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Avis sur itinéraire au Costa Rica English translation pending
by Chocolatine · 2007-12-17 · 8 replies
Bonsoir!

A mon tour de vouloir votre avis sur notre itinéraire au Costa Rica (26 janv - 20 fev) 🙂. Nous voulons nous remplir les yeux de cette nature magnifique et prendre notre temps (et donc ne pas courir à un endroit différent chaque jour). Nous avons opté pour le transport en bus, taxi ou tours organisés d'une journée au lieu de la location d'un 4x4. Ca laisse plus de budget pour les excursions, et ca permet de regarder le paysage! Nous avons laissé de côté la région de Drake / Corcovado à cause de l'éloignement, ca sera pour une autre fois.

Alors voici: Jour 1: arrivée à Libéria en PM transfert à Tamarindo

Jours 2-3: Tamarindo tortues, tour en catamaran, plage, plongée et snorkling j'ai lu des avis négatifs sur la qualité de l'eau à Tamarindo 🤪- y a-t-il des nouvelles récentes à ce sujet? Est-ce vraiment limité à Tamarindo et cela affecte-t-il l'arrivée des tortues?

Jours 4 (transfert à Samara) -5-6: Samara, Nicoya, Nosara, Ostional (refuge d'oiseaux), kayak dans les mangroves, randos et visites des cavernes à Barra Honda...

Jours 7 (transfert à Bijagua) -8-9: repos dans un éco-lodge et sorties autour: randos, oiseaux, Rincon de la Vieja, Tenerio, ...

jours 10 (transfert à Monteverde) -11-12-13: tellement à faire, je ne crois pas que 4 jours soit trop long 😎!

jours 14 (transfert à la Fortuna en taxi-bateau-taxi) -15: Arenal, Cano Negro

jours 16 (transfert à San José) -17-18-19-20: visite de la ville (1 journée max) et des alentours: vallée d'Orosi (jardins de Lankester), papillons, plantation de café, valcan de Poas, et peut-être passer la 4e nuit à Puerto Viejo pour être à pied d'oeuvre le lendemain et aller visiter la réserve La Selva - est-ce une bonne idée? puisque presque tous les bus partent de la capitale, on présume qu'il sera aisé de prendre chaque matin un bus pour un endroit différent, tout en restant dans un périmètre d'1 ou 2 hrs de San José (pour éviter de faire plus de 4 hrs de bus par jour). Le fait de laisser nos bagages au même endroit pendant quelques jours est aussi bien pratique. Si vous avez des suggestions d'hébergement sympathique et près des départs de bus et des quartiers intéressants, je suis preneuse!!

jours 21 (transfert a Manuel Antonio) -22-23-24: (ou ailleurs- des suggestions?) visite du parc et des alentours, repos... le parc marin près d'Uvita nous intéresse aussi. Est-il possible d'aller à Dominical ou Uvita à partir de M. Antonio, et d'en revenir? Faut-il aller à Quepos pour prendre le bus? Ca ne semble pas facile avec Interbus ou Grayline... et je ne trouve pas d'infos détaillées sur les bus locaux. Je me demande s'il y a des 'bateaux taxi' sur la côte pacifique, là où la route est mauvaise / loin de la côte?

jour 25: transfert vers San José/ Alajuela, magasinage, ...

jour 26: vol de retour

alors... est-ce que le temps prévu dans chaque secteur est bien pensé? on estime qu'avec 3-4 jours en moyenne dans chaque coin on aura le temps d'en faire le tour sans être trop pressés, et que les aléas du transport nous laisserons quand même du temps pour visiter. Est-il envisageable d'aller d'une région à l'autre sans retourner à San José (par exemple, entre Samara et Bijagua)?

merci pour vos conseils !!
Mission Ecologie: chantier, projet, volontariat English translation pending
by Rouxc · 2007-12-15 · 23 replies
Bonjour a tous.

Voila, sa va faire plusieurs jours que je cherche un peu partout sur le net l'équivalent du titre de mon topic. A savoir, des assos, des infos, des organismes de toutes sortes qui puissent me renseigner (voire dans le meilleur des cas, me proposer) sur d'eventuelles missions, projets etc ... ecologiques internationnaux.

Je ne trouve pas 😕 .

Mes envies et mes idées sont un peu vagues, monter un projet, lutter contre la deforestation en Guyane, adhérer a une mission de sauvegarde de la faune ou/et de la flore ... Tout ca semble peu etre un peu trop reveur mais ca me tiens a coeur et arrive un moment ou l'on ferait mieux de se bouger. D'autant plus que si c'est pour une bonne cause 😛 .

Bref. Beaucoup de gens ici proposent ce genre d'actions de bénévolat mais seulement a des fins humanitaires. Y-a-t il ici des gens qui puissent m'aider dans mes recherches ? Des sites, des associations, des occaz, ou encore mieux que ca, du vecu ?

Merci d'avance 😉 . Au revoir.

Clément.
Trois semaines au Nicaragua en mars English translation pending
by Terebentine · 2007-12-10 · 7 replies
Bonjour,

nous avons un billet pour san jose mais en projet de continuer vers le nicaragua pour 3 semaines, en mars prochain, toute info sur les coins sympas, à ne pas rater sera la bienvenue, des idées de rando ? merci terebentine
Retour de l'Iberostar Daiquiri Cayo Guillermo (1er au 8 décembre 2007) English translation pending
by 2Cocotte · 2007-12-10 · 14 replies
Me voici de retour, alors pour ceux qui partirons bientôt, j'ai fais un résumé de mon séjour à l’Ibérostar Daiquiri, Cayo Guillermo (du 1er au 8 décembre).

L’Ibérostar n’est ouvert que d’un coté (le droit), l’autre coté étant encore en rénovation il ne fonctionne donc pour l’instant qu’à moitié, aucune idée quand il sera prêt à fonctionner à 100/100. Cela en fait un endroit tranquille bien que suffisamment animé, il y a donc amplement de chaises à la piscine comme à la plage, à l’ombre et au soleil. Les bars étaients tous ouverts. Je n'ai pas assisté aux spectacles le soir.

J’étais dans l’édifice « Guardalavaca » chambre #2263 fraîchement repeinte. Aucune odeur d’humidité, très propre, matelas et literie neuve, le frigo fonctionnait so-so et ronronnait pas mal mais pas de quoi empêcher de dormir. L’air climatisée 10/10, aucun bruit et j’ai même gelé la première nuit. On avait "une autoroute" de fourmis, et après avoir parlé à Hector à la réception dès le premier jour, une dame est venue mettre du spray en après-midi, et je n’en ai pas revu une dans la chambre de toute la semaine (j'ai rien contre les insectes, mais là il y en avait trop). La salle de bain n’a pas été rénové, mais est tout à fait correcte (à part le plouc-plouc toute la nuit – j’ai fermé la porte pour dormir). L’insonorisation laisse à désirer, on entend les douches et tous les bruits des autres chambres au-dessus et à côté, mais bon, pour le peu de temps qu’on passe dans la chambre, et en gros c’était vraiment bien mieux qu’il y a deux ans et même mieux que l’an passé au Mélia…

Les jardins bordant les sentiers sont vraiment très agréable, le plaisir est sans cesse renouvelé à chaque promenade, du bonbon pour les yeux.🙂🙂🙂

Les deux piscines sont ouvertes et agréables.😏

Le resto-buffet a été rénové et est fonctionnel, sauf le midi il faut aller dîner au Ranchon sur la plage. Le resto mexicain aussi est ouvert (bien que je n’y ai pas été). Personnellement je mange toujours bien au buffet et je n’ai pas de problèmes avec la variété d’aliments offerte. Il y a toujours du chaud, du froid, des légumes, des fruits, des viandes, poissons et volaille, du riz apprêtés de plusieurs façons, du fromage, de bons desserts, etc. etc.😏

La plage… cette année, devant l’Ibéro, nous n’avons pas eu de problèmes pour se baigner ou faire du snorkling et ce, même à marée basse, beaucoup de plaisir de ce coté. De plus, nous avons été gâtés coté température avec 3 jours sans vent. 😇 Hélas, il y avait un petit appareil qui survolait la plage régulièrement avec un touriste à bord, petite pollution pour les oreilles dont on se serait passé. Il n’y avait pas de hamac sur le site cette année. Nous avons été au Mélia pour profiter de leurs hamacs, il n'y en a plus que quelques-uns.😮

Nous avons fait du pédalo les 3 jours sans vent, et nous avons fait la petite excursion (2 heures) en catamaran à la barrière de corail (avec une mer comme de l’huile, je vous laisse imaginer le plaisir)... Nous avons aussi été au parc El Baga à Cayo Coco faire la visite guidée de la partie « animaux », je crois que cela a été pour ma fille un des clous de ses vacances.🙂

Le seul coté déplaisant de ces vacances a été les « jejenes » brûlots cubains qui malgré les fumigations matin et soir, bouffaient du touriste, et même si j’ai essayé de trouver des endroits venteux, rien à faire chaque jour apportait son lot de piqûre. 😕 Heureusement j’avais apporté un tube de Cortate que nous avons presque vidé, et un antihistaminique (que je n’ai pas utilisé, mais de peu).

En gros ce fut le plus beau de mes trois voyages sur cette Île. Bien sûr, le plus grand plaisir a été de retrouver les mêmes amis cubain souriants et chaleureux d'il y a deux ans - qui nous ont reconnus- et de s’en faire de nouveaux. Un seul souhait à faire, y retourner encore l’an prochain!😉

Si vous avez des questions n'hésitez pas. Sue😎
Croisière à bord le Splendour of the Seas de Valparaíso à Buenos Aires English translation pending
by Yonn · 2007-11-27 · 11 replies
partant en croisiere le 23 fevrier 2008 à bord du splendour of the seas de valparaiso à buennos aires en famille j'aimerai savoir si la soirèe du capitaine n'est pas un peu trop" surealiste"et si on peut aller au self à la place.on est egalement prenneur de toute info concernant la vie à bord avec les plus et les moins .en remerciant celui celle qui repondra à bientot
Retour de l'hôtel Royal-Hideaway à Cayo Ensenachos (9-16 novembre 2007) English translation pending
by Wedge · 2007-11-26 · 12 replies
Moi et ma copine étions au superbe hôtel Royal Hideaway à cayo ensenachos (cayo Santa Maria ) du 9 novembre au 16 novembre 2007. Tel que promis, voici mon compte-rendu.

Les vols avec Cubana: Nous avons choisi notre forfait au RH en raison des heures de vols qui étaient très favorables. Il n’y avait que Cubana qui offrait ces heures. ( e.i. départ de Montreal à 7h00 le 9 novembre et le retour le 16 novembre de Santa Clara à 21h00 ). On y gagnait une journée au total, ce qui n’est serte pas désagréable. Nous avons testé cette ligne aérienne. Premier commentaire, l’avion était un beau Airbus 320, et non pas un vieux Tupolev avec de la «potté» sur les spots de rouille. Pour ceux qui doutaient de la qualité de cette compagnie, ça replace les perspectives non ? Il y a plus de place pour les jambes à bord de ce type d’appareil, contrairement au vol que j’ai fait l’année dernière avec Air Transat. Deuxièmement, autre chose qui est bonne à savoir, contrairement à ce que j’avais lu sur cette compagnie, ils peuvent survoler les Etats-Unis. Donc le voyage n’est pas plus long avec eux qu’avec une autre compagnie (3h40 environ pour les 2 vols) . Rien à dire contre cette compagnie, à part qu’il faut payer pour les boissons à bord de l’appareil (sauf pour les boissons qui accompagnent le repas, soit le jus et le café). Le repas est assez ordinaire, mais faut pas espérer grand-chose pour un vol de moins de 4 heures.

Le grossiste Caribe Sol : De ce coté je suis un peu déçu. J’avais choisi le forfait Royal-Spa, mais une fois sur place, il s’est transmuté en «spécial spa». Ce qui en résulte que nous avons perdu 2 services au spa. Manucure et pédicure. Pas trop grave, mais quand même plate de ne pas avoir ce que nous désirions au départ. Deuxièmement, je n’ai jamais vu la représentante de Caribe Sol à l’hôtel. La seule fois que je l’ai vu, c’était à la sortie de l’aéroport de Santa Clara afin qu’elle nous indique le mauvais bus à prendre pour notre hôtel. Parait que c’était une remplaçante la semaine dernière et que la représentante régulière était malade. On a su faire sans elle de toute façon, mais une chance que ce n’était pas mon premier voyage et que la concierge de mon bungalow s’est occupé du reste, sinon j’avoue que j’aurais été un peu perdu et confus.

La route vers l’hôtel : Oui en effet, 1h30 de route à faire, mais ça parait pas trop long puisque la route est belle. On passe dans des petites villes cubaines, ce qui est intéressant, et il y a plusieurs km à faire au sur la route qui conduit sur les îles et il passe au milieu de la mer, sur et entre les îles. Route superbe.

Enfin l’Hôtel… : Waow ! L’hôtel est vraiment magnifique, majestueux. Tout est extrêmement propre et le lobby de l’hôtel est immense, superbe et très luxueux. Dans le style marbré, vraiment beau. Nous n’étions pas nombreux à l’arrivé, donc le check-in s’est fait rapidement. Une enveloppe était déjà prête pour nous. Une serviette froide et un cocktail de bienvenue plus tard, on était en route pour la chambre (une suite jr.). Les valises sont prises en charge par le personnel et ils l’apportent à notre chambre, donc rien à traîner. Une chance parce qu’il n’y a pas de plan de l’hôtel nul-part et les indications pour se retrouver sur le site ne sont pas assez nombreuses et précises, donc il y a des chances que vous cherchiez votre bungalow longtemps, et comme le site de l’hôtel est très grand, la marche jusqu’à votre chambre peut s’avérer très longue. Une chance que moi j’avais déjà vu un plan du site sur internet et que je savais un peu à l’avance où j’allais. Je crois que pour la première fois que vous partez à votre chambre, demandez un transport (en kart de golf), ce sera plus simple ainsi.

Le site de l’hôtel : Vraiment beau, comme je l’aime, bien aménagé, avec beaucoup de végétation, de fleurs, ça fait naturel. Tout est vraiment propre partout, rien à redire à ce sujet, j’ai même vu un employé épousseter les feuilles d’une plante au lobby. Comme le site est grand, ça aide à garder une ambiance relaxante, calme et surtout, on ne sent pas qu’il y a plein de monde sur le site.

Le bungalow et la chambre : Nous étions dans le bungalow 35, bien situé près de la piscine et d’un des 2 accès à la plage. À environ 7-8 minutes de marche du lobby. Le bungalow est, si on peut dire, fait en forme du «u». Donc, vide au centre (avec une allée est de la végétation), c’est très joli. Le bureau de notre concierge (il y a un ou une concierge par bungalow) est en face de l’entrée. Elle nous attendait déjà pour nous expliquer certaines choses de base et utiles et nous introduire dans notre chambre. Une grande chambre avec grand balcon et une chambre de bain superbe, avec bain et douche séparés. Télé, dvd ( il y a une grande sélection de dvd parait-il au lobby), minibar (eau, jus, colas, et bières.), beaucoup de serviettes, dont 2 serviettes de plage, 2 peignoirs, planche à repasser, et coffre-fort (sans payer d’extra pour l’avoir), et autres. Disons qu’on manque de rien et si il vous manque quelque chose, demandez au concierge, elle se fera un plaisir de résoudre le problème.

Le service et la concierge : Le service à cet hôtel est impeccable, voire gênant par moment. Je m’explique. J’avais lu que le service au buffet était déficient, c’est plus le cas croyez moi. Le premier soir, nous sommes allés manger au buffet. On se fait recevoir par un préposé à l’accueil qui nous conduit à notre table, nous installe à la table (tire notre chaise, place la serviette sur nos cuisses) et notre serveuse arrive aussitôt pour nous demander ce que nous boirons. Le temps de claquer nos doigts, nos verres sont pleins. On se lève pour aller se chercher quelque chose au buffet, à notre retour, les serviettes de tables (que nous avions sur les cuisses avant de nous lever) sont bien pliées sur le coin de la table. Ils sont venus les plier pendant que l’on se servait. C’était presque gênant de se relever par la suite. Remarquez que je me plains surtout pas, on avait payé pour un 5* et on a reçu un service exceptionnel toute la semaine. Un personnel toujours souriant et qui va au devant de vos attentes, on sent que ça leur fait plaisir de vous aider ou de répondre à vos besoins, et ce sans vous faire sentir «cheap» si vous ne laissez pas de pourboire. Même chose pour notre concierge, vraiment gentille et elle s’efforce de vous rendre confortable et de faire en sorte qu’il ne vous manque de rien, que vous ayez vos réservations aux restos à la carte, etc. Nous avons même reçu une bouteille de champagne à notre chambre sans même l’avoir demandé. Un gars du service aux chambre nous a simplement demandé notre numéro de chambre et à notre arrivé, une bonne bouteille nous y attendait pour prendre un bon appéro. Il y a même un couple voisin de notre chambre qui avait oublié leur dentifrice, ils ont demandé à la concierge et à la femme de ménage où il était possible d’en acheter sur le site, et bien, les deux sont allé chercher leur propre dentifrice pour leur prêter pendant le séjour, pour éviter qu’ils aient à aller en acheter. Faut le faire non ?

Le Lobby et ses services: Comme je l’ai dit, très bel endroit. C’est là que se trouve les magasins, bibliothèque, buffets, bars, spectacles de soirée, disco, et les restos à la carte, sauf pour le fruits de mer (près du centre nautique) et le gourmet (dans la section suite et villa). Ce que je n’aime pas du lobby, s’est qui est trop vaste, tellement que même le soir lorsqu’il y a des spectacles, on dirait que ça manque de vie, de chaleur humaine tellement c’est grand. Le bar du lobby n’est pas à air-ouverte, et ça j’aime moins. Si le bar n’était pas fermé entre 4 murs, le lobby aurait l’air plus vivant déjà, il y aurait plus d’activités, ce serait plus facile et tentant de s’y retrouver avant les repas pour l’appéro, ou après les repas du soir.

La piscine : J’ai adoré la piscine et pourtant d’habitude j’aime mieux la plage. Les cocktails sont meilleurs, et on est plus près des services, dont le snack-bar. D’autant plus que l’eau de la mer était brouillé et on y voyait pas grand-chose, alors que moi j’aime l’apnée. La piscine était une bonne alternative Bref, on a bien aimé se prélasser à la piscine. Elle est grande, très propre, vraiment belle, mais pas creuse. Beaucoup de végétation autour et on s’est même fait copain avec un iguane. Il y a un peu de musique latine en que l’on entend en arrière plan, ce qui donne un peu d’ambiance au site, sans enlever la possibilité d’y relaxer. On y retrouve aussi un jacuzzi (bien agréable pour siroter un cocktail) et un jeu d’échec géant.

La plage : Pour ceux qui aiment les plages avec un beau sable blanc fin, longue et large, avec peu d’algues et de roches dans l’eau, cette plage est géniale. Même lorsqu’il y a du vent, il n’y a pas de très grosses vagues et il est très sécuritaire de s’y baigner. En temps normal, l’eau de cette plage est d’un beau bleu à faire rêver, mais nous en n’a pas pogné la bonne semaine faut croire. L’eau était un peu trouble et avait une teinte qui donnait plus vers le vert. La plage est située dans une baie dont le fond n’est pas très creux et sablonneux, ce qui fait que quand le vent se lève, le sable du fond, qui est très fin, se soulève due aux vagues et ceci trouble l’eau et la rend plus verdâtre. Moi j’aime faire de l’apnée et j’ai été déçu de ce coté, mais c’est juste que nous sommes mal tombés cette semaine là. Dommage parce qu’un temps normal, parait-il que c’est vraiment bleu et beau à voir. À la droite de la plage, il y a même une épave à voir, et il y a plein de poissons qui s’y cachent.

Les restos et le buffet : Premièrement, je dois dire d’entré que j’ai jamais aussi bien mangé à Cuba et ce, dans tous les restos et le buffet. Mes deux premières fois à Cuba, j’avais trouvé la bouffe correcte, mais sans plus, on dirait qui la cuisine était bonne, mais rien de très gouteux, voire un peu fade. Par contre, la bouffe du RH est bonne et savoureuse. Enfin de la bouffe qui goutte de quoi à Cuba. Le buffet est le resto le plus ordinaire, bonne bouffe quand même, mais il n’y a pas beaucoup de variété et on dirait qu’ils on de la difficulté à garder la nourriture à une bonne température. Malgré cela, pour nous ce n’était pas un problème puisque l’on dînait au snack-bar de la piscine et le soir on était dans un resto à la carte. Nous avons bien aimé tous les restos, mais particulièrement le gourmet. Demandez à votre concierge si c’est possible d’y avoir une réservation ( ce resto est normalement réservé à la section suite et les villas et non pas à ceux des sections Royal-Spa ou Royal-Hideaway). Le japonais est très bon, mais il n’y a que 2 tables de cuisson (plaque de cuisson avec les places assises autour de la plaque). Encore une fois, demandez à votre concierge l’une de ces tables si vous voulez avoir le plaisir de voir le chef préparer votre repas devant vous. Le resto du la piscine (snack-bar) est une belle surprise. C’est l’endroit pour bien dîner. On peut y manger autant du fast-food que de la cuisine cubaine. J’ai bien aimé ce resto.

Les activités et les soirées : Il n’y a pas énormément d’activité sur le site. Ils savent que les gens sont là pour relaxer et ils ne nous imposent pas d’animation. Il y en a un peu et ceux qui veulent y participer s’y joignent si ça leur chante de le faire. Bref, pas stressant comme animation et j’aime ça. Le fait que l’Hôtel est loin de tout fait en sorte qu’il n’y a pas grand chose à faire si on sort de du site. Il faut prendre les excursions de la marina si on ne veut pas trop perdre de temps en voyagement, ou encore retourner sur l’île de Cuba pour faire d’autres excursions (une a deux heures de route), ce qui n’est pas vraiment intéressant. Perdre 3-4 heures en voyagement dans sa journée, ça en laisse pas beaucoup pour profiter de l’activité. Au moins, la marina est à 5 minutes de l’hôtel. On y a fait de la moto marine, vraiment trippant.

Par contre, les soirées sont un peu mortes. Il y un spectacle le soir, mais il ne commence jamais à la même heure. De plus, ces spectacles sont au centre du lobby et, comme je le disais plus tôt, la grandeur immense du lobby fait qu’il n’y a pas d’ambiance qui se crée, même si les danseurs et les musiciens sont excellents. Sinon, les spectacles sont à l’intérieur du bar du lobby et j’aime pas plus ça. Après un bon repas, quand il fait chaud, j’aime bien être à l’extérieur pour prendre un ver et comme le bar du lobby est fermé entre 4 murs, c’est moins tentant et agréable d’y être. Bref, on n’a pas veillé bien fort. Faut dire que c’est pas la place pour faire le gros party non plus. La disco est agréable, mais y’a peu de monde, mais c’est bien agréable de suivre le cours de danse lors de l’ouverture de la place vers 22h30.

Conclusion : Tout est beau, superbe et propre à cet hôtel, mais ça manque un peu de vie quand même. Si vous aimez que ça brasse un peu, vous allez être déçu, n’y allez pas. Par contre, si vous voulez bien manger, avoir du service dans un décor de rêve… et relaxer, c’est un endroit idéal pour vous. Nous avons adoré notre séjour à cet hôtel, mais dans les 2 derniers jours, on avait l’impression de tourner un peu en rond. Ça manquait un peu de choses à faire. Ça fait que même si on a adoré nos 8 jours, on était bien heureux de revenir. J’aurais pas fait 2 semaines, mais une semaine c’est parfait. J’y retournerais volontiers, mais dans l’ensemble, j’ai mieux aimé le Paradisus Rio de Oro à Holguin.
Circuit organisé de quatorze jours dans l'ouest des États-Unis (septembre 2007) English translation pending
by Joce13 · 2007-11-25 · 20 replies
je tiens à vous faire partager un de mes plus beau voyage. Jour 1 : 04/09/07 On a pris Air France, vol direct Paris Los angeles dit LAX (12 heure). Ça s’est bien passé. Par contre à l’arrivé il manquait les 2 valises de mes parents. hotel SADDLEBACK INN AND SUITE dans la banlieu (loin.... du centre ville) ( voir mes critiques des hotels du parcour sur Tripadvisor.) Jour 2 05/09/07 Une valise sur 2 est retrouvée. On a visité Universal Studio. C’est un parc d’attraction avec les véritables studios de cinéma et séries tv (heroes ex exemple). On n’a pas eu de chance la meilleure attraction était fermée pour la journée : water world. Malgré tout c’était super. Il faisait beau et chaud. Jour3 : 06/09/07 On est partie pour voir Beverly Hills, on a vu seulement le panneau car c’est interdit d’accès, puis Sunset boulevard pour voir les étoiles par terre ainsi que les empruntes de mains de pieds des stars d’HOLLYWOOD. Après de lunch sur Hollywood boulevard, on a quitté Los Angeles pour CALICO la ville fantôme, elle est en plein désert, il y fait extrêmement chaud. Tout est resté intacte depuis la fin du siècle dernier. Pas exceptionnel. Lunch excellent et diner pas terrible à Laughin (NEVADA) à l’hôtel casino EDGEWATER. Bonne nuit à l’hôtel COLORADO BELLE qui borde le Colorado. Jour 4 : 07/09/07 Petit dej excellent à l’hôtel COLORADO BELLE, départ pour le grand canyon : pas de possibilité de faire l’hélicoptère car il fallait le réserver 3 jours à l’avance et le guide ne nous a proposé les options que le jour 3, obligé de faire l’IMAX film très beau montrant le grand canyon Bon hôtel chez les Navajos à Tuba ( Quality inn) mais diner et petit dej du lendemain pas terrible. Jour 5 : 08/09/07 Visite de monument valley. Une jeune femme se blaisse gravement en descendant du 4x4 : rapatriement obligatoire et effectué en 3 heures après avoir été hospitalisé dans la clinique navajo. Magnifique sortie en 4x4 suivie d’un lunch navajo excellent. Départ pour Kanab, diner cow boy sympas avec animation effectué par nous. On a fait semblant de jouer dans un film de western, ma mère et moi faisions des indiennes, Bruno et mon père étaient un militaire sudiste, ils ont fait des photos mais ils ne les ont pas développé assez vite, on ne les a jamais eu. Dommage. hotel à Kanab SHILO INN Jour 6 : 09/09/07 Petit dej avec peu de choix, puis décollage pour l’observation du lac Powell l : c’était magnifique. Départ pour BRYCE CANYON. On a eu quelques goutes et du froid à Bryce canyon mais c’était magnifique. On a passé ½ heure à 2 point de vue, cela aurai mérité au moins 2 heures. Départ pour ZION PARK. Petit tour sans grand intérêt. Arrivé à LAS VEGAS vers 20 h : beaucoup trop tard pour pourvoir profité de las Vegas. Hôtel situé dans le vieux las Vegas très loin du bout du « stip » (1 h 30 de bus pour aller de notre l’hôtel le LAS VEGAS CLUB au à l’hôtel LUXOR). Hôtel pas très propre et vétuste (problème de douche) Jour 7 : 10/09/07 Petit dej et lunch avec du choix à notre hôtel. Départ pour la vallée du FEU qui ne vaut pas du tout le déplacement (3 h de route pour rien) et pourrait être évité pour laisser plus de temps libre sur las Vegas. On a fait une visite express du CIRCUS CIRCUS puis on est allé faire « l’expérience star trek » à l’hôtel HILTON. C’était super, on s’est vraiment régaler. Puis on a fait le LUXOR super beau. On est revenu à notre hôtel pour le diner et la soirée « by night ». Véritable arnaque qui consisté à voir des spectacles gratuits que l’on aurai pu voir seul sans commentaire. Le premier spectacle au RIO a été annulé. On est allé voir l’intérieur du VENITIEN (on nous a fait visité les toilettes ! je ne rigole pas !) puis on est allé devant le MIRAGE pour voir le spectacle du volcan puis la fontaine du CESAR PALACE, et enfin on a vu le magnifique spectacle du BELLAGIO (les jeux d’eau) 25 dollars par personnes de jeter en l’air. Seul on a fait le PARIS, le NEW YORK NEW YORK et le MGM. On est rentré à 1 h du matin. Jour8 : 11/09/07 On a fait beaucoup de route pour traverser l’horrible désert de la valley de la mort, interminable ! On a eu de la chance il ne faisait que 42 degré s’il faisait 56 degré on n’aurai pas pu passer ! Arrivé à Bakersfield dans un hôtel GARDEN SUITE INN encore loin du centre ville. Aucune sortie possible. Jour 9 : 12/09/07 Départ pour SEQUOIA PARK magnifique parc boisé, une bouffé d’air frais après beaucoup de désert ! Lunch dans le parc très difficile de manger avec la présente incessante des abeilles ! Route pour San Francisco. Arrivé à l’hôtel OASIS, très loin du centre ville, vétuste mais correct. Diner dans un bistro jazz sympas. Jour 10 : 13/09/07 Tour de la ville rapide en bus. On est allé voir le Golden Gate à son entrée puis on a fait la promenade en bateau dans la baie (de PIER 39 en passant sous le Goldengate et tournant autour d’Alcatraz). C’était super beau. On a vu les otaries sur PIER 39, on dirait Romeo qui aboyé et qui de se fait doré au soleil ! On a mange bien chez BUMBA GUMP le resto de Forest Gump et où il y a une belle vue de la baie. L’après midi on a marché jusqu’au départ du Cable Car puis on a monté la rue LOMBARD (rue en zig zag typique de San Francisco) : très jolie. Puis on a fait les grands magasins passant faire des affaires : c’est plus cher que chez nous ! Puis on est allé manger à China Town. Et enfin on a fait le tour de la ville en LINCON limousine, cela nous a permis de voir les grattes ciel tout éclairé ainsi que l’hôtel de ville (ressemblant au Capitole de Washington). C’était super. Hotel OASIS pas térrible! Jour 11 :14/09/07 Visite de Monterey et Carmel jolies petites villes bourgeoises puis arrivé à Lompoc à l’hôtel Quality inn (enfin un hôtel rénové : belle surprise) avec diner chinois (beaucoup de choix). Jour 12 : 15/09/07 Départ pour Santa Barbara ville bourgeois où on a admiré le quai. On est arrivé juste avant la brime ouf ! On traversé Los Angeles pour aller à notre hôtel pour finalement revenir en centre ville pour visiter le quartier mexicain (qui était en fête), puis repartir sur VENICE BEACH : plage d’artiste et de loufoques en tout genre. Il fait le voir pour le croire ! Et enfin Santa Monica (prolongement de la plage de Vénice) avec un beau quai aménagé de manèges et de restaurants. Super romantique ! retour en France le 16/09/07 et voilà c’est fini ! joce13
Compagnie TAM pour le Brésil English translation pending
by Alphaklg · 2007-11-23 · 26 replies
Bonjour

j'aimerais avoir votre avis sur cette compagnie ainsi que la franchise bagage acceptée en eco ....

Merci!
Croisière sur le Splendour of the Seas... English translation pending
by Maritza1703 · 2007-11-18 · 38 replies
bonjour!

Nous cherchons une nouvelle croisiere pour l'été 2008 et nous sommes tombés ce soir sur une croisiere royal carribean sur le splendour of the seas qui nous plait bien!

Jour 1 Venise (Italie) Jour 2 Dubrovnik (Croatie) Jour 3 En mer Jour 4 Kusadasi (Turquie) Jour 5 Santorin (Grèce) Jour 6 Corfou (Grèce) Jour 7 En mer Jour 8 Venise (Italie)

Je voulais savoir si quelqu'un etait deja parti sur ce bateau? Jusqu'a present nous sommes partie sur le costa victoria et le norwegian jewel, 2 magnifiques croisieres!

merci
Cuba et la faim dans le tiers monde: position de l'ONU English translation pending
by Viajecuba · 2007-11-17 · 10 replies
sans prendre aveuglément le parti de Cuba, voici la déclaration du rapporteur spécial de l' ONU dans la mission du Droit à l'Alimentation ; il n'est ni cubain, ni communiste mais bien européen ; c'est pas le pied, ok, mais on n'est tout de même pas à Haiti ou en Afrique !

Cuba est le seul pays en voie de développement à avoir atteint les Objectifs du Millénaire

Le rapporteur spécial de l´ONU pour le Droit à l´Alimentation, Jean Ziegler, a reconnu que la faim n´existe pas à Cuba. « A Cuba, le droit à l´alimentation est une des premières priorités, de même que l´enseignement et la santé », a souligné Jean Ziegler lors d´une conférence de presse, au terme d´une visite de dix jours dans l´île.

Le rapporteur spécial de l´ONU pour le Droit à l´Alimentation a relevé que pendant son séjour à Cuba, du 28 octobre au 6 novembre 2007, il n´a pas vu une seule personne sous-alimentée, contrairement à son expérience au Brésil, en Bolivie et dans d´autres nations de l´Amérique latine, d´Asie ou d´Afrique.

Il a précisé ensuite que Cuba est le seul pays en voie de développement à voir déjà atteint les Objectifs du Millénaire fixés en 2000 par les 192 Etats membres de l´ONU.

« Cuba n´a donc pas besoin de réduire de moitié le nombre de victimes de la faim pour 2015. Ce fléau n´existe pas », a noté le rapporteur spécial de l´ONU.

Jean Ziegler a souligné en outre que le taux de mortalité infantile à Cuba est de 5, 3 pour mille, chiffre nettement plus positif que le 7 pour mille retenu pour les objectifs du Millénaire de l´ONU.

Le rapporteur spécial de l´ONU pour le Droit à l´Alimentation a par ailleurs loué la créativité dont l´Etat cubain a été obligé de faire preuve face au blocus économique et commercial dont Cuba fait l´objet de la part des États-Unis. Il a reconnu qu´à cause de cette politique Cuba a été obligée de payer les prix les plus élevés sur le marché international pour pouvoir garantir le droit à l´alimentation des secteurs les plus vulnérables de sa population, dont les enfants et les femmes enceintes.

Le rapporteur spécial de l´ONU a exprimé sa reconnaissance aux autorités cubaines, qui l´ont invité à visiter Cuba, et il a précisé qu´il a pu s´entretenir en toute liberté avec la population pendant ses visites dans différentes régions du pays. Jean Ziegler a ajouté que dans la plupart des zones qu´il a visitées à Cuba, il avait pu constater l´existence d´un intense débat sur les possibilités de renforcement de la productivité dans le secteur de l´agroalimentaire.

Pendant son séjour à Cuba, le rapporteur spécial de l´ONU pour le Droit à l´Alimentation a visité aussi plusieurs prisons, dans les provinces de l´est de l´île ainsi que dans la province de Pinar del Rio, où il a pu constater de visu le type d´alimentation assuré dans ces institutions.

Jean Ziegler a confirmé que sa visite à Cuba donnera lieu à un rapport qu´il présentera à l´Assemblée générale de l´ONU et au Conseil des Droits de l´Homme.

Lundi dernier, le rapporteur général de l´ONU avait été reçu à La Havane par Carlos Lage, vice-président du Conseil d´Etat et secrétaire du Comité exécutif du Conseil de ministres, auquel il avait fait part des expériences recueillies pendant son parcours dans diverses provinces cubaines.

Au cours de son entretien avec le dirigeant cubain, le rapporteur spécial de l´ONU avait également déclaré que « Cuba est un exemple à suivre pour beaucoup de pays » en ce qui concerne les efforts consentis par l´Etat cubain pour garantir le droit de la population à l´alimentation.
Des Dolomites à la cité des Doges (Italie) English translation pending
by Krikri6792 · 2007-11-10 · 4 replies
Nous avons choisi comme destination pour cette semaine des vacances de la Toussaint le nord-est de l’Italie. Notre projet (Quentin, Hervé et moi) était de faire quelques belles randonnées dans les Dolomites s’il faisait très beau et/ou de visiter quelques-unes des villes de cette région si la météo s’avérait moins clémente en montagne.

La Vénétie offre de très jolies petites villes : Belluno, Feltre, Bassano del Grappa, Padoue, Trévise, Vérone et bien sûr Venise….alors il y a de quoi faire !!!

C’est donc pour un voyage un peu improvisé, avec tout juste quelques informations glanées sur ce forum (merci à mlefevre et indirectement à Bulgare), quelques idées d’hébergements repérés sur internet, sans aucune réservation d’avance que nous quittons Grenoble le samedi 27 octobre…..en direction de l’Italie au gré de la météo !!!



La version accompagnée de photos est ici :
http://sites.google.com/...buleuxvoyagesitalie/

J1 (27/1O/07) : En route vers le nord-est de l’Italie.

Alors que nous quittons Grenoble sous une grisaille déprimante, le soleil apparaît derrière les crêtes bien avant la frontière italienne et nous accompagne tout au long du trajet : Turin, Milan, Bergame, Brescia….puis avant Vérone, nous bifurquons en direction de l’Autriche : Trente et enfin Bolzano que nous atteignons vers 17H. Voilà qui sera notre ville-étape pour ce premier soir.

A l’entrée de Bolzano, nous téléphonons à un hôtel situé sur les hauteurs de la ville (cf. guide Michelin). Complet ! Ça commence mal !!! Nous nous dirigeons alors vers le centre-ville et l’Office du Tourisme en quête d’un toit. Le coup de sifflet d’un agent de police nous rappelle à l’ordre, le centre-ville n’est accessible qu’à pied, il faut se garer. A l’Office de Tourisme nous trouvons porte close. Décidément ça commence très mal !

A tout hasard nous entrons dans l’hôtel devant lequel nous nous sommes garés. Et là nous trouvons notre bonheur. En plein centre de Bolzano, à l’hôtel Adria, au 5éme étage, une grande chambre pour nous trois avec coin kitchenette (pour nous faire le petit déjeuner), grande salle de bains et petit balcon. Parfait !

Rassurés sur notre hébergement, nous pouvons maintenant flâner dans le centre, arpenter les ruelles coquettes et animées et admirer les belles maisons de la via di Porticci. Ici on se croirait plus en Autriche qu’en Italie. D’ailleurs tout y est indiqué dans les deux langues, en italien et en allemand, et curieusement parfois d’abord en allemand. En effet, cette région est restée très longtemps sous l’influence du Tyrol et de l’Autriche (du 16ème s. à 1918) et ses habitants pratiquent indifféremment les deux langues.

A l’heure du dîner, nous choisissons le restaurant « Vögele » qui sert, dans les étages supérieurs, dans d’élégantes petites salles du 19ème siècle des plats typiquement ……autrichiens, pour Hervé une escalope viennoise, pour Quentin un contrefilet de bœuf et spätzle, et pour moi des médaillons de biche. Très bonnes prestations, bon rapport qualité-prix.

J2 (28/10/07) : En route vers les Dolomites.

A proximité de Bolzano, j’avais noté, sur le haut plateau du Renon (Ritten) la présence d’une bizarrerie naturelle : des cheminées de fées appelées ici « pyramides de terre ». Encore sous le charme des cheminées de fées de l’Utah ou de l’Arizona, j’ai voulu voir à quoi ressemblaient ces drôles de hoodoos.

A Longomoso le sentier n°24 jusqu’à Monte di Mezzo (1h A/R) permet de contempler cette curiosité de la nature dans un site panoramique offrant des vues vers de coquets clochers au milieu de vertes prairies. Au loin se dessine le massif des Dolomites.

Après cette jolie petite balade, nous prenons la direction des Dolomites via le Val Gardena. Peu après Selva di Gardena, pique-nique en face du Sasso Lungo.

Partout les mélèzes teintent la forêt de leurs couleurs orangées.

En s’approchant de Cortina d’Ampezzo, le paysage devient de plus en plus aride et minéral.

Enfin à 15H nous arrivons au lac de Misurina en même temps que les premières gouttes de pluie bientôt suivies par une averse de pluie et neige mêlées. Après l’averse, nous faisons le tour du lac dans une ambiance glaciale.

Nous en profitons pour nous installer à l’hôtel Quinz situé sur la rive nord du lac, au pied des fameuses Tre Cime di Lavaredo : une chambre avec vue sur le lac, jolis meubles en bois peint, impeccable. J’avais repéré cette adresse sur internet, d’ailleurs c’est la seule ouverte à cette période au bord du lac.

Notre hôtel au bord du lac.

Pour le dîner, le restaurant de l’hôtel est tout trouvé. A la carte une sélection de plus de 50 pizzas. Honnête, sans plus. Et déception au dessert, pas de glaces en cette saison alors que, sur le fronton de l’établissement, trône en grand le mot « gelateria ». Dommage !

J3 (29/10/07) : Tre Cime di Lavaredo.

Grand soleil sur Misurina ce matin malgré une fraîcheur glaciale (-2/-3°). Les abords du lac sont verglacés, la voiture couverte d’une belle couche de givre !

Il faut profiter de ce beau temps inespéré pour faire LA randonnée mythique dans ce massif des Dolomites : le circuit des Tre Cime di Lavaredo (3h30, 340m de dénivelé). Le point de départ du circuit, le refuge Auronzo (2320m), se trouve à 7kms du lac au bout d’une route à péage (gratuit en cette saison).

A 9h30 nous sommes prêts à entamer notre randonnée sur un chemin légèrement enneigé et verglacé. Tout autour des vues époustouflantes sur les « Cimes » !!!

Peu après le sentier passe à côté de cette jolie petite chapelle, rappelant que de nombreux soldats ont perdu la vie ici pendant la première guerre mondiale.

Du refuge Lavaredo (2344m) le trajet mène vers Forcella Lavaredo.

A partir de ce col le chemin maintenant nettement enneigé passe au pied du Monte Paterno.

Il faut faire ses propres traces dans la neige fraîche.

Au bout d’1H45, nous atteignons le refuge Locatelli (2405m) situé au pied de Torre di Toblin et du Sasso di Sesto. D’ailleurs, une extension permet en 40mn (+retour) d’accéder à un superbe point de vue, mais nous ne nous y aventurerons pas en raison de l’état des sentiers, potentiellement verglacés. En revanche, nous nous attardons longuement près du refuge pour profiter du soleil et de la vue sur tous les sommets environnants : les Tre Cimes, le Monte Paterno….

Une autre chapelle, à côté du refuge Locatelli.

Deux petits lacs, gelés : Laghi di Piani

A midi pile, trois choucas viennent se poser sur la terrasse du refuge, sonnant l’heure du casse-croûte et ils sont bientôt suivis par toute une nuée quand nous tirons notre repas du sac. Comme les oiseaux d’Hitchkock, ils fondent sur les croûtes de fromage qu’ils attrapent au vol avec des claquements de bec. Nous sommes au spectacle sur fond des Tre Cime !

Vers 13h, nous continuons notre circuit de retour. D’abord en descente, toujours dans un décor extraordinaire…

Puis en montée pour accéder à un plateau (Pian da Rin) parsemé de gros rochers et de touffes de petits conifères.

Une petite pause près d’une bergerie nous permet d’admirer encore et encore les Tre Cime.

Enfin une dernière montée vers le Col de Mezzo marque le retour vers le parking que nous atteignons vers 15H, totalement éblouis par la beauté de ces paysages.

En fin d’après-midi, nous regagnons Cortina afin d’avoir un plus grand choix en matière de restauration. Mais le centre-ville n’est pas très animé, beaucoup de boutiques sont fermées. Nous repérons l’hôtel-restaurant « Cornelio » à l’entrée de la ville et c’est là que nous dînons, dans un décor cosy : bon dîner, mais toujours pas de glace….

Nous passons une deuxième nuit à l’hôtel Quinz sur les rives du lac de Misurina.

J4 (30/10/07) : En route vers Venise.

Tempête de neige au réveil sur le lac Misurina. Pas de doute, il faut lever le camp, car sous la neige, rien n’est possible. En revanche, une ville peut toujours se visiter sous la pluie et puis, il y a les musées où éventuellement se réfugier.

Alors, c’est décidé, nous migrons vers Venise : 180kms, 3h de route. La pluie ne cesse pas et vers midi, nous arrivons à proximité de la Cité des Doges. Priorité : trouver un hôtel.

A l’entrée de la ville, nous nous arrêtons à une petite guérite renseignant sur les possibilités d’hébergement. L’hôtesse d’accueil nous dresse un tableau noir des hébergements de Venise (prix élevés, hôtels saturés en raison du 1er novembre férié et de la tenue de plusieurs congrès….) et nous vante les avantages des hébergements à Lido-di-Venezia (prix plus doux, quiétude de l’île, traversée en ferry avec la voiture à peu près au même prix que le parking à l’entrée de Venise, charme du parcours sur le canal St Marc…). Nous nous laissons tenter par cette proposition et retenons une chambre à la Villa Angelica.

Bientôt les premières vues de Venise, depuis le ferry, un peu tristes tout de même sous la pluie.

Arrivés à Lido, nous nous installons dans notre B&B dans une petite rue tranquille au fond d’un jardin. Une petite chambre pour nous trois, coquette et accueillante.

Vers 15h, nous prenons le vaporetto pour Venise (10mn pour la place St Marc) et c’est parti pour 3h de déambulation dans cette ville, au fil des canaux, des ponts, des petites ruelles….

L'incontournable Pont des Soupirs.

Petits canaux

Vue du Grand Canal.

Le dîner est bienvenu après une après-midi de marche. Nous nous attablons dans un de ces restaurants le long du Grand Canal, près du pont du Rialto.

C’est bon, mais un peu trop touristique. Avant de reprendre le vaporetto vers Lido, une bonne glace à l’italienne s’impose…et ici, les gelateria ne manquent pas !!!

La nuit est tombée quand nous reprenons le vaporetto du retoutr !

J5 (31/10/07) : Venise 2.

Hourra ! Le soleil est de retour ce matin. Nous libérons notre chambre, ce soir on change de destination : pour où ? Rien n’est encore décidé.

En tout cas, il faut profiter de cette magnifique journée pour rester à Venise et c’est vrai que la ville a une autre allure ce matin.

Le trajet vers le quartier de Cannaregio (1h) nous permet d’admirer tous les palais, églises et curiosités le long du Grand Canal.

Un « palazzo » richement décoré.

Demeures vénitiennes.

Le pont du Rialto.

Ca’d’Oro.

La Basilique San Geremia.

Après cette balade au fil de l’eau, nous nous promenons dans les petites ruelles de Cannaregio, beaucoup moins touristiques et profitons du calme.

Rio di San Girolano.

Dans Cannaregio.

Jusqu’au très poignant Ghetto.

Retour vers un quartier plus animé.

Puis toujours au fil de l’eau pour nous rapprocher de la Gallerie dell’Accademia.

Venise vaut également qu’on visite au moins l’un de ces musées. Nous choisissons le musée de l’Accademia pour son panorama significatif des arts de la Vénétie entre le 14ème et le 18ème siècle. Nous sommes tout particulièrement attirés par le « Portrait d’un jeune homme dans son cabinet » où Lorenzo Lotto laisse entrevoir dans le regard de l’homme lisant, une pensée ou un souvenir….

Après cet intermède culturel, un dernier tour vers le quartier St Marc (que nous avions vu la veille sous la pluie).

Le Palais des Doges, le Campanile et la Basilique.

La place St Marc et ses nuées de pigeons.

Après cette magnifique journée, nous embarquons à nouveau sur le ferry pour une dernière vue sur Venise au soleil couchant.

Il est temps de nous occuper de notre prochaine destination. Le beau temps annoncé pour les prochains jours nous donne très envie de retourner dans les montagnes. Et pourquoi pas les Dolomites de Belluno ?

J’avais noté la petite ville de Feltre (85kms de Venise) et repéré sur internet un joli B&B, Villa Rosa, en pleine nature, au pied des Dolomites.

Un coup de téléphone et l’affaire est réglée. Un « cottage » sur deux niveaux avec deux chambres, salle de bains, cuisine équipée est disponible (au prix d’une chambre). Super !

Route vers Feltre et la Villa Rosa que nous atteignons de nuit. La situation est, on ne peut plus calme, au bout d’un chemin de terre, entourée de forêts, vue superbe : un hébergement comme on les aime. Nous décidons d’y passer les trois nuits restantes.

La Villa photographiée de loin, le lendemain.

J6 (01/11/07) : Vers le refuge dal Piaz.

Brouillard sur la Villa Rosa ce matin. Mais une heure plus tard le soleil reprend le dessus. Nous voulons randonner et essayons de trouver une destination dans la documentation trouvée sur place.

Le Passo Croce d’Aune semble être un bon point de départ. De là le sentier 801 mène au refuge dal Piaz, mais il faut prendre en compte les 1000m de dénivelé ! Sportif !

Pour être d’attaque, il faudrait compléter nos provisions, or nous sommes le 1er novembre férié. Nous trouvons bien des boulangeries ouvertes, mais elles vendent les jours fériés uniquement de la pâtisserie. Nous trouvons un peu plus loin une petite épicerie ouverte, mais les jours fériés, seul le journal peut être vendu, interdiction de vendre autre chose. Bon, il va falloir rationner le pique-nique ce midi !

Nous démarrons enfin à 11h30 notre montée vers le refuge (2h30 et 1000m de dénivelé). Ça grimpe rude dans la forêt et la montée paraît interminable. Mes hommes se traînent un peu, alors, vaillante, je me charge du sac à dos.

La couleur dorée des mélèzes illumine la forêt.

Plus haut, le sentier coupe à plusieurs reprises la voie de l’Alta Via delle Dolomiti 2.

Au bout de 2h45 et deux pauses pique-nique, nous arrivons au refuge, bien fatigués. Nous profitons de la vue sur la vallée, les crêtes alentours, prenons un bain de soleil et un peu de repos avant la descente.

A 15h, il faut penser à retourner car le soleil décline tôt en cette saison. Une heure et demie plus tard, nous avons dégringolé les 1000m et retrouvé notre voiture.

Ce soir, restaurant obligatoire, car les provisions sont à sec. Nous dînons dans le centre historique de Feltre, à la « Belle Epoque ». Décor intime et feutré dans une petite salle voûtée. Excellent dîner et spécialités italiennes en dessert.

En rentrant, tout près de la Villa, une forme furtive traverse le chemin de terre. Un chevreuil peut-être ? Hervé dit avoir nettement identifié un gros lièvre avec de grandes oreilles….Drôle de lièvre qui ressemble à un chevreuil ! Le mystère reste entier.

J7 (02/11/07) : Vers le lago del Mis.

Des courbatures au réveil (eh !oui nous avons un peu forcé hier) nous font opter aujourd’hui pour une journée de tourisme tranquille.

Sur les conseils de la maîtresse des lieux, nous prenons la direction du Lago del Mis après avoir fait le plein de courses.

A l’extrémité de ce lac artificiel, nous faisons une petite balade vers la Cascata la Soffia.

Après le pique-nique au bord du lac, nous consultons le panneau d’information qui nous indique une petite randonnée : le sentier nature du Val Forcina (1h15, 200m de dénivelé). C’est parfait pour nos muscles endoloris !

Le sentier surplombe le torrent Falcina qui se jette dans le lac del Mis. Il longe le flanc de la falaise jusqu’au fond de la gorge puis revient en face. Le trajet est déjà à l’ombre mais le soleil est encore bien présent sur les hauteurs.

Couleurs d’automne !

Après cette petite randonnée, nous retournons près de Feltre. Depuis les fenêtres de notre cottage, nous apercevons la Basilica San Vittorio (11/12ème s.) à Anzu que nous voulons visiter.

La basilique photographiée depuis nos fenêtres.

Vue de Feltre depuis San Vittorio.

Au moment de rejoindre notre cottage, les phares de la voiture éclairent un joli chevreuil sur le bas-côté du chemin de terre conduisant à Villa Rosa. Ah ! C’était donc ça, notre « lièvre » d’hier soir. Notre hôtelière confirme sa présence occasionnelle sur la propriété .

J8 (03/11/07) : Retour en France par le lac de Côme.

C’est l’heure de quitter le calme de la Villa Rosa. Afin de profiter de cette dernière journée, nous décidons de faire un petit détour par les bords du lac de Côme.

Nous faisons donc route vers Padoue, Vérone, Brescia, Bergame. Là nous quittons l’autoroute en direction de Lecco, puis nous longeons la rive du lac jusqu’à Bellagio où nous faisons un petit arrêt pour découvrir ce lieu de villégiature agréablement situé.

Puis nous reprenons la route vers Côme, puis l’autoroute vers Milan et Turin. Retour à Grenoble vers 21h et le lendemain retour à Paris, les vacances sont finies.

Nos conclusions.

Le coup de cœur de ce voyage va indéniablement aux Tre Cime de Lavaredo, randonnée dans des paysages éblouissants de beauté.

Dans un autre domaine, Venise (surtout sous le soleil) est également un must. Canaux, gondoles, ponts, ruelles, palais…..ville légendaire qui vaut également le détour !

Nous avons également été touchés par le charme de la petite ville de Feltre et la situation exceptionnelle de la Villa Rosa.

Mais nous regrettons un peu de n’être pas retournés dans les Dolomites d’Ampezzo où les randonnées auraient été plus spectaculaires.

Voilà une raison pour y retourner !

Krikri (texte) et Hervé (photos) le 10 novembre 2007.
Argentine au mois d'août 2007 English translation pending
by Lapomilla · 2007-11-06 · 9 replies
ARGENTINE-BOLIVIE, août 2007 Nous avons fait un voyage magnifique d’un mois en Argentine au mois d’août dernier. Je me suis beaucoup aidée de ce forum pour la préparation du voyage. Ce récit est donc ma petite contribution au forum et a essentiellement pour but d’aider les suivants dans leur préparation par quelques infos pratiques.

Pour accompagner, vous pouvez voir une sélection de photos (on en a fait pratiquement 2000, c’est dire la beauté des paysages !) sur
http://carotic.free.fr/Argentine-Bolivie

En préambule je voulais juste dire que tout ce qu’on a fait est faisable sans problème ; certes, ça fait beaucoup de kilomètres mais on n’a pas eu pour autant l’impression de passer notre vie dans les transports ni de courir (évidemment si on dispose de plus de temps tout ne sera que mieux apprécié...). Et contrairement à ce qu’on avait beaucoup entendu par les agences notamment, la Patagonie au mois d’août, ça se fait ! On a sûrement eu de la chance avec le temps, mais j’ai été en contact avec un belge qui avait fait à peu près le même parcours l’année d’avant, avec une météo aussi favorable. On n’a pas eu du tout de vent, donc il a fait froid mais sans plus (comme en hiver en France, on met un bon manteau, des gants... et voilà). En fait c'est sur la Péninsule de Valdes qu'on a eu le plus froid, à cause du vent. Les journées sont un peu courtes vu que le soleil se couche aux alentours de 17h, 17h30 mais l’avantage c’est que le soleil est toujours bas et donc la lumière géniale pour les photos !!! L’itinéraire n’est pas forcément des plus optimisés mais nous avions plusieurs contraintes : nos dates de congé non modulables et retrouver nos amis arrivant en Argentine par le sud du Chili à une date précise aussi.

Le parcours : 4/08 Paris-BA 5/08 arrivée BA ; Puerto Iguazu (avion) 6/08 Iguazu 7/08 Iguazu ; départ pour BA (bus) 8/08 BA 9/08 BA-Calafate (avion) 10/08 El Calafate (Perito Moreno) 11/08 El Calafate-El Chalten (bus) 12/08 El Chalten 13/08 El Chalten + retour El Calafate (bus) 14/08 El Calafate (Croisière Todo glaciares) 15/08 El Calafate – Rio Gallegos (Bus) connection pour Puerto Madryn (bus) 16/08 Puerto Madryn 17/08 Péninsule de Valdes 18/08 Trelew-BA-Salta (avion) 19/08 Salta 20/08 Salta-Cafayate 21/08 Cafayate-Cachi-Chicoana 22/08 Chicoana-Tilcara-Purmamarca 23/08 Purmamarca-Abra Pampa-Iruya 24/08 Iruya-Humahuaca-Tilcara 25/08 Tilcara-La Quiaca (Bus) ; Villazon-Tupiza (Train) 26/08-29/08 Tour en 4x4 dans le Sud Lipez, de Tupiza à Tupiza via Uyuni 30/08 Tupiza-Villazon (Train) ; La Quiaca-Salta (Bus) 31/08 Salta-Santa Rosa de Tastil (AR) ; Salta-BA (avion) 01/09 BA-Paris (Avion)

En détails : On avait réservé les vols intérieurs depuis la France, par internet via l’agence Equinoxe (basée à Buenos Aires, ce qui permet d’avoir des tarifs « locaux ») et les hotels à Puerto Iguazu (pour ne pas avoir à galérer en arrivant, et en Patagonie (on n’avait pas envie de se retrouver à la rue là-bas à cette saison !!) ; pour le reste on a improvisé sur place.

4/08 Départ de Roissy. Vol avec Air France (peut-être un peu plus cher que d’autres compagnies, mais au moins vol direct et d’après ce que nous ont dit des argentins sur Aerolineas argentinas, il y a beaucoup de vols de bagages sur les vols internationaux).

5/08 : Arrivée autour de 8h à l’aéroport international de Buenos Aires (Ezeiza). Taxi pour Aeroparque (40 minutes un dimanche matin ; 26$US) Avion pour Puerto Iguazu à 12h25, arrivée 14h10 (en théorie ; 1h30 de retard en pratique !) Taxi (nous avait été envoyé par l’hotel) 50$ (l’aéroport est assez loin de Puerto Iguazu) Hotel : La Sorgente Posada Av. Cordoba 454 réservé par internet. 145$/nuit (le plus cher du voyage, mais on voulait quelque chose de bien pour se remettre du vol transatlantique ; on n’a pas été déçus ; de loin le meilleur petit déjeuné de tout le voyage) Resto : La esquina, bof : bruyant, buffet style ClubMed

6/08 : Chutes d’Iguazu côté Argentin Il faut bien 8h pour tout faire à pied sur la journée. Bus local jusqu’aux chutes (départ toutes les 30 minutes) Entrée du parc : 30$ (valable 2 jours) Sendero Macuco (sentier (environ 3h AR) dans la jungle jusqu’à une petite chute, à faire tôt le matin pour voir plein d’animaux, après il y a trop de passage et déjà au retour on n’a pratiquement plus rien vu) Garganta del Diablo ; Circuito inferior + Isla San martin (dernier départ du bateau à 15h45) ; Circuito superior ; nous on n’a pas voulu faire le tour en zodiac (trop « à touriste » à notre goût ; si vous le faites prévoir un change, les gens étaient complètement trempés à la sortie)

7/08 : Chutes d’Iguazu, côté Brésilien + barrage Itaipu + parc aux oiseaux On a fait ce tour au Brésil avec le même taxi que pour venir de l’aéroport (pour un prix raisonnable que j’ai oublié de noter). Il est possible de tout payer en pesos. Entrée parc des chutes 35$ ; Barrage Itaipu 21$ ; Parc aux oiseaux 30$ On a été un peu déçus par le parc aux oiseaux car on avait lu qu’ils étaient dans leur environnement naturel ; certes on se balade dans la forêt, mais les oiseaux sont bel et bien en cage comme dans n’importe quel zoo...)

Si vous pouvez, les chutes sont vraiment à voir des 2 côtés, la vue y est complètement différente. Si vous n’avez qu’une journée, je conseillerais le côté argentin, plus complet puisqu’on peut les voir d’en haut et d’en bas.

17h45 Départ en Bus pour BA, en cama (pratiquement complètement allongés) avec El Tigre de Iguazu (Très bien, très confortable ; pas de souci pour dormir ; d’après notre expérience plus tard, le service et les repas sont très nettement supérieurs à ceux qu’on a eu sur les bus Andesmar). 155$

08/08 Buenos Aires Arrivée à 12h30 à Retiro, en avance sur l’heure prévue. Hotel Varela, chambre double avec douche, 48$ : glauque (pas de fenêtre, pas de chauffage) mais très peu cher pour un hotel en plein cœur de San Telmo (ça passe pour 1 nuit mais on n’y serait pas restés plus longtemps !!) Balade dans le centre de Buenos Aires (San Telmo, MicroCentro...). Nous on n’a pas vraiment aimé Buenos Aires, une ville à l’européenne sans trop d’intérêt (sauf si on a envie de faire des musées, y’en a à tous les coins de rue) du coup on a même reculé notre vol à la fin du séjour pour ne pas y rester plus longtemps.

09/08 BA – El Calafate : 3h30 de vol Taxi jusqu’à El Calafate, aéroport assez loin de la ville. Hotel : Hostel del Glaciar libertador (auberge de jeunesse, site très bien fait sur internet) Chambre double avec salle de bain 96$/nuit ; petit dej en sus pour 12$/personne (la version chambre double est vraiment comme une chambre d’hotel nickel, sinon possibilité aussi de dortoir).

10/08 El Calafate « Tour alternativo » Glacier Perito Moreno : 128$ + 30$ entrée parc national Guide très sympa, chauffeur (« el indio ») super pour repérer les animaux le long de la route. L’alternatif n’était qu’une inversion par rapport aux autres tours opérateurs : on a commencé par le Belvédère et on a fini par le tour en bateau (l’avantage c’est qu’on était tout seuls sur le belvédère pour admirer en paix le glacier. Départ 9h (le jour commence à pointer son nez), retour 16h

Pas beaucoup de restos ouverts à Calafate à cette époque ; on est allés plusieurs fois dans une pizzeria, et une fois au resto Casimiro (assez chic et donc pas donné, mais bife de lomo, le meilleur jamais mangé !), le tout sur l’avenue principale.

11/08 El Calafate – El Chalten : départ 8h, arrivée 11h30 ; Compagnie Caltur ; 80$ AR D’après ce qu’on avait lu, il n’y a que 3 bus par semaine, mais d’après ce qu’on a vu, il y en avait tous les jours... A notre arrivée, il neigeait, on n’y voyait rien, on est que 3 à avoir débarqué du bus et y’avait personne d’autre dehors... Là on était vraiment au bout du monde !!! Heureusement notre hotel n’était qu’à 2 pas. Hosteria Kalenshen : 120$/nuit, (site sur internet) avec piscine intérieure chauffée (la seule du village donc à certaines heures fait office de piscine municipale). Détail qui a son importance car par mauvais temps (comme cela a été le cas toute cette journée), il n’y a rien à faire à El Chalten (Pas de TV, par d’internet à cause de la neige...). On a eu un peu peur d’avoir 3 jours comme ça mais heureusement le temps c’est levé le lendemain. Le seul resto, et seul autre hotel du village ouvert à cette époque où logeaient la plupart des autres « aventuriers » est le Rancho Grande (auberge de jeunesse).

12/08 El Chalten Attention les journées sont assez courtes : jour de 9h à 17h en gros Matin une fois le temps dégagé : Balade dans la neige : Chorillo del Salto (12km AR) Midi au resto Rancho Grande ; puis balade digestive jusqu’au premier mirador sur le chemin du lago Torres. Vue la neige qui était tombée, pas possibilité de balade plus longue sans raquette et c’était pas possible d’en louer à cette époque (on aurait juste pu en avoir par un ami de la proprio de l’hotel...)

13/08 El Chalten Balade jusqu’à la Laguna Capri ; vue sur le Fitz Roy ; 4h30 dans la neige avec de longues pauses photo. Le chemin avait été bien tassé et marqué par les gardes du parc, donc pas besoin de raquettes.

17h-20h15 retour en bus à El Calafate

14/08 El Calafate Croisière en bateau, compagnie Fernand Campbell (toutes les agences vendent la même croisière) : « Todo Glaciares » 175$ + 18$ de transfert en bus + 30$ entrée parc national

15/08 Transfert vers la Péninsule de Valdes : Départ 12h de El Calafate (le seul départ plus tôt était en plein milieu de la nuit), arrivée 16h30 Rio Gallegos (Compagnie TAQSA, 33$, réservé la veille au soir) Départ de Rio Gallegos à 18h (Andesmar, en semi-cama 144$ ; y’avait plus de place en cama – il n’y en a que 6 dans les bus Andesmar ; on n’avait pas réservé car sur internet, site de l’office du tourisme de rio gallegos, on avait trouvé d’autres horaires plus intéressants, mais apparemment les infos du site ne sont pas bonnes...) Les infos sur les horaires de bus & co dans la région étant assez difficiles à trouver je vous donne une adresse mail d’une agence de « transport de passagers » à El Calafate, située dans la gare routière, qui nous avait donné de bonnes infos sur place : freddy@cotecal.com.ar)

16/08 Puerto Madryn Arrivée à 12h30. Installation à l’Hotel International (démarchage dans la rue) : appart pour 4 : 160$/nuit Pas possible de faire d’excursion dans l’après-midi. Balade sur la plage, d’où on aperçoit déjà des baleines. Resto El nautico : excellent rapport qualité/prix (menu varié, très bon, ambiance sympa)

17/08 Péninsule de Valdes Excursion dans la péninsule depuis Puerto Madryn 150$ (bateau inclus) + entrée parc national 40$ Génial pour voir les baleines à moins d’1 mètre et qui passent sous le bateau. Par contre il n’y a pas beaucoup d’autres animaux à cette époque (on a vu quelques lions et éléphants de mer de loin). L’excursion à Punta tombo n’est pas à faire à cette saison, il n’y a pas de pingouins (on a vu les 2 premiers qui arrivaient en mer).

18/08 Puerto Madryn-Salta Transfert de Puerto Madryn à l’aéroport de Trelew en bus (navette qui fait le tour des hotels, à réserver la veille auprès du gérant de l’hotel). Vol à 9h45 pour BA, arrivée à 11h30 ; puis vol BA-Salta en théorie 17h-19h30, en pratique plus de 2h de retard. Hotel Terra Oscura sur calle Cordoba: dortoir de 6, 25$/personne Resto Martinez (sur la place en face de l’hotel), très bon et pas cher. Les meilleures empanadas que nous ayons goutées pour 1$ l’empanada !

19/08 Salta Prospection pour location de voiture, on a fait toutes les agences ouvertes un dimanche : Salta Rent a car : 325$/jour pour un SUV urbain (rien d’autre à proposer) ; drop off Tilcara 220$ Asis : 280$/jour pour Kango Argentina car rental : 250$/jour km libre, pour Volvo full ou Kango Drop off possible à Purmamarca 170$, Tilcara 195$, Humahuaca 220$ ou La Quiaca 350$ Hertz (fermé) Earth : 187$/jour en cash pour Volvo full ; drop off n’importe où pour 1$/km On a pris cette dernière option. On avait un peu peur pour la taille de la voiture, à 4 avec nos 4 gros sacs à dos, mais sans problème les 4 sacs sont rentrés dans le coffre (qui sont bcp plus grands que sur les voitures européennes !) Voiture correcte, avec roue de secours et barre pour tracter (ça ne nous a heureusement pas servi à nous, mais à dépanner une autre voiture bloquée sur une grosse pierre!) PM : petite excursion sans grand intérêt sinon passer le temps dans Salta et les alentours (cerro, San Lorenzo...) Cette journée de transition avait pour but d’attendre nos copains qui sont eux venus en bus depuis Puerto Madryn (moins cher que l’avion mais pratiquement 40 heures de bus, direct avec Andesmar !)

20/08 Début de notre « road trip » : Salta-Cafayate par la route 68 (goudronnée) et la quebrada de Cafayate (quebrada de las Conchas) ; départ vers 11h30 de Salta, arrivée vers 17h30 à Cafayate, en prenant tout notre temps pour plein de photos, avec détour vers le lac artificiel de Dique Cabra Corral et petite balade - comme l’avait conseillé mlefevre dans son récit de voyage sur ce même forum – sur une piste qui part sur la gauche sans indications à une vingtaine km au nord de Cafayate, large vallée désertique de rochers multicolores. C’est beau et y’a personne ! A faire aussi, s’arrêter au niveau de 3 cruces (les 3 croix), et monter en haut de la dune sur la droite ; vue magnifique sur la vallée. Hôtel : Hospedaje del Centro 30$/pers, simple et correct, sans petit dej (pris sur la place) 21/08 Cafayate-Chicoana Départ de Cafayate à 10h30 (un peu tard) par la Ruta 40; arrivée à 14h à Molinos (essence 45l pour 100$, 330km depuis Salta) ; encore 1h30 de route de terre merdique et chaotique jusqu’à Cachi (le pire tronçon des 7 jours de voiture) ; Cachi-Chicoana : 3h30 de route goudronnée ; on a fini de nuit, c’était un peu galère et en plus du coup on manque une partie du paysage... donc prévoir de partir plus tôt le matin. Hotel del Sol : 20$/pers (chambre de 6 lits pour 4) sans petit dej (pris sur la place).

22/08 Chicoana-Purmamarca Départ 9h, passage par Salta à 10h (essence : 25l, 51$ pour 210km) puis direction Jujuy par la route pittoresque de la corniche, traversée forêt luxuriante (ça change des paysages désertiques !), détour par las Lagunas de Yala (chemin de terre assez raide). Arrivée à Tilcara vers 16h. Tous les restos sauf 1 sont fermés à cette heure-là. Réservation hotel pour dans 3 jours. Retour sur nos pas pour arrivée à 18h 18h30 à Purmamarca (avec sur la route arrêt au niveau de la Paleta del Pintor, à voir idéalement comme nous au coucher du soleil, d’en haut d’une bute !) Hotel El Cardon chambre avec chauffage (intéressant pour faire sécher le linge !) pour 4 à 160$/nuit avec vue exceptionnelle sur la montagne aux 7 couleurs (petit dej inclus) Le soir on tombe sur une fête de village typique répétition pour la fête de la Pachamama qui a lieu le 30 août.

23/08 Purmamarca-Iruya Balade autour de la Montagne aux 7 couleurs (Camino de los Colores, 3km). Puis départ vers 11h direction Abra Pampa via la ruta 40 qui traverse le Salar (route de terre mais rectiligne et correcte). Vaut mieux pas tomber en panne là car on n’a croisé personne (sauf 1 voiture, en panne justement qui était bien contente de nous voir passer !) : 170km/3h30. Essence à Abra Pampa. Puis direction Iruya : 65 km de route goudronnée (la 9) puis bifurcation à gauche sur la 13 : route de terre merdique (mais moins que ce à quoi on s’attendait en lisant les récits précédents sur internet : il y a de gros efforts d’entretien, la route n’est pas prête d’être goudronnée mais elle est de moins en moins chaotique, donc on passe sans problème sans 4x4 => 54km en 2h30 ; au retour quand même on s’est pris une pierre sur le pare-brise, que nous a envoyée un abruti d’âne, donc attention aux chutes de pierre en passant près des falaises – une fois qu’on est redescendu dans la vallée – elles ne sont pas sécurisées). Une ligne électrique est en train d’être tirée jusqu’à Iruya, pour l’instant c’est limité aux panneaux solaires.

24/08 Iryua-Tilcara Iruya : départ à 11h. 2h15 pour faire les 54km de la ruta 13 (ou 113). Repas à Humahuaca. Arrivée 15h30 à Tilcara. On fait laver la voiture intégralement à la station essence pour 9$ (extérieur + intérieur – on n’en revenait pas du prix vu l’état de la voiture après 7 jours de poussière !!!) Hotel Malka : sympa : bungalow pour 4 pour 140$ (petit dej pas inclus mais on avait une cuisine pour se le préparer) Resto La Playa sur Belmonte, très bon.

25/08 Tilcara-La Quiaca ; Villazon-Tupiza Le passage de cette fameuse frontière Argentino-Bolivienne a quelquechose d’assez mystérieux, puisqu’apparemment en Argentine à moins de 300km de cette frontière que des milliers de touristes et d’argentins traversent chaque mois, personne ne sait ce qui se passe. A la gare routière de Salta, personne – ni les renseignements, ni aucune des compagnies se rendant là-bas - n’a su (voulu) nous renseigner sur les horaires des bus/trains partant de Villazon. Et même en téléphonant à une compagnie à La Quiaca, impossible d’avoir de réponse. Il faut quand même savoir que les différentes compagnies argentines (Balut, FlechaBus, Andesmar...) ont des succursales à Villazon à côté de leurs homologues boliviennes...!! Donc insh’Allah on verra bien ce qui se passe de l’autre côté... Départ 9h45 donc de Tilcara (normalement 9h15) avec la compagnie Balut (bus très bien, on avait des places en haut juste devant le pare-brise, nickel pour admirer dans l’autre sens la Quebrada de Humahuaca). Arrivée à 12h30 à La Quiaca Passage de la frontière sans problème, en 30 minutes... L’avantage d’être touriste, on a une file spéciale réservée, donc on passe un peu devant tous les « locaux ». La gare routière est assez loin, la gare encore plus, donc avec les sacs à dos ça se fait mais un petit taxi n’aurait pas fait de mal, surtout que l’altitude se fait sentir ! C’est pas encore ici qu’on aura des sous : le seul distributeur de la ville est HS (apparemment c’est rare quand il ne l’est pas), donc prévoir d’avoir de la monnaie pour pouvoir avoir des bolivianos car les changes ne prennent pas non plus la CB. Il y a 1h de décallage par rapport à l’Argentine (il est 1h de moins). Il y a un bus qui part à 15h mais d’après ce que j’ai lu sur internet, les bus boliviens sont loin d’être sûrs... Donc comme on est samedi, on va tenter notre chance par le train (Expresso del Sur) qui part à 15h30. Le guichet pour vendre les billets n’ouvre qu’à 14h. Les horaires et les tarifs de cette page sont valables : http://www.fca.com.bo/...jeros/itinerario.jpg On a pris nos places en classe « salon » pour 22bo (à peine 2€). On avait rencontré un bolivien qui nous avait dit que jusqu’à Tupiza c’était pas la peine de prendre « ejecutivo » (la classe au-dessus), que la seule différence c’était qu’ils donnaient couverture et repas. Effectivement c’est très bien comme ça. Arrivée vers 18h15 à Tupiza.

Je passe sur les 4 jours dans le sud lipez. Tout était organisé parfaitement par l’agence Tupiza Tour, donc pas vraiment de truc à savoir, les détails se trouvent partout sur les forums et les sites de agences.

30/09 Pour le retour, on a aussi pu prendre le train, le jeudi matin ; le Wara Wara, cette fois. J’avais lu qu’il était beaucoup moins bien que l’Expresso del Sur. En fait c’est effectivement plus populaire, il s’arrête plus souvent mais sinon c’est nickel (y’a pas la télé comme dans l’Expresso et c’est pas plus mal !!). Départ 9h05 et arrivée à 12h15 à Villazon (pour 13Bo en classe « popular ») (équivalent 13h15 argentin) Cette fois-ci on prend un taxi pour 3Bo/personne jusqu’à la frontière, que l’on passe encore rapidement. A peine arrivés à la gare routière de La Quiaca, on se fait happer par un bus d’Andesmar qui part 5 minutes plus tard (à 14h) pour Salta, donc même pas à attendre, timing nickel. Pour info Balut a des départs à 8h50, 10h, 15h, 20h et 00h ; et FlechaBus 15h30 et 23h15. Et puis y’en a plein d’autres qui vont ailleurs. On s’est fait juste avoir parce qu’ils nous ont dit qu’il était direct et mettait 6h pour aller à Salta. En fait le bus s’est arrêté 3 fois, dont pratiquement 2h à Jujuy... Donc arrivée à plus de 23h à Salta. Heureusement à la gare routière de Salta, y’a plein de démarcheurs d’hotels qui attendent. On est donc allés à l’auberge de jeunesse Backpackers, taxi payé par eux, pour une chambre double avec sdb privée et petit dej pour 50 pesos pour 2 ! On mourrait de faim (avec cet enchaînement on n’avait rien mangé) et on a pu aller au resto que nous avaient conseillé plein d’argentins : « les meilleures empanadas d’Argentine » : Doña Salta, en face du couvent. Effectivement très bonnes et très juteuses (mais j’ai quand même préféré celles de chez Martinez).

31/08 Salta Le vendredi on a reloué une voiture pour la journée chez Hertz, ce qui nous a permis d’être libres pour faire la Quebrada del Toro et rendre la voiture à l’aéroport. Comme Martinez fait aussi des trucs à emporter, on avait nos empanadas comme encas !

Voilà voilà un voyage génial qui se termine, j’espère que ce récit servira à d’autres ! Pour info, partout sauf en Bolivie on a eu des douches chaudes.

Les 2 seules mauvaises expériences de l’Argentine : l’argent (CB visa) et les vols intérieurs 1) Venir avec des Euros en liquide (pas la peine d’avoir des dollars). Pourquoi en liquide ? : je ne m’étalerai pas sur le sujet, il y a plusieurs discussions sur le forum là-dessus, mais notre expérience c’est : Avec une CB visa (normale ou premier), impossible de retirer plus de 300 pesos (soit 70€) à chaque fois. Il est possible de retirer plusieurs fois de suite, mais bon ça multiplie les commissions. Nous n’avons pas non plus réussi à obtenir de l’argent aux guichets des banques, ils nous renvoyaient d’une banque à l’autre, et même après plus d’une heure de parlementations pour essayer de savoir pourquoi on ne pouvait pas retirer d’argent, ça n’a rien donné (la banque locale a appelé Visa, qui renvoyait la faute sur notre banque à nous...). Je précise que le blocage ne venait pas de notre banque ni du plafond de retrait à l’étranger puisqu’en Bolivie nous n’avons eu aucun soucis. Au final, à notre retour notre banque nous a remboursé les frais de retrait. Mais bon vaut mieux essayer de voir avec eux avant le départ. Et pour info les banques ferment à 15h !

Changer l’argent à l’aéroport international ; le taux de change y est de loin le plus intéressant (pas au premier bureau de change Global exchange, cher et plein de monde, mais aller jusqu’au Banco de la Nacion), à Aeroparque le taux de change est du vol. Nous on a eu un peu peur d’arriver trop tard pour notre vol à Aeroparque donc on n’a pas pris le temps de changer à Ezeiza, on aurait dû on avait largement le temps... Du coup on a changé à Iguazu, à la frontière avec le Brésil (taux de change normal).

2) Prévoir de la marge sur les vols intérieurs d’Aerolineas argentinas, il y a TRES souvent du retard. Une spécialité : faire des regroupements de vols quand il y a plusieurs vols pour une même destination dans la même journée et qu’ils ne sont pas pleins => retard assuré pour le premier, et au moment de rentrer dans l’avion on vous annonce : « placement libre », un scandale, y’avait des mamans qui n’arrivaient du coup pas à avoir de place à côté de leur gamin... Même si on ne vous le signale pas, normalement vous avez droit à un repas en cas de retard, s’adresser au guichet de la compagnie et demander un Voucher.

Sur les vols intérieurs, on vérifie que l’étiquette sur votre bagage correspond bien à celle que vous avez avec votre carte d’embarquement avant de sortir de l’aéroport (c’est bien ça doit éviter les vols de bagage !) Donc pensez à bien garder votre carte d’embarquement jusqu’au bout !
Séjour à Salvador de Bahia et Salta English translation pending
by Dormeuse · 2007-11-02 · 12 replies
Bonjour, nous préparons un voyage Brésil/Argentine avec un séjour de 4 jours à Salta.Quelqu'un peut il nous conseiller sur les meilleurs endroits à visiter dans ce laps de temps ? Le train des nuages fonctionne t'il toujours ? sinon comment se rendre sur le site ? Nous aimerions trouver un hôtel à prix modéré (chambre double simple mais propre et tranquille, avec sanitaires privés), dont les propriétaires pourraient nous guider ou nous mettre en contact avec un guide motorisé pour les excursions qui ne se feraient pas en bus. "Le petit futé" parle de l'Hôtel del cerro, le "Routard" mentionne le Petit Hotel, quels sont les prix pratiqués actuellement ? et lequel des deux préférer? par rapport surtout aux renseignements et accompagnement.

Les mêmes questions se posent pour le Brésil où nous sommes attirés par Salvador de Bahia, mais pour seulement 2 jours. Où y dormir, à prix modéré, dans un endroit sécurisé mais proche du centre ? Comment trouver un guide sérieux ? Merci à ceux qui nous feront profiter de leur expérience dans ces deux endroits. Dormeuse
Excursions en Jamaïque English translation pending
by Tess272002 · 2007-10-17 · 15 replies
quelqu'un peut il me donner une idée du prix des excursions principales en jamaique. merci
Comment passer l'hiver dans le Yukon ou l'Alaska? English translation pending
by Thebaskman · 2007-09-18 · 72 replies
🤪 salut tous le monde, je suis a la recherche de la maniere de vivre mon reve, vivre dans une cabane en rondin de bois, dans le nature avec des spot d`escalade et de randos etc....... j`ai deja fait le premier pas, je me trouve actuelement dans le parc natinale de jasper, dans l`alberta, les montagnes rocheuses canadiennes mais c`est pas assez sauvage pour moi. je voudrai allez prospecter vers le yukon ou l`alaska, et je voudrai savoir si quelqu`un aurait des infos sur le style de travail que je pourrais trouver en hiver par la-bas.......tous les plans sur ces deux destinations sauront les bien venus. merci a toute et tous qui comme moi vive pour realiser leur reve, poursuivre son etoile et suivre la voie (x) de leur ame.
De New York au Far West (2 et fin) English translation pending
by Krikri6792 · 2007-09-13 · 23 replies
Voilà la suite de notre carnet de voyage qui nous a mené de Salt Lake City à San Francisco.



La version accompagnée de plus de photos est ici :

sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/

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L'amphithéâtre de Bryce Canyon

Peu de kilomètres à parcourir ce matin ce qui fait qu'à 10h nous franchissons déjà l'entrée de Bryce Canyon. Nous filons tout de suite jusqu'au bout de la route pour découvrir en matinée les différents points de vue en voiture, en commençant par Rainbow Point et en finissant par Inspiration Point. Ce qui frappe d'emblée, c'est la fraîcheur sur ce plateau de sapins et d'épicéas.

Et nous trouvons là un paysage étrange parsemé de pointes, de pinacles, de clochers, de flèches et de cheminées.

Mais aussi des images plus insolites d'animaux posant pour les touristes.

Et des touristes il y en a beaucoup. C'est vrai que nous venons de coins où il n'y avait parfois personne ou presque. Alors, on a un peu de mal à apprécier Bryce avec toute cette foule.

A Sunset Point (vers midi), c'est presque l'embouteillage ! Nous fuyons vers une aire de pique-nique un peu plus loin. Enfin tranquilles ! Nous nous attardons là au calme avant de retourner à Tropic vers 15h pour réceptionner notre chambre au Buffalo Sage B&B.

Encore un bon choix concernant la chambre, impeccable et cosy. Mais l'accueil par la propriétaire est plus distant.

A peine installés, un gros orage nous condamne à la chambre jusqu'à 16h30. Il n'est pas encore tout à fait éloigné quand nous revenons à Bryce où nous espérons que l'orage aura eu comme effet de décourager les touristes. C'est vrai il y a un peu moins de monde ce soir. Mais aurons-nous une fenêtre météo suffisante pour combiner les randonnées de Navajo/Peekaboo/Queen's Garden? Rien n'est moins sûr !

Après avoir admiré l'amphithéâtre d'en haut nous pénétrons en son sein.

Au bout de Navajo Trail il nous faut prendre une décision : la grande boucle ou pas ? Un ciel encore potentiellement orageux nous incite à la prudence et à nous contenter ce soir d'une randonnée écourtée : Navajo + Queen's Garden. Cette dernière partie est certainement la plus belle.

Nous revenons à Sunset Point par le Rim Trail, mais pas la peine d'attendre le coucher de soleil, il y a trop de nuages. Alors nous prenons tout de suite la direction du Bryce Canyon Pines sur la Hwy 12 en direction de Zion. Nous avons lu que le restaurant à côté du motel était une heureuse surprise (Routard). C'est vrai, nous y avons très bien mangé avec une mention spéciale pour le "peach pie à la mode" généreusement servi.

J16 (31/07/07)

Notre projet ce matin est de rejoindre Page par la Cottonwood Road, mais les orages d'hier et le ciel déjà couvert de bon matin nous font douter de la faisabilité du parcours. A l'annonce de notre plan, la maîtresse de maison, catastrophée, nous en dissuade fortement. Nous suivons son avis et puisqu'il est nécessaire de modifier notre plan de route, nous en profiterons donc pour retourner à Bryce Canyon en matinée et faire la randonnée de Peekaboo que nous n'avons pas pu faire hier.

En cours de route, nous nous arrêtons au trailhead de Mossy Cave. Nous sommes les premiers sur le parking à 8h30. Une balade qui nous laisse sur notre faim…Bof !

Heureusement nous nous rattrapons à Bryce Canyon avec la randonnée classée difficile: Navajo + Peekaboo + Navajo (2h30). Nous sommes subjugués !

Par cette silhouette.

Par cette cathédrale.

Par cette armée casquée.

Toutes ces merveilles nous font oublier les difficultés du terrain, des montées et descentes incessantes et pour finir une montée implacable jusqu'à la Rim par les lacets de Navajo.

Après cette rando difficile mais très sympa, que l'on peu aussi faire à cheval, il est temps de quitter Bryce. Avant de partir nous nous renseignons une dernière fois sur l'état des pistes vers Page auprès du Visitor Center, mais la rangeresse est formelle. La seule possibilité pour rejoindre Page est de prendre l'US12 puis l'US 89.

Soit ! D'ailleurs la route est très belle aussi ! A 15h (heure locale) nous arrivons à destination : l'hôtel Bestwestern at Lake Powell. Comme nous y avons prévu 4 nuits, nous avons opté pour une chambre un peu plus confortable que la chambre de base : très grande chambre avec coin salon, bureau, frigo, micro-ondes, wifi. Elle se trouve au 3ème niveau ce qui nous donne un peu de vue sur le lac.

La chaleur est suffocante. Après quelques courses, quelques brasses dans la piscine devraient nous faire du bien. Mais pas du tout ! Il fait tellement chaud que l'eau de la piscine a l'air d'être chauffée ! Intenable ! Et c'est encore à la clim que nous finissons l'après-midi.

Le guide du Routard nous sert à nouveau pour choisir notre restaurant pour ce soir. "Ken's Old West" est retenu, il a l'avantage de se trouver juste à côté de l'hôtel. Et le dîner a été excellent !

Bryce Canyon

The Wave et autre hoodoos

J17 (01/08/07)

A 6h30 sonnantes nous sommes au petit déjeuner (pas terrible d'ailleurs), car avant 7h il faut être en route vers Paria Station pour assister à la loterie pour the Wave. En effet, si nous voulons faire demain cette mythique rando à l'accès limité, il nous faut gagner une deuxième place. Nous en avons déjà une, achetée sur internet. Pour départager les prétendants une loterie est organisée car seule 10 places sont attribuées par jour. Le tirage au sort a lieu à 9h (heure Utah) à environ 15 miles de Page, 45 mn de trajet.

Nous y arrivons les premiers à 8h20 avant l'arrivée du ranger mais bientôt suivis par une autre voiture (3 Allemands) et encore d'autres. A 9h moins 1mn, deux dernières personnes franchissent la porte. Il est maintenant 9h, nous sommes 13 pour 10 places, la loterie tourne. J'ai le n°5. Plusieurs boules sont tirées, faisant déjà plusieurs heureux. Il reste alors une place. Le dernier tirage ne nous est pas favorable, mais le n° tiré est celui d'un groupe de 4 et une seule place ne les intéresse pas. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette dernière place nous est alors proposée et bien sûr nous sommes aux anges !

Le ranger nous donne quelques explications sur le déroulement de cette randonnée non balisée, nous remet les places et nous souhaite bonne route.

Nous profitons de ses conseils pour nous faire indiquer une rando dans les environs pour la matinée. Il nous indique Wire Pass (3, 5kms 2h) dont le trailhead est le même que celui de the Wave. Ok pour ce canyon fente, ce qui nous donne l'occasion de repérer la route pour demain.

La balade est facile, amusante et agréable alternant des passages étroits

et d'autres plus larges

Et se termine à la confluence avec Bucksin gulch par des parois sur lesquelles on peut voir des pétroglyphes.

Nous nous aventurons encore quelques dizaines de mètres dans Bucksin Gulch, mais la présence de flaques de plus en plus profondes nous dissuade vite. Nous préférons revenir tranquillement sur nos pas. Il est 12h15 quand nous retrouvons la voiture et nous reprenons la House Rock Valley Road qui nous livre des paysages rappelant Onion Creek à Moab avec ces couleurs aspect "crème glacée".

Cap vers Cottonwood Road que nous aimerions remonter un peu du sud vers le nord et peut-être faire la rando de Yellow Rock. Mais avant c'est l'heure de manger et l'aire de pique-nique couverte à côté de Paria Station est la bienvenue : il fait très chaud !

Une fois rassasiés, c'est parti, nous sommes sur la fameuse piste : le décor est lunaire !

Nous avançons sur une quinzaine de miles jusqu'à l'embranchement avec la BLM430. C'est par là que se trouve le passage menant à Yellow Rock. L'état du ciel à ce moment-là nous pose un cas de conscience : sommes nous sûrs d'avoir suffisamment de temps devant nous pour mener la rando et retourner à temps sur la 89 avant l'arrivée des orages ? Assurément non. Nous suivons la voie de la sagesse et préférons remettre cette balade à un autre jour, en matinée.

Nous reprenons la direction de Page avec l'idée d'une dernière visite pour aujourd'hui : Stud Horse Hoodoos. Pas très faciles à trouver malgré les explications très détaillées de Philippe. Première difficulté : Philippe indique de tourner à gauche à 5, 5 miles de Glen Canyon. Nous venons de la direction opposée. Bon, on a trouvé grâce à notre GPS, sinon l'astuce est de tourner entre les milemarkers 555 et 556 sur l'US89. Après on s'est un peu emmêlé dans les explications, on a tourné en rond mais on a fini par y arriver. Un endroit complètement paumé !!

C'est vrai qu'ils sont très photogéniques, ces "champignons" géants plantés là au bord de la falaise avec en toile de fond Lone Rock et le lac Powell.

Le ciel est de plus en plus orageux au loin.

Mais peut-être avons nous le temps de nous tremper dans le lac sur la plage de Lone Rock. L'eau est délicieuse, mais la baignade brève. Un vent de sable souffle sur les bords du lac et au loin l'orage gronde.

Un dernier crochet par la marina, histoire de nous rendre compte de la taille des rampes de mise à l'eau, bien sûr en rapport avec la taille des bateaux, des remorques, des véhicules. Impressionnant ! Le port de Saint Malo fait pâle figure à côté de ces installations gigantesques !

Ca y est, c'est tout pour aujourd'hui. Nous essuyons quelques gouttes en route mais la taille des flaques, à l'arrivée à Page témoigne de la violence de l'orage.

Un bon restaurant pour finir la journée en beauté : c'est raté. La pizzeria "Stromboli" nous déçoit sur tous les plans. A éviter ! Nous nous rattrapons avec une bonne glace (glacier à côté du supermarché).

J18 (02/08/07)

C'est le jour tant attendu depuis des mois : en route pour the Wave !

Nous refaisons le même trajet qu'hier, bifurquant depuis l'US89 dans la House Rock Valley Road. Nous continuons en terrain connu puisque repéré la veille quand soudain au détour de la piste…des voitures arrêtées sur le bas-côté, une lumière clignotante…un engin de chantier. Nous réalisons le problème : le wash est rempli d'eau et de boue à ras bord (orages +++). Une pelleteuse est en train d'essayer de refaire la route.

Nous observons le chantier en compagnie de 6 autres touristes. L'engin s'arrête…le conducteur nous assure qu'on peut passer à présent. Nous sommes tous sceptiques, il reste encore de l'eau dans le wash. Nous nous lançons en premier avec notre Mitsubishi. Ca passe ! Nous arrivons au parking où un 4x4 (passé avant l'engin de chantier par un autre chemin) est déjà garé. Les autres voitures suivent aussi. Nous nous mettons en route rapidement, distançant ainsi le groupe. Seuls, nous nous repérons grâce aux photos et aux quelques cairns. Un vrai jeu de piste, une véritable aventure ! Il fait chaud, nous suons à grosses gouttes et ne tardons pas à vider notre première bouteille d'eau. Les paysages nous laissent sans voix !

Enfin la dernière montée, dans le sable ! Et c'est magique ! Depuis le temps qu'on en rêvait ! La voilà, la Wave !

A l'ombre 3 touristes allemands profitent déjà du spectacle. Nous en profitons également bientôt suivis par toute la troupe. Nous explorons les alentours qui sont très photogéniques aussi.

Nous pique-niquons à l'ombre. Premières gouttes, premiers coups de tonnerre au loin. Le ciel s'obscurcit de plus en plus. Il n'est pas question de rester davantage. Tant pis pour la Second Wave et autres merveilles que nous espérions découvrir !!! Il faut retourner avant l'orage…qui ne tarde pas à nous rattraper et à nous tomber sur la tête. Hervé, grâce au GPS, guide toute la troupe qui a failli s'égarer, car dans Coyote Buttes sous la pluie, c'est vite arrivé. Il pleut des cordes, l'orage gronde ! Nous arrivons à la voiture, trempés jusqu' aux os. En nous retournant, nous apercevons des cascades éphémères dégringoler des Vermilion Cliffs.

Et c'est en convoi que les voitures passent toutes sans problème le wash toujours plein d'eau !

Il ne reste plus qu'à rentrer à l'hôtel pour se sécher et se reposer en attendant l'heure du dîner.

La mauvaise expérience d'hier soir nous fait choisir une valeur sûre. Nous retournons chez Ken's Old West, d'autant que nous sommes jeudi, et du jeudi au samedi, le resto reçoit un orchestre de musique country. Très bonne ambiance et très bonne formule "all you can eat soup and salad".

The Wave

De Page à Grand Canyon Nord

J19 (03/08/07)

C'est aujourd'hui la dernière possibilité pour tenter de parcourir Cottonwood Road, aller voir Yellow Rock et éventuellement les Whaweap Hoodoos. Il faut partir tôt ce matin avant l'arrivée d'éventuels orages en cours de journée.

Cette fois-ci devrait être la bonne. C'est sans compter avec la possibilité de trouver la route carrément fermée. C'est ce qui se passe ce matin. "Road temporarly closed" indique la pancarte devant la piste barrée. Pas de chance ! Adieu Yellow Rock et autres hoodoos !

Un coup d'œil à la carte ! " White Rocks" une curiosité indiquée au bout de la BLM435 retient notre attention. Cette piste part de Church Wellls sur la 89. Un premier wash un peu humide…pas de problème. Un deuxime wash moins évident…Hervé commence à s'engager…un petit tronc d'arbre se coince sous la voiture. Nous n'insistons pas et décidons de revenir sagement à Page pour des activités moins risquées. la visite du barrage de Glen Canyon, très intéressante.

Une balade courte et facile (45mn) vers Hanging Gardens, une grotte (végétation de jardins suspendus) qui rappelle un peu Mossy Cave. L'endroit est idéal pour un pique-nique, il y fait très frais. Dommage les provisions sont restées dans la voiture ! On y jouit d'une belle vue sur lac Powell.

Baignade et pique-nique dans une petite crique (pas loin du barrage). Un régal ! Les formations de navajo sandstone de cette crique ne vous rappellent-t-elles pas quelque chose ?

Un petit tour vers Horseshoe Bend, sous les nuages, mais impressionnant tout de même !

Enfin une dernière baignade, non, plusieurs baignades, à Antelope Point, entrecoupées de farniente sur les rochers. Le temps est lourd !

C'est finalement la pluie qui va mettre un terme à notre journée : journée cool, mais bien remplie quand même !

Et la soirée, nous la passons dans notre "cantine" habituelle : "Ken's Old West" appréciant encore une fois musique country et salad bar. Nous sommes même montés sur la piste de danse !

J20 (04/08/07)

Nous quittons Page ce matin en direction de la rive nord du Grand Canyon. Nous avons fait ce choix en raison du taux de fréquentation, seulement 10% des visiteurs du parc. C'est exactement ce qu'on recherche !

Au sortir de Page, nous pénétrons dans le territoire navajo. D'ailleurs à la radio des musiques et chants indiens accompagnent parfaitement la traversée de ces paysages sauvages jusqu'à la Navajo Bridge.

Peu après, la route quitte ces plateaux arides pour grimper jusqu'à Jacob Lake. Les paysages changent : nous passons au milieu de grandes prairies et de forêts dont certaines ont été ravagées par un incendie en juin 2006.

Entre Jacob Lake et l'entrée du parc national, nous prenons une petite route vers East Rim View (à 4miles). Un petit parking idéal pour s'arrêter pique-niquer ! L'air est frais, il faut se couvrir ! A peine sortis, le temps se gâte et nous nous réfugions dans la voiture pendant une grosse averse de pluie et de grêle mêlées. Il ne nous reste plus qu'à manger dans la voiture puis à attendre une hypothétique amélioration. Entre deux averses, nous réussissons à aller au bout du court sentier bitumé et à jeter un regard sur East Rim View, mais la vue est ….bouchée, bien sûr.

Alors nous poursuivons notre route vers North Rim. Le temps s'est rétabli quand nous arrivons au Grand Canyon Lodge. Nous y avons réservé une cabin. Elle est certes toute petite mais très sympa.

Après un moment de repos dans notre cabane de trappeur, nous partons découvrir le Grand Canyon. Le Bright Angel Trail nous amène à un promontoire où l'on jouit d'une belle vue.

Nous empruntons ensuite la Cape Royal Road et nous nous arrêtons à Roosevelt Point où Thierry signale sur son site la randonnée du même nom (7kms, 2h). Voilà qui est parfait en cette fin d'après-midi.

Nous arrivons au bout de quelques minutes à un embranchement que nous décidons de prendre à droite. Mais nous voilà au bout de 5 minutes de retour au même embranchement. Persuadés de nous être trompés, nous recommençons l'opération en étant plus vigilants. Rien à faire, nous ne trouvons aucune alternative. Mystère ! En fait, en vérifiant en soirée la documentation du parc, nous avons vu que Roosevelt Point Trail était bien une courte boucle de 15mn et non une rando de 2h. Alors cet itinéraire a-t-il peut-être disparu car beaucoup d'arbres sont abîmés dans le secteur ?

Frustrés de ne pas avoir pu randonner, il nous faut trouver rapidement une autre destination. Nous choisissons Point Imperial Trail. Pas vraiment un bon choix car le chemin quitte la rim et s'enfonce dans une forêt ravagée par une tempête.

Alors nous reprenons la route vers le lodge afin d'être prêts pour assister au coucher du soleil.

Après ce très beau moment, nous rejoignons le Grand Canyon Dining Room où le dîner est à la hauteur du cadre, un bâtiment classé monument historique surplombant la falaise et offrant à travers ses larges baies vitrées une vue imprenable sur le canyon !

J21 (05/08/07) Comme hier les balades étaient plutôt ratées, nous voulons nous rattraper aujourd'hui et profiter de la matinée au Grand Canyon avant de prendre la route vers Zion.

Je repère Widforss Trail (8kms aller) dont les 4 premiers kilomètres se présentent sous forme de sentier d'interprétation nature, ce qui fait un parcours de 8kms A/R sur la plus belle portion du chemin (2h) et à une altitude de 2500m. Nous avons adoré cette belle randonnée dans la forêt au milieu des pins ponderosa, des bouleaux, des chênes…nous offrant quelques vues sur le canyon et nous donnant à voir de nombreux animaux daims, biches, cerfs et faons.

Il faut maintenant quitter la fraîcheur et la verdure de Grand Canyon pour retrouver des paysages plus arides en perdant de l'altitude.

Après un arrêt à l'aire de pique-nique de Fredonia, nous pénétrons dans Zion NP par l'est en début d'après-midi et nous sommes séduits par ces roches qui nous rappellent un peu le Grand Staircase.

Nous décidons avant tout de réceptionner notre chambre à El Rio Lodge à Springdale. Elle est petite, mais propre et bien équipée et le rapport qualité-prix est imbattable pour Zion.

Nous laissons la voiture à l'hôtel et empruntons la navette qui nous dépose à l'entrée du parc où nous montons dans une autre navette desservant l'intérieur du parc. Très bonne organisation ! Afin de nous faire une idée d'ensemble, nous allons jusqu'au terminus "Temple of Sinanawa" puis restons dans le bus pour revenir à Zion Lodge. Les montagnes de Zion ne me séduisent pas au premier abord, car massives et impressionnantes.

Peut-être une rando me ferait-elle mieux apprécier ces paysages ? Nous choisissons Emerald Pools Trail (1h30) et enchaînons les trois sentiers menant à quatre vasques. Mais la très forte fréquentation fait que cette balade ressemble plus à une procession, ce qui ne va pas modifier mon appréciation précédente.

Nous en terminons là pour cette fin d'après-midi et allons dîner chez Pizza &Noodles (bonnes pizzas) et après avoir flâné dans la rue principale de Springdale, nous nous laissons tenter par une bonne glace au deli du Sol Fooods Market.

Coucher de soleil sur Grand Canyon

De Zion à Las Vegas

J22 (06/08/07) Ce matin nous voulons nous frotter à LA randonnée la plus populaire de Zion : Angel's Landing (8kms A/R 3h30-4h30). A 9h, nous sommes au point de départ (eh!oui, c'est pas très tôt) et nous ne sommes pas les seuls, bien sûr !

Après avoir longé la rivière, le sentier monte implacablement. Il fait chaud et un peu de fraîcheur dans Refrigerator Canyon est bienvenue. Puis les Walter Wiggles (une série de 21 courts zigzags en pierre), véritable merveille d'ingénierie émergent au Scout Lookout que nous atteignons à 10h.

C'est à ce col que je me dégonfle et je laisse Hervé poursuivre tout seul. Impressionnée par les "grappes" de randonneurs accrochées aux parois, je n'ai pas voulu m' aventurer plus loin. Pendant ce temps (1h) je n'arrête pas de chasser les écureuils qui convoitent la nourriture gardée dans un sac plastique dont Hervé n'a pas voulu se charger.

A son retour il me livre ses commentaires : " Le sentier n'est pas techniquement difficile mais il est vrai un peu vertigineux au retour. Il suffit de regarder ses pieds lors des passages critiques. Il serait vraiment dommage d'y renoncer car il en reste une impression incomparable, surtout pour moi qui suis sensible au vertige".

Pendant qu'il se sustente un peu, je vais me dégourdir les jambes en continuant seule sur le West Rim Trail, histoire de voir où il mène. Je suis émerveillée par les paysages et curieuse, j'avance encore un peu jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec ….un serpent. Pas le temps de voir s'il était à sonnette ou pas, je déguerpis à toute allure.

Mais ayant très envie d'approfondir ce coin, je n'ai pas de mal à convaincre Hervé de faire ensemble une petite incursion dans ce canyon (en peu moins d'un mile + retour). Après la foule sur le chemin de l'ange, c'est la solitude ici et les paysages sont grandioses.

Me voilà réconciliée avec Zion et nous avons du mal à rebrousser chemin tellement c'est beau (10kms en tout). Mais il faut prendre la route en début d'après-midi. C'est un peu à regrets que nous quittons la solitude de cette partie du West Rim Trail et retrouvons la vallée peu avant 13h. Nous déjeunons au Zion Café : salade et burger puis c'est parti pour Las Vegas. Après 3h de route nous atteignons la ville des casinos et le Luxor où nous avons réservé. Un véritable hall d'aérogare et une file d'attente pour le check-in digne d'un jour de grand départ à l'aéroport de Roissy ! Notre chambre est au 2ème niveau. Pour la vue, c'est raté, mais la chambre est très grande et décorée avec goût sur le thème du lieu.

Nous quittons l'hôtel pour une visite des autres hôtels du Strip. Ils sont tous plus excentriques les uns que les autres.

Le clou de la soirée, ce sont, sans hésiter, les jeux d'eaux du Bellagio.

Pour dîner nous nous laissons tenter par le Rainforest Café et son ambiance tropicale au MGM après avoir tenté le buffet du Bellagio (queue interminable !). Malgré la taille du restaurant, nous sommes étonnés de la qualité des plats : nous avons vraiment apprécié !

Il ne reste plus qu'à essayer les machines à sous : nous jouons 10$ et gagnons 19, 75$. Sur un si bon score, inutile de poursuivre !!!

Angel's Landing

De la vallée de la Mort à Yosemite

J23 (07/08/07) Aujourd'hui nous attaquons l'étape la plus longue et la plus contrastée de notre voyage : du désert aux montagnes de la Sierra Nevada.

Une étape ponctuée de nombreux arrêts : Pahrump, où nous faisons quelques courses au Walmart dans Death Valley, à Zabriskie Point.

Au Visitor Center à la recherche d'une aire de pique-nique climatisée (introuvable!!)

A l'épicerie de Furnace Creek Ranch à la recherche de dattes de l'oasis : on n'a trouvé que des dattes de Californie.

Aux Sand Dunes.

Au Father Crowley Point où nous mangeons dans la voiture, les portes ouvertes. Ouf ! qu'il fait bon !! au milieu des arbres de Joshua après Towne Pass.

Un dernier arrêt au parc municipal d'Independence pour une petite sieste à l'ombre et nous finissons par atteindre Mammoth Lakes à 18H après 10h de route et une conjonctivite (moi) due à l'abus de clim (?).

L'hôtel Austria Hof Lodge est situé au pied du domaine skiable. Il est moins "pimpant" que sur internet. L'entrée est un peu vieillotte, il n'y a pas d'ascenseur. Mais la chambre est grande, bien équipée (wifi, frigo, petit dej. inclus) et située juste à côté du jacuzzi. Idéal après une journée de route !

C'est dans le guide LP que nous trouvons l'adresse pour le dîner : Whiskey Creek. Il y a un peu d'attente, nous patientons au bar au premier étage. L'hôtesse d'accueil nous confie un "objet" qui se mettra à vibrer et clignoter quand c'est notre tour. Epatant ! Le dîner est excellent, le vin aussi. Ambiance bistrot de montagne !

J24 (08/08/07) Après un petit saut vers Lake Mary et Twin lakes, nous quittons Mammoth Lakes ce matin.

Nous pénétrons dans Yosemite par la Tioga Road et immédiatement après l'entrée, nous nous arrêtons au parking pour la randonnée au Gaylor Lake (5kms, 3hA/R 450m de dénivelé altitude max env. 3350m). J'ai choisi cette destination car le "scenery factor" est estimé à 4/5 alors que le taux de fréquentation est estimé à 2/5 : de belles vues et peu de monde. Chouette !

La montée est d'abord raide dans la forêt puis arrivés à un col, nous avons une très belle vue sur la vallée et sur un premier lac. Après la descente vers le lac, le sentier le contourne par la droite et continue vers un deuxième lac.

Il y a effectivement très peu de monde ! Nous poursuivons après ce lac vers une mine datant des années 1870. Un couple d'Américains rencontrés sur place nous précise que c'était une mine d'or. Voilà Hervé qui se prend pour un chercheur d'or en quête de minerai !

Sur le chemin du retour chiens de prairie et marmotte croisent notre route, mais ils sont plus rapides que le photographe. Dommage!

Nous reprenons la voiture et nous nous arrêtons un peu plus loin au bord d'une rivière, le temps de pique-niquer puis c'est reparti !

En passant à Tenaya Lake, une petite pause s'impose pour profiter de ce beau lac.

Un petit moment de farniente en bord de plage et nous voilà requinqués ! C'est pourquoi, arrivés à Tuluomne Grove, une petite balade ne nous fait pas peur ! Petite peut-être (1h) ça va tout seul pour la descente jusqu'à la parcelle de séquoias géants, mais au retour ça grimpe ! Mais la sieste nous ayant ragaillardis, nous montons en un rien de temps, surpris d'être déjà arrivés.

Il est plus de 18h quand nous arrivons dans la vallée. Nous voulons réserver le hiker's bus pour demain, il faut donc nous rendre au Visitor Center de Yosemite Valley. Nous sommes abasourdis en arrivant à proximité. Sommes-nous vraiment dans un parc? Nous trouvons ici une véritable ville : magasins, restaurants, clinique, parkings géants, routes à 2 voies… Nous finissons par trouver le Visitor Center qui nous renvoie vers le guichet de la société dans Yosemite Lodge. Le guichet ferme à 19h, il est 18h50. Nous nous pressons pour finir par nous entendre dire qu'il n'y a plus de place dans le bus de 8h30, ni le lendemain ni le surlendemain. Tant pis, on trouvera bien une alternative, mais on se jure qu'on ne reviendra pas dans la vallée. Trop fréquentée à notre goût !!! Nous arrivons à 20h au Cedar Lodge : la chambre n'est pas très clean et surtout sent le renfermé ! Très chère pour ce que c'est. Nous avons réservé deux nuits. Il faudra faire avec ! Pour manger, guère de choix. L'hôtel est loin de tout. Le restaurant n'est pas climatisé et il y a du monde qui attend ! Dépités, nous finissons par opter pour le fast-food. Et finalement la formule salad bar est très bonne !

J25 (09/08/07)

La randonnée de Glacier Point à Yosemite Valley étant tombée à l'eau, nous en profitons pour faire la grasse matinée (jusqu'à 8h30).

Puis direction Glacier Point en voiture. Nous allons d'abord au point de vue où il y a foule. Puis nous revenons vers le parking de Taft Point/Sentinel Dome.

Il est déjà 11h30 quand nous entamons notre balade. Nous commençons par aller vers Taft Point. Nous atteignons d'abord cinq "Fissures" puis le point de vue qui livre de belles vues sur la vallée, El Capitan et les "Yosemite Falls" qui sont à sec. Nous revenons un peu sur nos pas puis nous prenons la direction de Sentinel Dome via Pohono Trail où nous progressons dans une belle forêt de conifères.

Pas un touriste sur cette variante, c'est super mais en même temps une petite angoisse : et si on rencontrait un ours, ici, loin de tout ? Nous restons vigilants même pendant l'arrêt pique-nique, nous asseyant dos à dos pour surveiller les alentours. Arrivés à Sentinel Dome, nous grimpons au sommet pour une vue à 360 ° sur la vallée, El Capitan et Yosemite Falls au nord, sur Half Dome, Nevada Falls (en eaux !) et Cloud Rests à l'est. Nous reprenons la voiture vers 15h après une boucle de 8kms, 3h.

Il est encore tôt, nous faisons une petite halte dans une grande prairie sur Glacier Point Road. Pendant que nous nous reposons, un minibus s'arrête. Les passagers, avec des jumelles, observent la forêt au-delà de la prairie. "Bear…Bear…." s'agite l'un d'eux. Nous nous redressons d'un bond. "Oh ! no…deer…deer…Sorry…" s'excuse-t-il. Une belle biche s'abreuve en bordure de forêt.

Dommage, on aurait bien voulu voir un ours !

C'est sur ce souhait que nous nous mettons en route vers l'hôtel avec comme hier, re-formule salad bar au fast-food. Pas trop le choix !

J26 (10/08/07) Aujourd'hui il n'est pas question de traîner au lit. Nous voulons aller voir les séquoias à Mariposa en faisant la boucle complète par Outer Loop Trail (11kms, 4-5h). D'après mes documents, le premier tiers de la randonnée se fait "jowl to jowl" traduisez "coude à coude" puis la fréquentation est qualifiée de "medium" dans le deuxième tiers et enfin "bordeline light" dans le troisième tiers. Pour éviter la foule, lever à 6h, départ à 7h et arrivée sur place à 8h30.

Heureusement à cette heure-ci il n'y a que peu de monde ! Nous posons au pied des premiers séquoias géants. Impressionnants !

Mais dans "Lower Grove" tout cela est très organisé (barrière autour des arbres…et pour cause) et finalement un peu artificiel. Dans la partie Upper, la randonnée devient plus intéressante. D'ailleurs seule une poignée de courageux poursuit jusque là, les plus fainéants font comme ceux-là.

Ici la forêt reprend son aspect sauvage et les animaux ne tardent pas à se montrer.

Écureuils…

Biches et faons

Et même ces deux animaux que nous prenons d'abord pour des chats sauvages, et qui une fois la photo agrandie, s'avèrent être, avec leurs oreilles très caractéristiques et leur fourrure, oui, oui des… ..jeunes "mountain lions".

Les arbres sont toujours aussi remarquables.

Après Upper Grove, le chemin nous mène à Wavona Point Vista puis nous ramène au parking à travers une belle forêt où nous pouvons encore admirer des séquoias, certes moins hauts que les précédents mais en très grand nombre. Et nous sommes aux anges, nous avons l'Outer Trail pour nous tout seuls. Preuve est, que dès qu'on emprunte un sentier un peu à l'écart des axes touristiques, on se retrouve vite seul.

Nous quittons Yosemite après manger, avec un regret, celui de n'avoir pas même vu la queue d'un ours, mais avec encore un espoir, celui de pouvoir en observer un à Sequoia où nous serons demain !

En route vers la Californie et Visalia ! Après la forêt, voilà de grandes étendues herbeuses brûlées par le soleil puis des vergers à perte de vue : orangers, citronniers, pêchers…

Nous arrivons à destination, l'hôtel Comfort Inn & Suites en plein centre de Visalia. La chambre, en fait, quasiment une suite avec bureau, salon, frigo, micro-ondes, évier, wifi, petit dèj compris et……deux télés nous comble !

Nous allons tout de suite repérer le quartier : courses, banque…et faire notre choix pour le restaurant de ce soir. Visalia nous fait bonne impression, il y a un petit centre-ville très sympa, plein de boutiques assez chics et de restaurants très animés le soir. Cette ville ne figurant pas dans nos guides, c'est grâce au prospectus que nous a donné l'hôtel et en allant voir sur place que nous choisissons le Cafe 225. Excellent choix, très bon dîner !

Death Valley

Après Sequoia... la côte Pacifique

J27 (11/08/07) Aujourd'hui, notre programme doit nous mener à Sequoia National Park.

Ayant fait le plein d'images de séquoias hier à Mariposa, il ne nous semble pas pertinent de visiter Giant Forest, d'autant que le journal du parc fait état de travaux sur la Hwy198 entraînant d'importants délais d'attente ! Nous prenons alors l'option de découvrir une partie plus minérale de ce parc, à savoir le secteur de Mineral King.

Une véritable expédition, cet endroit ! En effet, c'est par une route étroite et sinueuse de 25 miles et 1h30 de parcours depuis l'entrée du parc qu'on y arrive. On passe ainsi de 500m à 2387m en pas moins de 698 virages ! Heureusement Hervé a l'habitude de conduire en Corse et nous arrivons au bout de la route en un peu plus d'une heure.

Des panneaux nous préviennent que nous entrons dans le domaine des ours (Ah! On va peut-être enfin en voir un !) . C'est pourquoi nous laissons notre glacière ainsi que tout ce qui peut attirer l'odorat de ces animaux dans un container en fer prévu à cet effet.

Nous pouvons commencer notre randonnée vers Monarch Lakes, situés à plus de 3000m d'altitude au pied du Sawtooth Peak (13kms, 5-6h, 600m de dénivelé). A la Ranger Station, on nous a prévenu, c'est le premier mile qui est le plus raide.

Vue sur Mineral King Valley.

Puis le sentier continue à grimper mais très progressivement à travers des prairies et une très belle forêt de conifères "rouges".

Puis il arrive à proximité de Chihuahua Bowl, une mine baptisée ainsi par des pionniers en l'honneur des riches mines mexicaines du même nom. Le minéral domine quand le sentier change de versant.

Ca y est, le lac n'est plus très loin. Après ce joli ruisseau, nous y sommes !

Après 3h de marche, quel plaisir d'ôter nos chaussures pour un petit bain de pied dans l'eau claire et fraîche du lac !

Trois quart d'heures de repos et déjà il faut penser à retourner. La descente est beaucoup plus rapide : 2h plus tard nous sommes de retour au parking ! Une bien belle randonnée ! Il ne manquait que l'ours !

Il est 17h. Encore faut-il maintenant reprendre en sens inverse les 698 virages, ce qui sera négocié en une heure chrono. Tous les automobilistes se rabattent pour nous laisser passer ! Il faut dire que les Américains n'ont pas souvent l'occasion de s'exercer sur une route de montagne telle que celle-ci !

Encore une petite heure pour rejoindre Visalia. Ce soir nous mangeons italien dans un restaurant sur Main Street : Little Italy, très bon aussi dans un cadre intime.

J28 (12/08/07)

Aujourd'hui direction le Pacifique dont nous longerons la côte de Cambria à Monterey par la Hwy1.

Nous quittons Visalia vers 8h et nous nous dirigeons vers Paso Robbles en traversant encore des plantations d'arbres fruitiers et de vignes. Puis peu après, au détour d'une colline, la voilà…la mer. En fait, sur le coup, nous nous demandons si ça n'est pas un mirage en raison d'un léger voile brumeux à l'horizon. C'est une drôle de sensation ! C'est vraiment la mer, après 4 semaines de déserts et de montagnes, nous sommes émus. Nous venons d'atteindre Cambria.

Un arrêt à la première plage le confirme : ici on retrouve l'air vif de la mer…un peu comme en Bretagne. Et comme dans cette belle région française, on y trouve aussi une côte déchirée et sauvage.

La route a parfois l'air de s'accrocher désespérément à la falaise. Un air de route corse au bord du Pacifique ! Les points de vue et zones d'intérêt ne manquent pas, particulièrement aux alentours de Big Sur et vont rythmer notre journée. Point Piedras Blancas (à 8kms de Hearst Castle) accueille une énorme colonie d'éléphants de mer paressant sur la plage. Nous ne nous lassons pas de les observer.

Sand Dollar Beach Area (à 45kms de Hearst Castle) : accès 5$ par voiture. Après une pause pique-nique au soleil (trop froid à l'ombre!), nous empruntons un petit sentier conduisant à la plage surtout prisée par les surfers. La plage est très belle, l'eau très claire et on aurait presque envie de se baigner si la température extérieure n'était pas aussi fraîche !

Julia Pfeiffer Burn State Park (à 60kms au sud de Carmel) recèle une véritable merveille, les McWay Falls, spectaculaires chutes de 15m se jetant dans la mer.

La côte aux environs de Big Sur offre des vues stupéfiantes.

Point Lobos State Reserve (6kms au sud de Carmel) : accès 9$ par voiture.

Le Sea Lion Point Trail fait le tour d'une pointe rocheuse abritant une colonie d'otaries. A force d'observer la surface de l'eau, nous découvrons même une loutre en train de se nourrir. Nous l'observons longuement à la jumelle.

Dommage que nous n'ayons pas plus de temps pour parcourir les autres secteurs de ce parc. Il est temps de rejoindre notre hôtel, le BW Beach Dunes à Marina après Monterey.

Nous sommes déçus de notre choix : emplacement à proximité de la Nationale, bruyant +++. Heureusement pour le dîner, nous trouvons un restaurant formidable à Monterey (merci Lonely Planet). Le Monterey's Fish House ne paie pas de mine de l'extérieur, mais la qualité est au rendez-vous. J'ai mangé un mahi-mahi et Hervé a pris une bouillabaisse : un régal ! Nous avons dîné au bar (attente++ pour avoir une table) et l'ambiance était très conviviale ! A ne pas manquer !

Sur la côte Pacifique

San Francisco et alentours

J 29 (13/08/07)

Nous quittons avec soulagement Marina pour rejoindre San Francisco via la Hw101. C'est la solution la plus rapide, d'autant que la côte que longe l'US1 n'a pas l'air d'être plus attrayante. Nous ne tardons pas à traverser une série de banlieues de San Francisco et atteignons notre hôtel dans la zone de l'aéroport vers midi.

Le Radisson San Francisco Bay (sortie Sierra Point) nous donne entière satisfaction. Parking gratuit, frigo, micro-ondes, coin salon et bureau, wifi…grande chambre très confortable (aucun bruit malgré la proximité de l'autoroute)…voilà de quoi se sentir bien !

En début d'après-midi nous rejoignons San Francisco en voiture. Circulation très fluide jusqu'au centre ! Nous nous garons au parking à l'angle de Sutter et Stockton Str., indiqué dans le guide LP comme " relativement avantageux". Nous y resterons jusqu'à 18h (9$) puis irons nous garer sur un emplacement à parcmètre gratuit à partir de cette heure-ci.

Nous suivons le parcours pédestre décrit dans le guide cité plus haut. Il débute à la porte de Chinatown, traverse le quartiers chinois puis le quartier italien

et nous amène sur les hauteurs de Telegraph Hill et de sa Coït Tower.

Notre visite ne s'arrête pas là : je veux voir la très mythique Lombard Street, bordée de très belles demeures.

La fatigue commence à se faire sentir. Le retour en cable car est bienvenu, mais ce n'est pas de tout repos. D'abord il faut jouer des coudes pour pouvoir monter à bord (beaucoup de monde à l'arrêt), ensuite il faut s'accrocher, montagnes russes assurées !

Arrivés au parking, nous récupérons notre voiture et revenons dans le quartier italien pour dîner. Notre choix s'arrête sur l'Osteria del Forno, un tout petit restaurant (guide LP). Nous dînons tôt (18h30), c'est honnête sans plus. En revanche la glace (glacier en face) est délicieuse !

J30 (14/08/07)

Aujourd'hui nous voulons traverser le Golden Gate Bridge pour découvrir une autre vue de San Francisco et visiter les alentours.

Ce matin traverser la ville est interminable ! Le pont est dans le brouillard pour le moment et il ne fait pas chaud !

Pourtant le soleil brille quelques miles plus loin en arrivant à Muir Woods. Le parking est plein…ça grouille de monde. Nous décidons de faire l'impasse et de poursuivre vers Muir Beach Overlook où nous espérons pouvoir pique-niquer. Pas de chance, nous retournons dans la brume et le froid. Nous poursuivons la Hwy1 jusqu'à Stinson Beach où nous tentons un petit tour sur la plage. Il y a un de ces vents ! Il n'y a plus qu'à poursuivre en voiture. Sur les hauteurs de la Panoramic Highway, nous retrouvons le soleil…ça fait du bien. Nous nous arrêtons près du départ du sentier de Sierra Point Trail. Nous décidons de faire un petit tour…qui sera finalement un très grand tour. Descente par Eastwood Camp jusqu'à Muir Woods et la balade au pied des séquoias.

Puis remontée par Bootjack Trail et Troop80 Trail dans une végétation très luxuriante le long d'un torrent encombré de troncs arrachés. Décor à la Indiana Jones. Randonnée très dépaysante !

En arrivant au Golden Gate Bridge, sur la route du retour, nous faisons un petit détour sur les hauteurs pour profiter de belles vues sur le pont

avant de faire une halte à Sausalito, petite ville bien agréable et coquette

avec ses boutiques, ses galeries d'art très chic et ses légendaires house-boats.

Nous nous laissons séduire par cette ville et espérons y trouver une bonne adresse pour dîner. J'ai envie de manger du poisson, bord de mer oblige. Un petit coup d'œil sur un panneau d'information de la ville, le "Spinnaker" avec ses "dramatic views" retient notre attention. Le dîner est une merveille et nous avons la meilleure place du restaurant : une vue à 360° sur la baie de San Francisco assortie du spectacle des otaries qui batifolent dans les flots et des mouettes qui passent leur temps à pêcher devant nous. Inoubliable !!!

J31 (15/08/07)

Nous décidons de rendre la voiture ce matin et de rejoindre San Francisco par le Bart à partir de l'aéroport.

Notre objectif aujourd'hui: poursuivre la visite de San Francisco mais cette fois-ci à vélo ! Après avoir déposé la voiture à l'aéroport, (quelques secondes ont suffi, bravo pour l'organisation Avis), nous empruntons d'abord l'Air Train, puis le Bart puis le cable car jusqu'à Colombus Str.

C'est là que se trouve le loueur que nous avons retenu "Blazing Saddles" mais qui s'avère ne pas être très sympa (accueil assez froid). La location nous revient à 50$ pour 2 pour la journée, tarif comparable chez tous les loueurs.

Nous commençons par longer la côte jusqu'à Golden Gate Bridge. Il fait frais et nous supportons nos deux polaires. Un coupe-vent aurait été plus adapté. Passer le pont à vélo (ou à pied) nous semblait être une expérience différente. Mais le vacarme est assourdissant et devient vite insupportable. Nous ne parcourons pas la moitié du pont.

Alors retour en ville en direction du Golden Gate Park. Je commence à flancher. Il est temps de manger : une salade et une pizza dans un petit restaurant à côté du parc et c'est reparti. En traversant le parc, nous faisons la visite du Japanese Tea Garden (4$/pers). Le jardin est tout petit, très joli, mais hyper fréquenté !

Notre circuit nous conduit ensuite jusqu'à Ocean Beach où je m'amuse à provoquer l'envol d'une nuée de mouettes.

Après Lincoln Park, nous avons l'occasion de jouir de nouvelles vues sur le pont.

Ouf ! La balade est bientôt finie. Il reste à longer comme ce matin la côte où nous observons les prouesses des surfeurs et à retourner chez le loueur après 6h de vélo et une quarantaine de kilomètres parcourus ! Journée fatigante en raison des nombreuses montées, mais excellente.

Dans Union Square nous assistons aux improvisations de l'ensemble Jazz des Jeunes de SFO avant de reprendre le Bart puis la navette vers l'hôtel. Un bon dîner au restaurant de l'hôtel clôt cette dernière journée à San Francisco et aux Etats-Unis. Demain retour Paris !

J32 (16/08/07)

Nous avions prévu le retour depuis Los Angeles. C'est pourquoi il nous faut faire aujourd'hui un vol intérieur vers cette destination. Nous avons choisi un vol très tôt (7h) en espérant pouvoir, soit enregistrer immédiatement nos bagages pour Paris soit les laisser dans une consigne et profiter de cette dernière journée sur la plage de Marina del Rey, proche de l'aéroport.

Malheureusement rien n'est possible : plus de consigne aux Etats-Unis depuis le 11 septembre et pas d'enregistrement avant 15h. Le décollage pour Paris est prévu à 18h30. Solution : prendre notre mal en patience, grignoter, lire, pianoter sur internet (accès wifi possible et gratuit)….et attendre jusqu'au soir.

Bon, notre voyage se finit un peu en queue de poisson mais il a été riche et bien rempli. Et c'est, avec des souvenirs plein la tête, que nous nous envolons vers Paris en début de soirée.

Golden Gate Bridge

NOS CONCLUSIONS

Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est également notre premier aux Etats-Unis.

Nous avons parcouru en voiture 4000 miles (6000kms) dans une grande variété de paysages allant des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte Pacifique.

Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus (faisable grâce au 4x4) et surtout de plus de 180 kms de randonnée, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.

Nos impressions générales : sur l'accueil : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. De plus, les Américains connaissent et aiment la France, souvent ils l'ont déjà visitée et adorent échanger à propos du mode de vie français ! sur la conduite : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ ! Essence : compter env. 80$ pour 600 miles. Location 4x4 : 2000$. sur les prestations hôtelières : nous avions réservé tous les hébergements. Ils nous ont donné, sauf quelques rares exceptions, entière satisfaction. A certains endroits, en payant en cash, possibilité d'avoir une remise de 10%. En moyenne le prix des chambres où nous avons séjourné a varié entre 60 et 100$ (NY et SFO un peu plus) sur les repas : le midi, pique-nique. Fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Attention, tous les prix sont indiqués hors taxe, même en grande surface. Le soir, au restaurant, en moyenne 50 à 80$ pour deux. Nous avons très bien mangé. Certes, ce n'est pas de la haute gastronomie française, mais de très bonnes viandes et aussi des légumes …et des "Pies" délicieuses. Loin du cliché des hamburgers !

Nos coups de cœur !

Nous avons adoré tous les endroits où nous avons été seuls ou presque, en tout cas les parcs très "nature" ou peu aménagés : la région de Moab (Arches, Canyonlands …) avec une mention particulière pour les Needles et l'extraordinaire randonnée de Chesler Park. Le must à nos yeux ! Escalante et le Grand Staircase : les sites sur le Burr Trail et sur la Hole-in-the Rock Road. Coyote Buttes et the Wave. Capitol Reef avec la Cathedral Valley. Grand Canyon Nord. Mineral King (Sequoia)

Nous avons aimé (mais un peu moins, car beaucoup plus fréquentés et/ou aménagés) Bryce Canyon et son amphithéâtre. Zion et ses randonnées très populaires Yosemite, ses dômes, ses lacs et ses séquoias. les villes : San Francisco, à ne pas manquer. Las Vegas, excentrique. New York, à voir au moins une fois.

Nos regrets : ne pas avoir pu parcourir Cottonwood Road en entier en raison des intempéries. ne pas avoir croisé d'ours ni à Yosemite, ni à Sequoia ! (nous irons au zoo à Paris!)

Bibliographie :

=> New York : le guide Lonely Planet pour la préparation et pour le voyage le petit guide rose "citiz", concis et plus léger dans la valise.

=> Ouest Américain : les guides LP et Routard. Ils nous ont surtout été utiles, sur place, pour les adresses de restaurants ainsi que pour la visite de San Francisco et la côte pacifique. Car la plupart de notre documentation a été puisée dans le site www.ouestusa.fr, surtout pour les visites et randonnées entre Salt Lake City et Zion.

=> Après Zion, le site internet précédent étant moins documenté (du moins jusqu'à présent !) voilà ceux qui m'ont servi, entre autres : www.waterfallswest.com pour les renseignements sur McWayFalls à Big Sur. pt-lobos.parks.state.ca.us pour les informations sur Point Lobos Reserve. www.visitmuirwoods.com pour la description détaillée des randonnées dans et autour de Muir Woods.

=> Et pour prolonger la lecture.... le récit d'Edward Abbey "Désert Solitaire". Ranger à Arches dans les années 70, il décrit à merveille ce qu'étaient ces parcs à l'époque. les deux romans policiers du même auteur "Le gang de la clé à molette" et "Le retour du gang..." qui ont comme décors les régions de Page et du lac Powell ainsi que celles de Canyonlands et the Maze.

Nous avons été tellement emballés par ce voyage que dès notre retour nous avons programmé un nouveau voyage, encore plus axé "nature". Le carnet 2008 est ici !



FIN
Ouest des Etats-Unis (14 juillet au 2 août 2007) English translation pending
by Raphaêl31 · 2007-09-09 · 6 replies
Voici le carnet de voyage effectué au ETATS –UNIS du 14/07 au 2/08/2007.

Billet d’avion réservé en février via EXPEDIA, voiture réservée également en février via AUTOESCAPE et hôtels réservés sur leur site internet en février, mars 2007.

Budget tout compris : 6500 € pour 3 dont un enfant de 8 ans.

Jour 1 : Départ de Toulouse le samedi 14/07 à 7 heures, escale à FRANKFORT puis WASHINGTON pour une arrivée à PHOENIX à 20h heure locale soit près d’un jour de trajet ! ouf. Le vol entre FRANKFORT et WASHINGTON assuré avec United Airlines fut très agréable : écran individuel, toutes les heures des boissons. Par contre le vol intérieur, toujours avec United Airlines très moyen, très serré. Prise de possession du véhicule de location à l'aéroport (superbe pontiac rouge, rien à dire sauf absence revue technique, tarif 600 € pour 18 jours), première prise en main avec vitesse automatique et premier freinage un peu brusque (le premier et dernier !).

Phoenix, hôtel FAIRFIELD près de l’aéroport, chambre très agréable, petit déjeuner très copieux (le meilleur du voyage) inclus dans le tarif.

Jour 2: Lever à 5h30 (décalage horaire) et direction la piscine à 6 heures du matin tous les trois, il fait déjà près de 30°C. Départ via SEDONA (ville new âge des states) vers GRAND CANYON. Achat d’une glacière en polystyrène très utile pour le reste du voyage d’autant plus que les glaçons sont gratuits dans les hôtels. Arrêt à SEDONA (galerie artistique, village mexicain, repas du midi) :

Arrivée au GRAND CANYON à 17h30 au BRIGHT ANGEL LODGE, chambre toute mignonne à 20 mètres du GRAND CANYON, petite promenade et départ en bus vers HOPI POINT pour le coucher du soleil, superbe.

Jour 3 : Lever 5h30 pour voir le soleil se lever, survol en hélicoptère à 8h30, 30 minutes de bonheur.

Retour BRYGHT ANGEL et navette hermits road: bus jusqu’à MARICOPA POINT+ balade de 2 heures jusqu’à ABYSS POINT (vues plongeantes sur le grand canyon), reprise de la navette et arrivé à HERMITS REST POINT pour le pique-nique. Retour en shuttle (on a adoré les conducteurs qui parlent sans arrêt de ce qu’il faut voir sans se lasser), reprise de la voiture et route en s’arrêtant aux différents points de vue jusqu'à DESERT VIEW. Arrivée à PAGE après visite de HORSESHOEBEND (splendide) et nuit chez bashful BOB, appartement de 50 m2 à 39$ très bien. Repas dans l’appartement.

Jour 4 : Scenicview sur le lac Powell et ensuite départ vers ANTELOPE CANYON UPPER ET LOWER (le lower est beaucoup moins fréquenté et restera l'un de nos meilleurs souvenirs avec son côté sauvage, ses échelles métalliques).

Reprise de la voiture en direction de MONUMENT VALLEY (arrêt achat bijoux indiens) scenic road en fin d'après-midi; magnifique. Nuit à MEXICAN HAT à SAN JUAN INN. On s’imaginait MEXICAN HAT comme un village mais en fait 4 motels, une station service et c’est tout.

Jour 5 : Départ vers GOOSENECKS à côté de MEXICAN HAT puis route vers MOAB (arrêt newspaperock the needles, wilson arch), balade et baignade à MILL CREEK CANYON à MOAB puis arrivée à l’hôtel RIVERSIDEINN, excellent rapport qualité prix. Les Américains sont très accueillants et n’hésitent pas à entrer en contact par une chaleureuse poignée de main.

Jour 6 : CANYONLAND ISLAND IN THE SKY: balade MESA ARCH+ AZTEC BUTT+ WAVE ROCK+ CRATERE ; DEAD HORSE POINT (décevant pour notre part), retour hôtel piscine.

Jour 7 : ARCHES NATIONAL PARK ; départ à 8 heure pour 6 superbes ballades (the window, double arch, delicate arch(de loin), sandune arch, broken arch, landscape arch), retour hôtel piscine vers 16 heures. La halte 3 jours à MOAB nous a permis de laver le linge (nous n’avions pris du change que pour une semaine) et de souffler un peu à l’hôtel RIVERSIDEINN excellent rapport qualité prix.

Jour 8 : Départ vers CAPITOL REEF, de longues lignes droites, attention Mesdames difficile de trouver un arbre pour arrêt pipi. Nous avons été surpris de ne trouver pratiquement aucune aire de repos sur les longues routes américaines, sinon il faut sortir de la route et s’arrêter à la station service. Arrêt ferme bio juste avant l’entrée de Capitole REEF (achats de bonnes tomates), pétroglyphes à l’entrée du parc, cueillette d’abricots délicieux dans l’oasis de Fruita, randonnée grand Wash canyon (très chaud), scenic road jusqu’à la fin de la route goudronnée.

Nuit à TORREY à AUSTINS CHUCKWAGGON, diner dans un très bon restaurant recommandé par l’hôtel.

Jour 9 : Départ vers ESCALANTE, rando calf creek falls 3 heures de marche :

Poursuite de la route : petrified forest (décevant) et arrivée TROPIC, coucher de soleil à BRYCE CANYON

Jour 10 : BRYCE CANYON, balade QUEEN GARDEN ET NAVAJO LOOP à 8 heures du matin, personne, superbe, dommage pas plus de temps pour rando plus longue et navajo loop partiellement fermé pour cause d’éboulement, différents point de vue jusqu'à RAINBOW POINT. Pique nique à fairfy point, pas un chat Arrêt aux magasins western à l’entrée du parc.

Direction ZION, très belle route et Nuit à SPRINGDALE à EL RIO LODGE ( décevant !).

Jour 11 : ZION NATIONAL PARK, balades : EMERALD POOL, RIVERSIDE WALK, arrivé LAS VEGAS 17 HEURES (new york- new york, mgm, luxor)

Jour 12 : LAS VEGAS (paris-las vegas, mgm, louxor, bellagio, mirage, wynn, venetian) buffet super au mirage. Un monde à part du reste du monde, on aurait voulu rester un jour de plus car tellement d’hôtels à découvrir au niveau reconstitution de ce qu’ils représentent. Tout dans la démesure, on a adoré.

Jour 13 : DEATH VALLEY (badwater, zabriskie point, sand dunes) :49°C, on sort juste pour prendre les photos car c’est l’enfer dehors surtout avec le vent brulant qui souffle. On était content de venir ici pour voir ce que c’était mais je ne pense que l’on y reviendra. Nuit à LONE PINE, on avait appelé le matin pour confirmer la chambre et ils nous disent en arrivant qu’ils l’ont annulé ?? Pas d’explications, ils nous proposent une chambre sans salle de bains en rajoutant un lit roulant, plus de place dans la chambre ; ce sera le pire hôtel du voyage.

Jour 14 : MAMMOTH LAKES : parc devilspostpile plus rainbow fall, randonnée entre ces 2 points d’intérêts et trempage des pieds en bas de la chute. Nuit au MOTEL 6. La visite de ce parc était très agréable, très peu de touristes étrangers et les chalets de MAMMOTH LAKES nous ont fait penser aux ALPES.

Jour 15 : YOSEMITE PARK (tiago pass, pique nique lac très sympa TENAYA LAKE, Rando séquoia à Tulomne grove, ) nuit à CURRY VILLAGE sous la tente à YOSEMITE VALLEY (bruyant mais original), un ours qui passe juste devant nous au parking………impressionnant. Jour 16 : balade VERNAL FALLS, EMERALD POOL, baignade Merced river en face de el capitan, vue GLACIER POINT. Arrivée MERCED

Jour 17 à 18 : SAN FRANCISCO, 3 nuits à l’hôtel GRANT très bien situé à 5 mn de la ligne de cable car et 10 mn du quartier chinois (Pier 39, Chinatown, lombard street, coit tower, cable car encore et encore….)

Jour 19 : Golden Gate et SAUSALITO, agréable petite ville au bord de l’océan juste après le golden gate. SAUSALITO

Jour 20 : retour en France via SAN FRANCISCO MUNICH TOULOUSE

Voilà un voyage qui restera gravé dans nos mémoires, Déjà l’envie de revenir à LAS VEGAS, Bryce et Antelope canyon.
Panama: le pays "paradis" English translation pending
by Sos2010 · 2007-08-28 · 212 replies
Apres avoir passé de nombreux mois à me poser des questions sur le Panama, j'ai préféré tout regroupé pour vous aider à avoir un aperçu "global" :

Avantages : Pas de catastrophes naturelles comme ses pays voisins Eau potable au robinet dans quasi dans tout le pays ! Tous paysages (foret tropicale, lacs, 3000km de cotes, montagnes jusque 3500m, + de 360 îles autour du pays dont l'ile de Coiba :
http://www.youtube.com/watch?v=EmzL5pr7_BY&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Esantacatalinabeach%2Ecom%2Fcoiba%2Ehtml pour un aperçu splennnnnnndide...) Pays le + sécuritaire de l'amérique latine, comme diraient les gens du panama, "c'est safe..." Pays du dollars (donc économie maitrisée), plus de 130 banques dans le pays (si elles viennent c'est pas pour rien) Cout de la vie environ 3 fois moins cher qu'en Europe 2e + gros taux de croissance du monde en 2006 En moyenne, climat 30° toute l'année, et 22° toutes les nuits (clim non obligatoire) Animaux en tous genre aux porte de la ville : singes, perroquets, dauphins, toucans, oiseaux de toutes les couleurs... Biodiversité quasi égale qu'au Costa Rica Pays qui produit plein de choses : Matelas, super bonnes glaces, meubles massif top qualité, vetements... Billinguisme Anglais/Espagnol Reseau routier en bon etat Infrastructure téléphonique excellente, Internet bien développé Position centrale dans le monde entre l'amérique du nord et du sud entre l'europe, l'afrique et l'asie... De plus, très bien desservi niveau aviation Pas encore connu donc forcément mieux :o) Sur place on contate que le pays est en train de faire des efforts impresionnants pour son developpement qui me fais penser à un futur Hong Kong Canal de Panama qui ramene des sous au pays et de + la zone de libre échange de Colon est la 2e + grande du monde, en passe de devenir la 1ere du monde doncc devant hong kong... Et grace à ça on trouve un nombre impressionnant de choix pour faire ses courses (bcp de zones commerciales modernes...) Ecoles privées correctes, hopitaux privés top modernesINCONVENIENTS : Ils roulent très mal Manque de culture ou monuments historiques... dans le pays Manque un peu "d'organisation" Constructions immobilieres à tout va sans vrai code de l'urbanismeConnaissez-vous 1 seul autre pays avec autants d'atouts ??? Et surtout qui n'est pas encore connu ? Vous ne pensez pas que ce pays risque de cartonner pour les années à venir?

Pour en savoir + : http://primapanama.blogs.com Vos avis sont les bienvenus !
Espagne/Portugal: circuit en terre ibérique (juillet 2007) English translation pending
by Stef2Mars · 2007-08-22 · 47 replies
Jeudi 19 juillet : cap sur l’Espagne Anne et moi arrivons vers 19h à l’aéroport et nous découvrons le tout récent MP2, le terminal low cost de Marseille, inauguré un an auparavant. Décor sommaire, couleurs vert pomme et cramoisi… Bref, on n’est pas là pour visiter. Il n’y a pas de file d’attente, nous en profitons pour faire enregistrer les bagages que nous portons et déposons nous-mêmes sur le tapis roulant. On peut alors se poser tranquillement dans le hall et se remplir la panse de nos sandwiches. Nous avons devant nous assez de temps pour nous diriger vers l’autre terminal, le vrai si j’ose dire, où nous pouvons trouver les magazines qui nous occuperont pendant la bonne heure et demi de voyage qui se présente devant nous.

21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.

Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.

Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…

Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…

J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…

Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.

La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.

Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.

Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.

Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.

Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.

Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.

En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.

La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…

Samedi 21 juillet : Royal Madrid

Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.

Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…

Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.

Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.

En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…

Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo

En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.

Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.

Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.

J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.

Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…

A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…

Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.

Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.

En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…

Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre

Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.

Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.

Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.

Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.

Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !

Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.

Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…

Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !

La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.

Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.

Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.

Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.

Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.

Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.

Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.

Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.

A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…

Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night

Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.

La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.

Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.

La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.

Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.

La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.

Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.

Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.

Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.

C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…

Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei

Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.

Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…

Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.

Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.

Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.

Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…

Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…

Vendredi 27 juillet : direction Porto

Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.

Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…

La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.

Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.

Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?

A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.

Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.

Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.

Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.

Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…

Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires

Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.

C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.

Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.

Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.

14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.

Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.

Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.

Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.

Dimanche 29 juillet : retour à la réalité

Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.

Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…

Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.

14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !

Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.

L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !

Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
Attention: escroquerie en Thaïlande English translation pending
by Patou94 · 2007-08-10 · 279 replies
🏴‍☠️ Salut à tous,

Je voulais vous faire part d'une mésaventure qui m'est arrivée en Thaïlande. J'ai découvert la Thailande en 2005 juste après le tsunami... le prix des séjours étaient très bon marché et je pensais faire une bonne action pour aider les populations locaux en faisant du tourisme chez eux. Je venais d'être mit en pré-retraitre par ma boite... ma femme travaillant toujours, j'y suis allé seul... J'ai visité Pataya, où il y a beaucoup de P*** et pas mal d'autres activités comme Noong noot village, la ferme des crocodiles, les fermes à éléphants, le bowling, mini siam, la plage (plutôt choisir celle de jomtien ou naklua), les restos pas cher, les marchés, la pêche (étang ou mer), ... Puis je suis allé à Phuket, les paysages sont magnifiques, les gens agréables et toujours souriants, les restos sont très bon marché (1 salades de papaye et 4 brochette de poulets 60 bahts = 1, 20€), les plages, le soleil..... et je fais la rencontre de Kim, une très jolie Thailandaise de moitié mon age qui parle formidablement bien anglais. Au début, je me disais que c'était que le temps du séjour et que ma femme n'en saurait jamais rien... mais au boût de quelques jours, j'en étais tombé amoureux. J'avais l'impression d'avoir à nouveau 20 ans !!! 😉 De retour en France, je ne pensais qu'à une chose, y retourner... J'y suis retourné 6 semaines après pour retrouver ma Kim pour 2 superbes semaines... J'ai pretexté à ma femme que j'étais bénévole là bas pour les aider à reconstruire. J'ai emmenné ma femme en septembre 2005 afin qu'elle découvre les paysages (pas kim !). Puis j'y suis retourné en novembre 2005. Kim m'a proposé de faire du buisness avec elle à Phuket. Elle m'a proposé d'acheter un snack en bordure de mer, qu'elle gèrerait et on se partage les bénéfices... enfin, elle a fait ça subtillement, car sur le coup, j'avais l'impression que ça venait de moi... Quelques jours sont passé et son frère nous a fait part d'un ami à lui qui vendait son restaurant, mais il fallait faire des travaux. J'ai dit que je devais y réfflechir. J'y suis retourné en janvier 2006, le restaurant était toujours disponible. N'étant pas Thailandais, je ne pouvais pas aquérir un commerce aussi facilement, c'est pour cette raison que j'ai proposé à Kim de le mettre à son nom... du moins j'ai encore eu l'impression que ça venait de moi... J'ai transféré 500.000 baths sur son compte afin qu'elle fasse la transaction. Les travaux ont commencé juste après... Quand j'y suis retourné 2 mois après, le resto/snack était ouvert et Kim assurait bien. Puis je suis rentré en France, mais à partir de là, je n'arrivais plus à joindre Kim (mail, téléphone, ...). J'y suis retourné début juin, elle était au resto et elle m'annonce que c'est fini entre nous deux. Je lui donc demandé de me donner ma part des bénéfices, puisque j'avais investi mon argent et que ça fonctionnait bien... et là deux gars me prennent pour me jeter dehors et me fait comprendre de ne plus jamais revenir. J'y suis retourné le lendemain et là l'un des gars m'a cassé la figure. Je me suis rendu compte que j'étais la bonne poire et qu'elle s'était bien servi de moi. De retour en France, ma femme me demande pourquoi j'ai un cocard et surtout pourquoi j'ai transféré près de 12.000€ sur un compte thailandais... c'était le début de la fin... séparation, puis aujourd'hui procédure de divorce... Donc, messieurs, si vous tombez amoureux de l'une des ravissantes thailandaises, méfiez-vous si elle vous parle de buisness...
Compte rendu de mon voyage à l'hôtel Iberostar Playa Alameda (Varadero) English translation pending
by Stephany · 2007-07-16 · 4 replies
Bonjour, je viens tout juste de revenir de l’Hôtel Iberostar Playa Alameda à Varadero (du 7 au 15 juillet 2007). Voici un compte-rendu de mon voyage qui à été merveilleux malgré la TOURISTA durant les 2 derniers jours…

LES VOLS : Nous avons voyagé avec Sunwing Airlines. Le charter qui contenait 189 sièges et était assez serré. Par contre, le personnel est très courtois et le service y était excellent. Assurez-vous de ne pas vous trompez en remplissant votre carte touristique dans l’avion, car on vous chargera 20$ pour en obtenir une autre. Nous avons eu un petit retard de 25 minutes sur le vol du retour, mais rien de grave. Petit conseil…les vols de nuit sont très éreintants.

LA TEMPÉRATURE : Contrairement à ce que j’ai pu lire sur le site de Météomédia avant de partir (pluie et orage pour toute la semaine), il a fait beau et très chaud toute la semaine – entre 32 et 38˚C (sans compter le facteur humidex). Il a plut pendant 20 minutes 2 soirs, et ce, vraiment pas fort. Il y a de superbes éclairs de chaleurs le soir entre 20h et 23h.

LE PAYSAGE : Le resort est vraiment merveilleux. La végétation y est abondante et très, très variée (par ex., il y a au moins 4 ou 5 sortes de palmiers différents). Le site est très propre, malgré que le fait qu’il n’y ait pas assez de poubelles !!!

LA PLAYA : La plage est belle, il y quelques algues à droite, mais c’est très beau vers la gauche. Vous pouvez toujours marcher vers la droite jusqu’à la plage de l’hôtel Paradisus Princesa Del Mare où l’eau est très belle et sans algues ou vers la plage du Tryp Peninsula à gauche. Le vent se lève toujours vers 16h, mais rien d’exceptionnel. La plus belle plage reste celle dans le centre-ville de Varadero…WOW!!!

LA CHAMBRE : La chambre est jolie et assez sobre. Vous aurez soit une chambre avec un lit king ou avec 2 lits simples. Les lits sont assez durs et vous aurez 2 oreillers. Vous avez une grande garde-robe pour suspendre vos vêtements. Par contre, les tiroirs de la garde-robe s’ouvrent très mal, mais au moins, il y a 2 tablettes ou vous pouvez déposer vos effets personnels. L’air conditionné fonctionnait très bien. La salle de bain était très grande. Elle contenait un bain, une douche en coin, un évier avec un grand comptoir et un cabinet de toilette. Petit conseil, n’appuyez pas trop fort sur la chasse d’eau car vous allez la débarquer !!! Il y a aussi une télévision avec satellite. Il y a un mini-bar en-dessous de la télévision qui est rempli à tous les jours pour l’eau et à tous les 2 jours pour le reste (boissons gazeuses et bières).

LA NOURRITURE : Dans le resort, il y a le restaurant buffet Las Alamedas qui est bien. On y trouve à tous les soirs du poulet, du porc, du bœuf, un bar à salade, un bar à pâtes (avec différentes sauces), différents poissons, des fois des crevettes et de la langouste, en plus du grand bar à dessert. Le matin, vous pouvez vous faire faire des crêpes, des œufs et des omelettes apprêtées à votre goût. Le vin n’y est pas bon.

En passant, la laitue est très très rare à Cuba, donc quand on vous parle de salade dans les différents menus, ne vous attendez pas à recevoir de la laitue. De plus, les boissons gazeuses sont en fontaine dans les différents restos alors faites attention, car l’eau qu’on y utilise est celle de l’aqueduc.

Il y a 3 restaurants à la carte : le Don Alfredo (restaurant italien), le Romantico (restaurant international) et le Bucanero Ranchón (restaurant de fruits de mer). Pour un séjour d’une semaine, vous pouvez aller une seule fois à chacun des restaurants. Si par contre vous êtes difficiles ou que la personne qui vous accompagne est difficile (du genre elle ne mange pas de fruits de mer), il est possible d’aller 2 fois dans un même restaurant, vous n’avez qu’à faire la demande à la dame qui s’occupe des réservations dans le lobby.

Le Don Alfredo est généralement climatisé, mais il a brisé durant notre séjour. La nourriture y est très bonne : pâtes, poulet, porc, fruits de mer, poissons, bœuf, et de très bons desserts (profiteroles, truffes au chocolat, tiramisu, flan au caramel).

Le Romantico est climatisé et la nourriture y est aussi très bonne. Je n’ai pas essayé le restaurant de fruits de mer car mon copain n’en mange pas. Il est près du bord de la mer, mais il n’est pas climatisé (aire ouverte et couvert).

Il y a aussi un grill derrière le resto de fruits de mer où l’on peut manger des hamburgers, du poulet, du porc, du bœuf, des tomates et des poivrons grillés, etc.

Il y a le Beer Garden où l’on fait de bonnes sandwiches (surtout le sandwich Playa Alameda : poulet, jambon, œuf, fromage, laitue, concombre, mayonnaise) et de bonnes frites.

Il y a aussi le resto de la piscine le Laguna Azul où l’on peut manger des sandwiches, des hamburgers, des frites et de la pizza (hummm!!!!).

LES BARS : Le bar le plus achalandé est probablement le lobby bar Los Vitrales, car il est climatisé.

Il y a le Santiago de Cuba Bar qui est à l’extérieur sur votre gauche quand vous sortez du lobby. On y fait d’excellents cappuccino glacé avec du Baileys et du Milhwood.

Vous pouvez aussi boire à la piscine, dans le Beer Garden, au Night Club La Oliva, au restaurant de seafood dans la journée et sur la playa.

LES ACTIVITÉS GRATUITES SUR PLACE : Il y a plusieurs choses à faire où à voir sur le resort. Pour l’horaire des activités d’animation voir près du restaurant le Romantico. Comme activités gratuites, il y a la piscine, le jacuzzi, le centre de conditionnement physique, le night club La Oliva, toutes les activités nautiques non motorisées (voir le kiosque près de la plage en face du terrain de volleyball de plage), le Club House (billard, Babyfoot, c’est aussi là qu’on va chercher les serviettes de plage – juste après la piscine), du basketball, du tennis, du soccer (ou le football pour les Européens), il y a aussi des spectacles à tous les soirs dès 21h45 au El Theatro et un mini-club d’amusement pour les enfants près de la piscine.

LES ACTIVITÉS PAYANTES ET LES EXCURSIONS : Les activités payantes à l’hôtel sont : les sports nautiques motorisés, la coiffure, les massages, la location de voiture ou de scooter.

J’ai fait 2 excursions lors de mon séjour : la Havane (les 5h de route aller-retour valent vraiment la peine) et le catamaran.

Pour l’excursion à la Havane nous avons dû débourser 85 CUC par personne et voici ce que ça incluait : un excellent guide touristique francophone, visite de la Havane coloniale et moderne, la place de la Cathédrale, la place de Saint-François d’Accise, la place de la Révolution, le Capitole, la fabrique de cigares et le musée du rhum Havana Club. Généralement, il y a une période de magasinage au grand marché artisanale, mais il était fermé le mardi. L’excursion avec Sunwing se faisait le mardi et le jeudi. Vous pouvez faire la même excursion sans la fabrique de cigares et le musée du rhum pour 67 CUC par personne (51 CUC pour les enfants)…mais selon moi ces 2 activités étaient un must. Pour ces 2 excursions, vous arrêterez mangé dans un petit café cubain (très bon). Dans l’excursion avec la fabrique et le musée, une camerawomen vous suit toute la journée et vous filme…à la fin de la journée vous pouvez acheter ce DVD pour 35 CUC et il y a plein de suppléments sur un 2e DVD.

Il y a aussi 2 autres excursions pour la Havane : - 1 jour et 1 soirée à la Havane — la Havane spéciale --(même chose que celle décrite plus haute sauf qu’il inclut un souper et le spectacle très réputé au Tropicana Club. Le tout pour 135 CUC par personne adulte ou enfant. - 1 jour et 1 nuit à la Havane (même chose que l’excursion la Havane spéciale, mais avec une nuit à l’hôtel dans la ville) pour 165 CUC par adulte ou 120 CUC par enfant.

L’excursion en catamaran consiste en une journée de bronzage intensif, boisson à volonté, période de snorkling dans une barrière de corail, nage avec les dauphins dans l’océan et photo pour 10 CUC supplémentaires, un dîner de langoustes, crevettes et poissons ou de poulet sur l’île de Cayo Blanco pour 85 CUC par adulte ou 64 CUC par enfant.

Vous pouvez aussi aller au Delfinario nager avec les dauphins pour 89 CUC (adulte) ou 67 CUC (enfant).

Tropicana Varadero Show (pas celui de la Havane) avec rhum et boissons gazeuses inclus pour 49 CUC. Le Rio Canimar Tour : plongée à Playa Coral et dans la grotte de Saturno, promenade le long de la rivière Canimar, dîner dans un ranch, équitation, canotage et baignade pour 51 CUC (adulte) et 39 CUC (enfant).

Le Rambo Tour : 2 journées d’excursion avec repas inclus, randonnée en montagne dans Trinidad, une nuit dans la montagne, naviguer sur la rivière, exploration de chutes pour 125 CUC (adulte) et 94 (enfant).

Visite de Trinidad : dîner inclus, visite historique et culturelle de la ville coloniale pour 71 CUC (adulte) et 54 CUC (enfant).

Le Jeep Safari : excursion d’une demi-journée en 4X4, visite de la rivière Canimar, cocktail de bienvenue, canotage, équitation et baignade pour 47 CUC (adulte) et 36 CUC (enfant).

LES DÉPLACEMENTS : Pour faire le tour de la péninsule de Varadero, il y a le Varadero Tour Bus. Il est sensé passer au 30 minutes, mais fini plutôt par passe à chaque 1h-1h30…il fait très chaud sur le bord de la rue. Si vous décidé de le prendre, il vous en coûtera 5 CUC par personne pour la journée.

Nous avons personnellement opté pour le taxi. Nous avons été dans un marché artisanal sur la 1ère avenue près de la Calle 16 je crois (ça vaut mieux que le centre d’achat Las Americas…c’est plus pittoresque). Sur demande, le même chauffeur de taxi en venu nous rechercher à l’heure que nous désirions sans une minute de retard…en passant les taxi sont climatisés !!! De l’hôtel au marché, il nous en a coûté 16 CUC pour y aller et 16 CUC pour le retour. Fixer le prix de votre déplacement avant de partir.

Je recommande fortement cet hôtel à tout le monde, j’y ai vraiment fait un voyage mémorable. De plus, n’oubliez pas d’apporter beaucoup de savon, de shampoing, de parfum, de vêtement, de crayons, de jouets, de lunettes soleil pour donner au gens là-bas…ils en sont très reconnaissants.

Conseil : acheter votre rhum à la Havane, il est beaucoup moins cher là-bas.

Si vous désirez plus d’info ou des photos, ne vous gênez pas pour me réécrire.

Stephanie
Le topless est-il accepté ou pas en Egypte? English translation pending
by Hollybeverly · 2007-07-02 · 145 replies
Salut, ben voilà je pars en Egypte en aôut et j'aimerais savoir si les Egyptiens acceptent le topless, en Tunisie et en Turquie je n'ai eu aucun problème mais en Egypte j'en ai aucune idée!!!😉 Si l'une d'entre vouis peux me répondre se serait vraiment sympa!!!

Merci d'avance, Holly
Avis sur circuit d'un mois au Pérou et en Bolivie English translation pending
by Lalydove · 2007-06-30 · 40 replies
Aprés 2 mois de recherche d'information sur le forum, je me decide enfin à vous faire part de notre circuit prevu pour 2008 (on a pas encore decidé le mois, avril, mai, juin, septembre ou octobre???) nous sommes un groupe de 5 personnes, nous voulons partir 1 mois pour visiter le sud du perou et une petite partie de la bolivie. je fais appel à votre experience pour me dire si ce circuit est faisable et m'apporter quelques précisions et conseils. est ce que un budjet de 700euros est suffisant pour 1 mois? je vous remercie par avance

Jour 1 et 2 : Arriver à Lima Acheter billet d'avion Lima-Cuzco pour le « jour 3 » (57 à 83$) manque d'information sur ce trajet (horaire et commande des billets internet ou sur place?) Acheter matériel nécessaire pour la montagne (veste, duvet…) Jour 3 : Lima-Cuzco (avion) Jour 4 : Cuzco (acclimatation) Visite de Cuzco Acheter billet de bus Cuzco-Ollantaytombo (1$) Acheter billet de train Ollantaytombo-Aguas Caliente (44$ A/R) Jour 5 : Cuzco-Aguas Calientes Départ vers midi, Bus Cuzco- Ollantaytombo (3h) Train à 20h à Ollantaytombo, arrivé à 21h40 à Aguas Calientes Jour 6 : Machu Picchu (75$) Départ vers 5h de « AC » pour arriver a 6h en haut Visite du Machu Picchu et Wayna Picchu Redescendre sur « AC », relaxation dans bain d’eau chaude Jour 7 : Aguas Calientes-Cuzco Départ train à 5h45 arrivé à Ollantaytombo à 7h45 Location d’un taxi pour la journée, visite de Maras, Moray… puis retour sur Cuzco Jour 8 : Cuzco Acheter billet de bus ou train Cuzco-Puno (10 à 15$ pour 12h) manque d'information sur ce trajet (horaire et prix) Location d’un taxi pour la journée Visite des sites de Pisac, Qenko, Sacsayhuaman, Tambomachay… Jour 9 : Cuzco (jours tampon au cas ou on ai pris du retard) Jour 10 : Cuzco-Puno (train ou bus) 12h Acheter billet de bus pour La Paz manque d'information sur ce trajet (horaire et prix) Jour 11 : Puno-La Paz (bus) Passer la frontière avant 17h, visite de La Paz Acheter billet de bus pour Uyuni Jour 12 : La Paz-Uyuni Visite de La Paz le matin et en debut d'apres midi Départ bus à 17h arrivé à 7h à Uyuni Jour 13 et 14 : Uyuni Arrivé 7h Location 4*4 avec chauffeur (95$ par voiture) pour les salars de Uyuni, le laguna verde, puis petit bain chaud naturel… Achat billet retour pour La Paz manque d'information sur ce trajet (horaire et prix) Jour 15 : Uyuni-La Paz (10h bus) Acheter billet de bus pour Puno manque d'information sur ce trajet (horaire et prix) Jour 16 : La Paz-Puno Jour 17 : Puno Acheter billet de bus pour Arequipa manque d'information sur ce trajet (horaire et prix) Visite du lac Titicaca, îles des Uros Jour 18 : Puno-Arequipa Jour 19 : Arequipa Visite d’Arequipa Rechercher agence pour rafting dans le canyon de colca Acheter billet de bus pour Ica Jour 20 : canyon de colca (rafting) Rafting pendant 2h au Río Chili en amont d'Arequipa. Niveau 3, 4 Départ à 09.00 et 13.30. (25euros/personne) Jour 21 : Arequipa Visite d’Arequipa Jour 22 : Arequipa-Ica (bus ts les 15 minutes, 5euros) Jour 23 : Ica-Nasca-Ica Matin : Survol des lignes de Nasca 1h (54euros/personne) Acheter billet de bus pour Pisco Jour 24 : Ica Tour en buggy dans le désert d’Ica 2h (19euros/pers) l'oasis de Huacachina Jour 25 : Ica-Pisco (bus ts les 15 minutes, 3euros) Jour 26 : Pisco (port de paracas) Visite des îles balestas (16euros/pers) Jour 27 : Pisco-Lima Jour 28 à 31: Lima visites, shopping… retour sur paris.
Voyager sans louer de véhicule à Cuba English translation pending
by Tschof · 2007-06-27 · 18 replies
Je pars le 26 décembre 2007 à Cuba pour 2 semaines avec mon homme! On va voyager sac à dos et je ne veux pas louer de voiture. Je pensais voyager en bus et en taxi.

Malheureusement je crois que le taxi revient assez cher quand on est que 2 personnes mais c'est plus pratique pour s'arrêter sur la route que le bus et on part quand on veut.

Si vous avez des info sur les tarifs approximatifs des taxis à Cuba, ça m'intéresse bcp. Comme par exemple les trajets La Havane - Trinidad (avec un arrêt à Santa Clara) / Trinidad-La Havane (avec un arrêt à Cienfiegos) / La Havane-Vinalès / Vinalès-Cayo Levisa /

J'aimerais peut-être faire un crochet par Cayo Santa Maria pour 2 nuits. J'ai cru comprendre que la seule possibilité d'y aller est la voiture et que les cubains ne peuvent pas s'y rendrent. Comment ça se passe si on est en taxi? Peut-on prendre un bus depuis Santa Clara?

Merci d'avance si vous pourvez éclairer ma lanterne!
Les plus belles plages des Cyclades? (Grèce) English translation pending
by Choup777 · 2007-06-22 · 20 replies
Bonjour à tous,

Pouvez vous me dire quelles sont les plus belles plages des cyclades? Quelle île est la plus propice à la détente sur des plages de rêves?

Pas spécialement pour plonger, aucun souci si il faut faire des heures de marche pour y acceder, ...

Merci d'avance pour vos infos.

Alex
Hôtel Oasis Canoa Beach Resort à Bayahibe English translation pending
by Tophe59 · 2007-06-19 · 115 replies
Bonjour à tous,

Nous partons le 01 janvier 2008 à 4 personnes (2 adultes, 2 enfants 5 et 9 ans) pour Bayahibe à l'hotel OASIS CANOA BEACH RESORT. Cet hotel s'appelait avant le CORAL CANOA HILTON. Auriez vous des informations sur cet hotel surtout depuis qu'il n'appartient plus à la chaine HILTON. Le club enfant est-il francophone ???

MERCI
Les supermarchés à Cuba English translation pending
by 3615POD · 2007-05-30 · 68 replies
Bonjour

comme nous partons avec un bebe, nous souhaitons savoir, s'il y a des supermarche ? 😠
Visa de travail pour le Brésil English translation pending
by Brasillika · 2007-05-20 · 23 replies
Bonjour à tous !

J’ai passé 3 mois au Brésil (de décembre 2006 à fin février 2007) et je compte y retourner en septembre pour une durée que je souhaiterais indéterminée. L’idéal pour moi serait de trouver du boulot en tant que prof de français mais, si j’ai bien compris, sans contrat de travail, je ne peux pas demander de visa temporaire et, si je pars sans demander de visa, je ne vais pas pouvoir travailler… Y a-t-il possibilité d’obtenir un visa de travail une fois sur place ? Si oui, combien de temps faut-il patienter pour l’obtenir ? Et en utilisant toutes les possibilités qu’offre la loi pour ce qui est des visas, je peux utiliser les 3 mois accordés d’office et ensuite prolonger mon visa jusqu’à fin décembre 2007, puis pour 2008 utiliser à nouveau les 3 mois légaux et au terme du premier trimestre, renouveler mon visa pour 3 mois supplémentaires, ce qui me permettrait alors de rester jusqu’à juin 2008. Mes calculs sont-ils exacts ? Ou suis-je passée à côté d’une des subtilités de la loi ? Merci à tous ceux qui pourront m’éclairer sur ce sujet !
Scooter à Cuba English translation pending
by Mégawatt · 2007-05-07 · 16 replies
Bonjour !

Je pars pour Cuba le 2 juin et nous aurions aimé louer un scooter pour visiter et surtout changer de la routine... On s'est fait dire que c'était risqué, voir même dangereux dans certains coins et que les assurances ne couvrent pas tout. Pourquoi dans ce cas, ils en offrent la location ??? 😐

Je sais qu'on a aussi la possibilité de visiter en autobus à 2 étages ou en taxi, mais qu'est-ce que vous me suggérez ??? 🙂

Aussi, je suis un peu peureuse concernant la tourista, est-ce que les voyageurs l'attrapent souvent à Cuba ?? Si j'évite l'eau (sauf embouteillée) y'a-t-il des risques ????

Merci !

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