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Récit voyage famille dans l'Ouest américain 23 jours English translation pending
by Kmf66 · 2013-08-04 · 43 replies
Voilà … à mon tour de faire un descriptif de notre séjourdans l’Ouest Américain !

Pour rappel, nous sommes une famille avec 3 enfants (10, 10et 12 ans).

Merci

D’abord un grand merci à tous les forumeurs connus et moinsconnus J.😉

Il y a eu ceux qui m’ont aidée en juillet 2012 à concevoirle parcours. Je partais d’une page blanche où tout était possible. Une boucle, un trajet point A à point B, un arrêt sur NYC … bref toutes les folies😊 !Il m’est impossible de tous vous citer mais faut quand même rendre César ce qui lui appartient : Bastinjpour les idées de circuits, PapJ59 pour son côté « organisation » quim’a beaucoup inspirée … et Pong, Vnoa, clarikett, Itat … haaa j’en oublie certainement !!

Et il y a tous ceux qui participent à ce forum soit dans desposts soit via leur blog

Vous avez vraimentété d’une aide extraordinaire !

Préambule

Avant de débuter le récit quelques remarques-

Ce voyage c’est bien passé car il a été organisé et réfléchià l’avance. Je reste convaincue maintenant pour l’avoir vécu que c’est un pointimportant ! Un bon raod book avec soi est un gage de réussite.

Partir avec des enfants ce n’est pas partir seul ou entreadultes. Je sais que c’est un peu « enfoncer des portes ouvertes »que de dire cela mais je pense qu’il est important de ne pas l’oublier. Lesbesoins, l’état de fatigue et les goûts des enfants ne sont pas toujours les nôtres.

Le décalage horaire s’est avéré être difficile pour nous à l’allermais au retour c’est l’enfer ! Voilà 3 jours qu’on est de retour et lesenfants ne dorment toujours pas avant 3 heures du mat. Heureusement que lesvacances ne sont pas finies.

Allez .. on y va … 23 jours de bonheur

10 Juillet – départ pourLos Angeles

A Londres nous n’avions que 1 heure entre nos deux avions. C’étaitun peu short et je dois dire que je n’ai pas très bien dormi la nuit d’avant.Finalement British Airways c’est avérée être très bien organisée. Au pied denotre avion à Londres, nous avons reçu des coupons « Express connection »et une charmante dame nous a conduit au gate où nous attendait notre 747. Onest passé en priorité devant tout le monde aux contrôles de sécurité et c’estelle qui nous a montré le chemin. Finalement en 30 minutes on était dans laqueue pour monter dans notre avion .. ouf.

11h30 de vol … sans soucis ou presque .. la tablette de l’unde mes filles c’est cassée (et pas moyen d’avoir un tournevis dans un avion), puis c’est sa TV qui ne fonctionnait pas … de quoi s’occuper un moment.

Passage à l’émigration. J’ai bien driller les enfants depuisdes jours, « rester tranquille, faire ce que le monsieur ou la dame dit, attendre longtemps dans une queue … » Et là on arrive devant une quantitéincroyable de points de passage et cela va nous prendre .. 7 minutes d’attente.Le personnel était super sympa, il a plaisanté longuement sur mes fillesjumelles, qui était née la première ?, qui voulait encore dormir dans monventre ?… Welcome to the USA.😉

Chez Dollar. Hey oui comme lu sur ce forum j’ai eu le droitau « mais vous êtes sûr de ne pas vouloir prendre cette assurance en plus… vous savez TOUT le monde le fait » … il a presque réussi à me faireculpabiliser mais la fatigue étant bien là je n’avais même plus le courage delui répondre autre chose que NO, NO, NO.

La voiture … une dodge grand caravan. Super ! pour nous5 et les valises .. parfait. Là quelques gouttes de pluie vont nous accompagner pour ces premiersheures à LA.

Bon LA … que dire. C’est vraiment une question de point devue personnel. Moi je n’ai pas aimé. Est-ce la fatigue ? le décallage ?… bref je n’ai pas eu une bonne première impression.🤪

Logement au Quality Inn près de Hollywood blvd. Rien d’exceptionnelmais bien pratique vu son emplacement. La nuit sera agitée, peu d’entre nousarriverons à dormir au-delà des 4 heures du mat.

11 juillet – Los angeles

1ère journée, réveil très très matinal. Le petitdéj est servi dès 6h00 du mat et on sera les premiers à franchir la porte.Waffles, muffins, toasts, œufs durs, corn flakes, pommes, café, jus d’orange …on apprécie. Puis départ pour le Wallmart. BaBa du parfait petit voyageur, glacière et autre que nous déposerons à l’hôtel à notre retour. Nous nous rendronsà pied au Hollywood boulevard. Boutique, visites, photos des étoiles … là aussila magie n’opère pas vraiment on trouve ça un peu bof … mais bon fautdire qu’on n’est pas trop stars système ni shopping. Nous dinons au Hard Rockcafé. Premier très bon hamburger … dont nous sommes très friands … ce ne sera pas le dernier !😏

La digestion nécessitera une petite sieste à l’hôtel et avecle décalage horaire tout le monde dormira 1 bonne heure. Puis nous nous rendonsà Beverly Hills et à Rodeo Drive.

Vers 18h30 nous reprenons la route pour nous rendre à l’observatoireGriffin … hai .. ça bouchonne un peu sur les routes et pas évident de trouverune place de parc près de l’entrée. La vue depuis ce lieu est à couper lesouffle. Nous flânerons un peu, profiterons des derniers moments de soleil, verronsun très beau couché de soleil et finirons au lit vers 22h00.

12 juillet –universal

Réveil entre 6h00 et 7h00 du mat. Petit déj à l’hôtel puisdépart pour Universal. Météo un peu nuageuse. 20 dollars pour pouvoir se parquerau « preferred » qui est plus près des entrées. Les front pass noussont remis à l’entrée. Aucune attente pour la visite des studios … faut dire qu’onétait là à l’ouverture du parc et que peu de monde était présent. D’ailleursdurant les 2 premières heures on s’est vraiment demandé pourquoi on avait prisces « fronts pass » mais finalement vers midi le parc était rempli demonde et c’est à ce moment-là qu’on les apprécie car certaine queue sont trèstrès longues.

13 juillet – Santa Monica

Zut ce matin c’est encore nuageux. On décide donc d’aller àla laundry qui se trouve juste en face de l’hôtel .. cool ! C’est rapideet vers 9h30 on part pour Santa Monica.

Parking du pier (12 dollars), l’eau est un peu froide maison est tellement content de voir cet océan. On se baladera sur le pier, feraquelques rides, mangera du pop corn, s’installerasur la plage, se mouillera et on finira en costume de bain les pieds dans l’eau.

Repas du midi au Bubba shrimp qui se trouve à l’entrée dupier. Ambiance fun garantie !

Puis nous nous dirigerons vers la 3rd road (à pied) pourfaire quelques achats.

Nous quittons Santa Monica pour nous diriger vers Venice. Ilest 16h30 et notre décalage horaire se fait sentir. Nous trouvons une place deparc près des canaux et nous nous baladons. L’endroit est idyllique.

Retour à l’hôtel et repas dans le quartier. Faire lesvalises car demain nous partons sur San Diego.

Katia PS : j'arrive pas à mettre les photos ... je vais faire quelques recherches pour la suite 😉
The Wave rêve ou cauchemar English translation pending
by Caribou44 · 2013-07-29 · 64 replies
Bonsoir

J'espère pouvoir y accéder l'an prochain mais l'article me "douche" un peu ...

http://www.theblaze.com/stories/2013/07/23/wife-dies-on-anniversary-hike-to-famed-natural-phenomenon-in-utah/

C'est si difficile que ça? absence de cairns, pas de trail "officiel", quantité d'eau à emporter.... durée du trek...

J'ai largement dépassé l'âge de la retraite mais ces photos me fascinent depuis des années et j'aimerai bien fouler ce relief...

Avis des spécialistes ?

Alain
Une rencontre dans la vallée de la mort... English translation pending
by Evajules · 2013-07-24 · 26 replies
Bonjour à tous,

Fin juin de cette année, j'ai traversé la vallée de la mort et suis arrivé à Furnace Creek par Badwater Road.

Hors, à un moment, sur cette route, j'ai aperçu sur ma gauche, sur le talus du bord de route un animal. Je me suis arrêté à sa hauteur, il s'agissait d'un coyote qui, loin de fuir, s'est mis à hurler à la mort puis est venu sur la route, a contourné la voiture et est venu au niveau de la portière droite. J'ai eu tout le temps de le filmer, à travers la vitre bien sur. J'ai trouvé son comportement bizarre car je me serais plutôt attendu à ce qu'il fuit ! Quelqu'un a-t- il déjà observé ce phénomène ou a - t- il une explication ? Merci pour vos réponses et bonne journée.
L'Ouest américain des plus de 60 ans English translation pending
by YellowRock · 2013-07-14 · 118 replies
Bonjour!

J'aimerai faire un petit sondage parmi vous afin de mieux construire mon prochain voyage.

Pour mon 4e voyage dans l'ouest, je souhaite emmener mes parents afin de leur faire découvrir ces endroits que j'aime tant ! Pour la construction de ce voyage, plusieurs problème se posent à moi.

En premier lieu, j'aurai tendance à orienter le trip selon mes goûts (c'est à dire deep into the wild 😎😛). Pourtant, mes parents n'ont pas de réelle expérience de voyage, encore moins dans l'ouest et dans le wilderness.

Aussi, je me demande comment on supporte, apprécie et perçoit les roadtrip à plus de 60 ans. Quels sont les parcs préféré des jeunes seniors, ce qu'ils recherchent ou non...

Du coup, j'apprécierai beaoucoup si les personnes ayant le même profil qu'eux ou ceux qui ont fait un trip avec leurs parents pouvaient me faire un retour d'expérience.

Mes parents ont plus de 60 ans, ils ne sont pas sportifs, ma mère a même quelques problèmes de santé qui peuvent restreindre parfois sa capacité à se déplacer.

Vous l'aurez compris, je cherche à créer le voyage parfait pour leurs attentes et leurs goût 🙂.

Merci d'avance pour vos retours!

Cha
Les Carnets de Voyage de Charlotte et Nicolas English translation pending
by Damcharlotte · 2013-07-13 · 65 replies
Bonjour à tous,

Nous somme un couple de franc-comtois, et nous adorons voyager.

Côté boulot, je travaille dans le domaine du tourisme et je suis guide conférencière. C’est moi qui organise nos voyages, les visites, calcule le budget et écris les textes de notre blog. Nicolas est notre reporter-photographe et il s’occupe de toute la partie développement technique du site. En voyage, nous aimons visiter, randonner, rencontrer des gens, découvrir de nouvelles cultures et la gastronomie locale, et bien sûr, faire de la photo !

Nous avons chopé le virus des voyages en 2010, lors de notre premier grand voyage en Australie et aux Iles Fiji. Depuis, nous avons visité Rome, Londres, Marrakech et la vallée de l’Ourika, sans parler des voyages en France, qui sont peut-être moins exotiques mais tout aussi intéressants. De plus, nous avons voulu consacrer une partie du site à notre région, la Franche-Comté. Située entre la région Rhône Alpes, l’Alsace, l’Allemagne et la Suisse, la Franche-Comté est encore méconnue mais absolument magnifique.

Nos prochains voyages seront vers la Normandie (automne 2013) la Toscane (printemps 2014) et l’Ouest Américain (automne 2014).

Nous avons créé un blog pour faire partager nos expériences de voyage, bonnes et mauvaises, et aussi pour donner des infos pratiques qui vous seront peut-être utiles dans la préparation de vos séjours (programmes détaillés, budgets, tarifs de visites, transports). N’hésitez pas à nous poser des questions, ce sera avec plaisir ! Nous espérons vous donner envie de voyager.

A bientôt sur www.carnets-voyage-photos.fr

Charlotte
En direct: agréable retour dans le "southwest" américain English translation pending
by Cendryon · 2013-07-11 · 143 replies
Bonjour a tous les habitues du forum. Nous sommes actuellement a Alamogordo ( NM). Apres une semaine a New York ( impressions mitigees), nous revivons sous le chaud soleil de l'ouest. Ici au moins c'est sec et sain. Pas eu de pb avec Dollar a Phoenix. On a meme pu choisir parmi les autos sur 2 rangees et on est partis avec une jeep liberty donc 4x4. Ici, dans le sud de l Arizona et NMexique il n y a pas de touristes. Les hotels sont quasi vides. Ce n'est pas la saison. Avons croises seulement 2 touristes francais a la piscine de l hotel hier soir. Balades tres chouettes : sonora desert museum tres sympa, Tombstone divertissant et bonne ambiance, Chiricahua : super ! White sands au sunset: tres agreable meme si le soleil etait a moitie dans les nuages, on s est bien amuses. Seule peripetie : une double crevaison ( les 2 pneus de cote) apres avoir roule sur une branche sur le bas cote . Attente tres longue dans le desert sur route quasi deserte entre Chiricahua et Willcox pour depannage mais de nombreux locaux se sont arretes. Je vous conterai tt ca mais la avec la tablette c est pas pratique. Aujourd hui nous roulons vers Santa Fe.
Road trip dans l'Ouest américain: quelles visites? English translation pending
by Cedsev · 2013-07-10 · 48 replies
Bonjour,

Nous projetons de faire a road trip dans l'ouest américain en Juillet 2015 (je sais j'ai le temps, mais nous voulons le prendre le temps de le préparer au mieux) a 6 pendant 15 jours;et nous aimerions des conseils sur nos visites. Nous voulons faire pleins de choses (peut etre trop...), mais cela signifie aussi beaucoup de route et cela nous effraie quelque peu.

Voici notre exemple de périple:

-arrivée a Los Angeles ( la visite des studios en vaut elle la peine?) -route 66 -Bagdad café -Death valley -Grand Canyon -Monument valley -Page -Lac powell -Brice Canyon -Zion -Las Vegas -Sequoia national park -Yosémite -San Francisco (aéroport de retour)

Peut on tout faire en 15 jours ou faut il passer certaines destinations? Quelles sont les durées a prévoir pour voir les parcs (nous voulons faire l'essentiel;pas de longues randonnées)? Faire 700 km entre 2 étapes, est ce faisable?

Autre question, comme nous sommes 6, nous devons louer un mini van car les grandes voitures sont trop justes;est ce confortable? Pas de soucis pour entrer dans les parcs avec ce genres de véhicules?

Merci pour vos réponses!
Ebauche d'itinéraire dans l'est des Etats-Unis + Québec English translation pending
by Voyageois · 2013-07-08 · 22 replies
Salut amis voyageurs,

De retour de l'ouest depuis une semaine, je n'ai qu'une envie comme la plupart de ceux d'entre vous qui ont eu la chance d'aller aux USA, c'est d'y retourner. Pour varier les plaisirs et avant de retourner dans l'ouest, j'envisage de faire l'est d'abord. Ce serai pour Mai ou Juin 2014 donc je prévois bien avant. J'ai noté quelques villes que j'aimerai faire : New York (2/3 jours) Washington (2jours) Buffalo Niagara Falls Toronto Montréal (2jours) Québec City (2jours) Acadia NP Boston New York (2/3 jours) La difficulté est pour l'arrivée et le départ en avion. A part New York, il faut à chaque fois faire une ou plusieurs escales. Obligé de faire une boucle New York - New York ? D'un côté c'est peut-être pas plus mal pour la voiture (pas de frais en déposant dans la même ville) J'aimerai que ça ne dépasse pas les 20jours. A première vue ca me semble faisable mais peut-être je me trompe...

Je vous colle un itinéraire fait rapidement pour avoir une idée
https://maps.google.fr/maps?saddr=Manhattan, +New+York, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis&daddr=Washington, +DC, +USA+to:Buffalo, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis+to:Toronto, +ON, +Canada+to:Montreal, +QC, +Canada+to:Quebec+City, +QC, +Canada+to:Acadia+National+Park, +Mount+Desert, +Maine, +%C3%89tats-Unis+to:Boston, +Massachusetts, +%C3%89tats-Unis+to:Manhattan, +New+York, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&ll=43.245203, -72.685547&spn=12.527645,33.815918&sll=41.310824, -73.410645&sspn=12.915046,33.815918&geocode=FQZpbgId1naX-ylh5m4Ej1jCiTGMwOz8gTILCg%3BFQh-UQIdsoRo-ylb5PZa3sa3iTEqXYjUIkVSwg%3BFS9ljgIdX2lM-ymh5d9SYRLTiTFxgR8YpQQjmA%3BFWoYmgIdcLVE-ymlO8bXkMvUiTF3xLQqUFU1Mg%3BFT5otgIduKed-ykNt2QcVBrJTDHv7x8hODFOZQ%3BFVMpygId1OvA-ymTiNsFipa4TDEDOujwYy3Fjw%3BFXyNpAIdSTvu-yGEVVX8DiLfYiklKaIOsqOuTDGEVVX8DiLfYg%3BFZ9WhgIdw7bD-ykbMT0NLWXjiTGg6GIBJL98eA%3BFQZpbgId1naX-ylh5m4Ej1jCiTGMwOz8gTILCg&oq=buffal&doflg=ptk&mra=ls&t=m&z=6

Ai-je oublié des incontournables dans le secteur ? Et combien de temps ce genre de tour me prendrai ? J'ai coupé en 2 fois (2/3 jours pour New York) bonne idée ? Histoire de faire 2 hotels à des coins différents ou vaut il mieux faire 5 jours au début ou à la fin ?

Je me rend compte que l'est est bien plus compliqué à organiser que l'ouest. Surtout on trouve moins d'info ou de gens qui font ce genre de tour donc j’espère que certains forumeurs ici pourront m'aider.
Vingt jours dans le grand Ouest américain en juin 2013 English translation pending
by Dj93 · 2013-06-28 · 16 replies
Cette année, devinez quoi, et bien on part aux Etats Unis, cette fois c'est le grand Ouest. Calendrier universitaire étant, on part en Juin, hors périodes scolaires classiques, résultat, déjà 1500 euros de moins rien que sur les trois billets d’avion aller retour, par rapport aux mêmes vols en Juillet. Merci à notre jeune étudiante, même si elle n'y est pour rien, ça fait bien 15 ans qu'on attendait ça...

Une fois de plus, et oui c'est déjà mon troisième carnet de voyage aux USA, le but est de vous renseigner le plus objectivement possible pour vous aider dans l'élaboration de votre projet .

Cette fois, c'est décidé, compte tenu des déboires rencontrées l'année dernière avec LOOK VOYAGES et son sous traitant incompétent, VISITEURS AMERIQUES, le tour opérateur c'est moi de A jusqu'à Z. C'est encore plus de boulot dans l'organisation et la préparation, mais on a tout à y gagner et plus question d'engraisser les bons à rien !!. 😠

La première principale difficulté, a été de trouver de la documentation sur cette partie du pays. En effet, peu d'organisme propose des circuits ou autotour, dès le début de cette année 2013, nous avons donc collecté toutes les brochures possibles dans les agences, afin de répertorier au mieux les sites à voir et ainsi élaborer le circuit. Autre difficulté, étrange d'ailleurs, il y a également peu d'ouvrage disponible traitant cette région, le petit futé et lonely planet s'avéreront bien insuffisants, très imprécis et incomplets une fois sur place notamment. Décidément, le guide vert Michelin fait défaut, avec ses propositions de petits circuits locaux si bien détaillés, il m'avait tant séduit en 2010 pour le Sud Ouest, plus touristique certes.

Mais heureusement il y a findus, euh non pardon , internet, ses blogs et forums multiples, il suffit de trouver les bons. Ensuite, restes les sites officiels des lieux choisis, mais là c'est généralement en anglais, et moi, depuis le cours préparatoire la langue de chèque spire.... 😉

Une fois les grandes lignes définies, et notamment les villes d'arrivée et de départ ainsi que les dates, le plus urgent et important selon moi, ce sont les billets d'avion. Là, les autres difficultés d'apprenti voyagiste continuent, et il ne faut pas s'égarer dans la jungle et la foultitude de comparateurs et moteurs de recherche divers et variés pour ne pas dire avariés pour certains. Selon moi, ce ne sont pas ceux qui font le plus de pub qui sont forcément les meilleurs (d'ailleurs s'ils l'étaient, ils n'auraient peut être pas besoin de pub!) . D'autre part, certains sites ne proposent même pas de vols si la ville de retour est différente de celle d'arrivée, ou alors je n'ai pas su les utiliser, après tout c'est possible aussi. D'autres sont vraiment orientés low cost avec des prix annonçés tellement bas qu'on à peine à y croire, seulement voilà, avec 2 voir 3 escales et une arrivée parfois à J+2 (oui oui je l'ai vu) c'est la certitude de commencer son voyage sur les genoux, et moi mes genous (chou, hibou) je vais en avoir besoin, donc ce sera vols directs et puis c'est tout.

Je vais donc tout réserver via expédia et booking.com ( pour certains hôtels) pour nos 20 jours sur place, j'ai bien fais car il n'y aura aucun problème ni anicroche ( un bon point pour ces 2 sites). Je prépare une pochette pour chaque journée, c'est plus pratique pour s'y retrouver. Il faut aussi prendre en compte que certaines réservations sont payées d'avance, d'autres à régler sur place, il faut donc de la rigueur afin de ne pas se gour..

Pour les hôtels, trois critères priment, (toujours selon moi évidemment) l'emplacement le plus en centre ville possible, le parking gratuit (vu les tarifs rencontrés l'année dernière surtout dans les villes, cela n'est pas négligeable) et enfin le petit déjeuner inclus tout au moins pour les jours ou je ne prévois pas de départ à l'heure ou l'on sort les poubelles, c'est à dire avant l'ouverture de la salle (généralement elles ouvrent à 6h00,6h30 parfois 5h30 sur les sites touristiques plutôt dédiés randonneurs et ou photographes voir observateurs de faune comme Yellowstone par exemple).

Premier paramètre et conseil, là bas les hôtels sont plus chers le week end car pris d'assaut surtout dans les grandes villes et sites touristiques, si en plus il y a un événement quelconque dont on a pas forcément connaissance ici, c'est la galère assurée une fois sur place.

Je commence donc par ces réservations, avec mon planning et mon calendrier sous les yeux afin de ne pas arriver la veille du surlendemain de la date retenue.

Ensuite je m'attaque à la voiture, et le plus gros sera fait. Hertz, imposé l'année dernière par les « bons à rien »😎 nous ayant déçu, et après comparaison, je décide de renouveler ma confiance à Alamo. Le plus dur est de s'y retrouver dans les différentes formules proposées et de ne pas se tromper dans la catégorie de bagnole. Surtout la taille du coffre est importante pour sa capacité à accueillir nos bagages qui vont progressivement s'élargir au fil de nos pérégrinations et pas à cause des hamburgers. Je renonce à un comparateur de prix visiblement Allemand, qui dit et redit trop souvent à mon goût qu'il ne sera responsable de rien en cas de problème, pourtant ses prix étaient alléchants. Je vais donc sur le site officiel d'Alamo et prend la formule gold, surtout pour la possibilité d'inscrire ma femme en second conducteur, au cas ou mes problèmes de dos récurrents referaient surface. De plus jusqu'à présent, avec eux, il y a eu la possibilité sur place de choisir sa voiture parmi celles présentes lorsqu'on arrive. Ce sera encore le cas cette année à Seattle, en revanche au retour à Salt lake city, je constaterai l'inverse pour les nouveaux locataires. Je ne vous cache pas que je suis même allé voir les sites des constructeurs afin de connaître au mieux le volume des coffres afin de minimiser les erreurs de choix. Je me décide pour la catégorie dite « chevrolet impala » c'est d'ailleurs ce modèle que l'on choisira sur place, plus question de rouler aux states dans une voiture asiatique, même si eux, visiblement, le font de plus en plus, consommation oblige peut être. La nôtre, presque neuve (2988 miles au compteur) fera entre 8 et 9 litres au cent (kms) c'est encore raisonnable. Je m'agace encore une fois bien sur à cause des frais exorbitants « dits d'abandon »(300 $, mais ils le font tous sauf pour la Californie je crois). Bien sur au comptoir, le préposé dévoué (à son employeur) tentera de nous proposer les assurances supplémentaires (perte de clef, accident, crevaison …) histoire de nous faire peur et gentiment nous forcer la main pour sa commission, mais pas question, l'aventure c'est l'aventure.

Enfin, dans les meilleurs conditions possibles quand même, c'est pourquoi cette année on investit dans un pèse bagage, histoire de ne pas dépasser les fatidiques 23 kgs autorisés par les avionneurs, air france en l'occurrence (ou delta airline d'ailleurs puisqu'il semble qu'ils ne fassent plus qu'un). Petit aparté à ce sujet, j'ai encore trouver l'occasion de m'offusquer :

pour le vol retour direct paris CDG, réservé sur air france, mais « opéré » comme ils disent par delta, et bien, sur la multitude de films proposés dans cet airbus (en plus), aucun de ceux qui étaient susceptibles de m'intéresser étaient en Français ni même sous titré, par contre ils étaient disponibles en russe, espagnols, allemand, sous titré chinois ou japonais, quelle honte, décidément la France compte vraiment pour du beurre au niveau international et c'est pas près de changer.... !!!!!! pardonnez moi mais ça soulage. 😠

Et là, je me dis que la plupart d'entre vous se demande quand je vais réellement commençer à écrire ce pour quoi vous avez ouvert cette page, et bien vos désirs sont des ordres, j'y vais, AVANT QUE VOUS NE PARTIEZ DEFINITIVEMENT. 😏 Et nous avant de partir, dernières vérif, passeports valables, autorisations ESTA (de l'année dernière, encore valides), permis de conduire (y compris international que je viens de refaire mais pas obligatoire), bons de réservations reçus par mail et imprimés et surtout argent liquide

en quantité suffisante, car il y aura encore pas mal de choses à régler sur place, et les commissions de ma banque sur chaque transaction CB en devises étant légalement du vol, je prévois.

Pour rappel, il peut être utile de scanner et s'envoyer sur sa boite mail copies de tous les documents cités ci dessus, au cas où. Tous les hôtels ont internet, et de plus en plus en wifi qui plus est.

Bon ça y est j'y vais promis.

JOUR 1 :

Lundi 3 Juin 2013, décollage pour Seattle😏 à 12h15, 10 heures de vol et décalage horaire de moins 9 une fois sur place. C'est à dire que concrètement parlant, on arrive à l'heure ou on est parti, la journée va être longue. Mais l'euphorie est là et elle se moque bien de la fatigue.

Première étape, l'immigration, et là c'est pas la France, les frontières existent bien et on s'en aperçoit de suite. D'abord les restrictions budgétaires annoncées par le congrès US avant notre départ sont bien réelles et palpables, on fait la queue sans broncher, trois guichets ouverts pour un avion entier qui débarque, c'est comme ça. Arrive notre tour, confiant je me dis qu'avec notre voyage de l'année dernière ça va aller vite, et bien que nenni. Ma prise d'empreintes électronique ne fonctionne pas, malgré l'ironie apparente de cet agent zélé qui accuse son computer, il ne lâche pas l'affaire, et essais après essais, je commence à me dire que son cerveau soupçonneux va imaginer que je me suis mis de la colle ou de l'acide sur le bout des doigts pour passer à travers les mailles du filet, il faudra 10 minutes à sa machine pour constater à contrecoeur que je n'ai rien à me reprocher !!!! OUF.

Bagages récupérés, la navette gratuite nous conduit direct chez Alamo, et les autres aussi d'ailleurs tous regroupés au même endroit.

Notre bon vieux tomtom nous conduit vers l'hôtel, pour un petit « défripage » avant de réellement commencer nos vacances. Un GPS est à mon avis indispensable, les cartes routières, mêmes locales, manquent souvent cruellement de précision.

Bon là, pour débuter mon récit, je prends mes notes prises quotidiennement sur place en fin de journée, avant de préparer (et peaufiner) celle du lendemain. Et oui, nous, un voyage lointain comme celui là ne rime pas avec repos et farniente. Pour ça il faut aller dans un « all inclusive » du bassin Méditerranéen, seule chose capable de probablement « organiser » des agences comme LOOK VOYAGES (là vous pensez que je radotes et que j'insiste lourdement, mais franchement c'est mérité tant pis pour eux)et là, : et là aujourd'hui,30 Juin 2013, JE M'AUTORISE UN PETIT RAJOUT POUR LE FUN: pour vous prouvez ma bonne foi et confirmer leur incompétence, allez sur leur site officiel et regardez la proposition de voyage intitulée: circuit accompagné éclaireur étoile de l'Est: et bien il y a une photo de Chicago pour illustrer le programme alors qu'il n'y va même pas!!!!!: MDR, MDR comptez vraiment pas sur eux pour être éclairé!!!!

notre hôtel est le quality inn & suites seattle center, (tout près d'un best western et d'un travelodge) enfin center fo le dire vite, une bonne paire de chaussures est déjà nécessaire. Nous sommes tout près de la fameuse space needle tower et de son monorail qui datent de 1962, l'expo universelle. D'ailleurs cette ville peu tournée vers le tourisme semble se reposer sur ses acquis très anciens, c'est l'impression que l'on a eu, renforçée quand on voit leurs bus tram électrifiés. le parking de l'hôtel est à 15 dollars la journée, j'ai pas trouvé mieux, les prix pratiqués sont globalement élevés, ceci dit le petit déjeuner inclus sera l'un des « meilleurs » du séjour (488$ pour 3 nuits!!!). D'ores et déjà, oubliez pour cette région les buffets pantagruelliques du sud ouest.

Petit constat, là encore et comme relativement souvent, le rouleau de papier toilette est positionné derrière vous, il faut parfois être à moitié contorsionniste. Vu le gabarit de certains américains, je me dis qu'une webcam pourrai sûrement parfois faire le buz sur la toile comme on dit. Le papier de plus est très fin et se détache mal du rouleau, en plus du lumbago, je ne m'étendrai pas davantage sur l'autre risque encouru à l'usage....

Bon les mains bien propres, on commence en ascenseur extérieur par la space needle à 60 $ avec taxes (ne pas oublier de les rajouter à chaque fois quand on en connaît le taux qui change à chaque état ou presque), on évite le musée du verre voisin localement plébiscité, puis déjà un peu fatigués on empreinte le monorail à 4,5$ les 3 minutes pour rejoindre le soit disant centre. Le terminus donne directement dans un pseudo centre commercial, avec un food court (réunion de différents « fast food du monde ») où je prends chez Charley une pâle copie du cheesesteack de Philadelphie (nostalgie de l'année dernière?)

Heure locale il est pas loin de 20h00, ce qui fait pour nous 5h00 du mat sans dormir bien sur dans la classe éco de l'avion, il est temps d'aller rejoindre Morphée. Seulement voilà, notre chambre est juste en face de la machine à glaçons, et durant au moins 20 minutes non stop j'en entends un qui se sert, je suis à 2 doigts de me lever, mais j'ai peur de le trouver dans sa baignoire au milieu du couloir en pleine séance de cryothérapie....

JOUR 2 :

Au programme, le parc Olympic, le ciel est bleu, on se pointe au petit dej à 7h00, mais petite erreur, le réveil de la chambre n'était pas à l'heure, résultat en réalité il est 6h00 et c'est encore fermé, on patiente. Pour rejoindre Olympie, la capitale et son capitole il y a déjà 100 kms, une fois de plus, méfiance avec les distances.

A l'entrée d'Olympic, on achète le pass annuel à 80$ permettant l'accès à de nombreux national monument (voir le site officiel pour connaître ceux qui l'acceptent), à chaque parc le droit d'entrée tourne autour de 10 à 25 $ par véhicule, il est vite rentabilisé selon vos projets.

De plus on peut le revendre au retour car il est valable un an et supporte deux signatures différentes (celle de votre passeport car on vous le demande à l'entrée pour vérifier la conformité).

On néglige port townsend, car le trajet va être long si on veut faire le tour pour éviter de reprendre la même route.

On grimpe à 1800 mètres se prendre en photo dans la neige.

Pour le midi c'est repas sandwiches sur mesure à Hurricane ridge,

Après le lake Crescent, à Forks, ville de la saga Twilight, notre adolescente exige et impose un arrêt que nous acceptons volontiers. Pour le soir, on prend en route, car l'heure tourne, de quoi manger dans la chambre (équipée d'un micro onde) chez safeaway. La caissière perspicace détecte rapidement que nous ne sommes pas du coin, et est toute contente d'apprendre que nous sommes frenchis, tout en s'interrogeant sur le but de notre présence dans ce trou perdu, j'avais bien envi de lui dire que c'était uniquement pour elle, mais j'ai pas osé.

Tout au long du parcours on alterne avec paysages de montagnes encore enneigés et bords de mer, il fait beau et 79°F, c'est très agréable, sans oublier la hoh rain forest et ses arbres centenaires recouverts de mousse effilochée (appelée si je ne m'abuse mousse espagnole dans les bayous de Louisianne). Le lac quinaut est un peu plus decevant et ne se voit pas bien sauf si on est propriétaire d'un chalet en bordure...Autre petit rappel utile, les degrés Fahreinheit pour convertir en Celsius c'est simple : retirer 32, multiplier par 5 et diviser par 9, ou bien encore plus simple mais moins précis soustraire 30, diviser par 2 et ajouter 10%, voilà ça, c'est fait !!...

Donc on a eu ????? bon cherchez pas votre calculette si vous savez pas compter de tête ça fait 26° c'est plutôt bien.

Autre petit détail à prendre en compte dans votre projet, toute cette région est très montagneuse, et les hivers longs et rigoureux, résultat j'ai du renoncer à Glacier NP, car la route principale ne réouvrait cette année que le 21 Juin, d'où l'utilité de consulter quand même les sites officiels en anglais avant de partir. Ou bien des bons sites comme voyage forum.com (ho quel suceur!!)

Après avoir longé l'océan pacifique sauvage et orageux, on regagne nos pénates à 21h00 après avoir parcourus 520 miles (de 1,609 km encore pour rappel) soit plus de 800 kms, et oui je vous ai prévenu nous sommes en voyage pas en vacances.

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JOUR 3 :

On attaque Seattle en profondeur, et l'on commence en voiture le tour découverte, tel que proposé par les professionnels, visible dans certaines brochures publicitaires, d'ailleurs pour ne pas reculer devant la facilité, je me mets à en suivre un, qui devant nous quitte la colline queen anne et le parc Kerry d'où la vue sur la ville est intéressante. On sillonne la ville étendue et ses quartiers résidentiels sur les hauteurs, un peu comme à San francisco avant de rejoindre le cœur de la cité. On renonce à la visite de la ville souterraine (restes du grand incendie de 1889) toute en anglais (bill speidel's underground tour de 75 mn départ à pioneer square). Le pike market et Rachel, la truie tirelire attirent les badauds, tout comme le personnel de la poissonnerie qui joue au lancer de saumon frais entier dès qu'il y a une commande, ne pas oublier non plus à proximité le premier starbucks du pays de 1971.

Un peu de lèche vitrine sur Alaska way avec arrêt chez ye olde curiosity shop et ses momies

avant que notre miss s'achète un pyjama chirurgien de grey's anatomy, il faut dire que grace hospital est supposé être ici.

Pour le repas du soir c'est chez the crab pot qu'on dépense à bon escient nos dollars. Pour 86 d'entre eux, on se régale de produits frais de la mer copieusement accompagnés, la particularité c'est qu'on vous met une surnappe en plastique, tiens pourquoi donc ?, et bien tout simplement parce que la serveuse va renverser directement sur la table le contenu de votre marmite remplie de moules, palourdes, pinces et pattes de crabe géants, maïs, pdt, on mange avec les doigts planchette de bois et maillet sont fournis, on ne pourra pas finir.

C'est populaire et très fréquenté.

Chose étrange dans cette ville, on a croisé, outre des dealers officiant à la vue de tous en pleine rue, des tas de groupes, couples ou personnes seules à l'aspect bizarre, saouls, drogués, débiles légers ou les trois réunis. En tout cas « leurs ballets » au milieu de la chaussée, ou leurs monologues excentriques et déhanchés ont de quoi surprendre, tout cela sous les yeux de la police bienveillante qui les surveille de loin, les locaux habitués ne relèvent même plus....

JOUR 4 :

Direction le Nord et Vancouver au Canada, mais avant détour au Sud vers le mont Rainier à 100 kms, visible depuis Seattle, soit environ 600 kms à faire donc départ à 7h00. Le pass est valable, là aussi rencontre avec la neige et les cascades, c'est très joli, cependant le prolongement de l'unique paradise road ne réouvre que le 21 juin, mais c'est pas grave on a vu l'essentiel y compris des campeurs ayant planté les sardines sur le parking goudronné, ha ces américains !!

Avant Vancouver, on s'arrête à l'office visitor de Bellingham où le papy de service nous fait savoir que les deux passages frontières qui se profilent sont accessibles aux particuliers contrairement aux indications du bas côté, le temps de passage prévisible est indiqué à vous de choisir, ceci dit on y passe 25 mn. De plus il nous a aussi prévenu que le tunnel d'accès sera à cette heure sur une seule voie dans ce sens, et 3 dans l'autre pour faciliter le flux de la circulation des travailleurs qui quittent la ville. Je précise que le passage frontière avec le voiture de loc ne pose pas de problème particulier en principe, faites vous confirmer quand même lors de la prise en charge.

On fini par rejoindre à 18h45 notre sunset inn and suites en plein quartier homo. En réalité ce sont des appartements, ce que je n'avais pas vu lors de la réservation, (tout comme pour le quartier!!!) on a un F2 avec cuisine entièrement équipée, elle est tellement bien qu'on y mangera 2 fois. (attention, ici comme dans certains états US les supermarchés ne vendent pas de bière, ni alcool, il faut aller dans un « liquorstore » plutôt rare). Par contre, il n'y a pas de salle de petit déjeuner, il faut descendre à la réception se servir et remonter dans son logement c'est étonnant ça aussi.

Pour le premier soir et 46$cad on « mange » à la belle patate. On se prend une bonne poutine améliorée à la smoked meat c'est redoutablement léger à la digestion.

On peut, comme nous, prévoir des devises canadiennes, cependant à part dans certaines stations essence, ils acceptent les US au taux de 1 pour 1 presque partout.

Une activité très florissante ici est le tatouage, et il faut les montrer, à cela s'ajoute le piercing, certains sont même plus troués que percés, les deux cumulés engendrent un défilé de fresques humaines ambulantes assez surprenant.

JOUR 5 :

C'est vent couvert (et même pluvieux), départ 8h30 pour, toujours à l'appui d'un dépliant gratuit (ils pullulent partout), faire le tour de la ville proposé par certains à 30$ par personne.

Le parc Stanley est très beau mais on reviendra !!

Une pose à Gastown s'impose, pour ses commerces de souvenirs (ils sont rares), son horloge qui fume et ses SDF.

Dans la rue commerçante de grandville, l'un d'entre eux se shoote à la seringue tranquillement sur le trottoir devant tout le monde indifférent, les japonais exilés sont omniprésents, fo dire que c'est pas très loin, ils ont même leur radio, beaucoup d'informations sont traduites dans leur langue.

On renonce à l'ascension de la Vancouver lookout, compte tenu de la météo, la vue ne sera pas terrible.

On va ensuite au Nord, voir « LA TRACTION « !!! de la ville, le pont suspendu de Capilano, il y a affluence, il faut bien avouer qu'il n'y a pas grand chose à voir dans cette grande ville pourtant mondialement connue. Montant de la douloureuse pour trois, je vous le donne Emile, 110$, certes le balancement du pont à l'aller et au retour impressionne un peu, mais le reste n'est que promenade sur balcons en bois plus ou moins élevés, ça reste somme toute joli mais vraiment trop cher.

On pousse jusqu'à grouse mountain et son téléphérique qui arrive dans le brouillard, on sait pas trop ce qu'il y a à faire une fois au sommet, le prix varie selon les options avec un plancher à 39$ par personne, les candidats sportifs sont équipés comme des porte avions, le prétexte est tout trouvé pour renoncer là encore, en plus de la météo défavorable

En redescendant, le ciel bleu fait son apparition, du coup on retourne à stanley parc faire quelques belles photos, les pilotes d'hydravions touristiques sourient aussi tout en se frottant probablement les mains et reprennent leurs valses aériennes.

Le soir, on teste le four de notre cuisinière avec de bonnes pizzas surgelées bien sur...

JOUR 6 :

Ce que j'ai reporté hier à cause de la météo, doit être fait aujourd'huy car c'est notre dernier jour au canada, à savoir la célèbre route 99 dite « sea to sky »à faire à l'aller et au retour

première halte à la toute petite station balnéaire de Horseshoe bay et ses départs de ferrys pour les îles, les files d'attente sont impressionnantes malgré l'heure matinale, il faut dire qu'on est Samedi. On enchaîne avec les belles shannon falls à l'accès libre et facile, puis Squamish et Alice lake pas forcément incontournables, et les Brandywine falls vues d'en haut.

On se rapproche du but : Whistler (125 kms de vancouver) en chemin j'aperçois au loin une masse noire près de la route, je la fixe, elle bouge pas, elle bouge toujours pas, ELLE BOUGE

oui c'est bien notre premier ours noir, peut être un grizzli, de petite taille mais c'est trop tard pour le capturer, heu non le picturer (tout nouveau verbe franglais issu du mot picture)

Whistler, très agréable station de ski datant des JO de 2010. En cette saison, les remontées mécaniques font le bonheur des très très nombreux mountains bikers, ils sont innombrables, certains d'entre eux, plus audacieux que les autres (ou moins chanceux) voir les deux sont de simples piétons claudiquant ou avec un bras en écharpe voir aussi les deux. Les rues piétonnes sont blindées de visiteurs, retour à Vancouvert, on aura fait 219 miles en comptant les petits détours motivés par la curiosité. Paradoxe local, tout est écrit en anglais, mais les distances sont en kms.

Bon à savoir, les vêtements, l'essence et le tabac (pour ceux que ça concerne) sont plus chers qu'aux USA.

JOUR 7 :

Départ 6h50 pour rejoindre les USA et on modifie le programme, le canada de ce côté ci, nous déçoit un peu, du coup au lieu de prendre la route 3 (normalement ouverte mais sans certitude absolue), on passe la frontière à Sumas, où bien sur le temps d'attente annoncé n'est pas respecté, et en plus, nous on nous demande d'aller à la case départ, heu non, entrée plutôt, de nous garer et d'aller voir au poste l'agent qui nous passe à la questionnette durant quelques minutes.

Enfin libre de tout mouvement, on fait la route 542 en cul de sac (70 miles AR) pour atteindre le mont Baker, site le plus enneigé d'Amérique du Nord, la fin de la route est fermée, cela n'empêche pas certains surfeurs d'attendre l'ouverture des remontes pentes. On traverse le très beau north cascades NP sous un soleil d'été puis c'est la première grosse bonne surprise du voyage, Winthrop sur la route 20 : c'est une vraie petite ville western comme celles qu'on est venu voir, sauf que celle là imprévue et surprise oblige est encore plus belle, façades, magasins, bikers et motos tout est là c'est parfait, les cartes mémoires chauffent dur. Première surprise, mais aussi première erreur : un chapelier propose des stetsons à 40$, je refuse de me précipiter et je m'en mordrai les doigts, je n'en reverrai aucun à moins de 60 par la suite, je me contente d'un ersatz à 14, car je ne peux résister plus quand même à l'envie de me prendre pour un cowboy. Grand coulée dam (barrage) est décevant. Pour rejoindre Spokane par la 2 je crois, c'est une longue ligne droite à travers des terres agricoles vallonnées et parsemées de tas de pierres ou de rocs ici ou là c'est étrange, bizarre voir lunaire !! On arrive à Spokane à 19h30 après encore pratiquement 800 kms effectués.

On loge au fairbridge inn express, excentré mais avec parking et petit dej . Celui-ci est plus qu'express , il se prend dans le hall sur 4 tables de 2, il n'y a même pas de pain même de mie, le prix est en conséquence 53 euros la nuit.

JOUR 8 :

6h30, destination Boise, capitale de l'Idaho via cœur d'Alène et son lac bordé de belles résidences, puis au sud ouest steptoe butte state parc qui ne vaut pas le détour, certes cette butte domine tous les environs, mais à part des terres agricoles y a rien à voir... la route nous fait poser brièvement les roues en Orégon, à travers nez perçé parc on empreinte la lewis et clark trail (célèbres pionniers explorateurs) pour rejoindre à lowell le confluent de la clearwater river avec la snake river moins beau qu'annoncé. A cause des travaux de voiries et la circulation alternée sur une voie on a perdu pas mal de temps, il est 18h00 mais en réalité ici 19h00 car on vient de franchir le 45° parallèle et il reste encore 230 kms à faire, du coup on abandonne le hell's canyon, pas facile d'accès, sauf si on connaît les petits chemins de traverse non signalés sur les cartes. On arrive finalement à 21h15 heure locale à l'hôtel le Boise hotel conférence center, (chambre correcte pour là encore 53 euros) pour manger on fonce au denny's voisin, c'est ça ou le reste de la boîte de ritz dans la chambre...

JOUR 9 :

Au programme encore une petite étape de 740 kms pour aller à Jackson hole, donc grasse mat et départ à 6h00, on commence par bruneau dunes SP à 7h00, l'entrée est payante à 5$ et l'on doit verser notre obole dans une enveloppe à l'entrée, vu l'heure on tente l'ignoble fraude en risquant l'amende à 25, y a rien à voir ou presque, malgré cela c'est encore rempli de camping cars démesurés, à part entendre les cris des coyottes (sans les voir) circulez....

On enchaîne avec Twin falls en longeant l'oregon trail et thousands springs. Attention car là j'ai pas mal galéré avant de savoir où se trouvaient effectivement les shoshones falls, car ici les mêmes noms se retrouvent à beaucoup d'endroits différents (cette remarque vaut également pour vos réservations d'hôtels, vérifiez bien que c'est la bonne ville dans le bon état)

En réalité tout ce que je veux voir se trouve à twin falls, belle commune résidentielle. D'abord le pont Perrine signalé nul part et pourtant ça vaut le coup d'oeil, il faut prendre la direction de l'I84 et on passe dessus, dans un sens ou dans l'autre vous avez un parking et un accès piéton qui communique avec l'autre côté. Par contre pour les shoshones falls (et le lake dierkes mitoyen) c'est indiqué, il y a quelques kms à faire, l'accès est à 3$ et pour bien voir il faut payer....Localement, elles sont modestement comparées aux chutes du Niagara, surtout de par leur forme, car il faudrai quand même pas pousser mémère dans vous savez quoi, ( les orties pour ceux qui savent pas), mais elles sont belles quand même.

On continue avec craters of the moon, autre NM (8$ ou le pass), c'est vrai que cet immense champ de lave est impressionnant mais y a quand même pas de quoi casser 5 pattes à un bison (ou 3 à daffy duck si vous préférez) en 45 mn photos et arrêts promenades compris, le tour est fait, d'ailleurs c'est tant mieux car le chemin est encore long. On avait envisagé de faire à Rexburg le bear world, histoire d'être sur de voir de près des ours, mais la visite du parc en véhicule particulier n'est pas conseillée, et attendre les horaires collectifs imposés risquent de retardé notre progression. Pour ceux que ça intéresse, je précise que ce parc domicilié à Rexburg se trouve en réalité à environ 10,15 kms de la ville, comme c'est le cas pour beaucoup d'autres sites. Par la route 33 et Tétonia, on fait une partie de la scenic téton byway ( il y a aussi beaucoup de routes qualifiées de scénic pas toujours de façon justifiée). En l'occurrence, celle ci permet surtout d'apercevoir yellowstone, c'est pas inintéressant. Après 11 heures de route on accède à Jackson hole, étape à mon sens incontournable, cette ville « huppée » est typiquement western et très fréquentée, spectacle de cowboys dans la rue, les enfants sont ravis, même si les « vedettes » se font attendre, histoire de chauffer la foule et distribuer les tracts publicitaires pour le restaurant sponsor de l'animation.

Notre hotel motel, le ranch inn, petit déjeuner simpliste et parking inclus est idéalement plaçé dans le centre mais au calme (99 euros la nuit).

L'endroit où il faut soit disant diner est le gun barrel ( à l'entrée ou la sortie de la ville selon d'où on vient mais pas dans le centre), c'est un ancien musée reconverti ayant conservé certains objets et animaux empaillés, le cadre et l'ambiance familiale sont agréables, la nourriture fraîche de bonne qualité et bien cuisinée est à soulignée, le prix est en conséquence, 100 $ à trois.

JOUR 10 :

Aujourd'hui on entame l'un des « gros morceaux » du séjour, donc nouvelle grasse matinée et départ à 7h00.

Grand téton est à faire, ( l'entrée valable aussi pour yellowstone 7 jours consécutifs est à 25$ pass accepté) c'est 80 miles pour la traversée panoramique on en sort à 11h15 poses photos comprises, et ascension du signal mountain pour sa vue, et puis c'est yellowstone tant attendu pour ses paysages, geysers et sa fameuse wildlife (faune sauvage) les mises en garde concernant les bisons et les ours sont omniprésentes, les magasins vendent à tour de bras bombes lacrymogènes au poivre et autre sifflet d'alerte, on voit déjà différentes sortes de ce que nous, profanes appelons des biches, 1 puis 2 puis des troupeaux entiers de bisons et des mooses, chaque stationnement anarchique de véhicules indiquent leurs présences.

On approches les premiers mini geysers et bassin d'eau ou boue bouillonnants portant tous un nom.

On rejoint west yellowstone à 18h00 après 200 miles, moins guindée que jackson avec des boutiques plus abordables(dont beaucoup de « teeshirteries »). On loge au yellowstone lodge, parking inclus et au final petit dej aussi mais à 154$ la nuit, la renommée ça se paie.

JOUR 11 :

On planifie le pas évident sillonnage du parc afin de ne rien louper en deux jours, 6h30 direction le fameux old faithfull geyser qui éructe toutes les 92 minutes à 10 près, sur place à 7h45 on apprend que c'est prévu pour 8h20 environ, il fait beau c'est super on s'installe comme d'autres déjà. Seulement voilà, Yellowstone c'est la montagne avec la météo qui va avec, c'est à dire susceptible de changer brusquement en quelques minutes, et bien sur c'est le cas, le ciel se noircit très rapidement et l'orage éclate juste après le geyser impressionnant, tant pis pour la clarté des photos. On fait tous les arrêts possibles et c'est épuisant, il y en a tous les 2 kms. Arrêt, marche, ceinture, demarrage, rearrêt, remarche etc j'en peux plus, mais c'est beau y a rien à dire surtout sous le soleil revenu (comme mathilde), pour le soir j'ai prévu de faire étape à une autre entrée du parc pour éviter les trajets en double, j'ai rien trouvé à silver gate à l'est, je me suis donc rabattu sur Gardiner au Nord. C'est tout petit, il n'y a pratiquement qu'un hotel et un ou deux motels tout au plus, je ne parle pas des commerces, heureusement il y a plusieurs restos, dont le iron horse bar et grille bien décoré et branché où l'on dînera (copieusement pour 40$ à 3) au comptoir sur la terrasse extérieure face à la yellowstone river juste avant que l'orage éclate (encore)

Au yellowstone park travelodge la chambre est correcte avec une belle vue, le matin de bonne heure(évidemment) je surprendrai quelques biches locales en famille sur le parking, ça me change du RER et des scooters aux pots d'échappements trafiqués......

Petit bémol cependant, la « salle » de petit dej étant tellement petite par rapport au nombre de clients lèves tôt pressés d'en découdre avec la nature, faute de concurrence, on boit notre kawa dehors et y fait po chô (41°F) certains touristes chanceux montrent leurs photos prises d'un ours de bonne taille apparemment le matin même mais je ne sais pas où.

JOUR 12 :

On continue l'exploration vers l'Est du plus vieux et plus grand des parcs nationaux, les bassins géothermiques et geysers se succèdent sans jamais toutefois se ressembler c'est vraiment bluffant (désolé j'ai pas trouvé d'autre qualificatif pour l'instant, l'émotion sans doute).

On passe à silver gate, et je comprend pourquoi j'y est pas trouvé d'hébergement, c'est un vrai bled, tout comme un peu plus loin cooke city, plus petit que gardiner, c'est pas peu dire.

Ensuite dilemme, il faut choisir entre le chief joseph byway ou la beartooth car on ne pourra pas faire les deux, j'opte pour la seconde et on a pas été déçu, les chaînes de montagnes enneigées sont magnifiques. A beartooth pass (10947 feet soit 3300 mètres) juste avant d'entrer dans le Montana la température est de 31....

Pas celsius bande d'ignares, ça fait zero ou à peu près et ça se sent.

Le long de la route on constate la présence de nombreux observateurs de la wildlife équipés pour la plupart de monoculaires impressionnants sur trépied. Il faut dire qu'à gardiner, j'ai eu l'occasion d'en tester un, dans quasiment le seul magasin encore ouvert parmi les 4 de la ville. C'était redoutable d'efficacité et de performance, et pour 400$ en plus, il filmait et photographiait (en 5 millions de pixels seulement)

On continue par red lodge où l'unique rue principale (c'est souvent le cas) est en travaux là aussi et fermée à la circulation routière, de toute façon ça a pas l'air terrible, on se fait un nouveau pique nique rapide dans un coin retiré et tranquille bercés par l'écoulement de la rivière (ho c'est bien écrit ça, alors ça vous fait rêver ou pas ????, je fais des efforts pourtant)

Après 280 miles à 16h15, on atteint Cody, la ville fondée par Buffalo bill, comme c'est un peu tôt pour une fois et qu'on a pas envi de faire le muséum 5 en 1 dédié au héros on pousse 30 miles sur la 14 (60AR) jusqu'à Wapiti le long de la shoshone river, c'est beau, y des montagnes, des gorges, des ranchs aux beaux portails d'accès personnalisés ( ou portaux, je sais plus bon allez garçon 1 porto!)

Au retour je fais une pose rapide devant l'entrée d' old train town, pour 3 photos à l'arraché devant l'entrée payante avant que la gardienne ne sorte et me foute un coup de douze, risque encouru selon un blogueur lu avant de partir et qui prétendait que cela ne valait pas le coup et je confirme d'après ce que je vois.

Ce soir à 20h00 au programme c'est rodéo, on prend les billets à 18$ au visitor center, ça évitera de faire la queue.

Nouvel aparté utile : n'hésitez pas à aller dans les visiteurs center où vous trouverez gratuitement toutes documentations et renseignements utiles auprès du personnel dont la moyenne d'âge est très souvent élevée, bénévolat, volontariat ou nécessité de compléter la retraite ? Je ne sais pas mais en tout cas ils sont très serviables et dévoués, même si tous ne sont pas toujours en parfaite possession de leurs facultés physiques.

Dans la rue principale (sheridan) animation cowboy devant l'hotel irma de ce brave buffalo

Notre chambre à 170$ au cody legacy inn and suites est correcte, frigo télé micro onde, lits en bois massif, le hall est sympa aussi, le petit dej non inclus au départ le sera finalement. Il faut diner tôt, on va au Mexicain zapata's pour 50$ on est rassasiés.

Le rodéo (tous les soirs à partir de Juin) est bien, même si le niveau des concurrents me paraît pas très relevé, en tout cas c'est mieux qu'à brice canyon il y a 3 ans. Les ténors sont peut être à Gardiner où j'ai appris lors de notre passage qu'il s'en faisait aussi un durant le week end.

En tout cas l'hymne national chanté par toute l'assistance la main sur le cœur est impressionnant, mes mamies voisines en ont même l'alarme à l'oeil, y a pas à dire ils sont patriotes.

JOUR 13 :

Y a seulement 450 miles au programme, donc départ retardé à 6h30 vers l'étape du soir Hulett Via lovell, on quitte le Wyoming pour le Montana par la 14 east scenic byway sans plus avant d'arriver à little bighorn NM, pas trop facile non plus à localiser avec précision, compte tenu des homonymes. Là c'est la vaste escroquerie du jour, (10$ pass accepté) évidemment c'est une défaite des braves yankees face aux méchants indiens (uniquement à cause de la cupidité de Custer qui y laissera la vie bien fait : parce que moi quand j'étais petit j'aimais bien LES INDIENS DANS LES FILMS DE COWBOY), alors pas de stèle fastueuse ou autres encensements nombriliques, le seul truc à voir est une pseudo silhouette en ferronnerie, tout le reste ce sont des tombes éparpillées sur le champ de bataille là où les corps des malheureux perdants ont été retrouvés. En une demie heure le tour est fait, escrocs orgueilleux.. !! Heureusement que des chevaux sauvages (et encore c'est pas sur) bloqueront la circulation, histoire de photographier quelque chose, (peut être dressés pour retenir les pigeons) NDLR :LOL. L'important détour ne vaut vraiment pas le coup. On redescend vers Sheridan, jolie ville avec de beaux magasins dont l'un entièrement dédié à l'univers des cowboys, jeans, chapeaux, vestes, bottes, selles, étriers, éperons, lassos tout y est , c'est blindé et pourtant d'après ce que l'on a pu voir, y a belle lurette que les éleveurs ont troqués leurs chevaux pour des quads, polaris en l'occurrence.

On arrive à dévil's tower NP, étrange monolithe surgit du sol (pour sauver sept jeunes filles attaquées par un méchant ours selon la légende indienne), le tour est vite fait, mine de rien le pass est rentabilisé, et on a pas fini.

J'ai pas trouvé d'autre hébergement qu'à Hulett au best western inn, la seule concurrence est un motel, résultat c'est blindé, à part ça y un saloon et une supérette.

J'avais lu avant de partir qu'il fallait absolument manger au Pondérosa café, et bien je confirme, car IL N'Y A RIEN D'AUTRE , pour 50$ rien d'extraordinaire, par contre le bar à l'arrière vaut peut être le coup pour les amateurs....c'est peut être ça que voulait dire le rédacteur en question.

JOUR 14 :

Pas beaucoup de kms en théorie, mais des choses à voir... Direction le sud dakota et les badlands, tout d'abord arrêt obligatoire à Deadwood, vraie ville western avec des bâtiments en briques rouges typiques et d'époque, presque tous les magasins sont ouverts bien que l'on soit Dimanche, il y a de nombreux casinos mais aussi le saloon N°10, où s'est fait dessoudé wild bill Hickock. On monte au mont moriah et son cimetière (1$ par personne) se recueillir quelques instants sur sa tombe et celle voisine de son amie, cette brave pute (pardon péripapéti j'sais plus quoi.) de calamity Jane.

Sturgis est célèbre pour sa réunion triannuelle de bikers qui a lieu cette année en Aout je crois, sinon, circulez y a rien à voir à part les tee shirts, casquettes et autres produits dérivés liés à l'évènement.

On se dirige sans grande conviction vers Bear butte SP lorsque je perçois de mon ouie fine et délicate des bruits étranges, tout en voyant au loin, ce qui ressemble à une ligne droite privée à côté du réseau routier : pas de doute possible c'est bien une course de dragsters, BONNE FETE DES PERES, cette fois c'est moi qui impose un arrêt, pour 10$, pendant que mes accompagnatrices totalement incrédules et ébahies devant mon enthousiasme subitement revigoré m'attendent, je fonce en profiter au maximum, et je ne suis pas déçu par ce sturgis dragway pourtant local et tout petit. J'ai le temps de voir quasiment toutes les catégories s'enchaîner et concourir à vitesse grand V c'est le cas de le dire dans un vacarme enchanteur, y compris des moto neige adaptées au bitume, loin d'être les plus lentes. J'assiste à des temps de 5,5 sur 400 mètres ce qui est très correct, à la télé je verrai après des vrais pros faire 4,14 avec des machines sans commune mesure.

Je me force à quitter les lieux. On évite bear butte, copie conforme de steptoe

Au sud de rapid city, par la 44 et pour 15$ ou le pass (définitivement amorti) on accède aux badlands, autre curiosité géologique de la nature, sous le soleil c'est vraiment beau.

La portion de la loop road avec ses 11 miles et ses overlook est superbe.

A la sortie, sur la 90 on s'arrête à Wall et son Wall drug store, centre commercial et ses nombreuses boutiques à prix raisonnables, histoire de relancer le commerce local, on lâche quelques billets verts.

Retour à Rapid city où l'hotel est réservé, cependant cette ville mythique au nom évocateur de l'épopée western est décevante, étendue, son centre ville est ridiculement petit, de plus tout est fermé on est dimanche y compris les restaurants. On mange au seul ouvert, le firehouse (ancienne caserne de pompier) et sa brasserie (brew), bon rapport qualité prix à 60$.

On regagne notre hotel le Alex Johnson, ancien et bien conservé avec un hall digne d'un palace, mais malheureusement c'est tout. Bien plaçé, il faut garer la voiture dans la rue ou le parking public voisin avec un bon gratuit fourni, la chambre est toute petite, pas de place pour une chaise au bureau (fo écrire debout!!!) pas de place pour 3 valises dans 1 chambre pour 4, ampoule grillée, pas de verre à dent, fenêtre qui ferme mal, pas de frigo et cerise sur ce que vous voulez pas de petit dej inclus même sommaire !!! déception et il faut le dire.

D'ailleurs, je ne me suis pas privé dans ma réponse dans le questionnaire de satisfaction systématiquement envoyé par mail par expédia et booking.

JOUR 15 :

Le mont Rushmore, autre grand pôle d'interêt, on y est à 8h10 et on fait bien car à 9h00 c'est blindé et difficile de se prendre en photos, les asiatiques sont aussi bien élevés et respectueux que ceux vus l'année dernière dans l'Est. Le chiffre du jour c'est 166 : nombre de photos prises en une heure à peine, suffisante pour explorer l'ensemble du site. L'entrée est gratuite, mais le parking obligatoire est à 11$ !!!!! A noter qu'à cette heure là le soleil est bien plaçé pour les photos, la promenade d'1 km environ est peut être plus facile à faire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Juste à côté de rushmore se trouve la ville de Keystone, endroit également susceptible d'être choisi pour une étape, la petite ville est agréable et touristique, les activités proposées pour les enfants sont assez nombreuses (accrobranche, parcs...)

On zappe le crazy horse park à 27$ je crois, pour voir une ébauche de sculpture qui sera monumentale une fois terminée mais on ne sait pas quand, faute de subvention. Bien sur à la gloire d'un méchant peau rouge, pas question pour les pouvoirs publics d'aider l'avancement des travaux commencés en 1948 et dont la date d'achèvement dans 30 ans est sans cesse repoussée

On choisi custer state park à 15$ l'entrée (le pass n'est pas accepté) dans le sens nord sud les needles (aiguilles) au milieu des forets de pins du début de la route, parfois à une voie, sont très intéressantes, mais après plus grand chose à voir. La wildlife loop permet d'apercevoir chiens de prairies, elks (biches) et bisons mais après avoir fait Yellowstone : BOF

Custer est une petite ville susceptible d'être choisie pour une étape (bien plus que gardiner et hulett déjà cités), on y constate le prix le plus bas du carburant (3,24 le galon de 3,78 litres)mais évidemment j'en ai pas besoin ou si peu. Concernant l'essence les prix sont libres et varient pas mal de 3,24 donc à 4,29 le plus cher vu, ça peut faire beaucoup au final, sinon le principe expliqué l'année dernière est toujours valable, certaines stations indiquent que le prix baisse si on paie en cash. Il faut d'abord aller à la caisse déposer en espèces ce qu'on veut mettre, ensuite ne pas oublier d'appuyer sur la "qualité" de l'essence qu'on veut mettre et parfois relever un loquet un fer pour activer la pompe.(encore un petit détail pratique dont je vous fais cadeau!)

Ensuite pendant des miles interminables, on traverse d'immenses pâturages vallonnés sans fin

heureusement qu'il y a le régulateur de vitesse, ce qui me permet d'allonger complètement mes jambes jusque sous les pédales et éviter les excès de vitesse, ça détend. ET CE N'EST PAS PLUS DANGEREUX pour le cas ou certains empêcheurs de tourner en rond crieraient déjà au scandale.

Passage à fort Laramie, 243 habitants, moi qui voulait y faire étape il n'y a qu'un motel borgne et même la pompe à essence est fermée et abandonnée, dommage que notre carte michelin ne fasse pas suffisamment la distinction entre les tailles réelles des villes. On ne voit même pas le fort que de toute façon, faute d'engouement, on avait pas l'intention de visiter.

Ensuite c'est Guernsey, 1417 habitants, le seul hotel repéré dans les brochures est abandonné on va prendre une chambre bien payée à 91$ au motel Bunkhouse à l'accueuil chaleureux, on fait les courses à la seule supérette et on pique nique dans la chambre.

JOUR 16 :

Aujourd'hui, on modifie le programme pour aller jusqu'à Denver, ce serai dommage de passer si près sans aller jeter un œil à cette ville connue.

Sur la route, Cheyenne au nom évocateur est décevante. Le centre ville historique est ridiculement petit, pratiquement sans commerce. A part le capitole, et les « sculptures » décoratives de santiags géantes bariolées exposées aux coins des rues, y a vraiment pas grand chose à voir. Le seul attrait de cette ville semble être les frontiers days de Juillet, annuels. Rassemblements et fêtes western avec rodéos, musique et autres.

En route, on voit encore de nombreux magasins « fireworks »entièrement dédiés aux feux d'artifices dont les particuliers américains doivent être très friands.

Denver, de ce que l'on a pu voir, est une grande ville avec ses embouteillages et là encore un centre réduit et concentré autour de la 16th rue piétonne. De nombreux pauvres quémandent sans arrêt, sans être agressifs, d'autres même assis ne tiennent pas droit, d'autres vendent le journal local the voice, un peu comme chez nous ( quoi the voice ou les SDF?)

A 12h00 la place du civic center se transforme en concentration de food trucks très fréquentée

à part les chaînes de magasins classiques, il n'y a que très peu de boutiques de souvenirs, elles sont tenues par des chinois et les prix ne sont pas compétitifs, le tourisme n'est toujours pas une priorité.

On décide de faire étape à Boulder, ville universitaire, dans la grande périphérie afin d'être sur la route pour demain.

Mais là aussi, pas très facile de trouver un hôtel à prix correct, on rejette les offres à 140$ des 2 premiers, du coup on se rabat sur les motels, tous sont complets ou chers. On finit par trouver à 80$ dans un cul de sac retiré mais calme, correct, avec une chambre séparée pour le second lit, frigo, micro onde, grande télé.

Le centre ville piétonnié et fleuri est très agréable, la ville est plutôt huppée, cependant réputée pour ses restaurants, ils y sont à prix abordable, on dîne chez pastajays dans pearl street, resto italien avec pizza dont j'ai choisi les ingrédients très très bonne, le tout pour 47$ à 3.

JOUR 17 :

grasse mat et départ à 8h00 et oui vous avez bien lu. Je me relâche en fin de séjour....

direction les rocky mountains (20$ ou pass), on commence par estes parc, après être passé devant l'historique et renommé stanley hotel on arrive au visitor center et juste à côté le trailhead restaurant avec son magasin rockymountain gateway, il est géant, sur 2 niveaux tous les souvenirs possibles vus jusqu'à maintenant sont réunis et à des prix corrects pour l'endroit

La old fall river road est fermée, la trail ridge road, révèle des paysages ressemblant fortement à nos alpes, la faune en plus (mooses, moutons à cornes..)

A grand lake village on fait un arrêt, c'est très joli, et vu le nombre de chalets individuels éparpillés sur le pourtour, je ne suis visiblement pas le seul à le penser.

On quitte le parc au sud par grandby et la 40, s'il n'y avait pas eu Denver, j'avais envisagé d'y faire étape, ça a pas l'air trop mal mais sans plus. Toujours sur la 40, on se dirige vers salt lake city, la fin approche. Sreamboat springs est une jolie petite ville, on à 89°F, record du séjour, un peu après, Craig paraît bien aussi mais il est un peu tôt pour y faire étape.

La ville de Dinosaur, dont les mérites du parc sont vantés des miles à la ronde est ridicule, 1 seul motel et plein d'après le personnel du visiteur center qui nous informe que Naples, la ville suivante est encore plus petite, ils nous conseillent d'aller à Vernal plus grand (2000 hab). Notre fameuse carte Michelin, ne fait pourtant aucune différence entre elles. Ils n'ont pas de doc à nous donner, car ça change d'état, on passe du Colorado à l'Utah.

N'oubliez pas de respecter les vitesses partout, car même dans les petits bourgs de rien limités à 25, (ce qui peu énerver) vous n'êtes pas à l'abri de tomber sur un shériff y compris en véhicule banalisé.

A vernal, le premier motel nous réclame 99$ ht, puis 92, j'aime pas trop les prix à la tête du client, on en voit un autre à 88ttc, on se pose c'est le lamplighter motel, on a 2 grands lits, télé, frigo, micro onde, mais ce soir pas de pique nique, on traverse la rue principale pour aller au ranch restaurant 711 où pour 40$ on a une soupe de légumes, une salade copieuse et un plat garni que je n'arrive pas à finir, et c'est plutôt rare, ceux qui me connaissent le savent.

Je laisse des frites et des ribs, peut être est ce que j'ai trop apprécié le pain frit tartiné de beurre au miel, hum hum Maya, Maya où es tu ????

JOUR 18 :

Départ 7h00 pour flaming gorge, d'où l'on vient, il y a le choix entre la rive gauche ou droite, j'opte pour la première et j'ai peut être tort, en effet à part un beau point de vue au début, après il faut bien dire qu'il n'y a pas grand chose à voir, et encore moins de gorge.

Aujourd'hui, c'est la journée déception, nous sommes de retour dans le Wyoming et hier soir j'ai épluché le Wyoming official travelers journal 2013 qui recommande dans notre secteur 2 visites alors je fais confiance et on y va.

D'abord le soit disant très beau red desert et ses sands dunes vers Rock springs au Nord, seulement là aussi les cartes sont imprécises. Je m'arrête dans une station service consulter une vraie carte officielle à peine plus utile, on fini par trouver l'entrée indiquée par un panneau sur la 191 juste après reliance (ville sur la carte mais une dizaine de mobils home en réalité!!!!)

Seulement, après quelques centaines de mètres, plus de goudron, une piste poussiéreuse, et surtout plus aucun, aucun panneau malgré les intersections qui se succèdent, et surtout aucune dune de sable rouge à l'horizon....

J'essuie mes lunettes, met celles de soleil mais rien n'y fait, aucun mirage, par contre on est bien en plein désert, et très seuls, après 45 mn d'insistance inutile on rebrousse chemin en espérant ne pas se tromper, car même le GPS est complètement paumé. J'avise deux elks (biches) visiblement du coin, mais malheureusement, elles ne comprennent pas le français, dommage.

Vu cette triste expérience, on renonce à la « pilot butte » également conseillée et normalement pas très loin. Mais obstiné, je me dis que c'est moi qui suis nul, et on décide de faire l'autre recommandation, Kemmerer, ville western incontournable, on s'en délecte à l'avance.

Auparavant, et là bien signalé, il y a fort bridger (200 hab), arrivés devant l'entrée du site, (4$ par pers) vu les baraquements que l'on aperçoit, et le peu d'affluence, on a pas très envie de se faire bai... une seconde fois aussi rapidement en tout cas.

Du coup on fonce au wild west de Kimmerer pour ne rien louper...................

….........

Après plusieurs miles sur la 412, (chemin le plus direct) la route est complètement closed

tout ça parce que 5 ouvriers s'activent sur la voie ferrée, comme si là , comme ailleurs ils n'auraient pas pu faire de la circul alternée, et bien non on doit rebrousser chemin.

Nous nous exécutons gentiment en bons étrangers respectueux, mais un peu véner quand même, ce qui n'est pas du tout le cas d'un « régional de l'étape » qui apprécie la plaisanterie avec beaucoup moins de sérénité que nous.

Celui_ci après avoir échanger quelques politesses verbales avec les travailleurs, remonte dans sa mustang en gesticulant, et là je comprends que ses chevaux sont des pures sang, en quelques secondes à peine il disparaît littéralement de l'horizon faisant fi des 65 miles de limitation.

Il faut dire que le détour obligatoire par la 189 est conséquent.

Nous on s'en fout Kimmerer nous attend, !!!!!!!!!!!???????????????!!!!!!!

!!!!!!!!????

Vous m'avez compris c'est la TROISIEME ARNAQUE DU JOUR, il n'y a rien à voir mais vraiment rien, c'est désert voir même inhabité, on achète nos sandwiches à la supérette et on ose le pique nique sur le terre pleine central, en plus y fait pas très chaud. AFFLIGEANT

je pense que les articles du catalogue officiels sont en réalité écrits par des habitants locaux qui souffrent de la solitude.

Dégouttés, on renonce à fossil butte, de toute façon les os c'est pas notre truc.

On longe le lake bear et ses eaux turquoises avant de rejoindre Logan où je veux faire l'étape, là encore non réservée. Sur cette portion de route, et encore plus qu'ailleurs, soyez vigilants aux écureuils suicidaires qui jouent à la roulette russe. En effet, ils traversent juste, mais juste devant vos roues, probablement pour rejoindre de l'autre côté leurs congénères qui ont misés quelques noisettes sur leurs chances de réussite. Personnellement, j'ai évité de justesse à l'un d'entre eux de devenir à titre posthume martyr du bitume.

A logan on prend une chambre au super 8 (chaîne assez répandue) pour 78$ ttc avec petit dej (la chambre à 2 grands lits est petite mais correcte)

sinon juste avant au best western, 2 blanc becs hilares nous avaient demandé 149 ht, je confirme mon impression, les prix n'étant affichés nul part, ils sont à la tête du client, et quand il est étranger et ne maîtrise pas bien la langue, ils se croient à la chasse et nous pointent avec leurs fusils La ville est assez grande, pour le repas on va chez Texas roadhouse, cantine familiale bruyante où soudainement le personnel se met à danser de la country en rythme, ou bien à pousser des « hiha » (dsl je ne sais ni le faire ni l'écrire) autour d'une table pour apparament un événement spécial, la personne concernée doit alors s'assoeir sur une selle de cheval montée sur un tabouret devant tout le monde, quelle discrétion !! sinon, le principal c'est que pour 35$ on est gavé, c'est pas de la gastronomie, mais c'est pas ce qu'on recherche non plus.

Ma surprise c'est le serveur qui très sérieusement à insisté pour voir mon passeport avant de me servir ma bière des fois que je n'ai pas 21 ans, j'en ai largement 2 fois plus, et à moins d'être gilbert montagné ou andréa bocelli, y a pas photo, encore une aberrance US.

JOUR 19 :

Avant de rejoindre notre dernier lieu de villégiature SALT LAKE CITY par le nord, on visite

antelope island sur le lac salé (9$ par voiture) c'est pas mal mais sans plus, le soleil, le sel, la réverbération de l'eau nuisent aux photos, on approche de très près nos derniers bisons ( c'est la plus grande réserve du pays). La visite libre du fielding garr ranch de 1848 au bout de la route est intéressante. La périphérie de SLC regorge de lotissements résidentiels abritant des petites maisons bien sympathiques. On fait le tour de ville gràce à vous savez quoi , au héritage park village il faut débourser 10$ par personne car en ce moment de nombreuses personnes font l'animation en tenue d'époque.

Les centres de shopping sont rares, modernes et ne recèlent que des magasins de vêtements de marque comme chez nous mais à des prix visiblement plus intéressants vu le nombre de sacs qui augmente à vue d'oeil aux mains de mes deux accompagnatrices

on loge au comfort inn downtown, réservé à 90 euros la nuit petit dej et parking inclus.

C'est le quartier des hôtels, mais à 20 mn de marche du centre. A proximité se trouve un motel super 6 annonçant des chambres à partir de 54$, et un crystal inn à peine plus cher vantant les mérites de son breakfast, à vérifier !!

Pour ce soir, on décide d'aller manger chez le soit disant champion du monde 2012 à las vegas des.......Burgers : lucky 13, seulement, il est situé en face du stade de base ball des Beers, et c'est ce vendredi, soir de match, ça bouchonne. Nouvelle aberrance US, on nous refuse l'entrée car ma fille n'a pas 21 ans, ici on peut conduire à 16 ans, se trimbaler avec des armes, mais à 19 ans on ne peut pas manger en famille avec ses parents au restaurant, je vais finir par réellement penser qu'ils sont bizarres..voir plus

Du coup on va chez « pago » plus sélect, plus petit, plus cher et moins typique où l'on nous demande strictement rien bien qu'ils servent aussi évidemment de l'alcool, on est dans la même ville à quelques centaines de mètres seulement !!!!

JOUR 20:

Grasse mat et petit dej, là aussi on peut se faire cuire ses gaufres soit même, c'est ludique et surtout bon, on l'a rencontré plusieurs fois. Départ à pied à 8h30 (là c'est plus de la relâche c'est carrément du laxisme!!). Visite de l'incontournable temple square des Mormons, tous les accès sont libres sauf le temple réservé aux fidèles. L'assembly hall puis ensuite on voulait accéder au 26° étage du church office pour avoir une belle vue sur l'ensemble du « site » comprenant pas mal de bâtiments mais c'est fermé le week end. Un gentil vigile nous informe qu'on peut quand même monter au 10° du joseph smith mémorial building voisin, d'où la vue est bien aussi. Ce bâtiment ancien est très beau, la déco et le mobilier remarquables. Les luxueux salons de réception sont en effervescence, c'est jour de mariages et de baptèmes, la foule est considérable, le personnel s'active.

Ensuite on se hasarde à la visite de la Beehive house, maison du prophète, mais là c'est guidé... voire même un peu trop téléguidé d'ailleurs...

La charmante sister Frost, ravie d'avoir des Français se confond en excuses de ne pouvoir joindre une sœur francophone disponible pour nous accompagner, complètement décontenancés , on consent quand même (LOL) et gentiment à faire la visite en anglais avec en plus un couple d'australiens et une sœur Brésilienne ( ha ferveur et tolérance quand vous nous tenez !!)

A 12h00 au tabernacle on assiste au récital de l'organiste, c'est vrai que la salle se prête bien à ce type de prestation sonore.

L'après midi on tourne on vire à pied ou en voiture, on tue le temps, je le savais avant de venir, y a pas grand chose à voir ou à faire ici, mais il fait beau et ça relaxe après tant de kms parcourus. J'en connais deux qui font le plein de M§M's car chez nous ils ne sont pas aussi bons et plus chers.(les parfums, les arômes c'est à dire les cochonneries sont introuvables chez nous), cela fera plaisir aux proches.

Pour manger ce soir, ma fille, gentille copilote tout au long du périple, nous a dégotté le Pat's BBQ, lui aussi soit disant primé à de multiples reprises. De l'extérieur ça paie vraiment pas de mine, il faut savoir que c'est un restau, mais on aperçoit des gens qui viennent prendre « de l'emporté » en grande quantité, du coup on y va, et au final c'est très bien, 53$ pour trois assiettes bien remplies garnies au choix avec ribs, poulet, bœuf grillés à souhait et légumes, une fois de plus on ne pourra pas finir.

HONEY PINE, groupe de country nous accompagne en musique, on finit sur une bonne touche (de musique!!) 😉

JOUR 21 :

Cette fois c'est vraiment la fin ; la restitution du véhicule est prévue à midi à l'aéroport, du coup après une dernière gaufre, on file à 8h00 en direction, une nouvelle fois, de Temple square. Because ? et bien parce que le Dimanche c'est le jour du concert de la chorale au grand complet avec orchestre intitulé music and the spoken word qui se déroule selon la saison et l'affluence soit au tabernacle soit au conférence center mais en tout cas à 9h15 pour les répétitions et 9h30 pour le début. Les portes ouvrent à 8h30 et il y a foule, foule, ce sera plein. On ne peut filmer ou photographier que les répèts, sans être un adepte je dois reconnaître que c'est vénérablement beau, environ 260 personnes sur scène c'est pas rien et ça se respecte quelque soit ses convictions religieuses, ça tombe bien moi j'en ai pas.

On file à l'aéroport , le réceptionniste de la voiture fait le tour et constate que je suis un driver hors pair , à l'enregistrement des bagages déjà prés soupesés pas de problème.

Après on erre de boutiques duty free en boutique duty.... afin de dépenser la ferraille et les petits billets.

Un dernier conseil (et oui je pense à vous) : pour les valises trop chargées au retour, pensez à la technique du rouleau pour gagner de la place:pliez et roulez en boudins serrés tous vos vêtements (de toute façon en principe ils sont destinés au lavage) et vous verrez le gain de place mais pas de poids !!!! je ne suis pas magicien !!.

CONCLUSION :

Une fois de plus nous avons fait et vécus un voyage extraordinaire dans ce grand pays aux multiples facettes c'est justement ce qui nous y attire. La population locale rencontrée s'est toujours montré très agréable, courtoise et serviable. Malgré quelques averses, la météo a été bien au delà de nos espérances balayant mes craintes d'avant départ.

Cette façon de voyager renforce le côté aventurier indépendant confirmant l'inutilité des agences de voyage mais nécessitant une préparation sérieuse et rigoureuse bien à l'avance. je rajoute que face au nombre de parcs nationaux ou state parc ou autres encore, pas facile de choisir et de prévoir ce que l'on ira voir: les Américains bon publics s'émerveillent naturellement de tout: un trèfle à 4 feuilles cela devient un parc, si en plus à côté un couteau rouillé est trouvé dans le sol, on rajoute un musée, j'exagère à peine alors renseignez vous du mieux possible avant de partir!!!

Et pour finir : au bout de 3 séjours, et après multiple pliages, repliages, dépliages notre carte Michelin en lambaux est à bout de souffle, elle rend l'âme avant la fin, alors parole de Padawan :

SI AUTRE VOYAGE IL Y AURA, NOUVELLE CARTE IL FAUDRA.....

Salut et bons voyages à tous
Avis sur circuit de trente-cinq jours dans l'Ouest américain? English translation pending
by Danfranc · 2013-06-18 · 17 replies
Bonjour à tous,

Voici le circuit que je me suis concocté. C'est mon premier voyage dans l'Ouest américain et je le prévois pour mai - juin 2014. Il s'agit d'un tour de 35 jours comprenant une longue boucle à l'est de Las Vegas.

Voyageant seule, j'ai essayé, autant que possible, de ménager des étapes relativement courtes avec des nuits au plus près des endroits que je souhaite visiter.

J1 : Arrivée Las Vegas. Nuit à Las Vegas J2 : Las Vegas J3 : Las Vegas > Sedona (274 miles– 4h30). Nuit à Sedona J4 : Sedona > Grand Canyon NP (114 miles– 2h07). Nuit à Grand Canyon Village. J5 :Grand Canyon > Monument Valley (176 miles – 3h10). Nuit à Mexican Hat J6 : Monument Valley > NaturalBridges NP (71miles- 1h45) > The Needles (112 miles– 2h12) Nuit: Squaw Flat Campground J7 : TheNeedles J8 : TheNeedles > Moab (100 miles - 2h17). Nuit à ‘Devil’s garden’ campground J9 : Moab (Arches NP) > Dead HorsePoint (48miles- 1h13) > Island in the Sky(23miles – 50mn). Nuit à Willow flat campground J10 :Moab (Island in the Sky) J11 : Island in the Sky > GoblinValley (120miles– 2h46) > Torrey (80 miles – 1h50).Nuit: Fruita Campground J12 : Fruita > Boulder (46 miles – 1h05). Nuit àBoulder J13 : Boulder > Escalante (29 miles – 41mn) Nuit: Escalante J14 : Escalante J15 :Escalante > > Tropic (38,5miles – 50mn). Nuit à Tropic J16 : Tropic > Page (78 miles – 3h). Nuit àPage J17 : PageJ18 : Page > (distance, en attented’infos…) Marble Canyon > Kanab (78 miles – 1h38). Nuit à Kanab J19 : Kanab > Zion (42 miles – 1h01). Nuit à Springdale J20 :Zion J21 : Zion NP / Valley ofFire (133 miles – 2h26). Nuit à Atlatl campground J22 :Valley of Fire > Las Vegas (55 miles – 1h00). Nuit à LV J23 : LasVegas > Death Valley (118 miles – 2h08) > Lone Pine (112miles – 2h13) Nuit à LP J24 : Lone Pine > MonoLake > Bodie> Lee Vining (193 miles – 4h) à Lee Vining J25 : Lee Vining > YosemiteNP (91 miles – 2h30) Nuit à Wawona J26 : Yosemite NP J27 : YosemiteNP > SanFrancisco (216 miles – 4h00) Nuit à San Francisco J28 - J29 - J30 : San FranciscoJ31 : San Francisco > Monterey(120 miles, 2h20) Nuit à Monterey J32 : Monterey > San Luis Obispo(135 miles, 3h10) Nuit à San Luis Obispo J33 : San Luis Obispo > Los Angeles (189 miles – 3h10) Nuit à Los Angeles J34 : Los Angeles J35 : Départ Los Angeles > Paris

Merci d'avance pour vos remarques et suggestions.
Avis sur programme d'une semaine à Moab en octobre? English translation pending
by Xfg59 · 2013-06-05 · 60 replies
Bonsoir a tous,

Me voici de retour dans la section car je prépare un séjour du 20 au 27 octobre prochain a Moab. Nous partons a 5, avec nos 3 enfants de 13, 11 et 5 ans, pour randonner un maximum. Avion et hébergement sont réservés, il me reste a peaufiner le programme sur place. Voici les choses que je souhaite inclure dans le programme, liste non exhaustive que je vous demanderai de compléter/ commenter : Arches : Devils Garden / The Windows / Park Avenue / Délicate Arch / Klondike Bluffs Canyonlands : Island the sky (Murphy Point, Grand View Point et White Rim Overlook, False Kiva...) Dead Horse Point SP / Schafer trail, Musselman Arch & Potash rd The Needles : Chesler Park Moab : Bow Tie et Corona Arches / Fisher Towers Survol de Canyonlands en avion Je m'interroge aussi sur la possibilité de pousser une journée jusqu'à Little Wild Horse Canyon et Goblin Valley... Ça fait déjà beaucoup je vais donc m'en tenir a cette liste pour le moment. Qu'en pensez-vous ? Je vais bien sûr m'atteler a organiser tout ça au jour le jour, mais avez-vous des sugestions : que rajouteriez ou retireriez-vous (en tenant compte de la saison et de la composition du groupe, tous habitués a marcher) ?

Merci d'avance,

Xavier
Parcs nationaux de l'ouest américain en juillet avec camping-car: conseils pour feuille de route? English translation pending
by Glaew76 · 2013-06-05 · 7 replies
Bonjour à tous!

Je me permets de faire appel à vous pour quelques précieux conseils.

Nous partons en juillet pour un tour dans les parcs de l’Ouest Américain. Nous serons 7 et nous nous déplacerons en camping car.

Nous avons constitué une liste (non exhaustive) des différents lieux qui nous paraissent intéressants qui se situent en gros sur une large boucle autour du Lac Powell. Nous savons que nous ne les ferons pas tous mais, afin de nous permettre de faire notre petite sélection, j’aimerais avoir vos conseils sur ce qui vous parait le plus intéressant.

* Nous savons qu’il y a des endroits où nous ne pourrons pas accéder en camping car. Savez-vous lesquels ? Avez-vous testé certains de ces lieux en camping car ?

* Nous ne recherchons pas vraiment la foule et c’est sûr que juillet n’est pas un bon mois pour ça 🤪 mais suivant les boulots ce n’est pas toujours simple d’avoir des vacances quand l’on veut ! Du coup, on cherche un compromis entre les endroits sympas et la solitude ! 😛 Il y a peut-être certains chemins, parcs ou certaines randonnées à privilégier ?

* Et dernière question : s’il se met à pleuvoir, j’ai lu qu’il y a pas mal d’endroits qui seront impraticables. Savez-vous lesquels et savez-vous sur quoi nous pourrons alors nous rabattre ?

Merci d’avance pour vos réponses qui nous seraient d’une grande aide car on s’y perd un peu quand on ne connait pas !! 😊

Grand Canyon Page Horseshoes Bend Antelope Canyon Lac Powell Monument Valley Gooseneck State Park Mexican Hat Valley of the gods Muley Point Road Canyon Moonhouse ruine Natural Bridge Lake Powell hite marina Leprechaun Canyon Little Egypt Gobelin Valley Crach Canyon Capitol Reef National Park Escalante State Park Kodachrome Bassin State Park Mossy cave Bryce National Park Red Canyon Cedar breaks Zion National Park Kanarra Creeks Water Canyon Red Cliff Snow Canyon

Bonne soirée! Gloewen
Ausangate en autonomie? (trek au Pérou) English translation pending
by Jowa44 · 2013-06-04 · 25 replies
Hola les voyageurs !

Je pars pour un semestre a Lima a partir du 25 juillet mais avant de prendre les cours, mon copain et moi comptons faire un trek d'environ 5 jours pour traverser des paysages typiques et voir l'authentique Pérou. Ce que nous aimerions par dessus tout cest éviter les groupes de touristes et essayer de faire ce trek en autonomie, sans arriero et encore moins par une agence qui organise tout.

Nous avons donc pensé à 2 treks différents: Le Salkantay ou l'Ausangate (en 5 jours): Pour le Salkantay, comme cest l'alternative à l'Inca trail, je me doute bien que celui ci va être un peu plus touristique que l'Ausangate. Mais apparemment moins difficile...Donc peut etre plus faisable pour le réaliser en autonomie?

Nous avons très envie de faire l'Ausangate qui nous parait plus authentique mais on se demande si il peut vraiment se réaliser en autonomie...? Faut il être prudent et prendre un GPS ?

La grande question est : ce trek est il réalisable alors que nous n'avons jamais fait de trek auparavant? Ne serait ce pas trop ambitieux...? Nous sommes actifs, mais jamais montés jusqu'à 5000m..!

Après, quel trek recommanderiez-vous ? Car il est clair que si l'Ausangate vaut beaucoup plus le coup que le Salkantay, je préférerai peut etre prendre un arriero et partir en trek sans stress.

Nous sommes physiquement en forme, sportifs mais pas au point daller courir tous les jours... N'hésitez pas à me donner des infos pour savoir si je suis bien trop ambitieuse...ou pas! En tou cas, ce trek me semble être une pure merveille...

Gracias :)
Etats-Unis: quel SUV me conseillez-vous? English translation pending
by Arnho · 2013-05-30 · 129 replies
Louant un SUV AWD, catégorie FRAR, pendant un mois chez Hertz (trajet Albuquerque/New Orleans), sachant que nous ne seront que 2 (pas de pb de place ou de coffre donc), nous ne dormons pas dans la voiture, nous ne ferons pas de piste cassante (pas besoin de high clearance)...

Pourquoi ce genre de véhicule me direz-vous? Pour rouler gros, pour rouler haut, pour rouler confortablement... (on devrait faire 7 ou 8000 kilomètres).

Quel modèle me conseillez-vous parmi cette liste à priori disponible:

Ford Explorer Buick Enclave Dodge Durango Ford Flex Mazda CX-9 Nissan Pathfinder Chevrolet Traverse GMC Acadia

Merci aux connaisseurs de m'éclairer...
De Big Apple aux Red Rocks du Southwest (États-Unis) English translation pending
by Altair29 · 2013-05-28 · 6 replies
Bonjour à tous les forumeurs et lecteurs de passage 🙂

A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊

C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!

N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!

Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉

Dimanche 17 juin 2012, 3h00:

La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.

J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !

Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.

Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.

Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!

Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !

Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !

Lundi 18 juin 2012:

Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !





A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !



Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.

A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !



A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !



La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !



Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.



Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.



Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...



Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !

Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.

A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !

L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .

Mardi 19 juin 2012 :

Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.

Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !

A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.



Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...



Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !



Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...

Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.

Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !

Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...

Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.



La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !



Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.

Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...



Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.

Mercredi 20 juin 2012 :

Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!



Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...

Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.



Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.



De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.



Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.

Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.



Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...



L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.





Jeudi 21 juin 2012 :

Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.



Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !



Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !

C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...

Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.

Vendredi 22 juin 2012 :

Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !

Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...

Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.

Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.

Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !

Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!

On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.

Samedi 23 juin 2012 :

Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.



Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...

Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.

Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !



Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !

Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...

Dimanche 24 juin 2012 :

La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!

Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !

Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?

Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.

Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.

A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.

Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».



Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.



Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.







Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.



Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.







Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.

Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »

En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...

Lundi 25 juin 2012 :

Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !

Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.





A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...

Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !

Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !

Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).









Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...

Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.

Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.







Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...

Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.

En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.







A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...

Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...

Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.

De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !

Mardi 26 juin 2012 :

4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.

Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.

Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...

Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !

Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.





















Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...

Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.

Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.

Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.







Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.

Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.

Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !



Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !

Mercredi 27 juin 2012 :

C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!









Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.





Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !

A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !

A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.

A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !

Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.

Jeudi 28 juin 2012 :

Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !

La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !



Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !





Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !



Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.

Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.









Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...



La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.

Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.



Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.

Vendredi 29 juin 2012 :

Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !

Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.



Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.





Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.



Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...



Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.





Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.

A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !



Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!

Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».

La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !

Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais pr��vu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.



La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.



Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)

Samedi 30 juin 2012 :

Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.

Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.







Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.



Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.











Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.







D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.



Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !



Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.

Dimanche 1er Juillet 2012 :

Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »

Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...

Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!

Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
Ouest américain en famille: parents et ados (2ème partie) English translation pending
by Sandreg · 2013-05-23 · 59 replies
Impossible de continuer mon 1er carnet de voyage -dommage!! du coup je reprends le même titre mais voilà la "2ème partie" j'espère que les personnes qui m'ont gentiment encouragé de continuer s'y retrouveront😎

voilà le 4ème jour à SF est fini - remplie de souvenirs d'Alcatraz, de goélands de lions des mers et de papilles qui frémissent encore sous le velouté du fameux "CLAM CHOWDER" du Pier 39.

Demain on attaque "the road" !!!!!

23/04/13

levé tôt - on "check" tout faudrait pas oublier qq chose sous les lits (message aux ados 😉) - on prend notre dernier petit dejeuner au motel DEL SOL - "oui Kylian tu trouveras surement du cheese cream dans les autres Motel !! "Salut Drew" (réceptionniste) on voudrait avoir un taxi pour le "rental car de l'aéroport" eh oui c'est le grand départ 🙂

15 minutes et nous y voilà!! un grand batiment avec des dizaines de comptoirs au 2ème étage. "excusez-moi" "pas de souci" eh mais vous êtes français !! on sympathise on se présente - notre projet nos qq jours à SF -eux viennent d'arriver - 2 couples de 50aires fraichement débarqués de l'avion- on se donne RDV à Las Vegas "why not!!!". SUper SYMPAS !! BOn go comptoir NATIONAL avec notre réservation sur location.fr -on s'est fait plaisir un SUV -all assurances - des vrais ryckains lol!! oui j'ai le n° de la réservation - oui on a nos passeports - oui j'ai un permis de conduire - oui c'est un international comme stipulé sur le contrat (national valable - international recommandé) donc on a pris celui recommandé- non on a pas de permis national français- QUOI on peut pas prendre le véhicule !!!!!!

INFO IMPORTANTE - PRENEZ VOS permis de conduire FRANCAIS avec même si lors de la réservation aps internet on vous conseille le permis INTERNATIONAL et un FORFAIT TELEPHONIQUE INTERNATIONAL

bref! je vous l'a fait courte - impossible de prendre la route sans voiture 🤪- et pas de voiture sans permis national !!! on doit contacter la FRANCE pour nous envoyer le permis - heureusement mon mari a laissé son portefeuille chez son frère à Paris- mais pas de téléphone (eh oui là on s'est loupé 🏴‍☠️) les français rencontrés il y 10 minutes nous proposent leur téléphone "MERCI-MERCI-MERCI" 3 appels à 3 personnes différents - y'a jamais person qui répond !!!! tanpis messages d'urgence "on est bloqué à SF - CAR PAS DE PERMIS- on est coincés au rental cars! Allez on va acheter une carte téléphonique - là un distributeur de carte tel- NON -SI il est OUT !!!! Au secours !!! on nous indique l'aéroport pour d'autres distributeurs - 15 minutes en train aérien gratuit!! allez on trimbale de nouveau nos 8 bagages!! on arrive à the airport - INFORMATION un papy de 70 ans au moins nous indique le lieu du distributeur!! donc je met le billet de 10 dollars - je sélectionne la carte et voilà j'appuies sur le bouton vert !!! QUOI technique problem !!! un truc de fou !! là les 3 gars se fixent sur une banquette et n'ose plus m'adresser la parole (je commence à m'ennerver lol 😠!) le numéro du technique problem est là !! allez j'essaies - tonailté ! hello "can i help you?? YES!!! 58 secondes COUPE !!! NON !! SI 🤪 3 fois COUPE - COUPE - COUPE à 58 s !!! grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr bon on relativise!! on est à SF !!! Allez on repart au MOTEL DEL SOL, en espérant qu'il ait encore des chambres (là je doute de notre chance 🤪) OUF "no problem!!"

Je m'épenche un peu mais ce fameux 5ème jour est une sacré anecdote de notre périple et du coup un remaniement a été nécessaire (on a bien fait de ne pas réserver tous les motel avant!!)!!

au final - on ne fera pas la N1 VERS MORRO BAY. On approfondie SF.

on restera 3 jours de plus à SF

24/04/13-25/04/13

location de vélo au pressing "chinois" de la rue à côté de l'hotel = 1 vélo gratuit par rapport au loueurs de fisherman. JOURNEE VELO - allez on se fait le GOLDEN GATE et on va jusque SAUSALITO !! (ca va aller Amory !!" il fait magnifique !! j'ai des cuisses en béton - en acier - en aluminium- en feuille d'aluminium... eh oui, le feuilleton "les rues de SF" c'est pentue !!!

on traverse le fameux pont - et voilà la descente "ENFIN!" vers Sausalito- pizza - seau de sprite :) et on se retrouve dans les quartiers sur pilotis des artistes - plein de couleurs - de fleurs SUPERBE "OUi Amory, on revient par le bateau qui traverse la baie !!!" Tous à la queue leuleu !! ils rigolent pas les agents du bateau GO GO GO!

demain - le PRESIDIO et la ville des affaires !!

le beau frère annonce que UPS devrait nous livrer le permi de Réginald ap-demain à 8h00 !! le 26/04/13 - en parallèle et après qq heures au téléphone avec le National rent cars les "managers" sont OK pour nous ouvrir un nouveau dossier et nous laisser prendre notre véhicule (sans remboursement des 3 jours biensur!! ).

8h00 on est sur le qui-vive - TOUS PRETS !! on est UPS ??? 8h50 le camion est là et on refait "bye à Drew, le taxi, le comptoir des loueurs..." AVEC THE NATIONAL LICENCE DRIVER le responsable nous reçoit, il est au courant de notre péripétie et s'occupe de nous !! SUPER voilà les papiers - le GPS et la voiture WOUAH!!!!! un monstre !!! on est tout fou !!!

gogogogo on décolle !!!

voilà encore qq jours de relatés - que le temps passe vite lorsqu'on replonge dans ses souvenirs !!

je continuerai surement sous le même titre sauf - 3ème partie 🙂

j'espère que nos péripéties vous aideront et que vous aurez sourie de notre fameuse journée :)

a bientôt

sandrine

Traversée d'est en ouest des États-Unis (un mois et demi) English translation pending
by Artificier91 · 2013-05-23 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je lis depuis quelques mois vos blogs et carnets de voyage. L'envie de partager avec vous mes futures aventures me pousse à poster ici un résumé de ce que j'ai prévu de faire avec un ami.

J'ai bien cherché et je n'ai pas trouvé quelqu'un ayant fait un parcours similaire à celui que j'ai prévu (Miami -> San Francisco) alors peut-être que j'ai préparé quelque chose de suicidaire... Dans tous les cas, je sais que je ne pourrais pas m'arrêter partout et ce n'est pas le but. Ce premier voyage aux USA est un rêve qui aboutit enfin après des années d'attente. L'urgence et le besoin d'être émerveillé sont les deux moteurs de ce voyage. L'urgence d'en voir un maximum tout en sachant que c'est impossible (Jack Kerouac me hante, oui) et le besoin d'être émerveillé comme un gamin que je ne suis malheureusement plus...

Voici un résumé (dans les grandes lignes) du parcours prévu :

Dimanche 28 juillet : Paris -> Miami Lundi 29 juillet : Miami Mardi 30 juillet : Miami (récupération de la voiture de location) Mercredi 31 juillet : Everglades (nuit à Miami) Jeudi 1er août : Départ pour Key West (nuit à KW) Vendredi 2 août : Journée à Key West + nuit à Ft. Lauderdale Samedi 3 août : Journée à Ft. Lauderdale et départ en soirée pour la Nouvelle Orléans (conduite toute la nuit pour arriver au petit matin à la Nouvelle-Orléans). Dimanche 4 août : Nouvelle Orléans Lundi 5 août : Nouvelle Orléans Mardi 6 août : Houma (nuit à la Nouvelle Orléans) Mercredi 7 août : Visite des plantations + Nuit à Lafayette Jeudi 8 août : Départ pour Austin avec un petit arrêt à Houston en chemin. Nuit à Austin. Vendredi 9 août : Austin Samedi 10 août : Austin Dimanche 11 août : Départ pour Albuquerque (journée sur la route + nuit à Albuquerque). Lundi 12 août : Journée à Albuquerque + nuit à Gallup Mardi 13 août : Visite de Monument Valley et nuit au Grand Canyon Mercredi 14 août : Journée de marche dans le Grand Canyon et nuit à Flagstaff. Jeudi 15 août : Flagstaff Vendredi 16 août : Départ pour Las Vegas. Samedi 17 août : Las Vegas Dimanche 18 août : Las Vegas Lundi 19 août : Départ pour Los Angeles. Mardi 20 août : Los Angeles. Mercredi 21 août : Los Angeles. Jeudi 22 août : Los Angeles. Vendredi 23 août : Los Angeles. Samedi 24 août : Bodie (nuit à Bridgeport). Dimanche 25 août : Reno. Lundi 26 août au Lundi 2 septembre : Burning Man (au nord de Reno dans le désert). Nuit à Reno le 2 septembre. Mardi 3 septembre : South Lake Tahoe (nuit à Bridgeport). Mercredi 4 septembre : Yosemite National Park (nuit dans le parc). Jeudi 5 septembre : Monterey Vendredi 6 septembre : Big Sur (nuit à Big Sur) Samedi 7 septembre : Départ pour Sausalito. Dimanche 8 septembre : Bolinas (nuit à Sausalito). Lundi 9 septembre : San Francisco (on rend la voiture ce jour là). Mardi 10 septembre : San Francisco. Mercredi 11 septembre : San Francisco. Jeudi 12 septembre : San Francisco. Vendredi 13 septembre : San Francisco -> Paris.

Je me rends bien compte que cela va être éprouvant comme voyage car même si nous restons parfois plusieurs jours dans les grandes villes, le programme de visite dans chacune d'elles est assez complet.

J'ai monté un blog qui pour le moment est assez vide mais que j'essaierai de mettre à jour régulièrement une fois sur place.

N'hésitez pas à me dire si ce parcours vous parait complètement infaisable. Je sais bien que certains lieux seront survolés et cela me peine un peu, sachant que je suis plutôt du genre à prendre le temps d'admirer, mais j'espère que nous aurons quand même un énorme aperçu des USA et que cela nous donnera envie d'y retourner de façon plus posée cette fois-ci et par étapes...

Merci d'avance pour vos retours :)
Quatorze jours à New York, Las Vegas, Zion, Bryce, Page, Monument Valley et Grand Canyon English translation pending
by Carolebucher · 2013-05-22 · 48 replies
Bonjour à tous, Je n'ai pas beaucoup posté pendant ma préparation de voyage mais j'ai lu enormement de post et de carnets de voyage qui m'ont permis de bien préparer ce voyage de 2 semaines. Je n'ai sans doute pas le talent de certain pour raconter mais j'ai envie de vous donner le max de détails pratiques ...

J'ai 30 ans et j'ai déja vécu quelques mois aux US (Indiana), j'en ai à l'époque profité pour visiter Chicago, Mammoth Cave dans le Kentucky (que je conseille) New York et le sud de la Floride..Je savais donc que voyager aux US est très facile et je maitrise très correctement l'anglais.

Le voyage dont je vais vous parler, je l'ai fait avec mes parents qui ont 65 ans. Ca explique le choix de faire New York et l'Ouest car ce voyage avait pour but de leur faire découvrir les Etats-Unis et ne pas voir New York serait une grave erreur dans ce cas là...

Nous sommes partis du 28 avril au 11 mai.

Jour 1 Départ de Zurich pour un vol direct pour l'aéroport de Newark avec la compagnie United Airlines. Le vol s'est très bien passé malgré un atterissage un peu désagréable à Newark... Chaque siège est équipé d'un ecran tactile qui il faut l'avouer permet de faire passer le temps beaucoup plus rapidement. La nourriture est correcte avec un choix vegetarien et ça c'est top!

Environ une heure avant l'arrivée aux US on nous distribue un formulaire par famille sur les eventuels crimes de guerre que nous avons commis ou plus grave les produits frais que nous importerions.Il faut aussi completer l'adresse de son hotel aux US. D'autres personnes dans l'avion (les americains je supose?) reçoivent un autre formulaire qui lui semble personnel. A la douane, il y a environ 45 minutes d'attente et ils nous font passer famille par famille. Chacun doit enregistrer ses empreintes digitales (les 10 au cas ou on s'est fait greffer le pouce de quelqu'un d'autre) et se fait prendre en photo par une webcam. Aucune question de la part du douanier, nous allons récuperer nos bagages. Aux US, ils ont l'habitude d'enlever les bagages du tapis roulant et de les poser à coté, donc avant de paniquer il vaut mieux faire le tour du tapis roulant. Il y a alors un second controle ou on donne simplement un papier à un gentil douanier.

Nous avons ensuite pris le Airtrain pour rejoindre New York. Le train se prend directement dans le terminal jusqu'au terminus et la il faut changer de quai pour prendre un train jusqu'au centre. Le tarif est de 12,5$ l'aller simple par personne et nous arrivons à la New York Penn Station (attention il y a aussi un arret Newark Penn Station). Les billets sont vendus dans des distributeurs automatiques. Il faut valider son billet dans un tourniquet puis le remontrer au controleur. Nous arrivons donc en plein centre de NY juste à coté du Madison Square Garden. Nous sommes à moins de 800 m de notre hotel: The Wolcott Hotel qui est juste à coté de l'empire state building. C'est un hotel qui a un charme fou et qui en plus n'est vraiment pas cher (aux standard new yorkais: 943$ pour 4 nuits à 3). Nous avons une double chambre avec 3 lits singles, pleins de moulures aux plafond et des placards qui permettent d'accrocher ses robes longues). Le matin, dans le lobby il y a du café et du thé et un choix de délicieux muffins à disposition des clients.

Après s'etre un peu rafraichi nous partons faire une première balade dans New York. Quand on évalue les distances il ne faut pas sous estimer le temps que l'on met à attendre pour traverser à chaque rue... C'est bien sur l'eblouissement le plus total. le petit circuit: (4.7km )

§ Remontée de la 5th avenue

§ Empire state building

§ Passage devant la grande librairie de NY

§ Gare central

§ Chrysler building

§ Bâtiment des nations unies (dessiné par Le Corbusier)

§ On revient sur nos pas jusqu’à Time square ou nous rencontrons le Cow Boy tout nu!! Mes parents sont émerveillés (pas par le cow boy tout nu, enfin je crois..) mais par Time Square et l'ambiance de folie, la nuit commence à tomber et c'est vraiment magique.. Nous entamons notre retour à l’hôtel par Broadway

§ Passage devant le magasin Macy’s (magasin ouvert le dimanche). Malgré la fatigue ma mère et moi passons quelque temps dans ce magasin. Assez de temps pour se promettre de revenir dans les prochains jours...

Nous rentrons à l'hotel et tombons comme des masses vers les 21h
USA côte ouest et parcs nationaux English translation pending
by Ticapi · 2013-05-22 · 9 replies
USA côte ouest et parcs nationaux

Las Vegas – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Hanksville – Bryce Canyon – Las Vegas – Death Valley – Lee Vining – Madera – San Francisco – San Simeon – Los Angeles

Je prend enfin le temps de poster le compte rendu de notre voyage de l'été dernier. En effet, un décès dans la famille et l'organisation d'un futur voyage m'a laissé peu de temps pour corriger notre récit que nos avons écrit chaque soir lors de notre voyage.

Petites précisions, nous sommes une famille de quatre, deux adultes et deux très grands enfants de 18 et 21 ans. Pour nous, les adultes, c'était notre deuxième voyage aux USA. Le but de ce voyage était de retourner sur des sites que nous avions beaucoup apprécié lors de notre premier voyage et de faire découvrir ces merveilles aux enfants.



Lundi 16 juillet 2012

Nous arrivons à l’aéroport de Genève à 10h45, le monsieur de l’agence King Valet est déjà sur place, les papiers sont vite remplis, il prend notre voiture en charge et nous dit qu’il sera là, à la même place, le 5 août quand notre avion arrivera de Londres. Quel service, pas besoin de s’occuper de notre voiture. De plus, le parking pour les 3 semaines nous revient moins cher que de payer le train de notre domicile à l’aéroport pour nous quatre. Nous allons vite au guichet de British Airways, car nous ne sommes pas arrivés à nous enregistrer via le site internet, une page d’erreur s’affichant à chaque fois que nous essayions. Un coup de fil à l’aéroport a réglé le problème de réservation de sièges et c’est à ce moment que nous avons également appris que British Airways nous a surclassés. Chouette !

Les billets sont rapidement émis et les bagages enregistrés. Départ de Genève à 13h50 nous arrivons à Londres à 14h20. Correspondance à Londres sans problème, nous restons dans le même terminal. Nous prenons le vol pour Las Vegas à 17h00 avec 45 minutes de retard. Le vol se passe bien, il est bien agréable d’avoir des sièges plus larges et plus de place pour les jambes. Nous arrivons à 19h10 au lieu de 18h50, on a rattrapé une partie du retard. Les passages de la douane et de l'immigration se font sans problème et très rapidement. Nous prenons une navette pour aller chez Alamo, afin de récupérer notre voiture de location. La dame essaie de nous vendre un 4x4 pour « seulement » $450 de plus. Nous refusons bien sûr, elle insiste un peu, puis fini par nous faire la tête. Nous allons dans la rangée des voitures Full Size et choisissons la nôtre, une Chevrolet Impala blanche. Elle a seulement 17'000 km au compteur, le coffre est grand, donc aucun problème pour mettre tous nos bagages. Nous mettons le GPS de l’iPhone en route, cette application, Live CoPilot, se révèlera d’une grande aide dans les villes.

Arrivée à l’hôtel The Mirage, nous laissons la voiture au Valet Parking juste devant l’entrée de l’hôtel, c’est bien pratique, pas besoin de marcher et en plus c’est gratuit. Il faut juste donner un pourboire. Au check-in, j’explique à la réceptionniste que Mélina fête aujourd’hui ses 18 ans et je demande si c’est possible d’avoir une chambre avec une belle vue sur le Strip. Elle appelle un responsable, lui explique, et celui-ci nous dit que l’hôtel nous offre sa plus belle suite pour les deux nuits. Une suite de 150m2, au dernier étage, avec vue sur la piscine, le bassin avec les dauphins, la tour Eiffel, le César Palace et les fontaines du Bellagio. Tout simplement extraordinaire ! Grand séjour avec bar, immense écran plat, canapé d’angle, table à manger etc., deux chambres avec lits King Sizes, écran plat qu’on peut faire sortir au bout du lit, deux salles de bains avec baignoire, jacuzzi douche et télévision dans chacune d’entre elle, un dressing et une petite pièce avec une table de maquillage. Nous profitons de la vue sur le Strip et de notre suite, nous n���avons pas envie de nous promener dans Vegas ce soir. Mélina n’oubliera pas de sitôt son 18ème anniversaire.

Mardi 17 juillet Las Vegas

Petit déjeuner au buffet de notre hôtel, choix énorme et très bon. Puis visite des hôtels sur le Strip. Grandiose, tout est à la dimension du pays. Nous commençons par notre propre hôtel, puis le Treasure Island, le Wynn, le Venetian, le Caesars Palace, le Bellagio, le Cosmopolitan, le Planet Hollywood et le Paris Las Vegas. Nous ferons les hôtels plus au sud du Strip dans 8 jours. Il y a des boutiques et restaurants partout, les hôtels sont très bien décorés, c’est souvent assez kitsch, mais nous aimons nous promener à l’intérieur ; l y a toujours quelque-chose pour nous surprendre. Les hôtels sont souvent très beaux de l’extérieur, il y en a de tous les styles.

Vers 16h, nous faisons une pause à la piscine de notre hôtel. Pause bien méritée, nous en avons fait des kilomètres en visitant les hôtels. La piscine est très sympa avec sa montagne et sa cascade d’eau. Aucun problème pour trouver des chaises longues, avec les 1000 palmiers plantés dans tout le parc, nous trouvons de l’ombre facilement. Au bout d’une heure, Timothée s’éclipse pour profiter du jacuzzi dans notre suite. Le soir, repas au Wynn avec son magnifique buffet et ensuite retour sur le Strip pour admirer les jets d’eau devant le Bellagio, le volcan devant The Mirage, et tous les hôtels illuminés.

Mercredi 18 juillet Las Vegas – Grand Canyon

Nous prenons notre petit déjeuner dans la suite, oui, nous voulons encore profiter de notre grand salon et de la belle vue. Nous quittons Las Vegas à 9h00, direction le Grand Canyon avec pause de midi à Williams, petite ville située sur la mythique route 66. Nous avons choisi de manger au Cruiser’s Café, décor sympa et surtout une belle terrasse avec un « cowboy » qui joue de la musique Country. Nos hamburgers et frites tardent à arriver : la friteuse est tombée en panne. Le serveur s’en excuse et nous offre une entrée gratuite par personne. Au bout de 45 minutes nous pouvons enfin manger nos frites et hamburgers. Énorme !

Nous arrivons au Grand Canyon vers 16h. Nous apercevons quelques biches près du Visitor Center. La chambre au Maswik Lodge nous semble bien petite et vieille, forcément, après avoir passé deux nuits dans la suite à Las Vegas. Mais ce Lodge est bien placé, un peu en retrait de la foule et seulement en dix minutes à pied du Rim. Nous partons, tout de suite, rejoindre le Rim pour prendre le bus. Il y a une queue immense à l’arrêt de bus et nous décidons de partir à pied. Nous nous arrêtons à chaque point de vue et faisons finalement toute la Hermits Rest Route à pied. Pour nous, les plus belles vues se trouvent entre Hopi Point et Mohave Point. Pour le coucher du soleil nous rejoignons Pima Point, d’où l’on voit très bien le Colorado. Les couleurs changent vite et à 19h45 le soleil disparaît Nous prenons le bus pour rentrer. Petit repas au restaurant de l’hôtel et repos bien mérité.





Jeudi 19 juillet Grand Canyon – Page

Réveil de bonne heure, car les enfants vont faire leur tour en hélico à 9h00. Déjeuner dans la chambre, le ciel est couvert et il pleuvine un peu. Je suis déçue, ils avaient annoncé une belle journée avec du soleil, j’espère que le vol aura lieu et que la vue ne sera pas trop mauvaise. Nous arrivons à l’aéroport de Tusayan à 8h30 comme convenu lors mon coup de fil. Nous avons réservé le grand tour de 50 minutes avec un hélicoptère Ecostar. Il pleuvine toujours, mais dès que l’hélicoptère s’envole la pluie cesse et il y a même quelques éclaircies. Les enfants sont émerveillés par la splendeur du canyon et le vol se passe très bien. Les explications en français sont intéressantes et la musique bien adaptée. Benoît et moi avons fait un vol au-dessus du Grand Canyon lors de notre premier voyage aux Etats-Unis et nous voulions que les enfants puissent aussi vivre cette expérience. Ils ont adoré.

Après avoir pris quelques photos devant l’hélico, nous allons au Visitor Center. Nous n’y apprenons pas grande chose, nous nous sommes bien documentés auparavant. Petite marche jusqu’à Mather Point et Yavapai Point, puis nous prenons la voiture pour faire la Kaibab Rim Route. Il fait moins beau que la veille, les couleurs sont moins belles. Arrêt à Desert View Point, afin de visiter la Watch Tower. Cette tour d’inspiration indienne vaut surtout le coup d’être visité pour les fresques hopis peintes sur les murs. Nous achetons notre pique-nique dans le petit supermarché sur place et poursuivons la route en direction de Page. Le soleil est enfin au rendez-vous, les paysages sont magnifiques, les couleurs des roches sont splendides, du rouge au jaune, nous suivons le petit Colorado River. Il y a de grandes étendues sans habitations, juste quelques caravanes pour les indiens.

Nous nous arrêtons quelques kilomètres avant Page sur le parking qui mène à Horseshoe Bend. Les 20 minutes de marche nécessaires pour arriver à ce point de vue se font sans problème. Il fait très chaud et nous croisons beaucoup de gens qui ont de la peine pour revenir. Au début, le chemin monte un peu, puis ça descend légèrement sur un chemin ensablé. Arrivés à son extrémité, nous nous trouvons devant un site vertigineux surplombant un des méandres du Colorado en forme de fer à cheval. Les couleurs sont extraordinaires, l’eau est très claire, nous apercevons un bateau qui nous semble bien petit. Ce site est vraiment fabuleux, nous prenons pleins de photos. Le retour à la voiture se fait également sans problème, heureusement nous avons prévu pas mal d’eau.



Arrivée à Page vers 16h et check-in à l’hôtel Courtyard by Mariott. Les enfants profitent de la piscine et du jacuzzi avant de faire la Scénic Drive au Lake Powell. Malheureusement le ciel se couvre, nous voyons même quelques éclairs au loin. Nous décidons de retourner en ville pour le souper. A l’hôtel les enfants profitent du Wifi gratuit pour envoyer des WhatsApp aux copains, Benoît et moi profitons de la belle terrasse près de la piscine.

Vendredi 20 juillet Page – Monument Valley

Petit déjeuner dans la chambre et départ de Page à 8h15. Seulement 15 min plus tard nous arrivons à Lower Antelope Canyon. La descente dans le canyon par une toute petite fente et une échelle est assez impressionnante, on voit l’entrée du canyon seulement à la dernière minute. Les parois rocheuses sculptées par l’eau ont des formes incroyables. Toute la balade guidée se fait au fond du canyon et on descend des échelles métalliques de temps en temps. Le soleil entre à plusieurs endroits dans le canyon et la palette de couleurs est tout simplement extraordinaire. Nous passons une heure dans le canyon, nous sommes une vingtaine de personnes, nous prenons le temps pour faire des photos, et finalement notre groupe est dispersé sur une cinquantaine de mètres, nous voyons parfois plus les autres membres du groupe. Notre guide Navajo est gentille et donne de bonnes explications. A un endroit, le sable est pas mal remué et la guide explique que ce sont des serpents à sonnette qui ont laissé ces traces. Chaque matin, avant l’ouverture du canyon, les navajos contrôlent le canyon et enlèvent les serpents qui s’y trouvent.



Nous remontons à la surface par un long escalier. Nous ne visiterons finalement pas le Upper, la guide Navajo nous a dit que les couleurs sont moins intenses et qu’il y a beaucoup plus de monde, jusqu'à 400 personnes en même temps dans le canyon. Nous avons lu sur différents forums la même chose, trop de monde, difficultés pour faire des photos, etc., nous nous contentons donc du Lower. Il est encore tôt et nous décidons d’avancer jusqu’à Antelope Point Marina. D'ici nous avons une belle vue sur le Lake Powell. Après quelques photos, nous prenons la route direction Monument Valley.

Nous arrivons à Monument Valley vers 14h30 et découvrons ce magnifique paysage, on se croirait en plein western. Nous profitons de faire des photos depuis la terrasse du Visitor Center et visitions le petit musée au sous-sol. Puis nous partons de suite faire la piste qui se faufile entre les gigantesques blocs rocheux éparpillés dans le désert, formant un circuit de 17 miles. Le début de la piste est assez défoncé, mais tout à fait praticable avec une berline. Nous nous arrêtons à tous les points de vue, nous prenons le temps de profiter de ces paysages. Ces formations rocheuses sont vraiment impressionnantes, de formes très variées, rappelant parfois l’aspect d’animaux. Elles sont surtout impressionnantes de part de leur hauteur de plusieurs centaines de mètres ! Elles s’appellent butt quand elles sont plus hautes que larges et mesa quand elles sont plus larges que hautes.

Après 3 heures de piste, retour au départ et check-in à l’hôtel The View. Nous avons réservé la catégorie de chambre la moins chère, mais recevons une chambre au premier étage, éloignée du restaurant, donc avec une vue magnifique sur les buttes. Nous prenons le repas au restaurant de l’hôtel, notre table est juste derrière la baie vitrée, cela nous permet de profiter de la belle vue. Le ciel commence à se couvrir, il y a de plus en plus de nuages, mais le coucher du soleil est quand-même beau. Après le souper, le soleil est couché, sur la terrasse de l’hôtel, un western est projeté sur le mur extérieur. Ambiance bien sympathique, nous le regardons un moment avant de rejoindre notre chambre.



Samedi 21 juillet Monument Valley – Moab

Je me réveille à 5h40, je sors tout de suite sur le balcon pour voir si le ciel est dégagé ou pas. Magnifique, aucun nuage à l’horizon, je distingue bien les buttes. La lune est belle et il y a des étoiles. Je vois une voiture partir sur la piste et j’entends des gens chuchoter sur d’autres balcons. Je profite de ce calme pendant une demi-heure avant de réveiller les autres. Le ciel s’éclaircit petit à petit et le soleil apparaît. Quel spectacle magnifique !

Sitôt le petit déjeuner pris à l’hôtel (nous avons reçu un bon de réduction de 5$ par personne), départ pour Moab. Sur la route, arrêt à Gosseneck State Park. Nous nous attendions à mieux, est-ce le ciel très clair, la mauvaise luminosité ? Nous sommes un peu déçus de ce State Park.

Arrivée à Moab vers 11h. Nous mangeons rapidement chez Pasta Jay’s et avançons à notre hôtel La Quinta Inn. Puis nous achetons quelques victuailles dans un supermarché pour le repas du soir prévu dans la chambre de l’hôtel. Ensuite, nous allons à Arches National Park. Nous nous arrêtons à plusieurs points de vue avant d’aller à Windows Section. Nous décidons de faire le primitif Trail autour de South et North Windows et Turret Arches. Il n’y a personne, les gens s’arrêtent soit sur le parking ou alors juste devant les arches, mais ne vont pas plus loin. Pourtant cette marche n’est vraiment pas longue, nous avons mis un peu plus de 30 minutes. Puis nous nous déplaçons vers Double Arch. Ici, la balade est très courte et il y a un peu plus de monde. Nous avons de l’avance sur le programme, il est trop tôt pour monter à Delicat Arch pour le coucher du soleil. Mais le ciel se couvre légèrement, il est très orageux, nous voyons des éclairs au loin. Nous décidons de monter toute de suite à Delicat Arch. Cette randonnée est vraiment très belle, ça monte un peu, il fait chaud, mais on est vraiment récompensé en arrivant. Un dernier virage et Delicat Arch apparait dans toute sa splendeur. Qu’est-ce que cette arche est belle toute seule au bord de la falaise.



De plus il y a très peu de monde, aucun problème pour la prendre en photo sans personne dessus. Le ciel se dégage à nouveau, nous profitons d’un coin à l’ombre pour nous reposer. Après de nombreuses photos, de loin, de près, de dessous, seule ou avec nous, le ciel se couvre de nouveau et l’orage approche. Nous décidons de redescendre, attendre le coucher du soleil serait trop long et il y a grande chance que l’orage éclate. De toute façon, en cette fin d’après-midi la couleur de la roche est déjà bien orangée et le ciel orageux lui donne de jolies teintes. Nous aurons mis à peine une heure pour monter et 45 minutes pour descendre.

En rentrant nous nous arrêtons encore une fois à Wall Street, puis essayons de photographier les éclairs qui sont de plus en plus nombreux. Avant de sortir du Parc, arrêt au Visitor Center, nous regardons le film et visitons le petit musée. Arrivés à Moab, les rues sont mouillées, l’orage est passé par là. Souper dans la chambre de l’hôtel, puis repos.

Dimanche 22 juillet Moab – Arches – Canyonlands – Dead Horse State Park – Hanksville

Aujourd’hui, grosse journée de prévue. Réveil assez tôt, petit déjeuner compris à l’hôtel, arrivé à Arches, Devils Garden à 9h00. Randonnée jusqu’à Landscape Arch, la plus grande du parc, près de 90 mètres de long. Le ciel est malheureusement couvert. Au retour nous avançons vers Pine Tree Arch et Tunnel Arch. Timothée a cherché des serpents tout du long, mais nous avons juste vue un petit lapin.



Nous reprenons la voiture, arrêt à Fiery Furnace Point, puis retour à Moab pour prendre notre repas de midi à la Moab Brewery. Nous partons à Canyonlands, la route est belle et il y a de magnifiques points de vue. Nous nous arrêtons au Visitor Center pour voir le film et nous nous rendons à Green River Overlook. Ce point de vue est tout simplement magnifique ! La Green River porte bien son nom. Nous voyons à des kilomètres, personnellement je suis subjuguée.



La route jusqu'au Grand View Point n’est pas très longue, nous avons prévu de faire une randonnée, mais arrivés sur place, le Ranger nous déconseille de partir. En effet, il y a des gros nuages et des éclairs pas très loin. Vont-ils se diriger vers nous ou partir ? Nous attendons une demi-heure, mais on dirait que l’orage s’approche un peu et nous décidons de ne pas prendre de risque.

Nous partons vers Mesa Arch, afin de faire cette toute petite randonnée. Là, pour le moment pas de risque d’orage, donc parfait. Quelle est belle cette arche, surtout la vue qu’elle offre.



Retour à la voiture par un autre chemin tout aussi rapide, puis départ pour Dead Horse Point State Park. A nouveau, une vue magnifique ! Le Colorado dans toute sa splendeur ! Nous marchons le long de la falaise pour voir ce méandre depuis plusieurs points de vue, nous pouvons même voir les bassins de Potasse en contre bas. On dirait des grandes piscines avec une eau bleue turquoise. Les enfants ne veulent pas s’arrêter au Visitor Center et nous décidons de partir pour Hanksville.





Après 2 heures de route nous arrivons dans notre motel. Au check-in, la dame nous donne un bon pour les petits déjeuners dans la station-service juste derrière l’hôtel. Bonne surprise, nous ne savions pas que le déjeuner était compris. C’est un vrai motel américain, il n’y a pas d’autres touristes étrangers. Nous parquons notre voiture devant la porte de notre chambre et partons manger à la station-service un repas typiquement américain : burger-frites. Nous avons goûté au fameux Dr Pepper et au Rotbeer. La déco est aussi très typique et les gens qui s’y arrêtent aussi! Nous sommes contents de nous être arrêtés ici, loin des touristes, dans un bled –« paumé », typiquement américain. Liberté et indépendance comme dans le rêve américain.

Lundi 23 juillet Hanksville – Bryce Canyon

Après avoir bien dormi dans le motel, nous prenons le petit déjeuner dans la station-service. La route direction le Bryce Canyon longe les méandres de la Fremont River, puis traverse le Capitol Reef National Park. Petit arrêt à Fruita, ville fondée par les Mormons au XIXème siècle. Nous avons la chance de voir des biches et des faons, ainsi que des castors. Nous reprenons la route, la fameuse National Scenic Byway.

Nous nous arrêtons dans un Subway pour la pause de midi à Escalante, les sandwiches sont bons, il y a un choix énorme. Nous arrivons à Bryce vers 13h30. A l’hôtel Best Western Ruby’s Inn, nous recevons une chambre dans un bâtiment à deux étages au fond du complexe hôtelier juste devant l’étang. La chambre est tranquille, loin de la route. Nous reprenons la voiture et allons à Sunset Point. La vue sur l’amphithéâtre est magnifique ! De Sunset Point nous marchons jusqu'à Sunrise Point et descendons dans l’amphithéâtre par le Queens Garden Trail. Il y a beaucoup de petits écureuils dans le parc, ils s’approchent de nous dès qu’on se pose et qu’on grignote quelques choses. Arrivés en bas, nous allons voir la « reine », puis nous continuons sur le Navaho Loop Trail. La montée se fait à l’ombre et au bout de deux heures de marche, nous arrivons de nouveau à Sunset Point. Contrairement à ce que j’ai pu lire, nous ne trouvons pas cette montée très difficile, ça monte régulièrement et le chemin est très bien aménagé. Nous visitons encore les autres points de vue de l’amphithéâtre et décidons de ne pas faire les points de vue au fond du parc, car le ciel se couvre et l’orage approche.





En rentrant vers l’hôtel, nous nous arrêtons sur le bord de route pour observer des chiens de prairie. Il y en a une dizaine, ils sont vraiment trop choux. Il commence à pleuvoir, dommage pour le coucher du soleil qu’on ne verra pas. Après un tour dans les boutiques, nous allons manger au buffet de l’hôtel.

Mardi 24 juillet Bryce Canyon – Las Vegas

Il ne fait pas beau, donc pas de magnifique lever du soleil pour nous. Nous quittons Bryce sous un ciel couvert et seulement après quelques kilomètres, le soleil apparaît. Red Canyon sous le ciel bleu profond est magnifique, la roche est très orangée, dommage, nous n’avons pas le temps de faire une randonnée. La route jusqu’à Zion est très belle, il est difficile de faire des photos, il n’y a presque pas de possibilité de s’arrêter au bord de la route. Le ciel se couvre à nouveau, nous avons une attente d’environ dix minutes avant de pouvoir traverser le tunnel du parc.

Nous avons choisi de ne pas visiter Zion, nous l’avons fait il y a 22 ans. Nous préférons avancer le plus rapidement possible à Las Vegas, les enfants veulent faire les Outlets et nous voulons encore visiter tous les hôtels au sud du Strip. Nous pique-niquons en sortant du parc et reprenons très rapidement la route. Le premier bout sur l’autoroute est tout simplement magnifique. La route serpente entre des rochers rouges, monte et descend avant de traverser une étendue bien plate jusqu'à Las Vegas. Dans les Outlets, Tim et Mélina n’ont aucun problème à remplir la quatrième valise vide que nous avons apportée depuis la Suisse. Chez Levis il y a la foule, même Benoît et moi y trouvons notre bonheur. A l’hôtel New-York New York une queue énorme pour le check-in nous attend. Il y a seulement deux employés et un des deux est vraiment très lent, il ne passe pas moins de 20 minutes par personne. Après avoir réclamé, la responsable arrive pour donner un coup de main. Mauvaise organisation, vraiment rien à voir avec ce qu’on a connu à l’hôtel The Mirage.

Nous mangeons au restaurant italien Il Fornaio de notre hôtel, très bon, mais par rapport au buffet des hôtels trop cher. A Las Vegas il est vraiment conseillé de manger aux buffets all you can eat. Même s’il y la queue pour y entrer, il faut y aller. L’attente pour y rentrer n’est pas plus longue que l’attente pour être servi dans un autre restaurant. En sortant du restaurant, nous visitons le sud du Strip by night et le Luxor et le Mandalay Bay à l’intérieur. Nous nous arrêtons également aux MMM’s et Coca Cola shops. La rue est bondé de monde, bizarrement, il y a très peu de monde à l’intérieur du Luxor et du Mandalay Bay.



Mercredi 25 juillet Las Vegas – Furnace Creek

Petite grasse matinée pour la première fois depuis le départ de la maison, réveil vers 9h. Ensuite, visite de notre hôtel le New York New York, puis nous allons au Bellagio pour déguster le fameux buffet. Tout simplement énorme, tout comme notre ventre à la sortie. Très grand choix, très belle présentation et bien sûr très bon. Nous avons payé l’entrée du buffet à 10h45, donc le prix du petit déjeuner, mais à partir de 11 heures, ils ouvrent également les buffets de midi. Pour le prix du petit déjeuner nous avons pu profiter des deux buffets, cela vaut vraiment la peine, nous ne le savions pas.

Ensuite visite de l’hôtel MGM, nous n’avons pas eu le temps de le faire hier soir. Puis encore quelques photos des hôtels à l’extérieur sous le beau ciel bleu. Bien sûr, avant de quitter Las Vegas, passage obligé devant le panneau lumineux qui se trouve au début du Strip : Welcome to Las Vegas. Nous quittons Las Vegas vers 15h, direction la vallée de la mort. Après 2 heures de route, nous entrons dans le Death Valley National Park. Ce parc national est le plus chaud et le plus aride de tous les Etats Unis. Premier arrêt à Zabriskie Point où nous découvrons la chaleur de la vallée. Ensuite direction le point le plus bas de la vallée, Badwater, moins -83 mètres sous le niveau de la mer. Nous ne savons pas quelle température il fait, car le thermomètre de la voiture ne fonctionne pas. Plus tard, à l’hôtel, on nous dit qu’il a fait 50 degrés aujourd'hui. Retour de Badwater par une petite route qui s’appelle Artist Drive. Nous découvrons un amphithéâtre naturel dont les pigments minéraux ont donné aux pierres volcaniques des couleurs très intenses. Cela donne l’Artist Palette, superbe ! Le nom est vraiment bien choisi, la roche avec toutes ces couleurs est vraiment belle, surtout en fin de journée. Il y a toutes les tonalités de jaunes, orange, rouge, mais également du vert et violet. Avant d’aller à l’hôtel, nous retournons à Zabriskie Point pour le coucher du soleil. C’est très beau, nous garderons un très bon souvenir de Death Valley.



Le check-in au Furnace Creek Ranch se fait très rapidement. Nous soupons au Corckscrew saloon puis Benoît et moi allons un moment à la piscine. Les enfants restent dans la chambre, ils profitent du wifi pour donner des nouvelles aux amis.

Jeudi 26 juillet Furnace Creek – Lee Vining

Petit déjeuner dans la chambre, les uns sur le balcon, les autres sur le lit. Avant de partir, nous visitons le musée dédié à la vallée de la mort, il y une partie à l’intérieur et une autre à l’extérieur. Il fait déjà chaud, nous partons direction Stovepipe Wells, afin de faire un tour dans les dunes de sable. C’est un endroit sympa, nous marchons un peu dans les dunes, mais il fait trop chaud pour aller trop loin. Les litres d’eau sont indispensables. Avec une glacière en sagex achetée à Las Vegas et des glaçons que nous prenons dans les distributeurs des hôtels, nous arrivons à avoir de l’eau fraîche tous les jours.

Ensuite, longue route en direction Lee Vining. La sortie de la vallée se fait sans trop de soucis. Sauf à un moment donné, en descendant le Towne Pass, les freins font un drôle de bruit et quand je freine la voiture fait de drôles de secousses. Heureusement nous montons de nouveau, donc pas besoin de freiner. Petit arrêt photo pour prendre quelques clichés des Joshua Trees, arbres de Josué. De l’autre côté de la montagne il fait moins chaud et les freins fonctionnent de nouveau normalement. Ouf ! Nous nous arrêtons à Bishop, dans un MC Do, premier du voyage, ce n’est vraiment pas cher par rapport à la Suisse. En arrivant aux abords du Mono Lake, nous nous arrêtons au South Tufa area, le pass des parcs nationaux nous permet d’y rentrer gratuitement. Ce lac a la particularité d’avoir une très forte concentration en sel et donc de superbes concrétions calcaires, mais également d’être une réserve naturelle pour de nombreuses espèces d’oiseaux. L’endroit est très beau, nous resterions volontiers plus longtemps ici, mais nous voulons encore avancer à Bodie.

La route jusqu'à Bodie nous semble longue, le dernier bout est une piste où nous sommes obligés de rouler lentement. Nous passons deux heures à nous promener dans cette ville fantôme. Nous arrivons à l’hôtel Lake View Lodge vers 19h. Cet hôtel est bien sympathique avec son beau parc, il y a des fleurs partout et quelques tables pour pique-niquer. Nous prenons le souper au Whoa Nellie Deli, station-service-resto, conseillé par le guide du routard, et effectivement, très bon repas avec en plus, ce soir, une soirée Country.

Vendredi 27 juillet Lee Vining – Madera

Petit déjeuner dans le parc devant l’hôtel puis départ pour Yosemite National Park. On monte pour passer le Tioga Pass et nous nous arrêtons à plusieurs points de vue. Les petits lacs de montagne sont superbes. Vers une prairie, plusieurs voitures sont arrêtées, nous faisons de même pour aller voir ce qui se passe. Au fond de la prairie, il y a un coyote, il est très loin, nous l’observons avec nos jumelles. Peu avant Yosemite Village, Mélina aperçoit un cerf. Nous sortons de la voiture pour le prendre en photo, il n’a pas l’air d’avoir peur, nous pouvons nous approcher assez près.

Nous nous garons sans problèmes sur un grand parking près du Visitor Center et partons faire la petite randonnée des Yosemite Falls. Quelle déception, il n’y a pas d’eau ! Heureusement, nous rencontrons quelques biches et de très beaux oiseaux bleus. Nous pique-niquons au bord d’un petit ruisseau, il n’y a pas beaucoup d’eau, mais l’endroit est sympathique. De retour au Visitor Center nous allons regarder le film et l’exposition qui s’y trouve. Il était prévu d’aller faire la randonnée jusqu'au Vernal Falls, mais avec ce manque d’eau dans le parc, nous décidons d’avancer directement à Mariposa Grove. En effet, en Suisse, nous sommes gâtés en ce qui concerne les chutes d’eau et les randonnées en montagne, donc Yosemite Valley nous a un petit peu déçu, pareil qu’il y a 22 ans. Nous aurions dû rester en haut du Tioga Pass, là, le paysage avec les lacs était vraiment beau.



Nous nous arrêtons à Tunnel View pour prendre la vallée et les Bridalveil Falls en photo. Cette chute a aussi très peu d’eau, mais ça doit être très beau au printemps ou au début de l’été. Nous prenons le risque de ne pas nous arrêter �� Wawona, malgré la pancarte qui indique que le parking de Mariposa Grove est complet. Nous avons bien fait, il reste plusieurs places de parc, même à l’ombre. Nous commençons la randonnée par Fallen Monarch et Bachelor and Three Graces, ces Sequoias sont vraiment grands c’est impressionnant. Nous voyons California Tunnel Tree avec son tronc creusé, il porte vraiment bien son nom. Plus nous montons, plus il y a de grands arbres et moins il y a de monde. Nous faisons exprès d’emprunter des petits sentiers, c’est calme, il y a des arbres et des fleurs partout. Nous rencontrons aussi beaucoup d’écureuils et faisons finalement la grande boucle de 3 heures avec la visite du musée, qui est très petit.

Il est 18h30, lorsque nous quittons le parc, en ayant auparavant passé nos pieds et jambes sous l’eau, car nous sommes bien empoussiérés, bien plus que dans les autres parcs nationaux. Nous prenons l’essence à Oakhurst et demandons au caissier de nous indiquer un bon restaurant. Il nous indique un ranch restaurant à dix km d’ici direction Yosemite. Cela nous embête de retourner dans cette direction, mais nous y allons quand même. Bien nous en a pris, car nous mangeons les meilleurs morceaux de viande du voyage, voire de toute notre vie. Tout d’abord, afin de nous faire découvrir les spécialités, le chef nous offre un « petit » morceau pour déguster (une tranche de 150 grammes !). Nous sommes enchantés et commandons quatre prime ribs (mais pas les ribs de chez nous, ça ressemble à un steak, mais beaucoup plus tendre) avec accompagnement. Nous avons le choix entre deux grandeurs de steaks, nous prenons les « petits » et Tim choisi le « grand ». Jamais nous n’avons vu un steak aussi grand et épais. Nous demandons à la serveuse le poids du steak, il pèse 650 grammes et n’a même pas d’os. Tim le finira totalement, lui n’étant normalement pas trop fan de steak, mais celui-ci était comme du beurre ! La salade en entrée, la pomme de terre au four et les légumes qui accompagnent le steak sont aussi très bons.

Avec notre ventre plus que plein, nous reprenons la route jusqu'à Madera, hôtel Spring Hill Suites Marriott. Nous avons une petite suite, vraiment très bien, pas chère, petit déjeuner compris. Nous avons bien fait de rouler jusqu’à ici et de ne pas dormir dans un hôtel autour du parc, souvent trop cher par rapport ce qu’il offre.

Samedi 28 juillet Madera – San Francisco

Nous faisons notre deuxième grâce matinée du voyage et prenons notre temps au buffet du petit déjeuner. Nous partons de Madera à 11h00, nous trouvons beaucoup de circulation aux abords de San Fransisco. Il y a même un bouchon devant le pont d’Oakland. C’est un très beau pont, payant, mais nous voulions absolument le traverser. En plus, passer par ce côté de San Francisco ne rallonge pas notre temps de route. Avec l’aide du CoPilot de l'i Phone, nous trouvons très facilement notre hôtel, le Holliday Inn Civic Center, quelle bonne idée cette application, merci Internet et Forum Voyage. Nous laissons la voiture au parking de l’hôtel, cela nous coûte $126 pour les trois jours. Très cher, mais pratique et laisser la voiture dans les rues est risqué d’après les internautes, tout comme la réceptionniste de l’hôtel. Nous achetons les cartes des transports publics pour trois jours, nous les rentabiliseront largement.

Il y a une queue énorme pour prendre le Cabel Car et nous décidons de prendre le tram jusqu'à Fishermen’s Warf. Petite visite du Pier 39 où nous nous attardons surtout vers les lions de mer. Ces derniers sont très rigolos. Nous partons voir le Golden Gate Bridge, impossible de trouver un restaurant dans le coin. Nous prenons donc un bus, afin de retourner au centre-ville. Dans le bus, un monsieur entame une discussion avec Tim et Mélina. Qu’est-ce qu’il est drôle, il ne comprend pas que nous voulons aller jusqu'à Los Angeles, il trouve cette ville très moche. Tim profite de le questionner sur le Marathon qui aura lieu demain, nous avons vu des affiches en ville et nous nous demandons quelles rues seront fermées. En effet nous aimerions faire la 49 Mile Scenic Drive demain, mais cela risque d’être difficile.

Nous sortons du bus au quartier chinois et Tim demande dans une boutique quel restaurant est le meilleur du coin. Le vendeur nous indique un restaurant pas très loin. Il y a plein de monde, le restaurant, Oriental Pearl, est complet et on nous dit de revenir dans 20 minutes. Vingt minutes plus tard nous commandons nos plats, ils sont vraiment excellents ! Ce restaurant a reçu plein de distinctions et plusieurs stars sont venues manger ici. Retour à l’hôtel avec le Cabel Car et le tram.

A l’hôtel, quand Benoît prend sa douche, en tirant sur le bout de métal pour que l’eau arrive jusqu'au pommeau de douche, tout se décroche, le petit bout de métal avec toute la robinetterie. Tim descend à la réception, mais le concierge est déjà parti. Ils ne peuvent rien faire pour nous. Un peu plus tard, le téléphone sonne, le réceptionniste nous propose de faire notre douche dans une autre chambre, qui n’est pas adapté pour quatre personnes, mais qui est la seule à être libre. Mélina, Tim et Benoît montent au 10ème étage pour faire leur douche, moi j’avais fait la mienne avant que la robinetterie se casse.

Dimanche 29 juillet San Francisco

Petit déjeuner dans la chambre, puis Tim et moi descendons à la réception afin de régler ce problème de douche. Ils vont la réparer dans la matinée, Tim demande un geste pour ce désagrément et nous recevons 4 bons pour le buffet du petit déjeuner d’une valeur de $80.

Aujourd’hui, notre planning sera un peu chamboulé à cause du marathon. Nous partons visiter Union Square et avançons au quartier chinois pour le voir de jour, la petite fabrique de biscuits chinois est assez sympa, puis nous prenons le bus pour aller dans le quartier Telegraph Hill. Nous montons au Coit Tower à pied par des petites ruelles et allons jeter un coup d’œil aux fresques à l’intérieur. Nous descendons pour aller rejoindre Lombart Street, la fameuse route sinueuse qu’on peut voir dans certains films américains. Nous la montons à pied et prenons non loin de là le Cabel Car qui nous ramène à Powel Station. Jusqu'à l’hôtel, il a dix minutes à pied, nous profitons de jeter un coup d’œil au Civic Center et d’acheter des pêches au marché. Nous récupérons notre voiture afin de faire un bout de la 49 Mile Scenic Drive et par la même occasion de traverser le Golden Gate Bridge et d’avancer à Sausalito. Nous traversons Nob Hill et Russian Hill, puis allons au premier point de vue à Fort Point, de là nous traversons le Golden Gate Bridge et faisons tout de suite notre deuxième arrêt au point de vue sur le côté droit du pont. Puis nous passons de l’autre côté de la route et avançons jusqu’au Fort Baker. Ici la vue est tout simplement magnifique, de plus le soleil est bien orienté, donc idéal pour faire des photos. Le Golden Gate Bridge dans toute sa splendeur, pas un seul nuage, pas de brume, uniquement un ciel bleu.



A Sausalito, nous nous promenons au bord de l’eau et dans la rue principale. Il y a de très jolies maisons accrochées à la colline et des maisons sur pilotis au bord de la baie. Pour revenir à San Francisco, il faut payer le pont. En effet, il est gratuit dans le sens sud-nord mais pas dans le sens nord-sud. Nous suivons le Pacific, il y quelques jolis points de vue. Nous rentrons dans Golden Gate Park, il est immense et nous nous perdons à plusieurs reprises. En effet, les pancartes de la 49 Miles Scenic Drive, une mouette sur un panneau bleu, ne sont pas toujours bien visibles. En sortant du parc, nous allons à Alamo Square, afin de voir les Painted Ladys. Ces maisons aux couleurs pastelles sont très jolies et la vue depuis le parc est magnifique. Les enfants ont faim et Benoît est fatigué, nous décidons de ne pas poursuivre la route, tant pis pour le quartier Mission et les Twin Peaks. Nous rentrons à l’hôtel et mangeons dans le restaurant de celui-ci. Après le repas nous allons voir le Civil Center illuminé.



Lundi 30 juillet San Francisco

Petit déjeuner américain à l’hôtel, c’est très bon le buffet bien garni et avec nos bons nous ne payons rien. Départ vers la 5th Street pour faire les magasins puis nous prenons le tram pour aller au Ferry Building. Nous visitons le Financial District et le Wells Fargo History Museum. Ce musée est vraiment sympathique, nous pouvons même imprimer une photo de nous en train de « construire » le Golden Gate Bridge.

Nous retournons au Pier 39, afin de revoir les lions de mer. Ils sont plus nombreux qu’avant-hier et surtout ils bougent beaucoup plus, il y en a même plusieurs dans l’eau. Encore quelques boutiques à faire, nous achetons également un grand seau de mini-donuts. Ce n’est pas très sain, même pas du tout, mais c’est tellement bon ! Nous visitons également le Pier 45 et le musée mécanique des automates. Ce musée est vraiment sympa ! Puis nous allons voir les bateaux dans le parc national au Hyde Street Pier. Ici nous pouvons utiliser notre Pass des parcs nationaux et ne payons donc pas l’entrée. La visite du voilier est vraiment intéressante, surtout la soute du bateau. Il y aussi un sous-marin, le USS Pampanito et un ferry.

Repas du soir chez Cioppino’s, restaurant italien, le risotto aux crevettes est très bon et les pâtes au saumon de Mélina le sont également. Nous retournons au Pier 39 pour voir le soleil se coucher sur le Golden Gate Bridge. Retour à l’hôtel avec le Cable Car, bien sympathique pour finir cette belle journée.

Mardi 31 juillet San Francisco – San Simeon

Petit déjeuner dans la chambre et départ pour Monterey. Il y a quelques ralentissements sur l’autoroute et nous mettons un peu plus de temps à y aller que prévu. Pique-nique à Monterey près de l’aquarium. Les enfants nous disent qu’ils ont bien envie de le visiter. Pourquoi pas, nous laissons la voiture sur le parking du supermarché. Il n’y a pas de queue à la caisse de l’aquarium et le monsieur très sympa, nous fait sans problème le rabais étudiant pour nos enfants. L’aquarium est très grand et vraiment bien fait, il y a beaucoup d’espaces ludiques pour les enfants. En fait, il faudrait y venir avec des enfants plus jeunes Il y a entre autres, des hippocampes, méduses, requins, pingouins et bien sûr les fameuses otaries. Nous y passons au moins 3h30 et quand nous retournons à la voiture, surprise, nous avons une amende sur le pare-brise, 35 dollars. Il était en effet écrit, que nous pouvions stationner qu’une heure sur le parking du supermarché. On a essayé, ce sera pour notre pomme.

Nous quittons Monterey, faisons un petit arrêt à Carmel et empruntons la route côtière avec de magnifiques points de vue sur l’océan. Cette route est longue et pleine de virages. Petite pause sur une plage, puis arrêt au Julia Pfeiffer Burns State Park. Un tunnel piétonnier sous la Hwy 1 conduit à la falaise d’où la Mc Way Creek se jette dans le Pacifique. C’est la seule chute d’eau de Californie à se jeter directement dans le Pacific.



Dernier arrêt pour voir les éléphants de mer au Point Piedras Blancas. Ils sont rigolos à observer, mais au bout d’une demie heure nous partons, car il commence à faire nuit et froid. Repas et nuit à l’hôtel Best Western Plus Cavalier. Très bel emplacement, au bord de la falaise avec vue sur le Pacific.

Mercredi 1 août San Simeon – Los Angeles

En partant de l’hôtel, nous retournons voir les éléphants de mer, spectacle toujours aussi impressionnant et en plus ce matin, il y a des personnes de l’association « Friends of the Elephant Seal » qui donnent des explications. Certains jouent dans l’eau, deux grands mâles se bagarrent et il y a même quelques jeunes, ce qui est inhabituel à cette période de l’année.

Nous reprenons la route, direction LA avec le soleil. Arrêt à Santa Barbara pour la pause de midi. Nous nous promenons sur la fameuse plage et allons voir la mission. A l’approche de Los Angeles, les autoroutes s’élargissent et la circulation augmente. Encore une fois, merci CoPilot, car il nous dirige au bon endroit. Petite pause à l’hôtel Best Western Mikado, puis nous partons visiter Hollywood Boulevard. Nous prenons les étoiles des stars en photo, mais nous ne pouvons aller jusqu’au Mann’s Chinese Theatre, car il y a la présentation du film « Total Recall ». Il y a des policiers partout, les stars arrivent avec des grosses limousines et les Bodyguard. Il y a un monde fou, les gens crient quand ils reconnaissent une star. Jessica Biel et Colin Farrell jouent dans ce film. Mélina est super contente : être sur Hollywood Boulevard quand il y a une avant-première d’un film est vraiment inoubliable. C’est vrai que c’est sympa de voir ceci en vrai, mais cela perturbe un petit peu notre planning. Nous soupons non loin du Chinese Theatre et rentrons à notre hôtel, il est trop tard pour monter au Mont Hollywood.

Jeudi 2 août Los Angeles

Réveil matinal, nous prenons le petit déjeuner, compris dans le prix de la chambre, dans le restaurant Japonais juste à côté. Aujourd’hui, visite des Studios Universal. C’est un parc d’attraction et un studio de production cinématographique de la société NBC Universal. Dès l‘arrivée au parc, nous faisons le Studio Tour avec le train. Mélina et moi sommes contentes de voir Wisteria Lane, dommage qu’on ne puisse pas sortir du train. Après le tour, nous allons tout de suite faire the Simpsons Ride, Jurassic Park et les autres attractions du studio inférieur, puis nous montons au studio supérieur. Là nous enchainons avec Animal Actors, Special Effects Stage, House of Horrors, Terminator 2, Shrek, Waterworld, etc. Heureusement nous n’avons pas pris le Front of Line Pass, aucun problème pour voir toutes les attractions en une journée. Nous nous promenons à Universal City Walk, il y a plein de magasins et beaucoup de restaurants. L’ambiance est sympa, nous mangeons dans un restaurant mexicain.

Vendredi 03 août Los Angeles

Dernière journée de notre périple aux USA. Nous montons voir le sigle HOLLYWOOD. Depuis le parking où nous nous trouvons nous pouvons également voir la villa de Madonna. Nous retournons au Mann’s Chinese Theatre pour voir les empreintes des mains et pieds des stars. Puis nous allons à Beverly Hills, afin de passer devant quelques belles maisons. Nous nous arrêtons devant Witch’s House, cette maison toute biscornue a servi de décor au tournage du film Hänsel et Gretel, un film muet datant de 1921. Ensuite nous partons à Venice Beach, nous pique-niquons sur la plage et allons-nous promener au long des canaux. Cet endroit est vraiment sympathique, mais avoir une maison ici avec tous les touristes qui passent doit quand même être pénible.

Nous devons rejoindre l’aéroport International de Los Angeles et redonner notre voiture. Tout se passe sans problème, l’avion décolle à 19h55 comme prévu. Nous volons avec American Airlines (le service est moins bien qu’avec British) jusqu’à Londres, puis avec British Airways de Londres à Genève. Nous sommes contents de notre voyage et avons de superbes souvenirs plein la tête.
Trois semaines dans l'Ouest américain: itinéraire English translation pending
by R8M · 2013-05-21 · 13 replies
Bonjour,

Après avoir lu un bon nombre de posts sur ce forum (et parcouru une partie de mon LP), j'aimerais avoir votre avis sur mon itinéraire de 3 semaines dans l'Ouest des USA.

Pour le contexte, je pars en couple avec ma copine en septembre (moyenne de 30 ans). J'aimerais donc trouver un bon compromis en voyant un maximum de chose mais sans courir pour autant. Nous ne cherchons pas à faire du sport, juste des balades de 3 ou 4 heures tout au plus et je m'intéresse autant à la nature qu'à la ville. Nous nous déplacerons en voiture. Pouvez-vous me donnez votre avis sur cet itinéraire :

Jour Date Lieux Durée - Distance Jour 1 samedi 07 septembre Arrivée à Los Angeles Jour 2 dimanche 08 septembre Los Angeles Jour 3 lundi 09 septembre Los Angeles Jour 4 mardi 10 septembre Los Angeles > Grand Canyon 7h 21m - 491 miles Jour 5 mercredi 11 septembre Grand Canyon Jour 6 jeudi 12 septembre Grand Canyon > Monument Valley 4h - 200 miles Jour 7 vendredi 13 septembre Monument Valley > Page 3h - 150 miles Jour 8 samedi 14 septembre Page Jour 9 dimanche 15 septembre Page > Bryce Canyon 2h 43m - 152 miles Jour 10 lundi 16 septembre Bryce Canyon Jour 11 mardi 17 septembre Bryce Canyon > Las Vegas 4h - 265 miles Jour 12 mercredi 18 septembre Las Vegas Jour 13 jeudi 19 septembre Las Vegas > Death Valley 2h 13m - 119 miles Jour 14 vendredi 20 septembre Death Valley > Sequoia Nat. p. 6h 34m - 342 miles Jour 15 samedi 21 septembre Sequoia n. p. Jour 16 dimanche 22 septembre Sequoia n. p. > Yosemite 4h 16m - 184 miles Jour 17 lundi 23 septembre Yosemite Jour 18 mardi 24 septembre Yosemite > San Francisco 3h 51m - 211 miles Jour 19 mercredi 25 septembre San Francisco Jour 20 jeudi 26 septembre San Francisco Jour 21 vendredi 27 septembre San Francisco Jour 22 samedi 28 septembre Départ pour Paris

L'étape "Los Angeles" est (hélas) indispensable (contrainte familiale 😠). Evidemment j'aurais aimé y ajouter Yellowstone, Canyon de Chelly, Zion, Moab/Arches/Canyonlands, Mesa Verde... Mais j'ai du faire des choix en fonction des contraintes (durée du voyage, choix d'un tracé d'itinéraire logique etc...).

Est-ce trop intense? Les durées sont-elles adaptées? Y a t-il une étape qui vous parait sacrifiable au profit d'une autre plus intéressante (même si avis subjectif)?.

Voir l'itinéraire sur Google Map

Merci à tous ceux qui voudront bien me donner leur avis, je suis preneur de tout commentaire 😇.

Romain
Avis sur boucle Denver-Yellowstone-Denver (22 jours)? English translation pending
by Fafa296 · 2013-05-20 · 5 replies
Bonjour

Voila, cette année 3eme voyage dans l'ouest américain en famille (2 adultes , 1 enfant 11 ans) avec comme point fort Yellowstone (5 nuits sur place). Nous demeurons avec quelques incertitudes sur certains points de notre trajet, aussi tout avis, conseils de la communauté VoyageForum nous serait agréable.

Le planning est actuellement le suivant (pour des raisons de disponibilités à Yellowstone et pour éviter de se retrouver dans les Black Hills dans la période "Sturgis" , nous faisons la boucle dans le sens des aiguilles d'une montre)

Départ 5 août, retour 28 août, soit 22 jours pleins sur place

5/8 J1 arrivée Denver en fin après midi, prise de la voiture, dodo près de l'aéroport J2, J3 Denver, logement en Bed and Breakfast (nous ferons des courses -nécessaires pour pic nics + habits) le matin J4 Estes Park J5, J6 Craig (CO) -> National dinosaur monument J7 ?? J8 ?? Kammerer Fossile Butte ? J9, J10 : Grand Teton J11 Yellowstone (Mamoth Lake) J12, J13 Yellowstone (Old Faitfull) J14, J15 Yellowstone (Canyon Lodge) J16, J17 Cody J18 Buffalo ou Sheridan (etape pour diminuer la route) J19-J22 : Cabin dans le Black Hills pour pouvoir rayonner (Mt Rushmore, Custer Park, Devils Tower, ...) J23 Route depuis les Black Hills vers Denver J24 Midi, départ depuis Denver, retour maison

Premier doute...la montée vers Yellowstone J7-J9 Nous ne savons pas trop si il faut faire cela en plusieurs étapes, mais dans ce cas qu y a-t-il sur la route ? On a repéré Fossile Butte Monument, sans trop savoir à quoi nous attendre. Vaut'il mieux rester 2 jours sur Flaming Gorge, puis entreprendre une longue étape vers Gd Teton. Au sujet de Gd Teton, cela vaut-il 2 nuits sur place... De fait, les logements n'y sont pas donnés.

Ensuite, apres Yellowstone, on se demandait si le détour pour une seule nuit vers les Badland se justifiait ? J'ai peur de faire beaucoups de route pour au final ne pas trop avoir le temps de visiter le parc.

Finalement, si vous avez de bonnes adresses de cabins dans les Black Hills, nous sommes preneurs.

Voili voilou, d'avance merci pour votre aide.

Francois
Etape entre San Pedro de Atacama et San Antonio de Los Cobres? English translation pending
by Fredxiii · 2013-05-15 · 38 replies
Bonjour à tous, Je suis en train de finaliser mon projet de circuit en Argentine et en Chili.

Voici ce qui est programmé J1 - Buenos Aires J2 - Buenos Aires J3 - Vol vers Iguazu J4 - Visite chutes côté argentin J5 - Visite chutes côté brésilien + parc des oiseaux 6 - Vol vers Salta 7-8-9 - Tolar Grande et retour à Salta 10 - Tilcara 11 - Susques 12 à 15 - San Pedro de Atacama 16 - Route de San Pedro de Atacama à San Antonio de Los Cobres 17 - Cachi 18-19 - Cafayate 20-21 - Salta 22 - Vol vers Buenos Aires, visite de la ville 23 - retour vers Paris

Ce que vous lisez en caractères gras est ce qui est réservé à ce jour et donc immuable. Les billets d'avion sont pris, quelques hôtels réservés

Ce qui me pousse à vous interroger c'est sur les étapes J16 à J19. J'ai peur que la route entre San Pedro de Atacama et San Antonio de Los Cobres soit longue. Je n'ai pas vraiment de temps de référence sur ce trajet. Est-ce-que joindre les 2 villes en une journée est facile? Estce-que je peux pousser jusqu'à Cachi sans difficulté et par là même gagner une étape pour rester une journée de plus à SPDA ou ailleurs?

Merci pour votre aide.

FreD.
Informations et impressions: retour de trois semaines dans l'Ouest américain English translation pending
by Jonanaclem · 2013-05-14 · 16 replies
Bonjour tout le monde,

Notre second séjour dans l'ouest américain vient juste de se terminer, je ne ferai pas un carnet complet comme pour celui de cet été (Yellowstone, Bryce canyon, Page, Zion, VOF et Las végas), mais je veux juste faire un petit retour avec quelques remarques (personnelles donc subjectives) et infos!

dates: du 20 avril 2013 au 10 mai. 2 adultes et 1 enfant de 7 ans.

Notre objectif, pour ce second voyage, était de continuer la visite des parcs de l'ouest que nous avions du délaisser cet été soit par manque de temps et/ ou par crainte de grosse chaleur et aussi de faire l'incontournable côte ouest américainne même si les villes, c'est pas trop mon truc!

J1: arrivée en fin de soirée à Denver, AUCUNE attente pour le passage à la douane.

J2: route pour Fruita (proche Grand Junction).

En chemin, nous avons été surpris en trouvant de fortes quantités de neige sur les côtés de la route mais surtout sur la route! En effet, en partant au printemps, on s'attendait à trouver de la neige à certains endroits, mais pas autant! Arrêt près de Glendwoods springs pour faire la rando de hanging lake. Je n'avais rien trouvé sur le forum au sujet de cette rando, sur le net, j'avais trouvé des commentaires de locaux qui disaient que c'était une rando agréable, très prisée le w.e. En voyant quelques photos du lac, cela m'avait suffit pour inscrire cette rando au programme, d'autant qu'avec ses 4 petits kms, je me disais que ce serait facile pour mon fils et une bonne entrée en matière...mais j'avais sous- estimée cette rando!! En effet, d'une part, elle se déroule en altitude ajouté à cela la fatigue du vol et le décalage horaire, c'est pas top. mais les 4 kms, sont en fait: 2 kms de montée pure dans les cailloux et donc 2 kms de bonne descente qui tue les mollets sans compter qu'à cette époque, nous aurons de la neige dès la mi-parcours rendant le chemin boueux dans un premier temps puis extrêmement glissant! heureusement, nous étions équipés de bâton de rando et de chaussures de rando en gore-tex mais nous avons croisé des gens en tongues ou en converses bien blanches (au début!!). Mais arrivés en haut, même mon fils a trouvé que cela en valait la peine: il s'agit d'un lac avec un éco-système particulier et l'eau y est d'une limpidité : magnifique! Je n'ai qu'une chose à dire: si vous passez dans le coin, c'est à faire! en plus, c'est gratuit et il y a une aire de pique-nique et des sanitaires très bien aménagées au début du trail. Nous y avons vu bien sûr des chipmuncks mais aussi, des marmottes et des geais bleus!

J3: route Fruita/Moab.

Itat avait vu juste en me disant que mon programme pour ce jour était costaud et que je verrai sur place! En effet, vu la fatigue causée par cette rando, surtout sur mon fils, nous decidons de changer de programme, c'est pas grave car on a 3 nuits à Moab, ce qui est très appréciable. On laisse donc tomber la visite de dead horse point, island in the sky et delicate arch qui étaient au programme et on fonce tout droit vers Devils garden dans arches park. On s'arrête quand même à double arch, pas mal mais je m'attendais à mieux puis c'est parti pour l'enfilade d'aches jusqu'à landscape arche, oui pas mal aussi mais je reste sur ma faim. Je vais peut être en faire hurler certains en disant cela, mais c'est mon avis. Mon mari est comme moi...On s'interroge: "peut-être nous n'aurions pas du faire à la suite tous ces parcs de roches rouges?". En effet, d'habitude, on choisit des destinations complètement différentes, c'est la 1ère fois que nous partons 2 fois presqu'au même endroit et certes, on savait que ce serait différent de bryce canyon, par exemple mais ces arches, ces blocs énormes, cela ne nous emballe pas plus que ça, c'est beau mais on a pas l'effet "ouahhh" de Bryce canyon! L'avantage de visiter Arches park en avril, c'est qu'on se prend pas la tête avec les horaires des randos pour la chaleur, nous sommes arrivés sur le parking de devils garden vers 11h et nous avons terminés vers15h avec pause pique-nique. il faisait doux mais pas chaud. Nous sommes allés jusqu'à double o arch puis nous avons fait demi-tour. Finalement, c'était pas si reposant que ça!! Mon fils s'est ensuite éclaté à sand dune arch comme tous les enfants, arrivé à l'hôtel, il s'est endormi direct, sans manger, jusqu'au lendemain!

J4: Moab

Nous avons beaucoup aimé cette petite ville, certes touristique mais bien agréable, du moins à cette saison. Aujourd'hui donc visite du point de vue de dead horse point avec un froid de canard (2 degrès à 9h) et surtout un vent digne de chez nous (on habite près de Leucate, vous savez, le mondial du vent!!). malgré tout, c'est magnifique et nous sommes seuls! Ensuite, direction island in the sky et mesa arch, tout aussi ventée: magique et pourtant, le soleil s'est levé depuis un bon moment! ensuite, nous faisons les points de vue puis la petite promenade de white rim overlook, facile, plat, sympa. Bon, nous sommes plus enthousiates aujourd'hui, ça va! Nous finirons la journée par delicate arch. J'avais prévu large pour faire la montée mais c'était sans penser que beaucoup visitaient ce parc en été et donc la chaleur est un facteur important. Nous mettrons finalement que 50 minutes pour découvrir la belle, même mon fils est bluffé! Par contre, comme on a été plus rapide, on devra attendre le coucher de soleil plus longtemps que prévu: pas grave, c'est beau, il y a peu de monde et les gens sont sympas!

Bilan: bonne journée!!

J5: Moab Ce matin, 2 h de hummer dans hells revenge: de mon point de vue: sympa et à faire / du point de vue des hommes (mari et fils): c'est le top, c'est trop bien, impressionnant etc...!

Ensuite, on part en longeant le Colorado sur la potash road: on s'arrête voir les pétroglyphes et on poussera jusqu'aux mines de potasses puis au retour, on va faire la marche pour aller voir corona arch: magnifique!

Elle n'est pas dans arches park mais à mon gout, elle vaut largement mieux que landscape arch ou double arch. En plus, le chemin d'accès et sympa et ludique, en cette saison les castus sur le chemin sont en fleur et nous sommes seuls: que demander de plus!!? Nous finirons la journée en longeant la route 128 pour aller voir les fishers towers, le ciel étant couvert, le sunset y sera un peu décevant, pas grave.

J6: Moab/monument valley

Nous ferons toute la route sous un ciel gris orageux, on aura même droit à quelques gouttes à notre arrivée dans le parc mais une fois le check-in à "the view" terminé, le ciel vire au bleu, on s'élance donc sur la valley drive avant qu'elle ne ferme (17h à cette saison). C'est beau mais n'étant pas fan de westerns, je ne suis pas subjuguée...C'est plus le fait de se promener au milieu de ces mythiques buttes qui est impressionnant que ces buttes en elles-mêmes. Encore une fois, cela n'engage que moi!

par contre, l'hôtel "the view" est un endroit magique: ce n'est pas le luxe, c'est cher pour des chambres banales mais la vue, elle, en vaut largement le prix. A payer, je voulais une belle vue et non une vue partielle avec une moitié de visitor center sur mes photos, nous avons donc opté pour des premiums view au 2ème étage et c'était le top. Sunset depuis le balcon de la chambre, repas au resto de l'hôtel qui à notre surprise pratique des prix tout à fait corretcs, le trépied dormira sur le balcon, je laisserai mon fils dormir pendant que mon mari et moi buvons le café en regardant le soleil se lever sur monument valley: magique, un silence absolu et des couleurs magnifiques!

J7: Monument valley/ grand canyon: Le point noir du voyage...Je confirme et signe, je n'aime pas ce parc!

Visité lorsque j'avais 10 ans avec mes parents, j'en gardais pas un souvenir terrible; normale me disais-je. cet été, en programmant nos visites, j'avais volontairement mis à l'écart ce parc qui ne me paraissait ni essentiel pour notre 1er voyage ni plus beau qu'un autre. Mais à combien de remarques ai-je eu droit comme quoi, ne pas visiter le grand canyon pour son 1er voyage dans l'ouest, c'était un sacrilège. prise de remords, j'ai donc programmé la visite de ce parc pour ce voyage; je me suis même laisser tenter par le survol en hélico car en lisant certais avis, c'était le plus beau moment de leur voyage, et bien pas à moi!!

D'abord, notre arrivée au parc par la desert view drive. On commence à entendre parler français de côtés, déjà, j'aime pas ça!! Qu'est-ce qu'on était bien à Moab (idem au yellowstone l'été dernier!)! Obn fait tous les points de vue de la route mais ils se ressemblent beaucoup, c'est grand certes, c'est profond mais les couleurs sont fades, le relief pas si impressionnants et il y a du monde! Arrivés au niveau du visitor center avec ses parkings géants et ses navettes, ça commence à me gonfler, d'autant que mon mari qui voit le grand canyon pour la 1ère fois n'est pas du tout emballé (c'est pas pour rien que nous sommes ensemble!). Il me dit que j'ai bien fait d'avoir prévu le yellowstone cet été et pas le grand canyon!

Petite parenthèse, vous l'aurez compris, le yellowstone reste pour nous notre parc préféré pour de multiples raisons juste devant Bryce canyon.

on fera un bout de la rim et on rentrera se poser à l'hôtel. Je ne sais comment, j'arrive à motiver les troupes pour aller voir le sunset même si c'est sans conviction mais tout le monde appréciera finalement car les couleurs rougeoyantes font ressortir le relief, mon fils dira "c'est plus beau quand c'est rouge"!

J8: survol du grand canyon ou le pire moment de mon séjour!

Non, je n'ai pas eu peur et je n'ai pas été malade, juste une énorme déception...Pleine d'espoirs au vue de tous les commentaires enthousiastes que j'avais pu lire, je m'attendais à un grand moment et ce fut pour moi, rien de spécial et pourtant, je n'étais jamais montée en hélico. Je ne pense pas pourtant être quelqu'un de blasé mais ce sont d'autres choses qui me font vibrer, certainement. Nous avions opté pour un vol à 10h en hélico écostar, soit disant aux vitres panoramiques. Après la pesée, on nous octroie nos numéros de places. Le couple d'américains qui doit voler avec nous demande à quels sieges correspondent ces numéros et j'apprends que je suis devant, juste à côté du pilote (je me dis super!) et mon fils à côté de moi (il est ravi), mon mari plus lourd se retouve derrière avec le couple d'américain. mais le couple d'américains demande alors s'ils peuvent payer en plus pour être devant, si ça passe au niveau moi...suspens, on attend, ça passe! voilà mon fils qui se retrouve derrière avec mon mari et le couple à côté de moi. mon fils fait la gueule! L'hélico décolle, je pensais que ce serait plus impressionanant mais surtout, la place à côté du pilote est certes devant mais on a tout le tableau de bord qui bouche la vue plus les barres métalliques sur la vitres, pas top du tout pour prendre les photos. les meilleures places étant les 2 du couple, à 50 dollars de plus! finalement mon mari, positionné à l'arrière mais sur le côté y verra mieux que moi (panoramique sur le côté et le devant mais pas quand il y a le tableau de bord). Quant à mon fils, assis au milieu à l'arrière, il n'est pas assez grand pour y voir correctement...seul mon mari sera enchanté par ce survol, c'est mieux que rien...Il n'en reste pas moins que le grand canyon ne nous aura pas séduit...

J9: Grand canyon /Sedona: nous avons beaucoup aimé cette petite ville, nous y sommes restés qu'une nuit mais je comprends aisément que certains y restent plusieurs jours car elle est agréable à vivre et il y a énormement de coins à découvrir. Nous ferons que le sunset à crescent moon et le lendemain matin, une balade à bell rock mais c'était magnifique: sable rouge, petits cactus en fleur et 30 degrés, agréable pour la saison, mon fils peut enfin profiter des piscines des hotels!

J10 Phoenix: route vers Phoenix où je suis surprise de voir autant de cactus saguaros le long de l'autoroute! Il est 14h, il fait 40 degrès, on se pose dans un super hotel, bien et pas cher: le best western papago inn de Phoenix, chambre correcte et bien équipée mais surtout, un jardin magnifique, ombragé, bien entretenu et odorant avec des fleurs et des arbres magifiques et une super piscine, tout cela à 5 minutes en voiture de la vieile ville de Scottdale et pour 52€ !! Une fois reposés, nous partons vers la ville fantôme de Goldfiel gohst town, c'est touristique mais agréable surtout avec un enfant. puis nous ferons une petite rando dans le lost ducth man state park où nous nous émerveillons chaque 2 mètres en voyant les beaux spécimens de cactus saguaros, énormes!!

J11: repos à Phoenix journée détente au hilton de Phoenx avec méga pisicne, toboggan, lazzy river et mini golf, tout cela inclus dans le rpix de la chambre, c'est le fiston qui est content!

J12: vol pour los angeles...à suivre...
Discussion autour du concours mai 2013: "Accumulations, fatras et capharnaüm " English translation pending
by Vazyvite · 2013-04-29 · 417 replies
Bienvenue à tous !

C'est ici que vous pourrez débattre autour du concours de Mai : " Accumulations, fatras et capharnaüm "

Pour déposer vos photos c'est ici : Concours Photos Mai 2013.

A vous de jouer ...
Concours photos Mai 2013: Accumulations, fatras et capharnaüm English translation pending
by Vazyvite · 2013-04-29 · 221 replies
Bonjour,

Un sujet photogénique et souvent amusant : les tas, les fatras, l'abondance etc .... Si les marchés offrent ce type de photos, j'espère que nous verrons aussi d'autres choses originales. Je ne veux pas brider un sujet aussi échevelé mais je souhaite qu'on élimine plusieurs choses pour ne pas s'éparpiller :

- Pas de foule de personnes ou de troupeaux d'animaux - Pas de phénomène naturel tel que des rochers, arbres, etc ... - Pas de bâtiments en tout genre.

Pour participer : dépôt des photos du 29 Avril au Samedi 25 mai Minuit

Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.

Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :



Pour voter : du Dimanche 26 Mai au Samedi 1er Juin à Minuit.

Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.

Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts

Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).

Pour le diaporama : c'est ici...

https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201305?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMic-KG6567jMQ&feat=directlink#

Montrez nous un monde fou et délirant !

Bonne chance à tous ...

Pour discuter, papoter, commenter, .... voire polémiquer 😎 merci d'aller sur la page dédiée : http://voyageforum.com/forum/discussion_autour_concours_mai_2013_accumulations_fatras_capharnaum_D5950055/
Carnet: une maman, deux enfants, dix jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Clarikette · 2013-04-27 · 228 replies
Bonjour, Voici mon carnet de dix jours dans l’Ouest ! Avant tout, je tiens à remercier tous les forumeurs qui m’ont aidée directement, en répondant à mes questions, et tous ceux qui m’ont aidée indirectement, par leurs carnets. Je nous présente : Claire, maman, grande anxieuse, et pratiquant l’anglais très couramment. Ambroise et Octave, les garçons, de presque treize ans et huit ans et demi.

Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.

Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.

Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise…

Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !

Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.
Internet illimité sur mon téléphone pour les États-Unis English translation pending
by Aymeric23 · 2013-04-27 · 16 replies
Bonjour à tous ! Après avoir feuilleté des dizaines de topic et de sites internet sur ce sujet, je suis complétement perdu dans toutes ces offres téléphonique ! J'ai noté qu"une carte sim prépayée était le plus adaptée à ma situation. Alors voilà ma situation : Je pars aux USA cet été, et voyagerai seul à travers une grande partie des parcs nationaux de l'Ouest Américain. Étant donné que je séjournerai le plus clair de mon temps en camping, je souhaiterai acheter une carte sim prépayée avec internet illimité (critère le plus important. Afin de pouvoir surfer sur le web, facebook, gps etc...), appels/sms le moins chère possible vers la France, et que les français qui m’appellent payent le moins chère possible aussi. Je pars 30 jours avec pour seul compagnon mon samsung galaxy S1 débloqué, et parfois dans des coins "reculés" (yellowstone, Yosemite, Death Valley, Grand Canyon etc...) je souhaiterai donc bénéficier de la meilleure couverture réseau pour profiter un maximum de la carte sim. Après des heures de recherches, voilà ce que j'en conclu (pas toujours facile de comprendre les sites en Anglais, et le vocabulaire de la téléphonie) :

T-mobile : apparemment possible d'aller dans une de leurs boutiques et demander dans un plan "month to month". C'est sans contrat, si on veut arreter il suffit de ne pas payer le mois suivant. : 650 minutes + sms illimite + data illimite pour $59 je crois ...(mais celà ne figure pas sur leur site web). Et sur le site web, je vois qu'ils parlent d'abonnement par année (ors, moi je voudrai juste 30 jours) et j'ai vu un abonnement "Pay by the day" à 3USD/ jours (avec unlimited Talk-Unlimited Text-Unlimited Web - First 200MB at up to 4G speeds) mais je cromprends pas ce fonctionnement de "pay by the day" facile de stopper l'abonnement ? Problème avec T-mobile, apparemment couverture nul en dehors des villes ! (ce qui donc ne me convient pas)

AT&T : apparemment très bonne couverture réseau mais pas d'internet illimité et sur engagement de plusieurs mois...
http://prepaid-phones.t-mobile.com/prepaid-plans

Metro pcs : abonnement illimité/data/internet chez Metro PCS (60$/mois sans obligation de renouvellement) mais leur site n'est pas clair, tout du moins on a pas les détails de cette offre. Et en plus, si j'ai bien compris, il faut acheter un téléphone ! (ors moi j'aurais déjà le mien). http://www.metropcs.com/metro/category/Plans+%26+Services/Plans/cat250023

Prepaidsimcard.org :pour 90 euros ( Unlimited FREE calls & text within USA-2GB flatrate data in 3G speed-Up to 20 hours of international calls- Receive calls for free-Use for 30 days (extendable)) ce qui semble intéressant mais la couverture réseau semble insuffisante et internet pas illimité; http://www.prepaidsimcard.org/payg-prepaid-sim-card-usa.html

-Ulysse : site en français et super clair ! pour 150 euros (30 jours) internet, appel et sms illimité. Cela ma semblé être un super plan, mais apparemment sur les forums tout le monde en est mécontent car couverture nul en dehors des villes... http://www.ulyssemobile.com/FR/offre_unlimited.php

Voilà, vous l'aurez compris, je suis perdu... Si quelqu'un a trouvé à résoudre ce problème de téléphonie lors de son voyage dans les parcs aux USA, merci de bien vouloir me venir en aide. C'est un point très important du voyage car il me faut absolument avoir internet sur mon portable pour ce voyage et pouvoir recevoir et passer des appels à moindre coût (et juste pour 30 jours).

Merci à tous ceux qui auront pris le temps de lire ce pavé, et qui auront bien voulu me venir en aide...
Voyage de trois semaines aux alentours de Las Vegas English translation pending
by Photopolox · 2013-04-24 · 24 replies
Bonjour,

encore pile un mois et je pars pour la 8° fois aux USA. Cette fois-ci, je vais pour la 4° fois dans l'Ouest (départ et arrivée à Las Vegas). Après de longues réflexions et l'aide une nouvelle fois précieuse du Spartiate que je remercie une fois de plus au passage. Voici l'itinéraire.

L'idée est de faire un round trip à partir de Las Vegas tout en limitant les km (le tour fait 2000 km sans les déplacements dans les parcs). Afin de faire des choix, je lie ce voyage avec celui de l'an prochain qui sera du style une verticale allant de Denver à Albuquerque (ce qui me permettra de faire Vernal et sa région ainsi que Bisti Badlands ou White Sands).

Entre () sont les lieux où je suis sensé dormir sachant que tout est réservé jusqu'au 30 mai. Après, je verrai en fonction des rencontres, envies... Le 4x4 est évidemment réservé aussi

Soulignées, sont les activités faites avec un guide (Les Dodson pour CBS; Central Plateau...). En gras, sont les endroits que je n'ai jamais fait.

A noter, que certains endroits de visite seront certainement abandonnés en fonction du temps (je pars avec mon mathos photo), de la fatigue ou des envies du moment. Donc ne vous étonnez pas de la lourdeur du planning.

· 24-mai:AVION (LAS VEGAS) · 25-mai:VALLEY OF FIRE (HURRICANE) · 26-mai:ZION (THE NARROWS) - WATER CANYON (HURRICANE) · 27-mai: ZION (ANGELS LANDING) (KANAB) · 28-mai:YELLOW ROCK / HACKBERRY / COCKSCOMB / CANDY LAND (KANAB) · 29-mai: CBS (PARIA) · 30-mai: SECRET CANYON (PARIA) · 31-mai: CBS (PAGE) · 1-juin: CENTRAL + SOUTHEAST PLATEAU + WHITE POCKET FURTHER TOURS (PAGE) · 2-juin: EDMAIER / WIRE PASS / BUCKSKIN GULCH(PAGE) · 3-juin: SLOT SECRET CANYONS + COAL MINE CANYON(TUBA CITY) · 4-juin:BLUE WHITE CANYON (TUBA CITY) · 5-juin:ROAD CANYON (MEXICAN HAT) · 6-juin:MOONHOUSE RUINS / MULE CANYON / NATURAL BRIDGE (MEXICAN HAT) · 7-juin:FAUX FALLS / ONION CREEK / DELICATE ARCH (MOAB) · 8-juin: AVION OU BALLON – ARCHES (MOAB) · 9-juin:POTASH ROAD / SCHAFER TRAIL / FALSE KIVA / MESA ARCH (MOAB) · 10-juin:CRACK / LITTLE WILD HORSE CANYONS(HANKSVILLE) · 11-juin:FACTORY BUTTE / GOBLIN VALLEY / CATHEDRAL VALLEY (TORREY) · 12-juin:MOQUI HILL / BURR TRAIL / DEVIL'S GARDEN (ESCALANTE) · 13-juin:BRYCE / KODACHROME (BRYCE) · 14-juin:CATHEDRAL GORGE (CALIENTE) · 15-juin:CATHEDRAL GORGE / STRIP LAS VEGAS (LAS VEGAS)

Ballon: quelqu'un a t'il déjà fait un tour en ballon dirigeable à Moab ? est-ce bien?

Si vous avez des questions, remarques, n'hésitez pas

A bientôt Photopolox

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