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Boucle Marrakech - Ouarzazate - Merzouga fin mars - début avril English translation pending
Bonjour,
Avec un ami, nous partons sur les routes du sud-est marocain à la fin du moi de mars, début du mois d'avril. Nous disposons exactement de 9 jours entiers sur place. L'idée est de louer une voiture dès l'arrivée à l'aéroport de Marrakech, de traverser l'Atlas afin de rejoindre la région de Ouarzazate pour y visiter les vallées et le désert, puis de revenir à Marrakech pour y passer une journée et repartir le lendemain matin.
On trouve sur internet un certain nombre d'informations sur cette région et j'ai donc pu commencer à établir un itinéraire classique (qui est clairement inspiré de celui ci https://lovetrotters.net/2016/11/01/roadtrip-marrakech-ouarzazate-merzouga/ ), j'aimerais avoir votre avis dessus et vos recommendations d'endroits à visiter, d'hébergements.
-- Jour 1 : Départ à 10h de Marrakech Repas à Telouet. Possibilité de faire une balade de 2-3 heures en autonomie ? Nuit à Ait Ben Haddou. Est-ce une bonne option pour profiter de la tranquilité du lieu le soir et le matin ou mieux vaut-il filer directement vers Skoura ? Hébergement : Paradise of silence
Jour 2 et 3 : Skoura Balades à vélo dans la palmeraie Hébergement : La palmeraie
Jour 4 et 5 : Gorges du Dades. Possibilité de randonnées en autonomie ? Sites à voir dans les gorges ? Jusqu'où aller ? Pourquoi Dades plus que Todra ? Hébergement : Maison D'Hôtes Restaurant Chez L'Habitant Amazigh, à Ait Ben Ali
Jour 6 : Route Dades-Merzouga Nuit en bivouac
Jour 7 : Journée à Merzouga. Hôtel avec piscine et vue sur le désert ? Peut-on accéder au désert à pied depuis la ville seul ? Intérêt de passer une journée à Merzouga ?
Jour 8 : Début du retour vers Marrakech Quelle étape ? Agdz ? Tamnougalt ?
Jour 9 : Retour à Marrakech Visite de la ville Hébergement facilement accessible en voiture et avec parking ? J'imagine que ce n'est pas possible (ou du moins compliqué quand on a pas l'habitude) au sein de la Medina. -- En plus des questions mentionnées dans l'itinéraire, je me pose les suivantes : 1) Y a-t-il un intérêt à sélectionner des logements avec piscine à cette période de l'année. En gros, est-ce que la température de l'air et de l'eau est propice à la baignade ? 2) J'ai souvenir de mon précédent voyage de l'insistance des rabatteurs à Marrakech. A quoi dois-je m'attendre sur ce circuit ? 3) Ma motivation initale pour ce voyage était la visite du désert. J'avais sélectionné dans un premier temps M'hamid qui m'avait l'air plus authentique que Merzouga. Comme mon ami et moi n'avons pas forcément les mêmes goûts et que Merzouga semble bien plus facilement accessible (logistiquement et financièrement), nous avons opté pour ce dernier. Je me doute bien du coté "usine à touriste" du coin mais je voudrais savoir si la fréquentation n'est pas trop importante à cette période de l'année (d'autant que nous y serons un week-end). Y a-t-il intérêt à y passer une journée complète comme c'est le cas pour l'instant dans l'itinéraire (jour 7) ?
Si vous pensez que certaines étapes doivent être écourtées, rallongées, ou si j'oublie des lieux incontournables à vos yeux, n'hésitez pas à me le signaler.
PS : Et pour les idées de balades et randonnées, je suis preneur aussi ;)
Avec un ami, nous partons sur les routes du sud-est marocain à la fin du moi de mars, début du mois d'avril. Nous disposons exactement de 9 jours entiers sur place. L'idée est de louer une voiture dès l'arrivée à l'aéroport de Marrakech, de traverser l'Atlas afin de rejoindre la région de Ouarzazate pour y visiter les vallées et le désert, puis de revenir à Marrakech pour y passer une journée et repartir le lendemain matin.
On trouve sur internet un certain nombre d'informations sur cette région et j'ai donc pu commencer à établir un itinéraire classique (qui est clairement inspiré de celui ci https://lovetrotters.net/2016/11/01/roadtrip-marrakech-ouarzazate-merzouga/ ), j'aimerais avoir votre avis dessus et vos recommendations d'endroits à visiter, d'hébergements.
-- Jour 1 : Départ à 10h de Marrakech Repas à Telouet. Possibilité de faire une balade de 2-3 heures en autonomie ? Nuit à Ait Ben Haddou. Est-ce une bonne option pour profiter de la tranquilité du lieu le soir et le matin ou mieux vaut-il filer directement vers Skoura ? Hébergement : Paradise of silence
Jour 2 et 3 : Skoura Balades à vélo dans la palmeraie Hébergement : La palmeraie
Jour 4 et 5 : Gorges du Dades. Possibilité de randonnées en autonomie ? Sites à voir dans les gorges ? Jusqu'où aller ? Pourquoi Dades plus que Todra ? Hébergement : Maison D'Hôtes Restaurant Chez L'Habitant Amazigh, à Ait Ben Ali
Jour 6 : Route Dades-Merzouga Nuit en bivouac
Jour 7 : Journée à Merzouga. Hôtel avec piscine et vue sur le désert ? Peut-on accéder au désert à pied depuis la ville seul ? Intérêt de passer une journée à Merzouga ?
Jour 8 : Début du retour vers Marrakech Quelle étape ? Agdz ? Tamnougalt ?
Jour 9 : Retour à Marrakech Visite de la ville Hébergement facilement accessible en voiture et avec parking ? J'imagine que ce n'est pas possible (ou du moins compliqué quand on a pas l'habitude) au sein de la Medina. -- En plus des questions mentionnées dans l'itinéraire, je me pose les suivantes : 1) Y a-t-il un intérêt à sélectionner des logements avec piscine à cette période de l'année. En gros, est-ce que la température de l'air et de l'eau est propice à la baignade ? 2) J'ai souvenir de mon précédent voyage de l'insistance des rabatteurs à Marrakech. A quoi dois-je m'attendre sur ce circuit ? 3) Ma motivation initale pour ce voyage était la visite du désert. J'avais sélectionné dans un premier temps M'hamid qui m'avait l'air plus authentique que Merzouga. Comme mon ami et moi n'avons pas forcément les mêmes goûts et que Merzouga semble bien plus facilement accessible (logistiquement et financièrement), nous avons opté pour ce dernier. Je me doute bien du coté "usine à touriste" du coin mais je voudrais savoir si la fréquentation n'est pas trop importante à cette période de l'année (d'autant que nous y serons un week-end). Y a-t-il intérêt à y passer une journée complète comme c'est le cas pour l'instant dans l'itinéraire (jour 7) ?
Si vous pensez que certaines étapes doivent être écourtées, rallongées, ou si j'oublie des lieux incontournables à vos yeux, n'hésitez pas à me le signaler.
PS : Et pour les idées de balades et randonnées, je suis preneur aussi ;)
Finaliser son itinéraire en Crète de l'Ouest English translation pending
Bonjour, je souhaiterai avoir vos conseils concernant l'itinéraire que j'ai choisi pour mon séjour d'une dizaine de jours en Crète de l'ouest en septembre prochain avec une voiture de location.
Je ne me rends pas forcément compte du temps à consacrer à chaque visite donc je me demande si les journées ne sont pas trop chargées notamment lorsqu'il y a des temps de trajet assez long.
Il est possible que nous ayons une journée supplémentaire en fonction du jour de retour si un lieu mérite d'y passer plus de temps ou si j'ai oublié une étape, n'hésitez pas à me le faire savoir!!
Jour 1: Heraklion, Knossos, monastère d’Arkadi puis direction Rethymnon Nuit 1 : soirée à Rethymnon
Jour 2: Rethymnon, Lac Kournas, Giorgopoulis puis direction La Canée Nuit 2 : soirée à La Canée
Jour 3: La Canée, presqu'île d'Akrotiri Nuit 3 : La Canée
Jour 4: Platanias / Kissamos Nuit 4 : Kissamos
Jour 5: Lagon de Balos, Phalassarna puis direction Paléochora Nuit 5 : Paléochora
Jour 6: Elafonissi, monastère Chrisoskalitissas puis direction Sougia Nuit 6 : Sougia
Jour 7 : Ferry avec voiture jusqu’à Agia Romelli puis vers Chora Sfakion, Loutro à pied (chemin E4) puis retour en bateau à Chora Sfakion OU gorges d’Imbros Nuit 7 : Chora Sfakion
Jour 8 :Direction Plakias en passant par l'ancien Fort de Fragokastello, monastères de Prévéli et Prévéli beach puis direction Agia Galini Nuit 8 : Agia Galini
Jour 9 : Matala Nuit 9 : Matala
Jour 10 : Héraklion
Merci pour vos conseils ;)
Il est possible que nous ayons une journée supplémentaire en fonction du jour de retour si un lieu mérite d'y passer plus de temps ou si j'ai oublié une étape, n'hésitez pas à me le faire savoir!!
Jour 1: Heraklion, Knossos, monastère d’Arkadi puis direction Rethymnon Nuit 1 : soirée à Rethymnon
Jour 2: Rethymnon, Lac Kournas, Giorgopoulis puis direction La Canée Nuit 2 : soirée à La Canée
Jour 3: La Canée, presqu'île d'Akrotiri Nuit 3 : La Canée
Jour 4: Platanias / Kissamos Nuit 4 : Kissamos
Jour 5: Lagon de Balos, Phalassarna puis direction Paléochora Nuit 5 : Paléochora
Jour 6: Elafonissi, monastère Chrisoskalitissas puis direction Sougia Nuit 6 : Sougia
Jour 7 : Ferry avec voiture jusqu’à Agia Romelli puis vers Chora Sfakion, Loutro à pied (chemin E4) puis retour en bateau à Chora Sfakion OU gorges d’Imbros Nuit 7 : Chora Sfakion
Jour 8 :Direction Plakias en passant par l'ancien Fort de Fragokastello, monastères de Prévéli et Prévéli beach puis direction Agia Galini Nuit 8 : Agia Galini
Jour 9 : Matala Nuit 9 : Matala
Jour 10 : Héraklion
Merci pour vos conseils ;)
Pourquoi les pièces de un dollar américaines sont-elles plus rares que les canadiennes English translation pending
bonjour....
Pourquoi le touriste trouve-t-il que les pièces de un dollar américaines sont plus rares que les canadiennes?
c’est parce que, au Canada, l’oiseau que nous appellerions plutôt plongeon en France… cet oiseau dont le chant glaçant, lugubre même...la première fois, résonne sur la surface tranquille des lacs canadiens les nuits d’été, cet oiseau que l’on connaît sous le nom de huard ou de loon selon que l’on soit francophone ou anglophone a définitivement remplacé en 1987, sur sa pièce, le billet de un dollar de 1973 à l’effigie d’Elisabeth
alors que, aux Etats Unis, des différentes effigies proposées au peuple américain sur le one dollar coin, aucune n’a su supplanter George sur le ‘’ billet vert’’.
The Battle Between Dollar Bills and Dollar Coins
a donc échoué, après plusieurs tentatives, à remplacer le billet par la pièce comme celà s'est fait sans trop de controverses au Canada il y a trente ans.

un observateur étranger peut y voir la victoire d'un lobby sur un autre, Dollar Coin Alliance soutenu par l'industrie minière, Americans for George | soutenu par l'industrie du papier et du cotton (le dollar américain est de coton), les fabricants d'encre etc…
Mais c’est peut-être un peu plus compliqué que çà….
quelques explications ci-dessous..pour les curieux
docs.google.com/...ms_1fc3MqzyhMbNY/pub
Pourquoi le touriste trouve-t-il que les pièces de un dollar américaines sont plus rares que les canadiennes?
c’est parce que, au Canada, l’oiseau que nous appellerions plutôt plongeon en France… cet oiseau dont le chant glaçant, lugubre même...la première fois, résonne sur la surface tranquille des lacs canadiens les nuits d’été, cet oiseau que l’on connaît sous le nom de huard ou de loon selon que l’on soit francophone ou anglophone a définitivement remplacé en 1987, sur sa pièce, le billet de un dollar de 1973 à l’effigie d’Elisabeth
alors que, aux Etats Unis, des différentes effigies proposées au peuple américain sur le one dollar coin, aucune n’a su supplanter George sur le ‘’ billet vert’’.
The Battle Between Dollar Bills and Dollar Coins
a donc échoué, après plusieurs tentatives, à remplacer le billet par la pièce comme celà s'est fait sans trop de controverses au Canada il y a trente ans.

un observateur étranger peut y voir la victoire d'un lobby sur un autre, Dollar Coin Alliance soutenu par l'industrie minière, Americans for George | soutenu par l'industrie du papier et du cotton (le dollar américain est de coton), les fabricants d'encre etc…
Mais c’est peut-être un peu plus compliqué que çà….
quelques explications ci-dessous..pour les curieux
docs.google.com/...ms_1fc3MqzyhMbNY/pub
Finalisation du parcours en Afrique du Sud (avec 2 adolescentes) English translation pending
Bonjour
Nous serons dans la région du cap du 7 au 22/01/2017. Nous passons les 3 premiers jours a captown que nous connaissons déjà puis nous allons vers Addo en passant par la n62 et la garden route. Nous faisons des stops assez longs ( swellendam:1 nuit ;calitzdorp :1 nuit , nous connaissons déjà outshoorn; puis stop a knysna 2 nuits puis a tsisikamma 3 nuits) , on arrive à Addo ou nous passerons les nuits du 17 et du 18.
Nous avons décidé de faire le retour par la route pour garder la voiture de location pour le dernier WE a captown.
Donc en quittant Addo le 19 en début d'apres-midi , il nous faudrait faire un stop au bout de 350 km environ. En regardant sur la carte ce serait vers mossel bay ou george . Cela vous parait il envisageable?
On ferait le lendemain la route vers captown d'une traite avec un stop dejeuner dans un endroit sympa. Avez-vous des suggestions?
Merci beaucoup
Florence
PS: nous sommes une famille avec 2 adolescentes de 11 ans 1/2 et 16ans
New York et l'Ouest au printemps English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord, meilleurs vœux à tous les membres de VF pour cette nouvelle année.
J'ai en projet un nouveau road trip dans l'Ouest pour ce printemps avec toutefois une étape de quelques jours à New York. Je soumets ce programme à vos critiques et à vos conseils toujours précieux !
Jour / Date / Programme / Etape Jour 1 - 15 mai : Vol Genève -> New York Jour 2 – 16 mai : New York Jour 3 – 17 mai : New York Jour 4 – 18 mai : New York Jour 5 – 19 mai : New York Jour 6 – 20 mai : Vol NY -> Phoenix le matin, location de voiture et route vers Tuba City. Visite de Blue Canyon l'AM (avec Evelyn Fredericks) Tuba City Jour 7 – 21 mai : Coal Mine Canyon le matin et route vers Chinle Jour 8 – 22 mai : Canyon de Chelly et route vers Farmington Jour 9 – 23 mai : Bisti Badlands Farmington Jour 10 – 24 mai : King of Wings Farmington Jour 11 – 25 mai : Little Egypt et route vers Torrey Jour 12 – 26 mai : Capitol Reef et route vers Cannonville Jour 13 - 27 mai : CCR (Grosvernor et Yellow Rocks) vers Kanab et Saint George (ou traversée de Bryce et Zion si CCR impraticable) Jour 14 – 28 mai : Yant Flat Saint George Jour 15 – 29 mai : Route vers Beatty (suite aux travaux en cours à Furnace Creek) Jour 16 – 30 mai : Racetrack Playa avec location jeep Farabee Beatty Jour 17 – 31 mai : Trajet Beatty -> Lee Vinning (Mono Lake) Jour 18 – 1 juin : Trajet Lee Vinning -> El Portal par Tioga Pass (si ouvert ?) Jour 19 – 2 juin : Balades dans Yosemite Valley El Portal Jour 20 – 3 juin : Panorama trail El Portal Jour 21 – 4 juin : Route vers San Francisco Jour 22 – 5 juin : San Francisco Jour 23 – 6 juin : San Francisco Jour 24 – 7 juin : Vol San Francisco -> Genève
Un grand merci d'avance à tous.
Tout d'abord, meilleurs vœux à tous les membres de VF pour cette nouvelle année.
J'ai en projet un nouveau road trip dans l'Ouest pour ce printemps avec toutefois une étape de quelques jours à New York. Je soumets ce programme à vos critiques et à vos conseils toujours précieux !
Jour / Date / Programme / Etape Jour 1 - 15 mai : Vol Genève -> New York Jour 2 – 16 mai : New York Jour 3 – 17 mai : New York Jour 4 – 18 mai : New York Jour 5 – 19 mai : New York Jour 6 – 20 mai : Vol NY -> Phoenix le matin, location de voiture et route vers Tuba City. Visite de Blue Canyon l'AM (avec Evelyn Fredericks) Tuba City Jour 7 – 21 mai : Coal Mine Canyon le matin et route vers Chinle Jour 8 – 22 mai : Canyon de Chelly et route vers Farmington Jour 9 – 23 mai : Bisti Badlands Farmington Jour 10 – 24 mai : King of Wings Farmington Jour 11 – 25 mai : Little Egypt et route vers Torrey Jour 12 – 26 mai : Capitol Reef et route vers Cannonville Jour 13 - 27 mai : CCR (Grosvernor et Yellow Rocks) vers Kanab et Saint George (ou traversée de Bryce et Zion si CCR impraticable) Jour 14 – 28 mai : Yant Flat Saint George Jour 15 – 29 mai : Route vers Beatty (suite aux travaux en cours à Furnace Creek) Jour 16 – 30 mai : Racetrack Playa avec location jeep Farabee Beatty Jour 17 – 31 mai : Trajet Beatty -> Lee Vinning (Mono Lake) Jour 18 – 1 juin : Trajet Lee Vinning -> El Portal par Tioga Pass (si ouvert ?) Jour 19 – 2 juin : Balades dans Yosemite Valley El Portal Jour 20 – 3 juin : Panorama trail El Portal Jour 21 – 4 juin : Route vers San Francisco Jour 22 – 5 juin : San Francisco Jour 23 – 6 juin : San Francisco Jour 24 – 7 juin : Vol San Francisco -> Genève
Un grand merci d'avance à tous.
Visite de la Crète English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 6 voyageurs qui visiterons la crête du 08 au 14 juillet 2017. Nous souhaitons prendre une semaine afin de prendre notre temps pour bien visiter cette île. Nous allons réserver une résidence par RBNB et aurons une camionnette pour nos déplacements... Ma question: est-il mieux de louer deux résidences aux extrémités de l'île et se sauver de faire de la route? Ou encore de s'installer au centre de l'île? Avez-vous des propositions d'endroits ou il serait bien de loger? (Villages ou régions tranquilles à proximité des endroits à visiter)
Merci beaucoup!
François
Oman en randonnée-liberté: vos conseils et suggestions English translation pending
Nous sommes 2 amis qui planifions un voyage au sultanat d'Oman en février prochain. Nous ferons le tour appelé " Désert, oasis et wadis d'Oman", offert par Terres d'Aventure, via le bureau de Montréal de l'agence Uniktour.
Nous souhaitons profiter de l'expérience de personnes qui ont fait cette randonnée, ou une autre semblable, au cours des derniers mois/années: difficultés à prévoir, pièges à éviter, suggestions pour nous faciliter les choses et/ou enrichir notre expérience, etc....
Si quelqu'un peut nous aider, ça serait apprécié.
Merci.🙂
Itinéraire au départ de Marrakech English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons du 22 avril au 6 mai au Maroc. Arrivée et départ de Marrakech. Nous sommes 2 parents et 3 enfants : 8-13-15 ans.
Nous prévoyons rester quelques jours sur Marrakech puis de louer une voiture et partir vers Merzouga. Pour le moment, à force de suivre les différents posts, feuilleter les différents guides, nous sommes arrivés à ce planning là :
Mardi : arrivée Marrakech Mercredi – Jeudi : Marrakech Vendredi : départ vers Ouarzazate - Col Tizi-n-Tichka - Aït Benhaddou - Nuit à Ouarzazate Samedi : Taourirt - Skoura - Suivre vallée du Dadès - A ElKelaa M’Gouna, remonter vallée des Roses - Nuit à Boumalne Dadès Dimanche : Remonter Gorge du Dadès ou Gorges du Todra ? - Arrivée pour fin d’après Merzouga ? - Nuit dans les dunes Lundi : Retour à Ouarzazate par Agdz : 300km trop long ? Mardi : Skoura - R307 - Nuit à Imi-n-Ifri Mercredi : Cascade d’Ouzoud - Marrakech
Nous ferons une petite pause ensuite sur Marrakech et prévoyons ensuite de repartir 2 jours vers Essaouira.
Que pensez-vous de cet itinéraire ? Notamment la journée du dimanche. Je ne me rends pas compte du temps de route jusqu'à Merzouga. Entre les gorges du Dadès et du Todra, que choisir ? Et le lundi, y'a-t-il des arrêts sympas sur la route sud pour le retour vers Ouazazate ?
Je vous remercie par avance de vos conseils.
Nous partons du 22 avril au 6 mai au Maroc. Arrivée et départ de Marrakech. Nous sommes 2 parents et 3 enfants : 8-13-15 ans.
Nous prévoyons rester quelques jours sur Marrakech puis de louer une voiture et partir vers Merzouga. Pour le moment, à force de suivre les différents posts, feuilleter les différents guides, nous sommes arrivés à ce planning là :
Mardi : arrivée Marrakech Mercredi – Jeudi : Marrakech Vendredi : départ vers Ouarzazate - Col Tizi-n-Tichka - Aït Benhaddou - Nuit à Ouarzazate Samedi : Taourirt - Skoura - Suivre vallée du Dadès - A ElKelaa M’Gouna, remonter vallée des Roses - Nuit à Boumalne Dadès Dimanche : Remonter Gorge du Dadès ou Gorges du Todra ? - Arrivée pour fin d’après Merzouga ? - Nuit dans les dunes Lundi : Retour à Ouarzazate par Agdz : 300km trop long ? Mardi : Skoura - R307 - Nuit à Imi-n-Ifri Mercredi : Cascade d’Ouzoud - Marrakech
Nous ferons une petite pause ensuite sur Marrakech et prévoyons ensuite de repartir 2 jours vers Essaouira.
Que pensez-vous de cet itinéraire ? Notamment la journée du dimanche. Je ne me rends pas compte du temps de route jusqu'à Merzouga. Entre les gorges du Dadès et du Todra, que choisir ? Et le lundi, y'a-t-il des arrêts sympas sur la route sud pour le retour vers Ouazazate ?
Je vous remercie par avance de vos conseils.
Douze jours au Maroc avec nos deux filles English translation pending
Bonjour,
Nous partons au Maroc avec nos 2 filles de 8 et 10 ans pendant les vacances de Paques.(12 jours) Nous aimerions passer 2 nuit à Marrakech puis faire la vallée des roses, Boulmanes dades, tinerhir (faire le todra et le dadés) et si possible decendre sur erfoud faire une nuit dans le désert. Est ce possible sans que cela soit trop fatigant.(Sachant qu'il faut penser au retour et que les enfants n'aiment pas passer trop de temps en voiture). Nous voulons profiter du paysage et des gens. Quelles étapes et adresses me conseillez vous (nous ne recherchons pas le luxe mais la propreté et l'accueil). Merci
Nous partons au Maroc avec nos 2 filles de 8 et 10 ans pendant les vacances de Paques.(12 jours) Nous aimerions passer 2 nuit à Marrakech puis faire la vallée des roses, Boulmanes dades, tinerhir (faire le todra et le dadés) et si possible decendre sur erfoud faire une nuit dans le désert. Est ce possible sans que cela soit trop fatigant.(Sachant qu'il faut penser au retour et que les enfants n'aiment pas passer trop de temps en voiture). Nous voulons profiter du paysage et des gens. Quelles étapes et adresses me conseillez vous (nous ne recherchons pas le luxe mais la propreté et l'accueil). Merci
Quinze jours au Maroc English translation pending
bonjour,
Voilà nous souhaitons mon ami et moi partir pour la 1ere fois au maroc 15 jours en octobre, mais ne connaissant rien de la bas nous aimerions avoir votre aide
que visiter en premier ? nous aimerions faire le desert pas de soucis pour louer une voiture les derniers jours j'ai vu un hotel à Agadir pour se reposer (le sofitel)
Merci de votre aide Emilie
Voilà nous souhaitons mon ami et moi partir pour la 1ere fois au maroc 15 jours en octobre, mais ne connaissant rien de la bas nous aimerions avoir votre aide
que visiter en premier ? nous aimerions faire le desert pas de soucis pour louer une voiture les derniers jours j'ai vu un hotel à Agadir pour se reposer (le sofitel)
Merci de votre aide Emilie
Voyage en Malaisie au mois de juillet prochain English translation pending
Bonjour,
Me voici repartie pour fouiner, fouiller le web et le forum pour préparer le prochain voyage : 5 semaines en Malaisie en juillet ! L'année dernière, vos trucs et conseils m'avaient bien aidée pour le Vietnam, j'étais partie avec quelques adresses et contacts en poche et le voyage fut une réussite.
Première étape, Kuala Lumpur pour 3 ou 4 nuits.
Quelqu'un connait-il l'Attapsana Guesthouse ? Je l'ai trouvé sur un site néerlandais mais pas beaucoup d'indications. Guesthouse sympa à Malacca, Kangar, Kota Bharu ? Vos coup de coeur, vos coup de gueule ?
Sinon, j'ai vu à plusieurs reprise citer la Mama's Chalet à Besar . A priori, c'est le genre d'hébergement que nous cherchons dans les îles, avez-vous d'autres lieu de ce type à conseiller à Tioman, Redang ou Kapas ?
Merci d'avance aux "initiés" de la Malaisie pour leurs réponses 😏
Me voici repartie pour fouiner, fouiller le web et le forum pour préparer le prochain voyage : 5 semaines en Malaisie en juillet ! L'année dernière, vos trucs et conseils m'avaient bien aidée pour le Vietnam, j'étais partie avec quelques adresses et contacts en poche et le voyage fut une réussite.
Première étape, Kuala Lumpur pour 3 ou 4 nuits.
Quelqu'un connait-il l'Attapsana Guesthouse ? Je l'ai trouvé sur un site néerlandais mais pas beaucoup d'indications. Guesthouse sympa à Malacca, Kangar, Kota Bharu ? Vos coup de coeur, vos coup de gueule ?
Sinon, j'ai vu à plusieurs reprise citer la Mama's Chalet à Besar . A priori, c'est le genre d'hébergement que nous cherchons dans les îles, avez-vous d'autres lieu de ce type à conseiller à Tioman, Redang ou Kapas ?
Merci d'avance aux "initiés" de la Malaisie pour leurs réponses 😏
Itinéraire de dix jours au Maroc English translation pending
Bonjour,
Etant notre premier voyage au maroc, nous aimerions avoir votre avis sur le circuit proposé par terre et voayge ?
Merci de votre aide a+ CIRCUIT 4X4 SUD MAROCAIN
Jour 0 1 : Arrivée Accueil à l’aéroport par un membre de terres et voyages, transfert à votre hôtel. Dîner et nuit à l’hôtel. Jour 02 : Marrakech – Ouarzazate Départ le matin de Marrakech en direction de Ouarzazate, en passant par le célèbre col de Tichka (2 260m), le plus haut col routier du Maroc, et le village de Taddaret . Nous descendons vers la vallée de Telouet pour une visite de la Kasbah de Glaoui, continuation par la fameuse piste d’Anmeter vers le village d’Ait Benhaddou, magnifique vallée de l’Ounila ( beaux villages, gorges, troglodytes )ou une rencontre de la Kasbah vous sera recommandé . Arrivée en fin d’après midi à Ouarzazate. Installation à votre hôtel. Dîner et nuit à l’hôtel. Possibilité de visite de la ville et ses souks. Jour 03 : Ouarzazate - Vallée des roses – Vallée de Dadés Après le petit déjeuner ; départ en direction de Boumalne, en passant par Taourirte et sa fameuse Kasbah, vestige du pacha El Glaoui, et du village de Skoura .Arrivée à Klaâ M’gouna, une succession de petits villages et de kasbah qui surplombent la palmeraie sur les bords de l’oued Dadés. Arrivée à Boumalne, le point de départ de la visite des gorges de Toudra, bon spectacle vertigineux de falaises à pic. Retour en fin de journée a Boumalne . Dîner et nuit à l’hôtel. Jour04 : Dadés- Saghro- Ouled Driss Départ tôt le matin, après le petit déjeuner, vers Ouled Driss en franchisant le col de Tazazert ( piste de 80 km), pour traverser le massif du Saghro, beaux paysages, pitons rocheux vallée Ousdidene, et passant par Nkob et en suite la vallée du Draa, avec sa belle palmeraie de 200 Kms de long et ses beaux villages fortifiés .déjeuner en cours de route .Puis continuation vers les dunes de M’hamid, nuit à Ouled Driss possibilité de visite de musée ouled driss. Dîner et Nuit et à l’hôtel Jour 05 : Ouled Driss – Lac D’Iriki Piste de grand desert, nous traversons la vallée du Draa du nord au sud, pour découvrir le fameux village militaire de M’hamid, les dunes se suivent, nous traversons l’oasis d’oum Laalag (oasis sacrée). Arrivée au lac d’Iriki, un immense plateau vide asséché .Installation de notre bivouac. Dîner et nuit en bivouac. Jour 06 : Iriki – Foum Zguit – Ouarzazate Après le petit dejeuner, nous quittons le lac d’Iriki, en longeant les plateaux désertiques d’Oued Naam et Oued Laatach. Nous traversons la dune Erg Ezhar avant d’arrivée à Taznaght (possibilité de visite de la ville). arrivée en fin d’après midi à Ouarzazate Dîner et nuit à l’hôtel. et t à destination de Marrakech via le col libre. Nuit. Jour 07 : Ouarzazate – Marrakech A destination de Marrakech par le col de Tichka .Arrivée en début d’après midi .Installation à votre hôtel. Temps libre pour la visite de la ville et ses souks. Dîner et nuit à l’hôtel. Jour 08 & 9: Marrakech 2 journées libres sur Marrakech. Hébergement en hotel en BB. Possiblité de vous organiser une visite guidée, une réservation de restaurant… Jour 10 Transfert Départ Temps libre selon l’horaire de vol
Le prix de ce circuit est de : Sur la base de 4 personnes, 650€par personne Sur la base de 6 personnes, 695€ par personne (avec 2 véhicules)
Le prix comprend: - 8 nuits en hôtel 3 *1 nuit sous tenteTransfert aéroport/hôtel aller/RetourTransport en 4*4 avec chauffeur du jour 2 au jour 7Pension complète du dîner du jour 1 au petit déjeuner du jour 8. - Journées libres sur Marrakech X2 en chambre et petit déjeuner uniquement1 guide qualifié et expérimenté berbère et francophone durant tout le circuitlogistique et équipement bivouac (duvet non fourni)Assistance Terres et Voyages durant tout le circuit
Ne comprend pasavion, assurances, boissons, pourboires, dépenses personnelles et autres services non mentionnés ci-dessus
Notes : Possibilité de rester en riad sur Marrakech avec un supplément de 15€par personne par nuit. Possiblité d’etablir un devis avec des prestations hôtelières de qualité supérieure Veuillez noter que tous nos guides sont qualifiés du centre Tabant, centre de formation aux métiers de guide de montagne et désert, et expérimenté.
Il est possible si vous le souhaitez de passer par TATA, TARAOUDANT et remonter par la cote. Cela dépend de vous et de vos centres d’intérêt.
Etant notre premier voyage au maroc, nous aimerions avoir votre avis sur le circuit proposé par terre et voayge ?
Merci de votre aide a+ CIRCUIT 4X4 SUD MAROCAIN
Jour 0 1 : Arrivée Accueil à l’aéroport par un membre de terres et voyages, transfert à votre hôtel. Dîner et nuit à l’hôtel. Jour 02 : Marrakech – Ouarzazate Départ le matin de Marrakech en direction de Ouarzazate, en passant par le célèbre col de Tichka (2 260m), le plus haut col routier du Maroc, et le village de Taddaret . Nous descendons vers la vallée de Telouet pour une visite de la Kasbah de Glaoui, continuation par la fameuse piste d’Anmeter vers le village d’Ait Benhaddou, magnifique vallée de l’Ounila ( beaux villages, gorges, troglodytes )ou une rencontre de la Kasbah vous sera recommandé . Arrivée en fin d’après midi à Ouarzazate. Installation à votre hôtel. Dîner et nuit à l’hôtel. Possibilité de visite de la ville et ses souks. Jour 03 : Ouarzazate - Vallée des roses – Vallée de Dadés Après le petit déjeuner ; départ en direction de Boumalne, en passant par Taourirte et sa fameuse Kasbah, vestige du pacha El Glaoui, et du village de Skoura .Arrivée à Klaâ M’gouna, une succession de petits villages et de kasbah qui surplombent la palmeraie sur les bords de l’oued Dadés. Arrivée à Boumalne, le point de départ de la visite des gorges de Toudra, bon spectacle vertigineux de falaises à pic. Retour en fin de journée a Boumalne . Dîner et nuit à l’hôtel. Jour04 : Dadés- Saghro- Ouled Driss Départ tôt le matin, après le petit déjeuner, vers Ouled Driss en franchisant le col de Tazazert ( piste de 80 km), pour traverser le massif du Saghro, beaux paysages, pitons rocheux vallée Ousdidene, et passant par Nkob et en suite la vallée du Draa, avec sa belle palmeraie de 200 Kms de long et ses beaux villages fortifiés .déjeuner en cours de route .Puis continuation vers les dunes de M’hamid, nuit à Ouled Driss possibilité de visite de musée ouled driss. Dîner et Nuit et à l’hôtel Jour 05 : Ouled Driss – Lac D’Iriki Piste de grand desert, nous traversons la vallée du Draa du nord au sud, pour découvrir le fameux village militaire de M’hamid, les dunes se suivent, nous traversons l’oasis d’oum Laalag (oasis sacrée). Arrivée au lac d’Iriki, un immense plateau vide asséché .Installation de notre bivouac. Dîner et nuit en bivouac. Jour 06 : Iriki – Foum Zguit – Ouarzazate Après le petit dejeuner, nous quittons le lac d’Iriki, en longeant les plateaux désertiques d’Oued Naam et Oued Laatach. Nous traversons la dune Erg Ezhar avant d’arrivée à Taznaght (possibilité de visite de la ville). arrivée en fin d’après midi à Ouarzazate Dîner et nuit à l’hôtel. et t à destination de Marrakech via le col libre. Nuit. Jour 07 : Ouarzazate – Marrakech A destination de Marrakech par le col de Tichka .Arrivée en début d’après midi .Installation à votre hôtel. Temps libre pour la visite de la ville et ses souks. Dîner et nuit à l’hôtel. Jour 08 & 9: Marrakech 2 journées libres sur Marrakech. Hébergement en hotel en BB. Possiblité de vous organiser une visite guidée, une réservation de restaurant… Jour 10 Transfert Départ Temps libre selon l’horaire de vol
Le prix de ce circuit est de : Sur la base de 4 personnes, 650€par personne Sur la base de 6 personnes, 695€ par personne (avec 2 véhicules)
Le prix comprend: - 8 nuits en hôtel 3 *1 nuit sous tenteTransfert aéroport/hôtel aller/RetourTransport en 4*4 avec chauffeur du jour 2 au jour 7Pension complète du dîner du jour 1 au petit déjeuner du jour 8. - Journées libres sur Marrakech X2 en chambre et petit déjeuner uniquement1 guide qualifié et expérimenté berbère et francophone durant tout le circuitlogistique et équipement bivouac (duvet non fourni)Assistance Terres et Voyages durant tout le circuit
Ne comprend pasavion, assurances, boissons, pourboires, dépenses personnelles et autres services non mentionnés ci-dessus
Notes : Possibilité de rester en riad sur Marrakech avec un supplément de 15€par personne par nuit. Possiblité d’etablir un devis avec des prestations hôtelières de qualité supérieure Veuillez noter que tous nos guides sont qualifiés du centre Tabant, centre de formation aux métiers de guide de montagne et désert, et expérimenté.
Il est possible si vous le souhaitez de passer par TATA, TARAOUDANT et remonter par la cote. Cela dépend de vous et de vos centres d’intérêt.
Cherche chansons remixées en "dance" de Oum Kalthoum (chanteuse égyptienne) English translation pending
cherche les tubes de Oum kalthoum remixès (dance music)
merci
merci
Randonnée dans l'Atlas (Maroc) English translation pending
bonjour
depuis plusieurs années, nous visitons le Maroc et y effectuons chaque fois une randonnée. cette année pour le mois d'aôut, nous souhaiterions faire une boucle en partant des Ait bougmez, rejoindre la vallée des roses et revenir aux Ait Bougmez par un sentier différent bien entendu. ce circuit peut il être fait en une semaine? Nous sommes de bons marcheurs, je précise. quelqu'un a t-il des infos plus précise sur cette région? merci
depuis plusieurs années, nous visitons le Maroc et y effectuons chaque fois une randonnée. cette année pour le mois d'aôut, nous souhaiterions faire une boucle en partant des Ait bougmez, rejoindre la vallée des roses et revenir aux Ait Bougmez par un sentier différent bien entendu. ce circuit peut il être fait en une semaine? Nous sommes de bons marcheurs, je précise. quelqu'un a t-il des infos plus précise sur cette région? merci
Itinéraire pour l'ouest du Canada et Glacier Park aux États-Unis English translation pending
Bonjour à Tous,
ça y est, la décision est prise, nous partirons donc dans "le Grand Nord" (Canada et parc des glaciers USA, une petite pointe à l'extrême sud de l'Alaska). Je soumets à votre jugement l'itinéraire envisagé et j'attends les conseils judicieux (ou non d'ailleurs!) de chacun. (Vilcanota, la voie est libre😉).
Deux petites questions me viennent tout de même à l'esprit pour commencer les hostilités:à quoi doit-on s'attendre comme température la nuit (sous la tente), comme à Yellowstone, ou pire????? Glacier Park, faut-il choisir un camping central ou plutôt 2?
Merci à tous ceux qui prendront le temps d'étudier un peu tout cela.
Projet itinéraire Grand Nord
1er jour : 5 juillet Arrivée Calgary 2ème jour :6 juillet stampede 3ème jour : 7juillet visite Calgary 4ème jour : 8 juillet Route vers Drumheller (138 km) Visite du musée de paléontologie – route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) 5ème jour : 9 juillet Dinosaur Park 6ème jour : 10 juillet route Dinosaur – Glacier Park 7ème jour : 11 juillet Glacier Park 8ème jour : 12 juillet Glacier Park 9ème jour : 13 juillet Glacier Park 10ème jour : 14 juillet Waterton Lakes National Park 11ème jour : 15 juillet Waterton Lakes National Park 12ème jour : 16 juillet Waterton – Canmore (378 km – 3h47 min) 13ème jour : 17 juillet Canmore 14ème jour : 18juillet Lake Louise 15ème jour : 19juillet Lake Louise 16ème jour : 20 juillet Parc National de Yoho 17ème jour : 21 juillet Parc National de Yoho 18ème jour : 22 juillet Jasper 19ème jour : 23 juillet Jasper 20ème jour : 24 juillet Jasper 21ème jour : 25 juillet Jasper 22ème jour : 26 juillet Jasper – Prince George (378 km – 4 heures) 23ème jour : 27 juillet Prince George – Smithers (ou Hazelton) (370 km–4 heures) 24ème jour : 28 juillet Smithers – Stewart (370 km – 4 heures) 25ème jour : 29 juillet Alaska 26ème jour : 30 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) 27 ème jour :31 juillet Route Ferry (15 – 16 heures) 28 ème jour : 1 août Telegraph Cove (orques)– route vers Port Alberni (375 km – 4 heures) 29 ème jour : 2 août Forêt de Cathedral Grove – route vers Tofino (122 km – 1h30) 30 ème jour : 3 août Tofino (baleines – ours noirs – Pacific Rim) 31 ème jour : 4 août Tofino (baleines – ours noirs – Pacific Rim) 32 ème jour : 5 août route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver 33 ème jour : 6 août Vancouver 34 ème jour : 7 août Vancouver 35 ème jour : 8 août Départ avion
Deux petites questions me viennent tout de même à l'esprit pour commencer les hostilités:à quoi doit-on s'attendre comme température la nuit (sous la tente), comme à Yellowstone, ou pire????? Glacier Park, faut-il choisir un camping central ou plutôt 2?
Merci à tous ceux qui prendront le temps d'étudier un peu tout cela.
Projet itinéraire Grand Nord
1er jour : 5 juillet Arrivée Calgary 2ème jour :6 juillet stampede 3ème jour : 7juillet visite Calgary 4ème jour : 8 juillet Route vers Drumheller (138 km) Visite du musée de paléontologie – route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) 5ème jour : 9 juillet Dinosaur Park 6ème jour : 10 juillet route Dinosaur – Glacier Park 7ème jour : 11 juillet Glacier Park 8ème jour : 12 juillet Glacier Park 9ème jour : 13 juillet Glacier Park 10ème jour : 14 juillet Waterton Lakes National Park 11ème jour : 15 juillet Waterton Lakes National Park 12ème jour : 16 juillet Waterton – Canmore (378 km – 3h47 min) 13ème jour : 17 juillet Canmore 14ème jour : 18juillet Lake Louise 15ème jour : 19juillet Lake Louise 16ème jour : 20 juillet Parc National de Yoho 17ème jour : 21 juillet Parc National de Yoho 18ème jour : 22 juillet Jasper 19ème jour : 23 juillet Jasper 20ème jour : 24 juillet Jasper 21ème jour : 25 juillet Jasper 22ème jour : 26 juillet Jasper – Prince George (378 km – 4 heures) 23ème jour : 27 juillet Prince George – Smithers (ou Hazelton) (370 km–4 heures) 24ème jour : 28 juillet Smithers – Stewart (370 km – 4 heures) 25ème jour : 29 juillet Alaska 26ème jour : 30 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) 27 ème jour :31 juillet Route Ferry (15 – 16 heures) 28 ème jour : 1 août Telegraph Cove (orques)– route vers Port Alberni (375 km – 4 heures) 29 ème jour : 2 août Forêt de Cathedral Grove – route vers Tofino (122 km – 1h30) 30 ème jour : 3 août Tofino (baleines – ours noirs – Pacific Rim) 31 ème jour : 4 août Tofino (baleines – ours noirs – Pacific Rim) 32 ème jour : 5 août route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver 33 ème jour : 6 août Vancouver 34 ème jour : 7 août Vancouver 35 ème jour : 8 août Départ avion
Etre une touriste femme au Vietnam, attention English translation pending
Cela fait maintenant 3 semaines que je visite ce pays, et je voudrai vous faire part de quelques points negatifs,
Certes ce pays est magnifique mais...
C est galere pour l argent, il faut toujours faire extremement attention, recompter la monnaie bien sur, payer le prix affiche, en particulier dans les bus, ou on vous demande jusqu a 3 fois le prix, on vous hurle dessus (Mais attention mieu vaut rester serein), Hier j ai renconte une famille, pour le meme deplacement j ai paye 5000 dongs, eux 20000 par presonne!!!
Apres il y a les hommes, en particulier sur la frontiere chinoise, les regards qui vous deshabille, une animosite franche envers mon compagnon, on nous bloquait le passage dans la rue...(langson et ile de Van Do) Rien de mechant jusqu a que je soit obligee de sauter depuis une mobilette, le chauffeur accelerant arrive a destination en me tripotant les cuisses les seins, il a dechire mon pantalon!! J ai saute, je suis bien egratinee de partout, j ai eu bien peur, mais j aurais pu me faire bien plus mal, alors les filles, faites attention!! Surtout que c est homme avait l air tres bien...
En bref, c est un tres beau pays, mais je suis decue, pour pleins d autres raisons encore que j ennomceraient si on me le demande, mais ca m ettonerait car la plus part des gens du forum sont ravis!!
C est galere pour l argent, il faut toujours faire extremement attention, recompter la monnaie bien sur, payer le prix affiche, en particulier dans les bus, ou on vous demande jusqu a 3 fois le prix, on vous hurle dessus (Mais attention mieu vaut rester serein), Hier j ai renconte une famille, pour le meme deplacement j ai paye 5000 dongs, eux 20000 par presonne!!!
Apres il y a les hommes, en particulier sur la frontiere chinoise, les regards qui vous deshabille, une animosite franche envers mon compagnon, on nous bloquait le passage dans la rue...(langson et ile de Van Do) Rien de mechant jusqu a que je soit obligee de sauter depuis une mobilette, le chauffeur accelerant arrive a destination en me tripotant les cuisses les seins, il a dechire mon pantalon!! J ai saute, je suis bien egratinee de partout, j ai eu bien peur, mais j aurais pu me faire bien plus mal, alors les filles, faites attention!! Surtout que c est homme avait l air tres bien...
En bref, c est un tres beau pays, mais je suis decue, pour pleins d autres raisons encore que j ennomceraient si on me le demande, mais ca m ettonerait car la plus part des gens du forum sont ravis!!
Que visiter en Bavière (Allemagne) et Vienne (Autriche) English translation pending
Bonjour à tous,
je découvre votre forum qui est vraiment sympa!
J'ai une plusieurs petites questions à vous poser : nous partons à 4/5 en voiture à Budapest et nous pensons faire deux arrêts d'une durée de 2 à 4 jours en Bavière et à Vienne.
1)Que faire en Bavière? En fait on est assez tenté pour faire un musée, voir les "immanquables" et une ortie dans un bar ou une boîte ou toute autre soirée... Sachant qu'on est tous étudiants et pas pleins aux as...
2)Idem à Vienne...
3)Pour le trajet que nous effectuerons en voiture, il me semble que c'est mieux d'éviter les autoroutes qqun peut-il confirmer?... Et les camping? J'en ai trouvé à 4€ la nuit, est-ce cher? La carte d'identité suffit-elle ou faut-il un passeport?
(ça fait beaucoup je sais, mas c'est mon premier voyage de ce type et je ne sais pas trop par quel bout attraper les choses...)
En vous remerciant pour votre attention et vos réponses. Schimilimili.
J'ai une plusieurs petites questions à vous poser : nous partons à 4/5 en voiture à Budapest et nous pensons faire deux arrêts d'une durée de 2 à 4 jours en Bavière et à Vienne.
1)Que faire en Bavière? En fait on est assez tenté pour faire un musée, voir les "immanquables" et une ortie dans un bar ou une boîte ou toute autre soirée... Sachant qu'on est tous étudiants et pas pleins aux as...
2)Idem à Vienne...
3)Pour le trajet que nous effectuerons en voiture, il me semble que c'est mieux d'éviter les autoroutes qqun peut-il confirmer?... Et les camping? J'en ai trouvé à 4€ la nuit, est-ce cher? La carte d'identité suffit-elle ou faut-il un passeport?
(ça fait beaucoup je sais, mas c'est mon premier voyage de ce type et je ne sais pas trop par quel bout attraper les choses...)
En vous remerciant pour votre attention et vos réponses. Schimilimili.
Itinéraire Ouest américain 29 jours en famille en juillet-août English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant lu de nombreux carnets de voyage en sous-marin depuis des semaines et vu qu'on va partir aux USA en été 2020, je me lance pour vous soumettre, avec quelque anxiété, notre projet d'itinéraire pour la période du 7 juillet au 4 août. Nous sommes une famille de deux adultes et deux grands enfants qui auront 11 et 14 ans au moment du voyage. Une contrainte est que nous devons démarrer de Los Angeles pour des raisons professionnelles (conférence les 9 et 10 juillet à LA). Je sais que le programme est très chargé, trop chargé ? (j'attends vos commentaires d'habitués).
J1 (7/07): Bruxelles - Los Angeles
J2-J5 Los Angeles
J6 Los Angeles - Barstow Départ l'après-midi pour Barstow pour se rapprocher du Grand Canyon
J7 Barstow - Grand Canyon avec passage par Oatman et Seligman
J8 Grand Canyon - Monument Valley avec un bout de South Kaibab trail tôt le matin et quelques points de vue au Grand Canyon et soit on a le temps de faire Valley drive à MV sinon reporté à jour 9
J9 Monument Valley - Page. Valley drive si pas eu le temps la veille, sinon passage par Mexican et Hat et Bluff pour voir Historical Fort et route vers Page.
J10 Page. Visites à définir entre Antelope canyon ou autre slot canyon de la région, Wahweap marina overlook, Toadstool hoodoos, third Fire Wave
J11 Page - Kanab. Edmaier's Secret ou Coyote Butte South+White Pocket avec guide et Old paria pour sunset
J12 Kanab - Bryce. Points de vue et Queen+Navajo Loop
J13 Bryce - Hanksville. Scenic 12 avec suivant météo Escalante Petrified Forest ou Burr trail road (partie goudronnée) ou Hole in the Rock Road (Devil's Garden) et scenic road de Capitol Reef.
J14 Hanksville - Moab. Goblin Valley et éventuellement Little Wild Horse Canyon. Arches avec Delicate Arch
J15 Moab. Canyonlands , Dead Horse State Park et Corona Arch si le temps
J16 Moab - Grand Junction. Arches et route 128
J17 Grand Junction - Rawlins. Hanging Lake.
J18 Rawlins - Cody
J19 Rawlins - Yellowstone par Chief Joseph Highway et Lamar Valley
J20-22 Yellowstone. Programme à définir dans un autre post.
J23 Yellowstone - Thayne. Grand Teton, Jackson et Thayne pour raccourcir route du lendemain
J24 Thayne - St George
J25 St George - Overton ou Mesquite. Yant Flat ou Snow Canyon ou Kanarra Falls et fin d'après-midi Valley of Fire. Nuit à Overton si possible mais offre hôtelière très limitée.
J26 Overton - Las Vegas. Valley of Fire et Strip
J27 Las Vegas
J28 Las Vegas - Los Angeles. Outlet de LV ou Barstow
J29 (03/08) Avion de retour.
Pour avoir 4 jours au Yellowstone (ce qui, je le sais, n'est déjà pas suffisant pour beaucoup d'entre vous), j'ai dû supprimer une nuit à Escalante. J'aurais aimé pouvoir mieux profiter de cette région et de Capitol Reef. Il faut faire des choix.
J'attends vos commentaires avec impatience. Soyez indulgents svp, c'est le premier voyage que je planifie pour cette région et comme tout néophyte, j'aimerais tout voir, voire trop voir, même si j'ai déjà passé de nombreux endroits à la trappe dans cet itinéraire.
Merci d'avance.
Annulation des escales du MSC Armonia à Cuba au départ de Miami English translation pending
Bonsoir
Annulation des escales à Cuba au départ de Miami sur MSC Armonia
Le département d'Etat américain a cessé d'autoriser mardi les voyages de groupes à Cuba, l'une des dérogations les plus utilisées pour contourner l'interdiction du tourisme américain dans l'île, en justifiant sa décision par le soutien du régime cubain au gouvernement vénézuélien.
Les bateaux de croisière et de passagers, ainsi que les avions privés et d'entreprises n'auront plus non plus droit de se rendre à Cuba.
"Cuba continue de jouer un rôle déstabilisant dans l'Hémisphère Ouest", a déclaré le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué. "Ces actions aideront à maintenir les dollars américains hors des mains de l'armée, des services de renseignement et des services de sécurité cubains."
Depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump en janvier 2017, les Etats-Unis multiplient les restrictions envers Cuba, mettant progressivement fin à la détente amorcée par Barack Obama entre 2014 et 2016.
@+ Osny
Le département d'Etat américain a cessé d'autoriser mardi les voyages de groupes à Cuba, l'une des dérogations les plus utilisées pour contourner l'interdiction du tourisme américain dans l'île, en justifiant sa décision par le soutien du régime cubain au gouvernement vénézuélien.
Les bateaux de croisière et de passagers, ainsi que les avions privés et d'entreprises n'auront plus non plus droit de se rendre à Cuba.
"Cuba continue de jouer un rôle déstabilisant dans l'Hémisphère Ouest", a déclaré le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué. "Ces actions aideront à maintenir les dollars américains hors des mains de l'armée, des services de renseignement et des services de sécurité cubains."
Depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump en janvier 2017, les Etats-Unis multiplient les restrictions envers Cuba, mettant progressivement fin à la détente amorcée par Barack Obama entre 2014 et 2016.
@+ Osny
Afrique du Sud: Royal Natal et Drakensberg: itinéraire, cartes et rando English translation pending
Bonjour,
Le voyage approche et je n'arrive toujours pas à organiser mes quelques jours au Royal Natal et Drakensberg... Le 30 septembre nous quittons le Kruger par le sud et prenons la direction du Royal Natal. A priori, on aura envie de rester le plus tard possible dans le Kruger, et donc nous ne prendrions la route qu'en fin d'après-midi... L'idée serait ensuite de rouler un peu, s'arreter dormir sur la route et reprendre le trajet au petit matin.
Nous disposons ensuite de 4 ou 5 jours (du 1er au 4/ 5 Octobre) Dans cette fameuse région montagneuse, avant de prendre un vol a Durban (pas encore réservé), qui nous amenera au Cap, ou nous allons rester jusqu'au 10 Octobre.
A priori nous avons très envie d'aller : - Au Royal Natal (voir l'amphitheatre) - Le Cathedral Peak - Giants Castle et Champagne Castle - Sani pass
--> est- ce que cela serait possible en si peu de temps? J'ai vraiment du mal a calculer les temps de trajet sur google maps.... Ca reste je trouve très très approximatif... --> Savez-vous ou je pourrais-trouver une carte détaillée? Que je puisse voir exactement ou se trouvent les points d'intérets ainsi que les routes? --> Nous aimerions faire quelques randos (seulement de qq heures ou à la journée), il y'a t-il un site, un guide des randos dans le coin? Histoire de préparer un peu à l'avance! --> Nous aimerions faire le sentinel hiking trail? Cela vaut il vraiment le détour? J'ai lu qu'il était tres difficile d'y accéder en voiture (nous aurons une voiture normale, pas de 4X4), avez-vous des informations là-dessus? --> Quelles seraient les meilleures marches pour avoir les plus belles vue sur l’amphithéâtre? --> La rando Tugela gorge walk, est-elle immanquable? --> Pour Le Sani Pass, nous n'aurons pas de 4x4 et nous devons donc faire appel au Sanilodge backpacker pour faire le "tour". Me le conseillez vous tout de même? --> Rester à Monks Cawl pour profiter du Champagne Castle est-il judicieux? --> Avez-vous des Campings (nous aurons une tente), ou hébergements pas trop cher et superbement bien situés?!!:p --> Faut-il réserver les hébergements à l'avance dans cette région?
Eh bien... J’espère que vous n'êtes pas trop assommés par toutes ces questions! Et que je vais avoir plein de réponses et de supers conseils!! 😛
Merci d'avance !!! 🙂
Le voyage approche et je n'arrive toujours pas à organiser mes quelques jours au Royal Natal et Drakensberg... Le 30 septembre nous quittons le Kruger par le sud et prenons la direction du Royal Natal. A priori, on aura envie de rester le plus tard possible dans le Kruger, et donc nous ne prendrions la route qu'en fin d'après-midi... L'idée serait ensuite de rouler un peu, s'arreter dormir sur la route et reprendre le trajet au petit matin.
Nous disposons ensuite de 4 ou 5 jours (du 1er au 4/ 5 Octobre) Dans cette fameuse région montagneuse, avant de prendre un vol a Durban (pas encore réservé), qui nous amenera au Cap, ou nous allons rester jusqu'au 10 Octobre.
A priori nous avons très envie d'aller : - Au Royal Natal (voir l'amphitheatre) - Le Cathedral Peak - Giants Castle et Champagne Castle - Sani pass
--> est- ce que cela serait possible en si peu de temps? J'ai vraiment du mal a calculer les temps de trajet sur google maps.... Ca reste je trouve très très approximatif... --> Savez-vous ou je pourrais-trouver une carte détaillée? Que je puisse voir exactement ou se trouvent les points d'intérets ainsi que les routes? --> Nous aimerions faire quelques randos (seulement de qq heures ou à la journée), il y'a t-il un site, un guide des randos dans le coin? Histoire de préparer un peu à l'avance! --> Nous aimerions faire le sentinel hiking trail? Cela vaut il vraiment le détour? J'ai lu qu'il était tres difficile d'y accéder en voiture (nous aurons une voiture normale, pas de 4X4), avez-vous des informations là-dessus? --> Quelles seraient les meilleures marches pour avoir les plus belles vue sur l’amphithéâtre? --> La rando Tugela gorge walk, est-elle immanquable? --> Pour Le Sani Pass, nous n'aurons pas de 4x4 et nous devons donc faire appel au Sanilodge backpacker pour faire le "tour". Me le conseillez vous tout de même? --> Rester à Monks Cawl pour profiter du Champagne Castle est-il judicieux? --> Avez-vous des Campings (nous aurons une tente), ou hébergements pas trop cher et superbement bien situés?!!:p --> Faut-il réserver les hébergements à l'avance dans cette région?
Eh bien... J’espère que vous n'êtes pas trop assommés par toutes ces questions! Et que je vais avoir plein de réponses et de supers conseils!! 😛
Merci d'avance !!! 🙂
Plat/dessert de cuisine japonaise? English translation pending
Bonsoir,
N'ayant jamais manger Japonnais, je voudrai tester cette cuisine. A part les Sushis, quels plats vous me conseillez ? Qu'elle est le meilleur plat/desert... ?
Certaines personnes disent que sa rend malade, est-ce vrai ou des conneries ?
A part la Kirin, qu'est-ce qu'il y a comme biere japonnaise ? Combien fait la Kirin 5°/6° ?
Merci
N'ayant jamais manger Japonnais, je voudrai tester cette cuisine. A part les Sushis, quels plats vous me conseillez ? Qu'elle est le meilleur plat/desert... ?
Certaines personnes disent que sa rend malade, est-ce vrai ou des conneries ?
A part la Kirin, qu'est-ce qu'il y a comme biere japonnaise ? Combien fait la Kirin 5°/6° ?
Merci
Hôtels sur la route de Las Vegas à Yellowstone? English translation pending
Bonjour,
Qui a déjà effectué la route Las Vegas à Yellowstone en moto ? Y a t il des hôtels sur la route secondaire avant Salt Lake City ?
Avis sur itinéraire de deux semaines au Maroc? English translation pending
* MIS A JOUR*
Bonjour,
Je prepare mon voyage de deux semaines au Maroc. Je voudrais voir absoluement Marrakesh, montagnes, desert. Je me donne 3 jours de battement en plus, pour les inconveniants ou les bonnes surprises, mais j'aime aller vite :
JOUR 0:Atterissage a Casablanca (le soir) JOUR 1:depart pour Marrakesh (je voudrais rester deux jours) En train JOUR 2:Marrakesh JOUR 3:escapade d'un jour a Ouzoud En bus JOUR 4:escapade a Imlil pour voir les montagnes En bus JOUR 5:Imlil JOUR 6:retour sur marrakesh, excursion a Chefchaoun En bus JOUR 7:Marrakesh - MERZOUGA (desert) En bus JOUR 8:MERZOUGA (desert) faut il passer par ouarzazate (des choses a voir la bas?) ou prendre direct un bus Marrakesh - MERZOUGA ? Arrivee a merzouga, on voit le desert ou bien il faut prendre une excursion? JOUR 9:merzouga a FES (bus de nuit?) Ensuite je veux rallier merzouga a FES (bus de nuit?) JOUR 9:Fes JOUR 10:Fes-Tanger .
Avez vous des conseils ou des idees par rapport aux trajets? Des conseils pour les excursions? Je suis routarde, donc le luxe c'est pas la peine!
Grand merci a vous si vous avez des reponses :)
JOUR 0:Atterissage a Casablanca (le soir) JOUR 1:depart pour Marrakesh (je voudrais rester deux jours) En train JOUR 2:Marrakesh JOUR 3:escapade d'un jour a Ouzoud En bus JOUR 4:escapade a Imlil pour voir les montagnes En bus JOUR 5:Imlil JOUR 6:retour sur marrakesh, excursion a Chefchaoun En bus JOUR 7:Marrakesh - MERZOUGA (desert) En bus JOUR 8:MERZOUGA (desert) faut il passer par ouarzazate (des choses a voir la bas?) ou prendre direct un bus Marrakesh - MERZOUGA ? Arrivee a merzouga, on voit le desert ou bien il faut prendre une excursion? JOUR 9:merzouga a FES (bus de nuit?) Ensuite je veux rallier merzouga a FES (bus de nuit?) JOUR 9:Fes JOUR 10:Fes-Tanger .
Avez vous des conseils ou des idees par rapport aux trajets? Des conseils pour les excursions? Je suis routarde, donc le luxe c'est pas la peine!
Grand merci a vous si vous avez des reponses :)
Avis sur itinéraire autotour Québec-Ontario du 10 au 30 septembre? English translation pending
Bonjour vous,
J'aimerais votre avis sur mon futur AutoTour au Québec-Ontario du 10 au 30 Septembre 2011 avec ma femme et mes deux enfants (3,5 ans et 5 mois) durant 21 jours. J'ai dejà fait des AutoTour avec mon 1er enfant lorsqu'il avait quelques mois donc les kilomètres et les risques avec un enfant en bas age ne me genent pas. J'attends un avis plus sur l'orga, et les incohérences de mon parcours. Merci d'avance à vous :
1)- Arrivée Montreal à 13h, direction hotel par bus, hotel candlewood suites. Visite du centre puis hotel tot vers 20h heure locale 2)- Montreal AM : Biodome - Jardin botanique / PM : Visite ville 3)- Montreal AM : Visite ville / Départ par bus vers Quebec / Hotel quebec vers 21h
Question 1: le Mont Royal est-il intéressant à voir en comparaison des parcs nationaux que nous allons voir apr la suite?
4)- Quebec, visite ville 5)- Quebec, visite ville / Loc auto vers 17h départ vers la porte de la Gaspésie (4h à 4h30 de route)
Question 2: Vaut-il mieux dormir au Parc du Bic(pour en profiter 2-3h le matin) ou à Ste Flavie( pour dormir à l'auberge du centre d'art avec les statues)
6)- Circuit 170km -(Parc du Bic si option) Ste Falvie (statue) - Jardin Métis - Matane (Phare et observations des saumons) - Cap Chat (Eole) - Parc de la Gaspesie (Rando)
Question 3: Aurais je le temps de faire ce parcours de 170 km en 1 jour (merci de m'indiquer des temps de visite pour chaque), et quel rando à faire au Parc de la Gaspésie (en famille avec porte bébé) et combien de temps à y consacrer sachant nous ferons ensuite le parc du forillon le lendemain?
7)- Circuit 260km - La Martre(Phare) - Route panoramique - Cap des Rosiers - Parc du Forillon (Rando, kayak) - Gaspé(hotel) 8)- Percé - Ile Bonaventure
9)- Question 4: Après Percé, vaut-il mieux faire le tour par le Sud (Baie des chaleurs) jusqu'à Ste Flavie, ou repartir par le Nord ( et ainsi faire des attractions que je n'aurais pas eu le temps de faire à aller) pour récupérer Rimouski (plus court en km que par le Sud), le Sud vaut-il vraiment le coup ?
10)- Tadoussac(observation baleine) - Anse de Roche - Ste Rose du Nord - Chicoutimi (Hotel)
Question 5:à Tadoussac, excursion baleine, cela vaut-il le coup à 67$/pers et 3h de bateau. N'aurais je pas vu déjà des baleines depuis bergonnes depuis le bord ou lors de la traversée? Question 6: Meilleur endroit pour voir des baleines : excursion à Percé? Excursion à Tadoussac? depuis le bord à Bergonnes?
11)- Chicoutimi (hotel) - Zoo St Jean - Chicoutimi (hotel) 320km AR
12)- Parc national du Saguenay (Baie Eternité - Cap Trinité) - Anse St Jean - Baie St Paul(hotel)
13 et 14)- Baie St Paul(en rayonnant) - Parc des hautes Gorges - Parc des grands jardins - Ile aux coudres - Ste anne de beaupré - Canyon des chutes St Anne - Ile d'Orléans - Chute de Montmorency - puis trajet jusqu'au Parc de La Mauricie
Question 7: A choisir Parc des hautes Gorges et/ou Parc des grands jardins? A choisir Ile aux coudres et/ou ile d'orleans?
15) Parc de la Mauricie
Question 8: La Mauricie mérite t-elle un détour au lieu d'aller directement à Ottawa (ce qui me permettrait de faire 1 jour de plus en gaspésie)? Un tour d'hydravion vaut-il le coup?
16) Trajet La Mauricie - Upper Canada Village - Ottawa
Question 9: Upper canada village est-il vraiment le plus beau village d'antan? car il m'oblige à afire un détour de 1h30 pour le voir.
17) Ottawa - visite 18) Ottawa - Gatineau - trajet vers Toronto - on rend la voiture de location
19) Toronto, visite ville
20) Niagara Falls AR, trajet par bus ou train toronto-Niagara Falls
21) Toronto - 23h Aéroport.
Vous remerciant du temps que vous passerez à analyser ce parcours🙂 Toutes les remarques sont bonnes à écouter.
J'aimerais votre avis sur mon futur AutoTour au Québec-Ontario du 10 au 30 Septembre 2011 avec ma femme et mes deux enfants (3,5 ans et 5 mois) durant 21 jours. J'ai dejà fait des AutoTour avec mon 1er enfant lorsqu'il avait quelques mois donc les kilomètres et les risques avec un enfant en bas age ne me genent pas. J'attends un avis plus sur l'orga, et les incohérences de mon parcours. Merci d'avance à vous :
1)- Arrivée Montreal à 13h, direction hotel par bus, hotel candlewood suites. Visite du centre puis hotel tot vers 20h heure locale 2)- Montreal AM : Biodome - Jardin botanique / PM : Visite ville 3)- Montreal AM : Visite ville / Départ par bus vers Quebec / Hotel quebec vers 21h
Question 1: le Mont Royal est-il intéressant à voir en comparaison des parcs nationaux que nous allons voir apr la suite?
4)- Quebec, visite ville 5)- Quebec, visite ville / Loc auto vers 17h départ vers la porte de la Gaspésie (4h à 4h30 de route)
Question 2: Vaut-il mieux dormir au Parc du Bic(pour en profiter 2-3h le matin) ou à Ste Flavie( pour dormir à l'auberge du centre d'art avec les statues)
6)- Circuit 170km -(Parc du Bic si option) Ste Falvie (statue) - Jardin Métis - Matane (Phare et observations des saumons) - Cap Chat (Eole) - Parc de la Gaspesie (Rando)
Question 3: Aurais je le temps de faire ce parcours de 170 km en 1 jour (merci de m'indiquer des temps de visite pour chaque), et quel rando à faire au Parc de la Gaspésie (en famille avec porte bébé) et combien de temps à y consacrer sachant nous ferons ensuite le parc du forillon le lendemain?
7)- Circuit 260km - La Martre(Phare) - Route panoramique - Cap des Rosiers - Parc du Forillon (Rando, kayak) - Gaspé(hotel) 8)- Percé - Ile Bonaventure
9)- Question 4: Après Percé, vaut-il mieux faire le tour par le Sud (Baie des chaleurs) jusqu'à Ste Flavie, ou repartir par le Nord ( et ainsi faire des attractions que je n'aurais pas eu le temps de faire à aller) pour récupérer Rimouski (plus court en km que par le Sud), le Sud vaut-il vraiment le coup ?
10)- Tadoussac(observation baleine) - Anse de Roche - Ste Rose du Nord - Chicoutimi (Hotel)
Question 5:à Tadoussac, excursion baleine, cela vaut-il le coup à 67$/pers et 3h de bateau. N'aurais je pas vu déjà des baleines depuis bergonnes depuis le bord ou lors de la traversée? Question 6: Meilleur endroit pour voir des baleines : excursion à Percé? Excursion à Tadoussac? depuis le bord à Bergonnes?
11)- Chicoutimi (hotel) - Zoo St Jean - Chicoutimi (hotel) 320km AR
12)- Parc national du Saguenay (Baie Eternité - Cap Trinité) - Anse St Jean - Baie St Paul(hotel)
13 et 14)- Baie St Paul(en rayonnant) - Parc des hautes Gorges - Parc des grands jardins - Ile aux coudres - Ste anne de beaupré - Canyon des chutes St Anne - Ile d'Orléans - Chute de Montmorency - puis trajet jusqu'au Parc de La Mauricie
Question 7: A choisir Parc des hautes Gorges et/ou Parc des grands jardins? A choisir Ile aux coudres et/ou ile d'orleans?
15) Parc de la Mauricie
Question 8: La Mauricie mérite t-elle un détour au lieu d'aller directement à Ottawa (ce qui me permettrait de faire 1 jour de plus en gaspésie)? Un tour d'hydravion vaut-il le coup?
16) Trajet La Mauricie - Upper Canada Village - Ottawa
Question 9: Upper canada village est-il vraiment le plus beau village d'antan? car il m'oblige à afire un détour de 1h30 pour le voir.
17) Ottawa - visite 18) Ottawa - Gatineau - trajet vers Toronto - on rend la voiture de location
19) Toronto, visite ville
20) Niagara Falls AR, trajet par bus ou train toronto-Niagara Falls
21) Toronto - 23h Aéroport.
Vous remerciant du temps que vous passerez à analyser ce parcours🙂 Toutes les remarques sont bonnes à écouter.
Trek dans le sud de la Norvège: votre avis? English translation pending
Bonjour, cher communauté de voyageur, comme le dit l'intitulé voici encore un post sur un trek à ma sauvage en Norvège, dans le sud de la norvege pour être précis.
je me permets de créer un nouveau poste car mon questionnement est relativement précis:
et après avoir arpenter longuement les différents post de ce forum je préfère poser ma question directement en espérant que nombre d'entre vous souhaiteraient nous guider.
Ma question est simple, nous sommes à la recherche du spot idéal de trek sauvage:
- Partir d'un point A avec notre sac et notre packtage pour marcher, monter, pêcher, profiter de la vie sauvage sur une durée de 3, 4 jours pour enfin arrivée à un point B, où nous repartirions après avoir recharger les vivres.
Abandonné de tout circuit, voir de toute civilisation, nous souhaitons réellement découvrir le retour à la vrai vie sauvage, classique mais très agréable cependant.
Après mainte recherches nous nous dirigeons vers ceci:
Arrivée à Oslo - Train jusque Geilo - découverte du Hardangervidda.
Seulement les distances vue d'ici sont inappréciable.
S'il vous plait, pourriez vous nous indiquer les routes à prendre. Le Spot idéal de départ et arrivée.
NB: nous partons du 1er au 15 Aout.
Très bonne journée.
Nico
Sous-question: noussouhaiterions pêcher durant les voyages, ce qui indique que nous devrions suivre un cours d'eau. quelles sont vos expériences en ce domaine,
très bonne journée
je me permets de créer un nouveau poste car mon questionnement est relativement précis:
et après avoir arpenter longuement les différents post de ce forum je préfère poser ma question directement en espérant que nombre d'entre vous souhaiteraient nous guider.
Ma question est simple, nous sommes à la recherche du spot idéal de trek sauvage:
- Partir d'un point A avec notre sac et notre packtage pour marcher, monter, pêcher, profiter de la vie sauvage sur une durée de 3, 4 jours pour enfin arrivée à un point B, où nous repartirions après avoir recharger les vivres.
Abandonné de tout circuit, voir de toute civilisation, nous souhaitons réellement découvrir le retour à la vrai vie sauvage, classique mais très agréable cependant.
Après mainte recherches nous nous dirigeons vers ceci:
Arrivée à Oslo - Train jusque Geilo - découverte du Hardangervidda.
Seulement les distances vue d'ici sont inappréciable.
S'il vous plait, pourriez vous nous indiquer les routes à prendre. Le Spot idéal de départ et arrivée.
NB: nous partons du 1er au 15 Aout.
Très bonne journée.
Nico
Sous-question: noussouhaiterions pêcher durant les voyages, ce qui indique que nous devrions suivre un cours d'eau. quelles sont vos expériences en ce domaine,
très bonne journée
Que pensez-vous de mon itinéraire au Maroc du 7 au 21 juin? English translation pending
Bonjour à tous
Qu'en pensez vous, nous louons une voiture, nous sommes 4 personnes entre 60 et 65 ans. Arrivée à RABAT le 7 Juin à 14 h 30 et départ par CASA le 21 Juin à 16 h
RABAT - 1 nuit départ pour Meknès 150 kms MEKNES - 1 nuit départ pour Fès avec arrêt à Vollubilis - 80 kms pour Fès FES - 2 nuits départ pour Er-Rachidia 360 kms ou environ de Rich 320 kms ER-RACHIDIA ou RICH - 1 nuit départ pour Skoura 270 kms si Er-Rachidia ou 320 kms si Rich SKOURA - 2 nuits départ pour Télouet ou environ ..... 110 kms ? TELOUET - 1 nuit départ pour MRK ...... 120 kms ? MARRAKECH - 4 nuits (pour rayonner autour car nous connaissons un peu) départ pour Essaouira 170 kms ESSAOUIRA - 1 nuit départ pour Casablanca 370 kms CASA - 1 nuit
Pouvez me dire si mes kms sont bons, avez vous une estimation de temps à me donner pour ces trajets, grosses chaleurs à prévoir ou pas.
Je lis le voyage-formum (que je préfère pour tous mes voyages) et le GDR donc pour ce qui est à voir, à faire, ou à ne pas faire no problem et puis surtout le bel imprévu à qui il faut laisser une place, donc, cette ébauche de feuille de route est surtout une ébauche !!!!
Bien à vous
Qu'en pensez vous, nous louons une voiture, nous sommes 4 personnes entre 60 et 65 ans. Arrivée à RABAT le 7 Juin à 14 h 30 et départ par CASA le 21 Juin à 16 h
RABAT - 1 nuit départ pour Meknès 150 kms MEKNES - 1 nuit départ pour Fès avec arrêt à Vollubilis - 80 kms pour Fès FES - 2 nuits départ pour Er-Rachidia 360 kms ou environ de Rich 320 kms ER-RACHIDIA ou RICH - 1 nuit départ pour Skoura 270 kms si Er-Rachidia ou 320 kms si Rich SKOURA - 2 nuits départ pour Télouet ou environ ..... 110 kms ? TELOUET - 1 nuit départ pour MRK ...... 120 kms ? MARRAKECH - 4 nuits (pour rayonner autour car nous connaissons un peu) départ pour Essaouira 170 kms ESSAOUIRA - 1 nuit départ pour Casablanca 370 kms CASA - 1 nuit
Pouvez me dire si mes kms sont bons, avez vous une estimation de temps à me donner pour ces trajets, grosses chaleurs à prévoir ou pas.
Je lis le voyage-formum (que je préfère pour tous mes voyages) et le GDR donc pour ce qui est à voir, à faire, ou à ne pas faire no problem et puis surtout le bel imprévu à qui il faut laisser une place, donc, cette ébauche de feuille de route est surtout une ébauche !!!!
Bien à vous
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Nouvelle classe Première à bord de l'A380 d'Air France? English translation pending
Bonjour,
Le premier A380 d'Air France à sortie son nez il y a quelques jours. Le site corporate d'Air France a annoncé qu'il y aurait 9 sièges Première au pont principal. Bizard car les sièges Première était aujourd'hui 4 ou 8 par avion. Donc pensez-vous comme moi que des nouveaux sièges Première vont faire leurs apparition ?
Le premier A380 d'Air France à sortie son nez il y a quelques jours. Le site corporate d'Air France a annoncé qu'il y aurait 9 sièges Première au pont principal. Bizard car les sièges Première était aujourd'hui 4 ou 8 par avion. Donc pensez-vous comme moi que des nouveaux sièges Première vont faire leurs apparition ?
Que faire à Kuala Lumpur? English translation pending
Hello!!
je suis actuellement en Thailande pr 1 mois ms j'ai besoin de 5 jours d'extension de visa, du coup on se demande si un stop de 5 jours a Kuala Lampour pourrait etre interressant? QUoi faire sur place? Est-ce loin des plages? Sont-elles belles sur la cote ouest? Est ce que la vie est cher? combien en moyenne par nuit ds un hotel style backpack ou guest house? La bouffe est-elle cher?
Merci pr ttes ces infos!!
Marjo
je suis actuellement en Thailande pr 1 mois ms j'ai besoin de 5 jours d'extension de visa, du coup on se demande si un stop de 5 jours a Kuala Lampour pourrait etre interressant? QUoi faire sur place? Est-ce loin des plages? Sont-elles belles sur la cote ouest? Est ce que la vie est cher? combien en moyenne par nuit ds un hotel style backpack ou guest house? La bouffe est-elle cher?
Merci pr ttes ces infos!!
Marjo
Maroc, que deviennent-ils? English translation pending
Marci à ceux qui sont rentrés en contact récemment avec
L'auberge camping, les Artistes, à El Ksiba
dont beaucoup de monde dit que c'est fermé ! mais informations contradictoires sur des forums.
L'auberge Mouflon, chez Farid, à Ouirgan
ou je n'ai trouvé que de la désolation, maison vide et à tous vents, en mars/Avril
ce qu'il en est exactement ! L'un était dans mes "coups de coeur", l'autre dans les "bonnes adresses"!
ce qu'il en est exactement ! L'un était dans mes "coups de coeur", l'autre dans les "bonnes adresses"!