Search VoyageForum
FR
Cambodge: itinéraire de trois semaines en février-mars 2010 English translation pending
by Mida · 2009-09-22 · 23 replies
Bonjour Nous partons 5 semaines en février/mars 2010 et et prévoyons un peu plus de 3 semaines pour faire le Cambodge et terminer en Thailande pour faire un peu de plongée et repos balnéaire. Bangkok/Siem Reap en avion et ensuite nos déplacements par les transports terreste et maritime pour ensuite repartir de Phnom Penh en avion.

Notre itinéraire premier draft: 6/7 jours à Siem Reap et les temples lointains (Bang Melea, Kbal Spean, Koh Ker et pourquoi pas Preah Vihear) Siem Reap/Battambang en bateau 2 jours autour de Battambang 2 jours Pursat-Kompong Luong 3 jours Phnom Penh

La suite est encore indéfinie et là j'ai besoin de vous!😉 Soit nous continuons vers Kampot/Kep, soit nous partons en direction des montagnes Kompong Cham/Kratie. Nous devons revenir sur Phnom Penh pour repartir.

Nous aimons prendre notre temps, et tant pis si nous ne pouvons voir certains endroits. Nous reviendrons! Nous étions une première fois à Siem Reap en 2003 (4 jours) et cela nous a éblouis.

Merci pour vos conseils et vos avis sur notre choix de parcours et le temps de transports. Là, je suis un peu perdue et votre aide sera bienvenue.

Michèle
Tour de la Bretagne: endroits à visiter? English translation pending
by Amelie04 · 2009-08-21 · 37 replies
Bonjour, Je part un week-end en Bretagne afin d'un découvrir cette région que je ne connais pas du tout. Quelqu'un pourrait il m'indiquer les endroit à visiter absolument ? afin que je passe un super week-end de découverte!!

:)
Découverte de l'Ouest américain à travers quatre États, pendant vingt-cinq jours(1ère partie) English translation pending
by Bastinj · 2009-08-08 · 41 replies
Bonjour à tous(tes),

Voilà bientôt 3 semaines que je suis rentrée des USA après un fabuleux voyage de 25 jours en famille. C'était notre 1er long périple en dehors de l'Europe. Après avoir bourlingué un peu partout dans les pays nous environnants, je me suis lancée dans la préparation de ce voyage dans l'Ouest américain qui nous tentait depuis bien longtemps... Et ce fut une réussite totale.

Je voudrais donc commencer par vous remercier, vous les membres de VF qui de part votre site internet, votre intervention quasi quotidienne ou votre récit de voyage, m'ont permis de bénéficier de votre expérience et connaissance du terrain.

Une mention toute particulière:

- à Jean-Pierre Laudet (alias Jipou)(et son site Laudet.fr) qui, pendant des mois, a répondu patiemment à toutes mes questions et envoyé un tas de cartes et documentations intéressantes...

- à Bernard Guichet(alias Zitounet) qui régulièrement m'a encouragée...

- à Patrice Raveneau (alias jdakota)(il saura pourquoi...)

- à Patrick (alias PS131), le roi de la carte google maps, qui m'a suggéré de réserver un vol en avion à partir de Moab, ce qui reste un de nos plus beaux souvenirs!

- à Philippe Schuller (alias Sedonax)et ses interventions toujours très pertinentes, et qui la veille de mon départ, répondait dans l'urgence à une de mes questions...

- à Thierry Lagarde (alias Wavemaster) et Philippe Schuller (Sedonax)(toujours lui) pour leur site internet ouestusa.fr dont je me suis largement inspirée pour tracer notre itinéraire

- à Laurence et Dominique pour leur site Roadtrippin.fr très explicite

- à Annie et André Molinet pour leur site the.wave.free.fr/ qui m'a permis de comprendre toutes les subtilités de l'inscription pour la Wave, autre souvenir mémorable

Quelques jours après le retour (le temps de se reposer - ben oui, ce ne sont pas des vacances...-, de lessiver et ranger tout le barda emporté... - et bon dieu, qu'est-ce qu'il y en a...- , de se remettre du jet-lag... - dur, dur, la rentrée...), j'ai commencé à rédiger un compte-rendu de ce grand et beau voyage. Tout d'abord, très égoïstement : cela me permettait de revivre une 2ème fois ces 25 jours passés beaucoup trop vite sur place... Et puis, je me suis prise au jeu... j'ai étoffé le texte, l'ai truffé de détails (j'espère que ça ne sera pas indigeste!), en pensant que cela pourrait peut-être servir à de futurs voyageurs en quête de renseignements...

Alors, me voilà maintenant en train de poster, comme d'autres, mon carnet de voyage... Je n'ai pas l'humour de Vazyvite, ni le talent d'un écrivain... Les grands experts connaissant le terrain comme leur poche, trouveront sans doute le texte beaucoup trop long (difficile de résumer en quelques lignes, 25 jours vécus intensivement, du lever au coucher de soleil...) , mais peut-être que d'autres préparant leur futur voyage, trouveront intéressant de suivre nos pérégrinations heure par heure...(J'ai volontairement mis l'heure le plus souvent possible, car lors de ma préparation, je me suis souvent demandée si je n'avais pas trop chargé le planning...)

Je vous livre ici les 16 premiers jours : les étapes de San Francisco à Bryce Canyon N.P.

Les 8 autres jours sont décrits sur le post suivant: voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731

Le récit n'est malheureusement pas encore illustré, les 6000 photos étant toujours au stade du triage...

Carnet de voyage : notre 1er périple dans l’OUEST AMERICAIN du 27/06/2009 au 21/07/2009 à travers 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah, le Nevada

ITINERAIRE: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco.( Total: 4500 Miles)

METEO: très beau temps partout sauf un orage entre Oatman et Kingman et 2 après-midi nuageuses

Coût pour 4 personnes considérées comme adultes :

Le vol : billets d’avion achetés sur internet 9 mois avant le départ (par l’intermédiaire de CheapTickets) Aller : vol British Airways : Bruxelles- Londres (escale de 3H30)- San Francisco Retour : vol British Airways : San Francisco- Londres (escale de 1H00)- Bruxelles Prix : 4370 $= 2960 € (1€=1, 47$)

L’hébergement : Hôtels, la plupart réservés sur internet 6 à 8 mois avant le départ (et pré-payés avec possibilité d’annulation) Prix : 2500 € pour 23 nuits

Le véhicule de location: Dodge Durango AWD, loué chez Alamo, à l’aéroport de San Francisco, par l’intermédiaire de Autoeurope Prix : 760 €/23 jours (assurances comprises sauf pneus et bris de glace)+ 67 $ pour le plein d’essence

La consommation en essence : 760 $ pour 4500 miles parcourus (540 € pour 7200 Kms) (1€=1, 4$) +/- 13, 5 L/100Kms

Les restos+nourriture+boissons : La moitié des petits- déjeuners étaient compris dans le prix de la chambre Le midi : repas pique nique le plus souvent Le soir : resto Total de tous les repas : 3000 $ (2150 €)

Les activités (4pers.): certaines réservées un peu avant le départ (*) Total: 2670 $ (1900 €)

Pass 1 jour cable car à San Francisco : 44 $/4pers + Parking payant à San Francisco : 90$ Alcatraz* (pour la visite nocturne): 132 $/4pers Universal Studio à L.A. (entrée normale): 236 $/4pers Survol en hélico* au Grand Canyon : 502 $/4pers Entrées des parcs : Pass : 80 $/véhicule Point Lobos (Côte Pacifique) : 8 $/véhicule Pfeiffer Big Sur(Côte Pacifique) : 8 $ + 5 $ pour la beach /véhicule Julia Pfeiffer(Côte Pacifique) : 8 $ /véhicule Upper Antelope Canyon(Lac Powell) : 124 $/4pers (Lower : 25$/pers) The Wave* (Coyote Buttes North/ Vermillon Cliffs) : 5 $(inscription) +28 $/4pers Monument Valley : 20 $/4pers Dead Horse Point : 7 $/véhicule Survol en avion* (3H à partir de Moab, au-dessus de Canyonlands, Capitol Reef, Lac Powell) : 1340 $ /4pers Goblin Valley : 7 $/véhicule Kodachrome Basin : 6$/véhicule Bodie : 20 $/4pers

Coût total par personne* pour un voyage de 25 jours/23 nuits: 2200 € sans les activités 2700 € avec les activités * : sur base des frais d’hébergement et de voiture partagés entre 4 personnes

Après tous ces calculs, je lance le récit...

Sa 27/6: Bruxelles – Londres - S.F ; Nuit à S.F.

Voici ce qui était prévu au planning (5560 Mi-8900 Km) - Décollage de Bruxelles à 9h55 - Escale de 3H30 à Londres, et arrivée à l’aéroport de San Francisco à 16h30, heure locale - Aller chez Alamo pour louer la voiture (764€/23jours) - Au soleil couchant, aller à la Coit Tower ou aux Twin Peaks

Voici ce que nous avons fait - Réveil (enfin, c’est un grand mot…car aucun de nous quatre trop excités par le voyage, n’a vraiment bien dormi…) et départ très matinal pour arriver vers 7H15 à l’aéroport de Bruxelles. C’est notre aimable voisin qui nous y amène avec sa remorque pleine de bagages. - Petit problème au comptoir d’enregistrement à Bruxelles : nous sommes bien enregistrés pour le vol Londres-San Francisco, mais pas pour le vol Bruxelles-Londres et ce dernier affiche complet!! Pourtant, notre ticket électronique prouve bien que nous avons réservé et payé 4 places pour ce vol !! Ça commence bien !! Après 20 minutes d’attente assez nerveuse, on nous attribue des places prévues pour d’autres…qui se rendent uniquement à Londres et n’ont donc pas de correspondance à prendre (dommages collatéraux pour British Airways)…

- Si seulement nos petits soucis du départ avaient pu s’arrêter là... On atterrit à Heathrow… On se promène dans les couloirs, on mange un bout, on prend le métro (et oui, un terminal à Heathrow, c’est légèrement plus grand qu’un terminal à Bruxelles), on arrive enfin devant notre porte d’embarquement pour SF. Un Boeing derrière les vitres semble prêt à décoller… Jusque là tout est normal ! Sauf que du joli Boeing, en dessous de l’aile droite, s’écoule du fuel !!! Sur le tarmac, personne ne s’inquiète… Seul un gars vient tous les quarts d’heure jeter un sac de sable sur la flaque qui ne cesse de s’étendre… Je pense que le gars a bien jeté une dizaine de sacs… Et nous, nous poirotons en regardant ce spectacle qui n’est guère rassurant… Bien entendu, pendant cette attente, British Airways reste muet … On suppose donc que l’avion a été rempli avec trop de fuel et que celui-ci reflue… Finalement, une machine viendra en pomper l’excédent et nous pourrons alors embarquer avec 2H de retard … Nous arrivons donc vers 18H30 à SF après un vol de 11H (avec belle vue sur les glaciers de l’Islande, les icebergs du Groenland et la baie d’Hudson !) Nous passons rapidement la douane et récupérons nos 4 valises (enfin un bon point pour British Airways !)

- La file au comptoir Alamo n’est pas trop longue, nous sommes donc servis assez rapidement. Malheureusement, c’est le week-end de la Gay-Pride à SF. Il y a donc beaucoup de monde en ville et plus beaucoup de voitures disponibles !!! On a pourtant réservé depuis plus de 8 mois, un Dodge Durango 4WD qui devrait nous permettre de parcourir certaines pistes du Far-West… On nous fournit un mini-bus Ford ou quelque chose qui y ressemble en tout cas…Ce n’est pas du tout le modèle qui était prévu. Avec ce genre de véhicule, il nous sera impossible de réaliser l’itinéraire envisagé !! Nous préférons attendre l’arrivée d’un 4x4. Après plus d’1H, nous finissons par dénicher un Dodge Durango qui a une haute garde au sol mais ce n’est pas un vrai 4x4 : seulement un AWD nous assure le responsable ! Nous devons le croire sur parole car nulle part, nous ne voyons indiquer la mention AWD et aucun commutateur commandant l’aide à la descente par frein moteur, ni manuel de conduite dans la boite à gants… Dépités et fatigués, nous quittons l’aéroport à bord de ce véhicule, convaincus qu’il s’agit d’un 4x2 et qu’il nous faudra essayer de l’échanger le lendemain dans une autre agence…Décidemment, le début de ce périple démarre difficilement !! Il nous faut maintenant rallier le centre de SF en évitant d’éventuels problèmes de circulation dus aux manifestations de la Gay-Pride…

- Le trajet se fait sans encombre (ouf !!) mais il est déjà plus de 21H30 quand nous arrivons enfin à notre hôtel (Orchard Garden) très bien situé, juste à côté de la porte de Chinatown. N’ayant pas le courage d’aller la garer nous-mêmes, nous laissons la voiture au valet ! Après tout, nous sommes en Amérique ! Yes ! Et tant pis s’il nous en coûte 40$ ! Le soleil étant couché depuis belle-lurette, nous reportons au lendemain, notre visite à la Coit Tower ou aux Twin Peaks… Là, j’en suis à me demander comment on va faire demain, pour trouver le temps de recaser ces visites et passer dans les autres agences de voitures, vu le planning prévu déjà bien chargé !!

- Malgré notre intense fatigue, nos estomacs crient famine…Pas question d’aller dormir le ventre vide…Nous nous précipitons vers le Lori’s Diner le plus proche (l'endroit idéal pour manger un bon burger, dans un cadre typiquement américain rétro des années 50)... et arpentons à pied nos 1ères rues en pente de SF. Elles auront raison de nous qui regagnerons notre hôtel complètement exténués. Cela faisait 26 heures que nous étions debout…

Di 28/6: S.F. ; Nuit à S.F.

Voici ce qui était prévu au planning (100Km) - 11H-12H15 : messe gospel à la Glide Memorial Church (il faut y arriver 20 min plus tôt) - en voiture, pour faire le circuit 49 Mile Scenic Drive

Voici ce que nous avons fait

Après un rapide déjeuner au Starbucks du coin, nous récupérons notre véhicule et entamons le début de la 49 Mile Scenic Drive, tout en évitant les quartiers Chinatown et Financial District que nous parcourrons à pied le lendemain. Le temps est splendide : ciel bleu, plein soleil, aucune brume à l’horizon, 25°C ! Quelle chance… Nous gravissons les rues pentues de SF, croisons des cable-cars, passons devant la Grace Cathedral de style néo-gothique et le Mark Hopkins Hotel (au croisement Mason/California St) au sommet duquel on peut grimper pour avoir une belle vue d’en haut…mais faute de trouver une place où garer la voiture, nous ne pourrons pas nous y rendre… Et pourtant nous tournerons au moins 4 fois autour du pâté de maisons…Bon, là, il faut bien l’admettre : il est difficile de garer dans le centre de SF en dehors des parkings payants… Nous arrivons au Musée du cable-car (Mason St) mais il n’ouvre qu’à 10H…Nous admirons les très belles maisons victoriennes autour de Union Street ainsi que celle de Haas Lilianthal House .

Mais il est temps de redéposer la voiture au valet de l’hôtel (Bah oui… pour 40$, on peut la lui confier 24H quand même !...) pour rejoindre à pied la Glide Memorial Church (Ellis St) où nous arrivons vers 10H30 et assistons aux 20 dernières minutes de la messe gospel. En fait, suite à la Gay-Pride, les horaires sont complètement modifiés.

Ensuite, nous rallions Market St et jetons un coup d’oeil rapide à la parade de la Gay-Pride qui y défile… (Bof ! Très spécial !!). Nous regardons le retournement à la force des bras, du cable-car sur la plate-forme tournante, au terminus, près du Visitor Center de la Powell Station ; et achetons d’ailleurs nos Muni Pass pour la journée de demain.

Nous rejoignons la place Union Square entourée de grands magasins, grimpons gratuitement au sommet du Westin Saint Francis Hotel grâce aux ascenseurs extérieurs qui nous y propulsent en quelques secondes. De là-haut, nous avons une vue impressionnante sur la baie de SF côté Est. Après, nous nous rendons au 8ème étage du Macy’s pour déguster un cheesecake sur la terrasse de la fameuse Cheesecacke Factory (pas de doute, nous sommes bien aux States !). Il fait délicieusement bon…et même très chaud. Nous n’avons pas mis de crème solaire et on sent bien que l’on commence à cuire !!

Il faut maintenant passer aux choses moins agréables et courir dans les différentes agences Alamo du centre de SF pour essayer de trouver le véhicule idéal, c.-à-d. un 4x4…En vain… Après plus d’1H30 de recherche, nous devons nous résigner : nous ne trouverons pas, ici, de véhicule plus adapté que notre Dodge Durango dégoté la veille à l’aéroport… Il a quand même de bons atouts : il est pratiquement neuf (12000Mi au compteur), il a une haute garde au sol ( très important pour ne pas cogner le bas de caisse dans les pistes caillouteuses), les pneus ainsi que la roue de secours sont en parfait état et nous constatons bien la présence d’un cric pour le cas échéant (bien caché et découvert avec l’aide d’internet)! (J’ai repris la liste des bons conseils de Philippe Schuller alias Sedonax sur VF) Pour être sûrs qu’il s’agit bien d’un AWD, nous décidons d’aller le lendemain demander l’avis d’un garagiste (car aujourd’hui, c’est dimanche).

Après tout ce temps « perdu », il est pressant maintenant de reprendre le cours de la 49 Mile Scenic Drive… Direction Filbert St, la rue la plus pentue de SF (vue plongeante de SF) et Lombart St, la rue la plus tortueuse que nous prendrons plaisir à redescendre 2 fois ! (chacune située au croisement de Hyde Street)

Nous poursuivons la visite par la Coit Tower à Telegraph Hill (belles fresques murales dans le hall) mais nous ne prendrons pas l’ascenseur pour y monter jusqu’au sommet : la vue depuis le bas est déjà pas mal ! Nous empruntons les Filbert Steps à la recherche des jardins suspendus remplis de perroquets sauvages…Mais cela doit être une légende car point de beaux jardins ni de beaux perroquets !! Nous n’y avons vu qu’un vilain corbeau tout déplumé !!! A moins qu’ils ne se trouvent tout à fait dans le bas de la colline… Mais sans être sûrs, nous n’avons pas eu le courage de descendre si bas… Nous reprenons la voiture jusqu’à Ghirardelli Square (ancienne chocolaterie désaffectée, réhabilitée en espace commercial) où nous dégustons une bonne glace…au chocolat bien sûr. Nous longeons la baie à pied quelques instants, il fait alors nettement plus frais : le vent du large souffle !!

Nous remontons en voiture, direction : la marina. Nous dépassons Fort Mason et faisons une halte au Palace of Fines Arts, énorme rotonde aux colonnades élégantes, style gréco-romain. On ne s’attend pas à trouver ici pareil monument ! Le cadre est très bucolique. Deux couples de jeunes mariés s’y font d’ailleurs prendre en photo. Nous n’avons pas le temps d’entrer dans l’Exploratorium dont les expositions scientifiques interactives attirent pourtant les enfants…

En voiture à nouveau, nous longeons le Parc Predisio puis la route panoramique qui conduit à Fort Point. De là, nous avons un point de vue exceptionnel sur le Golden Gate Bridge. Nous reprenons la 49 Mile Scenic Drive qui maintenant longe l’Océan Pacifique. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour admirer d’ici le Golden Gate Bridge…C’est un jour sans brume. Quelle chance !! Dernière halte à Cliff House (nous n’avons pas trouvé le soi-disant musée gratuit des automates !!) et le long de l’immense plage Ocean Beach (rendez-vous des surfeurs). Les points de vue sont grandioses.

Mais il est encore trop tôt pour traverser le pont que nous avons dépassé depuis quelques kilomètres, afin d’aller admirer le soleil couchant de l’autre côté. Nous décidons alors de monter aux Twin Peaks, les 2 collines jumelles situées près de Mission District, à 300 m d’altitude et qui permettent d’avoir une vue à 360° sur SF et sa Baie. Là-haut, nous sommes balayés par un vent glacial. Nous nous empressons d’enfiler nos vestes polaires !! La vue est magnifique et aucunement gâchée par le brouillard pourtant si fréquent à SF mais totalement absent aujourd’hui, pour notre plus grand bonheur.

Sans trainer, nous regagnons alors le fameux GGB que nous voulions traverser plus tôt et ainsi rejoindre Battery Spencer View. D’ici, on domine le pont avec SF en arrière-plan. Au soleil couchant, c’est magnifique !

Il est maintenant presque 20H30 et le soleil est couché. Nous regagnons le centre de SF (5$ pour retraverser le pont dans ce sens-là) en faisant le crochet par Alamo Square et le quartier Haight-Ashburry si délicieux avec leurs typiques maisons victoriennes. Mais il commence à faire noir. Nous reviendrons demain pour faire de splendides photos…

Nous avons même la folie de nous arrêter dans le quartier Mission à la recherche des fresques murales, mais la nuit est complètement tombée et nous ne pourrons plus que les apercevoir succinctement !! Et cela sera notre fatale erreur : quand on se présentera dans les restos pour souper, il sera presque 22H et nous serons refusés partout… Nous devrons à nouveau nous contenter d’un Lori’s Diner… Une fois, c’est bien !!! Mais deux fois, c’est trop… Il parait qu’il y a tant de bons restos à SF !!! Ce sera le seul hic de la journée… Ce soir, nous garerons nous-mêmes notre voiture dans un parking situé tout près de l’hôtel (Stockton St) (25$/jour)

Lu 29/6: S.F. ; Nuit à S.F.

Voici ce qui était prévu au planning à pied/ cable-car pour faire: - Chinatown, - Financial District - Embarcadero - Fisherman’s Wharf - Alcatraz (à 18H45 mais il faut arriver 30 min. à l’avance) (33$/pers.)

Voici ce que nous avons fait

Tout ce qui était prévu (Bon, je l'ai fait court, ce récit pour ce jour!!).

A noter qu’il ne faut pas oublier de visiter, dans Financial District, le musée gratuit (420, Montgomery St) de la Wells Fargo, compagnie exploitant les diligences lors de la ruée vers l’or et qui depuis est devenue une des banques les plus riches du pays. L’ Embarcadero Center est aussi très agréable à traverser le long des passerelles piétonnières en admirant les buildings de Financial District. Ne pas hésiter à entrer dans l’hôtel Hyatt Regency (face au Ferry Building) pour admirer le superbe atrium et prendre les ascenseurs intérieurs pour grimper au dernier étage et se diriger vers les grandes vitres qui offrent une vue extraordinaire sur la baie de SF et sur Market St. De plus, avant de monter dans un cable-car pour Fisherman’s Wharf, nous reprendrons la voiture en début d’après-midi, pour retourner à Alamo Square, à Haight-Ashburry, et dans le quartier Mission revoir les belles fresques murales.

Comme prévu la veille, nous irons dans un garage indépendant à la sortie de la ville. Là, le garagiste bien sympathique nous confirmera que notre véhicule est bien un AWD. Nous quitterons donc ce garage bien plus confiants que la veille… et déciderons de garder ce véhicule sans plus trop nous tracasser… (la suite du périple nous confirmera que nous avons eu raison) Avant de redéposer notre voiture au parking près de l’hôtel, nous ferons une dernière halte dans le Civic Center pour admirer l’hôtel de ville et son impressionnant dôme plus grand que celui du Capitole de Washington.

Bilan des choses non vues à SF : la visite du musée du cable-car, l’Exploratorium, la traversée à pied ou en vélo du GGB, le Golden Gate Park, la Mission Dolores, la traversée du Oakland Bay Bridge et la vue depuis Treasure Island. Mais grâce au fait d’avoir pu circuler en voiture, nous avons pu en seulement 2 jours, voir les principaux quartiers de SF, y compris la très surprenante visite nocturne d’Alcatraz. Au fait, si on revient d’Alcatraz avec la dernière navette du bateau, ne pas trainer en arrivant sur SF si on désire ensuite aller souper. En effet, même à Fisherman’s Wharf pourtant très touristique, les restos ne reçoivent plus de clients après 22H00 !

Ma 30/6: S.F.- San Luis Obispo ; Nuit à San Luis Obispo

Voici ce qui était prévu au planning (240 Mi-390 Km)

Côte Pacifique avec arrêts à : - Gilroy (outlets) ? + Wal-Mart ? - Monterey (Pacific Grove, 17 mile drive), - Point Lobos, - Big Sur, - San Simeon...

Voici ce que nous avons fait

Nous quittons San Francisco par l’autoroute 101 vers San Jose, traversant d’immenses vignobles californiens et la Silicon Valley connue pour être le berceau des technologies de pointe. Beaucoup d’habitants de San Francisco et de ses environs travaillent ici, et empruntent donc chaque matin ce même itinéraire. Le trafic s’en ressent et se trouve ainsi très chargé. Il faut conduire attentivement la voiture. Les nombreux freinages répétés empêchent d’enclencher le cruise control.

L’arrêt dans les outlets de Gilroy fut trèèèèèèèèèès long (2H30)... Difficile de faire moins tant les magasins sont nombreux et les prix alléchants !! Nous en profitons pour acheter la glacière au Wal-Mart du coin et faire le plein de boissons. Remarque : Pour obtenir des bons de réduction très avantageux (allant jusqu’à -20%) dans les outlets, il faut s’enregistrer préalablement sur leur site internet. On peut alors imprimer les coupons ou bien, sur place, se présenter avec le code, à l’information qui délivrera le VIP Coupon Book.

Le temps jouant contre nous, nous passons Monterey sans nous y arrêter, nous faisons une halte rapide à Carmel pour voir la Mission San Carlos de Borromeo, une des plus belles de Californie parait-il. Ensuite nous nous arrêtons à Point Lobos State Reserve (8$/véhicule) pour marcher le long du court sentier Sea Lion Trail (1Km/1H) doté de magnifiques points de vue sur la côte ainsi qu’au loin sur de nombreux otaries se dorant au soleil ! Nous les sentons plus que nous ne les voyons !

Sur la CA1, 15 Mi au sud de Monterey, nous nous arrêtons peu avant le Bixby Creek Bridge. Le panorama vers le sud avec ce pont très photogénique est splendide. Plus loin, nous photographions le Point Sur, énorme rocher volcanique dans la mer.

Vu l’heure avancée, nous sommes obligés de supprimer les randos prévues dans Pfeiffer Big Sur State Park , mais nous empruntons quand même la Sycamore Canyon Rd située 1Mi plus au sud et qui nous conduit à Pfeiffer Beach, endroit bien plaisant et très photogénique aussi. Malheureusement, le ciel s’est obscurci, le soleil a disparu, remplacé par de gros nuages… Nous n’enfilons pas nos maillots !! Et ne nous attardons pas.

Le point de vue dominant la paradisiaque crique de Julia Pfeiffer Burns SP avec sa chute d’eau, est vraiment à ne pas rater. Nous trouvons cet endroit magnifique bien que le ciel soit tout gris…Alors sous le soleil, qu’est-ce que ça doit être !... Nous continuons à longer cette route côtière parsemée de nombreux points de vue tous aussi beaux les uns que les autres (l’Irlande ou la Bretagne en plus intense). Dommage que le beau temps ne soit plus de la partie !!

La nuit finit par tomber bien avant que nous n’atteignons San Simeon… Nous ne verrons donc pas les éléphants de mer de Piedras Blancas, ni le Hearst Castle (mais il n’était quand même pas au programme, sa visite demandant presque 2H), ni Vista Point à Cambria, ni le Morro Rock de Morro Bay. Nous souperons dans un des seuls restos ouverts sur cette route (très cher d’ailleurs !!) et arriverons bien tard au Best Western Royal Oak de San Luis Obispo. Ce n’est quand même pas une raison suffisante pour nous refourguer une chambre au WC bouché !… A ce propos, nous remarquerons partout que, la conception des cuvettes des WC américains rend leur utilisation moins performante que les nôtres… Je ne sais pas si je me fais bien comprendre…

Me 1/7: San Luis Obispo- L.A. ; Nuit à Hollywood

Voici ce qui était prévu au planning (230 Mi- 370 Km) Arrêts à: - Camarillo (outlets) ? + Wal-Mart ? - visite de Venice Beach, - visite de Santa Monica, - vue à partir du Getty Museum (coucher de soleil à 20H10) - vue à partir de Mulholland Drive

Voici ce que nous avons fait

Vers 9h, nous prenons la route vers L.A. sans nous arrêter ni à la Mission de Lompoc, ni à Solvang d’influence danoise, ni aux stations balnéaires très renommées de Santa Barbara et de Malibu. Nous dinons dans un des nombreux fast food (ce n’est pas le choix qui manque ici : burgers, sandwichs, salades, spécialités mexicaines…) et comme d’habitude, ma fille nous demande : « C’est fontaine ici ? », sous entendu : c’est boisson à volonté ?... car il faut savoir qu’aux USA, on peut se resservir autant de fois qu’on le désire (« fontain soda » sur la carte)! Cela est aussi souvent valable le soir, dans les restos, où les serveurs n’hésitent pas remplir à nouveau votre verre vide … Durant toutes les vacances, ma fille fera une cure de « Dr Pepper ». Et nous, très souvent, nous boirons une « lemonade » très désaltérante. Quand les garçons commanderont une bière, ils devront systématiquement montrer leur passeport pour prouver leur âge… (21ans, c’est le minimum légal pour pouvoir boire de l’alcool aux USA!) On fera une pause dans les outtlets de Camarillo où on dépensera encore quelques $...

Ensuite, nous nous dirigeons vers Venice Beach. Le trafic sur l’autoroute devient de plus en plus dense ! Il y a 7 bandes de circulations dans chaque direction!! Et ça dépasse de chaque côté !! Pas de doute, nous sommes en Amérique !! Nous nous promenons quelques instants dans l’ex-Venise américaine, le long des quelques canaux restants bordés d’habitations modernes fantaisistes puis allons nous garer près de la plage. L’Ocean Front Walk bordé de nombreux palmiers est un lieu très animé, nous croisons beaucoup de cyclistes, roller-bladers, artistes de rue, diseuses de bonne aventure… et même des culturistes s’exerçant là devant tous les passants !! Cet endroit nous rappelle de nombreux films et séries vus à la TV… Sur le sable, on passe à côté des fameuses tours de sauvetage et des gardes-côtes, bouées rouges à la main, scrutant la mer… Il ne manque que Pamela ! Nous remontons à pied jusqu’à Santa Monica et son Pier bien connu et repérons même la plaque commémorative dédiée à la route 66 qui aboutissait ici autrefois. Nous nous baladons dans la 3rd Street, une vaste allée piétonne animée de spectacles de rues, et bordée de restos, cafés et boutiques en tout genre (au grand désarroi des garçons qui désespèrent à chaque fois que leur sœur fait mine de rentrer dans l’une d’entre elles…)

Nous reprenons la voiture vers 19H30 et nous dirigeons vers le Getty Museum situé sur les hauteurs. Malheureusement une grille fermée nous en barre l’accès ; du coup, notre projet d’assister là au coucher de soleil tombe à l’eau !! Nous nous dirigeons ensuite vers Beverly Hills et marquons une pause à Rodeo Drive, la rue la plus chic des USA, lieu de tournage de « Pretty Woman ». Que d’élégance !! Nous passerons la soirée un peu plus loin, au Farmers Market et dans l’immense shopping center attenant, « The Grove » qui est à ciel ouvert et où il fait bon flâner, même sans rien acheter.

Avant de rejoindre notre hôtel (Holiday Inn Beverly Garland) situé près de Universal Studios, nous ferons une dernière halte nocturne sur Mulholland Drive, la petite route de crête serpentant sur les hauteurs de L.A. et d’où nous pourrons avoir une vue imprenable sur le Downtown et ses hauts buildings.

Je 2/7: L.A. ; Nuit à Hollywood

Voici ce qui était prévu au planning (40 Km)

A 9H (pour certains): Universal Studios Ou (pour d’autres): L.A. Downtown + Sunset Blvd+ Melrose Ave+ Farmers Market + Beverly Hills( Rodéo Drive ) , Beverly Center + Bel Air+ UCLA+ Getty Center A 17H (tous ensemble): Hollywood Blvd A 18h30 : Hollywood sign + vue depuis Griffith Park

Voici ce que nous avons fait

Après un bon petit déjeuner très varié et copieux (le meilleur du séjour), nous allons finalement tous ensemble passer la journée à Universal Studios. Nous y arrivons un peu avant 10H… Nous trouvons à garer près de l’entrée (12$) et il n’y a pas de grandes files aux caisses pour acheter son ticket d’entrée (67$/pers). Nous bénéficions chacun d’un bon de réduction de 8$ glané sur internet…

Jusque 11H, il n’y a pas grand monde. Ensuite, le parc se remplira mais sans que ça ne soit jamais dérangeant. Nous n’avons jamais attendu plus de 20 minutes pour accéder à une attraction l’après-midi (presque aucune attente le matin). Pour éviter les files aux attractions, il est conseillé de commencer par la partie inférieure du parc (Jurassic Park, Revenge of the Mummy, Special Effects et Backdraft). L’après-midi, nous passons dans la partie supérieure et allons à The Simpsons, Shrek 4D, House of Horrors, puis nous assistons au très bon spectacle aquatique Waterworld (horaire défini) et finissons par la visite guidée des studios à bord d’un bus qui nous emmène pendant plus d’1H à travers différents décors de cinéma. Nous quittons le parc vers 16H45 avec la sensation d’en avoir vu l’essentiel. Nous n’avons seulement pas essayé la nouvelle attraction remplaçant Fear Factor Live. Aucune attraction n’est vraiment à sensations fortes, et moi qui ne suis pas une inconditionnel de ce genre de chose, j’ai finalement passé une bonne journée !!

On repasse une nouvelle fois sur Mulholland Drive pour voir la vue de jour sur Downtown. Puis on gare la voiture au shopping center d’Hollywood. De là, nous partons déambuler sur le Hollywood Boulevard et découvrir les nombreuses étoiles évoquant de grandes stars et qui sont incrustées dans le trottoir. Celle de Mickael Jackson, décédé quelques jours plus tôt, est couverte de fleurs. Comme tout le monde, nous glissons aussi nos mains ou nos pieds dans les empreintes des stars qui sont gravées dans le ciment devant le Man’s Chinese Theater. Je repère dans une rue perpendiculaire (1732, N Las Palmas Ave), le Vivian’s Hotel « minable » qui a servi de décor dans « Pretty Woman ».

Ensuite, en voiture, nous essayons de nous rapprocher du signe HOLLYWOOD, symbole du quartier et situé sur les hauteurs au nord, sur les flancs du Mont Lee. Grâce au plan fléché préalablement, nous le trouvons sans problème…mais plus aucune de ses ampoules ne scintillent dans la nuit… Un mythe s’effondre !! Plutôt que de grimper au Griffith Park comme prévu, nous retournons une fois de plus passer la soirée comme la veille, dans l’immense shopping Center « The Grove », ma fille y ayant repéré l’incontournable magasin Abercrombie (ce drôle de magasin où flotte dans l’air un parfum tenace et où l’on fait ses courses dans la pénombre…Peut-être pour ne pas voir la qualité médiocre de leurs tissus ?... Je vais me faire huer !. Bizarre que toutes les jeunes filles européennes soient dingues de cette marque.) Il devient maintenant urgent d’acheter un sac pour y mettre toute sa nouvelle garde-robe ! Ça en est fini des achats de vêtements ouf !). Demain, nous arrivons au 1er Parc… J’ai hâte…

Ve 3/7: L.A.-Grand Canyon; Nuit à Tusayan

Voici ce qui était prévu au planning (480 Mi-770 Km) Arrêts à: - Barstow (outlets) + Calico ?? - Oatman - Kingman - Seligman - Williams (souper)

Voici ce que nous avons fait

Aujourd’hui, c’est l’étape la plus longue de notre périple : presque 800 Kms nous séparent du Grand Canyon… 8H30 : Nous sortons facilement de L.A. par la route 134 suivie de la 210, sans rencontrer le moindre embouteillage (situation exceptionnelle due au fait que beaucoup d’habitants de L.A. ont déjà quitté la ville la veille au soir pour profiter de leur long week end incluant l’Independance Day). Nous arrivons 2H30 plus tard à Barstow. Là, on se dégourdit un peu les jambes.Devinez où ??...dans les outlets pardi ! Là, même les garçons se laisseront tenter…

Après être remontés en voiture (ben oui : il faut grimper pour s’installer dans un 4x4 !), nous hésitons à nous arrêter à la ville-fantôme de Calico. Les rumeurs la traitant de « piège à touristes », nous passons l'étape et poursuivons notre chemin. La conduite automatique et le cruise control enclenché permettent au conducteur d’être relax au volant… Nous traversons le désert de Mojave… La route longue et droite à l’infini fait somnoler ma fille à l’arrière. Quant à moi, l’excitation du voyage, la découverte de nouveaux paysages et la musique entrainante du lecteur CD me tiennent bien éveillée. La compilation spécialement concoctée pour ce trip tourne en boucle dans l’appareil… rien que de bons vieux tubes anglais contant l’Amérique et que même les jeunes connaissent…

Nous passons notre temps à photographier à travers le pare-brise ou dans les rétroviseurs, de gros trucks (camions) rutilants typiquement américains, des camping-cars tellement gigantesques que derrière, ils tractent un énorme 4x4 comme nous nous y mettrions des vélos, des bikers chevauchés par des gars plutôt virils ou les surprenants arbres de Josué qui jalonnent le trajet. Quand nous sortirons de la voiture, lors d’un arrêt à la station essence, nous serons happés par un air chaud insoutenable (drôle de sensation…).

Nous quittons la Californie et entrons en Arizona. Très vite, nous empruntons un vieux tronçon de la mythique Road 66 qui nous conduit jusqu’à Oatman, ancienne ville minière du début du XXème siècle. Les ânes utilisés autrefois dans les mines s’y baladent maintenant librement dans la rue principale, dans un décor de western bien sympathique… Détour à conseiller vraiment !! En quittant ce village typique du Far West, nous avons de beaux points de vue sur les montagnes environnantes, mais nous ne tardons pas à essuyer un violent orage, suivi d’une pluie battante qui nous poursuivra jusqu’à Kingman où de beaux arcs en ciel zèbreront un ciel encore menaçant. Il est presque 18H et nous nous arrêtons au bar avec une vache sur le toit pour grignoter quelque chose en attendant un repas plus conséquent prévu 2H plus tard à Williams… Nous ne le savons pas encore, mais cet en-cas constituera en fait notre seul souper… En effet, nous avons à peine repris l’autoroute devant nous amener à Seligman que nous rencontrons un bouchon qui finalement s’avéra durer 2H… Accident ?? Problème dû à l’orage ??? Nous ne le saurons jamais… Nous aurons bon scruter l’horizon à la jumelle, nous ne comprendrons jamais le pourquoi…

Toujours est-il qu’il est déjà 20H30 quand nous pouvons enfin avancer et nous diriger maintenant vers Seligman que nous atteignons vers 21H30, alors qu’initialement il devait être 19H30… La nuit est tombée depuis longtemps et c’est dans le noir que nous visitons cette petite ville autrefois située sur la légendaire route 66 et qui maintenant est quelque peu ressuscitée, suite à l’intervention des frères Delgadillo qui se sont amusés à recréer un peu l’ambiance d’antan, en exposant des objets d’époque. On peut ainsi admirer de vieilles bagnoles, celles-là mêmes qui ont inspiré le film « Cars » des studios Disney Pixar. Nous serons quelque peu déçus de cette visite…L’ex-route 66 étant remplacée par une nationale à 4 bandes, il est quand même difficile de s’imaginer les lieux à l’époque ! Mais il est vrai que dans le noir, ce n’était pas l’idéal ! Nous ne nous attardons pas trop et poursuivons notre chemin jusqu’à Williams que nous atteignons vers 22H15, soit bien trop tard pour espérer manger dans le resto envisagé ou visiter cette ville typique du Far West… De plus, il nous reste encore 45 minutes de route pour arriver à notre hôtel à Tusayan. Et dire qu’il est prévu demain de se lever avant l’aurore pour aller au Grand Canyon, assister au lever de soleil qui a lieu à 5H15 ! A ce moment, je me dis qu’il va falloir revoir le planning ! A noter que sur cette route 64 toute droite menant à Tusayan mais où la vitesse est assez limitée, nous rencontrerons par deux fois des Rangers garés sur le bas- côté, à cette heure pourtant avancée de la nuit.

Sa 4/7: Grand Canyon ; Nuit à Tusayan

Voici ce qui était prévu au planning (30 Km) A 5H15 : sunrise A 8H30 : survol en hélico (vol prévu à 9H) avec la société Papillon : 125$/pers pour 30 min de vol Visite des principaux points de vue le long de la Hermits Rest Rd Courte rando sur le South Kaibab Trail jusqu’à Cedar Ridge (4.5Km / 2 ou 3H) A 19H50 : sunset à Yaki Point

Voici ce que nous avons fait

Bien évidemment, vu l’arrivée tardive à l’hôtel (Best Western Squire Inn) la veille au soir, j’ai reporté le sunrise au lendemain. Après un sommaire petit déjeuner, nous nous rendons pour 8H30, à l’aérodrome de Tusayan jouxtant notre hôtel. Après les préliminaires concernant les consignes de sécurité, nous montons dans l’hélico et nous installons aux places prédéterminées suivant notre poids. Nous sommes 7 avec le pilote. Un couple de jeunes nous accompagne. Le temps est idéal : ciel bleu et ensoleillé et pas trop chaud pour éviter les turbulences. L’hélico prend vite de l’altitude survolant une forêt luxuriante de sapins, et se dirige droit devant lui. Ne nous étant pas approchés du bord auparavant, nous sommes vierges de toutes impressions… Huit minutes après le décollage, nous arrivons au gouffre que le pilote traverse jusqu’à la rive nord avant de faire demi-tour. On en prend plein les mirettes et on mitraille à tout va. Ce n’est pas pour rien que l’on nomme cette région Grand Canyon. Les deux rives sont éloignées l’une de l’autre d’une bonne vingtaine de Kms et tout au fond, bien loin, on aperçoit le Colorado. C’est lui qui a ainsi façonné ce labyrinthe de canyons et de gorges érodées…Une merveille de la nature !

Vers 9H45, nous sommes de retour sur la terre ferme et reprenons notre véhicule pour nous rendre au Parc situé 9 Mi plus loin. A l’entrée, nous payons 80 $ pour obtenir notre National Parks Pass qui sera valable pour l’entrée de tous les N.P. et Monuments Nationaux. (les S.P. - State Park- restant, eux, payants). Arrivés dans Grand Canyon Village, nous nous perdons un peu dans le dédale de rues et finissons par dénicher le supermarché situé Market Plaza, où nous allons acheter de quoi faire un pique nique. Il est 11H45 quand nous passons devant la gare ; nous y voyons justement l’arrivée du train en provenance de Williams, mais point de locomotive à vapeur comme autrefois! Nous garons notre voiture près du Bright Angel Lodge et montons alors dans une navette gratuite obligatoire, qui dessert les différents points de vue de la Hermits Rest Road longue de 13 Kms. Nous alternerons ainsi marche et navette le long du Rim Trail (sentier au bord du Canyon) et dinerons en contemplant un fabuleux panorama. Nous sommes impressionnés par l'immensité du paysage mais pas totalement séduits: il s'en dégage une sensation de "trop grand", "trop infini", "trop loin"...

Vers 16H, fatigués par les randos et la chaleur, nous décidons d’annuler la descente prévue à l’intérieur du Canyon et rentrons nous reposer et nous rafraichir à la piscine de l’hôtel. Vers 18H, nous retournons au Parc pour assister à Yavapai Point, au magnifique coucher de soleil embrasant la roche de belles couleurs chaudes. Pour une fois nous ne souperons pas trop tard, en face de notre hôtel, dans un restaurant typiquement cow-boy, au Yippee-ei-o Steakhouse et verrons passer le cortège célébrant l’Independance Day, défilant aux couleurs de la Nation.

Di 5/7: Grand Canyon-Page ; Nuit à Page

Voici ce qui était prévu au planning (140 Mi-230 Km) Desert View drive, Arrêts à: - Little Colorado, - Cameron Trading Post - Marble Canyon, - Lee’s Ferry, - rando Cathedral Wash?? (4Kms/2H A-R), - Horseshoe Bend (meilleure luminosité avant 16h), - Barrage Glen Canyon, - Coucher de soleil sur le Lac Powell (à 19H50)

Voici ce que nous avons fait

5H00 : Dans le noir, nous quittons le parking de l’hôtel encore endormi à cette heure très matinale. Il n’y a pas de temps à perdre, le soleil ne va pas nous attendre pour se lever… Nous passons la cahutte de l’entrée du Parc… Personne… Nous rencontrons quelques biches broutant en lisière de forêt, et nous nous dirigeons vers Mather Point …Aie…aie…aie… Le parking est presque plein ; ça va être noir de monde… De toute façon, nous n’avons plus le temps d’attraper une navette pour aller plus loin ! Nous allons jusqu’au point de vue et là, le spectacle est au rendez-vous : les rayons du soleil éclairent progressivement les roches et les buttes qui prennent des teintes de plus en plus colorées. Nous restons là presque 1H à photographier ce tableau. Les gens encore assoupis se font discrets…

6H15 : Nous n’avons pas déjeuné mais nous avons des barres et autres boissons énergisantes. Il fait bon, pas trop chaud et nous sommes en pleine forme. Nous décidons d’entamer la rando annulée la veille. Chargés de nos sacs à dos, nous prenons la navette qui nous conduit au début du sentier South Kaibab Trail. Nous ne sommes pas très nombreux à randonner si tôt…Tant mieux…Nous laissons les quelques personnes partir avant nous et bien vite, nous nous retrouvons seuls devant cette immensité… Que du bonheur ! Nous descendons jusqu’à Cedar Ridge en suivant cet ancien sentier de mines. En chemin, nous croisons beaucoup d’écureuils pas farouches du tout et plutôt espiègles… Lors d’une halte, il y en a même un qui osera s’aventurer dans mon sac resté entrouvert et en ressortira, victorieux, ma barre de céréales entre ses pattes … Il vient de voler mon déjeuner !!! Plus tard, nous remontons vers la Rim et rencontrons des personnes cette fois beaucoup plus nombreuses, entamant seulement la descente, sous un soleil qui déjà se fait sentir... Cette rando faite ainsi à la fraîche à l’intérieur même du Canyon, est assurément le meilleur moment passé dans le Grand Canyon et un de nos excellents souvenirs sur l’ensemble du voyage. Nous ressentons enfin la sensation d'avoir pris le poul de cet immense Grand Canyon.

9H15 : Nous sommes revenus au point de départ et attendons la navette qui doit nous ramener à notre voiture. Elle passe d’abord par Yaki Point, un autre point de vue 3 étoiles sur le Grand Canyon. Mais, tant pis, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter si nous voulons profiter du petit déjeuner servi jusque 10H dans notre hôtel. Et maintenant, nous avons l’estomac dans les talons !!!

10H00 pile : Nous arrivons à la salle du petit déjeuner… Il était temps !!

11h30 : Nous quittons l’hôtel plus tard que prévu !! Une dernière fois, nous rallions Grand Canyon Village et tournons maintenant vers l’Est pour visiter les points de vue aménagés le long de la Desert View Drive longue de 40Kms. Les derniers nous offrent une belle vue sur le fleuve Colorado que jusqu’ici nous ne faisions qu’entrapercevoir.

15H30 : Nous sortons du Park par l’entrée Est et entrons sur le territoire indien des Navajos. La route est parsemée de petites échoppes tenues par des Indiens qui vendent ici des bijoux (beaucoup de turquoises) confectionnés par eux. Les filles se régalent ! Les garçons beaucoup moins ! Nous longeons aussi les gorges du Little Colorado creusées par une rivière qui prend sa source à l’est de l’Arizona et qui rejoint le Colorado dans le Grand Canyon. Ces gorges étroites sont magnifiques et méritent une visite ! Un peu plus loin, on s’arrête une nouvelle fois, au grand dam des garçons, pour visiter le Trading Post de Cameron, grand magasin vendant des objets d’art navajo (chers !).

18H : Nous arrivons à Marble Canyon. Malgré l’heure tardive, il fait encore vraiment très chaud. Nous sortons pourtant de la voiture pour admirer les 2 ponts côte à côte : le vieux Navajo Bridge datant de 1929 qui permettait, là, de traverser le Colorado pour passer en Utah, les barrages de Page et Las Vegas n’étant pas encore construits à l’époque, et qui maintenant est devenu piétonnier, et le nouveau pont plus moderne mais construit à l’identique de l’ancien. Passé ce pont, on se dirige vers Lee’s Ferry, en admirant les superbes falaises rouge-orangées de Vermillon Cliffs si belles en cette fin de journée et en passant à côté de rochers impressionnants de par leur taille et leur forme. Vu l’heure avancée, nous sautons la rando prévue Cathedral Wash qui permet de rejoindre le Colorado en suivant un wash (rivière asséchée). Quelques Kms plus loin, nous arrivons à Lee’s Ferry où nous trempons nos pieds dans l’eau et regardons quelques rafts arrivant de Page et d’autres s’apprêtant pour s’élancer demain, plus loin en direction du Grand Canyon… Les garçons auraient vraiment aimé embarquer, pour plusieurs jours, à bord de l’un d’entre eux…Mais le temps nous manque !!

18H45 : Maintenant, il est urgent de faire demi-tour pour rejoindre Page si on veut avoir la chance d’admirer le coucher de soleil sur le Lac Powell programmé pour 19H50. Sur la route, nous dépassons la rando Horseshoe Bend remise à plus tard, repérons notre hôtel (Days Inn), traversons Page sans traîner, passons au-dessus du barrage sans s’arrêter et arrivons enfin à Scenic View, point de vue surplombant le lac et qui offre un beau panorama, surtout au soleil couchant qui teinte le tout en rose. Ensuite, nous irons à l’hôtel nous enregistrer, ferons quelques courses en face, à l’immense Wal-Mart pour la journée du lendemain et souperons au très sympathique Ken’s Old West à l’ambiance cow-boy et country. Voilà qui clôturera une journée bien chargée commencée avant l’aube !

Lu 6/7: Page ; Nuit à Page

Voici ce qui était prévu au planning (130 Mi-185 Km) - piste House Rock Valley pour aller à the Wave, Wire Pass , Buckskin Gulch, - ou/et Paria Movie Set - ou/et Paria Rimrocks (Toadstool hoodoos (à faire tôt le matin ou en fin d’après-midi - et coucher de soleil à Alstrom Point (4H A-R à partir de Page) (à 19H50)

Voici ce que nous avons fait

Aujourd’hui est le jour de la rando dont on parle depuis des mois…THE WAVE… car bien peu ont la veine de pouvoir contempler cette merveille de la nature et les heureux élus s’y sont pris bien à l’avance! En effet, il s’agit d’un site protégé dont seul un nombre limité de personnes y ont accès, 20 par jour très exactement ! Et pour ce faire, il faut participer par internet, à un tirage au sort qui a lieu 4 mois avant le jour J désiré et qui désigne les 10 premiers gagnants…C’est ainsi qu’en mars, nous avons tenté notre chance et avons décroché tous les quatre notre permis !...C’était inespéré car il y avait presque 150 postulants ! Aujourd’hui donc, il était prévu de se lever comme hier, de très bonne heure, pour randonner pendant qu’il fait frais. Oui, mais c’est sans compter avec la fatigue qui commence à se faire sentir !!

Le temps de déjeuner, de s’équiper (remplir de glaçons la glacière et les camel-bags) et de faire le plein d’essence, il est déjà 7H20 quand nous quittons Page !... et 9H30 (Heure Utah) quand nous atteignons le parking du Wire Pass Trailhead où débute cette fameuse rando située à cheval sur l’Arizona et l’Utah. Le temps étant splendide depuis plusieurs jours, les 13 Kms de la piste House Rock Valley menant jusque là sont facilement praticables. Préalablement, nous nous sommes quand même arrêtés brièvement à la Paria Contact Station pour nous assurer de ne pas y rencontrer de problème. (Les Rangers s’apprêtaient à désigner 10 autres heureux gagnants pour le lendemain…) Il fait déjà presque 30° !... Nous remplissons nos sacs à dos d’eau, de barres et boissons énergisantes, chips et sandwichs… Nous nous tartinons de crème solaire… Nous chaussons nos bottines de marche… ajustons casquettes et lunettes de soleil…accrochons notre permis à un sac à dos… Equipés en plus de notre boussole et des plans censés nous guider, nous voilà enfin prêts pour parcourir les 4, 5 Km nous séparant du saint des saints… 800 mètres plus loin, nous nous inscrivons sur le registre disposé à cet effet dans une boîte en fer… Et là, je m’aperçois que j’ai laissé, dans la voiture, les explications concernant la visite des alentours de la Wave… Flûte !... On se tâte… Bah ! On s’en passera… Et puis, non… C’est trop bête… La voiture n’est pas si loin ! Mon fils, courageux, rebrousse chemin pour aller les rechercher… En attendant, les autres se mettent à l’ombre ! Une demi-heure plus tard, il est déjà de retour !... Tous ensemble, nous nous remettons en route, direction plein sud. La rando grimpe régulièrement. Nous suivons sans peine les indications fournies par le BLM. Nous repérons facilement les cairns disposés çà et là. On se retourne assez souvent pour photographier les lieux et ainsi se créer des points de repère pour le retour… (J’avais lu ce truc donné par quelqu’un sur internet !...) La rando est unique…On ne sait où donner de la tête… Les rochers sont si photogéniques ! Tout ici, est déjà si beau, que nous nous demandons bien ce que nous allons découvrir plus tard !... Nous prenons tout notre temps et nous nous arrêtons fréquemment pour admirer les lieux. Arrivés en bas de l’ultime montée, nous décidons de nous installer à l’ombre d’un genévrier, le seul arbre du coin et de pique-niquer pour reprendre des forces, tout en surveillant qu’un serpent ou un scorpion n’apparaisse pas !... Seul, un lézard inoffensif nous tient compagnie… Mais, même lui, je le tiens à l’œil !! Les 350 derniers mètres en montée dans le sable et sous le cagnard sont les plus durs !... Arrivés en haut les premiers, les garçons ne nous attendent plus et découvrent l’entrée principale de la Wave bien avant nous, les filles, qui la contournons sans la voir !… Ils finissent par venir nous rechercher… Et là, le spectacle est à son apogée… The Wave, la vague, porte bien son nom. Et la roche a une multitude de couleurs. Les draperies de grès façonnées par le vent et si fragiles sont vraiment de toute beauté… Je reste là, assise, savourant le tableau ! Les enfants tout excités sont déjà partis explorer les environs immédiats… Ils sont montés sur les rochers à droite et à gauche et prennent des dizaines de photos… avec eux …sans eux… Et puis très vite, un de mes fils décide de s’aventurer encore plus loin pour voir Second Wave, Sand Cove, Melody Arch… Au bout d’1H, l'autre part à sa recherche… en vain… Il revient sans lui… C’est un allemand passant près de nous qui nous dit l’avoir vu grimper et explorer… Finalement, nous restons là bien plus longtemps que prévu. Les quelques personnes croisées sont déjà reparties bien avant nous… Il est presque 14H30 quand nous quittons à regret cet endroit exceptionnel. Oui, mais là, il fait vraiment très, très chaud. De plus, les enfants s’aperçoivent qu’ils n’ont plus grand-chose à boire !... Nous trouvons le chemin du retour sans problème en suivant à nouveau les cairns et en longeant des falaises pour essayer de trouver de l’ombre le plus possible, car autour, pas le moindre petit arbuste où s’abriter. Alors, nous marchons sans nous arrêter. Très vite, les enfants se retrouvent à sec et siphonnent mon camel- bag… J’ai été plus économe qu’eux ! Moi, sentant la fatigue arriver, j’avale un Power Shoot censé me rendre des forces rapidement… Malgré cela, j’ai vraiment du mal à achever les 2 derniers Kms … Je marche comme un automate… Le plus dur est d’arriver à avancer dans le sable : c'est éreintant… et inévitablement, il s’insinue dans mes chaussures, comprimant ainsi considérablement mes pieds déjà échauffés… Arrivée à la voiture, il me faudra une bonne demie- heure pour me ressaisir… Une chose est sûre : cette rando est LA RANDO du voyage…celle dont nous nous souviendrons longtemps…Je n’aurai qu’un regret : celui de ne pas avoir poursuivi les washs de Wire Pass et de Buckskin Gulch. J’aurais aimé traverser ces slots Canyons étroits de moins d’1 mètre et encadrés de hautes falaises.

Il est 16h30 quand nous quittons le parking du Wire Pass Trailhead. Une demie- heure plus tard, nous avons rejoins la route 89. Nous n’avons plus le temps d’aller ni à Old Paria ni aux Toadstool hoodoos.

Arrivés à Big Water, nous enchaînons directement sur la piste devant nous conduire à Alstrom Point, l’un des plus beaux points de vue sur le Lac Powell. Avant d’y arriver, on passe d’abord près de Nipple Bench où les badlands offre un décor désertique, quasi lunaire, impressionnant… Le silence est maître des lieux… Pas un arbre… Nous sommes seuls… D’ailleurs, pendant 3H, nous ne rencontrerons pas âmes qui vivent! Il parait que c’est ici que fut tourné « La planète des singes ». Nous mitraillons l’endroit avant de poursuivre la piste. Nous soulevons derrière nous des nuages de poussière grise… Après une vingtaine de Miles et plusieurs embranchements, nous sommes contents de voir le panneau indiquant « Alstrom Point 5 Miles » car l’heure avance et nous voyons déjà le soleil décliner. Nous arrivons au 1er point de vue non sans mal à cause de nombreux rochers. Nous stoppons là quelques instants pour voir le splendide panorama se teinter de rose mais les garçons n’ont qu’une idée en tête : rallier le 2ème point de vue. J’essaye de les en dissuader…Nous n’avons qu’un AWD, le soleil se couche et la suite de la piste traversée par des bancs de roche est introuvable… Mais rien n’y fait : ils partent à pied pour essayer de la repérer. L’ayant retrouvée, nous poursuivons…cahin caha car les rochers sont de plus en plus difficiles à passer… Souvent l’un d’eux descend pour guider l’autre resté au volant! Et dire qu’il va falloir refaire tout ce chemin en sens inverse !... Je me vois déjà crever un pneu et être contrainte de passer la nuit ici ! J’imagine la tête du gars qui nous a loué la voiture à San Francisco s’il nous voyait à cet instant ! (ça, je le répéterai plus d’une fois au cours des 6 jours à venir…) Victorieusement, nous arrivons enfin au bout. C’est vrai qu’ici c’est encore plus beau. Mais là, le soleil est vraiment au bout de sa course. Il ne faut plus traîner ! Je ne tiens pas à refaire la toute fin de piste dans le noir ! Le retour se fait plus aisément que l’aller : on reconnait les passages difficiles rencontrés peu auparavant. Je suis soulagée quand on arrive enfin à la partie gravillonnée. Il nous faudra alors encore 1H pour rentrer à Page.

Ereintés par cette longue journée, nous nous contenterons d’un souper rapide mais plutôt bon au Denny’s situé près du barrage de Page. Mais pourquoi donc les Américains ont-ils la fâcheuse manie de mettre la clim à fond ??... Certains rentreront à l’hôtel se doucher et se coucher pendant que d’autres (les plus courageux…) iront une nouvelle fois refaire le plein de boissons et chips au Wal-Mart situé juste en face et qui ouvre vraiment tard le soir !!!. Remarque : Les rayons des grandes surfaces sont plein d’aliments qu’on ne trouve pas chez nous : en dehors du fait que tout est à la taille XXL, on y voit aussi des œufs liquides dans des boites en carton semblables à celles du lait , d’énormes gâteaux et biscuits aux couleurs flash, des poudres et pilules en tout genre pour se maintenir en forme… mais aussi des salades à composer soi-même et ça, c’est super bon (on les paye suivant leur poids). Il faut aller y faire un tour pour se rendre compte…

Ma 7/7: Page-Monument Valley ; Nuit à Monument Valley

Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Upper et Lower Antelope Canyon - Navajo N.M. - à 17-18H : Monument Valley (sunset à 20H45, heure locale)

Voici ce que nous avons fait Une journée passée chez les Indiens : 8H30 : Après une bonne nuit de sommeil, 2 d'entre nous sommes chargés (nous avons été tirés au sort) d’aller à la cahute des Indiens située à la sortie de Page (près des 3 grandes cheminées de l’usine électrique), pour réserver la visite de 11H00 d’Upper Antelope Canyon (25$/pers + 6$/pers pour entrée sur le territoire navajo... C’est cher, ils ne perdent pas le nord, ces indiens ! ) De retour à l’hôtel, nous récupérons les 2 autres qui ont pu ainsi gagner ½ H de sommeil en plus. Après le déjeuner, nous rechargeons les bagages dans la voiture, faisons le check-out et partons visiter Horseshoe Bend situé 2 Mi plus au sud et que nous n’avions pas pu faire l’avant-veille. Il est à peine 10H00 et le soleil ne tape pas encore de trop ! Les 20 minutes de marche nécessaires pour arriver à ce point de vue se font sans problème. Seul le début est en légère montée. Ensuite, un chemin de sable descend petit à petit. Arrivés à son extrémité, nous nous trouvons devant un site vertigineux surplombant un des méandres du Colorado en forme de fer à cheval (d’où le nom). Là-bas, tout au fond, nous apercevons des bateaux qui nous semblent bien petits ! A ne surtout pas rater lors d’une visite au Lac Powell !!!

10H40 : Nous sommes de retour à Antelope Canyon et attendons le départ des 4x4 navajos qui doivent nous mener à ce slot canyon réputé pour son étroitesse et les rais de lumière qui y pénètrent en été quand le soleil est au zénith. Et ça tombe bien : aujourd’hui, c’est grand soleil ! Après 15-20 minutes de trajet sur une piste sablonneuse qui secoue pas mal, nous débarquons des 4x4 et suivons notre guide. Petit (gros !) bémol : nous ne sommes pas seuls. En effet, cet endroit est très prisé des touristes, surtout à cette heure-ci où un mince filet de lumière arrive à s’infiltrer à l’intérieur. Les groupes se suivent à la queue leu leu tout le long des 400 mètres que fait ce canyon.

Mais ne boudons pas notre plaisir : les parois rocheuses sculptées par l’eau ont des formes incroyables et celles irradiées par le soleil dévoilent une superbe palette de couleurs… La scène est de toute beauté et les appareils photo crépitent. Notre guide très sympa nous conseille sur la manière de réussir nos clichés. Au bout d’1H, après avoir fait l’aller-retour tout le long du canyon, nous remontons dans le 4x4 qui nous ramène au point de départ. Encore une visite à ne pas rater, surtout qu’elle ne demande aucun effort ! (A moins que l’on déteste la foule !) Nous n’irons pas de l’autre côté de la route visiter la partie Lower Antelope Canyon qui parait-il est aussi extraordinaire mais ne reçoit pas les rayons du soleil (aussi 25$/pers)

12H40 : Nous retournons une dernière fois à Page pour aller voir le point de vue sur le barrage. Au passage, nous achetons une salade au Denny’s que nous allons déguster au bord du lac (à Chains Area), histoire de mettre les pieds dans de ce magnifique lac que nous n’avons même pas eu le temps d’approcher de près !

14H30 : Il nous faut déjà reprendre la route : Monument Valley nous attend…Mais dans 2 jours, nous reviendrons ici, au Lac Powell... en avion... Nous passons à côté de Navajo N.M. qui contient des ruines d’anciens villages indiens, mais le temps nous presse une fois de plus et nous ne nous y arrêtons pas.

16H30 (heure Arizona) = 17H30 (heure Utah/Navajo) : Nous approchons de Monument Valley. Les 1ères buttes et mesas apparaissent. Elles nous semblent familières ! Surtout pour moi qui, enfant, avait la permission le samedi soir, de regarder la télévision et notamment des productions hollywoodiennes avec des cow-boys et des indiens. Maintenant, je suis ici au cœur de l’action… En effet, ce parc est un lieu mythique dans l’histoire du cinéma : il servit de décor naturel à de nombreux westerns jusque dans les années 60. Après nous être acquittés des 4x 5$ auprès de la Mme Navajo, à la cahute de l’entrée, nous stoppons quelques mètres plus loin pour admirer et photographier bien sûr, le trio de buttes, emblème du parc, à savoir les Mittens et Merrick Buttes, celles-là mêmes vues dans d’innombrables films. Puis, nous nous élançons sur la piste qui contourne de nombreux autres monolithes provenant de l’érosion des mesas leur donnant des formes très variées rappelant parfois l’aspect d’animaux. Ils sont impressionnants de part leur hauteur de plusieurs centaines de mètres ! Le circuit est accessible à tous types de véhicules quand il est sec. Mais il est quand même pas mal défoncé à certains endroits, surtout au début. Avec notre AWD, nous n’avons aucun problème, même avec tout notre barda resté à l’arrière. Il nous faut +/- 2 H pour faire toute la boucle. Nous revenons à temps à l’entrée pour assister là, sur les hauteurs, au magnifique coucher de soleil sur les remarquables buttes Mittens et Merrick. Puis, tout à côté, nous visiterons gratuitement des hogans, ces habitations typiquement indiennes en bois et argile. Ensuite, nous nous dépêcherons d’aller faire le check-in au Goulding Lodge situé dans ce cadre exceptionnel, à quelques Kms de là. Nous arriverons au resto du site vers 21H, peu avant sa fermeture…(accueil, chambre et nourriture pas terribles !)

Petit encarté à propos des douches dans les chambres d’hôtel : dans chaque hôtel, il faut se familiariser avec le système différent de chez nous, permettant de régler la pression de l’eau ainsi que le débit de l’eau chaude… Certains systèmes étant plus opérationnels que d’autres… ou du moins certains étant plus simples d’utilisation que d’autres… Plusieurs fois, nous serons pris de fous rires en entendant le premier se doucher en s’acharnant sur le robinet et en invectivant le pommeau de douche…

Ce soir-là, nous nous endormirons en regardant, à la TV, un DVD loué à la réception…un vieux western (of course !) de John Ford tourné dans ce parc avec le renommé John Wayne. A refaire, nous testerions plutôt le tout nouvel hôtel installé au cœur même du parc, The View Hotel.

Me 8/7: Monument Valley-Moab; Nuit à Moab

Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Valley of the Gods (boucle de 25Kms/1H30) - Gooseneck - Moki Dugway - Muley Point - ruines indiennes Mule Canyon (3Kms/1H30 A-R) - arrêt à Newspaper rock? - ou Needles et/ou Anticline Overlook?( = énorme détour uniquement pour 2 points de vue!!!!), - près de Moab: Fisher Towers (sunset à 20H45)

Voici ce que nous avons fait

6H00 : Nous nous levons tôt pour assister au lever de soleil depuis le balcon de notre chambre qui a une vue imprenable sur les pitons du Parc. Mais ce sera très bref, car encore fatigués, nous retournerons vite nous recoucher !...

8H30 : Seuls 2 d'entre nous sont debout pour aller visiter le très instructif musée historique du coin, situé à côté de notre chambre. Il s’agit en fait de l’ancien comptoir trading post de Harry Goulding venu s’installer ici en 1923, qui fit du commerce avec les indiens navajos de la région et qui plus tard, réussira à convaincre John Ford de venir à Monument Valley pour y tourner des westerns.

9H15 : Tous ensemble, nous reprenons la route…direction Mexican Hat, petit village perché au-dessus de la San Juan River. Mais auparavant, nous nous retournons pour photographier Monument Valley dans l’autre sens, celui éclairé le matin par le soleil. C’est vraiment la photo à ne pas oublier de faire!!

Nous quittons définitivement l’Arizona et pénétrons en Utah. Il est prévu, ici, de parcourir la région à travers de nombreuses pistes, hors des sentiers battus, pendant les 6 jours à venir. Que d’aventures en perspective ! Les routes 261 et 316 nous mènent jusqu’à Gooseneck, un point de vue splendide sur les méandres de la San Juan River située 300 mètres plus bas et se lovant autour de hautes falaises de couleur… noire (tiens, ça nous change des roches rouges !). Demi-tour pour nous rendre quelques Kms plus loin au début de la piste de Valley of the Gods que nous parcourons dans le sens Est-Ouest. Il s’agit d’un circuit de 25Kms dont l’accès étonnamment libre, nous permet de nous promener à travers une plaine parsemée de buttes à l’instar de Monument Valley, à l’énorme différence près que nous y sommes pratiquement seuls : pendant 1H30, nous ne croiserons que 2 voitures ! A l’issue de ce chemin de terre facilement carrossable, on revient sur la route 261.

En poursuivant la route 261, nous entamons quelques Kms plus loin, une véritable ascension. La route (Moki Dugway), ici, n’est plus goudronnée et grimpe en formant des lacets très étroits à flanc de colline, pour atteindre finalement le plateau de Cedar Mesa à 1700m. Juste après le dernier lacet de la Moki Dugway, on peut accéder par une piste sur la gauche, au point de vue Muley Point Overlook donnant également un bel aperçu des méandres de la San Juan River.

Nous rejoignons rapidement la route 95 d’où, 15 kms plus loin, démarre une piste menant à la rando Mule Canyon. Sur l’ensemble de notre périple, c’est le seul endroit où nous avons le temps de nous arrêter pour voir des ruines indiennes et bien qu’il ne s’agisse que d’anciens greniers, je tiens particulièrement à ne pas les rater… Mettons le contexte : personne, très chaud, des bestioles partout, des arbres en travers de la rando... Au bout de 1Km, nous apercevons une roche percée de trous et qui ressemble aux fameux greniers indiens, appelée House of Fire... On la prend sous tous les angles... 1/2H plus tard, retour à la voiture (cette fois par le bon chemin non semé d’embuches) et là surprise... : il ne s’agit pas du bon rocher, la photo ne correspond pas à celle de mon guide!! Inutile de dire que les enfants ont refusé d’y retourner… Nous avons plié bagage et sommes partis pour Moab sans tarder (avec mouches et moustiques dans la voiture !)

Il est passé 15H quand nous arrivons à Blanding, petit village agricole où nous nous arrêtons pour manger un morceau et faire le plein d’essence. Nous ne nous attardons pas et reprenons la route. Passé Monticello, nous repérons le gros rocher Church Rock et l’embranchement de la route 211(en cul-de-sac) menant 56 Kms plus loin aux Needles !... pas le temps donc de s’y engouffrer (même pour aller jusqu’au News Paper Rock couvert de vieux pétroglyphes indiens). Encore plus loin, nous voyons un autre embranchement également en cul-de-sac, menant aux points de vue Needles et Anticline Overlooks, mais la route pour y arriver est aussi vraiment trop longue: 120Kms/2H A-R pour voir les deux !...et nous y renonçons aussi!

Un peu plus loin, nous marquons une courte halte pour admirer la Wilson Arch. Nous voyons quelques personnes grimper jusqu’à son pied. Vers 17H, nous arrivons enfin à Moab, petite ville touristique très animée, entourée de falaises rouges, et dont la Main Street est bordée de petites boutiques, hôtels, fast food, restos, … et loueurs de 4x4, vélos, rafts, kayaks…En effet, ici, les sportifs sont rois ! Plusieurs parcs sont à visiter aux alentours. Nous nous installons donc ici pour 3 nuits.

Le temps de faire le check-in au Best Western Canyonlands Inn (à ne pas confondre avec l’autre, le Greenwell Inn), nous voilà déjà repartis… direction : route 128. Ma fille, après avoir hésité à rester pour profiter de la piscine, décide de nous suivre… Il n’y a pas de temps à perdre : le soleil se couche à 20H45… La 128 est une route scénique longeant le Colorado. Elle est encaissée entre de hautes falaises rouges. Nous passons à côté de deux magnifiques ranchs aménagés en hôtels 4*. Le cadre est splendide… Nous faisons un petit détour pour nous rapprocher de Castle Rock, un rocher en forme de doigt levé, vu dans beaucoup de pubs. D’ailleurs la région a inspiré beaucoup de cinéastes. John Wayne, encore lui !, joua ici les scènes de « Rio Grande ».

A 32 Kms de la jonction avec la 191, nous voici arrivés à la rando qui nous intéresse, à savoir Onion Creek Road. Il ne s’agit pas d’une rando à pied ; il suffit de suivre en voiture, cette route qui traverse la rivière à de nombreuses reprises. C’est assez ludique mais en cette saison et vu que la région n’a pas essuyé de gros orages depuis longtemps, le niveau de l’eau est vraiment très très bas. Les garçons quittent alors la piste et s’amusent à suivre carrément le lit de la rivière… C’est donc assez sportif…

19H30 : Nous sommes à présent sur la piste menant aux Fisher Towers, d’immenses et abruptes monolithes rouges aux formes dentelées. A cette heure correspondant au soleil couchant, ces tours s’embrasent et se teintent d’un rouge flamboyant se détachant dans un ciel bleu vif. Le tableau est magnifique… Ce n’est pas le premier mais on ne s’en lasse vraiment pas. Les garçons décident de randonner pendant 1H en suivant le chemin partant du parking.

21H45 : De retour à Moab, nous faisons le plein de boissons au City Market drôlement bien achalandé et allons souper au très renommé Moab Brewery à la déco très originale, aux serveurs très sympathiques, aux très bons plats variés et pas hors de prix… vraiment une adresse à recommander ! N’arrivant pas à bout du dessert hyper copieux, nous repartirons de là avec un doggy bag !

Je 9/7: Moab; Nuit à Moab

Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Sunrise à Mesa Arch dans Island in the Sky (à 6H00) - Survol en avion (2H30) par la société Red Tail (330$/pers) - Island In The Sky - Dead Horse Point - retour à Moab par Shafer Trail+Potash Road+Route 279 (50Kms/3H) - Negro Bill Canyon??(6Kms/3H30 A-R) ou Onion Creek Road?? (en voiture:26Miles/2H A-R)

Voici ce que nous avons fait Nous n’avons pas le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch qui a lieu à 6H00 Pour y arriver, il faut compter 1H de route depuis Moab et 15 minutes de marche !!...Il aurait donc fallu quitter Moab vers 4H45 !! Et là, je n’ai réussi à convaincre personne…

Début juin, j’ai réservé chez Red Tail Aviation, un survol en petit avion Cessna à partir de l’aérodrome de Moab. Nous y arrivons vers 8h00. De Moab, il faut compter +/-30 min pour y arriver. Le vol est prévu à 8h30. Le temps est splendide : soleil et ciel bleu avec quelques nuages blancs pas du tout menaçants…Bref, les conditions de vol semblent tellement optimum que j’en oublie malheureusement de donner, préventivement, à chacun un anti-nauséeux… Nous survolons pendant presque 3H, à basse altitude, les régions au- dessus de Canyonlands (Island in the sky + Needles + The Maze), de Capitol Reef N.P. et du Lac Powell jusqu’au Rainbow Bridge. C’est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E…Le co-pilote voulant lui-même réaliser un reportage photos, le pilote s’arrange pour nous placer sans cesse dans le meilleur angle pour avoir les vues optimales de chaque coin. Les appareils photo mitraillent sans cesse.

Qu’est-ce que Canyonlands ? Imaginez, aux Origines, un immense plateau, dominé par des sommets et des dizaines de cours d'eau dont le Colorado, qui chacun s'attaquent à ce plateau pour le labourer, le creuser, le raviner inexorablement, creusant dans la roche tendre de merveilleux canyons, et créant aussi une multitude d’arches et d’aiguilles rocheuses. Le Colorado pour éviter parfois le combat avec la roche dure, la contourne dans d’innombrables méandres. Le parc de Capitol Reef préserve un autre joyau de la nature : la Waterpocket Fold qui est un plissement gigantesque de la croûte terrestre, serpentant sur 160Km. Ce soulèvement impressionnant de roche multicolore s’est créé il y a 65 millions d’années ! Pour survoler le Lac Powell, nous redescendons vers le sud-ouest et revenons ainsi au-dessus de la région où nous étions encore 2 jours plus tôt. Le barrage construit à Page en 1963, sur le Colorado , a permis la naissance de ce lac artificiel s’étirant sur 300 Km . En effet, pendant 17 ans, les dizaines de canyons en amont se sont remplis peu à peu, d’eau provenant du Colorado et de ses affluents. Le paysage créé ainsi par l’homme est majestueux : d’énormes falaises rouges tombent dans ce lac d’un bleu profond, aux côtes très découpées . Il est dommage que ma fille, ayant le mal de l’air, n’en profitera pas pleinement !! Sans conteste, c’est l’un de nos meilleurs souvenirs… Vu le prix…heureusement !!

Vers 11H30, nous reprenons la voiture pour nous diriger vers Dead Horse Point SP que nous atteignons 1H plus tard (7$/véhicule). Il s’agit d’un promontoire situé à 600 mètres du vide à partir duquel on a une vue unique sur le plateau creusé d’une multitude de canyons ainsi que sur un méandre très photogénique du Colorado. Bien que nous l’ayons vu d’avion, nous apprécions vraiment ce parc et y restons une bonne heure à contempler la vue. Nous rencontrons aussi une famille habitant près de chez nous et avec laquelle, nous échangeons nos impressions de voyage ! Que le monde est petit !...

Nous reprenons le volant pour nous diriger maintenant vers la partie nord de Canyonlands, c.-à-d. Island in the Sky. Peu après le visitor center, nous nous arrêtons pour contempler le Shafer Trail et ses lacets vertigineux à flancs de montagne que nous comptons emprunter tout à l’heure pour retourner à Moab. Les garçons attendent ce moment depuis longtemps… (depuis qu’ils en ont vu des vidéos sur YouTube…)

Mais pour l’heure, nous partons à la découverte du parc. Nous suivons la route nous menant de point de vue en point de vue mais la magie attendue n’opère pas autant que prévu… Ce matin, les vues depuis l’avion volant à basse altitude étaient tellement extraordinaires que nous restons ici un peu sur notre faim… Peut-être étions-nous blasés ? Peut-être étions-nous fatigués ? Peut-être avions-nous trop le soleil dans les yeux ? Peut-être étions-nous trop pressés ou trop excités à l’idée d’entamer le Shafer Trail ?... Seule la rando jusque Mesa Arch sera appréciée à sa juste valeur...

17H30 : Le moment tant attendu est enfin arrivé : nous voilà à l’entame de la descente de la falaise en suivant cette piste utilisée autrefois à l’époque où les mines d’uranium étaient exploitées. Nous surplombons le vide de plusieurs centaines de mètres et cela sans parapet ! Mais c’est un peu comme les pistes de ski qui, vues de loin, semblent très pentues et qui, une fois que l’on est dedans, semblent nettement plus faciles… C’est donc sans vertige et sans réelle difficulté que nous arrivons en bas…

Nous commençons alors une autre piste, la White Rim Trail, tracée sur la plus basse terrasse du Canyon et espérons aller jusque Musselman Arch. Oui, mais là, les choses se corsent… La piste est vraiment en mauvaise état avec de gros cailloux à franchir…Et la route est encore longue. Nous préférons rebrousser chemin et nous avons bien fait car la suite ne va pas non plus être des plus faciles… En effet, après la descente de Shafer Trail, nous devons prendre la Potash Road censée être une piste en graviers, sans grosses difficultés, même pour des véhicules 4x2… Mais bien au contraire, elle s’avère être cahoteuse, très dégradée avec de nombreux trous et gros cailloux… Même notre AWD haut sur pattes peine un peu et nous devons rouler vraiment lentement en regardant où l’on place les roues pour ne pas toucher le bas de caisse ! Les garçons y prennent un certain plaisir… « Voilà une vraie piste » disent-ils… En définitive, le Shafer Trail nous a semblé bien facile en comparaison de la Potash Road… Nous mettons donc plus de temps que prévu pour parcourir les 13Miles et je suis contente d’arriver aux bassins de décantation des mines de potasse qui marquent la fin de cette piste.

De là, nous prenons alors la route 279 goudronnée, longeant des falaises plongeant dans le Colorado et offrant de splendides paysages. Nous passons à côté de la rando menant à Bowtie et Corona Archs que nous avons survolées en avion ce matin.

21H15 : Nous arrivons à Moab et allons manger près de l’hôtel, au resto italien Pasta Jay’s (très bon plat du jour)

Ve 10/7: Moab ; Nuit à Moab

Voici ce qui était prévu au planning (60 Mi-100 Km) - Arches N.P. (sunset à 20H45)

Voici ce que nous avons fait Ce matin, le ciel est partiellement nuageux. Heureusement que le vol en avion a eu lieu la veille ! Aujourd’hui, pas plus qu’hier, nous n’avons eu le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch dans Island in the Sky. La fatigue du voyage se fait sentir…

Au programme : le parc Arches N.P. qui se situe à la sortie nord de Moab. Sur la droite, grimpe une route qui nous y amène. Voilà encore un parc qui a inspiré de nombreux cinéastes et metteurs en scène… Ça promet ! Ce petit parc contient le plus grand nombre d’arches naturelles au monde : 2000 ! dont 90 sont accessibles au public. Elles résultent de l’érosion des falaises et des crêtes rocheuses par la pluie, le froid, le gel dont la puissance est immense, le vent qui transporte du sable… Ces éléments attaquent la paroi de la roche au point le plus fragile, ce qui forme un trou qui augmente avec le temps. L’origine des arches est donc bien différente de celle des ponts naturels résultant de l’action d’un cours d’eau creusant un passage au travers d’une paroi rocheuse lui barrant la route. Les arches sont donc souvent exposées en hauteur pour être érodées tandis que les ponts naturels se retrouvent habituellement bien cachés au fond des canyons là où passent les rivières. Grâce à l'érosion qui poursuit lentement son travail de sape, de nouvelles arches se forment encore pendant que d'autres s'effondrent et meurent définitivement.

9H00 : Comment perdre du temps pourtant si précieux ??? Passés la guérite de l’entrée, nous nous rendons compte qu’il n’y a peut-être plus assez d’essence dans le réservoir. La route goudronnée qui traverse le parc du sud au nord fait quand même 70Kms aller-retour. Nous rebroussons donc chemin et retournons à Moab faire le plein !!! De retour à nouveau dans le parc, nous suivons la Scenic Drive en nous arrêtant aux différents points de vue la jalonnant. A son terme, commence la rando Devil’s Garden Trail. Nous y arrivons plus tard que prévu et le parking est plein… En tournant, nous finissons par trouver une place… A présent, le soleil frappe. C’est donc sac au dos que nous marchons (3Km/1H30 A-R) jusqu'à la plus grande arche du parc, la Landscape Arch, très spectaculaire avec ses 93 mètres de long. Elle est si mince et frêle qu’elle peut s’effondrer à tout instant. D’ailleurs pour la petite histoire, c’est elle qui aurait dû s’appeler Delicate Arch mais il y a eu confusion lors de l’attribution des noms… La chaleur nous accablant, nous renonçons à poursuivre plus loin jusqu’à Double O Arch et faisons demi-tour en passant néanmoins par Pine Tree Arch sous laquelle poussent des arbres. Il a beau faire chaud, il y a beaucoup de monde dans ce coin du parc et notamment des familles avec de jeunes enfants peinant à avancer, équipés pour tout le monde d’une seule bouteille d’eau tiédie par la température ambiante … Nous, nous sommes bien contents de pouvoir nous rafraichir avec de l’eau gardée bien froide grâce à nos poches isothermes enfermées dans nos sacs à dos ! De retour à la voiture, nous rebroussons chemin et nous arrêtons pour pique niquer près de Sand Dune Arch, facile d’accès et qui, comme son nom l’indique, est une arche dans le sable. Là, des enfants en ont fait leur terrain de jeux, et y jouent au football !

Nous poursuivons en voiture jusqu’à la partie dénommée Windows Section… Toujours autant de monde… Il est vrai que c’est un des plus beaux endroits du parc. Un court sentier mène à 3 arches différentes et un autre, plat et pas plus long, nous conduit à Double Arch, un ensemble de 2 arches reliées entre elles et formant un groupe massif impressionnant.

Puis, nous retournons vers l’entrée du parc en nous arrêtant notamment à Park Avenue, un ensemble de rochers de couleur rouge-orange, tellement hauts qu’ils font penser à des buildings longeant une rue… Il est 15H15. Nous décidons de rentrer à l’hôtel et de nous octroyer 2 bonnes heures de repos afin de reprendre des forces pour la rando prévue fin de journée... (piscine pour certains, l’eau du jacuzzi étant bien trop chaude pour pouvoir y entrer !) Nous dégustons aussi une délicieuse salade achetée au City Market.

18h00 : Ragaillardis, nous quittons l’hôtel… Retour à Arches N.P. et plus précisément au parking de Delicate Arch Trail. Il parait que c’est LA rando à ne surtout pas rater même si elle n’est pas des plus faciles ! En effet pour atteindre Delicate Arch, symbole de l’Utah sur toutes les plaques minéralogiques, il faut grimper sur du slickrock pendant 2Kms… Nous voilà prévenus… Moi, après la "balade" de la Wave, plus rien ne m’effraie !... A cette heure, il fait nettement moins chaud. Les garçons prennent rapidement de l’avance. nous, les filles, les voyons déjà au loin gravir la roche nue. Nous les suivons à notre rythme… Ils arrivent au sommet bien avant nous et s’inquiètent car ayant déjà mitraillé l’arche de nombreuses fois, la batterie de leur appareil photo vient de rendre l’âme, et ils comptent maintenant sur le mien ! Sans souci ni fatigue (la Wave m’a vraiment vaccinée), nous les rejoignons et admirons le spectacle avec eux… L’arche est située au bord d’un précipice avec en toile de fond, les montagnes de La Sal Mountains. La scène vaut vraiment le déplacement d’autant plus à cette heure où l’arche est éclairée par la douce lumière d'un beau coucher de soleil. Seules ombres au tableau : un malencontreux nuage qui va accélérer ce coucher de soleil et la foule massée en-dessous de l’arche difficilement délogeable malgré les huées des photographes ! Nous redescendrons en partie dans la pénombre, à la lumière de la lampe de poche que j’avais pris soin d’embarquer et croiserons bien des personnes entamant seulement l’ascension… Je me demande toujours ce qu’elles ont bien pu voir !

Nous souperons vers 21H45 au restaurant Zax Pizza (très bonnes pizzas) d’où nous repartirons avec les foulards semblables à ceux des cow-boys, servant de serviettes !...

Sa 11/7: Moab-Torrey ; Nuit à Torrey

Voici ce qui était prévu au planning (156 Mi-250 Km) - Arrêts à Little Wild Horse Canyon Goblin Valley S.P, Capitol Reef: Fruita Scenic Drive Points de vue Panorama Point, Sunset Pt et Goosenecks ...

Voici ce que nous avons fait

8H30 : Check-out et départ de Moab, le ciel est couvert. Ce soir, nous dormons près du parc de Capitol Reef.

Peu avant 10H30 : Arrivée a Little Wild Horse Canyon. Le temps est toujours un peu orageux. Il tombe d’ailleurs quelques gouttes. On s’arrête donc au visitor center de Goblin Valley. La ranger ne se mouille pas, c’est le cas de le dire. Elle ne conseille ni ne déconseille la rando dans ce slot canyon. On décide malgré tout de pousser jusque là pour voir si d’autres personnes s’y sont aventurées. Il y a 2 voitures sur le parking et on tente notre chance. Bien nous en a pris, la pluie cesse rapidement pour laisser place au soleil. Nous passons 1H à remonter le cours de cette rivière asséchée avant de faire demi-tour. Soit dit en passant, il est très amusant de se faufiler ainsi entre 2 falaises abruptes sans rester coincer.

13H00 : Arrêt rapide (45min) à Goblin Valley State Park (7$). Il fait très (trop) chaud, le soleil est au zénith et ça tape.

Ensuite route vers Torrey. Nous traversons un paysage lunaire, désertique et rocailleux. A partir de Hanksville, on longe les méandres de la Fremont River. On veut s’arrêter à Cainneville pour casser la croûte, à Mesa Farm Market plus exactement, réputé pour ses produits frais « homemade ». Manque de chance, le proprio vient de fermer la boutique (il est alors plus de 15H). En chemin on s’arrête pour regarder le gué qu’il faut passer pour rejoindre Cathedral Valley. Le niveau d’eau n’apparait pas élevé et pour le fun, les garçons veulent s’essayer à le passer. Mais vu l’heure bien avancée, j’arrive à les en dissuader. Arrêt à la Waterfall le long de la route 24. Beaucoup de gens s’y baignent mais l’eau trouble et rougeâtre de la Fremont River rebute ma fille qui décide finalement de ne pas y faire trempette. Arrêt le long de la passerelle en bois, aux pétroglyphes indiens gravés à même la falaise. Ils auraient plus de 1000 ans ! Ce n’est pas pour rien qu’ils sont assez effacés ! Tour rapide au visitor center pour voir la fameuse carte en 3D reconstituant les détails géologiques du parc.

Peu avant 16H00 : Arrivée à Fruita, ville fondée par les Mormons au XIXème siècle qui irriguèrent ici des vergers et où on espère cueillir quelques fruits. Il parait que c’est autorisé ! (le ventre est vide depuis le déjeuner). Malheureusement nous ne voyons que des fruits encore verts sur les arbres. D’autres seraient-ils passés avant nous ?? Même les biches soit disant en grand nombre autour de cet oasis, ne sont pas présentes en abondance. On se dépêche d’aller à la ferme Gifford, pour enfin se restaurer. Bof ! Il ne reste que des glaces. Le ventre vide, nous nous engageons sur la Scenic Drive longeant la Waterpocket Fold, mais les pistes semblent tristounettes : le ciel s’est obscurci complètement. Sans soleil, les rochers on perdu leur belle couleur rouge. On pénètre dans Capitol Gorge en espérant apercevoir quelques desert bighorns… Aucun à l’horizon ! On s’aventure à pied sur le chemin de Pionner Register et moi par manque de chance, je me tords la cheville sur le premier caillou venu… Retour anticipé à la voiture pour mettre de la glace immédiatement (la glacière en est pleine). Les enfants poursuivront sans moi jusqu’au rocher où les pionniers, au XIXème siècle, gravaient leur noms avant de s’aventurer à traverser la Waterpocket Fold, l’immense barrière rocheuse de 100 Mi de long, créée il y a 65 millions d'années. Bref, fin de journée plutôt morose et toujours le ventre vide. Capitol Reef vu du sol ne nous a pas émerveillés, c’était beaucoup plus beau vu d’avion. Le soleil daignera quand même faire une apparition furtive, au lieu-dit Sunset Point. Et là, nous serons enfin subjugués par la palette de couleurs qui nous est offerte au soleil couchant. De plus, nous y serons pratiquement seuls. Quel calme devant ce paysage coloré!

Check in rapide au motel Austin Chuckwagon (chambre très bien et la moins onéreuse du séjour). Et enfin nous nous régalerons d’un bon repas très copieux au Cafe Diablo. Nous n’arriverons pas à avaler entièrement les desserts pourtant délicieux. On n’avait jamais vu des coupes de glace aussi énormes.

Di 12/7: Torrey-Tropic ; Nuit au Ruby’s Inn

Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Piste Notom Bullfrog Road(31Miles/1H30 entre la route 24 et la bifurcation pour Burr Trail), Strike Valley Overlook (1H), Piste Burr Trail (36Miles/1H30 entre la bifurcation avec la Notom Bullfrog et Boulder) - arrêt à Boulder : musée Anasazi - Route 12 avec incursion ds Hole-in-the-Rock Road ?? Ou Kodachrome Basin?? et Cottonwood Canyon Rd ?? - Près de Tropic : rando Mossy Cave (1, 5Km/1H A-R)

Voici ce que nous avons fait

9H30 : Départ du motel plus tard que prévu. Nous avions tous besoin d’une nuit plus longue que d’habitude. Avant de quitter définitivement Torrey, petite halte au magasin de souvenirs du coin (Trading Post) pour acheter chapeau de cow boy et autres babioles. Heureusement ma cheville n’est pas gonflée et elle tiendra la route pour les randos à venir. Après plusieurs hésitations nous décidons de ne pas faire la Notom Bullfrog Road sans grand intérêt visuellement parlant, mais plutôt de faire le Burr Trail aller- retour en nous disant que les vues sont différentes d’un sens à l’autre. La 1ère partie de la piste (jusqu’à Long Canyon) est goudronnée et est la plus belle. Le soleil est à nouveau présent et les couleurs de la roche sont bien resplendissantes. Nous poursuivons jusqu’aux switchbacks que nous descendons (nous sommes ainsi passés à travers la Waterpocket Fold, vous savez : l'immense barrière rocheuse ) jusqu’au croisement avec la Notom Bullfrog Road avant de faire demi-tour. Nous ne faisons pas le morceau de piste Upper Muley Twist Canyon qui conduit au point de vue Strike Valley Overlook. D’une part, nous n’avons qu’un AWD et pas un vrai 4WD (inutile de prendre un risque) et d’autre part, nous avons tellement bien vu la Waterpocket Fold depuis l’avion que nous ne jugeons plus le point de vue indispensable.

Au retour : pause-dîner d’une heure, au resto situé au début du Burr Trail. Très bons quesadillas…Sur la terrasse en sortant, j’ai la chance d’apercevoir brièvement un oiseau mouche se désaltérant à l’abreuvoir spécialement disposé pour ce genre de volatile. Pas le temps de sortir l’appareil photo, il est déjà parti… Vu l’heure (15H45), nous zappons la visite au musée Anasazi de Boulder et filons sur la route 12 en admirant les paysages jusque Escalante. Cette route est réputée pour être une des plus belles de l’Ouest : c’est une Scenic Byway. Et en effet, elle serpente au sommet d’une crête avec de chaque côté le vide et des points de vue superbes sur des canyons creusés dans la roche blanche et jaune. La pause-café au Kiva Koffehouse bénéficiant de ce cadre splendide, sera annulée : il ouvre jusque 16h et il est …16h15 !

Nous nous engageons alors dans la piste Hole-in-the-Rock Road, très facile jusque Devil’s Garden. Nous nous y promenons au milieu des arches et gros champignons dressés, sur fond de ciel couleur bleu pétant. Nous sommes seuls sur le site. Demi-tour pour reprendre la route 12 jusque Cannonville où nous nous arrêtons pour visiter Kodachrome Basin. Il est 19H, le soleil décline et les couleurs sur les roches multicolores sont splendides. Nous sommes ici aussi pratiquement seuls. Nous parcourons à pied Nature Trail( malheureusement à l’ombre) et Grand Parade Trail et allons en voiture admirer l’énorme monolithe appelé Chimney Rock. Tous ces hauts doigts dressés, sorte de geysers pétrifiés (pour parler « soft » !), disséminés dans le parc sont étranges.

Le reste de la route 12 pour aller jusqu’à l’entrée du parc Bryce Canyon est magnifique : passé Tropic, on aperçoit déjà des hoodoos couleur saumon. Il est trop tard pour entamer la rando Mossy Cave, le soleil est couché. Nous arrivons une fois de plus, tard, à notre hôtel, le Ruby’s Inn. Après le check- in et quelques courses au general store, pour le déjeuner du lendemain, nous filons au resto où nous avons la chance d’obtenir une table rapidement (vu l’heure : presque 22H, il n’y a plus foule). Sachant qu’ici c’est plus l’usine à touristes qu’un resto au menu raffiné, nous choisissons un plat simple qui n’occasionne aucune mauvaise surprise.

La suite sur le post suivant : voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731 Elle décrit les étapes suivantes:

Lu 13/7: Bryce Canyon N.P. ; Nuit au Ruby’s Inn

Ma 14/7: Tropic-Zion-L.V. ; Nuit à Las Vegas

- Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée)

Me 15/7: Las Vegas ; Nuit à Las Vegas

Je 16/7: L.V.-Death Valley ; Nuit à Furnace Creek Ranch (ds Death Valley)

- Visite de Death Valley

Ve 17/7: Death Valley-Lee Vining; Nuit à Lee Vining

- Visite Death Valley - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) ?? - Coucher de soleil à Mono Lake

Sa 18/7: Lee Vining- Yosémite ; Nuit à Oakhurst

- Visite Bodie (ville-fantôme) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point

Di 19/7: Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal

- rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village :14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall( jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou+Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)

Lu 20/7: Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion

- Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)

Ma 21/7: Arrivée à Bruxelles à 16H30
Parcs de Zambie et du Zimbabwe English translation pending
by Mango12 · 2009-08-04 · 31 replies
Salut,

Mon mari et moi revenons de trois semaines passées au Botswana et en Zambie (South Luangwa) et nous n'avons qu'une envie: repartir au plus vite! Nous envisageons cette fois de faire le Zimbabwe (Hwange, Matusadona et Mana Pools) et de finir par le parc du Lower Zambezi en Zambie (jute en face de celui de Mana Pools). La question est la suivante: est-ce possible de passer la frontière (le Zambèze) à cet endroit? Merci d'avance pour vos réponses et conseils.
Recherche idées de circuit à Madagascar English translation pending
by John51 · 2009-07-21 · 8 replies
Bonjour à tous, nouveau sur ce site, je vois qu'il y a des connaisseurs, tant mieux. Voilà, je pars 3 semaines au mois d'août, j'ai eu une opportunité de derniére minute, je fais un trek, départ de tana, puis :

Antsirabe Fianarantsoa. Massif de l'Andringitra et Pic Boby Ambalamanandray - Ranohira Parc National de l'Isalo Ifaty Tuléar

Cela jusqu'au 16 août, retour sur Tana, ensuite j'ai 8 à 9 jours seul et je cherche des idées de découvertes intéressantes. Autant dire, d'après ce que j'ai lu, que Nosy Be, c'est pas vraiment ma tasse, bon pour voir OK, mais si c'est pour me retrouver au milieu de parisiens (Hey ! j'adore Paris et mes potes de randos sont en partie des parigos...pas sectaire le mec !) mais je préfère des endroits plus authentiques. Je pense aussi me débrouiller avec le guide de notre trek, sur place, mais des conseils seraient bien venus. Merci.
Bons plans pour un circuit de quatre jours en Bretagne? English translation pending
by Coachmanu · 2009-07-15 · 11 replies
Bonjour,

je souhaiterais fair un circuit Bretagne sur 4 jours et j'aimerais que vous conseilliez des endroits sympa, des monuments inoubliables, des marchés nocturnes immanquanbles ainsi que des hôtel pas chères (-50€).

Et bien, je celui qui me trouve le tout en un, chapeau!!

Merci.
Itinéraire de trois semaines aux États-Unis en août English translation pending
by Fmur · 2009-07-06 · 26 replies
Bonjour, Bonjour,

D'abord un grand merci à tous les contributeurs ; j'ai trouvé dans les différents post une mine d'information pour mon prochain voyage. Je le promets, je viendrai mettre des photos et des commentaires sur notre voyage.

Je pars le 2 août faire pour 3 semaines avec ma femme et mes filles (19a & 17a). J'ai cassé ma tirelire parceque l'ainée part en Finlande faire ses études et c'est bien la dernière année que l'on peut partir à 4. Je loue un 4X4 histoire de pouvoir sortir un peu des sentiers battus et des touristes (Valley of Gods, Burr trail Road, ...) ; mais comme je n'ai jamais conduit de 4x4 et que je ne suis pas assuré ce sera plutôt cool (pas de "Lion's back" pour moi ;-) )

Voici mon périple ; je suis preneur de toutes idées et petits trucs (resto sympa, choses à faire absolument, les meilleures heures de visite, Antelope canyon faut réserver ?, des idées pour mes nanas (boutiques, outlet, ... !!), des adresses, etc ...)

J1 Paris - Rapid city /Visites : Arrivée le soir > Dodo J2 Rapid city - Buffalo /Visites : Mont Rushmore - Devils Tower J3 Buffalo - Cody /Visites : Bighorn Mountains scenic - Cody - Rodeo J4 Cody - Gardiner /Visites : Yellowstone J5 Gardiner -West Yellowstone /Visites : Yellowstone J6 West Yellowstone /Visites : Yellowstone J7 West Yellowstone - Jackson Hole /Visites : Yellowstone (encore !!) - Grand Teton J8 Jackson Hole - Salt Lake City /Visites : Lac Salé (Antelope island ou Bonneville ?) J9 Salt Lake City /Visites : Salt Lake City J10 Salt Lake City - Bryce Canyon /Visites : Bryce Canyon J11 Bryce-Torrey /Visites : Kodachrome- Escalante - Scenic 12 ++ J12 Torrey - Moab /Visites : Arches - Canyonlands J13 Moab /Visites : Arches - Canyonlands J14 Moab - Cortez /Visites : Canyonlands (Needles view) ? - Mesa Verde J15 Cortez - Monument Valley /Visites : Vallée des Dieux - Monument Valley J16 Monument valley - Grand Canyon /Visites : Page (Antelope) - Grand Canyon J17 Grand Canyon - Las Vegas /Visites : Route 66 - Hoover Dam - Las Vegas J18 Las Vegas /Visites : A/R à Death Valley J19 Las Vegas - San Francisco /Visites : San Francisco J20 San Francisco /Visites : San Francisco J21 San Francisco /Visites : San Francisco J22 San Francisco - Paris /Visites : San Francisco J23 Arrivée Paris

Un grand, un tres grand merci d'avance ... (Vous inquiétez si je réponds pas tout de suite car demain je suis en déplacement pro sans pouvoir accéder au net :-(

Francois
Parcourir la Loire à vélo d'Orléans vers Saint-Nazaire English translation pending
by Silvievelo · 2009-07-02 · 14 replies
Mon mari et moi comptons faire l'eurovelo6 sur la parti de LaLoire en Septembre. On aimerais bien plusieurs conseilles sur le chemin: On pensait faire le parcours d'Orleans jusque Saint Nazaire et le finir en beauté sur la plage. Est -ce vraiment plus dificile de le faire dans cette direction (a cause du ven qui vien de l'ouest)? Est ce que quelqu'un pourais nous recommandez des hebergements "acceuil velo" Quels endroits touristiques ne sont pas a manquer? merci d'avance Silvie 🙂
Retour de Madagascar, de l'Ouest au Grand Sud English translation pending
by Delrome · 2009-06-28 · 10 replies
Bonjour, je voulais vous faire partager notre séjour d'aout 2008 à Mada. Certes ce n'est pas tout frais et les récents évennements politiques en découragent peut être certains (danger ou pas, je ne me prononcerai pas...). En tout cas, pour notre deuxième voyage à Mada, différents du premier car beaucoup moins de temps mais un peu plus d'argent, la beauté de la nature et la gentillesse des gens est toujours au rendez vous. Bonne lecture et bons voyages

14/8/8 C’est reparti !

Départ de St Denis à 21h20, avec 1h de retard. Le bureau de Marie-Christine ma collègue-était devenue une succursale de Décathlon. Vol sans histoire dans un tout petit avion ce qui a comme avantage de récupérer très vite les bagages. On pensait aller à l’hôtel Manoir rouge à pied mais en pleine nuit, pas facile, même de repérer le château d’eau, principal repère. On a donc fini par monter dans une teuf teuf toute vieille mais qui nous a amenés à bond port. Charmant petit hôtel avec une belle salle commune avec cheminée au rez de chaussée et des chambres bien décorées d’aquarelles. On avait une chambre de 3 avec salle de bain privée et eau chaude, le vrai luxe ! On avait déjà dîner au Gillot (aéroport de La Réunion) donc dodo rapide.

15/8/8 Changement de programme…déjà…

Levés à 6h30. Super petit déj avec croissants, gâteau, même du lait et une sorte de St Marcellin. Cette fois, on arrive à l’aéroport à pied, rien ne semble avoir changé à Mada, même odeurs, couleurs, échoppes. A l’aéroport, mauvaise nouvelle, le vol pour Morondava a été annulé hier soir tard (alors qu’on nous l’avait confirmé au Gillot, à 21h….). Aucune explication bien entendu, probable regroupement d’avion mais pour, le lendemain ! Quand même logés et nourris par Air Mada. On nous alloue donc un taxi et départ pour Tana. On débarque à l’hôtel Glacier sur l’avenue de l’indépendance plutôt impersonnel mais confortable. On avait droit à un petit déj donc on est allé prendre un café. Et puis on a passé la matinée à se balader dans Tana : église St Jean Baptiste (avec messe, 15 août oblige), palais de la reine, ancien palais de justice, Rova et pèlerinage à la maison de June avec la descente de notre escalier et rencontre avec le coq qui monte les marches donc on fera passer une photo à Lionel (c’est une longue histoire..). Retour à l’hôtel par le lac Inosy qui pue toujours autant et les coiffeurs barbiers (Alex ne veut toujours pas y aller). Repas de midi classique : œufs mayo, akoho (poulet) avec porc et sauce et pommes de terres sautées et tarte glacée. Rien d’exceptionnel mais pas de riz. Après une petite sieste, on repart pour chercher le marché aux livres en passant par l’escalier aux tampons, le palais présidentiel et l’hôtel Colbert que j’adore. Rien d’intéressant au marché, beaucoup de livres scolaires. Ensuite, visite de quelques boutiques d’artisanat vers l’hôtel. On a cherché le marché aux tissus mais beaucoup trop de monde, pas de noms de rue et vers 17h, plus d’espoir de trouver quelque chose donc bredouilles. Pour se consoler on est allé manger une glace au Tonton Gourmand. Au dîner, pates carbonara, très locales, encore pas de riz. Quitte à être dans un hôtel à touristes, autant regarder les JO à la télé, en plus il y a de la gym (j’avais regardé les derniers en Turquie…). On nous annonce en prime que le vol ne partira pas à 10h10 mais à 12h, on commence à se demander si on y arrivera un jour.

16/8/8 : enfin le départ !

Après le petit déjeuner, on se rend compte que le chauffeur de taxi n’a pas été prévenu du retard du vol, il est donc passablement énervé. On part donc en vitesse et on arrive très tôt à l’aéroport, plus que 2h30 à attendre, encore les JO mais pas de gym cette fois… Le vol pour Tuléar est reporté, celui pour Nosy Be a 2h de retard, on s’attend d’une minute à l’autre que le nôtre aussi mais non, la chance tourne, on part avec 30 minutes de retard dans un avion à hélice de 15 places. La passagère de devant est hystérique, une autre vomit, c’est assez folklo. Evidement, à cette altitude, on a une belle vue sur les hauts plateaux puis sur les plantations. Atterrissage sans problème sur le petit aéroport de Morondava. Une angoisse est levée, Samuel notre guide est là, ça fait juste 26h qu’il nous attend et je n’avais aucun moyen pour le contacter. Le plaisir de se voir a donc l’air réciproque. Le chauffeur, Julien est aussi là avec le 4x4, Nissan, pas de toute première jeunesse mais les pneus ont l’air bons. Pas le temps de faire du tourisme à Monrondave, on fait le plein (80L, au même prix qu’en France, les Malgaches n’ont vraiment pas besoin de ces prix exorbitants…). Le début de la piste est correct, on passe par l’allée des baobabs où on nous accorde 5 min pour prendre des photos, on aura plus de temps au retour avec coucher de soleil en prime. Après, ça a été plus inégal et surtout plus long. Heureusement, on a eu le premier bac de Bélo/Tsirbiny tout de suite avec une traversée magnifique au coucher du soleil. On a dîné à Belo dans un hotely gargote où le service a été très long. Le reste de la route a été pénible, en pleine nuit donc rien à voir, bref interminable. On est arrivé à minuit. Le temps de passer le bac, là encore tout de suite et on était enfin dans les tsingy, enfin juste à coté. Les tentes Intersport tiennent leur promesse, dépliées en 1s. Samuel nous donne des matelas, on fait un peu de bruit dans le campement, il y a une quinzaine de tentes.

17/8/8 : parcours sportif dans les petits tsingys

Réveil très tôt : coqs qui chantent, touristes de la tente d’à coté qui se vengent du souk d’hier soir etc.… Douche au baquet mais pas trop froide et appréciable parce qu’il fait déjà chaud malgré les nuages. Petit déj dans gargote en face de l’embarcadère ? Au bureau de l’ANGAP, on choisit le parcours sportif dans les petits tsingys avec Tovelas, le guide qui nous a bien expliqué l’histoire de la formation des tsingys. Début de la ballade au-dessus des petits tsingys bien acérés. Ensuite, on est passé dans la forêt : packypodium, tamariniers, pallissandre. Puis début des grottes dont une où on a mangé, Tovelas s’est beaucoup intéressé à notre camembert en boite réunionnais. L’après midi, une autre série de souterrains et surtout une descente en rappel dans un trou de 20m. On a vu beaucoup de petites chauves souris, des lémuriens vazahas (blancs) et bruns et des rats malgaches (ressemblent plus à des écureuils). En revenant, petit caméléon blanc qui semble avoir été mis un peu exprès en face du bureau de l’ANGAP. Nouvelle douche au seau, certains touristes se baignent dans la Manambole mais il y aurait des crocodiles donc… Beau coucher de soleil sur la rivière où les enfants lancent des petits bateaux faits de bouteilles en plastique et de bouts de bois ou vont chercher de l’eau. On mange à la petite gargote comme tous les autres touristes. C’est très bon, les enfants chantent. Toutes les touristes femmes font comme moi, elles écrivent leur journal ou programment leur voyage pendant que leurs hommes leurs demandent à quoi ça sert etc.…Demain, en principe, on se fait les grand tsingys.

18/8/8 : les grand tsingys au soleil

Départ à 7h après le petit déj. La nuit et le réveil se sont bien passés. On va chercher Tovelas à Bekopaka où il vit et on règle au chef de l’ANGAP un supplément pour enchaîner les 2 circuits des grands tsingys ce qui, en principe, ne se fait pas. On met 1h en 4x4 pour faire les 17km qui nous séparent du départ du sentier. Au début, marche dans la forêt, beaucoup de lémuriens blancs mais qui sont perchés sur la canopée donc difficiles à bien voir. Egalement plusieurs espèces d’oiseaux. Niveau végétation, même chose qu’hier. On arrive aux grands tsingys avec un très beau point de vue d’en haut. La montée s’est faite avec des chaînes et des baudriers mais elle est très bien emménagée avec plein de marches. Très belle vue sur l’ensemble des tsingys qui sont assez étendus. Visite en redescendant de grottes et canyons entre les tsingys, très impressionant. Le problème c’est la chaleur, on cuit comme des œufs au plat ! Heureusement on s’arrête pique-niquer dans une grotte. Le pain est vraiment ignoble, encore pire que celui de Bessans (pour les connaisseurs) mais au moins on en a ! L’après midi, deuxième circuit avec encore de beaux points de vue et de belles descentes spéléo mais pas de rappel aujourd’hui. On voit une mangouste, encore des lémuriens dont un couple avec un bébé et un nocturne insomniaque dans son tronc d’arbre, des perroquets, des sortes de grives et des couas (sortes de faisans). Egalement des « arbres qui pèlent », des packypodiums et des euphorbes. On finit vers 15h30 et on retrouve Samuel et Julien au parking qui ont attendus (se sont reposés) toute la journée… On est complètement déshydratés. On offre à Tovelas, un de nos Gérard, notre fromage en boite. Au camp, douche au seau sans seau, certaines personnes qui ont du mal à comprendre le concept, pourtant simple, avaient dû regrouper tous les godets dans la même douche ! Après, lessive dans la Manambolo mais pas facile avec 10cm de fond et de l’eau boueuse. J’ai fini par m’en sortir, le T-Shirt blanc le redevient presque. Et pas de crocodile. On a trouvé un petit caméléon prés de nos tentes qui a viré au rose quand Alex l’a pris dans sa main. On a finit par le remettre sur une branche car il était mort de peur. Au dîner, poulet-frites, pas mauvais et papaye plus étonnamment (ou on s’habitue), pas mauvaise non plus. Cette fois, les enfants ne chantent pas, ils dansent. On arrive à combler notre retard hydrique. On s’inquiète sur la manière de replier la tente demain surtout que Samuel a été clair, il faut lever le camps à 7h si on veut voir le coucher de soleil (à 17h30…ça promet une belle journée de piste !).

19/8/8 : l’allée des baobabs au coucher du soleil

Départ à 7h pétantes après avoir petit-déjeuner sur la plage : pas de pain ce matin, petits beignets blancs et bananes. On enlève un zéro à l’addition, le responsable étant meilleur cuisinier que mathématicien. On prend le bac et on file direction l’allée des baobabs. Le seul objectif de la journée : arriver avant 17h30 ! On arrive à Belo/Tsirbiny à 11h. On va au même resto qu’à l’aller, toujours aussi dynamiques donc on en sort à 12h30. Arrivés au bac, obligés de l’attendre puis deux autres 4x4 arrivent. Heureusement, ils n’ont pas attendu que ça se remplisse complètement. Traversée de la Tsirbiny cette fois en plein jour. Ensuite, on a bombé pour arriver à l’heure (bonjour le dos !) avec un détour aux baobabs amoureux (toujours aussi amoureux d’ailleurs, c'est beau de voir ça) et l’arrivée sur l’allée à 17h. Evidemment, on n’est pas tout seuls mais les 4x4 se rangent tous à la sortie pour qu’on ne les voie pas et les gens sont tellement petits par rapport à la taille des baobabs. Très beau coucher de soleil, pleins de belles photos en perspective ; Retour tranquille à Morondava où on s’arrête au Zoom Hôtel, entre la plage et la mosquée. Propre, eau chaude, électricité, bref sympa après 3j de camping. On va dîner Chez Fab, à coté du palais de justice, un resto tendance chinois, très bons beignets de crevettes.

20/8/8 : Morondava-Manja : la piste dans la savane

Petit dej à l’hôtel, comme il n’y a pas de salle à manger, on nous met une table sur la terrasse, sympa, même si on ne voit la mer qu’en se mettant debout sur une des chaises. Après avoir recompté l’addition (décidément), on va à la banque où on a un problème de limitation de retrait (300 000Ar/pers). Heureusement qu’on a trois cartes car le plein d’essence et 2 bidons nous en coûte 270 000 Ar à lui tout seul. A priori on devrait en avoir jusqu’à Tuléar. Petit approvisionnement en pain puis départ pour la piste pendant 8h ! Etat correct des routes mais 30km/h de moyenne. Heureusement qu’on avait prévu le pique-nique car il n'y a que de tous petits villages de brousse. Le paysage en vaut la peine : savane, baobabs, zébus, plein d’oiseaux. On traverse plusieurs cours d’eau ce qui ne nous fait pas regretter notre 4x4. On pique-nique au bord d’un fleuve où l’on fint notre dernier Gérard avec regret, on sait que nous n’aurons plus de fromage jusqu’au bout. En plus, c’est un repas avec spectacle puisqu’un berger essaie de faire traverser ses chèvres une par une, visiblement, les chèvres, ça n’aime pas l’eau. D’ailleurs, heureusement qu’il était là car Julien s’était trompé de route mais pas de beaucoup, il n’a pas fallu tout se retaper, ouf ! Evidemment, il n’y a aucun panneau nulle part, c’est à se demander comment il fait, même s’il a déjà fait ce parcours plusieurs fois avec d’autres touristes. L’après midi, paysages semblables, Samuel met de la musique des années 60 ce qui plait beaucoup à Maman. On arrive à Manja à 17h30 avec un mal de dos mémorable. Petit hôtel, le seul d’après Samuel avec des bungalows et de vraies douches. Manja est un petit bourg, on en a vite fait le tour et on ne passe pas inaperçus. Impossible de trouver du gel douche même chez les karans. L’église, en dur, est assez jolie. On rentre prendre une douche car on est de la même couleur que le sable. Au dîner, resto de l’hôtel, steak de zébu super bon. Samuel vient nous dire que demain on s’arrêtera à Andavadoaka plutôt qu’à Salary car ça permettra de faire des étapes moins longues. Ça nous va, on va se coucher.

21/8/8 : Manja-Andavadoaka : le désert

Départ à 6h30 sans petit déj, on leur avait dit 6h mais c’est nous qui les avons réveillés pour au moins payer. Pas de ronflements cette nuit, on avait 2 bungalows séparés, par contre les chiens n’ont pas arrêté. On a donc mangé des biscuits dans la voiture. Objectif du jour : arriver au bac de la Maongoky avant 12h sinon on ne peut plus passer avant 14h (c’est un bac public). On l’a largement atteint puisqu’on y était à 10h30 et il était du bon coté de la rivière en plus. Par contre ils n’avaient pas été approvisionnés en gazoil donc le bac a été tiré par une dizaine d’hommes (bizarre de voir ça, quand même…). Après 15 minutes de traversée, on reprend la route pour Morombe, piste pas trop mauvaise mais c’est loin. Végétation de plus en plus rare, on se croirait dans la savane africaine. On traverse plein de villages, des zébus, des chèvres et quelques baobabs qui se transforment peu à peu pour devenir bouteilles et plus rouges. Par contre la piste passe du rouge au blanc : du sable. On arrive à Morombe vers 13h30 où cette fois on mange dans une vraie gargote (avec les JO en prime) de l’akoho-sauce-riz (très bien pour mes intestins qui ne supportaient guère l’embourgeoisement frites-légumes). Ensuite, rembarquement, il reste quand même 2h de route. On croise une nouvelle espèce de cactus, des didiéracaes très épineux et tournés vers le sud. On passe aussi devant un énorme baobab tout rouge puis quelques minutes avant d’arriver devant une forêt de baobabs rouges sur des champs de salicornes, rouges aussi, absolument magnifique surtout à 16h où il y a toujours la plus belle lumière. A Andavadoaka, on descend au Coco Beach, un ensemble de petits bungalows sur la plage. Malheureusement, il y a énormément de vent, impossible de se baigner. Alex ramasse de beaux coquillages dont un énorme cône puis on attend le coucher de soleil dans nos blousons, pas terrible. En plus, pas d’eau chaude pour se réchauffer un peu. Au dîner, calamars –riz, pas de langouste, une grosse déception pour Alex et Maman. Le ciel étoilé est très beau, une fois qu’on a bien fermé porte et fenêtres, le vent ne rentre pratiquement pas. Demain, départ pour Tuléar à 6h30.

22/8/8 : Andavadoaka-Tuléar : la route sur la cote

Lever à 5h45 sans lumière, pas simple de retrouver ses affaires. Cette fois, le petit déjeuner est à l‘heure et l’addition est bonne, une journée qui commence bien. On s’attarde un peu pour prendre des photos des bungalows au lever du soleil, il y a moins de vent. Au début, la route est semblable à celle d’hier après midi puis changement, végétation beaucoup plus rare avec le sable blanc et la mer qui apparaît. Au niveau des couleurs, on se croirait presque dans les calanques sauf qu’on arrive au village de Andravongny et que là il y a une immense dune de sable blanc. Les enfants sont gentils mais un peu collants, le site est par contre splendide On reprend la route pour atteindre Salary, un petit village au bord de la mer où Samuel nous accorde l’autorisation de nous baigner. Rien à voir au fond de l’eau mais de belles pirogues avec un départ pour la pêche et des enfants supers mignons. On a même pu se rincer dans la douche d’un petit hôtel où on a mangé du poulpe. Encore quelques heures de route avant d’atteindre Tuléar à 17h. Hôtel Chez Zazah, chambres sympas dans un joli jardin mais accueil moyen. On va réserver le bateau pour Anakao à la compagnie du sud, mauvaise réputation mais c’est le seul qui est encore ouvert. Après, on essaie d’aller à la banque là, gros soucis, aucun guichet ne fonctionne, problème de réseau. On commence déjà à se demander comment on va se rationner jusqu’à Fort Dauphin avec le peu qu’on a et on prie pour que demain ça remarche. Histoire de ne pas trop se morfondre, on va dîner au Panda, chinois, bon crabe farci. On rentre à pied en pleine nuit, un peu craignos quand même (oui Ony, ce n'est pas raisonable!), surtout que c’est assez loin de l’hôtel.

23/8/8 : Tuléar-Anakao, en bateau

Levés à 6h, pas vraiment pressés car on n’a le bateau qu’à 10h. Petit déjeuner à l’hôtel avec de la gelée de groseille ! On réessaie d’abord les banques, et ce matin ça marche, on est donc beaucoup plus tranquilles. On a donc 2h et les poches suffisamment pleines pour profiter du marché artisanal. Le marchandage marche toujours aussi bien. J’ai déjà les cadeaux de Noël pour pleins de gens, il faut être organisée. Alex hésite longtemps pour 2 totems et finalement ne les prend pas, c’est vrai que le voyage n’est pas fini. Cependant, pour note, on n’en a ensuite vu de semblables nulle part ailleurs, y compris à Tana. Maman achète des bricoles et une belle statue en bois. On arrive à trouver la poste mais acheter les timbres demandent du temps, beaucoup, beaucoup de temps : il faut trouver la calculette, calculer, trouver les timbres), mais ça vaut le coup, il a réussi à me trouver des timbres avec des fleurs pour Tonton. Bon par contre, après tout ça, pour le coup, on était à la bourre, course vers l’hôtel pour récupérer les affaires et partir à l’embarcadère. Le vazaha responsable nous annonce que nous attendons 3 personnes qui viennent de l’Isalo, super, vu où se trouve l’Isalo, ça nous paraît mal barré. On nous fait attendre au CocoBe, un hôtel. Finalement, on a été mauvaises langues, les 3 Italiennes sont arrivées à 10h pile (elles n’ont pas du faire la grasse mat). On prend une charrette à zébu (si, si) pour embarquer sur la vedette. La traversée dure 1h avec des montagnes semblables à l’Isalo à gauche et pleins de pirogues vezos. Arrivés à Anakao, les Italiennes débarquent d’un coté de la baie, nous de l’autre. On voulait se renseigner au club de plongée, l’Atlantide pour Alex, il se trouve qu’ils louent aussi des bungalows. Alex peut plonger mais tout de suite. On speede donc un peu, la combi de Pierre, le responsable est même un peu grande pour Alex, le comble. Il part donc et on reste en plan avec les affaires, apparemment pour le snorkelling, c’est pas top. Les bungalows disponibles sont craquants, celui de Maman ressemble à une hutte mais le lit est sur une estrade. Le nôtre est plus grand mais le lit est posé direct sur le sable. Et contrairement à ce qu’il y a écrit dans le routard, il y a des WC. La douche, au seau est à l’extérieur, elle n’a pas de porte mais une sorte de couloir d’accès en colimaçons qui masque la vue de l’extérieur, comprend pas bien pourquoi une porte aurait été plus difficile à construire. On va déjeuner, il n’y a que des crevettes mais elles sont excellentes. On commande de la langouste pour le soir. Alex finit par revenir à 14h30, apparemment, il a vu de beaux coraux. Ils sont resté 50 minutes dans l’eau, pas mal. Il se prend aussi des crevettes. Après le repas, plage devant les bungalows mais dommage, le vent s’est levé, l’eau n’est pas très chaude et c’est marée basse. Heureusement, il y a du sable blanc, de l‘eau turquoise et de belles pirogues, on ne va donc pas se plaindre. On va ensuite prendre une douche, l’eau est restée toute la journée dans le baquet donc elle est bien chaude et comme il n’y a pas de toit à la douche, on est sous le soleil, bref, beaucoup mieux que les douches froides des hôtels. Il y a quelques boutiques d’artisanat dans le village mais rien des très original et pas de cartes postales (timbres si durement acquis, pour rien ?). On fini par arriver Chez Emile où on a rendez-vous avec Samuel. Lui et Julien sont passés par la route qui est pourrie (pléonasme) et dangereuse (beaucoup de braquages). Ils ne savaient donc pas bien à quelle heure ils allaient arriver surtout qu’ils étaient partis après nous. A 19h30, toujours personne donc on a fini par retourner au resto après avoir laissé un mot au cas où. Arrivés au resto après 30 minutes de marche, on nous annonce que finalement il n’y a pas de langouste. Alex et maman sont très déçus. On prend donc du calmar mais il est vraiment très bon. On finit quand même par voir arriver Samuel qui nous a cherché car le club de plongée a déménagé depuis sa dernière venue à Anakao. En tout cas, il avait eu le mot, comme quoi, les moyens de communiquer les plus simples sont parfois les meilleurs En fait, ils ont crevé sur la route mais ils ont pu réparer le pneu. On leur offre une bière, ils l’ont bien mérité. Puis on va se coucher dans nos huttes.

24/8/8 : Anakao-Itampolo : enfin la langouste

Départ à 6h30. le coq a chanté juste derrière la hutte (en roseaux comme la douche) à 4h30 et j’ai passé la nuit à me gratter (Alex ne se fait jamais piquer, c’est pas juste). Il n’y a pas de pain à Anakao, on gagne au change, c’est crêpes pour le petit déjeuner. On roule sur une bonne piste (ou on s’habitue) pendant 1h30 pour arriver au village d’Ambola où on commande le repas de midi, langouste si possible. Ensuite on part pour le parc de Tsimanampetsotsa (à mes souhaits? merci!) où on nous propose plusieurs circuits. On ne peut pas faire celui de 10km qui serait trop long. La visite commence par une ballade en forêt où on voit des baobabs souriants (Andasonia fony) et une autre espèce (A. za) dont un de 3000 ans tout ridé. Egalement, une grotte avec des poissons aveugles et blancs et des hirondelles. Une multitude de makis qui nous permettent d’approcher à moins d’un mètre et un beau banian avec des perroquets, des fous de madagascar. Il y a aussi des couas, des pintades et des crottes de sangliers (comment ça on s'en fout?). Plein de plantes médicinales dont le guide tente de nous expliquer l’utilité : « contre » la fontanelle, le shampoing, le savon et évidemment plusieurs sortes de viagras naturels. On est ensuite allé vers le lac qui mesure 15km de long et 2km de large, très salé car il communique avec la mer par le fond. Il est magnifique car turquoise avec des bords qui même s’ils sont boueux sont blancs. On monte à un petit point de vue, au milieu du lac, il y a quelques îlots avec des arbres pointus, de loin ça ressemble à l’île des Pins de Nouvelle Calédonie pour les connaisseurs. On redescend pour voir les flamands roses mais c’est plutôt décevant, il n’y en a que 3000 donc sur cette superficie, forcément, la densité est faible mais on voit quand même 2 jolis vols. Ensuite, on reprend le 4x4 car on a faim (les crêpes, c’est meilleur mais ça remplit moins que le pain). Au resto, pas de langouste mais de bons poissons (une princesse et deux capitaines) grillés avec une bonne sauce tomate pour le riz. En milieu de repas, on nous apporte gentiment une toute petite langouste que Maman et Alex se partagent. Le site, très beau, est au bord de l’eau. L’après midi, reprise de la route avec plusieurs beaux tombeaux avec cornes de zébus, peintures et alloals. On passe un peu vite car apparemment problèmes avec les villages alentour qui demandent des droits de passage etc.… Justement ce jour là dans un des villages, il y a eu un décès, les habitants ont loué un orchestre pour faire la fête, ils vont également sacrifier 5 zébus, peut être plus les jours suivants. La végétation change aussi avec énormément de sisals et des cactus avec des figues de barbarie. 3h de route, on arrive à Itampolo, petit village côtier. Samuel nous emmène dans un hôtel au bout de la plage, cette fois c’est le luxe, 50 000 Ar pour un bungalow de 3 mais les pieds dans l’eau. On a le temps d’aller se baigner avant le coucher du soleil, super. On a fait 1km pour trouver un misérable petit coquillage, ça dépend vraiment des endroits. En revenant, Maman avait commandé 2 langoustes et 1 poisson. Les langoustes sont énormes et visiblement très bonnes. Mon capitaine était succulent et très copieux. On réserve une pirogue pour demain matin, verra t’on une baleine ?

25/8/8 : enfin une journée sans piste et une baleine

On a presque fait la grasse matinée, lever 7h. Petit déjeuner avec du bon pain blanc et de la marmelade d’orange. La pirogue est à l’heure, on va d’abord vers le large puisqu’il paraît qu’il y a une baleine. Effectivement, la grosse tache noire qu’on voit à peine grossit et on en voit même une plus petite, il y a un baleineau ! Manque de bol elle a déjà sauté ce matin tôt, et ne compte plus refaire sa gym. On arrive quand même à s’approcher à 100m et c’est trés impressionant, sur notre petite pirogue on a moyennement envie d’aller plus prés. Ils finissent donc par s’éloigner. Le piroguier nous a ensuite amenés à la barrière de corail pour plonger en tuba. L’eau est froide et pas de combi, les coraux sont très décevants mais il y a beaucoup de poissons, les tropicaux classiques comme à La Réunion et d’authentiques poissons rouges. Il y a aussi des étoiles de mer bleues comme aux Philippines. On remonte en grelottant sur le bateau, au loin, 2 jets d’eau de baleines, c’est finit pour aujourd’hui. On passe le reste de la matinée à bronzer sur la plage. Alex a eut tellement froid dans l’eau qu’il garde sa fourrure polaire, ce qui est moins pratique pour bronzer. Vers 12h30, on commence à avoir faim mais on n’a pas trop envie de rester parqués à l’hôtel donc on marche jusqu’au village. Sur la place principale sous un grand tamarinier, sont assis pleins de gens, on se demande ce qu’ils attendent surtout qu’ils sont en habits du dimanche…L’Unique Etoile, seul resto du village a l’air fermé. On essaie d’en trouver un autre mais un type nous aborde pour nous dire qu’on peut quand même manger. La terrasse donne sur la place, on saura peut être ce qu’ils attendent. On commande une Fresh bien fraîche pour patienter. Soudain, des chants pas très loin et arrive une procession dansante. Certaines personnes tiennent en l’air des chaises en plastique, d’autres une valise ou un bâton sur lequel est attaché un petit sac en plastique. Les petites filles brandissent des branchages. Devant, il y a 3 ou 4 zébus. On demande à la dame du resto ce dont il s’agit, on célèbre le décès d’un homme mort il y a 4 mois. On n’a pas trop compris si c’était pour le changer de tombeau ou autre. En tout cas, ils le (ré)enterrent demain. Ils ont fait plusieurs fois le tour du village, heureusement on a quand même échappé au sacrifice des zébus en direct. Au resto, très bons poissons grillés-sauce tomate-riz. On revient à l‘hôtel sous une chaleur accablante, la piste longe le cimetière (tombeaux avec cornes mais sans aloals) et on a la chance de voir notre première tortue radiée qui se baladait tranquillement. Elle ne semble pas contente de nous voir et souffle quand on l’attrape pour la prendre en photo. Et contrairement aux idées reçues, une tortue, ça court vite. Au bungalow, une sieste s’impose, la chasse à la tortue nous a épuisés. Ensuite on se décale sur la plage où Alex et Maman se rebaignent. On a beaucoup bronzés aujourd’hui et appréciés cette journée sans voiture.

26/8/8 : Itampolo-Lavanono : retour dans le désert

Départ à 6h45 après un bon petit déj. Pas de baleine ce matin. C’est parti pour 6h de pistes quasi-désertiques. Des paysages de dunes immenses qui gagnent du terrain d’après Samuel, des rivières immenses complètement à sec et bien sûr, de chaque coté de la route, des murs de figuiers de barbarie. On voit une tortue radiée sur le bord de la route, on s’arrête, pour les autres, on ne s’arrêtera plus, il y en a vraiment partout, Julien était obligé de faire des slaloms. Malheureusement, certaines se font quand même fait bugner, il y a beaucoup de carapaces vides. On s’arrête sur un marché, pas grand chose à voir, Samuel achète des figues de barbarie. Le goût ressemble à celui des kiwis en moins sucré. Sur la route, on a croisé de très beaux tombeaux avec aloals, avions, dessins colorés et évidemment des cornes de zébus. Enfin, on voie la mer, la chaleur est étouffante. On renonce à s’arrêter pour manger avant d’être arrivés. Les didiéréacés sont en fleurs et en feuilles ainsi que les aloes. Les euphorbes piquantes que mangent les zébus forment de véritables arbres. Arrivée à Lavanono, encore plus petit qu’Itampolo. Il y a 5 ou 6 bungalows sur la plage, très bien décorés, tenus par des Malgaches. On est morts de faim, on mange notre pique-nique sur la table devant notre bungalow. Ce n’est d’ailleurs pas brillant, le pain de Tuléar a 3j, il n’y a plus de Gérard donc c’est vache-qui-rit, pâté et figues de barbarie. Ensuite, baignade, il y a beaucoup de vagues, il paraît même qu’il y a des compets de surf. Coté coquillage, zéro, par contre il y a des éponges. On y reste tout l’après midi et on finit avec un beau coucher de soleil.

27/8/8 : Lavanono-Cap Ste Marie-Faux Cap : le sud du sud

Ce matin, pas de pain, des crêpes avec du bon miel. On part à 7h sur une jolie route bordée de figuiers de barbarie, les troupeaux de zébus sont de sortie. En 1h, on arrive à la réserve de Cap Ste Marie. Le guide ne parle pas français donc Samuel vient avec nous. On commence par arriver sur le circuit des grottes. Après une courte marche dans les épineux nains en compagnie des tortues radiées, on arrive à de magnifiques dunes de sable, il manque juste les dromadaires. Il y a des restes d’œufs d’aepyornis, une sorte d’autruche disparue il y a 700 ans. Ce sont vraiment de petits fragments, tout a été pillé. De l’autre coté de la dune, un magnifique paysage avec un rocher sacré sortant de l’eau. La coutume veut qu’on y dépose le cordon ombilical des bébés. Les rochers à fleur d’eau ont de curieux motifs, on dirait des rizières en terrasses. Il y a 3 ou 4 baleines, un peu loin mais on a des jumelles. Il y en a même une qui saute en se retournant. La suite, une belle plage en bas de dune avec une sorte de mini-calanque entre deux barres de rochers. On nous a autorisé à nous baigner mais l’ensemble forme une sorte de goulet. Dans un sens pas de problème mais pour revenir, c’est autre chose. Quand on a fini par sortir, on a vu que le guide s’était fait beaucoup de soucis. On reprend ensuite le 4x4 pour aller au phare et avoir un point de vue sur le vrai cap Ste Marie, le point le plus au sud de Madagascar. Au retour, le guide est obligé de descendre plusieurs fois pour déplacer les tortues du milieu de la route. Arrivés au bureau de l’ANGAP, on pique-nique sous un petit kiosque. Ce fut difficile car on a mis 25 minutes a retrouvé notre seule, unique et dernière boite de pâté. Dans les sacs, ça commence à être un peu le foutoir. Reprise ensuite de la route avec de très beaux tombeaux surmontés de voitures ou d’avions très colorés. Certains ont même encore un petit mausolée au milieu. Le route est plutôt bonne, on arrive à Faux-Cap à 14h30. On se rend au Cactus Hôtel, les bungalows y sont assez sommaires, et plutôt sales mais on n’a pas trop le choix. On va quand même se baigner malgrés le vent et on a une bonne surprise, la barrière de corail est très proche, il y a de beaux coraux. Par contre, cette fois, pas de poissons, à part un clown et des murènes. Douche au seau au bungalow, je commence à en avoir un peu marre de l’eau froide, je m’enrhume. Pour le coucher de soleil, cette fois, c’est coté terre derrière la petite église du village. Il y a pas mal de baraques en ruine, laissées à l’abandon et plein de cactus, ça fait très Mexique. Le groupe électrogène arrive à éclairer une ampoule de lampe de poche plutôt insuffisante pour l’ensemble de la salle de resto. Alex n’est pas amateur de dîner aux chandelles et râle. C’est vrai qu’en plus la salle est directement ouverte sur la mer, c’est joli mais froid. On a invité Samuel et Julien car c’est le dernier soir que Maman passe avec nous, la langouste avait l’air bonne mais le poisson avait le goût de l’algue, il paraît que c’est bon pour la santé. Et le gâteau manioc du dessert ne vaut pas le gâteau patate de La Réunion.

28/8/8 : Fort Dauphin : fin du périple

Partis à 7h après un petit déj sympas, galettes de riz et crêpes. Le début de la route est semblable à celui d’hier. On passe Tsiombe où devait avoir lieu une manifestation culturelle organisée par une assos française qui logeait également au Cactus Hôtel. Pas de musique pour l’instant mais un grand marché où l’on s’arrête un moment. Le paysage change complètement un peu plus loin, il y a des rizières, des bananiers, des feuilles d’éléphants. C’est beaucoup plus humide, on traverse plusieurs cours d’eau avec les activités qui en découlent : remplir les baquets, se laver, faire la lessive, étendre la lessive à même le sol. On croise des enfants sur la route qui font « la danse du sud », d’après Samuel, ce sont les ethnies du sud qui ont gardé le plus leurs traditions. Les tombeaux changent aussi, on passe à de grands carrés de 15x15m avec de simples obélisques. On arrive à Fort Dauphin à 13h avec même une route goudronnée mais dans un tel état que c’est encore pire que la piste de sable, d’ailleurs, dès que Julien peut passer sur les cotés, il le fait. On nous emmène manger « chez Perline », il y a un gros groupe de Français très bruyant, ça contraste avec les derniers jours de calme qu’on vient de passer. Le resto n’est pas donné mais c’est bon et la carte est très variée. On va ensuite à l’hotêl « Chez Anita » où on trouve une petite chambre sympa. Maman doit être à l’aéroport à 16h20, on a donc le temps de passer à la baie de Libano où c’est la première fois que je vois des familles Malgaches se baigner. On retrouve le groupe de Français braillards, pas de veine ! La baie est très belle mais l’abord de la plage est sale, ça gâche un peu. On accompagne Maman à l’aéroport, elle va poursuivre son périple en Tanzanie, l’avion n’est ni en retard, ni annulé, un vrai miracle. On rentre à l’hôtel au coucher du soleil et on commande à dîner car il est noté dans le guide que le service est long. C’est en effet un grand euphémisme mais ça m’a permis de faire mes cartes postales, on en a enfin trouvé. Elles arriveront bien après notre retour, mais pour les métropolitains ce n’est pas trop grave. Ça valait la peine d’attendre, on a mangé un excellent zébu-massalé.

29/8/8 : la baie de Lokaro, la plage au milieu des montagnes

Samuel vient nous chercher à 8h. Première étape obligatoire : la banque pour finir de les payer car ils vont repartir demain matin. On est obligé de faire plusieurs retraits, impossible de retirer en une fois à l’intérieur mais les guichets marchent. Samuel est content de son petit pactole. Il nous faut une heure pour atteindre la baie de Lokaro, la route est très belle, pleine de rizières, de feuilles d’éléphants et d’une quantité impressionnante de Ravinala (arbres du voyageur). On a également eu la chance de voir des népenthenes, des plantes carnivores jaunes avec une fleur en godet pour piéger les insectes. Il y a aussi des pervenches de Madagascar et des pandanus. La baie de Lokaro est très belle avec des montagnes au loin et la rivière qui se jette dans la mer. Il y a une petite île en face où Samuel voulait aller mais il y a beaucoup de vent donc même si c’est peu profond, on en a rapidement jusqu’aux épaules et Alex a un gros rhume. On se contente donc d’une ballade sur la plage avec l’ascension d’une petite butte d’où on a une vue sur l’ensemble du site. Les rochers sont du granit noir. Au retour, pique-nique pas fameux, on n’a trouvé que du pâté de volaille chez le karan de la station service et des vaches-qui-rit. On arrive à trouver un endroit abrité pour se faire bronzer et j’arrive quand même à prendre mon dernier bain à Mada. Au retour à l’hôtel, on tombe sur les 2 jeunes qui nous suivent depuis Anakao et qui ont eu pas mal de problèmes (pannes tous les jours, chauffeur-sans guide-ne parlant pas français, vol de portefeuille etc.…). Là ils attendaient la police pour litige avec le loueur de 4x4. Dernière (en principe) douche froide et dédredssage (ça se dit ?) de cheveux. Au dîner, succulentes brochettes de zébu et soupe au crabe.

30/8/8 : Retour à Tana, début du shoppping

Ce matin, c’est moi qui suis malade, la dernière douche froide a été fatale. Petit déj puis tour en ville pour une dernière photo. Samuel vient nous chercher à 9h, ils ont été très sympas de nous accompagner à l’aéroport car en principe, le contrat stipulait que nous les quittions la veille. En fait, il ne reprenne la route que demain après la révision de la voiture. L’attente à l’aéroport est longue et désorganisée. On retrouve nos deux malheureux jeunes qui ont fini par s’en sortir, ils sont quand même allés au commissariat mais ça s’est bien fini. L’avion est là, c’est un gros zavion et on a même droit à une collation. Normalement, il était convenu que quelqu’un du Manoir Rouge vienne nous chercher. On n’a vu personne, moyennement étonnés, on est donc parti à pied. On nous avait attribué une petite chambre dans une des annexes, toujours très bien décorée, c’est vraiment un endroit sympa. Pour aller à Tana, on a pris un taxi B qui est arrivé pas loin de la gare mais on s’est trompé de direction et on a fait un gros détour par le marché aux tissus toujours blindé de monde. On a fini par arriver avenue de l’indépendance à 15h. On va prendre un déjeuner léger au glacier puis opération souvenirs. D’abord, T-Shirt Baobab pour des amis de La Réunion puis marché d’Andravoahangy. Il y a toujours la même rangée de bicoques de brodeuses. Après les avoir toutes regardées plusieurs fois, on a trouvé deux jolies robes pour Elisa et Cléa-Marie. Alex m’a un peu aidé pour les tailles car je n’ai pas vraiment l’œil. Par contre, je n’ai pas trouvé la nappe de mes rêves, je suis particulièrement difficile parce qu’il y en a quand même des quantités. Alex a pris un napperon pour sa mère. Vers 17h, on décide de repartir vers la station de taxi B. De toute façon, tout était en train de fermer. On n’a jamais réussi à prendre de bus, on n’arrivait jamais à savoir où il allait et des masses de gens s’engouffraient dedans à chaque fois. Par contre Alex a réussi à se faire piquer tout son fric dans son blouson (oui je sais Ony, quelle idée aussi....). Heureusement, ses papiers étaient ailleurs. Ça nous a bien refroidis donc on a pris un taxi mais il a fallu affronter les énormes bouchons, il faut dire, c’était l’heure de pointe. Au menu du dîner, galette de pommes de terre au poulet, ça change.

31/8/8 : the last day : fin du shopping et à la prochaine Mada !

Après un super petit déj, on a repris notre taxi B pour le marché de la digue. La nuit a été difficile entre les aboiements de chiens et les coqs, finalement c’était plus calme à la campagne. On a toujours notre crève donc pas vraiment d’attaque pour le shopping. On arrive vers 9h, toutes les boutiques ne sont pas ouvertes mais on a quand même réussi à y passer 4h au final ! On les a faites une par une et on a marchandé mais on a trouvé ce qu’on voulait notamment nos deux chaises en bois et un totem de plus de 2m de haut qu’on a fait scier pour le transporter. Ensuite on est rentré, l’hôtel nous a fait amener à l’aéroport pour se faire pardonner de leur oubli de la veille, en même temps on en avait vraiment plus besoin là vu la masse de chose impressionnante à ramener. On a eu quelques petits coups de flips à l’aéroport. On n’avait pas déclaré notre bois au ministère des eaux et forêts, heureusement il y a avait un guichet spécial à l’aéroport et comme ce n’était que de l’artisanat ça a été vite fait et sans problème. Deuxièmement le poids qu’on essaie toujours de ne pas dépasser mais pas de balance…c’était pile le poids maximum à 500g prés, trop forts. Le vol de retour s’est bien passé, on a l’impression de revenir à la maison même si c’est à La Réunion, comme quoi, on s’habitue vite. On ne s’est pas fait cambrioler et le chat n’est pas mort de faim, ouf. En tout cas, il reste plein de choses à voir à Mada, même si on en a fait une grande partie et on compte bien y retourner.

Bons votages à tous!

Nous avons payé (indicatif, ça a dû encore changer depuis les évennements) :

- Tsyngis, forfait 2j grands et petits : 60 000 Ar/pers

- Bac Tsirbina : 70 000 Ar/4x4

- Bac Manambolo : 25 000 Ar/4x4

- Plat dans un petit resto : 4 000 Ar

- Plat dans une gargote : 2 500 Ar

- Bouteille d’eau GM : 2000-3000 Ar

- Zoom Hôtel Morondava, 1 chambre eau chaude 3 pers : 30 000 Ar

- Promenade en pirogue (2h) baleines + snorkelling : 8000 Ar/pers

- Hôtel Sud Itampolo, bungalow 3 pers : 50 000 Ar, petit dej : 7000 Ar, langouste : 16 000 Ar

- Hotel Lavanono, bungalow 2 pers : 25 000 Ar, 3 pers : 30 000 Ar

- Cactus Hôtel Faux Cap, bungalow 3 pers : 30 000 Ar, langouste 20 000 Ar

- Réserve Cap Ste Marie, 2 circuits : 42 000 Ar/3 pers

- Hôtel Anita Fort Dauphin, chambre eau froide : 30 000 Ar, plat : 9000 Ar, petit dej : 4500 Ar

Nous avons aimé :

- la diversité des paysages et la richesse de la faune et de la flore

- le sérieux et la gentillesse de nos accompagnateurs

- la rando dans les Tsingys, vraiment impressionnant même quand on n’a pas d’ULM comme Nicolas Hulot

- le sourire des Malgaches, toujours présent

Nous n’avons pas aimé :

- La longueur des premières étapes, trop de route, arrivée trop tard mais je le savais, boucler ce programme en 17j impliquait cela. A faire plutôt en 3 semaines pour bien en profiter Rien d’autre : tout le reste était super. Les douches froides, c’est bon pour la peau.
Troisième demande de visa canadien pour un Algérien English translation pending
by Myll04 · 2009-05-25 · 36 replies
bonjour jai besoins de truc pour un visa temporaire au cananda pour algerien ya t'il dautre moyen de faire venir un algerien au canada ??? il a deja 2 demande refuser et jaimerai savoir s'il y a des trucs pour une 3 ieme demande !!!!! merci bcp
Parcours de douze jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Mohde · 2009-05-24 · 39 replies
Bonjour à tous,

Je prévois un voyage dans l'ouest américain avec mon amie cet été et je suis un peu perdu car je trouve des avis assez contradictoires sur ce qui vaut ou non le détour. Nous pensons partir du 24 juillet au 5 août - séjour de 12 jours (assez court en effet mais pas le choix pour des raisons professionnelles). Arrivée à Los Angeles et départ de de San Francisco (ou l'inverse d'ailleurs) et louer une voiture entre temps. En fait, mon principal problème est que j'ai du mal à apprécier le temps entre les différents points d'intérêt.

Vous semble-t-il jouable de voir à la fois : LA, SF, Las Vegas, Grand Canyon, Yosemite Park, Death Valley, tout en profitant aussi des jolis paysages de la côte ? Si c'est impossible, quelles sont les priorités ?

Merci d'avance pour vos précieux conseils...
Petit tour de quatorze jours en Californie en février 2010 English translation pending
by Hotkebab99 · 2009-05-18 · 18 replies
Bonjour à tous, Avec mon épouse, nous prévoyons un "petit" voyage en Californie en février 2010 et à ce propos, nous avons quelques questions à vous soumettre afin de nous aider. 1) Nous prévoyons de partir en février 2010. J'ai lu dans le forum que la météo était potable à cette saison. Qu'en est il ? Le parc Yosemite est-il vraiment accessible ? Faut il prévoir les manteaux d'hiver et les grosses chaussures ? 2) Nous arriverons (à priori) le samedi pouu repartir le vendredi 14 jours après. On restera sur place 2 semaine. Est-ce suffisant pour voir San Francisco, Los Angeles, Universal Studio, Le grand Canyon, Yosemite, la vallée de la mort, Las Vegas, ....bref, tous les lieux mythiques de l'Ouest ? Rapidement, avez vous d'autres choses à nous conseiller ? 3) Nous prévoyons une arrivée à CDG->San Francisco et un retour de Los Angeles->CDG. Que nous conseillez vous ? Cet ordre là ou bien une arrivée CDG->Los Angeles et un retour San Francisco->CDG ? J'imagine que cela est une affaire de goût....

Merci pour vos réponses qui nous aideront !
Location de voiture pour un voyage de route dans l'Ouest américain avec Visa Premier: assurance et choix du modèle English translation pending
by AnneloreV · 2009-05-04 · 17 replies
Bonjour à tous, je prépare un road trip d'une durée de 2, 5 semaines au mois d'Août pour l'ouest américain (départ de Denver, nouveau mexique, route 66, Arizon et Utah) Si je loue la voiture avec une carte Premier, serais-je assurée en cas de problème? Par ailleurs, nous sommes 3 et nous hésitons entre le chevrolet equinox (très avatageux niveau prix) et le dodge grand caravan (un peu plus cher). Il est possible que nous passions quelques nuits dans la voiture étant donné que nous ne souhaitons pas réserver de motel. A votre avis, quelle serait la meilleurs option ? Merci pour vos réponses bonne soirée
Photos de notre voyage dans le Colorado English translation pending
by Fddfr · 2009-04-28 · 30 replies
Voici ma petite galerie illustrée de notre roadtrip du 9 au 23 avril dans le plateau du colorado. Une boucle de 1400 miles (2250km) en partant de Las Vegas dans le Nevada, puis passant au nord de l'Arizona pour explorer en profondeur l'Utah, le pays des indiens et des Mormons (on nous a même demander si on était mormons :D ). Le parcours : A - Départ de Las Vegas (Nevada) B - Grand Canyon National Park south rim (Arizona) C - Marble Canyon - Lee ferry's (arizona) D - Page/Antelope Canyon (Arizona) E - Monument Valley (Utah) F - Moab (Utah) G - Negro Bill Canyon (Utah) H - Arches National Park (Utah) I - Deadhorses State Park (Utah) J - Capitol Reef National Park (Utah) K - Bryce Canyon National Park (Utah) L - Zion Canyon National Park (Utah) M - retour Las Vegas (Nevada)

Le moyen de transport : Un Camping Car de 30 pieds (9, 6m) de long, mu par un V-10 essence de 7, 1L de cylindrée. Nous passerons sous silence la consomation gargantuesque de l'engin par respect pour nos amis verts.

:D

J'ai un mal de chien à trier les photos, le décalage horaire faisant encore sentir ses conséquences.

Arrivée à Las Vegas tard le soir, nous en partirons le lendemain matin très tôt donc on ne verra pas grand chose de cette ville délirante. L'hotel (Le Luxor) est ........ gggrrraaannnd ! la déco kitch, et les allées sont peuplées de créatures bronzées et bombées, en mini moulantes razdelatouffe, montées sur talons aiguille, et dont les tarifs doit être prohibitif pour le bon père de famille que je suis : Donc on va se coucher Désolé pas de photo des bombasses (j'ai pas osé [:cawa] ), donc pour vous consoler, une photo de harley au détour d'un couloir :D 1)

Première étape : Le Grand Canyon 470 km de route en partant de Las Vegas ; Et bien sur, pour cette première étape, un vent de travers de malade qui m'a permis de prendre connaissance de la légendaire tenue de route des chassis américains. Bref, c'est épuisé que nous arrivons tard le soir au grand canyon; Il fait nuit et donc hors de question de voir quoi que ce soit. Il fait tellement nuit qu'on ne trouve même pas le Camping, mais un joli parking qui nous attendait pour la nuit :D . Lendemain matin, réveil frigorifique, ouverture de la porte et.............enfer et damnation, il neige ! visibilité 100m. La neige va tomber toute la journée, nous permettant de prendre notre temps pour trouver le camping. Puis vers 18H, le neige s'arrête et quelques trouées bleues s'ouvre dans le ciel; Je saute au volant et on se dirige vers Mather point avec l'espoir de voir quelques chose et là, miracle : 2)

Quand on s'approche à pied et que d'un seul coup on découvre ce gouffre, la sensation est dantesque ! C'est gigantesque ; Aucune photo ne peut rendre la dimension des lieus.

Le spectacle durera à peine 1/4 d'heure avant que le canyon soit plongé dans l'ombre....

3)

Changement de temps et de température le lendemain. On passe de -3° à 25° :ouch: . Le climat est assez surprenant dans le coin :D Powel Point, le matin 4)

et pour finir avec le Grand Canyon, Yaki point le soir 5)

Deuxieme étape : Page Environ 300km pour atteindre cette petite ville champignon, qui est née de la construction du barrage et de la création du lac Powel, lac artificiel. La ville ne présente aucun intérêt en soit, mais à proximité, on trouve quelques point remarquable. En premier, le Marble Canyon (dont il est impossible, une fois de plus, de rendre en photo les dimensions réels. 6) Les falaises toutes droites, taillées par le Colorado (ici de couleur verte car chargé d'une algue spécifique) doivent faire plus d'une centaine de mêtre de hauteur. Au fond, les Vermillons cliffs, référence à la couleur de la roche qui les compose.

Le Classic Horseshoe Bend; Arrivé trop tard dans la matinée, la lumière est un peu dure. Pour donner l'echelle, le petit point blanc sur le colorado est un bateau :D . La photo est archivu mais je ne pensais pas que c'était aussi gigantesque ! Et pour la prendre, il faut aller à plat ventre sur le rocher qui surplombe le vide (au moins 200m de vide en dessous, j'étais mort de trouille [:jesuciter] ) 7)

puis direction Lee ferrie's, une base de départ de rafting au bord du Colorado. Succession de Mushroom Rocks en chemin (rocher champignon) dont la base est éerroder par la boue qui ravine de la falaise environante, lors des gros orages. 8)

Et enfin Lee Ferrie's, au bord du colorado 9)

Après une nuit à Page, la météo se couvre et nous n'aurons pas le droit aux fameux rayons magiques dans Upper Antelope Canyon. Malgré cela, la beauté des lieus et renversante et à la vue de la roche sculptée, on imagine ce que cela donne quand il y a un orage (8 morts il y a une dizaine d'année). Bon, c'est du réchauffé, mais c'est quand même bôô ! 10)

11)

12)

Pour ceux qui iront un jour, bien emballer le boitier dans un sac plastique, ne pas changer d'objectif sur place et mettre un filtre (+ trépied obligatoire). Il pleut du sable en permanence dans ce foutu slot canyon !

Nous quittons Page en début d'après midi, sous un ciel couvert et le vent qui se lève. Dernière image du coin : La centrale électrique au charbon des Navaro, un peu surréaliste en plein désert. 13)

Direction Monument Valley; Plus on roule, plus le vent se renforce, commençant à lever des nuages de poussières et de sable. Bifurcation de Kayenta, nous approchons de Monument Valley; ça s'annonce mal :sweat: 14)

Bon arrivée à Monument Valley à la bonne heure (le soir) même pas avec les bonnes conditions météo. Un rayon de soleil quand même finit par perçé la poussière : 15)

à suivre............
Ouest USA: De Seattle à San Francisco automne 2008 (deuxième partie) English translation pending
by PSI31 · 2009-04-02 · 13 replies
La première partie est là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2234412/

Voici la suite et la fin ...

12 septembre 2008 SEATTLE 13 septembre 2008 BONNERS FERRY 14 septembre 2008 LAKE GLACIER NP 15 septembre 2008 HELENA 16 septembre 2008 GARDINER 17 septembre 2008 GARDINER 18 septembre 2008 GARDINER 19 septembre 2008 OLD FAITHFUL 20 septembre 2008 OLD FAITHFUL 21 septembre 2008 JACKSON HOLE 22 septembre 2008 PROVO 23 septembre 2008 MOAB 24 septembre 2008 MOAB 25 septembre 2008 MOAB 26 septembre 2008 MOAB 27 septembre 2008 DURANGO 28 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 29 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 30 septembre 2008 TORREY 1 octobre 2008 TORREY 2 octobre 2008 BRYCE 3 octobre 2008 BRYCE 4 octobre 2008 PAGE 5 octobre 2008 PAGE 6 octobre 2008 GRAND CANYON 7 octobre 2008 GRAND CANYON 8 octobre 2008 SEDONA 9 octobre 2008 CHINLE 10 octobre 2008 ALBUQUERQUE 11 octobre 2008 ALBUQUERQUE 12 octobre 2008 ALBUQUERQUE 13 octobre 2008 RUIDOSO 14 octobre 2008 RUIDOSO 15 octobre 2008 DEMING 16 octobre 2008 TUCSON 17 octobre 2008 TUCSON 18 octobre 2008 TUCSON 19 octobre 2008 SAN DIEGO 20 octobre 2008 SAN DIEGO 21 octobre 2008 SAN DIEGO 22 octobre 2008 PALM SPRINGS 23 octobre 2008 LOS ANGELES 24 octobre 2008 LOS ANGELES 25 octobre 2008 LOS ANGELES 26 octobre 2008 LAS VEGAS 27 octobre 2008 LAS VEGAS 28 octobre 2008 LAS VEGAS 29 octobre 2008 LAS VEGAS 30 octobre 2008 FURNACE CREEK 31 octobre 2008 SOUTH LAKE TAHOE 1 novembre 2008 YOSEMITE 2 novembre 2008 YOSEMITE 3 novembre 2008 MONTEREY 4 novembre 2008 MONTEREY 5 novembre 2008 SAN FRANCISCO 6 novembre 2008 SAN FRANCISCO 7 novembre 2008 SAN FRANCISCO 8 novembre 2008 SAN FRANCISCO 9 novembre 2008 SAN FRANCISCO 10 novembre 2008 AVION



Vendredi 3/10/08 : Debout à 6h et je fonce à Sunrise point, il fait 3 ou 4°, je croise quelques mule-deer mais pas de tamïas qui attendront les premiers rayons de soleil pour se lever et se réchauffer devant le pas de porte de la chambre! Nous devons être une grosse dizaine, un pro de la photo avec 3 appareils motorisés sur pieds qui tirent un cliché chacun toutes les 2" environs. Le ciel est un peu couvert, du coup quelques ombres dans l'amphithéatre. Ca se dégagera tout au long de la matinée qui nous emploierons à parcourir la totalité de la route jusqu'à Rainbow Point en faisant à peu près tous les stops. Petites ballades tranquilles, pour cause de dos douloureux, madame a annulé celle à cheval. En fin d'après-midi nous irons faire un tour au Ruby's Inn pour quelques courses alimentaires et deux lessives/sêchages. La boutique alimentation souvenirs habillements équipements du Ruby's est pas mal achalandée et très fréquentée par les hordes descendues des bus. Repas idem la veille pour moi, madame repose et grignote à la chambre. Etant seul, je me retrouve à table avec deux allemandes qui font leur petit circuit dans l'ouest elles-aussi. Heureusement l'une d'entre elles parle un très bon français, nous passerons un moment bien agréable à comparer nos impressions sur Vegas et Grand Canyon, nous les recroiserons sur le parking à Horseshoebend près de Page. D'un solide appétit elles aussi, nous prendrons dessert et café. Avec tout ça, je rentre un peu tard et madame dort ...

Samedi 4/10/08 : La pluie a commencé dans la nuit, lever froid et humide donc. Cela remet en cause la Cottonwood pour Page, nous ferons donc la boucle par Kanab. Arrêt au Happy Trails Café, attablés, une dizaine de fermiers/éleveurs discutent dur, deux trois "gueules" dont une réincarnation de Buffalo Bill d'environ 80 ans en 'tiag et stetson. Un peu plus loin deux pauvres chevaux se sont mis à l'abri dans une petite excavation rocheuse, la pluie redouble. Le vent pousse de gros nuages noirs, à l'intersection de la Cottonwood il y a une barrière mobile qui ferme l'accès.



Page : nous allons manger au Denny's (copieux et correct comme partout pour le prix), puis un petit tour dans Page, un bon expresso au Beans Gourmet Coffee House. Juste à côté une échoppe avec pas mal d'artisanat Navajo et notamment des articles pour chevaux, quelques selles d'occasion et neuves. Un vieux navajo tient là boutique de sellier. Un crochet par le Supercenter Walmart, immense, une grande majorité de navajos pour la clientèle. Une appartée sociale sur les bienfaits du libéralisme, 8 ans donc que je n'étais pas venu aux USA et je constate que l'on voit toujours et encore plus de "retraités", qui font bien leurs 65/70 printemps, au travail dans les emplois de services, super-marché et restauration, je ne parle pas des bénévoles qui officient en tant que "guide" dans les parks et musées. La réservation au Lake Powell Ressort fonctionne, chambre avec vue sur le lac, le ciel se dégage un peu laissant entrevoir un peu de soleil, malgré ça les couleurs des roches et de l'eau sont tristes. J'avais gardé un plus beau souvenir du lieu, de plus les eaux ont bien baissé en 8 ans, l'impression est moins saisissante. Repas du soir au Dam Bar Grill, bonne viande, un verre de Pinot, ambiance musicale et des écrans TV pour les matchs de Football US, accueil très sympa, le serveur nous reconnaissant le lendemain nous offrira une part de tarte comme dessert. Retour à la chambre et sur la pelouse devant la baie vitrée une famille de lapins prend le frais dans le noir.







Dimanche 5/10/8 : Ciel dégagé! Barrage de Page, un groupe de bikers avec l'intendance qui suit en pick-up 4x4, des bateaux/mobil-home sur des camions.





Pour s'accrocher avec les orteils !



Petit bateau ....

Passage par Horseshoebend, http://www.pbase.com/brianowski/horseshoe, une bonne vingtaine de touristes sur le site, nous sommes les seuls français, un couple de russes qui à force de faire approcher leur fille d'une quinzaine d'années du bord lui feront tellement peur qu'elle en pleurera, idiot. Nous allons ensuite vers Navajo Bridge, ou se côtoient donc le vieux et le récent pont, vertige pour moi même au milieu de la chaussée!





Avant - Après





Nous continuons jusqu'à Lee's Ferry. C'est le lieu de départ des embarcations, barques bois ou canots pneumatiques de 2 à 6 places en plus du rameur, qui descendent le Colorado en tout ou partie. Nous en verrons quelques uns démarrer après un long briefing et une sérieuse vérification des équipements. A cet endroit, le fleuve est encore bleu vert du fait de la proximité du barrage, il se charge d'alluvions beaucoup plus bas, l'eau doit être aux alentours de 8/10°.

http://www.youtube.com/watch?v=YSNzPLYXMFM









Nous arrivons à Antelope Lower vers 13h30, nous sommes une dizaine, à 14h le guide nous conduit à l'entrée de la faille qui descend dans le canyon nous laissant libre de prendre notre temps. Le soleil un peu bas et le ciel un peu voilé les couleurs ne seront pas éclatantes, mais le charme opère quand même, surtout à pouvoir le faire dans le silence et pratiquement seul, chacun se laissant distancer. A pas mal d'endroit le sol est bien humide avec parfois quelques flaques, la pluie de la veille. Nous y passerons une bonne heure. Même en le revoyant je trouve cet endroit toujours aussi féerique, l'usure du temps, l'eau et le vent ont vraiment sculpté des formes fantastiques.

On rentre là !





Pause café à Page, retour à la chambre, mail, courrier, .....

La trace blanche sur la roche marque à peu près le niveau du lac tel que je l'avais découvert en 1998.

Repas au Dam. Bière en musique. Lapins. Dodo.

Lundi 6/10/09 : Petit déj au Beans à Page, un expresso au soleil, un vieux navajo profite du wifi avec son portable en terrasse. Ce soir nous coucherons au Grand Canyon, route donc vers Cameron en passant par Kaibito la 98, la 160, pause casse-croute à Tuba City, petit tour au Trading Post, marché du temple pour touristes, avec quelques rares jolies choses d'artisanat Navajo. Puis la route bifurque à droite pour petit à petit approcher de la faille, arrêts aux différents points de vue, soleil, pas trop de brume, avant de rejoindre le El Tovar ou nous passerons deux nuits, direction Papillon à Tusayan, pour réserver le Grand Tour. Au loin dans la direction sud-ouest un immense nuage dû à un feu de forêt pousse dans un ciel tout bleu.

Incendie

Rendez-vous le surlendemain à 9h pour vol vers 10h, pas de place pour demain. Nous prenons la chambre, magnifique vue depuis le balcon sur le canyon à gauche, la Hopi House en face.







Pause café thé cigarettes sur les transats au soleil. Ballade et photos le long de la Rim Trail, pas trop de monde, le lieu semble inciter les gens à un certain silence. Hermits Rest Road est fermée pour travaux, on ne peut pas aller plus loin que Maricopa Point. Repas du soir au resto Coronado Room du Best Western Squire Inn à Tusayan, ambiance cosy, bonne cuisine, accueil et service souriant et un brin stylé. Une longue pause au bord du canyon avant d'aller au lit, deux trois lumière dans le lointain vers le fond de la gorge. Pas un bruit si ce n'est celui de la nuit et de quelques rongeurs qui fouillent les poubelles pas encore vidées par une employée en train de le faire à preque 23h !

Mardi 7/10/08 : Madame dort, je me lève, 6h30, sur la pelouse du El Tovar et aux abords immédiats, des mule-deer finissent leur nuit couchés en rond, le regard curieux et attentif, ils se laissent filmer en confiance. Les écureuils sont déjà debouts, et s'agitent sur le petit mur bordant le canyon.









Ballades aux alentours jusqu'au Kolb Studio sympa, puis nous partons vers Williams après petit déj au Jennifers Bakery & Internet, petites tables extérieures au soleil. Stop en route au Planes of Fame Air Museum qui semble fermé. Une petite heure à tourner dans Williams pour photos. Midi nous grignotons à Flagstaff et promenons en ville, quelques jolies boutiques d'antiquités, de nombreux bars et restos, pas mal de jeunesse en terrasses, il fait très beau. Petit détour vers la vieille gare, un train long comme un jour sans pain passe et hurle (92 wagons). Retour à Grand Canyon par la 180, petit tour en forêt. Re coup d'oeil depuis la Rim Trail. Repas du soir au Yippee-Ei O Steakhouse, c'est l'usine, qualité moyenne, copieux, que du touristes étrangers en majorité.

Loco du Grand Canyon Railway

Dodo.

Mercredi 8/10/08 : Vol hélico ce matin, beau temps, pas de vent, la pesée au comptoir pour l'attribution des places dans la soucoupe volante, le film pour les consignes de sécurité (anglais ou espagnol), un peu d'attente, puis distribution des tickets numérotés, madame est chanceuse car ayant le plus petit gabarit elle gagne le N°1 à côté du pilote, moi derrière lui, nous sommes 6 passagers en tout, deux couples allemands avec nous. Huit ans après le vol est toujours aussi beau et impressionnant (même musique "Ainsi parla Zarathoustra" pour l'arrivée au surplomb), différence par rapport à Mai 2000, il ne neige pas sur la North Rim, et la forêt a de magnifiques couleurs automnales. On peut avoir le sentiment d'être dans une usine à touristes, les rotations s'enchaînent à un rythme effréné, mais je retrouve la même impression de professionnalisme et de sécurité. C'est après le vol de Canyonlands le deuxième à faire si on peut se le permettre. Pas d'esbroufe de "champagne" californien en bas, peu de turbulences comparé à l'avion et surtout une vue de beaucoup moins haut de la partie Est, la plus grandiose.

Confluent du Little Colorado (bleu clair) et du Colorado



Une fois l'émotion digérée et le plaisir savouré nous cassons une petit croute après deux courses au Minimart de Tusayan. Route vers Sedona par la 64, la 89et la 89A. Beaucoup de circulation entre Flagstaff et Sedona, la route est belle en forêt et serpente beaucoup, pleins de petits motels cachés sous les arbres le long de la rivière entre Slide Rock SP (quelques baigneurs dans les petits bassins)et Oak Creek Vista.





Nous logerons au BW Arroyo Roble & Creekside, jolie chambre sur l'arrière avec belle vue sur les rochers rouges flamboyants qui dominent Sedona. Petit tour en ville, mais il est tard et les boutiques ferment, j'essaie de retrouver l'une d'entre elles ou j'avais vu une sculpture peu travaillée faite dans un morceau de racine et tronc de cactus représentant une tête de chef indien avec sa coiffe de plumes. Je ne trouverais rien de semblable, en tout cas rien en bois de cactus. Sedona ne dépérit pas, beaucoup de monde, beaucoup plus de "galeries d'art"... Nous déambulons jusqu'à la nuit tombée. Nous mangerons au Cowboy Club, mojito et filet mignon de porc excellent. Service un peu long mais beaucoup de monde. Café et au lit.

Jeudi 9/10/08 : Aujourd'hui direction Chinle, petit détour par Mormon Lake que j'avais vu sous la neige en Avril 98, joli petit coin paisible et verdoyant, puis direction Holbrook par la 40/180, petite ville me faisant penser à Williams mais encore plus abandonnée, beaucoup de batiments, stations, garages, motels plus ou moins à l'abandon. On s'arrête dans un bric à brac vendant du bois pétrifié, des VHS d'occase, des vinyles, ..., le maître des lieux (look de Walter Brenan dans Rio Bravo) nous affirme même pouvoir en livrer un camion en France mais gaffe au prix! On repart avec notre petit morceau 15$. Traversée de Petrified Forest depuis le sud, Visitor Center, passage par Blue Mesa Scenic Drive, pratiquement personnes tout au long de la route qui remonte au nord jusqu'à Painted Desert, beaucoup de vent, un peu froid.









Pause à une petite aire de repos, une vieille carcasse de voiture évocation de la Mother Road aux environs de Pinta.





A Chambers, direction nord par la 191. Route en assez mauvais état, rainurée transversalement sur des dizaines kilomètres, on se croirait en train ta-da-dam ta-da-dam ....Des paysages assez désolés, beaucoup de poussière soulevée par un vent violent qui voile un soleil de moins en moins tonique, des terres grises. C'est l'heure de la sortie à Ganado, plein de jeunes navajos marchent un peu vers nulle part le long de la route d'ou l'on aperçoit quelques pauvres mobil-home perdus dans le lointain comme dans les environs de Page en allant vers Cameron.





Il est un peu plus de 16h30 quand nous arrivons à Chelly, les points de vue du haut de la rive sud du canyon, pas un chat, un vent qui devient glacial. Le soleil est trop bas pour un bon éclairage du canyon. Madame découvre et se régale, je suis moins séduit que la première fois.





L'ours ?



Accueil sans fioriture au Thunderbird Lodge, chambre nickel, j'aurais pu ne pas réserver, à priori moins de la moitié du lieu est occupée. L'endroit est agréable, planté de nombreux arbres. Nous mangerons simple genre tacos/fajitas aux milieux de familles navajos au grand complet, grands-parents, enfants, au resto style Denny's du Best Western de Chinle ...10 ans que je n'étais pas venu et toujours le même aspect d'une région pauvre et désolée, dévastée par la pauvreté, de quoi vivent ils, la réponse comme dit le Routard est sûrement à chercher dans les nombreux centres d'aide sociale des Affaires Indiennes. J'avais eu ce même ressenti à Kayenta en 98, mais là, la proximité de Monument Valley si sublime de grandeur et de beauté avait atténué cette sensation de malaise, mal-être qui me vient ici. Un café/cigarette devant la porte de la chambre dans la nuit noire, le vent est tombé, il fait moins froid.

Vendredi 10/10/08 : Nous quittons Chinle pour Albuquerque et son International Balloon Fiesta. Passage par Gallup, Ramah, El Morro, Grants. Beaucoup de route dans les paysages plats et assez monotones du Nouveau-Mexique nord, végétation faite de résineux éparpillés et rabougris.



Changement de véhicule à l'aéroport agence Hertz, nous laissons notre Ford Expedition avec 20183 miles au compteur, pour hériter d'une Cadillac DTS (25692 miles au compteur, GPS là aussi) dans laquelle nous aurons quelques difficultés à loger nos valises.



Nous nous installons pour trois nuits au Club House Inn & Suites, belle chambre avec petit salon séparé donnant sur le jardin intérieur avec piscine. L'hôtel est situé tout près d'une voie rapide mais hyper calme grâce à une bonne isolation. Après installation, internet pour les news familiales nous partons pour la Fiesta. Au programme ce soir, feu d'artifice après la Glowdeo, moment ou à la tombée de la nuit les ballons à air chaud sont gonflés au sol et les flammes les éclairants illuminent la nuit de plein de couleurs. Entrée gratuite, beaucoup de monde, des familles entières, très bon-enfant, ambiance kermesse, pique-nique sur les pelouses, des allées complètes de snacks divers et variés, un seul point de vente de bière, clos par de petites barrières, on ne sort pas avec son verre à la main, consommation sur place obligatoire, la police d'Albuquerque patrouille sur d'énormes chevaux paisibles avec un certain succès.







Un énorme tacos à emporter, nous déambulons entre des tas d'exposants, de marchands de souvenirs, tee-shirts, jouets, ... Un peu plus loin, une scène, un groupe rock, chanteuse style Janis Joplin, sympa. Mais pas la météo, qui se gâte, gros nuages noirs sur la montagne au sud, et un vent à décorner une Long Horne. Du coup par mesure de sécurité il n'y aura que deux tentatives de gonflages, quelques participants font un peu le spectacle en allumant les bruleurs qui crachent bruyamment des flammes de 4/5 mètres de haut. Feu d'artifice sympa pour clôturer la soirée.







Nous allons nous coucher en croisant les doigts pour que la météo soit plus favorable Dimanche matin, en effet j'ai réservé et payé un vol avec Rainbow Riders en ballon à air depuis Décembre 2007.

Samedi 11/10/08 : Debout 5h, 45mn après arrivée sur le site, il fait encore nuit mais, le vent souffle déjà fort, trop ! En effet au fur et à mesure de la matinée, ayant acheté l'Albuquerque Journal, nous apprendrons que la veille un accident mortel à eu lieu aux abords du site, un ballon rabattu par le vent a brulé en touchant une ligne électrique, du coup tous les vols sont annulés, aucune compétition sauf amélioration de la météo, mais sans espoir vraiment avant demain(http://www.nowpublic.com/...loon-fiesta-accident ) . Après la déconvenue de Glacier Park, celle-ci est costaud! Le vol du lendemain matin est donc en suspend. Il est aux environs de 9h30 quand nous rentrons à l'hôtel le moral en a pris un coup, depuis tant d'années, je rêvais de voir ces dizaines de ballons flamboyants dans un ciel pur bleu ... Pour se consoler, direction le buffet petit-déj, copieux et bon.

http://www.youtube.com/watch?v=XMWNcONE01g









Nous décidons alors d'aller jusqu'à Santa Fé, "grâce" au vent le ciel est dégagé! Tour en ville, boutiques, galeries avec toujours autant de belles œuvres, du monde, pour cause de messe en cours impossible de visiter la cathédrale. Le cœur de la ville n'a pas vraiment changé en 8 ans, les natives vendent toujours leur production plus ou moins belle et artistique sous les arcades du Palace of the Governor, les constructions en adobe sont toujours la règle au moins aux alentours immédiats de la place qui a conservé son kiosque à musique.





En écoutant une des radios locales, nous avons confirmation que toutes les manifestations du soir sont annulées. Un détour par Taos petite place centrale bordées de vieilles maisons converties en boutiques à souvenirs touristiques et autres. Nous rentrons donc en fin de soirée sur l'hôtel, repas en cours de route au San Felipe's Casino situé sur une réserve indienne, quelques pièces puis dodo.

Dimanche 12/10/08 : Idem hier matin, nous allons direct au chapiteau de Rainbow Riders, c'est bon pour la réservation, les vols sont complets. Durant l'enregistrement on nous fait remplir l'éternelle décharge, contrôle identité, nous sommes divisés en groupe de 6, il y a semble t'il 8 ballons en tout, présentation faite du pilote, on nous indique l'emplacement du notre sur le pré d'ou l'on s'envole. Il est 6h45, rendez-vous 7h30, ils attendent confirmation de la part des autorités de l'autorisation de voler. Un petit café rapide dans un des stands, un peu inquiet je ne vois pas beaucoup d'équipage privé en cours de préparatif. 7H30 nous revenons, attendrons jusqu'a 8h30 et là comme pressenti, tout est annulé. ( http://www.kob.com/...tories/s616536.shtml ) Rainbow Riders nous propose le remboursement ou le report du vol au Mardi, nous serons rembourser par virement sur CB deux jours après sans frais et même avec un petit bénéfice dû au cours du $ plus avantageux que lors de l'achat. Retour sur l'hôtel, deux courses pour grignoter dans la chambre (micro-onde) pour midi, petite sieste matinale en attendant le repas. 13H on se réchauffe donc notre cuisine chinoise et nous partons vers le Old Town et la Plaza. Quartier plus ou moins typique du vieil Albuqueruqe, beaucoup de monde, nous sommes Dimanche, devant une des innombrables boutiques, 6 vétérans Navajos dédicacent leur livres, ce sont eux les Windtalkers qui ont inspiré le film avec Nicolas Cage. Nous en achèterons un que chacun d'entre eux signera en entourant son visage sur quelques photos de l'époque ou ils étaient dans les Marines. Repas du soir à La Hacienda sur la Plaza, cuisine mexicaine très copieuse, correct pour le prix sans plus, beaucoup de gens d'ici en famille, des repas de groupes qui chantent et boivent.

Lundi 13/10/08 : Ce matin départ pour Ruidoso par la 85 et la 380. J'avais envie de passer deux jours dans ces montagnes du Nouveau Mexique, ou l'on fait du ski l'hiver (Station Ski Apache gérée par la tribu des Mescaleros). En quittant Albuquerque, la route traverse des paysages toujours aussi secs, ciel bleu, peu de vent (Rrrrrrrrrrrrrrr !!!). Nous traverserons la partie nord du White Sands Missile Testing Court et en sortirons vivants. A l'approche de Carrizozo, pause ballades et casse croute au Valley of Fires State Park : grande zone d'environ 50km de long sur 5 à 10 de large couverte de lave noire ou poussent différents types de cactus et autres plantes à épines. Quelques points sont aménagés pour les RV avec des BBQ, abris et tables. Un arrêt café à Carrizozo ....





La route commence alors à monter gentiment aux travers des sapins, les alentours de Ruidoso ressemble bien à une zone de villégiature aisée, de belles propriétés et maisons cachées dans la forêt. Nous coucherons deux nuits au Inn of the Mountain Gods, bel hôtel casino niché au creux d'un vallon au bord d'un lac, reposant, vert. Un parcours de golf en borde une partie. La température se fait plus fraiche sur le soir. Belle chambre, vaste, qui donne sur le plan d'eau, avec juste en face au loin deux tepees à la lisière de la forêt.





Nous mangerons au buffet du casino, très bien. Nous discuterons un peu avec une jeune cuisinière américaine qui venait de passer un an en Italie dans un restaurant pour parfaire sa formation. Elle se désolait un peu du manque de diversité de la cuisine proposée ici. Elle tenait le "stand" fruit de mer, et préparait les plats selon les désirs des clients. J'ai choisi une poêlée de crevettes et petits supions sautés ail et huile d'olive. Quelques cents pour les bandits en sirotant un mojito et dodo.

Mardi 14/10/08 : Debout vers 8h, une brume épaisse enrobe tout le coin, un vent glacial la pousse au dessus du lac, la journée est consacrée à la visite de petites villes aux alentours.





Nous partons donc sous la pluie et un ciel très bas pour dans l'ordre :Capitan (Smokey Beat Historical SP), Lincoln (souvenir de Billy the Kid, pas âme qui vive, le peu qui est à voir ou visiter est fermé), Hondo, San Patricio, Mescalero, Tularosa, La Luz, Cloudroft (jolie petite ville, quelques beaux bâtiments notamment le Lodge), puis la Cox Canyon Hwy jusqu'à Mayhill qui traverse la Lincoln NF puis retour à Ruidoso par la 82 et 244, un expresso au Starbuck avant l'hôtel. Journée un peu gâchée par la météo, mais malgré tout de belles routes au travers de forêts, prairies.

Repas au resto Wendell's de l'hôtel, bon steackhouse. Re-mojito, re-piéces, dodo.

Mercredi 15/10/08 : Au programme aujourd'hui, l'Air Space Museum d'Alamogordo, sympathique évocation des campagnes spatiales US, mais aussi de nombres de leurs missiles. Le musée domine la ville vers l'ouest, dans le lointain une grosse couche nuages ou de brouillard recouvre le bas de Kaylor Mountain. Nous entrons dans White Sands Nat Mont en milieu de matinée le Ranger nous informe que le park ferme à12h30, pour cause de tirs de missiles entre 13 et 14h. Nous avons donc un peu plus de deux heures pour marcher, photographier (ce n'est pas la meilleure heure avec le soleil au zénith) et grignoter. Sont aménagées de petites guérites en tôle ondulée pour s'installer, nous croiserons trois bus scolaires qui visitaient le park. Le sable est vraiment blanc, avec la luminosité on se croirait au ski! La végétation est assez rare, mais quelques arbustes et fleurs roses et jaunes parsèment ces étendues presque immaculés.







Nous roulons ensuite vers Las Cruces, stop pour se désaltérer, puis jusqu'à Deming. Petite ville perdue au milieu de rien en bordure de la Highway 10/70. Dodo au BW Mimbres Valley, correct, et repas dans un petit resto familial (pseudo italien) Palma's, deux trois familles du coin et quelques personnes âgées qui repartent avec la moitié de leur repas dans l'éternel doggy-bag. 19H il fait nuit, retour hôtel, télé, internet pour les news et rideaux.

Jeudi 16/10/08 : Ce soir nous nous arrêtons pour trois nuits à Tucson. Aujourd'hui encore je prendrais ma dose de routes rectilignes, de prairies séchées de fin d'été, de cactus, de roches, de montagnes à l'horizon, j'aime ça aussi rouler rouler ... Passage donc par Lordsburg Rodeo Apache Douglas(ville frontière avec le Mexique, le mur, les grillages, la poussière qui vole, la pauvreté). Direction ensuite Bisbee (qui semble ne pas dépérir au cours des années, toujours la brulerie de café qui parfume l'air à certaines heures me rappelant mon enfance au Marché Victor Hugo avec le café Baquié, quelques vieux bâtiments restaurés en plus de puis 8 ans, le Cooper Qeen ou j'avais dormi et bien mangé est toujours là, la serveuse étudiante connaissait même Toulouse y ayant passé 15j lors de son séjour d'un an à Paris) puis remontée par Nicksville, Sierra Vista, Whetstone, Benson, et enfin Tucson. Trois nuits donc au JW Marriot Starr Pass, bel hôtel sur une colline dominant Tucson, des Saguaros partout autour, piscines, bars, restaurants. Beaucoup de monde, un congrès, des touristes américains en majorité. Très beau parcours de golf attenant, fréquenté très tôt le matin, 7h déjà les voiturettes circulent et les balles volent! Petite virée au Desert Diamond Casino, repas au buffet, bien.







Vendredi 17/10/08 : Un aller et retour sur Tombstone (boutiques pour ramener des queues de Rattlesnake, bar musical et ses quelques figurants pour une bière, peu de monde, le cimetière, je revois tout ça et je n'y reviendrais pas), puis direction le Pima Air Museum (9, 75$/pers), immense, des centaines d'avions civils et militaires, dedans dehors restaurés fatigués, un régal mais grosse chaleur à la longue dehors, les hangars eux sont climatisés.

Le cimetière de Tombstone ...



L'autre cimetière de Tombstone ....

Les rues se vident avant les duels ...



B 17G

Drôle de guêpe !







Passage par le Davis Monthan Graveyard AFB, pas mal de tours et détours pour approcher les grillages et faire des photos de ces centaines ou milliers d'avions stockés là en attente de destruction ou réutilisation pour quelques uns parait-il. Impressionnant cet amoncèlement de machines de guerre qui dorment ou meurent là.









Nous restons dans les alentours de l'hôtel pout profiter des derniers rayons de soleil qui embrasent ciel et collines. Soirée idem la veille.

Samedi 18/10/08 : Petit-déj sur la terrasse devant l'hôtel, le soleil du matin cogne déjà, quand soudain une musique m'accroche l'oreille: c'est Carla qui nous poursuit jusqu'ici en effet, son "amoureux" rencontre Bush à Washington. Nous partons faire un tour dans le centre de Tucson, St Augustin Cathedral, El Barrio Historico District, El Presidio Park & District, Congress Street, Broadway Bvd, les petites rues environnantes, puis nous passerons l'après-midi dans Saguaro West Park, ballades, visite de l'Arizona Sonora Desert Museum (13$/pers), instructif, agréable, beaucoup de bénévoles expliquent la vie au sens large (serpents, colibris, fleurs, cactus, ...) dans le désert environnant. Coucher de soleil dans les montagnes. Repas du soir, très bon steackhouse dans un ancien garage réaménagé, belle déco, service souriant et attentionné, mais impossible de remettre la main sur le nom (sur la même avenue qu'Olive).















Dimanche 19/10/08 : Aujourd'hui nous quittons le Nouveau Mexique pour San Diego, pas loin de 700km par la 10 et la 8, toujours vers l'ouest et le pacifique au bout. La radio calée sur les stations country qui se succèdent au fur et à mesure, en essayant d'éviter les nombreuses émissions religieuses du Dimanche matin. Route monotone juqu'à El Centro, commencent alors des dunes puis à partir d'Ocotillo on s'élève dans une région montagneuse toute de pierres rondes(un énorme chaos de Targasone!) . Après plusieurs stops cafés, repas, repos, "dégourdissage" de jambes, nous arrivons vers 17h à notre hôtel Dana Inn on Mission Bay pour trois nuits. La chambre (2203)donne par un balcon sur un bras de mer qui mène au port, pelouse verte et palmiers, mouettes et pélicans sous les yeux.



On pose les valises, petite douche pour se "réveiller" et nous allons par le gigantesque pont vers l'Hôtel Coronado situé sur l'ile faisant face à la ville, ballade au bord de l'océan sur le sable, points de vue sur San Diego, un porte-avion, des voiliers, les avions en approche de l'aéroport semblant passer entre les gratte-ciel.









19h, la nuit est tombée, nous allons diner au Sea Port Village, quelconque lieu piège à touristes avec ses boutiques à souvenirs, peu de monde. Nous mangerons au Harbor House Seafood Restaurant, huitres pas fraiches, poisson peu copieux, propreté du lieu douteuse, de temps en temps une blatte traverse la nappe, à éviter donc !! Un petit tour en ville en voiture avant d'aller au lit.

Lundi 20/10/08 : Pour se réveiller, un détour par Ocean Beach ce matin, petite brume sur le pacifique, quelques jeunes surfent déjà, il est 8h. D'autres rangent leur sac de couchage après une nuit dehors et grattent déjà leur guitare, au bout de Abbott Street et Newport Avenue nous buvons un double expresso face à au pacifique, le Starbucks est juste à côté en face un hostel un peu délabré. D'ailleurs le quartier semble un peu à la limite du "marginal", ou du moins très hippies baba surf tatouage, plein de petites boutiques de fringues et restos/bars, tout ce petit monde s'éveille sourit, sympa comme impression.





A la taille de la planche.

La majeure partie de la journée sera consacrée au Seaworld, toujours aussi agréable avec de beaux spectacles et des tas d'animaux bien mis en valeurs, on peut accessoirement nourrir des otaries, des dauphins, caresser des raies, ... La météo nous offre une douce chaleur qui doit durer au moins la semaine.







Passage par La Jolla qui me semble de plus en plus résidentiel, petite ballade en bord de "falaise" les pélicans font du rase-mer. Puis direction Gaslamp, on traine un peu dans les rues, beaucoup de jeunesse, des tas de restos et bars musicaux, un magasin de voitures de collection avec des répliques d'AC Cobra, Spider Porsche, une vraie Traction-Avant moyennement restaurée à 35 000 $ et une Smart d'occase à 27 000 $ !! Nous irons manger chez Croce's, deux douzaines d'huitres excellentes avec un verre de Chardonnay, ça fait du bien et ça change de la viande souvent très bonne mais enfin un peu de diversité dans les repas. On tourne encore un peu pour profiter de cette animation et retour à l'hôtel.

Mardi 21/10/08 : Re petit-dèj à Ocean Beach, on a bien aimé cette ambiance le matin, puis journée au Zoo. J'avais visité le WildLife il y a 8 ans, bien mais pas envie de rouler autant. Le Zoo est toujours aussi beau, du monde, ours blancs et hippopotames à voir, pleins d'autres animaux dans un parc luxuriant et proprement présenté, les pandas sont plus nombreux mais dorment toujours beaucoup.





En fin d'après-midi, Balboa Park puis retour vers le centre, Old Town, Horton Plaza, le stade de base-ball, repas japonais moyen dans Gaslamp, une bière au Whiskey Grill, dodo.









Mercredi 22/10/08 : Route vers Palm-Springs aujourd'hui en passant par Alpine, Descanso, Julian (jolie petite ville), Ocotillo Wells (la traversée de Anza Borrego Desert est sauvage et désertique), Salton Sea (Salton City catastrophe écologique les berges sont couvertes de millions de petits et gros poissons morts desséchés et de coquillages dans le même état, quelques habitations fatigués motor-home délabrés, c'est sinistre, mais je voulais voir), La Quinta, Indian Wells. Plus l'on approche de cette dernière partie du trajet, plus on voit de palmeraie et d'immenses zones irriguées pour la production maraichère.







Pause d'une nuit au Spa Resort. Après dépose des valises, petit tout en ville ou se déroule la parade des écoles de la ville, élèves déguisés, profs et directeurs en décapotables en famille, majorettes, équipes de basket ... amusant et impensable en France, très bon enfant et festif.







Repas du soir au buffet de l'hôtel, un mojito au bar et dodo.

Jeudi 23/10/08 : Toujours grand beau temps et ça dure depuis Ruidoso. Direction la traversée de Joshua Tree NP pour terminer à Los Angeles ce soir. Quelques photos à la sortie ouest de la ville pour les éoliennes, puis route à l'est.



Nous entrerons par le sud Cottonwood Visitor Center juste avant Chiriaco Summit pour sortir du park à Joshua Tree, après avoir fait différents stops : Cholla Cactus Garden, Keys View, Hidden Valley, Park Boulevard...



Pause repas dans un Burger King le long de la route, des frites d'un autre monde en forme de ressort juste comestibles ...

Frite-ressort ....



Nous prenons ensuite la 62 et la 10 pour rejoindre Los Angeles ou nous coucherons trois nuits. Pour la deuxième fois, le GPS va nous être plus qu'utile, pour se retrouver. Il va nous servir durant ces trois jours, car l'enchevêtrement des différentes voies rapides et autoroutes dans LA n'est pas très évident, de plus à certaines heures la circulation est assez dense et dépasse bien de 10 à 15 miles/heure la limitation (gros changement depuis 8 ans).



Nous nous posons donc au Westin Bonaventure, belle chambre (2607) avec coin salon au 26° étage avec vue sur l'Observatoire et la colline d'Hollywood au loin. On y accède par des ascenseurs extérieurs intégralement vitrés offrant une belle et impressionnante vue en cours de la montée. L'intérieur de l'hôtel est magnifique, immense atrium, jets d'eau, bars, restaurants, salle gym, construction toute en courbes et niveaux ....









Vers les 20h nous partons pour Santa Monica, promenade dans le quartier piéton, ou il est interdit entre autre de fumer, repas huitres poisson au Boa Steackhouse, très bien.

3th Sreet Santa Monica







Retour hôtel.

Vendredi 24/10/08: Journée aux Studios Universal, nous y sommes à l'ouverture, on commence par le tour en "train" de quelques décors plus ou moins attractions (métro, dents de la mer, ....). Puis tranquillement, nous passerons d'un spectacle à l'autre, j'éviterais perso les attractions style montagne-russe, madame adore. Pas trop de monde donc peu de temps d'attente. Beaucoup de français et d'italiens.

Cuisse de dinde au grill

Kiss ...



Dérision ...

Direction l'Observatoire ( buste de James Dean) et Griffith Park pour la tombée de la nuit. La vue est toujours aussi époustouflante, la nuit est claire, la vue s'étant à des dizaines kilomètres, un dirigeable, les avions qui arrivent et repartent de LAX, et la ville quadrillée par les rues, avenues, highways et freeways saturées de milliers de voitures qui scintillent. L'accès au park ferme vers les 21/22h, il renferme des clubs d'équitations apparemment assez fréquentés en fin d'après-midi.



De retour à l'hôtel, comme il se fait tard, nous y mangerons : italien, escalope au Marsala et spaghettis, au Marcello's.

Samedi 25/10/08 : Ce matin après un bon café au Starbucks du coin, montée au plus haut de Mulholland Drive, photo des célèbres lettres de l'Hollywood Sign sur fond de ciel bleu, les petites routes serpentes dans cet ensemble de collines qui dominent Hollywood et Beverly Hills, cela me rappelle certains coins de la Côte d'Azur vers Eze village, entre les différentes corniches, de belles maisons cachées, quelques architectures notables, des points de vue rares. Ballade en voiture dans les beaux quartiers sous les alignements de palmiers aussi fins que hauts.

Du haut de Mulholland Drive

Nous redescendons vers le Grauman's Chinese Theater, beaucoup, trop de monde, difficile de faire quelques photos des empreintes et étoiles. Petit tour sur Hollywood Boulevard, moins sale et limite glauque qu'il y a 10 ans. Ayant ramené madame qui se repose à l'hôtel, je vais faire un tour dans le quartier du Angels Flight Railway, sur South Broadway, quartier très Amérique du Sud, boutiques vêtements pas chers, des robes de mariées aux couleurs roses et bleues incroyables, un marché couvert typique avec de la cuisine guatémaltèque vénézuélienne mexicaine, une pharmacie chinoise traditionnelle, un salon de massage chinois, des maraichers, d'infinis étals de piments. Quartier populaire, un Mc Do' ou une vieille dame asiatique sans âge débarrasse et nettoie les tables en échange d'un repas, des marchands de téléphones portables à même le trottoir, un immense portrait d'Anthony Queen sur un mur de briques, la sortie d'une chapelle pentecôtiste d'une mariée mexicaine ....













Passage par Old Plazza et El Pueblo (caserne pompier, gare), Chinatown (rien à voir avec celui de San francisco), puis retour à l'hôtel pour ranger, trier, sauvegarder photos et vidéos. En fin d'après-midi, retour sur Santa Monica, beaucoup de monde, bord de mer, quelques homeless dorment sur les pelouses, pier, rues piétonnes ou se pressent des artistes divers et variés, des stands de Bush et Obama.







Homeless





Attirés par le nom "Anisette", nous mangerons là. Belle brasserie tenue par Alain Giraud (chef français) et son chef Joshua Smith, au choix tables ou bar, clientèle plutôt jeune et aisée. Installés au bar nous prendrons pour changer, des huitres et une superbe bourride de lotte à la sétoise accompagnée d'un Picpoul de Pinet (on se ressource, j'apprécie ce vin depuis plus de 20 ans !). Très étonné de trouver ce vin, j'en discute avec la serveuse (une bombe mexicaine croisée de Speedy Gonzalez) qui ira chercher le sommelier très aimable, originaire de Bretagne. Il expliquera son choix, par le fait qu'il veuille faire découvrir de bons crus régionaux français à des prix abordables du fait de leur moindre renommée sur une carte aux tarifs qui grimpent nettement plus haut. Nous aurons la surprise de nous voir offert le pichet de vin (4 verres) !! A nos côtés c'est installé un couple de Gallois, ces dames discutent un peu mi français mi anglais, il est ferrailleur, ils connaissent et fréquentent régulièrement la côte languedoc-roussillon et donc Sète et sa région. Bon repas et moment sympathique. Retour hôtel par les freeways très fréquentées en ce samedi soir.

Dimanche 26/10/08: Ce matin nous partons pour Tehachapi (5000 éoliennes), Barstow ou nous faisons un stop pour courses pique-nique, puis la 15 direction Las Vegas (dans le sens opposé des milliers de véhicules roulent au ralenti direction LA, c'est la fin du week-end). A nouveau des paysages désertiques, la chaleur, des massifs montagneux à l'horizon, stop à Primm pour des achats au Fashion Outlets (Jean's Lee ou Wrangler à 15$, Polo et Chemise Ralph Laurens de 25 à 39$), nous trainons un peu volontairement car je veux arriver de nuit à Vegas, je trouve cela plus "magique". Nous nous installons pour quatre nuits au Bellagio (Cypress Room).Magnifique chambre, 10° étage pile au milieu du bâtiment, salle de bains pour elle avec baignoire spa, l'autre pour moi avec douche hammam, un côté salon Tv, et un côté lit (un écran plat escamotable au pied) face à une baie vitrée donnant sur le lac, ses jets d'eau, et la Tour Eiffel du Paris.

http://www.youtube.com/watch?v=DeZcltt-5wA



Soirée dans l'hôtel, repas excellent au Fix avec un carré d'agneau et verre de Merlot. Un tour pour les jeux et les jeux d'eau sur le lac (3.5 hectares) sur des airs de Sinatra, Bocceli, Dion, ... On s'endort la Tour Eiffel entre les orteils ...











Lundi 27/10/08 : Journée sans voiture, nous ferons le tour des quelques grands casinos côté sud, à pied, métro aérien, Monte Carlo MGM Luxor Paris .... Quelques achats souvenirs. Nous réservons des places pour le Rêve demain soir et Ô le lendemain. Repas du soir au buffet du Bellagio, belle qualité et beau choix, nous allons ensuite à Fremont Street pour l'Experience (spectacle lumineux sympa) puis passage par le sommet du Stratosphère, quelle vue, mais quelle parano pour y accéder, fouille et papiers d'identités. Sur le retour arrêt au spectacle du Treasure Island que j'ai trouvé assez nul (c'est la Star Ac) en comparaison de l'ancien lorsque le bateau pirate coulait après la bataille navale. Quelques pièces aux manchots et mojitos offerts comme nous jouons au bar du Bellagio. Coucher tard.

Mardi 28/10/08 : Lever tard, Red Rock puis direction outlet, différent de celui de Primm, d'avantage de boutiques de marque mais plus cher et plus chic. Beaucoup d'européens et de japonais. Repas de midi au, cuisine asiatique, buffet d'une extraordinaire fraicheur, tout est préparé devant vous, sushis excellents (les cuisiniers découpent les poissons entiers et les poulpes sont vivants avant d'être conditionnés ou cuisinés). Après-midi sur le strip, repas au buffet du Wynn, qui vaut le tarif élevé, nous craquons sur les plats asiatiques et les pattes de crabe gigantesques. Spectacle Le Rêve, placé en haut de la salle, nous avons eu vue magnifique, un régal absolu vraiment, une mise scène qui exploite l'espace de manière géniale, et des effets scéniques époustouflants avec un plateau qui fait office de plancher ou de bassin autorisant des plongeons très risqués. La salle circulaire est comble.Quelques extraits trouvés sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=45SW5LdYGZ0

Retour à l'hôtel en passant par Le Venetian que je trouve le plus beau et le plus réussi dans le genre reconstitution d'un lieu ou évocation d'un thème. En route pour une bonne nuit de sommeil, journée un peu fatigante, il fait chaud.

Mercredi 29/10/08 : Journée de repos complète pour madame qui traine un peu la patte, du coup je ne reviendrais pas à Valley of Fire SP, l'ayant visité deux fois, je manque de motivation. Une barge navigue sur le lac, avec des plongeurs effectuant la maintenance des jets d'eau, le tout sous l'œil d'un canard attentif.



Nous allons voir Ô, bel et bon spectacle, plus poétique et moins enlevé que Le Rève que j'ai préféré, la salle est comble là aussi, mais de forme classique. Quelques numéros débutent dans le public (clowns). Repas au Fix comme le premier soir, moins de monde, nous sommes en semaine.

Jeudi 30/10/08 : En route pour Death Valley, en passant par Mountain Springs, Tecopa, Shoshone (pause pique-nique). Départ sous le soleil mais petit à petit il nous abandonne et plus nous nous enfonçons dans le désert du park plus le ciel s'assombrit, les sommets lointains de la Sierra Nevada disparaissent un peu dans les nuages, je suis inquiet pour la Tioga Pass, elle était ouverte hier... Passage par les classiques Badwater, Dante's View, Zabriskie Point.



Orage sur Death Valley







Nous arrivons à Furnace Creek Ranch, du monde à la réception, No Vacancy, j'avais réservé une chambre en rez de chaussée donnant sur la pelouse faisant face à la piscine, elle est refaite à neuf, d'ailleurs les travaux sur les plus près de l'entrée sont encore en travaux.



Je reviens à la réception pour des infos sur la Tioga, j'apprends qu'elle est fermée pour cause de neige mais la Sonora 108 est encore ouverte. Repas au Wrangler Steackhouse, correct, puis une bière au 49'er Café. Il fait quelques gouttes et le vent c'est levé.

Vendredi 31/10/08 : Il a plu cette nuit et ça continue ce matin. C'est la troisième fois que je viens ici, les fois précédentes (avril 98, mai 2000) j'avais eu aussi droit à deux orages mais de quelques minutes seulement. Café pris au petit supermarché de l'entrée, puis nous faisons la boucle d'Artist Drive, Stovepipe Wells, Sand Dunes. De grosses gouttes encore, mais ça se calme, il fait presque froid avec le vent (22°).









A partir de Lone Pine, la route suit la vallée, dans les nombreuses descentes du trajet à la sortie de Death Valley, je trouve les freins un peu moux et la voiture vibre beaucoup. Les sommets que l'on aperçoit sur la gauche sont enneigés. J'avais prévu de dormir à Lee Vining pour Bodie et Mono Lake, mais sans réserver. A Bishop, après avoir vu sur des panneaux routiers que la Tioga Passet la Sonora Pass étaient fermées, je m'arrête au bureau des Rangers en sortie de ville. Le Ranger de permanence très serviable téléphonera et me confirme que la Ebbets Pass est également fermée depuis le matin, il a beaucoup neigé toute la nuit.





Devant être demain soir à Yosemite (réservation faite au Ahwahnee pour deux nuits) nous traçons jusqu'à South Lake Tahoe. La Luther Pass est dégagée mais de la neige subsiste sur les bas côtés, dans la descente les vibrations augmentent. Sur le GPS je trouve la station Hertz à l'hôtel Harvey's, nous y prenons une chambre, mais le bureau Hertz ferme à 18h, il est 19h passé. Appel au numéro d'assistance qui me dit qu'une voiture sera disponible demain matin à l'hôtel en remplacement. La nuit, la pluie, la fatigue, on a pas mal roulé aujourd'hui, tout cela fait que nous dinerons au buffet du Harvey's, au milieu de pas mal de clients déguisés Halloween oblige. On ne trainera pas ce soir, au lit à 22h.

Samedi 1/11/08 : Un café devant le bureau Hertz qui ouvre à 9h, l'homme très aimable vérifie mes dires sur son terminal et 15mn après, l'échange de véhicule est fait sans aucun soucis, nous avons fait 2785 miles depuis Albuquerque. Nous héritons d'une Mercury Grand Marquis, moins cossue que la Cadillac mais au coffre plus fonctionnel pour nos valises (27896 miles au compteur) Départ donc pour Yosemite, nous passerons par Sutter Creek, Angels City (repas, café Starbuck), Sonora, Jamestown, et la 120 jusqu'à l'hôtel. Cette route traverse une partie de la Gold County, avec une succession de villes et villages au charme certain, plus ou moins touristiques et qui ont gardé un côté authentique bien agréable. Nous arrivons dans la vallée sous la pluie, le ciel est bas (Valley View), on ne voit pas les hauteurs de Yosemite Falls, El Capitan et Half Dome. Nous prenons possession de la chambre pour deux nuits, propre et confortable. Le Ahwahnee est situé en bout de route au fond de la vallée, magnifique bâtiment, tout en pierre et bois, grande cheminée dans le vaste salon meublé et décoré de vieux meubles et anciennes tapisseries et tapis datant de l'ouverture de l'hôtel.







On ressort pour se ballader un peu dans Curry Village et Yosemite Village (Visitor Center, Chapel, ...). Repas du soir au bar de l'hôtel. Un mariage anglo-australien est installé dans une salle privée avec orchestre.









Dimanche 2/11/08 : Café du matin dans la chambre, la marque je n'y crois pas, est "Toulouse", il n'en est pas meilleur! Ciel bouché et petite pluie, Yosemite Falls est dégagée nous allons donc au pied, ça "brumise" un maximum, gros débit, comparable à ce que j'avais eu en avril et mai les années précédentes. On croise quelques promeneurs, mule-deer et écureuils.



Pas la peine de monter jusqu'à Glacier Point, c'est dans la purée de pois. Dommage car la vision est unique depuis ce belvédère. Nous irons jusqu'à Mariposa Groove, ou la boucle en voiture est fermée, tout ce fait à pied maintenant, quelques fumeroles aux détours du sentier et de la route, des feux récents donc. Les séquoias sont toujours aussi majestueux, mais le lieu autant que je m'en souvienne a souffert des incendies, beaucoup d'arbres tombés, abimés, calcinés.



Stop à Wawona sur le retour (pause casse-croute à l'abri dans la voiture), Tunnel View ou le ciel est un peu plus clément, les nuages partent en lambeaux et laissent passer quelques rayons de soleil. Au coin fumeur à l'entrée de l'hôtel, nous ferons connaissance de Friday, jeune femme vivant à Santa Monica, elle semble peu attirée par les festivités du mariage qui se poursuivent. On discute de notre voyage et évoquant notre future étape à Monterey, elle nous recommande chaudement le Plaza Hotel. Elle repart à la fête et nous au bar pour le repas du soir, un petit cocktail et un duo de poissons fumés avec salade.

Lundi 3/11/08 : Un peu découragé par le mauvais temps, nous remontons vers Monterey pour deux nuits en supprimant l'étape à Morro Bay. Nous quittons la vallée par El Portal, Merced, route agréable. Puis nous traversons la plaine centrale de la Californie, zone de culture maraichère à perte de vue, des troupeaux de bétail dans des stabulations gigantesques, des champs de coton, trajet "instructif" mais pas très beau. Passé Los Banos le paysage change en bien, la météo aussi et l'on attaque la chaine côtière séparant la plaine centrale du Pacifique. La végétation est quand même rare, beaucoup de collines couvertes de prairies jaunies par la sécheresse de l'été finissant.





Grand soleil à Monterey ou nous suivons les conseils de Friday. Belle chambre côté mer Bay View, dépose bagages, les loutres nagent sous les fenêtres au milieu d'immense étendues de kelp http://www.youtube.com/watch?v=DPwfWyawebg . Nous repartons pour une ballade à pied jusqu'à l'aquarium en traversant the Cannery, les phoques, otaries, sea-lions, mouettes se font entendre, peu de monde.





Le soir ballade au Fischerman's Warf, comme à San Francisco, une plateforme flottante est aménagée dans le port, les phoques jouent des coudes pour s'y tenir, petit tour des boutiques pas terribles, repas chez Domenico, nous dégusterons des abalones (ormeau) avec une sauce échalotes et chardonnay, excellente découverte de ce fruit de mer.











Quand nous reprenons la voiture, je découvre un PV pour stationnement interdit, étant arrivé de nuit, je n'avais pas vu, ce sont des emplacements pour les véhicules de pêcheurs, on devait être 3 ou 4 garés là sur 20 places, mais bon, c'est la loi, 20$. De la chambre, fenêtres ouvertes, la nuit est remplie du bruit de la mer et des cris des divers mammifères marins.





Mardi 4/11/08 : L'Amérique se lève pour voter aujourd'hui, le sentiment qui se dégage depuis presque deux mois que nous sommes là et qu'une majorité de gens espère un changement, un besoin de justice, une attitude plus sociale de leur gouvernement. Petit-déj sur le balcon au soleil, ça fait du bien, une mouette pas farouche sur la balustrade nous chiperait bien un croissant. Au programme pour nous, Aquarium (toujours magnifique), Carmel, 17 Miles Drive, Lone Cypress, marcher sur la plage, grimper sur les rochers, croiser les écureuils au bord de l'eau, ...



















Retour au Fisherman's pour le repas, madame se fait accoster par un serveur de l'Isabella (jeune homme d'origine allemande) qui lui offre le menu en français (traduction approximative faite sûrement sur le net, ce qui donne des plats à la composition farfelue et parfois incompréhensible). Peine perdue nous revenons chez Domenico pour notre cure d'iode avec quelques huitres et un verre de Sauvignon blanc. Demain dernière ligne droite qui nous mènera à San Francisco, la fin approche ... On se couche avec comme dernières nouvelles l'élection probable d'Obama, comme un vent d'espoir se lève ...

Mercredi 5/11/08 : Le journal du jour porté avec le petit-déjeuner confirme, Obama est élu. C'est décrit comme un plébiscite, des états à priori non favorables ont quand même basculé vers les démocrates. On longe la côte par Santa Cruz (agréable station balnéaire), puis visite de Ano Nuevo SP, avec plus d'une centaine de sea-lions (éléphant de mer) dont quelques jeunes mâles qui se défient dans l'eau en bord de plage. Deux "rangers" bénévoles sont là pour surveiller que les visiteurs n'aillent pas trop loin vers les bébêtes, plein d'explications (beaucoup de femelles, peu de jeunes mâles, les vieux viennent en février, il y a alors de gros combats). L'un d'eux est un ancien ingénieur des pétroles, originaire de Suède, il connait bien la France entre autre, ayant énormément voyagé pour son travail. Le sentier qui mène à ce point depuis le parking, traverse une zone de dunes et de landes, on croise des américains heureux de l'élection d'Obama et qui semblent aussi apprécier notre "énervé de président" ...

http://www.youtube.com/watch?v=aQKg3uaLkVk











La route qui suit la côte, la mer en contre-bas, traverse parfois des champs entiers de citrouilles multicolores ou de fraisiers.







Je retrouve sans trop de problème le Parc 55 Renaissance (déjà séjourné en 98, en 2000 j'avais été au Hilton tout proche, mais très déçu par la chambre), nous prenons la chambre au 32° étage, jolie vue vers Dowtown, Macy's, Transamerica...







Soirée classique avec ballade à pied, câble-car, Union Square, repas au Lori's Diner, amusant par le décor, moins par la cuisine, correct pour le prix.

Jeudi 6/11/08 : Petit-déj en plein air au Câble Car Coffee, juste à côté du Visitor Center de Market Street. Lieu de passage, c'est la sortie du Bart Muni, nous voyons passé toute la diversité de San Francisco qui va travailler. Coin sympa pour un café expresso cigarette pour se réveiller.



Journée dans le centre avec ChinaTown, vraiment dépaysant, des gens, des visages, des épiceries, des odeurs, un repas de midi dans un tout petit resto avec quelques "blancs", nous gouterons du vin chinois servi chaud (pour le moins surprenant, ça pourrait ressembler à un mauvais porto blanc chaud).

























Après-midi, soirée et repas au Fisherman's Warf au Crab House, crabe entier grillé au four servi avec un beurre à l'ail. Retour câble-car, toujours aussi sympa.

Vendredi 7/11/08 : Ce matin route vers Sausalito pour le vol en hydravion, beau temps, pas de vent, madame toujours aux premières loges à côté du pilote. On survole Tiburon, Muir Woods, Pacifique, Golden Gate (ça le fait bien), la baie avec SF sur la droite, virage au-dessus de Treasure Island, amerrissage, sympa je recommande. http://www.youtube.com/watch?v=mvIZBHm-OAE

















Après-midi ballade à pied au Presidio, Fort Point, Marine Drive, Fort Mason.





Go Cars, bonjour les mollets 😉

De retour à l'hôtel je tente de payer mon amende sur le site de la ville de Monterey, mais aucune référence ne fonctionne (N° PV, N° immatriculation, ...) Peut-être est ce trop tôt, nous verrons demain. Repas à côté de l'hôtel au Tian Sing Chinese Restaurant, dim sum de luxe mais excellent.

Samedi 8/11/08 : N'arrivant toujours pas à régler mon PV, je demande de l'aide à la Concierge de l'hôtel, qui n'y arrivant pas, me propose très gentiment de le payer avec un de ses chèques en échange de liquide, ce que nous ferons, j'ai le sentiment que je ne dois pas être le premier à qui elle rend ce service. Ce matin, temps frais brumeux, presque de circonstances pour la visite d'Alcatraz, que je ne connais pas. Places réservées depuis jeudi (pas de place plus tôt), visite avec guide audio très intéressante, bonne évocation du lieu et des conditions de vie, au débarcadère il subsiste des traces de l'occupation de l'ile par les mouvements des natives qui ne faisaient que revendiquer la reconnaissance de leur droits. Retour en taxi à l'hôtel, un chauffeur indou en sari et nu-pieds, voiture usée jusqu'à la corde, des freins qui couinent, conduite sportive dans les montées et descente de downtown, grand moment.









Cet après-midi direction Berkeley, ballade dans le campus et rues environnantes (librairie, disquaire, resto/cantine, bar, tatoueur)un nombre significatif d'étudiants porte un tee-shirt Obama Yes we can, ça grouille de jeunesse non conventionnelle dans la tenue. Amusant d'ailleurs de voir s'afficher le soutient à tel ou tel candidat aux élections nationales et autres, sur nombre de véhicules, maisons, fenêtres. Comme dans les petits villages ou banlieues, pour symboliser la présence sous les drapeaux d'un membre de la famille, on accroche un drapeau américain. A l'aller comme au retour nous empruntons Oakland Bay Bridge qui sera bientôt doublé/remplacé par un nouveau pont en construction (début côté Berkeley, presqu'au niveau de Treasure Island à ce jour). Madame n'ayant pas faim, je retourne au Lori's, puis ballade tout le long de Market Street ou en ce samedi soir, il y a quelques chanteurs et groupes sur les trottoirs. Un tour par le Virgin pour quelques CD, mais les prix ne sont pas hyper compétitifs.

Dimanche 9/11/08 : Petit-dèj toujours au même endroit, puis Messe à la Glide Church, malheureusement entre l'heure tardive et je pense l'élection d'Obama, seule la pièce attenante du bas avec grand écran est ouverte. C'est moins prenant comme ambiance, mais les gens présents chantent là aussi. Les discours d'espoir, de lutte, les prières se succèdent sur la scène et les chants montent, accompagnés d'un orchestre digne de James Brown. Ca reste pour moi toujours un grand moment d'émotion avec ce mélange de ferveur de musique de lutte et de solidarité. Sur Market Street une manifestation contre le gouvernement chinois par des membres de la secte Falun Gong, et une autre des anciens prisonniers de guerre des philippines et de leur descendants.













Nous reprendrons la voiture dans l'après-midi pour rouler et se faire un remake de Bullitt en plus paisible bien sûr (Russian Hill, Nob Hill, Telegraph Hill, Pacific Heights, Cliff House, ...). Nous finirons pour le coucher de soleil au Marin Headlands, Point Bonita et Fort Baker.







Repas au Crab House pour notre dernier soir aux US. Retour à l'hôtel pour finir les valises que nous avions commencées auparavant.

Lundi 10/11/08 : Voilà c’est bientôt la fin, un dernier regard sur San Francisco depuis le 32ième étage, grand beau ce matin, un dernier double expresso au Câble Car Coffee, Bob Marley chante déjà. Départ de l’hôtel pour rouler un peu en ville, descendre Market Street, suivre la baie jusqu’au Presidio, descendre Lombard, Washington Square, revenir vers Powell, suivre un cable-car, rejoindre Cliff House et suivre le bord de mer jusqu’à Daly City et finalement l’aéroport pour rendre la voiture (29101 miles au compteur). Nous aurons parcouru 10216 miles au total soit 16440 km pour 1200$ (conso moyenne un peu plus de 10 li/100km).

A peine arrêté un coup de pistolet laser sur l’étiquette collée sur la vitre et le préposé de Hertz me donne la note, les valises sur un chariot nous prenons une petite navette aérienne pour arriver dans l’aérogare, rapide et simple. Nous avons une grosse demi-heure avant le début de l’enregistrement, café, cigarette, et on y va. Pesée des 3 grosses valises, une fait 37kg (limite à 32), il faut répartir le poids et finalement ça passe en chargeant un peu plus les deux qui restent avec nous en cabine. Passage à la sécurité, un tour au duty free pour parfum et cigarettes que l’on nous donne dans des poches transparentes scellées. On partage une pizza et l’embarquement commence.

Décollage à l’heure prévue, vers le sud, virage à droite pour se retrouver au dessus du Pacifique, puis large virage encore à droite pour passer pratiquement à l’aplomb du Golden Gate Bridge, San Francisco disparaît sous l’aile droite, magnifique, quelques instants après on reconnaît le Lake Tahoe et la Sierra Nevada bien enneigée, l’hôtesse nous sert un deuxième verre de champagne. Quelques heures de sommeil et deux films plus tard, un repas moyen nous est offert, nous arrivons à Paris puis enfin à Toulouse ou le ciel est gris et la température bien fraiche. Voila, c'est fini, il a fallut reprendre dès le lendemain, un peu difficile avec le décalage horaire. Ce fût extraordinaire, il en reste des milliers d'images, de moments rares, de couleurs et de formes, d'une nature immense sauvage et préservée, de villes folles, de gens accueillants, de lieux mythiques certains décevants d'autres magnifiques. Bref comme les fois précédentes, l'envie d'y revenir s'incruste, pour découvrir d'autres états et approfondir certains afin de savourer au mieux des sites et des parcs dont je ne me lasse pas. Encore merci aux "forumeurs" et à ceux et celles qui m'ont aidé à réaliser ce rêve à deux.
Itinéraire de douze jours au Guatemala (Antigua - Copan - Tikal) English translation pending
by Matawale · 2009-03-10 · 25 replies
Bon, le choix est maintenant fait, ce sera le Guatemala du 21 juillet au 1er aout (12 jours).

L'itinéraire semble assez clair, mais reste à savoir si c'est cohérent. Donc avis aux experts! :)

J0: départ J1: arrivée à Guatemala City et direction Antigua J2: Visite d'Antigua J3: volcan Pacaya J4: Antigua > Copan (Honduras) J5: Copan J6: Copan > Guatemala City (en bus) / Guatemala City > Flores (en avion) J7: balade et direction El Remate (recherche d'une agence ou taxi pour les visites des jours suivants) J8: Tikal J9: Yaxja J10: Xunantunich (Belize) J11: balade J12: Flores > Guatemala City (avion tôt le matin) / Retour vers la France

Par contre, comment se passe le passage Guatemala/Belize? Car le site de Xunantunich se trouve au Bélize et a priori visa obligatoire pour ce pays... mais pour une journée, c'est un peu lourd... (au pire pas de visite de ce site). Pour Copan (Honduras), pas de visa, donc pas de problème à priori. non?

merci d'avance! :)
Découverte de l'Ouest américain en vingt-quatre jours de mai à juin English translation pending
by Gooroo · 2009-03-07 · 9 replies
Bonjour à tous et à toutes, et avant tout merci pour ceux qui prendront le temps de lire mon parcours et de m'apporter quelques lumières. Je pars avec un ami à moi pour 24 jours dans l'ouest des USA (classique). Ce sera une première pour nous deux. Je vais essayer de structurer le post, mais éventuellement je finirai par balancer quelques questions en vrac :p

1) Location voiture : nous voulons à tout prix une Ford Mustang (j'ai appris que les Shelby ne sont plus dispo chez Hertz apparement), nous avons donc pensé à Hertz .

On risque de payer le prix fort (deux conducteurs de 24 ans), connaitriez-vous éventuellement d'autres moyens de s'assurer la Ford mustang, par exemple en passant par des prestataires comme elocation?

2)Billets d'avion : nous avons trouvés de bons billets Aller-retour Pau (sud-ouest France) - Paris - SFO, ~14h de trajet par Air France. Nous n'avons pas encore reservé, selon vos avis sur le circuit, qui souvent ne sont pas super optimisés dans une boucle SF-SF plutot que SF-LA.

Concernant les bagages, nous n'aurons pas besoin de les reprendre sur Paris, ils sont automatiquement chargés dans l'avion?

3)Hotels : rien de reservé encore, je pense qu'on aura pas forcement de mal à trouver, même si c'est pas dans les parcs, pas trop grave. On aimerait prendre de bons hotels pour les étapes longues supérieures à 1 nuit, et un truc correct pour les étapes. On ne cherche pas forcément d'avis la dessus, mais si vous avez vraiment des hotels à ne pas louper, n'hésitez pas. Pas de soucis pour le budget, on a joué aux fourmis depuis 1an pour partir ;)

4)L'itinéraire :

10/05/2009 J1 Arrivée de Paris à SF - nuit à SF 11/05/2009 J2 Visite SF + location de voiture en fin de journée - nuit à SF 12/05/2009 J3 Passage Golden Gate Bridge, remontée vers Muir Woods, Bolinas, Point Reyes Lighthouse, San Rafael (?), Sausalito (?) - nuit à SF 13/05/2009 J4 Départ SF tôt vers monterey (2H30), visite Monterey (aquarium), plage à Carmel via 17 Mile Drive. Route vers San Louis Obispo (3h30 de route) par Big Sur. Chateau à San Simeon (Hearst Castle) - nuit à San Luis Obispo 14/05/2009 J5 Départ San Louis vers LA (5h), San Luis Obispo, Pismo Beach, Santa Maria, Lompoc (?), Solvang, Santa Ynez Montains, Santa Barbara, Malibu, Hollywood - nuit à LA 15/05/2009 J6 Visite Los Angeles (Walk of Fame, shopping, maisons de stars) - nuit à LA 16/05/2009 J7 Visite Los Angeles (Studios Universal) - nuit à LA 17/05/2009 J8 Départ tôt vers Las Vegas ou Kingman (5h de route) : joshua tree(?), visite sur la route de Calico (bodie?), truck stop de Barstow (trucks américains) Seligman, petite ville, Delgadillo 's au Snow Cap = Cheeses Burgers Terrible !!, Garage en plein air à la sortie de Kingman sur la 66 avec des perles rares, visite de Oatman - nuit à Kingman (ou LV?) 18/05/2009 J9 Départ vers le Grand canyon (5h de route) via le barrage de Boulder. Visite du rivage sud - nuit au GC 19/05/2009 J10 8h-8h30 Hélico, East Rim, road 89, Marble Canyon (?), route vers Page. - nuit à Page 20/05/2009 J11 Horseshoe Bend au lever du soleil, Antelope entre 11 et 13h, balade sur Lake powell matin, puis départ vers Monument Valley. - nuit à MV 21/05/2009 J12 Visite Monument Valley, puis départ vers Moab (3-4h) - nuit à Moab 22/05/2009 J13 Visite Arches et Canyonlands - nuit à Moab 23/05/2009 J14 Départ vers Capitol Reef (3h) : visite du parc de Capitol Reef - Nuit à Torrey 24/05/2009 J15 Départ vers Bryce Canyon (3h) : visite de Bryce Canyon - nuit à Bryce 25/05/2009 J16 Départ vers Las Vegas (5h) : traversée et visite de Zion, St George - nuit à LV 26/05/2009 J17 visite LV, shopping, jeux ou spectacle en soirée (cirque du Soleil ?) - nuit à LV 27/05/2009 J18 repos, ou visite Red Rock Canyon* ou visite Lake Mead** (Hoover Dam + valley of fire) - nuit à LV 28/05/2009 J19 Départ vers Death Valley (2h30) - visite Death Valley - nuit à DV

Si tioga pass ouverte : 29/05/2009 J20 Départ vers Mammoth Lake (4h) => Lac mono + visite Bodie - Nuit à Mammoth Lake 30/05/2009 J21 Départ vers Yosemite (4h), visite Yosemite - Nuit à Yosemite 31/05/2009 J22 Visite Yosemite - nuit à Yosemite 01/06/2009 J23 Départ vers SF (5h) - ville pionnière Sonora ? - Nuit à SF 02/06/2009 J24 Repos SF - départ vers Paris

Si tioga pass fermée : 29/05/2009 J20 Death Valley, Ridgescrest - lieu couchage à voir ou direct Bakersfield ? 30/05/2009 J21 Bakersfield, Tulare, Three Rivers, Sequoia. - Nuit Sequoia 31/05/2009 J22 Sequoia, Yosemite. - nuit Yosemite 01/06/2009 J23 Yosemite, SF - Nuit à SF 02/06/2009 J24 Repos SF - départ vers Paris

Itinéraire sur Googlemap :
http://tinyurl.com/al7cpn

L'bjectif du voyage est d'en prendre plein la vue, même si pour cela il faut rouler ou parfois se dépecher, ce n'est pas un soucis. Nous ne sommes pas du style ni à faire 6h de rando, ni faire tous les musées de la ville. Pour cela, je pense qu'on est arrivé à un itinéraire assez equilibré, et on essaiera d'integrer des marches de 30min à 2H dans les parcs.

Concernant le sens du trajet, j'ai preferé choisir le sens inverse des aiguilles d'une montre pour assurer un max au niveau de l'ouverture de la Tioga Pass, tout en prévoyant un itinéraire de backup si besoin est (arrivée la bas le 29 Mai).

Concernant Les 2-3 jours à Las Vegas, étant fan de poker, j'ai essayé d'en mettre plus que les circuits habituels pour qu'on puisse perdre quelque dollars ;)

Il se peut que certaines étapes soient incohérentes ou peu travaillées, mais j'avoue que je me commence à être un peu dépassé, j'ai besoin d'un regard neuf. Nous nous sommes inspirés de divers circuits sur le net, agence ou voyageurs, et Michelin sud-ouest+lonely ouest dans une moindre mesure.

D'avance merci pour votre aide !!!
Itinéraire de trois semaines dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Vskite · 2009-02-16 · 13 replies
Hello!

Fin juin nous partons en famille pour 3 semaines à la découverte de l'Ouest américain avec 3 enfants de 8, 11 et13 ans. Nous avons les billets d'avion et la voiture et nous étudions actuellement le parcours. Comme nous sommes 5 et vu la saison, nous allons probablement réserver les hôtels (motels).

Après avoir beaucoup lu sur internet, en particulier sur Voyageforum, nous avons planifié les étapes. Comme nous avons constaté que beaucoup d'entre vous connaissent parfaitement bien cette région, pourriez-vous nous dire s'il n'y a pas une erreur grossière dans notre planning 😇 : étape surdimentionnée, mauvaise route choisie, autre option plus intéressante, ...

J'ai inséré le trajet Google map de chaque étape.

J1 : (trajet sous Google map) 200km vol GE - LON - LAX / nuit à San Diego J2 : (trajet sous google map) Visite de San Diego, Zoo ou Sea World / nuit à Palm Spring J3 : (trajet sous google map) 431km! Joshua Tree / nuit à Phoenix J4 : (trajet sous google map) 281km Williams J5 : (trajet sous google map) 313km Grand Canyon / Page J6 : (trajet sous google map) 232km Lake Powell / Mexican Hat / Mulley Point J7 : (trajet sous google map) 286km Mesa Verde / Monticello J8 : (trajet sous google map) 175km Arches / Green River J9 : (trajet sous google map) 168km Capitol Reef / Torrey J10 : (trajet sous google map) 145km Bryce Canyon J11 : (trajet sous google map) 185km Zion / Hurrican J12 et 13 : (trajet sous google map) 319km Lake Mead / Las Vegas J14 : (trajet sous google map) 583km!!! Death Valley / Bakersfield (est-ce raisonnable?) J15 : (trajet sous google map) 344km Sequoia / Fresno J16 : (trajet sous google map) 324km Yosemite / Modesto J17 à 19 : (trajet sous google map) 149km San Francisco J20 : (trajet sous google map) 415km!! San Luis Obispo J21 et 22 : (trajet sous google map) 322km Los Angeles J23 : Retour ...😕

Vos conseils avisés sont les bienvenus 😉
De retour du Sirenis La Salina le 30 janvier! English translation pending
by Cheers · 2009-02-01 · 32 replies
Bonjour,

Je suis fraichement revenu de mon trop court séjour à Varadero, donc comme promis je vous donne mes commentaires sur cette hotel.

Accueil: C'est la premiere fois que je vis un accueil comme celui-ci, habituellement ont passe directement au lobby mais la on s'est retrouvé toute la gang dans une petite salle, pour remplir un papier (ca c'est correct car on a pas besoin de laisser notre passeport) par la suite on doit attendre que la femme donne ses explications en francais et en anglais (la parcontre j'ai trouvé ca long, car attendre dans l'avion, attendre à l'aéroport, attendre d'avoir nos valises.......bref j'en pourvais plus d'attendre, je me sentais comme un petite fille qui avait hâte d'aller me promener sur le site) et une chance que nous avions une amie qui était venu quelque semaine avant car on se sentais un peu déboussoler, on devait laisser nos valise à l'extérieur, on savais pas trop après qui on attendait...... donc je me sentais un peu impatiente de toute cette attente!! Donc arrivé à midi et comme d'habitude les chambres sont pas prète, mais ca c'est correct car c'est comme ca dans tout les hotels en haute saison!!!

Chambre: Très propre, très grande et tres bien décoré. tous ont un petit balcon, nous avions toujours de l'eau de la bière et des liqueurs dans le frigo. Le séchoir fonctionne très bien jai pas eu à me servir du mien!!! Les femmes de ménages passe tôt et sont très gentille. C'est soit un trrrrrrrès grand lit ou deux lits 3/4.......

Site: BEAUCOUP trop grand pour moi.........mettons du lobby à la plage c'est 15 minutes de marche.......wow........et oui c'est vrai qu'il offre un service de voiturette mais la pour moi c'était inutile.....car soit qu'elles étaient pleine, soit qu'elles était jamais dans le bons sens, et on passait notre temps à devoir se tasser et marcher dans le gazon pour laisser passer les voiturettes.....vraiment très déplaisant pour moi........il aurait dû faire un sentier pour les voiturettes et un pour les gens qui marche.....ça c'est mon plus gros point négatif, d'avoir constamment les voiturettes dans le derrière!!!! Par contre tout est propre, et tout est beau....les scupltures, les fontaines, le piano bar, les jolis sentier.....donc ca je peux donner 4/5 pour la propreter du site, mais 2/5 pour le côté pratique!

Piscine: Ce sont de loin les plus belles piscines que j'ai vu, la tranquille avec son bar et ses chaises avec des gros coussins et celle ou il y a l'animation, les glissades d'eau (attention au plus de 160 lbs vous risque de rester pris dedans!!!), la grotte avec son bar en dessous et son snack bar avec vue sur la piscine.....selon moi 5/5!!

Plage: Ce n'est pas la plus belle plage de Varadeo mais pas la pire non plus........le sable est moins fin et moins blanc que ceux du coté du Iberostar Varadero, mais l'eau est aussi turquoise, et la plage est large, j'en ai vu on ils ont été completement mangé par les vagues.....comme ceux près du Paradius ou l'Arenas Doradas, la plage est beacoup moins belle, des roches sur le sable et pas très large.

Buffet : Pour moi un autre point un peu négatif, c'est arrivé qu'il manquait d'assiette le soir, le matin arrivé tôt, car vous allez manquer de bacon, de jus et de verre.....une chance qu'on peut déjeuner et diner au resto près de la plage, plus petit mais on moins on manquait pas de grand chose comme au buffet. Je sentais la pression d'aller déjeuner et souper tôt car je ne voulais pas me retrouver en manque de stock. C'est pour moi beaucoup trop grand et beaucoup trop de monde, "line up" assuré pour les pates, le poisson et le poulet!

Resto à la carte: Moi j'ai fait le cubain et le français. Le Cubain était très bon, assiette bien remplit, choix variés, moi j'ai pris le poulet mariné, mais faites attention je m'attendais à une poitrine de poulet mariné mais c'est en fait une poitrine de poulet frit..........mais quand même très excellente!!! J'avais pas oser prendre les soupe mais j'aurais dû, alors j'ai profiter que quelqu'un se lève dans mon groupe pour lui voler son assiette et j'avoue qu'elle était très bonne!!!! hihih...Pour le resto francais, apporter votre polar, l'air climatiser est au max, alors il fait trrès froid, comme entrée j'ai pris les vol au vent au champignon et j'ai pas aimé, car c'est pas des vol au vent mais un gros morceau de pain mou!! Mais ceux qui ont pris le saumon fumé comme entrée c'était très bon!! Ensuite j'ai pris le saumon comme plat principal....excellent, mais qu'elle déception pour nos amis qui ont réservé après nous il n'y en avait pu pour eux autres!!! Mais je suis resté sur mon appétit en sortant.....portion trop petite...

Spectacle La salle est immense, je me croyais au TVT à Terrebonne...je ne peux vous apporter mes vrais commentaire car j'en ai vu que deux, le cirque était très bon parcontre le romantique très ennuyant, les gens se levait un après l'autre pour partir. Les animateurs sont très discrets, donc on les voit pas beaucuop.

Température en janvier? Nous sommes arrivé avec un front froid, mais apres 2 jours nous avons retrouvé la chaleur, et le soleil que j'aime tant à Varadero. Samedi il a fait un maigre 16 (mais à Québec -32!!) parcontre à partir de dimanche nous avons grimpé à 29 beau degré et ce pour le reste de la semaine!!!!

En conclusion, si vous aimé les gros resorts rempli de monde vous avez votre hotel, mais par contre si vous êtes comme moi et aimé les petit resort plus intime ou c'est plus facile de vous faire des amis ce n'est pas l'hotel pour vous ou si vous n'aimez pas marché c'est pas l'hotel pour vous non plus!! Mais à tout ceux qui aime ca gros, vous avez trouvé votre hotel avec les 1000 chambres, ca fait facilement 2000 personnes sur le site!!!! Moi je pense bien retourné à mon Iberostar Tainos à mon prochain voyage!! Mais j'ai voyagé avec la famille de ma meilleure amie et grâce à eux j'ai eu beaucup de plaisir à faire partie de cette adorable famille qui sont les Tremblay!!! Merci pour ces beaux moment passé avec vous!!😏

Donc voilà si vous avez des questions n'hésiter pas!!

P.S. un beau bonjour à Ghislain et Linda et U2U2 qui était au Tainos et que j'ai rencontrer car j'en ai profiter pour aller voir mes amis animateur là-bas!!!
Droits de l'homme en Thaïlande (19 janvier 2009) English translation pending
by Naps · 2009-01-22 · 58 replies
dans la serie ils sont gentils les thais, le pays du sourire etc...et desole pour les inconditionnels... 19 janv. 2009 THAÏLANDE • Des boat people poussés vers une mort certaine Des Birmans cherchant à fuir leur pays sont escortés en haute mer par les autorités thaïlandaises, puis abandonnés à leur sort. Le South China Morning Post s'indigne de cette "politique répugnante". L'affaire fait la une du quotidien thaïlandais le 19 janvier 2009 Plusieurs témoignages ont décrit récemment la brutalité avec laquelle l'armée thaïlandaise traite les musulmans birmans qui fuient, à bord d'embarcations de fortune, l'oppression et la pauvreté régnant dans leur pays. Des dizaines d'entre eux ont été détenus pendant des heures, certains étant même roués de coups sous les yeux des touristes étrangers en vacances sur ces plages paradisiaques. Mais le pire, ce qui a le plus indigné les défenseurs des droits de l'homme, est commis loin de tout regard accusateur : une fois remis à l'armée thaïlandaise par la police ou la marine, ces boat people sont rassemblés dans le plus grand secret sur Koh Sai Daeng , une île de la mer d'Andaman, avant d'être conduits dans les eaux internationales et abandonnés sur de vieux rafiots équipés de simples pagaïes.

La Thaïlande est aux prises depuis longtemps avec le problème à la fois légal et social des centaines de milliers de réfugiés en provenance du Myanmar, qui fuient une vie de travail forcé ou la répression politique exercée par la junte au pouvoir. Voilà quelques années, l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra avait adopté une politique de rapatriement forcé, en violation flagrante de toutes les pratiques internationales. Récemment, les autorités ont donc décidé de muscler encore davantage leur réponse face à l'afflux de Rohingya, un peuple musulman vivant dans l'ouest du Myanmar. Beaucoup ont fui vers le Bangladesh voisin. Mais, à cette époque de l'année, lorsque la mer se fait moins dangereuse, ils sont des milliers, encouragés par des passeurs dénués de tout scrupule, à tenter la traversée en rêvant d'un emploi dans l'un des pays de la région. Pour justifier leur politique, les autorités thaïlandaises invoquent des craintes sécuritaires, arguant que les nouveaux arrivants – tous des hommes adultes – pourraient rejoindre la rébellion musulmane terroriste, toujours active dans le sud du royaume. En mars dernier, une levée de boucliers parmi les défenseurs des droits de l'homme avait, semble-t-il, permis de faire avorter un projet du gouvernement visant à placer des Rohingya en rétention sur une île déserte. Certains auraient malgré tout continué à réfléchir en secret à l'élaboration de mesures de sécurité spécifiques. Début janvier, le chef régional du Commandement interne des opérations de sécurité (ISOC) a nié toute implication de l'armée dans ces projets.

Si des inquiétudes pour la sécurité nationale peuvent justifier la mise en place de mesures strictes de dissuasion, abandonner des hommes en haute mer sans voile ni moteur est tout simplement inhumain, et ce sans même faire mention de la violation des droits de l'homme tels que définis par le droit international. Le nouveau Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, élu le mois dernier, hérite de cette politique répugnante. Il se doit de la renier sur-le-champ s'il tient à préserver la réputation de la Thaïlande sur la scène régionale. Dans un premier temps, il serait avisé de remettre le sort des réfugiés Rohingya entre les mains des autorités compétentes, autrement dit celles des services de l'immigration, et de s'assurer que les mesures prises en réponse aux craintes légitimes pour la sécurité nationale ne portent pas atteinte aux droits de l'homme. Les réfugiés devront être traités en respectant les procédures d'immigration en vigueur, et non pas livrés à l'armée. Dans un second temps, en tant qu'hôte du prochain sommet de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) le mois prochain, le Premier ministre devrait saisir l'occasion pour soulever cette question auprès des autres pays concernés. Car la Thaïlande n'est pas un cas isolé : des Rohingya parviennent à gagner également l'Indonésie ou la Malaisie, deux autres membres de l'entente régionale. Si les exactions commises au Myanmar peuvent être considérées comme un sujet sensible par l'ASEAN au regard de son principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de ses membres, le flux de clandestins que ces abus jettent sur les côtes des pays voisins est incontestablement du ressort de l'entité régionale. South China Morning Post
De Cork jusqu'à Toulouse à vélo English translation pending
by BillyH · 2009-01-17 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je prépare un périple à vélo de 3 mois à travers l'Europe avec des amis qui nous amènera de Cork, Irlande jusqu'à Toulouse, France en passant par l'Angleterre, la Normandie, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne, le Liechtenstein ainsi que la Suisse. Un voyage d'environ 4000km. Ceux qui veulent voir un aperçu peu précis du trajet, cliquez ICI. Bref, je voulais savoir si certains d'entre-vous avaient des conseils pour moi. Par exemple, des choses à faire ou à ne pas faire, ou alors des endroits à visiter absolument, etc. Sur des sujets comme: les choses que l'on a besoin d'amener, la nourriture, l'hébergement (campings ou auberges de jeunesse), les routes à suivre, l'équipement de vélo, l'avion (Montréal-Cork, Toulouse-Montréal) et autres que j'aurais oubliés.

De plus, j'ai quelques petites questions plus précises: Y a t-il quelque chose à savoir à propos des traversiers entre Dublin et Liverpool ainsi qu'entre Portsmouth et Caen? Doit-on s'attendre à des chaleurs extrêmes au mois d'août sur le chemin entre Lyon, Carcassonne et Toulouse? Si quelqu'un a déjà voyagé dans les alpes entre Zurich et le Liechtenstein, est-ce traversable à vélo?

Tous vos petits conseils nous seront d'une aide plus que préciseuse. Merci de faire en sorte que nous puissions survivre à ce voyage 😄 !!
Budget de 2,500€ pour quatre mois solo en Asie du Sud-Est English translation pending
by Maitreaustin · 2009-01-16 · 27 replies
Salut,

Je souhaite partir en avril en Asie 4 mois sac à dos et solo, même si je compte faire des rencontres au fil du voyage. Je vais visiter le Thaïlande, le Laos, le Viet-Nâm et le Cambodge!!! Pensez-vous que 2 500 € seront suffisants? Je suis déjà parti 2 mois en Inde et j'avais dépensé 1200 € en me m'accordant des petits plaisirs. De plus, quels sont les sites à voir absolument? Est-ce qu'il y a des risques de vols? Y a t-il certaines choses pratiques à savoir (prises électriques, moustiques, ...)? Faut-il des visas?

Bref pleins de questions!

Merci pour vos réponses 🙂
Itinéraire de deux à trois semaines dans l'Ouest américain en juin 2009 English translation pending
by Vnoa · 2009-01-11 · 23 replies
Hello,

Eh oui me revoilà déjà ! Je n'ai même pas encore pu mettre le carnet de voyage complet de notre voyage de 2008 (sans parler de ceux de 2006, 2007... 😊)... et il faut déjà penser à celui de 2009 en juin !

Comme on commence à avoir vu quelques "spots" connus, on fait l'impasse sur certains sites comme Yellowstone, Monument Valley, Arches, Canyonlands, Capitol Reef, Bryce...

J'ai donc une nouvelle fois "potassé" mon itinéraire avec l'aide précieuse des guides "Photographing the Southwest" de Laurent Martrès, des sites de Sedonax/Wavemaster, Vazyvite, sur les itinéraires et conseils présentés sur ce forum, et les précieux carnets de voyage de Grisemote, Kashtin (j'ai honteusement "pompé" une partie de ton itinéraire 😛), Krikri6792, mlefevre, Oliv2019 et tous ceux que j'oubliés !!...

Mais évidemment, j'ai encore besoin d'aide ! Notamment parce que je n'arrive pas forcément à bien tout enchaîner, à voir combien de temps serait nécessaire (on a ~ 18/20 jours)...

On est des randonneurs "moyens", on logera en hôtel/motel/BnB (ie pas de camping) et on louera sans doute un 4X4 comme l'an passé ! Et dans les "contraintes" : je serais à Philadelphie pour une semaine début juin => le 4 juin dans l'aprem, je devrais prendre un avion direct vers l'Ouest pour rejoindre mon mari qui lui viendra depuis Bruxelles... bref, dans les villes accessibles direct depuis PHL, j'ai vu Phoenix, Denver ou Vegas... j'ai fait une tentative de trajet depuis Phoenix, même si je préfèrerais partir de Denver (mais je n'arrive pas à construire le trajet !)...

Bon allez, assez de blabla : voici le trajet sur Google Maps

* Arrivée à Phoenix

* Région de Sedona (Chapel of the Holy Cross, Soldier Pass Trail, Schnebly Road, Montezuma Castle & Well, Airport overlook, Devil's Bridge, Submarine Rock, Midgely Bridge, Crescent Moon, Cathedral Rock, Fay Canyon...)

* Sunset Crater (Lava Flow Nature Trail), Wupatki NM

* Grand Canyon (South Rim) : on y est déjà passé mais on se ferait bien un lever/coucher de soleil sur place (Desert View me fait bien envie !)

* Coal Mine Canyon

* Page (on y est déjà passé mais on veut y retourner !!) CBN : The Wave again si on a de la chance; Wire Pass et Buckskin Gulch Lower et Upper Antelope Canyon Cathedral Wash Alstrom Point / Nipple Bench des Hoodoos un survol en avion...

* Valley of Gods, Mokey Dugway, Muley Point, Mule Canyon, Road Canyon, Natural Bridges NM, Hite Overlook...

* Moab (un petit stop pour voir qq spots moins "classiques" que l'on n'a pas pu faire lors de nos 2 précédents passages... )

* Dinosaur NM (Harper’s Corner Loop Trail, Echo Park, Pool Creek Canyon, Whispering Cave, Sound of Silence, Desert Voices...)

* Wedge Overlook, Buckhorn Wash

* Zion (faut qu'on se réconcile avec ce parc ! 😛) (Angel's Landing jusque Scoot Lookout et West Rim Trail, Canyon Overlook...)

* Death Valley (Badwater, Artist Drive, Zabriskie Point, Golden Canyon au coucher du soleil, Sand Dunes...)

* Mono Lake et Bodie

* Traversée de Yosemite (déjà visité, donc pas réellement de stop prévu...)

* SFO (déjà visité mais pas tout !! 2 jours sur place pour revoir "The" Bridge, aller voir les fresques de Mission...) et retour à Bxl...

Voilà ! Si je compte 2 jours à Sedona, 2/3 jours à Page, 2 jours à SFO, 1 jour pour les autres étapes (peut être 2 à Zion ?)... on arrive à 18-20 jours ~... mais je n'arrive pas encore à bien imaginé les enchainements... donc si vous avez des idées ou si vous soyez de grosses erreurs, allez y ! 😉

Merci ! Bonne Année à tous ! Meilleurs voux pour de Bons Voyages !

@+ Vnoa
Location de camping-car aux États-Unis English translation pending
by Solexine37 · 2009-01-11 · 20 replies
Nous sommes 6 (2 parents + 4 enfants) et envisageons de faire un voyage aux états unis cet été pendant 5 semaines. Par commodité nous pensons louer un camping car. plusieurs questions à ce sujet : en fonction de la taille faut-il un permis spécial ? sa taille nous limitera-t-il pour trouver des endroits où dormir, peut-on s'arrêter parfois en dehors des campings? doit-on réserver à l'avance un emplacement dans les parcs de l'ouest ? avez vous des adresses pour la location du camping car? En vous remerciant sophie
Séjour de trente et un jours dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
by Maverick13 · 2008-12-22 · 24 replies
😉 Bonjour à tous (et toutes, bien sûr),

Voila, j'emmène mon épouse en septembre 2009 dans l'ouest des USA. J'y ai déjà fait un tour en avril 2006 avec un ami, et bien évidemment, j'ai adoré. Je suis littéralement tombé amoureux de cette magnifique région, et en particulier, j'ai adoré San Francisco. J'espère que mon épouse aimera autant que moi, comme ça, on pourra y retourner 😇 encore et encore...

En tenant compte de ce que j'ai déjà vu, et des conseils avisés de ce forum pour ce que je n'ai pas encore visité, j'ai établi un calendrier de façon à avoir les bases de notre voyage. je précise que rien n'est figé, et que les étapes pourront être modifiées (notamment pour la durée) en fonction de nos envies. Je compte juste réserver les nuits à SFO et celles à Las Vegas, de façon à ne pas avoir de stress à l'arrivée comme au départ. pour le reste on ira à l'aventure. Voiture de loc genre 4x4. Voici le lien de ce calendrier (au format PDF).

Voilà, j'ai essayé de tracer un parcours cohérent, mais j'attends vos avis. Merci.

PS, si vous avez des idées sur un hôtel sympa près de Fisherman's warf, à prix raisonnable, je suis preneur. L'hôtel où j'avais séjourné en 2006 a multiplié par 2 et demi ses tarifs !!! Re-merci. Cordialement.
Projet d'un voyage de vingt et un jours dans l'Ouest américain English translation pending
by JC22 · 2008-12-14 · 28 replies
Bonjour à tous,

Nous prévoyons un voyage en famille (2 adultes et 2 ados de 15 et 19 ans) en Aout 2009 dans l'ouest américain : c'est une première ! J'ai puisé beaucoup d'informations sur le forum et sur les carnets de voyage de plusieurs membres ainsi que sur le site ouestusa.fr pour arriver au projet de parcours suivant :

J1(Ma 4) : Paris --> LA Récupération de la voiture et Nuit à LA

J2 (Me 5) : Journée à LA Hollywood Bld, Studio Hollywood J3 (Je 6) : Journée à LA Beverly Hills, Malibu, Santa Barbara Départ et nuit à Barstow ou environs J4 (Ve 7) : Route vers Grand Canyon Route 66 - Coucher de soleil à GC Nuit à Williams ou environs

J5 (Sa 8) : Journée à GC Hermit's trail + East Rim Drive GC jusqu'au milieu d'après midi Route US 89 vers Page Nuit à Page J6 et J7 (Di 9 et Lu 10) : Page Antelope Canyon(s), Lac Powell, Cathedral Wash Horseshoe Bend, Watherholes Canyon Nuits à Page J8 (Ma 11) Monument Valley, Gooseneck Nuit à Mexican Heat ou Bluff J9 (Me 12) : Route vers Moab Valley of gods, Natural Bridges, The Needles Overlook (ça va être "serré") Nuit Moab

J10 et J11 (Je 13 et Ve 14) : Moab Arches NP, Canyonlands NP, Mill Creek, Onion Creek. Nuits à Moab

J12 (Sa 15) : Route vers Torrey en passant par Goblin valley et Capitol Reef Nuit à Torrey

J13 (Di 16) : Route vers Tropic en passant par la scenic road 12, Escalante et Kodachrome Bassin Coucher de soleil à Bryce Canyon Nuit à Tropic

J14 (Lu 17) : Bryce NP Nuit à Tropic ou Glendale

J15 (Ma 18): Route vers Las Vegas Traversée de Zion + Traversée de Valley of Fire Nuit à Las Vegas

J16 (Me 19) : Journée et nuit à Las Vegas

J17 (Je 20) : Route vers Lone Pine Traversée de Death Valley Nuit à Lone Pine ou Mammoth Lakes

J18 (Ve 21) : Traversée de Yosemite (Tioga Road) Nuit à Mariposa

J19 (Sa 22) : Randonnée Yosémite Park Route vers San Francisco + nuit à San Francisco J20 (Di 23): Journée à San Francisco Nuit SF J21 (Lu 24) : Journée à San Francisco Nuit SF J22 (Ma 25) : Départ SFA --> Paris Je voudrais savoir si le timing n'est pas trop déconnant (temps de route notamment) ? Un 4x4 de type "Equinox" est-il suffisant pour 4 et pour faire quelques pistes comme Onion Creek ou Valley of gods ?

Je vous remercie par avance, pour toutes vos remarques ou suggestions !! Jean Claude
Circuit de dix-neuf jours dans les parcs de l'Ouest américain et sur la côte californienne English translation pending
by Angiedeb · 2008-12-02 · 26 replies
Bonjour,

Je viens de finir mon parcours pour cet été : 19 jours (à cheval sur juillet et août 2009) aux USA. Je vous serai reconnaissante de me donner votre avis sur ce circuit car il m'est très difficile de me rendre compte du temps à attribuer à la visite des parcs car nous ne programmons aucune rando, ni promenade, juste des coups d'oeil dans les parcs en les traversant en voiture. Nous sommes une famille de 2 adultes et 4 enfants (17, 16, 14, et 11 ans) et je sais pertinemment qu'ils seront impatients de retourner dans les villes et parcs d'attractions même si cette nature est grandiose.

Nous avons nos billets, il nous reste à réserver nos nuits d'hôtel.

Je suis ouverte pour toutes vos propositions concernant une modif du parcours, un hôtel bien adapté aux familles, des bons plans...

Voici donc la programmation de notre parcours : Jour 1 : NY Jour 2 : NY Jour 3 : NY Jour 4 : NY et Départ LV Jour 5 : LV Jour 6 : GC + MV (combien de temps compter pour GC et pour MV ?) (NUIT MV) Jour 7 : Lake Powell (tour en bateau), BC (combien de temps ?) (NUIT BC) Jour 8 : Retour sur LV (visite LV + Parc d'attraction :Triple Thrills) (NUIT LV) Jour 9 : LV (NUIT LV) Jour 10 : DV + Mammoth Lakes (NUIT MAMMOTH LAKES) Jour 11 : Yosemite + SF (NUIT SAN FRANCISCO) Jour 12 : SF(sur les 3 jours : Alcatraz, Baie, Sausalito, Cable car, Chinatown, Cannery, Golden gate bridge, Lombrad street .... et Jour 13 : SF (Parc d'attraction :California's great america in Santa Clara) Jour 14 : SF (Parc d'attraction : Discovery Kingdom in vallejo) Jour 15 : Monterey Carmel (Mission)+ Hearst Castle (NUIT SAN SIMEON OU ENVIRONS ???) Jour 16 : Santa Barbara (NUIT SANTA BARBARA ou ENVIRONS ???) Jour 17 : Malibu (NUIT MALIBU OU ENVIRONS ???) Jour 18 : Santa Monica (NUIT A SANTA MONICA ou ENVIRONS ???)

Je finis par des plages de la côte, je ne sais pas ce qu'elles valent mais nous aurons besoin de stations balnéaires pour compléter nos vacances avant de rentrer en France alors si vous connaissez de bonnes plages.... Je suis déjà un peu décue de ne pas pouvoir me baigner à cause de la température de l'eau alors j'espère quand même pouvoir profiter du soleil et des belles plages.

Je demande à ceux qui ont fait l'un des 3 parcs d'attraction, ou même les 3, de bien vouloir me dire ce qu'ils en ont pensé.

Merci pour votre aide car le choix du circuit repose complètement sur mes épaules et les intéressés ne manqueront pas de me faire des remarques si je me suis plantée dans l'organisation ou la sélection des sites !!!
Voyage de sept semaines au Brésil: les immanquables? English translation pending
by Marboul · 2008-11-29 · 11 replies
Bonjour, je vis à Buenos Aires et je compte partir au bresil 7 semaines du 15 decembre à fin janvier. Nous avons choisi de faire la region du nordest car on aimerai s'eloigner un peu de la ville. On aimerait qd meme passer par RIo mais comme on est 2 petites nanas on a un peu peur que ce soit dangereux, en meme tps on vit à Buenos AIres. Bref quel conseils Rio est ce à ne pas rater surtout n cette periode de fete. Ou est ce que 7 semaines dans le nordest c deja bien? Quels sont les immanquables du bresil. Est ce possible de voyager buenos aires rio en avion et rio salvador en bus?

Voila bcp de questions Merci de vos reponses et n hesitez pas à fre circuler les bons plans. Besos
Voyage de vingt-sept jours aux États-Unis (boucle de Denver) English translation pending
by Arnho · 2008-11-15 · 20 replies
Bonjour à tous et merci par avance de votre accueil sur ce forum, que je lis avec grand intérêt depuis un moment!

Nous allons (nous c'est moi 44 ans, mon épouse 42 et ma fille 12) faire une boucle Denver-Denver en juillet prochain, c'est notre premier séjour aux USA. Les billets d'avion sont déja réservés: arrivée le 1er juillet et départ le 27.

Nous avons fait le choix de visiter les parcs et d'éviter les grandes villes (à l'exception de Salt Lake City où nous ferons étape pour une nuit). Nous faisons ainsi l'impasse sur Las Vegas, que nous dcouvriront dans un prochain voyage (LA-LV-parcs et SF...).

je vous soumets notre prévision de trip, sachant que tout est modifiable, n'ayant à ce jour réservé aucun hotel à l'exception de Yellowstone (on a réservé 4 nuits à Canyon Lodge en wetern cabin). Meci de me faire part de vos avis et conseils, il se peut que l'on passe à côté de certaines choses valant le détour... Dites nous auusi si nous voyons "trop grand" (je sais c'est la maladie des newbies 😉), entre planifier un voyage sur une carte et être sur le terrain, je sais qu'il y a une sacré différence. Les idées d'hôtels (au environs de 100€ pour l'extérieur des parcs), de restos...seront également appréciés!

Pour info, on compte faire un peu de rando (3-4 heures, faut pas forcer sous le soleil en juillet) à l'occasion.

J1: arrivée à Denver à 18h30 récupération du 4x4 (pas encore réservé à ce jour) et nuit en Best Western ou équivalent à Fort Collins, histoire de nous mettre sur la route... J2: de la route...500 km environ pour rejoindre un hotel vers Lander ou Riverton. J3: route vers Yellowstone et perception de notre "cabane" au Canyon Lodge. J4: Yellowstone J5: Yellowstone J6: Yellowstone J7: Grand Teton (hôtel à déterminer) J8: Grand Teton J9: étape de route (500km) avec nuit à SLC, histoire de faire un tour de la ville le soir (oui il parait que c'est mort!). J10: direction Hanskville (est ce que le détour par la route 24 vaut le coup? ou couper par Frémont et Torrey?). J11: Cathedal Valley+Capitol Reef et nuit aux environs de Torrey. J12: Scenic Drive (route 12) et Burr Trail. J13: Devil's garden et Kodachrome Basin Park, nuit vers Tropic. J14: Bryce J15: Zion J16: Grand Canyon (north rim) avec peut être nuit au Jacob Lake Inn. J17: Nuit à Page avec visite des alentours (horseshoe, rives du lac, Lees Ferry, peut être pas Antelope, je ne sais pas, le côté piège à touristes, surtout en juillet nous freine un peu). J18: Monument Valley nuit à Mexican Hat J19: en route pour Moab en passant par Gooseeck, la Valley of the gods et boucle par la 261 et la 95 (en poussant si on a le temps à Natural Bridges, votre avis là aussi serait un plus). J20: Moab: Arches J21: Moab: Canyonlands et Dead horse Point J22: Moab: ballades dans arches ou canyonland suivant l'humeur du jour + Needles Overlook... J23: Black canyon of the Gunnison et nuit vers Montrose. J24: route vers Rocky Mountain National Park (encore 500km, c'est notre standard de grande étape!) et nuit à Grand Lake. J25: RMNP J26: RMNP J27: départ vers Denver, on rend la voiture et retour le soir vers la mère patrie, arrivée à Paris le 28 juillet et boulot le 29 🤪!

Merci à ceux qui pourront consacrer un peu de temps 🙂 à nous aider dans notre réflexion...
Carnet de route: de l'air, de l'eau, la vie Namibie! English translation pending
by Colybri · 2008-11-12 · 19 replies
Retour sur Namibie : de l’eau, de l’air, la vie Namibie !

05 juillet – 22 juillet 2008

GENESE Tout commence en avril 2007. Non, en fait tout commence il y a bien longtemps. Joss a 8 ans quand, insatiable petit rat de bibliothèque, elle tombe en arrêt devant des images de dunes d’une beauté à couper le souffle. Des dunes rouges, des dunes plongeant dans la mer, des dunes survolées par des fous dans des montgolfières d’un autre âge…Et des oiseaux par milliers dans un paradis aquatique surplombé de dunes dorées. Afrique du Sud-Ouest, elle ne le retiendra pas. Mais resteront gravés Namib et Sandwich. Jusqu’en avril 2007. Les 2 garçons du couple sont invités par leur grand-père à passer les vacances d’été en Martinique. Joss et Rémy vont donc passer leurs premières vraies vacances en tête à tête ! Premier projet : Cuba en sac à dos, hébergements et transports locaux. Mais Cuba semble vaciller en juin 2007. Joss en profite pour glisser : Namibie. Et un peu à la façon « Grisemote », Rémy, peu surpris de ce choix (20 ans de vie commune…), répond : tu comptes jouer au loto ?!Joss se met au travail, découvre voyage forum, investit rapidement dans de l’anti-cernes et reçoit le soutien inespéré de collègues de son mari qui rêvent de Namibie depuis qu’ils ont sillonné l’Afrique du Sud en 4x4. Ils offriront même un magnifique calendrier 2008 consacré à ce pays. Lorsque Rémy désignant une photo demandera : « on ira, là ? », Joss répondra oui ! et achètera les billets d’avion dans la foulée !Le dossier sera bouclé à quelques exceptions près à la mi-avril 2008, le décollage prévu pour le 05 Juillet.

.............................

VOLS : Bâle-Mulhouse/ Francfort – Francfort/ Windhoek - et retours, opérés par Lufthansa et Air Namibia.156 + 829 euros, soit 985 euros par pax, billets achetés sur internet en oct.07.RESAS : Séjour plutôt court. Joss et Rémy espèrent profiter de chaque minute, sans avoir à chercher leur « logement » au quotidien. Ils passeront par Tourmaline, qui en plus de conseils avisés et (très) patients, dispatchera la somme envoyée vers les différentes nuitées retenues. Economie non négligeable de frais bancaires. Et l’on verra plus tard que les vouchers auront leur utilité.TYPE DE VOYAGECircuit en autonome, en 4x4 équipé camping plus frigo. 2 guest farms, 1 maison d’hôte, 2 nuits d’hôtel à Walvis Bay, 1 tented camp et 9 nuits sur le toit du 4x4VOITUREToyota Hilux diesel, louée chez African Tracks. Voiture parfaite, confortable, spacieuse, pneus de 1ère qualité . Cette voiture : que du bonheur, enfin pour celui qui conduit. L’autre fait la tête en attendant son tour ! 4200 kms sans avoir ni à sortir le cric, ni à chercher l’adresse d’un garagiste. De retour en France, nous éviterons de froisser la susceptibilité de notre Toyota…Yaris. Prix : env.1400euros + env.50euros le frigo + env.500 euros d’assurances « zéro excess ».

· Carnet de route et d'humeur(s), celui d’une « pie » qui écrit autant qu’elle jacasse, c’est pas peu dire et vous voilà prévenus !

Samedi 05 Jul : Bâle Mulhouse – Frankfurt—Windhoek : enfin ! Ca y est, l’avion traverse quelques perturbations et se pose avec un peu de retard à Francfort. Peu importe, il est 16heures et la correspondance suivante pour Windhoek est prévue à 22h30 à partir du même terminal… Direction la consigne à bagages puisque Rémy et Joss, échaudés par de malheureuses expériences de vacances, ont décidé de récupérer leurs bagages et de les réenregistrer eux mêmes sur le vol Air Namibia. La tête déjà en vacances et le dos léger, l’aéroport est à lui seul un spectacle couleurs et lumières dont ils profitent les yeux grands ouverts. Un Bushmen aurait embarqué vêtu de son seul carquois que personne ne l’aurait remarqué au milieu de ce défilé de couleurs de peau, de tissus disparates et de sonorités « babéliennes ». Ah que c’est bon ce sentiment de vacances en ce jour de grands départs. A noter, le personnel au check-in est particulièrement agréable.

Aussi décalé que cela puisse paraître, c’est au son de tyroliennes et autres folkloriques musiques populaires allemandes, que se fera l’installation dans l’avion, à l’aller comme au retour. Même les passagers allemands affichent des mines consternées. Joss et Rémy, gavés dès leur enfance par ces mélodies échappées des télévisions familiales, sentent monter le fou rire libérateur des tensions précédant un long voyage. Le service est de bonne qualité, pour une classe éco et malgré l’heure avancée ; apéritif resservi, repas chaud acceptable pour un flight plateau, café ou thé, puis boisson servie par la suite sur demande et avec le sourire.

Joss par contre perdra un peu son sourire : le passager devant elle se met à l’aise et positionne son siège en couchette dès l’embarquement pour discuter avec ses amis. Derrière Joss, un enfant qui joue sur le plateau abaissé du siège ; ne fais pas aux autres… Pendant 95mns passées à « encenser » mentalement ce passager italien après lui avoir demandé gentiment et en 3 langues de redresser son siège, sans succès, Joss ne pourra plus bouger. Un sentiment de tranche de jambon fatigué entre deux tranches de pain un peu rassis. (Quand elle sera grande, elle volera en BusinessClass) Les perturbations qui plombent le ciel européen seront franchies avec maîtrise, ce qui aidera beaucoup à l’endormissement serein des passagers vers 2h du matin. ..Bush et installations autour de Kiripotib : .........................

Dimanche 06jul : Windhoek – Kiripotib guestfarm : de l’air de l’eau et des étoiles

7h00 Atterrissage en douceur sous les rayons d’une lumière qui enveloppe à la manière d’un gros câlin. Joss marche sur un petit nuage de tarmac, au grand étonnement de Rémy qui s’inquiète un peu : t’as pas froid ? Et bien non, trop excitée, en petite chemise Joss n’a pas froid, alors qu’un grand cordon de polaires frissonnants se déroule jusqu’aux formalités d’entrée sur le territoire namibien. Serait-ce l’euphorie persistante ? Les douaniers sont presque agréables, la course aux bagages se fera dans l’arrivée gagnante, et le contact déjà là à nous attendre nous rappellera d’acheter des devises à la banque de l’aéroport. Mais toute euphorie a ses limites.

Difficile d’estimer le temps d’attente devant les guichets de change. Même le plus philosophe des européens ne peut s’empêcher de se poser des questions. Dans la file parallèle, Joss reconnaît le passager italien et son groupe, bien excités. Une dame charmante vient les rejoindre, leur hôtesse et guide. Cette dame blonde d’environ 60ans remarque Joss, lui demande d’où elle vient, et se présente comme née en Namibie de parents Sud-Afs, repartie en Afrique du Sud et revenue en Namibie où elle dirige une petite structure touristique. Calme et sereine, elle répond aux esprits qui s’échauffent que si les européens possèdent une montre, les Africains eux possèdent le Temps. Elle enchaîne en estimant que l’Europe produit des enfants un peu gâtés par l’informatique généralisée et l’Euro monnaie unique. « Soyez patients avec les personnes aux guichets, elles ont beaucoup de formulaires à remplir à chaque change, dit-elle ». Joss se dit qu’il y a des rencontres parfaites, mais aussi qu’elle va changer le double de la somme envisagée…

Arrivée dans les locaux d’African Tracks, remise d’un véhicule en parfait état, et rencontre de Bruno, guide aventurier délégué par Tourmaline, qui les emmènera dans un supermarché ouvert le dimanche, puis, autour d’un verre, parlera de la Namibie qu'il aime, donnera quelques conseils de comportements et encouragera à profiter des pistes au maximum.. Joli moment. Sur la carte il tracera une voie pour relier Sesriem en évitant le goudron jusqu’à Marienthal… Il conseillera également au couple de ne pas réagir si leur mixité attire les regards, ou plus. Il sait de quoi il parle. Bruno guidera ensuite Rémy et Joss jusqu’à l’embranchement de la piste vers Dorbabis, il est 11 h30 lorsqu’ils se séparent.

direction Kiripotib guestfarm, un peu plus de 2h de route La piste est belle et calme, l’idéal pour se faire la main à gauche et s’habituer au gros Toyota. Fidèle aux conseils de MimiNono, Joss rappelle tous les quarts d’heure à son chauffeur de mari de rouler au milieu, les bords étant pleins de verres et de caillous pointus ! Rémy en aura très vite plein les oreilles de Joss et de ses Mimi-qui-sait-de-quoi-elle-parle-puisqu’elle-y-a-vécu-en-Namibie ! Mais il s’en rappellera lorsqu’il acceptera de céder le volant à sa compagne…

Kiripotib est une oasis au milieu du bush du Kalahari. Des arbres centenaires, de toutes provenances, y sont irrigués journellement. De l’air, de l’eau : la vie ! L’éolienne tourne, clang ! clang ! et puise l’eau souterraine qui arrose, abreuve, lave…De l’eau, de l’air : la vie !

.............................................................................

La ferme appartient à un couple d’origine allemande, absent durant ce week-end ; Joss et Rémy sont les seuls guests et vont se faire dorloter. Pour commencer, Sundowner drive avec Webster, intendant noir du domaine : 1er veld, zèbres, springbok et autres antilopes, cette fois c’est sûr, ils sont en Afrique. Ils sont au retour attendus par Edward l’adorable cuisinier qui grimace un peu : Webster étant parti avec la clé de la chambre réfrigérée, l’heure du dîner s’en trouvera légèrement décalée… Gros fou-rire ! (un peu taquine, Joss offrira en repartant un sifflet à Edward et une boussole à Webster..) ... ... .. .......................Chalets.................. ........ .Kaluhlu, seul félin des environs (Kiripotib signifie : là où le lion rugit...).... .................Cactées

......................................

Direction le chalet en briques rouges décoré de tapis et tableaux fabriqués sur place, et de détails admirables puisés dans la nature alentour. Il y a une telle recherche du beau partout dans cette propriété - même les petites maisons des ouvriers sont belles - que Joss la curieuse en parlera à Webster : la propriétaire a fait une école des beaux arts en Allemagne et fabrique notamment des bijoux de toute beauté. Aïe, aïe, aïe pour le porte monnaie ! Troisième rencontre : Ralph, très jeune retraité allemand, propose de se rendre tout de suite sur le lieu où il expliquera le ciel namibien à travers 2 grosses lunettes astronomiques : les planètes, la poussière, les « nids », les gaz, les étoiles, la voie lactée, les galaxies.. Quelle nuit pour une 1ère nuit namibienne ! Les explications passionnées de Ralph seront suspendues le temps du dîner. Edward a travaillé pour des grands restaurants au Zimbabwe. Ce petit homme raffiné dresse des tables aussi agréables que ses menus et prendra place à la table . Les 5 convives attablés discuteront avec beaucoup de plaisir, le thème principal étant le déracinement, soit voulu par les voyages, soit subi : pauvreté ou conflits sociaux /politiques. Retour vers les étoiles. Rémy et Joss sont à présent un peu ridicules à disparaître ainsi sous plusieurs couches de vêtements : il fait très froid et même Rémy qui s’était ouvertement moqué de l’équipement « banquise » dans les valises, superpose bonnet, gants, grosses vestes et chaussettes…Joss se marre… Ralph est hilare… Le vin sud’af y est un peu pour quelque chose ! Le ciel namibien exempt de pollution livre aux yeux comblés quelques uns de ses secrets lumineux. L’excitation de cette première très longue journée namibienne, couplée à un froid très kalaharien empêchera le couple de s’endormir facilement .

...................................

Lundi 07 juil 08 : vers l’infini, et au delà ...

Réveil néanmoins à 6h00, lever de soleil sur le veld, et visite guidée de la ferme : Webster explique le fonctionnement de la ferme, le parcours de l’eau, le type d’élevage, le fumage de la viande, la gestion du gibier…il finit le »farm tour » en parlant des propriétés des arbres : comment retrouver son chemin en s’orientant par rapport aux nids d’oiseaux, comment s’abreuver, se vêtir, se soigner, se défendre à partir d’un arbre, comment la vie animale s’organise sur un arbre. Joss est épatée par la connaissance qu’a Webster des noms communs et scientifiques de tous ces arbres et lui adresse quelques compliments. Jusqu’au moment où celui-ci affiche un air penaud et soulève une petite plaque sous laquelle sont répertoriées toutes les informations…

Retour dans la maison pour le petit déjeuner. Edward les attend : j’ai pensé vous faire plaisir en vous préparant du mil. C’est le plat namibien principal, dit-il ! Confiture de cactus, biltongs et charcuteries maison, mil, fruits de saison, pain maison, jus maison, tournesols décorant la table… D’autres excellents petits déjeuners suivront, celui-ci pourtant restera inoubliable. Direction « l’atelier en plein air » de teinture des laines destinées à la fabrication de tapis réalisés par des ouvriers bushmen qui feront une démonstration de leur savoir-faire sur des machines à tisser simplissimes. Réaliser d’aussi belles choses avec des moyens aussi rudimentaires rend admiratif. Les tapis aux motifs typiquement africains sont magnifiques mais un peu chers pour Rémy et Joss. A défaut de tapis, Joss lorgne du côté des créations de bijoux. Le pendentif qu’elle s’est choisi n’a plus quitté son cou depuis. Sur les conseils de Webster, pour porter la force de l’Afrique à son bras, Rémy opte pour le bracelet en crins de queue d’éléphant.

Et bien voilà ! Partir tôt de l’étape pour arriver tôt à l’étape suivante est un conseil qui ne sera pas appliqué : il est 13heures et les au revoir s’étirent. Direction Sesriem via le tracé indiqué par Bruno, nous ne le savons pas encore, mais 7 h 30 de pistes nous attendent …

...................les fameux nids géants et les espèces de moineaux (les républicains sociaux) qui les fabriquent ..........................

Sur la route, Joss réfléchit aux raisons qui ont généré des moments précieux durant cette première halte. L’absence des fermiers est la toute première. Les échanges de courriels avec le couple ont été empreints de gentillesse et de disponibilité ; cependant son absence a créé une sorte de bulle dans laquelle les relations avec le personnel noir ont pris une autre dimension. Parler allemand a permis de se rapprocher de Ralph également. Le dîner à 5 a posé les jalons de relations qui se poursuivent. A plusieurs reprises durant le voyage, nous aurons l’impression que le personnel noir évite le client blanc, pour ne pas le déranger. Il s’ensuit des postures difficiles à « gérer » pour Joss : dos un peu courbé, yeux fixant le sol… Ces postures de soumissions parlent à elles seules de l’histoire récente de ce pays. Il faudra du temps, beaucoup de temps, et peut-être plus, pour que ces hommes et femmes se redressent. Certaines villes traversées induiront un certain optimiste : à Walwis, Outjo ou Tsumeb, où des gens droits, beaux et fiers parleront avec facilité et chercheront la communication. Ce qui aurait pu être un handicap, devient un vecteur relationnel : ce couple mixte parlant allemand et anglais, les 2 langues du pays, voyageant en autonome en 4x4 touriste dans un pays où les relations inter-raciales ne sont pas simples, va dans les faits attirer l’attention et l’envie de poser des questions. Enfin, la plupart du temps. Il y aura aussi des regards désapprobateurs et des attitudes plus dures.

Il fait chaud, 2 écoliers attendant le bus scolaire sont accueillis à l’arrière du Toyota. Et hop !, la bouteille de Sprite finie passe par la fenêtre et s’éclate sur le bas côté. Et hop !, le « book » résumant l’histoire de la Namibie offert par Tourmaline atterrit dans un des sacs d’école. (il nous faudra 3 jours pour comprendre !).. Lorsqu’ils sont déposés, les 2 pré ados usent de tous les moyens pour persuader Joss de la nécessité de leur donner 10 euros ; (ils doivent payer le bus pour continuer…) Ils repartiront ronchons avec 20N$ chacun, sous le regard amusé de Joss et un tantinet froid de Rémy qui estime qu’il n’y a pas de raison de donner de l’argent. Il n’a pas complètement tort.

......Aux portes de Sossüsvlei (le lendemain au petit matin frisquet) .. ......



La piste que nous empruntons se corse. Les lieux traversés semblent oubliés de tout ; la piste dessinée par Bruno est instructive, ce n’est peut-être pas un hasard. Les fermes que nous dépassons n’ont que l’éolienne en commun avec Kiripotib. Certaines sont dans un état de délabrement avancé. L’expression « Petit Blanc » revient en mémoire. Les villages noirs, amas de tôles à l’équilibre précaire, sont ceux que les touristes ne sont pas censés voir. Le dénuement est déstabilisant et les regards jetés sur nous éloquents. Le voyeurisme touristique n’est pas accepté. A aucun moment cependant nous ne verrons de mains tendues.

L’état des pistes est à l’unisson. Rémy qui conduit sur piste pour la première fois, passe une espèce d’initiation accélérée sur pistes namibiennes. Nous roulons depuis 3 heures lorsque la carte indique un chemin différent de celui tracé par Bruno et qui paraît plus court. Plus court, il en a l’air ; plus rapide : oh que non il ne le sera pas, puisqu’il mènera à traverser le massif de Hardap. Il est 16 heures passées, Joss et Rémy découvrent les joies des barrières, des pistes défoncées, tantôt du sable, tantôt de la caillasse, des passages en eau étonnement profonde : elle vient d’où cette eau ?, des troupeaux anarchisés au milieu de paysages infinis. En ce deuxième jour, leurs yeux découvrent une Namibie presque stérile, qui leur permettra de relativiser le luxe qu’ils ont vu et verront par la suite. Alors que la fatigue s’installe et que les paysages deviennent abrupts, la nuit tombe. La conduite se fait à vue car la lune est cachée par des nuages venus de l’océan. Joss essaie de repérer les yeux brillants des animaux dans la nuit, pendant que Rémy se concentre sur la piste. Le couple ne cherchera pas à savoir ce qu’il y a ou n’y a pas… de chaque côté des pass qu’ils franchissent dans une obscurité totale.

Cela fait 4 heures qu’ils n’ont pas croisé âme qui vive, mais ce qui inquiète le plus Joss est une petite phrase dans le Road book remis par Tourmaline : la NWR, qui gère les campsites nationaux, se réserve le droit de redistribuer la place même payée si les campeurs ne sont pas arrivés à 18h00. Il est 18h30. Tourmaline encourage vivement ses clients à arriver au camping avant la fermeture des grilles…Joss estime qu’il n’est pas nécessaire de partager ses craintes avec le pilote…pas encore…Une légère appréhension l’étreint à l’idée de lui annoncer qu’ arrivés au camping il faudra peut-être faire demi tour… Il est 19h00, au loin de la lumière électrique : des habitations à vocation touristique annoncent l’approche de la piste principale C14 ; Rémy respire : encore une petite heure et demi de route et la tension pourra retomber ! Joss reste sur une réserve prudente. La grille est fermée, le gardien du camp de Sesriem, transi de froid, sort de sa cahute ; il est 20h30. Joss s’excuse pour ce retard et avant même qu’elle se soit présentée, le gardien dit : « Tourmaline ? » YES ! et indique le chemin d’accès vers l'emplacement réservé. Joss frissonne. « Il ne va pas faire trop froid cette nuit. Hier, il a gelé, dit le gardien, petit homme d’une grande douceur ». L’emplacement est très bien situé, même si la nuit noire empêche d’en profiter.

Le couple installe son premier campement de façon minimale, et après avoir dégusté des repas Décathlon réhydratés – l’option la plus rapide ! - convoités par les chacals venus de la dune toute proche, toilette sommaire et …dodo. D’un commun accord Rémy et Joss décident de ne se lever que vers 9h00. tant pis pour les dunes, la fatigue est trop grande. Oui mais...

.............................

Mardi 08 juil 08 : Au Pays des Milles et Une Dunes, où l’on peut s’y perdre…

A 3 heures du matin il fait 3 °C sous la tente. A 5h30 du matin il devient évident qu’ils ne dormiront plus. Autant reprendre la route en direction de Sossusvlei, et si possible avant que le camp ouvre ses portes aux véhicules de l’extérieur. L’humeur maussade qui règne dans le véhicule s’évanouit comme par magie devant la beauté des paysages.. La nuit à grelotter ? Un cadeau du ciel. Seul le froid pouvait les tirer hors des sacs de couchage. Rémy contient tant qu’il le peut son impatience au bout du 50ème « Stop !!!! » photo lancé par sa compagne. Lumière féerique, couleurs improbables, les émotions sont indescriptibles.

..................................

Les choses se gâtent un peu arrivés au parking annonçant la fin de la route goudronnée. Prendre la navette ou tenter le sable mou ? Se souvenant des conseils glanés sur VF, Joss propose de dégonfler les pneus avant de s’engager sur la piste de sable. Rémy, que l’absence de café matinal rend râpeux comme de la laine de verre, estime que-c-est-n-importe-quoi-je-me-demande-où-tu-as-vu-ça-et après-on-regonflera-comment …. Joss fait sa susceptible et s’apprête à répliquer lorsque retentit une grosse voix en anglais derrière eux : un « vous prenez la navette ? », sonne comme un « vous feriez bien de prendre la navette » ; un colosse buriné chapeauté cow-boy les regarde mi-figue, mi-raisin, et le comique de la situation n’échappe à personne. C’est donc un peu penauds qu’ils payent leur place et montent dans la navette sans plus piper mot…

.........

Bonjour, nous c’est Cordula et Benedikt, et vous ? Ce jeune couple allemand finissant ses études en AFS est un rayon de soleil ambulant. Direction Sossusvlei. C’est difficile à décrire le bonheur. Tant de beauté et de sérénité rend forcément meilleur et heureux pour des heures et des heures de souvenirs à venir. Si quelquefois confronter ses rêves à la réalité peut être déprimant, Sossüsvlei dépassera toutes les espérances. .................................................................

Direction DeadVlei, il ne fait pas encore très chaud, marcher est agréable. La remontée des dunes refera monter la température corporelle, d’autant plus que le soleil intensifie ses rayons. Les lieux sont fascinants. La vie et la mort se côtoient naturellement : les arbres sans vie accueillent des nids de corbeaux, le sable est imprimé des traces des vies nocturnes, et, plus fort que tout, le désert est vert d’acacias, d’arbustes, d’herbes folles, en pleine saison sèche. Sable rouge ou doré ou cendré, lacs asséchés blanc craie ou argentés, ciel d’azur puissant, effiloché de nuages évanescents…Rêver d’être peintre un instant, de faire glisser les aquarelles pour trouver les teintes justes. La mémoire est parfois capricieuse.

.......... .................................

Joss et Rémy sont assez fiers d’eux : en vaillants quadras, ils emboîtent le pas décidé des 2 « p’tits jeunes » qu’ils ont rencontrés, sans trop de difficultés. La montée des dunes est source d’émerveillement et de sueurs abondantes ! Au loin, la Montgolfière, oiseau magistral, rend Joss un peu chagrine. Quand elle sera grande elle volera en Business Class et en Montgolfière ! Rémy se dit qu’il l’a échappé belle…

............................................

Mon Barbu s'est perdu ! Joss et Rémy regagnent le parking et attendent Cordula et Benedikt qui ont décidé de monter une autre dune. A l’ombre des acacias ils observent les voyageurs et plaignent les groupes qui commencent à arriver. Il est 11h30, et la chaleur devient accablante. Cordula et Benedikt ne reviennent pas. A l’impatience et l’impression de perdre un temps précieux succède l’appréhension. Il est simple de s’égarer si, à l’aller, on ne repère pas les dunes que l’on contourne pour s’enfoncer vers Deadvlei et au delà. Tant pis, Joss et Rémy tiennent leur promesse et attendent longtemps le jeune couple qui finit par arriver, très fatigué. Ils se sont égarés et expliquent que la peur gagne très vite dans ces conditions. Ils remercient chaleureusement de les avoir attendus. Alors qu’ils reprennent la navette vers les voitures, Joss aperçoit la dame rencontrée à l’aéroport, en tenue de brousse, accompagnée du groupe d’ Italiens de l’avion. Ils sont silencieux ?!?... Il manque l ’Italien de Joss, celui de l’avion, il s’est égaré dans les dunes. Rémy et Joss se regardent et détournent vite leurs regards. Il serait totalement déplacé que les spasmes abdominaux qui les secouent déjà se transforment en gros fous rires ! La dame s’approche, et demande à tous, touristes et chauffeurs d’ouvrir l’œil. Notre chauffeur demande si nous sommes pressés et nous faisons un petit tour, sans succès, à la recherche du barbu, comme l’avait surnommé Joss. Le chauffeur explique que seuls les randonneurs solitaires pourraient se perdre véritablement. Il ne se fait aucun soucis pour le « barbu ». On lira plus tard qu’il avait raison.

..........

Après échange des coordonnées, nous prenons congés et nous apprêtons à prendre la route pour KuanguKuangu, via Solitaire, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence : la batterie est à plat, les feux n’ayant pas été éteints. Benedikt est là, et dépanne de bon cœur Rémy et Joss ramollis par la fatigue, le manque de café et la faim. A la sortie du Park, Rémy s’arrête pour essayer de donner un coup main à une famille d’Allemands en panne au bord de la route, conduisant le frère jumeau de notre Toyota. Peine perdue. Devant leur désarroi, Rémy et Joss prennent conscience des désagréments vécus lorsque la voiture est immobilisée. Cordula et Benedikt, quelques jours auparavant, avaient eux aussi perdu une grosse somme d’argent et dû limiter leurs vacances suite à une méchante panne mécanique. Rémy et Joss chasseront ces idées noires devant une assiette de frites suivie d’un magnum aux amandes au bar-épicerie-boulangerie-friterie du camp ! .................................................Bye bye, Sossüsvlei

Vers KuanguKuangu Arrêt à Solitaire vers 15heures, le soleil est assez bas et le vent bien froid ; à noter : le paiement par carte bleue, aussi bien pour l’essence que pour les achats « boutique » : pain (merci Miminono) et Biltong par exemple. Vers 16heures, ils atteignent les dunes de Barchan et sont accueillis assez froidement par Hannetje qui les guide jusqu’au repère enchanté de KuanguKuangu. Il est très étrange de noter que dans cette partie de la Namibie, le soleil se couche à même pas 16h30… Toujours aussi tendue, Hannetje semble contrariée par l’heure du dîner réservé en leur compagnie. Joss tente de la rassurer en affirmant que son heure sera la bonne. 2 nuits sans pratiquement dormir, les heures de conduite, les émotions de la découverte, le couple est trop fatigué pour se prendre la tête ! Après une douche bien bien froide à l’extérieur, Joss grelotte le temps que ses cheveux longs sèchent. Il fait vraiment nuit et froid très tôt dans ce coin de Namibie…

.............. ............KuanguKuangu, retraite enchantée......................... ............Apologie du Farniente contemplatif....................................................L'or liquide de l'aube

L’horloge dans la chambre indique (déjà?)19h00, l’heure de se rendre à Barchan Dunes pour un dîner qui se révèlera finalement très plaisant. Le fils du couple est présent à table, entourée de sa femme et de leurs 2 petites filles. Ils habitent en AFS et sont en vacances.

Timide au départ, la conversation se débridera lorsque Rémy et Joss comprendront enfin que la panne de batterie a fait se dérégler l’horloge de leur voiture. Il était donc 16h00 à Solitaire, et 17h45 lorsqu’ils sont arrivés à Barchan Dunes, tard pour l’ hôtesse dans un pays où l’on dîne à la tombée de la nuit. Les sourires qui s’ensuivent, le vin rouge de l’apéritif et la chaleur dégagée par la cheminée se chargeront d’installer une atmosphère cordiale. En peu de temps, le repas préparé est excellent : soupe de légumes, salade mixte, steak de Springbok fondant accompagné de patates sautées et rondelles d’ananas caramélisées….gâteau chocolat moelleux et crème légère en dessert. La maison est extraordinaire d’originalité. La décoration en accord, et d’une grande finesse. La conversation s’oriente vers les conditions de vie en Namibie, la difficulté d’acheminer des matériaux ou des meubles, des tentatives de sondage pour trouver de l’eau, les efforts à faire pour accorder des logements sains à tous les Namibiens, et l’importance des liens familiaux dans ce pays où les grandes distances isolent les habitants. Nous parlons aussi de l’avenir, de l’assimilation des peuples originels, des défis que le pays doit relever. Rien n’est simple, personne n’a totalement raison, personne n’a totalement tort. Dehors l’homme qui balaie les traces du sable est presque gêné d’être salué, encore des yeux au sol. Vers 22 heures : Hummm, que les couettes sont douillettes dans la cabane de KuanguKuangu. Douillettes et indispensables.

Mercredi 09 juil 08 : N’Gandu at Sea, de l’utilité des vouchers Quelques heures plus tard, le réveil bippe pour nous permettre d’assister au lever du soleil depuis le lit, à travers les baies vitrées. C’est de l’or, de l’or liquide qui dégouline des dunes formant panorama sur 360°C. De l’or qui enjolive les vies et rend chaque seconde précieuse. Toilette, petit café, et voilà Wilhelm au volant de son 4x4 qui arrive pour un tour du domaine. La lumière est douce, et les oryx généreux. Joss va tomber en amour pour ces magnifiques antilopes déjà aperçues à Sossusvlei. Nous accompagnons ensuite Wilhelm pour l’amorçage quotidien du moteur à fuel de sa pompe à eau : « du moment que tu as de l’eau en Namibie, tu peux vivre. » Mais même avec de l'eau, on se demande comment ce sol peut produire quoique ce soit...

.......... Impossible pour Joss de se lasser des oryx. Ils sont d'une beauté fascinante.

Rémy et Joss étant les seuls guests dans la propriété, le petit déjeuner reprend une ambiance familiale, comme Hannetje en fait la remarque : je ne discute pas beaucoup avec les groupes, ils sont entre eux ». Déjà les au revoir. Un grand merci à Vinnylove qui nous a fait découvrir cet endroit dans son magnifique carnet.

.....Mise en route du moteur de la pompe à eau :...

En route pour Walvis Bay : un peu moins de 2 heures, sans arrêt.. Ces deux derniers jours, Rémy et Joss sont arrivés de nuit à leurs étapes. Ils décident de ne pas s’arrêter en route pour redevenir un peu maîtres de leur temps et consacrer l’après-midi entière à Walvis Bay. La route est facile, quoique poussiéreuse, quelques cols nécessitent de rouler un peu prudemment, plus lentement. Un vent froid et fort souffle de l’océan. La tempête de sable nous attend juste avant d’arriver à Walvis. La lecture des carnets de voyage sur VF nous y avait préparé : ralentir, espacer les distances entre véhicules et allumer les warning. Le jeu du sable poussé par le vent est hypnotique. Les masses roulent sur elles mêmes, progressent en rouleaux, aucun obstacle ne les arrêtant.

.....................................................................................................;....... ....

L'hôtel Ngandu at Sea Joss et Rémy ont choisi de dormir dans un hôtel local, trouvé sur internet. Après échanges positifs de courriels et aval de Tourmaline, ils réservaient 2 nuits avec petits déjeuner pour env 38 euros la nuit en chambre double, soit 76 euros les 2 nuits pour le couple. Les avis trouvés sur la toile étaient rares mais positifs. On verrait bien. N’Gandu at Sea est un grand hôtel, répartis sur 3 bâtiments. Hôtel africain accueillant. Le vent est glacial à la descente du 4x4. Joss et Rémy n’ont qu’une envie : qu’on leur donne la clé de leur chambre pour s’y réfugier. Oui mais…

La directrice de l’hôtel, dans un style franc et direct, cherche les résas, et ne les trouve pas. Joss très calmement tend le voucher en précisant que les réservations ont été faites en octobre après plusieurs échanges via le net, que les résas sont payées depuis plusieurs mois et que cette situation n’est pas très agréable. Le voucher fait son effet. La directrice explique poliment que l’employée qui a pris la résa ne fait plus partie du personnel, que l’hôtel est plein mais qu’elle va trouver une solution. La solution fait au bas mot 120m2, 2 chambres avec baignoires, cuisine, salon, terrasse. Un peu gênés quand même, puisqu’elle annule des résas pour nous y loger. Les mesures de sécurité sont impressionnantes : codes et clés spécifiques pour accéder dans la cour du parking, aux escaliers, pour rentrer dans l’appart, pour accéder à chacune des chambres, coffre fort ds chaque chambre ! A part le matériel de cuisine un peu usé et les canapés un tantinet élimés, l’apart est vraiment agréable. Pour 38 euros la nuit ! YES ! Comble du bonheur, la baignoire se remplit d’eau très, très chaude. Le luxe absolu au regard des douches, froides et bien plus, subies depuis l’ arrivée. Ca va mousser !

... ....



Malgré la tempête qui fait rage - marcher droit est impossible - Joss et Rémy décident d’aller manger au Raft, au dessus d’une mer démontée envahie par des milliers de méduses d’un blanc fantomatique. Le repas est excellent, la clientèle assez hétéroclite : locaux blancs tirés à 4 épingles fêtant un anniversaire, couple de touristes habillé safari chic accompagné de chauffeur et guide privés, familles cheveux en bataille jeans et polaires, couple d’amoureux, groupes de tour opérateurs heureux de vivre, tout ce petit monde créant une atmosphère joyeuse mais bruyante. Nous repassons par la réception de l’hôtel et la responsable affirme que ce vent vient de la mer et qu’il fera beau demain matin. Elle met gracieusement sa connexion Internet à disposition, s’intéresse au couple, et les voilà partis à papoter. C’est une blonde au corps sec dont le visage ridé et buriné parle des générations d’Afrique imprimées dans ses gênes. Il y a des liens d’amitié évidents entre elle et les employés noirs qui parlent et se déplacent sans courber la tête, en regardant droit dans les yeux, à l’aise dans leurs baskets . Ca fait du bien. Pendant ce temps les clients défilent : des hommes et femmes d’affaires, noirs, blancs, arabes, indiens, des congressistes. Une autre Namibie. Rémy et Joss regagnent leur apart plein d’espoir : demain il fera beau pour MolaMola.

Jeudi 10 juil 08 : à la poursuite d’un rêve Confirmation le lendemain au petit déjeuner, nous sommes les seuls touristes, courtoisement reçus cependant par les costumes et tailleurs et hauts talons. Petit déjeuner peu varié, mais bon et copieux. Il fait encore bien froid même si le vent s’est tu, sans doute épuisé par tant de combats. Le bureau de Mola Mola dirige Joss et Rémy vers la plage de l’embarcadère. Le départ du bateau est prévu à 09h00. Joss a rendez-vous avec Sandwich Harbour et ce n’est pas rien ; des histoires de dunes plongeant dans l’océan, quand le désert rencontre la mer. En attendant, la lumière froide qui court sur le bleu profond de l’océan, à leurs pieds, invite à la contemplation.

Le bateau arrive à quai et commande l’embarquement des 15 passagers de toutes sortes dont 5 Français et 2 Otaries mâles à fourrures manifestement très à l’aise, venues quémander leur ration de poissons offerte par la maison. Petite frayeur pour Joss dont les cuisses se trouvent sur le passage du plus jeune des mâles, celui qui peut se faufiler sous la barre fermant le bateau à l’arrière ! Tout ceci bien sûr est destiné à mettre les passagers de bonne humeur. Mission accomplie ! Ils régressent tous et retrouvent leur âme d’enfant devant ces otaries complices, puis lorsque les pélicans et les mouettes illuminent le ciel outremer, criant à gorge déployée à la poursuite des même poissons MolaMola. Des dauphins jouent avec l’impatience des passagers, tournant autour du bateau sans relever une seule fois la tête. Grrr !

....

Le froid vif allié aux rayons du soleil sur les flots et les dunes dorées de l’horizon, crée une ambiance qui imprime la mémoire, celle des sensations, dossier Namibie _Walvis_ jul08 ! C’est peut-être un des mystères de l’appel aux voyages : vivre et revivre ces sensations de plénitude, enfin en accord avec soi et ce qui entoure. Au bon endroit au bon moment.

......................................................



La partie « mer » de l’excursion s’achève à Pelican Point, bien connu pour n’accueillir aucun pélican. Des 4x4 attendent les passagers pour les conduire entre mer et sable jusqu’à Sandwich Harbour. Notre chauffeur se prénomme Mike. un Hongrois inoubliable s’installe à l’avant, Rémy et Joss prenant place à l’arrière. Il est difficile de ne pas, à nouveau, se dire qu’il existe des rencontres parfaites. L’équipage se compose de passionnés. Mike est amoureux fou de son pays et des lieux qu’il fait visiter. Il est d’une patience à toute épreuve. Plus on lui pose de questions, plus il est heureux. Il est ému aux larmes lorsque Joss lui dit que cela fait 35 ans qu’elle rêve de ce moment. Le Hongrois, très vite surnommé « le Hongrois fou » », est un géologue un peu déconnecté : il part dans tous les sens, veut tout voir, tout faire, un peu enfant gâté, un peu chien fou, aussi attendrissant qu’un jeune chien fou. Rémy est à l’aise : Mike et le Hongrois Fou parlent allemand - même s’il lui est difficile d’en placer une au milieu des 3 pipelettes.

.............................

Quand à Joss, des coussins de nuages en guise de Pataugas l’empêchent de toucher terre, sable plus précisément. Tous les sens en éveil, le bonheur est à son comble lorsqu’elle comprend que Mike est prêt à s’arrêter toutes les 30 secondes pour des prises de vue. Il anticipe même et la prévient pour qu’elle soit prête ! Il raconte l’Histoire du site, les particularités biologiques, ralentit dés qu’apparaissent des groupes d’oiseaux. Il s’arrête brusquement, ramasse un petit trésor et revient l’offrir à Joss pour immortaliser cette journée. Il s’agit d’une coquille d’huître de sable fossilisée. On en trouvera d’autres, mais celle ci est exceptionnelle : entière, parfaite, les coloris patinés rouge corail, blanc craie, jaune doré et noir charbon font de ce coquillage d’env. 15 cm de long une des plus belles chose qu’il ait été donné de voir au couple.





A Windhoek, Bruno avait dit : tu verras, la première fois à Sandwich Harbour, on s’en souvient, tu verras… Qui peut expliquer pourquoi certains lieux exercent une telle fascination ? Pourquoi moi, et pourquoi ici ? Pourquoi autant d’émotions ? Parmi les 5 équipages, 2 sont enthousiastes, 2 contents d’être là, et le 5ème demandera à repartir très vite, incommodé par le vent froid qui souffle et le sable qui vole. Rémy, trop occupé pendant la période de préparation du voyage pour s’y investir, en prend plein les yeux. Il pensait faire plaisir à sa petite femme, or le voilà mordu à son tour .

..............

La Mike’s Team arrive bonne dernière pour le banquet au creux des dunes. Le site est mémorable, à l’abri du vent, et le pique nique servi est étonnamment bien élaboré, à base de produits de la mer. Rémy affirme que les huîtres sont excellentes. Joss quand à elle n’a jamais réussi à avaler les choses qui gigotent encore, au grand dam des Aquitains de sa famille. Le mousseux Sud’Af par contre, sera très bien accueilli ! Le repas est l’occasion de discuter avec les autres passagers. Un couple de Niçois est avide d’infos concernant la libération d’ Astrid Bétancourt.

......

Joss est assise en face d’un couple d’env. 60 ans. L’homme engage la conversation et se présente : fermier viticulteur de Cape Town. Même si Joss n’en laisse rien paraître, c’est le grand chamboulement dans sa tête. Pourquoi cet homme qui est l’archétype des colons responsables à la base du système odieux qui a ensanglanté l’Afrique du Sud, pourquoi cet homme décide de parler avec la seule « colorée » du groupe ? Cette question est évidemment aussi bête que pourrait l’être une tentative de réponse. Joss a grandi avec l’apartheid où les mariages mixtes étaient interdits et les métis déclarés illégaux. Même de l’autre bout du monde, ce système était vécu comme une insulte. Alors, se retrouver en face de ce monsieur poli et cultivé, qui parle si ouvertement de son pays est un petit choc. On a beau savoir que rien n’est tout gentil d’un côté ou tout méchant de l’autre, les stéréotypes ont la vie dure. La Namibie apparaît doucement comme la destination intime d’une vieille enfant à la recherche de questions dont les réponses ne sont encore connues de personne.

Il parle des inondations catastrophiques de cette année, du drame vécu par les Zimbabwéens, de la beauté de son pays, et des crimes qui s’y multiplient. Il parle de son vin, et du champagne français. Il comprend, dit que les choses devront changer, même si aucun fermier n’y est prêt. A partager les terres. Il y a une chose que Joss commence à comprendre : les descendants des colons sont africains maintenant. Ils le sont devenus. Tout comme se sent Français en France un descendant de lointains immigrés. Sauf que les descendants de colons sont chargés de valises bien bien lourdes.



....

Sandwich Harbour, des dunes, une lagune d'eau douce, et l'océan atlantique.

Mike explique qu’il conduit exceptionnellement son véhicule privé et ne transporte aucun matériel de groupe. Il n’est donc pas soumis à des horaires de retour fixes … Notre chauffeur décide de continuer à travers les dunes. Chenille géante, train en folie, montagnes russes, on se croirait à la fête foraine. Un autre équipage de mordus nous accompagne par mesure de sécurité. Les dunes grognent et chantent, l’horizon s’affole, Rémy ne serait pas mécontent de retrouver un horizon stabilisé, le Hongrois Fou et Joss en redemandent.

A l’arrivée au cœur de Sandwich Harbour, là où le « delta » fait se juxtaposer le désert, les bras de lagune, la plage et l’océan, la sérénité reprend le dessus. Splendeur, calme et volupté. Joss voudrait en faire le tour, c’est un peu trop grand, et il est déjà tard. Le vent se renforce et le soleil décline rapidement. Il faut prendre le chemin du retour, par les dunes puisque la tentative de passage par la plage se révèle hasardeuse. La marée monte vite.

..

Juste avant d’arriver aux salines, Mike pousse une exclamation stupéfiante et sort de sous un gros plastique noir un énorme réflex, avec un objectif comme on peut n’en voir qu’à Etosha, énorme ! Le Hongrois-Fou Rémy et Joss éclatent de rire : « now we really know you ! Everything is quite clear !”. Un chacal se promène en bord de mer, la lumière est parfaite. Mike, calmé, explique que cette image est rare ici. On lui fait confiance. Le soleil est presque couché, le 4x4 qui suivait est déjà rentré. Les salines sont belles et la fine équipe apprendra tout ce qu’il faut en savoir. Retour au parking MolaMola. Il fait nuit. Il faut bien se résoudre à se quitter. .

..... .......................................

A Walvis, le vent se déchaîne à nouveau. Ce soir ce sera pâtes et jambon. L’apart est glacial. Joss vide les sacs à dos à la recherche du « trésor de Mike ». Rien n’y fait, il faut s’y résoudre, il a été perdu… Tout à coup de drôles de bruits se font entendre de l’autre chambre de l’apart. La télé est allumée !?! Joss frappe à la porte, et se retrouve nez à nez avec une grande blonde d’à peu près son âge, sauf qu’elle est vraiment très grande, elle ! Après les explications et présentations d’usage elle apprend que Susan et son mari sont Sud Africains et tour operators. Ils accompagnent un groupe qu’ils retrouveront au petit déjeuner. Le vent à beau souffler comme le méchant Loup sur la maison en paille, Rémy et Joss s’endorment comme des masses de plomb.

Vendredi 11 juil 08 : entre désolation et éblouissement Au matin, le vent s’est essoufflé, comme le Loup sur la maison de briques. Des sourires accueillants au petit dej, décidément cet hôtel leur va bien. La cuisinière vient à table dire qu’il faudrait quand même goûter à ses saucisses. Bon…C’est vrai qu’elles sont bonnes, mais des saucisses d’éland au petitdèj, pas facile ! Susan arrive avec son mari et ses 15 voyageuses : 65 ans d’âge moyen, qu’elle balade entre autre dans la bande de Caprivi, au Zaïre et au Zimbabwe. Vaillantes mamies ! Elles posent des tas de questions sur la France qui les fait rêver.

Rémy et Joss se disent qu’il est dommage de quitter Susan et son mari, d’autant plus que la décision de revenir en Afrique Australe est déjà prise. Ils demandent donc les coordonnées de la petite structure touristique et décident qu’ils confieront la partie Afrique du Sud de leur prochain périple à ce couple sudaf…mixte. La voiture chargée, direction ravitaillement puis bureau de MolaMola ; peut-être que Mike est joignable et que le trésor est resté dans son 4x4. Mais Mike est en mer. La jeune femme au bureau se lève et emmène Joss à l’extérieur, au pied d’un arbre où se trouvent des fossiles de coquilles en décoration. Elle propose à Joss de choisir celui qu’elle veut, même s’ ils sont sûrement moins beaux dit-elle, en s’excusant. D'une façon ou d'une autre, il faudra revenir à Walwis Bay.

Il est temps de quitter Walvis Bay. Avec l’impression que le reste du voyage risque d’être un peu fade, après Sossusvlei et Sandwich Harbour. Il est déjà 11heures.

Détour rapide pour voir à quoi ressemble Swapkopmund. C’est original, mais trop européen pour nous, même si deux femmes Himbas aperçues près de l’école nous ferons écarquiller les yeux et oublier les colombages. Direction Spitzkoppe, la décision étant prise de « zapper » les otaries de Cape Cross. Oui mais… A l’intersection il aurait fallu tourner à droite, or le Toyota va filer tout droit. Lorsque Rémy s’en aperçoit, le couple se dit qu’après tout, autant aller voir les otaries. Tout au long de cette longue, longue piste à l’atmosphère oppressante Joss se demande pourquoi et qui a bien pu venir s’installer ici ! Et puis les paroles de Wilhelm reviennent : du moment qu’on peut puiser de l’eau, on peut vivre. Le ciel est gris et l’horizon bouché. La végétation se limite à de minuscules plantes, rampant à la façon de lichens jaunâtres. Les collines sont grises, ternes et polies par les vents. Il règne un tel climat de désolation que Rémy se dit qu’il faut une sacrée bonne raison pour vivre ici. Il en verra au moins 2 : le tourisme généré par la pêche qui attire de nombreux aficionados et l’industrie saline.

.....



Le vent qui souffle à Cape Cross rappelle celui de Walvis. La mer est démontée et le chaos des vagues se mêle aux cris des dizaines de milliers d’otaries. La lumière change toutes les secondes, jeu de nuages, jeu de vent. Curieusement, alors que Joss s’attendait à suffoquer, l’odeur des grosses bébêtes est à peine présente. Aucun chacal ne déambule sur la plage, aucune charogne en décomposition. Le froid repousse les rares promeneurs. Parmi lesquels nos Italiens préférés... mais sans le barbu..? De petits sourires sont échangés, mais sans oser poser la question qui mobilise la totalité des neurones. Non, non, ils n'auraient pas continué sans lui, se rassurent Joss et Rémy. Le site est déserté, au grand plaisir du couple qui profite pleinement de ce spectacle assez sauvage. Le nouveau lodge de Cape Cross tout au bout de la plage, à l’air d’un refuge douillet où Joss se verrait bien passer une nuit, bercée par les vagues. Mais il faut repartir, direction le Spitzkoppe.

.. ................................

Direction le Spitzkoppe Le soleil réapparaît progressivement, la piste reste tout autant désertique. Les nuages de poussière soulevés par les rares véhicules croisés sont opaques au point de boucher toute visibilité. C’est sûr, la pluie a oublié cette partie du monde. Joss a une pensée pour Bigoudi qui, dans son carnet, conseille judicieusement d’emballer les effets personnels dans des grands sacs poubelles épais. Non seulement les effets personnels sont protégés de la poussière, mais ils sont aussi dissimulés à la vue des vendeurs petits et grands qui essaient d’évaluer les moyens du touriste en détaillant du regard les valises dans le coffre ou sur le siège arrière. Le truc en plus de Joss : les pinces à linge en inox pour maintenir efficacement les sacs poubelle sur de grandes valises.

................

Après plusieurs heures de ces pistes monotones, la fatigue aidant, Joss se demande ce qu’il peut bien y avoir comme type de camping au milieu de ce désert minéral. Elle sent bien que Rémy se pose des questions lui-aussi. Une image positive s’impose à elle : Grisemote et MLefevre ont classé ce campsite dans le top 3 de leurs sites préférés en Namibie. Il n’y a donc pas à s’inquiéter ! Et c’est donc rassurée qu’elle profite du coucher de soleil. Oui mais, dans 30mn au plus tard, il fera nuit… Au loin apparaît une montagne, ouf ils sont arrivés. L’endroit est un peu glauque, les « taudis » que l’on aperçoit depuis la route sont étonnants, tenant plus de la décharge que du village. Non, ici c’est le petit Spitzkoppe, et c’est bien une décharge. Rémy, qui a naturellement l’inquiétude et le pessimisme chevillés au corps, prononce des paroles ô combien surprenantes et édifiantes : tant que ce n’est pas indiqué, c’est qu’on est pas encore arrivés ! Ces mots sortis de sa bouche expliquent à eux seuls la qualité du réseau routier namibien et de ses indications.

.....

......

Le grand Spitzkoppe est en vue, bientôt désigné par le panneau « campsite ». Il est tard, le gardien n’est plus là. Joss soulève la barrière et c’est parti pour la découverte du Spitzkoppe. Un adorable comité d’accueil s’entête à se faire admirer : un couple d’oréotragues, petites antilopes de rochers, qui accompagne la voiture dans sa recherche d’un emplacement pour la nuit. Il fait presque nuit et la couleur orangée de la pierre est à son maximum. Sacrée journée. L’océan source de vie à Walvis, la bourgeoisie coloniale de Swapkop, la désolation fascinante de Cape Cross et à présent l’éblouissement minéral du granit illuminé. Côtelettes d’agneau, ratatouille et riz, accompagnés par le petit vin qu’il faut et Dodo. Il ne fait pas trop froid, enfin moins qu’à Sesriem.

............



Samedi 12 juil 08 : voir Uis et….s’enfuir !!!

Journée au programme assez calme - et c’est tant mieux - traversée tranquille du Damaraland jusqu’au Mowani Mountain Camp. Le couple a donc le temps découvrir le site magique du Spitzkoppe au lever du soleil. Il n’y a pas de mots. Peut-être des photos. Et encore. Elles ne diront ni la pureté de l’air, ni la qualité du silence, ni la lumière froide qui effleure le visage. Joss et Rémy sont seuls dans cette immensité vierge. De retour au camp, le petit déjeuner se prend en silence, égayé par les oiseaux effrontés qui s’affrontent pour la moindre miette.

......... ....................

Une certaine langueur s’installe avec la chaleur qui monte. Qu’il est dur de reprendre la route. « Heureusement » pour Joss et Rémy une odeur nauséabonde de couche-culotte bien garnie remonte par vagues du bidon-poubelle. Il est 10h, en route sans plus de regret à la découverte du Damaraland !

Fait presque étonnant, il fait chaud ! Et même très chaud. Lors d’une petite halte, les chemises à manches courtes sont tirées des sacs et les pieds sont mis à nu dans des sandales ouvertes. Pour les shorts, on attendra encore un peu. Les paysages, quoique beaux, et dépaysants après ceux du Naukluft, sont peu variés : des étendues d’herbe sèche, ponctuées de petits arbres trapus, entourées de monts aux couleurs chaudes : rouges, rosés ou gris. Les pistes parlent encore des inondations subies très tard dans la saison. Certains passages de rivière réservent des surprises de sable mou, de « flaques » d’eau dissimulant des roches traîtres, ou même de quelques springboks dont l’inconscience attirera sur eux les foudres verbales de Rémy. Les springboks posent par ailleurs un sérieux problème de conscience à Joss. Depuis qu’elle a goûté à la finesse du cuissot de cette délicieuse antilope, Joss ne peut en voir s’élancer sans se mettre à rêver d’un Braï-méchoui de Springbok. Rien à faire, elle salive rien qu’à les regarder. Les springbok sont une véritable énigme à ses yeux : leurs grands troupeaux représentent depuis toujours un formidable garde-manger pour les carnivores de tous poils. La chasse devrait avoir ancré en eux des réflexes de fuite ! Eh bien non, pas du tout. Et Joss a tout le temps de fantasmer devant ces antilopes dodues.

.....

L’arrivée à Uis est mémorable. Joss est au volant et conduit pour la première fois en zone « urbaine ». La stabilisation du Toyota devant les pompes à essence se fait…se fait un peu bruyamment… Il n’y a pas d’autres clients. La dizaine d’hommes présents s’est figée et regarde fixement ce petit bout de femme au volant de ce gros truc, avec un homme blanc assis sur le siège passager. C’est décidé, Joss ne descendra pas du véhicule. A Rémy qui ne parle pas anglais de se débrouiller pour savoir si la station accepte la carte (il reste juste assez de N$ pour faire des courses et payer le prochain campsite). Alors que l’essence remplit le réservoir depuis quelques minutes, Joss remarque que le dessin représentant la carte visa est du type jamais-vu-auparavant. Le doute s’installe. Le couple n’a plus assez de N$ pour régler un plein comptant. Zut, zut et rezut ! Elle descend et demande à l’un des hommes si la carte qu’elle tient dans sa main est valable ici. « Yes, maybe… on peut peut-être s’arranger avec le supermarché du site ». Joss demande très fermement au pompiste peu empressé d’arrêter sa livraison et le responsable envoie le couple payer à la caisse du supermarché.

Au moment de remonter dans la voiture, un jeune vendeur de pierres s’approche de Joss, qui n’en a cure des minéraux. Mais bon, elle veut bien lui en acheter une, pour son joli sourire timide. Cela s’appelle mettre le doigt dans l’engrenage. Elle n’a pas le temps d’acheter la pierre que 4 autres vendeurs l’entourent aussitôt, et il n’y a aucun sourire dans leur attitude. Ils sont clairement sous l’effet de substances dures. Leur empressement devient agressif. Joss et Rémy arrivent à remonter dans la voiture et se dirigent 200m plus loin, vers la supérette. Les 5 vendeurs ont suivi et Joss commence à manquer de patience. Mais ils ont l’âge de son fils aîné. Elle leur dit qu’elle n ‘aime pas les pierres, mais qu’elle leur donnera quelques dollars en revenant. Le beau gosse chef du clan répond qu’il préfèrerait un peu de cette bonne viande de poulet, avec du pain, et qu’en échange ils garderont la voiture. Ils ont soifs aussi. Au supermarché, c’est la douche froide : la responsable explique que les 2 comptabilités sont séparées et que le responsable essence le sait bien…Elle n’accepte la carte que pour des achats dans son magasin, mais nous conduit vers un distributeur de billets – ouf ! – mais hors service !!!! Il fait frais dans la supérette et les vendeurs sont visiblement connus et interdits d’entrée. Petit répit. Autant parer au ravitaillement, d’autant que les rayons sont bien garnis. Il n’y a plus de poulet frais. Rémy et Joss achètent donc des blancs de poulet surgelés, du pain et du soda.

Retour sur le parking où les achats n’attirent que des critiques : les jeunes prennent le sachet, mais ils voulaient du poulet frais, et de la bière. Au moment de démarrer, alors que les vitres sont ouvertes, ils entourent la voiture et demandent à être payés pour la garde du véhicule. Il y a bien une dizaine d’hommes d’âge mur sur le site, mais aucun n’intervient. Rémy et Joss restent fermes et essaient de démarrer. Jusqu’au moment où un des larrons se saisit de leur lampe torche et demande de l’argent pour sa restitution.

Il fait très chaud et dans la tête de Joss, tous les verrous de sécurité cèdent les uns après les autres. : « Tu n’as pas honte, que dirait ta mère si elle te voyait. Moi j’aurais honte si mon fils se comportait aussi mal que toi ! » Joss a très clairement touché un point sensible et avant de savoir s’il y a danger, elle ouvre sa portière et fait mine de se diriger vers lui, portée par sa colère de "mère outragée". Elle n’a pas le temps de mettre pied à terre que le jeune homme lance un regard désorienté à Rémy, lui rend la lampe et s’en va rapidement avec sa troupe. Rémy est mort de rire. Joss mesure 1m55 ! 1m55 de colère ça peut être impressionnant. La preuve ! Il reste encore à payer l’essence au responsable. Sans prononcer un mot, pour contenir tous ceux qui essaient de s’échapper. Voilà, il est 15h, demain c’est dimanche, il reste 70N$ de liquidités dont 50 serviront à payer la nuit à Mowani Mountain camp. Le couple n’a qu’une envie, quitter cette région au plus vite - tant pis pour la White Lady -, atteindre Mowani camp et y trouver de l’ombre. Le gardien dans sa cahute est heureusement calme et souriant. Il indique l’accès et propose du bois sec. Joss décline, expliquant qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux. Non, non, servez-vous autant que vous voulez, c’est gratuit. Il est 16h30, l’eau de la douche est encore (un peu) tiède, le camp bien équipé et ombragé. Allez, un peu de farniente, puis saucisse, purée, haricots verts et petit vin, et Dodo.

......Mowani camp ..................../

Dimanche 13 juil 08 : Mona Lisa et les éléphants Aucune lassitude lorsque le soleil s’empare de l’horizon. Il faut ajouter la lumière à la liste : de l’eau, de l’air, de la lumière ! Rémy aimerait cette fois plier le camp rapidement. Le couple doit trouver une solution - pour changer des euros et mettre de l’essence - avant de se diriger vers le site de gravures rupestres de Twyfelfontein, et rejoindre ensuite le campsite d’Ongongo dans le Kaokoland. Oui mais… Un vol de perruches émeraudes et craintives (magnifiques aux yeux de Joss) se pose à quelques mètres d’eux. S’ensuivent de longues manœuvres délicates pour les fixer sur la carte mémoire.

......................................................................Les perruches de Mowani camp...........

...................................



Depuis Mowani Mountain Lodge ...... ...... Attendre 45mn pour quelques photos, puis apprendre que le lodge de Mowani n’effectue pas de change monétaire et qu’il va donc falloir faire un détour par celui de Twyfelfontein ne contribue pas à alimenter la bonne humeur de Rémy qui prononce à plusieurs reprises le mot « UIS » au milieu de pleins d’autres … L’accueil à Twyffelfontein Lodge est agréable, même s’il n’est pas possible de changer plus de 50 euros.

Il est 11h30 lorsque, remontant la piste vers la «route » principale, un nuage de poussière intrigue Rémy. Ce sont des éléphants, des éléphants du désert, ici, en plein Damaraland. Quelle chance de voir leurs premiers éléphants sauvages dans ces paysages intacts du Damaraland ; les voir évoluer est particulièrement émouvant. 13 adultes et 3 petits qui se dirigent vers la voie qui mène au site de Twyfelfontein. Autant dire qu’ils ne passeront pas inaperçus !

............

Le site de Twyfelfontein est un chaos de collines, effondrées en grosses roches rouges, empilées de façon aléatoire ; certaines de ses roches offrent à voir les gravures rupestres les plus vieilles du continent africain. Bonnes chaussures conseillées.



Le guide que nous suivons porte le prénom inoubliable de Mona Lisa. Au début froide et réservée, elle se réchauffe un peu, et finalement dit qu’elle sait porter le prénom d’un célèbre tableau exposé en France, et demande pourquoi Joss est française. Joss en profite pour lui demander ensuite de lui parler des différents peuples Namibiens. La discussion bien entamée, Monalisa demande avec des yeux qui brillent : vous avez vu les éléphants ? ils sont revenus aujourd’hui ! Vous avez vus les petits ? Ils sont tellement beaux ! Nombreux sont ceux sur le site qui ont aperçu les pachydermes et, très vite, le retour des éléphants devient le sujet de discussion général. L’espace d’un trop court instant, les gens sont heureux, il n’y a plus ni guides, ni touristes, simplement quelques êtres humains partageant la joie d’autres êtres humains. Joss et Rémy auront encore l’occasion de mesurer l’attachement des Namibiens pour leur terre et toutes les formes de vie qui la peuplent. De façon tout à fait étonnante, Rémy et Joss se prennent à penser que sans ces ( censuré) UISsiens, ils ne les auraient pas vus, les éléphants.

Il est presque 13h. Un peu moins de 2 heures de pistes les conduisent, en passant vers Palmwag, jusqu’à la source de Warmquelle, gérée par la communauté d’Ongongo.

Palmwag, springbok téméraire ou inconscient, il finira par bondir sur le toit du toyota !!!!!!!.......... ........................................

........................................Zèbres de montagne..................

L’air est d’une sécheresse irritante à laquelle les sinus européens ne sont pas habitués. Cette journée sera la plus chaude du séjour et c’est avec soulagement que Joss et Rémy arrivent à Ongongo, soulevant une poussière presque coupable. Le comité d’accueil ne se fait pas attendre. Des dizaines d’enfants bravent la poussière et accourent pour vendre du bois et du petit artisanat, . Joss et Rémy ne s’arrêtent qu’une seule fois, causant ainsi bien plus de frustrations, exprimées, que de joie. Le site d’Ongongo reste gravé dans la mémoire du couple comme celui du malaise. Malgré la grandeur du site, la taille et le nombre des emplacements de camping ne permettent aucune intimité. L’employée du camp vient encaisser son dû alors que le Toyota du couple négocie encore les ornières et le passage en eau de la voie d’accès . Elle explique que c’est le boss, qui surveille le site depuis les fenêtres de sa cabane, qui l’envoie. Une espèce d’Arlésien Namibien quoi ! Il règne autour de ce camping communautaire des images de misères qui apparaissent injustes au regard de la manne touristique générée par le site et gérée par la communauté. Il doit y avoir des jours comme ça, peut-être qu'une certaine fatigue altère l'objectivité. Joss a une pensée pour MimiNono. Les couples allemands et suisses avec lesquels Rémy discute ont décidé, tout comme Rémy, de n’y dormir qu’une nuit au lieu des 2 prévues. Le site de la source est pourtant beau et surprenant . Joss a mobilisé son courage pour se baigner malgré les milliers de bébêtes, et la couleur de l’eau vert-bien-vaseux par endroit. Elle a fait son européenne ! Le soir tombe, c’est pleine lune, et des milliers de grenouilles n’attendaient qu’elle pour débuter le concert … (les bébêtes dans l’eau : les larves des grenouilles). Le boeuf acheté à Uis est immangeable...Ce sera donc jambon, pâtes, courgettes en papillotes, fromage et vin. On ne va pas se laisser aller ! Le sommeil sera lourd à partir du moment où il deviendra possible de faire abstraction du chant des batraciens....

...........Emplacements dans le lit à sec et cabane du Boss sur la rive

.................Warmquelle : la source tiède (tiède ne veut pas dire chaud...)

........................Camping d'Ongongo, dans le lit d'une rivière à sec. Accès réservé aux 4x4 ! .

....

Mercredi 12 novembre 2008, 04h30.

Fin de la première partie. La deuxième n'est même pas encore à l'état d'ébauche..😊

............

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display