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Palawan et Mindoro en janvier-février 2012 English translation pending
by Brochot · 2012-03-10 · 8 replies
De retour de PALAWAN ET MINDORO ;m’étant beaucoup aidé de ce forum pour la préparation de ce voyage , à mon tour je fais un compte rendu de notre périple afin d’apporter des informations récentes avec indications de prix et d horaires.

PALAWAN- MINDORO 10 JANVIER 2012 / 11 FEVRIER 2012

Destinations choisies palawan et mindoro objectif snorkelling principalement , notre 1ér voyage aux Philippines il y a 2 ans à Busuanga nous ayant donné l’envie de revenir aux phil pour le snorkelling.

Notre circuit

J1 J2 vol nice manille

Vol Emirates NICE MANILLE par DUBAI

= 1 vol de 7h +1 vol de 8h + 3 ou 4h d’escale à Dubai prix 781 €

Taxi meter jaune dans l’aeroport pour Malate 340 pesos !

Conseil depuis les aeroports de Manille prendre les taxis blancs sortir de l’aeroport faire 100à 200m a pied pour avoir le droit de les prendre :ce sont aussi des taxi meter mais dont le compteur tourne moins vite = 190 pesos contre 340 pesos environ pour les jaunes

nuit friendly guesthouse 1450 pesos aircon s bain privee( l’entretien laisse vraiment à désirer)

J3 vol manille puerto princesa avec cebu pacific 1880 pesos + 100pesos taxe aerop domestic

Nuit à House of rose 1000pesos aircon piscine cadre verdure bien mais excentré

J4 journée repos +découverte à pied de puerto princesa

Pas grand-chose à voir

Reservation en ville de notre vol interieur Puerto Prinsesa Manille

Reservation d’une nuit au casa linda(imperatif de reserver) pour la veille de notre vol de retour

J5 route puerto princesa el nido en airconvan depart 7h30 arrivee 15h

nuit à corong corong au greenview fan room 1100 pesos

J6 À J 10 EL NIDO

J6 island hopping tour C 900 pesos bon pic nic bbq inclus

J7 découverte à pied des plages au sud de corong corong jusqu’aux resort las cabanas et dolarog Retour par l’interieur sous cocoteraie(très agréable)

J8 island hopping tour A 700 pesos

Nuit bungalow aircon greenview 2 e rang terrasse 2000pesos

J9 ballade dans village de pecheurs d el nido et jusqu à calaan beach

J10 location moto honda pour les pistes du nord de l ile 700 pesos

Arrêt aux waterfalls 45 min aller 45 min retour +baignade sympa mais prend trop de temps sur la journée/ Conseil : à supprimer pour avoir le temps de faire le circuit complet en moto

Bifurqué vers le village de Calintang et l’immense plage de Nacpan : vraiment super beau( run à moto sur la plage)

Mangé super bien chez une habitante qui propose de cuisiner pour les touristes de passage en moto

Repris la piste jusqu’à Bucana village de pêcheurs sur pilotis le long d’une rivière traversée par un pont suspendu

retour avant la nuit à el nido par le même chemin

derniere nuit au greenview l’accueil a été formidable, propreté irreprochable, calme, tout le personnel sans exception a été aux petits soins avec nous ( reservation de nos hotels suivants )resto avec une super vue dommage que le prix des plats soit beaucoup +chers qu’à el nido, nous prenions un tricycle la plupart du temps ( 30 pesos)pour aller manger à el nido

J11 route EL NIDO /ROXAS en aircon van 400 pesos depart 7h 30 arrivee 10h30

Tricycle jusqu’au port à l’embarcadère pour l’ile de MODESSA ISLAND ex COCOLOCO

Depart du bateau à 14h 1h de traversée dans une vieille barcasse

Pot d’accueil : jus de noix de coco et repas du midi servi à l’arrivée ( pack tout compris bateau aller et retour + hébergement en pension complète= 2200pesos par pers par jour)

Bungalow sur la plage coté abrité du vent ( un peu chaud la nuit mais vue beaucoup plus agreable) , rustique mais tres sympa :snorkelling en face des bungalow super

Très bonne nourriture aussi personnel agreable (folklorique pour le serveur…) les managers sont peu accommodants.

J12 ET J 13 MODESSA

tres beau snorkelling surtout le matin quand la mer est plus calme avec une multitude de poissons

J14 retour en bateau Modessa Roxas

en bangka depart 8h30 arrivée 9h30

Tricycle (30pesos)jusqu’au terminal des jeepneys

Jeepney « lion king » roxas port barton depart 11h arrive 12h par une piste complètement défoncée bordée de forêts et de rizieres.

Bangka de port barton à cacnipa island (coconut garden resort)

1h de traversée ( 250 pesos le trajet par personne)

Petits chalets sympas toit en nippa sous les cocotiers petite terrasse belle vue sur la mer grand calme( 1200pesos)

Resto assez cher peu de poissons et de produits de la mer.

J 15 ET J 16 COCONUT GARDEN

Beaucoup de vent pendant ces 2 jours courant fort et eau trouble pas pu bien profiter du snorkelling

Tentative périlleuse de sortie en kayak difficulté pour revenir face au vent et aux vagues

La ballade dans la jungle au dessus du coconut est sans grand intêrêt

Farniente sur la plage à condition de s’enduire d huile de coco (vendue sur place )à cause de la présence des puces de sable ..

3 nuits nous ont paru amplement suffisants

J 17 retour en bangka cacnipa port barton départ 7h30 arrivée 8h30

A pied jusqu ‘au greenview de Port Barton situé tout au bout de la plage

Bungalows agreables tres propres belle terrasse fan 1000 pesos

Ballade derriére les rues’’commerçantes’’ de port barton , un village encore plus authentique, maisons sous les cocotiers le long d’une rivière

J 18 sortie ISLAND HOPPING autour de Port Barton avec Daniel

(500 pesos /pers pic nic bbq poisson inclus) en compagnie de 4 autres touristes

‘’l’aquarium, exotic island, paradise island, dobble island ‘’

Fonds très clairs coraux supers; vasques violettes, “amphores” tables de corail et profusion de poissons de toutes couleurs

J 19 sortie visite de la mangrove en bateau le matin 9h à 11h30 avec « Rain Sea »

600 pesos le bateau pour 2

Vu 2 serpents jaunes rayés de noir lovés dans les arbres au dessus de nos têtes

Après midi ballade jusqu’aux chutes de Pamuayan accompagnés par Rainsea (200 pesos)car un peu hard à trouver seuls

1h aller +1h retour baignade bien agréable dans vasque sous la chute

Derniére nuit au greenview bon choix même si l’accueil était beaucoup moins chaleureux qu’à port Barton et là aussi resto +cher que dans le village.

Un seul regret ne pas avoir plus de temps pour rester à Port Barton( coincés par le vol puerto princesa manille déjà réservé)

Port barton petit havre de paix.qui a su concilier le tourisme et la vie authentique

Beaucoup de ballades à pied à faire pour ceux qui comme nous aiment bien découvrir en marchant.

J 20 JEEPNEY PORT BARTON / PUERTO PRINCESA direct

Depart 9h30 arrivée 14h

Tricycle de la gare routière jusqu'à Casa linda négocié difficilement à 100 pesos pour 3

Casa Linda inn : bien située près de la ville et de l aeroport

supers chambres avec aircon clean et calmes autour d’un jardin 1100 pesos

reservation en ville des prochains vols san jose manille

J 21 VOL P PRINCESA / MANILLE + BUS MANILLE BATANGAS+ BATEAU POUR SABANG(MINDORO ORENTAL)

Vol zest air 1465 pesos + 40 pesos taxe aeroport dep 9h30 arriv 10h45 aeroport domestic

Taxi jusqu’à la gare routière de Pasay

Bus aircon Manille Batangas (port) 144 pesos durée 2h 30

Batangas Sabang 1h de traversée sans rien voir dans bateau tout baché !

Sabang ne nous impressionne pas favorablement au 1 er abord ;très bétonnée , eau sale, odeurs d’égouts.

N’avions pas réservé d hotel. Des femmes à l’arrivée du bateau nous proposent des logements

Arrêtons notre choix sur un très grand studio à l’écart de l’agitation et du bruit avec cuisine(appreciable car restos très chers à Sabang possibilité de s’approvisionner au marché) terrasse aircon et wi fi 1200 pesos à AT CAN’S inn proprio sympa et attentionnée

J 22 SABANG

découverte à pied de small laguna ; big laguna ;coco beach ; village de Dalaruan sur le détroit de Batangas : pas de beaux paysages ; bord de mer sale

Sinandigan village dans la vegetation mais plage sale aussi

Sabang / Puerto Galera en jeepney 20 pesos /pers

Tricycle 120 pesos Puerto Galera vers Aninuan Beach et white beach encombrée de bars de restos et de boutiques de souvenirs, pareos…rien de bien terrible

Sabang ruelles boueuses qui sentent les égouts , bars boites à filles et 3eme âge en goguette….

J 23 SABANG journée bateau pour snorkelling 1600Pesos (pic nic bbk poisson et poulet inclus)

détroit de batangas ;ile san antonio ;détroit de manille; long beach : clams geants , nudibranches, très beaux coraux , multitude de poissons près de la mangrove

J 24 SABANG

A pied de Sabang à Puerto Galera : très belle route sous les cocotiers ; végétation luxuriante très beaux points de vue sur les channel de manille et batangas (s’arrêter à view point)

Puerto Galera rien à voir

PUERTO GALERA / SABANG est une destination uniquement pour le sexe et la plongée.

J 25 de SABANG à PANDAN Island

Jeepney SABANG / PUERTO G 20pesos

Tricycle de Puerto G à Balatero pier 50 pesos

Bangka ‘’ le carribean’’ de Balatero à Abra de ilog 200pesos 1 depart /j à 10h durée 1h

Le bateau passe au + près de la côte ;nombreuses plages désertes et petits villages de pêcheurs sur fond de cocotiers et montagnes verdoyantes ;sitôt arrivés à Abra on enchaine..avec le bus

Bus aircon d’Abra de ilog à Sablayan : 200pesos durée 3h

belle route au début avec rizières à perte de vue, buffles et charrues ;champs de mais, maiis et céréales étalés à même la route puis celle ci devient une piste poussiereuse de santa cruz jusqu'à Sablayan

tricycle de la gare de bus jusqu au port de Sablayan 30 pesos

Arrêt repas chez Emily hotel au bord de la rivière

Plat à 150 pesos(thon grillé légumes et riz )très bon

Bateau pour Pandan island à coté de chez emily 20 minutes (300 pesos pour 2)

pandan : bungalow familial sur la plage sous les cocotiers (aucun bungalow ne ferme à clé , un rideau fait office de porte)

1100 pesos avec salle de bain partagée(le seul dispo même en ayant reservé)

Nuit très chaude sous la moustiquaire malgré le bungalow ouvert à tout vent

Buffet du soir 450 pesos obligatoire= bouffe de cantine en pire..

J 26 J27 PANDAN snorkelling

le long de la plage très chouette surtout le matin ; fonds + clairs car pas de vent

C’est vraiment super de pouvoir snorkeller de la plage sans avoir besoin de prendre un bateau et surtout de nager avec les tortues , et de pouvoir faire photos et videos

On a vu également raies; serpent de mer annelé, et de gros et agressifs balistes qui ( défendant leur territoire qui essayaient de nous mordre et dont on s’est débarassé à grands coups de palmes !...

J 28 sortie journée APO REEF

Départ 7h durée 2h retour 17h30 1850 pesos /pers +500 pesos taxe de snorkelling

nous sommes partis à 10 sur le bateau :6 plongeurs et 4 snorkelleurs comme nous: attention cette sortie (super chère 1850 pesos pr pers si 10 pers sur le bateau +500 pesos de taxe de snorkelling )) s'est averée nulle, super dangereuse et non adaptée pour les snorkelleurs qui sont là pour remplir le bateau et payer : on est largués avec les plongeurs en pleine mer ; les fonds sont à + de 15 m ; un courant fou nous oblige à lutter pour revenir au bateau souvent à + de 300m( ce dernier était censé suivre les snorkelleurs !!!!) heureusement que nous étions regroupés à 4 au moment où je me suis fait piquer en pleine bouche par une méduse :2 sont restés avec moi pour me soutenir , la douleur étant tellement vive que je n'avais plus la force de nager , le 4eme est parti rejoindre le bateau très éloigné pour demander du secours. Les points positifs de Pandan c'est pour des snorkelleurs de pouvoir nager avec les tortues qui sont à demeure, de voir de beaux fonds sous marins sans avoir à prendre de bateau.

Ce serait à refaire nous logerions à Sablayan Le bon plan étant de prendre le bateau le matin à Sablayan à plusieurs (prix degressif = 250 pesos pour 2 pers )) pour pandan ( + paiement d'un droit d'entrée sur pandan 180 Pesos) et de rentrer le soir 2 journées à Pandan nous semblent suffisants

la journée à apo reef n’a d’interêt que pour les plongeurs et il y a peut être moyen de payer moins cher la sortie en partant de sablayan ( petite agence sur la place où se trouve le musée)

J 29 J30 RETOUR à SABLAYAN

Sablayan sur la rivière Sabang , petite ville animée qu’ on a bien aimé découvrir à pied avec son marché aux poissons le matin ;son port , son pont suspendu, sa presqu ile entre mer et rivière , son marché couvert très animé où on peut y manger très bien pour pas cher on a même pu y voir des Mangyans vêtus de leur pagne traditionnel , PAROLA PARK qui domine Sablayan est un lieu très agréable( très beaux couchers de soleil )

Dormi à ADVENTURE PARK resort 800 pesos grand bungalow avec fan sous une magnifique vegetation un peu excentré mais au calme ( tricycle 20p jusqu’au centre)

J 31 BUS SABLAYAN /SAN JOSE

Départ 9h bus ordinnaire sans fenêtres (112 pesos ) 2h et demi de route éprouvante à toute allure sur une route complètement défoncée (3/4 de piste poussiereuse) contents d’arriver…..

Tricycle de la gare de bus jusqu’ à l hotel 30 pesos

Hotel SIKATUNA bord de mer : chambre avec balcon vue mer clim très propre 1100 pesos très bon resto

Petite ballade pour jeter un coup d œil au centre ville : que des boutiques de produits chinois ; centre très pollué par les tricycles ;jeepneys et camions circulez il n’y a rien à voir)

J 32 VOL SAN JOSE / MANILLE + JOURNEE MANILLE /achats divers

Transfert gratuit à l aeroport assuré par l hotel sikatuna

Vol avec Zest air départ 6 h30 arrivée 7h 30 957 pesos + 30 pesos de taxe d aéroport + SUPPLEMENT BAGAGE 80 PESOS PAR KILO SUPPLEMENTAIRE ( SUR CE VOL 10 KILOS DE BAGAGES AUTORISE AU LIEU DES 15 KG SUR LES AUTRES VOLS

Manille Nuit MALATE PENSIONE 1400 pesos clim propre et calme nettement superieur au friendly guest house qui n’a pas assuré notre résevation !!

J 33 VOL RETOUR MANILLE / NICE

Taxi MALATE aeroport en taxi blanc 190 pesos

CONCLUSION

Notre appreciation sur ce voyage

Nous avons beaucoup aimé PALAWAN , même si en ce qui concerne le snorkelling nous avons préfèré CORON pour la beauté et la clarté de ses fonds marins

Mindoro n’a pas été le meilleur choix ; avions longuement hésité avant de partir entre mindoro ou Cebu (MOALBOAL ET MALAPASCUA)

On a apprécié le climat plus supportable qu’en mars lors de notre precedent voyage

NOTRE BUDGET POUR 1 MOIS (sans les vols internationaux)= 2116 € /2 soit environ 1000€ / PERS

soit 68 € /jour /2PERS soit 34€ /jour /pers

comprenant

Hotels : 746€

Transports : 570€ (2 vols interieurs - bateaux- bus -taxis et tricycles)

Nourriture et boissons : 800€

cours du change à Manille 1€= 55 pesos)

possibilités de change à Manille

l aeroport international de Manille (pour dépanner)

dans les money changer et les malls (taux les plus interessants)

à Puerto princesa money changer taux +bas qu’à Manille

à EL NIDO money changer taux très bas( pour dépanner)
Red Rocks 2011 English translation pending
by Veileen · 2012-03-07 · 133 replies
Bien méritées ces vacances là !!! Remarquez, les vacances, on les mérite toujours non ??...

Nous repartons pour la 3ème fois aux USA mais la seconde dans l’ouest cher à notre cœur. Je suis accompagnée de mon mari, nos 2 grands ayant entendu parler un peu trop rando n’ayant pas souhaité venir. Nous sommes hors vacances scolaires du 5 au 19 novembre. Mon anglais a un peu progressé, la vision de séries américaines en VO m’ayant aidé. Mon mari parle d’autres langues mais compte toujours sur moi pour l’anglais.

Cette fois, contrairement à notre précédent voyage 2009, pas de planning : nous nous adapterons au temps et à nos envies : juste une wishlist résolument tournée vers les red rocks et l’aventure ! Nous avions même pensé dormir dans le véhicule mais le froid étant là, c’est le confort d’hôtels sympa que nous avons choisi.

J’ai réservé les billets début juin et choisi un AR Nice-Las Vegas relativement économique 1144 € pour 2 en contrepartie de 2 escales à Amsterdam et Minneapolis (au mieux, c’était une escale vu qu’il n’y a pas de vol direct). Je préfère mettre le budget dans un bon SUV standard 4X4 avec toutes les assurances. Nous passons par le site « locationdevoiture », intermédiaire de FTI qui lui-même s’adresse à Dollars pour 631€.

Nous préparons une fois de plus nos randos avec l’aide des aimables membres de voyage forum, du réputé site Ouestusa.fr et du non moins célèbre Philippe (alias Sedonax sur VF) que je remercie tout particulièrement pour sa gentillesse, sa patience et ses précieux et excellents conseils. Merci cher Philippe !!!

Zou, c’est parti !

5 novembre : valises ok, Esta et passeports ok, boarding pass ok, dollars ok, 2 valises en soute ok, 2 sacs cabine avec le matos photo et mini ordi ok : la check liste est terminée. Le taxi nous attend à 4h30. Cette fois, nous avons réussi à dormir. Les 3 vols se passent très bien avec une attente raisonnable aux escales. A l’embarquement à Nice une famille a tout de même un sacré déboire pour leur départ au Brésil : une femme est refoulée car son billet et son passeport ne sont pas au même nom (nom de jeune fille sur ce dernier et nom de femme remariée sur le billet je crois). Son mari reste avec elle. Seuls leurs enfants et petit-fils partiront finalement. Nous patientons donc le temps qu’ils débarquent leurs bagages… Une fois de plus, plein de films sympa durant le vol Minneapolis-Las Vegas. Là, je n’ai pas eu accès au choix des sièges et nous nous retrouvons dans l’allée centrale avec un couple américain qui mange devant nous quelques kiwis… avec la peau ! Surprenant, à moins que vous ne le fassiez aussi…

Passage à l’immigration : rapide et facile. Au vu de nos passeports, l’un italien et l’autre français, l’agent nous demande où nous habitons. Officiellement de par son job, mon mari a sa résidence en Italie, et moi à notre domicile en France. Il nous demande « Vous êtes mariés ? » « yes ». Temps de réflexion « l’un avec l’autre ??? » Ben « Yes » de nouveau.

Le dernier vol nous semble interminable… surtout sans écran individuel cette fois !

Bref, arrivés à Las Vegas, prise du shuttle pour le Car center où sont regroupés les loueurs de voiture. Une étape importante et légèrement redoutée au vu de tous les petits, voire gros problèmes, que subissent les clients. Il y a 1an1/2 on m’a fait croire à un surclassement gratuit, finalement débité (et hors de prix) mais gentiment remboursé après mon appel « désespéré » à l’agence Alamo de Los Angeles. Ca c’était bien terminé. Cette fois-ci, l’agent me donne la voiture sans histoire quand je lui parle de mon « vrai 4x4 standard ». Toutefois, elle me montre les photos d’un modèle en me précisant que celui-ci est un vrai tout-terrain et que si je choisis ce modèle il faut que je remonte changer le contrat et payer un supplément.

Je descends au parking et commence à chercher un véhicule à mon goût. Mon mari me montre alors un modèle avec de vrais gros pneus 4x4. C’est le véhicule en question, avec le supplément. Nous en choisissons donc un autre : une Ford avec un vrai pneu de rechange et pas une galette, et des pneus pas trop usés. Mais quand même, la jeep nous fait envie et je décide de remonter à l’accueil pour voir la différence de prix. Le préposé du parking me voit remonter et m’interpelle en me demandant ce qui ne va pas vu qu’il m’a vu mettre les bagages dans la Ford. Je lui explique que je préfère la Jeep Wrangler Rubicon et que je vais demander pour le supplément de prix. Il me dit que je n’ai qu’à prendre la clef et que c’est bon comme ça ! Yes ! Finalement, Philippe m’apprendra que ce modèle fait partie des SUV standard et qu’il n’y avait donc aucun supplément à priori pour ce véhicule contrairement à ce que m’a annoncé la préposée. Comme quoi, les agents ont toujours quelques tours dans leur sac !!!

En tout cas, cette voiture a été absolument parfaite en toute circonstances et nous en avons été plus que ravis, sécurisés par ses énormes pneus qui sont passés partout, même pour la Racetrack… et qui nous ont même sauvé la vie un soir…

La prise en main est, cette fois, rapide. Plus aucun problème avec le pied gauche. On dirait que j’ai conduit hier une automatique. La seule chose que je n’arrive pas à régler, ce sont les énormes rétros.

Arrivée au Tropicana. La chambre est sympa mais pas rénovée comme celle proposée sur le site internet. Vraiment épuisés, nous commandons une salade dans notre chambre : mais pourquoi tant de poivre !!! Puis j’attaque mon blog pour la famille. Je n’avais pas remarqué que le petit ordi acheté en Italie par mon mari a un clavier qwerty et c’est vraiment pénible pour moi. Nous nous couchons pour, nous le savons, une courte nuit, malgré la fatigue.

6 novembre :

Je me réveille à 3h23 ! Francesco aussi. Impossible de fermer l’œil pour moi mais lui arrive à se rendormir un peu. Nous patientons et partons vers 6h15 pour le Walmart du coin. Nous y achetons la traditionnelle glacière et de quoi la remplir pour les pique-niques et petit déjeuners, un kit de réparation pour une éventuelle crevaison, une couverture en polaire pour cacher les bagages malgré les vitres foncées et un support standard pour gps car si j’ai bien pensé au gps de route, celui-là, je l’avais oublié. Au moment de passer à la caisse, un gros « crac » sous mon pas : je viens d’écraser mes lunettes de vue de près qui sont tombées sans que je m’en aperçoive ! Un verre a sauté et la monture est toute tordue. Dire que c’était ma paire « costaude ». Bon, j’ai quand même une autre paire plus délicate qui en verra d’ailleurs de toutes les couleurs par la suite ! Temps mitigé et nous prenons la direction de Valley of Fire, petit State parc que nous adorons.





Premier arrêt et ballade sur la route montant à White Domes. Un couple de parisiens vient de se marier au bord de la route. Ils sont charmants. Il n’y a qu’eux, le prêtre et la photographe. Je discute photo avec elle. Elle aime aussi beaucoup son Pentax même si professionnellement, elle utilise son Canon.











Nous déjeunons d’une salade à l’extérieur mais il fait assez froid et au bout d’1/2h, le temps vire à l’orage. Nous cherchons le début de la rando pour Fire wave que nous ne connaissons pas. En fait un sentier balisé part d’un parking plus haut mais nous ignorons son existence et j’ai rentré dans mon gps de rando les coordonnées de l’accès passant par un très joli petit canyon. Nous sommes arrêtés par de grosses marres d’eau et une brusque ondée se déverse juste à notre retour à la voiture.







Quelques minutes plus tard nous nous arrêtons sur le bas-côté pour profiter du bel arc en ciel.



Un ranger s’arrête pour nous confirmer qu’il est interdit de s’arrêter hors des parkings prévus à cet effet. Puis il se remet à pleuvoir et nous abandonnons la partie. Nous partons nous installer à quelques miles du parc, à Overton, dans l’ancien Best Western North Short Inn qui, comme me l’a précisé Philippe, n’est d’ailleurs plus Best Western. Effectivement, le couple qui tient cet hôtel l’a racheté il y a environ 7 mois. Ils sont sympathiques. La chambre est classique et calme. Nous la garderons pour 2 nuits à un prix raisonnable, wifi et petit déj inclus. Nous nous sommes mis à l’heure locale et partons dîner dans un petit resto tout près (faut dire qu’il n’y a pas grand-chose d’ouvert, et même pas grand-chose tout court…). 2 hamburgers moyens et nous rentrons nous coucher. Il est 20h30 et on est morts !!!

7 novembre :

Forcément, on se réveille tôt mais 4h30, c’est déjà mieux que hier ! Bon j’ai une tête de déterrée mais faudra faire avec ! Le moral est en flèche car le ciel a l’air clair. Nous attendons le breakfast à 6h00 que nous partageons avec les travailleurs locaux qui viennent petit déjeuner ici. Finalement, je ne sais même plus l’heure qu’il est car c’est le week-end du changement à l’heure d’hiver pour les américains alors qu’en France, c’était la semaine précédente. Départ pour Valley of Fire bis avec cette fois un superbe et frais beau temps. Nous commençons par Elephant rock.



Ensuite, nous voulons faire la rando de la veille et nous nous garons à un parking plus bas. J'ai imaginé pour passer les grosses flaques d'eau, d'enfiler des sacs poubelle aux pieds pour passer. Ce n'est pas très classe (non, je n’ai pas de photos !) mais ça fonctionne avec de l’eau presque aux genoux.



Au retour, nous passerons sur les hauteurs ce que nous n’avions osé faire à l’aller, ne sachant pas comment se présentait la suite. La jolie vague rose s’offre enfin à nos yeux, même si nous sommes à contrejour car nous devons grimper dessus pour le meilleur point de vue.



Nous grimpons ensuite sur les collines pour apprécier les magnifiques paysages. Nous n’avons croisé personne de la matinée. Tout ça, rien que pour nous !











Après le déjeuner que nous commençons sur les emplacements proposés par le parc, mais finissons dans la voiture à cause du froid, nous refaisons White Domes que nous avions tant apprécié en 2009. C’est en y allant que nous remarquons le balisage pour la Fire Wave à partir d’un parking plus haut. Autant le matin, nous étions seuls, autant ici, la promenade est courue. On y trouve même un top model, rousse, blanche de peau et bouche rouge écarlate, vêtue de jaune avec des talons aiguilles. Il faudra vraiment un super photographe pour que cela puisse faire de belles photos car à voir comme cela, ce n’est pas extra ! La pauvre, en petite tenue, elle tremble en attendant « the foto » Là encore, nous prenons de la hauteur par rapport au reste des promeneurs. Nous nous régalons.



J’ai l’occasion de parler photo avec d’autres photographes porteurs de trépied. Retour hôtel après cette journée géniale. Encore quelques pauses photos : comment résister ?













Nous dinons ce soir dans un petit resto encore plus paumé que le précédent : on nous expédie le repas, sans couteau, ni pain, ni dessert puisqu'on nous apporte l'addition à la place. Dans la voiture, il nous reste des noix de cajou heureusement car on a encore faim !!

8 novembre :

Grosse journée avec du suspens, du stress, de la peur et un lieu magique au bout dans le wilderness le plus total ! Allez, je vous raconte :

Levés très tôt nous quittons Overton. Chouette ! Il fait super beau. Nous passons de l’autoroute, à la route de campagne, puis le chemin, puis la piste et quelques heures de conduite plus tard sur la Gold butte byway, ainsi que quelques erreurs de trajet plus tard aussi, nous arrivons vers Whitney Pockets, 1ère étape avant Little Finland. Le panneau indiquant le site ne se voit qu’en arrivant d’en face et précise 0.4 miles soit vraiment tout près. Nous nous sommes arrêtés pour une pause photo sans imaginer que nous sommes déjà au bon endroit et repartons dans la direction de notre plan pensant que c’est vraiment plus loin. Nous faisons pas mal de route sans donc jamais trouver et, vaincus, repartons au croisement où nous découvrons enfin le panneau…

Bon on continue car après tout, c’est Little Finland le but de notre journée. Je décide de me mettre en 4x4 et c’est là que ça se corse. En 2009, j’avais un 4x4 automatique et celui-ci est manuel : il y a donc un second levier de vitesse à côté du premier. Forte de mon expérience précédente, je me positionne sur le principal en Neutral pour tacher de passer en 4x4. Rien… J’essaie diverses possibilités mais aucune n’est validée. Je prends donc le manuel pensant résoudre facilement la chose mais après une bonne lecture, rien n’est vraiment clair et mon anglais n’est pas spécialisé dans ce genre de vocabulaire. Nous repartons mais je me demande s’il est raisonnable de continuer sans se mettre en 4x4. Mon mari toujours optimiste pense que nous allons rencontrer un véhicule alors que nous semblons seuls au milieu de ce désert agrémenté de quelques cactus et pierres rouges. Mais il a raison. J’arrête donc le conducteur de l’unique voiture rencontrée et lui explique. Mince, lui a un automatique et ne sait pas ! Toutefois je lui présente le manuel : il lit et n’a pas l’air plus avancé que moi. Finalement, ça me soulage : je suis moins idiote qu’il n’y paraît si même un gars circulant avec un énorme 4x4 en pleine cambrousse et parlant l’idiome local ne s’en sort pas plus que moi… J Bon, mais il a la gentillesse d’insister et au bout d’un long moment, miracle le 4x4 s’affiche au compteur. En fait, avec le levier il est passé par toutes les marches dont Reverse (d’après lui) et remis en Drive, on peut enfin débloquer l’autre levier de vitesse. J’en parlerais par internet avec Philippe qui après recherches me confirme que l’opération peut se faire directement en roulant doucement et finalement il suffit de passer de Drive à Neutral puis retour Drive et ensuite passer la vitesse 4x4 de l’autre levier. Après, cela semble facile, mais sur le moment, je voudrais bien vous y voir !!!

Bon l’an prochain, je devrais être au point normalement… Enfin nous arrivons sur le site après quelques sueurs froides car la piste n’est pas forcément évidente à trouver sur les washs caillouteux qui se séparent. Quelques points de repère aident quand même. Un dernier ressaut (la barrière du BLM annoncée sur certains sites, qui le précédait a été enlevée) où mon mari descend pour m’aider (et qui s’avèrera plus technique pour ne pas dire inquiétant avec la voiture vraiment très penchée dans le sens de la descente) et nous arrivons aux alentours de 13h15. La vue des 2 palmiers me remplit d’aise car je me sais arrivée, et je ne suis pas la grande baroudeuse prête à me perdre dans ces immensités sans aucune crainte.



Nous calculons vite qu’il nous faut repartir à 15h15 pour arriver au moins à Deep Throat avant de n’avoir plus de lumière car à partir de ce repère là, le retour à la piste principale est simple car tout droit.

Pique-nique hyper rapide et début de la visite d un lieu magique où la nature se fait sculpteur. Un seul photographe arrivé après nous partage ce site confidentiel et difficile d accès à nos yeux de « randonneurs du dimanche »

















Le site est grand et nous oblige à le parcourir en un peu moins de 2h00, ce qui est frustrant car c’est une vraie merveille. Philippe m’expliquera que nous l’avons vu en conditions hivernales, la pierre ayant cette caractéristique de « suer » un blanc qui laisse des traces la rendant particulièrement belle.









Nous repartons et retrouvons, après une petite erreur, notre chemin,



puis arrivons avant le coucher du soleil à la piste principale



Enfin la route, direction St Georges, pour la nuit. Je m’escrime pour enlever la position 4x4 mais j’y arrive. Mais il semble que la journée me réserve encore une surprise stressante :

Nous nous sommes levés tôt et la journée a été longue : entre les heures de conduite en 4x4 qui nécessite une attention soutenue, les difficultés stressantes d’orientation, le parcours du site à vitesse grand V sans se reposer pour tâcher de couvrir toute la zone dans le temps imparti, les difficultés identiques au retour ; autant dire que quand je rejoins la route goudronnée, je me relaxe enfin. Il nous reste un minimum d’1h30 pour accéder à notre prochaine étape où nous devons encore nous trouver un hôtel. Je roule comme d’habitude au maxi de la vitesse autorisée soit 55 miles (presque 90km/h) sur cette petite route déserte. C’est un tort car il fait nuit, sans aucun éclairage, et les phares de ma jeep ne sont pas top (c’est bien le seul reproche que je pourrais lui faire !). Mon mari regarde ses photos sur l’écran de l’appareil et sans doute mon regard se détourne un moment. Quand je refocalise sur la route, c’est avec horreur que je constate qu’un énorme obstacle imprévu se dresse devant moi : une vache noire dans la nuit noire, qui me regarde d’un air parfaitement placide (je ne l’oublierai jamais ce regard !), voire suicidaire (il est quand même bruyant le 4x4 : alors qu’est ce qu’elle fiche là en plein milieu de la route !!!)

Alors là m’arrive une sensation vraiment étonnante : un dédoublement de la personnalité ! Mon cerveau attaque les maths : vitesse du projectile, distance du point d’impact et résous l’équation : choc imparable ; on est trop près !!! Mais, l’instinct de survie branche un bouton que je ne me connaissais même pas : « supers réflexes ». Je donne donc un grand coup de volant à gauche sans freiner même si dans ma tête, c’est déjà perdu. Miracle ! Ca passe ! Le cerveau continue son boulot : route étroite, gros ravin à un éclair de pensée ; si j’ai raté la vache, le ravin, lui, je ne vais pas le louper ! Mais « supers réflexes » agit plus vite et je donne donc un grand coup de volant à droite.

P…n, on a passé ça aussi !!! Mais la voiture n’apprécie pas du tout et se met à tanguer dangereusement. Quand les roues décollent vraiment haut, mon cerveau continue son travail de sape morale, ça fait un moment qu’on est passé dans le rouge pour tous les bidules électronique qui gardent la trajectoire : on ne peut donc que se renverser. Mais mes mains continuent à donner des coups de volant alternatifs dans le sens opposé des roues qui se sont levées. Bref, au bout d’un moment, après de multiples cahotages, j’ai stabilisé. Sauvés ! Un silence de mort dans la voiture ! Mon mari n’a pas dit un mot pendant tout le gymkhana ! Moi, j’aurais piqué à coup sûr une crise de nerf à sa place. Il nous faudra quelques minutes pour déglutir et se mettre à parler de la bonne étoile qui nous a sauvés ce soir. C’est arrivé si vite que nous n’avons pas eu le temps d’avoir peur pendant, mais la trouille rétrospective, elle, fait son boulot ! Gloups…..

On arrive à St Georges : on trouve un hôtel sympa : le Crystal Inn où on nous fait un prix réduit pour une jolie chambre et nous dînons en face, à l’excellent Black Bear Dinner. Saumon pour Mr et hamburger pour Mme. Bien mérité non ? mmm

Quelle journée !!!
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
by Sandchab · 2012-03-06 · 27 replies
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain. Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin. Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions. Commençons par la première semaine.

Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".

Un petit tour en ville avant de se coucher ?... 20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table. Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge ! Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues. L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit… Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée. Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !

Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour. Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances… Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France. Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués. Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.

Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices… Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper. Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec. Coucher à 22h30 pour tout le monde…

Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage. Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite. Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel. La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad… Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10… Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde. Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond… Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.

Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin. Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude. Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.

Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population. C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps. Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie ! Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas. Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison. Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !

Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque. Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue ! Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées. Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ? Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies. 23h37, tout le monde dort. Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser. Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !

Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants. Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes. Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna. Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables ! Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité… Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit. Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure… Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain. Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir. Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène. Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit. Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Birmanie 2012: les prix explosent! English translation pending
by Clavdia · 2012-03-03 · 80 replies
Depuis le début de l'année, les prix s'envolent en Birmanie. C'était à prévoir, car les touristes affluent en masse tout à coup, persuadés que la démocratie est enfin au rendez-vous ...

Malheureusement, en raison de la situation économique désastreuse de ce pays, les infrastructures ont de la peine à suivre. Il n'y a pas suffisamment de voitures pour satisfaire la demande, les hôtels sont pleins malgré une augmentation massive des tarifs depuis le 1er février 2012. A titre d'exemple, une chambre à 23$ en 2011 est à 62$ aujourd'hui. A Chaung Tha, le bungalow au prix de 22$ passe quant à lui à 59$.
Ouest américain au mois d'août avec une personne handicapée English translation pending
by Pamtravel · 2012-02-28 · 58 replies
bonjour à tous! notre souhait est d'arrivée sur LAS location de voiture resté 2 jours à Végas puis partir en direction de LAX avec arrêts dans les parcs.

puis stop à LAX puis continuation sur SFO

le problème sont les stops dans les parcs on ne veut pas tous les faire, et une des personnes à beaucoup de mal à marcher, (elle n'est pas en fauteuil mais invalide à 80%) quels sont ceux que vous me conseiller de faire et qui soient très intéressants, et surtout surtout qui ne demande pas à grimper et à marcher?

je sais ce n'est pas facile ni évident mais il serait bien d'en faire 2 voire 3 mais pour cela il faut que ça en vaille la peine,

donc si vous pourriez m'aider à faire mon itinéraire nous avons les 3 1ères semaines d'août🤪
Réunion VF à bord du Luminosa, départ transatlantique de Guadeloupe le 27 avril English translation pending
by Rcoucou · 2012-02-26 · 641 replies
bonjour🙂

j'ouvre ce post pour ( voir le titre) afin pouvoir se grouper selon les excursions, afin de réduire tant soit peu les frais de transport

et afin de partager entre membres VF nos expérences sur les excursions en projets et déjà faites par certains d'entre vous

pour avoir des bons prix il faut être en général une vingtaine de personnes dans les bus touristiques (tels qu'a Funchal et Malaga) entre 8 et 12 personnes dans les vans selon leurs capacités (exemple bayaïbé) et en général 4 à 5 maxi dans les taxis standard

si vous arrivez séparément, les taxis comptent 2 fois la course pour 2 couples, (c'est du vécu)🤪 mais si vous arrivez en groupe ils font un prix global

certains parmi vous ont déjà fait certaines escales, Philippe86, liisou, gladfred et peuvent vous raconter leur "vécu" et leur impressions + et -, que ce soit avec Costa ou en solo

ce post est ouvert aussi aux autres participants de VF ayant déja fait ces escales

pour des conseils qui nous seront précieux " suite à leur vécu" par l'intermédiaire d'excursions Costa ou non

autre objet de ce post et objet principal établir un premier contact à bord du bateau suite à la réunion d'informations francophone ( pas d'info pour l'instant sur cette réunion et son lieu, mais nous en auront certainement par ceux qui reviennent de la croisière aux Caraïbes)

afin de mettre un visage sur les participants de ce forum, les lunettes noires sont autorisées😎 afin de réunir les enfants voulant participer au clubs Costa, pourquoi pas.. tranquilles les parents

dans un deuxième temps si certains le désirent, afin de boire un pot ensemble un soir ou un après midi pendant la traversée ou tout simplement se dire bonjour, et bon appétit

récapitulatif des escales

vendredi 27 avril > arrivée 1er jour > Guadeloupe > depart bateau 23H59 (tous à bord à 23H 30) pas grand chose à faire, car vue la durée du voyage, on sera un peu vanné...

quoique , nous aurons peut être l'exercice de sécurité et la réunion d'informations francophone ce soir là (à confirmer)

j'y serai avec la casquette en avant de la salle, pour un 1er contact VF, (en général c'est l'amphitéatre)

car nous seront de nombreux francophones... 🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂 vu que déjà 16 couples recensés de VF)

sans compter les enfants, et les + grands

samedi 28 avril > Martinique > arrivée 12H > Tous A Bord 21H30 > soit 9H30 à terre

dimanche 29 avril > Saint Martin > Ar 12H > TABord 17H30 > soit 5H30 à Terre

Lundi 30 avril> la Romana > Ar 13H > TAB > 24H > soit 11H à terre

mardi 1 mai > ile Catalina > Ar 9H > TAB 16H30 > soit 7H30 à terre

mercredi 2 mai > Tortola > Ar 9H > TAB 17H30 > soit 8H30 à terre

jeudi 3 mai > Antigua > Ar 8H > TAB 13H30 > soit 5H30 à terre

vendredi 4 mai > en mer > réunion VF où ?

samedi 5 mai > en mer

dimanche 6 mai > en mer

lundi 7 mai > en mer

mardi 8 mai > en mer

mercredi 9 mai > Santa Cruz > Ar 8h > TAB 16H30 > soit 8H30 à terre

jeudi 10 mai > Funchal > Ar 8H > TAB 16H30 > soit 8H30 à terre

vendredi 11 mai > en mer

samedi 12 mai > Malaga > Ar 8H > TAB 12H30 > soit 4H30 à terre

dimanche 13 mai > en mer

lundi 14 mai > Ar savone 9H > transfert bus vers nice .. > déjà le retour 🤪

en conclusions, ceux qui sont interressé pour prendre contacts avec les membres de VF de cette transat

peuvent se faire connaitre ici

ou m'envoyer un message en MP (cliquez sur rcoucou)

de même et c'est le but, annoncer leurs projets d'excursion et ainsi se regrouper avec d'autres

j'apporterai ici des précisons au fil du temps et ferai des synthéses par excursions,

en respectant l'anonyma si certains le désirent (en mp)

sur les projets d'excursions pour ceux qui souhaitent se regrouper

sur les lieux et les dates et heures des réunions VF à Bord

pour exemple, lors de notre dernière transat nous avions convenu entre membre de VF de se réunir 30mn avant de débarquer

dans un bar (vide) du bateau, pour bénéficier d'un prix de groupe pour les visites en autocars panoramiques

(reduc de -5 à 6 euros par pers)

à vous lire, en vouis souhaitant une très bonne croisière

cordialement rcoucou

ps: précision, je ne suis pas très physionomiste, et j'oubli facilement les noms et prénoms, donc soyez indulgents si je vous croise à postiori, sans vous reconnaitre dans les coursives

il y a un autre post sur cette transat

ci joint le lien avec d'autres infos (bonne lecture)

http://voyageforum.com/v.f?post=4476182#4476182
Aller vivre en Europe pendant un an? English translation pending
by Mary226 · 2012-02-24 · 21 replies
Bonjour,

J'ai récemment décidé qu'une réorientation s'imposait dans mes études, et j'ai déterminé que tant qu'à perdre le reste de mon année (puisque mon nouveau programme ne commence que vers la fin du mois d'août), j'allais en profiter pour voyager. Je suis donc dans l'Ouest canadien depuis bientôt trois semaines et je suis sensée retourner chez moi (au Québec) vers le début/milieu du mois d'août. Mais je me suis mise à douter : ça fait des années que je n'avais pas été si heureuse, c'est comme si toute la pression de mes études, de mon travail, de ma famille retombait d'un coup. Alors forcément, envisager de retourner à la réalité à la fin de l'été ne me fait pas très envie...

Je me demandais donc si c'était envisageable pour une fille de 18 ans d'aller vivre en Europe pendant un an (ou plus...). Je dis vivre et non voyager, parce que c'est ce que j'aimerais : arriver à quelque part, m'y installer pour quelques temps, aller ailleurs, rester quelques temps, repartir, etc. Je vise principalement l'Irlande, l'Angleterre et la France. Quelles sont les possibilités qui s'offrent à moi? Si je reste à un seul endroit, j'imagine que c'est plus simple (je me trouve un travail et un logement, et bingo), mais est-ce possible si je ne reste que 1-2 mois à chaque endroit? Et si je me fis aux amis que j'ai en France, c'est beaucoup plus dur là-bas de se trouver un emploi à mon âge; y a-t-il d'autres alternatives? Est-ce que le wwoofing serait un bon choix? Sinon, je peux toujours y aller en tant que fille au pair, mais ça complique les choses puisque je ne veux pas rester tout le temps au même endroit...

Bref, est-ce que quelqu'un a déjà vécu une situation similaire ou a le même genre de projet? Avez-vous des conseils à me donner, sur quoi faire et où aller? Devrais-je partir accompagnée (du fait que je suis une fille et que je n'aurais que 18 ans lors de mon départ) ou je peux partir seule sans aucune crainte?

Merci!
Circuit de vingt-huit jours dans l'Ouest américain: vos avis? English translation pending
by Famker · 2012-02-23 · 15 replies
Bonjour à tous,

Depuis un mois, je lis de nombreux messages sur les parcs, les itinéraires, les conseils... et maintenant je me lance dans l'ébauche d'un circuit de 4 semaines dans l'Ouest américain. Je suis bien en avance mais çà motive de préparer son voyage. Projet pour juillet 2013 : départ Paris, arrivée San Francisco pour rejoindre Las Vegas. Boucle Las Vegas-Las Vegas en camping car et après direction Yelllowstone. Retour Salt Lake City - Paris J'attends avec impatience, vos avis et commentaires. 😊 En 4 semaines, nous aurons une idée de la beauté des parcs mais pas trop le temps de s'attarder. Ce qui me fait le plus peur, c'est la réservation quasi-obligatoire de l'hébergement en été ... donc pour moi c'est une contrainte car c'est difficile de prévoir si on va aimer un parc , et vouloir partir plus vite ou au contraire rester un peu plus longtemps. C'est donc l'intérêt de ce forum de partager nos rêves et vos expériences vécues pour éviter de se "planter" dans la durée des étapes Départ Paris un samedi, arrivée San Francisco un dimanche J1 – J2 : visite de la ville J3 : départ pour Yosemite – nuitée au parc J4 : 1 journée entière dans le parc – nuitée au parc J5 : départ pour Death Valley - nuitée au parc J6 : départ pour Las Vegas prise en charge du camping car en début d'après-midi direction Grand Canyon (rive sud) – nuitée au parc J7-J8 : 2 jours au Grand Canyon Rive Sud J9 : départ pour Grand Canyon Rive Nord : visite 1/2 journée – nuitée au parc J10 : départ pour Page : visite du Lac Powel - nuitée au lac Powel J11 : le matin départ pour Antelope Canyon + point de vue HorseShoe Bend l'après midi départ pour MonumentValley – nuitée à Monument Valley J12 : départ pour Canyonlands The Needles : visite du parc en voiture + une rando en fin après midi, direction Arches – nuitée Arches J13 : 1 journée entière à Arches – nuitée au parc J14 : rando Arches le matin puis direction UT 128 jusqu'à Fisher Towers : aller et retour 2h30 puis revenir à Arches pour une autre rando en fin de journée – nuitée au parc J15 : départ Canyonlands The Island in the Sky :rando le matin + scenic drive + rando le soir + point de vue Dead Horse Point - nuitée au parc J16 : départ pour Capitol Reef : visite du Parc - nuitée à Fruita J17 : continuation de la visite puis départ l'après midi pour Bryce Canyon J18 : 1 journée complète à Bryce – nuitée au parc J19 : continuation de la visite de Bryce Canyon puis départ en fin d'après-midi pour Zion – nuitée à Zion J20 : 1 journée complète à Zion – nuitée à Zion J21 : départ pour Las Vegas – rendre le camping-car – nuitée Las Vegas J22 : départ en avion pour Yellowstone – nuitée au parc J24 – 25 – 26 : 3 jours dans le Parc J27 : retour Salt Lake City pour un départ Paris J28 : arrivée Paris le samedi merci d'avance famker
Gamme de jante vélo Xtreme ou Mavic? English translation pending
by Vins33150 · 2012-02-16 · 15 replies
Bonjour à tous,

Souhaitant changer les jantes de mon vélo (26") et celui de ma copine (28"), je regarde pas mal de site pour voir ce qui ce fait. Vélo équipé pour du cyclo-tourisme, donc avec pas mal de poids.

Or je ne connais pas les différentes gamme de chez Xtreme (saari, t-sx, t-xx...) ou Mavic (A319-A719...) de la plus fragile à la plus costaude, (genre en shimano sa va du tourney, deore, lx, xt, xtr). Et je ne trouve pas cette info sur le net, donc je me tourne vers vous qui avez réponses à tous! (pas forcément les bonnes!😛 mais une info toujours appréciable!).

Voila en attente de vos réponses, car je pense que sa servira à pas mal de monde pour choisir ces jantes.

Bien à vous.

Vincent.
Trois semaines en Namibie: itinéraire, location de voiture, etc? English translation pending
by Jmayo · 2012-02-14 · 46 replies
Bonjour,

nous sommes en train de planifier un voyage de 3 semaines en Namibie pour le mois de juin. Nous avons les billets d'avion en poche (Air Berlin Munich-Windhoeck pour 695 euros par personne) et nous voulons organiser au mieux notre circuit. Il y a évidemment plusieurs discussions sur le sujet, mais quelques questions nous turlupinent encore.

La première concerne le choix ou non d'un 4x4. Cela est-il vraiment nécessaire? Vous allez me dire tout dépend de l'itinéraire. En gros, on veut faire les incontournables: Etosha, Walvis Bay, Cape Cross, Sesriem, Naukluft, Fish River Canyon et les chutes Victoria. Peut-être un petit tour au Kalahari si ça en vaut la peine.

Nous sommes un couple avec un bébé de 2 ans et nous voulons faire du camping (le petit est habitué et il adore). Mais pour revenir à l'itinéraire, faire le Fish River Canyon et les chutes Victoria, c'est un peu les 2 extrêmes. Trop loin? Il y aussi Epupa qui a l'air pas mal. A choisir, qu'est-ce qu'il faut laisser tomber: Fish River Canyon, Epupa ou les chutes Victoria? L'idée serait de partir sur le Sud et en fonction du temps qu'il nous reste aller ou non aux chutes Victoria. Bon si jamais on connaît le Grand Canyon aux USA, le Salto Angel au Vénézuéla et les chutes d'Iguaçu au Brésil. Ca peut aider pour le choix.

Ce qu'on aime, ce sont avant tout les paysages. Et pas de problème pour les heures de routes (bon on veut quand même pas passer toutes nos journées en voiture).

Voilà en gros les interrogations que nous avons. Merci pour vos avis éclairés. Jérémie
Los Angeles - San Francisco - Las Vegas et les parcs de l'Ouest américain English translation pending
by Aida55 · 2012-02-11 · 80 replies
Bonjour à tous, Je sais que ce genre de question a été débattu à plusieurs reprises, mais j'ai cependant besoin de conseils de certains "spécialistes"!!😉 Je souhaite partir avec mon mari, en solos, en septembre vers l'Ouest. voici ma proposition, que je soumets à votre appréciation : Marseille-Los Angeles LA: combien de jours pour se faire une bonne idée ? départ de LA pour les parcs : Moument Valley, Death Valley, Yosemite, , etc.. dans quel ordre ? Stop à Vegas : combien de jours Vegas-San Francisco SF: 2 ou 3 jours retour SF-Marseille Donc, en résumé, en combien de temps tout cela est-il réalisable, quels hôtels dans les parcs, quel budget ? location voiture : quel loueur ? Ca fait beaucoup de questions !😕 mais je sais que ça ne fait pas peur à certains d'entre vous !!😏 Merci beaucoup de votre aide et de vos réponses Nicole
Blanc-Sablon (Québec) - Goose Bay (Terre-Neuve) en 4x4, route 500-510? English translation pending
by Lazette · 2012-01-28 · 15 replies
Bonjour, on se demande si à l'automne prochain on ne fera pas la route qui fait la grande côte Nord, c'est à dire nous rendre par la route 138 jusqu'à Natasquan , ensuite par bateau jusqu'à Blanc Sablon , ensuite en suivant les rtes 500/510 vers Goose Bay et la rte 389 vers Labrador City, Fermont , Gagnon Ville (enfin ex) rejoindre le point de départ : Baie Comeau. Nous aimerions savoir si les routes du nord 500-510 et 389 sont carrossables. et si oui , savoir si le 4 X 4 est nécessaire. Quelqu'un est au courant ? merci de vos infos ...... et tout autres références touristiques référents à ce projet
Avis sur circuit d'un mois en Namibie-Botswana cet été? English translation pending
by Isat83 · 2012-01-16 · 28 replies
bonjour, nous avons prévu pour cet été un mois en namibie-botswana (4x4 avec tente) voici notre proposition de circuit :

j1 dakar -escale j2 escale-windhoek j3 windhoek - ghanzi j4 ghanzi - maun j5 maun - nxai j6 moremi xakanaxa j7 idem j8 moremi north gate j9 moremi - savute j10 savute j11 savute - kasane j12 kasane - victoria falls j13 victoria - kasane j14 kasane - kongola j15 secteur kongola j16 kongola - secteur mahangu j17 mahangu - grootfontein j18 grootfontein - etosha j19 etosha j20 west etosha j21 estosha - epupa j22 epupa j23 epupa - khowareb j24 khowareb - palmwag j25 palmwag - twyfelfontein j26 twyfelfontein - swakopmund j27 swakopmund j28 swakopmund - sesriem j29 sesriem j30 sesriem -windhoek j31 le retour sur 2 jours encore

hé oui, ce n'est pas parce qu'on habite déjà en Afrique que la route est plus courte. Au contraire, et bien sûr c'est aussi plus cher et plus compliqué !!! Tourmaline me propose ce circuit et aussi des activités annexes. Lesquelles sont à privilégier, car nous sommes 4 avec 2 grands ados ? donc budget pas extensible indéfiniment ! j'ai vu que bcp faisaient la sortie en mer pour voir dauphins et pélicans. les survols avions, mongolfières et hélicos sont très très chers. Faut-il intégrer Purros dans le circuit ? est ce ça rallonge de bcp ?

merci beaucoup pour vos réponses. vos carnets de voyage sont super, merci à tous ceux qui se donnent la peine de les écrire.
Vaut-il mieux faire les parcs américains en semaine? English translation pending
by Nakata · 2012-01-13 · 34 replies
Bonjour,

Je suis en pleine finalisation d'itinéraire dans l'ouest américain en juillet-août. Je sais qu'il vaut mieux éviter Yosemite le week-end à cause de la foule, mais je me pose la question pour les autres parcs : - Mesa Verde - Monument Valley - Canyonlands/Arches - Yellowstone/Grand Teton - Bryce/Zion - Grand Canyon - Antelope Canyon

Pour l'instant, j'ai conçu mon itinéraire de façon à ne pas tomber sur l'un de ces "musts" en plein week-end (et pour être le dimanche matin à SLC, si la chorale des mormons vaut le coup). Mais est-ce vraiment nécessaire ? Pour l'instant, j'ai juste Antelope Canyon qui tombe un dimanche...

Je me pose la question en particulier pour Monument Valley et pour Mesa Verde. En effet, j'hésite entre : mercredi : Flagstaff > Petrified Forest > Chelly jeudi : Chelly vendredi : Chelly > Valley of the Gods > Monument Valley samedi : Monument Valley > Navajo NM > 4 corners > Durango dimanche : Durango Train lundi : Durango > Mesa Verde > Monticello

OU :

mercredi : Flagstaff > Chelly jeudi : Chelly > Durango vendredi : Durango Train samedi : Durango > Mesa Verde > Cortez dimanche : Cortez > Valley of the Gods > Monument Valley lundi : Monument Valley > Navajo NM > Monticello

Autre question, vous voyez que je dors à Monument Valley, soit proche de Navajo NM, pour pouvoir faire la rando guidée de Betatakin de 8h15. Mais j'ai vu que pour cette rando, il faut s'inscrire avant. Peut-on s'inscrire simplement en téléphonant de Monument Valley la veille au soir ?

Enfin, je garde le Grand Canyon pour la fin de mon voyage, parce que j'ai peur que les autres parcs m'apparaissent comme moins impressionnants si je les fais après : est-ce que je me fais des idées ?

Merci d'avance, nak
Autres livres du genre "Into the Wild"? English translation pending
by Stangeous · 2012-01-02 · 25 replies
Bonjour,

J'ai beaucoup aimé le livre et le film Into the wild, de part le fait que c'est tiré d'une histoire vraie, mais aussi la leçon de vie que cette histoire apporte. J'aimerais trouver d'autres livres de ce genre, si vous en connaissez je suis preneur !

Merci d'avance !

Robin.
Informations pratiques pour les États-Unis English translation pending
by Fredxiii · 2011-12-30 · 152 replies
Bonjour, L'été prochain je n'irai pas aux USA mais je me pose quand même les questions suivantes: - Est-ce-que Tioga pass sera ouverte? - Quand dois-je changer mes euros en USD et surtout est-ce-que l'euro va continuer à baisser? - Est-ce-que je dois louer mon véhicule directement aux USA ou bien par un loueur? Avez-vous des anecdotes et des bons plans? Est-ce-que un 4x4 est nécessaire sachant que je n'irai pas sur les pistes? - Quand dois-je acheter mes billets d'avion pour les payer le moins cher possible? - J'ai l'intention de ne pas laisser de pourboire au restaurant. Est-ce-que je risque de finir avec du goudron et des plumes? - Est-ce-qu'il y a une suite 2806 dans chaque hotel?

J'aurai d'autres questions prochainement.

Merci. Joyeuses fêtes à tous les VFouestusa 😎

FreD-XIII
Les parcs du grand Ouest américain: de Seattle à San Francisco, en passant par le Dakota du Sud English translation pending
by F85 · 2011-12-27 · 39 replies
Bonjour,

Nous sommes deux amis souhaitant parcourir le Grand Ouest et disposant de 48 jours en juillet et aout. Nous souhaitons voir des paysages très variés, faire du camping et de la randonnée (au moins une randonnée sur 2 jours). Voici une première idée de parcours que je soumets à vos avis expert :

1 : arrivée à Seattle, nuit à Seattle J2 : Seattle, départ fin de matinée de Seattle, départ pour North Cascade NP : 104 miles / 2 h26, nuit à North Cascade NP J3 : Départ en matinée de North Cascade pour Colville National Forest : 255 miles / 5 heures, nuit à Colville NF J4 : Départ le matin de Colville NF pour Glacier NP : 288 miles / 5h20 J5 : Glacier NP J6 : Glacier NP J7 : Glacier NP J8 : Glacier NP J9 : Départ le matin de Glacier NP pour Bozeman, en passant par Butte : 321 miles / 5h35, nuit camping autour de Bozeman J10 : Départ de Bozeman pour Yellowstone NP, par West Yellowstone : 121 miles / 2h30 J11 : Yellwostone J12 : Yellowstone J13 : Yellowstone J14 : Yellowstone J15 : Yellowstone J16 : Départ le matin de Yellowstone pour Teton NF : 104 miles / 2h10, nuit à Teton ou environs J17 : Départ de Teton NF le matin pour Bighorn NF : 263 / 5h15 J18 : Départ de Bighorn NF le matin pour Badlands NP Bighorn …… Devil’s Tower…..Badlands : 321 miles / 5h30, nuit camping Badlands J19 : Badlands, départ de Badlands en fin d’après midi pour Custer State Park, en route visite du Mont Rushmore: 100 miles/ 2h00, nuit camping Custer State Park J20 : Custer SP et alentours, départ dans l’après midi pour Cheyenne : 254 miles / 4h18, nuit à Cheyenne J21 : Départ de Cheyenne le matin pour Rocky Mountains NP : 97 miles / 2h00, nuit camping à Rocky Mountains NP J22 : Départ le matin de Rocky Mountains NP pour Vernal (Dinosaur NM) : 290 miles / 5h40, nuit camping J23 : Dinosaur NM, nuit camping J24 : Départ de Vernal le matin pour Moab : 216 miles/ 4h11, début de visite de Arches NP J25 : Arches NP J26 : Arches NP J27 : Départ de Arches NP pour Monticello : 53,4 miles /1 h00, début de visite de Canyonlands NP, nuit camping Canyonlands J28 : Canyonlands J29 : Départ de Canyonlands pour Monument Valley, visite de Gooseneck et Valley of the gods au passage : 100 miles / 2 heures, nuit camping J30 : Départ de Monument Valley pour Torrey : 195 miles / 3h50, début visite Capitol Reef NP J31 : Capitol Reef NP J32 : Départ de Torrey pour Tropic : 102 miles / 2h10, début de visite de Bryce Canyon J33 : Bryce Canyon J34 : Bryce Canyon J35 : départ de Tropic pour Kanab : 81 miles / 1h40, début de visite de Grand Canyon NP North Rim, nuit camping Grand Canyon J36 : départ en fin de matinée pour Zion Park : 41 miles / 1h00 J37 : Zion Park J38 : départ de Zion Park pour Death Valley : 352 miles / 6h15, nuit à Death Valley J39 : Death Valley J41 : Départ de Death Valley le matin pour Yosemite, avec arret à Mono Lake et Bodie : 280 miles / 5h20 J42 : Yosemite J43 : départ de Yosemite pour San Francisco : 200 miles / 3h40 J45 : San Francisco J46 : San Francisco….. Big Sur : 150 miles / 2h45 Aller/retour dans la journée J47 San Francisco J48 : Départ pour Paris Il manque LA et Las Vegas, mais nous ne tenons pas plus que ça à visiter ces deux villes.

Voici les questions que je me pose : Sur le papier, le parcours semble réalisable en 48 jours, mais en pratique, qu'en pensez vous? Est ce réalisable ? Connaissez vous Bighorn NF et Colville NF ? ces deux parcs seraient plutôt des étapes pour éviter de faire trop de Km dans la même journée, mais peut etre nécessiteraient plus temps ? Ou bien quelles autres étapes conseillerez vous ? Nous envisageons de louer une voiture économique de tourisme, très basique (pas de 4x4) : parmi les lieux, y en a t il qui ne peuvent pas se visiter en voiture de tourisme ? (je pensais peut etre à Death Valley ?) Est ce que 2 jours à Death Valley sont de trop ? (possibilités de randonnées difficiles à cause de la chaleur ?) Dans la "3eme partie" du parcours, celle en Utah, comment inclure Antelope Canyon ? j'ai du mal à planifier le parcours, il y a tellement de lieux à voir ! il faut faire des choix...

Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire jusque là et j'espère avoir vos retours, conseils et autres propositions/suggestions au sujet de cet itinéraire... Merci 🙂 PS: les billets d'avions ne sont pas encore achetés !très bientôt !
Notes de voyage au Yunnan en solo (mai, juin, juillet 2010) English translation pending
by Naruwan · 2011-12-01 · 9 replies
.Notes de voyage au YUNNAN en solo. Mai, juin, juillet 2010

Le Yunnan, très montagneux, est, grosso modo aussi grand que la France. Et on ne peut s’y déplacer aussi vite. Par conséquent, il faut du temps. Venant de Taipei, j’ai atterri le soir à Kunming. Un bazar noir à la sortie pour prendre un taxi, une organisation digne de CDG…On n’est donc pas dépaysé…

C, de Kunming, m’avait trouvé ce que je cherchais. Résider dans une famille chinoise et prendre , en payant, deux heures de cours de Chinois chaque matin. J’ai donc posé mon sac chez une prof d’anglais qui communiquait avec moi en utilisant son dictionnaire… Pauvres élèves. Son appartement était situé dans la résidence universitaire de Kunming .Elle habitait avec sa mère…Ah vous prenez aussi une douche le matin ? Et pourquoi ? Et ceci, et cela. Atmosphère irrespirable. Je me suis enfui vite fait vers l’Hôtel Cloudlands Youth Hostel, (recommandé par le LP) personnel adorable et compétent. De plus on y mange très bien. Un havre de paix et une mine de services. A Kunming comme presque partout en Chine, ainsi qu’ à Taiwan, les fenêtres sont barricadées de grilles, avec une petite avancée, très souvent amplement fleurie et utilisée comme séchoir à linge. La municipalité a ordonné, ne me demandez pas pourquoi, de remplacer les grilles « avancées » d’environ 60 centimètres par des grilles « plaquées » aux fenêtres. Auparavant, les appartements ressemblaient à des prisons fleuries. Maintenant ce seront des pénitenciers, mais les serruriers se frottent les mains... En ville, un ou deux temples, mais rien d’extraordinaire. Le lac Dian en cours de dépollution et ses alentours. Bof. Mais, à une bonne heure de bus, le « Bamboo Temple » vaut largement le déplacement. Le grand musée des 25 minorités présentes au Yunnan est un passage indispensable à mon sens avant de voyager au Yunnan, si tant est que l‘on soit intéressé par ces dites minorités . Et la boutique de souvenirs à la sortie est remarquable. Ils ne vendent pas de « conneries » à 2 sous mais de très jolis et anciens vêtements, tissus, sacs etc. Et c’est assez bon marché. Allez-y. De plus la patronne est charmante, cultivée et connait très bien tous les différents habits des minorités qui peuplent le Yunnan.

En face, de l’autre côté de l’avenue, il y a un gigantesque village où ils ont reconstruit les maisons des 56 minorités chinoises. Des employés chinois Han, folkloriquements déguisés avec de moches vêtements « typiques » en synthétique se morfondent d’ennui dans le décor en jouant avec leur portable.

Franchement rester à Kunming c’est perdre son temps…pas grand-chose de particulier ou de pittoresque, mais il ne faut pas manquer de savourer les « nouilles qui traversent le pont » chez les frères Jiang .

Départ en car pour Shilin, la forêt de pierres, 300 hectares. Oui c’est un bon plan, mais l’entrée est très chère, de mémoire 150 ou 160 rmb. Nombreux panneaux d’informations rédigés en français sans aucune faute d’orthographe ni de grammaire. Rarissime.

Lac Jiangchang, au sud de Kunming, à 2 bonnes heures de car .C’est désuet et plaisant. Location de pédalos, baignade, jolies plages et bonne chère. Dix minutes à pied pour traverser ce gros bourg de bout en bout. J’y étais en weekend, et je présume qu’en semaine j’aurais été seul. Très beau lac, balade à cheval , aller-retour 2 heures, vers un temple caché, et intéressant. L’autre temple, lui, est accessible du village .

Départ en train de nuit couchettes pour Dali .Pas une bonne idée. Départ 22.00 heures arrivée vers 6 ou 7 h, alors que, de mémoire, le car n’en met que 4 ou 5. Et, naturellement, en train de nuit, on ne voit rien du paysage.

C’est une ville très agréable, surtout si on s’écarte de la rue des étrangers…et des coins touristiques. On n’y mange pas très bien et c’est cher pour ce que c’est. L’architecture et la décoration des maisons est sobre, raffinée et très élégante. L’unique musée désert est à ne pas négliger, d’autant plus que les touristes n’y vont pas puisqu’ils consomment. Ne pas manquer l’église catholique en pure style Naxi. Un trésor d’architecture étonnant. Il y en a deux à Dali mais une seule en style naxi.

Le lac ERHAI est majestueux. Dommage qu’il n’y ait pas de chemin autour. Location de vélo facile, balade cool vers le lac. Puis cul de sac. A Dali, il y a un télécabine qui vous propulse sur un chemin de randonnée entièrement et joliment pavé. Belle balade, contrôle de sécurité en route, pas de soucis. On arrive au Temple Zhonghe Shan. Retour par un télésiège, non fermé , mais couvert, et donc appréciable vu qu’il crachinait. Autour du lac, belles promenades. Au nord, à 1 heure 30 de bus, des sources chaudes où nous sommes allés en petit groupe passer une nuit. Bon, l’eau est bonne, bien sûr, mais le cadre est moyen.

Au NE du lac ERHAI, il ne faut pas rater Shuanglang, et son petit hôtel, le SKYSEA (Chambres et dortoirs) .Les pieds dans l’eau, une vue imprenable sur le lac et les montagnes en arrière-plan. Tables d’hôtes midi et soir, pas de menu, on mange ce qu’ont cuisiné les femmes, très bonne ambiance. J’y ai rencontré un couple d’artistes Chiliens demeurant à Pékin qui venaient de Shangri la en vélo de course, oui, pas un VTT…Pour ceux qui connaissent un peu la géographie de cette province, chapeau !

Le village est hors du temps. Beaucoup d’anciennes maisons et pratiquement pas de touristes. Mais à la vitesse où ils rénovent d’anciennes maisons avec vue sur le lac, futures guest houses, ça ne va pas durer longtemps… Une maison « d’architecte » , ultra moderne, béton et verre, gigantesque, les pieds dans l’eau, où l’on peut prendre un excellent café du YUNNAN ; le café doit faire 8 m2, et la villa en fait probablement 1000m2…Le prix du café n’est pas proportionnel à la villa… Elle appartiendrait à une célèbre danseuse Chinoise... Huit jours avant mon arrivée un pâtissier français s’est installé dans ce village, au pied d’un arbre multi centenaire, mais les pâtisseries n’étaient pas encore sorties du labo. Dommage. Pleins de balades sur la petite presqu’île. Sympa. A l’hôtel, on peut louer des kayaks, (qui pèsent une tonne..) et faire le tour de l’île en face. Ile où est installé un 5 étoiles et des jardins publics.

Départ en car pour Li Jiang. La route ? Bon, c’est la campagne, et en arrivant près de Li Jiang, les monts sont pelés... Tout petit hôtel, 5 chambres de style tibétain, couple de gérants tibétains adorables. Disney Li Jiang…J’ai dû y rester 4 jours et ce n’est pas drôle. Une usine à touristes. La rue de la soif et ses chanteurs à la voix éraillée me tuent… Visite du Mu Family Mansion, mini cité interdite, très bien, et des jardins d‘où le soir on domine Lijiang, les montagnes en arrière plan, , sans voir les hordes de touristes et là, oui c‘est beau… Lijiang, c’est Business land. Des milliers de magasins où on trouve tout ce dont on n’a pas besoin. Mais les gens doivent vivre, donc, c’est comme cela.

Balade sympa à cheval dans les environs, en forêt, puis un tour de canot dans un immense lac de 30 centimètres de profondeur. Bof.

Baisha. Petit village assoupi. Rencontre fortuite avec le célèbre Docteur HO. Une vraie pipelette. Son « labo » est un vrai souk ! Jade dragon snow mountain. Une bonne demi-heure de téléphérique avec un temps gris en juin, (bien se couvrir), et on arrive à 3800 mètres. Belle vue. Un petit temple tibétain, quelques Yaks qui broutent paisiblement. Retour Kunming puis départ pour Jing Hong, Xishuangbanna. 9 heures de bus un dimanche, presque personne dans le car, sur une bonne route. Paysage, champs de thé à perte de vue, région du réputé thé PU ER, rien de spécial.

Jing Hong, petite ville assoupie. Sommes-nous en Chine ? Architecture matinée de Thaïlande, de Birmanie, vendeurs de jade Birmans en sarong, végétation tropicale. Premiers jours, un peu perplexe puis je me suis adapté au rythme lent et doux de cette agglomération. Centre de promotion du thé PU ER, dans un ravissant jardin, petits pavillons où l’on peut gracieusement déguster du thé, très agréable. Un lieu : Mékong café: La cuisine chinoise y est délicieuse, bon marché et le patron français et son épouse chinoise sont charmants + une mine d’informations. C’est à côté du MeiMei café que tout taxi connait. Ce sont eux qui m’ont présenté une guide qui ne parlait pas un mot d’anglais et avec laquelle j’ai randonné trois jours durant dans des villages reculés, région de Bada, après Menghai. Paysages magnifiques, aucun touriste, villages totalement en dehors du temps, où l’électricité n’est arrivée qu’en 2002 et où il n’y a qu’un ou deux chauffe eau solaires. Accueil chaleureux, hébergement et très bonne cuisine locale, un rêve. Et temps superbe pour ne rien gâcher... Au retour, ne pas hésiter si besoin est à se faire masser au centre réputé de massage par des non-voyants. (Blind Massage School)

Ne pas rater le plus grand jardin botanique de Chine, Tropical Plant Garden, 933 hectares, situé à Menglun à une bonne heure de car de Jinghong, ni le jardin botanique de Jinghong, si vous aimez la botanique.

Evitez d’aller au Sanchahe nature Reserve voir un spectacle d’éléphants affligeant.

Galamba Une heure de bus le long du fleuve Lancang Jiang qui s’appellera plus loin, au Vietnam, le Mékong. C’est une très belle route . Note : Au départ de Jing Hong on peut aussi descendre le fleuve sur des canots pneumatiques jusqu‘à Galamba, mais retour en bus, car le courant est trop fort pour les 15 CV du canot. Escale sur une petite plage de sable (il y en a de nombreuses) végétation exubérante, on croise des singes et l’on peut réellement apprécier la puissance du fleuve .Courants très forts.

Ticket racket de 100 rmb pour entrer dans un village DAI .(Mais c’est partout pareil en Chine) C’est un authentique village avec d’opulentes maisons en bois dont la conception favorise une ventilation naturelle. 250 m2+ plus le sous –sol…Certaines offrent le gîte et le couvert. Pas de restaurant. 1 ou 2 mini épiceries. J’ai eu le bonheur de « tomber » sur la maison d’une famille charmante. Merci la chance. Dans ce village, chaque jour des festivités sont organisées .  «  Reproduction » de la fête de l’eau (une centaine de figurants, essentiellement des figurantes) dans un immense bassin puis spectacle de danse à côté. Donc, chaque jour arrivée des touristes, mais pas des hordes. De l’entrée du village ils sont transférés par petits groupes de leurs gros autocars dans des minis bus électriques de 10 passagers. Donc pas de bruit et peu de nuisances. Ils sont parqués sur les gradins. Le spectacle peut commencer. La reproduction de la fête de l’eau, puis les danses durent environ 1 heure 30. Ensuite, ils disparaissent aussi discrètement qu’ils sont venus. Le présentateur du spectacle, « le Monsieur Loyal « , résidait chez mon hôte et j’étais donc invité chaque jour . La plupart des figurantes et danseuses sont des jeunes filles du village, et c’est leur job. Très peu de garçons. Spectacle bon enfant, coloré, de bonne tenue, pas trop kitch. Du village on peut marcher jusqu’au bord du Lancang Jiang (Mékong) en 10 mn à pied. Mon hôte m’a montré l’endroit où le lit du fleuve arrivait auparavant. Le fleuve s’assèche…L’écart est considérable. Mais non, mais non puisque l’on vous dit qu’il n’y a pas de problème de changement de climat…Au loin, derrière les montagnes, la Birmanie. Beaucoup de plantations d’hévéas. Flâner dans ce village est un plaisir que l’on déguste. Une ou deux maisons en construction, ouvriers habiles qui manient un robot électrique de bricoleur du dimanche pour raboter des centaines de planches brutes de sciage. Merveille des charpentiers chinois qui maintiennent ces traditions et ce savoir-faire. Que du bois et des chevilles. Mon hôte ne parle pas le mandarin, ou plutôt c’est moi qui ne comprends pas son chinois. Mais toujours est-il que j’ai compris qu’il m’invitait, que demain matin je devrais être prêt à 7.00 h, et que nous irions voir un spectacle. On part en moto, sur une bonne route, en roulant tranquillement à 25 km /h à travers la campagne. Le soleil se lève. Il fait délicieusement bon. L’air est parfumé. On s’arrête dans un petit temple, pas entretenu, et envahi par les mauvaises herbes. Où sommes nous ? Dans un autre monde. On arrive. Il y a un grand lac, qui en fait se révèlera la scène, et un théâtre avec ses gradins. Il connait tout le monde et me présente. Les acteurs et les figurantes se maquillent attentivement, les touristes ne sont pas encore arrivés. Le spectacle de danse est nautique, les danseuses sont embarquées sur des radeaux de bambou. Des dizaines de paons atterrissent devant les gradins, puis repartent en volant très bas comme de vieux Catalina. La sono vous casse les tympans. L’arrière-plan est assez grandiose. Retour au village Je suis resté 4 jours dans ce village mais j’aurais pu tout aussi bien y rester un mois. Peu de boutiques pour touristes, le strict minimum lorsqu’ils sont là, calme, luxe non, mais le calme est un luxe en Chine.

Départ pour Mengla .Rien à voir, rien à vendre et c’est cela qui est intéressant. Par contre deux temples préservés, hors ville, découverts par hasard grâce à un chauffeur de taxi. Très beaux sites.

Damenlong. Idem RAS, mais le White Bamboo Shoot Pagoda, baigne dans la plénitude.

De Mengla, bus pour Bupan Aerial Skyway Park. On commence par remonter une belle rivière enchâssée dans les montagnes, sur un canot rapide. Des arbres géants de 70 mètres de haut. Parashorea ou encore appelés looking at the sky tree. Entre ces arbres, des ponts de singe où seulement deux personnes sont autorisées à passer en même temps. Hauteur au-dessus du sol, 50 mètres…Assez impressionnant. C’était un lundi. Heureusement, sinon, bonjour la queue. J’étais seul avec la guide du parc et j‘ai bien fait de prendre une guide en sus du billet d‘entrée. Le parc est si grand que l’on pourrait s’y perdre (un lundi quand on est seul, avec des pancartes rédigées en chinois…) .Elle même était quelquefois hésitante sur le chemin à prendre.

Menglian. RAS, mais il ne faut pas manquer le Menglian Dai People’s House Museum, en fait un petit palais rempli de trésors.

Allez au Wanderer cafe .C’est là que la patronne , une artiste, vous mitonnera éventuellement un circuit hors-piste.(ce café n’est pas une agence de voyage…). Au marché, selon ses conseils, j’ai affrété  une moto avec chauffeur et nous sommes allés dans des villages reculés, totalement hors du temps en suivant le plan qu’elle m‘avait griffonné. Le soir je n’avais plus de fesses…à cause des routes empierrées, mais c‘était une journée magnifique .

De Menglian, cap au nord de bon matin pour Chongning …2 petites heures de car pour rejoindre Lancang. Une formalité. Puis départ pour Lincang… Route en construction, donc totalement défoncée. Auparavant, à chaque fois que je prenais le car, tout était disons « normal ». Mais là, c’était épuisant. Capable de dormir pratiquement partout, je n’ai jamais pu fermer l’œil. Les provinces entreprennent des travaux titanesques pour améliorer les transports, mais la route est rarement coupée. L’on s’est toutefois arrêté 4 heures au milieu de nulle part, avant que la route ne soit rouverte. Note: Dans certaines régions, suite à la construction/rénovation des routes, on peut être bloqué 1 heure, (1 heure, c’est 1 minute chez nous…) voir beaucoup plus. Il est donc sage de rentrer en ville, là où vous reprendrez votre avion de retour,3 jours minimum à l’avance. Ce qui veut dire, quand le temps est compté qu’il ne faut jamais visiter la ville d’arrivée à l’arrivée, mais sereinement à votre départ. Cinq contrôles d’identité de tous les passagers dans les cars. On est proche de la Birmanie d’où vient la drogue. A chaque fois avec une grande courtoisie et on me rendait toujours mon passeport avec le sourire.

Arrivé à Lancang à six heures du matin, j’attrape au vol la correspondance pour Chongning ou après 5 heures de route paisible, dans un environnement montagneux splendide, j’arrive enfin après 27 heures de car.

Escale à Chongning .Strictement rien à voir, mais un accueil indéfinissable de la part de la direction de l’hôtel et de ses employés. Première fois qu’un Européen débarquait dans leur hôtel. Un hôtel standard pour voyageur de commerce. C’est l’une des deux seules petites villes, avec Gongshan, où je ne fus pas admis dans l’internet café sous le prétexte que je n’avais pas de carte de membre. En fait une carte d’identité Chinoise…

Tenchong.Ah ! Tenchong. Une grande ville, rien de particulier, mais à portée de fusil, il y a Heshun. Un village où, au 19 ème des Chinois aisés prirent leur retraite en y construisant de splendides demeures, que l’on visite désormais. Il y a également quelques musées intéressants. On peut y passer une belle journée sans courir.

Puis le top, c’est d’aller aux sources chaudes de Cherry…(orthographe de mémoire…non référencées dans le LP).Dans le LP , c’est « Sea of Heat « qui est cité. Je ne suis pas allé à Sea of heat , car on me l’avait déconseillé .Pas de car. Il faut donc prendre un taxi, traverser la campagne, les villages puis la montagne majestueuse sur une route défoncée, pendant une bonne heure, pour y arriver. Le taxi vous attendra, et vous ramènera en ville . Pas de souci.

On descend un bon chemin pendant une bonne vingtaine de minutes dans  la forêt tropicale .Ce jour de semaine, personne, silence absolu. Un premier bassin, en pierres, occupé par un couple d’amoureux, je passe. Un peu plus bas un second avec semble-t-il une famille, je passe, puis un suivant, désert. Enfin un grand bassin et quelques rares baigneurs. Transparence et tiédeur des eaux, calme assourdissant, vision bucolique. Un rêve. Après le Japon, Taiwan est le pays au monde où il y a le plus de sources chaudes au monde, (et je ne les connais hélas pas toutes) mais ici, c’est tout simplement fabuleux. Après le bain, on descend 20 mn à pied jusqu’aux rives du Mékong, tumultueux, non « barragé » puis on remonte un sentier sauvage à dos de mulet pour un prix raisonnable pendant une petite heure. Remonter à pied après avoir mariné trois heures dans l’eau me semblait mission impossible... Le taxi m’attend. Je m’endors.

Nujiang Valley. Trois fleuves parallèles, pas de barrages, région classé par l’UNESCO. J’avais surestimé le temps pour  monter . J’ai fait escale en route à Liuku, où il n’y a strictement rien à voir ni à faire. Le paysage est à couper le souffle, et malheureusement le car taille sa route et ne s’arrête pas pour les photos. Il faisait un temps magnifique. Un nombre impressionnant de cascades et de centrales hydrauliques. Il me semble qu’il y a dans cette région de l’eau à ne plus savoir qu’en faire. Nombreux ponts de singe, et beaucoup de câbles pour franchir le fleuve en tyrolienne. J’ai vu quelques personnes traverser, suspendues en l’air. Impressionnant.

Gongshan. Bourgade, une seule grand rue, d’où en juillet, je pouvais encore apercevoir de grandes plaques de neige sur les sommets. RAS. Une petite église catholique d’architecture tibétaine, mais elle était fermée.

Bingzhongluo.90 mn de car. Là, on est nulle part. Belle vue sur les montagnes. Des marches en montagne, c’est tout. On sent le Tibet proche quoique Lhassa soit quand même à 2000 kilomètres.

Il n’y a pas de route pour « monter » à Deqin. Il y a trois ans, une amie avait emprunté une vraie caravane de thé à cheval et recommandé de la prendre. Cette fois, trop de neige, et je n’ai pas trouvé d’opportunité. De Deqin, l’on peut rejoindre Shangri la par la route. Mais ce que j’ai appris plus tard c’est que la route, en travaux, n’était ouverte qu’une journée tous les 10 jours…Et rester 10 jours à attendre à Deqin, il parait que c’est lassant... Donc pas de regrets. Redescente donc vers Baoshan. Par le car, de Bingzhongluo à Baoshan, ça se fait dans la journée. Hélas, retour sous une pluie battante sans interruption et passages à gué à cause des routes défoncées par les eaux. Direction Dali de façon à rejoindre Shangri la. Entre Baoshan et Dali, rien d’extraordinaire. Bonne autoroute. Pas loin de Lijiang, il y a SHAXI. Un bijou. Petit village, deux rues en T. Quelques guest houses dont Horse pen 46, ancienne maison, sobre mais très bien restaurée. Un excellent accueil et une mine d’infos. La tenancière parle couramment anglais. Horse pen 46 est en face du Temple Xinxiao, rare temple Bouddhiste de la dynastie Ming. A côté, dans un petit bistrot, un couple de retraité me préparait mon petit déjeuner , excellent café du Yunnan, pain maison (ils ont une machine à pain) avec du très bon miel, et non pas celui que la Chine exporte…en écoutant de vielles chansons françaises. A chacun son exotisme. Assez surréaliste. Chaque vendredi c’est le marché. Un important marché, bestiaux, légumes, gâteaux, tabac, outils, habits, étoffes etc... qui draine tous les villages des alentours. Un authentique spectacle dans la rue, où la plupart des femmes portent leurs costumes traditionnels avec une élégance rare. Zéro touriste chinois, pas de laowai. Quelques minutes de vélo et l’on peut visiter, en rénovation, un rarissime théâtre, le Three terraced Pavilion, en pleine campagne au milieu de nulle part. Plus loin, mais il faut un véhicule, un adorable temple taoïste préservé et entretenu par un vieux couple qui y veille comme sur la prunelle de ses yeux. Aux alentours, des parcs, forêts luxuriantes, temples, musées. Pas de bus. Il faut donc louer un taxi.

Randonnée vers un tout petit village reculé sur l’une des anciennes authentique route du thé. Cinq heures de montée, à pied, en partie à cheval assis sur un rouleau de cordage fixé sur une selle de bât, autant dire super inconfortable; paysages grandioses, des azalées sauvages partout. Si j’ai bonne mémoire il y a 800 variétés d’azalées au Yunnan. Retour à pied,5 heures. Très belle journée. Lac Lugu, au départ de Lijiang .Au bas mot, 9 heures de car. Un immense lac enchâssé dans les montagnes, exceptionnel. Eau limpide. Tout petit village au bord de l’eau, ciel cristallin. Rares hôtels. Pratiquement personne…les 9 heures de car doivent en dissuader plus d’un…On est donc tranquille pour un bon moment. C’est là que j’ai rencontré et sympathisé avec 5 voyageurs chinois. Le tour du lac que nous avons fait en voiture est un régal. On ne se lasse pas de ce lieu magique. Une partie de ce lac est au Sichuan. Par hasard, lors d’une pause, nous avons rencontré des cinéastes qui réalisaient un film promotionnel sur la région. Les acteurs villageois étaient magnifiquement habillés. Et redescente vers Lijiang pour remonter vers Shangri la.

Shangri la. C’est bien la première fois qu’il n’y a que des touristes dans le car. Arrivée difficile. Il faut marcher tout doucement, problème d’oxygène. Pas chaud en juin. Un temps breton, un coup de soleil, puis une averse, un rayon de soleil... On n’y mange pas bien et c’est cher.4 à 5 lamelles de yak séché sur une assiette de pommes de terres sautées… Heureusement j’avais trouvé un bon hôtel, au calme avec une couverture électrique. En juin ! La ville est un minuscule Lijiang assoupi, avec des échoppes de souvenirs gérées par de nonchalantes vendeuses. Les maisons en bois sont magnifiquement ouvragées par d’habiles et compétents charpentiers, et certaines ont des vérandas gigantesques, souvent plus grandes que la maison proprement dite, afin de protéger la cour durant l’hiver. -15… Un temple, on ne peut y monter que tout doucement… et un gigantesque moulin à prière. On sent le Tibet.

Musée Scripture chamber. Le directeur, ou qui se prétend tel, assure un peu la visite guidée en présentant les plantes médicinales Tibétaines, largement développées. Ensuite il se présente comme médecin, vous questionne, vous diagnostique oralement puis vous remet une ordonnance miracle et un traitement de trois mois .Prix 150 euros…Bah voyons… Chance. J’y étais lors du festival annuel de courses de chevaux. Un stade gigantesque, des courses de trot de petits chevaux, trois par trois, trois tours de piste, pas franchement intéressantes. Non, le spectacle est dans les gradins où les spectateurs ont revêtus leurs plus beaux atours. Des couleurs et motifs extraordinaires trois jours durant.

Ganden Sumtselling Gompa. Monastère Tibétain de 300 ans, en cours de rénovation. Ca suinte la bondieuserie à tous les coins de rue.

Napa lake. Bon ! D’immenses espaces, des lacs, des arbres, des fleurs, des chevaux en semi-liberté. Ce n’est pas un paysage exceptionnel. Autocar de nuit vers Kunming. Première fois que j’empruntais un car couchettes de nuit. Départ 19.00 h arrivée vers 6.00 h du matin. C’est nickel chrome et très confortable. Si l’on achète son billet à l’avance, on peut choisir sa couchette. Soit trois couchettes côte à côte soit individuelle. Les couchettes en bas sont moins sensibles au roulis.

Hei jing. Au départ de Kunming, pas de car. Trois heures de train poussif, et vous arrivez à Hei Jing. De la gare, des carrioles à cheval vous emmènent au village. Jolie promenade de 20 minutes. Tout simple, sympathique. Ancienne capitale du sel, autant dire un bagne. Le village assure sa promotion touristique avec son passé. C’est tout petit, une seule rue principale , marchands de sel sous différentes formes, et le petit syndicat d’initiative est très bien rodé. Ils vont même le matin de votre départ jusqu’à vous accompagner au minibus (on ne revient pas en carriole) pour reprendre le train. Et pourtant on ne peut s’y perdre…dans ce village. Il y a un paquet de communes en France qui pourraient en prendre de la graine.

En carriole, on visite avec explications (en chinois) un temple, puis les ateliers de transformation du sel. Beaucoup de vergers de grenadiers, bon indicateur du climat doux. Il y a plusieurs hébergements, mais à mon avis un seul endroit où dormir .Wu family Courtyard.. Dans un passé disons récent, il y avait 99 chambres et 108 portes. Il en reste légèrement moins. Mais c’est une demeure magnifique, authentique et bien entretenue. Les chambres sont monacales et très bon marché. SdB sur le palier. On dort dans une page d’histoire.

BA MEI Ba mei se cache. Au départ de Kunming, une journée de car jusqu’à Wenshan. Nuit. De là il faut aller jusqu’à Guangnan et de là  pousser jusqu’à Ba Mei. Total aller et retour 27 heures chrono…soit 2 + 2 jours de voyage. De Guangnan à Bamei il n’y a que 45 kilomètres, mais la route étant en construction, j’ai mis 3 heures en roulant à 20 maxi. La route sera finie en 2011. Ba mei est un bijou, un tout petit village enchâssé dans un cirque montagneux. Accès ? En barque par une rivière souterraine. Temps de traversée 30 minutes. Nuit complète sauf au milieu, pendant quelques instants ou une cheminée naturelle éclaire la rivière. Hauteur sous plafond ? 100 mètres.

Mon guide, le LP, pourtant récent indiquait : Pas d’hébergement, ni d’électricité. C’est inexact. Et il y a maintenant une dizaine de chambres d’hôtes. (Des chambres chez l’habitant, pas des guest houses, nuance).Les villageois ont, depuis des siècles, construit un réseau hydraulique, et j’ai pu observer de nombreuses norias, roues à aubes en bois et bambou, qui permettent l’irrigation. C’est tout simplement remarquable. Il règne une paix magique dans ce lieu où j’aurais dû rester plus longtemps…

Mais tout a une fin. Ce fut un réel enchantement de voyager au Yunnan. J’ai probablement emprunté plus d’une quarantaine d‘autocars. A chaque fois les chauffeurs ont été très aimables, et coopérants, prenant bien soin de mon sac à dos qui tranche avec les hardes et balluchons des passagers, curieux de voir un étranger voyager seul et , ma foi, assez ouverts. Si vous fumez, ayez toujours sur vous deux paquets. Offrir une cigarette en Chine est une façon de dire bonjour, de socialiser mais personne ne s’offusquera si vous ne fumez pas. Bien que ne maîtrisant pas le Chinois, je n’ai pas rencontré de problème particulier. Dans les diverses auberges ou hôtels où j’ai séjourné, je n’ai aucune remarque à formuler. Dans l’un, seul client, j’ai été couvert de cadeaux, et dégusté les meilleurs thés de PU ER.

Pour un problème de santé mineur, j’ai préféré anticiper et je suis allé à l’ hôpital de Tenchong où l’on m’a ausculté et bien soigné. J’ai attendu 1 minute avant d’être reçu ! Une petite pièce où trois médecins fumant comme des pompiers auscultaient leurs patients… qui fumaient tout autant. Restaurants. Pas de carte ni de menu comme le plus souvent. De toute façon je ne peux lire que les images…qui sont rares. On me dirigeait directement vers la cuisine où je faisais mon choix avec le sourire et les suggestions du chef.

Prix et arnaques. Jamais on n’a multiplié le prix. D’un autre côté, je n’encombre pas mon sac à dos de souvenirs, il est assez lourd comme ça, donc difficile de me faire arnaquer. Il m’est arrivé une ou deux fois de me tromper et de donner trop d’argent. On me l’a toujours signifié et rendu.(Je ne prétends surtout pas que ce soit le cas dans toute la Chine…) Si cela pouvait être le cas pour les touristes à Paris, cela s’appellerait le bonheur.

J’avais le LP et j’en suis satisfait. Je ne vais pas faire la liste de ce que l’on a besoin, mais seulement signaler ceci: La plupart du temps les taxis ne peuvent pas, et / ou ne savent pas lire l’adresse de l’hôtel en Chinois qui est très judicieusement ajoutée dans le LP. J’avais un portable très bon marché et une SIM rechargeable. Si le taxi ne connait pas, composez le numéro de l’hôtel, et le taxi téléphonera pour connaître la route à suivre. Indispensable à mon sens.

Cartes: Il faut une carte papier, solide, en chinois et anglais et en prendre grand soin. Ce n’est pas à la campagne que vous pourriez en racheter une... Indispensable pour acheter un billet d’autocar et arriver à bon port. Attention aux homonymies, sans même parler de la prononciation correcte… Villes de Lincang et Lancang, ce n’est pas pareil et pourtant dans la même région. Une bonne vieille carte papier, ça s’étale, ça ne tombe pas en panne, ça permet de s’expliquer et on voit tout, d‘un seul coup d‘œil. Une cartographie électronique de quelques centimètres carrés me semble inappropriée.

FIN
Itinéraire définitif dans l'Ouest américain? (1er août au 29 septembre 2012) English translation pending
by Philoquébec · 2011-11-26 · 21 replies
Salut à tous

J'ai bien suivi tous les conseils depuis 1 semaine de tous ceux qui ont répondu à mon 1er message (ITAT, PITIMERGUEZ, JJACQUES01, et ISAP29 encore merci)

J'ai essayé de le peaufiner et ça donne ça

01 aout : banff (nuit lake louise ou banff ?) 02 aout : banff (nuit lake louise ou banff ?) 03 aout : Route des Glaciers + Jasper (nuit Jasper) 04 aout : Jasper (nuit Jasper) 05 aout : Jasper (nuit Jasper) 06 aout : route pour Vancouver (nuit Vancouver) 07 aout : Vancouver (nuit Vancouver) 08 aout :Traversier vers Vancouver island + route vers Telegraph Cove (nuit Telegraph Cove) 09 aout :Telegraph Cove (baleines) + route vers Tofino (nuit Tofino) 10 aout : Pacific Rim (nuit Pacific Rim) 11 aout : Route + traversier vers Vancouver (nuit Vancouver) 12 aout : Route vers Seattle + route vers Missala (nuit Missala) 13 aout : Route vers Yellowstone (nuit Yellowstone) 14 aout : Yellowstone 15 aout : Yellowstone 16 aout : Yellowstone 17 aout : Yellowstone 18 aout : Route vers antelope island (nuit antelope island) 19 sept : Route vers Arches (fisher's tower) (nuit fisher's tower) 20 aout : Arches NP + Dead Horse point (nuit Dead Horse Point) 21 aout : Canyonland (island in the sky) (nuit willow flat) 22 aout : Canyonland in the sky (white rim road) (nuit willow flat ou shafer) 23 aout : Route vers The Needles via Shafer trail et potash road + Musselman arch + Chesler park trail (nuit the needles) 24 aout : Route vers Monument Valley (Nuit Monument Valley) 25 aout : Route vers Hanksville + Goosenecks + Muley Point + Valley of Gods (nuit Hanksville) 26 aout : Little Egypt (nuit Hanksville) 27 aout : Little wild horse canyon + Fruita (nuit Fruita) 28 aout : Capitol Reef (cathedral valley) (nuit cathedral valley) 29 aout : Retour Fruita (nuit Fruita) 30 aout : Capitol Reef (Waterpocket fold via burr trail road) + upper muley twist canyon (nuit Boulder) 31 aout : Hole in the rock road (peek a boo + spooky gulch) (nuit sur place ?) 01 sept : Hole in the rock road (the volcano) (nuit sur place ?) 02 sept : Hole in the rock road (coyote gulch) (nuit sur place) 03 sept : Hole in the rock road (coyote gulch) + retour Escalante (nuit Escalante) 04 sept : Route vers Bryce Canyon + Bryce et Mossy cave (nuit Bryce) 05 sept : Bryce Canyon (nuit Bryce) 06 sept : Route vers Zion (angel's landing trail) (nuit zion) 07 sept : Zion (The Narrows) (nuit zion) 08 sept : Route vers Wire pass + Buckskin gulch (nuit paria) 09 sept : The Wave (si tiré au sort) + route vers lake Powell (nuit alstrom point) 10 sept : Antelope Canyon ou Secret canyon + staircase canyon + passage canyon (nuit page) 11 sept : Route vers Grand Canyon (nuit grand canyon) 12 sept : Bright angel's trail (nuit dans le canyon) 13 sept : Bright angel's trail + route vers Las Vegas via Route 66 (nuit Las Vegas) 14 sept : Las Vegas +valley of fire + route vers Death Valley (nuit furnace creek) 15 sept : Death Valley (nuit the racetrack playa) 16 sept : Route vers Sequoia NP (nuit Sequoia) 17 sept : Sequoia NP (nuit Sequoia) 18 sept : Route vers Yosemite + Half dome trail (nuit Yosemite) 19 sept : Yosemite + Panorama trail (nuit Yosemite) 20 sept : Route vers Mono Lake via Tioga Road + Travertine hot Springs (nuit trumbull lake camp) 21 sept : Bodie + route vers San Francisco (nuit SF) 22 sept : San Francisco (nuit SF) 23 sept : San Francisco (nuit SF) 24 sept : San Francisco (nuit SF) 25 sept : Route vers San Simeon + point-lobos + pfeiffer big sur + julia pfeiffer burns (nuit San Simeon) 26 sept : Route vers Los Angeles (nuit Los Angeles) 27 sept : Los Angeles (nuit Los Angeles) 28 sept : Los Angeles (nuit Los Angeles) 29 sept : Départ

J'ai qques questions sur les lieux d'hébergement:

- Le camping sauvage à Fisher tower est-il possible ?? - Ou dormir à Hanksville ? - Ou dormir à Boulder ? - Ou dormir en tente sur la Hole in the Rock Road ?? - Ou dormir à Paria ? - Ou dormir à Page ??

D'avance un immense merci pour votre aide

Philippe
Itinéraire Namibie - Botwana (suite) une hypothèse English translation pending
by Alexxandra · 2011-11-24 · 20 replies
Bonjour, je reviens vers vous après avoir "travaillé d'arrache pied !" grâce à vos réponses ! j'ai encore quelques questions ! ha ! l'indécision! Voilà ce que ça donne - 20/7 au matin arrivée Windheck , prise en main du 4x4 avec tente sur le toit , direction Mariental 1ere nuit en lodge - 21 : vers Keemanshop forest quiver tree forest : ballade à pied au coucher de soleil ! - 22 :Fish river canyon camping à ais -ais - 23 : Aus camping à Klein vista Aus - 24 : Luderitz visite nuit en lodge - 25 : Koiimasis camping - 26 : koiimasis ballades à pied - 27 et 28 : Sesriem et Sossusvlei camping à Sesriem - 29 Naukluft camping Homeb - 3o : Walvis bay lodge kleinest nest ? - 31 : Swakpmund lodge Fish reiher guesthouse ? - 1 aout : Spitzkoppe arret à Cap Cross camping spitzkoppe - 2 aout : Ballades / rando à Spitzkoppe "" - 3 :Twyfelfontein visite des peintures rupestres, montagne brulée ..la dame blanche ?combien de marche pour y arriver ? est ce possible de faire tout ça dans la journée? - 4 :Palmwag ( camping palm lodge - 5 : Etosha camping Okankuejo ( combien de temps pour y arriver ?) - 6 : Etosha Hallali - 7 : EtoshaNamutoni ( Y a til assez de temps à Etosha ? ) - 8: rundu Camping N' Kwazi lodge - 9 :Bagani Nunda safari lodge camping park Mahongo Est ce que je fais bien d'éviter Shakawe, il parait qu'à cet endroit, la rivière a de nombreux bras et on peut faire de belle ballades en bateau ??? - 10 : Kongola Namushasha , nature drive , - 11 : Kasane nuit en lodge _ 12 :Visite du parc chobe Nuit à Iaha ? ou retour à Kasane ? A partir de la ... des questions pour le 13 et 14 Faire un tour à kubu island en partant pres de Nata pour passer la nuit sur l'ile? aller directement à planet Baobab ? le 15 : Maun et entrée dan le parc Moremi ? ou de préférence ? 16 et 17 parc Moremi Mais quoi ? comment ? ou ? et éviter de payer des sommes importantes pour des tours organisés 18 direction Ghanzi 19 Kalahari 20 Windhoek ! départ le 21 ! on ne sait jamais ! Si vous connaissez sur ce parcours des endroits chouettes et pas chers pour un lodge ( un peu de confort quoi !) je suis preneuse N'est ce pas trop speed ? faut il plutôt zapper quelque part et s'arrêter plus ailleurs ? C'est très difficile de décider sur papier !! merci encore à tous pour votre aide précieuse !
Pierres et fossiles dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
by Bluequark · 2011-11-18 · 11 replies
Bonjour,

J'ai découvert grâce au post de Mousseliine et la réponde de Poupinette33 (http://voyageforum.com/v.f?post=4607869#4607869) que l'on pouvait trouver des géodes en Californie.

Ma question est la suivante : connaitriez-vous d'autres endroits où trouver pierres ou fossiles (qu'on aurait la droit de ramasser) dans l'ouest des Etats-unis (Californie, Utah, Nevada ou Arizona)?

Merci d'avance
Croisiere MSC Splendida du 17 au 24 février 2012 au départ de Marseille English translation pending
by Babytoum · 2011-11-10 · 68 replies
Bonjour, nous partons en croisière à bord du msc splendida au départ de Marseille du 17 février au 24 février 2012 ( serons cabine 9160) qui envisage de faire cette croisière, et pour ceux qui l'on faite quels sont vos impressions, prix des boissons à bord, excursions etc . Les forfaits boissons prix a bord sont ils intéressant. Merci et à bientôt
Namibie: plan B pour Bagatelle et itinéraire "presque" définitif English translation pending
by Max68 · 2011-10-31 · 21 replies
Hello tous,

J'ai un problème pour notre premier jour, ça commence bien 😮.

Nous avions prévu notre première nuit à Bagatelle Kalahari Ranch (pour la vue sur les dunes rouges) -> complet 🤪

Après nous nous sommes reporté sur le Büllsport, en me disant que c'est moins loin et qu'on pourra s'y promener -> liste d'attente et comme on a besoin de 2 chambres je n'y crois guère🤪

Là je commence à sécher 😮

il y a bien l'Anib Kalahari Lodge dans le même secteur que le Bagatelle, mais ça semble un grand ensemble et je ne crois pas qu'il y a les belles vues sur les dunes rouges De l'autre côté il y a bien le Zebra River Camp où on peut aussi se promener, mais je crains qu'il soit trop loin de Windhoek

Vous l'aurez compris toute suggestion est le bienvenu 😛

a+

Max
Voyage dans l'Ouest américain: réserver un hôtel à Moab? English translation pending
by Jobel · 2011-10-30 · 45 replies
bonjour j'aurai besoin de quelques precisions pour mon futur voyage dans l'ouest des USA ( c'est mon 2ème); en principe je dois atterir à Denver et me rendre le lendemain dans la region de Moab; prevision : 1-visite national park Arches le 2éme jour ( matin, aprem, ou journée? ) le sejour est en juillet aout 2012. 2-3éme jour- Descente tranquille Colorado en raft à quatre ( 2 adultes 2 ados); question les departs se font a quelle heure le matin ? journée ou demi-journée? Doit on partir de Moab ou de fisher towers ou d'ailleurs? Quel est l'endroit le plus simple/approprié ? Doit on reserver de France ou pouvons nous reserver la-bas à l'arrivée? 3- est ce valable d'aller faire un tour le 4éme jour à canyonlands et visiter quelques jolies points ? si oui lequels ? ou ya t'il des choses plus importantes à voir? Dernière question: est ce indispensable de prendre un hotel à Moab pour ce debut de sejour ou est ce preferable de prendre un hotel aux environs? ( a priori Moab est prise d'assaut l'été!) je me demandé s'il fallais passer la nuit vers Denver ou me rapprocher au plus vite de Moab car la distance estde 413km. Merci pour vos infos et n'hésitez pas pour les idéés le voyage est en construction rien est definitif (étapes)
Voyage aux Philippines en janvier 2012: votre avis sur mon itinéraire? English translation pending
by Fln · 2011-10-27 · 16 replies
je me permet de vous soumettre mon planning pour mon voyages aux philippines (départ le 8 janvier 2012), je m'aperçois que je passe beaucoup de temps dans les transports malheureusement.

Jour 1: arrivée à Manille à 22h25 Jour 2: Je reste sur manille repos et visite rapide Jour 3: départ pour Banaue 22h (apparemment il n y a que des cars de nuit? sait-tu s'il y a des appels de jours, ce serait plus idéal pour admirer les paysages Jour 4: arrivée Banaue Jour 5: visite rizière en terrasse banaue/Battad Jour 6: Banaue/batad - retour Manille (car de nuit sauf si je toruve car de jour) Jour 7: arrivée Manille -repos /visite manille _ ou départ immédiat pour Puerto Princessa??? Jour 8: Avion pour Puerto princessa -Arrivée PP, je reste dormir sur PP ou départ immédiat pour El nido Jour 9: départ El Nido -visite El Nido Jour 10: El Nido Jour 11: El Nido Jour 12: El Nido Jour 13: Port Barton Jour 14: Port Barton JOur 15:Retour PP -départ Manille Jour 16: départ Paris

Voila mon itinéraire, j'ai hesité à passer la totalité de mon séjour sur PAlawan, mais ce serait dommage de passer à côté de des rizières en terrasses qui offre un spectacle extraordinaire d'après les témoignages et photos que j'ai pu voir.

Est-ce que cela te semble faisable, il est vrai que je passe beaucoup de temps dans les transports, j'ai essayé de caler des jours de battements entre chaque déplacement afin de pouvoir se reposer un minimum, parce que enchainer 20 h de vol jusqu'à Manille puis 10 heures de car jusqu'à Banaue ça me semble un tant soit peu suicidaire.

Je me demande également si je ne devrai pas ajouter une journée de plus sur Baneue/batad parce que deux jours et demi ça me semble court.
Sud-Est du Canada et les Grands Lacs pour la mi-août 2012 English translation pending
by Aqwnji · 2011-10-24 · 20 replies
Bonjour à tous !

J'organise mon voyage pour la mi-août 2012 (les dates ne sont pas fixées mais le fait qu'on parte en août n'est pas changeable car même si c'est moi qui organise ceux sont mes parents qui mettent la mains au porte-feuille😉 et décident des dates). Mes parents ne sont pas fans des hautes chaleurs et j'ai réussi à négocier le fait que l'on change de continent (la première fois pour moi) ; donc direction le nouveau continent. J'ai d'abord pensé à New-York mais ils n'étaient pas emballé donc ce sera le Canada. Je me doute bien que ça ne doit pas être très clair alors je vous mets l'itinéraire prévu qui sera affiner avec votre aide :

Voila c'est mieux comme ça. J'habite en centre Alsace donc on ira à l'aéroport de Francfort qui offre des vols directs pour Chicago, Toronto, ou encore Montréal. Je pense qu'on va préférer des vols directs ça nous économisera du temps précieux qui à ce que ce soit un peu plus cher. On fera donc un road trip de Montréal à Chicago.(Cette année on a fait 3500km🙂 pendant 10 jours en Scandinavie donc autant dire que ça ne gène pas mon père de faire de la route.) J'ajouterais que je suis fans de montagnes russes (ceux qui veulent en savoir plus peuvent se rendre ici) donc on ajoutera dans notre expédition deux parcs : cedar point et SF great america (deux jours le premier et un jour le second).

Voilà vous pouvez me dire ce que vous en pensez mais avant j'ai quelques questions : - Pour l'itinéraire y'a quelque destinations que je ne sais pas si je doit les intégrer : tout d'abord Québec qui fait un détour de 500km et 6h je pense tout de même qu'il faille l'intégrer sans hésitation mais qui a descendre le Saint-Laurent, Doit-on poursuivre jusqu'au baleines sachant que notre temps est limiter et que ce sera sans doute au détriment d'autre chose... Et puis un arrêt à Trois-Rivière est-il nécessaire. Après je sais que ça dépend de si on est fan de nature ou de culture mais on est entre les deux alors... J'ai lu pas mal de choses sur "Upper Canada Village", j'aimerais savoir de quoi il s'agit exactement. Ensuite de Niagara Falls à Chicago la route est longue : on longera le lac Erié par le Sud (pour passer à Cedar Point qui est comme La Mecque dans le monde des montagnes russes : c'est le lieu de "pèlerinage" obligatoire) mais il n'y a pas grand chose à faire et je ne pense pas que l'on puisse faire le chemin d'une traite (enfin quoique...) alors il y a Cleveland et Détroit mais je sais pas ce que valent ces villes (sachant que c'est 2h de détour pour Détroit). L'autre idée que j'ai eu c'est de remonter dans le Michigan pour voir le reste des lacs mais je sais pas si ce sera beaucoup plus dépaysant d'autant plus que ça alourdira fortement le trip et ça m'étonnerait que l'on puisse se le permettre. J’espère m'être bien exprimé.

- Pour les billets je pense les prendre sur expédia.fr car c'est là que j'ai trouvé les meilleurs prix. J'ai aussi regardé sur les sites des compagnies et la différences de prix est effarante c'est de l'ordre d'un ration 1 : 4. Comment vous expliquez ça ?

- J'ai un gros problème pour la location de voiture étant donné qu'on la retirera dans un pays et la rendra dans un autre. J'ai bien chercher et seul National Car Rental fonctionne mais je ne connait pas cette compagnie c'est pour cela que je vous demande. J'ai aussi cherché avec cartrawler et il m'a proposé une offre alamo moins cher que national mais dès que je vais sur le site officiel impossible de la retrouver... Alors je vous demande si c'est possible de louer une voiture et de la rendre dans un autre pays ?

- Je sais que la politique d'immigration est très stricte c'est pourquoi nous allons faire nos passeport biométrique mais comme on passera une fois la frontière aérienne et une fois la frontière terrestre que pensez qui est le mieux : Arrivé à Chicago et repartir par le Canada ou entrer du Canada et repartir de O'Hare ?

- Maintenant pour les visites quelles destinations seront bondées (genre CN Tower) et combien de temps faut-il passer dans chacune d'elle : j'ai pensé un jour pour chaque grosse destination (Montréal, Québec, Ottawa, Toronto, Niagara Falls) et peut-être deux pour Chicago. Car en général on fait plutôt des visites express.

- Si vous avez des bons plans ou des astuces utiles (quoi visiter à pied, en voiture ou en transport en commun). Des lieux à ne pas rater...

- Pour le logement les années passées on y allait en itinérant sans rien réserver (même pas les ferrys) mais cette année comme on aura une voiture de location et un avion qui nous attendent à l'arrivé, on va s'organiser un peu mieux. Ma famille est plutôt du genre à avoir des goûts de luxe mais à ne pas trop dépenser. Alors comme ces vacances seront dans l'ensemble assez cher (4000€ l'avion et 800€ la location minimum pour 4 ça fait cher sans ni le logement ni la nourriture ni les loisirs) : on va faire un compromis je pense lorsque qu'on s'arrêtera en coup de vent on prendra un genre de motel pas trop cher (enfin ils ont quand même horreur des salles de bains à l'étage (on y a goûter en Suède)) et lorsqu'on s'arrêtera pour deux jours par exemple (Cedar point ou Chicago) on prendra un bel hotel bien sympa. Qu'est-ce que vous en pensez ? Et puis est-ce réaliste car je ne connais pas le coût de la vie là-bas...

- Encore une chose durant le séjour on aura des téléphones et appareils à charger et je sais que là-bas il utilise du 110V alors est-ce que vous savez où est-ce que on peut en acheter (je pose la question mais ça ne devrait pas poser trop de problème je pense). Sinon est-ce que en général on trouve du wi-fi assez aisément car je suis un peu addict et ça m'arrangerait.

- Juste pour finir de quoi faut-il se prémunir dans la région : je sais qu'il faut de l'anti-moustique et des vêtements chauds pour le soir mais j'en sais pas beaucoup plus.

Voilà c'est tout pour l'instant je repost si j'ai d'autres questions et je vous tiens informer de mon avancement...

Merci d'avoir lu mon gros paver😛, j'attends avec impatience vos réponses...😎
Destination originale..... la Namibie 2012, avis sur circuit? English translation pending
by Boulwai · 2011-10-24 · 129 replies
Bonjour, après avoir presque tout lu sur les circuits en Namibie sur le forum, je me sentirais presque familier avec les protagonistes intervenant régulièrement pour cette destination. Donc, je viens grossir la liste des namibistes qui sont tombés sous le charme du pays la première fois qu'ils y ont posé les pieds: pour nous, c'était en juillet 2009 pour une boucle de 3 semaines qui passait entre autre par Wdk, Waterberg, Etosha, Twyfelfontein, Brandberg, Spitzkoppe, Swakop, Sesriem, Sossusvlei.... Depuis, on avait qu'une seule envie: celle d'y retourner et on a fait une ébauche d'un circuit pour 2012 (pas de dates précises encore mais ce sera certainement fin juin). Néanmoins, après avoir "trop" lu sur la destination, on commence à avoir l'esprit un peu embrouillé et préférons demander conseil auprès des spécialistes. Nous essayons de faire un circuit qui serait adapté à notre budget et qui - comme le commun des mortels- permettrait de voir le maximun de choses en pas bcp de temps! Je vous présente donc un des circuits que l'on a arrangé et compte sur vous pour nous donner vos impressions. Merci par avance. Préalables: nous serions 2 familles avec chacune deux enfants de 9 et 12 ans. Nous louerons 4x4 avec tentes de toit. Nous privilégierons donc le camping mais qqes nuits en lodge seront au programme.

J1 : Reunion – JNB- WDK

J2 : WDK – Mariental

J3 : Mariental – Kgalagadi

J4 : Kgalagadi

J5 : Kgalagadi- Keetmanshoop

J6 : Keetmanshoop- Fish River (Hobas ou Aïs-Aïs)

J7: Fish River- Aus

J8: Aus- Sesriem *

J9: Sesriem- Swakopmund

J10 : Swakopmund

J11 : Swakopmund – Brandberg

J12: Brandberg – Palmwag

J13: Palmwag - ???? *

J14: Epupa Falls

J15: Epupa – Opuwo

J16: Opuwo – Oshakati

J17: Oshakati – Grootfontein*

J18: Grootfontein- Rundu

J19: Rundu – Shakawe

J20: Shakawe

J21: Shakawe – Nokaneng *

J22: Nokaneng – Ghanzi

J23: Ghanzi – Gobabis

J24: Gobabis – Wdk

J25: WDK- JNB- Reunion

Nous avons volontairement omis Etosha puisque nous ferons le KTP. Quant à l'étape de Sesriem, elle nous servira d'intermédiaire pour aller à Swakop, je ne pense pas que l'on aura assez de temps pour visiter les dunes.

Enfin, nous avons voulu une incursion au Botswana par Shakawe et ne voulons pas aller plus loin pour des raisons budgétaires. D'ailleurs, pour ces mêmes raisons, il se peut que cette incursion soit purement et simplement supprimée et on attaquera alors le plan B.

Les premières questions:

Est-ce un circuit raisonnable qui nous évite de courir tout le temps?

Y a t il des étapes trop longues ou d'autres au contraire trop courtes qui pourraient être employées à autre chose?

* J8: Si nous ne visitons pas les dunes, y aurait il une autre alternative à Sesriem qui nous situerait à des distances correctes entre Aus et Swakop?

*J13 : il nous faudrait une étape entre Palmwag et Epupa à égale distance: une idée?

*J17 : possibilité de passer par le nord pour rejoindre Rundu et éviter de descendre à Grootfontein ?

En fait on maîtrise très mal toute la partie nord.

*J21 : Qu’y a t il à Nokaneng ?
Namibie-Botswana-Vic Falls septembre-octobre 2011 English translation pending
by Beregond · 2011-10-20 · 38 replies
Allez zou c'est parti !

Modalités du voyage :

départ le 16 septembre, retour le 14 octobre 4x4 équipé camping avec tente sur le toit, prise du véhicule à Windhoek, remise à Vic Falls je suis passé par l'agence Tourmaline pour m'éviter les fastidieuses réservations de camping, la majorité des campings sont réservés, il reste quelques nuits non reservées Tourmaline travaille avec African Tracks

Premier jour :

10h30, on quitte notre home sweet home, une grosse heure de train Rouen-Paris, une pincée de métro, une louche de RER, nous voilà à Roissy. On fait filmer nos sacs à dos qui se transforment en dindes de Noel avant l'heure. Paris-Londres-Jo'Burg-Windhoek par British Airways

Deuxième jour :

Tous les avions sont à l'heure, on touche le tarmac sur les coups de 14 heures, nos dindes sortent illico de la soute, on passe au bureau de change pour 1300 euros, nous voilà avec notre grosse liasse de dollars namibiens ! Le bureau de change de Windhoek est plus avantageux qu'à Jo'Burg où on avait changé 200 euros au cas où... Un chauffeur de taxi nous attend, direction African Tracks.

On avait réservé un single cab, moins cher qu'un double, mais c'est un Toyota Hilux 2.4L double cab diesel avec 99.000 km au compteur qu'on nous présente, et après coup on se dit que ca aura été beaucoup plus pratique qu'un single cab ! Présentation rapide de la bête, deux caisses avec les ustensiles de cuisine, un frigo enchainé dans la benne, table et chaises pliantes, bouteille de gaz, duvets et oreillers (ca fait de la place dans les sacs que de ne pas avoir à les emporter !), montage/démontage de la tente. Tout est parfait, très fonctionnel.

Eddy de Tourmaline arrive, on passe à la partie mécanique, et Eddy se demande si on arrivera à bon port quand il voit que mes connaissances en mécanique frôlent le néant 😏 On aura heureusement aucun soucis d'aucune sorte, je ne me servirais même pas du compresseur que j'avais demandé en option, uniquement du truc pour dégonfler les pneus, que je regonflerais en station service ! Trois des 4 pneus sont quasi neufs, le 4eme un peu plus usé mais très correct, une roue de secours est neuve, la seconde à mi-vie je dirais.

On passe à la paperasse, j'avais prévu de ne pas prendre de réduction de franchise, mais ma femme m'a à l'usure encore une fois...650 euros pour réduction à zéro, incluant deux crevaisons et un bris de glace. On le regrettera rapidement, trop de cas entrant dans la case "négligence", non couverts. J'y reviendrais plus tard, on a tout de même eu un petit "ennui" de voiture...

Allez hop en voiture, on suit Eddy, direction Arrebusch Lodge, qui a été réservé. Un petit coup d'essui-glace pour signaler que je tourne, et on arrive au camping ! Eddy est un peu circonspect de voir 5 nuits sans réservations d'affilée entre Sesriem et Waterberg, il est rassuré quand je lui dit ce qui est grosso modo prévu, et qu'il voit que je maitrise mon sujet ! On discute un petit quart d'heure et il nous laisse.

Une bière bien méritée au bar, on demande au resto si on peut leur acheter du pain, pas de soucis. Pas de courses en urgence, sachant qu'on arrivait "tard" et qu'on serait claqué par le voyage, on a prévu deux repas lyophilisés, c'est copieux et pas mauvais au final. Pas de bol, il y a une grosse fiesta tout le week end avec des groupes de musiques, la scène est plantée à 500 mètres du camping, on tentera de s'endormir avec les djembés et les vibrations...ca s'arretera vers 23 heures, ca aurait pu être pire...

La suite cet après midi, avec moins de blabla et des images, c'est promis 😉

à suivre

Laurent

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