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Quel trek choisir pour 15 jours tout compris au Népal avec paysages de hautes montagnes English translation pending
by Artefakt · 2018-10-12 · 13 replies
Bonjour à tous,

Je reviens du Pérou ou j'ai passé la majeure partie du séjour en montagne dans la cordillère blanca et région de Cusco...j'ai adoré... (Mes 1er treks sous tente à haute altitude) et j'en redemande.

Je commence donc à regarder pour mes 2 prochaines semaines de vacances sur la période Mars Avril....le Népal est une destination recommandée à cette période.

Toutefois 15 jours ça fait court pour un long trek au Népal. J'avais ciblé le demi tour des Annapurna qui correspondait à ce que je recherche ( ambiance haute montagne) mais ça semble short en comptant le temps de trajet aller et retour hors étape de marche et avec un jour de sécurité et acclimatation adequate.

Actuellement, mon choix se porte sur le Langtang + les lacs de Gosainkund. Ma question est de savoir si j'ai le temps de faire les deux en 15 jours sans courir ( étape normale) et vais je trouver l'ambiance haute montagne recherchée?.

Peut être connaissez vous un trek moins connu mais plus spectaculaire au niveau des paysages et faisable en 15 jours A/R France inclus.

Merci d'avance pour vos retours

Stéphane
Comment obtenir un "no show" chez Air France? English translation pending
by KateOliver · 2018-08-21 · 8 replies
Bonjour,

Je ne savais pas trop où poser ma question ... J'ai besoin d'un conseil.

Mon époux et moi n'avons pas pu prendre l'avion pour un problème grave de santé de notre fils, qui nécessitait son hospitalisation en urgence.

Après bien des échanges, et un premier refus d'Europ Assistance de nous rembourser notre billet, alors que nous avions souscrit une assurance annulation, la compagnie accepte enfin de nous rembourser, mais bien sûr, nous devons fournir une tonne de documents, que nous leur avons envoyés. Au passage, il nous a été demandé (pour certains) de les renvoyer une deuxième fois, comme si plusieurs personnes traitaient notre dossier et que l'information ne passait pas.

Un No-Show nous a été demandé pour l'aller, qui devait se faire avec la compagnie Volotea, no-show fourni immédiatement, mais pour Air France, (voyage retour) réponse négative, elle ne fournit pas de no-show aux clients qui le demandent.

Nous avons donc envoyé leur réponse à Europ Assistance, qui de ce fait nous déboute dans notre demande de remboursement ! Nouveau courrier ce jour, avec un second transfert de la réponse d'Air France.

Nous sommes découragés. Comment obtenir ce no-show ? Nous avons téléphoné à la compagnie, qui nous a renvoyés sur leur site, rubrique remboursements, mais la réponse tombe à chaque fois comme un couperet : pas de no-show.

De son côté, Europ Assistante fait la sourde oreille, pas de no-show ? Pas de remboursement !

Je fais comment ?

Merci pour vos réponses et conseils
Partir un an dans un pays d'Afrique (Madagascar) English translation pending
by Choumchoze · 2018-03-13 · 69 replies
Bonjour

Je compte partir plus ou moins un an avec mon conjoint à Madagascar. Je n'ai personnellement jamais voyagé alors je demanderais des conseils de tous genres: les risques, ce qu'il faut ou ne faut pas emmener, les lieux à voir, les visas etc.

Nous aimons la nature et nous voulons profiter de ce voyage à petits prix.
Discussion autour du thème du mois de mars 2018: "Un tour du monde à cheval" English translation pending
by Kola · 2018-03-01 · 184 replies
Ici le carrousel où tourneront des images, des mots, des âneries... 🙂
Faire un transfert d'argent pour Cuba English translation pending
by Rochoa · 2018-01-19 · 10 replies
Salut à tous. Quelqu'un qui aurait des contacts ou familles à Cuba peut-il me dire comment faire pour envoyer de l'argent là-bas. Western Union trop cher. Merci
Retrait dans les guichets en Inde English translation pending
by Faza · 2018-01-13 · 5 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir quel est le montant maximum qu'on peut retirer dans un guichet ?. Y a t'il des banques indiennes qui n'exigent pas de frais ? Ma banque au Canada me charge 5 dollars..pour chaque retrait . Merci
Trouver un billet d'avion remboursable Bangkok - Kuala Lumpur English translation pending
by Fagus001 · 2017-10-24 · 11 replies
Bonjour, j'essaie de réserver un billet d'avion Bangkok / kuala Lampur... ou autre, remboursable sans perdre trop d'argent... je trouve pas... vous avez une idée? Raoul
Pourboires en voyage organisé en Italie English translation pending
by Girlou · 2017-08-09 · 19 replies
J'aimerais savoir si les guides touristiques sont rémunérés par leurs employeurs ou si ils peuvent compter seulement sur les pourboires.

Exemple: ma cousine quitte bientôt pour l'Italie. Un voyage organisé. On demande aux voyageurs un montant de 60$ canadien par personne pour le guide touristique. Si je calcule 60$ par personne et sachant qu'ils sont 30 personnes qui participent, ça fait un joli montant. Les guides sont logés et nourris et reçoivent des ristournes pour amener les touristes dans différents commerces. Même chose pour les chauffeurs. Vous pensez qu'ils ne sont pas payés? On a calculé que les guides reçoivent 200$ par Jour de pourboire, sont logés et nourris sans compter leur salaire (s'il y a lieu).
Amende en Californie English translation pending
by V4lrancing · 2017-07-23 · 20 replies
Bonjour à tous, alors voilà je reviens de la Californie où j'ai passé mes vacances d’été j'ai beaucoup roulé. J'ai donc loué une voiture et malheureusement je me suis fait arrêter par la police car j'ai tourner à gauche à une intersection à San Diego alors que je n'avais pas le droit, j'ai pas fais attention au panneaux et mon gps m'a dit de tourner. Bref je suis en infraction je ne parle pas anglais je connais juste les bases, je n'ai donc pas tout compris ce que l'agent m'a dit, j'ai maintenant une belle feuille jaune entre les mains et je souhaite bien entendu régler cette amende sauf que sur le site ( www.sdcourt.ca.gov ) je retrouve pas mon amende avec le numéro, celle-ci date du 7 juillet 2017. Est-ce normal ?

Il est aussi coché sur mon amende (San Diego traffic court 8950 Clairement mesa boulevard San Diego CA 92123 Night Court ) j'ai peur d'être convoqué au tribunal pour être jugé.

Avez vous déjà eu ce même problème ? Car je ne connais pas le montant ni quoi que ce soit de cette amende, Merci d'avance . Valentin ( J'ai flouté volontairement l'amende 😉)
Guide local / taxi en Birmanie English translation pending
by Anahech · 2017-03-31 · 5 replies
Bonjour,

Nous avons un séjour + ou moins bouclé de 15 jours en Birmanie. Du classique: Mandalay-Bagan-Inle-Loikaw-Yagoon.

Sur certaines journées, on se débrouille seuls; sur d'autres on aimerait avoir un guide local avec voiture histoire de ne pas perdre trop de temps dans les déplacements, et aussi pour avoir le plaisir de découvrir le pays avec un guide.

On a regardé avec certaines agences, et on se retrouve avec des tarifs de 100 - 150 euros par journée juste pour être accompagnés !!!

On se dit que sur place on devrait pouvoir rencontrer des guides meilleur marché. Mais le souci c'est qu'on ne peut pas toujours tout organiser à la der... Genre on aimerait arriver à Heho et aller directement faire Pindaya. Donc avoir une voiture qui nous attende à l'aéroport pour ne pas perdre de temps. On n'aura pas forcément le temps de faire le tour des agences en ville :-/

Bref, ma question ! Connaissez-vous des guides locaux (anglophones ou francophones) à recommander sur Mandalay, Bagan, Inle, Loikaw ou Yangon? ou des taxis avec un chauffeur qui parle bien anglais ou français et qu'on peut réserver à la journée ? Quels sont les tarifs pour un guide à la journée ? Et pour une voiture ?

Merci d'avance, tous les conseils seront les bienvenus :-)
Maximum d'argent liquide autorisé (Maroc) English translation pending
by Dany63 · 2017-03-21 · 3 replies
bonjour

Quelqu'un pourrait t il m indiquer si il y a un montant maximum d argent en espèce autorisé sur soi afin de faire le change à l'aéroport merci
Station essence dans l'Ouest américain: présence d'un "shop" / caissier English translation pending
by Mitchy · 2017-03-18 · 32 replies
Bonjour,

Vu les dizaines de messages où il est raconté que même les plus chevronnés des périples Ouest Usa ont des difficultés avec les cartes de crédit/débit lors du passage à la pompe essence, je me dis que je vais contourner ce problème en payant chaque fois par cash. Oui mais voilà, il y a t-il une présence humaine à chaque station ? Ou est-on parfois obligé de s'en remettre à la machine quand même ?

Et dans ces fameux shops, vendent-ils des coolers (glacières) de type Coleman ? Je suis prêt à payer un peu plus cher que chez Walmart si c'est pour gagner du temps en faisant "d'1 pierre 3 coups" : 1er plein d’essence, achat des boissons et de la glacière (Nb : Je pars de Las Vegas)
Sarajevo deux époques English translation pending
by Lucbertrand · 2017-02-26 · 17 replies
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles. La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:

Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes

Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.

Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.

Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.

La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.

Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.

Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.

Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.

Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?

J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.

J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.

Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.

Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?

Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.

La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.

Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.

Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.

A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.

Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.

Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.

Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.

Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.

Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.

Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.

À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.

Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.

Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.

Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.

En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.

Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !

En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.

Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.

Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?

Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.

Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Escale croisière à Saint-Pétersbourg English translation pending
by Pitpat47 · 2017-01-07 · 20 replies
Faisant escale à ST petersbourg début mai (4 ou 5mai ) avec msc fantasia je recherche un guide et un couple pour partager ce guide
Cap Nord à moto en passant par la Russie English translation pending
by Xav92 · 2016-12-04 · 4 replies
Bonjour, Je projete d'aller au Cap Nord a moto en montant par le Norvege et de redescendre en passant par Murmansk et St Petersbourg en Russie puis les pays baltes. Mais je me pose évidemment quelques questions : D'un point de vu paysage / tourisme est ce mieux la coté russe ou Suede/Finlande Question sécurité, voyageant seul, est ce que ça va ? Enfin, faudrait il réserver les hôtels a l'avance ? Dois je passer par la E105 ou y a t il un itinéraire plus "bucolique" ? Bon pis pis tout retour d'expérience est bon a prendre. Merci d'avance
Les billets de 500 et 1 000 roupies (indiennes) ne sont plus valables English translation pending
by Stalingrad · 2016-11-08 · 376 replies
L'hôtel où je me trouve (à Mahabalipuram) vient de refuser le paiement de notre dîner (nous sommes 8) avec des billets de 500 et de 1000 roupies, car nous dit-il, le gouvernement indien vient subitement de décider qu'il faut aller les changer à la banque pour d'autres billets. Les ATM seront fermés pendant 1 ou 2 jours, demain les banques indiennes sont fermées. Bref on ne pourra plus payer momentanément qu'avec des billets de 100 roupies et moins (et avec sa carte bleue). Quant aux billets de 500 et de 1000 roupies on a un délai pour les changer à la banque (je ne sais plus quel est la date limite). Cette information aussi énorme qu'inattendue vient d'être confirmée par mes amis indiens. Motivation du gouvernement : faire sortir des bas de laine le "black money". Information confirmée dans la presse indienne www.ndtv.com/...ight-at-8-pm-1622948
Carte bancaire en Polynésie English translation pending
by Paponana · 2016-09-28 · 6 replies
Coucou de nombreuses pensions ou hôtels en Polynésie n'acceptent pas la carte bancaire. il faut donc sortir de l'argent des tirettes ou des guichets de banque. Or les cartes bancaires de métropole (visa par ex) sont limitées pour les retraits: ex 300 E par jour dans les agences de votre banque ou à l'étranger 400 E par période de 7 jours dans les autres banques en France. Ma banque n'est pas présente en Polynésie . la Polynésie n'est pas un pays étranger et 400 euros pas semaine c'est juste. Aussi incroyable que cela puisse paraitre ni ma banque ni le service des cartes bleues ne peuvent répondre. Heureusement il reste le Forum : ceux qui sont confrontés à la réalité et et à la vraie vie. Grand merci pour votre aide
Visa chinois et relevé bancaire English translation pending
by Erick30132 · 2016-03-14 · 21 replies
Bonjour, Quelqu'un peut-il me préciser concernant le montant devant figurer sur le relevé bancaire à présenter lors de la demande de visa. Il y a t-il un minimum, est-ce selon la durée du séjour? N'ayant plus de relevés bancaires qui me sont adressés mais uniquement consultables sur le Net, quelle solution adopter? Cordialement.
Location de voiture au Mexique (retour) English translation pending
by Beapy · 2016-01-01 · 1 reply
Bonjour,

Nous rentrons de 2 semaines au Mexique où nous avons loué une voiture depuis Cancun pour faire notre circuit. Compte-tenu des retours plutôt négatifs sur les loueurs nous étions plutôt inquiets de tomber sur une arnaque nous forçant à prendre des assurances supplémentaires ou voulant nous facturer des dégats pré-existants au moment de la restitution du véhicule. Après de multiples recherches nous avons opté pour une location avec Sixt à 550€ avec GPS + assurance de responsabilité civile optionnelle car le montant garanti avec celle de base me semblait un peu faible. C'est plus cher que ce qu'on peut trouver sur les comparateurs mais ça évite les mauvaises surprises...

L'agence ne se situe pas à l'intérieur de l'aéroport mais lors de notre arrivée on a tout de suite trouvé un employé qui a appelé la navette qui est venue en 4/5 minutes pour nous emmener à l'agence qui se situe à 2/3 km de l'aéroport. Le remise du véhicule s'est faite sans problème avec une personne parlant anglais, ils n'ont pas essayé de nous faire souscrire d'autres assurances, le fait qu'on veuille utiliser notre visa premier pour les assurances n'a pas non plus posé de problème.

Lors de la restitution du véhicule rien n'a été signalé, on est arrivé 2h avant ils nous ont donc diminué le tarif et un employé nous a immédiatement ramené à l'aéroport.

Lors de l'organisation de notre voyage je n'ai pas vraiment réussi à trouver de feedback de locations de voiture au Mexique positive, j'étais donc assez stressée de voir comment ça allait se passer. Mais on pense toujours plus à témoigner lors d'une mauvaise expérience que lors d'une bonne alors je voulais faire mon retour pour peut être rassurer d'autres personnes.

Bon voyage à tous !!
Le Japon en voiture, informations utiles English translation pending
by Hagu · 2015-07-10 · 46 replies
Suite à un message où je vous posais des questions sur le carnet de passage en douane pour le Japon, voici le résultat de mes recherches pour entrer avec son véhicule au Japon (pour moi un véhicule aménagé).

A lire, ces messages, on se perd un peu quand même entre OBLIGATOIRE, RECONNU. L'Ambassade japonaise en France ne peut répondre aux questions concernant l'entrée de véhicule sur le territoire japonais (< je les ai contacté).

AUTOMOBILE CLUB FRANCE, je demande "juste" de simples informations, je ne dais pas que je vais au Japon (même si c'est prévu) Voici la réponse du mail (que j'ai trouvé vachement "donne-moi des sous")

Bonjour Mme,

Je vous signale que pour le Japon, une caution de 100 % de la valeur vénale, « Argus » est demandée.

Je vous prie également de trouver, ci-joint, une demande de carnet de passages en douane à remplir et à me renvoyer accompagnée d’un règlement de 223.50 euros ainsi que de la copie de la carte grise, passeport et permis de conduire.

Vous en souhaitant bonne réception,

Cordialement,

En même temps, je contacte l'AUTOMOBILE CLUB JAPONAIS (JAF)

Dear Ms, Thank you for your patience. (< parce qu'ils ont mis 1 jour à me répondre ! trop long ! 😛)

When you import your private vehicle to Japan, AIT/FIA Carnet de Passages en Douane (CPD) is recognized. For the details including issuing CPD, we recommend you to contact to Automobile Club Association, automobile club in France.
https://www.automobile-club.org/...e-passages-en...

38 avenue du Rhin 67027 Strasbourg, France Tel: 03 8836 0434 Email: internationalautomobileclub.org

Apart from CPD, we would like to inform you regarding driver’s license when French license holders driving in Japan. Please be advised that you are allowed to drive vehicles complying with Japanese laws and regulations, only when you carry both the original French license and a Japanese Translation of such issued by JAF, or foreign embassies or consular offices in Japan. Please note, a Japanese Translation translated by yourself is not valid in Japan.

Regarding the application procedure of getting a Japanese Translation, please refer to the information attached and the URL below. http://www.jaf.or.jp/...ation/specific_e.htm

We hope these information would help. Please feel free to contact us for further inquiry.

Sincerely, JAF International Relations

voilà. Finalement, même sur la page anglaise de la JAF, le mot OBLIGATOIRE n'est jamais écrit. Du coup, je doute sur le fait d'avoir vraiment besoin de faire ce carnet ou seulement d'avoir un maximum de papiers du véhicule traduit en japonais...

que faire ? 🤪
Limites retrait distributeur ATM au Portugal English translation pending
by Flatour · 2015-03-25 · 12 replies
Bonjour, SVP quelqu'un connait il le montant maximum que je peux retirer avec ma carte bancaire, en une seule fois, au Portugal, et s'il y a des frais?

Attention, je parle bien des limites et frais de leurs distributeurs. Mon emetteur de carte me limite lui a 750euros maximum par retrait, et pas de frais.

Merci.
A travers le wilderness de la Tasmanie English translation pending
by Niouss · 2015-03-18 · 10 replies
Nombreux sont les voyageurs ou les backpackers, qui lors de leur séjour en PVT d'1an font le tour du continent australien en laissant volontairement de côté la Tasmanie, un état île qui parait si petit à côté. Et pourtant, c'est précisément là que j'ai tenu à passer plusieurs semaines lors de mon grand voyage en Océanie. Ce qui m'attirait: le nom, le nom et le nom ! 😎 Beaucoup de mystères entouraient cette île, qui est surnommé le natural state en Australie et dont les paysages n'ont absolument rien en commun avec le mainland (la partie continent de l'Australie). La faune et flore par contre peut être similaire et est clairement en abondance. Plus d'un tiers de l'île est classé en parc national au nombre de 19 ! Enfin la Tasmanie conserve une part histoire dans la traite des prisonniers amené par les colons anglais dans les années 1800.

La Tasmanie est un paradis de la randonnée, ainsi j'ai pu trainer mes guêtres sur l'Overland Track, le célèbre trek dans le parc national Cradle Mountain - Lake St Clair. En fonction de vos compétences, votre parcours en fonction des side-trips votre état de forme vous pouvez y passer entre 3 et 8 jours sur cette randonnée au climat rugueux !











La côte Est de l'île réputée plus sèche héberge un autre parc national très renommé: le parc national de Freycinet. Ses belles plages associées au granit et aux montagnes abruptes donnent un caractère unique aux lieux. Voyez pourquoi sur la photo du coucher de soleil ! Imaginez vous que je campai à côté !





Je suis aussi allé faire un tour au parc national de Maria Island, une île, paradis de la wildlife ou seuls vivent des rangers et sans électricité !



Lors d'un dernier trek, très difficile sur le Frenchmans Cap Track inclus dans le parc national Franklin-Gordon Wild Rivers, la rigueur du climat tasmanie a pu s'exprimer avec des conditions difficiles: humidité et neige sur les hauteurs:



Enfin le dernier parc national visité, celui de Hartz Mountains est le cadre idéal pour une balade à la journée sur un plateau et d'avoir une vue sur tout le sud-ouest de la Tasmanie, notamment la zone sauvage classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ici, personne n'habite ou ne vient. Celui qui s'y aventure en dehors des tracks déjà difficiles, risque la mort, tellement le bush est dense et humide.



J'aurai voulu voir d'autres parcs nationaux mais il faut savoir que pour la plupart d'entre eux, l'accès est difficile et réservé aux véhicules bien équipés ! Ainsi, pas de parc national de Walls of Jerusalem, ni de Mount Field pourtant pas loin d'Hobart.

Je vous ait précédemment dit que les animaux régnaient sur cette île, j'en ai vu effectivement un très grand nombre, mais mon appareil photo étant ce qu'il est, je n'en ai capturé convenablement que très peu, en voici quelques échantillons: Un wallabie avec son bébé



Un paddemelon, une autre variété de marsupial



et enfin un wombat. Pas de diable de Tasmanie, pourtant sur Maria Island, 15 d'entre eux sont répertoriés ! L'espèce se réduit au fil des années et est en grand danger.



Jusqu'à présent, j'ai beaucoup abordé l'aspect "nature" de la Tasmanie mais il y a aussi un peu l'aspect culturel notamment avec Port Arthur la plus ancienne prison d'Australie et qui est un des points névralgiques de l'Histoire du pays. Ensuite, avec Hobart, la capitale de l'île, plusieurs musées sont accessibles dont le très réputé MONA. Outre ces aspects, le marché de Salamanca se déroule le samedi et permet à tous les agriculteurs de la région de vendre leurs produits majoritairement "bio". Enfin Hobart ne serait rien sans son veilleur, qu'est le mont Wellington à partir duquel, par beau temps, une très large vue est possible sur le sud ouest.





Pour finir quelques photos pêle-mêle de différents endroits ou je me suis rendu: Strahan, Geeveston (pour un volontariat)









Ce que je retiens de la Tasmanie ? Que j'y serai bien resté un peu plus longtemps. 1 mois et demi ne sont pas assez quand on voyage à mon rythme... Certains voyageurs y sont restés 4 mois ! D'autres parcs nationaux me faisaient de l'oeil ainsi que des volontariats. Sa taille est trompeur vis à vis du mainland mais il y a énormément de choses à faire. Par contre il est clair que sans voiture, point de salut pour se déplacer convenablement. Tassielink assure des liaisons mais elles ne sont pas fréquentes.

Si vous voulez lire mon carnet de voyage en entier, c'est par Carnet de voyage en Tasmanie

Sinon je reste disponible pour toutes vos questions sur ce fil !

A tout bientôt !
Un mois au Laos - février 2015 English translation pending
by Ikko · 2015-03-10 · 7 replies
Voici mon retour (avec plus ou moins de détails) de mon séjour au Laos en février 2015

Galerie photo :
https://www.flickr.com/...s/72157651203348915/

Le Lonely Planet pour le Laos est très mal fait et je pense qu’ils ne s’y sont pas rendus depuis au moins 10 ans !

- Arrivée de Paris à Bangkok Suvarnabhumi Compagnie JetAirways avec escale de 1h30 à Bombay. Rien à signaler à part les repas Indien franchement pas terrible (à nous couper l’envie de remanger indien) Arrivée à Bangkok 18h40 et nous avons un vol Air Asia pour Chiang Mai qui décolle à 21h30 de l’aéroport de Don Muang. On trouve un taxi pour 600 baths (pas le temps de négocier) on lui fait comprendre qu’on est pressé il roulera à 130 km/h tout le long et nous arriverons juste à temps pour notre vol (ouf !)

-1 jour à Chiang Mai pour se remettre du vol 2 nuits à Julie Guesthouse (lit double avec douche chaude et ventilateur 500baths) Depuis notre passage en 2010 la ville a bien changé, énormément de jeunes européens avec des pantalons de clowns et les cheveux bleus, on ne se croyait limite plus en asie. La guesthouse est assez bruyante du coup et la nourriture proposée s’occidentalise un petit peu trop. Nous réservons notre minivan pour Chiang Khong le lendemain matin directement à la guesthouse et sortons profiter un petit peu de la fête des fleurs avant de quitter la ville au plus vite !

- Huyai xai Le trajet de Chiang Mai jusque Chiang Khong en minivan se passe plutôt bien et est assez rapide. Le chauffeur fait une pause de 20 minutes au temple blanc de Chiang Rai pour que l’on puisse le voir (sympa). On passe la frontière sans aucun soucis vers 17h environ 30 minutes (un dimanche). Nous passerons la nuit à Huyai Xai avant de reprendre le bus le lendemain matin à 7h pour Luang Namtha. C’est juste une étape obligatoire. Il y a rien de spécial dans la ville (rue). On se tâtait à partir 3 jours à Gibbon Experience mais on a croisé des anglais qui y allaient le lendemain et n’avions aucune envie de partager 3 jours avec eux, de plus le prix à 2 s’élevait à presque 500 euros… Guesthouse B.A.P. La patronne est un sacré personnage qui essayera à coup sûr de vous vendre tout ce qu’elle peut à un prix très élevé. Il y a 30 ans elle devait vendre de l’opium maintenant elle loue des chambres plutôt sommaires. On réservera notre bus pour Luang Namtha chez elle mais elle oubliera de nous faire payer le lendemain matin (+1 pour nous, elle avait qu’à être sympa)

- Luang Namtha Nous montons donc dans un vip bus avec couchette (il faut enlever ses chaussures en montant dans le bus). C’est assez confortable pour les 5h de trajet qui nous attendent mais pour ceux qui vont jusque Vang Vieng il devront tenir 22h…. Le trajet se passe bien, les locaux présents dans le bus supportent très mal le transport et vomissent chacun leur tour. Nous arrivons à la gare routière de Luang Namtha et de là il nous faut un tuk tuk pour rejoindre le centre ville. Là les chauffeurs sont très froids et à part money ils ne savent rien dire d’autre. Nous refusons de monter dans ces conditions et faisons mine de nous en aller. Un autre chauffeur arrive et on peut négocier le prix mais il ne faut pas le montrer aux autres chauffeurs. Sur ce forum j’avais trouvé la guesthouse Tie Dam à Luang Namtha. L’endroit est superbe, les bungalows tout confort avec une très belle vue sur un plan d’eau et des rizières, 50000kips/nuit. Seul soucis nous sommes arrivés avec une Suisse et il ne reste qu’une seule chambre. Elle n’a pas cédé la place donc mon amie et moi reprenons nos sacs et nous allons à Zuela guesthouse devant le marché de nuit. Là on nous propose une chambre double avec douche chaude pour 70000kips. L’endroit est très propre, nous sommes content quand même. Nous voulions faire un trek dans la région mais pensions attendre le lendemain matin pour s’y intéresser lorsque nous entendons des français parler à côté de nous, ils partaient en trek de 3 jours le lendemain matin et nous pouvions intégrer leur groupe pour que l’on paye tous moins cher. On s’est dit que d’être entre français serait surement plus drôle, nous jetons un œil à l’intitulé du trek et nous acceptons de les rejoindre. 35 euros par personne pour 3 jours avec l’eau et les repas fournis, vraiment pas cher. C’est l’agence qui est dans la Zuela guesthouse. Donc 3 jours dans la jungle, nous étions 7 et avions 4 guides avec nous. La marche était assez physique à travers la jungle sans compter le poids du sac avec chacun 2 bouteilles d’1L5 d’eau. Première nuit dans une cabane en pleine jungle (pleine de très grosses araignées) et repas cuit dans les bamboos. 2e jour, marche dans la jungle et nuit dans un village Lantern. Très sympa et après le repas le Lao lao coulait toujours à flôts. Le dernier jour Canoé sur la rivière, très physique aussi, retour à 18h à la guesthouse. Nous réservons tout de suite notre bus dans une agence pour partir le lendemain matin à Muang Khua (120000kips/personne). Nous souhaitons reprendre une nuit à Zuela avant de repartir mais bizarrement la chambre à 70000kips prise 3 jours avant était passée à 130000kips, nous décidons de ne pas dormir là du coup. Nous irons dans la rue juste en face du marché de nuit je ne me souviens plus du nom de la guesthouse mais il y en a qu’une avec restaurant. 650000kips mais vraiment glauque. Nous avons mangé au marché de nuit (qui ne propose que de la restauration). Nous avons très bien mangé en compagnie des femme Akhas qui vendent officiellement des bracelets, des sacs mais qui sont surtout là pour vendre de l’opium aux touristes. Nous ne craquerons bien sûr pas mais elles restent néanmoins très sympathiques.

-Muang Khua Le bus pour Muang Khua va jusque Dien Bien au Vietnam et est en fait un minivan pouvant à la base accueillir 10 personnes je dirais. Nous étions en fait 23 dedans, entassés les uns sur les autres. Les sacs sont sur le toit, nous avons eu une très grosse pluie de mousson juste avant d’arriver sur Muang Khua rendant toutes nos affaires trempées ! J’avais vu sur ce forum la guesthouse Manotham et nous n’avons pas été déçu, je pense que c’est la meilleur guesthouse de la ville. Il y a juste le karaoké juste à côté qui fait un peu de bruit mais à 22h tout est terminé. Il faut traverser le très beau pont suspendu, de l’autre côté prendre sur la gauche et c’est à 50m. Vous êtes dans le village Khmus et l’ambiance y est plus agréable que de l’autre côté. 70000kips la nuit (lit double, douche froide mais douche chaude commune). La vue de la chambre donne sur le pont et la rivière, très reposant. Nous avons mangé dans la rue qui mène à l’embarcadère, pas trop mal. Nous avons aussi testé le Nam Ou River Guesthouse pour y manger. En fait c’est les enfants de 12 ans qui servent (en buvant de la Lao Beer) donc mieux vaut ne vraiment pas être pressé. Nous resterons deux jours à Muang Khua le temps que tout notre linge soit sec. L’endroit est très calme. Il y a un centre d’information pour touristes mais ils ne parlent pas un mot d’anglais donc il s’avère inutile. Nous reprendrons la route sur la Nam Ou en direction de Muang Ngoi Neua. Le bateau ne se réserve pas à l’avance, il faut prendre son ticket le matin même à l’embarcadère entre 9h et 9h30 pour 100000kips par personne. Le bateau part à 9h30.

-Muang Ngoi Neua Le trajet en pirogue de Muang Khua jusque Muang Ngoi Neua se passe bien mais nous sommes entassés comme du bétail, attention les crampes !! La vie le long de la rivière est très belle, on voit des pêcheurs, des villageois, des enfants se baigner, des troupeaux de buffles…. Au plus on se rapproche de Muang Ngoi au plus c’est beau (les falaises Karstiques poussent à l’horizon) Nous ne verrons pas d’éléphant de tout le voyage, c’est à se demander s’il y a encore beaucoup d’animaux sauvages au Laos car à part des buffles nous ne verrons rien. Arrivés à Muang Ngoi il y a du monde qui cherche une chambre, du coup il faut faire vite pour trouver un bungalow avec hamac face à la rivière. Nous en trouverons un à la Veranda guesthouse (75000kips lit double et douche chaude) Le village est certainement l’un des plus bels endroits que nous avons vu. Pas de route, pas de béton, pas de voitures… Malheureusement une route est en construction et le village vit certainement ses derniers instants de tranquillité. Le premier soir nous avons voulu manger un bbq au riverside restaurant. Je le déconseille fortement, tous les plats sont congelés, nous n’y retournerons plus du séjour. Le lendemain nous partons visiter 3 villages aux alentours. Pas besoin de guide c’est assez simple (même si nous nous sommes perdus au milieu des rizière par 40 degrès) Le décor est magnifique avec toutes les montagnes karstiques. Le soir nous mangeons dans la rue, on peut acheter des saucisses grillées très bonnes pour 2000kips et croyez moi c’est bien meilleur que dans les restaurants en dur qui veulent trop souvent s’adapter aux touristes occidentaux et qui ne savent plus cuisiner avec leurs goûts. On retrouve le problème partout même en Thailande, un conseil mangez dans la rue pas dans les restaurants !

-Luang Prabang Nous avions prévu de faire une étape à Nong Khiaw avant de terminer à Luang Prabang mais après Muang Khua et Muang Ngoi la ville de Nong Khiaw n’est vraiment pas belle du coup on est tout de suite allé à la gare routière prendre un bus pour Luang Prabang. 60000kips à 2 pour le pire trajet en bus depuis le début. C’était un minibus encore une fois, ils avaient rajouté des banquettes à l’intérieur donc aucune place pour les jambes (re les crampes !) La route était interminable mais sommes arrivés à destination. C’était le nouvel an Chinois et tout le monde disait qu’il serait difficile de trouver une guesthouse sans avoir réservé (ce qui était notre cas). Effectivement tout était full et il y avait des troupeaux de chinois partout ! J’ai tenté une guesthouse que j’avais trouvé sur ce forum mais je ne me souviens plus du nom, il y avait de la place à 100000kips la chambre double mais tout était noir, très glauque très sombre, la maison de l’enfer en quelque sorte, on est pas resté. On a essayé 10 guesthouses mais toutes full nous n’y croyions plus puis nous avons fini par trouver à la paddichit guesthouse (130000kips la nuit, chambre double et douche chaude) très bien située, entre le Mékong, le morning market et le night market. Par contre la chambre était en rez de chaussée on aurait dit une cellule de prison, sans fenêtre. Mais bon nous n’avions pas le choix tout était full et les prix multipliés par 3 à cause des chinois ! Café et bananes gratuites… On était pas là pour rester dans la chambre de toute façon donc nous resterons là 3 jours. Nous irons forcément au night market. Depuis le début du voyage aucun magasin de souvenir au Laos, pas d’artisanat local, rien. Pour mon amie qui aime les bijoux le night market était comme une libération mais soyez prêt à négocier sévère ! En moyenne il faut diviser les prix par 2 ou par 3. Si vous ne négociez pas attendez vous à ne vraiment pas faire d’affaires. Nous avons mangé au night market mais mauvaise idée, les poissons grillés, le poulet et presque tout le reste à du passer sur le grill 3 ou 4 fois (3 ou 4 jours) avant de finir devant vous. Par la suite nous mangerons sur les terrasses surplombant le mékong. Pas extraordinaire non plus mais meilleur que le marché. La ville n’est pas très grande mais elle est très belle et très agréable. J’irai même jusqu’à dire que c’est ma ‘grande’ ville préférée d’Asie jusque là (mais je n’ai pas encore trop de comparatifs) Se promener dans ses ruelles est très agréable. Nous irons faire les chutes de KuangSi pensant que ca serait au moins aussi bien que les chutes d’Erawan en Thailande, il n’en est rien, l’eau est très bleue mais ca fait vraiment pas naturel ca ressemble plus à un parc d’attraction qu’à une vraie forêt. Avec des ours en cage où on te dit qu’on aime pas les animaux en cage mais où ils grandiront en cage donc bof. Là encore beaucoup trop de chinois durant notre séjour, on se serait cru sous la tour Eiffel, pire !. On se baigne un peu quand même mais sur le coup on repense à Erawan. Nous nous renseignerons à Green Discovery pour un trek ou des activités mais c’est super cher pour ce que c’est et comme nous avons vraiment bien profité de notre trek à Luang Namtha donc nous n’irons pas.

Nous nous renseignons du prix pour rejoindre Bangkok en avion car nous souhaitons passer quelques jours sur une île Thaï avant notre retour. 165 euros (1 personne) avec la Lao Airlines, un peu cher mais pas le choix si on veut pas perdre de temps. J’ai repéré l’île de Koh Kood en dessous de la grande Koh Chang. Nous prendrons donc l’avion jusque Bangkok puis un bus de ville jusque Trat et un bateau jusque Koh Chang. Il est 20h il faudra se poser à Koh Chang mais je n’ai pas d’adresse. On monte dans un tuk tuk et le long de la route c’est un défilé de bars de nuits avec prostituées, fétards et musique à fond. On est dépité avec mon amie, c’est tout ce que l’on déteste. On trouve une chambre au Night et Day restaurant (600baths, lit double et douche chaude) l’endroit ne nous convient pas mais la patronne est très sympa. On passe la nuit là et on réserve un speed boat pour Koh Kood le lendemain matin (30 euros pour 1 personne, cher !)

-Koh Kood Nous n’avions pas vraiment d’adresse non plus pour Koh Kood mais je savais qu’il serait difficile de trouver quelque chose de convenable pour moins de 50 euros la nuit. Le bateau arrive sur le ponton du Siam Beach Resort, l’eau est cristalline, on voit le fond et les poissons. Il y a des cocotiers tout le long de la plage et les bungalows sont à même le sable. C’est décidé on descend là ! On se dépêche de se renseigner du prix. 1200 baths le bungalow double avec douche chaude, sur le sable. On restera 7 jours donc on négocie le prix pour tomber à 1000baths. On cherche pas plus loin ca nous convient. La plage est superbe, le bungalow aussi, seul bémol le restaurant. On y mange pas très bien, tout est occidentalisé une fois de plus. C’est quand on a commandé une seafood salade qui est arrivée avec deux grosses cuillères de mayo qu’on a dit ca suffit on ne mangera plus ici. Seul soucis c’est qu’il n’y a pas d’autre restaurant sur la plage, il faut rejoindre la route principale 15 minutes à pieds mais ca grimpe pour trouver quelques stands de bord de route. Là on mangera la meilleure papaya salad de notre séjour. Il n’y a pas de voiture sur l’île, on peut louer des scooters pour 250baths la journée. On peut aller voir des waterfalls et 2 villages de pêcheurs où à part manger un poisson grillé à 400baths il n’y a pas grand chose à faire. Il n’y a pas d’ATM sur l’île ni aucune boutique. C’est ce qui fait tout son charme. Nous ferons une journée de snorkeling dans le parc national de Ayo Wai autour de l’île de Koh Krang. L’eau doit bien être à 30 degrès et il y a des milliers de poissons et de coraux. Un endroit magnifique. (1000 baths / personne pour une journée complète avec le matériel et gâteaux, repas et boissons sur le bateau)

Si vous arrivés sur la plage du Siam Beach, allez vers la droite, passez le pont en bois il y a d’autres bungalows que l’on avait pas vu en arrivant. Il y en a très jolis à 900baths (lit double et douche chaude) ou dans le style Robinson, un lit double entre 4 planche de bois tout au bord de l’eau pour 500baths sans wc et sans douche qui sont à l’extérieur. Vous profiterez de la même plage que le Siam Beach.

Nous rejoindrons Bangkok avec le katamaran rapide et un minivan depuis Koh Kood pour 800baths/personne

-Bangkok Nous ne souhaitions pas rester à Bangkok car la première fois nous n’avions pas trop aimé. Finalement nous y passerons 2 jours histoire de ne pas rester sur une mauvaise impression. Nous avions une adresse au Nouvo Hotel mais c’était hors de prix (75 euros la nuit) nous descendrons donc avec les autres passagers à Khao San Road… Mauvaise idée mais bon ! On trouve une chambre dans un peu truc juste en face du wild orchide guesthouse. 400baths la nuit pour deux lits simples et sdb partagée et ventilateur. Bon autant le dire tout de suite c’était vraiment pas top, le quartier non plus, zéro ! Bref, on va essayer de visiter un peu donc on sera pas trop dans le quartier. Je voulais faire les klongs en 2010 déjà avec Thuan mais il a disparu donc je n’ai pas pu prévoir cela avec lui. Arrivant à Bangkok alors que ca n’était pas prévu j’ai du essayer de trouver quelque chose à la dernière minute et sans internet…. Finalement j’ai trouvé un embarcadère qui m’a proposé un tour de klongs pour 1000baths à 2 sur un longtail boat. On a accepté ! C’était très sale et il n’y avait pas grand chose à voir, à mon avis c’était pas une bonne affaire mais bon c’est tout, j’étais mal renseigné. Du coup déçu. Nous avions trouvé une carte de Bangkok pour savoir où aller, nous y avions repéré des marchés d’artisanat et ‘handcraft’ en fait rien du tout, les marchés mentionnés sur la carte ont disparu ! De même que l’ancien Night Bazar où nous étions allé en 2010 à été revendu à un promoteur pour y construire un Mall ! donc rien ! Donc une nouvelle fois très déçu par Bangkok, je pense que je n’y retournerai pas ou alors juste pour un transit. La ville est sale, on enlève tout ce qui pouvait y faire son charme pour y construire des grands centres commerciaux comme on en trouve partout dans toutes les grandes villes du monde où les gens achètent les même choses… bref sans intérêt. On aura quand même fait 2/3 belles trouvailles avant de reprendre notre vol retour pour la France.

En tout cas le Laos nous en garderons de magnifiques souvenirs, sa tranquillité et le sourire de ses enfants au fond de la tête.
Statue d'une femme à Hell-Bourg (la Réunion) English translation pending
by Miju69 · 2015-01-28 · 8 replies
Bonjour,

Sur la place du village à gauche en montant il y a une statue d'une femme qui je crois était l'épouse d'un gouverneur, quelqu'un peut-il m'en dire un peu plus. Merci d'avance.
Annulation gratuite hôtel English translation pending
by SLC2012 · 2015-01-12 · 6 replies
Bonjour, Je regarde un hotel sur booking.com ou il est clairement indiqué: Annulation gratuite - Paiement plus tard. Je voulais savoir s'il n'y avait tout de même pas des frais (carte bancaire par exemple) si je venais a annuler la réservation. En clair, est-ce-que je suis remboursé a 100% si je venais a annuler. Merci par avance du partage de vos expériences.
Baie de Ha Long en décembre English translation pending
by Mariongo · 2013-11-07 · 4 replies
Hello,

Je m'apprete a debourser un gros montant pour une croisière de 3 jours et 2 nuits le 22 decembre de cette année sur la baie d'halong, mais il semble que le temps en cette periode ne soit pas idéal et je veux etre sure de profiter de ce moment. Est ce que quelqu'un peut me dire si ca vaut quand meme le coup? Quelqu'un a - t- il deja effectué cette croisiere a la meme periode ?

Merci de vos reponses
Croisière sur la baie d'Halong en décembre English translation pending
by Mariongo · 2013-11-06 · 8 replies
Hello,

Je m'apprete a debourser un gros montant pour une croisière de 3 jours et 2 nuits le 22 decembre de cette année sur la baie d'halong, mais il semble que le temps en cette periode ne soit pas idéal et je veux etre sure de profiter de ce moment. Est ce que quelqu'un peut me dire si ca vaut quand meme le coup? Quelqu'un a - t- il deja effectué cette croisiere a la meme periode ?

Merci de vos reponses
Nourriture et lit bébé dans les guest houses/hôtels (Asie du Sud-Est) English translation pending
by Shadowtina · 2013-10-24 · 9 replies
Bonjour,

Comme déja demandé dans de nombreux posts ou blog, mais comme je n'ai pas trouver ma réponse😠 , je remarque que les gens répondent alors qu'ils ne connaissent pas la réponses.🤪 je repose donc la question pour les voyageur avec bébés: 1. y a t il des lits sinon quel autres moyens ou idée pour faire dormir un bébè de plus d'un an en thaillande, Vietnam, Laos, Cambodge ?( sachant que nous avons des petits budget routard )

2. Quel genre de nouriture je peu donner? yaourt, lait, puree, riz sans épice legumes etc...

merci

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