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Retour d'expérience d'une croisière sur le MSC Musica du 13 au 20 juillet 2008 English translation pending
by Lyride · 2008-07-22 · 47 replies
Bonjour à tous !

Je me permets de poster un message car j'ai eu l'occasion de faire la croisière du MSC Musica il y a quelques jours en Grèce et en Croatie. Comme ce site m'a énormément aidé, je souhaite à mon tour vous faire part de mon expérience.

Je suis partie le 13 juillet 08 de Venise avec mon ami. Nous sommes ensemble depuis 6 ans et nous avons 27 et 28 ans. Le jour du départ, heureusement que nous étions déjà à Venise depuis 2 jours car on a eu plein de bouchons sur la route depuis la Suisse. En effet, prévoyez de partir assez tôt, voire même de passer une nuit à Venise pour être sûr d'être à temps sur le bateau, on sait jamais. On a pas fait le voyage en bus proposé par MSC car c'était trop cher à notre goût : 260 Frs par personne.

Bref, nous avons été checker les bagages assez tôt, vers les 11h du matin. On aurait pu le faire plus tard, mais nous ne voulions pas avoir à faire une longue file d'attente. Et d'ailleurs c'est mieux comme ça vous pouvez directement profiter du bateau et vous installer dans votre chambre :-) En fait les bagages sont prises au checking et déposées devant la porte de votre chambre environ 2-3 heures après. Une fois monté sur le bateau, vous pouvez directement dîner (déjeuner pour les français :-P) au buffet qui est ouvert jusqu'à 17h. Et après profiter de la piscine. On s'est donc offert un chouette repas bien gourmand :-) A l'entrée du buffet, on nous a proposé de prendre des forfaits boissons. Et oui, toutes les boissons se paient sur le MSC. Pour ma part, j'ai choisi de boire l'eau donnée gratuitement en carafe. Les serveurs servent les verres un par un, mais au moins c'est gratuit. Bon le goût de l'eau est un peu chloré, mais ça se boit :-P Et comme la bouteille d'eau est à 2.60 euros j'voulais pas dépenser dans le vide. En fait on est assez économe avec mon ami car on est jeunes et avec peu d'argent. Bref, concernant les forfaits, il y en a pas mal. Mais mon ami ne buvant pas d'alcool, j'ai choisi de prendre un forfait cocktail (12 cocktails alcoolisés) pour 63 euros et lui a choisi de prendre un forfait cocktail sans alcool pour 38 euros. Il a prit aussi un soft pack pour 28 euros afin de boire dix canettes de coca, schwepps, etc.

La chambre était superbe ! en plus on a eu droit à un surclassement. A la base on avait une chambre sans balcon, sans fenêtre et on nous a surclassé ! Donc on a eu droit au balcon et ça vaut la peine quand même ! On peut tout voir depuis son balcon c'est génial ! Tous les jours, les chambres sont nettoyées. Le matin et le soir pendant qu'on est au souper. Donc l'hygiène est top nickel !

Concernant les repas, hormis le premier jour, lorsqu'on est revenu de Dubrovnik et pour le petit-déjeuner, on a toujours mangé au restaurant. Une fois on a commandé en cabine, mais c'est plus sympa de petit-déjeuner quand même au buffet. On peut se servir comme on veut, c'est mieux. Au resto pour le midi (quand on était là) et le soir c'était plus calme et moins bruyant qu'au buffet. Pour le resto, on avait réservé des places depuis notre agence de voyage, une table pour 2 au Maxim. Le dimanche même, on a reçu notre carte magnétique pour le bateau avec notre nom et le numéro de table. Mais nous avions réservé au Maxim et on était à l'oléandro. Du coup on a voulu changer, le Maxim étant soi disant plus cosi. Et en fait, le dimanche vous avez entre 12h et 16h pour aller faire vos demandes de table auprès des maîtres d'hotel au tucano lounge (faut demander à la réception). Heureusement qu'on l'a fait car en fait on avait une table de 8 personnes à l'Oléandro ! On a exigé d'avoir une table de 2.. et ma fois on s'en foutait d'être au Maxim ou à l'Oléandro. Le dimanche soir on a quand même dû manger à notre table de 8 (je me suis ennuyée d'ailleurs car ils parlaient tous allemand !). Mais dès le lundi, on avait notre petite table de 2 à l'Oléandro, ouf !

Ensuite concernant les spectacles sur le bateau, c'est gé-nial !!! les spectacles sont magnifiques avec contorsionnistes et tout ! c'est tous les soirs extra ! donc à ne pas louper ! ça dure 30 à 45 minutes.

Les infos pour chaque ville sont glissés sous la porte de votre chambre la veille au soir très tard. Donc vous avez tout ce qu'il vous faut pour être bien informé.

Pour les excursions, nous avons choisi de tout faire par nous-même car c'était bien trop cher avec MSC : 50 euros environ par personne. Je m'étais évidemment bien préparée, j'avais fait un programme en m'aidant de toutes les infos que j'avais récoltées sur le net (je peux vous l'envoyer par mail sans prob si vous voulez). Et du coup on s'en est sorti pour maximum 40 euros de transports pour les deux pour visiter les mêmes endroits !

A Bari on a été visiter à pied tranquille dans la ville. C'est facile à faire, on se promène et voilà. Il y avait des bus gratuits pour nous amener à la sortie du port.

A Katakolon on devait prendre le train mais il était en grève. Du coup on a dû se débrouiller avec les bus. C'était un peu la galère, mais Olympie vaut vraiment le détour !

A Santorin alors là ça a été le pire jour. Le problème c'est qu'il faut débarquer sur des chaloupes depuis le bateau. La veille au soir on nous attribue un numéro dans notre cabine et on doit attendre que notre numéro soit appelé pour se présenter à la sortie et prendre la chaloupe. Mais on avait le numéro 20 sur 24 chaloupes ! Du coup le bateau est arrivé à 9h à Santorin et on est sorti du bateau que à 11h ! on devait être de retour pour 13h30, la galère ! Car on voulait vraiment aller à Oia ! Là ya une montée de 400 mètres de dénivelé à faire. On voulait monter au téléphérique, mais y'avait plus d'une heure d'attente. Même chose pour monter à dos d'âne. Du coup on est monté à pied.. mais franchement si on est en forme c'est largement faisable. Ensuite inutile d'espérer prendre un taxi une fois à Fira, ils sont tous pris. Il faut prendre le bus pour aller à Oia, attention, y'en a toutes les demi-heure environ, donc c'est un peu le stress. Mais ça vaut vraiment la peine d'aller à Oia.

Une fois de retour sur le bateau, on est parti pour Mykonos.. et là on avait le numéro de chaloupe 23. Mais on était franchement fâché d'avoir attendu aussi longtemps le matin et d'avoir dû stresser comme ça. Et comme les employés ne contrôlent pas du tout le numéro de chaloupe qu'on a lorsqu'on se présente à la sortie, on s'est présenté lorsqu'il ont appelé les numéro 3 et 4 et hop on est parti sur la 2ème chaloupe pour Mykonos. Ouais je sais, ça se fait pas, mais il était hors de question qu'encore une fois on stresse et qu'on puisse pas visiter. Du coup on a eu tout le temps qu'il fallait pour profiter, s'offrir un verre sur une terrasse etc. Le rêve ! Après tout, c'est pas juste d'avoir les derniers numéros deux fois de suite, et na !

Le lendemain on a débarqué à Athènes. Là on a déjeuné assez tôt et on est parti tout de suite. Depuis le port on a dû marché environ 30 minutes avant de trouver une station de métro. Là en métro c'est super facile d'aller jusqu'à la station Akropoli. Mais attention, ensuite faut marcher toute la montée pour aller sur l'Acropole. Et autant dire qu'on était assez fatigué de nos autres visites des jours précédents hi. Mais ça valait trop la peine ! Après on a visité le quartier de la Plaka où on a mangé dans la plus vieille taverne de la ville, taverne indiqué par notre guide Michelin acheté une semaine auparavant. Des gars nous accostaient en ville pour manger dans leur resto, mais ça m'avait pas l'air vraiment typique. Là on a trouvé un endroit sympa, éloigné et très typique. C'était bon et sympa de se faire un vrai repas grec. Car sur le bateau on mange que à l'italienne.

Ensuite le lendemain on a été à Corfou. Là on a loué un scooter pour faire un peu le tour de l'île. Les scooter sont pas cher : 20 à 30 euros pour la journée ! Une plage que je vous conseille c'est Dasia. Gyfalda est super loin et bcp de plages sont caillouteuses. Pour aller à Dasia on peut aussi prendre le bus. A Dasia on a atteri au Malibu Beach club, un endroit ou pour 5 euros vous louer un transat et ya une piscine au bord de la mer. Extra ! et après retour au bateau :-)

A Dubrovnik MSC vous propose de prendre un bus payant pour 8 euros par personnes. Mais oubliez ! Prenez le bus, l'arrêt est à 200 mètres du bateau et pour 1.50 euros pour deux vous allez jusqu'aux centre ville, aux remparts. Attention, au retour on nous a refusé les euros dans les kiosques, seuls endroits où ils vendent les tickets de bus. Heureusement, un gentil boucher nous a échangé nos euros contre des Kuna, la monnaie du coin. Bref prenez qq Kuna avec vous ou échangez les. En tout cas Dubrovnik est superbe ! Vous payez 7.50 euros par personne pour monter sur les remparts mais ça vaut vraiment le détour.

On a eu 2 soirées de Gala, dont une après la visite de Corfou et là ça a été le stress car on devait être de retour sur le bateau avant 19h et le souper 1er service était à 19h15 hi. Donc on est rentré un peu avant histoire que je me fasse belle. On a pas eu le droit à la photo du commandant lors de la première soirée de Gala car ya eu un prob technique avec le bateau. Mais de toute façon c'est environ 20 euros LA photo donc on en a même pas achetée. Quand le photographe venait vers nous on disait non.

Ah et le buffet magnifique ! c'est un buffet spécial fait à minuit le vendredi soir pour nous. Bon j'trouve qu'il pourrait le faire lors d'un souper mais bon bref.. on est resté réveillé jusque là et par hasard on est rentré dans la salle du buffet du côté du resto qui normalement était fermé. Et non, c'était ouvert ! Alors on a pu faire plein de photos alors que tous les passagers attendaient de l'autre côté hi. Le buffet est magnifiquement décoré.. mais une fois que les gens rentrent c'est vraiment la cata. Tout le monde veut faire des photos et tout le monde se bouscule pour manger ! Certains se servent des monstres assiettes et laissent la moitié dedans. C'est vraiment nul ! surtout lorsqu'ils prennent des gâteaux qu'ils laissent dans l'assiette alors que nous on a pas pu en avoir car on a attendu que ça se vide un peu pour aller au buffet !

Concernant les pourboires, on a pu aller le jeudi pour mettre 0 euros au lieu des 84 euros demandés d'office par la croisière. Vous pouvez faire ce changement uniquement ce jour-là.. mais renseignez-vous. Moi j'me dis qu'on paie notre croisière et on paie les boissons chers (2.60 euros pour une canette de coca) donc faut pas en plus encore demander des pourboires ! Mais si on avait plus de sous on s'en foutrait.. c'est juste qu'on est jeune, qu'on économise et voilà. Y'avait bcp de retraités américains sur le bateau. Je suis sûr qu'eux ils ont laissé les pourboires.. et donc tant mieux pour eux.

En résumé, notre croisière sur le MSC Musica était superbe, certes il faut se préparer avant, préparer ses excursions, se dire qu'il y aura tjrs des frais en plus (on en a eu pour 200 euros de boissons en plus pour la semaine pour les deux), mais c'est génial. Les serveurs sont supers sympa, mais tous indonésiens hi. Donc ils parlent l'anglais et encore pas super super bien hi. Et surtout débrouillez-vous par vous-même, n'achetez pas les excursions.. ou alors à la limite celle de Santorin qui va à Oia.. histoire de gagner du temps car les excursionnistes sortent le premier du bateau.

Mais voilà.. semaine magnifique, plein de souvenirs en tête, plein de bons moments.. et bien fatiguée car c'était quand même sportif comme vacances hi. Je repartirai sans doute en croisière dans qq années.. ptêt avec Costa pour voir la différence, mais je repartirai !

Salutations à tous et bonne croisière !

Lyride
Trente jours de vélo à Cuba: état des routes entre La Havane et Holguin? English translation pending
by Gb · 2008-07-20 · 9 replies
Bonjour, je prévois un voyage de 30 jours en vélo à Cuba. Partir de La Havane et rouler jusqu'à Holguin. J'aimerais connaitre l'état des routes et des sites de personnes racontant leur expérience de Cuba en vélo. Merci.
Croisière transatlantique Lisbonne-Brésil sur le Splendor of the Seas English translation pending
by Tiblack · 2008-07-20 · 10 replies
J'aimerais parler a quelqu'un qui est déjà allé sur splendor of the sea. J'ai réservé avec ce bateau pour une croisière transatlantique de Lisbon jusqu'au Bresil.

Merci
Tour du monde avec un petit budget? English translation pending
by Zozot · 2008-07-17 · 17 replies
Bonjour, je pense entreprendre un voyage avec une amie qui ferai canada, Japon, Océanie à pied et en stop et prendre le temps de connaitre la culture et les gens du pays et donc rester environ un an par pays (voir plus si j'en est envie).

Pour se voyage je pense partir bien équiper mais ne sais pas exactement quoi prendre, tout en évitant du poids inutile.Je pensais éventuellement au GPS, à une gourde qui rend l'eau des lacs et rivières potable, un sac à dos solaire (solariflex), de bons vêtements pour tout temps et températures et un sac de couchage.Tout cela est il vraiment utile une fois sur place? Pour dormir je prévois de faire du couchsurfing et de dormir sur un banc ou sous un arbre si les températures le permettent, y a il d'autres solutions? Ensuite pour voyager pas cher on ma conseiller les cargos, qui recrutent (toujours d'après se que on ma dit) des plongeurs ou des personnes pour des travaux du style en échange d'une traversée gratuite.

Au niveau du budget hors matériel je ne sais pas du tout quoi prévoir (pour manger essentiellement) quelques conseils ne seraient pas de refus :s

Voila maintenant je vous demande votre avis et vos conseils! Merci d'avance !
Prague: bienvenue à arnakland English translation pending
by Yellowine · 2008-07-15 · 41 replies
Je viens de passer qqs jours à Prague, et j'ai été magnifiquement déçue !!

c'est une totale arnaque aux touristes ! le bar qui te sert une bière de 0, 5L au lieu des 0, 3L demandés (et tu ne t'enr ends pas tout de suite compte bien sûr) et qui refuse que tu ne payes que les 0, 3L le salon de thé qui te sert le thé le plus cher (la version dans la petite théière spéciale rigolotte) alors que tu as montré sur la carte "thé" les restaurants qui rajoutent sur la note des frais de "couverts" et frais de service (bien sûr ce n'est indiqué nulle part que cela n'est pas inclus dans les tarifs), ce qui gonfle pas mal la note les prix non affichés chez les vendeurs et même certains restos le "goulash" mmmmmiam, sauf que le prix affiché, c'est seulement la viande, ils te demandent "avec quoi comme accompagnement ? " toi, bah du riz --> c'est compté en plus le train du retour qui est affiché sur le panneau, ok, tu es là 1h avant, tu attends que le quai s'affiche ; tu attends, tu attends ; tu te dis "tiens, ce n'est pas comme à Paris où le quai est affiché au moins 20 minutes avant". Tu te dis "ah, mon train va voir du retard" (d'autres trains affichés ont du retard). Et puis l'heure H arrive, et l'affichage se réactualise, et ton train disparaît !!! Là tu vas voir au guichet, et le gars te dit, énervé, que le train ne part pas de cette gare mais d'une autre, à cause des travaux. Mais eux ça ne les gêne pas que ce ne soit pas indiqué, et que ton train lui il soit annoncé. (Reste bloqué qqs heures de plus, retire encore de l'argent au guichet car tu t'es arrangé pour tout dépenser ce qui te restait, et que t'as plus rien pour bouffer). et le classique coup du pickpocket.

😠

J'y étais déjà allée il y a 4-5 ans, et vraiment là l'ambiance a changé !! Je n'y retournerai JAMAIS. Méfiez vous de TOUT là-bas : vous êtes un touriste donc un pigeon.
L'Ouest américain hors des sentiers battus - récit et images - 1e partie English translation pending
by Oliv2019 · 2008-07-15 · 51 replies
Deuxième carnet de voyage sur l'Ouest Américain en moins de 9 mois...nous nous en excusons mais comme on dit quand on aime on compte pas ! Promis on a décidé de faire une pause...jusqu'à l'année prochaine.

Ce deuxième voyage avait pour nous une saveur un peu différente car il venait après celui de la découverte et de l'ébahissement qui était encore tout frais dans nos souvenirs (Août/Septembre 2007). Nous avions décidé cette année de faire un parcours hors des sentiers battus en y incluant majoritairement des endroits peu fréquentés par les touristes (ce qui ne veut pas dire par les locaux...) et permettant de faire un maximum de pistes.

Deuxième option choisie : une plus forte sédentarisation dans la mesure du possible, c'est-à-dire de rester 3-4 jours dans la même zone de découvertes.

Quelques petits renseignements avant de rentrer dans le vif du sujet... Dates du séjour : 24 mai au 15 juin 2008 (22 jours). Nombres de km parcourus en voiture : un peu plus de 6 000 km Nombres d'heures de randonnées : 78 heures (soit beaucoup de kilomètres !) Pistes effectuées : Schnebly road, Dry Creek Road, House Rock Valley Road, five mile mountain road, BLM 431 et Alstrom Point (Page), Valley of the gods, Mulley Point Road (Mexican Hat), Chute Canyon road, Wild Horse Road et Flint Trail (Hanksville), Burr Trail road + strtike valley overlook (Notom Bullfrog Basin road à Boulder), Hole in the rock road, Egypt Road, cottonwood Canyon road (Escalante), BLM 585 (Paria), East 100 North (Kanarraville)



Samedi 24 mai 2008 :

Nous arrivons à LA vers minuit et demi avec 3 heures de retard. Ce n'est pas très grave puisque pour une fois nos baggages arrivent avec notre vol, ce qui est le principal ! Nous filons rapidement récupérer notre voiture qui est un SUV standard, indispensable au vu du parcours à effectuer ! Le loueur nous donne un SUV mais celui ci ne correspond pas vraiment à nos attentes (plutôt du style promenade en ville). On inspecte le parking du loueur dans les moindres recoins et après trois échanges de véhicules, et 1h30..., nous jetons notre dévolu sur un vrai 4X4 de baroudeur : une Jeep LIBERTY :-). Il est désormais presque 3 heures...au dodo (heureusement à coté de l'aéroport) !

Dimanche 25 mai 2008 :

Le lendemain nous nous levons très tot car une longue route nous attend (800 km environ) et nous avons prévu de faire quelques arrêts en route. Le premier est pour faire des courses au Wal Mart (dans lequel on va perdre 2 heures!). Achat primordial de cette année (et que nous recommandons à tout le monde) : une glacière...afin de mettre le coca au frais dans la voiture !

Sur le trajet nous passons par les champs d'éoliennes de Palm Springs (qui servent de décor à plusieurs films hollywoodiens).

Vers midi, nous faisons un détour par le parc de Joshua Tree au nord de Palm Springs. Les Joshua tree sont des arbres qui, par leurs formes, ont fait penser aux premiers pionniers à des croix et lui ont donné par conséquent le nom d'arbre de Jesus (Joshua). Nous pique-niquons rapidement au bord d'un amas de rochers polis faisant penser aux Seychelles. Puis nous faisons la petite randonnée de Hidden Valley, très agréable. Il fait assez frais (paraît il qu'il neigeait encore 3 jours auparavant). Nous zappons Keys View qui était au programme mais la route est encore longue.

Optimistes, nous décidons de passer par des petites routes (Prescott, Jerome, Cottonwood) au lieu de continuer sur la Highway (par Phoenix) car ce trajet, bien que plus long en terme de temps est parait il plus agréable. Cependant, nous faisons fausse route à Prescott dans la Skull Valley (1h de perdue) et effectuons la fin du trajet de nuit...ce qui nous empêche de profiter du parcours...

La fin de trajet est d'ailleurs très éprouvante, la fatigue liée au décalage horaire, ajoutée au manque de sommeil de la nuit passée se faisant sentir. Nous sommes heureux d'arriver à notre hôtel, un days Inn charmant avec piscine jacuzzi. Nous prenons possession de la chambre et nous renseignons sur les différents endroits où dîner un dimanche soir sur la terre à 22h. Autant dire presque nulle part. Nous finissons par trouver un bar restaurant afin de continer notre régime Hamburger. Nous nous couchons aussitôt car une longue journée nous attends le lendemain.

Joshua Tree National Park (3 photos)

Lundi 26 mai 2008 :

Lever à 6H45 nous nous hâtons d'aller déjeuner afin de commencer notre première vrai randonnée. Nous arrivons sur Soldier Pass trail à 8H. La randonnée est prévue pour durer 2 H mais nous sommes de retour à la voiture vers 10H40 car nous nous sommes arrêtés pas mal de temps pour faire les photos dans la crypte, ce qui m'a permis de me familiariser avec le trepied que je venais d'acheter ! Nous changeons donc un peu le programme et décidons d'enchaîner avec « Schnebly Road », piste qui part de Sedona et monte vers les Schnebly hills. La piste est dans un état moyen mais des voitures « normales » la font quand même. Nous nous arrêtons dans un premier temps à Merry-go-round pour escalader la première butte et profiter du panorama, puis au deux tiers nous faisons une petite rando (qui rejoint la Munds Jack Hot loop) qui permet de prendre un peu de hauteur sur Sedona (1H). Nous décidons de continuer la piste jusqu'au bout, c'est à dire l'intersection avec l'Interstate 17 (il est alors 13H15), ce qui nous permet d'aller voir Montezuma Well (de 14H à 14H30) et Montezuma Castle (de 15H à 15H30). Ces deux endroits sont très intéressants et nous permettent d'avoir une journée complète (rando, piste et culture indienne). Ils méritent vraiment le détour. Un petit repas au burger King de Sedona car nous n’avons toujours pas mangé et nous décidons d'aller voir le coucher de soleil à Doe Mountain. Nous entamons la montée à 17H30 (trail très facile) mais en haut nous sentons que c'est pas le bon endroit pour le coucher de soleil (peut être avons nous eu tord) et le vent est assez froid. Nous préférons redescendre (18H40) et aller le voir du coté de l'aéroport (airport overlook). A vrai dire cela ne nous a pas emballé plus que ca... Retour a l'hôtel et dodo



Soldier Pass Trail (2 photos dont la crypte), Schnebly road de Merry-go-round



Montezuma Well, Montezuma Castle



Doe Mountain



Airport overlook (coucher de soleil)

Mardi 27 Mai 2008 :

Lever à 7H pour aller faire Devils Bridge (rando conseillée par la femme de l'hotel et que je trouvais déjà sympa sur internet). Cette rando très courte (1H) est une bonne surprise et le pont de pierre est grandiose (surtout lorsqu'on monte dessus). Après cet échauffement, nous partons faire le trail de Bear Mountain à 10H. La montée est dure et il nous faut 2H40 pour atteindre le sommet. Petite déception en haut car la végétation dense ne permet pas d'avoir de beaux points de vue (mise à part sur les San Francisco mountains eneigés). Heureusement, les 3 canyons surplombés durant la rando sont très jolis. Seulement 1H30 est nécessaire pour redescendre (ce qui fait quand même un total de 4H30 avec les 20 minutes passées au sommet). Nous mangeons au Macdo à 15H. Il est trop tard pour faire Submarine rock, nous allons donc directement au Slide Rock State Park à 16H30 pour nous baigner pensions nous....ça sera sans nous finalement, l'eau est vraiment trop froide (elle ne dépasse pas les 65°F durant l'année). L'endroit est quand même agréable lorsqu'il fait chaud. Nous repartons à 17H30 en direction de Crescent Moon, non sans avoir fait quelques photos au Midgely Bridge surplombant la Oak Creek. Arrivés à 18H15 à Crescent Moon (délestés de 8$ pour y rentrer), nous faisons des photos de Cathedral Rock avec réflexion sur la Oak Creek. On essaie différents endroits pour les prises de vue mais finalement le premier endroit (juste a gauche de l'entrée) était le bon et les autres prises sont moins bonnes. Juste avant le sunset, Cathedral Rock s'illumine en rouge pendant...2 minutes. Il ne fallait pas rater ce moment très court mais incroyable ! Nous mangeons dans un resto mexicain, c'est bon et pas très cher, comme souvent dans les restos mexicains du coin.



Devil's Bridge (2 photos), Bear Mountain (1 photo)

Bear Mountain (1 photo), Slide Rock State Park, Midgely Bridge



Cathedral Rock de Crescent Moon (2 photos)

Mercredi 28 Mai 2008 :

Nous sommes au départ de Fay Canyon à 9H12, rando sans vraiment de difficulté ni d'intérêt si on ne va pas jusqu'au nid d'aigle au fond a droite du canyon. Celui-ci permet de profiter d'un panorama et d'un calme saisissant. L'arch au début de la rando, accessible par un sentier qui remonte la pente a droite est peu photogénique car trop collé à la falaise et c'est dur de pouvoir prendre du recul. Nous reprenons la voiture pour faire West Fork Oak Creek Trail (début à 12H30). Nous pensons qu'il est préférable de prendre nos chaussures d'eau, Grave erreur car au bout de quelques dizaines de minutes, nous sentons que nos pieds commencent à chauffer sérieusement. Malika préfère rebrousser chemin et je décide de continuer la rando en me fixant un temps limite. J'enchaîne passage dans l'eau, course à pied sur le sentier et pose photo sur la rivière. Au ¾ je vois qu'il ne me reste plus assez de temps. De toute façon, je ne vois pas vraiment de changement depuis le début. Cette rando s'apparente plus à une ballade tranquille le long de la rivière et en sous-bois, qui plus est très agréable. Bref assez à l'opposé de ce que je fais (les ampoules auront eu raison de mon attitude précipitée et je reviens avec les pieds en sang au trailhead). Pendant ce temps, Malika s'est trouvé un coin très agréable... juste derrière les toilettes (suivre un petit sentier pendant 50m) au bord de la Oak Creek. Sans blaguer l'endroit est très propice à la baignade si vous supportez l'eau froide. Il est 14H50 lorsque nous partons en direction de Page. La route menant à Flagstaff est magnifique et un petit arrêt à Oak Creek Vista s'impose (attention au vent). A la sortie de Flagstaff nous faisons les parcs de Sunset Crater et Wupatki National Monument. Sunset Crater est un parc tourné autour du thème des coulées de lave du sunset crater ayant eu lieu il y a 1000 ans. C'est très spectaculaire et le lava flow trail est absolument à faire (30 min). Nous continuons avec Wupatki qui permet de voir 5 ruines pueblo (signifie maison en navajo). Ce sont les plus belles ruines indiennes que nous avons vues et le soleil couchant donne de très belles couleurs. Nous sortons du parc à 19H, ce qui fait que nous arrivons de nuit à Page. Il est 21H. Nous allons manger au Macdo où nous faisons la connaissance de Michael, un suisse, qui entame un séjour de 5 mois aux Etats Unis, son 4e séjour de 5 mois en 4 ans !!. On échange un peu sur nos randos à venir, et michael nous indique comment aller à Alstrom Point. En échange nous lui donnons le moyen d'aller aux Tower of silence (Wahweap hoodoos) en passant par la Cottonwood Canyon road et la BLM 431.

Fay Canyon, West fork oak creek trail (2 photos)

Oak Creek Vista, Sunset Crater (2 photos)

Wupatki National Monument (3 photos)

Jeudi 29 Mai :

Nous nous levons à 6H30 afin d'être à la Paria Ranger Station pour le tirage au sort de « The Wave ». Nous arrivons pour 7H50 (heure de Page), ce qui correspond à 8H50 en Utah. Il y a beaucoup de monde, 61 personnes veulent se partager les 10 places de disponibles. Nous attendons d’être tires au sort, ce qui malheureusement n'arrivera pas. Certaines personnes en sont à leur 5e tirage de suite ! Il y a beaucoup d'allemands (les 3/4), 2 italiens, 2 autres français et quelques américains. Internet est sûrement en train de rendre l'accès à ce site de plus en plus impossible... Nous aidons Michael, notre nouvel ami suisse qui est aussi la, en lui indiquant comment se rendre au White ghosts par le chemin le plus rapide avec carte à l'appui. Nous discutons un peu avec les autres français qui cherchent à se rendre à Wire Pass. Au final, nous prenons beaucoup de retard et nous décidons de reporter la visite des deux Antelope Canyon au lendemain Nous retournons a l'hotel prendre notre petit déjeuner tranquillement et décidons de partir vers Wire Pass Buckskin Gulch. Retour donc vers la paria ranger station mais pressés nous ratons l'entrée de la piste qui mène a Wire Pass (la House Rock Valley road). Nous tentons notre chance par la BLM710 qui après un parcours assez acrobatique nous ramène sur la bonne piste. Nous entamons le trail de Wire Pass à 11h30. Apres presque 1 mile sans intérêt, le canyon se rétrécit spectaculairement. Les falaises drapées forment un slot canyon qui n'excède pas 5m de largeur. Les couleurs des falaises ressortent magnifiquement et les nuages permettent de ne pas écraser la lumière. A la confluence avec Bukskin Gulch, nous décidons de continuer un peu. Les falaises sont plus hautes mais nous nous faisons assez vite une idée de l'endroit après quelques miles. Retour à la voiture aux alentours de 14H30.Il est encore trop tôt pour se rendre à Alstrom Point et nous voulons aller voir les hoodoos de Stud Horse point qui ne sont pas très loin. Nous avons les informations sur les pistes a suivre mais après quelques miles nous nous rendons compte que nous nous éloignons des coordonnées GPS de l'endroit. Heureusement, nous avons le GPS... Fini de rigoler, nous inscrivons dans le GPS les coordonnées des hoodoos et nous allons de piste en piste en se rapprochant du petit drapeau de notre carte gps. Bingo ça y est ! Avec pas mal de difficultés on l'avoue... Nous faisons quelques photos et nous partons à toute vitesse en direction du départ de la piste d'Alstrom Point à Big Water. Nous suivons les indications de Michael qui nous ont pas mal aidés. Nous nous sommes simplement un peu trompé au 2e passage de rochers où la piste disparaît complètement pendant quelques dizaines de mètres. Il est 18h15 lorsque nous arrivons. Le paysage est magnifique et nous commençons à regarder quels seraient les plus beaux points de vue pour le coucher de soleil. Apres quelques essais nous trouvons notre place (de toute façon nous sommes seuls !) et mangeons un peu en attendant. Les photos vues dans certains livres nous incitent à rester jusqu'à 21 heures (heure Utah) mais finalement ces couleurs ne viendront jamais (photos retravaillées par logiciel ?) et la nuit noire tombe subitement ! L'obscurité envahissant le ciel rapidement nous avons une petite crainte sachant qu il y a deux passages délicats à gérer. Finalement le retour se passe bien (merci la fonction trackback du GPS !). Il est 21h40 (heure Arizona) lorsque nous arrivons à l'hôtel. Au dodo !

Wire Pass Buckskin Gulch (4 photos)

Wire Pass Buckskin Gulch, Stud Horse Point (2 photos)

Alstrom Point (coucher de soleil sur le lac Powell)

Vendredi 30 Mai :

Nous nous levons à 6H20 pou retenter notre chance pour The Wave. Cette fois-ci nous ne sommes « que » 46. Beaucoup de gens sont la pour la 2e fois et la lutte s'annonce rude. Nous avons les numéros 22 et 23 (on a deux numéros lorsqu'on participe pour la 2e fois d'affilée) La 4e boule qui sort est le 22 !! Comme je ne suis pas très expansif, je ne réagis pas à l'annonce de notre boule et ma chérie a un doute, mais à l'annonce de notre nom, elle pousse un cri de joie. Ca y est on va pouvoir faire « The Wave » ! Nous récupérons le permis du lendemain, ainsi que celui pour Coyote Butte South du surlendemain que l'on avait pris par internet. Nous allons maintenant faire le 2e joyaux de la région de Page : Antelope Canyon. Nous commençons Lower Antelope Canyon en premier vers 9H15. A 10H nous sortons déjà car celui ci est très étroit et nous devons nous plier à ce que fait le gars devant nous... et c'est très rageant de devoir attendre que celui-ci prenne sa photo ! Les couleurs furent en tous cas très belles et on ne le savait pas encore l'endroit fût très calme... Nous allons directement en face, au Upper Antelope Canyon et prenons notre ticket pour la visite de 11H. Ce n'est pas forcement la meilleure heure (12H est préférable) mais au moins le flot de gens qui sont partis a 10H et qui reviennent vers la sortie du canyon pendant que nous le faisons est moins important et donc moins gênant pour notre visite. Dès le début on sent que ça va être la foire. Des photographes partout et dans tous les sens. Il faut jouer sur les prises de vue pour ne pas avoir en permanence un bras, un pied, une tête sur la photo... Ca en devient amusant tellement c'est enrageant. Mais cela n'enlève rien a la beauté du lieu. Un couple de français, croisé la veille dans Wire Pass, nous avait déconseillé d'y aller et prétendait que Wire Pass était aussi beau. Heureusement qu'on ne les avait pas écouté ! Les effets de lumière sur les roches et le sable sont sublimes. De plus, Wally, notre chauffeur de 4*4 pour Upper Antelope s'est pris pour Schumacher et a adopté une conduite très très sportive dans le sable. On a doublé tous les 4*4 partis avant nous ! Un peu de fun pour ce matin, ça a fait du bien. Nous avons fini la visite vers 13H et cela nous laisse un peu de temps pour nous restaurer...au MacDo. Nous filons ensuite en direction de Lees Ferry à Cathedral Wash pour commencer la rando vers 14H et la finissons à 16H. 2H pile qui donnent un petit goût de « Off the beaten track » et qui permettent de profiter d'un accès calme au Colorado. Nous avons essayé de nous baigner mais l'eau du Colorado est vraiment glaciale. Nous poursuivons vers la plage de Lees Ferry pour voir quelques bateaux passer les rapides de Paria Rifle. Des pêcheurs à la mouche nous offrent un petit spectacle. Nous allons voir aussi le lieu de départ des raft un peu plus loin. Un des organisateurs de ce genre de voyage nous explique qu'il est en train de préparer quelques rafts pour un périple de 13 jours sur le colorado et 220 miles et termine sa conversation par sa haine de G.Bush...Bref c'est assez sympa, sauf lorsqu'on voit les promène-couillons (Zodiac transportant 20 à 30 personnes en moteur), ca donne vraiment pas envie. C'est soit un périple de plusieurs jours à l'aventure, soit rien ! Sur le chemin du retour, la jauge d'essence s'allume, nous allons tomber en panne. Un local nous indique que la station la plus proche est à coté de Lees Ferry (Marble Canyon) ! On a pas le choix, il faut faire demi-tour... Nous perdons pas mal de temps dans l'aventure mais c'est toutefois mieux que de tomber en panne d'essence. Il est donc trop tard pour Horse Shoe Bend mais on s'arrête quand même. En effet, arrivés la bas, tout est dans l'ombre et à contre-jour. Tant pis on reviendra plus tard. On finit la journée au Wal Mart et mangeons au Subway. De retour a l'Hôtel, ma chérie se couche pendant que je prépare la rando de « The Wave » pour le lendemain grâce à l'excellent livre "Photographing the Southwest" (j'avais préféré ne pas la préparer pour ne pas être déçu au cas où on ne serait pas tirés au sort).

Lower Antelope Canyon

Upper Antelope Canyon

Vue sur le colorado passant dans Marble Canyon depuis le Navajo Bridge, Cathedral Wash avec arrivée sur le Colorado (3 photos)

colorado Cathedral Wash (2 photos), Balanced Rock de Lee's ferry

Plage de Lee's ferry, embarcadère de Lee's ferry

Samedi 31 Mai :

Nous partons de Page vers 8H15 en direction de Coyote Butte North. Arrivés à 9H20, nous entamons le trail qui mène à « The Wave » et qui emprunte au début celui de Wire Pass. La randonnée est plutôt facile mis a part les passages dans le sable mou qui cassent les jambes. Les indications fournies par le BLM sont très bien faîtes et il faut vraiment le faire exprès pour ne pas arriver à The Wave. Nous arrivons à 11H20 au lieu magique et entamons les séances photo. C'est magnifique. Seul Bémol, les autres randonneurs qui ont obtenus le permis sont assez égoïstes et pensent que l'endroit leur appartient (2 personnes mangeaient en plein milieu de The Wave). Au final, il faut savoir placer son appareil photo de façon à éviter les autres car eux ne bougeront pas. Bref, un petit manque de savoir vivre et pas mal d'égoïsme. Nous nous restaurons au peu et nous poursuivons vers « Second Wave », moins impressionnante mais très photogénique aussi. Nous allons jusqu'au bout du plateau et redescendons vers les buttes rouges a l'entrée du Wash appelé Sand Cove. Juste derrière, une nouvelle vague rouge et blanche, toute aussi belle. Nous descendons le Wash et remontons juste avant les narrows par la droite, ce qui nous conduit en dessous de The Wave. Nous entamons alors le chemin du retour et nous avons même plus besoin des indications du BLM puisque nous suivons le trackback du GPS... Nous sommes de retour à 15H en ayant parcourus près de 8 miles et fait beaucoup de photos. A noter au retour que le couvercle en fer de la boite où se trouve le registre de signature in/out du trail a failli me tuer. Un violent coup de vent l'a en effet refermé sur ma tête pendant que je signais...je m'en suis sorti avec une bosse.

Nous nous arrêtons à Lone Rock sur le retour pour voir...5 minutes. L'eau est pas super belle et le panorama avec la centaine de caravanes n'est pas super ! On rentre finalement à l'hôtel pour se reposer. Un petit resto familial mexicain attire notre attention et nous décidons d'aller y dîner. Très bon, comme la plupart des restos mexicains. On se partage des fajitas (2/3, 1/3, :-) )



Coyote Butte North : sur le chemin de the Wave (2 photos)



The wave (2 photos)

The Wave (2 photos)

The Wave (2 photos)

The Main Wave (2 photos), the secret passage



Le plateau de brain rocks au dessus de The Wave, Second Wave



Promontory de la vague rouge et blanche

Vague rouge et blanche (2 photos)

La seconde partie du carnet se trouve ici
Full Moon Party à Koh Samui? (Thaïlande) English translation pending
by Guillaume580 · 2008-07-14 · 16 replies
bousoir a touse, je vais bientot aller en thailand, à koh samui plus précisement, et j'ai entendu dire qu'il y avait des full moon party a koh samui, je sais qu'il y en a à koh phangan, mais je ne pourrais pas aller las bas, donc je voudrais juste savoir si il y en a à koh samui et aussi quelle sont les dates a laquelle elles se deroulerons, merci😉
Retour de croisière sur le Bleu de France (6 au 13 juillet) English translation pending
by Ggalle · 2008-07-13 · 100 replies
comme promis mes impressions suite à la croisiére sur le BDF du 6 au 13 juillet tout d'abord, c'était notre 1ére croisiére et nous en sommes revenus ravis en effet, veaux souvenirs, belle prestations point négatif: nos toilettes ne fonctionnaient pas à notre arrivée et ce pendant 2 jours, un peu génant quand même mauvaise odeur au pont 9 au niveau du zanzibar malheureusement, n'tant pas habituée à la mer, 1ére nuit passée dans les toilettes à être malade mais la réception m'a fourni des cachets tous les autres soirs et aprés j'ai dormi comme un bébé le reste que du positif: le personnel est à vos petits soins pendant toute la semaine équipement bébé super, lit, baignoire, chaise haute, rien à redire restauration de qualité au restaurant le flamboyant, variée, également au buffet panorama buffet du petit déjeuner pour tous les gouts avons testé le casino, bon moment le all inclusive est complet, cocktails à gogo, bcp de choix l'eu de la piscine était un peu froide mais de quoi en profiter et nous n'étions pas montés les uns sur les autres notre cabine au pont 8, nickel, bcp de place et une cabiniére super sympa ( mais qui ne parle pas français) les excursions sont parfois honéreuses mais pratiques, pas besoin de chercher un taxi ou un bus pour aller en ville surtout que les centres ne sont pas tout prés des ports contrairement à l'avis d'une personne ayant navigué en même temps que nous, à l'olive bistrot, nous avons rencontrés 2 serveurs de nationalités étrangéres et franchement super sympa et ils choyés ma fille à chaque fois le personnel se veut rassurant, ca m'a beaucoup aidé. On m'a conseillé le pont 9, pont de promenade, le soir, pour calmer mes angoisses et regarder à l'horizon, ca a marché à chaque fois mon mari a testé le millésime cigars, tous les soirs il en fumé un, les prix sont raisonnables un conseil, ne partez pas chargé de serviettes de toilettes, shampooing et gel douche, tout est fourni et changé 2 fois par jour prévoyez de bonnes batteries pour les photos, il y a des choses à ne pas rater les couchers de soleil au pont 9 sont magnifiques pas d'informations sur les soirées auxquelles nous n'avons pu assister car béb�� ne tenait pas le coup nous étions au service de 19h15, trés bien car quand on rentre d'excursion, il fait faim voili voilou pour les 1éres impressions qui me viennent à l'esprit je reste à votre disposition en tous cas, en 2 mot, ravis et de beaux moments à savourer
Hôtel à Quito (Equateur) et vol Quito plus croisière aux Galapagos English translation pending
by Jeanpier · 2008-07-10 · 16 replies
bonjour à tous Ma femme et moi partons mi-septembre pour Quito et pensons rester 1 mois en Equateur avanr de passer au Pérou, nous aimerions avoir l'adresse d'un hotel correct et sympa à Quito, et surtout nous voulons aller aux Galapagos: Quel temps y fait-il en septembre? et d'après ce que j'ai lu on peut trouver en quelques jours à Quito un vol + croisière aux galapagos, qui peut confirmer cette possibilité? et fournir une bonne adresse? merci à tous j-pierre
Séjour en République Dominicaine: choses à ne pas oublier? English translation pending
by Cyrelo · 2008-07-01 · 41 replies
Bonjour à tous,

Voila, je pars au mois d'aout prochain en Rep Dom. Sur ce type de séjour, on trouve beaucoup d'info sur internet, mais malheureusement, tous les sites se contredisent. Comme tous le monde, je veux passer un super séjour, alors j'aimerais avoir des conseils, des choses à ne pas oublier, à faire, à ne pas faire... Pour info, je vais dans le nord de la Rep Dom. Si quelqu'un a des info également sur ce qui est autorisé dans l'avion, le type de bagages qui est autorisé (poids...). Comment s'occuper dans l'avion (car c'est mon premier voyage en avion ! ) Enfin un peu tout type d'info... (météo, douane, nourriture...)

Merci à tous par avance... 😉
Visite de trois jours à Delhi English translation pending
by Toth · 2008-06-29 · 10 replies
Bonjour, Je fais appel à votre expérience et vos conseils. J'ai lu un certains nombres de message sur le forum sur des questions similaires mais dans mon cas je ne sais que faire. J'ai 3 jours sur Delhi (revenant de 17 jours du Ladakh) avant de reprendre l'avion pour la France, j'hésite entre visiter certains quartiers spécicaux et notament le fort, où aller voir le Taj Mahal qui se trouve à 3 heures de train si j'ai bien compris. Sachant que je reviendrai du ladakh je pense que je serai un peu fatigué, ce qui me fais franchement hésiter sur quoi faire durant ces 3 jours.

J'en appelle à vous.

Merci.
Bhoutan: comment se prémunir contre l'altitude? English translation pending
by Mentor · 2008-06-27 · 6 replies
Je compte faire un Circuit 4x4 au Bhoutan (pas de trekking) mais crains les effets de l'altitude (ça n'a RIEN à voir avec le paludisme!), car j'ai eu des problèmes de cet ordre notamment en Iran et au Yémen. Existe-t-il un (des) médicament(s) pour contrer les effets de l'altitude? Merci.
Voyage au Mexique fin juin-début juillet English translation pending
by Karina27 · 2008-06-05 · 15 replies
Bonjours à tous,

Je m'organise un voyage au Mexique, sac à dos, de la fin juin à la fin juillet. Arrivée à Cancun et départ de Cancun. Pour ne pas passer trop de temps dans les transports, j'ai opté pour un voyage me permettant de visiter une partie du Yucantan et m'attarder dans chacun des endroits si j'en ai envie.... De plus, à la lecture de certains de vos échanges sur le forum discussion, Palenque, Campeche et Valladolid me semblent plus ou moins intéressants. Alors, je compte arriver à Cancun, ne pas m'attarder et aller à la Isla Mujeres, question de profiter de la mer, des vagues et de l'agrément d'êTRE tout simplement. Toutefois, je me demande si je ne devrais pas plutôt aller à Puerto Morelos, qui me semble attirant et surtout moins touristique. Je compte par la suite aller à Mérida, Progresso et je pensais me rendre jusqu'à Campeche, pour ensuite revenir vers Cancun et y rencontrer une amie qui vient me rejoindre. Nous pensons alors visiter plus en profondeur Tulum, Playa del Carmen, sites maya, notamment Chichen Itza pour les deux dernières semaines du voyage et prendre le temps de prendre le temps, je crois que le repos sera aussi très apprécié... Au fait, que pensez-vous de Cozumel... trop touristique?

Personnellement, j'ai envie d'entrer en contact avec la culture, de me reposer, voir aussi des villes coloniales et sentir que je suis en vancances! Si quelqu'un pouvait me donner son avis sur l'itinéraire que je tente de mettre en place, ça me ferait grand plaisir!

Merci!

Karina
Itinéraire Argentine-Bolivie-Pérou du 16 juillet au 4 septembre English translation pending
by Milooze · 2008-06-05 · 11 replies
Salut à vous, nous partons à deux le 16 juillet (atterrissage à Buenos Aires) pour revenir en France le 4 septembre. Notre itinéraire serait à peu près le suivant, sachant qu'il est modifiable sur vos conseils: 16-18 juillet : Buenos Aires 19 juillet : trajet vers Salta (18h de bus) 20-21 : Salta ( acclimatation à l'altitude 2 jours suffisent ?) 22 : Salta-Tarija (bolivie) (10h de bus + douane) (en train ou en bus ?) 23 : Tarija 24 : Tarija- La Paz (22h de bus) 25-26 : La Paz 27 : La Paz-Puno (4h30 de bus + douane) 28 : Puno 29 : Trajet pour Cuzco (8h de bus) 30juillet-4 aout : Cuzco et sa région (avec Macchu Picchu sans le train par la voie non-touristique) 5 : trajet pour Nazca (j'arrive pas à trouver le temps de trajet de bus, dans le routard 24h de bus😕 ?) 6-7 : Nazca 8 : trajet vers Arequipa (9h de bus) 9-10 : Arequipa 11 : trajet vers Puno (5h de bus) 12-18 : Lac Titicaca (cotés péruvien et bolivien) 18-21 : Trajet en Bolivie (éventuellement Potosi et le Salar de Uyini) 22-30 : trajet bolivie vers argentine + visite de l'Argentine (nord) 31 : Trajet vers Buenos Aires 1-4 septembre : Buenos Aires

plusieurs questions : pensez-vous que ça soit jouable ? La seconde partie du voyage (après le Titicaca) n'est pas encore très claire ne sachant pas trop si la première partie nécessite plus de temps Voyez-vous d'autres étapes d'intérêt à réaliser dans cette région d'amérique du sud ou des étapes à raccourcir ou à rallonger? Savez-vous comment se procurer facilement deux places pour assister à un match du BOCA à Buenos Aires ainsi que leur prix approximatif? Est-il facile de recharger un appareil numérique à batterie électrique tout au long du trajet? Faut-il envisager de se couvrir beaucoup (températures froides puisque hiver?)

Tous les conseils, les infos sont les bienvenues, j'aurais sûrement d'ici là d'autres questions. Je vous remercie par avance

🙂
Accès à pied pour le Machu Picchu (Pérou) English translation pending
by Kokojojo27 · 2008-06-04 · 9 replies
bonjour, j'aimerais savoir s'il est envisageable de prendre le train à partir d'ollantaytambo en direction d'aguas calientes. de descendre soit à qoriwayrachina soit à pampacawa qui sont des villages par lesquels passent le train. Puis de finir à pied jusqu'à aguas calientes. est ce qu'il existe un accès pedestre longeant la urumbamba river et le train. Je sais qu'il ya l'inca trail qui part du km 82 mais il faut au moins 4 jours et réserver une agence. hors pour mon groupe, c'est difficile d'avoir une date précise pour réserver et pas forcément les moyens. que me conseillez vous? en clair, j'aimerais m'y rendre s'y possible en 3 jours en acceptant les kms à pied mais avec un budget minimum et sans néccessité de reservation (fin juillet). je sais c'est un peu exigent mais qui ne tente rien, n'obteint rien.....merci
Pâques au Canada! (du 19 au 31 mars 2008) English translation pending
by Babedou · 2008-06-02 · 33 replies
Je vous expose mon récit, car pour moi ces vacances ont été fabuleuses et je conseille à quiconque de visiter ce pays, qui souvent ici en Europe, on entend dire « froid, sans intérêt et vieux ». Bon ça date de 2 mois mais j’ai eu que très peu de temps quand je suis rentrée…

Mes vacances de Pâques au Canada du 19 au 31 mars 2008 – Ma première fois sur le continent américain…

Plus les jours approchaient, plus j’étais à la fois excitée, stressée, et impatiente… J’en ai tellement rêvé de mettre un pied dans ce pied ! Stressée également que quelque chose se passe mal ou pas comme je le pensais, stressée d’oublier quelque chose, stressée de perdre mes valises, stressée de l’avion… Mais bon, le stress et moi, on se connaît !

J-1 : Je n’ai pas dormi de la nuit, mais ça, c’est toujours ainsi la veille du départ d’un voyage… On a enregistrée la soirée même nos bagages à l’aéroport étant donné que notre premier avion est tôt dans la matinée. Mais on garde quand même nos petits trolleys…

Le 19 mars : Réveil à 5h30 du mat’… Le temps de s’éveiller, prendre une douche rapide, emballer les dernières affaires dans le bagage main, s’assurer d’avoir pris tous les documents nécessaires, réveiller le bébé (la pauvre, qui voulait encore dormir jusqu’à 11h…), dire au revoir aux beaux-parents et hop, direction le bus. Arrivés à l’aéroport international de Genève, nous consultons l’horaire pour notre avion de 7h55, il sera même en avance ! Contrôle de sécurité rapide (il faut dire qu’il n’y avait pas foule) nous nous dirigeons déjà vers la porte d’embarquement. Là, nous demandons à un employé de bien vouloir changer nos sièges car nous sommes trois, le bébé, mon mari et moi mais ils nous ont attribué des places avec seulement deux masques à oxygène (et dire que lors de la réservation des places, la vendeuse nous avait assuré que nous avions les « bons sièges »). Enfin, problème vite réglé, nous embarquons même les premiers (héhé, c’est le fait d’avoir une poussette). Les hôtesses nous accueillent chaleureusement, et tous les passagers embarquent rapidement dans un airbus Swiss A-320. Décollage immédiat vers l’aéroport international de Zürich. Un petit vol qui durera au final que 25 minutes au lieu des 45 annoncées… Par contre, panique pour moi… J’adore l’avion et les voyages, mais depuis mon voyage à Lisbonne en mai dernier (alors que j’étais enceinte de 4 mois), j’angoisse d’une façon atroce (alors que je n’avais rien à reprocher à ce vol-là). Enfin, passage ma-gni-fique au dessus des alpes suisses ! La plus belle de toutes les vues auxquelles j’ai eu droit depuis que j’ai pris la première fois l’avion… Un spectacle époustouflant….

Arrivés à Zurich à même pas 9h, nous tentons de faire passer le temps jusqu’à 12h50, heure à laquelle notre avion décolle. Mais c’est long… Nous rejoignons notre couple d’amis (Sheila et Zoran) avec qui nous partagerons ces vacances (eux ont pris l’avion de 6h15) Nous prenons un petit déjeuner, nous tournons en rond pour finir par dormir sur un banc (pas très belle image, ma fois, on est crevés, bébé dort, nous n’avons rien à faire…). Je consulte toutes les 20 minutes le tableau d’affichage afin de voir si notre vol s’affiche et où se rendre pour la porte d’embarquement. Finalement, nous nous y rendons à 11h30 car nous devons prendre durant 4 minutes un métro de l’aéroport qui relie deux terminaux. Et là, à nouveau même dilemme… Nous n’avons pas des places prévues pour bébé. C’est-à-dire que nous avions demandé lors de l’achat des billet un baby basket, et en réalité, la vendeuse nous a installés sur des places qui ne peuvent pas en recevoir… On essaye alors de bien vouloir nous changer de place (8h avec bébé sur les genoux c’est pas top), mais quelques minutes plus tard, on nous appelle afin de nous dire que les personnes avec qui on a échangé nos places ne sont pas d’accord de l’échange. L’hôtesse insiste, mais c’est un couple âgé grincheux qui dit « n’en avoir rien à foutre ». Pas sympa, moi sans bébé, j’aurais accepté pour un couple avec. Embarquement rapide également malgré les 180 passagers, et même si nous n’avons pas de baby basket, nous sommes à la première rangée dans la classe éco (même au milieu où il y a 4 places) mais au mois, il y a de place devant nous, et mon mari peut allonger ses jambes (1m90 il fait…) et les places étant derrières la classe business, c’est relativement calme. Les hôtesses sont adorables, particulièrement une qui nous offres immédiatement une bavette Swiss pour la petite, un joujou et qui durant tout le vol viendra nous voir et nous demander si tout se passe bien.… Elle est également très charmante dans son allure. La petite a en tout cas aura adoré son accent suisse allemand ! Je suis assise à côté d’une fille de mon âge, pas spécialement bavarde mais très sympa, et l’homme à côté d’elle également, donc pas si embêtés que ça nous sommes. Nous volons sur un A-330-300, mais au départ l’avion qui desservait cette destination était un A-330-200. Décollage efficace et direction Montréal ; tout se passe bien. Les 7h45 qui vont suivre vont se passer calmement (sauf pour moi et les turbulences surtout à l’approche du continent américain, pourtant, j’ai connu pire). Repas correct, boissons souvent servies (même du vin !), journaux, et films sans grand intérêt mais bon… Nourriture ou boisson, j’ai l’estomac trop noué pour manger ou me distraire… Atterrissage tranquille, quel BONHEUR ! Je suis à Montréal !!! Je suis au Canada !!!! Un peu cliché ? Peut-être, mais tellement contente (déjà d’être arrivée, puis d’être ici, dans ce nouveau pays). Temps grisâtre par contre, neige abondante… Contrôle de sécurité vite passé (enfin, moins d’une demie-heure), récupération des bagages rapide également, maintenant direction la Dorval, gare Via Rail)… Petit truc marrant : Notre avion est arrivé à peu près en même temps que celui de Paris opéré par Air France et là surprise, la sécurité fouille tous les bagages, les chiens sont là snifer valises et passagers… C’est toujours comme ça ? Je me rends alors au stand d’information afin de demander où nous devons aller pour prendre la navette qui nous emmènera à la gare. Au quai numéro x me dit-elle. Nous nous y rendons, et nous poirotons presque une heure. Ai-je mal compris ou ai-je déjà du mal avec l’accent québécois ? Nous en profitons pour acheter un bagel au fromage et à la crème chez Tim Horton… Mmmmmh, que c’est bon ! Surtout bien toasté ! Mais pas le temps, la navette est là.

Arrivés à la gare, nous document relatif afin d’émettre nos CorridorPass et là le monsieur me regarde bizarrement (c’est le train de 18h et des poussières pour Ottawa ? –Oui monsieur… Nous somme à l’avance, il est 17h. –Ah non, il est 18h ! –Comment ça ? Non nous arrivons d’Europe et il y a 6h de décalage, il est 17h maintenant !) J’ai du lui sembler impolie, mais en effet nous n’étions pas au courant que vous aviez déjà passé à l’heure d’été. Vous avez suivi les USA… Et de plus, Swiss n’avait pas indiqué la véritable heure locale, mais celle que nous avions ! Résultat, nous avons failli louper notre train mais oufff… Nous y montons, nous nous installons (les train sont très confortables mais se révèleront être très lents…) et direction la capitale, Ottawa, arrivée à 20h et quelques ! Le Stewart sera extrêmement gentil, ravi de voir des européens à bord. On lui rachètera des bagel héhé ! En tout cas, première impression sur les canadiens très positive, de plus là, il s’agissait d’un Québécois.

Nous arrivons enfin à Ottawa, nous cherchons le bus qui nous emmènera à notre hôtel, le Novotel. Temps perdu, gare de bus pas si facile à trouver quand nous ne somme pas du coin ), puis marche pour trouver l’hôtel qui se trouvait à deux pas… Enfin, arrivés à l’accueil, hop, on nous file nos clefs et nous trouvons ENFIN nos chambres très jolies, douillettes et modernes ! C’est un plaisir… Mais nous sommes extenués, rapide bain pour la petite (qui pue le vomi hélas) puis dodo jusqu’au lendemain. Même la faim ne se fait pas crier…

La suite plus tard, pour ne pas trop charger le poste :-)
Seule à Saint-Pétersbourg English translation pending
by Tanyua · 2008-06-01 · 26 replies
Bonjour à tous!

A la mi-juin, je pars à Saint-Pétersbourg pour une semaine, toute seule. Il y a t-il des risques de partir seule là-bas à 21 ans? Je suppose qu'il y a des quartiers à éviter plus que d'autres; lesquels? Y en a-t-il qui sont déjà parties seules en Russie? J'ai lu certaines choses sur Internet qui m'ont fait peur... Mais je refuse d'annuler mon voyage à peu de jours près. S'il y a des risques à prendre, je les prendrais. Quels sont aussi les choses à éviter de faire là-bas? Par exemple, interdiction de photographier aéroports, métro, etc... Mieux vaut-il se balader avec une photocopie de mes papiers? Ah et encore une petite question qui ne concerne pas la sécurité cette fois: où puis-je me procurer des roubles en France? Ou alors, est-il mieux d'en prendre à l'aéroport de Saint-Pétersbourg dès mon arrivée? Est-ce que je peux payer le taxi en euros ou en dollars? Merci beaucoup de vos réponses.
Hôtel Pine Bay Holiday Resort à Kusadasi English translation pending
by Nickel1986 · 2008-05-29 · 156 replies
Bonjour, Je suis nouvelle sur le site, j'ai lancé une nouvelle discussion hier, mais apparemment je n'ai pas fait tout ce qu'il fallait, parce que je ne la trouve pas !! (eh oui, je suis blonde)🤪 Nous partons le 16 juin avec notre fils de 4 ans à l'Hôtel PINE BAY HOLIDAY RESORT de Kusadasi. J'ai lu que les critiques étaient bonnes mais ma question est essentiellement basée sur le parc aquatique. Nous avons appris qu'il y aurait un nouveau parc aquatique DANS l'hôtel à partir de cet été. J'aimerais savoir si vous avez été récemment dans cet hôtel et si le parc est ouvert ou si je me suis fait avoir ! J'ai vu aussi qu'on parlait du parc aquatique Adaland, le connaissez-vous, fait-il partie de l'hôtel lui-même ? Merci pour vos réponses
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Premier voyage en Inde en août English translation pending
by Fredoyo · 2008-05-24 · 15 replies
Bonjour,

Je vais enfin aller découvrir l'Inde qui me fascine depuis des années cet été, au mois d'aout avec des amis. Nous serons 6, les 2premieres semaines puis 4 jusqu'à la fin du mois. J'ai quelques apréhensions au niveau du climat et des précautions a prendre en terme de santé. Nous partons en inde du nord et j'aurais quelques questions à vous poser et je vous remercie à l'avance de m'apporter votre aide.

Tout d'abords au niveau des vaccins, lesquels sont vraiment nécessaires? Je compte prendre un traitement anti palu mais qu'en est il des autres risques?

Nous pensons commencer par le rajasthan et il y a tellement de choses a voir que j'aimerai que vous disiez les immanquables, ce qu'il faut absolument voir ou faire.

De plus pensez vous que en un mois nous auront le temps d'allez faire un tour dans le ladakh?

Question transport on se pose encore la question de savoir si on prend un guide ou d'utiliser les transports locaux. Pour le rajasthan, c'est à dire au moins les 15premiers jours on pense prendre un guide, vaut il mieux en reserver un à l'avance (si vous en connaissez un bon disponible merci ^^) ou attendre d'etre sur place?

J'ai déja le lonely mais auriez vous des ouvrages à me conseiller pour m'imprenier un peu plus de la culture indienne?

Voilà je crois que c'est tout, j'aurai surement d'autres questions à vous soumettre, merci de vos réponses.
Hôtel Iberostar Phenicia Hammamet English translation pending
by Ptichouli · 2008-05-22 · 12 replies
Pouvez-vous me donner des renseignements sur cet hotel, nous y allons avec deux enfant de 18 mois et 6 ans, j'ai entendu dite que cet hotel n'était pas top, pouvez-vous me rassurer à ce sujet, sur la nourriture, les chambres, la plage

Merci
Hôtel et visite des parcs Disney à Orlando en octobre 2008 (États-Unis) English translation pending
by Francky13870 · 2008-05-19 · 53 replies
Bonjour à tous,

Le 13 Octobre est une grande date pour nous car nous avons décidé d'aller fêter nos anniversaires en Floride et plus précisément à Orlando. Nous pensons y rester jusqu'au 24 octobre.

Pour ce qui est du programme :

Lundi 13 : Arrivée à Orlando dans l'après-midi - Direction l'Hotel mais lequel ??

Ensuite jusqu'au 24, visite des parcs Disney (Magic Kingdom, Epcot, MGM, Animal Kingdom), Seaworld, Universal studio et Island of Adventure, shopping au premium outlet, minigolf... 🙂

Je pense que l'on a de quoi s'amuser, n'est-ce pas ? Au fait, les seuls enfants c'est nous 24 ans et 25 ans 😛

Pour le vol, on a trouver notre bonheur (je pense) mais le mieux c'est quoi : l'achat de billet par agence ou internet ? Si internet, quel site ?

Pour le transport, on a pas trop envie de louer une voiture (trop d'appréhension), peut-on se débrouiller sans ?

Pour l'hotel, on recherche un hotel bon marché mais avec navette gratuite pour les parcs disney ET Universal studio ET SEAWORLD ? Jusqu'à quel heure passe les navettes ?

J'en ai vu un à Lake buena vista, le Comfort Inn, quelqu'un connait ? Si vous en connaissez d'autres, je suis preneur, notre priorité est le prix (50€ la nuit en moeyenne) et les navettes gratuites.

Pour le shopping au premium outlet et le minigolf, je pense que nous choisirons l'option taxi, savez-vous combien peut couter une course en taxi entre un hotel de Lake buena vista et un mini golf de Kissemmee.

De plus selon l'hotel à Lake buena vista ou kissemmee, combien coute la course en taxi ou bus entre l'hotel et l'aeroport ? (En moyenne)

Est-ce plus interressant de séjourner à Lake buena vista ou kissemmee ? C'est mon histoire de navette qui m'embête pour kissimmee, je ne trouve pas d'hotel qui fasse la navette gratuite pour universal, seaworld et disney mais kissimee à l'air sympa comme coin.

Pour ce qui des billets d'entrée au parc, nous comptons les commander sur
http://www.officialticketcenter.com/default.aspx?affid=TC132USA Les prix me paraît super interressant mais quelqu'un a-t-il deja utiliser ce site, est-ce fiable, comment ça marche ? Y-a-t'il un autre site pour avoir d'aussi bon prix ou faut-il tout prendre sur place ?

Que de questions, n'est-ce pas ? 🤪 Mais je préfère organiser mon voyage comme ça plutôt que de passer par un agence qui ne pige rien et qui prendra le premier hotel de leur catalogue...

J'attends vos réponses avec impatience, il me tarde de réserver tout ça. 😇

Merci d'avance
Bouteilles d'eau faciles à trouver au Vietnam? English translation pending
by Anbriga · 2008-05-15 · 24 replies
Bonjour, Je pars pour un circuit de 2 semaines au vietnam et j'aimerais savoir si l'on peut acheter de l'eau facilement (mon mari doit boire abondamment depuis son opération des reins) ? Est-elle chère ? Merci de vos réponses.
Trois semaines en Thaïlande, départ le 7 mai English translation pending
by Nyll · 2008-05-04 · 25 replies
bonjour,

je pars 3 semaines en thailande dans trois jours 😊, voyage décidé sur un coup de tete avec absolument rien de prévu pour le mmt. enfin je comptais arriver sur bangkok, y rester 2 jours, monter sur chiang mai, visiter le triangle d'or puis redescendre vers puket et faire quelque iles. peut etre pouvez vous me donner quelques conseil de visite... autre chose, jai un peu peur niveau budget. j'ai à peu près 1000 euros pour les 3 semaines, dapres ce que jai pu lire à droite et à gauche ça serait sufisant... vous confirmez? dernier point, un terrible cyclone vient de passer sur la Birmanie. La météo en thailande est plutot au soleil ou faut'il que je prévois mes bottes? est-ce que je dois abandonner mon circuit vers le triangle d'or?? est-ceq que j'aurais un peu plus de chance pour trouver du soleil dans le sud du pays? J'attend vos réponses. J'ajoute une grande pensé à toutes les victimes directes ou non de ce fichu cyclone sur la Birmanie. Nyll
Vacances à Deltebre Riumar en Espagne English translation pending
by Trianaman · 2008-05-01 · 7 replies
Bonjour, Nous partons 15 jours fin Août à Deltebre Riumar. Quelqu'un peut-il me dire comment c'est et comment est le climat dans cette région à cette période. D'avance merci à tous Trianaman
Quelle conversion euros-dollars fait la banque américaine? English translation pending
by Milou89000 · 2008-04-24 · 81 replies
Bonjour !!!

Voila, je me pose quelques questions sur le systeme de conversion euros / dollars !!! Je suis actuellement aux USA, plus precisement a Frisco au Texas, pour 3 mois. J'ai retire 300 euros en France au distributeur de ma banque et je les ai changer en dollars une fois arriver au Etats Unis, evidemment le taux n'etai pas a la hauteur de mes esperances.. Bref j'ai besoin de plus d'argent et je voudrais savoir si j'achete un produit ( qui coute environ 150 $ ) avec ma carte bancaire mastercard quel sera le montant en euro prelever sur mon compte ?? Je voudrais savoir si la banque prendra en compte le taux actuel du dollars pour faire la conversion ?? Bien sur je sais qu'il y aura des frais (1, 50 euro+ 0.97 % de la somme payee) Je tiens a preciser que ma "fabuleuse" banque avant mon depart a oser vouloir me vendre 102 dollars pour 100 euros !!!!!!!! L arnaque !! Aidez moi svp !!!
Retour de l'hôtel Barcelo Dominican Beach du 12 au 19 avril English translation pending
by Ka7984 · 2008-04-23 · 31 replies
Bonjour à tous,

Je reviens tout juste de l'hotel barcelo cana beach(qui est sur le meme site que le dominican), et j'ai eu un très beau séjour. Le payage est tout simplement paradisiaque.

Si vous avez des questions...n'hésitez pas!
Liste de prix au Maroc English translation pending
by Ignivome · 2008-04-23 · 5 replies
Bonjour, je pars bientôt au Maroc et j'aimerais avoir quelques précisions au sujet des prix de divers articles. La raison est simple, si un marchand désire négocier avec moi, j'aimerais savoir jusqu'au je peux descendre les prix. Je ne veux pas me faire arnaquer et non plus descendre trop le prix au point d'insulter le marchand.

J'aimerais au moins connaître le prix des tapis (en général), le prix d'un chandail, d'un bijou, la nourriture ... etc. Au fond ce que je demande ici c'est une petite liste que vous pourriez me confectionner avec les prix usuels associés aux items.

Sachant pertinemment que le nombre d'items peut être phénoménal et que les prix sont très relatifs, je fais toutefois appel à votre créativité et votre expérience en général.

Merci infiniment
Complexe Dar Djerba (hôtel Zahra) English translation pending
by Clojérémie · 2008-04-22 · 13 replies
Bonjour à tous,

Je me rends au complexe Dar Djerba et plus particulièrement à l'hôtel Zahra fin juin. Je dois avouer que c'est mon premier "grand" voyage et que les prix que nous avons trouvés étaient plus qu'attrayant.

Je suis assez agacée par tous les commentaires que je lis, tantôt bons, tantôt mauvais... J'aimerais avoir un avis objectif pour quelqu'un dans ma situation. J'ai 20 ans et je part avec mon homme et qqes amis. On y va pour s'amuser, se baigner, faire la fête et se dépayser. On se moque du confort tant que l'on ne dort pas avec des cafards...

Est-ce que l'on m'a bien renseigné? Ce complexe rentre t il dans ces critères?

De plus, certaines comm disent que le all inclusive ne prend pas tout en compte, qu'est-ce que cela veut dire?

Au niveau de l'alcoll à quoi avons nous le droit???

J'aimerais beaucoup avoir des réponses objectives à mes questions.

Je vous en remercie par avance.

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