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Quinze jours en Europe: carte de train? English translation pending
bonjour !
jai besoin daide! je dois partir 2 semaines en mai avec ma meilleure amie pour L europe! nous voulons faire bruxelle, cologne, strasbourg, chamonix, nice et paris.... c bcp
Nous voulons savoir est ce que c reel! de plus comment voyager en europe pas trop cher. jai lue qui avait une carte de train mais je comprend pas quel sorte de train ca inclut...
avez - vous des conseils, des idees, des lieux a montrer
merci de votre aide
une future voyageuse qui a tres hate de voir l europe!
une future voyageuse qui a tres hate de voir l europe!
Grève des PNC Air France du 25 au 29 octobre 2007 English translation pending
PARIS - Les syndicats des personnels navigants commerciaux (PNC, hôtesses et stewards) d'Air France appellent à cesser le travail du 25 au 29 octobre pour des revendications liées aux salaires et aux conditions de travail. Une réunion de conciliation, lundi avec la direction, n'a pas permis de trouver un accord, de source syndicale.
De source syndicale, deux préavis de grève ont été déposés, l'un par la CFDT et la CGT du 26 au 27 octobre, l'autre par la CFTC, FO, Sud, l'UNSA, et le Syndicat national des personnels navigants commerciaux (SNPNC) pour la période du 25 au 29 octobre.
La CFDT et la CGT déclarent dans un communiqué diffusé lundi que "ce mouvement sera amené à être reconduit si la direction ne répond pas favorablement à nos revendications".
Source : http://fr.news.yahoo.com/ap/20071022/tfr-social-air-france-greve-56633fe_2.html
Sans commentaire...
De source syndicale, deux préavis de grève ont été déposés, l'un par la CFDT et la CGT du 26 au 27 octobre, l'autre par la CFTC, FO, Sud, l'UNSA, et le Syndicat national des personnels navigants commerciaux (SNPNC) pour la période du 25 au 29 octobre.
La CFDT et la CGT déclarent dans un communiqué diffusé lundi que "ce mouvement sera amené à être reconduit si la direction ne répond pas favorablement à nos revendications".
Source : http://fr.news.yahoo.com/ap/20071022/tfr-social-air-france-greve-56633fe_2.html
Sans commentaire...
Billet à petits prix pour la Sicile English translation pending
je cherche un billet pas cher pour la sicile départ de genève, lyon ou l'aéroport low cost de grenoble ou d'un autre aéroport low cost non loin de genève que je ne connnaitrais pas ..
Centre de vaccination dans la région PACA? (France) English translation pending
BONJOURS A VOUS JE CHERCHE UN CENTRE DE VACCINATION DANS LA PACA
POUR FAIRE UN VACCIN CONTRE LA RAGE
J HABITE A DRAGUIGNAN DANS LA VAR
MERCI A VOUS POUR VOS REPONSE
JULIEN
POUR FAIRE UN VACCIN CONTRE LA RAGE
J HABITE A DRAGUIGNAN DANS LA VAR
MERCI A VOUS POUR VOS REPONSE
JULIEN
Les cinq plus belles villes françaises English translation pending
Pour moi c'est Paris en 1er évidemment mais derrière ?
Lille Strasbourg Dinant Vannes
Certes mon choix est subjectif et je compte sur vos avis pour me faire connaitre d'autres villes.
Lille Strasbourg Dinant Vannes
Certes mon choix est subjectif et je compte sur vos avis pour me faire connaitre d'autres villes.
Voyage à Reggio di Calabria en bus (Italie) English translation pending
buon giorno a tutti,
je cherche des infos pour partir en calabre, en bus au départ de nice ou vintille fin juin début juillet, si y a quelqu'un qui peut m'aider ca serait très sympa au niveau du logement aucun problème j'ai de la famille là bas... merci d'avance 😉
je cherche des infos pour partir en calabre, en bus au départ de nice ou vintille fin juin début juillet, si y a quelqu'un qui peut m'aider ca serait très sympa au niveau du logement aucun problème j'ai de la famille là bas... merci d'avance 😉
Traversée de Gênes à vélo (Italie) English translation pending
Qui pourrait me renseigner sur la traversée de Gènes à vélo, existe t il des pistes cyclables ou pire uniquement des voies rapides;éventuellement peut on contourner raisonablement?
Voyage à vélo en Italie fin septembre English translation pending
Nous sommes deux Canadiens, Québécois, nous aimerions aller visiter l'italie à la fin septembre 2007. Nous aimerions parcourir entre 70 et 80 km par jour pendant environ 8 à 10 jours. Nous souhaitons dormir en camping. Notre plus gros problème est que ma conjointe ne peut à cause d'une blessure récurente gravir de col ou de grande dénivellations, nous recherchons donc un trajet plutôt plat, panoramique qui nous fera découvrir l'italie, sa gastronomie, son vin et ses habitants. Je sais, c'est un peu complexe mais qui sait.
merci de me répondre
merci de me répondre
City Jet For Air France English translation pending
Une nouvelle compagnie, ou plutot un nouveau concept va etre lancé : CITY JET FOR AIR FRANCE
En fait il s'agit d'une base, mais non d'un hub, Cityjet à Londres City : Outre Dublin et Paris Orly, les dessertes suivantes seront lancées : Geneve, Milan, Zurich, Nice, Madrid. Trois autres lignes seront exploitées par SCOT AIRWAYS vers Belfast, Dundee et Edinbourg. Au total, 10 lignes seront proposées.
Vols opérés en AVRO RJ 85 de ... 95 places !!!
Le point fort de cette désserte est d'acceder à l'aéroport de Londres City, le plus pratique pour ce rendre au centre de Londres. Il y a un fort potentiel de clientele d'affaires. Un bon marché donc pour Air France... A confirmer, mais il me semble que outre Geneve et Zurich désservis par Swiss, les autres lignes vers Milan, Nice et Madrid n'existent pas !
Le positionnement est interessant pour des dessertes ou les low cost sont présentes. Cependant, l'avantage d'un aéroport pres du centre ville, si il est indéniable pour des vols courts, pour des vols plus long comme Madrid est à relativiser, d'autant plus que les services sont moins important. De plus le confort des avions, 3+3 dans un Avro, contre 2+3 chez Swiss par exemple est peut etre un handicap... La HLE à 10 minutes est cependant tres attractive... meme si pour y etre passé en mai dernier, 10 minutes pour aller du check in à l'avion, meme si l'aéroport est petit, est assez court et il faut pour cela une bonne fluidité aux filtres de sureté et à l'immigration (d'ailleurs j'avais pas passé l'immigration à l'export... bizzare...)
A voir également si sur Geneve et Zurich le marché est suffisant pour deux compagnies !! A l'époque de Crossair (devenu Swiss), les lignes de Londres City etaient celles qui rapportaient le plus à la compagnie... probablement chez Swiss aussi, la clientele d'affaire, au moins en semaine, mais vols en week ends tres réduits, est tres importante.
Enfin, Cityjet exploite certaines lignes Air France, comme Paris Zurich et Paris Dublin. La flotte va t elle etre augmentée ou certaines lignes plus exploitées ?? enfin, expoitées par d'autres...
Affaire à suivre en tout cas !!!
En fait il s'agit d'une base, mais non d'un hub, Cityjet à Londres City : Outre Dublin et Paris Orly, les dessertes suivantes seront lancées : Geneve, Milan, Zurich, Nice, Madrid. Trois autres lignes seront exploitées par SCOT AIRWAYS vers Belfast, Dundee et Edinbourg. Au total, 10 lignes seront proposées.
Vols opérés en AVRO RJ 85 de ... 95 places !!!
Le point fort de cette désserte est d'acceder à l'aéroport de Londres City, le plus pratique pour ce rendre au centre de Londres. Il y a un fort potentiel de clientele d'affaires. Un bon marché donc pour Air France... A confirmer, mais il me semble que outre Geneve et Zurich désservis par Swiss, les autres lignes vers Milan, Nice et Madrid n'existent pas !
Le positionnement est interessant pour des dessertes ou les low cost sont présentes. Cependant, l'avantage d'un aéroport pres du centre ville, si il est indéniable pour des vols courts, pour des vols plus long comme Madrid est à relativiser, d'autant plus que les services sont moins important. De plus le confort des avions, 3+3 dans un Avro, contre 2+3 chez Swiss par exemple est peut etre un handicap... La HLE à 10 minutes est cependant tres attractive... meme si pour y etre passé en mai dernier, 10 minutes pour aller du check in à l'avion, meme si l'aéroport est petit, est assez court et il faut pour cela une bonne fluidité aux filtres de sureté et à l'immigration (d'ailleurs j'avais pas passé l'immigration à l'export... bizzare...)
A voir également si sur Geneve et Zurich le marché est suffisant pour deux compagnies !! A l'époque de Crossair (devenu Swiss), les lignes de Londres City etaient celles qui rapportaient le plus à la compagnie... probablement chez Swiss aussi, la clientele d'affaire, au moins en semaine, mais vols en week ends tres réduits, est tres importante.
Enfin, Cityjet exploite certaines lignes Air France, comme Paris Zurich et Paris Dublin. La flotte va t elle etre augmentée ou certaines lignes plus exploitées ?? enfin, expoitées par d'autres...
Affaire à suivre en tout cas !!!
Voyager en scooter 125 English translation pending
Salut,
Je voudrais savoir si certains d'entre vous l'ont fait. Je voudrais partir sur un Sym Joryide 125 ou un Sym VS 125. Le but ? Partir de Nice et aller en Espagne par exemple. Je voudrais le faire en balade pépère, bord de mer. Voyager à deux sur un engin comme ça c'est faisable ? Avec un minimum d'affaires bien entendu.
Merci !
Je voudrais savoir si certains d'entre vous l'ont fait. Je voudrais partir sur un Sym Joryide 125 ou un Sym VS 125. Le but ? Partir de Nice et aller en Espagne par exemple. Je voudrais le faire en balade pépère, bord de mer. Voyager à deux sur un engin comme ça c'est faisable ? Avec un minimum d'affaires bien entendu.
Merci !
Meilleure période pour acheter un billet pour la Nouvelle-Zélande? English translation pending
Bonjour,
On souhaite partir fin 2007/début 2008, date à préciser en NZ (Auckland, pour un séjour d'environ 1 mois). Au depart de Nice, à quelle periode faut il acheter son billet et quelles sont les compagnies les plus avantageuses au depart de l'Europe ?
Merci.
On souhaite partir fin 2007/début 2008, date à préciser en NZ (Auckland, pour un séjour d'environ 1 mois). Au depart de Nice, à quelle periode faut il acheter son billet et quelles sont les compagnies les plus avantageuses au depart de l'Europe ?
Merci.
Moyen le moins dispendieux pour se rendre en Corse au départ de Montréal? English translation pending
Salut,
Je m'adresse au habitué de la France ou à tout autres expert de ce coin. Je prévois aller en Corse à la fin juin et je regarde pour que cela me coûte le moins cher. Je ne sais pas si c'est mieux de faire Montreal-Nice direct et ensuite le bateau ou faire Montreal-Paris et ensuite Paris-Corse etc...Je ne sais pas non plus avec quel compagnie aérienne.
Si vous avez des sites, suggestions ou tous autres conseils, je suis preneur.
Merci d'avance
Phil
Je m'adresse au habitué de la France ou à tout autres expert de ce coin. Je prévois aller en Corse à la fin juin et je regarde pour que cela me coûte le moins cher. Je ne sais pas si c'est mieux de faire Montreal-Nice direct et ensuite le bateau ou faire Montreal-Paris et ensuite Paris-Corse etc...Je ne sais pas non plus avec quel compagnie aérienne.
Si vous avez des sites, suggestions ou tous autres conseils, je suis preneur.
Merci d'avance
Phil
Se familiariser avec le géorgien English translation pending
Bonjour,
Au cours de mes pérégrinations dans le caucase, j'ai eu l'occasion de decouvrir la Georgie (et les provinces maritimes: adjarie et abkhazie) - je pense y retourner prochainement depuis Hopa (frontiere terrestre avec la Turquie) - Plutot frustré de ne pas dechiffrer l'ecriture je me suis mis a l'etude du bouquin parlons géorgien chez l'harmattan mais trop ardu a mon gres- Quelqu'un pourrait me tuyauter sur la rég.parisienne ou sur un site Internet (notamment Zurab si vous lisez ce msg). Toutes infos sur le pays egalement bien venue ! Madloba !😉
Agence pour voyage à Disneyland? English translation pending
Bonjour je me présente je m'appelle sébastien.
J'habite en corse et j'aimerais organiser une petite excursion à disneyland paris avec ma copine.
je ne sais pas trop comment organiser ça. j'ai pensé: bilets d'avion + ticket d'entrée et d'acces au parc et aux attractions et hotel en éspérant ne rien oublier
je compte me renseigner en agence de voyage mais avant de faire cela je voudrais savoir si il n'y a pas quelqu'un qui connaisse un site ou il serrait possible d'organiser tout ça
merci de vos réponses.
J'habite en corse et j'aimerais organiser une petite excursion à disneyland paris avec ma copine.
je ne sais pas trop comment organiser ça. j'ai pensé: bilets d'avion + ticket d'entrée et d'acces au parc et aux attractions et hotel en éspérant ne rien oublier
je compte me renseigner en agence de voyage mais avant de faire cela je voudrais savoir si il n'y a pas quelqu'un qui connaisse un site ou il serrait possible d'organiser tout ça
merci de vos réponses.
Croatie en voiture: budget pour 15 jours? English translation pending
Bonjour à tous !!
je souhaiterais partir en croatie en voiture + camping avec mon copain environ 15 jour en aout ( nous sommes frontalier de l'italie). Un budget de 500 e vous semble t'il suffisant ? ?
Merci beaucoup de vos réponses!!
Merci beaucoup de vos réponses!!
Billet dernière minute pour Bamako au Mali? English translation pending
Bonjour
Pensez-vous qu'il soit judicieux de prendre son billet à la derniere minute,
sachant que mes dates de depart et d'arrivée (pour bamako) sont à au moins 5 jours près ?
Merci
Week-end du 15 août pour moins de 400 euros: où aller? English translation pending
bonjour,
Je viens de me rendre compte que j'ai le pont pour le 15 aout. Ca me fait un grand week-end de 4 jours, et forcément ça donne envie d'aller quelque part! Je serai seule, partant de Nice, et mon budget est de 400 euros au total. (dont probablement 200E d'avion). Je n'ai pas trop envie d'aller en Europe du Sud (trop chaud). J'ai déjà été à Dublin, Amsterdam, Paris, Bruxelles, Vienne, Stockholm, Helsinki. Avez-vous des idées de destination? Merci pour toutes les suggestions 😉
Je viens de me rendre compte que j'ai le pont pour le 15 aout. Ca me fait un grand week-end de 4 jours, et forcément ça donne envie d'aller quelque part! Je serai seule, partant de Nice, et mon budget est de 400 euros au total. (dont probablement 200E d'avion). Je n'ai pas trop envie d'aller en Europe du Sud (trop chaud). J'ai déjà été à Dublin, Amsterdam, Paris, Bruxelles, Vienne, Stockholm, Helsinki. Avez-vous des idées de destination? Merci pour toutes les suggestions 😉
Durée du débarquement? English translation pending
Bonjour!
nous partons en croisiere en juin, retour le 24 juin a 9h du matin. Nous arriverons a Gênes, puis nous devrons prendre la navette qui nous mènera a Nice, et de là nous prendront le train qui est prévu à 20h et quelques...
Donc, pour resumer, arrivée à 9h a Genes, environ 2h de bus pour nice, et train a 20h
Je me demande juste combien de temps dure le debarquement, et si quelqu'un peut me dire si nous avons largement le temps.....
Je pars avec msc croisiere, si ça peut aider pour la reponse....
Merci d'avance, j'attends des reponses, je dois faire mon billet de train tres vite pour avoir les meilleures offres!
Aller en Corse à bas prix de Montréal English translation pending
Bonjour,
Je demeure en Estrie. Je suis à la recherche du transport le moins cher et le plus adapté à une famille de 2 adultes, 2 enfants. Pour l'instant, nous avons Montréal - Corse pour 735$ taxes incluses. Est-ce bien?
Merci Martine
Je demeure en Estrie. Je suis à la recherche du transport le moins cher et le plus adapté à une famille de 2 adultes, 2 enfants. Pour l'instant, nous avons Montréal - Corse pour 735$ taxes incluses. Est-ce bien?
Merci Martine
Compagnie Emirates English translation pending
un grand coup de chapeau a emirates qui est sans conteste la meilleure compagnie sur laquelle j'ai volée!
je conseille fortement!
Attendre 10 heures pour un vol à Paris English translation pending
Bon voilà un bon défi en ce fin/début d'année !!!
Nous (famille de trois, fille de neuf ans) avons dix heures à attendre pour notre vol pour Nice à Paris.
Comment suggérez-vous que l'on passe notre temps pendant ces dix heures dans la Ville Lumière ?
Notez que les parents ont déjà été à Paris à quelques reprises et ont visité les principaux attraits dixit musées, églises., etc. De toute manière, nous n'aurions guère le temps d'en visiter.
Voici les suggestions de visite que nous avons pour le moment :
Se promener dans les rues avoisinant la Rue du Cloître-Notre-Dame au Nord du quai des Fleurs sur l'Ile de la Cité et l'Ile St-Louis (du square du Vert-Galant pour déboucher place Dauphine) Promenade sur le Canal St-Martin. Marcher la Cour du Commerce St-André Visite du Jardin du Luxembourg. Visite Au Lapin Agile Lèche étales au Marché aux Puces St-Ouen. Monter la Tour Eiffel ... et l'Arc de Triomphe.
Promenade dans Montmartre, Montparnasse ... ou privilégiez vos suggestions.
Merci et Bonne Année
Nous (famille de trois, fille de neuf ans) avons dix heures à attendre pour notre vol pour Nice à Paris.
Comment suggérez-vous que l'on passe notre temps pendant ces dix heures dans la Ville Lumière ?
Notez que les parents ont déjà été à Paris à quelques reprises et ont visité les principaux attraits dixit musées, églises., etc. De toute manière, nous n'aurions guère le temps d'en visiter.
Voici les suggestions de visite que nous avons pour le moment :
Se promener dans les rues avoisinant la Rue du Cloître-Notre-Dame au Nord du quai des Fleurs sur l'Ile de la Cité et l'Ile St-Louis (du square du Vert-Galant pour déboucher place Dauphine) Promenade sur le Canal St-Martin. Marcher la Cour du Commerce St-André Visite du Jardin du Luxembourg. Visite Au Lapin Agile Lèche étales au Marché aux Puces St-Ouen. Monter la Tour Eiffel ... et l'Arc de Triomphe.
Promenade dans Montmartre, Montparnasse ... ou privilégiez vos suggestions.
Merci et Bonne Année
Descendre de Bourgogne à Nimes à vélo English translation pending
Qui pourrait me conseiller un itinéraire sympa pour descendre de Beaune aux environs de Nimes en vélo? J'envisage ensuite de bifurquer plein est sur Avignon, le Lubéron, descendre sur Nice et remonter la vallée de la Royat.
Merci de vos conseils
Bernard
Merci de vos conseils
Bernard
Cie Emirates English translation pending
Bonsoir,
Qui aurait eu des problèmes avec Emirates. C est le 3eme vol que je fais avec cette compagnie, le 1er parfait. le 2eme 4 heures de retard au retour, décollage de Colombo 2 heures de retard, plus de correspondance pour Nice à Dubai, on me fait faire Dubai Zurich, puis Zurich Nice. Et aujourd hui, je devais arriver à Colombo a 8H35, arrivée a 16H30. Toujours 2 H de retard au décollage, plus de correspondance, et de dubai on me fait partir A Doha au Quatar, puis a Colombo.
Je trouve dommage qu une si bonne compagnie ne respecte pas ses horaires, à ce point. Avez vous eu les mêmes mésaventures??
Et que pouvons nous faire?
Avez-vous des a prioris cons sur d'autres nations ou cultures? English translation pending
Malgré une certaine ouverture au monde, accompagnée de bonnes et très bonnes surprises, je dois être comme tout le monde, et ai des à-prioris complètement cons et peu fondés (c'est le propre d'un à-priori remarque...) sur des nations, des cultures, des paysages, des continents entiers peut etre qui fait que je n'ai pas envie du tout d'aller voir ces gens là ou ces endroits là.
"Il y a encore bien des choses que je n'ai pas encore vues pour m'enmerder à aller chez lez Ò%¬§œ@ ou à courir les plaines de la £`&÷ºîœÏ¬ƒ" "c'est ce que je me dis pour me rassurer...Ce n'est pas une histoire politique ou religieuse, même si cela "aide"
Je pourrais vois donner des exemples de pays ou régions pour illustrer mais je ne souhaite pas voir ce sujet se transformer en pugilat pro ou anti ...
Est ce que vous aussi vous vous appercevez du meme genre de phénomène dans votrre for intérieur ? comment réagissez vous ?
Je pourrais vois donner des exemples de pays ou régions pour illustrer mais je ne souhaite pas voir ce sujet se transformer en pugilat pro ou anti ...
Est ce que vous aussi vous vous appercevez du meme genre de phénomène dans votrre for intérieur ? comment réagissez vous ?
Sri Lanka excellent chauffeur English translation pending
Bonjour, à tous ceux qui souhaitent voyager autrement, nous vous conseillons un excellent chauffeur très prudent, et très bon guide parlant un excellent anglais. Avec lui pas de piège ne prend pas de commission sur les magasins où il vous emmène, avons fait un circuit en octobre 2004 rien à lui reprocher très professionnel, et d'une gentillesse sans pareil.Même ses jours de congés il nous emmenait visiter son beau pays Il réside à Galle et travaille pour plusieurs agences, en ce moment peu de travail car les touristes manquent au SL, voiture neuve climatisée, son nom Lalih Samarasinghe tél 0094 776016880 si vous l'appellez dites lui de la part de Christiane et Noël de Nice et bon voyage à tous allez au SL ils vous attendent avec impatience.
Chris
Chris
Amérique du Sud en camping car English translation pending
bonjour à tous
je vais partir en argentine, chili et pérou pour 10 mois avec mon camping car mais je galère (sérieusement) pour trouver des infos pour l'assurance du véhicule et médical pour moi et ma copine. De plus, je n'arrive pas à me faire une idée de l'état des routes.
A tout ceux qui liront ce message, nous sommes preneurs de toute info (même si ce n'est pas en rapport avec nos questions, si vous voulez nous indiquer des endroits à ne pas louper...)
Merci et à bientot
Hébergement en France English translation pending
Bonjour j'aimerais avoir des commentaires à propos des hôtel ÉTAP et Formule 1 ainsi que les B ET B en France, sont-ils propre et pratique pour une famille de quatres personnes? Ils semblent être les plus abordables, devons-nous envisagé de réserver car nous serons en France durant tout le mois de juillet.
Boycott d'Air France sur la République Dominicaine English translation pending
j'en ai vraiment marre de air france. je vis en rep dom et je suis abonnee air france depuis des annees. Jer fais plusieurs aller retour par an et a chaque voyage c'est de pire en pire !! D'abord on a plus droit que a 20 kilos !!! Alors quand vous voyager avec un bb... autant dire que le surplus ca y va... et c'est non negociable... Lors de mpon dernier voyage, l'hotesse m'a fait ch... pour 5 kilos en trop et j'ai du banquer !!!
En plus le prix du billet est hors de prix et on vole dans des conditions charter !! 800 euros la place avec une bouffe infame, des hotesses qui tirent la gueule, 500 passagers serres comme des sardines... et on est sense etre sur un vool regulier ! FOUTAISE !!!
bref, a partir d'aujourd'hui je boycott air france et tes les compagnies de la skyteam !
geraldine
En plus le prix du billet est hors de prix et on vole dans des conditions charter !! 800 euros la place avec une bouffe infame, des hotesses qui tirent la gueule, 500 passagers serres comme des sardines... et on est sense etre sur un vool regulier ! FOUTAISE !!!
bref, a partir d'aujourd'hui je boycott air france et tes les compagnies de la skyteam !
geraldine
Islande: la peur, l'émotion, le plaisir... (suite) English translation pending
Une sensation étrange, à la frontière de la peur et du plaisir … Un peu comme quand on était enfants et qu’on « jouait à se faire peur » en surgissant au coin d’un mur (bouhhhh !) devant l’autre terrifié … Terrifié, mais grisé de plaisir, avec un cri d’effroi qui se transforme en éclat de rire de soulagement !
Pour ceux qui n’ont pas lu le début, ça se passe en Islande en juillet 2003, et c’est ici http://voyageforum.com/v.f?post=66886#66886 Mais ce n'est pas indispensable d'avoir lu la première partie).
Aujourd’hui, on se réveille tôt ... avec cette impression bizarre qu'on a, dans le demi-sommeil, quand on sait que ça va être une journée importante. Cette journée, nous y pensons depuis longtemps. Nous l’avons préparée depuis des semaines, sur les cartes détaillées de la région mais aussi en prenant conseil auprès d’autres voyageurs.
Aujourd’hui nous traversons le Fjallabak (littéralement ça veut dire « derrière les montagnes »), sans doute la région la plus sauvage d’Islande.
Ici, sur une trentaine de kilomètres, la croûte terrestre s’entr'ouvre, comme sur une miche de pain bien cuit. Les plaques continentales Europe et Amérique s’écartent un peu chaque jour de part et d’autre du « rift ». L'incroyable machine tectonique de la planète, qui fonctionne en secret au fond de l’Atlantique, se montre au grand jour …
Pourquoi et comment les hommes ont un jour envisagé de tracer une piste dans cet univers ? Non seulement elle passe en plein sur le « rift » d’Eldgjá (en islandais « la faille du feu »), mais elle se faufile aussi entre deux immenses volcans coiffés de calottes glaciaires, le Vatnajökull et le Mýrdalsjökull.
Ici on comprend la devise de ce pays : « Ís og eldur » … la glace et le feu !
La piste d’Eldgjá est réservée aux 4x4 et n’est ouverte que quelques semaines par an. Certaines années, elle n’ouvre que vers la mi-juillet et est à nouveau fermée dès la mi-août.
En démarrant, l’excitation monte d’un cran … Excitation, peur ou plaisir ? Excitation, peur et plaisir ? Vous connaissez cette étrange sensation, n’est ce pas ?
C’est un peu comme au début d’une nouvelle histoire d’amour, pour un premier rendez-vous, quand ça tourbillonne dans la tête, quand on est tout excité et effrayé à la fois, et qu’il ne s’est encore rien passé … (Vous trouvez la comparaison un peu bête ... ? bon, ça ne fait rien ... excusez-moi).
On laisse derrière nous le camp de Landmannalaugar, ses ruisseaux d'eau chaude fumants dans les prairies glacées, ses montagnes de rhyolite aux couleurs folles. Si tout va bien, ce soir nous devrions déboucher sur la côte Sud de l’Islande, à 70 kilomètres d'ici à peine, près du petit village de Kirkjubæjarklaustur ( oupssss !) où nous sommes attendus dans une ferme pour notre hébergement.
A peine quelques minutes et nous voici dans un monde étrange : la piste s’insinue entre des montagnes nues, couvertes de cendres d’un beau noir mat, et striées de coulures jaune fluo.
Le contraste est irréel, on dirait qu’un géant armé d’un Stabilo s’est défoulé par ici ! Il n’y a pas de végétation et ces grandes stries jaunes sont des mousses, la seule vie qui parvient à s’accrocher.
Il n’y a plus personne maintenant. On descend de la voiture et on se regarde avec des yeux ronds et un sourire d'enfant gourmand ... Le ciel est gris ardoise, il fait froid mais nous sommes bien équipés.
Petite randonnée à pied, voyage dans l’espace mais aussi dans le temps : ici, dans ce décor de création du monde, c’est le quaternaire, l’époque périglaciaire … les paysages sont en construction. Si le créateur avait eu un panneau « chantier » il l’aurait mis ici !
On surplombe la vallée de la Skaftá. Sur des centaines de mètres de large, la rivière se divise en innombrables chenaux qui divaguent parmi des îles de gravier. Il y a 80 000 ans, la vallée de la Garonne, de l’Isère ou de la Durance ont sans doute été comme ça … On est ici entre deux grands glaciers, c’est l’été et la fonte est maximale, l’eau est partout ! Que d'eau ... que d'eau ... !
Cette eau, il va falloir la voir de près ... Retour à la voiture, la piste descend en lacets très raides vers la rivière. On descend lentement, tout au frein-moteur. Les traces s'arrêtent face à la berge : premier passage à gué, assez large mais apparemment tranquille. Arrêt et reconnaissance : l'eau est claire, peu profonde, le courant est faible, et on voit bien à quel endroit les traces de pneus ressortent de l'autre côté.
On enclenche le levier en 4WD-Low et on traverse cahin-caha, tout doucement, de l'eau jusqu'à mi-hauteur des roues. Chacun regarde devant soi, attentif aux moindres sensations ... Sourires de connivence quand notre petite Suzuki Jimny aborde la rive d'en face, dégoulinante mais sereine ! Merci Jimny !
On a pris de l'altitude. Maintenant la piste se glisse entre des volcans pointus aux sommets encore couverts de névés. On n'arrête pas de monter et de descendre pour passer d'une vallée à l'autre. En quelques kilomètres, on franchit comme ça trois autres gués, assez comparables au premier.
Mais nous voici en bas d'une nouvelle descente et là, manifestement, c'est différent : la rivière est nettement plus grosse, le lit est encombré de blocs et il y a pas mal de courant.
On se regarde en biais, sourire un peu crispé ... ouh là là ... !
Arrêt sur la berge, là où les traces plongent dans l'eau. Sous un petit crachin froid, on descend de la voiture pour se faire une idée des lieux. Il n'y a personne mais en longeant la rive on voit que des voitures sont passées à plusieurs endroits différents, il y a quatre ou cinq points d'entrée sur 40 mètres de large, et on ne voit pas très bien où tout cela ressort.
Perplexité ...
Mais que c'est beau ! Le ciel a maintenant des couleurs irréelles, un gris d'acier, avec ça et là des fontaines de lumière qui trouent les nuages et tombent vers le sol.
A quelques kilomètres vers l'amont de la rivière, une grosse masse de nuages plus sombres s'est crevée, on voit de loin les rideaux de pluie qui dégringolent. En Islande, le ciel est souvent changeant et mobile, comme ça. Les islandais, qui aiment bien les proverbes et qui ne manquent pas d'humour, disent « Si vous n'êtes pas contents du temps qu'il fait, attendez cinq minutes ! ». C'est souvent vrai.
Dans cet endroit du bout du monde, il y a un grand panneau jaune, le panneau explicatif que l'on trouve en Islande devant tous les gués importants.
En islandais et en anglais, une liste de conseils parmi lesquels celui-ci, particulièrement savoureux : « Warning ! Tire tracks don't tell the entire story ! » (Attention ! Les traces de pneus ne racontent pas toute l'histoire !).
En effet, si on se fie aux traces laissées par certains 4x4 monstrueux (courants en Islande), qui ont une garde au sol de 70 cm et des roues de camion crantées, on risque d’avoir des surprises car ceux-là passent à peu près n'importe où !
Un autre conseil du panneau nous dit : « Is somebody watching while you cross ? » (Y a t-il quelqu'un qui vous regarde traverser ?) ... effectivement, en voilà une idée qu'elle est bonne ! !
Seulement voilà : le problème, c'est justement qu'il n'y a personne ... Tout en continuant nos investigations, on laisse passer un bon quart d'heure mais toujours pas la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre ...
Autre recommandation du panneau jaune : « Probe the crossing yourself » (Testez le passage vous-même ... sous-entendu : à pied). Effectivement, c'est le plus tentant pour la sécurité ! ... au moins on saurait où on va ...
Sauf qu'il y a un autre célèbre proverbe islandais en forme de boutade qui dit « En Islande, nous avons deux sortes de rivières : les rivières à quatre degrés ... et les rivières à moins de quatre degrés ! ».
On essaye bien de s'avancer un peu sur les blocs qui encombrent la rive pour voir comment est fait le passage à certains endroits, mais à défaut d'avoir des cuissardes, les pieds et les mollets se tétanisent en quelques secondes !
Passons sur les deux derniers conseils « Use a safety line » et « Wear warm clothing in bright colors » ... un cable de sécurité ? Nous n'en avons pas, et de toute façon, s'accrocher à quoi ? Et puis il faudrait d'abord traverser (à pied) pour l'accrocher en face !
Quant aux vêtements chauds ... c'est une évidence et nous les avons, merci ! ... et enfin « des vêtements de couleurs vives » ??? ... là, franchement, on ne voit pas trop pourquoi ??? ... serait-ce pour retrouver plus facilement les corps ??? (non, allez, on plaisante, là ... !).
Bon, on sent bien qu'il va falloir décider quelque chose ... on se regarde en riant un peu jaune !
Il est maintenant quatre heures de l'après-midi, nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres du but, soit on passe et on continue vers Eldgjá, soit on fait demi-tour ici et alors on a un long trajet à faire à l'envers (en repassant les premiers gués) puis on devra contourner les montagnes par l'Ouest pour arriver à notre ferme ... à plus d'heure ! ! ! (et on n'aura jamais vu Eldgjá, « la faille du feu », le rift, la balafre de la planète ... ça fait râler, quand même !).
Oupssss ! à l'heure du choix, de nouveau la petite sensation ... Peur et excitation ... excitation et plaisir ... ?
Nos enfants sont adultes à présent, mais quand ils étaient petits, on leur disait souvent qu'il fallait parfois oser enfreindre quelques limites ... que si les hommes n'avaient jamais eu un tout petit grain de folie, s'ils n'étaient jamais sortis de la caverne, s'ils n'étaient jamais allés voir ce qu'il y avait « de l'autre côté de la montagne », l'humanité n'aurait sans doute pas évolué comme elle l'a fait !
Avec eux (en voyage notamment) une phrase célèbre était « Et si on essayait de ... » ou bien « Et si on allait ... ». Un panneau « route barrée » : et si on essayait quand même ? à pied, peut-être ? Une zone interdite ? son attrait était décuplé ! Tout cela avec prudence et raison bien sûr, mais que de souvenirs sur ce thème ! ! ! (... mais pourquoi je vous raconte ça, moi ??? bon, passons !)
Vous l'avez compris ... on se regarde : on sait maintenant qu'on va passer ! Bien d'autres l'ont fait avant nous, ça devrait aller ! En plus, le temps qui passe n'arrange rien : on sait que la fonte des glaces est plus importante en fin de journée et comme il a plu en amont, cette rivière ne peut que grossir dans les heures qui viennent.
On a déterminé le « meilleur » point d'entrée et (autant que faire se peut) la meilleure trajectoire, un peu en diagonale dans le sens du courant, et on voit à peu près où on ressortira de l'autre côté.
On monte dans la voiture ... Les portières claquent ... Oupssss ! ça fait comme une petite tension dans le bas-ventre en rallumant le moteur ... vous voyez ce que je veux dire ?
Peur-plaisir ... Plaisir-peur ... ? !
Le levier est enclenché sur « 4WD-Low », premier tour de roue tout doucement et ... splatch ! C'est parti ... au pas, mais moteur à haut régime pour ne pas risquer de caler ...
Apparemment ça ne commence pas trop mal. On se concentre sur les sensations : évaluation en temps réel à chaque tour de roue car il ne faut pas trop traîner là-dedans … Du bouillon, des trous, des gros cailloux sous les roues, du bouillon, des trous encore, une drôle d'impression très fugace de ne voir que de l'eau devant et sur les deux côtés, on avance cahin-caha, en se dandinant ... Les deux-tiers sont faits maintenant, un dernier bloc à éviter ... et voici la rive d’en face, les roues avant accrochent sur les galets, les roues arrière poussent fort, et hop ! Vive le sec !
Et là ... pas besoin de vous faire un dessin ! c’est la décompression primaire, le bonheur animal, l’éclat de rire nerveux et libérateur …
Mais vous y trompez pas : ce qui nous habite à ce moment-là, ce n’est pas l’esprit de conquête, bien au contraire ! Nous n’avons rien vaincu … rien surmonté ... Elle nous a laissés passer, c'est tout ! Humilité et respect …
On continue tout doucement, à quinze à l’heure, la piste est facile maintenant, elle serpente dans un paysage de cendres noires qui alternent avec des coulées de lave couvertes de mousses.
Un peu plus loin, au niveau du volcan Tindafjall, on redescend dans la vallée de la Skaftá. Impression curieuse car, vu d’ici, on dirait qu’il n’y a plus de piste. En fait, une fois en bas, on réalise que la piste emprunte carrément le lit de la rivière sur quelques centaines de mètres !
Ici, il n’y a plus de gués : les gués sont partout ! La rivière s’est tellement étalée et divisée en multiples chenaux qu’elle occupe tout le fond de la vallée, d’un bord à l’autre. Heureusement, grâce à cet étalement, l'eau n’est pas profonde, vingt à trente centimètres tout au plus, mais lors des crues la rivière s'est déplacée un peu partout dans le fond de la vallée et a créé cet univers de chenaux et de bancs de graviers à perte de vue ...
Des tronçons de piste on été abandonnés parce qu’ils aboutissaient alors à des eaux trop profondes, d’autres voies ont été improvisées par des 4x4 un peu au feeling … Il y a des traces partout !
« Tire tracks don't tell the entire story ! » ... Perplexité …
On sort de la voiture et on se perche debout sur le bas de caisse pour essayer de voir un peu plus loin et d’y comprendre quelque chose. Finalement, avec prudence, au pas et en « 4WD-Low », tout se passe bien. On passe d’un banc de gravier à un autre, puis on ressort et on refait le point sur la meilleure trajectoire en direction du banc de gravier suivant … et ainsi de suite. Notre Jimny, dégoulinante mais vaillante, nous fait descendre la rivière !
Retour au sec, et au détour d’un virage, devant nous s’ouvre enfin Eldgjá « la faille du feu », la plus grande fissure éruptive de la planète, béante, longue de trente kilomètres !
Ici, sous nos yeux, le « rift » qui fend le fond de l’Atlantique apparaît au grand jour.
Devant nous, un incroyable décor pour l’opéra de la terre, à gauche la plaque Amérique, à droite la plaque Europe … La grande balafre de la croûte terrestre dont les lèvres s’écartent inexorablement, de quelques centimètres par an.
Aucune vie, la tectonique à l’état brut et rien d’autre ! L’émotion nous saisit … frisson ... nous ne sommes que des poussières, ici ! Avons-nous le droit d’être invités à la cérémonie de la création du monde ? Humilité, crainte, respect …
Un chemin secondaire s’engage dans la faille. On se regarde : ... « Et si …. … … ? » … On décide de le suivre pour aller voir la cascade d’Ófærufoss, mentionnée sur la carte, à deux ou trois kilomètres.
Les traces, dans les scories noires, s’insinuent entre les lèvres de la faille, séparées par une cinquantaine de mètres. On avance tout doucement, on est émus, on ne parle pas …
Mais au bout de quelques centaines de mètres, on butte sur une rivière cette fois vraiment trop grosse pour être franchie à gué, en tout cas pas aujourd'hui, il y a trop d’eau, trop de courant, ce n’est même pas la peine de l’envisager ! Il est cinq heures de l'après-midi, il a plu, le débit doit être au maximum.
Il n'y a absolument personne. Demi-tour sans aucune hésitation et sans regrets. Nous ne verrons pas Ófærufoss. Nous sommes venus jusqu’ici pour rendre hommage à la nature, c’est de bonne grâce que nous acceptons qu’elle ne nous laisse pas aller plus loin …
On se contente d’une belle ballade à pied dans la faille, impression d’être sur la fermeture-éclair de la terre. L’écho de nos pas se répercute sur les parois. On ramasse quelques pierres montées du manteau en fusion de l’écorce terrestre : elles sont noires ou brunes, torsadées comme de la guimauve et truffées de bulles …
Retour à la piste principale, il fait froid, il se fait tard … A regret, il faut partir et quitter ce lieu où la terre enfante d’elle-même.
Contact, moteur … Eldgjá : nous n’oublierons jamais …
Encore plusieurs gués (mineurs) à franchir et nous voici enfin au camp d’Holaskjól. Une cabane en bois qui sert de refuge et trois petites tentes-igloo, perdues dans le froid et l’humidité. Ce sont de jeunes « trekkeuses » qui vont partir demain à pied vers Landmannalaugar. Mmmouais ... faut vraiment aimer le camping ! ! !
On nous a dit qu’à partir d’ici la piste serait plus facile, c’est donc une halte carrément festive qu’on s’octroie devant la cabane, avec un bon thé chaud, biscuits, figues sèches (de Nice) et chocolat noir ! Sans doute les émotions d’Eldgjá avaient provoqué un petit déficit en magnésium, non ?
En effet après le camp d’Holaskjól, tout est nettement plus simple. On descend tranquillement des montagnes de Skaftartunga jusqu’à la route principale (la route n°1 qui fait le tour de l’Islande). Ici se trouve le désert de l’Eldhraun (« la lave du feu »), la plus vaste coulée de lave d’Islande, et une des plus grandes du monde.
La ferme d’Hunkubakkar, où nous sommes attendus ce soir, n’est qu’à trois kilomètres d’ici, juste avant le hameau de Kirkjubæjarklaustur … (oui, vous avez raison, c’est le pays des noms imprononçables !).
A la ferme, le jeune couple qui nous accueille a des prénoms vraiment pas possibles : Hörður (pour l’homme) et Ragnaheiðhur (pour la jeune femme). Accueil chaleureux ! Il fait doux dans leur maison, c’est même surchauffé comme souvent en Islande, Ragnaheiðhur est en T-shirt. Elle nous donne la clef d’un petit bungalow indépendant, juste à côté de chez eux. C'est parfait, il y a une chambre, une petite salle de bains et même un coin-kitchenette bien équipé.
Notre Jimny, complètement couverte de boue grise, est garée devant la porte. On est assez fatigués, mais tout est bien … Détente, repos, soupe bien chaude et le délicieux skyr (fromage blanc islandais) en guise de dessert.
La douche géothermique (à l’odeur de soufre) est un plaisir total : elle nous rappelle que c'est la terre qui nous chauffe, comme partout en Islande.
Comme toutes les maisons islandaises, notre cabanon n’a pas de volets, et dehors le soleil refait son apparition. C’est une nuit de juillet, une « nuit » arctique, lumineuse et froide.
Et puis dodo ... Sous la couette, pendant un moment, les images et les émotions de la journée font la farandole dans nos têtes ... puis elles se diluent progressivement dans le sommeil.
Peur, émotions et plaisir … une journée dans notre vie, inoubliable à jamais.
Chris
Pour ceux qui n’ont pas lu le début, ça se passe en Islande en juillet 2003, et c’est ici http://voyageforum.com/v.f?post=66886#66886 Mais ce n'est pas indispensable d'avoir lu la première partie).
Aujourd’hui, on se réveille tôt ... avec cette impression bizarre qu'on a, dans le demi-sommeil, quand on sait que ça va être une journée importante. Cette journée, nous y pensons depuis longtemps. Nous l’avons préparée depuis des semaines, sur les cartes détaillées de la région mais aussi en prenant conseil auprès d’autres voyageurs.
Aujourd’hui nous traversons le Fjallabak (littéralement ça veut dire « derrière les montagnes »), sans doute la région la plus sauvage d’Islande.
Ici, sur une trentaine de kilomètres, la croûte terrestre s’entr'ouvre, comme sur une miche de pain bien cuit. Les plaques continentales Europe et Amérique s’écartent un peu chaque jour de part et d’autre du « rift ». L'incroyable machine tectonique de la planète, qui fonctionne en secret au fond de l’Atlantique, se montre au grand jour …
Pourquoi et comment les hommes ont un jour envisagé de tracer une piste dans cet univers ? Non seulement elle passe en plein sur le « rift » d’Eldgjá (en islandais « la faille du feu »), mais elle se faufile aussi entre deux immenses volcans coiffés de calottes glaciaires, le Vatnajökull et le Mýrdalsjökull.
Ici on comprend la devise de ce pays : « Ís og eldur » … la glace et le feu !
La piste d’Eldgjá est réservée aux 4x4 et n’est ouverte que quelques semaines par an. Certaines années, elle n’ouvre que vers la mi-juillet et est à nouveau fermée dès la mi-août.
En démarrant, l’excitation monte d’un cran … Excitation, peur ou plaisir ? Excitation, peur et plaisir ? Vous connaissez cette étrange sensation, n’est ce pas ?
C’est un peu comme au début d’une nouvelle histoire d’amour, pour un premier rendez-vous, quand ça tourbillonne dans la tête, quand on est tout excité et effrayé à la fois, et qu’il ne s’est encore rien passé … (Vous trouvez la comparaison un peu bête ... ? bon, ça ne fait rien ... excusez-moi).
On laisse derrière nous le camp de Landmannalaugar, ses ruisseaux d'eau chaude fumants dans les prairies glacées, ses montagnes de rhyolite aux couleurs folles. Si tout va bien, ce soir nous devrions déboucher sur la côte Sud de l’Islande, à 70 kilomètres d'ici à peine, près du petit village de Kirkjubæjarklaustur ( oupssss !) où nous sommes attendus dans une ferme pour notre hébergement.
A peine quelques minutes et nous voici dans un monde étrange : la piste s’insinue entre des montagnes nues, couvertes de cendres d’un beau noir mat, et striées de coulures jaune fluo.
Le contraste est irréel, on dirait qu’un géant armé d’un Stabilo s’est défoulé par ici ! Il n’y a pas de végétation et ces grandes stries jaunes sont des mousses, la seule vie qui parvient à s’accrocher.
Il n’y a plus personne maintenant. On descend de la voiture et on se regarde avec des yeux ronds et un sourire d'enfant gourmand ... Le ciel est gris ardoise, il fait froid mais nous sommes bien équipés.
Petite randonnée à pied, voyage dans l’espace mais aussi dans le temps : ici, dans ce décor de création du monde, c’est le quaternaire, l’époque périglaciaire … les paysages sont en construction. Si le créateur avait eu un panneau « chantier » il l’aurait mis ici !
On surplombe la vallée de la Skaftá. Sur des centaines de mètres de large, la rivière se divise en innombrables chenaux qui divaguent parmi des îles de gravier. Il y a 80 000 ans, la vallée de la Garonne, de l’Isère ou de la Durance ont sans doute été comme ça … On est ici entre deux grands glaciers, c’est l’été et la fonte est maximale, l’eau est partout ! Que d'eau ... que d'eau ... !
Cette eau, il va falloir la voir de près ... Retour à la voiture, la piste descend en lacets très raides vers la rivière. On descend lentement, tout au frein-moteur. Les traces s'arrêtent face à la berge : premier passage à gué, assez large mais apparemment tranquille. Arrêt et reconnaissance : l'eau est claire, peu profonde, le courant est faible, et on voit bien à quel endroit les traces de pneus ressortent de l'autre côté.
On enclenche le levier en 4WD-Low et on traverse cahin-caha, tout doucement, de l'eau jusqu'à mi-hauteur des roues. Chacun regarde devant soi, attentif aux moindres sensations ... Sourires de connivence quand notre petite Suzuki Jimny aborde la rive d'en face, dégoulinante mais sereine ! Merci Jimny !
On a pris de l'altitude. Maintenant la piste se glisse entre des volcans pointus aux sommets encore couverts de névés. On n'arrête pas de monter et de descendre pour passer d'une vallée à l'autre. En quelques kilomètres, on franchit comme ça trois autres gués, assez comparables au premier.
Mais nous voici en bas d'une nouvelle descente et là, manifestement, c'est différent : la rivière est nettement plus grosse, le lit est encombré de blocs et il y a pas mal de courant.
On se regarde en biais, sourire un peu crispé ... ouh là là ... !
Arrêt sur la berge, là où les traces plongent dans l'eau. Sous un petit crachin froid, on descend de la voiture pour se faire une idée des lieux. Il n'y a personne mais en longeant la rive on voit que des voitures sont passées à plusieurs endroits différents, il y a quatre ou cinq points d'entrée sur 40 mètres de large, et on ne voit pas très bien où tout cela ressort.
Perplexité ...
Mais que c'est beau ! Le ciel a maintenant des couleurs irréelles, un gris d'acier, avec ça et là des fontaines de lumière qui trouent les nuages et tombent vers le sol.
A quelques kilomètres vers l'amont de la rivière, une grosse masse de nuages plus sombres s'est crevée, on voit de loin les rideaux de pluie qui dégringolent. En Islande, le ciel est souvent changeant et mobile, comme ça. Les islandais, qui aiment bien les proverbes et qui ne manquent pas d'humour, disent « Si vous n'êtes pas contents du temps qu'il fait, attendez cinq minutes ! ». C'est souvent vrai.
Dans cet endroit du bout du monde, il y a un grand panneau jaune, le panneau explicatif que l'on trouve en Islande devant tous les gués importants.
En islandais et en anglais, une liste de conseils parmi lesquels celui-ci, particulièrement savoureux : « Warning ! Tire tracks don't tell the entire story ! » (Attention ! Les traces de pneus ne racontent pas toute l'histoire !).
En effet, si on se fie aux traces laissées par certains 4x4 monstrueux (courants en Islande), qui ont une garde au sol de 70 cm et des roues de camion crantées, on risque d’avoir des surprises car ceux-là passent à peu près n'importe où !
Un autre conseil du panneau nous dit : « Is somebody watching while you cross ? » (Y a t-il quelqu'un qui vous regarde traverser ?) ... effectivement, en voilà une idée qu'elle est bonne ! !
Seulement voilà : le problème, c'est justement qu'il n'y a personne ... Tout en continuant nos investigations, on laisse passer un bon quart d'heure mais toujours pas la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre ...
Autre recommandation du panneau jaune : « Probe the crossing yourself » (Testez le passage vous-même ... sous-entendu : à pied). Effectivement, c'est le plus tentant pour la sécurité ! ... au moins on saurait où on va ...
Sauf qu'il y a un autre célèbre proverbe islandais en forme de boutade qui dit « En Islande, nous avons deux sortes de rivières : les rivières à quatre degrés ... et les rivières à moins de quatre degrés ! ».
On essaye bien de s'avancer un peu sur les blocs qui encombrent la rive pour voir comment est fait le passage à certains endroits, mais à défaut d'avoir des cuissardes, les pieds et les mollets se tétanisent en quelques secondes !
Passons sur les deux derniers conseils « Use a safety line » et « Wear warm clothing in bright colors » ... un cable de sécurité ? Nous n'en avons pas, et de toute façon, s'accrocher à quoi ? Et puis il faudrait d'abord traverser (à pied) pour l'accrocher en face !
Quant aux vêtements chauds ... c'est une évidence et nous les avons, merci ! ... et enfin « des vêtements de couleurs vives » ??? ... là, franchement, on ne voit pas trop pourquoi ??? ... serait-ce pour retrouver plus facilement les corps ??? (non, allez, on plaisante, là ... !).
Bon, on sent bien qu'il va falloir décider quelque chose ... on se regarde en riant un peu jaune !
Il est maintenant quatre heures de l'après-midi, nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres du but, soit on passe et on continue vers Eldgjá, soit on fait demi-tour ici et alors on a un long trajet à faire à l'envers (en repassant les premiers gués) puis on devra contourner les montagnes par l'Ouest pour arriver à notre ferme ... à plus d'heure ! ! ! (et on n'aura jamais vu Eldgjá, « la faille du feu », le rift, la balafre de la planète ... ça fait râler, quand même !).
Oupssss ! à l'heure du choix, de nouveau la petite sensation ... Peur et excitation ... excitation et plaisir ... ?
Nos enfants sont adultes à présent, mais quand ils étaient petits, on leur disait souvent qu'il fallait parfois oser enfreindre quelques limites ... que si les hommes n'avaient jamais eu un tout petit grain de folie, s'ils n'étaient jamais sortis de la caverne, s'ils n'étaient jamais allés voir ce qu'il y avait « de l'autre côté de la montagne », l'humanité n'aurait sans doute pas évolué comme elle l'a fait !
Avec eux (en voyage notamment) une phrase célèbre était « Et si on essayait de ... » ou bien « Et si on allait ... ». Un panneau « route barrée » : et si on essayait quand même ? à pied, peut-être ? Une zone interdite ? son attrait était décuplé ! Tout cela avec prudence et raison bien sûr, mais que de souvenirs sur ce thème ! ! ! (... mais pourquoi je vous raconte ça, moi ??? bon, passons !)
Vous l'avez compris ... on se regarde : on sait maintenant qu'on va passer ! Bien d'autres l'ont fait avant nous, ça devrait aller ! En plus, le temps qui passe n'arrange rien : on sait que la fonte des glaces est plus importante en fin de journée et comme il a plu en amont, cette rivière ne peut que grossir dans les heures qui viennent.
On a déterminé le « meilleur » point d'entrée et (autant que faire se peut) la meilleure trajectoire, un peu en diagonale dans le sens du courant, et on voit à peu près où on ressortira de l'autre côté.
On monte dans la voiture ... Les portières claquent ... Oupssss ! ça fait comme une petite tension dans le bas-ventre en rallumant le moteur ... vous voyez ce que je veux dire ?
Peur-plaisir ... Plaisir-peur ... ? !
Le levier est enclenché sur « 4WD-Low », premier tour de roue tout doucement et ... splatch ! C'est parti ... au pas, mais moteur à haut régime pour ne pas risquer de caler ...
Apparemment ça ne commence pas trop mal. On se concentre sur les sensations : évaluation en temps réel à chaque tour de roue car il ne faut pas trop traîner là-dedans … Du bouillon, des trous, des gros cailloux sous les roues, du bouillon, des trous encore, une drôle d'impression très fugace de ne voir que de l'eau devant et sur les deux côtés, on avance cahin-caha, en se dandinant ... Les deux-tiers sont faits maintenant, un dernier bloc à éviter ... et voici la rive d’en face, les roues avant accrochent sur les galets, les roues arrière poussent fort, et hop ! Vive le sec !
Et là ... pas besoin de vous faire un dessin ! c’est la décompression primaire, le bonheur animal, l’éclat de rire nerveux et libérateur …
Mais vous y trompez pas : ce qui nous habite à ce moment-là, ce n’est pas l’esprit de conquête, bien au contraire ! Nous n’avons rien vaincu … rien surmonté ... Elle nous a laissés passer, c'est tout ! Humilité et respect …
On continue tout doucement, à quinze à l’heure, la piste est facile maintenant, elle serpente dans un paysage de cendres noires qui alternent avec des coulées de lave couvertes de mousses.
Un peu plus loin, au niveau du volcan Tindafjall, on redescend dans la vallée de la Skaftá. Impression curieuse car, vu d’ici, on dirait qu’il n’y a plus de piste. En fait, une fois en bas, on réalise que la piste emprunte carrément le lit de la rivière sur quelques centaines de mètres !
Ici, il n’y a plus de gués : les gués sont partout ! La rivière s’est tellement étalée et divisée en multiples chenaux qu’elle occupe tout le fond de la vallée, d’un bord à l’autre. Heureusement, grâce à cet étalement, l'eau n’est pas profonde, vingt à trente centimètres tout au plus, mais lors des crues la rivière s'est déplacée un peu partout dans le fond de la vallée et a créé cet univers de chenaux et de bancs de graviers à perte de vue ...
Des tronçons de piste on été abandonnés parce qu’ils aboutissaient alors à des eaux trop profondes, d’autres voies ont été improvisées par des 4x4 un peu au feeling … Il y a des traces partout !
« Tire tracks don't tell the entire story ! » ... Perplexité …
On sort de la voiture et on se perche debout sur le bas de caisse pour essayer de voir un peu plus loin et d’y comprendre quelque chose. Finalement, avec prudence, au pas et en « 4WD-Low », tout se passe bien. On passe d’un banc de gravier à un autre, puis on ressort et on refait le point sur la meilleure trajectoire en direction du banc de gravier suivant … et ainsi de suite. Notre Jimny, dégoulinante mais vaillante, nous fait descendre la rivière !
Retour au sec, et au détour d’un virage, devant nous s’ouvre enfin Eldgjá « la faille du feu », la plus grande fissure éruptive de la planète, béante, longue de trente kilomètres !
Ici, sous nos yeux, le « rift » qui fend le fond de l’Atlantique apparaît au grand jour.
Devant nous, un incroyable décor pour l’opéra de la terre, à gauche la plaque Amérique, à droite la plaque Europe … La grande balafre de la croûte terrestre dont les lèvres s’écartent inexorablement, de quelques centimètres par an.
Aucune vie, la tectonique à l’état brut et rien d’autre ! L’émotion nous saisit … frisson ... nous ne sommes que des poussières, ici ! Avons-nous le droit d’être invités à la cérémonie de la création du monde ? Humilité, crainte, respect …
Un chemin secondaire s’engage dans la faille. On se regarde : ... « Et si …. … … ? » … On décide de le suivre pour aller voir la cascade d’Ófærufoss, mentionnée sur la carte, à deux ou trois kilomètres.
Les traces, dans les scories noires, s’insinuent entre les lèvres de la faille, séparées par une cinquantaine de mètres. On avance tout doucement, on est émus, on ne parle pas …
Mais au bout de quelques centaines de mètres, on butte sur une rivière cette fois vraiment trop grosse pour être franchie à gué, en tout cas pas aujourd'hui, il y a trop d’eau, trop de courant, ce n’est même pas la peine de l’envisager ! Il est cinq heures de l'après-midi, il a plu, le débit doit être au maximum.
Il n'y a absolument personne. Demi-tour sans aucune hésitation et sans regrets. Nous ne verrons pas Ófærufoss. Nous sommes venus jusqu’ici pour rendre hommage à la nature, c’est de bonne grâce que nous acceptons qu’elle ne nous laisse pas aller plus loin …
On se contente d’une belle ballade à pied dans la faille, impression d’être sur la fermeture-éclair de la terre. L’écho de nos pas se répercute sur les parois. On ramasse quelques pierres montées du manteau en fusion de l’écorce terrestre : elles sont noires ou brunes, torsadées comme de la guimauve et truffées de bulles …
Retour à la piste principale, il fait froid, il se fait tard … A regret, il faut partir et quitter ce lieu où la terre enfante d’elle-même.
Contact, moteur … Eldgjá : nous n’oublierons jamais …
Encore plusieurs gués (mineurs) à franchir et nous voici enfin au camp d’Holaskjól. Une cabane en bois qui sert de refuge et trois petites tentes-igloo, perdues dans le froid et l’humidité. Ce sont de jeunes « trekkeuses » qui vont partir demain à pied vers Landmannalaugar. Mmmouais ... faut vraiment aimer le camping ! ! !
On nous a dit qu’à partir d’ici la piste serait plus facile, c’est donc une halte carrément festive qu’on s’octroie devant la cabane, avec un bon thé chaud, biscuits, figues sèches (de Nice) et chocolat noir ! Sans doute les émotions d’Eldgjá avaient provoqué un petit déficit en magnésium, non ?
En effet après le camp d’Holaskjól, tout est nettement plus simple. On descend tranquillement des montagnes de Skaftartunga jusqu’à la route principale (la route n°1 qui fait le tour de l’Islande). Ici se trouve le désert de l’Eldhraun (« la lave du feu »), la plus vaste coulée de lave d’Islande, et une des plus grandes du monde.
La ferme d’Hunkubakkar, où nous sommes attendus ce soir, n’est qu’à trois kilomètres d’ici, juste avant le hameau de Kirkjubæjarklaustur … (oui, vous avez raison, c’est le pays des noms imprononçables !).
A la ferme, le jeune couple qui nous accueille a des prénoms vraiment pas possibles : Hörður (pour l’homme) et Ragnaheiðhur (pour la jeune femme). Accueil chaleureux ! Il fait doux dans leur maison, c’est même surchauffé comme souvent en Islande, Ragnaheiðhur est en T-shirt. Elle nous donne la clef d’un petit bungalow indépendant, juste à côté de chez eux. C'est parfait, il y a une chambre, une petite salle de bains et même un coin-kitchenette bien équipé.
Notre Jimny, complètement couverte de boue grise, est garée devant la porte. On est assez fatigués, mais tout est bien … Détente, repos, soupe bien chaude et le délicieux skyr (fromage blanc islandais) en guise de dessert.
La douche géothermique (à l’odeur de soufre) est un plaisir total : elle nous rappelle que c'est la terre qui nous chauffe, comme partout en Islande.
Comme toutes les maisons islandaises, notre cabanon n’a pas de volets, et dehors le soleil refait son apparition. C’est une nuit de juillet, une « nuit » arctique, lumineuse et froide.
Et puis dodo ... Sous la couette, pendant un moment, les images et les émotions de la journée font la farandole dans nos têtes ... puis elles se diluent progressivement dans le sommeil.
Peur, émotions et plaisir … une journée dans notre vie, inoubliable à jamais.
Chris
Travailler dans un environnement différent English translation pending
Petit resume de la situtation :
Je suis ingenieur telecom (non pas a France Telecom ! tout le monde me la fait celle la🏴☠️), dans une boite allemande, et je travaille a cote de Nice.
Je travaille sur des projets internationaux avec un developpement reparti sur un (trop) grand nombre de site : Antibes, Vienne, Munich, Dusseldorf, Bangalore(Inde), X’ian (Chine)… D’où un permanent echange d’informations entre les sites et une communication qui represente une part consequente de notre travail.
Pour prendre mon cas, je collabore avec des ingenieurs allemands, autrichiens et maintenant indiens, tout en ayant comme collegue dans mon equipe francaise un italien (et 3 bretons ! 😉 ).
Certain vont trouver ce systeme complique, a cause du nombre trop grand d’echanges, de mails, de coups de telephones, de voyages d’affaire qui font perdre beaucoup de temps dans le travail.
Mais moi, c’est la partie de mon travail que je prefere, celle ou on apprend beaucoup sur les autres, leurs cultures, leurs methodes de travail et ou on s’enrichit aussi enormement soi-meme.
Par exemple (opinion personnelle, basee sur mes relations de travail et qui n’engage que moi !) Les allemands sont methodiques, grace a eux j’ai appris a planifier les reunions et a ne plus venir les mains dans les poches. Les autrichiens sont pointilleux, je peux donc aller au fond des details avec eux, pas comme avec certains collegues qui restent superficiels. Les indiens sont techniquement tres fort, j’apprend beaucoup de theorie a leur contact. Les former en 6 semaines sur un systeme que je developpe depuis 2 ans me force a mieux le comprendre moi-même et a creuser mes connaissances pour leur expliquer le pourquoi de ci et le pourquoi de ca. Les indiens m’ont aussi fait travailler ma diplomatie, domaine ou je serais toujours perfectible !🤪
Bien sur, on peut aussi comparer ce qui manque chez les autres. Les indiens n’ont pas encore cet esprit d’initiative et l’autonomie qui sont des qualites tres importantes dans notre milieu. Un manque de rigeur nous force aussi a demander plusieurs fois une chose avant de l’obtenir. J’espere qu’a mon contact mes collegues de Bangalore sauront faire preuve d’independance dans le futur et ainsi ameliorer leur expertise technique et comportementale (les chevilles vont bien merci !😊).
C’est un echange et un enrichissement dans les deux sens, en empruntant chez l’autre les points forts qui nous manquent.
Ces methodes de travail, elles sont liees a l’education (privilegier la theorie par rapport a la pratique et inversement), au milieu social et a la culture (des personnes qui ont toujours subit les evenements auront beaucoup de mal a prendre des initiatives). Elles sont a mon sens revelatrice d’un pays et je prends beaucoup de plaisir a les observer et a les comparer.
Vous aussi, vous avez eu l’occasion d’exercer votre metier quelqu’il soit, ou un autre job a l’etranger ? Qu’avez-vous appris sur le pays, les gens, les methodes de travail et sur vous-même ?
Bon promis, la prochaine fois je vous fait un recit de l’Inde de tous les jours, que je savoure tranquillement le week-end
Douya
PS : pour le debat « Les indiens/chinois sont la cause du chomage en Europe car toutes les entreprises externalisent a cause des salaires plus faibles et des marges plus importantes. Tu n’as donc pas honte de participer a ce mouvement », je suis aussi ouverte a discussion !
Je travaille sur des projets internationaux avec un developpement reparti sur un (trop) grand nombre de site : Antibes, Vienne, Munich, Dusseldorf, Bangalore(Inde), X’ian (Chine)… D’où un permanent echange d’informations entre les sites et une communication qui represente une part consequente de notre travail.
Pour prendre mon cas, je collabore avec des ingenieurs allemands, autrichiens et maintenant indiens, tout en ayant comme collegue dans mon equipe francaise un italien (et 3 bretons ! 😉 ).
Certain vont trouver ce systeme complique, a cause du nombre trop grand d’echanges, de mails, de coups de telephones, de voyages d’affaire qui font perdre beaucoup de temps dans le travail.
Mais moi, c’est la partie de mon travail que je prefere, celle ou on apprend beaucoup sur les autres, leurs cultures, leurs methodes de travail et ou on s’enrichit aussi enormement soi-meme.
Par exemple (opinion personnelle, basee sur mes relations de travail et qui n’engage que moi !) Les allemands sont methodiques, grace a eux j’ai appris a planifier les reunions et a ne plus venir les mains dans les poches. Les autrichiens sont pointilleux, je peux donc aller au fond des details avec eux, pas comme avec certains collegues qui restent superficiels. Les indiens sont techniquement tres fort, j’apprend beaucoup de theorie a leur contact. Les former en 6 semaines sur un systeme que je developpe depuis 2 ans me force a mieux le comprendre moi-même et a creuser mes connaissances pour leur expliquer le pourquoi de ci et le pourquoi de ca. Les indiens m’ont aussi fait travailler ma diplomatie, domaine ou je serais toujours perfectible !🤪
Bien sur, on peut aussi comparer ce qui manque chez les autres. Les indiens n’ont pas encore cet esprit d’initiative et l’autonomie qui sont des qualites tres importantes dans notre milieu. Un manque de rigeur nous force aussi a demander plusieurs fois une chose avant de l’obtenir. J’espere qu’a mon contact mes collegues de Bangalore sauront faire preuve d’independance dans le futur et ainsi ameliorer leur expertise technique et comportementale (les chevilles vont bien merci !😊).
C’est un echange et un enrichissement dans les deux sens, en empruntant chez l’autre les points forts qui nous manquent.
Ces methodes de travail, elles sont liees a l’education (privilegier la theorie par rapport a la pratique et inversement), au milieu social et a la culture (des personnes qui ont toujours subit les evenements auront beaucoup de mal a prendre des initiatives). Elles sont a mon sens revelatrice d’un pays et je prends beaucoup de plaisir a les observer et a les comparer.
Vous aussi, vous avez eu l’occasion d’exercer votre metier quelqu’il soit, ou un autre job a l’etranger ? Qu’avez-vous appris sur le pays, les gens, les methodes de travail et sur vous-même ?
Bon promis, la prochaine fois je vous fait un recit de l’Inde de tous les jours, que je savoure tranquillement le week-end
Douya
PS : pour le debat « Les indiens/chinois sont la cause du chomage en Europe car toutes les entreprises externalisent a cause des salaires plus faibles et des marges plus importantes. Tu n’as donc pas honte de participer a ce mouvement », je suis aussi ouverte a discussion !