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Visiter Tombouctou autrement... English translation pending
Bonjour à tous
je repars en février pour la nième fois au Mali
je vais arriver à Bamako chez mes amis de l'auberge de Dalibougou, le centre d'accueil des enfants des rues
(si il y en a parmi vous qui veulent aider cette petite asso qui ne dépense pas un sou pour autre chose que les enfants..., je peux donner les coordonnées)
puis je partirai voir ceux de Mopti pour des réperages d'un futur documentaire
ensuite, j'irai au Fespaco à OUagadougou, qui a lieu début mars
je pars 5 semaines en tout
cette année je voudrais quand même aller à Tombouctou
il y a 2 ans j'ai shunté cette ville, pour aller jusqu'à Gao, et dans l'Adrar des Iforas
car ce que j'en ai lu et ce qu'on m'en a dit ne me donne pas trop envie d'y aller
mais la curiosité est la plus forte ...
en me disant que si je m'y prends assez tôt, je vais bien trouver des plans avec vous tous
pour ne pas tomber dans les pièges habituels destinés aux touristes ou aux voyageurs pressés
en plus je voudrais partir de Mopti en pinasse...vu que la dernière fois j'ai pris le grand bateau de la Comanav qui partait de Mopti le soir de Noêl dernier voyage avant les basses eaux, et en dormant sur le pont, j'ai vécu des moments de partage très touchants (autre chose que nos fêtes de Noêl consuméristes!!!)
bref, je n'ai pas envie de galérer avec des faux touaregs (ou des vrais d'ailleurs, j'en ai connus de tous!!)
si vous connaissez soit des familles, soit des assos "honnêtes" que je peux contacter, le nom d'un piroguier,
je suis preneuse
Voilà je pense en avoir dit assez pour que vous voyez l'idée!!!
Tous mes voeux de bonheur et de voyages heureux à tous les amis du site
Zara
Quel prix pour voyager avec son chien de Paris à Yaoundé? English translation pending
Bonjour
Quelqu'un aurait il une idee du prix que cela coute pour faire voyager un berger allemand de Paris a Yaoundé, ainsi qu'un yorkshire de 2kg300?Y a t il une quarantaine?Merci
Quelqu'un aurait il une idee du prix que cela coute pour faire voyager un berger allemand de Paris a Yaoundé, ainsi qu'un yorkshire de 2kg300?Y a t il une quarantaine?Merci
Une semaine au Sud-Laos: circuit et excursions English translation pending
Bonjour à tous,
nous serons fin nov. au Sud-Laos pour une semaine.Nous commençons notre séjour par Si Phan Don, puis Champasak et le plateau des Boloven.Nous sommes intéressés par tout bon plan .Nous aimerions, en particulier, savoir s'il existe une bonne agence de voyage à Champasak, qui fait l'excursion dans les villages de Ban Phapo et Ban Khiat Ngong;
D'avance merci.
Cordialement.
H.G.
Explication de la mousson au Vietnam English translation pending
Le dix huitieme roi Huong Vuong, dit on, n'avait qu'une fille, mais qu'elle fille! Prénommée My Nuong, elle était la plus belle, la plus spirituelle et la plus vertueuse des princesse que la terre eut jamais portée.
Quiconque croisait son regard ne pouvait plus détacher les yeux d'elle, quiconque l'entendait parler, restait muet d'admiration...
Rien d'étonnant des lors si, des qu'elle fut en age de se marier, son pere eut a coeur de lui trouver un epoux digne d'elle. Des méssagers partirent au quatre coins du royaume annoncer la nouvelle et, bientot, des prétendants par dizaine firent la queue devant le palais dans l'espoir, double, de plaire au roi et de conquerir le coeur de la princesse. Fins lettrés, musiciens virtuoses, guerriers émérites, astrologues réputés, les hommes les plus séduisants et talentueux du royaume se voyait la réunis. Mais depuis la plus haute tour du palais ou ils avaient tout loisir d'observér les uns les autres pere et fille se montrerent difficiles : aucun des candidats ne paraissait trouver grace a leurs yeux....
Soudain deux jeunes gens firent leurs apparition, supplantant tous les autres.Ils se présentairent comme étant Son Tinh-le génie de la montagne- et Thuy Tinh-le génie des eaux-, tous deux tomberent fous amoureux de la princesse, aperçu lors de promenades au bord de l'eau pour l'un, tandis qu'elle pique-niquait pres d'une foret de bambou pour l'autre. Et de prouver ce qu'ils avançaient!
Jetant a voix haute quelques incantations, Thuy Tinh appella la pluie et la foudre a s'abattre sur le champ : aussitot le ciel, si clair jusque la, vira au noir d'encre tandis qu'un violent orage éclatait. Des trombes d'eau se déverserent, et les fleuves sortirent de leur lit, transformant les champs en marécages, cependant que la foudre tombait sur les arbres avec une telle force que leurs racines en étaient mise a nu.... Ce fut alors au tour de Son Tinh de montrer de quoi il était capable. Frappant le sol de son baton magique, il fit naitre des vents puissant qui en une seconde chasserent les nuages du ciel. La pluie cessa, l'herbe reverdit et le monde sembla connaitre une seconde naissance : le soleil étincela, jetant des notes dorées dans l'air redevenu doux et pur, et des oiseaux chanteurs lancerent leurs trilles avec une gaieté retrouvée....
Le roi se sentit bien embarrassé : comment diable choisir entre ces deux prétendants d'exeption? la chose semblait impossible. Aussi déclara t il : ""vous etes tous deux également puissant et, l'un comme l'autre, vous feriez des gendres remarquables a tout point de vue. Je n'ai donc pas d'autre possibilité que d'organiser une épreuve afin de vous départager... Le premier qui m'amenera cents pains de riz gluant, deux cents banh Chung, un éléphant a neuf défenses, un coq a neuf ergots et un cheval a neuf crins rouge obtiendra la main de la princesse". Le matin meme du jour suivant, Son Tinh entre dans le palais avec les nouritures demandées étalées sur des plateaux d'or et d'argent, et les animaux exigés suivant a la queue leu leu.
Le roi s'étant déclaré satisfait, le génie de la montagne ammena avec lui sa promise et l'installa dans son plus beau palais, situé sur la plus haute crete de la plus haute montagne. L'apres midi du meme jour, le génie des eaux, qui avait eu un peu plus de peine a se procurer les cadeaux requis par le roi, se présenta au palais. Lorsqu'il apprit que son rival était partie avec l'objet de son amour, il entra dans une effroyable colere. Il lança un e armée de dragon et de pieuvres a l'assault du monde et, déchainant ouragans et tempetes, fit trembler la terre jusque dans ses fondements, avant d'ordonner aux fleuves de couper les routes, d'engloutir les récoltes et d'inonder les maisons jusqu'au toit... Bientot, il n'y eu plus une parcelle de terre qui ne futsubmergée sous le ciel sombre, gorgé de pluies dévastatrices.
Son Tinh refusant de se laisser faire, réagit a la vitesse de l'éclair : surélevant les collines et déplaçant les montagnes, il parvint a endiguer les crues avec l'aide des hommes qui le secondèrent de leurmieux.Les ours et les tigres eux memes lui pretèrent main forte afin d'ér=tablir des barrages et de préserver les terres et forets. Combattant avec acharnement, Son Tinh sauva des populations entiere de la noyade. La lutte se poursuivit sur plusieurs mois. On ne comptait plus les cadavres ensevelis sous l'eau et la boue.... Puis, un beau jour, le fleuve se retira et, comptant les morts dans chaque camp, l'on établit sans peine la défaite de Thuy Tinh, qui avait échoué a accomplir son voeu de destruction.
La rancoeur du malheureux prétendant demeura tenace, cependant. Car depuis lors, chaque année a la meme période-aux sizieme et septieme mois lunaires-, la mousson survient, accompagnée d'un cortege de pluies diluviennes et de typhons dont le peuple vietnamien se priotege tant bien que mal. "les génies se disputent encore la main de la princesse", a t on coutume d'observer...
"Les deux génies et la princesse" tiré du livre "Le lac né en une nuit et autres légendes du Vietnam" contes choisis, présentés et racontés par Minh Tran Huy
A+
PS : dédicasse a Abalone😛😄😏
Rien d'étonnant des lors si, des qu'elle fut en age de se marier, son pere eut a coeur de lui trouver un epoux digne d'elle. Des méssagers partirent au quatre coins du royaume annoncer la nouvelle et, bientot, des prétendants par dizaine firent la queue devant le palais dans l'espoir, double, de plaire au roi et de conquerir le coeur de la princesse. Fins lettrés, musiciens virtuoses, guerriers émérites, astrologues réputés, les hommes les plus séduisants et talentueux du royaume se voyait la réunis. Mais depuis la plus haute tour du palais ou ils avaient tout loisir d'observér les uns les autres pere et fille se montrerent difficiles : aucun des candidats ne paraissait trouver grace a leurs yeux....
Soudain deux jeunes gens firent leurs apparition, supplantant tous les autres.Ils se présentairent comme étant Son Tinh-le génie de la montagne- et Thuy Tinh-le génie des eaux-, tous deux tomberent fous amoureux de la princesse, aperçu lors de promenades au bord de l'eau pour l'un, tandis qu'elle pique-niquait pres d'une foret de bambou pour l'autre. Et de prouver ce qu'ils avançaient!
Jetant a voix haute quelques incantations, Thuy Tinh appella la pluie et la foudre a s'abattre sur le champ : aussitot le ciel, si clair jusque la, vira au noir d'encre tandis qu'un violent orage éclatait. Des trombes d'eau se déverserent, et les fleuves sortirent de leur lit, transformant les champs en marécages, cependant que la foudre tombait sur les arbres avec une telle force que leurs racines en étaient mise a nu.... Ce fut alors au tour de Son Tinh de montrer de quoi il était capable. Frappant le sol de son baton magique, il fit naitre des vents puissant qui en une seconde chasserent les nuages du ciel. La pluie cessa, l'herbe reverdit et le monde sembla connaitre une seconde naissance : le soleil étincela, jetant des notes dorées dans l'air redevenu doux et pur, et des oiseaux chanteurs lancerent leurs trilles avec une gaieté retrouvée....
Le roi se sentit bien embarrassé : comment diable choisir entre ces deux prétendants d'exeption? la chose semblait impossible. Aussi déclara t il : ""vous etes tous deux également puissant et, l'un comme l'autre, vous feriez des gendres remarquables a tout point de vue. Je n'ai donc pas d'autre possibilité que d'organiser une épreuve afin de vous départager... Le premier qui m'amenera cents pains de riz gluant, deux cents banh Chung, un éléphant a neuf défenses, un coq a neuf ergots et un cheval a neuf crins rouge obtiendra la main de la princesse". Le matin meme du jour suivant, Son Tinh entre dans le palais avec les nouritures demandées étalées sur des plateaux d'or et d'argent, et les animaux exigés suivant a la queue leu leu.
Le roi s'étant déclaré satisfait, le génie de la montagne ammena avec lui sa promise et l'installa dans son plus beau palais, situé sur la plus haute crete de la plus haute montagne. L'apres midi du meme jour, le génie des eaux, qui avait eu un peu plus de peine a se procurer les cadeaux requis par le roi, se présenta au palais. Lorsqu'il apprit que son rival était partie avec l'objet de son amour, il entra dans une effroyable colere. Il lança un e armée de dragon et de pieuvres a l'assault du monde et, déchainant ouragans et tempetes, fit trembler la terre jusque dans ses fondements, avant d'ordonner aux fleuves de couper les routes, d'engloutir les récoltes et d'inonder les maisons jusqu'au toit... Bientot, il n'y eu plus une parcelle de terre qui ne futsubmergée sous le ciel sombre, gorgé de pluies dévastatrices.
Son Tinh refusant de se laisser faire, réagit a la vitesse de l'éclair : surélevant les collines et déplaçant les montagnes, il parvint a endiguer les crues avec l'aide des hommes qui le secondèrent de leurmieux.Les ours et les tigres eux memes lui pretèrent main forte afin d'ér=tablir des barrages et de préserver les terres et forets. Combattant avec acharnement, Son Tinh sauva des populations entiere de la noyade. La lutte se poursuivit sur plusieurs mois. On ne comptait plus les cadavres ensevelis sous l'eau et la boue.... Puis, un beau jour, le fleuve se retira et, comptant les morts dans chaque camp, l'on établit sans peine la défaite de Thuy Tinh, qui avait échoué a accomplir son voeu de destruction.
La rancoeur du malheureux prétendant demeura tenace, cependant. Car depuis lors, chaque année a la meme période-aux sizieme et septieme mois lunaires-, la mousson survient, accompagnée d'un cortege de pluies diluviennes et de typhons dont le peuple vietnamien se priotege tant bien que mal. "les génies se disputent encore la main de la princesse", a t on coutume d'observer...
"Les deux génies et la princesse" tiré du livre "Le lac né en une nuit et autres légendes du Vietnam" contes choisis, présentés et racontés par Minh Tran Huy
A+
PS : dédicasse a Abalone😛😄😏
Descente de la Tsiribihina et parc des Tsingy à Madagascar: guide et budget? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes 2 et nous entreprenons de partir à Mada, 3 semaines en aout. Nous comptons commencer par la descente de la tsinribihina et le parc des tsingy. Plusieurs questions à ce sujet, il ya de nombreux posts à ce sujet mais les choses ne sont pas claires.
1- Quel est le budget pour 2 Personnes, si l'on part d'Antsirabe ou mandiviazo? En comptant 3 jours /2 nuits pour le fleuve, et 4jours/3 nuits pour les tsingys avec les transferts puis le retour à Morondava? Quelle est la fourchette de prix tout compris avec un guide ou une agence qui s'occupe de tout ( sans arnaque, c'est à dire trajet, eau, nourriture, hotel, etc..)? Cette question est simple mais finallement on trouve rarement la réponse 7-8 jours quel va etre le budget pour 2 environ, car j'entends tout et n'importe quoi, et je ne veux pas que cela plombe mon budget meme si ca n'est pas le prix qui me bloquera? Je n'ai pas envie non plus d'arriver sur place et de me rendre compte que j'ai payé le double? Faut il vraiment s'y prendre à l'avance, ou on peut trouver surplace facilement sans se faire avoir? Perso, je préfererai booker ce début de voyage avant? j'ai deja envoyé un mail à une agence et j'en suis au total à 800 euros tout compris par personne ( cher cher non?)
2- Si vous connaissez qlq 'un de fiable et avec des prix sympa, je suis preneur, et surtout qlq 'un de sympa et compétent qui nous fera dévouvrir un max de chose ( bref pas le guide qui est juste la pour récupérer son argent comme cela arrive souvent, mais bon c'est la vie aussi).
3- Enfin pour les gens qui connaissent Mada, nous comptons enchainer sur Isalo puis anakao, si vous avez des conseils nous sommes preneurs.
Merci pour tout a+
Nous sommes 2 et nous entreprenons de partir à Mada, 3 semaines en aout. Nous comptons commencer par la descente de la tsinribihina et le parc des tsingy. Plusieurs questions à ce sujet, il ya de nombreux posts à ce sujet mais les choses ne sont pas claires.
1- Quel est le budget pour 2 Personnes, si l'on part d'Antsirabe ou mandiviazo? En comptant 3 jours /2 nuits pour le fleuve, et 4jours/3 nuits pour les tsingys avec les transferts puis le retour à Morondava? Quelle est la fourchette de prix tout compris avec un guide ou une agence qui s'occupe de tout ( sans arnaque, c'est à dire trajet, eau, nourriture, hotel, etc..)? Cette question est simple mais finallement on trouve rarement la réponse 7-8 jours quel va etre le budget pour 2 environ, car j'entends tout et n'importe quoi, et je ne veux pas que cela plombe mon budget meme si ca n'est pas le prix qui me bloquera? Je n'ai pas envie non plus d'arriver sur place et de me rendre compte que j'ai payé le double? Faut il vraiment s'y prendre à l'avance, ou on peut trouver surplace facilement sans se faire avoir? Perso, je préfererai booker ce début de voyage avant? j'ai deja envoyé un mail à une agence et j'en suis au total à 800 euros tout compris par personne ( cher cher non?)
2- Si vous connaissez qlq 'un de fiable et avec des prix sympa, je suis preneur, et surtout qlq 'un de sympa et compétent qui nous fera dévouvrir un max de chose ( bref pas le guide qui est juste la pour récupérer son argent comme cela arrive souvent, mais bon c'est la vie aussi).
3- Enfin pour les gens qui connaissent Mada, nous comptons enchainer sur Isalo puis anakao, si vous avez des conseils nous sommes preneurs.
Merci pour tout a+
Avis sur circuit Montréal-Québec-Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Il était une fois 3 p'tits Français avides d'aventures, prêts à explorer le nouveau monde mais ne savant pas vraiment comment s'y prendre.....
Plus sérieusement j'envisage de visiter la région avec deux amis du 21 juin au 5 juillet prochain. Armés d'une carte Michelin Canada/USA et de quelques guides nous avons imaginé un petit "périple" et franchement j'aimerais vous le soumettre pour savoir s'il est réaliste parcequ'à force d'en parler tous les trois, de remuer les possibilités dans tous les sens, je sais plus.
Donc amis Québecois, Canadiens, voire Américains (ou même Français) si vous pouviez nous conseiller vous feriez une belle action
Alors voila le topo :
21/06 Arrivée à 18 heures sur Montréal 22/06 Visite de Montréal 23/06 Visite de Montréal 24/06 Visite de Montréal et ses environs 25/06 Départ pour la cote du Maine Kennebukport/Ogunqult en voiture. 26/06 retour du Maine fin de journée sur Montréal 27/06 Depart pour Quebec avec arret sur Trois rivieres 28/06 Visite de Quebec 29/06 Visite de Quebec et ses environs retour le soir sur Montréal 30/06 Départ en matinée par bus pour New-york 01/07 Visite de NY 02/07 Visite de NY 03/07 Visite de NY 04/07 Retour en matinée sur Montréal 05/07 Avion de retour sur Paris 18 heures
Bon voila Notre principale probléme c'est l'estimation des temps de trajets. Même si nous connaissons les distances (merci Michelin) on a pas vraiment d'idées sur le temps que ça représente. Alors au final je me dis Aller sur la cote US 2 jours ça vaut le coup ou est il plus raisonnable de visiter le Vermont ?.
Bref d'ici là nous aurons bien le temps d'affiner les lieux à visiter mais surtout si vous connaissez des endroits sympa dans le Vermont, au Quebec.
N'hésitez pas à commenter
Merci à tous Et peut etre a bientôt. ;-)
Il était une fois 3 p'tits Français avides d'aventures, prêts à explorer le nouveau monde mais ne savant pas vraiment comment s'y prendre.....
Plus sérieusement j'envisage de visiter la région avec deux amis du 21 juin au 5 juillet prochain. Armés d'une carte Michelin Canada/USA et de quelques guides nous avons imaginé un petit "périple" et franchement j'aimerais vous le soumettre pour savoir s'il est réaliste parcequ'à force d'en parler tous les trois, de remuer les possibilités dans tous les sens, je sais plus.
Donc amis Québecois, Canadiens, voire Américains (ou même Français) si vous pouviez nous conseiller vous feriez une belle action
Alors voila le topo :
21/06 Arrivée à 18 heures sur Montréal 22/06 Visite de Montréal 23/06 Visite de Montréal 24/06 Visite de Montréal et ses environs 25/06 Départ pour la cote du Maine Kennebukport/Ogunqult en voiture. 26/06 retour du Maine fin de journée sur Montréal 27/06 Depart pour Quebec avec arret sur Trois rivieres 28/06 Visite de Quebec 29/06 Visite de Quebec et ses environs retour le soir sur Montréal 30/06 Départ en matinée par bus pour New-york 01/07 Visite de NY 02/07 Visite de NY 03/07 Visite de NY 04/07 Retour en matinée sur Montréal 05/07 Avion de retour sur Paris 18 heures
Bon voila Notre principale probléme c'est l'estimation des temps de trajets. Même si nous connaissons les distances (merci Michelin) on a pas vraiment d'idées sur le temps que ça représente. Alors au final je me dis Aller sur la cote US 2 jours ça vaut le coup ou est il plus raisonnable de visiter le Vermont ?.
Bref d'ici là nous aurons bien le temps d'affiner les lieux à visiter mais surtout si vous connaissez des endroits sympa dans le Vermont, au Quebec.
N'hésitez pas à commenter
Merci à tous Et peut etre a bientôt. ;-)
Projet de voyage: suivre le fleuve Niger de la Guinée au Niger cet été English translation pending
Bonjour a tous et a toutes, je m'appelle Tom, j'ai 20 ans et je suis actuellement en train de préparer un projet pour cet été dans le cadre d'un stage pour mon ecole(une ecole qui nous prepare pour travailler dans les pays en développement dans les associations, les entreprises qui œuvrent pour un developpement durable etc..).
Mon projet serait de suivre le fleuve Niger de la Guinée au Niger pour en étudier le rôle "géopolitique", économique, sociologique, culturel enfin bref, justement pour en cerner toutes les dimensions et l'importance du rôle qu'il peut avoir dans les pays qu'il traverse.
J'aimerais suivre le fleuve principalement en pirogue et par la route pour les passages non-naviguables(autour de Bamako, etc...).
J'aimerais effectuer principalement des pirogues sans moteur (pagaie, voile)car j'ai le temps(environ trois mois) et je n'ai pas de point précis d'arrivée (je peux m'arreter au mali si je n'ai pas eu le temps d'aler plus loin) et puis je suis prêt a pagayer:-).
En plus mon objectif est de rencontrer tout les acteurs de la vie du fleuve(population, commerçants, voyageur, touristes, pêcheurs...)et je pense quque des petites pirogues avec peu de monde serait plus pratique pour s'arrêter et prendre son temps.Je serais surement seul ou a deux sur une partie du voyage.En plus je n'ai pas beaucoup de moyen pour ce voyage donc je prefere economiser l'essence si possible...
Premièrement mon plus gros souci c'est que pour ce projet ma seule periode disponible c'est de Juin a Aout, et j'ai cru comprendre qu' a cette époque il est encore très difficile de naviguer sur le fleuve car ça n'est que le début de la saison des pluies. Donc déja est ce que vous pensez que c'est faisable d'envisager ce genre de projet a cette époque ou non? Quel serait le sens le plus facile a cette époque en sachant que je serais principalement en pirogue sans moteur(pagaie ou voile)? Quelles sont les zones non-naviguables a cette époque? Est ce que je pourrais trouver facilement des guides pour des périodes de deux trois jours a une semaine en petite pirogue pour 2/3 personnes tout au long du fleuve? En effet j'aimerais pouvoir avoir different guide au cours du voyage afin de multiplier les points de vue et les rencontres possibles. Je n'ai pas beaucoup de moyen comme je l'ai déjà dit, donc en gros quel est le budget que je dois prévoir par semaine ou mois, en limitant les frais au max (bivouac, pagaie, nourriture faites nous memes)....?
J'ai des milliers de question a vous posez encore mais deja j'aimerais savoir ce que vous pensez de l'idée et si c'est faisable ou pas a cette époque??????Dites moi si vous avez besoin de precision.
Merci de votre attention pour je l'espere un futur passager du fleuve.....
Premièrement mon plus gros souci c'est que pour ce projet ma seule periode disponible c'est de Juin a Aout, et j'ai cru comprendre qu' a cette époque il est encore très difficile de naviguer sur le fleuve car ça n'est que le début de la saison des pluies. Donc déja est ce que vous pensez que c'est faisable d'envisager ce genre de projet a cette époque ou non? Quel serait le sens le plus facile a cette époque en sachant que je serais principalement en pirogue sans moteur(pagaie ou voile)? Quelles sont les zones non-naviguables a cette époque? Est ce que je pourrais trouver facilement des guides pour des périodes de deux trois jours a une semaine en petite pirogue pour 2/3 personnes tout au long du fleuve? En effet j'aimerais pouvoir avoir different guide au cours du voyage afin de multiplier les points de vue et les rencontres possibles. Je n'ai pas beaucoup de moyen comme je l'ai déjà dit, donc en gros quel est le budget que je dois prévoir par semaine ou mois, en limitant les frais au max (bivouac, pagaie, nourriture faites nous memes)....?
J'ai des milliers de question a vous posez encore mais deja j'aimerais savoir ce que vous pensez de l'idée et si c'est faisable ou pas a cette époque??????Dites moi si vous avez besoin de precision.
Merci de votre attention pour je l'espere un futur passager du fleuve.....
Installation à Saint Laurent du Maroni en Guyane English translation pending
Bonjour à tous,
voilà c'est officiel j'ai un poste à saint laurent du maroni pour avril....mains maintenant, il s'agit de quitter la métropole avec deux enfants scolarisés...quelqu'un peut-il me parler plus amplement de saint laurent ? les quartiers où il vaut mieux habiter, ceux à éviter, les écoles etc...
merci, toutes vos réponses seront les bienvenues et nous permettrons de partir un peu plus sereins...🙂
à bientot 🙂
Trajet Ségou-Mopti en pirogue (Mali) English translation pending
quelles sont les possibilités pour aller de ségou à mopti en pirogue, combien de temps, combien ça coûte, etc...et cela pour mars.
merci beaucoup pour toutes vos réponses
Inondations au Mali? (septembre 2007) English translation pending
Salut, vous me pouver dire quelque choses de la situation en mali depuis les pluis tres forts?
merci
Circuler entre le Vietnam du Sud et le Laos du Sud? English translation pending
Bonsoir,
personne n'a donc d'expérinece à partager suite àmon message du 15 août ?
J'essaye à nouveau, après réflexion : Je projette un voyage VIETNAM (delta du mékong) vers LAOS DU SUD - > 3 semaines
Pouvez vous me faire part de votre expérience sur un trajet entre Ho Chi Minh et le Sud Laos : - une arrivée en avion à Ho Chi Minh - traversée du Cambodge possible en bus avec Muang Khong (1 ou 2 jours ?) ou avion conseillé avec Muang Khong ou plus au Nord avec Paksé ? - remontée du mekong de Muang Khong à Champasak ou Paksé - ou de Paksé à Savannaket - un retour Vientiane-BKK-Paris ou un AR Ho Chi Minh ? ou encore un retour Vientiane- HCMV-Paris? Quid des avions depuis Paksé ou Savannaket ? vers BKK ou HCMV ? De grands voyageurs rencontré en Asie m'ont parlé il y a qqs années de billets d'avion pas chers depuis Ho Chi Minh je crois pour gagner d'autres villes de l'Asie du Sud-Est . j'ai oublié son nom. Auriez-vous des infos ?
merci Loire44
personne n'a donc d'expérinece à partager suite àmon message du 15 août ?
J'essaye à nouveau, après réflexion : Je projette un voyage VIETNAM (delta du mékong) vers LAOS DU SUD - > 3 semaines
Pouvez vous me faire part de votre expérience sur un trajet entre Ho Chi Minh et le Sud Laos : - une arrivée en avion à Ho Chi Minh - traversée du Cambodge possible en bus avec Muang Khong (1 ou 2 jours ?) ou avion conseillé avec Muang Khong ou plus au Nord avec Paksé ? - remontée du mekong de Muang Khong à Champasak ou Paksé - ou de Paksé à Savannaket - un retour Vientiane-BKK-Paris ou un AR Ho Chi Minh ? ou encore un retour Vientiane- HCMV-Paris? Quid des avions depuis Paksé ou Savannaket ? vers BKK ou HCMV ? De grands voyageurs rencontré en Asie m'ont parlé il y a qqs années de billets d'avion pas chers depuis Ho Chi Minh je crois pour gagner d'autres villes de l'Asie du Sud-Est . j'ai oublié son nom. Auriez-vous des infos ?
merci Loire44
Travailler en Suisse et vivre en France? English translation pending
Bonjour
J'ai une proposition d'emploi en Suisse dans le canton de Neuchatel à 4 kms de la frontière suisse dans une grande entreprise international. Le salaire proposé est de 75000 FCH - J'aimerai savoir si cela "vaut le coup" car le salaire est en effet tres attraillant pour une nordiste comme moi, mais la vie dans ce coin est plus chere, je pense, et j'ai 2 enfants et un mari qui doivent me suivre .... Quelques petites questions se posent alors : Mon mari doit chercher en Suisse ou en france ( éléctricien industriel avec expé ) ? Il faut vivre en suisse ou en France ? quel est la période d'essai des entreprises suisse ? quels sont les frais sur les virements de salaires ? Doit on foncer tête baissée ou quelles sont les questions à se poser avant de partir
Merci de me donner le plus de rensignements possible afin de ne pas prendre une décision que je risque de regretter 🤪
Merci à tous d'avance pour votre aide 😏 Cordialement
J'ai une proposition d'emploi en Suisse dans le canton de Neuchatel à 4 kms de la frontière suisse dans une grande entreprise international. Le salaire proposé est de 75000 FCH - J'aimerai savoir si cela "vaut le coup" car le salaire est en effet tres attraillant pour une nordiste comme moi, mais la vie dans ce coin est plus chere, je pense, et j'ai 2 enfants et un mari qui doivent me suivre .... Quelques petites questions se posent alors : Mon mari doit chercher en Suisse ou en france ( éléctricien industriel avec expé ) ? Il faut vivre en suisse ou en France ? quel est la période d'essai des entreprises suisse ? quels sont les frais sur les virements de salaires ? Doit on foncer tête baissée ou quelles sont les questions à se poser avant de partir
Merci de me donner le plus de rensignements possible afin de ne pas prendre une décision que je risque de regretter 🤪
Merci à tous d'avance pour votre aide 😏 Cordialement
Itinéraires à pieds pour deux mois (et demi) au Ladakh cet été? English translation pending
Bonjour.
Je me rend au nord de l'inde via Delhi a la fin du mois de Juin. Mon objectif est de profiter au maximum du pays en marchant. Je compte ensuite me rendre au pakistan via Amristar (le seul point de passage entre les 2 pays) au début du mois de septembre.
L'idéal pour moi serait de faire une sorte de boucle sud-est-nord-ouest genre Manali-Leh-Amristar. J'ai 2 mois-2 mois et demi a consacrer au ladakh-Zanskar. Pour info, je voyage seul, sans agence ni muletier.J'ai réduit le poids de mon équipement au minimum, j'arrive maintenant a 9 kg, sac a dos et matériel photo compris. Je peux donc emporter 8-10 jours de ravitaillement pour etre entièrement autonome. Meme si je pense faire quelques troncons d'itinéraires "classiques" donc tres touristiques, j'ai quand meme une préference pour les endroits isolés, et tant qu'a faire présentant un intéret photographique. J'aime bien quand il fait froid et je n'aime pas quand il pleut...😛
Voila maintenant mes questions :
Que feriez vous a ma place ???? 😉 Je suis ouvert a toute propositions, la seule chose importante est que je dois etre a Amristar entre le 1 et 10 septembre.
Quels sont les villes et villages proposant du ravitaillement (meme sommaire) et surtout du kérosene pour mon réchaud en dehors des itinéraires les plus courrus ? C'est en fait ce qui me bloque le plus pour la réalisation de mon itinéraire, car je voudrais au possible eviter d'avoir a retourner a Leh apres chaque treck pour me réaprovisionner, ca fait perdre du temps (meme si je ne suis pas vraimment pressé) et surtout ca oblige a d'innonbrables heures de transport exténuantes.
Un grand merci a ceux qui m'aiderons.
Je me rend au nord de l'inde via Delhi a la fin du mois de Juin. Mon objectif est de profiter au maximum du pays en marchant. Je compte ensuite me rendre au pakistan via Amristar (le seul point de passage entre les 2 pays) au début du mois de septembre.
L'idéal pour moi serait de faire une sorte de boucle sud-est-nord-ouest genre Manali-Leh-Amristar. J'ai 2 mois-2 mois et demi a consacrer au ladakh-Zanskar. Pour info, je voyage seul, sans agence ni muletier.J'ai réduit le poids de mon équipement au minimum, j'arrive maintenant a 9 kg, sac a dos et matériel photo compris. Je peux donc emporter 8-10 jours de ravitaillement pour etre entièrement autonome. Meme si je pense faire quelques troncons d'itinéraires "classiques" donc tres touristiques, j'ai quand meme une préference pour les endroits isolés, et tant qu'a faire présentant un intéret photographique. J'aime bien quand il fait froid et je n'aime pas quand il pleut...😛
Voila maintenant mes questions :
Que feriez vous a ma place ???? 😉 Je suis ouvert a toute propositions, la seule chose importante est que je dois etre a Amristar entre le 1 et 10 septembre.
Quels sont les villes et villages proposant du ravitaillement (meme sommaire) et surtout du kérosene pour mon réchaud en dehors des itinéraires les plus courrus ? C'est en fait ce qui me bloque le plus pour la réalisation de mon itinéraire, car je voudrais au possible eviter d'avoir a retourner a Leh apres chaque treck pour me réaprovisionner, ca fait perdre du temps (meme si je ne suis pas vraimment pressé) et surtout ca oblige a d'innonbrables heures de transport exténuantes.
Un grand merci a ceux qui m'aiderons.
Plage près des ports d'escales de La Valette (Malte) et de Rhodes (île grecque)? English translation pending
bonjour
Pouvez vous me dire si il y a des plages situé pres du port de la valette et de rhodes.
Merci de ces renseignements.
PNC/PNT/PAX et cie... humour de l'air English translation pending
Une petite discussion pour partager quelques blagues, anecdotes, deja vu, deja entendu.......de l'aérien.
J'ouvre le bal:
Après le décollage d'un avion, comme d'habitude, deux hôtesses essaient de se familiariser avec les passagers qui se trouvent à bord: Va voir à la queue de l'avion s'il y a de nouvelles têtes, moi, je vais faire le contraire ...
Un avion AZ survole l'Atlantique. Les passagers sont confortablement installés dans leurs fauteuils... Et tout à coup! Une voix grésille dans le haut-parleur: Ici le commandant de bord! Nous vous informons que les quatre réacteurs sont en flammes. L'équipage a sauté en parachute et à l'heure actuelle, je vous parle d'un canot de sauvetage qui a été largué à la mer! Surtout, que personne ne panique! Nous somme allés chercher du secours... Bonne chance à tous!
Ça se passe dans un 747. L'hôtesse annonce aux passagers que le pilote va prendre sa retraite et qu'il s'agit ici de son dernier vol. Salve d'applaudissements. Le commandant de bord prend la parole et dit : Mesdames, Messieurs pour mon dernier vol j'aimerais faire ce que, en trente ans de carrière je n'ai jamais pu faire, un looping avec ce 747. Pour cela j'aimerais avoir votre accord. Les passagers tapent alors des mains et chantent : Le looping, le looping, le looping! Le commandant de bord, ému, se lance dans la manoeuvre, l'avion entame son cercle et le looping réussit. Les passagers applaudissent pendant cinq bonnes minutes puis reprennent : Le looping, le looping, le looping! Le commandant entame un nouveau looping qui réussit. Les passagers : Le looping, le looping, le looping ! Troisième, puis quatrième looping toujours sous les applaudissements de la foule. Soudain un type sort des chiottes et dit : Dites donc, c'est pas bientôt finit vos conneries!
VRAIE:
Roissy. Le 29 Juin. Un passager arrive à la pesée des bagages d'Air France. Il dispose de 3 grosses valises sur son chariot. - J'aimerai que cette valise aille à New York, que celle-ci aille à Rome, et que celle-ci aille à Hongkong! - Je suis désolé Monsieur, répond l'hôtesse, j'ai bien peur que cela ne soit impossible! - Impossible? C'est pourtant ça qui s'est passé la dernière fois que j'ai pris un vol sur cette compagnie.
Quelques véritables réclamations au service d'entretien, émises par des pilotes d'air France, et les réponses de l'équipe d'entretien:
Problème : Le pneu principal intérieur gauche a quasiment besoin d'être changé Solution : Pneu principal intérieur gauche quasiment changé.
Problème : Test en vol OK, sauf l'atterrissage automatique très brutal Solution : Pas de système d'atterrissage automatique sur cet avion.
Problème : L'avion a un comportement marrant. Solution : Avion averti de la necessité de se retenir, de voler droit et de rester sérieux.
Problème : Bruit provenant du moteur n°2, comme si un type tapait avec un petit marteau. Solution :
Petit marteau confisqué au type du moteur n°2.
Problème : Hôtesse de l'air gelée en altitude. Solution : Essais au sol OK.
A vous de jouer!!!
J'ouvre le bal:
Après le décollage d'un avion, comme d'habitude, deux hôtesses essaient de se familiariser avec les passagers qui se trouvent à bord: Va voir à la queue de l'avion s'il y a de nouvelles têtes, moi, je vais faire le contraire ...
Un avion AZ survole l'Atlantique. Les passagers sont confortablement installés dans leurs fauteuils... Et tout à coup! Une voix grésille dans le haut-parleur: Ici le commandant de bord! Nous vous informons que les quatre réacteurs sont en flammes. L'équipage a sauté en parachute et à l'heure actuelle, je vous parle d'un canot de sauvetage qui a été largué à la mer! Surtout, que personne ne panique! Nous somme allés chercher du secours... Bonne chance à tous!
Ça se passe dans un 747. L'hôtesse annonce aux passagers que le pilote va prendre sa retraite et qu'il s'agit ici de son dernier vol. Salve d'applaudissements. Le commandant de bord prend la parole et dit : Mesdames, Messieurs pour mon dernier vol j'aimerais faire ce que, en trente ans de carrière je n'ai jamais pu faire, un looping avec ce 747. Pour cela j'aimerais avoir votre accord. Les passagers tapent alors des mains et chantent : Le looping, le looping, le looping! Le commandant de bord, ému, se lance dans la manoeuvre, l'avion entame son cercle et le looping réussit. Les passagers applaudissent pendant cinq bonnes minutes puis reprennent : Le looping, le looping, le looping! Le commandant entame un nouveau looping qui réussit. Les passagers : Le looping, le looping, le looping ! Troisième, puis quatrième looping toujours sous les applaudissements de la foule. Soudain un type sort des chiottes et dit : Dites donc, c'est pas bientôt finit vos conneries!
VRAIE:
Roissy. Le 29 Juin. Un passager arrive à la pesée des bagages d'Air France. Il dispose de 3 grosses valises sur son chariot. - J'aimerai que cette valise aille à New York, que celle-ci aille à Rome, et que celle-ci aille à Hongkong! - Je suis désolé Monsieur, répond l'hôtesse, j'ai bien peur que cela ne soit impossible! - Impossible? C'est pourtant ça qui s'est passé la dernière fois que j'ai pris un vol sur cette compagnie.
Quelques véritables réclamations au service d'entretien, émises par des pilotes d'air France, et les réponses de l'équipe d'entretien:
Problème : Le pneu principal intérieur gauche a quasiment besoin d'être changé Solution : Pneu principal intérieur gauche quasiment changé.
Problème : Test en vol OK, sauf l'atterrissage automatique très brutal Solution : Pas de système d'atterrissage automatique sur cet avion.
Problème : L'avion a un comportement marrant. Solution : Avion averti de la necessité de se retenir, de voler droit et de rester sérieux.
Problème : Bruit provenant du moteur n°2, comme si un type tapait avec un petit marteau. Solution :
Petit marteau confisqué au type du moteur n°2.
Problème : Hôtesse de l'air gelée en altitude. Solution : Essais au sol OK.
A vous de jouer!!!
Nord-Est argentin: informations sur les villes de Goya et Reconquista... English translation pending
Salut à tous,
Dans la série "C'est pas parce qu'on n'en parle pas dans les guides qu'il n'y a rien à voir", quelqu'un s'est-il déjà échoué dans la ville de GOYA ou celle de RECONQUISTA ? Ces villes sont situées dans le Nord-Est Argentin et se trouvent à la même hauteur, de part et d'autre du Rio Parana, à peu près à mi-chemin entre les villes de Santa Fe/Parana d'une part, et Resistencia/Corrientes d'autre part...
Est-ce que ça vaut le coup d'y passer quelques heures ? Est-ce qu'on trouve facilement un bus pour sortir de là et continuer sa route le lendemain vers une des villes citées plus haut ? En effet, j'ai le souvenir de quelqu'un sur le forum qui a débarqué dans une petite ville du coin (Mercedes ?) et qui a galéré pas mal pour sortir de là...
Dans la série "C'est pas parce qu'on n'en parle pas dans les guides qu'il n'y a rien à voir", quelqu'un s'est-il déjà échoué dans la ville de GOYA ou celle de RECONQUISTA ? Ces villes sont situées dans le Nord-Est Argentin et se trouvent à la même hauteur, de part et d'autre du Rio Parana, à peu près à mi-chemin entre les villes de Santa Fe/Parana d'une part, et Resistencia/Corrientes d'autre part...
Est-ce que ça vaut le coup d'y passer quelques heures ? Est-ce qu'on trouve facilement un bus pour sortir de là et continuer sa route le lendemain vers une des villes citées plus haut ? En effet, j'ai le souvenir de quelqu'un sur le forum qui a débarqué dans une petite ville du coin (Mercedes ?) et qui a galéré pas mal pour sortir de là...
Retour de Turquie: impressions et déceptions English translation pending
salut à tous et à toutes !
quel magnifique pays...j'y suis restée 3 semaines et demie et franchement, je compte y retourner tellement ça m'a plu 😎 une fille toute seule ne se fait pas tant emmerder que ça, j'ai plus peur dans certains quartiers en france ! les turcs sont très hospitaliers, respecteux le pays est superbe, la cappadocce unique et féerique, istanbul est surprenante et cosmopolite j'aime ce pays !!!
par contre les touristes français sont particulièrement décevants 🙁, voire même très choquants 😠 tellement ils ne respectent pas les autres, et en l'occurence le peuple du pays où ils sont ! je suis déçue, et j'avais honte de dire que j'étais française parfois...ils sont chauvins, râleurs, critiquent tout le temps c'est horrible, jamais je n'avais ressenti ça à ce point
a part ca, je voudrais prendre des cours de turc, j'habite près de Lille...si quelqu'un peut me renseigner ça serait chouette parce que je cherche et à la fac il n'y a rien, sinon ce sont des cours particuliers mais je n'aime pas trop ça
quel magnifique pays...j'y suis restée 3 semaines et demie et franchement, je compte y retourner tellement ça m'a plu 😎 une fille toute seule ne se fait pas tant emmerder que ça, j'ai plus peur dans certains quartiers en france ! les turcs sont très hospitaliers, respecteux le pays est superbe, la cappadocce unique et féerique, istanbul est surprenante et cosmopolite j'aime ce pays !!!
par contre les touristes français sont particulièrement décevants 🙁, voire même très choquants 😠 tellement ils ne respectent pas les autres, et en l'occurence le peuple du pays où ils sont ! je suis déçue, et j'avais honte de dire que j'étais française parfois...ils sont chauvins, râleurs, critiquent tout le temps c'est horrible, jamais je n'avais ressenti ça à ce point
a part ca, je voudrais prendre des cours de turc, j'habite près de Lille...si quelqu'un peut me renseigner ça serait chouette parce que je cherche et à la fac il n'y a rien, sinon ce sont des cours particuliers mais je n'aime pas trop ça
Mongolie: les endroits incontournables et ceux à éviter...? English translation pending
Pour répondre à certaines questions et comme c’est susceptible d’intéresser pas mal de monde à priori (j’aurai été content d’avoir les mêmes impressions avant mon départ ! 😛), voici un post consacré aux endroits incontournables et ceux qui seraient "a éviter" en Mongolie.
Chacun pourra compléter de sa propre expérience personnelle... Voici donc en ce qui concerne la mienne :
Bien difficile de répondre... En effet tout cela est très subjectif car chacun a sa propre vision des choses.
Comme le disait Citoyendumonde (qui est parti avec moi) dans un autre message récent, les paysages "en général" ne nous ont pas transcendé outre mesure, dans le sens où ils ne sont pas forcément à couper le souffle. 😮😕🤪 Je vais peut-être m’attirer les foudres de certains en disant cela mais il faut reconnaître qu’il existe sur cette terre bien d’autres endroits encore plus magnifiques en terme de beauté pure du paysage, ou tout du moins au point de vue du côté spectaculaire de la chose ! Je vais essayer de donner qqs exemple pour développer tout cela.
Nous on a remonté toute la chaîne de l’Altaï et on s’attendait à d’impressionnants paysages de montagne car il y a tout de même quantité de sommets culminants à plus de 3000m et certains dépassant les 4000... (c’était donc prometteur sur la carte !), mais pour trouver de véritables paysages alpestre il est préférable d’aller...... dans les Alpes effectivement ! 😉 Bon, il faut reconnaître que nous z’autres on habite proche des Alpes, justement, où on a l’habitude de randonner assez régulièrement dans des lieux fabuleux... A vrai dire là-bas il n’y a pas de dénivelé très important du fait que l’on se trouve déjà très haut en altitude sur des plateaux situés en moyenne entre 1500 à 2000m, et de toute façon les sommets les plus hauts sont souvent un peu cachés et l’on ne les aperçoit pas forcément de façon évidente. A ce sujet, l’endroit que j’ai préféré au point de vue paysage de montagne est tout de même le panorama face aux monts Tavanbogd avec le plus haut sommet du pays, le Pic Khuiten, qui fait la frontière avec la Chine et la Russie, et d’où un immense et majestueux glacier en découle (attention, pour voir cela il faut aller jusqu’au bout du bout de la route la plus à l’ouest du pays et encore marcher une bonne distance avant de découvrir le panorama... ça ce mérite !). Dommage qu’on n’était pas équipé et qu’on n’avait pas la logistique pour aller plus loin et surtout monter plus haut !
De plus les paysages peuvent également devenir qq peu monotone au fil des heures qui passent, ballotté et malmené à l’intérieur du 4x4... ! 🤪🏴☠️ Encore que la monotonie à qq chose de magique dans ce pays : en effet elle est synonyme de grands espaces, infinis, sans barrières ni clôture aucune... et vraiment c’est là l’un des meilleurs souvenirs que je rapporte de là-bas !!! Ainsi pour moi la Mongolie restera un gigantesque désert, avec différents aspects, où se succèdent des plaines immenses et des régions plus vallonnées qui n’en finissent plus ! Ce qui est remarquable, très beau et très plaisant, ce sont les innombrables troupeaux de chèvres, yaks, chevaux ou autres chameaux que l’on croise partout ; et tout ces petits points blancs qui se dessinent à l’horizon pour devenir des yourtes lorsqu’on s’en approche... Pas moyen d’y échapper, sitôt sorti de la capitale on se retrouve dans cet univers féerique où tout ce petit monde cohabite ; vraiment magnifique !!! 🙂🙂🙂
Donc plus concrètement par rapport à l’expérience vécue lors de notre boucle de près de 5500km (depuis UB, descente dans le désert de Gobi au sud puis route en direction de l’extrême ouest du pays, avant de revenir par un chemin plus au nord traversant la région centrale) : La descente vers le sud et le désert de Gobi pour rejoindre la ville de Dalanzadgad est très longue et sans intérêt majeur (heureusement qu’on l’a fait au début !). Après avoir visité la curiosité du coin qui s’appel Yolyn Am (ce n’est pas très impressionnant mais ça vaut le coup d’oeil étant donné qu’il s’agit d’un petit glacier permanant au beau milieu du désert !), je vous recommande de poursuivre votre route par les gorges de Dugani Am qu’il est sympa de traverser si les conditions météo le permettent (on remonte dans le cours de la rivière et certains passages sont très étroits !). Par contre après ça, on débouche subitement sur une grande plaine qui mène jusqu’aux fameuses dunes de Khongoryn Els, et le simple fait de la parcourir vaux vraiment le coup ! C’est l’un des endroits que j’ai préféré car les paysages sont fabuleux avec le vert du premier plan tranchant avec le sombre des petites montagnes au fond. Lorsqu’on arrive là où les dunes sont le plus haut (soit environ 250m, ne pas hésiter ça vaut le coup d’escalader !), le paysage est encore plus magnifique car une rivière coule à leur pied et forme de petites étendues d’eau, ce qui est unique ! Sensationnel ! 😇 Ensuite nous sommes remonté direction Nord-Ouest, et là le chemin que nous avons parcouru pendant plusieurs jours avant de rejoindre le pays Kazakh est vraiment très long, épuisant, et parfois monotone. Mais d’un autre côté c’est aussi en traversant ces vastes régions que l’on a fait de superbes rencontres étant donné que ces populations on moins l’habitude de rencontrer des voyageurs que dans d’autres coins plus touristiques. Au passage, à éviter : dans les environs de Bayankhongor les sources d’eau chaude de Shargaljuut où il faut remonter une vallée sur 60km afin de tomber sur une espèce de station thermale à la Russe... bof bof ! Egalement au nord-ouest de cette même ville : le Canyon de Galuut qui est sympa mais ne justifie pas vraiment la boucle qu’il faut faire pour y parvenir ! (encore que... ça nous a permis de traverser des régions minières) En dehors des grands lacs du nord que je ne connais pas et donc sur lesquels je ne me prononce pas, on n’a pas non plus vraiment flashé sur ceux qu’on a longé. Certes ils sont beau et ont chacun leur cachet propre mais il n’y a pas matière à séjourner longuement sur les berges, surtout que les hordes de moustique souvent rencontrés à ces occasions s’empressent de vous faire fuir ! Bien sûr il ne faut pas rater celui de Terkhiin Tsagaan Nuur dans le centre (un peu au nord-est de Tsetserleg qui est l’une des villes les plus "sympa") où bizarrement on n’a pas eu droit aux piqûres de ces horribles bestioles. De plus il y a un petit volcan bien formé à escalader à cet endroit. Mais celui que j’ai préféré est un petit lac, minuscule en comparaison des autres, qui se situe à mi-chemin sur la piste reliant le lac Achit Nuur (au nord-est d’Olgiy) de celui de Khar-Us Nuur (et plus à l’est l’immense lac de Khyargas Nuur). Je pense que le nom de ce petit lac doit être quelque chose comme "Shaazgey" mais si quelqu’un peu me le confirmer je serai ravi de pouvoir mettre son nom sur la photo... !?! PS : lac situé pas très loin de la petite ville de Khovd (à priori également nommée Khökhtolgoy sur le Petit Futé !?), attention a ne pas confondre avec l’autre ville plus grande portant le même nom (ce qui est assez fréquent !!) qui est la capitale de l’Aimag (= province) au nom identique... Kharakhorin l’ancienne capitale avec surtout le monastère d’Edene Zuu est bien sûr à visiter. Mais on a trouvé que dans cette région centrale, plus touristique, la population est un brin moins accueillante. De même, sur le coup on a été fort déçu par la fameuse Orkhon valley, où on s’attendait vraiment à une vallée encaissée et verdoyante... A vrai dire on ne s’est même pas rendu compte qu’on y était arrivée avant de demander à ceux qui nous accompagnaient où était la route pour continuer !!! Effectivement on se retrouve face à une chute d’eau d’une 20aine de mètre, certes très belle, qui se jette dans une dépression volcanique assez spectaculaire, mais qui se trouve en bordure d’une grande plaine "comme les autres" et qui finalement n’a rien de vraiment extraordinaire ! Il faut reconnaître que lorsqu’on y est arrivé le ciel était couvert et donc c’était moins joli et agréable qu’en plein soleil... heureusement on a décidé de camper non loin de là et le lendemain on a fait une balade le long de la rivière en remontant toutes la gorge précédant cette cascade. Là je dois dire que la vision fut toute autre étant donné qu’il faisait grand beau et qu’on s’est promené le long des arbres et de l’eau... (Nota : attention cependant pour ceux qui voudraient randonner là, car il faut tout de même avoir le pied assez sûr pour ce qui est de la progression sur gros rochers car le chemin n’est pas permanent et à certains endroits il faut "escalader" le long des éboulis volcaniques) Côté villes, la seule et grande cité est la Capitale Oulan-Bator qui ne présente pas de grands intérêts de part son côté Soviétique pas vraiment esthétique... mais on voit que la ville est en train de changer car on trouve également qqs beaux bâtiment modernes qui contrastent avec le reste, et surtout il y a de nombreux chantiers. Sinon on a vite fait le tour du centre, ne pas oublier d’aller faire un saut jusqu’au "Marché noir" (mais attention aux pickpockets !!) Autrement on traverse ça et là qqs villes ou villages, qui dans tout les cas restent de petite dimension, mais il ne faut pas aller dans ce pays pour en voir l’architecture (ou alors si, mais l’architecture à la Russe...) car c’est loin d’être vraiment beau... !
Voila... Nous on a fait une grande boucle à travers une bonne partie du pays, mais malgré cela on n’a pas tout vu et tout vécu, notamment les régions les plus au nord, et on est certainement passé à côté de nombreuses choses intéressantes... donc on ne peut pas s’en tenir à tout ce que je dis là ! Il y a aussi quantité d’autres facteurs qui entrent en jeu et qu’il faut prendre en considération (comme la luminosité liée à la météo, etc) et tout cela fait qu’on aimera plus ou moins certains coins... Forcément par exemple il aurait peut-être été préférable de séjourner plus longuement dans certaines régions afin de vraiment pouvoir les découvrir et qu’elles aient ainsi le temps de nous montrer tout leur charme...
Dernière recommandation : en fin de compte il ne faut pas zapper certaines zones sous prétexte qu’il n’y a à priori "rien a voir" car c’est bien souvent là qu’on fait les meilleurs rencontres... Je me souviens plusieurs anecdotes vécues lors de sois disantes "étapes de transition" où l’on pensait surtout tracer la route et où finalement on a découvert des points de vue sympa (ex. le fameux petit lac de "Shaazgey"), et d’où surtout on ramène certains de nos meilleurs souvenirs... je me répète mais justement ce pays vaut surtout au travers la rencontre et les échanges avec son peuple qui a su sauvegarder son authenticité jusqu’à présent !
En résumé, le conseil que je pourrais donner est : fait ton chemin, ce que tu découvrira là-bas sera de toute façon merveilleux ! 😉
Bonne route à tous, je passe la plume au suivant qui voudra bien donner ses propres impressions !
Ricou
PS : J’essayerai prochainement de mettre en ligne mes photos mais il me faut d’abord commencer par les trier... et cela promet de m’occuper un certain temps !
Chacun pourra compléter de sa propre expérience personnelle... Voici donc en ce qui concerne la mienne :
Bien difficile de répondre... En effet tout cela est très subjectif car chacun a sa propre vision des choses.
Comme le disait Citoyendumonde (qui est parti avec moi) dans un autre message récent, les paysages "en général" ne nous ont pas transcendé outre mesure, dans le sens où ils ne sont pas forcément à couper le souffle. 😮😕🤪 Je vais peut-être m’attirer les foudres de certains en disant cela mais il faut reconnaître qu’il existe sur cette terre bien d’autres endroits encore plus magnifiques en terme de beauté pure du paysage, ou tout du moins au point de vue du côté spectaculaire de la chose ! Je vais essayer de donner qqs exemple pour développer tout cela.
Nous on a remonté toute la chaîne de l’Altaï et on s’attendait à d’impressionnants paysages de montagne car il y a tout de même quantité de sommets culminants à plus de 3000m et certains dépassant les 4000... (c’était donc prometteur sur la carte !), mais pour trouver de véritables paysages alpestre il est préférable d’aller...... dans les Alpes effectivement ! 😉 Bon, il faut reconnaître que nous z’autres on habite proche des Alpes, justement, où on a l’habitude de randonner assez régulièrement dans des lieux fabuleux... A vrai dire là-bas il n’y a pas de dénivelé très important du fait que l’on se trouve déjà très haut en altitude sur des plateaux situés en moyenne entre 1500 à 2000m, et de toute façon les sommets les plus hauts sont souvent un peu cachés et l’on ne les aperçoit pas forcément de façon évidente. A ce sujet, l’endroit que j’ai préféré au point de vue paysage de montagne est tout de même le panorama face aux monts Tavanbogd avec le plus haut sommet du pays, le Pic Khuiten, qui fait la frontière avec la Chine et la Russie, et d’où un immense et majestueux glacier en découle (attention, pour voir cela il faut aller jusqu’au bout du bout de la route la plus à l’ouest du pays et encore marcher une bonne distance avant de découvrir le panorama... ça ce mérite !). Dommage qu’on n’était pas équipé et qu’on n’avait pas la logistique pour aller plus loin et surtout monter plus haut !
De plus les paysages peuvent également devenir qq peu monotone au fil des heures qui passent, ballotté et malmené à l’intérieur du 4x4... ! 🤪🏴☠️ Encore que la monotonie à qq chose de magique dans ce pays : en effet elle est synonyme de grands espaces, infinis, sans barrières ni clôture aucune... et vraiment c’est là l’un des meilleurs souvenirs que je rapporte de là-bas !!! Ainsi pour moi la Mongolie restera un gigantesque désert, avec différents aspects, où se succèdent des plaines immenses et des régions plus vallonnées qui n’en finissent plus ! Ce qui est remarquable, très beau et très plaisant, ce sont les innombrables troupeaux de chèvres, yaks, chevaux ou autres chameaux que l’on croise partout ; et tout ces petits points blancs qui se dessinent à l’horizon pour devenir des yourtes lorsqu’on s’en approche... Pas moyen d’y échapper, sitôt sorti de la capitale on se retrouve dans cet univers féerique où tout ce petit monde cohabite ; vraiment magnifique !!! 🙂🙂🙂
Donc plus concrètement par rapport à l’expérience vécue lors de notre boucle de près de 5500km (depuis UB, descente dans le désert de Gobi au sud puis route en direction de l’extrême ouest du pays, avant de revenir par un chemin plus au nord traversant la région centrale) : La descente vers le sud et le désert de Gobi pour rejoindre la ville de Dalanzadgad est très longue et sans intérêt majeur (heureusement qu’on l’a fait au début !). Après avoir visité la curiosité du coin qui s’appel Yolyn Am (ce n’est pas très impressionnant mais ça vaut le coup d’oeil étant donné qu’il s’agit d’un petit glacier permanant au beau milieu du désert !), je vous recommande de poursuivre votre route par les gorges de Dugani Am qu’il est sympa de traverser si les conditions météo le permettent (on remonte dans le cours de la rivière et certains passages sont très étroits !). Par contre après ça, on débouche subitement sur une grande plaine qui mène jusqu’aux fameuses dunes de Khongoryn Els, et le simple fait de la parcourir vaux vraiment le coup ! C’est l’un des endroits que j’ai préféré car les paysages sont fabuleux avec le vert du premier plan tranchant avec le sombre des petites montagnes au fond. Lorsqu’on arrive là où les dunes sont le plus haut (soit environ 250m, ne pas hésiter ça vaut le coup d’escalader !), le paysage est encore plus magnifique car une rivière coule à leur pied et forme de petites étendues d’eau, ce qui est unique ! Sensationnel ! 😇 Ensuite nous sommes remonté direction Nord-Ouest, et là le chemin que nous avons parcouru pendant plusieurs jours avant de rejoindre le pays Kazakh est vraiment très long, épuisant, et parfois monotone. Mais d’un autre côté c’est aussi en traversant ces vastes régions que l’on a fait de superbes rencontres étant donné que ces populations on moins l’habitude de rencontrer des voyageurs que dans d’autres coins plus touristiques. Au passage, à éviter : dans les environs de Bayankhongor les sources d’eau chaude de Shargaljuut où il faut remonter une vallée sur 60km afin de tomber sur une espèce de station thermale à la Russe... bof bof ! Egalement au nord-ouest de cette même ville : le Canyon de Galuut qui est sympa mais ne justifie pas vraiment la boucle qu’il faut faire pour y parvenir ! (encore que... ça nous a permis de traverser des régions minières) En dehors des grands lacs du nord que je ne connais pas et donc sur lesquels je ne me prononce pas, on n’a pas non plus vraiment flashé sur ceux qu’on a longé. Certes ils sont beau et ont chacun leur cachet propre mais il n’y a pas matière à séjourner longuement sur les berges, surtout que les hordes de moustique souvent rencontrés à ces occasions s’empressent de vous faire fuir ! Bien sûr il ne faut pas rater celui de Terkhiin Tsagaan Nuur dans le centre (un peu au nord-est de Tsetserleg qui est l’une des villes les plus "sympa") où bizarrement on n’a pas eu droit aux piqûres de ces horribles bestioles. De plus il y a un petit volcan bien formé à escalader à cet endroit. Mais celui que j’ai préféré est un petit lac, minuscule en comparaison des autres, qui se situe à mi-chemin sur la piste reliant le lac Achit Nuur (au nord-est d’Olgiy) de celui de Khar-Us Nuur (et plus à l’est l’immense lac de Khyargas Nuur). Je pense que le nom de ce petit lac doit être quelque chose comme "Shaazgey" mais si quelqu’un peu me le confirmer je serai ravi de pouvoir mettre son nom sur la photo... !?! PS : lac situé pas très loin de la petite ville de Khovd (à priori également nommée Khökhtolgoy sur le Petit Futé !?), attention a ne pas confondre avec l’autre ville plus grande portant le même nom (ce qui est assez fréquent !!) qui est la capitale de l’Aimag (= province) au nom identique... Kharakhorin l’ancienne capitale avec surtout le monastère d’Edene Zuu est bien sûr à visiter. Mais on a trouvé que dans cette région centrale, plus touristique, la population est un brin moins accueillante. De même, sur le coup on a été fort déçu par la fameuse Orkhon valley, où on s’attendait vraiment à une vallée encaissée et verdoyante... A vrai dire on ne s’est même pas rendu compte qu’on y était arrivée avant de demander à ceux qui nous accompagnaient où était la route pour continuer !!! Effectivement on se retrouve face à une chute d’eau d’une 20aine de mètre, certes très belle, qui se jette dans une dépression volcanique assez spectaculaire, mais qui se trouve en bordure d’une grande plaine "comme les autres" et qui finalement n’a rien de vraiment extraordinaire ! Il faut reconnaître que lorsqu’on y est arrivé le ciel était couvert et donc c’était moins joli et agréable qu’en plein soleil... heureusement on a décidé de camper non loin de là et le lendemain on a fait une balade le long de la rivière en remontant toutes la gorge précédant cette cascade. Là je dois dire que la vision fut toute autre étant donné qu’il faisait grand beau et qu’on s’est promené le long des arbres et de l’eau... (Nota : attention cependant pour ceux qui voudraient randonner là, car il faut tout de même avoir le pied assez sûr pour ce qui est de la progression sur gros rochers car le chemin n’est pas permanent et à certains endroits il faut "escalader" le long des éboulis volcaniques) Côté villes, la seule et grande cité est la Capitale Oulan-Bator qui ne présente pas de grands intérêts de part son côté Soviétique pas vraiment esthétique... mais on voit que la ville est en train de changer car on trouve également qqs beaux bâtiment modernes qui contrastent avec le reste, et surtout il y a de nombreux chantiers. Sinon on a vite fait le tour du centre, ne pas oublier d’aller faire un saut jusqu’au "Marché noir" (mais attention aux pickpockets !!) Autrement on traverse ça et là qqs villes ou villages, qui dans tout les cas restent de petite dimension, mais il ne faut pas aller dans ce pays pour en voir l’architecture (ou alors si, mais l’architecture à la Russe...) car c’est loin d’être vraiment beau... !
Voila... Nous on a fait une grande boucle à travers une bonne partie du pays, mais malgré cela on n’a pas tout vu et tout vécu, notamment les régions les plus au nord, et on est certainement passé à côté de nombreuses choses intéressantes... donc on ne peut pas s’en tenir à tout ce que je dis là ! Il y a aussi quantité d’autres facteurs qui entrent en jeu et qu’il faut prendre en considération (comme la luminosité liée à la météo, etc) et tout cela fait qu’on aimera plus ou moins certains coins... Forcément par exemple il aurait peut-être été préférable de séjourner plus longuement dans certaines régions afin de vraiment pouvoir les découvrir et qu’elles aient ainsi le temps de nous montrer tout leur charme...
Dernière recommandation : en fin de compte il ne faut pas zapper certaines zones sous prétexte qu’il n’y a à priori "rien a voir" car c’est bien souvent là qu’on fait les meilleurs rencontres... Je me souviens plusieurs anecdotes vécues lors de sois disantes "étapes de transition" où l’on pensait surtout tracer la route et où finalement on a découvert des points de vue sympa (ex. le fameux petit lac de "Shaazgey"), et d’où surtout on ramène certains de nos meilleurs souvenirs... je me répète mais justement ce pays vaut surtout au travers la rencontre et les échanges avec son peuple qui a su sauvegarder son authenticité jusqu’à présent !
En résumé, le conseil que je pourrais donner est : fait ton chemin, ce que tu découvrira là-bas sera de toute façon merveilleux ! 😉
Bonne route à tous, je passe la plume au suivant qui voudra bien donner ses propres impressions !
Ricou
PS : J’essayerai prochainement de mettre en ligne mes photos mais il me faut d’abord commencer par les trier... et cela promet de m’occuper un certain temps !
Passage de frontière entre la Turquie et l'Iran à vélo English translation pending
Bonjour !
Nous sommes actuellememt en voyage pour rejoindre la chine. Nous sommes en turquie en ce moment et devons passer la frontiere iranienne d'ici 2 semaines. Il semblerait que toutes les douanes ne sont pas ouvertes...Est-ce que qqn a des infos sur les postes de douanes ouverts...avant qu'on soit obliges de faire un detour...Merci de vos reponses.
Yannick
Nous sommes actuellememt en voyage pour rejoindre la chine. Nous sommes en turquie en ce moment et devons passer la frontiere iranienne d'ici 2 semaines. Il semblerait que toutes les douanes ne sont pas ouvertes...Est-ce que qqn a des infos sur les postes de douanes ouverts...avant qu'on soit obliges de faire un detour...Merci de vos reponses.
Yannick
Sac à dos et tente légers pour le tour du Mont Blanc English translation pending
Bonjour, je me prépare à faire le tour du Mt Blanc cet été, plus ou moins en autonomie (tente et réchaud)
Je dois acheter un sac à dos et suis intéressée par tous vos conseils en la matière. Je cherche un sac pour femme, dans les 60 litres et si possible assez léger (le millet odyssée 50 + 10 m'a l'air pas mal, qu'en pensez-vous?)
D'autre part je cherche aussi une tente pour 2 personnes. La lightent 2 de ferrino me semble pas mal, pas trop lourde mais je ne l'ai vue que sur catalogue, qqn a-t-il une expérience avec cette tente? l'abside semble assez petite non? et le poids réel? (le catalogue indique 1, 6kg min mais est-ce vraiment le cas?)
Merci pour tous conseils que vous pourrez me donner, c'est la première fois que je part à pied alors je découvre...! (je suis plus habituée aux voyages à vélo où du coup je faisais quand même moins attention au poid!)
Bonnes randos
Zianne
Les pieds en Birmanie... et la tête dans les étoiles English translation pending
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Température en Autriche au mois d'août? English translation pending
Bonjour,
Je voulais tout d'abord remercier toutes les personnes qui participent à ce forum car les infos que l'on peut y trouver sont très utiles. J'ai d'ailleurs décidé de partir en vacances cet été en Autriche grâce à vous. Pourtant, j'ai un doute sur le temps qu'il peut y faire au mois d'août...ceux qui y sont allés à cette période peuvent peut être me donner une indication sur le temps qu'il y fait début août? Beau temps? Pluie???
Merci et à bientôt!
Je voulais tout d'abord remercier toutes les personnes qui participent à ce forum car les infos que l'on peut y trouver sont très utiles. J'ai d'ailleurs décidé de partir en vacances cet été en Autriche grâce à vous. Pourtant, j'ai un doute sur le temps qu'il peut y faire au mois d'août...ceux qui y sont allés à cette période peuvent peut être me donner une indication sur le temps qu'il y fait début août? Beau temps? Pluie???
Merci et à bientôt!
Egypte, février 2006: antiquités et plongées tropicales English translation pending
19/02/06 -- PHOTOS A LA FIN --
Alors je vais vous dire ce qu'on va faire, on va évacuer tout de suite les détails qui fachent et on n'en parlera plus, d'accord ?
Les commercants égyptiens sont parmi les gens les plus pénibles qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est tout un poême, de larmes essentiellement : l'un des gimmicks favoris des égyptiens du Caire qui ont un truc à te fourguer (à peu pres une personne sur deux) est : "money is nothing, friendship stays forever". La combine consiste a faire assaut d'amabilites pour t'attirer dans sa boutique, te proposer du thé a la menthe, te montrer des photos de la femme, des enfants et te faire comprendre à quel point les francais comptent dans son coeur et combien toi-même y occupes déjà une place importante. Ne rien lui acheter dans ces conditions friserait l'impolitesse et le mec compte bien entendu sur ce sentiment de culpabilité naissant pour te fourguer sa camelote. On nous a fait le coup deux fois le jour de notre arrivée : une fois pour acheter du concentre de fleur de lotus et l'autre pour une peinture d'Isis sur papyrus. De guerre lasse, j'ai fini par accepter que Khrys l'embarque a la condition expresse d'en faire cadeau une fois rentrés en France. Je ne veux à aucun prix de dorures kitchissimes au-dessus du frigo ! l'addition en Egypte est aussi l'occasion d'une lecon de choses mémorable sur le business oriental : les cacahuètes et les serviettes en papier sont payantes ! sans compter le backchich qui ne semble jamais suffisant. A titre d'exemple, j'ai donne un énorme pourboire (50 livres égyptiennes, soit 7 euros) à des chameliers pour nous avoir trimballés deux minutes autour du temple de Djeser à Saqarra. Ils nous ont alors poursuivi a dos de chameau en exigeant 20 euros !! J'ai compris que mon geste - accorder de manière discétionnaire des pourboires exorbitants - était à l'origine de ce rapport faussé entre autochtones et touristes, exclusivement basé sur l'argent. Depuis je compte la moindre piastre. Dans la même veine une triste remarque : la visite des souks au Caire ou ailleurs se révèle un moment finalement assez pénible car on n'ose pas jeter de regards trop appuyés sur un quelconque étal de peur de voir le marchand nous coller aux basques jusqu'au bout de la rue, ne s'avouant jamais vaincu et te tirant au besoin par le bras si le niveau sonore de ses protestations d'amitieé (hello my friend ! what's your name ? where are you from ? ahhh bonjour ! take a look, no hassle, special price for you, 20 camels for your girlfriend muy bonita ! etc.. etc...) n'a pa suffi à te faire deposer les armes et ouvrir le portefeuille. Même les hoteliers ne sont pas toujours fiables : le nôtre nous rendait systematiquement la monnaie amputée d'un backchich autoritaire. Il nous a aussi proposé de s'occuper lui-meme de nos réservations de train pour nous annoncer ensuite que le Caire-Louxor était complet et que nous serions contraints de passer une nuit supplémentaire dans son charmant établissement. Bien entendu, une fois rendus à la gare Ramses, l'achat des deux billets n'a posé aucun probleme. Dernier exemple de "service" largement ponctionné : une réservation de chauffeur pour la journée d'excursions aux Pyramides qui nous semblait chère (35 euros) s'est trouvée justifiée par le fait que l'un de nos arrêts, Dahchour, se situait a 80 km de Saqarra. Verification faite : 3 km. Bref, évitez le Select Hotel, qui figure pourtant en bonne place sur le "guide du routard". Reflexion faite, evitez le "guide du routard".
Voila. c'est fait ! Parlons maintenant du versant enchanteur des contrées du Nil et, pour ne rien oublier, abordons ce recit dans son ordre chronologique.
La premiere chose que nous ayons faite une fois arrivés avec Khryz dans la capitale égyptienne fut évidemment d'aller visiter le musee égyptologique. Je pense qu'il nous faudra y retourner lors de notre seconde escale au Caire dans une semaine car les merveilles qu'il renferme sont bien trop nombreuses pour être admirées en quelques heures. Ma connaissance de l'Egypte ancienne sera egalement plus affutée à ce moment-là et mon face-à-face avec ses trésors cairotes un peu moins deséquilibré. De ce que j'ai pour le moment retenu, quelques pièces exceptionnelles se détachent immediatement : Le masque d'or de Touthankamon est évidemment LA star incontounable du musée. 11 kilos d'orfèvrerie multimillénaire, or massif, turquoise et lapis-lazuli essentiellement. L'affluence est telle dans cette partie du musée que son accès est limité à 10 minutes par visiteur. 10 minutes inoubliables, d'autant que le trésor se compose de presque 4000 pieces dont les plus beaux joyaux sont réunis autour du masque et des 2 sarcophages en or du jeune Pharaon. Il y a à proximité le trône en or de Toutamkhamon, les 4 chapelles dorées qui s'emboitaient les unes dans les autres dans le tombeau découvert en 1922, son char, ses bijoux, etc... Mais toutes les epoques de l'Egypte antique sont bien entendu representées et les moments d'émotion ne se limitent pas aux atours immortels du neveu d'Amenophis IV. Ce dernier aussi compte parmi les stars du musée en raison du schisme religieux qu'il imposa pendant 20 ans à son peuple en renoncant au polythéisme pour ne plus adorer que le dieu Aton, le dieu-soleil. Il se rebaptisa alors Akhen-Aton. Ce nouveau culte ne lui survecut pas puisque Toutankh-Aton s'empressa de rétablir les différents clerges locaux dans leur fonctions et notamment le plus puissant d'entre eux, celui d'Amon, effacant toutes les cartouches au nom de son oncle Akhenaton et se rebaptisant lui-même Toutamkh-Amon.
( petit intermède : au moment où j'écris ces lignes, mon ordinateur se met a gueuler "Allah Akhbar" sur toutes les notes de la gamme, petit rappel de l'heure imminente de la prière m'explique mon voisin de table. Ca surprend)
Ou en étais-je? ah oui, le shisme Amarnien comme on appelle cette époque troublée de l'histoire égyptienne produisit également une mutation artistique très étonnante dans cette civilisation dont les canons stylistiques ont très peu évolué en plus de 4000 ans.
(ca y est, c'est le muezzin du minaret voisin qui s'y met à son tour. 5 fois par jour, on commence à s'habituer)
Cette mutation est très visible dans la salle consacrée à Amenophis IV : les statues gagnent en réalisme, frisent avec la caricature (lèvres charnues, crânes allongés, hanches hypertrophiées, ventres ronds, ..) et les scènes du quotidien du Pharaon en famille ne sont plus taboues. Malheureusement, les pièces sont assez rares, la plus grande partie des représentations d'Akhenaton ayant ete brisées après sa mort, ultime vengeance pour lui refuser la vie éternelle.
Je me relis et me rends compte que je n'ai jusqu'ici abordé que deux Pharaons, alors que l'Egypte antique compte une trentaine de dynasties de 3200 avant JC jusqu'aux premiers siècles de notre ère !! Ca vous donne une idée de la richesse du fonds du Musee. je vous livre donc pèle-mêle quelques pièces exceptionnelles : la palette du roi Narmer (3200 BC) le montrant en unificateur de haute et basse Egypte. C'est le plus vieux document du musée, trouvé a Saqarra, véritable point de départ de l'Egypte antique et de l'histoire mondiale. La statue du roi Djezzer (2700 BC) qui se trouvait dans un caveau derrière la célèbre pyramide à degrés de Saqqara, la première de l'histoire, oeuvre d'Imhotep, patron des architectes élevé au rang de demi-dieu, devenu chez les grecs une divinite de plein rang sous le nom d'Esculape : Imhotep etait aussi medecin... Les momies d'El Fayoum, datant de l'epoque greco-Romaine : les portaits des défunts sont peints à l'emplacement du visage et sont d'un réalisme incroyable. Véritables photos d'identité du début de notre ère afin que le Bâ, l'âme du mort, ne se trompe pas de momie au retour de ses pérégrinations quotidiennes !! Etc...
Hier, deuxième jour de notre voyage, nous sommes allés faire le tour des pyramides des environs du Caire, accompagnés d'un guide et d'un chauffeur. Nous avons decide de suivre un ordre chronologique en allant tout d'abord présenter nos respects aux habitants mythiques de Saqqara, nécropole royale de la capitale Memphis située quelques kilomètres au sud du Caire moderne. La pyramide à degrés est dans doute la première construction monumentale de l'histoire humaine. Comme les autres pyramides, elle était entourée d'un vaste complexe religieux dont les égyptologues ont reconstitué un portique, un temple et une allée bordée des premières colonnes jamais construites. D'autant plus impressionnante que les scientifiques lui ont rendu sont toit culminant à une quinzaine de mètres, rendant à cette double colonnade toute son aura mystique. Les grecs n'ont pas tout inventé. En bordure du complexe, nous avons visité la pyramide de Teti Ier (2400 BC, 6eme dynastie) et le gardien des lieux nous a pratiquement obligé à prendre des photos du sarcophage - ce qui est interdit - pour pouvoir ensuite réclamer le traditionnel backchich. A côté de la pyramide le mastaba de Ti, confident de Teti. C'etait évidemment un grand privilège de pouvoir construire son tombeau à proximité immédiate de la pyramide du Pharaon, signe évident de l'amitié qui liait les deux hommes. Les bas-reliefs peints que nous avons trouvés à l'intérieur sont stupéfiants de beauté, ils représentent des scènes de la vie quotidienne, toutes sortes d'offrandes, une statue du Kâ (le double immortel du défunt) et quantité de fausses portes pour permettre à ce dernier de circuler sans encombre et de jouir d'une existence heureuse dans l'au-delà.
Apres Saqarra vint le tour de la nécropole de Dahchour, site d'expériences architecturales pour Snefrou, père de Kheops, qui cherchait visiblement la "pyramide parfaite". C'est lui qui le premier supprime les degrés par un revêtement de calcaire uniforme. 2 de ses oeuvres sont visibles a Dahchour : la pyramide rhomboidale dont les angles des arêtes deviennent d'un coup moins aigus à mi-hauteur et la pyramide rouge (99 M de haut, troisième pyramide d'Egypte par sa taille, seulement surpassée par celles de son fils Kheops et de son petit-fils Kephren) à l'interieur de laquelle nous sommes descendus peniblement. Couloir bas et très pentu à la base duquel se sont offerts a notre regard 3 salles funéraires vides de décoration mais pleines d'une très forte odeur d'urine. Romantisme quand tu nous tiens. La remontée fut un calvaire, à l'heure où je vous parle j'en ai encore des courbatures plein les jambes.
Pour finir en beauté nous avons pris notre temps a Gizeh. Le site est tellement connu que je ne vais pas vous faire l’affront de vous en expliquer les tenants et les aboutissants. Pyramides de Kheops, de Kephren (toutes les deux aux alentours de 140M de haut avec des bases de 210 a 230 M de cote, des monstres !), celle de Mykerinos, descendant des deux premiers, plus petite que les deux autres comme si le Pharaon n’avait pas voulu faire d’ombre à ses aieux, et enfin le sphynx, sans nez ni barbe mais 70M de long d’une présence massive et silencieuse. J’ai eu peur qu’il me lance une devinette....
Voila, j’arrête la, j’ai mal aux mains. Sachez simplement que je me trouve actuellement a Louxor avec Khryz et deux suisses dont nous avons fait la connaissance dans le train cettre nuit. Nous revenons d’une visite collective au temple de Louxor. Khryz se repose dans sa chambre. Yohann et Noemie squattent les transats de l"hotel Nefertiti qui nous accueille aujourd’hui. A 17H, on va se faire une ballade en felouque et demain nous avons rendez-vous à midi avec l’un des archéologues qui bossent a Karnak sur le chantier de fouilles du temple. Visite privée sympa dont je vous dirai quelques mots dans ma prochaine bafouille.
D’ici la, que la paix du seigneur soit avec vous.
Alors je vais vous dire ce qu'on va faire, on va évacuer tout de suite les détails qui fachent et on n'en parlera plus, d'accord ?
Les commercants égyptiens sont parmi les gens les plus pénibles qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est tout un poême, de larmes essentiellement : l'un des gimmicks favoris des égyptiens du Caire qui ont un truc à te fourguer (à peu pres une personne sur deux) est : "money is nothing, friendship stays forever". La combine consiste a faire assaut d'amabilites pour t'attirer dans sa boutique, te proposer du thé a la menthe, te montrer des photos de la femme, des enfants et te faire comprendre à quel point les francais comptent dans son coeur et combien toi-même y occupes déjà une place importante. Ne rien lui acheter dans ces conditions friserait l'impolitesse et le mec compte bien entendu sur ce sentiment de culpabilité naissant pour te fourguer sa camelote. On nous a fait le coup deux fois le jour de notre arrivée : une fois pour acheter du concentre de fleur de lotus et l'autre pour une peinture d'Isis sur papyrus. De guerre lasse, j'ai fini par accepter que Khrys l'embarque a la condition expresse d'en faire cadeau une fois rentrés en France. Je ne veux à aucun prix de dorures kitchissimes au-dessus du frigo ! l'addition en Egypte est aussi l'occasion d'une lecon de choses mémorable sur le business oriental : les cacahuètes et les serviettes en papier sont payantes ! sans compter le backchich qui ne semble jamais suffisant. A titre d'exemple, j'ai donne un énorme pourboire (50 livres égyptiennes, soit 7 euros) à des chameliers pour nous avoir trimballés deux minutes autour du temple de Djeser à Saqarra. Ils nous ont alors poursuivi a dos de chameau en exigeant 20 euros !! J'ai compris que mon geste - accorder de manière discétionnaire des pourboires exorbitants - était à l'origine de ce rapport faussé entre autochtones et touristes, exclusivement basé sur l'argent. Depuis je compte la moindre piastre. Dans la même veine une triste remarque : la visite des souks au Caire ou ailleurs se révèle un moment finalement assez pénible car on n'ose pas jeter de regards trop appuyés sur un quelconque étal de peur de voir le marchand nous coller aux basques jusqu'au bout de la rue, ne s'avouant jamais vaincu et te tirant au besoin par le bras si le niveau sonore de ses protestations d'amitieé (hello my friend ! what's your name ? where are you from ? ahhh bonjour ! take a look, no hassle, special price for you, 20 camels for your girlfriend muy bonita ! etc.. etc...) n'a pa suffi à te faire deposer les armes et ouvrir le portefeuille. Même les hoteliers ne sont pas toujours fiables : le nôtre nous rendait systematiquement la monnaie amputée d'un backchich autoritaire. Il nous a aussi proposé de s'occuper lui-meme de nos réservations de train pour nous annoncer ensuite que le Caire-Louxor était complet et que nous serions contraints de passer une nuit supplémentaire dans son charmant établissement. Bien entendu, une fois rendus à la gare Ramses, l'achat des deux billets n'a posé aucun probleme. Dernier exemple de "service" largement ponctionné : une réservation de chauffeur pour la journée d'excursions aux Pyramides qui nous semblait chère (35 euros) s'est trouvée justifiée par le fait que l'un de nos arrêts, Dahchour, se situait a 80 km de Saqarra. Verification faite : 3 km. Bref, évitez le Select Hotel, qui figure pourtant en bonne place sur le "guide du routard". Reflexion faite, evitez le "guide du routard".
Voila. c'est fait ! Parlons maintenant du versant enchanteur des contrées du Nil et, pour ne rien oublier, abordons ce recit dans son ordre chronologique.
La premiere chose que nous ayons faite une fois arrivés avec Khryz dans la capitale égyptienne fut évidemment d'aller visiter le musee égyptologique. Je pense qu'il nous faudra y retourner lors de notre seconde escale au Caire dans une semaine car les merveilles qu'il renferme sont bien trop nombreuses pour être admirées en quelques heures. Ma connaissance de l'Egypte ancienne sera egalement plus affutée à ce moment-là et mon face-à-face avec ses trésors cairotes un peu moins deséquilibré. De ce que j'ai pour le moment retenu, quelques pièces exceptionnelles se détachent immediatement : Le masque d'or de Touthankamon est évidemment LA star incontounable du musée. 11 kilos d'orfèvrerie multimillénaire, or massif, turquoise et lapis-lazuli essentiellement. L'affluence est telle dans cette partie du musée que son accès est limité à 10 minutes par visiteur. 10 minutes inoubliables, d'autant que le trésor se compose de presque 4000 pieces dont les plus beaux joyaux sont réunis autour du masque et des 2 sarcophages en or du jeune Pharaon. Il y a à proximité le trône en or de Toutamkhamon, les 4 chapelles dorées qui s'emboitaient les unes dans les autres dans le tombeau découvert en 1922, son char, ses bijoux, etc... Mais toutes les epoques de l'Egypte antique sont bien entendu representées et les moments d'émotion ne se limitent pas aux atours immortels du neveu d'Amenophis IV. Ce dernier aussi compte parmi les stars du musée en raison du schisme religieux qu'il imposa pendant 20 ans à son peuple en renoncant au polythéisme pour ne plus adorer que le dieu Aton, le dieu-soleil. Il se rebaptisa alors Akhen-Aton. Ce nouveau culte ne lui survecut pas puisque Toutankh-Aton s'empressa de rétablir les différents clerges locaux dans leur fonctions et notamment le plus puissant d'entre eux, celui d'Amon, effacant toutes les cartouches au nom de son oncle Akhenaton et se rebaptisant lui-même Toutamkh-Amon.
( petit intermède : au moment où j'écris ces lignes, mon ordinateur se met a gueuler "Allah Akhbar" sur toutes les notes de la gamme, petit rappel de l'heure imminente de la prière m'explique mon voisin de table. Ca surprend)
Ou en étais-je? ah oui, le shisme Amarnien comme on appelle cette époque troublée de l'histoire égyptienne produisit également une mutation artistique très étonnante dans cette civilisation dont les canons stylistiques ont très peu évolué en plus de 4000 ans.
(ca y est, c'est le muezzin du minaret voisin qui s'y met à son tour. 5 fois par jour, on commence à s'habituer)
Cette mutation est très visible dans la salle consacrée à Amenophis IV : les statues gagnent en réalisme, frisent avec la caricature (lèvres charnues, crânes allongés, hanches hypertrophiées, ventres ronds, ..) et les scènes du quotidien du Pharaon en famille ne sont plus taboues. Malheureusement, les pièces sont assez rares, la plus grande partie des représentations d'Akhenaton ayant ete brisées après sa mort, ultime vengeance pour lui refuser la vie éternelle.
Je me relis et me rends compte que je n'ai jusqu'ici abordé que deux Pharaons, alors que l'Egypte antique compte une trentaine de dynasties de 3200 avant JC jusqu'aux premiers siècles de notre ère !! Ca vous donne une idée de la richesse du fonds du Musee. je vous livre donc pèle-mêle quelques pièces exceptionnelles : la palette du roi Narmer (3200 BC) le montrant en unificateur de haute et basse Egypte. C'est le plus vieux document du musée, trouvé a Saqarra, véritable point de départ de l'Egypte antique et de l'histoire mondiale. La statue du roi Djezzer (2700 BC) qui se trouvait dans un caveau derrière la célèbre pyramide à degrés de Saqqara, la première de l'histoire, oeuvre d'Imhotep, patron des architectes élevé au rang de demi-dieu, devenu chez les grecs une divinite de plein rang sous le nom d'Esculape : Imhotep etait aussi medecin... Les momies d'El Fayoum, datant de l'epoque greco-Romaine : les portaits des défunts sont peints à l'emplacement du visage et sont d'un réalisme incroyable. Véritables photos d'identité du début de notre ère afin que le Bâ, l'âme du mort, ne se trompe pas de momie au retour de ses pérégrinations quotidiennes !! Etc...
Hier, deuxième jour de notre voyage, nous sommes allés faire le tour des pyramides des environs du Caire, accompagnés d'un guide et d'un chauffeur. Nous avons decide de suivre un ordre chronologique en allant tout d'abord présenter nos respects aux habitants mythiques de Saqqara, nécropole royale de la capitale Memphis située quelques kilomètres au sud du Caire moderne. La pyramide à degrés est dans doute la première construction monumentale de l'histoire humaine. Comme les autres pyramides, elle était entourée d'un vaste complexe religieux dont les égyptologues ont reconstitué un portique, un temple et une allée bordée des premières colonnes jamais construites. D'autant plus impressionnante que les scientifiques lui ont rendu sont toit culminant à une quinzaine de mètres, rendant à cette double colonnade toute son aura mystique. Les grecs n'ont pas tout inventé. En bordure du complexe, nous avons visité la pyramide de Teti Ier (2400 BC, 6eme dynastie) et le gardien des lieux nous a pratiquement obligé à prendre des photos du sarcophage - ce qui est interdit - pour pouvoir ensuite réclamer le traditionnel backchich. A côté de la pyramide le mastaba de Ti, confident de Teti. C'etait évidemment un grand privilège de pouvoir construire son tombeau à proximité immédiate de la pyramide du Pharaon, signe évident de l'amitié qui liait les deux hommes. Les bas-reliefs peints que nous avons trouvés à l'intérieur sont stupéfiants de beauté, ils représentent des scènes de la vie quotidienne, toutes sortes d'offrandes, une statue du Kâ (le double immortel du défunt) et quantité de fausses portes pour permettre à ce dernier de circuler sans encombre et de jouir d'une existence heureuse dans l'au-delà.
Apres Saqarra vint le tour de la nécropole de Dahchour, site d'expériences architecturales pour Snefrou, père de Kheops, qui cherchait visiblement la "pyramide parfaite". C'est lui qui le premier supprime les degrés par un revêtement de calcaire uniforme. 2 de ses oeuvres sont visibles a Dahchour : la pyramide rhomboidale dont les angles des arêtes deviennent d'un coup moins aigus à mi-hauteur et la pyramide rouge (99 M de haut, troisième pyramide d'Egypte par sa taille, seulement surpassée par celles de son fils Kheops et de son petit-fils Kephren) à l'interieur de laquelle nous sommes descendus peniblement. Couloir bas et très pentu à la base duquel se sont offerts a notre regard 3 salles funéraires vides de décoration mais pleines d'une très forte odeur d'urine. Romantisme quand tu nous tiens. La remontée fut un calvaire, à l'heure où je vous parle j'en ai encore des courbatures plein les jambes.
Pour finir en beauté nous avons pris notre temps a Gizeh. Le site est tellement connu que je ne vais pas vous faire l’affront de vous en expliquer les tenants et les aboutissants. Pyramides de Kheops, de Kephren (toutes les deux aux alentours de 140M de haut avec des bases de 210 a 230 M de cote, des monstres !), celle de Mykerinos, descendant des deux premiers, plus petite que les deux autres comme si le Pharaon n’avait pas voulu faire d’ombre à ses aieux, et enfin le sphynx, sans nez ni barbe mais 70M de long d’une présence massive et silencieuse. J’ai eu peur qu’il me lance une devinette....
Voila, j’arrête la, j’ai mal aux mains. Sachez simplement que je me trouve actuellement a Louxor avec Khryz et deux suisses dont nous avons fait la connaissance dans le train cettre nuit. Nous revenons d’une visite collective au temple de Louxor. Khryz se repose dans sa chambre. Yohann et Noemie squattent les transats de l"hotel Nefertiti qui nous accueille aujourd’hui. A 17H, on va se faire une ballade en felouque et demain nous avons rendez-vous à midi avec l’un des archéologues qui bossent a Karnak sur le chantier de fouilles du temple. Visite privée sympa dont je vous dirai quelques mots dans ma prochaine bafouille.
D’ici la, que la paix du seigneur soit avec vous.
Conseils sur mon itinéraire: Syrie et Jordanie English translation pending
bonjour,
comme je viens de pratiquement finir mon itineraire ( enfin notre projet à mon epoux et moi), et apres enormement de lecture et de recherche ( dans le forum+ le routard+ internet et conseils d'amis...) j'ai constaté qu'il me manque quelques informations, si vous pouvez m'aider, me conseiller ou meme rectifier mon itineraire, je vous en remercie par avance.
donc ci dessous notre voyage en routard du 10 mars au 02 avril 2006 ( c'est la premiere fois!) billets deja prit pour un directe Istanbul visas multi entrées prient aussi la carte ISIC est un gros avantage pour une etudiante comme moi! je le prends demain.
notre but est de se depayser et de partir plus particulierement en Syrie puis en Jordanie ( nous avons prit les billets pour la turquie juste pour voir une amie mais aussi pour le coût, moins chere)
voici l'itineraire : Programme Vendredi 10/03/06 : 19 h 30 : décollage 23 h 50 : arrivée à l’aéroport d’Istanbul Minuit : nuit chez une amie Samedi 11/03/06 matinée : Repos + reservation de bus pour Antioche ( Antakya ) et Lattaquié apres- midi : Balade à Istanbul 17 h 30 : départ pour Antioche nuit dans le bus Dimanche 12/03/06 ~ 9 h 30 : arrivée à Antioche matinée : prendre un bus direction Lattaquié ( - de 100km) http://www.hasturizm.com.tr/yurdisi_img/suriye.html apres midi : château de Saladin ( ~35km de Lattaquié ) > JE NE SAIS PAS SI C’EST POSSIBLE ( donc pour mardi 28/03) fin de journée : visite de la ville nuit à Lattaquié Lundi 13/03/06 tres tot : prendre le bus en direction de Tartous matinée : visite de l’ile d’Arwan apres-midi : visite du château d’Al-Marqab fin de journée : promenade à Tartous nuit à Tartous Mardi 14/03/06 ~ 8 h : route en direction du Krak des Chevaliers ( visite guidé :1h30) ~ 11 h 30 : route direction Homs et visite de la ville et le souk fin d’apres midi : Visite de la Mosquée de Khalid Ibn al Walid soirée : partir pour Damas nuit à Damas Mercredi 15/03/06 tres tot : visite de la vieille ville : Mausolée de Saladin Mausolée de Khaïbar Mosquée des Omeyyades … fin d’apres midi : balades et souk Soirée : faire un Hammam nuit à Damas Jeudi 16/03/06 tres tot : visite de la nouvelle ville : Musée Archeologique Nationnal (3 heures de visite) + Mosquée Tekkiyeh Musée de l’Armée centre artisanal ouvert jusqu’à 20h ! fin de journée : balade au mont Kassioun nuit à Damas Vendredi 17/03/06 tres tot : visite dans la region de Hauran pour visiter la Mosquée Chiite Zenob fin de matinée : visite du théatre de Bosra apres midi : balade dans la ville de Bosra ( couvent de Bahira + Mosquée…) soirée : prendre le bus pour Amman en Jordanie JE NE SAIS PAS OU PRENDRE LE BUS ??? nuit à Amman Samedi 18/03/06 tres tot : partir directement à kerak et visiter la villle apres midi : baignade à la Mer Morte ( 1h-2h ) fin d’apres midi : partir à Dana nuit à Dana Dimanche 19/03/06 tres tot : visite à Dana apres midi : route pour Petra soirée : Balade en plein couché du soleil nuit à Petra Lundi 20/03/06 tres tot : visite du Necropole apres midi : visite de la ville Basse ( qu’est ce qui est les plus importants à voir dans Petra ?) soirée : Balade à cheval ? super si c’est possible! nuit à Petra Mardi 21/03/06 tres tot : visite d’autres monuments journée : visites à Petra soirée : balade dans la ville nuit à Petra Mercredi 22/03/06 tres tres tot : partir Wadi Rum pour 24 h dans le desert en Bivouac, on nous a conseillé ce guide : http://www.wink.com.au/wadirum/ journée : Balade dans le desert soirée : chanson traditionnel et discutions avec le guide fin de soirée : libre nuit en plein desert de Wadi Rum Jeudi 23/03/06 matinée : retour à Petra et balade ~ 14 h : route pour 3 heures jusqu’à Amman ( Y A-T-IL UN BUS DIRECT ???) partir directement à Damas pour 6 heures de trajet ( Y A-T-IL DES HORAIRES??) ~23 h : arrivée à Damas nuit à Damas Vendredi 24/03/06 ~ 8 h : partir pour Palmyre ( 3 h de trajet ) ~ 12 h : arrivée à Palmyre et visite d’un ou deux monument soirée : Balade dans Palmyre nuit à Palmyre Samedi 25/03/06 journée : Visite à Palmyre fin d’apres midi : partir pour Hama en passant par Homs nuit à Hama Dimanche 26/03/06 tres tot : visite du Musée apres midi : visite du khan Rustom Pash et de l’Horloge soirée : balade en Ville et visite de la Mosquée nuit à Hama Lundi 27/03/06 tres tot : partir à Masyaf et visite du village apres midi : visite dans le Qasr Ibn Wardan ( 59 km de Hama ) soirée : partir à Apamé ou dormir à Hama Mardi 28/03/06 tres tot : visite de la citadelle d’Apamé apres midi : visite du Theatre + le Château de Saladin ( car c’est mieux que le dimanche 12/03) soirée : balade dans la ville Mercredi 29/03/06 tres tot : partir à Alep matinée : visite du musée apres midi : balade et souk soirée : LIBRE nuit à Alep Jeudi 30/03/06 journée : finir les visite à Alep ~ 17 h : prendre le bus pour Istanbul nuit dans le Bus Vendredi 31/03/06 ~ 13 h : Istanbul journée : repos ou balade à Istanbul nuit à Istanbul Samedi 01/04/06 Rien Dimanche 02/04/06 Rien voila!
je recapitule les questions que nous nous posons :
1- pour la frontiere de la Syrie, y'a-t-il un bus de Bosra jusqu'à Amman??, si non, alors ou pourrais je le prendre? j'ai appris qu'on pouvait prendre le visa Jordanien à la frontiere mais aussi à Damas, quel est la meilleure solution? 2- A Petra, qu'est ce qui est vraiment les plus importants monuments à absolument visiter? vu qu'on a pres de 3 jours la bas?) 3- j'ai vu sur le Routard qu'il etait possible de faire du cheval à Petra les lundis et jeudis, mais quel est le coût? 4- où me renseigner pour les bus à Petra pour la direction de Amman puis de Damas? y'a-t-il un bus directe, si oui, quelle est la compagnie et ou les horaires? 5- le chateau de Saladin se visite en combien de temps à peu pres?
je vous remercie par avance pour toutes vos reponses.
a+++
comme je viens de pratiquement finir mon itineraire ( enfin notre projet à mon epoux et moi), et apres enormement de lecture et de recherche ( dans le forum+ le routard+ internet et conseils d'amis...) j'ai constaté qu'il me manque quelques informations, si vous pouvez m'aider, me conseiller ou meme rectifier mon itineraire, je vous en remercie par avance.
donc ci dessous notre voyage en routard du 10 mars au 02 avril 2006 ( c'est la premiere fois!) billets deja prit pour un directe Istanbul visas multi entrées prient aussi la carte ISIC est un gros avantage pour une etudiante comme moi! je le prends demain.
notre but est de se depayser et de partir plus particulierement en Syrie puis en Jordanie ( nous avons prit les billets pour la turquie juste pour voir une amie mais aussi pour le coût, moins chere)
voici l'itineraire : Programme Vendredi 10/03/06 : 19 h 30 : décollage 23 h 50 : arrivée à l’aéroport d’Istanbul Minuit : nuit chez une amie Samedi 11/03/06 matinée : Repos + reservation de bus pour Antioche ( Antakya ) et Lattaquié apres- midi : Balade à Istanbul 17 h 30 : départ pour Antioche nuit dans le bus Dimanche 12/03/06 ~ 9 h 30 : arrivée à Antioche matinée : prendre un bus direction Lattaquié ( - de 100km) http://www.hasturizm.com.tr/yurdisi_img/suriye.html apres midi : château de Saladin ( ~35km de Lattaquié ) > JE NE SAIS PAS SI C’EST POSSIBLE ( donc pour mardi 28/03) fin de journée : visite de la ville nuit à Lattaquié Lundi 13/03/06 tres tot : prendre le bus en direction de Tartous matinée : visite de l’ile d’Arwan apres-midi : visite du château d’Al-Marqab fin de journée : promenade à Tartous nuit à Tartous Mardi 14/03/06 ~ 8 h : route en direction du Krak des Chevaliers ( visite guidé :1h30) ~ 11 h 30 : route direction Homs et visite de la ville et le souk fin d’apres midi : Visite de la Mosquée de Khalid Ibn al Walid soirée : partir pour Damas nuit à Damas Mercredi 15/03/06 tres tot : visite de la vieille ville : Mausolée de Saladin Mausolée de Khaïbar Mosquée des Omeyyades … fin d’apres midi : balades et souk Soirée : faire un Hammam nuit à Damas Jeudi 16/03/06 tres tot : visite de la nouvelle ville : Musée Archeologique Nationnal (3 heures de visite) + Mosquée Tekkiyeh Musée de l’Armée centre artisanal ouvert jusqu’à 20h ! fin de journée : balade au mont Kassioun nuit à Damas Vendredi 17/03/06 tres tot : visite dans la region de Hauran pour visiter la Mosquée Chiite Zenob fin de matinée : visite du théatre de Bosra apres midi : balade dans la ville de Bosra ( couvent de Bahira + Mosquée…) soirée : prendre le bus pour Amman en Jordanie JE NE SAIS PAS OU PRENDRE LE BUS ??? nuit à Amman Samedi 18/03/06 tres tot : partir directement à kerak et visiter la villle apres midi : baignade à la Mer Morte ( 1h-2h ) fin d’apres midi : partir à Dana nuit à Dana Dimanche 19/03/06 tres tot : visite à Dana apres midi : route pour Petra soirée : Balade en plein couché du soleil nuit à Petra Lundi 20/03/06 tres tot : visite du Necropole apres midi : visite de la ville Basse ( qu’est ce qui est les plus importants à voir dans Petra ?) soirée : Balade à cheval ? super si c’est possible! nuit à Petra Mardi 21/03/06 tres tot : visite d’autres monuments journée : visites à Petra soirée : balade dans la ville nuit à Petra Mercredi 22/03/06 tres tres tot : partir Wadi Rum pour 24 h dans le desert en Bivouac, on nous a conseillé ce guide : http://www.wink.com.au/wadirum/ journée : Balade dans le desert soirée : chanson traditionnel et discutions avec le guide fin de soirée : libre nuit en plein desert de Wadi Rum Jeudi 23/03/06 matinée : retour à Petra et balade ~ 14 h : route pour 3 heures jusqu’à Amman ( Y A-T-IL UN BUS DIRECT ???) partir directement à Damas pour 6 heures de trajet ( Y A-T-IL DES HORAIRES??) ~23 h : arrivée à Damas nuit à Damas Vendredi 24/03/06 ~ 8 h : partir pour Palmyre ( 3 h de trajet ) ~ 12 h : arrivée à Palmyre et visite d’un ou deux monument soirée : Balade dans Palmyre nuit à Palmyre Samedi 25/03/06 journée : Visite à Palmyre fin d’apres midi : partir pour Hama en passant par Homs nuit à Hama Dimanche 26/03/06 tres tot : visite du Musée apres midi : visite du khan Rustom Pash et de l’Horloge soirée : balade en Ville et visite de la Mosquée nuit à Hama Lundi 27/03/06 tres tot : partir à Masyaf et visite du village apres midi : visite dans le Qasr Ibn Wardan ( 59 km de Hama ) soirée : partir à Apamé ou dormir à Hama Mardi 28/03/06 tres tot : visite de la citadelle d’Apamé apres midi : visite du Theatre + le Château de Saladin ( car c’est mieux que le dimanche 12/03) soirée : balade dans la ville Mercredi 29/03/06 tres tot : partir à Alep matinée : visite du musée apres midi : balade et souk soirée : LIBRE nuit à Alep Jeudi 30/03/06 journée : finir les visite à Alep ~ 17 h : prendre le bus pour Istanbul nuit dans le Bus Vendredi 31/03/06 ~ 13 h : Istanbul journée : repos ou balade à Istanbul nuit à Istanbul Samedi 01/04/06 Rien Dimanche 02/04/06 Rien voila!
je recapitule les questions que nous nous posons :
1- pour la frontiere de la Syrie, y'a-t-il un bus de Bosra jusqu'à Amman??, si non, alors ou pourrais je le prendre? j'ai appris qu'on pouvait prendre le visa Jordanien à la frontiere mais aussi à Damas, quel est la meilleure solution? 2- A Petra, qu'est ce qui est vraiment les plus importants monuments à absolument visiter? vu qu'on a pres de 3 jours la bas?) 3- j'ai vu sur le Routard qu'il etait possible de faire du cheval à Petra les lundis et jeudis, mais quel est le coût? 4- où me renseigner pour les bus à Petra pour la direction de Amman puis de Damas? y'a-t-il un bus directe, si oui, quelle est la compagnie et ou les horaires? 5- le chateau de Saladin se visite en combien de temps à peu pres?
je vous remercie par avance pour toutes vos reponses.
a+++
Kenya début septembre: plage + safari? English translation pending
bonjour
Nous souhaitons partir au Kenya début septembre pour une dizaine de jours
Nous penson à Mombasa côte sud (est-ce mieux cote sud ou nord??)
Nous souhaiterions faire un safari de 2-3 ou 4 jours à Masai Mara ou Tsavo?? vaut-il mieux reserver sur place ou prévoir??? combien faut-il plus ou moins compter pour un safari de 2-3-4 jours a Tsavo ou Masai Mara bien sur pour Masai Mara il faut prendre l'avion ou le train... aussi peu etre allons nous plutot choisir Tsavo, moins de perte de temps de trajet et cout du vol. SInon quel excursion, chose a voir... pouvez vous nous conseiller
Merci Béren
Nous souhaiterions faire un safari de 2-3 ou 4 jours à Masai Mara ou Tsavo?? vaut-il mieux reserver sur place ou prévoir??? combien faut-il plus ou moins compter pour un safari de 2-3-4 jours a Tsavo ou Masai Mara bien sur pour Masai Mara il faut prendre l'avion ou le train... aussi peu etre allons nous plutot choisir Tsavo, moins de perte de temps de trajet et cout du vol. SInon quel excursion, chose a voir... pouvez vous nous conseiller
Merci Béren
Scandale à Mopti English translation pending
😠 il faut que je vous en parle, je ne décolère pas
arrivée hier soir en venant de Sikasso par Koutiala, très belle route à faire plutôt de jour, il paraît qu'on peut se faire attaquer la nuit...
J'ai trouvé l'ambiance de Mopti tristounette. renseignements pris les groupes passent désormais par le Burkina qui est moins cher et font l'aller et retour sans passer par Mopti
résultat des guides vrais et faux assez désoeuvrés et déprimés qui traînent, et encore plus de gens qui vous arrêtent partout.
mais le pire était encore à venir
ce matin, je cherche le marché des tailleurs, si beau, construit par le italiens il n'y a pas si longtemps, avec son toit en palmes où l'air circule fraîchement, je ne le trouve pas, je mets ça sur le compte du buslag et je demande à un petit.
Eh bien le marché A ETE RASE, voilà, par la chambre de commerce pour en construire un plus grand en béton, of course, il y a un chantier à la place et tout autour les commerçants dans les ruelles sales, j'ai discuté avec eux, ils sont tristes et dégoutés, me disent qu'ils n'ont rien pu faire et que les touristes sont en colère.
j'avoue que j'ai du mal à suivre, pour ceux qui l'ont connu il me semble que c'était un des marchés les plus chouettes dans le genre...
mais me refuse à classer cet évènement au chapitre du "Tout fout le camp !"
allez bises à tous
l'eau dans tous ses états English translation pending
Allez laissez vous aller, j'espère que ce post va vous inspirer.
L'eau sous toutes ses formes, liquide, solide, vapeur, l'eau nouricière, l'eau plaisir, de la goutte à l'océan alez y faites nous réver en partageant vos clichés des quatres coins du globe.
Et d'avance merci de ce partage.
Zabinouk
L'eau sous toutes ses formes, liquide, solide, vapeur, l'eau nouricière, l'eau plaisir, de la goutte à l'océan alez y faites nous réver en partageant vos clichés des quatres coins du globe.
Et d'avance merci de ce partage.
Zabinouk
le chien l'ennemi du cycliste et le meilleur ami de l'homme English translation pending
bonjour a tous
j'aimerai savoir comment vous faîtes pour eviter les attaques des chiens, j'ai deja essayé la fuite mais c'est idiots te rattrape toujours. je sais qu'il existe des siflets avec ultra son mais bon ? ensuite il existe aussi des bonbes au poivres mais est ce efficace ? je sais que certains cyclo campeurs utilise un baton ou des pierres mais bon c'est pas tres pratique a transporter. paraît que la meilleur solution c'est de s'arreter mais bon quand 1 chien ( voir 4 dans un village des prairies au canada avec un mettre qui ne bronche pas ). essaye de mordre tes mollets tu pense a tous sauf a descendre de ton velo pour voir si ils sont vraiment mechant. voila merçi d'avance. tchao
j'aimerai savoir comment vous faîtes pour eviter les attaques des chiens, j'ai deja essayé la fuite mais c'est idiots te rattrape toujours. je sais qu'il existe des siflets avec ultra son mais bon ? ensuite il existe aussi des bonbes au poivres mais est ce efficace ? je sais que certains cyclo campeurs utilise un baton ou des pierres mais bon c'est pas tres pratique a transporter. paraît que la meilleur solution c'est de s'arreter mais bon quand 1 chien ( voir 4 dans un village des prairies au canada avec un mettre qui ne bronche pas ). essaye de mordre tes mollets tu pense a tous sauf a descendre de ton velo pour voir si ils sont vraiment mechant. voila merçi d'avance. tchao
Choix entre le Sirenis Tropical Punta Cana et le Breeze de Puerto Plata English translation pending
Lequel choisir entre Sirenis tropical Punta Cana ou Breeze Puerto Plata avec 2 garcons de 14-16 ans? (en avril)
Camping en Namibie et au Botswana English translation pending
Je projette un voyage en Namibie et Botswana (20j) en camping et petit groupe avec un TO aventures... Seule ombre au tableau : même si j'adore la nature et le camping, je redoute dans ces pays là les "bébètes" genre insectes, araignées, serpent... j'ai tellement entendu parler des singes qui ouvrent les tentes, des hyènes qui ne reculent devant rien, etc.... Bref : je crains de ne pas dormir de la nuit !!! Sommes-nous vraiment tranquille une fois la tente fermée ? Les camping en Namibie sont parait-il nickel ?? et au Botswana ? J'hésite également avec l'Afrique du Sud en camping également, 20j, est-ce réellement un pays qui vaut le détour ??? Merci d'avance pour vos avis