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Croisière "Grandes civilisations antiques" sur le Costa Mediterranea du 22 septembre au 2 octobre 2009 English translation pending
😉Bonjour à vous tous,
Après avoir été satisfait lors de ma croisière en septembre 2008, sur le Costa Victoria, dont le thème était : "Ballade en mer Noire" du 14 au 28 septembre 2008, j'ai donc réservé à nouveau pour un autre circuit, sur un autre paquebot pour l'année 2009.
Certains le connaissent déjà car j'ai pu me constituer, grâce à leurs photos, un bel album.
L'itinéraire choisi est donc : "les Grandes Civilisations antiques" sur le Costa Méditerrannéa.
Le circuit sera le suivant :
Départ de Savone pour Naples, puis Messine, Alexandrie, Limassol, Marmaris; Santorin, Katakolon et retour à Savone.
Cette croisière dure 10 jours et nous avons réservé une cabine avec balcon au pont n° 8.
Par le biais de ce départ, je propose à ceux qui n'ont jamais fait de croisière ou qui vont en faire une bientôt, un exemple des actions que j'ai effectué et qui sont encore à réaliser avant le départ.
Ce cheminement va vous rendre un grand service pour la suite.
Tout d'abord, je vous informe que pour la réservation, je suis encore passé par le net car j'avais gardé le nom et le numéro de l'hôtesse qui m'avait bien guidée, l'année dernière. J'ai donc effectué les formalités administratives de réservation par le net puis j'ai rapidement confirmé celle-ci ensuite. Comme, j'aime m'organiser à l'avance, j'ai réservé en août 2008 pour un départ en septembre 2009. J'ai eu le choix de la cabine et du niveau de pont. Lors de l'entretien, j'ai souhaité également être placé au premier service et fait savoir que je me rendais sur place avec mon véhicule.
* Je mettrais ensuite en ligne les dispositions de réservation pour le parking à Savone.
Lors de la réservation, un action importante, celle de demander son numéro secret d'accès au site de costa.fr. Celui-ci vous permet d'accéder à des services spéciaux comme les excursions, les boissons et autres. De ce fait, tout ce qui a été retenu sera ensuite mis en présentation sur votre lit en cabine accompagné du "TO DAY". Pour certains services, cela permet de gagner du temps et d'éviter de faire ensuite la queue à bord.
Exemple :
Si vous avez déjà réservé votre croisière, n’attendez pas le départ : Personnalisez votre croisière ! Vous pouvez réserver vos excursions directement en ligne, jusqu'à 5 jours avant la date de départ du port principal de la croisière. (attention : la date de départ du port principal de la croisière peut être différent du port d'embarquement du passager). Si vous êtes déjà inscrit sur ce site, insérez votre identifiant et votre mot de passe (en haut de page), cliquez sur « Login » puis sur « My Costa » (onglet bleu en haut de page). Vous avez aussi la possibilité de passer directement par l'assistante virtuelle qui vous guidera dans vos démarches, en allant dans la rubrique "Avez-vous déjà réservé" sur la page d'accueil. En revanche, si vous n'êtes pas encore inscrit, inscrivez-vous dès maintenant en indiquant les mêmes informations (nom, prénom et date de naissance) que celles que vous nous avez communiquées lors de l’achat de votre croisière. Souvenez-vous que les excursions réservées en ligne seront réglées à bord du bateau, en fin de croisière.
Vous trouverez aussi votre première ou nouvelle carte d'accés à bord. En fonction d nombre de points acquis, vous pouvez trouver soit le niveau : AQUAMARINE ou CORAIL et enfin PEARL. Chaque niveau vous permet d'obtenir un pourcentage pour vos achat à bord et bien entendu pour votre prochaine croisière. Elles sont valable 03 ans.
Pour infos concernant les cartes voir ce site :
www.costacroisieres.fr/B2C/F/CostaClub/costaclubcard/costaclubcard.htm
Attention : je vous recommande d'en utiliser une à chaque fois lors de vos achat car il n'y a pas de cumul de points acquis par la suite.
Voici une information concernant le carnet de voyage, qui en principe, arrive à votre domicile entre 3 voir 2 semaines avant l'embarquement . Voici ce qu'il peut comprendre :
Documents de voyage
Vous recevrez pour votre croisière les documents de voyage suivants: • Billet de croisière • Formulaire d’embarquement • Étiquettes pour les bagages • Billets aériens (le cas échéant) • récapitulatif des services achetés. Cette documentation comprend également des informations sur les documents d’identité et les visas, comment rejoindre le port d’embarquement, les numéros d’urgence. Votre agence de voyages vous enverra vos documents de voyage après s’être assurée que votre réservation a bien été soldée et, environ, trois semaines avant votre départ. Pour plus d’informations sur les modalités et dates d’envoi de votre documentation de voyage, nous vous invitons à vous adresser à votre agence de voyages. Vous avez la possibilité d’accéder au site www.costacroisieres.fr et de saisir vos coordonnées personnelles (prénom, nom et numéro de réservation) ; vous trouverez alors dans votre espace réservé : • le mémento de votre réservation et de tous les services que vous avez achetés ; • les conditions générales de vente ; • les conditions d’assurances (le cas échéant) ; • les services que vous avez réservés en ligne ; • le formulaire de réservation de vos excursions (à remplir uniquement si vous ne les réservez pas en ligne) ; • le formulaire d’autorisation de prélèvement sur carte de crédit pour vos dépenses à bord ; • des informations pour rejoindre le port d’embarquement ; • des informations sur les parkings du port ou de l’aéroport ; • d’autres informations utiles.
Lors de mon prochain post, je vous parlerais du choix de mes excursions afin de vous faire partager les possibilités de visite de ces endroits. Je vous promet un reportage photos sur chacune d'elles par la suite.
J'en profite pour remercier très sincèrement tout ceux qui sont venus visiter ou qui ont pris part aux discussions sur :
ALBUM DE PAQUEBOTS DE CROISIÈRE, ALBUM DE PHOTOS DE CABINE ou ALBUM DE PHOTOS D'ESCALE;
Bien à vous
Amicalement
Jean-Claude
Après avoir été satisfait lors de ma croisière en septembre 2008, sur le Costa Victoria, dont le thème était : "Ballade en mer Noire" du 14 au 28 septembre 2008, j'ai donc réservé à nouveau pour un autre circuit, sur un autre paquebot pour l'année 2009.
Certains le connaissent déjà car j'ai pu me constituer, grâce à leurs photos, un bel album.
L'itinéraire choisi est donc : "les Grandes Civilisations antiques" sur le Costa Méditerrannéa.
Le circuit sera le suivant :
Départ de Savone pour Naples, puis Messine, Alexandrie, Limassol, Marmaris; Santorin, Katakolon et retour à Savone.
Cette croisière dure 10 jours et nous avons réservé une cabine avec balcon au pont n° 8.
Par le biais de ce départ, je propose à ceux qui n'ont jamais fait de croisière ou qui vont en faire une bientôt, un exemple des actions que j'ai effectué et qui sont encore à réaliser avant le départ.
Ce cheminement va vous rendre un grand service pour la suite.
Tout d'abord, je vous informe que pour la réservation, je suis encore passé par le net car j'avais gardé le nom et le numéro de l'hôtesse qui m'avait bien guidée, l'année dernière. J'ai donc effectué les formalités administratives de réservation par le net puis j'ai rapidement confirmé celle-ci ensuite. Comme, j'aime m'organiser à l'avance, j'ai réservé en août 2008 pour un départ en septembre 2009. J'ai eu le choix de la cabine et du niveau de pont. Lors de l'entretien, j'ai souhaité également être placé au premier service et fait savoir que je me rendais sur place avec mon véhicule.
* Je mettrais ensuite en ligne les dispositions de réservation pour le parking à Savone.
Lors de la réservation, un action importante, celle de demander son numéro secret d'accès au site de costa.fr. Celui-ci vous permet d'accéder à des services spéciaux comme les excursions, les boissons et autres. De ce fait, tout ce qui a été retenu sera ensuite mis en présentation sur votre lit en cabine accompagné du "TO DAY". Pour certains services, cela permet de gagner du temps et d'éviter de faire ensuite la queue à bord.
Exemple :
Si vous avez déjà réservé votre croisière, n’attendez pas le départ : Personnalisez votre croisière ! Vous pouvez réserver vos excursions directement en ligne, jusqu'à 5 jours avant la date de départ du port principal de la croisière. (attention : la date de départ du port principal de la croisière peut être différent du port d'embarquement du passager). Si vous êtes déjà inscrit sur ce site, insérez votre identifiant et votre mot de passe (en haut de page), cliquez sur « Login » puis sur « My Costa » (onglet bleu en haut de page). Vous avez aussi la possibilité de passer directement par l'assistante virtuelle qui vous guidera dans vos démarches, en allant dans la rubrique "Avez-vous déjà réservé" sur la page d'accueil. En revanche, si vous n'êtes pas encore inscrit, inscrivez-vous dès maintenant en indiquant les mêmes informations (nom, prénom et date de naissance) que celles que vous nous avez communiquées lors de l’achat de votre croisière. Souvenez-vous que les excursions réservées en ligne seront réglées à bord du bateau, en fin de croisière.
Vous trouverez aussi votre première ou nouvelle carte d'accés à bord. En fonction d nombre de points acquis, vous pouvez trouver soit le niveau : AQUAMARINE ou CORAIL et enfin PEARL. Chaque niveau vous permet d'obtenir un pourcentage pour vos achat à bord et bien entendu pour votre prochaine croisière. Elles sont valable 03 ans.
Pour infos concernant les cartes voir ce site :
www.costacroisieres.fr/B2C/F/CostaClub/costaclubcard/costaclubcard.htm
Attention : je vous recommande d'en utiliser une à chaque fois lors de vos achat car il n'y a pas de cumul de points acquis par la suite.
Voici une information concernant le carnet de voyage, qui en principe, arrive à votre domicile entre 3 voir 2 semaines avant l'embarquement . Voici ce qu'il peut comprendre :
Documents de voyage
Vous recevrez pour votre croisière les documents de voyage suivants: • Billet de croisière • Formulaire d’embarquement • Étiquettes pour les bagages • Billets aériens (le cas échéant) • récapitulatif des services achetés. Cette documentation comprend également des informations sur les documents d’identité et les visas, comment rejoindre le port d’embarquement, les numéros d’urgence. Votre agence de voyages vous enverra vos documents de voyage après s’être assurée que votre réservation a bien été soldée et, environ, trois semaines avant votre départ. Pour plus d’informations sur les modalités et dates d’envoi de votre documentation de voyage, nous vous invitons à vous adresser à votre agence de voyages. Vous avez la possibilité d’accéder au site www.costacroisieres.fr et de saisir vos coordonnées personnelles (prénom, nom et numéro de réservation) ; vous trouverez alors dans votre espace réservé : • le mémento de votre réservation et de tous les services que vous avez achetés ; • les conditions générales de vente ; • les conditions d’assurances (le cas échéant) ; • les services que vous avez réservés en ligne ; • le formulaire de réservation de vos excursions (à remplir uniquement si vous ne les réservez pas en ligne) ; • le formulaire d’autorisation de prélèvement sur carte de crédit pour vos dépenses à bord ; • des informations pour rejoindre le port d’embarquement ; • des informations sur les parkings du port ou de l’aéroport ; • d’autres informations utiles.
Lors de mon prochain post, je vous parlerais du choix de mes excursions afin de vous faire partager les possibilités de visite de ces endroits. Je vous promet un reportage photos sur chacune d'elles par la suite.
J'en profite pour remercier très sincèrement tout ceux qui sont venus visiter ou qui ont pris part aux discussions sur :
ALBUM DE PAQUEBOTS DE CROISIÈRE, ALBUM DE PHOTOS DE CABINE ou ALBUM DE PHOTOS D'ESCALE;
Bien à vous
Amicalement
Jean-Claude
Ordinateur portable et voyages à vélo English translation pending
bonjour,
je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?
a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.
merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?
a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.
merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
Visa touristique canadien pour un Cubain? English translation pending
Bonjour,
J'ai été étonné d'apprendre par un cubain que j'ai rencontré il y a une semaine dans un bar qu'il était venu ici avec un visa touriste. Je lui ai demandé s'il me niaisait il m'a dit que c'est la vérité sa copine a fait une demande et cela a marché je me demande sur ce forum si quelqu'un aurait un cas similaire de cubain arrivé ici nous parlons bien sur de jeune personne il devrait avoir 28 ou 29 ans. Car cela me parait presqu.impossible.
A+
Obtention du visa non immigrant O pour la Thaïlande English translation pending
Bonjour a tous,
quelqu'un aurait une experience recente concernant l'obtention d'un visa non immigrant O (marie a une Thaie) car selons les sites la listes des documents requis different je suis un peu confus..
Sachant que la derniere fois que j'ai essaye la demande il me manquait normalement que le compte fourni de 400, 000 bahts (et accessoirement ma femme qui n'etait pas presente se jour, chose a priori indispensable si j'ai bien compris) on a eu la gentillesse ce jour de m'accorder 2 mois va savoir pourquoi...
Mais pour cette fois '' c'est la bonne" j'ai envie de dire, donc je voudrais m'assurer d'avoir tout bon,
merci d'avance a ceux qui pourront eclairer ma lanterne...
quelqu'un aurait une experience recente concernant l'obtention d'un visa non immigrant O (marie a une Thaie) car selons les sites la listes des documents requis different je suis un peu confus..
Sachant que la derniere fois que j'ai essaye la demande il me manquait normalement que le compte fourni de 400, 000 bahts (et accessoirement ma femme qui n'etait pas presente se jour, chose a priori indispensable si j'ai bien compris) on a eu la gentillesse ce jour de m'accorder 2 mois va savoir pourquoi...
Mais pour cette fois '' c'est la bonne" j'ai envie de dire, donc je voudrais m'assurer d'avoir tout bon,
merci d'avance a ceux qui pourront eclairer ma lanterne...
Croisière à bord du Costa Mediterranea du 2 au 12 octobre English translation pending
Voilà c'est fait !!! nous avons réservé notre première croisière !!! sur le Costa Méditerranéa du 2 au 12 octobre avec comme escales, Naples, Messine, Alexandrie, Limassol, Marmaris, Santorin, Olympie au départ de Savone.
Qui sera de la croisière ? ? ?
a+++
Qui sera de la croisière ? ? ?
a+++
"Touriste Français, Touriste Sasak" - ou 3000km en scooter en Indonésie (Sumbawa, Florès, Sumba) English translation pending
Bon, je ne vais pas refaire les présentations...
Enfin, si, un peu quand même...
Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager, avec un pêcheur de l'île Lombok, qui est mon p'tit frère maintenant. J'ai pu raconter tout ça, les anciens de VF s'en souviendront, dans mon premier carnet "Sasak story".
Même tempérament, même passion pour la géographie, même rêves de voyages (sauf que moi j'ai la chance de pouvoir en réaliser pas mal!), même goûts pour les endroits isolés, même signe astrologique (j'y crois pas mais là quand même...), même philosophie de la vie permettant de se détacher pas mal du matériel pour se consacrer à l'Essentiel, évidemment deux têtes-en-l'air comme c'est pas permis, enfin plein de mêmes et j'en oublie !
Par contre pas du tout les mêmes vies. Lui, son bureau comme il dit, c'est la mer. Il est éleveur de langoustes et cultivateur d'algues.

Tour à tour, on se prête mutuellement à un jeu qu'on aime bien, une sorte de "Vis ma Vie" pour reprendre l'émission de télé...
En 2007, je lui ai fait découvrir un peu son île, Lombok, car il n'avait jamais pu sortir de son village, faute de moyens de transport dans cette région isolée du sud de Lombok. Faute de moyens tout court aussi...
La vie de touriste: il a trouvé ça pas mal ! C'était toujours très rigolo: des regards curieux du genre "qu'est ce qu'ils foutent ensemble ces 2 là?", et moi qui répondais à chaque fois, histoire de mettre un peu plus le trouble: "bah, touriste français, touriste sasak"! Et ça finissait immanquablement en éclats de rire, en "viens boire le café", "viens manger à la maison", etc...
Et puis ça a un petit peu démystifié ses idées sur les touristes, puisqu'il pensait jusque là que nous étions tous comme les milliardaires des séries B Indonésiennes qui passent à longueur de temps... Il a l'esprit naturellement grand ouvert, mais ces petites échappées l'ont certainement ouvert un peu plus.
Les mois ont passé... Je suis revenu dans son village en février 2008, où là j'ai fait le "vis ma vie" dans l'autre sens: 2 semaines au village, embourbé dans la saison des pluies, pour vivre avec les villageois, à leur rythme. Un voyage sans programme, sans réellement grand chose à visiter, je n'y allais pas pour ça. Mais juste pour vivre une vie qui m'est si lointaine... j'ai raconté ça dans mon autre carnet "hello Mister Loïc", puisque bien sûr maintenant on ne dit plus "Hello Mister", ou "Hello tourist", ou "Hello Bule"... je suis le français le plus connu du village 😉
Alors ben depuis, les liens se forcément tissés avec les habitants, particulièrement avec mon p'tit frère bien sûr, puisqu'on peut dire qu'on a gardé les vaches langoustes ensemble !
Ah, au fait, pour ceux qui connaissent pas, il s'appelle Rumaji mon petit frère.
De longs mois ont passé... et je suis revenu l'été 2008 tenir la promesse que j'avais faite un an avant: je lui avais proposé cette idée folle de voyager ensemble pendant 1 mois, de réaliser son rêve, ou plutôt notre rêve. Car moi aussi je rêve, c’est une nouvelle forme de Voyage pour moi : voyager avec un local, mais pas un guide professionnel, un simple pêcheur, un touriste Sasak qui baroude avec un touriste Français, comme 2 frères… voyager avec un Indonésien, c’est voyager comme je n’ai jamais voyagé auparavant, une découverte d’un pays qui va m’ouvrir ses portes encore plus facilement.
Le rêve du pêcheur.
Pendant un an, je lui ai téléphoné régulièrement, en lui posant à chaque fois la question : « Tu es toujours partant pour partir 1 mois ensemble en juin prochain ? » « Oui, bien sûr » me répondait-il à chaque fois
Mais j’avais toujours l’appréhension qu’il finisse par me dire non, car ce n’est pas facile de stopper son travail, de vivre sans sa famille, de changer de vie, pendant 1 mois. A plusieurs reprises, je lui ai dit de bien anticiper son absence, notamment confier la gestion des langoustes et des algues à son frère et à son père. Je craignais qu’il finisse par se rendre à l’évidence qu’il lui est impossible de partir si loin et si longtemps.
Lorsque je suis arrivé dans son village, oui, il était prêt, fin prêt, encore plus prêt que je ne pouvais l’espérer : dans sa maison, je retrouve mes photos accrochées au mur, le planisphère que je lui ai offert et j’ai même droit à un message de bienvenue :

Il a également pris soin de vendre toutes ses langoustes et toutes ses algues avant que j’arrive…
« Ainsi nous pouvons partir l’esprit libre. Je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour s’occuper de mes langoustes ! »
Tout vendre… Je n’y avais même pas pensé. Il ira loin ce petit.
Alors justement nous allons partir loin. En scooter de location, nous allons parcourir 3000km pendant 5 semaines, nous menant, à travers les routes défoncées et au gré des ferrys schedules, vers les îles de Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba.
A suivre....
Enfin, si, un peu quand même...
Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager, avec un pêcheur de l'île Lombok, qui est mon p'tit frère maintenant. J'ai pu raconter tout ça, les anciens de VF s'en souviendront, dans mon premier carnet "Sasak story".
Même tempérament, même passion pour la géographie, même rêves de voyages (sauf que moi j'ai la chance de pouvoir en réaliser pas mal!), même goûts pour les endroits isolés, même signe astrologique (j'y crois pas mais là quand même...), même philosophie de la vie permettant de se détacher pas mal du matériel pour se consacrer à l'Essentiel, évidemment deux têtes-en-l'air comme c'est pas permis, enfin plein de mêmes et j'en oublie !
Par contre pas du tout les mêmes vies. Lui, son bureau comme il dit, c'est la mer. Il est éleveur de langoustes et cultivateur d'algues.

Tour à tour, on se prête mutuellement à un jeu qu'on aime bien, une sorte de "Vis ma Vie" pour reprendre l'émission de télé...
En 2007, je lui ai fait découvrir un peu son île, Lombok, car il n'avait jamais pu sortir de son village, faute de moyens de transport dans cette région isolée du sud de Lombok. Faute de moyens tout court aussi...
La vie de touriste: il a trouvé ça pas mal ! C'était toujours très rigolo: des regards curieux du genre "qu'est ce qu'ils foutent ensemble ces 2 là?", et moi qui répondais à chaque fois, histoire de mettre un peu plus le trouble: "bah, touriste français, touriste sasak"! Et ça finissait immanquablement en éclats de rire, en "viens boire le café", "viens manger à la maison", etc...
Et puis ça a un petit peu démystifié ses idées sur les touristes, puisqu'il pensait jusque là que nous étions tous comme les milliardaires des séries B Indonésiennes qui passent à longueur de temps... Il a l'esprit naturellement grand ouvert, mais ces petites échappées l'ont certainement ouvert un peu plus.
Les mois ont passé... Je suis revenu dans son village en février 2008, où là j'ai fait le "vis ma vie" dans l'autre sens: 2 semaines au village, embourbé dans la saison des pluies, pour vivre avec les villageois, à leur rythme. Un voyage sans programme, sans réellement grand chose à visiter, je n'y allais pas pour ça. Mais juste pour vivre une vie qui m'est si lointaine... j'ai raconté ça dans mon autre carnet "hello Mister Loïc", puisque bien sûr maintenant on ne dit plus "Hello Mister", ou "Hello tourist", ou "Hello Bule"... je suis le français le plus connu du village 😉
Alors ben depuis, les liens se forcément tissés avec les habitants, particulièrement avec mon p'tit frère bien sûr, puisqu'on peut dire qu'on a gardé les vaches langoustes ensemble !
Ah, au fait, pour ceux qui connaissent pas, il s'appelle Rumaji mon petit frère.
De longs mois ont passé... et je suis revenu l'été 2008 tenir la promesse que j'avais faite un an avant: je lui avais proposé cette idée folle de voyager ensemble pendant 1 mois, de réaliser son rêve, ou plutôt notre rêve. Car moi aussi je rêve, c’est une nouvelle forme de Voyage pour moi : voyager avec un local, mais pas un guide professionnel, un simple pêcheur, un touriste Sasak qui baroude avec un touriste Français, comme 2 frères… voyager avec un Indonésien, c’est voyager comme je n’ai jamais voyagé auparavant, une découverte d’un pays qui va m’ouvrir ses portes encore plus facilement.
Le rêve du pêcheur.
Pendant un an, je lui ai téléphoné régulièrement, en lui posant à chaque fois la question : « Tu es toujours partant pour partir 1 mois ensemble en juin prochain ? » « Oui, bien sûr » me répondait-il à chaque fois
Mais j’avais toujours l’appréhension qu’il finisse par me dire non, car ce n’est pas facile de stopper son travail, de vivre sans sa famille, de changer de vie, pendant 1 mois. A plusieurs reprises, je lui ai dit de bien anticiper son absence, notamment confier la gestion des langoustes et des algues à son frère et à son père. Je craignais qu’il finisse par se rendre à l’évidence qu’il lui est impossible de partir si loin et si longtemps.
Lorsque je suis arrivé dans son village, oui, il était prêt, fin prêt, encore plus prêt que je ne pouvais l’espérer : dans sa maison, je retrouve mes photos accrochées au mur, le planisphère que je lui ai offert et j’ai même droit à un message de bienvenue :

Il a également pris soin de vendre toutes ses langoustes et toutes ses algues avant que j’arrive…
« Ainsi nous pouvons partir l’esprit libre. Je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour s’occuper de mes langoustes ! »
Tout vendre… Je n’y avais même pas pensé. Il ira loin ce petit.
Alors justement nous allons partir loin. En scooter de location, nous allons parcourir 3000km pendant 5 semaines, nous menant, à travers les routes défoncées et au gré des ferrys schedules, vers les îles de Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba.
A suivre....
Budget sur place en Thaïlande? English translation pending
Hello les copains voyagistes...
Dites...qui est allé dernièrement en Thaïlande et combien avez-vous dépensé d'argent sur place??
Je fais un mois, je vais au nord, puis je redescend et finis sur les îles...Je compte pas me priver dans les visites et les activités par contre hôtel/chambres d'hotes et nourriture je demande pas le luxe...au contraire même...
Merci!!!
Retour du Vietnam: bof English translation pending
J'arrive de 5 semaines au Viet Nam et je tenais a venir remercier ceux qui m'ont donne des infos et des conseils pour réussir ce voyage. Un gros merci de votre générosité. Je sais que plusieurs amouruex du pays n'aimeront pas mes commentaires mais un forum est un lieu où toutes les opinions peuvent s'exprimer et j'espère que personne n'y verra de mépris ou de méchanceté envers le Viet Nam ou ses habitants. Ce sont juste des constats que j'ai vus partager par plusieurs autres voyageurs tout au long du séjour mais qui n'en demeurent pas moins personnels.
J'avais de grandes attentes vis à vis ce pays tant vanté mais je dois avouer que j, en suis revenue un peu déçue. Bien sûr les paysages sont fabuleux, quoique souvent pollués par les nouvelles constructions ou par les vendeurs de bebelles. Ainsi, contrairement a la plupart j'ai détesté Hoi An qui n'est, le jour, qu'un vaste centre commercial arpenté par des cohortes de groupes de touristes. J''ai également trouvé que l'autoroute en construction a ninh Binh défigurait le paysage en sacrifiant les rizières, mais je comprends que chacun doive vivre.
Ce qui m'a le plus dérangée c'est le harcelement constant qu'il faut vivre. les Madam madam motorbike ou les buy me something, on en rit au départ mais après 5 semaines ça devient insupportable. Autre chose qui m'a beaucoup dérangée c'est d'avoir l'impression de n'etre perçue que comme un gros tiroir caisse clignotant. Le seul interêt que nous avons pu générer c'est auprès de ceux qui avaient quelque chose à vendre. Passées les formules habituelles nous demandant notre nom, notre pays et notre âge, on tombait vite dans la proposition d'une vente quelconque. Et pour avoir le prix, il fallait passer par une inspection complète et on voyait le cerveau du vendeur fonctionnaer à plein et se dire : combien est-elle prête à payer. et plus le temps de réflexion est long et plus le prix est fou. Et je trouve ça particulièrement insultant. Me faire demander 120 000 dongs pour 5 bananes, ou 21 $ pour un sac vu à 50 000 dongs ailleurs, sans négocier, c'est du mépris total. Des fois c'est de l'arnaque pure est simple comme ce biker (M. Binh de Muiné) qui avait demandé 120 $ pour 3 jours, qui l'avait répété mais qui après 1 jour et demi a fini par dire que c'était 120$ par jour. Toujours marchander ça finit par devenir fatigant pour ceux qui n'ont pas l'habitude de le faire ou qui comme moi n'aiment pas cette pratique. Je trouve que celui qui gonfle son prix a la tête du client est malhonnête et que celui qui veut faire baisser un prix est mesquin. Question de culture sans doute.
Et ce que j'ai trouvé le plus dommage c'est de ne pouvoir communiquer avec les gens. Mais ça c'est la faute a personne si ce n'est que les voyageurs rencontrés nous disaient tous systématiquement que les gens au cambodge ou au laos étaient beaucoup plus avenants et essayaient de communiquer. Au Viet Nam j'ai trouvé des gens travaillants, toujours en mouvement, qui ont l'air de vouloir s'en sortir, mais pas vraiment synpathiques. surtout à hanoi où les gens étaient particulièrement distants et froids.
Tout ça pour dire que je suis contente d'avoir ce pays où j'ai pu admirer un peuple en action, sain (j'ai eu tout un choc à l'escale de Dallas en voyant tous ces obèses), dynamique et entreprenant. Mais je n'ai rien trouvé qui me fera revenir vers eux, sauf peut-être les Hmongs que j'ai adorés pour leur immense gentillesse et simplicité. Comme quoi la communication peut passer par autre chose que le langage.
Ce dernier message fermera ma participation à ce forum puisque le voyage est fini. Encore merci à tous ceux qui ont généreusement répondu à mes questions d'avant départ et j'espère sincérement que personne ne sera blessé de ces commentaires un peu à contre courant.
Sylvie
J'avais de grandes attentes vis à vis ce pays tant vanté mais je dois avouer que j, en suis revenue un peu déçue. Bien sûr les paysages sont fabuleux, quoique souvent pollués par les nouvelles constructions ou par les vendeurs de bebelles. Ainsi, contrairement a la plupart j'ai détesté Hoi An qui n'est, le jour, qu'un vaste centre commercial arpenté par des cohortes de groupes de touristes. J''ai également trouvé que l'autoroute en construction a ninh Binh défigurait le paysage en sacrifiant les rizières, mais je comprends que chacun doive vivre.
Ce qui m'a le plus dérangée c'est le harcelement constant qu'il faut vivre. les Madam madam motorbike ou les buy me something, on en rit au départ mais après 5 semaines ça devient insupportable. Autre chose qui m'a beaucoup dérangée c'est d'avoir l'impression de n'etre perçue que comme un gros tiroir caisse clignotant. Le seul interêt que nous avons pu générer c'est auprès de ceux qui avaient quelque chose à vendre. Passées les formules habituelles nous demandant notre nom, notre pays et notre âge, on tombait vite dans la proposition d'une vente quelconque. Et pour avoir le prix, il fallait passer par une inspection complète et on voyait le cerveau du vendeur fonctionnaer à plein et se dire : combien est-elle prête à payer. et plus le temps de réflexion est long et plus le prix est fou. Et je trouve ça particulièrement insultant. Me faire demander 120 000 dongs pour 5 bananes, ou 21 $ pour un sac vu à 50 000 dongs ailleurs, sans négocier, c'est du mépris total. Des fois c'est de l'arnaque pure est simple comme ce biker (M. Binh de Muiné) qui avait demandé 120 $ pour 3 jours, qui l'avait répété mais qui après 1 jour et demi a fini par dire que c'était 120$ par jour. Toujours marchander ça finit par devenir fatigant pour ceux qui n'ont pas l'habitude de le faire ou qui comme moi n'aiment pas cette pratique. Je trouve que celui qui gonfle son prix a la tête du client est malhonnête et que celui qui veut faire baisser un prix est mesquin. Question de culture sans doute.
Et ce que j'ai trouvé le plus dommage c'est de ne pouvoir communiquer avec les gens. Mais ça c'est la faute a personne si ce n'est que les voyageurs rencontrés nous disaient tous systématiquement que les gens au cambodge ou au laos étaient beaucoup plus avenants et essayaient de communiquer. Au Viet Nam j'ai trouvé des gens travaillants, toujours en mouvement, qui ont l'air de vouloir s'en sortir, mais pas vraiment synpathiques. surtout à hanoi où les gens étaient particulièrement distants et froids.
Tout ça pour dire que je suis contente d'avoir ce pays où j'ai pu admirer un peuple en action, sain (j'ai eu tout un choc à l'escale de Dallas en voyant tous ces obèses), dynamique et entreprenant. Mais je n'ai rien trouvé qui me fera revenir vers eux, sauf peut-être les Hmongs que j'ai adorés pour leur immense gentillesse et simplicité. Comme quoi la communication peut passer par autre chose que le langage.
Ce dernier message fermera ma participation à ce forum puisque le voyage est fini. Encore merci à tous ceux qui ont généreusement répondu à mes questions d'avant départ et j'espère sincérement que personne ne sera blessé de ces commentaires un peu à contre courant.
Sylvie
Trajet en bateau Pucallpa-Iquitos-Tarapoto (Pérou) English translation pending
bonjour tout le monde,
une portion de mon prochain voyage, passe par iquitos arrivé depuis pucallpa, et depart de iquitos pour tarapoto.(en bateau) cela se fera entre le 20 juillet et le 5 aout (environ). Si quelqu'un a des infos sur les temps de trajet a cette periode, sur les excursions a iquitos voir plus loin qu'iquitos!! Et si par hasard des personnes se trouvent dans cette region, pourquoi pas ne pas partager un bout de chemin. a bon voyageur, salut.
merci d'avance... jerome
une portion de mon prochain voyage, passe par iquitos arrivé depuis pucallpa, et depart de iquitos pour tarapoto.(en bateau) cela se fera entre le 20 juillet et le 5 aout (environ). Si quelqu'un a des infos sur les temps de trajet a cette periode, sur les excursions a iquitos voir plus loin qu'iquitos!! Et si par hasard des personnes se trouvent dans cette region, pourquoi pas ne pas partager un bout de chemin. a bon voyageur, salut.
merci d'avance... jerome
Tunisie: ne partez pas sans savoir... tout ou presque sur les bezness et les arnaques sentimentales English translation pending
La Tunisie est un pays magnifique, peuplé d’hommes et de femmes dignes, éduqués, ouverts et accueillants. C'est aussi un pays à porter de tous, offrant un rapport qualité/prix non négligeable pour des vacances réussies.
Cependant, que vous partiez seuls, en couple, avec des amis, en famille, avec vos enfants, il est impératif que vous emportiez dans vos valises cette information. Au 1er abord et si biensur vous n'en n'avez jamais entendu parler, elle vous paraitra dépourvue d'intérêt et donc peu enrichissante. En réalité, elle n'est pas à prendre à la légère. A lire attentivement donc et imprimer 😉
* ****************************************** Il existe une communauté de jeunes gens formés à ce que l'on appelle : l'arnaque sentimentale. La prolifération de ces personnes autrement appelées BEZNESS est inquiétante et se trouve essentiellement dans les zones touristiques. Mais cette "Bezness Company", que l’on pourrait qualifier de « mafia », est représentée par une minorité d’individus au sein de la population tunisienne. Ce n’est uniquement parce-que les bezness sont proches des vacanciers que ceux-ci ont parfois tendance à généraliser.
Des centaines de milliers de personnes sont victimes d’arnaques sentimentales chaque année et le nombre accroit. Les conséquences sont innombrables et parfois très graves.
* ********************************************** Qui sont ces arnaqueurs ? :
Ils ont en moyenne entre 18 et 35 ans. Ils sont le plus souvent peu diplômés et issus de milieux modestes. Ils travaillent en majorité dans les zones touristiques mais depuis quelques années, on les trouve aussi hors de ces zones.
Les plus connus et mieux formés à l’arnaque : les salariés des club de vacances (animateurs, serveurs, réceptionnistes, vendeurs etc). Les débutants ne dépendent pas toujours des clubs. Ils travaillent sur les plages dans des bases nautiques ou circulent à dos de dromadaires, de chevaux, promènent les vacanciers à bord des calèches. A notez que ces catégories ne sont citées qu'à titre indicatif. Beaucoup de ces travailleurs saisonniers sont honnêtes et n’ont aucun comportement douteux envers les touristes.
* ************************************************** Leurs pratiques :
Repérer, séduire leurs victimes jusqu’à ce qu’elles soient amoureuses et endormies. Un arnaqueur peut fréquenter plusieurs victimes à la fois.
* ******************************************* Leurs objectifs (à plus ou moins long terme) :
Soutirer de l’argent de leurs victimes ou des cadeaux (vêtements, portable, autres...) et demander des aides financières durant les périodes creuses et / ou Proposer le mariage à leurs victimes afin d’obtenir la naturalisation du pays de la victime (1ère demande : le CCM au Consulat de France à Tunis) et / ou Mettre enceinte leurs victimes (de plus en plus fréquent) Appelées paternités de complaisance, l'enfant, une fois reconnu par l'arnaqueur, permet d'obtenir un visa de plus longue durée que le mariage. L'arnaqueur devient quasi inexpulsable
* *************************************** Leurs cibles / victimes :
Hommes et femmes âgés entre 16 ans et 80 ans, célibataires ou mariés
Les femmes semblent être les plus concernées. En effet, il est plus facile pour un tunisien d’entretenir régulièrement sur place ou à distance une relation amoureuse avec une femme de culture et religion différente qu’une tunisienne compte tenu du fait que celle-ci possède moins de libertés et de temps libre que les hommes dans son pays. A noter qu’une tunisienne musulmane ne peut prétendre au mariage que si son futur conjoint est aussi musulman, ce qui n’est pas le cas pour les tunisiens.
Les victimes sont celles qui ne sont pas informées. Ceci étant, il existe une catégorie de victimes : celles aveuglées par leur histoire qui ne tiennent pas compte de l’information qui leur est transmise.
* *************************************** Les conséquences sur les victimes :
Préjudices moraux Perte de raison, instabilité affective, dépendance, humiliation, isolement, maladie, suicide
Problèmes financiers Endettement (parfois très grave)
Recours difficiles aux lois pour : 1/ Récupération des dons (argent/cadeaux etc.) 2/ Annulation d'un mariage Procédures longues et fastidieuses, le plus souvent sans aboutissement faute de preuves. A savoir que quelques avocats, installés en Tunisie, sont spécialisés dans ce type d’affaires
* *********************************** Régions de France les plus touchées : Bretagne, Provence Alpes Côte d’Azur, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Pays de Loire, Rhône-Alpes
Autres pays : Belgique, Luxembourg, Danemark, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne, Suède, Finlande, République Tchèque et pays de l‘est.
International : Canada, Russie
* ****************************************** L’amour à double face, pour bâtir un "empire" en Tunisie ou construire un tunnel vers l’Europe.
Le bezness est formé tôt à l‘arnaque, à partir de 12 ans, souvent bien avant de démarrer une vie active. Il apprend à repérer, séduire, tester et manipuler ses proies. Il est formé par les bezness seniors expérimentés ou ses amis proches, à l’école ou sur son lieu de travail. Parfois sa famille proche et au sens large adhère et l’encourage. D’autres familles ignorent ou ne cautionnent pas, car elles ont conscience que ces pratiques sont contraire à leur religion et leur morale
Le bezness est conditionné dans le seul but de gagner de l’argent et / ou quitter son pays. Il rêve de pouvoir et de liberté et est convaincu de les obtenir auprès des étrangers, ou ailleurs que dans son pays.
* ************************************* Ce qui suit correspond à l'archétype même du bezness. Les principales caractéristiques y sont. Mais un bezness peut ne pas répondre à l'ensemble des symptomes évoqués ci-dessous. Tous n'adoptent pas non plus les memes attitudes et n'emploient pas les mêmes parcours. Ce portrait peut ne pas être exhaustif.
Pour parvenir à ses fins il emploie les grands moyens de séduction. Il est un parfait comédien dans les bras de sa victime : grand sentimental, passionné, amoureux (transi), bon amant. Il parait être une personne intègre, avec un grand sens de la famille et un respect des valeurs. En quelques heures parfois, ses plans peuvent démarrer. La victime, heureuse de vivre des moments d’« amour » intenses, dans des circonstances idéales (soleil, chaleur, plage, nuit étoilée...), ne perçoit rien et cède aux 1ers caprices du bezness. C’est le début de la spirale infernale.
Le bezness fait durer l’histoire en fonction de ce qu’il obtient de sa victime. Certaines relations peuvent durer des années si la victime est aisée, le gâte régulièrement, et/ou lui promet un mariage, un enfant. En revanche, si celle-ci ne peut lui offrir ce qu‘il espère, le bezness prendra ses distances. Néanmoins il arrive qu’il refasse surface s’il ne trouve pas mieux ou s’il perd d’autres victimes.
Le bezness n’est pas forcément un collectionneur. Si la victime présente un intérêt important, il mobilisera son énergie pour celle-ci uniquement et fera preuve de patience. Dans ce cas il n’hésitera pas à mettre en avant sa fidélité et sa disponibilité pour elle. Il entretient plusieurs relations si celles-ci ne sont pas contraignantes et à partir du moment ou les « petits » gains totalisés correspondent au revenu satisfaisant ses besoins. Certains bezness cumulent les demandes en mariage, se rendent avec leurs victimes dans des consulats différents en fonction du pays concerné. La 1ère qui obtient le formulaire tant attendu par le bezness se marie.
Le bezness utilise beaucoup le portable. Il peut en avoir plusieurs, anciens et « dernier cri ». Autant de portables que de victimes d’après ce qui est dit.
Le bezness écarte sa victime de toutes personnes susceptibles de nuire à ses objectifs (amis, collègues etc..)
Le bezness présente sa/ses victime(s) à sa famille pour l’amener à croire qu’elle est l’unique à ses yeux. En général les présentations se font tôt. La famille qui cautionne ce type de comportement, accueille chaleureusement la (et les!) victimes. Elle participe solidairement à la conduite du bezness en « investissant », parfois à outrance. La victime est alors invitée à s’attabler avec elle, reçoit toute sorte de cadeaux, et est comblée de flatteries.
Le bezness fait croire à sa victime qu’il n'est pas un arnaqueur en dénonçant les autres bezness, en montrant des exemples, en employant une technique inverse à celle du vrai bezness. Mais le naturel revient au galop.... et les objectifs ne le quittent jamais
Le bezness garde un œil sur le calendrier et organise les allers et venues de ses victimes en fonction des disponibilités de chacune.
De plus en plus de bezness visent la paternité, dite de complaisance. Elle constitue en effet un tunnel d’immigration plus attirant que le mariage. Il arrive qu'il n’utilise le préservatif qu’au début de la relation et le retire ensuite, faisant croire ainsi qu’il n’a qu’un seul « amour ».
Le bezness est conscient des « dangers » d’internet pour lui-même. Il sait qu’il peut être découvert si sa victime fait paraître sa photo dans un blog de vacances ouvert au grand public. Le bezness se rend sur internet et vérifie ce qui est dit sur lui, de façon à adopter le bon comportement vis-à-vis de sa ou ses victimes.
L’internet devient un moyen de plus en plus utilisé par un arnaqueur, surtout lorsqu’il possède un ordinateur au domicile. En quelques clics, il peut toucher des âmes « sensibles » et les escroquer sournoisement de la même manière que dans le « real ».
Le bezness est au courant des métiers qui rapportent dans chaque pays. Le plus sollicité en France est la profession de commerçant. Autres : les professions libérales, les cadres en entreprise, les fonctionnaires, ou les professions accordants le plus de congés, d'avantages sociaux et sécurités.
Il est au courant des lois de chaque pays visé et des "combines" dans son pays.
* ************************************************ Demande d’argent et de cadeaux : A partir de 1 dinar…
Le bezness avance insidieusement. Il testera sa victime sur sa volonté de dépenser pour lui. Il insistera sur sa « pauvreté », ses conditions de vie et de son incapacité de suivre le même rythme de dépenses que sa victime. Tout au long de son calcul, il n’oubliera jamais de séduire sa victime, l’attendrir, mettre en avant son désir de la connaître mieux et partager son temps libre. Sa victime offrira alors dans un 1er temps, quelques consommations, des petits repas, des taxis et autres sorties diverses. Si la victime se déplace plusieurs fois en Tunisie, quelques uns la feront dépenser au duty free, dans des alcools ou cigarettes ou parfums etc.
Il testera aussi sur l’information qu’elle détient sur ces trafics de façon à l‘aborder d‘une autre façon
Les plus astucieux, qui cherchent à se protéger contre toute mauvaise réputation, peuvent dépenser en 1er. Puis au fil du temps, laisser la victime offrir d’elle-même ce qu’ils attendent.
Une victime peut laisser à son bezness un ou plusieurs souvenirs avant de repartir dans son pays. Le bezness récupère ainsi un objet (portable, mp3, console, un accessoire), un vêtement etc. qu’il revendra tôt ou tard.
Les plus délinquants et peu scrupuleux des bezness mettent la main dans le sac. Des vols ont lieu chaque année dans les zones touristiques.
Le bezness envoie des sms et émet peu d’appel. Il bipe sa victime qui rappelle et paye ainsi les frais de communication, souvent très élevés !
Au bout de quelques semaines ou mois de relation, lorsque le bezness est certain de la profondeur des sentiments de la victime, il entame sa première vraie demande d’aide financière. Les motifs qu’il évoque sont nombreux et pour les plus habiles, détournés.
Exemple : « j‘ai besoin d‘un pc portable pour communiquer avec toi sur MSN et être plus tranquille qu’au Publinet. Mes parents me donnent 300 euros mais il manque 300 euros. Plus vite tu m’aideras plus vite nous seront connectés jour et nuit…mon amour! »
Les autres raisons les plus courantes : parent malade, perte d’emploi, service militaire, problème familial, de santé, communications téléphoniques trop onéreuses, son quotidien à améliorer etc
Entres eux, les bezness comparent ce qu’ils reçoivent de leurs victimes. Cela va du nombre de sms et appels reçus au nombre de séjours de celles-ci, aux cadeaux, aux versements reçus en liquide. Les sommes envoyées aux bezness se situant entre 20 et 50.000 €, voire davantage pour les plus chanceux.
* **************************************** Demande en mariage
Aucune règle n’existe pour le bezness. La victime est un tremplin pour quitter son pays. Peu importe laquelle du moment qu’elle l’aide à franchir la frontière. Il peut faire sa demande très vite s’il est convaincu de l’endormissement de sa victime ou s‘il fait d’autres demandes ailleurs : au bout de quelques semaines!
Il peut être patient, pour être sur de ce que possède sa victime dans son pays, revenus réguliers, biens divers, futurs héritages etc. Il attendra plusieurs mois voire années s‘il ne trouve pas meilleure proie.
L’argument utilisé pour faire croire en sa sincérité est de taille : pour être auprès de son « amour » tous les jours pour lui éviter de dépenser dans les trajets en avion pour stopper les appels téléphoniques coûteux ou les soirées longues sur msn pour l’aider à obtenir un emploi mieux rémunéré ou une formation
Sans protection, les conséquences peuvent être importantes pour la victime.
Exemple (1) : l’arnaqueur se marie avec sa victime et décide de vivre en Tunisie. La victime vend son bien dans son pays, quitte son emploi et rejoint son époux-bezness en Tunisie. L’arnaqueur récupère l’argent de sa victime pour faire bâtir une maison sur place, la meubler, s‘offre un véhicule et tout ce dont il a besoin, parfois aussi pour sa famille. Si la victime ignore l’existence des bezness, elle acceptera de mettre les biens au nom de son conjoint. par amour et confiance. Certaines victimes sont revenus dans leur pays, ruinées, sans les biens achetés en Tunisie.
Exemple (2) : le bezness se marie sous le régime de la communauté et obtient son visa pour rejoindre sa victime-épouse. Celui-ci peut donc, une fois installé dans le pays, faire consommer sa victime épouse (compte joint, achat d’un bien immobilier aux 2 noms, meubles etc, souscrire des crédits à la consommation etc), avant de s’identifier et s‘échapper du domicile conjugal. S’il est sans emploi, la victime, non désolidarisée de ces dettes, sera dans l’obligation de les régler.
Pour annuler un mariage gris : seul le procureur de la République est en mesure de l’accorder. Les avocats proposent un simple divorce dans la majorité des cas.
* ****************************************** Demande de paternité
Plus grave : un bezness peut vouloir un enfant dans le seul but d’obtenir un visa long et la naturalisation sans passer par le mariage. Certains espèrent réussir à mettre enceinte leur victime dès les 1ers mois de rencontre.
* ******************************************* A quel moment et comment apprend on l’arnaque? Toute personne ressentant une gêne, se sentant mal à l’aise dans sa relation, est peut-être victime d’une arnaque sentimentale.
Le bezness n’est pas toujours « malin ». En plus de ses pratiques, il peut manifester des maladresses comportementales et laisser entrevoir des signaux : une présence inconstante, une indifférence, des gaffes, lapsus, des regards éparpillés, agacés, des attitudes amoureuses excessives et compulsives (crises de jalousies violentes, rapports sexuels forcés, chantages au suicide, des « je t’aime » à répétition etc), un intérêt très particulier pour tout ce que possède sa victime (portable, mp4, consoles, voiture, maison etc), ses études, son métier, la profession des parents etc
Autant de signes qui permettent à la victime d’émettre un doute quant à la sincérité de son « ami( e) ». Au départ, la victime n’a pas la sensation d’être manipulée mais peut s’interroger et « creuser » de retour dans son pays.
Il arrive que l’entourage de la victime (parents, amis, collègues..) parle et mette en garde. La victime, prévenue, s’apercevra au fil du temps de l’arnaque. Elle testera, prêchera le faux pour savoir le vrai, refusera toute demande d’envoi d’argent, de cadeaux etc. et ne fera aucun projet si ce n’est retourner voir son arnaqueur sous conditions. Si l’ami( e) fuit, la victime comprendra.
La victime amoureuse qui n‘a pas la chance d‘avoir un proche informé ou qui n‘ose en parler, peut se rendre sur internet, par manque et afin d’y trouver quelques traces de son ami( e) (photos, commentaires, blogs etc). Les plus « chanceuses » réalisent vite à qui elles ont à faire, en saisissant par exemple dans un moteur de recherche, le nom de leur ami( e) suivi du lieu de rencontre.
D’autres souhaitent simplement faire partager aux internautes leur début d’histoire, ou cherchent des histoires similaires. Elles se rendent pour la plupart sur des forums de voyage et s’aperçoivent ainsi des arnaques aux sentiments. Elles comparent alors leur histoire avec celles des autres et s’aperçoivent parfois qu’il y a de nombreuses similitudes.
Il arrive aussi que des victimes croisent des internautes, flirtant avec le même bezness!
Une victime peut l’apprendre au bout d’un 2ème ou 3ème séjour. Elle rejoint son «ami ( e) » qui ne partage aucune dépense, n’offre rien ou très peu. La victime se voit parfois payer les consommations, sorties et autres aux amis et à la famille du bezness. La victime s’interroge sur ses dépenses excessives (location de maison, restaurants, taxis, sorties diverses). Elle connaîtra vite la nature de sa relation si elle en fait la demande.
Quand la vérité tombe au bout de plusieurs années de relation. La victime a inévitablement manqué de lucidité et de bon sens. Dans la plupart des cas, celle-ci a perdu beaucoup d’argent, s‘aperçoit que son ami( e) entretient d‘autres relations etc. Les conséquences peuvent être dramatiques. Elle réalise qu’elle s’est faite piéger, que son « ami » ne l’a jamais aimée que pour ce qu’elle possédait ; c’est l’humiliation et le grand isolement.
Le mariage est une réponse mais il est dangereux. La victime qui s’engage, prend un risque certain. Elle apprend l’arnaque lorsque le bezness a tout obtenu (papiers et parfois crédits à la consommation pour s‘échapper du domicile plus facilement). Là aussi les conséquences peuvent être considérables : le bezness change brutalement de comportement, s’investit peu, et annonce sa véritable identité, insulte, humilie etc. Pour la victime, c’est l’impossibilité d’annuler le mariage, un endettement grave, une humiliation insurmontable, un isolement, une perte de repère, un suicide pour les plus fragilisés(es)
* ********************************************* Les précautions à prendre les 1ers mois de relation (Ces quelques conseils mesurent la sincérité. Si l’ami est un arnaqueur, on peut ainsi percevoir des signes de déception, de désintérêt ou abandon)
Restez le plus longtemps possible silencieux sur ce que vous possédez, vos revenus ou ceux de vos parents, votre métier etc.
Si vous vivez à Neuilly sur Seine, Saint Tropez etc, n’en parlez pas, préférez une ville proche, plus populaire.
Dire qu’il faut au minimum 1 année pour bien connaître l’autre, que vous n’êtes pas pour le mariage. Et à choisir, vous vous installeriez volontiers en Tunisie.
Faites-vous offrir la 1ère consommation et partagez ensuite.
Ne laissez aucun souvenir (portable, etc)
Ne rencontrez pas la famille avant plusieurs mois (plusieurs séjours), ne logez pas chez elle.
Utilisez le portable pour les sms et internet (MSN) pour les communications. Un tunisien peut se rendre dans un publinet et dépenser 4 dinars pour 2 heures sur MSN.
N’envoyez jamais d’argent, sauf cas de force majeur, un acompte de réservation (20% location logement).
Si 1 mois plus tard, vous retournez le voir, louez un appartement à 100 € la semaine et demandez lui de participer à un tiers. Payez la nourriture et laissez le régler les taxis et les consommations.
N’offrez aucun cadeau et ne dépensez pas au duty free.
Protégez-vous lors de vos rapports sexuels.
Observez son comportement, regardez sur internet les posts récents sur lui, s’il en existe.
Tentez de sympathiser avec quelques uns de ses amis ou anciennes relations pour en savoir plus (les bezness fréquentent souvent des bezness).
Ces conseils servent à mieux cerner l’individu. Quelques cachotteries n’enlèvent pas la confiance. Si l’individu est intelligent et honnête, il comprendra parfaitement bien, même au bout de plusieurs mois, les raisons qui vous ont poussé à vous taire car les personnes honnêtes sont très au courant de ce fléau.
Les bezness font parfois du tort aux couples européenno-tunisiens qui entretiennent une relation authentique et sincère. Ces couples sont dubitatifs, déstabilisés, et survivent parfois péniblement. Certains cherchent à détecter les signaux. Quelques conseils leur sont donnés ici.
* *************************************** Toute personne informée côtoyant une victime de près ou de loin, doit prévenir, conseiller, insister!
La victime est souvent convaincue de la grande pauvreté de son arnaqueur. Elle dépense, offre tout persuadée que son attitude est normale. A nolter qu'un bezness malin peut obtenir un revenu largement supérieur au votre, s'il cumule les dons de ses victimes Certaines sont aussi persuadées qu'un mariage rapide est leur seule issue pour éviter les contraintes de voyages, les dépenses et retenir leur amour auprès d'elles.
A aucun moment la victime compare un amour dans son pays avec un amour en Tunisie. Pour elle il est forcément très différent compte tenu de la religion, de la culture, des traditions et du niveau de vie.
Certaines sont aussi au courant des multiples relations de leur bezness et poursuivent néanmoins leur histoire, espérant un changement de sa part.
Si vous intervenez, ses victimes entêtées imaginent que vous vous mêlez impudiquement de leur vie "affective" et cherchez peut-être à y mettre du désordre. Elles ne comprennent pas du tout qu'il s'agit de prévention et d'une vérité certaine!
Dans la majorité des cas, elles vous regardent interloquées. Vous devenez en un instant leur pire ennemi. Elles se braquent et tournent les talons très vite!....Par fierté aussi ! Certaines pensent que leur amour est unique.
Cet état est encore plus frappant chez les très jeunes personnes, insouciantes et naïves. Les parents sont impuissants. Des différents s’installent, incompréhensions, mensonges (il arrive que des jeunes filles retournent en Tunisie en cachette, certaines n’hésitent pas à se marier sans consulter leurs proches).
Prévenez, informez, insistez!! en mesurant votre discours en fonction de vos affinités avec la victime.
* ************************************** Enfin, la "Bezness Company" ne doit pas être confondue avec le tourisme sexuel. Celle-ci manipule des personnes amoureuses et innocentes, elle fabrique des victimes en utilisant une vulnérabilité certaine, un endormissement. Les touristes sexuels sont en quête de plaisirs sexuels uniquement, en contre partie d'argent.
* **************************************** On est tous concernés ! Vous aussi ainsi que vos enfants pouvez être des cibles idéales.
Retenez, relisez, avant, après votre 1er ou prochains séjours....N'hésitez pas à informer autour de vous
BONNES VACANCES DANS CE PAYS MAGNIFIQUE ET FASCINANT ET NE FERMEZ PAS VOTRE COEUR POUR AUTANT SI L'ON VOUS DRAGUE CAR LES COUPLES MIXTES SINCERES SONT TRES NOMBREUX !.........Partez seulement informez et revenez lucide !
Cependant, que vous partiez seuls, en couple, avec des amis, en famille, avec vos enfants, il est impératif que vous emportiez dans vos valises cette information. Au 1er abord et si biensur vous n'en n'avez jamais entendu parler, elle vous paraitra dépourvue d'intérêt et donc peu enrichissante. En réalité, elle n'est pas à prendre à la légère. A lire attentivement donc et imprimer 😉
* ****************************************** Il existe une communauté de jeunes gens formés à ce que l'on appelle : l'arnaque sentimentale. La prolifération de ces personnes autrement appelées BEZNESS est inquiétante et se trouve essentiellement dans les zones touristiques. Mais cette "Bezness Company", que l’on pourrait qualifier de « mafia », est représentée par une minorité d’individus au sein de la population tunisienne. Ce n’est uniquement parce-que les bezness sont proches des vacanciers que ceux-ci ont parfois tendance à généraliser.
Des centaines de milliers de personnes sont victimes d’arnaques sentimentales chaque année et le nombre accroit. Les conséquences sont innombrables et parfois très graves.
* ********************************************** Qui sont ces arnaqueurs ? :
Ils ont en moyenne entre 18 et 35 ans. Ils sont le plus souvent peu diplômés et issus de milieux modestes. Ils travaillent en majorité dans les zones touristiques mais depuis quelques années, on les trouve aussi hors de ces zones.
Les plus connus et mieux formés à l’arnaque : les salariés des club de vacances (animateurs, serveurs, réceptionnistes, vendeurs etc). Les débutants ne dépendent pas toujours des clubs. Ils travaillent sur les plages dans des bases nautiques ou circulent à dos de dromadaires, de chevaux, promènent les vacanciers à bord des calèches. A notez que ces catégories ne sont citées qu'à titre indicatif. Beaucoup de ces travailleurs saisonniers sont honnêtes et n’ont aucun comportement douteux envers les touristes.
* ************************************************** Leurs pratiques :
Repérer, séduire leurs victimes jusqu’à ce qu’elles soient amoureuses et endormies. Un arnaqueur peut fréquenter plusieurs victimes à la fois.
* ******************************************* Leurs objectifs (à plus ou moins long terme) :
Soutirer de l’argent de leurs victimes ou des cadeaux (vêtements, portable, autres...) et demander des aides financières durant les périodes creuses et / ou Proposer le mariage à leurs victimes afin d’obtenir la naturalisation du pays de la victime (1ère demande : le CCM au Consulat de France à Tunis) et / ou Mettre enceinte leurs victimes (de plus en plus fréquent) Appelées paternités de complaisance, l'enfant, une fois reconnu par l'arnaqueur, permet d'obtenir un visa de plus longue durée que le mariage. L'arnaqueur devient quasi inexpulsable
* *************************************** Leurs cibles / victimes :
Hommes et femmes âgés entre 16 ans et 80 ans, célibataires ou mariés
Les femmes semblent être les plus concernées. En effet, il est plus facile pour un tunisien d’entretenir régulièrement sur place ou à distance une relation amoureuse avec une femme de culture et religion différente qu’une tunisienne compte tenu du fait que celle-ci possède moins de libertés et de temps libre que les hommes dans son pays. A noter qu’une tunisienne musulmane ne peut prétendre au mariage que si son futur conjoint est aussi musulman, ce qui n’est pas le cas pour les tunisiens.
Les victimes sont celles qui ne sont pas informées. Ceci étant, il existe une catégorie de victimes : celles aveuglées par leur histoire qui ne tiennent pas compte de l’information qui leur est transmise.
* *************************************** Les conséquences sur les victimes :
Préjudices moraux Perte de raison, instabilité affective, dépendance, humiliation, isolement, maladie, suicide
Problèmes financiers Endettement (parfois très grave)
Recours difficiles aux lois pour : 1/ Récupération des dons (argent/cadeaux etc.) 2/ Annulation d'un mariage Procédures longues et fastidieuses, le plus souvent sans aboutissement faute de preuves. A savoir que quelques avocats, installés en Tunisie, sont spécialisés dans ce type d’affaires
* *********************************** Régions de France les plus touchées : Bretagne, Provence Alpes Côte d’Azur, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Pays de Loire, Rhône-Alpes
Autres pays : Belgique, Luxembourg, Danemark, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne, Suède, Finlande, République Tchèque et pays de l‘est.
International : Canada, Russie
* ****************************************** L’amour à double face, pour bâtir un "empire" en Tunisie ou construire un tunnel vers l’Europe.
Le bezness est formé tôt à l‘arnaque, à partir de 12 ans, souvent bien avant de démarrer une vie active. Il apprend à repérer, séduire, tester et manipuler ses proies. Il est formé par les bezness seniors expérimentés ou ses amis proches, à l’école ou sur son lieu de travail. Parfois sa famille proche et au sens large adhère et l’encourage. D’autres familles ignorent ou ne cautionnent pas, car elles ont conscience que ces pratiques sont contraire à leur religion et leur morale
Le bezness est conditionné dans le seul but de gagner de l’argent et / ou quitter son pays. Il rêve de pouvoir et de liberté et est convaincu de les obtenir auprès des étrangers, ou ailleurs que dans son pays.
* ************************************* Ce qui suit correspond à l'archétype même du bezness. Les principales caractéristiques y sont. Mais un bezness peut ne pas répondre à l'ensemble des symptomes évoqués ci-dessous. Tous n'adoptent pas non plus les memes attitudes et n'emploient pas les mêmes parcours. Ce portrait peut ne pas être exhaustif.
Pour parvenir à ses fins il emploie les grands moyens de séduction. Il est un parfait comédien dans les bras de sa victime : grand sentimental, passionné, amoureux (transi), bon amant. Il parait être une personne intègre, avec un grand sens de la famille et un respect des valeurs. En quelques heures parfois, ses plans peuvent démarrer. La victime, heureuse de vivre des moments d’« amour » intenses, dans des circonstances idéales (soleil, chaleur, plage, nuit étoilée...), ne perçoit rien et cède aux 1ers caprices du bezness. C’est le début de la spirale infernale.
Le bezness fait durer l’histoire en fonction de ce qu’il obtient de sa victime. Certaines relations peuvent durer des années si la victime est aisée, le gâte régulièrement, et/ou lui promet un mariage, un enfant. En revanche, si celle-ci ne peut lui offrir ce qu‘il espère, le bezness prendra ses distances. Néanmoins il arrive qu’il refasse surface s’il ne trouve pas mieux ou s’il perd d’autres victimes.
Le bezness n’est pas forcément un collectionneur. Si la victime présente un intérêt important, il mobilisera son énergie pour celle-ci uniquement et fera preuve de patience. Dans ce cas il n’hésitera pas à mettre en avant sa fidélité et sa disponibilité pour elle. Il entretient plusieurs relations si celles-ci ne sont pas contraignantes et à partir du moment ou les « petits » gains totalisés correspondent au revenu satisfaisant ses besoins. Certains bezness cumulent les demandes en mariage, se rendent avec leurs victimes dans des consulats différents en fonction du pays concerné. La 1ère qui obtient le formulaire tant attendu par le bezness se marie.
Le bezness utilise beaucoup le portable. Il peut en avoir plusieurs, anciens et « dernier cri ». Autant de portables que de victimes d’après ce qui est dit.
Le bezness écarte sa victime de toutes personnes susceptibles de nuire à ses objectifs (amis, collègues etc..)
Le bezness présente sa/ses victime(s) à sa famille pour l’amener à croire qu’elle est l’unique à ses yeux. En général les présentations se font tôt. La famille qui cautionne ce type de comportement, accueille chaleureusement la (et les!) victimes. Elle participe solidairement à la conduite du bezness en « investissant », parfois à outrance. La victime est alors invitée à s’attabler avec elle, reçoit toute sorte de cadeaux, et est comblée de flatteries.
Le bezness fait croire à sa victime qu’il n'est pas un arnaqueur en dénonçant les autres bezness, en montrant des exemples, en employant une technique inverse à celle du vrai bezness. Mais le naturel revient au galop.... et les objectifs ne le quittent jamais
Le bezness garde un œil sur le calendrier et organise les allers et venues de ses victimes en fonction des disponibilités de chacune.
De plus en plus de bezness visent la paternité, dite de complaisance. Elle constitue en effet un tunnel d’immigration plus attirant que le mariage. Il arrive qu'il n’utilise le préservatif qu’au début de la relation et le retire ensuite, faisant croire ainsi qu’il n’a qu’un seul « amour ».
Le bezness est conscient des « dangers » d’internet pour lui-même. Il sait qu’il peut être découvert si sa victime fait paraître sa photo dans un blog de vacances ouvert au grand public. Le bezness se rend sur internet et vérifie ce qui est dit sur lui, de façon à adopter le bon comportement vis-à-vis de sa ou ses victimes.
L’internet devient un moyen de plus en plus utilisé par un arnaqueur, surtout lorsqu’il possède un ordinateur au domicile. En quelques clics, il peut toucher des âmes « sensibles » et les escroquer sournoisement de la même manière que dans le « real ».
Le bezness est au courant des métiers qui rapportent dans chaque pays. Le plus sollicité en France est la profession de commerçant. Autres : les professions libérales, les cadres en entreprise, les fonctionnaires, ou les professions accordants le plus de congés, d'avantages sociaux et sécurités.
Il est au courant des lois de chaque pays visé et des "combines" dans son pays.
* ************************************************ Demande d’argent et de cadeaux : A partir de 1 dinar…
Le bezness avance insidieusement. Il testera sa victime sur sa volonté de dépenser pour lui. Il insistera sur sa « pauvreté », ses conditions de vie et de son incapacité de suivre le même rythme de dépenses que sa victime. Tout au long de son calcul, il n’oubliera jamais de séduire sa victime, l’attendrir, mettre en avant son désir de la connaître mieux et partager son temps libre. Sa victime offrira alors dans un 1er temps, quelques consommations, des petits repas, des taxis et autres sorties diverses. Si la victime se déplace plusieurs fois en Tunisie, quelques uns la feront dépenser au duty free, dans des alcools ou cigarettes ou parfums etc.
Il testera aussi sur l’information qu’elle détient sur ces trafics de façon à l‘aborder d‘une autre façon
Les plus astucieux, qui cherchent à se protéger contre toute mauvaise réputation, peuvent dépenser en 1er. Puis au fil du temps, laisser la victime offrir d’elle-même ce qu’ils attendent.
Une victime peut laisser à son bezness un ou plusieurs souvenirs avant de repartir dans son pays. Le bezness récupère ainsi un objet (portable, mp3, console, un accessoire), un vêtement etc. qu’il revendra tôt ou tard.
Les plus délinquants et peu scrupuleux des bezness mettent la main dans le sac. Des vols ont lieu chaque année dans les zones touristiques.
Le bezness envoie des sms et émet peu d’appel. Il bipe sa victime qui rappelle et paye ainsi les frais de communication, souvent très élevés !
Au bout de quelques semaines ou mois de relation, lorsque le bezness est certain de la profondeur des sentiments de la victime, il entame sa première vraie demande d’aide financière. Les motifs qu’il évoque sont nombreux et pour les plus habiles, détournés.
Exemple : « j‘ai besoin d‘un pc portable pour communiquer avec toi sur MSN et être plus tranquille qu’au Publinet. Mes parents me donnent 300 euros mais il manque 300 euros. Plus vite tu m’aideras plus vite nous seront connectés jour et nuit…mon amour! »
Les autres raisons les plus courantes : parent malade, perte d’emploi, service militaire, problème familial, de santé, communications téléphoniques trop onéreuses, son quotidien à améliorer etc
Entres eux, les bezness comparent ce qu’ils reçoivent de leurs victimes. Cela va du nombre de sms et appels reçus au nombre de séjours de celles-ci, aux cadeaux, aux versements reçus en liquide. Les sommes envoyées aux bezness se situant entre 20 et 50.000 €, voire davantage pour les plus chanceux.
* **************************************** Demande en mariage
Aucune règle n’existe pour le bezness. La victime est un tremplin pour quitter son pays. Peu importe laquelle du moment qu’elle l’aide à franchir la frontière. Il peut faire sa demande très vite s’il est convaincu de l’endormissement de sa victime ou s‘il fait d’autres demandes ailleurs : au bout de quelques semaines!
Il peut être patient, pour être sur de ce que possède sa victime dans son pays, revenus réguliers, biens divers, futurs héritages etc. Il attendra plusieurs mois voire années s‘il ne trouve pas meilleure proie.
L’argument utilisé pour faire croire en sa sincérité est de taille : pour être auprès de son « amour » tous les jours pour lui éviter de dépenser dans les trajets en avion pour stopper les appels téléphoniques coûteux ou les soirées longues sur msn pour l’aider à obtenir un emploi mieux rémunéré ou une formation
Sans protection, les conséquences peuvent être importantes pour la victime.
Exemple (1) : l’arnaqueur se marie avec sa victime et décide de vivre en Tunisie. La victime vend son bien dans son pays, quitte son emploi et rejoint son époux-bezness en Tunisie. L’arnaqueur récupère l’argent de sa victime pour faire bâtir une maison sur place, la meubler, s‘offre un véhicule et tout ce dont il a besoin, parfois aussi pour sa famille. Si la victime ignore l’existence des bezness, elle acceptera de mettre les biens au nom de son conjoint. par amour et confiance. Certaines victimes sont revenus dans leur pays, ruinées, sans les biens achetés en Tunisie.
Exemple (2) : le bezness se marie sous le régime de la communauté et obtient son visa pour rejoindre sa victime-épouse. Celui-ci peut donc, une fois installé dans le pays, faire consommer sa victime épouse (compte joint, achat d’un bien immobilier aux 2 noms, meubles etc, souscrire des crédits à la consommation etc), avant de s’identifier et s‘échapper du domicile conjugal. S’il est sans emploi, la victime, non désolidarisée de ces dettes, sera dans l’obligation de les régler.
Pour annuler un mariage gris : seul le procureur de la République est en mesure de l’accorder. Les avocats proposent un simple divorce dans la majorité des cas.
* ****************************************** Demande de paternité
Plus grave : un bezness peut vouloir un enfant dans le seul but d’obtenir un visa long et la naturalisation sans passer par le mariage. Certains espèrent réussir à mettre enceinte leur victime dès les 1ers mois de rencontre.
* ******************************************* A quel moment et comment apprend on l’arnaque? Toute personne ressentant une gêne, se sentant mal à l’aise dans sa relation, est peut-être victime d’une arnaque sentimentale.
Le bezness n’est pas toujours « malin ». En plus de ses pratiques, il peut manifester des maladresses comportementales et laisser entrevoir des signaux : une présence inconstante, une indifférence, des gaffes, lapsus, des regards éparpillés, agacés, des attitudes amoureuses excessives et compulsives (crises de jalousies violentes, rapports sexuels forcés, chantages au suicide, des « je t’aime » à répétition etc), un intérêt très particulier pour tout ce que possède sa victime (portable, mp4, consoles, voiture, maison etc), ses études, son métier, la profession des parents etc
Autant de signes qui permettent à la victime d’émettre un doute quant à la sincérité de son « ami( e) ». Au départ, la victime n’a pas la sensation d’être manipulée mais peut s’interroger et « creuser » de retour dans son pays.
Il arrive que l’entourage de la victime (parents, amis, collègues..) parle et mette en garde. La victime, prévenue, s’apercevra au fil du temps de l’arnaque. Elle testera, prêchera le faux pour savoir le vrai, refusera toute demande d’envoi d’argent, de cadeaux etc. et ne fera aucun projet si ce n’est retourner voir son arnaqueur sous conditions. Si l’ami( e) fuit, la victime comprendra.
La victime amoureuse qui n‘a pas la chance d‘avoir un proche informé ou qui n‘ose en parler, peut se rendre sur internet, par manque et afin d’y trouver quelques traces de son ami( e) (photos, commentaires, blogs etc). Les plus « chanceuses » réalisent vite à qui elles ont à faire, en saisissant par exemple dans un moteur de recherche, le nom de leur ami( e) suivi du lieu de rencontre.
D’autres souhaitent simplement faire partager aux internautes leur début d’histoire, ou cherchent des histoires similaires. Elles se rendent pour la plupart sur des forums de voyage et s’aperçoivent ainsi des arnaques aux sentiments. Elles comparent alors leur histoire avec celles des autres et s’aperçoivent parfois qu’il y a de nombreuses similitudes.
Il arrive aussi que des victimes croisent des internautes, flirtant avec le même bezness!
Une victime peut l’apprendre au bout d’un 2ème ou 3ème séjour. Elle rejoint son «ami ( e) » qui ne partage aucune dépense, n’offre rien ou très peu. La victime se voit parfois payer les consommations, sorties et autres aux amis et à la famille du bezness. La victime s’interroge sur ses dépenses excessives (location de maison, restaurants, taxis, sorties diverses). Elle connaîtra vite la nature de sa relation si elle en fait la demande.
Quand la vérité tombe au bout de plusieurs années de relation. La victime a inévitablement manqué de lucidité et de bon sens. Dans la plupart des cas, celle-ci a perdu beaucoup d’argent, s‘aperçoit que son ami( e) entretient d‘autres relations etc. Les conséquences peuvent être dramatiques. Elle réalise qu’elle s’est faite piéger, que son « ami » ne l’a jamais aimée que pour ce qu’elle possédait ; c’est l’humiliation et le grand isolement.
Le mariage est une réponse mais il est dangereux. La victime qui s’engage, prend un risque certain. Elle apprend l’arnaque lorsque le bezness a tout obtenu (papiers et parfois crédits à la consommation pour s‘échapper du domicile plus facilement). Là aussi les conséquences peuvent être considérables : le bezness change brutalement de comportement, s’investit peu, et annonce sa véritable identité, insulte, humilie etc. Pour la victime, c’est l’impossibilité d’annuler le mariage, un endettement grave, une humiliation insurmontable, un isolement, une perte de repère, un suicide pour les plus fragilisés(es)
* ********************************************* Les précautions à prendre les 1ers mois de relation (Ces quelques conseils mesurent la sincérité. Si l’ami est un arnaqueur, on peut ainsi percevoir des signes de déception, de désintérêt ou abandon)
Restez le plus longtemps possible silencieux sur ce que vous possédez, vos revenus ou ceux de vos parents, votre métier etc.
Si vous vivez à Neuilly sur Seine, Saint Tropez etc, n’en parlez pas, préférez une ville proche, plus populaire.
Dire qu’il faut au minimum 1 année pour bien connaître l’autre, que vous n’êtes pas pour le mariage. Et à choisir, vous vous installeriez volontiers en Tunisie.
Faites-vous offrir la 1ère consommation et partagez ensuite.
Ne laissez aucun souvenir (portable, etc)
Ne rencontrez pas la famille avant plusieurs mois (plusieurs séjours), ne logez pas chez elle.
Utilisez le portable pour les sms et internet (MSN) pour les communications. Un tunisien peut se rendre dans un publinet et dépenser 4 dinars pour 2 heures sur MSN.
N’envoyez jamais d’argent, sauf cas de force majeur, un acompte de réservation (20% location logement).
Si 1 mois plus tard, vous retournez le voir, louez un appartement à 100 € la semaine et demandez lui de participer à un tiers. Payez la nourriture et laissez le régler les taxis et les consommations.
N’offrez aucun cadeau et ne dépensez pas au duty free.
Protégez-vous lors de vos rapports sexuels.
Observez son comportement, regardez sur internet les posts récents sur lui, s’il en existe.
Tentez de sympathiser avec quelques uns de ses amis ou anciennes relations pour en savoir plus (les bezness fréquentent souvent des bezness).
Ces conseils servent à mieux cerner l’individu. Quelques cachotteries n’enlèvent pas la confiance. Si l’individu est intelligent et honnête, il comprendra parfaitement bien, même au bout de plusieurs mois, les raisons qui vous ont poussé à vous taire car les personnes honnêtes sont très au courant de ce fléau.
Les bezness font parfois du tort aux couples européenno-tunisiens qui entretiennent une relation authentique et sincère. Ces couples sont dubitatifs, déstabilisés, et survivent parfois péniblement. Certains cherchent à détecter les signaux. Quelques conseils leur sont donnés ici.
* *************************************** Toute personne informée côtoyant une victime de près ou de loin, doit prévenir, conseiller, insister!
La victime est souvent convaincue de la grande pauvreté de son arnaqueur. Elle dépense, offre tout persuadée que son attitude est normale. A nolter qu'un bezness malin peut obtenir un revenu largement supérieur au votre, s'il cumule les dons de ses victimes Certaines sont aussi persuadées qu'un mariage rapide est leur seule issue pour éviter les contraintes de voyages, les dépenses et retenir leur amour auprès d'elles.
A aucun moment la victime compare un amour dans son pays avec un amour en Tunisie. Pour elle il est forcément très différent compte tenu de la religion, de la culture, des traditions et du niveau de vie.
Certaines sont aussi au courant des multiples relations de leur bezness et poursuivent néanmoins leur histoire, espérant un changement de sa part.
Si vous intervenez, ses victimes entêtées imaginent que vous vous mêlez impudiquement de leur vie "affective" et cherchez peut-être à y mettre du désordre. Elles ne comprennent pas du tout qu'il s'agit de prévention et d'une vérité certaine!
Dans la majorité des cas, elles vous regardent interloquées. Vous devenez en un instant leur pire ennemi. Elles se braquent et tournent les talons très vite!....Par fierté aussi ! Certaines pensent que leur amour est unique.
Cet état est encore plus frappant chez les très jeunes personnes, insouciantes et naïves. Les parents sont impuissants. Des différents s’installent, incompréhensions, mensonges (il arrive que des jeunes filles retournent en Tunisie en cachette, certaines n’hésitent pas à se marier sans consulter leurs proches).
Prévenez, informez, insistez!! en mesurant votre discours en fonction de vos affinités avec la victime.
* ************************************** Enfin, la "Bezness Company" ne doit pas être confondue avec le tourisme sexuel. Celle-ci manipule des personnes amoureuses et innocentes, elle fabrique des victimes en utilisant une vulnérabilité certaine, un endormissement. Les touristes sexuels sont en quête de plaisirs sexuels uniquement, en contre partie d'argent.
* **************************************** On est tous concernés ! Vous aussi ainsi que vos enfants pouvez être des cibles idéales.
Retenez, relisez, avant, après votre 1er ou prochains séjours....N'hésitez pas à informer autour de vous
BONNES VACANCES DANS CE PAYS MAGNIFIQUE ET FASCINANT ET NE FERMEZ PAS VOTRE COEUR POUR AUTANT SI L'ON VOUS DRAGUE CAR LES COUPLES MIXTES SINCERES SONT TRES NOMBREUX !.........Partez seulement informez et revenez lucide !
Accosté par les belles de nuit de Saigon English translation pending
Je me permets de mettre ce titre racoleur, cela fera marcher le taux de consultation sur " forum" .
Saigon n a pas la reputation de Bangkok mais au pays des descendants de l oncle Ho, certaines demoiselles n ont pas l air tres sages . Dans les annees 75, 76 elles auraient connu les cours de reeducation .
Et a la veille de partir apres un deuxieme sejour d un mois, c est la premiere fois qu on me fasse des propositions aussi directes.
Hier soir en sortant d un cybercafe, une motocyclette avec deux femmes assez elegantes, maquillees casquees s arrete a mon niveau et la conductrice, apparemment la Mama san m interpelle dans un anglais abominable a comprendre . Cependant dans son charabia je saisis quelques mots dont le peu distingue terme anglo saxon "Fuck '', girl, sex et ses gestes sont explicites . Honnetement j en ai vu et entendu d autres mais je suis quand meme abasourdi car meme si la nuit est tombee, il est 7h30 et je suis a l angle de deux arteres frequentees par circulation et pietons, tout ceci se deroule a la visu de tous dans un pays dont l etat est cense ??? eviter ce genre de choses. Vous ne connaitrez pas le prix demande, tant pis pour les petits curieux, j ai continue mon chemin . Dans ce meme coin, rue Cung Quyn et Tran Hung Dao il y a quelques salons de coiffure dont les shampouineuses arborent des tenues minimales tres suggestives. Mouais pas vraiment tres catholique tout cela comme dirait un bonze de mes relations.
Mefiance aussi a Dalat, a deux ou trois reprises j ai ete accoste par des femmes soi-disant mototaxis, paraissant pas vraiment a l aise pour m aborder . J ai pas donne suite mais la aussi il y avait certainement quelque chose de louche .
cdlt Jean
Hier soir en sortant d un cybercafe, une motocyclette avec deux femmes assez elegantes, maquillees casquees s arrete a mon niveau et la conductrice, apparemment la Mama san m interpelle dans un anglais abominable a comprendre . Cependant dans son charabia je saisis quelques mots dont le peu distingue terme anglo saxon "Fuck '', girl, sex et ses gestes sont explicites . Honnetement j en ai vu et entendu d autres mais je suis quand meme abasourdi car meme si la nuit est tombee, il est 7h30 et je suis a l angle de deux arteres frequentees par circulation et pietons, tout ceci se deroule a la visu de tous dans un pays dont l etat est cense ??? eviter ce genre de choses. Vous ne connaitrez pas le prix demande, tant pis pour les petits curieux, j ai continue mon chemin . Dans ce meme coin, rue Cung Quyn et Tran Hung Dao il y a quelques salons de coiffure dont les shampouineuses arborent des tenues minimales tres suggestives. Mouais pas vraiment tres catholique tout cela comme dirait un bonze de mes relations.
Mefiance aussi a Dalat, a deux ou trois reprises j ai ete accoste par des femmes soi-disant mototaxis, paraissant pas vraiment a l aise pour m aborder . J ai pas donne suite mais la aussi il y avait certainement quelque chose de louche .
cdlt Jean
Tour du monde sur le Queen Victoria English translation pending
😉Magnifique voyage, même si on reste sur sa faim pour certaines destinations où on aimerait rester plus longtemps.
Périple sur 3 mois et 20 jours:
Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.
1O janvier New York ...............
13 Janvier Fort Lauderdale Floride
16 Janvier Williamstad Curaçao.
18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).
21..........Puerto Quetzal Guatémala
24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie
1er Février............Honolulu Oahu Hawaï
6...............Apia Samoa Occidentales
7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.
9................Nuku'Alofa Tonga
12..................Aukland Nlle Zélande
14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande
17..................Hobart Tasmanie
19 et 20..........Sydney
23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie
26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.
Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne
5...........................Nagazaki Japon
6.......................Pusan Corée du Sud
8........................Shanghaï Chine
11........................Hong Kong, Chine
13..........................Nha Trang Vietnam
14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon
16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande
19............................Singapour
21..............................Phuket Thaïlande
25...............................Mormugao (Goa ) en Inde
26.............................Mumbaï en Inde
29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.
Quatre Avril..................Aqaba Jordanie
6.................................Navigation dans le canal de Suez
7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte
9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie
10................................Istanbul Turquie
10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce
12...............................;Civitavecchia Italie
14................................Barcelone Espagne
20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.
Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.
J'aimerais assez l'Australie.
Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.
A bientôt, bonne journée à tous.
Périple sur 3 mois et 20 jours:
Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.
1O janvier New York ...............
13 Janvier Fort Lauderdale Floride
16 Janvier Williamstad Curaçao.
18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).
21..........Puerto Quetzal Guatémala
24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie
1er Février............Honolulu Oahu Hawaï
6...............Apia Samoa Occidentales
7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.
9................Nuku'Alofa Tonga
12..................Aukland Nlle Zélande
14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande
17..................Hobart Tasmanie
19 et 20..........Sydney
23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie
26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.
Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne
5...........................Nagazaki Japon
6.......................Pusan Corée du Sud
8........................Shanghaï Chine
11........................Hong Kong, Chine
13..........................Nha Trang Vietnam
14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon
16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande
19............................Singapour
21..............................Phuket Thaïlande
25...............................Mormugao (Goa ) en Inde
26.............................Mumbaï en Inde
29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.
Quatre Avril..................Aqaba Jordanie
6.................................Navigation dans le canal de Suez
7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte
9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie
10................................Istanbul Turquie
10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce
12...............................;Civitavecchia Italie
14................................Barcelone Espagne
20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.
Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.
J'aimerais assez l'Australie.
Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.
A bientôt, bonne journée à tous.
Votre expérience sur la visite de Rome? English translation pending
Bonjour!
Nous nous rendrons à Rome pour 12 jours à la fin mai et au début de juin. Il s’agit de notre premier voyage en Italie et, conséquemment, à Rome. Afin de préparer notre séjour, nous faisons appel à l’expérience collective afin de connaître : vos coups de cœur;les coups de gueule ou déceptions;votre café préféré;les randonnées pédestres dans la ville ou à l’extérieur;les incontournables; votre conseil;Etc.
Merci de nous partager une partie de votre vie.
Chantal et Stéphane
Nous nous rendrons à Rome pour 12 jours à la fin mai et au début de juin. Il s’agit de notre premier voyage en Italie et, conséquemment, à Rome. Afin de préparer notre séjour, nous faisons appel à l’expérience collective afin de connaître : vos coups de cœur;les coups de gueule ou déceptions;votre café préféré;les randonnées pédestres dans la ville ou à l’extérieur;les incontournables; votre conseil;Etc.
Merci de nous partager une partie de votre vie.
Chantal et Stéphane
Faire de la bouée tractée au lac Powell, visite d'Antelope Canyon? English translation pending
bonjour
1)Lors d'un fitur voyage dans l'ouest américain avec 2 enfants je pense faire une pause au lax powell après le grand cayon.
Il parait que faire de la bouée tractée est très sympa mais je n'arive pas à trouver d'info notammentordre de prixage minimumà l'heure ? ou nécessité de louer un bateau pour tracter soit meme la bouée ?
2) par ailleurs me conseillez vous la visite d'antelope canyon en bateau (1H30) ou en4X4 +pieds ? J'ai cru comprendre que ce n'étais pas le même canyon ?
merci à tous
1)Lors d'un fitur voyage dans l'ouest américain avec 2 enfants je pense faire une pause au lax powell après le grand cayon.
Il parait que faire de la bouée tractée est très sympa mais je n'arive pas à trouver d'info notammentordre de prixage minimumà l'heure ? ou nécessité de louer un bateau pour tracter soit meme la bouée ?
2) par ailleurs me conseillez vous la visite d'antelope canyon en bateau (1H30) ou en4X4 +pieds ? J'ai cru comprendre que ce n'étais pas le même canyon ?
merci à tous
De Hong Kong à Zhongdian (Shangri La) et retour en deux mois. Infos pratiques. English translation pending
Itinéraire : Hong Kong - Zhaoqing - Nanning - Detian - Baise - Leye - Guangnan - Qiubei - Jianshui - Yuanyang - Shiing - Tonghai - Kunming - Lijiang - Zhongdian - Dali - Lincang - Lancang - Jinghong - Kunming - Shilin - Xingyi - Huangguoshu - Guiyang - Huaihua - Fenghuang - Hong Kong.
Jour 1 (25 février 2009) : départ 18h40 de Bruxelles pour Hong Kong via Londres avec British Airways (13h30 de vol + 1h30 d'escale) 439 Euro Jour 2 : arrivée à Hong Kong vers 16h15. Bus A21, 33HK$, trajet une petite heure. Man Hing Lung Hotel (Mirador Arcades) single 150HK$. Jour 3 à 5 : séjour à Hong Kong. Journée à Macao 133HK$ aller/142HK$ retour, trajet 1 heure. Jour 6 : bateau + bus de 8h20 pour Zhaoqing 220HK$, trajet 4h30 (route/paysages 0*) Hotel Lan Gong 138Y. Jour 7 : séjour à Zhaoqing. Visite des Seven Stars Crags Jour 8 : train de 9h46 pour Nanning (arrivée 19h30) 94Y en siège dur (pas de place assise ! 10 heures dans le wagon restaurant-fumoir !!!) (r/p 1*/2*). Ying Bin Hotel 80Y Jour 9 : séjour à Nanning Jour 10 : bus de 8h30 pour Detian 50Y trajet 4h30 (r/p 5*) hôtel Detian Luguan 60Y Jour 11 : camionette pour Shuolong 20Y 25' + tricycle pour Xialei 30Y 30' + tricycle partagé pour Hurun 5Y 20' + bus pour Jingxi 10Y 1h + bus pour Baise 50Y 3h30 (r/p 5*) E Chang Binguan 70Y Jour 12 : séjour à Baise Jour 13 : bus pour Leye 34Y 4h30 (r/p 3*/4*) Jin Yuan International (!) Hotel 120Y Jour 14 et 15 : séjour à Leye et excursion dans les environs (rivière Buliu - Dashiwei Tiankeng - Luomei Cave) Jour 16 : bus pour Baise 34Y 3h30. You Yuan Hotel 70Y Jour 17 : bus pour Bo'ai (Y'a plus rien à voir - barrage) 20Y 1h + camionette pour Funing 25Y 1h + bus pour Guangnan 26Y 3h15 (4*/5*) petit hôtel au carrefour près de la gare des bus 30Y Jour 18 : aller/retour à Bamei bus 10Y 1h Jour 19 : bus pour Qiubei 37Y 2h30 (3*/4*) hôtel Rui He 120Y Jour 20 : aller/retour à Puzuhei bus 4Y 45' Jour 21 : 2 bus pour Jianshui via Kaiyuan 63Y 7h (R/p 1*) hôtel Hong Yun (Tourism Designate Hotel !!) 60Y Jour 22 à 24 : séjour à Jianshui + visite de Tuanshan bus N°4 2Y et tricycle 2Y retour par une camionette jaune 3Y jusqu'au pont des Deux Dragons et 2Y + aller/retour à Swallow Cave bus 10Y 1h Jour 25 : bus pour Yuanyang 31Y 3h jusqu'à Nansha (r/p 3*/4*) + camionette 10Y 50' jusqu'à Xinjie (r/p 5*) hôtel Wang Yang Lou 40Y Jour 26 à 27 : marché de Laomeng camionette 20Y 1h30 + quelques trajets en camionettes jusqu'à Laohuzui et Shengcun de 5Y à 10Y + à pied jusqu'a Bada Jour 28 : 2 bus pour Shiping via Gejiu 56Y 4h30 (r/p 2*/4*) Shiping Hotel 80Y Jour 29 : bus de 8h30 pour aller visiter en aller/retour Zhengying Cun 3Y 30' Jour 30 : bus pour Tonghai 30Y 3h15 (r/p 4*) Yuheng Luguan hotel 50Y + visite du Xiushan Jour 31 : séjour à Tonghai (aller dire bonjour à Albert) Jour 32 : bus pour Kunming 35Y 2h30 (r/p 1*/2*) Hotel Camellia 100Y Jour 33 et 34 : séjour à Kunming + visite du Xi Shan et du musée des ethnies Jour 35 : bus de 10h pour Lijiang 191Y 9h15 (r/p 4*) Youth Hostel 80Y + restaurant Petit Lijiang Jour 36 à 38 : séjour à Lijiang + visite des Gorges du Saut du Tigre (partage à 4 d'une camionette 200Y) Jour 39 : bus pour Zhongdian 60Y 3h30 (4*/5*) Hostel Traveller Club 80Y Jour 40 : bus pour Dali 112Y 6h45 (r/p 4*/5*) Hotel Guang Wu Jour 41 et 42 : séjour à Dali et visite des marchés de Shaping et Zhoucheng Jour 43 : bus N°8 1, 5Y 35' pour Xiaguan + bus de 9h00 (à la gare des bus près du terminus de la ligne N°8) pour Lincang 105Y 5h30 (r/p 4*/5*) Hong San Ye Binguan 60Y Jour 44 : bus pour Lancang 57Y 8h30 (r/p 4*/5*) Hotel au carrefour près de la gare des bus 100Y Jour 45 : aller/retour à Menglian bus 13Y 1h30 Jour 46 : bus pour Jinghong 46Y 5h30 (r/p 4*/5*) hôtel au fond d'une cour près du carrefour Xuanwei Dadao et Minhang Lu 80Y + restaurant Mei Mei Cafe Jour 47 à 49 : séjour à Jinghong et excursions à Menghun - Jingzhzen - Damenglong/Manfeilong - Menglun - Ganlanba Jour 50 : bus pour Kunming 197Y 11h30 (r/p 4*) Camellia Hotel 100Y Jour 51 : bus pour Shilin 27Y 1h30 Tian Yu Hotel 100Y (à éviter le Youth Hostel, pas d'eau !!) + visite de la Forêt de pierre de 17h à 20h Jour 52 : train pour Xingyi 38Y 4h30 (r/p 3*/5*) Hotel Tian Yu 120Y Jour 53 : excursions aux Gorges de Manling bus N°4 1Y + petit tour en bus jusqu'à Yonghe (route/paysages 5*) Jour 54 : bus pour Zhengfeng 40Y 2h + bus pour Huangguoshu Falls 40Y 2h45 (r/p 5*) hôtel à gauche en descendant du parking 60Y Jour 55 : bus pour Anshun 11Y 1h + bus pour Guiyang 35Y 2h30 Hotel Mingzhu 128Y; à voir : église catholique de style sino-gothique Jour 56 : train (sleeper) de 10h05 pour Huaihua 120Y 7h (r/p 3*/5*) Huai Tie Hotel 128Y Jour 57 : bus pour Fenghuang 32Y 2h30 (r/p 4*) hôtel dans un ensemble de cours à droite avant le pont 100Y Jour 58 : séjour à Fenghuang Jour 59 : bus pour Huaihua 33Y 2h30 (r/p 4*) Hotel Xiong Feng 168Y Jour 60 : train de nuit sleeper de 17h30 pour Shenzhen 405Y Jour 61 : arrivée à la gare de Shenzhen-Ouest à 10h40 et de là 3 heures de bus + métro pour arriver à Tsim Sha Tsui Jour 62 (27 avril 2009) : retour à Bruxelles.
Cet itinéraire a été réalisé sans trucage ni produit dopant (la teneur en alcool des bières chinoises ne risque guère de vous faire rouler sous la table mais méfiez-vous quand même de l'alcool de riz). Les conditions météorologiques furent dans l'ensemble très favorables. Malgré l'état de certaines routes aucun bus n'a connu de crevaison. Aucun animal n'a été maltraité durant ce voyage.
"Les Chinois parlent très fort, de façon assourdissante, harcelante et ininterrompue, comme si personne ne les écoutait jamais et qu'il leur faut crier pour se faire entendre. La radio et la télévision marche toujours à plein volume. Pourquoi ? Sont-ils tous affligés de surdité congénitale ou s'agit-il simplement d'une habitude passablement détestable ? Ils laissent les portes ouvertes - c'est une habitude nationale. Les Chinois passent leur temps a cracher. Ils se raclent la gorge si bruyamment que la conversation devient inaudible - on dirait le bruit d'un motoculteur ou de quelqu'un qui nettoie une gouttière, ou encore les derniers litres d'eau d'un jaccuzzi en train de se vider. Ils aspirent avec leurs joues : Kurrrkh! puis ils grimacent, mettent leurs dents en position et se penchent. Vous vous attendez à un jet d'au moins cinq mètres, comme un cow-boy dans la pampa, mais non, ils ne lui impriment aucune force. Ils crachent rarement à plus de quelques centimètres. Ils ne crachent pas juste et loin, ils crachent vers le bas; voilà la différence culturelle essentielle que je mis un an à découvrir en Chine. Ce n'est pas un tir net en plein dans le crachoir, c'est une dégoulinade qui coule à l'extérieur de ce répugnant réceptacle. Ils se plient en deux lorsqu'ils crachent, avec une flexion des genoux et une courbure de l'échine en guise de préliminaire. Il n'y a rien d'agressif. C'est presque silencieux. Ils laissent tomber le glaviot et poursuivent leur chemin. Bien sur c'est un pays surpeuplé et il est impossible de balancer un mollard sans taper sur quelqu'un. Personne ne converse jamais normalement au téléphone en Chine. C'est toujours des hurlements." Paul Théroux - La Chine à petites vapeurs
Jour 1 (25 février 2009) : départ 18h40 de Bruxelles pour Hong Kong via Londres avec British Airways (13h30 de vol + 1h30 d'escale) 439 Euro Jour 2 : arrivée à Hong Kong vers 16h15. Bus A21, 33HK$, trajet une petite heure. Man Hing Lung Hotel (Mirador Arcades) single 150HK$. Jour 3 à 5 : séjour à Hong Kong. Journée à Macao 133HK$ aller/142HK$ retour, trajet 1 heure. Jour 6 : bateau + bus de 8h20 pour Zhaoqing 220HK$, trajet 4h30 (route/paysages 0*) Hotel Lan Gong 138Y. Jour 7 : séjour à Zhaoqing. Visite des Seven Stars Crags Jour 8 : train de 9h46 pour Nanning (arrivée 19h30) 94Y en siège dur (pas de place assise ! 10 heures dans le wagon restaurant-fumoir !!!) (r/p 1*/2*). Ying Bin Hotel 80Y Jour 9 : séjour à Nanning Jour 10 : bus de 8h30 pour Detian 50Y trajet 4h30 (r/p 5*) hôtel Detian Luguan 60Y Jour 11 : camionette pour Shuolong 20Y 25' + tricycle pour Xialei 30Y 30' + tricycle partagé pour Hurun 5Y 20' + bus pour Jingxi 10Y 1h + bus pour Baise 50Y 3h30 (r/p 5*) E Chang Binguan 70Y Jour 12 : séjour à Baise Jour 13 : bus pour Leye 34Y 4h30 (r/p 3*/4*) Jin Yuan International (!) Hotel 120Y Jour 14 et 15 : séjour à Leye et excursion dans les environs (rivière Buliu - Dashiwei Tiankeng - Luomei Cave) Jour 16 : bus pour Baise 34Y 3h30. You Yuan Hotel 70Y Jour 17 : bus pour Bo'ai (Y'a plus rien à voir - barrage) 20Y 1h + camionette pour Funing 25Y 1h + bus pour Guangnan 26Y 3h15 (4*/5*) petit hôtel au carrefour près de la gare des bus 30Y Jour 18 : aller/retour à Bamei bus 10Y 1h Jour 19 : bus pour Qiubei 37Y 2h30 (3*/4*) hôtel Rui He 120Y Jour 20 : aller/retour à Puzuhei bus 4Y 45' Jour 21 : 2 bus pour Jianshui via Kaiyuan 63Y 7h (R/p 1*) hôtel Hong Yun (Tourism Designate Hotel !!) 60Y Jour 22 à 24 : séjour à Jianshui + visite de Tuanshan bus N°4 2Y et tricycle 2Y retour par une camionette jaune 3Y jusqu'au pont des Deux Dragons et 2Y + aller/retour à Swallow Cave bus 10Y 1h Jour 25 : bus pour Yuanyang 31Y 3h jusqu'à Nansha (r/p 3*/4*) + camionette 10Y 50' jusqu'à Xinjie (r/p 5*) hôtel Wang Yang Lou 40Y Jour 26 à 27 : marché de Laomeng camionette 20Y 1h30 + quelques trajets en camionettes jusqu'à Laohuzui et Shengcun de 5Y à 10Y + à pied jusqu'a Bada Jour 28 : 2 bus pour Shiping via Gejiu 56Y 4h30 (r/p 2*/4*) Shiping Hotel 80Y Jour 29 : bus de 8h30 pour aller visiter en aller/retour Zhengying Cun 3Y 30' Jour 30 : bus pour Tonghai 30Y 3h15 (r/p 4*) Yuheng Luguan hotel 50Y + visite du Xiushan Jour 31 : séjour à Tonghai (aller dire bonjour à Albert) Jour 32 : bus pour Kunming 35Y 2h30 (r/p 1*/2*) Hotel Camellia 100Y Jour 33 et 34 : séjour à Kunming + visite du Xi Shan et du musée des ethnies Jour 35 : bus de 10h pour Lijiang 191Y 9h15 (r/p 4*) Youth Hostel 80Y + restaurant Petit Lijiang Jour 36 à 38 : séjour à Lijiang + visite des Gorges du Saut du Tigre (partage à 4 d'une camionette 200Y) Jour 39 : bus pour Zhongdian 60Y 3h30 (4*/5*) Hostel Traveller Club 80Y Jour 40 : bus pour Dali 112Y 6h45 (r/p 4*/5*) Hotel Guang Wu Jour 41 et 42 : séjour à Dali et visite des marchés de Shaping et Zhoucheng Jour 43 : bus N°8 1, 5Y 35' pour Xiaguan + bus de 9h00 (à la gare des bus près du terminus de la ligne N°8) pour Lincang 105Y 5h30 (r/p 4*/5*) Hong San Ye Binguan 60Y Jour 44 : bus pour Lancang 57Y 8h30 (r/p 4*/5*) Hotel au carrefour près de la gare des bus 100Y Jour 45 : aller/retour à Menglian bus 13Y 1h30 Jour 46 : bus pour Jinghong 46Y 5h30 (r/p 4*/5*) hôtel au fond d'une cour près du carrefour Xuanwei Dadao et Minhang Lu 80Y + restaurant Mei Mei Cafe Jour 47 à 49 : séjour à Jinghong et excursions à Menghun - Jingzhzen - Damenglong/Manfeilong - Menglun - Ganlanba Jour 50 : bus pour Kunming 197Y 11h30 (r/p 4*) Camellia Hotel 100Y Jour 51 : bus pour Shilin 27Y 1h30 Tian Yu Hotel 100Y (à éviter le Youth Hostel, pas d'eau !!) + visite de la Forêt de pierre de 17h à 20h Jour 52 : train pour Xingyi 38Y 4h30 (r/p 3*/5*) Hotel Tian Yu 120Y Jour 53 : excursions aux Gorges de Manling bus N°4 1Y + petit tour en bus jusqu'à Yonghe (route/paysages 5*) Jour 54 : bus pour Zhengfeng 40Y 2h + bus pour Huangguoshu Falls 40Y 2h45 (r/p 5*) hôtel à gauche en descendant du parking 60Y Jour 55 : bus pour Anshun 11Y 1h + bus pour Guiyang 35Y 2h30 Hotel Mingzhu 128Y; à voir : église catholique de style sino-gothique Jour 56 : train (sleeper) de 10h05 pour Huaihua 120Y 7h (r/p 3*/5*) Huai Tie Hotel 128Y Jour 57 : bus pour Fenghuang 32Y 2h30 (r/p 4*) hôtel dans un ensemble de cours à droite avant le pont 100Y Jour 58 : séjour à Fenghuang Jour 59 : bus pour Huaihua 33Y 2h30 (r/p 4*) Hotel Xiong Feng 168Y Jour 60 : train de nuit sleeper de 17h30 pour Shenzhen 405Y Jour 61 : arrivée à la gare de Shenzhen-Ouest à 10h40 et de là 3 heures de bus + métro pour arriver à Tsim Sha Tsui Jour 62 (27 avril 2009) : retour à Bruxelles.
Cet itinéraire a été réalisé sans trucage ni produit dopant (la teneur en alcool des bières chinoises ne risque guère de vous faire rouler sous la table mais méfiez-vous quand même de l'alcool de riz). Les conditions météorologiques furent dans l'ensemble très favorables. Malgré l'état de certaines routes aucun bus n'a connu de crevaison. Aucun animal n'a été maltraité durant ce voyage.
"Les Chinois parlent très fort, de façon assourdissante, harcelante et ininterrompue, comme si personne ne les écoutait jamais et qu'il leur faut crier pour se faire entendre. La radio et la télévision marche toujours à plein volume. Pourquoi ? Sont-ils tous affligés de surdité congénitale ou s'agit-il simplement d'une habitude passablement détestable ? Ils laissent les portes ouvertes - c'est une habitude nationale. Les Chinois passent leur temps a cracher. Ils se raclent la gorge si bruyamment que la conversation devient inaudible - on dirait le bruit d'un motoculteur ou de quelqu'un qui nettoie une gouttière, ou encore les derniers litres d'eau d'un jaccuzzi en train de se vider. Ils aspirent avec leurs joues : Kurrrkh! puis ils grimacent, mettent leurs dents en position et se penchent. Vous vous attendez à un jet d'au moins cinq mètres, comme un cow-boy dans la pampa, mais non, ils ne lui impriment aucune force. Ils crachent rarement à plus de quelques centimètres. Ils ne crachent pas juste et loin, ils crachent vers le bas; voilà la différence culturelle essentielle que je mis un an à découvrir en Chine. Ce n'est pas un tir net en plein dans le crachoir, c'est une dégoulinade qui coule à l'extérieur de ce répugnant réceptacle. Ils se plient en deux lorsqu'ils crachent, avec une flexion des genoux et une courbure de l'échine en guise de préliminaire. Il n'y a rien d'agressif. C'est presque silencieux. Ils laissent tomber le glaviot et poursuivent leur chemin. Bien sur c'est un pays surpeuplé et il est impossible de balancer un mollard sans taper sur quelqu'un. Personne ne converse jamais normalement au téléphone en Chine. C'est toujours des hurlements." Paul Théroux - La Chine à petites vapeurs
Retour après quatre mois passés sur le Queen Victoria English translation pending
😉Magnifique TDM, bateau très confortable, mais si vous ne maîtrisez pas la langue Anglaise, inutile d'y aller.
Sinon vous ferez comme moi, lors des excursions, vous regarderez le paysage (commentaires en Anglais).
Toutefois, la veille d'une excursion, vous avez la géopolitique imprimée, du pays à visiter dans votre cabine, ce qui vous permet de ne pas être trop perdu.
Le stress de rater le bateau, qui, si long retard partira sans vous, les escales sont assez courtes, vu que la taxe aéroportuaire est assez onéreuse.
Toutefois, si vous avez une panne de taxi, vous devez savoir qu'un agent portuaire vous attend sur le quai avec votre passeport, et que l'argent vous sera prêté pour rejoindre l'escale suivante, donc vous ne serez pas complètement perdu dans un pays étranger.
Je ne l'ai appris que chez le coiffeur à bord, à la fin de mon séjour. ce renseignement ne nous avait pas été fourni, donc, j'ai eu assez peur quelquefois.
Les cabines sont très bien, les spectacles surtout classiques avec de grands artistes (pianistes, etc............)
Troupe de danseurs Russes, donc très pros.
La nourriture varie en fonction de la nationalité du chef cuisinier, de Southampton à NewYork, c'était un Français, ensuite un Allemand, qui nous a fait de la tambouille de cantine militaire au buffet.
Pour le restaurant, costume cravate et robe de cocktail obligatoires tous les soirs.
Les espaces (piscines, salles de sport, etc....)sont très corrects.
Service médial à bord, petit hopital.
Je dois dire que sur ce bateau Anglais, la priorité va aux Anglophones et aux Allemands pour l'attention des cadres, nous, pauvres Français restons souvent à l'écart, peu nombreux, on nous case généralement aux dîners spéciaux dans des recoins.
Mais nous nous sommes bien défendus, 17 Français et heureusement nos amis Québécois qui nous prêtaient secours pour la traduction.
Bilan général positif en ce qui me concerne.
900 photos sont à votre disposition, je les ferai partager.
Et si vous voulez davantage de renseignements, n'hésitez pas.
Itinéraire d'un mois au Brésil en août-septembre 2009 English translation pending
Bonjour
Je suis en train d'essayer de mettre en place un itinéraire d'un mois au brésil pour la période mi août - mi septembre 2009. Mais je ne suis pas très sure de mes choix.🤪
Alors nous sommes parti sur l'idée de prendre un vol avec la TAM arrivant à Rio et ainsi on peut profiter du Brésil Air pass, pour 5 coupons (qui corrspondent à 5 vols = 580euros)... Arrivée prévue le 18 juin à Rio, direction Salvador (4 jours) puis Recife en passant par Mango seco. Trajet en bus. On reste a Recife dans la famille environ 1 mois et demi...
Le périple :🙂 Recife - Sao Luis (avion Brésil Air Pass) : 5 jours : visite des Lençois Sao Luis - Belem (avion) 4 jours Belem - Santarem : bateau 3j/2n De Santarem aller Alter do Chao, Tapajos... environ 3j Puis bus pour Manaus Manaus : 2 jours + qq jours en foret avec un guide 3j/2n ou 4j/2n Manaus - Sao Paulo (avion) : 4 jours Sao Paulo - Iguaçu (avion) : 3j/2n Iguaçu - Rio (avion) : 9 jours mini + visite de Parati + Teresopolis et Petropolis
Départ de Rio pour la France
Alors qu'en pensez vous ? Est ce que le passage par Manaus et Santarem vaut le coup ?? Quels sont les lieux incontournables ? Pensez vous que le choix du Brésil air pass est un bon choix ?
Merci beaucoup Christèle
Je suis en train d'essayer de mettre en place un itinéraire d'un mois au brésil pour la période mi août - mi septembre 2009. Mais je ne suis pas très sure de mes choix.🤪
Alors nous sommes parti sur l'idée de prendre un vol avec la TAM arrivant à Rio et ainsi on peut profiter du Brésil Air pass, pour 5 coupons (qui corrspondent à 5 vols = 580euros)... Arrivée prévue le 18 juin à Rio, direction Salvador (4 jours) puis Recife en passant par Mango seco. Trajet en bus. On reste a Recife dans la famille environ 1 mois et demi...
Le périple :🙂 Recife - Sao Luis (avion Brésil Air Pass) : 5 jours : visite des Lençois Sao Luis - Belem (avion) 4 jours Belem - Santarem : bateau 3j/2n De Santarem aller Alter do Chao, Tapajos... environ 3j Puis bus pour Manaus Manaus : 2 jours + qq jours en foret avec un guide 3j/2n ou 4j/2n Manaus - Sao Paulo (avion) : 4 jours Sao Paulo - Iguaçu (avion) : 3j/2n Iguaçu - Rio (avion) : 9 jours mini + visite de Parati + Teresopolis et Petropolis
Départ de Rio pour la France
Alors qu'en pensez vous ? Est ce que le passage par Manaus et Santarem vaut le coup ?? Quels sont les lieux incontournables ? Pensez vous que le choix du Brésil air pass est un bon choix ?
Merci beaucoup Christèle
Espace Affaires et Espace Première sur Air France (suite) English translation pending
Bonjour,
Cette discussion a atteint plus de 500 réponses. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.
Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne.
Merci de votre compréhension.
Cordialement, VF
Cette discussion a atteint plus de 500 réponses. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.
Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne.
Merci de votre compréhension.
Cordialement, VF
Relier Lyon et Grenoble à pied English translation pending
Bonjour !
Je m'appelle Franck j'ai 20 ans et j'aimerai savoir si vous aviez des idées pour relier Lyon et Grenoble à pied. Je pense que le voyage pourrait vraiment être très beau. J'ai essayé de voir des itinéraires avec des GR et autres mais malheureusement mes recherches sont pour le moment peu fructueuses :( ...
Merci beaucoup pour toutes les informations que vous pourriez m'apporter !
Franck
Merci beaucoup pour toutes les informations que vous pourriez m'apporter !
Franck
Hôtels et guest houses en Inde du Sud? English translation pending
Bonjour
Nous partons en août pour l' Inde du sud, je suis intéressé par votre expérience des hôtels et guest houses depuis Mamal jusqu' à Bangalore en passant par Pondi, Thanjore, Trichy, Madurai, Cochin, Ooty, Mysore, Hassan. Dans la catégorie éco. à moyenne Merci Olivier
Nous partons en août pour l' Inde du sud, je suis intéressé par votre expérience des hôtels et guest houses depuis Mamal jusqu' à Bangalore en passant par Pondi, Thanjore, Trichy, Madurai, Cochin, Ooty, Mysore, Hassan. Dans la catégorie éco. à moyenne Merci Olivier
Konichiwa Japan ou 16 jours au pays du Soleil Levant English translation pending
Découvrir le Pays du Soleil Levant n’était pas un fantasme en soi. Nous ne sommes pas fous de manga, nous ne pratiquons pas d’art martial, nous ne sommes pas des nippophiles avertis. Non, notre motivation était la même que pour nos précédents voyages en Jordanie, au Sultanat d’Oman, en Thaïlande ou encore dans cette magnifique Turquie : parcourir la Planète Bleue, ouvrir notre esprit à une autre culture, quelle soit culinaire, sociale ou religieuse. Le Japon nous attirait, comme nous attire encore l’Iran, la Birmanie ou le Chili. Et le Japon nous a enchantés.
Lundi 23 et mardi 24 mars
Pas trop de stress ce matin, nous avons enregistré nos bagages la veille, de même que nos places dans l’avion directement sur le site internet de KLM. Nous nous levons donc en même temps que nos ados, afin de prendre un petit-déjeuner ensemble avant de partir. Derniers conseils aux grands-parents qui seront les baby-sitter pour ces deux prochaines semaines. Le temps à Genève est au beau fixe et nous décollons à l’heure avec un 737 de KLM. Plus on se rapproche d’Amsterdam, plus le temps se couvre. Les 20 dernières minutes du vol seront bien secouées, avec de fortes rafales de vent. Il pleut, cela souffle fort, la mer du Nord est bien là. Une petite heure d’attente à peine et nous embarquons sur notre prochain vol dans un Boeing 777, toujours de la KLM, direction Osaka. La mini tempête sévit encore, le décollage est retardé d’une heure, que nous passerons dans l’appareil. Finalement, le vol sera sans histoire, si ce n’est sa longueur, environ 10h30, passés à regarder des films sur les écrans personnels qui équipent l’aéronef. L’atterrissage à Osaka se fait avec une approche sur la mer, ce qui est assez impressionnant puisque la piste apparaît au tout dernier moment sous les ailes de l’avion. Le soleil est au rendez-vous. Dès la sortie, nous nous plions aux formalités d’entrée sur le territoire japonais, soit photo et prise d’empreinte par les services de l’immigration. Une fois nos sacs récupérés, nous faisons la queue pour passer encore les contrôles de la douane. C’est notre premier contact avec la discipline japonaise, tout le monde fait la queue. Des chiens passent dans les rangs, afin de détecter quelques produits interdits…Nous sommes en possession d’un JR Pass acheté sur internet et nous décidons de le valider dès aujourd’hui, même si notre séjour durera plus de 14 jours et que nous ne pourrons donc plus l’utiliser à la fin du voyage.Nous allons donc dans les bureaux de Japan Rail, à la gare de l’aéroport, où un préposé fait le nécessaire. Nous prenons le train direction Osaka-Namba, au centre-ville. Un peu de stress tout de même, bien que les indications pour prendre le bon train sont en japonais et en anglais. Mais tout est si grand et il nous faut prendre nos marques. Nous avons un plan pour rejoindre l’hôtel Ishihashi, où nous avions réservé une chambre sur leur site internet (7560 Yen la nuit). Arrivés à Osaka-Namba, il y a quatre sorties avec des plans de quartier en japonais, mais le notre ne nous dit pas laquelle prendre. Nous partons donc au hasard et heureusement, c’est la bonne direction et nous trouvons l’hôtel assez facilement après un petit quart d’heure de marche. L’établissement est bien placé, tout près du quartier de Dotomburi où il y a quantités de bars et de restaurants. Il y a aussi d’énormes galeries commerciales piétonnes, très prisées des jeunes. On y fait un tour, après avoir laissé nos sacs à l’hôtel où notre chambre n’était pas encore prête. La fatigue commence tout de même un peu à se faire sentir, la journée sera longue. Première expérience culinaire : des boulettes de pâte enrobant des morceaux de poulpe, vendues dans la rue. Bizarre… Nous revenons à l’hôtel prendre notre chambre, de style japonais : un tatami, des paravents en papier, toilette et douche dans la chambre. Afin de garantir la propreté des lieux, il faut ôter ses chaussures dès la réception. Ce n’est pas le moment de dormir, il est à peine 16h00, bien plus pour nous. Nous prenons le métro, direction Umeda. A la station de métro, nous comprenons qu’on achète son ticket en fonction de la destination, mais tous les panneaux sont en japonais. Heureusement, un employé voit notre embarras et vient nous aider. Il nous dit aussi quelle rame prendre. Nous allons au Umeda Sky Building afin de monter sur la plateforme panoramique sur le toit de l’immeuble. La montée est impressionnante, dans un ascenseur en verre sur l’extérieur du bâtiment. Nous nous retrouvons à 140 mètres du sol, avec une vue exceptionnelle sur toute l’agglomération d’Osaka. Nous assistons au coucher du soleil et restons sur place pour voir la ville s’illuminer. Nous retournons ensuite dans le quartier de Dotomburi. Au menu ce soir : tempura de crevettes et sashimis, avec du thé vert. Nous rentrons tôt pour nous coucher, cela fait maintenant presque deux jours que nous avons quitté Genève. Le vent s’est levé, il fait froid. Nous préparons nos matelas sur le tatami, sortons les duvets. Nous sommes prêts pour cette première nuit japonaise. Le sommeil est perturbé, nous sommes trop décalés. Heureusement, la literie est bien confortable.
Mercredi 25 mars
Notre réveil ne s’est pas du tout adapté à l’heure japonaise : il marque 07h00, alors qu’il n’est en fait que 05h30 ! La nuit se prolonge et à 07h10, nous nous levons, rangeons nos sacs à dos et partons pour la gare. Nous trouvons une boulangerie sur le chemin pour acheter notre petit-déjeuner. Nous prenons le métro, direction la gare de Shin-Osaka, celle où passent les célèbres trains rapides Shinkansen. Le métro fourmille de gens, mais personne ne se touche, ni ne se parle, les visages sont fermés. La gare de Shin-Osaka est facile à comprendre, tout est indiqué en double langage japonais et anglais. Chaque train a un nom et un numéro, avec de grands panneaux qui indiquent sur quels quais les prendre. On ne peut pas se tromper, mais sans aucune connaissance de japonais. Le train fait son entrée en gare, la locomotive a une forme aérodynamique, faisant penser à un serpent. Nous avions réservé nos places la veille dans un bureau JR, de sorte que nous montons directement dans le bon wagon. Quelle vitesse !!! Il nous semble que ce train va bien plus vite que le TGV français. En 30 minutes, nous sommes à Himeji où nous descendons du train pour aller visiter le château de la ville, qui est à 15 minutes à pied de la gare. Nous laissons nos sacs dans des consignes à bagages, que l’on trouve dans toutes les gares et proches de tous les monuments importants, avant de visiter le château (600 Yen). Le soleil est présent, l’endroit est magnifique. Le tour dure deux petites heures et vaut vraiment la peine. Retour à la gare, où nous achetons des Bento pour le repas de midi. Nous verrons ensuite qu’on trouve vraiment partout de ces boîtes repas, chauds ou froids, mais ceux des gares sont souvent les meilleurs. Les Japonais en achètent abondamment. Nous reprenons un train, direction Hiroshima. Le trajet dure environ une heure, à une allure inouïe. A Hiroshima, grâce au plan fourni par le site internet du Hana Hostel, nous trouvons facilement notre logement pour les deux prochaines nuits. Là aussi, nous y avons une petite chambre de style japonais pour 6800 Yen la nuit. Propre, convivial et très pratique puisqu’à 5 minutes à pied de la gare et des arrêts de tram qui partent vers le site de l’explosion atomique de 1945. Nous sommes en avance, nous constaterons que le check-in des chambres au Japon se fait quasi-toujours vers les 16h00, mais qu’on peut laisser nos sacs en cas d’arrivée prématurée. Nous profitons d’envoyer quelques mails depuis la réception, où l’accès à internet est gratuit et illimité. Une fois les formalités remplies, nous prenons le tram pour partir sur le site de la bombe, où il y a un musée, un parc et le célèbre Dôme. Le trajet coûte 150 Yen, à payer à sa sortie du véhicule dans un appareil à côté du chauffeur. On peut même y faire de la monnaie avec des billets de 1000 Yen ou des pièces de 500. Le site du Dôme, du parc et du musée est très prenant et chargé d’émotion. Il y a à peine plus de 60 ans, des dizaines de milliers de personnes ont payé de leur vie la folie des hommes. Nous apprenons que le Dôme était pile sous la bombe qui a explosé en altitude et qu’il a de ce fait été épargné par le souffle qui a détruit toute la ville. Le musée est également fort en ressentiment, avec des images et des objets datant de l’époque. Nous voyons des visages fermés, personne n’a vraiment le cœur de parler, les visiteurs, nous y compris, sont touchés. Pour revenir à l’hôtel, nous choisissons la solution pédestre en traversant le quartier commerçant, des galeries piétonnes et couvertes. Arrivés à l’hôtel, une bonne douche et nous voila prêts pour sortir manger. Sur le conseil de la réceptionniste, nous allons au 6ème étage du bâtiment Full Focus, en face de la gare. Tout le niveau est consacré à la spécialité locale : les Oyonomiyaki. Un plat composé de nouilles, de chou, d’oignons, d’épices, d’une pâte fine, de lard et finalement d’un œuf, le tout cuit devant nous sur une plaque qui prend toute la longueur du comptoir. Nous sommes assis à côté de Japonais et ce genre d’endroits favorise les rencontres. Nous parlons donc en anglais avec nos voisins. Retour ensuite à l’hôtel pour une nuit qui commence à être réparatrice, le décalage se digérant peu à peu.
Jeudi 26 mars
Lever vers 08h00, nous avons eu quelques bruits de train, dus à la proximité de la gare et des voies, mais rien qui n’a vraiment perturbé notre sommeil. Le but du jour est l’île de Miyajima. Nous partons à la gare, où nous achetons de quoi prendre notre petit-déjeuner, dans une boulangerie pour le solide et un petit supermarché pour le liquide. Nous sommes désormais à l’aise avec les trains et nous trouvons le notre très facilement. Environ 30 minutes plus tard, nous arrivons à Miyajimaguchi, où nous prenons un ferry appartenant à JR et donc gratuit avec notre Pass. Nous voilà donc sur l’île de Miyajima, un des sites les plus visités du Japon. L’endroit est certes touristique, mais vraiment splendide. Nous avons de la chance, le soleil brille. La porte flottante Toori, gardienne du sanctuaire Itsukushima-Jinja vaut à elle seule le déplacement. Mais il ne faut pas se contenter de cela et partir à la découverte de l’île. Il y a là de beaux temples et une splendide pagode. Nous parcourons les petits chemins que la plupart des touristes ne prennent pas et nous nous retrouvons au milieu des cerisiers en fleurs, de petits parcs où les daims sont en liberté. La spécialité de l’île est l’huître. On en trouve partout, chaude. Notre repas de midi sera composé de divers snacks que proposent des stands (fishcake, pain fourré au bœuf, etc…). Nous prenons ensuite le téléphérique qui monte au Mont-Misen (1000 Yen). 20 minutes sont encore nécessaires pour atteindre le sommet, d’où la vue est imprenable sur 360 °. Il faut faire attention à quelques singes qui peuvent être agressifs si on les regarde dans les yeux ou si on leur cherche des noises. Nous voyons parfaitement jusqu’à Hiroshima. La descente se fera à pied, à travers la forêt. Dur pour les cuisses, cela descend parfois assez raide. Mais les paysages sont magnifiques et l’effort est vite oublié. Retour ensuite sur Hiroshima, d’abord en ferry, puis en train. Notre réveil a rendu l’âme à Osaka, il nous en faut un pour la suite du voyage. Il y a un magasin spécialisé dans l’électronique, Bic Camera, tout près de l’hôtel. 8 étages uniquement consacré au matériel électronique en tout genre : téléphones portables, ordinateurs, télévisions, machines à laver, machines diverses, etc… Nous y trouvons un petit CASIO tout simple qui sera parfait pour notre usage. Puis, ce sera la recherche d’un restaurant pour le repas du soir. Le premier est complet, un autre est en rénovation. Il n’est pas toujours facile de trouver de quoi se restaurer pour une simple raison : les cartes sont uniquement en japonais et on ne sait pas ce que l’on peut manger… Mais plusieurs établissements affichent leurs plats avec des figurines en plastique dans les vitrines. C’est ce qui nous permet de trouver notre repas : une soupe miso, salade d’algues, salade de patates, tempura et viande à la sauce terriyaki, deux petits menus bien succulents. Personne ne parlait anglais dans le resto, heureusement que les plats étaient exposés.
Vendredi 27 mars
Premier matin que notre nouveau CASIO sonne, à 07h30. Nous préparons nos sacs, rangeons un minimum notre chambre et quittons l’hôtel. Cet établissement était vraiment bien, nous nous y sommes plus. Il y a un centre commercial à la gare d’Hiroshima (ASSE) où le premier sous-sol est entièrement consacré à la nourriture. Ce sera le cas dans bien des grands centres commerciaux et nous les testerons souvent. C’est impressionnant, il y a des centaines de plats différents, des algues, des légumes, du poisson, de la viande, des pâtisseries, des mets que nous ne connaissons pas, le choix est impossible, il y a trop. Quelques achats tout de même pour le petit-déjeuner et nous montons sur les quais pour attraper notre train du jour, direction Kyoto. Nous avons réservé nos places dans un Shinkansen. C’est très facile, il faut juste se présenter dans un bureau de Japan Rail, en possession de son JR Pass, et annoncer la destination voulue. Dans ce bureau, les employés parlent en principe tous l’anglais et font le maximum pour trouver l’horaire désiré et les connexions si besoin. Les sièges sont ensuite réservés sur un écran de PC, un peu comme pour un check-in sur un vol aérien. Un ticket est délivré et le tour est joué. Le tout gratuitement. Bon, nous voilà dans le train pour Osaka où nous devons changer pour Kyoto. Le wagon est quasi plein, nous avions donc bien fait de réserver nos places. La gare de Shin-Osaka est distante de Kyoto d’à peine 15 minutes. Une fois débarqués, nous sommes impressionnés par la gare de Kyoto qui est un monument en soi. Par sa taille, énorme, et par son architecture métallique qui nous fait penser à un gros navire. A la sortie, côté Karasuma, il y a un centre commercial sur plusieurs étages, dont le sous-sol est pour la nourriture. Nous y achèterons notre repas de midi. Nous prenons ensuite un bus pour rejoindre la Go-Jo GH, tout près du quartier de Gion, où nous séjournerons pendant notre séjour dans cette ville. Les Japonais font la queue pour monter dans le bus. Pas de bousculade, pas de cohue, tout se fait dans une discipline et un respect naturels. Nous trouvons facilement notre GH et nous prenons notre chambre. Les toilettes et la douche sont à l’étage, mais le tout est très propre. La chambre, de style japonais, est spacieuse. L’endroit est tenu par des jeunes, il nous fait penser au genre d’établissement que nous avions rencontré en Thaïlande. Un endroit plutôt pour routards que pour ceux recherchant confort et luxe. Pour nous, ce sera parfait. Une fois installés, nous louons un vélo directement à la GH pour partir visiter Kyoto. Le vélo est l’idéal ici. Il peut rouler sur les trottoirs, prendre les sens interdits, rouler à contresens, bref, c’est la liberté totale. En plus, la ville est plate, donc peu d’efforts à fournir. Premier objectif : le parc impérial. Nous empruntons les berges de la rivière qui traverse Kyoto de part en part, les cerisiers commencent à fleurir. Nous en retrouvons dans le parc. Les Japonais les photographient sans répit, de près, de loin. Nous poussons jusqu’au Golden Pavillon Temple, splendide. Après la visite de ce site, retour vers la GH. Nous nous sommes bien éloignés, il nous faut quand même bien pédaler pour revenir dans la zone de Gion. Le temps hésite entre nuages et soleil, mais le vent est lui glacial. En traversant le quartier de Gion, nous apercevons une geisha qui entrait rapidement dans une habitation. En arrivant à la GH, nous sommes congelés. La douche attendra, surtout qu’elles ne sont pas chauffées. Nous nous réchauffons dans notre chambre avant de sortir manger, à quelques dizaines de mètres, dans une petite gargotte de quartier. Au menu, des ramens : des nouilles dans un bouillon, avec des oignons et des morceaux de porc. Très bon, léger et pas cher. Retour à la GH où nous prendrons un café avant d’aller sous le duvet.
Samedi 28 mars
La GH propose un petit-déjeuner simple, mais bon, nous le prenons sur place. Une fois prêt, direction l’hypercentre de Kyoto et le marché de Nishiki. C’est une grande galerie couverte, réservée aux piétons où nous découvrons toute sorte d’aliments, dont la plupart nous sont totalement inconnus … Des coquillages, des fruits de mer, des racines, des légumes, tous jamais vus, l’alimentation est variée sur cette Terre ! Il est 09h30, nous goûtons des petites brochettes de poulpes et de poisson mariné. Beaucoup de stands mettent dans une petite coupole la marchandise à vendre en dégustation. Nous ne en privons pas, ayant ainsi la possibilité de trouver de nouveaux goûts. Certains nous plairont, d’autres beaucoup moins. Une fois le marché parcouru, nous prenons le bus jusqu’à la gare (220 Yen à payer directement à côté du chauffeur, comme décrit plus haut). Direction Nara : nous sommes maintenant tout à fait familiarisés aux gares et aux trains et c’est un jeu d’enfant que de trouver le bon quai. Le train démarre, ce n’est pas un Shinkansen, réservé aux trajets entre les grandes métropoles japonaises. 50 minutes plus tard, nous débarquons à Nara avec pour but d’effectuer la randonnée proposée dans le Lonely Planet et qui permet de voir la majorité des sites. Mais avant toute chose, nous faisons le plein pour notre repas de midi, dans les sous-sols de la gare Kintetsu (une autre que celle où nous étions arrivés). Sushis, sashimis et un magnifique flan au sésame. Le sésame est très présent dans la cuisine japonaise, nous découvrirons aussi de délicieuses glaces au sésame noir. Le premier temple impressionnant sera le Todai-Ji et son immense Bouddha assis. Différent mais non moins splendide que le Bouddha couché de Bangkok. De nombreux Japonais viennent faire une prière et griller de l’encens. Ces lieux n’ont bien sûr pas qu’une connotation touristique. Le chemin continue et nous prendrons notre repas au soleil, dans les pentes dénudées du Mont Wakakusa, du sommet duquel la vue s’étend au-delà de Nara. Puis ce sera le Kasuga Taishi et bien d’autres temples, tout aussi beaux et empreints d’histoire. Mais comment parler de Nara sans mentionner les milliers de daims en liberté et semi-apprivoisés qui déambulent dans les parcs et les chemins ? Les enfants achètent des biscuits pour les nourrir. Ils sont d’excellents sujets de photos, avec temples ou cerisiers en arrière plan. Ils restent néanmoins bien moins nombreux que les touristes. Nara est victime de sa beauté. Vers 17h00, les jambes sont lourdes et nous prenons le train pour rentrer sur Kyoto. A ce rythme, notre JR Pass sera largement amorti. A proximité de la GH, il y a un sento, soit un bain public. Voilà un lieu qui n’est pas fréquenté par des touristes et qui mérite d’être découvert. Dominique n’est pas tentée, elle se contentera de la douche de la GH, dans une pièce froide, car non chauffée. Pour 410 Yen, sauna, jacuzzi, bains aux herbes ou encore d’eau brûlante. C’est assez particulier, il y a deux salles, une pour les hommes, l’autre pour les femmes, mais surveillées par la même tenancière qui a tout loisir de contempler les nudités. Petit vestiaire où on se déshabille et range ses affaires dans un casier, et une fois nu, on pénètre dans la salle d’eau. Personne ne regarde l’autre ou ne se soucie de moi. Aucune douche à prendre debout, les robinets sont à la hauteur d’un miroir et devant un petit tabouret, mais utilisable seulement en position assise. On peut se raser, se laver, mais assis sur le tabouret. Une fois propre, voici le temps de tester les bains. J’observe d’abord le rituel par les habitués des lieux afin de ne pas commettre un impair. Moi qui avais peur de froisser les Japonais avec mes quelques tatouages, voici qu’arrive un homme dont tout le dos est une immense fresque. Un Yakusa ? Je constate qu’il a encore son petit doigt… Ce bain m’a réchauffé car une fois de plus, si le soleil était présent, l’atmosphère était fraîche. Les cerisiers en fleurs sont de plus en plus nombreux, mais impossible encore de se déshabiller pour se promener. Pour le repas du soir, nous repartons à pied vers le centre qui est éloignée d’une vingtaine de minutes de marche. Il y a là des restaurants pour tous les goûts et toutes les bourses. Les éclairages donnent une ambiance très sympa à ce quartier. Nous profitons de nous y balader gentiment après le repas, en rentrant sur la GH. Malgré que les cloisons soient fines, la GH impose le calme dès 22h00 et les nuits sont très tranquilles.
Dimanche 29 mars
Aujourd’hui, journée vélo. Le beau temps est à nouveau au rendez-vous, alors nous préparons notre itinéraire pour faire le tour de Kyoto. Première étape : le parc Kikokutei, peu au-dessus de la gare. Magnifique parc au cœur de la ville, avec ses jardins japonais, ses bansaïs, ses étangs, bref un endroit zen. Nous poussons ensuite jusqu’au Toji Temple, au sud-ouest de la cité. Il y a là la plus grande pagode du Japon, avec ses 5 étages. Impressionnante et majestueuse. Retour vers la gare où nous achetons notre pique-nique de midi à l’étage B2 du centre commercial qui est dans la gare. Le choix est très compliqué tant les aliments proposés sont alléchants. Salades diverses, sushis et sashimis, panures de viande avec sauce brune, tempura de légumes, tofu sous plusieurs formes. Tout à l’air si frais et savoureux. Bref, nos envies seront satisfaites et départ direction le Nord en empruntant les berges de la rivière Kamogawa. Les bords du cours d’eau sont ornés de cerisiers, en fleurs pour la plupart, et nous nous posons sous l’un d’eux pour un festin japonais au soleil. Nous continuons ensuite notre remontée vers le Nord, direction le Ginkakuji. Le vélo est vraiment l’idéal, la liberté est totale. En plus, les engins de la GH sont en excellent état, quasi neufs. Le Ginkakuji est en rénovation, notamment son toit, dommage. Mais comment ne pas pardonner d’entretenir un tel patrimoine ? Nous empruntons ensuite le splendide chemin « de la philosophie » qui longe un petit canal et de belles demeures privées. C’est le début de la redescente vers le Sud. Nous passons par le Nanzen-ji. Encore un endroit splendide. Nous cadenassons les vélos et partons à la découverte de ce temple. Puis ce sera le Maruyama Park, très fréquenté en ce dimanche, les ruelles de Ninen-Zaka et Sanen-Zaka, le Kiyomizu …. Impossible de tout citer, tant les lieux envoûtants sont nombreux. Nous étions partis vers 09h30, il est 18h00, nous avons mal aux fesses et aux mollets. C’est donc l’idéal pour retourner au Sento, où le jacuzzi sera très relaxant. J’ai aussi pris de quoi me raser, ce sera une première. Se raser, accroupi et nu, dans un bain public japonais ! Je revois 2 ou 3 locaux avec d’immenses tatouages dans le dos, là une carpe, là un samouraï. Mais je n’ose pas trop « mater », car personne ici ne regarde personne, tous égaux dans la nudité. Retour à la GH et nous profitons de reprendre … les vélos pour aller manger, à la hauteur du pont de Senjo. Au menu, grillade de bœuf (bon, tendre et fondant, mais assez gras), de crevettes et de légumes. Chaque table a son petit grill et une aération individuelle. Retour à la GH où nous prenons un dernier saké avant de dormir. Vu les efforts fournis, ce ne devrait pas être difficile. Demain, départ pour Kanazawa.
Lundi 30 mars
A 08h30, nous sommes à la gare où nous prenons un café et quelques pâtisseries en guise de petit-déjeuner. Nous avions réservé nos places pour Kanazawa hier, de sorte que quand le train arrive, nous allons directement trouver nos sièges. Le ticket qui nous est donné mentionne le numéro du wagon et des sièges. Et un affichage sur le quai donne la position du wagon, tout est réglé et ordonné. Là encore, le train n’est pas un Shinkansen. Il n’en sera pas moins confortable. Le réseau ferroviaire de ce pays est très réputé et les prestations sont à la hauteur de la renommée. Nous arrivons vers midi et l’office du tourisme de la gare nous indique quel bus prendre pour rejoindre notre hôtel, le Toyoko-Inn du quartier de Korinbo, chambre réservée sur le net. Celle-ci n’étant pas disponible avant 16h00, nous laissons nos sacs à la réception et partons à pied pour visiter le jardin du Kenroku-en, un des trois plus beaux du Japon selon le Lonely Planet. Nous y sommes en 10 minutes et c’est vrai, le lieu est splendide, selon la plus pure tradition des jardins japonais. Il fait grand beau et les couleurs des arbres en fleurs, des buissons ou encore des pelouses de mousse sont splendides, sur fond de ciel bleu. Nous restons plus de deux heures dans ce parc, prenant le temps de savourer la chaleur des rayons du soleil. Nous partons ensuite en bus dans le quartier de Higashi, celui fréquenté anciennement par des geishas. Ce sont 2-3 ruelles, de petites maisons en bois. En faire le tour est très sympa. Nous revenons vers Korinbo et partons à pied dans le quartier de Nagamachi, celui qui abritait autrefois les samouraïs. Charmant, mais dommage, toutes les demeures sont derrières des murs et nous ne les voyons pas. Higashi vaut la peine, Nagamachi un peu moins. Retour à l’hôtel pour prendre la chambre et c’est une bonne surprise. Pour 7000 Yen, nous avons une chambre, certes petite, mais avec tout le confort. Lits confortables, douche et WC dans la chambre, coin internet gratuit dans le hall, petit-déjeuner compris, café à volonté par une machine dans le hall, excellent rapport qualité-prix. La chaîne Toyoko-Inn est présente dans quasi tout le Japon et on peut faire ses réservations via le site internet, jusqu’à 3 mois à l’avance. Il y a encore des machines à laver, des séchoirs et un distributeur de lessive, nous profitons donc de faire notre linge sale. Pour le repas du soir, nous ferons une spéciale. Il y avait tellement de bonnes choses à l’étage nourriture du magasin Daiwa en face de l’hôtel que nous avons fait le plein de victuailles, avec même une bouteille de vin japonais ! Nous mangerons tout cela à l’hôtel. Nous sommes pas vraiment des adeptes de ce genre de repas, mais le choix est si vaste, on peut goûter bien plus de plats. Et l’avantage est que l’on voit les plats qu’on achète, contrairement aux restaurants.
Mardi 31 mars
Nous prenons le petit-déjeuner à l’hôtel, de style japonais, riz, soupe miso, salades. Nous prenons nos sacs et départ pour le marché de Omicho, sur le chemin de la gare à une vingtaine de minutes à pied. L’endroit est vraiment local, pas l’ombre d’un Occidental à l’horizon. Les stands de poissons et de fruits de mer se succèdent. Les araignées de mer sont particulièrement impressionnantes. Nous prenons plaisir à déambuler parmi les étals. Nous faisons aussi nos courses pour le repas de midi, sushis et saumon grillé/mariné à la sauce soja et miel. Nous mangerons dans le train qui nous conduira à Takayama, via Toyama. Il y a un arrêt de bus JR sur la route de la gare, nous prenons ce transport gratuit avec nos Pass. Première étape : Toyama en 30 minutes, puis 30 autres minutes d’attente avant d’attraper le train qui part sur Takayama. Le wagon de tête est panoramique avec de grandes fenêtres et une séparation vitrée avec le conducteur à l’avant du premier wagon, laissant la vue libre pour les passagers. Une fois arrivés, il nous faut à peine 5 minutes à pied pour atteindre le Minshuku Kuwataniya. Nous y avons une chambre de style japonais, sur tatami. Aucun rideau, il va faire jour tôt demain matin. Les WC sont sur l’étage, mais d’une propreté exemplaire. Et pour la douche, il y a un petit Sento privé, douche et petit bassin de bain aux herbes, séparé pour hommes et femmes. Nous laissons nos sacs et partons à la découverte de la ville à pied. Il y a 2 quartiers de vieilles maisons en bois, qui sont principalement des anciennes distilleries de saké, dont certaines sont encore actives. Celles-ci sont signalées par une immense boule de feuilles de cèdre séchées, suspendues devant l’entrée. La balade au milieu de ces édifices est magnifique et reposante. Nous parcourons tout le centre à l’aide d’un plan. En fin d’après-midi, retour au Minshuku et bain bien relaxant. Le soir, nous sortons manger une spécialité locale : porc frit à la sauce miso. Très bon. Retour au Minshuku, car la ville est morte. Personne dans les rues, quasi rien d’ouvert. Nous sommes dans les montagnes, le rythme y est bien moins trépidant qu’en ville.
Mercredi 1er avril
Ce matin, on prend le temps, lever vers 09h00. On achète 2-3 bricoles dans un supermarché 7/11. Le matin, nous prenons souvent un café en canette. Il n’est pas si mauvais et surtout il est chaud, vu que l’appareil où il est entreposé est chauffé. Il y a aussi du thé, du cacao. Avec une petite pâtisserie ou un petit pain, c’est parfait. Nous partons voir les 2 marchés du matin. Celui de Miya-Gawa est le plus intéressant, sur la rive droite de la rivière. Pratique très sympa, il y a plein de nourriture en vente, mais on peut goûter à tout dans de petites soucoupes. Les vendeurs invitent d’ailleurs les touristes à tester leurs marchandises et sans obligation d’achat. Il y a là, comme à chaque fois, des aliments vraiment délicieux et d’autres franchement moins. Dominique achète des épices et une sauce à salade au sésame qu’elle avait déjà testée, mais dans un restaurant. Le soleil a fait son apparition après une matinée nuageuse et la température devient agréable. Nous partons alors pour une grande balade à l’Est de la ville, dont le chemin passe devant plusieurs temples splendides et pour une fois pas touristique : c’est la promenade Higashiyama, décrite également dans le Lonely Planet. Pour midi, nous testons une spécialité locale, bien qu’on en trouve dans tout le Japon, les sobas. Ce sont des pâtes, style spaghettis, mais faites avec une farine au sarrasin, ce qui les rend beiges. On peut les manger chaudes ou froides, avec un peu d’oignon nouveau dessus, et une sauce au wasabi et au soja. Très bon. Le temps se couvre, le vent se lève, il commence à faire vraiment froid. Nous partons en bus depuis la gare au musée en plein air Hida Na Sato, où on y voit plusieurs maisons traditionnelles reproduites grandeur nature. Dommage que le soleil n’est pas au rendez-vous, car l’endroit est vraiment beau et intéressant. Nous commençons sérieusement à avoir froid, la température ne doit pas être loin de zéro degré. Vers 17h00, nous reprenons le bus direction Takayama et nous nous arrêtons prendre un café bien chaud dans une échoppe de la rue principale, faite d’arcades et de petits commerces. Puis, retour au Minshuku, passage dans le bain aux herbes. Et nous voilà parés pour le repas que nous allons prendre sur place. Il fallait le commander un peu à l’avance et il n’y avait pas de menu. Cela va être la surprise, bien que nous sommes tout de même un peu inquiets. Nous nous installons donc dans la magnifique salle à manger, sur des tables basses et assis sur des coussins. Le personnel nous met la table et commence à apporter les plats. Il y avait vraiment de tout, dont 2-3 choses qui ne nous ont pas trop plu, mais bon. Au menu : bœuf de Hida (genre Kobe, mais moins connu), sashimis de thon, soupe miso, crudités locales, tranche de poisson grillé, un gros escargot de mer, trois petits calamars crus, le tout accompagné de riz et de thé vert. C’était de la nourriture japonaise « hors circuit touristique ». Il pleut, il vente, nous sommes bien dans notre petit Minshuku. Nous ne sortirons pas et partirons nous coucher assez tôt. Jeudi 2 avril Il a neigé durant la nuit ! En nous réveillant, les toits sont blancs et l’air est vif. La pagode à 3 étages qui est en face de notre logement est magnifique avec cette neige sur ses tuiles. Nous partons pour la gare, en face de laquelle il y a un supermarché où nous achèterons notre petit-déjeuner. A 08h07, notre train part pour Nagoya. La voie unique suit une rivière et descend une très belle vallée boisée qui rappelle un peu nos montagnes helvétiques. Nous arrivons à Nagoya, grande gare, où nous attrapons un Shinkansen direction Odawara. Notre prochaine étape sera Moto-Hakone pour y voir le majestueux Fujiyama. Mais avant d’embarquer, nous repérons un centre commercial. Il y en a en fait dans toutes les grandes gares. Direction le sous-sol pour les emplettes destinées à satisfaire notre estomac. Est-il nécessaire de préciser que le choix est à nouveau incroyable ? Nous mangerons notre lunch dans le train. Soudainement, alors que nous roulons à pleine vitesse, plusieurs personnes partent sur la gauche du train en poussant des cris d’exclamation. C’est le Fujiyama. Il est là, avec juste un petit nuage en-dessus de sa tête, sa neige contrastant avec le bleu du ciel. Je vais vers un hublot et prend quelques photos, alors que le train roule à plus de 400 km/h. Le résultat sera très satisfaisant, même pas flou. Attention, vu la vitesse, moins de 5-10 minutes plus tard, il n’est déjà plus dans notre champ de vision. A Odawara, nous achetons le Hakone Free Pass qui nous permettra d’utiliser toute sorte de moyens de transport dans la région. Il est assez cher, mais nous l’amortirons facilement demain. Nous trouvons facilement notre bus, le No 3, à la sortie de la gare. En moins d’une heure, nous arrivons à Mota-Hakone. Le chauffeur du bus nous dit à quel arrêt descendre pour rejoindre la Moto-Hakone GH, soit l’arrêt Oshiba, juste avant le village. Petite GH sympathique, un peu plus cher qu’ailleurs (10'000 Yen) avec internet payant. Mais pas d’autres choix dans la région. Apparemment, la propriétaire, qui parle bien l’anglais, économise sur le chauffage. Il ne fait que 14° dans la maison ! Heureusement, chaque chambre a son petit chauffage individuel. Matelas sur tatami, duvet, l’endroit est très confortable. La tenancière des lieux nous remet un plan et nous explique ce qui est à voir. Sur ses indications, nous partons sur un chemin un peu en-dessous de la GH pour rejoindre le port de Moto-Hakone. En chemin, il y a des vues incroyables sur le Fujiyama. Quelle veine, aucun nuage. Selon les habitants, nous sommes chanceux, car le Fuji est une montagne timide qui ne se dévoile pas à tout le monde. Nous sommes au-dessus du lac Ashi, avec la célèbre montagne en fond. Seul bémol cet après-midi, le temps est très brumeux et les photos ne rendent pas aussi bien que nous l’espérions. Nous reviendrons sur ce chemin demain matin. Arrivés sur les bords du lac, nous poussons vers le Hakone Check-Point, un endroit historique, en passant par l’avenue des Cèdres, un chemin au milieu d’arbres sans doute centenaires au vu de leur taille. Juste avant le Check-Point, il y a un parking avec un point d’observation sur le Fuji. Il faut juste monter quelques marches à travers un splendide jardin. Le soleil va se coucher et la lumière est propice aux photos. Nous revenons sur la jetée de Moto-Hakone, où nous assistons à ce coucher de soleil qui donne des couleurs magnifiques dans le ciel. Le repas du soir est difficile à trouver, la plupart des restaurants ferment à 18h00 ! Nous achetons donc de quoi manger dans un supermarché 7/11 et rentrons à la GH pour déguster les plats achetés. Il y a un micro-ondes et la propriétaire nous improvise la table. Très belle journée, nous avons le temps avec nous. Par contre, inutile de monter ici si le soleil n’est pas au rendez-vous. Vendredi 3 avril Nous nous levons vers 08h00 pour pouvoir profiter de la lumière du matin avec nos photos. Le ciel est à nouveau bleu, la chance nous accompagne encore. Beaucoup moins de brume que l’après-midi et le soleil n’est pas dans l’axe de l’appareil photo et du Fuji. Nous reprenons donc le même chemin qu’hier et nous arrêtons fréquemment pour des prises de photos. Elles seront vraiment splendides, avec le lac, un Torii dans l’eau et le Fujiyama en arrière-plan. Arrivés sur le bord de l’eau, nous achetons notre petit-déjeuner au même 7/11 que pour notre repas d’hier soir. Nous prenons le bateau qui part au bout du lac Ashi. Un navire de style « caravelle » qui enchante les touristes japonais. Le Fuji se rapproche, mais malheureusement, il se cache derrière des collines entourant le lac Ashi. Au bout du lac, nous prenons un télécabine qui nous conduit à la station de Owakudani. Il y a là des émanations de gaz nauséabond et soi-disant dangereux., venant des entrailles de la montagne. Nous y voyons aussi des sources d’eau chaude dans lequel des échoppes mettent des œufs à cuire. Surprise, ils rentrent dans l’eau blancs et en ressortent tout noirs ! C’est l’attraction du coin, tous les Japonais en achètent pour les déguster. Apparemment, une fois pluchés, ils ont l’air normaux . Nous nous contenterons d’une photo… Les cabines redescendent ensuite vers Gota, que l’on atteint finalement avec un funiculaire pour le dernier tronçon. C’est là que nous reprenons un bus pour un retour à la GH. Nous avons utilisé notre Hakone Free Pass toute la journée, sans devoir débourser d’argent pour un billet. Nous avions laissé nos sacs sur place et nous les récupérons pour descendre sur la jetée de Moto-Hakone. Nous allons à notre restaurant préféré, le 7/11, et nous y achetons un petit repas que nous prendrons au soleil sur la jetée, avec le Fuji en toile de fond. Le temps est à nouveau brumeux, nous confirmant que les photos doivent se prendre le matin. En fin d’après-midi, nous reprenons le bus direction Odawara, nous devons être à Tokyo en début de soirée. Nous prenons notre dernier Shinkansen qui nous transporte en 40 minutes à la gare centrale de Tokyo. Là, c’est un peu le choc vu la foule et la grandeur de la gare. Les autres stations étaient déjà énormes, mais là… Nous trouvons facilement les quais de la Yamanote Line, qui doit nous conduire dans le quartier de Shinjuku où nous avons notre hôtel. Dans ce nouveau train/métro, les arrêts sont mentionnés en japonais et en anglais sur un petit écran en-dessus des portes, avec le nombre de minutes restant jusqu’à la station désirée. En sortant dans le quartier de Shinjuku, les néons illuminent la rue. Nous prenons à pied la direction du Kabikucho, le quartier hot de cette partie de Tokyo. Effectivement, l’endroit est parsemé de bars à filles et de rabatteurs. Les occidentaux sont visiblement laissés tranquilles. Nous trouvons sans problème notre hôtel, le Toyoko-Inn de Shinjuku (9200 Yen la nuit) qui est la copie conforme de celui de Kazanawa. Après avoir pris la chambre, nous nous baladons dans le quartier afin de trouver un restaurant pour notre repas du soir. Au menu, petite grillade de viande, crevettes et légumes. Rebalade, le quartier est animé, mais nous nous y sentons en totale sécurité. Nous nous couchons assez tôt, nous nous lèverons demain matin pour aller au marché de Tsujiki. Samedi 4 avril
Lever à 06h00 et départ en train par la Yamanote Line pour le marché de Tsujiki. Nous y sommes vers 07h00, car l’accès à la criée du matin pour les thons est désormais interdit aux touristes. L’endroit grouille, la surface du marché est énorme. Il faut faire attention à des petits chariots à essence qui circulent assez vite dans les petites travées. Dans ce marché, nous voyons toute sorte de poissons et de fruits de mer, même des espèces dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Nous assistons aussi au découpage des thons, à la scie pour ceux qui sont congelés, et à l’aide d’un long couteau bien effilé pour ceux qui sont frais. Une grande partie du poisson prêt à être vendu est encore vivant. D’ailleurs, certains filets sont levés alors que le poisson vit encore. Pas de doute, il est frais. Puis, nous sortons du marché. Il y a quelques petits restaurants en marge des étals. Mais y manger est très difficile, il y a une queue impressionnante devant chacun d’entre eux. Nous partons alors au marché découvert de Tsujiki, dans une rue adjacente au marché couvert. Là, nous trouvons un sushi-train pour le repas de midi, à tout juste 09h00. Espérons que le poisson vienne de juste à côté … Nous décidons de continuer à pied et nous prenons la direction de Ginza et ses grandes avenues aux boutiques de luxe. En chemin, nous assistons à une parade avec officiels, majorettes et fanfare, en l’honneur d’on ne saurait jamais quoi. Nous ne comprenons rien aux discours et aux banderoles. Nous arrivons ensuite à la gare de Tokyo que nous parcourons, impressionnés par sa taille et la foule. Nous continuons dans la direction du Palais Impérial et de son parc. Nous nous posons au soleil avant de reprendre la Yamanote direction Ikebukuro. Il fait faim, nous faisons quelques courses dans un supermarché. Nous commençons aussi à avoir un peu mal aux jambes, lever à 06h00, visites à pied depuis ce matin, cela se sent. Départ ensuite pour Harajuku. Dès notre arrivée à la station de train, nous sommes emportés par la foule. Il y a là des milliers de personnes qui vont dans le parc de Yoyogi, pour pique-niquer, boire un verre, chanter sur les pelouses ou sous les arbres. L’alcool coule à flot, mais dans une ambiance festive et jamais agressive. Il y a de grands espaces pour ramener ses déchets et les trier. Tout le monde joue le jeu, aucun détritus ne reste sur place, le verre est séparé du PET. Encore une fois, la discipline et le respect naturel des Japonais. Nous voulons rentrer sur Shinjuku, mais impossible de reprendre le train, il y a trop de monde. Nous rentrons alors à pied, en 35 minutes. Retour à l’hôtel pour une douche et nous sortons pour manger. Nous trouverons notre bonheur au sous-sol sur Yasukuni-Dori, une espèce de fondue aux légumes, tofu et à la viande, le tout dans un bouillon pimenté. Selon la serveuse, une spécialité de Nagoya. Retour ensuite à notre hôtel par une balade dans Shinjuku.
Dimanche 5 avril Réveil vers 08h15, le but du jour : Kamakura. Nous prenons notre petit-déjeuner à l’hôtel avant de rejoindre la gare de Shinjuku. Nous prenons la Yamanote jusqu’à Shinagawa où il y a un train direct pour Kamakura. En fait, il y en avait un aussi depuis Shinjuku, mais nous le découvrirons au retour … Une petite heure plus tard, nous voici arrivés. Incroyable, 1 heure de train, nous avons traversé le sud de Tokyo, Kawasaki et Yokohama, sans quitter l’agglomération. L’urbanisation est énorme, trois villes qui n’en font qu’une. Nous décidons de faire une promenade à pied, celle proposée par le Lonely Planet, et qui passe par Daibutsu. Nous commençons par visiter le temple zen de Jencho-Ji, pas loin de la gare. Bel endroit, notamment un petit cimetière au fond du temple. Nous continuons par un chemin qui traverse les bois. C’est aussi la balade dominicale des Japonais, nous croisons du monde, les « Konichiwa » fusent. Il fait presque chaud, le ciel est découvert, les arbres sont en fleurs. Vers la mi-parcours, nous voilà au Genjiyama-Koen, un joli petit parc où les Japonais pique-niquent sous les cerisiers, assis sur de grandes bâches. A proximité, il y a le sanctuaire de Zeniarai Benten où comme le veut la tradition, nous pouvons laver un peu d’argent dans une source miraculeuse, dans une grotte. La richesse en découlera, si tout va bien. Le sentier descend vers Kamakura, et à 300 mètres après l’arrivée du chemin sur la route, nous arrivons au Daibutsu, le deuxième plus grand Buddha du Japon. Ce lieu est très beau, avec les cerisiers et d’autres arbres en fleurs. Mais très fréquenté aussi, comme partout. L’énorme majorité des touristes sont Japonais, peu d’occidentaux, et ce n’est pas plus mal ainsi. Nous nous baladons à pied dans Kamakura, sans oublier d’aller bien sûr au Hase-Dera, magnifique temple dans la colline, au milieu des arbres. Il est 15h30, nous avons oublié de manger ! Nous trouverons de quoi réparer cet oubli au centre commercial Tokyu juste à côté de la gare : tempura de légumes, salades, sashimis, le tout avalé dans un petit parc derrière la gare. A chaque achat, on nous remet une paire de baguettes à chacun. Cela doit engendrer une sacrée consommation de bois. Par contre, les couteaux et fourchettes ne nous manquent pas, nous sommes tout à fait à l’aise avec ces nouveaux ustensiles. Pour le retour, le train est bondé, nous devons rester debout. Nous descendons à la gare de Shibuya, voir le fameux carrefour ayant fait le tour du monde en photo vu la foule le traversant. Effectivement, c’est très impressionnant. Séance photos, une fois sans piéton, une fois avec, on peut monter au Starbucks Café juste pour avoir une meilleure prise de vue. Nous faisons aussi le carrefour en tant que piéton un peu dans tous les sens, pour se retrouver au milieu de tous ces bipèdes. De vrais gosses ! Vu la densité de gens au cm2, incroyable que personne ne se télescope ! Retour sur la Yamanote, merci le JR Pass, pour Harajuku, un arrêt plus loin. Il y a là un pont sur lequel les ados tokyoïtes viennent exhiber leur look à la population. Et dire qu’on se plaint parfois de nos propres filles … Nous voyons de tout : look manga, poupée, mariée, punk, gothique, personnage de BD, lolita. Et elles prennent plaisir à se laisser photographier, prenant même parfois la pose. Pour les garçons, c’est plus calme, plutôt genre « Tokyo Hôtel » coupe de cheveux longs typique. Le tout dans une ambiance très bon enfant. Retour à l’hôtel pour une bonne douche et une lessive. Nous mangerons ce soir un peu plus tard, vu que notre dernier repas date du milieu de l’après-midi. Nous trouvons un resto qui fait des Okonomiyaki, comme à Hiroshima. Seule différence : chaque table a sa petite plaque individuelle et la serveuse nous amène les ingrédients à cuire nous-mêmes. La carte expliquant les différentes étapes à respecter étant en japonais, elle nous donne un petit coup de main, par signes, car elle ne parle l’anglais. Retour à l’hôtel vers les 23h30, l’animation de Shinjuku commence à battre son plein. Lundi 6 avril Pas un nuage sur Tokyo. Nous partons pour Ueno où nous nous baladons dans le Amayoko market, près de la gare, sous les voies du train. Nous achetons des fraises, bien mures et sucrées, que nous dégustons en marchant. Peu de bonnes affaires ici, Tokyo justifie sa réputation de ville une des plus chères du monde. Mais l’ambiance est sympa parmi les boutiques d’habits, de nourriture, ou de gadgets divers. Nous poussons à pied jusqu’à Asakusa, où nous rejoignons la rue de Nakamise-Dori. Il y a foule parmi les étals et les échoppes qui mènent au temple Senso-Ji. Petite dégustation de nouilles, visite du temple et de ses environs, avant de prendre un bus pour rejoindre Ikebukuro. Au Tokyo Metropolitan Art Museum, nous prendrons le plus grand escalator du monde, qui avec une pente de 30°, arrive à la hauteur du 4ème étage. Pas très impressionnant de prime abord, mais on arrive quand même assez haut. Petit tour ensuite chez HMV pour voir les dernières sorties de CD. Le choix est vaste, tout un étage est dédié à la musique et aux films. La journée prend bientôt fin, nous prenons la direction de Shinjuku afin de monter dans le building du Tokyo Government Office. Il y a un étage panoramique au 45ème étage, gratuit. La vue s’étale sur 360 ° sur toute la ville. Il paraît que par temps clair, on voit même le Fujiyama ! Pas aujourd’hui, trop de brume (ou de pollution). Le crépuscule tombe, les lumières de la ville commencent à scintiller, c’est beau. Nous attendons là-haut qu’il fasse vraiment nuit pour profiter du spectacle avant de redescendre sur le plancher des vaches. Dernière promenade dans Shinjuku avant de rejoindre l’hôtel Toyoko-Inn. Mardi 7 avril Dernier jour à Tokyo et plus de JR Pass, les 14 jours ont expiré. A notre lever, nous allons sur internet pour faire notre check-in sur le site de KLM pour notre vol de demain. Petit-déjeuner à l’hôtel, avant de faire nos sacs, la chambre devant être libérée pour 10h00. Une fois les formalités remplies, nous laissons nos sacs à la réception avant de retourner à la tour du Tokyo Government Office pour revoir Tokyo de haut et de jour. Toujours trop de brume pour voir le Fuji. La ville s’étend à perte de vue. Au pied des tours, il y a le parc du Chuo-Ken, où les cerisiers sont vraiment magnifiques. Quelques sans-abris ont installé leurs habitations de fortune faites de bâches et de cartons sous les arbres dans un coin du parc. Nous avons encore tout l’après-midi devant nous avant de monter à Narita. En effet, afin d’être plus près de l’aéroport demain matin et d’éviter de se lever trop tôt, de stresser, nous avons réservé une chambre au Toyoko-Inn de Narita (8200 Yen). Petit tour dans le quartier animé de Shibuya, dans les rues commerçantes autour de la gare. Nous mangerons, au soleil, sur le toit du centre commercial Tokyu, après avoir fait nos achats au premier sous-sol. Dernier repas de ce genre. Pour nous, cela a vraiment permis de goûter à une foule d’aliments différents, vu les choix proposés. Nous nous baladons encore dans Shinjuku où nous croisons pas mal de « Tokyo Hôtel Boys » que nous prendrons en photo pour montrer au retour à nos ados. Retour à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre la direction de la gare. Yamanote Line jusqu’à la gare de Nippori (190 Yen) et train Lmtd Express de la Keisei Line pour Narita Airport (1000 Yen). Très facile. 1h15 plus tard, nous arrivons à l’aéroport. Une navette gratuite, à prendre au niveau Arrivées, nous emmène à l’’hôtel. La chambre est vaste, les services sont les mêmes que pour les autres Toyoko-Inn : petit-déjeuner compris, internet gratuit, possibilité de lessive. Cette chaîne d’hôtel est vraiment pratique et via leur site internet, on s’aperçoit qu’ils sont présents dans tout le pays. Nous partons manger dans un des seuls restos du coin, à 10 minutes à pied en sortant de l’établissement. Mercredi 8 avril Notre vol décolle à 11h15, nous nous levons donc vers 08h00. Petit-déjeuner, bouclage des sacs. A 09h00, départ pour le Terminal 1 de l’aéroport de Narita par la navette gratuite. Check-In de nos sacs, derniers achats au Tax Free Shop et départ pour notre porte d’embarquement. Le Boeing 777 de la KLM est plein, comme à l’aller. C’est parti pour 11h30 de vol pour Amsterdam. Bon choix de films, service impeccable, ce sera long, mais supportable. A peine 2 petites heures d’attente et deuxième vol pour Genève pour 75 minutes qui paraîtront presque aussi longues que le précédent vol. Les roues touchent le tarmac de l’aéroport de Genève-Cointrin, bienvenue à la maison…
Ce matin, on prend le temps, lever vers 09h00. On achète 2-3 bricoles dans un supermarché 7/11. Le matin, nous prenons souvent un café en canette. Il n’est pas si mauvais et surtout il est chaud, vu que l’appareil où il est entreposé est chauffé. Il y a aussi du thé, du cacao. Avec une petite pâtisserie ou un petit pain, c’est parfait. Nous partons voir les 2 marchés du matin. Celui de Miya-Gawa est le plus intéressant, sur la rive droite de la rivière. Pratique très sympa, il y a plein de nourriture en vente, mais on peut goûter à tout dans de petites soucoupes. Les vendeurs invitent d’ailleurs les touristes à tester leurs marchandises et sans obligation d’achat. Il y a là, comme à chaque fois, des aliments vraiment délicieux et d’autres franchement moins. Dominique achète des épices et une sauce à salade au sésame qu’elle avait déjà testée, mais dans un restaurant. Le soleil a fait son apparition après une matinée nuageuse et la température devient agréable. Nous partons alors pour une grande balade à l’Est de la ville, dont le chemin passe devant plusieurs temples splendides et pour une fois pas touristique : c’est la promenade Higashiyama, décrite également dans le Lonely Planet. Pour midi, nous testons une spécialité locale, bien qu’on en trouve dans tout le Japon, les sobas. Ce sont des pâtes, style spaghettis, mais faites avec une farine au sarrasin, ce qui les rend beiges. On peut les manger chaudes ou froides, avec un peu d’oignon nouveau dessus, et une sauce au wasabi et au soja. Très bon. Le temps se couvre, le vent se lève, il commence à faire vraiment froid. Nous partons en bus depuis la gare au musée en plein air Hida Na Sato, où on y voit plusieurs maisons traditionnelles reproduites grandeur nature. Dommage que le soleil n’est pas au rendez-vous, car l’endroit est vraiment beau et intéressant. Nous commençons sérieusement à avoir froid, la température ne doit pas être loin de zéro degré. Vers 17h00, nous reprenons le bus direction Takayama et nous nous arrêtons prendre un café bien chaud dans une échoppe de la rue principale, faite d’arcades et de petits commerces. Puis, retour au Minshuku, passage dans le bain aux herbes. Et nous voilà parés pour le repas que nous allons prendre sur place. Il fallait le commander un peu à l’avance et il n’y avait pas de menu. Cela va être la surprise, bien que nous sommes tout de même un peu inquiets. Nous nous installons donc dans la magnifique salle à manger, sur des tables basses et assis sur des coussins. Le personnel nous met la table et commence à apporter les plats. Il y avait vraiment de tout, dont 2-3 choses qui ne nous ont pas trop plu, mais bon. Au menu : bœuf de Hida (genre Kobe, mais moins connu), sashimis de thon, soupe miso, crudités locales, tranche de poisson grillé, un gros escargot de mer, trois petits calamars crus, le tout accompagné de riz et de thé vert. C’était de la nourriture japonaise « hors circuit touristique ». Il pleut, il vente, nous sommes bien dans notre petit Minshuku. Nous ne sortirons pas et partirons nous coucher assez tôt. Jeudi 2 avril Il a neigé durant la nuit ! En nous réveillant, les toits sont blancs et l’air est vif. La pagode à 3 étages qui est en face de notre logement est magnifique avec cette neige sur ses tuiles. Nous partons pour la gare, en face de laquelle il y a un supermarché où nous achèterons notre petit-déjeuner. A 08h07, notre train part pour Nagoya. La voie unique suit une rivière et descend une très belle vallée boisée qui rappelle un peu nos montagnes helvétiques. Nous arrivons à Nagoya, grande gare, où nous attrapons un Shinkansen direction Odawara. Notre prochaine étape sera Moto-Hakone pour y voir le majestueux Fujiyama. Mais avant d’embarquer, nous repérons un centre commercial. Il y en a en fait dans toutes les grandes gares. Direction le sous-sol pour les emplettes destinées à satisfaire notre estomac. Est-il nécessaire de préciser que le choix est à nouveau incroyable ? Nous mangerons notre lunch dans le train. Soudainement, alors que nous roulons à pleine vitesse, plusieurs personnes partent sur la gauche du train en poussant des cris d’exclamation. C’est le Fujiyama. Il est là, avec juste un petit nuage en-dessus de sa tête, sa neige contrastant avec le bleu du ciel. Je vais vers un hublot et prend quelques photos, alors que le train roule à plus de 400 km/h. Le résultat sera très satisfaisant, même pas flou. Attention, vu la vitesse, moins de 5-10 minutes plus tard, il n’est déjà plus dans notre champ de vision. A Odawara, nous achetons le Hakone Free Pass qui nous permettra d’utiliser toute sorte de moyens de transport dans la région. Il est assez cher, mais nous l’amortirons facilement demain. Nous trouvons facilement notre bus, le No 3, à la sortie de la gare. En moins d’une heure, nous arrivons à Mota-Hakone. Le chauffeur du bus nous dit à quel arrêt descendre pour rejoindre la Moto-Hakone GH, soit l’arrêt Oshiba, juste avant le village. Petite GH sympathique, un peu plus cher qu’ailleurs (10'000 Yen) avec internet payant. Mais pas d’autres choix dans la région. Apparemment, la propriétaire, qui parle bien l’anglais, économise sur le chauffage. Il ne fait que 14° dans la maison ! Heureusement, chaque chambre a son petit chauffage individuel. Matelas sur tatami, duvet, l’endroit est très confortable. La tenancière des lieux nous remet un plan et nous explique ce qui est à voir. Sur ses indications, nous partons sur un chemin un peu en-dessous de la GH pour rejoindre le port de Moto-Hakone. En chemin, il y a des vues incroyables sur le Fujiyama. Quelle veine, aucun nuage. Selon les habitants, nous sommes chanceux, car le Fuji est une montagne timide qui ne se dévoile pas à tout le monde. Nous sommes au-dessus du lac Ashi, avec la célèbre montagne en fond. Seul bémol cet après-midi, le temps est très brumeux et les photos ne rendent pas aussi bien que nous l’espérions. Nous reviendrons sur ce chemin demain matin. Arrivés sur les bords du lac, nous poussons vers le Hakone Check-Point, un endroit historique, en passant par l’avenue des Cèdres, un chemin au milieu d’arbres sans doute centenaires au vu de leur taille. Juste avant le Check-Point, il y a un parking avec un point d’observation sur le Fuji. Il faut juste monter quelques marches à travers un splendide jardin. Le soleil va se coucher et la lumière est propice aux photos. Nous revenons sur la jetée de Moto-Hakone, où nous assistons à ce coucher de soleil qui donne des couleurs magnifiques dans le ciel. Le repas du soir est difficile à trouver, la plupart des restaurants ferment à 18h00 ! Nous achetons donc de quoi manger dans un supermarché 7/11 et rentrons à la GH pour déguster les plats achetés. Il y a un micro-ondes et la propriétaire nous improvise la table. Très belle journée, nous avons le temps avec nous. Par contre, inutile de monter ici si le soleil n’est pas au rendez-vous. Vendredi 3 avril Nous nous levons vers 08h00 pour pouvoir profiter de la lumière du matin avec nos photos. Le ciel est à nouveau bleu, la chance nous accompagne encore. Beaucoup moins de brume que l’après-midi et le soleil n’est pas dans l’axe de l’appareil photo et du Fuji. Nous reprenons donc le même chemin qu’hier et nous arrêtons fréquemment pour des prises de photos. Elles seront vraiment splendides, avec le lac, un Torii dans l’eau et le Fujiyama en arrière-plan. Arrivés sur le bord de l’eau, nous achetons notre petit-déjeuner au même 7/11 que pour notre repas d’hier soir. Nous prenons le bateau qui part au bout du lac Ashi. Un navire de style « caravelle » qui enchante les touristes japonais. Le Fuji se rapproche, mais malheureusement, il se cache derrière des collines entourant le lac Ashi. Au bout du lac, nous prenons un télécabine qui nous conduit à la station de Owakudani. Il y a là des émanations de gaz nauséabond et soi-disant dangereux., venant des entrailles de la montagne. Nous y voyons aussi des sources d’eau chaude dans lequel des échoppes mettent des œufs à cuire. Surprise, ils rentrent dans l’eau blancs et en ressortent tout noirs ! C’est l’attraction du coin, tous les Japonais en achètent pour les déguster. Apparemment, une fois pluchés, ils ont l’air normaux . Nous nous contenterons d’une photo… Les cabines redescendent ensuite vers Gota, que l’on atteint finalement avec un funiculaire pour le dernier tronçon. C’est là que nous reprenons un bus pour un retour à la GH. Nous avons utilisé notre Hakone Free Pass toute la journée, sans devoir débourser d’argent pour un billet. Nous avions laissé nos sacs sur place et nous les récupérons pour descendre sur la jetée de Moto-Hakone. Nous allons à notre restaurant préféré, le 7/11, et nous y achetons un petit repas que nous prendrons au soleil sur la jetée, avec le Fuji en toile de fond. Le temps est à nouveau brumeux, nous confirmant que les photos doivent se prendre le matin. En fin d’après-midi, nous reprenons le bus direction Odawara, nous devons être à Tokyo en début de soirée. Nous prenons notre dernier Shinkansen qui nous transporte en 40 minutes à la gare centrale de Tokyo. Là, c’est un peu le choc vu la foule et la grandeur de la gare. Les autres stations étaient déjà énormes, mais là… Nous trouvons facilement les quais de la Yamanote Line, qui doit nous conduire dans le quartier de Shinjuku où nous avons notre hôtel. Dans ce nouveau train/métro, les arrêts sont mentionnés en japonais et en anglais sur un petit écran en-dessus des portes, avec le nombre de minutes restant jusqu’à la station désirée. En sortant dans le quartier de Shinjuku, les néons illuminent la rue. Nous prenons à pied la direction du Kabikucho, le quartier hot de cette partie de Tokyo. Effectivement, l’endroit est parsemé de bars à filles et de rabatteurs. Les occidentaux sont visiblement laissés tranquilles. Nous trouvons sans problème notre hôtel, le Toyoko-Inn de Shinjuku (9200 Yen la nuit) qui est la copie conforme de celui de Kazanawa. Après avoir pris la chambre, nous nous baladons dans le quartier afin de trouver un restaurant pour notre repas du soir. Au menu, petite grillade de viande, crevettes et légumes. Rebalade, le quartier est animé, mais nous nous y sentons en totale sécurité. Nous nous couchons assez tôt, nous nous lèverons demain matin pour aller au marché de Tsujiki. Samedi 4 avril
Lever à 06h00 et départ en train par la Yamanote Line pour le marché de Tsujiki. Nous y sommes vers 07h00, car l’accès à la criée du matin pour les thons est désormais interdit aux touristes. L’endroit grouille, la surface du marché est énorme. Il faut faire attention à des petits chariots à essence qui circulent assez vite dans les petites travées. Dans ce marché, nous voyons toute sorte de poissons et de fruits de mer, même des espèces dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Nous assistons aussi au découpage des thons, à la scie pour ceux qui sont congelés, et à l’aide d’un long couteau bien effilé pour ceux qui sont frais. Une grande partie du poisson prêt à être vendu est encore vivant. D’ailleurs, certains filets sont levés alors que le poisson vit encore. Pas de doute, il est frais. Puis, nous sortons du marché. Il y a quelques petits restaurants en marge des étals. Mais y manger est très difficile, il y a une queue impressionnante devant chacun d’entre eux. Nous partons alors au marché découvert de Tsujiki, dans une rue adjacente au marché couvert. Là, nous trouvons un sushi-train pour le repas de midi, à tout juste 09h00. Espérons que le poisson vienne de juste à côté … Nous décidons de continuer à pied et nous prenons la direction de Ginza et ses grandes avenues aux boutiques de luxe. En chemin, nous assistons à une parade avec officiels, majorettes et fanfare, en l’honneur d’on ne saurait jamais quoi. Nous ne comprenons rien aux discours et aux banderoles. Nous arrivons ensuite à la gare de Tokyo que nous parcourons, impressionnés par sa taille et la foule. Nous continuons dans la direction du Palais Impérial et de son parc. Nous nous posons au soleil avant de reprendre la Yamanote direction Ikebukuro. Il fait faim, nous faisons quelques courses dans un supermarché. Nous commençons aussi à avoir un peu mal aux jambes, lever à 06h00, visites à pied depuis ce matin, cela se sent. Départ ensuite pour Harajuku. Dès notre arrivée à la station de train, nous sommes emportés par la foule. Il y a là des milliers de personnes qui vont dans le parc de Yoyogi, pour pique-niquer, boire un verre, chanter sur les pelouses ou sous les arbres. L’alcool coule à flot, mais dans une ambiance festive et jamais agressive. Il y a de grands espaces pour ramener ses déchets et les trier. Tout le monde joue le jeu, aucun détritus ne reste sur place, le verre est séparé du PET. Encore une fois, la discipline et le respect naturel des Japonais. Nous voulons rentrer sur Shinjuku, mais impossible de reprendre le train, il y a trop de monde. Nous rentrons alors à pied, en 35 minutes. Retour à l’hôtel pour une douche et nous sortons pour manger. Nous trouverons notre bonheur au sous-sol sur Yasukuni-Dori, une espèce de fondue aux légumes, tofu et à la viande, le tout dans un bouillon pimenté. Selon la serveuse, une spécialité de Nagoya. Retour ensuite à notre hôtel par une balade dans Shinjuku.
Dimanche 5 avril Réveil vers 08h15, le but du jour : Kamakura. Nous prenons notre petit-déjeuner à l’hôtel avant de rejoindre la gare de Shinjuku. Nous prenons la Yamanote jusqu’à Shinagawa où il y a un train direct pour Kamakura. En fait, il y en avait un aussi depuis Shinjuku, mais nous le découvrirons au retour … Une petite heure plus tard, nous voici arrivés. Incroyable, 1 heure de train, nous avons traversé le sud de Tokyo, Kawasaki et Yokohama, sans quitter l’agglomération. L’urbanisation est énorme, trois villes qui n’en font qu’une. Nous décidons de faire une promenade à pied, celle proposée par le Lonely Planet, et qui passe par Daibutsu. Nous commençons par visiter le temple zen de Jencho-Ji, pas loin de la gare. Bel endroit, notamment un petit cimetière au fond du temple. Nous continuons par un chemin qui traverse les bois. C’est aussi la balade dominicale des Japonais, nous croisons du monde, les « Konichiwa » fusent. Il fait presque chaud, le ciel est découvert, les arbres sont en fleurs. Vers la mi-parcours, nous voilà au Genjiyama-Koen, un joli petit parc où les Japonais pique-niquent sous les cerisiers, assis sur de grandes bâches. A proximité, il y a le sanctuaire de Zeniarai Benten où comme le veut la tradition, nous pouvons laver un peu d’argent dans une source miraculeuse, dans une grotte. La richesse en découlera, si tout va bien. Le sentier descend vers Kamakura, et à 300 mètres après l’arrivée du chemin sur la route, nous arrivons au Daibutsu, le deuxième plus grand Buddha du Japon. Ce lieu est très beau, avec les cerisiers et d’autres arbres en fleurs. Mais très fréquenté aussi, comme partout. L’énorme majorité des touristes sont Japonais, peu d’occidentaux, et ce n’est pas plus mal ainsi. Nous nous baladons à pied dans Kamakura, sans oublier d’aller bien sûr au Hase-Dera, magnifique temple dans la colline, au milieu des arbres. Il est 15h30, nous avons oublié de manger ! Nous trouverons de quoi réparer cet oubli au centre commercial Tokyu juste à côté de la gare : tempura de légumes, salades, sashimis, le tout avalé dans un petit parc derrière la gare. A chaque achat, on nous remet une paire de baguettes à chacun. Cela doit engendrer une sacrée consommation de bois. Par contre, les couteaux et fourchettes ne nous manquent pas, nous sommes tout à fait à l’aise avec ces nouveaux ustensiles. Pour le retour, le train est bondé, nous devons rester debout. Nous descendons à la gare de Shibuya, voir le fameux carrefour ayant fait le tour du monde en photo vu la foule le traversant. Effectivement, c’est très impressionnant. Séance photos, une fois sans piéton, une fois avec, on peut monter au Starbucks Café juste pour avoir une meilleure prise de vue. Nous faisons aussi le carrefour en tant que piéton un peu dans tous les sens, pour se retrouver au milieu de tous ces bipèdes. De vrais gosses ! Vu la densité de gens au cm2, incroyable que personne ne se télescope ! Retour sur la Yamanote, merci le JR Pass, pour Harajuku, un arrêt plus loin. Il y a là un pont sur lequel les ados tokyoïtes viennent exhiber leur look à la population. Et dire qu’on se plaint parfois de nos propres filles … Nous voyons de tout : look manga, poupée, mariée, punk, gothique, personnage de BD, lolita. Et elles prennent plaisir à se laisser photographier, prenant même parfois la pose. Pour les garçons, c’est plus calme, plutôt genre « Tokyo Hôtel » coupe de cheveux longs typique. Le tout dans une ambiance très bon enfant. Retour à l’hôtel pour une bonne douche et une lessive. Nous mangerons ce soir un peu plus tard, vu que notre dernier repas date du milieu de l’après-midi. Nous trouvons un resto qui fait des Okonomiyaki, comme à Hiroshima. Seule différence : chaque table a sa petite plaque individuelle et la serveuse nous amène les ingrédients à cuire nous-mêmes. La carte expliquant les différentes étapes à respecter étant en japonais, elle nous donne un petit coup de main, par signes, car elle ne parle l’anglais. Retour à l’hôtel vers les 23h30, l’animation de Shinjuku commence à battre son plein. Lundi 6 avril Pas un nuage sur Tokyo. Nous partons pour Ueno où nous nous baladons dans le Amayoko market, près de la gare, sous les voies du train. Nous achetons des fraises, bien mures et sucrées, que nous dégustons en marchant. Peu de bonnes affaires ici, Tokyo justifie sa réputation de ville une des plus chères du monde. Mais l’ambiance est sympa parmi les boutiques d’habits, de nourriture, ou de gadgets divers. Nous poussons à pied jusqu’à Asakusa, où nous rejoignons la rue de Nakamise-Dori. Il y a foule parmi les étals et les échoppes qui mènent au temple Senso-Ji. Petite dégustation de nouilles, visite du temple et de ses environs, avant de prendre un bus pour rejoindre Ikebukuro. Au Tokyo Metropolitan Art Museum, nous prendrons le plus grand escalator du monde, qui avec une pente de 30°, arrive à la hauteur du 4ème étage. Pas très impressionnant de prime abord, mais on arrive quand même assez haut. Petit tour ensuite chez HMV pour voir les dernières sorties de CD. Le choix est vaste, tout un étage est dédié à la musique et aux films. La journée prend bientôt fin, nous prenons la direction de Shinjuku afin de monter dans le building du Tokyo Government Office. Il y a un étage panoramique au 45ème étage, gratuit. La vue s’étale sur 360 ° sur toute la ville. Il paraît que par temps clair, on voit même le Fujiyama ! Pas aujourd’hui, trop de brume (ou de pollution). Le crépuscule tombe, les lumières de la ville commencent à scintiller, c’est beau. Nous attendons là-haut qu’il fasse vraiment nuit pour profiter du spectacle avant de redescendre sur le plancher des vaches. Dernière promenade dans Shinjuku avant de rejoindre l’hôtel Toyoko-Inn. Mardi 7 avril Dernier jour à Tokyo et plus de JR Pass, les 14 jours ont expiré. A notre lever, nous allons sur internet pour faire notre check-in sur le site de KLM pour notre vol de demain. Petit-déjeuner à l’hôtel, avant de faire nos sacs, la chambre devant être libérée pour 10h00. Une fois les formalités remplies, nous laissons nos sacs à la réception avant de retourner à la tour du Tokyo Government Office pour revoir Tokyo de haut et de jour. Toujours trop de brume pour voir le Fuji. La ville s’étend à perte de vue. Au pied des tours, il y a le parc du Chuo-Ken, où les cerisiers sont vraiment magnifiques. Quelques sans-abris ont installé leurs habitations de fortune faites de bâches et de cartons sous les arbres dans un coin du parc. Nous avons encore tout l’après-midi devant nous avant de monter à Narita. En effet, afin d’être plus près de l’aéroport demain matin et d’éviter de se lever trop tôt, de stresser, nous avons réservé une chambre au Toyoko-Inn de Narita (8200 Yen). Petit tour dans le quartier animé de Shibuya, dans les rues commerçantes autour de la gare. Nous mangerons, au soleil, sur le toit du centre commercial Tokyu, après avoir fait nos achats au premier sous-sol. Dernier repas de ce genre. Pour nous, cela a vraiment permis de goûter à une foule d’aliments différents, vu les choix proposés. Nous nous baladons encore dans Shinjuku où nous croisons pas mal de « Tokyo Hôtel Boys » que nous prendrons en photo pour montrer au retour à nos ados. Retour à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre la direction de la gare. Yamanote Line jusqu’à la gare de Nippori (190 Yen) et train Lmtd Express de la Keisei Line pour Narita Airport (1000 Yen). Très facile. 1h15 plus tard, nous arrivons à l’aéroport. Une navette gratuite, à prendre au niveau Arrivées, nous emmène à l’’hôtel. La chambre est vaste, les services sont les mêmes que pour les autres Toyoko-Inn : petit-déjeuner compris, internet gratuit, possibilité de lessive. Cette chaîne d’hôtel est vraiment pratique et via leur site internet, on s’aperçoit qu’ils sont présents dans tout le pays. Nous partons manger dans un des seuls restos du coin, à 10 minutes à pied en sortant de l’établissement. Mercredi 8 avril Notre vol décolle à 11h15, nous nous levons donc vers 08h00. Petit-déjeuner, bouclage des sacs. A 09h00, départ pour le Terminal 1 de l’aéroport de Narita par la navette gratuite. Check-In de nos sacs, derniers achats au Tax Free Shop et départ pour notre porte d’embarquement. Le Boeing 777 de la KLM est plein, comme à l’aller. C’est parti pour 11h30 de vol pour Amsterdam. Bon choix de films, service impeccable, ce sera long, mais supportable. A peine 2 petites heures d’attente et deuxième vol pour Genève pour 75 minutes qui paraîtront presque aussi longues que le précédent vol. Les roues touchent le tarmac de l’aéroport de Genève-Cointrin, bienvenue à la maison…
Idées pour itinéraire de trois semaines seule au Vietnam? English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai décidé de partir 3 semaines au Vietnam au mois de juillet 2009, même si je sais que ce n'est pas la bonne période pour y aller (surtout dans le Sud) je n'ai pas le choix malheureusement! J'aimerai découvrir le pays du Nord au Sud; j'imagine que c'est audacieux dans le sens où je ne pourrais pas tout voir mais ça me donnera sûrement l'envie d'y retourner...
Je compte partir seule avec mon sac à dos (avec le strict minimum). J'ai cru comprendre que le Vietnam était assez sûr donc j'espère que je n'aurai pas de mésaventures à vous raconter à mon retour.
J'aimerai avoir quelques conseils pour préparer mon séjour. Je voudrais prendre un aller Paris Hanoi et un retour HCM Paris. Voilà toutes les villes que j'aimerai traverser: Hanoi Hoa Lu/Lao Cai/Sapa Bac Ha Halong Hue Danang My son Hoian Danang Buon Me Thuot Lac lak Dalat Nha Trang HCM Cai Be Vinh Long Cantho Cai Rang Phuong Dien
Est-ce réalisable en une vingtaine de jours? Quel budget prévoir (hôtel, nourriture, transport)? Puis-je trouver facilement un guide (de préférence francophone mais anglophone irait aussi) pour les premiers jours? Est-ce facile de se débrouiller sur place et d'aller d'une ville à l'autre? Avez-vous des hôtels à me conseiller? Des coins à me déconseiller? Des trucs, astuces?
Je vous remercie par avance.
Julie
J'ai décidé de partir 3 semaines au Vietnam au mois de juillet 2009, même si je sais que ce n'est pas la bonne période pour y aller (surtout dans le Sud) je n'ai pas le choix malheureusement! J'aimerai découvrir le pays du Nord au Sud; j'imagine que c'est audacieux dans le sens où je ne pourrais pas tout voir mais ça me donnera sûrement l'envie d'y retourner...
Je compte partir seule avec mon sac à dos (avec le strict minimum). J'ai cru comprendre que le Vietnam était assez sûr donc j'espère que je n'aurai pas de mésaventures à vous raconter à mon retour.
J'aimerai avoir quelques conseils pour préparer mon séjour. Je voudrais prendre un aller Paris Hanoi et un retour HCM Paris. Voilà toutes les villes que j'aimerai traverser: Hanoi Hoa Lu/Lao Cai/Sapa Bac Ha Halong Hue Danang My son Hoian Danang Buon Me Thuot Lac lak Dalat Nha Trang HCM Cai Be Vinh Long Cantho Cai Rang Phuong Dien
Est-ce réalisable en une vingtaine de jours? Quel budget prévoir (hôtel, nourriture, transport)? Puis-je trouver facilement un guide (de préférence francophone mais anglophone irait aussi) pour les premiers jours? Est-ce facile de se débrouiller sur place et d'aller d'une ville à l'autre? Avez-vous des hôtels à me conseiller? Des coins à me déconseiller? Des trucs, astuces?
Je vous remercie par avance.
Julie
De Arles à Rome par la Via Aurelia English translation pending
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
En attendant le printemps, en Arizona et au Nouveau-Mexique (1) English translation pending
Un voyage nature de 12 jours au départ de Phoenix à travers les parcs nationaux du sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique : Saguaro, Picacho, Bear Canyon, Chiricahua, White Sands, Bisti, Sedona Area, Apache Trail et Lost Dutchman.
Le récit illustré d'une série de photos se trouve ici :
sites.google.com/...uleuxvoyagesarizona/
Ci-dessous une sélection d'images accompagnant le texte.
Bonne découverte

Nos voyages précédents sont ici : 2007 et 2008 Ah ! L'Arizona et le Nouveau Mexique au printemps, en dehors de la fournaise de l'été, j'y pensais depuis quelques mois déjà ! Alors quand nous avons programmé un voyage en ce début d'année 2009 (du 11 au 23 mars), cette destination s'est rapidement imposée à nous !
J'ai compulsé mes guides et sites favoris, contacté quelques forumeurs, Sedonax, Wavemaster, Jadorry, lu et relu quelques carnets de voyage : Fred, Kashtin (Merci à eux tous !) et mon itinéraire était bouclé.
Il n'y avait plus qu'à trouver des billets (par opodo.fr) et à louer une voiture (par Alamo, catégorie Equinox).
Ça y est, tout est prêt ! Je vous y emmène ! C'est par ici !
J1 (11/03/09) : Paris – Phoenix via Washington D.C.
Après avoir décollé avec près d'une heure de retard à Paris, l'avion (vol Lufhansa/United Airlines) atterrit à Washington à 15h30 locales, à peine 15 minutes plus tard que prévu.
Mais nous avions prévu un temps d'escale suffisant, c'est donc très zen que nous passons la douane et récupérons nos bagages.
Bien que le formulaire ESTA soit à remplir avant le départ sur internet, dans l'avion, c'est la fiche verte qui reste d'actualité. Nous avons pris soin de la remplir soigneusement car les ratures irritent les douaniers.
Notre glacière (oui, nous préférons l'emporter plutôt que d'en acheter une à chaque fois ) remplie de bouquins, matériel de pique-nique… intrigue quelque peu le contrôleur sanitaire. Petite inspection supplémentaire et tout est ok.
Finalement, nous arrivons à la porte d'embarquement du vol intérieur Washington-Phoenix avec une heure d'avance. Il n'y a pas de repas prévu en classe économique sur ce vol. En revanche, nous voyageons en "Economy Plus", ce qui nous laisse 5 inches de plus pour déployer nos jambes.
Encore 5 heures de vol pour Phoenix….cela nous paraît très long !
Enfin, il est 20h, nous voilà arrivés. Dans l'aéroport, la vue des gens en short et tee-shirt laisse prévoir une température très estivale. Effectivement, il fait bien 25° .
Encore un tour en bus jusqu'au "Rental Car Center" flambant neuf, quelques formalités au comptoir d'Alamo et nous voilà dans le garage du loueur. On nous demande de choisir notre voiture parmi les 5 ou 6 modèles restant dans la catégorie : nous optons pour le modèle le plus haut, soit un Ford Escape.
Bien que munis de notre itinéraire pré-imprimé, il n'est pas aussi aisé de nous repérer de nuit et après 16 heures de voyage. Après avoir erré un peu, nous finissons par trouver notre motel : le Budget Lodge Motel, excellent rapport qualité/prix, plébiscité par Tripadvisor, grande chambre impeccable, avec micro-ondes et réfrigérateur.
Nous nous laissons immédiatement aller dans les bras de Morphée !
J2 (12/03/09) : Phoenix-Tucson
Après un réveil à 3 heures et quelques mails envoyés, nous nous rendormons jusqu'à 5 h et sommes dehors à 7, après un café avalé au lobby.
Direction Picacho Peak State Park à 76 miles au sud de Phoenix, après avoir rempli la glacière du côté de Casa Grande.
Un peu décalés, nous pique-niquons dès notre arrivée dans le parc avant d'entamer la montée sur le Hunter Trail que nous parcourons uniquement jusqu'au col afin de garder quelques forces pour la suite de la journée.
Ce n'est pas encore la pleine saison des fleurs, mais sur la pente du Hunter Trail, de dressent saguaros, barrel cacti, ocotillos …
Et ces fameux cholla cacti qu'on appelle aussi teddy bear cholla.
Mais pas sûr qu'ils soient aussi doux !
Une première approche du désert donc ! La journée n'est pas finie, loin de là !
Il est 13h30 quand nous arrivons aux portes de Tucson et décidons de trouver tout de suite un hôtel, ici, à Marana. Un Super8 avec micro ondes, réfrigérateur et pdj nous convient très bien.
Tout juste le temps de nous installer et nous voilà repartis en direction de Saguaro National Park Ouest. Accédant au parc par le nord, c'est un peu hésitants que nous nous engageons sur la piste de Golden Gate car il n'y a absolument aucune indication.
Nous arrivons au royaume des cactus en tout genre et du saguaro en particulier.
King Canyon Trail est (d'après le guide "Photographing the Southwest") le plus beau sentier de cette partie ouest. C'est par conséquent celui que nous choisissons et c'est un peu euphoriques que nous entamons les 10 kms A/R en 3h30 et 650 m de dénivelé sans vraiment réaliser qu'il était déjà 16H.
Le sentier passe à côté d'une cabane en ruines
Ici un groupe de saguaros nous fait une haie d'honneur.
Au sommet du Wasson Peak, enfin, la vue sur Tucson et sa vallée.
Le soleil se couche quand nous arrivons là-haut !
Il faut redescendre dare-dare ! Les saguaros de tout à l'heure sont dans l'obscurité….
C'est à la nuit tombée que nous retrouvons la voiture, après avoir trébuché sur quelques pierres et sursauté à l'envol de plusieurs engoulevents.
Nous sortons du parc par le sud: c'est la seule route encore ouverte à cette heure tardive.
Et c'est encore plus tard que nous nous attablons dans un restaurant Cracker Barrel à Marana pour un dîner simple mais copieux dans un cadre "old west" très chaleureux.
Saguaro NP
J3 (13/03/09) : Tucson – Bisbee.
On se réveille avec quelques courbatures, pas étonnant, on a fait un peu fort hier, pour une première journée et voilà qu'on veut déjà remettre ça dès ce matin ! Prévision : 15kms A/R pour aller de Bear Canyon à Seven Falls !
Nous pensions arriver rapidement sur les lieux, puisque nous sommes déjà à Tucson, mais c'est sans compter sur la densité du trafic et il nous faut quasiment 1h30 pour rallier Sabino Canyon Recreation Area. Tout au long du trajet de belles villas : nous sommes dans un quartier très résidentiel.
Très jolie randonnée le long d'un ruisseau qu'on traverse à plusieurs reprises. Sur les pentes du canyon, toute la végétation du désert de Sonora est présente.
Notamment d'impressionnants saguaros
Également ces élégantes "fairy duster"
Ça y est, les cascades sont en vue, dégringolant dans 7 bassins consécutifs.
Un bon pique-nique, un peu de repos et coup de soleil garanti : une belle journée en somme passée aux cascades.
Il n'y a plus qu'à nous mettre en route pour Bisbee, notre étape pour ce soir.
Cette ancienne ville minière située presqu'à la frontière mexicaine s'étage dans une belle vallée très verdoyante, sur le flanc des Mule Mountains.
Nous prenons un appartement au Gym Club Suites (sur la photo, le bâtiment rouge à 3 niveaux en arrière-plan) et nous sommes comblés : 55m². Deux grandes pièces très cosy, une grande cuisine toute équipée dans un bâtiment historique récemment rénové datant de 1902 : dommage qu'on y reste qu'une nuit !
A la nuit tombée, un petit tour dans la ville s'impose. Avec ses élégantes maisons victoriennes abritant notamment des galeries d'art, avec ses rues étroites et tortueuses, ses escaliers à flanc de colline, ses charmants hôtels, oui, cette ville a un charme indéniable auquel nous ne résistons pas : on aime beaucoup !
En flânant dans ses ruelles, un orchestre dans une vitrine retient notre attention : nous poussons la lourde porte en fer forgé et nous voilà au Café Roka pour un excellent dîner : un mélange de cuisine italienne et californienne.
Un vrai plaisir pour les yeux et les papilles, ces pâtes lasagnes aux artichauts et ces linguinis aux légumes verts. En plus les plats sont complétés par une soupe (aux champignons), une salade et un sorbet en guise de "trou normand". Tout cela pour un prix très raisonnable.
A recommander !
Bear Canyon
J4 (14/03/09) : Bisbee-Portal via Chiricahua NM
Grand soleil et ciel bleu à Bisbee ce matin, malgré des températures bien fraîches. Normal, nous sommes tout de même à 1600m d'altitude.
A la sortie de la ville, nous nous arrêtons pour jeter un coup d'œil à la mine de Lavender Pit : impressionnante !
Pas grand monde ce matin sur les petites routes que nous empruntons en direction de Chiricahua National Monument.
Alors pas étonnant que notre passage sur cette route peu fréquentée éveille l'attention de la police aux frontières dont le véhicule stationne sur le bas-côté.
Deux voitures de police vont ainsi nous suivre pendant un certain temps, ce qui nous oblige à respecter scrupuleusement les limitations de vitesse. Quand nous obliquons en direction du Monument, elles tournent aussi puis ralentissent et abandonnent la poursuite des gentils touristes que nous sommes.
Débarrassés de notre escorte, nous prenons la Bonita Canyon Drive et admirons les premiers rochers se détachant sur un ciel d'azur.
La route grimpe progressivement dans des forêts de chênes, de cyprès et de pins et passe de 1562 m à l'entrée du parc à 2094 m à Massaï Point. Il fait froid en sortant de la voiture : vestes coupe-vents, capuches et gants sont indispensables !
C'est là que débute notre randonnée vers "Heart of Rocks" (10kms A/R) en enchaînant trois trails : Edd Riggs, Mushroom, Big Balanced Rock.
Subitement le ciel se couvre. Tant pis, on y va quand même, ce sera peut-être passager !
Le sentier traverse une belle forêt qui nous fait penser un peu à celle de Fontainebleau, d'où émergent partout de superbes hoodoos.
Mais en cette fin de matinée, averses de neige et grisaille se succèdent et notre arrêt pique-nique va finir de nous glacer jusqu'aux os.
Alors que nous nous apprêtons à entamer la boucle de Heart of Rocks, voilà une timide éclaircie qui éclaire un tant soit peu le paysage.
C'est également cet instant que choisit cet animal pour sortir de sa tanière !
D'après notre documentation, il s'agit d'un "ringtail" ou "miner's cat", un lointain cousin du raccoon.
C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous promenons au milieu de ces formations rocheuses aux noms très évocateurs !
Balanced Rock, Duck on a Rock, Kissing Rocks, Punch and Judy….
Au détour du chemin, voilà la vue sur Cochise Head. Cherchez le profil de Cochise ! Vous l'avez trouvé ?
Là, vous le voyez mieux maintenant !
Une bien belle randonnée au "Pays des rochers qui se tiennent debout" malgré un temps maussade et encore de la neige lors du retour à Massaï Point, complètement dans le brouillard.
Mais le soleil revient quand nous sortons du parc et c'est tant mieux car on a l'intention de sortir des sentiers battus et d'emprunter Pinery Canyon Road jusqu'à Portal.
Cette piste monte à 2500m d'altitude, (la neige n'est pas loin) avant de plonger dans le Cave Creek Canyon, prisé des ornithologues.
C'est là, au milieu de nulle part, que se trouve le Portal Peak Cafe & Lodge où nous avons prévu de passer la nuit. Une chambre assez grande et propre, mais sans charme et finalement presque qu'aussi chère que notre suite super mignonne d'hier. Mais ici c'est le seul hébergement à des dizaines de miles à la ronde et au milieu de la nature !
Comme le café ferme à 19h, il faut se mettre à table rapidement : au menu fast-food, quasiment au même prix que notre super menu d'hier. On reste un peu sur notre faim….et on se couche avec les poules !
Chiricahua NM
J5 (15/03/09) : Portal-Alamogordo via White Sands NM.
Bien sûr, ce matin, lever aux aurores : il est 6h30 quand nous quittons le Lodge.Trop tôt pour aller à White Sands, on arriverait à la plus mauvaise heure …alors autant s'attarder un peu dans le coin.
Nous décidons de parcourir en voiture la boucle Portal–Paradise–Portal par des pistes forestières. A cette heure matinale, nous avons la chance de croiser plusieurs groupes de cerfs et de biches.
Plus loin, c'est un "roadrunner" qui traverse devant nous et se réfugie dans un arbre.
Au retour à Portal, nous faisons quelques pas sur le Silver Peak trail afin de saisir les couleurs chaudes de ce début de matinée. Brrr! Il fait frisquet …jusqu'à -2/-3° C sous un ciel bleu.
Bon, maintenant, prenons la route en direction de Las Cruces dans le but de visiter White Sands.
Les températures se réchauffent tout doucement au fil de la matinée. La végétation change au fil des miles, plus désertique et parsemée de nombreux yuccas. Nous venons d'entrer dans l'état du Nouveau-Mexique !
C'est de l'autoroute tout au long du parcours, alors après un arrêt ravitaillement à Las Cruces, nous bifurquons vers Aguirre Springs pour pique-niquer et nous dégourdir un peu les jambes.
Il est 13h, nous sommes dimanche et cette Recreation Area est très fréquentée par les locaux, alors on prend tout juste le temps de manger et on file à White Sands. Le Nouveau Mexique applique l'heure d'été, il faut avancer nos montres d'une heure.
Là aussi, il y a foule, dimanche oblige : beaucoup de voitures qui quittent le parc, certes, mais encore beaucoup qui, comme nous, rentrent dans le "Monument".
Un premier arrêt pour faire le "Big Dunes Loop" et avoir un premier aperçu de la végétation de ce désert de sable blanc.
Il fait bon (+ de 25° au soleil, car ici il n'y pas d'ombre !) et je ne peux m'empêcher de penser à la chaleur qui doit régner ici en été.
Puis nous poursuivons la Dunes Drive jusqu'au bout en appréhendant un peu le monde qui a l'air de se regrouper autour du "cœur des sables". Nous comprenons rapidement que, certes, les familles stationnent là pour passer la journée et amuser les enfants (luge des sables), mais très peu randonnent.
C'est par conséquent tout seuls que nous partons sur l'Alkali Trail ( boucle 7kms = 2h30)….enfin, presque tout seuls ! Nous y croisons à plusieurs reprises un jeune couple de Français (les seuls Français, voire Européens que nous croiserons pendant notre voyage).
Alors à nous, le plaisir de grimper sur les dunes….
….de fouler le sable encore vierge (ah ! qu'il est doux et frais à cette saison !)
….d'observer cette surface ridée
….ou celle-ci, plus craquelée.
Puis de sortir du chemin balisé pour voir ces fragiles "roses des sables"
….ces herbes délicates
…ces yuccas majestueux
Émerveillés, nous en oublierions presque l'heure et nous attardons jusqu'à la tombée de la nuit. Allez, il faut y aller, le parc va fermer !
Direction Alamogordo à 25kms de là et le White Sands Motel ! Encore un excellent rapport qualité/prix pour une chambre petite, mais équipée de frigo et micro-ondes. Et à côté, le Chili's Restaurant où nous avons mangé d'excellentes viandes et un dessert mémorable (pour 2), un chocolate chip paradise pie !
White Sands
J6 (16/03/09) : Alamogordo - Bernalillo via Santa Fe et Tent Rocks NM
Une grande étape aujourd'hui, car nous avons prévu de rejoindre Santa Fe par les chemins de traverse via la NM 55 puis la NM 14 ou Turquoise Trail.
Mais dans un premier temps, un passage par Carrizozo s'impose : cette petite ville sympathique qui m'a été chaudement recommandée par plusieurs forumeurs (ils se reconnaîtront !!!!) est connue pour avoir accueilli dans le passé Billy the Kid, Sheriff Pat Garrett ou le Gouverneur Lew Wallace : toute une époque !!!!!
De Carrizozo à Santa Fe, la route qui sur notre carte nous semblait être "une petite route" est en fait large, droite sur des kilomètres, avec de temps en temps un angle droit pour casser le rythme, une route américaine, quoi !
Elle passe par tous les étages de la végétation, quittant les zones herbeuses parsemées de yuccas pour des zones plus vertes, garnies de genévriers puis des zones montagneuses couvertes de pins. Les températures extérieures varient avec l'altitude : il fait de plus en plus frais malgré le soleil.
Du côté d'Albuquerque, nous traversons la Cibola National Forest et c'est l'heure de nous restaurer, après avoir bifurqué dans une piste forestière. Polaire bienvenue en sortant de la voiture : il y a de nombreux névés sur le bord de la route.
En début d'après-midi, nous arrivons à Santa Fe après un arrêt sur le Turquoise Trail à Madrid pour acheter ….des turquoises, pardi !
Depuis la gare où nous stationnons, nous faisons un petit tour à pied dans le centre, jusqu'à la Plazza, la Cathédrale, City Hall….
Tout le centre est dédié au tourisme : galeries d'art, bijouteries, commerces …
Quelques bâtiments ont retenu notre attention.
Le fronton de cette maison
Cette façade
Et cette sculpture !
Bref, cette ville ne nous a pas vraiment séduits : trop touristique, mais peut-être n'avons-nous pas visité le quartier le plus authentique.
Alors, vite, retournons à la nature. Direction Tent Rocks National Monument !
Hélas, nous trouvons le parc fermé pourtant sensé être ouvert jusqu'à 19h. Mais le ranger a décidé de le fermer plus tôt pour manque de personnel (toutes les voitures devaient être sorties avant 17h, alors que d'habitude la sortie reste ouverte)
Nous sommes dépités et avons beau discuter et dire que nous venons exprès de France, le ranger est navré et nous dit de revenir demain matin. Mais pour demain matin, nous avons d'autres projets alors, adieu Tent Rocks.
Du coup, nous avançons jusqu'à Bernalillo où j'avais repéré un Holiday Inn qui s'avère parfait : petit déjeuner, laverie, piscine et même salle de gym. Non, la gym, ce ne sera pas nécessaire avec tous les exercices de la journée mais la laverie est bienvenue.
Chambre très confortable où nous improvisons une petite dinette devant la télé. C'est la première fois qu'on a le temps de voir la télé !
Santa Fe
J7 (17/03/09) : Bernalillo – Thoreau via Bisti Badlands.
Ce matin, notre programme doit nous mener à Bisti Badlands par la 550, très belle route encadrée de plateaux, mesas et badlands colorés.
Après Nageezi, nous "traversons" par les pistes le plateau pour déboucher sur la NM371 puis trouvons l'accès qui mène au parking.
Finalement, nous avons fait plus vite que prévu, à peine 3h30. Sur le parking, un photographe de Denver est déjà sur la ligne de départ.
Nous nous accordons d'abord, avant manger, une petite incursion vers la partie ouest, histoire de nous mettre dans le bain.
Paysage lunaire !
Après le pique-nique à l'ombre de la voiture (il n'y a pas un seul cm2 d'ombre aux alentours), nous nous lançons à l'assaut du site, prêts à explorer jusqu'au soir !
Nous traversons le wash, grimpons sur la crête et dominons une mer de hoodos !
Un paysage de roches, à perte de vue…
Ici, un hoodoo ailé
Là, un hoodoo à trompe
Bien installée !
Des cailloux, beaucoup de cailloux
Tiens, une chenille !
Mais que fait ce poisson exotique en plein milieu du désert ?
Et Casper, le petit fantôme ?
Coucou, c'est nous !
Tronc pétrifié
Pris dans la roche !
Que de hoodoos !
Mais où sont les "cracked eggs" ? (vous remarquerez mon coup de soleil sur le bras, le soleil tape, je n'ose pas imaginer les mois d'été !!!)
Ah ! voilà un indice
La voilà, la fameuse "eggs factory" !
Œufs….à la queue, leu, leu !
Détail
Quelle après-midi ! Nous avons parcouru le site en long, en large et en travers, finalement 15kms en tout. Décidément, nous sommes abonnés aux longues distances…
Avant de quitter définitivement les lieux, un passage par ce qui me semble être le gardien du site….un drôle de caniche à la croupe généreuse !
Bon, la journée n'est pas finie. Il faut rejoindre le Zuni Mountain Lodge, un B&B à proximité du Bluewater Lake de l'autre côté de l' I40. Il est 18h30 et Bob nous attend pour le dîner, nous l'avons prévenu que nous y serions entre 20h et 21h.
Hurry up ! Peu après 20h, aux dernières lueurs du jour, nous franchissons la porte de sa maison, à l'orée de la Cibola National Forest.
Le repas nous attend à la salle à manger du premier étage et le second étage nous est dédié : une grande chambre, un salon et une salle de bains pour nous tout seuls. Génial !
Bob nous a confectionné un dîner à base de salade, dinde avec maïs, riz et asperges et une tarte aux noix de pécan. Délicieux !
Sur le buffet, il met à disposition : fruits frais, fruits secs, café, bonbons, eau chaude avec un choix de thés et tisanes….bref, nous sommes servis …comme des rois !
Une excellente adresse !
Bisti Badlands
La suite est... ICI
Le récit illustré d'une série de photos se trouve ici :
sites.google.com/...uleuxvoyagesarizona/
Ci-dessous une sélection d'images accompagnant le texte.
Bonne découverte

Nos voyages précédents sont ici : 2007 et 2008 Ah ! L'Arizona et le Nouveau Mexique au printemps, en dehors de la fournaise de l'été, j'y pensais depuis quelques mois déjà ! Alors quand nous avons programmé un voyage en ce début d'année 2009 (du 11 au 23 mars), cette destination s'est rapidement imposée à nous !
J'ai compulsé mes guides et sites favoris, contacté quelques forumeurs, Sedonax, Wavemaster, Jadorry, lu et relu quelques carnets de voyage : Fred, Kashtin (Merci à eux tous !) et mon itinéraire était bouclé.
Il n'y avait plus qu'à trouver des billets (par opodo.fr) et à louer une voiture (par Alamo, catégorie Equinox).
Ça y est, tout est prêt ! Je vous y emmène ! C'est par ici !
J1 (11/03/09) : Paris – Phoenix via Washington D.C.
Après avoir décollé avec près d'une heure de retard à Paris, l'avion (vol Lufhansa/United Airlines) atterrit à Washington à 15h30 locales, à peine 15 minutes plus tard que prévu.
Mais nous avions prévu un temps d'escale suffisant, c'est donc très zen que nous passons la douane et récupérons nos bagages.
Bien que le formulaire ESTA soit à remplir avant le départ sur internet, dans l'avion, c'est la fiche verte qui reste d'actualité. Nous avons pris soin de la remplir soigneusement car les ratures irritent les douaniers.
Notre glacière (oui, nous préférons l'emporter plutôt que d'en acheter une à chaque fois ) remplie de bouquins, matériel de pique-nique… intrigue quelque peu le contrôleur sanitaire. Petite inspection supplémentaire et tout est ok.
Finalement, nous arrivons à la porte d'embarquement du vol intérieur Washington-Phoenix avec une heure d'avance. Il n'y a pas de repas prévu en classe économique sur ce vol. En revanche, nous voyageons en "Economy Plus", ce qui nous laisse 5 inches de plus pour déployer nos jambes.
Encore 5 heures de vol pour Phoenix….cela nous paraît très long !
Enfin, il est 20h, nous voilà arrivés. Dans l'aéroport, la vue des gens en short et tee-shirt laisse prévoir une température très estivale. Effectivement, il fait bien 25° .
Encore un tour en bus jusqu'au "Rental Car Center" flambant neuf, quelques formalités au comptoir d'Alamo et nous voilà dans le garage du loueur. On nous demande de choisir notre voiture parmi les 5 ou 6 modèles restant dans la catégorie : nous optons pour le modèle le plus haut, soit un Ford Escape.
Bien que munis de notre itinéraire pré-imprimé, il n'est pas aussi aisé de nous repérer de nuit et après 16 heures de voyage. Après avoir erré un peu, nous finissons par trouver notre motel : le Budget Lodge Motel, excellent rapport qualité/prix, plébiscité par Tripadvisor, grande chambre impeccable, avec micro-ondes et réfrigérateur.
Nous nous laissons immédiatement aller dans les bras de Morphée !
J2 (12/03/09) : Phoenix-Tucson
Après un réveil à 3 heures et quelques mails envoyés, nous nous rendormons jusqu'à 5 h et sommes dehors à 7, après un café avalé au lobby.
Direction Picacho Peak State Park à 76 miles au sud de Phoenix, après avoir rempli la glacière du côté de Casa Grande.
Un peu décalés, nous pique-niquons dès notre arrivée dans le parc avant d'entamer la montée sur le Hunter Trail que nous parcourons uniquement jusqu'au col afin de garder quelques forces pour la suite de la journée.
Ce n'est pas encore la pleine saison des fleurs, mais sur la pente du Hunter Trail, de dressent saguaros, barrel cacti, ocotillos …
Et ces fameux cholla cacti qu'on appelle aussi teddy bear cholla.
Mais pas sûr qu'ils soient aussi doux !
Une première approche du désert donc ! La journée n'est pas finie, loin de là !
Il est 13h30 quand nous arrivons aux portes de Tucson et décidons de trouver tout de suite un hôtel, ici, à Marana. Un Super8 avec micro ondes, réfrigérateur et pdj nous convient très bien.
Tout juste le temps de nous installer et nous voilà repartis en direction de Saguaro National Park Ouest. Accédant au parc par le nord, c'est un peu hésitants que nous nous engageons sur la piste de Golden Gate car il n'y a absolument aucune indication.
Nous arrivons au royaume des cactus en tout genre et du saguaro en particulier.
King Canyon Trail est (d'après le guide "Photographing the Southwest") le plus beau sentier de cette partie ouest. C'est par conséquent celui que nous choisissons et c'est un peu euphoriques que nous entamons les 10 kms A/R en 3h30 et 650 m de dénivelé sans vraiment réaliser qu'il était déjà 16H.
Le sentier passe à côté d'une cabane en ruines
Ici un groupe de saguaros nous fait une haie d'honneur.
Au sommet du Wasson Peak, enfin, la vue sur Tucson et sa vallée.
Le soleil se couche quand nous arrivons là-haut !
Il faut redescendre dare-dare ! Les saguaros de tout à l'heure sont dans l'obscurité….
C'est à la nuit tombée que nous retrouvons la voiture, après avoir trébuché sur quelques pierres et sursauté à l'envol de plusieurs engoulevents.
Nous sortons du parc par le sud: c'est la seule route encore ouverte à cette heure tardive.
Et c'est encore plus tard que nous nous attablons dans un restaurant Cracker Barrel à Marana pour un dîner simple mais copieux dans un cadre "old west" très chaleureux.
Saguaro NP

J3 (13/03/09) : Tucson – Bisbee.
On se réveille avec quelques courbatures, pas étonnant, on a fait un peu fort hier, pour une première journée et voilà qu'on veut déjà remettre ça dès ce matin ! Prévision : 15kms A/R pour aller de Bear Canyon à Seven Falls !
Nous pensions arriver rapidement sur les lieux, puisque nous sommes déjà à Tucson, mais c'est sans compter sur la densité du trafic et il nous faut quasiment 1h30 pour rallier Sabino Canyon Recreation Area. Tout au long du trajet de belles villas : nous sommes dans un quartier très résidentiel.
Très jolie randonnée le long d'un ruisseau qu'on traverse à plusieurs reprises. Sur les pentes du canyon, toute la végétation du désert de Sonora est présente.
Notamment d'impressionnants saguaros
Également ces élégantes "fairy duster"
Ça y est, les cascades sont en vue, dégringolant dans 7 bassins consécutifs.
Un bon pique-nique, un peu de repos et coup de soleil garanti : une belle journée en somme passée aux cascades.
Il n'y a plus qu'à nous mettre en route pour Bisbee, notre étape pour ce soir.
Cette ancienne ville minière située presqu'à la frontière mexicaine s'étage dans une belle vallée très verdoyante, sur le flanc des Mule Mountains.
Nous prenons un appartement au Gym Club Suites (sur la photo, le bâtiment rouge à 3 niveaux en arrière-plan) et nous sommes comblés : 55m². Deux grandes pièces très cosy, une grande cuisine toute équipée dans un bâtiment historique récemment rénové datant de 1902 : dommage qu'on y reste qu'une nuit !
A la nuit tombée, un petit tour dans la ville s'impose. Avec ses élégantes maisons victoriennes abritant notamment des galeries d'art, avec ses rues étroites et tortueuses, ses escaliers à flanc de colline, ses charmants hôtels, oui, cette ville a un charme indéniable auquel nous ne résistons pas : on aime beaucoup !
En flânant dans ses ruelles, un orchestre dans une vitrine retient notre attention : nous poussons la lourde porte en fer forgé et nous voilà au Café Roka pour un excellent dîner : un mélange de cuisine italienne et californienne.
Un vrai plaisir pour les yeux et les papilles, ces pâtes lasagnes aux artichauts et ces linguinis aux légumes verts. En plus les plats sont complétés par une soupe (aux champignons), une salade et un sorbet en guise de "trou normand". Tout cela pour un prix très raisonnable.
A recommander !
Bear Canyon

J4 (14/03/09) : Bisbee-Portal via Chiricahua NM
Grand soleil et ciel bleu à Bisbee ce matin, malgré des températures bien fraîches. Normal, nous sommes tout de même à 1600m d'altitude.
A la sortie de la ville, nous nous arrêtons pour jeter un coup d'œil à la mine de Lavender Pit : impressionnante !
Pas grand monde ce matin sur les petites routes que nous empruntons en direction de Chiricahua National Monument.
Alors pas étonnant que notre passage sur cette route peu fréquentée éveille l'attention de la police aux frontières dont le véhicule stationne sur le bas-côté.
Deux voitures de police vont ainsi nous suivre pendant un certain temps, ce qui nous oblige à respecter scrupuleusement les limitations de vitesse. Quand nous obliquons en direction du Monument, elles tournent aussi puis ralentissent et abandonnent la poursuite des gentils touristes que nous sommes.
Débarrassés de notre escorte, nous prenons la Bonita Canyon Drive et admirons les premiers rochers se détachant sur un ciel d'azur.
La route grimpe progressivement dans des forêts de chênes, de cyprès et de pins et passe de 1562 m à l'entrée du parc à 2094 m à Massaï Point. Il fait froid en sortant de la voiture : vestes coupe-vents, capuches et gants sont indispensables !
C'est là que débute notre randonnée vers "Heart of Rocks" (10kms A/R) en enchaînant trois trails : Edd Riggs, Mushroom, Big Balanced Rock.
Subitement le ciel se couvre. Tant pis, on y va quand même, ce sera peut-être passager !
Le sentier traverse une belle forêt qui nous fait penser un peu à celle de Fontainebleau, d'où émergent partout de superbes hoodoos.
Mais en cette fin de matinée, averses de neige et grisaille se succèdent et notre arrêt pique-nique va finir de nous glacer jusqu'aux os.
Alors que nous nous apprêtons à entamer la boucle de Heart of Rocks, voilà une timide éclaircie qui éclaire un tant soit peu le paysage.
C'est également cet instant que choisit cet animal pour sortir de sa tanière !
D'après notre documentation, il s'agit d'un "ringtail" ou "miner's cat", un lointain cousin du raccoon.
C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous promenons au milieu de ces formations rocheuses aux noms très évocateurs !
Balanced Rock, Duck on a Rock, Kissing Rocks, Punch and Judy….
Au détour du chemin, voilà la vue sur Cochise Head. Cherchez le profil de Cochise ! Vous l'avez trouvé ?
Là, vous le voyez mieux maintenant !
Une bien belle randonnée au "Pays des rochers qui se tiennent debout" malgré un temps maussade et encore de la neige lors du retour à Massaï Point, complètement dans le brouillard.
Mais le soleil revient quand nous sortons du parc et c'est tant mieux car on a l'intention de sortir des sentiers battus et d'emprunter Pinery Canyon Road jusqu'à Portal.
Cette piste monte à 2500m d'altitude, (la neige n'est pas loin) avant de plonger dans le Cave Creek Canyon, prisé des ornithologues.
C'est là, au milieu de nulle part, que se trouve le Portal Peak Cafe & Lodge où nous avons prévu de passer la nuit. Une chambre assez grande et propre, mais sans charme et finalement presque qu'aussi chère que notre suite super mignonne d'hier. Mais ici c'est le seul hébergement à des dizaines de miles à la ronde et au milieu de la nature !
Comme le café ferme à 19h, il faut se mettre à table rapidement : au menu fast-food, quasiment au même prix que notre super menu d'hier. On reste un peu sur notre faim….et on se couche avec les poules !
Chiricahua NM

J5 (15/03/09) : Portal-Alamogordo via White Sands NM.
Bien sûr, ce matin, lever aux aurores : il est 6h30 quand nous quittons le Lodge.Trop tôt pour aller à White Sands, on arriverait à la plus mauvaise heure …alors autant s'attarder un peu dans le coin.
Nous décidons de parcourir en voiture la boucle Portal–Paradise–Portal par des pistes forestières. A cette heure matinale, nous avons la chance de croiser plusieurs groupes de cerfs et de biches.
Plus loin, c'est un "roadrunner" qui traverse devant nous et se réfugie dans un arbre.
Au retour à Portal, nous faisons quelques pas sur le Silver Peak trail afin de saisir les couleurs chaudes de ce début de matinée. Brrr! Il fait frisquet …jusqu'à -2/-3° C sous un ciel bleu.
Bon, maintenant, prenons la route en direction de Las Cruces dans le but de visiter White Sands.
Les températures se réchauffent tout doucement au fil de la matinée. La végétation change au fil des miles, plus désertique et parsemée de nombreux yuccas. Nous venons d'entrer dans l'état du Nouveau-Mexique !
C'est de l'autoroute tout au long du parcours, alors après un arrêt ravitaillement à Las Cruces, nous bifurquons vers Aguirre Springs pour pique-niquer et nous dégourdir un peu les jambes.
Il est 13h, nous sommes dimanche et cette Recreation Area est très fréquentée par les locaux, alors on prend tout juste le temps de manger et on file à White Sands. Le Nouveau Mexique applique l'heure d'été, il faut avancer nos montres d'une heure.
Là aussi, il y a foule, dimanche oblige : beaucoup de voitures qui quittent le parc, certes, mais encore beaucoup qui, comme nous, rentrent dans le "Monument".
Un premier arrêt pour faire le "Big Dunes Loop" et avoir un premier aperçu de la végétation de ce désert de sable blanc.
Il fait bon (+ de 25° au soleil, car ici il n'y pas d'ombre !) et je ne peux m'empêcher de penser à la chaleur qui doit régner ici en été.
Puis nous poursuivons la Dunes Drive jusqu'au bout en appréhendant un peu le monde qui a l'air de se regrouper autour du "cœur des sables". Nous comprenons rapidement que, certes, les familles stationnent là pour passer la journée et amuser les enfants (luge des sables), mais très peu randonnent.
C'est par conséquent tout seuls que nous partons sur l'Alkali Trail ( boucle 7kms = 2h30)….enfin, presque tout seuls ! Nous y croisons à plusieurs reprises un jeune couple de Français (les seuls Français, voire Européens que nous croiserons pendant notre voyage).
Alors à nous, le plaisir de grimper sur les dunes….
….de fouler le sable encore vierge (ah ! qu'il est doux et frais à cette saison !)
….d'observer cette surface ridée
….ou celle-ci, plus craquelée.
Puis de sortir du chemin balisé pour voir ces fragiles "roses des sables"
….ces herbes délicates
…ces yuccas majestueux
Émerveillés, nous en oublierions presque l'heure et nous attardons jusqu'à la tombée de la nuit. Allez, il faut y aller, le parc va fermer !
Direction Alamogordo à 25kms de là et le White Sands Motel ! Encore un excellent rapport qualité/prix pour une chambre petite, mais équipée de frigo et micro-ondes. Et à côté, le Chili's Restaurant où nous avons mangé d'excellentes viandes et un dessert mémorable (pour 2), un chocolate chip paradise pie !
White Sands

J6 (16/03/09) : Alamogordo - Bernalillo via Santa Fe et Tent Rocks NM
Une grande étape aujourd'hui, car nous avons prévu de rejoindre Santa Fe par les chemins de traverse via la NM 55 puis la NM 14 ou Turquoise Trail.
Mais dans un premier temps, un passage par Carrizozo s'impose : cette petite ville sympathique qui m'a été chaudement recommandée par plusieurs forumeurs (ils se reconnaîtront !!!!) est connue pour avoir accueilli dans le passé Billy the Kid, Sheriff Pat Garrett ou le Gouverneur Lew Wallace : toute une époque !!!!!
De Carrizozo à Santa Fe, la route qui sur notre carte nous semblait être "une petite route" est en fait large, droite sur des kilomètres, avec de temps en temps un angle droit pour casser le rythme, une route américaine, quoi !
Elle passe par tous les étages de la végétation, quittant les zones herbeuses parsemées de yuccas pour des zones plus vertes, garnies de genévriers puis des zones montagneuses couvertes de pins. Les températures extérieures varient avec l'altitude : il fait de plus en plus frais malgré le soleil.
Du côté d'Albuquerque, nous traversons la Cibola National Forest et c'est l'heure de nous restaurer, après avoir bifurqué dans une piste forestière. Polaire bienvenue en sortant de la voiture : il y a de nombreux névés sur le bord de la route.
En début d'après-midi, nous arrivons à Santa Fe après un arrêt sur le Turquoise Trail à Madrid pour acheter ….des turquoises, pardi !
Depuis la gare où nous stationnons, nous faisons un petit tour à pied dans le centre, jusqu'à la Plazza, la Cathédrale, City Hall….
Tout le centre est dédié au tourisme : galeries d'art, bijouteries, commerces …
Quelques bâtiments ont retenu notre attention.
Le fronton de cette maison
Cette façade
Et cette sculpture !
Bref, cette ville ne nous a pas vraiment séduits : trop touristique, mais peut-être n'avons-nous pas visité le quartier le plus authentique.
Alors, vite, retournons à la nature. Direction Tent Rocks National Monument !
Hélas, nous trouvons le parc fermé pourtant sensé être ouvert jusqu'à 19h. Mais le ranger a décidé de le fermer plus tôt pour manque de personnel (toutes les voitures devaient être sorties avant 17h, alors que d'habitude la sortie reste ouverte)
Nous sommes dépités et avons beau discuter et dire que nous venons exprès de France, le ranger est navré et nous dit de revenir demain matin. Mais pour demain matin, nous avons d'autres projets alors, adieu Tent Rocks.
Du coup, nous avançons jusqu'à Bernalillo où j'avais repéré un Holiday Inn qui s'avère parfait : petit déjeuner, laverie, piscine et même salle de gym. Non, la gym, ce ne sera pas nécessaire avec tous les exercices de la journée mais la laverie est bienvenue.
Chambre très confortable où nous improvisons une petite dinette devant la télé. C'est la première fois qu'on a le temps de voir la télé !
Santa Fe

J7 (17/03/09) : Bernalillo – Thoreau via Bisti Badlands.
Ce matin, notre programme doit nous mener à Bisti Badlands par la 550, très belle route encadrée de plateaux, mesas et badlands colorés.
Après Nageezi, nous "traversons" par les pistes le plateau pour déboucher sur la NM371 puis trouvons l'accès qui mène au parking.
Finalement, nous avons fait plus vite que prévu, à peine 3h30. Sur le parking, un photographe de Denver est déjà sur la ligne de départ.
Nous nous accordons d'abord, avant manger, une petite incursion vers la partie ouest, histoire de nous mettre dans le bain.
Paysage lunaire !
Après le pique-nique à l'ombre de la voiture (il n'y a pas un seul cm2 d'ombre aux alentours), nous nous lançons à l'assaut du site, prêts à explorer jusqu'au soir !
Nous traversons le wash, grimpons sur la crête et dominons une mer de hoodos !
Un paysage de roches, à perte de vue…
Ici, un hoodoo ailé
Là, un hoodoo à trompe
Bien installée !
Des cailloux, beaucoup de cailloux
Tiens, une chenille !
Mais que fait ce poisson exotique en plein milieu du désert ?
Et Casper, le petit fantôme ?
Coucou, c'est nous !
Tronc pétrifié
Pris dans la roche !
Que de hoodoos !
Mais où sont les "cracked eggs" ? (vous remarquerez mon coup de soleil sur le bras, le soleil tape, je n'ose pas imaginer les mois d'été !!!)
Ah ! voilà un indice
La voilà, la fameuse "eggs factory" !
Œufs….à la queue, leu, leu !
Détail
Quelle après-midi ! Nous avons parcouru le site en long, en large et en travers, finalement 15kms en tout. Décidément, nous sommes abonnés aux longues distances…
Avant de quitter définitivement les lieux, un passage par ce qui me semble être le gardien du site….un drôle de caniche à la croupe généreuse !
Bon, la journée n'est pas finie. Il faut rejoindre le Zuni Mountain Lodge, un B&B à proximité du Bluewater Lake de l'autre côté de l' I40. Il est 18h30 et Bob nous attend pour le dîner, nous l'avons prévenu que nous y serions entre 20h et 21h.
Hurry up ! Peu après 20h, aux dernières lueurs du jour, nous franchissons la porte de sa maison, à l'orée de la Cibola National Forest.
Le repas nous attend à la salle à manger du premier étage et le second étage nous est dédié : une grande chambre, un salon et une salle de bains pour nous tout seuls. Génial !
Bob nous a confectionné un dîner à base de salade, dinde avec maïs, riz et asperges et une tarte aux noix de pécan. Délicieux !
Sur le buffet, il met à disposition : fruits frais, fruits secs, café, bonbons, eau chaude avec un choix de thés et tisanes….bref, nous sommes servis …comme des rois !
Une excellente adresse !
Bisti Badlands

La suite est... ICI
1er avril: nouvelles primes promos English translation pending
Bonjour
Les nouvelles primes promos sont arrivées... Sauf que...
Un peu avant 9h ce matin, je les découvre : primes AF, primes KLM, 1 prime Kenya Airways. Je suis pressée mais constate qu'au moins quelques primes promos en affaires sont plus intéressantes qu'avant et moins "chères" que celles de KLM pour la même destination. 🙂
Obligée de partir, je ne reviens devant mon ordi que 6h plus tard avec l'intention de réserver et ........... plus aucune primes promos en affaires avec AF 🏴☠️.
Ont-elles été déjà toutes achetées ? Etait-ce une erreur d'AF qui a été corrigée dans la matinée ?
Puis-je espérer que de nouvelles places apparaissent ?
Avez-vous pu en réserver ?
A +
Question monnaie à Bali English translation pending
bonjour !
voilà après 4 mois de préparatifs, nous partons dans quelques jours pour 2 semaines à Bali. une question substiste : pour payer le visa à l'arrivée, doit on régler en dollars ? dans ce cas nous serions obligés de changer juste 50 euros avant de partir ?
pour le paiements de tout sur place (hôtels, restos, visites), j'ai lu qu'il valait mieux régler en roupies. vaut il mieux retirer de l'argent aux distributeurs ou bien prendre des euros à échanger sur place dans les bureau de change?
merci à vous.
voilà après 4 mois de préparatifs, nous partons dans quelques jours pour 2 semaines à Bali. une question substiste : pour payer le visa à l'arrivée, doit on régler en dollars ? dans ce cas nous serions obligés de changer juste 50 euros avant de partir ?
pour le paiements de tout sur place (hôtels, restos, visites), j'ai lu qu'il valait mieux régler en roupies. vaut il mieux retirer de l'argent aux distributeurs ou bien prendre des euros à échanger sur place dans les bureau de change?
merci à vous.
Thaïlande: visa non-immigrant ED et permis de travail English translation pending
Il semblerait qu'il soit possible d'obtenir un permis de travail en Thaïlande avec n'importe quel visa non-immigrant, bien que certains disent qu'il faille obligatoirement posséder un non-immigrant B... ? 🤪
Question 1 : quelqu'un a-t-il déjà obtenu un permis de travail avec un visa Non-Immigrant ED ?... et sans être limité pour le type d'emploi ?
Question 2 : pour chercher un travail à BKK vaut-il mieux partir avec un visa touristique double entrées puis une fois le job trouvé faire les démarches pour le visa Non-Immigrant B + permis de travail....... ou bien directement partir avec un Non-Immigrant ED multiple entrées ?
Merci 🙂
Question 1 : quelqu'un a-t-il déjà obtenu un permis de travail avec un visa Non-Immigrant ED ?... et sans être limité pour le type d'emploi ?
Question 2 : pour chercher un travail à BKK vaut-il mieux partir avec un visa touristique double entrées puis une fois le job trouvé faire les démarches pour le visa Non-Immigrant B + permis de travail....... ou bien directement partir avec un Non-Immigrant ED multiple entrées ?
Merci 🙂
Vie pour une femme seule à Tirana? (Albanie) English translation pending
Bonjour à tous,
voilà, après quelques mois de tractations, mon employeur vient de m'annoncer une prochaine affectation à Tirana! je n'ai pas encore accepté cette offre, car depuis de mois on me parlait de Sofia...or, je ne connais rien de ce pays et dans les forums je ne trouve pas grand chose !
quelqu'un pourrait me donner une idée ?
je devrais partir seule car ma petite famille reste à Bruxelles.
Comment est la vie au quotidien à Tirana ? une femme seule est-elle libre de ses mouvements ? j'avoue que je suis dans l'incertitude la plus totale, car je ne trouve pas grand chose comme infos sur le net, y-a-t-il des gens qui sont sur place pour me renseigner ?
Merci d'avance !
La Thaïlande n'est plus le pays du sourire English translation pending
Quel fut ma déception en retournant en thailand apres 15 ans d'absence.
Le sourire amicale et cordial s'était transformé en sourire commercial.
Sans perspective de transaction profitable, les thais m'ont fait la gueule, et je ne me suis pas senti le bienvenu.
J'ai pourtant tout tenté pour me faire voir sous mon meilleur profil.
Comme préconisé, je suis resté calme, amical, respectueux, souriant, patient, sympatique, mais en retour, je me suis senti abusé et dénigré par une population qui visiblement en a mare des hordes de touristes.
J'ai eu l'impression de les déranger.
Laisse toi arnaquer, ferme ta gueule et casse toi.
Il est vrai que j'ai fait un parcours très touristique. Bankok, Chiang May, Pucket, Ko Samui et Phangan.
Je n'avais ni le temps ni l'envie de sortir des sentiers battus, mais juste de faire 25 jours de vacances relaxantes.
Ô Big Big sentiment de déception.
Cette thailand a sacrifié son âme sur l'hotel du dieu dollar. Tot ou tard, ils en payeront les conscéquences.
Madagascar au jour le jour et sa situation English translation pending
Bonjour!!!!!
Suite de la conversation qui vient d'être fermer!!!!!!
A+😉
Suite de la conversation qui vient d'être fermer!!!!!!
A+😉