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Majeures informations sur l'Inde en 2010 English translation pending
Namasté !
je viens enfin de terminer mes infos sur certaines régions de l'Inde
je ne parle pas du Rajasthan, de goa et des environs de Darjeeling que j'ai visité, mais de l'Orissa/maddya pradesh/andrha pradesh/ Kolkata/et quelques infos sur delhi/benares
je conseille d'utiliser les cartes de http://www.mapsofindia.com __ photos inde2009 http://www.facebook.com/album.php?aid=22290&id=1174347506&l=fec547dd84
photos thailande cambodge Inde http://www.facebook.com/album.php?aid=18087&id=1174347506&l=19e5a32a4b
court metrage sur un voyage en inde en 2007 :quatuor indien http://www.youtube.com/watch?v=Hp2fbDQ1kSE
fim documentaire sur l'Inde http://www.dailymotion.com/video/xbxvbj_ananda_travel __
Calcutta, ville magnifique, pleine de surprises, avec des batiments de l'époque coloniale anglaise magnifiques, des parcs, des jardins, des quartiers vraiment chouettes… Le temple de kali est intéressant, mais surtout le kali gate situé tout proche, une horreur sans nom la rivière qui coule difficilement dans ce coin….
kolkata, il y a un centre de réservation des billets de train en dehors de la gare, et délai d'attente de 20 minutes en moyenne, ça se trouve proche du quartier bbd bag /// Train Ticket Booking / Reservation Centre Old Koilaghat Building Reservation Office/ cgm eastern railway btm sarani ( c la rue) /quartier BBD Bagh/ Kolkata, 700001 voir le plan sur google map tapes : Old Koilaghat Kolkata, 700001 et tu pourras imprimer le plan nickel
market tout proche de sudder street harcèlement garanti par des "guides" avec des chapeaux pointus qui sont là pour vous" conseiller" l'emporium d'état situé sur la chowrangee road , au nord de sudder sstreet, dans une belle battisse en coin, là tu trouveras du bel artisanat et de bonne facture, (mais seulement en cas d'appoint vu qu'en orissa et ailleurs t'auras trouvé ton bonheur) aussi beaucoup de mendiants enfants dans le quartier de sudder street, donc si ça ne vous dérange pas de petit déjeuner dans une cafete qui donne sur la rue avec des gamins souillons affamés qui vous regardent manger comme un clebs le fait en pareille circonstance…. .balades très sympa a faire a dans le quartier situé a droite de l'entrée du pont howrah (marché de gros d'oignons , de légumes secs, piments etc...)
Restos très bons a kolkata (d'après critiques 100% du cru Bengali) the park , park street tangra, resto chinois/Grain of Salt Oh! Calcutta/// Nizam Copper Chimney, Mainland China////Hot Kaathi Rolls, Haji(Behala) for Biryani, Fresh 'n Up(Golpark) Red Hot Chilli Peppers & Mainland China////bar-be cue, tung-fong Hotels categorie moyenne au nord de sudder street HOTELs CALCUTTACalcutta quartier Chowringhee CKT Inn12/A/ou 1 Lindsay street / 700087 2440047 Tél : (91-33) 29 BEEU HOTELS PVT. LTD. // 267, B.B. Ganguly StreetKolkataWest Bengal-700 012Tel. No :033 - 22349439/ 40, Fax : 033 – 22361076 beeuhotel@yahoo.com Hotel VicterraceAddress :1B, Gorky Terrace, Off. Camac St., Opp. Industry HouseBehind Gorky SadanKolkata - 700 017West Bengal (India)Phone : +(91)-(033)-22800713 / 8454, 22832753 / 54 / 55Fax : +(91)-(033)-22832967 Hotel Embassy , BBD Bagh 27 Princep StreetTél : (91-33) 22408788Fax : (91-33) 22373288 Hotel LindsayAddress :8A & 8B, Lindsay StreetKolkata - 700 087Phone : +(91)-(33)-22522237 / 38, 22521039Fax : +(91)-(33)-22520310 Jet airways : Office address: 18 D, Park Street, kolkata Stephen Court, .Airport Name: Netaji Subhas Chandra Bose International AirportReservations: 033 – 3989 3333// Airport Phone: 033 – 25119894 // 24 HourReservation: 033 – 3989 3333 / 2511 9894 //24 HourFlight Information: 033 – 3989 3333 Airport Phone: 033 – 25119894 THAI AIRWAYS 229, A.J.C. Bose Road, Cresent Tower. Floor- 8th Kolkata-700 020.Phone- 2280-1630/31 ccuadtg-thaiairways@reach2net.com __
L'Orissa
possibilité de rencontrer les Bondas, tribus qui vivent dans les collines de la région de malkangiri, il y a un marché aux fruits et légumes tous les dimanches matin, faut se renseigner a koraput, ville importante du district du même nom... j'ai eu des blêmes avec un policier complètement torché ds ce marché soi disant qu'il me fallait une autorisation pour photographier (il a pas eu de bakchich mais j'ai du me barrer vite fait, matériel photo confisqué durant 1h, interrogatoire au poste de police)
Sources chaudes de Taptapani, un petit bled (vraiment petit pour l'Inde) situé dans la montagne, non loin de Berampur ou brhamapur : la route y est belle (paysages/petits villages/). dans le bled en question, il ya des sources chaudes naturelles (hot spring) et bien sur sacrées, avec possibilité de se baigner derrière dans un bassin..
L'otdc (l'office de développement touristique de l'orissa) y possède un complexe hôtelier (a l'indienne bien sûr) qui reçoit cette eau thermale dans 2 chambres, avec bassin de 9m2 ou vous profitez des bienfaits de l'eau + des tree houses avec eau thermale à l'intérieur ( en construction en 2007)
taptapani Panthanivas, OTDC, Taptapani, At- Pudamari, Dist-Ganjam Ph.06816-255031(Check Out-8.A.M.)
nous sommes parti au shilka lake, lac shilka tres chouette endroit dodo a Rambha, sur la rive sud de la lagune ( donc a faire en voiture ou en bus : direction le sud) Panthanivas, OTDC, Ph.06810-278346 (Check out-12 Noon) et location bateaux kitch sur le chilka lake ou négocier avec pécheurs du coin pour balade en barque…
jeerango (district chandragiri) Grande communauté tibetaine (hébergement en guesthouse tenu par le monastère, génial c endroit :) un petit lac, un stupa et un vieux monastère très beau, et aussi un nouveau monastère terriblement grand (folie des grandeurs ?...) si pas de place en guesthouse possibilité de dormir chez l'habitant en accord avec le rimpotché (maître des lieux du monastère qui parle français en+)
adresse du monastère et nom du rimpotché: // rigon thupten mindrolling monasterycamp nO 4p/o Jeerango via chandragiri /dist gajapati761017 Phuntsokling Chime Gonpo, le secrétaire du monastère
phulabani, visiter les cascades de putudi, aussi un temple hindou avec djagadnath et consoeurs que vous pourrez voir alors qu'a puri c interdit aux non hindous
de là nous avons galèré pour trouver un site qui s'appelle padmatala, dans un parc national pour voir des éléphants, dommage c'était pas la saison pour les voir, mais région tres belle de l'autre cote du grand fleuve, il y a boudh, pas terrible cette ville, mais de là possibilité de visiter pas loin un parc a crocodiles et surtout de voir des crocodiles dans le fleuve en bateau. un parc de tentes est aménagé sur le bord du fleuve près du parc, c très beau, et c'est proposé en saison sèche uniquement (janv.fev.mars)
bubhaneshwhar, visite de différents temples splendides de cette ville + les 2 collines (site d'udaigiri) ou se trouvent des grottes creusées par des ermites sont belles. http://www.shunya.net/Pictures/NorthIndia/UdaigiriCaves/Udaigiri.htm
sites boudhistes peu visites, ils sont à 50 km environ de cuttack, c ratnagiri/ lalitgiri et udayagiri j'y étais en moto depuis puri, hébergement galère (otdc mal entretenu et qui donne sur une route hors de tout) le mieux est d'y passer en moto ou voiture (1 journée suffit et dormir a cuttack ou bubha) ils sont magnifiques, un stupa en briques pour le premier un grand site avec des colonnes pour le second en haut d'un village, avec une grande place centrale.
Puri : dodo au nilambu hôtel (petits prix et confort en rapport sauf les 2 pièces a l'arrière qui donnent sur une terrasse , franchement grandes et carrelées jusqu'au plafond dites que vous avez l'adresse par uncle toto. (Gopal c le père, Gori la maman, Amit et Adjit les fils) . sinon le sea palace hôtel situé juste a 20m a droite (avec piscine) standing européen mais est devenu un repère de Krishnas bourgeois… inconvénient de ces 2 hôtels, ils sont loin du centre de puri ou se trouve le djaganath temple, avantage y a la mer a 80 mètres (mais courants dangereux et qualité de l'eau + que moyenne) et village de pécheurs a 500m du lilambu = 50000 personnes qui font leur besoin dans la mer tous les jours…, bon il suffit de marcher ¾ d'heure au nord du village de pécheurs pour trouver des plages vraiment cool.
si vous cherchez l'authenticité je vous conseillerais plutôt de dormir tout près du temple de djaganath ou bien dans le quartier marina drive ( quartier des touristes indiens) pas d'adresse à vous conseiller mais c plus cher à marina drive) /(quartier super sympa avec gate de crémation, restos, stands touristiques et marché de plage tous les soirs. De plus des balades a faire a pied dans les quartiers qui mènent au temple dgjagannath
de puri, vous devez aller voir absolument le konarak temple (36km) soit en une journée, soir dormir dans une guesthouse (2 jours suffisent pour apprécier le coin et profiter le la plage a 3 km) de votre choix près du temple, c magnifique (500 roupies l'entrée pour les foreigners) ne loupez pas le petit temple a droite de l'entrée ou se trouvent 9 divinités hindoues....
si vous prenez une moto 100cc a louer pour la journée, vous pouvez profiter de la région qui est magnifique avec de nombreux petits ponds( étangs) des maisons de paysans avec des peintures typique de l'orissa, mais faut y aller au feeling, se laisser aller a la croisée des chemins.
De bonnes affaires sont a faire a pipili village pour les cotonnades, et lampions colorés avec des petits miroirs dessus) et aussi aux stands qui se tiennent tous les soirs sur la plage à Puri, face a marina drive (quartier touristes indiens) avec la place des crémations qui donne sur la plage …. __ L'Andrha pradesh
La capitale , Hyderabad est pas géniale, sauf le lac central/ le charminar et son quartier vraiment chouette/ les tombeaux de qutub sahi vraiment grandioses// le fort de golconde à voir aussi et le quartier autour… les meilleurs byrianis sont effectivement proposés à Hyderabad….
Route sympa pour Warangal :temple aux mille piliers et sites de toute beauté comme son fort, le musée en plein air Bon hébergement dans la ville, aussi un lac sympa avec son temple hindou à voir .
Bhadrashalam, petite ville assez quelconque mais avec un beau temple hindou, un fleuve et surtout a 35 km de cette ville un petit sanctuaire hindou du nom de parnashala, situé au bord du fleuve et dans un petit village adorable. De rajhamundry, prendre un bateau de croisiere ( a l'indienne) pour 1 journée géniale a passer sur le fleuve godavari Avec des danses bollywoodiennes effectuées par le staff du bateau, repas assez bon, et surtout paysages magnifiques Possibilité de dormir dans un camp a l'écart de tout ( se renseigner dans une agence de voyage a rajamundry)
Vishakapatnam: grande ville sympa sitée au bord de la mer, j'ai bien aimé ce coin, plutot se baigner au nord a la plage de Rishikonda et si vous avez les moyens, dormir dans les resorts proposés sur place, sinon dodo a vishakapatnam…
Vallée d'Araku Un endroit magique qu'Araku, de nombreuses possibilités d'hébergement offertes, un petit village ou on y mange bien, une campagne aux alentours de toute beauté, de nombreuses petites route sà prendre a pied ou à vélo ou en taxi pour le plaisir de découvrir une superbe région montagneuse…. __
New delhi: hotel shalton dans paraganj A voir a new delhi: la mosquée et le fort rouge ainsi que se perdre dans chandi shok //super balades à faire dans les ruelles a droite de la mosquée qui vont vers chandi shok __ bombay, j'aime pas trop, donc pas de commentaire, sinon que la gare victoria est très belle, et colaba sympa... j'ai pu visiter les studios mehboob, en individuel, ce fut géant ! __ pour le sud , le tamil nadhu, ca fait 18 ans que j'y suis pas retourné, quelques bons plans: gingee (forteresse impressionnante construite sur 3 monts) mahamlipuram pour la plage et les roches sculptées, de bons restos poissons kanchipuram (cite des temples hindous par centaines) vraiment terrible ! madras est une ville grouillante, pas terrible a mon goût, je préfère de loin calcutta mais c au nord Madurai vaut le déplacement pour son célèbre temple situé en plein ville bengalore est différente de toutes les villes du sud, c la sillicon valley de l'inde, donc modernité, beaucoup de bars branchés, un parc sympa a visiter, des tas de boutiques de fringues pas chers et de bonne facture le kerala, tres chouette région, visites Varkala au lieu de kovalam beach, c plus sympa, mais entre 1992 et 2009 le temps a passé et les constructions d'immeubles ont a priro defiguré le paysage… les backwatters, hallepey jusqu'a cochin, c terriblement joli !! a cochin vas voir les danses du katakali, et l'île de cochin, belles maisons portugaises Kodaikanal est chouette comme endroit, un lac avec des pédalos, de la fraicheur, des promenades a faire tout autour, dépaysement garanti... __ Le gujarat est un région sympa, Inconvénient majeur tous les déplacements se font en bus, sur les routes les plus défoncées de l'Inde, (j'y etais en 96 ça a peut etre changé) ce qui veut dire aussi bus de bombay a ahmedabad (ville vraiment poussiéreuse et polluée, pas terrible sauf son marché aux tissus et epices , puis re-bus pour l'ile de Diu, plages correctes, surtout celle de Nagoa (hôtel gangasagar pas mal) mais attention l’île jouit d’une permission pour les indiens de consommer de l'alcool, donc ils se bourrent la gueule = risque de harcèlement désagréable pour la junte féminine…. Site vraiment intéressant a voir : Palitana, sanctuaire jaïn, a 4h de bus de Diu, mais comme dit, routes galeres et pis effets du tremblement de terre sur la région = peut être des destructions de monuments mais c magnifique comme endroit (3600 marches a gravir pour y arriver) __ depuis Bombay, aller visiter le Maddya Pradesh train jusqu'a Bhopal, ville étonnamment sympa, très clean, des hôtels confortables pas chers près de la gare, des restos excellents, pâtisseries top.(voir guide lonely pour adresses), un grand lac, la vieille ville superbe, type medina, un musée d'art moderne intéressant dans les hauteurs de la ville, pres du lac. ce qui est original dans cette ville, c'est l'honnêteté des conducteurs de rickshaw, ils mettent en général le compteur, aussi a visiter rapidement, le site de Union carbide, lieu de la catastrophe de bhopal, l'usine est en friche.
Puis depuis bhopal, tu peux aller visiter le site de Sanchi, tu prends le train aussi, arret a sanchi en pleine campagne, region idéale pour les ballades en vélo. Sanchi est un bled, où se trouvent des temples boudhistes stupas entourés de portes magnifiquement sculptées (3eme siecle avant jesus christ), a visiter en une journée, sur une colline a coté du bled.(entree payante) aussi pour les ballades en vélo, j'étais avec un ami jusqu'aux montagnes ou se trouvent les grottes d'udaigiri, a environ 12 km de sanchi, super coin ou se trouvent des sculptures, statues gravées dans la roche, de plus j'insiste sur le fait que la région est vraiment belle. tu peux dormir au traveller lodge, catégorie moyenne mais de bonne facture situé a environ 300 metres de la gare sur la route principale vers la droite. accueil chaleureux, grand jardin, chambres spacieuses. locations de vélo au petit marché situé a 50 mètres de la gare.
Puis depuis la gare de Sanchi, tu peux sans hésiter aller a Jhansi, ville bof, malgré une imposante forteresse, mais qui te permet d'aller en bus jusqu'a Orchha, qui a mes yeux est le site le plus fantastique de l'inde (a ce jour), imagines Moongly le livre de la jungle a ciel ouvert, 380 degrés de bonheur visuel, en fait Orchha est un petit village (hébergement tous prix mais assez limites), avec des temples et un palais magnifiques, tout cela éparpillé dans une végétation sèche, avec une rivière, vraiment le pied, des vautours, des singes, des ruines partout, bref un vrai bonheur, attention tout de même, si tu te ballades dans certains coins apres le pont qui se trouve apres le village, il ya des trous énormes (des puits) sans protection aucune donc faire gaffe.La bouffe est correcte a orchha.
De jhansi, tu peux aller soit directement a benares en train, soit faire une halte aux temples de khajuraho(sculptures érotiques que j'ai pas vu) en bus depuis Jhansi et reprendre un train depuis Satna pour aller vers benares. Aussi une visite s’impose a jabalpur, ou se trouvent les marbles rock, les roches de marbre entre lesquelles coule un fleuve, balade en bateau sympa et belle chute d’eau... region vraiment belle __ Attention!: il existe deux gares a benares, une se trouve dans benares même, donc pas de problème particulier pour arriver au centre, vers les ghates, mais par contre la 2eme gare (Mughalserai) se trouve a environ une dizaine de km de benares, et la c'est la galère pour arriver dans benares, mafia de rickshaws, circulation dingue et polluante entre cette gare et benares centre, Dans benares, j'y étais 2 fois, tu pourras dormir dans une guesthouse clean, où les drogues et alcools sont interdits : : elle est située à environ 100 mètres des bords du gange, et a coté du quartier de type médina, c vraiment bien situé, le nom de l'hôtel est le Sri Ventakeswar lodge, il se trouve dans une petite ruelle. pas cher et très bien tenu.
benares, j'aime beaucoup, malgré le speed pour le buziness, locations de bateau, masseurs en tout genre, arnaqueurs en tout genre, (d'ailleurs si quelqu'un veut te serrer la main, avec un hello, namasté bien dosé, refuses de lui serrer la main, c un masseur qui te demandera 50 roupies pour le geste.......... __
a+ toto😉
je conseille d'utiliser les cartes de http://www.mapsofindia.com __ photos inde2009 http://www.facebook.com/album.php?aid=22290&id=1174347506&l=fec547dd84
photos thailande cambodge Inde http://www.facebook.com/album.php?aid=18087&id=1174347506&l=19e5a32a4b
court metrage sur un voyage en inde en 2007 :quatuor indien http://www.youtube.com/watch?v=Hp2fbDQ1kSE
fim documentaire sur l'Inde http://www.dailymotion.com/video/xbxvbj_ananda_travel __
Calcutta, ville magnifique, pleine de surprises, avec des batiments de l'époque coloniale anglaise magnifiques, des parcs, des jardins, des quartiers vraiment chouettes… Le temple de kali est intéressant, mais surtout le kali gate situé tout proche, une horreur sans nom la rivière qui coule difficilement dans ce coin….
kolkata, il y a un centre de réservation des billets de train en dehors de la gare, et délai d'attente de 20 minutes en moyenne, ça se trouve proche du quartier bbd bag /// Train Ticket Booking / Reservation Centre Old Koilaghat Building Reservation Office/ cgm eastern railway btm sarani ( c la rue) /quartier BBD Bagh/ Kolkata, 700001 voir le plan sur google map tapes : Old Koilaghat Kolkata, 700001 et tu pourras imprimer le plan nickel
market tout proche de sudder street harcèlement garanti par des "guides" avec des chapeaux pointus qui sont là pour vous" conseiller" l'emporium d'état situé sur la chowrangee road , au nord de sudder sstreet, dans une belle battisse en coin, là tu trouveras du bel artisanat et de bonne facture, (mais seulement en cas d'appoint vu qu'en orissa et ailleurs t'auras trouvé ton bonheur) aussi beaucoup de mendiants enfants dans le quartier de sudder street, donc si ça ne vous dérange pas de petit déjeuner dans une cafete qui donne sur la rue avec des gamins souillons affamés qui vous regardent manger comme un clebs le fait en pareille circonstance…. .balades très sympa a faire a dans le quartier situé a droite de l'entrée du pont howrah (marché de gros d'oignons , de légumes secs, piments etc...)
Restos très bons a kolkata (d'après critiques 100% du cru Bengali) the park , park street tangra, resto chinois/Grain of Salt Oh! Calcutta/// Nizam Copper Chimney, Mainland China////Hot Kaathi Rolls, Haji(Behala) for Biryani, Fresh 'n Up(Golpark) Red Hot Chilli Peppers & Mainland China////bar-be cue, tung-fong Hotels categorie moyenne au nord de sudder street HOTELs CALCUTTACalcutta quartier Chowringhee CKT Inn12/A/ou 1 Lindsay street / 700087 2440047 Tél : (91-33) 29 BEEU HOTELS PVT. LTD. // 267, B.B. Ganguly StreetKolkataWest Bengal-700 012Tel. No :033 - 22349439/ 40, Fax : 033 – 22361076 beeuhotel@yahoo.com Hotel VicterraceAddress :1B, Gorky Terrace, Off. Camac St., Opp. Industry HouseBehind Gorky SadanKolkata - 700 017West Bengal (India)Phone : +(91)-(033)-22800713 / 8454, 22832753 / 54 / 55Fax : +(91)-(033)-22832967 Hotel Embassy , BBD Bagh 27 Princep StreetTél : (91-33) 22408788Fax : (91-33) 22373288 Hotel LindsayAddress :8A & 8B, Lindsay StreetKolkata - 700 087Phone : +(91)-(33)-22522237 / 38, 22521039Fax : +(91)-(33)-22520310 Jet airways : Office address: 18 D, Park Street, kolkata Stephen Court, .Airport Name: Netaji Subhas Chandra Bose International AirportReservations: 033 – 3989 3333// Airport Phone: 033 – 25119894 // 24 HourReservation: 033 – 3989 3333 / 2511 9894 //24 HourFlight Information: 033 – 3989 3333 Airport Phone: 033 – 25119894 THAI AIRWAYS 229, A.J.C. Bose Road, Cresent Tower. Floor- 8th Kolkata-700 020.Phone- 2280-1630/31 ccuadtg-thaiairways@reach2net.com __
L'Orissa
possibilité de rencontrer les Bondas, tribus qui vivent dans les collines de la région de malkangiri, il y a un marché aux fruits et légumes tous les dimanches matin, faut se renseigner a koraput, ville importante du district du même nom... j'ai eu des blêmes avec un policier complètement torché ds ce marché soi disant qu'il me fallait une autorisation pour photographier (il a pas eu de bakchich mais j'ai du me barrer vite fait, matériel photo confisqué durant 1h, interrogatoire au poste de police)
Sources chaudes de Taptapani, un petit bled (vraiment petit pour l'Inde) situé dans la montagne, non loin de Berampur ou brhamapur : la route y est belle (paysages/petits villages/). dans le bled en question, il ya des sources chaudes naturelles (hot spring) et bien sur sacrées, avec possibilité de se baigner derrière dans un bassin..
L'otdc (l'office de développement touristique de l'orissa) y possède un complexe hôtelier (a l'indienne bien sûr) qui reçoit cette eau thermale dans 2 chambres, avec bassin de 9m2 ou vous profitez des bienfaits de l'eau + des tree houses avec eau thermale à l'intérieur ( en construction en 2007)
taptapani Panthanivas, OTDC, Taptapani, At- Pudamari, Dist-Ganjam Ph.06816-255031(Check Out-8.A.M.)
nous sommes parti au shilka lake, lac shilka tres chouette endroit dodo a Rambha, sur la rive sud de la lagune ( donc a faire en voiture ou en bus : direction le sud) Panthanivas, OTDC, Ph.06810-278346 (Check out-12 Noon) et location bateaux kitch sur le chilka lake ou négocier avec pécheurs du coin pour balade en barque…
jeerango (district chandragiri) Grande communauté tibetaine (hébergement en guesthouse tenu par le monastère, génial c endroit :) un petit lac, un stupa et un vieux monastère très beau, et aussi un nouveau monastère terriblement grand (folie des grandeurs ?...) si pas de place en guesthouse possibilité de dormir chez l'habitant en accord avec le rimpotché (maître des lieux du monastère qui parle français en+)
adresse du monastère et nom du rimpotché: // rigon thupten mindrolling monasterycamp nO 4p/o Jeerango via chandragiri /dist gajapati761017 Phuntsokling Chime Gonpo, le secrétaire du monastère
phulabani, visiter les cascades de putudi, aussi un temple hindou avec djagadnath et consoeurs que vous pourrez voir alors qu'a puri c interdit aux non hindous
de là nous avons galèré pour trouver un site qui s'appelle padmatala, dans un parc national pour voir des éléphants, dommage c'était pas la saison pour les voir, mais région tres belle de l'autre cote du grand fleuve, il y a boudh, pas terrible cette ville, mais de là possibilité de visiter pas loin un parc a crocodiles et surtout de voir des crocodiles dans le fleuve en bateau. un parc de tentes est aménagé sur le bord du fleuve près du parc, c très beau, et c'est proposé en saison sèche uniquement (janv.fev.mars)
bubhaneshwhar, visite de différents temples splendides de cette ville + les 2 collines (site d'udaigiri) ou se trouvent des grottes creusées par des ermites sont belles. http://www.shunya.net/Pictures/NorthIndia/UdaigiriCaves/Udaigiri.htm
sites boudhistes peu visites, ils sont à 50 km environ de cuttack, c ratnagiri/ lalitgiri et udayagiri j'y étais en moto depuis puri, hébergement galère (otdc mal entretenu et qui donne sur une route hors de tout) le mieux est d'y passer en moto ou voiture (1 journée suffit et dormir a cuttack ou bubha) ils sont magnifiques, un stupa en briques pour le premier un grand site avec des colonnes pour le second en haut d'un village, avec une grande place centrale.
Puri : dodo au nilambu hôtel (petits prix et confort en rapport sauf les 2 pièces a l'arrière qui donnent sur une terrasse , franchement grandes et carrelées jusqu'au plafond dites que vous avez l'adresse par uncle toto. (Gopal c le père, Gori la maman, Amit et Adjit les fils) . sinon le sea palace hôtel situé juste a 20m a droite (avec piscine) standing européen mais est devenu un repère de Krishnas bourgeois… inconvénient de ces 2 hôtels, ils sont loin du centre de puri ou se trouve le djaganath temple, avantage y a la mer a 80 mètres (mais courants dangereux et qualité de l'eau + que moyenne) et village de pécheurs a 500m du lilambu = 50000 personnes qui font leur besoin dans la mer tous les jours…, bon il suffit de marcher ¾ d'heure au nord du village de pécheurs pour trouver des plages vraiment cool.
si vous cherchez l'authenticité je vous conseillerais plutôt de dormir tout près du temple de djaganath ou bien dans le quartier marina drive ( quartier des touristes indiens) pas d'adresse à vous conseiller mais c plus cher à marina drive) /(quartier super sympa avec gate de crémation, restos, stands touristiques et marché de plage tous les soirs. De plus des balades a faire a pied dans les quartiers qui mènent au temple dgjagannath
de puri, vous devez aller voir absolument le konarak temple (36km) soit en une journée, soir dormir dans une guesthouse (2 jours suffisent pour apprécier le coin et profiter le la plage a 3 km) de votre choix près du temple, c magnifique (500 roupies l'entrée pour les foreigners) ne loupez pas le petit temple a droite de l'entrée ou se trouvent 9 divinités hindoues....
si vous prenez une moto 100cc a louer pour la journée, vous pouvez profiter de la région qui est magnifique avec de nombreux petits ponds( étangs) des maisons de paysans avec des peintures typique de l'orissa, mais faut y aller au feeling, se laisser aller a la croisée des chemins.
De bonnes affaires sont a faire a pipili village pour les cotonnades, et lampions colorés avec des petits miroirs dessus) et aussi aux stands qui se tiennent tous les soirs sur la plage à Puri, face a marina drive (quartier touristes indiens) avec la place des crémations qui donne sur la plage …. __ L'Andrha pradesh
La capitale , Hyderabad est pas géniale, sauf le lac central/ le charminar et son quartier vraiment chouette/ les tombeaux de qutub sahi vraiment grandioses// le fort de golconde à voir aussi et le quartier autour… les meilleurs byrianis sont effectivement proposés à Hyderabad….
Route sympa pour Warangal :temple aux mille piliers et sites de toute beauté comme son fort, le musée en plein air Bon hébergement dans la ville, aussi un lac sympa avec son temple hindou à voir .
Bhadrashalam, petite ville assez quelconque mais avec un beau temple hindou, un fleuve et surtout a 35 km de cette ville un petit sanctuaire hindou du nom de parnashala, situé au bord du fleuve et dans un petit village adorable. De rajhamundry, prendre un bateau de croisiere ( a l'indienne) pour 1 journée géniale a passer sur le fleuve godavari Avec des danses bollywoodiennes effectuées par le staff du bateau, repas assez bon, et surtout paysages magnifiques Possibilité de dormir dans un camp a l'écart de tout ( se renseigner dans une agence de voyage a rajamundry)
Vishakapatnam: grande ville sympa sitée au bord de la mer, j'ai bien aimé ce coin, plutot se baigner au nord a la plage de Rishikonda et si vous avez les moyens, dormir dans les resorts proposés sur place, sinon dodo a vishakapatnam…
Vallée d'Araku Un endroit magique qu'Araku, de nombreuses possibilités d'hébergement offertes, un petit village ou on y mange bien, une campagne aux alentours de toute beauté, de nombreuses petites route sà prendre a pied ou à vélo ou en taxi pour le plaisir de découvrir une superbe région montagneuse…. __
New delhi: hotel shalton dans paraganj A voir a new delhi: la mosquée et le fort rouge ainsi que se perdre dans chandi shok //super balades à faire dans les ruelles a droite de la mosquée qui vont vers chandi shok __ bombay, j'aime pas trop, donc pas de commentaire, sinon que la gare victoria est très belle, et colaba sympa... j'ai pu visiter les studios mehboob, en individuel, ce fut géant ! __ pour le sud , le tamil nadhu, ca fait 18 ans que j'y suis pas retourné, quelques bons plans: gingee (forteresse impressionnante construite sur 3 monts) mahamlipuram pour la plage et les roches sculptées, de bons restos poissons kanchipuram (cite des temples hindous par centaines) vraiment terrible ! madras est une ville grouillante, pas terrible a mon goût, je préfère de loin calcutta mais c au nord Madurai vaut le déplacement pour son célèbre temple situé en plein ville bengalore est différente de toutes les villes du sud, c la sillicon valley de l'inde, donc modernité, beaucoup de bars branchés, un parc sympa a visiter, des tas de boutiques de fringues pas chers et de bonne facture le kerala, tres chouette région, visites Varkala au lieu de kovalam beach, c plus sympa, mais entre 1992 et 2009 le temps a passé et les constructions d'immeubles ont a priro defiguré le paysage… les backwatters, hallepey jusqu'a cochin, c terriblement joli !! a cochin vas voir les danses du katakali, et l'île de cochin, belles maisons portugaises Kodaikanal est chouette comme endroit, un lac avec des pédalos, de la fraicheur, des promenades a faire tout autour, dépaysement garanti... __ Le gujarat est un région sympa, Inconvénient majeur tous les déplacements se font en bus, sur les routes les plus défoncées de l'Inde, (j'y etais en 96 ça a peut etre changé) ce qui veut dire aussi bus de bombay a ahmedabad (ville vraiment poussiéreuse et polluée, pas terrible sauf son marché aux tissus et epices , puis re-bus pour l'ile de Diu, plages correctes, surtout celle de Nagoa (hôtel gangasagar pas mal) mais attention l’île jouit d’une permission pour les indiens de consommer de l'alcool, donc ils se bourrent la gueule = risque de harcèlement désagréable pour la junte féminine…. Site vraiment intéressant a voir : Palitana, sanctuaire jaïn, a 4h de bus de Diu, mais comme dit, routes galeres et pis effets du tremblement de terre sur la région = peut être des destructions de monuments mais c magnifique comme endroit (3600 marches a gravir pour y arriver) __ depuis Bombay, aller visiter le Maddya Pradesh train jusqu'a Bhopal, ville étonnamment sympa, très clean, des hôtels confortables pas chers près de la gare, des restos excellents, pâtisseries top.(voir guide lonely pour adresses), un grand lac, la vieille ville superbe, type medina, un musée d'art moderne intéressant dans les hauteurs de la ville, pres du lac. ce qui est original dans cette ville, c'est l'honnêteté des conducteurs de rickshaw, ils mettent en général le compteur, aussi a visiter rapidement, le site de Union carbide, lieu de la catastrophe de bhopal, l'usine est en friche.
Puis depuis bhopal, tu peux aller visiter le site de Sanchi, tu prends le train aussi, arret a sanchi en pleine campagne, region idéale pour les ballades en vélo. Sanchi est un bled, où se trouvent des temples boudhistes stupas entourés de portes magnifiquement sculptées (3eme siecle avant jesus christ), a visiter en une journée, sur une colline a coté du bled.(entree payante) aussi pour les ballades en vélo, j'étais avec un ami jusqu'aux montagnes ou se trouvent les grottes d'udaigiri, a environ 12 km de sanchi, super coin ou se trouvent des sculptures, statues gravées dans la roche, de plus j'insiste sur le fait que la région est vraiment belle. tu peux dormir au traveller lodge, catégorie moyenne mais de bonne facture situé a environ 300 metres de la gare sur la route principale vers la droite. accueil chaleureux, grand jardin, chambres spacieuses. locations de vélo au petit marché situé a 50 mètres de la gare.
Puis depuis la gare de Sanchi, tu peux sans hésiter aller a Jhansi, ville bof, malgré une imposante forteresse, mais qui te permet d'aller en bus jusqu'a Orchha, qui a mes yeux est le site le plus fantastique de l'inde (a ce jour), imagines Moongly le livre de la jungle a ciel ouvert, 380 degrés de bonheur visuel, en fait Orchha est un petit village (hébergement tous prix mais assez limites), avec des temples et un palais magnifiques, tout cela éparpillé dans une végétation sèche, avec une rivière, vraiment le pied, des vautours, des singes, des ruines partout, bref un vrai bonheur, attention tout de même, si tu te ballades dans certains coins apres le pont qui se trouve apres le village, il ya des trous énormes (des puits) sans protection aucune donc faire gaffe.La bouffe est correcte a orchha.
De jhansi, tu peux aller soit directement a benares en train, soit faire une halte aux temples de khajuraho(sculptures érotiques que j'ai pas vu) en bus depuis Jhansi et reprendre un train depuis Satna pour aller vers benares. Aussi une visite s’impose a jabalpur, ou se trouvent les marbles rock, les roches de marbre entre lesquelles coule un fleuve, balade en bateau sympa et belle chute d’eau... region vraiment belle __ Attention!: il existe deux gares a benares, une se trouve dans benares même, donc pas de problème particulier pour arriver au centre, vers les ghates, mais par contre la 2eme gare (Mughalserai) se trouve a environ une dizaine de km de benares, et la c'est la galère pour arriver dans benares, mafia de rickshaws, circulation dingue et polluante entre cette gare et benares centre, Dans benares, j'y étais 2 fois, tu pourras dormir dans une guesthouse clean, où les drogues et alcools sont interdits : : elle est située à environ 100 mètres des bords du gange, et a coté du quartier de type médina, c vraiment bien situé, le nom de l'hôtel est le Sri Ventakeswar lodge, il se trouve dans une petite ruelle. pas cher et très bien tenu.
benares, j'aime beaucoup, malgré le speed pour le buziness, locations de bateau, masseurs en tout genre, arnaqueurs en tout genre, (d'ailleurs si quelqu'un veut te serrer la main, avec un hello, namasté bien dosé, refuses de lui serrer la main, c un masseur qui te demandera 50 roupies pour le geste.......... __
a+ toto😉
Hôtel Jollly Beach à Antigua (Antigua et Barbuda) English translation pending
hola !!!bon matin !!! j aimerais avoir des infos sur l hotel jolly beach a antigua je pars le 7 fevrier 2010 j aimerais tout savoir les restos -plage-code d habillement ect......merci beaucoup !!!sylman 65 😉
Voyage routier de deux semaines dans l'Ouest américain: autour de Moab et Page English translation pending
Chers forumeurs,
J'ai la chance de pouvoir repartir dans le grand ouest fin Mars/début Avril prochain. Cette fois-ci je pars à LA pour mon job et j'enchaine avec deux semaines en compagnie de mon padre. Je ne connais pas exactement les dates pour l'instant, ni même si ce sera 14 jours ou plutôt 16, mais je commence un peu le parcours quand même quitte à tailler dedans pour ne pas être trop speed ensuite.
L'idée c'est de refaire les incontournables pour lui et de rajouter la "boucle Moab" que je n'avais pas faite l'année dernière. On compte planifier à grosse maille le parcours et on dormira alternativement dans des Motels/Hotels ou en camping lorsque ce sera adapté et pas trop galère. On n'a pas de souci avec les rando au contraire, par contre il faut qu'elles soient plutôt simples et bien réparties pour pas être trop crevés.
J'ai des contraintes et même quelques envies, sisi :
- Départ de Los Angeles obligatoire, le retour peut se faire soit via Phoenix soit via LV sachant qu'on doit faire un vol intérieur pour SF ensuite. Au début je voulais faire la région de Sedona mais j'ai tellement de choses à voir sur la double boucle classique que je me dis que ce sera une autre fois et dans ce cas LV est mieux adapté que Phoenix.
- Pas de death valley que j'ai déjà vu et pas trop envie de le refaire surtout en A/R dêpuis Vegas.
- Je ne tiens pas spécialement à Zion. Trop de temps nécessaire pour en profiter et d'autres envies plus prononcées.
- J'aimerais retourner à Valley of Fire et y dormir si je trouve le temps. Si ce luxe me coute trop sur les autres points je ferai sans...
- On doit absolument faire GC, Bryce et MV qui sont pour moi les trois indispensables pour lui qui n'a encore rien vu
- Las Vegas me gonfle mais il faut y passer au moins un soir, voire deux pour qu'il voit les excentricités de cette ville qui ne me plait pas...
- J'aimerais rayonner autour de Page et autour de Moab.
- Il fait la route de la côte SF -> LA avant de me rejoindre donc inutile de prévoir un parcours alternatif là bas.
Pour l'instant je suis sur cette base là :
J1 : LA -> GC, sunset GC, nuit GC
J2 : jour GC (sunrise puis spots west), qqs arrets sur la route vers l'est – Page, nuit Page
J3 : test tirage CBN sinon les spots sur page, nuit Page
J4 : test tirage CBN sinon White Pocket, nuit Page
J5 : test tirage CBN sinon CBS, nuit Page
J6 : fin spots sur Page, Navajo NM, sunset MV, nuit MV
J7 : Gooseneck, Canyonlands the Needles, nuit Moab (+Valley of Gods?)
J8 : Arches NP, nuit Moab
J9 : Canyonlands Island in the Sky + Dead Horse Point, nuit Moab
J10 : Moab - Capitol Reef – nuit Torrey
J11 : Torrey – une partie de burr trail road – Calf Creeck - Escalante Petrified Forrest - nuit Escalante
J12 : Hole in the Rock road (Peekaboo gulch, Broken Bow Arch, Sunset Arch et Devil’s Garden) puis début Bryce, nuit Bryce
J13 : Fin Bryce - bout de Cottonwood canyon road (Grosvenor Arch, Yellow Rock, Old paria), nuit Big Water
J14 : Fin Cottonwood Canyon road (Wahweap Hoodoos, White Rock) - Zion sans pause - Valley Of Fire sunset - nuit VoF
J15 : sunrise et fin VoF - Las Vegas, nuit LV
Nota : spots sur Page pour moi = Antelope Canyon (lower/upper), Lee Ferry, Cathedral Walsh, Horseshoe Bend.
Questions :
- Que pensez vous de l'itinéraire ? J'aimerais en voir pas mal mais sans trop courir non plus, je me dis que le fait de se poser 4 nuits à Page et 5 nuits Moab/Torrey/Escalante permet de ne pas être dans un rythme trop élevé.
- Je ne sais pas trop comment organiser intelligemment CBS et White Pocket sachant qu’un outfitter semble nécessaire. Comment coupler les deux par exemple ? Il me semblait particulièrement bien de camper sur place en plus. Un peu dur de gérer l'alentour de page avec l'incertitude de CBN et ces besoins particuliers pour les routes qui passent moyen tout seul.
- De J11 à J14 n'y a t'il pas moyen de gagner une journée en supprimant éventuellement quelques points, au cas où j'aurais une journée de moins ?
- Des spots que j'aurais oubliés? Goblin Canyon par exemple?
- Où pourrais-je mettre les spots autour de Moab comme Fisher tower ou les arches qui ne sont pas dans arches NP, quel jour serait le plus approprié?
- Je souhaite vraiment trouver les fameux hoodoos secrets, mais bon pour ça je vais me démerder tout seul, en plus ça me fait un jeu débile qui va m'avaler 50h d'épluchage forum… :D
Merci par avance pour vos conseils et remarques, s'il faut tout changer je suis prêt, tinlinlin!
A+
J'ai la chance de pouvoir repartir dans le grand ouest fin Mars/début Avril prochain. Cette fois-ci je pars à LA pour mon job et j'enchaine avec deux semaines en compagnie de mon padre. Je ne connais pas exactement les dates pour l'instant, ni même si ce sera 14 jours ou plutôt 16, mais je commence un peu le parcours quand même quitte à tailler dedans pour ne pas être trop speed ensuite.
L'idée c'est de refaire les incontournables pour lui et de rajouter la "boucle Moab" que je n'avais pas faite l'année dernière. On compte planifier à grosse maille le parcours et on dormira alternativement dans des Motels/Hotels ou en camping lorsque ce sera adapté et pas trop galère. On n'a pas de souci avec les rando au contraire, par contre il faut qu'elles soient plutôt simples et bien réparties pour pas être trop crevés.
J'ai des contraintes et même quelques envies, sisi :
- Départ de Los Angeles obligatoire, le retour peut se faire soit via Phoenix soit via LV sachant qu'on doit faire un vol intérieur pour SF ensuite. Au début je voulais faire la région de Sedona mais j'ai tellement de choses à voir sur la double boucle classique que je me dis que ce sera une autre fois et dans ce cas LV est mieux adapté que Phoenix.
- Pas de death valley que j'ai déjà vu et pas trop envie de le refaire surtout en A/R dêpuis Vegas.
- Je ne tiens pas spécialement à Zion. Trop de temps nécessaire pour en profiter et d'autres envies plus prononcées.
- J'aimerais retourner à Valley of Fire et y dormir si je trouve le temps. Si ce luxe me coute trop sur les autres points je ferai sans...
- On doit absolument faire GC, Bryce et MV qui sont pour moi les trois indispensables pour lui qui n'a encore rien vu
- Las Vegas me gonfle mais il faut y passer au moins un soir, voire deux pour qu'il voit les excentricités de cette ville qui ne me plait pas...
- J'aimerais rayonner autour de Page et autour de Moab.
- Il fait la route de la côte SF -> LA avant de me rejoindre donc inutile de prévoir un parcours alternatif là bas.
Pour l'instant je suis sur cette base là :
J1 : LA -> GC, sunset GC, nuit GC
J2 : jour GC (sunrise puis spots west), qqs arrets sur la route vers l'est – Page, nuit Page
J3 : test tirage CBN sinon les spots sur page, nuit Page
J4 : test tirage CBN sinon White Pocket, nuit Page
J5 : test tirage CBN sinon CBS, nuit Page
J6 : fin spots sur Page, Navajo NM, sunset MV, nuit MV
J7 : Gooseneck, Canyonlands the Needles, nuit Moab (+Valley of Gods?)
J8 : Arches NP, nuit Moab
J9 : Canyonlands Island in the Sky + Dead Horse Point, nuit Moab
J10 : Moab - Capitol Reef – nuit Torrey
J11 : Torrey – une partie de burr trail road – Calf Creeck - Escalante Petrified Forrest - nuit Escalante
J12 : Hole in the Rock road (Peekaboo gulch, Broken Bow Arch, Sunset Arch et Devil’s Garden) puis début Bryce, nuit Bryce
J13 : Fin Bryce - bout de Cottonwood canyon road (Grosvenor Arch, Yellow Rock, Old paria), nuit Big Water
J14 : Fin Cottonwood Canyon road (Wahweap Hoodoos, White Rock) - Zion sans pause - Valley Of Fire sunset - nuit VoF
J15 : sunrise et fin VoF - Las Vegas, nuit LV
Nota : spots sur Page pour moi = Antelope Canyon (lower/upper), Lee Ferry, Cathedral Walsh, Horseshoe Bend.
Questions :
- Que pensez vous de l'itinéraire ? J'aimerais en voir pas mal mais sans trop courir non plus, je me dis que le fait de se poser 4 nuits à Page et 5 nuits Moab/Torrey/Escalante permet de ne pas être dans un rythme trop élevé.
- Je ne sais pas trop comment organiser intelligemment CBS et White Pocket sachant qu’un outfitter semble nécessaire. Comment coupler les deux par exemple ? Il me semblait particulièrement bien de camper sur place en plus. Un peu dur de gérer l'alentour de page avec l'incertitude de CBN et ces besoins particuliers pour les routes qui passent moyen tout seul.
- De J11 à J14 n'y a t'il pas moyen de gagner une journée en supprimant éventuellement quelques points, au cas où j'aurais une journée de moins ?
- Des spots que j'aurais oubliés? Goblin Canyon par exemple?
- Où pourrais-je mettre les spots autour de Moab comme Fisher tower ou les arches qui ne sont pas dans arches NP, quel jour serait le plus approprié?
- Je souhaite vraiment trouver les fameux hoodoos secrets, mais bon pour ça je vais me démerder tout seul, en plus ça me fait un jeu débile qui va m'avaler 50h d'épluchage forum… :D
Merci par avance pour vos conseils et remarques, s'il faut tout changer je suis prêt, tinlinlin!
A+
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (7ème et dernière partie) English translation pending
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (7ème et dernière partie)
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Dimanche 14 juin ... suite Vers 18h10, nous arrivons à Red Canyon où les couleurs, au soleil couchant, nous semblent encore plus belles que celles que nous avions vues au matin.



Trente minutes plus tard, nous pénétrons à nouveau dans le parc de Bryce Canyon et filons directement à notre point préféré, Upper Inspiration Point. Et là, la magie opère à nouveau ; c'est vraiment magnifique.


Une heure après, nous sommes à Sunset Point, mais avec nos polaires car il y a du vent, et frais de surcroit (17°C).
Une fois n'est pas coutume, c'est nous !

Nous allons jusqu'au camp sud, pour voir si, au cas où, il y aurait de la place, et nous en trouvons une. J'allume le feu avec du bois ramassé lors de notre dernière nuit (près du corral)
et nous dinons à sa lueur, le calme régnant autour de nous.
Lundi 15 juin Réveil à 5h30 (4°C) et, une demi-heure plus tard, départ pour Sunrise Point et le lever de soleil. En marchant, sans doute pas très bien réveillé, et pour gagner du temps !, je formate la carte de mon appareil ; et « mer .e » ; à peine ai-je validé que je me rends compte de ma conn..ie mais c'est trop tard. Je n'aurais pas de photos de Zion et Red Canyon 😠 😕 ; heureusement qu'Isabelle ne fait pas la même erreur (je me rendrais compte, plus tard, que je peux récupérer les photos sur ses cartes formatées mais pas sur les miennes 🙁 ; différence d'appareil sans doute). Nous n'aurons pas de belles couleurs, un énorme nuage « stationnant » devant le pâle soleil du matin.
Nous sommes de retour à 6h35 au camp ; petit-déjeuner, toilette et sauvegarde des photos sur disque dur.
Une heure plus tard, nous quittons le camp (10°C) et nous nous arrêtons au VC, zappé lors de notre première visite.
Nous partons vers 9h pour Hole in the Rock Road pour une rapide (re)visite à Peek-A-Boo. La route est faite rapidement jusqu'à Escalante et la piste avalée à une vitesse « grand V », ce qui nous permet d'arriver au trailhead à 10h53 (avec 24°C au thermomètre).
Départ pour la descente à 11h02 et, comme nous sommes (très) pressés, elle se fait « en courant » et 15 minutes plus tard, nous entrons dans Dry Fork avec une lumière et des couleurs très différentes de la première fois, ce qui montre, s'il en était besoin, l'importance de l'heure. (http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/)
Et nous en sortons avec un magnifique datura.
Et nous arrivons à l'entrée de Peek-A-Boo, avec son bassin, son arche et ses daturas.
Arche de Peek-A-Boo
Tentative de grimpette (sacrément haute, la première marche) mais il faut d'abord traverser le bassin !
Nous repartons, toujours au pas de course, vers Spooky Gulch, toujours aussi magnifique et aussi étroit.
On peut voir l'étroitesse du passage...
... mais avec quelques contorsions, Isabelle parvient à passer !

Vue de la sortie (entrée) de Spooky Gulch
La montée se fera toujours au pas de course, pouf, pouf ...pouf, et en 18 mn, nous arrivons à la voiture ; pas mal, non ? 😉 , la température extérieure étant de 30°C.
Retour sur la piste et direction le camping de Lower Calf Creek pour pique-niquer ; en effet, j'ai oublié de demander au ranger (pour Marie Lefèvre - VF) s'il était possible de passer (en rando) de Upper Calf Creek à Lower et le détour n'est pas très long. Malheureusement pour elle, la réponse est négative.
À 14h55, nous attaquons la grimpette pour les Handprints et autres pétroglyphes au bord de la rivière et, moins d'une heure plus tard, nous mettons le cap sur Cedar Breaks ; la journée a vraiment été speed, mais nous voulions absolument refaire certaines prises de vues, au cas où nous ne récupérerions pas nos photos perdues.
Un peu avant d'arriver à Cedar Breaks, nous traversons des forêts de tremble et de grosses coulées de lave ancienne dont les blocs jonchent les bords de la route.
Nous arrivons au camping vers 18h10 et là, quel calme. Le camping est à moitié vide (il vient juste d'ouvrir 4 jours plutôt. Après avoir choisi et réservé notre emplacement, nous partons faire la tournée des points de vue ; il fait 11°C et le soleil est bien masqué par les nuages, quel dommage !
À North View (3 181 m), la vue est magnifique on se croirait à Bryce et j'ai même l'impression que la palette de couleurs y est encore plus importante.
La température extérieure étant assez basse, il reste encore de la neige et Isabelle en profite pour me prendre pour cible.
Au départ de la rando d'Alpine Pond (que nous ne ferons pas), une coupe géologique montre bien les différentes couches que l'on aperçoit et la comparaison avec Bryce Canyon et Zion.
À Chessmen Ridge Overlook, le manque de soleil est encore plus criant. L'altitude y est de 3 190 m, la plus haute de notre périple.
Nous finissons par Sunset View (3 156 m)
et Point Supreme (3 155 m)
Vue vers le nord
Vue vers l'ouest
et regagnons notre camp. Un bon feu nous permettra de préparer le diner sur la braise et nous finirons la journée en sélectionnant les photos à transférer sur Picasaweb lors de notre prochaine connexion internet.
Mardi 16 juin Réveil à 6h30 (6°C) ; il pleuviote et le ciel est gris, couvert. Au loin, un bruit quasi-continu qui ressemble à un concasseur de pierre. La responsable du camp passe relever les « tickets » et revient quelques instants plus tard (nous devons être les seuls déjà levés). Visiblement, elle a envie de discuter. J'apprends d'où elle vient, la profession de son mari (astronome) et l'origine du bruit : c'est un gros hélicoptère qui fait du débardage. En effet, une bonne partie de la forêt est morte, décimée par un parasite et les bucherons abattent ces arbres pour en limiter la propagation (on se croirait dans le livre de Philippe Labro, Un été dans l'ouest). L'hélicoptère sert donc à déplacer les troncs.
On voit nettement les arbres morts, en gris sur fond vert
Nous nous arrêtons au VC (8h05) qui était fermé hier soir, à notre arrivée ; il tombe une sorte de neige fondue et Isabelle est frigorifiée. Après nos emplettes habituelles plus une carte géologique, nous avions prévu de faire la rando de Spectra Point et Wasatch Ramparts Trail, mais la neige est bien visible maintenant sur nos polaires et la température est de 4°C. La neige et par conséquent le manque de luminosité nous font renoncer à cette rando avec regrets ; après ce que nous avons vu hier, j'imaginais quelque chose de splendide.
Nous partons donc pour Kolob à 8h40 et très vite, les nombreuses fleurs sur le bord de route nous arrêtent.
Northern Sweetvetch (Hedysarum boreale)
Blue Flax (Linum lewisii)
Prickly Poppy (Argemone munita)
Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri)
La route descendant la vallée, la température remonte ; il fait maintenant 12°C. Nous nous arrêtons faire le plein à Cedar City et à 10h nous arrivons au VC de Kolob où nous enlevons les polaires et remettons le short. Cette portion du parc, éloignée de Zion proprement dit, nous la parcourons le long de la route de 5 miles (scenic road) avec de nombreux arrêts photos. Nous y retrouvons le même style de falaises rouges.
Ici, même la route est rouge !


Nous quittons le parc après cette brève visite. Il est maintenant 11h20 et la température extérieure est de 22°C ; quel contraste avec celle de ce matin.
Nous passons par St George (28°C) et filons sur Valley Of Fire. On quitte la I15 pour la 169 et à Logandale, la température qui n'arrête pas de grimper arrive à 32°C. Nous arrivons à l'entrée du parc à 12h25 (heure Névada) et la température a un peu baissée (28°C) ; nous nous acquittons de notre droit d'entrée (6$, le Pass n'est pas valable) et, après un bref passage à Elephant Rock,
nous continuons vers Arrowhead Trail et Arch que nous trouverons assez rapidement, mais le chemin est peu marqué.
Environ une heure plus tard, nous arrivons au VC, enchâssé dans ses falaises rouges ; les nuages se dissipent et laissent apparaître le ciel bleu.
Nous nous dirigeons ensuite vers Petroglyph Canyon (Mouse's Tank) pour déjeuner sur le parking. Les écureuils nous accompagnent, essayant de grappiller les miettes.
Nous nous sommes garés sur le côté gauche de la route alors que tous les véhicules se mettent à droite, à l'entrée du canyon et, de ce fait, sommes seuls (hormis nos écureuils), installés à l'ombre pour manger. À 14h30, nous nous préparons à partir à la « chasse aux pétros » et Isabelle se souvient en avoir aperçus sur le coté gauche en arrivant, juste avant le parking. Bingo, il y en a plein !
Après cette séance photos, nous traversons la route et entrons dans le canyon
et, ici aussi, surtout sur le côté gauche (faisant face au soleil), nous en trouvons d'autres.



Nous partons ensuite pour Atlatl Rock (espèce de propulseur de flèches, préhistorique). Ici, un escalier métallique nous permet d'approcher des pétroglyphes, mais la structure est un peu gênante.



Vue du deuxième palier de l'escalier métallique
Petit passage par Natural Arch
et nous nous dirigeons ensuite vers Petrified Log ; si vous avez déjà vu Petrified Forest (Holbrook ou Escalante), passez votre chemin, cet arrêt est totalement inutile.
Sedonax m'avait prévenu, le temps que j'avais prévu était beaucoup trop court, mais il faut bien faire des choix. Nous prenons donc le chemin du départ, au milieu d'un paysage magnifique. Si l'occasion se représente, nous nous y arrêterons plus longuement.
Départ donc vers Las Vegas où nous arrivons assez rapidement. Sur Las Vegas Boulevard, la circulation est intense et nous sommes souvent à l'arrêt. Un coup d'œil inopiné sur le tableau de bord nous montre l'aiguille de température bloquée sur le rouge ; ça recommence ! 😠 Malgré les 32°C de température extérieure, je mets le chauffage à fond, seul moyen efficace (et ça marche) de faire baisser la température moteur. Celle de l'habitacle doit avoisiner les 50°C et l'air chaud nous brule les jambes. 😕😕😕 Nous prenons la première sortie pour essayer de trouver une voie moins encombrée et arrivons enfin au Louxor. Et là, nous mettons plus d'une demi-heure pour trouver le self-parking ; pas question pour nous de prendre le « valet-parking », nous ne souhaitons pas tout sortir 🙂 et le liftier aurait surement la surprise de sa vie ! Bien qu'ayant déjà notre réservation, il faut faire la queue (longue) pour enfin obtenir notre sésame. Nous ne sommes pas logés dans la pyramide, mais pour le prix (~50$), nous n'allons pas nous plaindre. Bain et douche nous font un bien fou et nous partons diner ; il est 21h.
Après quelques photos de notre hôtel,



balade sur le Strip pour voir quelques illuminations (Isabelle aime bien)


puis retour au casino du Louxor pour préparer financièrement notre prochain voyage. Nous misons royalement 1$ et Isabelle se trouve bientôt à la tête d'une fortune : ... 20$ 😉, qu'elle mettra environ une heure à dilapider !
Retour à la chambre vers 2h du matin ; dodo.
Mercredi 17 juin Debout à 6h45, nous descendons prendre un petit-déjeuner mais trouvons que 18$, même si c'est copieux, ce n'est pas pour nous. Quelques photos à l'intérieur de la pyramide
et départ à 9h30 et 27°C. Nous grimpons Moutain Springs et, aussitôt passés le col, nous nous garons auprès d'une caserne de pompiers volontaires et préparons notre petit déjeuner (10h10). Nous repartons à 10h45 avec 21°C, le ciel est gris avec de gros nuages et du vent. Bientôt des grosses gouttes s'écrasent sur le pare-brise. Depuis le départ de Sin City, nous avons retrouvés dans le paysage Joshua trees et Cholla cactus, preuves s'il en fallait de notre retour en zone désertique. À 10h55, il pleut bien et la température est descendue à 17°C ; sur notre droite, assez loin, le soleil illumine les montagnes.
Nous faisons le plein à Pahrump et, vers 12h, je m'arrête n'arrivant plus à garder les yeux ouverts (Isabelle roupille de son côté), la nuit a été courte. Une petite marche dans le sable, 2 jolis cailloux de ramassés, une bière et c'est reparti pour arriver vers 12h30 à l'entrée de 20 Mule Team Canyon. Les paysages sont vraiment désertiques, avec par ci par là quelques rares touffes d'herbe.
La piste en sens unique serpente entre des collines de couleurs majoritairement ocre rouge, jaune, gris ou noir, agrémentées de taches verdâtres.
Nous sortons du canyon vers 13h avec une température de 36°C dehors. L'aiguille du thermomètre moteur est à nouveau sur le rouge et nous coupons la clim pour mettre le chauffage à fond (quelle idée, hein !) et nous nous dirigeons vers le VC. Passage aux toilettes, visite du centre, discussion avec un ranger qui nous autorise à dormir sur le parking de Dante's View ce soir, et nous reprenons la voiture pour rapidement trouver une place de stationnement à l'ombre (inespéré). Préparation du casse-croûte ; une voiture se gare très près de nous (l'ombre est chère) et une famille à l'allure asiatique s'installe pour déjeuner, pratiquement dans notre voiture et sur nos genoux !
Nous faisons le plein d'eau puis quelques photos des fameux chariots de borax qui empruntaient le 20 Mule Team Canyon, d'où son nom.

Nous partons pour Badwater, il est maintenant 14h40 et le thermomètre indique 39°C. Un quart d'heure plus tard, nous y arrivons : 85 mètres sous le niveau de la mer ; un petit bassin contient encore de l'eau, saumâtre, mais où s'ébattent de nombreuses larves noires (larves de quoi ?).
Une petite demie-heure plus tard (40°C), nous partons pour Devil's Golf Course, ancien fond de lac à la boue séchée et où le sel s'est cristallisé, donnant cette étendue « rugueuse ». Attention à ne pas tomber sur ces arêtes, cela pourrait faire mal !
Gros plan sur les cristaux de sel
Ensuite, nous entrons dans Artist Drive et Artist Palette, route en sens unique. Ici, le spectacle provient uniquement de la palette de couleurs des collines tout autour de nous ; mais quel magnifique spectacle !!!



Nous pénétrons dans Golden Canyon à 17h10 pour une petite rando d'une heure.
Nous retrouvons la palette d'ocre de ce matin et, le canyon étant assez à l'ombre, la température est supportable.

La balade se termine sur les falaises, rouges, de Red Cathédral.
Nous faisons une halte, non prévue, au General Store de Furnace Creek pour y prendre quelques boissons fraiches (notre glacière n'arrive pas à étaler !) et respirer un peu dans un air climatisé, ce qui est finalement très agréable 😉. Nous quittons ce havre à 18h55 pour remonter vers Dante's View pour y passer la nuit ; il fait 38°C (nous avons eu 41 passés, au plus fort).
Quelques photos avant de quitter la vallée, le soleil éclairant bien les collines.

Isabelle nous amène en haut de Dante's View, mais je ne vois rien de la route, dormant pratiquement tout le long. Nous arrivons à 19h35 et, l'altitude aidant (1 669 m), il fait maintenant 24°C, ce qui est très agréable. Le coucher de soleil est « moyen » car le ciel est garni de gros nuages, mais la vue sur la vallée est belle

et les collines derrière nous sont parfois bien éclairées.

L'orage gronde dans le lointain et au nord-ouest de la vallée, la pluie semble tomber.
Isabelle me fait remarquer une tache d'eau sous la voiture. Suspectant un problème au niveau du radiateur, j'ouvre le capot moteur mais ne trouve rien. Une torche à la main, je me glisse sous le moteur et là, après quelques minutes d'inspection, je découvre un « objet bizarre » pendant au bout d'un câble électrique. Qu'est ce que cela peut bien être ???
Je sors de sous la voiture, ré-inspecte le compartiment moteur et découvre enfin le pot-aux-roses : l'objet pendouillant au bout de son câble n'est autre qu'un des 2 moteurs de ventilateurs censés refroidir l'eau du radiateur ! Je vérifie immédiatement le second et constate qu'il n'est plus à sa place ; ses 3 vis de fixation ont disparues et il est coincé dans un angle, bloqué et incapable de tourner. Nous avons donc enfin l'explication de la montée de température à Alstrom Point et à Las Vegas : lorsque nous roulons, la surface du radiateur est suffisante pour que le « vent vitesse » refroidisse assez le moteur ; dès que nous sommes au ralenti, ce n'est plus suffisant et la température augmente. Nous sommes passés pas loin du claquage du joint de culasse ! 😊
Mais à quoi cela peut-il être dû ? Il est clair que je n'ai pas soulevé le capot à la prise de la voiture, mais je me dis que les pistes que nous avons parcourues, notamment la HTTR, ainsi que la vitesse car nous n'avons pas forcément lambiné 😉 ont surement contribué au problème. 😇
Ne pouvant pas y remédier, je referme le capot. Nous allons rentrer dans cet état à Los Angeles, retour de toute façon prévu pour le lendemain.
Nous préparons notre diner et, presque à la fin, notre bouteille de gaz rend l'âme ; pas de petit déjeuner pour demain matin !
Un énorme cumulo-nimbus traverse la vallée et nous arrive droit dessus ; les rafales de vent sont telles que nous nous enfermons dans le véhicule, pas très fiers ; dodo (la voiture est pas mal secouée).
Jeudi 18 juin Le programme de cette journée, la dernière de notre périple comprenait Titus Canyon dans son intégralité mais la découverte d'hier soir met un point final à cette idée ; je ne tiens pas à risquer bêtement de tomber en panne dans ce no man's land. Réveil à 4h30 avec 18°C et 20 minutes plus tard, départ pour le lever de soleil sur Zabriskie où nous arrivons une demi-heure plus tard, avec déjà un vent chaud.
Le ciel est très chargé et le soleil, encore caché par la montagne, se reflète bien sur la couche nuageuse.
5h30 ...
... et 8 minutes plus tard
Vue vers le sud, encore à l'ombre
Le soleil illumine maintenant les montagnes de l'ouest :
5h42 ...
... et 6 minutes plus tard
½ heure plus tard, le soleil éclaire maintenant les roches du sud.
A comparer avec la photo un peu plus haut
Ces mêmes nuages nous empêcheront d'avoir de belles couleurs sur les ocres qui nous entourent et tout le monde finit par s'en aller.
Nous partons vers Stovepipe et nous nous arrêtons à Sand Dunes vers 6h45 pour une très courte balade
et allons prendre notre petit déjeuner à Stovepipe Wells Village (car nous sommes en panne de gaz depuis hier soir). Repas agréable auquel nous faisons honneur dans une atmosphère fraîche et tamisée. Nous faisons le plein au tarif de 3.34$ le gallon au lieu de 2.71 la veille. L'écart peut paraître énorme, mais nous sommes maintenant en Californie et les taxes sont effectivement différentes ; le surcoût dû à l'emplacement n'est donc pas si terrible que ça !
À peine sortis de Stovepipe, nous prenons la piste sur la gauche, pour Mosaic Canyon ; la piste est très caillouteuse et, après environ 2 miles, nous arrivons au parking (8h30 et 32°C).
Balade agréable en remontant le lit à sec d'un torrent.
La roche est, suivant les couches géologiques, soit du marbre de toute beauté,
Marbre sur plusieurs mètres de hauteur
veiné, poli par l'eau et le vent,

soit d'un agrégat de « petits » cailloux, pouvant nous faire penser à une mosaïque.
Jonctions marbre - agrégat
Malgré les conditions locales, quelques plantes arrivent �� s'accrocher 😉 .
Nous entamons le retour
et dans un tel environnement, Isabelle se croit dans sa baignoire 🙂 🙂 🙂 :

Nous reprenons la route vers 9h40 (33°C) vers l'ouest, direction Panamint Springs ; puis, après un dernier arrêt photo à Father Crowley Vista Point, paysage quasi lunaire,
Vue sur la partie nord de Panamint Valley
nous quittons bientôt le parc (altitude environ 1 500 m) pour redescendre vers la 395 puis regagner la maison de nos amis à Thousand Oaks.
Au cours de la descente, nous retrouvons des Joshua Trees. Nous nous arrêtons dans une station service à Olancha pour un brin de toilette et nous désaltérer ; carburant à Mojave et nous arrivons chez nos amis vers 15h10 : fin du périple, mais pas tout à fait de notre voyage.
Après un déjeuner frugal, nous commençons par vider la voiture. Ensuite, nettoyage poussé intérieur et extérieur, elle en a bien besoin ; je termine par le karcher dans le compartiment moteur où on peut encore apercevoir des traces de liquide de refroidissement (inutile d'attirer l'œil sur les problèmes de refroidissement). À la fin du nettoyage, le sol devant le garage est tout rouge, preuve s'il en était que nous avons rapporté du sable 🙂. La voiture est maintenant prête pour demain.
La journée se termine par un apéro au bord de la piscine pour arroser, s'il fallait un motif, la fin de nos 30 jours à travers le southwest.
Vendredi 19 juin Nous partons pour LA, Jean-Pierre dans son cabriolet et moi dans notre véhicule, pour le rapporter chez Alamo. Jean-Pierre, à qui la langue ne pose pas de problème, se charge des négociations (remboursement de la facture de Grand Canyon) et tout se passe bien. J'espère que les mécanos d'Alamo découvriront le problème au cours de leur entretien (déjà qu'ils n'avaient pas fait la vidange) pour que le prochain locataire n'ait pas trop de soucis. Le reste de la journée se passe en courses diverses et préparatifs pour la fête du lendemain.
Ce soir, nos amis nous font découvrir une des facettes de la culture country, qui détonne un peu dans la banlieue de Los Angeles ; on se croirait plutôt au fin fond du Texas ou de l'Arizona :
Dans ce saloon, un orchestre (4 musiciens ce soir-là) distille les vieilles rengaines de l'ouest profond en faisant tournoyer les couples de cow-boys et girls des temps modernes.

Le bar conserve la trace de nombreux pionnières et pionniers 😉 🙂🙂🙂.
J'y ai même trouvé une affiche où moi non plus je n'imagine pas la coïncidence 😉.
Dimanche 21 juin Départ pour un pique-nique sur la plage de Malibu et premier contact avec le Pacifique. Si la mer est calme, la puissance des rouleaux est phénoménale et je passe mon temps à remonter mon maillot après chaque vague 😉. La température de l'eau est fraîche (on se croirait chez nous, en Bretagne) et la baignade tonique.
Nous retrouvons quelques clichés de la série, mais point de Pamela 🙂🙂🙂 ... 😕.
Après déjeuner, nous grimpons (quelques uns restent faire la sieste) à Point Dume, site apparemment très utilisé pour le tournage de publicités et de films.
D'en haut, nous avons une vue panoramique sur la plage de Malibu
et de l'autre côté de la pointe.
Pavot de Californie (Eschscholzia californica)
Nous revenons par la route, tout en admirant de superbes propriétés et jardins bien fleuris.



Lundi 22 et mardi 23 juin Aujourd'hui, départ en cabriolet, mis à notre disposition par nos amis.
Nous partons visiter Paramount Ranch, anciens décors de cinéma maintenant propriété du service des parcs nationaux. Parmi les derniers tournages effectués, on peut notamment citer Docteur Quinn, femme médecin.
Ce qui est bluffant dans ce genre de décor, c'est que l'on peut passer tout à côté sans voir la « supercherie ». Il faut en effet scruter de très près pour voir les subterfuges. Si vous regardez assez attentivement, peut-être vous rendrez vous compte que le soubassement en pierre ainsi que la cheminée de la photo ci-dessus sont en fibre de verre et non en moellons. C'est seulement à la fin de notre balade que j'ai découvert ce « trompe l'œil ».



Mercredi 24 juin Et voilà, c'est fini 🙁 . Jean-Pierre, ayant un rendez-vous d'affaires à LA downtown, en profite pour nous déposer à l'aéroport, après une dernière vue sur l'océan (où il pêche des langoustes).
Après avoir patienté pour voir nos bagages passer le contrôle, nous pouvons jeter un œil sur l'avion qui va nous ramener à Londres.
Pendant le vol, nous avons eu droit à un défilé de l'équipage (tout juste si le commandant n'est pas venu en personne) qui voulait absolument que l'on ferme le volet de notre hublot. Non mais alors 😉 !
Fin de la septième et dernière partie.
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Dimanche 14 juin ... suite Vers 18h10, nous arrivons à Red Canyon où les couleurs, au soleil couchant, nous semblent encore plus belles que celles que nous avions vues au matin.




Trente minutes plus tard, nous pénétrons à nouveau dans le parc de Bryce Canyon et filons directement à notre point préféré, Upper Inspiration Point. Et là, la magie opère à nouveau ; c'est vraiment magnifique.



Une heure après, nous sommes à Sunset Point, mais avec nos polaires car il y a du vent, et frais de surcroit (17°C).
Une fois n'est pas coutume, c'est nous !
Nous allons jusqu'au camp sud, pour voir si, au cas où, il y aurait de la place, et nous en trouvons une. J'allume le feu avec du bois ramassé lors de notre dernière nuit (près du corral)

et nous dinons à sa lueur, le calme régnant autour de nous.
Lundi 15 juin Réveil à 5h30 (4°C) et, une demi-heure plus tard, départ pour Sunrise Point et le lever de soleil. En marchant, sans doute pas très bien réveillé, et pour gagner du temps !, je formate la carte de mon appareil ; et « mer .e » ; à peine ai-je validé que je me rends compte de ma conn..ie mais c'est trop tard. Je n'aurais pas de photos de Zion et Red Canyon 😠 😕 ; heureusement qu'Isabelle ne fait pas la même erreur (je me rendrais compte, plus tard, que je peux récupérer les photos sur ses cartes formatées mais pas sur les miennes 🙁 ; différence d'appareil sans doute). Nous n'aurons pas de belles couleurs, un énorme nuage « stationnant » devant le pâle soleil du matin.

Nous sommes de retour à 6h35 au camp ; petit-déjeuner, toilette et sauvegarde des photos sur disque dur.
Une heure plus tard, nous quittons le camp (10°C) et nous nous arrêtons au VC, zappé lors de notre première visite.
Nous partons vers 9h pour Hole in the Rock Road pour une rapide (re)visite à Peek-A-Boo. La route est faite rapidement jusqu'à Escalante et la piste avalée à une vitesse « grand V », ce qui nous permet d'arriver au trailhead à 10h53 (avec 24°C au thermomètre).
Départ pour la descente à 11h02 et, comme nous sommes (très) pressés, elle se fait « en courant » et 15 minutes plus tard, nous entrons dans Dry Fork avec une lumière et des couleurs très différentes de la première fois, ce qui montre, s'il en était besoin, l'importance de l'heure. (http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/)

Et nous en sortons avec un magnifique datura.

Et nous arrivons à l'entrée de Peek-A-Boo, avec son bassin, son arche et ses daturas.

Arche de Peek-A-Boo
Tentative de grimpette (sacrément haute, la première marche) mais il faut d'abord traverser le bassin !Nous repartons, toujours au pas de course, vers Spooky Gulch, toujours aussi magnifique et aussi étroit.
On peut voir l'étroitesse du passage...
... mais avec quelques contorsions, Isabelle parvient à passer !
Vue de la sortie (entrée) de Spooky GulchLa montée se fera toujours au pas de course, pouf, pouf ...pouf, et en 18 mn, nous arrivons à la voiture ; pas mal, non ? 😉 , la température extérieure étant de 30°C.
Retour sur la piste et direction le camping de Lower Calf Creek pour pique-niquer ; en effet, j'ai oublié de demander au ranger (pour Marie Lefèvre - VF) s'il était possible de passer (en rando) de Upper Calf Creek à Lower et le détour n'est pas très long. Malheureusement pour elle, la réponse est négative.
À 14h55, nous attaquons la grimpette pour les Handprints et autres pétroglyphes au bord de la rivière et, moins d'une heure plus tard, nous mettons le cap sur Cedar Breaks ; la journée a vraiment été speed, mais nous voulions absolument refaire certaines prises de vues, au cas où nous ne récupérerions pas nos photos perdues.
Un peu avant d'arriver à Cedar Breaks, nous traversons des forêts de tremble et de grosses coulées de lave ancienne dont les blocs jonchent les bords de la route.

Nous arrivons au camping vers 18h10 et là, quel calme. Le camping est à moitié vide (il vient juste d'ouvrir 4 jours plutôt. Après avoir choisi et réservé notre emplacement, nous partons faire la tournée des points de vue ; il fait 11°C et le soleil est bien masqué par les nuages, quel dommage !
À North View (3 181 m), la vue est magnifique on se croirait à Bryce et j'ai même l'impression que la palette de couleurs y est encore plus importante.

La température extérieure étant assez basse, il reste encore de la neige et Isabelle en profite pour me prendre pour cible.

Au départ de la rando d'Alpine Pond (que nous ne ferons pas), une coupe géologique montre bien les différentes couches que l'on aperçoit et la comparaison avec Bryce Canyon et Zion.

À Chessmen Ridge Overlook, le manque de soleil est encore plus criant. L'altitude y est de 3 190 m, la plus haute de notre périple.

Nous finissons par Sunset View (3 156 m)

et Point Supreme (3 155 m)
Vue vers le nord
Vue vers l'ouestet regagnons notre camp. Un bon feu nous permettra de préparer le diner sur la braise et nous finirons la journée en sélectionnant les photos à transférer sur Picasaweb lors de notre prochaine connexion internet.
Mardi 16 juin Réveil à 6h30 (6°C) ; il pleuviote et le ciel est gris, couvert. Au loin, un bruit quasi-continu qui ressemble à un concasseur de pierre. La responsable du camp passe relever les « tickets » et revient quelques instants plus tard (nous devons être les seuls déjà levés). Visiblement, elle a envie de discuter. J'apprends d'où elle vient, la profession de son mari (astronome) et l'origine du bruit : c'est un gros hélicoptère qui fait du débardage. En effet, une bonne partie de la forêt est morte, décimée par un parasite et les bucherons abattent ces arbres pour en limiter la propagation (on se croirait dans le livre de Philippe Labro, Un été dans l'ouest). L'hélicoptère sert donc à déplacer les troncs.
On voit nettement les arbres morts, en gris sur fond vertNous nous arrêtons au VC (8h05) qui était fermé hier soir, à notre arrivée ; il tombe une sorte de neige fondue et Isabelle est frigorifiée. Après nos emplettes habituelles plus une carte géologique, nous avions prévu de faire la rando de Spectra Point et Wasatch Ramparts Trail, mais la neige est bien visible maintenant sur nos polaires et la température est de 4°C. La neige et par conséquent le manque de luminosité nous font renoncer à cette rando avec regrets ; après ce que nous avons vu hier, j'imaginais quelque chose de splendide.
Nous partons donc pour Kolob à 8h40 et très vite, les nombreuses fleurs sur le bord de route nous arrêtent.
Northern Sweetvetch (Hedysarum boreale)
Blue Flax (Linum lewisii)
Prickly Poppy (Argemone munita)
Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri)La route descendant la vallée, la température remonte ; il fait maintenant 12°C. Nous nous arrêtons faire le plein à Cedar City et à 10h nous arrivons au VC de Kolob où nous enlevons les polaires et remettons le short. Cette portion du parc, éloignée de Zion proprement dit, nous la parcourons le long de la route de 5 miles (scenic road) avec de nombreux arrêts photos. Nous y retrouvons le même style de falaises rouges.

Ici, même la route est rouge !

Nous quittons le parc après cette brève visite. Il est maintenant 11h20 et la température extérieure est de 22°C ; quel contraste avec celle de ce matin.
Nous passons par St George (28°C) et filons sur Valley Of Fire. On quitte la I15 pour la 169 et à Logandale, la température qui n'arrête pas de grimper arrive à 32°C. Nous arrivons à l'entrée du parc à 12h25 (heure Névada) et la température a un peu baissée (28°C) ; nous nous acquittons de notre droit d'entrée (6$, le Pass n'est pas valable) et, après un bref passage à Elephant Rock,

nous continuons vers Arrowhead Trail et Arch que nous trouverons assez rapidement, mais le chemin est peu marqué.

Environ une heure plus tard, nous arrivons au VC, enchâssé dans ses falaises rouges ; les nuages se dissipent et laissent apparaître le ciel bleu.

Nous nous dirigeons ensuite vers Petroglyph Canyon (Mouse's Tank) pour déjeuner sur le parking. Les écureuils nous accompagnent, essayant de grappiller les miettes.

Nous nous sommes garés sur le côté gauche de la route alors que tous les véhicules se mettent à droite, à l'entrée du canyon et, de ce fait, sommes seuls (hormis nos écureuils), installés à l'ombre pour manger. À 14h30, nous nous préparons à partir à la « chasse aux pétros » et Isabelle se souvient en avoir aperçus sur le coté gauche en arrivant, juste avant le parking. Bingo, il y en a plein !

Après cette séance photos, nous traversons la route et entrons dans le canyon

et, ici aussi, surtout sur le côté gauche (faisant face au soleil), nous en trouvons d'autres.




Nous partons ensuite pour Atlatl Rock (espèce de propulseur de flèches, préhistorique). Ici, un escalier métallique nous permet d'approcher des pétroglyphes, mais la structure est un peu gênante.




Vue du deuxième palier de l'escalier métalliquePetit passage par Natural Arch

et nous nous dirigeons ensuite vers Petrified Log ; si vous avez déjà vu Petrified Forest (Holbrook ou Escalante), passez votre chemin, cet arrêt est totalement inutile.
Sedonax m'avait prévenu, le temps que j'avais prévu était beaucoup trop court, mais il faut bien faire des choix. Nous prenons donc le chemin du départ, au milieu d'un paysage magnifique. Si l'occasion se représente, nous nous y arrêterons plus longuement.
Départ donc vers Las Vegas où nous arrivons assez rapidement. Sur Las Vegas Boulevard, la circulation est intense et nous sommes souvent à l'arrêt. Un coup d'œil inopiné sur le tableau de bord nous montre l'aiguille de température bloquée sur le rouge ; ça recommence ! 😠 Malgré les 32°C de température extérieure, je mets le chauffage à fond, seul moyen efficace (et ça marche) de faire baisser la température moteur. Celle de l'habitacle doit avoisiner les 50°C et l'air chaud nous brule les jambes. 😕😕😕 Nous prenons la première sortie pour essayer de trouver une voie moins encombrée et arrivons enfin au Louxor. Et là, nous mettons plus d'une demi-heure pour trouver le self-parking ; pas question pour nous de prendre le « valet-parking », nous ne souhaitons pas tout sortir 🙂 et le liftier aurait surement la surprise de sa vie ! Bien qu'ayant déjà notre réservation, il faut faire la queue (longue) pour enfin obtenir notre sésame. Nous ne sommes pas logés dans la pyramide, mais pour le prix (~50$), nous n'allons pas nous plaindre. Bain et douche nous font un bien fou et nous partons diner ; il est 21h.
Après quelques photos de notre hôtel,




balade sur le Strip pour voir quelques illuminations (Isabelle aime bien)



puis retour au casino du Louxor pour préparer financièrement notre prochain voyage. Nous misons royalement 1$ et Isabelle se trouve bientôt à la tête d'une fortune : ... 20$ 😉, qu'elle mettra environ une heure à dilapider !

Retour à la chambre vers 2h du matin ; dodo.
Mercredi 17 juin Debout à 6h45, nous descendons prendre un petit-déjeuner mais trouvons que 18$, même si c'est copieux, ce n'est pas pour nous. Quelques photos à l'intérieur de la pyramide

et départ à 9h30 et 27°C. Nous grimpons Moutain Springs et, aussitôt passés le col, nous nous garons auprès d'une caserne de pompiers volontaires et préparons notre petit déjeuner (10h10). Nous repartons à 10h45 avec 21°C, le ciel est gris avec de gros nuages et du vent. Bientôt des grosses gouttes s'écrasent sur le pare-brise. Depuis le départ de Sin City, nous avons retrouvés dans le paysage Joshua trees et Cholla cactus, preuves s'il en fallait de notre retour en zone désertique. À 10h55, il pleut bien et la température est descendue à 17°C ; sur notre droite, assez loin, le soleil illumine les montagnes.
Nous faisons le plein à Pahrump et, vers 12h, je m'arrête n'arrivant plus à garder les yeux ouverts (Isabelle roupille de son côté), la nuit a été courte. Une petite marche dans le sable, 2 jolis cailloux de ramassés, une bière et c'est reparti pour arriver vers 12h30 à l'entrée de 20 Mule Team Canyon. Les paysages sont vraiment désertiques, avec par ci par là quelques rares touffes d'herbe.

La piste en sens unique serpente entre des collines de couleurs majoritairement ocre rouge, jaune, gris ou noir, agrémentées de taches verdâtres.

Nous sortons du canyon vers 13h avec une température de 36°C dehors. L'aiguille du thermomètre moteur est à nouveau sur le rouge et nous coupons la clim pour mettre le chauffage à fond (quelle idée, hein !) et nous nous dirigeons vers le VC. Passage aux toilettes, visite du centre, discussion avec un ranger qui nous autorise à dormir sur le parking de Dante's View ce soir, et nous reprenons la voiture pour rapidement trouver une place de stationnement à l'ombre (inespéré). Préparation du casse-croûte ; une voiture se gare très près de nous (l'ombre est chère) et une famille à l'allure asiatique s'installe pour déjeuner, pratiquement dans notre voiture et sur nos genoux !
Nous faisons le plein d'eau puis quelques photos des fameux chariots de borax qui empruntaient le 20 Mule Team Canyon, d'où son nom.


Nous partons pour Badwater, il est maintenant 14h40 et le thermomètre indique 39°C. Un quart d'heure plus tard, nous y arrivons : 85 mètres sous le niveau de la mer ; un petit bassin contient encore de l'eau, saumâtre, mais où s'ébattent de nombreuses larves noires (larves de quoi ?).

Une petite demie-heure plus tard (40°C), nous partons pour Devil's Golf Course, ancien fond de lac à la boue séchée et où le sel s'est cristallisé, donnant cette étendue « rugueuse ». Attention à ne pas tomber sur ces arêtes, cela pourrait faire mal !

Gros plan sur les cristaux de selEnsuite, nous entrons dans Artist Drive et Artist Palette, route en sens unique. Ici, le spectacle provient uniquement de la palette de couleurs des collines tout autour de nous ; mais quel magnifique spectacle !!!



Nous pénétrons dans Golden Canyon à 17h10 pour une petite rando d'une heure.

Nous retrouvons la palette d'ocre de ce matin et, le canyon étant assez à l'ombre, la température est supportable.


La balade se termine sur les falaises, rouges, de Red Cathédral.

Nous faisons une halte, non prévue, au General Store de Furnace Creek pour y prendre quelques boissons fraiches (notre glacière n'arrive pas à étaler !) et respirer un peu dans un air climatisé, ce qui est finalement très agréable 😉. Nous quittons ce havre à 18h55 pour remonter vers Dante's View pour y passer la nuit ; il fait 38°C (nous avons eu 41 passés, au plus fort).
Quelques photos avant de quitter la vallée, le soleil éclairant bien les collines.


Isabelle nous amène en haut de Dante's View, mais je ne vois rien de la route, dormant pratiquement tout le long. Nous arrivons à 19h35 et, l'altitude aidant (1 669 m), il fait maintenant 24°C, ce qui est très agréable. Le coucher de soleil est « moyen » car le ciel est garni de gros nuages, mais la vue sur la vallée est belle


et les collines derrière nous sont parfois bien éclairées.


L'orage gronde dans le lointain et au nord-ouest de la vallée, la pluie semble tomber.

Isabelle me fait remarquer une tache d'eau sous la voiture. Suspectant un problème au niveau du radiateur, j'ouvre le capot moteur mais ne trouve rien. Une torche à la main, je me glisse sous le moteur et là, après quelques minutes d'inspection, je découvre un « objet bizarre » pendant au bout d'un câble électrique. Qu'est ce que cela peut bien être ???
Je sors de sous la voiture, ré-inspecte le compartiment moteur et découvre enfin le pot-aux-roses : l'objet pendouillant au bout de son câble n'est autre qu'un des 2 moteurs de ventilateurs censés refroidir l'eau du radiateur ! Je vérifie immédiatement le second et constate qu'il n'est plus à sa place ; ses 3 vis de fixation ont disparues et il est coincé dans un angle, bloqué et incapable de tourner. Nous avons donc enfin l'explication de la montée de température à Alstrom Point et à Las Vegas : lorsque nous roulons, la surface du radiateur est suffisante pour que le « vent vitesse » refroidisse assez le moteur ; dès que nous sommes au ralenti, ce n'est plus suffisant et la température augmente. Nous sommes passés pas loin du claquage du joint de culasse ! 😊
Mais à quoi cela peut-il être dû ? Il est clair que je n'ai pas soulevé le capot à la prise de la voiture, mais je me dis que les pistes que nous avons parcourues, notamment la HTTR, ainsi que la vitesse car nous n'avons pas forcément lambiné 😉 ont surement contribué au problème. 😇
Ne pouvant pas y remédier, je referme le capot. Nous allons rentrer dans cet état à Los Angeles, retour de toute façon prévu pour le lendemain.
Nous préparons notre diner et, presque à la fin, notre bouteille de gaz rend l'âme ; pas de petit déjeuner pour demain matin !
Un énorme cumulo-nimbus traverse la vallée et nous arrive droit dessus ; les rafales de vent sont telles que nous nous enfermons dans le véhicule, pas très fiers ; dodo (la voiture est pas mal secouée).

Jeudi 18 juin Le programme de cette journée, la dernière de notre périple comprenait Titus Canyon dans son intégralité mais la découverte d'hier soir met un point final à cette idée ; je ne tiens pas à risquer bêtement de tomber en panne dans ce no man's land. Réveil à 4h30 avec 18°C et 20 minutes plus tard, départ pour le lever de soleil sur Zabriskie où nous arrivons une demi-heure plus tard, avec déjà un vent chaud.
Le ciel est très chargé et le soleil, encore caché par la montagne, se reflète bien sur la couche nuageuse.
5h30 ...
... et 8 minutes plus tard
Vue vers le sud, encore à l'ombreLe soleil illumine maintenant les montagnes de l'ouest :
5h42 ...
... et 6 minutes plus tard½ heure plus tard, le soleil éclaire maintenant les roches du sud.
A comparer avec la photo un peu plus hautCes mêmes nuages nous empêcheront d'avoir de belles couleurs sur les ocres qui nous entourent et tout le monde finit par s'en aller.
Nous partons vers Stovepipe et nous nous arrêtons à Sand Dunes vers 6h45 pour une très courte balade

et allons prendre notre petit déjeuner à Stovepipe Wells Village (car nous sommes en panne de gaz depuis hier soir). Repas agréable auquel nous faisons honneur dans une atmosphère fraîche et tamisée. Nous faisons le plein au tarif de 3.34$ le gallon au lieu de 2.71 la veille. L'écart peut paraître énorme, mais nous sommes maintenant en Californie et les taxes sont effectivement différentes ; le surcoût dû à l'emplacement n'est donc pas si terrible que ça !
À peine sortis de Stovepipe, nous prenons la piste sur la gauche, pour Mosaic Canyon ; la piste est très caillouteuse et, après environ 2 miles, nous arrivons au parking (8h30 et 32°C).
Balade agréable en remontant le lit à sec d'un torrent.

La roche est, suivant les couches géologiques, soit du marbre de toute beauté,
Marbre sur plusieurs mètres de hauteurveiné, poli par l'eau et le vent,


soit d'un agrégat de « petits » cailloux, pouvant nous faire penser à une mosaïque.

Jonctions marbre - agrégatMalgré les conditions locales, quelques plantes arrivent �� s'accrocher 😉 .

Nous entamons le retour

et dans un tel environnement, Isabelle se croit dans sa baignoire 🙂 🙂 🙂 :


Nous reprenons la route vers 9h40 (33°C) vers l'ouest, direction Panamint Springs ; puis, après un dernier arrêt photo à Father Crowley Vista Point, paysage quasi lunaire,
Vue sur la partie nord de Panamint Valleynous quittons bientôt le parc (altitude environ 1 500 m) pour redescendre vers la 395 puis regagner la maison de nos amis à Thousand Oaks.
Au cours de la descente, nous retrouvons des Joshua Trees. Nous nous arrêtons dans une station service à Olancha pour un brin de toilette et nous désaltérer ; carburant à Mojave et nous arrivons chez nos amis vers 15h10 : fin du périple, mais pas tout à fait de notre voyage.
Après un déjeuner frugal, nous commençons par vider la voiture. Ensuite, nettoyage poussé intérieur et extérieur, elle en a bien besoin ; je termine par le karcher dans le compartiment moteur où on peut encore apercevoir des traces de liquide de refroidissement (inutile d'attirer l'œil sur les problèmes de refroidissement). À la fin du nettoyage, le sol devant le garage est tout rouge, preuve s'il en était que nous avons rapporté du sable 🙂. La voiture est maintenant prête pour demain.
La journée se termine par un apéro au bord de la piscine pour arroser, s'il fallait un motif, la fin de nos 30 jours à travers le southwest.

Vendredi 19 juin Nous partons pour LA, Jean-Pierre dans son cabriolet et moi dans notre véhicule, pour le rapporter chez Alamo. Jean-Pierre, à qui la langue ne pose pas de problème, se charge des négociations (remboursement de la facture de Grand Canyon) et tout se passe bien. J'espère que les mécanos d'Alamo découvriront le problème au cours de leur entretien (déjà qu'ils n'avaient pas fait la vidange) pour que le prochain locataire n'ait pas trop de soucis. Le reste de la journée se passe en courses diverses et préparatifs pour la fête du lendemain.
Ce soir, nos amis nous font découvrir une des facettes de la culture country, qui détonne un peu dans la banlieue de Los Angeles ; on se croirait plutôt au fin fond du Texas ou de l'Arizona :

Dans ce saloon, un orchestre (4 musiciens ce soir-là) distille les vieilles rengaines de l'ouest profond en faisant tournoyer les couples de cow-boys et girls des temps modernes.


Le bar conserve la trace de nombreux pionnières et pionniers 😉 🙂🙂🙂.

J'y ai même trouvé une affiche où moi non plus je n'imagine pas la coïncidence 😉.

Dimanche 21 juin Départ pour un pique-nique sur la plage de Malibu et premier contact avec le Pacifique. Si la mer est calme, la puissance des rouleaux est phénoménale et je passe mon temps à remonter mon maillot après chaque vague 😉. La température de l'eau est fraîche (on se croirait chez nous, en Bretagne) et la baignade tonique.

Nous retrouvons quelques clichés de la série, mais point de Pamela 🙂🙂🙂 ... 😕.

Après déjeuner, nous grimpons (quelques uns restent faire la sieste) à Point Dume, site apparemment très utilisé pour le tournage de publicités et de films.

D'en haut, nous avons une vue panoramique sur la plage de Malibu

et de l'autre côté de la pointe.

Pavot de Californie (Eschscholzia californica)Nous revenons par la route, tout en admirant de superbes propriétés et jardins bien fleuris.




Lundi 22 et mardi 23 juin Aujourd'hui, départ en cabriolet, mis à notre disposition par nos amis.

Nous partons visiter Paramount Ranch, anciens décors de cinéma maintenant propriété du service des parcs nationaux. Parmi les derniers tournages effectués, on peut notamment citer Docteur Quinn, femme médecin.

Ce qui est bluffant dans ce genre de décor, c'est que l'on peut passer tout à côté sans voir la « supercherie ». Il faut en effet scruter de très près pour voir les subterfuges. Si vous regardez assez attentivement, peut-être vous rendrez vous compte que le soubassement en pierre ainsi que la cheminée de la photo ci-dessus sont en fibre de verre et non en moellons. C'est seulement à la fin de notre balade que j'ai découvert ce « trompe l'œil ».



Mercredi 24 juin Et voilà, c'est fini 🙁 . Jean-Pierre, ayant un rendez-vous d'affaires à LA downtown, en profite pour nous déposer à l'aéroport, après une dernière vue sur l'océan (où il pêche des langoustes).
Après avoir patienté pour voir nos bagages passer le contrôle, nous pouvons jeter un œil sur l'avion qui va nous ramener à Londres.

Pendant le vol, nous avons eu droit à un défilé de l'équipage (tout juste si le commandant n'est pas venu en personne) qui voulait absolument que l'on ferme le volet de notre hublot. Non mais alors 😉 !
Fin de la septième et dernière partie.
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Auberge de jeunesse à New York? English translation pending
Bonjour tout le monde😉,
Quelqu'un a deja tésté l'auberge de jeunesse "New York hostel 99".
Merci pour votre avis !!🙂
Quelqu'un a deja tésté l'auberge de jeunesse "New York hostel 99".
Merci pour votre avis !!🙂
Escale de croisière à Labadee (Haïti) avec Royal Caribbean English translation pending
Bonjour à tous..
Notre navire(le liberty of the seas) de RCI doit faire escale à Labadee (Nord d'Haiti) en février..
Premièrement, je ne sais pas si l'escale va avoir lieu (pas de nouvelle encore à ce sujet sur le site) Je n'aimerais pas tellement y aller vu les circonstances affreuses et douloureuses survenues à la population en Haiti..Pour moi se serait comme faire un affront à cette misère..Un autre port (escale) ferait tout autant..Mais y aura t'il un autre port de prévu ou l'escale sera tout simplement annulée.???
Un de vous à t'il vécu une annulation d'escale et est'elle remplacée par une autre ??? du moins chez Royal Caribbean..
Nick..
Un de vous à t'il vécu une annulation d'escale et est'elle remplacée par une autre ??? du moins chez Royal Caribbean..
Nick..
Un mois au Mexique: itinéraire, visites? English translation pending
bonjour les voyageurs!!
Ma copine et moi avons effectué notre 1er voyage sac a dos l'année dernière( 3 semaine en tailande).Ce voyage c'est magnifiquement bien passé, nous somme tombé amoureu de se genre de voyage. :) Nous voulons recommencés l'experience cette année.1 mois au mexique(du 10 novembre au 10 décembre) Nous ne savons pas du tout ou allé, quelqu'un aurait il déjà fait le même type de voyage?quel itinéraire a faire pour voir le maximum de chose dans le pays(architecture, visite de temple, tribut...) nous somme avide de découverte :-)! Les chose ou endroit a éviter, les incontournable.... La météo qu'il fait dans les diférent lieu, les vétement a prendre!! Le cout de la vie pour 30 jours? Nous vous remercions par avance de vos réponse!
cordialement, céline et nicolas!!
Ma copine et moi avons effectué notre 1er voyage sac a dos l'année dernière( 3 semaine en tailande).Ce voyage c'est magnifiquement bien passé, nous somme tombé amoureu de se genre de voyage. :) Nous voulons recommencés l'experience cette année.1 mois au mexique(du 10 novembre au 10 décembre) Nous ne savons pas du tout ou allé, quelqu'un aurait il déjà fait le même type de voyage?quel itinéraire a faire pour voir le maximum de chose dans le pays(architecture, visite de temple, tribut...) nous somme avide de découverte :-)! Les chose ou endroit a éviter, les incontournable.... La météo qu'il fait dans les diférent lieu, les vétement a prendre!! Le cout de la vie pour 30 jours? Nous vous remercions par avance de vos réponse!
cordialement, céline et nicolas!!
Retour d'Égypte English translation pending
😉bonjour et bonne année à tous
je reviens de cette merveilleuse contrée qu'est l'Egypte.
Je commencerai par vous raconter mon voyage, donc décollage de Roissy prévu pour 2O heures, ce 26 décembre. Une demie heure avant, annonce, nous ne partirons qu'à 23 heures 30, pas d'explication pour le retard. Départ à minuit, arrivée sur le bateau à 6 heures 30, à Louxor. Le guide nous demande d'être prêts pour 8 heures, pour partir visiter le temple de Karnak. 🙁Donc, pas de valise défaite, pas le temps de changer de vêtement, ni de prendre une douche. Les yeux hagards, j'ai visité le temple, mais ne me demandez pas de vous en dire plus que ce que vous verrez sur les photos, j'étais dans les choux, et n'ai rien écouté.
J'ai juste regardé, mais heureusement quelques jours plus tard, j'ai assisté aux sons et lumières, la reconstitution de l'arrivée du pharaon dans la ville était superbe.
J'ai tout de même retenu que ce temple de Karnak, fut anciennement le grand centre religieux d'Egypte, et grand lieu de culte d'Amon.
Très séduit par l'allée des sphinx, et impressionné par les colonnes, les hièroglyphes et les peintures, conservées après tant d'années.
Photos jointes, la suite demain
Je commencerai par vous raconter mon voyage, donc décollage de Roissy prévu pour 2O heures, ce 26 décembre. Une demie heure avant, annonce, nous ne partirons qu'à 23 heures 30, pas d'explication pour le retard. Départ à minuit, arrivée sur le bateau à 6 heures 30, à Louxor. Le guide nous demande d'être prêts pour 8 heures, pour partir visiter le temple de Karnak. 🙁Donc, pas de valise défaite, pas le temps de changer de vêtement, ni de prendre une douche. Les yeux hagards, j'ai visité le temple, mais ne me demandez pas de vous en dire plus que ce que vous verrez sur les photos, j'étais dans les choux, et n'ai rien écouté.
J'ai juste regardé, mais heureusement quelques jours plus tard, j'ai assisté aux sons et lumières, la reconstitution de l'arrivée du pharaon dans la ville était superbe.
J'ai tout de même retenu que ce temple de Karnak, fut anciennement le grand centre religieux d'Egypte, et grand lieu de culte d'Amon.
Très séduit par l'allée des sphinx, et impressionné par les colonnes, les hièroglyphes et les peintures, conservées après tant d'années.
Photos jointes, la suite demain
Coût d'une excursion à la Havane au départ de Varadero? English translation pending
Bonjour a vous tous.
Petite question on prévoit aller a Varadero en Février On voudrait visitée la Havane avec notre fille de 11 ans.
On voudrais seulement avoir une petite idée de prix pour cette excursion.Au plaisir Louise😉
Train touristique (panoramique) en Suisse en hiver English translation pending
Bonjour je cherche des trains panoramique qui vont en montagne, dans la nature en hiver en Suisse. Donc soit des trains panoramique ou des trains touristiques qui amènent les gens vers des glaciers, des lacs ou des vue panoramique mais en hiver, se qui réduit bien sur les possibilités vue la neige sur certaines voies.
Voila je cherche surtout dans la partie Ouest de la Suisse. Je cherche surtout à me balader en train pour voir du paysage , les stations de ski ne m'intéressent pas trop.
J'ai trouvé celà pour le moment: http://www.interlaken.ch/erlebnisse/winter/ausfluege/muerren-panoramafahrt.html?L=2
Le train de la murren.
cordialement. Nicolas.
Voila je cherche surtout dans la partie Ouest de la Suisse. Je cherche surtout à me balader en train pour voir du paysage , les stations de ski ne m'intéressent pas trop.
J'ai trouvé celà pour le moment: http://www.interlaken.ch/erlebnisse/winter/ausfluege/muerren-panoramafahrt.html?L=2
Le train de la murren.
cordialement. Nicolas.
"Dépression" post voyage English translation pending
Rentrée de voyage depuis hier, à chaque fois, j'ai la même sensation de revenir dans cet horrible train train quotidien !
je ne suis pourtant pas partie très longtemps, mais les emotions sont si intenses en très peu de temps.
Rencontrer des gens merveilleux, des endroits inoubliables, adopter un mode de vie différent, se comporter diferement même en voyage, se sentir autre.. et le dur retour à la réalité, aux petites habitudes, à la mauvaise humeur française (ou lyonnaise du moins je n'en fais pas une généralité)...
Comment faites-vous pour repartir du bon pied?? je suppose que je ne suis pas la seule à qui cette sensation arrive au retour d'un voyage?
si seulement les voyages pouvaient durer toujours... je ne sais pas comment font les personnes qui partent 1ans, voire plus et reviennent ensuite, sincerement.
Comment faites-vous pour repartir du bon pied?? je suppose que je ne suis pas la seule à qui cette sensation arrive au retour d'un voyage?
si seulement les voyages pouvaient durer toujours... je ne sais pas comment font les personnes qui partent 1ans, voire plus et reviennent ensuite, sincerement.
L'Ouest américain hors des sentiers battus - récit et images - 2e partie English translation pending
Je n'avais pas fait attention aux modifications de mise en page et de stockage du site en 2009 et je n'avais donc pas remarqué qu'une partie de mon carnet de voyage avait disparu. Par conséquent, j'ai été obligé de scinder en deux ce carnet pour tout faire apparaître.
Vous trouverez la 1e partie ici
Dimanche 1 Juin (Mexican Hat) :
Nous avons 3 choses au programme pour aujourd'hui : les tower of silence de Wahweap Hoodoos, Coyote Butte South Pawhole et Horseshoe bend.
Départ vers 8H15 de l'hôtel en direction de la paria ranger station. Nous empruntons la cottonwood canyon road, puis nous prenons la BLM431. Cet itinéraire permet de rejoindre les hoodoos blanc en ne marchant que 1 mile (au lieu des 10 km en passant par l'itinéraire conseillé par les rangers du BLM). Nous arrivons à 9H20 au début du chemin qui consiste à suivre le wash qui mène aux hoodoos. Seul bémol, des moustiques avec des dards gros comme des seringues nous attendent, affamés, le long du chemin. Bref, il nous faut courir à l'aller et au retour ! Les hoodoos, par contre, sont d'une beauté stupéfiante et s'érigent en face comme une assemblée de vieux sages. Retour à 11H30 à la voiture.
Nous nous dirigeons maintenant vers une partie de CBS, pawhole, qui est normalement d'un accès compliqué à cause du sable mou présent pendant la montée. Finalement, ca ne sera qu'une formalité pour y accéder. Il est 12H30. La randonnée doit durer 2 heures et permettre de rejoindre la partie la plus photogénique du site (striation cove). Malgré le GPS, nous ne l'avons pas vraiment trouvé et la ballade nous a semblé beaucoup moins intéressante qu'annoncée. La marche dans le sable était de plus assez cassante et lassante. Peut être sommes nous finalement un peu blasés après le spectacle de la veille à The Wave...en tout cas nous sommes de retour vers 15H10.
Sur le chemin du retour nous roulons assez vite, peut être trop, mais nous ne voulons pas être en retard pour Horseshoe Bend pour une question de luminosité et de couleur. Nous arrivons vers 16H45, petite marche de 10 min pour accéder au méandre du Colorado et profiter du spectacle effet XXL !! Impressionnant...
Notre séjour à Page se termine et nous allons faire le plein d'essence avant de partir en direction de Mexican Hat. Nous remarquons à ce moment là que le pneu arrière gauche est dégonflé. Nous allons donc essayer de le regonfler. Ne sachant pas se servir de la machine...on demande de l'aide à une salariée de la station qui en voyant notre pneu nous indique qu'il doit être crevé. En effet, on entend un filet d'air s'échapper de celui-ci. Malheureusement, nous sommes dimanche, qui plus est le soir. Tout est fermé et il va falloir changer le pneu. Avec l'aide d'un américain, nous réussissons la manoeuvre...bon ok IL réussit la manoeuvre. Maintenant, il est 18H45, nous avons 2h de retard et 1 pneu à acheter... nous décidons de partir vers Mexican Hat en espérant qu'on pourra en acheter un la bas. La piste de Valley of the gods qui était prévu pour la fin de journée est annulée. On arrive vers 21h30 à l'hôtel, les restos ne servent plus, on mange des chips dans notre chambre...
Wahweap Hoodoos (3 photos)
Wahweap Hoodoos (2 photos), CBS Pawhole
CBS Pawhole
CBS Pawhole
CBS Pawhole
Horse Shoe Bend
Lundi 2 juin 2008 (Hanksville) :
On a du mal à se lever ce matin, surtout qu'il y a 1h de décalage entre l'Arizona et l'Utah, on a donc 1h de moins pour dormir et toujours un pneu à acheter ! On appelle le loueur de voiture pour qu'il nous confirme que celui-ci sera à sa charge, c'est ok. La tenancière de l'hôtel nous dit qu'il faut retourner à Kayenta, situé à 40 miles pour trouver un vendeur. C'est parti ! Le programme prévu est donc mis sur la sellette mais on a pas le choix, impossible de continuer sans roue de secours. A Kayenta, nous faisons 2 vendeurs qui n'ont malheureusement pas notre taille. Un des vendeurs nous propose même un pneu avec des tailles différentes...on refuse pour une question de sécurité et d'assurance. Bref, pas mal de temps de perdu ! Un petit tour au Macdo à 11H15 tant qu'on y est... et retour vers Mexican Hat. Les 2 randonnées de Moonhouse et Road Canyon sont oubliées. Il est 12H40 et nous préférons faire Valley of the gods. Que dire ? Bien sans plus. Cela a sûrement plus d'intérêt pour ceux qui n'ont pas de 4*4 et qui veulent un tout petit peu d'aventure (durée : 1 heure).
Nous enchaînons avec Muley Point, qui est un point de vue sur les méandres de la San Juan River avec au fond du plateau inférieur Monument Valley. Ce point de vue est accessible après une montée spectaculaire menant à un plateau qui surplombe toute la vallée (Mokee Dugway), c'est magnifique ! Surement un des plus beaux points de vue que nous ayons fait dans l'Ouest Américain (un poil légèrement inférieur à ceux de Canyonlands mais le léger détour en vaut largement la peine).
Maintenant direction Natural Bridge National Monument que nous atteignons vers 15h20. Nous entamons le trail Sipapu to Kachina vers 15h45. Celui-ci permet d'admirer d'en bas deux ponts naturels spectaculaires du White Canyon, ballade vraiment à faire ! La durée prévue est de 3 grosses heures. On ne mettra que 2h25, il faut bien rattraper du temps ! On enchaîne avec la petite ballade qui mène sous Owochomo (dernier pont naturel du site)et nous quittons le parc vers 19h en direction de Hanksville. Un petit arrêt à Hite overlook (un des 2 points de vue majeurs pour photographier le Lac Powell avec Altrsom Point) pour admirer le Colorado se déversant dans le lac Powell (même si le lac n’est plus vraiment là à cause de la baisse du niveau de l’eau) et on arrive vers 20H45 à Hanksville. Dîner au Red Rock (très bonne viande).
Sur la route de Kayenta, Valley of the gods
Valley of the gods, Mokee Dugway
Muley Point, Sipapu à Natural Bridge National Monument
Sipapu, White Canyon, Kachina Bridge (2 photos)
Owochomo Bridge, Hite overlook
Mardi 3 Juin 2008 (Hanksville) :
Je laisse ma chérie dormir un peu et je vais essayer de trouver un pneu neuf a Hanksville. Heureusement il y a un tire shop. Le gars, très sympa me dit qu'il n'a pas la bonne taille mais passe commande. D'après lui, on devrait le recevoir le lendemain ce qui ne devrait pas nous poser de problèmepuisque l'on n'a pas prévu de piste dure aujourd'hui. En effet, la journée est consacrée à la Goblin valley et ses alentours.
Nous arrivons vers 11H au trailhead de Crack Canyon. De suite, nous partons le coeur vaillant et sans carte...et au bout de 20 min on s'engouffre dans le mauvais canyon en suivant des cairns (sorte de tout petit canyon sur la gauche). En effet, on se rend vite compte que la configuration du chemin que nous suivons ne correspond pas vraiment à la description de la randonnée et on décide de retourner à la voiture pour chercher la carte ! Il faut dire que même avec la carte on a toujours des doutes sur le wash a suivre et ce n'est qu'après 1h15 de perdu que nous sommes enfin sur la bonne piste. On descend crack canyon pendant 1h afin de voir la partie des narrows la plus spectaculaire et les falaises de cheese sculptées magnifiquement par l'érosion. Nous sommes de retour à la voiture à 14h15, mais, je l'avoue quand même, un peu décus par la ballade...
Le temps se couvre et devient assez menaçant par endroit. Nous décidons quand même d'aller au Goblin valley State Park. Nous nous balladons au milieu de ces rochers aux formes étranges et imaginatives. C'est comme un village de schtroumphs et derrière chaque petite butte nous découvrons des petites maisons et des gnomes de pierre. Seul petit bémol, la présence de nombreux petits enfants s'en servant comme terrain de jeu, ce qui gâche un peu la visite... Finalement nous quittons les lieux vers 15h20.
Nous prenons ensuite la direction de Little White horse trail qui est un canyon très étroit et ludique mais aussi assez fréquenté par les familles. Certains passages sont tellement étroits qu'il n'est pas possible de passer à deux. Gare aux embouteillages ! Il nous faut parfois escalader la roche pour laisser passer les gens en-dessous de nous ! Nous ressortons vers 17h20.
Enfin, nous finissons la journée par White Horse Canyon qui permet d'aller à White Horse window et de voir des pétrographes. Nous sommes décidemment pas dans un grand jour puisqu'au lieu de suivre le trail menant à ces deux endroits, nous continuons à remonter le Wash de White Horse Canyon... on trouve quand même 3 pétrographes sur le chemin. Nous sommes de retour à la voiture à 19H30. La Goblin Valley mérite à mon sens de passer une journée complète afin d'en explorer les différents canyons. La proximité des sites permet d'enchaîner rapidement et de faire ainsi une journée bien remplie ! Retour à Hanksville et dîner au Red Rock.
Crack Canyon (3 photos)
Goblin Valley (2 photos), Little Wild Horse trail
Little Wild Horse Trail (attention aux embouteillages !), White Horse canyon, petrographes de White Horse canyon
Mercredi 4 Juin 2008 (Hanksville) :
La météo a annoncé de la pluie et des orages pour aujourd'hui. Il va falloir jongler avec... Je pars ce matin chercher le pneu mais malheureusement le tire shop est fermé. C'est pas grave, je repasserai plus tard. Nous décidons donc de faire le plan B de la journée car le plan A comprenait Leprechaun Canyon qui n'est pas à faire avec ce type de temps. Ah oui, je ne vous ai pas dit mais je prévois toujours un plan A et un plan B par jour. Cela permet de faire en fonction de la météo et de nos envies. Nous empruntons donc la piste qui mène à Horseshoe Canyon qui est l'endroit des Etats Unis où se trouve la plus grande représentation de pétrographes. Au bout d'une heure de piste (32 miles), nous arrivons vers 12H au trailhead. On enfile les pulls, Kway et cape de pluie mais la pluie et surtout le vent nous glace dès les premiers mètres. Nous étions pourtant plein de bonne volonté mais on se dit en plus qu'avec ce temps nous ne sommes pas prêt de voir quelque chose... La raison l'emporte et nous repartons en voiture sous l'orage qui gronde. Au total, 60 km de route et 100 km de piste pour rien... Nous nous arrêtons au Burger Shack de Hanksville pour manger quelque chose.
Le temps semble se découvrir légèrement. On se dit qu'il serait bien de tenter au moins Little Egypt pour la journée, et qui n'est qu'à 22 miles. Nous avons un peu de chance cette fois-ci car le soleil nous gratifie de son apparition à notre arrivée sur le site vers 16h ! Nous restons une petite heure dans ce microcosme ressemblant à Goblin valley, la foule en moins (il y avait seulement un camping car d'allemands caché derrière une bande de rocher) De retour à l'hôtel, nous constatons qu'il n'y a plus d'électricité, surement l'orage. Alors nous patientons et celle ci finit par revenir 1h après. Nous nous reposons un peu de cette journée de perdue...qui sera la seule du voyage.
Little Egypt (2 photos)
Little Egypt, l'orage approche...
Jeudi 5 juin 2008 (Escalante) :
Départ de l'hôtel a 9h20. La journée sera consacrée au Burr Tail Road en démarrant à l'Est de Capitol Reef par la Notom Bullfrog Basin Road en direction de Boulder. Nous sommes au départ du burr trail road à 10H, sans carte, ce qui occasionne rapidement un demi tour devant une rivière semblant infranchissable (il y a eu des orages la veille). En descendant la piste vers le Sud, nous longeons le waterpoket fold, soulevement géologique monumental de plusieurs centaines de km. Puis nous remontons les switchbacks et nous piqueniquons en haut en profitant d'une formidable vue. Nous effectuons ensuite la piste menant à strike valley overlook en 4*4 tout en ayant l'oeil sur des nuages menaçants qui se rapprochent (il est possible de la faire à pied mais on préfère la version la moins fatiguante). Il est clair que si la pluie tombait fortement, nous aurions du mal à nous sortir du Wash dans lequel nous progressons. Finalement, l'orage nous laissera tranquille et bien que la piste soit très rocailleuse nous nous amusons beaucoup en tant que novices en 4*4. Le point de vue, accessible après une courte marche (je dirais plutôt course sachant que nous étions pas sûr qu'un orage nous tombe dessus) permet d'avoir une bonne vision du waterpocket fold et sur les sommets enneigés des Henry Mountains. La piste se transforme par la suite en route goudronnée en direction de Boulder. Le passage dans Long Canyon est magnifique avec la route qui serpente entre les falaises colorées qui tombent à pic. Nous terminons la piste/route vers 16h. Il nous aura donc fallu près de 6h pour faire ce magnifique trajet. Pour faire simple, cela aura été la plus belle piste de notre voyage.
Avant d'arriver à Escalante, nous prenons la direction de Devil's Garden sur la hole in the rock road que nous atteignons vers 17h. L'endroit sert de recreation area (présence de coins feu). En tous cas, la ballade au milieu de ces formes étonnantes (rochers en forme de doigts pointés vers le ciel et arches) est très plaisante. Sur la piste retour, nous croisons des milliers de vaches que des cowboys raménent au ranch. Ca sent bon l'Ouest Américain ! Arrivé a l'hôtel a 18h20 Dîner au Outfitters d'Escalante pour manger de bonnes pizzas !
Factory Butte
En direction du Burr Trail, on rebroussera chemin devant ce wash, Notom Bullfrog Basin Road
Burr Trail Road (2 photos)
Les switchbacks du Burr Trail Road (3 photos)
"Piste" menant à Strike Valley overlook, Strike Valley overlook (2 photos)
"Piste" menant à Strike Valley overlook en 4*4 (3 photos)
Long Canyon (2 photos)
points de vue de la Highway 12 (2 photos), cowboy sur la Hole in the rock road, Devil's Garden
Devil's Garden (2 photos)
Vendredi 6 Juin 2008 (Escalante) :
Réveil à 7h30 mais on veut nettoyer l'appareil photo car il y a des poussières sur le capteur. Malgré tous nos efforts, les taches persistent, même des nouvelles apparaissent.... :-( Tant pis, on fera avec. Par contre nous prenons un peu de retard puisque nous partons vers 10H. La journée sera consacré à la Hole in the rock road, piste ne présentant pas d'intérêt particulier (elle est plutôt monotone) mais qui dessert des lieux magnifiques. Nous commençons par aller au trio de slot canyons : dry Fork, peek-a-boo et spoocky canyon. Il est 11H15 Nous faisons Dry Fork pendant quelques centaines de mètres. Celui-ci offre de très belles falaises de sandstone mais reste trop monotone à notre goût. Puis nous entamons peek a boo. Ma chérie a un peu de mal à se hisser en haut du mur d'entrée, il faut dire que la paroi est légèrement glissante et demande quelques efforts. En tous cas, la couleur est tout de suite affichée : il faut se hisser, escalader, s'affaisser, longer les parois étroites du canyon. C'est très amusant et sportif. Nous sortons de peek a boo et empruntons le sentier qui mène en plein désert à la sortie de spooky canyon que nous ferons donc en sens inverse. Ce Canyon est le plus étroit des slot canyon (au monde ?) et heureusement qu'on savait qu'il y avait une sortie sinon on ne serait jamais allé dedans ! Il est tellement étroit que l'on doit faire passer les sacs et appareil photos avant nous. C'est une expérience très spéciale, interdite aux claustrophobes ! Nous terminons la boucle 3h plus tard, il est 14h15. Nous reprenons la piste en direction de Broken Bow Arch que nous commençons à 15h15. La randonnée suit une partie du ruisseau de Willow Gulch et offre un peu d'ombre et de verdure par moment. Il faut d'ailleurs souvent se frayer un chemin à travers la végétation. L'arche est en tout cas magnifique et mérite vraiment les efforts. Nous sommes de retour à 17H40. Nous filons ensuite au départ du trail menant à Sunset Arch, qui n'est d'ailleurs pas un trail puisque nous devons tracer notre chemin à travers le désert, slalomant entre les buissons épineux et les cactus avec l'arche en point de vue. Les jambes encaissent les éraflures...et les lapins gambadent devant nous. Nous sommes aux bonnes heures pour admirer l'arche rougissant au soleil (18H20 – 19h30). Nous reprenons la voiture pour rentrer sur Escalante. Le soleil couchant est pile devant nous et nous éblouie totalement. Tant pis s'il y a des bosses.... On arrive à Escalante vers 21H et on mange dans un restaurant (wings, ribs et steak).
Dry fork, peek a boo (2 photos)
spooky canyon, entrée de peek a boo, broken bow arch
Broken bow arch, sunset arch
sunset arch (coucher de soleil)
sunset arch (coucher de soleil)
Samedi 7 juin 2008 (Escalante) :
Ma première idée était de faire Coyote Gulch mais certaines personnes m'en ont dissuadé (n'est-ce pas Sedonax ?), et en réfléchissant je trouvais que cela nécessitait trop d'effort pour le peu de temps passé dans Coyote Gulch (du au fait qu'il aurait fallu descendre et remonter par le même endroit). Nous avons donc décidé de faire Golden Cathedral qui sera la randonnée de notre voyage. Nous empruntons la Hole in the rock pendant 16 miles puis la piste Egypt road pendant 10 miles. Cette dernière est vraiment très cassante même en 4*4. A 10H45 nous sommes au trailhead et commençons à descendre le long de Fence Canyon qui permet de rejoindre l'Escalante River. Arrivés en bas, les taons nous attendent de pied ferme et nos jambes vont souffrir ! Heureusement les passages dans l'Escalante river sont très agréables (l'eau est plutôt chaude) et la végétation dense fait penser à un petit coin de paradis. Sur le chemin, des pétrographes ornent les falaises. Nous prenons ensuite à gauche Neon Canyon qui permet après un peu moins d'un mile d'arriver à Golden Cathedral. L'endroit est magnifique et désert ! Les deux trous dans le ciel de pierre projettent une ombre lumineuse sur l'eau. C'est très beau. Nous restons un peu pour profiter de l'endroit et manger. Puis nous repartons, retraversons la zone de taons et remontons jusqu'à la voiture le long de Dry Fork. Au total : 3H15 pour descendre (on a eu un peu de mal pour s'orienter en bas du cayon), 45 min sur place et 2H45 pour remonter, soit près de 7h. C'est typiquement le genre de randonnée que contient tous les ingrédients que nous apprécions : personne, un peu d'effort, une récompense au bout de l'effort, le calme, hors des sentiers battus, un peu d'orientation. Retour à Escalante et dîner vers 19H au même restaurant que la veille (wings, fajitas et steak rib-eye)
Fence Canyon en direction de l'escalante river, jonction entre North Fork Fence Canyon et Fence Canyon
Escalante River (2 photos), Neon Canyon
l'alcove de Golden Cathedral fait 80 pieds de hauteur
Golden Cathedral
Golden Cathedral
panels de petrographes indiens partiellement recouverts de graffiti de cowboy
Dimanche 8 juin 2008 (Tropic) :
On a du mal à décoller ce matin. On quitte Escalante vers 10h en direction de Bryce. Nous n'avions pas pu faire Bryce correctement l'année dernière car il y avait eu des orages pendant les 2 jours où nous y étions. Nous avons donc décidés de faire une chouette randonnée dans Bryce pour en profiter pleinement cette année (on s'était limité aux points de vue entre deux averses en 2007). Nous arrivons à Sunrise Point vers 12H puis nous commençons par Queen's Garden, enchaînons par navajo loop (loop complète), poursuivons par peek-a-boo loop (loop complète) et remontons par navajo loop à Sunset Point et terminons en longeant la rim jusqu'à Sunrise Point, soit près de 8 miles de montée et descente à travers Bryce Canyon. Il nous aura fallu près de 4H30 pour effectuer le trajet. Bien sûr comme souvent à Bryce il y a beaucoup de monde et l'extraordinaire beauté de ce site est souvent atténuer par les tumultes de la foule. Peek a Boo, qui n'est accessible qu'aux personnes s'en donnant la peine, est donc à mon sens indispensable pour profiter d'un peu de quiétude dans ce lieu magique. De retour à la voiture, nous nous restaurons un peu (ananas, glaces...) Pour finir la journée, nous faisons la petite ballade de Mossy Cave qui est sur le chemin vers le Bed & Breakfast où nous logeons. Cette ballade est très facile et permet d'admirer rapidement une jolie cascade et un torrent serpentant dans un canyon. Nous arrivons à 18H30 au Bryce Point où nous logeons. L'accueil est sympathique et la chambre très agréable.
Bryce Canyon
Bryce Canyon
Bryce Canyon
Bryce Canyon (3 photos) Mossy Cave
Mossy Cave
Lundi 9 juin 2008 (Kanab) :
On prend le petit-déjeuner avec une famille américaine originaire de floride. La mère de famille est une copie conforme de Brie Van de kamp (Desperate Housewife) « You live in Paris !!!!!!!! Whhhhhoooooawwwww !! », sourire, expression du visage, paroles : tout y est, une parfaite femme et mère de famille ! Ensuite, nous disons au revoir à nos hôtes et on est au départ de la Cottonwood canyon road à 10H. Au contraire de la Hole in the rock road, celle-ci offre des paysages plus variées et plus spectaculaires. Mais les lieux desservis sont à notre goût un peu moins intéressants. Notre premier arrêt est pour la Grosvenor Arch qui s'atteint après 3 min de marche...quelques photos et nous repartons. Ensuite, arrêt aux cottonwood narrows. La ballade est prévue pour durer 2 heures mais au bout de 20 min nous décidons de rebrousser chemin car elle ne présente que très peu d'intérêt à notre goût. C'est surement l'endroit qui nous a le moins intéressé de tout notre voyage. Nous effectuons quelques arrêts photos le long de la piste Arrivés au trailhead de Yellow Rock, nous commençons par prendre la piste BLM se situant à l'opposé afin de prendre de la hauteur et de photographier Yellow Rock d'en haut. Nous redescendons et entamons le trail qui mène à Yellow Rock vers 13H30. La pente est rude et glissante mais on atteint rapidement le bas de Yellow Rock. Nous arpentons par la gauche le rocher jaune, orange, blanc, rouge.. puis nous effectuons l'ascension. Notre impression est que cela ressemble à un domaine skiable coloré d'une multitude de couleurs. Retour à la voiture 2H plus tard. Nous terminons la piste et ressortons sur l'US89 au niveau de la paria ranger station. Nous prenons la direction de Kanab en nous arrêtons à Paria movie set qui est sur le chemin. Les décors de films de western ont été détruits l'année dernière lors d'un incendie mais les badlands restent un décor naturel magnifique. Nous allons jusqu'au bord de la Paria River et repartons vers Kanab que nous atteignons vers 18H. Prise de la chambre de motel et dîner au Macdo.
Grosvenor Arch, The heart of the Cockscomb
Cockscomb fault (2 photos)
Yellow Rock vu de la piste d'en face, en direction de Yellow Rock
Yellow Rock (2 photos)
Yellow Rock (2 photos)
Yellow Rock
Vue de Yellow Rock
Yellow Rock, sentier très abrupt vers Yellow Rock
badlands de Old Paria
Badlands de Old Paria
Mardi 10 juin 2008 (Springdale) :
Notre quittons Kanab pour Coral pink sand dunes afin d'aller admirer ces dunes de sable sorties de nulle part. L'endroit est assez sidérant mais est perturbé par le bruit incessant des buggies dans le sable. Il est un peu dommage de payer l'entrée et que les buggies (qui ne paient pas l'entrée) soient autorisées à venir s'exercer ici ! On reste une petite heure. Puis on file à Cedar Break national monument qui est un Bryce bis (avec moins de hoodoos mais des couleurs toutes aussi belles. Par contre, il n'y a personne, l'air est agréable (le parc est à 3 000 m d'altitude) et il y a de la neige ! Une tempête s'était abattue quelques jours plus tôt sur le parc. La randonnée spectra trail + rampart trail est très agréable et permet d'avoir une vue sur l'ensemble de l'amphithéâtre et les arbres britlescone vieux de plus de 1500 ans pour certains apportent une touche très photogénique (12H45 à 15h00). C'est donc une journée tout en contraste : passer du sable à la neige en moins de 2 heures ! Nous partons ensuite pour canarraville pour faire la petite ballade de canarra creek dans les narrows où coule la rivière. La première chute d'eau est très spectaculaire et nous rebroussons chemin peu après par manque de temps (17H15-18H30). Puis nous faisons route vers le parc de Zion et Springdale où nous logeons. Dîner à la pizzeria la plus connue de Springdale et avec surprise nous rencontrons michael, avec qui on avait fait connaissance à Page. Nous mangeons ensemble et passons une très bonne soirée à nous raconter nos dernières photos et randonnées.
Coral Pink Sand Dunes
Coral Pink Sand Dunes
Coral Pink Sand Dunes, Cedar Break national monument (2 photos)
Cedar Break national monument (amphiteatre)
Cedar Break national monument
Canarra Creek
1e chute d'eau de canarra creek
canarra creek (3 photos)
Mercredi 11 juin 2008 (Springdale) :
Ce matin, on a rendez vous à 9h avec michael pour voir la galerie de Fatali mais celle-ci n'ouvre qu'a 10h. On ne peut donc voir les oeuvres si contreversées de Fatali et nous souhaitons bon voyage à Michael. Celui-ci nous indique qu'il a essayé de faire les Narrows de Zion la veille et qu'il a du rebrousser chemin à cause du froid de l'eau. On décide donc d'aller chez un outfitting shop pour louer du matériel aquatique afin de faire les Narrows. Nous prenons ensuite la navette du parc jusqu'au temple de Sinawava que nous atteignons vers 11H. La randonnée commence ici en suivant un petit sentier goudronné qui mène jusqu'à l'entrée de la Virgin River. A 11h30 nous commençons la rando dans la virgin river jusque vers 16h. On a bien fait de louer du matériel aquatique et finalement on ne souffre pas trop du froid. On s'essaie a la photo longue pose mais nous avons pas pris le trépied...il y a du bougé dans l'air. En tous cas nous avons été enchantés par cette journée qui restera un des musts de notre voyage. Nous sommes de retour un peu tard a l'hôtel pour effectuer la seconde rando qui était prévue et nous préférons aller à la piscine de l'hôtel (très agréable avec vue sur les montagnes de Zion). Nous profitons aussi d'un peu de temps pour aller voir la gallerie de Fatali. Même si la plupart des photos ne semblent pas réelles nous avons quand même un petit coup de coeur pour la photo de racing tracks a death valley. Nous mangeons dans un resto mexicain (moyen).
Les Narrows de la Virgin River
Les Narrows de la Virgin River
Jeudi 12 Juin 2008 (Saint Georges) :
Nous quittons le parc de Zion en direction de Saint George où nous logerons le soir même à l'Ambassador Inn, hotel correct et pas cher. Sur le chemin, nous faisons une première escale à Red Cliffs qui est un recreation area. Nous sommes globalement déçus par la petite ballade au milieu des falaises rouges érodées. L'endroit est sûrement plus agréable quand il y a de l'eau, ce qui n'est pas le cas. Nous nous attardons pas et nous filons à Snow Park Canyon qui est juste a coté de Saint Georges. La première ballade est à Jenny's Canyon qui n'a vraiment pas du tout d'intérêt à notre goût. On ne s'arrête pas aux Dunes qui ne sont pas du tout impressionnantes, et enfin au début de notre troisième arrêt, nous considérons que le parc ne nous enchante vraiment pas ! On décide de retourner à Saint Georges pour aller visiter le temple mormon de Saint George puis pour faire des courses et enfin aller une nouvelle fois à la piscine. En fait, je crois que nous commençons à saturer légèrement des sites naturels et que finalement un petit retour à la civilisation nous fera du bien !
Red Cliffs, Snow Park Canyon
Temple mormon de Saint George
Vendredi 13 Juin 2008 (Las Vegas) : Nous quittons Saint George en direction de Las Vegas. Sur le chemin, nous effectuons notre dernière "halte naturelle" en passant par le parc Valley of Fire. Ce parc est une bonne surprise avec des formes torturées aux couleurs chaudes. C'est magnifiques mais la chaleur est accablante ! Chaque sortie de voiture, que ce soit pour prendre des photos ou pour effectuer une petite randonnée, est l'occasion de suer à grosses gouttes... Nous effectuons les points de vue d'Elephant Rock, Rainbow Vista Panorama, Atlatl Rock et Arch Rock, mais aussi les randonnées de Mouse's Tank et White domes. Cette dernière randonnée est très agréable et permet d'avoir un bon aperçu des couleurs chatoyantes de ce parc. Nous restons 3-4H à peu près et nous reprenons la route vers Las Vegas que nous atteignons dans l'après midi. On commence les achats qu'on s'était promis de faire en debut de séjour. Puis on se rend à l'hôtel : le New York New York. C'est un peu compliqué pour récupérer la chambre car ma carte blue ne marche pas :-(. Il s'en suit un micmac de 30 min et finalement le responsable décide de nous surclasser ... de 4 catégories ! On part donc découvrir notre petite suite de 100 mètres carrés avec vue sur le strip et le grand huit de l'hotel !! On profitte un peu du jaccuzzi et on file visiter le reste du Strip boulevard qu'on avait pas eu le temps de faire l'année dernière (Venitian, treasure island, The mirage..) Contrairement à l'année dernière, on profite pleinement de l'ambiance de Las Vegas. A l'avenir, nous mettrons l'étape Las Vegas à la fin du voyage et non pas au milieu car le décalage est trop grand en faisant parcs naturels - Las Vegas - parcs naturels.
Elephant rock de Valley of fire
Valley of fire

Valley of fire

Valley of fire
Valley of fire
Valley of fire



Samedi 14 Juin et Dimanche 15 Juin 2008 (Los Angeles) :
Direction Los Angeles ce matin. La route à travers la désert de Mojave est très monotone. Il y est fait de plus une chaleur décapante, ce qui n'encourage pas à visiter plus en profondeur ce coin des Etats Unis. Un tout petit arrêt à Baker, ville station service, qui a la particularité d'avoir le plus grand thermomètre du monde pour symboliser la température record enregistrée en 1913 dans Death Valley : 134 ° F On arrive donc en fin d'après midi dans Los Angeles pour prendre possession de notre chambre dans un motel de confort modeste mais propre (les prix des hotels sont chers à LA). Nous partons voir le signe Hollywood, le Kodak Theater et finissons dans un restaurant japonais. Les rues sont interminables et la ville démesurée. Pour ces raisons, et du au fait que nous avions peu de temps à consacrer à LA, nous avions choisi de profiter de la plage le lendemain, juste avant de prendre le vol retour pour Paris


Vous trouverez la 1e partie ici
Dimanche 1 Juin (Mexican Hat) :
Nous avons 3 choses au programme pour aujourd'hui : les tower of silence de Wahweap Hoodoos, Coyote Butte South Pawhole et Horseshoe bend.
Départ vers 8H15 de l'hôtel en direction de la paria ranger station. Nous empruntons la cottonwood canyon road, puis nous prenons la BLM431. Cet itinéraire permet de rejoindre les hoodoos blanc en ne marchant que 1 mile (au lieu des 10 km en passant par l'itinéraire conseillé par les rangers du BLM). Nous arrivons à 9H20 au début du chemin qui consiste à suivre le wash qui mène aux hoodoos. Seul bémol, des moustiques avec des dards gros comme des seringues nous attendent, affamés, le long du chemin. Bref, il nous faut courir à l'aller et au retour ! Les hoodoos, par contre, sont d'une beauté stupéfiante et s'érigent en face comme une assemblée de vieux sages. Retour à 11H30 à la voiture.
Nous nous dirigeons maintenant vers une partie de CBS, pawhole, qui est normalement d'un accès compliqué à cause du sable mou présent pendant la montée. Finalement, ca ne sera qu'une formalité pour y accéder. Il est 12H30. La randonnée doit durer 2 heures et permettre de rejoindre la partie la plus photogénique du site (striation cove). Malgré le GPS, nous ne l'avons pas vraiment trouvé et la ballade nous a semblé beaucoup moins intéressante qu'annoncée. La marche dans le sable était de plus assez cassante et lassante. Peut être sommes nous finalement un peu blasés après le spectacle de la veille à The Wave...en tout cas nous sommes de retour vers 15H10.
Sur le chemin du retour nous roulons assez vite, peut être trop, mais nous ne voulons pas être en retard pour Horseshoe Bend pour une question de luminosité et de couleur. Nous arrivons vers 16H45, petite marche de 10 min pour accéder au méandre du Colorado et profiter du spectacle effet XXL !! Impressionnant...
Notre séjour à Page se termine et nous allons faire le plein d'essence avant de partir en direction de Mexican Hat. Nous remarquons à ce moment là que le pneu arrière gauche est dégonflé. Nous allons donc essayer de le regonfler. Ne sachant pas se servir de la machine...on demande de l'aide à une salariée de la station qui en voyant notre pneu nous indique qu'il doit être crevé. En effet, on entend un filet d'air s'échapper de celui-ci. Malheureusement, nous sommes dimanche, qui plus est le soir. Tout est fermé et il va falloir changer le pneu. Avec l'aide d'un américain, nous réussissons la manoeuvre...bon ok IL réussit la manoeuvre. Maintenant, il est 18H45, nous avons 2h de retard et 1 pneu à acheter... nous décidons de partir vers Mexican Hat en espérant qu'on pourra en acheter un la bas. La piste de Valley of the gods qui était prévu pour la fin de journée est annulée. On arrive vers 21h30 à l'hôtel, les restos ne servent plus, on mange des chips dans notre chambre...
Wahweap Hoodoos (3 photos)
Wahweap Hoodoos (2 photos), CBS Pawhole
Horse Shoe BendLundi 2 juin 2008 (Hanksville) :
On a du mal à se lever ce matin, surtout qu'il y a 1h de décalage entre l'Arizona et l'Utah, on a donc 1h de moins pour dormir et toujours un pneu à acheter ! On appelle le loueur de voiture pour qu'il nous confirme que celui-ci sera à sa charge, c'est ok. La tenancière de l'hôtel nous dit qu'il faut retourner à Kayenta, situé à 40 miles pour trouver un vendeur. C'est parti ! Le programme prévu est donc mis sur la sellette mais on a pas le choix, impossible de continuer sans roue de secours. A Kayenta, nous faisons 2 vendeurs qui n'ont malheureusement pas notre taille. Un des vendeurs nous propose même un pneu avec des tailles différentes...on refuse pour une question de sécurité et d'assurance. Bref, pas mal de temps de perdu ! Un petit tour au Macdo à 11H15 tant qu'on y est... et retour vers Mexican Hat. Les 2 randonnées de Moonhouse et Road Canyon sont oubliées. Il est 12H40 et nous préférons faire Valley of the gods. Que dire ? Bien sans plus. Cela a sûrement plus d'intérêt pour ceux qui n'ont pas de 4*4 et qui veulent un tout petit peu d'aventure (durée : 1 heure).
Nous enchaînons avec Muley Point, qui est un point de vue sur les méandres de la San Juan River avec au fond du plateau inférieur Monument Valley. Ce point de vue est accessible après une montée spectaculaire menant à un plateau qui surplombe toute la vallée (Mokee Dugway), c'est magnifique ! Surement un des plus beaux points de vue que nous ayons fait dans l'Ouest Américain (un poil légèrement inférieur à ceux de Canyonlands mais le léger détour en vaut largement la peine).
Maintenant direction Natural Bridge National Monument que nous atteignons vers 15h20. Nous entamons le trail Sipapu to Kachina vers 15h45. Celui-ci permet d'admirer d'en bas deux ponts naturels spectaculaires du White Canyon, ballade vraiment à faire ! La durée prévue est de 3 grosses heures. On ne mettra que 2h25, il faut bien rattraper du temps ! On enchaîne avec la petite ballade qui mène sous Owochomo (dernier pont naturel du site)et nous quittons le parc vers 19h en direction de Hanksville. Un petit arrêt à Hite overlook (un des 2 points de vue majeurs pour photographier le Lac Powell avec Altrsom Point) pour admirer le Colorado se déversant dans le lac Powell (même si le lac n’est plus vraiment là à cause de la baisse du niveau de l’eau) et on arrive vers 20H45 à Hanksville. Dîner au Red Rock (très bonne viande).
Sur la route de Kayenta, Valley of the gods
Valley of the gods, Mokee Dugway
Muley Point, Sipapu à Natural Bridge National Monument
Sipapu, White Canyon, Kachina Bridge (2 photos)
Owochomo Bridge, Hite overlookMardi 3 Juin 2008 (Hanksville) :
Je laisse ma chérie dormir un peu et je vais essayer de trouver un pneu neuf a Hanksville. Heureusement il y a un tire shop. Le gars, très sympa me dit qu'il n'a pas la bonne taille mais passe commande. D'après lui, on devrait le recevoir le lendemain ce qui ne devrait pas nous poser de problèmepuisque l'on n'a pas prévu de piste dure aujourd'hui. En effet, la journée est consacrée à la Goblin valley et ses alentours.
Nous arrivons vers 11H au trailhead de Crack Canyon. De suite, nous partons le coeur vaillant et sans carte...et au bout de 20 min on s'engouffre dans le mauvais canyon en suivant des cairns (sorte de tout petit canyon sur la gauche). En effet, on se rend vite compte que la configuration du chemin que nous suivons ne correspond pas vraiment à la description de la randonnée et on décide de retourner à la voiture pour chercher la carte ! Il faut dire que même avec la carte on a toujours des doutes sur le wash a suivre et ce n'est qu'après 1h15 de perdu que nous sommes enfin sur la bonne piste. On descend crack canyon pendant 1h afin de voir la partie des narrows la plus spectaculaire et les falaises de cheese sculptées magnifiquement par l'érosion. Nous sommes de retour à la voiture à 14h15, mais, je l'avoue quand même, un peu décus par la ballade...
Le temps se couvre et devient assez menaçant par endroit. Nous décidons quand même d'aller au Goblin valley State Park. Nous nous balladons au milieu de ces rochers aux formes étranges et imaginatives. C'est comme un village de schtroumphs et derrière chaque petite butte nous découvrons des petites maisons et des gnomes de pierre. Seul petit bémol, la présence de nombreux petits enfants s'en servant comme terrain de jeu, ce qui gâche un peu la visite... Finalement nous quittons les lieux vers 15h20.
Nous prenons ensuite la direction de Little White horse trail qui est un canyon très étroit et ludique mais aussi assez fréquenté par les familles. Certains passages sont tellement étroits qu'il n'est pas possible de passer à deux. Gare aux embouteillages ! Il nous faut parfois escalader la roche pour laisser passer les gens en-dessous de nous ! Nous ressortons vers 17h20.
Enfin, nous finissons la journée par White Horse Canyon qui permet d'aller à White Horse window et de voir des pétrographes. Nous sommes décidemment pas dans un grand jour puisqu'au lieu de suivre le trail menant à ces deux endroits, nous continuons à remonter le Wash de White Horse Canyon... on trouve quand même 3 pétrographes sur le chemin. Nous sommes de retour à la voiture à 19H30. La Goblin Valley mérite à mon sens de passer une journée complète afin d'en explorer les différents canyons. La proximité des sites permet d'enchaîner rapidement et de faire ainsi une journée bien remplie ! Retour à Hanksville et dîner au Red Rock.
Crack Canyon (3 photos)
Goblin Valley (2 photos), Little Wild Horse trail
Little Wild Horse Trail (attention aux embouteillages !), White Horse canyon, petrographes de White Horse canyonMercredi 4 Juin 2008 (Hanksville) :
La météo a annoncé de la pluie et des orages pour aujourd'hui. Il va falloir jongler avec... Je pars ce matin chercher le pneu mais malheureusement le tire shop est fermé. C'est pas grave, je repasserai plus tard. Nous décidons donc de faire le plan B de la journée car le plan A comprenait Leprechaun Canyon qui n'est pas à faire avec ce type de temps. Ah oui, je ne vous ai pas dit mais je prévois toujours un plan A et un plan B par jour. Cela permet de faire en fonction de la météo et de nos envies. Nous empruntons donc la piste qui mène à Horseshoe Canyon qui est l'endroit des Etats Unis où se trouve la plus grande représentation de pétrographes. Au bout d'une heure de piste (32 miles), nous arrivons vers 12H au trailhead. On enfile les pulls, Kway et cape de pluie mais la pluie et surtout le vent nous glace dès les premiers mètres. Nous étions pourtant plein de bonne volonté mais on se dit en plus qu'avec ce temps nous ne sommes pas prêt de voir quelque chose... La raison l'emporte et nous repartons en voiture sous l'orage qui gronde. Au total, 60 km de route et 100 km de piste pour rien... Nous nous arrêtons au Burger Shack de Hanksville pour manger quelque chose.
Le temps semble se découvrir légèrement. On se dit qu'il serait bien de tenter au moins Little Egypt pour la journée, et qui n'est qu'à 22 miles. Nous avons un peu de chance cette fois-ci car le soleil nous gratifie de son apparition à notre arrivée sur le site vers 16h ! Nous restons une petite heure dans ce microcosme ressemblant à Goblin valley, la foule en moins (il y avait seulement un camping car d'allemands caché derrière une bande de rocher) De retour à l'hôtel, nous constatons qu'il n'y a plus d'électricité, surement l'orage. Alors nous patientons et celle ci finit par revenir 1h après. Nous nous reposons un peu de cette journée de perdue...qui sera la seule du voyage.
Little Egypt (2 photos)
Little Egypt, l'orage approche...Jeudi 5 juin 2008 (Escalante) :
Départ de l'hôtel a 9h20. La journée sera consacrée au Burr Tail Road en démarrant à l'Est de Capitol Reef par la Notom Bullfrog Basin Road en direction de Boulder. Nous sommes au départ du burr trail road à 10H, sans carte, ce qui occasionne rapidement un demi tour devant une rivière semblant infranchissable (il y a eu des orages la veille). En descendant la piste vers le Sud, nous longeons le waterpoket fold, soulevement géologique monumental de plusieurs centaines de km. Puis nous remontons les switchbacks et nous piqueniquons en haut en profitant d'une formidable vue. Nous effectuons ensuite la piste menant à strike valley overlook en 4*4 tout en ayant l'oeil sur des nuages menaçants qui se rapprochent (il est possible de la faire à pied mais on préfère la version la moins fatiguante). Il est clair que si la pluie tombait fortement, nous aurions du mal à nous sortir du Wash dans lequel nous progressons. Finalement, l'orage nous laissera tranquille et bien que la piste soit très rocailleuse nous nous amusons beaucoup en tant que novices en 4*4. Le point de vue, accessible après une courte marche (je dirais plutôt course sachant que nous étions pas sûr qu'un orage nous tombe dessus) permet d'avoir une bonne vision du waterpocket fold et sur les sommets enneigés des Henry Mountains. La piste se transforme par la suite en route goudronnée en direction de Boulder. Le passage dans Long Canyon est magnifique avec la route qui serpente entre les falaises colorées qui tombent à pic. Nous terminons la piste/route vers 16h. Il nous aura donc fallu près de 6h pour faire ce magnifique trajet. Pour faire simple, cela aura été la plus belle piste de notre voyage.
Avant d'arriver à Escalante, nous prenons la direction de Devil's Garden sur la hole in the rock road que nous atteignons vers 17h. L'endroit sert de recreation area (présence de coins feu). En tous cas, la ballade au milieu de ces formes étonnantes (rochers en forme de doigts pointés vers le ciel et arches) est très plaisante. Sur la piste retour, nous croisons des milliers de vaches que des cowboys raménent au ranch. Ca sent bon l'Ouest Américain ! Arrivé a l'hôtel a 18h20 Dîner au Outfitters d'Escalante pour manger de bonnes pizzas !
Factory Butte
En direction du Burr Trail, on rebroussera chemin devant ce wash, Notom Bullfrog Basin Road
Burr Trail Road (2 photos)
Les switchbacks du Burr Trail Road (3 photos)
"Piste" menant à Strike Valley overlook, Strike Valley overlook (2 photos)
"Piste" menant à Strike Valley overlook en 4*4 (3 photos)
Long Canyon (2 photos)
points de vue de la Highway 12 (2 photos), cowboy sur la Hole in the rock road, Devil's Garden
Devil's Garden (2 photos)Vendredi 6 Juin 2008 (Escalante) :
Réveil à 7h30 mais on veut nettoyer l'appareil photo car il y a des poussières sur le capteur. Malgré tous nos efforts, les taches persistent, même des nouvelles apparaissent.... :-( Tant pis, on fera avec. Par contre nous prenons un peu de retard puisque nous partons vers 10H. La journée sera consacré à la Hole in the rock road, piste ne présentant pas d'intérêt particulier (elle est plutôt monotone) mais qui dessert des lieux magnifiques. Nous commençons par aller au trio de slot canyons : dry Fork, peek-a-boo et spoocky canyon. Il est 11H15 Nous faisons Dry Fork pendant quelques centaines de mètres. Celui-ci offre de très belles falaises de sandstone mais reste trop monotone à notre goût. Puis nous entamons peek a boo. Ma chérie a un peu de mal à se hisser en haut du mur d'entrée, il faut dire que la paroi est légèrement glissante et demande quelques efforts. En tous cas, la couleur est tout de suite affichée : il faut se hisser, escalader, s'affaisser, longer les parois étroites du canyon. C'est très amusant et sportif. Nous sortons de peek a boo et empruntons le sentier qui mène en plein désert à la sortie de spooky canyon que nous ferons donc en sens inverse. Ce Canyon est le plus étroit des slot canyon (au monde ?) et heureusement qu'on savait qu'il y avait une sortie sinon on ne serait jamais allé dedans ! Il est tellement étroit que l'on doit faire passer les sacs et appareil photos avant nous. C'est une expérience très spéciale, interdite aux claustrophobes ! Nous terminons la boucle 3h plus tard, il est 14h15. Nous reprenons la piste en direction de Broken Bow Arch que nous commençons à 15h15. La randonnée suit une partie du ruisseau de Willow Gulch et offre un peu d'ombre et de verdure par moment. Il faut d'ailleurs souvent se frayer un chemin à travers la végétation. L'arche est en tout cas magnifique et mérite vraiment les efforts. Nous sommes de retour à 17H40. Nous filons ensuite au départ du trail menant à Sunset Arch, qui n'est d'ailleurs pas un trail puisque nous devons tracer notre chemin à travers le désert, slalomant entre les buissons épineux et les cactus avec l'arche en point de vue. Les jambes encaissent les éraflures...et les lapins gambadent devant nous. Nous sommes aux bonnes heures pour admirer l'arche rougissant au soleil (18H20 – 19h30). Nous reprenons la voiture pour rentrer sur Escalante. Le soleil couchant est pile devant nous et nous éblouie totalement. Tant pis s'il y a des bosses.... On arrive à Escalante vers 21H et on mange dans un restaurant (wings, ribs et steak).
Dry fork, peek a boo (2 photos)
spooky canyon, entrée de peek a boo, broken bow arch
Broken bow arch, sunset arch
sunset arch (coucher de soleil)
sunset arch (coucher de soleil)Samedi 7 juin 2008 (Escalante) :
Ma première idée était de faire Coyote Gulch mais certaines personnes m'en ont dissuadé (n'est-ce pas Sedonax ?), et en réfléchissant je trouvais que cela nécessitait trop d'effort pour le peu de temps passé dans Coyote Gulch (du au fait qu'il aurait fallu descendre et remonter par le même endroit). Nous avons donc décidé de faire Golden Cathedral qui sera la randonnée de notre voyage. Nous empruntons la Hole in the rock pendant 16 miles puis la piste Egypt road pendant 10 miles. Cette dernière est vraiment très cassante même en 4*4. A 10H45 nous sommes au trailhead et commençons à descendre le long de Fence Canyon qui permet de rejoindre l'Escalante River. Arrivés en bas, les taons nous attendent de pied ferme et nos jambes vont souffrir ! Heureusement les passages dans l'Escalante river sont très agréables (l'eau est plutôt chaude) et la végétation dense fait penser à un petit coin de paradis. Sur le chemin, des pétrographes ornent les falaises. Nous prenons ensuite à gauche Neon Canyon qui permet après un peu moins d'un mile d'arriver à Golden Cathedral. L'endroit est magnifique et désert ! Les deux trous dans le ciel de pierre projettent une ombre lumineuse sur l'eau. C'est très beau. Nous restons un peu pour profiter de l'endroit et manger. Puis nous repartons, retraversons la zone de taons et remontons jusqu'à la voiture le long de Dry Fork. Au total : 3H15 pour descendre (on a eu un peu de mal pour s'orienter en bas du cayon), 45 min sur place et 2H45 pour remonter, soit près de 7h. C'est typiquement le genre de randonnée que contient tous les ingrédients que nous apprécions : personne, un peu d'effort, une récompense au bout de l'effort, le calme, hors des sentiers battus, un peu d'orientation. Retour à Escalante et dîner vers 19H au même restaurant que la veille (wings, fajitas et steak rib-eye)
Fence Canyon en direction de l'escalante river, jonction entre North Fork Fence Canyon et Fence Canyon
Escalante River (2 photos), Neon Canyon
l'alcove de Golden Cathedral fait 80 pieds de hauteur
Golden Cathedral
Golden Cathedral
panels de petrographes indiens partiellement recouverts de graffiti de cowboyDimanche 8 juin 2008 (Tropic) :
On a du mal à décoller ce matin. On quitte Escalante vers 10h en direction de Bryce. Nous n'avions pas pu faire Bryce correctement l'année dernière car il y avait eu des orages pendant les 2 jours où nous y étions. Nous avons donc décidés de faire une chouette randonnée dans Bryce pour en profiter pleinement cette année (on s'était limité aux points de vue entre deux averses en 2007). Nous arrivons à Sunrise Point vers 12H puis nous commençons par Queen's Garden, enchaînons par navajo loop (loop complète), poursuivons par peek-a-boo loop (loop complète) et remontons par navajo loop à Sunset Point et terminons en longeant la rim jusqu'à Sunrise Point, soit près de 8 miles de montée et descente à travers Bryce Canyon. Il nous aura fallu près de 4H30 pour effectuer le trajet. Bien sûr comme souvent à Bryce il y a beaucoup de monde et l'extraordinaire beauté de ce site est souvent atténuer par les tumultes de la foule. Peek a Boo, qui n'est accessible qu'aux personnes s'en donnant la peine, est donc à mon sens indispensable pour profiter d'un peu de quiétude dans ce lieu magique. De retour à la voiture, nous nous restaurons un peu (ananas, glaces...) Pour finir la journée, nous faisons la petite ballade de Mossy Cave qui est sur le chemin vers le Bed & Breakfast où nous logeons. Cette ballade est très facile et permet d'admirer rapidement une jolie cascade et un torrent serpentant dans un canyon. Nous arrivons à 18H30 au Bryce Point où nous logeons. L'accueil est sympathique et la chambre très agréable.
Bryce Canyon
Bryce Canyon
Bryce Canyon
Bryce Canyon (3 photos) Mossy Cave
Mossy CaveLundi 9 juin 2008 (Kanab) :
On prend le petit-déjeuner avec une famille américaine originaire de floride. La mère de famille est une copie conforme de Brie Van de kamp (Desperate Housewife) « You live in Paris !!!!!!!! Whhhhhoooooawwwww !! », sourire, expression du visage, paroles : tout y est, une parfaite femme et mère de famille ! Ensuite, nous disons au revoir à nos hôtes et on est au départ de la Cottonwood canyon road à 10H. Au contraire de la Hole in the rock road, celle-ci offre des paysages plus variées et plus spectaculaires. Mais les lieux desservis sont à notre goût un peu moins intéressants. Notre premier arrêt est pour la Grosvenor Arch qui s'atteint après 3 min de marche...quelques photos et nous repartons. Ensuite, arrêt aux cottonwood narrows. La ballade est prévue pour durer 2 heures mais au bout de 20 min nous décidons de rebrousser chemin car elle ne présente que très peu d'intérêt à notre goût. C'est surement l'endroit qui nous a le moins intéressé de tout notre voyage. Nous effectuons quelques arrêts photos le long de la piste Arrivés au trailhead de Yellow Rock, nous commençons par prendre la piste BLM se situant à l'opposé afin de prendre de la hauteur et de photographier Yellow Rock d'en haut. Nous redescendons et entamons le trail qui mène à Yellow Rock vers 13H30. La pente est rude et glissante mais on atteint rapidement le bas de Yellow Rock. Nous arpentons par la gauche le rocher jaune, orange, blanc, rouge.. puis nous effectuons l'ascension. Notre impression est que cela ressemble à un domaine skiable coloré d'une multitude de couleurs. Retour à la voiture 2H plus tard. Nous terminons la piste et ressortons sur l'US89 au niveau de la paria ranger station. Nous prenons la direction de Kanab en nous arrêtons à Paria movie set qui est sur le chemin. Les décors de films de western ont été détruits l'année dernière lors d'un incendie mais les badlands restent un décor naturel magnifique. Nous allons jusqu'au bord de la Paria River et repartons vers Kanab que nous atteignons vers 18H. Prise de la chambre de motel et dîner au Macdo.
Grosvenor Arch, The heart of the Cockscomb
Cockscomb fault (2 photos)
Yellow Rock vu de la piste d'en face, en direction de Yellow Rock
Yellow Rock (2 photos)
Yellow Rock (2 photos)
Yellow Rock
Vue de Yellow Rock
Yellow Rock, sentier très abrupt vers Yellow Rock
badlands de Old Paria
Badlands de Old PariaMardi 10 juin 2008 (Springdale) :
Notre quittons Kanab pour Coral pink sand dunes afin d'aller admirer ces dunes de sable sorties de nulle part. L'endroit est assez sidérant mais est perturbé par le bruit incessant des buggies dans le sable. Il est un peu dommage de payer l'entrée et que les buggies (qui ne paient pas l'entrée) soient autorisées à venir s'exercer ici ! On reste une petite heure. Puis on file à Cedar Break national monument qui est un Bryce bis (avec moins de hoodoos mais des couleurs toutes aussi belles. Par contre, il n'y a personne, l'air est agréable (le parc est à 3 000 m d'altitude) et il y a de la neige ! Une tempête s'était abattue quelques jours plus tôt sur le parc. La randonnée spectra trail + rampart trail est très agréable et permet d'avoir une vue sur l'ensemble de l'amphithéâtre et les arbres britlescone vieux de plus de 1500 ans pour certains apportent une touche très photogénique (12H45 à 15h00). C'est donc une journée tout en contraste : passer du sable à la neige en moins de 2 heures ! Nous partons ensuite pour canarraville pour faire la petite ballade de canarra creek dans les narrows où coule la rivière. La première chute d'eau est très spectaculaire et nous rebroussons chemin peu après par manque de temps (17H15-18H30). Puis nous faisons route vers le parc de Zion et Springdale où nous logeons. Dîner à la pizzeria la plus connue de Springdale et avec surprise nous rencontrons michael, avec qui on avait fait connaissance à Page. Nous mangeons ensemble et passons une très bonne soirée à nous raconter nos dernières photos et randonnées.
Coral Pink Sand Dunes
Coral Pink Sand Dunes
Coral Pink Sand Dunes, Cedar Break national monument (2 photos)
Cedar Break national monument (amphiteatre)
Cedar Break national monument
Canarra Creek
1e chute d'eau de canarra creek
canarra creek (3 photos)Mercredi 11 juin 2008 (Springdale) :
Ce matin, on a rendez vous à 9h avec michael pour voir la galerie de Fatali mais celle-ci n'ouvre qu'a 10h. On ne peut donc voir les oeuvres si contreversées de Fatali et nous souhaitons bon voyage à Michael. Celui-ci nous indique qu'il a essayé de faire les Narrows de Zion la veille et qu'il a du rebrousser chemin à cause du froid de l'eau. On décide donc d'aller chez un outfitting shop pour louer du matériel aquatique afin de faire les Narrows. Nous prenons ensuite la navette du parc jusqu'au temple de Sinawava que nous atteignons vers 11H. La randonnée commence ici en suivant un petit sentier goudronné qui mène jusqu'à l'entrée de la Virgin River. A 11h30 nous commençons la rando dans la virgin river jusque vers 16h. On a bien fait de louer du matériel aquatique et finalement on ne souffre pas trop du froid. On s'essaie a la photo longue pose mais nous avons pas pris le trépied...il y a du bougé dans l'air. En tous cas nous avons été enchantés par cette journée qui restera un des musts de notre voyage. Nous sommes de retour un peu tard a l'hôtel pour effectuer la seconde rando qui était prévue et nous préférons aller à la piscine de l'hôtel (très agréable avec vue sur les montagnes de Zion). Nous profitons aussi d'un peu de temps pour aller voir la gallerie de Fatali. Même si la plupart des photos ne semblent pas réelles nous avons quand même un petit coup de coeur pour la photo de racing tracks a death valley. Nous mangeons dans un resto mexicain (moyen).
Jeudi 12 Juin 2008 (Saint Georges) :
Nous quittons le parc de Zion en direction de Saint George où nous logerons le soir même à l'Ambassador Inn, hotel correct et pas cher. Sur le chemin, nous faisons une première escale à Red Cliffs qui est un recreation area. Nous sommes globalement déçus par la petite ballade au milieu des falaises rouges érodées. L'endroit est sûrement plus agréable quand il y a de l'eau, ce qui n'est pas le cas. Nous nous attardons pas et nous filons à Snow Park Canyon qui est juste a coté de Saint Georges. La première ballade est à Jenny's Canyon qui n'a vraiment pas du tout d'intérêt à notre goût. On ne s'arrête pas aux Dunes qui ne sont pas du tout impressionnantes, et enfin au début de notre troisième arrêt, nous considérons que le parc ne nous enchante vraiment pas ! On décide de retourner à Saint Georges pour aller visiter le temple mormon de Saint George puis pour faire des courses et enfin aller une nouvelle fois à la piscine. En fait, je crois que nous commençons à saturer légèrement des sites naturels et que finalement un petit retour à la civilisation nous fera du bien !
Vendredi 13 Juin 2008 (Las Vegas) : Nous quittons Saint George en direction de Las Vegas. Sur le chemin, nous effectuons notre dernière "halte naturelle" en passant par le parc Valley of Fire. Ce parc est une bonne surprise avec des formes torturées aux couleurs chaudes. C'est magnifiques mais la chaleur est accablante ! Chaque sortie de voiture, que ce soit pour prendre des photos ou pour effectuer une petite randonnée, est l'occasion de suer à grosses gouttes... Nous effectuons les points de vue d'Elephant Rock, Rainbow Vista Panorama, Atlatl Rock et Arch Rock, mais aussi les randonnées de Mouse's Tank et White domes. Cette dernière randonnée est très agréable et permet d'avoir un bon aperçu des couleurs chatoyantes de ce parc. Nous restons 3-4H à peu près et nous reprenons la route vers Las Vegas que nous atteignons dans l'après midi. On commence les achats qu'on s'était promis de faire en debut de séjour. Puis on se rend à l'hôtel : le New York New York. C'est un peu compliqué pour récupérer la chambre car ma carte blue ne marche pas :-(. Il s'en suit un micmac de 30 min et finalement le responsable décide de nous surclasser ... de 4 catégories ! On part donc découvrir notre petite suite de 100 mètres carrés avec vue sur le strip et le grand huit de l'hotel !! On profitte un peu du jaccuzzi et on file visiter le reste du Strip boulevard qu'on avait pas eu le temps de faire l'année dernière (Venitian, treasure island, The mirage..) Contrairement à l'année dernière, on profite pleinement de l'ambiance de Las Vegas. A l'avenir, nous mettrons l'étape Las Vegas à la fin du voyage et non pas au milieu car le décalage est trop grand en faisant parcs naturels - Las Vegas - parcs naturels.
Valley of fire
Valley of fire
Samedi 14 Juin et Dimanche 15 Juin 2008 (Los Angeles) :
Direction Los Angeles ce matin. La route à travers la désert de Mojave est très monotone. Il y est fait de plus une chaleur décapante, ce qui n'encourage pas à visiter plus en profondeur ce coin des Etats Unis. Un tout petit arrêt à Baker, ville station service, qui a la particularité d'avoir le plus grand thermomètre du monde pour symboliser la température record enregistrée en 1913 dans Death Valley : 134 ° F On arrive donc en fin d'après midi dans Los Angeles pour prendre possession de notre chambre dans un motel de confort modeste mais propre (les prix des hotels sont chers à LA). Nous partons voir le signe Hollywood, le Kodak Theater et finissons dans un restaurant japonais. Les rues sont interminables et la ville démesurée. Pour ces raisons, et du au fait que nous avions peu de temps à consacrer à LA, nous avions choisi de profiter de la plage le lendemain, juste avant de prendre le vol retour pour Paris
Itinéraire de deux semaines en Égypte, milieu-fin avril English translation pending
Bonjour,
Ci-dessous un premier jet de l'itinéraire que nous envisageons en avril prochain. Merci de vos commentaires / avis / conseils :)
Le départ se ferait un samedi (17 avril). Si on arrive tôt dans la journée, on peut démarrer tout de suite et décharger les journées qui suivent.
Jour 1 (Dimanche), Le Caire : - Souk Khan el-Khalili (1) - Début d’une ballade passant par les soufleurs de verre et El-Azhar. - Souffleurs de verre (2) - 7h-14h à coté de la porte « Bab El-Futuh » - Mosquée El-Azhar (3) - Entrée gratuite - Parc El-azhar (4) - Musée Egyptien (5) - 9h-18h30 - 20€ (musée + salle des momies royales) - 3h de visites
Jour 2, Le Caire : - Citadelle - Entrée 5€ - 8h-17h (de préférence tôt le matin) - Mosquée bleue - Visite du minaret possible - Prévoir une lampe - Mosquée Sultan Hassan - Au pied de la citadelle - Entrée 2, 5€ - 9h-17h - Mosquée Er-Rifaï - En face de Sultan Hassan - Entrée 2, 5€ - 9h-17h - Ballade vers Ibn Tulun - Mosquée Ibn Tulun - Entrée gratuite - 9h-17h - Quartier Copte ( églises Moallaqah, église Saint-Serge, Synagogue Ben Ezra) – Vieux Caire - Metro Mari Girgis (ligne rouge)
Jour 3, Le Caire : - Prendre un taxi pour la journée (négocier 120-150 LE – 15-20€). - Pyramides de Guizèh - Metro (Giza surburban) puis taxi (10LE-2€) - 8h-16h (17h en été) - Entrée 7€ (50 LE) + billet pour pyramide de kheops (seulement 150 billets !!!! 100 LE – 13€). Quasi impossible d’avoir un billet pour la visite le matin (les groupes rafflent tout). Tenter le coup à 13h (y etre très en avance). - Pyramide de Khéphren - Entrée 25 LE ( 3, 5€) - Sphinx - Pyramide de Mykérinos - Entrée 20 LE ( 3€) - Sites de Saqqarah et de Dahchour (pyramides, mastaba, …) - 8h- 16h - 7 à 10€ selon les visites souhaitées - garder le taxi, les différents sites ne se visitent pas à pied. - Pyramide de Djéser*** (Saqqarah) - Pyramide rouge*** (Dahchour) - Memphis - 8h-16h - Entrée 30 LE ( 4€)
Jour 4, Alexandrie : - Colonne de Pompée - Catacombes de Kom el-Chouqafa - Zan’et el-Settat
Jour 5, Alexandrie : - Bibliotheca Alenxandria (fermé le mardi) - Forteresse de Qaytbay - Marché au poisson et quartier de Bahari - Parc de Montaza - Promenade sur le front de mer
Jour 6, Louxor : - Départ pour Louxor ou train de nuit la veille
- Temple de Louxor - Souk de Louxor
Jour 7, Louxor (rive ouest, tout près): - Prendre le ferry devant le temple de Louxor, puis taxi (3/4km, négo) - Colosse de Memnon - Vallée des rois - Vallée des reines - Temple d’Hatchepsout
Jour 8 (Dimanche), Louxor : - Karnak (3/4 km au nord de Louxor)
Jour 9, Louxor - Assouan : - Temple d’Edfou - Temple de Kom Ombo
Jour 10, Assouan : - Obélisque inachevé - Temple de Philae (Son et lumière le soir) - Temple de Kalabcha - Haut barrage d’Assouan
Jour 11, Abou Simbel : - Excursion à la journée
Jour 12, Assouan – Mer Rouge : - Quelle destination ? - Marsa Alama ? Comment y aller
Jour 13, Mer Rouge : - Plongée Jour 14 (Samedi), Mer Rouge : - Départ ou plongée si départ jour 15.
* **************************** Dans cet itinéraire, j'ai plusieurs questions : - Les 2 journées à Alexandrie sont-elles faisables en 1 ? avec des ajustements ? - Quel est le meilleur moyen d'aller d'Alexandrie à Louxor ? J'ai pensé au train (Alexandrie - Le Caire puis Louxor) ou l'avion (Alexndrie le Caire en train/bus puis Le caire Louxor en avion). - Quel est le meilleur moyen d'aller de louxor à Assouan en passant par Edfou et kom ombo ? Taxi ? bus ? une idée du prix ? - On souhaite plonger en mer rouge. En feuilletant le routard, j'ai cru comprendre que Marsa alam était un super spot. Problème : Comment y aller depuis Assouan ?
Ci-dessous un premier jet de l'itinéraire que nous envisageons en avril prochain. Merci de vos commentaires / avis / conseils :)
Le départ se ferait un samedi (17 avril). Si on arrive tôt dans la journée, on peut démarrer tout de suite et décharger les journées qui suivent.
Jour 1 (Dimanche), Le Caire : - Souk Khan el-Khalili (1) - Début d’une ballade passant par les soufleurs de verre et El-Azhar. - Souffleurs de verre (2) - 7h-14h à coté de la porte « Bab El-Futuh » - Mosquée El-Azhar (3) - Entrée gratuite - Parc El-azhar (4) - Musée Egyptien (5) - 9h-18h30 - 20€ (musée + salle des momies royales) - 3h de visites
Jour 2, Le Caire : - Citadelle - Entrée 5€ - 8h-17h (de préférence tôt le matin) - Mosquée bleue - Visite du minaret possible - Prévoir une lampe - Mosquée Sultan Hassan - Au pied de la citadelle - Entrée 2, 5€ - 9h-17h - Mosquée Er-Rifaï - En face de Sultan Hassan - Entrée 2, 5€ - 9h-17h - Ballade vers Ibn Tulun - Mosquée Ibn Tulun - Entrée gratuite - 9h-17h - Quartier Copte ( églises Moallaqah, église Saint-Serge, Synagogue Ben Ezra) – Vieux Caire - Metro Mari Girgis (ligne rouge)
Jour 3, Le Caire : - Prendre un taxi pour la journée (négocier 120-150 LE – 15-20€). - Pyramides de Guizèh - Metro (Giza surburban) puis taxi (10LE-2€) - 8h-16h (17h en été) - Entrée 7€ (50 LE) + billet pour pyramide de kheops (seulement 150 billets !!!! 100 LE – 13€). Quasi impossible d’avoir un billet pour la visite le matin (les groupes rafflent tout). Tenter le coup à 13h (y etre très en avance). - Pyramide de Khéphren - Entrée 25 LE ( 3, 5€) - Sphinx - Pyramide de Mykérinos - Entrée 20 LE ( 3€) - Sites de Saqqarah et de Dahchour (pyramides, mastaba, …) - 8h- 16h - 7 à 10€ selon les visites souhaitées - garder le taxi, les différents sites ne se visitent pas à pied. - Pyramide de Djéser*** (Saqqarah) - Pyramide rouge*** (Dahchour) - Memphis - 8h-16h - Entrée 30 LE ( 4€)
Jour 4, Alexandrie : - Colonne de Pompée - Catacombes de Kom el-Chouqafa - Zan’et el-Settat
Jour 5, Alexandrie : - Bibliotheca Alenxandria (fermé le mardi) - Forteresse de Qaytbay - Marché au poisson et quartier de Bahari - Parc de Montaza - Promenade sur le front de mer
Jour 6, Louxor : - Départ pour Louxor ou train de nuit la veille
- Temple de Louxor - Souk de Louxor
Jour 7, Louxor (rive ouest, tout près): - Prendre le ferry devant le temple de Louxor, puis taxi (3/4km, négo) - Colosse de Memnon - Vallée des rois - Vallée des reines - Temple d’Hatchepsout
Jour 8 (Dimanche), Louxor : - Karnak (3/4 km au nord de Louxor)
Jour 9, Louxor - Assouan : - Temple d’Edfou - Temple de Kom Ombo
Jour 10, Assouan : - Obélisque inachevé - Temple de Philae (Son et lumière le soir) - Temple de Kalabcha - Haut barrage d’Assouan
Jour 11, Abou Simbel : - Excursion à la journée
Jour 12, Assouan – Mer Rouge : - Quelle destination ? - Marsa Alama ? Comment y aller
Jour 13, Mer Rouge : - Plongée Jour 14 (Samedi), Mer Rouge : - Départ ou plongée si départ jour 15.
* **************************** Dans cet itinéraire, j'ai plusieurs questions : - Les 2 journées à Alexandrie sont-elles faisables en 1 ? avec des ajustements ? - Quel est le meilleur moyen d'aller d'Alexandrie à Louxor ? J'ai pensé au train (Alexandrie - Le Caire puis Louxor) ou l'avion (Alexndrie le Caire en train/bus puis Le caire Louxor en avion). - Quel est le meilleur moyen d'aller de louxor à Assouan en passant par Edfou et kom ombo ? Taxi ? bus ? une idée du prix ? - On souhaite plonger en mer rouge. En feuilletant le routard, j'ai cru comprendre que Marsa alam était un super spot. Problème : Comment y aller depuis Assouan ?
Hôtel de 4 étoiles minimum à Cuba? English translation pending
je voudrais avoir une suggestion pour un hotel a cuba 4*etoile et je recherche la propreté, quel la nourriture est bonne, belle plage, et aussi j aimerais faire de l'apnée .je pars vers le 20 fevrier 2010 et je voudrais savoir comment est la température a la fin fevrier. dans les annéé passer je suis allée au mexique (catalonia yucatan) republique dominicaine punta cana (grand palladium palace et barcelo bavaro beach) mais je suis jamais allée a cuba. j ai entendu parler des melia qui etait bien et le barcelo santa maria et j aimerais savoir lequel des mélia est le meilleur parce que j ai regarder quelques commentaire des melia et des fois certains commentaires disaient que dans les lits il avait des poux de sables et fourmis mais aussi il avait des commentaire tres positif alors pour ceux qui sont deja allée j aurais aimé avoir de vos commentaire face a c est hotel et si vous avez d autre suggestion a me faire j aimerais beaucoup merci et j attend de vos commentaires
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas English translation pending
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Sicile: Syracuse ou Taormina? English translation pending
Bonjour,
Nous faisons un circuit "grande vitesse" fin avril en Sicile et nous sommes devant un dilemme du fait du temps qui nous manque entre aller ou ne pas aller à Syracuse, rester ou ne pas rester à Taormina. Plusieurs personnes nousdisent que c'est vraiment dommage de ne pas rester plus longtemps à Taormina... et que nous ne prenons pas le temps de nous poser pour apprécier cette ville si agréable. Alors qu'en pensez-vous ? Sachant que les personnes avec qui nous voyagerons veulent vraiment faire l'Etna, sacrifiereriez-vous Syracuse pour rester une vraie journée à Taormina ?.. Certains nous disent ne pas avoir apprécié Syracuse (trafic, ville bof)... et nous ne sommes pas avec des férus d'archéologie.
Notre choix pourrait être l'un ou l'autre :
Choix 1 avec Syracuse Jour 1 : En arrivant de Palerme, nous dormons le soir à Taormina. (Pas de temps de visite à Taormina juste la soirée) Jour 2 : l'Etna + repos l'après-midi avec nuit à Syracuse. Jour 3 : visite de Syracuse. Jour 4 : Agrigente en passant par Piazza Armerina
Ceci ne nous laissant pas le temps de visiter Taormina, on m'a dit que je faisais une bêtise car il paraît que c'est une ville très sympa. Est-ce une erreur de ne pas y passer une journée ?
choix 2 sans Syracuse Jour 1 : En arrivant de Palerme, nous dormons le soir à Taormina. Jour 2 : Taormina visite et éventuelle plage. Jour 3 : l'Etna + repos l'après-midi avec nuit à Taormina Jour 4 : Agrigente en passant par Piazza Armerina
Éventuellement, sur la 2ème option, si nous restons une vraie journée à Taormina, que devons nous faire ? visite de Taormina (amphithéatre, téléphérique et ... ???), faire une jolie plage proche. Connaissez-vous de belles plages à proximité de Taormina : Pozillo ? Isola bella ? Y-a-t'il un intérêt à aller à Aciréale ?
J'aimerai vraiment votre avis ; considérant le fait que nous voyagerons avec une personne très faible au niveau santé, le choix 2 est peut-être préférable sauf si c'est une grosse erreur de privilégier Taormina à Syracuse. Votre avis sur la question sachant que nous ne pouvons forcer ni sur les visites ni sur les kilomètres. 3h de route maxi par jour et au moins 3 heures de repos ou plage par jour.
Pa ailleurs, sauriez-vous me trouver le numéro en Sicile - s'il y en a un- qui correspondrait au 15 (SOS médecin) et pouvez-vous me dire où se trouve l'hôpital le plus à la pointe en matière de cancérologie en Sicile s'il nous arrivait un soucis avec mon amie ?
Dans l'attente de vous lire, excellentes fêtes de fin d'année.
Nous faisons un circuit "grande vitesse" fin avril en Sicile et nous sommes devant un dilemme du fait du temps qui nous manque entre aller ou ne pas aller à Syracuse, rester ou ne pas rester à Taormina. Plusieurs personnes nousdisent que c'est vraiment dommage de ne pas rester plus longtemps à Taormina... et que nous ne prenons pas le temps de nous poser pour apprécier cette ville si agréable. Alors qu'en pensez-vous ? Sachant que les personnes avec qui nous voyagerons veulent vraiment faire l'Etna, sacrifiereriez-vous Syracuse pour rester une vraie journée à Taormina ?.. Certains nous disent ne pas avoir apprécié Syracuse (trafic, ville bof)... et nous ne sommes pas avec des férus d'archéologie.
Notre choix pourrait être l'un ou l'autre :
Choix 1 avec Syracuse Jour 1 : En arrivant de Palerme, nous dormons le soir à Taormina. (Pas de temps de visite à Taormina juste la soirée) Jour 2 : l'Etna + repos l'après-midi avec nuit à Syracuse. Jour 3 : visite de Syracuse. Jour 4 : Agrigente en passant par Piazza Armerina
Ceci ne nous laissant pas le temps de visiter Taormina, on m'a dit que je faisais une bêtise car il paraît que c'est une ville très sympa. Est-ce une erreur de ne pas y passer une journée ?
choix 2 sans Syracuse Jour 1 : En arrivant de Palerme, nous dormons le soir à Taormina. Jour 2 : Taormina visite et éventuelle plage. Jour 3 : l'Etna + repos l'après-midi avec nuit à Taormina Jour 4 : Agrigente en passant par Piazza Armerina
Éventuellement, sur la 2ème option, si nous restons une vraie journée à Taormina, que devons nous faire ? visite de Taormina (amphithéatre, téléphérique et ... ???), faire une jolie plage proche. Connaissez-vous de belles plages à proximité de Taormina : Pozillo ? Isola bella ? Y-a-t'il un intérêt à aller à Aciréale ?
J'aimerai vraiment votre avis ; considérant le fait que nous voyagerons avec une personne très faible au niveau santé, le choix 2 est peut-être préférable sauf si c'est une grosse erreur de privilégier Taormina à Syracuse. Votre avis sur la question sachant que nous ne pouvons forcer ni sur les visites ni sur les kilomètres. 3h de route maxi par jour et au moins 3 heures de repos ou plage par jour.
Pa ailleurs, sauriez-vous me trouver le numéro en Sicile - s'il y en a un- qui correspondrait au 15 (SOS médecin) et pouvez-vous me dire où se trouve l'hôpital le plus à la pointe en matière de cancérologie en Sicile s'il nous arrivait un soucis avec mon amie ?
Dans l'attente de vous lire, excellentes fêtes de fin d'année.
Ouest américain: quelle route choisir de Moab à Flaming Gorge? English translation pending
Pour aller de MOAB (Red Cliffs lodge) à FLAMING GORGE (Red Canyon lodge), google map me propose 3 itinéraires :
1) le plus rapide Par la 128 + H-way70 + la longue 139 + 40 soit 368km en 5h31

2) Par la 191, soit 443km en 6h45

3) Au milieu de nulle part...enfin par des toutes petites routes (où il doit être facile de se perdre...), 346km (seulement !) mais en 7h20

Pour ceux qui connaissent, quelle est la route la plus agréable ?
1) le plus rapide Par la 128 + H-way70 + la longue 139 + 40 soit 368km en 5h31

2) Par la 191, soit 443km en 6h45

3) Au milieu de nulle part...enfin par des toutes petites routes (où il doit être facile de se perdre...), 346km (seulement !) mais en 7h20

Pour ceux qui connaissent, quelle est la route la plus agréable ?
Traitement anti-paludisme et vaccin contre la grippe A pour l'Inde? English translation pending
bonjour,
Je voudrais savoir s'il est nécessaire de suivre un traitement contre le palludisme au mois de janvier-février pour se rendre
dans les régions de DELHI AGRA VARANASI ET CALCUTTA.
Que pensez du vaccin de la grippe porcine dans ces régions?
Merci pour vos réponses




MARIE
"Un voyage rempli d'imprévus en fait tout son charme"






MARIE
"Un voyage rempli d'imprévus en fait tout son charme"


Conseils pour achat d'une paire de chaussures English translation pending
Bonjour,
Je m'appelle Franck, je part en 2012 vers un tour du monde de 4 ans A PIED et je vais acheter mes chaussures d'ici une semaine.
J'hésite encore sur le choix. Le vendeur au vieux campeur m'a proposer un modèle plutot lourd mais bien compact et qui peut résister surement 4 ans. Le poids des chaussures m'effraie un peu mais si c'est nécessaire...
Donnez moi vos conseils s'il vou plait je suis un peu perdu parmis toutes ces marques.
Merci beacoup
Je m'appelle Franck, je part en 2012 vers un tour du monde de 4 ans A PIED et je vais acheter mes chaussures d'ici une semaine.
J'hésite encore sur le choix. Le vendeur au vieux campeur m'a proposer un modèle plutot lourd mais bien compact et qui peut résister surement 4 ans. Le poids des chaussures m'effraie un peu mais si c'est nécessaire...
Donnez moi vos conseils s'il vou plait je suis un peu perdu parmis toutes ces marques.
Merci beacoup
Le voyageur routard face à la crise économique English translation pending
Bonjour,
Devant les changements radicaux qui se profilent suite à la crise économique qu'on vit, comment voyez vous le futur du voyage en routard (backpacker)?
Ce genre de voyage commencé il y a quelque dizaines d'années sur les chemins de Kaboul, Essaouira et Corfou par des gens qui refusaient déjà le modèle de consommation de la societé américaine et de ses implications politiques et géopolitiques, a t-il de l'avenir?
S'est il autodétruit par sa démocratisation et son dévoyement ? (Cf. la Thailande et ses full moon parties!)
Comment résistera t il devant les tensions géopolitiques qui lui sont hostiles (fermeture frontière, visas difficiles, guerres..)?
Aura t il toujours un sens dans un monde de plus en plus uniforme (culture médias ervant la meme propagande, disparition des cultures locales)?
Quelles innovations devra t il entreprendre face a un transport aérien en crise et une nature detruite et polluée?
Merci pour votre participation
Devant les changements radicaux qui se profilent suite à la crise économique qu'on vit, comment voyez vous le futur du voyage en routard (backpacker)?
Ce genre de voyage commencé il y a quelque dizaines d'années sur les chemins de Kaboul, Essaouira et Corfou par des gens qui refusaient déjà le modèle de consommation de la societé américaine et de ses implications politiques et géopolitiques, a t-il de l'avenir?
S'est il autodétruit par sa démocratisation et son dévoyement ? (Cf. la Thailande et ses full moon parties!)
Comment résistera t il devant les tensions géopolitiques qui lui sont hostiles (fermeture frontière, visas difficiles, guerres..)?
Aura t il toujours un sens dans un monde de plus en plus uniforme (culture médias ervant la meme propagande, disparition des cultures locales)?
Quelles innovations devra t il entreprendre face a un transport aérien en crise et une nature detruite et polluée?
Merci pour votre participation
Chez l'Oncle Sam - Voyage dans le Sud-Ouest Américain English translation pending
Et voilà, après de longs mois de travail, je vous livre le récit de mes pérégrinations dans le Sud Ouest du pays de l’Oncle Sam. Pas trop tôt dirons certains mais vous verrez qu’il y a de la matière à lire et que c’est plus prêt du roman que du carnet ! 😊
Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).
Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…
Dimanche 7 juin - Jour 1
Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !


Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).
Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…
Dimanche 7 juin - Jour 1
Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !


Retour de l'hôtel El Portillo de Las Terrenas (23 au 30 novembre 2009) English translation pending
De retour du Bahia Principe El Portillo (23 au 30 novembre 2009)
Nous avons trouvé l’endroit magnifique. Le transport entre l’aéroport de Samana (El Catey) dur environ 1h15, mais le paysage est tellement beau et en plus tout l’enregistrement se fait dans l’autobus, que ce n’est pas un problème du tout.
La suite junior est très grande et propre. Nous étions au bloc 9. Un peu loin des restaurants et plage, mais le site est pas très grand. Par contre, on entendait un peu de bruit du Pueblo Principe le soir jusque vers 23 heures La nourriture est très bien et variée. Seul le restaurant Italien nous a déçus. Le snack-bar près de la plage a un choix limité. Pour les gros appétits, il est préférable d’aller au buffet le midi. Pour le vin, il semble que c’est le même qu’à Punta Cana. Nous avions acheté du vin rouge au Duty free à Dorval, qu’on apportait aux restaurants à la carte, car leur vin rouge est très médiocre. Le rosée est pas mal, mais il faut le demander, car on ne l’offre pas systématiquement. Le blanc est correct sans plus. Pour le service aux bars, c’est variable, ils n’ont pas toujours tout ce qu’il faut pour faire les consommations. Il y a par contre beaucoup de choix, on trouve toujours quelque chose qui fait l’affaire
La plage est très belle. Il faut faire attention pour ne pas se blesser sur les coraux en avant de l’hôtel. On peut faire de grande marche sur la plage. Si on va vers l’ouest, il n’y a pas de coraux. Vu la présence de coraux il est possible de faire de l’apnée et il y a beaucoup de poissons.
ATTENTION : J’ai emprunté un ensemble de plongée en apnée. Au retour on m’a demandé 10$ pour remplacer la courroie du masque et une courroie d’une palme… Elles étaient en caoutchouc, d’un certain âge… C’était le temps de les remplacer pour des courroies en silicone… et à mon tour de payer… On avait prévu partir avec le catamaran, ça aurait pu nous coûter cher… Si vous empruntez un équipement, vérifiez-le de fond en comble et n’acceptez que de l’équipement à l’état neuf.
Nous avons fait deux excursions.
La première à Los Haïtise avec Stéphanie de la Casa Las Terrenas. Visite des cavernes impressionnantes. Des mangroves plus impressionnantes que ce que j’avais vu a date. Beaucoup d’oiseaux. Superbe journée. Si vous aimez la nature et l’histoire, vous allez aimer. Coût 55$ US par personne.
La deuxième, la route du café et cascade d’El Limon avec Philippe de Indrina tours. Journée mémorable. Si vous voulez voir comment se passe la vie en campagne, voir de beaux paysages, plus le décor splendide de la cascade, vous devez faire cette excursion. Vous pouvez apporter des choses pour les enfants, friandise ou autre. Ils entendent les quads venir et vont sur le bord de la route pour nous saluer. Pour la cascade il y a un bout à cheval et un autre à pieds. La route est très accidentée, les gens en très mauvaise condition physique pourraient ne pas aimer. Coût 70$ US par personne a deux. Nous en plus, on a eu la chance d’être accompagné de gens extraordinaires. C’est encore plus plaisant quand il y a une belle complicité de groupe.
Si vous aller à Samana vous vous devez de sortir de l’hôtel, sinon vous aller passer à côté de ce que cette région a de différent a offrir. En passant par Stéphanie nous avons pu faire pratiquement les 2 excursions pour le prix d’une seule à l’hôtel. Et le service était au-delà de nos attentes.
Si vous voulez faire des achats : Il y a du rhum et de la vanille entre autres au magasin à environ 200 mètres de l’hôtel. Vous pouvez y aller à pied ça prend moins de 10 minutes et il y a un trottoir. À la sortie de l’hôtel, vous allez traverser le chemin et marcher vers la droite. Au bout de la piste d’atterrissage, il y a ce magasin. Il est fermé le dimanche et n’accepte pas les cartes de crédit ou débit. Le rhum se vend environ 30% moins cher qu’à l’hôtel.
A l’hôtel on prend les cartes que dans certaines boutiques. Les prix sont en $ US qu’on convertit en pesos sur la carte au taux de 36 pesos pour 1$ US. Visa m’a reconverti à 33.33 pesos pour 1$CAN. À l’hôtel on change des billets US à 32 pesos et des billets CAN à 30 pesos.
Si vous avez des questions n’hésitez pas, je vous répondrai au meilleur de ma connaissance.
Brimarc
Nous avons trouvé l’endroit magnifique. Le transport entre l’aéroport de Samana (El Catey) dur environ 1h15, mais le paysage est tellement beau et en plus tout l’enregistrement se fait dans l’autobus, que ce n’est pas un problème du tout.
La suite junior est très grande et propre. Nous étions au bloc 9. Un peu loin des restaurants et plage, mais le site est pas très grand. Par contre, on entendait un peu de bruit du Pueblo Principe le soir jusque vers 23 heures La nourriture est très bien et variée. Seul le restaurant Italien nous a déçus. Le snack-bar près de la plage a un choix limité. Pour les gros appétits, il est préférable d’aller au buffet le midi. Pour le vin, il semble que c’est le même qu’à Punta Cana. Nous avions acheté du vin rouge au Duty free à Dorval, qu’on apportait aux restaurants à la carte, car leur vin rouge est très médiocre. Le rosée est pas mal, mais il faut le demander, car on ne l’offre pas systématiquement. Le blanc est correct sans plus. Pour le service aux bars, c’est variable, ils n’ont pas toujours tout ce qu’il faut pour faire les consommations. Il y a par contre beaucoup de choix, on trouve toujours quelque chose qui fait l’affaire
La plage est très belle. Il faut faire attention pour ne pas se blesser sur les coraux en avant de l’hôtel. On peut faire de grande marche sur la plage. Si on va vers l’ouest, il n’y a pas de coraux. Vu la présence de coraux il est possible de faire de l’apnée et il y a beaucoup de poissons.
ATTENTION : J’ai emprunté un ensemble de plongée en apnée. Au retour on m’a demandé 10$ pour remplacer la courroie du masque et une courroie d’une palme… Elles étaient en caoutchouc, d’un certain âge… C’était le temps de les remplacer pour des courroies en silicone… et à mon tour de payer… On avait prévu partir avec le catamaran, ça aurait pu nous coûter cher… Si vous empruntez un équipement, vérifiez-le de fond en comble et n’acceptez que de l’équipement à l’état neuf.
Nous avons fait deux excursions.
La première à Los Haïtise avec Stéphanie de la Casa Las Terrenas. Visite des cavernes impressionnantes. Des mangroves plus impressionnantes que ce que j’avais vu a date. Beaucoup d’oiseaux. Superbe journée. Si vous aimez la nature et l’histoire, vous allez aimer. Coût 55$ US par personne.
La deuxième, la route du café et cascade d’El Limon avec Philippe de Indrina tours. Journée mémorable. Si vous voulez voir comment se passe la vie en campagne, voir de beaux paysages, plus le décor splendide de la cascade, vous devez faire cette excursion. Vous pouvez apporter des choses pour les enfants, friandise ou autre. Ils entendent les quads venir et vont sur le bord de la route pour nous saluer. Pour la cascade il y a un bout à cheval et un autre à pieds. La route est très accidentée, les gens en très mauvaise condition physique pourraient ne pas aimer. Coût 70$ US par personne a deux. Nous en plus, on a eu la chance d’être accompagné de gens extraordinaires. C’est encore plus plaisant quand il y a une belle complicité de groupe.
Si vous aller à Samana vous vous devez de sortir de l’hôtel, sinon vous aller passer à côté de ce que cette région a de différent a offrir. En passant par Stéphanie nous avons pu faire pratiquement les 2 excursions pour le prix d’une seule à l’hôtel. Et le service était au-delà de nos attentes.
Si vous voulez faire des achats : Il y a du rhum et de la vanille entre autres au magasin à environ 200 mètres de l’hôtel. Vous pouvez y aller à pied ça prend moins de 10 minutes et il y a un trottoir. À la sortie de l’hôtel, vous allez traverser le chemin et marcher vers la droite. Au bout de la piste d’atterrissage, il y a ce magasin. Il est fermé le dimanche et n’accepte pas les cartes de crédit ou débit. Le rhum se vend environ 30% moins cher qu’à l’hôtel.
A l’hôtel on prend les cartes que dans certaines boutiques. Les prix sont en $ US qu’on convertit en pesos sur la carte au taux de 36 pesos pour 1$ US. Visa m’a reconverti à 33.33 pesos pour 1$CAN. À l’hôtel on change des billets US à 32 pesos et des billets CAN à 30 pesos.
Si vous avez des questions n’hésitez pas, je vous répondrai au meilleur de ma connaissance.
Brimarc
Itinéraire de vingt-deux jours en Égypte English translation pending
Bonjour à tous ! J'aimerais avoir votre avis sur la faisabilité de cet itinéraire. Surtout au niveau technique: déplacement, horaire, etc.
Mais avant, voici une petite présentation de nos intérêts et notre expérience de voyage.
Je vais rejoindre un ami en Égypte pour 22 jours d'aventures. Nos intérêts sont surtout la nature/paysage, la plongé et l'aventure. J'ai l'intention de faire quelques musées égalements, car l'histoire me passionne. Côté expérience de voyage j'ai fait plusieurs voyages "sac à dos" en solitaire. Zéro stress. J'ai l'expérience de me débrouiller absolument seul en territoire étranger dans toutes sortes de situations imprévues et autres inconvénients du voyage. Mon ami a encore plus d'expérience que moi. Il est rendu à 2 ans en tour du monde. Aussi, j'aime bien charger mes voyages et les règler comme une horloge même si je sais très bien qu'une fois sur place l'itinéraire fini toujours pas changer, mais je peux toujours m'ajuster.
Aussi, je voyage pour voir le plus de choses possibles pendant le temps qui m'ai accordé sur place. Je prends le temps d'apprécier les sites, les musées et autres, mais restez à rien faire ne m'intéresse aucunement et je n'aime pas trop m'attarder. 2-3 jours par villes me suffise pour un premier voyage. Plus tard, j'approfondirais si j'aime. Je ne vais pas non plus en voyage pour me "reposer" ou prendre des "vacances".
Donc, comme c'est mon premier voyage en Égypte, j'aimerais surtout avoir votre opinion sur la faisabilité de cet itinéraire sur le plan technique.
Jour 1: Départ du Caire vers l'oasis de Bahareyya (390 km 4-5 heures de trajet en taxi/bus/minibus)
Jour 2: Bahareyya, puis départ vers l'oasis de Farafra (200 km 3 heure de trajet, beaucoup plus en comptant les arrêts) en passant par le le désert noir, Agabat et le désert blanc puis arrivé à Farafra
Jour 3: Oasis Farafra et exploration du "nouveau désert blanc"
Jour 4: Départ pour l'oasis de Dakhla (330 km 4 heures de trajet) Visite du quartier El-Qasr et de Balat.
Jour 5: Dakhla. départ vers l'oasis Kharga au matin (190 km – 2h30 de trajet) Visite de quelques sites dont la nécropole de Bagawat puis départ pour Louxor le jour même (375 km bus/taxi 4-5 heures de trajet)
Jour 6: Louxor, visite des temples, monuments, musée, etc.
Jour 7: Louxor, visite des temples, monuments, musée, etc.
Jour 8: départ pour Assouan (262 km taxi ou train 3-4 heures de trajet)
Jour 9: Assouan, visite des temples, monuments, musée, etc. Jour 10: Assouan, visite et felouque départ vers Abu Simbel pour y passer la nuit. (Vol Egyptair 30 mins ou taxi/bus/train/minibus 2 à 4 heures
Jour 11: Abu Simbel, visite des sites au matin pour éviter la foule. Vol Egyptair Abu Simbel >> Sharm El-Sheik en fin d'après-midi (+/- 5-6 heures de vol incluant le transfert)
Jour 12: Sharm El-Sheikh, détente, plage et plongé
Jour 13: Excursion de plongé à Ras mohammed
Jour 14: Sharm El-Sheikh, détente, plage et plongé
Jour 15: Départ vers Dahab en bus au petit matin (1H), monastère de Sainte-Catherine et détente Jour 16: Dahab, détente, plage et plongé
Jour 17: Dahab, plongé et ascension du Mont Sinaï pour admirer le lever du soleil (reste à vérifier l'altitude...à cause de la plongé)
Jour 18: départ vers la Jordanie pour visiter Petra
Jour 19: Petra
Jour 20-22: retour vers Le Caire avec quelques petits arrêts en chemins.
Merci énormément 🙂
Mais avant, voici une petite présentation de nos intérêts et notre expérience de voyage.
Je vais rejoindre un ami en Égypte pour 22 jours d'aventures. Nos intérêts sont surtout la nature/paysage, la plongé et l'aventure. J'ai l'intention de faire quelques musées égalements, car l'histoire me passionne. Côté expérience de voyage j'ai fait plusieurs voyages "sac à dos" en solitaire. Zéro stress. J'ai l'expérience de me débrouiller absolument seul en territoire étranger dans toutes sortes de situations imprévues et autres inconvénients du voyage. Mon ami a encore plus d'expérience que moi. Il est rendu à 2 ans en tour du monde. Aussi, j'aime bien charger mes voyages et les règler comme une horloge même si je sais très bien qu'une fois sur place l'itinéraire fini toujours pas changer, mais je peux toujours m'ajuster.
Aussi, je voyage pour voir le plus de choses possibles pendant le temps qui m'ai accordé sur place. Je prends le temps d'apprécier les sites, les musées et autres, mais restez à rien faire ne m'intéresse aucunement et je n'aime pas trop m'attarder. 2-3 jours par villes me suffise pour un premier voyage. Plus tard, j'approfondirais si j'aime. Je ne vais pas non plus en voyage pour me "reposer" ou prendre des "vacances".
Donc, comme c'est mon premier voyage en Égypte, j'aimerais surtout avoir votre opinion sur la faisabilité de cet itinéraire sur le plan technique.
Jour 1: Départ du Caire vers l'oasis de Bahareyya (390 km 4-5 heures de trajet en taxi/bus/minibus)
Jour 2: Bahareyya, puis départ vers l'oasis de Farafra (200 km 3 heure de trajet, beaucoup plus en comptant les arrêts) en passant par le le désert noir, Agabat et le désert blanc puis arrivé à Farafra
Jour 3: Oasis Farafra et exploration du "nouveau désert blanc"
Jour 4: Départ pour l'oasis de Dakhla (330 km 4 heures de trajet) Visite du quartier El-Qasr et de Balat.
Jour 5: Dakhla. départ vers l'oasis Kharga au matin (190 km – 2h30 de trajet) Visite de quelques sites dont la nécropole de Bagawat puis départ pour Louxor le jour même (375 km bus/taxi 4-5 heures de trajet)
Jour 6: Louxor, visite des temples, monuments, musée, etc.
Jour 7: Louxor, visite des temples, monuments, musée, etc.
Jour 8: départ pour Assouan (262 km taxi ou train 3-4 heures de trajet)
Jour 9: Assouan, visite des temples, monuments, musée, etc. Jour 10: Assouan, visite et felouque départ vers Abu Simbel pour y passer la nuit. (Vol Egyptair 30 mins ou taxi/bus/train/minibus 2 à 4 heures
Jour 11: Abu Simbel, visite des sites au matin pour éviter la foule. Vol Egyptair Abu Simbel >> Sharm El-Sheik en fin d'après-midi (+/- 5-6 heures de vol incluant le transfert)
Jour 12: Sharm El-Sheikh, détente, plage et plongé
Jour 13: Excursion de plongé à Ras mohammed
Jour 14: Sharm El-Sheikh, détente, plage et plongé
Jour 15: Départ vers Dahab en bus au petit matin (1H), monastère de Sainte-Catherine et détente Jour 16: Dahab, détente, plage et plongé
Jour 17: Dahab, plongé et ascension du Mont Sinaï pour admirer le lever du soleil (reste à vérifier l'altitude...à cause de la plongé)
Jour 18: départ vers la Jordanie pour visiter Petra
Jour 19: Petra
Jour 20-22: retour vers Le Caire avec quelques petits arrêts en chemins.
Merci énormément 🙂
Séjour au Québec avec des jeunes enfants English translation pending
Voilà c'est décidé , notre prochain voyage .....Quebec, nous avons deja pris contact avec Authentic Canada, qui ont l'air tres sèrieux, nous partons avec nos 2 enfants qui aurons 6 et 11 ans.
Pouvez vous nous faire part, de vos impressions par apport à l'itineraire proposé:
- Jour 1 :arrive Montréal
- Jour 2:Montréal, avec au programme , visite du Biodome
- Jour 3:Montréal/Mt Tremblant:sur la route visite du Parc Omega
- Jour 4/5/6:Mt Tremblant/Mauricie:direction la Pourvoirie Sacacomie pour 2 nuits et 1 nuit en canot camping+un survol en hydravion
- Jour 7:Mauricie/Haute Mauricie
- Jour 8:Haute Mauricie/Lac ST jean:visite du zoo St félicien et nuit chez l'habitant
- Jour 9/10:Lac St jean/Tadoussac:observation des baleines
- Jour 11:Tadoussac/Charlevoix
- Jour 12/13/14:Charlevoix/Quebec
- Jour 15:Quebec/Montréal:retour au pays(snifff...)
Il ya des endroits ou nous n'avons encore rien prévu, je compte sur nos amis quebecois pour nous donner leurs avis ainsi que toutes personnes pouvant nous aider.
Pour l'avion nous avons prévu Air Canada, nous serions eventuellement interressé, par la reduction pour la location de voiture, qu'il propose sur leur site, en avez vous profité et quel réduction propose t'il?
Le séjour est prévu en juillet.
Nous sommes preneur de tous vos conseils, pour prépare ce séjour, nous nous sommes déjà fait parvenir tous les guides de ces régions par "bonjourQuebec".
Il ya des endroits ou nous n'avons encore rien prévu, je compte sur nos amis quebecois pour nous donner leurs avis ainsi que toutes personnes pouvant nous aider.
Pour l'avion nous avons prévu Air Canada, nous serions eventuellement interressé, par la reduction pour la location de voiture, qu'il propose sur leur site, en avez vous profité et quel réduction propose t'il?
Le séjour est prévu en juillet.
Nous sommes preneur de tous vos conseils, pour prépare ce séjour, nous nous sommes déjà fait parvenir tous les guides de ces régions par "bonjourQuebec".
Toute la Namibie, rien que la Namibie! English translation pending
Le choix de la destination:
Cette année, comme les enfants ont grandi (maintenant 11 et 13 ans), nous envisageons de changer les habitudes familiales. En principe, il s’agissait de voir la famille et les cousins, de parcourir des lieux mille fois vus et connus. Les maisons de famille, les appartements prêtés, les plages de l'Atlantique ou de la Méditerranée. Non cette fois, changement de continent. En avant toute, vers l'Afrique. Durant quelques semaines, le choix se porte sur une découverte du Kenya ou de la Tanzanie afin de rencontrer des animaux et de profiter de l'océan indien qui permet de mettre un peu les pieds dans l'eau. Sur internet, c'est la chasse aux bonnes affaires: -30% par ici, - 40% par là. 2 semaines de séjour sont envisagées avec quelques jours de safari, le reste c'est baignade. Puis tout d'un coup, papa s'est rappelé avoir visité, il y a bien longtemps, un très beau pays où il y a énormément de choses à voir: la Namibie. C'est où d'ailleurs?
Presqu'au bout de l'Afrique, calée entre l'Atlantique et un désert: le Kalahari. Placée de part et d'autre du tropique du Capricorne, c'est 825000 km2 de diversité tant pour les paysages que pour ses habitants. Le choix sur la destination a été conclu rapidement après les arguments de papa.
Oui, il y a les grands animaux, mais il y a aussi des déserts, des villes à l'architecture bizarre et des peuples différents et variés. En plus, c'est l'hiver mais le temps y est toujours au beau fixe. Il a fallu trouver comment se rendre là-bas. En voyage organisé? En groupe, en camping? En recherchant sur internet, une solution s'est présentée: un voyage où les enfants sont intégrés ce qui est rarement le cas dans des voyages aux destinations lointaines. Un hic, pour maman, c'est le camping et les petits déj avec les moufles!!! en effet, à cette période de l'année, c'est l'hiver et dans le désert, la température aux heures où le soleil se cache peut descendre aux alentours de 0°. De plus, il faut participer aux montage/démontage de tente. Alors cette solution est abandonnée pour entrevoir la piste de l'autotour: location d'un véhicule et réservation de nuits dans des lodges tous les jours différents selon un parcours prédéterminé. Soit, c'est cette solution qui est retenue par la famille. Maintenant , à nous d'établir le circuit: Le lieu de départ et d'arrivée est vite trouvé: Windhoek, la capitale. L'achat d'un guide touristique nous permet ensuite de vérifier les différents sites à visiter.
Etosha: le grand parc animalier, Swakopmund: la côte atlantique au climat breton, le désert du Namib avec ses immenses dunes. Ce sont les principaux centres d'intérêt visités lors d'un premier voyage en Namibie. A ce stade des choix, il a fallu chercher les vols internationaux pour se rendre là-bas. Avec les contraintes de chacun, le départ ne peut pas se faire avant le 17 juillet. Et le retour?
Sur internet, les meilleurs prix ont permis de définir une durée de 3 semaines soit un retour le 10 Août pour un départ le 21 juillet. Entre temps nous avons cherché un tour opérateur local qui pourrait nous dénicher les meilleures réservations possibles de lodges et de véhicules. Nous ne cherchions pas dans la catégorie luxe mais standard pour l'hébergement et un SUV et non un 4X 4 pour le véhicule. Ces choix ayant été faits en fonction de notre portefeuille et des lectures de guides et d'informations lues sur le net. Notre choix s'est porté sur Tourmaline , un TO établi sur place et francophone, ce qui est appréciable lorsque l'on ne maîtrise pas totalement l'anglais. Ce TO s'est occupé de la location des lodges et du véhicule selon nos critères. En raison de la période choisie où le touriste est nombreux, il a fallu modifier des emplacements de lodges et de catégorie. Partant près de 3 semaines, nous avons pu établir un parcours très étendu puisque maman voulait visiter le Fish river canyon .Le peuple Himba et les chutes d'Epupa à la frontière angolaise ont pu être inclus dans notre périple. Afin de se reposer et d'approfondir les visites, nus avons choisi de nous établir pour 2 nuits dans certains lodges. A Fish river, à Sesriem, à Swakopmund et à Epupa falls. Pour le reste, arrivée prévue dans l'après midi pour repartir le lendemain matin.
Lorsque les réservations de vols et de lodges ont été validées, il s'est agi de rédiger un road book afin d'aider le copilote sur la route à tenir au jour le jour. En plus, d'aider à la lecture des cartes routières, le livre de bord permet également de prévoir les arrêts sur le trajet., les lieux d'intérêt à ne pas manquer. Bien sûr, un horaire purement indicatif est ajouté à cela afin de s'autoriser des ajustements. A cela ne sont pas prévus les impondérables d'un tel circuit puisque 80% du kilométrage s'effectuera sur piste. (crevaisons et réparations qui s'ensuivent, ensablement, etc...)
Tout cela nous a demandé plus de 200 heures sans compter la préparation et le choix des bagages qui ont été l'oeuvre de maman. Mais à l'heure prévue soit le 21 juillet à 16h, toute la famille était fin prête pour se rendre à Roissy-direction Windhoek via Londres et Johannesbourg.
Le déroulement du circuit: Jour 1: arrivée à Windhoek Après 3 vols passés sans encombre, nous débarquons directement sur le tarmac de l'aéroport. Notre TO nous a envoyé un collaborateur afin de nous remettre les documents utiles à notre séjour et à nous rendre auprès du loueur de véhicule qui nous remet les clés de notre compagnon de voyage. Après en avoir fait le tour consciencieusement, nous signons la décharge et prenons le chemin de notre lodge dans Windhoek. Notre guide nous devance afin de nous faire la route puisque nous ne connaissons pas la ville et que la conduite à gauche est une épreuve après 18 heures de voyage. Tout se passe bien et nous parvenons sans encombre au lodge (Terra Africa Guesthouse) situé en face de la présidence de la république. Un cocktail d'accueil nous attend et Francisco de Tourmaline nous donne le road book et les vouchers qui nous serviront comme bon d'échange pour les lodges. Après avoir pris congé de notre hôte, nous nous rendons dans la chambre confortable du lodge afin de préparer la suite de notre périple et de récupérer du voyage. Tous les bagages sont arrivés avec nous ce qui n'est pas toujours le cas lors des correspondances à Johannesbourg. Dès que tout le monde est prêt, cap sur le centre ville afin de commencer notre visite. Accoutumance à la conduite à gauche et lecture du plan ont été les objectifs du chauffeur et du copilote afin de ne pas se perdre. Objectif atteint puisque l'on a visité le quartier central où l'intérêt de la visite se concentre (Independance avenue, F.Castro street). Le véhicule est surveillé pendant la visite par un gardien assermenté et que l'on rémunère. De retour au lodge, premières réactions de la famille puis souper dans une salle à manger très sobre mais d'une incroyable propreté et cela dans les moindres détails. C'est la qualité première du tourisme namibien que l'on retrouvera au cours de tout le circuit. Un profond respect pour le client. Une attention de tous les instants de la part des serveurs. A 20 heures 30, extinction des feux.
Jour 2: direction le Kalahari A 8 heures, départ du lodge, température 9°. Nous quittons Windhoek pour près de 400 km. Pour l'instant nous n'avons roulé que sur de la route goudronnée. Que vont être les pistes? Nous en avons déjà parcouru, maman et moi, mais jamais au volant. Pour pimenter le parcours, nous ne prenons pas le chemin classique pour rejoindre notre lodge de ce soir. En principe, il faut prendre la route B1, goudronnée sur 300 km avant d'attaquer les premières pistes. Nous, après 30 km, quittons la B6 pour emprunter notre première piste (C23)direction plein sud. Vitesse maximale annoncée par panneau : 100km/h. De fins graviers et un relief peu prononcé permettent d’établir une moyenne très correcte d’ environ 80 km/h . Chacun s’occupe comme il peut ou comme on lui demande : voir des animaux !! et bientôt c’est Arthur qui aperçoit les premiers singes : des babouins en troupe. Comme nous sommes partis sans provision pour les pique niques, il faut prévoir à la prochaine ville de s’arrêter pour faire le plein de victuailles (chips, charcuterie, fruits, boissons, etc..). Le premier arrêt sera Dordabis : quelques maisons à l’intersection de la C23 et de la C15. Pour accéder à la boutique nous devons franchir une grille sur la route principale. La mini épicerie sert également de station service. Nous faisons les emplettes prévues qui sont gardées précieusement au froid dans la glacière électrique qu’avait judicieusement apportée maman dans sa valise. Branchée sur l’allume-cigare, cela a permis de conserver nos provisions plusieurs jours sans devoir s’arrêter trop souvent. De plus sur certains trajets, les épiceries étaient très éloignées les unes des autres sans compter que le dimanche tout est fermé !! Nous rejoignons l’Anib lodge vers 14h30 après avoir tenté, sans succès, d’approcher les bushmens à l’intu Afrika kalahari game reserve en raison de plaques de sable impossibles à franchir sans 4 X4. L’installation faite dans nos 2 chambres, nous partons, chaudement vêtus, faire une marche d’environ 6 km dans la savane environnante ce qui nous permettra d’apercevoir oryx, springboks. Le soir, repas convivial servi à la place, d’une excellente qualité avec l’originalité de la tradition culinaire française en raison d’un gérant français.
Jour 3: direction le Fish river canyon Ce matin, on frôle la gelée !! 4° au thermomètre de la voiture lorsque l’on quitte le lodge. A Mariental, nous faisons le plein d’essence. 400 km de parcouru avec 36 l. Cela permet d’étalonner la consommation. Quelques courses au supermarché SPAR glacial puis direction plein sud sur la B1 goudronnée. Nous longeons la voie ferrée qui relie l’Afrique du sud à Windhoek. Route monotone et plate mais rapide à parcourir (100km/h de moyenne). Peu de circulation, quelques camions tout de même mais pas un trafic soutenu. A l’entrée de Keetmanshop, nous partons rejoindre la quiver tree forest (kokker boom) afin de voir cet ensemble d’aloès dans un magnifique décor rocheux peuplé d’une foule de damans des rochers, cousins lointains des éléphants. Après un pique nique très venteux, nous visitons le « Giant Playground » qui est une formation géologique de blocs de grès aux magnifiques couleurs. Nous reprenons la route via Keetmanshop par la B4 en direction de Luderitz. Route goudronnée, moyenne près de 100km/h. Sur la carte, nous avions repéré le Naute recreation resort, un site composé d’un lac réservoir fermé par un barrage. Plutôt que de prendre la voie directe pour rejoindre le Fish river, nous partons à la découverte de ce site par une piste très roulante. Nous arrivons, sans encombre au bord du lac après avoir vu, de loin, le barrage. Le temps est très venteux et frais, ce qui nous incite peu à y rester. C’est certainement en été un endroit très prisé pour la baignade et les pique-niques en raison du grand nombre de canettes disséminées çà et là. Dans quelques kilomètres, nous allons quitter la D545 pour prendre la C12 quand tout à coup nous nous trouvons devant une plaque de sable mou d’environ 30 mètres qui va s’avérer infranchissable facilement, n’étant pas pourvu d’un 4X 4. Depuis des heures, aucune circulation rencontrée, et quand la poussière soulevée par notre véhicule s’estompe, nous avons la chance de voir derrière nous une voiture. C’est le salut pour continuer notre chemin. Aidée par 3 gaillards, la famille me facilite le franchissement de l’obstacle qui sera vite un mauvais (petit) souvenir. Sans problème ensuite, nous rejoignons le Canyon village situé dans un décor de western en bordure d’un magnifique escarpement rocheux aux couleurs du crépuscule. 2 chambres communicantes seront notre havre de repos pour les 2 nuits suivantes. Dès le déchargement des bagages fini, nous partons à la découverte des environs du lodge et de la piscine qui fait tant envie aux enfants. La température de l’eau les découragera , seuls les pieds y seront trempés.
Jour 4: le Fish river canyon Comme tous les jours maintenant, départ vers 8 h afin de profiter au mieux et sans se presser du site du 2ème plus grand canyon du monde. Papa avait prévu d’aller visiter le canyon de bon matin afin de profiter du soleil levant depuis les différents postes d’observation placés le long du plateau surplombant l’a-pic vertigineux. Ensuite, route vers Aï Ais à l’autre bout du canyon pour pique niquer et visiter les bords de la fish river et le centre thermal implanté près d’une source chaude. Retour en fin d’après midi et peut-être repassage au fish river afin de profiter d’un 2ème type d’ensoleillement. Tout cela est tombé à l’eau par une erreur du pilote qui a pris à gauche la C37 en sortant de la piste sortant du lodge. Le copilote n’a pas assuré, persuadé de la bonne inspiration du chauffeur. Pendant des kilomètres nous apercevons la cassure dans le plateau créée par la rivière mais l’entrée du site n’apparaît pas jusqu’à ce que nous nous retrouvions sur la C10 qui mène à …. Aï Ais. Tant pis, notre erreur admise, nous continuons jusqu’à rejoindre le fond et la fin du canyon. Là, la température est plus clémente et nous entamons une balade le long de la rivière jusqu’à un barrage créant une retenue d’eau qui permet le développement de la végétation dans un site très rocailleux. C’est en proximité de la rivière que nous allons croiser une troupe de babouins qui jaillit des fourrés pour rejoindre les versants rocheux après s’être désaltérée. Nous les suivons des yeux jusqu’à ce qu’ils disparaissent au milieu des blocs de rochers surplombant la rive. De retour à la voiture, nous visitons le centre thermal aux eaux sulfureuses qui vient d’être entièrement rénové. Et maintenant, filons au fish river. Après une heure de route nous arrivons enfin en bordure du canyon où un vent de Nord Est très frais nous reçoit. Il nous coupe presque en deux. Nous découvrons un paysage très aride où seules apparaissent au fond du canyon des plaques vertes de végétation entourant des cuvettes où l’eau se maintient. Des méandres s’enchaînent à des profondeurs vertigineuses qu’il est difficile d’estimer en raison du manque de comparaison. 5 à 600 mètres de verticalité nous séparent du fond du canyon où la rivière s’écoule lors des orages d’été. Nous pique-niquons en bordure du canyon frigorifiés par un fort vent puis nous nous déplaçons afin d’avoir une nouvelle approche visuelle de ce magnifique site. Nous entreprenons le chemin de retour quand s’allume le voyant de réserve d’essence. Ne connaissant pas le véhicule nous ne savons pas la taille de la réserve. Le prochain point d’alimentation se situe au canyon lodge que nous atteindrons avec l’angoisse de la panne sèche. Tout se passe bien et c’est au milieu d’un cimetière de vieilles voitures pas toutes américaines que l’on engloutit 55 litres du précieux liquide. Avant de rentrer nous faisons un petit crochet par Canon village à l’architecture magnifiquement intégrée à la rocaille environnante.
Jour 5: Aus et les chevaux sauvages Aujourd’hui, départ un peu plus matinal car nous faisons une entorse au road book de notre TO. Le but de la journée est de rejoindre le village d’Aus et d’y rencontrer des troupeaux de chevaux sauvages dont l’origine est mal définie. Pour cela, nous retournons sur nos pas pour rejoindre la B4 goudronnée de Seeheim à Aus. Mais après avoir visionné Google Earth, papa s’est aperçu qu’une autre route était possible : plus longue mais permettant de s’approcher au plus près de l’Afrique du sud en longeant la rivière Orange. C’est notre choix, et nous nous y engageons. Passage près d’Aï Ais puis D316 et D207 pour rejoindre la rive Nord de la rivière Orange. Cette dernière voie est l’inconnue du jour, nous ne savons pas vraiment la qualité de la piste que l’on va rencontrer mais il s’avère que c’est du billard dans un paysage fantastique presque lunaire. Les calculs de distance faits sur Google étaient justes et en 30 minutes de trajet nous voilà en vue de l’Afrique du sud. La rivière Orange à la différence de la Fish est un fleuve pérenne. Il permet le rafting sur certains sites. Pendant pr��s de 100 km nous longeons cette rivière et franchissons la Fish juste avant son confluent. La rocaille des montagnes se mêle à une végétation verdoyante d’arbres et de culture sur des bassins bien arrosés. De temps en temps, la route tortueuse s’éloigne du cours du fleuve pour suivre le cours asséché d’affluents temporaires. Cela fait plus de 150 km que nous n’avons pas rencontré d’habitations ni âme qui vive et seulement croisé quelques véhicules mais c’est dimanche, et en ce jour il n’y a pas beaucoup d’animation , l’activité étant réduite au minimum. Nous arrivons à Rosh Pinah, ville minière en pleine croissance. Afin de ne pas retomber dans les erreurs passées, plein d’essence après seulement 230 km parcourus. Nous sommes de nouveau sur le plateau, roulant sur la C13 maintenant goudronnée jusqu’à Aus en raison du fort trafic engendré par les mines. Le vent souffle très fort et la végétation est réduite à sa plus simple expression : pas un arbre, pas un abri pour pique niquer. Après une courte discussion familiale, et en fonction des conditions climatiques défavorables, il est convenu que l’on mangerait en roulant y compris le chauffeur et que cela permettrait d’ajouter une visite jusqu’alors supprimée de notre circuit : Aller à Luderitz et voir la côte Atlantique au sud de la Namibie. Nous passons Aus en coup de vent puis la B4 est avalée à un rythme d’enfer jusqu’à l’océan. Sur 125 km, 3 virages et une grande plaine où la route est longée par une voie de chemin de fer en cours de rénovation sont les seuls souvenirs du trajet. Les 10 derniers kilomètres voient apparaître des dunes annonciatrices de la côte. Tout près de Luderitz, se dresse la ville fantôme de Kolmanskop entourée de barbelé et noyée en partie sous les sables. Comme depuis notre arrivée en Namibie, le soleil brille de mille feux ce qui n’est pas souvent le cas sur la côte. De plus, la température à l’approche de l’océan n’a pas fléchi, comme on pouvait l’imaginer, mais au contraire, le thermomètre de la voiture s’affole : 30°. Nous arrivons dans le port aux rues vides de monde, colorées de teinte pastel sur les murs des habitations et des commerces. Nous nous rendons de suite à shark island, la presqu’île dominant le port. Après avoir acquitté un péage, nous rentrons dans une zone touristique où la population à la belle saison doit venir pour profiter de la côte. Quelques instants pour tester l’eau de l’Atlantique bien froide en cette période (14° environ) seront aussi nécessaires pour s’acclimater à une hygrométrie bien différente de celle du reste du circuit. En effet, 10 à 15% est le taux le plus souvent rencontré dans ce pays ce qui se traduit par une forte irritation des voies respiratoires supérieures renforcée par une poussière persistante lorsque le vent souffle. Après cet arrêt, nous continuons notre passage dans Luderitz, port de pêche principal du pays. Mais il faut penser à rejoindre Aus et son desert horse inn qui nous hébergera pour la nuit . Après un clin d’œil à notre littérature de bande dessinée, nous quittons la côte pour rencontrer des chevaux sauvages attroupés autour d’un point d’eau au milieu de nulle part.
Jour 6: En route pour le Namib A 8 heures, comme d’habitude départ avec arrêt dans le village d’Aus pour faire le plein d’essence et de victuailles pour les pique-niques à venir. Comme papa aime bien les chemins de fer, passage à la gare pour des photos. Direction le désert du Namib par la C13 puis D707 pour contourner le Tirasberg. Au fil des kilomètres, vision multiple de troupeaux d’animaux sauvages et domestiques derrière les barbelés des grandes fermes transformées en partie en guest houses et lodges. Autruches, springboks, oryx ne font plus l’objet d’arrêt-photo tellement nous en aurons croisé au cours de 2000 premiers kilomètres. Il faut une originalité certaine dans le sujet pour qu’il y ait demande au chauffeur de s’arrêter. Dans cette partie de la route, la proximité des dunes rouges du Namib mélangée au doré des herbes a excité l’attention des photographes La fin de l’après midi a été un peu gâchée par une C27 difficile à cause de la tôle ondulée qui nous a été servie. C’est un des seuls passages désagréables de piste que l’on a dû supporter. Mais le lodge où l’on va passer 2 nuits nous a permis de vite oublier ces désagréments de la route. Pratiquement tout neuf, le hoodia tented camp est situé à environ 40 km de l’entrée du site de Sesriem . Ces bungalow-tentes sur pilotis sont disséminés le long du cours de la rivière Tsauchab à sec le plus souvent et dominés par une montagne où l’on peut apercevoir le dessin d’une tête de lion. Magique !!d’autant plus que l’aménagement intérieur est très imaginatif : baignoire accolée au bungalow mais placée à l’extérieur dans une courette fermée attenante. L’ensemble du lodge est très bien intégré dans le paysage avec un souci de prendre en compte l’écologie jusque dans les menus détails. Pas d’éclairage extérieur pour rejoindre le bâtiment central depuis les bungalows mais une lampe solaire servant également de porte-clé. Un goût parfait pour la décoration sobre mais efficace de la salle de restaurant et du lobby.
Jour 7: Découverte du parc de Sesriem Départ très matinal (6h30) afin de profiter du soleil levant sur l’étendue des dunes. La température est un peu plus élevée que les jours précédents (14°). La journée commence par une file d’attente aux caisses du parc afin d’accéder aux dunes. La voie d’accès est goudronnée sur 65 km jusqu’à la zone où seuls les 4 X4 peuvent s’engager soit les 5 derniers kilomètres ; Nous laissons la voiture pour une navette coûteuse qui nous emmène au Deadvlei, une étendue asséchée parsemée d’arbres comme calcinés. Nous sommes maintenant entourés de dunes toutes plus hautes les unes que les autres d’une couleur tirant sur le rouge. Nous nous engageons sur l’une d’elles qui semble être la plus haute. Tout de suite, papa et maman sont lâchés par la nouvelle génération pleine d’allant. Nous gravissons les pentes comme en ski, soit en zigzag et nous nous enfonçons sans cesse dans ce sable sans fond. La crête tant espérée à atteindre semble s’éloigner lorsque l’on quitte les traces faites par nos prédécesseurs. Les jeunes nous distancent vite mais sont obligés de nous attendre puisque l’on a gardé les provisions d’eau. Enfin nous voyons l’autre côté et le majestueux décor de cet ensemble infini de dunes. Maintenant nous pouvons profiter d’un horizon à perte de vue rempli d’un sable rougeoyant parsemé çà et là des plaques blanches des anciennes zones humides maintenant transformées en sel. A nous la descente directe dans le sable qui nous rappelle la neige. Arrivés en bas, nous vidons les chaussures plombées de sable. Le vent s’est levé emportant avec lui les grains colorés qui déplaceront petit à petit les dunes plantées parallèlement en forme de parenthèse. Pique-nique sous les arbres encore irrigués, mais jusqu’à quand, qui nous procurent une ombre bienfaisante. Nous passons à la dune 45, la plus visitée en raison de son accès aisé et lieu de campement privilégié sur le site. En cette après midi, nous filons vers le canyon situé tout près de l’entrée du parc. Après la marche de ce matin en terrain difficile, il faut dialoguer longuement afin que la jeunesse accepte de s’engager dans les gorges. Les babouins viennent rapidement à notre secours en se montrant peu farouches et démonstratifs. Pendant près de 2 heures nous parcourrons un site encaissé, entaillé dans la roche où la végétation se réduit à quelques arbres . La rivière Tsauchab qui a creusé ce canyon, ne coule que lors d’orages violents l’été. Toutefois nous trouverons un trou d’eau encore garni. Ce sera notre seule journée sportive du circuit où la marche a été la principale occupation. Des glaces récompenseront les sportifs en herbe après leur brillante matinée d’escalade.
Jour 8: Rendez vous sur la côte Environ 400 km de route aujourd’hui nous attendent, parsemés de paysages de gorges aux rivières asséchées, de plateaux vallonnés et de plaines arides et monotones à l’approche de l’Atlantique. Le passage du tropique du Capricorne sur la C14 est l’occasion de la photo marquante du jour et de retrouvailles avec des touristes rencontrés au hasard des lodges. Après le pique-nique au pied des derniers arbres rencontrés avant d’atteindre la côte ( 150 km), nous avalons la piste roulante (C14) à près de 100km/h pour rejoindre l’Atlantique et ses brumes. Attendues et tant de fois décrites. Walvis bay nous accueille sous un soleil radieux qui nous encourage à voir les marais salants et de s’approcher au plus prés de l’océan. Port en eau profonde, il reçoit foule de bateaux de commerce et de pétroliers, la Namibie n’ayant pas de ressource pétrolière. Par contre, l’uranium est exploité à proximité même de la côte et le bruit des tirs de mine encombre l’espace sonore du lieu. Nous traversons les marais salants et nous nous rendons jusqu’à une plage vide en cette période de l’année, mais les installations sanitaires indiquent une forte occupation lors des chaudes journées d’été austral. Maintenant, il s’agit de rejoindre notre lodge de Swakopmund , nous en profitons pour visiter Walvis bay au passage à travers ses différents quartiers et en particulier les townships du nord de la ville. La route goudronnée qui sépare les 2 « métropoles » de la côte namibienne est vite avalée nous permettant d’apercevoir les aménagements touristiques en cours de réalisation le long des plages. On se croit sur nos côtes avec des ensembles immobiliers plaqués aux plages, mais toutefois avec une moindre ambition en raison de la faible importance de la population du pays. Swakopmund apparaît comme une sorte de Deauville austral avec ses boutiques de standing et ses villas huppées le long du Strand . Beaucoup de différence par rapport à ma visite de 1990. Développement très important de la ville mais maintien de cette architecture germanique qui en fait son charme et son originalité. Nous trouvons rapidement notre lodge situé au nord de la ville. Le patron nous réserve un restaurant pour le soir, puisque son établissement n’assure que les couchers et le petit déjeuner. 2 chambres contiguës nous seront allouées pour les 2 nuits suivantes. En fin d’après midi, un appel téléphonique nous prévient que la croisière retenue pour l’après midi suivante est avancée au matin en raison du temps annoncé : cela bouscule notre agenda du lendemain qui prévoyait une grasse matinée. Il faudra prévoir un départ matinal puisque le catamaran nous attend à Walvis à 8h15.Coup de blues pour les jeunes. A la nuit tombée, nous partons au « napolitana restaurant » situé sur l’artère principale. Tout le monde est satisfait puisque chacun a pris des plats selon ses goûts. Poisson, pâtes, pizza seront au menu du soir. Nous réserverons pour le soir suivant.
Jour 9: croisière et shopping Sur le pont aux aurores pour aller à la croisière sur le lagon, nous attendons au yacht club l’arrivée de nos hôtes pour embarquer sur le bateau. A 8h45, montée à l’arrière du catamaran de 2 otaries qui viendront avec nous une partie de la croisière sur le lagon. Une guide nous décrit le circuit que l’on va faire à l’intérieur du golfe de Walvis. Ses explications sont très complètes relatives aux différentes activités du port et des environs. La faiblesse du vent fait que nous voguons une grande partie de la matinée au moteur. L’installation sur le bateau se fait au gré de la volonté de chacun et les trampolines placés à l’avant du catamaran sont les premiers à être choisis. Nous passons à proximité de parcs ostréicoles et longeons ensuite la presqu’île pour rejoindre la pleine mer et une petite colonie d’otaries qui s’ébattent dans les flots , accompagnés de dauphins qui vont jusqu’à passer sous le bateau. Tout le monde est ravi par la croisière qui se termine par un petit buffet où les huîtres sont accompagnées de « Champagne » sud africain tout à fait buvable. A notre descente, nous trouvons quelques échoppes d’artisanat et voyons là, nos premières femmes himbas venues pour vendre leur artisanat. Le petit encas pris sur le bateau nous sert de pique-nique et nous rentrons sur Swakopmund afin de mieux nous imprégner de l’ambiance de la cité. Tour de ville et des boutiques puis achat de victuailles pour les prochains pique-niques seront notre occupation de l’après midi. De retour au lodge, nous finirons l’après midi sur la plage toute proche.
Jour 10: Otaries et Damaraland Comme dab, départ sur le coup de 8h pour rejoindre la colonie d’otaries de Cap Cross. Sur une centaine de kilomètres nous longeons la côte, traversant Henties bay, la dernière ville touristique balnéaire de cette région. Il y a même un golf dans ce lieu où l’eau est une denrée rare. Nous doublons quelques véhicules portant à l’avant des cannes à pêche plantées droites dans le pare-choc puisque en cette période les distractions sont rares en raison de la faiblesse de la température. Nous quittons la route principale pour atteindre la réserve dans laquelle se situe la colonie d’otaries. Nous nous trouvons face à une marée brune d’animaux de toute taille, adultes, bébés qui profitent de la belle matinée pour s’étaler au soleil ou se jeter dans une mer où les vagues déferlantes viennent se fracasser sur les rochers. Nous verrons aussi des chacals prédateurs des jeunes otaries. L’odeur tant décriée dans les guides n’est pas pestilentielle comme annoncée même si elle est désagréable. Nous cheminerons tranquillement une demie heure sur une passerelle qui permet d’admirer les animaux sans venir les déranger en nous en séparant. Après cette visite très intéressante, nous reprenons le chemin des terres et la traversée d’une plaine monotone sur une centaine de kilomètres avant de retrouver des paysages plus variés. Nous passons à proximité du Brandberg et des pétroglyphes de la « dame blanche » mais nous n’avons pas le temps d’y aller. Sur la route menant à Twyfelfontein, nous nous arrêtons pour voir des peintures bochiman situées à l’intérieur d’une cavité et peu décrite dans les guides. Le lodge est parfaitement intégré dans un cirque de falaises rouges que nous nous ferons un plaisir de gravir en cette fin d’après midi après avoir pris possession de nos chambres situées dans des bungalows isolés. Le restaurant, très agréable à la saison chaude, est un peu glacial en raison de son ouverture total sur l’extérieur mais les polaires nous permettront tout de même de profiter d’un excellent buffet;
Jour 11: Damaraland et game drive
La journée commence par une frappe à la porte du bungalow. Des porteurs affectés au transport des bagages jusqu’au véhicule, nous informent qu’une roue est à plat sur notre voiture. Gentiment, ils nous proposent de changer la roue ce que nous acceptons de bon cœur. Le temps de se préparer et les clés sont de retour. Un bon pourboire donne le sourire à nos aides qui nous remercient ce que nous faisons également. En chargeant la voiture, nouveau cauchemar : le pare-brise s’est fendu. Il n’y a pas d’impact mais par contre, cela est arrivé à la hauteur du choc sur le montant du pare-brise noté lorsque l’on a pris le véhicule. Qu’allons-nous nous faire si il s’ouvre plus? Pour l’instant, il faut parer au plus pressé en collant du sparadrap. Après cet intermède, nous partons visiter les pétroglyphes vieux de 6000 ans sculptés par des bochimans. Le guide Nama nous décrit les dessins, essentiellement des animaux et leur empreinte ainsi que l’utilité de ceux-ci : apprendre aux enfants à reconnaître les traces afin d’apprendre la chasse et à se méfier des prédateurs. nous verrons également le premier dessin animé de l’histoire avec une représentation du mouvement du cou d’une autruche en différentes positions sur un même corps. A la fin de la visite, nous nous rendons aux orgues basaltiques, autre curiosité à voir dans le site. Nous sommes déçus par son manque d’étendue et de spécificité. Soit, nous continuons notre route sans faire le détour par la forêt pétrifiée car l’on doit faire réparer notre roue crevée. La route n’est pas longue jusqu’à Palmwag où nous allons laisser notre véhicule pour la nuit. En effet, nous nous rendons dans un lodge distant de 18 km de la piste principale en plein Damaraland. Un 4 X 4 doit nous récupérer ainsi que les autres clients à 15h30 pour nous conduire au camp constitué de tentes en pleine nature. Après le pique-nique, nous nous rendons à la station-service afin de réparer la roue abîmée. Avec 2 ou 3 autres bicoques, c’est Palmwag dans sa totalité. Pourtant sur les cartes, c’est indiqué comme si c’était une ville d’importance. En fait celle-ci est due à la barrière sanitaire qui y est disposée. Elle sert, surtout dans le sens Nord-sud, à vérifier l’état sanitaire des bovins et caprins qui sont transportés par les autochtones en raison de maladies persistantes dans la nord. Nous ne serons pas concernés par le contrôle, ni embêtés par d’éventuels individus qui ponctionneraient les touristes, comme cela a été décrit dans divers blogs lus sur le Net. Lors de notre game drive qui nous mène au camp, nous apercevrons nos premiers zèbres et girafes. Bien sûr, nous ne comptons plus les oryx, springboks et autruches, mais aucun éléphant à l’horizon ni de rhinocéros blanc ou noir. Ce soir, c’est « all inclusive » donc les boissons sont à volonté et le responsable du camp nous offre l’apéritif accompagné de biltong, la viande séchée spécialité namibienne par excellence : cela ressemble à de la viande des Grisons. Les tentes disposent chacune de sanitaire doté d’un lavabo, de toilettes et d’une douche originale où la réserve d’eau est constituée par un seau muni d’un pommeau de douche qu’il faut remplir à partir du lavabo. La soirée s’achève par un repas servi sur une table d’hôte où tous les convives sont réunis y compris le gérant et sa femme. Cela permet de se faire expliquer la vie et les contraintes dans un lodge éloigné de tout en particulier pour l’alimentation qu’il faut aller chercher à une demie journée de voiture.
Jour 12: Rencontre avec les Himbas
Avant de reprendre notre voiture laissée à Palmwag, nous avons commencé notre journée par un petit trajet en 4 X 4 à travers la concession ce qui nous a permis de croiser, de nouveau, la route de zèbres et de girafes accompagnées d’oryx. Après le passage, sans encombre de la barrière sanitaire, direction Opuwo, capitale du Kaokoland, nous rejoignons Sesfontein et son ancien fort transformé en hôtel de bon confort où nous ne ferons qu’un arrêt pour nous dégourdir les jambes. En reprenant la route vers le nord, nous voyons à peu de distance de la piste un village Himba que visite un petit groupe de touristes. Nous décidons de faire de même et dès la sortie du véhicule, un jeune vient se proposer de nous servir de guide et d’interprète auprès des femmes et des enfants qui sont assises présentant des objets d’artisanat composé de bijoux, symboles de leur position dans le clan auquel elles appartiennent. Le guide nous explique le mode de vie de ce peuple de pasteurs nomades vivant au plus près de la nature. A ce jour, ils essaient de rester avec leurs traditions ancestrales ce qui les met injustement au ban de la société namibienne. Devant tous les objets présentés, les filles de la famille craquent pour des pendentifs et une statue. Nous prenons congé de nos hôtes après avoir parcouru le village composé de huttes recouvertes de bouse séchée entourant un enclos où est retenu le bétail, la nuit, afin de le protéger des prédateurs.
La piste s’inscrit dans des vallées rocailleuses ce qui rend la conduite plus difficile malgré l’absence de tout trafic. A un moment, il a même fallu faire descendre toute la famille afin de pouvoir franchir une zone accidentée parsemée de cailloux mal joints. Quelques raidillons ont obligé le chauffeur à passer la première afin d’atteindre le sommet. Pour les clients d’un bus local, ils ont été obligés de finir a pedibus une pente un peu trop accentuée pour le moteur. Passé ces obstacles, nous atteignons la capitale du nord ouest : Opuwo, la ville où se croisent de nombreuses ethnies ce qui en fait un carrefour de civilisation. Les femmes herreros aux magnifiques coiffures et habits qui sont des reprises de l’habillement des premières femmes colons de la fin du XIX ème siècle côtoient les femmes himbas au pagne fait à partir de peaux de vaches. A ces modes vestimentaires se mêlent, bien entendu, les dernières modes de Windhoek pour celles qui refusent les traditions. Le lodge de ce soir permet à nos jeunes de pouvoir profiter de la piscine malgré la fraîcheur de l’eau. Pour les parents, ils profitent d’un magnifique paysage avec un coucher de soleil somptueux sur les montagnes du Kaokoland en savourant quelques instants de repos.
Jour 13: Cap au nord
Aujourd’hui, piste vers la rivière Kunene, frontière naturelle avec l’Angola. C’est la journée de tous les dangers à la lecture des différents blogs parcourus avant notre départ. Piste impraticable, cailloux quasi nécessité de circuler avec un 4 X4. Tant pis, nous partons, notre tour opérateur n’a pas indiqué de contre-indication à nous y rendre. En fait, ce sera une des meilleures pistes parcourues. Elle vient d’être refaite avec des aides de l’Europe. Toujours des paysages de savane avec une végétation de région de plus en plus chaude puisque nous nous rendons vers le Nord. Les 180 km sont avalés rapidement et déjà nous prévoyons notre occupation pour l’après midi, quand tout à coup le chauffeur entend un bruit suspect. C’est la crevaison brutale. Il ne nous restait plus qu’une douzaine de km à parcourir. Sans énerver, le coffre est vidé afin de récupérer le matériel nécessaire au remplacement de la roue. Tout d’abord, démontage de la roue crevée après quelques difficultés car nos gentils dépanneurs qui nous avaient changé la roue , 3 jours auparavant, y avaient été fort pour visser les écrous. Nous prenons la 2ème roue de secours toute neuve pour remplacer la roue crevée et rapidement on s’aperçoit d’un couac : impossible de rentrer le monte-écrous dans les trous de la jante. Cela explique pourquoi nos prédecesseurs avaient pris l’autre roue lors de la première crevaison. Avec effroi, on refait le trajet de la journée où l’on a attendu pour faire dépanner la roue crevée. Pendant plus d’une centaine de km, nous avions roulé sans roue de secours. Nous remettons en place la roue dépannée et atteignons avec angoisse Epupa falls, heureusement peu éloignée. L’après midi est chaude ce qui nous fait du bien après la fraîcheur du début du séjour. Après l’installation dans les confortables tentes plantées sur la rive même de la rivière Kunene à peu de distance des chutes , nous partons à leur découverte. En quelques minutes nous rejoignons la faille dans laquelle se jettent les flots jusque là calmes. Dans le tumulte de la chute principale, un arc-en-ciel s’inscrit dans les brumes vaporeuses qui s’élèvent du fond du gouffre. Les appareils photos crépitent tant la beauté du site nous incite à garder un souvenir tangible de cet instant. Autour de ces eaux tumultueuses, des bras presque morts situés en amont des chutes sont le lieu de vie du village. Les femmes s’y rassemblent pour le lavage du linge et des enfants tout heureux de se rafraîchir dans une eau limpide. Nous nous enthousiasmons à la vue de la succession de chutes des multiples bras. Malgré la saison sèche bien avancée, le cours du fleuve est encore loin de son étiage ce qui permet de ne pas voir qu’un simple filet d’eau mais d’amples flots impétueux. La chaleur calme les velléités de promenade chez les plus jeunes qui vont vite se protéger du soleil à l’ombre des baobabs nombreux en aval des chutes. Leur écorce tendre porte la trace du passage de touristes sensibles à la beauté du site et désireux de laisser une marque ostensible de leur venue. De retour de cette visite, nous nous intéressons aux stands d’artisanat tenus par des femmes Himbas qui présentent là tout un échantillonnage de leurs bijoux et parures coutumières. C’est l’occasion pour nous de remplir nos sacs à dos de bibelots qui viendront remplir les étagères déjà bien dotées de souvenirs de voyages précédents tant en Afrique, qu’en Asie ou en Amérique du Sud. Au lodge, nous profitons de notre position en bord de fleuve pour admirer en fin de soirée d’un magnifique coucher de soleil. Auparavant, nous étions allés à la rencontre d’un groupe d’italiens de retour de rafting et qui nous avez confortés dans notre idée de faire cette excursion le lendemain. Papa a cherché à s’encanailler en allant à la rencontre de la population mâle d’Epupa falls dans le bar situé dans un abri fait de tôle ondulée à peu de distance du lodge. A l’intérieur, un billard américain, un juke box et une machine à sous sont les distractions à la disposition des jeunes himbas venus là également pour boire bières et autres boissons fortement alcoolisées. Le soir, le repas s’éternise puisque nous avons sympathisé avec une famille méridionale avec laquelle nous échangeons des informations sur nos expériences des jours précédents puisque nous faisons le circuit en sens inverse.
Jour 14: Crocodiles et rafting
Ce matin, pas de départ matinal mais promenade prévue à la recherche des crocodiles. Nous tentons de remonter le long de la rive du fleuve sur la piste qui mène à Ruacana. Après une erreur de cap, nous nous engageons sur un chemin très rocailleux et pentu qui permet de mesurer les limites de notre véhicule. Déjà victimes de 2 crevaisons en raison du taux d’usure de nos pneus et d’un fendillement du pare-brise, nous faisons machine arrière et sommes pris par nos nouveaux amis dans leur 4X4. Nous parcourons quelques kilomètres et nous nous arrêtons afin de voir les fameux sauriens. Armés de bâton pour nous protéger d’une rencontre fortuite avec un crocodile, nous marchons le long de la rive sur quelques centaines de mètres en ne croisant qu’un groupe de singes vervet qui s’enfuit à notre arrivée. De retour au véhicule, nous voyons enfin, un crocodile énorme se chauffant nonchalamment sur la rive d’en face. L’après midi, nous nous embarquons pour le rafting, les enfants ayant été dans l’ignorance du projet jusqu’à la dernière limite. Ils sont enthousiastes mais un peu inquiets lors des explications données par les guides pour les mesures de sécurité à suivre lors de la navigation. Les femmes et les enfants sont dans une grosse embarcation avec 2 guides pour diriger la manœuvre et le reste de la troupe se disperse en canoë biplace. Cela commence par une prise en main de l’embarcation faite lors d’une remontée à contre courant afin de vérifier la bonne cohésion de chaque équipage. S’en suit alors une agréable descente d’un long fleuve tranquille parsemé par le passage de quelques rapides et la vision, sur les rives ou îlots de quelques crocodiles de toute taille. Bien sûr, interdiction de laisser traîner une main dans l’eau. Un arrêt est prévu pour se désaltérer car la chaleur est importante ce que nous faisons sur la rive angolaise de la Kunene. Pendant quelques minutes, nous serons dans l’illégalité. Après la reprise des bateaux nous passons les derniers rapides, les plus difficiles qui nous permettront d’être trempés. Après cette après midi de pure détente, les enfants vont se poser au bar du lodge avec leur nouvelle copine pour faire un « Uno » et les parents vont vaquer à leur principale occupation des vacances : Papa retourne voir la « folle » vie crépusculaire de la population masculine au bar du village et Maman se repose tranquillement pour regarder le coucher de soleil sur le fleuve.
Jour 15: Cap à l’est
Pour la première fois depuis le début de notre séjour, nous allons emprunter, jusqu’à Opuwo, la même route qu’à l’aller. Sur ce tronçon, la piste est très roulante, ayant été refaite récemment. Nous croisons de nombreux Himbas gardant des troupeaux ce qui est leur principale activité. Ainsi nous pouvons faire de nombreuses photos. Pour les remercier de nous autoriser à les prendre, nous leur offrons crayons, bonbons, jouets pour les jeunes et farine et huile pour les mamans. A chacune de ces rencontres il ne sera jamais question de distribuer de l’argent même si cela est souvent demandé. A Opuwo, nous refaisons le plein de la voiture et de courses pour les derniers pique-niques. C’est aussi la dernière occasion de croiser des Himbas mélangés aux autre ethnies de cette région en particulier les Herreros dont ils sont un sous-groupe. C’est aussi la fin des grandes sections de piste, nous rejoignons le macadam. La route est vite avalée, nous longeons le parc d’Etosha dans sa partie interdite aux touristes. Le Rustig Toko lodge qui nous héberge, ce soir, domine la plaine à végétation de savane. La piscine n’aura pas plus de succès que les précédentes malgré une tentative des enfants, en raison de la fraîcheur de l’eau qui aura raison de leur volonté.
Jour 16: Etosha-jour 1
Aujourd’hui, nous allons enfin voir les animaux que les enfants attendent depuis le départ :éléphants, lions, guépards, rhinocéros. Les girafes et les zèbres et tutti quanti antilopes, nous en sommes rassasiés . Quant aux autruches, on ne s’arrête plus depuis belle lurette pour les photographier. Pour rejoindre Etosha, nous empruntons les pistes qui longe au sud le parc. 10 fois, 20 fois nous nous arrêtons pour ouvrir/fermer les portails qui donnent accès aux fermes que nous traversons. C’est Arthur qui est chargé de la besogne. A 10 h, nous entrons à Okaukuejo et partons sans attente à la recherche des animaux. Direction le nord ouest : après quelques kilomètres parcourus, un appel de phare d’une voiture venant en sens inverse nous conduit à nous arrêter. Le conducteur nous indique n’avoir rien vu d’intéressant dans cette partie du parc. Nous décidons de faire demi tour. Nous longeons le pan et nous nous rendons au point d’eau dénommé Nebrownil. Quelques voitures y sont stationnées, ce qui est bon signe. Les girafes dominent un champ d’animaux où cohabitent, antilopes (gemsboks, springboks, impalas) , zèbres, gnous, chacals, autruches et surtout un couple de lions qui sont allongés tranquillement à quelques mètres des voitures qui ne semblent pas les gêner. Par contre à leur moindre mouvement, c’est un peu l’affolement chez les autres. Ils sont aux aguets ne voulant pas servir de repas aux fauves. Pendant près de ¾ d’heure, nous suivrons le jeu entre les différents protagonistes. Voyant aucun affût précis du couple de lions, nous quittons le point d’eau après avoir pique-niqué dans la voiture. Maintenant, nous sommes à la recherche des éléphants. Le paysage est somptueux fait de grandes plaines blanches où la végétation est très parsemée. Une étrange luminosité fatigue les yeux même protégés par des lunettes de soleil. Au loin, il semble qu’il fait nuit ou qu’un orage est prêt à éclater. Nous passons à Hallali faire le plein d’essence et nous délasser un peu, obliger jusqu’à présent à rester enfermer dans le véhicule. Comme nous logeons vers Okaukuejo mais à l’extérieur du parc nous reprenons la direction de la sortie afin d’être vers 17h30 à la fermeture. Sur notre chemin, pas d’éléphants mais toujours des gazelles, des girafes et des zèbres. Nous parvenons à la tombée de la nuit à notre lodge (Taleni Etosha village) où nous attendent 2 tentes bien confortables avec douche extérieure joliment et écologiquement installée.
Jour 17: Etosha-jour 2
Ne voulant pas perdre un instant de notre journée de safari nous quittons de bon matin notre lodge (6h45). La température est toujours fraîche (11°). Nous repassons à Nebrownil dans l’espoir de revoir nos lions et peut-être des éléphants. Peine perdue, il n’y a pas d’animaux et nous continuons notre périple à travers etosha. Le temps passe et toujours pas d’éléphants. Nous croisons quelques voitures mais aucun occupant nous annonce de bonnes nouvelles à ce sujet. Où sont partis les 12000 éléphants d’Etosha ? Après plus de150 km parcourus, nous tombons presque par hasard sur un élphant difficilement visible protégé qu’il est par un grand arbre. Bien sûr, appareils photos et camescope s’en donnent à cœur joie. Mais un seul ne nous satisfait pas et vers le point d’eau de Ngobib nous nous trouvons face à 4 qui semblent se poser des questions sur leur devenir. Bien sûr, nous somme enfin ravis de voir un tout petit troupeau mais c’est mieux que rien. Bientôt, leur conciliabule les mène à se disperser et l’un vient passer devant la voiture ce qui inquiète un peu notre petit dernier. Satisfaits de notre rencontre, nous rejoignons Namutoni et son fort allemand pour pique-niquer et nous dégourdir les jambes. La chaleur est au rendez-vous enfin. Après ce moment de détente nous repartons vers le nord du pan afin de profiter au maximum de notre dernière après-midi de safari. Nous faisons le tour du fisher’s pan puis remontons vers le Nord jusqu’à Andoni. Nous retombons sur une petite troupe d’éléphants mais ne verrons pas de rhinocéros ni de guépards. Comme la veille, nous sortons du parc à la tombée de la nuit et rejoignons sans encombre l’Onguma bush camp où 2 chambres nous attendent. Le lodge situé en bordure même du parc d’Etosha dispose d’un point d’eau éclairé ce qui nous permettra d’apercevoir un koudou qui vient s’abreuver et un grand duc perché sur une branche. Le père s’éternise sur le promontoire permettant de profiter du point de vue sur le point d’eau mais l’attente trop longue lui tirera des bâillements.
Jour 18: Le début de la fin
Dernier jour sans peur au ventre !!! En effet, demain retour à l’aéroport et heure fatidique pour la livraison du véhicule au loueur. Pas mal de kilomètres à parcourir mais essentiellement du goudron. Nous disons au revoir à Etosha et filons direction plein sud. Nous filons si vite que nous dépasserons le lac d’Otjikoto sans s’arrêter. Nous préférons nous rendre à la réserve de guépards et à la ferme aux crocodiles situés plus loin. Nous trouvons facilement le conservatoire aux guépards à 40 km de la route principale parcourus sur une bonne piste depuis Otjiwarongo. Nous nous apercevons vite que nous ne pourrons faire qu’un très rapide survol de l’ensemble qui demande presque une journée de visite tant les enclos sont nombreux. Nous verrons les guépards par groupe réunis en fratrie, nourris par une équipe très compétente et très soucieuse de sécurité malgré la taille réduite de ces animaux. Le musée, qui complète la visite, est très bien documenté sur tous les aspects ayant trait au guépard depuis sa position dans l’histoire jusqu’à sa dispersion dans l’hémisphère sud. En reprenant la route, nous faisons un arrêt pour remplir le portefeuille à un distributeur automatique d’Otjiwarongo protégé par un vigile. Cela se passe sans problème comme devant toutes les autres banques utilisées durant notre séjour. Cette somme doit permettre les derniers achats (essence, cadeaux, etc…) et en particulier la visite à la ferme des crocodiles. Nous la cherchons, la repérons puis tombons sur la porte close. Saturday afternoon closed. Tant pis pour nous, les croco, ce sera dans la Drôme !!! encore 2 heures de route et piste et nous voilà au Waterberg. L’installation est compliquée. On s’arrête à un bâtiment central pour remplir des papiers, payer l’entrée au parc et obtenir les clés du bungalow situé quelques kilomètres plus loin dans la colline qui domine la plaine débutante du Kalahari. Nous arrivons sur une esplanade où sont plantés une dizaine de petites villas dispersées autour d’une placette. Nous nous installons rapidement afin de profiter du site et de pouvoir faire une petite promenade dans les alentours ce qui n’est pas au goût des jeunes. Mais après quelques tergiversations, tout le monde grimpe sur un sentier escarpé qui mène au sommet du plateau du Waterberg. Damans des rochers, calaos nous accompagnent tout au long du sentier sablonneux parsemé de rochers au milieu d’une végétation arbustive très épaisse. Quasiment arrivé au sommet, papa est abandonné par le reste de la troupe souvent mal chaussé. Cela ne facilite pas la progression en particulier lorsque les rochers deviennent majoritaires. Il atteint un panneau annonçant de ne pas dépasser ce point sans guide. Un sentier permet d’atteindre la crête et la bordure du plateau. La vue sur la plaine plate et monotone est infinie bordée par un aplomb vertical de gré rouge. Le retour s’effectue presque à la nuit. Pour maman, c’est l’heure de refaire les bagages pour le retour en particulier les sacs à dos pour les vols. On vide, on range, on trie les sacs, les pubs, la documentation amoncelés en presque 3 semaines ainsi que les souvenirs ramassés çà et là: cailloux, sable de toute couleur, bois. Savons, shampooings des lodges et nécessaire de toilette de British Airways complètent les valises et sacs. En une heure, maman a tout terminé. Pour notre dernier dîner, il faut prendre la voiture pour rejoindre le restaurant installé dans un vieux bâtiment datant de l’époque coloniale britannique. Une superbe glace-maison viendra clore ce dernier souper namibien . De retour au bungalow, nous apercevons des steenboks gambadant au milieu de l’esplanade située au centre des pavillons.
Jour 19: La fin
350 km nous séparent de l’aéroport. Le chargement de la voiture s’effectue au milieu d’une troupe de babouins venus s’encanailler dans les poubelles des villas. Encore quelques kilomètres et s’en est fini des gravel roads. Nous retrouvons la B1 goudronnée et vide en ce dimanche matin. Aux alentours d’Okahandja, le paysage devient plus montagneux et vallonné rendant la route sinueuse. C’est dans cette ville bien équipée en distraction et hébergement de toute sorte que nous effectuerons nos achats de souvenirs artisanaux dans les échoppes installées à la sortie sud de la ville. De grandes tentes sont pleines de souvenirs, de toute taille, sculptés dans la bois, la pierre, ou la corne. Le marchandage marche à plein. Il faut calculer pour ne plus à avoir à faire du change. Les derniers dollars namibiens monnayables sont échangés contre des objets qui viendront remplir des étagères où il faudra faire cohabiter des souvenirs de différente provenance. Après 3h30 de route, nous voilà à Windhoek, dernier arrêt de notre périple namibien. Nous cherchons un restaurant ce qui est difficile un dimanche, jour où la fermeture des commerces est encore bien respectée. A l’heure de la messe dominicale, les rues se vident de leurs belles Herreros encore bien présentes dans leurs costumes traditionnels. Repas au centre artisanal à deux pas d’Independence avenue, où tout le monde se régale de plats …. Italiens. Derniers achats, il faut faire vite car à 13h30 le dimanche, cela ferme. Dernier complément d’essence afin de rendre le réservoir plein et à 14h30 nous arrivons chez le loueur à l’aéroport comme prévu. Et là tout s’emballe, le pare-brise fendu fait l’objet de récriminations réciproques dans un anglais approximatif et technique, la 2ème roue de secours inutilisable est esquivée rapidement par l’agent du loueur après démonstration de sa lacune. Après rédaction d’un dossier contradictoire, il faut téléphoner au TO afin qu’il arrange les choses et exprime dans un meilleur anglais mes vues sur les différents problèmes rencontrés. Lors de la communication, les faits sont réglés en particulier entre le loueur et le TO qui est un bon client. Ca y est les vacances sont presque finies: plus qu’un enregistrement et le contrôle des passeports et la Namibie ne sera plus que derrière la vitre. Encore près de 3 heures d’attente dans l’aéroport et la menue monnaie namibienne qui a fondu comme neige au soleil. L’heure normale d’embarquement est bientôt dépassée et toujours pas d’avion sur le tarmac. Avec 90 minutes de retard, c’est enfin le départ ce qui va se traduire par une course effrénée à Johannesbourg malgré nos 3 heures prévues de transit. Mais cela est une autre histoire…. Ainsi prend fin un merveilleux séjour en Afrique australe.
Le déroulement du circuit: Jour 1: arrivée à Windhoek Après 3 vols passés sans encombre, nous débarquons directement sur le tarmac de l'aéroport. Notre TO nous a envoyé un collaborateur afin de nous remettre les documents utiles à notre séjour et à nous rendre auprès du loueur de véhicule qui nous remet les clés de notre compagnon de voyage. Après en avoir fait le tour consciencieusement, nous signons la décharge et prenons le chemin de notre lodge dans Windhoek. Notre guide nous devance afin de nous faire la route puisque nous ne connaissons pas la ville et que la conduite à gauche est une épreuve après 18 heures de voyage. Tout se passe bien et nous parvenons sans encombre au lodge (Terra Africa Guesthouse) situé en face de la présidence de la république. Un cocktail d'accueil nous attend et Francisco de Tourmaline nous donne le road book et les vouchers qui nous serviront comme bon d'échange pour les lodges. Après avoir pris congé de notre hôte, nous nous rendons dans la chambre confortable du lodge afin de préparer la suite de notre périple et de récupérer du voyage. Tous les bagages sont arrivés avec nous ce qui n'est pas toujours le cas lors des correspondances à Johannesbourg. Dès que tout le monde est prêt, cap sur le centre ville afin de commencer notre visite. Accoutumance à la conduite à gauche et lecture du plan ont été les objectifs du chauffeur et du copilote afin de ne pas se perdre. Objectif atteint puisque l'on a visité le quartier central où l'intérêt de la visite se concentre (Independance avenue, F.Castro street). Le véhicule est surveillé pendant la visite par un gardien assermenté et que l'on rémunère. De retour au lodge, premières réactions de la famille puis souper dans une salle à manger très sobre mais d'une incroyable propreté et cela dans les moindres détails. C'est la qualité première du tourisme namibien que l'on retrouvera au cours de tout le circuit. Un profond respect pour le client. Une attention de tous les instants de la part des serveurs. A 20 heures 30, extinction des feux.
Jour 2: direction le Kalahari A 8 heures, départ du lodge, température 9°. Nous quittons Windhoek pour près de 400 km. Pour l'instant nous n'avons roulé que sur de la route goudronnée. Que vont être les pistes? Nous en avons déjà parcouru, maman et moi, mais jamais au volant. Pour pimenter le parcours, nous ne prenons pas le chemin classique pour rejoindre notre lodge de ce soir. En principe, il faut prendre la route B1, goudronnée sur 300 km avant d'attaquer les premières pistes. Nous, après 30 km, quittons la B6 pour emprunter notre première piste (C23)direction plein sud. Vitesse maximale annoncée par panneau : 100km/h. De fins graviers et un relief peu prononcé permettent d’établir une moyenne très correcte d’ environ 80 km/h . Chacun s’occupe comme il peut ou comme on lui demande : voir des animaux !! et bientôt c’est Arthur qui aperçoit les premiers singes : des babouins en troupe. Comme nous sommes partis sans provision pour les pique niques, il faut prévoir à la prochaine ville de s’arrêter pour faire le plein de victuailles (chips, charcuterie, fruits, boissons, etc..). Le premier arrêt sera Dordabis : quelques maisons à l’intersection de la C23 et de la C15. Pour accéder à la boutique nous devons franchir une grille sur la route principale. La mini épicerie sert également de station service. Nous faisons les emplettes prévues qui sont gardées précieusement au froid dans la glacière électrique qu’avait judicieusement apportée maman dans sa valise. Branchée sur l’allume-cigare, cela a permis de conserver nos provisions plusieurs jours sans devoir s’arrêter trop souvent. De plus sur certains trajets, les épiceries étaient très éloignées les unes des autres sans compter que le dimanche tout est fermé !! Nous rejoignons l’Anib lodge vers 14h30 après avoir tenté, sans succès, d’approcher les bushmens à l’intu Afrika kalahari game reserve en raison de plaques de sable impossibles à franchir sans 4 X4. L’installation faite dans nos 2 chambres, nous partons, chaudement vêtus, faire une marche d’environ 6 km dans la savane environnante ce qui nous permettra d’apercevoir oryx, springboks. Le soir, repas convivial servi à la place, d’une excellente qualité avec l’originalité de la tradition culinaire française en raison d’un gérant français.
Jour 3: direction le Fish river canyon Ce matin, on frôle la gelée !! 4° au thermomètre de la voiture lorsque l’on quitte le lodge. A Mariental, nous faisons le plein d’essence. 400 km de parcouru avec 36 l. Cela permet d’étalonner la consommation. Quelques courses au supermarché SPAR glacial puis direction plein sud sur la B1 goudronnée. Nous longeons la voie ferrée qui relie l’Afrique du sud à Windhoek. Route monotone et plate mais rapide à parcourir (100km/h de moyenne). Peu de circulation, quelques camions tout de même mais pas un trafic soutenu. A l’entrée de Keetmanshop, nous partons rejoindre la quiver tree forest (kokker boom) afin de voir cet ensemble d’aloès dans un magnifique décor rocheux peuplé d’une foule de damans des rochers, cousins lointains des éléphants. Après un pique nique très venteux, nous visitons le « Giant Playground » qui est une formation géologique de blocs de grès aux magnifiques couleurs. Nous reprenons la route via Keetmanshop par la B4 en direction de Luderitz. Route goudronnée, moyenne près de 100km/h. Sur la carte, nous avions repéré le Naute recreation resort, un site composé d’un lac réservoir fermé par un barrage. Plutôt que de prendre la voie directe pour rejoindre le Fish river, nous partons à la découverte de ce site par une piste très roulante. Nous arrivons, sans encombre au bord du lac après avoir vu, de loin, le barrage. Le temps est très venteux et frais, ce qui nous incite peu à y rester. C’est certainement en été un endroit très prisé pour la baignade et les pique-niques en raison du grand nombre de canettes disséminées çà et là. Dans quelques kilomètres, nous allons quitter la D545 pour prendre la C12 quand tout à coup nous nous trouvons devant une plaque de sable mou d’environ 30 mètres qui va s’avérer infranchissable facilement, n’étant pas pourvu d’un 4X 4. Depuis des heures, aucune circulation rencontrée, et quand la poussière soulevée par notre véhicule s’estompe, nous avons la chance de voir derrière nous une voiture. C’est le salut pour continuer notre chemin. Aidée par 3 gaillards, la famille me facilite le franchissement de l’obstacle qui sera vite un mauvais (petit) souvenir. Sans problème ensuite, nous rejoignons le Canyon village situé dans un décor de western en bordure d’un magnifique escarpement rocheux aux couleurs du crépuscule. 2 chambres communicantes seront notre havre de repos pour les 2 nuits suivantes. Dès le déchargement des bagages fini, nous partons à la découverte des environs du lodge et de la piscine qui fait tant envie aux enfants. La température de l’eau les découragera , seuls les pieds y seront trempés.
Jour 4: le Fish river canyon Comme tous les jours maintenant, départ vers 8 h afin de profiter au mieux et sans se presser du site du 2ème plus grand canyon du monde. Papa avait prévu d’aller visiter le canyon de bon matin afin de profiter du soleil levant depuis les différents postes d’observation placés le long du plateau surplombant l’a-pic vertigineux. Ensuite, route vers Aï Ais à l’autre bout du canyon pour pique niquer et visiter les bords de la fish river et le centre thermal implanté près d’une source chaude. Retour en fin d’après midi et peut-être repassage au fish river afin de profiter d’un 2ème type d’ensoleillement. Tout cela est tombé à l’eau par une erreur du pilote qui a pris à gauche la C37 en sortant de la piste sortant du lodge. Le copilote n’a pas assuré, persuadé de la bonne inspiration du chauffeur. Pendant des kilomètres nous apercevons la cassure dans le plateau créée par la rivière mais l’entrée du site n’apparaît pas jusqu’à ce que nous nous retrouvions sur la C10 qui mène à …. Aï Ais. Tant pis, notre erreur admise, nous continuons jusqu’à rejoindre le fond et la fin du canyon. Là, la température est plus clémente et nous entamons une balade le long de la rivière jusqu’à un barrage créant une retenue d’eau qui permet le développement de la végétation dans un site très rocailleux. C’est en proximité de la rivière que nous allons croiser une troupe de babouins qui jaillit des fourrés pour rejoindre les versants rocheux après s’être désaltérée. Nous les suivons des yeux jusqu’à ce qu’ils disparaissent au milieu des blocs de rochers surplombant la rive. De retour à la voiture, nous visitons le centre thermal aux eaux sulfureuses qui vient d’être entièrement rénové. Et maintenant, filons au fish river. Après une heure de route nous arrivons enfin en bordure du canyon où un vent de Nord Est très frais nous reçoit. Il nous coupe presque en deux. Nous découvrons un paysage très aride où seules apparaissent au fond du canyon des plaques vertes de végétation entourant des cuvettes où l’eau se maintient. Des méandres s’enchaînent à des profondeurs vertigineuses qu’il est difficile d’estimer en raison du manque de comparaison. 5 à 600 mètres de verticalité nous séparent du fond du canyon où la rivière s’écoule lors des orages d’été. Nous pique-niquons en bordure du canyon frigorifiés par un fort vent puis nous nous déplaçons afin d’avoir une nouvelle approche visuelle de ce magnifique site. Nous entreprenons le chemin de retour quand s’allume le voyant de réserve d’essence. Ne connaissant pas le véhicule nous ne savons pas la taille de la réserve. Le prochain point d’alimentation se situe au canyon lodge que nous atteindrons avec l’angoisse de la panne sèche. Tout se passe bien et c’est au milieu d’un cimetière de vieilles voitures pas toutes américaines que l’on engloutit 55 litres du précieux liquide. Avant de rentrer nous faisons un petit crochet par Canon village à l’architecture magnifiquement intégrée à la rocaille environnante.
Jour 5: Aus et les chevaux sauvages Aujourd’hui, départ un peu plus matinal car nous faisons une entorse au road book de notre TO. Le but de la journée est de rejoindre le village d’Aus et d’y rencontrer des troupeaux de chevaux sauvages dont l’origine est mal définie. Pour cela, nous retournons sur nos pas pour rejoindre la B4 goudronnée de Seeheim à Aus. Mais après avoir visionné Google Earth, papa s’est aperçu qu’une autre route était possible : plus longue mais permettant de s’approcher au plus près de l’Afrique du sud en longeant la rivière Orange. C’est notre choix, et nous nous y engageons. Passage près d’Aï Ais puis D316 et D207 pour rejoindre la rive Nord de la rivière Orange. Cette dernière voie est l’inconnue du jour, nous ne savons pas vraiment la qualité de la piste que l’on va rencontrer mais il s’avère que c’est du billard dans un paysage fantastique presque lunaire. Les calculs de distance faits sur Google étaient justes et en 30 minutes de trajet nous voilà en vue de l’Afrique du sud. La rivière Orange à la différence de la Fish est un fleuve pérenne. Il permet le rafting sur certains sites. Pendant pr��s de 100 km nous longeons cette rivière et franchissons la Fish juste avant son confluent. La rocaille des montagnes se mêle à une végétation verdoyante d’arbres et de culture sur des bassins bien arrosés. De temps en temps, la route tortueuse s’éloigne du cours du fleuve pour suivre le cours asséché d’affluents temporaires. Cela fait plus de 150 km que nous n’avons pas rencontré d’habitations ni âme qui vive et seulement croisé quelques véhicules mais c’est dimanche, et en ce jour il n’y a pas beaucoup d’animation , l’activité étant réduite au minimum. Nous arrivons à Rosh Pinah, ville minière en pleine croissance. Afin de ne pas retomber dans les erreurs passées, plein d’essence après seulement 230 km parcourus. Nous sommes de nouveau sur le plateau, roulant sur la C13 maintenant goudronnée jusqu’à Aus en raison du fort trafic engendré par les mines. Le vent souffle très fort et la végétation est réduite à sa plus simple expression : pas un arbre, pas un abri pour pique niquer. Après une courte discussion familiale, et en fonction des conditions climatiques défavorables, il est convenu que l’on mangerait en roulant y compris le chauffeur et que cela permettrait d’ajouter une visite jusqu’alors supprimée de notre circuit : Aller à Luderitz et voir la côte Atlantique au sud de la Namibie. Nous passons Aus en coup de vent puis la B4 est avalée à un rythme d’enfer jusqu’à l’océan. Sur 125 km, 3 virages et une grande plaine où la route est longée par une voie de chemin de fer en cours de rénovation sont les seuls souvenirs du trajet. Les 10 derniers kilomètres voient apparaître des dunes annonciatrices de la côte. Tout près de Luderitz, se dresse la ville fantôme de Kolmanskop entourée de barbelé et noyée en partie sous les sables. Comme depuis notre arrivée en Namibie, le soleil brille de mille feux ce qui n’est pas souvent le cas sur la côte. De plus, la température à l’approche de l’océan n’a pas fléchi, comme on pouvait l’imaginer, mais au contraire, le thermomètre de la voiture s’affole : 30°. Nous arrivons dans le port aux rues vides de monde, colorées de teinte pastel sur les murs des habitations et des commerces. Nous nous rendons de suite à shark island, la presqu’île dominant le port. Après avoir acquitté un péage, nous rentrons dans une zone touristique où la population à la belle saison doit venir pour profiter de la côte. Quelques instants pour tester l’eau de l’Atlantique bien froide en cette période (14° environ) seront aussi nécessaires pour s’acclimater à une hygrométrie bien différente de celle du reste du circuit. En effet, 10 à 15% est le taux le plus souvent rencontré dans ce pays ce qui se traduit par une forte irritation des voies respiratoires supérieures renforcée par une poussière persistante lorsque le vent souffle. Après cet arrêt, nous continuons notre passage dans Luderitz, port de pêche principal du pays. Mais il faut penser à rejoindre Aus et son desert horse inn qui nous hébergera pour la nuit . Après un clin d’œil à notre littérature de bande dessinée, nous quittons la côte pour rencontrer des chevaux sauvages attroupés autour d’un point d’eau au milieu de nulle part.
Jour 6: En route pour le Namib A 8 heures, comme d’habitude départ avec arrêt dans le village d’Aus pour faire le plein d’essence et de victuailles pour les pique-niques à venir. Comme papa aime bien les chemins de fer, passage à la gare pour des photos. Direction le désert du Namib par la C13 puis D707 pour contourner le Tirasberg. Au fil des kilomètres, vision multiple de troupeaux d’animaux sauvages et domestiques derrière les barbelés des grandes fermes transformées en partie en guest houses et lodges. Autruches, springboks, oryx ne font plus l’objet d’arrêt-photo tellement nous en aurons croisé au cours de 2000 premiers kilomètres. Il faut une originalité certaine dans le sujet pour qu’il y ait demande au chauffeur de s’arrêter. Dans cette partie de la route, la proximité des dunes rouges du Namib mélangée au doré des herbes a excité l’attention des photographes La fin de l’après midi a été un peu gâchée par une C27 difficile à cause de la tôle ondulée qui nous a été servie. C’est un des seuls passages désagréables de piste que l’on a dû supporter. Mais le lodge où l’on va passer 2 nuits nous a permis de vite oublier ces désagréments de la route. Pratiquement tout neuf, le hoodia tented camp est situé à environ 40 km de l’entrée du site de Sesriem . Ces bungalow-tentes sur pilotis sont disséminés le long du cours de la rivière Tsauchab à sec le plus souvent et dominés par une montagne où l’on peut apercevoir le dessin d’une tête de lion. Magique !!d’autant plus que l’aménagement intérieur est très imaginatif : baignoire accolée au bungalow mais placée à l’extérieur dans une courette fermée attenante. L’ensemble du lodge est très bien intégré dans le paysage avec un souci de prendre en compte l’écologie jusque dans les menus détails. Pas d’éclairage extérieur pour rejoindre le bâtiment central depuis les bungalows mais une lampe solaire servant également de porte-clé. Un goût parfait pour la décoration sobre mais efficace de la salle de restaurant et du lobby.
Jour 7: Découverte du parc de Sesriem Départ très matinal (6h30) afin de profiter du soleil levant sur l’étendue des dunes. La température est un peu plus élevée que les jours précédents (14°). La journée commence par une file d’attente aux caisses du parc afin d’accéder aux dunes. La voie d’accès est goudronnée sur 65 km jusqu’à la zone où seuls les 4 X4 peuvent s’engager soit les 5 derniers kilomètres ; Nous laissons la voiture pour une navette coûteuse qui nous emmène au Deadvlei, une étendue asséchée parsemée d’arbres comme calcinés. Nous sommes maintenant entourés de dunes toutes plus hautes les unes que les autres d’une couleur tirant sur le rouge. Nous nous engageons sur l’une d’elles qui semble être la plus haute. Tout de suite, papa et maman sont lâchés par la nouvelle génération pleine d’allant. Nous gravissons les pentes comme en ski, soit en zigzag et nous nous enfonçons sans cesse dans ce sable sans fond. La crête tant espérée à atteindre semble s’éloigner lorsque l’on quitte les traces faites par nos prédécesseurs. Les jeunes nous distancent vite mais sont obligés de nous attendre puisque l’on a gardé les provisions d’eau. Enfin nous voyons l’autre côté et le majestueux décor de cet ensemble infini de dunes. Maintenant nous pouvons profiter d’un horizon à perte de vue rempli d’un sable rougeoyant parsemé çà et là des plaques blanches des anciennes zones humides maintenant transformées en sel. A nous la descente directe dans le sable qui nous rappelle la neige. Arrivés en bas, nous vidons les chaussures plombées de sable. Le vent s’est levé emportant avec lui les grains colorés qui déplaceront petit à petit les dunes plantées parallèlement en forme de parenthèse. Pique-nique sous les arbres encore irrigués, mais jusqu’à quand, qui nous procurent une ombre bienfaisante. Nous passons à la dune 45, la plus visitée en raison de son accès aisé et lieu de campement privilégié sur le site. En cette après midi, nous filons vers le canyon situé tout près de l’entrée du parc. Après la marche de ce matin en terrain difficile, il faut dialoguer longuement afin que la jeunesse accepte de s’engager dans les gorges. Les babouins viennent rapidement à notre secours en se montrant peu farouches et démonstratifs. Pendant près de 2 heures nous parcourrons un site encaissé, entaillé dans la roche où la végétation se réduit à quelques arbres . La rivière Tsauchab qui a creusé ce canyon, ne coule que lors d’orages violents l’été. Toutefois nous trouverons un trou d’eau encore garni. Ce sera notre seule journée sportive du circuit où la marche a été la principale occupation. Des glaces récompenseront les sportifs en herbe après leur brillante matinée d’escalade.
Jour 8: Rendez vous sur la côte Environ 400 km de route aujourd’hui nous attendent, parsemés de paysages de gorges aux rivières asséchées, de plateaux vallonnés et de plaines arides et monotones à l’approche de l’Atlantique. Le passage du tropique du Capricorne sur la C14 est l’occasion de la photo marquante du jour et de retrouvailles avec des touristes rencontrés au hasard des lodges. Après le pique-nique au pied des derniers arbres rencontrés avant d’atteindre la côte ( 150 km), nous avalons la piste roulante (C14) à près de 100km/h pour rejoindre l’Atlantique et ses brumes. Attendues et tant de fois décrites. Walvis bay nous accueille sous un soleil radieux qui nous encourage à voir les marais salants et de s’approcher au plus prés de l’océan. Port en eau profonde, il reçoit foule de bateaux de commerce et de pétroliers, la Namibie n’ayant pas de ressource pétrolière. Par contre, l’uranium est exploité à proximité même de la côte et le bruit des tirs de mine encombre l’espace sonore du lieu. Nous traversons les marais salants et nous nous rendons jusqu’à une plage vide en cette période de l’année, mais les installations sanitaires indiquent une forte occupation lors des chaudes journées d’été austral. Maintenant, il s’agit de rejoindre notre lodge de Swakopmund , nous en profitons pour visiter Walvis bay au passage à travers ses différents quartiers et en particulier les townships du nord de la ville. La route goudronnée qui sépare les 2 « métropoles » de la côte namibienne est vite avalée nous permettant d’apercevoir les aménagements touristiques en cours de réalisation le long des plages. On se croit sur nos côtes avec des ensembles immobiliers plaqués aux plages, mais toutefois avec une moindre ambition en raison de la faible importance de la population du pays. Swakopmund apparaît comme une sorte de Deauville austral avec ses boutiques de standing et ses villas huppées le long du Strand . Beaucoup de différence par rapport à ma visite de 1990. Développement très important de la ville mais maintien de cette architecture germanique qui en fait son charme et son originalité. Nous trouvons rapidement notre lodge situé au nord de la ville. Le patron nous réserve un restaurant pour le soir, puisque son établissement n’assure que les couchers et le petit déjeuner. 2 chambres contiguës nous seront allouées pour les 2 nuits suivantes. En fin d’après midi, un appel téléphonique nous prévient que la croisière retenue pour l’après midi suivante est avancée au matin en raison du temps annoncé : cela bouscule notre agenda du lendemain qui prévoyait une grasse matinée. Il faudra prévoir un départ matinal puisque le catamaran nous attend à Walvis à 8h15.Coup de blues pour les jeunes. A la nuit tombée, nous partons au « napolitana restaurant » situé sur l’artère principale. Tout le monde est satisfait puisque chacun a pris des plats selon ses goûts. Poisson, pâtes, pizza seront au menu du soir. Nous réserverons pour le soir suivant.
Jour 9: croisière et shopping Sur le pont aux aurores pour aller à la croisière sur le lagon, nous attendons au yacht club l’arrivée de nos hôtes pour embarquer sur le bateau. A 8h45, montée à l’arrière du catamaran de 2 otaries qui viendront avec nous une partie de la croisière sur le lagon. Une guide nous décrit le circuit que l’on va faire à l’intérieur du golfe de Walvis. Ses explications sont très complètes relatives aux différentes activités du port et des environs. La faiblesse du vent fait que nous voguons une grande partie de la matinée au moteur. L’installation sur le bateau se fait au gré de la volonté de chacun et les trampolines placés à l’avant du catamaran sont les premiers à être choisis. Nous passons à proximité de parcs ostréicoles et longeons ensuite la presqu’île pour rejoindre la pleine mer et une petite colonie d’otaries qui s’ébattent dans les flots , accompagnés de dauphins qui vont jusqu’à passer sous le bateau. Tout le monde est ravi par la croisière qui se termine par un petit buffet où les huîtres sont accompagnées de « Champagne » sud africain tout à fait buvable. A notre descente, nous trouvons quelques échoppes d’artisanat et voyons là, nos premières femmes himbas venues pour vendre leur artisanat. Le petit encas pris sur le bateau nous sert de pique-nique et nous rentrons sur Swakopmund afin de mieux nous imprégner de l’ambiance de la cité. Tour de ville et des boutiques puis achat de victuailles pour les prochains pique-niques seront notre occupation de l’après midi. De retour au lodge, nous finirons l’après midi sur la plage toute proche.
Jour 10: Otaries et Damaraland Comme dab, départ sur le coup de 8h pour rejoindre la colonie d’otaries de Cap Cross. Sur une centaine de kilomètres nous longeons la côte, traversant Henties bay, la dernière ville touristique balnéaire de cette région. Il y a même un golf dans ce lieu où l’eau est une denrée rare. Nous doublons quelques véhicules portant à l’avant des cannes à pêche plantées droites dans le pare-choc puisque en cette période les distractions sont rares en raison de la faiblesse de la température. Nous quittons la route principale pour atteindre la réserve dans laquelle se situe la colonie d’otaries. Nous nous trouvons face à une marée brune d’animaux de toute taille, adultes, bébés qui profitent de la belle matinée pour s’étaler au soleil ou se jeter dans une mer où les vagues déferlantes viennent se fracasser sur les rochers. Nous verrons aussi des chacals prédateurs des jeunes otaries. L’odeur tant décriée dans les guides n’est pas pestilentielle comme annoncée même si elle est désagréable. Nous cheminerons tranquillement une demie heure sur une passerelle qui permet d’admirer les animaux sans venir les déranger en nous en séparant. Après cette visite très intéressante, nous reprenons le chemin des terres et la traversée d’une plaine monotone sur une centaine de kilomètres avant de retrouver des paysages plus variés. Nous passons à proximité du Brandberg et des pétroglyphes de la « dame blanche » mais nous n’avons pas le temps d’y aller. Sur la route menant à Twyfelfontein, nous nous arrêtons pour voir des peintures bochiman situées à l’intérieur d’une cavité et peu décrite dans les guides. Le lodge est parfaitement intégré dans un cirque de falaises rouges que nous nous ferons un plaisir de gravir en cette fin d’après midi après avoir pris possession de nos chambres situées dans des bungalows isolés. Le restaurant, très agréable à la saison chaude, est un peu glacial en raison de son ouverture total sur l’extérieur mais les polaires nous permettront tout de même de profiter d’un excellent buffet;
Jour 11: Damaraland et game drive
La journée commence par une frappe à la porte du bungalow. Des porteurs affectés au transport des bagages jusqu’au véhicule, nous informent qu’une roue est à plat sur notre voiture. Gentiment, ils nous proposent de changer la roue ce que nous acceptons de bon cœur. Le temps de se préparer et les clés sont de retour. Un bon pourboire donne le sourire à nos aides qui nous remercient ce que nous faisons également. En chargeant la voiture, nouveau cauchemar : le pare-brise s’est fendu. Il n’y a pas d’impact mais par contre, cela est arrivé à la hauteur du choc sur le montant du pare-brise noté lorsque l’on a pris le véhicule. Qu’allons-nous nous faire si il s’ouvre plus? Pour l’instant, il faut parer au plus pressé en collant du sparadrap. Après cet intermède, nous partons visiter les pétroglyphes vieux de 6000 ans sculptés par des bochimans. Le guide Nama nous décrit les dessins, essentiellement des animaux et leur empreinte ainsi que l’utilité de ceux-ci : apprendre aux enfants à reconnaître les traces afin d’apprendre la chasse et à se méfier des prédateurs. nous verrons également le premier dessin animé de l’histoire avec une représentation du mouvement du cou d’une autruche en différentes positions sur un même corps. A la fin de la visite, nous nous rendons aux orgues basaltiques, autre curiosité à voir dans le site. Nous sommes déçus par son manque d’étendue et de spécificité. Soit, nous continuons notre route sans faire le détour par la forêt pétrifiée car l’on doit faire réparer notre roue crevée. La route n’est pas longue jusqu’à Palmwag où nous allons laisser notre véhicule pour la nuit. En effet, nous nous rendons dans un lodge distant de 18 km de la piste principale en plein Damaraland. Un 4 X 4 doit nous récupérer ainsi que les autres clients à 15h30 pour nous conduire au camp constitué de tentes en pleine nature. Après le pique-nique, nous nous rendons à la station-service afin de réparer la roue abîmée. Avec 2 ou 3 autres bicoques, c’est Palmwag dans sa totalité. Pourtant sur les cartes, c’est indiqué comme si c’était une ville d’importance. En fait celle-ci est due à la barrière sanitaire qui y est disposée. Elle sert, surtout dans le sens Nord-sud, à vérifier l’état sanitaire des bovins et caprins qui sont transportés par les autochtones en raison de maladies persistantes dans la nord. Nous ne serons pas concernés par le contrôle, ni embêtés par d’éventuels individus qui ponctionneraient les touristes, comme cela a été décrit dans divers blogs lus sur le Net. Lors de notre game drive qui nous mène au camp, nous apercevrons nos premiers zèbres et girafes. Bien sûr, nous ne comptons plus les oryx, springboks et autruches, mais aucun éléphant à l’horizon ni de rhinocéros blanc ou noir. Ce soir, c’est « all inclusive » donc les boissons sont à volonté et le responsable du camp nous offre l’apéritif accompagné de biltong, la viande séchée spécialité namibienne par excellence : cela ressemble à de la viande des Grisons. Les tentes disposent chacune de sanitaire doté d’un lavabo, de toilettes et d’une douche originale où la réserve d’eau est constituée par un seau muni d’un pommeau de douche qu’il faut remplir à partir du lavabo. La soirée s’achève par un repas servi sur une table d’hôte où tous les convives sont réunis y compris le gérant et sa femme. Cela permet de se faire expliquer la vie et les contraintes dans un lodge éloigné de tout en particulier pour l’alimentation qu’il faut aller chercher à une demie journée de voiture.
Jour 12: Rencontre avec les Himbas
Avant de reprendre notre voiture laissée à Palmwag, nous avons commencé notre journée par un petit trajet en 4 X 4 à travers la concession ce qui nous a permis de croiser, de nouveau, la route de zèbres et de girafes accompagnées d’oryx. Après le passage, sans encombre de la barrière sanitaire, direction Opuwo, capitale du Kaokoland, nous rejoignons Sesfontein et son ancien fort transformé en hôtel de bon confort où nous ne ferons qu’un arrêt pour nous dégourdir les jambes. En reprenant la route vers le nord, nous voyons à peu de distance de la piste un village Himba que visite un petit groupe de touristes. Nous décidons de faire de même et dès la sortie du véhicule, un jeune vient se proposer de nous servir de guide et d’interprète auprès des femmes et des enfants qui sont assises présentant des objets d’artisanat composé de bijoux, symboles de leur position dans le clan auquel elles appartiennent. Le guide nous explique le mode de vie de ce peuple de pasteurs nomades vivant au plus près de la nature. A ce jour, ils essaient de rester avec leurs traditions ancestrales ce qui les met injustement au ban de la société namibienne. Devant tous les objets présentés, les filles de la famille craquent pour des pendentifs et une statue. Nous prenons congé de nos hôtes après avoir parcouru le village composé de huttes recouvertes de bouse séchée entourant un enclos où est retenu le bétail, la nuit, afin de le protéger des prédateurs.
La piste s’inscrit dans des vallées rocailleuses ce qui rend la conduite plus difficile malgré l’absence de tout trafic. A un moment, il a même fallu faire descendre toute la famille afin de pouvoir franchir une zone accidentée parsemée de cailloux mal joints. Quelques raidillons ont obligé le chauffeur à passer la première afin d’atteindre le sommet. Pour les clients d’un bus local, ils ont été obligés de finir a pedibus une pente un peu trop accentuée pour le moteur. Passé ces obstacles, nous atteignons la capitale du nord ouest : Opuwo, la ville où se croisent de nombreuses ethnies ce qui en fait un carrefour de civilisation. Les femmes herreros aux magnifiques coiffures et habits qui sont des reprises de l’habillement des premières femmes colons de la fin du XIX ème siècle côtoient les femmes himbas au pagne fait à partir de peaux de vaches. A ces modes vestimentaires se mêlent, bien entendu, les dernières modes de Windhoek pour celles qui refusent les traditions. Le lodge de ce soir permet à nos jeunes de pouvoir profiter de la piscine malgré la fraîcheur de l’eau. Pour les parents, ils profitent d’un magnifique paysage avec un coucher de soleil somptueux sur les montagnes du Kaokoland en savourant quelques instants de repos.
Jour 13: Cap au nord
Aujourd’hui, piste vers la rivière Kunene, frontière naturelle avec l’Angola. C’est la journée de tous les dangers à la lecture des différents blogs parcourus avant notre départ. Piste impraticable, cailloux quasi nécessité de circuler avec un 4 X4. Tant pis, nous partons, notre tour opérateur n’a pas indiqué de contre-indication à nous y rendre. En fait, ce sera une des meilleures pistes parcourues. Elle vient d’être refaite avec des aides de l’Europe. Toujours des paysages de savane avec une végétation de région de plus en plus chaude puisque nous nous rendons vers le Nord. Les 180 km sont avalés rapidement et déjà nous prévoyons notre occupation pour l’après midi, quand tout à coup le chauffeur entend un bruit suspect. C’est la crevaison brutale. Il ne nous restait plus qu’une douzaine de km à parcourir. Sans énerver, le coffre est vidé afin de récupérer le matériel nécessaire au remplacement de la roue. Tout d’abord, démontage de la roue crevée après quelques difficultés car nos gentils dépanneurs qui nous avaient changé la roue , 3 jours auparavant, y avaient été fort pour visser les écrous. Nous prenons la 2ème roue de secours toute neuve pour remplacer la roue crevée et rapidement on s’aperçoit d’un couac : impossible de rentrer le monte-écrous dans les trous de la jante. Cela explique pourquoi nos prédecesseurs avaient pris l’autre roue lors de la première crevaison. Avec effroi, on refait le trajet de la journée où l’on a attendu pour faire dépanner la roue crevée. Pendant plus d’une centaine de km, nous avions roulé sans roue de secours. Nous remettons en place la roue dépannée et atteignons avec angoisse Epupa falls, heureusement peu éloignée. L’après midi est chaude ce qui nous fait du bien après la fraîcheur du début du séjour. Après l’installation dans les confortables tentes plantées sur la rive même de la rivière Kunene à peu de distance des chutes , nous partons à leur découverte. En quelques minutes nous rejoignons la faille dans laquelle se jettent les flots jusque là calmes. Dans le tumulte de la chute principale, un arc-en-ciel s’inscrit dans les brumes vaporeuses qui s’élèvent du fond du gouffre. Les appareils photos crépitent tant la beauté du site nous incite à garder un souvenir tangible de cet instant. Autour de ces eaux tumultueuses, des bras presque morts situés en amont des chutes sont le lieu de vie du village. Les femmes s’y rassemblent pour le lavage du linge et des enfants tout heureux de se rafraîchir dans une eau limpide. Nous nous enthousiasmons à la vue de la succession de chutes des multiples bras. Malgré la saison sèche bien avancée, le cours du fleuve est encore loin de son étiage ce qui permet de ne pas voir qu’un simple filet d’eau mais d’amples flots impétueux. La chaleur calme les velléités de promenade chez les plus jeunes qui vont vite se protéger du soleil à l’ombre des baobabs nombreux en aval des chutes. Leur écorce tendre porte la trace du passage de touristes sensibles à la beauté du site et désireux de laisser une marque ostensible de leur venue. De retour de cette visite, nous nous intéressons aux stands d’artisanat tenus par des femmes Himbas qui présentent là tout un échantillonnage de leurs bijoux et parures coutumières. C’est l’occasion pour nous de remplir nos sacs à dos de bibelots qui viendront remplir les étagères déjà bien dotées de souvenirs de voyages précédents tant en Afrique, qu’en Asie ou en Amérique du Sud. Au lodge, nous profitons de notre position en bord de fleuve pour admirer en fin de soirée d’un magnifique coucher de soleil. Auparavant, nous étions allés à la rencontre d’un groupe d’italiens de retour de rafting et qui nous avez confortés dans notre idée de faire cette excursion le lendemain. Papa a cherché à s’encanailler en allant à la rencontre de la population mâle d’Epupa falls dans le bar situé dans un abri fait de tôle ondulée à peu de distance du lodge. A l’intérieur, un billard américain, un juke box et une machine à sous sont les distractions à la disposition des jeunes himbas venus là également pour boire bières et autres boissons fortement alcoolisées. Le soir, le repas s’éternise puisque nous avons sympathisé avec une famille méridionale avec laquelle nous échangeons des informations sur nos expériences des jours précédents puisque nous faisons le circuit en sens inverse.
Jour 14: Crocodiles et rafting
Ce matin, pas de départ matinal mais promenade prévue à la recherche des crocodiles. Nous tentons de remonter le long de la rive du fleuve sur la piste qui mène à Ruacana. Après une erreur de cap, nous nous engageons sur un chemin très rocailleux et pentu qui permet de mesurer les limites de notre véhicule. Déjà victimes de 2 crevaisons en raison du taux d’usure de nos pneus et d’un fendillement du pare-brise, nous faisons machine arrière et sommes pris par nos nouveaux amis dans leur 4X4. Nous parcourons quelques kilomètres et nous nous arrêtons afin de voir les fameux sauriens. Armés de bâton pour nous protéger d’une rencontre fortuite avec un crocodile, nous marchons le long de la rive sur quelques centaines de mètres en ne croisant qu’un groupe de singes vervet qui s’enfuit à notre arrivée. De retour au véhicule, nous voyons enfin, un crocodile énorme se chauffant nonchalamment sur la rive d’en face. L’après midi, nous nous embarquons pour le rafting, les enfants ayant été dans l’ignorance du projet jusqu’à la dernière limite. Ils sont enthousiastes mais un peu inquiets lors des explications données par les guides pour les mesures de sécurité à suivre lors de la navigation. Les femmes et les enfants sont dans une grosse embarcation avec 2 guides pour diriger la manœuvre et le reste de la troupe se disperse en canoë biplace. Cela commence par une prise en main de l’embarcation faite lors d’une remontée à contre courant afin de vérifier la bonne cohésion de chaque équipage. S’en suit alors une agréable descente d’un long fleuve tranquille parsemé par le passage de quelques rapides et la vision, sur les rives ou îlots de quelques crocodiles de toute taille. Bien sûr, interdiction de laisser traîner une main dans l’eau. Un arrêt est prévu pour se désaltérer car la chaleur est importante ce que nous faisons sur la rive angolaise de la Kunene. Pendant quelques minutes, nous serons dans l’illégalité. Après la reprise des bateaux nous passons les derniers rapides, les plus difficiles qui nous permettront d’être trempés. Après cette après midi de pure détente, les enfants vont se poser au bar du lodge avec leur nouvelle copine pour faire un « Uno » et les parents vont vaquer à leur principale occupation des vacances : Papa retourne voir la « folle » vie crépusculaire de la population masculine au bar du village et Maman se repose tranquillement pour regarder le coucher de soleil sur le fleuve.
Jour 15: Cap à l’est
Pour la première fois depuis le début de notre séjour, nous allons emprunter, jusqu’à Opuwo, la même route qu’à l’aller. Sur ce tronçon, la piste est très roulante, ayant été refaite récemment. Nous croisons de nombreux Himbas gardant des troupeaux ce qui est leur principale activité. Ainsi nous pouvons faire de nombreuses photos. Pour les remercier de nous autoriser à les prendre, nous leur offrons crayons, bonbons, jouets pour les jeunes et farine et huile pour les mamans. A chacune de ces rencontres il ne sera jamais question de distribuer de l’argent même si cela est souvent demandé. A Opuwo, nous refaisons le plein de la voiture et de courses pour les derniers pique-niques. C’est aussi la dernière occasion de croiser des Himbas mélangés aux autre ethnies de cette région en particulier les Herreros dont ils sont un sous-groupe. C’est aussi la fin des grandes sections de piste, nous rejoignons le macadam. La route est vite avalée, nous longeons le parc d’Etosha dans sa partie interdite aux touristes. Le Rustig Toko lodge qui nous héberge, ce soir, domine la plaine à végétation de savane. La piscine n’aura pas plus de succès que les précédentes malgré une tentative des enfants, en raison de la fraîcheur de l’eau qui aura raison de leur volonté.
Jour 16: Etosha-jour 1
Aujourd’hui, nous allons enfin voir les animaux que les enfants attendent depuis le départ :éléphants, lions, guépards, rhinocéros. Les girafes et les zèbres et tutti quanti antilopes, nous en sommes rassasiés . Quant aux autruches, on ne s’arrête plus depuis belle lurette pour les photographier. Pour rejoindre Etosha, nous empruntons les pistes qui longe au sud le parc. 10 fois, 20 fois nous nous arrêtons pour ouvrir/fermer les portails qui donnent accès aux fermes que nous traversons. C’est Arthur qui est chargé de la besogne. A 10 h, nous entrons à Okaukuejo et partons sans attente à la recherche des animaux. Direction le nord ouest : après quelques kilomètres parcourus, un appel de phare d’une voiture venant en sens inverse nous conduit à nous arrêter. Le conducteur nous indique n’avoir rien vu d’intéressant dans cette partie du parc. Nous décidons de faire demi tour. Nous longeons le pan et nous nous rendons au point d’eau dénommé Nebrownil. Quelques voitures y sont stationnées, ce qui est bon signe. Les girafes dominent un champ d’animaux où cohabitent, antilopes (gemsboks, springboks, impalas) , zèbres, gnous, chacals, autruches et surtout un couple de lions qui sont allongés tranquillement à quelques mètres des voitures qui ne semblent pas les gêner. Par contre à leur moindre mouvement, c’est un peu l’affolement chez les autres. Ils sont aux aguets ne voulant pas servir de repas aux fauves. Pendant près de ¾ d’heure, nous suivrons le jeu entre les différents protagonistes. Voyant aucun affût précis du couple de lions, nous quittons le point d’eau après avoir pique-niqué dans la voiture. Maintenant, nous sommes à la recherche des éléphants. Le paysage est somptueux fait de grandes plaines blanches où la végétation est très parsemée. Une étrange luminosité fatigue les yeux même protégés par des lunettes de soleil. Au loin, il semble qu’il fait nuit ou qu’un orage est prêt à éclater. Nous passons à Hallali faire le plein d’essence et nous délasser un peu, obliger jusqu’à présent à rester enfermer dans le véhicule. Comme nous logeons vers Okaukuejo mais à l’extérieur du parc nous reprenons la direction de la sortie afin d’être vers 17h30 à la fermeture. Sur notre chemin, pas d’éléphants mais toujours des gazelles, des girafes et des zèbres. Nous parvenons à la tombée de la nuit à notre lodge (Taleni Etosha village) où nous attendent 2 tentes bien confortables avec douche extérieure joliment et écologiquement installée.
Jour 17: Etosha-jour 2
Ne voulant pas perdre un instant de notre journée de safari nous quittons de bon matin notre lodge (6h45). La température est toujours fraîche (11°). Nous repassons à Nebrownil dans l’espoir de revoir nos lions et peut-être des éléphants. Peine perdue, il n’y a pas d’animaux et nous continuons notre périple à travers etosha. Le temps passe et toujours pas d’éléphants. Nous croisons quelques voitures mais aucun occupant nous annonce de bonnes nouvelles à ce sujet. Où sont partis les 12000 éléphants d’Etosha ? Après plus de150 km parcourus, nous tombons presque par hasard sur un élphant difficilement visible protégé qu’il est par un grand arbre. Bien sûr, appareils photos et camescope s’en donnent à cœur joie. Mais un seul ne nous satisfait pas et vers le point d’eau de Ngobib nous nous trouvons face à 4 qui semblent se poser des questions sur leur devenir. Bien sûr, nous somme enfin ravis de voir un tout petit troupeau mais c’est mieux que rien. Bientôt, leur conciliabule les mène à se disperser et l’un vient passer devant la voiture ce qui inquiète un peu notre petit dernier. Satisfaits de notre rencontre, nous rejoignons Namutoni et son fort allemand pour pique-niquer et nous dégourdir les jambes. La chaleur est au rendez-vous enfin. Après ce moment de détente nous repartons vers le nord du pan afin de profiter au maximum de notre dernière après-midi de safari. Nous faisons le tour du fisher’s pan puis remontons vers le Nord jusqu’à Andoni. Nous retombons sur une petite troupe d’éléphants mais ne verrons pas de rhinocéros ni de guépards. Comme la veille, nous sortons du parc à la tombée de la nuit et rejoignons sans encombre l’Onguma bush camp où 2 chambres nous attendent. Le lodge situé en bordure même du parc d’Etosha dispose d’un point d’eau éclairé ce qui nous permettra d’apercevoir un koudou qui vient s’abreuver et un grand duc perché sur une branche. Le père s’éternise sur le promontoire permettant de profiter du point de vue sur le point d’eau mais l’attente trop longue lui tirera des bâillements.
Jour 18: Le début de la fin
Dernier jour sans peur au ventre !!! En effet, demain retour à l’aéroport et heure fatidique pour la livraison du véhicule au loueur. Pas mal de kilomètres à parcourir mais essentiellement du goudron. Nous disons au revoir à Etosha et filons direction plein sud. Nous filons si vite que nous dépasserons le lac d’Otjikoto sans s’arrêter. Nous préférons nous rendre à la réserve de guépards et à la ferme aux crocodiles situés plus loin. Nous trouvons facilement le conservatoire aux guépards à 40 km de la route principale parcourus sur une bonne piste depuis Otjiwarongo. Nous nous apercevons vite que nous ne pourrons faire qu’un très rapide survol de l’ensemble qui demande presque une journée de visite tant les enclos sont nombreux. Nous verrons les guépards par groupe réunis en fratrie, nourris par une équipe très compétente et très soucieuse de sécurité malgré la taille réduite de ces animaux. Le musée, qui complète la visite, est très bien documenté sur tous les aspects ayant trait au guépard depuis sa position dans l’histoire jusqu’à sa dispersion dans l’hémisphère sud. En reprenant la route, nous faisons un arrêt pour remplir le portefeuille à un distributeur automatique d’Otjiwarongo protégé par un vigile. Cela se passe sans problème comme devant toutes les autres banques utilisées durant notre séjour. Cette somme doit permettre les derniers achats (essence, cadeaux, etc…) et en particulier la visite à la ferme des crocodiles. Nous la cherchons, la repérons puis tombons sur la porte close. Saturday afternoon closed. Tant pis pour nous, les croco, ce sera dans la Drôme !!! encore 2 heures de route et piste et nous voilà au Waterberg. L’installation est compliquée. On s’arrête à un bâtiment central pour remplir des papiers, payer l’entrée au parc et obtenir les clés du bungalow situé quelques kilomètres plus loin dans la colline qui domine la plaine débutante du Kalahari. Nous arrivons sur une esplanade où sont plantés une dizaine de petites villas dispersées autour d’une placette. Nous nous installons rapidement afin de profiter du site et de pouvoir faire une petite promenade dans les alentours ce qui n’est pas au goût des jeunes. Mais après quelques tergiversations, tout le monde grimpe sur un sentier escarpé qui mène au sommet du plateau du Waterberg. Damans des rochers, calaos nous accompagnent tout au long du sentier sablonneux parsemé de rochers au milieu d’une végétation arbustive très épaisse. Quasiment arrivé au sommet, papa est abandonné par le reste de la troupe souvent mal chaussé. Cela ne facilite pas la progression en particulier lorsque les rochers deviennent majoritaires. Il atteint un panneau annonçant de ne pas dépasser ce point sans guide. Un sentier permet d’atteindre la crête et la bordure du plateau. La vue sur la plaine plate et monotone est infinie bordée par un aplomb vertical de gré rouge. Le retour s’effectue presque à la nuit. Pour maman, c’est l’heure de refaire les bagages pour le retour en particulier les sacs à dos pour les vols. On vide, on range, on trie les sacs, les pubs, la documentation amoncelés en presque 3 semaines ainsi que les souvenirs ramassés çà et là: cailloux, sable de toute couleur, bois. Savons, shampooings des lodges et nécessaire de toilette de British Airways complètent les valises et sacs. En une heure, maman a tout terminé. Pour notre dernier dîner, il faut prendre la voiture pour rejoindre le restaurant installé dans un vieux bâtiment datant de l’époque coloniale britannique. Une superbe glace-maison viendra clore ce dernier souper namibien . De retour au bungalow, nous apercevons des steenboks gambadant au milieu de l’esplanade située au centre des pavillons.
Jour 19: La fin
350 km nous séparent de l’aéroport. Le chargement de la voiture s’effectue au milieu d’une troupe de babouins venus s’encanailler dans les poubelles des villas. Encore quelques kilomètres et s’en est fini des gravel roads. Nous retrouvons la B1 goudronnée et vide en ce dimanche matin. Aux alentours d’Okahandja, le paysage devient plus montagneux et vallonné rendant la route sinueuse. C’est dans cette ville bien équipée en distraction et hébergement de toute sorte que nous effectuerons nos achats de souvenirs artisanaux dans les échoppes installées à la sortie sud de la ville. De grandes tentes sont pleines de souvenirs, de toute taille, sculptés dans la bois, la pierre, ou la corne. Le marchandage marche à plein. Il faut calculer pour ne plus à avoir à faire du change. Les derniers dollars namibiens monnayables sont échangés contre des objets qui viendront remplir des étagères où il faudra faire cohabiter des souvenirs de différente provenance. Après 3h30 de route, nous voilà à Windhoek, dernier arrêt de notre périple namibien. Nous cherchons un restaurant ce qui est difficile un dimanche, jour où la fermeture des commerces est encore bien respectée. A l’heure de la messe dominicale, les rues se vident de leurs belles Herreros encore bien présentes dans leurs costumes traditionnels. Repas au centre artisanal à deux pas d’Independence avenue, où tout le monde se régale de plats …. Italiens. Derniers achats, il faut faire vite car à 13h30 le dimanche, cela ferme. Dernier complément d’essence afin de rendre le réservoir plein et à 14h30 nous arrivons chez le loueur à l’aéroport comme prévu. Et là tout s’emballe, le pare-brise fendu fait l’objet de récriminations réciproques dans un anglais approximatif et technique, la 2ème roue de secours inutilisable est esquivée rapidement par l’agent du loueur après démonstration de sa lacune. Après rédaction d’un dossier contradictoire, il faut téléphoner au TO afin qu’il arrange les choses et exprime dans un meilleur anglais mes vues sur les différents problèmes rencontrés. Lors de la communication, les faits sont réglés en particulier entre le loueur et le TO qui est un bon client. Ca y est les vacances sont presque finies: plus qu’un enregistrement et le contrôle des passeports et la Namibie ne sera plus que derrière la vitre. Encore près de 3 heures d’attente dans l’aéroport et la menue monnaie namibienne qui a fondu comme neige au soleil. L’heure normale d’embarquement est bientôt dépassée et toujours pas d’avion sur le tarmac. Avec 90 minutes de retard, c’est enfin le départ ce qui va se traduire par une course effrénée à Johannesbourg malgré nos 3 heures prévues de transit. Mais cela est une autre histoire…. Ainsi prend fin un merveilleux séjour en Afrique australe.
Retour de l'hôtel Blue Bay à Cayo Coco (6 au 20 novembre 2009) English translation pending
Bonjour 🙂
Tel que convenu, de retour de l'hotel Blue Bay Cayo Coco voici un résumé de mon séjour :
Date du séjour : du 6 au 20 novembre 2009
CHECK IN : Une personne sur le forum m'avait conseillée de faire la demande pour loger dans le bloc 23 ou 24 Car ce bloc est situé tout près de la mer et assez loin du buffet et snack bar ouvert 24hr... donc plus tranquille si on veut dormir tot et très près de la mer si on veut aller au toilette car il n'y en a pas à la plage. J'ai envoyé un courriel à l'hotel une semaine avant mon arrivée pour faire ma demande. Quand je suis arrivée, le gérant de l'hotel était là et j'ai eu une superbe chambre situé à l'étage avec balcon double et vue sur mer dans le bloc 24. Comme je suis arrivée à l'hotel vers 15hr j'ai eu ma chambre tout de suite et tout fonctionnait très bien... Le personnel à l'accueil était sympatique et l'un deux parlait même français.
CHAMBRE : Chambre standard, deux lits assez confortable, très propre, air climatisé qui fonctionne très bien, douche également pas beaucoup de pression mais tjrs de l'eau chaude. Coffret de sureté neuf ou on compose nous meme un code de 4 chiffres. Nous avons demandé une oreiller supplémentaire car il n'y en avait seulement une par lit... Nous l'avons eu rapidement. Une journée la chasse-deau des toilettes fonctionnait mal et j'ai appellé en bas pour que quelqu'un vienne réparer... Ca pris environ 10 minutes et tout était fait... la réceptionniste à meme retéléphoner à ma chambre pour savoir si tout était fait correctement. Beau grand balcon double. Ménage toujours fait avant midi dans la chambre... tjrs du papier de toilette et des serviettes propres.
NOURRITURE : 3 restos à la carte, 1 grand buffet, 1 autre ouvert à la plage le midi, snack bar ouvert 24 hrs. Nous avons été une fois à l'international et 3 fois à l'italien. l'international servait de la langouste pour 25 pesos sur demande. Nous n'avons pas aimé notre repas car c'était vraiment trop cuit et la langouste également en plus de manquer de fraicheur. Le service y était très lent et l'ambiance d'un salon funéraire... Bref déçu de ce resto. Pour l'italien c'était une toute autre affaires... Très très bon, excellent service, bonne ambiance. Le snack bar est fort pratique le midi et aussi pour manger lorsque le buffet est fermé. On y sert des hot dogs, hamburger et Sandwich Ham & Cheese très correct. Le buffet m'a réellement surprise, vraiment TRÈS PROPRE et la nourriture est fraiche. Absolument rien à voir avec mon dernier voyage à Cuba. Les plats sont identifiés en 3 langues... des cuisto vous font cuire sur demande des pates, des viandes, des poissons et des crevettes. Il y a toujours un coin crudités, marinades, salades de toutes sortes, beaucoup de pains et croissants et muffins, biscuit de tout genre, tjrs des patates, du riz de toutes sortes, des viandes, des légumes, un potage du jours, des fromages, et j'en passe... Il faut VRAIMENT ÊTRE DIFFICILE pour ne pas aimé ça... les plats sont nettoyés et un cuisto vient vérifier très souvent que tout soit propre et que les plats sont tjurs bien remplis... Le matin ils font cuire vos oeufs et vos crepes sur la plaque et il y a également déjà cuit des oeufs à la coque et des oeufs pochés... Bref franchement suprenant pour Cuba ou l'on dit que la bouffe n'est pas bonne.
LES BARS : Je vous conseille de vous apporter un petit bock. Au bar de la plage il y a 4 machines à jus pour les drinks au rhum et un récif à bière. de l'eau embouteillée partout que ce soit au bar ou au restaurant l'eau est très bonne. Le café également. Au piano bar ils servent différentes sortes de vins, des bons blody Mary, des bons Spanish Coffee, du brandy, du bailey, etc... Bref très bons drinks et très grande variété.
LA PISCINE : La piscine est assez grande mais pas spectaculaire... pas de flaflas du genre fontaines et chutes d'eau mais elle est nettoyée chaques jours et très propre... Beaucoup de chaises sur place et très peu d'ombre.
LA PLAGE : Très propre, eau très belle turquoise rien à redire, beaucoup de parapas et de chaises, les gens qui y travaillent sont fort sympatiques et serviables. Deux personnes se sont fait piquer par jellyfish ou méduses. Moi j'y était tous les jours à me baigner régulièrement et j'en ai pas vue une seule. Équipe d'animation sur place tous les jours à partir de 10hrs avec dj et bonne musique. Lorsque le dj s'en va vert 14hr, Mario le barman sort sont ipod et mets sa musique 😉 Si vous voulez être plus tranquille je vous conseille de vous installer plus loin du bar... Nous c'était le contraire, nous réservions chaques matins le meme parasol, le deuxième à gauche en face du bar à Mario et l'équipe d'animation. Vous pouvez marcher longtemps sur la plage mais il n'y a pas beaucoup de sable ca m'a réellement surprise. Chaques matins, comme je suis une lève-tot, je me levais à 5h30 et j'allais chercher mon café au snack bar, ensuite vers 6hr15 lorsque le soleil se levait, j'allais sur la plage réserver mes chaises et mon parasol... j'était souvent la première à cette heure, mais vers 7hr les gens commencaient à arrivée pour réserver leurs places. Il y avait tjrs deux trois gars là pour vos chaises, vider les poubelles, nettoyer l'allée, rateler le sables pour enlever les algues, etc... Très belle plage, très propre !
L'ANIMATION : Très bonne équipe d'animation, plusieurs activités tel que les cours de danses, l'aérobie dans la mer, volley ball, pétancles, olympiques, Yoga à la piscine, etc... spectacles du soirs qui avaient l'air bons mais vers 9hr j'était épuisée et j'allais me coucher. Toujours de la bonne musique que ce soit à la piscine ou a la plage. Bref leurs buts est de nous divertir et ils le font bien. Comme la clientèle est majoritairement entre 30 et 60 ans souvent des couples ou familles avec enfants, il y en a pour tout les gouts... beaucoup d'activités pour les enfants et le soir si vous voullez prendre un verre plus tranquille le pianor bar est l'endroit idéal, excellent pianiste accompagnés d'un saxophoniste. Sinon il y a le snack bar et la scène de spectacle situés cote-a-cote ou ca bouge plus.
LA SÉCURITÉ ET LE PERSONNEL : Il y a toujours des gardiens à la plage et partout dans l'hotel, leurs buts n'est pas de surveiller les touristes mais bien le personnel de l'hotel afin qu'il n'importune pas les touristes et les femmes seules, etc... Que ce soit à l'acceuil, au restaurants, au bars, les femmes de chambres, les jardiniers, tout le monde travaillent fort et veille à offrir un bon service.
L'HOTEL EN GÉNÉRALE : Très propre partout, meme les toilettes publiques sont plus propres que je pensais. lorsqu'une table se libère aux bars ou aux restos elle est nettoyée rapidement. La végétation n'est pas dense mais mieux que je pensais, les artères sont propres partout, beaucoup d'arbres et de fleurs y ont été plantés et les jardiniers sont très travaillant.
INTERNET, TÉLÉPHONE ET SERVICE BANCAIRE : Pour internet je vous conseille d'y aller le matin tot car le soir il y a beaucoup plus de gens. Moi j'y allais à 6hr am et il n'y avait jamais personne. Connexion lente cest certain mais cest OK. Carte internet vendues pour 3 pesos (1/2 hr) et 6 pesos pour une heure. Il y a une salle exclusivement pour ca avec 3 ordinateurs. Pour le téléphone ils vous chargeront 1, 99$ pesos par minute mais j'ai un doute... J'ai fait deux appels d'environs 3 minutes chacuns et j'ai payé 27 dollars canadien 😐 Donc si possible à moins d'une urgence utilisez plutot le service internet qui est peu chère. La banque est ouverte tous les jours de 8hr am à 11hr pm. Si vous voullez changer votre argent afin d'avoir des coupures de 1 pesos c'est OK ils en ont beaucoup, je me fesais souvent changer pour avoir 80 pièces de 1 pesos et il me mettait ca dans un sac... Fort pratique les coupures de 1 pesos.
MES POINTS POSITIFS : Sans vouloir exagérer, je vous dirais que mon voyage à été parfait sur toute la ligne. Je suis allée 7 fois au Mexique et deux fois à Cuba... C'est un des endroits que j'ai aimé le plus pour la qualité du service, la plage et la propreté des lieux. J'y retournerais sans hésitation et je n'hésiterais pas à le recommander. J'ai payé 1280$ pour deux semaines et c'est peu chère pour tout ce que j'ai eu.
MES POINTS NÉGATIFS : Pour ceux qui aiment dormir le matin, ya un gars qui passe dans les artères avec une machine qui fonctionne au gaz pour enlever les feuilles ou je ne sais trop quoi... Ca fait un bruit infernal assez pour réveiller les gens. Ya aussi un groupe de musiciens qui passent aux tables pour vous jouer des chansons le soir au buffet... une ou deux fois c'est OK mais quand tu es là deux semaines c'est fatiguant à la fin de se faire achaler tous les soirs.
Si vous avez des questions n'hésitez pas ca me fera plaisir de vous répondre 😉
Voici en pièces jointes quelques photos de l'endroit
Tel que convenu, de retour de l'hotel Blue Bay Cayo Coco voici un résumé de mon séjour :
Date du séjour : du 6 au 20 novembre 2009
CHECK IN : Une personne sur le forum m'avait conseillée de faire la demande pour loger dans le bloc 23 ou 24 Car ce bloc est situé tout près de la mer et assez loin du buffet et snack bar ouvert 24hr... donc plus tranquille si on veut dormir tot et très près de la mer si on veut aller au toilette car il n'y en a pas à la plage. J'ai envoyé un courriel à l'hotel une semaine avant mon arrivée pour faire ma demande. Quand je suis arrivée, le gérant de l'hotel était là et j'ai eu une superbe chambre situé à l'étage avec balcon double et vue sur mer dans le bloc 24. Comme je suis arrivée à l'hotel vers 15hr j'ai eu ma chambre tout de suite et tout fonctionnait très bien... Le personnel à l'accueil était sympatique et l'un deux parlait même français.
CHAMBRE : Chambre standard, deux lits assez confortable, très propre, air climatisé qui fonctionne très bien, douche également pas beaucoup de pression mais tjrs de l'eau chaude. Coffret de sureté neuf ou on compose nous meme un code de 4 chiffres. Nous avons demandé une oreiller supplémentaire car il n'y en avait seulement une par lit... Nous l'avons eu rapidement. Une journée la chasse-deau des toilettes fonctionnait mal et j'ai appellé en bas pour que quelqu'un vienne réparer... Ca pris environ 10 minutes et tout était fait... la réceptionniste à meme retéléphoner à ma chambre pour savoir si tout était fait correctement. Beau grand balcon double. Ménage toujours fait avant midi dans la chambre... tjrs du papier de toilette et des serviettes propres.
NOURRITURE : 3 restos à la carte, 1 grand buffet, 1 autre ouvert à la plage le midi, snack bar ouvert 24 hrs. Nous avons été une fois à l'international et 3 fois à l'italien. l'international servait de la langouste pour 25 pesos sur demande. Nous n'avons pas aimé notre repas car c'était vraiment trop cuit et la langouste également en plus de manquer de fraicheur. Le service y était très lent et l'ambiance d'un salon funéraire... Bref déçu de ce resto. Pour l'italien c'était une toute autre affaires... Très très bon, excellent service, bonne ambiance. Le snack bar est fort pratique le midi et aussi pour manger lorsque le buffet est fermé. On y sert des hot dogs, hamburger et Sandwich Ham & Cheese très correct. Le buffet m'a réellement surprise, vraiment TRÈS PROPRE et la nourriture est fraiche. Absolument rien à voir avec mon dernier voyage à Cuba. Les plats sont identifiés en 3 langues... des cuisto vous font cuire sur demande des pates, des viandes, des poissons et des crevettes. Il y a toujours un coin crudités, marinades, salades de toutes sortes, beaucoup de pains et croissants et muffins, biscuit de tout genre, tjrs des patates, du riz de toutes sortes, des viandes, des légumes, un potage du jours, des fromages, et j'en passe... Il faut VRAIMENT ÊTRE DIFFICILE pour ne pas aimé ça... les plats sont nettoyés et un cuisto vient vérifier très souvent que tout soit propre et que les plats sont tjurs bien remplis... Le matin ils font cuire vos oeufs et vos crepes sur la plaque et il y a également déjà cuit des oeufs à la coque et des oeufs pochés... Bref franchement suprenant pour Cuba ou l'on dit que la bouffe n'est pas bonne.
LES BARS : Je vous conseille de vous apporter un petit bock. Au bar de la plage il y a 4 machines à jus pour les drinks au rhum et un récif à bière. de l'eau embouteillée partout que ce soit au bar ou au restaurant l'eau est très bonne. Le café également. Au piano bar ils servent différentes sortes de vins, des bons blody Mary, des bons Spanish Coffee, du brandy, du bailey, etc... Bref très bons drinks et très grande variété.
LA PISCINE : La piscine est assez grande mais pas spectaculaire... pas de flaflas du genre fontaines et chutes d'eau mais elle est nettoyée chaques jours et très propre... Beaucoup de chaises sur place et très peu d'ombre.
LA PLAGE : Très propre, eau très belle turquoise rien à redire, beaucoup de parapas et de chaises, les gens qui y travaillent sont fort sympatiques et serviables. Deux personnes se sont fait piquer par jellyfish ou méduses. Moi j'y était tous les jours à me baigner régulièrement et j'en ai pas vue une seule. Équipe d'animation sur place tous les jours à partir de 10hrs avec dj et bonne musique. Lorsque le dj s'en va vert 14hr, Mario le barman sort sont ipod et mets sa musique 😉 Si vous voulez être plus tranquille je vous conseille de vous installer plus loin du bar... Nous c'était le contraire, nous réservions chaques matins le meme parasol, le deuxième à gauche en face du bar à Mario et l'équipe d'animation. Vous pouvez marcher longtemps sur la plage mais il n'y a pas beaucoup de sable ca m'a réellement surprise. Chaques matins, comme je suis une lève-tot, je me levais à 5h30 et j'allais chercher mon café au snack bar, ensuite vers 6hr15 lorsque le soleil se levait, j'allais sur la plage réserver mes chaises et mon parasol... j'était souvent la première à cette heure, mais vers 7hr les gens commencaient à arrivée pour réserver leurs places. Il y avait tjrs deux trois gars là pour vos chaises, vider les poubelles, nettoyer l'allée, rateler le sables pour enlever les algues, etc... Très belle plage, très propre !
L'ANIMATION : Très bonne équipe d'animation, plusieurs activités tel que les cours de danses, l'aérobie dans la mer, volley ball, pétancles, olympiques, Yoga à la piscine, etc... spectacles du soirs qui avaient l'air bons mais vers 9hr j'était épuisée et j'allais me coucher. Toujours de la bonne musique que ce soit à la piscine ou a la plage. Bref leurs buts est de nous divertir et ils le font bien. Comme la clientèle est majoritairement entre 30 et 60 ans souvent des couples ou familles avec enfants, il y en a pour tout les gouts... beaucoup d'activités pour les enfants et le soir si vous voullez prendre un verre plus tranquille le pianor bar est l'endroit idéal, excellent pianiste accompagnés d'un saxophoniste. Sinon il y a le snack bar et la scène de spectacle situés cote-a-cote ou ca bouge plus.
LA SÉCURITÉ ET LE PERSONNEL : Il y a toujours des gardiens à la plage et partout dans l'hotel, leurs buts n'est pas de surveiller les touristes mais bien le personnel de l'hotel afin qu'il n'importune pas les touristes et les femmes seules, etc... Que ce soit à l'acceuil, au restaurants, au bars, les femmes de chambres, les jardiniers, tout le monde travaillent fort et veille à offrir un bon service.
L'HOTEL EN GÉNÉRALE : Très propre partout, meme les toilettes publiques sont plus propres que je pensais. lorsqu'une table se libère aux bars ou aux restos elle est nettoyée rapidement. La végétation n'est pas dense mais mieux que je pensais, les artères sont propres partout, beaucoup d'arbres et de fleurs y ont été plantés et les jardiniers sont très travaillant.
INTERNET, TÉLÉPHONE ET SERVICE BANCAIRE : Pour internet je vous conseille d'y aller le matin tot car le soir il y a beaucoup plus de gens. Moi j'y allais à 6hr am et il n'y avait jamais personne. Connexion lente cest certain mais cest OK. Carte internet vendues pour 3 pesos (1/2 hr) et 6 pesos pour une heure. Il y a une salle exclusivement pour ca avec 3 ordinateurs. Pour le téléphone ils vous chargeront 1, 99$ pesos par minute mais j'ai un doute... J'ai fait deux appels d'environs 3 minutes chacuns et j'ai payé 27 dollars canadien 😐 Donc si possible à moins d'une urgence utilisez plutot le service internet qui est peu chère. La banque est ouverte tous les jours de 8hr am à 11hr pm. Si vous voullez changer votre argent afin d'avoir des coupures de 1 pesos c'est OK ils en ont beaucoup, je me fesais souvent changer pour avoir 80 pièces de 1 pesos et il me mettait ca dans un sac... Fort pratique les coupures de 1 pesos.
MES POINTS POSITIFS : Sans vouloir exagérer, je vous dirais que mon voyage à été parfait sur toute la ligne. Je suis allée 7 fois au Mexique et deux fois à Cuba... C'est un des endroits que j'ai aimé le plus pour la qualité du service, la plage et la propreté des lieux. J'y retournerais sans hésitation et je n'hésiterais pas à le recommander. J'ai payé 1280$ pour deux semaines et c'est peu chère pour tout ce que j'ai eu.
MES POINTS NÉGATIFS : Pour ceux qui aiment dormir le matin, ya un gars qui passe dans les artères avec une machine qui fonctionne au gaz pour enlever les feuilles ou je ne sais trop quoi... Ca fait un bruit infernal assez pour réveiller les gens. Ya aussi un groupe de musiciens qui passent aux tables pour vous jouer des chansons le soir au buffet... une ou deux fois c'est OK mais quand tu es là deux semaines c'est fatiguant à la fin de se faire achaler tous les soirs.
Si vous avez des questions n'hésitez pas ca me fera plaisir de vous répondre 😉
Voici en pièces jointes quelques photos de l'endroit
Réunion en avril 2010: faire une randonnée sur Piton des Neiges ou Mafate? English translation pending
Bonjour à tous,
Comme décrit dans un précéent post nous partons à la Réunion en avril 2010 pour un autotour! Le circuit proposé par l'agence nous convient à peu près, nous y rajoutons des choses et en enlevons certaines!
Nous voulons ajouter une randonnée sur 2 jours, soit le piton des neiges avec une nuit au gite dufour, soit une randonnée dans mafate avec une nuit sans doute en gite aussi!
C'est conçernant Mafate que je fais apelle à vous pour voir ce que vous me conseiller de faire comme randonnée?
En fait les 3 derniers jours nous sommes censé séjourner à St Gilles et c'est une de ses nuits que nous voulons supprimer pour la passer en gite dans Mafate!
L'idéal serait un départ tot le matin pour un retour le lendemain si possible en ébut d'après-midi histoire de profiter encore d'une demi-journée pour faire autre chose (plage ou autre).
Alors quel itinéraire me conseillez-vous avec quel gite à prix raisonnable? Nous avons un niveau de randonnée moyen!
Merci d'avance
Douches écossaises, automne 2009 English translation pending
Le récit en images : clic
Je vous préviens, ça mouille! Texte seul : Présentation Après avoir goûté aux magnifiques lumières automnales irlandaises il y a 1 an, nous avions envie de retrouver ces ambiances si particulières de ces pays où chaque rayon de soleil crée le spectacle. J’avais déjà parcouru l’Ecosse il y a 25 ans, et il avait fait-en juillet- un temps pourri ! Il a donc fallu que s’écoule un quart de siècle avant que je décide de retenter l’aventure écossaise. Franchement téméraire, je décidai d’y aller à la Toussaint. J’espérais voir s’y succéder les dépressions accompagnées de beau ciels de traîne. Hélas, notre voyage –trop court-(1 semaine) coïncida parfaitement avec une seule et même dépression, obstinément cramponnée aux Highlands. Souvenirs… souvenirs… Heureusement nous étions loin de la 2CV de l’époque puisque nous avions choisi d’y aller en camping car : confort douillet assuré quelque soit le temps ! Ça valait mieux !
Cap sur les Highlands Après une traversée agréable et très calme au départ d’Ijmuiden (près d’Amsterdam) la côte britannique apparait sous le soleil matinal.
Je ne me fais pas trop d’illusions car la météo consultée une dernière fois juste avant de partir n’est pas folichonne, carrément glauque même. Mais ne dit-on pas que le temps change très vite sur cette région ouest de l’Europe ?
Tiens un avion ! C’est sûr ça va plus vite mais ça n’a pas le même charme que le bateau même si tous ces gros ferries ressemblent plutôt à des boîtes à chaussures. Quel confort en tout cas par rapport à l’avion !
L’arrivée dans le port est agréable, je m’attendais à un gros port industriel mais en fait nous longeons un petit port de pêche et d’anciens docks reconvertis en lofts. Belle lumière matinale, profitons…
Cap sur l’Ecosse non sans avoir fait quelques courses de produits frais et acheté des livres anglaises (les livres écossaises sont je crois mal acceptées plus au sud). La £ est dans les choux en ce moment (1£ = 1, 09 euro) si bien que la vie ne nous parait pas chère du tout, on n’en revient pas !
Très vite le soleil disparait et c’est sous une épaisse couche de nuages que nous arrivons à Glen Etieve. La végétation est automnale, mélange de fougères roussies, de bruyères fleuries de pourpre, de sapins vert sombre et de mélèzes jaune vif. Ah ! Avec un rayon de soleil ce serait flamboyant…
La rivière est gonflée par la pluie, roulant des eaux brunes couleur de tourbe. Quelques courageux terminent leur journée de kayak, absolument indifférents aux intempéries…
Nous croisons des biches, pas craintives du tout et pour cause, elles se sont échappées d’un élevage tout proche ! Nous avons aussi (plus au sud) croisé des dizaines de faisans, sans doute issus d’élevage et relâchés pour la chasse. Les routes sont jonchées d’oiseaux écrabouillés. Dans chaque champ : plusieurs faisans. Quelle gloire et quel plaisir peut-il y avoir à chasser des oiseaux débilités par un élevage en captivité et que l’on croise à tous les coins de champs ? Mystère…
Nuit tranquille bercés par la rivière et la pluie qui tambourine sur le toit (j’adore !)
De Glencoe vers l'île de Skye Il pleut…
Nous traversons la (certainement) magnifique vallée de Glencoe avant de continuer la route jusqu’à la côte en face de l’île de Skye car j’y ai repéré une randonnée qui longe la mer. Inutile de se balader en montagne par ce temps, on n’y verrait rien !
Nous déjeunons tranquillement sous les bourrasques puis j’annonce aux enfants qu’il est temps de se préparer pour la randonnée. Ils croient d’abord à une plaisanterie : « -T’as vu le temps ? - Et alors ? Comment font les Ecossais ? S’il leur fallait attendre le grand beau temps pour se balader ils ne mettraient jamais le nez dehors, pas vrai ? Au même moment arrive une voiture dont les occupants s’extraient, enfilent des grosses bottes en caoutchouc, des vêtements de pluie et s’éloignent en devisant tranquillement. La routine quoi… - Là ! Vous voyez bien ? On n’est pas en sucre et on est bien équipés. Allez zou ! »
Alors que nous quittons les dernières maisons du village de Corran, un petit chat qui rentre chez lui précipitamment se ravise, revient sur ses pa(tte)s et vient chercher des caresses. Ces animaux doivent avoir un 6ème sens pour deviner que nous sommes des gagas des chats.
Bref, elle (c’est une chatte que nous baptisons « Nessie » very original isn’t !) décide de venir se promener avec nous. Et nous voilà partis sur un ancien sentier côtier, régulièrement transformé en ruisseau vu le temps.
La bestiole au poil tout ébouriffé nous suit vaillamment, franchissant flaques et grandes touffes d'herbe mouillée avec un flegme très écossais.
Nous sautons quelques ruisselets en crue, elle aussi ! Elle nous épate !
On voit bien qu’elle commence à fatiguer mais elle ne veut pas être portée… Finalement un torrent dans lequel je me vautre lamentablement en dérapant sur une pierre rendue glissante par les embruns salés nous décide à faire demi-tour, au grand soulagement des enfants inquiets pour la chatte. Elle ne veut pas nous laisser mais finit par rejoindre sa maison, épuisée par l’aventure (5 km sous la flotte et dans les flaques). J’en connais une qui va bien dormir. J’en connais aussi qui vont encore traiter leur chat de flemmard sans soupçonner la double vie que ces animaux peuvent mener. Finalement cette petite chatte aura été une excellente ambassadrice de la nature écossaise et voilà les enfants réconciliés avec la pluie !
En route maintenant pour l’île de Skye que nous atteignons après avoir franchi un beau pont, maintenant gratuit (après une « révolte » des îliens) La nuit tombe lentement mais sûrement et nous peinons à trouver un coin pour la nuit car je me suis carrément trompée de péninsule . Au lieu de dormir tranquillement sur le parking de la rando du lendemain il nous faut trouver un coin dans un endroit moins propice. Bref, on y arrive… Soirée crêpes au programme ! Vu le vent qui souffle vers les maisons voisines, je pense qu’on a du en allécher quelques-uns ! Ah ces Français et la bouffe ! Je les entends d’ici malgré le vent et la pluie qui redoublent…
Skye : Oronsay Island Oronsay signifie « île accessible à marée basse » et du coup il y en a plusieurs en Ecosse ! Celle-ci se situe sur la côte ouest de Skye. Il faut marcher un peu dans une prairie avant de découvrir cette curieuse petite île, assez accidentée, recouverte d’une verte pelouse tondue de près et bordée de sombres falaises noires. Elles sont saupoudrées de nombreuses traces blanches, preuve de la présence d’oiseaux que nous ne verrons pas. Pas fous, ils ont migré vers le sud. Seuls quelques goélands traînent encore dans le coin. On y accède par un isthme accessible uniquement à marée basse.
La température est très douce mais ça souffffle !
On a droit à un fugace rayon de soleil…
Petite maison solitaire au loin...
Pas de pluie pour cette balade !
Malgré le plafond nuageux toujours très bas, on décide d’aller dans les Cuillins, au sud de Skye car ces montagnes ont une réputation de beauté sauvage. Skye : Cuillins Mountains Bon ben… pour l’instant on ne voit pas grand-chose. On se gare sur le parking de la rando des « Fairy Pools » (indiqué) Il y a pas mal de monde. Certains s’arrêtent juste pour une photo, d’autres partent se balader sous la flotte. On déjeune et on y va aussi : la randonnée décrit une boucle dans la vallée, longeant de nombreuses cascades et des pools dont le fond, malgré le temps est (presque) turquoise. Il faut franchir pas mal de ruisseaux, tous +/- en crue mais on y arrive sans se mouiller.
Nos bâtons de randonnée nous aident bien, car tout est sploutch et glissant !
La balade ne soulève pas l’enthousiasme de Fred et des enfants : il faut dire que du départ on voit toute la rando. Moi, j’ai bien aimé mais il faut dire que j’ai toujours aimé me balader sous la flotte et là on est servi ! C’est là qu’Arnaud, dégoulinant, nous a demandé : « Pourquoi on ne va jamais…. chépamoi… en Guadeloupe tiens par exemple ! » Bah oui tiens c’est vrai ça ! Ici au moins, pas de risque de coup de soleil ! On ne devine qu’une partie du paysage, tout est roux-gris mais non sans charme.
On décide de passer la nuit sur ce petit parking, la vue est belle même bouchée et on est à l’abri du vent.
Le lendemain de bonne heure nous roulons quelques km vers le sud pour aller au bout de la route à Bualintur.
En arrivant dans le village nous croisons 2 hommes habillés de rouge et tout harnachés qui quittent à grand pas le poste de secours. Quelques minutes après un hélicoptère survole le parking de la plage et disparait derrière les montagnes. Une voiture y est garée avec ce petit mot apposé par les secouristes « Quand vous rentrerez passez nous prévenir que vous êtes sains et saufs. Merci ! Security PC boy.»
Des randonneurs ont donc passé la nuit dans la montagne, les sauveteurs profitent d’une accalmie relative pour tenter de les retrouver. C’est pas gagné car nous avons remarqué que la plupart des randonneurs (nous les premiers) étaient habillés de couleurs sombres car le terrain est très salissant. Espérons qu’il s’agit simplement de randonneurs qui ont prévu de bivouaquer sans avoir prévenu le poste de secours avant (ça ne me serait d’ailleurs pas forcément venu non plus à l’idée, bien que je me souviens avoir souvent vu en Norvège des mots dans les voitures garées au départ des randos indiquant la date prévue du retour) Pour les amateurs, il semble y avoir une belle rando au départ de cet endroit : Coire Lagan
Comme le temps parait un peu moins bouché, nous en profitons pour filer un peu au nord de Portree, toujours sur l’île de Skye, pour aller voir de plus près Old Man of Storr.
En route nous croisons quelques vachapoils, que j’adore !
Un dernier regard sur les Cuillins…
Skye : Old Man of Storr Il fait (presque) beau, du moins il ne pleut pas. Quand nous arrivons vers 9h30 sur le parking, il est déjà presque plein ! Nous sommes vraiment surpris par le nombre de randonneurs en Ecosse ! En été et par beau temps, serait-ce la foule ? La plupart se contente de monter jusqu’aux monolithes de Old Man of Storr. Presque tous les Ecossais qui font de la photo se promènent avec un pied.
Il faut dire que la luminosité est vraiment parfois très basse et il nous est arrivé en plein midi de nous croire au crépuscule. C’est vraiment surprenant. Nous ne sommes pourtant qu’à la latitude du Danemark mais les nuages sont vraiment épais et le sol souvent recouvert de fougères rousses est très sombre, de même que la roche, presque toujours noire.
La vue sur le Sound of Raasay est très belle.
Nous montons au-dessus des monolithes pour faire une grande boucle autour du Storr .
A plusieurs reprises, je rate un fugace rayon de soleil. Le temps d’ôter le bouchon de l’appareil, c’est trop tard !!
Il y a un vent incroyable et Fred et les enfants doivent me protéger en faisant « paravent » afin que les photos ne soient pas bougées. Plus loin nous surplombons toute la partie nord de Skye, avec un vrai rayon de soleil en plus !
Ensuite il nous faut monter vers le sommet du Storr avec le vent dans le nez, ouf !
Nous sommes récompensés par un rayon de soleil mystique sur un lac situé vers le nord.
La descente ne serait pas facile à trouver sans GPS, très raide, pratiquement dans le lit d’un ruisseau et c’est le moment que choisit la pluie pour réapparaître, en bourrasques.
La balade se termine, le Storr a disparu dans les nuages mais on en a bien profité ! C’était vraiment magnifique ! La météo prévoyant bientôt une tempête de force 10 sur la côte ouest, nous choisissons de nous replier vers l’intérieur des terres et le Loch Affric. En chemin nous nous arrêtons au château d’Eilean Donan, qui vient de fermer depuis 11 minutes ! Horaires d’hiver… Raté !
Il fait nuit quand nous arrivons au parking près du Loch Affric. Nous le découvrirons demain. Ah oui, au fait, il a plus toute l’après-midi…
Glen Affric Le ciel est très bas ce matin si bien que nous abandonnons l’idée de faire le tour du lac (18 km tout de même) Nous nous contentons d’une jolie petite balade de quelques km nommée « river walk », indiquée au départ du parking. Sympa mais pas grandiose, faut dire qu’on ne voit toujours pas les montagnes…
Belles couleurs d’automne.
Ciel tragique avec ces vieux pins calédoniens…
Vu le temps, on va essayer de faire un peu de « culturel ». En route vers Cawdor Castle à l’est d’Inverness : nous longeons le Loch Ness qui n'a rien de particulier si ce n'est que nous le voyons avec un rayon de soleil...Bon... le château est fermé!
Rabattons-nous alors sur le Highland Folk Museum de Newtonmore : ouvert, gratuit et très sympathique.
On y passe une paire d’heures avant de grimper vers les Cairngorm Mountains où nous passerons la nuit, sur un parking un peu en contrebas du funiculaire, heureusement bien abrité du vent qui souffle toujours en tempête. Malgré le temps tous les parkings de départ de rando sont remplis de voitures. Pourtant ce ne sont pas les vacances scolaires ici : on a croisé en traversant les villages plein d’écoliers en uniforme.
Cairngorm Mountains Nous sommes dans un parc national. Il y a un poste de rangers avec la météo et moult avertissements à propos de la météo qui peut se dégrader très vite…
Le sentier est royal, c’est le grand luxe et nous partons à flanc de montagne vers le sud. On a une belle vue sur les collines au loin, qui sont … au soleil.
Faut dire que les Cairngorm accrochent les nuages et protègent les collines sous le vent.
Nous découvrons une partie du massif qui a l’air très sauvage avec des vallées très profondes !
Je n’aimerais pas m’y perdre. Il semble y avoir des sentiers de randonnées qui permettent de le traverser en plusieurs jours. Ce doit être magnifique !
Nous n’avons pas de carte et bien qu’une boucle paraisse possible, le terrain très accidenté et la météo nous font renoncer.
Au retour on croise pas mal de randonneurs lourdement chargés, visiblement équipés pour bivouaquer. J’espère qu’ils ont de bonnes tentes ! Aucune route ne pénètre vraiment le massif. Nous décidons d’aller voir à quoi il ressemble côté est et partons donc sur la route A939 en descendant vers le sud jusque Braemar.
Route A 939 Très belle route, d’autant que le temps s’améliore.
Le relief est plus doux de ce côté.
Petit (gros) pincement au cœur quand on voit comme tout s’illumine avec un peu de soleil !
Nous passons la nuit sur une petite route à l’est de Braemar avec une belle vue sur une rivière en crue au fond de la vallée.
Edinburgh Nous sommes dimanche 01/11 et Fred doit prendre l’avion vers 15h car il retravaille demain. Direction Edinburgh en continuant sur la même route, toujours aussi agréable. Nous pensions en profiter pour visiter Edinburgh mais une fois le repas de midi avalé, une douce torpeur nous envahit et seul Fred a le courage de se lancer dans l’exploration de la ville sous des trombes (le mot n’est pas trop fort !) d’eau. Il rentre trempé (le coquet n’a pas voulu mettre son pantalon de pluie pour aller en ville), se change et nous le déposons à l’aéroport. Nous reprenons le bateau dans 24h.
A l'est d'Edinburgh Je décide d’aller voir comment est la mer car l’avis de force 10 signalé par mon père il y a qq jours ne me rassure pas pour la traversée. J’envisage un moment de passer par le tunnel mais la route est longue et pénible jusque Dover. Un SMS me rassure : force 5-6 seulement, ouf ! En route vers la côte, j’avise un panneau indiquant le Musée National de l’Air. Let’s go ! Il se situe sur une ancienne base aérienne et il faut marcher de hangar en hangar pour le visiter. C’est la 1ère fois qu’on s’équipe de chaussures de marche et de vêtements de pluie haut et bas pour visiter un musée !
On a pu visiter un concorde et voir plein de vieux coucous et s’amuser avec des animations didactiques. Bonne surprise ce musée.
Nuit tranquille un peu plus loin. On continue par le chemin des écoliers vers le sud.
Curieux phare dirigé vers la côte. Il font tout à l'envers ces british!
2ème bonne surprise en découvrant (grâce à la signalisation routière qui indique les sites touristiques, très bien faite) le site de St Abbs head où nous faisons une jolie balade sous le soleil. Voilà une entrée de port qui se mérite!
Ici la roche est rouge, ornée de lichen jaune vif, le tout sous le soleil!
Incroyable effet de soufflerie dans ce petit vallon...
Encore un endroit où il doit y avoir plein d’oiseaux, mais pas en ce moment !
Plus loin nous découvrons un petit phare et sa grosse corne de brume.
C’est la seule rando (5 km) effectuée sans les pantalons de pluie !
Après ce bon bol d’air nous regagnons Newcastle et le bateau appareille vers 17h, arrivée à Amsterdam le lendemain à 9h30 pétantes, traversée à peine agitée (juste ce qu’il faut pour savoir qu’on est bien dans un bateau) et route sans histoire jusqu’à Nancy. Carnet pratique Y aller Il y a aussi un ferry qui va de Zeebruge à Edinburgh, à priori plus pratique donc mais les jours de traversées ne nous convenaient pas. Nous avons agréablement voyagé avec la Cie DFDS de Ijmuiden près d'Amsterdam à Newcastle : 1 camping car de moins de 7m + 5 personnes aller, 4 au retour : 750 euros. La traversée dure 15h30.
Au retour Fred a pris un vol Easyjet Edinburgh-Paris CDG pour 75 euro puis le TGV pour Nancy.
Parcours Les journées sont courtes fin octobre, les routes vraiment pas rapides, je ne voulais pas que nous passions nos journées à rouler, aussi nous sommes-nous limités à l’ouest de l’Ecosse. Avec plus de temps nous serions aussi montés plus au nord mais il a fallu faire des choix. Nous avons parcouru environ 1500 km en Ecosse.
Les routes : On roule à G, elles sont souvent étroites, tortueuses. Il y a peu d’autoroutes mais des nationales hyperdangereuses dans leur conception mais heureusement les Ecossais sont prudents et fair play. Chez nous ce serait l’hécatombe !
Randonnées Pour préparer les rando j’ai abondamment pioché dans ce site très complet : http://www.walkhighlands.co.uk/
Vestes et pantalons de pluie indispensables. Les enfants qui avaient des chaussures goretex quasi neuves ont gardé les pieds au sec, pas les adultes qui avaient des chaussures plus usées. Bâtons de marche très très utiles. Après ma gamelle dans la rivière de la 1ère randonnée, ils ne nous ont plus quittés. Quasi pas de balisage donc GPS et/ou carte utiles.
Une envie Y retourner avec du beau temps : guetter un bon créneau météo et sauter dans un avion ! Impossible pour nous hélas…
Un fantasme Voir les Highlands sous la neige avec du soleil ! On peut rêver non ?
Je vous préviens, ça mouille! Texte seul : Présentation Après avoir goûté aux magnifiques lumières automnales irlandaises il y a 1 an, nous avions envie de retrouver ces ambiances si particulières de ces pays où chaque rayon de soleil crée le spectacle. J’avais déjà parcouru l’Ecosse il y a 25 ans, et il avait fait-en juillet- un temps pourri ! Il a donc fallu que s’écoule un quart de siècle avant que je décide de retenter l’aventure écossaise. Franchement téméraire, je décidai d’y aller à la Toussaint. J’espérais voir s’y succéder les dépressions accompagnées de beau ciels de traîne. Hélas, notre voyage –trop court-(1 semaine) coïncida parfaitement avec une seule et même dépression, obstinément cramponnée aux Highlands. Souvenirs… souvenirs… Heureusement nous étions loin de la 2CV de l’époque puisque nous avions choisi d’y aller en camping car : confort douillet assuré quelque soit le temps ! Ça valait mieux !
Cap sur les Highlands Après une traversée agréable et très calme au départ d’Ijmuiden (près d’Amsterdam) la côte britannique apparait sous le soleil matinal.
Je ne me fais pas trop d’illusions car la météo consultée une dernière fois juste avant de partir n’est pas folichonne, carrément glauque même. Mais ne dit-on pas que le temps change très vite sur cette région ouest de l’Europe ?
Tiens un avion ! C’est sûr ça va plus vite mais ça n’a pas le même charme que le bateau même si tous ces gros ferries ressemblent plutôt à des boîtes à chaussures. Quel confort en tout cas par rapport à l’avion !
L’arrivée dans le port est agréable, je m’attendais à un gros port industriel mais en fait nous longeons un petit port de pêche et d’anciens docks reconvertis en lofts. Belle lumière matinale, profitons…
Cap sur l’Ecosse non sans avoir fait quelques courses de produits frais et acheté des livres anglaises (les livres écossaises sont je crois mal acceptées plus au sud). La £ est dans les choux en ce moment (1£ = 1, 09 euro) si bien que la vie ne nous parait pas chère du tout, on n’en revient pas !
Très vite le soleil disparait et c’est sous une épaisse couche de nuages que nous arrivons à Glen Etieve. La végétation est automnale, mélange de fougères roussies, de bruyères fleuries de pourpre, de sapins vert sombre et de mélèzes jaune vif. Ah ! Avec un rayon de soleil ce serait flamboyant…
La rivière est gonflée par la pluie, roulant des eaux brunes couleur de tourbe. Quelques courageux terminent leur journée de kayak, absolument indifférents aux intempéries…
Nous croisons des biches, pas craintives du tout et pour cause, elles se sont échappées d’un élevage tout proche ! Nous avons aussi (plus au sud) croisé des dizaines de faisans, sans doute issus d’élevage et relâchés pour la chasse. Les routes sont jonchées d’oiseaux écrabouillés. Dans chaque champ : plusieurs faisans. Quelle gloire et quel plaisir peut-il y avoir à chasser des oiseaux débilités par un élevage en captivité et que l’on croise à tous les coins de champs ? Mystère…
Nuit tranquille bercés par la rivière et la pluie qui tambourine sur le toit (j’adore !)
De Glencoe vers l'île de Skye Il pleut…
Nous traversons la (certainement) magnifique vallée de Glencoe avant de continuer la route jusqu’à la côte en face de l’île de Skye car j’y ai repéré une randonnée qui longe la mer. Inutile de se balader en montagne par ce temps, on n’y verrait rien !
Nous déjeunons tranquillement sous les bourrasques puis j’annonce aux enfants qu’il est temps de se préparer pour la randonnée. Ils croient d’abord à une plaisanterie : « -T’as vu le temps ? - Et alors ? Comment font les Ecossais ? S’il leur fallait attendre le grand beau temps pour se balader ils ne mettraient jamais le nez dehors, pas vrai ? Au même moment arrive une voiture dont les occupants s’extraient, enfilent des grosses bottes en caoutchouc, des vêtements de pluie et s’éloignent en devisant tranquillement. La routine quoi… - Là ! Vous voyez bien ? On n’est pas en sucre et on est bien équipés. Allez zou ! »
Alors que nous quittons les dernières maisons du village de Corran, un petit chat qui rentre chez lui précipitamment se ravise, revient sur ses pa(tte)s et vient chercher des caresses. Ces animaux doivent avoir un 6ème sens pour deviner que nous sommes des gagas des chats.
Bref, elle (c’est une chatte que nous baptisons « Nessie » very original isn’t !) décide de venir se promener avec nous. Et nous voilà partis sur un ancien sentier côtier, régulièrement transformé en ruisseau vu le temps.
La bestiole au poil tout ébouriffé nous suit vaillamment, franchissant flaques et grandes touffes d'herbe mouillée avec un flegme très écossais.
Nous sautons quelques ruisselets en crue, elle aussi ! Elle nous épate !
On voit bien qu’elle commence à fatiguer mais elle ne veut pas être portée… Finalement un torrent dans lequel je me vautre lamentablement en dérapant sur une pierre rendue glissante par les embruns salés nous décide à faire demi-tour, au grand soulagement des enfants inquiets pour la chatte. Elle ne veut pas nous laisser mais finit par rejoindre sa maison, épuisée par l’aventure (5 km sous la flotte et dans les flaques). J’en connais une qui va bien dormir. J’en connais aussi qui vont encore traiter leur chat de flemmard sans soupçonner la double vie que ces animaux peuvent mener. Finalement cette petite chatte aura été une excellente ambassadrice de la nature écossaise et voilà les enfants réconciliés avec la pluie !
En route maintenant pour l’île de Skye que nous atteignons après avoir franchi un beau pont, maintenant gratuit (après une « révolte » des îliens) La nuit tombe lentement mais sûrement et nous peinons à trouver un coin pour la nuit car je me suis carrément trompée de péninsule . Au lieu de dormir tranquillement sur le parking de la rando du lendemain il nous faut trouver un coin dans un endroit moins propice. Bref, on y arrive… Soirée crêpes au programme ! Vu le vent qui souffle vers les maisons voisines, je pense qu’on a du en allécher quelques-uns ! Ah ces Français et la bouffe ! Je les entends d’ici malgré le vent et la pluie qui redoublent…
Skye : Oronsay Island Oronsay signifie « île accessible à marée basse » et du coup il y en a plusieurs en Ecosse ! Celle-ci se situe sur la côte ouest de Skye. Il faut marcher un peu dans une prairie avant de découvrir cette curieuse petite île, assez accidentée, recouverte d’une verte pelouse tondue de près et bordée de sombres falaises noires. Elles sont saupoudrées de nombreuses traces blanches, preuve de la présence d’oiseaux que nous ne verrons pas. Pas fous, ils ont migré vers le sud. Seuls quelques goélands traînent encore dans le coin. On y accède par un isthme accessible uniquement à marée basse.
La température est très douce mais ça souffffle !
On a droit à un fugace rayon de soleil…
Petite maison solitaire au loin...
Pas de pluie pour cette balade !
Malgré le plafond nuageux toujours très bas, on décide d’aller dans les Cuillins, au sud de Skye car ces montagnes ont une réputation de beauté sauvage. Skye : Cuillins Mountains Bon ben… pour l’instant on ne voit pas grand-chose. On se gare sur le parking de la rando des « Fairy Pools » (indiqué) Il y a pas mal de monde. Certains s’arrêtent juste pour une photo, d’autres partent se balader sous la flotte. On déjeune et on y va aussi : la randonnée décrit une boucle dans la vallée, longeant de nombreuses cascades et des pools dont le fond, malgré le temps est (presque) turquoise. Il faut franchir pas mal de ruisseaux, tous +/- en crue mais on y arrive sans se mouiller.
Nos bâtons de randonnée nous aident bien, car tout est sploutch et glissant !
La balade ne soulève pas l’enthousiasme de Fred et des enfants : il faut dire que du départ on voit toute la rando. Moi, j’ai bien aimé mais il faut dire que j’ai toujours aimé me balader sous la flotte et là on est servi ! C’est là qu’Arnaud, dégoulinant, nous a demandé : « Pourquoi on ne va jamais…. chépamoi… en Guadeloupe tiens par exemple ! » Bah oui tiens c’est vrai ça ! Ici au moins, pas de risque de coup de soleil ! On ne devine qu’une partie du paysage, tout est roux-gris mais non sans charme.
On décide de passer la nuit sur ce petit parking, la vue est belle même bouchée et on est à l’abri du vent.
Le lendemain de bonne heure nous roulons quelques km vers le sud pour aller au bout de la route à Bualintur.
En arrivant dans le village nous croisons 2 hommes habillés de rouge et tout harnachés qui quittent à grand pas le poste de secours. Quelques minutes après un hélicoptère survole le parking de la plage et disparait derrière les montagnes. Une voiture y est garée avec ce petit mot apposé par les secouristes « Quand vous rentrerez passez nous prévenir que vous êtes sains et saufs. Merci ! Security PC boy.»
Des randonneurs ont donc passé la nuit dans la montagne, les sauveteurs profitent d’une accalmie relative pour tenter de les retrouver. C’est pas gagné car nous avons remarqué que la plupart des randonneurs (nous les premiers) étaient habillés de couleurs sombres car le terrain est très salissant. Espérons qu’il s’agit simplement de randonneurs qui ont prévu de bivouaquer sans avoir prévenu le poste de secours avant (ça ne me serait d’ailleurs pas forcément venu non plus à l’idée, bien que je me souviens avoir souvent vu en Norvège des mots dans les voitures garées au départ des randos indiquant la date prévue du retour) Pour les amateurs, il semble y avoir une belle rando au départ de cet endroit : Coire Lagan
Comme le temps parait un peu moins bouché, nous en profitons pour filer un peu au nord de Portree, toujours sur l’île de Skye, pour aller voir de plus près Old Man of Storr.
En route nous croisons quelques vachapoils, que j’adore !
Un dernier regard sur les Cuillins…
Skye : Old Man of Storr Il fait (presque) beau, du moins il ne pleut pas. Quand nous arrivons vers 9h30 sur le parking, il est déjà presque plein ! Nous sommes vraiment surpris par le nombre de randonneurs en Ecosse ! En été et par beau temps, serait-ce la foule ? La plupart se contente de monter jusqu’aux monolithes de Old Man of Storr. Presque tous les Ecossais qui font de la photo se promènent avec un pied.
Il faut dire que la luminosité est vraiment parfois très basse et il nous est arrivé en plein midi de nous croire au crépuscule. C’est vraiment surprenant. Nous ne sommes pourtant qu’à la latitude du Danemark mais les nuages sont vraiment épais et le sol souvent recouvert de fougères rousses est très sombre, de même que la roche, presque toujours noire.
La vue sur le Sound of Raasay est très belle.
Nous montons au-dessus des monolithes pour faire une grande boucle autour du Storr .
A plusieurs reprises, je rate un fugace rayon de soleil. Le temps d’ôter le bouchon de l’appareil, c’est trop tard !!
Il y a un vent incroyable et Fred et les enfants doivent me protéger en faisant « paravent » afin que les photos ne soient pas bougées. Plus loin nous surplombons toute la partie nord de Skye, avec un vrai rayon de soleil en plus !
Ensuite il nous faut monter vers le sommet du Storr avec le vent dans le nez, ouf !
Nous sommes récompensés par un rayon de soleil mystique sur un lac situé vers le nord.
La descente ne serait pas facile à trouver sans GPS, très raide, pratiquement dans le lit d’un ruisseau et c’est le moment que choisit la pluie pour réapparaître, en bourrasques.
La balade se termine, le Storr a disparu dans les nuages mais on en a bien profité ! C’était vraiment magnifique ! La météo prévoyant bientôt une tempête de force 10 sur la côte ouest, nous choisissons de nous replier vers l’intérieur des terres et le Loch Affric. En chemin nous nous arrêtons au château d’Eilean Donan, qui vient de fermer depuis 11 minutes ! Horaires d’hiver… Raté !
Il fait nuit quand nous arrivons au parking près du Loch Affric. Nous le découvrirons demain. Ah oui, au fait, il a plus toute l’après-midi…
Glen Affric Le ciel est très bas ce matin si bien que nous abandonnons l’idée de faire le tour du lac (18 km tout de même) Nous nous contentons d’une jolie petite balade de quelques km nommée « river walk », indiquée au départ du parking. Sympa mais pas grandiose, faut dire qu’on ne voit toujours pas les montagnes…
Belles couleurs d’automne.
Ciel tragique avec ces vieux pins calédoniens…
Vu le temps, on va essayer de faire un peu de « culturel ». En route vers Cawdor Castle à l’est d’Inverness : nous longeons le Loch Ness qui n'a rien de particulier si ce n'est que nous le voyons avec un rayon de soleil...Bon... le château est fermé!
Rabattons-nous alors sur le Highland Folk Museum de Newtonmore : ouvert, gratuit et très sympathique.
On y passe une paire d’heures avant de grimper vers les Cairngorm Mountains où nous passerons la nuit, sur un parking un peu en contrebas du funiculaire, heureusement bien abrité du vent qui souffle toujours en tempête. Malgré le temps tous les parkings de départ de rando sont remplis de voitures. Pourtant ce ne sont pas les vacances scolaires ici : on a croisé en traversant les villages plein d’écoliers en uniforme.
Cairngorm Mountains Nous sommes dans un parc national. Il y a un poste de rangers avec la météo et moult avertissements à propos de la météo qui peut se dégrader très vite…
Le sentier est royal, c’est le grand luxe et nous partons à flanc de montagne vers le sud. On a une belle vue sur les collines au loin, qui sont … au soleil.
Faut dire que les Cairngorm accrochent les nuages et protègent les collines sous le vent.
Nous découvrons une partie du massif qui a l’air très sauvage avec des vallées très profondes !
Je n’aimerais pas m’y perdre. Il semble y avoir des sentiers de randonnées qui permettent de le traverser en plusieurs jours. Ce doit être magnifique !
Nous n’avons pas de carte et bien qu’une boucle paraisse possible, le terrain très accidenté et la météo nous font renoncer.
Au retour on croise pas mal de randonneurs lourdement chargés, visiblement équipés pour bivouaquer. J’espère qu’ils ont de bonnes tentes ! Aucune route ne pénètre vraiment le massif. Nous décidons d’aller voir à quoi il ressemble côté est et partons donc sur la route A939 en descendant vers le sud jusque Braemar.
Route A 939 Très belle route, d’autant que le temps s’améliore.
Le relief est plus doux de ce côté.
Petit (gros) pincement au cœur quand on voit comme tout s’illumine avec un peu de soleil !
Nous passons la nuit sur une petite route à l’est de Braemar avec une belle vue sur une rivière en crue au fond de la vallée.
Edinburgh Nous sommes dimanche 01/11 et Fred doit prendre l’avion vers 15h car il retravaille demain. Direction Edinburgh en continuant sur la même route, toujours aussi agréable. Nous pensions en profiter pour visiter Edinburgh mais une fois le repas de midi avalé, une douce torpeur nous envahit et seul Fred a le courage de se lancer dans l’exploration de la ville sous des trombes (le mot n’est pas trop fort !) d’eau. Il rentre trempé (le coquet n’a pas voulu mettre son pantalon de pluie pour aller en ville), se change et nous le déposons à l’aéroport. Nous reprenons le bateau dans 24h.
A l'est d'Edinburgh Je décide d’aller voir comment est la mer car l’avis de force 10 signalé par mon père il y a qq jours ne me rassure pas pour la traversée. J’envisage un moment de passer par le tunnel mais la route est longue et pénible jusque Dover. Un SMS me rassure : force 5-6 seulement, ouf ! En route vers la côte, j’avise un panneau indiquant le Musée National de l’Air. Let’s go ! Il se situe sur une ancienne base aérienne et il faut marcher de hangar en hangar pour le visiter. C’est la 1ère fois qu’on s’équipe de chaussures de marche et de vêtements de pluie haut et bas pour visiter un musée !
On a pu visiter un concorde et voir plein de vieux coucous et s’amuser avec des animations didactiques. Bonne surprise ce musée.
Nuit tranquille un peu plus loin. On continue par le chemin des écoliers vers le sud.
Curieux phare dirigé vers la côte. Il font tout à l'envers ces british!
2ème bonne surprise en découvrant (grâce à la signalisation routière qui indique les sites touristiques, très bien faite) le site de St Abbs head où nous faisons une jolie balade sous le soleil. Voilà une entrée de port qui se mérite!
Ici la roche est rouge, ornée de lichen jaune vif, le tout sous le soleil!
Incroyable effet de soufflerie dans ce petit vallon...
Encore un endroit où il doit y avoir plein d’oiseaux, mais pas en ce moment !
Plus loin nous découvrons un petit phare et sa grosse corne de brume.
C’est la seule rando (5 km) effectuée sans les pantalons de pluie !
Après ce bon bol d’air nous regagnons Newcastle et le bateau appareille vers 17h, arrivée à Amsterdam le lendemain à 9h30 pétantes, traversée à peine agitée (juste ce qu’il faut pour savoir qu’on est bien dans un bateau) et route sans histoire jusqu’à Nancy. Carnet pratique Y aller Il y a aussi un ferry qui va de Zeebruge à Edinburgh, à priori plus pratique donc mais les jours de traversées ne nous convenaient pas. Nous avons agréablement voyagé avec la Cie DFDS de Ijmuiden près d'Amsterdam à Newcastle : 1 camping car de moins de 7m + 5 personnes aller, 4 au retour : 750 euros. La traversée dure 15h30.
Au retour Fred a pris un vol Easyjet Edinburgh-Paris CDG pour 75 euro puis le TGV pour Nancy.
Parcours Les journées sont courtes fin octobre, les routes vraiment pas rapides, je ne voulais pas que nous passions nos journées à rouler, aussi nous sommes-nous limités à l’ouest de l’Ecosse. Avec plus de temps nous serions aussi montés plus au nord mais il a fallu faire des choix. Nous avons parcouru environ 1500 km en Ecosse.
Les routes : On roule à G, elles sont souvent étroites, tortueuses. Il y a peu d’autoroutes mais des nationales hyperdangereuses dans leur conception mais heureusement les Ecossais sont prudents et fair play. Chez nous ce serait l’hécatombe !
Randonnées Pour préparer les rando j’ai abondamment pioché dans ce site très complet : http://www.walkhighlands.co.uk/
Vestes et pantalons de pluie indispensables. Les enfants qui avaient des chaussures goretex quasi neuves ont gardé les pieds au sec, pas les adultes qui avaient des chaussures plus usées. Bâtons de marche très très utiles. Après ma gamelle dans la rivière de la 1ère randonnée, ils ne nous ont plus quittés. Quasi pas de balisage donc GPS et/ou carte utiles.
Une envie Y retourner avec du beau temps : guetter un bon créneau météo et sauter dans un avion ! Impossible pour nous hélas…
Un fantasme Voir les Highlands sous la neige avec du soleil ! On peut rêver non ?
Camping dans l'Ouest américain en plein mois d'août? English translation pending
Bonjour
Après avoir lu moult discussions avec la fonction "rechercher", je ne parviens pas à trouver réponse à mes questions...🙁 très .... terre à terre...😉
En effet, j'envisage le camping, en plein mois d'août, pendant 3 semaines avec mon cher et tendre et mes 2 grands gaillards.
Concrètement :
- j'achète en France tout le matériel de camping ? une partie ? - j'achète tout aux US en arrivant dans une grande ville, ou une partie ? (je sais que se posera la question du retour mais peut-être peut-on laisser là-bas certaines choses.... quoi par exemple).
Bref, des expériences personnelles 😎😎😎 , en famille (4 pour nous) seraient les bienvenues, des tuyaux, des choses à faire 🙂 et à ne pas faire 😕 🏴☠️
ET
des endroits à ne pas aller 🤪 (Death Valley évidemment). Par exemple, la chaleur de l'Arizona, du nouveau Mexique est-elle trop importante pour camper...😕 ou le nord comme l'Oregon et l'état du Whashington est-ce trop froid ou trop humide ....?🙁
Voilà un certain nombre de questions qui peuvent paraître idiotes, mais pour moi ne le sont pas, car le camping ne fait plus du tout partie de ma culture (ou il y a bien longtemps...).😊
Une autre possibilité est envisagée : se rendre dans des motels très très bon marché, des Koa.... bref, c'est encore à voir quand nous aurons déterminé l'itinéraire à peu près définitif. Dans certains cas, je suppose que le camping est préférable pour profiter d'un parc ou d'un endroit bien particulier au lever ou au coucher du soleil....
Vous l'aurez tous compris, c'est les US pas chers 😕 ou pas d'US du tout....🏴☠️🏴☠️
Merci à tous de vos contributions🙂
Après avoir lu moult discussions avec la fonction "rechercher", je ne parviens pas à trouver réponse à mes questions...🙁 très .... terre à terre...😉
En effet, j'envisage le camping, en plein mois d'août, pendant 3 semaines avec mon cher et tendre et mes 2 grands gaillards.
Concrètement :
- j'achète en France tout le matériel de camping ? une partie ? - j'achète tout aux US en arrivant dans une grande ville, ou une partie ? (je sais que se posera la question du retour mais peut-être peut-on laisser là-bas certaines choses.... quoi par exemple).
Bref, des expériences personnelles 😎😎😎 , en famille (4 pour nous) seraient les bienvenues, des tuyaux, des choses à faire 🙂 et à ne pas faire 😕 🏴☠️
ET
des endroits à ne pas aller 🤪 (Death Valley évidemment). Par exemple, la chaleur de l'Arizona, du nouveau Mexique est-elle trop importante pour camper...😕 ou le nord comme l'Oregon et l'état du Whashington est-ce trop froid ou trop humide ....?🙁
Voilà un certain nombre de questions qui peuvent paraître idiotes, mais pour moi ne le sont pas, car le camping ne fait plus du tout partie de ma culture (ou il y a bien longtemps...).😊
Une autre possibilité est envisagée : se rendre dans des motels très très bon marché, des Koa.... bref, c'est encore à voir quand nous aurons déterminé l'itinéraire à peu près définitif. Dans certains cas, je suppose que le camping est préférable pour profiter d'un parc ou d'un endroit bien particulier au lever ou au coucher du soleil....
Vous l'aurez tous compris, c'est les US pas chers 😕 ou pas d'US du tout....🏴☠️🏴☠️
Merci à tous de vos contributions🙂
Balade au Maroc à vélo et en famille (octobre 2009) English translation pending
À Gercif dans le moyen atlas au Maroc, le mardi 27 octobre 2009
Constat Nous n'avons pas gagné assez d'argent pour prévoir deux années au bord du fleuve. L'écriture du livre sur la sagesse africaine attendra, il nous faudra retourner en Europe travailler à nouveau; mais cette fois ci en été. En attendant nous allons donc vous écrire quelques nouvelles du Maroc ou nous devrions passer environ huit mois. Notre ballade, si on peu l'appeler ainsi, part de Nador en direction du sud en passant pas le moyen atlas et le haut atlas. Dix, vingt ou cinquante kilomètre par jours, peu importe, nous n'avons rien d'autre de prévu avant longtemps. Des pauses de quelques jours comme aujourd'hui permettent de laver le linge (les couche du petit) de se poser les jambes mais surtout d'écrire et vous poster quelques nouvelles. Nous avons deux vélos Pegasus qui âpres une nuit pluvieuse a Marseille on le quart des vis piquer par la rouille et deux charrettes a tiré, dans la première Isa-igjé est assis dans un siège auto modifier dans son dos, ses affaires et celle de souhade qui la tracte devant moi, l'attelage est estimer a une cinquantaine de kilo, quand a la mienne, charger de la tente, nourriture, ordinateur, panneau solaire, l'eau (env. 25 kg), couette, matelas et un tas de matériels qui loin du Hi-teck atteins pas loin de quatre-vingt kilo (simple estimation), le choix de ne pas être sponsoriser nous permet une liberté contre un peu plus d'effort. Sans ce chargement nous pourrions appeler cela une ballade. Nous somme partit avec ce que nous avions et acheter seulement ce qui nous manquait. Je vous parlerais plus tard du matériel, quand nous l'aurons mis un peu plus à l'épreuve. Merci a tous ceux qui nous on aider et accueilli. Bien trop nombreux pour être cité ici. Merci pour ces bons moments. Merci a Greg et Delphine de nous avoir embarqué les montures a Sète pour la traverser en bateau. Ce qui nous a éviter de payer un cout exorbitant pour leurs transport, et nous avoir sorti de Nador car a vélo fin d'après midi cela aurai été compliqué. Bonne route jusqu'au mali les amis.
Isa-igjé, raconte leur ce voyage !
Soyez les bienvenus; Nous disent-ils.
Des l'aube, papa est assis devant son ordinateur dans un bar, sur la table un verre de café au lait et une galette feuilleté; une belle journée qui s'annonce. Devant un marché géant qui s'installe; Un des symboles de l'Afrique les marchés colorés et odorants. Celui ci doit recouvrir un bon kilomètre carré. Il est déjà difficile de circuler ce matin, alors quand les badauds arriveront cela deviendra la cohue. C'est a ses heures matinale que l'on s'imprègne de la vie locale, le peuple qui se réveil est pris dans les préparatifs de sa journée et ne prête guère attention a vous. Dans la journée il a plus le temps d'observer et de discuter. Les enfants partent pour l'école, les marchands déballent, les voitures klaxonnent et les flics agitent les bras. Toute l'énergie de cette ville déployée en quelques minutes. Finalement dans la matinée, peu de client aujourd'hui, et le marcher remballe déjà vers quinze heures. Tout sa pour ça !
Voila maintenant trois jours passer dans ma charrette, hier l'étape de 50 km entre Saka et Gerce fut la plus longue, mais surtout moins difficile que les précédente, moins de montagne. Le premier jour, en poussant les vélos dans les prémisses de l'atlas, ils on même parler de troquer les velos contre des mobylettes, puis c'est oublier, finalement ils pédaleront. Il parait que sa fait ça, les premiers jours ! Sortie du bateau Sète, Melilla, nos compagnons Greg et Delphine nous sortent de la ville, car en fin d'âpres midi a vélo il aurait été laborieux de s'échapper de cette ville. Nous passons la nuit ensemble au alentour de Sélouane. Fin de matinée nos chemins se sépare, nos éclaireurs passeront par la même route que nous, mais en fourgon. Les fort déniveler du col de Régada oblige à pousser les attelages, il nous faudra deux jours pour joindre la ville de Saka ou l'accueille est très agréable. Impossible de trouver de petites bouteilles de gaz à percer, on nous annonce pouvoir en trouver à Gercif (pas de gaz non plus à Gercif, nous achèterons une bouteille de gaz local et bruleur 6kg de plus) Sortie de Saka, conversation avec le flic aux jumelles qui nous annonce, sourire jusqu'aux oreilles, que nous roulons trop vite. Bonjour, ou allez vous comme sa ? Bonjour chef, ca va ? La famille ?, le travail ? Nous partons vers le sur Erfoud. Je vous est vu hier, mais ou avez vous dormis ? Nous dormons partout chef, nous installons notre maison là où nous voulons dormir. Mais il ne faut pas dormir dehors c'est dangereux ! Qu'est-ce qui est dangereux, les animaux, les marocains ? L'air ennuyé par la question: Non pas les marocains ! Mais alors quoi ? Vous êtes français ?....
Bip bip et le coyotte
Il nous faut surveiller nos arrières en permanence et nous refugier sur le bas côté à chaque passage de camion, ce qui correspond en définitif au trois quart du trajet sur un goudron chaotique et le reste sur la piste en gravier qui secoue les charrettes et qui freinent les velos. Et ils sont nombreux les véhicules sur cette route. De mon siège j'entends "CAMION ...!" et "Bip bip, vroouuumm" sa vous fait penser à quelque chose ? Façon dessin animé, Bip bip et le coyotte. On ne compte plus les salutations, quasiment tous les véhicules marocains ou espagnols nous klaxonnent, nous interpelle, nous salut, sauf peut être une vingtaine de marocain et les deux douzaines de français en 4x4 qui n'ont surement pas voulu déranger. La journée lorsque l'on roule, je dors ou je contemple les montagnes qui nous entourent. Les policiers que l'on trouve a chaque entrée et sortie de ville aime nous arrêter pour discuter, je râle rarement excepter quand le convoi s'arrête, alors mes parents salut vivement l'autorité souriante et annonce qu'il nous faut repartir. Nous croisons dans les montagnes un revendeur de stupéfiants, il nous propose du kif que le berger a ces côtés vient de lui apporter, du haschich, et tenez vous bien, de l'héroïne, bref tout ce qu'il faut pour pédaler comme une brute. Il nous est arrivé d'être interpeler pour partager un repas, aux heures les plus chaudes cette pause est apprécier, je découvre le tagine poulet et la semoule au lait caillé, mais surtout je passe de bras en bras entre les enfants et mamans qui m'adopte très vite. Ce sont les privilèges du vélo, sa laisse le temps de se sourire, et échanger quelques salamalecs. Souvent pendant d'autres pauses, les enfants mandatés par leurs ainés nous ont apporté des œufs durs ou des fruits. La compagnie des enfants qui serait généralement évité pour plus de calme, est finalement très apprécier de tous, je peux me défouler et tous le monde joue avec moi, mes parents peuvent reprendre quelques forces à l' abri d'un soleil brulant. On ne peu imaginer meilleur accueil. Tout y est sur cette route, attention, sourire et hospitalité générale. Les bivouacs nature sont très sympas et très calme, lorsque nous trouvons un coin pour installer le camp, j'imite mes parents qui jettent des cailloux dans les fourrés en demandant aux bêtes de fuir. Les serpents et autre bestioles écraser sur la route appellent a la prudence, jusque là, seul trois petit rongeurs nous on visités, ce qui nous oblige à dormir avec la nourriture dans la tente. Le matin chaque sac et objet doit être exploré et secouer pour éviter tout surprise La nuit tomber mon père regarde les étoiles et la lune avec les jumelles (12x50 pour ceux que sa intéresse) pendant que ma mère me donne la tété. Il est assis sur la bâche que MAD DOG a peinte, trop fragile pour servir à couvrir la remorque, elle sert de tapis de sol pour la sieste, la méditation et admirer les étoiles.
tranquillitée perdue
Deuxième jour a Gercif, nous passons faire du change et en dispersons un peu partout dans nos bagages, par la suite cela deviendra difficile car nous ne traverserons pas de grosse villes. Je reste au camping avec mon père pendant que ma mère part faire un tour au marché, c'est au retour qu'un individu la jette au sol pour lui arracher sa sacoche, malgré la résistance qu'elle déploie, la menaçant de son couteau il s'empare de la pochette contenant les passeports et trois milles dirhams. Course poursuite, trente personnes prennent le brigand en chasse. Il est rattraper et dans la confusion et l'incompréhension il sera relâcher avec un butin de 200 euros. Cette événement refroidi et perturbe notre esprit tranquille et serein adopter les jours précédents. D'habitude nous n'apprécions guère les villes, demain partons loin de la folie urbaine. Nous soulageons encore quelques kilos et c'est reparti.
Outat-oulad-el-haj, moyen atlas, Maroc jeudi 5 novembre 2009
De Gercif a Outat, c'est une route neuve qui nous accueille et surtout beaucoup moins fréquenter. Nous filons a bonne allure en quartes jour sur Outat-oulad-el-haj, les bivouacs dans les montagnes sont subliment. Seul l'eau est compliquer a gérer, il nous faut environ vingt litre par jours pour nous trois. Ne pas louper un point de ravitaillement devient vital. Pour l'arrêt du midi où le soleil est au zénith il est difficile de trouver un point d'ombre. Les ponts, ou une rivière est censé couler sont les bienvenus. Ne pas se fier au trait bleu sur la carte, en cette période tout est quasi sec, seul quelques trou d'eau subsiste et âpres une baignade il est indispensable de se rincer de cette eau stagnante. Rien de très passionnant a Outat, mis a part l'hôtel pour reposer la cote que Willy c'est frapper sur le guidon de son velo des le deuxième jour et qui est très douloureuse et internet ou je vais enfin vous poster ces news du bled. Demain direction le haut atlas sa va pousser !
Constat Nous n'avons pas gagné assez d'argent pour prévoir deux années au bord du fleuve. L'écriture du livre sur la sagesse africaine attendra, il nous faudra retourner en Europe travailler à nouveau; mais cette fois ci en été. En attendant nous allons donc vous écrire quelques nouvelles du Maroc ou nous devrions passer environ huit mois. Notre ballade, si on peu l'appeler ainsi, part de Nador en direction du sud en passant pas le moyen atlas et le haut atlas. Dix, vingt ou cinquante kilomètre par jours, peu importe, nous n'avons rien d'autre de prévu avant longtemps. Des pauses de quelques jours comme aujourd'hui permettent de laver le linge (les couche du petit) de se poser les jambes mais surtout d'écrire et vous poster quelques nouvelles. Nous avons deux vélos Pegasus qui âpres une nuit pluvieuse a Marseille on le quart des vis piquer par la rouille et deux charrettes a tiré, dans la première Isa-igjé est assis dans un siège auto modifier dans son dos, ses affaires et celle de souhade qui la tracte devant moi, l'attelage est estimer a une cinquantaine de kilo, quand a la mienne, charger de la tente, nourriture, ordinateur, panneau solaire, l'eau (env. 25 kg), couette, matelas et un tas de matériels qui loin du Hi-teck atteins pas loin de quatre-vingt kilo (simple estimation), le choix de ne pas être sponsoriser nous permet une liberté contre un peu plus d'effort. Sans ce chargement nous pourrions appeler cela une ballade. Nous somme partit avec ce que nous avions et acheter seulement ce qui nous manquait. Je vous parlerais plus tard du matériel, quand nous l'aurons mis un peu plus à l'épreuve. Merci a tous ceux qui nous on aider et accueilli. Bien trop nombreux pour être cité ici. Merci pour ces bons moments. Merci a Greg et Delphine de nous avoir embarqué les montures a Sète pour la traverser en bateau. Ce qui nous a éviter de payer un cout exorbitant pour leurs transport, et nous avoir sorti de Nador car a vélo fin d'après midi cela aurai été compliqué. Bonne route jusqu'au mali les amis.
Isa-igjé, raconte leur ce voyage !
Soyez les bienvenus; Nous disent-ils.
Des l'aube, papa est assis devant son ordinateur dans un bar, sur la table un verre de café au lait et une galette feuilleté; une belle journée qui s'annonce. Devant un marché géant qui s'installe; Un des symboles de l'Afrique les marchés colorés et odorants. Celui ci doit recouvrir un bon kilomètre carré. Il est déjà difficile de circuler ce matin, alors quand les badauds arriveront cela deviendra la cohue. C'est a ses heures matinale que l'on s'imprègne de la vie locale, le peuple qui se réveil est pris dans les préparatifs de sa journée et ne prête guère attention a vous. Dans la journée il a plus le temps d'observer et de discuter. Les enfants partent pour l'école, les marchands déballent, les voitures klaxonnent et les flics agitent les bras. Toute l'énergie de cette ville déployée en quelques minutes. Finalement dans la matinée, peu de client aujourd'hui, et le marcher remballe déjà vers quinze heures. Tout sa pour ça !
Voila maintenant trois jours passer dans ma charrette, hier l'étape de 50 km entre Saka et Gerce fut la plus longue, mais surtout moins difficile que les précédente, moins de montagne. Le premier jour, en poussant les vélos dans les prémisses de l'atlas, ils on même parler de troquer les velos contre des mobylettes, puis c'est oublier, finalement ils pédaleront. Il parait que sa fait ça, les premiers jours ! Sortie du bateau Sète, Melilla, nos compagnons Greg et Delphine nous sortent de la ville, car en fin d'âpres midi a vélo il aurait été laborieux de s'échapper de cette ville. Nous passons la nuit ensemble au alentour de Sélouane. Fin de matinée nos chemins se sépare, nos éclaireurs passeront par la même route que nous, mais en fourgon. Les fort déniveler du col de Régada oblige à pousser les attelages, il nous faudra deux jours pour joindre la ville de Saka ou l'accueille est très agréable. Impossible de trouver de petites bouteilles de gaz à percer, on nous annonce pouvoir en trouver à Gercif (pas de gaz non plus à Gercif, nous achèterons une bouteille de gaz local et bruleur 6kg de plus) Sortie de Saka, conversation avec le flic aux jumelles qui nous annonce, sourire jusqu'aux oreilles, que nous roulons trop vite. Bonjour, ou allez vous comme sa ? Bonjour chef, ca va ? La famille ?, le travail ? Nous partons vers le sur Erfoud. Je vous est vu hier, mais ou avez vous dormis ? Nous dormons partout chef, nous installons notre maison là où nous voulons dormir. Mais il ne faut pas dormir dehors c'est dangereux ! Qu'est-ce qui est dangereux, les animaux, les marocains ? L'air ennuyé par la question: Non pas les marocains ! Mais alors quoi ? Vous êtes français ?....
Bip bip et le coyotte
Il nous faut surveiller nos arrières en permanence et nous refugier sur le bas côté à chaque passage de camion, ce qui correspond en définitif au trois quart du trajet sur un goudron chaotique et le reste sur la piste en gravier qui secoue les charrettes et qui freinent les velos. Et ils sont nombreux les véhicules sur cette route. De mon siège j'entends "CAMION ...!" et "Bip bip, vroouuumm" sa vous fait penser à quelque chose ? Façon dessin animé, Bip bip et le coyotte. On ne compte plus les salutations, quasiment tous les véhicules marocains ou espagnols nous klaxonnent, nous interpelle, nous salut, sauf peut être une vingtaine de marocain et les deux douzaines de français en 4x4 qui n'ont surement pas voulu déranger. La journée lorsque l'on roule, je dors ou je contemple les montagnes qui nous entourent. Les policiers que l'on trouve a chaque entrée et sortie de ville aime nous arrêter pour discuter, je râle rarement excepter quand le convoi s'arrête, alors mes parents salut vivement l'autorité souriante et annonce qu'il nous faut repartir. Nous croisons dans les montagnes un revendeur de stupéfiants, il nous propose du kif que le berger a ces côtés vient de lui apporter, du haschich, et tenez vous bien, de l'héroïne, bref tout ce qu'il faut pour pédaler comme une brute. Il nous est arrivé d'être interpeler pour partager un repas, aux heures les plus chaudes cette pause est apprécier, je découvre le tagine poulet et la semoule au lait caillé, mais surtout je passe de bras en bras entre les enfants et mamans qui m'adopte très vite. Ce sont les privilèges du vélo, sa laisse le temps de se sourire, et échanger quelques salamalecs. Souvent pendant d'autres pauses, les enfants mandatés par leurs ainés nous ont apporté des œufs durs ou des fruits. La compagnie des enfants qui serait généralement évité pour plus de calme, est finalement très apprécier de tous, je peux me défouler et tous le monde joue avec moi, mes parents peuvent reprendre quelques forces à l' abri d'un soleil brulant. On ne peu imaginer meilleur accueil. Tout y est sur cette route, attention, sourire et hospitalité générale. Les bivouacs nature sont très sympas et très calme, lorsque nous trouvons un coin pour installer le camp, j'imite mes parents qui jettent des cailloux dans les fourrés en demandant aux bêtes de fuir. Les serpents et autre bestioles écraser sur la route appellent a la prudence, jusque là, seul trois petit rongeurs nous on visités, ce qui nous oblige à dormir avec la nourriture dans la tente. Le matin chaque sac et objet doit être exploré et secouer pour éviter tout surprise La nuit tomber mon père regarde les étoiles et la lune avec les jumelles (12x50 pour ceux que sa intéresse) pendant que ma mère me donne la tété. Il est assis sur la bâche que MAD DOG a peinte, trop fragile pour servir à couvrir la remorque, elle sert de tapis de sol pour la sieste, la méditation et admirer les étoiles.
tranquillitée perdue
Deuxième jour a Gercif, nous passons faire du change et en dispersons un peu partout dans nos bagages, par la suite cela deviendra difficile car nous ne traverserons pas de grosse villes. Je reste au camping avec mon père pendant que ma mère part faire un tour au marché, c'est au retour qu'un individu la jette au sol pour lui arracher sa sacoche, malgré la résistance qu'elle déploie, la menaçant de son couteau il s'empare de la pochette contenant les passeports et trois milles dirhams. Course poursuite, trente personnes prennent le brigand en chasse. Il est rattraper et dans la confusion et l'incompréhension il sera relâcher avec un butin de 200 euros. Cette événement refroidi et perturbe notre esprit tranquille et serein adopter les jours précédents. D'habitude nous n'apprécions guère les villes, demain partons loin de la folie urbaine. Nous soulageons encore quelques kilos et c'est reparti.
Outat-oulad-el-haj, moyen atlas, Maroc jeudi 5 novembre 2009
De Gercif a Outat, c'est une route neuve qui nous accueille et surtout beaucoup moins fréquenter. Nous filons a bonne allure en quartes jour sur Outat-oulad-el-haj, les bivouacs dans les montagnes sont subliment. Seul l'eau est compliquer a gérer, il nous faut environ vingt litre par jours pour nous trois. Ne pas louper un point de ravitaillement devient vital. Pour l'arrêt du midi où le soleil est au zénith il est difficile de trouver un point d'ombre. Les ponts, ou une rivière est censé couler sont les bienvenus. Ne pas se fier au trait bleu sur la carte, en cette période tout est quasi sec, seul quelques trou d'eau subsiste et âpres une baignade il est indispensable de se rincer de cette eau stagnante. Rien de très passionnant a Outat, mis a part l'hôtel pour reposer la cote que Willy c'est frapper sur le guidon de son velo des le deuxième jour et qui est très douloureuse et internet ou je vais enfin vous poster ces news du bled. Demain direction le haut atlas sa va pousser !