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Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour English translation pending
Bonjour,
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
D'une côte à l'autre des USA en Harley English translation pending
Le rêve américain. Notre rêve américain. Celui qui a valeur de mythe pour les passionnés de randonnées en 2-roues que nous sommes. 2-roues, oui, mais pas n'importe lesquelles. Celles de la machine qui fait vivre le mythe, celles qui font de leurs cavaliers des pionniers chevauchant leur monture au moteur de fonte, celles qui donne son sens au mot liberté : une Harley.
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.

La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.

A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.
La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.
A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Que faire en Idaho? (États-Unis) English translation pending
Bonjour
Je cherche des idées pour fin mai, début juin 2012.
Ns avons déja vu Craters of the moon, Lolo trail pass, et l'extrême nord; ns serons en camping-car, donc pas de pistes;
Nous sommes plutôt randos, villes fantômes ; et on aime les campings "rustiques".
Merci pour vos suggestions
Noëlle
Colorado/Wyoming/Utah/Arizona en août 2011 English translation pending
Avant le départ
Bonjour à tous.
Un carnet de voyage de plus, me direz vous ! En fait, il m'a semblé qu'ayant bénéficié des conseils pratiques des membres du forum et après m'être régalé des nombreux carnets, ce serait une bonne forme de remerciement, même si notre périple ne fut pas aussi "aventureux" que certains autres. Alors, en route pour 18 jours dans l'Ouest Sauvage !
Nos choix
Après un voyage en solitaire en 1979, deux voyages à quatre en 1997 et 2000, nous avions tellement enthousiasmé nos amis et parents qu'en 2007, nous sommes partis à six !
Et c'est trop, ça tourne vite à la "colonie" : pour les heures de départ ("trop tôt", "trop chaud", "reste cool", "on est en vacances"), les courses pour les pique-niques, le choix des restaurants ("j'aime pas les chinois", "encore un italien", "mexicain, c'est trop épicé", "c'est trop cher", ...). A chaque fois, il fallait faire un référendum.
Alors, en 2011, égoïstement, nous avons choisi, ma femme et moi, de partir à deux et de ne pas nous priver ... avec mesure cependant.
La période
Nous avons décidé de partir les trois premières semaines d’août. La période la plus chère et pas forcément la meilleure au point de vue climatique : très chaud dans certaines régions comme l’Utah, avec de nombreux orages les après-midis. Mais, compte tenu de mon boulot, nous n’avions pas beaucoup d’autres possibilités. Et puis, avec le recul, le taux de change nous a été assez favorable (1 euro pour 1,37$) ...
L'itinéraire
Nous souhaitions revoir les incontournables tout en y ajoutant quelques variations en application des conseils trouvés sur le forum : Yellowstone (et la colline face à Grand Prismatic), la Chief Joseph Scenic Highway, Bryce Canyon (le préféré de madame), Grand Canyon (sur la North Rim cette fois), Monument Valley (ma préférence) en nous offrant une petite folie, Canyonlands et Arches avec incursion à Dead Horse.
Et nous y avons ajouté quelques nouveautés : Denver et les Rocheuses (dont nous avions vu la partie canadienne en 2000), Cody (avec, pourquoi pas, un rodéo), Kodachrome Basin, Mossy Cave, …

Les réservations
Une fois l’itinéraire établi, en décembre 2010, il ne restait plus qu’à effectuer les réservations.
Et autre innovation : suivant les conseils des forumeurs, nous avons décidé de tout faire nous-mêmes sur internet et sans passer par une agence. Conclusion : nous n’avons eu aucun problème ni pendant la préparation ni pendant le voyage (attention, c’est valable pour les Etats-Unis mais je ne le ferais pas pour n’importe quel pays).
L’avion
Après étude des prix, des horaires et des services sur différents comparateurs, nous achetons nos billets directement sur le site American Airlines, début janvier 2011 : Paris / Dallas / Denver le 1er août, et Salt Lake City / Chicago / Paris le 18 août. Dans la foulée, nous réservons nos sièges pour les quatre tronçons, et nous aurions même pu retenir des repas spéciaux : gluten free, cholesterol free, vegetarian, …
Le même jour, nous obtenons notre autorisation ESTA après paiement en ligne des 28$ requis.
Les hôtels
Pendant que nous y sommes, nous entreprenons la réservation des hôtels.
Tenant à notre confort, nous réservons presque toutes les nuitées sur le site Best Western : pas très original ni typique, mais qualité constante, confort assuré, petits déjeuners inclus et prix abordables.
Pour quelques autres nuits seulement, nous réservons directement sur le site de l’hôtel : Yellowstone Park Hotel à West Yellowstone (pas grand intérêt), Grand Canyon Lodge North Rim (c’est le seul hôtel de ce côté du Canyon), San Juan Inn à Mexican Hat (j’adore), et, cerise sur le gâteau, The View à Monument Valley (hors de prix mais inoubliable). Ces quatre hôtels ne mettront que quelques jours à nous confirmer nos réservations.
Presque partout, pas de paiement d’avance et possibilité d’annuler jusqu’à la veille du jour prévu.
La voiture
Pour finir, je passe commande d’un SUV mid-size (type Ford Escape) sur le site Alamo US, en prenant toutes les options : frais d’abandon, 2ème conducteur, rachat de franchise (retenez que l’assurance liée à la carte Visa Premier ne couvre pas les locations de 4x4 – c’est écrit en tout petit), premier plein d’essence inclus (pour éviter de rechercher une station le jour de la restitution).
Le tout sans avancer un sou et avec possibilité d’annuler jusqu’au dernier moment, le débit se faisant au jour de la restitution de la voiture. Pourvu que le dollar baisse encore un peu !
On aurait même pu acheter nos billets pour le rodéo de Cody, la carte America the Beautiful et d’autres, mais il faut se garder un peu d’imprévu !
Il ne reste plus qu’à patienter sept mois …
Bonjour à tous.
Un carnet de voyage de plus, me direz vous ! En fait, il m'a semblé qu'ayant bénéficié des conseils pratiques des membres du forum et après m'être régalé des nombreux carnets, ce serait une bonne forme de remerciement, même si notre périple ne fut pas aussi "aventureux" que certains autres. Alors, en route pour 18 jours dans l'Ouest Sauvage !
Nos choix
Après un voyage en solitaire en 1979, deux voyages à quatre en 1997 et 2000, nous avions tellement enthousiasmé nos amis et parents qu'en 2007, nous sommes partis à six !
Et c'est trop, ça tourne vite à la "colonie" : pour les heures de départ ("trop tôt", "trop chaud", "reste cool", "on est en vacances"), les courses pour les pique-niques, le choix des restaurants ("j'aime pas les chinois", "encore un italien", "mexicain, c'est trop épicé", "c'est trop cher", ...). A chaque fois, il fallait faire un référendum.
Alors, en 2011, égoïstement, nous avons choisi, ma femme et moi, de partir à deux et de ne pas nous priver ... avec mesure cependant.
La période
Nous avons décidé de partir les trois premières semaines d’août. La période la plus chère et pas forcément la meilleure au point de vue climatique : très chaud dans certaines régions comme l’Utah, avec de nombreux orages les après-midis. Mais, compte tenu de mon boulot, nous n’avions pas beaucoup d’autres possibilités. Et puis, avec le recul, le taux de change nous a été assez favorable (1 euro pour 1,37$) ...
L'itinéraire
Nous souhaitions revoir les incontournables tout en y ajoutant quelques variations en application des conseils trouvés sur le forum : Yellowstone (et la colline face à Grand Prismatic), la Chief Joseph Scenic Highway, Bryce Canyon (le préféré de madame), Grand Canyon (sur la North Rim cette fois), Monument Valley (ma préférence) en nous offrant une petite folie, Canyonlands et Arches avec incursion à Dead Horse.
Et nous y avons ajouté quelques nouveautés : Denver et les Rocheuses (dont nous avions vu la partie canadienne en 2000), Cody (avec, pourquoi pas, un rodéo), Kodachrome Basin, Mossy Cave, …

Les réservations
Une fois l’itinéraire établi, en décembre 2010, il ne restait plus qu’à effectuer les réservations.
Et autre innovation : suivant les conseils des forumeurs, nous avons décidé de tout faire nous-mêmes sur internet et sans passer par une agence. Conclusion : nous n’avons eu aucun problème ni pendant la préparation ni pendant le voyage (attention, c’est valable pour les Etats-Unis mais je ne le ferais pas pour n’importe quel pays).
L’avion
Après étude des prix, des horaires et des services sur différents comparateurs, nous achetons nos billets directement sur le site American Airlines, début janvier 2011 : Paris / Dallas / Denver le 1er août, et Salt Lake City / Chicago / Paris le 18 août. Dans la foulée, nous réservons nos sièges pour les quatre tronçons, et nous aurions même pu retenir des repas spéciaux : gluten free, cholesterol free, vegetarian, …
Le même jour, nous obtenons notre autorisation ESTA après paiement en ligne des 28$ requis.
Les hôtels
Pendant que nous y sommes, nous entreprenons la réservation des hôtels.
Tenant à notre confort, nous réservons presque toutes les nuitées sur le site Best Western : pas très original ni typique, mais qualité constante, confort assuré, petits déjeuners inclus et prix abordables.
Pour quelques autres nuits seulement, nous réservons directement sur le site de l’hôtel : Yellowstone Park Hotel à West Yellowstone (pas grand intérêt), Grand Canyon Lodge North Rim (c’est le seul hôtel de ce côté du Canyon), San Juan Inn à Mexican Hat (j’adore), et, cerise sur le gâteau, The View à Monument Valley (hors de prix mais inoubliable). Ces quatre hôtels ne mettront que quelques jours à nous confirmer nos réservations.
Presque partout, pas de paiement d’avance et possibilité d’annuler jusqu’à la veille du jour prévu.
La voiture
Pour finir, je passe commande d’un SUV mid-size (type Ford Escape) sur le site Alamo US, en prenant toutes les options : frais d’abandon, 2ème conducteur, rachat de franchise (retenez que l’assurance liée à la carte Visa Premier ne couvre pas les locations de 4x4 – c’est écrit en tout petit), premier plein d’essence inclus (pour éviter de rechercher une station le jour de la restitution).
Le tout sans avancer un sou et avec possibilité d’annuler jusqu’au dernier moment, le débit se faisant au jour de la restitution de la voiture. Pourvu que le dollar baisse encore un peu !
On aurait même pu acheter nos billets pour le rodéo de Cody, la carte America the Beautiful et d’autres, mais il faut se garder un peu d’imprévu !
Il ne reste plus qu’à patienter sept mois …
Road trip sur la côte Ouest américaine avec trois enfants English translation pending
Bonjour à tous,
En pleine organisation d'un voyage sur la côte ouest américaine cet été, nous recherchons toute information ou tout conseil qui pourrait nous aider.
Nous sommes une famille de 5, dont 3 enfants (10, 13 et 16 ans), ce qui nous oblige à préparer un minimum le voyage et à prévoir tout éventuel problème !
Les billets d'avion sont déjà réservés :
- Arrivée à San Francisco le 10 juillet 2012 à 21h - Départ de Las Vegas le 2 août 2012 au matin
23 nuits donc. Nous avons un temps songé à louer un camping car, mais cette solution se révèle finalement trop chère et nous nous sommes rabattus sur la solution voiture + hôtels.
Pour l'instant, nous partirions sur ce parcours :
10/07 : San Francisco 11/07 : San Francisco 12/07 : San Francisco 13/07 : Yosemite 14/07 : Yosemite 15/07 : Death Valley 16/07 : Death Valley 17/07 : Zion 18/07 : Zion => Bryce 19/07 : Bryce 20/07 : Bryce => Road 12 21/07 : Flaming Gorge Reservoir 22/07 : Grand Teton 23/07 : Yellowstone 24/07 : Yellowstone 25/07 : Yellowstone 26/07 : Bear Lake ou Seedskadee 27/07 : 28/07 : comme le 27/07, apparemment il y a une longue route et on ne sait pas trop où s'arrêter 29/07 : Moab => Monument Valley 30/07 : Monument Valley => Grand Canyon Village 31/07 : Visite Grand Canyon 01/08 : => Las Vegas 02/08 : Départ 8h00
Si vous avez d'éventuels commentaires sur ce parcours, allez-y !
Nous cherchons notamment des conseils sur le logement et avons déjà quelques interrogations :
- Les chambres ont une capacité de 4 personnes aux USA, or nous sommes 5. Sommes-nous obligés de prévoir 2 chambres pour chaque nuit ? Ou bien des solutions sont prévues (sachant qu'un des enfants est âgé de 10 ans) ? - Doit-on prévoir des réservations pour chaque nuit, ou peut-on toujours trouver un point de chute dans un motel en période estival ? - Des points de chute à conseiller ? - Camping, pas camping ?
Et pour la voiture, c'est du détail, mais tant que j'y suis, autant demander : - En cas de réservation d'un Dodge Grand Caravan, peut-on s'attendre à un habitacle arrière avec une petite table (comme sur cette photo ) ? Et si oui, peut-on rouler dans une telle configuration ou est-ce réservé laE une voiture à l'arrêt ? (vues les longues distances à parcourir, autant penser au confort des enfants !)
Après, comme je l'indiquais au début de ce message, tout conseil est le bienvenue !
Un grand merci d'avance pour vos réponses.
En pleine organisation d'un voyage sur la côte ouest américaine cet été, nous recherchons toute information ou tout conseil qui pourrait nous aider.
Nous sommes une famille de 5, dont 3 enfants (10, 13 et 16 ans), ce qui nous oblige à préparer un minimum le voyage et à prévoir tout éventuel problème !
Les billets d'avion sont déjà réservés :
- Arrivée à San Francisco le 10 juillet 2012 à 21h - Départ de Las Vegas le 2 août 2012 au matin
23 nuits donc. Nous avons un temps songé à louer un camping car, mais cette solution se révèle finalement trop chère et nous nous sommes rabattus sur la solution voiture + hôtels.
Pour l'instant, nous partirions sur ce parcours :
10/07 : San Francisco 11/07 : San Francisco 12/07 : San Francisco 13/07 : Yosemite 14/07 : Yosemite 15/07 : Death Valley 16/07 : Death Valley 17/07 : Zion 18/07 : Zion => Bryce 19/07 : Bryce 20/07 : Bryce => Road 12 21/07 : Flaming Gorge Reservoir 22/07 : Grand Teton 23/07 : Yellowstone 24/07 : Yellowstone 25/07 : Yellowstone 26/07 : Bear Lake ou Seedskadee 27/07 : 28/07 : comme le 27/07, apparemment il y a une longue route et on ne sait pas trop où s'arrêter 29/07 : Moab => Monument Valley 30/07 : Monument Valley => Grand Canyon Village 31/07 : Visite Grand Canyon 01/08 : => Las Vegas 02/08 : Départ 8h00
Si vous avez d'éventuels commentaires sur ce parcours, allez-y !
Nous cherchons notamment des conseils sur le logement et avons déjà quelques interrogations :
- Les chambres ont une capacité de 4 personnes aux USA, or nous sommes 5. Sommes-nous obligés de prévoir 2 chambres pour chaque nuit ? Ou bien des solutions sont prévues (sachant qu'un des enfants est âgé de 10 ans) ? - Doit-on prévoir des réservations pour chaque nuit, ou peut-on toujours trouver un point de chute dans un motel en période estival ? - Des points de chute à conseiller ? - Camping, pas camping ?
Et pour la voiture, c'est du détail, mais tant que j'y suis, autant demander : - En cas de réservation d'un Dodge Grand Caravan, peut-on s'attendre à un habitacle arrière avec une petite table (comme sur cette photo ) ? Et si oui, peut-on rouler dans une telle configuration ou est-ce réservé laE une voiture à l'arrêt ? (vues les longues distances à parcourir, autant penser au confort des enfants !)
Après, comme je l'indiquais au début de ce message, tout conseil est le bienvenue !
Un grand merci d'avance pour vos réponses.
Compte rendu de croisière Hurtigruten Bergen/Kirkenes/Svolvaer (mars 2012) English translation pending
De retour en France depuis 2 jours, je suis toujours en train de trier mes photos, mais en attendant les images, un petit récit de mon voyage à bord de l'Express-Cotier en mars 2012 de Bergen à Svolvaer via Kirkenes (puis de Svolvaer à Trondheim, mais ça faisait un titre trop long! 😉), avec quelques petites informations pratiques pour ceux que ça intéresse.
C'est la troisième fois que je pars avec Hurtigruten sur cette ligne qui longe toute la côte de Norvège et relie Bergen (au sud) à Kirkenes (au nord), en 6 jours, et en s’arrêtant dans 34 ports sur le chemin, chargeant et déchargeant du fret et des passagers. Paysages magnifiques, ambiance détendue, impression de participer un peu à la vie du pays, ces voyages sont un vrai bonheur. La première fois c’était en avril 2006, le voyage des paysages. La deuxième fois, à Noël 2010, le voyage des lumières. Cette fois, on essaye de concilier un peu les deux : des journées suffisamment longues pour profiter des paysages (qu’on espère toujours enneigés, c’est tellement beau) et des nuits aussi pour voir les aurores boréales, si météo complaisante (et sinon, on profitera de la nuit pour dormir, parce que le problème de ce voyage, c'est que les paysages sont tellement beaux qu'on n'a pas envie d'en rater un morceau).
J’ai choisi de repartir sur le MS Lofoten, que j’ai découvert lors de mon premier voyage. Un des deux bateaux les plus anciens de la ligne (en passe de devenir le plus ancien, puisque le MS Nordstjernen est en train de faire sa dernière rotation). Construit en 1964 (il fête ses 48 ans pendant notre voyage, on aura droit au gateau d’anniversaire !), il est plus petit et plus rustique que tous les autres. Les cabines sont petites, il y a moins de salons, il n’a pas de stabilisateurs donc il bouge plus dans le gros temps (hein Libertad31! 🤪), il n’a pas de propulseurs d’étrave donc a plus de difficultés à aborder les quais quand il y a du vent (les amateurs de belles manœuvres apprécieront la précision des accostages, à grand renfort d'ancre et d'aussières). Et pourtant il a un vrai charme avec ses salons cozy, ses boiseries, son ambiance presque familiale, c’est un bateau qui a une âme et à bord duquel je me suis tout de suite sentie bien.
Contrairement aux deux voyages précédents, j’ai choisi de m’occuper du pré- et post-acheminement (parce que les forfaits vols d’Hurtigruten sont quand même vachement chers…) et du coup on a agrémenté le voyage au début et à la fin (et un peu au milieu même). Voilà le programme prévisionnel : - 2 mars, acheminement jusqu’à Paris et vol Paris-Oslo, nuit à Oslo - 3 mars, train Oslo-Bergen (suggéré par Toilapol), embarquement le soir sur le MS Lofoten (départ à 22h30)
- 3-11 mars Navigation sur le MS Lofoten et débarquement le 11 mars à 18h30 à Svolvaer (et si tout va bien, à Kirkenes le 8 mars on devrait retrouver Libertad31 et sa mère). - 12-13 mars, séjour à Svolvaer et balade dans les Iles Lofoten - 13 mars à 18h30, embarquement sur le MS Vesteraalen (Hurtigruten toujours) pour deux nuits - 15 mars à 7h30 : débarquement à Trondheim et train jusqu’à Oslo - Deux nuits à Oslo (visite de la ville) - 17 mars retour en France, sniff.
Bon, à part quelques péripéties pas trop graves, ça s’est à peu près passé comme ça! 😉
C'est la troisième fois que je pars avec Hurtigruten sur cette ligne qui longe toute la côte de Norvège et relie Bergen (au sud) à Kirkenes (au nord), en 6 jours, et en s’arrêtant dans 34 ports sur le chemin, chargeant et déchargeant du fret et des passagers. Paysages magnifiques, ambiance détendue, impression de participer un peu à la vie du pays, ces voyages sont un vrai bonheur. La première fois c’était en avril 2006, le voyage des paysages. La deuxième fois, à Noël 2010, le voyage des lumières. Cette fois, on essaye de concilier un peu les deux : des journées suffisamment longues pour profiter des paysages (qu’on espère toujours enneigés, c’est tellement beau) et des nuits aussi pour voir les aurores boréales, si météo complaisante (et sinon, on profitera de la nuit pour dormir, parce que le problème de ce voyage, c'est que les paysages sont tellement beaux qu'on n'a pas envie d'en rater un morceau).
J’ai choisi de repartir sur le MS Lofoten, que j’ai découvert lors de mon premier voyage. Un des deux bateaux les plus anciens de la ligne (en passe de devenir le plus ancien, puisque le MS Nordstjernen est en train de faire sa dernière rotation). Construit en 1964 (il fête ses 48 ans pendant notre voyage, on aura droit au gateau d’anniversaire !), il est plus petit et plus rustique que tous les autres. Les cabines sont petites, il y a moins de salons, il n’a pas de stabilisateurs donc il bouge plus dans le gros temps (hein Libertad31! 🤪), il n’a pas de propulseurs d’étrave donc a plus de difficultés à aborder les quais quand il y a du vent (les amateurs de belles manœuvres apprécieront la précision des accostages, à grand renfort d'ancre et d'aussières). Et pourtant il a un vrai charme avec ses salons cozy, ses boiseries, son ambiance presque familiale, c’est un bateau qui a une âme et à bord duquel je me suis tout de suite sentie bien.
Contrairement aux deux voyages précédents, j’ai choisi de m’occuper du pré- et post-acheminement (parce que les forfaits vols d’Hurtigruten sont quand même vachement chers…) et du coup on a agrémenté le voyage au début et à la fin (et un peu au milieu même). Voilà le programme prévisionnel : - 2 mars, acheminement jusqu’à Paris et vol Paris-Oslo, nuit à Oslo - 3 mars, train Oslo-Bergen (suggéré par Toilapol), embarquement le soir sur le MS Lofoten (départ à 22h30)
- 3-11 mars Navigation sur le MS Lofoten et débarquement le 11 mars à 18h30 à Svolvaer (et si tout va bien, à Kirkenes le 8 mars on devrait retrouver Libertad31 et sa mère). - 12-13 mars, séjour à Svolvaer et balade dans les Iles Lofoten - 13 mars à 18h30, embarquement sur le MS Vesteraalen (Hurtigruten toujours) pour deux nuits - 15 mars à 7h30 : débarquement à Trondheim et train jusqu’à Oslo - Deux nuits à Oslo (visite de la ville) - 17 mars retour en France, sniff.
Bon, à part quelques péripéties pas trop graves, ça s’est à peu près passé comme ça! 😉
Où sont les vrais "travellers"? English translation pending
SAlut a tous,
Je suis (avec un pote) en asie du S-E depuis 5 mois (cambodge et laos ) et parcours ces pays principalement en autostop, je dors 5 jours sur 6 dehors (hamac moustiquaire), chez l habitant ou dans les pagodas, et une fois sur 6 ds les guest . Je pensais que j allais rencontrer pas mal de gens qui voyage de la meme maniere mais j en ai pas vue un seul
Voila, je me demande donc et je ne desespere pas , si il y a sur ce forum des gens qui ont compris que la meilleur maniere de decouvrir ces pays et de les connaitre a leur juste valeur, est de sortir des grandes villes (touristiques) et parcourir les petites routes de campagne qui sont jonchees de petits bleds.
C est la plus grande deception de ce voyage, les travellers ne savent plus voyager ou du moins je n ai pas croise les bons. Loin de moi l idee de critiquer ce qui suivent les parcours touristiques, chacun son truc, dautant plus que les lieux touristiques ont de tres bonnes raisons de l etre.
J appel les routard (les vrais) a me rassurer et me dire que nous ne sommes pas les deux seuls pekins a voyager avec ce spirit (aller la ou le L.P et le routard ne disent rien , se deplacer a pied ou en stop, voyager avec un budget minimum, eviter au maximum les lieux touristiques...)
En lancant cette discussion je mattent a recevoir des messages d insultes et des pierres dans la gueule mais pas de souci je suis persuade que y en aura quelqu un qui me comprendront et je l espere vivement.
A tout ceux qui vont partir la bas , qui recherchent un vrai depaysemant , qui veulent rencontrer les vrais locaux pas encor pourris par tourisme, la MARCHE et l AUTOSTOP sont lassurance d un voyage reussi ( c est du vecu) encor mieu si vous achetez de quoi faire votre bouffe, et dormir dehors l ieal etant un hamacs moustiquaire (tres efficace et confortable apres les 3 ou 4 premiere nuits) Cela est valable pour le cambodge et le Laos car dormir dehors n est pas encor strictement interdit.
J attend vos reactions et suis pret a debattre (poliment ca va de soi). Je le redit je ne me trouve pas exceptionnel mais je nai rencontre personne ayant fait la meme chose. Je vais encor me repeter mais je nai aucun mepris pour ceux qui suivent les parcours traditionnels.
Peace
PS : dsl pour l orthographe
Voila, je me demande donc et je ne desespere pas , si il y a sur ce forum des gens qui ont compris que la meilleur maniere de decouvrir ces pays et de les connaitre a leur juste valeur, est de sortir des grandes villes (touristiques) et parcourir les petites routes de campagne qui sont jonchees de petits bleds.
C est la plus grande deception de ce voyage, les travellers ne savent plus voyager ou du moins je n ai pas croise les bons. Loin de moi l idee de critiquer ce qui suivent les parcours touristiques, chacun son truc, dautant plus que les lieux touristiques ont de tres bonnes raisons de l etre.
J appel les routard (les vrais) a me rassurer et me dire que nous ne sommes pas les deux seuls pekins a voyager avec ce spirit (aller la ou le L.P et le routard ne disent rien , se deplacer a pied ou en stop, voyager avec un budget minimum, eviter au maximum les lieux touristiques...)
En lancant cette discussion je mattent a recevoir des messages d insultes et des pierres dans la gueule mais pas de souci je suis persuade que y en aura quelqu un qui me comprendront et je l espere vivement.
A tout ceux qui vont partir la bas , qui recherchent un vrai depaysemant , qui veulent rencontrer les vrais locaux pas encor pourris par tourisme, la MARCHE et l AUTOSTOP sont lassurance d un voyage reussi ( c est du vecu) encor mieu si vous achetez de quoi faire votre bouffe, et dormir dehors l ieal etant un hamacs moustiquaire (tres efficace et confortable apres les 3 ou 4 premiere nuits) Cela est valable pour le cambodge et le Laos car dormir dehors n est pas encor strictement interdit.
J attend vos reactions et suis pret a debattre (poliment ca va de soi). Je le redit je ne me trouve pas exceptionnel mais je nai rencontre personne ayant fait la meme chose. Je vais encor me repeter mais je nai aucun mepris pour ceux qui suivent les parcours traditionnels.
Peace
PS : dsl pour l orthographe
San Francisco, Las Vegas, Los Angeles... en trois semaines English translation pending
Bonjour à tous,
Un an après avoir pris la décision et 7 mois après en être revenu, voici notre carnet de voyage...
Soyez indulgent, ça n'a vraiment pas été facile à écrire, en espérant que ça soit plus facile à lire...
UN GRAND MERCI à tous ceux qui nous ont aidés sur voyageforum!!! Le timing de ce voyage a été parfait grâce à vous!!!
Trêve de bavardage, commençons!!
Mardi 23 août 2011 : J1
Départ 6h du matin de l’aéroport de Lyon. Belle-maman, n’habitant pas loin, nous a gentiment emmenés pour 4h30. Le réveil à 3h du matin a été dure mais quel bonheur de se lever si tôt pour partir aux STATES !!!! Yeahahhhhh !
Dernières vérifications sur le contenu des valises. Nous avons en dernière minute mixé nos affaires au cas où un de nos bagages n’arriverait pas à bon port. Départ 6h direction Francfort. Voyage entièrement sous la compagnie Lufthansa. Ensuite 1h30 d’attente à Francfort avant de reprendre un A380 direction San Francisco.

Il est beau notre avion !!!! (Les ailes n'avaient pas l'air de se fissurer à l'époque!!! 😉 )
Trop trop bien l’A380, surtout qu’avec un vol partant à 6h du mat et arrivant à 12h05 à San Francisco le même jour, on ne dort pas pour se mettre direct dans le bon système horaire. A380 idéal pour ne pas dormir car écran perso pour chacun avec une bonne trentaine de film à regarder et plein de gadgets divertissant. Bon le voyage fut quand même long, surtout que j’étais excitée comme une puce, Antoine, mon amoureux, était plus calme… Nous arrivons bien à l’heure prévue, 12h05. Tout d’abord les procédures de la douane, la douane américaine ; étape qui donne un coup de stresse même si on a rien à se reprocher !! Bref on récupère nos bagages sans encombre, tout est là et hop direction le Bart de San Francisco. Ligne direct jusqu’à notre destination : entre le Financial district et Chinatown, Grant avenue aux portes de Chinatown. Nous choisissons l’arrêt Montgomery à 10 min de marche de notre Hôtel. Ce trajet en Bart fut notre première vision, vue de la terre ferme, des États-Unis. Ayez nous y sommes, après 6 mois de préparation, nous y voilà !! Sortis du métro, nos yeux brillent d’émotion, nous sortons des sous-sols du Bart en plein Market Street !! Et là des grattes ciel, bon ce n’est pas Manhattan, mais on n’a jamais vu, donc pour nous c’est complètement fou !!

Allez on regarde le plan, j’avais acheté à la fnac des petits livrets sur Los Angeles et San Francisco avec des cartes dépliantes de tous les quartiers dedans, efficace. Hôtel localisé. Valise enclenchée en mode roulette et allons y gaiement. Après un petit détour pour cause de discorde sur la lecture du plan, je n’ai pas le sens de l’orientation mais je crois l’avoir à chaque fois que j’ouvre une carte bref… Je finis par écouter Antoine, et on trouve l’hôtel en question : Le BALDWIN HOTEL. Il est 14h30 lorsque nous arrivons à l’hôtel mais le check-in n’est qu’à partir de 16h. Nous laissons nos bagages au réceptionniste et direction l’océan pacifique. Pour commencer nous décidons de passer par Chinatown, impressionnant toutes ces boutiques de bric à brac…
Nous croisons notre premier cable car, un moment magique : arrêt du cable car en plein carrefour là où la pente est nulle, et hop les gens montent et descendent, juste magique. Nous nous attardons pas trop, nous rejoignons Broadway Street, pour redescendre un peu direction l’océan, nous ne voulons pas y aller tout de suite nous préférons nous réserver l’Embarcadero pour ce soir. On décide de reprendre Montgomery Street afin de revenir vers le financial District.

Nous prenons nos marques, checkons les supermarchés et les banques. Antoine étant à la BNP nous bénéficions de retrait sans frais dans une banque partenaire : Bank of America. J’ai trop mal au pied dans mes chaussures achetées en solde cet été pour marcher en ville. Du coup je n’hésite pas deux secondes en voyant le prix de jolies PUMA dans une boutique et hop me voilà avec de nouvelles chaussures, j’ai l’impression d’être dans des chaussons, quel bonheur ! Nous retournons à l’hôtel, nous pouvons nous installer dans notre chambre, au 8ème étage, très spacieuse avec une vue sur le financial district, vraiment super sympa.

Nous nous posons un peu, déballons nos affaires, une douche et un petit tour sur internet et nous revoilà partis. Direction l’embarcadero, entre le Pier 1 et le Pier 9. Première vue de Pacifique et jolie vue du Oakland Bay Bridge. Le soleil est au rendez vous, il fait même un peu chaud !! Ce sera la plus belle journée que l’on aura à SF.

Vue de la Coit Tower depuis le Pier 1
Nous longeons l’Embacadero en écoutant les gens parlaient, et oui ça parle Américain et ça on n’a pas l’habitude non plus !! et on regarde tous ces sportifs qui courent et font des pompes au feu rouge!!

On flâne, on prend plaisir à observer le vieux tramway qui passe le long de l’Embarcadero, on regarde les énormes voitures américaines !!

Bref on s’en met plein les yeux. Nous marchons jusqu’au Pier 39. Et là on aperçoit Alcatraz…. dans le fog. Je ne sais pas si on peut voir le Golden gate du Pier 39 mais de toute façon le fog nous en aurait empêchés.

Alcatraz dans le Fog
Nous nous baladons sur le pier 39 avec toutes les boutiques à souvenirs. Nous apercevons un stand de fruit, des fraises aussi grosses que des pêches et des pêches aussi grosses que des petits melons. Tout ça vendu avec du chocolat liquide. Du coup on ne prend rien, j’avais entendu dire sur VF que ces fruits n’étaient pas excellents d’où le chocolat…
Vue depuis le Pier 39
Bref il est 18h30, la journée a été longue, nous sommes fatigués et la faim se fait sentir. Nous dînons au Hard Rock Cafe du Pier 39.

Pas fou, mais ça nous a nourri. Nous laissons notre premier TIPS, d’ailleurs je tiens à dire que nous avons été de bons « tipseurs » car nous avons laissé en moyenne entre 18 et 20% à chaque repas sauf un mais j’en parlerais plus tard.
Nous sortons du restaurant vers 19h30, la nuit tombe et il fait froid, complètement fou ces changements de température. Nous rentrons à vive allure à l’hôtel. Et dodo à 20h30. Et oui on était complètement mort !
Mercredi 24 août 2011 : J2
Levé à 6h30 pour moi, le temps de me faire toute belle, mon chéri se lève à 7h et on choisit d’aller prendre un bon petit déjeuner dans un restaurant tenu par des asiatiques à côté d’Union Square : conseil du guide de routard. Nous n’avons pas été déçu, super bon.
Pour Antoine : œufs, saucisses, fruits, toast et pour moi pan-cakes et fruits mmmhhhh.
Passage par Union Square :

Petit déj :


Aujourd’hui ça sera location de vélo et découverte de la south bay et de la côte pacifique. Nous louons des vélos dans une boutique en bas de market street et c’est parti, nous longeons tout d’abord l’Embarcadero, puis nous arrivons à la digue juste avant Fort Mason. Nous nous y arrêtons afin de profiter du magnifique point de vue : ALCATRAZ. Et la vue de San Francisco et sa coit Tower !


Nous roulons ensuite jusqu’à la Marina, et nous observons un changement de temps !! le FOG est là avec son humidité et sa froideur.

Merci la super polaire Décathlon !!
Nous continuons notre chemin jusqu’au pied du Golden Gate, mais avec le fog, nous ne voyons que son pied lol.

C’est moi sur le vélo.. hihihi !!
Nous montons au Golden Gate mais hélas la vue n’en sera pas meilleure.

Petite pause quand même pour la photo. C’est magnifique même si le fog me rend transis de froid, et me gâche un peu la vue, je suis aux anges.

Nous ré enfourchons nos bicyclettes et direction la traversée du Golden Gate… Incroyable malgré le flot incessant des voitures. Les bourrasques de vent me font peur, à vélo j’ai peur d’être emportée et de passer par-dessus le bord !! Mais bon il faudrait un sacré vent !! lol

Une fois ce pont traversé grand soleil de l’autre côté. Un sacré programme nous attend le long de la côte sud du pacifique alors nous choisissons de ne pas explorer ce côté, on le regrette un peu aujourd’hui car il parait que c’est la côte d’azur de San Francisco.

Demi-tour et hop direction South Beach en passant par le Presidio.
Une descente jusqu’au pied du pont et sa plage. J’avoue que je flippe pour la remontée qui nous attend, je n’aime pas le vélo mais bon ça en valait le coup de pédale.

Plage au pied du Golden Gate mais on ne voit pas le pied !!
Petit trempage des pieds dans le pacifique !! Mon dieu que c’est froid… je n’irais pas plus loin que les pieds !!

Maintenant il faut remonter, ascension qui fait mal aux jambes jusqu’au California Palace of The legion of Honor.

Ensuite cap sur la Great Highway le long des plages avec peu de nageurs mais beaucoup de surfeurs.

Nous voulions descendre encore plus au sud pour longer les plages mais le fog et le froid nous découragent, nous décidons alors d’aller visiter le Golden Gate Park. Nous passons devant le jardin botanique, le california Academy of sciences et le « De young Museum » mais aucune visite, je ne suis pas fan des musées, du coup nous décidons de continuer notre balade à vélo. Nous quittons ce parc par la Arguello Blvd pour rejoindre Fort Mason. Ensuite à 15h30 repas de midi un peu tardif le long de la Marina où nous goutons nos premiers hotdog, Délicieux.

Nous avons discuté avec un habitué. Il nous a parlé de son acteur français préféré : Depardieu. Faut dire que quelques jours avant Depardieu pissait dans un avion alors ça avait fait un peu de bruit !! lol Nous retournons rendre nos vélos en bas de Market Avenue. Le centre ville, sans le fog, est beaucoup plus ensoleillé, c’est agréable mais il ne fait pas assez chaud pour tomber la polaire surtout en fin d’après midi. Nous allons siroter un thé glacé en terrasse au soleil afin de se réchauffer un peu. Nous décidons d’aller explorer l’énorme centre commercial sur Market Avenue. Petit lèche vitrine… Mais nous sommes repartis les mains vides : nous ne sommes pas des accros du shopping.
Ensuite direction le cable car !! Achat du pass 3 jours et nous découvrons les GripMan !!

Après quelques montées et descentes j’arrive à me trouver une place sur un cale pied !! Et là ma tête parle pour moi !!

Au bout de quelques minutes j’ai froid mais tampis je suis dans un cable car à San Francisco, le froid je m’en fous. Arrêt à Lombard Street. Nous descendons à pied la célèbre rue. La nuit tombe et il est temps de trouver un endroit pour manger.

On décide d’aller dans restaurant type fast food, mais pas une chaine, qui fait des hamburgers très bons mais un peu cher. C’est entre grant avenue et Montgomery, le long de Market Avenue.
Ensuite direction notre hôtel avec un gros dodo qui nous attend !!
Avant de continuer, je fais une petite pause!!
N'hésitez pas à me faire des remarques avant que j'envoie la suite: trop de photos, pas assez, trop de blabla etc.....
Bon après-midi à tous.
Un an après avoir pris la décision et 7 mois après en être revenu, voici notre carnet de voyage...
Soyez indulgent, ça n'a vraiment pas été facile à écrire, en espérant que ça soit plus facile à lire...
UN GRAND MERCI à tous ceux qui nous ont aidés sur voyageforum!!! Le timing de ce voyage a été parfait grâce à vous!!!
Trêve de bavardage, commençons!!
Mardi 23 août 2011 : J1
Départ 6h du matin de l’aéroport de Lyon. Belle-maman, n’habitant pas loin, nous a gentiment emmenés pour 4h30. Le réveil à 3h du matin a été dure mais quel bonheur de se lever si tôt pour partir aux STATES !!!! Yeahahhhhh !
Dernières vérifications sur le contenu des valises. Nous avons en dernière minute mixé nos affaires au cas où un de nos bagages n’arriverait pas à bon port. Départ 6h direction Francfort. Voyage entièrement sous la compagnie Lufthansa. Ensuite 1h30 d’attente à Francfort avant de reprendre un A380 direction San Francisco.

Il est beau notre avion !!!! (Les ailes n'avaient pas l'air de se fissurer à l'époque!!! 😉 )
Trop trop bien l’A380, surtout qu’avec un vol partant à 6h du mat et arrivant à 12h05 à San Francisco le même jour, on ne dort pas pour se mettre direct dans le bon système horaire. A380 idéal pour ne pas dormir car écran perso pour chacun avec une bonne trentaine de film à regarder et plein de gadgets divertissant. Bon le voyage fut quand même long, surtout que j’étais excitée comme une puce, Antoine, mon amoureux, était plus calme… Nous arrivons bien à l’heure prévue, 12h05. Tout d’abord les procédures de la douane, la douane américaine ; étape qui donne un coup de stresse même si on a rien à se reprocher !! Bref on récupère nos bagages sans encombre, tout est là et hop direction le Bart de San Francisco. Ligne direct jusqu’à notre destination : entre le Financial district et Chinatown, Grant avenue aux portes de Chinatown. Nous choisissons l’arrêt Montgomery à 10 min de marche de notre Hôtel. Ce trajet en Bart fut notre première vision, vue de la terre ferme, des États-Unis. Ayez nous y sommes, après 6 mois de préparation, nous y voilà !! Sortis du métro, nos yeux brillent d’émotion, nous sortons des sous-sols du Bart en plein Market Street !! Et là des grattes ciel, bon ce n’est pas Manhattan, mais on n’a jamais vu, donc pour nous c’est complètement fou !!

Allez on regarde le plan, j’avais acheté à la fnac des petits livrets sur Los Angeles et San Francisco avec des cartes dépliantes de tous les quartiers dedans, efficace. Hôtel localisé. Valise enclenchée en mode roulette et allons y gaiement. Après un petit détour pour cause de discorde sur la lecture du plan, je n’ai pas le sens de l’orientation mais je crois l’avoir à chaque fois que j’ouvre une carte bref… Je finis par écouter Antoine, et on trouve l’hôtel en question : Le BALDWIN HOTEL. Il est 14h30 lorsque nous arrivons à l’hôtel mais le check-in n’est qu’à partir de 16h. Nous laissons nos bagages au réceptionniste et direction l’océan pacifique. Pour commencer nous décidons de passer par Chinatown, impressionnant toutes ces boutiques de bric à brac…
Nous croisons notre premier cable car, un moment magique : arrêt du cable car en plein carrefour là où la pente est nulle, et hop les gens montent et descendent, juste magique. Nous nous attardons pas trop, nous rejoignons Broadway Street, pour redescendre un peu direction l’océan, nous ne voulons pas y aller tout de suite nous préférons nous réserver l’Embarcadero pour ce soir. On décide de reprendre Montgomery Street afin de revenir vers le financial District.

Nous prenons nos marques, checkons les supermarchés et les banques. Antoine étant à la BNP nous bénéficions de retrait sans frais dans une banque partenaire : Bank of America. J’ai trop mal au pied dans mes chaussures achetées en solde cet été pour marcher en ville. Du coup je n’hésite pas deux secondes en voyant le prix de jolies PUMA dans une boutique et hop me voilà avec de nouvelles chaussures, j’ai l’impression d’être dans des chaussons, quel bonheur ! Nous retournons à l’hôtel, nous pouvons nous installer dans notre chambre, au 8ème étage, très spacieuse avec une vue sur le financial district, vraiment super sympa.

Nous nous posons un peu, déballons nos affaires, une douche et un petit tour sur internet et nous revoilà partis. Direction l’embarcadero, entre le Pier 1 et le Pier 9. Première vue de Pacifique et jolie vue du Oakland Bay Bridge. Le soleil est au rendez vous, il fait même un peu chaud !! Ce sera la plus belle journée que l’on aura à SF.

Vue de la Coit Tower depuis le Pier 1

Nous longeons l’Embacadero en écoutant les gens parlaient, et oui ça parle Américain et ça on n’a pas l’habitude non plus !! et on regarde tous ces sportifs qui courent et font des pompes au feu rouge!!

On flâne, on prend plaisir à observer le vieux tramway qui passe le long de l’Embarcadero, on regarde les énormes voitures américaines !!

Bref on s’en met plein les yeux. Nous marchons jusqu’au Pier 39. Et là on aperçoit Alcatraz…. dans le fog. Je ne sais pas si on peut voir le Golden gate du Pier 39 mais de toute façon le fog nous en aurait empêchés.

Alcatraz dans le Fog
Nous nous baladons sur le pier 39 avec toutes les boutiques à souvenirs. Nous apercevons un stand de fruit, des fraises aussi grosses que des pêches et des pêches aussi grosses que des petits melons. Tout ça vendu avec du chocolat liquide. Du coup on ne prend rien, j’avais entendu dire sur VF que ces fruits n’étaient pas excellents d’où le chocolat…
Vue depuis le Pier 39Bref il est 18h30, la journée a été longue, nous sommes fatigués et la faim se fait sentir. Nous dînons au Hard Rock Cafe du Pier 39.

Pas fou, mais ça nous a nourri. Nous laissons notre premier TIPS, d’ailleurs je tiens à dire que nous avons été de bons « tipseurs » car nous avons laissé en moyenne entre 18 et 20% à chaque repas sauf un mais j’en parlerais plus tard.
Nous sortons du restaurant vers 19h30, la nuit tombe et il fait froid, complètement fou ces changements de température. Nous rentrons à vive allure à l’hôtel. Et dodo à 20h30. Et oui on était complètement mort !
Mercredi 24 août 2011 : J2
Levé à 6h30 pour moi, le temps de me faire toute belle, mon chéri se lève à 7h et on choisit d’aller prendre un bon petit déjeuner dans un restaurant tenu par des asiatiques à côté d’Union Square : conseil du guide de routard. Nous n’avons pas été déçu, super bon.
Pour Antoine : œufs, saucisses, fruits, toast et pour moi pan-cakes et fruits mmmhhhh.
Passage par Union Square :

Petit déj :


Aujourd’hui ça sera location de vélo et découverte de la south bay et de la côte pacifique. Nous louons des vélos dans une boutique en bas de market street et c’est parti, nous longeons tout d’abord l’Embarcadero, puis nous arrivons à la digue juste avant Fort Mason. Nous nous y arrêtons afin de profiter du magnifique point de vue : ALCATRAZ. Et la vue de San Francisco et sa coit Tower !


Nous roulons ensuite jusqu’à la Marina, et nous observons un changement de temps !! le FOG est là avec son humidité et sa froideur.

Merci la super polaire Décathlon !!
Nous continuons notre chemin jusqu’au pied du Golden Gate, mais avec le fog, nous ne voyons que son pied lol.


C’est moi sur le vélo.. hihihi !!
Nous montons au Golden Gate mais hélas la vue n’en sera pas meilleure.

Petite pause quand même pour la photo. C’est magnifique même si le fog me rend transis de froid, et me gâche un peu la vue, je suis aux anges.

Nous ré enfourchons nos bicyclettes et direction la traversée du Golden Gate… Incroyable malgré le flot incessant des voitures. Les bourrasques de vent me font peur, à vélo j’ai peur d’être emportée et de passer par-dessus le bord !! Mais bon il faudrait un sacré vent !! lol

Une fois ce pont traversé grand soleil de l’autre côté. Un sacré programme nous attend le long de la côte sud du pacifique alors nous choisissons de ne pas explorer ce côté, on le regrette un peu aujourd’hui car il parait que c’est la côte d’azur de San Francisco.

Demi-tour et hop direction South Beach en passant par le Presidio.
Une descente jusqu’au pied du pont et sa plage. J’avoue que je flippe pour la remontée qui nous attend, je n’aime pas le vélo mais bon ça en valait le coup de pédale.

Plage au pied du Golden Gate mais on ne voit pas le pied !!
Petit trempage des pieds dans le pacifique !! Mon dieu que c’est froid… je n’irais pas plus loin que les pieds !!

Maintenant il faut remonter, ascension qui fait mal aux jambes jusqu’au California Palace of The legion of Honor.

Ensuite cap sur la Great Highway le long des plages avec peu de nageurs mais beaucoup de surfeurs.

Nous voulions descendre encore plus au sud pour longer les plages mais le fog et le froid nous découragent, nous décidons alors d’aller visiter le Golden Gate Park. Nous passons devant le jardin botanique, le california Academy of sciences et le « De young Museum » mais aucune visite, je ne suis pas fan des musées, du coup nous décidons de continuer notre balade à vélo. Nous quittons ce parc par la Arguello Blvd pour rejoindre Fort Mason. Ensuite à 15h30 repas de midi un peu tardif le long de la Marina où nous goutons nos premiers hotdog, Délicieux.

Nous avons discuté avec un habitué. Il nous a parlé de son acteur français préféré : Depardieu. Faut dire que quelques jours avant Depardieu pissait dans un avion alors ça avait fait un peu de bruit !! lol Nous retournons rendre nos vélos en bas de Market Avenue. Le centre ville, sans le fog, est beaucoup plus ensoleillé, c’est agréable mais il ne fait pas assez chaud pour tomber la polaire surtout en fin d’après midi. Nous allons siroter un thé glacé en terrasse au soleil afin de se réchauffer un peu. Nous décidons d’aller explorer l’énorme centre commercial sur Market Avenue. Petit lèche vitrine… Mais nous sommes repartis les mains vides : nous ne sommes pas des accros du shopping.
Ensuite direction le cable car !! Achat du pass 3 jours et nous découvrons les GripMan !!

Après quelques montées et descentes j’arrive à me trouver une place sur un cale pied !! Et là ma tête parle pour moi !!


Au bout de quelques minutes j’ai froid mais tampis je suis dans un cable car à San Francisco, le froid je m’en fous. Arrêt à Lombard Street. Nous descendons à pied la célèbre rue. La nuit tombe et il est temps de trouver un endroit pour manger.

On décide d’aller dans restaurant type fast food, mais pas une chaine, qui fait des hamburgers très bons mais un peu cher. C’est entre grant avenue et Montgomery, le long de Market Avenue.
Ensuite direction notre hôtel avec un gros dodo qui nous attend !!
Avant de continuer, je fais une petite pause!!
N'hésitez pas à me faire des remarques avant que j'envoie la suite: trop de photos, pas assez, trop de blabla etc.....
Bon après-midi à tous.
Conseils pour la Californie sur dix-sept jours en mai 2012? English translation pending
Hello,
voilà ça nous a pris comme une envie subite (alors qu'au départ on voulait attendre septembre/octobre pour partir) : partir en Californie sur ~ 2 semaines au mois de mai (en profitant des "ponts")...
un voyage "cool" (pépère et mémère en balade du dimanche comme dirait Le Spartiate) mais il en faut de temps en temps 😉
néanmoins, j'ai besoin de vos conseils et connaissances sur cet état que je ne connais pas beaucoup et pour lequel il n'y a pas (encore) de guide Photographing The Southwest ! 😛
départ le me 16 mai et retour le di 03 juin ou départ le sa 12 mai et retour le me 30 mai
billets d'avion pas encore achetés mais vus à ~700€ rien de réservé pour le moment !
carte Google Maps
J1: Bxl--> SFO J2: SFO J3: SFO --> Monterey J4: Monterey --> San Luis Obispo J5: San Luis Obispo --> LA J6: LA J7: LA J8: LA --> San Diego J9: San Diego J10: San Diego J11: San Diego --> Anza Borrego, Niland J12: Brawley --> Joshua Tree J13: Joshua Tree --> Trona Pinnacles, Ridgecrest J14: Ridgecrest --> Sequoia J15: Sequoia --> Kings Canyon J16: Kings Canyon --> Yosemite J17: Yosemite --> SFO airport J18: avion J19: retour
* SFO : on connait déjà, donc c'est juste un jour pour profiter de la ville...
* J4 et J5 : 2 jours pour descendre la côte... ça devrait suffire pur faire les incontournables ? j'aimerais bien inclure la visite de Hearst Castle...
* J6 et J7 : LA... on ne veut pas aller à Disney ni à Universal Studios (+/- déjà vus la même chose à Orlando et c'est pas notre tasse de thé)
donc si vous avez des bons plans pour ces 2 jours ? (merci à Itat pour les suggestions : Griffith Observatory, Paramount Ranch, Hollywood Letters, UCLA...) sachant qu'on fera 5 min sur Hollywood Bd et pas plus à Beverly Hills 😛
* San Diego : on ne connait pas du tout, donc si vous avez des suggestions...
* Joshua Tree, Sequoia et Kings Canyon : idem si vous avez des suggestions de balades, points de vue à ne pas manquer... ou aller pour le coucher de soleil ?
* Yosemite : on y est déjà passé ... à voir si on maintient car fin mai/début juin, ça risque d'être encore enneigé ? au début je pensais faire Panorama Trail, mais ça risque d'être un peu ambitieux (surtout s'il y a encore de la neige et si le shuttle ne fonctionne pas encore)... donc je pensais faire + raisonnable avec juste un A/R aux Vernal et Nevada Falls...
voilà je prends toute suggestion, y compris d'hôtels ! 😉
@++ Val
voilà ça nous a pris comme une envie subite (alors qu'au départ on voulait attendre septembre/octobre pour partir) : partir en Californie sur ~ 2 semaines au mois de mai (en profitant des "ponts")...
un voyage "cool" (pépère et mémère en balade du dimanche comme dirait Le Spartiate) mais il en faut de temps en temps 😉
néanmoins, j'ai besoin de vos conseils et connaissances sur cet état que je ne connais pas beaucoup et pour lequel il n'y a pas (encore) de guide Photographing The Southwest ! 😛
départ le me 16 mai et retour le di 03 juin ou départ le sa 12 mai et retour le me 30 mai
billets d'avion pas encore achetés mais vus à ~700€ rien de réservé pour le moment !
carte Google Maps
J1: Bxl--> SFO J2: SFO J3: SFO --> Monterey J4: Monterey --> San Luis Obispo J5: San Luis Obispo --> LA J6: LA J7: LA J8: LA --> San Diego J9: San Diego J10: San Diego J11: San Diego --> Anza Borrego, Niland J12: Brawley --> Joshua Tree J13: Joshua Tree --> Trona Pinnacles, Ridgecrest J14: Ridgecrest --> Sequoia J15: Sequoia --> Kings Canyon J16: Kings Canyon --> Yosemite J17: Yosemite --> SFO airport J18: avion J19: retour
* SFO : on connait déjà, donc c'est juste un jour pour profiter de la ville...
* J4 et J5 : 2 jours pour descendre la côte... ça devrait suffire pur faire les incontournables ? j'aimerais bien inclure la visite de Hearst Castle...
* J6 et J7 : LA... on ne veut pas aller à Disney ni à Universal Studios (+/- déjà vus la même chose à Orlando et c'est pas notre tasse de thé)
donc si vous avez des bons plans pour ces 2 jours ? (merci à Itat pour les suggestions : Griffith Observatory, Paramount Ranch, Hollywood Letters, UCLA...) sachant qu'on fera 5 min sur Hollywood Bd et pas plus à Beverly Hills 😛
* San Diego : on ne connait pas du tout, donc si vous avez des suggestions...
* Joshua Tree, Sequoia et Kings Canyon : idem si vous avez des suggestions de balades, points de vue à ne pas manquer... ou aller pour le coucher de soleil ?
* Yosemite : on y est déjà passé ... à voir si on maintient car fin mai/début juin, ça risque d'être encore enneigé ? au début je pensais faire Panorama Trail, mais ça risque d'être un peu ambitieux (surtout s'il y a encore de la neige et si le shuttle ne fonctionne pas encore)... donc je pensais faire + raisonnable avec juste un A/R aux Vernal et Nevada Falls...
voilà je prends toute suggestion, y compris d'hôtels ! 😉
@++ Val
Circuit de deux semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonsoir, 🙂
Les prix pour l'ouest me faisaient bien de l'œil depuis peu, mais j'hésitais encore sur la destination à choisir pour 2 semaines de congés. Puis un provocateur (il se reconnaîtra 😉) m'a glissé sous les yeux une photo de Horse Shoe Bend. Il n'en fallait pas plus. Après 8 jours de torture, j'ai craqué. 😊 Dates décidées comme toujours tardivement. Billets pris 2 semaines avant le départ. 🏴☠️ 😄
Retour donc dans l'ouest pour un circuit rapide, disons court: arrivée à Phoenix, retour par LA. Si je suis fixé sur la fin du séjour (en gros, après 1 journée à LV, nous passerons par DV, puis 3 jours à LA avant le retour), sur le début, pas du tout.
Pour faire quoi ? 😮 J'hésite à refaire la boucle Phoenix-GC-MV-Moab-Bryce-Zion-LV, car j'ai l'impression d'y être allé hier. 😊 Pas trop de randos, ou pas trop longues. Page sera de toutes façons au programme. GC peut-être. Détour par la route 66 ?...
Mes interrogations portent sur: - l'Apache Trail et Petrified Forest (bien que les lectures VF et guides me semblent un peu neutres, ça me tente bien); - le Canyon de Chelly vaut-il le déplacement ? Les températures annoncées me bloquent un peu, mais moins que celles de Mesa Verde; - le meilleur endroit pour loger à DV pour profiter, sans trop de route, d'un point de vue le soir et le matin; - la route DV-LA est-elle possible dans la journée en passant par Sequoia (en fonction du temps bien évidemment, car la neige pourrait bien être là).
Votre avis m'intéresse. 😉 Merci.
🙂
Les prix pour l'ouest me faisaient bien de l'œil depuis peu, mais j'hésitais encore sur la destination à choisir pour 2 semaines de congés. Puis un provocateur (il se reconnaîtra 😉) m'a glissé sous les yeux une photo de Horse Shoe Bend. Il n'en fallait pas plus. Après 8 jours de torture, j'ai craqué. 😊 Dates décidées comme toujours tardivement. Billets pris 2 semaines avant le départ. 🏴☠️ 😄
Retour donc dans l'ouest pour un circuit rapide, disons court: arrivée à Phoenix, retour par LA. Si je suis fixé sur la fin du séjour (en gros, après 1 journée à LV, nous passerons par DV, puis 3 jours à LA avant le retour), sur le début, pas du tout.
Pour faire quoi ? 😮 J'hésite à refaire la boucle Phoenix-GC-MV-Moab-Bryce-Zion-LV, car j'ai l'impression d'y être allé hier. 😊 Pas trop de randos, ou pas trop longues. Page sera de toutes façons au programme. GC peut-être. Détour par la route 66 ?...
Mes interrogations portent sur: - l'Apache Trail et Petrified Forest (bien que les lectures VF et guides me semblent un peu neutres, ça me tente bien); - le Canyon de Chelly vaut-il le déplacement ? Les températures annoncées me bloquent un peu, mais moins que celles de Mesa Verde; - le meilleur endroit pour loger à DV pour profiter, sans trop de route, d'un point de vue le soir et le matin; - la route DV-LA est-elle possible dans la journée en passant par Sequoia (en fonction du temps bien évidemment, car la neige pourrait bien être là).
Votre avis m'intéresse. 😉 Merci.
🙂
L'Inde ne s'en sortira pas! English translation pending
15 années que je repoussais ce voyage .. et 15 années à nourrir une passion dans ma tête pour l'Hindouisme et le yoga, bref je devais y aller, même prévenu (le sujet sur le cauchemar à Delhi, j'y ai souvent pensé) le choc est là !
Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.
Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..
L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..
Welcome !
Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...
L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...
Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..
Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !
C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..
Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..
Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..
Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??
C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..
Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..
kevalin
Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.
Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..
L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..
Welcome !
Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...
L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...
Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..
Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !
C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..
Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..
Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..
Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??
C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..
Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..
kevalin
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain.
Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin.
Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions.
Commençons par la première semaine.
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !
Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.
Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…
Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.
Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.
Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !
Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir��� Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !
Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir��� Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !D'où vient l'engouement des Français pour Niagara Falls? English translation pending
D'ou viens l'angôument des francais pour Niagara Falls?🙂
Croisière "Îles et terre du soleil" sur le NéoRomantica du 2 mars 2012? English translation pending
bonsoir, quelqu un a t il des nouvelles des personnes qui font actuellement la croisiere iles et terres du soleil sur le neoromantica. Ils sont partis le 2 mars 2012 Merci
"Check out" à l'hôtel Barcelo Arenas Blanca à Varadero English translation pending
Il nous reste 6 dodos avant de partir, une question pour ceux qui voyage a Varadero: notre retour ce fera a 9.00 pm a l'aéoport de Varadero, notre check out est
a midi, quesque il arrive entre le temps que tu quitte ta chambre jusqu'a neuf heures le soir? et les valises tu les traines avec toi?
Croisière... on solde? English translation pending
Salut à tous,
Je suis allé chercher mes billets de croisières cet après-midi dans mon Agence de Voyages
habituelle.
J'ai récupéré la pochette, et la charmante JF qui s'occupe de moi, me propose pour cet été
un voyage sur un navire NCL, Norwégian Cruise Lines (je crois) :
- Cabine pont 10, avec balcon (20 m2) encore plus grande que sur les bateaux Celebrity,
pour seulement : 974, oo Euros !
Normalament, cela doit être facturé plus du double.
Les Compagnies de Croisières bradent décidément. J.
Les Compagnies de Croisières bradent décidément. J.
Voyage aux États-Unis San Francisco - Las Vegas - Los Angeles English translation pending
Bonjour , nous sommes 6 jeunes (19-24ans) partant vingt jours aux Etats-Unis en aout. Nous voudrions visiter Los Angeles, San Francisco et Las Vegas en van / voiture monospace, le trajet compterait environ 1700 miles ( soit 3000 Km). Nous disposons d'un budget (billet compris) de 1700 euros.
Nous avons déjà effectué des recherches grâce à divers sites ( comparateur tel que easycar - compagnie aérienne). Nous avons divers questions :
- Si vous avez des conseils concernant l'achat des billets d'avions, la location de la voiture au meilleur prix - la coût de la vie (nourriture - camping ou auberge de jeunesse ? ) - plutôt sac a dos ou bagage ? - idée d'itinéraire ou de loisirs ( gratuit : paysage insolite - lieu incontournable ( peu connu ) - original - typiquement américain à ne pas rater ) - concernant la voiture, nous n'avons pas 25 ans, quelle assurance prendre, le permis international est-il obligatoire ? Faut-il mieux 2 voiture ou 1 seule et grande ? Tous conseils sont les bienvenues.
Nous avons déjà effectué des recherches grâce à divers sites ( comparateur tel que easycar - compagnie aérienne). Nous avons divers questions :
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La géographie du Mali (en maasinankoore) English translation pending
LA GÉOGRAPHIE DU MALI
MBAALAANDI LEYDI MAALI
Le présent petit texte parle un peu, tout un peu, de la géographie du Mali, en maasinankoore, le fulfulde du Mali, parlé dans la région intérieure dite Maasina englobant le Delta intérieur du fleuve Niger. Dans la perspective des Peuls (ou Ful'be selon leur langue), cette partie amont de la Boucle du Niger est le "nombril" (wuddu) du Delta, plus précisément, le "nombril de ce qui est peul" (Maasina e wuddu pulaaku) (1) : métaphore qui traduit à la fois l’emplacement géographique central de cette région et le lieu privilégié de tous les ressourcements ; ainsi, pour les communautés sédentarisées peules, le Maasina reste-t-il comme un berceau culturel ; enfin, cette zone fascinante (pour moi, la plus fascinante du Mali), pays d’eau et d’herbe, est bien l’image-symbole du rythme vital où s’inscrit, à la croisée du temps et de l’espace, toute la vie pastorale des Peuls. "L’association de l’eau et de l’herbe s’étend ici avec puissance. Plus en amont, le fleuve est bordé de cuvette herbeuses discontinues qu’enserrent étroitement les lignes d’arbres des terrasses sèches. C’est à partir de Ké-Macina que ce paysage soudanien de savane boisée s’écarte du fleuve et que la plaine d’inondation s’élargit à perte de vue. Plus au sud, la même transformation du paysage accompagne la descente du Bani qui, à la hauteur de Djenné, déflue puissamment et tend jusqu’au Niger des bras vigoureux", a écrit Gallais (2).
Le fulfulde change de nom selon les régions et les chercheurs : au Nigeria, c’est le terme haoussa, fulani, qui est le plus répandu. Ce terme désigne à la fois la langue et la communauté peule. Au Soudan, les Peuls sont connus sous le terme kanuri, fellata (décrivant à l’origine les Peuls du Borno) qui de nos jours, en dépit d’une légère connotation dépréciative, sert aussi à désigner les communautés ouest-africaines implantées dans ce pays. Les chercheurs africanistes utilisent également des termes différents, selon qu’ils sont anglophones, francophones ou germanophones : les germanophones préfèrent le terme Ful (de "Ful-Sprache", langue ful) ou Fulfulde, les anglophones se servent d’un seul terme, fula, pour désigner le peuple et sa langue. Enfin, les francophones utilisent le mot wolof, peul, pour désigner non seulement le peuple mais aussi la langue.
La langue peule classée à la branche ouest-atlantique de la classification de J.H. Greenberg (1960) – famille congo-kordofanienne, sous-famille Niger-Congo – est parlée dans une vingtaine d’Etats de l’Afrique occidentale et centrale (3), du Sénégal au Soudan, à travers la zone soudano-sahélienne propice à l’élevage bovin et ovin sur laquelle repose l’économie de ce peuple. L’extension de la langue peule sur un espace aussi vaste rend impossible une statistique à peu près précise sur le nombre de ses locuteurs. Les chiffres que l’on relève varient considérablement de l’auteur à l’autre. Il atteindrait aujourd’hui entre 20 et 30 millions d’individus dont 1.5 à 2 millions de locuteurs au Mali (14% de la population totale du pays). Le Nigeria présente le plus grand nombre de locuteurs peuls (environ 10 millions), et en Guinée vit, à proportion de la population totale, le plus grand groupe de locuteurs peuls (40%). Dans cinq pays (dont le Mali et la Guinée), la langue peule compte parmi les langues nationales. Ses principales variantes dialectales sont le pular (Guinée, le Fuuta Jaloo), le pulaar (Sénégal, Gambie, Mauritanie, le Fuuta Toro), l’adamaoua (Nigeria, Caméroun, Soudan), le liptaako (Burkina Faso) et le maasinankoore (Mali) ...
Note orthographique : en maasinankoore, les consonnes b, d et y ont des pendants occlusifs (écrites ici 'b, 'd et 'y (p.ex. 'buri, e'de, kaa'ye). Leurs formes géminées sont écrites ici 'b'b, 'd'd et 'y'y (p.ex. Se'b'be, wo'd'di, le'y'yi). La vélaire est écrite ng (p.ex. Sarangkullee'be), la palatale ny (p.ex. nyeenyal) ; à ne pas confondre avec les consonnes prénasales qui comptent aussi parmi le système consonantique du fulfulde ...
– Winndande fulaare (Texte peul)
Leydi Maali
Maali yo leydi gorgal Afiriik. Hooreejo ndii leydi ana wiyee Aamadu Tumani Tuure. Sowoore makko yo ATT. Kanko woni kaananke 'di'dobo e ley jamaanu demokarasi iwde 1991 warde hannde.
Maali ana heerondirii e Moritani, Senegal e Gine hedde hirnaange, Nijer hedde funnange. Aljeri hedde saahal, Koduwaar e Burkina-Faso hedde 'baleeri. Njaanji Maali yo kilomeeteruuji 1.240.000. Maali 'buri mawnude Faransi laabi 'di'di. Leydi ndiin ana mawni sanne.
Maali ana wo'd'di maayo geeci. Maayo Nijeer e Senegal ana ley Maali. Weendu Deeboy nduu ana ley Maasina, hakkunde Mootti e Gunndam. Kaa'ye ana keewi e Maali: hono hayre Bannjagara, hayre Ommbori e Adara-Ifora hedde Aljeri. Nokku Mootti ana woo'di sanne. Ful‘be ana ko'di toon.
Le'y'yi Maali ana keewi. Maalingkoo'be yo Bammbaraa'be, Se'b'be, Booboo'be, Senufoo'be, Sarangkullee'be, Safar'be, Burdaa'be, Haa'be e Ful'be. Golleeji ma'b'be yo demal, awgal, margol daabaaji, golle nyeenyal e sarawiisinkoo'be.
Ngenndi Bamako 'buri mawnude. Yim'be ana keewi toon. Endi jogii luube, e'de mawni! Luumo ngo toon, a'da waawi soodude kulle fuu a'da yi'di.
– Texte français (Winndande faransi)
Le Mali
Le Mali est un pays en Afrique de l’ouest. Son chef d’Etat est Amadou Toumani Touré dont le surnom est ATT. Il est deuxième dirigeant à l’ère démocratique (à partir de 1991 jusqu’à présent).
A l’ouest, le Mali confine à la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée, à son côté se situe le Niger, au nord l’Algérie, au sud la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Sa surface se monte à 1.240.000 km2. Donc, le Mali est deux fois plus grand que la France. Ce pays est énorme.
Le Mali est très loin de la mer. Les fleuves Niger et Sénégal se trouvent au Mali. Le lac Débo se situe au Maasina, entre Mopti et Goundam. Il y a aussi des montagnes au Mali, dont les falaises de Bandiagara, les monts Hombori et l’Adras des Iforas près de l’Algérie. La région de Mopti est très belle. Les Peuls y habitent.
Il y a beaucoup de groupes ethniques au Mali : les Bambara, les Bozo, les Bobo, les Sénoufo, les Soninké, les Maures, les Touareg, les Dogon et les Peul (Ful‘be). Leurs domaines professionnels sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat et l’administration.
Bamako est la plus importante ville, à une immense population. De grands marchés s’y trouvent. A un marché là-bas, tu peux acheter tout ce que tu souhaites avoir.
– Traduction des phrases (Firo konngi)
Leydi Maali pays / M. Le Mali
Maali yo leydi gorgal Afiriik. M. / COP / pays / ouest / Afrique Le Mali est un pays en Afrique de l’ouest.
Hooreejo ndii leydi ana wiyee Aamadu Tumani Tuure. chef / IC / pays / COP / est appelé / Amadou Toumani Touré Le chef d’Etat est Amadou Toumani Touré.
Sowoore makko yo ATT. nom / son / COP / ATT Son surnom est ATT.
Kanko woni kaananke 'di'dobo e ley jamaanu demokarasi iwde 1991 warde hannde. lui / est / dirigeant / deuxième / et / dans / ère / démocratie / à partir de / 1991 / arriver / aujourd’hui Lui est deuxième dirigeant à l’ère démocratique à partir de 1991 jusqu’à présent.
Maali ana heerondirii e Moritani, Senegal e Gine hedde hirnaange, M. / COP / côtoie / avec / Mau. / S. / et / G. / vers / ouest A l’ouest, le Mali confine à la Mauritanie, au Sénégal et à la Guinée,
Nijer hedde funnange, N. / vers / est à l’est au Niger,
Aljeri hedde saahal, Koduwaar e Burkina-Faso hedde 'baleeri. A. / vers / nord / CdI. / et / B.F. / vers / sud à l’Algérie au nord, à la Côte d’Ivoire et au Burkina Faso au sud.
Njaanji Maali yo kilomeeteruuji 1.240.000. largeur / M. / COP / km2 / 1.240.000 Sa surface se monte à 1.240.000 km2.
Maali 'buri mawnude Faransi laabi 'di'di. M. / surpasse / être grand / F. / fois / deux Par conséquent, le Mali est deux fois plus grand que la France.
Leydi ndiin ana mawni sanne. pays / DEM / COP / est grand / très Ce pays est géant.
Maali ana wo'd'di maayo geeci. M. / COP / est loin de / mer Le Mali est très loin de la mer.
Maayo Nijeer e Senegal ana ley Maali. fleuve/ N. / et / S. / COP / dans / M. Les fleuves Niger et Sénégal se trouvent au Mali.
Weendu Deeboy nduu ana ley Maasina, hakkunde Mootti e Gunndam. lac / D. / IC / COP / dans / M. / entre / M. / et / G. Le lac Débo se situe au Maasina, entre Mopti et Goundam.
Kaa'ye ana keewi e Maali: montagnes / COP / sont nombreuses / à / M. Il y a aussi des montagnes au Mali,
hono hayre Bannjagara, hayre Ommbori e Adara-Ifora hedde Aljeri. comme / falaise / B. / mont / H. / et / AdI. / près de / A. comme la falaise de Bandiagara, les monts Hombori et l’Adras des Iforas près de l’Algérie.
Nokku Mootti ana woo'di sanne. place / M. / COP / est belle / très La région de Mopti est très belle.
Ful'be ana ko'di toon. Peuls / COP / habitent / là-bas Les Peuls y habitent.
Le'y'yi Maali ana keewi. ethnies / M. / COP / sont nombreuses Il y a beaucoup de groupes ethniques au Mali :
Maalingkoo'be yo Bammbaraa‘be, Se'b'be, Booboo'be, Senufoo'be, Maliens / COP / Bambaras / Bozos / Bobos / Sénoufos les Bambara, les Bozo, les Bobo, les Sénoufo,
Sarangkullee'be, Safar'be, Burdaa'be, Haa'be e Ful'be. Soninkés / Maures / Touaregs / Dogons / et / Peuls les Soninké, les Maures, les Touareg, les Dogon et les Peul.
Golleeji ma'b'be yo demal, awgal, margol daabaaji, golle nyeenyal e sarawiisinkoo'be. travaux / leurs / COP / agriculture / pêche / élevage / animaux domestiqués / travail / art / et / fonctionnaires d’administration Leurs domaines sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat et l’administration.
Ngenndi Bamako 'buri mawnude. ville / B. / surpasse / être grand Bamako est la plus grande ville.
Yim‘be ana keewi toon. gens / COP / sont nombreux / là-bas Les gens sont nombreux là-bas.
Endi jogii luube, e'de mawni! elle / ont / marchés / ils / sont grands De grands marchés se trouvent en ville.
Luumo ngo toon, a'da waawi soodude kulle fuu a'da yi'di. marché / IC / là-bas / tu / peux / acheter / choses / toutes / tu /veux A un marché là-bas, tu peux acheter tout ce que tu veux.
– Vocabulaire (Kelmeeji)
Aamadu Tumani Tuure (ATT) : Président du Mali Adara-Iforas : n. Adras des Iforas (massif saharien) a'da : (pronom sujet 2, pour personnes) Afiriik, Afirik : n. Afrique Aljeri : n. Algérie ana : COP (duratif) awgal : n. pêche Bamako : n. Bamako (capitale du Mali) Bammbaraajo (pl. Bammbaraa'be) : n. Bambara (homme) Bannjagara : n. Bandiagara (ville au Mali) Booboojo (pl. Booboo‘be) : n. Bobo (homme) Burdaame (pl. Burdaa'be) : n. Touareg (homme) Burkina-Faso : n. Burkina Faso 'baleeri : n. sud – hedde 'baleeri : au sud, vers le sud 'burude : v.va. valoir mieux (que), dépasser, surpasser – 'buri : (perfectif 2, singulier) Capaato (pl. Safar'be) : n. Maure (homme) Ce'd‘do (pl. Se'b'be) : n. Bozo (homme) Deeboy : n. Débo – Weendu Deeboy : Lac Débo (lac au Delta Central du fleuve Niger) demal : n. agriculture demokarasi (fr.) : n. démocratie 'di'di : num. deux – 'di'dobo : ord. deuxième e : 1. conj. et ; 2. prp. à, avec, dans, en, parmi, sur e'de : p.suj. ils, elles (animaux, plantes, objets) endi : p.suj. il, elle (de la classe ndi) Faransi : n. France funnaange : n. est – hedde funnaange : à l’est fuu : 1. adj. tous, tout ; 2. adv. entièrement, tout à fait geeci : n. mer, océan – maayo geeci : mer (voir aussi maayo) Gine : n. Guinée golle (pl. golleeji) : n. travail, besogne ; action gorgal : n. ouest Gunndam : n. Goundam (ville au Mali) hakkunde : prp. entre, au milieu de, au centre de hannde : adv. aujourd’hui, à present, maintenant hayre (pl. kaa'ye) : n. montagne, colline ; lieu rocheux, colline rocheuse hedde : prp. à, vers, près de, dans la direction de heerondiraade : v.vm. côtoyer l’un à l’autre, confiner – heerondirii : (perfectif 2, singulier) – -ondir- : INF (réciproque) heewude : v.va. être nombreux, abonder ; être plein, rempli – keewi : (perfectif 2, pluriel) hirnaange : n. ouest – hedde hirnaange : vers l’ouest hono : ex. comme, comme par exemple hooreejo : n. chef, dirigeant, président huunde (pl. kulle) : n. chose iwde : 1. v.va. venir de ; quitter, sortir de ; 2. conj. à partir de jaamanu (ar.) : n. temps, époque, ère, période ; le passé ; génération jogaade : v.vm. avoir, posséder – jogii : (perfectif 2, singulier) Kaa'do (pl. Haa'be) : n. Dogon (homme) kaananke (son.) : n. chef, dirigeant, king kanko : p.ind. lui, elle (emphatique) kilomeeteruuji : n. (pl.) kilomètres carrés Koduwaar : n. Côte d’Ivoire ho'dude : v.va. s’installer, habiter, demeurer – ko'di : (perfectif 2, pluriel) laabi : n. fois – laabi 'di'di : deux fois ley : prp. sous, au-dessous, en bas, au fond ; dans, parmi leydi : n. pays, nation ; terre, sol ; province, territoire lenyol (pl. le'y'yi) : n. famille, clan, fraction ; groupe ethnique luumo (pl. luube) : n. marché (hebdomadaire) Maasina : n. Macina (région centrale du Mali) maayo : n. fleuve, rivière ; mer ma'b'be : (adjectif possessif de la 3e personne du pluriel, pour personnes) Maali, Mali : n. Mali Maalingkoojo (pl. Maalingkoo'be) : n. Malien makko : pr.pos. son, sa, ses margol daabaaji : n. élevage d’animaux – margol, marugol: n. élevage (< marude : v.va. élever, garder) – daaba (pl. daabaaji) : n. animal domestiqué mawnude : v.va. être grand, adulte, âgé, important – mawni : (perfectif 2, singulier) Mootti : n. Mopti (ville au Mali) Moritani : n. Mauritanie ndiin (< ndii-n) : DEM – -n : (de la valeur déïctique) nduu (< ndu-u) : IC ne'y'yo (pl. yim'be) : n. personne, être humain, individu ; quelqu’un ngenndi : n. ville ngo : IC Nijer : n. Niger (pays) Nijeer : n. Niger (fleuve) njaanji : n. largeur, surface nokku : n. place, lieu, endroit, emplacement ; domaine nyeenyal : n. art – golle nyeenyal : artisanat (litt. "travail d’art") Ommbori : n. Hombori (massif rocheux) Pullo (pl. Ful'be) : n. Peul (homme) saahal : n. nord – hedde saahal : au nord sanne : adv. très, bien, beaucoup (particule indiquant insistance) Sarangkulleejo (pl. Sarangkullee'be) : n. Soninké (homme) sarawiisinkoojo (pl. sarawiisinkoo'be) (fr.) : n. fonctionnaire d’administration Senegal : n. Sénégal (pays) ; Sénégal (fleuve) Senufoojo (pl. Senufoo‘be) : n. Sénoufo (homme) soodude : v.va. acheter, échanger sowoore : n. surnom toon : adv. là-bas waawde : v.va. pouvoir, être capable – waawi : (perfectif 2, singulier) warde, warude : v.va. arriver, venir weendu : n. lac, marigot, étang ; flaque d’eau wiyeede : v.vp. être dit, être appelé – wiyee : (imperfectif 2, singulier) wo'd'dude : v.va. être éloigné, loin – wo'd'di : (perfectif 2, singulier) wonde, wonude : v.va. être, exister – woni : (perfectif 2, singulier) woo'dude : v.va. être beau, joli, charmant – woo'di : (perfectif 2, singulier) yi'dude : v.va. aimer, vouloir, désirer – yi'di : (perfectif 2, singulier) yo : COP (équatif)
(Abréviations utilisées : adj = adjectif ; adv = adverbe ; ar = origine arabe ; COP = copule ; conj = conjonction ; DEM = adjectif démonstratif ; ex = expression ; fr = origine française ; INF = infixe ; litt = littéralement ; IC = indicateur de classe ; n = nom ; num = numéral ; ord = ordinal ; pl = pluriel ; p.ind = pronom indépendant ; pr.pos = pronom possessif ; p.suj = pronom sujet ; prp = préposition ; sg = singulier ; son = origine soninké ; v.va = verbe - voix active ; v.vm = verbe - voix moyenne ; v.vp = verbe - voix passive)
– Références
Gajdos, Martina 2004. Fulfulde. Lehrbuch einer westafrikanischen Sprache. Wien : Edition Praesens. Osborn, D.W./D.J. Dwyer/J.I. Donohue, Jr. 1993. Lexique Fulfulde (Maasina) - Anglais - Français. Une compilation basée sur racines et tirée de sources existantes. East Lansing : Editions Michigan State University.
– Photos (Nate)
01 – Jeunes bergers peuls 02 – Femmes et filles peules (d'ailleurs, l'écriture sur le t-shirt blanc est fulfulde) 03 – Berger peul avec son troupeau 04 – Jeunes filles peules 05 – Jeune berger peul (à Sévaré)
Les photos ont été prises par l'auteur dans les alentours du Lac Débo (Mali).
Bonne lecture !
Herbert
(1) wuddu = (fig.) terme désignant le Maasina ; (hist.) région centrale parmi les cinq régions de l’Empire ou Etat théocratique du Maasina (1818-1862). (2) Pour tous ceux qui s’intéressent sérieusement au Delta central, je recommande vivement deux ouvrages du géographe Jean Gallais. Gallais a remarquablement décrit et analysé la réalité complexe – tant physique qu’humaine – de ce bassin du Delta intérieur du Niger, dans des ouvrages d’une exceptionnelle qualité qu’il lui a consacrés : Le Delta intérieur du Niger, étude de géographie régionale (Dakar, Mémoires de l’IFAN, no.78, 621pp, 1967) et Hommes du Sahel, Espaces-Temps et Pouvoirs. Le Delta intérieur du Niger 1960-1980 (Paris, Flammarion, Collection ‘Géographes’, 289pp, 1984). Le texte de Gallais en haut est tiré de Hommes du Sahel, p.18. (3) Ce sont en détail : la Guinée, le Sénégal, la Guinée-Bissaou, la Gambie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, le Caméroun, la Rép. Centrafrique, la Mauritanie, le Bénin, la Sierra Leone, le Tchad, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Soudan.
Le présent petit texte parle un peu, tout un peu, de la géographie du Mali, en maasinankoore, le fulfulde du Mali, parlé dans la région intérieure dite Maasina englobant le Delta intérieur du fleuve Niger. Dans la perspective des Peuls (ou Ful'be selon leur langue), cette partie amont de la Boucle du Niger est le "nombril" (wuddu) du Delta, plus précisément, le "nombril de ce qui est peul" (Maasina e wuddu pulaaku) (1) : métaphore qui traduit à la fois l’emplacement géographique central de cette région et le lieu privilégié de tous les ressourcements ; ainsi, pour les communautés sédentarisées peules, le Maasina reste-t-il comme un berceau culturel ; enfin, cette zone fascinante (pour moi, la plus fascinante du Mali), pays d’eau et d’herbe, est bien l’image-symbole du rythme vital où s’inscrit, à la croisée du temps et de l’espace, toute la vie pastorale des Peuls. "L’association de l’eau et de l’herbe s’étend ici avec puissance. Plus en amont, le fleuve est bordé de cuvette herbeuses discontinues qu’enserrent étroitement les lignes d’arbres des terrasses sèches. C’est à partir de Ké-Macina que ce paysage soudanien de savane boisée s’écarte du fleuve et que la plaine d’inondation s’élargit à perte de vue. Plus au sud, la même transformation du paysage accompagne la descente du Bani qui, à la hauteur de Djenné, déflue puissamment et tend jusqu’au Niger des bras vigoureux", a écrit Gallais (2).
Le fulfulde change de nom selon les régions et les chercheurs : au Nigeria, c’est le terme haoussa, fulani, qui est le plus répandu. Ce terme désigne à la fois la langue et la communauté peule. Au Soudan, les Peuls sont connus sous le terme kanuri, fellata (décrivant à l’origine les Peuls du Borno) qui de nos jours, en dépit d’une légère connotation dépréciative, sert aussi à désigner les communautés ouest-africaines implantées dans ce pays. Les chercheurs africanistes utilisent également des termes différents, selon qu’ils sont anglophones, francophones ou germanophones : les germanophones préfèrent le terme Ful (de "Ful-Sprache", langue ful) ou Fulfulde, les anglophones se servent d’un seul terme, fula, pour désigner le peuple et sa langue. Enfin, les francophones utilisent le mot wolof, peul, pour désigner non seulement le peuple mais aussi la langue.
La langue peule classée à la branche ouest-atlantique de la classification de J.H. Greenberg (1960) – famille congo-kordofanienne, sous-famille Niger-Congo – est parlée dans une vingtaine d’Etats de l’Afrique occidentale et centrale (3), du Sénégal au Soudan, à travers la zone soudano-sahélienne propice à l’élevage bovin et ovin sur laquelle repose l’économie de ce peuple. L’extension de la langue peule sur un espace aussi vaste rend impossible une statistique à peu près précise sur le nombre de ses locuteurs. Les chiffres que l’on relève varient considérablement de l’auteur à l’autre. Il atteindrait aujourd’hui entre 20 et 30 millions d’individus dont 1.5 à 2 millions de locuteurs au Mali (14% de la population totale du pays). Le Nigeria présente le plus grand nombre de locuteurs peuls (environ 10 millions), et en Guinée vit, à proportion de la population totale, le plus grand groupe de locuteurs peuls (40%). Dans cinq pays (dont le Mali et la Guinée), la langue peule compte parmi les langues nationales. Ses principales variantes dialectales sont le pular (Guinée, le Fuuta Jaloo), le pulaar (Sénégal, Gambie, Mauritanie, le Fuuta Toro), l’adamaoua (Nigeria, Caméroun, Soudan), le liptaako (Burkina Faso) et le maasinankoore (Mali) ...
Note orthographique : en maasinankoore, les consonnes b, d et y ont des pendants occlusifs (écrites ici 'b, 'd et 'y (p.ex. 'buri, e'de, kaa'ye). Leurs formes géminées sont écrites ici 'b'b, 'd'd et 'y'y (p.ex. Se'b'be, wo'd'di, le'y'yi). La vélaire est écrite ng (p.ex. Sarangkullee'be), la palatale ny (p.ex. nyeenyal) ; à ne pas confondre avec les consonnes prénasales qui comptent aussi parmi le système consonantique du fulfulde ...
– Winndande fulaare (Texte peul)
Leydi Maali
Maali yo leydi gorgal Afiriik. Hooreejo ndii leydi ana wiyee Aamadu Tumani Tuure. Sowoore makko yo ATT. Kanko woni kaananke 'di'dobo e ley jamaanu demokarasi iwde 1991 warde hannde.
Maali ana heerondirii e Moritani, Senegal e Gine hedde hirnaange, Nijer hedde funnange. Aljeri hedde saahal, Koduwaar e Burkina-Faso hedde 'baleeri. Njaanji Maali yo kilomeeteruuji 1.240.000. Maali 'buri mawnude Faransi laabi 'di'di. Leydi ndiin ana mawni sanne.
Maali ana wo'd'di maayo geeci. Maayo Nijeer e Senegal ana ley Maali. Weendu Deeboy nduu ana ley Maasina, hakkunde Mootti e Gunndam. Kaa'ye ana keewi e Maali: hono hayre Bannjagara, hayre Ommbori e Adara-Ifora hedde Aljeri. Nokku Mootti ana woo'di sanne. Ful‘be ana ko'di toon.
Le'y'yi Maali ana keewi. Maalingkoo'be yo Bammbaraa'be, Se'b'be, Booboo'be, Senufoo'be, Sarangkullee'be, Safar'be, Burdaa'be, Haa'be e Ful'be. Golleeji ma'b'be yo demal, awgal, margol daabaaji, golle nyeenyal e sarawiisinkoo'be.
Ngenndi Bamako 'buri mawnude. Yim'be ana keewi toon. Endi jogii luube, e'de mawni! Luumo ngo toon, a'da waawi soodude kulle fuu a'da yi'di.
– Texte français (Winndande faransi)
Le Mali
Le Mali est un pays en Afrique de l’ouest. Son chef d’Etat est Amadou Toumani Touré dont le surnom est ATT. Il est deuxième dirigeant à l’ère démocratique (à partir de 1991 jusqu’à présent).
A l’ouest, le Mali confine à la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée, à son côté se situe le Niger, au nord l’Algérie, au sud la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Sa surface se monte à 1.240.000 km2. Donc, le Mali est deux fois plus grand que la France. Ce pays est énorme.
Le Mali est très loin de la mer. Les fleuves Niger et Sénégal se trouvent au Mali. Le lac Débo se situe au Maasina, entre Mopti et Goundam. Il y a aussi des montagnes au Mali, dont les falaises de Bandiagara, les monts Hombori et l’Adras des Iforas près de l’Algérie. La région de Mopti est très belle. Les Peuls y habitent.
Il y a beaucoup de groupes ethniques au Mali : les Bambara, les Bozo, les Bobo, les Sénoufo, les Soninké, les Maures, les Touareg, les Dogon et les Peul (Ful‘be). Leurs domaines professionnels sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat et l’administration.
Bamako est la plus importante ville, à une immense population. De grands marchés s’y trouvent. A un marché là-bas, tu peux acheter tout ce que tu souhaites avoir.
– Traduction des phrases (Firo konngi)
Leydi Maali pays / M. Le Mali
Maali yo leydi gorgal Afiriik. M. / COP / pays / ouest / Afrique Le Mali est un pays en Afrique de l’ouest.
Hooreejo ndii leydi ana wiyee Aamadu Tumani Tuure. chef / IC / pays / COP / est appelé / Amadou Toumani Touré Le chef d’Etat est Amadou Toumani Touré.
Sowoore makko yo ATT. nom / son / COP / ATT Son surnom est ATT.
Kanko woni kaananke 'di'dobo e ley jamaanu demokarasi iwde 1991 warde hannde. lui / est / dirigeant / deuxième / et / dans / ère / démocratie / à partir de / 1991 / arriver / aujourd’hui Lui est deuxième dirigeant à l’ère démocratique à partir de 1991 jusqu’à présent.
Maali ana heerondirii e Moritani, Senegal e Gine hedde hirnaange, M. / COP / côtoie / avec / Mau. / S. / et / G. / vers / ouest A l’ouest, le Mali confine à la Mauritanie, au Sénégal et à la Guinée,
Nijer hedde funnange, N. / vers / est à l’est au Niger,
Aljeri hedde saahal, Koduwaar e Burkina-Faso hedde 'baleeri. A. / vers / nord / CdI. / et / B.F. / vers / sud à l’Algérie au nord, à la Côte d’Ivoire et au Burkina Faso au sud.
Njaanji Maali yo kilomeeteruuji 1.240.000. largeur / M. / COP / km2 / 1.240.000 Sa surface se monte à 1.240.000 km2.
Maali 'buri mawnude Faransi laabi 'di'di. M. / surpasse / être grand / F. / fois / deux Par conséquent, le Mali est deux fois plus grand que la France.
Leydi ndiin ana mawni sanne. pays / DEM / COP / est grand / très Ce pays est géant.
Maali ana wo'd'di maayo geeci. M. / COP / est loin de / mer Le Mali est très loin de la mer.
Maayo Nijeer e Senegal ana ley Maali. fleuve/ N. / et / S. / COP / dans / M. Les fleuves Niger et Sénégal se trouvent au Mali.
Weendu Deeboy nduu ana ley Maasina, hakkunde Mootti e Gunndam. lac / D. / IC / COP / dans / M. / entre / M. / et / G. Le lac Débo se situe au Maasina, entre Mopti et Goundam.
Kaa'ye ana keewi e Maali: montagnes / COP / sont nombreuses / à / M. Il y a aussi des montagnes au Mali,
hono hayre Bannjagara, hayre Ommbori e Adara-Ifora hedde Aljeri. comme / falaise / B. / mont / H. / et / AdI. / près de / A. comme la falaise de Bandiagara, les monts Hombori et l’Adras des Iforas près de l’Algérie.
Nokku Mootti ana woo'di sanne. place / M. / COP / est belle / très La région de Mopti est très belle.
Ful'be ana ko'di toon. Peuls / COP / habitent / là-bas Les Peuls y habitent.
Le'y'yi Maali ana keewi. ethnies / M. / COP / sont nombreuses Il y a beaucoup de groupes ethniques au Mali :
Maalingkoo'be yo Bammbaraa‘be, Se'b'be, Booboo'be, Senufoo'be, Maliens / COP / Bambaras / Bozos / Bobos / Sénoufos les Bambara, les Bozo, les Bobo, les Sénoufo,
Sarangkullee'be, Safar'be, Burdaa'be, Haa'be e Ful'be. Soninkés / Maures / Touaregs / Dogons / et / Peuls les Soninké, les Maures, les Touareg, les Dogon et les Peul.
Golleeji ma'b'be yo demal, awgal, margol daabaaji, golle nyeenyal e sarawiisinkoo'be. travaux / leurs / COP / agriculture / pêche / élevage / animaux domestiqués / travail / art / et / fonctionnaires d’administration Leurs domaines sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat et l’administration.
Ngenndi Bamako 'buri mawnude. ville / B. / surpasse / être grand Bamako est la plus grande ville.
Yim‘be ana keewi toon. gens / COP / sont nombreux / là-bas Les gens sont nombreux là-bas.
Endi jogii luube, e'de mawni! elle / ont / marchés / ils / sont grands De grands marchés se trouvent en ville.
Luumo ngo toon, a'da waawi soodude kulle fuu a'da yi'di. marché / IC / là-bas / tu / peux / acheter / choses / toutes / tu /veux A un marché là-bas, tu peux acheter tout ce que tu veux.
– Vocabulaire (Kelmeeji)
Aamadu Tumani Tuure (ATT) : Président du Mali Adara-Iforas : n. Adras des Iforas (massif saharien) a'da : (pronom sujet 2, pour personnes) Afiriik, Afirik : n. Afrique Aljeri : n. Algérie ana : COP (duratif) awgal : n. pêche Bamako : n. Bamako (capitale du Mali) Bammbaraajo (pl. Bammbaraa'be) : n. Bambara (homme) Bannjagara : n. Bandiagara (ville au Mali) Booboojo (pl. Booboo‘be) : n. Bobo (homme) Burdaame (pl. Burdaa'be) : n. Touareg (homme) Burkina-Faso : n. Burkina Faso 'baleeri : n. sud – hedde 'baleeri : au sud, vers le sud 'burude : v.va. valoir mieux (que), dépasser, surpasser – 'buri : (perfectif 2, singulier) Capaato (pl. Safar'be) : n. Maure (homme) Ce'd‘do (pl. Se'b'be) : n. Bozo (homme) Deeboy : n. Débo – Weendu Deeboy : Lac Débo (lac au Delta Central du fleuve Niger) demal : n. agriculture demokarasi (fr.) : n. démocratie 'di'di : num. deux – 'di'dobo : ord. deuxième e : 1. conj. et ; 2. prp. à, avec, dans, en, parmi, sur e'de : p.suj. ils, elles (animaux, plantes, objets) endi : p.suj. il, elle (de la classe ndi) Faransi : n. France funnaange : n. est – hedde funnaange : à l’est fuu : 1. adj. tous, tout ; 2. adv. entièrement, tout à fait geeci : n. mer, océan – maayo geeci : mer (voir aussi maayo) Gine : n. Guinée golle (pl. golleeji) : n. travail, besogne ; action gorgal : n. ouest Gunndam : n. Goundam (ville au Mali) hakkunde : prp. entre, au milieu de, au centre de hannde : adv. aujourd’hui, à present, maintenant hayre (pl. kaa'ye) : n. montagne, colline ; lieu rocheux, colline rocheuse hedde : prp. à, vers, près de, dans la direction de heerondiraade : v.vm. côtoyer l’un à l’autre, confiner – heerondirii : (perfectif 2, singulier) – -ondir- : INF (réciproque) heewude : v.va. être nombreux, abonder ; être plein, rempli – keewi : (perfectif 2, pluriel) hirnaange : n. ouest – hedde hirnaange : vers l’ouest hono : ex. comme, comme par exemple hooreejo : n. chef, dirigeant, président huunde (pl. kulle) : n. chose iwde : 1. v.va. venir de ; quitter, sortir de ; 2. conj. à partir de jaamanu (ar.) : n. temps, époque, ère, période ; le passé ; génération jogaade : v.vm. avoir, posséder – jogii : (perfectif 2, singulier) Kaa'do (pl. Haa'be) : n. Dogon (homme) kaananke (son.) : n. chef, dirigeant, king kanko : p.ind. lui, elle (emphatique) kilomeeteruuji : n. (pl.) kilomètres carrés Koduwaar : n. Côte d’Ivoire ho'dude : v.va. s’installer, habiter, demeurer – ko'di : (perfectif 2, pluriel) laabi : n. fois – laabi 'di'di : deux fois ley : prp. sous, au-dessous, en bas, au fond ; dans, parmi leydi : n. pays, nation ; terre, sol ; province, territoire lenyol (pl. le'y'yi) : n. famille, clan, fraction ; groupe ethnique luumo (pl. luube) : n. marché (hebdomadaire) Maasina : n. Macina (région centrale du Mali) maayo : n. fleuve, rivière ; mer ma'b'be : (adjectif possessif de la 3e personne du pluriel, pour personnes) Maali, Mali : n. Mali Maalingkoojo (pl. Maalingkoo'be) : n. Malien makko : pr.pos. son, sa, ses margol daabaaji : n. élevage d’animaux – margol, marugol: n. élevage (< marude : v.va. élever, garder) – daaba (pl. daabaaji) : n. animal domestiqué mawnude : v.va. être grand, adulte, âgé, important – mawni : (perfectif 2, singulier) Mootti : n. Mopti (ville au Mali) Moritani : n. Mauritanie ndiin (< ndii-n) : DEM – -n : (de la valeur déïctique) nduu (< ndu-u) : IC ne'y'yo (pl. yim'be) : n. personne, être humain, individu ; quelqu’un ngenndi : n. ville ngo : IC Nijer : n. Niger (pays) Nijeer : n. Niger (fleuve) njaanji : n. largeur, surface nokku : n. place, lieu, endroit, emplacement ; domaine nyeenyal : n. art – golle nyeenyal : artisanat (litt. "travail d’art") Ommbori : n. Hombori (massif rocheux) Pullo (pl. Ful'be) : n. Peul (homme) saahal : n. nord – hedde saahal : au nord sanne : adv. très, bien, beaucoup (particule indiquant insistance) Sarangkulleejo (pl. Sarangkullee'be) : n. Soninké (homme) sarawiisinkoojo (pl. sarawiisinkoo'be) (fr.) : n. fonctionnaire d’administration Senegal : n. Sénégal (pays) ; Sénégal (fleuve) Senufoojo (pl. Senufoo‘be) : n. Sénoufo (homme) soodude : v.va. acheter, échanger sowoore : n. surnom toon : adv. là-bas waawde : v.va. pouvoir, être capable – waawi : (perfectif 2, singulier) warde, warude : v.va. arriver, venir weendu : n. lac, marigot, étang ; flaque d’eau wiyeede : v.vp. être dit, être appelé – wiyee : (imperfectif 2, singulier) wo'd'dude : v.va. être éloigné, loin – wo'd'di : (perfectif 2, singulier) wonde, wonude : v.va. être, exister – woni : (perfectif 2, singulier) woo'dude : v.va. être beau, joli, charmant – woo'di : (perfectif 2, singulier) yi'dude : v.va. aimer, vouloir, désirer – yi'di : (perfectif 2, singulier) yo : COP (équatif)
(Abréviations utilisées : adj = adjectif ; adv = adverbe ; ar = origine arabe ; COP = copule ; conj = conjonction ; DEM = adjectif démonstratif ; ex = expression ; fr = origine française ; INF = infixe ; litt = littéralement ; IC = indicateur de classe ; n = nom ; num = numéral ; ord = ordinal ; pl = pluriel ; p.ind = pronom indépendant ; pr.pos = pronom possessif ; p.suj = pronom sujet ; prp = préposition ; sg = singulier ; son = origine soninké ; v.va = verbe - voix active ; v.vm = verbe - voix moyenne ; v.vp = verbe - voix passive)
– Références
Gajdos, Martina 2004. Fulfulde. Lehrbuch einer westafrikanischen Sprache. Wien : Edition Praesens. Osborn, D.W./D.J. Dwyer/J.I. Donohue, Jr. 1993. Lexique Fulfulde (Maasina) - Anglais - Français. Une compilation basée sur racines et tirée de sources existantes. East Lansing : Editions Michigan State University.
– Photos (Nate)
01 – Jeunes bergers peuls 02 – Femmes et filles peules (d'ailleurs, l'écriture sur le t-shirt blanc est fulfulde) 03 – Berger peul avec son troupeau 04 – Jeunes filles peules 05 – Jeune berger peul (à Sévaré)
Les photos ont été prises par l'auteur dans les alentours du Lac Débo (Mali).
Bonne lecture !
Herbert
(1) wuddu = (fig.) terme désignant le Maasina ; (hist.) région centrale parmi les cinq régions de l’Empire ou Etat théocratique du Maasina (1818-1862). (2) Pour tous ceux qui s’intéressent sérieusement au Delta central, je recommande vivement deux ouvrages du géographe Jean Gallais. Gallais a remarquablement décrit et analysé la réalité complexe – tant physique qu’humaine – de ce bassin du Delta intérieur du Niger, dans des ouvrages d’une exceptionnelle qualité qu’il lui a consacrés : Le Delta intérieur du Niger, étude de géographie régionale (Dakar, Mémoires de l’IFAN, no.78, 621pp, 1967) et Hommes du Sahel, Espaces-Temps et Pouvoirs. Le Delta intérieur du Niger 1960-1980 (Paris, Flammarion, Collection ‘Géographes’, 289pp, 1984). Le texte de Gallais en haut est tiré de Hommes du Sahel, p.18. (3) Ce sont en détail : la Guinée, le Sénégal, la Guinée-Bissaou, la Gambie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, le Caméroun, la Rép. Centrafrique, la Mauritanie, le Bénin, la Sierra Leone, le Tchad, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Soudan.
Sex and the City Tour à New York English translation pending
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Visitez les Quartiers tendance de la ville dans le cadre du Sex and the City Tour et suivez les pas de Carrie, Charlotte, Miranda et Samantha!
Points incontournables du Tour:
Faites votre shopping dans le magasin ou Charlotte a acheté son “ Lapin” Arrêtez –vous à “Scout”, le bar appartenant a Aidan Visitez la boulangerie ou Carrie et Miranda engloutissaient les cupcakes Visitez le célèbre “Meatpacking District” ou Samantha a habité Poursuivez votre route à la galerie d’art a Soho ou Charlotte travaillait. Faites votre shopping dans les boutiques, magasins de chaussures et magasins spécialisés in Greenwich Village
Cout: 42$ + 2$ de taxe
Duree: approximativement 3.5 heures
Le tour inclus plus de 40 emplacements de la série!
Partant d'un site classique du Centre ville, le tour commence par des destinations du fascinant Manhattan. Peut-être le plus célèbre, l'Hotel Plaza, où Carrie Bradshaw a dit au revoir à M. Big et aussi où M. Big a célébré son engagement à une autre fille. En continuant en bas de la célèbre fifth Avenue de New York, nous verrons des gens, ferons du lèche vitrine et connaitrons le dernier commérage, du film SATC et la vie des actrices.
Dans le Centre ville, vous verrez aussi :
•Le restaurant chic où Samantha Jones a rencontré son rich millionnaire. •Le bijoutier légendaire où Charlotte York a choisi sa bague de fiançailles. •La Bibliothèque municipale New-yorkaise où le mariage de Carrie et Grand aurait du avoir lieu. •Le Chi-chi département stocke où ces dames ont papoté Alexander Petrovsky (joué par Mikhail Baryshnikov. •L'église pittoresque où Samantha a courtisé le Frère
Greenwich Village, West Village, and SoHo
Pour un changement de scène, nous passerons par Greenwich Village, le West Village et SoHo. Ces endroits uniques, branchés abritent beaucoup d’endroits prisés de ces dames mais peu connu et nous vous indiquerons l’adresse des meilleures d'entre eux! Visitez la boulangerie ou Carrie et Miranda engloutissaient les cupcakes. Promenez-vous par ce beau secteur de New York et le Magasin dans une des boutiques le long de Bleecker street.
Vous verrez :
•La salle de gymnastique de Charlotte •La boutique de vêtements de marque pour homme où Miranda a emmené Steve faire des courses pour un nouveau costume •Le magasin où Charlotte a acheté son "Lapin", •La Société de Meubles d'Aidan, •La boulangerie ou Carrie et Miranda engloutissaient les cupcakes, •Des Boutiques le long de la Rue Bleecker telles que : Marc Jacobs, Ralph Lauren, Marc by Marc Jacobs, Toosh, James Perse, Brunello Cucinelli, Fresh, Lulu Guinness , Creed, Mulberry, Olive et Bette et plus! Après votre promenade autour de l’historique Greenwich Village, nous nous dirigerons vers le bar d'Aidan et Steve pour le Cosmo (si vous le désirez) et un peu de relaxation.
Meat Packing District
Dans notre tour, vous passerez aussi par la Zone Meat Packing District où vous verrez des sites de la série et du Film « Sex and the City », Vous verrez le célèbre et moderne restaurant de cuisine asiatique Buddakan où Carrie et le dîner de répétition de mariage de Big ont eu lieu dans le film. Le salon de Buddakan où Big a donné à Carrie son dernier baiser en en tant que célibataire. Ne manquez pas la chance de faire des courses où Sarah Jessica Parker a posé comme model pour les vêtements de l’iconique designer Diane Von Furstenberg pendant un shooting pour Sex and the City : le Film, qui déchainera bientôt les foules à DVF pour les fans de Sex and the City et les connaisseurs.
Vous passerez aussi par:
•Scoop’s stores de Sex and the City •Ne manquez pas les boutiques de vêtements chics comme Stella Mc Cartney et Jeffrey’s •Los Dados : le restaurant mexicain où Carrie a eu son blind date !
Appel à toutes les Demoiselles!
Si vous êtes une fashionista comme la belle Carrie Bradshaw, ne cherchez pas plus loin pour les détails sur les meilleurs magasins et boutiques de designer à New York! Parfois il vous a semblé que la seule chose que Carrie ai fait était le shopping et nous vous montrerons certaines de ses sources préférées. Rappelez-vous le magasin de chaussures préféré de Charlotte, ou Manolos Carrie perdu au parti (à la fête) de son ami ? Comme nous ferons le tour de Manhattan, nous vous indiquerons les meilleures boutiques et des magasins (dépôts) à NYC incluant Jimmy Choo, Manolo Blahnik, Takashimaya, Fortunoff, Saks Fifth Avenue, Lord & Taylor, Diane Von Furstenberg et plus!
Avez-vous déjà fait le circuit SATC à New York?
Ca vaut le coup ou pas?
détails:
Sex and the City Tour
“Embarquez dans le Sex and the City Tour! C’est le circuit de tout tan qui se respecte!”
Visitez les Quartiers tendance de la ville dans le cadre du Sex and the City Tour et suivez les pas de Carrie, Charlotte, Miranda et Samantha!
Points incontournables du Tour:
Faites votre shopping dans le magasin ou Charlotte a acheté son “ Lapin” Arrêtez –vous à “Scout”, le bar appartenant a Aidan Visitez la boulangerie ou Carrie et Miranda engloutissaient les cupcakes Visitez le célèbre “Meatpacking District” ou Samantha a habité Poursuivez votre route à la galerie d’art a Soho ou Charlotte travaillait. Faites votre shopping dans les boutiques, magasins de chaussures et magasins spécialisés in Greenwich Village
Cout: 42$ + 2$ de taxe
Duree: approximativement 3.5 heures
Le tour inclus plus de 40 emplacements de la série!
Partant d'un site classique du Centre ville, le tour commence par des destinations du fascinant Manhattan. Peut-être le plus célèbre, l'Hotel Plaza, où Carrie Bradshaw a dit au revoir à M. Big et aussi où M. Big a célébré son engagement à une autre fille. En continuant en bas de la célèbre fifth Avenue de New York, nous verrons des gens, ferons du lèche vitrine et connaitrons le dernier commérage, du film SATC et la vie des actrices.
Dans le Centre ville, vous verrez aussi :
•Le restaurant chic où Samantha Jones a rencontré son rich millionnaire. •Le bijoutier légendaire où Charlotte York a choisi sa bague de fiançailles. •La Bibliothèque municipale New-yorkaise où le mariage de Carrie et Grand aurait du avoir lieu. •Le Chi-chi département stocke où ces dames ont papoté Alexander Petrovsky (joué par Mikhail Baryshnikov. •L'église pittoresque où Samantha a courtisé le Frère
Greenwich Village, West Village, and SoHo
Pour un changement de scène, nous passerons par Greenwich Village, le West Village et SoHo. Ces endroits uniques, branchés abritent beaucoup d’endroits prisés de ces dames mais peu connu et nous vous indiquerons l’adresse des meilleures d'entre eux! Visitez la boulangerie ou Carrie et Miranda engloutissaient les cupcakes. Promenez-vous par ce beau secteur de New York et le Magasin dans une des boutiques le long de Bleecker street.
Vous verrez :
•La salle de gymnastique de Charlotte •La boutique de vêtements de marque pour homme où Miranda a emmené Steve faire des courses pour un nouveau costume •Le magasin où Charlotte a acheté son "Lapin", •La Société de Meubles d'Aidan, •La boulangerie ou Carrie et Miranda engloutissaient les cupcakes, •Des Boutiques le long de la Rue Bleecker telles que : Marc Jacobs, Ralph Lauren, Marc by Marc Jacobs, Toosh, James Perse, Brunello Cucinelli, Fresh, Lulu Guinness , Creed, Mulberry, Olive et Bette et plus! Après votre promenade autour de l’historique Greenwich Village, nous nous dirigerons vers le bar d'Aidan et Steve pour le Cosmo (si vous le désirez) et un peu de relaxation.
Meat Packing District
Dans notre tour, vous passerez aussi par la Zone Meat Packing District où vous verrez des sites de la série et du Film « Sex and the City », Vous verrez le célèbre et moderne restaurant de cuisine asiatique Buddakan où Carrie et le dîner de répétition de mariage de Big ont eu lieu dans le film. Le salon de Buddakan où Big a donné à Carrie son dernier baiser en en tant que célibataire. Ne manquez pas la chance de faire des courses où Sarah Jessica Parker a posé comme model pour les vêtements de l’iconique designer Diane Von Furstenberg pendant un shooting pour Sex and the City : le Film, qui déchainera bientôt les foules à DVF pour les fans de Sex and the City et les connaisseurs.
Vous passerez aussi par:
•Scoop’s stores de Sex and the City •Ne manquez pas les boutiques de vêtements chics comme Stella Mc Cartney et Jeffrey’s •Los Dados : le restaurant mexicain où Carrie a eu son blind date !
Appel à toutes les Demoiselles!
Si vous êtes une fashionista comme la belle Carrie Bradshaw, ne cherchez pas plus loin pour les détails sur les meilleurs magasins et boutiques de designer à New York! Parfois il vous a semblé que la seule chose que Carrie ai fait était le shopping et nous vous montrerons certaines de ses sources préférées. Rappelez-vous le magasin de chaussures préféré de Charlotte, ou Manolos Carrie perdu au parti (à la fête) de son ami ? Comme nous ferons le tour de Manhattan, nous vous indiquerons les meilleures boutiques et des magasins (dépôts) à NYC incluant Jimmy Choo, Manolo Blahnik, Takashimaya, Fortunoff, Saks Fifth Avenue, Lord & Taylor, Diane Von Furstenberg et plus!
De l'influence des livres sur le climat ou inversement? English translation pending
Suivant des conseils collectés ici, j'ai commandé la semaine passée cinq livres sur un site bien connu (qui permet d'acheter des livres d'occasion), Dersou Ouzala (merci Gnome), Ermites dans la taïga (merci mariecurry), et trois romans de la française Catherine Rey installée en Australie (merci Dolma).
Deux jours plus tard alors que même en Bretagne il fait un froid sibérien je reçois les deux premiers dont l'action se déroule pour l'un dans l'Altaï (-20°C ces jours-ci), pour l'autre au nord de Vladivostok (-10°C).
Ce matin, avec le redoux me parviennent les trois suivants qui parlent d'Australie, (Sydney +25° en ce moment).
Pour moi qui aime bien les coïncidences qui font comme des clins d'oeil, voilà une belle entrée en matière.
Mais dans quel ordre dois-je les lire?
Un mois en Australie: quel itinéraire choisir? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon ami et moi souhaitons partir un mois, en septembre, en Australie pour faire particulièrement la cote est, qui est, a priori, la plus belle pour une première découverte. Nous arriverions à Sydney bien sûr, mais après, quel itinéraire faire, et quoi visiter et privilégier ? Quels sont les moyens de transports, où acheter nos billets etc... Nous sommes preneurs de tous les bons plans, pouvez-vous nous aider ?
Merci à vous tous aventuriers !
Clem
Mon ami et moi souhaitons partir un mois, en septembre, en Australie pour faire particulièrement la cote est, qui est, a priori, la plus belle pour une première découverte. Nous arriverions à Sydney bien sûr, mais après, quel itinéraire faire, et quoi visiter et privilégier ? Quels sont les moyens de transports, où acheter nos billets etc... Nous sommes preneurs de tous les bons plans, pouvez-vous nous aider ?
Merci à vous tous aventuriers !
Clem
Quel hôtel choisir à Las Vegas avec enfant de 7 ans? English translation pending
Allez, une question de plus pour mon futur trip américain.tout est dans le titre.
Je pars donc avec ma puce de 7 ans, j'ai trouvé mes lieux de résidence à SF et LA mais je ne sais quel hotel choisir à Vegas!!!
Votre expérience est la bienvenue.
J'ai plusieurs hotels en vue en fait.Partant hors WE, je peux avoir acces au new york new york(ville que j'ai adorée)et m'y retrouver en plein LV, ca m'enchante.Inconvenients/premier arrivé premier servi au niveau des chambre, odeur de clope+roller coaster si la pepette ne peut pas dormir....j'aurai du mal a arriver pour 15h et le debut du check in pour une chambre non fumeur et calme, loin du roller coaster.
Paris, je prefere eviter, pas assez depaysant pour LV à mon sens, je veux le coté américain...
Le louxor, tres bon prix, mais je me suis un peu renseignée et les avis consultés donnent un hotel vieillot....Votre avis?
Le Golden nugget, tres attrayant, super piscine, emplacement sur freemont, tarifs correct, avis positifs...Distance du strip s'il fallait trouver un point negatif, le retour la nuit seule avec la petite si on passe des soirées sur le strip..
Pour la petite, Le circus circus..attractions, prix attrayants....Avis moyens concernant la propreté de l'hotel et l'aspect usine.....
Apres, au niveau du prix, bally's et Flamingo....mais bon ils ne sont pas parmi mes favoris..Merci pour vos avis.
J'ai plusieurs hotels en vue en fait.Partant hors WE, je peux avoir acces au new york new york(ville que j'ai adorée)et m'y retrouver en plein LV, ca m'enchante.Inconvenients/premier arrivé premier servi au niveau des chambre, odeur de clope+roller coaster si la pepette ne peut pas dormir....j'aurai du mal a arriver pour 15h et le debut du check in pour une chambre non fumeur et calme, loin du roller coaster.
Paris, je prefere eviter, pas assez depaysant pour LV à mon sens, je veux le coté américain...
Le louxor, tres bon prix, mais je me suis un peu renseignée et les avis consultés donnent un hotel vieillot....Votre avis?
Le Golden nugget, tres attrayant, super piscine, emplacement sur freemont, tarifs correct, avis positifs...Distance du strip s'il fallait trouver un point negatif, le retour la nuit seule avec la petite si on passe des soirées sur le strip..
Pour la petite, Le circus circus..attractions, prix attrayants....Avis moyens concernant la propreté de l'hotel et l'aspect usine.....
Apres, au niveau du prix, bally's et Flamingo....mais bon ils ne sont pas parmi mes favoris..Merci pour vos avis.
Compte rendu de l'hôtel Majestic Colonial Punta Cana 2012 English translation pending
WoWWWW.....une semaine magnifique ...nous revenons du majestic colonial du 26 janvier au 2 février avec Nolitour
HOTEL hyper propre et très bien entretenu. Une piscine magnifique longue de 300m ou 400 m splendide......un souci de l'hygiène interessant... a l'entrée de chaque restaurant un membre du personnel vous attend avec du purel.Il pense vraiment a tout.
LES RESTAURANTS : Le buffet est vraiment très bien tout est très bon et beaucoup de choix.Le Matsuri ( japonais ) Très bon souper avec réservation pour le show par contre un service un peu rapide.Mais ca en valait la peine.Le Taino ( dominicain et mexicain ) BON mais sans plus.Le gourmet ...était BON mais le meilleur ...LE RODÉO GRILL un chateaubrian vraiment délicieux avec une sauce au poivre gouteuse a souhait.Il y a aussi un resto a la même place que le rodéo grill mais ouvert toute la journée jusquà 4 heure ou il te font de très bon sanwinch griller et des pasta mais aussi plein d'autre chose a votre disposition pas juste des burger et hot dog comme dans d'autre hotel :)Nous sommes difficile coté bouffe et nous avons été comblé rien a redire.
Nous avions une suite jr standar mais je n'aurais vraiment pas pu avoir mieux les chambres même standar sont plus que magnifique propre et sans aucune trace d'odeur ou d'humidité un superbe lit a baldaquin et un très grand bain tourbillon a même la chambre GÉNIAL !!!!Juste un petit conseil pour le choix de votre chambre ... nous avions la chambre 2219 le premier 2 pour le bloc 2 le deuxieme 2 pour 2 ieme étage et 19 pour le numéros.La facon dont ca fonctionne ...plus votre numéros de chambre est bas ( dans notre cas 19 ) plus vous êtes pres du loby plus il est élever example 2238 ou 2240 plus vous serai pres de la plage.Le bloc 2 est le mieu situer car il longe la piscine vous avez donc une vu superbe. Surtout du deuxième étage ou en plus vous aurai plus de tranquillité.
La plage est splendide sans algue et avec beaucoup de chaise et de palapas vous en trouverai de libre a toute heure:) Nous avons marcher jusqua la plage du gran bahia qui est juste a coté et vraiment je n'ai pas regretter mon choix pour le majestic .la plage du gran bahia est étroite...et en pente en plus d'être bondé et pleine de petite racine.Bref la plage du majestic colonial était vraiment merveilleuse.Il y a quelque rocher mais juste a se tasser d'un pier et plus rien :)Aucune algue durant notre séjour.
Pour ceux qui trouve quelque chose a chialer sur cet hotel vraiment il faut être difficile.
Finalement je vous conseil fortement cet hotel et j'y retournerai moi même l'an prochain c'est certain :):):) J"ai déjà hate!!!
P.S prix payer pour la semaine du 26 janvier au 2 février 1400 par personne acheté fin aout début septembre avec NOLITOUR
HOTEL hyper propre et très bien entretenu. Une piscine magnifique longue de 300m ou 400 m splendide......un souci de l'hygiène interessant... a l'entrée de chaque restaurant un membre du personnel vous attend avec du purel.Il pense vraiment a tout.
LES RESTAURANTS : Le buffet est vraiment très bien tout est très bon et beaucoup de choix.Le Matsuri ( japonais ) Très bon souper avec réservation pour le show par contre un service un peu rapide.Mais ca en valait la peine.Le Taino ( dominicain et mexicain ) BON mais sans plus.Le gourmet ...était BON mais le meilleur ...LE RODÉO GRILL un chateaubrian vraiment délicieux avec une sauce au poivre gouteuse a souhait.Il y a aussi un resto a la même place que le rodéo grill mais ouvert toute la journée jusquà 4 heure ou il te font de très bon sanwinch griller et des pasta mais aussi plein d'autre chose a votre disposition pas juste des burger et hot dog comme dans d'autre hotel :)Nous sommes difficile coté bouffe et nous avons été comblé rien a redire.
Nous avions une suite jr standar mais je n'aurais vraiment pas pu avoir mieux les chambres même standar sont plus que magnifique propre et sans aucune trace d'odeur ou d'humidité un superbe lit a baldaquin et un très grand bain tourbillon a même la chambre GÉNIAL !!!!Juste un petit conseil pour le choix de votre chambre ... nous avions la chambre 2219 le premier 2 pour le bloc 2 le deuxieme 2 pour 2 ieme étage et 19 pour le numéros.La facon dont ca fonctionne ...plus votre numéros de chambre est bas ( dans notre cas 19 ) plus vous êtes pres du loby plus il est élever example 2238 ou 2240 plus vous serai pres de la plage.Le bloc 2 est le mieu situer car il longe la piscine vous avez donc une vu superbe. Surtout du deuxième étage ou en plus vous aurai plus de tranquillité.
La plage est splendide sans algue et avec beaucoup de chaise et de palapas vous en trouverai de libre a toute heure:) Nous avons marcher jusqua la plage du gran bahia qui est juste a coté et vraiment je n'ai pas regretter mon choix pour le majestic .la plage du gran bahia est étroite...et en pente en plus d'être bondé et pleine de petite racine.Bref la plage du majestic colonial était vraiment merveilleuse.Il y a quelque rocher mais juste a se tasser d'un pier et plus rien :)Aucune algue durant notre séjour.
Pour ceux qui trouve quelque chose a chialer sur cet hotel vraiment il faut être difficile.
Finalement je vous conseil fortement cet hotel et j'y retournerai moi même l'an prochain c'est certain :):):) J"ai déjà hate!!!
P.S prix payer pour la semaine du 26 janvier au 2 février 1400 par personne acheté fin aout début septembre avec NOLITOUR
"The Challenge": trente-deux états, trente jours avec 1 800 euros (États-Unis) English translation pending
Bonjour, en juin prochain je vais essayer avec 3 autres amis ( 4 au total ) de faire le tour des stats en 30 jours, et comme l'indique le titre passé par 32 états en seulement 30 jours. J'ai beaucoup de questions et j'espere qu'il y a du monde qui pourra m'aider.
Pour commencer, l'itinéraire sera ainsi :
New York - Philadelphia - Wilmington (DE) - Baltimore - Washington DC - Virginia Beach - Wilmington (NC) - Charleston - Savannah - Miami - Panama City - Mobile - New Orleans - Houston - San Antonio - Roswell - Four Corner - Las Vegas - Los Angeles - San francisco - Portland - Seattle - Coeur d'Elene - Great Falls - Bismarck - Minneapolis - Dubuque - Chicago - Fort Wayne - Detroit - Cleveland - Niagara Falls - New York.
Pour résume on fait une boucle sur toute la cote des stats, de l'Est au Sud a L'ouest au nord et de retour au point du départ a l'Est.
Voila 2 liens pour mieux expliquer:
http://maps.google.tn/maps?saddr=New+York, +United+States&daddr=Philadelphie, +Pennsylvanie, +%C3%89tats-Unis+to:Wilmington, +Delaware, +%C3%89tats-Unis+to:Baltimore, +Maryland, +%C3%89tats-Unis+to:Washington, +District+de+Columbia, +%C3%89tats-Unis+to:Virginia+Beach, +Virginie, +%C3%89tats-Unis+to:Wilmington, +Caroline+du+Nord, +%C3%89tats-Unis+to:Charleston, +Caroline+du+Sud, +%C3%89tats-Unis+to:Savannah, +G%C3%A9orgie, +%C3%89tats-Unis+to:Miami, +Floride, +%C3%89tats-Unis+to:Panama+City, +Floride, +%C3%89tats-Unis+to:Mobile, +Alabama, +%C3%89tats-Unis+to:New+Orleans, +LA, +United+States+to:Houston, +TX, +United+States+to:San+Antonio, +Texas, +%C3%89tats-Unis+to:Roswell, +Nouveau-Mexique, +%C3%89tats-Unis+to:4+Corners+Road, +San+Juan, +NM, +United+States+to:Las+Vegas, +Nevada, +%C3%89tats-Unis+to:Los+Angeles, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:San+Francisco, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:Portland, +Oregon, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&ll=35.675147, -98.701172&spn=38.37868,86.572266&sll=44.715514, -101.513672&sspn=33.862296,86.572266&geocode=FXFAbQIdK8KW-yk7CD_TpU_CiTFi_nfhBo8LyA%3BFc-fYQIdcxeF-ynrS7XU2LfGiTHBWD6M2BT1iQ%3BFSl5XgId1T9_-ylvr0ZcGA_HiTEAjDB3UNoWhQ%3BFRGGVwIdo_1u-ym3g_TWrgPIiTFY5yNCqJZIBA%3BFQh-UQIdsoRo-ylb5PZa3sa3iTEqXYjUIkVSwg%3BFb5UMgId_6p4-ymnJxX86MG6iTFzAS6jgBAWBA%3BFT0-CgIdeqha-ynVrusNovWpiTEyMAmEOElmXg%3BFXYh9AEd1lk8-yl3JKjcQnr-iDFr7OGu4Pf6NQ%3BFVWO6QEdxoMq-ylZBvJ4_HX7iDG8IGADUWcMTg%3BFSmCiQEdedc3-ykRwcgOorDZiDFlT63dcfKW_w%3BFd0vzAEd0u3k-ilBY8YqVoGTiDHzAUcs1V5Yvw%3BFdVb1AEd0pHA-imp-EzxHU6aiDEanol3VA7oTA%3BFVoEyQEdFJ6h-illghGyVKQghjG00yJe6FsG2w%3BFcEaxgEdUsdQ-ikBhY1ItLhAhjE7BWXz3gINyg%3BFfr5wAEdRBsh-imvDtAEr1hchjG8FqAQO-FWCA%3BFVmO_QEd8BrF-SlV7axlE2XihjF-18905Asb5A%3BFY6MNAIdPByA-Sll1ZKk0iU6hzHmmUNsD1zxbw%3BFdYQJwIdMJoi-SnRffWkgre-gDGjebPV5tXMOg%3BFYqYBwIdm77z-CkT2ifcXcfCgDH0CEYlb98v4g%3BFVJmQAIdKAe0-CkhAGkAbZqFgDH_rXbwZxNQSg%3BFfyhtgIdERyw-CkndKl9CwuVVDGRhdH25rk2HA&oq=bismarck&mra=ls&t=m&z=4
http://maps.google.tn/maps?saddr=Portland, +Oregon, +%C3%89tats-Unis&daddr=Seattle, +%C3%89tat+de+Washington, +%C3%89tats-Unis+to:Coeur+d'Alene, +Idaho, +%C3%89tats-Unis+to:Great+Falls, +Montana, +%C3%89tats-Unis+to:Bismarck, +Dakota+du+Nord, +%C3%89tats-Unis+to:Minneapolis, +Minnesota, +%C3%89tats-Unis+to:Dubuque, +Iowa, +%C3%89tats-Unis+to:Chicago, +Illinois, +%C3%89tats-Unis+to:Fort+Wayne, +Indiana, +%C3%89tats-Unis+to:D%C3%A9troit, +Michigan, +%C3%89tats-Unis+to:Cleveland, +Ohio, +%C3%89tats-Unis+to:Niagara+Falls, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis+to:New+York, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&sll=44.21421, -98.50636&sspn=34.137861,86.572266&geocode=FfyhtgIdERyw-CkndKl9CwuVVDGRhdH25rk2HA%3BFcJp1gIdWVy1-ClVM-iTLBCQVDGa1URpRmUlEA%3BFfOA1wIdThIK-SmPfFW6-LRhUzGQUr8FW5nlXw%3BFcvL1AIdOK9d-Sk7uIxljTdCUzGoRVmOsVbe1g%3BFQc9ygIdhSn--Slj6dhXEoPXUjGTyrv5Er2qzA%3BFf1WrgIdJOhw-im9u3eTkDOzUjEH7novhMmfkw%3BFc6BiAIdhJGY-inThorAhCvjhzFHcaMmxh6-tA%3BFWICfwIdGuDG-inty_TQPCwOiDEAwMAJrabgrw%3BFenRcgIdaeDs-ilLgSL_3eQViDGT90J2FHsHgA%3BFSPthQIdhtIM-yl1HcsQAcokiDHSxLk1ToZ2Vw%3BFWc7eQIdT20h-ykta2jjLu8wiDFCGGL3VcsE7Q%3BFdWBkQId5D1J-ym5TYLsXkTTiTGIor1WYcXSRg%3BFXFAbQIdK8KW-yk7CD_TpU_CiTFi_nfhBo8LyA&mra=pr&t=m&z=4 1- Faisable ou pas ? Sachant qu'on s'arretera pas plus de 1 ou 2 heures dans chaque grande ville sauf pour manger, dormir ou pour les poses photos. 2- Combien ça nous coûterai les dépenses d'une journée ? le motel ? et les repas ? 3- Est ce que j'ai raté des endroits interessant tout près du trajet ? 4- Ou est ce qu'on aura des difficulté dans un challenge pareil pour nous y préparer d'avance.
Et Merci d'avance :))
http://maps.google.tn/maps?saddr=Portland, +Oregon, +%C3%89tats-Unis&daddr=Seattle, +%C3%89tat+de+Washington, +%C3%89tats-Unis+to:Coeur+d'Alene, +Idaho, +%C3%89tats-Unis+to:Great+Falls, +Montana, +%C3%89tats-Unis+to:Bismarck, +Dakota+du+Nord, +%C3%89tats-Unis+to:Minneapolis, +Minnesota, +%C3%89tats-Unis+to:Dubuque, +Iowa, +%C3%89tats-Unis+to:Chicago, +Illinois, +%C3%89tats-Unis+to:Fort+Wayne, +Indiana, +%C3%89tats-Unis+to:D%C3%A9troit, +Michigan, +%C3%89tats-Unis+to:Cleveland, +Ohio, +%C3%89tats-Unis+to:Niagara+Falls, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis+to:New+York, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&sll=44.21421, -98.50636&sspn=34.137861,86.572266&geocode=FfyhtgIdERyw-CkndKl9CwuVVDGRhdH25rk2HA%3BFcJp1gIdWVy1-ClVM-iTLBCQVDGa1URpRmUlEA%3BFfOA1wIdThIK-SmPfFW6-LRhUzGQUr8FW5nlXw%3BFcvL1AIdOK9d-Sk7uIxljTdCUzGoRVmOsVbe1g%3BFQc9ygIdhSn--Slj6dhXEoPXUjGTyrv5Er2qzA%3BFf1WrgIdJOhw-im9u3eTkDOzUjEH7novhMmfkw%3BFc6BiAIdhJGY-inThorAhCvjhzFHcaMmxh6-tA%3BFWICfwIdGuDG-inty_TQPCwOiDEAwMAJrabgrw%3BFenRcgIdaeDs-ilLgSL_3eQViDGT90J2FHsHgA%3BFSPthQIdhtIM-yl1HcsQAcokiDHSxLk1ToZ2Vw%3BFWc7eQIdT20h-ykta2jjLu8wiDFCGGL3VcsE7Q%3BFdWBkQId5D1J-ym5TYLsXkTTiTGIor1WYcXSRg%3BFXFAbQIdK8KW-yk7CD_TpU_CiTFi_nfhBo8LyA&mra=pr&t=m&z=4 1- Faisable ou pas ? Sachant qu'on s'arretera pas plus de 1 ou 2 heures dans chaque grande ville sauf pour manger, dormir ou pour les poses photos. 2- Combien ça nous coûterai les dépenses d'une journée ? le motel ? et les repas ? 3- Est ce que j'ai raté des endroits interessant tout près du trajet ? 4- Ou est ce qu'on aura des difficulté dans un challenge pareil pour nous y préparer d'avance.
Et Merci d'avance :))
Bateau de croisières Costa neoRomantica: le grand secret? English translation pending
hello tous !
Même si je ne suis plus concerné, sauf miracle, mais je crois que Costa ne sait plus faire de miracles, par ce bateau, et devant le total "silence-radio" le concernant depuis la mi-janvier, alors que Costa multipliait jusqu'alors photos du chantier et promesses dithyrambiques, j'aurais aimé que Costa,
AVANT LE 7 FEVRIER,
torde le cou à deux rumeurs lues ici ou là :
- ils ont "ajouté" des balcons sur les côtés (comme ceux qui existent sur le projet initial) - ils ont "ajouté des lits (plus de cabines avec 3ème / 4ème lit) pour rajouter des passagers.
sachant que ce bateau devait avoir, selon les dernières données, et derniers plans publiés, et toutes les photos virtuelles et maquettes :
- 86 cabines balcon dont 60 "sur les côtés" et 26 "en haut", et 24 suites balcon, 46 cabines samsara balcon et 4 suites samsara balcon, soit un total de 160 balcons
- 1800 lits (pas UN de plus !) dont 222 en "lits supplémentaires" dans certaines des 789 cabines.
On ne dira pas que je n'ai pas posé la question, tant sur le blog Costa, que sur la page Facebook Costa...
Mais on nous joue "Le silence de la mer"...
"je vous souhaite une bonne nuit"... 😉
Même si je ne suis plus concerné, sauf miracle, mais je crois que Costa ne sait plus faire de miracles, par ce bateau, et devant le total "silence-radio" le concernant depuis la mi-janvier, alors que Costa multipliait jusqu'alors photos du chantier et promesses dithyrambiques, j'aurais aimé que Costa,
AVANT LE 7 FEVRIER,
torde le cou à deux rumeurs lues ici ou là :
- ils ont "ajouté" des balcons sur les côtés (comme ceux qui existent sur le projet initial) - ils ont "ajouté des lits (plus de cabines avec 3ème / 4ème lit) pour rajouter des passagers.
sachant que ce bateau devait avoir, selon les dernières données, et derniers plans publiés, et toutes les photos virtuelles et maquettes :
- 86 cabines balcon dont 60 "sur les côtés" et 26 "en haut", et 24 suites balcon, 46 cabines samsara balcon et 4 suites samsara balcon, soit un total de 160 balcons
- 1800 lits (pas UN de plus !) dont 222 en "lits supplémentaires" dans certaines des 789 cabines.
On ne dira pas que je n'ai pas posé la question, tant sur le blog Costa, que sur la page Facebook Costa...
Mais on nous joue "Le silence de la mer"...
"je vous souhaite une bonne nuit"... 😉
Spectacles incontournables à Las Vegas en 2012? English translation pending
En naviguant sur le site, j'ai vu qu'il y a déjà quelques discussions sur les spectacles visibles à Las Vegas mais il n'y en a pas de très récent, c'est pourquoi j'ai rouvert un poste....😊
Nous serons à Las Vegas en septembre prochain et nous aimerions aller voir un spectacle ''incontournable''! Il y a beaucoup de spectacles du cirque du soleil, et j'en ai souvent entendu du bien d'ailleurs. Quel est le meilleur de ces spectacles ???
Sinon y en a-t-il d'autres à ne pas manquer ? Je suis allée visiter ce site: http://www.vegas.com/shows/ mais je ne sais que choisir.....🤪
Merci pour votre aide!!!
Nous serons à Las Vegas en septembre prochain et nous aimerions aller voir un spectacle ''incontournable''! Il y a beaucoup de spectacles du cirque du soleil, et j'en ai souvent entendu du bien d'ailleurs. Quel est le meilleur de ces spectacles ???
Sinon y en a-t-il d'autres à ne pas manquer ? Je suis allée visiter ce site: http://www.vegas.com/shows/ mais je ne sais que choisir.....🤪
Merci pour votre aide!!!
Parcs américains au mois de mai English translation pending
Bonjour à tous,
C'est mon premier post ici! fraichement inscrite afin de poser les questions auxquelles je n'ai pas encore trouvé de réponse en lisant ce forum depuis bientôt 3 semaines.
je viens de lire le messages d'un des membres et vos réactions qui semblaient toutes lui indiquer que son parcours était bien trop important pour 3 semaines. Ayant un parcours similaire...
- je me demande si j'ai vu également trop de visites...
- vous parliez aussi de neige, ai je des risques? quels sont les lieux concernés?
voici le lien google maps:
San Franciso => denver
ah... je n'arrive pas à mettre le lien... alors je met la copie d'écran

mes questions sont les suivantes: - nous pensons prendre un voiture de San Francisco à Las vegas... car les premiers arrêts sont épisodiques et rapides.. Yosemite ne nous interessent pas forcément puisque nos écrins sont semblables... - puis un camping car pour la suite
Est ce trop long?
- Faut il absolument réserver le camping car à l'avance?.. je vois peu de personne dans ce forum qui explique qu'il l'a pris au dernier moment.. quelqu'un a t-il essayé?
Merci d'avance pour vos réponses!
Laurence
je viens de lire le messages d'un des membres et vos réactions qui semblaient toutes lui indiquer que son parcours était bien trop important pour 3 semaines. Ayant un parcours similaire...
- je me demande si j'ai vu également trop de visites...
- vous parliez aussi de neige, ai je des risques? quels sont les lieux concernés?
voici le lien google maps:
San Franciso => denver
ah... je n'arrive pas à mettre le lien... alors je met la copie d'écran

mes questions sont les suivantes: - nous pensons prendre un voiture de San Francisco à Las vegas... car les premiers arrêts sont épisodiques et rapides.. Yosemite ne nous interessent pas forcément puisque nos écrins sont semblables... - puis un camping car pour la suite
Est ce trop long?
- Faut il absolument réserver le camping car à l'avance?.. je vois peu de personne dans ce forum qui explique qu'il l'a pris au dernier moment.. quelqu'un a t-il essayé?
Merci d'avance pour vos réponses!
Laurence
Circuit dans l'ouest des États-Unis avec enfant English translation pending
Bonjour,
Voilà un moment que je suis sur le forum à lire et glaner des infos pour préparer notre circuit de de 18 jours en juillet prochain dans les parcs de l'ouest. Ce sera notre 1er grand voyage en famille avec notre fils qui aura presque 7 ans.
Etant limité par le temps (seulement 3 semaines de vacances pour mon mari), nous avons du faire des choix: le yellowstone étant pour nous un incontournable, nous avons donc décidé de laisser tomber la région de Moab ainsi que les villes de la côté ouest, nous le ferons lors d'un autre voyage.😉
Voilà notre circuit, j'ai essayé d'équilibrer les visites et les randos pour pas que ce soit trop dur pour notre fils, surtout avec la chaleur. Je suis ouverte à toutes remarques pour le réajuster au mieux!!
8/07: vol direct Paris/SLC : arrivée 14h puis repos!
9/07: départ matinal pour Jackson Hole via Bear lake - Mormon row - snake river overlook - retour en ville pour le duel à 18h et visite du centre ville
10/07: -jenny lake avec la rando de hidden falls et inspiration point avec A/R en bateau - oxbow bend - pique-nique à colter bay village - westh thumb/yellowstone nuit à old faithfull snow lodge
11/07: - zone old faithfull / upper geyser bassin jusqu'à morning glory pool - firehole lake drive en fin de journée nuit old faithfull lodge
12/07: - inspiration point pour voir le vieux fidèle d'en haut - black sand bassin et biscuit bassin - zone du grand prismatic - montée par le chemin de fairy falls pour voir grand prismatic - fountain paint pot - porcelaine terrace overlook (seulement) à norris - baigande dans la boiling river nuit à Gardiner
13/07: - mamoth hot spring - rando tower falls - lamar valley - point de vue canyon yellowstone/ nuit sur place
14/07: - canyon yellowstone suite puis route vers Rexburg (2h de route) /nuit sur place
15/07: journée repos avec petit parc aquatique pour notre fils ou mini golf puis route jusqu'à SLC en faisant peut-être un arrêt à antelope island... j'ai lu que la baignade y était peu agréable à cause de petites mouches...???
16/07: vol à 11h pour Las végas/ arrivée 11h10 !😛 - visite du Wynn - qqs manèges au circus circus - repos à la piscine de l'hotel (stratosphère) - outleet north ( on n'est pas fan de shopping donc 2/3h devraient suffir)puis freemont street - vue de nuit depuis la tour de la straosphère (horaire de fermeture??)
17/07: las végas/ bryce canyon via cedar breaks (seulement les view point pas de rando)et st george pour faire les courses! nuit au BW de bryce canyon
18/07: - rando navajo loop+ queen garden - view point dans l'après midi et piscine! nuit idem
19/07: - mossy cave - puis route pour Page avec arrêt à kanab au frontier moovie town - arrêt à paria moovie set - baignade lone rock à Page/coucher de soleil sur le lac et nuit sur place
20/07: - antelope lower le matin vers 8h30 - horshoes bend - baignade au lac - croisière à 16h15 dans antelope canyon - si on a la force: toastool hoodoos en fin de journée/ nuit Page
21/07:- navajo bridge - lees ferry / balanced rock - grand canyon north rim - nuit à kanab
22/07: - coral pink sand dune - route pour zion et canyon overlook trail - repos piscine ou riverside walk/ nuit BW Springdale
23/07: -repos ou riverside walk - route pour valley of fire avec rando white dom prévue + fire wave!!/ nuit las vegas au flamingo - soirée:fontaines du bellagio + forum shop (petit tour/pas de shoping!!)
24/07: las végas matin: excalibur/NYNY/luxor et boutique coca cola et MetMs début d'aprem: piscine puis jardin du bellagio, venitian et volcan du mirage en soirée
25/07: vol retour à 11h30...
Qu'en pensez-vous? C'est pas évident de plannifier les visites, on ne sait jamais si on prévoit trop ou pas assez!! Biensûr, on avisera sur place en fonction de la fatigue et de la météo, mais bon, j'aimerai savoir vos impressions: trop? pas assez? trop vite? ou autre option?🙂
Merci d'avance!!
Voilà un moment que je suis sur le forum à lire et glaner des infos pour préparer notre circuit de de 18 jours en juillet prochain dans les parcs de l'ouest. Ce sera notre 1er grand voyage en famille avec notre fils qui aura presque 7 ans.
Etant limité par le temps (seulement 3 semaines de vacances pour mon mari), nous avons du faire des choix: le yellowstone étant pour nous un incontournable, nous avons donc décidé de laisser tomber la région de Moab ainsi que les villes de la côté ouest, nous le ferons lors d'un autre voyage.😉
Voilà notre circuit, j'ai essayé d'équilibrer les visites et les randos pour pas que ce soit trop dur pour notre fils, surtout avec la chaleur. Je suis ouverte à toutes remarques pour le réajuster au mieux!!
8/07: vol direct Paris/SLC : arrivée 14h puis repos!
9/07: départ matinal pour Jackson Hole via Bear lake - Mormon row - snake river overlook - retour en ville pour le duel à 18h et visite du centre ville
10/07: -jenny lake avec la rando de hidden falls et inspiration point avec A/R en bateau - oxbow bend - pique-nique à colter bay village - westh thumb/yellowstone nuit à old faithfull snow lodge
11/07: - zone old faithfull / upper geyser bassin jusqu'à morning glory pool - firehole lake drive en fin de journée nuit old faithfull lodge
12/07: - inspiration point pour voir le vieux fidèle d'en haut - black sand bassin et biscuit bassin - zone du grand prismatic - montée par le chemin de fairy falls pour voir grand prismatic - fountain paint pot - porcelaine terrace overlook (seulement) à norris - baigande dans la boiling river nuit à Gardiner
13/07: - mamoth hot spring - rando tower falls - lamar valley - point de vue canyon yellowstone/ nuit sur place
14/07: - canyon yellowstone suite puis route vers Rexburg (2h de route) /nuit sur place
15/07: journée repos avec petit parc aquatique pour notre fils ou mini golf puis route jusqu'à SLC en faisant peut-être un arrêt à antelope island... j'ai lu que la baignade y était peu agréable à cause de petites mouches...???
16/07: vol à 11h pour Las végas/ arrivée 11h10 !😛 - visite du Wynn - qqs manèges au circus circus - repos à la piscine de l'hotel (stratosphère) - outleet north ( on n'est pas fan de shopping donc 2/3h devraient suffir)puis freemont street - vue de nuit depuis la tour de la straosphère (horaire de fermeture??)
17/07: las végas/ bryce canyon via cedar breaks (seulement les view point pas de rando)et st george pour faire les courses! nuit au BW de bryce canyon
18/07: - rando navajo loop+ queen garden - view point dans l'après midi et piscine! nuit idem
19/07: - mossy cave - puis route pour Page avec arrêt à kanab au frontier moovie town - arrêt à paria moovie set - baignade lone rock à Page/coucher de soleil sur le lac et nuit sur place
20/07: - antelope lower le matin vers 8h30 - horshoes bend - baignade au lac - croisière à 16h15 dans antelope canyon - si on a la force: toastool hoodoos en fin de journée/ nuit Page
21/07:- navajo bridge - lees ferry / balanced rock - grand canyon north rim - nuit à kanab
22/07: - coral pink sand dune - route pour zion et canyon overlook trail - repos piscine ou riverside walk/ nuit BW Springdale
23/07: -repos ou riverside walk - route pour valley of fire avec rando white dom prévue + fire wave!!/ nuit las vegas au flamingo - soirée:fontaines du bellagio + forum shop (petit tour/pas de shoping!!)
24/07: las végas matin: excalibur/NYNY/luxor et boutique coca cola et MetMs début d'aprem: piscine puis jardin du bellagio, venitian et volcan du mirage en soirée
25/07: vol retour à 11h30...
Qu'en pensez-vous? C'est pas évident de plannifier les visites, on ne sait jamais si on prévoit trop ou pas assez!! Biensûr, on avisera sur place en fonction de la fatigue et de la météo, mais bon, j'aimerai savoir vos impressions: trop? pas assez? trop vite? ou autre option?🙂
Merci d'avance!!
Circuit Atlanta-Atlanta sur la route du blues English translation pending
Bonjour,
J'ai préparé un circuit sur la route 61, route du blues, de la country, du jazz pour Mars 2012
Je voudrais avoir des avis, des commentaires, des nouvelles idées ou autre sur ce circuit
Merci pour ceux et celles qui voudront y répondre amicalement. 😉
Toutes idées seront les bienvenues...😛😛😛
Samedi : Marseille / Atlanta – Arrivée vers 18h. Dodo à Atlanta
Dimanche : Atlanta / Chattagooga 161 km : dodo Chattagooga Elle est encadrée de montagnes, en particulier Le Lookout mountain, du haut de laquelle on peut apercevoir sur la ville un panorama magnifiqueVisite balade en train à vapeur antique du Tennessee Vallee Rairoad Museum. Dans le centre il y a un superbe parc en bas de Broad Street, où l'on peut visiter le Tenessee Aquarium. Promenade au-dessus de la ville en empruntant le funiculaire " l'Incline Railway". Panoramas époustouflants, et la visite des Ruby Falls, cascade souterraine cachée, constitue une escale rafraîchissante. Lundi : Chattagooga / Nashville 184 km : 2h30 - Dodo Nashville
Capitale de la Country Reculer d’une heureVisite de la ville : The Country Music Hall of Fame and Museum : pleins de souvenirs liés à la country et au cinéma.Le Wild Horse Saloon sur la 2e avenue est fameux pour ses soirées de danse country hebdomadaires qui est retransmise à la télévision dans tout le pays. On peut passer à la télé si on a le courage de s’aventurer sur la piste avec quelques uns des meilleurs danseurs country au monde A partir de Nashville prendre la Natchez trace ParkwayMardi : Nashville / Memphis 316 km : 2h30 - dodo Memphis
Capitale du Blue. La rue principale, Main Street, est une rue piétonne où les seuls véhicules visibles sont des calèches et des tramways anciens qui font office de transports publics dans le downtownVisite de Tupelo – Elvis - + Musée de Graceland qui est une grande demeure située dans la banlieue huppée de Memphis, à environ 15 minutes du centre-ville. (30 $ l’entrée) Collection des costumes de scène et des disques d'or impressionnanteMercredi: Memphis / Vicksburg 250 miles: 4h - dodo environ
Arrivée sur la Natchez Trace Parkway, route idyllique menant à Vicksburg.Visite de la ville (pas très touristique. Pas ou très peu d’hôtel. Ne pas y dormir)Jeudi : Vicksburg / Natchez / Baton rouge 160 miles : 3h - dodo environ Natchez : tour panoramique de la plus belle ville du sudPlantation de Nottoway. (près de bâton rouge – à 25 miles) Visite demeure MelroseVisite de New iberiaVendredi : Baton Rouge/ Lafayette (89 km)- dodo environ
En passant par St Francisville – petite ville coloniale dans une campagne vallonnée.Lafayette : Tour de la ville, visite de la cathédrale et du vieux chêne + typique « fais dodo » le soir (ambiance rythmée par la musique CajunJardins de S FrancisvillePlantation de coton Frogmore Cotton plantation. La seule encore en activité. (entre Natchez et Lafayette)Continuation vers Oak Alley (plantation) Superbe demeure ambiance « autant en emporte le vent ». Samedi: Lafayette / Thibodaux / Houm - Dodo environ En passant par DonaldsonvilleVisite de St Martinville. Bateau bassin de l’Atchafalaya à travers les bayousFabrique de Tabasco – Avery Island (jardins jungle et sactuaires des oiseaux)Entre Lafayette et New Orléans : passage au bassin d’Atchafalaya avec promenade en bateau pour découvrir cette région de marécages. Route vers saint Martinville (petit Paris)
Dimanche: Houma / New Orleans 60 Miles 1h - Dodo 2 nuits à New Orléans Visite de la ville de Thibodaux ou règne un paysage de prairies et de champs de canne à sucre. Poursuivre à travers les paysages de marais de Terrebonne. Visite de Houma (a 30 mm de Thibodaux)Soir soirée New Orléans
Lundi : New Orléans -
Essayer croisière sur le Mississippi avec musique Live jazz à bord du Steamboat NatchezVisite quais du Mississippi, le French Quartier, le cimetière Saint Louis, les boîtes à musiques, concerts en soirée surtout au Préservation Hall.Mardi : New Orleans / Montgomery 320 miles : 5h
Mercredi : Montgomery / Savannah 350 miles (500 km): 6h - Dodo 2 Nuits à Savannah
Jeudi : Savannah - Ville magnifique (banc de Forrest Gump)Arbres du Foxsyth ParkParc des Grat smoky MountainsVendredi : Savannah / Charleston : 108 miles : 2h15 (caroline du sud) - dodo à Charleston
Samedi : Charleston / Atlanta : 320 miles (350 km): 5h
Dimanche : France
Samedi : Marseille / Atlanta – Arrivée vers 18h. Dodo à Atlanta
Dimanche : Atlanta / Chattagooga 161 km : dodo Chattagooga Elle est encadrée de montagnes, en particulier Le Lookout mountain, du haut de laquelle on peut apercevoir sur la ville un panorama magnifiqueVisite balade en train à vapeur antique du Tennessee Vallee Rairoad Museum. Dans le centre il y a un superbe parc en bas de Broad Street, où l'on peut visiter le Tenessee Aquarium. Promenade au-dessus de la ville en empruntant le funiculaire " l'Incline Railway". Panoramas époustouflants, et la visite des Ruby Falls, cascade souterraine cachée, constitue une escale rafraîchissante. Lundi : Chattagooga / Nashville 184 km : 2h30 - Dodo Nashville
Capitale de la Country Reculer d’une heureVisite de la ville : The Country Music Hall of Fame and Museum : pleins de souvenirs liés à la country et au cinéma.Le Wild Horse Saloon sur la 2e avenue est fameux pour ses soirées de danse country hebdomadaires qui est retransmise à la télévision dans tout le pays. On peut passer à la télé si on a le courage de s’aventurer sur la piste avec quelques uns des meilleurs danseurs country au monde A partir de Nashville prendre la Natchez trace ParkwayMardi : Nashville / Memphis 316 km : 2h30 - dodo Memphis
Capitale du Blue. La rue principale, Main Street, est une rue piétonne où les seuls véhicules visibles sont des calèches et des tramways anciens qui font office de transports publics dans le downtownVisite de Tupelo – Elvis - + Musée de Graceland qui est une grande demeure située dans la banlieue huppée de Memphis, à environ 15 minutes du centre-ville. (30 $ l’entrée) Collection des costumes de scène et des disques d'or impressionnanteMercredi: Memphis / Vicksburg 250 miles: 4h - dodo environ
Arrivée sur la Natchez Trace Parkway, route idyllique menant à Vicksburg.Visite de la ville (pas très touristique. Pas ou très peu d’hôtel. Ne pas y dormir)Jeudi : Vicksburg / Natchez / Baton rouge 160 miles : 3h - dodo environ Natchez : tour panoramique de la plus belle ville du sudPlantation de Nottoway. (près de bâton rouge – à 25 miles) Visite demeure MelroseVisite de New iberiaVendredi : Baton Rouge/ Lafayette (89 km)- dodo environ
En passant par St Francisville – petite ville coloniale dans une campagne vallonnée.Lafayette : Tour de la ville, visite de la cathédrale et du vieux chêne + typique « fais dodo » le soir (ambiance rythmée par la musique CajunJardins de S FrancisvillePlantation de coton Frogmore Cotton plantation. La seule encore en activité. (entre Natchez et Lafayette)Continuation vers Oak Alley (plantation) Superbe demeure ambiance « autant en emporte le vent ». Samedi: Lafayette / Thibodaux / Houm - Dodo environ En passant par DonaldsonvilleVisite de St Martinville. Bateau bassin de l’Atchafalaya à travers les bayousFabrique de Tabasco – Avery Island (jardins jungle et sactuaires des oiseaux)Entre Lafayette et New Orléans : passage au bassin d’Atchafalaya avec promenade en bateau pour découvrir cette région de marécages. Route vers saint Martinville (petit Paris)
Dimanche: Houma / New Orleans 60 Miles 1h - Dodo 2 nuits à New Orléans Visite de la ville de Thibodaux ou règne un paysage de prairies et de champs de canne à sucre. Poursuivre à travers les paysages de marais de Terrebonne. Visite de Houma (a 30 mm de Thibodaux)Soir soirée New Orléans
Lundi : New Orléans -
Essayer croisière sur le Mississippi avec musique Live jazz à bord du Steamboat NatchezVisite quais du Mississippi, le French Quartier, le cimetière Saint Louis, les boîtes à musiques, concerts en soirée surtout au Préservation Hall.Mardi : New Orleans / Montgomery 320 miles : 5h
Mercredi : Montgomery / Savannah 350 miles (500 km): 6h - Dodo 2 Nuits à Savannah
Jeudi : Savannah - Ville magnifique (banc de Forrest Gump)Arbres du Foxsyth ParkParc des Grat smoky MountainsVendredi : Savannah / Charleston : 108 miles : 2h15 (caroline du sud) - dodo à Charleston
Samedi : Charleston / Atlanta : 320 miles (350 km): 5h
Dimanche : France
Le mois australien (avril - mai 2011) English translation pending
Depuis le temps que je lis les carnets des membres de voyageforum, je me dis qu'il est temps de participer un peu plus et de mettre en ligne quelques carnets.
Je vais donc commencer par le voyage le plus récent. J'ai donc modifié un peu (juste un peu) le carnet qui est déjà sur mon site afin de partager nos vacances en Australie.
dimanche 24 avril 2011: Melbourne Camille étant déjà en Australie pour son boulot, je fais le voyage en solo. J'arrive sans problème à Melbourne. Camille arrive juste après moi, en provenance de Sydney. Il fait déjà sombre quand on arrive en ville ce qui nous permet de profiter des lumières le long de la rivière Yarra. Je prends quelques photos de la gare de Flinders Streets et nous allons manger un morceau à Federation Square, en regardant la vie nocturne de Melbourne.
lundi 25 avril 2011: Melbourne Ce lundi est mon premier jour en Australie et bien évidemment je subis les effets du décalage horaire. C'est une excellente occasion pour aller en ville dès les premières lueurs du jour. J'en profite pour faire quelques photos de Melbourne et de son célèbre brouillard matinal. Puis je retourne me coucher pendant une heure ou deux... enfin presque, car je me lève à midi! Cette après-midi, nous commençons par aller voir la façade gothique du bâtiment ANZ. Nous retournons ensuite vers la gare de Flinders Street et nous découvrons non loin de là une ruelle avec de superbes graffitis. Nous nous dirigeons vers l'Arcade Royale. Un rapide coup d'oeil à la bibliothèque avant une belle promenade à Lygoon Street, Melbourne Museum, le Parlement, Princess Theater, etc. Comme d'habitude nous ne pouvons pas tout voir avec une lumière parfaite, mais c'est une agréable journée au cours de laquelle Camille est heureuse de me faire découvrir certains sites qu'elle connait déjà.
mardi 26 avril 2011: Melbourne Je ne suis toujours pas complètement recalé mais ça s'améliore. Nous commençons la journée par la Rod Laver Arena, où se déroule l'Open d'Australie. Ayant déjà visité Roland Garros et Wimbledon, sachant que Flushing Meadows sera faisable lors de l'un de nos voyages réguliers à NY, visiter ce site est un must pour moi. En plus, c'est une belle journée. Nous arrivons à l'heure pour faire la visite, mais malheureusement, sur place nous sommes informés que Katie Perry a demandé l'annulation des visites avant son concert. Concert qui n'est que dans 2 jours pour info: dommage ! Nous profitons quand même d'un tournoi de jeunes pour jeter un oeil aux cours annexes. Un peu déçu, nous prenons le train pour aller au Luna Park, puis à Brighton Beach, où nous pique-niquons. St Kilda semble être une zone très agréable pour flâner. Malgré le beau temps et le week-end férié, il n'ya quasiment personne sur la plage. En fin d'après-midi, nous repartons en ville pour récupérer notre voiture de location et pour aller ensuite à l'Eureka Tower pour voir le soleil se coucher sur Melbourne. Enfin, notre séjour à Melbourne se termine avec un dernier verre sur Federation Square. Demain, les choses sérieuses commencent: on va faire de la voiture!

mercredi 27 avril 2011: Port Campbell Nous quittons Melbourne un peu plus tard que prévu en direction de la Great Ocean Road. Comme d'habitude, nous avons quelques problèmes pour sortir de la ville, mais nous y parvenons. La Great Ocean Road est une route magnifique grâce à son magnifique décor. Nous roulons entre l'océan et les falaises magnifiquement découpés sur des dizaines de kilomètres. J'ai l'intention en chemin d'aller voir les 5 chutes d'eau que j'ai sur ma liste. Après un bref arrêt à Lorne au centre d'accueil et dans un café, nous arrivons à la chute Eskrine. La forêt tropicale dense est partout. Nous faisons ensuite route au sud pour aller voir les chutes Hopetoun et Triplet. Les routes étant difficiles et le soleil se couchant tôt, nous avons juste le temps de visiter ces 3 chutes. D'ailleurs, nous finissons la visite de la dernière dans la pénombre, pour le plus grand bonheur de Camille.
jeudi 28 avril 2011: Port Campbell Une très longue journée nous attend. Tout d'abord, nous commençons par un réveil très matinal pour aller admirer le levé du soleil au-dessus du fameux site des 12 Apôtres. La lumière douce du matin vient éclairer petit à petit ces bouts de falaise dans l'océan. Il y a déjà beaucoup de monde si tôt, tous là pour photographier ce moment magique. Une fois la "golden hour" dépassée, nous poursuivons nos visites. Tous les sites que nous voyons sont d'une beauté spectaculaire. Les baies sont magnifiques et l'océan d'un beau vert pur! En descendant sur la plage des Apôtres, nous enlevons nos chaussures, nous marchons sur le sable froid et trempons nos pieds dans l'océan Antarctique glacé! Nous terminons notre journée où nous l'avons commencé: les Apôtres nous attendent pour un beau coucher de soleil. Beaucoup de personnes restent jusqu'au coucher du soleil, mais nous sommes les seuls à rester bien plus tard pour admirer le ciel austral étoilé. C'est surement le plus beau ciel étoilé que nous ayons vu!

vendredi 29 avril 2011: Perth Nous avons un vol à destination de Perth dans l'après-midi alors nous avons décidé de prendre notre temps pour retourner à l'aéroport de Melbourne. Nous prenons les routes de campagne. Nous roulons à travers champs, et nous nous arrêtons pour pique-niquer dans un petit parc près d'une zone agricole. C'est une journée simple mais très agréable, qui nous permet de découvrir d'autres paysages. C'est juste dommage que nous n'ayons pas vu un kangourou dans les champs, cela aurait été parfait!
samedi 30 avril 2011: Perth Nous avons la chance de retrouver un ami anglais et son épouse australienne. C'est vraiment très sympa de leur part de nous héberger lors de nos passages sur Perth. Samedi matin, départ tranquille en ville pour acheter des billets pour un match de rugby pour le soir même. Perth a l'air d'être une jolie ville. L'après-midi, nous nous séparons avec Camille. Elle va participer à une régate avec Jamie et Fleece alors que moi je vais aller prendre des photos de Perth. Le bateau, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé! Nous nous retrouvons près de Barack Archway juste avant le coucher du soleil, et nous rentrons manger de délicieuses pizzas avant de repartir vers le stade de rugby pour un match entre l'équipe de Perth et l'équipe de Canterbury. Nous passons un très bon moment.
dimanche 1 mai 2011: Perth Ce matin, direction la plage pour un bon déjeuner. Nous allons ensuite marcher sur la plage, profitant de l'Océan Indien. Et avant de repartir en ville pour retourner prendre en photo Barack Archway, nous prenons un café à l'Indian Tea House. Nous finissons notre tour dans Kings Park qui surplombe la ville de nuit.

lundi 2 mai 2011: Cervantes Nous quittons Perth pour aller à Cervantes, à quelques centaines de kilomètres au nord. Nous nous arrêtons rapidement prendre un petit-déjeuner dans un relais routier très cool au milieu de nulle part, avec un vieux moulin à vent... on a l'impression d'être dans un film! Nous arrivons à Cervantes, récupérons les clés de la chambre, achetons de quoi nous nourrir et nous partons ensuite visiter le site des Pinnacles dans le Nambug National Park. Nous faisons la visite avec Mike, un ancien Ranger. Nous optons pour la visite des Pinnacles au coucher du soleil. Très bel endroit, fascinant pour les géologues! Nous restons évidemment après le coucher du soleil pour prendre des photos des étoiles... pendant 3 heures. Encore une fois, le ciel est incroyable! C'est notre deuxième sortie coucher de soleil et Voie Lactée: c'est merveilleux!

mardi 3 mai 2011: Margaret River Départ tôt le matin pour profiter du lever du soleil sur les Pinnacles. Il n'y a pas de meilleur moment pour faire des photos, mais il faut avoir le courage de se lever. Ensuite, nous repartons plein Sud en direction de Margaret River. C'est un long trajet, mais nous avons l'occasion à plusieurs reprises de voir des kangourous et des émeus! Sur la route, à environ 10 km au Sud des Pinnacles, nous voyons de fabuleuses dunes de sable blanc. La variété de paysages en Australie est remarquable. Nous nous arrêtons à Busselton, histoire de déjeuner, de mettre les pieds dans l'Océan Indien et de prendre quelques photos de la jetée. Nous poursuivons notre route côtière jusqu'à Dunsborough puis jusqu'au Cap Naturaliste. Meelup Beach et Bunker Bay sont de beaux endroits à voir. Nous profitons encore d'un coucher de soleil fabuleux avec des reflets rose et orange sur les nuages. Nous arrivons de nuit à Margaret River. Notre séjour dans cette région vinicole ne peut pas être complet sans déguster un verre de vin. Nous allons nous installer à la terrasse d'un restaurant et nous agrémentons une grande assiette de calamars d'un verre de vin.
mercredi 4 mai 2011: Margaret River Nous prenons notre temps ce matin, histoire de nous reposer un peu. Nous achetons des petits pains pour nos sandwichs et des croissants à la boulangerie locale et nous partons pour aller visiter Mammoth Cave et les vignobles. Nous arrivons à Mammoth Cave quasiment à l'ouverture. Nous sommes les seuls à l'horizon. Nous pourrons prendre notre temps, apprécier le silence de la grotte, écouter les gouttes qui tombent et essayer de faire quelques photos. La visite étant autoguidée, nous faisons ce que nous voulons. Une fois la visite de la grotte terminée, nous prenons le chemin le plus long à travers la forêt pour revenir à la voiture. Les odeurs riches des arbres sont tellement agréables. Après la grotte, nous allons à Hamelin Bay. Je vais me répéter mais c'est magnifique: l'océan est vert, bleu, turquoise, le sable est fin et blanc. Paradisiaque. Nous avons même la visite d'une énorme raie manta. Finie la plage, direction les domaines vinicoles. Nous visitons deux domaines et nous en profitons pour déguster les vins locaux. Il est alors temps de retourner à Perth et rejoindre nos amis à Fremantle pour dîner. Nous allons dans une brasserie sympa sur le port de Freemantle pour déguster quelques bières locales, du kangourous et des moules.

jeudi 5 mai 2011: Ayers Rock Bye bye Perth et l'Australie Occidentale, nous prenons l'avion pour le Centre Rouge et Ayers Rock. Nous récupérons le 4x4 et nous partons pour King's Canyon à plus de 300 km. Tout d'abord quelques mots sur la route: ennuyeuse à mourir! Heureusement, nous croisons des chameaux sauvages sur la route, et de temps en temps, nous passons sur des grilles au sol, ce qui aura le mérite à chaque fois de me réveiller. En revanche, une chose à savoir: il y a des mouches partout. Dès que vous descendez de l'avion, c'est un cauchemar!
vendredi 6 mai 2011: Kings Canyon Malgré une nuit glaciale, nous décidons de nous mettre en jambe avec une "petite" randonnée autour du canyon. Les randonnées sont bien balisées et plutôt facile. Nous sommes cependant très surpris par la végétation que nous ne pensions pas aussi présente et aussi verte. Nous profitons des belles vues sur le canyon. Et nous avons aussi la possibilité de descendre dans la canyon, dans le jardin d'Eden. A cette époque de l'année (l'automne), nous n'avons pas la chance de voir la chute d'eau, mais le site reste très joli. Nous terminons notre journée randonnée par un petit sentier agréable et très accessible dans le canyon. Nous sommes dans les temps pour profiter du soleil couchant qui donne aux rochers des tons de rose, d'orange, de rouge.
samedi 7 mai 2011: Ayers Rock Nous quittons Kings Canyon pour Ayers Rock. Encore une fois, dès que nous sortons de la voiture, ces satanées mouches sont de retour et il y en a partout! Tout d'abord, nous passons poser nos bagages au camping où nous logeons. Pour éviter d'exploser le budget, j'ai loué une cabane tout équipé ou presque: la douche et les toilettes sont à l'extérieur. Ensuite, c'est l'étape achat de nourriture et enfin nous partons visiter les Olgas. Cette visite ne me laisse pas un souvenir impérissable. Juste une remarque: ces rochers sont en fait formés de boue compactée et de petites roches. Ce n'est pas ce que j'imaginais. Nous repartons après en direction d'Uluru pour le coucher du soleil. Malheureusement, le ciel est relativement couvert, donc nous ne pouvons pas profiter de la couleur rouge vif du rocher au soleil couchant. Une autre remarque: ici, le jour c'est mouche, la nuit c'est dingoes!!
dimanche 8 mai 2011: Ayers Rock Je me réveille avant le lever du soleil mais comme le ciel semble être encore très nuageux, je repars me coucher. Notre journée sera relativement courte car nous prenons l'avion pour Cairns cette après-midi. Nous allons donc nous consacrer à Uluru. Autour d'Uluru, plusieurs zones, lieux de culte ou d'importance historique, sont protégées. Nous faisons une halte au centre d'accueil, où nous découvrons un peu la culture et les légendes aborigènes. Nous continuons notre visite par une petite balade autour du gros rocher rouge. Balade que je préfère dans la voiture, car dehors, nous sommes agressés par les mouches. La formation du rocher semble différente de celle des Olgas. J'avoue que nous ne nous sommes pas trop renseignés à ce sujet. Vers midi, nous profitons d'un joli ciel nuageux pour faire quelques clichés supplémentaires d'Uluru. C'est aussi le moment d'un pique-nique rapide dans la voiture pour éviter les apports protéiné involontaires (les mouches). Et nous partons ensuite pour l'aéroport. Nous arrivons relativement tard à Cairns, et il y a encore 2 heures de route pour rallier Mission Beach, où nous logeons.

lundi 9 mai 2011: Mission Beach Nous nous réveillons dans le forêt tropicale (car notre BnB est en plein milieu de la forêt tropicale) et nous dégustons notre excellent petit-déjeuner. Aujourd'hui, l'objectif est d'aller voir quelques-unes des belles chutes d'eau au sud de Mission Beach. Nous nous arrêtons au centre d'information de Ingham pour savoir ce qui est ouvert. En effet, suite au cyclone, plusieurs sites sont fermés ou d'accès restreint. Et manque de chance, le site (Wallaman) que j'avais prévu de faire n'est accessible que lors des visites programmées par les rangers. Nous décidons d'aller voir les chutes de Jourama. Cela s'avère être un site plutôt joli avec une belle promenade. En revanche, la suite de la journée n'est pas aussi intéressante. Forest Beach n'a rien d'extraordinaire. Et la deuxième chute que nous devions aller voir est en fait fermée contrairement aux informations qui nous ont été données. Espérons que notre réservation pour la journée sur la Grande Barrière de Corail demain ne soit pas annulée ce soir ... ouf, la réservation est confirmée !!
mardi 10 mai 2011: Mission Beach 8h30: la camionnette vient nous chercher pour la grande aventure sur la Grande Barrière de Corail! Dans la liste des choses à voir de Camille, c'est classé n°1. Pour moi, ce n'est pas à la première place, car il va falloir monter dans un bateau. Il y a du vent et la mer est un peu plus agitée que prévue. Evidemment, je suis malade! Arrivé sur site, je suis fatigué, mais cela ne m'empêche pas de prendre palmes, tuba et masque, et de me jeter dans l'eau chaude pour découvrir un monde magique. C'est à couper le souffle! Tant de couleurs extraordinaires, tant de formes de coraux, tant de beaux poissons, une tortue géante, une raie manta qui essaie de se cacher sous le sable, des petits requins: c'est tout simplement fantastique! Une seule envie: rester ici pour toujours. Je suis encore plus malade lors du trajet retour, mais cela valait la peine. Je ne ferai quand même pas ça tous les jours. Nous revenons à temps pour le coucher du soleil sur la plage de Mission Beach qui me permet de faire quelques photos. Nous finissons la journée fatigué et extatique dans un restaurant, histoire de gouter un bon Baramundi.

mercredi 11 mai 2011: Tableland Dernière matinée à Mission Beach et comme un geste d'adieu un beau cassowary vient nous voir au lodge. C'est une très étrange créature: le cou très coloré et la fourrure noire qui pourrait facilement être confondu avec des cheveux! Il est temps de repartir vers Cairns et d'en profiter pour visiter la région du Tableland entre Cairns et Mission Beach. Le planning de la journée est très dense car j'ai prévu de voir beaucoup de choses et nous avons un temps limité. Il faut rendre la voiture de location à 17h. Nous commençons la journée par le Mamu Canopy Walkway. C'est un parc au milieu de la forêt tropicale qui permet de se balader au milieu et au-dessus des arbres. Le parc offre une vue magnifique sur la forêt et sur la rivière Johnson. Nous prenons ensuite la route touristique des chutes jusqu'à Millaa Millaa. Les trois chutes que nous voyons sont très belles et si différentes les unes des autres. Nous terminons nos visites à Kuranda par le sanctuaire de papillons. Turquoise, orange, vert, noir, crème... il y a des papillons partout autour de vous! C'est spectaculaire! La nursery avec toutes les chenilles se révèle être très intéressant aussi! De retour à Cairns, à temps pour rendre la voiture, nous nous promenons sur l'Esplanade, surpris de voir un marais où nous attendions une plage.

jeudi 12 mai 2011: Brisbane Atterrissage à Brisbane et direction l'hôtel pour déposer nos bagages et la voiture de location. Nous avons une demi-journée pour visiter Brisbane. Cette ville est à l'image de Perth avec un bon mélange de bâtiments anciens et nouveaux. La visite nous amène du centre d'art jusqu'au Petrie Point en passant par l'hôtel de ville, la trésorerie, le parlement, Elizabeth Arcade, St Stephen et la cathédrale St John. Nous profitons du coucher du soleil avec un super point de vue sur le pont et la ville. La ville est jolie et il règne une atmosphère agréable.

vendredi 13 mai 2011: Sunshine Coast Des plages magnifiques, de belles vagues pour surfer, un superbe paysage: c'est Noosa Heads! Et c'est là que nous sommes partis ce matin. Nous avons pris le chemin le plus rapide pour Noosa, et nous ferons le chemin retour en longeant la Sunshine Coast. A Noosa, nous avons même la possibilité de faire une belle randonnée avec vue sur l'océan. Nous finissons la journée à Dicky Beach qui, malgré les réserves initiales de Camille, se révèle être un site très photogénique.

samedi 14 mai 2011: Springbrook et Lamington Park Aujourd'hui, nous partons au sud de Brisbane, non pas vers les plages, mais plutôt dans les terres et les parcs nationaux. Nous commençons par le site de Natural Bridge dans le Springbrook National Park. C'est un site assez impressionnant, où une chute d'eau pénètre dans une cave par un puit de lumière. Ce n'est pas évident à décrire, alors mieux vaut aller voir les photos. Nous prenons ensuite la route du Lamington National Park. Quelle route! Longue, étroite (avec des zones où seule une voiture peut passer), très sinueuse... que du bonheur. Finalement, nous mettons plus de temps pour atteindre le parc qui se situe au bout de la route. Nous partons rapidement dans la forêt tropicale pour une petite randonnée avec pour objectif d'aller voir la chute Elinja. Encore une fois, nous terminons la randonnée au pas de charge, histoire de ne pas être dans la forêt tropicale la nuit.

dimanche 15 mai 2011: Gold Coast et Byron Bay Nous repartons au sud de Brisbane car aujourd'hui nous terminerons notre journée à Byron Bay. La journée commence par un petit-déjeuner à Surfers Paradise, en admirant la belle plage bordée de massifs gratte-ciels. Surfers Paradise n'est pas très loin de Brisbane, et notre courte visite nous donne l'impression que c'est un endroit sympa pour y passer ses WE. Après avoir fait quelques photos sur la plage, nous nous dirigeons vers le Currumbin Wildlife Sanctuary, où nous allons voir des koalas. Je ne pensais pas qu'il y aurait tant de monde. Nous trouvons difficilement une place pour nous garer et la file d'attente est conséquente. En fin de compte, nous avons de la chance et nous entrons dans le parc en une demi-heure. Nous avons même droit à une remise sur le prix d'entrée car nous sommes étrangers! Le parc est fabuleux. Ce n'est pas un grand zoo, mais nous avons la chance d'y voir des animaux locaux. Certains, comme les kangourous sont en liberté. Nous sommes tous deux très heureux de constater que nous avons vu de nombreuses espèces sauvages au cours de nos promenades: kangourous, wallabies, cockatoos, perroquets, cassowaries, émeus, etc. De plus, ce parc est l'occasion de voir des koalas, qui sont difficile à voir dans la nature. Ils sont adorables! Enfin, nous nous dirigeons vers Byron Bay. La baie offre de belles plages et c'est le point le plus à l'Est de l'Australie. Nous allons au phare faire quelques photos alors que le ciel devient de plus en plus menaçant. J'ai juste le temps de faire quelques photos au soleil couchant, avant de ranger mon matériel en catastrophe car il se met à pleuvoir des trombes d'eau. Allez, pour nous réconforter, nous allons nous acheter 2 "fish and ships" pour le repas de ce soir.

lundi 16 mai 2011: Blue Mountains Encore une grande journée de transport: de Byron Bay à Brisbane en voiture, de Brisbane à Sydney en avion, et de Sydney jusqu'aux Blue Mountains en voiture. Pas de chance cette fois, l'avion a un problème, et notre vol est décalé de 3 heures... cela aurait pu être pire. Nous arrivons de nuit dans les Blue Mountains.
mardi 17 mai 2011: Blue Mountains Hier soir et ce matin, nous avons senti la différence de température: nous sommes bien en Automne dans une zone montagneuse. Il faisait 0°C cette nuit. Et il ne fait pas très chaud ce matin lorsque nous attaquons notre randonnée du jour: la National Pass. J'ai amené un bonnet mais j'aurais dû prendre mes gants. Cette randonnée est l'occasion d'admirer plusieurs chutes d'eau et aussi d'avoir de beaux points de vue sur les Blue Mountains. Après cette belle balade qui nous prend 5 heures, nous partons nous promener à Leura. Nous profitons de l'ambiance de la rue principale et des boutiques de style ancien. Enfin, nous ne pouvons pas terminer cette journée sans un coucher de soleil. Nous allons donc à Echo Point pour voir le coucher sur les montagnes, la forêt et les Three Sisters. Le ciel est un peu nuageux, mais nous profitons tout de même d'un joli ciel rose.

mercredi 18 mai 2011: Sydney C'est la dernière ligne droite. Nous partons à Sydney. Nous profitons d'avoir encore la voiture de location pour aller voir certains sites éloignés que Camille connait déjà. Watson Bay et South Head offrent une vue magnifique sur l'Océan Pacifique et sur l'entrée de Jackson Bay. Nous enchaînons avec la célèbre plage de Bondi et, ensuite nous longeons la côte jusqu'à Maroubra. La baie de Bondi est évidemment un must pour ceux qui viennent à Sydney. Mais un peu plus loin, la baie de Tamarama est tout aussi sympa. Une fois la voiture rendue à l'aéroport, nous partons pour le centre de Sydney. Circular Quay et le jardin botanique nous attendent. Et comme d'habitude, nous profitons des dernières lueurs du jour à Mrs Macquary Chair profitant de la vue imprenable sur l'Opéra, le pont et la baie magnifique.
jeudi 19 mai 2011: Sydney Nous partons visiter la ville: St Mary's Cathedral, Archibald Fountain, Pitt Street, Circular Quay. Nous nous attardons dans le quartier des Rocks avant de traverser le pont pour terminer notre journée à Milson Point. C'est une belle promenade et c'est très agréable de traverser les quartiers plus agités de Circular Quay et de Westfield pour finir tranquillement à North Sydney, en attendant le coucher du soleil.
vendredi 20 mai 2011: Sydney Ce matin, nous allons prendre un café à Darling Harbour, l'un des lieux favoris de Camille à Sydney. Ensuite je laisse Camille du côté de la Mairie où elle a une réunion professionnelle. Après avoir fait un petit saut dans un comics shop local (et oui, on ne se refait pas), je pars à Observatory Hill pour déjeuner. Nous nous retrouvons à Circular Quay et nous allons nous promener près de l'Opéra et du jardin botanique. Dernier coucher de soleil à Sydney. Sydney est vraiment une belle ville.

samedi 21 mai 2011: Paris Nos vacances se terminent et nous quittons l'Australie aujourd'hui. Camille part directement de Sydney ce soir, alors que je dois aller à Melbourne cette après-midi pour prendre mon vol de retour. Nous devons nous retrouver à Abu Dhabi. Cela nous laisse une dernière matinée pour profiter de Sydney. Nous avons clairement passé des vacances extraordinaires, qu'il sera difficile de renouveler tous les ans. Mais j'espère que nous aurons l'occasion de retourner en Australie et de visiter d'autres sites.
Hôtels (si je ne fais pas de commentaire particulier, c'est que c'était bien):
Melbourne: Travelodge Southbank Port Campbell: Portside Motel Cervantes: Cervantes Pinnacles Motel Margaret River: Margaret River Hotel Kings Canyon: Kings Canyon Resort (les resorts de kings canyon et de ayers rock sont monstrueusement cher ... ) Ayers rock: Ayers Rock Campground Mission Beach: Licuala Lodge (je le recommande vivement) Cairns: Best Western City Sheridan Brisbane: Edmondstone Motel Byron Bay: Byron Bay Side Self Contained Budget Motel Katoomba: La Maison Boutique Hotel (pas trop mal placé, mais assez moyen) Sydney: Morgans Hotel
dimanche 24 avril 2011: Melbourne Camille étant déjà en Australie pour son boulot, je fais le voyage en solo. J'arrive sans problème à Melbourne. Camille arrive juste après moi, en provenance de Sydney. Il fait déjà sombre quand on arrive en ville ce qui nous permet de profiter des lumières le long de la rivière Yarra. Je prends quelques photos de la gare de Flinders Streets et nous allons manger un morceau à Federation Square, en regardant la vie nocturne de Melbourne.
lundi 25 avril 2011: Melbourne Ce lundi est mon premier jour en Australie et bien évidemment je subis les effets du décalage horaire. C'est une excellente occasion pour aller en ville dès les premières lueurs du jour. J'en profite pour faire quelques photos de Melbourne et de son célèbre brouillard matinal. Puis je retourne me coucher pendant une heure ou deux... enfin presque, car je me lève à midi! Cette après-midi, nous commençons par aller voir la façade gothique du bâtiment ANZ. Nous retournons ensuite vers la gare de Flinders Street et nous découvrons non loin de là une ruelle avec de superbes graffitis. Nous nous dirigeons vers l'Arcade Royale. Un rapide coup d'oeil à la bibliothèque avant une belle promenade à Lygoon Street, Melbourne Museum, le Parlement, Princess Theater, etc. Comme d'habitude nous ne pouvons pas tout voir avec une lumière parfaite, mais c'est une agréable journée au cours de laquelle Camille est heureuse de me faire découvrir certains sites qu'elle connait déjà.
mardi 26 avril 2011: Melbourne Je ne suis toujours pas complètement recalé mais ça s'améliore. Nous commençons la journée par la Rod Laver Arena, où se déroule l'Open d'Australie. Ayant déjà visité Roland Garros et Wimbledon, sachant que Flushing Meadows sera faisable lors de l'un de nos voyages réguliers à NY, visiter ce site est un must pour moi. En plus, c'est une belle journée. Nous arrivons à l'heure pour faire la visite, mais malheureusement, sur place nous sommes informés que Katie Perry a demandé l'annulation des visites avant son concert. Concert qui n'est que dans 2 jours pour info: dommage ! Nous profitons quand même d'un tournoi de jeunes pour jeter un oeil aux cours annexes. Un peu déçu, nous prenons le train pour aller au Luna Park, puis à Brighton Beach, où nous pique-niquons. St Kilda semble être une zone très agréable pour flâner. Malgré le beau temps et le week-end férié, il n'ya quasiment personne sur la plage. En fin d'après-midi, nous repartons en ville pour récupérer notre voiture de location et pour aller ensuite à l'Eureka Tower pour voir le soleil se coucher sur Melbourne. Enfin, notre séjour à Melbourne se termine avec un dernier verre sur Federation Square. Demain, les choses sérieuses commencent: on va faire de la voiture!

mercredi 27 avril 2011: Port Campbell Nous quittons Melbourne un peu plus tard que prévu en direction de la Great Ocean Road. Comme d'habitude, nous avons quelques problèmes pour sortir de la ville, mais nous y parvenons. La Great Ocean Road est une route magnifique grâce à son magnifique décor. Nous roulons entre l'océan et les falaises magnifiquement découpés sur des dizaines de kilomètres. J'ai l'intention en chemin d'aller voir les 5 chutes d'eau que j'ai sur ma liste. Après un bref arrêt à Lorne au centre d'accueil et dans un café, nous arrivons à la chute Eskrine. La forêt tropicale dense est partout. Nous faisons ensuite route au sud pour aller voir les chutes Hopetoun et Triplet. Les routes étant difficiles et le soleil se couchant tôt, nous avons juste le temps de visiter ces 3 chutes. D'ailleurs, nous finissons la visite de la dernière dans la pénombre, pour le plus grand bonheur de Camille.
jeudi 28 avril 2011: Port Campbell Une très longue journée nous attend. Tout d'abord, nous commençons par un réveil très matinal pour aller admirer le levé du soleil au-dessus du fameux site des 12 Apôtres. La lumière douce du matin vient éclairer petit à petit ces bouts de falaise dans l'océan. Il y a déjà beaucoup de monde si tôt, tous là pour photographier ce moment magique. Une fois la "golden hour" dépassée, nous poursuivons nos visites. Tous les sites que nous voyons sont d'une beauté spectaculaire. Les baies sont magnifiques et l'océan d'un beau vert pur! En descendant sur la plage des Apôtres, nous enlevons nos chaussures, nous marchons sur le sable froid et trempons nos pieds dans l'océan Antarctique glacé! Nous terminons notre journée où nous l'avons commencé: les Apôtres nous attendent pour un beau coucher de soleil. Beaucoup de personnes restent jusqu'au coucher du soleil, mais nous sommes les seuls à rester bien plus tard pour admirer le ciel austral étoilé. C'est surement le plus beau ciel étoilé que nous ayons vu!

vendredi 29 avril 2011: Perth Nous avons un vol à destination de Perth dans l'après-midi alors nous avons décidé de prendre notre temps pour retourner à l'aéroport de Melbourne. Nous prenons les routes de campagne. Nous roulons à travers champs, et nous nous arrêtons pour pique-niquer dans un petit parc près d'une zone agricole. C'est une journée simple mais très agréable, qui nous permet de découvrir d'autres paysages. C'est juste dommage que nous n'ayons pas vu un kangourou dans les champs, cela aurait été parfait!
samedi 30 avril 2011: Perth Nous avons la chance de retrouver un ami anglais et son épouse australienne. C'est vraiment très sympa de leur part de nous héberger lors de nos passages sur Perth. Samedi matin, départ tranquille en ville pour acheter des billets pour un match de rugby pour le soir même. Perth a l'air d'être une jolie ville. L'après-midi, nous nous séparons avec Camille. Elle va participer à une régate avec Jamie et Fleece alors que moi je vais aller prendre des photos de Perth. Le bateau, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé! Nous nous retrouvons près de Barack Archway juste avant le coucher du soleil, et nous rentrons manger de délicieuses pizzas avant de repartir vers le stade de rugby pour un match entre l'équipe de Perth et l'équipe de Canterbury. Nous passons un très bon moment.
dimanche 1 mai 2011: Perth Ce matin, direction la plage pour un bon déjeuner. Nous allons ensuite marcher sur la plage, profitant de l'Océan Indien. Et avant de repartir en ville pour retourner prendre en photo Barack Archway, nous prenons un café à l'Indian Tea House. Nous finissons notre tour dans Kings Park qui surplombe la ville de nuit.

lundi 2 mai 2011: Cervantes Nous quittons Perth pour aller à Cervantes, à quelques centaines de kilomètres au nord. Nous nous arrêtons rapidement prendre un petit-déjeuner dans un relais routier très cool au milieu de nulle part, avec un vieux moulin à vent... on a l'impression d'être dans un film! Nous arrivons à Cervantes, récupérons les clés de la chambre, achetons de quoi nous nourrir et nous partons ensuite visiter le site des Pinnacles dans le Nambug National Park. Nous faisons la visite avec Mike, un ancien Ranger. Nous optons pour la visite des Pinnacles au coucher du soleil. Très bel endroit, fascinant pour les géologues! Nous restons évidemment après le coucher du soleil pour prendre des photos des étoiles... pendant 3 heures. Encore une fois, le ciel est incroyable! C'est notre deuxième sortie coucher de soleil et Voie Lactée: c'est merveilleux!

mardi 3 mai 2011: Margaret River Départ tôt le matin pour profiter du lever du soleil sur les Pinnacles. Il n'y a pas de meilleur moment pour faire des photos, mais il faut avoir le courage de se lever. Ensuite, nous repartons plein Sud en direction de Margaret River. C'est un long trajet, mais nous avons l'occasion à plusieurs reprises de voir des kangourous et des émeus! Sur la route, à environ 10 km au Sud des Pinnacles, nous voyons de fabuleuses dunes de sable blanc. La variété de paysages en Australie est remarquable. Nous nous arrêtons à Busselton, histoire de déjeuner, de mettre les pieds dans l'Océan Indien et de prendre quelques photos de la jetée. Nous poursuivons notre route côtière jusqu'à Dunsborough puis jusqu'au Cap Naturaliste. Meelup Beach et Bunker Bay sont de beaux endroits à voir. Nous profitons encore d'un coucher de soleil fabuleux avec des reflets rose et orange sur les nuages. Nous arrivons de nuit à Margaret River. Notre séjour dans cette région vinicole ne peut pas être complet sans déguster un verre de vin. Nous allons nous installer à la terrasse d'un restaurant et nous agrémentons une grande assiette de calamars d'un verre de vin.
mercredi 4 mai 2011: Margaret River Nous prenons notre temps ce matin, histoire de nous reposer un peu. Nous achetons des petits pains pour nos sandwichs et des croissants à la boulangerie locale et nous partons pour aller visiter Mammoth Cave et les vignobles. Nous arrivons à Mammoth Cave quasiment à l'ouverture. Nous sommes les seuls à l'horizon. Nous pourrons prendre notre temps, apprécier le silence de la grotte, écouter les gouttes qui tombent et essayer de faire quelques photos. La visite étant autoguidée, nous faisons ce que nous voulons. Une fois la visite de la grotte terminée, nous prenons le chemin le plus long à travers la forêt pour revenir à la voiture. Les odeurs riches des arbres sont tellement agréables. Après la grotte, nous allons à Hamelin Bay. Je vais me répéter mais c'est magnifique: l'océan est vert, bleu, turquoise, le sable est fin et blanc. Paradisiaque. Nous avons même la visite d'une énorme raie manta. Finie la plage, direction les domaines vinicoles. Nous visitons deux domaines et nous en profitons pour déguster les vins locaux. Il est alors temps de retourner à Perth et rejoindre nos amis à Fremantle pour dîner. Nous allons dans une brasserie sympa sur le port de Freemantle pour déguster quelques bières locales, du kangourous et des moules.

jeudi 5 mai 2011: Ayers Rock Bye bye Perth et l'Australie Occidentale, nous prenons l'avion pour le Centre Rouge et Ayers Rock. Nous récupérons le 4x4 et nous partons pour King's Canyon à plus de 300 km. Tout d'abord quelques mots sur la route: ennuyeuse à mourir! Heureusement, nous croisons des chameaux sauvages sur la route, et de temps en temps, nous passons sur des grilles au sol, ce qui aura le mérite à chaque fois de me réveiller. En revanche, une chose à savoir: il y a des mouches partout. Dès que vous descendez de l'avion, c'est un cauchemar!
vendredi 6 mai 2011: Kings Canyon Malgré une nuit glaciale, nous décidons de nous mettre en jambe avec une "petite" randonnée autour du canyon. Les randonnées sont bien balisées et plutôt facile. Nous sommes cependant très surpris par la végétation que nous ne pensions pas aussi présente et aussi verte. Nous profitons des belles vues sur le canyon. Et nous avons aussi la possibilité de descendre dans la canyon, dans le jardin d'Eden. A cette époque de l'année (l'automne), nous n'avons pas la chance de voir la chute d'eau, mais le site reste très joli. Nous terminons notre journée randonnée par un petit sentier agréable et très accessible dans le canyon. Nous sommes dans les temps pour profiter du soleil couchant qui donne aux rochers des tons de rose, d'orange, de rouge.
samedi 7 mai 2011: Ayers Rock Nous quittons Kings Canyon pour Ayers Rock. Encore une fois, dès que nous sortons de la voiture, ces satanées mouches sont de retour et il y en a partout! Tout d'abord, nous passons poser nos bagages au camping où nous logeons. Pour éviter d'exploser le budget, j'ai loué une cabane tout équipé ou presque: la douche et les toilettes sont à l'extérieur. Ensuite, c'est l'étape achat de nourriture et enfin nous partons visiter les Olgas. Cette visite ne me laisse pas un souvenir impérissable. Juste une remarque: ces rochers sont en fait formés de boue compactée et de petites roches. Ce n'est pas ce que j'imaginais. Nous repartons après en direction d'Uluru pour le coucher du soleil. Malheureusement, le ciel est relativement couvert, donc nous ne pouvons pas profiter de la couleur rouge vif du rocher au soleil couchant. Une autre remarque: ici, le jour c'est mouche, la nuit c'est dingoes!!
dimanche 8 mai 2011: Ayers Rock Je me réveille avant le lever du soleil mais comme le ciel semble être encore très nuageux, je repars me coucher. Notre journée sera relativement courte car nous prenons l'avion pour Cairns cette après-midi. Nous allons donc nous consacrer à Uluru. Autour d'Uluru, plusieurs zones, lieux de culte ou d'importance historique, sont protégées. Nous faisons une halte au centre d'accueil, où nous découvrons un peu la culture et les légendes aborigènes. Nous continuons notre visite par une petite balade autour du gros rocher rouge. Balade que je préfère dans la voiture, car dehors, nous sommes agressés par les mouches. La formation du rocher semble différente de celle des Olgas. J'avoue que nous ne nous sommes pas trop renseignés à ce sujet. Vers midi, nous profitons d'un joli ciel nuageux pour faire quelques clichés supplémentaires d'Uluru. C'est aussi le moment d'un pique-nique rapide dans la voiture pour éviter les apports protéiné involontaires (les mouches). Et nous partons ensuite pour l'aéroport. Nous arrivons relativement tard à Cairns, et il y a encore 2 heures de route pour rallier Mission Beach, où nous logeons.

lundi 9 mai 2011: Mission Beach Nous nous réveillons dans le forêt tropicale (car notre BnB est en plein milieu de la forêt tropicale) et nous dégustons notre excellent petit-déjeuner. Aujourd'hui, l'objectif est d'aller voir quelques-unes des belles chutes d'eau au sud de Mission Beach. Nous nous arrêtons au centre d'information de Ingham pour savoir ce qui est ouvert. En effet, suite au cyclone, plusieurs sites sont fermés ou d'accès restreint. Et manque de chance, le site (Wallaman) que j'avais prévu de faire n'est accessible que lors des visites programmées par les rangers. Nous décidons d'aller voir les chutes de Jourama. Cela s'avère être un site plutôt joli avec une belle promenade. En revanche, la suite de la journée n'est pas aussi intéressante. Forest Beach n'a rien d'extraordinaire. Et la deuxième chute que nous devions aller voir est en fait fermée contrairement aux informations qui nous ont été données. Espérons que notre réservation pour la journée sur la Grande Barrière de Corail demain ne soit pas annulée ce soir ... ouf, la réservation est confirmée !!
mardi 10 mai 2011: Mission Beach 8h30: la camionnette vient nous chercher pour la grande aventure sur la Grande Barrière de Corail! Dans la liste des choses à voir de Camille, c'est classé n°1. Pour moi, ce n'est pas à la première place, car il va falloir monter dans un bateau. Il y a du vent et la mer est un peu plus agitée que prévue. Evidemment, je suis malade! Arrivé sur site, je suis fatigué, mais cela ne m'empêche pas de prendre palmes, tuba et masque, et de me jeter dans l'eau chaude pour découvrir un monde magique. C'est à couper le souffle! Tant de couleurs extraordinaires, tant de formes de coraux, tant de beaux poissons, une tortue géante, une raie manta qui essaie de se cacher sous le sable, des petits requins: c'est tout simplement fantastique! Une seule envie: rester ici pour toujours. Je suis encore plus malade lors du trajet retour, mais cela valait la peine. Je ne ferai quand même pas ça tous les jours. Nous revenons à temps pour le coucher du soleil sur la plage de Mission Beach qui me permet de faire quelques photos. Nous finissons la journée fatigué et extatique dans un restaurant, histoire de gouter un bon Baramundi.

mercredi 11 mai 2011: Tableland Dernière matinée à Mission Beach et comme un geste d'adieu un beau cassowary vient nous voir au lodge. C'est une très étrange créature: le cou très coloré et la fourrure noire qui pourrait facilement être confondu avec des cheveux! Il est temps de repartir vers Cairns et d'en profiter pour visiter la région du Tableland entre Cairns et Mission Beach. Le planning de la journée est très dense car j'ai prévu de voir beaucoup de choses et nous avons un temps limité. Il faut rendre la voiture de location à 17h. Nous commençons la journée par le Mamu Canopy Walkway. C'est un parc au milieu de la forêt tropicale qui permet de se balader au milieu et au-dessus des arbres. Le parc offre une vue magnifique sur la forêt et sur la rivière Johnson. Nous prenons ensuite la route touristique des chutes jusqu'à Millaa Millaa. Les trois chutes que nous voyons sont très belles et si différentes les unes des autres. Nous terminons nos visites à Kuranda par le sanctuaire de papillons. Turquoise, orange, vert, noir, crème... il y a des papillons partout autour de vous! C'est spectaculaire! La nursery avec toutes les chenilles se révèle être très intéressant aussi! De retour à Cairns, à temps pour rendre la voiture, nous nous promenons sur l'Esplanade, surpris de voir un marais où nous attendions une plage.

jeudi 12 mai 2011: Brisbane Atterrissage à Brisbane et direction l'hôtel pour déposer nos bagages et la voiture de location. Nous avons une demi-journée pour visiter Brisbane. Cette ville est à l'image de Perth avec un bon mélange de bâtiments anciens et nouveaux. La visite nous amène du centre d'art jusqu'au Petrie Point en passant par l'hôtel de ville, la trésorerie, le parlement, Elizabeth Arcade, St Stephen et la cathédrale St John. Nous profitons du coucher du soleil avec un super point de vue sur le pont et la ville. La ville est jolie et il règne une atmosphère agréable.

vendredi 13 mai 2011: Sunshine Coast Des plages magnifiques, de belles vagues pour surfer, un superbe paysage: c'est Noosa Heads! Et c'est là que nous sommes partis ce matin. Nous avons pris le chemin le plus rapide pour Noosa, et nous ferons le chemin retour en longeant la Sunshine Coast. A Noosa, nous avons même la possibilité de faire une belle randonnée avec vue sur l'océan. Nous finissons la journée à Dicky Beach qui, malgré les réserves initiales de Camille, se révèle être un site très photogénique.

samedi 14 mai 2011: Springbrook et Lamington Park Aujourd'hui, nous partons au sud de Brisbane, non pas vers les plages, mais plutôt dans les terres et les parcs nationaux. Nous commençons par le site de Natural Bridge dans le Springbrook National Park. C'est un site assez impressionnant, où une chute d'eau pénètre dans une cave par un puit de lumière. Ce n'est pas évident à décrire, alors mieux vaut aller voir les photos. Nous prenons ensuite la route du Lamington National Park. Quelle route! Longue, étroite (avec des zones où seule une voiture peut passer), très sinueuse... que du bonheur. Finalement, nous mettons plus de temps pour atteindre le parc qui se situe au bout de la route. Nous partons rapidement dans la forêt tropicale pour une petite randonnée avec pour objectif d'aller voir la chute Elinja. Encore une fois, nous terminons la randonnée au pas de charge, histoire de ne pas être dans la forêt tropicale la nuit.

dimanche 15 mai 2011: Gold Coast et Byron Bay Nous repartons au sud de Brisbane car aujourd'hui nous terminerons notre journée à Byron Bay. La journée commence par un petit-déjeuner à Surfers Paradise, en admirant la belle plage bordée de massifs gratte-ciels. Surfers Paradise n'est pas très loin de Brisbane, et notre courte visite nous donne l'impression que c'est un endroit sympa pour y passer ses WE. Après avoir fait quelques photos sur la plage, nous nous dirigeons vers le Currumbin Wildlife Sanctuary, où nous allons voir des koalas. Je ne pensais pas qu'il y aurait tant de monde. Nous trouvons difficilement une place pour nous garer et la file d'attente est conséquente. En fin de compte, nous avons de la chance et nous entrons dans le parc en une demi-heure. Nous avons même droit à une remise sur le prix d'entrée car nous sommes étrangers! Le parc est fabuleux. Ce n'est pas un grand zoo, mais nous avons la chance d'y voir des animaux locaux. Certains, comme les kangourous sont en liberté. Nous sommes tous deux très heureux de constater que nous avons vu de nombreuses espèces sauvages au cours de nos promenades: kangourous, wallabies, cockatoos, perroquets, cassowaries, émeus, etc. De plus, ce parc est l'occasion de voir des koalas, qui sont difficile à voir dans la nature. Ils sont adorables! Enfin, nous nous dirigeons vers Byron Bay. La baie offre de belles plages et c'est le point le plus à l'Est de l'Australie. Nous allons au phare faire quelques photos alors que le ciel devient de plus en plus menaçant. J'ai juste le temps de faire quelques photos au soleil couchant, avant de ranger mon matériel en catastrophe car il se met à pleuvoir des trombes d'eau. Allez, pour nous réconforter, nous allons nous acheter 2 "fish and ships" pour le repas de ce soir.

lundi 16 mai 2011: Blue Mountains Encore une grande journée de transport: de Byron Bay à Brisbane en voiture, de Brisbane à Sydney en avion, et de Sydney jusqu'aux Blue Mountains en voiture. Pas de chance cette fois, l'avion a un problème, et notre vol est décalé de 3 heures... cela aurait pu être pire. Nous arrivons de nuit dans les Blue Mountains.
mardi 17 mai 2011: Blue Mountains Hier soir et ce matin, nous avons senti la différence de température: nous sommes bien en Automne dans une zone montagneuse. Il faisait 0°C cette nuit. Et il ne fait pas très chaud ce matin lorsque nous attaquons notre randonnée du jour: la National Pass. J'ai amené un bonnet mais j'aurais dû prendre mes gants. Cette randonnée est l'occasion d'admirer plusieurs chutes d'eau et aussi d'avoir de beaux points de vue sur les Blue Mountains. Après cette belle balade qui nous prend 5 heures, nous partons nous promener à Leura. Nous profitons de l'ambiance de la rue principale et des boutiques de style ancien. Enfin, nous ne pouvons pas terminer cette journée sans un coucher de soleil. Nous allons donc à Echo Point pour voir le coucher sur les montagnes, la forêt et les Three Sisters. Le ciel est un peu nuageux, mais nous profitons tout de même d'un joli ciel rose.

mercredi 18 mai 2011: Sydney C'est la dernière ligne droite. Nous partons à Sydney. Nous profitons d'avoir encore la voiture de location pour aller voir certains sites éloignés que Camille connait déjà. Watson Bay et South Head offrent une vue magnifique sur l'Océan Pacifique et sur l'entrée de Jackson Bay. Nous enchaînons avec la célèbre plage de Bondi et, ensuite nous longeons la côte jusqu'à Maroubra. La baie de Bondi est évidemment un must pour ceux qui viennent à Sydney. Mais un peu plus loin, la baie de Tamarama est tout aussi sympa. Une fois la voiture rendue à l'aéroport, nous partons pour le centre de Sydney. Circular Quay et le jardin botanique nous attendent. Et comme d'habitude, nous profitons des dernières lueurs du jour à Mrs Macquary Chair profitant de la vue imprenable sur l'Opéra, le pont et la baie magnifique.
jeudi 19 mai 2011: Sydney Nous partons visiter la ville: St Mary's Cathedral, Archibald Fountain, Pitt Street, Circular Quay. Nous nous attardons dans le quartier des Rocks avant de traverser le pont pour terminer notre journée à Milson Point. C'est une belle promenade et c'est très agréable de traverser les quartiers plus agités de Circular Quay et de Westfield pour finir tranquillement à North Sydney, en attendant le coucher du soleil.
vendredi 20 mai 2011: Sydney Ce matin, nous allons prendre un café à Darling Harbour, l'un des lieux favoris de Camille à Sydney. Ensuite je laisse Camille du côté de la Mairie où elle a une réunion professionnelle. Après avoir fait un petit saut dans un comics shop local (et oui, on ne se refait pas), je pars à Observatory Hill pour déjeuner. Nous nous retrouvons à Circular Quay et nous allons nous promener près de l'Opéra et du jardin botanique. Dernier coucher de soleil à Sydney. Sydney est vraiment une belle ville.

samedi 21 mai 2011: Paris Nos vacances se terminent et nous quittons l'Australie aujourd'hui. Camille part directement de Sydney ce soir, alors que je dois aller à Melbourne cette après-midi pour prendre mon vol de retour. Nous devons nous retrouver à Abu Dhabi. Cela nous laisse une dernière matinée pour profiter de Sydney. Nous avons clairement passé des vacances extraordinaires, qu'il sera difficile de renouveler tous les ans. Mais j'espère que nous aurons l'occasion de retourner en Australie et de visiter d'autres sites.
Hôtels (si je ne fais pas de commentaire particulier, c'est que c'était bien):
Melbourne: Travelodge Southbank Port Campbell: Portside Motel Cervantes: Cervantes Pinnacles Motel Margaret River: Margaret River Hotel Kings Canyon: Kings Canyon Resort (les resorts de kings canyon et de ayers rock sont monstrueusement cher ... ) Ayers rock: Ayers Rock Campground Mission Beach: Licuala Lodge (je le recommande vivement) Cairns: Best Western City Sheridan Brisbane: Edmondstone Motel Byron Bay: Byron Bay Side Self Contained Budget Motel Katoomba: La Maison Boutique Hotel (pas trop mal placé, mais assez moyen) Sydney: Morgans Hotel