Results for "Chinatown+San+Francisco+|+3+>+99"
4007 results found.
Kao I Dang en Thaïlande English translation pending
quelqu'un a t'il connu Kao I dang ?





la dernière pour rire !!!!!!!!
votre serviteur au travail !!!!!!!!!!!!!!






la dernière pour rire !!!!!!!!
votre serviteur au travail !!!!!!!!!!!!!!

Questions en vrac sur la Malaisie English translation pending
Bonjour,
Voici quelques questions qui s'adressent aux expats ou aux "experts" du voyage en malaisie:
1- Trouve-ton des petites superettes du style 7/11 en thailande dans les villes comme Kuala lumpur, penang, melaka et khotar bharu ?
2- Sur les iles perhentians peut-on consommer et peut-on acheter de l'alcool? Si oui, est-ce cher?
3-Existe-t-il une bière locale ? si oui quelle est son nom?
4- Trouve -t-on beaucoup de restos de rue comme c'est le cas en thailande ? Et que valent-ils au niveau sanitaire (chiasse pour parlerclairement) et au niveau gout?
5- Quel est le plat que vous me recommandez à ne pas rater?
6-La "dengue" sévit-elle en malaisie en juillet ?
Merci pour toutes vos infos
1- Trouve-ton des petites superettes du style 7/11 en thailande dans les villes comme Kuala lumpur, penang, melaka et khotar bharu ?
2- Sur les iles perhentians peut-on consommer et peut-on acheter de l'alcool? Si oui, est-ce cher?
3-Existe-t-il une bière locale ? si oui quelle est son nom?
4- Trouve -t-on beaucoup de restos de rue comme c'est le cas en thailande ? Et que valent-ils au niveau sanitaire (chiasse pour parlerclairement) et au niveau gout?
5- Quel est le plat que vous me recommandez à ne pas rater?
6-La "dengue" sévit-elle en malaisie en juillet ?
Merci pour toutes vos infos
Le risque en allant en Thaïlande... English translation pending
...est de trop aimer.
Bonjour à tous. 1er voyage, jamais sorti de son quartier, et pourtant aucun problème d'adaptation en arrivant en thailande. comme si j'étais tombé dans l'environnement qui me convenait. chaleur, lenteur, tranquillité. en france je m'évaluais comme étant parmi les plus souriants et les moins chiants. là-bas, sur ces plans-là, ils m'ont tous battu ! peut-être le rayonnement du bouddhisme. détachement, système de valeurs qui occasionne peu de frustrations, les problèmes posent moins de soucis. en relativisant la situation des thailandais dans la misère et celle des français dans la misère, et en se plaçant sous notre système de valeurs, on devrait être enclin à juger leur situation plus misérable que la nôtre. pourtant cet homme aux jambes coupées, sans machine améliorante, qui traverse la rue sur ses cuisses, passe sa journée avec le sourire. les autres aussi. putin le retour a été difficile et maintenant je n'allume plus france info
Bonjour à tous. 1er voyage, jamais sorti de son quartier, et pourtant aucun problème d'adaptation en arrivant en thailande. comme si j'étais tombé dans l'environnement qui me convenait. chaleur, lenteur, tranquillité. en france je m'évaluais comme étant parmi les plus souriants et les moins chiants. là-bas, sur ces plans-là, ils m'ont tous battu ! peut-être le rayonnement du bouddhisme. détachement, système de valeurs qui occasionne peu de frustrations, les problèmes posent moins de soucis. en relativisant la situation des thailandais dans la misère et celle des français dans la misère, et en se plaçant sous notre système de valeurs, on devrait être enclin à juger leur situation plus misérable que la nôtre. pourtant cet homme aux jambes coupées, sans machine améliorante, qui traverse la rue sur ses cuisses, passe sa journée avec le sourire. les autres aussi. putin le retour a été difficile et maintenant je n'allume plus france info
On est à Bangkok (2 octobre 2006) English translation pending
Ca y est, on est arrives a Bangkok avec ETHIAD Compagnie, pour ceux, qui se posaient des questions a savoir si cetait une bonne compagnie, elle est tres bien, confortable le pti hic cest juste quil ne donne pas de ptit sac avec le bandeaux pour les yeux et de brosse a dent, oui je sais cest pas important mais plus on voyage, plus on deviend strict voila sinon le temp ici, il pleut ... il pleut ... et il pleut..
Lhotel TOWER INN SUR silimon est sympa, jai trouve que les prix avaent vachement augmenter mais bon...
le nouvel aeroport est super, la classe!! on en a eu pour 400 bath pour rejoindre Bangko enm taxi meter et en plus on a failli chouter un chien sur l'autoroute, on l'a eviter de justesse
voila a plus
si vous souhaitez des infos
voila a plus
si vous souhaitez des infos
Thaïlande: une autre histoire de culture... le thé English translation pending
Et oui, encore moi pour le petit "post du jour" ...😉😛
depuis toutes ces années, je n'arrive pas à comprendre.... mes questions restent sans (vrai) réponse... alors, peut etre que vous allez pouvoir m'éclairer un peu, à savoir: pourquoi est ce que la Thailande ne consomme t'elle pas plus de thé et qu'il est si difficile d'en trouver ? (je parle de "vrai" thé, pas du Lipton !!!!)
ou encore: pourquoi, la Thailande est le seul pays asiatique à consommer aussi peu de thé ??
c'est qui qu'y s'y colle ? 😏
depuis toutes ces années, je n'arrive pas à comprendre.... mes questions restent sans (vrai) réponse... alors, peut etre que vous allez pouvoir m'éclairer un peu, à savoir: pourquoi est ce que la Thailande ne consomme t'elle pas plus de thé et qu'il est si difficile d'en trouver ? (je parle de "vrai" thé, pas du Lipton !!!!)
ou encore: pourquoi, la Thailande est le seul pays asiatique à consommer aussi peu de thé ??
c'est qui qu'y s'y colle ? 😏
Récit de vingt quatre jours en Thaïlande en août à cinq English translation pending
nous sommes une famille de 5 dont 3 enfants (12 à 14 ans) qui avons passé 25 jours magnifiques en thailande en aout ; en vrac ci-dessous des avis, des remarques, des trucs, voire des conseils sur tout ce qui a fait notre voyage; questions bienvenues ! itineraire : bangkok-ayuthaya-khao yai-lopburi-sukhothai-chiang mai-bangkok-ko tao-bangkok (assez classique avec impasse sur les iles cote mer d'andaman a cause du climat presume meilleur en aout cote est, et pas d'incursion cote isan faute de temps!) ; climat : evidemment temps couvert et grosses averses au moins 1 jour sur 2 dans l'am, mais pas genant car tempere la chaleur et ne nous a pas empeche de faire ce qui etait prevu budget total 8000 euros ttc (on ne s'est pas prive) : vol =650 euros par etihad airways, hebergement en moyenne 100 euros à 5, reste 2000 pour repas, visites achats, .... guides: LP surtout, (routard bcp - riche), vert michelin pour la partie "culturelle"+internet sur place : adsl partout (suffit de regarder!) +Vforum bien sur organisation : 6 premieres nuits reservees via internet (asiarooms -sawadee) ; 6 dernieres à ko tao idem ; le reste fait au fur et a mesure sur place ; à 5 avec 3 enfants pas possible de tout improviser au jour le jour mais excessivement facile sur place d'organiser transports-hebergement au fur et àmesure en anticipant de 1 ou 2 jours notamment via internet ; donc vraiment inutile et dommage de tout organiser avant le depart ; parti avec liquide + carte visa (distributeurs partout et plus qu'en france ); pressing sur place à la thai (donc pas cher -comme on veut -quand on veut ) -->ne surtout pas s'encomber ds les bagages ( en +achats sur place yc bagages !) VOL : parfait (avions neufs, vol 2*6h avec stop 2 h abu dhabi, repas-service-films ok : voir autres avis convergents sur le forum ) ; voiture laissée sur parking prive pres roissy (-cher) AYUTHAYA (1 aout): bgkok (arrivee le soir) -ayuthaya en train (45') ;hotel krunsiriver (pres gare+riviere) : bowling ds l'hotel ! ; - visite en songthaew loue pour la journee à 5 avec arrets ou on veut quand on veut KHAO YAI : ayutaya -pakchong en train ; visite du parc national via greenleaftours sur 1.5 jours : vraiment à faire (autres recits sur le forum ) : gibbons, calaos, elephants, chauve souris, macaques .... hotel juldis choisi car plus confortable (piscine, parc, personne en aout) que guesthouse du greenleaf, mais greenleaf vient vous chercher a l'hotel et c'est plus sympa de manger avec guides du greenleaf LOPBURI : khao yai -> lopburi en camionette (avec chauffeur) louée : comme tout en thailande, suffit de demander et on vous trouve une solution : le"taxi" est venu nous chercher quand on l'a voulu, plus pratique que bus+train et pas tres cher à 5 ; hotel lopburi inn resort avec deco kitsch ("faux" singes partout) ; lopburi interessant à cause du spectacle permanent des singes en liberte dans la ville qui est finalement peu touristique SUKHOTAI : lopburi ->sukhotai idem avec camionette louee pour nous 5 ( c'est l'hotel qui nous l'a spontanement proposée alors qu'on pensait faire train ->phitsanulok+ bus : inimaginable en france ) ; 2 nuits au lotus guest house ; avons verifie les avis convergents sur les forums : tres bonne adresse tant au niveau de l'accueil, que des "bungalows" (voir leur site inernet) ; visite sukhotai en velo vraiment à ne pas rater pour le site, l'ambiance : meme avec des enfants pas de risque d'indigestion de temples ! CHANG MAI (7->12 aout): sukhotai -> chang mai idem ( maintenant qu'on y est habitue !) en songtaew trouve par la guesthouse ; permet un arret a lampang luang qui est un temple magnifique ; hotel rydges tapae : confortable (piscine)-au centre donc pratique -pas cher via internet ; visites classiques mae sa (snake farm, orchid garden, monkey center, elephant camp, doi suthep, paint ball (pas tres thai mais plait bien aux enfants) ) sur 2 jours (avec idem taxi ), autre journee avec raft+ tribus via idem taxi ; pas fait de treck (en plus en aout climat moyen ) ; un jour pour visite via tuk -tuk des principaux temples et sites ; diners au riverside+good view (avec musique live) pres riviere ; night bazar evidemment pour tshirts billabong-jeans diesel + boxe thai ... ; pas le temps d'aller vers maehong song ou chang rai ; avons ete confrontes au "scandale" des femmes -girafe (idem voir le sujet sur les forums avec n avis differents sur ce "zoo" ) : droit entree de 500 baths /personne pour entrer ds le village!!!!! : on a coupe la poire en 2 : 1 personne y est alle et a pris qq photos et avons refuse d'entrer -payer pour les autres BANGKOK (12-->14 aout) : chang mai -bgkok en avion (12go : 1700 bath le billet --> pas cher -rapide ...) ; hotel : royal benja a sukhumvit : interet : bien situe (pres skytrain), vue, piscine, grandes chambres ; pas vraiment l'impression d'etre en thailande car quartier essentiellement musulman (yc ds l'hotel) restos à bgkok : self en haut de la tour bayoke (a faire pour la vue ), vientiane garden (resto thai ), crepes and co (pour un intermede francais) ; un jour pour faire les "classiques" (grand palais, ...) ; un jour pour crocodile farm (quasiment aucun touriste-60 000 crocos ! ) +ancient siam (vraiment à faire (a velo) et quasiment personne) ; un jour pour visite des khlongs via long trail loue pour 2h (idem a faire absolument) KO TAO : (15-->21 aout) : bangkok ->chumphon en train de nuit + chumphon ->ko tao en catamaran de la lomprayah (on peut reserver les billets via internet) ; vraiment la meilleure solution car pas cher, train de nuit à "essayer" absolument (ne serait que pour comparer la qualite du service meme en 2é vs sncf...) et amene a ko tao vers 9 h du matin ; hotel sensi paradise 4 nuits (à hat ao mae) + 2 nuits a ko tao resort (à ao chalok ) ; bungalow familial (2 chambres ) au sensi paradise ; cadre super, avec possibilite d'aller facilement au "village" hat ao mae pour restos et autres ; pas mal pour le snorkeling (epave affleurante en face de l'hotel) ; avons fait : "excursion sur la journee a nang yuan ( a faire, sans y rester necessairement la nuit ) ; location d'un long tail pour la journee : a faire absolument car 4-5 arrets (comme on veut) sur des sites de snorkeling extras ; en particulier "shark point" ou nous avons vus des requins pointe noire (une dizaine, 1M de long - innofensifs bien sur ); ne pas rater le "jamariki spa pour le massage thai (le trajet en en 4*4, le cadre, ...)ko tao resort : secteur plus calme de ko tao ; piscine (au cas ou !) juste enface de la mer; plage pas top car maree -> pas de fond et rien a voir ; avons fait plongee d'initiation (mais une vraie, pas en piscine ou au bord de plage ! pour toute la famille ) avec ecole de plongee a cote hotel = super ; chambres hotel ok (clim) (en plus on a ete "upgrade" avec une suite pour nous 5 ) ; l'ile nous a beaucoup plus car pas encore trop urbanisée, TB pour le snorkeling, ambiance sympa (avec profil touristique lie a l'activite principale de l'ile =plongee ) BANGKOK (22->24 aout) : ko tao ->bangkok par catamaran +bus de la lomprayah (depart le matin, arriveele soir a bgkok): ideal car permet d'enchainer sans attente tout le voyage et me semble plus pratique ds ce sens que le train ; le tout reserve -paye via internet ; encore 2 nuits a bgkok (hotel zenith sukumvit, meme quartier que le benja ) -visite chinatown+kao sanroad ;avons achete orchidees sur marche thewet (fleurs coupees+ 4 plantes pour prix derisoire : 1000 bath ) - les plantes ont voyage en soute sans dommage et les fleurs en bagage accompagne idem en resume : excellente destination pour la variete des choses à faire et a voir, l'accueil des thailandais, le budget limite, la facilite d'organisation et de deplacements - aucune galere pendant ces 25 jours ! - pour toutes ces raisons destination à faire en famille - on comprend mieux pourquoi on y vient et y revient !
Deux jours à Bangkok English translation pending
Bonsoir à tous.
Nous partons fin octobre pour la troisiéme fois en Thaïlande, mais voila c'est la premiere foie que nous décidons de nous arreter à Bangkok.🙂 Nous nous pausons certaines questions🤪. Si vous pouviez nous aider pour que ces deux jours soit formidables et faciles, ce serai génial.
Tout dabord nous avons reservé une chambre au Royal Benja Hotel sur Sukumvit, nous arrivons le soir, pouvez vous nous indiquer un resto sympa aux alentours. Le lendemain visites, temples et palais, quelques conseilles!!! Comment s'y rendre et combien de temps nous faut il pour le trajet et les visites😕 ( a peu prés)???? Ensuite nous voudrions faire du shopping, on voit partout MBK, comment y aller et combien de temps nous faut il pour faire Sukumvit, MBK ( pas de tuk tuk et pas de taxi pas trés envie), quelles stations (sky train)????
Et pouvez vous nous dire aproximativement le temps qu'il nous faudra pour faire le trajet hotel Bkk, pour qu'on puisse profiter un max de Bangkok.
Merci a tous🙂🙂
Nous partons fin octobre pour la troisiéme fois en Thaïlande, mais voila c'est la premiere foie que nous décidons de nous arreter à Bangkok.🙂 Nous nous pausons certaines questions🤪. Si vous pouviez nous aider pour que ces deux jours soit formidables et faciles, ce serai génial.
Tout dabord nous avons reservé une chambre au Royal Benja Hotel sur Sukumvit, nous arrivons le soir, pouvez vous nous indiquer un resto sympa aux alentours. Le lendemain visites, temples et palais, quelques conseilles!!! Comment s'y rendre et combien de temps nous faut il pour le trajet et les visites😕 ( a peu prés)???? Ensuite nous voudrions faire du shopping, on voit partout MBK, comment y aller et combien de temps nous faut il pour faire Sukumvit, MBK ( pas de tuk tuk et pas de taxi pas trés envie), quelles stations (sky train)????
Et pouvez vous nous dire aproximativement le temps qu'il nous faudra pour faire le trajet hotel Bkk, pour qu'on puisse profiter un max de Bangkok.
Merci a tous🙂🙂
Voyage organisé en Thaïlande ou partir à l'aventure? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle et viens juste de découvrir ce site. J'ai lu pleins de choses intéressantes et des débats passionnants et parfois mouvementé 😉
Avec mon ami nous projettons de partir les 2 premières semaines de décembre en Thailande. En fait ce sera notre 1er voyage hors de France. Et j'ai pleins de questions : j'ai lu qu'à cette période il fait pas très chaud. Faut-il des pulls comme chez nous ? Faut dire qu'ici j'ai remis la couette en plein mois d'aout ca craint un peu 😛 La saison des pluies est bien finie ? nous voulions partir à l'avanture (enfin avec quand meme un programme déjà établi) mais quand on regarde le prix des billets d'avion direction bangkok ca nous plombe notre budget, ... alors on s'est dis qu'on allait peut-etre prendre un voyage organisé car avion+hotel+1/2pension revient quasi au meme que juste le billet d'avion. Alors moi j'y comprend plus rien. 😕 Le problème des voyages organisé c'est qu'on nous impose de voir des choses qui ne nous intéressent pas forcement alors que celles qui nous plaisent n'en font pas parti. En général, vous y faites le voyage en direct ? Par quelles compagnies parce que franchement Air France ils m'ont calmé quand ils m'ont dis les prix ? Sinon, pour un voyage organisé quelle serait la meilleure compagnies ?
Merci d'avanc epour vos réponse
Audrey
Je suis nouvelle et viens juste de découvrir ce site. J'ai lu pleins de choses intéressantes et des débats passionnants et parfois mouvementé 😉
Avec mon ami nous projettons de partir les 2 premières semaines de décembre en Thailande. En fait ce sera notre 1er voyage hors de France. Et j'ai pleins de questions : j'ai lu qu'à cette période il fait pas très chaud. Faut-il des pulls comme chez nous ? Faut dire qu'ici j'ai remis la couette en plein mois d'aout ca craint un peu 😛 La saison des pluies est bien finie ? nous voulions partir à l'avanture (enfin avec quand meme un programme déjà établi) mais quand on regarde le prix des billets d'avion direction bangkok ca nous plombe notre budget, ... alors on s'est dis qu'on allait peut-etre prendre un voyage organisé car avion+hotel+1/2pension revient quasi au meme que juste le billet d'avion. Alors moi j'y comprend plus rien. 😕 Le problème des voyages organisé c'est qu'on nous impose de voir des choses qui ne nous intéressent pas forcement alors que celles qui nous plaisent n'en font pas parti. En général, vous y faites le voyage en direct ? Par quelles compagnies parce que franchement Air France ils m'ont calmé quand ils m'ont dis les prix ? Sinon, pour un voyage organisé quelle serait la meilleure compagnies ?
Merci d'avanc epour vos réponse
Audrey
Interrogations sur la Birmanie English translation pending
Nous comptons partir à deux en Birmanie pendant un mois (nov/dec).
J'entends souvent qu'il faut être rattaché à une agence de voyage pour pouvoir se déplacer là-bas. Je me doute que c'est faux mais j'aimerais quand même en avoir la confirmation. Quelqu'un peut m'éclairer ?
D'autre part, j'ai quelques questions matérielles : 1. Ou est-il préférable de faire du change en arrivant (j'ai bien compris qu'il faut éviter l'aéroport) ? 2. Quelqu'un aurait un petit hôtel ou guesthouse, sympa, agréable, calme et pas cher (non, je ne suis pas exigeante !!!), à me conseiller sur Yangon pour y passer les premiers jours ? 3. Combien coûte actuellement un vol intérieur (en moyenne) ? J'ai lu que les prix ont flambé de ce côté là depuis 2005... 4. Question bête : faut-il absolument avoir des chaussures montantes pour faire un petit trek (2/3 jours max) du côté du lac Inle par exemple ?
Merci !
J'entends souvent qu'il faut être rattaché à une agence de voyage pour pouvoir se déplacer là-bas. Je me doute que c'est faux mais j'aimerais quand même en avoir la confirmation. Quelqu'un peut m'éclairer ?
D'autre part, j'ai quelques questions matérielles : 1. Ou est-il préférable de faire du change en arrivant (j'ai bien compris qu'il faut éviter l'aéroport) ? 2. Quelqu'un aurait un petit hôtel ou guesthouse, sympa, agréable, calme et pas cher (non, je ne suis pas exigeante !!!), à me conseiller sur Yangon pour y passer les premiers jours ? 3. Combien coûte actuellement un vol intérieur (en moyenne) ? J'ai lu que les prix ont flambé de ce côté là depuis 2005... 4. Question bête : faut-il absolument avoir des chaussures montantes pour faire un petit trek (2/3 jours max) du côté du lac Inle par exemple ?
Merci !
Malaisie: îles Perhentian en septembre English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars en Malaisie en septembre avec une amie et nous sommes en train de préparer un peu le circuit. Nous pensons aller quelques jours dans les environs des les iles Perhentian. L'idée était de faire le tours suivant Kuala Terengganu -> Perhentien -> Lang Tengah Island -> Redang Island -> Kuala Terengganu. Est ce que quelqu'un a déjà fait ce tour? Est-ce possible de faire celà sans passer par une agence? Les transports d'iles en iles sont-ils faciles?
Si vous avez de l'info sur le sujet ou d'autres suggestions merci de nous donner un coups de pouce😉
Lau
Lau
Visites autour de Kuala Lumpur en Malaisie English translation pending
Bonjour,
Je vais etre seulement une semaine en Malaisie fin septembre-debut octobre. Je voudrais en profiter un maximum et ne pas trop me deplacer. Qui peut me conseiller ?
De plus, je cherche des info au sujet de : KUALA SELANGOR NATUREBATU CAVESAMPANG FOREST RESERVESHAH ALAM
Merci
Je vais etre seulement une semaine en Malaisie fin septembre-debut octobre. Je voudrais en profiter un maximum et ne pas trop me deplacer. Qui peut me conseiller ?
De plus, je cherche des info au sujet de : KUALA SELANGOR NATUREBATU CAVESAMPANG FOREST RESERVESHAH ALAM
Merci
Comment marchent le Skytrain et le bus à Bangkok? English translation pending
Sawadee krap ! Good morning ! J'ai lu quelques posts au sujet de l'utilisation du Skytrain et des bus à Bangkok, mais rien de bien préci ! J'ai décidé de pénétrer le Bangkok dans son coeur profond !!! et me méler dans la foule des transports et vivre le vrai Thaï quotidien et non le voyeur lambda superficiel. Je sais dire bonjour et au revoir en Thaï et en anglais, c'est tout !!! Il faut que je me débrouille avec çà . Mon nouveau défi : j'en ai marre de me déplacer en limousine ! En vous souhaitant bon voyage à tous Merci d'avance pour des réponses Bye Bye ( besoin de vivre autrement )
Circuit Sydney - Centre Rouge - Top End - Cairns English translation pending
Bon je vais essayer de faire un compte-rendu qui pourra éclaircir certains qui, comme moi il y a encore 1 mois, se demandent où ils vont mettre les pieds si loin de leur mère-patrie 😎
Tout d'abord, j'ai tout réserver moi-même sur Internet ( vol international + inter villes + location camping-car + hôtels ) en m'y prenant au mois de Mai. Donc préparation minimum et un léger stress en se demandant si tout va être OK 🤪
Samedi 8 Juillet : Départ de Bordeaux à 13h40 et arrivée Lundi 10 Juillet à Sydney à 6h00 heure locale. Ca fait un bout de route ! Lundi 10 Juillet : On laisse les bagages au Travelodge Wynyard et on part à pied vers le pont par le quartier des Rocks. Visite payante de l'opéra à 9h00. Obligatoire pour visiter l'intérieur et les 2 grandes salles de concert. Durée 1h00. On prend ensuite le ferry juste à côté à Circular Quay pour Manly. C'est une bonne façon de se rendre compte que Sydney s'étend sur la baie immense et voir la "banlieue". Déjeuner sur place . Petite promenade le long de l'océan. Retour à 17h00 à l'hôtel pour se décrasser et déballer les valises. Dîner à Darling Harbour ( bof .... ) car tout ferme dans les quartiers de bureaux. Même syndrôme qu'aux USA avec ces quartiers déserts après 18h00.
Mardi 11 Juillet : On se fait le centre-ville avec la Sky Tower et vue sur toute la baie. Galeries commerçantes du Strand et Victoria. Macquarie Street pour ses qq bâtiments historiques . On fait également quartier chinois qui n'en vaut pas vraiment la peine d'ailleurs. On sait plus trop quoi voir donc on se prend le train + bus pour Bondi Beach. Là aussi, décevant en hiver en tout cas ! La plage est quelconque avec des vagues de moins d'1 m et peu de monde et pas mal de magasins fermés. Retour et dîner à Circular Quay.
Mercredi 12 Juillet : On prend le train vers la gare de Central pour remonter Surry Hills ( re bof ). Ensuite Paddington et Oxford Street, soi-disant haut lieu branché de la mode. Ben dis donc ... sont pas difficiles les Australiens. C'est morne et le terme "branché" m'échappe franchement 😕. On se rattrape un peu avec le quartier résidentiel et ses petites maisons victoriennes. Nous remontons ensuite vers Kings Cross, genre Pigalle et concentration de logements pour Backpackers. Là aussi nous faisons le circuit proposé par le Guide Voir sur Pitts Point. Belles maisons et vue sur la baie. Victoria Street et ses anciennes maisons reconverties aussi en hôtels Backpackers. C'est fini et on sait + quoi faire à 16h00. On se résoud à aller à l'aquarium de Darling Harbour. Classique avec les tunnels à requin ou phoques et uen reconstitution du Monde de Nemo. Rien de traumatisant donc 🤪
Bref, Sydney n'offre pas tant que çà et une journée aux Blue Mountains aurait été + passionnante sans doute ! En tout cas, se méfier des commentaires du Lonely Planet qui doit avoir été fait par le fils du directeur de l'office du tourisme. Selon lui, tout y est fabuleux, extraordinaire, unique au monde, et j'en passe ....
La suite à venir vers Alice Springs .....
Tout d'abord, j'ai tout réserver moi-même sur Internet ( vol international + inter villes + location camping-car + hôtels ) en m'y prenant au mois de Mai. Donc préparation minimum et un léger stress en se demandant si tout va être OK 🤪
Samedi 8 Juillet : Départ de Bordeaux à 13h40 et arrivée Lundi 10 Juillet à Sydney à 6h00 heure locale. Ca fait un bout de route ! Lundi 10 Juillet : On laisse les bagages au Travelodge Wynyard et on part à pied vers le pont par le quartier des Rocks. Visite payante de l'opéra à 9h00. Obligatoire pour visiter l'intérieur et les 2 grandes salles de concert. Durée 1h00. On prend ensuite le ferry juste à côté à Circular Quay pour Manly. C'est une bonne façon de se rendre compte que Sydney s'étend sur la baie immense et voir la "banlieue". Déjeuner sur place . Petite promenade le long de l'océan. Retour à 17h00 à l'hôtel pour se décrasser et déballer les valises. Dîner à Darling Harbour ( bof .... ) car tout ferme dans les quartiers de bureaux. Même syndrôme qu'aux USA avec ces quartiers déserts après 18h00.
Mardi 11 Juillet : On se fait le centre-ville avec la Sky Tower et vue sur toute la baie. Galeries commerçantes du Strand et Victoria. Macquarie Street pour ses qq bâtiments historiques . On fait également quartier chinois qui n'en vaut pas vraiment la peine d'ailleurs. On sait plus trop quoi voir donc on se prend le train + bus pour Bondi Beach. Là aussi, décevant en hiver en tout cas ! La plage est quelconque avec des vagues de moins d'1 m et peu de monde et pas mal de magasins fermés. Retour et dîner à Circular Quay.
Mercredi 12 Juillet : On prend le train vers la gare de Central pour remonter Surry Hills ( re bof ). Ensuite Paddington et Oxford Street, soi-disant haut lieu branché de la mode. Ben dis donc ... sont pas difficiles les Australiens. C'est morne et le terme "branché" m'échappe franchement 😕. On se rattrape un peu avec le quartier résidentiel et ses petites maisons victoriennes. Nous remontons ensuite vers Kings Cross, genre Pigalle et concentration de logements pour Backpackers. Là aussi nous faisons le circuit proposé par le Guide Voir sur Pitts Point. Belles maisons et vue sur la baie. Victoria Street et ses anciennes maisons reconverties aussi en hôtels Backpackers. C'est fini et on sait + quoi faire à 16h00. On se résoud à aller à l'aquarium de Darling Harbour. Classique avec les tunnels à requin ou phoques et uen reconstitution du Monde de Nemo. Rien de traumatisant donc 🤪
Bref, Sydney n'offre pas tant que çà et une journée aux Blue Mountains aurait été + passionnante sans doute ! En tout cas, se méfier des commentaires du Lonely Planet qui doit avoir été fait par le fils du directeur de l'office du tourisme. Selon lui, tout y est fabuleux, extraordinaire, unique au monde, et j'en passe ....
La suite à venir vers Alice Springs .....
Orfèvre à Bangkok English translation pending
Bonjour à tous !
Je cherche une adresse d'un artisan fiable à BKK pour cet été car j'y serais de passage et je voudrais faire faire des bagues pour certaines personnes de ma famille.
Si vous pouviez me donnez quelques info... elles seront les bienvenues...
PS Si non y a t il des "coins" à éviter à BKK... je ne parle pas que des bijoutiers, je veux dire y a t il des coins ou il ne vaut mieux pas mettre les pieds pour ne pas avoir de pb... comme par exemple à Paris on évitera la goute d'or ou les halles à une heure avancée... Merci !!!
PS Si non y a t il des "coins" à éviter à BKK... je ne parle pas que des bijoutiers, je veux dire y a t il des coins ou il ne vaut mieux pas mettre les pieds pour ne pas avoir de pb... comme par exemple à Paris on évitera la goute d'or ou les halles à une heure avancée... Merci !!!
Escale de seize heures à Montréal English translation pending
Bonsoir à tous
Nous partons au Mexique en juillet avec Air Canada: 1er jour vol Paris-Montréal arrivée à 18h ; 2ème jour vol Montréal-Cancun départ à 10h. Voilà donc notre question: Est-on obligé de rester en transit à l'aéroport de Montréal entre les deux vols, ou bien peut on aller visiter la ville ? Allons nous récupérer les bagages ? Je précise que nous avons bien acheté un vol Paris Cancun et non deux billets distincts.
Enfin, si nous avons la chance de passer la soirée à Montréal que nous conseillez vous de faire en si peu de temps ?
Merci merci pour vos réponses 😉😉
Nous partons au Mexique en juillet avec Air Canada: 1er jour vol Paris-Montréal arrivée à 18h ; 2ème jour vol Montréal-Cancun départ à 10h. Voilà donc notre question: Est-on obligé de rester en transit à l'aéroport de Montréal entre les deux vols, ou bien peut on aller visiter la ville ? Allons nous récupérer les bagages ? Je précise que nous avons bien acheté un vol Paris Cancun et non deux billets distincts.
Enfin, si nous avons la chance de passer la soirée à Montréal que nous conseillez vous de faire en si peu de temps ?
Merci merci pour vos réponses 😉😉
Dans quel quartier se loger à Sydney et Cairns? English translation pending
Bonjour,
Je serais en Juillet à Sydney puis Cairns et je voudrais connaître les endroits où il est + pratique de dormir pour ne pas être trop loin des quartiers animés et bien desservis ?
Sydney : 3 nuits - J'ai vu Darling Harbour par exemple ? Cairns : 5 ou 6 nuits - On parle toujours de l'Esplanade. Faut-il viser ce coin en sachant que nous serons pas motorisés ?
Merci de vos conseils.
Je serais en Juillet à Sydney puis Cairns et je voudrais connaître les endroits où il est + pratique de dormir pour ne pas être trop loin des quartiers animés et bien desservis ?
Sydney : 3 nuits - J'ai vu Darling Harbour par exemple ? Cairns : 5 ou 6 nuits - On parle toujours de l'Esplanade. Faut-il viser ce coin en sachant que nous serons pas motorisés ?
Merci de vos conseils.
Logement à New York English translation pending
Hello! je voudrais passer une dizaine de jours à NYC vers mi-juin, pour pas trop cher (maxi 60 $ la nuit ; de préférence coloc., BB voire hôtel). J'ai déjà consulté des sites comme nyhabitat, craigslist, etc... mais ai l'impression qu'ils s'adressent plus à des expats, non pour des séjours courts.
QUelqu'un at-il une autre idée?
Par ailleurs, quel est le quartier le plus sympa pour loger?
thanks in advance...
La roublardise des chauffeurs de taxi English translation pending
Il y aurait de quoi écrire des tomes sur les chauffeurs de taxi. Le problème est qu' ils sont souvent incontournables en voyage.
L’avion atterrit à l’aéroport de Tunis à une heure du matin. La nuit est douce, le ciel dégagé et constellé de nuées d'étoiles scintillantes, les dehors de l’aéroport sont calmes et sans aucune trace d’une quelconque populace industrieuse. Je savoure, et du coup, je ne suis même pas pressé de prendre un taxi pour le centre-ville. Mais...s’en vient vers moi un bonhomme, sourire vissé aux lèvres et qui m’apostrophe avec les formules d’usage : "Bonsoir !" Petite hésitation… "Espagnol ? Italien ?....Ah français… bienvenue en Tunisie !". "Je vous emmène au centre-ville ? 15 dinars, pas un millime de plus". Cachottier, je lui souris de mes belles dents tout en procédant à un calcul mental à la vitesse de l’éclair : 15 dinars, c’est l’équivalent de 9 euros. Plutôt bon marché. Des taximen honnêtes, ça se peut donc. Il suffisait d’aller en Tunisie.
Je suis sur le point de toper-là lorsque j’entends mon nom. Je me retourne. Ma voisine dans l’avion vient d’être éjectée de l’aéroport à son tour et me fait de grands signes. Tant qu’à faire, elle me rejoint illico à grandes enjambées. Une drôle de nana que cette franco-algérienne trentenaire. Le verbe facile, mille anecdotes à raconter à propos de tout et surtout un de ces tempéraments ! Il n’est pas raisonnable de lui chercher querelle! Pendant les deux heures du trajet, elle me débite d’un trait son histoire "tunisienne", qui se résume à ceci : vivre pendant un an dans un village d’Algérie avec son algérien de petit ami a tourné au cauchemar. (Vu son caractère à elle, cet ami devrait être décoré !). Sous un obscur prétexte, il l’a alors renvoyé en France. Séparation avec fracas, injures au téléphone, silence radio et pour finir tentatives actuelles de rabibochage. Seulement, comme elle s’est entre-temps brouillée avec la smala toute entière au bled, elle ne peut même plus lui rendre visite en Algérie. Lui, ayant de son côté l’inextricable problème du visa pour la France, il fallait trouver un compromis géographique. Ce sera la Tunisie. Les voilà donc, dans le roman de leur vie, à prendre chaque trimestre fébrilement la direction de Tunis le temps d’un w.e (canaille ou de travail, c'est selon). Elle prend l’avion Strasbourg-Tunis pour 3 jours, lui se débrouille au départ d’Alger avec les transports en commun. Ce piment tout simple a propulsé l’action de leur relation au zénith. C’est bien plus exaltant qu’un quotidien immuable où l’on se réveille l’un et l’autre, chaque matin, avec une haleine gênante et où l’on s’entend mutuellement tirer la chasse d’eau.
Mais revenons à notre taximan.
Elle : "Tu vas en ville ? Moi aussi ! Combien il t’a demandé, ce gus ?
Moi : 15 dinars. Ça me va.
Elle (son sang ne fait qu’un tour) : Quoi ! Mais il est malade ! Ils ne changeront donc jamais, ces connards de chauffeurs de taxi. Tous des voleurs !
Le taximan (qui essaie de se donner une contenance et tout en roulant les r) : c’est le tarif de nuit, Madame, renseignez-vous !
Elle : tarif de nuit, mon œil ! Tu te crois à New York ?
Le taximan (plus très sûr de lui et désignant du doigt une ombre lointaine) : il y a un collègue là-bas, il vous dira la même chose. 15 dinars… allez, disons 12 dinars parce que c’est vous.
Elle (de but en blanc en arabe) : et moi, je te dis que tu es un voleur ! Ça te va ?
Lui (affectant un air blessé) : il faut rester polie, Madame. Allah est grand ! Il y a toujours un moyen de s’arranger. Et puis, vous êtes une fille du bled. Pourquoi ne pas l’avoir dit ?
Elle (qui le mitraille du regard) :qu’est-ce que tu me chantes, là ? C’est au faciès maintenant ?
Lui (qui ne se démonte pas) : ben, disons qu’avec nos soeurs, on a des tarifs spéciaux. Lui, c’est un "gour ". On lui applique le plein tarif.
Je manque de m’étouffer, mais n’en laisse rien paraître. J’arbore depuis le début un sourire aimable, du genre de celui qui attend patiemment un dénouement imminent.
Elle (la tête haute et pédagogue): « C’est à cause de gens comme vous que les touristes gardent une mauvaise image de nous. Vous les pigeonnez sans vergogne ! Vous les videz jusqu’à la dernière goutte. 12 dinars ! C’est le double du tarif normal ! On devrait te coffrer.
Lui (à court) : C’est le tarif de nuit, ma sœur. Allez, 10 dinars. Wallah (je vous jure) parce que je vous aime bien.
Elle (avec un mépris très marqué dans le regard de ses gros yeux noirs): on se passera de tes services. (Et elle se détourne)
(Pause)
Tout à coup, il prend son sac et d’une voix entraînante, tout en se disposant à se mettre en marche : Wallah, c’est moi qui vous emmène en ville. Ce sera à votre aise. Combien vous voulez donner ?
Elle (d’un ton ennuyé mais que je devine ravie de l’avoir maté) : 6 dinars, c’est le tarif.
Lui (d’une voix plaintive) : Ah ma chère Dame, mais ça ne vous couvre même pas les frais d’essence, 6 dinars. La hausse du carburant, vous savez ces choses-là quand même.
Elle (imperturbable) : le centre-ville n’est même pas 5 kilomètres. Tu parles d’une distance !
Lui : (qui vide une dernière cartouche) : Le carburant, les enfants… (Il s’adresse à moi tout à coup avec un large sourire). On y va, Monsieur !
(Trajet)
A l’arrivée, Fouzia me demande 4 dinars. Elle en ajoute 4 et lui tend la somme. Le chauffeur, qui avait retrouvé une surprenante jovialité durant la course, la couvre de remerciements, lui ouvre cérémonieusement la portière, lui tend servilement son sac et nous souhaite un bon séjour en Tunisie à tous les deux. Il lui souffle même à l’oreille un mot salace à mon intention avec un clin d’œil appuyé.
Khaldoun
L’avion atterrit à l’aéroport de Tunis à une heure du matin. La nuit est douce, le ciel dégagé et constellé de nuées d'étoiles scintillantes, les dehors de l’aéroport sont calmes et sans aucune trace d’une quelconque populace industrieuse. Je savoure, et du coup, je ne suis même pas pressé de prendre un taxi pour le centre-ville. Mais...s’en vient vers moi un bonhomme, sourire vissé aux lèvres et qui m’apostrophe avec les formules d’usage : "Bonsoir !" Petite hésitation… "Espagnol ? Italien ?....Ah français… bienvenue en Tunisie !". "Je vous emmène au centre-ville ? 15 dinars, pas un millime de plus". Cachottier, je lui souris de mes belles dents tout en procédant à un calcul mental à la vitesse de l’éclair : 15 dinars, c’est l’équivalent de 9 euros. Plutôt bon marché. Des taximen honnêtes, ça se peut donc. Il suffisait d’aller en Tunisie.
Je suis sur le point de toper-là lorsque j’entends mon nom. Je me retourne. Ma voisine dans l’avion vient d’être éjectée de l’aéroport à son tour et me fait de grands signes. Tant qu’à faire, elle me rejoint illico à grandes enjambées. Une drôle de nana que cette franco-algérienne trentenaire. Le verbe facile, mille anecdotes à raconter à propos de tout et surtout un de ces tempéraments ! Il n’est pas raisonnable de lui chercher querelle! Pendant les deux heures du trajet, elle me débite d’un trait son histoire "tunisienne", qui se résume à ceci : vivre pendant un an dans un village d’Algérie avec son algérien de petit ami a tourné au cauchemar. (Vu son caractère à elle, cet ami devrait être décoré !). Sous un obscur prétexte, il l’a alors renvoyé en France. Séparation avec fracas, injures au téléphone, silence radio et pour finir tentatives actuelles de rabibochage. Seulement, comme elle s’est entre-temps brouillée avec la smala toute entière au bled, elle ne peut même plus lui rendre visite en Algérie. Lui, ayant de son côté l’inextricable problème du visa pour la France, il fallait trouver un compromis géographique. Ce sera la Tunisie. Les voilà donc, dans le roman de leur vie, à prendre chaque trimestre fébrilement la direction de Tunis le temps d’un w.e (canaille ou de travail, c'est selon). Elle prend l’avion Strasbourg-Tunis pour 3 jours, lui se débrouille au départ d’Alger avec les transports en commun. Ce piment tout simple a propulsé l’action de leur relation au zénith. C’est bien plus exaltant qu’un quotidien immuable où l’on se réveille l’un et l’autre, chaque matin, avec une haleine gênante et où l’on s’entend mutuellement tirer la chasse d’eau.
Mais revenons à notre taximan.
Elle : "Tu vas en ville ? Moi aussi ! Combien il t’a demandé, ce gus ?
Moi : 15 dinars. Ça me va.
Elle (son sang ne fait qu’un tour) : Quoi ! Mais il est malade ! Ils ne changeront donc jamais, ces connards de chauffeurs de taxi. Tous des voleurs !
Le taximan (qui essaie de se donner une contenance et tout en roulant les r) : c’est le tarif de nuit, Madame, renseignez-vous !
Elle : tarif de nuit, mon œil ! Tu te crois à New York ?
Le taximan (plus très sûr de lui et désignant du doigt une ombre lointaine) : il y a un collègue là-bas, il vous dira la même chose. 15 dinars… allez, disons 12 dinars parce que c’est vous.
Elle (de but en blanc en arabe) : et moi, je te dis que tu es un voleur ! Ça te va ?
Lui (affectant un air blessé) : il faut rester polie, Madame. Allah est grand ! Il y a toujours un moyen de s’arranger. Et puis, vous êtes une fille du bled. Pourquoi ne pas l’avoir dit ?
Elle (qui le mitraille du regard) :qu’est-ce que tu me chantes, là ? C’est au faciès maintenant ?
Lui (qui ne se démonte pas) : ben, disons qu’avec nos soeurs, on a des tarifs spéciaux. Lui, c’est un "gour ". On lui applique le plein tarif.
Je manque de m’étouffer, mais n’en laisse rien paraître. J’arbore depuis le début un sourire aimable, du genre de celui qui attend patiemment un dénouement imminent.
Elle (la tête haute et pédagogue): « C’est à cause de gens comme vous que les touristes gardent une mauvaise image de nous. Vous les pigeonnez sans vergogne ! Vous les videz jusqu’à la dernière goutte. 12 dinars ! C’est le double du tarif normal ! On devrait te coffrer.
Lui (à court) : C’est le tarif de nuit, ma sœur. Allez, 10 dinars. Wallah (je vous jure) parce que je vous aime bien.
Elle (avec un mépris très marqué dans le regard de ses gros yeux noirs): on se passera de tes services. (Et elle se détourne)
(Pause)
Tout à coup, il prend son sac et d’une voix entraînante, tout en se disposant à se mettre en marche : Wallah, c’est moi qui vous emmène en ville. Ce sera à votre aise. Combien vous voulez donner ?
Elle (d’un ton ennuyé mais que je devine ravie de l’avoir maté) : 6 dinars, c’est le tarif.
Lui (d’une voix plaintive) : Ah ma chère Dame, mais ça ne vous couvre même pas les frais d’essence, 6 dinars. La hausse du carburant, vous savez ces choses-là quand même.
Elle (imperturbable) : le centre-ville n’est même pas 5 kilomètres. Tu parles d’une distance !
Lui : (qui vide une dernière cartouche) : Le carburant, les enfants… (Il s’adresse à moi tout à coup avec un large sourire). On y va, Monsieur !
(Trajet)
A l’arrivée, Fouzia me demande 4 dinars. Elle en ajoute 4 et lui tend la somme. Le chauffeur, qui avait retrouvé une surprenante jovialité durant la course, la couvre de remerciements, lui ouvre cérémonieusement la portière, lui tend servilement son sac et nous souhaite un bon séjour en Tunisie à tous les deux. Il lui souffle même à l’oreille un mot salace à mon intention avec un clin d’œil appuyé.
Khaldoun
Spécialités locales d'alcool en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous !
Je souhaite s'il existe des spécialités en therme d'alcool en Thailande. Certes je ne vait pas en Thailande pour me pinter la tête mais cela peut faire partie de la culture d'un pays. (comme pour la France par exemple)
Pourriez vous m'indiquer des adresses et des alcools locaux s'il vous plait...
Merci.
Je souhaite s'il existe des spécialités en therme d'alcool en Thailande. Certes je ne vait pas en Thailande pour me pinter la tête mais cela peut faire partie de la culture d'un pays. (comme pour la France par exemple)
Pourriez vous m'indiquer des adresses et des alcools locaux s'il vous plait...
Merci.
Photos de panneaux insolites English translation pending
Salut!!
C'est marrant des fois en voyage de tomber sur des paneaux ou de quelconques pancartes un peu insolite. Si vous en avez dans le genre, faites partager!
Pour ma part en voici quelque unes qui mon bien fais marrer:
En sortant du Parc Agueil à Barcelona voilà sur quoi je tombe! :
A Palma, une lettre enlevé du paneau et ca change completement de sens:
Pour ce qui comprennent pas le Catalan, cagar = chier
A Budapest:
J'ai jamais compris ce que fouté ce paneau en plein mileu d'un festival en hongrie :
Je sort du train pour faire du stop et voilà pas que je vois un paneau que j'avais jamais vue ailleur dans le monde😮:
En sortant du Parc Agueil à Barcelona voilà sur quoi je tombe! :
A Palma, une lettre enlevé du paneau et ca change completement de sens:
A Budapest:
J'ai jamais compris ce que fouté ce paneau en plein mileu d'un festival en hongrie :
Je sort du train pour faire du stop et voilà pas que je vois un paneau que j'avais jamais vue ailleur dans le monde😮:

Achat de couteaux en Thaïlande English translation pending
Bonjour tout le monde, je suis un adepte de la cuisine et j'apprécie beaucoup la forme des hocho japonnais (couteau traditionnel notamment des sushi master ) En france ou plutot à Lyon je ne sais pas trop où chercher, mais jeme doute que ça doit bien être cher, alors je me demandais si en thailande je pourrai en trouver 🙂
Voici un lien du style d'un hocho: http://www.messer-aus-japan.de/japanische-messer-kuechenmesser-kochmesser/produkte/sekiryu/deba-details.jpg
merci d'avance ;)
Voici un lien du style d'un hocho: http://www.messer-aus-japan.de/japanische-messer-kuechenmesser-kochmesser/produkte/sekiryu/deba-details.jpg
merci d'avance ;)
Isan ,Piste 211, offrandes à Bouddha.... English translation pending
de retour d'Isan, un petit récit de nos impressions .... merci de votre indulgence!
en partance pour ces grappes de hameaux disséminées le long des berges du Mékong peut-être y rencontrerons-nous Phrayanak le dragon serpent et ses boules de feu ? hier, en déambulant dans les rues de Nongkhai, nous avons fait la connaissance de jeunes français, adorables et plein d'entrain la gare routière est un monde en soi, cacophonie et mixité entre ceux qui viennent pour y vendre quelquechose et ceux qui s'essayent à grapiller quelques bahts en proposant leur service, pour porter vos sacs, vous dénicher l'horaire et le quai de départ de votre bus .... des voyageurs en provenance du Laos, d'autres en partance pour la même contrée ; certains comme nous sans véritable destination, l'est ou l'ouest? assis à mes côtés, un vieux bonze engage la discussion je suis tout d'abord surpris de son intérêt pour ma pomme, vraiment charmant nous papotons avec un anglais rudimentaire, lui le vieux bonze rempli de ses certitudes, moi l'athée qui essaye de se raccrocher à n'importe quel signe il part pour Luang prabang, ville monastére au nord-est du Laos, lieu d'échange entre la Chine et la péninsule indochinoise un sexagénaire suédois qui vit prés de la malaisie, et nos français de la veille se joignent à nous marrant le suédois, il passe son temps à jouer des farces aux thaïs, personnage haut en couleur sandrine s'amuse de ces facéties piste 211, offrandes à Bouddha sur le tableau de bord un vieux bus jaune s'élance avec ferveur dés 9h00 défilent les villages de tha bo, si chiang mai ... puis la route serpente le long du Mékong montées et descentes se succédent, mais vieux bus jaune n'en a cure arrogant et prétencieux, il avale les kilométres .... avec nonchalence à chaque arrêts, de nouveaux venus : bassines, paniers en osier, sacs de riz amusant! sandrine, égale à elle-même s'est assoupie ; quant à moi je penses au vieux bonze piste 211, offrandes à Bouddha, vieux bus jaune continu sa percée au travers des champs d'ananas, plantations de bananiers sangsorm! midi! le suédois hésite à descendre, demande l'avis à chacun et se décide à continuer en poursuivant ses facéties! aux calmes plats succédent les montées vieux bus jaune entame une longue agonie ..... et nous aussi 10km/h puis 5km/h défilent des images insolites, des paysannes qui s'abritent du soleil à l'ombre d'un parapluie les kilométres s'égrenent, la chaleur s'en mêle l'aide assistant s'évertue à lancer les ventilateurs du plafond ventilateurs à trois lames, à deux lames, ...... à rotules sans lames portes ouvertes bloquées, plancher aux lames de bois espacées, soubressauts à chaques bosses pak chom! 15h00! et là ....pas de correspondance, les sangthaews ont céssés leur service pour aujourd'hui un thaï sympathique, chauffeur de tuk ruk sur si chiang mai et qui rejoint sa petite famille sur chiang khan nous invite à poursuivre avec le bus sur loei et descendre à tham lo, puis de prendre un sangthaew pour chiang khan et nous voilà repartis plaisirs des imprévus on s'enfonce dans les montagnes, les champs de bananiers disparaissent au profit des plantations d'hévéas, vieux restes du lobbie mercantile du raj britannique fatigue et poussiére se marrient chocs et cacophonie des cardans usés des hameaux ignorés se révélent parsemés de granges à tabac tham lo! 18h00! on offre une singha à nôtre "sauveur" thaïlandais le suédois poursuit ses blagues, nous dévorons des galettes de riz soufflées et nappées de miel un sangthaew s'approche, surtout ne pas le rater nous atteignons chiang khan à la tombée de la nuit ici le Mékong s'écoule avec lenteur ; le village a des allures de western rempli de bâtisses en bois ; le réconfort est de la partie sam's guest house! des chambres immaculées, propres et spacieuses une terrasse à colonades qui surplombe le fleuve coucher de soleil aux tons orangés, safran petit bout du monde aux charmes envoûtant le lendemain, nous flanons au travers du marché, avec ses marmites coiffées de paniers en osier dans lesquelles cuit le riz à l'étouffé un bonze, pieds nus, visage serein fait son aumône matinale il oppose un contraste frappant avec le marché qui s'anime on déambule aux travers des ruelles, un vieux pêcheur, du moins je l'imagine ainsi, assis sur une table basse tresse des paniers en osiers plus loin, une cuisinère affublée d'un masque s'affaire de maniére énergique à la cuisson du riz une table devant une demeure sur laquelle repose des rambutans, énormes pomelos à la chair sucrée mat, la manager du sam's s'arrange avec l'épicier d'en face qui nous loue sa mobylette pour la journée nous voilà partis le long des sentiers et routes en direction de tandimi ; de tha li serge, un expatrié nous indique la route aux nids de poules succédent des pistes poussiéreuses, des parcelles goudronnées puis de nouveau des nids de poules dans chaque hameau traversé, nous sommes l'attraction, les villageois nous saluent, les gosses nous interpellent à la croisée des écoles, "hello mister, miss!! ......mister" les enfants nous courent aprés, on s'arrête, échanges de sourires langue anglaise limitée de part et d'autre, qu'importe ! certaines scénes cocasses, telles ce vieux paysan aux côtes décharnées, torse nu, couvert d'un chapeau indochinois qui s'affaire à son jardinet délimité par des troncs de bambous il nous sourit, s'arrête de jardiner et pose avec fierté pour un cliché à tandimi, une grand-mére se proméne en rase campagne abritée du soleil par un parapluie ; elle aussi, étonnée de notre présence, s'arrête, sourit et se fige avec droiture pour une photo derrière, une grappe d'enfants, intimidés, ils hésitent, semblent s'éloigner, puis à la vue de l'aïeule saisie par mon numèrique, intrigués, reviennent tout sourire pour un cliché au bout d'une piste rougeâtre et poussiéreuse, pentue ....trés raide se dresse un Bouddha immense, main en avant surplombant la vallée et le fleuve quelques offrandes et nous repartons en soirée, de retour à chiang khan, nous croisons nos compéres de la veille quant au suédois ........tout porte à croire qu'il a trouvé son bonheur ami(e)s voyageurs(euses) si vous vous égarer en terre d'Isan dans cet endroit préservé au rythme de vie paisible, à la population accueillante aux hameaux traditionnels n'oubliez pas de saluer pour moi "el clandestino", le suédois aux farces gentillettes le mékong et sa quiétude attachante mat et sa gaité serge et ses illusions perdues kalkan
en partance pour ces grappes de hameaux disséminées le long des berges du Mékong peut-être y rencontrerons-nous Phrayanak le dragon serpent et ses boules de feu ? hier, en déambulant dans les rues de Nongkhai, nous avons fait la connaissance de jeunes français, adorables et plein d'entrain la gare routière est un monde en soi, cacophonie et mixité entre ceux qui viennent pour y vendre quelquechose et ceux qui s'essayent à grapiller quelques bahts en proposant leur service, pour porter vos sacs, vous dénicher l'horaire et le quai de départ de votre bus .... des voyageurs en provenance du Laos, d'autres en partance pour la même contrée ; certains comme nous sans véritable destination, l'est ou l'ouest? assis à mes côtés, un vieux bonze engage la discussion je suis tout d'abord surpris de son intérêt pour ma pomme, vraiment charmant nous papotons avec un anglais rudimentaire, lui le vieux bonze rempli de ses certitudes, moi l'athée qui essaye de se raccrocher à n'importe quel signe il part pour Luang prabang, ville monastére au nord-est du Laos, lieu d'échange entre la Chine et la péninsule indochinoise un sexagénaire suédois qui vit prés de la malaisie, et nos français de la veille se joignent à nous marrant le suédois, il passe son temps à jouer des farces aux thaïs, personnage haut en couleur sandrine s'amuse de ces facéties piste 211, offrandes à Bouddha sur le tableau de bord un vieux bus jaune s'élance avec ferveur dés 9h00 défilent les villages de tha bo, si chiang mai ... puis la route serpente le long du Mékong montées et descentes se succédent, mais vieux bus jaune n'en a cure arrogant et prétencieux, il avale les kilométres .... avec nonchalence à chaque arrêts, de nouveaux venus : bassines, paniers en osier, sacs de riz amusant! sandrine, égale à elle-même s'est assoupie ; quant à moi je penses au vieux bonze piste 211, offrandes à Bouddha, vieux bus jaune continu sa percée au travers des champs d'ananas, plantations de bananiers sangsorm! midi! le suédois hésite à descendre, demande l'avis à chacun et se décide à continuer en poursuivant ses facéties! aux calmes plats succédent les montées vieux bus jaune entame une longue agonie ..... et nous aussi 10km/h puis 5km/h défilent des images insolites, des paysannes qui s'abritent du soleil à l'ombre d'un parapluie les kilométres s'égrenent, la chaleur s'en mêle l'aide assistant s'évertue à lancer les ventilateurs du plafond ventilateurs à trois lames, à deux lames, ...... à rotules sans lames portes ouvertes bloquées, plancher aux lames de bois espacées, soubressauts à chaques bosses pak chom! 15h00! et là ....pas de correspondance, les sangthaews ont céssés leur service pour aujourd'hui un thaï sympathique, chauffeur de tuk ruk sur si chiang mai et qui rejoint sa petite famille sur chiang khan nous invite à poursuivre avec le bus sur loei et descendre à tham lo, puis de prendre un sangthaew pour chiang khan et nous voilà repartis plaisirs des imprévus on s'enfonce dans les montagnes, les champs de bananiers disparaissent au profit des plantations d'hévéas, vieux restes du lobbie mercantile du raj britannique fatigue et poussiére se marrient chocs et cacophonie des cardans usés des hameaux ignorés se révélent parsemés de granges à tabac tham lo! 18h00! on offre une singha à nôtre "sauveur" thaïlandais le suédois poursuit ses blagues, nous dévorons des galettes de riz soufflées et nappées de miel un sangthaew s'approche, surtout ne pas le rater nous atteignons chiang khan à la tombée de la nuit ici le Mékong s'écoule avec lenteur ; le village a des allures de western rempli de bâtisses en bois ; le réconfort est de la partie sam's guest house! des chambres immaculées, propres et spacieuses une terrasse à colonades qui surplombe le fleuve coucher de soleil aux tons orangés, safran petit bout du monde aux charmes envoûtant le lendemain, nous flanons au travers du marché, avec ses marmites coiffées de paniers en osier dans lesquelles cuit le riz à l'étouffé un bonze, pieds nus, visage serein fait son aumône matinale il oppose un contraste frappant avec le marché qui s'anime on déambule aux travers des ruelles, un vieux pêcheur, du moins je l'imagine ainsi, assis sur une table basse tresse des paniers en osiers plus loin, une cuisinère affublée d'un masque s'affaire de maniére énergique à la cuisson du riz une table devant une demeure sur laquelle repose des rambutans, énormes pomelos à la chair sucrée mat, la manager du sam's s'arrange avec l'épicier d'en face qui nous loue sa mobylette pour la journée nous voilà partis le long des sentiers et routes en direction de tandimi ; de tha li serge, un expatrié nous indique la route aux nids de poules succédent des pistes poussiéreuses, des parcelles goudronnées puis de nouveau des nids de poules dans chaque hameau traversé, nous sommes l'attraction, les villageois nous saluent, les gosses nous interpellent à la croisée des écoles, "hello mister, miss!! ......mister" les enfants nous courent aprés, on s'arrête, échanges de sourires langue anglaise limitée de part et d'autre, qu'importe ! certaines scénes cocasses, telles ce vieux paysan aux côtes décharnées, torse nu, couvert d'un chapeau indochinois qui s'affaire à son jardinet délimité par des troncs de bambous il nous sourit, s'arrête de jardiner et pose avec fierté pour un cliché à tandimi, une grand-mére se proméne en rase campagne abritée du soleil par un parapluie ; elle aussi, étonnée de notre présence, s'arrête, sourit et se fige avec droiture pour une photo derrière, une grappe d'enfants, intimidés, ils hésitent, semblent s'éloigner, puis à la vue de l'aïeule saisie par mon numèrique, intrigués, reviennent tout sourire pour un cliché au bout d'une piste rougeâtre et poussiéreuse, pentue ....trés raide se dresse un Bouddha immense, main en avant surplombant la vallée et le fleuve quelques offrandes et nous repartons en soirée, de retour à chiang khan, nous croisons nos compéres de la veille quant au suédois ........tout porte à croire qu'il a trouvé son bonheur ami(e)s voyageurs(euses) si vous vous égarer en terre d'Isan dans cet endroit préservé au rythme de vie paisible, à la population accueillante aux hameaux traditionnels n'oubliez pas de saluer pour moi "el clandestino", le suédois aux farces gentillettes le mékong et sa quiétude attachante mat et sa gaité serge et ses illusions perdues kalkan
Donne conseils sur Vancouver English translation pending
Bonjour a tous,
Voila, je suis en PVT (Programme Vacances Travail) au Canada pour un an.
J'ai d'abord passe 2 mois sur Montreal, l'ete dernier, avec un petit tour sur Quebec city, les baleines dans le Saint Laurent, le Mont Tremblant, le Mont Orford. Puis j'ai vecu 6 mois a Vancouver avec un tour sur l'ile de Vancouver, Victoria, Tofino, plusieurs visites a Whistler ou j'ai appris a skier et a Kelowna dans la Okanagan Valley. Enfin, je viens de traverser toute la BC et les Rocheuses en bus pour arriver a Calgary ou je compte passer 2 mois.
Je voulais tout d'abord remercier tous les gens qui m'ont donne leurs impressions sur les endoits auxquels j'etait interessee.
Je voulais ensuite a mon tour vous proposer mes avis, mes impressions, mes trucs et astuces sur ces destinations !!! Si cela peut vous interesser.
Parce que l'entraide fait partie du voyage.
Voila, je suis en PVT (Programme Vacances Travail) au Canada pour un an.
J'ai d'abord passe 2 mois sur Montreal, l'ete dernier, avec un petit tour sur Quebec city, les baleines dans le Saint Laurent, le Mont Tremblant, le Mont Orford. Puis j'ai vecu 6 mois a Vancouver avec un tour sur l'ile de Vancouver, Victoria, Tofino, plusieurs visites a Whistler ou j'ai appris a skier et a Kelowna dans la Okanagan Valley. Enfin, je viens de traverser toute la BC et les Rocheuses en bus pour arriver a Calgary ou je compte passer 2 mois.
Je voulais tout d'abord remercier tous les gens qui m'ont donne leurs impressions sur les endoits auxquels j'etait interessee.
Je voulais ensuite a mon tour vous proposer mes avis, mes impressions, mes trucs et astuces sur ces destinations !!! Si cela peut vous interesser.
Parce que l'entraide fait partie du voyage.
Retour d'une semaine en Malaisie English translation pending
Hello,
on vient de se faire en couple la semaine du nouvel an chinois en Malaisie. Genial.
Ca a donne: Kuala Lumpur: 1 jour, 2 nuits Malaka, 2 jours, 1 nuit Penang: 1 jour, 2 nuits Langkawi: 3 jours, 2 nuits
On a pris des cars, des bus, des taxis, la voiture d'1 copine et Airasia. On a dormi dans des guesthouses, des hotels chinois et des grands hotels de reve On a mange dans des restos indiens, des stands de coin de rue et des hotels de reve...
On a nage ds des piscines, ds la mer.
Pis voila.
Je repondrai volontiers a vos questions sachant que ce forum m'a grave aide a organiser ce ptit voyage...
Bonne route.
Guioom
on vient de se faire en couple la semaine du nouvel an chinois en Malaisie. Genial.
Ca a donne: Kuala Lumpur: 1 jour, 2 nuits Malaka, 2 jours, 1 nuit Penang: 1 jour, 2 nuits Langkawi: 3 jours, 2 nuits
On a pris des cars, des bus, des taxis, la voiture d'1 copine et Airasia. On a dormi dans des guesthouses, des hotels chinois et des grands hotels de reve On a mange dans des restos indiens, des stands de coin de rue et des hotels de reve...
On a nage ds des piscines, ds la mer.
Pis voila.
Je repondrai volontiers a vos questions sachant que ce forum m'a grave aide a organiser ce ptit voyage...
Bonne route.
Guioom
Carte d'appel Canada-Cuba English translation pending
Bonjour,
j'aimerais savoir si quelqu'un connaît une carte d'appel téléphonique qui serait économique pour téléphoner du canada vers cuba.
Merci de votre aide
Merci de votre aide
Blog birman - février 2005 English translation pending
MYANMAR : 25 / 01 – 16 / 02 / 2005
Jour 1 – Techno Chaque fois que je pars en voyage, j'oublie quelque chose, c'est comme un rituel. En général, je suis soulagé quand je découvre quoi, parce que ce n'est "que ça" et que j'oublie toujours une seule chose : jamais zéro ni deux (touchons du bois). Cette année, c'est mon carnet d'adresses, oui, le carnet avec vos adresses. Alors j'ai testé pour vous les bornes Internet de l'aéroport de Francfort. C'est très nul. Un euro les dix minutes et c'est quinze fois plus lent que mon vieux modem : cinq minutes pour ouvrir Infobel.be, deux pour comprendre le fonctionnement de la pseudo-souris, la première recherche bouffera les deux minutes qui restent sans aboutir. (Plus une minute pour éructer et pousser sur tous les boutons en même temps, le compte y est). En partant, j'ai dégoûté le gars qui voulait me reprendre ma borne, je suis vengé. Dans l'avion, il y a un système "vidéo/audio on demand" : 100 films et plus de 200 disques au choix. On n'est plus obligé de se taper le dernier navet avec Adam Sandler ou Whoopi Goldberg, chacun a son écran et se fait sa petite bulle. Dans ma bulle à moi, Diarios de motocicleta en entier, trente secondes de variété coréenne (beuh), un zeste de Bollywood, Casablanca, en version française par paresse, deux fois le sublime Julie with... de Brian Eno, et du Vivaldi à fond la caisse pour déjeuner. Pendant ce temps on survole l'Irak, l'Afghanistan et enfin Phuket, un mois après, jour pour jour.
Jour 2 – Dictature Après l'efficacité aseptisée de Singapour (où Internet marche et en plus c'est gratuit), Yangon (ex-Rangoon). Les odeurs de poisson pourri, les échoppes partout, les grands arbres, le joyeux bordel : là au moins, c'est l'Asie. On ne sent pas vraiment la dictature quand on arrive ici, c'est pas Ceaucescu. De jeunes douanières souriantes (des gamines, même) expédient les formalités en moins de deux. En ville les gens vaquent, s'agitent. Il n'y a pas ce côté aphasique qu'on trouve au Cambodge, ni tous les éclopés. C'est triste à dire, mais pour la plupart des gens, démocratie ou dictature, ça ne change pas grand-chose. Il y a quand même au moins quatre choses qu'on ne trouve pas à Yangon : Internet, les portables, les motos et les pantalons. Les deux premiers existent, mais à tarif prohibitif. Pas une seule moto par contre : suite à un attentat perpétré par un motard contre un général, elles sont interdites. Vraiment bizarre pour une ville du sud-est asiatique. Bon, pour les falzars, j'exagère, mais pratiquement tout le monde porte le longyi, un long tissu noué autour de la taille. En pratique, ça ressemble un peu trop à une jupe et je préfère mon jeans.
Jour 3 – Disparités Balade chez les riches : un domaine payant avec faux lac, jardins romantiques et promenade sur des planches tout autour. Après un moment, ça devient tout de même un peu branlant. Puis, un trou d'un mètre, limite franchissable, mais à deux cents mètres devant, ça tourne au gros tas de bois. Je me disais bien que cela faisait longtemps que je n'avais croisé personne. Balade chez les pauvres dans des quartiers moisis de la tête aux pieds. Avec plus de mille dollars bien visibles en dessous du T-shirt et mon gros sac photo, en Amérique, je n'aurais pas risqué. Ca aussi, c'est une forme de liberté, monsieur Bush, mais je n'ai pas eu le culot de prendre des photos.
Jour 4 – Taxis Le vieux chauffeur de taxi qui m'emmène à l'aéroport conduit pieds nus. Il y a beaucoup de trafic ce matin et, chaque fois que les voitures s'agglutinent devant nous, il prend une bifurcation. Je finis par me demander si la voiture a des freins en état de marche. Sur la route à quatre bandes juste avant l'aéroport, il se met à zigzaguer tellement qu'on se prend la rambarde de sécurité bruyamment dans la portière. On reprend la route sans un mot. A l'arrivée, il se confond en excuses : il n'a quasi pas dormi de la nuit et tombe de sommeil. Le nouvel aéroport de Mandalay se trouve à 50 km de la ville et je me retrouve à partager un taxi avec deux quinquas : un Québecois et un Français. Ce dernier m'explique que les Chinois, qui veulent un débouché sur l'Océan indien, misent gros sur la Birmanie. Mandalay occupe une position clef, dans la plaine, au bord du grand fleuve Irrawaddy et à l'arrivée de la route de Chine. La ville est florissante, le boycott américain fait l'affaire des Chinois. Tout le contraire de la décadence suintante de Yangon. Elle se remplit de ces immeubles biscornus et clinquants en carrelage qui poussent un peu partout, aux quatre coins chauds de la planète. En fin d'après-midi monté 1.700 marches pieds nus à la colline de Mandalay, une enfilade de petites pagodes reliées par des passages couverts sur un promontoire. Ca vend, ça discute ça cuisine et ça prie, beaucoup de charme. Retour en taxi bleu, genre de Daf 33 en plus petit (!), de marque Mazda, avec un moteur de mobylette.
Jour 5 – Train 4h30 du matin. Je pars en montagne, pour la journée. Dans le train, une femme Shan, la première que je vois, se dispute avec un jeune type. En gros, au Myanmar, il y a la plaine centrale peuplée de Birmans et puis tout autour des montagnes et des jungles peuplées de minorités ethniques. Parmi ceux-ci, les Shan sont les plus nombreux. La femme porte une sorte de turban et diverses étoffes jaunes, roses, oranges et brunes. Ca crie beaucoup et un contrôleur vient calmer le jeu. En face de moi, deux jeunes militaires dorment, l'un couché sur l'autre comme un bébé. Des malles et des sacs partout mais au moins tout le monde a un siège : Upper class, ils appellent ça. Pas de vitres aux fenêtres mais des volets en bois. Un quart d'heure plus tard, le train démarre. La montagne commence brutalement peu après Mandalay. Pour tracer la voie, plutôt que de multiplier les ouvrages d'art, les ingénieurs britanniques ont dessiné la voie comme une route, en zigzag. Le train arrive par une branche d'aiguillage, il s'arrête un peu plus loin, on change l'aiguillage, et il repart en sens inverse sur l'autre branche, comme cela plusieurs fois de suite. A la première gare, des repas sont servis le long de la voie et des passagers descendent. Mais le train repart assez vite et un type qui avait entamé un gros plat de nouilles doit s'interrompre pour remonter en courant dans le train. Plus loin, on s'arrête, puis on ne repart plus. Un train en panne dans l'autre sens bloque la voie unique un peu plus loin. Finalement, avec Didier, un touriste français, on affrète le seul véhicule disponible, une Jeep, pour les 30 derniers kilomètres. Passé le reste de la journée avec cet alsacien de Mulhouse qui travaille plusieurs mois par an à Taiwan.
Jour 6 – Le grand petit pont de bois Loué un vélo pour aller voir "le plus long pont en bois du monde", le pont U Bein, qui franchit un étang à 10 km au sud de Mandalay. Bon, d'abord, c'est plutôt une passerelle qu'un pont (un peu comme un môle). Ensuite, il n'est pas entièrement en bois : il y a deux parties avec de grosses travées en béton. En plus, il est cassé de partout, si bien qu'il faut franchir l'étang en barque. Bon, c'est quand même une belle silhouette au milieu des rizières avec un village sympa au bout.
Jour 7 – Trishaw Le trishaw, c'est un gars qui pédale et deux autres qui se laissent conduire, dos à dos, à côté de lui. Là, ce serait plutôt un bishaw mais on pète quand même un rayon tous les kilomètres (du côté conducteur, ce qui me rassure un peu). A Mandalay, tout est toujours loin de tout, car il y a un grand carré vide de 1.600 mètres de côté, au milieu de la ville, entouré de douves et de remparts. C'est l'ancien palais royal, qui a entièrement brûlé lors des bombardements de 1945. Il reste toutefois un vestige : un monastère qui avait été déplacé au XIXème siècle du palais royal vers l'extérieur de la ville. C'est le Shwe Nandaw, une merveille de dentelle de bois, toute en teck, le plus beau monument que j'aie vu jusqu'ici au Myanmar. Vu la taille du site du palais, ça laisse songeur quant à ce qui a dû être perdu.
Jour 8 – Ferveur Avec Alain, Parisien en préretraite rencontré hier sur un bateau, bus tapecul pour Monywa. On avait tous les deux prévu cette étape hors des sentiers battus et on la fait ensemble. Ca secoue tellement que je finis par me taper la tête contre le porte-bagages au-dessus de moi. Hilarité générale (enfin surtout des Birmans, pour être honnête). Au menu du jour, encore une fois, la démesure religieuse locale. D'abord la paya Thanbodday, sorte de palais du facteur Cheval, version pagode, kitsch et bariolée, avec 582.237 statuettes. (Apparemment, Lonely Planet a payé un type pour les compter). Plus loin, un bouddha couché de 98 mètres de long et le chantier pharaonique d'un autre, assis celui-là. A quinze mètres de haut, les jambes écartées en équilibre sur deux poutres de bambou, un bâtisseur de cathédrales soude au chalumeau sous le soleil de plomb.
Jour 9 – Caramba ! Ce devait être la journée la plus routarde : aller chercher les grottes de Hpo Win Daung dans la montagne par les moyens de transport locaux, mais le gouvernement a changé la donne. Désormais, obligation de prendre un bateau réservé aux touristes pour traverser le fleuve et de louer une Jeep. C'est de l'apartheid touristique et ça nous énerve. A l'arrivée dans ce trou perdu, cela aurait dû être un moment zen. Faute de guide, on visite ces sanctuaires anciens creusés dans la roche avec la folle du village qui nous hurle sans arrêt des trucs en birman mais sans les consonnes (elle a un problème de dents) : "Ayawehonwahouwahiyi !" Ah bon ? Après quoi, Alain retourne sur Mandalay tandis que je me repose un peu à Monywa.
Jour 10 – Sièges Cette fois, j'ai vraiment réussi à semer tout le monde. Je suis le seul étranger et je voyage au tarif des Birmans. Pour aller à Pakokku, j'achète quand même deux billets de bus : un pour moi et un pour mon gros sac à dos que je n'ai pas trop envie de voir sur le toit. Mais dans ce bus-ci, les sièges sont plus hauts et le receveur case sans problème le sac sous mon siège. Premier quiproquo au moment du comptage, où il manque évidemment quelqu'un. Je montre mon billet pour deux. Le bus part plein puis continue encore à se remplir de gens ramassés dans la campagne, c'est toujours comme cela. (Ainsi les citadins voyagent-ils généralement assis et les paysans debout). Au fur et à mesure du remplissage du bus, la situation devient de plus en plus absurde. Le receveur tance tous ceux qui veulent venir s'asseoir à côté de moi, alors que cela devient de plus en plus serré à l'avant (je suis juste derrière la porte d'entrée). Après plusieurs interventions, je parviens finalement à ce qu'il laisse un vieux bonze grognon s'asseoir à côté de moi. A Pakokku, charrette à cheval, puis bateau local qui part pile à l'heure, comme tous les moyens de transport que j'ai pris jusqu'ici.
Bétel Depuis la nuit des temps, les Birmans mâchent le bétel, qui réjouit l'âme et rend les dents rouges. Apparemment, c'est comme la cigarette, il y a les accros, ceux qui n'y touchent pas, et pas grand-monde entre les deux. Modernisme oblige, le bétel est désormais disponible en kit : la feuille verte repliée sur les petites graines, le tout dans une pochette de cellophane. Ne sachant pas si les effets dentaires se produisaient immédiatement ou seulement en cas de surconsommation, je n'ai pas osé essayer. C'est du reste la seule chose à vendre que l'on ne me propose jamais.
Jour 11 – Bagan Bon, Bagan, quoi. Le site le plus connu du Myanmar. Quatre mille temples, surtout en brique, un peu en pierre, dans une grande plaine. Angkor en plus grand, mais ici, les temples sont plus simples, et puis c'est la campagne, pas la jungle, même si j'ai vu une peau de serpent dans un trou, et croisé un gars qui en trimballait un, mort je suppose, comme il aurait porté une roue de vélo. Rouler en vélo, justement, sous le soleil de plomb, se déchausser, marcher sur les dalles brûlantes, écarter les marchands du temple, se rechausser, recommencer plus loin mais pas quatre mille fois. Récompense : quelques sodas et beaucoup de photos, surtout sous la plus belle lumière, entre trois et cinq.
Jour 12 – Emplettes Voyage après voyage, je tends à réduire de plus en plus mes bagages. Ainsi, la veste que j'emmène de Belgique pour pouvoir partir dans le froid doit-elle pouvoir rentrer dans le sac pour le reste du voyage. (En 1999, j'avais été encombré d'un énorme anorak pendant trois semaines au Cambodge). Mais là, quand même, j'ai fait une gaffe : je n'ai emmené qu'un seul pantalon, un jeans qui est passablement crasseux et même poisseux suite à mon périple d'hier. Je le fais laver à l'hôtel, et c'est en short que je vais au marché de Nyaung U avec le joli vélo rose bonbon de location. Me renseigner, trouver la bonne partie du marché, celle des fringues. La toute première marchande me harponne. Elle me vendrait bien toute sa boutique mais n'a que des pantalons ultra-moches à 20 $. Chaque fois que je fais mine de m'en aller, elle me retient par le bras et envoie une petite fille chercher autre chose quelques boutiques plus loin. Finalement, je m'énerve et je m'en vais pour de bon. Une autre commerçante, plus zen, qui a assisté à toute la scène m'attire dans sa boutique plus vers l'intérieur du marché. Nettement mieux. Essayages dans une grande cabine en bambou qu'elle ferme chaque fois avec un cadenas. Pas évident de trouver ma taille, d'autant qu'ici, tout taille plus petit. Emplette finale : un pantalon en toile plus que correct, coupe jeans, taille 38 (!) imitation 35, pour 17 $. Le type de ma guesthouse me dit qu'un Birman aurait probablement payé 12 $, donc c'est correct. Beaucoup de choses à vendre, évidemment, à Bagan. Un type qui vend des peintures sur tissu me montre les calques qu'il a utilisés. Il m'explique qu'il vient de finir cinq ans d'école d'art et que sa sœur est en dernière année. Pas mal pour une gamine de quinze ans, à vue de nez. Il est en train de finir le pourtour monochrome d'une peinture. Bizarrement, tous les types qui vendent ces toiles sont toujours en train de finir un pourtour (Ils ne sont jamais en plein milieu d'un travail) et ils ne disposent que de deux ou trois pots de couleur. Je le félicite pour la qualité de son travail et me laisse finalement tenter par deux œuvres, probablement faites à la chaîne par des enfants au fin fond d'une cave. Boycotter ou pas ? Eternelle question, loin de la confortable Europe.
Jour 13 – Inch Allah Aujourd'hui, plan total routard : rallier Kalaw, dans la montagne, par les moyens du bord : le seul bus direct est complet. J'ai un billet pour Meiktila, à mi-chemin, mais avant la montagne, et c'est tout. Trajet en bus à peu près normal jusqu'à l'entrée de la ville, où tous les passagers du toit en descendent pour venir s'entasser dans l'habitacle. Apparemment, les flics ont des principes ici. Par après, à chaque arrêt, le receveur m'annonce que si si, c'est ici la gare routière, et que je dois descendre (les places sont chères, et encore plus les places assises). Après, cela se complique. Je descends du bus et on m'embarque quasiment de force à l'avant d'un pick-up surchargé, sac à dos sur le toit, le tout pour cinq dollars, quinze fois le prix annoncé par mon guide. Mais un départ immédiat, c'est inespéré et je me laisse faire. C'est une de ces situations inch Allah, où l'on n'a plus prise sur rien. Après, c'est la totale des clichés : les virages vertigineux, les éboulements de rochers sur la route... Le pneu avant gauche est lisse comme un bébé, à part un gros trou qui ne doit pas être d'origine. A chaque arrêt, le mécano jette des seaux d'eau sur le moteur pour refroidir, pendant que les passagers vont faire caca sur le bas-côté (grâce au longyi, ça reste relativement discret). Après douze heures de route, Kalaw, enfin, 1.300 mètres d'altitude, assez zen, un peu chic aussi, toutes proportions gardées.
Jour 14 – Trekking Deux jours de marche dans la montagne, un peu improvisés, vu mon arrivée tardive d'hier. Un guide et moi. En quittant Kalaw, on traverse des forêts de pins, puis des plantations de thé et de bananiers. La montagne est belle. En principe, on part découvrir des villages tribaux Palaung et Pa-O. Mais ceux-ci sont un peu trop proches de Kalaw et la réalité est plus mitigée. Gens âpres au gain, mines renfrognées, trop de touristes. L'année prochaine, la maison communautaire des Pa-O, qui pouvait abriter jusqu'à sept familles, sera rasée pour faire place à des unifamiliales en briques et en bois. Le soir, trois touristes, trois guides et un minuscule chat roux roulé en boule sur ma cuisse droite passent une chouette soirée autour d'un jeu de société et de quelques bougies, dans une sorte de ferme-restaurant dans la montagne. La nuit, quelques souris fouineuses empêchent tout le monde de dormir.
Jour 15 – Guide On reprend la route et les villages se font plus coquets, plus souriants. Beauté d'un monde de terre, de paille et de bois. Mon guide, c'est Kyaw Thura Tun, mais il se fait appeler KT pour faire court. Il a 27 ans, c'est un "guide pigiste", qui travaille avec plusieurs guesthouses. Il vit chez son père, avec deux de ses frères. Ses parents sont divorcés. Il avait une fiancée à Taunggyi, la plus grande ville de l'Etat Shan, mais les parents de celle-ci, des bourgeois, n'ont pas voulu de ce fils de pauvres dont le père ne fait rien de ses journées, alors il est redevenu célibataire. Il rêve de monter sa propre agence de trekking avec un associé, puis peut-être un troisième larron. Puis de voir le monde aussi, et enfin de redevenir moine vers cinquante ans. Pour gagner plus, il travaillait comme charpentier jusqu'à il y a deux mois mais un accident de travail mal soigné lui a abîmé le bras droit. KT, avec son côté grave, démenti par son physique de pirate chinois. Un beau personnage, digne et profond, peut-être ma plus belle rencontre de voyage à ce jour.
Jour 16 – Voiture Après trois journées des plus éprouvantes, un peu de confort. Un jeune couple de Lorrains, Julien et Carole, m'invite dans sa voiture de location. La formule leur coûte 500 $ pour deux semaines. C'est vrai qu'en faisant comme moi, les deux fois deux vols intérieurs leur en auraient déjà coûté 400. Plus les bus et autres pick-ups, ça fait cher l'inconfort. Dans l'absolu, je préfère mon immersion totale à leur lune de miel, mais mes jambes et mes pieds usés par deux jours de randonnée leur disent merci.
Jour 17 – Off Journée perdue à Nyaungshwe. Je dois faire quelques démarches (achat de billets, reconfirmation de vol...) qui m'empêchent de partir tôt pour une des excursions en bateau sur le lac Inle. Un peu crevé et enrhumé aussi, suite à mon périple en montagne. Siestes, quelques photos en fin de journée. Je ne voyage pas au même rythme que les groupes organisés. Je prévois normalement toujours au moins deux nuits à chaque endroit, et aussi quelques jours sans rien au programme. Ainsi, un jour de grosse fatigue comme aujourd'hui n'est jamais un problème et, lorsqu'on tombe amoureux d'un endroit, il y a toujours une marge pour prolonger le séjour.
Jour 18 – Lac Le lac Inle est habité par une ethnie au destin particulier, les Intha. Chassés du sud du Myanmar au XIIème siècle, ils ont été finalement autorisés à s'installer ici. Ici, c'est-à-dire sur le lac-même, et non sur ses rives, déjà occupées par les Shan. Ils ont dès lors développé un art de vivre amphibie : villages sur pilotis, potagers flottants, de manière à pouvoir vivre en autarcie complète. Ils rament avec le pied et pêchent, en équilibre sur l'autre, avec une nasse et une perche. En principe, les balades en canoë sont interdites aux touristes (Il faut prendre les bruyants canots à moteur), mais, comme souvent ici, les principes semblent faits pour ne pas s'en servir. Dix kilomètres d'une méchante piste défoncée à vélo, une longue jetée en bois et, au bout de celle-ci, pour quelque menue monnaie, les gens du coin vous mènent en bateau pour une balade romantique dans leur Venise de bambou.
Jour 19 – Touriste Aujourd'hui, je fais le gros pacha. Seul pour la journée dans un de ces promène-couillongs qui vont sur le lac, une pirogue à moteur (avec des fauteuils en bois sur le pont !) En général, j'essaie de partager ce genre d'excursions, mais je suis à nouveau un peu assailli par les microbes et j'ai peur de devoir demander de rebrousser chemin à mi-parcours. Ca démarre pas trop mal : le canal qui relie Nyaungshwe au lac est joli dans la lumière du matin et plus loin, on croise quelques pêcheurs au travail. Après, ça se gâte : les boutiques à souvenirs s'enchaînent mornement jusqu'au clou de la journée : un monastère où des chats, dressés par les moines, sont supposés sauter dans des cerceaux. Mais les chats sont comme tout le monde, ils en ont marre des touristes et se contentent de ronchonner comme des siamois. A 15h30, sous le soleil de plomb, mon pilote, qui parle trois mots d'anglais, me demande si je veux attendre le coucher de soleil au milieu du lac. Euh, non merci. Quel ennui de voyager comme cela. Rien à voir, pas un micropoil d'imprévu, comme une visite d'usine en URSS, avec les danses folkloriques à la fin.
Arizona Bar Comme tous les soirs, au premier étage de cette maison, on donne un cours d'anglais. La prof énonce et les élèves, des adultes répètent en chœur. Il est question de touristes et de tout ce qu'on peut trouver à l'Arizona Bar. Tiré de mes réflexions par un vélo qui fait un écart pour m'éviter au dernier moment. Je suis au milieu de la rue avec mon sweat-shirt noir, il est huit heures et il fait nuit. Plus loin, toujours plus sombre, les étoiles, la fine lune éclairée par en bas, les insectes et les grenouilles qui, au fil des jours, font de plus en plus de bruit. Février avance, la pluie approche.
Jour 20 – Chaud Retour à Yangon. Au pif, 35 degrés à l'ombre. Dans les guides, ils disent que la ville est une bonne porte d'entrée pour s'acclimater au pays avant d'aller plus loin. A mon avis, un largage direct sur les campagnes fraîches du pays Shan serait plus approprié. Peu avant 13 heures, le muezzin donne de la voix. Dans le quartier de l'hôtel, il y a aussi une église protestante, une synagogue, un temple hindou dédié à Kali, déesse de la guerre (!) et, naturellement, plusieurs pagodes. En fait, en revenant ici, on se sent subitement plus proche de l'Inde que de l'Extrême-Orient, même si géographiquement, ce devrait être le contraire. L'empreinte coloniale des Britanniques est encore très présente aussi, notamment dans l'architecture.
Jour 21 – Vivre(s) Renoncé à aller voir un village de potiers à trente kilomètres à l'est de la ville, il fait vraiment trop chaud. Alors, il reste les petits bonheurs de la vie asiatique. Un grand yaourt maison glacé avec de vraies fraises (plus un soda) le midi. Un curry de poulet avec quatre ou cinq garnitures différentes à volonté (plus un soda) le soir. Coût total des deux repas : un euro. Beaucoup de retraités, comme Alain (cf. Jour 8), viennent vivre six mois par an en Asie. Trois à cinq dollars par jour pour une piaule, un dollar par semaine pour la blanchisserie et hop ! En Birmanie, toutefois, le visa est limité à 28 jours. En général, les autorités des pays asiatiques détestent ce genre de tourisme fauché, et il faut un peu jongler avec les frontières.
Jour 22 - Singapour Malgré les apparences, dues aux heures locales trompeuses, mon trajet retour est beaucoup plus long que l'aller. Six heures d'attente à Francfort dont je me passerais bien (Désolé Karin mais à six heures du matin, et avec 2 degrés centigrades annoncés, je ne mettrai pas le nez dehors), et sept autres heures à Singapour, beaucoup plus intéressant (34 degrés). Dans le métro de Singapour, on ne peut ni fumer, ni boire, ni manger. Mais on peut téléphoner ou pianoter sur son ordinateur portable, comme le font une ribambelle de jeunes filles chinoises, se balader d'un bout à l'autre de la rame, qui est d'un seul tenant, s'étonner enfin du quadrilinguisme anglais –chinois – tamoul – malais, ou du système de doubles portes (les voitures ont des portes vitrées comme partout mais les quais également). L'obsession locale pour la propreté et la sécurité peut encore faire ricaner mais, finalement, ce côté rassurant arrangerait probablement la plupart des gens chez nous, les femmes en particulier. Singapour, c'est à la fois une ville et un pays, cinq fois moins étendu que le Grand-duché. Pas vraiment une mégalopole, quatre millions d'habitants. Beaucoup de monde dans les rues le soir. C'est moderne, bon enfant et tolérant, comme cette grande banderole affichée sur une mosquée dans Chinatown : "Bonne année lunaire à tous nos amis chinois".
En pratique : Le Myanmar est en plein boom touristique. Des voyages "tout confort" sont désormais possibles dans certaines parties du pays. Ailleurs, ça peut encore être réellement l'aventure, certains coins étant à plusieurs jours de voyage (et quel voyage !) de la capitale. Un Hollandais qui s'est installé là-bas racontait (sur Internet) que, lors d'un trek, il était arrivé dans un village où personne n'avait vu un étranger depuis deux générations. Je reviendrais bien faire le nord "à la dure" d'ici quelques années. Budget total : pas donné. 1.000 euros d'avion, 550 euros sur place. A cela, il faut ajouter une centaine d'euros en frais de vaccins et médocs anti-malaria avant le départ, soit environ 1.650 euros pour trois semaines. Le gros du budget, c'est le donc le vol (les vols) depuis l'Europe et il n'est pas évident à réduire. Trois pistes possibles : Prendre un vol sec sur Bangkok et acheter le billet pour Yangon sur place. Permettrait de gagner 100 ou 150 euros maximum. Didier (cf. Jour 5) avait acheté son billet 600 euros à une compagnie du Qatar, mais il a mis quatre jours à récupérer ses bagages, égarés lors de l'escale à Doha. De toute façon, il faut compter 150 euros de plus pour un départ de Bruxelles. J'ai aussi rencontré des Belges qui avaient volé pour ce même prix avec Biman, la compagnie aérienne du Bangladesh. Quelques problèmes de surbooking avec eux et, à ma connaissance, un seul vol hebdomadaire sur le Myanmar, donc pas le choix des dates.
Prochain voyage : Cuba ! (Je continue ma tournée de l'Axe du mal). Bons voyages à tous !
Jour 1 – Techno Chaque fois que je pars en voyage, j'oublie quelque chose, c'est comme un rituel. En général, je suis soulagé quand je découvre quoi, parce que ce n'est "que ça" et que j'oublie toujours une seule chose : jamais zéro ni deux (touchons du bois). Cette année, c'est mon carnet d'adresses, oui, le carnet avec vos adresses. Alors j'ai testé pour vous les bornes Internet de l'aéroport de Francfort. C'est très nul. Un euro les dix minutes et c'est quinze fois plus lent que mon vieux modem : cinq minutes pour ouvrir Infobel.be, deux pour comprendre le fonctionnement de la pseudo-souris, la première recherche bouffera les deux minutes qui restent sans aboutir. (Plus une minute pour éructer et pousser sur tous les boutons en même temps, le compte y est). En partant, j'ai dégoûté le gars qui voulait me reprendre ma borne, je suis vengé. Dans l'avion, il y a un système "vidéo/audio on demand" : 100 films et plus de 200 disques au choix. On n'est plus obligé de se taper le dernier navet avec Adam Sandler ou Whoopi Goldberg, chacun a son écran et se fait sa petite bulle. Dans ma bulle à moi, Diarios de motocicleta en entier, trente secondes de variété coréenne (beuh), un zeste de Bollywood, Casablanca, en version française par paresse, deux fois le sublime Julie with... de Brian Eno, et du Vivaldi à fond la caisse pour déjeuner. Pendant ce temps on survole l'Irak, l'Afghanistan et enfin Phuket, un mois après, jour pour jour.
Jour 2 – Dictature Après l'efficacité aseptisée de Singapour (où Internet marche et en plus c'est gratuit), Yangon (ex-Rangoon). Les odeurs de poisson pourri, les échoppes partout, les grands arbres, le joyeux bordel : là au moins, c'est l'Asie. On ne sent pas vraiment la dictature quand on arrive ici, c'est pas Ceaucescu. De jeunes douanières souriantes (des gamines, même) expédient les formalités en moins de deux. En ville les gens vaquent, s'agitent. Il n'y a pas ce côté aphasique qu'on trouve au Cambodge, ni tous les éclopés. C'est triste à dire, mais pour la plupart des gens, démocratie ou dictature, ça ne change pas grand-chose. Il y a quand même au moins quatre choses qu'on ne trouve pas à Yangon : Internet, les portables, les motos et les pantalons. Les deux premiers existent, mais à tarif prohibitif. Pas une seule moto par contre : suite à un attentat perpétré par un motard contre un général, elles sont interdites. Vraiment bizarre pour une ville du sud-est asiatique. Bon, pour les falzars, j'exagère, mais pratiquement tout le monde porte le longyi, un long tissu noué autour de la taille. En pratique, ça ressemble un peu trop à une jupe et je préfère mon jeans.
Jour 3 – Disparités Balade chez les riches : un domaine payant avec faux lac, jardins romantiques et promenade sur des planches tout autour. Après un moment, ça devient tout de même un peu branlant. Puis, un trou d'un mètre, limite franchissable, mais à deux cents mètres devant, ça tourne au gros tas de bois. Je me disais bien que cela faisait longtemps que je n'avais croisé personne. Balade chez les pauvres dans des quartiers moisis de la tête aux pieds. Avec plus de mille dollars bien visibles en dessous du T-shirt et mon gros sac photo, en Amérique, je n'aurais pas risqué. Ca aussi, c'est une forme de liberté, monsieur Bush, mais je n'ai pas eu le culot de prendre des photos.
Jour 4 – Taxis Le vieux chauffeur de taxi qui m'emmène à l'aéroport conduit pieds nus. Il y a beaucoup de trafic ce matin et, chaque fois que les voitures s'agglutinent devant nous, il prend une bifurcation. Je finis par me demander si la voiture a des freins en état de marche. Sur la route à quatre bandes juste avant l'aéroport, il se met à zigzaguer tellement qu'on se prend la rambarde de sécurité bruyamment dans la portière. On reprend la route sans un mot. A l'arrivée, il se confond en excuses : il n'a quasi pas dormi de la nuit et tombe de sommeil. Le nouvel aéroport de Mandalay se trouve à 50 km de la ville et je me retrouve à partager un taxi avec deux quinquas : un Québecois et un Français. Ce dernier m'explique que les Chinois, qui veulent un débouché sur l'Océan indien, misent gros sur la Birmanie. Mandalay occupe une position clef, dans la plaine, au bord du grand fleuve Irrawaddy et à l'arrivée de la route de Chine. La ville est florissante, le boycott américain fait l'affaire des Chinois. Tout le contraire de la décadence suintante de Yangon. Elle se remplit de ces immeubles biscornus et clinquants en carrelage qui poussent un peu partout, aux quatre coins chauds de la planète. En fin d'après-midi monté 1.700 marches pieds nus à la colline de Mandalay, une enfilade de petites pagodes reliées par des passages couverts sur un promontoire. Ca vend, ça discute ça cuisine et ça prie, beaucoup de charme. Retour en taxi bleu, genre de Daf 33 en plus petit (!), de marque Mazda, avec un moteur de mobylette.
Jour 5 – Train 4h30 du matin. Je pars en montagne, pour la journée. Dans le train, une femme Shan, la première que je vois, se dispute avec un jeune type. En gros, au Myanmar, il y a la plaine centrale peuplée de Birmans et puis tout autour des montagnes et des jungles peuplées de minorités ethniques. Parmi ceux-ci, les Shan sont les plus nombreux. La femme porte une sorte de turban et diverses étoffes jaunes, roses, oranges et brunes. Ca crie beaucoup et un contrôleur vient calmer le jeu. En face de moi, deux jeunes militaires dorment, l'un couché sur l'autre comme un bébé. Des malles et des sacs partout mais au moins tout le monde a un siège : Upper class, ils appellent ça. Pas de vitres aux fenêtres mais des volets en bois. Un quart d'heure plus tard, le train démarre. La montagne commence brutalement peu après Mandalay. Pour tracer la voie, plutôt que de multiplier les ouvrages d'art, les ingénieurs britanniques ont dessiné la voie comme une route, en zigzag. Le train arrive par une branche d'aiguillage, il s'arrête un peu plus loin, on change l'aiguillage, et il repart en sens inverse sur l'autre branche, comme cela plusieurs fois de suite. A la première gare, des repas sont servis le long de la voie et des passagers descendent. Mais le train repart assez vite et un type qui avait entamé un gros plat de nouilles doit s'interrompre pour remonter en courant dans le train. Plus loin, on s'arrête, puis on ne repart plus. Un train en panne dans l'autre sens bloque la voie unique un peu plus loin. Finalement, avec Didier, un touriste français, on affrète le seul véhicule disponible, une Jeep, pour les 30 derniers kilomètres. Passé le reste de la journée avec cet alsacien de Mulhouse qui travaille plusieurs mois par an à Taiwan.
Jour 6 – Le grand petit pont de bois Loué un vélo pour aller voir "le plus long pont en bois du monde", le pont U Bein, qui franchit un étang à 10 km au sud de Mandalay. Bon, d'abord, c'est plutôt une passerelle qu'un pont (un peu comme un môle). Ensuite, il n'est pas entièrement en bois : il y a deux parties avec de grosses travées en béton. En plus, il est cassé de partout, si bien qu'il faut franchir l'étang en barque. Bon, c'est quand même une belle silhouette au milieu des rizières avec un village sympa au bout.
Jour 7 – Trishaw Le trishaw, c'est un gars qui pédale et deux autres qui se laissent conduire, dos à dos, à côté de lui. Là, ce serait plutôt un bishaw mais on pète quand même un rayon tous les kilomètres (du côté conducteur, ce qui me rassure un peu). A Mandalay, tout est toujours loin de tout, car il y a un grand carré vide de 1.600 mètres de côté, au milieu de la ville, entouré de douves et de remparts. C'est l'ancien palais royal, qui a entièrement brûlé lors des bombardements de 1945. Il reste toutefois un vestige : un monastère qui avait été déplacé au XIXème siècle du palais royal vers l'extérieur de la ville. C'est le Shwe Nandaw, une merveille de dentelle de bois, toute en teck, le plus beau monument que j'aie vu jusqu'ici au Myanmar. Vu la taille du site du palais, ça laisse songeur quant à ce qui a dû être perdu.
Jour 8 – Ferveur Avec Alain, Parisien en préretraite rencontré hier sur un bateau, bus tapecul pour Monywa. On avait tous les deux prévu cette étape hors des sentiers battus et on la fait ensemble. Ca secoue tellement que je finis par me taper la tête contre le porte-bagages au-dessus de moi. Hilarité générale (enfin surtout des Birmans, pour être honnête). Au menu du jour, encore une fois, la démesure religieuse locale. D'abord la paya Thanbodday, sorte de palais du facteur Cheval, version pagode, kitsch et bariolée, avec 582.237 statuettes. (Apparemment, Lonely Planet a payé un type pour les compter). Plus loin, un bouddha couché de 98 mètres de long et le chantier pharaonique d'un autre, assis celui-là. A quinze mètres de haut, les jambes écartées en équilibre sur deux poutres de bambou, un bâtisseur de cathédrales soude au chalumeau sous le soleil de plomb.
Jour 9 – Caramba ! Ce devait être la journée la plus routarde : aller chercher les grottes de Hpo Win Daung dans la montagne par les moyens de transport locaux, mais le gouvernement a changé la donne. Désormais, obligation de prendre un bateau réservé aux touristes pour traverser le fleuve et de louer une Jeep. C'est de l'apartheid touristique et ça nous énerve. A l'arrivée dans ce trou perdu, cela aurait dû être un moment zen. Faute de guide, on visite ces sanctuaires anciens creusés dans la roche avec la folle du village qui nous hurle sans arrêt des trucs en birman mais sans les consonnes (elle a un problème de dents) : "Ayawehonwahouwahiyi !" Ah bon ? Après quoi, Alain retourne sur Mandalay tandis que je me repose un peu à Monywa.
Jour 10 – Sièges Cette fois, j'ai vraiment réussi à semer tout le monde. Je suis le seul étranger et je voyage au tarif des Birmans. Pour aller à Pakokku, j'achète quand même deux billets de bus : un pour moi et un pour mon gros sac à dos que je n'ai pas trop envie de voir sur le toit. Mais dans ce bus-ci, les sièges sont plus hauts et le receveur case sans problème le sac sous mon siège. Premier quiproquo au moment du comptage, où il manque évidemment quelqu'un. Je montre mon billet pour deux. Le bus part plein puis continue encore à se remplir de gens ramassés dans la campagne, c'est toujours comme cela. (Ainsi les citadins voyagent-ils généralement assis et les paysans debout). Au fur et à mesure du remplissage du bus, la situation devient de plus en plus absurde. Le receveur tance tous ceux qui veulent venir s'asseoir à côté de moi, alors que cela devient de plus en plus serré à l'avant (je suis juste derrière la porte d'entrée). Après plusieurs interventions, je parviens finalement à ce qu'il laisse un vieux bonze grognon s'asseoir à côté de moi. A Pakokku, charrette à cheval, puis bateau local qui part pile à l'heure, comme tous les moyens de transport que j'ai pris jusqu'ici.
Bétel Depuis la nuit des temps, les Birmans mâchent le bétel, qui réjouit l'âme et rend les dents rouges. Apparemment, c'est comme la cigarette, il y a les accros, ceux qui n'y touchent pas, et pas grand-monde entre les deux. Modernisme oblige, le bétel est désormais disponible en kit : la feuille verte repliée sur les petites graines, le tout dans une pochette de cellophane. Ne sachant pas si les effets dentaires se produisaient immédiatement ou seulement en cas de surconsommation, je n'ai pas osé essayer. C'est du reste la seule chose à vendre que l'on ne me propose jamais.
Jour 11 – Bagan Bon, Bagan, quoi. Le site le plus connu du Myanmar. Quatre mille temples, surtout en brique, un peu en pierre, dans une grande plaine. Angkor en plus grand, mais ici, les temples sont plus simples, et puis c'est la campagne, pas la jungle, même si j'ai vu une peau de serpent dans un trou, et croisé un gars qui en trimballait un, mort je suppose, comme il aurait porté une roue de vélo. Rouler en vélo, justement, sous le soleil de plomb, se déchausser, marcher sur les dalles brûlantes, écarter les marchands du temple, se rechausser, recommencer plus loin mais pas quatre mille fois. Récompense : quelques sodas et beaucoup de photos, surtout sous la plus belle lumière, entre trois et cinq.
Jour 12 – Emplettes Voyage après voyage, je tends à réduire de plus en plus mes bagages. Ainsi, la veste que j'emmène de Belgique pour pouvoir partir dans le froid doit-elle pouvoir rentrer dans le sac pour le reste du voyage. (En 1999, j'avais été encombré d'un énorme anorak pendant trois semaines au Cambodge). Mais là, quand même, j'ai fait une gaffe : je n'ai emmené qu'un seul pantalon, un jeans qui est passablement crasseux et même poisseux suite à mon périple d'hier. Je le fais laver à l'hôtel, et c'est en short que je vais au marché de Nyaung U avec le joli vélo rose bonbon de location. Me renseigner, trouver la bonne partie du marché, celle des fringues. La toute première marchande me harponne. Elle me vendrait bien toute sa boutique mais n'a que des pantalons ultra-moches à 20 $. Chaque fois que je fais mine de m'en aller, elle me retient par le bras et envoie une petite fille chercher autre chose quelques boutiques plus loin. Finalement, je m'énerve et je m'en vais pour de bon. Une autre commerçante, plus zen, qui a assisté à toute la scène m'attire dans sa boutique plus vers l'intérieur du marché. Nettement mieux. Essayages dans une grande cabine en bambou qu'elle ferme chaque fois avec un cadenas. Pas évident de trouver ma taille, d'autant qu'ici, tout taille plus petit. Emplette finale : un pantalon en toile plus que correct, coupe jeans, taille 38 (!) imitation 35, pour 17 $. Le type de ma guesthouse me dit qu'un Birman aurait probablement payé 12 $, donc c'est correct. Beaucoup de choses à vendre, évidemment, à Bagan. Un type qui vend des peintures sur tissu me montre les calques qu'il a utilisés. Il m'explique qu'il vient de finir cinq ans d'école d'art et que sa sœur est en dernière année. Pas mal pour une gamine de quinze ans, à vue de nez. Il est en train de finir le pourtour monochrome d'une peinture. Bizarrement, tous les types qui vendent ces toiles sont toujours en train de finir un pourtour (Ils ne sont jamais en plein milieu d'un travail) et ils ne disposent que de deux ou trois pots de couleur. Je le félicite pour la qualité de son travail et me laisse finalement tenter par deux œuvres, probablement faites à la chaîne par des enfants au fin fond d'une cave. Boycotter ou pas ? Eternelle question, loin de la confortable Europe.
Jour 13 – Inch Allah Aujourd'hui, plan total routard : rallier Kalaw, dans la montagne, par les moyens du bord : le seul bus direct est complet. J'ai un billet pour Meiktila, à mi-chemin, mais avant la montagne, et c'est tout. Trajet en bus à peu près normal jusqu'à l'entrée de la ville, où tous les passagers du toit en descendent pour venir s'entasser dans l'habitacle. Apparemment, les flics ont des principes ici. Par après, à chaque arrêt, le receveur m'annonce que si si, c'est ici la gare routière, et que je dois descendre (les places sont chères, et encore plus les places assises). Après, cela se complique. Je descends du bus et on m'embarque quasiment de force à l'avant d'un pick-up surchargé, sac à dos sur le toit, le tout pour cinq dollars, quinze fois le prix annoncé par mon guide. Mais un départ immédiat, c'est inespéré et je me laisse faire. C'est une de ces situations inch Allah, où l'on n'a plus prise sur rien. Après, c'est la totale des clichés : les virages vertigineux, les éboulements de rochers sur la route... Le pneu avant gauche est lisse comme un bébé, à part un gros trou qui ne doit pas être d'origine. A chaque arrêt, le mécano jette des seaux d'eau sur le moteur pour refroidir, pendant que les passagers vont faire caca sur le bas-côté (grâce au longyi, ça reste relativement discret). Après douze heures de route, Kalaw, enfin, 1.300 mètres d'altitude, assez zen, un peu chic aussi, toutes proportions gardées.
Jour 14 – Trekking Deux jours de marche dans la montagne, un peu improvisés, vu mon arrivée tardive d'hier. Un guide et moi. En quittant Kalaw, on traverse des forêts de pins, puis des plantations de thé et de bananiers. La montagne est belle. En principe, on part découvrir des villages tribaux Palaung et Pa-O. Mais ceux-ci sont un peu trop proches de Kalaw et la réalité est plus mitigée. Gens âpres au gain, mines renfrognées, trop de touristes. L'année prochaine, la maison communautaire des Pa-O, qui pouvait abriter jusqu'à sept familles, sera rasée pour faire place à des unifamiliales en briques et en bois. Le soir, trois touristes, trois guides et un minuscule chat roux roulé en boule sur ma cuisse droite passent une chouette soirée autour d'un jeu de société et de quelques bougies, dans une sorte de ferme-restaurant dans la montagne. La nuit, quelques souris fouineuses empêchent tout le monde de dormir.
Jour 15 – Guide On reprend la route et les villages se font plus coquets, plus souriants. Beauté d'un monde de terre, de paille et de bois. Mon guide, c'est Kyaw Thura Tun, mais il se fait appeler KT pour faire court. Il a 27 ans, c'est un "guide pigiste", qui travaille avec plusieurs guesthouses. Il vit chez son père, avec deux de ses frères. Ses parents sont divorcés. Il avait une fiancée à Taunggyi, la plus grande ville de l'Etat Shan, mais les parents de celle-ci, des bourgeois, n'ont pas voulu de ce fils de pauvres dont le père ne fait rien de ses journées, alors il est redevenu célibataire. Il rêve de monter sa propre agence de trekking avec un associé, puis peut-être un troisième larron. Puis de voir le monde aussi, et enfin de redevenir moine vers cinquante ans. Pour gagner plus, il travaillait comme charpentier jusqu'à il y a deux mois mais un accident de travail mal soigné lui a abîmé le bras droit. KT, avec son côté grave, démenti par son physique de pirate chinois. Un beau personnage, digne et profond, peut-être ma plus belle rencontre de voyage à ce jour.
Jour 16 – Voiture Après trois journées des plus éprouvantes, un peu de confort. Un jeune couple de Lorrains, Julien et Carole, m'invite dans sa voiture de location. La formule leur coûte 500 $ pour deux semaines. C'est vrai qu'en faisant comme moi, les deux fois deux vols intérieurs leur en auraient déjà coûté 400. Plus les bus et autres pick-ups, ça fait cher l'inconfort. Dans l'absolu, je préfère mon immersion totale à leur lune de miel, mais mes jambes et mes pieds usés par deux jours de randonnée leur disent merci.
Jour 17 – Off Journée perdue à Nyaungshwe. Je dois faire quelques démarches (achat de billets, reconfirmation de vol...) qui m'empêchent de partir tôt pour une des excursions en bateau sur le lac Inle. Un peu crevé et enrhumé aussi, suite à mon périple en montagne. Siestes, quelques photos en fin de journée. Je ne voyage pas au même rythme que les groupes organisés. Je prévois normalement toujours au moins deux nuits à chaque endroit, et aussi quelques jours sans rien au programme. Ainsi, un jour de grosse fatigue comme aujourd'hui n'est jamais un problème et, lorsqu'on tombe amoureux d'un endroit, il y a toujours une marge pour prolonger le séjour.
Jour 18 – Lac Le lac Inle est habité par une ethnie au destin particulier, les Intha. Chassés du sud du Myanmar au XIIème siècle, ils ont été finalement autorisés à s'installer ici. Ici, c'est-à-dire sur le lac-même, et non sur ses rives, déjà occupées par les Shan. Ils ont dès lors développé un art de vivre amphibie : villages sur pilotis, potagers flottants, de manière à pouvoir vivre en autarcie complète. Ils rament avec le pied et pêchent, en équilibre sur l'autre, avec une nasse et une perche. En principe, les balades en canoë sont interdites aux touristes (Il faut prendre les bruyants canots à moteur), mais, comme souvent ici, les principes semblent faits pour ne pas s'en servir. Dix kilomètres d'une méchante piste défoncée à vélo, une longue jetée en bois et, au bout de celle-ci, pour quelque menue monnaie, les gens du coin vous mènent en bateau pour une balade romantique dans leur Venise de bambou.
Jour 19 – Touriste Aujourd'hui, je fais le gros pacha. Seul pour la journée dans un de ces promène-couillongs qui vont sur le lac, une pirogue à moteur (avec des fauteuils en bois sur le pont !) En général, j'essaie de partager ce genre d'excursions, mais je suis à nouveau un peu assailli par les microbes et j'ai peur de devoir demander de rebrousser chemin à mi-parcours. Ca démarre pas trop mal : le canal qui relie Nyaungshwe au lac est joli dans la lumière du matin et plus loin, on croise quelques pêcheurs au travail. Après, ça se gâte : les boutiques à souvenirs s'enchaînent mornement jusqu'au clou de la journée : un monastère où des chats, dressés par les moines, sont supposés sauter dans des cerceaux. Mais les chats sont comme tout le monde, ils en ont marre des touristes et se contentent de ronchonner comme des siamois. A 15h30, sous le soleil de plomb, mon pilote, qui parle trois mots d'anglais, me demande si je veux attendre le coucher de soleil au milieu du lac. Euh, non merci. Quel ennui de voyager comme cela. Rien à voir, pas un micropoil d'imprévu, comme une visite d'usine en URSS, avec les danses folkloriques à la fin.
Arizona Bar Comme tous les soirs, au premier étage de cette maison, on donne un cours d'anglais. La prof énonce et les élèves, des adultes répètent en chœur. Il est question de touristes et de tout ce qu'on peut trouver à l'Arizona Bar. Tiré de mes réflexions par un vélo qui fait un écart pour m'éviter au dernier moment. Je suis au milieu de la rue avec mon sweat-shirt noir, il est huit heures et il fait nuit. Plus loin, toujours plus sombre, les étoiles, la fine lune éclairée par en bas, les insectes et les grenouilles qui, au fil des jours, font de plus en plus de bruit. Février avance, la pluie approche.
Jour 20 – Chaud Retour à Yangon. Au pif, 35 degrés à l'ombre. Dans les guides, ils disent que la ville est une bonne porte d'entrée pour s'acclimater au pays avant d'aller plus loin. A mon avis, un largage direct sur les campagnes fraîches du pays Shan serait plus approprié. Peu avant 13 heures, le muezzin donne de la voix. Dans le quartier de l'hôtel, il y a aussi une église protestante, une synagogue, un temple hindou dédié à Kali, déesse de la guerre (!) et, naturellement, plusieurs pagodes. En fait, en revenant ici, on se sent subitement plus proche de l'Inde que de l'Extrême-Orient, même si géographiquement, ce devrait être le contraire. L'empreinte coloniale des Britanniques est encore très présente aussi, notamment dans l'architecture.
Jour 21 – Vivre(s) Renoncé à aller voir un village de potiers à trente kilomètres à l'est de la ville, il fait vraiment trop chaud. Alors, il reste les petits bonheurs de la vie asiatique. Un grand yaourt maison glacé avec de vraies fraises (plus un soda) le midi. Un curry de poulet avec quatre ou cinq garnitures différentes à volonté (plus un soda) le soir. Coût total des deux repas : un euro. Beaucoup de retraités, comme Alain (cf. Jour 8), viennent vivre six mois par an en Asie. Trois à cinq dollars par jour pour une piaule, un dollar par semaine pour la blanchisserie et hop ! En Birmanie, toutefois, le visa est limité à 28 jours. En général, les autorités des pays asiatiques détestent ce genre de tourisme fauché, et il faut un peu jongler avec les frontières.
Jour 22 - Singapour Malgré les apparences, dues aux heures locales trompeuses, mon trajet retour est beaucoup plus long que l'aller. Six heures d'attente à Francfort dont je me passerais bien (Désolé Karin mais à six heures du matin, et avec 2 degrés centigrades annoncés, je ne mettrai pas le nez dehors), et sept autres heures à Singapour, beaucoup plus intéressant (34 degrés). Dans le métro de Singapour, on ne peut ni fumer, ni boire, ni manger. Mais on peut téléphoner ou pianoter sur son ordinateur portable, comme le font une ribambelle de jeunes filles chinoises, se balader d'un bout à l'autre de la rame, qui est d'un seul tenant, s'étonner enfin du quadrilinguisme anglais –chinois – tamoul – malais, ou du système de doubles portes (les voitures ont des portes vitrées comme partout mais les quais également). L'obsession locale pour la propreté et la sécurité peut encore faire ricaner mais, finalement, ce côté rassurant arrangerait probablement la plupart des gens chez nous, les femmes en particulier. Singapour, c'est à la fois une ville et un pays, cinq fois moins étendu que le Grand-duché. Pas vraiment une mégalopole, quatre millions d'habitants. Beaucoup de monde dans les rues le soir. C'est moderne, bon enfant et tolérant, comme cette grande banderole affichée sur une mosquée dans Chinatown : "Bonne année lunaire à tous nos amis chinois".
En pratique : Le Myanmar est en plein boom touristique. Des voyages "tout confort" sont désormais possibles dans certaines parties du pays. Ailleurs, ça peut encore être réellement l'aventure, certains coins étant à plusieurs jours de voyage (et quel voyage !) de la capitale. Un Hollandais qui s'est installé là-bas racontait (sur Internet) que, lors d'un trek, il était arrivé dans un village où personne n'avait vu un étranger depuis deux générations. Je reviendrais bien faire le nord "à la dure" d'ici quelques années. Budget total : pas donné. 1.000 euros d'avion, 550 euros sur place. A cela, il faut ajouter une centaine d'euros en frais de vaccins et médocs anti-malaria avant le départ, soit environ 1.650 euros pour trois semaines. Le gros du budget, c'est le donc le vol (les vols) depuis l'Europe et il n'est pas évident à réduire. Trois pistes possibles : Prendre un vol sec sur Bangkok et acheter le billet pour Yangon sur place. Permettrait de gagner 100 ou 150 euros maximum. Didier (cf. Jour 5) avait acheté son billet 600 euros à une compagnie du Qatar, mais il a mis quatre jours à récupérer ses bagages, égarés lors de l'escale à Doha. De toute façon, il faut compter 150 euros de plus pour un départ de Bruxelles. J'ai aussi rencontré des Belges qui avaient volé pour ce même prix avec Biman, la compagnie aérienne du Bangladesh. Quelques problèmes de surbooking avec eux et, à ma connaissance, un seul vol hebdomadaire sur le Myanmar, donc pas le choix des dates.
Prochain voyage : Cuba ! (Je continue ma tournée de l'Axe du mal). Bons voyages à tous !
Hôtel Koh Tao Cabana English translation pending
Bonjour!!🙂
Y a t-il parmi vous, des personnes qui ont séjourné au Koh Tao Cabana sur l'ile de Koh Tao??. Ca a l'air super chouette, mais, avant de me décider, j'aimerai des avis...😎
Merçi!!😉
Dominique.
Y a t-il parmi vous, des personnes qui ont séjourné au Koh Tao Cabana sur l'ile de Koh Tao??. Ca a l'air super chouette, mais, avant de me décider, j'aimerai des avis...😎
Merçi!!😉
Dominique.
Infos sur excursions Queensland en Australie English translation pending
Bonjour,
A partir de fin juin, j'arrive avec ma fille de 5 ans et mon mari, à Brisbane pour passer 15 jours en Australie. Nous avons décidé de louer un campingcar pour aller jusqu'à Cairns.
J'aimerais avoir votre retour sur l'état des routes autour de Cairns vers Captribulation car nous ne louons pas un 4*4 : est il préférable de rendre plutot le véhicule et prendre une excursion ? Je cherche également des infos sur des croisières sur un ou plusieurs jours dans les Whitsundays : je suis allée sur leur site mais à part peut être les catamarans, j'ai l'impression que ce ne serait pas évident pour une enfant !!??
Merci pour vos infos Stéphanie
A partir de fin juin, j'arrive avec ma fille de 5 ans et mon mari, à Brisbane pour passer 15 jours en Australie. Nous avons décidé de louer un campingcar pour aller jusqu'à Cairns.
J'aimerais avoir votre retour sur l'état des routes autour de Cairns vers Captribulation car nous ne louons pas un 4*4 : est il préférable de rendre plutot le véhicule et prendre une excursion ? Je cherche également des infos sur des croisières sur un ou plusieurs jours dans les Whitsundays : je suis allée sur leur site mais à part peut être les catamarans, j'ai l'impression que ce ne serait pas évident pour une enfant !!??
Merci pour vos infos Stéphanie
Bons plans Singapour pour deux trois jours English translation pending
Bonjour,
Avez -vous des "bons plans" pour un petit séjour (2-3 jours ) à Singapour en famillle(avec 2 ados) :Hébergement pas trop cher (éventuellement 1 chambre de 4 pers.)les choses à voir et à ne pas manquer à Singapour
Merci pour vos réponses
Aneke😏
Aneke😏
Le Québec en août English translation pending
Bonjour !
Je voudrais aller au Quebec en Août. Quel temps fait-il à cette période ?
Fait-il assez beau pour prendre un hôtel avec piscine et pouvoir se baigner et se relaxer ?
Et quoi à voir (visiter) ?
Merci d'avance de vos infos.
Je voudrais aller au Quebec en Août. Quel temps fait-il à cette période ?
Fait-il assez beau pour prendre un hôtel avec piscine et pouvoir se baigner et se relaxer ?
Et quoi à voir (visiter) ?
Merci d'avance de vos infos.