Results for "gay+ou+lesbienne+ou+homo+|+128"
932 results found.
Week-end au Portugal au printemps English translation pending
Salut,
j'ai envie d'aller passer un gros week-end au Portugal en avril ou mai. Je pense aller à Lisbonne (mais apparemment Porto est également très prisée ?) : c'est sympa en cette saison ? (climat, activité, ...) il vaut mieux chercher à se loger (hébergement économique style AJ) dans quel coin ? on peut se baigner ?
j'ai envie d'aller passer un gros week-end au Portugal en avril ou mai. Je pense aller à Lisbonne (mais apparemment Porto est également très prisée ?) : c'est sympa en cette saison ? (climat, activité, ...) il vaut mieux chercher à se loger (hébergement économique style AJ) dans quel coin ? on peut se baigner ?
Formalités pour l'Australie avec le visa vacances travail? English translation pending
Nous sommes deux personnes a partir d'ici la fin de l'année en Australie, nous avons obtenu notre visa vacance travail WHV ? C est electonic, Je Voudrais savoir s il suffit de l'imprimer ou faut t il faire d autres demarches aupres de l ambassade?
En ce qui concerne les assurances, pour le moment je pense que AVI reste une des mieux .....
Merci d'avance a tous, pour vos conseils
Merci d'avance a tous, pour vos conseils
Qui peut m'aider sur White Sand Beach (Koh Chang)? English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens d'un voyage d'un mois en Thaïlande, totalement magique. Autant dire que mon retour en France (région parisienne) est assez dépitant.
En fait, j'ai besoin de l'aide de ceux d'entre vous qui connaissent Koh Chang (SunIsabel ou les autres), plus particulièrement White Sand Beach.
En fait, pour raisons personnelles et on va dire sentimentales, je cherche le nom d'un resort situé sur la plage de White Sand. Il est très proche d'un bar donnant sur la plage qui passe du blues (groupe local Sticky Rice Blues) et autre rock. Il est constitué de petits bungalows blancs.
Je crois qu'il y a Arun quelque chose dans le nom mais je n'en suis pas sûr.
Pouvez-vous m'aider s'il vous plait.
Lolorenzo
Je reviens d'un voyage d'un mois en Thaïlande, totalement magique. Autant dire que mon retour en France (région parisienne) est assez dépitant.
En fait, j'ai besoin de l'aide de ceux d'entre vous qui connaissent Koh Chang (SunIsabel ou les autres), plus particulièrement White Sand Beach.
En fait, pour raisons personnelles et on va dire sentimentales, je cherche le nom d'un resort situé sur la plage de White Sand. Il est très proche d'un bar donnant sur la plage qui passe du blues (groupe local Sticky Rice Blues) et autre rock. Il est constitué de petits bungalows blancs.
Je crois qu'il y a Arun quelque chose dans le nom mais je n'en suis pas sûr.
Pouvez-vous m'aider s'il vous plait.
Lolorenzo
Quand partir en Polynésie? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur ce forum qui m'a l'air instructif. Je prépare actuellement mon voyage de noce en polynésie et j'hésite sur la date. Pour l'instant je m'oriente sur le mois de mars 2006. Quelqu'un peut-il me dire si ce choix est judicieux ? ou mieux vaut-il partir en mai ? (bien que plus cher mais hors vacances scolaires du mois d'avril). Je suis allé à l'office de tourisme de tahiti et l'on m'a dit que les pluies étaient surtout présentes en Décembre et Janvier, est-ce vrai ou non ??
Merci pour vos réponses
Greggy
Je suis nouveau sur ce forum qui m'a l'air instructif. Je prépare actuellement mon voyage de noce en polynésie et j'hésite sur la date. Pour l'instant je m'oriente sur le mois de mars 2006. Quelqu'un peut-il me dire si ce choix est judicieux ? ou mieux vaut-il partir en mai ? (bien que plus cher mais hors vacances scolaires du mois d'avril). Je suis allé à l'office de tourisme de tahiti et l'on m'a dit que les pluies étaient surtout présentes en Décembre et Janvier, est-ce vrai ou non ??
Merci pour vos réponses
Greggy
Periple Est Americain: Besoin de vos conseils! English translation pending
Salut,
Je pars de Miami le 9 mai. (Famille la bas)
Dans un premier temps, je voudrais faire le sud de la floride (Keys et Eveglades) en location de voiture.
Ensuite je remonte a Miami, et je repars en bus greyhound. Je compte faire les villes suivantes : Savannah (ca vaut le coup??) 1j Washington 3/4j Philly 4j New York 5/6j Boston (ca vaut le coup?) 4/5j
D'autres idees d'endroits ou aller ou a eviter ?
En fait, j'hesite a ajouter 1 semaine en loc de voiture pr faire la lousianne jusqu'a New Orlean, et de raccourcir ainsi les villes du Nord Est... Mais je sais pas si la lousianne c'est vraiment sympa...
Merci de vos idees, suggestions, critiques ou conseils...
Marc
Je pars de Miami le 9 mai. (Famille la bas)
Dans un premier temps, je voudrais faire le sud de la floride (Keys et Eveglades) en location de voiture.
Ensuite je remonte a Miami, et je repars en bus greyhound. Je compte faire les villes suivantes : Savannah (ca vaut le coup??) 1j Washington 3/4j Philly 4j New York 5/6j Boston (ca vaut le coup?) 4/5j
D'autres idees d'endroits ou aller ou a eviter ?
En fait, j'hesite a ajouter 1 semaine en loc de voiture pr faire la lousianne jusqu'a New Orlean, et de raccourcir ainsi les villes du Nord Est... Mais je sais pas si la lousianne c'est vraiment sympa...
Merci de vos idees, suggestions, critiques ou conseils...
Marc
Se loger à Paris avec un enfant English translation pending
Bonjour,
J'aimerais obtenir vos conseils, je compte me rendre à Paris en mai pour 7 jours avec mon fils de 10 ans. Je connais "un peu" Paris pour y avoir séjourner à trois occasions (environ 10 jours chaque fois). Comme cela fait 10 ans que je n'y ai pas mis les pieds, j'aimerais avoir votre avis sur l'hébergement.
Je connais le 5e arrondissement, je demeurais toujours dans un charmant petit hôtel (dont j'ai oublié le nom) sur rue Gay Lussac, croyez-vous qu'il est encore possible de se loger dans ce quartier à bon prix.
J'aimais bien ce coin car on pouvait se rendre dans tous les coins intéressants de la ville à pied. Toutes les fois où j'ai visité Paris, je n'ai à peu près jamais pris le métro. Pour ma part, je trouve que la marche y'a rien de mieux pour découvrir une ville...
Pour mon fils, c'est son premier voyage et je veux lui faire découvrir cette ville que j'adore.
Suz 🙂
J'aimerais obtenir vos conseils, je compte me rendre à Paris en mai pour 7 jours avec mon fils de 10 ans. Je connais "un peu" Paris pour y avoir séjourner à trois occasions (environ 10 jours chaque fois). Comme cela fait 10 ans que je n'y ai pas mis les pieds, j'aimerais avoir votre avis sur l'hébergement.
Je connais le 5e arrondissement, je demeurais toujours dans un charmant petit hôtel (dont j'ai oublié le nom) sur rue Gay Lussac, croyez-vous qu'il est encore possible de se loger dans ce quartier à bon prix.
J'aimais bien ce coin car on pouvait se rendre dans tous les coins intéressants de la ville à pied. Toutes les fois où j'ai visité Paris, je n'ai à peu près jamais pris le métro. Pour ma part, je trouve que la marche y'a rien de mieux pour découvrir une ville...
Pour mon fils, c'est son premier voyage et je veux lui faire découvrir cette ville que j'adore.
Suz 🙂
Achat d'un ordianateur portable en Thaïlande English translation pending
CouCou ! Ben voila, je vais partir en Thailande bientôt et j'aurais voulu savoir si ca valait le coup d'acheter un ordinateur portable la bas ??? Merci de me répondre et à bientôt !
AnThOnY34
AnThOnY34
Rap: question existentielle English translation pending
Il y a un truc qui me tarabuste : pourquoi quasiment tous les clips de rap comprennent des mecs qui tirent des tronches pas possibles dans des bagnoles de sport clinquantes et des filles asservies en maillot de bain (ou très dévètues) qui se pâment devant eux ?
J'ai remarqué que même les "rapeuses" sont tombées dedans...
Vous ne trouvez pas ça un peu ridicule vous ?
Vous ne trouvez pas ça un peu ridicule vous ?
Travailler en Écosse (Edinburgh) English translation pending
Bonjour! Je pars tout bientôt travailler à Edinburgh. Je n'ai pas chercher de boulot encore, je prévois le faire sur place... Est-ce que quelqu'un a des suggestions ou des conseils? Des trucs qu'il faut ou ne faut pas dire ou faire au niveau boulot en ce qui concerne cette culture en particulier (oui oui, je me doute qu'il ne faut pas se déguiser en Haggis pour l'entrevue ou faire des concours de plus rapide buveur de scotch et whisky avec son futur employeur...(quoique ça peut peut-être aider!))
Bref, si vous avez des conseils il me ferait plaisir de les entendre!!!
Merci!
Super Jeje :)
Bref, si vous avez des conseils il me ferait plaisir de les entendre!!!
Merci!
Super Jeje :)
Budget, weather, and accommodation in Greece in December
Hi there.
I’d like to know what the daily budget is for Greece in December. I’ll be landing in Athens and staying there for a week, then heading to some other islands—I don’t have a set itinerary yet. Also, I’ve heard that in December, or early January, the temperature is around 11–16°C. Is that accurate?
Finally, does anyone have a good recommendation for a cheap but clean hotel near the tourist sites? I don’t need a TV or any other extras. Also, is Greece gay-friendly?
Thanks in advance for your replies. Best regards
Finally, does anyone have a good recommendation for a cheap but clean hotel near the tourist sites? I don’t need a TV or any other extras. Also, is Greece gay-friendly?
Thanks in advance for your replies. Best regards
Gran Canaria... a trip that wasn't exactly thrilling
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less). This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro). We chose Gran Canaria... not sure it was the right call! Whose fault is it? Storm Thérèse’s! Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03 Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia. The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down. It had just rained, but it was (almost) no longer raining.

We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter. We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier). So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours. We found a huge parking lot... empty. The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕. So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon. As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon! Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded . The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete. The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛). Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked! Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.

Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less). This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro). We chose Gran Canaria... not sure it was the right call! Whose fault is it? Storm Thérèse’s! Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03 Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia. The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down. It had just rained, but it was (almost) no longer raining.

We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter. We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier). So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours. We found a huge parking lot... empty. The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕. So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon. As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon! Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded . The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete. The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛). Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked! Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.

On part en vadrouille au Cambodge! English translation pending
Hello tout le monde !
Vous trouverez ci-dessous mon carnet dédié au voyage que j'ai réalisé l'an passé au Cambodge...
La restriction du nombre de photos imposée par VF m'empêchera de publier ici tous mes clichés. Vous pouvez donc les consulter sur mon site : https://www.onpartenvadrouille.com/ où toutes les journées sont déjà accessibles. Bonne lecture !!!
9 février - Vers un nouveau départ...
L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !
Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :
Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !
Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.
Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.
Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.
Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...
Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !
La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.


Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
9 février - Vers un nouveau départ...
L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !
Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :
Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !
Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.
Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.
Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.
Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...
Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !
La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.


Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
Touristikis à la crème de solaris English translation pending
Comme j'ai un peu de temps, je vous livre le récit d'un voyage de 2018 qui traînait sur mon ordinateur :
Il était une fois, par delà les pandémies et les crises économiques, un temps où nous pouvions voyager : 2018. En cette année béni(t)e, il n’y eut pour nous point de virée nord-atlantique dans la chaleur estivale au programme, point de douches gratuites rafraîchissantes, point de températures vivifiantes, point de gastronomie douteuse et point de prix déments. En passant, félicitations à l’Islande et ses pizzas caoutchouteuse à 30 euros. En 2018, non, on va dans un vrai pays où l’on sait ce que signifie avoir chaud, manger et glander à une terrasse : la Grèce. Et comme nous ne sommes quand même pas des stakhanovistes du 40° à l’ombre, nous avons choisi le printemps, avril plus précisément. Pour le terrain de jeu, il s'agira d'Athènes et du Péloponnèse sur un peu plus de deux semaines. A nous, les petites églises, les ruines romantiques et les oliviers scintillants !
Bien choisir sa photo d'appel pour attirer le chaland. Un bon point et toute mon estime pour celui qui devine où c'est.
Avec la Grèce - pour ceux qui ont lu mes autres carnets qui sont tellement merveilleux qu’il faut les lire immédiatement et que votre vie s’en trouvera changée et éblouie - tout est chamboulé : fini les campings, les dortoirs et les piques-niques miteux de nos voyages dans le nord, place aux hôtels, aux b&b et aux restos. Et en plus, les Grecs ont le bon goût d’être accueillants.
Laissons la parole à du Ballay, parrainé par Alain Deloin et Jean-Michel Apeupré :
Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage (en Grèce), Ou comme celui-là qui vit le Parthénon, Et puis est retourné, plein d'image et pâmoison, Vivre exubérant le reste de son âge
Et avant d'attaquer le vif du sujet, quelques annonces pour le public innocent : Avertissement : vous lisez ce compte-rendu à vos risques et périls. Toute indignation n’est pas de ma responsabilité. Avertissement bis : non je ne suis pas raciste non je n’ai rien contre les Néerlandais, j’ai d’ailleurs un ami néerlandais non les Grecs ne sont pas des feignants oui les Allemands ont pour passe-temps l’invasion… Ah mince une rechute.
Jour 1
Ayé, c’est parti pour une journée de transport translation Lyon-Athènes via Munich en empruntant la Lufthansa. Le vol est sans encombre, une conversation s’engage avec un voisin grec sympathique autour de la qualité douteuse de la bouffe allemande. J'en profite pour avoir une illumination : la nourriture, voilà ce qui unit les Européens (enfin ceux du sud) ! Eclair de génie, j’ai trouvé comment sauver l’Union européenne « tous unis contre la vie beurk ». Malheureusement, ça risque d’exclure les riches du nord. D’ailleurs c’est peut-être un signe : faut-il mal manger pour être riche ? Faudrait exclure les Japonais de l’équation mais sinon ça marche (pays germaniques, scandinaves et anglo-saxons même combat). Revenons au voisin grec, je tente de donner un tour sportif à la conversation mais malheureusement il n’aime pas le foot « football is shit »… Arrgghh, de quoi vais-je bien pouvoir parler alors ?! Du coup, je parle plus. Alors qu’un petit débat sur le scandale du moment, le président du PAOK Salonique et son flingue, ça, ça aurait été fun .
L’atterrissage se passe sans encombre dans cet aéroport d’Athènes qui a changé de place depuis mon unique passage dans le coin et s’est éloigné du centre-ville. Première prise de contact avec l’alphabet grec, on avait essayé pour le fun de potasser les équivalences mais c’est loin d’être évident ! Combien d'équivalents du O ont-ils dans cet alphabet ?!
Le trajet jusqu’au centre d’Athènes est long, très long et le métro/train se remplit progressivement jusqu’à être bondé à ras bord. Nous sommes tassés, compressés et pour sortir de cette fournaise, c’est la lutte finale, poussons-nous et demain, l’air sera le sauveur du genre humain (note à moi-même : éviter la prochaine fois d’arriver au moment de la sortie du travail)
La chambre chez l’habitant est bien placée, en plein centre sans être très bruyante. On profite de notre premier soir pour une approche de la cuisine grecque et un mauvais choix de commande (que de la friture…). On enchaîne sur une petite balade nocturne pour revenir sur l’impression née du voyage précédent (ie dans les années 90 la voiture reine, une ville bruyante et désagréable). Eh bien en fait, une partie du centre-ville s’est piétonnisé, il y a de la vie, des restos et des cafés avec des terrasses partout, c’est très agréable finalement.
Il était une fois, par delà les pandémies et les crises économiques, un temps où nous pouvions voyager : 2018. En cette année béni(t)e, il n’y eut pour nous point de virée nord-atlantique dans la chaleur estivale au programme, point de douches gratuites rafraîchissantes, point de températures vivifiantes, point de gastronomie douteuse et point de prix déments. En passant, félicitations à l’Islande et ses pizzas caoutchouteuse à 30 euros. En 2018, non, on va dans un vrai pays où l’on sait ce que signifie avoir chaud, manger et glander à une terrasse : la Grèce. Et comme nous ne sommes quand même pas des stakhanovistes du 40° à l’ombre, nous avons choisi le printemps, avril plus précisément. Pour le terrain de jeu, il s'agira d'Athènes et du Péloponnèse sur un peu plus de deux semaines. A nous, les petites églises, les ruines romantiques et les oliviers scintillants !
Bien choisir sa photo d'appel pour attirer le chaland. Un bon point et toute mon estime pour celui qui devine où c'est.Avec la Grèce - pour ceux qui ont lu mes autres carnets qui sont tellement merveilleux qu’il faut les lire immédiatement et que votre vie s’en trouvera changée et éblouie - tout est chamboulé : fini les campings, les dortoirs et les piques-niques miteux de nos voyages dans le nord, place aux hôtels, aux b&b et aux restos. Et en plus, les Grecs ont le bon goût d’être accueillants.
Laissons la parole à du Ballay, parrainé par Alain Deloin et Jean-Michel Apeupré :
Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage (en Grèce), Ou comme celui-là qui vit le Parthénon, Et puis est retourné, plein d'image et pâmoison, Vivre exubérant le reste de son âge
Et avant d'attaquer le vif du sujet, quelques annonces pour le public innocent : Avertissement : vous lisez ce compte-rendu à vos risques et périls. Toute indignation n’est pas de ma responsabilité. Avertissement bis : non je ne suis pas raciste non je n’ai rien contre les Néerlandais, j’ai d’ailleurs un ami néerlandais non les Grecs ne sont pas des feignants oui les Allemands ont pour passe-temps l’invasion… Ah mince une rechute.
Jour 1
Ayé, c’est parti pour une journée de transport translation Lyon-Athènes via Munich en empruntant la Lufthansa. Le vol est sans encombre, une conversation s’engage avec un voisin grec sympathique autour de la qualité douteuse de la bouffe allemande. J'en profite pour avoir une illumination : la nourriture, voilà ce qui unit les Européens (enfin ceux du sud) ! Eclair de génie, j’ai trouvé comment sauver l’Union européenne « tous unis contre la vie beurk ». Malheureusement, ça risque d’exclure les riches du nord. D’ailleurs c’est peut-être un signe : faut-il mal manger pour être riche ? Faudrait exclure les Japonais de l’équation mais sinon ça marche (pays germaniques, scandinaves et anglo-saxons même combat). Revenons au voisin grec, je tente de donner un tour sportif à la conversation mais malheureusement il n’aime pas le foot « football is shit »… Arrgghh, de quoi vais-je bien pouvoir parler alors ?! Du coup, je parle plus. Alors qu’un petit débat sur le scandale du moment, le président du PAOK Salonique et son flingue, ça, ça aurait été fun .
L’atterrissage se passe sans encombre dans cet aéroport d’Athènes qui a changé de place depuis mon unique passage dans le coin et s’est éloigné du centre-ville. Première prise de contact avec l’alphabet grec, on avait essayé pour le fun de potasser les équivalences mais c’est loin d’être évident ! Combien d'équivalents du O ont-ils dans cet alphabet ?!
Le trajet jusqu’au centre d’Athènes est long, très long et le métro/train se remplit progressivement jusqu’à être bondé à ras bord. Nous sommes tassés, compressés et pour sortir de cette fournaise, c’est la lutte finale, poussons-nous et demain, l’air sera le sauveur du genre humain (note à moi-même : éviter la prochaine fois d’arriver au moment de la sortie du travail)
La chambre chez l’habitant est bien placée, en plein centre sans être très bruyante. On profite de notre premier soir pour une approche de la cuisine grecque et un mauvais choix de commande (que de la friture…). On enchaîne sur une petite balade nocturne pour revenir sur l’impression née du voyage précédent (ie dans les années 90 la voiture reine, une ville bruyante et désagréable). Eh bien en fait, une partie du centre-ville s’est piétonnisé, il y a de la vie, des restos et des cafés avec des terrasses partout, c’est très agréable finalement.
Compte rendu croisière jusqu'aux Spitzberg du 4 au 20 août 2019 English translation pending
Amis du forum, bonjour🙂,
Pour commencer, je précise que nous devions faire un séjour à Helsinki. C’est en voyant une ventre flash sur cette croisière que nous nous sommes décidés pour cette destination qui nous faisait rêver depuis longtemps mais qui nous était jusqu’alors inaccessible (1000 euros/pers en cabine intérieure bella pour 15 j, fallait sauter sur l’occasion !!!) Cette croisière débutait et finissait à Hambourg mais le bateau poursuivait ensuite jusqu’au Havre pour un périple en mer du Nord et il était possible de continuer deux jours de plus la croisière pour descendre au Havre. Ce que nous avons bien sûr fait étant de la région parisienne ! (120 euros de plus par personne dans la même cabine).
Voici donc le résumé de cette croisière dont le Spizberg fut l’apothéose !! :
Comme d’habitude, nous choisissons de partir la veille pour être certain d’être à l’heure sur le bateau. Notre vol étant à 16 h nous profitons de la matinée pour finaliser nos préparatifs puis un ami nous emmène à la gare routière de Cergy prendre le bus qui nous mène jusque Charles de Gaulle en un peu moins d’une heure et qui coûte un ticket de métro !!! Le vol se passe sans encombre et vers 17 h 30 nous arrivons à Hambourg. Bagages récupérés nous prenons le train S1 qui nous emmène à la gare centrale d’Hambourg en 25 mn puis, de là , alors que la Gay Pride se termine, nous marchons jusqu’à notre hôtel IBIS Budget qui se trouve à 10 mn à pied. Nous nous reposons un peu puis, l’heure du repas venue, nous descendons au restaurant de l’hôtel manger un fish and chips. Ensuite nous allons faire un tour dans le quartier histoire de se dégourdir les jambes. Les rues sont très sales, couvertes de déchets et de cannettes, restes de la Gay Pride !
Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons le petit déjeuner puis retournons à la gare centrale prendre la navette MSC à 5 euros/pers qui nous mène jusqu’au port Steinwerder vers 11 h. Pas plus de 15 mn après nous sommes dans le bateau MSC Préziosa !!!
J’ai beaucoup aimé la déco de ce bateau. J’avais lu dans VF qu’il était beau et en effet je l’ai trouvé magnifique. Seul, le Jazz bar ne me plaît pas car il est tout vert !!.
Nous filons donc ensuite au restaurant. Là, c’est au choix : soit commande à la carte, soit se servir au buffet soit les deux lol.(ce sera ainsi tous les jours). Après un petit tour de repérage dans le bateau nous nous dirigeons vers la cabine, mon mari met son maillot de bain puis plongeon dans la piscine puis le jacuzzi pas encore très occupés. Les vacances commencent !!! Vers 17 h à lieu l’exercice de sécurité qui se passe très rapidement. Après la douche et s’être changés, nous traînons dans le bateau et dans les bars jusque 20 h 30, heure du repas du 2e service (le 1er service à lieu à 18 h 30). Notre table se trouve près de la fenêtre, c’est super !!! et nous nous retrouvons avec deux autres couples de français avec qui nous nous entendrons très bien du début à la fin !!! (heureusement car sinon, 15 j, c’est long !!!)
La suite dès que possible !
Pour commencer, je précise que nous devions faire un séjour à Helsinki. C’est en voyant une ventre flash sur cette croisière que nous nous sommes décidés pour cette destination qui nous faisait rêver depuis longtemps mais qui nous était jusqu’alors inaccessible (1000 euros/pers en cabine intérieure bella pour 15 j, fallait sauter sur l’occasion !!!) Cette croisière débutait et finissait à Hambourg mais le bateau poursuivait ensuite jusqu’au Havre pour un périple en mer du Nord et il était possible de continuer deux jours de plus la croisière pour descendre au Havre. Ce que nous avons bien sûr fait étant de la région parisienne ! (120 euros de plus par personne dans la même cabine).
Voici donc le résumé de cette croisière dont le Spizberg fut l’apothéose !! :
Comme d’habitude, nous choisissons de partir la veille pour être certain d’être à l’heure sur le bateau. Notre vol étant à 16 h nous profitons de la matinée pour finaliser nos préparatifs puis un ami nous emmène à la gare routière de Cergy prendre le bus qui nous mène jusque Charles de Gaulle en un peu moins d’une heure et qui coûte un ticket de métro !!! Le vol se passe sans encombre et vers 17 h 30 nous arrivons à Hambourg. Bagages récupérés nous prenons le train S1 qui nous emmène à la gare centrale d’Hambourg en 25 mn puis, de là , alors que la Gay Pride se termine, nous marchons jusqu’à notre hôtel IBIS Budget qui se trouve à 10 mn à pied. Nous nous reposons un peu puis, l’heure du repas venue, nous descendons au restaurant de l’hôtel manger un fish and chips. Ensuite nous allons faire un tour dans le quartier histoire de se dégourdir les jambes. Les rues sont très sales, couvertes de déchets et de cannettes, restes de la Gay Pride !
Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons le petit déjeuner puis retournons à la gare centrale prendre la navette MSC à 5 euros/pers qui nous mène jusqu’au port Steinwerder vers 11 h. Pas plus de 15 mn après nous sommes dans le bateau MSC Préziosa !!!
J’ai beaucoup aimé la déco de ce bateau. J’avais lu dans VF qu’il était beau et en effet je l’ai trouvé magnifique. Seul, le Jazz bar ne me plaît pas car il est tout vert !!.
Nous filons donc ensuite au restaurant. Là, c’est au choix : soit commande à la carte, soit se servir au buffet soit les deux lol.(ce sera ainsi tous les jours). Après un petit tour de repérage dans le bateau nous nous dirigeons vers la cabine, mon mari met son maillot de bain puis plongeon dans la piscine puis le jacuzzi pas encore très occupés. Les vacances commencent !!! Vers 17 h à lieu l’exercice de sécurité qui se passe très rapidement. Après la douche et s’être changés, nous traînons dans le bateau et dans les bars jusque 20 h 30, heure du repas du 2e service (le 1er service à lieu à 18 h 30). Notre table se trouve près de la fenêtre, c’est super !!! et nous nous retrouvons avec deux autres couples de français avec qui nous nous entendrons très bien du début à la fin !!! (heureusement car sinon, 15 j, c’est long !!!)
La suite dès que possible !
Saint-Pétersbourg, Jazz et jolies femmes English translation pending
Avant de partir en Russie, nombre de personnes m'avaient indiqué que j'y trouverais les plus belles femmes du monde. Chose qui, je dois dire, avait attiré ma curiosité.
Les femmes russes étaient-elles toutes aussi jolies et puis leur caractère était-il aussi « extrême » que ce que l'on m'avait conté ? En bref une tonne de questions sur cette gente féminine, qui il semblerait tiendrait les hommes à la baguette.
Avant toute chose, il faut savoir que la mortalité masculine bat des records, le pays est en manque cruel d'homme (Vodka mon amour...). Oui oui messieurs, la Russie est un pays où une femme a pour habitude, par exemple, de demander à ce qu'on lui paye un verre et je ne vous parle pas de « miss vin nouveau », mais de canon de beauté, le monde à l'envers vous dis-je. Et je dois bien l'admettre, elles sont jolies les demoiselles. Par exemple, prendre l'escalator pour rejoindre le métro, c'est comme assister à un défilé de mode. Quelle chance nous avons, nous, étranger, vieux blagueur à deux francs six sous (j'ai réussi à placer l'expression), et je vais vous expliquer pourquoi.
Les Russes sont très sérieux, j'entends pars là que le russe ne sourit pas, c'est un homme, un vrai, avec de grooooos bras et une groooosse voiture vroum vroum. Bon, j'en rajoute et je généralise, mais ça me fait marrer. Par exemple, les Russes n'utilisent pas les pissotières, ils attendent tous devant la porte du seul toilette... La première fois, j'ai attendu aussi, pensant que les pissotières ne fonctionnaient pas, mais quand la situation s'est représentée une seconde fois dans une boite alors remplie à craquer, j'ai vite compris qu'il était étrange que toutes les pissotières de Russie soient hors service... ou alors que les Russes ne sachent faire que la grosse commission... Plaisir immense, quand tu pousses tous les bonshommes, que tu sors ton « engin » et que tu imposes ton style si je puis dire. Mais alors, auraient-ils tous une petite b... ? Plus sérieusement, je pense que le russe à tellement peur de passer pour gay s’il montre sa bistouquette qu'il attend ah ah aha. De plus, le russe ne fait pas de blague, ou il est très peu avenant.
Pour mettre ma théorie que j'ai intitulée « L'homme russe, un homme, un vrai, qui n'est pas gay, non non non » en pratique, j'avais besoin d'un spécimen « type » et c'est pour cette raison que j'ai l'honneur de vous présenter Vitally, qui est pour moi le fier représentant de tout ce que l'on peut attendre d'un homme russe. Ce dernier a un niveau d'anglais bien supérieur au mien, mais avec un accent incroyable. Cela en devient très vite comique. Imaginé ce bonhomme vous interrompre et dire avec une voix traînante et avec ce très lourd accent. « Oui ça me rrrapelle quand ma mèrrre est morrrte, elle avait oublié de payer l'electrrrricter alorrrs nous avons pleurrré dans le noirr. »(C'est un exemple, je ne souviens plus de ce qu'il disait exactement, mais c'étaient des choses de cette trempe-là) et c'est à ce moment que le monsieur se marre. Le russe des villes, et je précise, des villes (campagne je n'en ai aucune idée) à cette sorte de flegme russe, ce menton très fier et en même temps, ce renoncement, c'est un peu ce que l'on pourrait appelé l'âme russe, bon j'avoue c'est un peu facile, mais je ne trouve pas les mots. En Russie, on se bat, et puis on meure, et alors on sort les violons et on pleurs.
Maintenant, imaginez l'introduction dans ce décor de rêve, d'un blagueur souriant, en soi une excentricité ici (une piste de danse russe c'est très drôle, on ne danse pas, on lève les bras ou alors on bouge les épaules. Avec l'ami canadien, les dieux de la piste de danse que l'on était, un comble:-), mais pour les femmes l'excentricité deviendra alors rapidement une échappatoire au monsieur qui ne danse pas, parce qu'il est un homme, un vrai... Conclusion, si vous savez rire de vous, ou même, encore plus simplement, si faites sourire une Russe vous deviendrez alors vite un sujet de conversation.
Comme vous l'aurez compris, j'étais donc en pleine étude de la gente féminine, quand, au p'tit bonheur la chance, mon cher ami Vincent et moi-même avons été comme attiré dans un endroit que l'on pourrait qualifier d'extraordinaire. Un petit bar de Jazz avec une ambiance qui donne l'impression que tout est à faire, que l'on n’a encore rien vu. Un endroit où l'on peut y croiser cette femme qui s'assoit à une table, seule, grande et mince, des cheveux noirs et un visage totalement axé sur les musiciens. Comble du bon goût elle se fait servir ce qui semble être un cognac, et puis elle ferme les yeux et commence à bouger la tête au son des notes jouées, et elle emmerde le monde, c'est juste sublime. Et alors que tout est déjà parfait, plusieurs jeunes femmes ce mettent à danser, pas juste faire semblant, non, elles se laissent juste porter par la musique, et c'est beau bordel, c'est si beau que ça en parait irréel. C'est dans ce petit espace, rendu hors du temps et réchauffé à l'aide du jazz, que j'ai aimé la Russie, car à aucun moment un homme n'est venu les distraire, on a juste tous apprécié de voir des femmes savourer leur soirée, savourer le fait d'être telles qu'elles sont, d'être belle et puis merde. À ce moment le copain Vincent et moi même, on a su que l'on vivait un « instant ». Et j'aime mieux vous dire que nous l'avons apprécié cet instant !
C'est alors qu'une femme d'une quarantaine d'années, blonde, installées à une table devant nous, nous a interpellés dans la langue de Molière. Elle a posé les questions d'usage, Qui, Où, Quand, Comment. Ceci étant fait, elle a alors demandé : J'adore parler français, puis-je me joindre à vous ? Bien sûr ! Tu parles qu'on était content. Assez rapidement, elle nous a demandé s’il était possible de parler en anglais, celle-ci étant meilleure dans cette langue. Sure no problem ! Elle était ravie et en deux-deux nous étions rendus à quatre, Moi, Vincent, Madame Blonde et Mademoiselle Blonde, sa fille. Les présentations étant faites, nous avons pu constater la grande puissance des femmes russes. Regard intense de Maman à la question What's your jobs ? Vincent futur ingénieur, ingénieux... intéressant, regard de maman à sa gamine. Bruno chômeur... aime bien l'art tout ça tout ça... léger blanc. Retour sur Vincent, sourire, elle avait tout de suite su qu'il était ingénieur, regard à sa fille, et puis il a un petit coté russe Vincent ha ha ha ! On rigole et petit regard à sa fille. Avec Vincent on ne dit rien, mais on comprend, c'est un bon parti, ça nous fait marrer comme situation. Par contre, désolé mon ami, mais les enfants n'écoute jamais leurs parents, les regards de la demoiselle étaient pour bibi niark niark.
C'est au moment où la mère a très gentiment demandé à Vincent de lui servir son verre que cela nous à tiqué. Mais pourquoi ne peut-elle pas se servir elle même et avec sa propre bouteille qui plus est ? C'est malpoli pour une femme de se servir toute seule si des hommes sont à table... Ah Ben mince alors... Pour une tonne de femmes dans le monde cela pourrait être choquant, mais pas pour une femme russe. On pose l'idée que c'est un peu dommage de devoir compter sur l'homme, sur quoi elle nous répond qu'elles tiennent à garder ce genre de galanterie. L'homme russe doit prendre soin de la femme russe, doit être attentionné, mais en aucun cas dans l'idée de la séduire, c'est juste normal. Les femmes russes auraient-elles réussi à trouver l'équilibre parfait, entre respects des hommes, mais sans aucune contrepartie ? En gardant cette liberté magnifique qui les rend « femmes ». Si c'est le cas, cela expliquerait pourquoi elles me fascinent autant. Après je ne suis qu'un homme, et je ne peux que constater que ma vision, hé bien, reste celle d'un homme.
PS : Je n'oublierai pas quand la Madame blonde, au moment de partir, s’est retournée, a regardé Vincent et a juste dit « Ah si j'avais été plus jeune », j'adore.
Avant toute chose, il faut savoir que la mortalité masculine bat des records, le pays est en manque cruel d'homme (Vodka mon amour...). Oui oui messieurs, la Russie est un pays où une femme a pour habitude, par exemple, de demander à ce qu'on lui paye un verre et je ne vous parle pas de « miss vin nouveau », mais de canon de beauté, le monde à l'envers vous dis-je. Et je dois bien l'admettre, elles sont jolies les demoiselles. Par exemple, prendre l'escalator pour rejoindre le métro, c'est comme assister à un défilé de mode. Quelle chance nous avons, nous, étranger, vieux blagueur à deux francs six sous (j'ai réussi à placer l'expression), et je vais vous expliquer pourquoi.
Les Russes sont très sérieux, j'entends pars là que le russe ne sourit pas, c'est un homme, un vrai, avec de grooooos bras et une groooosse voiture vroum vroum. Bon, j'en rajoute et je généralise, mais ça me fait marrer. Par exemple, les Russes n'utilisent pas les pissotières, ils attendent tous devant la porte du seul toilette... La première fois, j'ai attendu aussi, pensant que les pissotières ne fonctionnaient pas, mais quand la situation s'est représentée une seconde fois dans une boite alors remplie à craquer, j'ai vite compris qu'il était étrange que toutes les pissotières de Russie soient hors service... ou alors que les Russes ne sachent faire que la grosse commission... Plaisir immense, quand tu pousses tous les bonshommes, que tu sors ton « engin » et que tu imposes ton style si je puis dire. Mais alors, auraient-ils tous une petite b... ? Plus sérieusement, je pense que le russe à tellement peur de passer pour gay s’il montre sa bistouquette qu'il attend ah ah aha. De plus, le russe ne fait pas de blague, ou il est très peu avenant.
Pour mettre ma théorie que j'ai intitulée « L'homme russe, un homme, un vrai, qui n'est pas gay, non non non » en pratique, j'avais besoin d'un spécimen « type » et c'est pour cette raison que j'ai l'honneur de vous présenter Vitally, qui est pour moi le fier représentant de tout ce que l'on peut attendre d'un homme russe. Ce dernier a un niveau d'anglais bien supérieur au mien, mais avec un accent incroyable. Cela en devient très vite comique. Imaginé ce bonhomme vous interrompre et dire avec une voix traînante et avec ce très lourd accent. « Oui ça me rrrapelle quand ma mèrrre est morrrte, elle avait oublié de payer l'electrrrricter alorrrs nous avons pleurrré dans le noirr. »(C'est un exemple, je ne souviens plus de ce qu'il disait exactement, mais c'étaient des choses de cette trempe-là) et c'est à ce moment que le monsieur se marre. Le russe des villes, et je précise, des villes (campagne je n'en ai aucune idée) à cette sorte de flegme russe, ce menton très fier et en même temps, ce renoncement, c'est un peu ce que l'on pourrait appelé l'âme russe, bon j'avoue c'est un peu facile, mais je ne trouve pas les mots. En Russie, on se bat, et puis on meure, et alors on sort les violons et on pleurs.
Maintenant, imaginez l'introduction dans ce décor de rêve, d'un blagueur souriant, en soi une excentricité ici (une piste de danse russe c'est très drôle, on ne danse pas, on lève les bras ou alors on bouge les épaules. Avec l'ami canadien, les dieux de la piste de danse que l'on était, un comble:-), mais pour les femmes l'excentricité deviendra alors rapidement une échappatoire au monsieur qui ne danse pas, parce qu'il est un homme, un vrai... Conclusion, si vous savez rire de vous, ou même, encore plus simplement, si faites sourire une Russe vous deviendrez alors vite un sujet de conversation.
Comme vous l'aurez compris, j'étais donc en pleine étude de la gente féminine, quand, au p'tit bonheur la chance, mon cher ami Vincent et moi-même avons été comme attiré dans un endroit que l'on pourrait qualifier d'extraordinaire. Un petit bar de Jazz avec une ambiance qui donne l'impression que tout est à faire, que l'on n’a encore rien vu. Un endroit où l'on peut y croiser cette femme qui s'assoit à une table, seule, grande et mince, des cheveux noirs et un visage totalement axé sur les musiciens. Comble du bon goût elle se fait servir ce qui semble être un cognac, et puis elle ferme les yeux et commence à bouger la tête au son des notes jouées, et elle emmerde le monde, c'est juste sublime. Et alors que tout est déjà parfait, plusieurs jeunes femmes ce mettent à danser, pas juste faire semblant, non, elles se laissent juste porter par la musique, et c'est beau bordel, c'est si beau que ça en parait irréel. C'est dans ce petit espace, rendu hors du temps et réchauffé à l'aide du jazz, que j'ai aimé la Russie, car à aucun moment un homme n'est venu les distraire, on a juste tous apprécié de voir des femmes savourer leur soirée, savourer le fait d'être telles qu'elles sont, d'être belle et puis merde. À ce moment le copain Vincent et moi même, on a su que l'on vivait un « instant ». Et j'aime mieux vous dire que nous l'avons apprécié cet instant !
C'est alors qu'une femme d'une quarantaine d'années, blonde, installées à une table devant nous, nous a interpellés dans la langue de Molière. Elle a posé les questions d'usage, Qui, Où, Quand, Comment. Ceci étant fait, elle a alors demandé : J'adore parler français, puis-je me joindre à vous ? Bien sûr ! Tu parles qu'on était content. Assez rapidement, elle nous a demandé s’il était possible de parler en anglais, celle-ci étant meilleure dans cette langue. Sure no problem ! Elle était ravie et en deux-deux nous étions rendus à quatre, Moi, Vincent, Madame Blonde et Mademoiselle Blonde, sa fille. Les présentations étant faites, nous avons pu constater la grande puissance des femmes russes. Regard intense de Maman à la question What's your jobs ? Vincent futur ingénieur, ingénieux... intéressant, regard de maman à sa gamine. Bruno chômeur... aime bien l'art tout ça tout ça... léger blanc. Retour sur Vincent, sourire, elle avait tout de suite su qu'il était ingénieur, regard à sa fille, et puis il a un petit coté russe Vincent ha ha ha ! On rigole et petit regard à sa fille. Avec Vincent on ne dit rien, mais on comprend, c'est un bon parti, ça nous fait marrer comme situation. Par contre, désolé mon ami, mais les enfants n'écoute jamais leurs parents, les regards de la demoiselle étaient pour bibi niark niark.
C'est au moment où la mère a très gentiment demandé à Vincent de lui servir son verre que cela nous à tiqué. Mais pourquoi ne peut-elle pas se servir elle même et avec sa propre bouteille qui plus est ? C'est malpoli pour une femme de se servir toute seule si des hommes sont à table... Ah Ben mince alors... Pour une tonne de femmes dans le monde cela pourrait être choquant, mais pas pour une femme russe. On pose l'idée que c'est un peu dommage de devoir compter sur l'homme, sur quoi elle nous répond qu'elles tiennent à garder ce genre de galanterie. L'homme russe doit prendre soin de la femme russe, doit être attentionné, mais en aucun cas dans l'idée de la séduire, c'est juste normal. Les femmes russes auraient-elles réussi à trouver l'équilibre parfait, entre respects des hommes, mais sans aucune contrepartie ? En gardant cette liberté magnifique qui les rend « femmes ». Si c'est le cas, cela expliquerait pourquoi elles me fascinent autant. Après je ne suis qu'un homme, et je ne peux que constater que ma vision, hé bien, reste celle d'un homme.
PS : Je n'oublierai pas quand la Madame blonde, au moment de partir, s’est retournée, a regardé Vincent et a juste dit « Ah si j'avais été plus jeune », j'adore.
Israël 2018 English translation pending
Hello tutti !
De retour de Terre Promise (du 27/07 au 14/08), voici un carnet de vécu et de menus conseils éventuels pour le pauvre futur pèlerin.
Comme d'habitude, merci de ne pas commenter la situation politique locale, les errements des uns et des autres, le trop plein d'huile d'olive dans le houmous de ma'Hane yehuda ou l'absence de basilic dans les pâtes servies dans quelques restaurants locaux.
Ceci posé, voici donc les premiers éléments.
Le Vol :
El Al encore et toujours. Cette année, la résa du parking longue durée donnait lieu à une réduction sur le salon VIP. Pour 16 euros x 2, nous en avons profité, et c'est bien sympatoche de déjeuner à ce tarif.
Mais d'abord, départ des environs de Montpellier, deux heures de route pour Marseille Provence, les contrôles de sécurité, le lounge VIP et on embarque pour un take-off prévu à 10h30....pour un prévisionnel à 10h05. Le retard sera rattrapé en vol.
Les bagages :
deux valises 21 et 19 kilos (faut prévoir pour le retour); deux bagages cabines, un trés petit sac à dos et le sac à main de la patronne. Sièges achetés second rang derrière la classe affaire.
Le matos photos et informatique :
les iphones de circonstances avec waze et roaming pour les appels; Les ipads; un panasonic tz 101; et cette année, une caméra DJI Pro + ! on se lance dans la vidéo et c'est pas gagné !! Il y a du taf en perspective.
Le vol se passe bien, le breakfast est correct. Un peu de sommeil entre la Grèce et Israël et l'avion se pose à l'heure prévue soit 14h30 France et 15h30 locale. C'est Vendredi, donc il faut se bouger un peu.
Nous sommes parqués à l'autre bout du tarmac de l’aéroport et l'entrée se fera en bus.
Passage aux contrôles sans problèmes et toujours avec le sourire des portes de prisons des jeunes filles dans leurs cabines.
Pour les bagages, si vous prenez un chariot, il faut insérer votre carte bancaire pour payer 10 shekels et récupérer le caddie. Ne pas oublier de faire la manip inverse lorsque vous quittez l'aéroport.
Nous arrivons au second niveau pour la voiture. Encore cette année Budget.... Cela risque d'être la fin avec cette bande d'escrocs.
Voiture réservée et payée. Jamais de soucis avec eux. Et ça commence bien !! Je regard la fiche de contrôle de la voiture, elle est pleine de croix de marquage de coups ! Je m’inquiète !
Dont worry ! No problem for you !
OK. Kilométres ?
Just 7500...
OK.
Je prends les clés et nous descendons au parking. Et là, la poubelle nous attends. Une merde de chez merde. Le kilométrage affiché est de 75 000 kilomètres...



Le dimanche, j'irai au bureau Budget situé king david street pour réclamer. Le gus regarde la voiture et me dit OK, c'est pas grave. en fait, il n'en a rien à secouer et continue son café. Dans la laps d'attente dans le bureau, je me prends un manche de 250 shekels (60 euros) pour stationnement illicite, sur le parking Budget. Le gars me dit, c'est pour vous !!
Donc je n'ose pas lui répondre en italien et je me barre. J'attends une réponse au courrier envoyé à mon retour. Sachant que Budget n'est qu'une filiale d'Avis....
Pour revenir à vendredi, sortie rapide de l'aéroport, on monte sur Jérusalem, un arrêt à l'épicerie du coin pour acheter de quoi manger un peu, un quart de pastèque au vendeur ambulant et roule ma poule pour l'appartement loué pour la semaine, quartier moshava germanit. Le chardonnay est déposé au frais, on pousse la clim et direction la douche car ça commence à sentir le fennec.
Demain est un autre jour.
De retour de Terre Promise (du 27/07 au 14/08), voici un carnet de vécu et de menus conseils éventuels pour le pauvre futur pèlerin.
Comme d'habitude, merci de ne pas commenter la situation politique locale, les errements des uns et des autres, le trop plein d'huile d'olive dans le houmous de ma'Hane yehuda ou l'absence de basilic dans les pâtes servies dans quelques restaurants locaux.
Ceci posé, voici donc les premiers éléments.
Le Vol :
El Al encore et toujours. Cette année, la résa du parking longue durée donnait lieu à une réduction sur le salon VIP. Pour 16 euros x 2, nous en avons profité, et c'est bien sympatoche de déjeuner à ce tarif.
Mais d'abord, départ des environs de Montpellier, deux heures de route pour Marseille Provence, les contrôles de sécurité, le lounge VIP et on embarque pour un take-off prévu à 10h30....pour un prévisionnel à 10h05. Le retard sera rattrapé en vol.
Les bagages :
deux valises 21 et 19 kilos (faut prévoir pour le retour); deux bagages cabines, un trés petit sac à dos et le sac à main de la patronne. Sièges achetés second rang derrière la classe affaire.
Le matos photos et informatique :
les iphones de circonstances avec waze et roaming pour les appels; Les ipads; un panasonic tz 101; et cette année, une caméra DJI Pro + ! on se lance dans la vidéo et c'est pas gagné !! Il y a du taf en perspective.
Le vol se passe bien, le breakfast est correct. Un peu de sommeil entre la Grèce et Israël et l'avion se pose à l'heure prévue soit 14h30 France et 15h30 locale. C'est Vendredi, donc il faut se bouger un peu.
Nous sommes parqués à l'autre bout du tarmac de l’aéroport et l'entrée se fera en bus.
Passage aux contrôles sans problèmes et toujours avec le sourire des portes de prisons des jeunes filles dans leurs cabines.
Pour les bagages, si vous prenez un chariot, il faut insérer votre carte bancaire pour payer 10 shekels et récupérer le caddie. Ne pas oublier de faire la manip inverse lorsque vous quittez l'aéroport.
Nous arrivons au second niveau pour la voiture. Encore cette année Budget.... Cela risque d'être la fin avec cette bande d'escrocs.
Voiture réservée et payée. Jamais de soucis avec eux. Et ça commence bien !! Je regard la fiche de contrôle de la voiture, elle est pleine de croix de marquage de coups ! Je m’inquiète !
Dont worry ! No problem for you !
OK. Kilométres ?
Just 7500...
OK.
Je prends les clés et nous descendons au parking. Et là, la poubelle nous attends. Une merde de chez merde. Le kilométrage affiché est de 75 000 kilomètres...



Le dimanche, j'irai au bureau Budget situé king david street pour réclamer. Le gus regarde la voiture et me dit OK, c'est pas grave. en fait, il n'en a rien à secouer et continue son café. Dans la laps d'attente dans le bureau, je me prends un manche de 250 shekels (60 euros) pour stationnement illicite, sur le parking Budget. Le gars me dit, c'est pour vous !!
Donc je n'ose pas lui répondre en italien et je me barre. J'attends une réponse au courrier envoyé à mon retour. Sachant que Budget n'est qu'une filiale d'Avis....
Pour revenir à vendredi, sortie rapide de l'aéroport, on monte sur Jérusalem, un arrêt à l'épicerie du coin pour acheter de quoi manger un peu, un quart de pastèque au vendeur ambulant et roule ma poule pour l'appartement loué pour la semaine, quartier moshava germanit. Le chardonnay est déposé au frais, on pousse la clim et direction la douche car ça commence à sentir le fennec.
Demain est un autre jour.
Nord et Sud: de Chicago à la Nouvelle-Orléans English translation pending
Bonjour à tous,
Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.
Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.
Place aux souvenirs.
Chicago
Prélude
Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.
Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.
Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.
Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :
Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.
Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.
Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.
Place aux souvenirs.
ChicagoPrélude
Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.
Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.
Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.
Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :
Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.
Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
La Malaisie, entre tradition et modernité English translation pending

Terre de contraste entre tradition et modernité, la Malaisie nous invite à un voyage au coeur de paysages préservés, plages de rêve, jungle, plantations de thé et surtout melting-pot de religions qui donne à cette destination une richesse culturelle incontestable.

Mosquées, temples et églises cohabitent dans ce pays au fort passé colonial où portugais, hollandais et anglais ont laissé un héritage riche et coloré.

Plus de la moitié de la population, les malais, est de confession musulmane en Malaisie. L‘islam est élu religion d’état et garantit en théorie la liberté à la population multi-ethnique d’exercer sa religion. Ainsi chinois bouddhistes, taoïstes, chrétiens et indiens hindous essaient de vivre en harmonie.

Ici la femme musulmane porte fièrement le hijab, rose, bleu, violet, il y a comme un effet de mode dans l’air alors que la touriste chinoise se pavane en short, véritable paradoxe dans un pays où l’islam est monté en flèche ces dernières années. Mais la Malaisie est ce pays de controverse où tradition et modernité se mêlent à chaque coin de rue.

OU SE TROUVE LA MALAISIE? La Malaisie est située en Asie du sud-est et partage les frontières avec la Thailande au nord et Singapour au sud.
Elle est constituée:d’une Malaisie péninsulaire avec la capitale cosmopolite de Kuala Lumpur, la ville la plus peuplée du pays dominée par les tours Petronas, coeur industriel, financier et culturel de la Malaisie.
d’une Malaisie orientale à l’est avec les états de Sabah et Sarawak situés sur l’île de Borneo.
INFORMATIONS PRATIQUES Superficie: 330 345 km2 Population: 32 364 348 habitants (2018) Capitale: Kuala Lumpur Langue: malais, anglais, chinois, tamoul Religion: l’islam Décalage horaire: +6h en été et +7h en hiver avec la France Formalités: passeport. Pas de visa pour les français séjournant moins de 3 mois. L’électricité: prises de 220 volts avec fiches plates à l’Américaine. Monnaie: le ringgit (MYR) 1€ = 4,68 MYR.
INTERNET EN MALAISIE Le réseau de télécommunication est excellent et vous pourrez acheter dès votre arrivée à l’aéroport une carte sim locale pour quelques ringgits. De nombreuses boutiques sont présentes à l’aéroport. J’ai choisi une carte de 7 Gb chez le fournisseur DIGGIT valable 30 jours. Tarif: 50 MYR soit un peu plus de 10€. Aucun souci à noter, le réseau était d’une incroyable rapidité comparé à d’autres pays d’Asie.
LE CLIMAT La Malaisie bénéficie d’un climat équatorial. Le temps est chaud et humide toute l’année avec des températures moyennes comprises entre 23°C et 33°C. Le pays est arrosé par une mousson de novembre à mars sur la côte Est de la Malaisie péninsulaire et une mousson de mars à mai sur la côte ouest. La mer est chaude et permet de se baigner dans une eau avoisinant les 30°C. L’altitude quant à elle apporte de la fraîcheur, notamment aux Cameron Highlands, situés à l’intérieur du pays, où la température oscille aux alentours des 20°C. La haute saison se situe entre décembre et février pour la côte ouest et juin et septembre pour la côte est. La meilleure période pour visiter la Malaisie s’étend de juin à septembre.
QUE VISITER EN MALAISIE?
LES ILES 💗💗💗 La Malaisie possède des îles paradisiaques avec une eau claire et des fonds marins exceptionnels. Tioman, Redang, Kapas, Perhentians, Langkawi, Penang, Pangkor… pour ne citer que les plus grandes.
Pulau Besar sur les îles Perhentian
L’île de RedangLES MOSQUEES Le pays est à majorité musulmane donc autant vous dire que les mosquées foisonnent en Malaisie. La plupart du temps elles sont blanches mais elles peuvent parfois prendre des allures très modernes comme la mosquée de cristal à Kuala Terengganu.

LES TEMPLES BOUDDHISTES ET CHINOIS Les temples bouddhistes et chinois sont également très présents dans toute la Malaisie. Le temple Kek Lok Si situé sur les hauteurs de Penang est très certainement le plus beau temple de tout le pays, avec ses salles de prière, ses pagodes et ses bassins extérieurs. Un endroit à ne pas manquer à Penang.

LES TEMPLES HINDOUS Ils ne sont pas aussi nombreux mais on peut en voir de très beaux comme les grottes de Batu (Batu Caves) au nord de Kuala Lumpur. Il s’agit d’une grotte qui abrite des sanctuaires richement décorés que l’on atteint après avoir grimpé un escalier de 272 marches. L’ensemble est orné d’une statue en or de 42 m de haut, le dieu de la guerre Murugan. Un beau site à visiter près de Kuala Lumpur.

LES EGLISES
Les églises sont plus rares en Malaisie mais vous pourrez en voir quelques-une au détour d’une rue, souvent coincées entre une mosquée et des buildings comme à Kuala Lumpur. Ce sont dans les villes comme Malacca, où l’empreinte coloniale est plus forte qu’elles se concentrent le plus.
LES PLANTATIONS DE THE
Les Cameron Highlands, situés à 1400 m d’altitude, sont la partie verte de la Malaisie occidentale. On y trouve des plantations de thé mais aussi des cultures de fruits et légumes, le climat y étant doux et humide toute l’année.

LE STREET ART A PENANG La ville de George Town sur l’île de Penang est très certainement l’endroit à ne pas manquer en Malaisie même si au premier abord cette île ne semble pas vous intéresser plus que cela. C’était mon cas, jugée trop touristique à tort, je l’ai pourtant rajoutée à mon itinéraire et j’ai eu un vrai coup de coeur pour cette ville. On ne vient pas à Penang pour ses plages mais pour son patrimoine colonial riche et coloré et surtout pour son street art présent à chaque coin de rue qui a fait la notoriété de George Town.

LES SINGES 💗💗💗 S’il y a une chose qui définit le plus la Malaisie, ce sont bien les singes. Vous en verrez un peu partout, il suffit de lever la tête car ils vivent la plupart du temps dans les arbres: macaques à longue queue, orangs-outans sur l’île de Bornéo ou semnopithèques obscurs, ces singes noirs aux yeux cerclés de blancs qui vivent sur les îles Perhentian. Ce sont mes préférés, ils sont tellement beaux!

On peut également voir les animaux vivant dans la jungle comme le lézard, le varan, l’écureuil et de nombreux oiseaux. Et lorsque que vous entendrez bouger les feuilles au sol dans la forêt, il s’agira bien souvent d’un varan.

Le hornbill, un oiseau vivant sur l’île de PangkorAlors si la Malaisie vous a conquis, lisez l'article complet que j'ai écrit à mon retour d'un voyage de 3 semaines. Retrouvez-y mon expérience, informations, budget et conseils pour vous aider à préparer votre prochain voyage en Malaisie.
Voici le lien de mon article: http://oneday-onedream.com/la-malaisie-un-pays-a-decouvrir/
D'avance, je vous souhaite un beau voyage!
Magali - Mon blog de voyage: OneDay-OneDream.com
Les vacances d'un Bobo English translation pending
Les vacances d’un Bobo
C’est Juillet, il faut que je pense à trouver une nouvelle destination : J’aimerais passer deux semaines dans un pays sans avoir la honte en pensant aux pauvres gars en prison, j’aimerais aussi éviter d’aller chez des Fachos ou des Racistes, remarquez ça va souvent ensemble. Il me faut aussi un petit apport culturel, je ne veux pas bronzer idiot. Le coté éco-responsable est important : J’ai une Appli sur mon Smartphone qui me donne en temps réel ma signature écologique ; ce que je ne me permets pas chez moi en terme de consommation, je ne vais pas le faire ailleurs. C’est vrai il y en a qui se croient tout permis à l’Etranger, car ils ont le carnet de chèque et ils croient qu’on ne les voient pas. Pour m’aider à trouver une destination, il y a bien les pages de l’Obs ou de Libé, mais j’ai peur que les endroits cités ne soient plus préservés. Ne me parlez pas du Routard, c’est tellement Bobo ! Alors j’ai mes petits secrets. J’aime partir à la recherche de l’Autre, établir des rapports de confiance et non-marchands avec les habitants des pays visités. Rester au niveau humain. Pour cela je vais dans le Pays hors des sentiers battus, j’ai mes petits coins et mes adresses, hors de la horde des touristes. Le béton, les clubs, ce n’est pas pour moi.
Passons en revue quelques destinations : D’abord chez nous : Savez vous que je n’ai jamais mis le pied à Nantes et Bordeaux, deux villes esclavagistes. De même il n’y a pas de Muscadet ou de Bordeaux sur ma table. J’ai des principes. Ne comptez pas sur moi pour aller en Périgord cautionner la souffrance animale avec le gavage d’oies ou le veau sous la mère en Corrèze.
-La Belgique : Ah non ! Depuis qu’ils ont écrit Tintin au Congo. La Suisse : Tout ce fric ils l’ont bien pris quelque part ? -L’Allemagne : Vous voulez que je vous fasse un dessin ! Eh puis c’est l’exploitation des immigrés turcs. Trop peu pour moi. L’Italie : Chassez le naturel, il revient au galop : Vous voulez que je passe mes vacances dans un Pays gouverné par des Populistes, des Racistes et des Xénophobes ? Je mérite mieux. L’Autriche : Depuis le moustachu, ils n’ont jamais cessé. Après Haider maintenant c’est Kurz. Je suis aux abonnés absents pour l’Autriche. L’Espagne : Ils refont le coup de Franco, ils s’attaquent à la Catalogne. Et puis ils exploitent les Marocains à la récolte des tomates. Il n’y a pas une tomate espagnole chez moi. Alors n’attendez pas de m’y voir. Et surtout il y a toujours la corrida, c’est lamentable. -La Russie : Il y a Poutine. Quoi Poutine ? C’est simple pourtant : Il y a Poutine, ça vous suffit. Non je n’irai pas en URSS, pardon en Russie. -La Chine : Ah non c’est pollué, et ils font du trafic d’organe, ils affament les travailleurs de chez nous ; et depuis Mao la Chine, ce n’est plus ce que c’était. La Corée du Nord : Ah non ils ont des coiffeurs abominables. -Singapour : C’est trop moche et ils ont trop de fric, c’est suspect. -La Turquie : Avec le génocide arménien, il y a peu de chances qu’ils me voient. Eh puis Erdogan c’est retour vers le futur. -La Grèce : C’était devenu bien, il n’y avait plus de Colonels. Tzipras est un homme qui représentait le Peuple, puis il a viré sa cutie au bénéfice de la Troïka capitaliste. Non je n’irai pas chez le social-traitre. Les USA : Qui ose me parler des USA ? Le Pays soit disant « Indispensable ». Avec leur prêt à penser standardisé et stérilisé, leurs exécutions au goutte à goutte dans des prisons cliniques. C’est quand même le pays du grand génocide indien et de la chasse au Black. Je vous laisse allez à l’usine à « fun » de Mickey, sans moi. Le Mexique : Ah non ils ont des mœurs dégueulasses : Ils égorgent le gagnant du concours de pelote à ChichenItza. C’est moche. Et tu risques de faire un carton par les Cartels de drogue si tu es au mauvais endroit au mauvais moment. L’Inde : Quelles mœurs ; ils ont crevé les yeux des artisans du Taj Mahal après la construction. Ah non pas de moi chez ces barbares. Les Pays arabes : Ce n’est pas très progressiste, c’est même le Moyen Age.
L’Egypte : SiSi ! je vous répond NonNon ! Les pyramides et les temples ? J’entends gémir les esclaves qui ont transporté les pierres, je sens la morsure des coups de fouets. Sisi ! je suis comme cela, j’ai un don pour ressentir cela, pour faire parler les pierres et écouter les coups de fouets d’il y a 2000 ans. Ne vous moquez pas ! Alors l’Egypte Bonjour !
Le Québec : Il y a trop de curés !
La Pologne : Il y a trop de curés !
Bon ! Je vais repartir à Cuba. Ca fait 30 ans que je vais chez Pablo. J’ai un petit logement avec un toit en tôle ondulé qui fuit. On fait la récolte de la canne à sucre avec Pablo et les gars du village. Je suis même Citoyen d’honneur du village et membre d’honneur des Companeros de la canne à sucre. Sur la photo, vous pouvez me voir avec Danielle, on lève le poing pour la Fête nationale. Danielle ? Eh bien Danielle Mitterand ! J’aimerais bien changer, j’en ai marre de la canne à sucre. Eh puis ma signature écologique en prend un coup avec un vol Paris-La Havane, tous les ans. Je sais je fais du vélo pendant 3 mois pour essayer de compenser. Les Droits de l’Homme à Cuba ? Qu’est ce que vous me chantez ? N’écoutez pas la propagande du voisin américain et de ses affidés en Europe. Elle vit tous les jours la démocratie !
C’est Juillet, il faut que je pense à trouver une nouvelle destination : J’aimerais passer deux semaines dans un pays sans avoir la honte en pensant aux pauvres gars en prison, j’aimerais aussi éviter d’aller chez des Fachos ou des Racistes, remarquez ça va souvent ensemble. Il me faut aussi un petit apport culturel, je ne veux pas bronzer idiot. Le coté éco-responsable est important : J’ai une Appli sur mon Smartphone qui me donne en temps réel ma signature écologique ; ce que je ne me permets pas chez moi en terme de consommation, je ne vais pas le faire ailleurs. C’est vrai il y en a qui se croient tout permis à l’Etranger, car ils ont le carnet de chèque et ils croient qu’on ne les voient pas. Pour m’aider à trouver une destination, il y a bien les pages de l’Obs ou de Libé, mais j’ai peur que les endroits cités ne soient plus préservés. Ne me parlez pas du Routard, c’est tellement Bobo ! Alors j’ai mes petits secrets. J’aime partir à la recherche de l’Autre, établir des rapports de confiance et non-marchands avec les habitants des pays visités. Rester au niveau humain. Pour cela je vais dans le Pays hors des sentiers battus, j’ai mes petits coins et mes adresses, hors de la horde des touristes. Le béton, les clubs, ce n’est pas pour moi.
Passons en revue quelques destinations : D’abord chez nous : Savez vous que je n’ai jamais mis le pied à Nantes et Bordeaux, deux villes esclavagistes. De même il n’y a pas de Muscadet ou de Bordeaux sur ma table. J’ai des principes. Ne comptez pas sur moi pour aller en Périgord cautionner la souffrance animale avec le gavage d’oies ou le veau sous la mère en Corrèze.
-La Belgique : Ah non ! Depuis qu’ils ont écrit Tintin au Congo. La Suisse : Tout ce fric ils l’ont bien pris quelque part ? -L’Allemagne : Vous voulez que je vous fasse un dessin ! Eh puis c’est l’exploitation des immigrés turcs. Trop peu pour moi. L’Italie : Chassez le naturel, il revient au galop : Vous voulez que je passe mes vacances dans un Pays gouverné par des Populistes, des Racistes et des Xénophobes ? Je mérite mieux. L’Autriche : Depuis le moustachu, ils n’ont jamais cessé. Après Haider maintenant c’est Kurz. Je suis aux abonnés absents pour l’Autriche. L’Espagne : Ils refont le coup de Franco, ils s’attaquent à la Catalogne. Et puis ils exploitent les Marocains à la récolte des tomates. Il n’y a pas une tomate espagnole chez moi. Alors n’attendez pas de m’y voir. Et surtout il y a toujours la corrida, c’est lamentable. -La Russie : Il y a Poutine. Quoi Poutine ? C’est simple pourtant : Il y a Poutine, ça vous suffit. Non je n’irai pas en URSS, pardon en Russie. -La Chine : Ah non c’est pollué, et ils font du trafic d’organe, ils affament les travailleurs de chez nous ; et depuis Mao la Chine, ce n’est plus ce que c’était. La Corée du Nord : Ah non ils ont des coiffeurs abominables. -Singapour : C’est trop moche et ils ont trop de fric, c’est suspect. -La Turquie : Avec le génocide arménien, il y a peu de chances qu’ils me voient. Eh puis Erdogan c’est retour vers le futur. -La Grèce : C’était devenu bien, il n’y avait plus de Colonels. Tzipras est un homme qui représentait le Peuple, puis il a viré sa cutie au bénéfice de la Troïka capitaliste. Non je n’irai pas chez le social-traitre. Les USA : Qui ose me parler des USA ? Le Pays soit disant « Indispensable ». Avec leur prêt à penser standardisé et stérilisé, leurs exécutions au goutte à goutte dans des prisons cliniques. C’est quand même le pays du grand génocide indien et de la chasse au Black. Je vous laisse allez à l’usine à « fun » de Mickey, sans moi. Le Mexique : Ah non ils ont des mœurs dégueulasses : Ils égorgent le gagnant du concours de pelote à ChichenItza. C’est moche. Et tu risques de faire un carton par les Cartels de drogue si tu es au mauvais endroit au mauvais moment. L’Inde : Quelles mœurs ; ils ont crevé les yeux des artisans du Taj Mahal après la construction. Ah non pas de moi chez ces barbares. Les Pays arabes : Ce n’est pas très progressiste, c’est même le Moyen Age.
L’Egypte : SiSi ! je vous répond NonNon ! Les pyramides et les temples ? J’entends gémir les esclaves qui ont transporté les pierres, je sens la morsure des coups de fouets. Sisi ! je suis comme cela, j’ai un don pour ressentir cela, pour faire parler les pierres et écouter les coups de fouets d’il y a 2000 ans. Ne vous moquez pas ! Alors l’Egypte Bonjour !
Le Québec : Il y a trop de curés !
La Pologne : Il y a trop de curés !
Bon ! Je vais repartir à Cuba. Ca fait 30 ans que je vais chez Pablo. J’ai un petit logement avec un toit en tôle ondulé qui fuit. On fait la récolte de la canne à sucre avec Pablo et les gars du village. Je suis même Citoyen d’honneur du village et membre d’honneur des Companeros de la canne à sucre. Sur la photo, vous pouvez me voir avec Danielle, on lève le poing pour la Fête nationale. Danielle ? Eh bien Danielle Mitterand ! J’aimerais bien changer, j’en ai marre de la canne à sucre. Eh puis ma signature écologique en prend un coup avec un vol Paris-La Havane, tous les ans. Je sais je fais du vélo pendant 3 mois pour essayer de compenser. Les Droits de l’Homme à Cuba ? Qu’est ce que vous me chantez ? N’écoutez pas la propagande du voisin américain et de ses affidés en Europe. Elle vit tous les jours la démocratie !
Retour sur un retour à Madagascar... English translation pending
Hello,
j'avais très envie de revenir à Mada, après 3 séjours là-bas.
Mon dernier voyage remontait déjà à 20 ans .......ça nous rajeunit pas...
Bref, trouvé un billet à 600€ sur Ethiopian Airlines, escales courtes, service correct, nickel.
L'arrivée à Ivato (aéroport) est simple, ça commence par une distribution de prospectus d'information sur la peste, puis visa payant mais rapide, et longue attente des bagages. Pas de pression en sortant, c’est plutôt calme.
Taxi (50 000 Ar) R9 miteuse, le chauffeur parle bien le français.
Tana est toujours aussi pourrie, mais j'adore cette ville, ces vielles maisons en briques, ces rues pavées, ces taxis 2 Chevaux et 4L, et nombreuses traces de la colonisation française.
Le marché de Petite Vitesse est mon préféré : très grand, assez organisé par secteurs, la partie animaux ou il ne faut pas avoir peur d’attraper la grippe aviaire, et où on vend aussi des chatons entre 2 pintades…. Par contre, y aller juste en short et T-shirt, argent caché dans la culotte, ce genre. Il y a une belle vue sur les rails et sur les anciens trains laissés à l’abandon du 1ere étage du bâtiment principal du marché.
Personne ne vous prend la tête dans la rue, quelques gamins insistants vers l’Avenue de l’Indépendance, c’est tout. Certains établissements comme Le Glacier n’ont pas changé depuis les années 30 on dirait, ambiance à moitié glauque entre 3 putes buvant de la bière et vieux vahaza bedonnants scotchés là….. D’autres plus contemporain ont vu le jour, comme le Ku De Ta ou l’Urban, bel hôtel assez design. Le reste de la ville est dans son jus, rien n’est construit, rien n’est neuf, tout se délite…..à commencer par la chaussée, et avec le début de la saison des pluies, des véritables rivières se forment dans des rues de la basse ville dès qu’un orage puissant éclate….
Donc, qu'est ce qui a changé dans la grande ile en 20 ans ?
Et ben rien, c'est pire..... J’ai juste constaté 3 trucs nouveaux : les téléphones portables, Canal Sat et la Gastronomie Pizza (chaine de Fast Food)…..le reste est pareil, rien n’est construit, rien n’est rénové, tout va à vau-l’eau. Le peuple malgache est dans une extrême misère, la plupart des gens vivent avec moins d’1 € par jour, le SMIC local (150 000 ?) n’est pas respecté…
Les politiques sont d’un niveau rarement vu : le débat à l’Assemblée Nationale sur l’attribution (par eux-mêmes) d’un 4X4 à chaque député est surréaliste. « Le gouvernement ne contrôle plus rien » titre un journal malgache, ça à l’air de correspondre à la réalité. Le gouvernement, tout corrompu qu’il est, est confronté à un sérieux problème : très peu d’argent rentre dans les caisses de l’état, les taxes et impôts ne seraient perçus qu’à hauteur de 10 %. Çeci engendre un cercle vicieux dont personne ne trouve de solutions ou d’alternatives, malgré les analyses des spécialistes internationaux (FMI et autres) qui traitent le dossier malgache. Et d’où l’idée simpliste qui revient de relever encore les taxes sur l’essence, qui elles rentrent plus ou moins dans les caisses….
Heureusement, il reste le peuple…..les gens sont vraiment gentils, c’en est même étonnant vu la misère…peu d’arnaque sur les prix, même si j’ai dû payer pas mal de choses plus cher qu’un local.
Je n’ai ressenti absolument aucune insécurité, à aucun moment. J’avais lu sur le forum le témoignage de gens s’étant fait dépouiller sur la descente de la Tsiribihina, donc méfiance au début, mais vraiment rien de rien.
Le plus grand danger à mon avis est la circulation en taxi brousse, là ça craint, j’ai même commencé une prière dans un Mercedes Sprinter pourri qui roulait à 60 km/h sous une pluie battante sans essuie-glace…
Donc pour les voyageurs hésitants, et il y en a sur ce forum, n’hésitez plus, ce pays vaut vraiment le déplacement, et reste à mes yeux du moins, profondément attachant !
j'avais très envie de revenir à Mada, après 3 séjours là-bas.
Mon dernier voyage remontait déjà à 20 ans .......ça nous rajeunit pas...
Bref, trouvé un billet à 600€ sur Ethiopian Airlines, escales courtes, service correct, nickel.
L'arrivée à Ivato (aéroport) est simple, ça commence par une distribution de prospectus d'information sur la peste, puis visa payant mais rapide, et longue attente des bagages. Pas de pression en sortant, c’est plutôt calme.
Taxi (50 000 Ar) R9 miteuse, le chauffeur parle bien le français.
Tana est toujours aussi pourrie, mais j'adore cette ville, ces vielles maisons en briques, ces rues pavées, ces taxis 2 Chevaux et 4L, et nombreuses traces de la colonisation française.
Le marché de Petite Vitesse est mon préféré : très grand, assez organisé par secteurs, la partie animaux ou il ne faut pas avoir peur d’attraper la grippe aviaire, et où on vend aussi des chatons entre 2 pintades…. Par contre, y aller juste en short et T-shirt, argent caché dans la culotte, ce genre. Il y a une belle vue sur les rails et sur les anciens trains laissés à l’abandon du 1ere étage du bâtiment principal du marché.
Personne ne vous prend la tête dans la rue, quelques gamins insistants vers l’Avenue de l’Indépendance, c’est tout. Certains établissements comme Le Glacier n’ont pas changé depuis les années 30 on dirait, ambiance à moitié glauque entre 3 putes buvant de la bière et vieux vahaza bedonnants scotchés là….. D’autres plus contemporain ont vu le jour, comme le Ku De Ta ou l’Urban, bel hôtel assez design. Le reste de la ville est dans son jus, rien n’est construit, rien n’est neuf, tout se délite…..à commencer par la chaussée, et avec le début de la saison des pluies, des véritables rivières se forment dans des rues de la basse ville dès qu’un orage puissant éclate….
Donc, qu'est ce qui a changé dans la grande ile en 20 ans ?
Et ben rien, c'est pire..... J’ai juste constaté 3 trucs nouveaux : les téléphones portables, Canal Sat et la Gastronomie Pizza (chaine de Fast Food)…..le reste est pareil, rien n’est construit, rien n’est rénové, tout va à vau-l’eau. Le peuple malgache est dans une extrême misère, la plupart des gens vivent avec moins d’1 € par jour, le SMIC local (150 000 ?) n’est pas respecté…
Les politiques sont d’un niveau rarement vu : le débat à l’Assemblée Nationale sur l’attribution (par eux-mêmes) d’un 4X4 à chaque député est surréaliste. « Le gouvernement ne contrôle plus rien » titre un journal malgache, ça à l’air de correspondre à la réalité. Le gouvernement, tout corrompu qu’il est, est confronté à un sérieux problème : très peu d’argent rentre dans les caisses de l’état, les taxes et impôts ne seraient perçus qu’à hauteur de 10 %. Çeci engendre un cercle vicieux dont personne ne trouve de solutions ou d’alternatives, malgré les analyses des spécialistes internationaux (FMI et autres) qui traitent le dossier malgache. Et d’où l’idée simpliste qui revient de relever encore les taxes sur l’essence, qui elles rentrent plus ou moins dans les caisses….
Heureusement, il reste le peuple…..les gens sont vraiment gentils, c’en est même étonnant vu la misère…peu d’arnaque sur les prix, même si j’ai dû payer pas mal de choses plus cher qu’un local.
Je n’ai ressenti absolument aucune insécurité, à aucun moment. J’avais lu sur le forum le témoignage de gens s’étant fait dépouiller sur la descente de la Tsiribihina, donc méfiance au début, mais vraiment rien de rien.
Le plus grand danger à mon avis est la circulation en taxi brousse, là ça craint, j’ai même commencé une prière dans un Mercedes Sprinter pourri qui roulait à 60 km/h sous une pluie battante sans essuie-glace…
Donc pour les voyageurs hésitants, et il y en a sur ce forum, n’hésitez plus, ce pays vaut vraiment le déplacement, et reste à mes yeux du moins, profondément attachant !
Rencontrer une compagne pour une magnifique croisière en Grèce English translation pending
Quelle voyageuse souhaitera avoir plus de détails sur la croisière que j'ai prévue, et pour laquelle j'ai réservé 2 places pour le printemps prochain, dans un confort optimal à bord du navire, avec visite de lieux idylliques ??
Voyager en famille, en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Nous voyageons en famille, en Thaïlande, du 13 juillet au 6 août 2017, avec nos 3 enfants (1 an, 10 ans et 14 ans).
Notre parcours prévisionnel est : Bangkok (4j)> Pattaya (3j)> Phuket /Krabi (5j)> Chiang Mai (6j)> Chiang Rai (4j)> Bangkok (2j).
Nous allons faire les déplacements en avion, sauf pour Bangkok>Pattaya et Chiang Mai>Chiang Rai en bus.
Que pensez-vous de cet itinéraire, merci de nous donner vos avis. Tous conseils sur les sites à visiter en famille dans ces régions, hébergement, climat à prévoir…etc, sont les bienvenus.
Circuit au Québec et budget English translation pending
Bonjour et merci d'avance pour l'information que vous pourrez me donner si vous avez déjà voyagé au Québec :
combien faut-il compter par jour de dépenses en hôtel, en repas etc... si l'on souhaite voyager confortablement mais pas luxueusement ? Nous savons que les entrées de parc sont gratuites en 2017 mais n'avons aucune idée du budget que nous devons avoir.
Marie Jo
Arte: les "lady boys" en Thaïlande (2016) English translation pending
En Thaïlande, les travestis et les transsexuels sont ancrés dans la culture du pays. Ces hommes qui ont choisi de vivre sous une identité féminine seraient près de cinq cent mille.
Dans ce pays du Sud-Est asiatique, on appelle kathoeys, qui signifie "différents", les hommes qui ont choisi de vivre sous une identité féminine. Ces lady boys, qui seraient près de cinq cent mille, font partie du paysage, que ce soit dans la capitale, Bangkok, ou dans les villages plus reculés. Parfaitement intégrés à la société, ils sont solidement ancrés dans la culture du pays. http://www.arte.tv/guide/fr/064565-026-A/360-geo
Dans ce pays du Sud-Est asiatique, on appelle kathoeys, qui signifie "différents", les hommes qui ont choisi de vivre sous une identité féminine. Ces lady boys, qui seraient près de cinq cent mille, font partie du paysage, que ce soit dans la capitale, Bangkok, ou dans les villages plus reculés. Parfaitement intégrés à la société, ils sont solidement ancrés dans la culture du pays. http://www.arte.tv/guide/fr/064565-026-A/360-geo
Week-end avec un pote belge à Marrakech English translation pending
bonsoir tout le monde,
j'ai vraiment besoin de vos avis et je tiens à votre aide à propos de mon sujet...
un ami belge que je connais il y a bien plus de 2 / 3 ans, décide de venir pour passer un weekend à Marrakech, il a toujours voulu visiter le Maroc, et c'était l'occasion pour lui (il vient en début mai), il a déjà réservé son billet aller/retour, et il compte réserver l’hôtel maintenant, il m'a proposé de lui tenir compagnie et ça fera des vacances pour moi aussi et ça m'arrange ... sauf que je me demande si j'aurai pas d'ennuies avec les autorités marocaines sachant que je suis marocain et que j’accompagne un pote belge pour un weekend ? et est ce que c possible , eventuellement, de séjourner dans une chambre d'hotel à deux mais avec des lits séparès biensur (twin beds), "on est pas des pd kan meme" !!! lol ... mais pour les lois marocaines est ce que ça posera un problème?
S'IL VOUS PLAIT !!! je compte sur vous .
3 semaines au Québec en été 2017 English translation pending
Bonjour
Nous partons 2 adultes du 26 juin 2017 au 17 juillet 2017 donc 3 semaines pour découvrir Montréal et faire une boucle de 3 semaines jusqu'en Gaspésie et retour de Montréal pour Lyon. Dans un 1er temps pourriez vous nous dire si les hôtels sont coûteux? Mon itinéraire serais le suivant : jour 1 Arrivé à Montréal J2 Visite Montréal ? je vais chercher les endroits les plus intéressants? combien de jours pour visiter Montréal? J3 Montréal - Mauricie (138km - 1h52) ou dormir chez l habitant ou hôtel le plus avantageux? J4 Mauricie visite? j5 Mauricie Visite ? J6 Mauricie - lac st Jean 150km-2h43 Idem pour le couchage ? j7 lac st jeab Fiord du Saguenay 189km - 3h00 couchage ? j8 Visite Fiord da Saguenay j9 Fiord Tadoussac 128km - 2h30 couchage ? j10 Tadoussac - Parc de la Gaspesie 359km - 7h00 ? pas terrible ? j11 parc de la Gaspesie visite j12 Parc de la Gaspésie- Parc Forillon 198km - 3h00 couchage? J13 Parc Forillon - Percé 117km 1h46 j14 Percé - baie des chaleurs 125km 1h50 couchage? j15 baie des chaleurs visite j16 Baie des chaleurs - Parc du Bic 287km - 4h15 ? j17 Parc de bic visite j18 Parc de bic visite - Bas St laurent 146km - 2h00 dormir ? j19 - Bas St laurent - Quebec 200km- 2h30 dormir ? J20 Visite Quebec ? J21 Quebec Montréal 252km 3h00 J22 retour à Lyon merci beaucoup pour votre aide je pense que cet itinéraire est peut être pas l'idéal ? je n ai pas encore calculé le budget par personne pour ce 3 semaines, juste le billet d'avion aujourd’hui hui de réservé. Bonne soirée
Nous partons 2 adultes du 26 juin 2017 au 17 juillet 2017 donc 3 semaines pour découvrir Montréal et faire une boucle de 3 semaines jusqu'en Gaspésie et retour de Montréal pour Lyon. Dans un 1er temps pourriez vous nous dire si les hôtels sont coûteux? Mon itinéraire serais le suivant : jour 1 Arrivé à Montréal J2 Visite Montréal ? je vais chercher les endroits les plus intéressants? combien de jours pour visiter Montréal? J3 Montréal - Mauricie (138km - 1h52) ou dormir chez l habitant ou hôtel le plus avantageux? J4 Mauricie visite? j5 Mauricie Visite ? J6 Mauricie - lac st Jean 150km-2h43 Idem pour le couchage ? j7 lac st jeab Fiord du Saguenay 189km - 3h00 couchage ? j8 Visite Fiord da Saguenay j9 Fiord Tadoussac 128km - 2h30 couchage ? j10 Tadoussac - Parc de la Gaspesie 359km - 7h00 ? pas terrible ? j11 parc de la Gaspesie visite j12 Parc de la Gaspésie- Parc Forillon 198km - 3h00 couchage? J13 Parc Forillon - Percé 117km 1h46 j14 Percé - baie des chaleurs 125km 1h50 couchage? j15 baie des chaleurs visite j16 Baie des chaleurs - Parc du Bic 287km - 4h15 ? j17 Parc de bic visite j18 Parc de bic visite - Bas St laurent 146km - 2h00 dormir ? j19 - Bas St laurent - Quebec 200km- 2h30 dormir ? J20 Visite Quebec ? J21 Quebec Montréal 252km 3h00 J22 retour à Lyon merci beaucoup pour votre aide je pense que cet itinéraire est peut être pas l'idéal ? je n ai pas encore calculé le budget par personne pour ce 3 semaines, juste le billet d'avion aujourd’hui hui de réservé. Bonne soirée
5 jours seule à Paris English translation pending
Bonjour,
Je compte passer 5 jours à Paris au mois de septembre. J'ai retenu un hotel au 8e près de la gare saint lazare et un dans le 1er arrondissement rue saint roch.
Pouvez-vous me dire si ce sont des endroits sûrs pour une jeune fille seule ? À quelle heure je devrais être rentrée pour éviter les problèmes :S ?
Sinon me proposer quelques noms de quartiers et arrondissement sûrs ?
Merci d'avance
Croisière Costa neoRomantica départ Amsterdam English translation pending
Nous partons en couple du 07-08-2016 au 16-08-2016 sur le Costa NeoRomantica au départ d'Amsterdam
Comment est ce bateau ?
Quelle est la température à cette période ??
Les circuits aux escales sont ils chers ? Stanvanger/ Andalsnes/ Alesund/Olden/Flaam/ ...
merci de me donner des précisions
Carnet n° 68: Jérusalem & Tel Aviv / 1er - 4 juin 2016 English translation pending
Mercredi 1er juin
Soucieux de respecter ce qui depuis quelques temps est devenu un rituel, je profite de mon passage en France pour aller encore plus loin découvrir ou redécouvrir des terres qui contrastent avec mon île. À la Réunion, je suis sous le charme autant que j'y étouffe. J'aime le bleu de l'océan et le dru de la pluie sur mon toit en tôle. Mais j'étouffe de voir ma mobilité circonscrite à trois ou quatre axes majeurs. Reprendre les airs me permet alors de reprendre mon souffle avant une énième apnée. Avant une nouvelle immersion de quelques mois.
Quittant un Paris maussade et pluvieux, je ne peux que me faire l'ambassadeur des nouveaux psychologues de comptoir qui associent sans relâche beau temps et humeur favorable. Alors que les inondations de Seine-et-Marne gagnent du terrain sur Paris et que la SNCF arrête ses trains pour des raisons ubuesques, les gens font véritablement la gueule. Je me félicite de mon choix de destination : à Jérusalem, il fera à n'en pas douter, beau et chaud pendant l'intégralité de mon séjour.
Au terme d'un voyage en transport en commun qui, grève et intempérie obligent, s'affranchit sans complexe des évolutions du XXIe siècle, je retrouve avec fébrilité le Salon Air France du terminal CDG2F. Bien que prévu sur le vol d'après, mon ami grand voyageur me rejoint entre le fromage et le dessert; il a fini plus tôt sa matinée de travail. Nous devisons quelques minutes avant que je n'embarque seul pour Amsterdam. Nous nous retrouverons trois heures plus tard, à l'escale.
Aux Pays-Bas, je tue les cinq heures d'attente en améliorant par le mouvement ma connaissance du monde. Je prends le train trente minutes pour la Haye. J'avais dans l'idée de voir la mer, je me contenterai de la lecture du journal sur un banc. Les plages étaient trop loin au vu du temps imparti, je retourne à Schipol, non mécontent d'avoir côtoyé quelques instants cette merveilleuse ville où sont jugés les criminels de guerre Serbes et Africains, à l'exception de tous les autres. Le soir venu, on aime le vol aux issues sans voisin malgré le froid polaire qui y règne, entre deux eaux, après Paris et ses trombes d'eau, avant le Moyen-Orient et son soleil infernal.
Jeudi 2
On change de date au cours du vol pour atterrir, hagards mais excités sur les coups de 3h du matin. Si la ville qu'il dessert est réputée pour ne jamais dormir, l'aéroport Ben Gurion ne semble pas dormir non plus. Des gens, du bruit, à n'importe quelle heure du jour, et de la nuit. Avec nos passeports passés partout, nous entrons dans le royaume promis du peuple élu. Quelle grâce. Quel honneur. Pourtant, à gauche, à la sortie, après être passés par le seul et unique distributeur de billets du terminal, nous affrontons ce que le Moyen-Orient fait de mieux avant d'embarquer dans un sherut, ce taxi collectif qui ne part que lorsqu'il est plein. Et c'est bien la foule et les cris qui rythmeront l'attente, le temps que notre véhicule se remplisse doucement de tous ces couillons dont deux au moins étaient tuberculeux quand tous allaient exactement là où nous n'allions pas. Nous serons déposés en dernier après avoir été trimballés de droite et de gauche pendant quatre-vingt-dix minutes dans l'insalubrité latente des faubourgs de cette capitale aussi éternelle que controversée. Nous arrivons au couvent à 5h...
Nous nous offrons une délicieuse nuit de trois heures dans un univers sain, dans un univers propre. Une nuit courte, certes, mais une nuit suffisante pour partir, aussi alertes que vaillants, à la découverte de l'est du pays. Si notre dernier voyage sur ces terres avait été assez complet, il nous aura manqué l'est et la Mer Morte. Nous partirons ce jour plutôt que demain car, Shabbat aidant, il nous faut la jouer fine si nous ne voulons pas nous retrouver bloqués, comme toute l'économie du pays, dès l'heure du goûter. À la réception, on nous conseille un chauffeur Palestinien. L'excursion sera chère mais la liberté, dans ces conditions et sous ces latitudes, n'a vraiment pas de prix.
Direction plein est, Majed notre chauffeur, prend cette étrange route qui accueille les véhicules israéliens et palestiniens. De part et d'autre, aux abords de Jérusalem, des quartiers israéliens encerclent des villages palestiniens sans que l'on comprenne bien comment ses habitants s'en extirpent. C'est que cette route est commune entre deux check-points distants d'une cinquantaine de kilomètres. Dans sa grande générosité, Israël permet au moins aux Palestiniens d'aller se baigner. En descendant doucement mais sûrement l'incroyable dénivelée entre Jérusalem (+900m) et la Mer Morte (-427m), nous écoutons notre chauffeur nous parler du Ramadan. Si d'après lui, partout ailleurs le Ramadan est plus sobre, ici, il est synonyme d'excès et de gâchis. La journée, les magasins d'alimentation sont envahis car dès la nuit tombée, il s'agit d'en mettre plein la vue (et la panse) à la famille et aux amis venus rompre le jeûne. À un moment, nous passons la ligne du niveau de la mer. En face, magiques, les hauts plateaux de la Jordanie se dressent derrière la Mer Morte.
Nous longeons cette dernière sur soixante kilomètres encore pour atteindre le fort de Masada, une ancienne place forte située à 350m d'altitude depuis laquelle de vaillants autochtones s'étaient retranchés pour assurer leur survie. Avec en fond sonore la musique traditionnelle d'une Bar-Mitzva qui se déroulait là, nous méditons un temps devant le paysage époustouflant qui s'étale devant nous : l'ocre et le rouge du désert l'emportent sur le bleu à l'agonie de la mer. Nous boudons le téléphérique qui nous permit pourtant d'accéder à l'endroit en moins de cinq minutes et descendons plutôt à pied le Sentier du Serpent pour regagner en trente minutes le parking ombragé et notre chauffeur. Avant le bain, nous faisons halte à Qumran, lieu chargé d'histoire où furent trouvées au siècle dernier des amphores pleines d'écrits sacrés. Hormis pour la vue, les deux vestiges visités n'avaient à mes yeux aucun intérêt.
Baignade, enfin, sur la Mer Morte après avoir réglé un droit d'accès exorbitant. L'endroit, touristique à outrance, me donne envie de fuir rapidement : la musique bon marché est aussi forte que le sable est brûlant, la mer est plutôt dégueulasse et l'omniprésence de touristes enduits de boue stimule en profondeur ma légendaire agoraphobie. Franchement, même si à long terme je puis convenir que cette boue produise quelque action bénéfique, à court terme, ça te donne plutôt l'air con.
De retour dans la Ville des villes, Majed nous dépose à proximité de la Porte de Damas juste à côté d'une gargote tenue par un chrétien. Nous y trouvons de quoi nous faire un petit apéro bien gentillet à siroter en haut de la terrasse de l'Ecce Homo. Là, face au minaret qui gueule la grandeur de Dieu, nous portons un toast aux trois religions, ravis d'être devant un spectacle aussi beau, aussi magique, aussi... incroyable. Enfin, après avoir dîné de mezzés près de la Huitième Station, après avoir subi une dernière fois le zèle du muezzin, nous allons dormir du sommeil du juste. Il ne fait pas trop chaud, il n'y a pas de moustique ; nous avons quelques heures de silence devant nous avant...
Vendredi 3
qu'à 4h24, soit rappelée à nos âmes pécheresses la grandeur du dieu des décibels. Franchement ! Ils ne pourraient pas la fermer ? Au moins entre 22h et 7h... Après le petit déjeuner, nous retrouvons les filles de Lyon rencontrées la veille au soir dans notre lieu ; elles nous emmènent au bassin de Bethesda, lieu antique où Jésus guérit le pauvre hère incapable de se déplacer et que personne ne voulait aider. En parcourant en haut en bas les innombrables citernes, je devise seul sur l'égoïsme des temps anciens sans pouvoir m'affirmer que j'aurais eu moi, la bonne attitude.
On remonte l'intégralité de la Via Dolorosa pour se perdre un peu à proximité de ce qui nous intéresse. Le Saint Sépulcre s'approche avec le cœur, pas étonnant qu'il m'ait fallu trois détours pour l'atteindre enfin ! Dans la basilique, les pèlerins s'activent comme des fourmis en affichant sans honte ce qui les caractérise à longueur d'année. Moi, je porte mon éternelle culotte mais sais faire preuve de discrétion. D'autres braillent leur savoir généralement en Italien à une brochette de touristes éberlués dont la peau brûlée donne une idée de leur noviciat. D'autres encore font acte de dévotion en multipliant signes de croix et génuflexions : ça brasse quantité d'air, l'atmosphère de ce lieu étrange devient respirable. Enfin, certains n'hésitent pas, en braillant tout autant, à s'organiser pour réaliser le meilleur selfie possible au sein même de cet endroit millénaire. Après une courte attente, j'entre dans le Saint Sépulcre et passe huit secondes avec ce qui reste du Christ : une histoire incroyable et un grand bol d'amour pur.
Tandis que nous marchons vers d'autres lieux saints, dévalant la vieille ville à la recherche de signes, alors que mon instinct me dit d'aller à gauche, je suis stoppé par un policier : Vous n'êtes pas musulman ! Une chose est sûre désormais : le policier israélien est doué de perspicacité... Plus loin, nous atteignons sans peine le Mur des lamentations dont seule la mise en scène des différents acteurs, véritable spectacle vivant, avait quelque chose d'émouvant. En haut, l'esplanade des Mosquées est pour l'occasion fermée aux infidèles. En ce jour de vendredi, c'est toute une religion qui prie et si d'aventure nous tenons à rester en vie, il sera bon d'avoir quitté la ville avant 13h, heure à laquelle la foule galvanisée par le prêche investit les ruelles étroites au sortir des mosquées.
Fuyant la facilité et confiant, toujours, en ma bonne étoile, je cherche à rejoindre la gare ferroviaire de Jérusalem Malha en utilisant les bus de ville dont les indications, ouverture internationale oblige, sont exclusivement rédigées en Hébreu. Je cherche, je demande et n'opérerai qu'un seul changement pour parvenir à mes fins au terme d'un voyage initiatique dans une ville nouvelle déjà usée où les poubelles en plein air rivalisent avec les trottoirs défoncés. Nous ne sommes pas en Afrique mais à l'évidence, nous n'en sommes pas très loin. Entre Jerusalem la Rigoriste et Tel Aviv la Libérale, le train serpente dans de magnifiques encaissements montagneux avant d'atteindre l'altitude plus raisonnable des bords de mer. La première partie de ce trajet d'une heure et demie est absolument splendide.
Tel-Aviv la libérale ? Nous quittons la Gare d'HaShalom pour retrouver l'océan quand en sens inverse, des personnes bizarrement vêtues tentent, elles, de rejoindre la gare avant l'heure fatidique où commence le Shabbat. Nous évoluons dans une autre de ces formidables hypocrisies dont ce pays est capable : invoquant la désormais sacro-sainte notion de démocratie, on peut célébrer la jouissance vaine et stérile des libertés sexuelles avant 16h avant de se recueillir pieusement en souvenir du septième jour pendant lequel Dieu cessa toute activité. Nous arrivons à Tel Aviv juste à la fin de la Gay Pride, la grande, l'unique dans la grande et unique démocratie du Moyen-Orient. Le ballet incessant de tous ces gens qui se baladent à moitié à poil le long d'avenues jonchées de tracts arc-en-ciel, de bouteilles cassées et de papiers gras s'oppose à mon esprit conservateur bien entendu incapable d'une telle exubérance.
Nous décidons de retrouver au Hilton un camarade Polonais rencontré en septembre dernier à Varsovie et dont nous avions deviné la présence par profils Facebook interposés. Se frayant tant bien que mal un chemin dans cette horde de festivaliers harnachés tels des zombies sursexués je ne peux m'empêcher de penser que tout cela a quelque chose de ridicule. Quelque chose de triste. Je n'arrive pas à voir par quelle alchimie porter des tenues aussi légères qu'obscènes puisse justifier la liberté des mœurs et engager de fait, la reconnaissance à laquelle aspirent tous ces protagonistes. Curieusement, aussi spectaculaire que l'instant n'était pas prévu, retrouver nos habitudes au Hilton nous aura protégés de ces délires d'une humanité ayant perdu le sens des priorités. À la réception de l'immense édifice, je demande Mariusz ; c'est Darek qui décroche. Il nous explique dans un anglais charmant aux intonations polonaises : Mariusz is on pride...
Ravi que Darek, perdu dans l'enfer de la pride, soit revenu prématurément à sa chambre, nous tombons à notre tour culottes et polos et, abandonnant nos affaires dans la chambre 930, courons presque dans les eaux de la Méditerranée. Objectivement, c'était le meilleur moyen d'attendre l'ami slave qui pouvait alors rentrer quand il voulait ! La socialisation qui s'ensuivit fut riche. Avant et après que Mariusz fut enfin rentré, nous avons pu échanger avec ce groupe d'amis Polonais dont l'orientation sexuelle n'a malheureusement rien d'aisée dans un pays aussi conservateur que catholique comme la Pologne. Comme partout, l'exode rural devient la solution, parce que les villes offrent autant un anonymat reposant qu'un environnement socio-culturel souvent plus abouti. Au salon du Hilton, nous trinquons à ces retrouvailles inopinées et à l'échange simple. Nous sommes tous, chacun à son niveau, des chercheurs de paix intérieure.
Il est temps de partir. Nous quittons l'hôtel par la Shabbat door, soucieux de ne pas faire le moindre effort, l'esprit déjà assez sonné par tant de controverses et d'idées douloureuses. En attendant un taxi raisonnable, je m'interroge devant cette ville et cette envie farouche de banaliser ce qui reste quand même marginal en Terre Sainte. Comme si, en arborant crânement la tolérance, elle cherchait à briser la superstition de Sodome et Gomorre. Finalement, on embarque dans le taxi de Ronen, pas plus raisonnable qu'un autre : ce soir, c'est Shabbat, tout est plus cher. Je n'arrive toujours pas à faire le lien entre ce jour saint et le fait qu'il faille faire payer double tout travail pourtant illégal au sens spirituel réalisé dans la fourchette sabbatique. Ronen est enjoué, Ronen est bavard. Il nous parle de son pays avec passion, comme pour clôturer ces deux jours intenses, par un discours rodé, pourtant sincère, où se mélangent fierté nationaliste, haine de l'islam et crainte d'un Dieu vengeur. Pour lui, Israël est une grande nation, les arabes sont tous des intégristes et les pluies diluviennes qui s'abattent sur Paris ne sont que la punition de Dieu. Fier d'être juif, fier d'appartenir à la plus vieille religion du monde, Ronen ne fait qu'entériner ce que je pense depuis quelque temps : quand la religion Juive n'est pas prise au pied de la lettre par des Orthodoxes passablement psychorigides, elle fait figure de caste pour tous les autres. Ce mélange de folklore élitiste et d'histoire pour le moins tragique leur confère l'aura suprême et une pensée inaltérable s'affranchissant bien volontiers des bases les plus élémentaires de toute religion.
Quand on aborde la question des Palestiniens, le ton est toujours aussi chaleureux ; Ronen n'est pas un violent. Son père l'a éduqué en parlant bien des uns et des autres. Pourtant, à ses yeux, le côté démocrate de sa nation devrait l'emporter sur la théologie, pour lui l'unique point de divergence entre Islam et Judaïsme. Seulement, et c'est ce que j'essaye de lui expliquer, plus on avance et plus la situation est inextricable : des deux côtés, les enfants sont élevés avec la haine de l'autre. Et ce n'est pas près de s'arranger. Pour l'européen que je suis, se prononcer est difficile mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que la suffisance d'un peuple couplée à sa forte militarisation l'emportera forcément sur l'autre peuple d'autant plus quand le premier réduit chaque jour l'espace vital du second en le privant des ses accès à l'eau et de ses droits les plus élémentaires. A posteriori, nous avons simplement eu droit au discours convenu d'un cerveau suffisant lavé et relavé depuis trois générations et dont l'étendue de la conscience était malheureusement limitée aux frontières ingrates et criminelles de son pays.
A l'aéroport, on nous crible de questions, on nous scrute, bref on nous emmerde une bonne demi-heure sur nos allées et venues. Pourquoi avoir visité tel pays et combien de temps ? Qui avons nous rencontré là-bas ? Mais surtout, pourquoi ne sommes-nous venus qu'une journée en Israel ? Quand s'estompe dans mon esprit malade le bruit et l'image du gant en latex claquant sur le poignet, je me détend et leur explique ce qu'est la dilatation du temps et les vertus du speed travelling. Nous ne sommes pas venus une journée mais deux et je suis le premier étonné de voir tout ce qu'on peut vivre en à peine 46 heures... Ça a l'air de prendre, je reste poli. Ça passe, on passe, nous sommes ravis de quitter enfin après une fouille aussi méticuleuse que démocratique de l'intégralité de nos effets personnels. Une fois posés dans l'avion d'Air France, nous ressassons déjà nos souvenirs, rassurés d'avoir déjà un pied à la maison. A l'atterrissage, quelques heures plus tard, le brouillard qui enveloppe le tarmac empêche le mercure de dépasser les 10°C. Il est cinq heures du matin. Nous sommes le 4 juin.

Soucieux de respecter ce qui depuis quelques temps est devenu un rituel, je profite de mon passage en France pour aller encore plus loin découvrir ou redécouvrir des terres qui contrastent avec mon île. À la Réunion, je suis sous le charme autant que j'y étouffe. J'aime le bleu de l'océan et le dru de la pluie sur mon toit en tôle. Mais j'étouffe de voir ma mobilité circonscrite à trois ou quatre axes majeurs. Reprendre les airs me permet alors de reprendre mon souffle avant une énième apnée. Avant une nouvelle immersion de quelques mois.
Quittant un Paris maussade et pluvieux, je ne peux que me faire l'ambassadeur des nouveaux psychologues de comptoir qui associent sans relâche beau temps et humeur favorable. Alors que les inondations de Seine-et-Marne gagnent du terrain sur Paris et que la SNCF arrête ses trains pour des raisons ubuesques, les gens font véritablement la gueule. Je me félicite de mon choix de destination : à Jérusalem, il fera à n'en pas douter, beau et chaud pendant l'intégralité de mon séjour.
Au terme d'un voyage en transport en commun qui, grève et intempérie obligent, s'affranchit sans complexe des évolutions du XXIe siècle, je retrouve avec fébrilité le Salon Air France du terminal CDG2F. Bien que prévu sur le vol d'après, mon ami grand voyageur me rejoint entre le fromage et le dessert; il a fini plus tôt sa matinée de travail. Nous devisons quelques minutes avant que je n'embarque seul pour Amsterdam. Nous nous retrouverons trois heures plus tard, à l'escale.
Aux Pays-Bas, je tue les cinq heures d'attente en améliorant par le mouvement ma connaissance du monde. Je prends le train trente minutes pour la Haye. J'avais dans l'idée de voir la mer, je me contenterai de la lecture du journal sur un banc. Les plages étaient trop loin au vu du temps imparti, je retourne à Schipol, non mécontent d'avoir côtoyé quelques instants cette merveilleuse ville où sont jugés les criminels de guerre Serbes et Africains, à l'exception de tous les autres. Le soir venu, on aime le vol aux issues sans voisin malgré le froid polaire qui y règne, entre deux eaux, après Paris et ses trombes d'eau, avant le Moyen-Orient et son soleil infernal.
Jeudi 2
On change de date au cours du vol pour atterrir, hagards mais excités sur les coups de 3h du matin. Si la ville qu'il dessert est réputée pour ne jamais dormir, l'aéroport Ben Gurion ne semble pas dormir non plus. Des gens, du bruit, à n'importe quelle heure du jour, et de la nuit. Avec nos passeports passés partout, nous entrons dans le royaume promis du peuple élu. Quelle grâce. Quel honneur. Pourtant, à gauche, à la sortie, après être passés par le seul et unique distributeur de billets du terminal, nous affrontons ce que le Moyen-Orient fait de mieux avant d'embarquer dans un sherut, ce taxi collectif qui ne part que lorsqu'il est plein. Et c'est bien la foule et les cris qui rythmeront l'attente, le temps que notre véhicule se remplisse doucement de tous ces couillons dont deux au moins étaient tuberculeux quand tous allaient exactement là où nous n'allions pas. Nous serons déposés en dernier après avoir été trimballés de droite et de gauche pendant quatre-vingt-dix minutes dans l'insalubrité latente des faubourgs de cette capitale aussi éternelle que controversée. Nous arrivons au couvent à 5h...
Nous nous offrons une délicieuse nuit de trois heures dans un univers sain, dans un univers propre. Une nuit courte, certes, mais une nuit suffisante pour partir, aussi alertes que vaillants, à la découverte de l'est du pays. Si notre dernier voyage sur ces terres avait été assez complet, il nous aura manqué l'est et la Mer Morte. Nous partirons ce jour plutôt que demain car, Shabbat aidant, il nous faut la jouer fine si nous ne voulons pas nous retrouver bloqués, comme toute l'économie du pays, dès l'heure du goûter. À la réception, on nous conseille un chauffeur Palestinien. L'excursion sera chère mais la liberté, dans ces conditions et sous ces latitudes, n'a vraiment pas de prix.
Direction plein est, Majed notre chauffeur, prend cette étrange route qui accueille les véhicules israéliens et palestiniens. De part et d'autre, aux abords de Jérusalem, des quartiers israéliens encerclent des villages palestiniens sans que l'on comprenne bien comment ses habitants s'en extirpent. C'est que cette route est commune entre deux check-points distants d'une cinquantaine de kilomètres. Dans sa grande générosité, Israël permet au moins aux Palestiniens d'aller se baigner. En descendant doucement mais sûrement l'incroyable dénivelée entre Jérusalem (+900m) et la Mer Morte (-427m), nous écoutons notre chauffeur nous parler du Ramadan. Si d'après lui, partout ailleurs le Ramadan est plus sobre, ici, il est synonyme d'excès et de gâchis. La journée, les magasins d'alimentation sont envahis car dès la nuit tombée, il s'agit d'en mettre plein la vue (et la panse) à la famille et aux amis venus rompre le jeûne. À un moment, nous passons la ligne du niveau de la mer. En face, magiques, les hauts plateaux de la Jordanie se dressent derrière la Mer Morte.
Nous longeons cette dernière sur soixante kilomètres encore pour atteindre le fort de Masada, une ancienne place forte située à 350m d'altitude depuis laquelle de vaillants autochtones s'étaient retranchés pour assurer leur survie. Avec en fond sonore la musique traditionnelle d'une Bar-Mitzva qui se déroulait là, nous méditons un temps devant le paysage époustouflant qui s'étale devant nous : l'ocre et le rouge du désert l'emportent sur le bleu à l'agonie de la mer. Nous boudons le téléphérique qui nous permit pourtant d'accéder à l'endroit en moins de cinq minutes et descendons plutôt à pied le Sentier du Serpent pour regagner en trente minutes le parking ombragé et notre chauffeur. Avant le bain, nous faisons halte à Qumran, lieu chargé d'histoire où furent trouvées au siècle dernier des amphores pleines d'écrits sacrés. Hormis pour la vue, les deux vestiges visités n'avaient à mes yeux aucun intérêt.
Baignade, enfin, sur la Mer Morte après avoir réglé un droit d'accès exorbitant. L'endroit, touristique à outrance, me donne envie de fuir rapidement : la musique bon marché est aussi forte que le sable est brûlant, la mer est plutôt dégueulasse et l'omniprésence de touristes enduits de boue stimule en profondeur ma légendaire agoraphobie. Franchement, même si à long terme je puis convenir que cette boue produise quelque action bénéfique, à court terme, ça te donne plutôt l'air con.
De retour dans la Ville des villes, Majed nous dépose à proximité de la Porte de Damas juste à côté d'une gargote tenue par un chrétien. Nous y trouvons de quoi nous faire un petit apéro bien gentillet à siroter en haut de la terrasse de l'Ecce Homo. Là, face au minaret qui gueule la grandeur de Dieu, nous portons un toast aux trois religions, ravis d'être devant un spectacle aussi beau, aussi magique, aussi... incroyable. Enfin, après avoir dîné de mezzés près de la Huitième Station, après avoir subi une dernière fois le zèle du muezzin, nous allons dormir du sommeil du juste. Il ne fait pas trop chaud, il n'y a pas de moustique ; nous avons quelques heures de silence devant nous avant...
Vendredi 3
qu'à 4h24, soit rappelée à nos âmes pécheresses la grandeur du dieu des décibels. Franchement ! Ils ne pourraient pas la fermer ? Au moins entre 22h et 7h... Après le petit déjeuner, nous retrouvons les filles de Lyon rencontrées la veille au soir dans notre lieu ; elles nous emmènent au bassin de Bethesda, lieu antique où Jésus guérit le pauvre hère incapable de se déplacer et que personne ne voulait aider. En parcourant en haut en bas les innombrables citernes, je devise seul sur l'égoïsme des temps anciens sans pouvoir m'affirmer que j'aurais eu moi, la bonne attitude.
On remonte l'intégralité de la Via Dolorosa pour se perdre un peu à proximité de ce qui nous intéresse. Le Saint Sépulcre s'approche avec le cœur, pas étonnant qu'il m'ait fallu trois détours pour l'atteindre enfin ! Dans la basilique, les pèlerins s'activent comme des fourmis en affichant sans honte ce qui les caractérise à longueur d'année. Moi, je porte mon éternelle culotte mais sais faire preuve de discrétion. D'autres braillent leur savoir généralement en Italien à une brochette de touristes éberlués dont la peau brûlée donne une idée de leur noviciat. D'autres encore font acte de dévotion en multipliant signes de croix et génuflexions : ça brasse quantité d'air, l'atmosphère de ce lieu étrange devient respirable. Enfin, certains n'hésitent pas, en braillant tout autant, à s'organiser pour réaliser le meilleur selfie possible au sein même de cet endroit millénaire. Après une courte attente, j'entre dans le Saint Sépulcre et passe huit secondes avec ce qui reste du Christ : une histoire incroyable et un grand bol d'amour pur.
Tandis que nous marchons vers d'autres lieux saints, dévalant la vieille ville à la recherche de signes, alors que mon instinct me dit d'aller à gauche, je suis stoppé par un policier : Vous n'êtes pas musulman ! Une chose est sûre désormais : le policier israélien est doué de perspicacité... Plus loin, nous atteignons sans peine le Mur des lamentations dont seule la mise en scène des différents acteurs, véritable spectacle vivant, avait quelque chose d'émouvant. En haut, l'esplanade des Mosquées est pour l'occasion fermée aux infidèles. En ce jour de vendredi, c'est toute une religion qui prie et si d'aventure nous tenons à rester en vie, il sera bon d'avoir quitté la ville avant 13h, heure à laquelle la foule galvanisée par le prêche investit les ruelles étroites au sortir des mosquées.
Fuyant la facilité et confiant, toujours, en ma bonne étoile, je cherche à rejoindre la gare ferroviaire de Jérusalem Malha en utilisant les bus de ville dont les indications, ouverture internationale oblige, sont exclusivement rédigées en Hébreu. Je cherche, je demande et n'opérerai qu'un seul changement pour parvenir à mes fins au terme d'un voyage initiatique dans une ville nouvelle déjà usée où les poubelles en plein air rivalisent avec les trottoirs défoncés. Nous ne sommes pas en Afrique mais à l'évidence, nous n'en sommes pas très loin. Entre Jerusalem la Rigoriste et Tel Aviv la Libérale, le train serpente dans de magnifiques encaissements montagneux avant d'atteindre l'altitude plus raisonnable des bords de mer. La première partie de ce trajet d'une heure et demie est absolument splendide.
Tel-Aviv la libérale ? Nous quittons la Gare d'HaShalom pour retrouver l'océan quand en sens inverse, des personnes bizarrement vêtues tentent, elles, de rejoindre la gare avant l'heure fatidique où commence le Shabbat. Nous évoluons dans une autre de ces formidables hypocrisies dont ce pays est capable : invoquant la désormais sacro-sainte notion de démocratie, on peut célébrer la jouissance vaine et stérile des libertés sexuelles avant 16h avant de se recueillir pieusement en souvenir du septième jour pendant lequel Dieu cessa toute activité. Nous arrivons à Tel Aviv juste à la fin de la Gay Pride, la grande, l'unique dans la grande et unique démocratie du Moyen-Orient. Le ballet incessant de tous ces gens qui se baladent à moitié à poil le long d'avenues jonchées de tracts arc-en-ciel, de bouteilles cassées et de papiers gras s'oppose à mon esprit conservateur bien entendu incapable d'une telle exubérance.
Nous décidons de retrouver au Hilton un camarade Polonais rencontré en septembre dernier à Varsovie et dont nous avions deviné la présence par profils Facebook interposés. Se frayant tant bien que mal un chemin dans cette horde de festivaliers harnachés tels des zombies sursexués je ne peux m'empêcher de penser que tout cela a quelque chose de ridicule. Quelque chose de triste. Je n'arrive pas à voir par quelle alchimie porter des tenues aussi légères qu'obscènes puisse justifier la liberté des mœurs et engager de fait, la reconnaissance à laquelle aspirent tous ces protagonistes. Curieusement, aussi spectaculaire que l'instant n'était pas prévu, retrouver nos habitudes au Hilton nous aura protégés de ces délires d'une humanité ayant perdu le sens des priorités. À la réception de l'immense édifice, je demande Mariusz ; c'est Darek qui décroche. Il nous explique dans un anglais charmant aux intonations polonaises : Mariusz is on pride...
Ravi que Darek, perdu dans l'enfer de la pride, soit revenu prématurément à sa chambre, nous tombons à notre tour culottes et polos et, abandonnant nos affaires dans la chambre 930, courons presque dans les eaux de la Méditerranée. Objectivement, c'était le meilleur moyen d'attendre l'ami slave qui pouvait alors rentrer quand il voulait ! La socialisation qui s'ensuivit fut riche. Avant et après que Mariusz fut enfin rentré, nous avons pu échanger avec ce groupe d'amis Polonais dont l'orientation sexuelle n'a malheureusement rien d'aisée dans un pays aussi conservateur que catholique comme la Pologne. Comme partout, l'exode rural devient la solution, parce que les villes offrent autant un anonymat reposant qu'un environnement socio-culturel souvent plus abouti. Au salon du Hilton, nous trinquons à ces retrouvailles inopinées et à l'échange simple. Nous sommes tous, chacun à son niveau, des chercheurs de paix intérieure.
Il est temps de partir. Nous quittons l'hôtel par la Shabbat door, soucieux de ne pas faire le moindre effort, l'esprit déjà assez sonné par tant de controverses et d'idées douloureuses. En attendant un taxi raisonnable, je m'interroge devant cette ville et cette envie farouche de banaliser ce qui reste quand même marginal en Terre Sainte. Comme si, en arborant crânement la tolérance, elle cherchait à briser la superstition de Sodome et Gomorre. Finalement, on embarque dans le taxi de Ronen, pas plus raisonnable qu'un autre : ce soir, c'est Shabbat, tout est plus cher. Je n'arrive toujours pas à faire le lien entre ce jour saint et le fait qu'il faille faire payer double tout travail pourtant illégal au sens spirituel réalisé dans la fourchette sabbatique. Ronen est enjoué, Ronen est bavard. Il nous parle de son pays avec passion, comme pour clôturer ces deux jours intenses, par un discours rodé, pourtant sincère, où se mélangent fierté nationaliste, haine de l'islam et crainte d'un Dieu vengeur. Pour lui, Israël est une grande nation, les arabes sont tous des intégristes et les pluies diluviennes qui s'abattent sur Paris ne sont que la punition de Dieu. Fier d'être juif, fier d'appartenir à la plus vieille religion du monde, Ronen ne fait qu'entériner ce que je pense depuis quelque temps : quand la religion Juive n'est pas prise au pied de la lettre par des Orthodoxes passablement psychorigides, elle fait figure de caste pour tous les autres. Ce mélange de folklore élitiste et d'histoire pour le moins tragique leur confère l'aura suprême et une pensée inaltérable s'affranchissant bien volontiers des bases les plus élémentaires de toute religion.
Quand on aborde la question des Palestiniens, le ton est toujours aussi chaleureux ; Ronen n'est pas un violent. Son père l'a éduqué en parlant bien des uns et des autres. Pourtant, à ses yeux, le côté démocrate de sa nation devrait l'emporter sur la théologie, pour lui l'unique point de divergence entre Islam et Judaïsme. Seulement, et c'est ce que j'essaye de lui expliquer, plus on avance et plus la situation est inextricable : des deux côtés, les enfants sont élevés avec la haine de l'autre. Et ce n'est pas près de s'arranger. Pour l'européen que je suis, se prononcer est difficile mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que la suffisance d'un peuple couplée à sa forte militarisation l'emportera forcément sur l'autre peuple d'autant plus quand le premier réduit chaque jour l'espace vital du second en le privant des ses accès à l'eau et de ses droits les plus élémentaires. A posteriori, nous avons simplement eu droit au discours convenu d'un cerveau suffisant lavé et relavé depuis trois générations et dont l'étendue de la conscience était malheureusement limitée aux frontières ingrates et criminelles de son pays.
A l'aéroport, on nous crible de questions, on nous scrute, bref on nous emmerde une bonne demi-heure sur nos allées et venues. Pourquoi avoir visité tel pays et combien de temps ? Qui avons nous rencontré là-bas ? Mais surtout, pourquoi ne sommes-nous venus qu'une journée en Israel ? Quand s'estompe dans mon esprit malade le bruit et l'image du gant en latex claquant sur le poignet, je me détend et leur explique ce qu'est la dilatation du temps et les vertus du speed travelling. Nous ne sommes pas venus une journée mais deux et je suis le premier étonné de voir tout ce qu'on peut vivre en à peine 46 heures... Ça a l'air de prendre, je reste poli. Ça passe, on passe, nous sommes ravis de quitter enfin après une fouille aussi méticuleuse que démocratique de l'intégralité de nos effets personnels. Une fois posés dans l'avion d'Air France, nous ressassons déjà nos souvenirs, rassurés d'avoir déjà un pied à la maison. A l'atterrissage, quelques heures plus tard, le brouillard qui enveloppe le tarmac empêche le mercure de dépasser les 10°C. Il est cinq heures du matin. Nous sommes le 4 juin.

Croisière Costa neoRomantica Norvège et les fjords, août 2016 English translation pending
Bonjour
Je pars le 7/08 avec le romantica
Qui as des infos sur les fjords ?
Départ Amsterdam je cherche un hotel prix raisonnable car pour le moment pas moins de 500 €
J'ai Trouver un parking moins cher que Costa qui propose 48€ par jours
Ville
Stavanger
Andalsnes
Alesund
Olden
Flam
Bergen
Si vous pouvez m'aider ou arrive le bateau et visite à faire soit même sans Costa svp
J'ai déjà quelques info grâce à Claudine que je remercie
Qui connais le romantica , ? j'ai peur car pas de théâtre à voir ?
Fait en avril le classica vraiment plus petit que le fascinosa carrément différent
Le romantica ressemble au classica mais sans théâtre
Merci à vous tous
Alexandra