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Circuit au Vietnam avec nos trois enfants: votre avis? English translation pending
by Doudou3138 · 2011-03-13 · 16 replies
Bonjour, Nous partons du 25 juin au 21 juillet 2011 avec nos 3 enfants (13-10- 5 ans), arrivée Hanoï et départ de Saïgon. J'aimerai votre avis sur le circuit que nous organisons, savoir s'il n'est pas trop ambitieux. - 3 nuits Hanoï - 1 nuit Baie d'Along - Train de nuit pour Lao Cai, nous avons réservé un circuit de 5 jours avec l'agence SApatrek (nous avons fait confiance aux recommandations de cette agence dans vos posts.) - 2 nuits à Tam coc (apparemment le site et les nuits chez Loan sont incontournables) - Train de nuit NInh binh - Hué : là j'ai un problème car j'ai vu sur le site ferroviaire que ce train n'est pas de nuit ? quelqu'un peut il me le confirmer ? - 2 nuits Hué - 2 nuits Hoi AN - 2 nuits Buon Ma thuot (Départ en avion de Danang à , les enfants ont préféré aller faire une ballade à dos d'éléphant à lac lak plutôt que la baignade à Na thrang). - 2 nuits Visite du mékong, (départ en avion de BMT pour Ho chi minh puis départ pour le mékong bus ? bateau? - 2 nuits à Phu Quoc, (départ en avion Can tho) retour à Ho chi minh ou il reste seulement 2 nuits.

C'est le circuit que nous prévoyons mais nous avons seulement réservé le circuit à Sapa et les 3 nuits à Hanoï car je pense qu'il faut laisser de la place à l'imprévu; Un budget de 4000 euros tout compris (hors vols de paris) pour 5 personnes parait il suffisant, (24 nuits), nous cherchons des hôtels propres et calmes pas du grand luxe. Nous voyagerons en train et en avion si possible pour gagner un peu de temps.

Je vous remercie de vos réponses. Ce forum est vraiment une mine d'info. pour bâtir son voyage, merci à tous, cordialement sandrine
Fin d'un petit voyage de 2 ans en Australie/Vietnam English translation pending
by Taybalo · 2011-02-04 · 2 replies
Pour voir une partie du voyage avec photos : Suites et Fin, des nouvelles.

Voila plus de 6 mois que je suis rentré. Depuis juin dernier. Il s’en est passé des choses depuis mon dernier article…

Après Kalgoorlie, je suis partit avec Max et Thomas, deux amis rencontrés sur la route (qui deviendrons de véritables camarades) en direction de Perth. Nous avons, finalement, voyagés 6 mois ensemble, les derniers mois de mon année en Australie. Nous avons cherché régulièrement du travail, souvent sans succès mais toujours avec un entrain certain pour la vie du voyage, celle des libertés, celle des nomades… Michael nous a rejoins par la suite à Kununurra ou j’ai passé, je crois, mes meilleurs moments en Australie, j’ai rencontré des personnes uniques…Un endroit plein d’émotion.

Nous avons fini l’Australie à Darwin ou Thomas allait revoir Sofia, sa copine. Nous avons fais les dernières fêtes ensemble et je me suis envolé au Vietnam après un passage d’1 ans dans un pays qui m’a offert une préquelle à l’immensité du monde. Des tas de souvenirs me reviennent, de grands paysages, un ciel majestueux, des rencontres uniques…

Et comment ne pas prendre du recul dans un pays aussi vaste que toute l’Europe ?

L’Australie fut un moment dont je me rappellerais comme de mon premier voyage, celui qui m’aura apporté la vérité sur le Monde et ses habitants.

Je suis donc allé au Vietnam, mon projet initial était (avec un budget minimum) de remonter en France via la route de la soie. Je suis arrivé à Saigon dans la nuit ou j’ai rencontré les premières difficultés des occidentaux arrivants en Asie : traverser la rue, communiquer, négocier…

Et j’ai adoré bien entendu ! Ma barbe, parfois, surprenait et quelques personnes -les indonésiens- me saluaient d’un « Salam Alikoum ». Comment leur dire que je n’étais pas Musulman, peux importe qui j’était, je n’était qu’un simple spectateur cherchant à m’imprégner des différences. J’ai parcouru le Vietnam du sud au nord, à Nha Trang j’ai mangé français, à Hué j’ai marché sur les pierres de la cité interdite, à Hoi An j’ai flâné entre les murs de la vieille ville et de l’ancienne cité My Son, à Hanoi je me suis pas mal perdu dans les rues, à la Baie d’Halong j’ai rencontré 3 Chamans sibériens avec qui j’ai eu des discutions passionnantes et à Sapa…Sapa, je suis tombé amoureux des peuples et des montagnes, je suis tombé amoureux d’une vie unique.

La Route de la Soie, je l’ai abandonné pour vivre à Sapa, j’y suis resté 1 ans. J’ai d’abord travaillé dans un hôtel, ensuite deux amis, Nico et Flo, de Kununurra sont venus en visite, ils ont, eux aussi, décidés de vivre à Sapa. Tous, nous étions sous le charme de cette bourgade touristique. Ce n’était pas des touristes dont nous étions amoureux, mais des minorités…Les Hmongs, les Daos…Une culture millénaire survivant parmi les nôtres, destructrices.

J’ai du revenir en France en Juin 2010, mon visa avait, une énième fois, expiré. Devant rentrer en France pour régler certaines affaires, j’ai pris l’avion avec Nico et nous sommes arrivés une dizaines d’heures plus tard à Paris, sous la pluie du 1erjuin.

Depuis j’ai arrêté ma profession de commercial que je ne supporte plus, je préfère miser sur un avenir solidaire, un avenir acceptant toute les différences sur le Monde et s’en nourrissant, croire à un système interculturel…Nous vivons tous ensemble sur cette Planète qui nous offre la vie, aimons là et rendons lui tout l’amour qu’elle nous apporte en nous faisant tournoyer le vent jusqu’à nos oreilles à la fin d’une chaude journée d’été. Elle nous rafraichit pour sentir notre sourire, notre sérénité, notre respect envers ce qu’elle a créé.

N’oubliez pas, un voyage est avant tout un besoin, peux importe la destination, le voyage c’est avant tout un état d’esprit imprégné de tolérance, de découverte et d’amour pour le Monde (Lui et ses habitants).

Il y’a beaucoup de gens que j’aimerais remercier, à commencer par tout les peuples minoritaires de cette Terre, mais aussi de toute les différentes rencontres que j’ai pu croiser, des gens qui m’ont aidés, de certaines personnes qui ont su m’éclaircir sur certaines idées, de mes parents qui ont toujours étés là, et de tout ce qui a pu m’offrir des émotions au cours de ce voyage (paysages, personnes, lieux…). Deux ans de voyages que j’ai réalisé grâce à vous tous !

« Le mystère et la richesse du monde de la vie quotidienne sont inégalables. Et les conditions pour accéder aux merveilles de ce monde sont le détachement, mais également l’amour et le don de soi. »

Je repars en mars 2011 en voyage, direction l’Amérique du Sud !

Je ne sais pas ce qui m’attend mais je suis impatient de ne redevenir qu’un simple errant sur les routes du globe. Merci beaucoup, Cam on rat nhieu, Thank you very much.

MOREAUX Rémi. Sur un air d’Aznavour…A Reims, le 03/02/2011.

Je tenais le faire partager aux autres voyageurs, et amoureux du Monde. Veuillez accepter ceci comme un témoignage de plus dans la beauté des différences.

Enjoy !
Retour de douze jours sur le MSC Fantasia avec des enfants English translation pending
by Littlemary · 2011-02-02 · 20 replies
Bonjour à tous, voilà déjà plusieurs jours que nous sommes rentrés mais je n'avais pas encore trouvé le temps de faire un compte-rendu alors que je m'étais promis de m'y mettre dès mon retour, mais voilà une fois à terre la réalité nous rattrappe 😕. Donc ça y est je m'y mets mais juste pour le début, je ne vais pas avoir le temps de tout raconter en une fois 😉.

Le périple a commencé devant chez nous à 8h45, toutes les valises étaient déjà dans le coffre depuis la veille au soir, donc départ pour l'aéroport. Là, déjà un conseil qu'on m'avait donné mais que je n'avais pas compris comme il faut : pas plus de 100 ml. A cela il faut comprendre pas dans les sacs qui vous accompagnent mais vous pouvez très bien les mettre dans vos valises, là aucun pb. Donc vous comprenez que l'on nous a confisqué quelques produits, ça commence bien !!! Par contre grace à ce forum j'ai pu garder un produit de soin grace à l'ordonnance que j'avais sur moi (et rien que pour ça merci). Une escale à Paris mais juste le temps de trouver la bonne porte d'embarquement et on est repartis, même pas le temps de manger, heureusement qu'ils distribuent un petit paquet de gateaux dans l'avion !

Ca y est on arrive à Nice vers 15 h, il pleut mais on envisage quand même d'aller visiter un peut la ville. Sauf que... nos bagages ne sont pas là, il ne nous manque pas une mais toutes nos affaires🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️ Nous avons donc perdu 1 ou 2 h à régler ça mais ils nous ont promis qu'elles seraient envoyées le soir même à notre hôtel, ce qui a été fait mais voici mon deuxième conseil : si vous rejoignez Nice en avion prévoyez d'arriver la veille, selon moi arriver le jour même comporte trop de risques. Sans cette précotion nos vacances étaient je pense fichues!!

Bref ça n'a pas très bien commencé, heureusement la suite s'est mieux passée.

Je vous laisse et j'écrirais la suite dès que possible, a+
Circuit de trois semaines à Bali/Java en juillet 2011 avec des enfants (4 et 7 ans) English translation pending
by Flaschneo · 2011-01-19 · 23 replies
Bonjour, Je suis en train de préparer notre prochain voyage en Indonésir en juillet prochain. Nous arriverons à Denpasar pour 3 semaines sur place avec nos 2 enfants de 4 et 7 ans... Nous avons réservé pour commencer un mini-circuit avec une agence de voyages à Umabian (partager le quotidien des balinais)

Ensuite nous pensons récupérer une voiture de location à UBUD et voici notre ébauche d'itinéraire... MERCI DE VOS CONSEILS ! 3 nuits à UBUD 2 nuits à AMED 3 nuits à KINTAMINI 2 nuits à LOVINA 1 nuit à PERMUTERAN Passage sur Java 3 nuits du côté de KAWAH IJEN retour sur Bali 3 nuits à JIMBARAN

Merci à ceux qui sont déja partis avec des enfants de me dire ce que vous pensez de mon itinéraire... Si vous avez des idées d'hôtels dans chacun de ces endroits... Est-il possible de monter sur le Mont BATUR et au cratère de souffre à KAWAH IJEN avec des enfants ? Y at-il des choses sympas à faire dans le coin de KAWAH IJEN hormis le volcan... J'hésite entre 2 nuits à PERMUTERAN et 2 nuits à KAWAH IJEN ou 1 nuit à PERMUTERAN (on m'a dit qu'il n'y avait pas grand chose) et 3 nuits à KAWAH IJEN 😕?

Merci pour tous vos précieux conseils...😏
Pays basque, Biarritz: balade d'une journée avec deux enfants du côté de l'Espagne? English translation pending
by Mousseliine · 2011-01-09 · 4 replies
Bonjour,

On va séjourner une semaine dans la région de Biarritz et ça serait sympa d'en profiter pour aller passer une journée du côté de l'Espagne.

Est-ce que vous avez un itinéraire pour une journée à me suggérer ? On a deux enfants, pré-ado et ado.
Votre avis sur environ vingt-sept jours dans l'ouest des États-Unis en juin 2011? English translation pending
by Dusty35 · 2010-11-16 · 145 replies
Bonjour,

Ca y est, le rêve se concrétise 🙂, départ prévu le 4 juin.

Quelques explications après le résumé

Voici l’itinéraire prévu :



J1 (4 juin) : Vol Rennes>PAR>LA (arrivée 13h), loc monospace, après midi à Santa Monica (nuit sur la côte) J2 (5 juin) : Visite de LA Downtown, UCLA, Beverly Hills, Hollywood (nuit vers Universal, Burbank?) J3 (6 juin) : Universal Studios, Griffith en fin début de soirée (nuit vers Universal, Burbank?) J4 (7 juin) : Matin à LA puis route vers Las Vegas (arrivée en fin d’après midi) (Nuit sur le strip. Paris ?) J5 (8 juin) : Matin à Vegas (location mustang cab’) puis route vers le Grand Canyon (arrivée fin d’AM) (nuit à définir) J6 (9 juin) : Matin au grand Canyon, survol en hélico puis route vers Page (arrivée fin d’AM) (nuit à définir) J7 (10 juin) : Les 2 Antelope le matin et détente plage/jetski l’AM (nuit à définir) J8 (11 juin) : Horseshoe Bend le matin puis route vers Monument Valley (arrivée milieu d’AM) (Nuit au The View) J9 (12 juin) : Le matin, route vers Moab (arrivée en début d’AM) (nuit à Moab) J10 (13 juin) : Moab (nuit à Moab) J11 (14 juin) : Moab (nuit à Moab) J12 (15 juin) : Moab puis route vers Capitol Reef (arrivée début d’AM)(nuit à définir) J13 (16 juin) : Le matin Capitol Reef puis route vers Bryce via UT 12 (arrivée en milieu d’AM) (nuit dans le parc) J14 (17 juin) : Bryce Canyon (nuit dans le parc) J15 (18 juin) : le Matin, route vers Zion (nuit à définir) J16 (19 juin) : Le matin à Zion puis route vers Las Vegas en passant par Valley Of Fire (arrivée en fin d’AM) (nuit en apart’hotel) J17 (20 juin) : Las Vegas, achats, outlets, détente (nuit en apart’hotel) J18 (21 juin) : Le matin, restitution Mustang puis route vers Death Valley (arrivée en milieu d’AM) (nuit à définir) J19 (22 juin) : Départ tôt vers Yosemite via Tioga Pass si possible ! (arrivée milieu d’AM) J20 (23 juin) :Yosemite (nuit à définir) J21 (24 juin) : Le matin à Yosemite puis route vers San Luis Obispo ou plus bas ? (nuit à définir) J22 (25 juin) : Route de la côte vers Monterey via Big Sur (nuit à Monterey) J23 (26 juin) : Route de la côte vers San Francisco (arrivée en milieu d’AM) (nuit au Grosvenor Suites jusqu'à la fin) J24 (27 juin) : San Francisco (Fisherman Warf, China Town, Painted ladies, … les classiques) J25 (28 juin) : San Francisco & Alcatraz J26 (29 juin) : San Francisco J27 (30 juin) : Vol vers Paris puis Rennes

- Voyage en famille 3 couples d’adultes de 25, 30 et 55 ans.

- Pas de grosses rando mais plutôt les points de vues et quelques « ballades » de 3/4km max

- Rien n’est réservé pour le moment

- Pourquoi 2 voitures à partir de Vegas ? La mustang pour la vue 360°, le soleil, le vent, et bien sur... le mythe 😎! et le monospace pour la place, le confort et le côté pratique. D’où le double passage à Vegas. Le monospace sera rendu le 27 pour faire ensuite SF en transport en commun.

- Nous tenons à passer un peu par la côte car après ces 2 semaines de désert, ça fera un peu d’air frais 😛. C’est peut être un peu court pour la côte ?

- J’hésite à ajouter un jour à Vegas entre J4 et J5 pour souffler un peu de la route de la veille et du lendemain et supprimer une nuit à Bryce.

- J’ai repéré pas mal d’hôtel ou apart’hotel que je n’ai pas forcément noté ici (pas facile de trouver pour 6 adultes 😕 !)

- J’ai déjà une idée de comment remplir les journées

- J'hésite à supprimer la région de Moab pour aérer le reste 🤪, c'est surement une erreur... vos avis?

Merci à vous de me confirmer que ce planning tient la route 😇

A+
Recherche un taxi guide à l'île Maurice pour six personnes English translation pending
by Azzerty · 2010-11-13 · 9 replies
bonjour

voila je cherche un taxi guide pour 6 personnes pour la 1er semaine de decembre car je trouve des chauffeurs mais ils prenent que 4 pers/max merci pour vos reponses
Voyage à Maurice du Sud-Est en avril 2011 avec de jeunes enfants English translation pending
by Familletortu · 2010-11-07 · 29 replies
Bonjour,

Nous allons séjourner à l'ile Maurice en avril prochain, vers Mahébourg, nous voudrions savoir quelles sont les visites/excursions incontournables à faire avec des enfants de 4 ans 1/2 et 6 ans (elles ont l'habitude de voyager).

Merci par avance
Visite de Carcassonne avec un bébé: poussette ou porte-bébé? (France) English translation pending
by Mimiasselin · 2010-08-29 · 6 replies
Nous nous apprêtons à passer une journée à Carcassonne avec ma fille de 19 mois. Je ne connais pas du tout cette ville, si il y a une tonne d'escalier, etc. Normalement, on amène la poussette partout (poussette parapluie ou canne, donc pas une tout terrain). Est-ce que j'emmène la poussette ou je devrais privilégier le porte-bébé?
Retour de trois semaines en Malaisie (29 juillet-21 août 2010) English translation pending
by Mapmap · 2010-08-23 · 3 replies
Bonjour a tous, après avoir recuperé pas mal d'info sur le site, à notre tour de vous faire partager notre voyage. Nous sommes partis le 29 juillet (3 adultes et 3 enfants agés de 5, 9 et 12 ans) et nous sommes rentrés le 21 aout. Pour éviter la fatigue aux enfants nous avions décidé après avoir passé 2 jours à Kuala Lumpur et de louer ensuite une voiture chez Avis : cout total pour 16 jours de location 900 €. Les routes sont en tres bon état et nous n'avons pas eu de difficulté à conduire à gauche, il faut juste éviter de se tromper dans les ronds points mais tout c'est bien passé. A Kuala nous avons logé à l'hotel Radius avec piscine (cout 160 RM la nuit soit environ 40 €) à louer via site type Booking avec promo car sinon en direct il fallait compter 250 RM) Le 2 aout nous sommes parties sur l'Ile au Crabe à Pulau Ketam à partir de Port Klang à l'ouest de KL (petit village de pecheur) et nous sommes allés l'après midi à Kuala Selangor ou nous avons logé au firefly park resort (chalet en semaine 130 RM et 180 le We) ou nous avons pu voir le soir des lucioles en partant faire une ballade sur la riviere. Le lendemain direction les Cameron Hillands ou la température est descendu de 35° à 20- 25° max avec de fortes pluies en fin de journée ou nous avons logé à Hillview resort (environ 160 RM), le fait d'avoir une voiture nous a permis de bouger et d'aller dans les plantations de notre choix sans être imposé par un tour operator (un vrai coup de coeur pour les cameron), les plantations de thés sont spendides et nous avons pu voir un village de orang asli (moderne plus tard nous avons vu pu voir dans la jungle des traditionnels) et visite d'une ferme aux papillons et aux insectes de tailles n'ayant rien a voir avec les notres. Nous sommes restés le 3 et le 4. Le 5 aout nous avons repris la route qui tourne pas mal pour aller direction Penang à Gerogetow, ville historique , petit village de pecheur, les plages sans plus, nous sommes restés 2 nuits à l'hotel Hutton lodge (160 RM) hotel personnel sympa. Le samedi 7 aout nous avons pris un bateau (2h30 de trajet en speed boat) le matin pour Langkawi, au programme ballade, plage , aquarium, téléphérique et vu sur la thailande, de retour le dimanche 8 au soir à Penang au même hotel. Le 9 aout nous avons fait la traversée de Ouest en est de Georgetown à Kuala terranganu en tout 550 KM, un stop au Lac Tasik ou nous avons déjeuné, nous pensions faire cette étape en 2 jours mais aucune info sur les guides Routard et lonely sur les choses à voir, pas d'hotel ou s'arreter du coup on est arrivé en fin de journée à kuala terranganu ; nous avons logé à l'hotel Midtown à ne pas recommander (hotel non réservé de france). Le 10 aout nous partions à Kapas, petite ile perdue ou tout est sauvage nous étions au Kimi chalet (très chaleureux, très familial, des gens très sympas, les bungalows au bord de l'eau sont moins humides que ceux en arriere), une ile ou nous avons pendant 3 jours pris nos masques et tubas et vu pleins de poissons. Coup de coeur pour cet endroit ou il n'y a pas encore beaucoup de monde mais n'hésitez pas à reserver car peu de logement sur place. Le 13 nous partions a cherating ou nous n'avions rien reservé on est allé à Tajong inn (jolie chalet au bord de la plage et autour d'un petit lac, prix 120 RM. Cherating était un peu désert, mais nous avons eu la chance d'aller au sanctuaire des tortues et le soir nous avons pu même en remettre a l'eau donc les enfants étaient au top;par contre trop fatigué pour attendre toute la nuit l'arrivée des tortues. Le 14 dans la journée on est parti à Jerantut Hill resort, nous l'avions choisi car il avait une piscine (les enfants ont apprécies et nous aussi) par contre il faut une voiture car il est a 2km de jerantut (ville sans interet). Le 15 nous avons pris la pirogue (2 heures aller et retour) pour le tama negara, la nous logions au Travellers home (tres bon accueil, familial) pour 2 nuits, ballade dans la jungle la nuit et au canopy ou nous sommes allés tout seul c'est fléché dés l'entree du parc, environ 2/3 heures , les canopy s'est très sympa on est a 35 m au dessus de la jungle, les personnes ayant le vertige s'abstenir, mais sinon pas de problème notre fille de 5 ans a beaucoup apprécié et n'a pas eu peur ; l'après midi nous avions décidé d'aller voir des Orang asli , interressant même si nous étions 15 autour de ce village a photographier, on nous rassure en nous disant qu'ils sont ravis d'accueillir des gens , a voir. Le 17 nous sommes repartis avec un stop au refuge des elephants à 100 Km de KL (un tour direct de KL prend 160 RM par personne, si vous êtes plusieurs autant louer un taxi ou une voiture cela devrait couter moins chere) et nous sommes revenus pour 2 nuits a l'hotel radius, ballade dans KL . Le 19 nous sommes partis en taxi (260 RM pour un grand taxi) à Malacca (coup de coeur pour cette ville) et nous avons logé a la guest house Old Town guesthouse (lui est français et sa femme est malaise), très sympa la nuit nous a couté 75RM pour les sites, simple mais propre et très sympa. Et nous sommes repartis de Malacca pour l'aeroport le 20 au soir (toujours le même taxi à 260 RM pour le retour), en bus cela coute 22 RM par personne.

Tous les hotels que je cite on un site internet Pour info les enfants n'ont pas eu de probleme avec le décalage horaire, par cotre côté bouf cela a été plus dur même nous adulte après avoir visité la Thailande, le vietnam et l'indonésie, on esperait retrouvé beaucoup de ses saveurs mais je dois dire qu'on s'est pas autant fait plaisir en malaisie. coté maladie : 1 ou 2 petites gastro d'une journée et une insolation à Kapas. Les prix annoncés sont toujours pour 3 dans les hotels puisque nous étions 2 familles avec 1 enfant ( a partir de 12 ans on compte comme un adulte).

voila un voyage bien sympa, les enfants ne se sont pas pleins, toujours partant, on a bien profité de notre voyage. bon voyage a vous map
Préparation pour un voyage à Casablanca en famille English translation pending
by Maymay24 · 2010-08-08 · 14 replies
🙂 Bonjour je viens de faire un peu le tour de ce forum! sympa et complet!

Je prepare mon voyage pour Casablanca ou je pars aux vacances d'octobre avec mon mari, ma fille de 3ans et mes parents. j'ai deja mes billets et j'ai louer un appartement Boulevard OUED DAOURA, Azhari II OULFA je recherche à present qqun qui pourrait m'indiquer et me renseigner sur ce que nous pouvons faire? visiter la ville et les souks les musées, j'ai vu qu'il y avait un zoo aussi!

Y a t il un parc d'attractions? pouvons nous faire une ballade à dos de chameaux, ou un sortie en 4x4 dans les dunes?

Pourriez vous m'indiquez combien de temps faut il pour faire casa/marackech en voiture?

Merci d'avance. cordialement .😉
Quand la location de voiture tourne mal à Cuba pour des Canadiens... English translation pending
by Sunrisa · 2010-07-29 · 47 replies
Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 29 juillet 2010 09:09Canada-Cuba - Le cas des détenus en question La question des Canadiens détenus à Cuba a été évoquée mardi par le ministre d'État des Affaires étrangères, Peter Kent, devant des représentants cubains à Ottawa. Environ sept Canadiens sont présentement détenus à Cuba pour différents motifs. Parmi eux figure Cody LeCompte, un jeune de 19 ans qui a eu un accident de voiture en avril dernier. Il lui est interdit de quitter Cuba avant qu'un tribunal ne détermine si des accusations seront portées contre lui. Son cas a été soulevé par M. Kent auprès de ses vis-à-vis cubains. Le gouvernement canadien a fait part de son inquiétude quant à la lenteur de l'enquête sur le cas du jeune homme de Simcoe, en Ontario. Il a signifié que de tels retards dans les enquêtes sont de nature à décourager des touristes canadiens à se rendre à Cuba. Cody LeCompte a été convoqué mercredi au commissariat de police de Camaguey au centre du pays. Il a été autorisé à rentrer au Canada moyennant une caution et s'est engagé à se présenter en cour si jamais il était convoqué. Le jeune homme faisait l'objet d'une enquête après avoir été impliqué dans un accident de la route qui a fait plusieurs blessés. Il avait lui-même loué la voiture en présentant des pièces d'identité prouvant qu'il n'avait que 19 ans, alors qu'il faut être âgé de 21 ans pour louer un véhicule à Cuba. Or, l'entreprise de location ne lui aurait jamais expliqué cette exigence. La mésaventure a coûté cher à sa famille, qui dit avoir déboursé 30 000 $ pour les frais d'avocat et son hébergement et celui de sa mère dans un hôtel de Santa-Lucia.

Activités ludiques à faire avec nos deux enfants en Chine? English translation pending
by Yoclam · 2010-06-28 · 5 replies
Bonjour, En chine du 27 juillet 2010 au 24 aout 2010, nous allons nous promener à Pekin , Shangai , Yangshuo et alentour. Je recherche quelques idées originales et ludiques a faire faire à nos deux enfants (11 et 15 ans) pour alterner avec les visites culturelles et les randonnées. Merci
Itinéraire et nombre de jours pour visiter la région des lacs en Lombardie? (Italie) English translation pending
by Gabyali · 2010-05-06 · 7 replies
Bonjour à tous,

Cet été, je projette de visiter la région des lacs en Lombardie. J'aimerais savoir combien de temps il faut pour bien visiter cette région, également avoir des idées d'itinéraires, d'endroits incontournables, de liens internet et des blogs ou carnets de voyage pour m'aider dans mon organisation. Merci à tous
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°4) English translation pending
by Sedonax · 2010-03-27 · 42 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 12 : de Catstair Canyon à CBS Paw Hole

Ce matin, je vais tenter le tirage au sort à la Paria Ranger Station dans le but d’obtenir un permis pour Coyote Buttes North (CBN), afin de revoir The Wave et ses alentours. J’éprouve une sorte de fascination pour cet endroit extraordinaire, qui débuta le jour de 1995 où je suis tombé sur une photo de ce que l’on n’appelait pas encore The Wave dans le magazine Géo. Dix ans après ma première visite (avec ma femme et ma fille), qui fut suivie de 8 autres durant lesquelles j’ai exploré à fond tout le secteur (ce qui m’a permis d’écrire le chapitre « Coyote Buttes North » dans le volume 2 de Photographing the Southwest), cette fascination ne faiblit pas et, si je passe à proximité de CBN, je ne résiste pas à tenter ma chance (avec toutefois quelques scrupules car cela en enlève une à ceux qui n’y sont jamais allés). Mais maintenant, si je ne suis pas tiré au sort, une simple déception remplace la frustration.

Le tirage n’ayant lieu qu’à 9 heures, j’ai le temps de faire une visite à proximité.

Je choisis de retourner à Catstair Canyon que je n’avais vu qu’une seule fois sous une lumière peu favorable.

Ce petit canyon se trouve en contrebas de la Highway 89 et son accès en est aussi rapide que facile.

Tôt le matin, la belle lumière met en valeur le canyon.





On y trouve quelques exemples d’art rupestre indien dont mon préféré est ce pictographe représentant un homme de façon minimaliste et très graphique.





Un peu plus loin dans le canyon, se trouve un étonnant remblai que l’on ne soupçonne pas quand on roule sur la Highway 89 quelques mètres plus haut. Il est constitué d’un empilement d’une vingtaine de voitures des années 60 et 70 😮. En voici quelques-unes :



En me garant sur le parking de la Paria Ranger Station, à 8 h 45, je constate qu’il y a beaucoup de véhicules, il va donc y avoir de nombreux postulants pour les 10 permis octroyés. Effectivement, il y a 68 demandes, mais avec ceux qui reviennent plusieurs jours de suite (les rangers leur donnent autant de « billets de loterie » que le nombre de fois auxquelles ils ont postulé), les chances d’obtenir un permis ne dépassent pas 1 sur 10 😕.

En attendant le tirage au sort, je discute avec une jeune femme prénommée Dawn (Aurore). C’est une Californienne au look hyper sportif, particulièrement aimable et bien dans sa peau. Elle ne travaille pas dans le domaine sportif comme son allure pourrait le laisser croire (elle est consultante en sécurité informatique) mais elle pratique tout de même l’escalade à haut niveau, le VTT et le triathlon… Elle est ici pour se « reposer » et se remettre d’une récente fracture de l’épaule suite à une chute de VTT. Quand commence le tirage au sort, son nom est tiré en premier et elle pousse un cri de satisfaction.

Les noms se succèdent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul permis à attribuer. Une autre année, plusieurs personnes avaient refusé l’ultime permis car elles ne voulaient pas se séparer et finalement c’est moi qui l’avais obtenu car j’étais le seul visiteur solitaire. Mais cette fois-ci, il n’en sera pas de même. Le dernier permis est proposé à un jeune couple qui doit se décider immédiatement. Tout le monde les a forcément remarqués : elle a un séduisant visage et une plastique de rêve qui pourraient lui valoir la couverture d’un magazine de beauté et de santé ; lui, semble tout droit sorti d’une sitcom où il tiendrait le rôle du gentil séducteur ; les deux amoureux sont très souriants et ont l’air fort sympathiques. S’ensuit une discussion qui polarise l’attention de la soixantaine de personnes présentes, les yeux rivés sur eux :

Lui : Prends ce permis, tu rêves de The Wave depuis si longtemps ! Elle : Non, je ne peux pas envisager d’y aller sans toi. Lui : Mais si, je t’accompagnerai et je t’attendrai à la limite de la zone interdite. Elle : Non, je ne veux pas te laisser seul.

Et ainsi de suite pendant deux minutes… Au final, la jeune femme finit par prendre le permis tandis que la ranger leur lance d’un air complice : « J’espère que vous n’êtes pas en voyage de noces car je ne veux pas que cette loterie soit responsable de votre première séparation ! » Cette scène « à l’eau de rose » a fait sourire l’assemblée et finalement détendu l’atmosphère parmi toutes les personnes déçues… dont je fais partie 😕.

Je souhaite un « Happy The Wave » à Dawn et tout le monde sort de la Station, excepté les heureux élus qui vont acheter leur permis pour CBN. Dehors, je discute avec des Allemands qui font un tour du monde dans un camion Mercedes 4 x 4 qu’ils ont aménagé et sur lequel ils dessinent au fur et à mesure leur parcours. Eux aussi apprécient les Tassilis du Sahara, ma région préférée après le Southwest. Après avoir rempli 2 gallons d’eau potable au robinet extérieur prévu à cet usage, je retourne dans la Station quand tout le monde est parti. Sans grand espoir d’avoir une réponse positive, je demande s’il ne reste pas un permis pour aller ce jour à Coyote Buttes South car je retournerais bien à Paw Hole en fin d’après-midi. Par chance, il en reste un 🙂! Le ranger me demande si je dispose d’un véritable 4 x 4 (pas un AWD, me précise-t-il) avec suffisamment de garde au sol, car pour y aller le sable est encore plus mou et profond que les années précédentes et il y a très régulièrement des touristes ensablés sur cette piste 😕. Il me dit qu’à la montée il faudra aller vite et ne surtout pas ralentir.

Il est temps de me rendre au parking de Wire Pass. Mon but est de réaliser une boucle passant par le slot canyon de Wire Pass puis celui de Buckskin Gulch, de sortir de ce dernier à un endroit repéré sur Google Earth (dont nous avions discuté avec plusieurs membres de VF), d’aller jusqu’aux Teepees à l’est de CBN puis de revenir au parking en contournant la zone nécessitant le permis. Comme il n’est pas prévu qu’il pleuve aujourd’hui, il n’y a pas de risque de « flash flood », mortel dans ces canyons.

Après avoir payé mon permis à la « self station » près du parking, je retrouve avec plaisir le slot canyon de Wire Pass où je me rends quasiment toujours avant d’aller à The Wave. Même si la lumière y est quelconque ce matin, l’étroitesse du canyon reste intéressante et depuis dix ans je retrouve ce même morceau de tronc d’arbre coincé en hauteur, telle une bête guettant sa proie.





Le slot canyon débouche sur une grande alcôve à la confluence avec Buckskin Gulch.





Grimper dans l’alcôve permet de voir certains détails de l’érosion.



Un Datura solitaire a élu domicile à quelques mètres de là.



Buckskin Gulch est plus impressionnant que Wire Pass car beaucoup plus profond pour une largeur excédant rarement les 5 mètres et, surtout, il serpente sur environ 20 kilomètres avant de rejoindre le Paria Canyon.





Le randonneur, sur cette photo, vous donne une idée de la taille de ce canyon et de ce qu’on peut y ressentir :



Quel plaisir d’y randonner tranquillement, à la recherche de lumière réfléchie qui donne matière à photographier 🙂.







En plusieurs endroits, le sol est recouvert de boue séchée.





Mais, par moments, il s’agit de boue humide, voire quasi liquide. J’essaye d’abord de l’éviter en sautant d’une pierre à l’autre mais, alors que je tente un trop grand pas, une pierre bascule et je me retrouve dedans jusqu’au mollet. Ce n’est pas très agréable 😕 et cela va occasionner ce soir une longue séance de nettoyage mais, après tout, ce n’est que de la boue (qui sèche d’ailleurs assez rapidement sur mes chaussures).

Je parviens à l’endroit qui, sur Google Earth, semble permettre une sortie du canyon. Dans la réalité, c’est très différent, il ne s’agit que d’une grosse fissure (à droite de la photo). La fonction 3D de Google Earth se contente de faire de l’interpolation de courbes de niveaux en lissant les pentes, ce qui ne correspond pas forcément au terrain qui peut être bien plus accidenté.



J’hésite à entreprendre la montée dans la fissure que j’estime à du 4+ (en cotation française d’escalade, sport que j’ai pratiqué longtemps il y a plus de dix ans), mais avec des chaussures de randonnée boueuses et un sac à dos lourd (contenant entre autres le matériel photo et la réserve d’eau) ce n’est pas l’idéal. Comme la fissure n’est pas complètement verticale (donc pouvant a priori être redescendue si nécessaire) et que la chute n’est pas mauvaise (au sol il y a du sable et pas de rochers), je décide de tenter l’aventure même si ce n’est pas très raisonnable. Je me concentre, retrouve mes sensations oubliées de grimpeur et l’escalade de la fissure (d’une bonne vingtaine de mètres) se déroule bien, sans que je me fasse peur. L’arrivée se fait dans une sorte de petit cirque sableux entouré de falaises verticales qui me séparent du plateau sommital. Mais une mauvaise surprise m’attend 😕 : il n’y a aucune possibilité de grimper la falaise à part dans une cassure encombrée de gros blocs dont certains légèrement en surplomb. J’estime que cette dizaine de mètres d’escalade est au moins du 5+, avec impossibilité de redescendre et une très mauvaise chute sur des blocs pointus. Je n’insiste pas, ce serait vraiment trop risqué, même si c’est rageant d’échouer si près du but 😠. Je comprends pourquoi je n’ai jamais lu, lors de mes recherches sur Internet, que quelqu’un ait pu sortir de Busckskin Gulch de ce côté.

Je redescends donc la fissure, mais en escalade la descente est plus difficile que la montée et maintenant je ne fais pas le fier ! Même en me concentrant, mes pieds retrouvent difficilement, en tâtonnant, les prises que mes yeux ne voient pas. Je ne peux m’empêcher de penser que toute chute se traduirait au minimum par une cheville foulée quand je toucherais le sol après avoir glissé et m’être râpé contre la paroi et, même si j’arrivais à rentrer à mon véhicule en claudiquant, tout le reste de mon voyage serait compromis 😕. A mi-chemin de la descente, j’entends deux personnes qui viennent d’arriver et expriment leur surprise de me trouver dans cette situation. Leur présence et leurs encouragements me rassurent et je termine la descente mieux que je ne l’ai commencée.

Je suis bien content de retrouver le sol et de discuter avec ces sympathiques backpackers, mais durant cette tentative avortée j’ai dû perdre au moins un demi-litre de sueur ! L’un des randonneurs, qui vient de Salt Lake City, me raconte comment un jour il s’est retrouvé en grande difficulté en essayant de suivre les indications d’un des guides de Michael Kelsey, une référence pour la randonnée dans l’Ouest. Il est vrai que Kelsey semble être une espèce de surhomme à qui aucun obstacle ne résiste et qui avance à un rythme d’ultra-marathonien, d’où bien des déconvenues pour les randonneurs « moyens » qui suivent certaines de ses indications. J’ai pu vérifier ses capacités par moi-même, un jour que je descendais seul, avec moult précautions et des chaussures très accrochantes, la dangereuse pente de slickrock de la Sneak Route to Death Hollow, dans la région d’Escalante. Quelle ne fut pas ma surprise de croiser Michael Kelsey lui-même 😮 qui remontait cette falaise à toute vitesse avec des chaussures de sport d’intérieur à l’accroche médiocre. La surprise fut partagée car il était ici en reconnaissance pour ajouter une nouveauté à la cinquième édition de son guide et il ne comprenait pas qu’un Frenchy puisse déjà se trouver là. Dommage que nous n’ayons pas eu le loisir de discuter plus d’un quart d’heure, chacun étant tenu par un horaire serré.

Je continue à descendre encore un peu le canyon. Certaines falaises sont impressionnantes.



En me glissant sous des alcôves pour cacher le ciel, je peux mieux admirer les magnifiques couleurs créées par la lumière réfléchie sur les parois du canyon. C’est un enchantement.





Je rebrousse chemin et remonte le canyon d’un bon pas car cet après-midi je me rends à Paw Hole et ce n’est pas à côté. Bien après les passages boueux, je rattrape le jeune couple qui hésitait à prendre l’ultime permis pour CBN à la loterie de ce matin. Je suis surpris de voir la jeune femme recouverte de boue : bras, jambes, cuisses, une bonne partie du visage. Elle me fait à la fois penser à Lara Croft (du jeu Tomb Raider) qui serait en stage commando et à une « sauvageonne » de certaines peuplades indigènes. Je pense également à la célèbre chanson de Queen « We will rock you » et ses paroles « You got mud on your face » sauf que le vers suivant « You big disgrace » ne convient pas du tout puisque, contre toute attente, la demoiselle reste fort jolie et que la boue séchée fait même ressortir ses yeux verts. En riant, elle m’explique que l’argile « c’est bon pour la peau et que certains payent cher pour cela ». On rentre ensemble et on discute dans la bonne humeur. Ils viennent de Pennsylvanie, lui finit ses études à l’université et elle est professeur de fitness et de cheerleaders (Pom-pom girls). Ils sont très contents d’aller demain tous les deux à CBN/The Wave. Tous les 2, avec un seul permis ? Non, ils ont bien 2 permis car, après le tirage au sort, Dawn s’est discrètement désistée en leur faveur, touchée par ce jeune couple d’amoureux. Elle leur a dit qu’habitant en Californie elle pourrait revenir ici plus facilement qu’eux. Un bien beau geste 😇!

Comme je vois ces deux sportifs se jouer des petites difficultés de Wire Pass (blocs coincés à escalader), je leur donne tous les conseils nécessaires pour visiter demain Top Rock et Melody Arch afin d’agrémenter leur visite. Ils sont installés au petit camping gratuit de Stateline Campground, à 2 miles au sud du parking de Wire Pass. Comme il est complet, ils me proposent de partager leur emplacement en me prévenant qu’ils reviendront assez tard puisqu’ils dîneront à Page ce soir. Ils sont vraiment très sympa 🙂!

On est déjà en cours d’après-midi mais on partage quelques barres de céréales après le slot canyon de Wire Pass, puis on se quitte au parking et je pars en direction de Coyote Buttes South - Paw Hole.

Le ranger m’avait prévenu, la piste de Paw Hole s’est dégradée par rapport aux années précédentes, les ornières sont profondes et le sable est très mou car il n’a pas plu depuis longtemps. C’est aussi vers Paw Hole qu’Annie et André, pourtant véhiculés dans un gros 4 x 4 par un ami expérimenté de Kanab, se sont ensablés il y a quelques semaines et ont dû faire venir la dépanneuse pour plusieurs centaines de dollars 😕. Je suis donc bien content de disposer du Toyota 4Runner qui est un vrai 4 x 4 avec vitesses courtes mais je choisis tout de même de rester en seconde longue pour pouvoir garder une vitesse suffisante. J’attaque la montée sableuse à un rythme digne du Paris-Dakar, la voiture dérape dans les virages et fait des sauts à chaque variation de terrain, je dois tenir le volant très fermement et j’ai l’impression de conduire dans un jeu vidéo. Dès que je sens le véhicule ralentir, je donne des coups de volant successivement à droite et à gauche, comme je l’ai vu faire par les Touareg dans le Sahara. A l’arrière, mes sacs et la glacière sautent dans tous les sens, comme s’ils dansaient un pogo effréné lors de la grande époque punk, c’est « Anarchy in the trUnK » 😛! Après plus de 2 miles de ce rythme frénétique, qui me semblent durer beaucoup plus longtemps, je suis bien content de m’arrêter au petit parking de Coyote Buttes South - Paw Hole.

Je me dirige directement vers le secteur que je trouve le plus beau, à environ 1 mile de marche (dans le sable) au nord-ouest du site. En regardant les carnets de voyage et les photos des aficionados de l’Ouest, je suis surpris de voir que ce secteur pourtant très photogénique n’est pour ainsi dire jamais visité, alors qu’il est finalement plus accessible que celui de Coyote Buttes South, Cottonwood Teepees (qui est cependant plus vaste et plus varié).

Je garde un excellent souvenir de ma dernière visite en avril 2006 où, avec ma fille Flora, Kent, Steffen et Isabel, nous avions terminé à Paw Hole, dans une excellente ambiance, une expédition de presque 3 jours (avec camping sauvage) qui nous avait amenés à White Pocket et différents secteurs de Coyotte Buttes South. Souvenirs, souvenirs…

J’atteins une montagne de slickrock joliment striée (particulièrement à la gauche de sa base).









Un peu plus loin, un autre très beau secteur de slickrock strié.







Le temps se couvre, mais les couleurs n’en ressortent que davantage.



Je m’intéresse maintenant aux détails, aux motifs, aux textures et aux couleurs que le slickrock nous offre généreusement.





Ici, le rocher semble saigner.







Ravi d’avoir pu profiter tranquillement des trésors de ce site que j’apprécie particulièrement, je retourne vers le massif de teepees à proximité du parking.



Je les admire dans la douce lumière du soleil couchant.





La descente en 4 x 4 de la piste sableuse pose moins de problème que sa montée, même si cela secoue tout autant.

De retour sur la bonne piste de House Rock Valley Road, je capte les toutes dernières lueurs du soleil….



… puis du crépuscule.



Au camping, j’installe mon SUV à côté de l’emplacement du jeune couple de Pennsylvanie (que, plus tard, je n’entendrai même pas revenir de Page). Après mon habituel dîner frugal, je décharge mes photos sur mon notebook et, fatigué par cette journée bien remplie, je m’endors très rapidement.

JOUR 13 : autour de Coyote Buttes

Au lever du soleil, il fait nuageux, donc je prends mon temps avant d’aller à la Paria Ranger Station afin de tenter ma chance une seconde fois pour le permis de Coyote Buttes North. Quand je quitte le camping, le jeune couple de Pennsylvanie dort toujours dans sa tente et je ne peux le revoir pour le saluer et lui souhaiter une excellente visite de The Wave.

A la Station, nous sommes une dizaine de personnes de moins que la veille pour le tirage au sort. Je retrouve Dawn qui hier a été voir Horseshoe Bend, Antelope Canyon et des hoodoos. Quand des touristes demandent quel est le meilleur guide pour visiter le secteur parmi ceux qui sont vendus sur place, j’entends avec plaisir le ranger répondre que c’est Photographing the Southwest 🙂, du coup il leur en vend deux et Dawn en achète un troisième.

Celle-ci est optimiste pour le tirage au sort, par nature et parce que, aujourd’hui, elle a deux chances au lieu d’une, comme tous ceux qui reviennent pour la seconde fois consécutive (les rangers mettent deux numéros à leurs noms dans la tireuse à loto). Elle ne sait pas qu’elle a en réalité quatre chances en comptant les deux miennes, car j’ai décidé que si mon nom était tiré et pas le sien, je lui ferais bénéficier de mon permis, ce qui me semble tout naturel après son généreux geste de la veille.

La loterie se déroule selon une séquence répétitive : tirage de la boule, annonce du numéro, cri de joie de l’heureux élu, déception se lisant sur le visage des autres. Enfin il ne reste plus qu’un permis, le dixième, et bingo 🙂! c’est Dawn qui l’obtient et ne cache pas sa joie pour ce coup de chance in extremis. La ranger déclare qu’il y a une justice et raconte comment Dawn a fait don de son permis la veille ; spontanément, toute l’assemblée applaudit la sympathique Californienne. Après l’obtention de son permis, je lui explique en détail tout le circuit autour de The Wave, de Second Wave à Sand Cove en passant par Top Rock et le Big Mac, car elle ne saurait se contenter d’une visite classique. Quand il n’y a plus personne à la Station, je vais voir la ranger (qui se souvient bien de moi depuis qu’elle m’a croisé en octobre 2005 en revenant de White Pocket alors qu’elle pensait ce site encore confidentiel) pour lui demander s’il n’y aurait pas quelques phénomènes géologiques encore peu connus à visiter dans le secteur. Comme je connais déjà tous ceux qu’elle me cite, elle finit par m’en indiquer un du bout des lèvres qu’elle appelle « The Nautilus », mais me demande de me contenter de publier des photos sans en indiquer la localisation sur Internet ou Photographing the Southwest car cette curiosité est fragile.

Je la remercie et m’y rends directement. Je marche dans ce secteur isolé quand j’entends du bruit derrière moi. Je me retourne, surpris, et découvre deux chevaux montés par de souriantes cavalières qui habitent à proximité et me disent qu’elles n’ont jamais vu personne dans ce wash. On discute un moment des beautés de la région puis chacun reprend son chemin.



Je ne sais pas à quoi doit ressembler « The Nautilus » car la ranger ne m’a rien précisé et ses indications étaient plutôt vagues. Je m’attends donc à une formation rocheuse en forme de sous-marin avec des pointes, comme dans le roman Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Mais quand je découvre cette curiosité géologique, je constate qu’elle ressemble tout simplement par sa forme au coquillage appelé nautile en français et nautilus ici.



Je me glisse à l’intérieur…





… puis me balade un bon moment dans le secteur, à la recherche d’autres curiosités du même style, sans succès.





C’est la saison de floraison des cactus.



Je retourne à mon véhicule par le même chemin, content d’avoir vu ce petit site mineur mais néanmoins intéressant.

Le temps se couvre sérieusement, il ne serait pas prudent d’entamer seul une longue randonnée dans un site isolé. Je prends donc la piste de House Rock Valley Road pour accéder à des balades assez courtes.

Il y a de jolies fleurs sur le bas-côté (ce sont des Prickly Poppies me précise Kashtin, spécialiste en la matière).



Je retourne voir un panel de pétroglyphes qui m’avait particulièrement plu pour sa situation et son originalité. Bien que les rangers tentent de le garder confidentiel et qu’il soit loin de la piste, je constate en voyant le sol piétiné qu’il est nettement plus visité que lorsque j’y étais venu il y a quatre ans.

On y trouve un étonnant labyrinthe rappelant le jeu du même nom que l’on trouvait dans les magazines pour enfants, où il fallait se rendre d’un point A à un point B. C’est la seule fois où j’ai vu une telle représentation rupestre. Que peut-elle bien vouloir signifier ? Comme je ne connais pas de nom à ce panel, je l’appelle « The Maze panel ».







On peut observer d’autres motifs intéressants, notamment des spirales, un personnage avec des boucles d’oreilles, un autre très graphique dessiné comme un logo…





Ma prochaine visite concerne Double-Barrel Arch, qui se situe près de la piste d’accès par le sud à Coyote Buttes South et ne nécessite qu’une courte marche.

Devant l’arche et ses deux ouvertures, un rocher surnommé le Totem.



Quand je m’approche de l’arche et que je grimpe pour atteindre ses ouvertures, je constate que le slickrock est très différent de celui que l’on trouve habituellement dans la région. Celui-ci est torturé comme de la roche volcanique qui me rappelle celle que j’ai vue au Piton de la Fournaise, à l’île de la Réunion, ou au pied du Teide à Tenerife, aux îles Canaries.







Une excroissance rocheuse me fait penser à un dinosaure qui serait à l’affût.





Le ciel s’est dégagé peu à peu et les risques d’orage semblent s’éloigner.

Je décide donc de faire la randonnée permettant de visiter le site d’Edmaier’s Secret que je n’avais pas eu le temps de faire lors de mon précédent voyage.

Cet endroit n'est pas à proprement parler secret ou confidentiel. Son surnom lui a été donné par des Allemands qui ont découvert en 2003 une photo aérienne (prise dans les années 90) dans un livre de Bernhard Edmaier et qui, à partir de là, l’ont ensuite recherché (notamment à l'aide de Google Earth). Ils s’y sont rendus par eux-mêmes en 2007. Ceci explique que ce lieu soit encore très peu connu, mais plus pour longtemps car sa visite est notamment une bonne solution lorsqu’on n’a pu obtenir de permis pour CBN / The Wave. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai conseillé à Marie/mlefevre qui s’y est rendue deux mois plus tard et en a parlé positivement dans son carnet. Du coup, plusieurs forumeurs ont déjà inscrit cette visite à leur voyage de 2010.

Cette belle randonnée dans le wilderness n'est ni longue (entre trois et quatre heures suivant le temps passé à explorer et/ou à photographier sur place) ni difficile si l'on dispose des informations, d'un extrait de carte topographique et d'un bon sens de l'orientation (le GPS peut faciliter les choses mais n'est pas indispensable, le mien est resté dans le sac à dos cette fois-ci). Par contre, en été il peut y faire très chaud, il n’y a pas d’ombre et il y a peu de chances d’y rencontrer âme qui vive.

Je paye mon permis à la « self-payment station » du parking de Buckskin Gulch et je marche d’un bon pas dans le gulch car l’après-midi est déjà très avancé. Environ une heure plus tard, je suis au milieu d’un océan de slickrock au pied d’une superbe montagne de brainrocks (roche en forme de cervelle) qui ne demande qu’à être gravie.







Au sommet, je découvre un land-marker qui date de 1917...



… et surtout un panorama magnifique en direction de Buckskin Gulch d’où je viens.



Je continue vers le sud sur le sommet de la montagne…



… jusqu’à un superbe point de vue sur une immense pente de slickrock avec Coyote Buttes North en arrière- plan. Loin au sud, le massif blanc de Top Rock est bien éclairé et je distingue nettement la fissure verticale qui surplombe The Wave et sert de repère aux randonneurs (en haut et au milieu de la photo). Aujourd’hui, il me manque au moins deux heures de jour pour pouvoir explorer ce versant, ce sera donc pour la prochaine fois.



Je redescends vers le nord en passant par une « mini-wave » au slickrock délicatement ciselé.



Ce spot, un de mes préférés du site, m’a donné envie d’en faire une interprétation en noir et blanc.



La descente est ponctuée de lames de roche et de délicates stries dentelées qui, je l’espère, seront épargnées par les futurs visiteurs.







D’immenses chenilles de pierre sont blotties les unes contre les autres. Je ne serais pas surpris de les voir se mettre à onduler lentement.





Quelques lichens égayent la roche.





Le slickrock prend plusieurs couleurs, au gré de sa fantaisie.





Un hoodoo au sombre chapeau semble perdu dans cette immensité.





Le soleil va bientôt se coucher, il est temps d’entamer le retour.



Eclairé par les derniers rayons du soleil, le grès prend de superbes teintes dorées.



Dans le wash sableux au pied du slickrock, j’ai l’impression d’être fin 2008 durant mon voyage au Sahara, dans le massif de la Tadrart, au sud-est de l’Algérie. Curieuse impression de retrouver les mêmes sensations au sein de deux sites situés aux antipodes mais qui se rapprochent par leur esthétique, leur atmosphère et leur lumière.







L’agréable remontée de Buckskin Gulch dans une lumière crépusculaire et une température très douce termine sereinement cette journée durant laquelle la découverte d’Edmaier’s Secret fut un des coups de cœur de mon voyage 🙂.



Il fait nuit quand je roule sur les pistes de House Rock Valley Road puis de Cottonwood Canyon Road pour retrouver mon lieu de bivouac d’il y a deux jours. Je me couche relativement tôt car demain le réveil sonnera bien avant l’aube pour visiter les Wahweap hoodoos à l’heure propice.

JOUR 14 : de Wahweap Hoodoos à Waterholes Canyon

Il fait encore nuit quand le réveil sonne, mais c’est nécessaire pour lever le camp, rouler sur les pistes menant au Wahweap Wash puis marcher une vingtaine de minutes jusqu’au premier groupe des Wahweap Hoodoos, afin d’être positionné à temps pour y voir le lever du soleil.

Mon intérêt pour les Wahweap Hoodoos remonte à l’année 2001 quand Laurent Martrès me demanda de l’aider à trouver un hoodoo particulièrement élégant dont, à l’époque, seuls deux photographes professionnels avaient publié une photo : Michael Fatali (toujours lui !) et Jackson Bridges (guide/photographe spécialisé dans la région du Lake Powell). Bien entendu, on ne savait pas du tout dans quel secteur ce hoodoo pouvait bien se trouver et les deux photographes gardaient jalousement leur secret. Durant mon voyage de 2001, dans les environs de Page, j’ai montré la photo à tous les rangers que j’ai croisés, j’ai exploré les alentours de Toadstool Hoodoos et de White Rocks mais je n’ai pas trouvé le hoodoo recherché. Quelques mois plus tard, j’ai finalement obtenu une information succincte mais suffisante (« Vous trouverez dans Wahweap Wash »), en correspondant avec un local qui voulait lancer un Bed & Breakfast et courait le wilderness près de chez lui à la recherche de curiosités géologiques. Dès mon voyage suivant (en mai 2002), nous remontions à pied, Laurent et moi, le Wahweap Wash (en venant du sud, ce n’est qu’ensuite qu'un ami de Laurent a trouvé l’accès plus rapide par les pistes du nord), lorsque nous avons fini par trouver les hoodoos convoités 🙂, qui seront longtemps une des nouveautés de Photographing the Southwest. Il m’amuse de penser que quelques e-mails envoyés de France ont été plus efficaces qu’une recherche menée sur place.

La subtile lumière qui précède le lever du soleil permet d’apprécier ces hoodoos élancés dans une ambiance plus douce et moins contrastée que celle qui prévaudra quand les rayons du soleil les atteindront directement.





Quelques minutes plus tard, le site est éclairé par les premiers rayons qui font ressortir le blanc éclatant des hoodoos.



Je prends la photo « classique »…



… avant de trouver un autre angle qui me plaît davantage.



Un second groupe de hoodoos se situe quelques centaines de mètres plus loin.



Ils sont moins élancés mais néanmoins intéressants, surtout à contre-jour.





J’ai un faible pour ces deux hoodoos qui semblent avoir été posés là comme des piliers matérialisant l’entrée d’un décor fantasmagorique digne du Seigneur des Anneaux.





Ici, des concrétions ressemblent vraiment à de la cervelle.



Là, les roches rappellent la couleur du sang.



De retour à mon véhicule, je rencontre deux Allemands qui viennent d’arriver mais qui ont failli rester coincés au passage d’un petit wash qui traversait la piste : leur SUV ne pouvant plus ni avancer ni reculer sans racler fortement le sol rocailleux, l’un a dû pousser et l’autre « mettre la gomme » pour s’en sortir. Ils avaient pourtant loué chez Alamo un SUV standard de la même catégorie que le mien, mais ils ont hérité d’un modèle « crossover » à la faible garde au sol, qui montre ses limites à la moindre difficulté, leur faisant risquer une galère au milieu de nulle part sans compter l’endommagement du véhicule 😕. Après un petit déjeuner commun, où ils se font réchauffer des saucisses, je les quitte en espérant qu’au retour ils ne rencontreront pas le même problème.

Sur les hauteurs de White Rocks, je me gare sur un promontoire surplombant un secteur où se trouvent de nombreux hoodoos colorés.



La lumière de ce milieu de matinée n’est pas très favorable, mais une balade me permet tout de même d’apprécier les couleurs qui vont de délicats tons pastel au rouge violacé.







Tout au bout de la balade, un point de vue sur Chimney Rock et sur un énorme hoodoo qui fait plus de 20 mètres de haut.



Vers midi, je me rends au Paria Outpost pour saluer Susan et Steve Dodson, comme je le fais maintenant depuis une dizaine d’années. La première fois, Elisabeth, Flora (qui avait onze ans) et moi étions venus là dans le but de boire quelques litres de lemonade bien fraîche après notre première visite à The Wave, dans la canicule du mois de juillet. Nous avions été très sympathiquement accueillis par Susan et Steve qui nous avaient raconté la toute récente ouverture du Paria Outpost (majoritairement construit de leurs mains), leur amour de la nature encore sauvage qui les avait amenés ici, leur intérêt pour la vie des locaux à laquelle ils voulaient s’intégrer, leur goût pour la musique jouée en commun, leur volonté de contribuer à une activité touristique responsable en harmonie avec la nature… Flora était même repartie avec un cadeau 🙂 : un grand TShirt flashy de style hippie (que Susan avait teint elle-même) qui lui servit longtemps de chemise de nuit compte tenu de sa taille.

Les débuts sur place furent difficiles car il leur fallut des années avant d’obtenir les autorisations, accréditations et assurances nécessaires pour faire le métier d’outfitter sur les terres du BLM et du Vermilion Cliffs National Monument (où se trouve Coyote Buttes). En attendant, ils ont tenu bon et ont proposé des shuttles (transports) notamment pour les backpackers descendant le Paria Canyon ou Buckskin Gulch, et leur BBQ « all you can eat » de fin de semaine (certaines fois avec de la musique live) a acquis une bonne renommée, puisque de nombreux locaux (dont beaucoup viennent de Page) y sont fidèles. Ils ont également aménagé une chambre pour la proposer en Bed & Breakfast. Quand ils ont pu lancer leur activité d’outfitter, j’ai fait tout mon possible pour les faire connaître en France (et dans d’autres pays francophones), soit en répondant à des posts de VF quand les forumeurs ont commencé à s’intéresser à Coyote Buttes South et White Pocket ; soit dans de nombreux messages privés et/ou e-mails ; soit directement, en en parlant à mes connaissances qui se rendaient dans l’Ouest ; soit encore en les citant dans Ouestusa.fr en complément de l’outfitter Wally (en retraite maintenant) que conseillait Thierry/Wavemaster car il avait été content de ses services… Comme tous leurs clients ont été satisfaits, le bouche-à-oreille et les carnets de voyage ont fait le reste, et maintenant leur activité d’outfitter marche bien 🙂, avec une bonne proportion d’Européens. Les Dodson, qui connaissent ma contribution à leur business, m’accueillent toujours à bras ouverts… comme Susan le fait encore cette année (Steve étant en excursion). Elle s’apprêtait à partir faire des courses à Page mais, après un accueil très chaleureux, elle reste un bon moment à discuter avec moi. Quand elle doit s’en aller, elle me dit de rester au Paria Outpost « comme chez moi ».

Tandis que le temps se couvre, je m’installe pour prendre mon lunch sur la terrasse puis j’entame une petite sieste réparatrice. Je suis réveillé par l’arrivée d’une dame d’une bonne soixantaine d’années, qui a beaucoup de distinction et qui respire la gentillesse. Elle vient de Californie, est passionnée de photographie (elle dispose d’ailleurs d’un matériel haut de gamme) et passe voir Steve et Susan pour convenir d’une excursion, sans savoir ce qui est le mieux à photographier dans le secteur. Comme il s’est mis à bruiner, j’ai tout mon temps. Aussi, je vais chercher mon notebook et je lui montre des photos de la région proche sur une copie de mon site web, ainsi que certains clichés que j’ai pris durant les deux derniers jours. Elle prend des notes de ce tout ce que je lui conseille de voir par elle-même ou avec un outfitter dans les jours à venir, puis elle me pose des questions complémentaires sur l’accessibilité des différents sites. Je suis heureux d’avoir pu lui rendre service, car elle est aussi sympathique que motivée. Avant de partir, elle me remercie chaleureusement et me dit « You make my day » (expression que j’avais découverte au cinéma dans la bouche de Clint Eastwood, mais prononcée dans des circonstances très différentes).

La bruine a cessé mais le ciel reste menaçant. Je décide de tenter une visite aux Thousand Pockets dont le nom est prometteur. La piste est d’abord commune avec celle de Stud Horse Point, puis elle s’enfonce vers le sud. Elle est longtemps sableuse, ce qui ne posera pas de problème en cas de pluie, mais tout d’un coup elle devient argileuse avec plusieurs montées et descentes. La randonnée doit durer au moins deux heures et il est impossible de deviner où vont éclater les orages qui menacent tout autour. Si la pluie tombe ici, il me sera impossible de rouler sur les montagnes russes sur lesquelles je viens de passer. Par prudence, je décide donc de renoncer et de revenir en arrière pour me contenter d’une seconde visite à Stud Horse Point.

Je ne le regrette pas car aujourd’hui la lumière y est douce.

Au loin, le Lake Powell d’où émerge Lone Rock.





Les hoodoos colorés de Stud Horse Point, qui dominent le paysage, ont une structure et une esthétique particulières très différentes de ceux que j’ai vus ce matin. On se croirait dans une autre région.









Mon hoodoo préféré est celui qui est surnommé l’Amiral à cause de son chapeau si caractéristique.





Je retourne à Page dans le but de faire un ravitaillement de produits frais mais, comme le ciel s’est dégagé en partie, je me dépêche d’aller sur le rim de Waterholes Canyon pour bénéficier des derniers rayons de soleil.

Waterholes Canyon est principalement connu en tant que slot canyon et il faut un « hiking permit » navajo pour le visiter, malheureusement la guérite d’Upper Antelope Canyon où on peut l’acheter est fermée depuis plusieurs heures. Tant pis pour cette fois, une bonne demi-heure de visite sur le rim à l’heure où tout le monde est rentré pour dîner ne devrait pas poser de problèmes (Attention ! ne venez pas ici sans permis en pleine journée car, à l’heure normale de visite des slots canyons, les permis sont régulièrement vérifiés par les Navajos).

Sur le mur surnommé « The Big Wall », certaines striures esthétiques font penser à Second Wave.





Je capte les tout derniers rayons du soleil dans l’autre direction, celle où le ciel se fait menaçant.





Au Wal-Mart, une fois le ravitaillement terminé, je me choisis une bonne salade composée et des yaourts crémeux à la cerise pour ce soir et demain matin. Je profite d’un spot WiFi pour sortir mon notebook et consulter ma boîte aux lettres ainsi que la météo des jours à venir (qui n’est pas fameuse 😕).

Une fois de plus, je retourne de nuit à mon bivouac, situé dans les premiers miles de la Cottonwood Canyon Road que je vais emprunter demain matin pour commencer les trois prochaines semaines consacrées à l’Utah.

A l’issue de ce « Hoodoos day », c’est avec un pincement au cœur que je me glisse dans mon duvet, en sachant que demain je m’éloignerai de la région des Vermilion Cliffs, une de mes préférées (sinon ma préférée) dans le Southwest.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Trucs utiles pour voyager de longues durées avec un bébé English translation pending
by Yumni · 2010-03-24 · 10 replies
Comme cela fait bientôt 5 mois que nous voyageons au Brésil avec Elouann qui va fêter ses deux ans demain 😉 voici une petite liste des choses à prendre ou à laisser, c'est selon vos besoins, mais voici mon point de vue:

La poussette : quasi inexistante au Brésil, et pour cause ! Les trottoirs sont souvent défoncés, les routes pavées, voir en terre ou en sable (hors grandes vills et capitales). Donc, sport haut niveau que de balader son petit en poussette ! Ou en avoir une à trois roues très grosse et solide, donc encombrante... A réfléchir ! La nôtre ne nous sert finalement que dans les gares routières ou aéroport, ou lorsque l'on a la chance d'être pas loin d'un vrai trottoir goudronné et qui va là ou on veut ! 🤪Donc, avoir absolument un système de portage adapté (voir plus bas).

Système de portage : Indispensable ! On a testé le latéral, en recyclant un chèche blanc de tunisie ! Il a l'avantage d'être léger (indispensable au brésil ! Quelle chaleur! Oublier les écharpes de portage européènne) et clair, mais la bande n'est pas assez large et le tissu manque un peu d'élasticité (confort de bébé). On aurait bien apprécié finalement un portage bien technique, comme le manduca (faites une recherche internet !) très polyvalent (portage dos, ventre, hanche) mais il est plus encombrant et c'est un investissement...qu'on aurait du faire plutôt que la poussette ! Bon, il est vrai qu'on se balade pas mal, sans parler de grande randonnée tout de même. Et qu'on a même utilisé des motos taxi...😮

Petit lit : on a testé le lit tente pop up (voir galerie photo) mais qui n'est pas convaincant sous ces climats, car notre Loulou a tellement chaud dedans qu'il se réveille et ne peut plus dormir (prévoir qui plus est un drap élastiqué à mettre sur le matelas gonglant intégré que l'on glissait à l'intérieur de la tente)! C'était impécable lorsque nous étions en montagne, et que les températures était plus fraiches, ou alors avec une clim réglée fraiche(mais faut aimer ça). Par contre la moustiquaire intégrée est vraiment efficace. A savoir qu'au brésil on ne propose pas de petit lit bébé, et au mieux un petit matelas à mettre au sol. Il faut sinon se contenter d'un lit normal, qu'il est préférable de coller au sien pour éviter les chutes !😕 On avait pris aussi un sac de couchage fait maison en coton et un en micropolaire. Ils nous ont plus ou moins servi.

Pour les repas : j'ai regretté d'avoir oublié sa petite cuillère et fourchette ergonomique et peu encombrantes : très difficile d'avoir au restau une simple petit cuillère, et quand c'est le cas, elles ne sont pas pratiques à utiliser... dommage quand bébé se débrouillait déjà tout seul, on se retrouve à lui donner la bécquée ! Et j'avais pris une serviette à scratch en coton enduit lavable, absolument génial et indispensable (un coup d'eau et c'est propre !) hélas perdue en cours de route; on ne trouve que de misérables petites serviettes en papier qui n'essuie rien et ne tiennent pas... A moins d'avoir envie de changer son Loulou 3 fois par jour ou de le supporter tout plein de tâches de fruits et de graisse. (désolée, moi je peux pas...)🙁

On utilise aussi beaucoup la tasse « antifuite », vraiment très pratique en bus, voiture, poussette... Loulou n'utilise plus de bib mais ne boit pas à la bouteille. Et quand ça bouge....🤪 Sinon, c'est quand même mieux sur de la longue durée de louer une maison pour avoir une cuisine. Les repas au restau sont vite monotones et pas toujours adaptés à des petits bouts. De plus au brésil, les plats sont ultra salés ou sucrés ! (recrudescence ici d'hypertension et diabète dès le plus jeune âge).

Les vêtements : si vous passez votre temps au bord de l'eau (ce qui est probable avec un petit bout) vous n'aurez pas besoin de grand chose. Le truc qu'on a trouvé de vraiment génial (acheté en France évidemment) est une combinaison anti UV avec le chapeau assorti (mayoparasol). Cher mais amorti quand on passe 5 mois au soleil ! Et notre petit bonhomme qui est aussi blanc que...l'écume de mer (soyons poétique) n'a jamais attrapé de coup de soleil avec. On mettait aussi de la crème solaire écran minéral évidemment sur les membres et le visage. J'ai aussi pris un maillot spécial bébé qui s'agraphe et se règle à la taille, utile si on va dans des piscines et que l'heure chaude est passée (entre 16h et 18h, heure du coucher de soleil, on n'avait pas besoin de combi). Ne pensez pas acheter quoique ce soit sur place, sauf pour dépannage, car le brésil n'est vraiment pas le pays du textile : tout est moche et de mauvaise qualité (se découd, se déchire, déteint...). 🙁S'abstenir... Le seul achat sympa a été une paire de tong avec bride à l'arrière ! Mais j'étais contente de lui avoir pris une vraie paire de sandale solide et souple à la fois.

Les couches jetables: On en trouve de partout (même les petits bleds, du moment qu'il y a des enfants. Hélas, la couche lavable c'est pas pour demain au brésil...) mais les seules de bonnes qualité, c'est à dire qui peuvent durer au delà de deux heures sans fuites, sont les pampers et Monica Feliz (huggies) dia et noite (environ 1 réal la couche !). Sans quoi, petits soucis à prévoir au réveil...😛 Après, quand on peut s'en passer en journée et laisser bébé les fesses à l'air, c'est nettement mieux ! Il fait vraiment chaud ici, notre Loulou a facilement les fesses rouges ou des petits boutons dues à ces maudites couches jetables ( je n'utilise pas ça en France... trop cher, non écologique au possible et mauvais pour le derrière de bébé). J'ai aussi pris deux culottes d'apprentissage en coton lavable de la marque Imse Vimse, et cela me permet aussi d'éviter de lui mettre ces couches plastifiées sur lui, mis à part quand on bouge. Mais dans la mesure où on n'avait pas de machine à laver facilement (on a dû laver notre linge à la main pendant deux mois sur cinq) ou que cela coûte trop cher, pas évident de partir avec des couches lavables...😕

Jeux, livres : bon, on n'avait vraiment pas beaucoup de place...On en a pris, on en a perdu, on en a racheté (même réflexion que pour les vêtements, les jouets ici ne valent pas un clou... détruit en peu de temps d'utilisation). Finalement, Loulou a beaucoup utilisé ses deux petites voitures qui ont vraiment souffert, un ballon de plage gonflable qui a expiré après trois mois, un peu de dinette et mention spéciale pour l'album photo de famille que j'ai fait imprimé avant de partir : il avait tous les portraits des membres de sa famille proche... Pratique quand on lui parlait de telle ou telle personne (il n'a pas deux ans...)

soins, santé : je passe ce que vous donnera votre médecin si vous allez le voir. Mention +++ à l'argile verte en tube qui a guéri tous ses bobos (coupures, éraflures, brûlures...), à l'extrait de pépin de pamplemousse qu'il a pris de façon régulière (antibiotique naturelle entre autre) et au tube de granules d'arnica pour les coups et les bosses ! Penser à une crème au calendula pour les irritations et coup de soleil éventuels, un antimoustique naturel ( pitié, pas de produits chimiques sur les peaux de bébé !) comme celui fait par weleda, ou encore de l'huile d'andiroba (d'amazonie) avec un peu de citronelle. Mais rien ne vaut une moustiquaire et des vêtements longs dans les zones plus infestées (à éviter autant que possible, même si vous vous croyez protégés par une vaccination quelconque). A noter qu'on peut aussi acheter sur place la merveilleuse huile de Copaiba, dont on ne peut plus se passer tous les trois (faites vos recherches à ce sujet !).

N'hésitez pas à compléter cette discussion avec vos expériences de maman (ou de papa...😛 on ne voit pas les choses de la même façon) en voyage et sous d'autres latitudes, je suis intéressée, car j'imagine bien repartir (euh... faut déjà qu'on rentre au fait...😏😐)
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°2) English translation pending
by Sedonax · 2010-03-13 · 52 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 5 – DE SANTA FE A KING OF WINGS

Après un petit déjeuner en commun, nous sommes tous prêts vers 8 heures. Tandis que mes amis vont faire un circuit d’une journée en passant par Taos, je vais poursuivre mon voyage en direction des badlands du Nouveau-Mexique où j’ai ce soir un rendez-vous à honorer.

Nous nous reverrons bientôt : nous avons prévu de séjourner chez Annie & André dans leur maison de la Drôme pour quelques jours en septembre prochain. Elisabeth et moi y découvrirons la vidéo et le diaporama de leur voyage, toujours aussi remarquables, et j’y ferai quelques apparitions pour la journée d’hier.

Je me ravitaille en produits frais au Wall Mart et je pars en direction de Farmington.

Vers midi, je fais une pause près de Lybrook, un lieu dont j’ai lu le plus grand bien sur un site web consacré aux badlands du Nouveau-Mexique. N’ayant pas prévu d’explorer cette vaste étendue, mon but est seulement de faire un premier repérage des lieux pour une prochaine visite. Je me rends aux différents points de vue sur les badlands, mais dans la lumière de milieu de journée tout est écrasé par le soleil et à cette distance il est difficile de se rendre compte de l’intérêt du site.

Un canapé incongru, qui a subi les outrages du temps, est installé face à un des points de vue. Pourquoi pas un simple banc qui aurait suffi pour admirer le paysage ? Chacun est libre d’émettre son hypothèse… 😛



D’ici, toute descente semble impossible ou dangereuse et l’accès à une piste proche qui pourrait mener aux badlands est interdit. Il restera donc à trouver d’autres accès plus à l’ouest pour ma prochaine visite.

Un peu plus tard, je me gare à l’extrémité de la petite piste qui mène à Ah Shi Sle Pah, un curieux nom navajo qui sonne un peu comme une formule magique.

En quelques minutes de marche, je me retrouve au cœur d’un monde austère et désolé, avec des étendues de bentonite grise prenant parfois la forme de hoodoos dans des wash qu’on imaginerait volontiers sur une autre planète. Il paraît qu’on y découvre des fragments d’os de dinosaures mais je ne trouverai que des morceaux de bois pétrifié.





Par moments, la bentonite grisâtre est égayée par les teintes brunes de « chapeaux » de pierre. Certains ressemblent à des macarons !





C’est à l’ouest du site qu’on peut voir les hoodoos les plus élancés et les plus colorés, surnommés les Yellow Hoodoos. C’est vraiment mon secteur préféré dans ce que j’ai pu visiter en trois heures à Ah Shi Sle Pah, le reste du site valant, à mon avis, davantage par son ambiance que par son intérêt esthétique ou géologique (en comparaison de Bisti Badlands).









Il faudrait attendre la lumière de fin d’après-midi pour photographier les Yellow Hoodoos sous leur meilleur aspect, mais je dois quitter ce secteur pour reprendre la voiture et me rendre dans une autre partie du San Juan Basin où se trouve un hoodoo étonnant que ses récents découvreurs ont baptisé « King of Wings ».

Pour cette visite, j’ai rendez-vous avec John que je ne connais qu’à travers nos échanges via Internet. Il habite le sud du Colorado, est géomètre et passionné de photographie (principalement des paysages du Southwest). On peut voir ses superbes photos sur sa galerie « Caught in time ». C’est John qui m’avait contacté en 2008, comme il l’avait fait simultanément avec mes amis allemands Steffen et Isabel (qui, elle, est en réalité autrichienne) : il était étonné de voir sur nos sites web des photos d’endroits qu’il connaissait mais pensait être restés confidentiels (par exemple « Arch Slot Canyon », « Red Canyon »…). Après plusieurs échanges d’e-mails, il nous proposait de réaliser quelques explorations ensemble, à condition de ne pas divulguer certaines de ces localisations. Steffen et Isabel l’avaient rencontré durant leur trip de début 2009 (notamment pour voir « King of Wings ») et c’est désormais à mon tour de faire la connaissance de John. Merci Internet !

Le rendez-vous est fixé en fin d’après-midi (car John travaille ce jour-là dans les environs), au bord d’une piste à peine tracée au milieu de nulle part. J’avais trouvé assez « fun », pour un premier contact, le fait de se rencontrer à un simple point GPS, en plein wilderness. Nous y arrivons presque ensemble et devons avoir l’air de contrebandiers 🏴‍☠️ ! Dès les premiers échanges, il se confirme que John est très sympathique et a beaucoup d’humour. Nous partons rapidement randonner dans les badlands pour atteindre le « King of Wings ». Même s’il était prévu d’explorer d’abord ses alentours, John ayant eu une grosse journée de travail, nous avons envie de prendre notre temps et de bavarder, donc nous décidons finalement d’y aller directement et de rester sur place.

On surnomme « Wings » les longues pierres plates qui coiffent certains hoodoos en débordant largement de leur base, ce qui peut rappeler des ailes d’avion. La « Wing » que nous allons voir est la plus grande que nous connaissions, car elle a un porte-à-faux d’au moins quatre mètres, d’où son surnom de « King of Wings ». Elle a été découverte un peu par hasard en 2007 par un photographe amateur local et c’est son extrême fragilité (on se demande même comment elle tient encore en équilibre) qui justifie de ne pas en divulguer la localisation.

Arrivés à « King of Wings », nous y attendons le coucher du soleil, ce qui nous donne le temps d’admirer cette formation unique et de la photographier sous toutes ses coutures.













John me fait bien rire quand il se met soudain à scander des « Hail to the King of Wings » (« Gloire au roi des ailes ») en levant les bras au ciel puis en se prosternant devant le royal hoodoo. La scène est franchement surréaliste 😎, on est loin de certains photographes qui se prennent au sérieux !



Quand la lumière baisse, nous faisons un tour à proximité pour photographier quelques hoodoos de petite taille…





… avant de revenir à « King of Wings » pour le coucher du soleil.







J’apprécie pour son ambiance la marche de retour au crépuscule et il fait quasiment nuit lorsque nous arrivons aux véhicules. Nous avons réussi à les trouver sans l’aide du GPS, histoire de prolonger un peu l’aventure.

La visite de « King of Wings » a combiné tout ce que j’aime : authentique wilderness avec un parfum d’aventure, originalité géologique et esthétique, belle lumière et opportunités photographiques, partage avec quelqu’un qui est sur « la même longueur d’onde »… 🙂

Maintenant, alors que la nuit est tombée, il nous faut emprunter plusieurs pistes successives pour aboutir sur la highway, mais John a déjà fait ce trajet et nous y mène sans encombre. Comme cette première rencontre fut une réussite qui en appelle d’autres, John me propose de nous retrouver le week-end suivant pour de nouvelles explorations sur la réserve navajo. Cela tombe bien car c’est justement ce que j’avais prévu de faire avec un ami d’Arizona, nous serons donc trois avec chacun notre 4 x 4, ce qui n’en sera que mieux. Une fois le rendez-vous fixé, John part rejoindre son motel à Farmington car il commence à travailler très tôt le lendemain, tandis que je me dirige vers le parking de Bisti Badlands pour y bivouaquer.

Je suis surpris d’y découvrir un camping-car et un SUV, avec trois personnes qui devisent gaiement autour d’une table de camping malgré l’heure tardive. Je vais saluer mes voisins de bivouac : ce sont trois jeunes Allemands qui viennent de fêter avec quelques bières leur visite des Craked Eggs (aussi appelé Egg Factory) jusqu’au coucher du soleil avec retour de nuit à leur véhicule. Le volume 3 « Colorado & New Mexico » de Photographing the Southwest se trouve sur la table, ainsi qu’une carte topographique tirée de l’excellent site web « Secrets of the West » de mon ami allemand Steffen, deux raisons qui me valent spontanément une invitation à partager leur repas. Comme ils ne se laissent pas abattre, le repas sera plus consistant et arrosé (de vin californien) que le frugal dîner solitaire que j’avais prévu. L’ambiance est sympathique 🙂 et je leur donnerai beaucoup de conseils pour leurs visites des jours à venir.

Dommage que ce ne soit pas la pleine lune car nous aurions pu nous balader au milieu des hoodoos tout proches à l’ouest du parking. Je propose une sortie aux « Wings » de Bisti Badlands pour le prochain lever du soleil, mais le jeune couple décline car « il est en voyages de noces », le troisième voyageur est intéressé « à condition qu’il arrive à se réveiller » (comme moi, il dort dans son SUV). Je prépare mon sac à dos pour le lendemain matin, je regarde mes photos et m’endors avec des Wings plein les yeux…

JOUR 6 – DE BISTI BADLANDS A ROYAL ARCH

Ce matin, je suis prêt à partir peu de temps après la sonnerie du réveil. J’entends un ronflement dans le SUV du « co-bivouaqueur » allemand, donc je m’en vais seul sans traîner car il y a bien une demi-heure de marche à un bon rythme pour arriver aux Wings (au nord du site).

Je tenais absolument à retourner aux Wings, que j’avais vues en 2003 avec Elisabeth, parce que j’en avais été frustré lors de ma visite d’octobre 2007 avec Thierry (Wavemaster) qui, ayant eu cet après-midi-là une overdose de badlands et de hoodoos 😕, n'avait pas voulu s’y rendre avant la séance photo aux Cracking Eggs pour le coucher du soleil.

Après une marche vivifiante, j’arrive au pied de l’aile en forme d’otarie quelques minutes avant le lever du soleil, pour tenter de capturer ce moment magique où la lumière change si rapidement.









Le soleil éclaire progressivement les autres Wings et les badlands, le spectacle est magnifique et je ne regrette pas mon réveil aux aurores.







Je petit-déjeune sur place, alors que le soleil commence à darder ses rayons.

La lumière devient rapidement crue, mais je décide tout de même de faire une grande balade dans les Bisti Badlands, pour l’ambiance et le plaisir d’y randonner, même si l’appareil photo restera la plupart du temps dans le sac à dos.

En chemin, des ravines blanches prennent des formes intéressantes.





Certains hoodoos, tout en finesse, n’auront qu’une existence éphémère…



D’autres se regroupent sur une colline…



… où prennent la forme d’un arbre…



… quand il ne s’agit pas d’un hoodoo coiffé d’un véritable morceau d’arbre pétrifié…



… dont on peut découvrir des troncs entiers comme à Petrified Forest :



Quand j’arrive aux Cracked Eggs, je me remémore l’été 2003 où, avec Elisabeth, nous avions arpenté les Bisti Badlands pendant des heures sous le cagnard, à la recherche de ces fameux « eggs » que je voulais absolument trouver et ajouter dans la nouvelle édition de Photographing the Southwest. A l’époque, il n’y avait pas de sites Internet ou de guides traitant des Bisti Badlands, ni d’indications sur la localisation des formations les plus photogéniques. Le site était encore très peu visité, seuls quelques photographes locaux en avaient publié des clichés et ils ne voulaient dévoiler ni les coordonnées ni même à quelle distance de la piste et dans quelle direction pouvaient bien se trouver les Cracked Eggs. Mais c’est en nous obstinant et en marchant avec leurs photos en main que nous avions fini par les repérer, un peu surpris de constater qu’ils n’étaient finalement pas si loin du parking (environ 45 minutes). A cause de leur petite taille, on pouvait passer à quelques dizaines de mètres d’eux sans les remarquer sous la lumière écrasante qui estompe couleurs et reliefs en pleine journée.

En ce milieu de matinée, je suis un peu déçu 😐 quand je retrouve « l’abeille » des Cracked Eggs..



Elle est moins jolie que lorsque je l’avais photographiée au coucher du soleil, en octobre 2007 :



Les Cracked Eggs sont plutôt tristes en pleine journée, aussi je préfère vous montrer deux photos prises en 2007, pour vous convaincre de privilégier la visite à l’heure précédant le coucher du soleil, quitte à revenir au véhicule dans la pénombre et au GPS (mais prenez bien des piles de rechange, on ne sait jamais !).





Je pousse la randonnée un peu plus loin que la butte nommée Eagle Nest, d’où on a une vue dégagée sur le wash au milieu des badlands :



Au retour, je passe la « porte » des Bisti Badlands avant de rejoindre mon véhicule vers midi, alors que la chaleur devient moins supportable.



Un homme jeune vient d’arriver sur le parking dans son vieux SUV 4 x 4, avec un canoë sur le toit (ce qui paraît incongru dans ce décor totalement désertique). Très affable, il me propose de déjeuner avec lui sur le pouce. Il m’explique qu’il vient de Californie où il a été licencié récemment à cause de la crise financière. Il a pensé qu’un grand circuit dans l’Ouest, d’au moins six mois, serait une bonne occasion pour dépenser ses économies, en espérant que la reprise aurait débuté à son retour et qu’il retrouverait un emploi. On reconnaît bien là l’optimisme et le positivisme très américains. Il me dit spontanément que pour son voyage il suit quasi exclusivement les indications des trois volumes de Photographing the Southwest (sauf pour la partie nautique), qu’il me montre tout annotés. Je suis surpris quand il me remercie chaleureusement en me faisant une virile accolade (le hug américain) simplement parce que je lui ai répondu que j’avais collaboré à ces guides. En l’écoutant, je comprends que ce « trip », plus qu’un simple voyage, représente pour lui une sorte de pèlerinage un peu mystique afin de célébrer la Nature.

Après lui avoir donné quelques conseils complémentaires pour la visite des Bisti Badlands, je le quitte pour me rendre à Farmington où je me rafraîchis, fais quelques courses au Wall-Mart et envoie des e-mails sur mon notebook (en bénéficiant de la WiFi accessible du parking du motel où je me suis garé).

Dans l’après-midi, je prends la direction de l’ouest pour me rendre une seconde fois à Royal Arch, ma précédente visite en 2006 m’ayant donné envie d’y bivouaquer pour assister au lever du soleil.

Je fais une courte pause à Shiprock, montagne sacrée des Navajos. Même de loin, le monolithe isolé est imposant, mais je suis surtout impressionné par la muraille volcanique qui y mène, tellement fine et rectiligne qu’on la dirait bâtie par la main de l’homme.



Je suis scandalisé par les très nombreux cadavres de bouteilles d’alcool fort qui jonchent les bas-côtés de la piste menant au monolithe, quand ce n’est pas la piste elle-même. Le caractère sacré de ce lieu n’empêche pas les Navajos de venir y picoler alors que l’alcool est interdit sur toute la réserve, dont Shiprock fait partie. Pour ne pas risquer d’être pris en train de transgresser cette interdiction, ils se dépêchent de boire leur bouteille puis la jettent au plus pressé, sans aucun respect pour les lieux et la nature, ou pour les pneus de ceux qui emprunteront cette piste après eux. Désolant…😠

Je ne m’attarde pas et continue ma route pour entrer en Arizona et me rendre dans la région isolée où se situe Royal Arch. Au moment de prendre la piste, à proximité d’un village navajo, je m’arrête sur le bas-côté et me concentre sur la carte topographique. Je suis surpris et sursaute lorsqu’une jeune femme navajo toque à la vitre de ma portière. Tout d’abord inquiet, car les Navajos n’aiment généralement pas qu’on vienne se balader sur leurs terres, je suis vite rassuré par le visage souriant de la jeune femme. Elle me demande si je peux la ramener chez elle (« up the ridge », me dit-elle en me montrant vaguement la route d’où je viens), car elle a un problème de véhicule. J’accepte volontiers et elle semble réellement soulagée. Je comprends pourquoi, car sa maison se situe à plus de six miles de là ! Elle me dit que ce ne sont pas les trois heures de marche qui l’inquiètent mais plutôt les chiens agressifs qui traînent aux abords des habitations. Contrairement aux Navajos âgés que j’ai déjà pris en stop lors de précédents voyages, et qui étaient restés totalement silencieux, la jeune femme a envie de discuter. Elle me demande pourquoi un Français se rend dans cet endroit reculé et quand je lui réponds que je vais à Royal Arch, elle me conseille d’être très prudent car il y a eu des véhicules accidentés sur cette piste (ce qui m’étonne car je ne me souviens pas de difficultés particulières lors de ma visite de 2006). Avant de me quitter et de me remercier, elle m’indique un raccourci via des pistes à travers les montagnes pour rejoindre ma prochaine destination au-delà de Lukachukai.

Content d’avoir rendu ce service, je refais le chemin inverse pour prendre la piste qui mène à l’arche. Je comprends très vite le conseil de prudence de la jeune Navajo : depuis ma dernière visite, la piste s’est nettement détériorée ! De très profondes ornières ont été creusées par les gros Pick-Up des Indiens et, si on roule dedans, on risque de frotter voire de coincer le bas de caisse sur la bande de terre centrale. Il vaut donc mieux rester sur les rails étroits et surélevés de chaque côté des ornières et bien viser, car ils sont bordés de très près par les buissons ou par le fossé. Mais ce n’est pas tout : çà et là des trous parsèment la piste, qu’il faut passer avec précaution, le pire étant lorsque les rails ne sont pas à la même hauteur et que le SUV penche dangereusement, au risque de se renverser 😕. C’est certainement ce dont parlait la jeune Navajo.

Ces passages sont stressants et je suis bien content d’arriver sans encombre à une petite zone en retrait pouvant servir de parking sur la crête en face de l’arche. C’est l’endroit idéal pour bivouaquer et assister au lever du soleil, aussi j’y gare mon véhicule et continue à pied sur la piste qui amorce une descente raide avant d’atteindre le fond d’un wash. N’ayant pas trouvé de sentier pour atteindre l’arche, je la rejoins directement en passant sur le slickrock et au travers de la végétation.

Royal Arch se détache particulièrement bien dans le ciel, à la fois impressionnante (plus de cinquante mètres de hauteur) et élégante (car fine et élancée). Je la classe sans hésiter dans mon « Top 5 » des arches de l’Ouest.

En voici trois vues (face est, dessous, face ouest) qui ne lui rendent pas vraiment justice, car elle est difficile à photographier de près.







De l’arche, la vue est très belle vers l’est. De grands monolithes et des mesas de slickrock rouge contrastent avec la verdure très présente et le bleu du ciel, un peu comme dans les environs de Sedona. Je reste longtemps à admirer le paysage en savourant ces instants de totale solitude.



Sur la photo précédente, je devine mon lieu de bivouac, sur la crête rouge juste au-dessus et à droite du rocher que l’on voit en premier plan (à droite de la photo).

Je regagne assez tardivement mon véhicule, au moment où les derniers rayons du soleil éclairent le monolithe le plus proche du bivouac.



Je dîne en ayant le privilège d’observer le jour tomber derrière l’arche…



… et les nuages s’embraser fugitivement une dernière fois, bien après le coucher du soleil.



Dans cet endroit isolé, je suis tranquille pour faire ma toilette. Une autre année, j’avais essayé le système de poche d’eau en plastique foncé, avec un tuyau et un mini-pommeau de douche, que l’on fait chauffer au soleil sur le toit de la voiture mais, avec les soubresauts du SUV sur les pistes, il fuyait inexorablement (peut être avais-je acheté un modèle défectueux ou de qualité insuffisante). Depuis, je me contente d’utiliser du savon sans rinçage qui est très pratique puisqu’il suffit de verser ce savon liquide sur un gant de toilette classique que l’on mouille régulièrement pour se laver de la tête aux pieds sans avoir besoin de se rincer (ni la plupart du temps de s’essuyer car lorsqu’il fait chaud on sèche au fur et à mesure). Aux USA, j’achète le produit Body Bath de la marque No Rince, ainsi que le Shampoo de la même marque (moins efficace que le savon liquide), vendus notamment dans les magasins d’outdoor REI. En France, on trouve le produit Akil Toilette d’Akileïne qui sent bon les fleurs provençales. Quand il n’est pas possible de se laver de cette manière, je me contente de lingettes grand format (il y en a qui ne sentent pas le produit pour bébé et qui sont antiseptiques).

Je m’endors avec un peu d’appréhension car les bivouacs sont rarement tolérés par les Navajos sur leur réserve, même en pleine nature comme ici où on ne dérange personne.

JOUR 7 – DE ROYAL ARCH A LOST CITY

Ce matin, je ne dois m’éloigner que de quelques dizaines de mètres de la voiture pour installer l’appareil photo sur le trépied à l’endroit idéal pour le lever de soleil.

Juste avant son apparition, la lumière rosée est très douce.



Au premier rayon de soleil, je m’aperçois que le monolithe joliment éclairé hier soir projette son ombre très exactement sur l’arche. Je peste contre lui car il m’empêche de réussir la photo escomptée, mais je ne peux pas le déplacer et le spectacle reste magnifique.



Un peu plus tard, l’ombre gênante a disparu et la lumière passe du rosé au doré.

Je ne regrette pas d’avoir bivouaqué ici car c’est tôt le matin que Royal Arch se pare de ses plus beaux atours.





Je prends mon petit déjeuner tranquillement en profitant pleinement de la vue jusqu’au moment de partir.

Comme la veille, j’ai quelques sueurs froides lorsque le SUV penche un peu trop à mon goût. Je fais une pause pour observer une mesa isolée qui semble flotter dans le désert comme un grand cuirassé.



Sur la route, je passe devant le groupe de modestes maisons où habite l’auto-stoppeuse d’hier soir, mais je ne prends pas le raccourci qu’elle m’a indiqué car emprunter ces pistes de montagne, qui ne sont même pas indiquées sur ma carte, ne me semble ni prudent ni susceptible de me faire gagner du temps.

Je traverse les Lukachukai Mountains avec une belle descente vers le village, puis bifurque sur les pistes qui s’enfoncent au cœur du territoire navajo.

J’ai prévu de visiter le site de « Many Hands Cave », connu de quelques aficionados d’art rupestre pour ses pictographes multicoloresparmi lesquels on trouve de nombreuses empreintes de mains. Ce site confidentiel se visite habituellement avec un accompagnateur navajo dont la principale fonction est d’y conduire le visiteur, mais comme je connais sa localisation j’ai l’intention de négocier un droit de passage, moyennant quelques dollars, en me présentant à l’habitation isolée proche du site. Malheureusement il n’y a personne, à part un chien agressif. Je continue la piste et trouve la grande alcôve qui abrite ruines et pictographes. Je coince derrière l’essuie-glace un message et un billet de 10 $, au cas où le Navajo vivant dans la maison passerait par là, et je monte à l’alcôve.

Les ruines et les pictographes sont disséminées sur plus d’une centaine de mètres le long de la falaise.



Les ruines ne sont pas spectaculaires et la kiva a perdu son toit.





Mais les pictographes, qui datent de la période des Basketmakers (qui se termine au VIIe siècle), sont variés et colorés.

Ce grand personnage mesure environ 1,5 mètre.





D’autres ne font que quelques dizaines de centimètres de haut.



La construction des petites maisons est postérieure aux pictographes puisque certains murs s’appuient sur eux ou les recouvrent, sans que les bâtisseurs aient d’ailleurs cherché à les préserver.



L’originalité du site repose sur ses nombreuses mains peintes (il y en a plus de mille d’après les archéologues), qui peuvent prendre des teintes rouges, brunes, jaunes, blanches ou vertes (la couleur verte étant rare pour les pictographes). Elles sont toujours « positives », c’est-à-dire que la peinture est appliquée sur la main ensuite plaquée sur le rocher, au contraire des mains « négatives », où la peinture est projetée autour de la main plaquée sur la roche.





Sur ce panel, on a l’impression que les mains veulent attraper les deux personnages qui les surplombent.



L’un d’entre eux ressemble à un guerrier de l’Antiquité grecque. Je ne peux m’empêcher de penser à Patrick, membre de VF actif sur le forum USA et dont le pseudonyme est « Le Spartiate » 😛.



Ici, les mains blanches dessinent un casque ailé à cet autre personnage.



Je repère la dernière ruine du site…





… auprès de laquelle on trouve le panel le plus intéressant.



Un homme surmonté d’un serpent y côtoie un « petit homme vert » qui pourrait être tout droit descendu d’une soucoupe volante 🙂.



Une fois l’appareil photo rangé dans le sac à dos, je reste un certain temps à m’imprégner du site, essayant d’imaginer comment les hommes vivaient là et me demandant ce qui a pu les pousser à laisser des centaines d’empreintes de mains colorées sur les parois de la falaise.

Revenu sur la route, je passe devant un vieux Trading Post local décrépit qui semble fermé depuis longtemps, mais comme je vois un Indien en sortiravec des provisions, j’entre avec la furieuse envie de boire une lemonade bien fraîche, car en ce milieu de journée il fait très chaud. A l’intérieur, je suis étonné de constater qu’il est bien approvisionné. Une femme navajo vient de faire réchauffer au micro-ondes un cheeseburger vendu en sachet et stocké dans une armoire réfrigérée. Lorsqu’elle s’approche de moi, l’odeur de la viande et du fromage fondu déclenche un réflexe pavlovien qui me pousse irrésistiblement à en faire réchauffer un aussi. Au diable le Trail Mix quotidien ! A ma grande surprise c’est plutôt bon, l’absence de sauce faisant bien ressortir le goût de la viande juteuse. La femme navajo engage aimablement la conversation, curieuse de savoir ce qu’un Frenchie peut bien faire ici (elle a entendu mon accent prononcé quand j’ai payé le caissier). Je lui évoque mon intérêt pour les ruines et l’art rupestre et je lui demande si elle n’en connaît pas dans la région. Hélas, elle ne connaît que les ruines et les panels du Canyon de Chelly.

Cela me rappelle cette journée d’octobre 2005 où, avec Laurent Martrès et Steffen, nous avions loué les services d’un guide navajo pour voir les panels du Canyon de Chelly. Les rangers nous avaient sélectionné une Navajo très âgée qui était née dans le canyon et y avait vécu la majorité de sa vie. Heureusement, Steffen avait méticuleusement préparé cette visite en notant la localisation des panels intéressants, car nous avons dû insister lourdement pour en voir certains (notamment le plus beau) que notre guide faisait semblant d’ignorer 😮. Elle a fini par nous expliquer qu’elle ne voulait pas risquer de rencontrer un membre d’une autre famille navajo et d’avoir à lui demander la permission d’aller voir les panels situés dans son secteur (permission qui ne doit a priori pas être refusée pour un guide accrédité par les rangers, car ce canyon est aussi un National Monument).

Rassasié et désaltéré, je continue ma route en faisant un détour pour aller voir Los Gigantes Buttes, deux buttes isolées qui rappellent celles de Monument Valley.



Je fais un autre détour pour m’approcher des Dancing Rocks, où je suis à deux doigts de m’ensabler. Comme pour Los Gigantes Buttes, la lumière de début d’après-midi ne permet que des photos purement documentaires.



Je quitte à nouveau la route pour prendre les pistes qui m’amèneront à proximité des ruines indiennes que je nomme « Lost City ». En préparant mon voyage, j’ai vu des photos de ces ruines assez imposantes et situées dans un cadre superbe mais, de manière surprenante, je n’ai trouvé sur Internet aucun rapport de visite ni aucune indication pour s’y rendre.

Je m’arrête à un point de vue prometteur pour la « golden hour » qui précédera le coucher du soleil, puis je poursuis ma quête des ruines.



Il n’y a pas de sentier pour atteindre « Lost City » et il faut trouver son chemin sur les pentes de slickrock, ce qui me prendra environ une heure avec quelques hésitations.

Arrivé en vue des ruines, j’ai la mauvaise surprise de découvrir une clôture de fils barbelés (avec une ouverture bricolée permettant le passage d’une personne). La visite individuelle n’est donc pas autorisée, ce qui me sera confirmé deux jours plus tard par les rangers du Navajo National Monument qui m’expliquent que ce site, abandonné par les Anasazis vers le XIVe siècle, a longtemps fait l’objet de pillages par des « pot hunters » à la recherche, comme leur nom l’indique, de poteries. Pour arriver à leurs fins, ils n’hésitaient pas à creuser partout dans les ruines jusqu’à faire s’écrouler certains murs. Je suis face à un cruel dilemme, mais je ne me résous pas à avoir fait tous ces efforts pour rien et je n’ai pas la force de résister à la tentation. Je passe par l’espace aménagé dans la clôture, avec un mélange d’excitation pour la découverte, de gêne et d’inquiétude pour la transgression 😊. Je ne vous encourage pas à suivre ce mauvais exemple et je conseille à ceux qui seraient intéressés par ces ruines de s’y rendre accompagnés d’un guide navajo.

Le site comprend trois sections (de droite à gauche) : des ruines inaccessibles perchées dans une alcôve à mi-hauteur de la falaise, d’autres en piteux état à peine visibles sur un talus, et les principales nichées dans l’alcôve tout au fond de la falaise.



Comme je ne veux pas rester trop longtemps sur ce site clôturé, je me rends directement aux ruines principales, accessibles via un talus.



Elles surplombent un très beau canyon verdoyant.



Certaines habitations avaient plusieurs étages et on voit encore les encoches faites dans la roche pour y insérer des poutres.







Les habitations sont vraiment à flanc de falaise, les faux pas y étaient interdits.



Ici il n’y a eu aucune restauration ou reconstruction, contrairement à Mesa Verde, pourtant certaines habitations sont encore bien conservées.





Mais, curieusement, ce qui m’attire avec une force irrésistible c’est le petit grenier (« granary ») à l’extrémité des lieux.

De par sa position et sa petite taille, quand on l’isole des autres ruines, il forme un contraste saisissant avec le canyon qui s’étire à ses pieds et les falaises qui l’environnent.









Je trouve que sa parfaite intégration dans la falaise et son ouverture obscure lui donnent un côté un peu mystérieux. Laissant libre cours à mon imagination et m’abandonnant à la magie du lieu, cette ouverture me donne l’impression d’être l’entrée d’un passage qui aurait un jour aspiré toute la vie de ce village pour la transférer dans un autre monde préservé où elle se perpétuerait. Et pourtant je ne suis sous l’emprise d’aucune herbe chamanique 🙂.



Revenu à la réalité, je me prépare à regagner mon véhicule.

Je me demande si le centre du site, qui n’est pas protégé par une alcôve, n’a pas été détruit par la chute d’énormes blocs.



Je m’attarde un moment au pied des ruines, près de l’accès au site où on peut voir des traces d’humidité sur la paroi et un peu de végétation. L’une et l’autre devaient être très appréciées des habitants de l’époque, qui cultivaient sûrement quelque chose à cet endroit-là.





Le retour sur le sommet de la mesa ne pose pas de problème car je connais désormais le chemin.

Dans la lumière précédant le coucher du soleil, la vue sur le canyon est un enchantement dont je ne me lasse pas. Je reste là jusqu’au crépuscule, ces dernières heures seront parmi mes préférées de tout le voyage 🙂.









Ayant profité du spectacle jusqu’au dernier moment, je dîne à la nuit tombée. Ici, je suis en plein wilderness, très éloigné de toute habitation, je n’ai rencontré personne et compte tenu de l’heure cela devrait continuer jusqu’au lendemain. C’est pourquoi je prends le risque de rester bivouaquer sur place bien que je sois toujours sur la réserve navajo 😊.

Je m’endors en pensant à ce que pouvait être la vie des Anasazis dans cette région, à la fois si rude et si belle.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Endroits à visiter sur le trajet Paris-Valmorel avec deux enfants? English translation pending
by Mteva · 2009-10-21 · 3 replies
Bonjour, Habitant en Nouvelle-Calédonie, nous allons bientôt démarrer notre tour d'Europe de 6 - 7 mois, et nous aurions besoins d'avis. Que me conseillez vous comme beaux endroits à visiter, pour faire le trajet Paris - Val-morel en 1 semaine , du 2 au 9 Janvier 2010. Nous faisons (2 adultes + 2 enfants) le trajet en voiture de location.

Au plaisir de vous lire.
Voyage en Californie avec trois enfants pour août 2010 English translation pending
by Mjflarcanche · 2009-10-12 · 16 replies
nous souhaiterions partir dans l'ouest usa en famille avec nos 3 enfants qui auront 12, 7 et 3 ans 1/2. ce serait pour aout 2010 et pour environs 15 jours. ( pas plus de 18 jours.) j'ai beau lire les discussions du forum. je me perds . Plus je les lis, plus je me perds. j'avais envie de voir les deserts (monument valley, death valley...) mais je pense que ce n'ai pas résonnable avec notre dernier enfant. Mes enfants sont attirés par walt disney, seaworld, wild animal.. bref les parcs à loisir. Ma femme et moi, les parcs nature, et quelques villes comme L.A., san francisco, Las vegas.Je me demande si cette dernière est interressante avec nos enfants. nous nous demandons s'il serait préférable de prévoir ce voyage en voiture + hotel ou camping car Pourriez vous nous aider à préparer un parcours "idéal" pour la famille merci d'éclaircir ou de debrouiller mon cerveau enfumé..
Idées pour un périple de deux semaines avec mes fils (14 et 10 ans) au Vietnam? English translation pending
by Zigzagzoug · 2009-09-27 · 12 replies
Bonjour à tous,

J'ai pour habitude de me concocter des voyages pour mes fils (14 et 10 ans) et moi-même à travers les témoignages des internautes sur des sites de ce genre. Nous avons déjà eu la chance de découvrir plusieurs pays d'Asie et j'envisage le Vietnam comme prochaine destination. Je me promène sur plusieurs sites depuis quelques jours, ai acheté un guide et suis un peu dubitative des commentaires laissés par les voyageurs ayant bourlingué à travers ce pays... Avant de démarrer toute polémique, je souhaite recevoir des conseils pour un périple de deux semaines, qui tiendrait compte des critères suivants :

1. je ne souhaite pas faire un marathon à travers le pays, mais plutôt me poser dans 3-4 endroits différents. 2. pour des soucis d'intendance (même si mes enfants grandissent), je préfère en règle générale avoir un contact sur place qui m'aide à réaliser mon voyage en me laissant une certaine autonomie (par exemple partir plus tôt d'un endroit qui ne me convient pas, ou on contraire rester plus longtemps dans un endroit coup de coeur) 3. les expériences que j'ai pu faire dans mes précédents voyages m'ont amenée à privilégier des endroits paradisiaques et calmes... je sais que c'est un peu prétentieux, mais je ne tronque pas la réalité ! ces endroits existent-ils au Vietnam ? Je suis à l'écoute de vos bons tuyaux en la matière... 4. je suis plus que titillée par l'envie d'aller visiter Ankor... je sais que ça va un peu à l'encontre de ma position n° une, mais j'y avais déjà renoncer en séjournant à Koh Chang estimant que mes fils étaient un peu petits pour assumer ce détour et voyant que c'est à nouveau à porter de main, l'envie se fait très forte de déroger à ma règle. Que pensez-vous du fait de renoncer à aller dans la baie d'Along pour privilégier le sud du pays et un petit aller/retour au Cambodge ? A combien estimez vous le prix de cette petite folie ?

Je vous remercie par avance de vos conseils avisés, je suis particulièrement preneuse d'adresse de pensions ou d'hôtel répondant à certains critères d'hospitalité et de respect de la mentalité du pays.

Je me réjouis de vous lire...
Vol Paris-Kuala Lumpur pour juillet 2010:: une idée des prix. Fiabilité d'Egyptair? English translation pending
by So75014 · 2009-09-07 · 74 replies
Juillet 2010, c'est loin, mais j'aime réserver les billets d'avion très tôt ! Pour avoir une idée des prix, j'ai fait quelque recherche en utilisant différents sites.

Le meilleur prix, c'est Egyptair dans les 470 euros mais avec 2 escales (une au Caire avec changement d'avion et une en Inde, sans changement). Qui a déjà utilisé cette compagnie pour la Thailande ou la Malaisie ? Est ce une compagnie fiable (au sens de la sécurité) ?

Le prix des vols avec Malaysia Airlines, c'est dans les 650 euros en juin et cela passe à plus de 3000 euros en juillet !!! Que cela signifie-t-il ? Que la compagnie n'a pas encore affiché ses tarifs pour l'été ?

Combien dois je compter pour le billet d'avion environ, si je m'y prends tôt (pour le moment avec Emirate, Quatar, etc.) il faut compter autour de 800 euros environ ?

Merci beaucoup pour toutes vos réponses !
Visite étonnante en Inde du Sud avec ma fille de 9 ans English translation pending
by Delphine7501 · 2009-09-02 · 8 replies
Bonjour J'ai déjà passé quelques mois en Inde ... En 1994... Quelque chose me dit que ça a du quelque peu changer... J'ai maintenant une fille de 9 ans à qui j'ai envie et hâte de faire découvrir cette partie de l'Inde. J'envisage de passer 2 à 3 semaines juste toutes les deux entre le Keraka et le Tamil Nadu, fin février prochain... Est ce une bonne période ? J'ai des idées de circuits, des souvenirs de mon voyage, et j'ai navigué sur ce forum... Mais ce que je recherche, ce sont des idées de visites originales, surprenantes, différentes... Je me souviens de Periyar, est ce que ca vaut le coup (en particulier à cette période) ? Racontez moi svp vos anecdotes croustillantes, vos rencontres étonnantes... J'ai quelques mois pour préparer notre voyage et je suis avide de vos idées, de vos souvenirs... J'ai envie de culturel, de Beau, de rigolo, de cerises sur le gâteau (massages ? Cours de yoga dans un site particulier ? Plage incroyable (je me souviens de Trivandrum qui était à l'époque désert ou presque...)) ... MERCI d'avance et très bonne journée à vous...
Activités pour petits enfants (entre 4 et 7 ans) en Thaïlande? English translation pending
by Armelita · 2009-08-04 · 22 replies
bonjour nous avons pour projet de partir 3 à 4 semaines en Thaïlande en juillet 2010 (on a le temps mais j'en salive déjà!) nous serons 2 adultes et 3 fillettes de 3, 4 et 5ans (petites, je sais! mais nous sommes déjà partis 3 semaines tous les 5 en Guadeloupe et c'était top, j'ai hâte de renouveller l'expérience voyage avec les filles.

je sais à peu près où nous ferons nos haltes (bkk, sûrement 4-5 jours à la fin du voyage et pour commencer ayutthaya et alentours, Chiang Mai et alentours, un séjour plage (Ko Samui, Ko Pha Ngan, Ko Tao ou Ko Chang...je ne sais pas encore quelle île et j'aimerais même bien en faire 2!)

je cherche des endroits où on pourra faire un maximum de trucs avec les enfants : petites ballades dans les campagnes, baignade en lacs ou rivières (où?), grottes, cascades, location de canoë, découverte de fermes, d'agriculteurs, je cherche aussi des sortes de "parcs" (aire de jeux voir parcs aquatiques mais je ne n'en ai jamais entendu parler sur la thaïlande...)

pour ce voyage, on va éviter le piètinement dans les grandes villes, le soleil omniprésent des plages, les longs trajets en bus (je compte voyager de nuit en train, vols domestiques ou des petits trajets en bus max4h je pense) donc je recherche des idées d'escales pour ravir nos enfants et nous même.

j'attends vos idées pour tous ceux qui ont déjà fait voyager leurs enfants en Thaïlande. Merci de me préciser sur quelle ville se trouvent les activités/spots dont vous pourrez me parler. dans l'attente de vous lire, merci d'avance!🙂
Séjourner en Tunisie en août avec bébé English translation pending
by Paulebamour · 2009-06-01 · 53 replies
Bonjour, ma fille part en vacances en Tunisie dans sa belle famille en juillet pour 3 semaines avec une enfant de 6 ans et un bébé de 1 an, pouvez vous me dire s'il existe à Zarzis ou environs de DJERBA des magasins du genre kiloutou ( qui loue tout ), car en avion elle ne peut pas emmener tout le materiel nécessaire au bébé, ni emmener de climatisseur? parasol ? LIT, etc ...., la famille de son mari est très modeste que doit-elle imperativement emmener ? est ce vraiment un problème si elle decide compte tenu de la chaleur d'aller dormir dans un hotel car son mari trouve cela très gênant lorsque je l'évoque ... elle compte aussi louer une voiture sur place faut il un permis de conduire international ?

merci d'avance pour vos réponses et vos conseils qui seront les bienvenus
Rencontre VF à deux mille mètres d'altitude, dans un refuge des Alpes, près de Grenoble les 19 et 20 septembre 2009 English translation pending
by Lolodesiles · 2009-05-30 · 408 replies
bonjour VF

Que diriez vous d'une rencontre de VF-istes à 2100m d'altitude, au refuge de la Pra, les 19 et 20 septembre?

photo
http://www.altituderando.com

Ce refuge a de multiples avantages pour une rencontre: on peut soit camper, soit dormir au refuge il est facile d'accès, proche de Grenoble 2h30 de montée depuis Freydière, refuge facile à trouver donc on n'est pas obligés d'y aller en "troupeau", les retardataires peuvent nous rejoindre...

-- AU PROGRAMME

Montée au refuge le samedi, ceux qui seront montés au refuge le matin auront tout l'après-midi pour causer voyages ou profiter d'être "à la montagne" pour aller voir les lacs autour, y'en a un paquet: http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/30

Repas du samedi soir tous ensemble au refuge (qu'on soit sous tente ou en refuge) - ATTENTION TOUT LE MONDE DOIT ETRE ARRIVE POUR 18h30 MAXI - dans un refuge les repas sont servis tôt, ce n'est pas un resto !!

Idem dimanche, avec pour ceux qui veulent montée à la Grande Lance de Domène (alt. 2800m)

2 FORMULES DE PARTICIPATION - TENTE OU REFUGE

Soit vous venez avec votre tente, l'aire de camping étant dans une prairie en contrebas du refuge. Prévoir 15€ pour le repas du soir au refuge. Soit vous préférez un hébergement dans le refuge, ça coûte 41, 30€ (comprenant nuitée + repas du soir + petit déjeuner), auquel cas il faut réserver auprès des gardiens du refuge 04 76 89 94 60 / 06 16 59 33 86 (il faudra alors keur envoyer un acompte de 10€ par personne - coordonnées http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/22)

Dans les 2 cas, prévoir des pique-nique pour le midi (+ petit dej pour les campeurs).

POUR S'INSCRIRE

Les personnes en formule hébergement refuge s'inscrivent aussi dans le discussion, mais après avoir réservé AU NOM DU GROUPE VOYAGEFORUM auprès des gardiens. Il est bien entendu conseillé de ne pas s'y prendre à la dernière minute. (La réservation du refuge est à faire vous-même, je ne veux plus m'occuper des réservations de groupe comme par le passé, afin d'éviter d'avoir à gérer les désistements, c'est pas bon pour mes p'tits nerfs )

Les campeurs s'inscrivent en répondant tout simplement dans le fil de la discussion, date limite 10 septembre, ce qui me permettra de communiquer au gardien le nombre de repas à préparer (sachant que les ingrédients sont montés quelques jours avant à dos d'homme par le gardien, là aussi les désistements de dernière minute ça fout les boules ).

NB: pour faciliter les covoiturages, bien me préciser (quand vous le saurez) à combien vous venez, votre moyen de locomotion (si vous avez des places à proposer ou si au contraire vous recherchez un moyen de locomotion), et d'où vous venez.

Réservez votre week end... et vos billets de train... 19-20 septembre prochains !

PS: et le restant de l'année ça se passe sur Randos-Alpes

Le lac Claret devant le refuge de La Pra et La Grande Lauzière (http://montagne.plisson.org)
Prochaine destination en famille; où aller après Bali cette année? English translation pending
by Rudyy · 2009-04-24 · 22 replies
Bonjour, nous revenons d'un superbe voyage en famille à Bali. nos enfants ont 4 et 6 ans et cette destination était très adaptée: tout y est facile, sécure et pas cher!

Avez-vous des suggestions pour notre prochain voyage: nous cherchons tout d'abord le soleil en février ou avril... et de quoi émerveiller les enfants !

Merci!
Si on prenait le temps... de faire, de rechercher, de regarder... des photographies? English translation pending
by Kelessuf · 2009-01-31 · 34 replies
bonjour, bonsoir,

je ne savais pas où mettre ce message... Alors une nouvelle discussion qui n'en est sûrement pas une, juste une remarque en passant sur le forum...

J'avais l'habitude d'un forum "Photographie et vidéo en voyage" plutôt tranquille, où alternaient demandes de conseils et mutualisation thématique. Un sujet était lancé, et il restait en haut de l'affiche pendant plusieurs semaines ou mois, jusqu'à ce qu'il s'essouffle paisiblement et que quelqu'un lance un autre sujet. Rarement plus de deux thèmes en même temps. Ce qui laissait le temps à chacun de participer (faut prendre le temps de rechercher des clichés !), de déguster les photos des autres, voire d'avoir une petite pensée pour ce thème lors d'un proche voyage et d'apporter sa contribution... sans avoir à aller en page 6 ou 7.

Je ne les ai pas comptées, mais il y a une véritable inflation des sujets depuis quelques temps, une boulimie de thèmes et de photos ! Ça va plus vite que sur le jeu des photos, pour dire !

Découragée par cette vitesse. Participer ? Même plus la peine d'y penser, je ne sais même plus par quel bout commencer ! Venir déguster ? Idem, c'est le fast food, pas le restaurant gastronomique. Ce sont 15 digestifs qu'il faudrait pour faire passer le repas, englouti sur un coin de table en 5 minutes chrono !

Alors... Et si on prenait le temps ? Plutôt que de courir et d'épuiser les thèmes possibles ? Ils n'ont même pas le temps de "vivre" et de "faire vivre". Un autre arrive pour lui piquer la vedette... quelques heures... avant le suivant.

C'est épuisant.

Vous ne trouvez pas ? 😊
Holguin en avril avec un bébé de 13 mois English translation pending
by MaryJ84 · 2009-01-16 · 14 replies
Bonjour à tous, Je suis nouvelle sur le forum et j'espère que vous allez pouvoir m'aider. Je suis certaine que d'autres post semblable existe mais je n'ai pas le temps de tout les lire... Excusez moi si le sujet se répète. Donc, voilà ma situation, ma belle-soeur se marie à cuba plus précisément à Holguin en avril prochain. Nous allons avoir avec nous notre petit garçon qui aura 13 mois. J'ai plusieurs questions et inquiétudes pour ce voyage, 1# Mon fils est allaité et au gobelet de lait 3.25% mais je ne crois pas être capable de poursuivre l'allaitement jusqu'en avril, il commence à vouloir de moins en moins le sein. Il déteste le lait en poudre. Quel lait je vais pouvoir lui donner la-bàs. 2# Est-ce que je dois le faire vacciner avant de partir ? 3# Est-ce que je dois m'inquiéter pour la nourriture ?? Il mange de plus en plus comme nous, donc je ne crois pas avoir de problème mais j'aime mieux être prudente. 4# Pour les dodos, est-ce que je dois apporter mon propre parc ??? 5# Avez-vous des conseils ou des suggestions pour moi ?? (exemple de choses à apporter, des essentiels, des conseils pour la plage etc. )

Toutes vos suggestions et conseils seront appréciés.

Merci d'avance.

* Notre hotel sera la le Sol Luna Mares

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