 km – 3 h49 min
J18 Lundi 11/08 SAN FRANSISCO
J19 Mardi 12/08 SAN FRANSISCO
J20 Mercredi 13/08 SF/COTE PACIFIQUE Monterey Carmel Point Lobos Big Sur Cambria San Luis Obispo Q Où faut il mieux dormir pour cette étape ? Je pense que l'on aura pas le temps d'atteindre Santa Barbara. Est il facile de trouver des chambres libres sans avoir reservé pour pouvoir se poser quand on veut ( en sachant que l'on est 5) ?
J21 Jeudi 14/08 COTE PACIFIQUE/LOS ANGELESSanta Barbara Malibu LA
J22 Vendredi 15/08 LOS ANGELES
J23 Samedi 16/08 LOS ANGELES
J24 Dimanche 17/08 LOS ANGELES
J25 Lundi 18/08 LOS ANGELES
J26 Mardi 19/09 LOS ANGELES
Départ à 10h200AM
J'ai beaucoup hesité pour J2 avec comme autre option de zapper Sedona et faire Phoenix-Grand Canyon, la journée recupérée pouvant être ajoutée à Page pour faire par exemple Coyotte Butte South (si permis) et White Pocket ou Buckskin Gulch avec Paria Outpost ou alors dormir à Torrey J9 à la place de Bryce. Qu'en pensez vous ? J'ai une autre question plus générale concernant les hotels. Est il facile de trouver des motels qui acceptent 5 personnes dans une même chambres (pour ne pas prendre 2 chambres) et avez vous de bonnes adresses pour les differents sites ?
En vous remerciant pour vos retours
Thierry
Vol Lyon-New York pour la Toussaint 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
ça y est, je viens de recevoir aujourd'hui ma première alerte prix pour les billets d'avion de notre voyage à New-York prévu pour les vacances de la Toussaint 2014 😉
Nous sommes 4 et le 1er tarif qui m'ai proposé est de 2170 € avec un départ et arrivée depuis Lyon avec vol par la TAP, via OPODO.
Du coup, maintenant c'est tempête sous un crane 🤪, ce prix là est-il "valable" ou faut-il attendre en espérant trouver mieux...
Pour ceux qui ont voyagé à cette période, ce prix vous semble-t-il "honnête" ?
Approcher l'Everest English translation pending
Bonjour à tous,
Je rêve d'approcher l'Everest (comme beaucoup ici) mais je ne suis pas un randonneur émérite et ne prétends pas monter jusqu'au fameux camp de base.
Quels sont les autres itinéraires et points de vue que vous pouvez conseiller à quelqu'un de 59 ans capable de marcher 4 ou 5 heures par jours avec des dénivelés de 600 mètres par jour environ (en + et en -). Expérience de randonnées faciles entre 4000 et 4900 mètres en Amérique du Sud sans trop de problèmes.
Je précise que je compte me rendre au Népal en Mars ou Avril et que je ne suis pas vraiment pris par le temps.(15j à 1 mois si nécessaire). Outre l'approche des grands sommets, la rencontre, si possible authentique, avec les locaux, leur mode de vie, de logement, leur culture m'intéresse beaucoup.
Merci d'avance pour vos réponses.
Je rêve d'approcher l'Everest (comme beaucoup ici) mais je ne suis pas un randonneur émérite et ne prétends pas monter jusqu'au fameux camp de base.
Quels sont les autres itinéraires et points de vue que vous pouvez conseiller à quelqu'un de 59 ans capable de marcher 4 ou 5 heures par jours avec des dénivelés de 600 mètres par jour environ (en + et en -). Expérience de randonnées faciles entre 4000 et 4900 mètres en Amérique du Sud sans trop de problèmes.
Je précise que je compte me rendre au Népal en Mars ou Avril et que je ne suis pas vraiment pris par le temps.(15j à 1 mois si nécessaire). Outre l'approche des grands sommets, la rencontre, si possible authentique, avec les locaux, leur mode de vie, de logement, leur culture m'intéresse beaucoup.
Merci d'avance pour vos réponses.
Durée idéale pour visiter la Statue de la Liberté? English translation pending
salut
la statue de la liberte est à nouveau accessible!!!
je compte bien y aller avec le NY pass que j'ai achete.
combien de temps faut-il prevoir pour bien en profiter? je pense p juste voir l'intérieur de la statue et me balader sur l'ile. Je ne prevois pas d'aller à la couronne. 2 heures c'est l'argement suffisant non?
merci
combien de temps faut-il prevoir pour bien en profiter? je pense p juste voir l'intérieur de la statue et me balader sur l'ile. Je ne prevois pas d'aller à la couronne. 2 heures c'est l'argement suffisant non?
merci
Transit à Abu Dhabi (Etihad) English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permet de déposer un un post car aucuns sujets assez récents à mon goût répond à mes interrogations ( hormis mauvaise lecture de ma part). Mon compagnon et moi partons bientôt aux Maldives avec la compagnie Etihad. Cela suppose donc un transit à Abu Dhabi. Le transit est une grande premiére pour nous et nous avons donc quelques questions à ce sujet car un peu inquiets de la nouveauté. Nous avons 2h20 de temps de transit, cela est-il suffisant compte tenu des fréquents retards de vols? Nos bagages sont ils pris automatiquement en charge durant l'escale? Et notre ultime question en tant qu'irréductibles fumeurs (malheureusement)😐, est-il possible de fumer durant le transit à Abu Dhabi?
Merci pour vos réponses. Bonne journée à tous.
Je me permet de déposer un un post car aucuns sujets assez récents à mon goût répond à mes interrogations ( hormis mauvaise lecture de ma part). Mon compagnon et moi partons bientôt aux Maldives avec la compagnie Etihad. Cela suppose donc un transit à Abu Dhabi. Le transit est une grande premiére pour nous et nous avons donc quelques questions à ce sujet car un peu inquiets de la nouveauté. Nous avons 2h20 de temps de transit, cela est-il suffisant compte tenu des fréquents retards de vols? Nos bagages sont ils pris automatiquement en charge durant l'escale? Et notre ultime question en tant qu'irréductibles fumeurs (malheureusement)😐, est-il possible de fumer durant le transit à Abu Dhabi?
Merci pour vos réponses. Bonne journée à tous.
Parking au centre de Séville? English translation pending
Bonjour, nous partons en voiture une semaine début juin a seville, nous souhaitons prendre un hotel dans le quartier santa cruz (centre) (pension vergara).
Connaissez vous un parking pas trop loin? A quel prix?
J'ai trouvé cela, mais pas les tarifs :
Aparcamiento subterraneo del mercado de areal (calle genil) aparcamiento torre de la plata (calle habana) aparcamiento jocaral (paseo de catalina de ribera)
Est ce une bonne idée de loger ici au vu de la difficulté d'y trouver un parking pour une semaine?
Merci beaucoup pour vos reponses :)
Aparcamiento subterraneo del mercado de areal (calle genil) aparcamiento torre de la plata (calle habana) aparcamiento jocaral (paseo de catalina de ribera)
Est ce une bonne idée de loger ici au vu de la difficulté d'y trouver un parking pour une semaine?
Merci beaucoup pour vos reponses :)
Programme de visites à Rome (trois jours entiers) English translation pending
Bonjour,
Nous allons courant Février partir visiter Rom pendant 3 jours + 2 demies-journées.
J'ai concocté un petit programme, mais, si les temps de marche d'un site à l'autre sont faciles à trouver, je ne sais en revanche pas trop combien prévoir pour chacun des monuments prévus et j'ai de sérieux douets sur la faisabilité de mon projet.
JOUR 1 : arrivée à l'aéroport à 14h30 : on s'installe à l'hôtel (Dans le Travestere) et on ira visiter les proches environs (Santa MAria , vue panoramique, puis petit restau) JOUR 2 (Faisable???) : On commencerait par le triptique Colisée / Forum / Palatin pendant la matinée, et l'après-midi serait consacré au musée Capitolin et au marché de Trajan. Dîner probablement au Testaccio JOUR 3 : Là, on marcherait du Travestere vers la Villa Borghèse en passant par la place d'Espagne et la fontaine de Trévi. Visite de Borghèse dans l'AM puis direction piazza del popolo. Diner vers le Campo dei Fiori JOUR 4 : Musée du Vatican, St Pierre et Château St Ange. En toute fin d'AM direction le Panthéon. JOUR 5 : L'avion repart à midi, donc : Rien.
Ca nous fera 1 h 15 à 1h30 de marche chaque jour entre les différents sites ce qui est très supportable pour nous tant que le programme laisse la place à une pause café ou aperitivo de temps à autres... (et je ne suis pas sûre de ça...)
J'en profite aussi pour vous demander l'adresse d'un bon restau specialisé dans le Quinto quarto.
Merci!
Nous allons courant Février partir visiter Rom pendant 3 jours + 2 demies-journées.
J'ai concocté un petit programme, mais, si les temps de marche d'un site à l'autre sont faciles à trouver, je ne sais en revanche pas trop combien prévoir pour chacun des monuments prévus et j'ai de sérieux douets sur la faisabilité de mon projet.
JOUR 1 : arrivée à l'aéroport à 14h30 : on s'installe à l'hôtel (Dans le Travestere) et on ira visiter les proches environs (Santa MAria , vue panoramique, puis petit restau) JOUR 2 (Faisable???) : On commencerait par le triptique Colisée / Forum / Palatin pendant la matinée, et l'après-midi serait consacré au musée Capitolin et au marché de Trajan. Dîner probablement au Testaccio JOUR 3 : Là, on marcherait du Travestere vers la Villa Borghèse en passant par la place d'Espagne et la fontaine de Trévi. Visite de Borghèse dans l'AM puis direction piazza del popolo. Diner vers le Campo dei Fiori JOUR 4 : Musée du Vatican, St Pierre et Château St Ange. En toute fin d'AM direction le Panthéon. JOUR 5 : L'avion repart à midi, donc : Rien.
Ca nous fera 1 h 15 à 1h30 de marche chaque jour entre les différents sites ce qui est très supportable pour nous tant que le programme laisse la place à une pause café ou aperitivo de temps à autres... (et je ne suis pas sûre de ça...)
J'en profite aussi pour vous demander l'adresse d'un bon restau specialisé dans le Quinto quarto.
Merci!
Hébergement autour du jour de l'an à Chiang Mai English translation pending
Bonjour,
Je suis en recherche desesperée d'une guest house sympa a chiang mai, du 27 decembre au 2 janvier, avec 1 enfant et un bébé ...
Je regarde depuis longtemps mais n'avais pas encore reservé.... Resultat tout ce que j'avais vu est complet...
Auriez vous un plan, une idée, ou vous meme une dispo ?
Merci d'avance.
( un plan avec piscine serait un mieux, mais j'imagine qu'on doit pouvoir trouver des piscines publiqus ou meme des bar restaurant avec piscine ou prendre un verre pdt que les enfants barbottent ? )
Je suis en recherche desesperée d'une guest house sympa a chiang mai, du 27 decembre au 2 janvier, avec 1 enfant et un bébé ...
Je regarde depuis longtemps mais n'avais pas encore reservé.... Resultat tout ce que j'avais vu est complet...
Auriez vous un plan, une idée, ou vous meme une dispo ?
Merci d'avance.
( un plan avec piscine serait un mieux, mais j'imagine qu'on doit pouvoir trouver des piscines publiqus ou meme des bar restaurant avec piscine ou prendre un verre pdt que les enfants barbottent ? )
Malarone en banlieue Est de Paris English translation pending
Bonjour
Préparant un très proche séjour en Thailande, je suis à la recherche de boite de malarone. Sachant que ce produit n'est pas donné, connaissez-vous des adresses de Pharmacie proposant un prix raisonnable en Seine-Saint-Denis (93) ?
Je suis à coté de Montfermeil.
Merci pour toutes adresses .
Cdt
Tyto~
Préparant un très proche séjour en Thailande, je suis à la recherche de boite de malarone. Sachant que ce produit n'est pas donné, connaissez-vous des adresses de Pharmacie proposant un prix raisonnable en Seine-Saint-Denis (93) ?
Je suis à coté de Montfermeil.
Merci pour toutes adresses .
Cdt
Tyto~
Visiter la nécropole thébaine à vélo (Égypte) English translation pending
Bonjour,
J'ai l'intention de louer un vélo la semaine prochaine pour me balader sur la rive ouest de Louxor.
Est-il possible de faire la liaison DEIR EL BAHARI (temple d'hatchepsout) - VALLEE DES ROIS par le sentier de la montagne avec un vélo, quitte à marcher en le poussant?
Ceci pour éviter un aller retour à pied avec le vélo laissé à une des 2 destinations.
Si, de surcroît, vous avez une bonne adresse pour louer un vélo sur El Gesirah, je suis preneur.
D'avance merci
Thierry
Réservation de croisière en direct Costa ou via agence? English translation pending
Bonjour,
Tout est dans le titre. En fait' je viens d'effectuer une demande de devis dans une Agence (Abcroisière pour ne pas la citer) et directement sur le site de Costa. Et les 2 me donnent exactement le même tarif. Il y a t'il un intéret à passer par agence ?
Merci de votre retour rapide. je dois confirmer mon choix pour 17h... En espérant que des membres avertis passeront par là 😇
Tout est dans le titre. En fait' je viens d'effectuer une demande de devis dans une Agence (Abcroisière pour ne pas la citer) et directement sur le site de Costa. Et les 2 me donnent exactement le même tarif. Il y a t'il un intéret à passer par agence ?
Merci de votre retour rapide. je dois confirmer mon choix pour 17h... En espérant que des membres avertis passeront par là 😇
Delta Gold Statut en 10 000 Miles! English translation pending
Bonjour,
En regardant mon compte Skymiles Delta ce matin, je me suis apercu que mon statut sur le programme était GOLD MEDALLION. Le problème est que je n'ai que 10 000 miles et que je n'ai enregistrer qu'un seul voyage de 4 vols sur mon compte DELTA. En vérifiant les comptes du reste de la famille, ma femme et mes 2 enfants sont également passé GOLD avec seulement 10 000 miles au compteur.
Est-ce déja arrivé à quelqu'un? SI oui, je peux beneficier des avantages GOLD?
merci de vos reponses.
En regardant mon compte Skymiles Delta ce matin, je me suis apercu que mon statut sur le programme était GOLD MEDALLION. Le problème est que je n'ai que 10 000 miles et que je n'ai enregistrer qu'un seul voyage de 4 vols sur mon compte DELTA. En vérifiant les comptes du reste de la famille, ma femme et mes 2 enfants sont également passé GOLD avec seulement 10 000 miles au compteur.
Est-ce déja arrivé à quelqu'un? SI oui, je peux beneficier des avantages GOLD?
merci de vos reponses.
Avis sur circuit de vingt jours aux Philippines en août English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons pour 20 jours au philippines en aout. Que pensez vous de ce circuit? Avez vous des astuces/logements à preconiser? Merci d'avance pour votre précieuse aide....
depart de manille - avion vers puerto princesa et visite des environs pour 4 jours sur place (palawan) - bateau vers dumaguete et visite des environs pour 2 jours sur place (sud) - bateau vers borocay et visite des environs pour 3 jours sur place - avion vers manille - bus vers banaue et visite des environs pour 2 jours sur place (nord) - bus vers vigan et visite des environs pour 2 jours sur place(nord) - bus vers retour manille
Nous partons pour 20 jours au philippines en aout. Que pensez vous de ce circuit? Avez vous des astuces/logements à preconiser? Merci d'avance pour votre précieuse aide....
depart de manille - avion vers puerto princesa et visite des environs pour 4 jours sur place (palawan) - bateau vers dumaguete et visite des environs pour 2 jours sur place (sud) - bateau vers borocay et visite des environs pour 3 jours sur place - avion vers manille - bus vers banaue et visite des environs pour 2 jours sur place (nord) - bus vers vigan et visite des environs pour 2 jours sur place(nord) - bus vers retour manille
Grave accident de tandem, par un couple canadien en traversée de la Nouvelle-Zélande English translation pending
Ce couple de la région de Vancouver avait traversé le Canada en vélo-tandem en 2010; Hélène et moi les avions hébergé une nuit, et nous avions ensuite roulé avec eux jusqu'à Sorel le lendemain.
Actuellement en traversée de la Nouvelle-Zélande, ils ont lourdement chûté à plus de 85 km le 28 février, avec de très sérieuses blessures.
Voici l'article qui raconte cet accident
http://www.odt.co.nz/news/queenstown-lakes/199464/canadians-hospital-after-crashing-tandem-cycle
Actuellement en traversée de la Nouvelle-Zélande, ils ont lourdement chûté à plus de 85 km le 28 février, avec de très sérieuses blessures.
Voici l'article qui raconte cet accident
http://www.odt.co.nz/news/queenstown-lakes/199464/canadians-hospital-after-crashing-tandem-cycle
Se rendre de Hong Kong au Vietnam, bateau ou train? English translation pending
bonjour,
COmment se rendre de hong kong au vietnam de la façon la moiins cher possible? On ou a parlé d'un bateau ou dun train. Vous avez des conseils sur les compagnies ou dautres possibilités?
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain.
Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin.
Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions.
Commençons par la première semaine.
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !
Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.
Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…
Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.
Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.
Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !
Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !
Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !Route de Bouizakarne à Tata English translation pending
Bonjour à tous,
Nous devons emprunter cette route lors de notre prochain voyage au Maroc. Je crois avoir lu qu'il y avait très peu de circulation , peu de villages sur ce parcours et je me demande, si nous devions avoir une panne de voiture, si nous pourrions y trouver de l'aide. Est-ce que le téléphone reste utilisable sur tout le trajet ?
Je me pose une deuxième question, est-ce que les paysages méritent ces longues heures de voiture ?
C'est la première fois que j'utilise le forum en tant que demandeur, mais je lis souvent les messages qui m'aident à préparer nos voyages.
Je sais qu'il y a de bons spécialistes du Maroc, qui donnent des conseils très pertinents (raoulx, larazou, ...) peut-être pourront-ils me donner leur avis.
Soyez tous remerciés de l'aide que vous pourrez m'apporter.
Thaïlande: I.T.A.T. CO., LTD., anarque ou pas? English translation pending
Bonjours
Nous sommes a Bangkok depuis hier. Nous avons ete a un I.T.A.T. pour planifier un trip dans les iles du sud de la thailande parce que nous nous sommes fait recommender par 3 thailandais cette organisation et nous sauvions 20% du prix car nos sommes canadiens. Nous sommes suppose aller a Ko tao, ensuite Ko pha-ngan et au parc national de Khao Sok. Nous revenons ensuite en train jusqu'a bangkok, puis on prend un bus pour Sieam Reap (cambodge). Nous avons payer a l'agence le 14 950bath (500$) pour tout le trip, car elle est supposer avoir tout reserver; billet de bus, train, chambre d'hotel etc. Cependant, nous venons de lire dans le guide voyage ceci a propos des T.A.T : " Il existe a bankok 2 organismes charger du tourisme. La tourisme authority of thailand (TAT) donne des renseignements sur le pays tandis que la Bankok tourism vision fournit les information sur les villes. NI L'UNE NI L'AUTRE N'ORGANISENT DE VOYAGE. Des agents de voyages dans des cartiers touristiques se reclament de la TAT pour apater les voyageurs et prelever une comission. POur vous y retrouver observer la ponctuation T.A.T. pour les agences et TAT pour l'organisme officiel."
Etant donne que nous avons ete dans un I.T.A.T et apres ce que nous venons de lire, nous avons l'impression de s'avoir fait royalement niquer. Nous venons probablement de perdre 500$ chq.
L'agence est supposer nous envoyer quelqu'un a notre hotel demain a 6:00 pm pour y conduire au Bus. Nous craignons qu'il s'agisse d'une autre arnaque et qu'il nous amene n'importe ou. Si cet personne ne se pointe pas au rendez-vous, nous saurons que nous nous sommes fait avoir, mais s'il se pointe nous avons peur de nous embarquer dans un tas d'ennuis.
Avez-vous deja entendu parler d'arnaque de ce genre, qu'est-ce que vous nous conseiller
Etant donne que nous avons ete dans un I.T.A.T et apres ce que nous venons de lire, nous avons l'impression de s'avoir fait royalement niquer. Nous venons probablement de perdre 500$ chq.
L'agence est supposer nous envoyer quelqu'un a notre hotel demain a 6:00 pm pour y conduire au Bus. Nous craignons qu'il s'agisse d'une autre arnaque et qu'il nous amene n'importe ou. Si cet personne ne se pointe pas au rendez-vous, nous saurons que nous nous sommes fait avoir, mais s'il se pointe nous avons peur de nous embarquer dans un tas d'ennuis.
Avez-vous deja entendu parler d'arnaque de ce genre, qu'est-ce que vous nous conseiller
De Bali à Borobudur English translation pending
bonjour
nous comptons d'abord visiter bali du 17 au 22 janvier 2012 '( 2 jours a padangbai puis 4 a ubud ) et passer sur java pour reprendre l'avion a jokjakarta le 29 janvier que conseilleriez vous comme intineraire entre bali et jokjakarta? merci de vos infos précieuses!
nous comptons d'abord visiter bali du 17 au 22 janvier 2012 '( 2 jours a padangbai puis 4 a ubud ) et passer sur java pour reprendre l'avion a jokjakarta le 29 janvier que conseilleriez vous comme intineraire entre bali et jokjakarta? merci de vos infos précieuses!
Préparation de mon itinéraire Colorado-Utah en septembre 2012 English translation pending
En prépareant mon itinéraire, je me pose les questions suivantes
A – En étant seul, est-il possible de faire le tour complet d’Alpine Loop (Silverton – Cinnamon Pass – Lake City – Engineer Pass – Silverton) dans la même journée ?
B – Est-il préférable de faire :
B-1 Torrey – Boulder par US12 puis Boulder – Bullfrog via Burr Trail et revenir par le même chemin
ou
B-2 Torrey – Bullfrog via Notom Road – Boulder via Burr trail ??
Dans ce cas, la redondance est moindre
Pour la deuxième hypothèse, durée approximative..
C – Boulder – Escalante
Via Scenic 12 ou hells backbone road??
D – Quelqu’un connaît-il le Collet Top Arch and Granary sur la Smoky Mountain Road ? coordonnées GPS, difficulté de la piste…….
Merci par avance à toutes et à tous
A – En étant seul, est-il possible de faire le tour complet d’Alpine Loop (Silverton – Cinnamon Pass – Lake City – Engineer Pass – Silverton) dans la même journée ?
B – Est-il préférable de faire :
B-1 Torrey – Boulder par US12 puis Boulder – Bullfrog via Burr Trail et revenir par le même chemin
ou
B-2 Torrey – Bullfrog via Notom Road – Boulder via Burr trail ??
Dans ce cas, la redondance est moindre
Pour la deuxième hypothèse, durée approximative..
C – Boulder – Escalante
Via Scenic 12 ou hells backbone road??
D – Quelqu’un connaît-il le Collet Top Arch and Granary sur la Smoky Mountain Road ? coordonnées GPS, difficulté de la piste…….
Merci par avance à toutes et à tous
Les îles Camotes (Philippines) English translation pending
Les discussions datent un peu sur ces îles, donc je repose quelques questions.
Comment se rendre de Cebu aux iles Camotes ? les avis divergent et c'est un peu confus. Quelle île conseillez vous ? l'île de Pacijan ? Votre opinion sur les iles Camotes. Les négatives sont aussi les bienvenues 😉
J'aimerais ensuite ou avant (le problème est le même) à Bantayan. Comment rallier les 2 îles ?
Merci à tous
Comment se rendre de Cebu aux iles Camotes ? les avis divergent et c'est un peu confus. Quelle île conseillez vous ? l'île de Pacijan ? Votre opinion sur les iles Camotes. Les négatives sont aussi les bienvenues 😉
J'aimerais ensuite ou avant (le problème est le même) à Bantayan. Comment rallier les 2 îles ?
Merci à tous