Results for "Cap+Creus+|+9+>+206"
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S'installer au Maroc English translation pending
Bonjur,
je suis un amoureux du maroc et je souhaite avec ma famille m'y installer.
J'aurais besoin de conseils
Merci
je suis un amoureux du maroc et je souhaite avec ma famille m'y installer.
J'aurais besoin de conseils
Merci
Itinéraire Marrakech-Essaouira-Agadir-Tiznit-Ouarzazate: où faire du quad? English translation pending
j arrive à marrakech pour 12j, j'ai loué une voiture et je souhaite me ballader, faire 2 jours à marrakech, 1 ou 2 j à essaouira, 2 à agadir ensuite tiznit, tafraoute, taroudannt (1 nuit chaque fois)et remonter sur ouarzazate pour plusieurs jours, avant de rejoindre marrakech.
mes trajets sont ils trop longs ou trop courts (puis-je rassembler plusieurs destinations : notamment agadir et tiznit), quelles sont les distances?
Qui a t'il à voir que je ne cite pas?
et si vous avez de bons plans hôtel j'en cherche encore.
et très important où faire du quad!!!
merci aux mordus du maroc!!!😎
merci aux mordus du maroc!!!😎
Apprendre la navigation sur un voilier English translation pending
bjrs
voila, je reve depuis plusieurs annees de faire mon experience en voile.
jai fais qques regates a marseille pensant que jallais apprendre mais letat despris des regates ne me convenait pas dutout, moi cest plutot le voyage qui minterresse.
je veux acheter un voilier pour egalement y vivre eventuellement, quelle serait la meilleure formule pour apprendre la navigation et sutout savoir quel bateau prendre????
jai lu pas mal de revues, le guide du glenan, dur dur sans toucher le matos, ca sort comme ca rentre.
on me dit quil faut prendre un skiper mais bon cest entre 300 et 600 euros par jour!!!!
bref apres ' annes dinvestigation suis pas plus avance, jai beaucoup visité de bateaux il en existe autant que ce quil y a de vagues sur locean.un vrai casse tete
merci pour vos reponses et vos conseils
merci pour vos reponses et vos conseils
Partir seul en Thaïlande au mois de juin? English translation pending
Bonjour,
Je suis parti en Thailande en décembre dernier, une semaine seulement en voyage organisé. J'ai trouvé ça super mais trop court, trop de car, peu de temps libre et on a fait trop d'endroits touristiques ou les groupes se succédaient à la chaine. Je n'ai qu'une seule envie c'est d'y retourner. Mes vacances d'été (3 semaines), que je ne peux pas déplacer du 31 mai au 22 juin arrivent très vite. Je voudrais partir en solo en prenant un billet d'avion (environ 600€ c'est raisonnable) et réserver des hotels sur internet, j'ai déja repéré des sites grâce à VF.
J'hésite encore pour 2 raisons: 1/ Le climat Avec ce qui vient de se passer en Birmanie et sachant que c'est la saison des pluies, j'ai peur d'etre déçu et de ne pas trop profiter du soleil.
2/Partir seul Je suis déja parti seul en voyage organisé ou en club, mais jamais tout seul en vadrouille en ayant tout à organiser moi-même. J'ai peur de ne pas apprécier, de ne pas pouvoir partager ce que j'ai aimé ou pas dans la journée, de manger seul le midi et de me retrouver seul à l'hotel le soir.
Mon programme serait la 1ère semaine à Bangkok, puis prendre l'avion ou train ou car pour Phuket. A priori l'avion serait le mieux. Ayant pour objectif de participer au semi-marathon de Phuket, je m'entrainerai le matin et ferais des visites ou ballades ou plages l'après-midi. Pour la 3e semaine je ne sais pas si ça vaut le coup de rester à Phuket, donc si vous avez des suggestions.
Voila, ça doit faire 5 ans que je ne suis pas parti plus d'une semaine en vacances et j'en ai bien besoin.
Je suis parti en Thailande en décembre dernier, une semaine seulement en voyage organisé. J'ai trouvé ça super mais trop court, trop de car, peu de temps libre et on a fait trop d'endroits touristiques ou les groupes se succédaient à la chaine. Je n'ai qu'une seule envie c'est d'y retourner. Mes vacances d'été (3 semaines), que je ne peux pas déplacer du 31 mai au 22 juin arrivent très vite. Je voudrais partir en solo en prenant un billet d'avion (environ 600€ c'est raisonnable) et réserver des hotels sur internet, j'ai déja repéré des sites grâce à VF.
J'hésite encore pour 2 raisons: 1/ Le climat Avec ce qui vient de se passer en Birmanie et sachant que c'est la saison des pluies, j'ai peur d'etre déçu et de ne pas trop profiter du soleil.
2/Partir seul Je suis déja parti seul en voyage organisé ou en club, mais jamais tout seul en vadrouille en ayant tout à organiser moi-même. J'ai peur de ne pas apprécier, de ne pas pouvoir partager ce que j'ai aimé ou pas dans la journée, de manger seul le midi et de me retrouver seul à l'hotel le soir.
Mon programme serait la 1ère semaine à Bangkok, puis prendre l'avion ou train ou car pour Phuket. A priori l'avion serait le mieux. Ayant pour objectif de participer au semi-marathon de Phuket, je m'entrainerai le matin et ferais des visites ou ballades ou plages l'après-midi. Pour la 3e semaine je ne sais pas si ça vaut le coup de rester à Phuket, donc si vous avez des suggestions.
Voila, ça doit faire 5 ans que je ne suis pas parti plus d'une semaine en vacances et j'en ai bien besoin.
Faire la route France-Mali-Burkina Faso-Ghana...en août? English translation pending
Bonjour,
Est-il possible de faire la route France-Mali- Burkina..Ghana...en aout?
Merci
Camping à proximité du port de Gênes (Italie) English translation pending
Je cherche un camping à proximité du port de Gênes, pour passer une nuit avant la traversée pour la Corse. Nous avons une caravane et deux petites filles. Nos critères: calme et propreté (même pour une nuit...)
Sur les forums, j'ai vu la Villa Doria. Quelqu'un y est déjà allé?
Merci!
🙂
Les incontournables en Norvège? English translation pending
J'ai besoin de votre aide pour programmer 10j en Norvège du 1 au 11 mai 08, pour 4 pers ( 30 ans)
10j c'est bien mais pas suffisant pour satisfaire les souhaits de tout le monde j'ai l'impression:L'un souhaite atterrir à Oslo puis prendre le train pour Bergen car il paraît que c'est le + beau trajet d'Europe ( c'est vrai ??? ), l'autre veut "passer symboliquement" le cercle polaire, la 3ième pensait se contenter des fjords du Sud, tranquil, et la 4ième, "bonne pâte", n'a encore rien dit...pour l'instant ! ...... il y aurait un 5ième il voudrait sûrement pousser jusqu'au Cap Nord ( quoique le 2ième, bien motivé va bien finir par nous soumettre l'idée....)!
Voilà, voilà :j'attends vos conseils pour faire pencher cette balance ! Le but étant de voir les lieux les plus incontournables, les paysages les plus beaux quoi !
Oslo, est-ce indispensable ? ou vaut-il mieux longer la côte le + possible vers le Nord ( atterrir à Bergen par ex? ou carrément Trondheim ?), un détour par Stavanger vaut-il le coup ? l'intérieur des terres est-il à envisager ?
Précisons que nous n'avons pas réserver les billets d'avion pour l'instant, étant donné les hésitations sur le parcours, le choix de l'aéroport ce fera en fonction. D'autre part le budget ne devra pas dépasser 1000€ par pers ( ça aussi tiens, réalisable ? ). Nous ne sommes absolument pas exigeants sur l'hébergement ( à cette saison il vaut peut-être mieux 1 toit et 4 murs quand même non ?...). Nous pensons louer une voiture, pour être le plus libres possibles.
Je compte sur vous !
Merci
10j c'est bien mais pas suffisant pour satisfaire les souhaits de tout le monde j'ai l'impression:L'un souhaite atterrir à Oslo puis prendre le train pour Bergen car il paraît que c'est le + beau trajet d'Europe ( c'est vrai ??? ), l'autre veut "passer symboliquement" le cercle polaire, la 3ième pensait se contenter des fjords du Sud, tranquil, et la 4ième, "bonne pâte", n'a encore rien dit...pour l'instant ! ...... il y aurait un 5ième il voudrait sûrement pousser jusqu'au Cap Nord ( quoique le 2ième, bien motivé va bien finir par nous soumettre l'idée....)!
Voilà, voilà :j'attends vos conseils pour faire pencher cette balance ! Le but étant de voir les lieux les plus incontournables, les paysages les plus beaux quoi !
Oslo, est-ce indispensable ? ou vaut-il mieux longer la côte le + possible vers le Nord ( atterrir à Bergen par ex? ou carrément Trondheim ?), un détour par Stavanger vaut-il le coup ? l'intérieur des terres est-il à envisager ?
Précisons que nous n'avons pas réserver les billets d'avion pour l'instant, étant donné les hésitations sur le parcours, le choix de l'aéroport ce fera en fonction. D'autre part le budget ne devra pas dépasser 1000€ par pers ( ça aussi tiens, réalisable ? ). Nous ne sommes absolument pas exigeants sur l'hébergement ( à cette saison il vaut peut-être mieux 1 toit et 4 murs quand même non ?...). Nous pensons louer une voiture, pour être le plus libres possibles.
Je compte sur vous !
Merci
Danger de la mer à Saona? English translation pending
bonjour j ai encoe des questions cette fois de nature securitaire je vais faire l excursion saona avec picine naturelle ce qui implique etre en pleine mer savez vous si il ya des des requins et si des attaques ont ete rapporter j ai un peu peur non j ai tres peur
Ai-je le paludisme? English translation pending
Coucou,
J'ai voyagé en Inde, j'ai fait le tour pendant 3 mois. Je suis rentrée depuis 2 mois et demi. Aujourd'hui, j'ai un mal au dos, comme une courbature, mes mains sont froids, et je frisonne comme si j'ai de la fièvre, mais j'en ai pas (La temperature dit 37.1 °C)
Vous pensez que j'ai quand même la paludisme ?? 😕
Si oui, que dois je faire ?? Merci de me répondre !!
J'ai voyagé en Inde, j'ai fait le tour pendant 3 mois. Je suis rentrée depuis 2 mois et demi. Aujourd'hui, j'ai un mal au dos, comme une courbature, mes mains sont froids, et je frisonne comme si j'ai de la fièvre, mais j'en ai pas (La temperature dit 37.1 °C)
Vous pensez que j'ai quand même la paludisme ?? 😕
Si oui, que dois je faire ?? Merci de me répondre !!
Beaux endroits à visiter en France? English translation pending
Bonjour à tous,
mon mari et moi irons passer 8 jrs à Lisbonne en avril prochain.
Au retour nous arrêtons à Paris et nous voudrions prendre qques jours avant de rentrer au Canada pour visiter quelques beaux endroits en France.
NOus avons déjà visité Paris en 2004 alors là on aimerait des suggestions de beaux endroits à visiter...on à entendu parler entre autre du Cap d'agde, qu'en pensez-vous?
On attends vos suggestions...on est ouverts à pas mal tout.
Merci d'avance!
mon mari et moi irons passer 8 jrs à Lisbonne en avril prochain.
Au retour nous arrêtons à Paris et nous voudrions prendre qques jours avant de rentrer au Canada pour visiter quelques beaux endroits en France.
NOus avons déjà visité Paris en 2004 alors là on aimerait des suggestions de beaux endroits à visiter...on à entendu parler entre autre du Cap d'agde, qu'en pensez-vous?
On attends vos suggestions...on est ouverts à pas mal tout.
Merci d'avance!
Les Pyrénées: quoi visiter? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais avoir votre avis sur ce que je devrais visiter dans les Pyrénées. J'aimerais bien voir des vilages comme Montségur et son château qui semble être très intéressant. Aussi, le château de Pua (où Henri IV est né), l'observatoir du pic du Midi de Bigorre, l'église Saint-André avec la tour Monréal, la maison Louis XIV, Ainhoa (petit village très beau du pays basque), et bien sûr, le Parc National des Pyrénées. Est-ce que mes choix sont bons? Est-ce que je passe à côté de quelque chose de très important?
Pour ce dernier, je ne sais pas trop où me diriger. Étant donné que le Parc National est grand, où devrais-je aller d'après vous?
Merci beaucoup! Jérémie
J'aimerais avoir votre avis sur ce que je devrais visiter dans les Pyrénées. J'aimerais bien voir des vilages comme Montségur et son château qui semble être très intéressant. Aussi, le château de Pua (où Henri IV est né), l'observatoir du pic du Midi de Bigorre, l'église Saint-André avec la tour Monréal, la maison Louis XIV, Ainhoa (petit village très beau du pays basque), et bien sûr, le Parc National des Pyrénées. Est-ce que mes choix sont bons? Est-ce que je passe à côté de quelque chose de très important?
Pour ce dernier, je ne sais pas trop où me diriger. Étant donné que le Parc National est grand, où devrais-je aller d'après vous?
Merci beaucoup! Jérémie
Camping en août en Namibie: duvet et blouson? English translation pending
salut à tous,
j'avais déserté le site depuis ma dernière expérience de voyage et puis j'y reviens parce qu'il n'y a que lui, enfin vous (!) pour échanger et répondre à des questions précises... du moins j'espère que j'aurais encore cette chance!
alors me revoilà pour demander des tuyaux sur la namibie.. je pars la semiane prochaine ( bon ok je m'y prends un peu tard !) avec attérissage au Cap puis voiture ( classique) direction Namibie.. et tout ça pour 1 mois avec mon copain. On a consulté un peu le site mais voilà on ne sait pas encore question valise si on fait les bons choix, alors questions: est ce que "les nuits fraiches" d'aout évoquées sur le forum à plusieurs reprises nécessitent carrément des duvets type polaires ??? nous, on a des duvets pas mauvais ( dits +5 ou +10) et on se demande s'il fait vraiment froid au point qu'ils ne suffisent pas.. on sait qu'à priori il peut faire jusqu'à -5, mais à la base on se disait qu'avec une petite couverture en + ou bien un pyjama un peu chaud ( m^me si c'est pas très fun!) ça le ferait quand m^me. Votre avis ? evidemment vous l'aurez compris c'est une question de sous ... faut il investir selon vous?
Autre chose toujours en rapport avec la valise..est ce qu'il faut prévoir carrément un blouson? et pour la journée ..débardeurs ou pas d'enflamme et plutôt chemise?? enfin bref des qusetions pas existentielles, mais à force de lire des messages je m'y paume un peu...si vous avez des suggestions de choses à ne pas oublier dans le sac n'hésitez surtout pas !!! je n'ai pas préciser mais tout ça est dans le cadre de nuits en tente ( sur aucun toit mais bien par terre!) en camping.
merci d'avance à tout le monde.
lau
Deux paquebots de Costa: Costa Classica et Costa Serena? English translation pending
Bonjour à toutes et à toutes,
Je post ce message afind evous demander vos avis concernant deux paquebots de Costa croisère, le Costa Classica et le Costa Serena, je sais que le Serena est le dernier né mais j'aimerais avoir vos impressions entre les deux paquebots. J'explique pourquoi, à l'origine, j'envisageais de faire ma croisière avec ma compagne, Iles et terres du soleil, avec un départ le 02 mars 2008, pour des impératifs professionnels, cette période tombant en plein congés scolaires et comme je n'ai pas d'enfant, je ne suis donc pas prioritaire pour cette période, bien que le départ soit le dernier week end des vacances scolaires de l'académie de Rennes (35). Je compatis ma rabattre sur la même croisière mais à la fin du mois de mars, hors il y a deux bateaux qui partent pour cette croisière mais à un jour d'écart. Ce qui fait que maintenant j'hésite, le dernier né et donc le plus grand ou le plus ancien et également plus petit.
Je vous remercie d'avance pour toutes vos informations.
Jean Paul.
PS: j'ai regardé sur tout le forum, je constate des avis élogieux sur le classica, mais comme le Serena n'est sorti qu'en mai dernier, personne n'a encore laissé ses commentaires sur sa croisière à bord.
Remorque cyclone English translation pending
Nouvelle sur le site je souhaite un grand bonjour à tous et toutes et surtout un grand merci pour tous vos conseils, questions, réponses que je lis depuis un certain temps sans participer 😏
Ma question du jour concerne la remorque cyclone dont je n'ai pas encore entendu parler sur le site (mais je n'ai peut-être pas tout lu..). Je reprend doucement la randonnée vélo cette année, avec un Gitane Louisiane. Pour l'instant 20km jour sur chemin pour aller travailler, de petits week-end autour de Nantes... Je compte ensuite pédaler de Nantes à Brest par le canal cet été, retour par la côte, avec, en préparation, un voyage Nantes la Mer Noire l'année prochaine sur trois mois environ. Je n'ai encore jamais utilisé de remorque, mais je suis très tentée. J'aimerais trouver un bon compromis entre un rangement pratique sur du long terme (ne pas tout sortir à chaque fois qu'on veut atteindre quelque chose) et des bonnes performances sur routes et chemins, je ne sais pas trop si c'est conciliable. Merci d'avance pour vos avis, conseils et partages d'expériences.
Ma question du jour concerne la remorque cyclone dont je n'ai pas encore entendu parler sur le site (mais je n'ai peut-être pas tout lu..). Je reprend doucement la randonnée vélo cette année, avec un Gitane Louisiane. Pour l'instant 20km jour sur chemin pour aller travailler, de petits week-end autour de Nantes... Je compte ensuite pédaler de Nantes à Brest par le canal cet été, retour par la côte, avec, en préparation, un voyage Nantes la Mer Noire l'année prochaine sur trois mois environ. Je n'ai encore jamais utilisé de remorque, mais je suis très tentée. J'aimerais trouver un bon compromis entre un rangement pratique sur du long terme (ne pas tout sortir à chaque fois qu'on veut atteindre quelque chose) et des bonnes performances sur routes et chemins, je ne sais pas trop si c'est conciliable. Merci d'avance pour vos avis, conseils et partages d'expériences.
Méharée (sud du Maroc) English translation pending
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎
* *******************
ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
* *******************
MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
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Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? English translation pending
Je cherche un randonneur qui a une expérience des (très) basses températures à vélo.
Mes questions porteraient autant sur le matériel (habillement, roulement avec graisse spéciale, etc) que sur son expérience de voyage, dans une région polaire ou montagneuse en hiver.
J'ai parcouru des dizaines et des dizaines d'articles et de thèmes de discussion sur ce forum, sans trouver. Comme le forum semble bien fréquenté, je pense avoir une petite chance. Manifestez-vous!
J'ai parcouru des dizaines et des dizaines d'articles et de thèmes de discussion sur ce forum, sans trouver. Comme le forum semble bien fréquenté, je pense avoir une petite chance. Manifestez-vous!
Des photos à la pelle English translation pending
Et l'on continue à voyager .
Où est-ce ?
Où est-ce ?
Croisière "Odyssée Mauresque" sur le Coral en mars 2007 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
Bien que non novice dans le domaine des traversées méditerannéennes au départ de France, je me permets de sollciter des avis et / ou suggestions d'autres utiisateurs à propos de la crosiére Odyssée Mauresque sur le Coral Compagnie Louis Cruise LInes départ Marseille le 21 mars 2007 .
J'ai lu attentivement les commentaires postés sur la discussion relative à ce paquebot mais je n'ai trouvé aucune trace, semble t il, des possibilités d'excursions sur Lisbonne et Cadix où nous devons faire escale .
Par ailleurs, je suis assez interessée par savoir le climat régnant sur Espagne Maroc Portugal du 21 au 31 mars ainsi que par la moyenne d'age prévisible des passagers à cette époque de l'année.
Il semble que cette croisiére soit pour le Coral une sorte d'exeption annuelle par rapport à son parcours "classique" .
Merci par avance de vos réponses et bonne journée à toutes et à tous .
Carole Paris
Bien que non novice dans le domaine des traversées méditerannéennes au départ de France, je me permets de sollciter des avis et / ou suggestions d'autres utiisateurs à propos de la crosiére Odyssée Mauresque sur le Coral Compagnie Louis Cruise LInes départ Marseille le 21 mars 2007 .
J'ai lu attentivement les commentaires postés sur la discussion relative à ce paquebot mais je n'ai trouvé aucune trace, semble t il, des possibilités d'excursions sur Lisbonne et Cadix où nous devons faire escale .
Par ailleurs, je suis assez interessée par savoir le climat régnant sur Espagne Maroc Portugal du 21 au 31 mars ainsi que par la moyenne d'age prévisible des passagers à cette époque de l'année.
Il semble que cette croisiére soit pour le Coral une sorte d'exeption annuelle par rapport à son parcours "classique" .
Merci par avance de vos réponses et bonne journée à toutes et à tous .
Carole Paris
Botswana et Namibie: Linyanti et Kaudom English translation pending
Bonjour,
Nous partons 4 semaines en Juillet 2007 pour la Namibie et le Botswana en 4x4 avec tente sur le toit. Sommes dans la phase de préparation et d'ajustement de notre trajet : En gros : windhoek, moremi, chobe, retour par la bande de Caprivi, kaudom park, etosha, epupa falls, cape cross et désert de Namibie avant retour sur Windhoek Nous comptons aller à Linyanti depuis moremi par la trasit road A. Quelqu'un connait-il cette piste ? Est-il est utile d'aller vers Linyanti ? Le détour est-il utile ou allons nous perdre du temps ?
Par ailleurs, nous prévoyons de traverser Kaudom Park : avis aux amateurs car il est interdit de passer ce park tout seul (au moins deux voitures et plusieurs jours de revitaillement indispensable).
Nous partons 4 semaines en Juillet 2007 pour la Namibie et le Botswana en 4x4 avec tente sur le toit. Sommes dans la phase de préparation et d'ajustement de notre trajet : En gros : windhoek, moremi, chobe, retour par la bande de Caprivi, kaudom park, etosha, epupa falls, cape cross et désert de Namibie avant retour sur Windhoek Nous comptons aller à Linyanti depuis moremi par la trasit road A. Quelqu'un connait-il cette piste ? Est-il est utile d'aller vers Linyanti ? Le détour est-il utile ou allons nous perdre du temps ?
Par ailleurs, nous prévoyons de traverser Kaudom Park : avis aux amateurs car il est interdit de passer ce park tout seul (au moins deux voitures et plusieurs jours de revitaillement indispensable).
Meilleur moyen de se rendre en Amérique du Sud à partir de l'Europe? English translation pending
Quelqu un aurait-il de bons plans pour se rendre, au moins cher, d'Europe à l'Amérique du Sud? Je ne suis pas fixée sur une date ni sur une destination particulière; le bus, le stop sont des choses qui ne me font pas peur...
Merci d'avance pour vos tuyaux!
Mon rêve.. rejoindre Ushuaia!
si possible avec un vélo!
Visites et activités en Tunisie fin décembre? English translation pending
Bonsoir à tous,
Je pars dimanche prochain en Tunisie avec ma meilleure amie ... Ca sera notre 3ème fois mais cette fois ci nous voulons vraiment "visiter", c'est pourquoi, nous avons décidé de ne passer qu'une ou deux journées à Djerba ...
Ayant 21 ans, nous voulons un voyage qui nous permmette de profiter de la Tunisie, de ses paysages, tout en profitant de nos soirées pour faire la fête ; et en découvrant chaque jour ou presque un nouvel univers.
C'est là que nous avons besoin de vos conseils ... Savoir quoi faire ? quoi voir ? Les bons plans ... resto(et vos conseils dans les menus) ... sorties(bars, discothèques, ...) ... les jours de marché ... etc (dans toutes les autres villes où nous allons aller)...
Nous allons passer et/ou dormir principalement dans les villes suivantes : (alors merci de nous indiquer vos conseils, avis, pour nous aiguiller en fonction du temps que nous y passerons...)
SUD Djerba Matmata Tozeur Douz Gabes Médenine Kairouan (Et peut être, Chebika, Tamerza, et Ong Jemel, en fonction de vos conseils)
NORD Tunis Hammamet Monastir Carthage Sidi Bou Said Seiltla Port El Kantaoui Sousse
En espérant vous lire très vite, bonne soirée
Je pars dimanche prochain en Tunisie avec ma meilleure amie ... Ca sera notre 3ème fois mais cette fois ci nous voulons vraiment "visiter", c'est pourquoi, nous avons décidé de ne passer qu'une ou deux journées à Djerba ...
Ayant 21 ans, nous voulons un voyage qui nous permmette de profiter de la Tunisie, de ses paysages, tout en profitant de nos soirées pour faire la fête ; et en découvrant chaque jour ou presque un nouvel univers.
C'est là que nous avons besoin de vos conseils ... Savoir quoi faire ? quoi voir ? Les bons plans ... resto(et vos conseils dans les menus) ... sorties(bars, discothèques, ...) ... les jours de marché ... etc (dans toutes les autres villes où nous allons aller)...
Nous allons passer et/ou dormir principalement dans les villes suivantes : (alors merci de nous indiquer vos conseils, avis, pour nous aiguiller en fonction du temps que nous y passerons...)
SUD Djerba Matmata Tozeur Douz Gabes Médenine Kairouan (Et peut être, Chebika, Tamerza, et Ong Jemel, en fonction de vos conseils)
NORD Tunis Hammamet Monastir Carthage Sidi Bou Said Seiltla Port El Kantaoui Sousse
En espérant vous lire très vite, bonne soirée
Les indigènes English translation pending
Je viens de voir le film Les Indigènes.
Très poignant.
La France n'a pas honoré l'engagement qu'elle a contracté en faisant appel à ses Tirailleurs.
Aujourd'hui le gouvernement redonne un peu d'honneur à l'ensemble des combattants en revalorisant les pensions et Indemnités.
Les militaires condamnaient la mesure de cristallisation des pensions depuis longtemps...dès les lendemains de la guerre d'Algérie en fait...
Bien avant Djamel et ses acolytes...
Mais l'histoire est ces temps-ci...amnésique...
Mieux vaut tard que jamais...
Rappelons que l'OAS et ses membres ont toujours demandé la revalorisation des pensions...et oui l'Histoire est étonnante...
Logement et visite de toute l'Algérie English translation pending
Bonjour à tous! Je pars pour ce moi d'août en Algérie avec 2 copains et nous seront donc 3 jeunes. Nous voulons voir du pays, differents horizons autant le littoral que les montagnes et le désert seulement nous savons où dormir seulement sur constantine, Skikda et Alger. Pouvez vous me conseiller des villes autant littoralles que traditionnelles ou désertique et surtout des endroits où dormir comme des auberges ou des hotel pas trop chers afin de profiter un maximum de ce voyage. Merci d'avance!
Déplacements au Maroc, circuit et réservation des hôtels (3-24 juillet) English translation pending
Bonjour,
Nous partons au Maroc cet été (couple + une ado de 15 ans) avec un A/R Paris-Fès.
Est-ce la galère de se déplacer uniquement en bus ou train ou faut-il vraiment louer une voiture.
Certains ont-ils déjà dormi sur les terrasses des hôtels ?
Il n'est pas trop possible de prévoir où nous serons à telle ou telle date mais dans les guides il est fortement conseillé de réserver à l'avance les hôtels ; est-ce difficile de trouver un hôtel sur place ?
Je suis preneur de bonnes adresses et d'idées de circuit pour ses 3 semaines. merci à tous Domi
Est-ce la galère de se déplacer uniquement en bus ou train ou faut-il vraiment louer une voiture.
Certains ont-ils déjà dormi sur les terrasses des hôtels ?
Il n'est pas trop possible de prévoir où nous serons à telle ou telle date mais dans les guides il est fortement conseillé de réserver à l'avance les hôtels ; est-ce difficile de trouver un hôtel sur place ?
Je suis preneur de bonnes adresses et d'idées de circuit pour ses 3 semaines. merci à tous Domi
Vol pour Madagascar English translation pending
Bonjour,
Je cherche quelques infos pour acheter un billet d'avion le moins cher possible pour Madagascar, car les prix restent tout de même élévés.
Je penses y rester quelques mois (15 octobre au 15 février)
Connaissez vous quelques adresses, quelques tuyaux qui pourraient faire baisser les tarifs?
Merci d'avance à ceux qui pourrons m'aider!!!
Karen
L'Aquitaine au mois de mars (France) English translation pending
Bonjour,
Je prévois aller faire un tour en Aquitaine et peut-être en Espagne également durant le mois de mars.
Je me demandais si la région était intéressante durant cette période de l'année. Si les auberges de jeunesse sont ouvertes s'il y a beaucoup de touristes qui prisent la région durant ce mois et peut-être qu'elles sont les villes les plus intéressantes à faire mise à part Bordeaux...
Tout commentaires sont les bienvenus
Merci à l'avance
Pneus Schwalbe Marathon XR English translation pending
En 2005 j'ai fait aux alentours(un peu difficile à donner un nombre exact les ayant permuté, remplacé provisoirement)de 15milles kilometres pour chaque pneu, en europe je précise donc de la route bitumée.Je ne suis pas total. satisfait de ces pneus Schwalbe Marathon XR trop lourds et avec une accroche top pâteuse si je peux me permettre un mot.De plus j'ai essuyé une serie de crevaison sur l'avant qui etait dû à un petit trou à l 'interieur 1x2mm sur la bande de roulement Cette année j'envisage d'autres pneus pour un voyage au Maroc et les pistes de l'atlas Que pouvez-vous me conseiller comme autres pneus de même type que les Marathon XR? Bonne année 2006 aux habitués de la page "voyage en vélo" que je remercie pour son aide précieuse
Retour du Paladien Cayo Guillermo English translation pending
Je reviens d'une semaine passée au Paladien de Cayo guillermo. Nous avons vraiment ete tres décus. Le club est tres mal entretenu. Le ménage est presque inexistant autant dans les chambres que dans les parties communes.(imaginons lesz cuisines!) Les buffets ne sont pas frais et nous avons été malades. Quant aux excursions, nous sommes loins de tout et tout est mal organisé. Les prix sont exorbitants. Vraiment à déconseiller!!!!! 🙁
Visiter Fortaleza au Brésil English translation pending
bonjour à tous
souhaitant me rendre prochainement dans cette ville et découvrir toute sa région j'aimerai avoir quelques renseignements pratique. peut on partir avec des euros, y'a t il de bon plan pour les visites, ou loger etc ??
merci d'avance pour les infos
Logement chez l'habitant ou hôtel à Athènes? English translation pending
salut,
Je pense partir l'été prochain dans cette ville si mes finances me le permettent. Je voyagerai avec mon frère et ma mère, donc voyage en famille. Est ce que quelqu'un pourrait nous loger (pas trop loin de l'acropole) à un prix pas trop cher ? 🙂
Sinon, je suis interessée par tout suggestion de bonne adresse (hotel, chez l'habitant, etc...)😎
Je pense partir l'été prochain dans cette ville si mes finances me le permettent. Je voyagerai avec mon frère et ma mère, donc voyage en famille. Est ce que quelqu'un pourrait nous loger (pas trop loin de l'acropole) à un prix pas trop cher ? 🙂
Sinon, je suis interessée par tout suggestion de bonne adresse (hotel, chez l'habitant, etc...)😎