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Devises en Tanzanie English translation pending
Bonjour
nous partons en safari par un to en tout compris que met on dans nos bagages des vetements d'ete ordinaire? est ce qu'on prend des dollars us ou des euros pour les pourboires et est ce que nous aurons besoin de monnaie tanzanienne
Choix d'un trek au Népal et budget English translation pending
Bonjour à tous,
Je sais bien que le sujet a été maintes et maintes fois traité sur ce forum mais je voudrais l'aborder sous l'aspect du budget.
Déjà le contexte, nous sommes un couple de backpackers trentenaires en tour du monde depuis un an déjà. Nous ne sommes pas spécialement de grands sportifs mais avons déjà fait quelques treks sur plusieurs jours (Haut Atlas, Cordillère blanche au Pérou, Torres del Paine) et un bon paquet de randos à la journée. A l'approche de la fin de notre voyage, nous souhaiterions faire au Népal un trek d'une quinzaine de jour (une vingtaine max) pour fin octobre début novembre.
On dispose pour tout équipement de haute montagne de chaussures de randos et d'une polaire chacun. On a pas vraiment envie d'investir dans tout le matos de montagne (tente, matelas, duvet, réchau etc...) et j'avoue que l'idée de dormir en lodge et de ne porter que le strict minimum me va plutôt bien. On a donc repéré trois circuits : les deux classiques EBC et Tour des Annapurnas ainsi que le Makalu.
Voilà maintenant le dilemme. Quand on voyage sur une si longue période, on fait BEAUCOUP plus attention au budget que pour un voyage de trois semaines (il y a une contradiction avec le fait de dormir en lodge je sais). J'aimerai donc avoir vos avis sur les coûts de ces différents treks. Plus particulièrement :
1) Le prix des lodges et de la nourriture est-il similaire sur chaque circuit ? Un ordre d'idée ? 2) Quid du coût d'accès pour se rendre aux points de départ des randos. Par exemple j'ai lu que le vol A/R pour Lukla tournait aux alentours des 120 euros, et que sans le vol on doit rajouter une bonne semaine de marche. 3) On ne dispose que d'un léger sac à viande en toile ( confort 25° quoi !). J'ai lu qu'il y avait des couvertures dans les lodges. Est-ce qu'elles sont suffisantes ou doit-on investir dans un duvet ? 4) En lien avec la question précédente, j'ai aussi lu qu'il pouvait ne plus y avoir de places dans les lodges. On a pas franchement envie de se retrouver dehors à 4000 mètres d'altitude avec seulement notre drap en toile pour nous réchauffer. Concrètement, sachant qu'à cette période (octobre novembre) il y a pas mal de monde sur les chemins, quelles sont les chances pour qu'on se trouve dans la panade ?
Voilà les quelques questions qui me viennent à l'esprit pour le moment. Sinon si vous avez des conseils (matos indispensable, autres trek...) à nous donner, on est preneurs. Merci.
Erwann
Je sais bien que le sujet a été maintes et maintes fois traité sur ce forum mais je voudrais l'aborder sous l'aspect du budget.
Déjà le contexte, nous sommes un couple de backpackers trentenaires en tour du monde depuis un an déjà. Nous ne sommes pas spécialement de grands sportifs mais avons déjà fait quelques treks sur plusieurs jours (Haut Atlas, Cordillère blanche au Pérou, Torres del Paine) et un bon paquet de randos à la journée. A l'approche de la fin de notre voyage, nous souhaiterions faire au Népal un trek d'une quinzaine de jour (une vingtaine max) pour fin octobre début novembre.
On dispose pour tout équipement de haute montagne de chaussures de randos et d'une polaire chacun. On a pas vraiment envie d'investir dans tout le matos de montagne (tente, matelas, duvet, réchau etc...) et j'avoue que l'idée de dormir en lodge et de ne porter que le strict minimum me va plutôt bien. On a donc repéré trois circuits : les deux classiques EBC et Tour des Annapurnas ainsi que le Makalu.
Voilà maintenant le dilemme. Quand on voyage sur une si longue période, on fait BEAUCOUP plus attention au budget que pour un voyage de trois semaines (il y a une contradiction avec le fait de dormir en lodge je sais). J'aimerai donc avoir vos avis sur les coûts de ces différents treks. Plus particulièrement :
1) Le prix des lodges et de la nourriture est-il similaire sur chaque circuit ? Un ordre d'idée ? 2) Quid du coût d'accès pour se rendre aux points de départ des randos. Par exemple j'ai lu que le vol A/R pour Lukla tournait aux alentours des 120 euros, et que sans le vol on doit rajouter une bonne semaine de marche. 3) On ne dispose que d'un léger sac à viande en toile ( confort 25° quoi !). J'ai lu qu'il y avait des couvertures dans les lodges. Est-ce qu'elles sont suffisantes ou doit-on investir dans un duvet ? 4) En lien avec la question précédente, j'ai aussi lu qu'il pouvait ne plus y avoir de places dans les lodges. On a pas franchement envie de se retrouver dehors à 4000 mètres d'altitude avec seulement notre drap en toile pour nous réchauffer. Concrètement, sachant qu'à cette période (octobre novembre) il y a pas mal de monde sur les chemins, quelles sont les chances pour qu'on se trouve dans la panade ?
Voilà les quelques questions qui me viennent à l'esprit pour le moment. Sinon si vous avez des conseils (matos indispensable, autres trek...) à nous donner, on est preneurs. Merci.
Erwann
Sécurité en Namibie English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir lu quelques post traitant de la sécurité sur ce forum je viens avec mes questions! En effet cela ne m'a pas rassuré... du tout...
-Doit-on vraiment craindre des vols lorsqu'on dort dans une tente sur le toit en camping? J'ai lu que des personnes se sont fait voler des choses dans la tente pensant qu'elle dormaient! J'ai du mal à imaginer! Les conseils sont donc de garder des objets de valeurs (appareil photos) dans la voiture. Vous validez? -Pour l'argent, moi j'aurais dit de dormir avec... sous le matelas? une autre idée? -Y a t il des précautions particulières à prendre? -Au niveau des rencontres en routes, comment doit-on les aborder? Imaginons qu'on roule et qu'on se fasse arrêter par des autochtones pour x raison. Habitués des pays "tranquilles" nous spontanément on s'arrêterait et on ferait la causette... Bonne ou mauvaise idée? J'ai entendu parler de braquages...
Sans céder à la psychose, j'aimerais les conseils des connaisseurs du pays pour aborder le voyage au mieux et éviter les ennuis. Merci d'avance
Après avoir lu quelques post traitant de la sécurité sur ce forum je viens avec mes questions! En effet cela ne m'a pas rassuré... du tout...
-Doit-on vraiment craindre des vols lorsqu'on dort dans une tente sur le toit en camping? J'ai lu que des personnes se sont fait voler des choses dans la tente pensant qu'elle dormaient! J'ai du mal à imaginer! Les conseils sont donc de garder des objets de valeurs (appareil photos) dans la voiture. Vous validez? -Pour l'argent, moi j'aurais dit de dormir avec... sous le matelas? une autre idée? -Y a t il des précautions particulières à prendre? -Au niveau des rencontres en routes, comment doit-on les aborder? Imaginons qu'on roule et qu'on se fasse arrêter par des autochtones pour x raison. Habitués des pays "tranquilles" nous spontanément on s'arrêterait et on ferait la causette... Bonne ou mauvaise idée? J'ai entendu parler de braquages...
Sans céder à la psychose, j'aimerais les conseils des connaisseurs du pays pour aborder le voyage au mieux et éviter les ennuis. Merci d'avance
De Nyaung Shwe à Ngwe Saung English translation pending
bonjour,
je suis toujours dans l'élaboration de mon itinéraire et il me reste quelques petites questions nous désirons nous rendre quelques jours à Ngwe Saung en fin de séjour après le lac Inlé avez vous déjà fait cet itinéraire ? Ou faut-il repasser par Yangon ? Départ 19 h 30 bus de nuit arrivée Yangon à 5 h 30 puis départ 6 h 30 pour arrivée 13 h ? est il possible de réserver le deuxième bus depuis Nyaung Shwe ?
sur 23 jours 1 Yangon 2 3 4 Kinmun Hpa An 5 6 Mandalay 7 Monywa 8 9 10 Bagan 11 12 13 Kalaw 14 15 16 17 lac Inlé 18 19 20 21 Ngwe Saung 22 23 Yangon
A moins de modifier la fin du séjour à partir du lac Inlé ? merci beaucoup pour vos conseils et suggestions, je ne manquerai pas de faire un récit du voyage au retour
je suis toujours dans l'élaboration de mon itinéraire et il me reste quelques petites questions nous désirons nous rendre quelques jours à Ngwe Saung en fin de séjour après le lac Inlé avez vous déjà fait cet itinéraire ? Ou faut-il repasser par Yangon ? Départ 19 h 30 bus de nuit arrivée Yangon à 5 h 30 puis départ 6 h 30 pour arrivée 13 h ? est il possible de réserver le deuxième bus depuis Nyaung Shwe ?
sur 23 jours 1 Yangon 2 3 4 Kinmun Hpa An 5 6 Mandalay 7 Monywa 8 9 10 Bagan 11 12 13 Kalaw 14 15 16 17 lac Inlé 18 19 20 21 Ngwe Saung 22 23 Yangon
A moins de modifier la fin du séjour à partir du lac Inlé ? merci beaucoup pour vos conseils et suggestions, je ne manquerai pas de faire un récit du voyage au retour
Préparation d'un trip "de Yellowstone à Los Angeles" English translation pending
Piqués par le virus après un 1er voyage en famille dans l'ouest en 2014 (carnet pour ceux que ça intéresse ici : http://voyageforum.com/discussion/retour-3-semaines-dans-wild-wild-west-d6689140-4/) , ça y est : On y retourne en août 2017 😉😉
Cette fois, je suis un peu à la bourre au niveau préparation... et j'ai le désagréable sentiment de devoir me dépêcher car les logements à proximité du Yellowstone sont déjà quasi full !
Pour m'aider, je me tourne donc rapidement vers vous, chère communauté d'amoureux de l'ouest ;0)
Voici l'idée de départ (départ début août 2017, voyage de 21 jours avec un enfant de 11 ans). Si vous ne trouvez ni Zion, ni Bryce, ni Grand canyon, ni Monument valley, ... dans notre projet de voyage, c'est parce qu'on les a tous faits en 2014. On se concentre sur la nouveauté :
J1 : Arrivée par un vol BXL-Salt Lake City-Cody. Soirée à Cody
J2 : Départ pour Yellowstone par l'entrée est. Dodo à Roosevelt Lodge
J3 : Zone de Mammoth Hot springs. Dodo à Gardiner, juste à l'entrée nord
J4 : Descente jusqu'à la zone de Old Faithfull Dodo Là
J5 : Visite de la zone Old faithfull 2ème nuit à Old Faithfull
J6 : Zone West thumb, Lewis falls et ce qu'il reste à voir côté old faithfull On quitte Yellowstone par la route sud. Nuit à proximité de Grand Teton, mais je ne sais pas trop où.
J7 : Grand teton & Jenny lake Nuit je ne sais pas où, entre Jenny lake et Flaming gorge reservoir (2h/2h30 de route max) : Boulder ? Rock springs ?
J8 : Flaming gorge area Nuit à Vernal
J9 : Dinosaur National Monument Nuit à Grand Junction
J10 : Arrivée à Moab. Journée Repos
J11 : Arches 2ème nuit à Moab
J12 : Canyonlands Dormir où ? Sachant que l'objectif suivant est red canyon, à côté de Bryce et qu'on ne peut pas imposer 4h de route au fiston qui a une fâcheuse tendance à être malade en voiture... ;0( Qu'est-ce qu'il y a à faire sur la route entre ces 2 points ?
J13 : Journée Hotel-Piscine à Panguitch
J14 : Red canyon Nuit à Cedar City
J15 : Kanarra creek Nuit à St Georges
J16 : Las Vegas dodo là
J17 : Las Vegas dodo là
J18 : Las Vegas matin + Death valley : nuit dans le parc
J19 : Death Valley de grand matin
J20 : Los Angeles/santa Monica : quelque chose à nous proposer sur cette longue route entre Death valley et Los angeles ??
J21 : Los angeles + Départ avion
Merci de me donner votre avis, vos conseils et idées pour faire de ce brouillon un beau projet 😛
Enfin, j'ai deux questions sur le yellowstone : - J'ai lu qu'il faut grimper pour avoir une vue sympa sur grand prismatic et que des travaux étaient en cours pour aménager cela. En attendant, il serait impossible de le voir correctement. Une idée de la durée des ces travaux ?
- J'ai bien compris qu'en août on sera loin d'être seul dans le parc. A quel point est-ce la folie ? On a fait le Grand Canyon en août et, franchement, en se mettant en route vers 7h du matin, on l'a vécu très tranquillement, sans ressentir la foule. C'est jouable comme ça aussi au Yellowstone ?
Cette fois, je suis un peu à la bourre au niveau préparation... et j'ai le désagréable sentiment de devoir me dépêcher car les logements à proximité du Yellowstone sont déjà quasi full !
Pour m'aider, je me tourne donc rapidement vers vous, chère communauté d'amoureux de l'ouest ;0)
Voici l'idée de départ (départ début août 2017, voyage de 21 jours avec un enfant de 11 ans). Si vous ne trouvez ni Zion, ni Bryce, ni Grand canyon, ni Monument valley, ... dans notre projet de voyage, c'est parce qu'on les a tous faits en 2014. On se concentre sur la nouveauté :
J1 : Arrivée par un vol BXL-Salt Lake City-Cody. Soirée à Cody
J2 : Départ pour Yellowstone par l'entrée est. Dodo à Roosevelt Lodge
J3 : Zone de Mammoth Hot springs. Dodo à Gardiner, juste à l'entrée nord
J4 : Descente jusqu'à la zone de Old Faithfull Dodo Là
J5 : Visite de la zone Old faithfull 2ème nuit à Old Faithfull
J6 : Zone West thumb, Lewis falls et ce qu'il reste à voir côté old faithfull On quitte Yellowstone par la route sud. Nuit à proximité de Grand Teton, mais je ne sais pas trop où.
J7 : Grand teton & Jenny lake Nuit je ne sais pas où, entre Jenny lake et Flaming gorge reservoir (2h/2h30 de route max) : Boulder ? Rock springs ?
J8 : Flaming gorge area Nuit à Vernal
J9 : Dinosaur National Monument Nuit à Grand Junction
J10 : Arrivée à Moab. Journée Repos
J11 : Arches 2ème nuit à Moab
J12 : Canyonlands Dormir où ? Sachant que l'objectif suivant est red canyon, à côté de Bryce et qu'on ne peut pas imposer 4h de route au fiston qui a une fâcheuse tendance à être malade en voiture... ;0( Qu'est-ce qu'il y a à faire sur la route entre ces 2 points ?
J13 : Journée Hotel-Piscine à Panguitch
J14 : Red canyon Nuit à Cedar City
J15 : Kanarra creek Nuit à St Georges
J16 : Las Vegas dodo là
J17 : Las Vegas dodo là
J18 : Las Vegas matin + Death valley : nuit dans le parc
J19 : Death Valley de grand matin
J20 : Los Angeles/santa Monica : quelque chose à nous proposer sur cette longue route entre Death valley et Los angeles ??
J21 : Los angeles + Départ avion
Merci de me donner votre avis, vos conseils et idées pour faire de ce brouillon un beau projet 😛
Enfin, j'ai deux questions sur le yellowstone : - J'ai lu qu'il faut grimper pour avoir une vue sympa sur grand prismatic et que des travaux étaient en cours pour aménager cela. En attendant, il serait impossible de le voir correctement. Une idée de la durée des ces travaux ?
- J'ai bien compris qu'en août on sera loin d'être seul dans le parc. A quel point est-ce la folie ? On a fait le Grand Canyon en août et, franchement, en se mettant en route vers 7h du matin, on l'a vécu très tranquillement, sans ressentir la foule. C'est jouable comme ça aussi au Yellowstone ?
Voyage en Floride début novembre English translation pending
Bonjour,
je viens de réserver mon billet d'avion début novembre pour Miami et je souhaite faire un roadtrip de deux semaines dans cet état qui m'est inconnu. J'ai besoin de vos lumières.
J'ai prévu quatre jours à Miami et quatre jours à Orlando (Universal Studio 😇 ).
Après, j'hésite entre plusieurs coins, sachant que je me déplace en Greyhound Je pense que vu mon moyen de locomotion, les everglades, c'est râpé. J'hésite entre les Keys, Tampa Bay et Cap Carnaveral. Je n'arrive pas à me décider et à organiser mon séjour.
Bien sûr, je suis ouvert à vos propositions d'endroits à visiter.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses
je viens de réserver mon billet d'avion début novembre pour Miami et je souhaite faire un roadtrip de deux semaines dans cet état qui m'est inconnu. J'ai besoin de vos lumières.
J'ai prévu quatre jours à Miami et quatre jours à Orlando (Universal Studio 😇 ).
Après, j'hésite entre plusieurs coins, sachant que je me déplace en Greyhound Je pense que vu mon moyen de locomotion, les everglades, c'est râpé. J'hésite entre les Keys, Tampa Bay et Cap Carnaveral. Je n'arrive pas à me décider et à organiser mon séjour.
Bien sûr, je suis ouvert à vos propositions d'endroits à visiter.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses
Vol Paris - Perth et location de voiture English translation pending
Bonjour,
Je reviens vers vous pour vos précieux avis et conseils. Nous partirons en Australie du 30 juin au 26 août 2017 : arrivée å Perth puis location de voiture pour remonter jusqu'à Darwin et rejoindre Alice Springs. Vol Alice Springs/Perth puis Perh/Paris.
Je recherche actuellement les billets d avion : plusieurs choix pour le vol international mais pour le vol Alice springs/Perth je trouve que les prix sont très élevés !! Il y a t il une compagnie qui permettrait de prendre tous les billets et d avoir un tarif un peu plus intéressant ?
De plus pour la location de voiture je m aperçois qu' en laissant le véhicule å Alice Springs les frais d abandon sont d environ 1000 dollars. Connaissez vous des loueurs ayant des frais moins élevés ?
Cordialement
Aurélie
Je reviens vers vous pour vos précieux avis et conseils. Nous partirons en Australie du 30 juin au 26 août 2017 : arrivée å Perth puis location de voiture pour remonter jusqu'à Darwin et rejoindre Alice Springs. Vol Alice Springs/Perth puis Perh/Paris.
Je recherche actuellement les billets d avion : plusieurs choix pour le vol international mais pour le vol Alice springs/Perth je trouve que les prix sont très élevés !! Il y a t il une compagnie qui permettrait de prendre tous les billets et d avoir un tarif un peu plus intéressant ?
De plus pour la location de voiture je m aperçois qu' en laissant le véhicule å Alice Springs les frais d abandon sont d environ 1000 dollars. Connaissez vous des loueurs ayant des frais moins élevés ?
Cordialement
Aurélie
AirAsia: n'utiliser que le vol retour English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut-il me dire s'il est possible de n'utiliser que le vol retour d'un billet A/R acheté sur Air Asia ? J'ai en effet acheté un billet A/R mais finalement ne pourrait prendre que le vol retour.
Merci de m'apporter une réponse.
Cath.
Quelqu'un peut-il me dire s'il est possible de n'utiliser que le vol retour d'un billet A/R acheté sur Air Asia ? J'ai en effet acheté un billet A/R mais finalement ne pourrait prendre que le vol retour.
Merci de m'apporter une réponse.
Cath.
Séjour à Mindoro (Philippines) English translation pending
Salut à tous
nous partons fin décembre pour 3 semaines pour le sud de Manille quelques jours, puis bateau pour Mindoro dans l'idée de faire le tour en bus avec des stops quelques jours dans differents endroits.
Il y a peu d'info sur cette île. Avez vous des tuyaux, de bons endroits, d'autres à eviter? Des infos sur les bus, sur les randos ?
Merci par avance
Itinéraire en Thaïlande English translation pending
Bonjour, j'aimerais avoir vos avis sur l'itinéraire que je prévois :
J 1 : BKK : visite BKK ( bon peu importe l'ordre des journées qui suivent, c'est juste ce que j'aimerais faire par jour, peu importe l'ordre, y'a peut être des journées consacrées au marché nocturne, c'est donc évidemment modulable )
J2 : BKK /chiang mai ( en avion ) : visite des temples de la ville, marchés
J 3 : visite de doi suthep ( monter en attitude pour vue, et jardin, mais à voir me suis peu renseignée au sujet de doi suthep, mais je lis que c'est un incontournable ! )
J4 : ( ce genre d'excursions, propos trouvés sur un blog : ) " Nous sommes partis en pick-up avec notre guide, un ancien moine bouddhiste, pour une journée à la découverte de environs de Chiang Mai. Notre 1er arrêt nous a permis de découvrir un temple perdu dans la montagne, sur la route menant au Doi Suthep. Dans celui-ci pas de touristes, juste une communauté de quelques moines au coeur d'un temple paisible, abandonné durant de nombreuses années et redécouvert il y a 10 ans seulement. Une découverte particulièrement magique, ponctuée par les explications de notre guide sur le bouddhisme. Nous avons continué la journée par la découverte d'un village Hmong, et enfin une promenade en forêt le long d'une rivière, qui s'est terminée par une petite baignade dans une cascade plus que fraîche !! "
J 5 : ( ce genre d'excursions, également trouvés sur blog ) : 'Visite du camp d’éléphants de Maetaman qui regroupe plus de 60 bêtes. Vous aurez tout loisir de nourrir et prendre des photos avec les éléphants avant d’assister au spectacle. Vous resterez incrédules devant les prouesses exécutées par les éléphants qui comprennent entre autre des jeux de ballon, de la peinture sur toile, et des démonstrations de transport de troncs d’arbres etc… Vous partirez ensuite pour une promenade à dos d’éléphant dans la jungle et à travers la rivière. Vous aurez également droit a une promenade en charrette traditionnelle avant de visiter un village Lisu (tribut des montagnes). Apres le déjeuner vous descendrez la rivière en radeau de bambou (bamboo raft). Vous partirez ensuite visiter le village des femmes au long cou (Padong Village) ou vous apprendrez comment et pourquoi ces femmes portent ces anneaux à vie. Il sera alors temps de rentre a l’hôtel ou vous pourrez vous relaxer le reste de la soirée."
J 6 : chiang mai ( visite à établir )
J 7 : chiang mai / BKK ( tôt le matin en avion) : visite BKK
J8 : ayutayah ( visite depuis BKk à la journée) ( à voir si je "confirme" cette journée, si ça ne fait pas "trop" de temples comme je le disais plus haut, où si j'en profite pour aller ailleurs !! )
J 9 : vol BKK => koh samui : visite koh samui ( activités etc )
J 10 : koh samui ou ile autour
J 11 : koh samui ou ile autour
J 12 : koh samui ou ile autour ( soir : avion pour BKK )
J 13 : visite BKK
J 14 : visite BKK
J 15 ( ou 16 ?! ) départ
*** en comptant le J 1 , le J 8, le J 13 et 14 ça me fait 4 jours sur BKK ( pas forcément " plein " ). je peux réduire un jour, voir supprimer l'excursion pour ayutayah ( et si je gratte un jour sur le retour ( nombre de jours précis à déterminer ) ça peut me faire 3 jours de "libre" pour visiter autre chose. : parc ?! chiang rai ? plus de jours à chiang mai ?
****
merci de me donner votre avis ! :)
J 1 : BKK : visite BKK ( bon peu importe l'ordre des journées qui suivent, c'est juste ce que j'aimerais faire par jour, peu importe l'ordre, y'a peut être des journées consacrées au marché nocturne, c'est donc évidemment modulable )
J2 : BKK /chiang mai ( en avion ) : visite des temples de la ville, marchés
J 3 : visite de doi suthep ( monter en attitude pour vue, et jardin, mais à voir me suis peu renseignée au sujet de doi suthep, mais je lis que c'est un incontournable ! )
J4 : ( ce genre d'excursions, propos trouvés sur un blog : ) " Nous sommes partis en pick-up avec notre guide, un ancien moine bouddhiste, pour une journée à la découverte de environs de Chiang Mai. Notre 1er arrêt nous a permis de découvrir un temple perdu dans la montagne, sur la route menant au Doi Suthep. Dans celui-ci pas de touristes, juste une communauté de quelques moines au coeur d'un temple paisible, abandonné durant de nombreuses années et redécouvert il y a 10 ans seulement. Une découverte particulièrement magique, ponctuée par les explications de notre guide sur le bouddhisme. Nous avons continué la journée par la découverte d'un village Hmong, et enfin une promenade en forêt le long d'une rivière, qui s'est terminée par une petite baignade dans une cascade plus que fraîche !! "
J 5 : ( ce genre d'excursions, également trouvés sur blog ) : 'Visite du camp d’éléphants de Maetaman qui regroupe plus de 60 bêtes. Vous aurez tout loisir de nourrir et prendre des photos avec les éléphants avant d’assister au spectacle. Vous resterez incrédules devant les prouesses exécutées par les éléphants qui comprennent entre autre des jeux de ballon, de la peinture sur toile, et des démonstrations de transport de troncs d’arbres etc… Vous partirez ensuite pour une promenade à dos d’éléphant dans la jungle et à travers la rivière. Vous aurez également droit a une promenade en charrette traditionnelle avant de visiter un village Lisu (tribut des montagnes). Apres le déjeuner vous descendrez la rivière en radeau de bambou (bamboo raft). Vous partirez ensuite visiter le village des femmes au long cou (Padong Village) ou vous apprendrez comment et pourquoi ces femmes portent ces anneaux à vie. Il sera alors temps de rentre a l’hôtel ou vous pourrez vous relaxer le reste de la soirée."
J 6 : chiang mai ( visite à établir )
J 7 : chiang mai / BKK ( tôt le matin en avion) : visite BKK
J8 : ayutayah ( visite depuis BKk à la journée) ( à voir si je "confirme" cette journée, si ça ne fait pas "trop" de temples comme je le disais plus haut, où si j'en profite pour aller ailleurs !! )
J 9 : vol BKK => koh samui : visite koh samui ( activités etc )
J 10 : koh samui ou ile autour
J 11 : koh samui ou ile autour
J 12 : koh samui ou ile autour ( soir : avion pour BKK )
J 13 : visite BKK
J 14 : visite BKK
J 15 ( ou 16 ?! ) départ
*** en comptant le J 1 , le J 8, le J 13 et 14 ça me fait 4 jours sur BKK ( pas forcément " plein " ). je peux réduire un jour, voir supprimer l'excursion pour ayutayah ( et si je gratte un jour sur le retour ( nombre de jours précis à déterminer ) ça peut me faire 3 jours de "libre" pour visiter autre chose. : parc ?! chiang rai ? plus de jours à chiang mai ?
****
merci de me donner votre avis ! :)
Bagages vélo au féminin English translation pending
Bonjour
Une amie voudrait voyager à velo. Elle m'a interroge au sujet des bagages. Et je vous transmet les questions auquelles je ne peux repondre.
Parfum, maquillage, trousse de toilette particulière, pharmacie.
Aussi robe pour se promener le soir, ou autre vetement de ville.
Et aussi sous le cuissard mettez vous un slip et dans ce cas lequel, ou une serviette.
Et en fait tout bagage typiquement féminin,
Mesdames et mesdemoiselles que transportez vous?
Merci Pierre
Guadeloupe: location de voiture en une ou plusieurs fois? English translation pending
Bonjour,
nous partons fin novembre en Guadeloupe pendant 2 semaines et souhaitons louer une voiture.
Seulement nous résidons 8 jours à Basse Terre puis faisons escale 3 jours aux Saintes pour repartir quelques jours à Terre de Haut.
Ma question est : faut-il louer la voiture en un seule fois et la laisser au parking pendant notre escapade aux Saintes ou louer en deux fois ?
Merci pour votre aide.
Merci pour votre aide.
No man's land Maroc - Mauritanie English translation pending
Bonjour,
Notre ami Arthuro toujours présent à ces 2 frontières nous informe que les travaux de nivelage et de goudronnage sont en cours de réalisation pour ce passage délicat. Les épaves de voitures et tous les tas de déchets des trafiquants ont été évacués. Bien ou pas bien ? Pour les commerçants et les habitants frontaliers certainement bien. Pour les trafiquants dur dur! Pour les touristes.. Camping-car ça ne peut être que mieux, et peut être un plus pour les faire venir.
Notre ami Arthuro toujours présent à ces 2 frontières nous informe que les travaux de nivelage et de goudronnage sont en cours de réalisation pour ce passage délicat. Les épaves de voitures et tous les tas de déchets des trafiquants ont été évacués. Bien ou pas bien ? Pour les commerçants et les habitants frontaliers certainement bien. Pour les trafiquants dur dur! Pour les touristes.. Camping-car ça ne peut être que mieux, et peut être un plus pour les faire venir.
10 jours en bivouac à La Réunion, vos endroits préférés? English translation pending
Bonjour,
Préparant une itinérance de 10 jours sur l'ile de la Réunion début octobre en bivouacs, j'aimerais connaitre vos endroits et ballades préférés sur cette ile aux innombrables possibilités afin d'optimiser ces quelques jours trop courts. Vues magiques, rivières et cascades.......
Merci pour le partage de vos expériences.
Rémi
Séjour en forêt tropicale (Gabon - Congo) English translation pending
Carnet de voyage en Afrique Centrale
Jeudi 16 janvier 2003
Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.
Vendredi 17
Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.
Samedi 18
À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…
Dimanche 19
Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.
Lundi 20
A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.
Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.
Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.
Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.
Mardi 21
Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.
En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.
Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.
Mercredi 22
Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.
Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.
Jeudi 23
Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.
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Vendredi 24
A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!
Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.
Samedi 25
0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.
Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.
De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.
Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.
Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.
Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).
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Dimanche 26
A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.
A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.
Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.
La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.
La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.
La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.
Lundi 27 – mardi 28
Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.
C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.
Mercredi 29
Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.
Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.
Jeudi 30 - Bomassa
Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.
Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.
Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.
Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.
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Vendredi 31
C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.
L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.
L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.
Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.
Samedi 1er février
Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.
D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.
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Dimanche 2 février
Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.
De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.
Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.
Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.
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Lundi 3
Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.
Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.
Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…
Mardi 4
Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.
Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.
John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.
A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.
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Mercredi 5
3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.
Jeudi 6
Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.
Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.
Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?
Vendredi 7
Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.
Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.
Samedi 8
Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.
Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.
Dimanche 9
A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.
De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.
Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…
L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.
Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.
Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.
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Mardi 11
Jeudi 16 janvier 2003
Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.
Vendredi 17
Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.
Samedi 18
À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…
Dimanche 19
Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.
Lundi 20
A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.
Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.
Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.
Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.
Mardi 21
Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.
En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.
Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.
Mercredi 22
Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.
Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.
Jeudi 23
Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.
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Vendredi 24
A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!
Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.
Samedi 25
0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.
Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.
De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.
Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.
Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.
Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).
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Dimanche 26
A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.
A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.
Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.
La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.
La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.
La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.
Lundi 27 – mardi 28
Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.
C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.
Mercredi 29
Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.
Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.
Jeudi 30 - Bomassa
Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.
Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.
Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.
Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.
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Vendredi 31
C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.
L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.
L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.
Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.
Samedi 1er février
Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.
D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.
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Dimanche 2 février
Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.
De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.
Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.
Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.
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Lundi 3
Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.
Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.
Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…
Mardi 4
Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.
Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.
John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.
A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.
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Mercredi 5
3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.
Jeudi 6
Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.
Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.
Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?
Vendredi 7
Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.
Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.
Samedi 8
Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.
Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.
Dimanche 9
A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.
De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.
Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…
L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.
Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.
Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.
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Mardi 11
Retour d'une semaine au Panama English translation pending
PANAMA – mars/avril 2016
Petit circuit en 1 semaine : Panama City – Colon – Portobelo – Panama City – Anton Valle – Panama City
Remarques et conseils:
La monnaie utilisée est le dollar US - début 2016, 1€ = 1$ après frais de change
Indicatif téléphonique : 507
Décalage horaire : - 7h / France en été
Dépenses : Environ 300 $ pour logement + nourriture + visites + transport pour 1 semaine
Coût d'un trajet bus ou métro : 0,35 $
lundi 28 mars:LYON - PANAMApar Francfortavec Lufthansa
Après avoir laissé ma voiture sur le parking de Travelercar proche de St Exupéry (parking gratuit), leur navette me dépose au Terminal pour enregistrement de mon bagage en soute (18kg) et passage au contrôle de police vers 5h. J’avais fait le check-in par internet la veille pour gagner du temps au comptoir d’enregistrement mais à cette heure, il n'y a pas de monde ! L'hôtesse du comptoir me dit qu'elle ne voyait pas souvent cette destination ! Décollage à l'heure. 3h d’escale à Francfort ; arrivée à Panama Tocumen International Airport (PTY) le même jour à 16h40 soit 12h d'avion sans escale ! (assez fatiguant). Je rencontre un touriste parisien qui vient 2 fois/an au Panama (San Blas) pour faire du bateau. Après 15mn d'attente pour les bagages + 15mn pour le passage aux rayons + 15mn d'attente pour 1 taxi, on en partagera un avec une 3ème personne pour aller au centre ville (10 $ chacun). J'avais réservé avec booking.com une chambre chez « Via Monica » Av. Manuel Espinosa Batista, proche de la station de métro « Iglesia del Carmen » qui s'avère très difficile à trouver (le taxi ne connait pas et pour cause car il s'agit d'une chambre située au 3ème étage d'un immeuble sans indication de nom!). Je fais téléphoner quelqu'un au pied de l'immeuble au N° indiqué sur ma réservation et on vient me chercher à l'entrée de cet immeuble. En fait, il y a plusieurs chambres en location dans ce grand appartement avec cuisine commune (frigo, micro-ondes, machine à laver, ...), salon, 2 salles de bains avec baignoire et douche. La mienne est petite mais avec douche et WC à l'intérieur. Le Wifi marche bien et heureusement car après discussion avec le touriste du taxi, je lui ai dit qu'au retour France je passais par une escale à Miami sans avoir demandé une « autorisation de voyage électronique : ESTA » (c'était pourtant bien indiqué sur ma réservation faite avec Edreams !). Je fais donc ma demande et paiement par CB (14 $ sur internet ce soir même). Je ne mangerai pas car nous avons eu 3 repas dans l'avion! Je me couche à 22h30 ce qui fait 5h30 en France donc 24h après mon départ mais je n'ai pas trop sommeil.
mardi 29 mars:PANAMA City – Miraflores – et visite des quartiers de PANAMA City
Petit déjeuner pris en ville vers 7h (peu de resto ouverts à cette heure!). Je prends le métro pour Albrook et suis obligé d'acheter une carte « Métro-Bus » à 2$ + 2$ de recharge. C'est une immense gare de bus pour toutes les destinations je demande celui qui s'arrête aux écluses de Miraflores (porte 64 au fond de la gare). Visite du musée (15$), photos de cette énorme écluse puis retour en bus à Albrook + métro jusqu'à la place « 5 de Mayo » où il y a un grand marché, des rues piétonnes avec pleins de magasins, ... très animés. Taxi pour aller dans le quartier « casco viejo » (3$). Visite de ce vieux quartier et recherche d'un hôtel pour samedi prochain mais ceux dans mes prix sont tous pleins ! Je fais une longue balade le long du « malecon » puis je recherche encore un hôtel dont une agence m'a indiqué l'adresse mais il est aussi complet pour ce samedi ainsi que 3 autres à côté. Je réserve donc chez « Via Monica » pour la même chambre si possible : on me dit ok.
mercredi 30 mars: PANAMA City – COLON- PORTOBELO
Taxi à 6h10 pour aller à la gare de Corozal (4$) - un peu avant Miraflores - afin de prendre le train de 7h pour COLON. Il est 6h30 et la gare est fermée ; elle n'ouvre qu'à 7h pour le départ du train à 7h15 (25$ le billet aller ! Très cher, mais c'est un wagon panoramique de luxe dans lequel on a droit à 1 café (un groupe de touriste a même droit à 1 petit déjeuner complet !). Nota : Il y a d'autres wagons normaux pour les locaux je pense et qui pourraient faire l'affaire pour un touriste comme moi ! La plupart sont vides. Après 1 heure de trajet, je prends un taxi (2$) pour aller à la gare routière qui se trouve en fait à côté mais je ne le savais pas et comme j'ai lu beaucoup de choses sur Colon (ville dangereuse, ne se déplacer qu'en taxi, ...). Le prochain bus pour Portobelo (2,74 $) part dans 20mn. Trajet 1h30. Je vais voir s'il y a des chambres de libres chez « Captain Jack » mais il ne reste que des dortoirs et 1 chambre à 30 $ mais ce monsieur (canadien installé ici depuis plusieurs années) m'en propose une dans sa maison en bas et au bout du village à l'Est pour 20 $ (WC et douche froide commune). Il fait très chaud car la chambre est sous un toit de tôle ! Je prends d'ailleurs tout de suite une douche froide pour me rafraîchir et vais déjeuner chez « IDA » en face le MiniSuper Andy et derrière l'arrêt de bus pour Colon (poulet + riz + haricots noirs + salade + coca : très bon pour 6,50 $) Balade dans le village et recherche de l'arrêt de bus + horaires pour « Isla Grande » ; il y a beaucoup de noirs à Portobelo ainsi que beaucoup d'enfants (et écoliers) dans les rues. Il fait 31°C dans l'après midi. Après une nouvelle douche froide, je vais dîner chez « Rico Rico » : bien (8 $ avec 1 bière). J'achète 1 paquet de gâteau pour le déjeuner des jours suivants au cas où... Des jeunes jouent au basket sur le terrain du centre ville
jeudi 31 mars:PORTOBELO - PANAMA City - El Valle de Anton
Levé 6h pour attendre le 1ier bus pour « Isla Grande » qui doit passer vers 7h (personne n'a pu me dire!). Captain Jack m'a simplement dit de me mettre au bord de la route et de faire signe quand un bus passerai et de demander la destination, mais après 2h d'attente, 8 bus sont passés sans vouloir s'arrêter, 2 se sont arrêtés mais n'allaient pas à « Isla Grande » ou n'ont pas voulu me prendre ?! Je décide donc de supprimer cette partie de visite que je souhaitais faire ce matin et de repartir directement pour Panama et la Vallée d'Anton. Je prends donc le bus de 9h (il y en a toutes les heures) pour Panama City avec changement à Sabanitas (attention, il y en a qui vont sur Colon à cette bifurcation !). 2$ pour Sabanitas, puis 2$ pour Albrook et 4,25 $ pour El Vallee de Anton (minibus de 25 places départ 12h10 d'Albrook). 3H 10 de route. Arrêt du bus à l'hostal BODHI (rue principale, tél 908-7120)que j'avais noté dans mes recherches sur les forums (35 $ la chambre avec petit déjeuner et SDB commune). Il y a aussi une grande cuisine avec table et chaises, frigo commun et WIFI inclus. Je resterai 2 nuits. Vers 16h30, je commence une ballade de 2h (à la fraîche et juste avant la nuit qui tombe à 19h !) jusqu'à Chorro Las Mozas où il y a plusieurs petites cascades mais aucun touriste à cette heure (d'ailleurs ce lieu ferme à 17h ce qui évite de payer l'entrée car on peut se baigner et pique niquer).
Dîner chez « Los Hermanos », Avenue Central (Poulet+Riz+légumes pour 6$) à 20h.
vendredi 1ier avril:El Valle de Anton
Petit déjeuner à 7h45 (thé + 2 pancake avec miel). Je loue un vélo à 8h30 pour aller côté Est de la ville à « La India Dormida » (1$ l'entrée pour les retraité à Piedra Pintada) : 2h de marche A/R assez difficile et mal fléchée pour arriver à un point de vue pas super ! Je reprends le vélo pour aller côté Ouest voir les arbres à troncs carrés. Il faut entrer et payer le droit de visite (2 $) à l'hôtel Campestre qui nous ouvre un portillon cadenassé. (Il est vrai, comme je l'avais lu, qu'il est possible de passer sans payer par derrière, par la route qui monte derrière l'hôtel, mais je n'ai pas vu l'endroit du passage?) ; car ça ne vaut pas les 2$ à mon avis : je n'ai vu qu 'un arbre à tronc carré dans ce bois après 40 mn de marche A/R ! A 13h, je rendrai le vélo (6 $ pour la 1/2 journée), après avoir été acheter sur le marché : 2 tomates, 3 bananes, 1 tranche d'ananas, 1 côtelette de porc cuite, 1 boisson et 1 portion de frite à côté de l'hostal BODHI. Tout cela fera mon déjeuner d'aujourd'hui dans la cuisine commune. Comme hier, j'attendrai 16h qu'il fasse moins chaud pour prendre un bus en face le marché sur le parking de la station d'essence, direction « La Mesa » pour aller à un autre « mirador » (point de vue sur la ville) mais l'entrée du parcours est fermée à 17h par un portillon cadenassé et je ne veux pas m'aventurer pour 2 à 3h de marche maintenant (d'après la doc fournie par mon hôtel). Je monterai donc par la route sur 500m environ pour apercevoir quelques points de vue avant de faire signe à un bus qui redescendait pour rejoindre la ville. A 19h30, je prenais une douche (trop chaude pour moi et pas pu la régler). Je vais dîner chez « Terre et Mer » (spaghetti bolognaise à 7 $ mais pas top : viande pas fraîche !)
samedi 2 avril:El Valle de Anton - PANAMA City
Levé 6h pour une marche matinale à 6h30 vers « Cerro Cariguana » (des agences organisent un tour pour voir le lever de soleil – sunset - mais avec un départ vers 4h30 du matin!). 2H de montée difficile pour arriver au sommet où la vue est plus jolie que les autres faites ici ces 2 derniers jours. 1H de descente, douche à l'hôtel et petit déjeuner que je n'avais pas pris avant de partir car fermé. Départ en minibus 26 places pour PANAMA City à 11h10 (4,10 $). Arrivée 13h30 à Albrook + métro jusqu'à la station « Iglesia del Carmen » à 5 mn de l'hôtel « Via Monica ». Il y a eu mésentente sur la date de réservation que j'avais demandée ; la chambre prévue est occupée mais on m'en donne une autre plus grande pour le même prix (27 $ sans petit déjeuner). Dans l'après midi, je fais quelques magasins pour voir les prix des appareils photos, clés USB, ... car j'avais lu que les prix étaient moins chers au Panama qu'en France, surtout à Colon (zone libre) mais en fait je n'ai rien vu d'intéressant dans ces villes. Balade avenue Balboa le long du Pacifique et retour dans ma chambre à 18h. A Panama, il fait plus chaud qu'à Anton. Dîner dans un Subway et retour 21h
dimanche 3 avril:PANAMA City et départ pour CUBA
Levé 4h30 pour départ 5h15 en taxi trouvé à 100m de l'hôtel pour aller à l'arrêt de bus av Balboa direction l'aéroport mais la route est barrée. Il me laisse à une grande station de bus proche de Iglesia Carmen. Je termine ma carte de Bus avec -0,20 $. Un bus pour Tocumen Airport part à 5h30 porte 0 (le coût est très intéressant puisque c'est 10 fois moins cher que le taxi mais il faut 1h ! pas gênant puisque j'ai le temps). Arrivée 6h30 ; il faut compter 15mn de marche de l'arrêt de bus pour arriver dans le hall départ. Je dois faire 30mn de queue pour l'enregistrement de ma valise chez COPA Airline. A 7h30, passage à l'immigration. Encore 1h d'attente dans cet aéroport dans lequel il n'y a pas beaucoup de magasins pour finir ma petite monnaie en $ ! Porte 9, pour l'embarquement, je constate que les gens présentent déjà leur passeport et leur carte d'embarquement ?! Je fais donc pareil. On me demande aussi la « carte de Tourisme » (acheté sur Internet) pour Cuba.
Mes impressions sur ce séjour : - Rien de bien intéressant à voir dans cette partie du pays
Petit circuit en 1 semaine : Panama City – Colon – Portobelo – Panama City – Anton Valle – Panama City
Remarques et conseils:
La monnaie utilisée est le dollar US - début 2016, 1€ = 1$ après frais de change
Indicatif téléphonique : 507
Décalage horaire : - 7h / France en été
Dépenses : Environ 300 $ pour logement + nourriture + visites + transport pour 1 semaine
Coût d'un trajet bus ou métro : 0,35 $
lundi 28 mars:LYON - PANAMApar Francfortavec Lufthansa
Après avoir laissé ma voiture sur le parking de Travelercar proche de St Exupéry (parking gratuit), leur navette me dépose au Terminal pour enregistrement de mon bagage en soute (18kg) et passage au contrôle de police vers 5h. J’avais fait le check-in par internet la veille pour gagner du temps au comptoir d’enregistrement mais à cette heure, il n'y a pas de monde ! L'hôtesse du comptoir me dit qu'elle ne voyait pas souvent cette destination ! Décollage à l'heure. 3h d’escale à Francfort ; arrivée à Panama Tocumen International Airport (PTY) le même jour à 16h40 soit 12h d'avion sans escale ! (assez fatiguant). Je rencontre un touriste parisien qui vient 2 fois/an au Panama (San Blas) pour faire du bateau. Après 15mn d'attente pour les bagages + 15mn pour le passage aux rayons + 15mn d'attente pour 1 taxi, on en partagera un avec une 3ème personne pour aller au centre ville (10 $ chacun). J'avais réservé avec booking.com une chambre chez « Via Monica » Av. Manuel Espinosa Batista, proche de la station de métro « Iglesia del Carmen » qui s'avère très difficile à trouver (le taxi ne connait pas et pour cause car il s'agit d'une chambre située au 3ème étage d'un immeuble sans indication de nom!). Je fais téléphoner quelqu'un au pied de l'immeuble au N° indiqué sur ma réservation et on vient me chercher à l'entrée de cet immeuble. En fait, il y a plusieurs chambres en location dans ce grand appartement avec cuisine commune (frigo, micro-ondes, machine à laver, ...), salon, 2 salles de bains avec baignoire et douche. La mienne est petite mais avec douche et WC à l'intérieur. Le Wifi marche bien et heureusement car après discussion avec le touriste du taxi, je lui ai dit qu'au retour France je passais par une escale à Miami sans avoir demandé une « autorisation de voyage électronique : ESTA » (c'était pourtant bien indiqué sur ma réservation faite avec Edreams !). Je fais donc ma demande et paiement par CB (14 $ sur internet ce soir même). Je ne mangerai pas car nous avons eu 3 repas dans l'avion! Je me couche à 22h30 ce qui fait 5h30 en France donc 24h après mon départ mais je n'ai pas trop sommeil.
mardi 29 mars:PANAMA City – Miraflores – et visite des quartiers de PANAMA City
Petit déjeuner pris en ville vers 7h (peu de resto ouverts à cette heure!). Je prends le métro pour Albrook et suis obligé d'acheter une carte « Métro-Bus » à 2$ + 2$ de recharge. C'est une immense gare de bus pour toutes les destinations je demande celui qui s'arrête aux écluses de Miraflores (porte 64 au fond de la gare). Visite du musée (15$), photos de cette énorme écluse puis retour en bus à Albrook + métro jusqu'à la place « 5 de Mayo » où il y a un grand marché, des rues piétonnes avec pleins de magasins, ... très animés. Taxi pour aller dans le quartier « casco viejo » (3$). Visite de ce vieux quartier et recherche d'un hôtel pour samedi prochain mais ceux dans mes prix sont tous pleins ! Je fais une longue balade le long du « malecon » puis je recherche encore un hôtel dont une agence m'a indiqué l'adresse mais il est aussi complet pour ce samedi ainsi que 3 autres à côté. Je réserve donc chez « Via Monica » pour la même chambre si possible : on me dit ok.
mercredi 30 mars: PANAMA City – COLON- PORTOBELO
Taxi à 6h10 pour aller à la gare de Corozal (4$) - un peu avant Miraflores - afin de prendre le train de 7h pour COLON. Il est 6h30 et la gare est fermée ; elle n'ouvre qu'à 7h pour le départ du train à 7h15 (25$ le billet aller ! Très cher, mais c'est un wagon panoramique de luxe dans lequel on a droit à 1 café (un groupe de touriste a même droit à 1 petit déjeuner complet !). Nota : Il y a d'autres wagons normaux pour les locaux je pense et qui pourraient faire l'affaire pour un touriste comme moi ! La plupart sont vides. Après 1 heure de trajet, je prends un taxi (2$) pour aller à la gare routière qui se trouve en fait à côté mais je ne le savais pas et comme j'ai lu beaucoup de choses sur Colon (ville dangereuse, ne se déplacer qu'en taxi, ...). Le prochain bus pour Portobelo (2,74 $) part dans 20mn. Trajet 1h30. Je vais voir s'il y a des chambres de libres chez « Captain Jack » mais il ne reste que des dortoirs et 1 chambre à 30 $ mais ce monsieur (canadien installé ici depuis plusieurs années) m'en propose une dans sa maison en bas et au bout du village à l'Est pour 20 $ (WC et douche froide commune). Il fait très chaud car la chambre est sous un toit de tôle ! Je prends d'ailleurs tout de suite une douche froide pour me rafraîchir et vais déjeuner chez « IDA » en face le MiniSuper Andy et derrière l'arrêt de bus pour Colon (poulet + riz + haricots noirs + salade + coca : très bon pour 6,50 $) Balade dans le village et recherche de l'arrêt de bus + horaires pour « Isla Grande » ; il y a beaucoup de noirs à Portobelo ainsi que beaucoup d'enfants (et écoliers) dans les rues. Il fait 31°C dans l'après midi. Après une nouvelle douche froide, je vais dîner chez « Rico Rico » : bien (8 $ avec 1 bière). J'achète 1 paquet de gâteau pour le déjeuner des jours suivants au cas où... Des jeunes jouent au basket sur le terrain du centre ville
jeudi 31 mars:PORTOBELO - PANAMA City - El Valle de Anton
Levé 6h pour attendre le 1ier bus pour « Isla Grande » qui doit passer vers 7h (personne n'a pu me dire!). Captain Jack m'a simplement dit de me mettre au bord de la route et de faire signe quand un bus passerai et de demander la destination, mais après 2h d'attente, 8 bus sont passés sans vouloir s'arrêter, 2 se sont arrêtés mais n'allaient pas à « Isla Grande » ou n'ont pas voulu me prendre ?! Je décide donc de supprimer cette partie de visite que je souhaitais faire ce matin et de repartir directement pour Panama et la Vallée d'Anton. Je prends donc le bus de 9h (il y en a toutes les heures) pour Panama City avec changement à Sabanitas (attention, il y en a qui vont sur Colon à cette bifurcation !). 2$ pour Sabanitas, puis 2$ pour Albrook et 4,25 $ pour El Vallee de Anton (minibus de 25 places départ 12h10 d'Albrook). 3H 10 de route. Arrêt du bus à l'hostal BODHI (rue principale, tél 908-7120)que j'avais noté dans mes recherches sur les forums (35 $ la chambre avec petit déjeuner et SDB commune). Il y a aussi une grande cuisine avec table et chaises, frigo commun et WIFI inclus. Je resterai 2 nuits. Vers 16h30, je commence une ballade de 2h (à la fraîche et juste avant la nuit qui tombe à 19h !) jusqu'à Chorro Las Mozas où il y a plusieurs petites cascades mais aucun touriste à cette heure (d'ailleurs ce lieu ferme à 17h ce qui évite de payer l'entrée car on peut se baigner et pique niquer).
Dîner chez « Los Hermanos », Avenue Central (Poulet+Riz+légumes pour 6$) à 20h.
vendredi 1ier avril:El Valle de Anton
Petit déjeuner à 7h45 (thé + 2 pancake avec miel). Je loue un vélo à 8h30 pour aller côté Est de la ville à « La India Dormida » (1$ l'entrée pour les retraité à Piedra Pintada) : 2h de marche A/R assez difficile et mal fléchée pour arriver à un point de vue pas super ! Je reprends le vélo pour aller côté Ouest voir les arbres à troncs carrés. Il faut entrer et payer le droit de visite (2 $) à l'hôtel Campestre qui nous ouvre un portillon cadenassé. (Il est vrai, comme je l'avais lu, qu'il est possible de passer sans payer par derrière, par la route qui monte derrière l'hôtel, mais je n'ai pas vu l'endroit du passage?) ; car ça ne vaut pas les 2$ à mon avis : je n'ai vu qu 'un arbre à tronc carré dans ce bois après 40 mn de marche A/R ! A 13h, je rendrai le vélo (6 $ pour la 1/2 journée), après avoir été acheter sur le marché : 2 tomates, 3 bananes, 1 tranche d'ananas, 1 côtelette de porc cuite, 1 boisson et 1 portion de frite à côté de l'hostal BODHI. Tout cela fera mon déjeuner d'aujourd'hui dans la cuisine commune. Comme hier, j'attendrai 16h qu'il fasse moins chaud pour prendre un bus en face le marché sur le parking de la station d'essence, direction « La Mesa » pour aller à un autre « mirador » (point de vue sur la ville) mais l'entrée du parcours est fermée à 17h par un portillon cadenassé et je ne veux pas m'aventurer pour 2 à 3h de marche maintenant (d'après la doc fournie par mon hôtel). Je monterai donc par la route sur 500m environ pour apercevoir quelques points de vue avant de faire signe à un bus qui redescendait pour rejoindre la ville. A 19h30, je prenais une douche (trop chaude pour moi et pas pu la régler). Je vais dîner chez « Terre et Mer » (spaghetti bolognaise à 7 $ mais pas top : viande pas fraîche !)
samedi 2 avril:El Valle de Anton - PANAMA City
Levé 6h pour une marche matinale à 6h30 vers « Cerro Cariguana » (des agences organisent un tour pour voir le lever de soleil – sunset - mais avec un départ vers 4h30 du matin!). 2H de montée difficile pour arriver au sommet où la vue est plus jolie que les autres faites ici ces 2 derniers jours. 1H de descente, douche à l'hôtel et petit déjeuner que je n'avais pas pris avant de partir car fermé. Départ en minibus 26 places pour PANAMA City à 11h10 (4,10 $). Arrivée 13h30 à Albrook + métro jusqu'à la station « Iglesia del Carmen » à 5 mn de l'hôtel « Via Monica ». Il y a eu mésentente sur la date de réservation que j'avais demandée ; la chambre prévue est occupée mais on m'en donne une autre plus grande pour le même prix (27 $ sans petit déjeuner). Dans l'après midi, je fais quelques magasins pour voir les prix des appareils photos, clés USB, ... car j'avais lu que les prix étaient moins chers au Panama qu'en France, surtout à Colon (zone libre) mais en fait je n'ai rien vu d'intéressant dans ces villes. Balade avenue Balboa le long du Pacifique et retour dans ma chambre à 18h. A Panama, il fait plus chaud qu'à Anton. Dîner dans un Subway et retour 21h
dimanche 3 avril:PANAMA City et départ pour CUBA
Levé 4h30 pour départ 5h15 en taxi trouvé à 100m de l'hôtel pour aller à l'arrêt de bus av Balboa direction l'aéroport mais la route est barrée. Il me laisse à une grande station de bus proche de Iglesia Carmen. Je termine ma carte de Bus avec -0,20 $. Un bus pour Tocumen Airport part à 5h30 porte 0 (le coût est très intéressant puisque c'est 10 fois moins cher que le taxi mais il faut 1h ! pas gênant puisque j'ai le temps). Arrivée 6h30 ; il faut compter 15mn de marche de l'arrêt de bus pour arriver dans le hall départ. Je dois faire 30mn de queue pour l'enregistrement de ma valise chez COPA Airline. A 7h30, passage à l'immigration. Encore 1h d'attente dans cet aéroport dans lequel il n'y a pas beaucoup de magasins pour finir ma petite monnaie en $ ! Porte 9, pour l'embarquement, je constate que les gens présentent déjà leur passeport et leur carte d'embarquement ?! Je fais donc pareil. On me demande aussi la « carte de Tourisme » (acheté sur Internet) pour Cuba.
Mes impressions sur ce séjour : - Rien de bien intéressant à voir dans cette partie du pays
Paris-Nouakchott en voiture English translation pending
Bonjour,
Je souhaite me rendre en Mauritanie en voiture cet été.
Je voudrais connaitre le meilleurs itinéraire pour faire Paris-Nouakchott et les différentes démarches à suivre.
Connaitre également si je peux prend le visa pour la Mauritanie à la frontière Maroco\Mauritanienne?
Je compte partir de Paris le 7 août pour être à Algeciras le 09 août puis continuer tranquillement vers la Mauritanie.
S'il y a des personnes qui font le trajet à la même période, j'aimerais bien être en contact histoire de faire la route en convoi.
Merci par avance pour vos réponses.
Je souhaite me rendre en Mauritanie en voiture cet été.
Je voudrais connaitre le meilleurs itinéraire pour faire Paris-Nouakchott et les différentes démarches à suivre.
Connaitre également si je peux prend le visa pour la Mauritanie à la frontière Maroco\Mauritanienne?
Je compte partir de Paris le 7 août pour être à Algeciras le 09 août puis continuer tranquillement vers la Mauritanie.
S'il y a des personnes qui font le trajet à la même période, j'aimerais bien être en contact histoire de faire la route en convoi.
Merci par avance pour vos réponses.
Tons en vietnamien et en chinois (mandarin)? English translation pending
Bonjour,
Je cherche des personnes qui maîtrisent ces deux langues car j'ai une petite question en ce qui concerne les tons. Je parle chinois et je maîtrise très bien les 5 tons. Je vais partir au Vietnam dans 2 mois pour une durée d'un an et j'aurai des cours intensifs de vietnamien. En écoutant les différents tons vietnamiens sur Youtube, j'ai l'impression que ça n'a rien à voir avec les tons chinois (sauf le premier, le ton "long"). Par exemple, le ton qui descend (le 4) en chinois, j'ai toujours appris qu'il fallait descendre sèchement vers les graves (comme quand on se fait mal et le fameux "aïe"). Quand j'écoute le même ton en vietnamien, je ne retrouve pas du tout cette règle.
Quelqu'un pourrait-il m'en dire plus?
Je cherche des personnes qui maîtrisent ces deux langues car j'ai une petite question en ce qui concerne les tons. Je parle chinois et je maîtrise très bien les 5 tons. Je vais partir au Vietnam dans 2 mois pour une durée d'un an et j'aurai des cours intensifs de vietnamien. En écoutant les différents tons vietnamiens sur Youtube, j'ai l'impression que ça n'a rien à voir avec les tons chinois (sauf le premier, le ton "long"). Par exemple, le ton qui descend (le 4) en chinois, j'ai toujours appris qu'il fallait descendre sèchement vers les graves (comme quand on se fait mal et le fameux "aïe"). Quand j'écoute le même ton en vietnamien, je ne retrouve pas du tout cette règle.
Quelqu'un pourrait-il m'en dire plus?
Trajet Kuala Lumpur - Krabi English translation pending
Bonjour, quelqu'un a t il déjà fait le trajet entre Kuala Lumpur et Krabi. En train, bus ou avions. J'ai essayé en avion mais sur airasia il me demande mon adresse mail mais surtout mon login et Pass Word .merci de vos reponses
Croisière MSC Preziosa: avis sur le pont 13 English translation pending
Bonjour
Je voudrais avoir des renseignements quand à la croisière méditerannee (Gênes.civitavecchia .Palerme. Malte. Valence.)à bord du preziosa.
Nous partons bientôt et venons de recevoir nos numéros de cabines.
Nous serons en supercabine familiale 13112.
Peut-être que parmi vous des personnes y ont déjà séjourner?
Merci de avance pour tout les renseignements sur le bateaux et les escales que vous nous fournirait.
Ps:comment se passe le clubs pirate et 11-14ans.?
Itinéraire de 15 jours en Thaïlande, 5 mois de grossesse English translation pending
Bonjour à tous,
j'aimerais avoir votre avis sur cet itinéraire, en effet j'ai réservé il y a 6 mois nos billets pour la Thaïlande pour cet été (18 août - 1er septembre)... sans penser une seule seconde que je serais enceinte à ce moment là ! Donc j'essaie de m'organiser un peu plus que prévu au départ...
Je précise que ma grossesse se passe sans aucun problème et que je suis plutôt en forme, pour l'instant je peux faire des randos (pas trop longues) sans problème. J'en serais à 5 mois au moment du départ (début du 6ème). Donc j'ai essayé de prévoir un itinéraire plutôt tranquille, en évitant les très longs trajets (le Nord et les îles seront pour une autre fois...) et en restant à quelques heures de l'hôpital de Bangkok...! mais mon compagnon et moi nous avons quand même envie de découvrir le pays sans passer 15 jours dans un hôtel club, et on aime bien se déplacer !
Arrivée à l'aéroport de Bangkok à 10h du matin le 19 août - Trajet en train jusqu'au parc national de Khao Yai (un ami y travaille, nous le rejoignons). Y a-t-il un moyen d'y aller directement sans passer par le centre de Bangkok (sans prendre un taxi non plus, question de budget !). 3 jours à Khao Yai (repos, petites randos...).
Trajet jusqu'à Kanchanaburi et repos/découverte pendant 2 jours. Y a-t-il un moyen de ne pas passer par Bangkok ? Je privilégie quand même le train si possible mais à voir ce qui est le plus pratique ?
Location d'une voiture pour 4 jours (on préfère vraiment se balader par nous-même sans dépendre d'un chauffeur ou des bus) : cela est-il possible ? Avez-vous une adresse de loueur à me recommander ? Les routes sont-elles praticables (avec une bonne carte) ? Visite des parcs d'Erawan, Sai Yok et jusqu'à Sangklaburi (si tout est ok pour moi)... en changeant de logements au fur et à mesure.
Retour à Kanchanaburi et trajet jusqu'à Bangkok en train.
4 jours à Bangkok. Je pensais réserver une guesthouse dans le quartier de Thonburi qui semble plus calme et pas trop touristique, est-ce une bonne idée ? Je voudrais pouvoir me reposer des visites de la journée...
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des adresses de logement à me conseiller (suffisamment confortables mais plutôt typiques et à un prix raisonnable) ? Est-ce que les transports/trajets envisagés sont judicieux et pas trop galères ? Qq conseils par rapport à ma grossesse (j'ai déjà prévu de faire très attention à l'eau et de privilégier la nourriture bien cuite...) ?
Je sais que ce n'est pas forcément le voyage le plus raisonnable pour moi mais je me sens très bien et je suppose qu'il y a aussi plein de thaïlandaises enceintes ^^
Merci pour toutes vos réponses !
j'aimerais avoir votre avis sur cet itinéraire, en effet j'ai réservé il y a 6 mois nos billets pour la Thaïlande pour cet été (18 août - 1er septembre)... sans penser une seule seconde que je serais enceinte à ce moment là ! Donc j'essaie de m'organiser un peu plus que prévu au départ...
Je précise que ma grossesse se passe sans aucun problème et que je suis plutôt en forme, pour l'instant je peux faire des randos (pas trop longues) sans problème. J'en serais à 5 mois au moment du départ (début du 6ème). Donc j'ai essayé de prévoir un itinéraire plutôt tranquille, en évitant les très longs trajets (le Nord et les îles seront pour une autre fois...) et en restant à quelques heures de l'hôpital de Bangkok...! mais mon compagnon et moi nous avons quand même envie de découvrir le pays sans passer 15 jours dans un hôtel club, et on aime bien se déplacer !
Arrivée à l'aéroport de Bangkok à 10h du matin le 19 août - Trajet en train jusqu'au parc national de Khao Yai (un ami y travaille, nous le rejoignons). Y a-t-il un moyen d'y aller directement sans passer par le centre de Bangkok (sans prendre un taxi non plus, question de budget !). 3 jours à Khao Yai (repos, petites randos...).
Trajet jusqu'à Kanchanaburi et repos/découverte pendant 2 jours. Y a-t-il un moyen de ne pas passer par Bangkok ? Je privilégie quand même le train si possible mais à voir ce qui est le plus pratique ?
Location d'une voiture pour 4 jours (on préfère vraiment se balader par nous-même sans dépendre d'un chauffeur ou des bus) : cela est-il possible ? Avez-vous une adresse de loueur à me recommander ? Les routes sont-elles praticables (avec une bonne carte) ? Visite des parcs d'Erawan, Sai Yok et jusqu'à Sangklaburi (si tout est ok pour moi)... en changeant de logements au fur et à mesure.
Retour à Kanchanaburi et trajet jusqu'à Bangkok en train.
4 jours à Bangkok. Je pensais réserver une guesthouse dans le quartier de Thonburi qui semble plus calme et pas trop touristique, est-ce une bonne idée ? Je voudrais pouvoir me reposer des visites de la journée...
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des adresses de logement à me conseiller (suffisamment confortables mais plutôt typiques et à un prix raisonnable) ? Est-ce que les transports/trajets envisagés sont judicieux et pas trop galères ? Qq conseils par rapport à ma grossesse (j'ai déjà prévu de faire très attention à l'eau et de privilégier la nourriture bien cuite...) ?
Je sais que ce n'est pas forcément le voyage le plus raisonnable pour moi mais je me sens très bien et je suppose qu'il y a aussi plein de thaïlandaises enceintes ^^
Merci pour toutes vos réponses !
Se loger près du port d'embarquement Costa à Venise avant de partir English translation pending
Nous partons le 30 septembre 2016 pour une croisière Costa (le méditerranéa), au départ de Venise et comme nous arrivons la veille nous voudrions savoir quelle est la meilleure solution pour ne pas être trop loin du lieu d'embarquement. Est ce que Costa met à disposition un bus ou une navette pour nous conduire sur le quai où se trouvera notre bâteau (nous arrivons à Venise par nos propres moyens) et si oui quel est le lieu et l'heure de rendez-vous sachant qu'il faudra être sur le bateau à 18h
Merci pour vos réponses
De l'Île-de-France au Languedoc, en passant par l'Aquitaine (à pied) English translation pending
Bonjour à tous!
Depuis quelques temps une idée me trotte dans la tête : marcher de chez moi en Ile de France jusque chez ma grand mère qui habite près de Béziers en faisant un petit détour chez ma cousine à La Rochelle.
Ma copine est partante pour me suivre, du coup on s’arrêtera boire un coup chez son frère à Tours, et en plus elle voulait faire bronzette sur la Dune du Pilat dans le Bassin d'Arcachon, donc on rallonge un peu le trajet.
Une fois arrivés à Béziers, soit on continue jusqu’à Aubenas chez un ami, en faisant un arrêt au temple bouddhiste de Lérab ling (près de Lodève), soit on remonte à la maison par le train, on verra sur le moment selon la motivation et la date d'arrivée.
En bref, à vol d'oiseau sur Google Earth, ça nous fait une petite balade de 1000 (ou 1200) km. Étant dépourvus d'ailes, on a bien conscience qu'il faudra rajouter quelques centaines de kilomètres.
La distance et le temps de parcours ne sont pas un problème, on a pas d’échéance à respecter, et c'est un peu le but et la philosophie de cette expédition : la liberté totale.
Et tout ça avec une jeune Beaucerone croisée Berger Allemand, que j’entraîne depuis quelques semaines sur des trajets relativement courts (entre 5 en 25km de marche par jour). Petit atout, ma copine est assistante vétérinaire, donc je ne me fais pas trop de soucis pour la santé de ma chienne.
Donc résumons : Mantes la Jolie - Tours - La Rochelle - Arcachon - Béziers - Aubenas.
Question logistique, nous avons déjà pas mal d’équipement accumulé depuis quelques années pour d'autres parcours (beaucoup plus courts : 4jours maximum... ahem...^^ ).
Nous n'avons pas encore abordé la question de la nourriture, mais là encore un atout : ma copine est végétarienne (et moi aussi par la force des choses^^), elle est assez calée niveau nutrition, donc je pense qu'avec de bons mélanges de céréales et autres légumineuses additionnés à quelques repas lyophilisés, on devrait pouvoir largement tenir le choc en restant assez légers, Pour la flotte : 3 ou 4 litres chacun pour nous et la chienne, (on verra selon le poids final des sacs à dos).
La chienne aura son sac à dos avec gamelles + 2 ou 3 kilos de croquettes adaptées pour ce périple (bien sûr, après un bon entraînement et l'avis du vétérinaire), j'aurais un autre stock sur le dos, puis ravitaillement sur la route.
Pour la nuit, on pensait à l'option la plus légère possible : un tarp fait maison (une petite toile de tente + baton de marche + quelques sardines + cordage) en espérant que le temps soit clément.
Par contre quelque chose d'essentiel va nous manquer, les cartes.
Disons que nous n'avons pas envie de dépenser 400€ chez IGN (une vingtaine de cartes) pour couvrir tout notre trajet, le Géoportail à installer sur le téléphone est super, mais on se heurte au problème de l'autonomie, et l'option GPS nous plaît qu'a moitié (prix de l'appareil et des cartes, stock de piles...) Je vous pose donc une question simple, comment faites-vous, ô grands baroudeurs, pour planifier un trajet aussi long ?
Merci d'avance pour vos réponses / conseils / astuces, et bonne marche à tous ! 🙂
Depuis quelques temps une idée me trotte dans la tête : marcher de chez moi en Ile de France jusque chez ma grand mère qui habite près de Béziers en faisant un petit détour chez ma cousine à La Rochelle.
Ma copine est partante pour me suivre, du coup on s’arrêtera boire un coup chez son frère à Tours, et en plus elle voulait faire bronzette sur la Dune du Pilat dans le Bassin d'Arcachon, donc on rallonge un peu le trajet.
Une fois arrivés à Béziers, soit on continue jusqu’à Aubenas chez un ami, en faisant un arrêt au temple bouddhiste de Lérab ling (près de Lodève), soit on remonte à la maison par le train, on verra sur le moment selon la motivation et la date d'arrivée.
En bref, à vol d'oiseau sur Google Earth, ça nous fait une petite balade de 1000 (ou 1200) km. Étant dépourvus d'ailes, on a bien conscience qu'il faudra rajouter quelques centaines de kilomètres.
La distance et le temps de parcours ne sont pas un problème, on a pas d’échéance à respecter, et c'est un peu le but et la philosophie de cette expédition : la liberté totale.
Et tout ça avec une jeune Beaucerone croisée Berger Allemand, que j’entraîne depuis quelques semaines sur des trajets relativement courts (entre 5 en 25km de marche par jour). Petit atout, ma copine est assistante vétérinaire, donc je ne me fais pas trop de soucis pour la santé de ma chienne.
Donc résumons : Mantes la Jolie - Tours - La Rochelle - Arcachon - Béziers - Aubenas.
Question logistique, nous avons déjà pas mal d’équipement accumulé depuis quelques années pour d'autres parcours (beaucoup plus courts : 4jours maximum... ahem...^^ ).
Nous n'avons pas encore abordé la question de la nourriture, mais là encore un atout : ma copine est végétarienne (et moi aussi par la force des choses^^), elle est assez calée niveau nutrition, donc je pense qu'avec de bons mélanges de céréales et autres légumineuses additionnés à quelques repas lyophilisés, on devrait pouvoir largement tenir le choc en restant assez légers, Pour la flotte : 3 ou 4 litres chacun pour nous et la chienne, (on verra selon le poids final des sacs à dos).
La chienne aura son sac à dos avec gamelles + 2 ou 3 kilos de croquettes adaptées pour ce périple (bien sûr, après un bon entraînement et l'avis du vétérinaire), j'aurais un autre stock sur le dos, puis ravitaillement sur la route.
Pour la nuit, on pensait à l'option la plus légère possible : un tarp fait maison (une petite toile de tente + baton de marche + quelques sardines + cordage) en espérant que le temps soit clément.
Par contre quelque chose d'essentiel va nous manquer, les cartes.
Disons que nous n'avons pas envie de dépenser 400€ chez IGN (une vingtaine de cartes) pour couvrir tout notre trajet, le Géoportail à installer sur le téléphone est super, mais on se heurte au problème de l'autonomie, et l'option GPS nous plaît qu'a moitié (prix de l'appareil et des cartes, stock de piles...) Je vous pose donc une question simple, comment faites-vous, ô grands baroudeurs, pour planifier un trajet aussi long ?
Merci d'avance pour vos réponses / conseils / astuces, et bonne marche à tous ! 🙂
Thaïlande: est-ce ambitieux de ne pas réserver? English translation pending
Bonsoir ,
Nous partons en Thaïlande avec 2 enfants (6 et 11 ans et demi ) fin juillet ...c est leur premier grand voyage !! Sauf que pour l instant je n ai reservé que 2 / 3 nuits à Bangkok: ensuite je connais dans les grandes lignes mon itinéraire mais , pour plus de souplesse , je ne souhaitais peut être pas forcément réserver les hôtels, est ce ambitieux ? ( surtout dans les îles )!
Nous pensions aller à Bangkok jours) Ayutaya , sukkothai , lampang , chang mai puis , descendre dans les îles du Sud en essayant de s'éloigner un peu des sentiers battus pendant 2 semaines ..( ko kut à l est me tentait mais a l air moins conseillée par rapport à la météo ??? ) donc samui , ko pen gan , ko tao ( quelqu un est il allé à ao kanom?)
Je ne sais pas encore si je commence par ko tao ou si je finis par cette île ....chang mai / chumphon est ce aussi simple que chang mai ko Samui en avion ?
Je reste un tout petit peu plus de 3 semaines ....
Merci beaucoup pour vos réponses !!;)
Pristyle
Le suicide pour les nuls: "A Man Called Ove", film suédois (Hannes Holms) English translation pending
Suède veuf grincheux Saab Ove… Nan j'déconne…
L'avantage d'aller au cinéma pendant les matchs de foot, c'est qu'on vous accueille à bras ouverts et qu'on vous fait bénéficier de réducs, y compris le weekend. Non seulement, vous avez le choix entre les vingt premières rangées, mais vous vous surprenez, qui plus outre, à pardonner à la mamie de l'avant-dernière rangée qui tente en vain d'éteindre son portable alors quel le film commence...
C'est dans un contexte hivernal que se débattent sans grand optimisme les habitants d'une copropriété quasi fantomatique, paumée dans un coin de Suède, et présidée par Ove, un sexagénaire solitaire, rustique au premier abord, pétri de principes, mais qui s'avère être un teigneux de la pire engeance, un sociopathe cynique et méchant.
Ove s'assure quotidiennement que les portes de la résidence sont verrouillées comme il se doit, que les vélos sont parqués dans les caves destinées à cet effet, que le chihuahua de la blonde peroxydée ne pisse pas dans l'allée… Il tyrannise les chats errants, traite de connard la fange des conducteurs d'Audi alors que sa religion l'empêche de conduire autre chose qu'une Saab, envoie sur les roses sa voisine qui l'enjoint de l'aider à régler son problème de chauffage...
Les multiples travellings arrière nous permettent de comprendre pourquoi le personnage est devenu ce misanthrope carabiné. Ove est devenu revêche et suicidaire depuis qu'il a perdu sa femme. Certaines scènes sont à la limite du kitsch, chargées de mélancolie, mais sans verser dans le larmoyant.
Le seul moment où l'histoire vire au conte de fée improbable, c'est à l'apparition de la nouvelle voisine, d'origine iranienne, qui parvient à faire d'un emmerdeur, atrabilaire patenté, un papy au grand coeur.
Mais on passe finalement un bon moment avec ce film, souvent désopilant (tiré du roman de Fredrik Backman), qui se résume en une simple et modeste leçon d'espérance... en l'homme, rien que ça.
L'avantage d'aller au cinéma pendant les matchs de foot, c'est qu'on vous accueille à bras ouverts et qu'on vous fait bénéficier de réducs, y compris le weekend. Non seulement, vous avez le choix entre les vingt premières rangées, mais vous vous surprenez, qui plus outre, à pardonner à la mamie de l'avant-dernière rangée qui tente en vain d'éteindre son portable alors quel le film commence...
C'est dans un contexte hivernal que se débattent sans grand optimisme les habitants d'une copropriété quasi fantomatique, paumée dans un coin de Suède, et présidée par Ove, un sexagénaire solitaire, rustique au premier abord, pétri de principes, mais qui s'avère être un teigneux de la pire engeance, un sociopathe cynique et méchant.
Ove s'assure quotidiennement que les portes de la résidence sont verrouillées comme il se doit, que les vélos sont parqués dans les caves destinées à cet effet, que le chihuahua de la blonde peroxydée ne pisse pas dans l'allée… Il tyrannise les chats errants, traite de connard la fange des conducteurs d'Audi alors que sa religion l'empêche de conduire autre chose qu'une Saab, envoie sur les roses sa voisine qui l'enjoint de l'aider à régler son problème de chauffage...
Les multiples travellings arrière nous permettent de comprendre pourquoi le personnage est devenu ce misanthrope carabiné. Ove est devenu revêche et suicidaire depuis qu'il a perdu sa femme. Certaines scènes sont à la limite du kitsch, chargées de mélancolie, mais sans verser dans le larmoyant.
Le seul moment où l'histoire vire au conte de fée improbable, c'est à l'apparition de la nouvelle voisine, d'origine iranienne, qui parvient à faire d'un emmerdeur, atrabilaire patenté, un papy au grand coeur.
Mais on passe finalement un bon moment avec ce film, souvent désopilant (tiré du roman de Fredrik Backman), qui se résume en une simple et modeste leçon d'espérance... en l'homme, rien que ça.
Bravofly English translation pending
Connaissez-vous 'bravo fly'? Et si oui, qu'en pensez-vous?
Carnet n° 66a: Almaty, Kazakhstan / 23 - 29 février 2016 English translation pending
https://www.youtube.com/watch?v=h_pgzSbOArQ
Mardi 23
Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.
Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.
J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...
Mercredi 24
Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.
Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.
Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.
Jeudi 25
Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.
Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.
Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...
Vendredi 26
Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...
Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.
Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.
Samedi 27
Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.
Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.
A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.
Dimanche 28
Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.
Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.
En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.
Lundi 29
Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...
Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.
Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
Mardi 23
Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.
Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.
J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...
Mercredi 24
Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.
Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.
Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.
Jeudi 25
Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.
Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.
Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...
Vendredi 26
Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...
Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.
Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.
Samedi 27
Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.
Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.
A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.
Dimanche 28
Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.
Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.
En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.
Lundi 29
Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...
Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.
Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
Itinéraire de 20 jours Ouzbékistan - Kirghizistan English translation pending
Bonjour à tous,
Nous (moi et mon homme!) prévoyons un voyage dans ces 2 beaux pays cet été, sur 20 jours (mois d'août).
Je vous écris pour vous demander conseil sur l'itinéraire que nous envisageons pour le moment...
BISHKEK JOUR 1 : Arrivée matinale à 5h10 à Bishkek /// Trajet direct vers Karakol, en voiture/bus/ taxi (6h00). KARAKOL - BARSKOON JOUR 2 : Visite Karakol JOUR 3 : Altyn Arashan /// Trajet le soir vers Barskoon en voiture (1h15) JOUR 4 : Jety Orguz /// Trajet le soir vers Kochkor en voiture (2h30) SONG KOL JOURS 5 6 7 : Trek à cheval aux alentours du lac Song Kol BISHKEK JOUR 8 : Retour Bishkek en voiture (4h) + visite ville JOUR 9 : Ala-Archa Gorge OSH JOUR 10 : Voyage en avion vers Osh + visite ville JOUR 11 : Osh ville et alentours JOUR 12 : Trajet Osh – Samarcande (Osh – Ferghana en taxi, Ferghana – Samarcande en avion) SAMARCANDE JOUR 13 - 14: Visites Samarcande et alentours BUKHARA JOUR 15 : Train pour Bukhara (3h) + visites JOUR 16 17 18 : Visites / excursions / repos Bukhara TASHKENT JOUR 19 - 20 : Retour Tashkent en train (3h) + visites JOUR 21 : Avion retour Paris
Je n'ai pas totalement détaillé le programme de chaque étape pour le moment, je préfère avoir l'avis de voyageurs aguerris avant de continuer mes recherches...
A ceux qui connaissent les régions traversées : - Pensez-vous que toutes les étapes soient possibles ? - Avez-vous des suggestions de visites à faire à chaque étape ? - Passons-nous à côté d'un site magnifique et incontournable ?
A noter : nous ne souhaitons pas passer notre temps dans les transports, donc nous avons fait des choix (nous avons privilégié ces étapes à Khiva, ou Naryn, Tach Rabat qui entraînent des détours importants...). Mais est-ce que ce sont de bons choix ?
En tout cas, nous voulons voir le maximum de choses, sans courir, sans stresser, et surtout en profitant de chaque endroit! 🙂
Je vous remercie pour vos réponses !! Juliette.
BISHKEK JOUR 1 : Arrivée matinale à 5h10 à Bishkek /// Trajet direct vers Karakol, en voiture/bus/ taxi (6h00). KARAKOL - BARSKOON JOUR 2 : Visite Karakol JOUR 3 : Altyn Arashan /// Trajet le soir vers Barskoon en voiture (1h15) JOUR 4 : Jety Orguz /// Trajet le soir vers Kochkor en voiture (2h30) SONG KOL JOURS 5 6 7 : Trek à cheval aux alentours du lac Song Kol BISHKEK JOUR 8 : Retour Bishkek en voiture (4h) + visite ville JOUR 9 : Ala-Archa Gorge OSH JOUR 10 : Voyage en avion vers Osh + visite ville JOUR 11 : Osh ville et alentours JOUR 12 : Trajet Osh – Samarcande (Osh – Ferghana en taxi, Ferghana – Samarcande en avion) SAMARCANDE JOUR 13 - 14: Visites Samarcande et alentours BUKHARA JOUR 15 : Train pour Bukhara (3h) + visites JOUR 16 17 18 : Visites / excursions / repos Bukhara TASHKENT JOUR 19 - 20 : Retour Tashkent en train (3h) + visites JOUR 21 : Avion retour Paris
Je n'ai pas totalement détaillé le programme de chaque étape pour le moment, je préfère avoir l'avis de voyageurs aguerris avant de continuer mes recherches...
A ceux qui connaissent les régions traversées : - Pensez-vous que toutes les étapes soient possibles ? - Avez-vous des suggestions de visites à faire à chaque étape ? - Passons-nous à côté d'un site magnifique et incontournable ?
A noter : nous ne souhaitons pas passer notre temps dans les transports, donc nous avons fait des choix (nous avons privilégié ces étapes à Khiva, ou Naryn, Tach Rabat qui entraînent des détours importants...). Mais est-ce que ce sont de bons choix ?
En tout cas, nous voulons voir le maximum de choses, sans courir, sans stresser, et surtout en profitant de chaque endroit! 🙂
Je vous remercie pour vos réponses !! Juliette.
Direction l'Oriental marocain: Taza, Oujda, Figuig, Al Hoceima, automne 2015 English translation pending
Automne 2015
grosse envie de Maroc 🙂
je pars dans la province de l'Oriental : peu fréquentée par les touristes. De fait, je n'en rencontrerais aucun, à part une jolie rencontre de deux jours avec un forumeur qui me fera découvrir la côte méditerranéenne entre Al Hocèima et Saïdia.
je voyage comme d'habitude en bus et train depuis Marrakech, en passant par Fès, j'aime ces deux villes, j'y retourne avec plaisir.
le fait d'être en transports en commun, et de ne pas louer de voiture, va s'avérer plus pénalisant que dans d'autres régions du Maroc. En particulier pour visiter les monts Beni Snassem, je n'ai pas trouvé de transports faciles ..... il faudra sans doute revenir, autrement 😉
FIGUIG : le trajet Oujda - Figuig
je pars d'OUJDA avec les bus de la CTM, on peut trouver des compagnies de bus moins chères, mais moins confortables. 110 dh annoncé sur le site de la CTM, 130 dh noté sur mon petit carnet de comptes ... il faut partir tôt : 5h30 .... heureusement un petit café est deja ouvert, si tôt le matin, à coté de la station de bus (un petit bureau et la rue, la station) le temps d'un petit déjeuner .... ouf car l'hotel ; rien à cette heure et les cafés du coin pareil 😉
la route est en excellent état, le bus trace dans le désert. c'est beau, c'est impressionnant. On croise des campements de nomades, des bergers ... elle descend vers le sud en longeant (largement, nous ne la verrons jamais) la frontière algérienne.
les photos sont prises du bus, pas terribles 😕



de la "désertitude"



il faut aimer les déserts : ma prédilection va à ces déserts de pierrailles, les regs, interrompus par des espaces à herbes à moutons ou à dromadaires. Je les préfère aux déserts de sable; j'aime l'alliance du minéral et de la végétation, même sous leurs formes les plus rustiques. ça tombe bien le voyage ne sera pas monotone 🙂
après un arrêt à BENI MATHAR, le temps d' un coca

le bus repart vers FIGUIG, toujours à travers désert et massif montagneux, curieusement clos par endroits



6 heures de route plus tard, après un arrêt à Bouarfa, nous arrivons .... (à suivre... l'oasis)
vérification prix du Oujda-Figuig de la CTM : c'est bien 130 dh

je pars dans la province de l'Oriental : peu fréquentée par les touristes. De fait, je n'en rencontrerais aucun, à part une jolie rencontre de deux jours avec un forumeur qui me fera découvrir la côte méditerranéenne entre Al Hocèima et Saïdia.
je voyage comme d'habitude en bus et train depuis Marrakech, en passant par Fès, j'aime ces deux villes, j'y retourne avec plaisir.
le fait d'être en transports en commun, et de ne pas louer de voiture, va s'avérer plus pénalisant que dans d'autres régions du Maroc. En particulier pour visiter les monts Beni Snassem, je n'ai pas trouvé de transports faciles ..... il faudra sans doute revenir, autrement 😉
FIGUIG : le trajet Oujda - Figuig
je pars d'OUJDA avec les bus de la CTM, on peut trouver des compagnies de bus moins chères, mais moins confortables. 110 dh annoncé sur le site de la CTM, 130 dh noté sur mon petit carnet de comptes ... il faut partir tôt : 5h30 .... heureusement un petit café est deja ouvert, si tôt le matin, à coté de la station de bus (un petit bureau et la rue, la station) le temps d'un petit déjeuner .... ouf car l'hotel ; rien à cette heure et les cafés du coin pareil 😉
la route est en excellent état, le bus trace dans le désert. c'est beau, c'est impressionnant. On croise des campements de nomades, des bergers ... elle descend vers le sud en longeant (largement, nous ne la verrons jamais) la frontière algérienne.
les photos sont prises du bus, pas terribles 😕



de la "désertitude"



il faut aimer les déserts : ma prédilection va à ces déserts de pierrailles, les regs, interrompus par des espaces à herbes à moutons ou à dromadaires. Je les préfère aux déserts de sable; j'aime l'alliance du minéral et de la végétation, même sous leurs formes les plus rustiques. ça tombe bien le voyage ne sera pas monotone 🙂
après un arrêt à BENI MATHAR, le temps d' un coca

le bus repart vers FIGUIG, toujours à travers désert et massif montagneux, curieusement clos par endroits



6 heures de route plus tard, après un arrêt à Bouarfa, nous arrivons .... (à suivre... l'oasis)
vérification prix du Oujda-Figuig de la CTM : c'est bien 130 dh

Les mots du safari English translation pending
Bonjour à tous,
Chers tous, vous n’êtes pas sans ignorer (je l’ai fait exprès, encore que…) que j’ai commis un site sur le safari photo, avec l’aide, ô combien précieuse, de ma blonde pour le traitement des photos et l’identification des piafous - un travail d’équipe, je m’occupe des chardonnerets et autruches (je vous donne le truc, l’un vole l’autre pas, hop, un petit coup d’œil à la fiche pour savoir lequel fait quoi, et c’est réglé), elle des 1142 espèces restantes à l’heure actuelle. Paresseux de nature, je ne m’occupe pas autant du site qu’il le faudrait, aussi une idée astucieuse autant que merveilleuse, et vice-versa, m’a illuminé. Pourquoi ne pas faire faire le travail par les copains ? Certes, en actant leur participation et en les récompensant de ma gracieuse considération, mais sans BL-effort, une idée que je devais creuser. Il m’a semblé que rassembler les mots du safari, ceux plus ou moins spécifiques et plus ou moins compréhensibles pour le profane, pourrait être assez utile. D’où la création d’une sorte de dictionnaire (en essayant de s’écarter des idées reçues - un dico déjà fait, s’pas ?)/index où j’ai essayé de définir chaque entrée dans l’acception la plus safarienne possible. Alors, voilà. Ma blonde et moi connaissons assez bien Maroc et Tunisie, un peu l’Afrique de l’Est, une vingtaine de safaris en tout dans ces deux Mecque du safari photo animalier, mais assez mal le Sénégal (deux séjours avec une copine expat ‘) et encore plus mal Botswana et Zimbabwe (un seul, merveilleux, safari) et pas du tout tout le reste (un seul stop, trop court en Afrique du Sud, sans photos valables). D’où mon désir de vous voir chiader à ma place, en enrichissant cet index safari d’entrées nouvelles, en affinant-corrigeant mes définitions e tutti quanti.
En espérant vous intéresser un chouïa (et surtout vous faire chiader), je vous adresse, comme de BL-coutume, mes
amitiés à tous et bises aux autres
BL
Chers tous, vous n’êtes pas sans ignorer (je l’ai fait exprès, encore que…) que j’ai commis un site sur le safari photo, avec l’aide, ô combien précieuse, de ma blonde pour le traitement des photos et l’identification des piafous - un travail d’équipe, je m’occupe des chardonnerets et autruches (je vous donne le truc, l’un vole l’autre pas, hop, un petit coup d’œil à la fiche pour savoir lequel fait quoi, et c’est réglé), elle des 1142 espèces restantes à l’heure actuelle. Paresseux de nature, je ne m’occupe pas autant du site qu’il le faudrait, aussi une idée astucieuse autant que merveilleuse, et vice-versa, m’a illuminé. Pourquoi ne pas faire faire le travail par les copains ? Certes, en actant leur participation et en les récompensant de ma gracieuse considération, mais sans BL-effort, une idée que je devais creuser. Il m’a semblé que rassembler les mots du safari, ceux plus ou moins spécifiques et plus ou moins compréhensibles pour le profane, pourrait être assez utile. D’où la création d’une sorte de dictionnaire (en essayant de s’écarter des idées reçues - un dico déjà fait, s’pas ?)/index où j’ai essayé de définir chaque entrée dans l’acception la plus safarienne possible. Alors, voilà. Ma blonde et moi connaissons assez bien Maroc et Tunisie, un peu l’Afrique de l’Est, une vingtaine de safaris en tout dans ces deux Mecque du safari photo animalier, mais assez mal le Sénégal (deux séjours avec une copine expat ‘) et encore plus mal Botswana et Zimbabwe (un seul, merveilleux, safari) et pas du tout tout le reste (un seul stop, trop court en Afrique du Sud, sans photos valables). D’où mon désir de vous voir chiader à ma place, en enrichissant cet index safari d’entrées nouvelles, en affinant-corrigeant mes définitions e tutti quanti.
En espérant vous intéresser un chouïa (et surtout vous faire chiader), je vous adresse, comme de BL-coutume, mes
amitiés à tous et bises aux autres
BL