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Itinéraire en Turquie: Istanbul, Cappadoce et côte turquoise pour deux semaines English translation pending
by Redy13 · 2011-07-03 · 6 replies
Bonjour, Je pars en Turquie pour la première fois cet été du 13 au 26 août en couple, je souhaite faire : 13-14-15 : Istanbul Nuit du 15 au 16 : bus de nuit pour la Cappadocce

16-17-18 : Cappadocce Nous pensons loger à l'Anatolia Pension à Uschivar. Quelles sont les randos les plus sympas à faire sur trois jours ? Vaut-il mieux prendre un guide ?

Nuit du 18 au 19 : bus de nuit vers côte ouest de la Méditérannée (entre Kas et Fetiye) =) vers ou trouve-t'on des bus de nuit directs ? Sinon quels aéroports utiliser ?

19 au 23 : côte entre Kas et Fethiye =) quels sont les sites les plus interessants sur 4 jours ? Les plus belles plages ? J'aimerais prendre un seul hôtel : ou vaut-il mieux loger ? Connaissez vous un hôtel sympa avec piscine ? J'aimerais faire une excursion en bateau vers la vallée aux papillons, d'où peut-on trouver des départs ? Pour faciliter nos déplacements j'aimerais louer une voiture sur cette portion : circule-t'on facilement ? Quel tarif à la journée?

Mardi 23 : Trajet de Fetiye vers Pammukale (existe-t'il des bus directs?) puis viste de pammukale

Mercredi 24 : Ephèse =) ce site est-il indispensable ou peut-on le supprimer pour gagner un jour sur la côte ?

Nuit du 24 au 25 : bus de nuit vers Istanbul

Jeudi 25 : Istanbul

Vendredi 26 : vol retour

Merci de votre aide! Caroline
Quel volume de sac à dos pour cinq semaines en Inde? English translation pending
by Gigi007 · 2011-07-03 · 28 replies
Bonjour, la question a sans doute déjà été postée, mais je n'ai pas trouvé...😕 tout est dans le titre, je projette departir 5 semaines en inde et je me demande pour quel volume de sac à dos opter. sachant que: je suis une femme nous partons en duo (chacun son sac) et dormirons en GH et mangerons sur place j'aimerais pouvoir recycler mon sac pour d'autres voyages. c'est mon premier "vrai" voyage sac à dos

d'un coté je me dis qu'avec un petit je serais forcee de limiter la charge, d'un autre je suis du genre à partir a vide mais à revenir avec plein de souvenirs... merci de me faire partager vos experiences!! Bise à tous!
Un mois au Pérou English translation pending
by Guicilie · 2011-07-01 · 12 replies
Bonjour a tous,

Ma copine et moi partons au Pérou au mois de Novembre pour 1 mois minium. Nous ne partons qu avec un sac a dos et nous avons prévu de visiter le pays a pieds, stop, bus, etc.. Quelle serait le meilleur itinéraire a prendre pour en voir un maximum ?? Est il possible et dangereux de camper dans la nature, et lorsque nous serons en ville, est il difficile d avoir l hospitalité des habitants ???

Merci pour vos réponses :)
American Airlines: Belgique - Chicago - Las Vegas English translation pending
by Laguiss · 2011-06-27 · 8 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je pars avec mon futur mari à Las Vegas le 22 août avec American Airlines.

Que pouvez-vous me dire par rapport à cette compagnie?

Les vols sont-il agréables? Le personnel est-il sympathique? La nourriture à bord est-elle bonne? Et les avions, comment sont-ils?

J'espère que vous pourrez me donner des détails.

A bientôt

Merci
Darwin ou Cairns début septembre une semaine? English translation pending
by Damien92130 · 2011-06-26 · 4 replies
Bonjour,

Après avoir parcouru le Vietnam et la Thaïlande, je compte faire une escale d'un mois en Australie chez des amis.

Cependant, avant de me rendre à Brisbane et à Sydney... J'hésite entre Darwin et Cairns fin août début septembre entre 8 et 11 jours

Il parait qu'on fait vite le tour de Darwin... Cairns et sa région sont immense non ?

J'ai vu qu'il y avait beaucoup plus de choses à faire du côté de Cairns. Je suis un backpacker, donc j'ai un petit budget...

Veuillez m'excuser pour le peu d'info...

Je vous remercie

Ps : si quelqu'un est sur Cairns ou Darwin à ce moment là aucun soucis pour voyager :)
Sri Lanka en décembre English translation pending
by Bidouille56 · 2011-06-26 · 4 replies
bonjour, j'étudie la possibilité de partir un mois mi décembre - mi janvier au Sri Lanka 1° cela est il la bonne période ? 2° existe t-il des plages sans rouleaux ? 3° si oui où peut on faire du snorkeling 4° je suis intéressée par des noms d'hôtels (bonne catégorie) 5° comme nous comptons rester un mois, je voudrais organiser un circuit de là bas, trouve t on des chauffeurs facilement, les hôtels ont ils des agences de voyages? 6° Faut il pour pouvoir visiter l 'île, prévoir plusieurs hôtels merci pour toutes les réponses
Programme de six jours à Saint-Malo English translation pending
by Sylvsteph · 2011-06-25 · 5 replies
Bonjour Nous allons 6 jours et demi à Saint-Malo début août en train. Nous pensons prendre le bus tôt le matin pour aller à Dinan puis à pied jusqu'à Lehon. J'ai également repéré sur le site de l'office du tourisme, une randonnée jusqu'à Dinard où nous passerons le reste de la journée avec retour par le bateau, et une autre randonnée jusqu'à Rothéneuf pour voir les rochers sculptés. Si nous louons un vélo, quels lieux seraient intéressants à voir un peu plus loin dans le coin? Nous espérons faire une croisière également. Dans le catalogue de la Cie Corsaire, il y a le Cap Frehel (aller retour, pas d'arrêt) qui dure 1/2 journée ("Vous passerez devant Dinard, Saint-Enogat, Saint-Lunaire, Saint-Briac, Lancieux et pourrez apercevoir les somptueuses villas qui jadis ont fait la renommée des lieux. Vous longerez la Côte jusqu'au célèbre Château de Fort Lalatte.") ou alors la Baie de Saint-Malo? Nous hésitons. Quel est le plus beau parcours? Nous hésitons aussi sur une journée à Jersey (le dimanche, les prix sont abordables). Quels sont vos conseils? Sylvie
Comment rencontrer les "vrais" Cambodgiens? English translation pending
by JMPe · 2011-06-24 · 7 replies
Bonjour à tous, Pour notre futur voyage au Camboge, nous souhaitons vivre des moments forts auprès de " vrais " Cambodgiens. Est-il possible de manger, voire même de dormir, chez des familles dont le tourisme n'est pas le métier ? Notre but est double : partager quelques heures avec les habitants de ce pays que nous souhaitons découvrir et les aider financièrement. Je m'adresse donc aux grands connaisseurs du Cambodge : avez-vous des infos, des idées, ... à me communiquer. Bonne journée à tous. Jean Michel.
Hébergement à Koh Phangan (Thaïlande) English translation pending
by Laurapak · 2011-06-23 · 11 replies
bonjour,

je me tourne vers vous car je suis un peu perdue en matière d'hébergement sur koh phangan : mon ami et moi y serons du 10 au 16 septembre prochain. nous souhaiterions trouver un endroit calme mais pas trop 🤪. nous comptons aller faire un tour à la full moon mais pas envie de loger à 10m des enceintes... du coup je me tate entre haad rin (est-ce vraiment devenu une plage sale ?) ou bantai - bankai (la plage est-elle vraiment galère quand c'est marée basse)?

Niveau activité, on pense se reposer mais aussi bouger pr découvrir l'ile.

Auriez vous des conseils à me donner ? des noms d'hébergements "sécurisés" ?
Randonner dans l'est des États-Unis: les coins intéressants? English translation pending
by Stephanef · 2011-06-22 · 9 replies
La question est dans le titre. Je serai à Philadelphie à partir de mi août. De là j'aimerais aller dans des coins un peu plus "nature" de l'Est des USA pour de la rando. Jusqu'à deux semaines de marche à peu près. Si quelqu'un connait les coins les plus intéressants, je cherche ce genre d'info. Merci
Temps pour visiter le parc Zion? English translation pending
by Lydia03 · 2011-06-18 · 19 replies
salut a tous !

qui d'entre vous a deja été a zion parc ? combien de temp de visite faut il au minimum ?

merci !
Quelle veste imperméable, légère et "vraiment" respirante? English translation pending
by Scot25110 · 2011-06-16 · 10 replies
Bonjour à tous,

habitué depuis quelques temps du forum consacré au voyage à vélo, il s'agit de mon premier message sur cette partie du forum consacré à la marche que j'apprécie tout autant. Je suis à la recherche d'une veste étanche, légère et aussi respirante que possible. Deux modèles retiennent pour le moment mon attention:

- VAUDE Slight Pro Jacket: membrane Ceplex Pro triple épaisseur, 309gr et 239€ dont j'ai lu beaucoup de bien sur les sites "cyclo randonnée" et "partir en VTT".

- VAUDE Mischabel Jacket: membrane Ceplex Advanced stretch, 285gr et 191€.

Je souhaiterais avoir l'avis des randonneurs chevronnés de ce forum sur ces deux modèles, sur d'autres aussi bien sûr, et profiter de vos conseils et retour d'expérience.

Merci à tous.
Chaussures conseillées pour la marche "urbaine", au Japon? English translation pending
by Kotenshi · 2011-06-15 · 20 replies
Bonjour à tous

Je pars au Japon cet été pendant deux semaines. J'adore marcher et visiter et je suis du genre à faire du 8H-minuit non-stop (avec pauses repas bien sur). Lors de mes précédents voyages, je marchais soit en sandalettes ouvertes soit en bensimon donc en fin de journée, j'avais très mal aux pieds au dela du supportable parfois.

Pour ce voyage, je cherche des chaussures confortables et légères qui me permettent de marcher toute la journée sans problème (et sans douleur surtout!). je sais que les chaussures de rando ne sont pas conseillées dans ce type de marche urbaine et surtout j'aurais l'air maline avec ces énormes chaussures aux pieds au milieu de Tokyo.

Mon amie qui part avec moi a acheter des chaussures de sport pour le Japon (les nouvelles reebook qui font soi-disant mincir) mais je suis pas sure que ces chaussures soient le meilleur choix dans notre cas.

Je pense que je ne suis pas la seule à marcher beaucoup et longtemps alors conseillez moi: quelles chaussures prenez vous lors de vos voyages pour faire des longues marches sur du bitume?

Merci d'avance
Avis sur itinéraire de trois mois en Chine en 2011 (août à octobre)? English translation pending
by Pinceau72 · 2011-06-14 · 19 replies
Bonjour ,

Je viens finalement de terminer mon itinéraire de 3 mois en Chine. J'ai hésitée à le poster de peur de me faire réponde que les réponses se trouvais déjà sur le forum...

J'ai lue je ne sais plus combien de messages et de pages de mon guide LP, mais il est impossible de tout lire. C'est mon premier voyage en Chine et j'aimerais bien profiter de votre expérience pour réviser mon itinéraire. Même si je serais 3 mois en Chine, j'ai du faire des compromis et couper certaines destinations.

Malgré mes lectures un doute persiste en moi côté faisabilité des transports et du temps consacré à chaque ville. Est-ce logique, trop ambitieux, vous en pensez quoi ? Je serais seule, donc le rythme devrait peut-être plus lent ?

Si quelqu'un a encore le courage de donner un avis sur un itinéraire.... je serai ravie de l'avoir !

Milles merci à ceux qui auront la gentillesse de me répondre !!!

Pinceau 🙂

Jours Ville A> Ville B >> Ville C >>>Ville D ~ Transport Durée

J1 Arrivée Shanghai PVG Airport 4 Août 2011 J2 Shanghai J3 Shanghai J4 Shanghai > Zhujiajiao >> Shanghai J5 Shanghai J6 Shanghai > Suzhou ~ Train 35 min. J7 Suzhou > Tongli ~ Bus1 hr J8 Suzhou > Luzhi ~ Bus1 hr J9 Suzhou > Shanghai >> Hangzhou ~ TGV90 min. J10 Hangzhou J11 Hangzhou > Tangkou ~ Bus 6 hrs J12 Huang Shan J13 Huang Shan J14 Buffer day18 août 2011 J15 Tangkou > Wuyuan (ou Qinghuan) J16 Wuyuan et ses environs~ Moto taxi : Xiao Likeng, Sixi, Da Likeng J17 Wuyuan > Jingdezhen (bus 1h40) >> Nanjing (bus 6hrs ) J18 Nanjing J19 Nanjing > Ji'nan ~ Train 5 hrs J20 Ji'nan J21 Ji'nan > Zhujiayu (bus 1h30) >> Ji'nan (bus 1h30) >>> Beijing (train 3h30) J22 Beijing J23 Beijing J24 Beijing J25 Beijing J26 Beijing > Chengde ~ Train 4 hrs J27 Buffer day31 août 2011 J28 Chengde J29 Chengde > Datong ~ ? Dois-je revenir à Pékin ? J30 Datong J31 Datong > Pingyao ~ Train 8 hrs J32 Pingyao J33 Pingyao J34 Pingyao > Xi'an ~ Train nuit J35 Xi'an J36 Xi'an J37 Xi'an J38 Xi'an > Hua Shan ~ Bus 2 hrs J39 Hua Shan > Xi'an ~ Bus 2 hrs J40 Xi'an > Yichang ~ Avion J41 Yichang J42 Yichang ~ Croisière sur la Yangzi J43 Croisière sur la Yangzi J44 Croisière sur la Yangzi > Chongquing J45 Chongquing > Songji ou Zhongshan ~ Bus 2h45 ou 3h15 J46 Chongquing > Dazu ~ Bus2h30 J47 Chongquing > Chengdu ~ Bus6 hrs J48 Buffer day21 septembre 2011 J49 Chengdu J50 Chengdu J51 Chengdu J52 Chengdu > Leshan ~ Bus2 hrs J53 Leshan > Jiajiang ~ Bus1 hr J54 Leshan > Éméi (bus 1 hr) >>Baoguo~ Taxi 15Y ou 2 bus ! J55 Émei Shan J56 Émei Shan J57 Buffer day30 septembre 2011 J58 Baoguo > Éméi (bus 20 mn) >>Chengdu (bus 2 h) >>>Guilin ~ Avion J59 Guilin J60 Guilin > Longshend ~ Bus 2 hrs J61 Longshend > Sanjiang (bus 1h30) >> Chengyan (bus 30 min) >>> Dàzài J62 Dàzài > Ping'ân ~ Rando 5 hrs J63 Ping'an > Longshend (bus 1 hr) >> Guilin (bus 1h30) J64 Guilin > Yangshuo ~ Croisière riv. Li 4h30 ou bus 1hr J65 Yangshuo > Fuli ~ Bus 15 min J66 Yangshuo > Yangdi (bus 30 min) >> Xingping (radeau 1h30) >>> Yangshuo J67 Yangshuo > Guilin (bus 1hr)>> Kunming ~Train ou Avion J68 Buffer day11 octobre 2011 J69 Kunming J70 Kunming > Shilin J71 Kunming > Dali ~ Bus5 hrs J72 Dali J73 Dali > Lijiang ~ Bus3h30 J74 Lijiang J75 Lijiang > Qiaotou ~ Bus (fin de journée, dernier à 17h) J76 Qiaotou > Gorge du tigre ~ Bus J77 Gorge du tigre > Qiaotou > Lijiang J78 Lijiang > Chengdu ~ Avion J79 Chengdu > Pingle ~ Bus J80 Buffer day23 octobre 2011 J81 Buffer day J82-90 Chengdu > Lhasa ~ Train 48 hrs J91 Tibet > Népal

Ouf, voilà !!! 😕
Votre avis sur un hôtel: YMCA Hong Kong Anne Black English translation pending
by Romeoc59 · 2011-06-13 · 5 replies
Bonjour à tous ,

Je souhaiterai voir votre avis sur cette hôtel : ymca hong kong anne Black

http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g294217-d456247-Reviews-Anne_Black_Guest_House_YWCA-Hong_Kong.html

Mes questions :

Est ce que l'hotel est correcte ?

Est ce que le quartier ou se situe l'hotel est calme ?

Quels sont les quartiers a éviter ?

Merci à tous 😉 ps : je suis coincer j'ai trouver l'avion et pas hotel , donc total j'attend pour reserver l'avion Je cherche un hôtel a petit budget pour 5 nuit en novembre
Hôtel pas cher à Antalya? English translation pending
by SaraHajar · 2011-06-13 · 22 replies
Bonjour,

Je recherche un hôtel pas cher à Antalya, pour 2 adultes et un enfant. Nous voulons être dans un hôtel tenu par des Turcs, avec avec le minimum de service possible, juste pour dormir, et se laver... Avez-vous des adresses ? Je comptais mettre 25€ apr nuit, pour la Turquie, j'estime que c'est raisonnable.
Itinéraire irrationnel de dix-huit jours Arizona-Utah-Dakota-Wyoming...! English translation pending
by Florent1980 · 2011-06-10 · 17 replies
Bonjour à tous!

Après 3 voyages fantastiques dans l'ouest en 2008 (yellowstone/utah/arizona), 2009 (colorado/nouveau mexique/arizona) et 2010 (californie/oregon/washington), je suis en intense préparation de mon 4e voyage aux usa.

Ce que je vous propose aujourd'hui est le fruit de 3 semaines de recherche, de travail, de compilage grace notamment au fameux site de Thierry et Philippe que je remercie à nouveau!!!! Il est comme d'habitude ambitieux, j'ai conscience qu'il y a surement un peu de travail encore mais me semble cependant suffisamment cohérent pour vous le présenter...

quelques précisions: - les km font intégralement partie du voyage. Nous retrouver plusieurs heures par jour dans une voiture au milieu de nul part avec mon amie est un bonheur que nous attendons avec impatience!!! - Nous avons dejà visité yellowstone. J'ai donc reservé un seul jour à Yellowstone essentiellement pour voir Grand Prismatic que nous n'avons jamais vu - Je n'ai pas réussi à intégrer Big horn canyon qui me plaisait beaucoup, si vous avez des idées!!! - Nous avons deja vu la plupart des grands parcs de l'utah/arizona hormis Zion.

Alors voici mon programme (roulements de tambours) Jour 1: Arrivee Las Vegas - Sedona - (Nuit à Oak Creek) (4h30 - 440km) Jour 2: Sedona - Flagstaff (Nuit à Flagstaff) (1h - 80 km) Jour 3: Coal mine canyon - Altrom Point (badlands uniquement) (Nuit à Page) (5h10 - 400km) Jour 4: Lower Antelope Canyon - North Rim (Nuit au Grand Canyon Lodge) (2h30 - 200km) Jour 5: Zion NP (Nuit à Springdale) (2h50 - 200km) Jour 6: Cedar Breaks - Burr Trail (Nuit à Boulder) (5h40 - 380km) Jour 7: Scenic 12 - Goblins Valley SP/Little Wild horse - Crystal Geyser (Nuit à Green River) (4h30 - 300km) Jour 8: Dinosaur NM partie Jensen - Flaming Gorge (Nuit au Red Canyon Lodge) (5h30 - 418km) Jour 9: Route vers Custer (8h45- 800km) OUCH Jour 10: Custer State Park - Mt Rushmore (Nuit pres du Badlands NP) (3h55 - 260km) Jour 11: Badlands NP - Devils Tower (Nuit à Belle FOurche) (4h35 - 328km) Jour 12: Theodore Roosevelt NP (Nuit pres du parc) (3h20 - 300km) Jour 13: Beartooth Road (Nuit à Red Lodge) (5h20 - 550km) Jour 14: Yellowstone uniquement grand Prismatic et 1 ou 2 trails (Nuit à WYellowstone) (2h50 - 250km) Jour 15: Grand Teton NP (Nuit à Alpine?) (3h50 - 260km) Jour 16: Logan Byways - Antelope Island (NUit aux environs de Provo) (6h40 500km) Jour 17: Nebo Loop - Snow Canyon (Nuit à Saint George) (4h30 - 450km) Jour 18: Valley Of fire - Red Rock Canyon (Nuit à Las Vegas) (4h - 325km)

Merci d'avoir lu jusqu'ici! J'attends avec impatience vos commentaires/critiques, n'hésitez pas à être dur du moment que vous restez sympathique 😉!!!! Bon week end
Projet de circuit de San Francisco à Yellowstone en passant par l'Oregon et l'Idaho English translation pending
by Xfg59 · 2011-06-10 · 34 replies
Bonjour à tous, Nous n'irons pas en Amérique cette année (snif...) et elle nous manque ! Je commence la préparation d'un voyage pour l'été 2012. Le but est de partir de San Francisco que nous avons juste effleurée lors de voyages précédents, pour remonter la côte nord de la Californie, visiter des lieux un peu à l'écart des circuits classiques en Californie et Oregon, avant de nous rendre une petite semaine à Yellowstone (déjà vu en 2009) et finir à Salt lake City.

J'ai besoin de vos avis éclairés, surtout pour toute la partie précédent Yellowstone. Voici une 1ère ébauche ; quelques remarques : 1) je me suis arrêté avant la traversée de l'Idaho, car j'attends vos suggestions de parcours entre Hell's Canyon et Yellowstone 2) j'hésite entre visiter Lassen Volcanic et Lava Beds NM ou faire l'impasse sur les 2 sites et remonter plus au nord jusqu'au Mt St Helens (nous n'aurons pas le temps pour faire les 2) :

J1&2 SAN FRANCISCO J3 SFO-POINT REYES (visite) -FORT ROSS J4 FORT ROSS (visite) - MENDOCINO J5 MENDOCINO (visite) - LEGGETT J6 LEGGET - REDWOOD NP J7 REDWOOD NP J8 REDWOODNP - LASSEN VOLCANIC NP J9 LASSEN VOLCANIC NP (visite) - LAVA BEDS NM J10 LAVA BEDS NM J11 LAVA BEDS NM - CRATER LAKE NP J12 CRATER LAKE NP J13 CRATERLAKE NP - NEWBERRY NVM J14 NEWBERRY NVM - JOHN DAY FOSSIL BEDS J14 J DAY FOSSIL BEDS - HELLS CANYON J15 HELLS CANYON

Merci d'avance !

Xavier
Madagascar 15 jours en octobre English translation pending
by Gaellepfr · 2011-06-06 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite partir à Madagascar pendant 15 jours (un peu court mais pas possibilité de partir plus longtemps). J'aimerais vos conseils, car je ne connais pas du tout. Pour le moment je n'ai pas d'idée sur ceux que je souhaite y faire, uniquement que je souhaite partir en mode sac à dos comme à mon habitude pour profiter un maximum du pays et des locaux.

Merci de votre aide.

Je n'ai pas encore réservé mon avion avez-vous une compagnie aérienne à me recommnandé et / ou un site internet sûr pour choisir mon vol?
Boucle de quinze jours Denver-Denver avec parcs Yellowstone et Arches English translation pending
by Kanedaa · 2011-06-05 · 10 replies
Hello,

Premier sujet pour moi, depuis le temps que je viens consulter ce forum ! Cet été (fin août), j'ai prévu de faire un road-trip Colorado-Wyoming-Utah sur 15 jours avec passage obligatoire par Yellowstone et Arches N.P.

J'ai déjà fait une boucle SF / L.A. avec la plupart des parcs les plus connus (Bryce, Monument, Grand Canyon) en 2008 et là, j'aimerais "continuer" à visiter plus à l'est. 😎

J'ai cherché un peu sur le forum mais la plupart font une boucle soit que nord soit que sud mais rallient rarement les 2. Voici la boucle que j'envisage de faire :
http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=Denver, +Colorado, +%C3%89tats-Unis&daddr=Cheyenne, +Wyoming, +%C3%89tats-Unis+to:Casper, +Wyoming, +%C3%89tats-Unis+to:Thermopolis, +Wyoming, +%C3%89tats-Unis+to:Cody, +Wyoming, +%C3%89tats-Unis+to:Yellowstone+National+Park, +WY, +United+States+to:Jackson+Hole, +Wyoming, +%C3%89tats-Unis+to:Rock+Springs, +WY, +United+States+to:Vernal, +Utah, +%C3%89tats-Unis+to:Moab, +Utah, +%C3%89tats-Unis+to:Durango, +Colorado, +%C3%89tats-Unis+to:Gunnison, +Colorado, +%C3%89tats-Unis+to:Silverthorne, +CO, +United+States+to:Granby, +Colorado, +%C3%89tats-Unis+to:Estes+Park, +CO, +United+States+to:Denver, +Colorado, +%C3%89tats-Unis&geocode=FRJfXgIdgQ--SnPFx8jqoBrhzHWNoon-PSOEQ%3BFQ2_cwId6pHA-SmT73MudjhvhzErLZePQTAKsQ%3BFcgXjgIdh8qp-Sljel7IZZNghzFTPjQXOfzOaQ%3BFXP8mQIdtdCM-SnVaiXVzKhMUzGuAw4WabtjYQ%3BFQZrpwId7e1_-Sldvlshvx5MUzFQzM08RvR2ug%3BFQVwpgId97pn-SG74Y80MPmorA%3BFXlzlwIdROZl-SlLf8_8WBpTUzFcgzqxywEcPQ%3BFQiTegIdKLJ9-SkZi8L16FhahzFwNzAngf4lBw%3BFVxNaQIdVLl4-SmLj8GjR2JFhzHcJMG7bwCkog%3BFQSVTAId8WZ4-SmNLbia5eFHhzEtxNXxerEyCw%3BFZDGOAIdfeGR-Skj_IW9pgI8hzFafqajgogr3A%3BFaEpTAId93Kg-SmfW4P1w5I_hzHskqdFEJ12zA%3BFU8JXQIdqVKt-SmFQh1ruFxqhzG4i3UrDjVj7g%3BFVGqYwId_H2v-Snr21I6yyhqhzECfMtvWKk0Hg%3BFXYbaAId_921-SkDGhm71mVphzEMrMqpt5iW2w%3BFRJfXgIdgQ--SnPFx8jqoBrhzHWNoon-PSOEQ&hl=fr&mra=ls&sll=39.850721, -105.636292&sspn=1.54978,2.469177&ie=UTF8&ll=40.178873, -106.940918&spn=12.263588,19.753418&z=6

Mon programme serait le suivant : 0 - Arrivée à Denver 1 - Denver - Cheyenne - Casper 2 - Casper - Thermopolis - Cody 3 - Yellowstone 4 - Yellowstone 5 - Grand Teton 6 - Jackson - Rock Spring - Vernal 7 - Vernal - Moab 8 - Arches 9 - Canyonlands 10 - Mesa Verde - Durango 11 - Black Canyon of the Gunnison - Gunnison 12 - Fairplay - Silverthorne - Granby 13 - Rocky Mountain - Denver 14 - Vol vers Paris.

Mes questions : - - N'est-ce pas trop ambitieux comme trajet ? - - Qu'est ce qu'il ne faut surtout pas rater sur les trajets Denver-Cody, Jackson-Moab et Moab-Denver ?

Autre question : J'ai cherché partout (forums, agence de loc, etc.) pour louer une Ford Mustang et à priori, personne ne trouve de loueur s'engageant sur le modèle de location. Quelqu'un aurait-t-il une astuce ?

J'attends vos conseils avec impatience 😛
Aide sur feuille de route de la côte Ouest australienne English translation pending
by Capfaval · 2011-06-05 · 8 replies
Bonjour à Tous !

Après avoir pris des renseignements sur le forum, lu des carnets de voyage et des sites sur l'Australie, je sais enfin quelle partie nous (mon mari, ma fille de 10 ans et moi)visiterons. Je pense prendre 15/20 jours sur le trajet ci dessous (sans la Tasmanie). Comme nous y allons tout début février 2012, nous ne pourrons malheureusement pas faire la gibb river road et les splendides Kimberley ! Ni le centre rouge car trop chaud pour en profiter pleinement. Et la côte est ne m'attire pas trop. Donc voilà ce que j'ai prévu et les infos qu'il me manque :

- > Perth - Yanchep NP - Lancelin Quelles randos sont les plus sympas dans Yanchep ?

- > Lancelin - Nambung NP pour le desert des Pinacles - Kalbarri Points d'intérêt sur le trajet entre Nambung et Kalbarri ?

- > Kalbarri NP - François Perron NP Combien de jours à Kalbarri NP? Points d'intérêt sur le trajet ?

- > François Perron - Monkey Mia Je compte rester 2 jours. OK?

- >Monkey Mia - Coral Bay Points d'intérêt sur le trajet ?

- > Coral Bay Nous voudrions plonger avec les raies mantas. Un organisme à nous conseiller?

- > Nigaloo Reef Nous comptons y rester plusieurs jours pour profiter de la mer. Est ce qu'en février, le temps est favorable ? N'est ce pas déjà trop au nord et trop pluvieux ?

- > Nigaloo reef - Karijini NP Quels points d'intérêt sur le trajet ? Quelles randos sont les plus sympas dans Karijini? J'y ai prévu 2 jours.

Ensuite, soit on prend l'avion de Newman pour Hobart (en vol indirect) car ensuite nous prévoyons de rester 8/10 jours en Tasmanie. Ou bien, y a t'il un gros intérêt de rentrer à Perth en voiture ?

Si vous avez des adresses de logements sympas, des petits restau qui vous ont marqué ou d'autres choses à me conseiller, n'hésitez pas !

Dans l'attente de vos précieux conseils, Bonne journée, Capfaval
Restaurant à New York (Time Square)? English translation pending
by Isamars · 2011-06-04 · 38 replies
Hello

je vais faire un très court séjour à New York pour y fêter mes 60 ans, quelqu'un a t'il une adresse d'un restaurant sympa et original pour y aller avec mes enfants, nous serons dans un hôtel à Time Square

Merci d'avance
Saint-Gervais Briançon par le GR5 (France) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-06-04 · 0 replies
Saint-Gervais Briançon par le GR5

Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.

Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.

Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.

Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.

Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.

Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !

La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.

Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.

Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.

La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.

Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.

Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.

Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.

Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.

Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.

A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.

La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.

Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.

Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.

Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.

Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.

Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :

Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !

Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!

Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.

D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.

En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.

La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!

Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !

Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.

Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.

Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.

Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?

La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.

Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.

Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.

Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.

Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.

Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.

Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !

Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?

Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.

Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.

Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.

Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.

Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.

Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !

Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.

Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Transit de quarante minutes à l'aéroport de Detroit avec Delta Air Lines pour Paris English translation pending
by Pedrodu13 · 2011-06-02 · 14 replies
Bonjour,

Je vais , en partant de Vegas , faire un transit de 40 mn à l'aéroport de Detroit (DTW) avec delta airline cet été .

Je voulais savoir si parmi vous il y avait quelqu'un qui avait fait cette expérience , car même si c'est un transit et que donc les bagages suivent et que les portes d'embarquement ont l'air proches c'est quand même court non ???

merci d'avance !!!
Etapes à Page, Kanab, Glendale ou direct Bryce Canyon? English translation pending
by LuigiSicilia · 2011-06-01 · 23 replies
Bonjour,

En voyage dans l'Ouest américain en Octobre, je dois passer par le Grand Canyon mais j'ai un peu trop tardé pour les réservations d'hotel à cet endroit, résultat, je n'ai pu avoir qu'une nuit sur les deux sur place: - Jour A: Las Vegas-Grand Canyon, nuit au Maswik Lodge (réservé) - Jour B: Journée au Grand Canyon nuit à ? - Jour C: Départ pour Monument Valley Je me demandais si ce serait une bonne idée le jour B de faire la partie "Desert View Point" l'après-midi pour ensuite dormir vers Cameron ? Je pourrais faire l'Hermit Rest l'après-midi du jour A en arrivant non ?

Idem pour la suite, je vais devoir me rendre de Monument Valley à Bryce Canyon mais l'hôtel que je devais réserver à Bryce est déjà complet (Bryce View Lodge) donc je suis à la recherche d'un nouvel endroit pour passer mes nuits pour cette partie du voyage. Je devais faire: - Jour A: Monument Valley nuit à The View (réservé) - Jour B: Antelope Canyon/Horseshoe Bend puis rouge vers Bryce Canyon pour y voir le coucher du soleil - Jour C: Journée à Bryce et nuit à Bryce - Jour D: Départ pour Zion

Du fait de ne pas pouvoir dormir directement à Bryce Canyon, je ne sais plus quoi faire ? M'arrêter avant pour alléger le planning et faire moins de kilomètres (dormir à Kanab, Glendale ? Mais dans ce cas qu'y faire vu que j'y arriverai assez tôt après Antelope Canyon prévu pour 11h/12h... ?). Sinon dois-je continuer jusqu'à Bryce pour y voir le coucher du soleil puis aller dormir à Tropic ?

Dans tous les cas, pourriez-vous me conseiller des hotels dans ces villes ?

Merci beaucoup pour votre future aide, j'ai réservé des hôtel dans des lieux où j'aurais pu en trouver encore facilement (Las Vegas, Los Angeles, Lone Pine) alors que ceux du Grand Canyon ou de Bryce Canyon auraient dû être prioritaires :(
Planification d'itinéraire pour trois semaines aux États-Unis English translation pending
by Dum328 · 2011-05-29 · 12 replies
Bonjour à tous,

Une de mes amies souhaite partir l'an prochain en septembre (et je vais d'ailleurs surement me dévouer pour l'accompagner 😎), mais j'ai du mal à l'aider pour planifier son trip...

Les sites qu'elle veut voir: Yellowstone Grand Teton LV Bryce Canyonlands Archs Park Moab Dead Horse Point Monument Valley GC LA & Disneyland

Comme je ne sais pas comment lui planifier ca, je ne sais pas non plus où la faire aterrir... 3 semaines est-ce suffisant?

Merci d'avance de votre aide
Suisse: randonnée de deux jours vers Jungfrau ou Valais? English translation pending
by 1aussiegirl · 2011-05-29 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je suis à la recherche d'une idée de randonnée sur deux jours avec idéalement un sommet comme objectif dans les alpes suisses (valais ou vers Interlaken) à réaliser fin Juillet.

Ce qu'on aime: les cailloux, les rochers...bref le minéral, la traversée de petits névés (on aime beaucoup les glaciers mais comme on ne prendra pas de matériel d'alpinisme, on se contentera de les regarder), le fait de se sentir "seul au monde", de pouvoir se dépenser (dénivelées >1000m/ + de 6h de marche) et les paysages à couper le souffle.

La contrainte: une boucle partant d'un parking voiture (idéalement sans prendre ensuite de remontées mécaniques ou train...ms pas sûre que ce soit possible en suisse).

En regardant un peu sur les cartes, la région de la Jungfrau a l'air impressionnante, savez-vous s'il existe des sommets accessibles en randonnée (donc autour de 3000m) qui permettent de s'approcher de ces immenses sommets (>4000m) (oud 'avoir une vue sur eux) tout en ne passant pas trop loin des glaciers?

Sinon en cherchant sur le forum j'ai trouvé le tour des dents du midi qui semble avoir été apprécié par beaucoup de randonneurs et qui pourrait être faisable en deux jours mais ca a l'air d'être un coin assez fréquenté et peut être pas assez minéral.

(Pour info, avant de regarder en Suisse, j'étais bien partie pour faire le Buet depuis Sixt...ms finalement aller à Sixt prendra plus de tps que d'aller ds les vallées suisses donc autant profiter de la Suisse)

J'attends avec impatience les propositions de ceux qui connaissent bien ces régions suisses et par avance merci.
Type et état des routes en Nouvelle-Zélande au mois de juillet? English translation pending
by Jeromeetlisa · 2011-05-27 · 13 replies
🙂Bonjour ! Nous partons avec ma femme et notre tit bout de 2 ans en NZ tout le mois de juillet 2011 avec l'île du Sud comme objectif. Nous serons en camping car. Ma question est la suivante: peut-on accéder au Milford Sound à cette période avec un tel véhicule ? Question dans la lignée: y a t'il des autoroutes en NZ ou doit on considérer 300 km comme un voyage tortueux ? Merci à tous pour vos réponses. Jérôme, Lisa et Etân
Passer les douanes à l'aéroport de Montréal English translation pending
by Enaid57 · 2011-05-24 · 8 replies
Je pars bientot en voyage mais certaine personne me disent d'arriver tôt car à ce qu'il parrait, les douaniers de Montréal font du zèle pas à peu près. Est-ce que certaine personne ont remarquer cela. Merci
Trois jours de randonnée sur le tour du Mont Blanc Sud English translation pending
by Lorez · 2011-05-24 · 6 replies
Bonjour,

Nous nous préparons à une randonnée de 3 jours sur le TMB sud. Nous avons mis en place deux parcours.

Parcours 1 : - Les Houches – refuge de Miage - Refuge de Miage – Refuge du col de la croix du bonhomme - Refuge de la croix du bonhomme – Courmayeur (par le Col des Fours)

Parcours 2 : - Les Houches – Refuge la Balme (par Le Champei) - Refuge la Balme – Refuge Elisabetta (par le Col des Fours) - Refuge Elisabetta - Courmayeur

Nous sommes de bons marcheurs, jeunes, qui randonnons chaque été. Pensez-vous que ces parcours soient faisables ? Si oui, lequel nous conseillez-vous ? Pouvez-vous nous donner le temps de parcours de chaque étape ? Pour le bivouac près des refuges devons-nous réserver (si nous mangeons notamment) ? Et une dernière question, de Courmayeur à Les Houches, y’a-t-il des bus fréquents ?

Merci beaucoup pour votre aide

Aurélie et Lorenzo

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