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Avis sur itinéraire de deux semaines au Sri lanka en février 2010? English translation pending
Bonjour, nouvelle sur le forum... je suis vraiment heureuse de lire toutes ces informations à propos du Sri Lanka.
Nous préparons actuellement (nous sommes 2) un voyage de deux semaines au Sri Lanka...
Après avoir cherché pas mal d'infos regarder un peu partout ce que nous avions vraiment envie de voir dans ce pays... j'aimerais que vous me donniez votre avis sur l'inéraire que nous envisageons.. c'est bien agréable d'éêtre conseillé par des personnes qui connaissent !!
Nous voulons voyager essentiellement avec les bus/train (petit budget!! et envie de passer du temps avec les habitants...) j'espère que ce trajet sera possible... nous ne voulons pas trop courir non plus....
J1 arrivée à l'aéroport à 4 heures... départ vers Sygiria (j'aimerais prendre un bus à l'aéroport directement pour Kandy pour éviter Colombo et Negombo...puis aller à Sygiria ) après tout ça repos... à Sygiria
J2 et J3 visites des sites du triangle culturel, selon le temps... Anuradhapura, Polanwura, Sygiria, Minhitale... peut être que nous n'aurons pas le temps pour tout ( retour à Sigiria pour les nuits.)
J4 départ vers Kandy (arrêt à Dambulla) J4, J5, J6 : nuits à Kandy : temple de la dent, Knuckles, Elephants de Pinnawella, Jardin bontanique (selon le temps disponible)
J7 départ pour Dalhousie J8 Adam's Peak puis train pour Ella (depuis Hatton) J8, J9 nuits à Ella avec " randonnées pépère " !!! (pour récupérer de l'Adam's Peak...)
J10, J11, J12 : vers la côte... nous opterions pour Tangalle et Mirissa, d'après ce que nous avons pu lire (endroit moins touristiques...) même si j'ai peur qu'à force que ces lieux soient conseillés... il y ait de plus en plus de monde !!! et retour vers l'aéroport...
Voilà, ce programme n'est pas arrêté, j'espère qu'il n'est pas trop chargé, nous voulions aussi faire le World's End... mais je crois qu'il faut faire des choix...De la même façon nous avons retiré aussi le parc de Yala J'ai un peu peur que cet itinéraire soit très "commun"... je ne me rends pas biencompte... je n'ai pas envie de voir uniquement des occidentaux... !!
J'espère recevoir quelques petits conseils... même sur des lieux oubliés.. merci d'avance !!
Emilie
Nous voulons voyager essentiellement avec les bus/train (petit budget!! et envie de passer du temps avec les habitants...) j'espère que ce trajet sera possible... nous ne voulons pas trop courir non plus....
J1 arrivée à l'aéroport à 4 heures... départ vers Sygiria (j'aimerais prendre un bus à l'aéroport directement pour Kandy pour éviter Colombo et Negombo...puis aller à Sygiria ) après tout ça repos... à Sygiria
J2 et J3 visites des sites du triangle culturel, selon le temps... Anuradhapura, Polanwura, Sygiria, Minhitale... peut être que nous n'aurons pas le temps pour tout ( retour à Sigiria pour les nuits.)
J4 départ vers Kandy (arrêt à Dambulla) J4, J5, J6 : nuits à Kandy : temple de la dent, Knuckles, Elephants de Pinnawella, Jardin bontanique (selon le temps disponible)
J7 départ pour Dalhousie J8 Adam's Peak puis train pour Ella (depuis Hatton) J8, J9 nuits à Ella avec " randonnées pépère " !!! (pour récupérer de l'Adam's Peak...)
J10, J11, J12 : vers la côte... nous opterions pour Tangalle et Mirissa, d'après ce que nous avons pu lire (endroit moins touristiques...) même si j'ai peur qu'à force que ces lieux soient conseillés... il y ait de plus en plus de monde !!! et retour vers l'aéroport...
Voilà, ce programme n'est pas arrêté, j'espère qu'il n'est pas trop chargé, nous voulions aussi faire le World's End... mais je crois qu'il faut faire des choix...De la même façon nous avons retiré aussi le parc de Yala J'ai un peu peur que cet itinéraire soit très "commun"... je ne me rends pas biencompte... je n'ai pas envie de voir uniquement des occidentaux... !!
J'espère recevoir quelques petits conseils... même sur des lieux oubliés.. merci d'avance !!
Emilie
Avis sur itinéraire de six semaines au Japon? English translation pending
Bonjour à tous!
Après avoir épluché guides et le net, et "harcelé" un peu de questions CalamityJane que je ne remercierai jamais assez de son aide...Je vais enfin soumettre mon itinéraire à vos yeux d'experts afin de bénéficier de vos conseils avisés :)..
Juste le mini topo de base, je partirais seule (femme, 33 ans, genève :D) du 14 mars au 23 ou 24 avril 2011..Mon budget pourra aller jusqu'à 6'500 euros environ..ha et c'est mon premier voyage au Japon...dont je rêve depuis trèèèèèèèèèès longtemps..J'ai un mini-minimum de connaissances en japonais mais bon..:s
L'ordre des jours des day-trips à Kyoto et Tokyo sont à titres indicatifs, à voir avec le temps et les envies sur place :). Je n'ai pas encore tout à fait démêlé les horaires/prix/pass des transports mais j'y suis presque. Et je n'ai pas encore réservé ni l'avion ni d'hôtel mais c'est planifié pour cette semaine.
Et oui je suis une fan de parc d'attractions, surtout Disney (cf les 3 derniers jours ^-^)
Merci de l'aide que vous pourriez m'apporter!
Donc voici:
J1 mar : Arrivée Osaka 10h00.
Express Nankai Rapid : 35mn, 1'400.
è 11h30-12h00 : Hôtel Osaka.
Tournoi de Sumo : 8h début --> « mini »
15h : 2e division
16h : les « fat »
18h : Fin.
Après-midi suffisant pour apprécier/ « rentabiliser » le billet?
Aquarium : ouvert jusqu’à 20h.
Soirée, balade + miam.
Nuit : Osaka.
J2 mer : Osaka – Hiroshima : 1h30, 9'470.
Matin : Dôme, Mémorial, parc.
Aprèm : Hiroshima – Miyajima, 30mn / 1h30.
Nuit : Miyajima
J3 jeudi: Miyajima.
Matin : encore un peu Miyajima ou depart direct?
Miyajima – Washuzan/Kojima : 1h45, 7’200. +20mn et ? yen.
Demander un plan (en japonais mais bien illustré) à la gare de Kojima. Devant la gare, prendre un bus jusqu'à Washuzan (env. 20 min) et grimper jusqu'à l'observatoire. La vue sur le pont Seto-Ohashi et sur la mer (Seto-Nai-Kai) parsemée d'îles de toutes tailles est fantastique.
De retour à Kojima, traverser la gare, marcher 5 minutes jusqu'au port et prendre la vedette rapide qui passe autour et sous le pont (env. 40 min).
à Kojima-Kurashiki. (45mn, 1’250)
Nuit : Kurashiki.
J4 ven : Kurashiki
Matin : Kurashiki
Fin mat.-début aprèm : Kurashiki – Matsue : 2h20, 5'550.
Château, coucher de soleil, résidence de samouraïs, Lafcadio Hearn.
Nuit : Matsue
J5 sam : Matsue – Kyoto : 4h, 11’980.
Nuit : Kyoto
J6-J10 : Kyoto (5.5 jours purs à Kyoto)
J11-13 : 1. Hikone & Nagahama (château, jardin) (50mn/16-26mn)
2. Nara : 40mn, 690-1110.
3. Himeji bâché ??/ / Kobe / Universal Osaka ou autre.
Nuit 6-13 : Kyoto
J14 lun : Kyoto – Inuyama 1h30, 6’180
Château et maison de thé : trésors nationaux.
Nuit : Inuyama ou Nagoya ? (un peu de temps pour un peu visiter Nagoya aussi ?)
J15 mar: Nagoya – Kanazawa : 2h30, 7’800.
Nuit : Kanazawa
J16 : Kanazawa.
Jardin, musée du Nô, d’art, quartier des geishas…etc…
Nuit : Kanazawa.
J17 jeu : Kanazawa – Takayama : 2h30, 5’840
Maison historique du gvt, demeures de marchands, Yoshijima-ke, chars du Matsuri + masques et instruments, laques, marché du matin!
Nuit : Takayama.
J18 ven : Takayama.
Nuit : Takayama
J19 sam:
Takayama-KisoFukushima 3h, 7'840.
Nuit : Kiso-Fukushima.
J20 dim: KisoFukushima – Nakatsugawa (35mn, 2'410) – Magome (20mn, 320) : 55mn, 2'730.
Rejoindre Tsumago à pied --> 2h30.
Ou bus Magome – Tsumago : 25mn, 600.
Nuit : Tsumago
J21 lun:
+20mn Magome / +45mn Tsumago
Nakatsugawa – KisuFukushima : 35mn, 2’410
KisoFukushima – Matsumoto : 1h20, 4’180
Environ 2h30 total
Matsumoto
Château en bois classé trésor national, musée des estampes
Temps suffisant pour visiter ??
Nuit : Matsumoto
J22 mar : Matsumoto – Nagano : 1h15, 1'110.
Nagano – Sendai : 2h30, 15'620.
Sendai-Shiogama : 16mn, 230.
Shiogama- Matsushima bateau : 50mn, 1’420/2’220 (un toutes les heures entre 9h30 et 15h)
Nuit : Matsushima
J23 merc : Matsushima.
Matsushima-Sendai : 35mn, 400.
Sendai – Nikko : 2h20, 8'820.
Nuit : Nikko
J24 jeu : Nikko
Nikko-Tokyo : 2h, 5'430.
Nuit: Tokyo
J25-J40 : Tokyo.
J25 : Tokyo
J26 : Tokyo
J27: Tokyo
J28 : Tokyo
J29 : Tokyo
J30: Kamakura
J31:Ghibli
J32ven : Tokyo
J33 sam :Tokyo.
J34: Yokohama
J35: Hakone ou Fuji-Go-Ko à nuit sur place.
J36: Hakone ou Fuji-Go-Ko. Nuit : Tokyo
J37 : Disney
J38 : Disney
J39 : Disney
J40 : depart.
Après avoir épluché guides et le net, et "harcelé" un peu de questions CalamityJane que je ne remercierai jamais assez de son aide...Je vais enfin soumettre mon itinéraire à vos yeux d'experts afin de bénéficier de vos conseils avisés :)..
Juste le mini topo de base, je partirais seule (femme, 33 ans, genève :D) du 14 mars au 23 ou 24 avril 2011..Mon budget pourra aller jusqu'à 6'500 euros environ..ha et c'est mon premier voyage au Japon...dont je rêve depuis trèèèèèèèèèès longtemps..J'ai un mini-minimum de connaissances en japonais mais bon..:s
L'ordre des jours des day-trips à Kyoto et Tokyo sont à titres indicatifs, à voir avec le temps et les envies sur place :). Je n'ai pas encore tout à fait démêlé les horaires/prix/pass des transports mais j'y suis presque. Et je n'ai pas encore réservé ni l'avion ni d'hôtel mais c'est planifié pour cette semaine.
Et oui je suis une fan de parc d'attractions, surtout Disney (cf les 3 derniers jours ^-^)
Merci de l'aide que vous pourriez m'apporter!
Donc voici:
J1 mar : Arrivée Osaka 10h00.
Express Nankai Rapid : 35mn, 1'400.
è 11h30-12h00 : Hôtel Osaka.
Tournoi de Sumo : 8h début --> « mini »
15h : 2e division
16h : les « fat »
18h : Fin.
Après-midi suffisant pour apprécier/ « rentabiliser » le billet?
Aquarium : ouvert jusqu’à 20h.
Soirée, balade + miam.
Nuit : Osaka.
J2 mer : Osaka – Hiroshima : 1h30, 9'470.
Matin : Dôme, Mémorial, parc.
Aprèm : Hiroshima – Miyajima, 30mn / 1h30.
Nuit : Miyajima
J3 jeudi: Miyajima.
Matin : encore un peu Miyajima ou depart direct?
Miyajima – Washuzan/Kojima : 1h45, 7’200. +20mn et ? yen.
Demander un plan (en japonais mais bien illustré) à la gare de Kojima. Devant la gare, prendre un bus jusqu'à Washuzan (env. 20 min) et grimper jusqu'à l'observatoire. La vue sur le pont Seto-Ohashi et sur la mer (Seto-Nai-Kai) parsemée d'îles de toutes tailles est fantastique.
De retour à Kojima, traverser la gare, marcher 5 minutes jusqu'au port et prendre la vedette rapide qui passe autour et sous le pont (env. 40 min).
à Kojima-Kurashiki. (45mn, 1’250)
Nuit : Kurashiki.
J4 ven : Kurashiki
Matin : Kurashiki
Fin mat.-début aprèm : Kurashiki – Matsue : 2h20, 5'550.
Château, coucher de soleil, résidence de samouraïs, Lafcadio Hearn.
Nuit : Matsue
J5 sam : Matsue – Kyoto : 4h, 11’980.
Nuit : Kyoto
J6-J10 : Kyoto (5.5 jours purs à Kyoto)
J11-13 : 1. Hikone & Nagahama (château, jardin) (50mn/16-26mn)
2. Nara : 40mn, 690-1110.
3. Himeji bâché ??/ / Kobe / Universal Osaka ou autre.
Nuit 6-13 : Kyoto
J14 lun : Kyoto – Inuyama 1h30, 6’180
Château et maison de thé : trésors nationaux.
Nuit : Inuyama ou Nagoya ? (un peu de temps pour un peu visiter Nagoya aussi ?)
J15 mar: Nagoya – Kanazawa : 2h30, 7’800.
Nuit : Kanazawa
J16 : Kanazawa.
Jardin, musée du Nô, d’art, quartier des geishas…etc…
Nuit : Kanazawa.
J17 jeu : Kanazawa – Takayama : 2h30, 5’840
Maison historique du gvt, demeures de marchands, Yoshijima-ke, chars du Matsuri + masques et instruments, laques, marché du matin!
Nuit : Takayama.
J18 ven : Takayama.
Nuit : Takayama
J19 sam:
Takayama-KisoFukushima 3h, 7'840.
Nuit : Kiso-Fukushima.
J20 dim: KisoFukushima – Nakatsugawa (35mn, 2'410) – Magome (20mn, 320) : 55mn, 2'730.
Rejoindre Tsumago à pied --> 2h30.
Ou bus Magome – Tsumago : 25mn, 600.
Nuit : Tsumago
J21 lun:
+20mn Magome / +45mn Tsumago
Nakatsugawa – KisuFukushima : 35mn, 2’410
KisoFukushima – Matsumoto : 1h20, 4’180
Environ 2h30 total
Matsumoto
Château en bois classé trésor national, musée des estampes
Temps suffisant pour visiter ??
Nuit : Matsumoto
J22 mar : Matsumoto – Nagano : 1h15, 1'110.
Nagano – Sendai : 2h30, 15'620.
Sendai-Shiogama : 16mn, 230.
Shiogama- Matsushima bateau : 50mn, 1’420/2’220 (un toutes les heures entre 9h30 et 15h)
Nuit : Matsushima
J23 merc : Matsushima.
Matsushima-Sendai : 35mn, 400.
Sendai – Nikko : 2h20, 8'820.
Nuit : Nikko
J24 jeu : Nikko
Nikko-Tokyo : 2h, 5'430.
Nuit: Tokyo
J25-J40 : Tokyo.
J25 : Tokyo
J26 : Tokyo
J27: Tokyo
J28 : Tokyo
J29 : Tokyo
J30: Kamakura
J31:Ghibli
J32ven : Tokyo
J33 sam :Tokyo.
J34: Yokohama
J35: Hakone ou Fuji-Go-Ko à nuit sur place.
J36: Hakone ou Fuji-Go-Ko. Nuit : Tokyo
J37 : Disney
J38 : Disney
J39 : Disney
J40 : depart.
Avis sur circuit Denver - Yellowstone - Dakota du Sud - Chicago et New York English translation pending
Bonjour,
Après un "essais manqué" en 2010 nous préparons notre 3ème voyage aux USA.
Divers impératifs nous ont amené à faire un circuit peut être un peu atypique et comprenant quelques étapes assez longues.
Mais nous aimons ça, donc pas de soucis pour avaler les miles.
Donc il me fallait Yellowstone avant le grand Boum, un peu de Badlands, quelques Canyons et le S.Dakota.
Des villes, pas mal :-( pour satisfaire Madame.
Les suggestions sont attendues !! Merci et bonne soirée.
J1 / Arrivée à Denver 16h00 et route jusqu’à Silverthorne / 70 milles J2 / Départ pour Vernal / arrêts à Glenwood Springs et à Rifle Falls / 265 m. J3 / Visite de Dinosaur national Monument Utah / 60 m. J4 / Visite de Dinosaur national Monument Colorado / 80 m. J5 / Départ pour Green River rd 191 + rd 44 Flaming Gorge / 130 m. J6 / Départ pour Jackson Hole / 190 m. J7 / Visite Grand Téton, Mormon Row, Oxbow Bend, Jenny Lake, Teton Park rd etc../ 80 m. J8 / Traversée de Yellowstone jusqu’à Gardiner, West Thumb / 160 m. J9 / Yellowstone J10 / Yellowstone J11/ Yellowstone et sortie par la Beartoth rd. Cooke City, Chief joseph Hwy, Cody / 170 m. J12 / Départ pour Buffalo ou Sheridan passage par Bighorn Canyon / 180 m. J13/ Départ Mt Rushmore / Rapid City / 220 m. J14 et J15/ On reste dans le coin et visites diverses, Deadwood, / Crazy Horse Mémorial, Badlands NP, Devil's Tower, Musée de Wounded Knee etc.. J16 / Départ pour Siuox Falls et arrêt à Town Murdo 1880 / 350 m. J17 / Route pour La Crosse Wisconsin / 300 m. J18 / Route pour Chicago / 280 m. J19 et J20 / Visite de Chicago J21, et 22 / Passage par Niagara Falls (c’est loin donc pas certain de tenir ce plan là !) J23 / Arrivée à Washington J24 et 25 / Visite de Washington J26 / Rien de prévu , on récupère le retard pris sur la route ou à Yellowstone J27 / Départ pour New York, on restitue la voiture à Manhattan
J28 à J32/ Visite de New York J33 Retour
Les suggestions sont attendues !! Merci et bonne soirée.
J1 / Arrivée à Denver 16h00 et route jusqu’à Silverthorne / 70 milles J2 / Départ pour Vernal / arrêts à Glenwood Springs et à Rifle Falls / 265 m. J3 / Visite de Dinosaur national Monument Utah / 60 m. J4 / Visite de Dinosaur national Monument Colorado / 80 m. J5 / Départ pour Green River rd 191 + rd 44 Flaming Gorge / 130 m. J6 / Départ pour Jackson Hole / 190 m. J7 / Visite Grand Téton, Mormon Row, Oxbow Bend, Jenny Lake, Teton Park rd etc../ 80 m. J8 / Traversée de Yellowstone jusqu’à Gardiner, West Thumb / 160 m. J9 / Yellowstone J10 / Yellowstone J11/ Yellowstone et sortie par la Beartoth rd. Cooke City, Chief joseph Hwy, Cody / 170 m. J12 / Départ pour Buffalo ou Sheridan passage par Bighorn Canyon / 180 m. J13/ Départ Mt Rushmore / Rapid City / 220 m. J14 et J15/ On reste dans le coin et visites diverses, Deadwood, / Crazy Horse Mémorial, Badlands NP, Devil's Tower, Musée de Wounded Knee etc.. J16 / Départ pour Siuox Falls et arrêt à Town Murdo 1880 / 350 m. J17 / Route pour La Crosse Wisconsin / 300 m. J18 / Route pour Chicago / 280 m. J19 et J20 / Visite de Chicago J21, et 22 / Passage par Niagara Falls (c’est loin donc pas certain de tenir ce plan là !) J23 / Arrivée à Washington J24 et 25 / Visite de Washington J26 / Rien de prévu , on récupère le retard pris sur la route ou à Yellowstone J27 / Départ pour New York, on restitue la voiture à Manhattan
J28 à J32/ Visite de New York J33 Retour
Ouest des États-Unis: dans quel sens? English translation pending
Salut,
j'aurais besoin de vos avis. Je vais refaire le tour classic pour montrer à Madame comment c'est trop beau. Et comme je pars un peu plus longtemps que la première fois ( c'est à dire 24 jours ) je vais tirer jusqu'a Yellowstone. Pour l'instant, je m'interroge simplement sur le sens ou je vais tourner :
Possibilité 1 : Arrivée SFO / Yosemite/ DV /Grand Canyon / Page / MV / Moab / Torrey / Tropic / Vegas --> SLC / Yellowtone / SLC -- Départ SLC L'avantage ici étant le départ de SLC et la possibilité de trouver un vol direct
Possibilité 2 Arrivée SFO / Yosemite/ DV /Grand Canyon / Page / MV / Moab / SLC / Yellowstone / SLC / Torrey / Tropic / Vegas -- Départ Vegas L'avantage est de finir par Vegas mais forcément vol avec escale
Possibilité 3 Arrivée SFO / Yosemite/ DV / Tropic / Torrey / SLC / Yellowstone / Moab / MV / Page / GC / Vegas
j'aurais besoin de vos avis. Je vais refaire le tour classic pour montrer à Madame comment c'est trop beau. Et comme je pars un peu plus longtemps que la première fois ( c'est à dire 24 jours ) je vais tirer jusqu'a Yellowstone. Pour l'instant, je m'interroge simplement sur le sens ou je vais tourner :
Possibilité 1 : Arrivée SFO / Yosemite/ DV /Grand Canyon / Page / MV / Moab / Torrey / Tropic / Vegas --> SLC / Yellowtone / SLC -- Départ SLC L'avantage ici étant le départ de SLC et la possibilité de trouver un vol direct
Possibilité 2 Arrivée SFO / Yosemite/ DV /Grand Canyon / Page / MV / Moab / SLC / Yellowstone / SLC / Torrey / Tropic / Vegas -- Départ Vegas L'avantage est de finir par Vegas mais forcément vol avec escale
Possibilité 3 Arrivée SFO / Yosemite/ DV / Tropic / Torrey / SLC / Yellowstone / Moab / MV / Page / GC / Vegas
Quelques jours à Mandvi? (Inde) English translation pending
je cherche quelques renseignements sur mandvi, est il possible de passer quelques jours au bord de la mer. l eau est elle chaude. peut on trouver un hotel pas trop cher. le loneny ne dit rien a part un palace. ils parlent juste de belles plages. merci d avance.
Retour de l'Inde: nostalgie d'une époque révolue English translation pending
Salut à tous !
Il y a longtemps que je suis pas intervenu sur ce forum et je voulais vous faire part de mon sentiment à la suite de mon dernier voyage en Inde .
Nous sommes donc partis au printemps dernier avec mon fils pour déposer les cendres de ma femme dans le Gange à Bénarès . Ne cherchez pas là de conviction spirituelle , c'était simplement son souhait . Ce n'était pas non plus une découverte , vu que j'en suis à mon huitième voyage en Inde . Je n'y étais simplement pas retourné depuis 1994 et à cette idée , malgré les circonstances , je me faisais une joie de retrouver ce magnifique pays où une partie de mon coeur est toujours resté .
A mon retour ... Je suis un peu déçu et je crois que le rêve est brisé . L'Inde que j'ai connue n'est plus , la mondialisation est passée par là . Bénarès est devenue une usine à touristes , la sollicitation permanente me rappelle le Maroc des années 70/80 . Impossible d'être tranquille sur les ghats où pourtant j'ai passé des moments magiques en toute quiétude . Les loueurs de barques y sont comme des mouches , alors qu'avant il fallait les réveiller doucement , pour obtenir leurs services qu'ils daignaient tant bien que mal nous accorder . Je ne parle pas des prix qui varient , suivant l'humeur à chaque échoppe .
Le "tourisme" à même intrinsèquement changé . Quand je dis tourisme , bien qu'étant plus voyageur , j'en reste néanmoins touriste . Je disais donc que le tourisme de masse à pollué ce pays qui mérite une approche plus profonde que de visiter les Ghats entre le cyber et la séance piscine à l'hôtel . On y vient plus pour "faire l'inde" mais simplement pour dire : " nous y sommes allés ". Les indiens , bien sur !... on vite compris la manne de ces blancs pressés et l'on peut dire qu'ils en profitent allégrement , ce qu'ils auraient tord de ne pas faire . Mais cela nui grandement à l'âme de ce pays .
Goa est devenue une suite d'échoppes et de bars où l'on retrouve partout la même marchandise , à des prix !?... Touts les plages du Nord sont saturées de constructions plus laides les une que les autres . Impossible d'y trouver la paix tant que l'on a pas donné leur du aux marchands ambulants . L'alcool fort coule à profusion , alors qu'avant ... il fallait chercher la petite lumiere des bars à arak .
les nouveaux riches de l'Est se prélassent et se font servir comme des nababs sur les transats qui ont envahis toutes les plages . Je n'ai rien retrouvé de ce qui faisait le charme de Goa . Même Arambol est la destination des new-travellers tatoués où l'exctasy et la coke sont servis direct aux transats parasolés . L'accès à la mer est commercialement comparable aux stations balnéaires d'ici . Le fameux Flea-Market à Anjuna , n'a plus de flea que le nom , c'est plutôt un super marché à plat et très cher , visite obligatoire du touriste moyen pendant sa semaine Goannaise . Ils y viennent même en bateau bus de l'hôtel , la classe . Il est certains que le temps des voyageurs à 100 roupies la nuit n'intéresse plus les indiens , autant avoir des gogos blindés d'oseille , évidemment . La profusion de jeunes dont on se demande qui paye le voyage , est impressionnante . A certains moments , j'avais l'impression d'être au bar du lycée . Et vu le prix de la coke , les parents doivent en avoir sur le compte en banque . Il reste néanmoins et encore , le dernier village gaulois : Chapora , où résistent quelques vieux zonards défraichis du patrimoine folklorique , nostalgiques de la grande époque révolue . Qui se retrouvent le soir pour l'apéro-schilom , c'est presque une image d'Epinal 😉 .
Sans parler du délire sécuritaire paranoïde qui à envahit ce pays . Quelle surprise quand on vous réveille pendant un vol national pour vous demander votre carte d'embarquement . Même en étant discret , ils ont remarqué que j'étais entré dans l'avion en plein vol . Quand , à défaut de billet d'avion pour entrer dans l'aéroport , on est obligé de payer pour assister , au départ de votre compagnon de voyage . Et cela à travers une vitre et avec un interphone . ET quand même une boite d'allumette est suspectée de terrorisme . Sans parler de Mumbaï avec ses vigiles armés qui fouillent vos sacs à l'entrée des restos et de la police omniprésente armée jusqu'aux dents .
Alors voila ... je crois que l'inde n'est plus pour moi , inutile d'aller si loin pour voir les mêmes qu'ici . Dans le style , Argeles plage est pas mal non plus . Je sais que cela ne va pas plaire à certains mais ce n'est que mon ressenti personnel et il n'a que la valeur que je lui accorde . Peut être que le temps effacera ma déception et que je m' habituerais à cette nouvelle Inde mondialisée . Mais je pense que le souvenir de mes anciens voyages sera toujours plus présent que ce dernier épisode dont la réminiscence n'a duré que le temps de mon bronzage . Peut être , un jour j'y retournerais ?... je ne sais pas .
Désolé 😐
Ciao !
Il y a longtemps que je suis pas intervenu sur ce forum et je voulais vous faire part de mon sentiment à la suite de mon dernier voyage en Inde .
Nous sommes donc partis au printemps dernier avec mon fils pour déposer les cendres de ma femme dans le Gange à Bénarès . Ne cherchez pas là de conviction spirituelle , c'était simplement son souhait . Ce n'était pas non plus une découverte , vu que j'en suis à mon huitième voyage en Inde . Je n'y étais simplement pas retourné depuis 1994 et à cette idée , malgré les circonstances , je me faisais une joie de retrouver ce magnifique pays où une partie de mon coeur est toujours resté .
A mon retour ... Je suis un peu déçu et je crois que le rêve est brisé . L'Inde que j'ai connue n'est plus , la mondialisation est passée par là . Bénarès est devenue une usine à touristes , la sollicitation permanente me rappelle le Maroc des années 70/80 . Impossible d'être tranquille sur les ghats où pourtant j'ai passé des moments magiques en toute quiétude . Les loueurs de barques y sont comme des mouches , alors qu'avant il fallait les réveiller doucement , pour obtenir leurs services qu'ils daignaient tant bien que mal nous accorder . Je ne parle pas des prix qui varient , suivant l'humeur à chaque échoppe .
Le "tourisme" à même intrinsèquement changé . Quand je dis tourisme , bien qu'étant plus voyageur , j'en reste néanmoins touriste . Je disais donc que le tourisme de masse à pollué ce pays qui mérite une approche plus profonde que de visiter les Ghats entre le cyber et la séance piscine à l'hôtel . On y vient plus pour "faire l'inde" mais simplement pour dire : " nous y sommes allés ". Les indiens , bien sur !... on vite compris la manne de ces blancs pressés et l'on peut dire qu'ils en profitent allégrement , ce qu'ils auraient tord de ne pas faire . Mais cela nui grandement à l'âme de ce pays .
Goa est devenue une suite d'échoppes et de bars où l'on retrouve partout la même marchandise , à des prix !?... Touts les plages du Nord sont saturées de constructions plus laides les une que les autres . Impossible d'y trouver la paix tant que l'on a pas donné leur du aux marchands ambulants . L'alcool fort coule à profusion , alors qu'avant ... il fallait chercher la petite lumiere des bars à arak .
les nouveaux riches de l'Est se prélassent et se font servir comme des nababs sur les transats qui ont envahis toutes les plages . Je n'ai rien retrouvé de ce qui faisait le charme de Goa . Même Arambol est la destination des new-travellers tatoués où l'exctasy et la coke sont servis direct aux transats parasolés . L'accès à la mer est commercialement comparable aux stations balnéaires d'ici . Le fameux Flea-Market à Anjuna , n'a plus de flea que le nom , c'est plutôt un super marché à plat et très cher , visite obligatoire du touriste moyen pendant sa semaine Goannaise . Ils y viennent même en bateau bus de l'hôtel , la classe . Il est certains que le temps des voyageurs à 100 roupies la nuit n'intéresse plus les indiens , autant avoir des gogos blindés d'oseille , évidemment . La profusion de jeunes dont on se demande qui paye le voyage , est impressionnante . A certains moments , j'avais l'impression d'être au bar du lycée . Et vu le prix de la coke , les parents doivent en avoir sur le compte en banque . Il reste néanmoins et encore , le dernier village gaulois : Chapora , où résistent quelques vieux zonards défraichis du patrimoine folklorique , nostalgiques de la grande époque révolue . Qui se retrouvent le soir pour l'apéro-schilom , c'est presque une image d'Epinal 😉 .
Sans parler du délire sécuritaire paranoïde qui à envahit ce pays . Quelle surprise quand on vous réveille pendant un vol national pour vous demander votre carte d'embarquement . Même en étant discret , ils ont remarqué que j'étais entré dans l'avion en plein vol . Quand , à défaut de billet d'avion pour entrer dans l'aéroport , on est obligé de payer pour assister , au départ de votre compagnon de voyage . Et cela à travers une vitre et avec un interphone . ET quand même une boite d'allumette est suspectée de terrorisme . Sans parler de Mumbaï avec ses vigiles armés qui fouillent vos sacs à l'entrée des restos et de la police omniprésente armée jusqu'aux dents .
Alors voila ... je crois que l'inde n'est plus pour moi , inutile d'aller si loin pour voir les mêmes qu'ici . Dans le style , Argeles plage est pas mal non plus . Je sais que cela ne va pas plaire à certains mais ce n'est que mon ressenti personnel et il n'a que la valeur que je lui accorde . Peut être que le temps effacera ma déception et que je m' habituerais à cette nouvelle Inde mondialisée . Mais je pense que le souvenir de mes anciens voyages sera toujours plus présent que ce dernier épisode dont la réminiscence n'a duré que le temps de mon bronzage . Peut être , un jour j'y retournerais ?... je ne sais pas .
Désolé 😐
Ciao !
Circuit de vingt jours dans l'Ouest américain en août 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Ca y est nous nous sommes décidés pour ce grand voyage qui nous fera découvrir l'ouest américain du 30 juillet au 19 août 2011.
Nous partons à 2 couples de 4 adultes 4 ados (17,16,14 et 13 ans) et 1 enfants de 10 ans. Nous louons 2 voitures.
Nous avons établi un parcours dont j'espère vous nous donnerez votre avis :
30/07 : arrivée LA dans la soirée
31/07 : visite LA (Hollywood Bdl, beverly hills ...)
01/08 : Universal studio pour les enfants
02/08 : départ Las Vegas
03/08 : Las Vegas
04/08 : départ Grand Canyon , nuit GC
05/08 : Page - lac powel, 2 nuits pour visiter antelope canyon et profiter du lac
06/08 : Page
07/08 : monument valley : 1 nuit
08/08 : Moab : 1 nuit
09/08 : Bryce canyon : 1 nuit
10/08 : Zion - Las Vegas : nuit à Las Vegas
11/08 : death Valley
12/08 : nuit à Lone pine
13/08 : Yosemite
14/08 : yosemite
15/08 : départ SF
16/08 : SF
17/08 : SF
18/08 : depart pour LA, nuit sur la côte (ne sais pas où serait le mieux)
19/08 : retour France
Qu'en pensez-vous ? n'est-ce pas trop fatigant pour les enfants au niveau du temps de route entre chaque étape, cela ne sera pas trop long ? Est-ce bien judicieux de retourner à LA ? ou bien partir le 29 au lieu du 30/07 pour ajouter une journée.
Est-ce possible de faire Death Valley - Yosemite en une fois pour gagner une nuit ?
Si vous avez des modifications à apporter, n'hésitez pas.
En ce qui concerne les billets d'avion, les prix n'ont guère variés depuis début octobre, nous sommes toujours aux alentours de 1150 - 1200 € les billets, j'ai appelé Go voyage, ils m'ont dit que c'était trop tôt et que les prix négociés seraient au mois de janvier. Que dois-je faire ?
Merci de vos conseils.
Etats-Unis: avis sur ces hôtels Best Western? English translation pending
bonjour
j ai sollicité BEST WESTERN (en Italie!!!!!!!)pour une simultation de tarif en leur prenant toutes les nuites d'hotels chez eux soit à SAN FRANCISCO (Americana) , MORRO BAY (El rancho), SANTA MONICA (Gateway hotel), BARSTOW ( Desert villa inn), GRAND CANYON (Grand Canyon inn), LAS VEGAS( Mardi gras hotels et casinos), BRYCE (bryce canyon grand hotel), PAGE(arizona inn), KINGMANN (Kings inn and suites), FLAGSTAFF (Pony soldier inn and suites et PHOENIX SCOTTDALE( plus papago inn and resort) , sauf the view et furnace creek ranch à XANTERRA,
j ai obtenu un resultat incroyable taxes comprises (tarifs promotionnels sur tous les hotels non applicable en reservation directes sur le net) pour un total pour 11 nuits de 1407 $ soit 1042 € à ce jour a partager en trois personnes du voyage...............
J'aimerais donc avoir l'avis des voyageurs forumers ayant séjournés dans ces Best western, sur la situation par rapport au centre (j'ai verifié sur les cartes mais rien ne vaut les avis ), les avantages et inconvenients que vous avez pu rencontrer et s'il n'a pas de surprise de supplement à regler lors du paiement
merci encore a toutes et à tous
michel
Visiter New York avec un bébé de deux ans? English translation pending
bonjour
je ne sais pas si je post au bon endroit...désolé au cas où.;-)
je voudrai visiter new york avec mon bébé de 2 ans pour le mois de mai 2011 qu'en pensez vous? est il possible de trouver facilement une nurse pour quelques heures dans la semaine si vous avez des adresse je suis preneuse....pour tout ce qui pourrai m'aider
merci 😉
Une nouvelle fois: qui va aux États-Unis en septembre 2011? English translation pending
Finallement, en regardant bien, y'aurait peut être un créneau à c'tte époque là alors si vous voulez qu'on se refasse un beau
Tableau Integrant et Générant les Rencontre aux Etats Unis
( © Spartiate & LeTigre 😛😛😛 )
Et bien vous savez ce qui vous reste à faire ... postez ici vos dates et vos itinéraires et ... je ferai le reste 😎😎
Tableau Integrant et Générant les Rencontre aux Etats Unis
( © Spartiate & LeTigre 😛😛😛 )
Et bien vous savez ce qui vous reste à faire ... postez ici vos dates et vos itinéraires et ... je ferai le reste 😎😎
De retour de notre voyage à New York (14 jours) English translation pending
Bonsoir,
Et voila c'est fini ... :(
Ce fut 14 jours Magiques ! 11 jours à NY , 1 journée à Philadelphie et 2 jours à Washington.
- --
Ca y est, nous y sommes. Après plus de 7heures de vol et le même temps d'attente à l'aéroport, nous sommes enfin arrivés à NEW YORK. Nous étions heureux mais ... fatigués!
2 heures du mat, nous posons enfin les bagages dans notre chambre à l’hôtel Belleclaire (W 77th street : à coté du central Park). Notre chambre est petite avec le strict minimum mais avec une télé et une clim quand même. Les toilettes et la salle de bain sont communes avec deux autres chambres mais bon à seulement 60€ la nuit, nous n'allions pas nous plaindre...
Dimanche 11 Juillet La nuit fut courte. Nous nous sommes levés à 6h30, dur ! dur ! La journée allait être bien remplie, au programme : visite de la statue de la liberté, d’Ellis Island, le quartier de Wall Street… Notre hôtel est situé à deux pas du métro ce qui est bien pratique pour se déplacer (surtout à New York). 1ère découverte du métro : il faut énormément chaud dans les bouches de métro, le métro est très propre, très sécurisant contrairement au métro français. Nous sommes descendus à Bowling Green pour prendre le Ferry allant sur Liberty Island et Ellis Island. Ça y est, nous voyons enfin la statue de la liberté de près, qu’est qu’elle est belle !!! Nous l’avons vue sous toutes les coutures et David la prise en photos sous tous les angles. Ça fait drôle de se dire que nous sommes à côté du symbole de l’Amérique, de New York. On a l’habitude de la voir à la télévision, dans les séries et les films et là, elle est devant nous majestueuse. Nous avons fait le tour de l’île ce qui nous a permis également d’avoir une première vue sur la baie de Manhattan

Après cette visite très instructive, nous découvrons le quartier de Wall Street avec Trinity Church. Nous avons également vu la Réserve fédérale mais comme il est dimanche, nous n’avons pas pu apprécier l’effervescence du quartier avec les traders et les businessmen. Pour nous, il était alors temps de manger, nous avons décider de manger notre premier hamburger américain. Pas mauvais du tout

Lundi 12 juillet 2010 : Nous nous sommes levés plus tard pour cette journée vers 9h. Aujourd’hui notre journée est consacrée à la visite du Musée d’histoire naturelle et la découverte du Financial District (Wall Street et World Trade Center). Le musée d’histoire naturelle est un magnifique musée avec plein d’animaux que l’on a n’a pas l’habitude de voir (une baleine à taille réelle, des dinosaures, le « gnum gnum » de l’île de Pâques). C’était vraiment sympa ça nous a fait penser au film « La nuit au musée » avec Ben Stiller mais c’est un peu différent quand même. Ce qui était dommage c’est que la façade du musée était en rénovation. Il y avait un échafaudage devant qui nous permettait pas d’apprécier l’extérieur du monument.

Direction ensuite Wall Street avec le New York Stock exchange, le Federal Hall. C’est un lieu qui reflète bien le New York des hommes d’affaires, des businessmen. Les gens ne s’arrêtent jamais, ils sont sans cesse sous pression, à défiler à toute vitesse le téléphone et l’attache case à la main. Ils sont fous !!

Nous sommes rentrés à l’hôtel vers 17h pour une bonne douche bien méritée. Ensuite, nous avons fait une promenade dans Battery Park à 19h. Nous avons marché jusqu’au Pier 17. Celui-ci se trouve juste à côté du pont de Brooklyn. Nous avons pris quelques photos et nous avons mangé au Séquoia avec vue sur Brooklyn. C’était une magnifique soirée avec une petite brise très agréable.
Mardi 13 juillet 2010 : Après un lever vers 8h30 et un bon petit déj, nous avons visité le Flatiron, building en forme de fer à repasser Voici quelques photos :

Puis ensuite direction l'Empire State building. Nous sommes montés au 86ème étage, la vue est imprenable sur tout Manhattan.

Ensuite nous avons mangé juste à côté dans une rôtisserie car il s’est mis à pleurer des trombes d’eau. Impressionnant, les routes commençaient à être innondées. Nous avons attendu un peu puis nous sommes allés faire du shopping à Macy’s. Ce magasin est l’un des plus grands au monde (il est plus grand que les galeries Lafayette ou le Printemps à Paris). En sortant du magasin, il ne pleuvait plus, on en a donc profité pour découvrir les magasins de la 5ème avenue : American Girls (magasin de poupées avec salon de coiffure…), Build a bear et au Rockfeller Center avec le magasin Lego, Nintendo.

Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel vers 17h. le programme de la soirée est le restaurant Ellen Stardust sur Times Square : beaucoup de personnes nous avaient recommandé ce resto par son côté original. En effet, il est atypique, les serveurs chantent en même temps qu’ils font leur travail. C’est impressionnant. Ils chantent tous les genres : Pavarotti, Lady Gaga, Aretha Franklin, Franck Sinatra… Nous avons passé une super soirée très sympa puis après nous avons fait de belles photos sur Times Square illuminé. Retour à l’hôtel à 23h.

Magasin Tys'R'Us

Dimanche 11 Juillet La nuit fut courte. Nous nous sommes levés à 6h30, dur ! dur ! La journée allait être bien remplie, au programme : visite de la statue de la liberté, d’Ellis Island, le quartier de Wall Street… Notre hôtel est situé à deux pas du métro ce qui est bien pratique pour se déplacer (surtout à New York). 1ère découverte du métro : il faut énormément chaud dans les bouches de métro, le métro est très propre, très sécurisant contrairement au métro français. Nous sommes descendus à Bowling Green pour prendre le Ferry allant sur Liberty Island et Ellis Island. Ça y est, nous voyons enfin la statue de la liberté de près, qu’est qu’elle est belle !!! Nous l’avons vue sous toutes les coutures et David la prise en photos sous tous les angles. Ça fait drôle de se dire que nous sommes à côté du symbole de l’Amérique, de New York. On a l’habitude de la voir à la télévision, dans les séries et les films et là, elle est devant nous majestueuse. Nous avons fait le tour de l’île ce qui nous a permis également d’avoir une première vue sur la baie de Manhattan

Après cette visite très instructive, nous découvrons le quartier de Wall Street avec Trinity Church. Nous avons également vu la Réserve fédérale mais comme il est dimanche, nous n’avons pas pu apprécier l’effervescence du quartier avec les traders et les businessmen. Pour nous, il était alors temps de manger, nous avons décider de manger notre premier hamburger américain. Pas mauvais du tout

Lundi 12 juillet 2010 : Nous nous sommes levés plus tard pour cette journée vers 9h. Aujourd’hui notre journée est consacrée à la visite du Musée d’histoire naturelle et la découverte du Financial District (Wall Street et World Trade Center). Le musée d’histoire naturelle est un magnifique musée avec plein d’animaux que l’on a n’a pas l’habitude de voir (une baleine à taille réelle, des dinosaures, le « gnum gnum » de l’île de Pâques). C’était vraiment sympa ça nous a fait penser au film « La nuit au musée » avec Ben Stiller mais c’est un peu différent quand même. Ce qui était dommage c’est que la façade du musée était en rénovation. Il y avait un échafaudage devant qui nous permettait pas d’apprécier l’extérieur du monument.

Direction ensuite Wall Street avec le New York Stock exchange, le Federal Hall. C’est un lieu qui reflète bien le New York des hommes d’affaires, des businessmen. Les gens ne s’arrêtent jamais, ils sont sans cesse sous pression, à défiler à toute vitesse le téléphone et l’attache case à la main. Ils sont fous !!

Nous sommes rentrés à l’hôtel vers 17h pour une bonne douche bien méritée. Ensuite, nous avons fait une promenade dans Battery Park à 19h. Nous avons marché jusqu’au Pier 17. Celui-ci se trouve juste à côté du pont de Brooklyn. Nous avons pris quelques photos et nous avons mangé au Séquoia avec vue sur Brooklyn. C’était une magnifique soirée avec une petite brise très agréable.
Mardi 13 juillet 2010 : Après un lever vers 8h30 et un bon petit déj, nous avons visité le Flatiron, building en forme de fer à repasser Voici quelques photos :

Puis ensuite direction l'Empire State building. Nous sommes montés au 86ème étage, la vue est imprenable sur tout Manhattan.

Ensuite nous avons mangé juste à côté dans une rôtisserie car il s’est mis à pleurer des trombes d’eau. Impressionnant, les routes commençaient à être innondées. Nous avons attendu un peu puis nous sommes allés faire du shopping à Macy’s. Ce magasin est l’un des plus grands au monde (il est plus grand que les galeries Lafayette ou le Printemps à Paris). En sortant du magasin, il ne pleuvait plus, on en a donc profité pour découvrir les magasins de la 5ème avenue : American Girls (magasin de poupées avec salon de coiffure…), Build a bear et au Rockfeller Center avec le magasin Lego, Nintendo.

Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel vers 17h. le programme de la soirée est le restaurant Ellen Stardust sur Times Square : beaucoup de personnes nous avaient recommandé ce resto par son côté original. En effet, il est atypique, les serveurs chantent en même temps qu’ils font leur travail. C’est impressionnant. Ils chantent tous les genres : Pavarotti, Lady Gaga, Aretha Franklin, Franck Sinatra… Nous avons passé une super soirée très sympa puis après nous avons fait de belles photos sur Times Square illuminé. Retour à l’hôtel à 23h.

Magasin Tys'R'Us

Votre avis sur notre itinéraire de huit jours en Jordanie? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai avoir votre avis sur note itinéraire en Jordanie sachant que nous viendrons de la Syrie:
J1 : Arrivés à Amman depuis Damas. Visite d'Amman. Questions : Est ce une après midi de perdu que de rester à Amman car j'ai lu pas mal d'avis négatif ?
J2: Visite de Jerash et de Ajlun(et Umm Qais si possible) Dodo à Amman
J3: Chateaux du desert Qasr el Azraq Qasr el Kharana Qasr el Mushatta Qasr el Amra Nuit à Madaba
Est il vraiment necessaire de les visiter ?
J4: Est ce necessaire de Visiter le matin de Madaba pour voir les mosaïques. Visite du Mont Nebo, Mer morte et Wadi Mujib. Est il important de visiter Um el rassas classé Unesco ? Visite de Kerak Nuit à Dana
J5: Excursion seul dans les alentours du village de Dana. Arret pour voir la forteresse de Shobak Nuit au Wadi Moussa
J6: Petra Nuit au Wadi Moussa
Avez vous des bonnes adresses pas cher pour les hotels du Wadi Moussa ?
J7: Petra Nuit au Wadi Rum dans un camp bedouin Avez vous des adresses d'un bon camp pas trop cher pour une nuit.?
J8: Excursion du désert Puis retour vers Amman ou Madaba Dodo à Amman ou Madaba.
Vaut il mieux s'arreter à Madaba ou Amman pour passer par le King Hussin Bridge pour aller à Jerusalem
Concernant la voiture: Vaut il mieux la louer depuis notre J3 ou notre J2?
Jerusalem: Est le fait d'aller en Israel posera il des problèmes pour re rentrer en Jordanie et Syrie car sur le passeport il sera indiquer que l'on a quitté la Jordanie et que nous sommes rerentrés ?
Merci de votre aide
Je souhaiterai avoir votre avis sur note itinéraire en Jordanie sachant que nous viendrons de la Syrie:
J1 : Arrivés à Amman depuis Damas. Visite d'Amman. Questions : Est ce une après midi de perdu que de rester à Amman car j'ai lu pas mal d'avis négatif ?
J2: Visite de Jerash et de Ajlun(et Umm Qais si possible) Dodo à Amman
J3: Chateaux du desert Qasr el Azraq Qasr el Kharana Qasr el Mushatta Qasr el Amra Nuit à Madaba
Est il vraiment necessaire de les visiter ?
J4: Est ce necessaire de Visiter le matin de Madaba pour voir les mosaïques. Visite du Mont Nebo, Mer morte et Wadi Mujib. Est il important de visiter Um el rassas classé Unesco ? Visite de Kerak Nuit à Dana
J5: Excursion seul dans les alentours du village de Dana. Arret pour voir la forteresse de Shobak Nuit au Wadi Moussa
J6: Petra Nuit au Wadi Moussa
Avez vous des bonnes adresses pas cher pour les hotels du Wadi Moussa ?
J7: Petra Nuit au Wadi Rum dans un camp bedouin Avez vous des adresses d'un bon camp pas trop cher pour une nuit.?
J8: Excursion du désert Puis retour vers Amman ou Madaba Dodo à Amman ou Madaba.
Vaut il mieux s'arreter à Madaba ou Amman pour passer par le King Hussin Bridge pour aller à Jerusalem
Concernant la voiture: Vaut il mieux la louer depuis notre J3 ou notre J2?
Jerusalem: Est le fait d'aller en Israel posera il des problèmes pour re rentrer en Jordanie et Syrie car sur le passeport il sera indiquer que l'on a quitté la Jordanie et que nous sommes rerentrés ?
Merci de votre aide
Quoi aller visiter au Panama, coût de la vie? English translation pending
bonjour je recherche des information sur le panama des endroit a voir absolument des endroit ou dormir a un prix pas trop cher une belle plage je serai au panama 2 semaine au commecement janvier je n'est pris que l'avion sugerré moi des chose aussi le cout de la vie est t'il dispendieux merci a tout ceux qui me repondront
Location de voiture à Miami Beach English translation pending
Salut a tous,
Je sais que ce genre de post est fréquent, mais j'ai pas trouver de réponses concretes jusqu'a présent
Donc nous sommes un couple et partons a Miami beach bientot, on compte bien rester dans south beach pour flanner un peu mais on compte bien sortir de la ville pour faire les keys, everglades, centre commerciaux etc...
Donc, on voudrai louer une voiture pour la semaine entiere pour eviter taxi, transport en commun etc... mais étant donner qu'on loge en plein south beach on sait pas si c'est possible de garer notre véhicule pour pas trop chère dans les environs de l'hotel, en gros on sait pas quoi faire.
Et est-il preferable de réserver notre voiture avant le sejour ou se debrouiller sur place (niveau tarif biensur)
Merci de m'éclairer un peu ou me donner quelques idées ou des astuces 😉
Donc nous sommes un couple et partons a Miami beach bientot, on compte bien rester dans south beach pour flanner un peu mais on compte bien sortir de la ville pour faire les keys, everglades, centre commerciaux etc...
Donc, on voudrai louer une voiture pour la semaine entiere pour eviter taxi, transport en commun etc... mais étant donner qu'on loge en plein south beach on sait pas si c'est possible de garer notre véhicule pour pas trop chère dans les environs de l'hotel, en gros on sait pas quoi faire.
Et est-il preferable de réserver notre voiture avant le sejour ou se debrouiller sur place (niveau tarif biensur)
Merci de m'éclairer un peu ou me donner quelques idées ou des astuces 😉
Itinéraire pour quinze jours sur la côte est des États-Unis? English translation pending
Bonjour à tous j'aurai besoin d'aide pour un voyage de 15 jours sur la cote est des etats unis pour le mois de juin 2011 .
Sachant que je veux faire new york et miami lors de ce meme voyage quels seraient le meilleurs itineraire et moyens de transport ??
billet d'avion aller-retour pour new york trouvé aux alentour de 450 euros, combien faut-il compter environ d'argent pour le logement ( petit budget) et pour le transport ? merci à tous en espérant de vos nouvelles :)
Itinéraire de vingt jours dans les parcs de l'Ouest américain English translation pending
Bonsoir à tous,
J'ai regardé pas mal d'itinérraires sur le forum et grâce à vous, j'ai pu avancer sur le mien. Qu'en pensez-vous ?
dim 12 juin : arrivée LA jundi 13 juin : Las Vegas mardi 14 juin : Las vegas, spectacle le soir merc 15 juin : départ Zion, puis Bryce - nuit vers Bryce jeudi 16 juin : Bryce - Torrey (scenic road) vendr 17 juin : Torrey - Moab sam 18 juin : Moab (Arches) dim 19 juin : Moab (Canyonlands) - Bluff lundi 20 juin : Monument Valley - Page mardi 21 juin : Page - lac Powell merc 22 juin : Page - Antelope Canyon - Gd Canyon jeudi 23 juin : survol Gd Canyon le matin - nuit Vegas vendr 24 juin : Vegas - Sequoria NP sam 25 juin : Sequoia NP, puis dans l'après-midi départ pour San Luis Obispo chez des amis dim 26 juin : chez nos amis à SLO Lundi 27 juin : SLO - Monterrey (voir les baleines) - SLO mardi 28 juin : SLO - LA (chez des amis) merc 29 juin : LA - Venice Beach (nuit chez amis) jeudi 30 juin : LA - Universal studios (nuit chez amis) Vendr 1er juil : retour Paris
Je ne connais pas du tout les parcs cités, sauf le Gd Canyon et ne me rends pas compte des distances. J'hésite encore à aller à Death Valley plutôt que vers Moab.
Vos avis me seront très précieux.
Merci à vous.
J'ai regardé pas mal d'itinérraires sur le forum et grâce à vous, j'ai pu avancer sur le mien. Qu'en pensez-vous ?
dim 12 juin : arrivée LA jundi 13 juin : Las Vegas mardi 14 juin : Las vegas, spectacle le soir merc 15 juin : départ Zion, puis Bryce - nuit vers Bryce jeudi 16 juin : Bryce - Torrey (scenic road) vendr 17 juin : Torrey - Moab sam 18 juin : Moab (Arches) dim 19 juin : Moab (Canyonlands) - Bluff lundi 20 juin : Monument Valley - Page mardi 21 juin : Page - lac Powell merc 22 juin : Page - Antelope Canyon - Gd Canyon jeudi 23 juin : survol Gd Canyon le matin - nuit Vegas vendr 24 juin : Vegas - Sequoria NP sam 25 juin : Sequoia NP, puis dans l'après-midi départ pour San Luis Obispo chez des amis dim 26 juin : chez nos amis à SLO Lundi 27 juin : SLO - Monterrey (voir les baleines) - SLO mardi 28 juin : SLO - LA (chez des amis) merc 29 juin : LA - Venice Beach (nuit chez amis) jeudi 30 juin : LA - Universal studios (nuit chez amis) Vendr 1er juil : retour Paris
Je ne connais pas du tout les parcs cités, sauf le Gd Canyon et ne me rends pas compte des distances. J'hésite encore à aller à Death Valley plutôt que vers Moab.
Vos avis me seront très précieux.
Merci à vous.
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°6) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 20 : Grand Staircase Escalante National Monument
Après un convivial petit déjeuner avec Harriet et Philip, je prends congé de mes amis en espérant qu’à la prochaine rencontre ma femme Elisabeth sera également présente.
Ce matin il fait beau mais les prévisions météo annoncent des orages pour l’après-midi. Je dois abandonner l’idée de faire le grand loop passant par Bighorn Canyon et Zebra Slot (ce dernier étant inondé) mais également renoncer au plan B de Neon Canyon et Golden Cathedral (puisque d’après les rangers la route d’accès est impraticable). Même si j’avais déjà visité ces endroits il y a quelques années, j’aurais eu plaisir à les revoir et à les photographier avec un appareil photo numérique.
Je me rabats donc sur les classiques Peek-A-Boo et Spooky slot canyons, où je ne suis pas retourné depuis 5 ans, car ils restent a priori accessibles.
En passant devant le trailhead de Zebra slot sur la Hole In The Rock Road, je me remémore ma première visite en mai 2002 avec Laurent Martres, alors qu’on trouvait à l’époque très peu de photos et encore moins d’indications concernant ce site. Sur le chemin du slot canyon, nous avions rencontré un groupes de trois personnes : deux amis de Floride récemment retraités et devenus « serious photographers », portant chacun un gros sac à dos et un matériel photographique top-niveau coûtant plusieurs dizaines de milliers de dollars, et leur guide tout aussi bien équipé, un talentueux photographe (comme nous l’avons découvert plus tard) qui vivait quelques mois par an à Boulder et n’accompagnait occasionnellement que des passionnés de photos (pour le plaisir et non par besoin puisque le reste de l’année il officiait à Denver en temps que chirurgien réputé). Ils étaient fort surpris de rencontrer ici ces deux Français décontractés, avec un habillement et un équipement ultralight et sans outfitter pour les guider. Après avoir discuté avec eux un bout de chemin et convenu de dîner ensemble le soir même à Escalante pour partager nos expériences, Laurent et moi avions accéléré le pas de manière à ne pas nous gêner tous les cinq à photographier dans le court et étroit slot canyon et nous ne les avions plus croisés qu’une seule fois, alors qu’ils entraient dans Zebra slot tandis que nous en ressortions pour nous rendre à Tunnel slot.
Le soir, alors que nous nous préparions pour le dîner, nous avons été surpris d’être appelés au Rainbow Country Bed & Breakfast par le guide qui demandait si l’un des deux photographes n’était pas avec nous car il l’avait perdu entre Zebra slot et Tunnel slot : la descente dans ce dernier canyon étant trop raide pour lui, un des deux photographes avait cherché un accès plus facile un peu plus loin mais n’avait plus reparu, le guide et l’autre photographe l’avaient cherché pendant des heures mais ne l’avaient pas trouvé et ils espéraient que l’égaré nous avait rejoints.
Au lieu d’aller nous rassasier au restaurant comme prévu, Laurent et moi nous étions retrouvés à patrouiller en SUV jusqu’à plus de minuit sur toutes les pistes environnant la zone des slots canyons, tandis que le guide et l’autre photographe étaient repartis chercher à pied leur compagnon pendant une partie de la nuit avec de puissantes lampes torche empruntées à Escalante. Le photographe égaré n’ayant pas été retrouvé le lendemain matin, l’équipe de « search & rescue » d’Escalante avait pris le relais, et comme cela n’avait rien donné, le surlendemain c’étaient des chiens spécialement dressés pour la recherche qui avaient été dépêchés sur place puis un hélicoptère avec caméra thermique avait patrouill�� tout le secteur sans succès. Ce n’est que le jour suivant, soit après trois jours et trois nuits seul dans le wilderness, que le photographe avait été retrouvé errant sur une piste secondaire, épuisé mais finalement en bonne santé car il avait trouvé de l’eau au creux de rochers et dans un wash, il n’avait pas eu froid grâce à son suréquipement vestimentaire et il avait pu grignoter les barres de céréales qu’il portait dans son sac. Il a expliqué que lorsqu’il s’était perdu, il était immédiatement remonté sur une hauteur pour essayer de retrouver à distance ses compagnons (un réflexe courant selon les rangers), pendant que ceux-ci le cherchaient logiquement au fond des canyons qu’ils étaient venus visiter. Les appels vocaux n’avaient servi à rien car la voix ne porte pas sur ces terrains accidentés (un sifflet aurait peut-être été plus efficace). Ensuite, son très mauvais sens de l’orientation et la panique l’avaient fait tourner en rond, lorsqu’il ne restait pas à l’ombre à attendre les secours, ce qui l’avait le plus angoissé étant le cri des coyotes qui rodaient autour de lui durant la nuit. Après seulement deux jours de repos, il était reparti avec son ami continuer leur trip photographique dans le Southwest.
Je me garderais bien de me gausser de sa mésaventure qui peut arriver à tout le monde, la preuve étant que l’année suivante j’ai perdu ma fille (16 ans) dans le secteur de Waterhole Canyon : au retour de la visite de la partie aval du slot canyon (aujourd’hui interdite) elle était passée devant moi tandis que je photographiais, elle avait foncé dans le canyon et loupé l’endroit de la remontée mais en avait trouvé une autre au bout du canyon et, pendant que je la cherchais désespérément à l’intérieur du canyon et sur le chemin de la voiture, elle errait en haut au bord du rim. Cela m’avait valu une heure et demie d’angoisse (ne s’était-elle pas fait mordre par un rattlesnake ?) tandis que de son côté elle avait fini par rencontrer un jeune Navajo qui l’avait obligeamment ramenée à la voiture sans toutefois lui adresser un seul mot.
Pour illustrer cette évocation de Zebra Slot, voici une photo que j’ai prise en y retournant en mai 2010, avec un petit élément supplémentaire qu’on ne doit pas y rencontrer souvent :

Revenons en mai 2009, au moment où j’arrive à Peek-A-Boo slot canyon et où je constate qu’à cause des pluies récentes il y a une profonde mare d’eau au pied de son entrée surélevée de quelques mètres. Ne renonçant pas pour si peu, je rentre dans l’eau froide et en longeant le bord de la falaise je progresse dans l’élément liquide jusqu’au ventre. Avec les chaussures pleines d’eau, la montée est glissante malgré les entailles dans la roche mais j’arrive sans encombre au sommet du premier obstacle. J’avais oublié qu’il y avait une grande cuvette juste derrière et celle-ci est totalement remplie d’eau (sans qu’il soit possible d’en déterminer la profondeur) et comme pour passer le second obstacle il n’y a pas d’entailles dans la roche, je sais que ce sera peine perdue avec mes chaussures trempées et très risqué pour mon équipement photographique qui n’est pas waterproof.

Je rebrousse donc chemin et je vais me replonger à nouveau avec délice dans la mare d’eau froide à l’entrée du slot, pour utiliser la solution de contournement qui consiste à monter une dune sur la gauche de l’entrée du canyon puis à suivre des cairns qui permettent de redescendre un peu plus loin dans le slot, car je voudrais au moins photographier sa double arche caractéristique. Hélas, arrivé sur place je constate que c’est la totalité du slot canyon qui s’avère remplie d’eau et après un essai de progression dans l’élément liquide et sur la roche glissante, où j’échappe de peu à la chute et à l’immersion de mon appareil photo, je suis dans l’obligation de renoncer.
Tant pis pour la boucle Peek-A-Boo / Spooky, je me rends donc par le wash à l’entrée de Spooky dont le fond sableux est sec et sans aucun obstacle liquide.


Le slot canyon se rétrécit de plus en plus en largeur (il faut passer de profil en portant son sac à dos devant soi)…


…mais il offre une belle lumière réfléchie….




…avant de devenir encore plus sombre et resserré.


Même s’il peut alors mériter son nom de Spooky (« qui donne la chair de poule »), je trouve que l’exploration de ce slot canyon reste fort ludique tout en offrant de belles opportunités photographiques, à condition de n’être ni claustrophobe ni de trop fort gabarit.
Après ce plaisant aller/retour dans Spooky sans rencontrer personne, qui contraste avec la galère de Peek-A-Boo, je remonte les narrows plus conventionnels de Dry Fork canyon jusqu’à sa sortie à partir de laquelle je rentre directement « cross country » jusqu’au parking où commencent à arriver d’autres véhicules. Il va bientôt y avoir du monde dans Spooky et il ne sera pas facile de s’y croiser !


Pour l’après-midi, j’ai prévu la visite d’un endroit peu connu, récemment décrit sur un site web allemand et qui porte le nom à consonance navajo de Aetschi Baetschi Valley. Mais auparavant je veux tester l’état de la piste pour Harris Wash car le lendemain j’envisage de démarrer de ce trailhead pour une grande boucle passant par les narrows de Red Breaks puis l’étonnant « Volcano ».
La piste comporte quelques courts passages encore boueux que mon Toyota 4Runner permet de négocier sans trop de problèmes en position 4x4, mais dans le dernier quart de la piste je rencontre une zone profondément boueuse de presque 100 mètres de long, avec de très profondes ornières remplies d’eau. Il est visible que c’est ici qu’un SUV 4x4 s’est récemment embourbé et les abords de la piste eux aussi labourés de profondes ornières faites par des pneus très larges montrent que la dépanneuse a eu bien du mal à désembourber le SUV. Comme il faudra plusieurs jours pour que l’eau se résorbe et que la boue sèche, je renonce à mon projet du lendemain.
J’emprunte la piste pour Aetschi Baetschi Valley qui comporte aussi de courts passages boueux restant tout juste négociables. De l’endroit où il faut se garer, j’observe la vallée avec ses badlands colorés, la haute tour qui monte la garde et les goblins que l’on devine plus qu’on ne les voit. Mais le temps se couvre de plus en plus et le ciel est devenu très menaçant. Comme j’estime la balade à environ trois heures, la pluie risque de tomber avant que je n’aie terminé et la piste déjà difficilement praticable à l’aller le serait encore bien davantage au retour. Comme je ne veux pas me retrouver dans la situation du SUV embourbé près d’Harris Wash, je trouve plus prudent de renoncer et je retourne sur la plus sécurisante Hole In The Rock Road.
Au cours de mon voyage de mai 2010, j’ai pu visiter tranquillement Aetschi Baetschi Valley dont voici une photo prise à cette occasion et montrant l’imposante tour d’environ trente mètres de haut.

J’apprendrai au cours de ce même voyage que le nom Aetschi Baetschi n’a rien de navajo mais est en réalité une expression germanique qu’a malicieusement détournée Helge, l’auteur du site web allemand qui a fait connaître ce lieu et ce surnom semble devenir le nom d’usage (un peu comme cela est déjà arrivé pour Edmaier’s Secret). L’expression Aetschi Baetschi est notamment utilisée en Allemagne quand quelqu'un fait miroiter quelque chose mais ne le donne pas en taquinant son interlocuteur voire en lui tirant la langue. Helge a fait un parallèle avec ce qui se passait à l’époque pour White & Red Canyon dont nous étions quelques-uns à montrer les photos sans en donner la localisation et cela lui a suggéré le nom ironique (mais sonnant très local) de Aetschi Baetschi quand il a découvert ce secteur encore non documenté.
C’est Helge lui-même qui me l’a expliqué de vive voix en mai 2010, quand nous nous sommes rencontrés par hasard (avec mon ami John) en plein milieu du wilderness à plus d’une heure et demie de toute route goudronnée, au trailhead pour se rendre à une petite ruine indienne restée encore confidentielle pour préserver son état de conservation exceptionnelle. Quelle ne fut pas notre étonnement réciproque de nous retrouver ici alors que nous nous attendions à n’y voir personne ! En m’approchant d’Helge et de son amie, après avoir observé leur look et ce qu’ils mangeaient, je les avais salué en ajoutant « Vous devez certainement être allemands » mais Helge m’avait surpris en me répondant du tac au tac « Oui et vous êtes Philippe Schuler ». Il se trouve que Helge suit de près mes publications de photos, mes interventions sur le web et dans les forums (y compris les premières parties de ce carnet de voyage), il m’a même écrit des e-mails comme d’autres Allemands pour découvrir à son tour les sites encore confidentiels que mes amis et moi montrons en photo, c’est pourquoi il m’avait reconnu. Nous avons immédiatement sympathisé et c’est ainsi que nous apprendrons que c’est le même Américain, qui est une des très rares personnes à avoir publié une photo de la ruine en question, qui nous en a indiqué la localisation après s’être assuré que nous étions des amoureux de l’Ouest et en nous faisant promettre de ne pas diffuser l’information. Mais ce qui est incroyable, c’est que Helge et son amie, ainsi que John et moi, nous sommes rendus le même jour et à la même heure sur ce site reculé si rarement visité !
Le temps très menaçant sur tout un pan du ciel qui m’a fait renoncer à la visite d’Aetschi Baetschi me laisse très peu d’autres possibilités de visite autour de la Hole In The Rock Road, sauf à prendre des risques inconsidérés. Aussi je me rabats sur une énième visite à Devil’s Garden, cette fois-ci dans une optique photographique en espérant une belle lumière et un ciel intéressant.
Dans un premier temps, je me balade et je photographie aux confins du site….




Puis je reviens vers les formations rocheuses qui ont fait le succès de Devil’s Garden, en essayant de trouver des angles photographiques moins classiques.





Les photos précédentes ne reflètent pas la météo sur place car je n’ai photographié que la partie du ciel qui est restée bleue tandis que l’autre partie se couvre de plus en plus et que je ne dispose que de courts moments pour composer et déclencher tant le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soleil finit par disparaître définitivement derrière les nuages mais je constate qu’il subsiste une petite bande de ciel clair juste au-dessus de l’horizon et si le soleil pouvait y apparaître au coucher du soleil, cela devrait donner un bel éclairage. Je vais donc attendre sur place et pour une fois je dîne à l’heure américaine (vers 19 heures) sur une des tables de l’agréable aire de pique-nique de Devil’s Garden.
La chance est avec moi car, comme je l’avais espéré, le soleil réapparaît dans la dernière demi-heure précédant son coucher, diffusant une superbe lumière dorée sur les formations rocheuses dont certaines font penser à des statues de l’île de Pâques, le tout mis en valeur par le contraste avec des nuages omniprésents. Je suis alors pris d’une crise de « photographite convulsive », courant d’un endroit à l’autre pour essayer de capter ces instants magiques mais fugaces où la nature se pare de si belles couleurs. Par moment, je dois me forcer à laisser de côté mon appareil photo, de manière à prendre le temps d’apprécier pleinement ce spectacle.












Je termine cette séance photo par Metate Arch où se sont installées les deux seules autres personnes présentes sur le site, des photographes dotés de trépieds imposants sur lesquels sont fixés des boîtiers et objectifs professionnels. Contrairement à moi, qui aie couru à plusieurs endroits pour prendre des photos à main levée, ils ont préféré rester au même endroit et se concentrer sur un seul sujet pour réussir au mieux « The » photo. Mon absence de trépied me permet de me glisser entre eux sans les gêner pour également profiter du meilleur angle, dans une ambiance de satisfaction partagée pour ces couleurs chaudes dont nous bénéficions.


Quand le soleil a disparu, nous nous mettons à discuter et ils se présentent comme des Hollandais particulièrement fans du Southwest. Au bout de quelques instants, l’un d’entre eux me demande si je ne suis pas Philippe Schuler et sort de son sac à dos deux volumes de Photographing the Southwest annotés et hérissés de post-it ainsi qu’une pochette où se trouvent des impressions de mes photos de 2007 de « Red Canyon » sur la réserve navajo, secteur qu’ils vont essayer de découvrir et d’explorer durant la suite de leur voyage (je leur souhaite de ne pas rencontrer comme moi le Navajo hostile, voir la partie 3 de ce carnet de voyage). C’est en surfant sur le web, en particulier sur phschuler.com et ouestusa.fr, à la recherche de nouveaux endroits photogéniques, qu’ils ont fait ma connaissance « virtuelle ». Bien que je ne puisse leur en dire davantage sur « Red Canyon », ce qu’ils comprennent bien, nous échangerons longtemps sur nos passions respectives, ne nous interrompant que pour prendre quelques derniers clichés au crépuscule et même de nuit.



Comme il se fait tard et qu’il commence à faire froid, les deux photographes hollandais retournent à leur motel à Escalante (le Circle D Motel, un bon rapport qualité/prix depuis qu’il a été refait dans un style Santa Fe), tandis que je me trouve une place de camping sauvage dans une zone autorisée en retrait de la Hole In The Rock road près de la Highway 12, le camping sauvage étant interdit à Devil’s Garden.
JOUR 21 : Grand Staircase Escalante National Monument
Ce matin, je me lève très tôt car j’ai envie de compléter le beau coucher de soleil de la veille sur Devil’s Garden par un lever de soleil sur ce même site.
Les premiers rayons du soleil semblent transformer en flammes certains rochers.


La belle lumière du lever du soleil est cependant beaucoup plus fugitive que celle de son coucher et la durée disponible pour capturer cet éclairage photogénique est très courte.




Je quitte Devil’s Garden non sans avoir salué le curieux personnage ci-dessus et avoir petit-déjeuné sur place.
En remontant la Hole In The Rock Road, je fais un détour pour me rendre au pied de Cedar Wash Arch que je me suis jusqu’à présent contenté d’observer de l’overlook comme la plupart de ses visiteurs.
La descente dans le wash se termine par la désescalade d’un tronc opportunément installé pour franchir un petit ressaut rocheux. Des petits lapins à cul blanc et des jackrabbits à longues oreilles m’accompagnent dans ce wash peu fréquenté mais ils sont si rapides que je ne parviens pas à les photographier !
L’arche est plus impressionnante vue du dessous que de l’overlook et je ne regrette pas cette courte balade.


Sur le chemin de retour dans le wash, au lieu des sympathiques petits lapins je rencontre un beau rattlesnake qui, après s’être bruyamment annoncé par son bruit de crécelle caractéristique, s’enroule sur lui-même et me tire désobligeamment la langue.

Je ne m’approche pas de trop près pour le photographier car je sais qu’il peut se détendre à la vitesse de l’éclair des 2/3 de sa longueur, pour mordre une proie ou un prédateur. Certes, quand ils mordent pour se défendre, les rattlesnakes peuvent ne pas injecter de venin (dans environ 1/4 des cas) mais les jeunes et fougueux rattlesnakes comme celui-ci injectent systématiquement le leur, seuls les rattlesnakes expérimentés étant capables de l’économiser en commençant par une morsure de semonce car ils ont besoin de ce venin (lent à se régénérer) pour que les proies dont ils se nourrissent ne leur échappent pas.
J’ai rencontré des rattlesnakes dans plus de la moitié de mes voyages (mais il est vrai que je randonne souvent dans des endroits où ils seraient censés ne pas être dérangés) et ils m’ont toujours prévenu à l’avance et bruyamment de leur présence, sauf une fois lors d’une randonnée dans le secteur des Kolob canyons à Zion : alors que je marchais d’un bon pas sans discontinuer depuis au moins vingt minutes en regardant le paysage et rarement mes pieds, je m’aperçois soudain que mon père ne me suit pas aussi vite et perd de la distance, aussi je décide de l’attendre en prenant une photo. C’est seulement en sortant l’appareil de son étui que je me rends compte qu’un énorme rattlesnake traverse lentement le sentier et qu’au prochain pas j’aurais inévitablement marché dessus. Lui non plus ne m’a pas senti arriver car il ne s’est mis à agiter bruyamment sa queue que lorsque je me suis arrêté. Pourquoi n’avais-je pas fait un pas de plus et m’étais-je arrêté juste à temps sans en avoir conscience ? Peut être uniquement parce que c’était mon jour de chance…
Il ne faut pas confondre les rattlesnakes avec les bull snakes (appelés aussi gopher snakes) comme celui de la photo suivante, rencontré plus tard sur un parking. Quand ils se sentent en danger, ils font tout pour ressembler à un rattlesnake (même attitude, imitation avec leur bouche du bruit de crécelle…), mais eux ne sont pas venimeux. Même s’il me tirait aussi la langue, ce bull snake restait tout de même un peu plus souriant que le rattlesnake rencontré précédemment.

Quant à celui qui suit, il était carrément amical et voulait absolument faire un bout de chemin avec moi, jusqu’à en être trop insistant puisqu’il s’invitait de force et montait sans autorisation dans mon véhicule ! Il a fallu que j’insiste pour qu’il accepte de me laisser continuer seul mon voyage…

Ne pouvant pas faire le grand loop incluant la visite de The Volcano tel que je l’avais prévu, en raison de l’état de la piste d’Harris Wash, je me rends au Volcano en faisant une randonnée plus courte accessible à partir de la Old Sheffield Road qui reste praticable.
Cette randonnée se situe dans un cadre sauvage où le parcours direct au travers de grandes étendues de slickrock s’apparente souvent à des montagnes russes, avec quelques beaux reflets dans des flaques d’eau.


Après moins de deux heures, je tombe soudain sur The Volcano sans que rien n’ait laissé présager sa présence, le GPS s’avérant bien utile pour y parvenir directement. Cette curiosité récemment découverte fait effectivement penser à un volcan, avec son grand trou en forme de cratère partiellement rempli de sable orange vif entourant un gros rocher isolé, mais ce n’est absolument pas un volcan du point de vue géologique. Peu importe, car ce faux Volcano est vraiment spectaculaire et même assez étrange dans cet environnement de slickrock qui s’étend à perte de vue.
Je découvre The Volcano d’abord en le surplombant puis en prenant tout mon temps pour en faire le tour presque complet et l’admirer ainsi sous plusieurs angles. Le sable au fond du « cratère » est particulièrement coloré car il est encore très humide compte tenu des récentes pluies.








A l’extrême gauche de l’avant-dernière photo, on peut voir l’avancée de slickrock un peu moins pentu qui descend vers le sable et permet d’accéder à l’intérieur du cratère. Mais sans les entailles qui ont été récemment creusées dans la roche, toute remontée serait impossible car sur ce slickrock lisse il n’y a aucune prise qui pourrait aider à sortir un visiteur solitaire piégé au fond du cratère. Espérons pour les futurs visiteurs que ces entailles ne s’éroderont pas trop vite et ne deviendront pas glissantes avec le temps.

Les parois à l’intérieur du cratère sont ornées de beaux motifs naturels qui ressortent grâce à la lumière réfléchie par le sable coloré. Roche et sable forment une intéressante complémentarité qui me rappelle certains endroits de la Tadrart dans le Sahara, région que j’affectionne également beaucoup.






Il n’y a pas une seule trace de pas à l’intérieur de ce cratère encore peu visité et je ne pense pas y trouver des traces d’autres mammifères mais je me trompe car j’y rencontre bientôt un chipmunk qui se balade au milieu de moqui marbles. N’est-il pas tombé involontairement dans le cratère et peut-il vraiment en sortir ? De quoi se nourrit-il ? Je me le demande encore…

Les moqui marbles sont de petites boules de pierre que l’on trouve essentiellement dans le Grand Staircase Escalante National Monument… mais le robot explorateur Opportunity en a aussi découvert sur la planète Mars ! D’une taille comprise entre une bille et une balle de base-ball, ces sphères presque parfaites (mais quelquefois elliptiques ou agglomérées à 2 ou 3) sont le résultat d’une synthèse minéralogique très particulière où un cœur de grès compacté s’est progressivement entouré d’une carapace plus ou moins épaisse d’hématite (composée essentiellement de fer), le phénomène se produisant à l’intérieur de certaines couches de slickrock (et non pas à l’air libre). L’érosion a fait peu à peu disparaître le slickrock environnant, ce qui a dégagé ces billes plus résistantes que le grès dans laquelle elles étaient enchâssées, puis une fois « libérées » elles ont souvent roulé pour se regrouper en fonction de la configuration du terrain. Les Indiens vivant dans le secteur (appelés Moquis par les colonisateurs espagnols) utilisaient ces pierres auxquelles ils prêtaient des vertus chamaniques, d’où le nom de moqui marbles. Une légende hopi raconte que les esprits des ancêtres jouent avec ces billes lorsqu'ils reviennent le soir sur terre et lorsqu’au matin ils doivent retourner dans leur royaume, ils laissent derrière eux ces étranges pierres pour laisser une trace de leur passage.
Malheureusement, leurs prétendues vertus médicinales, magnétiques, ésotériques, mystiques (« les moqui marbles sont très efficaces pour le réalignement des corps énergétiques » peut-on lire sur le web) ont conduit à leur ramassage dans un but mercantile, toutefois freiné depuis qu’il a été strictement interdit à partir de 1996 de les ramasser (même une ou deux à titre de souvenir personnel) sur la totalité du territoire couvert par le Grand Staircase Escalante National Monument. Malgré cette interdiction, quand je suis revenu récemment sur deux « gisements » de moqui marbles où je m’étais rendu en 2002, j’ai constaté que leur nombre avait diminué sensiblement….
Sur les photos suivantes, les moqui marbles tombées sur le sable proviennent de la paroi du Volcano et on peut en voir d’autres encore enchâssées qui apparaissent progressivement :


Je reste un bon moment à « The Volcano », un site que j’apprécie particulièrement pour son originalité, son esthétique et le sentiment de solitude qu’on peut y ressentir.
Comme j’ai pris mes repères à l’aller, au retour je peux me passer de mon GPS et choisir un autre chemin un peu plus long mais avec moins de dénivelés successifs, ce qui me permet de mettre un peu moins de temps pour revenir à mon véhicule. Par hasard, je tombe sur une petite concentration de moqui marbles parmi lesquelles un beau cactus a élu domicile.

Quand je reviens sur la Highway 12 et que je me balade aux alentours, je constate qu’un gros orage progresse dans ma direction.



Comme il n’est pas question d’emprunter des pistes qui pourraient devenir piégeuses avec la pluie, j’envisage la classique balade de Lower Calf Creek que je n’ai pas refaite depuis près de 10 ans. A l’entrée de cette « recreational area », je vais d’abord saluer et remercier les « hosts » qui ont généreusement fourni Harriet en œufs biologiques dont je me suis plusieurs fois régalé sous forme de scrambled eggs au petit déjeuner. Mais la randonnée de Lower Calf Creek prend près de 3 heures (avec le détour par les petroglyphs) au fond d’un canyon, ce qui n’est pas idéal car l’orage semble toujours se rapprocher. Je change donc d’avis pour me rendre à Upper Calf Creek, une balade plus courte et moins encaissée mais plus pentue.
De la superbe route de crête qui est un des musts de la Highway 12, je jette un coup d’œil au canyon menant à Lower Calf Creek et que j’ai failli arpenter.

Après avoir descendu la pente de slickrock qui mène à Upper Calf Creek, je commence par me rendre au-dessus de la chute. Lors d’une précédente visite, j’y avais vu des jeunes locaux se baigner dans les trous d’eau en amont…



… en prenant soin de rester tout de même loin de la chute fatale !


D’autres cairns mènent au pied de la chute qui est dans l’ombre à cette heure-ci, mais l’absence de lumière trop directe permet de faire ressortir les verdoyants jardins suspendus et les coulures rougeoyantes sur la roche.






Je remonte jusqu’au parking dans la douce lumière de fin de journée qui éclaire les centaines de petits blocs arrondis échoués sur le slickrock.


Un dernier coup d’œil de la Highway 12…

… et je rejoins Boulder puis le Burr Trail où, avant de descendre vers Long Canyon, je trouve un endroit propice pour une nuit de camping sauvage.
JOUR 22 : de Long Canyon à Capitol Reef
Après le lever de soleil sur les falaises bordant le Burr Trail et un petit déjeuner pris tranquillement car aujourd’hui je ne prévois pas un programme chargé….

… j’entre dans Long Canyon où j’ai envie de consacrer un peu de temps à la photographie, alors que d’habitude je le parcours plutôt rapidement.


L’objectif, en ce début de matinée, est de profiter de la belle lumière réfléchie projetée par la face éclairée du cayon sur la face opposée, en n’hésitant pas à m’éloigner du véhicule pour chercher des compositions.








De manière étonnante, les seules personnes que je rencontre sont un couple d’Amish en costume traditionnel qui viennent de Pennsylvanie (pas en carriole mais en voiture, ce ne sont donc pas des « purs et durs »). Ils sont très réservés et n’acceptent pas que je les prenne en photo, ce que je regrette car devant un tel décor et avec leur look hors du temps, il y avait matière à faire des clichés intéressants.
Juste à la sortie de Long Canyon se trouvent de spectaculaires badlands colorés qui rappellent ceux d’Old Paria movie set (entre Page et Kanab).




Je fais demi-tour à ce niveau car la visite de sites accessibles plus loin sur le Burr Trail est planifiée pour un autre jour et j’ai toujours plaisir à faire un aller / retour dans Long Canyon.
La météo est beaucoup plus favorable que les jours précédents et, si des nuages ne sont pas à exclure dans l’après-midi, la pluie n’est plus à craindre. C’est l’occasion de se rendre à Capitol Reef pour faire une randonnée que j’ai inscrite dans ma « wish list » depuis un certain temps mais qui nécessite une absence totale de pluie ou d’orage car elle se déroule au fond du canyon de Sulphur Creek où l’eau coule en permanence et il ne ferait pas bon s’y trouver lors d’un flash flood.
La randonnée « one way » dans le canyon de Sulphur Creek débute au trailhead de Chimney Rock et finit au Visitor Center dans l’oasis de Fruita. Quand on n’a qu’un seul véhicule et qu’on ne veut pas marcher pendant presque 5 km sur la Highway 24 pour atteindre le trailhead, la solution est de faire de l’auto-stop à partir du Visitor Center. L’auto-stop ne fonctionne pas bien aux USA, la plupart des Américains ne se sont jamais arrêtés spontanément pour prendre un auto-stoppeur levant le pouce (mais ils s’arrêteront généralement pour porter secours à quelqu’un qui serait en panne), beaucoup ont peur de l’agression et il est même de larges zones où l’auto-stop est interdit (notamment autour des centre pénitentiaires). C’est pourquoi je pratique ce que je nomme « l’auto-stop actif » quand j’ai besoin d’un « lift » pour me rendre à un début de randonnée « one way » (par opposition à un « loop » qui revient au point de départ). Cela consiste à me poster à un endroit où les automobilistes se sont arrêtés d’eux-mêmes (panneau stop, parking en bord de route, station service…) et vont forcément dans la direction qui m’intéresse, puis à me présenter à la fenêtre d’un véhicule avec mon plus grand sourire et une carte topographique à la main, en choisissant exclusivement les véhicules où j’ai une chance d’être pris (place suffisante disponible, pas de femme seule ou de jeunes enfants…). Si le conducteur pensait juste répondre à une demande de renseignement (suggérée par la carte que j’ai à la main), il est très rare qu’ensuite il refuse de me prendre dans son véhicule quand je lui explique précisément mon besoin avec mon accent typiquement français, même s’il ne l’aurait jamais fait spontanément. Je n’utilise cette technique qu’en plein jour et uniquement pour me rendre au départ de la randonnée (et non pour revenir à mon véhicule car s’il était trop tard dans la journée ou que je ne trouvais personne, ce serait la galère).
Cette fois-ci, je me poste au panneau stop à la jonction de la Highway 24 et de le scenic drive près du Visitor Center et je m’adresse au conducteur du premier véhicule répondant aux critères adéquats, un monospace de sept places avec quatre passagers entre deux âges, qui clignote dans la bonne direction. Lorsque j’ai exprimé ma demande, je lis la surprise sur les visages du conducteur et des passagers, avec un visible manque d’enthousiasme à prendre un inconnu avec eux, mais je les assure ne pas être un « serial killer », ce qui les fait sourire et après un rapide conciliabule entre eux je suis accepté. Ce sont des membres d’un groupe religieux baptiste qui se rendent à une cérémonie et en profitent pour faire du tourisme en chemin. Ils s’avèrent charmants et nous discutons tant et si bien qu’ils resteront encore un bon quart d’heure avec moi à destination et que l’on se quitte avec de grands signes comme si nous avions passé la journée ensemble. Je fais toujours la conversation à ceux qui me prennent en stop, avec deux thèmes possibles : quand il s’agit de locaux je dois généralement répondre à des questions sur la France, les Français (et ce qu’ils pensent des Américains), quand il s’agit de touristes je leur indique des visites « hors des sentiers battus » dans le secteur qu’ils sillonnent, ce qui crée une relation « gagnant / gagnant ».
Après une partie assez courte dans un wash à sec, la randonnée de Sulphur Creek entre dans le vif du sujet avec l’apparition d’un ruisseau et de hautes falaises assez colorées qui se resserrent progressivement.


A partir de là, j’alterne la marche au bord de l’eau ou dans le ruisseau lui-même (avec généralement de l’eau jusqu’à la cheville, sans passages obligatoires dépassant le genou). Même si les falaises ne sont pas les plus spectaculaires de la région, la balade est très agréable et rafraîchissante, d’autant plus qu’aujourd’hui il fait plus chaud.
L’intérêt augmente avec la rencontre de jolies petites cascades qu’il faut contourner en pratiquant un peu de désescalade facile. Je n’ai pas spécialement envie de me baigner aujourd’hui mais il n’en serait pas de même si c’était la canicule du plein été durant laquelle cette balade sera certainement prisée par les familles avec enfants qui apprécieront de s’amuser dans l’eau (à condition que l’orage ne menace pas, à cause des flash floods).



La balade se poursuit avec la présence d’un peu de verdure…


… avant d’atteindre un corridor où l’eau s’accélère jusqu’à une dernière cascade.



Au pied de la cascade, se reposent deux jeunes locaux qui sont venus directement du Visitor Center (relativement proche) pour se baigner et être tranquilles (je n’ai effectivement vu personne d’autre durant cette randonnée).
Je retrouve mon véhicule au Visitor Center et, après une pause ombragée à la très agréable aire de pique-nique de Fruita, je pars me garer au trailhead où on m’avait déposé ce matin, mais cette fois-ci je fais la randonnée en boucle de Chimney Rock.
Une montée assez courte suivie d’une marche relativement étale sur un plateau permettent de bénéficier d’une vue panoramique sur les falaises particulièrement colorées de Capitol Reef tout en s’immergeant vraiment dans le paysage, ce qui ne peut pas être le cas quand on regarde ce même paysage à partir des points de vue aménagés au bord de la Highway.





En fin d’après-midi, je me rends successivement à l’émouvante petite école des pionniers qui avaient fait prospérer les vergers de l’oasis, …

… puis aux panels de pétroglyphes gravés par les indiens Anasazi qui avaient précédé les pionniers il y a longtemps, …

… puis à Hickman Bridge via une agréable balade, …

… avant d’apprécier paisiblement la fin de la journée face à Pectol’s Pyramid sur le Rim Overlook Trail.




Ce soir, pour dîner, je fais une exception et je vais à Torrey au restaurant Capitol Reef Inn & Cafe que j’apprécie depuis longtemps pour ses salades aussi fraîches que bien garnies (parmi les meilleures que j’aie mangées). A noter que j’ai déjà testé cet établissement en tant que motel et, si le bâtiment ne paye pas de mine de l’extérieur, les petites chambres sont propres et claires pour un tarif peu élevé.
A défaut de l’agréable camping ombragé de Fruita dont la seule partie ouverte à cette date est complète, je trouve sans difficulté un endroit pour faire du camping sauvage immédiatement avant l’entrée ouest du parc de Capitol Reef, dans un secteur que j’avais repéré et qui est visiblement prisé pour cela.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 20 : Grand Staircase Escalante National Monument
Après un convivial petit déjeuner avec Harriet et Philip, je prends congé de mes amis en espérant qu’à la prochaine rencontre ma femme Elisabeth sera également présente.
Ce matin il fait beau mais les prévisions météo annoncent des orages pour l’après-midi. Je dois abandonner l’idée de faire le grand loop passant par Bighorn Canyon et Zebra Slot (ce dernier étant inondé) mais également renoncer au plan B de Neon Canyon et Golden Cathedral (puisque d’après les rangers la route d’accès est impraticable). Même si j’avais déjà visité ces endroits il y a quelques années, j’aurais eu plaisir à les revoir et à les photographier avec un appareil photo numérique.
Je me rabats donc sur les classiques Peek-A-Boo et Spooky slot canyons, où je ne suis pas retourné depuis 5 ans, car ils restent a priori accessibles.
En passant devant le trailhead de Zebra slot sur la Hole In The Rock Road, je me remémore ma première visite en mai 2002 avec Laurent Martres, alors qu’on trouvait à l’époque très peu de photos et encore moins d’indications concernant ce site. Sur le chemin du slot canyon, nous avions rencontré un groupes de trois personnes : deux amis de Floride récemment retraités et devenus « serious photographers », portant chacun un gros sac à dos et un matériel photographique top-niveau coûtant plusieurs dizaines de milliers de dollars, et leur guide tout aussi bien équipé, un talentueux photographe (comme nous l’avons découvert plus tard) qui vivait quelques mois par an à Boulder et n’accompagnait occasionnellement que des passionnés de photos (pour le plaisir et non par besoin puisque le reste de l’année il officiait à Denver en temps que chirurgien réputé). Ils étaient fort surpris de rencontrer ici ces deux Français décontractés, avec un habillement et un équipement ultralight et sans outfitter pour les guider. Après avoir discuté avec eux un bout de chemin et convenu de dîner ensemble le soir même à Escalante pour partager nos expériences, Laurent et moi avions accéléré le pas de manière à ne pas nous gêner tous les cinq à photographier dans le court et étroit slot canyon et nous ne les avions plus croisés qu’une seule fois, alors qu’ils entraient dans Zebra slot tandis que nous en ressortions pour nous rendre à Tunnel slot.
Le soir, alors que nous nous préparions pour le dîner, nous avons été surpris d’être appelés au Rainbow Country Bed & Breakfast par le guide qui demandait si l’un des deux photographes n’était pas avec nous car il l’avait perdu entre Zebra slot et Tunnel slot : la descente dans ce dernier canyon étant trop raide pour lui, un des deux photographes avait cherché un accès plus facile un peu plus loin mais n’avait plus reparu, le guide et l’autre photographe l’avaient cherché pendant des heures mais ne l’avaient pas trouvé et ils espéraient que l’égaré nous avait rejoints.
Au lieu d’aller nous rassasier au restaurant comme prévu, Laurent et moi nous étions retrouvés à patrouiller en SUV jusqu’à plus de minuit sur toutes les pistes environnant la zone des slots canyons, tandis que le guide et l’autre photographe étaient repartis chercher à pied leur compagnon pendant une partie de la nuit avec de puissantes lampes torche empruntées à Escalante. Le photographe égaré n’ayant pas été retrouvé le lendemain matin, l’équipe de « search & rescue » d’Escalante avait pris le relais, et comme cela n’avait rien donné, le surlendemain c’étaient des chiens spécialement dressés pour la recherche qui avaient été dépêchés sur place puis un hélicoptère avec caméra thermique avait patrouill�� tout le secteur sans succès. Ce n’est que le jour suivant, soit après trois jours et trois nuits seul dans le wilderness, que le photographe avait été retrouvé errant sur une piste secondaire, épuisé mais finalement en bonne santé car il avait trouvé de l’eau au creux de rochers et dans un wash, il n’avait pas eu froid grâce à son suréquipement vestimentaire et il avait pu grignoter les barres de céréales qu’il portait dans son sac. Il a expliqué que lorsqu’il s’était perdu, il était immédiatement remonté sur une hauteur pour essayer de retrouver à distance ses compagnons (un réflexe courant selon les rangers), pendant que ceux-ci le cherchaient logiquement au fond des canyons qu’ils étaient venus visiter. Les appels vocaux n’avaient servi à rien car la voix ne porte pas sur ces terrains accidentés (un sifflet aurait peut-être été plus efficace). Ensuite, son très mauvais sens de l’orientation et la panique l’avaient fait tourner en rond, lorsqu’il ne restait pas à l’ombre à attendre les secours, ce qui l’avait le plus angoissé étant le cri des coyotes qui rodaient autour de lui durant la nuit. Après seulement deux jours de repos, il était reparti avec son ami continuer leur trip photographique dans le Southwest.
Je me garderais bien de me gausser de sa mésaventure qui peut arriver à tout le monde, la preuve étant que l’année suivante j’ai perdu ma fille (16 ans) dans le secteur de Waterhole Canyon : au retour de la visite de la partie aval du slot canyon (aujourd’hui interdite) elle était passée devant moi tandis que je photographiais, elle avait foncé dans le canyon et loupé l’endroit de la remontée mais en avait trouvé une autre au bout du canyon et, pendant que je la cherchais désespérément à l’intérieur du canyon et sur le chemin de la voiture, elle errait en haut au bord du rim. Cela m’avait valu une heure et demie d’angoisse (ne s’était-elle pas fait mordre par un rattlesnake ?) tandis que de son côté elle avait fini par rencontrer un jeune Navajo qui l’avait obligeamment ramenée à la voiture sans toutefois lui adresser un seul mot.
Pour illustrer cette évocation de Zebra Slot, voici une photo que j’ai prise en y retournant en mai 2010, avec un petit élément supplémentaire qu’on ne doit pas y rencontrer souvent :

Revenons en mai 2009, au moment où j’arrive à Peek-A-Boo slot canyon et où je constate qu’à cause des pluies récentes il y a une profonde mare d’eau au pied de son entrée surélevée de quelques mètres. Ne renonçant pas pour si peu, je rentre dans l’eau froide et en longeant le bord de la falaise je progresse dans l’élément liquide jusqu’au ventre. Avec les chaussures pleines d’eau, la montée est glissante malgré les entailles dans la roche mais j’arrive sans encombre au sommet du premier obstacle. J’avais oublié qu’il y avait une grande cuvette juste derrière et celle-ci est totalement remplie d’eau (sans qu’il soit possible d’en déterminer la profondeur) et comme pour passer le second obstacle il n’y a pas d’entailles dans la roche, je sais que ce sera peine perdue avec mes chaussures trempées et très risqué pour mon équipement photographique qui n’est pas waterproof.

Je rebrousse donc chemin et je vais me replonger à nouveau avec délice dans la mare d’eau froide à l’entrée du slot, pour utiliser la solution de contournement qui consiste à monter une dune sur la gauche de l’entrée du canyon puis à suivre des cairns qui permettent de redescendre un peu plus loin dans le slot, car je voudrais au moins photographier sa double arche caractéristique. Hélas, arrivé sur place je constate que c’est la totalité du slot canyon qui s’avère remplie d’eau et après un essai de progression dans l’élément liquide et sur la roche glissante, où j’échappe de peu à la chute et à l’immersion de mon appareil photo, je suis dans l’obligation de renoncer.
Tant pis pour la boucle Peek-A-Boo / Spooky, je me rends donc par le wash à l’entrée de Spooky dont le fond sableux est sec et sans aucun obstacle liquide.


Le slot canyon se rétrécit de plus en plus en largeur (il faut passer de profil en portant son sac à dos devant soi)…


…mais il offre une belle lumière réfléchie….




…avant de devenir encore plus sombre et resserré.


Même s’il peut alors mériter son nom de Spooky (« qui donne la chair de poule »), je trouve que l’exploration de ce slot canyon reste fort ludique tout en offrant de belles opportunités photographiques, à condition de n’être ni claustrophobe ni de trop fort gabarit.
Après ce plaisant aller/retour dans Spooky sans rencontrer personne, qui contraste avec la galère de Peek-A-Boo, je remonte les narrows plus conventionnels de Dry Fork canyon jusqu’à sa sortie à partir de laquelle je rentre directement « cross country » jusqu’au parking où commencent à arriver d’autres véhicules. Il va bientôt y avoir du monde dans Spooky et il ne sera pas facile de s’y croiser !


Pour l’après-midi, j’ai prévu la visite d’un endroit peu connu, récemment décrit sur un site web allemand et qui porte le nom à consonance navajo de Aetschi Baetschi Valley. Mais auparavant je veux tester l’état de la piste pour Harris Wash car le lendemain j’envisage de démarrer de ce trailhead pour une grande boucle passant par les narrows de Red Breaks puis l’étonnant « Volcano ».
La piste comporte quelques courts passages encore boueux que mon Toyota 4Runner permet de négocier sans trop de problèmes en position 4x4, mais dans le dernier quart de la piste je rencontre une zone profondément boueuse de presque 100 mètres de long, avec de très profondes ornières remplies d’eau. Il est visible que c’est ici qu’un SUV 4x4 s’est récemment embourbé et les abords de la piste eux aussi labourés de profondes ornières faites par des pneus très larges montrent que la dépanneuse a eu bien du mal à désembourber le SUV. Comme il faudra plusieurs jours pour que l’eau se résorbe et que la boue sèche, je renonce à mon projet du lendemain.
J’emprunte la piste pour Aetschi Baetschi Valley qui comporte aussi de courts passages boueux restant tout juste négociables. De l’endroit où il faut se garer, j’observe la vallée avec ses badlands colorés, la haute tour qui monte la garde et les goblins que l’on devine plus qu’on ne les voit. Mais le temps se couvre de plus en plus et le ciel est devenu très menaçant. Comme j’estime la balade à environ trois heures, la pluie risque de tomber avant que je n’aie terminé et la piste déjà difficilement praticable à l’aller le serait encore bien davantage au retour. Comme je ne veux pas me retrouver dans la situation du SUV embourbé près d’Harris Wash, je trouve plus prudent de renoncer et je retourne sur la plus sécurisante Hole In The Rock Road.
Au cours de mon voyage de mai 2010, j’ai pu visiter tranquillement Aetschi Baetschi Valley dont voici une photo prise à cette occasion et montrant l’imposante tour d’environ trente mètres de haut.

J’apprendrai au cours de ce même voyage que le nom Aetschi Baetschi n’a rien de navajo mais est en réalité une expression germanique qu’a malicieusement détournée Helge, l’auteur du site web allemand qui a fait connaître ce lieu et ce surnom semble devenir le nom d’usage (un peu comme cela est déjà arrivé pour Edmaier’s Secret). L’expression Aetschi Baetschi est notamment utilisée en Allemagne quand quelqu'un fait miroiter quelque chose mais ne le donne pas en taquinant son interlocuteur voire en lui tirant la langue. Helge a fait un parallèle avec ce qui se passait à l’époque pour White & Red Canyon dont nous étions quelques-uns à montrer les photos sans en donner la localisation et cela lui a suggéré le nom ironique (mais sonnant très local) de Aetschi Baetschi quand il a découvert ce secteur encore non documenté.
C’est Helge lui-même qui me l’a expliqué de vive voix en mai 2010, quand nous nous sommes rencontrés par hasard (avec mon ami John) en plein milieu du wilderness à plus d’une heure et demie de toute route goudronnée, au trailhead pour se rendre à une petite ruine indienne restée encore confidentielle pour préserver son état de conservation exceptionnelle. Quelle ne fut pas notre étonnement réciproque de nous retrouver ici alors que nous nous attendions à n’y voir personne ! En m’approchant d’Helge et de son amie, après avoir observé leur look et ce qu’ils mangeaient, je les avais salué en ajoutant « Vous devez certainement être allemands » mais Helge m’avait surpris en me répondant du tac au tac « Oui et vous êtes Philippe Schuler ». Il se trouve que Helge suit de près mes publications de photos, mes interventions sur le web et dans les forums (y compris les premières parties de ce carnet de voyage), il m’a même écrit des e-mails comme d’autres Allemands pour découvrir à son tour les sites encore confidentiels que mes amis et moi montrons en photo, c’est pourquoi il m’avait reconnu. Nous avons immédiatement sympathisé et c’est ainsi que nous apprendrons que c’est le même Américain, qui est une des très rares personnes à avoir publié une photo de la ruine en question, qui nous en a indiqué la localisation après s’être assuré que nous étions des amoureux de l’Ouest et en nous faisant promettre de ne pas diffuser l’information. Mais ce qui est incroyable, c’est que Helge et son amie, ainsi que John et moi, nous sommes rendus le même jour et à la même heure sur ce site reculé si rarement visité !
Le temps très menaçant sur tout un pan du ciel qui m’a fait renoncer à la visite d’Aetschi Baetschi me laisse très peu d’autres possibilités de visite autour de la Hole In The Rock Road, sauf à prendre des risques inconsidérés. Aussi je me rabats sur une énième visite à Devil’s Garden, cette fois-ci dans une optique photographique en espérant une belle lumière et un ciel intéressant.
Dans un premier temps, je me balade et je photographie aux confins du site….




Puis je reviens vers les formations rocheuses qui ont fait le succès de Devil’s Garden, en essayant de trouver des angles photographiques moins classiques.





Les photos précédentes ne reflètent pas la météo sur place car je n’ai photographié que la partie du ciel qui est restée bleue tandis que l’autre partie se couvre de plus en plus et que je ne dispose que de courts moments pour composer et déclencher tant le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soleil finit par disparaître définitivement derrière les nuages mais je constate qu’il subsiste une petite bande de ciel clair juste au-dessus de l’horizon et si le soleil pouvait y apparaître au coucher du soleil, cela devrait donner un bel éclairage. Je vais donc attendre sur place et pour une fois je dîne à l’heure américaine (vers 19 heures) sur une des tables de l’agréable aire de pique-nique de Devil’s Garden.
La chance est avec moi car, comme je l’avais espéré, le soleil réapparaît dans la dernière demi-heure précédant son coucher, diffusant une superbe lumière dorée sur les formations rocheuses dont certaines font penser à des statues de l’île de Pâques, le tout mis en valeur par le contraste avec des nuages omniprésents. Je suis alors pris d’une crise de « photographite convulsive », courant d’un endroit à l’autre pour essayer de capter ces instants magiques mais fugaces où la nature se pare de si belles couleurs. Par moment, je dois me forcer à laisser de côté mon appareil photo, de manière à prendre le temps d’apprécier pleinement ce spectacle.












Je termine cette séance photo par Metate Arch où se sont installées les deux seules autres personnes présentes sur le site, des photographes dotés de trépieds imposants sur lesquels sont fixés des boîtiers et objectifs professionnels. Contrairement à moi, qui aie couru à plusieurs endroits pour prendre des photos à main levée, ils ont préféré rester au même endroit et se concentrer sur un seul sujet pour réussir au mieux « The » photo. Mon absence de trépied me permet de me glisser entre eux sans les gêner pour également profiter du meilleur angle, dans une ambiance de satisfaction partagée pour ces couleurs chaudes dont nous bénéficions.


Quand le soleil a disparu, nous nous mettons à discuter et ils se présentent comme des Hollandais particulièrement fans du Southwest. Au bout de quelques instants, l’un d’entre eux me demande si je ne suis pas Philippe Schuler et sort de son sac à dos deux volumes de Photographing the Southwest annotés et hérissés de post-it ainsi qu’une pochette où se trouvent des impressions de mes photos de 2007 de « Red Canyon » sur la réserve navajo, secteur qu’ils vont essayer de découvrir et d’explorer durant la suite de leur voyage (je leur souhaite de ne pas rencontrer comme moi le Navajo hostile, voir la partie 3 de ce carnet de voyage). C’est en surfant sur le web, en particulier sur phschuler.com et ouestusa.fr, à la recherche de nouveaux endroits photogéniques, qu’ils ont fait ma connaissance « virtuelle ». Bien que je ne puisse leur en dire davantage sur « Red Canyon », ce qu’ils comprennent bien, nous échangerons longtemps sur nos passions respectives, ne nous interrompant que pour prendre quelques derniers clichés au crépuscule et même de nuit.



Comme il se fait tard et qu’il commence à faire froid, les deux photographes hollandais retournent à leur motel à Escalante (le Circle D Motel, un bon rapport qualité/prix depuis qu’il a été refait dans un style Santa Fe), tandis que je me trouve une place de camping sauvage dans une zone autorisée en retrait de la Hole In The Rock road près de la Highway 12, le camping sauvage étant interdit à Devil’s Garden.
JOUR 21 : Grand Staircase Escalante National Monument
Ce matin, je me lève très tôt car j’ai envie de compléter le beau coucher de soleil de la veille sur Devil’s Garden par un lever de soleil sur ce même site.
Les premiers rayons du soleil semblent transformer en flammes certains rochers.


La belle lumière du lever du soleil est cependant beaucoup plus fugitive que celle de son coucher et la durée disponible pour capturer cet éclairage photogénique est très courte.




Je quitte Devil’s Garden non sans avoir salué le curieux personnage ci-dessus et avoir petit-déjeuné sur place.
En remontant la Hole In The Rock Road, je fais un détour pour me rendre au pied de Cedar Wash Arch que je me suis jusqu’à présent contenté d’observer de l’overlook comme la plupart de ses visiteurs.
La descente dans le wash se termine par la désescalade d’un tronc opportunément installé pour franchir un petit ressaut rocheux. Des petits lapins à cul blanc et des jackrabbits à longues oreilles m’accompagnent dans ce wash peu fréquenté mais ils sont si rapides que je ne parviens pas à les photographier !
L’arche est plus impressionnante vue du dessous que de l’overlook et je ne regrette pas cette courte balade.


Sur le chemin de retour dans le wash, au lieu des sympathiques petits lapins je rencontre un beau rattlesnake qui, après s’être bruyamment annoncé par son bruit de crécelle caractéristique, s’enroule sur lui-même et me tire désobligeamment la langue.

Je ne m’approche pas de trop près pour le photographier car je sais qu’il peut se détendre à la vitesse de l’éclair des 2/3 de sa longueur, pour mordre une proie ou un prédateur. Certes, quand ils mordent pour se défendre, les rattlesnakes peuvent ne pas injecter de venin (dans environ 1/4 des cas) mais les jeunes et fougueux rattlesnakes comme celui-ci injectent systématiquement le leur, seuls les rattlesnakes expérimentés étant capables de l’économiser en commençant par une morsure de semonce car ils ont besoin de ce venin (lent à se régénérer) pour que les proies dont ils se nourrissent ne leur échappent pas.
J’ai rencontré des rattlesnakes dans plus de la moitié de mes voyages (mais il est vrai que je randonne souvent dans des endroits où ils seraient censés ne pas être dérangés) et ils m’ont toujours prévenu à l’avance et bruyamment de leur présence, sauf une fois lors d’une randonnée dans le secteur des Kolob canyons à Zion : alors que je marchais d’un bon pas sans discontinuer depuis au moins vingt minutes en regardant le paysage et rarement mes pieds, je m’aperçois soudain que mon père ne me suit pas aussi vite et perd de la distance, aussi je décide de l’attendre en prenant une photo. C’est seulement en sortant l’appareil de son étui que je me rends compte qu’un énorme rattlesnake traverse lentement le sentier et qu’au prochain pas j’aurais inévitablement marché dessus. Lui non plus ne m’a pas senti arriver car il ne s’est mis à agiter bruyamment sa queue que lorsque je me suis arrêté. Pourquoi n’avais-je pas fait un pas de plus et m’étais-je arrêté juste à temps sans en avoir conscience ? Peut être uniquement parce que c’était mon jour de chance…
Il ne faut pas confondre les rattlesnakes avec les bull snakes (appelés aussi gopher snakes) comme celui de la photo suivante, rencontré plus tard sur un parking. Quand ils se sentent en danger, ils font tout pour ressembler à un rattlesnake (même attitude, imitation avec leur bouche du bruit de crécelle…), mais eux ne sont pas venimeux. Même s’il me tirait aussi la langue, ce bull snake restait tout de même un peu plus souriant que le rattlesnake rencontré précédemment.

Quant à celui qui suit, il était carrément amical et voulait absolument faire un bout de chemin avec moi, jusqu’à en être trop insistant puisqu’il s’invitait de force et montait sans autorisation dans mon véhicule ! Il a fallu que j’insiste pour qu’il accepte de me laisser continuer seul mon voyage…

Ne pouvant pas faire le grand loop incluant la visite de The Volcano tel que je l’avais prévu, en raison de l’état de la piste d’Harris Wash, je me rends au Volcano en faisant une randonnée plus courte accessible à partir de la Old Sheffield Road qui reste praticable.
Cette randonnée se situe dans un cadre sauvage où le parcours direct au travers de grandes étendues de slickrock s’apparente souvent à des montagnes russes, avec quelques beaux reflets dans des flaques d’eau.


Après moins de deux heures, je tombe soudain sur The Volcano sans que rien n’ait laissé présager sa présence, le GPS s’avérant bien utile pour y parvenir directement. Cette curiosité récemment découverte fait effectivement penser à un volcan, avec son grand trou en forme de cratère partiellement rempli de sable orange vif entourant un gros rocher isolé, mais ce n’est absolument pas un volcan du point de vue géologique. Peu importe, car ce faux Volcano est vraiment spectaculaire et même assez étrange dans cet environnement de slickrock qui s’étend à perte de vue.
Je découvre The Volcano d’abord en le surplombant puis en prenant tout mon temps pour en faire le tour presque complet et l’admirer ainsi sous plusieurs angles. Le sable au fond du « cratère » est particulièrement coloré car il est encore très humide compte tenu des récentes pluies.








A l’extrême gauche de l’avant-dernière photo, on peut voir l’avancée de slickrock un peu moins pentu qui descend vers le sable et permet d’accéder à l’intérieur du cratère. Mais sans les entailles qui ont été récemment creusées dans la roche, toute remontée serait impossible car sur ce slickrock lisse il n’y a aucune prise qui pourrait aider à sortir un visiteur solitaire piégé au fond du cratère. Espérons pour les futurs visiteurs que ces entailles ne s’éroderont pas trop vite et ne deviendront pas glissantes avec le temps.

Les parois à l’intérieur du cratère sont ornées de beaux motifs naturels qui ressortent grâce à la lumière réfléchie par le sable coloré. Roche et sable forment une intéressante complémentarité qui me rappelle certains endroits de la Tadrart dans le Sahara, région que j’affectionne également beaucoup.






Il n’y a pas une seule trace de pas à l’intérieur de ce cratère encore peu visité et je ne pense pas y trouver des traces d’autres mammifères mais je me trompe car j’y rencontre bientôt un chipmunk qui se balade au milieu de moqui marbles. N’est-il pas tombé involontairement dans le cratère et peut-il vraiment en sortir ? De quoi se nourrit-il ? Je me le demande encore…

Les moqui marbles sont de petites boules de pierre que l’on trouve essentiellement dans le Grand Staircase Escalante National Monument… mais le robot explorateur Opportunity en a aussi découvert sur la planète Mars ! D’une taille comprise entre une bille et une balle de base-ball, ces sphères presque parfaites (mais quelquefois elliptiques ou agglomérées à 2 ou 3) sont le résultat d’une synthèse minéralogique très particulière où un cœur de grès compacté s’est progressivement entouré d’une carapace plus ou moins épaisse d’hématite (composée essentiellement de fer), le phénomène se produisant à l’intérieur de certaines couches de slickrock (et non pas à l’air libre). L’érosion a fait peu à peu disparaître le slickrock environnant, ce qui a dégagé ces billes plus résistantes que le grès dans laquelle elles étaient enchâssées, puis une fois « libérées » elles ont souvent roulé pour se regrouper en fonction de la configuration du terrain. Les Indiens vivant dans le secteur (appelés Moquis par les colonisateurs espagnols) utilisaient ces pierres auxquelles ils prêtaient des vertus chamaniques, d’où le nom de moqui marbles. Une légende hopi raconte que les esprits des ancêtres jouent avec ces billes lorsqu'ils reviennent le soir sur terre et lorsqu’au matin ils doivent retourner dans leur royaume, ils laissent derrière eux ces étranges pierres pour laisser une trace de leur passage.
Malheureusement, leurs prétendues vertus médicinales, magnétiques, ésotériques, mystiques (« les moqui marbles sont très efficaces pour le réalignement des corps énergétiques » peut-on lire sur le web) ont conduit à leur ramassage dans un but mercantile, toutefois freiné depuis qu’il a été strictement interdit à partir de 1996 de les ramasser (même une ou deux à titre de souvenir personnel) sur la totalité du territoire couvert par le Grand Staircase Escalante National Monument. Malgré cette interdiction, quand je suis revenu récemment sur deux « gisements » de moqui marbles où je m’étais rendu en 2002, j’ai constaté que leur nombre avait diminué sensiblement….
Sur les photos suivantes, les moqui marbles tombées sur le sable proviennent de la paroi du Volcano et on peut en voir d’autres encore enchâssées qui apparaissent progressivement :


Je reste un bon moment à « The Volcano », un site que j’apprécie particulièrement pour son originalité, son esthétique et le sentiment de solitude qu’on peut y ressentir.
Comme j’ai pris mes repères à l’aller, au retour je peux me passer de mon GPS et choisir un autre chemin un peu plus long mais avec moins de dénivelés successifs, ce qui me permet de mettre un peu moins de temps pour revenir à mon véhicule. Par hasard, je tombe sur une petite concentration de moqui marbles parmi lesquelles un beau cactus a élu domicile.

Quand je reviens sur la Highway 12 et que je me balade aux alentours, je constate qu’un gros orage progresse dans ma direction.



Comme il n’est pas question d’emprunter des pistes qui pourraient devenir piégeuses avec la pluie, j’envisage la classique balade de Lower Calf Creek que je n’ai pas refaite depuis près de 10 ans. A l’entrée de cette « recreational area », je vais d’abord saluer et remercier les « hosts » qui ont généreusement fourni Harriet en œufs biologiques dont je me suis plusieurs fois régalé sous forme de scrambled eggs au petit déjeuner. Mais la randonnée de Lower Calf Creek prend près de 3 heures (avec le détour par les petroglyphs) au fond d’un canyon, ce qui n’est pas idéal car l’orage semble toujours se rapprocher. Je change donc d’avis pour me rendre à Upper Calf Creek, une balade plus courte et moins encaissée mais plus pentue.
De la superbe route de crête qui est un des musts de la Highway 12, je jette un coup d’œil au canyon menant à Lower Calf Creek et que j’ai failli arpenter.

Après avoir descendu la pente de slickrock qui mène à Upper Calf Creek, je commence par me rendre au-dessus de la chute. Lors d’une précédente visite, j’y avais vu des jeunes locaux se baigner dans les trous d’eau en amont…



… en prenant soin de rester tout de même loin de la chute fatale !


D’autres cairns mènent au pied de la chute qui est dans l’ombre à cette heure-ci, mais l’absence de lumière trop directe permet de faire ressortir les verdoyants jardins suspendus et les coulures rougeoyantes sur la roche.






Je remonte jusqu’au parking dans la douce lumière de fin de journée qui éclaire les centaines de petits blocs arrondis échoués sur le slickrock.


Un dernier coup d’œil de la Highway 12…

… et je rejoins Boulder puis le Burr Trail où, avant de descendre vers Long Canyon, je trouve un endroit propice pour une nuit de camping sauvage.
JOUR 22 : de Long Canyon à Capitol Reef
Après le lever de soleil sur les falaises bordant le Burr Trail et un petit déjeuner pris tranquillement car aujourd’hui je ne prévois pas un programme chargé….

… j’entre dans Long Canyon où j’ai envie de consacrer un peu de temps à la photographie, alors que d’habitude je le parcours plutôt rapidement.


L’objectif, en ce début de matinée, est de profiter de la belle lumière réfléchie projetée par la face éclairée du cayon sur la face opposée, en n’hésitant pas à m’éloigner du véhicule pour chercher des compositions.








De manière étonnante, les seules personnes que je rencontre sont un couple d’Amish en costume traditionnel qui viennent de Pennsylvanie (pas en carriole mais en voiture, ce ne sont donc pas des « purs et durs »). Ils sont très réservés et n’acceptent pas que je les prenne en photo, ce que je regrette car devant un tel décor et avec leur look hors du temps, il y avait matière à faire des clichés intéressants.
Juste à la sortie de Long Canyon se trouvent de spectaculaires badlands colorés qui rappellent ceux d’Old Paria movie set (entre Page et Kanab).




Je fais demi-tour à ce niveau car la visite de sites accessibles plus loin sur le Burr Trail est planifiée pour un autre jour et j’ai toujours plaisir à faire un aller / retour dans Long Canyon.
La météo est beaucoup plus favorable que les jours précédents et, si des nuages ne sont pas à exclure dans l’après-midi, la pluie n’est plus à craindre. C’est l’occasion de se rendre à Capitol Reef pour faire une randonnée que j’ai inscrite dans ma « wish list » depuis un certain temps mais qui nécessite une absence totale de pluie ou d’orage car elle se déroule au fond du canyon de Sulphur Creek où l’eau coule en permanence et il ne ferait pas bon s’y trouver lors d’un flash flood.
La randonnée « one way » dans le canyon de Sulphur Creek débute au trailhead de Chimney Rock et finit au Visitor Center dans l’oasis de Fruita. Quand on n’a qu’un seul véhicule et qu’on ne veut pas marcher pendant presque 5 km sur la Highway 24 pour atteindre le trailhead, la solution est de faire de l’auto-stop à partir du Visitor Center. L’auto-stop ne fonctionne pas bien aux USA, la plupart des Américains ne se sont jamais arrêtés spontanément pour prendre un auto-stoppeur levant le pouce (mais ils s’arrêteront généralement pour porter secours à quelqu’un qui serait en panne), beaucoup ont peur de l’agression et il est même de larges zones où l’auto-stop est interdit (notamment autour des centre pénitentiaires). C’est pourquoi je pratique ce que je nomme « l’auto-stop actif » quand j’ai besoin d’un « lift » pour me rendre à un début de randonnée « one way » (par opposition à un « loop » qui revient au point de départ). Cela consiste à me poster à un endroit où les automobilistes se sont arrêtés d’eux-mêmes (panneau stop, parking en bord de route, station service…) et vont forcément dans la direction qui m’intéresse, puis à me présenter à la fenêtre d’un véhicule avec mon plus grand sourire et une carte topographique à la main, en choisissant exclusivement les véhicules où j’ai une chance d’être pris (place suffisante disponible, pas de femme seule ou de jeunes enfants…). Si le conducteur pensait juste répondre à une demande de renseignement (suggérée par la carte que j’ai à la main), il est très rare qu’ensuite il refuse de me prendre dans son véhicule quand je lui explique précisément mon besoin avec mon accent typiquement français, même s’il ne l’aurait jamais fait spontanément. Je n’utilise cette technique qu’en plein jour et uniquement pour me rendre au départ de la randonnée (et non pour revenir à mon véhicule car s’il était trop tard dans la journée ou que je ne trouvais personne, ce serait la galère).
Cette fois-ci, je me poste au panneau stop à la jonction de la Highway 24 et de le scenic drive près du Visitor Center et je m’adresse au conducteur du premier véhicule répondant aux critères adéquats, un monospace de sept places avec quatre passagers entre deux âges, qui clignote dans la bonne direction. Lorsque j’ai exprimé ma demande, je lis la surprise sur les visages du conducteur et des passagers, avec un visible manque d’enthousiasme à prendre un inconnu avec eux, mais je les assure ne pas être un « serial killer », ce qui les fait sourire et après un rapide conciliabule entre eux je suis accepté. Ce sont des membres d’un groupe religieux baptiste qui se rendent à une cérémonie et en profitent pour faire du tourisme en chemin. Ils s’avèrent charmants et nous discutons tant et si bien qu’ils resteront encore un bon quart d’heure avec moi à destination et que l’on se quitte avec de grands signes comme si nous avions passé la journée ensemble. Je fais toujours la conversation à ceux qui me prennent en stop, avec deux thèmes possibles : quand il s’agit de locaux je dois généralement répondre à des questions sur la France, les Français (et ce qu’ils pensent des Américains), quand il s’agit de touristes je leur indique des visites « hors des sentiers battus » dans le secteur qu’ils sillonnent, ce qui crée une relation « gagnant / gagnant ».
Après une partie assez courte dans un wash à sec, la randonnée de Sulphur Creek entre dans le vif du sujet avec l’apparition d’un ruisseau et de hautes falaises assez colorées qui se resserrent progressivement.


A partir de là, j’alterne la marche au bord de l’eau ou dans le ruisseau lui-même (avec généralement de l’eau jusqu’à la cheville, sans passages obligatoires dépassant le genou). Même si les falaises ne sont pas les plus spectaculaires de la région, la balade est très agréable et rafraîchissante, d’autant plus qu’aujourd’hui il fait plus chaud.
L’intérêt augmente avec la rencontre de jolies petites cascades qu’il faut contourner en pratiquant un peu de désescalade facile. Je n’ai pas spécialement envie de me baigner aujourd’hui mais il n’en serait pas de même si c’était la canicule du plein été durant laquelle cette balade sera certainement prisée par les familles avec enfants qui apprécieront de s’amuser dans l’eau (à condition que l’orage ne menace pas, à cause des flash floods).



La balade se poursuit avec la présence d’un peu de verdure…


… avant d’atteindre un corridor où l’eau s’accélère jusqu’à une dernière cascade.



Au pied de la cascade, se reposent deux jeunes locaux qui sont venus directement du Visitor Center (relativement proche) pour se baigner et être tranquilles (je n’ai effectivement vu personne d’autre durant cette randonnée).
Je retrouve mon véhicule au Visitor Center et, après une pause ombragée à la très agréable aire de pique-nique de Fruita, je pars me garer au trailhead où on m’avait déposé ce matin, mais cette fois-ci je fais la randonnée en boucle de Chimney Rock.
Une montée assez courte suivie d’une marche relativement étale sur un plateau permettent de bénéficier d’une vue panoramique sur les falaises particulièrement colorées de Capitol Reef tout en s’immergeant vraiment dans le paysage, ce qui ne peut pas être le cas quand on regarde ce même paysage à partir des points de vue aménagés au bord de la Highway.





En fin d’après-midi, je me rends successivement à l’émouvante petite école des pionniers qui avaient fait prospérer les vergers de l’oasis, …

… puis aux panels de pétroglyphes gravés par les indiens Anasazi qui avaient précédé les pionniers il y a longtemps, …

… puis à Hickman Bridge via une agréable balade, …

… avant d’apprécier paisiblement la fin de la journée face à Pectol’s Pyramid sur le Rim Overlook Trail.




Ce soir, pour dîner, je fais une exception et je vais à Torrey au restaurant Capitol Reef Inn & Cafe que j’apprécie depuis longtemps pour ses salades aussi fraîches que bien garnies (parmi les meilleures que j’aie mangées). A noter que j’ai déjà testé cet établissement en tant que motel et, si le bâtiment ne paye pas de mine de l’extérieur, les petites chambres sont propres et claires pour un tarif peu élevé.
A défaut de l’agréable camping ombragé de Fruita dont la seule partie ouverte à cette date est complète, je trouve sans difficulté un endroit pour faire du camping sauvage immédiatement avant l’entrée ouest du parc de Capitol Reef, dans un secteur que j’avais repéré et qui est visiblement prisé pour cela.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Retour de dix jours en Jordanie du 23 octobre au 2 novembre 2010 English translation pending
J1 - Samedi 23 Octobre : Départ de Paris à 13h50 via Air France. C’est jour de vacances et il y a foule, l’avion décolle à l’heure, passe sur Venise puis longe les cotes de l’Albanie avant de filer sur la Grèce puis Israël pour arriver à 19h50 à Amman.
Après avoir récupérer les valises, et changer un peu de JOD pour les visas, le représentant de « Montecarlo Rent a car » nous récupère à la sortie de l’avion. La Mitsubishi lancer 2007 n’est pas dans un bel état (rayée et un peu bignée) mais elle fera l’affaire pour 250 JOD + 30JOD à payer en espèce pour le plein d’essence.
On part donc pour Madaba où l’on arrive au Mariam Hotel. Pas évident à trouver mais accueil très chaleureux, piscine trop froide, pas de clim., petit déjeuner très correct au dernier étage avec une belle vue. Une bonne adresse pour 40 JOD la nuit.
J2 : 5h07, c’est le réveil du Muezzin. Le premier jour, ça surprend, le deuxième, ça gonfle ! A 7h00 on est au petit déj. Puis départ pour Jerash. La route passe aux abords d’Amman qui a l’air vraiment impossible à circuler (on ne regrette pas d’être à Madaba). La distance théorique était de 1h30 mais on y arrivera vers 10h00 après 2h00 de voiture. Il faut dire que la Mitsubishi Automatic a un moteur 1,3L qui me rappelle dans les cotes, le variateur de ma Peugeot 103 (les plus âgés me comprendront). Le site de Jerash est dans la ville (on ne s’y attendait pas), on y passera 3h00 à s’émerveiller devant le bon état des édifices. Mention spéciale au petit théatre au bout de la ville qui est un vrai bijou. Arrêt au buffet de l’entrée du site (une formule à l’américaine « all you can eat » annoncée 10 JOD et facturée 12,5 JOD par personne (10 + eau + couvert). C’est bien entendu plein de Français ! Retour sur Madaba vers 16h00, visites de l’église des apôtres (il ne reste que la mosaïque, du Parc Archéologique (2 JOD) et de l’église ST Georges (1 JOD) où la mosaïque de la carte fait plus d’effet en photo qu’en vrai ! Pour tout dire, Madaba ne restera pas dans les mémoires.
J3 : 5h07, on recommence. Déjeuner à 7h00 puis départ pour le Mont Nébo (la vue est belle mais le site est en construction, on n’a pas vue la mosaïque). Puis c’est la descente vers la Mer morte (très belle route) pour rejoindre le Wadi Mujib. Passage par la guitoune (14 JOD), remise du gilet de sauvetage et nous voilà partis dans le canyon. On a beau être en Octobre (il n’a pas plu ici depuis Juin), il y a quand même pas mal d’eau dans les cascades. Heureusement, un guide nous précède avec 2 Espagnoles, il y aura juste à mettre les pieds là où ils mettent les leurs. 2h00 de balades très sympa et rafraichissante pour aller à la cascade du Siq Trail et revenir, on a bien aimé. Ensuite, retour vers le Nord pour la visite du site du baptême du Christ à béthanie (7 JOD), le camion nous emmène sur le site, on se ballade 1h00 sur place. Un groupe de Russe est dans l’eau avec soutane blanche et pope en immersion, c’est assez sympa et le site est bien mis en valeur. En face, coté Israélien, les aménagements font plus modernes, mais au dire du guide il y a rarement des visiteurs. Sur la route, on croise des check point, les militaires nous demandent d’où on est et nous gratifie régulièrement d’un « Comment ça va », c’est sans problème. Après cette visite, direction notre hotel sur la Mer morte (Holiday Inn). C’est cher (130 JOD) mais on économise le prix de l’accès à la mer (facturé ici 20 JOD x2). Si vous avez déjà séjourné dans cette chaîne, oubliez tout ce que vous avez déjà vu. Celui-ci est un resort haut de gamme (bientôt doublé d’un Crowne Plaza) avec Contrôle strict à l’entrée, 5 piscines, 5 restos, accès direct à la mer morte et tout le toutime. On va donc faire l’expérience de la baignade dans l’eau salée (marrant), on va se couvrir de la boue noire de la mer morte (très marrant) entouré de Russes tous aussi class et distingués les uns les autres… Le soir, diner buffet à l’hotel (20 JOD) avec serveuses des Philippines et Orchestre Cubain, C’est beau la Jordanie !
J4 : On zappe le petit déjeuner (12 JOD) et on prend la route de Pétra en longeant la Mer Morte. La route est belle et roule super bien. L’autre option était la Route des Roi entre Madaba et Kérak mais d’autres Français nous ont dit qu’ils s’étaient perdus à cause de travaux et des détours occasionnés (la signalisation routière n’est pas le fort de la Jordanie). On passe par Kérak mais on ne visite pas le château (c’est jour de marché et circuler ici relève de la démence) pour filer sur Dana. Dana est un site superbe, le village est au départ d’une vallée qui descend sur la mer morte (ballade de 4h00), on y trouve 2 ou 3 restos et hotels (on a mangé avec 2 bédouins au Dana Moon hotel pour 4 JOD par tête et on a bien discuté avec eux – ils adorent Jacques Chirac et me parlent de Carla mais pas de Nicolas ! il faut dire qu’ils ont tous la télé par satellite et notre bédouin nous l’assure, à la maison, c’est lui le patron car c’est lui qui tient la « remote control »). Après le déjeuner, on remonte la cote pour rejoindre le Rumana camp Site et faire la petite balade de 2h00 (9 JOD). C’est superbe et ça nous rappelle les paysages de l’Ouest américain (Canyonland ou Tent Rocks en particulier). Une très belle étape ! Le soir, arrivée à Pétra (la route est longue) pour coucher au Sunset Hotel. Cet hotel est une très bonne adresse, 52 JOD la nuit à 2 pas du site avec Chambre climatisée et petit déjeuner, Diner à 12 JOD (il faut prévenir la veille) avec produits locaux (4 mezze, agneau/riz, fromage blanc, eau et dessert maison ou fruit) et possibilité de partir randonner avec une lunch box (banane, gâteau, 2 sandwichs et jus de fruit). En plus, pas de réveil à 5h07 contrairement au haut de la ville qui est d’ailleurs très moche !
J5 : Petit Déj. A 6h15, on est à Pétra vers 7h00. Il n’y a que 2 caisses pour un site qui reçoit en saison plus de 5000 personnes par jour. Pour chaque billet, vous devez montrer votre passeport pour 2 raisons, d’abord parce que le billet est nominatif et ensuite parce que le guichetier va devoir pour l’occasion taper votre prénom sur le billet. Donc, entre les bus qui arrivent avec 50 noms à taper et les individuels qui n’ont pas pensé à préparer leurs papiers, vous perdez 30 mn. Coté tarifs, nous sommes restés 2 jours (33 JOD pour 1 jour, 38 JOD pour 2 jours) mais notre billet 2 jours est maintenant passé à 55 JOD depuis le 1er Novembre. Pour les visiteurs qui ne restent que la journée en Jordanie (et repartent en croisière le soir de Pétra), leur billet 1 jour est maintenant facturé 90 JOD !!! Nous descendons vers le Siq, traversons le Siq et après 40mn nous arrivons au « trésor » qui est dans l’ombre (il sera au soleil vers 10h00 en Octobre). On admire et vers 9h00, on passe au théatre puis à la montée au haut lieu des sacrifices (belle vue sur Pétra). Pour la descente, on traverse le wadi farasa (très beau) avec sa succession de tombes pour arriver tranquille vers midi au Qasr et déguster nos lunch box. Vers 13h00, on attaque la montée au Deir (il fait chaud !) mais le site en vaut largement l’ascension. Entre 14h00 et 15h30, on enjoy le Deir et ses vues (celui de la fin du monde est pas mal !) puis on redescend dans la vallée pour traversée de la ville basse (la lumière de 16h30 est magnifique sur le tombeau de l’urne) avant de repasser au « Trésor », au Siq et de rentrer chez nous HS.
J6 : Petit Déj. A 6h30, on est les premiers à Little Pétra vers 7h30. Ici , c’est Pétra en miniature avec mention spéciale au plafond décoré. Tant qu’on est là, on marche 10 mn (chemin à gauche en regardant little Pétra) pour aller au village néolithique de Beidha. C’est le plus ancien village néolithique au monde encore en place (avec celui de Jéricho) avec des traces d’occupation vers -10000 et des maisons datées de -6500 ans. Entrée gratuite pour ces 2 sites. Ensuite, on est à 10h00 au « Trésor » mais il fait chaud aujourd’hui (34°). Nonobstant les règles de vie locale, les cars déversent leur quota d’Ukrainiennes et de Russes en mini short et épaules dénudées. On prend le temps d’écouter les conversations des gens face à la majesté du site comme cette dame « qui s’est fait plaquer par son mari pour une plus jeune et en plus elle sait skier, moi que voulez vous, je ne vais pas me mettre au ski à mon âge ! », le décalage est marrant. On récupère de notre journée de la veille, on se fait les tombes jusque celle de Sextus Florentinus, on hésite à monter sur le djebel pour voir le « trésor » du haut (A quoi ça sert !, le soleil a déjà quitté la façade), on fait en détail la ville basse, on se pose du coté du Musée et on revient vers l’entrée en fin d’après midi. 2 jours est idéal pour Pétra, je ne pense pas que plus soit nécessaire sauf à randonner hors des entiers battus. En France, on ne parle que de la crise, mais au Visitor Center de Pétra, on nous dira que 40% des touristes qui viennent ici sont français… Qui croire ?
J7 et J8 : Départ vers 7h30 pour être à Wadi Rum village vers 9h30. La brume (ou le sable ?) nous empêche de voir à plus de 100 mètres sur la première partie du voyage. Les affiches électorales sont collées sur les panneaux de signalisation déjà rares mais on arrive à bon port avec de l’avance (cette nuit, on a changé d’heure). C’est part pour un « Best of Bédouin » de chez Jordan tracks (135 JOD pour les 2,5 jours) avec un programme varié : Tour classique en 4x4 le premier jour jusqu’au site du sunset, rando au Djebel Kash (frontière avec l’Arabie saoudite) et ballade le deuxième jour et enfin retour au village en chameau le troisième jour (8 à 10 kilomètres en un peu plus de 2h00). On a aimé : le désert, le chameau, la sympathie des guides, les lunchs, le diner du premier soir avec musique et variété de plats mais si c’était à refaire, on ne ferait qu’une nuit avec Djebel kash le matin et retour en chameau l’après midi car on a un peu perdu notre temps le deuxième jour après midi (pas de ballade précise, pas de sunset et on était de retour au camp vers 15h30 pour un diner un peu plus cheap). Heureusement, nous n’étions que 4 et les Allemands qui partageaient cette journée avec nous étaient très sympas. La nuit, un renard nous réveillera vers 1h00, c’est assez fort en sensation d’entendre roder autour de la tente… Notre conseil, inutile de trop passer de temps à benchmarker les compagnies locales, tout le monde est en famille ici et souvent plusieurs sociétés appartiennent à la même personne ou à des frères qui bossent ensemble.
J9 : Après le chameau (très bon pour les fessiers), départ pour Aqaba et ZE hotel , le Mövenpick de Tala Beach à 145 ++ JOD la nuit + 2 petits déj. Tiens, c’est quoi ce « ++ », c’est juste un prix HT, le prix facturé sur place sera donc de 172 JOD (gloups !) mais on a qu’une vie ! Pour ce prix là, on va en profiter. A 12h00, on récupère la chambre (sympa) et en plus on a été upgradé avec la vue sur la Mer Rouge. L’après midi, on fait du gras, on cherche les poissons (location masque palme et tubas pour 6JOD !!!) et on bulle dans le jacuzzi…
J10 : La nuit a été extraordinaire (après 2 jours sous la tente dans le froid du désert), le petit déjeuner est le plus extraordinaire que j’ai vu (bacon de bœuf et omelette à la carte). Vers 11h30, on fait le check out mais on garde nos serviettes jusque 17h00 pour le même programme que la veille. Après le coucher de soleil sur le Sinaï, on se fait un diner léger au bar (20 JOD pour les 2) et on prend la route vers 18h00 pour l’aéroport d’Amman. Vers 22h00, on rend la voiture (le gars veut nous charger d’une rayure sur le pare-choc arrière, je lui fais remarquer que celui-ci est bigné aux 2 cotés et que je doute qu’il le fasse repeindre à chaque location). Vers 22h30, on attaque le check in (contrôle + scanner avant le check-In puis re-contrôle et palpation avant de rentrer dans l’avion). Dans l’aéroport, on se croirait au sauna, des cohortes de pèlerins en transit pour la Mecque se baladent en toge blanche et sandales « à la romaine », un dernier dépaysement ! Vers 1h25, décollage et arrivée à Paris à 5h20, 6°, brouillard, dodo, on récupère nos boys et on revient chez nous en Auvergne…
Au final, un énorme coup de cœur pour ce pays.
+++ (Vaut le voyage) Wadi Rum (les dunes de sables rouges, le chameau, le Djebel Kash !) Le Deir et le Wadi Farasa à Pétra Mer morte et Mer rouge La sympathie des Jordaniens
++ (Super) La balade de Dana Jerash Wadi Mujib Jordan Tracks Le reste de Pétra
+ (Bien) Little Pétra Béthanie Mont Nébo pour la vue Le lounge à l’aéroport d’Aman Le prix de la voiture Montecarlo
- (Neutre) Madaba (et les villes en général) La deuxième nuit dans le désert au Wadi Rum (on aurait pu s'en passer) L'état de la voiture Montecarlo
Pour les guides, le Guide bleu et le LP sont bien complémentaires même si pour le Guide Bleu, il faut avoir un DESS d'histoire et d'Archéologie pour en comprendre les descriptions de monuments.




















J2 : 5h07, c’est le réveil du Muezzin. Le premier jour, ça surprend, le deuxième, ça gonfle ! A 7h00 on est au petit déj. Puis départ pour Jerash. La route passe aux abords d’Amman qui a l’air vraiment impossible à circuler (on ne regrette pas d’être à Madaba). La distance théorique était de 1h30 mais on y arrivera vers 10h00 après 2h00 de voiture. Il faut dire que la Mitsubishi Automatic a un moteur 1,3L qui me rappelle dans les cotes, le variateur de ma Peugeot 103 (les plus âgés me comprendront). Le site de Jerash est dans la ville (on ne s’y attendait pas), on y passera 3h00 à s’émerveiller devant le bon état des édifices. Mention spéciale au petit théatre au bout de la ville qui est un vrai bijou. Arrêt au buffet de l’entrée du site (une formule à l’américaine « all you can eat » annoncée 10 JOD et facturée 12,5 JOD par personne (10 + eau + couvert). C’est bien entendu plein de Français ! Retour sur Madaba vers 16h00, visites de l’église des apôtres (il ne reste que la mosaïque, du Parc Archéologique (2 JOD) et de l’église ST Georges (1 JOD) où la mosaïque de la carte fait plus d’effet en photo qu’en vrai ! Pour tout dire, Madaba ne restera pas dans les mémoires.
J3 : 5h07, on recommence. Déjeuner à 7h00 puis départ pour le Mont Nébo (la vue est belle mais le site est en construction, on n’a pas vue la mosaïque). Puis c’est la descente vers la Mer morte (très belle route) pour rejoindre le Wadi Mujib. Passage par la guitoune (14 JOD), remise du gilet de sauvetage et nous voilà partis dans le canyon. On a beau être en Octobre (il n’a pas plu ici depuis Juin), il y a quand même pas mal d’eau dans les cascades. Heureusement, un guide nous précède avec 2 Espagnoles, il y aura juste à mettre les pieds là où ils mettent les leurs. 2h00 de balades très sympa et rafraichissante pour aller à la cascade du Siq Trail et revenir, on a bien aimé. Ensuite, retour vers le Nord pour la visite du site du baptême du Christ à béthanie (7 JOD), le camion nous emmène sur le site, on se ballade 1h00 sur place. Un groupe de Russe est dans l’eau avec soutane blanche et pope en immersion, c’est assez sympa et le site est bien mis en valeur. En face, coté Israélien, les aménagements font plus modernes, mais au dire du guide il y a rarement des visiteurs. Sur la route, on croise des check point, les militaires nous demandent d’où on est et nous gratifie régulièrement d’un « Comment ça va », c’est sans problème. Après cette visite, direction notre hotel sur la Mer morte (Holiday Inn). C’est cher (130 JOD) mais on économise le prix de l’accès à la mer (facturé ici 20 JOD x2). Si vous avez déjà séjourné dans cette chaîne, oubliez tout ce que vous avez déjà vu. Celui-ci est un resort haut de gamme (bientôt doublé d’un Crowne Plaza) avec Contrôle strict à l’entrée, 5 piscines, 5 restos, accès direct à la mer morte et tout le toutime. On va donc faire l’expérience de la baignade dans l’eau salée (marrant), on va se couvrir de la boue noire de la mer morte (très marrant) entouré de Russes tous aussi class et distingués les uns les autres… Le soir, diner buffet à l’hotel (20 JOD) avec serveuses des Philippines et Orchestre Cubain, C’est beau la Jordanie !
J4 : On zappe le petit déjeuner (12 JOD) et on prend la route de Pétra en longeant la Mer Morte. La route est belle et roule super bien. L’autre option était la Route des Roi entre Madaba et Kérak mais d’autres Français nous ont dit qu’ils s’étaient perdus à cause de travaux et des détours occasionnés (la signalisation routière n’est pas le fort de la Jordanie). On passe par Kérak mais on ne visite pas le château (c’est jour de marché et circuler ici relève de la démence) pour filer sur Dana. Dana est un site superbe, le village est au départ d’une vallée qui descend sur la mer morte (ballade de 4h00), on y trouve 2 ou 3 restos et hotels (on a mangé avec 2 bédouins au Dana Moon hotel pour 4 JOD par tête et on a bien discuté avec eux – ils adorent Jacques Chirac et me parlent de Carla mais pas de Nicolas ! il faut dire qu’ils ont tous la télé par satellite et notre bédouin nous l’assure, à la maison, c’est lui le patron car c’est lui qui tient la « remote control »). Après le déjeuner, on remonte la cote pour rejoindre le Rumana camp Site et faire la petite balade de 2h00 (9 JOD). C’est superbe et ça nous rappelle les paysages de l’Ouest américain (Canyonland ou Tent Rocks en particulier). Une très belle étape ! Le soir, arrivée à Pétra (la route est longue) pour coucher au Sunset Hotel. Cet hotel est une très bonne adresse, 52 JOD la nuit à 2 pas du site avec Chambre climatisée et petit déjeuner, Diner à 12 JOD (il faut prévenir la veille) avec produits locaux (4 mezze, agneau/riz, fromage blanc, eau et dessert maison ou fruit) et possibilité de partir randonner avec une lunch box (banane, gâteau, 2 sandwichs et jus de fruit). En plus, pas de réveil à 5h07 contrairement au haut de la ville qui est d’ailleurs très moche !
J5 : Petit Déj. A 6h15, on est à Pétra vers 7h00. Il n’y a que 2 caisses pour un site qui reçoit en saison plus de 5000 personnes par jour. Pour chaque billet, vous devez montrer votre passeport pour 2 raisons, d’abord parce que le billet est nominatif et ensuite parce que le guichetier va devoir pour l’occasion taper votre prénom sur le billet. Donc, entre les bus qui arrivent avec 50 noms à taper et les individuels qui n’ont pas pensé à préparer leurs papiers, vous perdez 30 mn. Coté tarifs, nous sommes restés 2 jours (33 JOD pour 1 jour, 38 JOD pour 2 jours) mais notre billet 2 jours est maintenant passé à 55 JOD depuis le 1er Novembre. Pour les visiteurs qui ne restent que la journée en Jordanie (et repartent en croisière le soir de Pétra), leur billet 1 jour est maintenant facturé 90 JOD !!! Nous descendons vers le Siq, traversons le Siq et après 40mn nous arrivons au « trésor » qui est dans l’ombre (il sera au soleil vers 10h00 en Octobre). On admire et vers 9h00, on passe au théatre puis à la montée au haut lieu des sacrifices (belle vue sur Pétra). Pour la descente, on traverse le wadi farasa (très beau) avec sa succession de tombes pour arriver tranquille vers midi au Qasr et déguster nos lunch box. Vers 13h00, on attaque la montée au Deir (il fait chaud !) mais le site en vaut largement l’ascension. Entre 14h00 et 15h30, on enjoy le Deir et ses vues (celui de la fin du monde est pas mal !) puis on redescend dans la vallée pour traversée de la ville basse (la lumière de 16h30 est magnifique sur le tombeau de l’urne) avant de repasser au « Trésor », au Siq et de rentrer chez nous HS.
J6 : Petit Déj. A 6h30, on est les premiers à Little Pétra vers 7h30. Ici , c’est Pétra en miniature avec mention spéciale au plafond décoré. Tant qu’on est là, on marche 10 mn (chemin à gauche en regardant little Pétra) pour aller au village néolithique de Beidha. C’est le plus ancien village néolithique au monde encore en place (avec celui de Jéricho) avec des traces d’occupation vers -10000 et des maisons datées de -6500 ans. Entrée gratuite pour ces 2 sites. Ensuite, on est à 10h00 au « Trésor » mais il fait chaud aujourd’hui (34°). Nonobstant les règles de vie locale, les cars déversent leur quota d’Ukrainiennes et de Russes en mini short et épaules dénudées. On prend le temps d’écouter les conversations des gens face à la majesté du site comme cette dame « qui s’est fait plaquer par son mari pour une plus jeune et en plus elle sait skier, moi que voulez vous, je ne vais pas me mettre au ski à mon âge ! », le décalage est marrant. On récupère de notre journée de la veille, on se fait les tombes jusque celle de Sextus Florentinus, on hésite à monter sur le djebel pour voir le « trésor » du haut (A quoi ça sert !, le soleil a déjà quitté la façade), on fait en détail la ville basse, on se pose du coté du Musée et on revient vers l’entrée en fin d’après midi. 2 jours est idéal pour Pétra, je ne pense pas que plus soit nécessaire sauf à randonner hors des entiers battus. En France, on ne parle que de la crise, mais au Visitor Center de Pétra, on nous dira que 40% des touristes qui viennent ici sont français… Qui croire ?
J7 et J8 : Départ vers 7h30 pour être à Wadi Rum village vers 9h30. La brume (ou le sable ?) nous empêche de voir à plus de 100 mètres sur la première partie du voyage. Les affiches électorales sont collées sur les panneaux de signalisation déjà rares mais on arrive à bon port avec de l’avance (cette nuit, on a changé d’heure). C’est part pour un « Best of Bédouin » de chez Jordan tracks (135 JOD pour les 2,5 jours) avec un programme varié : Tour classique en 4x4 le premier jour jusqu’au site du sunset, rando au Djebel Kash (frontière avec l’Arabie saoudite) et ballade le deuxième jour et enfin retour au village en chameau le troisième jour (8 à 10 kilomètres en un peu plus de 2h00). On a aimé : le désert, le chameau, la sympathie des guides, les lunchs, le diner du premier soir avec musique et variété de plats mais si c’était à refaire, on ne ferait qu’une nuit avec Djebel kash le matin et retour en chameau l’après midi car on a un peu perdu notre temps le deuxième jour après midi (pas de ballade précise, pas de sunset et on était de retour au camp vers 15h30 pour un diner un peu plus cheap). Heureusement, nous n’étions que 4 et les Allemands qui partageaient cette journée avec nous étaient très sympas. La nuit, un renard nous réveillera vers 1h00, c’est assez fort en sensation d’entendre roder autour de la tente… Notre conseil, inutile de trop passer de temps à benchmarker les compagnies locales, tout le monde est en famille ici et souvent plusieurs sociétés appartiennent à la même personne ou à des frères qui bossent ensemble.
J9 : Après le chameau (très bon pour les fessiers), départ pour Aqaba et ZE hotel , le Mövenpick de Tala Beach à 145 ++ JOD la nuit + 2 petits déj. Tiens, c’est quoi ce « ++ », c’est juste un prix HT, le prix facturé sur place sera donc de 172 JOD (gloups !) mais on a qu’une vie ! Pour ce prix là, on va en profiter. A 12h00, on récupère la chambre (sympa) et en plus on a été upgradé avec la vue sur la Mer Rouge. L’après midi, on fait du gras, on cherche les poissons (location masque palme et tubas pour 6JOD !!!) et on bulle dans le jacuzzi…
J10 : La nuit a été extraordinaire (après 2 jours sous la tente dans le froid du désert), le petit déjeuner est le plus extraordinaire que j’ai vu (bacon de bœuf et omelette à la carte). Vers 11h30, on fait le check out mais on garde nos serviettes jusque 17h00 pour le même programme que la veille. Après le coucher de soleil sur le Sinaï, on se fait un diner léger au bar (20 JOD pour les 2) et on prend la route vers 18h00 pour l’aéroport d’Amman. Vers 22h00, on rend la voiture (le gars veut nous charger d’une rayure sur le pare-choc arrière, je lui fais remarquer que celui-ci est bigné aux 2 cotés et que je doute qu’il le fasse repeindre à chaque location). Vers 22h30, on attaque le check in (contrôle + scanner avant le check-In puis re-contrôle et palpation avant de rentrer dans l’avion). Dans l’aéroport, on se croirait au sauna, des cohortes de pèlerins en transit pour la Mecque se baladent en toge blanche et sandales « à la romaine », un dernier dépaysement ! Vers 1h25, décollage et arrivée à Paris à 5h20, 6°, brouillard, dodo, on récupère nos boys et on revient chez nous en Auvergne…
Au final, un énorme coup de cœur pour ce pays.
+++ (Vaut le voyage) Wadi Rum (les dunes de sables rouges, le chameau, le Djebel Kash !) Le Deir et le Wadi Farasa à Pétra Mer morte et Mer rouge La sympathie des Jordaniens
++ (Super) La balade de Dana Jerash Wadi Mujib Jordan Tracks Le reste de Pétra
+ (Bien) Little Pétra Béthanie Mont Nébo pour la vue Le lounge à l’aéroport d’Aman Le prix de la voiture Montecarlo
- (Neutre) Madaba (et les villes en général) La deuxième nuit dans le désert au Wadi Rum (on aurait pu s'en passer) L'état de la voiture Montecarlo
Pour les guides, le Guide bleu et le LP sont bien complémentaires même si pour le Guide Bleu, il faut avoir un DESS d'histoire et d'Archéologie pour en comprendre les descriptions de monuments.




















Avis sur itinéraire du 18 au 31 décembre en Jordanie? English translation pending
Bonjour,
Je reviens sur le forum après avoir posé qq questions concernant l'obtention du visa. Now, j'ai besoin de vos lumières pour mes préparatifs. Avec mon amis, nous partons le 18 déc au 31 déc. On récupère la voiture de loc le 20 au matin à Amman et on part en amoureux visiter le pays sans chauffeur ni guide.
18 décembre - départ de Nice 19 décembre - Arrivée Amman + visite ville + Jerash ? 20 décembre - Madaba + Mont Nébo 21 + 22 Décembre - Route des rois (Machéronte, Umm er Rasas, De Moab à Edom, Réserve de Dana ou au retour pour faire un trek, Shaubak, Kérak) 23 + 24 décembre - Pétra 25 décembre - Wadim Rum 26 + 27 décembre - Aqaba 28 Décembre - Mer morte 29 décembre - Vallée du Jourdan (site du baptème, Pella, Gadara) 30 décembre - Umm el Jamal + Châteaux du désert
Voilà ! Je sais il s'agit des sites principaux que j'ai relevé dans mon guide bleu et je sors pas trop des sentiers battus. Donc, c'est maintenant que je solicite vos conseils pour les sites à voir, à supprimer, à rajouter.... Pour Aqaba, je souhaite faire de la pongée car j'ai mon niveau. Où aller et quel club me conseillez vous ? Pour la période fin d'année de noel, me conseillez vous de réserver mes hôtels ou nous pourrons trouver sur place au hasard. Est-il facile de trouver des guides locaux pour nous accompagner sur les sites historiques afin d'avoir plus d'explication et quel est le prix moyen de l'heure.
....
Merci à vous tous.
Je reviens sur le forum après avoir posé qq questions concernant l'obtention du visa. Now, j'ai besoin de vos lumières pour mes préparatifs. Avec mon amis, nous partons le 18 déc au 31 déc. On récupère la voiture de loc le 20 au matin à Amman et on part en amoureux visiter le pays sans chauffeur ni guide.
18 décembre - départ de Nice 19 décembre - Arrivée Amman + visite ville + Jerash ? 20 décembre - Madaba + Mont Nébo 21 + 22 Décembre - Route des rois (Machéronte, Umm er Rasas, De Moab à Edom, Réserve de Dana ou au retour pour faire un trek, Shaubak, Kérak) 23 + 24 décembre - Pétra 25 décembre - Wadim Rum 26 + 27 décembre - Aqaba 28 Décembre - Mer morte 29 décembre - Vallée du Jourdan (site du baptème, Pella, Gadara) 30 décembre - Umm el Jamal + Châteaux du désert
Voilà ! Je sais il s'agit des sites principaux que j'ai relevé dans mon guide bleu et je sors pas trop des sentiers battus. Donc, c'est maintenant que je solicite vos conseils pour les sites à voir, à supprimer, à rajouter.... Pour Aqaba, je souhaite faire de la pongée car j'ai mon niveau. Où aller et quel club me conseillez vous ? Pour la période fin d'année de noel, me conseillez vous de réserver mes hôtels ou nous pourrons trouver sur place au hasard. Est-il facile de trouver des guides locaux pour nous accompagner sur les sites historiques afin d'avoir plus d'explication et quel est le prix moyen de l'heure.
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Merci à vous tous.
De retour de Seattle et sa région (septembre 2010) English translation pending
Ci-dessous mon carnet de voyage suite aux 14 jours passés dans la région de seattle, jusqu’au glacier national park en septembre 2010.
Réservation d’une voiture cat B chez budget pour 332 € pour 3 conducteurs (nissan sentra confortable). Vol direct paris/seattle avec Air France.
1er jour : décollage de roissy à 11h, arrivée à 12h30 à seattle le vol a pris un peu de retard.
Passage de la douane vite fait. Les bagages sont super long à arriver, pas très performant seattle airport !!! Après avoir fait les démarches pour récupérer les clés de voiture, on arrive devant le véhicule et là pas de plage arrière, un employé qui se trouve à côté nous envoie au guichet il ne peut rien pour nous (super !!!). On retourne donc au guichet pour expliquer le problème, et là sans difficulté on nous donne les clés d’un autre véhicule.
14h20 (195 km) en route pour baker lake panorama point en passant par le mt vernon via WA-20 E (accident à la sortie de seattle=bouchon, après avoir bien patienté on se décide à prendre la prochaine sortie, et là merci au gps qui nous a bien remis sur la bonne route après l’accident).
On s’arrête faire la petite balade shadow of the sentinels 0.8 km allée/retour, petit sentier dans une forêt de grands sapins, écureuil & moustiques ! Ensuite arrêt photo au baker lake car on se fait dévorer par les moustiques, mais la vue est superbe. De là nous allons jusqu’au barrage upper baker la route après est fermée après donc demi-tour. 18h10 (55 km) en route pour marblemount où nous avons réservé l’hotel le buffalo run inn (52€ la nuit sans le petit déj mais micro-onde/frigo et wc/douche dans le hall très propre, des chambres avec salle d’eau sont dispo mais le tarif va avec, sinon petit déj pour 5$ par pers.). Nous dînons au buffalo qui appartient au patron de l’hotel et qui se trouve juste avant. Bon steak de bison et personnel sympa, prix raisonnable, grand choix de bière pour les amateurs. L’enregistrement pour l’hotel se fait au resto. Hotel au milieu de nul part, au bord de route principale mais pas de passage de voiture, c’est vraiment perdu comme coin.
2e jour : 7h en route pour Winthrop en traversant North Cascades (140 km). Arrêt au visitor center à l'ouest de newhalem où il y a un court chemin de planches qui aboutit à un belvédère d'où l'on peut admirer au nord la cime de 2074m du pinnacle peadk dans le picket range, mais bon pas de chance plein de nuages donc on ne voit pas grand-chose. gorge falls & rainbow falls sont les plus célèbres cascades du parc. Arrêt photo à Diablo Lake Overlook qui domine le lac avec une superbe couleur turquoise et permet d'apercevoir les cimes des montagnes environnantes, mais il n'y a pas beaucoup de neige. A sterling munro => 0.200m, vue sur picket range mais là encore dans les nuages. gorge overlook => 0.800m, petit sentier à travers bois pour voir une petite cascade dans deep gorge, et un barrage avec un lac d'une jolie couleur. rainy pass => 1.6 km, petit sentier à travers bois pour arriver sur une jolie vue sur le lac rainy & petites cascades en cours de route. arrêt photo à washington pass. 11h15 arrivée à Winthrop qui a des allures western, mais juste quelques maisons & boutiques sur une rue centrale, c'est vraiment un tout petit village mais très animé. On achète ce qu’il faut pour le déjeuner puis à 11h55 départ pour sandpoint (410 km), avec un arrêt pique-nique à 20 mn après winthrop, endroit aménagé près d’un visitor center, car dans winthrop rien d’aménager pour pique-niquer. 15h30 on a bien mérité une petite pause glace dans une station service après avoir traversé la columbia river. 18h40 arrivée à super 8 de sandpoint en prenant la WA 20, beaucoup de forêt, on a vu un groupe de dindon. Finalement rien d’extraordinaire niveau paysage je ne suis pas persuadée que ce parcours vaille vraiment la peine lorsqu’on a déjà fait les us. L’hôtel (58€ la nuit avec ptit déj) se trouve à l’extérieur de la ville, près un supermarché, et de quelques resto, au bord d’une grande route.
Dîner chez pizza hut, pour 10$ la plus petite taille est en faite déjà une grande pizza pour nous. Du coup on en mange que la moitié et on demande un doggy bag. Et voilà comme ca on a notre déjeuner pour le lendemain !!! Après petites courses au supermarché et on finit la soirée dans le jacuzzi de l’hotel.
3e jour : 7h05 départ pour le glacier national park (296 km). En cours de route on prend une heure de décalage horaire. 13h déjeuner à sprague creek, 1er arrêt pique-nique que nous trouvons juste après l’entrée du parc, au bord du lac, jolie vue sur les montagnes. 13h40 départ pour faire la route going to the sun (73 km). En cours de route arrêt photo au bord d’une petite rivière avec une eau incroyablement transparente, et vue sur les montagnes avec un peu de neige au niveau des glaciers, mais il reste pas grand-chose. 15h Arrêt photo à Avalanche creek et au loop vue sur heaven peak, puis sur haystak creek cascade. Travaux sur la route, on a le temps d’admirer le paysage !!! et d’admirer une biche juste avant Weeping Wall. Vu la météo, weeping wall est ridicule, on ne voit pas du tout le filet de larme !!! 15h15 nous faisons la balade Hidden Lake Trail (5 km aller-retour), la randonnée la plus courue du parc dont le but est un magnifique lac. Au départ il y a un chemin de planches qui traverse des prairies où l’on aperçoit marmotte, écureuil de terre et ensuite c’est un petit chemin de terre, ça monte un peu dur. Soudain on se prend un orage sur la tête, forcément comme il faisait beau au départ nous avons juste notre petit kway. On décide de poursuivre tout de même pour voir ce fameux lac. Juste avant d’arrivée au point de vue, une rencontre nous réconforte de nos efforts, 2 chèvres de montagne peu farouches broutent tranquillement. Et enfin on aperçoit le lac qui commence à être dans la brume, là aussi plus de glace mais c’est tout de même magnifique. Cela valait bien la peine d’être trempé comme des canards. On aura mis 1h30, et évidemment une fois la balade finit le soleil est revenu !!! On fait un petit tour dans le visitor puis nous continuons vers Jackson Glacier Overlook, mais là encore travaux et on attend bien 10mn. 17h35 vue sur le glacier Jackson où les photos sur les panneaux d'information montrent bien le retrait des glaciers dans le parc. Petit arrêt photo ensuite à la mini cascade sous le pont de sunrift gorge. Ici en fait on devrait prendre un chemin pour avoir un autre point de vue, mais n’ayant pas d’info et vu l’heure et le ciel qui s’assombrit on décide de poursuivre vers le lac Saint Mary. Au milieu du lac, Wild Goose Island (l'île de l'oie sauvage), est une des scènes les plus photographiées du parc. Situé au pied de Lewis Range (une barrière des Rocheuses) près de l'entrée Est, le lac est entouré de pins Ponderosa et de montagnes allant de 2500 à 3000 mètres. Il mesure 16 km de long et a une profondeur de 89 mètres. A l'autre bout de la route, près de l'entrée ouest, le lac McDonald est le plus grand lac du parc (16 km de long, 2,5 km de large et 144 mètres de profondeur). Les Kootenai l'appelaient "le lac des danses sacrées" et organisaient des cérémonies sur ses rives. L'un des endroits les plus photographiés du parc. 18h il fait déjà sombre donc pas génial pour la photo dommage car cela doit vraiment être beau avec un ciel dégagé et le soleil. Le lac est en fait juste avant la sortie du parc. A la sortie il y a un immense hotel, une station service et 2 boutiques de souvenirs, donc arrêt obligatoire !!! On ressort finalement bredouille. De là on part pour east glacier 50 kms à 20 miles la plupart du temps, la route est interminable en respectant la limitation. Quelques vaches s’aventurent sur la route, autrement au début beaucoup de parcelles avec des arbres morts brûlés et ensuite de grandes étendues sauvages c’est triste comme paysage. On s’arrête prendre une photo car beau panorama sur le lac two medecines. 19h30 Nous arrivons enfin à l’hotel Whistling Swan Motel and Two Medicine Grill (49€). On voit un mot nous disant de s’adresser à un magasin qui est à 1 mn à pied. A la caisse on dit que l’on vient faire le check in, le gars nous demande de patienter. Après 5 mn le propriétaire de l’hotel arrive et nous explique qu’en fait il ne nous attendait plus donc il va nous loger dans un hotel un peu plus loin, plus cher mais il prend la différence de prix à son compte. Alors celle-ci on nous l’avait encore jamais fait !!!! Du coup on se retrouve au Mont pine motel qui se trouve à l’entrée du village donc pas dans le mini centre ville comme le whistling. Le propriétaire du Mont pine est un vieux monsieur sympathique qui s’arrange donc avec l’autre propriétaire (ça ne doit pas être la 1ère fois que cette situation arrive !!!) et nous ne paierons donc bien que le montant entendu. Le propriétaire du Mont pine nous indique les restos du coin (des menus sont affichés dans l’entrée), nous dit quelle visite faire dans la région, et nous indique une route plus rapide pour aller au glacier national park le lendemain. Après avoir bien papoté, nous découvrons notre chambre toute simple, il s’agit en fait de cabine, donc les murs sont de vrais feuilles à cigarette, on entend le voisin ronflé !!! Pas de petit déj à l’hotel, et rien dans la chambre. De là nous décidons de ne pas reprendre la voiture pour aller manger, il y a 2/3 restos à 5mn à pied donc nous allons au 2e que nous voyons. Lumière tamisée on ne voit pas grand-chose et il fait froid à l’intérieur. Mon homme opte pour un steak et moi pour un little menu et là surprise, dans mon assiette une cuisse de poulet, un gros travers de porc et un autre morceau de viande !!!! en fait le little s’est transformé en big !!! pour environ 18$. Ensuite nous allons au mini market pour acheter un paquet de gâteau pour le petit déj et là rien à moins de 5$ le misérable paquet !!! bon bah nous ferons avec les restes que nous avons.
4e jour : 7h Nous prenons la route en passant par browning comme conseillé la veille et effectivement beaucoup plus rapide et agréable à conduire (84 km). En plus nous passons devant un élevage de bison, et un troupeau avec des cowboys. A l’entrée du parc, une route sans issue d'une vingtaine de kilomètres longe le lac Sherburne avant d'atteindre Many Glacier Area, une zone où se concentrent plusieurs glaciers et lacs accessibles par des chemins de randonnées. Un peu après l'entrée du parc, des voitures sont arrêtées et l’on distingue des tâches noires sur un côté de la montagne. On s’arrête et là quelle surprise, 3 ours noirs qui se rapprochent, aux jumelles on les voit super bien, super la journée comme bien. On reprend la voiture et un peu plus loin des biches sont sur le bord de la route. 8h45 On arrive au bout de la route sur le parking du visitor center où il y a un petit magasin et un resto. 9h Nous empruntons le Iceberg Lake Trail16km aller-retour, ça monte dur au début et après c’est assez plat. Le petit chemin est agréable, on traverse la forêt, des prairies fleuries et on a un beau point de vue sur tout le parc. On a le droit à un petit crachin pendant une bonne heure. Sur le chemin il y a un ranger devant nous et nous rencontrons peu de personne à l’aller. A mi-chemin il y a des wc au milieu des bois, et comme d’habitude, super propre et du papier, y’a pas à dire pour ça les américains sont champions. Sur le chemin on aura la chance de voir des écureuils, un caribou et un cerf avec des bois magnifiques. On arrive enfin au lac, couleur sublime, mais plus d’iceberg !!!! et il ne reste pas beaucoup de glace sur le glacier mais c’est tout de même magnifique, par contre un vent glacial. On avale une barre de céréale pour reprendre des forces et nous rebroussons chemin après en avoir pris plein les yeux. A mi-parcours des américains qui arrivaient en sens inverse nous disent de nous arrêter et effectivement on voit que cela bouge dans les buissons. Là on arme camescope et appareil photo car on se doute bien qu’il y a un animal et là un ours sort et va au devant du groupe d’américains, et puis un 2e ours sort c’est un petit. Là la maman ours panique car elle est bloquée entre nous et le groupe, elle se met à côté d’une américaine qui ne bouge pas et là elle se lève sur ses 2 pattes arrières, ah ouais c’est quand même une belle bête. L’américaine super courageuse ne pipe pas. La maman et son petit arrive à passer devant le groupe et descende le chemin. En fait on saura après que les américains ont mis de la bombe à ours (en fait c’est ni plus ni moins que de la bombe lacrimo). Là on s’avance donc pour continuer notre chemin et hop un ourson sort tout paniqué des buissons mais rejoint vite sa mère, on avance de nouveau et là un 4ème ourson !!! par contre lui il « pleure » il ne s’est pas où allé, mais ouf ça n’a pas duré longtemps il a trouvé son chemin aussi. Les américains nous disent d’attendre 5mn que les ours s’éloignent. Nous patientons 2 mn et reprenons le chemin en restant tout de même sur nos gardes. Par rapport à l’aller où il n’y avait personne, là on rencontre tout de même pas mal de personnes. A chaque fois elles demandent si on a vu des ours. Il y a juste un couple qui aura fait la rencontre de la petite famille ours, et la femme a eu une belle peur. Voyant qu’on avait pas de bombe, elle nous dit de faire du bruit de taper dans les mains pour les éloigner et si jamais on les rencontre de rester calme et de ne pas bouger. Des gens sont derrière nous avec un grelot pour faire du bruit. Mais nous on veut bien les revoir les ours !!!! Du coup on met un coup de turbo pour les semer car ils nous saoulent avec leur grelot. On rencontre de nouveau un couple qui nous demande si on a vu les ours, donc là on leur montre une photo et l’homme est dégoûté en nous disant qu’on a eu une chance énorme car il est très rare de voir des…grizzlis !!!! Et là on est encore plus content, ca valait bien le coup de faire ces 16 kms à pied !!!! 13h40 on a fini notre balade et là on voit une affiche au début du chemin qui indique que ce trail est fermé cause d’ours !!! Vraiment on a eu trop de chance. On fait un petit tour dans la boutique et pique niquons sur les bancs devant le visitor. Ensuite on s’offre un bon petit café pour nous réchauffer et là une ranger installe 2 jumelles. Derrière le visitor sur le flanc de la montagne on aperçoit 3 ours noirs et des bighorns (merci madame la ranger). Là il se met à bien pleuvoir, le ciel est tout couvert et noir, donc nous ne ferons pas la balade pour aller jusqu’au lac grinnell. Nous prenons donc la route pour Two Medecine Valley au sud-est du parc en espérant qu’il y fasse meilleur. La pluie s’arrête mais le ciel reste menaçant. Là miracle encore un bel ours sur le bas côté de la route en train de faire ses griffes sur un tronc. Nous arrivons près du lac et faisons la balade du paradise 1km, petit sentier au milieu des bois qui amène au bord du lac, c’est pratiquement la même vue que depuis le parking, nous rebroussons chemin puis allons jusqu'à la cascade Astrea 1.7 kms, là aussi pas grand intérêt la cascade est toute petite. Nous nous dépêchons de retourner à la voiture car il pleut un peu et le ciel est bien noir et la nuit arrive. Je ne sais pas si c’est dû à la météo mais nous n’avons pas trouvé un grand intérêt à cet endroit. Peut-être aurait il fallut prendre l’excursion en bateau pour voir les beautés du paysage qu’il doit y avoir, mais pour nous il était trop tard. Nous allons faire un tour dans la boutique à côté du parking avant de reprendre la route. Nous roulons jusqu’à browning car j’avais repéré un magasin de souvenir le matin. Arrivé sur place je vois un magasin de country, super !!! et bah non forcément il est trop tard c’est fermé. Ouf le magasin de souvenir est bien ouvert par contre. Browning est une ville tenue par des indiens, donc dans la boutique pas mal d’objet indien. De là nous faisons quelques courses au supermarché qui se tient un peu plus loin. Il y a aussi un casino pour ceux que cela intéresse. Nous retournons à l’hotel à East glacier pour déposer les affaires et décider où nous allons dîner. Nous dînons donc au medecine grill, à 5 mn en voiture (eh oui là ou nous devions dormir !!!). Là il ferme à 21h!!! et il est presque 20h30. Pour 10$ on a un plat copieux et coca à volonté dans une ambiance sympa, c’est tenu par 2 jeunes, à la bonne franquette. Par contre il n’y a pas d’alcool mais on peut amener sa bouteille, car on a accès à la supérette.
5e jour : Il a plu toute la nuit et il tombe encore des cordes. Nous partons à 7h en priant pour que la pluie cesse. Nous nous arrêtons à goat lick pour voir des chèvres de montagne mais nous ne voyons rien car un il y a un épais brouillard et il pleut toujours. Sur la route pour Coram (118km), nous nous arrêtons dans un harley davidson pour quelques achats. Plus loin on aperçoit un magasin de country donc demi-tour et là pas de chance c’est fermé (je suis maudite !!!). (374 km restant). Nous pique-niquons sur une aire de repos d’autoroute, en compagnie d’écureuil, il brouillasse heureusement la table est à l’abri. Des retraités offrent le café, quelle bonne idée pour nous réchauffer. 12h50 Nous arrivons àWallace, village historique ou a été tourné le pic de dante. Ici le temps s’est arrêté aux années 60, les boutiques, café, tout est d’époque. L'ancien maire de la ville a décrété que Wallace était le centre de l'univers donc il a fait mettre une plaque dans le bitume en plein centre ville pour marquer l’endroit. On peut visiter une mine, mais on en a déjà visité plusieurs ailleurs donc on laisse tomber cette option. On se balade dans le petit centre ville et au visitor center y’a une expo sur la mine. On profite aussi de trouver une poste pour enfin acheter des timbres. 14h Départ pour Cœur d’Alene. 15h On arrive au visitor center. De là nous faisons le tour de la colline tubbs hill qui se trouve au bord du lac via un petit sentier (parking gratuit la 1ère hre). C’est la petite promenade familiale. Ensuite nous faisons un petit tour à pied dans le petit centre ville très huppé, et il y a le marché des agriculteurs, comme en France. Nous partons pour l’hôtel le Motel 6 (48€, juste café dans le hall pour le matin) et là nous passons devons un Harley davidson, donc arrêt shopping. Le magasin est super grand et en fait il y a une concentration de motard, ambiance sympa. L’hôtel est en fait juste à côté le long de l’autoroute, on entend bien la circulation. La piscine extérieure n’est pas chauffée dommage. A 5mn à pied nous trouvons pour dîner un buffet à volonté chinois pour 15$. Ensuite nous allons faire un ptit tour au supermarché qui se trouve à l’opposé pour faire les courses.
6e jour : 7h en route via la I2 pour coulee city où en fait il n’y a rien !!! juste un lac et quelques maisons. Nous traversons d’immenses étendues de blé et quelques hameaux. Nous pensions trouver une station essence et pour une fois que dalle !!! Nous décidons d’aller jusqu’à grand coulee, ville qui paraît plus grande sur la carte, le paysage est magnifique le lac d’un côté et la montagne de l’autre. Nous sommes sauvés une station essence !!! Juste après la sortie de la ville, superbe vue sur le barrage et la centrale électrique. Nous continuons pour le lac de chelan, petite ville mignonne au bord du lac près duquel nous pique-niquons après avoir fait les courses au supermarché. Nous faisons un petit tour de ville avec une mignonne petite église et des petites éoliennes très rigolotes. Sur le lac un couple est debout sur un surf et pagaie pour avancer, champion de l’équilibre, c’est marrant nous ne connaissions pas cette discipline !!! 13h40 en route pour Leavenworth. On traverse des vergers, des vignes. Juste avant d’arrivée il y a un magasin où il y a plein d'épouvantail et de belles fleurs, et on peut aussi visiter une mini fermer. C’est très sympa donc arrêt photo oblige. 15h Arrivée au visitor center, les personnes sont costumées et très chaleureuses, on nous propose à boire, et nous disent que l’on peut rester sur le parking sans problème. Leavenworth est une véritable petite ville bavaroise, super mignonne on se croit vraiment en Autriche, en plus il fait un temps magnifique, il y a de la musique dans les rues, on peut faire un tour en calèche. Dans les boutiques on retrouve les mêmes articles qu’en Autriche, des bretzels, les façades ont de belles peintures (bon par contre rien à voir avec ceux d’alsace). Les balcons sont bien fleuris. Pour une fois nous ne sommes pas seul, il y a pas mal de touristes. 17h15 nous partons pour l’hôtel à ellensburg (95km) le days inn (70€). 18h40 nous nous installons et allons profiter de la piscine intérieure, y’a aussi un jacuzzi mais là pas de bulle, et pour les intéressés il y a aussi des appareils de muscu. L’hotel se trouve à côté d’une station service, nous dînons au resto routier de la station, ambiance sympa au milieu des routiers. Nous dégustons un bon et gros hamburger, et nous nous offrons une glace à la boutique de la station attenante.
7e jour : 7h35 eh oui nous avons attendu le petit déj mais cela valait le coup, car gauffre miam miam. Départ pour le Mont Rainier (146 km) en prenant un peu les routes de campagne pour profiter du paysage. On s’arrête à un view point où il y a effectivement un super point de vue sur différents monts. La route est magnifique et la vue sur le mont rainier est sublime. Il fait super beau, le mont est bien enneigé. 11h Nous entamons la balade de 1km emmons vista trail, là encore on en prend plein les yeux, nous continuons sur silver forest trail, qui nous fait traverser des prairies fleuries avec des petits écureuils, et rebroussons chemin à mi-parcours. L’altitude se fait ressentir sur le chemin du retour. 12h Nous reprenons la voiture pour canyon Stevens (50km). Par contre dans ce parc nous sommes arrêtés par de nombreux travaux, et les arrêts sont très longs car il faut attendre la voiture conducteur car on ne passe que sur une voie. On perdra facilement plus de une demi-heure au total. On s’arrête pique-niquer à l’entrée du parc car il y a des tables aménagées. Ensuite nous faisons la balade au pas de course (eh oui faut bien rattraper le retard) soit 2.4 kms en 20 mn à Grove des Patriarches pour admirer des arbres âgés de mille ans, ils sont effectivement assez impressionnant et le sentier dans la forêt est très sympa, mais un peu trop de monde. 14h30 nous continuons vers Paradise (52 km). 15h10 Nous faisons un arrêt au visitor center du glacier nisqually, parking plein, une foule inimaginable. Beau point de vue sur la partie Sud de Rainier, et ses pistes enneigées tout autour et la chaine de montagnes Tatoosh avoisinante. 15h45 Nous entamons la balade nisqually vista trail 2 kms. Le départ du chemin est en fait sur le parking avant le visitor center. Belle balade et super point de vue sur le glacier. 16h40 En route pour kautz creek avec un arrêt photo à Virginie falls, belle cascade au bord de la route. 17h15 on se lance sur kautz creek trail ancienne coulée de boue, mais on ne voit plus rien de la coulée, il y a un filet d'eau de couleur orange et des troncs d'arbres, donc on fait juste une petite balade dans la forêt en longeant un peu la "rivière" puis rebroussons chemin. 18h c’est parti pour 115kms pour rejoindre une chambre d’hôte au Ranch House Inn (64€) à Winlock. 19h45 à la sortie du village, nous entrons dans la propriété qui d’extérieure ne paye pas de mine mais à l’intérieur quelle surprise. Superbe cuisine américaine, grand salon avec écran plat géant (la télécommande c’est carrément comme un ipad), grand jacuzzi, juke-box, grande chambre avec lit très confortable. Enfin bref superbe maison américaine grandiose, avec en extérieur terrain de tennis, et piscine. La propriétaire ne nous attendait pas aussi tard (19h30) malgré qu’on l’avait prévenu lors de notre réservation par mail. Très gentille elle nous a laissé sa maison à disposition car elle, elle restait dans une sorte de grange aménagée je pense juste à côté de la maison. Du coup pour dîner nous sommes allés au supermarché de winlock à 5 mn en voiture et avons acheté des plats tout fait, que l’on a réchauffé au micro-onde à la maison. Cela était bien agréable et changeait un peu du resto et des pique-niques.
8e jour : 6h30 petit déj de luxe !!!! La propriétaire nous a demandé ce que l’on voulait donc nous avons craqué pour du bacon et des pancakes, hum trop bon avec en plus un bon jus d’orange pressé et là une super surprise, un café excellent, si si sans rire comme à la maison !!! comme quoi cela existe aux US !!!! 7h10 nous prenons la route pour le mont St Helens (90 km). 8h40 nous arrivons à Johnston Ridge Observatory. C'est le bout du bout de la route et on est pile en face du cratère du volcan à 1.300m d'altitude. Une brume nous cache le volcan, nous attendons donc une éclaircie dans un vent glacial mais au bout d’un quart d’heure enfin cela se lève et là superbe vue sur le volcan et le castle lake. Au loin, on voit sur les versants, quelques troncs d'arbres qui ont été couchés par les vents brûlants à 1000 km/h et + de 400°C. Sur le chemin du retour on s’arrête à tous les points de vue qui sont au bord de la route. On fait le petit sentier à coldwater lake qui amène au bord du lac. 11h20 nous faisons également un arrêt photo au bord du silver lake, puis nous traçons vers Portland (205km). A la sortie de Portland, nous pique-niquons à la 1ère aire de repos et là il y a beaucoup de monde, nous ne sommes pas habitués à voir autant de personne !!!! Là aussi on aura droit à un ptit café offert par des retraités. 13h40 Arrêt photo à Portland Women’s Forum Park qui offre une vision de carte postale sur la Columbia River Gorge. 14h10 A Vista Point nous prenons la route de 16 kms qui mène à Larch Mt. Look (petite route qui finit dans la forêt). De là un sentier mène à Sherrad Point ou l'on a une vue panoramique à 360° sur les Monts St Helens, Rainier, Adam, Hood, Jefferson, malheureusement c’est nuageux au loin donc on ne les voit pas. Par contre sacré montée pour accéder à l’observatoire. 15h30 route vers crown point, toujours la même vue sur la Columbia River Gorge, beaucoup de monde dur dur de trouver une place sur le parking, c’est samedi les familles de promènent. Le long de la route plusieurs cascades donc arrêt photo à chaque cascade visible de la route et en finissant par Multnomah Falls à 16h. Là aussi l’enfer pour se garer, et blindé de monde. Nous restons 20 mn entre la boutique et profiter de la vue sur la cascade. Le petit pont est plein de personne donc nous restons en bas de la cascade. 16h50 Nous arrivons à bonneville dam, et là pas de chance le visitor center ferme à 17h et il est tout au bout des bâtiments, du coup nous arrivons trop tard pour observer les saumons remontant le courant à travers le tunnel de verre. On fait donc demi-tour et là on voit à la sortie qu’il y a une ferme d’élevage donc l’accès est gratuit. Du coup on fait le tour des bassins d’élevage où il y a un grand nombre de saumon, et il y a aussi des petits étangs avec d’autre poisson, et on voit un film expliquant que les poissons élevés sont rejetés dans l’écluse pour alimenter la rivière. On aura pas tout perdu finalement, la balade est sympa. 17h50 Nous prenons l’autoroute pour the dalles (75km). Le vieux centre ville est tout en brique, il y a quelques bâtiments victoriens décorés de fresques murales retraçant l’histoire mais il y a un vent pas possible et tous les magasins sont fermés en préparation du labor day. Là par contre il n’y a pas un chat dans les rues. De là nous allons à l’hotel le Motel 6 (52€), là encore petite piscine à l’extérieur mais vu le vent c’est même pas la peine. La personne à l’accueil nous dit qu’il y a toujours du vent mais pas autant d’habitude tout de même. Là mauvaise surprise, la chambre pue le tabac malgré une non-fumeur, mais en face des jeunes font la fête et ca fume à tout va, allez ce n’est que pour une nuit heureusement, mais cela nous aura bien indisposé tout de même. Juste à côté de l’hotel il y a le cousin's qui fait penser au buffalo grill d’extérieur, déco sympa sur le thème de la ferme.Hamburger correct pour 9 $, les verres sont des grands pots à confiture.
9e jour : Des muffins sont à disposition dans le hall avec du café.7h05 départ pour trillium lake (102km) avec un arrêt chez walmart. Nous prenons la scenic road qui nous fait traverser de nombreux vergers, très sympa, puisle gps nous fait passé par la lolo pass, et là c’est la cata. C’est une petite route de pure montagne, on passe dans la forêt donc pas de paysage à voir, la route est interminable et n'est pas entièrement goudronnée. Il pleuviote, le mont hood est dans les nuages on ne voit rien donc aucun intérêt.10h on arrive à zigzag enfin sortie de cette maudite route. On file sur portland (78km). En cours de route on fait un petit détour à un point de vue pour voir ce fameux mont hood, et là toujours pas de chance, il est dans les nuages donc on ne voit rien. 11h45 On se gare dans le quartier historique (tous les parkings payant), dans lequel on fera un petit tour pour voir les bâtiments victoriens et il y a plein de caravane les unes contre les autres sur une place, en fait ce sont des petits snacks. De là on longe le Saturday market qui est l’équivalent du marché et d’une foire chez nous. 12h45 pique nique à washington park, avec en arrière plan portland. Ce parc a une belle roseraie dont l’entrée est gratuite, donc on fait une petite balade à travers des rosiers sublimes. 14h nous poursuivons notre visite en allant à pittock mansion. L’entrée au jardin pour voir une vue d’ensemble sur portland est gratuite. Là encore nous ne verrons pas le sommet qui se trouve au loin et que l’on voit sur toutes les cartes postales. 14h25 Nous faisons 128 kms pour atteindre à 16h cannon beach station balnéaire. Beaucoup de monde, nous faisons une balade sur la plage et dans le petit centre ville. 17h20 nous allons à ecola state park c’est le labor day donc entrée gratuite. En fait une petite route amène à 2 points de vue, heureusement qu’on a pas payé car cela n’en vaut pas la peine. On voit des rochers où on est censé voir des phoques mais il n’y a rien. Et au 2e point de vue, on voit une petite crique où l’on peut aller, mais c’est la même chose que sur la plage où nous nous sommes promenés. La bonne surprise est une biche qui mange paisiblement près du parking. 18h05 nous partons pour Astoria (42km). Nous arrivons à 19h au sommet de coxcomb hill (les routes sont comme à san francisco !!!), l'astoria column est impressionnante et décorée d'une fresque racontant l'histoire et ses héros. A l’intérieur de la colonne il y a 167 marches à monter pour voir un panorama sur toute la contrée. Il fait un vent glacial mais la vue est sublime malgré l’heure tardive. Nous allons ensuite nous installer à l’hotel Astoria Rivershore Motel (55€) qui se trouve face au lac au bord de la route principale avec les autres chaînes de motel. Nous dînons juste en face au Carolyn restaurant, et prenons la spécialité du jour un pain surprise avec comme une soupe très épaisse de saumon à l’intérieur, ca change des hamburgers pour un prix raisonnable et la serveuse est super sympa, ambiance familiale.
10e jour : après avoir fait le plein de muffin et de café dans le mini hall de l’hotel nous prenons la route à 7h15 pour le lac quinault (201 km), on emprunte le pont de 6 kms d’astoria, impressionnant. Il pleut !!! Nous arrivons enfin au lac qui est dans la brume et trouvons l’arrêt pour aller au Big Cedar. Un chemin à travers bois amène à un immense cèdre mort avec un gros trou dans le tronc dans lequel on peut rentrer. Les bas de nos jeans sont trempés il pleut toujours c’est l’horreur. Nous continuons tout de même jusqu’à Maple Glade et faisons le loop de moins d'1 km, malgré la pluie cela vaut le coup. Les arbres ont plein de mousse sur les branches, la forêt est magnifique. 11h30 route vers Hoh Rain Forest (112 km). Il pleut beaucoup, nous nous arrêtons donc déjeuner au seul endroit que nous croisons à kalaloch. Nous ne sommes pas tout seul à nous être réfugié ici, le service est très long. Le resto a une baie vitrée qui donne sur la mer et il y a une mini plage avec plein de tronc mort échoué. Il fait froid à l’intérieur, nous prenons un énième hamburger, on voit que le resto est seul, les prix sont un peu élevés. Nous prenons un café dans la petite boutique juste à côté pour nous réchauffer. Il pleut toujours, en sortant il y a un rassemblement de vieille voiture américaine bien entretenu. 16h (73 km) nous arrivons à Forks et passons devant le visitor center où nous nous arr��tons. Là nous découvrons un total engouement au film Twilight. Devant le visitor il y a la camionnette rouge de bella. A l’intérieur les personnages du film sont en poster, on nous remet le plan de la ville où est indiqué les lieux qui ont servis lors des tournages. Donc juste pour le fun et parce qu’il pleut toujours un peu, on fait un arrêt photo à la maison de bella et d’edouard, et là on se rencontre qu’il y a des trucages !!!! pas de forêt près des maisons !!!! Nous finissons dans le supermarché du coin pour faire 2/3 courses et en sortant miracle il ne pleut plus !!! A la sortie de la ville, il y a un tank d’exposé et une vieille loco.Du coup nous allons jusqu’au village de la push (23 kms). Là aussi c’est un lieu de tournage du film. Ce village regroupe la population indienne de Quillayute, c’est un village de pêcheurs de la tribu indienne des Quiludes. Il y a un totem près du petit port. On se balade sur la plage recouverte de troncs d'arbres blanchis et poncés par la mer. Sur un côté il y a plein de pelicans et des mouettes. Il y a un tronc d’arbre gigantesque d’échoué, avec les racines, super impressionnant de voir ça comme cela, on est tout petit à côté. 17h40 On prend la route pour l’hotel, le Forks Motel (74€). La piscine est dehors donc pas de baignade. Café dans le hall pour le petit déj. Avant d’aller dîner on fait un tour dans le centre ville, mais c’est vite fait juste une avenue centrale avec peu de commerce. A côté de l’hotel il y a un resto type familial, une employée passe l’aspirateur dans l’entrée mais nous laisse entrer. On comprendra qu’en fait cela ferme à 21h. Là je prends des morceaux de poulet pané pour 8$ et mon homme du flétan avec légumes à volonté (il y a un mini buffet pour se servir) pour 15$.
11e jour : 7h Après avoir pris le petit déj dans la chambre grâce à la cafetière et aux gâteaux achetés la veille, nous prenons la route pour le Lake Crescent (58 km). Entouré par la forêt et les montagnes, ce grand lac (le plus grand du parc) aux eaux d’un bleu profond occupe le lit d’un glacier disparu depuis plusieurs milliers d’années. A 1,6 km du lac nous empruntons le chemin pour les Marymere Falls, une chute d'eau de 30 mètres tombant dans un bassin. Balade sympa dans la forêt et nous tombons nez à nez avec des biches. Par contre ca monte dur près de la cascade. En repartant nous croiserons sur le bord de la route les biches, ouh la c’est bien dangereux pour elles. 9h Nous partons pour elwha (40km). Là pas de chance il y a des travaux, la route pour West Lake Mills est fermée. Nous décidons donc de faire Whiskey bend, en espérant avoir une jolie vue sur le lac. Nous prenons en voiture le petit sentier non goudronné, et ca monte dur, heureusement que nous sommes seul car pas la place pour 2 voitures. Arrivé au bout déception, c’est juste le départ de sentier pour de longue balade. En redescendant tout doucement (tout de façon on ne peut pas rouler vite !!!) on arrive à trouver un endroit pour s’arrêter prendre une photo tout de même du lake mills. Là nous retournons vers l’entrée du parc et au niveau du camping nous faisons la petite balade de 20 mn au milieu de cèdres géants et de fougère trempée donc encore une fois, nous avons le bas du pantalon trempé à Nature Trail. 11h Nous prenons la route pour hurricane ridge (65 km). Nous nous arrêtons au visitor center comme nous passons devant et là nous avons bien fait car le ranger nous montre sur son ordinateur la vue qu’il y a en temps réel grâce à une webcam du mont olympic. Et là pas de chance le mont est dans les nuages et c’est couvert pour toute la journée, donc inutile d'aller jusqu’à hurricane ridge. Du coup juste derrière le visitor il y a un petit chemin, donc nous l’empruntons pour faire une petite balade à travers bois. En fait en 15mn c’est baclé, rien d'exceptionnel, c'est plus pour se dégourdir les jambes. En fait étant à Port Angeles, nous allons près du port et nous nous baladons un peu entre le vieux centre ville et celui-ci. Par contre rien d’aménager pour pique-niquer, du coup nous retournons au visitor center qui n’est pas loin. 14h A défaut du mont olympe, nous décidons d’aller au sequim refuge national. A la sortie de port angeles, soudain je vois une boutique country ouverte !!! miracle !!! enfin une !!!! La boutique n’est pas très grande mais bon j’ai trouvé mon chapeau et suis trop contente. Arrivé au refuge, nous empruntons un petit chemin et en fait nous sommes en haut d’une la falaise avec la mer en contre bas mais malheureusement il y a un épais brouillard et on ne voit rien à l’horizon, et il y a un bon petit vent frais. Du coup la balade sera de courte durée. On se dit donc que nous allons voir une ferme de lavande car dans la région il y en a pas mal. Et là encore déception. Ah nous ne sommes pas en provence où on voit des champs à perte de vue de lavande. Là juste une maison avec un petit champ devant de lavande !!! Allez on laisse tomber la visite. On se demande bien quoi faire dans le coin et sur la carte nous voyons qu’il y a une plage aux crabes, bon bah pourquoi pas. Allez hop nous y allons. Là se trouve un restaurant spécialisé fruits de mer et crabe, on sent bien l’air iodé. Ca doit être la marée haute car y’a pas grand plage. Par contre par rapport à d’habitude, là il y a plein d’algues et des restes de coquillages, et seulement 3/4 pinces de crabe. Nous faisons donc une petite balade pour passe le temps puis à 17h nous prenons la route pour port townsend (116 km), en faisant un petit arrêt chez walmart. 18h30 nous arrivons dans le centre de port townsend, parking payant. Nous faisons le tour du petit centre ville pour voir les maisons victoriennes. Il y a plein de mouettes qui font un vacarme pas possible. La ville fait un peu vieillotte. Nous poursuivons à pied vers le petit port qui n’est pas loin. Nous allons ensuite à l’hotel The belmont, bâtiment historique de 1800 (65€) qui est sur l’avenue principale. Là dans le hall du restaurant pour faire le check in, on commence à prendre peur en voyant le décor qui est d’époque. Nous passons par une porte sur le côté pour emprunter un grand escalier recouvert de velours bordeaux et arrivons sur un grand palier. Nous découvrons notre chambre immense qui donne sur la rue. Le mur est en brique rouge, la salle de bain assez moderne est elle aussi immense. Mobilier d’époque aussi, mais le lit est confortable. Pas de tv dans la chambre. On entend les mouettes, et un gars joue du saxo dans la rue. J’arrive à avoir une place juste devant l’hotel pour monter les valises. Après s’être installé nous trouvons près de l’hotel un resto type année 60, super sympa la déco. On déguste un bon hamburger et une super bonne glace, car c’est leur spécialité et le proprio est très sympa. Bon rapport qualité/prix. On fait ensuite un tour à pied mais ici tout ferme de bonne heure.
12e jour : Encore une fois ptit déj dans la chambre. 8h Nous allons devant la boutique qui fait des excursions en mer pour observer les orques en croisant les doigts pour qu’on puisse en faire une. Au départ nous comptions prendre le ferry pour faire les îles san juan à partir d’anacortes mais nous changeons d’avis et privilégions la facilité et cela sera moins fatiguant de faire cette excursion. Nous attendons un bon moment qui nous parait une éternité. La personne arrive enfin et m’indique où laisser la voiture. Je la gare donc tout au bout près des hangars à bateaux. Elle regarde sur son agenda et nous annonce qu’il y a un groupe de 70 personnes, mais ouf c’est bon elle nous prend. 2 cars de personnes du 3e âge débarquent !!! Quand on voit tout se monde et la taille du bateau on se dit qu’on va se tenir chaud !!! Finalement on tient tous, 3 par banquette, nous sommes juste à côté de la porte pour accéder au pont. 9h20 c’est le départ, on nous propose du café (payant bien sûr), du pop-corn recouvert de beurre chaud… A mi-parcours nous arrivons à l’endroit où se trouve les orques. Il y a plusieurs bateaux, nous ne sommes pas tout seul. Et là super les orques sont au rendez-vous, nous en verrons une dizaine au total pendant à peu près une heure. 12h30 Nous débarquons sur l'île Friday harbord, pour déjeuner. Nous trouvons un petit supermarché pour acheter de quoi manger puis nous trouvons un banc à côté des restaurants avec vue sur la côte. Il fait super beau, nous nous baladons ensuite dans le petit centre ville, dommage nous ne restons pas assez longtemps pour louer un scooter pour faire le tour de l’île. 14h30 Départ pour port townsend. A mi-parcours le bateau s’arrête devant un îlot où il y a plein de phoques. On essaye de distinguer au loin le mont olympe avec les jumelles mais bon sans grande conviction. Le bateau ne s’arrêtera pas pour revoir les orques dommage, on garde un goût de trop peu tout de même. 16h30 Nous débarquons et prenons la route pour kingston. Le gps nous conduit direct à l’embarquement pour prendre le ferry où nous arrivons à 17h30. On arrive devant une guitoune, le monsieur nous vend un ticket et de là on se met dans une file pour attendre l’embarquement à 18h. 18h10 c’est parti pour la traversée. Nous traversons ensuite sans problème via la voie rapide seattle sans trop d’embouteillage pour aller à l’hotel Knights Inn SeaTac Aiport (35€) qui se trouve à 5mn de l’aéroport mais on n’entend pas du tout les avions. Un ordinateur est à notre disposition dans le hall, la piscine à l’extérieur est fermée car elle ne doit pas être chauffée. Plusieurs tables pour prendre le petit déj près de la réception, et la chambre impeccable avec frigo et micro onde, ouf car nous sommes là pour 2 nuits. Nous décidons d’aller dîner au old country buffet à lynnwood à 20mn de l'hotel, car nous connaissons cette chaîne et pour changer un peu des hamburgers et là au moins pas besoin de se prendre la tête pour traduire (enfin essayer !!) la carte. Nous arrivons à 20h10 et la caissière nous annonce qu’il ferme à 20h45 !!! Bon même pas on peut profiter calmement du bon buffet, donc on mange un peu avec un lance pierre tout de même dommage.
13e jour : Après un bon petit déj nous partons à la visite de seattle 7h45. Nous commençons parOccidental Park, après avoir essuyé un bouchon monstre. Ah on voit que nous sommes dans une grande ville, parc-mètre partout. Ouf il nous reste quelques pièces. Sur la place il y a 2 totems, nous cherchons les autres mais nous n’en trouverons qu’un, mais nous voyons par la même occasion Pioneer Square qui est juste à côté. Pioneer Square regroupe le plus grand nombre de constructions d'architecture victorienne-romane de tout le pays. De là nous reprenons la voiture pour aller au Waterfront. Là 8$ les 2h de parking. Le quartier est très animé avec ses restaurants et ses boutiques. C’est un marché couvert, avec de l’artisanat, des fleuristes, des poissonniers. Il y a beaucoup de monde, mais la plupart des boutiques n’ouvrent pas avant 10h. Il y a aussi le mur aux chewing-gum !!! Impressionnant, c’est un peu crade tout de même !!!. Les prix de l’artisanat sont un peu élevés, mais y’a de bonne idée pour faire des cadeaux. Les 2h de parking suffiront pour faire le tour du marché et des alentours. Nous prenons la route ensuite pourKerry Park. Et là une vraie galère pour trouver même avec le gps !!!! On demande à des personnes mais personne connaît !!! Enfin nous trouvons une dame qui nous indique la route, nous étions bien dans le bon quartier mais celui-ci est grand !!! En fait ce n’est pas un parc comme on l’entend c’est pour cela qu’on ne trouvait pas. Il y a juste un parc pour les enfants dans le contre-bas avec des tables pour pique-niquer mais c’est vrai que d’ici il y a une splendide vue sur le centre de Seattle, avec la Space Needle et à l'arrière-plan le Mont Rainier, situé une centaine de kilomètres au sud-ouest. Du coup nous mangeons là.Après nous partons �� la recherche dufremont troll. Là aussi pas simple de trouver l’accès car il estsous l'aurora bridge. C’est un troll bien moche et dire qu’on a tourné pour voir ça !!! Bah oui car le gps c’est bien quand vous avez l’adresse exacte sinon c’est la galère avec les voies rapides et les sens uniques.Nous continuons versballard, un ancien village de pêcheurs scandinave afin de voir l'aquarium souterrain de saumon et le plus grand système d'écluses des Etats-Unis à Hiram M. Chittenden Locks. L’entrée est gratuite (sauf le parking), on traverse les écluses à pied, et de l'autre côté de l'écluse une échelle à poisson permet aux saumons de ne pas rester bloqués par le barrage. On peut observer leur migration à travers des vitres. Entre juin et septembre, ils sont ainsi 300.000 à emprunter ce passage. Il y a les chinooks, les cohos et les sockeyes dont le corps devient rouge au moment de la reproduction. En fait c’est ce que l’on aurait dû voir à Columbia river. Une ranger explique le déroulement, mais nous regardons juste les poissons de taille impressionnante et puis nous faisons le tour du jardin pour rejoindre la sortie. Il n’est pas trop tard donc nous prenons le temps d’aller jusqu’à lynnwood (18km) pour nos derniers achats chez harley davidson. Ensuite nous empruntons de nouveau la voie rapide pour aller jusqu’au space center, mais là bouchon, du coup nous prenons la 2e sortie et le gps nous redirige sans problème. Maintenant galère pour trouver un parking à prix raisonnable car nous ne comptons pas rester plus d’une heure. On finira par aller à un parking municipal mais où il faut payer par CB. On fait donc le tour de space center, on ne monte pas en haut de la tour car déjà fait au canada et en plus au loin c’est couvert et nous avions eu une super belle vue depuis kerry park. Au pied du space center on voit le départ des voitures « duck » qui vont dans l’eau c’est marrant, mais bon il est un peu tard pour faire cette virée, et puis de toute façon on ne va rien comprendre aux explications donc ca serait dommage. Et voilà visite de seattle c’est fini. Nous retournons à notre hotel et en avons marre de la voiture, donc là option wendy cheese pour le dîner qui est proche de l’hotel. En fait c’est comme chez mac do. Ensuite nous faisons un dernier tour dans un supermarché juste à côté pour ramener du thé et des bonbons à la cannelle car il reste un peu de place dans la valise. De retour à l’hotel, je prépare les valises pour le retour en France.
14e jour : grasse mat jusqu’à 8h30 !!! notre première !!! ah ça fait du bien car le rythme a été soutenu tout de même mais il fallait bien ça pour tout voir et en prendre plein les yeux sans avoir de regret d’avoir loupé un truc. On prend notre dernier petit déj tranquillement à la réception et 10h30 c’est le départ pour l’aéroport qui est juste à côté. On dépose la voiture, une personne fait la réception en 5mn et nous voilà parti pour l’enregistrement des bagages. Chouette on voit que nous voyageons avec Air France car le personnel est français. Oups ma valise fait 1.5 kg de trop !!! Je m’apprête à enlever des trucs pour mettre dans une autre petite valise que l’on a en bagage à main mais là sympa l’hôtesse nous dit que ça passe pour cette fois !!! Il est vrai aussi que nous sommes dans les 1er à s’enregistrer. Et voilà maintenant y’a plus qu’à attendre l’embarquement pour un décollage à 13h45 et une arrivée à Paris à 8h35 le lendemain matin.
Voilà les vacances sont finies on en a bien profité, tout s’est bien passé donc maintenant reste plus qu’à préparer le prochain voyage !!! J’espère que mon récit vous aura plu et si vous avez besoin de plus d’info n’hésitez pas.
Réservation d’une voiture cat B chez budget pour 332 € pour 3 conducteurs (nissan sentra confortable). Vol direct paris/seattle avec Air France.
1er jour : décollage de roissy à 11h, arrivée à 12h30 à seattle le vol a pris un peu de retard.
Passage de la douane vite fait. Les bagages sont super long à arriver, pas très performant seattle airport !!! Après avoir fait les démarches pour récupérer les clés de voiture, on arrive devant le véhicule et là pas de plage arrière, un employé qui se trouve à côté nous envoie au guichet il ne peut rien pour nous (super !!!). On retourne donc au guichet pour expliquer le problème, et là sans difficulté on nous donne les clés d’un autre véhicule.
14h20 (195 km) en route pour baker lake panorama point en passant par le mt vernon via WA-20 E (accident à la sortie de seattle=bouchon, après avoir bien patienté on se décide à prendre la prochaine sortie, et là merci au gps qui nous a bien remis sur la bonne route après l’accident).
On s’arrête faire la petite balade shadow of the sentinels 0.8 km allée/retour, petit sentier dans une forêt de grands sapins, écureuil & moustiques ! Ensuite arrêt photo au baker lake car on se fait dévorer par les moustiques, mais la vue est superbe. De là nous allons jusqu’au barrage upper baker la route après est fermée après donc demi-tour. 18h10 (55 km) en route pour marblemount où nous avons réservé l’hotel le buffalo run inn (52€ la nuit sans le petit déj mais micro-onde/frigo et wc/douche dans le hall très propre, des chambres avec salle d’eau sont dispo mais le tarif va avec, sinon petit déj pour 5$ par pers.). Nous dînons au buffalo qui appartient au patron de l’hotel et qui se trouve juste avant. Bon steak de bison et personnel sympa, prix raisonnable, grand choix de bière pour les amateurs. L’enregistrement pour l’hotel se fait au resto. Hotel au milieu de nul part, au bord de route principale mais pas de passage de voiture, c’est vraiment perdu comme coin.
2e jour : 7h en route pour Winthrop en traversant North Cascades (140 km). Arrêt au visitor center à l'ouest de newhalem où il y a un court chemin de planches qui aboutit à un belvédère d'où l'on peut admirer au nord la cime de 2074m du pinnacle peadk dans le picket range, mais bon pas de chance plein de nuages donc on ne voit pas grand-chose. gorge falls & rainbow falls sont les plus célèbres cascades du parc. Arrêt photo à Diablo Lake Overlook qui domine le lac avec une superbe couleur turquoise et permet d'apercevoir les cimes des montagnes environnantes, mais il n'y a pas beaucoup de neige. A sterling munro => 0.200m, vue sur picket range mais là encore dans les nuages. gorge overlook => 0.800m, petit sentier à travers bois pour voir une petite cascade dans deep gorge, et un barrage avec un lac d'une jolie couleur. rainy pass => 1.6 km, petit sentier à travers bois pour arriver sur une jolie vue sur le lac rainy & petites cascades en cours de route. arrêt photo à washington pass. 11h15 arrivée à Winthrop qui a des allures western, mais juste quelques maisons & boutiques sur une rue centrale, c'est vraiment un tout petit village mais très animé. On achète ce qu’il faut pour le déjeuner puis à 11h55 départ pour sandpoint (410 km), avec un arrêt pique-nique à 20 mn après winthrop, endroit aménagé près d’un visitor center, car dans winthrop rien d’aménager pour pique-niquer. 15h30 on a bien mérité une petite pause glace dans une station service après avoir traversé la columbia river. 18h40 arrivée à super 8 de sandpoint en prenant la WA 20, beaucoup de forêt, on a vu un groupe de dindon. Finalement rien d’extraordinaire niveau paysage je ne suis pas persuadée que ce parcours vaille vraiment la peine lorsqu’on a déjà fait les us. L’hôtel (58€ la nuit avec ptit déj) se trouve à l’extérieur de la ville, près un supermarché, et de quelques resto, au bord d’une grande route.
Dîner chez pizza hut, pour 10$ la plus petite taille est en faite déjà une grande pizza pour nous. Du coup on en mange que la moitié et on demande un doggy bag. Et voilà comme ca on a notre déjeuner pour le lendemain !!! Après petites courses au supermarché et on finit la soirée dans le jacuzzi de l’hotel.
3e jour : 7h05 départ pour le glacier national park (296 km). En cours de route on prend une heure de décalage horaire. 13h déjeuner à sprague creek, 1er arrêt pique-nique que nous trouvons juste après l’entrée du parc, au bord du lac, jolie vue sur les montagnes. 13h40 départ pour faire la route going to the sun (73 km). En cours de route arrêt photo au bord d’une petite rivière avec une eau incroyablement transparente, et vue sur les montagnes avec un peu de neige au niveau des glaciers, mais il reste pas grand-chose. 15h Arrêt photo à Avalanche creek et au loop vue sur heaven peak, puis sur haystak creek cascade. Travaux sur la route, on a le temps d’admirer le paysage !!! et d’admirer une biche juste avant Weeping Wall. Vu la météo, weeping wall est ridicule, on ne voit pas du tout le filet de larme !!! 15h15 nous faisons la balade Hidden Lake Trail (5 km aller-retour), la randonnée la plus courue du parc dont le but est un magnifique lac. Au départ il y a un chemin de planches qui traverse des prairies où l’on aperçoit marmotte, écureuil de terre et ensuite c’est un petit chemin de terre, ça monte un peu dur. Soudain on se prend un orage sur la tête, forcément comme il faisait beau au départ nous avons juste notre petit kway. On décide de poursuivre tout de même pour voir ce fameux lac. Juste avant d’arrivée au point de vue, une rencontre nous réconforte de nos efforts, 2 chèvres de montagne peu farouches broutent tranquillement. Et enfin on aperçoit le lac qui commence à être dans la brume, là aussi plus de glace mais c’est tout de même magnifique. Cela valait bien la peine d’être trempé comme des canards. On aura mis 1h30, et évidemment une fois la balade finit le soleil est revenu !!! On fait un petit tour dans le visitor puis nous continuons vers Jackson Glacier Overlook, mais là encore travaux et on attend bien 10mn. 17h35 vue sur le glacier Jackson où les photos sur les panneaux d'information montrent bien le retrait des glaciers dans le parc. Petit arrêt photo ensuite à la mini cascade sous le pont de sunrift gorge. Ici en fait on devrait prendre un chemin pour avoir un autre point de vue, mais n’ayant pas d’info et vu l’heure et le ciel qui s’assombrit on décide de poursuivre vers le lac Saint Mary. Au milieu du lac, Wild Goose Island (l'île de l'oie sauvage), est une des scènes les plus photographiées du parc. Situé au pied de Lewis Range (une barrière des Rocheuses) près de l'entrée Est, le lac est entouré de pins Ponderosa et de montagnes allant de 2500 à 3000 mètres. Il mesure 16 km de long et a une profondeur de 89 mètres. A l'autre bout de la route, près de l'entrée ouest, le lac McDonald est le plus grand lac du parc (16 km de long, 2,5 km de large et 144 mètres de profondeur). Les Kootenai l'appelaient "le lac des danses sacrées" et organisaient des cérémonies sur ses rives. L'un des endroits les plus photographiés du parc. 18h il fait déjà sombre donc pas génial pour la photo dommage car cela doit vraiment être beau avec un ciel dégagé et le soleil. Le lac est en fait juste avant la sortie du parc. A la sortie il y a un immense hotel, une station service et 2 boutiques de souvenirs, donc arrêt obligatoire !!! On ressort finalement bredouille. De là on part pour east glacier 50 kms à 20 miles la plupart du temps, la route est interminable en respectant la limitation. Quelques vaches s’aventurent sur la route, autrement au début beaucoup de parcelles avec des arbres morts brûlés et ensuite de grandes étendues sauvages c’est triste comme paysage. On s’arrête prendre une photo car beau panorama sur le lac two medecines. 19h30 Nous arrivons enfin à l’hotel Whistling Swan Motel and Two Medicine Grill (49€). On voit un mot nous disant de s’adresser à un magasin qui est à 1 mn à pied. A la caisse on dit que l’on vient faire le check in, le gars nous demande de patienter. Après 5 mn le propriétaire de l’hotel arrive et nous explique qu’en fait il ne nous attendait plus donc il va nous loger dans un hotel un peu plus loin, plus cher mais il prend la différence de prix à son compte. Alors celle-ci on nous l’avait encore jamais fait !!!! Du coup on se retrouve au Mont pine motel qui se trouve à l’entrée du village donc pas dans le mini centre ville comme le whistling. Le propriétaire du Mont pine est un vieux monsieur sympathique qui s’arrange donc avec l’autre propriétaire (ça ne doit pas être la 1ère fois que cette situation arrive !!!) et nous ne paierons donc bien que le montant entendu. Le propriétaire du Mont pine nous indique les restos du coin (des menus sont affichés dans l’entrée), nous dit quelle visite faire dans la région, et nous indique une route plus rapide pour aller au glacier national park le lendemain. Après avoir bien papoté, nous découvrons notre chambre toute simple, il s’agit en fait de cabine, donc les murs sont de vrais feuilles à cigarette, on entend le voisin ronflé !!! Pas de petit déj à l’hotel, et rien dans la chambre. De là nous décidons de ne pas reprendre la voiture pour aller manger, il y a 2/3 restos à 5mn à pied donc nous allons au 2e que nous voyons. Lumière tamisée on ne voit pas grand-chose et il fait froid à l’intérieur. Mon homme opte pour un steak et moi pour un little menu et là surprise, dans mon assiette une cuisse de poulet, un gros travers de porc et un autre morceau de viande !!!! en fait le little s’est transformé en big !!! pour environ 18$. Ensuite nous allons au mini market pour acheter un paquet de gâteau pour le petit déj et là rien à moins de 5$ le misérable paquet !!! bon bah nous ferons avec les restes que nous avons.
4e jour : 7h Nous prenons la route en passant par browning comme conseillé la veille et effectivement beaucoup plus rapide et agréable à conduire (84 km). En plus nous passons devant un élevage de bison, et un troupeau avec des cowboys. A l’entrée du parc, une route sans issue d'une vingtaine de kilomètres longe le lac Sherburne avant d'atteindre Many Glacier Area, une zone où se concentrent plusieurs glaciers et lacs accessibles par des chemins de randonnées. Un peu après l'entrée du parc, des voitures sont arrêtées et l’on distingue des tâches noires sur un côté de la montagne. On s’arrête et là quelle surprise, 3 ours noirs qui se rapprochent, aux jumelles on les voit super bien, super la journée comme bien. On reprend la voiture et un peu plus loin des biches sont sur le bord de la route. 8h45 On arrive au bout de la route sur le parking du visitor center où il y a un petit magasin et un resto. 9h Nous empruntons le Iceberg Lake Trail16km aller-retour, ça monte dur au début et après c’est assez plat. Le petit chemin est agréable, on traverse la forêt, des prairies fleuries et on a un beau point de vue sur tout le parc. On a le droit à un petit crachin pendant une bonne heure. Sur le chemin il y a un ranger devant nous et nous rencontrons peu de personne à l’aller. A mi-chemin il y a des wc au milieu des bois, et comme d’habitude, super propre et du papier, y’a pas à dire pour ça les américains sont champions. Sur le chemin on aura la chance de voir des écureuils, un caribou et un cerf avec des bois magnifiques. On arrive enfin au lac, couleur sublime, mais plus d’iceberg !!!! et il ne reste pas beaucoup de glace sur le glacier mais c’est tout de même magnifique, par contre un vent glacial. On avale une barre de céréale pour reprendre des forces et nous rebroussons chemin après en avoir pris plein les yeux. A mi-parcours des américains qui arrivaient en sens inverse nous disent de nous arrêter et effectivement on voit que cela bouge dans les buissons. Là on arme camescope et appareil photo car on se doute bien qu’il y a un animal et là un ours sort et va au devant du groupe d’américains, et puis un 2e ours sort c’est un petit. Là la maman ours panique car elle est bloquée entre nous et le groupe, elle se met à côté d’une américaine qui ne bouge pas et là elle se lève sur ses 2 pattes arrières, ah ouais c’est quand même une belle bête. L’américaine super courageuse ne pipe pas. La maman et son petit arrive à passer devant le groupe et descende le chemin. En fait on saura après que les américains ont mis de la bombe à ours (en fait c’est ni plus ni moins que de la bombe lacrimo). Là on s’avance donc pour continuer notre chemin et hop un ourson sort tout paniqué des buissons mais rejoint vite sa mère, on avance de nouveau et là un 4ème ourson !!! par contre lui il « pleure » il ne s’est pas où allé, mais ouf ça n’a pas duré longtemps il a trouvé son chemin aussi. Les américains nous disent d’attendre 5mn que les ours s’éloignent. Nous patientons 2 mn et reprenons le chemin en restant tout de même sur nos gardes. Par rapport à l’aller où il n’y avait personne, là on rencontre tout de même pas mal de personnes. A chaque fois elles demandent si on a vu des ours. Il y a juste un couple qui aura fait la rencontre de la petite famille ours, et la femme a eu une belle peur. Voyant qu’on avait pas de bombe, elle nous dit de faire du bruit de taper dans les mains pour les éloigner et si jamais on les rencontre de rester calme et de ne pas bouger. Des gens sont derrière nous avec un grelot pour faire du bruit. Mais nous on veut bien les revoir les ours !!!! Du coup on met un coup de turbo pour les semer car ils nous saoulent avec leur grelot. On rencontre de nouveau un couple qui nous demande si on a vu les ours, donc là on leur montre une photo et l’homme est dégoûté en nous disant qu’on a eu une chance énorme car il est très rare de voir des…grizzlis !!!! Et là on est encore plus content, ca valait bien le coup de faire ces 16 kms à pied !!!! 13h40 on a fini notre balade et là on voit une affiche au début du chemin qui indique que ce trail est fermé cause d’ours !!! Vraiment on a eu trop de chance. On fait un petit tour dans la boutique et pique niquons sur les bancs devant le visitor. Ensuite on s’offre un bon petit café pour nous réchauffer et là une ranger installe 2 jumelles. Derrière le visitor sur le flanc de la montagne on aperçoit 3 ours noirs et des bighorns (merci madame la ranger). Là il se met à bien pleuvoir, le ciel est tout couvert et noir, donc nous ne ferons pas la balade pour aller jusqu’au lac grinnell. Nous prenons donc la route pour Two Medecine Valley au sud-est du parc en espérant qu’il y fasse meilleur. La pluie s’arrête mais le ciel reste menaçant. Là miracle encore un bel ours sur le bas côté de la route en train de faire ses griffes sur un tronc. Nous arrivons près du lac et faisons la balade du paradise 1km, petit sentier au milieu des bois qui amène au bord du lac, c’est pratiquement la même vue que depuis le parking, nous rebroussons chemin puis allons jusqu'à la cascade Astrea 1.7 kms, là aussi pas grand intérêt la cascade est toute petite. Nous nous dépêchons de retourner à la voiture car il pleut un peu et le ciel est bien noir et la nuit arrive. Je ne sais pas si c’est dû à la météo mais nous n’avons pas trouvé un grand intérêt à cet endroit. Peut-être aurait il fallut prendre l’excursion en bateau pour voir les beautés du paysage qu’il doit y avoir, mais pour nous il était trop tard. Nous allons faire un tour dans la boutique à côté du parking avant de reprendre la route. Nous roulons jusqu’à browning car j’avais repéré un magasin de souvenir le matin. Arrivé sur place je vois un magasin de country, super !!! et bah non forcément il est trop tard c’est fermé. Ouf le magasin de souvenir est bien ouvert par contre. Browning est une ville tenue par des indiens, donc dans la boutique pas mal d’objet indien. De là nous faisons quelques courses au supermarché qui se tient un peu plus loin. Il y a aussi un casino pour ceux que cela intéresse. Nous retournons à l’hotel à East glacier pour déposer les affaires et décider où nous allons dîner. Nous dînons donc au medecine grill, à 5 mn en voiture (eh oui là ou nous devions dormir !!!). Là il ferme à 21h!!! et il est presque 20h30. Pour 10$ on a un plat copieux et coca à volonté dans une ambiance sympa, c’est tenu par 2 jeunes, à la bonne franquette. Par contre il n’y a pas d’alcool mais on peut amener sa bouteille, car on a accès à la supérette.
5e jour : Il a plu toute la nuit et il tombe encore des cordes. Nous partons à 7h en priant pour que la pluie cesse. Nous nous arrêtons à goat lick pour voir des chèvres de montagne mais nous ne voyons rien car un il y a un épais brouillard et il pleut toujours. Sur la route pour Coram (118km), nous nous arrêtons dans un harley davidson pour quelques achats. Plus loin on aperçoit un magasin de country donc demi-tour et là pas de chance c’est fermé (je suis maudite !!!). (374 km restant). Nous pique-niquons sur une aire de repos d’autoroute, en compagnie d’écureuil, il brouillasse heureusement la table est à l’abri. Des retraités offrent le café, quelle bonne idée pour nous réchauffer. 12h50 Nous arrivons àWallace, village historique ou a été tourné le pic de dante. Ici le temps s’est arrêté aux années 60, les boutiques, café, tout est d’époque. L'ancien maire de la ville a décrété que Wallace était le centre de l'univers donc il a fait mettre une plaque dans le bitume en plein centre ville pour marquer l’endroit. On peut visiter une mine, mais on en a déjà visité plusieurs ailleurs donc on laisse tomber cette option. On se balade dans le petit centre ville et au visitor center y’a une expo sur la mine. On profite aussi de trouver une poste pour enfin acheter des timbres. 14h Départ pour Cœur d’Alene. 15h On arrive au visitor center. De là nous faisons le tour de la colline tubbs hill qui se trouve au bord du lac via un petit sentier (parking gratuit la 1ère hre). C’est la petite promenade familiale. Ensuite nous faisons un petit tour à pied dans le petit centre ville très huppé, et il y a le marché des agriculteurs, comme en France. Nous partons pour l’hôtel le Motel 6 (48€, juste café dans le hall pour le matin) et là nous passons devons un Harley davidson, donc arrêt shopping. Le magasin est super grand et en fait il y a une concentration de motard, ambiance sympa. L’hôtel est en fait juste à côté le long de l’autoroute, on entend bien la circulation. La piscine extérieure n’est pas chauffée dommage. A 5mn à pied nous trouvons pour dîner un buffet à volonté chinois pour 15$. Ensuite nous allons faire un ptit tour au supermarché qui se trouve à l’opposé pour faire les courses.
6e jour : 7h en route via la I2 pour coulee city où en fait il n’y a rien !!! juste un lac et quelques maisons. Nous traversons d’immenses étendues de blé et quelques hameaux. Nous pensions trouver une station essence et pour une fois que dalle !!! Nous décidons d’aller jusqu’à grand coulee, ville qui paraît plus grande sur la carte, le paysage est magnifique le lac d’un côté et la montagne de l’autre. Nous sommes sauvés une station essence !!! Juste après la sortie de la ville, superbe vue sur le barrage et la centrale électrique. Nous continuons pour le lac de chelan, petite ville mignonne au bord du lac près duquel nous pique-niquons après avoir fait les courses au supermarché. Nous faisons un petit tour de ville avec une mignonne petite église et des petites éoliennes très rigolotes. Sur le lac un couple est debout sur un surf et pagaie pour avancer, champion de l’équilibre, c’est marrant nous ne connaissions pas cette discipline !!! 13h40 en route pour Leavenworth. On traverse des vergers, des vignes. Juste avant d’arrivée il y a un magasin où il y a plein d'épouvantail et de belles fleurs, et on peut aussi visiter une mini fermer. C’est très sympa donc arrêt photo oblige. 15h Arrivée au visitor center, les personnes sont costumées et très chaleureuses, on nous propose à boire, et nous disent que l’on peut rester sur le parking sans problème. Leavenworth est une véritable petite ville bavaroise, super mignonne on se croit vraiment en Autriche, en plus il fait un temps magnifique, il y a de la musique dans les rues, on peut faire un tour en calèche. Dans les boutiques on retrouve les mêmes articles qu’en Autriche, des bretzels, les façades ont de belles peintures (bon par contre rien à voir avec ceux d’alsace). Les balcons sont bien fleuris. Pour une fois nous ne sommes pas seul, il y a pas mal de touristes. 17h15 nous partons pour l’hôtel à ellensburg (95km) le days inn (70€). 18h40 nous nous installons et allons profiter de la piscine intérieure, y’a aussi un jacuzzi mais là pas de bulle, et pour les intéressés il y a aussi des appareils de muscu. L’hotel se trouve à côté d’une station service, nous dînons au resto routier de la station, ambiance sympa au milieu des routiers. Nous dégustons un bon et gros hamburger, et nous nous offrons une glace à la boutique de la station attenante.
7e jour : 7h35 eh oui nous avons attendu le petit déj mais cela valait le coup, car gauffre miam miam. Départ pour le Mont Rainier (146 km) en prenant un peu les routes de campagne pour profiter du paysage. On s’arrête à un view point où il y a effectivement un super point de vue sur différents monts. La route est magnifique et la vue sur le mont rainier est sublime. Il fait super beau, le mont est bien enneigé. 11h Nous entamons la balade de 1km emmons vista trail, là encore on en prend plein les yeux, nous continuons sur silver forest trail, qui nous fait traverser des prairies fleuries avec des petits écureuils, et rebroussons chemin à mi-parcours. L’altitude se fait ressentir sur le chemin du retour. 12h Nous reprenons la voiture pour canyon Stevens (50km). Par contre dans ce parc nous sommes arrêtés par de nombreux travaux, et les arrêts sont très longs car il faut attendre la voiture conducteur car on ne passe que sur une voie. On perdra facilement plus de une demi-heure au total. On s’arrête pique-niquer à l’entrée du parc car il y a des tables aménagées. Ensuite nous faisons la balade au pas de course (eh oui faut bien rattraper le retard) soit 2.4 kms en 20 mn à Grove des Patriarches pour admirer des arbres âgés de mille ans, ils sont effectivement assez impressionnant et le sentier dans la forêt est très sympa, mais un peu trop de monde. 14h30 nous continuons vers Paradise (52 km). 15h10 Nous faisons un arrêt au visitor center du glacier nisqually, parking plein, une foule inimaginable. Beau point de vue sur la partie Sud de Rainier, et ses pistes enneigées tout autour et la chaine de montagnes Tatoosh avoisinante. 15h45 Nous entamons la balade nisqually vista trail 2 kms. Le départ du chemin est en fait sur le parking avant le visitor center. Belle balade et super point de vue sur le glacier. 16h40 En route pour kautz creek avec un arrêt photo à Virginie falls, belle cascade au bord de la route. 17h15 on se lance sur kautz creek trail ancienne coulée de boue, mais on ne voit plus rien de la coulée, il y a un filet d'eau de couleur orange et des troncs d'arbres, donc on fait juste une petite balade dans la forêt en longeant un peu la "rivière" puis rebroussons chemin. 18h c’est parti pour 115kms pour rejoindre une chambre d’hôte au Ranch House Inn (64€) à Winlock. 19h45 à la sortie du village, nous entrons dans la propriété qui d’extérieure ne paye pas de mine mais à l’intérieur quelle surprise. Superbe cuisine américaine, grand salon avec écran plat géant (la télécommande c’est carrément comme un ipad), grand jacuzzi, juke-box, grande chambre avec lit très confortable. Enfin bref superbe maison américaine grandiose, avec en extérieur terrain de tennis, et piscine. La propriétaire ne nous attendait pas aussi tard (19h30) malgré qu’on l’avait prévenu lors de notre réservation par mail. Très gentille elle nous a laissé sa maison à disposition car elle, elle restait dans une sorte de grange aménagée je pense juste à côté de la maison. Du coup pour dîner nous sommes allés au supermarché de winlock à 5 mn en voiture et avons acheté des plats tout fait, que l’on a réchauffé au micro-onde à la maison. Cela était bien agréable et changeait un peu du resto et des pique-niques.
8e jour : 6h30 petit déj de luxe !!!! La propriétaire nous a demandé ce que l’on voulait donc nous avons craqué pour du bacon et des pancakes, hum trop bon avec en plus un bon jus d’orange pressé et là une super surprise, un café excellent, si si sans rire comme à la maison !!! comme quoi cela existe aux US !!!! 7h10 nous prenons la route pour le mont St Helens (90 km). 8h40 nous arrivons à Johnston Ridge Observatory. C'est le bout du bout de la route et on est pile en face du cratère du volcan à 1.300m d'altitude. Une brume nous cache le volcan, nous attendons donc une éclaircie dans un vent glacial mais au bout d’un quart d’heure enfin cela se lève et là superbe vue sur le volcan et le castle lake. Au loin, on voit sur les versants, quelques troncs d'arbres qui ont été couchés par les vents brûlants à 1000 km/h et + de 400°C. Sur le chemin du retour on s’arrête à tous les points de vue qui sont au bord de la route. On fait le petit sentier à coldwater lake qui amène au bord du lac. 11h20 nous faisons également un arrêt photo au bord du silver lake, puis nous traçons vers Portland (205km). A la sortie de Portland, nous pique-niquons à la 1ère aire de repos et là il y a beaucoup de monde, nous ne sommes pas habitués à voir autant de personne !!!! Là aussi on aura droit à un ptit café offert par des retraités. 13h40 Arrêt photo à Portland Women’s Forum Park qui offre une vision de carte postale sur la Columbia River Gorge. 14h10 A Vista Point nous prenons la route de 16 kms qui mène à Larch Mt. Look (petite route qui finit dans la forêt). De là un sentier mène à Sherrad Point ou l'on a une vue panoramique à 360° sur les Monts St Helens, Rainier, Adam, Hood, Jefferson, malheureusement c’est nuageux au loin donc on ne les voit pas. Par contre sacré montée pour accéder à l’observatoire. 15h30 route vers crown point, toujours la même vue sur la Columbia River Gorge, beaucoup de monde dur dur de trouver une place sur le parking, c’est samedi les familles de promènent. Le long de la route plusieurs cascades donc arrêt photo à chaque cascade visible de la route et en finissant par Multnomah Falls à 16h. Là aussi l’enfer pour se garer, et blindé de monde. Nous restons 20 mn entre la boutique et profiter de la vue sur la cascade. Le petit pont est plein de personne donc nous restons en bas de la cascade. 16h50 Nous arrivons à bonneville dam, et là pas de chance le visitor center ferme à 17h et il est tout au bout des bâtiments, du coup nous arrivons trop tard pour observer les saumons remontant le courant à travers le tunnel de verre. On fait donc demi-tour et là on voit à la sortie qu’il y a une ferme d’élevage donc l’accès est gratuit. Du coup on fait le tour des bassins d’élevage où il y a un grand nombre de saumon, et il y a aussi des petits étangs avec d’autre poisson, et on voit un film expliquant que les poissons élevés sont rejetés dans l’écluse pour alimenter la rivière. On aura pas tout perdu finalement, la balade est sympa. 17h50 Nous prenons l’autoroute pour the dalles (75km). Le vieux centre ville est tout en brique, il y a quelques bâtiments victoriens décorés de fresques murales retraçant l’histoire mais il y a un vent pas possible et tous les magasins sont fermés en préparation du labor day. Là par contre il n’y a pas un chat dans les rues. De là nous allons à l’hotel le Motel 6 (52€), là encore petite piscine à l’extérieur mais vu le vent c’est même pas la peine. La personne à l’accueil nous dit qu’il y a toujours du vent mais pas autant d’habitude tout de même. Là mauvaise surprise, la chambre pue le tabac malgré une non-fumeur, mais en face des jeunes font la fête et ca fume à tout va, allez ce n’est que pour une nuit heureusement, mais cela nous aura bien indisposé tout de même. Juste à côté de l’hotel il y a le cousin's qui fait penser au buffalo grill d’extérieur, déco sympa sur le thème de la ferme.Hamburger correct pour 9 $, les verres sont des grands pots à confiture.
9e jour : Des muffins sont à disposition dans le hall avec du café.7h05 départ pour trillium lake (102km) avec un arrêt chez walmart. Nous prenons la scenic road qui nous fait traverser de nombreux vergers, très sympa, puisle gps nous fait passé par la lolo pass, et là c’est la cata. C’est une petite route de pure montagne, on passe dans la forêt donc pas de paysage à voir, la route est interminable et n'est pas entièrement goudronnée. Il pleuviote, le mont hood est dans les nuages on ne voit rien donc aucun intérêt.10h on arrive à zigzag enfin sortie de cette maudite route. On file sur portland (78km). En cours de route on fait un petit détour à un point de vue pour voir ce fameux mont hood, et là toujours pas de chance, il est dans les nuages donc on ne voit rien. 11h45 On se gare dans le quartier historique (tous les parkings payant), dans lequel on fera un petit tour pour voir les bâtiments victoriens et il y a plein de caravane les unes contre les autres sur une place, en fait ce sont des petits snacks. De là on longe le Saturday market qui est l’équivalent du marché et d’une foire chez nous. 12h45 pique nique à washington park, avec en arrière plan portland. Ce parc a une belle roseraie dont l’entrée est gratuite, donc on fait une petite balade à travers des rosiers sublimes. 14h nous poursuivons notre visite en allant à pittock mansion. L’entrée au jardin pour voir une vue d’ensemble sur portland est gratuite. Là encore nous ne verrons pas le sommet qui se trouve au loin et que l’on voit sur toutes les cartes postales. 14h25 Nous faisons 128 kms pour atteindre à 16h cannon beach station balnéaire. Beaucoup de monde, nous faisons une balade sur la plage et dans le petit centre ville. 17h20 nous allons à ecola state park c’est le labor day donc entrée gratuite. En fait une petite route amène à 2 points de vue, heureusement qu’on a pas payé car cela n’en vaut pas la peine. On voit des rochers où on est censé voir des phoques mais il n’y a rien. Et au 2e point de vue, on voit une petite crique où l’on peut aller, mais c’est la même chose que sur la plage où nous nous sommes promenés. La bonne surprise est une biche qui mange paisiblement près du parking. 18h05 nous partons pour Astoria (42km). Nous arrivons à 19h au sommet de coxcomb hill (les routes sont comme à san francisco !!!), l'astoria column est impressionnante et décorée d'une fresque racontant l'histoire et ses héros. A l’intérieur de la colonne il y a 167 marches à monter pour voir un panorama sur toute la contrée. Il fait un vent glacial mais la vue est sublime malgré l’heure tardive. Nous allons ensuite nous installer à l’hotel Astoria Rivershore Motel (55€) qui se trouve face au lac au bord de la route principale avec les autres chaînes de motel. Nous dînons juste en face au Carolyn restaurant, et prenons la spécialité du jour un pain surprise avec comme une soupe très épaisse de saumon à l’intérieur, ca change des hamburgers pour un prix raisonnable et la serveuse est super sympa, ambiance familiale.
10e jour : après avoir fait le plein de muffin et de café dans le mini hall de l’hotel nous prenons la route à 7h15 pour le lac quinault (201 km), on emprunte le pont de 6 kms d’astoria, impressionnant. Il pleut !!! Nous arrivons enfin au lac qui est dans la brume et trouvons l’arrêt pour aller au Big Cedar. Un chemin à travers bois amène à un immense cèdre mort avec un gros trou dans le tronc dans lequel on peut rentrer. Les bas de nos jeans sont trempés il pleut toujours c’est l’horreur. Nous continuons tout de même jusqu’à Maple Glade et faisons le loop de moins d'1 km, malgré la pluie cela vaut le coup. Les arbres ont plein de mousse sur les branches, la forêt est magnifique. 11h30 route vers Hoh Rain Forest (112 km). Il pleut beaucoup, nous nous arrêtons donc déjeuner au seul endroit que nous croisons à kalaloch. Nous ne sommes pas tout seul à nous être réfugié ici, le service est très long. Le resto a une baie vitrée qui donne sur la mer et il y a une mini plage avec plein de tronc mort échoué. Il fait froid à l’intérieur, nous prenons un énième hamburger, on voit que le resto est seul, les prix sont un peu élevés. Nous prenons un café dans la petite boutique juste à côté pour nous réchauffer. Il pleut toujours, en sortant il y a un rassemblement de vieille voiture américaine bien entretenu. 16h (73 km) nous arrivons à Forks et passons devant le visitor center où nous nous arr��tons. Là nous découvrons un total engouement au film Twilight. Devant le visitor il y a la camionnette rouge de bella. A l’intérieur les personnages du film sont en poster, on nous remet le plan de la ville où est indiqué les lieux qui ont servis lors des tournages. Donc juste pour le fun et parce qu’il pleut toujours un peu, on fait un arrêt photo à la maison de bella et d’edouard, et là on se rencontre qu’il y a des trucages !!!! pas de forêt près des maisons !!!! Nous finissons dans le supermarché du coin pour faire 2/3 courses et en sortant miracle il ne pleut plus !!! A la sortie de la ville, il y a un tank d’exposé et une vieille loco.Du coup nous allons jusqu’au village de la push (23 kms). Là aussi c’est un lieu de tournage du film. Ce village regroupe la population indienne de Quillayute, c’est un village de pêcheurs de la tribu indienne des Quiludes. Il y a un totem près du petit port. On se balade sur la plage recouverte de troncs d'arbres blanchis et poncés par la mer. Sur un côté il y a plein de pelicans et des mouettes. Il y a un tronc d’arbre gigantesque d’échoué, avec les racines, super impressionnant de voir ça comme cela, on est tout petit à côté. 17h40 On prend la route pour l’hotel, le Forks Motel (74€). La piscine est dehors donc pas de baignade. Café dans le hall pour le petit déj. Avant d’aller dîner on fait un tour dans le centre ville, mais c’est vite fait juste une avenue centrale avec peu de commerce. A côté de l’hotel il y a un resto type familial, une employée passe l’aspirateur dans l’entrée mais nous laisse entrer. On comprendra qu’en fait cela ferme à 21h. Là je prends des morceaux de poulet pané pour 8$ et mon homme du flétan avec légumes à volonté (il y a un mini buffet pour se servir) pour 15$.
11e jour : 7h Après avoir pris le petit déj dans la chambre grâce à la cafetière et aux gâteaux achetés la veille, nous prenons la route pour le Lake Crescent (58 km). Entouré par la forêt et les montagnes, ce grand lac (le plus grand du parc) aux eaux d’un bleu profond occupe le lit d’un glacier disparu depuis plusieurs milliers d’années. A 1,6 km du lac nous empruntons le chemin pour les Marymere Falls, une chute d'eau de 30 mètres tombant dans un bassin. Balade sympa dans la forêt et nous tombons nez à nez avec des biches. Par contre ca monte dur près de la cascade. En repartant nous croiserons sur le bord de la route les biches, ouh la c’est bien dangereux pour elles. 9h Nous partons pour elwha (40km). Là pas de chance il y a des travaux, la route pour West Lake Mills est fermée. Nous décidons donc de faire Whiskey bend, en espérant avoir une jolie vue sur le lac. Nous prenons en voiture le petit sentier non goudronné, et ca monte dur, heureusement que nous sommes seul car pas la place pour 2 voitures. Arrivé au bout déception, c’est juste le départ de sentier pour de longue balade. En redescendant tout doucement (tout de façon on ne peut pas rouler vite !!!) on arrive à trouver un endroit pour s’arrêter prendre une photo tout de même du lake mills. Là nous retournons vers l’entrée du parc et au niveau du camping nous faisons la petite balade de 20 mn au milieu de cèdres géants et de fougère trempée donc encore une fois, nous avons le bas du pantalon trempé à Nature Trail. 11h Nous prenons la route pour hurricane ridge (65 km). Nous nous arrêtons au visitor center comme nous passons devant et là nous avons bien fait car le ranger nous montre sur son ordinateur la vue qu’il y a en temps réel grâce à une webcam du mont olympic. Et là pas de chance le mont est dans les nuages et c’est couvert pour toute la journée, donc inutile d'aller jusqu’à hurricane ridge. Du coup juste derrière le visitor il y a un petit chemin, donc nous l’empruntons pour faire une petite balade à travers bois. En fait en 15mn c’est baclé, rien d'exceptionnel, c'est plus pour se dégourdir les jambes. En fait étant à Port Angeles, nous allons près du port et nous nous baladons un peu entre le vieux centre ville et celui-ci. Par contre rien d’aménager pour pique-niquer, du coup nous retournons au visitor center qui n’est pas loin. 14h A défaut du mont olympe, nous décidons d’aller au sequim refuge national. A la sortie de port angeles, soudain je vois une boutique country ouverte !!! miracle !!! enfin une !!!! La boutique n’est pas très grande mais bon j’ai trouvé mon chapeau et suis trop contente. Arrivé au refuge, nous empruntons un petit chemin et en fait nous sommes en haut d’une la falaise avec la mer en contre bas mais malheureusement il y a un épais brouillard et on ne voit rien à l’horizon, et il y a un bon petit vent frais. Du coup la balade sera de courte durée. On se dit donc que nous allons voir une ferme de lavande car dans la région il y en a pas mal. Et là encore déception. Ah nous ne sommes pas en provence où on voit des champs à perte de vue de lavande. Là juste une maison avec un petit champ devant de lavande !!! Allez on laisse tomber la visite. On se demande bien quoi faire dans le coin et sur la carte nous voyons qu’il y a une plage aux crabes, bon bah pourquoi pas. Allez hop nous y allons. Là se trouve un restaurant spécialisé fruits de mer et crabe, on sent bien l’air iodé. Ca doit être la marée haute car y’a pas grand plage. Par contre par rapport à d’habitude, là il y a plein d’algues et des restes de coquillages, et seulement 3/4 pinces de crabe. Nous faisons donc une petite balade pour passe le temps puis à 17h nous prenons la route pour port townsend (116 km), en faisant un petit arrêt chez walmart. 18h30 nous arrivons dans le centre de port townsend, parking payant. Nous faisons le tour du petit centre ville pour voir les maisons victoriennes. Il y a plein de mouettes qui font un vacarme pas possible. La ville fait un peu vieillotte. Nous poursuivons à pied vers le petit port qui n’est pas loin. Nous allons ensuite à l’hotel The belmont, bâtiment historique de 1800 (65€) qui est sur l’avenue principale. Là dans le hall du restaurant pour faire le check in, on commence à prendre peur en voyant le décor qui est d’époque. Nous passons par une porte sur le côté pour emprunter un grand escalier recouvert de velours bordeaux et arrivons sur un grand palier. Nous découvrons notre chambre immense qui donne sur la rue. Le mur est en brique rouge, la salle de bain assez moderne est elle aussi immense. Mobilier d’époque aussi, mais le lit est confortable. Pas de tv dans la chambre. On entend les mouettes, et un gars joue du saxo dans la rue. J’arrive à avoir une place juste devant l’hotel pour monter les valises. Après s’être installé nous trouvons près de l’hotel un resto type année 60, super sympa la déco. On déguste un bon hamburger et une super bonne glace, car c’est leur spécialité et le proprio est très sympa. Bon rapport qualité/prix. On fait ensuite un tour à pied mais ici tout ferme de bonne heure.
12e jour : Encore une fois ptit déj dans la chambre. 8h Nous allons devant la boutique qui fait des excursions en mer pour observer les orques en croisant les doigts pour qu’on puisse en faire une. Au départ nous comptions prendre le ferry pour faire les îles san juan à partir d’anacortes mais nous changeons d’avis et privilégions la facilité et cela sera moins fatiguant de faire cette excursion. Nous attendons un bon moment qui nous parait une éternité. La personne arrive enfin et m’indique où laisser la voiture. Je la gare donc tout au bout près des hangars à bateaux. Elle regarde sur son agenda et nous annonce qu’il y a un groupe de 70 personnes, mais ouf c’est bon elle nous prend. 2 cars de personnes du 3e âge débarquent !!! Quand on voit tout se monde et la taille du bateau on se dit qu’on va se tenir chaud !!! Finalement on tient tous, 3 par banquette, nous sommes juste à côté de la porte pour accéder au pont. 9h20 c’est le départ, on nous propose du café (payant bien sûr), du pop-corn recouvert de beurre chaud… A mi-parcours nous arrivons à l’endroit où se trouve les orques. Il y a plusieurs bateaux, nous ne sommes pas tout seul. Et là super les orques sont au rendez-vous, nous en verrons une dizaine au total pendant à peu près une heure. 12h30 Nous débarquons sur l'île Friday harbord, pour déjeuner. Nous trouvons un petit supermarché pour acheter de quoi manger puis nous trouvons un banc à côté des restaurants avec vue sur la côte. Il fait super beau, nous nous baladons ensuite dans le petit centre ville, dommage nous ne restons pas assez longtemps pour louer un scooter pour faire le tour de l’île. 14h30 Départ pour port townsend. A mi-parcours le bateau s’arrête devant un îlot où il y a plein de phoques. On essaye de distinguer au loin le mont olympe avec les jumelles mais bon sans grande conviction. Le bateau ne s’arrêtera pas pour revoir les orques dommage, on garde un goût de trop peu tout de même. 16h30 Nous débarquons et prenons la route pour kingston. Le gps nous conduit direct à l’embarquement pour prendre le ferry où nous arrivons à 17h30. On arrive devant une guitoune, le monsieur nous vend un ticket et de là on se met dans une file pour attendre l’embarquement à 18h. 18h10 c’est parti pour la traversée. Nous traversons ensuite sans problème via la voie rapide seattle sans trop d’embouteillage pour aller à l’hotel Knights Inn SeaTac Aiport (35€) qui se trouve à 5mn de l’aéroport mais on n’entend pas du tout les avions. Un ordinateur est à notre disposition dans le hall, la piscine à l’extérieur est fermée car elle ne doit pas être chauffée. Plusieurs tables pour prendre le petit déj près de la réception, et la chambre impeccable avec frigo et micro onde, ouf car nous sommes là pour 2 nuits. Nous décidons d’aller dîner au old country buffet à lynnwood à 20mn de l'hotel, car nous connaissons cette chaîne et pour changer un peu des hamburgers et là au moins pas besoin de se prendre la tête pour traduire (enfin essayer !!) la carte. Nous arrivons à 20h10 et la caissière nous annonce qu’il ferme à 20h45 !!! Bon même pas on peut profiter calmement du bon buffet, donc on mange un peu avec un lance pierre tout de même dommage.
13e jour : Après un bon petit déj nous partons à la visite de seattle 7h45. Nous commençons parOccidental Park, après avoir essuyé un bouchon monstre. Ah on voit que nous sommes dans une grande ville, parc-mètre partout. Ouf il nous reste quelques pièces. Sur la place il y a 2 totems, nous cherchons les autres mais nous n’en trouverons qu’un, mais nous voyons par la même occasion Pioneer Square qui est juste à côté. Pioneer Square regroupe le plus grand nombre de constructions d'architecture victorienne-romane de tout le pays. De là nous reprenons la voiture pour aller au Waterfront. Là 8$ les 2h de parking. Le quartier est très animé avec ses restaurants et ses boutiques. C’est un marché couvert, avec de l’artisanat, des fleuristes, des poissonniers. Il y a beaucoup de monde, mais la plupart des boutiques n’ouvrent pas avant 10h. Il y a aussi le mur aux chewing-gum !!! Impressionnant, c’est un peu crade tout de même !!!. Les prix de l’artisanat sont un peu élevés, mais y’a de bonne idée pour faire des cadeaux. Les 2h de parking suffiront pour faire le tour du marché et des alentours. Nous prenons la route ensuite pourKerry Park. Et là une vraie galère pour trouver même avec le gps !!!! On demande à des personnes mais personne connaît !!! Enfin nous trouvons une dame qui nous indique la route, nous étions bien dans le bon quartier mais celui-ci est grand !!! En fait ce n’est pas un parc comme on l’entend c’est pour cela qu’on ne trouvait pas. Il y a juste un parc pour les enfants dans le contre-bas avec des tables pour pique-niquer mais c’est vrai que d’ici il y a une splendide vue sur le centre de Seattle, avec la Space Needle et à l'arrière-plan le Mont Rainier, situé une centaine de kilomètres au sud-ouest. Du coup nous mangeons là.Après nous partons �� la recherche dufremont troll. Là aussi pas simple de trouver l’accès car il estsous l'aurora bridge. C’est un troll bien moche et dire qu’on a tourné pour voir ça !!! Bah oui car le gps c’est bien quand vous avez l’adresse exacte sinon c’est la galère avec les voies rapides et les sens uniques.Nous continuons versballard, un ancien village de pêcheurs scandinave afin de voir l'aquarium souterrain de saumon et le plus grand système d'écluses des Etats-Unis à Hiram M. Chittenden Locks. L’entrée est gratuite (sauf le parking), on traverse les écluses à pied, et de l'autre côté de l'écluse une échelle à poisson permet aux saumons de ne pas rester bloqués par le barrage. On peut observer leur migration à travers des vitres. Entre juin et septembre, ils sont ainsi 300.000 à emprunter ce passage. Il y a les chinooks, les cohos et les sockeyes dont le corps devient rouge au moment de la reproduction. En fait c’est ce que l’on aurait dû voir à Columbia river. Une ranger explique le déroulement, mais nous regardons juste les poissons de taille impressionnante et puis nous faisons le tour du jardin pour rejoindre la sortie. Il n’est pas trop tard donc nous prenons le temps d’aller jusqu’à lynnwood (18km) pour nos derniers achats chez harley davidson. Ensuite nous empruntons de nouveau la voie rapide pour aller jusqu’au space center, mais là bouchon, du coup nous prenons la 2e sortie et le gps nous redirige sans problème. Maintenant galère pour trouver un parking à prix raisonnable car nous ne comptons pas rester plus d’une heure. On finira par aller à un parking municipal mais où il faut payer par CB. On fait donc le tour de space center, on ne monte pas en haut de la tour car déjà fait au canada et en plus au loin c’est couvert et nous avions eu une super belle vue depuis kerry park. Au pied du space center on voit le départ des voitures « duck » qui vont dans l’eau c’est marrant, mais bon il est un peu tard pour faire cette virée, et puis de toute façon on ne va rien comprendre aux explications donc ca serait dommage. Et voilà visite de seattle c’est fini. Nous retournons à notre hotel et en avons marre de la voiture, donc là option wendy cheese pour le dîner qui est proche de l’hotel. En fait c’est comme chez mac do. Ensuite nous faisons un dernier tour dans un supermarché juste à côté pour ramener du thé et des bonbons à la cannelle car il reste un peu de place dans la valise. De retour à l’hotel, je prépare les valises pour le retour en France.
14e jour : grasse mat jusqu’à 8h30 !!! notre première !!! ah ça fait du bien car le rythme a été soutenu tout de même mais il fallait bien ça pour tout voir et en prendre plein les yeux sans avoir de regret d’avoir loupé un truc. On prend notre dernier petit déj tranquillement à la réception et 10h30 c’est le départ pour l’aéroport qui est juste à côté. On dépose la voiture, une personne fait la réception en 5mn et nous voilà parti pour l’enregistrement des bagages. Chouette on voit que nous voyageons avec Air France car le personnel est français. Oups ma valise fait 1.5 kg de trop !!! Je m’apprête à enlever des trucs pour mettre dans une autre petite valise que l’on a en bagage à main mais là sympa l’hôtesse nous dit que ça passe pour cette fois !!! Il est vrai aussi que nous sommes dans les 1er à s’enregistrer. Et voilà maintenant y’a plus qu’à attendre l’embarquement pour un décollage à 13h45 et une arrivée à Paris à 8h35 le lendemain matin.
Voilà les vacances sont finies on en a bien profité, tout s’est bien passé donc maintenant reste plus qu’à préparer le prochain voyage !!! J’espère que mon récit vous aura plu et si vous avez besoin de plus d’info n’hésitez pas.
America the beautiful (partie 2) English translation pending
J'ai finalement décidé de faire un nouveau post mon précédent étant déjà arrivé à la page 5.
Nous sommes toujours en plein Yellowstone quand notre aventure reprend ici...
Jeudi 27 Mai:
Nous avons finalement pas mal dormi, le sommeil nous ayant gagné en dépit des bruits de cuisine. Debout à 06h30, nous sommes prêts à 08h45 après un petit déjeuner à l'hôtel un peu longuet... Mais notre première étape du jour n'est pas si loin, à quelques pas...il s'agit de Upper Geyser. Après une nouvelle éruption "programmée" du vieux fidèle, nous filons à la cabane des rangers pour voir les prévisions du jour, non météo car nous voyons déjà que le ciel semble bien bouché, mais les prévisions des éruptions locales...
Le "Grand" est une de nos cibles de la journée car son éruption est proche (contrairement à celle du Castle déjà passée) et le spectacle risque d'être au rendez vous avec une "montée des eaux" à pas moins de 50-60 mètres...toutes les 8 heures.
Nous commençons tranquillement à déambuler...et première petite mais surprenante première éruption, celle du Aurum (latin de Or) Geyser appelé ainsi du fait de la couleur des dépôts d'oxyde de fer tapissant le bord de l'orifice. Durant les éruptions qui se produisent toutes les 2,5-5 heures, l'eau et la vapeur sont projetées à des hauteurs pouvant atteindre près de 7 mètres... C'est un geyser de type conique, à savoir que son ouverture est étroite, si bien que lors d'éruption cette orifice fait jaillir une colonne régulière d'eau, à la différence des Geysers "en fontaine".

On pense que ce geyser est connecté d'une certaine façon aux dépôts d'eau des prairies situées derrière.
Nous passons devant les glougloutis de Pump Geyser, puis de Beach Spring...

Puis le calme à nouveau...mais le spectacle lui continue...

Des côtes imaginaires se dessinent dans le miniature...

Et nous poursuivons la découverte de ces nouveaux rivages...
Puis un peu de leçon d'anatomie avec Ear Spring, la source en forme d'oreille...

Connues ou moins connues, chacune de ces rencontres nous émerveille...

Jusqu'aux plus simples bassins...

Chaque pas nous mène vers une autre trouvaille, d'autres couleurs...

Economic Geyser...

Il semble reconnaitre Beauty Pool...mais avec toute cette vapeur...

En fait nous entendons les grondements de Giant Geyser, mais nous avons sous estimé le chemin pour s'y rendre si bien que nous arrivons à la fin de l'éruption...sic...
Nous nous rabattons pas loin sur Grotto Geyser, en activité continue...enfin presque car il entre en éruption toutes les 8 heures pour plus de 10 heures...La forme bizarre du cône est due aux arbres qui ont été enfermés dans la geyserite (dépôts de silice). Comme communication il y a ici, une augmentation de l'activité de ce geyser signifie une diminution de celle du Giant...et comme nous venons de manquer le show du Giant...
Nous nous contenterons de celui ci...

Partout la renaissance de la nature, perpétuelle, côtoie la mort d'une autre part, et parfois cette vie est si proche d'univers hostiles...

Voici un nouveau compagnon de route...

Avant d'arriver à l'un des bijoux du coin, la Morning Glory pool. Malheureusement cette piscine naturelle change doucement de température et donc de couleur...et ceci est directement dû aux tonnes de déchets jetés par les touristes dans le passé...Les déchets diminuent en effet la circulation et accélèrent par là même la perte de chaleur. Comme la piscine se refroidit, les bactéries oranges se propagent depuis les extrémités remplaçant le magnifique bleu d'origine...Heureusement pour nous, tout n'est pas encore orange...et nous "immortalisons" l'endroit...juste au cas où...😕


Mais encore cette maudite vapeur!!! 🏴☠️

En 1950, une éruption avait été volontairement provoquée par les rangers afin de vider et de nettoyer le bassin...mettant à jour 86.27$ en pennies, 76 foulards, des serviettes, des chaussetes, des chemises et mêmes des sous-vêtements féminins!!
Le temps semble se stabiliser...Nous poursuivons donc...

Sur le chemin du retour, ou plutôt sur la partie ouest de cette grande boucle, nous stoppons pour un brunch rapide face au Daisy Geyser. Nous sommes seuls ou presque: un couple de jeunes québécois très sympa nous tient compagnie alors que le geyser se réveille brusquement. Ce geyser laisse échapper à peu près toutes les 3 heures un jet d'environ 25 mètres de haut. Il peut être prédit dans les 45 minutes, exception faite quand le Splendid Geyser à coté se met à rugir à son tour... Les deux geysers communiquent entre eux mais aussi avec le troisième des lieux, le Comet Geyser.
En repartant nous faisons un petit détour pour voir le très sympa Punch Bowl Spring.
La chaleur, l'eau et les minéraux se sont associés pour former l'ornement délicat qui entoure ce bassin. Un autre élément important reste le comportement de cette formation thermale: la circulation de l'eau, la quantité d'eau ruisselant ou bien déferlant et le style des éruptions (quand elles se produisent), tout détermine où les minéraux sont déposés et sous quelle forme particulière. Pour sa part le Punch Bowl est resté relativement constant durant les 100 dernières années.
Après, c'est l'histoire d'un chemin jamais trouvé...d'une route manquée, d'un tournant dissimulé...bref oui nous les avons vu...les minutes perdues à nous enfoncer toujours plus profond...pour finir par aboutir...sur la route avec en face de nous...Black Sand Bassin!!!! Quelle galère, nous décidons de longer la route jusqu'à retrouver notre chemin au niveau d'un très beau bassin...

...et voici surgir Castle Geyser...

Ce geyser porte bien son nom comme les autres, son énorme cône ressemblant fort à un château de sable blanchi à la javel, attestant de son ancienneté (il reste l'un des plus anciens geyser de la région, sa formation remontant entre 5000 et 15000 ans). Il offre son spectacle toutes les 13 heures et son éruption est suivie d'une phase vapeur sonore de 30 minutes due à l'énergie dégagée par le surplus de chaleur et de vapeur. Nous décidons de ne pas attendre la prochaine éruption programmée vers 22h, nous avons encore du pain sur la planche...
Nous passons Shield Spring (la source du bouclier)

Pour mieux admirer à nouveau le Castle...


Et voici la magnifique Crested Pool, profonde de plus de 14 mètres et pratiquement tout le temps en train de bouillir...


Les couleurs sont là encore somptueuses...
Notre premier tour du jour se termine et nous passons par l'obligé détour dans le Old Faithful Inn. Cet endroit a été réalisé par l'architecte Robert C Reamer en 1904 et est l'un des plus large bâtiment en rondins au monde. Question record la cheminée centrale n'est pas mal non plus car elle contient à elle seule plus de 500 tonnes de roches et huit foyers combinés...

Dans les boutiques on peut aussi se parer pour des reconstitutions plus que parfaites...


Au vu des prix, ce doit être une fabrication locale...😕
Il est déjà 14h25. Prochain arrêt à suivre...Black Sand Basin.
Nous sommes toujours en plein Yellowstone quand notre aventure reprend ici...
Jeudi 27 Mai:
Nous avons finalement pas mal dormi, le sommeil nous ayant gagné en dépit des bruits de cuisine. Debout à 06h30, nous sommes prêts à 08h45 après un petit déjeuner à l'hôtel un peu longuet... Mais notre première étape du jour n'est pas si loin, à quelques pas...il s'agit de Upper Geyser. Après une nouvelle éruption "programmée" du vieux fidèle, nous filons à la cabane des rangers pour voir les prévisions du jour, non météo car nous voyons déjà que le ciel semble bien bouché, mais les prévisions des éruptions locales...
Le "Grand" est une de nos cibles de la journée car son éruption est proche (contrairement à celle du Castle déjà passée) et le spectacle risque d'être au rendez vous avec une "montée des eaux" à pas moins de 50-60 mètres...toutes les 8 heures.Nous commençons tranquillement à déambuler...et première petite mais surprenante première éruption, celle du Aurum (latin de Or) Geyser appelé ainsi du fait de la couleur des dépôts d'oxyde de fer tapissant le bord de l'orifice. Durant les éruptions qui se produisent toutes les 2,5-5 heures, l'eau et la vapeur sont projetées à des hauteurs pouvant atteindre près de 7 mètres... C'est un geyser de type conique, à savoir que son ouverture est étroite, si bien que lors d'éruption cette orifice fait jaillir une colonne régulière d'eau, à la différence des Geysers "en fontaine".

On pense que ce geyser est connecté d'une certaine façon aux dépôts d'eau des prairies situées derrière.
Nous passons devant les glougloutis de Pump Geyser, puis de Beach Spring...

Puis le calme à nouveau...mais le spectacle lui continue...

Des côtes imaginaires se dessinent dans le miniature...

Et nous poursuivons la découverte de ces nouveaux rivages...
Puis un peu de leçon d'anatomie avec Ear Spring, la source en forme d'oreille...

Connues ou moins connues, chacune de ces rencontres nous émerveille...

Jusqu'aux plus simples bassins...

Chaque pas nous mène vers une autre trouvaille, d'autres couleurs...

Economic Geyser...

Il semble reconnaitre Beauty Pool...mais avec toute cette vapeur...

En fait nous entendons les grondements de Giant Geyser, mais nous avons sous estimé le chemin pour s'y rendre si bien que nous arrivons à la fin de l'éruption...sic...
Nous nous rabattons pas loin sur Grotto Geyser, en activité continue...enfin presque car il entre en éruption toutes les 8 heures pour plus de 10 heures...La forme bizarre du cône est due aux arbres qui ont été enfermés dans la geyserite (dépôts de silice). Comme communication il y a ici, une augmentation de l'activité de ce geyser signifie une diminution de celle du Giant...et comme nous venons de manquer le show du Giant...
Nous nous contenterons de celui ci...
Partout la renaissance de la nature, perpétuelle, côtoie la mort d'une autre part, et parfois cette vie est si proche d'univers hostiles...

Voici un nouveau compagnon de route...

Avant d'arriver à l'un des bijoux du coin, la Morning Glory pool. Malheureusement cette piscine naturelle change doucement de température et donc de couleur...et ceci est directement dû aux tonnes de déchets jetés par les touristes dans le passé...Les déchets diminuent en effet la circulation et accélèrent par là même la perte de chaleur. Comme la piscine se refroidit, les bactéries oranges se propagent depuis les extrémités remplaçant le magnifique bleu d'origine...Heureusement pour nous, tout n'est pas encore orange...et nous "immortalisons" l'endroit...juste au cas où...😕


Mais encore cette maudite vapeur!!! 🏴☠️

En 1950, une éruption avait été volontairement provoquée par les rangers afin de vider et de nettoyer le bassin...mettant à jour 86.27$ en pennies, 76 foulards, des serviettes, des chaussetes, des chemises et mêmes des sous-vêtements féminins!!
Le temps semble se stabiliser...Nous poursuivons donc...

Sur le chemin du retour, ou plutôt sur la partie ouest de cette grande boucle, nous stoppons pour un brunch rapide face au Daisy Geyser. Nous sommes seuls ou presque: un couple de jeunes québécois très sympa nous tient compagnie alors que le geyser se réveille brusquement. Ce geyser laisse échapper à peu près toutes les 3 heures un jet d'environ 25 mètres de haut. Il peut être prédit dans les 45 minutes, exception faite quand le Splendid Geyser à coté se met à rugir à son tour... Les deux geysers communiquent entre eux mais aussi avec le troisième des lieux, le Comet Geyser.
En repartant nous faisons un petit détour pour voir le très sympa Punch Bowl Spring.
La chaleur, l'eau et les minéraux se sont associés pour former l'ornement délicat qui entoure ce bassin. Un autre élément important reste le comportement de cette formation thermale: la circulation de l'eau, la quantité d'eau ruisselant ou bien déferlant et le style des éruptions (quand elles se produisent), tout détermine où les minéraux sont déposés et sous quelle forme particulière. Pour sa part le Punch Bowl est resté relativement constant durant les 100 dernières années.Après, c'est l'histoire d'un chemin jamais trouvé...d'une route manquée, d'un tournant dissimulé...bref oui nous les avons vu...les minutes perdues à nous enfoncer toujours plus profond...pour finir par aboutir...sur la route avec en face de nous...Black Sand Bassin!!!! Quelle galère, nous décidons de longer la route jusqu'à retrouver notre chemin au niveau d'un très beau bassin...

...et voici surgir Castle Geyser...

Ce geyser porte bien son nom comme les autres, son énorme cône ressemblant fort à un château de sable blanchi à la javel, attestant de son ancienneté (il reste l'un des plus anciens geyser de la région, sa formation remontant entre 5000 et 15000 ans). Il offre son spectacle toutes les 13 heures et son éruption est suivie d'une phase vapeur sonore de 30 minutes due à l'énergie dégagée par le surplus de chaleur et de vapeur. Nous décidons de ne pas attendre la prochaine éruption programmée vers 22h, nous avons encore du pain sur la planche...
Nous passons Shield Spring (la source du bouclier)

Pour mieux admirer à nouveau le Castle...


Et voici la magnifique Crested Pool, profonde de plus de 14 mètres et pratiquement tout le temps en train de bouillir...


Les couleurs sont là encore somptueuses...
Notre premier tour du jour se termine et nous passons par l'obligé détour dans le Old Faithful Inn. Cet endroit a été réalisé par l'architecte Robert C Reamer en 1904 et est l'un des plus large bâtiment en rondins au monde. Question record la cheminée centrale n'est pas mal non plus car elle contient à elle seule plus de 500 tonnes de roches et huit foyers combinés...

Dans les boutiques on peut aussi se parer pour des reconstitutions plus que parfaites...

Au vu des prix, ce doit être une fabrication locale...😕
Il est déjà 14h25. Prochain arrêt à suivre...Black Sand Basin.
Les parcs tanzaniens! English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais tenter de raconter notre périple tanzanien et des ses parcs, tout cela avec des mots simples, l'écriture n'étant pas mon fort, par avance je demande votre indulgence , il en sera de même pour les photos.
Tout d'abord le circuit: la région de Longido entre Nairobi et Arusha, suivra le Tarangire puis le lac Eyasi où nous ferons la connaissance des Hadzabés, derniers chasseurs-cueilleurs et des Datogas, nous reprendrons la route pour le cratère du Ngorongoro avant de se rendre dans le Serengeti et ses grandes étendues. Passé le charme de la savane nous "filerons" sur le lac Natron et ses flamants roses, après quoi nous reviendrons dans le parc Manyara et ses singes bleus ! Voilà, ce sera tout et beaucoup en même temps.
Voilà un an que nous préparons ce voyage et il nous tardait de partir, j'emmène mes 2 boîtiers, 450 D & 30 D avec un zoom 80/250 et un 100/400 Canon, un 18/55 et un 14 mm/mm pour les paysages.
Voilà pour l'intendance, maintenant en route... 😛
Après une longue et pénible route depuis Nairobi à cause des travaux nous arrivons à Longido où nous attend Hossein qui nous accompagnera et conduira jusqu'au départ. Il nous présente Saïtoki qui sera notre guide Massaï pendant ces 2 jours. L'après-midi nous marchons en sa compagnie autour du village et rencontrons nos premiers animaux, il faudra patienter le lendemain avant de pouvoir faire des images présentables, je vous en propose quelques-unes ici, d'abord ce couple d'autruches amoureux,

suivrons les gracieuses gazelles girafes
et bien sûr, leurs grandes soeurs 😊
et un "superbe Starling"
je reviendrai si vous le souhaiter vous raconter notre rencontre avec les Massaïs 😮
Je vais tenter de raconter notre périple tanzanien et des ses parcs, tout cela avec des mots simples, l'écriture n'étant pas mon fort, par avance je demande votre indulgence , il en sera de même pour les photos.
Tout d'abord le circuit: la région de Longido entre Nairobi et Arusha, suivra le Tarangire puis le lac Eyasi où nous ferons la connaissance des Hadzabés, derniers chasseurs-cueilleurs et des Datogas, nous reprendrons la route pour le cratère du Ngorongoro avant de se rendre dans le Serengeti et ses grandes étendues. Passé le charme de la savane nous "filerons" sur le lac Natron et ses flamants roses, après quoi nous reviendrons dans le parc Manyara et ses singes bleus ! Voilà, ce sera tout et beaucoup en même temps.
Voilà un an que nous préparons ce voyage et il nous tardait de partir, j'emmène mes 2 boîtiers, 450 D & 30 D avec un zoom 80/250 et un 100/400 Canon, un 18/55 et un 14 mm/mm pour les paysages.
Voilà pour l'intendance, maintenant en route... 😛
Après une longue et pénible route depuis Nairobi à cause des travaux nous arrivons à Longido où nous attend Hossein qui nous accompagnera et conduira jusqu'au départ. Il nous présente Saïtoki qui sera notre guide Massaï pendant ces 2 jours. L'après-midi nous marchons en sa compagnie autour du village et rencontrons nos premiers animaux, il faudra patienter le lendemain avant de pouvoir faire des images présentables, je vous en propose quelques-unes ici, d'abord ce couple d'autruches amoureux,

suivrons les gracieuses gazelles girafes

et bien sûr, leurs grandes soeurs 😊

et un "superbe Starling"

je reviendrai si vous le souhaiter vous raconter notre rencontre avec les Massaïs 😮
Ouest USA – Chronique d'un cinquième voyage English translation pending
Après 4 voyages dans le Grand Ouest Américain, il nous restait à visiter quelques National Parks et Monuments pour prétendre les avoir tous vu (ou presque). Au programme, des lieux plutôt connus comme Redwood NP, Crater Lake, Olympic, Glacier, ou encore Dinosaur, Natural Bridge, King Canyon et Sequoias mais qui sont rarement visités lors des premiers périples. D'autres sont plus méconnus voire totalement inconnus des fans européens : Lava Bed, Newberry, North Cascades... Il nous restait aussi à voir quelques sites particuliers dans des parcs déjà visités ; nous n'avions pas pu voir lors de passages précédents le Grand Prismatic de Yellowstone, Cathedral Valley de Capitol Reef, le Grand Canyon nord ou la mystérieuse Racetrak Playa de Death Valley. Nous ne pouvions clore notre série de voyages américains sans assister à un vrai Pow Wow et un vrai Rodéo. Au total, 32 jours, 44 sites, 11000 km, 10 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2010.
Première partie, de San Francisco à Kalispell

Lundi 23 Août – Droit vers la faille
Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.

En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.
Pensionnaires de Bolinas Lagoon
Nous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.
Point Reyes Beach overlook
Un petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.
Mardi 24 – Drive Thrue Trees
Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.
6h00 à Tomale Bay
Nous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.

Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.

Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.
Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.
Shrine Drive Thrue Tree
Nous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.
Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers
Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.
Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.
Le Pacifique vu de la Coastal Drive
Sur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.
Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux
A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.
Jeudi 26 – Les tubes de lave
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.

Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.

L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.




Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.

Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..
Vendredi 27 – Les cratères bleus
Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.

L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac
Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.
Sentinel Rok
Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption

Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument.
Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.
Paulina et East lakes vus de Paulina Peack
En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.
Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)
Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).
Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.


Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !

Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés.
Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés.
C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille.
Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.

Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.

En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !
Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage.
Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.
Ancien glacier de Nisqually
Nous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.
Lundi 30 – La forêt des vampires
Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.

Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...
La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.
Ruby Beach
Après une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.

Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.
Roosevelt Elk
Nous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.
Mardi 31 – Météo conforme
Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie.
Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route.
Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls
Madison Falls
Troisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.
Météo habituelle
Au sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.
Embarquement à Kingston
Mercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?
Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.
Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.

Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.
Diablo Lake
Les principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.

Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.
Jeudi 2 – Du Washington au Montana
La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.
Grand Coulée Dam
A Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.
De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon

Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !
Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.

Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.
McDonald Creek
Quelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.
Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.
The Loop
Mais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.
En bateau sur le St Mary Lake
La croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.
Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc.
Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.
Garden Wall
Samedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste
Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.
Two Medicine lake
En repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.
Many Glacier Lake
Grinnell
Au parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.
Camas Road
Au dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.
Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009
Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns.
Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes.
Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus.
On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone.
Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.

L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.
Coucher de soleil près de Canyon Village
Lundi 6 - les Bas(s)ins manquants
Début septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin.
Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.
Vapeurs sur le Grand Prismatic
Par contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …

Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.
Salle d'attente du Old Faithfull
Le nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.
Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.
Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River.
Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.
Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête
Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !
Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.
Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !
Les Gagnants !
Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.
Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,
les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.
Taureau volant
La compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.
Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.
Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé
Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.
La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.

L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center.
La route, vue du Visitor Center
Qu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.
La plage de Bridger Bay
Il y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.
La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.
Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !
Jeudi 9 – sur les bords de la Green River
Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile.
Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite.
Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park.
Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.
Steamboat Rock
Nous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.
Petroglyphes au poinçon ?
Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.
Castel Park Overlook
Harding Hole Overlook
La piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.

Vendredi 10 – Le petit grand ?
Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.
Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.
Pas grand chose d'autre à voir !
Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain.
Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.
Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.
Little Grand Canyon
Personne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !
Buckhorn Wash Pictograph
Cet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.
Samedi 11 – On the Shafer Trail again
Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009.
Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.
Mesa Arch

A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.
Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.

Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.
Ici, la piste a été réparée
Toujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.

Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.
Ici, ça passe encore bien !

Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.
En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :

Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre
En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.
House on Fire
Même si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.
Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.
Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),
Sipapu Bridge
Kachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.
Owachomo Bridge
Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.
La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom.
Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado.
A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.
Le Colorado à Hite Crossing Bridge
Les coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.
Little Egypt
Moi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.
Little Egypt
En approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey
Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian
Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.
Arrêt au réservoir de bentonite,
Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.
Puis nous entrons dans Cathedral Valley :
Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.
Temple of the Sun
Temple of the Moon
Les Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.

Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.
Traces de volcan
Temples of ???
A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.
Upper overlook
Déjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.
Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.
Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.
Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood
La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.
Méandre de la 12
Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.
La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.
Aujourd'hui, ça passe
Nous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.
Grosvenor Arch.
De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter.
Rares voitures rencontrées
Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.
Un des plus beau point de la cotoonwood
Une pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.
Rocher dans le canyon
Plus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.
Cottonwood au bord de la Cottonwood
Destination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici.
A commencer par le grand John
Mercredi 15 – Intrusion en Arizona
L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.
L'entré du North Rim
Au poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.
Bright Angel Point
Par contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.
South Rim en feux
Deuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.
Point Imperial
Troisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.
Angel Window
Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.
le Colorado à Unkar Delta
Le dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.
En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).
Jeudi 16 – Pipe Springs
Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs.
Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.
La cour intérieure
Les dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.

A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.
Nous visitons aussi des bâtiments annexes
Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.
Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.
Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le Mirage
La raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.
Final de Love
Retour sur le Strip :
Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée

Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.

Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.
Twenty Mule Team Canyon
Pour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.
Artists Palette
De la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.
Badwater Basin
Notre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.
Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.
Coucher de soleil à Furnace Creek Inn
Samedi 18 – le champ de course des pierres
Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.
Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.
Notre Jeep Colorado
Tôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.
La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees.
Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)
Teakettle Junction
Vingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …


Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.
En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local.
Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant.
La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.
Juste après Red Pass
Dans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.
Notre seule rencontre !
Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.
Dans le Titus Canyon
Un arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!
Dimanche 19 – Les collines à western
En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.
Alabama Hills, au pied de la Sierra Nevada
Dans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.
Mobius Arch
Eye of Alabama
Indian Family
Dans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade.
Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers.
Les Alabama Hills, vues d'en haut
Soirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.
Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.
C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.
Mono Lake
La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.
Bodie
Désertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.

Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)
Parfois assez bringuebalant
Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne.
Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus.
Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.
Mardi 21 – Le parc en feu
Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest.
La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.
Le Général du King Canyon
S'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.
La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nord
Bon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.
Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivière
L'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.

Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.
Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembre
Dans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320).
Le Géneral de Sequoia NP
L'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts.
Plusieurs minutes de rencontre inatendue
Après quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia.
Mercredi 22 – repos
Nous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.

Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.
La piscine du Best Western Crystal Palace
Jeudi 23 – Good bye America
La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.
Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Première partie, de San Francisco à Kalispell

Lundi 23 Août – Droit vers la faille
Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.

En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.
Pensionnaires de Bolinas LagoonNous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.
Point Reyes Beach overlookUn petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.
Mardi 24 – Drive Thrue Trees
Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.
6h00 à Tomale BayNous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.

Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.

Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.
Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.
Shrine Drive Thrue TreeNous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.
Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers
Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.
Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.
Le Pacifique vu de la Coastal DriveSur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.
Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.
Jeudi 26 – Les tubes de lave
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.

Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.

L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.




Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.

Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..
Vendredi 27 – Les cratères bleus
Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.

L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac

Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.
Sentinel Rok Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption

Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument.
Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.
Paulina et East lakes vus de Paulina Peack En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.
Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)
Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).
Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.


Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !

Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés.
Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés.
C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille.
Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.
Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.

En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !
Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage.
Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.
Ancien glacier de NisquallyNous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.
Lundi 30 – La forêt des vampires
Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.

Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...

La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.
Ruby BeachAprès une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.


Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.
Roosevelt ElkNous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.
Mardi 31 – Météo conforme
Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie.
Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route.
Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls
Madison FallsTroisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.
Météo habituelleAu sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.
Embarquement à KingstonMercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?
Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.

Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.

Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.
Diablo LakeLes principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.

Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.
Jeudi 2 – Du Washington au Montana
La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.
Grand Coulée DamA Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.
De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon

Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !
Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.

Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.
McDonald CreekQuelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.

Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.
The LoopMais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.
En bateau sur le St Mary LakeLa croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.
Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc.
Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.
Garden WallSamedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste
Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.
Two Medicine lakeEn repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.
Many Glacier Lake
GrinnellAu parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.
Camas RoadAu dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.
Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009
Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns.
Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes.
Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus.
On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone.
Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.
L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.
Coucher de soleil près de Canyon Village
Lundi 6 - les Bas(s)ins manquantsDébut septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin.
Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.
Vapeurs sur le Grand PrismaticPar contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …

Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.
Salle d'attente du Old FaithfullLe nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.

Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.
Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River. Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.
Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête
Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !

Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.
Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !
Les Gagnants !Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.
Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,
les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.
Taureau volantLa compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.

Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé
Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.

La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.

L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center.
La route, vue du Visitor CenterQu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.
La plage de Bridger BayIl y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.
La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.
Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !
Jeudi 9 – sur les bords de la Green River
Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile.
Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite.
Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park.
Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.
Steamboat RockNous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.
Petroglyphes au poinçon ?Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.
Castel Park Overlook
Harding Hole OverlookLa piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.

Vendredi 10 – Le petit grand ?
Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.

Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.
Pas grand chose d'autre à voir !Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain.
Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.
Little Grand CanyonPersonne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !
Buckhorn Wash PictographCet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.
Samedi 11 – On the Shafer Trail again
Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009.
Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.
Mesa Arch
A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.
Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.

Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.
Ici, la piste a été réparéeToujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.

Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.
Ici, ça passe encore bien !
Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.
En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :

Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre
En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.
House on FireMême si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.
Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.

Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),
Sipapu BridgeKachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.
Owachomo Bridge Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.
La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom.
Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado.
A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.
Le Colorado à Hite Crossing BridgeLes coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.
Little EgyptMoi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.
Little EgyptEn approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey
Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian
Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.
Arrêt au réservoir de bentonite,

Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.

Puis nous entrons dans Cathedral Valley :

Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.
Temple of the Sun
Temple of the MoonLes Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.

Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.
Traces de volcan
Temples of ???A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.
Upper overlookDéjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.
Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.
Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.
Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood
La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.
Méandre de la 12Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.
La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.
Aujourd'hui, ça passeNous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.
Grosvenor Arch.De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter.
Rares voitures rencontrées
Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.
Un des plus beau point de la cotoonwoodUne pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.
Rocher dans le canyonPlus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.
Cottonwood au bord de la CottonwoodDestination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici.
A commencer par le grand JohnMercredi 15 – Intrusion en Arizona
L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.
L'entré du North RimAu poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.
Bright Angel PointPar contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.
South Rim en feuxDeuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.
Point ImperialTroisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.
Angel Window
Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.
le Colorado à Unkar DeltaLe dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.
En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).
Jeudi 16 – Pipe Springs
Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs.
Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.
La cour intérieureLes dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.

A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.

Nous visitons aussi des bâtiments annexes
Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.
Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le MirageLa raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.
Final de LoveRetour sur le Strip :
Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée

Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.

Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.
Twenty Mule Team CanyonPour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.
Artists PaletteDe la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.
Badwater BasinNotre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.
Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.
Coucher de soleil à Furnace Creek InnSamedi 18 – le champ de course des pierres
Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.
Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.
Notre Jeep ColoradoTôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.
La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees. Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)
Teakettle JunctionVingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …


Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.
En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local.
Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant.
La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.
Juste après Red PassDans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.
Notre seule rencontre !Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.
Dans le Titus CanyonUn arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!
Dimanche 19 – Les collines à western
En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.
Alabama Hills, au pied de la Sierra NevadaDans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.
Mobius Arch
Eye of Alabama
Indian FamilyDans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade.
Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers.
Les Alabama Hills, vues d'en hautSoirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.
Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.
C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.
Mono Lake
La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.
BodieDésertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.


Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)
Parfois assez bringuebalant Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne.
Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus.
Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.Mardi 21 – Le parc en feu
Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest.
La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.
Le Général du King CanyonS'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.
La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nordBon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.
Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivièreL'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.

Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.
Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembreDans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320).
Le Géneral de Sequoia NPL'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts.
Plusieurs minutes de rencontre inatendueAprès quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia.
Mercredi 22 – reposNous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.

Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.
La piscine du Best Western Crystal Palace Jeudi 23 – Good bye America
La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.
Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Aide sur parcours à travers les Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Voilà, après 2 voyages aux États-Unis en 2006 et 2008, je me lance dans la préparation du 3eme pour l'été prochain (2011) et j'en suis au tout début c'est-à-dire au choix du parcours global. Voilà pourquoi j'ai grandement besoin de l'avis des grands connaisseurs qu'il y a sur ce forum pour me décider 😉
En gros, j'ai une "contrainte" d'arrivée et une de départ : - arrivée à (ou proche de) Indianapolis pour visiter des amis et aussi l'envie de voir Chicago pas très loin.
- départ : finir par quelques jours à San Francisco où vit mon fiston.
Ce que j'ai déjà visité (donc que je peux éviter) : - En 2006 : Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Séquoia Park, Yosemite Park, Lake Tahoe, Sacramento, Napa Valley, San Francisco puis stop à New York avant retour. - En 2008 : Los Angeles, Las Vegas, Grand Canyon, Flagstaff, Lake Powell, Page, Antelope Canyon, Monument Valley, Valley of Gods, Moab, Petrified Forest, Painted Desert, Gallup, Santa Fe, Canyonland, Mesa Verde, Arches, Capitol Reef, Bryce Canyon, Las Vegas puis vol vers San Francisco avant retour.
J'ai en tête 2 idées totalement différentes et donc grand besoin de vos connaissances pour faire un choix puis affiner le parcours avec les choses à ne pas rater : 1. Faire Chicago - San Francisco par la route (les km ne me font pas peur, nous avons fait 5800 km en 2008 sur 4 semaines et c'est un vrai plaisir de parcourir ce pays). Mais quels sont les points d'intérêt me permettant de construire l'itinéraire ? sachant que je souhaite visiter au moins le Mont Rushmore (un rêve de gosse depuis La mort au trousses d'Hitchcock🤪) et Yellowstone Park. 2. Faire Chicago – Miami par la route puis un vol intérieur Miami – San Francisco. La aussi, quel parcours et quels points d'intérêt ? sachant que je souhaiterais visiter au moins Nashville, Memphis et la Nouvelle Orléans avant de rejoindre la Floride, les Keys, …
Voilà, merci de m'avoir lu et merci d'avance pour tous les conseils et suggestions que vous pourriez m'apporter (voire de critiques si parcours sans intérêt) sur ces 2 embryons de périple. Comme je ne suis qu'au tout début, si vous avez même d'autres suggestions de parcours n'hésitez pas, je sais qu'il y a de vrais spécialistes des US sur ce forum.
Voilà, après 2 voyages aux États-Unis en 2006 et 2008, je me lance dans la préparation du 3eme pour l'été prochain (2011) et j'en suis au tout début c'est-à-dire au choix du parcours global. Voilà pourquoi j'ai grandement besoin de l'avis des grands connaisseurs qu'il y a sur ce forum pour me décider 😉
En gros, j'ai une "contrainte" d'arrivée et une de départ : - arrivée à (ou proche de) Indianapolis pour visiter des amis et aussi l'envie de voir Chicago pas très loin.
- départ : finir par quelques jours à San Francisco où vit mon fiston.
Ce que j'ai déjà visité (donc que je peux éviter) : - En 2006 : Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Séquoia Park, Yosemite Park, Lake Tahoe, Sacramento, Napa Valley, San Francisco puis stop à New York avant retour. - En 2008 : Los Angeles, Las Vegas, Grand Canyon, Flagstaff, Lake Powell, Page, Antelope Canyon, Monument Valley, Valley of Gods, Moab, Petrified Forest, Painted Desert, Gallup, Santa Fe, Canyonland, Mesa Verde, Arches, Capitol Reef, Bryce Canyon, Las Vegas puis vol vers San Francisco avant retour.
J'ai en tête 2 idées totalement différentes et donc grand besoin de vos connaissances pour faire un choix puis affiner le parcours avec les choses à ne pas rater : 1. Faire Chicago - San Francisco par la route (les km ne me font pas peur, nous avons fait 5800 km en 2008 sur 4 semaines et c'est un vrai plaisir de parcourir ce pays). Mais quels sont les points d'intérêt me permettant de construire l'itinéraire ? sachant que je souhaite visiter au moins le Mont Rushmore (un rêve de gosse depuis La mort au trousses d'Hitchcock🤪) et Yellowstone Park. 2. Faire Chicago – Miami par la route puis un vol intérieur Miami – San Francisco. La aussi, quel parcours et quels points d'intérêt ? sachant que je souhaiterais visiter au moins Nashville, Memphis et la Nouvelle Orléans avant de rejoindre la Floride, les Keys, …
Voilà, merci de m'avoir lu et merci d'avance pour tous les conseils et suggestions que vous pourriez m'apporter (voire de critiques si parcours sans intérêt) sur ces 2 embryons de périple. Comme je ne suis qu'au tout début, si vous avez même d'autres suggestions de parcours n'hésitez pas, je sais qu'il y a de vrais spécialistes des US sur ce forum.
Boucle Salt Lake - Yellowstone - Dinosaur - Moab en 21 jours en juillet 2011 English translation pending
Bonjour,
Apres avoir passés 3 semaines en juillet 2009 dans une boucle SF-YO-DV-LV-Zion-Bryce-Moab-MV-Page-GC-LA, nous préparons notre prochain voyage pour juillet 2011, dont le centre d’intérêt principal sera Yellowstone (et oui, le virus nous a gagné 🙂) Nous serons 5 (mes 3 enfants 12 et 14 ans, mon épouse et moi même).
Notre voyage en une boucle depuis Salt Lake City se fera en 4 étapes : 1- Grand Teton 2- Yellowstone 3- Dinosaur 4 - Moab
L'objectif principal pour 2011 est de découvrir Yellowstone en prenant notre temps (nous aimons bcp la marche et la rando). nous pensons y passer 9 nuits pour découvrir chacun des secteurs. Puis ensuite une descente via Dinosaur vers Moab que nous avons bcp apprécié, pour redécouvrir Island in the sky (avec cette fois ci False Kiva et Corona Arch), Arches (avec Devil Garden et bien entendu Delicate Arch) et une partie de la I128 (Negro Bill, Fisher towers, etc...). Voici le circuit sur 21 jours :
J1 : PARIS - SLC J2 : SLC - Grand Teton J3 : Grand Teton : zone Jenny Lake J4 : Grand Teton - YE Old Faithfull J5 : YE Old Faithfull : zone Upper & Biscuit J6 : YE Old Faithfull : zone Midway & Lower J7 : YE Lake : zone lake J8 : YE Lake : zone Hayden Valley J9 : YE Canyon village : zone Norris + Gibbon J10 : YE Canyon Village : zone canyon (North + South Rim) J11 : YE Canyon Village - Mammoth via Mt Washburn J12 : YE Mammoth Hot SPring : zone Terraces J13 : YE - Cody via Lamar Valley et Beartooth Pass J14 : Cody - Flaming Gorge via Pilot Butte/South Pass City J15 : Dinosaur NP - zone Echo Park et Yampa road J16 : Dinosaur - Moab via Colorado Nt Monument J17 : Moab : zone Canyonlands J18 : Moab : zone Arches J19 : Moab : zone 128 J20 : Moab - SLC via Buckhorn wash J21 : SLC - Paris
Je détaillerai chacune des 4 étapes dans des posts différents pour ne pas trop surcharger. J'ai reservé quelques hotels dans Yellowstone, mais bien entendu, cela reste modifiable si nécessaire (bien que les disponibilités se font rares).
Que pensez vous déjà de ce projet d'ensemble ?
Merci,
Apres avoir passés 3 semaines en juillet 2009 dans une boucle SF-YO-DV-LV-Zion-Bryce-Moab-MV-Page-GC-LA, nous préparons notre prochain voyage pour juillet 2011, dont le centre d’intérêt principal sera Yellowstone (et oui, le virus nous a gagné 🙂) Nous serons 5 (mes 3 enfants 12 et 14 ans, mon épouse et moi même).
Notre voyage en une boucle depuis Salt Lake City se fera en 4 étapes : 1- Grand Teton 2- Yellowstone 3- Dinosaur 4 - Moab
L'objectif principal pour 2011 est de découvrir Yellowstone en prenant notre temps (nous aimons bcp la marche et la rando). nous pensons y passer 9 nuits pour découvrir chacun des secteurs. Puis ensuite une descente via Dinosaur vers Moab que nous avons bcp apprécié, pour redécouvrir Island in the sky (avec cette fois ci False Kiva et Corona Arch), Arches (avec Devil Garden et bien entendu Delicate Arch) et une partie de la I128 (Negro Bill, Fisher towers, etc...). Voici le circuit sur 21 jours :
J1 : PARIS - SLC J2 : SLC - Grand Teton J3 : Grand Teton : zone Jenny Lake J4 : Grand Teton - YE Old Faithfull J5 : YE Old Faithfull : zone Upper & Biscuit J6 : YE Old Faithfull : zone Midway & Lower J7 : YE Lake : zone lake J8 : YE Lake : zone Hayden Valley J9 : YE Canyon village : zone Norris + Gibbon J10 : YE Canyon Village : zone canyon (North + South Rim) J11 : YE Canyon Village - Mammoth via Mt Washburn J12 : YE Mammoth Hot SPring : zone Terraces J13 : YE - Cody via Lamar Valley et Beartooth Pass J14 : Cody - Flaming Gorge via Pilot Butte/South Pass City J15 : Dinosaur NP - zone Echo Park et Yampa road J16 : Dinosaur - Moab via Colorado Nt Monument J17 : Moab : zone Canyonlands J18 : Moab : zone Arches J19 : Moab : zone 128 J20 : Moab - SLC via Buckhorn wash J21 : SLC - Paris
Je détaillerai chacune des 4 étapes dans des posts différents pour ne pas trop surcharger. J'ai reservé quelques hotels dans Yellowstone, mais bien entendu, cela reste modifiable si nécessaire (bien que les disponibilités se font rares).
Que pensez vous déjà de ce projet d'ensemble ?
Merci,
Trajet Huarraz-Lima? English translation pending
Bonjour à tous!!!
Je suis en train de préparer mon itinéraire au Pérou (Je m'arrache deja les cheveux!🤪) Aprés notre arrivée et acclimatation à Lima (2 ou 3 jours) nous prévoyons de monter vers Huarraz pour un trek dans la cordillera Blanca. Puis descendre ensuite vers Cuzco...
Le trajet "aller" sera donc surement Lima - Huarraz en bus Ma question concerne le retour. Ca m'ennui de refaire Huarraz - Lima.
Je pensais donc passer par le centre et faire Huarraz - Huancayo en bus. Puis Huancayo - Lima en train (apparement trés joli trajet) Seulement je me demande si cela ne va pas etre litterallement USANT et difficile a organiser de faire un trajet si long en bus. En plus apparement le centre du Perou est "dangereux"...🏴☠️ 🏴☠️
Donc mes options sont les suivantes: Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Lima (bus)
Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Huancayo (bus) Huancayo - Lima (Train)
Qu'en pensez vous? Avez vous deja empreinté ce trajet par le centre? Est ce que ca vaut vraiment le détour ou vaut mieux t-il revenir sur nos pas? En sachant que l'on se dirigera vers Cuzco par la suite probablement en avion de Lima.
Mille merci d'avance pour vos conseils!🙂
J espere a tres vite!
Aurelie
Je suis en train de préparer mon itinéraire au Pérou (Je m'arrache deja les cheveux!🤪) Aprés notre arrivée et acclimatation à Lima (2 ou 3 jours) nous prévoyons de monter vers Huarraz pour un trek dans la cordillera Blanca. Puis descendre ensuite vers Cuzco...
Le trajet "aller" sera donc surement Lima - Huarraz en bus Ma question concerne le retour. Ca m'ennui de refaire Huarraz - Lima.
Je pensais donc passer par le centre et faire Huarraz - Huancayo en bus. Puis Huancayo - Lima en train (apparement trés joli trajet) Seulement je me demande si cela ne va pas etre litterallement USANT et difficile a organiser de faire un trajet si long en bus. En plus apparement le centre du Perou est "dangereux"...🏴☠️ 🏴☠️
Donc mes options sont les suivantes: Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Lima (bus)
Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Huancayo (bus) Huancayo - Lima (Train)
Qu'en pensez vous? Avez vous deja empreinté ce trajet par le centre? Est ce que ca vaut vraiment le détour ou vaut mieux t-il revenir sur nos pas? En sachant que l'on se dirigera vers Cuzco par la suite probablement en avion de Lima.
Mille merci d'avance pour vos conseils!🙂
J espere a tres vite!
Aurelie
Circuit dans l'Ouest américain en été 2011 English translation pending
Bonjour, je prépare un voyage pour l'été 2011 dans les parcs de l'ouest et j'aimerais savoir si il est faisable de faire la route scenic 12 entre Bryce et Moab en une journée. Il est indiqué plus de 5h de route, est-ce raisonnable ? J'avais l'intention de m'arrêter à Torrey mais ça me fait un jour de moins à Bryce. j'ai prévu de rester 2 jours à Zion et 2 jours à Bryce puis d'aller directement à Moab. Sinon je fais escale à Boulder ou Torrey ou ailleurs mais je ne reste qu'un jour à Bryce. Qu'en pensez vous? Merci
Partir, une obsession et une peur English translation pending
Bonjour,
J'ai 21ans je travail, je paye la sécu, les retraites etc... comme tt le monde J'ai entamé 2diplome bac+2 que je n'ai jamais pu finir (cela ne me convenait pas) j'ai travailler dans : l'immobilier, le social et maintenant dans la restauration. Et à chaque fois c'est la même chose, j'en peux plus, la routine m'enerve au bout de seulement 2mois et l'envie de tout plaquer, tout vendre, et de dire ciao bambino me prend comme un junkie camé a la cocaine! Je n'arrive pas à faire le pas... Pourtant je ne suis pas famille (trop de pb mais bon) ni trop ami... Je n'arrive à me fixer sur rien : si je fais le mm chose pendant 1mois c'est la déprime!!! Aujourd'hui je suis avec une femme (cela fait 3ans), et franchement c'est la seul chose qui me retienne je crois. doit'on vivre de maniere égoiste? penser à soi et rendre l'autre malheureux et soi meme peut etre? doi'je tout laisser et m'en aller vivre comme mon coeur me le demande. rien qu'en ecrivant ce message j'ai l'adrenaline du voyage (comme un matin de noel) qui s'empare de moi... Que faire? Ps: les forum psycho : très peu pour moi...merci
J'ai 21ans je travail, je paye la sécu, les retraites etc... comme tt le monde J'ai entamé 2diplome bac+2 que je n'ai jamais pu finir (cela ne me convenait pas) j'ai travailler dans : l'immobilier, le social et maintenant dans la restauration. Et à chaque fois c'est la même chose, j'en peux plus, la routine m'enerve au bout de seulement 2mois et l'envie de tout plaquer, tout vendre, et de dire ciao bambino me prend comme un junkie camé a la cocaine! Je n'arrive pas à faire le pas... Pourtant je ne suis pas famille (trop de pb mais bon) ni trop ami... Je n'arrive à me fixer sur rien : si je fais le mm chose pendant 1mois c'est la déprime!!! Aujourd'hui je suis avec une femme (cela fait 3ans), et franchement c'est la seul chose qui me retienne je crois. doit'on vivre de maniere égoiste? penser à soi et rendre l'autre malheureux et soi meme peut etre? doi'je tout laisser et m'en aller vivre comme mon coeur me le demande. rien qu'en ecrivant ce message j'ai l'adrenaline du voyage (comme un matin de noel) qui s'empare de moi... Que faire? Ps: les forum psycho : très peu pour moi...merci
Huit jours à Las Vegas English translation pending
bonjour a tous!!!
j'aurais aimé avoir des conseil pour ceux qui connaissent las vegas!!!
des trucs sympa a faire mis a part le jeu!!!
ou faut-il sortir, ou aller boire des verres?
quels sont les casinos les plus sympa pour jouer sur les tables?
dans quel casino faut-il mieux aller pour jouer au poker?
je part avec mon frere, nous avons 25 ans et 27 ans, nous avons un budget assez conséquent!!! on part du 16 novembre au 25 et nous avons reservé une suite bellagio!!! """avis au francais qui sont la-bas pendant cette periode"""
merci d'avance pour vos renseignement
je part avec mon frere, nous avons 25 ans et 27 ans, nous avons un budget assez conséquent!!! on part du 16 novembre au 25 et nous avons reservé une suite bellagio!!! """avis au francais qui sont la-bas pendant cette periode"""
merci d'avance pour vos renseignement
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°5) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef