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La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal English translation pending
by Estelle805 · 2018-10-27 · 83 replies
Récit de 9 jours de découvertes du lac Baïkal et de la Sibérie hivernale.

Tout démarre par un coup de téléphone de ma maman. Elle m’annonce avoir trouvé sa future destination de vacances. Je souris en coin, moi aussi. Un reportage du magazine Géo a focalisé mon attention sur le lac Baïkal. J’écoute son récit : j’ai vu un reportage télévisé, la traversée du lac Baïkal en hiver ! Incroyable ! Il n’en faut pas plus pour nous lancer dans l’aventure. Le compagnon de ma maman ne souhaitant pas nous accompagner, nous partirons à 3. Ma maman, Jeannette, 54 ans, mon compagnon, Adrien, 33 ans et moi, Estelle, 29 ans !

Nous choisissons un parcours sur mesure, organisé par l’agence russe Artel Troïka. Plusieurs mails avec cette agence francophone basée à Moscou nous permettent de finaliser notre voyage. Départ le 3 mars 2018 !

Viens ensuite une étape que nous avions sous-estimée : les visas. Commence un long et pénible travail administratif. Pour ceux qui préfèrent éviter la paperasse, passez ce paragraphe. Nous nous enregistrons sur le site de VFS.Global, qui permet l’obtention de visa russe en Suisse. La liste des documents nécessaires est horriblement longue. Il nous faudra plus de deux semaines pour obtenir toutes les attestations nécessaires auprès de nos assureurs (maladie-accident-rapatriement). Nous complétons ensuite un formulaire long comme le bras sur le site, puis nous fixons une date de rendez-vous à l’ambassade de Bern. Jeannette se dévoue à faire le déplacement, nous lui fournissons des procurations pour qu’elle puisse également présenter nos dossiers. Viens ensuite la très douloureuse facture : 118 CHF par personne ! ça passe plutôt mal, mais nous n’avons pas le choix. Nos passeports sont déposés à l’ambassade, nous les recevrons par courrier deux semaines plus tard. Astuce pour faire quelques économies : l’ambassade facture 45 CHF par passeport pour un renvoi par la Poste. En fonction du nombre de voyageurs, il peut être plus économique de refaire le déplacement jusqu’à Bern pour les récupérer en main propre.

Nous nous retrouvons le 3 mars à l’aéroport de Genève, nos valises pleines à craquer d’habits chauds. Sur recommandation de l’agence, nous partons avec nos bottes d’hiver aux pieds et des habits chauds dans nos bagages à main. Il neige à peine, mais suffisamment pour créer un certain chaos. Notre vol décolle avec 1h30 de retard. Nous avons 2h d’escale à Moscou, la tension monte. Nous atterrissons à Moscou avec 40 minutes de retard sur l’horaire, le pilote a bien comblé le retard. Pourtant habitués des aéroports, nous nous plantons royalement. Il nous faudra longtemps pour comprendre que nous arrivons sur un vol international et devons repartir avec un vol national, ce qui implique un passage de frontière. Nous sommes bons derniers dans la file de la douane. Nos passeports sont tamponnés puis nous piquons un sprint à travers l’aéroport. Quel bonheur de courir à l’intérieur avec des bottes d’hiver rembourrées et une doudoune ! Nous suons à grosses gouttes, mélange de stress et de surchauffe vestimentaire !

Lorsque nous atteignons la porte d’embarquement, les passagers prennent déjà place dans un bus. Adrien présente sa carte d’embarquement, rejoins le bus, suivi de près par ma maman. Arrive mon tour, on me demande d’attendre car le bus est plein. Je tente d’apercevoir mes compagnons de voyage pour les prévenir, sans succès. Dans le bus, ma maman s’aperçoit de mon absence. Adrien est coincé au fond du véhicule par le flot de passagers, impossible de ressortir. C’est donc Jeannette qui revient sur ses pas à ma recherche. Nous communiquons par gestes à travers les deux portes vitrées coulissantes. Rassurée, elle se retourne au moment où le bus démarre. Elle se retrouve coincée sur le tarmac, gesticulant pour tenter de faire fonctionner le détecteur des portes. Amusée par la situation (il fait tout de même -10 °C dehors), je préviens l’agent au guichet. Sa collègue se retourne et fonce vers le tarmac au pas de charge. Ouverture des portes, remontrances (vous ne devez pas rester là, c’est dangereux !), elle abandonne ensuite ma maman entre les deux portes vitrées. Nous rions de sa mésaventure. Un second bus arrive, nous embarquons ensemble et retrouvons Adrien dans l’avion.

Nous sommes le 4 mars et il est 8h30 lorsque nous atterrissons à Irkoutsk. Nous avons volé durant plus de 10h heures et franchi 7 fuseaux horaires depuis Genève. Le pilote baragouine en anglais, impossible de comprendre la valeur de la température locale.

Dans le hall d’arrivée, nous rencontrons Olga, notre guide francophone. Un rapide détour aux toilettes pour enfiler des habits chauds, puis nous récupérons nos valises. Il manque celle d’Adrien, il remplit donc avec l’aide d’Olga un formulaire pour déclarer la perte. Nous croisons les doigts et espérons la récupérer demain.

A peine sortis de l’aéroport, le froid nous saisit. Olga nous regarde avec un sourire et nous annonce : Bienvenue à Irkoutsk, aujourd’hui il fait moins 24 °C !



Petite pensée pour notre entourage, qui n’a pas compris notre souhait de découvrir la Sibérie en plein hiver : « Vous êtes toujours aussi cinglés ! La Sibérie, en hiver…. Mais pourquoi ? » A leur décharge, nous avons parcouru le Groenland en kayak lors de nos dernières vacances (voir notre carnet « Kayak au Groenland ») et nous nous étions promis de partir au chaud. La vie est pleine de surprises !

Nous montons à bord d’un minibus surchauffé et commençons un tour de ville. Un premier arrêt pour découvrir le quartier des 3 églises (orthodoxe et chrétiennes)



et les rives fumantes de l’Angara.



En amont, un barrage réchauffe l’eau du fleuve, qui fume au contact de l’air froid.



Nous continuons notre visite, découvrons plusieurs monuments puis une courte marche nous amène au pied de la statue d’Alexandre III. Après un court trajet en minibus, nous rejoignons le musée des Décembristes. Petit résumé historique : Les insurgés de 1825 furent condamnés au goulag et à une vie entière en Sibérie. Ils furent pardonnés lors du couronnement du tsar Alexandre II en 1856 après des décennies d’exil.





Visite intéressante sur une époque importante de la Russie.



Nous visitons ensuite une petite partie du centre-ville, désert en ce dimanche matin.





Un trajet d’une heure en minibus et nous atteignons le musée Taltsy, reproduction des différents bâtiments historiques datant du dix-septième au vingtième siècle.







Malgré un froid mordant, nous découvrons les différentes architectures et sommes conviés à une représentation musicale d’une artiste locale. Nous découvrons également de superbes toboggans de glace et ne résistons pas à l’envie de nous élancer, assis sur de fines planches en bois souple. Nous nous réchauffons ensuite autour d’un repas, dans un petit café. Nous reprenons la route à travers de magnifiques forêts de bouleaux pour atteindre l’embouchure de l’Angara. Ce fleuve est le seul qui sort du lac Baïkal, alors que ce dernier possède 336 affluents permanents !





Nous admirons la vue splendide sur le lac gelé et sur le fleuve qui ne gèle jamais à l’embouchure. Sur la rive opposée de l’Angara, nous apercevons le village de Port Baïkal, distant d’un kilomètre.



Olga nous conte une légende la région. Un vieil homme barbu prénommé Baïkal était père de 336 fils et d’une seule fille nommé Angara. Ses fils étaient très économes, contrairement à sa fille, dépensière. Cette dernière tomba amoureuse de Ienisseï. Lorsqu’elle voulut le rejoindre, son père tenta de l’en empêcher un jetant un rocher, devenu aujourd’hui une petite île au centre de l’Angara.



Sa fille parvint à s’échapper pour rejoindre l’élu de son cœur. Cette légende raconte l’histoire du Baïkal. 336 affluents, 1 fleuve (Angara) qui en sort et qui rejoint le Ienisseï avant de se jeter dans l’océan arctique après presque 6’000 km.

Olga nous propose une modification du programme. Initialement, nous devions monter en télésiège au sommet du Mont Tchersky. Selon elle, le musée du Baïkal sera plus enrichissant. Nous voilà en route pour quelques kilomètres supplémentaires. Nous apprécions la visite du musée, très complet. Les chiffres donnent le vertige : la superficie du Baïkal équivaut à celle de la Belgique, la profondeur maximale est de 1’642 mètres, ce qui en fait le lac le plus profond mais également le plus volumineux au monde (260 fois le Lac Léman). Il est souvent surnommé « mer de Sibérie ».

Nous prenons ensuite place dans un laboratoire équipé de microscopes. Ils nous permettent de découvrir quelques espèces de micro-organismes et de crevettes vivant dans le Baïkal. La visite se termine par un minuscule aquarium, dans lequel nagent deux phoques de Sibérie, une espèce endémique du lac.



En été, il est très facile d’en apercevoir dans leur milieu naturel.

Quelques kilomètres supplémentaires nous permettent d’atteindre Listvyanka. Nous parcourrons les allées du marché (en plein air !) puis nous rejoignons la plage. Nous faisons nos premiers pas sur la glace ! A proximité, des aéroglisseurs font le plein de passagers. Ils remplacent les ferrys utilisés en été.

Nous croisons un véhicule « pur invention russe »



et rejoignons notre hôtel (Chalet Listvyanka). L’aéroport a contacté Olga, nous récupérerons demain la valise d’Adrien. Un rapide souper puis nous filons nous coucher. Nous avons très peu dormi lors des vols et les 7 heures de décalages horaires se font sentir.

Le lundi, après un solide petit-déjeuner, nous nous équipons au maximum. Tous nos habits chauds y passent. 2h en motoneige nous attendent, il fait -28°C. Avant le départ, l’on nous fournit un pantalon et une veste supplémentaire. Le bonhomme Michelin n’a qu��à bien se tenir, la concurrence est là !

Première découverte de la Suisse English translation pending
by Midounette69 · 2018-07-26 · 13 replies
HellÖÖ je pars dimanche loger une semaine au bord du lac de Neuchatel, sur la cote Est, me mettre un peu au frais car chez moi la canicule sévit un peu trop 35° 🤪 j'envisage les Thermes de Yverdon tout proche, Neuchâtel, et Berne. avez-vous des suggestions sachant que j'ai ma voiture. pensez-vous que je peux accéder facilement à Lauterbrunnen et prendre le train pour Wengen, ceci dans une journée ? ok j'emmène les pulls 😮 merci pour tous vos conseils, bon été à vous tous 😎
Trajet Toba - Medan (Indonésie) English translation pending
by Dydyle · 2018-06-21 · 5 replies
Bonjour. Je voudrais aller de TukTuk sur le lac Toba à l’aéroport de Medan .Mon avion est à 14 h40. À quelle heure est le premier bateau entre Tuktuk et Parapat ? D’après Le LP, c’est 7h. Quel est le temps de traversée ?Et combien de temps de route dois je compter ensuite pour arriver à l’ aéroport de Medan? Merci pour vos réponses, j.aimerais réserver mon billet d’avIon.
Voir les lacs italiens en bateau English translation pending
by Salvi2 · 2018-02-04 · 2 replies
bonjour nous souhaitons passé plusieurs jours vers le lac majeur et come mi-septembre, j'ai lu que pour mieux voir les rives le bateau etait preferable, quelqu'un a t il deja fait arona/locarno en bateau? à quel tarif? est il preferable de loger vers arona, stresa/baveno ou cannero-riviera? merci MJO salvi
Jours, trajets et horaires du Circum-Baïkal en hiver (Russie) English translation pending
by Mourka · 2017-12-27 · 8 replies
Bonjour, nous partons en février 2018 au lac Baïkal et nous n'arrivons pas à comprendre quels sont les jours et horaires de circulation du circumbaikal. Dans le programme de plusieurs agences j'ai vu qu'elles proposent le trajet Port Baïkal - Slyudyanka en hiver mais sur le site des chemins de fer nous ne trouvons qu'un train de nuit dans ce sens. Quelqu'un aurait-il des informations sur la circulation de ce train en hiver s'il vous plait ? Merci.
Vol intérieur au Myanmar English translation pending
by Whynotstie · 2017-10-24 · 4 replies
Bonjour à vous Je prevois prendre un vol entre le lac Inle et Ngapali vers le 04 décembre prochain, me suggérez vous de réserver maintenant? Je préfèrerais le plus tard possible pour plus de latitude , mais si je prend une chance ....

Merci à vous
Consulat de Thaïlande à Hanoï English translation pending
by Evelin · 2017-10-12 · 5 replies
Bonsoir Nous serons logés près du lac de l'épée à Hanoï , nous devons nous rendre au consulat de Thaïlande a Hanoï (visas) sauriez vous nous dire si celui ci est loin du lac de l'épée ? Merci pour les réponses que vous voudrez bien nous apporter Cordialement
Ferry (voiture) de Phuket à Koh Yao Yai English translation pending
by Caro79 · 2017-08-30 · 23 replies
Bonjour à tous Nous serons à Kao Sok sur le lac puis nous nous rendrons a Koh Yao Yai . Nous aurons loué une voiture à l aéroport de Phuket a l arrivée. .. J ai entendu parler d un ferry entre Phuket et ko yao yai mais je ne trouve pas de détails. .. A savoir si on peux vraiment mettre la voiture dessus. Autrement nous devrons rendre la voiture avant se prendre le bateau mais ça va être chaud chaud avec le timing. .. Merci a tous Belle après midi
Campings au Pérou English translation pending
by Bidout · 2017-05-26 · 7 replies
bonjour, nous cherchons des campings vers Nazca, Ayacucho, Lac Titicaca, Cuzco (on a trouvé)mais surtout à Ollantaytambo!urgent, merci.hélène
Khayer Lake au Népal English translation pending
by Armandveron · 2017-04-27 · 25 replies
Bonjour, Quelqu'un est-il monté à ce lac proche de l' Annapurna Sud ? Quelqu'un a-t-il croisé le pélérinage du Printemps et à quelle date ? En campant au lac trouve-t-on dans les alentours un petit sommet belvédère à 360° ? Beaucoup, peu ou pas de neige début Avril ? Existe-t-il une autre carte que la NA505 ? Voilà, pas mal de questions, je compte y aller au Printemps 2018, si ça intéresse quelqu' un on peut en discuter.
Route des Crêtes dans les Vosges à vélo English translation pending
by Bouaye · 2017-02-06 · 6 replies
pour relier Ste Marie aux mines et le lac blanc, en passant par le col du bonhomme, je ne vois sur la carte qu’une seule route, et je crains qu'en été elle ne soit surchargée. Or je déteste souffrir dans les côtes avec plein de bagnoles qui nous perturbent, sans compter les regards apitoyés ... je veux bien galérer, mais au moins dans le calme... le GPS me propose des "allées" parallèles à la route, mais je redoute les pistes forestières qui parfois sont impossibles à emprunter sans VTT ; et parfois aussi s’arrêtent sans prévenir. est-ce que ces routes forestières sont fiables ? amis Vosgiens, merci d'avance 😉
Balade au volcan Taal (Philippines) English translation pending
by Huguetter · 2016-12-23 · 5 replies
Bonjour, Je viens d' abandonner l'idée de monter au lac dans le cratere du Pinatubo , le 4×4 c' est pas notre truc ..... Donc on cherche autre chose , le volcan taal à l' air moins envahit. Combien de temps faut il en aller /retour au départ de Manille pour bien profiter de cette balade ( on veut marcher 😣😣😣) dormir à Talisay est une bonne idée ? Merci
Une autre belle balade à moto au Vietnam English translation pending
by Larsay · 2016-10-07 · 6 replies
Nouveau tour, cette fois-ci du coté du lac Thac Ba (nord-est de Hanoi) et plus haut. Route Hanoi-Son Tay-Thac Ba-Vu Linh. Comme je m’y attendais au vu de photos, le lac Thac Ba ne m’a pas enthousiasmé du tout. J’ai passé 2 nuits dans une bonne maison d’hôtes dans le village de Phuc An, 13 km au nord de Vu Linh, celle de M. Thanh ; deux grandes maisons Tay sur pilotis, une salle à manger et une dortoir, et on y mange très bien. Seul problème, les propriétaires ne parlent que le viet.

Ensuite, un régal : l’écolodge Green Vietnam (nha ngi Ba Quang) à Xa Bin Xa à 31 km au nord de Tuyen Quang. C’est dans une grande ferme de pamplemoussiers et citronniers, avec une grande maison sur pilotis salle à manger, deux maisons sur pilotis avec dortoir + petites chambres, et 3 bungalows, le tout disséminés à flanc de colline au milieu des arbres fruitiers. Très beau cadre et calme intégral. J’avais prévu une nuit et suis resté 4, avec aucune envie de retourner dans le bruit de Hanoi.

Natif de la région, le jeune propriétaire M. Quang parle bien anglais (sa femme Huyen également) et est passionnant, pleins d’idées, bon joueur de guitare, et cultivé, un vrai plaisir de bavarder avec lui. C’est un idéaliste qui met son idéal en action : il a développé le projet Green Vietnam pour encourager les locaux des environs à pratiquer une culture bio et pour créer des emplois. Résultat : depuis 2007, il a créé 11 fermes bio employant une dizaine de familles et une centaine de saisonniers pour les semences et les récoltes.

Pas facile à trouver ; de Hanoi, il faut prendre la route 2 direction Ha Giang ; à 31 km au nord de Tuyen Quang, tourner à droite sur la No 190 direction Chiem Hoa ; 6 km et vous traversez le pont Cau Bo ; tout de suite après, route 189 à gauche, direction Xa Ban Xa ; tourner à droite au T pour traverser le village et restez sur votre gauche à la fourche à la sortie du village ; tourner à droite sur petite chemin bétonné 4,5 km après Ban Xa ; si vous êtes perdus, demander «Nha (se prononce « nia ») BA QUANG ».

Les 2 petits chemins devant l’écolodge sont très sympas pour marcher. Si vous retournez sur la 190 et ournez à gauche direction Chiem Hoa, 4 km avant Chiem Hoa, sur la gauche (grand panneau), une chouette petite route de montagne vous conduit aux très belles chutes de Thac Ban Ba (60 km de l’écolodge aux chutes ; ça fait une très agréable balade d’une journée). En parlant de petites routes, je suis étonné à chaque fois que je « taille la piste » de tomber partout sur des petites routes de montagne goudronnées impeccable et des chemins bétonnés entre les villages ; c’est du beau travail !

Ha Giang n’est qu’à 130 km, donc c’est une étape idéale pour ceux qui ne veulent pas faire l’ennuyeuse route Ha Giang-Hanoi dans la journée.
Birmanie 15 au 30 mai English translation pending
by Louise1307 · 2016-02-07 · 7 replies
Bonjour , J envisage le trajet Rangoon bagan mandalay lac à ces dates . Quelqu un a t il une expérience de cette période ou pas ? Je sais que la chaleur est intense mais côté soleil comme côté supportable , est ce une bonne idée pour profiter du pays? Merci d avance
Train-auto accompagné Cologne-Munich, voire Cologne-Vienne English translation pending
by Lexav · 2015-10-10 · 3 replies
Bonjour,

Je recherche, pour un voyage de Belgique au lac Balaton en Hongrie , une liaison en train de nuit auto accompagnée.Existe-t-il une liaison Cologne -Munich, voire Cologne-Vienne?

Mes recherches sur le net ne donne pas grand chose.

Merci pour vos infos.
Vivre au Yukon dans un Camp en bois style trapeur English translation pending
by Omer11 · 2015-09-24 · 3 replies
Tu sais ou le trouver pres du Lac ou Riviere dit le moi merci
Lacs italiens: réservation hôtels English translation pending
by Pourvoir · 2015-07-05 · 1 reply
Bonjour. Je souhaiterais aller visiter les lacs italiens (Lac Majeur, Lac de Lugano, Lac de Côme) fin septembre prochain. Je voudrais réserver des hôtels mais je ne veux pas donner mon numéro de carte bancaire. Pensez-vous qu'à cette saison il soit possible de réserver au jour le jour ? Merci pour votre réponse. Bonne journée. Cordialement. Pascal
Vélodyssée Nantes - Royan avec les enfants English translation pending
by Oliviercai · 2015-06-22 · 3 replies
Bonjour, Après un super tour du lac de Constance l'an dernier, nous avons décidé de recommencer une semaine de vacances vélo avec les enfants. Alors nous avons besoin de quelques renseignements... Y a t'il des lieux où laisser la voiture à Nantes ou Royan pour une semaine? Nous envisageons des nuits en camping : y en a t-il beaucoup de long de la vélodyssey et est il nécessaire de réserver pour une seule nuit?.. Bref, tous les tuyaux sont les bienvenus!!!! Et merci d'avance!!!
Traversée des Alpes English translation pending
by FFcrepe · 2015-06-16 · 1 reply
Bonjour,

J'aimerai réaliser la traversée des Alpes, du Lac Léman à la Méditerranée courant août. Pour cela, j'essaye de réunir une équipe motivée à l'ambiance cool et zen pour pouvoir respirer au milieu de paysages extra, avec l'intention d'achever ce voyage en 6/7 jours. J'attends vos messages avec impatience !

Merci et bonne soirée/journée !

François, 19ans, Alsacien
Moyen de transport pour Constance au départ de Marseille English translation pending
by Cmarie · 2015-06-14 · 7 replies
Bonjour

Très envie de faire le tour du lac de Constance à vélo cet été, pouvez vous me dire comment me rendre à un endroit du lac ? quelle ville est desservie en transport autre que la voiture ? car je viendrai de Marseille, c'est donc assez loin je souhaite donc utiliser un transport en commun (avion de préférence ou train ). Merci beaucoup.

Sinon une idée de vélo itinérant d'une semaine ?
France: Où partir la découverte de la montagne English translation pending
by Alisonjmsayf · 2015-05-26 · 8 replies
Bonjour,

Nous avions prévus de partir fait juillet vers le lac d' Annecy ou le Lac Leman mais vue que tous le monde s'est passés le mot c'est COMPLET !😕

Du coup je viens vers vous afin d'avoir quelques bon tuyau. Connaissez vous un endroit à la montagne au paysage super où on peut faire rafting, rando, velo, kayak, parapente ... (sport de montagne) et où il y aurait un endroit où ce baigner (lac, riviere...)

bien à vous
Piste et passage frontière (Kirghizistan, Kazakhstan) à moto English translation pending
by Tiger3 · 2015-05-04 · 9 replies
Bonjour à tous, J'envisage d'aller au lac Son Köl mi juin, notre tracé serai par la A 367, et prendre la piste vers le sud avant bash kungandi. ce tracé est il (en genéral) praticable pour deux grosses moto trail à cette saison ?

Ensuite pour re descendre vers Karakol , la route Sud qui longe Ysyk kol , est elle plus jolie que la route Nord ?

Enfin peut on passer par la frontière San Tash en direction de Kegen et le canyon de Sharyn?

Merci beaucoup.

thierry www.lesroutesdailleurs.com
Route Manawan (Lanaudière) - La Tuque (Mauricie) English translation pending
by Jm263 · 2015-03-28 · 2 replies
Bonjour,

Je souhaite relier Manawan à Lac-Edouard via La Tuque par le nord (un des parcours que propose google map) mais j'ai un doute sur la qualité de la route car google m'indique une route forestière 25...

Avez-vous déjà pris cette route forestière ? Est-elle goudronnée ?

Merci pour vos réponses.

JM
Cherchons 3 lieux de séjour sur la Riviera italienne de San Remo à Savona - Gênes English translation pending
by Webener · 2015-03-24 · 2 replies
Bonjour,

Sur notre itinéraire de Nice au lac Majeur nous aimerions découvrir 2-3 villes ou station en bord de mer. Nous ne recherchons pas les plus belles plages car la journée nous serons en vadrouille dans l'arrière pays, mais plutôt des endroits avec un promenade en bord de mer, places avec restaurant et ruelles typiques, marchés, un peu d'animation avec rue commerçante ou petits commerces locaux.

J'ai regardé sur la carte et j'ai des noms (dans le désordre) comme San Remo, Alassio, Imperia (Port Maurice ou Oneglia ?), Savona, Albenga, Finale ligure, Pietra ligure, Bordhigera, Diano Marina et San Lorenzo al Mare. Et ensuite celà vaut-il la peine d'aller plus loin que Savona avant Gênes, car nous devrons revenir en arrière pour la route direction Nord depuis Savona ?

Merci si vous pouvez me renseigner sur un ou plusieurs de ces endroits (ou autres non cités).

Par la même occasion y-a-t-il des petites excursions en bateau sur la riviera ou même jusqu'à Monte Carlo ? L'année passées nous avons visité le sud de Gênes vers les Cinque Terre et nous avons pu faire toute la région en bateau ce qui était plus divertissant que les trains bondés...
Les trois passes du Khumbu (suite et fin) English translation pending
by Gazipach9 · 2014-12-18 · 7 replies


La descente vers Dzongla, en contournant en hauteur un lac superbe, est douce. Nous avons abandonné à Lobuche la route principale qui descend vers Namche. A Dzongla, plusieurs lodges se font concurrence malgré la faible fréquentation du chemin.

(2) Au cours de ce « sommet » sera décidée la construction d’un barrage hydroélectrique, cofinancée par le Népal et l’Inde pour un montant d’un milliard de dollars. Sanjaya (Friends of Nature) avait raison, lorsqu’en mai 2014, il prédisant que l’ « Or du Népal » étaient la force hydroélectrique à capter dans les montagnes et à distribuer sur tout le sous-continent indien. Il rêvait même, je me souviens, d’une voiture électrique pour tous les népalais. On comprend mieux pourquoi Lukla est une souricière (annexe 1): l’aéroport de Kathmandu comprend sur un même lieu les parties domestique et internationale. Il n’est pas possible de gérer simultanément ces deux types de vols. Lorsqu’il faut vraiment faire atterrir des vols internationaux (cas évident de la réunion du SARC), il faut annuler tout ou partie des vols domestiques. C’est ce que fait ici le gouvernement dans sa grande sagesse! 17ème jour de Dzongla à Dragnag (4717m), Cho la (5369m) 9.1km en 8h30, dénivelé -120m T=-5°C au lever à 5h30. Nous partons à 6h45 pour une nouvelle marche éprouvante. Nous avons sorti nos microspikes cette fois-ci ! Nous nous déplaçons de nouveau dans un environnement grandiose et sous un ciel d’azur. Après une pente à 45°, nous arrivons sur le glacier. Les crampons sont très efficaces sur la glace et nous nous sentons en sécurité.



Le spectacle sur la passe est aussi magnifique et de nombreux cumulus se forment lorsque nous arrivons vers 11h15. Nous y déjeunons de biscottes de comté et de chocolat Aldi… Le vent froid nous transperce comme à Kongma la.

Le glacier du Ngozumba n’a rien à envier à celui du Khumbu. Il nous faudra le traverser demain. La descente est aussi vertigineuse que la montée mais moins stable avec des gros cailloux qui ne demandent qu’à descendre avec nous. Il nous faut, à la suite, remonter un petit col imprévu qui culmine quand même à 5150m avant de rejoindre Dragnag, déjà dans l’ombre, à 15h15.

Avec les jours et surtout avec les nuits, l’esprit du trek a changé. Il était question initialement d’équilibrer une partie confortable en lodges avec une partie autonome, inconfortable mais permettant de jouir des montagnes, isolés dans les endroits les plus extraordinaires. Bien que les conditions ne soient pas plus dures qu’autour du Dhaulagiri ou dans le Makalu, nous perdons le courage d’installer la tente dans le grand froid, diner succinctement alors que le steak de yack et un poêle bien brûlant nous attendent à quelques kilomètres… C’est ainsi que nous renonçons progressivement à nous installer au camp de base du Cho Oyu… Nous passons la soirée avec Didier, professeur breton à la retraite. Il marche dans l’autre sens avec un ami et sans guide. 18ème jour de Dragnag à Gokyo (4758m), 4km en 3h20, dénivelé +47m T=-4°C au lever à 7h Nous partons à 8h10 en longeant le pend de la montagne vers le nord afin de rejoindre le chemin qui traverse le glacier du Ngozumba. Il est bien marqué sur le sol et nous suivons scrupuleusement les cairns. De temps en temps nous entendons la chute des pierres sur la glace déjà réchauffée par le soleil. 381 383 Les montées et les descentes sur le dos du glacier sont plus fatigantes que nous avions prévu. Le très beau temps de la matinée se couvre progressivement. Nous arrivons à 11h30 au Namaste lodge conseillé par Didier : la cuisine y est excellente. Coïncidence ou repère des bonnes fourchettes, nous y retrouvons Yannick et Phil.



Nous n’oublierons pas le Sizler de Yacks légumes frites. Au téléphone, Tulsa de Yéti Airlines nous rassure. L’aéroport se rouvert le 28 et la fermeture n’aura pas d’incidence sur l’embarquement du 30 novembre. Soi disant. On se paie le luxe d’une douche chaude l’après midi !

19ème jour à Gokyo. Aller retour vers le Cho Oyu (4965m), 8.8km en 3h30 La respiration a été difficile cette nuit, avec la migraine qui va avec. Tout rentre dans l’ordre avec de l’ibuprofène. T=-5°C au lever à 7h. Je passe un contrat verbal avec Sylvie : nous marcherons vers le Cho Oyu pendant 2 heures, pas plus… Le ciel est particulièrement clair ce matin. Nous dépassons d’un kilomètre le 4ème lac sans pouvoir apercevoir l’Everest sur la droite car il nous manque un petit kilomètre supplémentaire...



Sur le chemin du retour, nous croisons Arnaud et Christine. Nous nous retrouverons au Namaste !

20ème jour de Gokyo à Lumde (4400m), Renjo la (5366m), 11.5km en 9h40, dénivelé -358m T=-4°C au lever à 5h30. La journée sera fatigante aujourd’hui car nous devons franchir notre troisième et dernier col, Renjo la. Nous partons à 7h20 pour atteindre le col à 12h30. Nous souffrons dans la montée mais les microspikes sont de nouveau très utiles. Nous en profitons pour couper le chemin tortueux en traversant les surfaces gelées.

Nous déjeunons au col où la vue est de nouveau superbe. Nous apercevons le Makalu au pied duquel je me trouvais en mai. Cette fois et à l’inverse du point de vue du Kala Patar, l’Everest est le plus haut, également en apparence.



La descente est aussi éprouvante. Cela est du probablement à l’accumulation de fatigue depuis le départ du trek. Sur la route, avant la grande descente vers Lumde, il y a des endroits magnifiques pour établir un campement au bord d’un torrent.

21ème jour de Lumde à Namche Bazar (3384m), 19.1km en 7h, dénivelé -1016m T=-1°C au lever à 8h. Nous avons pris notre temps au petit déjeuner avec Arnaud et Christine. Ils marchent plus vite que nous mais nous nous retrouvons tous les soirs dans les mêmes lodges. J’avais prévu une étape à Thame mais nous continuons vers Namche. Cela nous permet de gagner une journée pour gérer le départ de Lukla qui risque d’être difficile. Nous passons du monde minéral et clair au monde des forêts et des brumes. En descendant, le temps se couvre et nous rentrons dans les nuages qui s’accrochent aux coteaux de la montagne.



La nuit est en train de tomber quand nous arrivons à Namche. La boucle est bouclée. 22ème jour de Namche à Phakding (2633m), 10.4km en 6h20, dénivelé -751m Le ciel est gris sur Namche et le restera jusqu’à Phakding. La vallée en contrebas semble plongée dans la pénombre d’un conte de Tolkien. Nous téléphonons pour essayer de partir un jour plus tôt de Lukla.

23ème jour de Phakding à Lukla (2857m), 7.5km en 3h, dénivelé +224m Le ciel reste gris toute la journée. Nous avons une impression de froid plus importante ici qu’en haute altitude. Aucun avion n’a atterri ou décollé aujourd’hui. Nous verrons bien demain. Fin du trek.

Annexe 1 : La souricière de Lukla

Pour entrer ou sortir du Khumbu, il y a plusieurs solutions. Prendre l’avion , c’est en apparence la plus simple et la plus rapide : en à peine une demi heure, vous faites le trajet à partir de Kathmandu dans un bimoteur digne d’Indiana Jone. Statistiques : un crash par an, il suffit de l’éviter. Vous pouvez sinon allonger votre trek de 5 jours en passant par Jiri, sachant qu’il faudra additionner 11 heures de bus bien frappées pour rejoindre ou quitter KTM. Pas de statistiques concernant les bus. Enfin, la légende dit que vous pouvez aussi passer par Salery. Le trajet Lukla – Sallery ne prend que 2 à 3 jours. Une jeep vous emmènerait alors vers Kathmandu en 17 heures. L’enquête ne nous permet pas déterminer où arrive cette jeep hypothétique et les gens interviewés à Kathmandu sont pour le moins perplexe. Reste encore l’hélicoptère qui peut voler dans des conditions de visibilité un peu moins exigeantes que l’avion, mais c’est beaucoup plus cher. Les prix montent sans limite lorsque les avions ne décollent plus. Car il faut savoir que tous les engins volant ne se déplacent qu’à vue, qu’ils ont à franchir des cols élevés dés le décollage puisque Lukla est entourée de monstres aux sommets enneigés. Il faut aussi savoir que la météo à Kathmandu est très différente de celle de Lukla : Quand il est possible d’envisager un décollage au petit matin à Lukla parce qu’il n’y a pas encore de vent et que les brumes de la nuit se sont dissoutes avec le froid, Kathmadu baigne souvent dans un brouillard à couper au couteau. Quand le brouillard se lève enfin, dans la matinée, les vents se sont levés sur les cols et la brume envahit déjà le tarmac de Lukla. Dans les deux situations, les responsables des tours de contrôle, s’ils ne boivent pas le thé, interdisent tout décollage. Bref, Lukla est une souricière. Si vous décider malgré tout de revenir à Kathmandu en avion, il reste trois règles d’or à respecter. 1. Acheter un billet pour le premier vol du matin. Il vous rend prioritaire devant les cohortes de vol de la journée. 2. Laisser passez devant vous à l’enregistrement les groupes de fourmis encadrés de guides soudoyeurs. 3. Prier un saint ou autre intercesseur pour que le temps ne se dégrade pas avant que vous n’ayez embarqué dans le zinc libérateur. Une aventure vraie: La journée commence à 6 heures du matin. Il y a déjà des tas de bagages empilés en désordre apparent devant les comptoirs des 3 ou 4 compagnies qui se partagent le juteux marché. La salle d’enregistrement est ouverte à tous les vents. La température n’excédera pas 5°C en hiver. Il faut donc prévoir des vêtements chauds et une thermos pour se réchauffer n’est pas un luxe. Il est inutile de préciser qu’il n’existe aucun panneau d’information sur les vols à venir, électronique pas plus que manuscrit. Ce n’est pas que l’électricité manque dans l’aéroport puisqu’une vieille télé diffuse dans un coin des programmes calamiteux. Ce n’est pas non plus parce que le téléphone n’existe pas car certains employés ont fort à faire, absorbés par leurs nouveaux jeux en ligne. Non, c’est juste parce que l’information n’arrive pas jusqu’à Lukla. Il faut donc se contenter de rejoindre le groupe patiemment debout devant le comptoir, dont certains reviennent ici depuis 4 jours déjà. Quatre jours. Quatre jours que certains attendent en demi-cercles devant les comptoirs des compagnies désespérément vides. Le temps s’écoule ainsi, froid et lourd, à tenter de glaner des rumeurs de dernière main sur l’éventuelle imminence d’un atterrissage. Les discussions s’engagent, faussement décontractées, pour faire croire que le stress n’atteint pas leurs auteurs. On croirait, à écouter certains, qu’ils sont dans un salon de thé s’il ne s’échappait, à chacune de leurs paroles, un brouillard de leurs bouches. Et puis soudain l’espoir ! Tout le monde se tait. Un employé aux airs importants suivi d’un autre au sourire goguenard se dirige vers la balance de MA compagnie. Cela fait deux heures que nous attendons debout et nos mains sont glacées, moites en même temps. Nous avons tendu l’oreille mais n’avons entendu aucun vrombrissement de moteur d’avion à l’approche. Pourtant ces présences nous rassurent, comme une bouée jetée à la mer, un homme en train de se noyer. Il y a pourtant déjà tant de monde autour de nous que nos esprits engourdis savent qu’il faudrait non pas un avion pour avaler tout cela mais cinq ou six. Les trois premiers départs du matin ne se sont pas effectués et nous ne savons pas pourquoi. Il ne fait pas franchement beau, il ne fait pas franchement mauvais non plus. Si les avions ne peuvent pas atterrir aujourd’hui, ils ne pourront probablement pas plus atterrir demain. Des bruits ont bien couru selon lesquels il y a trop de nuages au niveau des cols, ou bien qu’il y a un brouillard à couper au couteau à Kathmandu ou encore que la tour de contrôle est en « stand-by ». En stand-by, ça résume tout. Les contrôleurs sont partis boire le thé ? Nos deux accolytes commencent à peser des sacs mais ce ne sont pas les nôtres. Ils appartiennent à une agence de trek connue. Nous tentons de forcer un peu le destin en mettant les nôtres entre deux pesées mais c’est une peine perdue. Je comprends au regard sans vie des employés que nous ne sommes pas prioritaires. Ils sont vont, aussi silencieusement qu’ils sont venus. Ils nous laissent douchés de nos espoirs. Nos pieds aussi commencent à geler. Les premières brumes envahissent la ville et il n’est que 10 heures Quelques trouées dans le ciel laissent apparaître des pics enneigés qui semblent nous narguer. Je laisse mon sac pour aller une dixième fois dans le bureau de la compagnie questionner un employé mécontent que je le dérange de son jeu sur téléphone. « Airport is closed ». Dix minutes à peine suivent qu’un premier avion atterrit. Puis un second et un troisième. Trois espoirs. Trois espoirs futiles. Ils s’en vont sans nous après avoir déchargé leurs cargaisons et avalé les passagers aux sacs « prioritaires ». Nous étions pourtant du second vol, théoriquement. 11 heures. Le temps passe lentement. Nous sommes transis et tremblons de froid mais restons stoïques : l’aéroport ne ferme ses portes qu’à 16heures et beaucoup d’événements peuvent encore se produire. Les vagues de brumes se font de plus en plus persistantes et s’accrochent avec vigueur, maintenant, aux coteaux alentour. Midi. La faim commence à tirailler l’estomac. Il faut dire que le petit déjeuner date déjà de plus de 6 heures. Nous avalons les fruits secs qui restent de notre trek, toujours debouts et tentant de dissiper les frissons qui nous envahissent depuis des heures. A 13 heures, alors que la salle s’est à demi vidée de désespoir, je décide de faire un bond furtif en ville pour tenter de me réchauffer. Si jamais un avion atterrissait, je l’entendrais et reviendrais en courant. Les rues de Lukla sont tristes, comme-ci elles portaient dans les pierres de leurs murs le désespoir de tous ceux qui y sont passés avant nous. Lorsque je rentre dans l’enceinte de l’aéroport, je suis assailli par deux employés : « come come we have two tickets for you, in different flights ». J’ai un peu de mal à comprendre. Sylvie part avec un avion et moi avec un autre. Rien de plus normal ! Nous courrons vers la balance à une vitesse qui défie l’attente des huit dernières heures. Nous pesons nos sacs et enregistrons sous le regard hargneux de ceux qui n’ont pas notre chance. Une fille qui me poussait un peu tout à l’heure, se rebelle : «Hey ! I was there before him ! I was there yesterday!». Je ne peux pas m’empêcher un mesquin sourire de satisfaction. Dans la salle d’attente des départs, la cohue est équivalente à celle de la salle d’enregistrement. Mais elle est un peu plus chaude, chauffée par l’espoir qui nous anime de bientôt sortir de cette souricière. Ici les rires sont aussi un peu plus francs, bien que nous ne soyons que dans un espace intermédiaire, sans aucune assurance de pouvoir partir. Un groupe d’avions arrive enfin. Il est 14 heures passées. Nos cœurs se mettent à battre plus fort : il s’agit de trois avions de NOTRE compagnie. Rapidement, Sylvie qui a un ticket Flight 1 est aspirée. Je la vois partir vers la liberté. Nous avions plaisanté en disant qu’en cas de crash, il resterait toujours l’un de nous pour les enfants. Le deuxième avion n’est pas pour moi car c’est le Flight n°3, ironie de l’arithmétique népalaise. On m’appelle enfin alors que les deux premiers avions sont déjà partis. Notre groupe de 18 personnes encore engourdies par le froid, la faim et la soif a déjà oublié cette journée de cauchemard quand l’hôtesse vérifie consciencieusement nos ceintures et nous offre un bonbon pour soulager nos tympans au décollage. Eclats de flashs pour mémoriser ces joyeux instants et de rires pour évacuer le stress de la journée. Je reste tendu car je suis proche des pilotes. L’un des deux semble un peu perdu, comme s’il lui fallait des explications complémentaires pour lancer le premier moteur. C’est peut-être un débutant ? Je le vois appuyer sur le bouton « test » et rien ne se passe. Son collègue bouge le manche à balai de haut en bas et de bas en haut pour l’aider. Mais rien ne se produit. Pendant que les passagers continuent de s’apostropher gentillement et de se photographier pour leurs pages Facebook, le doute s’installe en moi. Je ne suis plus le seul d’ailleurs, à voir sur le tarmac les employés de la compagnie se grouper autour de l’appareil. Ils sont au complet. Je les reconnais tous, celui qui est muet comme une carpe, l’important, la femme bourrue et hautaine, le joueur frénétique sur téléphone. Ils ont l’air tout à coup constipés. On nous fait descendre sans rendre nos bonbons. L’avion ne partira pas parce qu’il est en panne. De toutes façons, la brume a maintenant envahi le tarmac. Nous ne partirons plus ! Et demain, il nous faudra recommencer ce jeu depuis le début. Bien évidemment, aucune information ni indication ne viendra du personnel qui semble maintenant s’amuser de la situation avec les pilotes. Sylvie est à Kathmandu, on peut le penser. Elle m’attend à l’aéroport et je n’ai aucun moyen de la prévenir. Tout le monde s’en fout à commencer par les employés de la compagnie. Demain, ce sera donc « Same player, shoot again ». Pas tout à fait, car, aujourd’hui, nous avions des vols confirmés, des vols OK. Demain, je devrai attendre, dans le meilleur des cas où des avions atterrissent, que les voyageurs confirmés du jour puissent d’abord embarquer. Voilà bien la punition divine de mon sourire stupide de tout à l’heure. Le piège se referme sur moi comme le brouillard dans la ville. On me demande même de sortir mon sac du coffre de l’avion comme on me demanderait de me mettre la corde autour du cou ! Je rentre seul dans la nuit au lodge où hier encore nous nous racontions, heureux, nos aventures. C’est le même poêle ne réchauffant pas la pièce parce que les gérants sont radins de leurs bouses. Je hais cet endroit ! Ce n’est pas seulement de froid que je tremble, c’est aussi de désespoir.

Annexe 2 : Liste des points GPS et tracé Les points GPS se trouvent dans mon site. Il est impossible d'importer des fichiers excel ici. De même, il est impossible d'importer des .mkz dans Wordpress. Ces tracés seront transmis à la demande par email.

Location de voiture à Clewiston (Floride) English translation pending
by Reveuse03 · 2014-10-20 · 1 reply
bonjour, nous partons en motorisé pour le lac Okeechobee pres de la ville de Clewiston nous aimerions louer une voiture quelques jours... je ne trouve aucune compagnie de location dans le secteur... en connaissez vous .. merci
Fumées à Sumatra English translation pending
by 2nis · 2014-03-30 · 2 replies
hello ..sommes revenus de sumatra le 17 mars ( region padang , lac maninjau ) bien enfumes par la foret que des fous font bruler pour planter les palmiers a huile ...si quelqu, un pouvait nous dire si la region est toujours dans la fumee ..merci d, avance .car des amis qui avaient quittes la region avec leurs enfants doivent y repasser
Trajet bateau Taquile - Puno via Ouros (Brésil) English translation pending
by Fayce · 2014-03-02 · 3 replies
Bonjour,

Nous comptons faire un tour du lac Titicaca , à 2, fin avril, par sauts de puces en bateau avec des locaux ou compagnie reguliere.

Nous partons de puis LlAchon (capachica) pour finir à Puno:

J1- Llachon -Amantani:depart le matin en bateau + nuit chez l'habitant

J2 Matinée- Amantani-Taquile- : depart le matin en Bateau

J2- Apm: Taquile-Puno via escale à Ouros : en bateau qui fait une halte sur les iles ouros. Nos interrogations: - Le programme de la journée 2 n'est il pas trop ambitieux. - Le transport Taquile-Puno via escale à Ouros est-il facilement organisable depuis Taquile en milieu de journée? - Y a t-il un bus si possible de nuit qui part le soir directement de Puno à Lapaz? Merci pour vos reponses!
Contourner La Paz ou pas? English translation pending
by Mclane · 2013-10-02 · 10 replies
Bonjour, Actuellement à Cuzco, nous nous dirigeons vers le Lac Titicaca, Copacabana puis La Paz. Mais les grandes villes, on aime pas trop... Est-il envisageable de contourner La Paz afin de rejoindre ensuite Oruro ? Ou bien La Paz vaut-elle vraiment le coup et c'est pas si galère que ça d'y entrer et d'en sortir à vélo ?

Dernière question. D'Oruro, vous conseilleriez quoi ?piquez plein sud vers Challapata puis attaquer le Salar d'Uyuni par le Nord (Salinas de Garci Mendosa), pour ensuite rejoindre Uyuni via l'Isla Incahuasi ou bien faire Sucre-Potosi-Uyuni ?Merci pour votre aide Fred www.partirlespiedsdevant.com

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