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Côte Ouest américaine avec enfants - San Francisco à San Diego English translation pending
by Melo123 · 2012-04-09 · 17 replies
Bonjour,

Nous désirons parcourir la côte Ouest américaine durant 2 semaines, en juillet 2012, avec nos 2 enfants de 2 et 5 ans. Auriez-vous vous des suggestions quand aux attraits principaux à visiter lors de ce séjour? Je pensais visiter 2-3 jours la ville de San Francisco qui est apparemment sublime. Ensuite, en descendant la côte, il y a un aquarium qui est aussi à voir. Rendu à Los Angeles, je ne voulais pas trop m'y attarder (1-2 jours), simplement pour voir les endroits importants comme Hollywood boulevard, Beverlhy hills, Hollywood walk of fame, Kodak theater, etc. Et finalement, je souhaitais arrêter 1 journée sur une plage entre Los Angeles et San diego et terminer le tout à San diego pour visiter le zoo et Legoland.

Aussi, croyez-vous que 2 semaines sont amplement suffisant pour faire ce voyage, et ce, sans constamment courrir ou faire de la voiture? Autre question, j'ai lu quelque part qu'il ne serait pas utile de louer une voiture à San Francisco. Est-ce vrai, car nous pourrions économiser sur le budget. Et finalement, si vous avez des propositions pour des hôtels, je les prendrais volontier.

Merci à l'avance pour ceux et celles qui prendront le temps de me répondre... Mélodie :o)
Croyez-vous que Cuba se prête bien à un voyage "backpack"? English translation pending
by Greatday · 2011-11-21 · 37 replies
Bonjourno everyone !

Croyez-vous que Cuba se prête bien à un voyage Backpack ? Par exemple, est-t'il possible de se loger au "day to day" dans les Casas particular ou hotel bon marchés sans trop se casser la tête avec les réservations de plusieurs jours à l'avance ou bien il s'agit d'une station balnéaire entièrement dédiée au tourisme de masse avec grands hôtels ? J'aimerais vraiment faire le tour de Cuba au alentour de avril (à la recherche de d'autres backpack également... pour les intéressés !!!)

À votre avis, est-ce que l'espagnol de Cuba est exactement le même qu'en Amérique Latine ou il y a énormément de variation ?

Last question, qu'elle agence "online" me proposez vous pour l'achat des billets d'avions (sans forfait inclus)... et j'ose espérer qu'ils ne seront pas aussi cher que les billets "tout inclus" car le choix sera déchirant ;-)

EN VOUS REMERCIANT D'AVANCE AMIGOS !
Croisière Costa Concordia Douce Méditerrannée le 29 novembre 2011 English translation pending
by Fredcamargue · 2011-11-01 · 11 replies
Bonjour à tous,

Nous embarquons le 29/11 sur le Costa Concordia au départ de Marseille - Croisière Douce Méditerrannée. Bien que connaissant déjà une grande partie des villes escales, nous sommes "preneurs" de toute info concernant le déroulé, les escales, la vie à bord afin de faciliter le séjour. Notamment pour les forfaits boissons sur lesquels il est difficile d'avoir des renseignements! D'autre part, peut être aurons nous, via ce forum, la chance de faire connaissance de français effectuant cette croisière. Au plaisir de vous lire et avec nos remerciements anticipés pour les renseignements que vous nous fournirez.
Îles Ballestas et réserve Paracas (Pérou) English translation pending
by Occitanaude · 2011-10-07 · 20 replies
Bonjour,

Je prépare un séjour et je suis à la recherche d'infos sur mon programme: Départ de Lima soit Pisco soit Paracas pour passer la nuit et réserver les billets pour les visites d'Iles Balestras et réserve Paracas. Le lendemain les deux visites et ensuite rejoindre Ica soit Nasca pour prendre le bus vers Aréquipa.

Mes questions: Peut on faire dans la journée les 2 visites et aller à Ica soit Nasca pour prendre le bus. Le voyage vers Aréquipa est il préférable de jour ou de nuit. Durée du trajet. Doit on réserver les billet de bus à Lima sur quelle compagnie.

merci pour vos infos.

L'Occitan de l'Aude
Avis sur itinéraire de soixante-dix jours aux États-Unis English translation pending
by MrXerty · 2011-08-24 · 21 replies
Bonjour à tous,

Nous voudrions avoir votre opinion par rapport à l’itinéraire potentiel que nous avons planifié pour faire le tour des États-Unis à l’été 2012. Voici quelques informations afin de vous informer de nos intentions de voyage.

Départ approximatif à partir de Moncton, Nouveau-Brunswick (Canada) frontière avec le Main : le 16 juin pour une durée d’environ 70 jours (peu être modifié pour plus de jours).

Le moyen de transport que nous allons utiliser est un type 4X4 (véhicule reste à être déterminé). Avez-vous des suggestions à ce niveau voiture pour acheter et non de location ? (je ne peux laisser ma voiture quelque part donc les voles intérieurs sont impossible).

Nous allons dormir dans des hotels, hostels, camping et le reste du temps dans le véhicule. (Nous connaissons les règlements par rapport aux états qui ne tolèrent pas le camping dans l'auto)

Notre budget sera entre 12 000 et 16 000 $ us pour 2 personnes.

De plus, nous avons l’intention de voyager notre chien avec nous. Lors de visites qui impliquent des journées complètes, nous l’enverrons chez le vétérinaire ou services de gardiennage. Le plus souvent possible, nous allons l’impliquer dans nos excursions. Aussi, nous avons fait de la recherche et avons trouvé un climatiseur qui fonctionne à base d’eau ou de glace et qui peut refroidir la voiture pendant plusieurs heures. Voir :
http://www.swampy.net/naprices.html

En ce qui a trait à la nourriture, nous allons principalement acheter du supermarché et faire nos propres repas, mais nous allons aussi nous payer de bonnes bouffes dans de bons restos et fast food.

Nous voulons voir un peu de tout (villes, parcs aquatiques, plages, paysages, parc nationaux, …). Nous voulons nous attarder plutôt sur la côte sud, nord et ouest car nous pouvons facilement retourner sur la côte est. Aussi, donnez-nous vos suggestions par rapport aux nombres de jours intentionnés pour chacuns des endroits et ceux où on doit considérer y passer la nuit ou faire que le passage)

Voici l’itinéraire que nous avons planifié jusqu’à présent :

Départ de Moncton en route vers le Main. Première ville d’arrêt : New York (2 nuits). Suggérez-vous d’autres arrêts avant d’y arriver qui ne dévierait pas trop le parcours ? )

New-York vers Washington, DC (1 ou 2 nuits, que suggérez-vous ?) Washington vers Oralando, (4 nuits) (Quoi visiter entre Washington et Orlando) Orlando vers Miami (2 nuits) Miami vers Key West (1 nuit) Key West vers Tampa (temps indéterminé) Tampa vers la Nouvelle-Orléans (Que voir d'une ville à l'autre ? Quelle route prendre ?)

Nouvelle-Orléans (2nuits) vers La Fayette (passage ou 1 nuit) (Bâton Rouge n’est pas recommandé ?) La Fayette vers Houston (1 nuit) Houston vers San Antonio (1 ou 2 nuits) (Quelle route prendre pour aller dans cette direction ? Y’a-t-il des choses à voir au Texas ou au sud du Nouveau-Mexique ? Est-ce que El Passo en vaut le détour ?) San Antonio vers Rosewell (passage ou 1 nuit) Rosewell vers Alamogorgo (1 nuit) Alamogorgo (White sand national monument) vers Santa Fe (1 nuit) Santa Fe vers Nageezi (Chaco culture national historic park )(1 nuit) Nageezi vers Farmington (Shiprock / 1 nuit)

Farmington vers Mesa Verde national park (Sud ouest du Colorado) (1 nuit ou passage) De Mesa Verde à Monument Valley et Najavo National Tribal Park (ou autre) (nuit ???) Ensuite vers Moab (Arches national park) (2 nuits) Moab vers Bryce Canyon National Park (passage ou nuit) Bryce Canyon vers Zion National Park (passage ou nuit) Zion national park vers Page (Lac Powell & The Wave) (2 nuits) De Page vers Grand Canyon National Park et vers Las Vegas (3 nuits) De Las Vegas vers San Diego (3 nuits)

De San Diego vers Los Angeles (2 nuit) De Los Angeles vers Sequoia National Park (1 nuit) Sequoia national park vers Yosemite (1 nuit) Yosemite vers Monterey (1 nuit) Monterey (Aquarium) vers San Francisco (4 nuits) Nous ne savons pas quoi visiter entre San Francisco et Yellowstone, suggestions ? Nous ne voulons pas aller vers Seattle… San Francisco vers Yellowstone National Park (4 nuits)

Yellowstone vers Thermopolis (passage ou nuit) Thermopolis vers Bighorn National Forest (passage ou nuit) Bighorn vers Crook County (Tour du diable) (1 nuit) Crook County vers Rapid City (Mont Rushmore) (1 nuit) Rapid City vers Chicago (Quoi voir entre les 2 ? )

Chicago vers Main (Quoi voir entre les 2 ?)

(Voici les autres destinations que nous voulons certainement rajouter à notre itinéraire : Havasupai falls, Antelope, Canyon, Four corners, canyonland, capitol reef, dead horse point (et ceux que nous voulons peut-être rajouter: Valley of fire, Canyon de chelly, foret petrifiée, Scenic Byway 128, d'Island in the Sky Tucson ville, Scenic Byway 12, 17-mile-road californi, scenic road 1, the Mammot site, Badlands, old trail, moki dugway)

Et voilà ! C’est à peu près ce que nous avons de prévu jusqu’à maintenant. Nous attendons vos suggestions et commentaires avec impatience ! Merci !
Cuba - Attention avec Air Cubana! English translation pending
by Melocoton1 · 2011-08-20 · 98 replies
Bonsoir tout l'monde,

Une connaissance à moi, cubaine et agente de voyage à Montréal, vient de m'aviser que Cubana était au bord de la faillite!

Même s'il est toujours possible de réserver via leur site internet, il n'y a plus de représentants dans les aéroports et les vols sont annulés ou changés.

Semblerait que c'est l'enfer pour tous ceux qui ont déjà des réservations, car rien n'est respecté!

Alors, prudence s'impose, contacte vos agents très rapidement si vous êtes dans cette situation.

Aussi, sur une autre note, tous les vols de Transat vers Cuba, pour octobre, sont déplacés sur Canjet. Les journées de vol sont assez respectées mais les heures ont évidemment changées. Aussi à surveiller.

Ciao!
Guatemala: un peu plus d'un mois en sac à dos English translation pending
by Fabinuk · 2011-08-04 · 17 replies
32 jours au Guatemala c’est 324 qtz/j/2pers soit 10346 quetzal (monnaie) ( environ 29 euros/j/2pers, ou au total 932 euros)

Les Transports: On ne le repetera que trop peu, demandez le prix du billet, car aucun prix n’est affiche. Mesilla (la frontiere) -> Huehuetenango : 20 qtz Huehuetenango ->Quetzaltenango : 20 qtz Quetzaltenango -> le volcan Chicabal : 10 qtz Quetzaltenango ->Zunil : 4.5 qtz Quetzaltenango -> San pedro la laguna : 25qtz lancha San pedro ->St Marcos : 10 qtz Lancha San Marco -> Panajachel : 20 qtz Panajachel -> Solola : 2.5 qtz Solola -> Los encuentros : 2.5 qtz Los encuentros -> Chichicastenango : 10 qtz (arnaque??) Chichi -> Quiche : 3 qtz Quiche -> Sacapulas : 12 qtz Sacapulas ->Nebaj : 15 qtz (arnaque??) Nebaj -> Coban : seul et unique direct a 5h du matin. 60 qtz (arnaque??) Coban->Lanquin : 15 qtz Lanquin -> Hotel : 10 qtz Navette touristique Semuc Champey -> Antigua : 150 qtz Antigua -> Escuintla : 7 qtz Escuintla -> La frontiere avec le Salvador (La Hachadura) : 45 qtz (arnaque??) Hostels: Quetzaltenango: Las 7 orejas : 65 qtz/pers en dortoir, wifi, eau chaude, bar, tres propre, pas de cuisine, calme Las casas de las amigas: en chambre privee 35qtz/pers, cuisine, eau chaude, calme, patio, propre, Claudia la responsable est absolument adorable. Si vous restez une semaine, une nuit est offerte. Chichicastenango: Hostel El telefono: 30qtz/pers, que des chambres doubles, eau chaude, vue sur le cimetiere, proche du marche, pas de cuisine, pas internet, un peu vetuste mais fait l’affaire pour une nuit ou deux, propre. Nebaj: Hostel El Descanso: 35 qtz/pers en dortoir, cuisine, eau chaude, calme mais pas vraiment propre. Ils ont mis une citerne d’eau avec un filtrage naturelle pour eviter les bouteilles plastiques, mais on a des doutes sur son entretien. Tout le monde etait malade quand nous etions la bas, pas sur a 100% que ce soit l’eau.. Semuc Champey: La posada de las marias: 15 qtz/pers/nuit en tente, sinon 35 qtz/pers/dortoir. Tres recule, le calme absolu, propre, pas de cuisine, pas internet mais un restaurant qui fait les repas a des prix convenables, prevoyez quelques provisions si vous voulez varier les plaisirs. Antigua : El viejo Danes : 35 qtz/pers, calme, eau chaude, internet, cuisine, propre, a cote du marche et terminal de bus. Claudia et Roberto son mari sont adorables. Adresse : calzada de santa lucia, numero 30, dans un cul de sac entre 2 restos de ceviche. Quetzaltenango: Cours d’espagnol Arno: ecole Sackribal: 4h/j/prof perso, pendant 5 jours 96$US Fab : prof particulier, un local, 20qtz/heure, si vous souhaitez son contact, ecrivez nous. Tres professionnel et sympa. Chikabal: Entree du parc : 15qtz/pers Semuc Champey : Entree du parc : 50 qtz/pers

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Cuba en octobre? English translation pending
by Vanillasky59 · 2011-05-20 · 27 replies
bonjour

je souhaite partir a cuba du 1er au 15 octobre pouvez vous me dire si c est une bonne saison? car sur le lonely planete ils ne le conseillent pas merci d avance vanilla
Chili et Pérou, trois mois de bonheur English translation pending
by Nukemapu · 2011-03-01 · 7 replies
Déja petit, j'observais ces photos d'une cité perdue au milieu des montagnes, surplombée par deux pics rocheux. Pour l'anniversaire de mes 21 ans, je m'offrit le luxe de réaliser ce rève de gosse, foulé l'ancestral Machu Picchu.

Fin juillet 2007 je décollais pour le chili. L'aller était déjà une aventure : Lyon-Madrid-Rio de Janeiro-Montevideo-Santiago ... Pour un billet aller simple a 500 euros, je m'attendais pas a une merveille. Arrivée a Santiago, une amie française qui y faisait ses études m'as hébergé. Le dépaysement était déja important dans cette capitale. Des groupes de chiens érrants, les bus roulant a vive allure, des gratte-ciel immenses et non loin de la, des montagnes aux sommets enneigés au bord de la ville. J'apprenais a peine les expressions typiques et les coutumes de ce pays, comme la "propina", un pourboire qui fait bien souvent office de salaire pour les serveurs. C'est presque une insulte de ne pas l'offrir. Le quartier de " bellavista " est un regroupement de bars et restaurants, dont les facades sont peintes de différentes couleures. Je buvais mon premier " pisco sour " fierté nationale ( pisco, citron vert, sucre et blanc d'oeuf ), a vérifier car le pisco est a l'origine un alcool péruvien, un sujet taboo entre les deux pays, pour ceux qui aiment bien la bouteille. Un plat traditionnel " el lomo al pobre " ( plat du pauvre ) est un bon moyen pour se remplir completement l'estomac ( un bifteak avec 2 oeufs au plat, des oignons frits, et des frites ), et pour la douceur, au chili comme au pérou, il y a les "empanadas", une pate qui peut être fourrée a la viande, au fromage, etc .. Au bout de bellavista, un funiculaire m'emmena en haut du " Cerro san cristobal ". Au sommet de la colline, la vue sur la capitale est saisissante et prouve bien que santiago est immense. Un autre parc a ne pas loupé " cerro santa lucia ".

Je ne voulais pas m'attarder a la capitale, et j'ai contacté un pote du lyçée en france qui travaillait dans le centre-sud du chili, pour une communautée mapuche. Je pouvais les rejoindre pour 1 mois, avant de prendre la route pour le nord. Arrivée a Concepcion, petite ville charmante, je retrouve ce cher ami sur la place principale. Une gitane avec une belle robe haute en couleurs nous aborde, et malgrès notre résistance, la naiveté de mon premier voyage l'as emportée, elle m'as pris quelques pesos. Certes je me suis fait avoir, mais c'est une chose qui m'as appris a être plus méfiant, plus vigilant, et qui m'as servi tout au long de ce voyage, et les suivants.

Le soir on était invité dans une charmante maison en bois, un peu en périphérie de la ville chez des gens adorables et accueillants. Le lendemain soir on partait pour " elicura " une vallée au bord du lac lanalhue, dans la belle région d'Arauco, bio-bio. Après quelques heures de bus, je rencontrais Manuel, un robuste mapuche qui travaille la terre dans cette petite vallée d'elicura. Ce peuple vénere la terre mère et leurs ancêtres et vivent tout simplement d'agriculture, de pèche et d'élevage. Pour vous faire une idée, les mapuches ont énormément résisté aux conquêtes espagnoles, mais a présent lutte pour récupéré leurs terres, volées et vendues par l'état chilien a des companies forestières. Leurs terres ressemblent a présent a un champ de bataille. Les companies ont rasés les fôrets natives pour y planter du pin et de l'eucalyptus ( fabrication de papier et bois de chauffage ). De nombreuses éspèces animales et végétales ont disparues, les plantations forestières a l'engrais chimique pollues les terres et les eaux et donc font apparaitre plusieurs maladies. La lutte continue et a fait des prisionniers politiques.

Je suis resté 1 mois avec eux. On mangeait les oeufs des poules, les patates de la précédente récolte, de la viande quand on pouvait, et aussi "l' aji " un piment local. La première fois que j'en ai gouté, mon pote français m'as fait la blague que c'était de la confiture au petit déjeuner ... C'était un honneur qu'ils me faisaient de vivre avec eux, le tout simplement possible au rythme de la saison. On logeait dans une cabane en bois, très peu isolée et assez fraiche la nuit, mais qu'en est-il du confort quand on se sent heureux ? Le soir on allait a la radio locale, créé par la communautée dans un centre culturel, ou je découvrais les chants de Beatriz pichi malen, victor jara, mercedes sosa ... Un week-end on est parti a Curanilahue, petite ville de la région, pour un regroupement social. Il y avait des ouvriers, mineurs, mapuches, étudiants etc ... Dans une école, ils avaient installés plusieurs salles pour évoquer les problèmes de la région et trouver des solutions. La journée s'est terminée au centre culturel, avec du vin, des guitares, et des jeunes qui avaient de l'espoir dans les yeux. Le lendemain on s'est retrouvé a la radio de la ville, et par surprise interviewé. On y a même chanté une chanson de "tryo" avec une guitare...

Il me restait peu de temps avant de repartir vers santiago, et je faisais le bilan de cette merveilleuse expérience, de ces rencontres ... C'est en mi-septembre que je reprenais la route, le coeur sérré et les larmes.

Le retour a santiago était difficile, mais j'étais soutenu par mon amie qui avait vécue une experience similaire au pérou quelques années auparavant.

Mon voyage en solitaire débutait. Je suis allé a Valparaiso, lieu culte de Neruda ( poète chilien célebre ). Cette ville en bord de mer est ornée de maisons multicolores et la plage laisse apercevoir des phoques qui se prélassent. Malheureusement le beau temps n'était pas avec moi. Je pris alors le bus pour la pointe nord du chili : Arica. 28 heures de bus a travers le désert de l'atacama, ou a certains endroits on croirait être sur la lune. Arica, la ville ou le printemps est la toute l'année. Au bord du pacifique, n'ayez pas peur si vous croisez des militaires, c'est pas la guerre! Je décidais de mes destinations sur le tas, au fur et a mesure. J'ai alors choisi Putre. A partir de Arica qui es au niveau de la mer, a 130 km voila ce petit et charmant village de putre a 3500m d'altitude, autant vous dire que le trajet est éprouvant ! Putre a encore des souvenirs du peuple aymara, jusqu'a même son nom qui signifie " murmure de l'eau ". Et vu le calme plat qui y reigne et le bruit de l'eau qui y coule lentement, le village porte bien son nom. J'y ai ressenti quelques difficultés a respirer a cause de l'altitude, alors que les enfants du village jouait au foot pendant des heures. Je me suis posé a une petite auberge pour la première nuit. Le lendemain je suis allé encore plus haut, découvrir les hauts plateau andins, et surtout le plus haut lac du monde ( et non, ce n'est pas le titikaka ) Le lac chungara, ou se reflète la pointe du volcan parinacota. Sur le plateau vis quelques familles dans des miniscules villages, et on peut y observer des Vicuñas ( vigognes ), Viscachas ( lapin a queue étrange ), Guanaco, lamas et alpagas. J'y ai mangé un steack de ce dernier ! Le parc naturel Lauca est magnifique, je m'approchais de la frontière bolivienne en pensant que je n'irais pas y vivre d'aventures, faute d'argent en poche. Au retour a putre, sur la place du village, j'ai rencontré Juan carlos, et son ami hanz. Deux peintres en batiments saisonniers, d'arica. Juan carlos m'as prété sa guitare, on en a fait ensemble, puis on est allé acheté une bouteille de vin pour fété ça. Ils étaient logé par leurs patrons qui était resté a arica et m'ont donc proposé de décamper de l'auberge et les rejoindre. C'est avec eux que je me suis rendu compte que mon niveau d'espagnol était plus que correct, je leur ai fait des petits cours de français. Le lendemain j'étais invité a une petite fête chez le peintre du village Tito. Si vous voyez des peintures murales a putre, ca vient de lui ! Après un apéritif, il m'as présenté un vieil aymara et un péruvien avec qui j'ai simpatisé. Il était un peu tard et tito me propose d'aller boire un coup au petit bar de l'hotel de sa soeur, il voyait que je respirais avec difficultés alors il m'as tendu des feuilles de coca a maché, le gout est spécial mais après ca on peut marché aisément ! Tito m'avoue alors qu'il a des origines mapuches, une grande conversation en perspective ... Le lendemain je pensais qu'il fallait reprendre la route, même si je me sentais comme un roi, avec juan carlos j'étais logé gratuit, et on allait au resto ou il me faisait passé ( difficilement : je suis blond aux yeux bleu ) pour un employé, et on mangeait tous gratuit, sur le compte de son patron ! Je leurs ai dit que je partais le lendemain et ils m'ont organisé une soirée chez tito, avec un boeuf musical, guitares et percussions, on était une petite vingtaine avec les collègues de travail de juan carlos, que des amis du vin chilien. Tito a fait une petite peinture sur tissu ( une spirale noire sur fond jaune ) et après avoir tous écrit un petit mot a mon égard, me l'ont offert. L'hospitalité chilienne était vraiment incroyable.

Une frontière, ça parait administratif, mais de franchir celle du pérou m'as rappelé tous ces bons souvenirs, je partais avec le coeur triste, mais l'envie de découvrir ce nouveau pays, et d'enfin réalisé ce rève.

Après une nuit a tacna, je partais pour Arequipa, la ville blanche. Au pérou, je pouvais ( avec la débrouille ) mangé pour 2 soles, et dormir pour moins de 10. Ce qui fait 3 euros par jours environ. Cepandant je ne certifie pas la qualité des hospedaje, je me suis meme retrouvé sous la douche avec un compteur électrique dans la même pièce, mais la bouffe était souvent bonne, et j'étais le seul blanc et blond dans les restaurants. Il n'y a pas énormément de choses a voir a arequipa a part si vous aimez les cathédrales ( ce qui n'est pas mon cas ). J'ai rencontré un jeune de lima, kevin, avec qui on a bien simpatisé. Le lendemain je l'ai retrouvé sur la place principale. La, un mec balafré vient faire la discute et me met en confiance, ca sentait le piège a plein nez. Après avoir pris ma casquette ( sous prétexte de l'éssayer ) et mon briquet, le ton est monté entre lui et moi. J'ai a peine eu le temps de tourné la tête que kevin s'es jetté sur lui ... Un flic s'en est mélé, a calmer les choses, et m'as demandé si il m'avait volé. J'ai pas aimé cette situation, de devoir dénoncer quelqu'un mais j'avais pas le choix ... Aujourd'hui encore je comprend pas la réaction de kevin, je le connaissais que de 24h et il m'avait défendu ... En france, personne aurait réagi ...

Bref ! Après une nuit en discothèque et 4 jours de plus a arequipa, je partais une fois de plus bien triste, car j'avais rencontré une fille avec qui on s'entendait très bien, et c'est rare dans les principales villes péruviennes. Quelques femmes couchent avec des touristes pour obtenir des papiers, ou même les endorment avant pour tout leurs voler dans la chambre d'hotel ... c'est assez courant a Cuzco.

Direction Puno, ou je suis resté qu'un jour, un peu déçu, il parait que le lac titikaka est plus beau du coté bolivien.

Puis Cuzco, et son temple sacsahuyaman, ses nuits endiablées, ses rues pavées et baties sur des murs datant des incas. Voici une ville qui vie a fond, même envahi par des touristes comme nous, elle reste belle. Mes nuits coutaient 8 soles, dans la calle procuradores, une petite rue marchande collée a la plaza de armas, et encore, il est possible de faire baissé le prix de la chambre a 5 soles .... J'y ai fété mes 21 ans avec beaucoup d'amis de cuzco, lima, d'amazonie, rencontrés au fur et a mesure des soirées. Je vous avoue que j'avais certains amis pas très net, mais il me laissaient tranquille étant donné que j'étais presque fauché et que je mangeais et dormais aux mêmes endroits qu'eux. Il m'arrivait certains soirs a acheté un repas a des femmes dans la rue, et on mangeait dans des tupperware, avant de donné des flyers de discothèque a des touristes ( j'avais en échange entrèes et boissons gratuites ). Cette ville était un marché ambulant, avec des gens aux coins de rues, téléphones portables en mains et criant " llamadas, llamadas ", qui vendaient des appels a l'unité, des vendeurs de cigarettes a l'unité et de barres chocolatées, j'ai même vu un mec vendre du PQ dans la rue.

A noté que San Blas est un quartier charmant, et que les restaurants pas chers sont vers la calle Belen ( quartier soi-disant dangereux ).

Avec ce qui me restait de mes économies, je partait en bus pour le célèbre machu picchu, histoire de finir ce voyage en beautée. Le trajet fut long. Avant d'arriver au village de santa maria, on est restés bloqué par des travaux ( chutes d'eaux sur la route ) pendant bien 3h. Arrivé au village je me suis retrouvé dans une petite auberge, ou il y avait toute une classe de collège de lima qui m'ont posé pleins de questions sur mon voyage. Je partageais ma chambre avec un prof qui ronflait comme jamais. Le climat était tropical, chaud, on sentait l'humidité et les chants des insectes jours et nuits ( grillons et companie ). Le lendemain je loupais la navette pour le prochain village, santa theresa. De même pour deux savoyards ! On a fait connaissance et on a fini par monter a l'arrière d'un camion de paysans, trajet en plein air ! Le conducteur était peu prudent et les falaises impressionantes. On s'arrétais dans des petits villages pour faire monter du monde, avec de belles cabanes et des bananiers imposants. Arrivé a Santa theresa avec les deux francais, une marche de 6-7 heures nous attendais. L'urubamba laché son torrent puissant, et des cascades d'eaux a couper le souffle. Les deux dernières heures de marche se font sur la voie férrée qui emmene bien 80 % des touristes depuis cuzco. Arrivée a aguas calientes, cette petite ville au coeur des montagnes est très jolie mais ressemble a un parc d'attraction pour touristes. Le lendemain les deux savoyards partaient pour le machu picchu a midi, vu que le matin il pleuvait. J'ai préféré attendre, pour le beau temps et surtout y aller seul. Donc j'ai pris un sentier annexe, Le cerro Putukusi. Face au machu picchu, l'accès est impressionant, une échelle immense ( voir ma photo de profil ) mais l'ascension vaut le coup d'oeil, offre une vue sur le côté des ruines.

Très tot le lendemain matin, je commençais a grimper les marches qui mènent aux ruines ( un bus y va aussi ) après une petite heure j'ai tourné la tête et vue le début des ruines, un frisson m'as parcouru le corps. Cette journée ensoleillée a été merveilleuse, je m'aventurais sur le Huayna picchu ( haut sommet derrière les ruines ), puis descendais sur l'autre versant pour le temple de la lune, pour finir sur le chemin ou sont prises toutes les photos connues du site. Le tableau que je voyais étant enfant dans les livres, était enfin sous mes yeux. C'est avec le sourrire que je quittais ce mysterieux site fort en énergie et en histoire.

Petite erreur, ayant passé cette journée en marcel et sans crème solaire, j'ai brulé au premier degré sur les épaules. Ne pouvant pas rentré en train, vu le prix, je faisais marche arrière vers santa theresa, avec le sac a dos et les brulures. Je pensais a mon rève réalisé et regardais une dernière fois le huayna picchu au loin afin d'oublier la douleur. A santa theresa un jeune m'as fait la discute et est venu avec moi a l'hopital. Ils m'ont laissé lavé les épaules et m'ont passé de la crème qui apaisé un peu. Le jeune habitait a santa maria, on a fait le trajet en navette ensemble. Il avait a peine 20 ans et tenais un petit magasin dans le village ( probablement de ses parents ) et sa soeur travaillait avec lui. Il s'occuper de la radio du village et m'as laissé dire quelques mots. Le seul souci dans ce village est l'électricité ( éclairage public ). Elle y était que 1h par jour. Il m'as offert a mangé et des cigarettes avant que je parte pour cuzco. Je lui ai offert une lampe a dynamo ( ce genre de torche qui marche sans piles ), c'était pour lui un vrai trésor !

Retour a Cuzco, je me suis remis petit a petit de mes blessures et je faisais le tour des adieux a tous ces gens que je connaissais en ville. J'avais rencontré gerardo de lima, a qui j'avais prété de l'argent, je lui avais fait confiance et il m'as tout rendu ! Comme chaque adieux, Cuzco as été une grande peine. Gerardo m'as dit que sa mère sera a la gare de bus a mon arrivée. Elle m'as présenté les frères de gerardo qui tenaient un restaurant chic dans lima, ils m'ont hébergés et m'ont invité a leurs restaurant pendant deux jours avant mon grand retour en france. Le retour au confort chez eux était agréable mais étrange, je m'étais habitué aux auberges délabrées et au resto " viande-riz, soupe, plat principal et maté. Ils m'ont fait gouté les "anticuchos " brochette d'abat très savoureuse. Et le grand frère m'as fait boire un pisco pur de grande classe!

Dernière heures a lima, avant la fin de ce voyage. Mon compte en france était bloqué, et je me suis rendu compte qu'il fallait que je m'acquitte d'une taxe a l'aéroport ... Heureusement, en réunissant mes tous derniers dollars, euros, et soles, je suis arrivé a payé.

Le bonheur de ce voyage touchait a sa fin, dans la salle d'embarquement les images de ces trois petits mois riches en évènements défilées dans ma tête. Le retour en france fut épouvantable...

PS : Bravo a ceux qui ont tout lu ! "et dézaulé pour lé kelkes fote d' aurtograf"

Guillaume
Italie: quelle serait la route la plus rapide pour se rendre en auto de Rome à Matera (Basilicata)? English translation pending
by MoniqueM · 2011-02-21 · 34 replies
Je planifie un voyage d’un mois dans les Balkans de l’Ouest en mai prochain.

L’avion arrive vers midi à ROME (FCO) un jeudi. Après avoir loué une voiture, je voudrais me rendre le plus rapidement dans la région du sud-est de l’Italie notamment à Matera, Alberobello, Lecce avant de traverser en Albanie.

En tenant compte de la circulation, des montagnes ou autres embûches, quelles routes et autoroutes (à péage ou non) me permettraient de m’y rendre le plus rapidement? Pourriez-vous me nommer quelques villes ou villages le long de cette route pour m’y retrouver plus facilement avec Google maps…

Je pense que l’on devra s’arrêter en route pour la première nuit, car on n'aime pas conduire le soir bien que le soleil se couche assez tard à cette période.

Auriez-vous dans ce cas une ville ou village étape agréable à me suggérer, ainsi que quelques visites incontournables sur notre chemin?

J’ai déjà bien visité la région de Naples, la côte amalfitaine et celle du Cilento, mais jamais la côte adriatique ou le centre vers le sud.

Je vous remercie à l’avance.
Voyage de deux semaines au Costa Rica: auto ou autobus? English translation pending
by Reggie53 · 2011-01-31 · 72 replies
Bonjour,

nous partons au costa-rica fin mars en couples(2) pour deux semaines, quelle est le meilleure moyen de transport pour visiter ce pays? auto ou autobus. location sur place a San josé ou jaco-beach? réservation avant de partir?

Merci 😉
Tour de Cuba pas cher English translation pending
by Lililoca · 2010-10-01 · 24 replies
Bonjour tout le monde, je compte partir fin novembre à Cuba pour 2 semaines. 😎

Je veux faire le tour de Cuba mais je ne sais pas vraiment quelles sont les villes, les endroits à voir...

Je veux connaitre le vrai Cuba et pas le Cuba des touristes (hotel all inclusive, plages privées ect)

Aussi j'ai un budget assez juste donc j'aimerai savoir si il y a des hotel pas cher, ou des bungalow ou autre de toute façon c'est juste pour dormir et me doucher! 🤪

Aussi au niveau du transport entre les villes est ce facil à trouver? y a t-il beaucoup de fréquence de bus ???

Merci à tous ceux qui pourront m'aider 🙂

Lili
Résumé de trois semaines au Costa Rica avec deux enfants, été 2010 English translation pending
by FraYo · 2010-09-05 · 20 replies
Bonjour,

Comme nous avons trouvé beaucoup d'informations utiles sur le forum, nous postons à notre tour le résumé de notre voyage de 3 semaines au Costa Rica, du dimanche 18 Juillet 2010 au mardi 10 Août 2010 (23 nuits sur place).

Nous sommes une famille avec 2 parents et 2 filles de 10 et 11 ans.

Notre credo familial étant "notre luxe est de voyager et non pas de voyager dans le luxe", nous avons opté pour des hébergements à bas prix et, quand c'était possible, type auberges de jeunesse pour leur côté convivial (rencontres, bon plans, ...) et la possibilité de cuisiner sur place (ça limite les frais de restaurant).

Nos filles ont pu bénéficier de réductions très intéressantes dans les parcs et, dans une moindre mesure pour les "tours", la limite d'âge étant partout de 12 ans. A noter que nulle part on ne nous a demandé de justificatif ...

Les références utilisées pour préparer notre voyage :

- ToutCostaRica.com - voyage forum - Lonely Planet (pas le choix car le seul guide détaillé et "routard" en français. Avantage, il est complet, inconvénient : tous les visiteurs l'utilisent)

Dimanche 18/07 : arrivée à Alajuela (la ville de l'aéroport de San José) A la sortie de l'aéroport, on est assailli par les propositions de porteurs et taxis. Nous les avons ignorés et sommes allés prendre un taxi officiel orange, juste devant la sortie. 6$ pour moins de 10 min de trajet jusque l'hôtel El Toucan (60$/nuit avec petit déjeuné). Nous avons opté de passer les deux premières nuits à Alajuela et avions réservé depuis la France. C'est l'hôtel de Pierre, qui grâce à son site www.toucostarica.com, nous a permis de préparer notre voyage.

Nous avons loué la voiture par son intermédiaire et nous avons pris sa carte d'assistance 24h/24 (50 $ et un interlocuteur parlant Français quelque soit l'heure car nous ne parlons pas un mot d'espagnol.

Lundi 19/07 : Alajuela - prise en main de la voiture, plantation de café Doka Petit déjeuner à 7h30 avec Pierre. Il nous fait un débriefing par rapport à l'itinéraire que nous envisageons et nous donne quelques conseils pratiques. On nous remet les clés du Hyundai Santa Fe, un 4x4 7 places (1770$ pour 22 jours, franchise de 1200$ en cas d'accident).

Visite de la plantation de café Doka Estate : 92$ pour une visite guidée à 4 en anglais, dégustation, 4 repas avec entrée + plat + dessert + boissons + café, et accès libre à la ferme au papillons, au jardin de bonsaïs, le petit musée, ... Nous avons trouvé cela intéressant et instructif. Nous y avons passé 3h30.

Nous dormons une seconde nuit à El Toucan. Le soir, Pierre nous emmène manger avec une famille de Français de retour de 3 semaines. Nous parlons de leurs voyages, des hôtels et hébergements qu’ils ont eu et de « leur retour d’expérience ».

Météo : beau, 1h d'orage à partir de 17h30.

Mardi 20/07 : Volcan Poas, La Paz Waterfall Gardens – Nuit à Alajuela Suivant les conseils du Lonely Planet, nous arrivons à 8h pour l'ouverture du parc du Volcan Poas (25$ pour nous 4). Le cratère en activité (lac gris bouillonnant et fumée) et l'ancien cratère (beau lac bleu) sont complètement dégagés. Quand nous repartons vers 11h après avoir fait la petite boucle à pied, les nuages recouvrent la montagne.

Ensuite nous visitons le domaine privé La Paz Waterfall Gardens. D'après le Lonely Plante, nous nous attendions a environ 90$. On nous réclame 130$, nous faisons demi-tour et le gars nous dit "je peux vous le faire à 65$", sans même négocier. Nous y restons un peu moins de 4h : chutes d'eau, ferme aux papillons, ferme de grenouilles, magnifique volière, serpents, colibris. Nous déjeunons au café au bord d'une belle piscine façon naturelle (27$). En repartant, nous nous retrouvons dans le brouillard, la pluie, la nuit qui tombe, la route en très mauvais état, les piétons, les vélos non éclairés, les animaux sur la route ... Nous nous perdons et nous retrouvons a 10km de Alajuela alors que nous pensions aller vers La Fortuna.

Nous dormons à Alajuela, au Charly's Place (60$ avec pt dej). Accueil sympa et l’hôtel est plutôt mieux que El Toucan.

Météo : beau, énorme orage à partir de 17h30.

Mercredi 21/07 : Alajuela => La Fortuna Hier soir, nous nous sommes fait peur sur la route. Nous prenons la résolution de ne plus mixer visites + route après le même jour : désormais, lorsqu'on change de lieu, on essaye de rouler le matin et d'arriver tôt dans l'après-midi. Il nous faut 5h pour faire Alajuela => La Fortuna sans se presser en passant par la panaméricaine, Naranjo, Zarcero et Quesada. Nombreux glissements de terrain récents sur la route.

Nous logeons chez Gringo Pete's, une auberge de Jeunesse à La Fortuna (24$ pour nous 4, sans pt dej). L'auberge est sympa et on peut s'y faire à manger. En visitant la ville, le volcan se dégage et nous observons un grand panache de fumée au sommet.

Météo : tres beau, 30 min d'orage vers 17h puis petites pluies éparses.

Jeudi 22/07 : Balade au pied du volcan Arenal, rivière chaude Nous nous rendons par la route puis la piste au Parc National Arenal. Entrée (22$ - les enfants = 1$). Pour 25$ (pour notre groupe de 4), nous prenons une visite guidée en anglais, avec un guide d'origine Italienne, très sympa. 3h pour traverser différents types de forets au pied du volcan (on ne peut pas y monter) qui varient selon l'ancienneté des coulées de lave.

L'après-midi, après avoir déjeuné à El Castillo (petite piste correcte le long du lac), nous poussons un peu en voiture autour du lac puis, sur les conseils du guide, nous nous rendons à une activité gratuite (il y en a très peu par ici) : se garer sur le parking des sources d’eau chaude de Tabacon. De l'autre cote de la route, prendre le chemin derrière la barrière jaune et le descendre Juste sur le bord du pont, on arrive à un torrent d'eau chaude (> 35 C). On peut se baigner en amont ou en aval du pont dans de petits bassins naturels.

Météo : beau, orage vers 17h.

Vendredi 23/07 : marche et baignade au Cerro Chato depuis l’Observatory Lodge Avec une autre famille de Français, avec deux enfants rencontrées chez Gringo Pete's, nous entrons au Observatory Lodge (10$ pour nous 4) et faisons la balade montant au lac de cratère du Cerro Chato, le petit volcan à coté de l’Arénal. 2h30 de marche pas toujours facile (chaussures de marche obligatoires) mais dans une belle forêt pluvieuse, pour arriver au lac. Récompense pour tous : une baignade dans l'eau verte du lac de cratère. 1h30 pour redescendre après le pique-nique en haut, avec une superbe vue. Ensuite nous avons suivi d'autres chemins du domaine pour aller voir des chutes d'eau et nous avons terminé la balade par un coup à boire au restaurant du lodge. C'est assez luxueux mais il ne faut pas hésiter. Les boissons sont aux prix normal, et on nous a servi de l'eau a volonté (il faisait très soif !). Depuis la terrasse, nous avons vu des singes, un coati, un toucan, des colibris, etc… Fin de la journée dans la rivière d'eau chaude de la veille.

Météo : très beau, éclairs de chaleur le soir mais pas de pluie.

Samedi 24/07 : La Fortuna => Bijagua (près du Volcan Tenorio) Route le long du lac Arenal puis piste très correcte, dans un paysage magnifique, par Sabalito, Tierras Morenas et Hacienda Tenorio pour rejoindre Bijagua, petite ville non touristique entre les volcans Miravalles et Tenorio.

Nous logeons à l’hôtel Cacao (une sorte de motel), grandes chambres, propre, 50$ pour 4, sans pt dej. - Dîner au soda du coin, juste en face de l’hôtel pour 20$.

Météo : très beau

Dimanche 25/07 : Eaux thermales de Tenorio, dans le parc national L'accès au Parc National Tenorio est mal indiqué dans le Lonely Planet, ils se sont trompé entre le sud et le nord pour placer el parc par rapport à la ville. La piste démarre a environ 5 km au NORD de Bijagua, sur la droite de la route en venant de Bijagua. Il y a ensuite 5 km de piste jusqu'à un croisement ou il faut prendre à droite, puis à nouveau 7 km d'une piste un peu plus cahoteuse. Entrée 30$.

Il y a un chemin aller-retour (chaussures de marche) dans la forêt pluvieuse qui amène jusqu'à une source thermale chaude ou l'on peut se baigner. Nous y étions un dimanche et il y avait beaucoup de gens du pays. En chemin on peut voir une belle grande cascade tombant dans un lac d'un bleu irréel, un torrent bleu, des bouillonnements, un point de vue sur le Volcan Tenorio (pour nous, il était dans les nuages), et puis la nature. 4h30 de balade, pique-nique compris. Douche et robinet pour nettoyer les chaussures à la sortie, qui en avaient besoin.

Météo : couvert avec alternance d'éclaircies et de passages pluvieux, capes de pluie appréciées

Lundi 26/07 : Bijagua => Playa Tambor (sud de la péninsule de Nicoya) Pour rejoindre la cote sud-est de la péninsule de Nicoya, nous passons par le pont du fond du golfe et la route au nord de la péninsule (Boca Letras, Chumico, San Pablo, Playa Naranjo, Rio Grande, Paquera, Curu, Pochote et enfin Playa Tambor). 8h de routes et pistes. On nous a fortement déconseillé la route côtière par le sud est (côte pacifique) qui est de la très mauvaise piste avec passages de rivières a gué.

Nous logeons aux Cabinas Cristina (40$ pour nous 4, avec pt dej). Accueil chaleureux du patron mais chambre et salle de bain pas terrible. Le bourg est mort (nous sommes hors saison ici) et la plage de sable noir n'incite pas à la baignade. Nous y trouverons quand même de beaux coquillages. Nous aurions dû pousser jusque Montezuma ! Dîner sur place (40$ pour 4 boissons et cassado).

Météo : couvert avec petites averses, dégagé en fin d'après-midi

Mardi 27/07 : Montezuma, plages du pacifique et coquillages Tour de la côte en voiture : Montezuma, Cabuya, nous sommes allés jusqu’au parc Cabo Blanco, mais comme le guide le disait, ce parc est fermé le lundi et mardi ! Nous continuons donc vers Malpais (entre les deux : piste pour 4x4 raide et pleine d’ornières, plusieurs traversées de rivière à guet), retour par Cobano.

Nous nous sommes fait un programme de petites plages, baignade et collecte de coquillages. Deux choses à noter : nous sommes passés a deux doigts de nous faire forcer la voiture par un motard sur une petite plage isolée juste après Malpais (donc faire attention) et, pour ce qui est des coquillages, nous avons découvert à l'aéroport qu'ils étaient "trésor national" et interdit d'emporter hors du pays (on nous a saisi la moitié de ceux que nous avions dans nos bagages cabine, rien de ceux qui étaient en soute !).

Météo : ensoleillé puis couvert avec petites averses en début d’après-midi, dégagé en fin d'après-midi.

Mercredi 28/07 : route Playa Tambor => Monteverde et visite guidée de nuit Surprise : ce matin nous retrouvons le 4x4 avec une roue crevée. Nous la changeons. La réparation à Puntarenas nous coutera 4$ (remontage compris). Nous prenons le ferry entre Paquera et Puntarenas (20$) et montons jusque Santa Elena via Sardinal et Guacimal. Seuls les 15 derniers kilomètres sont en piste et plutôt corrects.

Nous logeons à la Pension Santa Elena, en plein centre du petit bourg (45€ pour une chambre pour 4 avec salle de bain). Nous avons beaucoup aimé l'ambiance « Auberge de Jeunesse » avec cuisine commune, salle commune, accès Internet et le briefing complet sur les activités à faire dans le coin. Le soir nous faisons une visite guidée de nuit (84€) entre forêt, plantation de banane et canne à sucre. Nous voyons des paresseux, oiseaux endormis, insectes, tarentule, porque-piques, lézards, … et nous recevons plein d'informations sur la faune et la flore.

Météo : beau jusque 13h, grosse pluie pendant 1h puis petites averses légères éparses, début de nuit sans pluie

Jeudi 29/07 : parc de Monteverde, Ranario de Santa Elena Nous prenons une visite guidée, à 7h30, du parc de Monteverde (17$ / adulte et 9$ / enfant pour l'entrée et 17€ par personne pour le guide … total 120€). Vu le prix et l'absence de réduction enfant pour la visite guidée, nous avons beaucoup hésité à prendre le guide. Mais sans guide, il nous semble que nous n'aurions pas vu, ni appris grand chose. Nous étions seul, nous 4 avec le guide. Nous avons vu pas mal d'oiseaux, des insectes, des écureuils et, gros coup de chance, un quetzal dont nous avons pu obtenir une photo « carte postale » au travers de la lunette du guide. Disons que le quetzal justifie à posteriori le guide. Après les 2h30 de visite, nous continuons de nous balader par nous même sur les sentiers.

Le soir nous faisons une visite de nuit du Ranario (44$). Visite guidée très intéressante et occasion de faire de magnifiques photos de grenouilles à la lueur de la lampe de la guide. Le billet permet de faire une seconde visite (non guidée) pour voir les grenouilles de jour ou de nuit (suivant la 1ere visite), ce qui est bien car certaines grenouilles sont diurnes, d'autres nocturnes.

Météo : beau le matin, pluie en début d'après-midi puis couvert mais sans pluie le soir

Vendredi 30/07 : ponts suspendus à Santa Elena puis route Monteverde => Jaco Nous avons hésité à faire des tyroliennes … mais avons opté pour les ponts suspendus du parc Sevatura (80€ pour nous 4). Deux heures pour voir la végétation incroyablement riche des différents étages de la forêt. Dommage que les activités « annexes » (vivarium, colibris, ..) soient payantes en supplément (on sent qu'il faut pressurer à fond le touriste). Nous retournons voir les grenouilles de jour puis prenons la route pour redescendre vers la côté pacifique. Plusieurs éboulements ont bloqué partiellement ou totalement la route (ils sont déblayés quand nous passons) et la panaméricaine est coupée avant Puntarenas à cause de l'effondrement d'un pont, semble-t-il, sans que nous ayons pu avoir d'explications plus claires. Détour de 15 km de mauvaise piste. A Tarcoles nous nous arrêtons au pont pour aller voir les crocodiles. On peut garer la voiture au parking gardé des magasins de souvenir. 1$ de pourboire au gardien au retour. Nous voyons une dizaine de gros crocos se prélassant sur les berges ou dans l'eau.

A cause du week-end, les deux adresses qui nous semblaient sympa à Quepos, sont complètes. Nous nous rabattons sur Jaco, à l'hôtel Kangaroo (1 chambre à 25$ + 1 chambre à 35$ avec la climatisation rustique). D'après le Lonely Planet nous nous attendions à un lieu convivial et chaleureux. Il y a bien la piscine, la cuisine commune, … mais aucune âme. Il y a manifestement eu un changement de propriétaire.

Météo : beau, pluie très légère vers 18h.

Samedi 31/07 : parc Manuel Antonio Nous allons passer la journée complète au parc Manuel Antonio qui est l'un des plus populaire du pays. Une bonne heure de route. Le parc, au bout de la route en cul de sac, n'a aucun parking officiel. A partir de 1 km avant l'entrée, des petits malins vendent des places de parking et, surtout des visites guidées. Compter entre 4$ et 6$ pour un parking gardé. Entrée à 10$ par adulte et 1 $ pour les moins de 12 ans. S'il y a un parc où un guide n'est pas nécessaire pour voir des animaux, c'est bien celui là : c'est un vrai zoo ! Des singes capucins, hurleurs et écureuil, des ratons laveurs, des paresseux, des oiseaux, des iguanes, … Comme nous l'avions lu dans un blog, bizarrement nous avons vu le plus d'animaux … là où il y avait le plus de monde. A part le circuit principal menant à la plage Manuel Antonio, seul un chemin était ouvert pour aller au bout du parc vers une grande anse et une plage déserte, mais il est mal entretenu. Peu de monde et, au bout, des plages superbes, sauvages et désertes. Baignades.

Météo : voilé avec éclaircies, chaud, orage très fort de 16h30 à 18h.

Dimanche 1/08 : Jaco => Turialba En allant voir les surfeurs sur la plage avant de quitter Jaco et la côte, nous avons vu un groupe de dauphins qui chassaient au delà des vagues. Sympa. Jusque San José, nous remontons vers le nord et nous empruntons « l'autoroute » à péages toute neuve, certaines parties sont encore en travaux, pour stabiliser les pans de montagnes creuser pour le passage de l'autoroute. Entre San José et Cartago il y a une foule immense qui marche sur les deux voies de gauche de la panaméricaine. C'est le pèlerinage de Santa Maria de Los Angeles, nous sommes le dimanche 1er Aout, veille du jour de pèlerinage, le 02/08. Impressionnante marée humaine sur des dizaines de kilomètres. Nous faisons le tour de la vallée d'Orosi en pique-niquant au « Mirado Orosi », superbe point de vue à 360°, aménagé avec tables de pique-nique, WC … et gratuit (juste 1$ pour le gardien du parking) !

A Turialba nous logeons 2 nuits à l'hôtel Interamericano (60$ pour une chambre avec salle de bain). Pas de cuisine commune, pas de petit déjeuner, mais il y a quand même possibilité de réchauffer au micro-onde et de manger sur place.

Météo : voilé avec de grandes éclaircies

Lundi 2/08 : Rafting à Turilaba C'est principalement le rafting qui amène les touristes à Turialba, en particulier pour la descente du Rio Pacuare. Comme nos enfants n'ont pas encore 12 ans (seuils pour les rapides de catégorie 4) et que nous n'avons jamais fait de rafting, nous optons pour le Rio Pejibaye, avec la compagnie Loco's. 260$ pour 1h de voiture, 1h30 sur l'eau, 1h de pique-nique et 1h de retour. On nous demande encore 40$ à la fin pour les photos (nous négocions à 20$). Peu aimables. Est-ce parce que nous sommes un jour « férié » dans tout le pays, pour cause de pèlerinage ? Bref, nous trouvons que c'est très cher pour une descente courte et sans grand intérêt. Nous aurions dû soit nous abstenir, soit insister pour le Rio Pacuare qui était à peine plus cher. (75 $ par personne au lieu de 65$ pour notre parcours). De plus, aux lectures de blog, le Pacuare semble vraiment valoir le cout !

Météo : couvert, éclaircie vers midi, petite pluie en début d'après-midi

Mardi 3/08 : Turialba => Cahuita Nous commençons donc la descente vers la côte Caraïbe. Paysage de montagne au départ de Turialba, entourée de volcans, puis les plaines de la côte en allant vers Limon. Limon est le grand port de la côte Caraïbe, beaucoup de fret arrive par bateaux et nous croiserons un grand nombre de camions, allant ou revenant de Limon. Avant la ville, des dizaine d'entrepôt de containers s'étendent de part et d'autre de la route, en bon état.

A Cahuita nous logeons à Alby Lodge (60$) : 4 bungalows en bois vernis et couverture de feuilles de palme au milieu d'un jardin luxuriant, 1 bungalow cuisine commune, la décoration est superbe, juste à côté du parc et très calme (du moins en ce qui concerne les activités humaines …). Nous avons adoré ! Fin de l'après-midi à se baigner à la plage du parc de Cahuita (l'entrée du parc est payante, mais coté village, la somme est laissé libre, nous avons donc donné 10$ pour nous 4 sachant que nous retournerions le lendemain pour une visite plus complète du parc).

Météo : petites pluies juste à 13h, beau l'après-midi

Mercredi 4/08 : Parc de Cahuita A 5h nous sommes réveillés par … les singes hurleurs dans les arbres juste au dessus du bungalow. Très impressionnant d'entendre ces rugissements. Heureusement que nous savions ce que c'était ! Balade dans le parc (ce coup-ci, nous avons donné 20$ pour 4, mais d'autres groupes donnent 1 ou 2$ par personne). Nous voyons plusieurs groupes de capucins, des signes hurleurs qui nous bombardent de fruits à moitié mangés, un paresseux, des écureuils, oiseaux, … Nous allons au de la de la pointe, endroit ou les bateau venant faire du snorkeling descendent les passagers pour un encas d'ananas et de fruits. Baignade sur la plage magnifique coté village.

Météo : couvert, chaud et humide, quelques grosses gouttes éparses l'après-midi

Jeudi 5/08 : Puerto Viejo Encore un réveil par les singes hurleurs et, au petit déjeuner, un capucin vient chiper une banane dans le régime accroché à l'extérieur de la cuisine. Nous sommes au spectacle. Nous quittons à regret ce havre de nature (on nous a quand même volé un maillot de bain pendant la nuit qui séchait sur le fil à linge de la terrasse, il faut dire que s'était un bermuda à la mode!).

A Puerto Vierjo, nous logeons chez Chimuri : 3 petites maisons traditionnelles en bois peint dans un beau jardin, à deux pas de la plage de sable noir, Playa Negra à l'entrée de Puerto Viejo. 60$ pour une cuisine, salle-de-bain, 2 chambres et une grande terrasse. Un style plus rustique que Alby Lodge mais qui nous a beaucoup plu aussi.

Nous allons à pied par la Playa Negro jusqu'en ville puis nous longeons la mer par le sentier côtier et nous arrivons à Playa Cocles, très belles plage de sable blanc où nous louons un bodyboard (5$ l'heure) pour nager dans les vagues auprès des surfeurs.

Météo : beau et chaud, quelques passages voilés

Vendredi 6/08 : Parc de Manzanillo Après avoir passé une heure à observer les oiseaux et écureuils du jardin, nous partons pour Manzanillo. Nous traversons le village et nous nous garons tout au bout de la route, à l'entrée du parc. Nous traversons à pied la rivière et nous avançons dans le parc.

Les plages de paradis désertes succèdent aux plages de paradis quasi-désertes. Nous passons des heures dans l'eau avec les masques et tubas (que nous sommes allées acheté au magasin de souvenir, dans le village, nous n'en avions pas emmené). Cet superbe journée à regarder les poissons multicolores (attention aux coups de soleil, nous finirons par laisser le tee-shirt sur le dos de notre fille), après un pique-nique à l'ombre d'un palmier ne nous empêchera pas de nous re-baigner dans les vagues à Cocles au retour.

Météo : grand beau et chaud

Samedi 7/08 : Puerto Vierjo => Tortuguero Nous avons beaucoup hésité à aller à Tortuguero. Ça nous semblait cher (on nous avait proposé des séjours « tout compris » à 300€ / personne pour 2 nuit) ou compliqué. Finalement nous ne regrettons pas du tout d'y être allé.

Le guide proposait de prendre un bus à Cariari puis le bateau. Nous sommes allés directement en voiture jusqu'à l'embarcadère de « La Pavona » sur le Rio Suerte. La route passe par Guapiles, Cariari, Campo Cinco, Campo Dos, Cuatro Esquinas et là, il suffit de continuer tout droit (vers le nord – nord-ouest) sur la piste (qui n'est indiquée ni sur la carte, ni dans le GPS) et on finit par trouver des panneaux. A la patte d'oie, c'est à gauche. Nous ne nous sommes pas laissés abuser par le « faux » parking 1km avant la rivière. Le vrai est tout au bout du bout de la route, impossible d'aller plus loin. Parking 20$ pour 2 nuits. Aller-retour en bateau à 26$ pour nous 4. Nos embarquons à 13h30, après avoir pique niqué sur les tables du « restaurant - embarcadère » qui propose aussi des plats et boissons, mais sans obligation de consommer. La rivière étant très basse, il faut presque 2 heures au pilote pour se frayer un chemin au travers des arbres arrachés, des bancs de sable… nous resterons coincé 5 min sur un banc de sable, l'aide du pilote descendant pousser et manœuvrer le bateau pour repartir ! Nous voyons beaucoup d'oiseaux et quelques caïmans.

Nous logeons chez Miss Junie (90$ la chambre pour 4 avec petit déjeuner). Très bel hôtel en bois vernis, à la sortie du village avec un beau jardin. Très calme. Nous dinons au restaurant de l'hôtel (55$ pour 4 plats et boissons).

Météo : grand beau, un passage couvert vert 14h

Dimanche 8/08 : balade guidée en barque et ponte des tortues de nuit De 9h à midi, nous faisons une superbe balade en barque (60$ + 22 $ - 2x10+2x1$ pour l'entrée du parc) avec Mister Bill, un vieux black de 80 et quelques années. Tout à la rame, pas de moteur, juste nous 4 avec une autre personne. Nous voyons plein d'oiseaux, des basilics « Jésus Christ » que nous voyons courir sur l'eau, des caïmans, des iguanes, une loutre que nous suivons dans sa chasse pendant 10 bonnes minutes, des capucins qui traversent la rivière en se jetant d'un arbre à l'autre, les mamans avec les petits accrochés sur le dos. Dans l'après-midi nous profitons de la plage.

Diner chez Miss Myriam (58$), où nous mangeons de succulents plats locaux. Le soir nous faisons une sortie d'observation des tortues en train de pondre (80$ pour 4). C'est très organisé, très encadré pour limiter le stress des tortues. Nous voyons une tortue pondre ses œufs et deux tortues retourner à la mer. Assez émouvant. Nous avons dû insister pour obtenir le fameux autocollant qui fait preuve du versement de la taxe au parc … et, comme d'autres familles, nous n'avons pas eu notre nombre. Il y a clairement un petit trafic là dessous. Enfin bon …

Météo : grand beau et chaud, grosse pluie durant la nuit

Lundi 9/08 : Tortuguero => Alajuela Nous prenons le bateau de 11h30, nous avons prévenu l'hôtel et le bateau vient nous chercher juste devant la réception à 11h10. Nous sommes les premiers et nous aurons donc tous une place assise, contrairement à l'aller ou le bateau était plus que plein, pour cause de marché le samedi à Cariri (beaucoup de locaux étant aller faire des courses – nous avons voyager avec un énormes écran de télévision Son – tout vient par bateau ici!). Après les pluies de la nuit et du matin, le niveau de la rivière est bien plus haut et nous faisons le parcours en 1 heure. Nous arrivons donc au débarcadère à 12h30, déjeunons sous le rancho et reprenons la voiture sans soucis. Nous reprenons la route vers San José, que nous traversons vers 16h, sous une pluie tropicale, et avec beaucoup de voitures sortant du travail !

Nous arrivons à l'hôtel El Toucan, celui de notre arrivée. Nous rendons la voiture, pas de soucis, ils ne trouvent pas d'égratignures ou autres soucis. Nous allons diner avec une famille de Belge arrivé le soir même, pour partager sur notre parcours et nos expériences et donner les quelques conseils et enseignements de notre séjour.

Météo : pluie forte jusqu'à 10h, éclaircie et soleil, pluie tropicale vers 16 jusqu'en début de soirée

Mardi 10/08 : Alajuela => retour via Miami ou nous faisons escale quelques jours. Nous faisons un tour en ville, et découvrons, place centrale une animation de chorales et fanfares des écoles d'Alajuela. Des enfants avec des déguisements et des groupes qui jouent, font du théâtre et du mime. Cela va des petits aux lycéens. Nous prenons un taxi pour l'aéroport, payons notre taxe de sortie du territoire (26 € par personne), nous déposons nos bagages avant de passer la douane. Et là, surprise, nous avions mis les coquillages ramassés aussi bien côte pacifique que mer Caraïbe dans le sac à dos de notre filles, pour ne pas les abimer et les « perdre ». Les coquillages sont un trésor national, le douaniers nous les prends tous. Il aura « pitié » de notre fille en pleur et nous en laissera environ la moitié de chaque sac, et ajoutera un des plus beau ! Par contre, ceux « oublié » dans les valises arriveront en Floride, puis en France sans encombre. A retenir pour les collectionneurs !

Météo : Beau temps le matin, un orage terrible, de plus de 4 heures en arrivant en Floride, c'est là que nous aurons eu notre plus grosse pluie de notre séjour au Costa Rica, par saison des pluies !

En vrac : • Le jour se lève vers 5h00 et il fait nuit à 18h • On trouve des Internet Café partout, de 0.60$ à 2$ de l'heure. • Nous avons pu laver notre linge tous les 3 ou 4 jours, le plus souvent dans les auberges de jeunesse ou cabinas, nous le laissions le matin et nous le retrouvions le soir, séché et plié, le tout entre 6 et 10 $ pour 4 bons kilos. Nous avons une seule fois fait appel à une Lavanderia (laverie indépendante), et là, il nous a fallu y retourner 3 fois, le linge déposé le matin, n'étant pas prêt à 18h, nous l'avons eu à 20h30. • Attention aux appels locaux avec un mobile français : à 2,5€ la minute, première minute facturée en entier et appels occupés facturés aussi à 2,5€ … nous en avons eu pour 120€ pour 9 appels réussis ! Cela vaut le coup d'acheter une carte de téléphone pour utiliser les téléphones publique qu'on trouve absolument partout. • Dans aucun parc, public ou privé, nous n'avons eu ou pu acheter de brochure avec des explications qui nous auraient permis de ne pas prendre de guide. Dommage, mais nous ne regrettons pas nos visites guidées, nous y avons appris beaucoup de choses et cela nous a permis de ne pas mourir idiot quand même!
Deux semaines en Italie au début août: vos coups de coeur? English translation pending
by Ylbl · 2010-07-18 · 28 replies
Bonjour a tous,

Je me suis cédulé une premiere visite en Italie pour les 2 premieres semaines d'aout. Premiere étape: J'atteris a Rome, 5jrs Deuxieme étape: florence, 3jrs Troisieme étape: Les Cinque Terre, 2jrs Quatrieme étape: Venise, 3jrs (départ de venise pour retour au Canada)

Avions, trains et hotels sont réservés.

J'ai lu quelques guides (Routard, Lonely Planet) mais aimerais savoir vos coups de coeur a vous: je ne veux pas passer tout mon temps dans les musées, j'aime la ville, l'architecture, observer et participer a la vie des gens du pays que je visite. Quels sont a votre avis, les attrapes-touristes qu'on peut écarter sans regrets?

Les guides c'est bien mais rien ne vaut l'expérience.

Merci a vous tous...

Au plaisir de vous donner un coup de main sur d'autres destinations.

Yves
Visiter Cuba et La Havane en une semaine? English translation pending
by Twinings · 2010-06-06 · 28 replies
tout est dans le titre ou presque.. j'ai envi de partir une semaine à Cuba, faute d'avoir plus.. mais une semaine d'évasion tout de même.. En voyagent en Europe, j'ai souvent été dans des auberges de jeunesse, du coup, même seul, on peut faire de très bonne rencontre! Est il possible de faire la même chose à Cuba? En une semaine, que faire, que visiter? et les moyens de transports sur place? j'ai pu lire les locations de voitures? est 'il possible de visiter cuba et la havane en une semaine? j'ai un passeport que j'ai fait l'année dernière, est ce que ça suffira? Merci d'avance pour vos réponses et votre aide! à bientôt
Séjour à Agropoli, à l’hôtel Darsena (Italie du Sud) English translation pending
by MoniqueM · 2010-05-09 · 165 replies
Bonjour, amis VF,

Je suis de retour d’un récent et fort agréable séjour de 2 semaines à l’hôtel La Darsena à AGROPOLI en Italie du sud.

Il me fera grand plaisir de répondre à vos questions si je le peux.

FORFAIT

Nous avions choisi le forfait tout inclus offert par Vacances Transat, 14 nuits à l'hôtel La Darsena, AGROPOLI - du 15 au 30 avril 2010 (1850 $CAD pp) - qui comprenait:

les vols AR Montréal - Rome (sans nuitée à Rome) + les transferts AR en autobus de l’aéroport de Rome à Agropoli (durée: 3½ h environ) + chambre d’hôtel + 3 repas par jour, eau à table, vin inclus le midi et le soir, café ou chocolat chaud au petit déjeuner seulement.

A noter qu'il existe d'autres forfaits Vacances Transat offrant 2 ou 3 nuitées à Rome avec quelques excursions incluses.

HÔTEL

Adresse de l’hôtel La Darsena Residence*** : Lungomare San Marco 84043 Agropoli (Sa) – Italie (cliquer ici pour le site Internet)

Ce petit hôtel, très bien entretenu, est situé directement au bord de la mer, offre une agréable plage de sable, où je me suis baignée avec grand plaisir : fond sablonneux, bonne température de l’eau même fin avril, chaise-longues disponibles - agréable terrasse et bar servant boissons alcoolisées et café en bord de mer. Magnifiques couchers de soleil sur la mer! Stationnement gratuit et petit jardin.

Les chambres sont confortables, très propres, d’une dimension suffisante, plus que sobres point de vue décoration, mais bien aménagées, avec balcon (table et 2 chaises), grande armoire (avec 2 tiroirs), pupitre, miroir et chaises, salle de toilette avec douche, petite TV, air climatisé à partir de certaines dates.

L’organisation à l’hôtel et le service à la réception sont excellents; on y parle français.

Des chambres avec grand balcon et vue sur la mer sont disponibles (avec supplément $ pour une vue complète, sans supplément pour vue sur la mer de côté et sur le château d’Agropoli au loin (superbe! lorsque disponibles – ce que nous avons eu la chance d’avoir sur demande au moment de notre arrivée…).

Les repas étaient très bons, généreux, sans luxe mais toujours bien présentés (entrée, mets principal, desserts, pain, eau et vin). On offre aussi de nous préparer un lunch pour apporter lorsqu’on ne peut y être pour le midi lors d’excursions organisées ou non.

La 1ere semaine, on était un petit groupe de 20 personnes; on a eu la chance d’avoir un choix de menus; malheureusement pas la 2e semaine, car le groupe était trop grand, j’imagine …

EXCURSIONS offertes à l’hôtel et COÜTS (Idealtour, Stella Del Sud)

. CÔTE AMALFITAINE 55 Euros pp

Départ à 8 h 00 et retour à 19 h

Bus avec accompagnatrice et visite de Sorrento (1 h 30), d’Amalfi (1 h 30), Praiano, Atrani et de Ravello (1 h 30)

. VÉSUVE – POMPÉI - USINE DE CAMÉE 55 Euros pp

Départ à 8 h15

Bus avec accompagnatriceet visite du Vésuve (on peut monter au cratère en 30 min; 15 min pour descendre (6,5 Euros pp - et pas besoin de guide là-haut…); visite du site archéologique de Pompéi avec guide spécialisé sur place (guide nécessaire cette fois) + visite d’une usine de camée (magasin de vente sur place bien sûr; toutefois, quand même on apprend un peu…)

Visite au retour de l’immense Sanctuaire de la Vierge Marie du Rosaire (par nous-mêmes) – des dizaines et dizaines de chapelles, confessionnaux…

. NAPLES 50 Euros pp

Départ à 8 h et retour à 19 h 30

Bus avec accompagnatrice + visite des plus belles places de Naples. Dégustation de vin et d’huile dans un petit vignoble du Parc du Cilento (attention : prix de vente un peu trop cher…mais sans obligation de votre part…, joli décor)

. CAPRI 65 Euros pp

Départ à 7h – Bus + bateau à partir de Salerno. Très joli de voir la côte amalfitaine du côté de la mer!!!

Arrivée à Marina Grande, puis funiculaire AR vers la ville de Capri et bus AR vers la ville d’Anacapri (5,5 Euros pp) + montée au Mont Solaro par chaise simple ($)

Une liste de ces excursions nous a été remise au cours d’une réunion, le lendemain matin suivant notre arrivée, par la représentante, Maria, qui nous a accompagnés lors des excursions.

A noter, que le choix d’excursions et le prix peuvent différer selon le nombre de participants.

Les coûts d’entrée ne sont pas inclus en général (car parfois gratuit – comme on a eu la chance en avril durant la «Semaine de la Culture» - ou coûts différents pour adultes, aînés, citoyens EU).

Le départ, pour chaque excursion, est après le petit déjeuner et le retour vers 19 h ou 20 h, toujours à temps pour l’agréable et bon repas du soir.

On a décidé (pour se simplifier la vie…) de prendre les 4 excursions offertes la première semaine – même si c’était tous des endroits qu’on avait déjà visités (mais que je rêvais de revoir ), puis d’aller visiter le musée et les ruines de PAESTUM (UNESCO) en autobus local (1,5 Euro pp); c’est très près, à 15 min. de l’hôtel par bus ou train – et le bus nous a laissés à la porte d’entrée) – pas besoin de guides, un guide écrit suffit.

Quelques excursions additionnelles ont été offertes la 2e semaine.

Cependant, on a préféré se louer une voiture et on les faire par nous-mêmes + plusieurs autres visites autour d’Agropoli et plus au sud. Je les décrirai dans un autre message.

La ville D’AGROPOLI se visite à pied à partir de l’hôtel situé à 20 ou 30 min. de marche.

Ne pas manquer de visiter le joli borgo historique d'Agropoli à flanc de montagne (piétonnier et médiéval) jusqu’au château (pas souvent ouvert toutefois...) - vraiment magnifique ainsi que les belles places piétonnières: le Corso Garibaldi, la Piazza Veneto Victoria, etc. situées avant le centro historico au bas des escaliers menant au château. Il y a un marché en plein air le jeudi matin de 7 h 30 à midi : vêtements à bas prix, lapins, poules, etc.

Voilà pour l’instant. Je placerai quelques photos d’ici peu - avec brèves explications.

Arrividerci!
Venise en quatre ou cinq jours English translation pending
by Olivierq · 2010-04-25 · 5 replies
VENISE 18 avril 2010 Satolas 16h25 Venise Marco Polo 17h45 22 avril 2010 Venise Marco Polo 15h40 Satolas 17h45

http://www.e-venise.com/marine-commerce-venise.htm

Voici les infos dont je me suis servi pour cette escapade à Venise tout loin s'en faut n'est pas des moi...

Déjà nuage oblige ça a été Voiture Lyon Mestre 7h50, puis parking en face de la gare des trains 45E les 5 jours et train juqu'à Venise...Je laisse les infos aéroport qui peuvent aider.

D18 Arrivé à l’aéroport Marco Polo, Venise est à 12 km. Le bus vous dépose à la Piazzale Roma, au nord de Venise et il ne vous reste alors plus qu'à prendre le Vaporetto pour vous rendre à votre hôtel ou marcher si ce n'est pas trop loin. Deux compagnies de transport par autobus sont disponibles pour vous rendre de l'aéroport Marco Polo à Venise: Les Bus ACTV

Si vous utilisez la compagnie ACTV, il faut prendre la ligne N° 5. Le prix du billet par personne est de 1 euro. Par contre, si vous avez une Venice Card, le prix du bus y est déjà inclus. Le billet peut s'acheter directement auprès du chauffeur. Le trajet dure de 30 minutes.

Arrêt des Bus ACTV et ATVO Piazzale Roma à Venise

Les Dimanches et Jours fériés : Depuis l'Aéroport Marco Polo en direction de la Piazzale Roma à Venise 17h40 - 18h10 - 18h40 - 19h10 - 19h40 - 20h10 - 20h40

Pour les Bus ATVO Il vous faut prendre la Ligne 35. Le billet coûte 3 euros, bagages inclus, et s'achète au distributeur situé à l'arrêt des bus ATVO, à la sortie de l'aéroport. (5,5 euros pour le billet aller-retour). Si vous n'avez pas de monnaie, vous pourrez l'acheter directement au chauffeur.

Depuis l'Aéroport Marco Polo en direction de la Piazzale Roma à Venise 17h50 - 18h20 - 18h50 - 19h20 - 20h00 - 20h40.

Puis, prendre le vaporetto 1ou 2 et descendre à l’arrêt San Zaccaria. Remonter vers le nord 500m jusqu’à l’hotel : N32 E3 Foresteria Chiesa Valdese Calle Lunga Maria Formosa CASRELLO Tel 041 528 67 97 P116. http://www.foresteriavenezia.it/foresteria/index.htm

C’est un ancien palais qui appartient à l’église méthodiste de Suisse. Aucun prosélytisme, c’est un hôtel « classique ». Bon hôtel, bon confort, 80E la chambre avec wc/sdb et petit dèj. Copieux et à volonté. La chambre 14 a des peintures au plafond et est à 92E la première nuit et 84E les suivantes.

L19 Sachez qu'il existe une Museum Card à 12 € pour les Musées de la place Saint Marc (valable 3 mois) qui comprend la visite du Palais des Doges, le musée Correr, la Bibliothèque Marciana et le Musée Archéologique. Cette possibilité est offerte du 2 novembre au 31 mars. Du 1er avril au 1er novembre, et pour un euro de plus, soit 13 € au total, la Museum Card devient Carte San Marco Museum Plus, et, en sus des musées accessible par la carte Museum Card à 12 €, vous pourrez en sus visiter un autre des musées Municipaux de Venise, au choix : La Cà Rezzonico, le Palazzo Mocenigo, la Maison de Goldoni, la Cà Pesaro ou le musée du Verre de Murano.

Musée Correr 9h pour être seul.

Le lion de saint Marc

Marc et son attribut, le lion, Chroniques de Nuremberg, 1493

Saint Marc est symbolisé par un lion d'après l'un des premiers versets de son évangile :

« Une voix rugit dans le désert... » — Mc 1,3

Les quatre évangélistes sont représentés sous formes allégoriques du tétramorphe : l'ange pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean, le taureau pour saint Luc et le lion pour saint Marc. Cette représentation est inspirée par une vision du prophète de l'Ancien Testament Ezéchiel et par la description des quatre Vivants de l'Apocalypse selon saint Jean.

Le lion symbolisant saint Marc est généralement ailé, ce qui le distingue du lion de saint Jérôme[4].Il faut signaler que le Lion, dit "de" Saint-Marc, fut l'emblème de la République de Venise.

En 828, afin de remplacer saint Théodore, le 11e Doge de la ville chrétienne de Venise, Giustiniano Participazio, se cherche un nouveau puissant protecteur céleste pour protéger la ville. Celui-ci doit rivaliser avec Rome et son saint patron saint Pierre. Deux marchands vénitiens se débrouillent pour aller voler les reliques sacrées de saint Marc l'évangéliste dans la petite chapelle du petit port de pêche de Bucoles proche d'Alexandrie en Égypte où il avait souffert le martyre. La basilique Saint-Marc est alors spécialement construite pour l'occasion, pour abriter ses reliques auxquelles l'église catholique prêtait à l'époque des pouvoirs divins et il devient ainsi le Saint Patron de la ville avec son lion comme symbole (Tétramorphe), au même titre que l'ange pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean et le taureau pour saint Luc. Marc était venu évangéliser la région au Ier siècle par bateau et avait fait naufrage dans la lagune qui allait donner naissance en 452 à la Sérénissime. Un ange lui aurait apparu et lui avait alors dit ces mots : « Paix sur toi Marc mon évangéliste, tu trouveras ici le repos ».

Si elle a aujourd'hui un intérêt avant tout historique, architectural et touristique, elle fut dans le passé le centre politique, religieux et économique de la république de Venise. Elle est surnommée par Napoléon Bonaparte « le plus élégant salon d'Europe ». Biographie de Saint Marc

Un des quatre évangélistes de la religion chrétienne. Né Jean, ses facultés d'helléniste lui ont valu le nom de Marcus. Converti par l'apôtre Pierre, il partit prêcher avec Saint Paul en Asie Mineure (Antioche, Perga), puis avec Barnabé sur l'île de Chypre. Saint Marc aurait rédigé le second 'Évangile' à Rome aux alentours de 60 après J.-C. durant la captivité de Saint Paul. La tradition chrétienne lui attribut par la suite l'évangélisation d'Alexandrie dont il aurait été le premier évêque. Il y aurait été martyrisé en 67 après J.-C. Son corps fut, selon la tradition, ramené par deux marchands vénitiens dans la cité lagunaire en 828, dont il devint le patron.

Voici ce que le presbytre disait : Marc, qui avait été l'interprète de Pierre, écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans l'ordre de ce que le Seigneur avait dit ou fait, car il n'avait pas entendu le Seigneur et n'avait pas été son disciple, mais bien plus tard, comme je disais, celui de Pierre. Celui-ci donnait son enseignement selon les besoins, sans se proposer de mettre en ordre les discours du Seigneur. De sorte que Marc ne fut pas en faute, ayant écrit certaines choses selon qu'il se les rappelait. Il ne se souciait que d'une chose : ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, et ne rien rapporter que de véritable.

Le saint patron de Venise était Saint Théodore. Le saint grec témoignait de l'influence byzantine sur Venise. Quand en 828, le corps de Saint Marc fut ramené d'Alexandrie par 2 marchands vénitiens Buono de Malamocco et Rustico de Torcello, il devint le Saint patron de la ville. On lui construisit une petite chapelle, dans le Palais des Doges, qui n'était à l'époque qu'un château fort. En 832, on termina, non loin du palais des Doges, une petite église mausolée, incendiée en 976. Reconstruite en 978, elle sera de nouveau abattue. En 1063, on construisit un sanctuaire inspiré de la Basilique des Saints Apotres et de la Basilique de Sainte Sophie à Constantinople. Edifice en croix grecque, elle est assez trapue, possède déjà des coupoles basses et sa façade est de briques rouges. La Basilique fut consacrée en 1094. Peu à peu, la façade de l'austère basilique se pare de revêtements de marbre et de portiques profonds, soutenus d'une double rangée de colonnettes. La brique disparait sous le marbre. Le grand portail est orné de bas-relief représentant les métiers et les signes du zodiaque. Flèches, bas-reliefs, arcs, chapiteaux, du 11e au 15e siècle, elle intègre différents styles, assimilant les arts de l'Orient et ceux de l'Occident. Elle les assimile tellement qu'une partie des ornements provient directement d'Orient, comme le groupe des Tétrarques en porphyre rouge syro-égyptien, ou les célèbres chevaux de Saint Marc. Nous y reviendrons.

Outre les coupoles, ce sont surtout les magnifiques mosaïques sur fond d'or, couvrant entièrement les parois de la Basilique, qui rattachent cette basilique chrétienne, à l'art oriental.

A l'intérieur, ces mosaïques constituent une véritable Bible illustrée, servant à l'édification des croyants. A l'origine, ces figures sont toutes de type oriental, en aplat, sans mouvement, elles apparaissent souvent rigides, sans mise en scène. Elles ont été exécutées par des artisans orientaux ou vénitiens, mais toujours dans un style oriental caractéristique des icônes. On discerne ainsi différentes figures du Christ (11e et 16e siècle), dans l'abside et la première coupole. Egalement, la Pentecôte (12e siècle), dés la première coupole de la nef, représentant la descente de l'Esprit sain sur les 12 apotres. MAis l'art de la mosaïque évolue avec le temps et le développement des arts. La mosaïque introduit plus tard des notions nouvelles, comme le relief et la perspective. Dans le baptistère, observez bien la Danse de Salomé (du 14e siècle), toute émouvante et lascive, face au roi rigide, traité à la manière byzantine. On entre alors dans les principes picturaux du gothique, surtout en usage au 15e siècle.

Les mosaïques de la basilique San Marco sont ainsi une véritable école d'art, depuis les premiers aplats byzantins jusqu'à des mises en scène en perspective. Mais le trésor des trésors de la Basilique San Marco, c'est sa Pala d'oro. L'un des plus beaux chefs d'oeuvres d'orfèvrerie qui soit permis d'admirer. Ce rétable d'or date du 14e siècle. 3000 pierres précieuses et 80 émaux sont enchassés, à la gloire des fêtes chrétiennes (registre supérieur), tandis que le Christ apparait au centre, entouré de 4 prophètes et dominant l'impératrice Irène, le Doge Ordelaffo Falier et la Vierge. Sur les côtés, ont pris place les apôtres et autres prophètes.

Ensuite balade Campo de santa maria formosa P199, Campo della fava, Camposanti giovanni e paolo P210. Puis, Chiesa dei gesuiti P194.

Attention aux heures d’ouverture des églises !

CHIESA DEI GESUITI

Il y a quatre statues de chaque côté de la porte qui représentent St. James Major, St. Peter, St. Paul, St. Matthew l’évangéliste. Il tutto è sovrastato dall'opera di Giuseppe Torretti L'Assunzione della Vergine Maria , posta sopra il timpano . L'ensemble est dominé par le travail de Giuseppe Torretti “ L'Assomption de la Vierge Marie”, placée au-dessus du tympan. In tempi recenti è andato persa l'opera di Francesco Bonazza .

La pianta della chiesa è tipica delle chiese dei Gesuiti, a croce latina , con tre cappelle per parte nel braccio più lungo. Transetto e presbiterio a fondo piatto affiancati da due altre cappelle. Le plan de l'église est typique de l'église des Jésuites, une croix latine avec trois chapelles de chaque côté dans le bras plus long. Transept et le chœur avec un fond plat soutenu par deux autres chapelles. Le sei cappelle ai lati della navata sono fra loro separate in piccoli ambienti, una volta dedicati alle confessioni . Les six chapelles de chaque côté de la nef sont séparées. Fra la seconda e la terza cappella, il notevole pulpito di Francesco Bonazza , e lungo tutto il corridoio i "corretti", grate da cui si affacciavano gli ospiti del convento.Entre la chapelle deuxième et troisième, la chaire grand de Francis Bonazza, et le long du corridor qui est bordée par des croyants reconnaissants du couvent. La navata della chiesa si restringe di fronte l' altare , dedicato alla Santissima Trinità , grazie alla presenza di quattro pilastri che sorreggono la volta a crociera . La nef de l'église est dédiée à la Trinité bienheureuse, et quatre piliers soutiennent la voûte en croisée. Del 1725 - 1731 a decorazione a due colori, bianco e verde, dei marmi e dei pavimenti . On peut dater de 1725 e - 1731 la décoration en deux couleurs, le marbre blanc et vert et étages.

Decorano i soffitti gli affreschi di Ludovico Dorigni , Angeli musicanti in gloria , datato 1720 nel presbiterio , Il trionfo nel nome di Gesù , del 1732 , nel soffitto a crociera; di Francesco Fontebasso Abramo che adora i tre angeli , e la Visione di San Giovanni Evangelista , sul soffitto della navata , del 1734 . Au plafond des peintures de Ludovico Dorigni, jouant “Angels in Glory”, daté 1720 dans le chœur, le triomphe, au nom de Jésus de 1732, le plafond à Francesco Fontebasso Abraham et la Vision de saint Jean Evangelista. Il presbiterio è circondato da statue di cherubini , angioletti, angeli e arcangeli di Giuseppe Torretti . Le sanctuaire est entouré par des statues de chérubins, des anges, des anges et archanges de Giuseppe Torretti. Di Giuseppe Pozzo è l' altare , in esso si notano dieci colonne sormontate da una cupola bianca e verde.

Puis marche jusqu’à l’égilse Madonna dell’orto P191.

CHIESA DELLA MADONNA DELL’ORTO

Pour arriver au but qu'il se proposait, Tintoret, ne négligea aucune étude. Pendant plusieurs années, sans relâche, de jour et de nuit, il travaille d'après les moulages de Michel-Ange, le modèle vivant, le cadavre disséqué, le mannequin drapé, le mannequin articulé et suspendu au plafond, en plein air ou à l'intérieur, à la clarté du soleil ou à la lueur des lanternes et des torches; il modèle, en terre ou en cire, ses figurines avant de les dessiner; il fréquente tous les gens qui peignent, aussi bien les simples badigeonneurs que les artistes en renom, ne négligeant rien pour s'approprier toutes les ressources du métier, pour se faire une manière « forte et résolue ». En même temps, il saisit toutes les occasions de se produire, répand des fresques sur toutes les murailles qu'on met à sa disposition, montre ses toiles partout où il peut; quelques belles décorations de façades, son portrait et celui de son frère, avec effets de nuit, exposés dans la Merceria, le firent bientôt connaître. Vers 1546, il offre aux prêtres de l'église Madonna dell' Orto de leur peindre, contre remboursement de ses frais matériels, deux compositions immenses (15 m de hauteur sur 6 m de largeur). L'offre est acceptée pour 100 ducats. Ces deux toiles, encore en place, l'Adoration du veau d'or et le Jugement dernier, où les figures accumulées, dans un pèle mêle tumultueux de nudités, de draperies, d'accessoires, sous les contrastes et les agitations les plus bizarres de la lumière, gesticulent et se tortillent à l'envi, devaient rester, dans son oeuvre, l'une de ses improvisations les plus incohérentes et les plus scandaleusement inégales. Le jeune homme voulait étonner, il y avait réussi. Dès qu'il eut stupéfié ses rivaux par cette extraordinaire virtuosité, il se hâta, d'ailleurs, de montrer, dans la même église, qu'il savait, lorsqu'il le voulait, rester plus calme et plus pondéré. La Présentation de la Vierge, la Sainte Agnès ressuscitant le fils du Préfet, le Saint Pierre adorant la croix, le Martyre de saint Paul, y représentent l'artiste savant et fort avec toutes ses qualités de metteur en scène et en lumière, de dessinateur hardi et sûr, de coloriste vigoureux et vibrant.

Puis visite du ghettoP189.

En 1527, un décret ordonna aux Juifs de déménager dans la zone du Cannaregio, où se trouvaient les anciennes fonderies à canons. Le Premier Ghetto Le mot ghetto vient du mot italien geto (fusion). La prononciation gutturale de geto en ghetto s'expliquerait par l'accent des Juifs ashkénazes originaires d'Allemagne et d'Europe centrale. Sachez aussi que la municipalité de Venise, dans son souçi de vénétianiser les noms en supprimant quasi-systématiquement les doubles consonnes, a transformé tous les panneaux et inscriptions liés au Ghetto en “Gheto” avec un seul “t”. Pour en revenir à l'origine du mot, Ghetto pourrait aussi être un jeu de mots synthétisant geto avec le terme talmudique ghet (séparation)... le “quartier” de la fusion était bien celui de la séparation, puisque tous les Juifs devaient être hébergés dans Le ghetto. Chaque soir on fermait les portes du ghetto. Aucun juif ne devait plus circuler dans la ville. Mais, à la même époque, la même chose était aussi vraie pour les Vénitiens qui habitaient dans le quartier des étrangers à Alexandrie en Egypte. On les enfermait même ne pleine journée, pendant les offices religieux de la mosquée.

Un “geto” des ConnaissancesLà, se rassemblèrent tous les Juifs de la diaspora : Sépharades réfugiés d'Espagne et du Portugal, Ashkénazes venus d'Allemagne et d'Europe centrale, Levantins réfugiés de Constantinople... On y parlait diverses langues et dialectes, on comparait les divers contes et récits secrets rapportés en héritage. Il y avait des thalmudistes, mais aussi des kabbalistes, des gnostiques, des alchimistes. Tout cela stimulait la réflexion et la dispute.

Un signe Distinctif. Les Juifs du ghetto devaient se signaler en portant une rouelle (petite roue) jaune sur la poitrine, puis par un béret ou un chapeau jaune (Au Moyen-Âge, le jaune était la couleur infâmante de la folie et du crime). Celui qui ne portait pas son chapeau jaune devait payer une amende de 50 ducas et faire un mois de prison.

De la même manière, les Vénitiens avaient peur que les juifs puissent empoisonner leur puits et la Sérénissime avait décrété qu'ils n'avaient pas le droit d'utiliser les puits publics de la ville. Ils ne pouvaient donc utiliser que les seuls puits situés à l'intérieur du Ghetto pour puiser de l'eau. Cette interdiction dura jusqu'en 1703. Les puits actuels ne datent sans doute pas de l'époque de la création du Ghetto car les sculptures et armoiries qui s'y trouvent sont d'origine plus récente, ce qui fait penser que les puits d'origine ont dû être déplacés et ont été remplacés par ceux-ci.

Et Chiesa san marcuola P192. CHIESA SAN MARCULA

Il sera interessant de comparer cette cène peinte alors qu’il n’avait que 29 ans à celle peinte à la fin de sa vie à l’église San Cassiano.

Puis casino d’hiver qui est un palais P192. Traverser en trajetto. Arrivé Muséo di storia naturale P183.

LA CA’PESARO P181

C’est un imposant palais baroque de marbre faisant face au Grand Canal de Venise. Les plans initiaux en sont dus à Baldassare Longhena au milieu du XVIIe siècle, mais la construction a été terminée par Gian Antonio Gaspari de 1703 à 1710. L'utilisation massive de colonnes contraste avec le palais plus élégant qu'est la Ca' Rezzonico, également œuvre de Longhena.

C'est aujourd'hui le Musée d'art moderne de la ville de Venise. Il contient des peintures ou des œuvres de Klimt (sa Salomé), Bonnard, Chagall, Kandinsky, Klee, Rouault, Matisse, Moore, Morandi, De Chirico, Boccioni et d'autres.

L'étage supérieur est consacré au Museo d'Arte Orientale, qui contient quelques 30 000 objets, provenant principalement du Japon (armures, sabres, inro, netsuke, palanquin, ainsi que des peintures de Koryusai, Harunobu, Hokusai, etc.), mais également de Chine et d'Indonésie. Cette importante collection d'objets orientaux a été rapporté d'un voyage en Asie effectué de 1887 à 1889 par Henri de Bourbon-Parme, comte de Bardi.

EGLISE SAN CASINO P181

Cette toile, peinte vers 1592-94, ce serait la dernière version de la Cène par Le Tintoret.

Une grande pièce d'un intérieur vénitien éclairée par une lampe, dont la forme rappelle celle d'un oiseau.

Sa lumière rayonne d'une manière irréelle et sa fumée se confond avec des ectoplasmes d'anges qui flottent au-dessus des convives. La luminosité de l'auréole du Christ s'oppose et complète en même temps cette lumière suffisamment puissante pour bien marquer les ombres bizarres des convives, et pour intensifier les couleurs. Comme dans La Cène de la Scuola di San Rocco, la perspective défie ici encore les lois de la physique : la longue table pivote pour bien montrer les attitudes des apôtres au cours du dernier repas partagé avec Jésus, quand il leur annonce que l'un d'entre eux va bientôt le trahir.

Onze apôtres sont alignés du même côté de la table que Jésus ; en face d'eux un homme seul, habillé de rouge et sans auréole, ne semble pas très à l'aise. A cela s'ajoute le réalisme et le naturel des attitudes des protagonistes : les domestiques s'activent et s'empressent autour des convives qui discutent et qui s'interrogent avec animation. On se déplace, on se tourne, les bras et les mains travaillent, pendant que les Apôtres ne s'intéressent plus aux mets déposés sur la table. Ce subtil mélange de réalisme et d'imaginaire pictural nous montre l'irruption du domaine métaphysique et religieux avec son lot d'interrogations et de doutes, dans le monde réel connu et familier, où tout semble assuré.

Puis pont di rialto P180.

M 20 Palais des doges Le Palais des Doges palazzo ducale P146

Le Palais des Doges et la Piazzetta

Centre du pouvoir politique à Venise depuis le IXe siècle, une visite au Palais des Doges est incontournable lorsque l'on visite Venise et si l'on veut comprendre et voir ce qu'était la toute puissance de Venise pendant des Siècles. Vous pourrez voir la salle très impressionnante du Grand Conseil ainsi que de magnifiques peintures du Titien et de Véronèse, entre autres.

Puis tragetto en D3 Santa maria della salute P161. Musée, Galleria del’académia P163. Faire un aller-retour sur le pont de l’acdémia P166. Puis Squaro San tréviso P167 traverser le quartier Dorsoduro juqu’à la Chiesa san nocolo dei mendicoli qui devrait être fermée P170 (ouverture 10H 12H) et remonter le long du canal jusqu’à la place del Carmini.

Enfin Campo san Barnaba P167. Poursuivre jusqu’au Campo santa margherita P169

Chiesa san pantalon P176.

La Crucifixion du Tintoret à la SCULA DI SAN ROCCO P177 POUR MOI, LE TOP!

Façade principale de La Scuola Grande di San Rocco En suivant l'ordre chronologique de son travail pour San Rocco, Le Tintoret a commencé par l'Albergo en juin 1564, puis il la Salle du Chapitre pour terminer avec la Salle du Rez-de-chaussée en 1588. Il est conseillé de visiter San Rocco selon cet ordre, afin de mieux apprécier ces 24 ans de création qui révèlent l'inquiétude existentielle d'un artiste qui a su exploiter la force dramatique de la lumière et le rôle catalyseur des couleurs et du trait.

Ou “La Sixtine du Tintoret”, avec toutes ses dorures, ses plafonds et ses murs entièrement décorés par de splendides toiles du Tintoret, San Rocco est la plus opulente des Scuole. Son décor originel étant heureusement resté intact (c'est aussi le cas de la Scuola di San Giorgio), elle nous donne une magnifique idée de ce que pouvait être vraiment une Scuola Grande : une confraternité aussi prestigieuse que charitable. Charitable, parce que la Scuola di San Rocco (légalement reconnue en 1474) s'appliquait à secourir les malades, et particulièrement les victimes de la peste de 1576, suivant l'exemple de Saint Roch (né en 1295 à Montpellier et miraculeusement guéri de la peste, dont le corps fut transporté à Venise en 1485 et déposé dans l'église de la Confrérie en 1520). San Rocco, fut proclamé Patron de Venise après la peste de 1576 et son église devint ainsi le lieu d'un pèlerinage annuel du Doge et de la Signoria. On célèbre toujours solennellement la fête du 16 août sur la place, devant l'Eglise et la Scuola di San Rocco, où l'on dresse un baldaquin ou “Tendon del Doge”. Prestigieuse, parce que toute cette richesse, toute cette splendeur intérieure fut l'achèvement d'une construction longue et coûteuse, en rivalité avec celle de la Scuola della Misericordia. La Misericordia et San Rocco : une lutte de prestige... Quatre architectes se succédèrent pour la mener à bien :De 1516 à 1524 ce fut l'auteur du projet, Bartolomeo Bon, qui dirigea les travaux de construction du rez-de-chaussée de style renaissance, jusqu'à son départ à cause d'un désaccord avec la Confrérie sur la forme de l'escalier en 1524. Sante Lombardo poursuivit les travaux pendant deux ans et donna son caractère définitif à la façade sur le rio. Le défi avec la Scuola della Misericordia ira assez loin, pour qu'en 1545 San Rocco fasse démolir le grand escalier à deux volées édifié par “il celesto”. On le remplacera par un escalier de style impérial dessiné par Antonio Scarpargnino qui avait repris les travaux de 1526 à 1548 en construisant l'étage noble (premier étage où se réunissaient les membres de la Confrérie). Et quand la Misericordia dut renoncer pour des raisons financières à mettre des colonnes isolées sur sa façade, San Rocco voulait que deux séries de colonnes isolées de style corinthien décorent sa propre façade… achevée, après la mort de Scarpagnino, par Gian Giacomo De' Grigi de 1549 à 1560. 47.000 ducats pour 44 ans de travaux

La richesse de la Scuola di San Rocco ne cessa de s'accroître grâce aux nombreux donateurs qui comptaient sur San Rocco pour les protéger des nombreuses épidémies qui sévissaient à l'époque. Elle pouvait donc se permettre de faire appel aux plus grands peintres pour décorer l'intérieur du bâtiment dont la construction avait duré 44 ans et aurait coûté 47.000 ducats.Les murs longeant le grand escalier de Scarpagnino seront décorés par des œuvres commandées après la terrible épidémie de peste de 1630, qui fit d'innombrables victimes à Venise. A gauche : L'Intercession de St Roch, de St Sébastien et de St Marc pour que cesse l'épidémie de peste, et après le pilier, La Vierge sauve Venise de la peste peintes en 1673 par Pietro Negri.A droite : La Vierge apparaît aux victimes de la peste peinte en 1666 par Antonio Zanchi.

Chacune de ces œuvres est composée de deux toiles aux dimensions impressionnantes : (5,55m x 3,55m) pour la partie du bas de l'escalier et (7,05m x 6,35m) pour la partie du haut. Ces œuvres, fortement influencées par le style du Tintoret, commémorent cette peste de 1630 à l'issue de laquelle fut construite l'église de la Salute. Cet escalier digne d'un palais conduit aux salles du premier étage, où se réunissent toujours les membres de la Confrérie de San Rocco : la grande Salle du Chapitre, la petite Salle de la Chancellerie dont l'entrée se trouve tout de suite à droite de l'autel de la Salle du Chapitre et enfin l'Albergo, au fond à gauche. Rivalités entre peintres… Il faudra 18 ans pour se décider à commencer la décoration intérieure : rivalités entre peintres… Dès 1546 la Scuola di San Rocco avait voté la décision de faire décorer la Sala dell'Albergo, sans aucune suite. En septembre 1553, Le Titien proposa de réaliser une grande toile qui couvrirait tout le mur face à l'entrée de la salle de l'Albergo ; cette proposition initialement acceptée à l'unanimité demeura sans suite également, car ce n'est qu'en janvier 1557 qu'on prit la décision ferme et définitive d'entreprendre la décoration de l'Albergo en réservant 200 ducats par an pour cela. En mai 1564, 37 conseillers de la Banca de San Rocco s'engagent enfin à prendre en charge les frais de la première toile destinée à occuper le centre du plafond… Au cours de la séance l'un d'eux offrait personnellement une contribution de 15 ducats, à condition que l'ouvrage ne fût pas confié au Tintoretto ! Le 31 mai 1564, San Rocco décide d'ouvrir un concours d'esquisses auquel devaient participer les plus grands peintres de Venise : G. Salviati, F. Zuccari, A. Schiavone, Paul Véronèse.

Or c'est le célèbre Jacopo Robusti, surnommé “il Tintoretto” parce qu'il était fils d'un teinturier, qui fera tout pour pouvoir décorer la Scuola en sachant convaincre et séduire les membres de la Confrérie par ses talents de peintre et de négociateur : non seulement il était capable de prendre les autres concurrents de vitesse en présentant son tableau avant eux, mais en plus il n'hésitait pas à baisser ses tarifs au moment des concours, allant jusqu'à proposer de peindre “à la manière” des autres artistes et ce pour un prix moins élevé… Le Tintoret prend ses concurrents de vitesse en présentant une œuvre achevée !!! Au lieu de préparer ses œuvres avec des esquisses sur papier, Le Tintoret préférait travailler directement sur la toile en traçant quelques croquis de ses personnages et en fixant son idée par quelques points de repères graphiques. Ensuite il peignait : peinture et dessin ne faisant plus qu'un dans son esprit. Sa puissance créatrice lui accordait cette grande liberté et cette extraordinaire rapidité d'exécution qui caractérise le génie artistique. C'est ainsi que dès le 22 juin 1564, son Saint Roch en gloire étant achevé avant le concours, il se débrouilla pour le faire installer au plafond de l'Albergo.

Pour calmer certains responsables de San Rocco qui voyaient là une façon de les mettre devant le fait accompli, il en fit cadeau à la Scuola en signe de dévotion au Saint ! Et il peint gratuitement les 16 autres toiles du plafond de l'Albergo ayant pour thèmes essentiels la morale et la religion, pendant l'été et l'automne 1564 ! On y voit les Vertus de la Foi, de l'Espérance, de la Vérité et de la Bonté, ainsi que les allégories des cinq autres Scuole Grande qui les pratiquent : San Giovanni Evangelista, la Misericordia, San Marco, San Teodoro, et la Scuola della Carità représentée par une magnifique jeune femme volant au secours de deux enfants qu'elle emporte affectueusement dans ses bras. Les Deux Figures Féminines, les mains pieusement croisées sur la poitrine, semblent se promener librement entre les nuages en toute sérénité. Et Le Bonheur est représenté par… une femme calmement assise avec les jambes légèrement repliées et le bras gauche tendu, dans une attitude proche de celle de La Foi qui elle, tient un calice qui l'irradie de sa lumière. La Vérité, plus inquiète, tourne le buste en découvrant son sein, comme si elle était en quête d'une positon plus confortable ; alors que L'Espérance, les bras légèrement écartés le long du corps, tout son être flotte en extase devant l'objet de sa contemplation. Le Tintoret élu membre de la Confrérie de San Rocco Malgré l'opposition de nombreux membres de la Scuola qui n'avaient pas apprécié sa désinvolture, Le Tintoret fut élu Confratello, c'est-à-dire membre de la Confrérie, et se vit confier la décoration de toute la salle.

La Crucifixion du Tintoret Scuola Grande di San Rocco du Tintoret

En 1565 Le Tintoret peint l'immense Crucifixion : 5 mètres de haut et 12 mètres de large ! La Crucifixion est une œuvre extraordinaire qui occupe tout le mur face à l'entrée de l'Albergo, exactement là où le Titien avait proposé de mettre un de ses tableaux!

Le corps auréolé de lumière du Christ crucifié se dresse seul au milieu d'un ciel sombre et bas, et domine entièrement la scène toute en horizontalité qui se déroule autour de lui.

Sa tête est inclinée vers le groupe éploré au pied de sa croix : un jeune homme et deux femmes lèvent la tête et le fixent intensément, impuissants et pleins d'amour pour celui qu'ils accompagnent jusqu'à son dernier souffle, pendant que les autres entourent la Vierge Marie pour la réconforter.

Ils sont bien seuls au milieu de gens complètement indifférents à leur souffrance et très occupés par leurs besognes respectives : l'un trempe une éponge dans un récipient de vinaigre que lui tend un comparse, tandis qu'à leur droite, deux soldats jouent aux dés et un autre creuse activement le trou où l'on plantera la croix du larron qui se laisse attacher par trois autres hommes.

Le Tintoret, par lui-même dans la Crucifixion

Le personnage barbu accoudé sur le muret juste au-dessus de l'homme qui creuse, c'est le Tintoret lui-même qui observe tout cela très attentivement. A gauche, ceux qui tirent d'un côté et qui poussent de l'autre pour redresser la croix où le premier larron est déjà attaché, le visage tourné vers le Christ.

Toute une foule à pied et à cheval assiste au spectacle, entourant les groupes d'hommes affairés autour des deux larrons. Au premier plan et à gauche du tableau, sur un destrier blanc un cavalier en armure montre le Christ du doigt, tandis que les autres regardent les suppliciés avec plus ou moins de curiosité.

Les autres cavaliers observent tranquillement les évènements, prêts à tourner bride dès que le travail sera terminé, laissant les trois condamnés à leur agonie…

Nous sommes au moment où la force barbare encercle ses victimes et pèse de tout son poids, sans leur laisser la moindre issue. Incompréhension et indifférence aveugles ou bien désespoir et soif de justice sur la terre, amour et espérance pour ceux qui lèvent la tête et se tournent vers la lumière.

Cette œuvre sera étudiée de très près par de nombreux peintres, notamment par les peintres flamands Rubens et Van Dyck.

Théophile Gautier qualifiait Le Tintoret de “terrible abatteur de besogne”. Voici comment il nous décrit La Crucifixion, qu'il considère comme “le chef-d'œuvre de cet artiste si fécond et si inégal, qui va du sublime au détestable avec une facilité prodigieuse” : “Ce tableau immense représente dans un grand développement tout le drame sanglant du Calvaire. Il occupe à lui seul le fond d'une grande salle. Le ciel, peint sans doute avec cette cendre bleue d'Egypte qui a joué de si mauvais tours aux artistes de ce temps-là, a des tons faux et louches désagréables à l'oeil, qu'il ne devait pas offrir avant la carbonisation de cette couleur trompeuse, qui a si bizarrement noirci les fonds des Pèlerins d'Emmaüs, de Paul Véronèse ; mais cette imperfection est bien vite oubliée, tant les groupes des premiers plans s'emparent victorieusement du spectateur au bout de quelques minutes de contemplation.

Les saintes femmes forment auprès de la croix le trio le plus profondément désespéré que puisse rêver la douleur humaine ; l'une d'elles, entièrement couverte de son manteau, gît à terre et sanglote dans une prostration désolée de l'effet le plus pathétique.

Un nègre, pour dresser la croix d'un des larrons, se tient debout sur la pointe du pied, avec un mouvement contourné et strapassé qui manque de naturel ; mais il est peint, comme tout le reste du tableau, d'une brosse si véhémente et si furieuse, qu'on ne peut s'empêcher de l'admirer. Jamais Rubens, jamais Rembrandt, jamais Géricault, jamais Delacroix, dans leurs plus fiévreuses et leurs plus turbulentes esquisses, ne sont arrivés à cet emportement, à cette rage, et cette férocité.

Cette fois, Tintoret a justifié pleinement son nom de Robusti; la vigueur ne saurait aller plus loin; cela est violent, exagéré, mélodramatique, mais revêtu d'une qualité suprême : la force.” Théophile Gautier - Italia 1855. La Crucifixion eut un succès immédiat.Après l'avoir payée 250 ducats, la Confrérie demanda aussitôt au Tintoret de terminer la décoration de l'Albergo avec des scènes de la passion du Christ. C'est ainsi que de 1566 à 1567, Le Tintoret illustrera trois moments-clés de la passion du Christ.

Tintoret Le Christ devant Pilate Scuola San Rocco

La haute stature de Jésus qui se tient droit et calme dans son manteau blanc plein de lumière tranche avec un Pilate qui n'ose pas le regarder en face pendant qu'il se lave les mains, tout en prononçant lâchement la sentence attendue impatiemment par la foule sombre derrière le dos de Jésus. Le Christ accepte dignement la sentence opportuniste et décisive du gouverneur assis en haut de l'escalier de son palais. Le secrétaire de Pilate écoute attentivement toutes les paroles avant de les noter avec l'empressement et le sérieux d'un bon fonctionnaire!

Ecce Homo le couronnement d'épines Tintoret

Également dénommée “Le Couronnement d'épines”, cette toile est placée au-dessus de la porte d'entrée de l'Albergo. (2,60 m x 3,90 m).

Le calvaire de Jésus a commencé tout de suite après la sentence prononcée par Pilate. Pilate le remet maintenant à la foule après qu'il eût été flagellé et humilié. Le voici assis sur les marches, le corps épuisé par la souffrance appuyé contre le manteau maculé de son sang, la tête couronnée d'épines et le visage plein d'une tristesse infinie.

La lumière qui vient de la gauche du tableau inonde de reflets colorés l'acier de l'armure du soldat, intensifie les rouges des vêtements de Pilate et de l'homme qui tient le manteau blanc derrière le corps du Christ. Mais par contraste, cette lumière intensifie aussi la vulnérabilité et la souffrance du corps nu et ensanglanté posé là en face du spectateur, suscitant sa compassion douloureuse.

Tintoret La Montée au Calvaire Scuola San Rocco

Le cortège des condamnés s'étire sur le sentier sinueux et raide qui mène au Golgotha et qui divise le tableau en deux parties : La partie inférieure, très sombre, où peinent les deux bandits à demi nus et la corde au cou, portant leurs croix, aidés par des hommes dont les vêtements apportent quelques touches colorées.

L'un d'eux s'est arrêté, pour se reposer ou pour protester, peut-être les deux à la fois ; il regarde l'homme qui aide son compagnon d'infortune à porter cette maudite croix qui lui meurtrit le dos et qui l'écrase. Ils sont précédés de leurs bourreaux, l'un tire sur la corde pour qu'ils ne traînent pas, l'autre porte un marteau à sa ceinture et marche d'un pas décidé, prêt à accomplir sa tâche.

En suivant le mouvement en zig-zag du sentier, on atteint la partie supérieure en pleine lumière, où la foule désordonnée avance lentement, suivant un homme qui se dresse en brandissant un étendard, le visage levé vers le ciel où s'accumulent de sombres nuages. Il pourrait annoncer le cortège triomphal des nombreux fidèles à venir, et donner une touche d'espoir à la douleur humaine du Christ. Ils suivent Simon de Cyrène qui aide le Christ sur le point de s'affaisser sous le poids de la croix. Un second homme est venu pour aider Jésus à bout de forces, à côté d'eux un cavalier suit attentivement leurs efforts.

Une longue corde est nouée autour du cou de Jésus, mené comme un animal par un garde gigantesque qui ouvre la marche en se retournant, plein de force et d'impatience : nous sommes à la veille d'un jour de fête, le temps passe et le ciel s'assombrit… C'est ainsi que nous suivons et accompagnons les malheureux condamnés sur le chemin de leur supplice : le mouvement sinueux de notre regard fait de nous des témoins de la marche pénible qui se déroule devant nous. Mais le drame de la passion du Christ représenté par ces trois œuvres atteint son point culminant avec La Crucifixion, où la question existentielle de la foi est posée dans sa dure réalité par le paradoxe du Dieu incarné qui accepte les pires souffrances humaines et la mort, pour le rachat de l'Humanité. En trois ans, de 1564 à 1567, Le Tintoret avait peint les vingt-trois toiles de l'Albergo.

La Scuola Grande di San Rocco à Venise

Avant l'intervention du Tintoret, la salle du chapitre était décorée de “canevazze” c'est à dire de peintures sur toiles qui étaient louées à l'année pour décorer la salle lors de la grande fête de San Rocco. La Scuola di San Rocco avait finalement acheté ces toiles en 1542, mais elles s'étaient passablement dégradées avec le temps… et par la lumière. A ce propos, les œuvres du Tintoret qui les remplaceront en souffriront également, la petite toile des Trois pommes (58 cm x 25 cm) en témoigne : ce fragment de la frise qui fait le tour de l'Albergo sous la corniche en bois du plafond était replié sous une autre partie de la frise, et ne fut redécouvert qu'en 1905… Ces 340 ans de “mise à l'abri” ont préservé l'intensité des couleurs. Le rouge est extraordinairement lumineux, et on admire, on s'étonne de la vivacité et de l'aisance du pinceau qui pourrait être celles d'un peintre moderne ! Et l'on ne peut que constater l'altération des pigments en voyant que les couleurs ont perdu leur éclat sur les autres toiles : le rouge est devenu rose, le bleu a viré au gris, le vert au brun... Tout cela modifie les accords chromatiques d'un tableau. Les volets de l'Albergo et de la Salle du Chapitre sont maintenant baissés pour les protéger de la lumière naturelle. Le Tintoret voulant absolument continuer à décorer “sa” Scuola, offre de peindre gratuitement la toile qui devra marquer le centre du plafond de la grande salle du Chapitre et de décorer le reste du plafond en ne faisant payer que les frais de matériel… C'est ce qui s'appelle payer de sa personne, sachant les dimensions de cette salle !!!

Le Tintoret : Membre dévoué et Peintre Officiel de la Scuola di San Rocco

Le 6 mai 1574, on décida d'entreprendre la rénovation de la décoration du plafond de la Salle du Chapitre.

Alors que les travaux de menuiserie étaient à peine terminés, dès le 2 juillet 1575 Le Tintoret se proposait de réaliser gratuitement le grand tableau du centre du plafond et de le livrer pour le 16 août, fête de San Rocco. Il s'agit du Miracle du Serpent de Bronze. Puis, en janvier 1577 la Scuola accepta sa proposition de réaliser les deux autres grandes toiles du plafond contre simple remboursement des frais de matériel, auquel s'ajouterait un salaire librement décidé par les trésoriers de San Rocco. Le Tintoret était entrain de peindre La Récolte de la Manne et Moïse faisant jaillir l'eau du Rocher, lorsque le 25 mars 1577 il proposa de peindre toutes les autres toiles qui décoreraient le plafond dans les mêmes conditions financières… Marché conclu ! Mais sa passion pour ce travail titanesque l'amena à se dévouer à un tel point qu'en novembre 1577, Le Tintoret s'engageait : - à décorer toute la Scuola San Rocco ainsi que le plafond de l'église San Rocco, - à fournir toute autre peinture qui leur serait destinée, - à livrer chaque année, à la fête de Saint Roch, trois grandes toiles sans faire payer les frais des couleurs. Seule contrepartie à cette offre étonnante : Le Tintoret demande que, à dater de la fin des travaux de la salle capitulaire, la Scuola lui garantisse un versement annuel de 100 ducats jusqu'à la fin de ses jours au cas où il tomberait malade. Client et artiste tinrent leurs engagements : Le Tintoret termina son travail en 1588, et la Scuola versa la rente de 100 ducats à sa veuve après son décès survenu le 31 mai 1594, à l'âge de 75 ans.

Le Symbole de la Confrérie de San Rocco et sa couronne d'épines à clous !

La Salle du Chapitre Tintoret Le Serpent de Bronze (airain)

De 1575 à 1581 Le Tintoret se consacra à la production des œuvres qui occupent le plafond et les murs de l'immense salle capitulaire de San Rocco.Le plaisir esthétique n'était pas le seul but de toutes ces œuvres magnifiques. Elles rappelaient aussi leur devoir de charité envers les pauvres et les malades aux membres de la Confrérie de San Rocco qui se réunissaient régulièrement dans cette salle.

L'autel est décoré par La vision de Saint Roch. Les 21 toiles du plafond relatent les épisodes clés de l'Ancien Testament : le péché originel, le sacrifice d'Abraham, la vision de Jacob, la Pâque des Hébreux qui marque le début de leur Exode, les miracles accomplis par Moïse, et les miracles touchant les différents prophètes d'Israël. Les 13 toiles ornant les murs relatent des épisodes du Nouveau Testament, qui sont en correspondance avec l'Ancien Testament : la Pâque avec l'Eucharistie ; les épreuves de l'Exode engendrant les révoltes des Hébreux contre Moïse et leurs doutes concernant Yahvé, avec la tentation du Christ dans le Désert.

Moïse est un libérateur, Jésus est un sauveur.Jésus multiplie les pains et les poissons, tout comme Elisée avait multiplié les pains pour nourrir tous ceux qui le suivaient.La foi en Yahvé, Dieu unique, doit se manifester par l'obéissance et le respect de sa Loi ; la foi en Dieu est Amour de Dieu, qui doit se manifester par la charité envers son prochain. Dans les deux cas, la vraie Foi est attachement à Dieu, dont la sincérité se manifeste par une pratique

Ce tableau retrace un épisode de l'Ancien Testament cité dans l'Evangile de Jean, chapitre III verset 14, pour le rapprocher de la mission du Christ :14 “Moïse haussa le serpent dans le désert, et le fils de l'homme doit aussi être haussé 15 pour que quiconque se fie ait par lui la vie éternelle.17 Car Dieu a aimé le monde jusqu'à lui donner son fils unique pour que quiconque se fie à lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle.”Cet épisode se trouve dans Nombres, chapitre 21 verset 4, où le peuple hébreux se plaint une nouvelle fois des difficultés et des souffrances imposées par Moïse (et par Yahvé) avant d'atteindre la terre promise, alors “Yahvé envoya contre le peuple les serpents brûlants (allusion à la douleur ?) qui mordirent le peuple, et il en mourut beaucoup du peuple d'Israël”.

Le peuple se repend, et Moïse intercède auprès de Yahvé qui lui dit : “Fais-toi un serpent brûlant et mets-le sur une hampe; quiconque aura été mordu et le regardera, restera en vie.”Moïse fit une effigie en bronze de ce serpent, et les victimes qui regardaient le serpent de bronze restaient en vie.Le Serpent de Bronze, peint en 1575-76, fait clairement allusion à l'épidémie de peste qui sévissait alors à Venise, qui pouvait être aussi une malédiction divine !

La moitié inférieure du tableau est occupée par une foule de gens à demi nus, assaillis par les serpents et agonisants à même le sol. Certains corps couleur de craie et complètement relâchés, sont déjà morts ; les autres essaient de se débarrasser des serpents, et tentent de lever les yeux vers le serpent ailé en bronze avec une tête de dragon (allusion à son caractère céleste ?) accroché à la croix que Moïse leur montre en pleine lumière.

La moitié supérieure du tableau est réservée à la nuée, où plane Yahvé représenté par un robuste vieillard entouré de nombreux anges qui semblent accrochés à lui. Par l'assistance de ceux qui ont la foi (Moïse et San Rocco), cette œuvre apparaissait comme un message d'apaisement

Moïse faisant jaillir l'eau du rocher

Cette œuvre suivit immédiatement Le Miracle du Serpent de Bronze, elle illustre un des plus célèbres épisodes de l'Exode (chapitre 17) qui se déroule dans le désert, au pied du Sinaï. Il n'y a pas d'eau et le peuple a soif. Suivant la recommandation de Yahvé, Moïse frappe le rocher avec son bâton. Le bâton par lequel il avait déjà accompli des prodiges en Égypte.

Et voici qu'un véritable torrent d'eau jaillit du rocher, au pied duquel se presse le peuple assoiffé qui tend des récipients pour recueillir le précieux liquide. Yahvé, dans la nuée, assiste Moïse qui se tient en pleine lumière, frappant le rocher d'un geste sûr. La force de son bras, qui lève bien haut le bâton de Dieu, soutient aussi les Hébreux dans leur combat contre Amaleq : derrière lui, on aperçoit une scène de bataille sous la lumière. Moïse est le pilier central qui ramène toujours le regard vers lui.

Sa silhouette et son attitude sont pratiquement les mêmes que celles de Jésus de L'Ascension, peinte dix ans après.

Tintoret la Cueillette de la Manne

Autre moment fort de l'Exode (chapitre 16), où le peuple manque de nourriture durant la traversée du désert de Sîn et regrette d'avoir quitté l'Égypte si opulente. Yahvé intervient auprès de Moïse en lui promettant de fournir des cailles le soir même, et de leur donner leur pain quotidien : 4 “Voici que du ciel je vais faire pleuvoir pour vous du pain. Le peuple sortira et ramassera chaque jour ce qu'il faut pour le jour.”13 “Or, le soir, montèrent les cailles, qui couvrirent le camp, et le matin il y avait une couche de rosée autour du camp. Lorsque la couche de rosée se fut élevée, voici qu'à la surface du désert il y avait quelque chose de menu, de granuleux, de menu comme le givre, sur la terre. A cette vue, les fils d'Israël se dirent l'un à l'autre : “Mân hou ?” (qu'est-ce que cela ?) Car ils ne savaient pas ce que c'était.”

Le Tintoret l'a représentée sous la forme d'hosties blanches qui tombent du ciel, où l'on aperçoit Yahvé penché vers le peuple qui a tendu une grande nappe pour les recueillir. Sous cette nappe, des hommes allongés sur le sol auprès de leur bétail, le visage tourné vers le ciel. Tous les autres ramassent la manne, ou tendent leur corbeille vers le ciel.

Au premier plan, l'homme qui lève sa corbeille à gauche et Moïse qui montre la manne à droite, guident notre regard et nous font participer à la scène : on lève à nouveau les yeux vers la manne… qui tombe du ciel où se trouve Yahvé.En nous faisant passer habilement d'une vision rapprochée à des visions plus lointaines, Le Tintoret donne du mouvement à la scène qui se déroule sous nos yeux. Ainsi, le phénomène se répète et continue sans cesse, comme il a continué durant toute l'Exode, et comme il s'est répété au moment de la Cène avec Jésus.

Le Tintoret nous rappelle ces évènements extraordinaires de l'intervention divine dans l'histoire de l'humanité, en les illustrant par des oeuvres pleines de vie. On dirait des “arrêts sur image” qui saisissent l'instant surnaturel où l'éternel entre en contact avec le temporel, où l'Esprit éclaire et nourrit la vie de l'Homme pour le soutenir dans sa quête du salut depuis que le péché originel l'a chassé du Paradis

La Scuola Grande di San Rocco à Venise

Le Péché Originel

Le récit yahviste de la Genèse (chapitre 2) nous dit : 7 “Yahvé Dieu façonna l'homme, poussière tirée du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie, et l'homme devint un être vivant.” 8 “Yahvé Dieu planta le jardin en Eden, à l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait façonné.”Mais Dieu pose une restriction à ce pouvoir et à cette libre jouissance : 16 “De tous les arbres du jardin tu peux manger, mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas ; car le jour où tu en mangeras, tu mourras sûrement.”

La scène du Péché Originel nous montre le moment précis où le couple primordial est sur le point de céder à la tentation de transgresser l'interdiction divine. Adam et Eve sont nus, assis sous un arbre ; la lumière éclaire le visage et le corps d'Eve qui tend le fruit défendu à Adam dont toute la moitié gauche du corps est déjà dans l'ombre, et dont l'attitude semble traduire l'hésitation et l'angoisse. L'aiguillon de la curiosité et le vertige de l'angoisse sont présents à l'instant même où ils décident de perdre leur innocence et de défier Dieu ; et cette décision est un acte de la volonté qui amorce la chute : ils sont entrain de perdre leur innocence en prenant conscience de la gravité de leur geste.

L'ombre de la mauvaise conscience envahit le corps d'Adam pendant l'action qui se déroule sous nos yeux.

Désormais ils savent que par la connaissance du bien et du mal, ils seront autonomes et libres, mais entièrement responsables de leurs actes.Le premier péché est à l'origine de la chute dans un monde hostile où l'insouciance de l'innocence a disparu : à partir de cet instant l'homme est seul juge, mais il devra assumer toutes les conséquences de ses choix. Ainsi commence l'histoire des hommes, où les justes se sépareront des pécheurs qui choisissent le mal et qui seront punis !

Cette œuvre apparaît bien comme une introduction au programme de décoration de San Rocco illustrant la quête du salut de l'Humanité.

Le sacrifice d'Isaac

“Puis Abraham étendit la main et prit le couteau pour immoler son fils…��� (Genèse 22, verset 10) C'est l'affreux moment où Abraham s'apprête à tuer son fils Isaac pour prouver sa foi en Dieu : Abraham domine la scène de toute sa puissante stature, ayant posé sa main gauche sur les épaules de son fils qu'il maintient plié en deux sur le tas de bois de l'holocauste, quand l'Ange intervient juste à temps pour empêcher le geste de son bras qui tient un couteau. Telle fut la terrible épreuve de la foi pour un homme qui se trouva dans la situation la plus absurde et la plus cruelle que l'on puisse imaginer : Dieu lui demandait de sacrifier l'être qu'il aimait le plus au monde, son fils que Dieu lui avait donné ! Le Tintoret semble bien avoir fait la relation entre Abraham, qui était prêt à sacrifier son fils pour l'amour de Dieu, et le Christ qui s'est sacrifié pour l'amour des hommes.

L'échelle de Jacob

Jacob se repose après une longue journée de marche : Genèse chapitre 28.“Prenant une des pierres du lieu, il en fit son chevet et se coucha en ce lieu.Il eut un songe : voilà qu'une échelle était dressée à terre et son sommet touchait le ciel, et voilà que des anges montaient et descendaient. Et voilà que Yahvé se tenait debout près de lui.” Jacob est endormi, son bâton de pèlerin à la main et une joue appuyée sur le rocher qu'il a trouvé pour se reposer. Derrière cet homme qui dort bien inconfortablement dans ce lieu sans nom, s'ouvre la porte du ciel : un immense escalier occupé par des êtres célestes monte à l'infini dans la lumière, jusqu'à la lointaine et minuscule silhouette de Yahvé. Le Tintoret nous présente l'irruption du surnaturel dans la banalité. En forçant sur la perspective, il nous donne une vision de l'infini qui sépare l'homme du Dieu omniprésent qui veille sur lui et qui lui offre

L'adoration des bergers

Voici qu'une étable et sa réserve à foin placée au-dessus des animaux se trouve remplie de gens venus de toute la campagne. C'est ici que selon les indications de l'Ange, ils ont trouvé le nouveau-né, le Christ sauveur ! En bas, l'activité des personnes du premier plan tranche avec la quiétude indifférente des animaux domestiques qui occupent l'entresol du fond.Un coq picore dans la paille devant une vache couchée, un paon est perché sur le manche d'une fourche accrochée au mur. Pendant ce temps, les bergers visiteurs déballent joyeusement leurs présents qu'ils transmettent aux deux femmes au-dessus d'eux, pieusement agenouillées devant la Vierge qui leur dévoile l'enfant. En bas, la lumière naturelle qui pénètre par l'entrée souligne les belles couleurs du coq et du paon ainsi que celles des vêtements des bergers pleins de vie. En haut, une lumière surnaturelle tombe directement du ciel à travers les poutres du toit sur Marie et son bébé, sur le visage de Joseph assis près de Marie, et sur les deux jeunes femmes aux paupières baissées. Par une audacieuse superposition, cette œuvre magnifique illustre un évènement exceptionnel et incroyable : la naissance du divin enfant dans la plus grande simplicité.

La Tentation du Christ

Le Tintoret a choisi de montrer la première tentative du diable pour détourner le Christ de sa mission d'homme de Dieu : Après son baptême, Jésus s'était retiré dans le désert, tout comme Moïse était resté quarante jours et quarante nuits sur la montagne. “Et après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, finalement il eut faim. Et, s'avançant, le tentateur lui dit: "Si tu es le fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains.” Répondant, il dit : “Il est écrit que ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort par la bouche de Dieu.” Evangiles de : Luc 4 ; Matthieu 4 La scène représente Jésus en haut et à droite du tableau, assis sous un abri de planches, entrain de se pencher vers la gauche pour répondre au démon au visage tendre qui le regarde si gentiment et qui lui tend deux belles pierres, rondes comme des pains. Il offre ses cailloux comme le ferait un enfant innocent à un magicien. Le visage émacié entouré de lumière et l'attitude sereine de Jésus, illustrent en même temps sa fatigue physique et sa force spirituelle face à la tentation. Tentation offerte par ce bel hermaphrodite aux biceps ornés de bracelets et dont le vêtement, assorti à ses ailes roses, ne couvre plus que les hanches et les cuisses. La malice du démon invente toutes les ruses pour exploiter la moindre faiblesse, dès qu'elle se manifeste. Le mal peut se déguiser en sollicitude. Pourtant, c'était les miracles accomplis par Jésus qui avaient convaincu la foule qui le suivait, et qui voyait en lui l'Elu de Dieu capable de la soulager de tous les maux.

La Multiplication des Pains et des Poissons

Evangiles selon : Jean 6, v. 1-13. Et : Marc 6, v. 31-34. Luc 9, v. 10-17. Matt. 14, v. 15-21. En bas du tableau, les corps épuisés et affamés des nombreux fidèles qui suivent Jésus comme un troupeau suit son berger. A leur droite, au pied de la colline, un homme apitoyé (Le Tintoret ?) les observe. De là, il nous guide en suivant la ligne sombre de la colline ; et nous voyons des femmes qui allaitent parmi la foule colorée des fidèles confiants. Tous attendent calmement sous la lumière jusqu'au sommet, où se trouvent Jésus et ses disciples. Deux d'entre eux sont en pleine conversation, sans doute ceux qui conseillèrent à Jésus de renvoyer ces gens afin qu'ils achètent leur nourriture dans les villages voisins ! Entre Jésus et André, le jeune homme avec la corbeille contenant les cinq pains et les deux poissons qui vont miraculeusement rassasier une foule de cinq mille personnes. La Multiplication des pains est sans doute un modèle de partage et de charité pour les membres de la Confrérie de San Rocco.

La Piscine Probatique

Cette œuvre illustre une des nombreuses guérisons de malades accomplies par le Christ. Ici il s'agit de la guérison d'un malade à la piscine de Jérusalem, un jour de sabbat. Jean 5, v. 1-8 Autour du bassin, un grand nombre d'hommes et de femmes à demi nus attendent le bouillonnement de l'eau. Ils sont prêts à s'y jeter dès qu'elle sera agitée par l'Ange du Seigneur pour être guéris, comme il est dit dans l'Evangile : “Or il est à Jérusalem, près de la porte des Brebis, une piscine appelée en hébreu Bézatha, qui a cinq portiques. Sous ceux-ci gisaient une multitude de malades, d'aveugles, de boiteux, de perclus qui attendaient le bouillonnement de l'eau.” Au premier plan, un homme emporte dans ses bras une sorte de matelas roulé.

Il s'agit du paralytique que personne n'aidait à se jeter en premier dans l'eau, afin qu'il puisse guérir lui aussi. Jésus a remarqué sa détresse et lui a dit : “Lève-toi ! Emporte ton grabat et marche.”Et voici qu'il s'empresse de faire ce que Jésus lui demande. Derrière cet homme, des femmes. Allongée sur les genoux de sa mère qui sollicite l'aide du Christ, une jeune malade souffre terriblement. Il se penche vers elles, plein de douceur et de bienveillance, et la jeune femme sera guérie ! Tout ceci se déroule à l'ombre d'une treille qui apporte du naturel et de la sérénité à la scène présente. Mais juste derrière le portique, au fond du tableau, on aperçoit un groupe d'hommes qui observent Jésus : il s'agit des Juifs qui témoigneront contre lui en disant qu'il a transgressé les interdits du Sabbat, qui doit être un jour de repos absolu. Ce miracle, accompli un jour de Sabbat, fera partie des chefs d'accusation de l'impiété de Jésus, pour le condamner à mort.

Tintoret la Dernière Cène

Ici Le Tintoret a procéd�� de la même manière que dans “l'échelle de Jacob” : il a amplifié la perspective pour augmenter considérablement la profondeur de la pièce, où Jésus partage son dernier repas avec ses disciples. Au premier plan, deux pauvres ayant reçu l'aumône sont assis devant les deux marches de l'entrée. Le chien reste fidèlement entre ses deux pauvres maîtres tout en surveillant les convives, espérant sans doute qu'on lui donne encore quelque chose à manger. Derrière eux, un intérieur immense : la grande salle occupée par les convives, suivie d'un escalier qui donne accès à d'autres pièces au fond, où s'activent les domestiques du maître de maison. La scène du premier plan est plutôt naturelle et réaliste. De même pour les serviteurs qui s'affairent dans les cuisines. Et s'ils paraissent bien empressés, c'est parce qu'il s'agit d'un repas de fête, celui de la Pâque juive. La lumière pénètre dans l'immense demeure en deux endroits à la fois : par l'entrée au premier plan, et par le fond à droite de l'escalier qui sépare les convives des serviteurs.

Entre les deux, le clair obscur de la salle à manger, dont la diagonale de la perspective poussée à l'extrême allonge considérablement la table rectangulaire et la présente de trois quarts. Ainsi, même si la taille des convives diminue rapidement, nous pouvons bien voir l'attitude de chacun d'entre eux. A l'extrémité la plus proche le plus grand des apôtres est à genoux, et son vêtement rouge entièrement éclairé souligne son attitude perplexe : Jésus vient d'annoncer que l'un d'eux, ici présents, le trahira ! Les autres s'interrogent, se regardent, et discutent entre eux. Inquiétude, tristesse et consternation… A l'autre extrémité, au fond, Jésus paraît minuscule. Mais on le reconnaît immédiatement par la lumière intense autour de la tête de celui qui donne le pain en disant : “Ceci est mon corps”. La Pâque de la Dernière Cène est entièrement nouvelle : elle ne commémore pas seulement le dernier repas avant la libération de l'esclavage en Egypte, et l'Alliance avec Jahvé ; elle annonce la rémission de tous les péchés et le salut par le sacrifice de Jésus, et la Nouvelle Alliance de la foi chrétienne. Elle ouvre ainsi une nouvelle perspective, qui ne sera pas admise par tout le monde ! La profondeur du mystère de l'Eucharistie est habilement révélée par cette perspective irréelle et surprenante.

La Prière dans le Jardin des Oliviers

En bas à gauche du tableau, une colonne de soldats guidés par Judas s'approche furtivement pour arrêter Jésus, pendant que ses disciples dorment profondément au lieu de veiller et de prier pour ne pas céder à la tentation d'abandonner leur maître. Au dessus d'eux, Jésus transpire le sang et implore son père de lui épargner les souffrances qui l'attendent. Elles sont symbolisées par la coupe d'amertume que lui tend l'ange venu l'assister. Derrière l'ange, le feu d'une lumière quasi solaire éclaire la coupe, touche la tête du Christ et tombe sur les disciples endormis.

Cette puissante lumière tranche avec la lueur blafarde qui révèle la proximité des silhouettes fantomatiques des soldats, qui se cachent dans les ténèbres. L'irréalité d'un tel voisinage traduit l'absolue différence entre la pureté du Christ incarnant parfaitement l'amour du prochain, et l'imperfection naturelle des hommes. C'est une superposition de deux mondes radicalement différents. Cette œuvre souligne l'intensité du combat intérieur et la solitude totale du Christ qui doit se sacrifier pour sceller la Nouvelle Alliance entre Dieu et les hommes. On y retrouve les éléments de l'Evangile de Luc 22, versets 41 à 47.

La Résurrection du Christ

“Et voilà qu'il y eut une grande secousse ; car l'Ange du Seigneur était descendu du ciel et, s'avançant, avait roulé la pierre, et il était assis dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Dans la crainte qu'ils en eurent, les gardes furent secoués et devinrent comme morts.” Évangile selon St. Matthieu, ch.28, 1-8. Le Christ jaillit d'un feu si intense, qu'on le croirait poussé hors de terre par un volcan ! La secousse est ici telle que les quatre anges semblent retenir la pierre tombale qu'ils commençaient à retirer. Le corps glorieux du Christ apparaît, calme et serein, la main gauche tenant un étendard et la main droite prête à donner la bénédiction. Ce corps, à la fois puissant et léger, s'oppose aux corps lourds de sommeil des gardes couchés dans les ténèbres. Le feu de l'Esprit divin est montré comme une force capable de bousculer la sombre inertie de la matière terrestre.A gauche du tableau, on remarque les deux femmes qui s'approchent en discutant sous le ciel de l'aube ; elles auront la surprise de découvrir le tombeau vide gardé par l'Ange chargé de leur annoncer la bonne nouvelle.

Pianta le Jeune - La Fureur

Les Sculptures sur bois de Francesco Pianta Le Jeune (Francesco Pianta il Giovane)

Le travail titanesque du Tintoret ne doit pas nous faire oublier les superbes sculptures sur bois de Francesco Pianta Le Jeune qui décorent la partie inférieure des murs de la Salle du Chapitre. Elles font référence à l'Iconologia de Cesare Ripa, publiée en 1593, qui inspira les artistes baroques. Le travail de Pianta Le Jeune date de 1665. A droite du grand escalier, on aperçoit une statue de Mercure tenant un rouleau de parchemin où sont inscrits les thèmes des sculptures qui décorent les murs de la Salle du Chapitre.

Mercure le messager nous présente la liste des vices et des vertus, auxquels s'ajoutent les arts libéraux comme la sculpture, la peinture, la musique, la rhétorique et la poésie… Et nous invite à la méditation par l'observation attentive des sculptures de Pianta Le Jeune.

A gauche du grand escalier quatre caryatides entourent deux à deux leur mère l'Abondance, que Pianta a représentée ironiquement sous la forme d'un vieil homme décharné, la bouche entrouverte et le torse nu, avec une ficelle nouée autour de la taille et des fruits sur le bas du ventre.

En se déplaçant à partir de la droite de la porte d'entrée de la salle de l'Albergo, on découvrira toute la série des sculptures qui longent les murs : La Ruse. Un guerrier casqué plein de courage, avec une chaîne sur la poitrine (siège du cœur, et donc de l'amour et du courage chez les anciens), signifiant que le courage n'est rien sans l'intelligence et la ruse du stratège.

Un guerrier regarde son voisin (Ruse). Un serpent s'enroule autour de son torse, lui mord la poitrine et l'empoisonne. D'où la perversité de ses sentiments : jalousie et méchanceté, accompagnées de la médisance.

Sous les deux fenêtres, les trois vertus théologales :

La Foi, jeune femme voilée portant un calice, L'Espérance entourée de feuilles de pêcher (qui symboliserait l'immortalité), et La Charité avec un enfant dans les bras et un autre agrippé à ses jupes.

Entre les deux fenêtres, on aperçoit l'incarnation même de la Force : Hercule, le demi dieu.

La Mélancolie. Un homme sans âge au regard vide, avec les mots suivants : “In ogni suo pensier, rimira il fine”, c'est-à-dire : il scrute le fond de chacune de ses pensées.

A ses pieds, un soufflet pour attiser la flamme qui brûle dans une vasque : le mélancolique attise lui-même la flamme qui le consume.

L'Honneur. Un jeune homme torse nu, avec pour tout vêtement une chaîne et une couronne de lauriers. On peut lire le proverbe suivant : “Chi per honor impresta il suo denaro, di corona trofei altro son chiaro”.

L'Avarice. Un homme avec son encrier, ses livres de comptes et son argent. L'avarice, ou le désir effréné de possession.

L'Ignorance. Un homme aux traits grossiers et le crâne rasé, avec un sac (sans doute plein d'erreurs, de superstitions et de préjugés), et une tête d'âne à ses pieds.

La Science. Un vieux savant plongé dans sa lecture, entouré de livres.

La Colère. Un jeune homme aux yeux bandés et au visage crispé, entouré d'armes.

Scandale et Scrupule. Un homme partagé, qui ne sait s'il pourra révéler ce qu'il sait, ou faire quelque chose de grave, sans regretter d'avoir provoqué un scandale.

Le tamis. Pour trier le bien du mal, le pour du contre, et sa main gauche amputée, tels sont ses handicaps pour passer à l'acte.

Plaisirs honnêtes. Ou les loisirs de “l'honnête homme” plein de science et de raison, amateur de musique et de bon vin : in vino veritas ! A ne pas manquer:

Pianta le Jeune - Le Peintre (Tintoret)

La Bibliothèque.Véritable chef-d'œuvre d'imitation, à tel point qu'on serait tenté d'extraire l'un de ses livres pour le consulter. La plume et l'encrier dans le petit réduit donnent l'impression qu'ils servent encore. Parfaite illusion !

La Curiosité ou l'espion.Un Anonyme caché sous sa cape avec un chapeau aux larges bords rabattu sur son visage, affublé d'objets qui symbolisent son efficacité et sa vivacité pour savoir ce qui se passe partout, à toute heure du jour et de la nuit. L'espion vénitien du XVIIe siècle ! Le Peintre. Ce serait un portrait de Jacopo Tintoretto, il est placé juste en face du grand escalier. Il observe son sujet et paraît extrêmement concentré, écartant le pouce et l'index de sa main droite posée sur une feuille. Les pinceaux et les couleurs du maître sont déjà prêts. A côté de l'autel deux tableaux du Titien : Dieu et les anges et surtout L'Annonciation. Ainsi que Le Christ portant la croix, qui fut attribué à Giorgione. Dès 1582, Le Tintoret s'était déjà remis au travail pour réaliser les grandes compositions sur toile destinées au cycle marial de la salle du rez-de-chaussée. La première serait L'Adoration des Rois Mages, et la dernière installée fut La Circoncision.La Scuola Grande di San Rocco à Venise

Tintoret L'Annonciation. La salle du rez-de-chaussee

“Et, entrant chez elle, il dit : “Salut, comblée de grâce ! Le Seigneur est avec toi.”A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. Et l'Ange lui dit: "Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Et voici que tu concevras et tu enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.” […] Marie dit : “Je suis l'esclave du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole !” Evangile selon Luc I, 26-38. La Vierge Marie, absorbée par ses travaux domestiques, est à la fois surprise et effrayée par l'ange Gabriel et ce tourbillon de chérubins précédés d'une colombe (symbole du Saint Esprit) qui fondent sur elle comme un courant d'air !

La lumière et la force de l'Esprit pénètrent comme par effraction dans cette maison dominée par le calme et la sérénité : dehors, des outils de menuiserie accrochés au mur, et Joseph absorbé par son travail qui ne voit pas ce qui se passe chez lui.

Chaque élément de la scène est représenté avec beaucoup de réalisme, pourtant elle est pleine de poésie, parce qu'elle est purement imaginaire : avec sa colonne en brique à moitié en ruine, la maison du simple menuisier étonne par son mélange de luxe et de pauvreté. La corbeille et la chaise en paille à moitié usée, le sol carrelé et la table contrastent avec le grand lit à baldaquin et le plafond dignes d'un palais ; mais il faut se rappeler que Joseph est un descendant du roi David !

L'Adoration des Rois Mages

“A la vue de l'étoile, ils se réjouirent d'une très grande joie.Et, entrés dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère et tombèrent, prosternés, devant lui. Et, ouvrant leurs trésors, les lui offrirent en dons de l'or, de l'encens et de la myrrhe.”Evangile selon St. Matthieu ch.2, 10-12.Au premier plan à gauche du tableau, Joseph est debout au pied de l'estrade et regarde la scène. Près de lui, une jeune femme à genoux dont le visage ne dépasse pas le niveau du plancher au pied de Marie, attend humblement avec son panier près duquel on aperçoit un couple de colombes.

Par un subtil mélange de somptuosité et de simplicité, Le Tintoret nous offre une très belle mise en scène de l'hommage rendu par les rois mages à l'enfant Jésus. Un intérieur modeste visité par des têtes couronnées apportant de riches cadeaux à l'enfant de la maison. Mais ces rois sages ont reconnu en lui leur pair et leur supérieur spirituel. Tout près de Jésus, un roi plein de noblesse portant un magnifique turban d'où pointe une couronne d'or, s'incline respectueusement en donnant son offrande.

Un autre, à genoux et vêtu d'un long manteau d'apparat, a déposé sa couronne sur le plancher de l'espèce de rehaussement où Marie et Jésus sont installés. Derrière eux, un roi noir s'approche pour honorer Jésus avec la même ferveur que ses deux prédécesseurs. Son visage est tourné vers l'extérieur plein de lumière, où on aperçoit un cortège de cavaliers en armes qui bougent et qui piaffent au rythme des coups de pinceaux de leur créateur, Jacopo Tintoretto !

La Fuite en Egypte

“Quand ils se furent retirés, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et dit : Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte, et restes-y jusqu'à ce que je te le dise ; car Hérode va chercher l'enfant pour le faire périr.”Ev. Selon St. Matthieu ch. 2, 13-14. Joseph et Marie fuient la colère d'Hérode en évitant les zones habitées. Ils font une halte dans un endroit boisé qui les dissimule aux éventuels regards.

Et, en dépit de la beauté lyrique de ce paysage qui nous montre tout le charme de la vie campagnarde, ces personnages vaquant si tranquillement à leurs occupations pourraient renseigner leurs poursuivants.

Une douce lumière éclaire une succession de plans, et révèle ainsi une grande profondeur de champ qui souligne la solitude et la vulnérabilité de cette famille menacée. La lumière met aussi en évidence le sérieux et le sens des responsabilités de Joseph, qui paraît âgé avec son crâne chauve et sa barbe blanche entourant son visage de patriarche. Et la jeune Marie, portant une belle robe rouge sous son grand manteau, est assise sur le dos de l'âne fatigué et tient dans ses bras son précieux bébé qu'elle contemple avec amour. Par terre à côté d'eux, un bâton de pèlerin avec un simple baluchon et une gourde de voyage pour tout bagage.

Le Massacre des Innocents

Voyant que les mages s'étaient bien gardés de lui faire savoir où se trouvait Jésus, Hérode envoya tuer tous les enfants âgés de deux ans et en dessous qui vivaient dans son royaume, pour être sûr de ne pas manquer le roi des Juifs. Le massacre des innocents est montré ici dans toute son ampleur et toute son horreur par cet enchevêtrement de corps qui se tordent et se débattent dans tous les sens. Toutes ces femmes, qui protègent leurs petits en les serrant dans leurs bras et en luttant de toutes leurs forces contre la férocité des bourreaux qui les pourchassent de partout, ne pourront malheureusement pas les soustraire à leur funeste destin. Comme ces malheureuses, le regard espère vainement trouver un endroit échappant à cette fureur mortelle, hélas, il est piégé ! Par cette violence qui se déchaîne sur la place, où s'accumulent ses nombreuses victimes, sur le rempart, sous le portique, et jusqu'aux portes de la ville, où la traque continue sous la forme de silhouettes très animées. Aucun enfant ne pourra échapper à un tel fléau. Ici encore, l'exagération de la perspective agrandit la scène et lui donne la dimension d'un combat épique contre le Mal qui tue les innocents.

Tintoret La Circoncision - Détail

Comme tous les enfants juifs, Jésus fut circoncis huit jours après sa naissance : la circoncision est le signe de l'alliance avec Dieu depuis l'époque d'Abraham, (Genèse, II, 17). La Circoncision, livrée en 1587 par le Tintoret, est sa dernière œuvre pour la Salle du Rez-de-chaussée. Les critiques s'accordent pour dire que Domenico, le fils du Tintoret, et les peintres travaillant dans son atelier auraient participé à sa réalisation. Ce qui lui aurait fait perdre la vivacité du trait et l'éclat des couleurs qui caractérisent le travail du maître. Cependant, le caractère solennel de ce sacrement est bien rendu par les attitudes des personnages, un peu trop figés dans leurs rôles respectifs. La richesse des vêtements du vieux prêtre entouré de ses assistants pleins de respect, ainsi que la dignité des nombreux témoins donnent l'impression d'assister à un baptême royal.

Bien évidemment, nous n'avons pas décrit toutes les œuvres présentes à la Scuola di San Rocco qui n'est pas un simple musée, puisque cette Confrérie est toujours en activité.

A droite de l'entrée de la salle du rez-de-chaussée, vous apercevrez la Salle du Guardian da Matin, où se trouve la précieuse Mariegola avec sa belle couverture rouge ornée d'une gravure dorée représentant deux Frères priant à genoux aux pieds de San Rocco. La Mariegola est la Charte de la Scuola qui contient les règles auxquelles doivent obéir tous les membres de la Confrérie, qui compte aussi des femmes. La Confrérie compte des Frères de Dévotion et de Discipline et des Frères Capitulaires. Les quinze membres de la Chancellerie sont sélectionnés parmi les Frères Capitulaires. La chancellerie se réunit dans la petite salle à droite du chœur de la Salle du Chapitre, sous la présidence du Guardian Grande, assisté du Guardian da Matin. Les Frères occupant les six premiers postes de la Chancellerie dirigent la Banca, qui se réunit dans la Sala dell'Albergo.

Puis retour par le pont RIALTO.

M 21 Place saint Marc et basilique.

Remonter en direction du Campo santa maria formoza P199. Puis le Campo santi giovanni e paolo P201. La basilique est à voir :

Dans la chapelle del Rosario, une oeuvre de Véronèse, l'Annonciation (1565-1571) et la Crucifixion, du Tintoret. Au plafond, une multitude de sculptures. En 1867 on y ajouta le Martyre de Saint Pierre, du Titien, qui était l'oeuvre la plus précieuse de l'église. Mais détruite par un incendie, elle est remplacée par une excellente copie. En 1913, on y transféra également une oeuvre de Véronèse provenant d'une église détruite, afin d'augmenter les richesses de ce superbe exemple d'une grande église de la Renaissance.

Les relations des Dominicains avec le gouvernement vénitien étant des plus étroites, et les contacts avec les représentants du pouvoir étant les meilleurs, l'église San Giovanni e Paolo devint le lieu officiel de sépulture des Doges. Vingt cinq Doges y reposent pour l'éternité. C'est un véritable Panthéon. Les mausolées, les sarcophages, sont l'oeuvre de grands artistes sculpteurs.

Les bas-reliefs, les ciselures, expriment tous les styles gothiques et Renaissance les plus talentueux.

Puis le couvant San francisco della vigna P203. Le musée naval est gratuit avec la carte musée P205. Ballade via Garibaldi P206. Et visite des deux petites îles San pietro di castello et Sant’elena.

Retour par Campo bandiera e moro o san giovanni della bragora P205.

Chiesa santa maria della pietà et Chiesa san zaccaria.

Palazzo Danielli P204.

Riva degli schiavoni P203.

Retraverser la place Saint Marc puis Chiesa Santa maria dell Fava P152 puis Fondation dei Todeshi P152 qui est vers le pont Rialto puis aller le quartier de La Fenice P152.

Chiesa San Stefano P154, Campo San Maurizio, Théatro la Fenice et enfin Chiesa Moise P152.

Le Titien - Tiziano Veccellio : L'Assomption de la Vierge

L'une des œuvres les plus magnifiques et les plus connues du Titien est L'Assomption de la Vierge, qui inspira à Richard Wagner ses “Maîtres Chanteurs”, tant la vue du tableau l'avait bouleversé.

C'est le 19 mai 1518 qu'est installé le retable de l'Assomption de la Vierge dans l'église des Frari.

Ce tableau est une véritable révolution religieuse : L'assomption est un tableau qui éclate de couleurs, de vie, loin des poncifs jusque là respectés en matière de peinture religieuse : oubliées les références à la mort et à tous les tombeaux et autres lamentations en tout genre !C'est une Vierge joyeuse, entourée d'anges émerveillés et devant des apôtres tout aussi remués que la Vierge monte vers Dieu en tant que reine du ciel.

La portion supérieure, qui est cintrée, représente le paradis, la gloire, pour parler comme les Espagnols dans leur langage ascétique; des collerettes d'anges, noyés et perdus dans un flot de lumière à d'incalculables profondeurs, étoiles scintillantes sur la flamme, pétillements plus vifs du jour éternel, forment l'auréole du Père qui arrive du fond de l'infini, avec un mouvement d'aigle planant, accompagné d'un archange et d'un séraphin dont les mains soutiennent la couronne et le nimbe. [...]

Une puissance sans borne, une jeunesse impérissable font rayonner cette face à barbe blanche qui n'a qu'à se secouer pour en faire tomber la neige des éternités: depuis le Jupiter olympien de Phidias, jamais le maître du ciel n'a été représenté plus dignement. Le milieu du tableau est occupé par la Vierge Marie, qui soulève, ou plutôt qu'entoure une guirlande d'anges et d'âmes bienheureuses, car elle n'a pas besoin d'aides pour monter au ciel; elle s'enlève par le jaillissement de sa foi robuste, par la pureté de son âme, plus légère que l'éther le plus lumineux. Il y a vraiment dans cette figure une force d'ascension inouïe, et, pour obtenir cet effet, Titien n'a pas eu recours à des formes grêles, à des draperies fuselées, des couleurs transparentes. Sa Madone est une femme très-vraie, très-vivante, très-réelle, d'une beauté solide comme la Vénus de Milo ou la Femme couchée de la Tribune de Florence. Une draperie ample, étoffée, voltige autour d'elle à plis nombreux; ses larges flancs ont pu contenir un Dieu. […] Et pourtant, rien n'est plus célestement beau que cette grande et forte figure dans sa tunique rose et son manteau d'azur; malgré la volupté puissante du corps, le regard étincelle de la plus pure virginité. Dans le bas du tableau, les apôtres se groupent en diverses attitudes de ravissement et de surprise habilement contrastées. Deux ou trois petits anges, qui les relient à la zone intermédiaire de la composition, semblent leur expliquer le miracle qui se passe. Les têtes d'apôtres, d'âges et de caractères variés, sont peintes avec une force de vie et une réalité surprenantes.Les draperies ont cette largeur et ce jet abondant qui caractérise en Titien le peintre à la fois le plus riche et le plus simple. […]

Les cheminées de Venise

Les cheminées de Venise les plus spécifiques sont dites "à cloche renversée", c'est-à-dire qu'elles se terminent en tronc de cône inversé. Certaines ne sont plus coniques, mais + ou - parallépipédiques. Elles fonctionnent selon le même principe. Autrefois, on se chauffait au bois ou au charbon. Les étincelles et escarbilles montaient facilement par la cheminée et retombaient sur les maisons ou les toits. Et les incendies étaient nombreux et souvent dévastateurs. D'où cette forme particulière de cheminée, dont le système interne entravait et refroidissait les étincelles et escarbilles. C'est d'ailleurs le même principe qui fonctionnait sur les vieilles cheminées de train à charbon. Venise comptait de trés nombreuses cheminées typiques, le cône était souvent décoré de fresques ou de frises, et qui ont malheureusement étaient détruites en grand nombre et remplacées par des édifices plus communs. Elles sont typiques de Venise même, bien qu'on en trouve quelques autres en Vénétie, là où les riches vénitiens avaient fait construire leurs demeures.

La forcola

La forcola est une pièce de bois aux formes torses, faites de 8 échancrures, plantée à tribord de la gondole et qui reçoit la rame. Elle est constituée de noyer, cerisier poirier, pommier ou érable. Les "morsi", les 8 échancrures arrondies, sont utilisés chacun pour une manœuvre précise (poussée avant, poussée arrière, frein, virage, rotation sur place). Les "forcole" sont taillées sur mesure par rapport au gabarit du gondolier.

Elles ont des formes trés diverses, selon la nature de la barque et sa distination.

Domenico Selvo, doge de Venise, avait épousé en 1077 Teodora, sœur d'Alessio, empereur d'Orient. C'est la dogaresse qui introduisit l'usage de la fourchette, car elle ne portait jamais la nourriture à sa bouche avec les doigts. La fourchette était alors en or. Hélas pour elle, ce ne fut pas sa seule excentricité. Ce n'est que plus tard que l'usage de la fourchette conquit Florence et seulement vers 1379 qu'elle fût introduite en France.

Le Titien Tiziano Vecellio (ou Tiziano Vecelli) 1488-1576

Titien dont le véritable nom était Tiziano Vecelli, a illuminé l'art italien de la Renaissance. Peintre de génie qui qualifiait ses peintures de “poèmes”. Et quels poèmes, quel artiste ! Portraits profonds, Venus émouvantes et Vierges déifiées, lumière et couleur, rouge de préférence pour cet artiste qui a aussi bien représenté la chair que l'âme. Titien : Le Peintre de la Vie Universelle.

Toute la peinture de Titien est là, après elle toute la peinture de Venise, après la peinture de Venise toutes les peintures vivantes qui verront les couleurs se pénétrer, les reflets jouer sur les surfaces, les ombres transparentes se colorer, un ton ne se répéter jamais identique à lui-même, mais imposer sa domination par des rappels discrets qui éveillent dans l'oeil des vibrations voisines, la vie lumineuse du monde faire une symphonie spontanée où pas une palpitation ne naîtra de sa substance sans qu'on puisse en trouver la cause et en chercher l'effet dans toute son étendue. »

A Venise, il habitait Campo del Tiziano, aux numéros 5181/5182.

Titien le retable de Saint Marc

Le retable de Saint Marc à Santa Maria della Salute. Titien peint en 1510 le retable de “Saint Marc entouré de Saint Côme et Saint Damien, Saint Roch et Saint Sébastien” qui se trouve aujourd'hui dans l'église Santa Maria della Salute. Cette commande fait suite à la grande épidémie de peste afin de célébrer l'aide apportée par les institutions religieuses mais aussi le gouvernement vénitien dans cette difficile période de l'histoire de Venise. C'est l'un de ses premiers retables.

Élève de Giovanni et Gentile Bellini mais aussi de Giorgione

Titien a lui-même appris et enrichi sa palette auprès de l'un plus grands peintres vénitiens de l'époque : Il se forme dans les ateliers de Giovanni et de Gentile Bellini dans sa jeunesse puis avec Giorgione, avec lequel, en tant qu'élève… surdoué, il réalisera la composition de la fresque du “Miracle du Nouveau Né” de la Scuola di Sant'Antonio de Padoue en 1511. Mais par rapport à Giorgione, Titien est le maître de la lumière, de la clarté chromatique, Titien chasse l'ombre si présente dans les tableaux de Giorgione. Finis les volumes ombrés.

Titien ne payait pas d'impôts !

En 1513, Titien est chargé par la Sérénissime de peindre la “Bataille de Spolète” suite à l'incendie qui avait détruit la toile qui commémorait ce haut fait guerrier, réalisée au XIVe siècle par Guariento.

25 ans plus tard, en 1538, la toile est livrée. Titien était-il si lent ? Que nenni, Titien était surtout malin car en échange de la réalisation de cette toile, la Sérénissime s'était engagée à conférer à Titien la charge de “Sensaria” au Fondaco dei Tedeschi. Cette charge était une charge de médiateur qui garantissait des revenus à son bénéficiaire.La fonction consistait essentiellement à l'obligation de superviser la décoration du palais des Doges mais aussi de peindre les portraits officiels ainsi que le tableaux votif de tout nouveau doge.Mais comme ladite charge est encore détenue par le déjà âgé Giovanni Bellini au moment où Titien commence sa toile… il commence donc par prendre son temps pour réaliser sa toile et s'assurer d'être récompensé comme promis ! Pour bien comprendre ce côté malicieux de Titien, il faut savoir que le bougre réussira même par la suite à être définitivement exonéré… d'impôts. De quoi faire rêver nombre d'entre nous ! Mais cela n'explique pas tout puisque Bellini meurt en 1516 et Titien devient alors le peintre officiel de la République. La véritable raison est ailleurs, Titien est en fait plutôt prolifique et peint plusieurs œuvres à la fois : portraits, officiels et privés, venus profanes et vierges sacrées…

Un Bon Vivant

On imagine facilement Titien comme un maître regardant l'humanité du haut du piédestal que ses contemporains lui avaient élevé, mais c'est aussi un homme qui aime la vie et... la bonne chair.

Jacopo Robusti dit Le Tintoret ou Tintoretto (1519-1594)

Tintoret : Le Peintre du Mouvement.

Jacopo Robusti naquit à Venise en 1519. On le surnomma “il Tintoretto”, le petit teinturier, parce que son père était teinturier sur tissus de soie et de velours dans le quartier marchand de la Merceria. Et, si le petit Jacopo admirait les belles couleurs qu'il voyait dans l'atelier de son père, il ne pensait pas pour autant à teindre des tissus de luxe, mais plutôt à peindre de belles fresques sur les murs, comme celles peintes par Le Titien et Giorgione sur les murs du Fondaco dei Tedeschi. Le père ne voulut pas contrarier la vocation de son fils pour le dessin et la peinture. Aussi, après avoir appris le dessin, il fut admis dès l'âge de quinze ans dans l'atelier du célèbre Titien, qui lui promettait un bel avenir. Mais le génie du jeune homme se révéla tel, que le maître finit par le considérer comme un rival ; il le renvoya donc, en lui disant qu'il n'avait plus rien à apprendre de lui.

Tintoret, autoportrait - Le Miracle de Saint Marc délivrant l'esclave.

Si un tel renvoi équivalait à un véritable brevet de maîtrise, il signifiait aussi la privation d'un emploi dans l'atelier d'un maître célèbre où les commandes affluaient. Ainsi, Jacopo Robusti se retrouvait seul avec son talent. Monsieur Robusti père, dont la qualité du travail lui assurait de solides revenus, se sentit piqué au vif par “ce maître orgueilleux qui s'imagine qu'on ne peut pas se passer de lui”. Puisque son fils sait peindre, il lui donnera un atelier avec tout le matériel nécessaire, “et une pension si ronde, que pas un artiste n'aura débuté de la sorte.”

Quelques jours plus tard, Jacopo s'installait à San Luca dans un vaste atelier bien équipé et décoré par lui-même. Délivré de tout souci matériel et entièrement dégagé des obligations envers une école, il était prêt à affronter le défi lancé par Le Titien. Et il se mit aussitôt à l'ouvrage, travaillant la couleur et le dessin, en imitant Le Titien et en s'inspirant de Michel Ange dans une suite d'études sérieuses.

« Il chercha, au contraire, à se faire chef d'une nouvelle école qui perfectionnât celle du Titien et joignit à sa manière ce qui lui manquait. Idée vaste, où l'on reconnaît une grande âme, qui redoubla de courage pour avoir été chassé de chez le Titien, au lieu de le perdre. Forcé par sa fortune actuelle à habiter une chambre extrêmement simple, il y écrivit : “le dessin de Michel-Ange et le coloris du Titien”. Il copiait sans cesse les ouvrages de ce dernier. II s'était procuré, avec une dépense très considérable, les plâtres des statues de Michel-Ange qui sont à Florence ; il les étudiait jour et nuit. Il y ajouta les plâtres de beaucoup de statues et de bas reliefs antiques. Souvent, il dessinait ses modèles à la lumière d'un flambeau pour se procurer des ombres fortes et s'accoutumer ainsi à un grand clair-obscur.

C'est dans le même dessein qu'il faisait des modèles en cire et en terre et qu'après les avoir recouverts de vêtements, avec grand soin, il les plaçait dans de petites maisons qu'il construisait avec des morceaux de carton et des règles de bois. Il plaçait en dehors de sa petite maison une lampe dont la clarté y pénétrait par les fenêtres. Il observait ainsi, en variant la position de ses petits modèles les différents effets de la lumière du soleil. Il suspendait ces mêmes modèles au plafond de sa chambre dans différentes attitudes et il les dessinait ainsi sous divers points de vue pour acquérir la connaissance du sotto-in-su, dans lequel l'Ecole vénitienne était beaucoup moins forte que la Lombarde. Il n'oubliait point l'anatomie et saisissait avidement toute les occasions de dessiner des figures nues dans diverses positions et sous divers raccourcis, pour pouvoir donner un jour à ses compositions la variété de la nature. C'est ainsi que privé de maître, il n'en suivit pas moins la meilleure méthode d'apprendre à dessiner. Il commençait par dessiner les formes de l'antique et l'imagination pleine de ces beaux contours, il dessinait le nu et cherchait à en corriger les défauts.

Le Tintoret joignait à cette excellente méthode d'étudier ce que les historiens appellent le génie le plus terrible qu'ait jamais eu la peinture, une imagination toujours riche en nouvelles idées, un feu qui lui faisait concevoir les plus forts caractères des passions et qui ne le quittait que quand il les avait exprimés sur la toile jusque dans leurs moindres détails. » Stendhal - École de peinture de Venise Au début, Tintoret se fit connaître en exécutant des portraits à la manière du Titien. Il sut aussi se faire apprécier en distribuant ses croquis à ses amis, et en n'hésitant pas à inviter ceux dont le visage lui plaisait à venir poser pour se faire faire gratuitement un portrait ! Cette libéralité lui fit sa publicité, car on se mit à parler de plus en plus de celui que l'on surnommait il Tintoretto. Et on s'aperçut aussi qu'il maîtrisait le style du Titien à un point tel, que certains s'y trompaient… Mais ce n'était là qu'une simple étape dans le travail de cet homme, pour qui vivre et peindre ne faisaient qu'un dans son élan passionné et généreux de création.

Pendant sa jeunesse, son énergie et son besoin de perfectionner sans cesse son art ne se satisfaisaient pas du seul travail en atelier, pourtant considérable. Les moyens et les plaisirs de peindre sous toutes les formes que son atelier ne pouvait lui offrir, il les trouva ailleurs.

Parfois, il aidait les peintres qui peignaient et décoraient les meubles. Ainsi la Suzanne de la maison Barbarigo, où figurent dans un petit espace un grand nombre de petits animaux et toutes les choses qui rendaient un endroit charmant, révèle ses talents de peintre en miniature.

Il lui arrivait également de suivre des maçons qu'il connaissait bien sur leur chantier en “terre ferme”, pour peindre des fresques sur les murs nouvellement construits, sans recevoir aucun salaire. C'était une excellente manière de s'exercer à peindre sur de grandes dimensions.

Les couleurs de Schiavone

Il travaillait aussi avec Schiavone, peintre capable d'imiter magnifiquement les couleurs naturelles, qui lui apprit beaucoup et qu'il considérait comme un grand coloriste.

Cependant, il ajoutait : « Les peintres devraient imiter la couleur de Schiavone, mais ils auraient grand tort de ne pas mieux dessiner que lui. » Il l'imita si bien avec sa Circoncision à l'église des Carmini, que certains l'attribuèrent à Schiavone ! Plus tard, Le Tintoret ne manqua jamais de proposer les services de Schiavone, quand celui-ci ne réussissait pas à obtenir de commandes.

Quand le Tintoret se sentit enfin capable de produire des tableaux de grande dimension répondant à ses exigences artistiques dignes d'un ancien élève du Titien, il offrit ses services aux curés contre le simple remboursement des frais matériels (échafaudage, toile et couleurs).

Sa réputation ne fit que grandir et les commandes affluèrent, si bien qu'à vingt-huit ans il avait peint une trentaine d'œuvres pour les monuments publics et le double de tableaux de dimensions plus modestes, auxquels s'ajoutaient d'innombrables portraits !

Du Mouvement et de la Vivacité. Même dans ses œuvres illustrant des sujets sérieux ou sacrés, on retrouve les visages et les attitudes de ses modèles appartenant au peuple de sa patrie.

Antonio Vivaldi

S'il est une musique qui est à même de révéler toute la magie de Venise, c'est bien celle d'Antonio Vivaldi, riche et débordante de vie, de puissance, de joie aussi. Dénommé le prêtre roux du fait de la couleur de ses cheveux, Vivaldi, comme ce surnom l'indique était prêtre, tout comme Claudio Monteverdi, qui le devint au cours de sa vie et est l'autre "grand" musicien de Venise.

Sublimé et... oublié ! Vivaldi est né à Venise le 4 mars 1678 et mort à Vienne en 1741.

Il avait aussi été directeur artistique du conservatoire de Santa Maria della Pieta, sur la Riva degli Schiavoni, au numéro 4148 dans le sestiere de Castello et sa musique nous enchante encore autant, plus de trois siècles après sa composition. Mais si Vivaldi est le génie aujourd'hui reconnu dans le monde entier, l'un des plus beaux ambassadeurs de Venise, sa musique avait totalement disparu jusqu'en 1933, époque où Olga Rudge, aidée par Ezra Pound, permettra la renaissance de cette musique “ailée”.

Antonio Vivaldi

Et l'oeuvre de résurrection n'était pas une mince affaire : Vivaldi a composé plus de 450 concerts dont le plus fameux, “Les 4 Saisons”, qu'il faut absolument écouter dans l'une des scuole de Venise, soirées magiques au mileu de musiciens en costume d'époque et dans un palais vénitien.

C'est à l'Ospedali de La Piéta à Venise que Vivaldi passa l'essentiel de sa vie musicale en y étant tour à tour violoniste et maître de concert de 1703 à 1740, un an avant sa mort.

Il faut par contre savoir que l'église actuelle de la Pietà n'est pas celle dans laquelle Vivaldi a connu. L'église précédente a en effet été rasée et totalement reconstruite, postérieurement à la mort d'Antonio Vivaldi. Vivaldi a su embrasser la nature d'un regard, d'un souffle musical, enrobant la beauté de la nature d'une envoutante magie.Pour cela, il a crée, avec Haendel et Bach, le concerto à trois mouvements.

Dans son Printemps, on sent la nature renaître, et avec elle, tous les animaux qui respirent, se réjouissent au son du violon. Son Eté est composé d'une musique fertile qui annonce une moisson abondante. Dans son Automne, il fait tomber les feuilles des arbres, pour m'exprimer ainsi, à coups d'archet. Dans l'Hiver son auditoire frissonne, il meurt de froid. Voilà les véritables principes de l'harmonie instrumentale que doit rendre un sujet quelconque ».

A faire aussi les iles une prochaine fois.

A éviter manger vers la place ST Marc.

Faire les musée et le palais dès l'ouverture.

Manger des glaces...

Prendre les tragetto "la gondole du pauvre" mais si pratique!

Bonne visite, bonne balade,

Olivier
Assurance de voyage pour Cuba? English translation pending
by Mldiane57 · 2010-03-09 · 48 replies
Quelle recommandation avez-vous eu au sujet des voyages et assurances voyage que vous vendez présentement pour ceux qui veuillent partir dans les mois de mai ect.... à Cuba?

Comment allez-vous savoir avant notre départ si nos assurances sont bonnes un coup rendus là-bas?

Comment réagit les agences de voyage ?

Merci
Voyage à Cuba en août 2010: choix d'hôtel/chambre d'hôtes? English translation pending
by Jacotte93 · 2010-02-24 · 11 replies
Bonjour,

Je souhaite partir a Cuba en aout 2010 avec mon mari et ma fille(3 adultes), pour 2 semaines.

Je recherche des infos sur le meilleur endroit où aller sachant que nous recherchons à la fois des vacances "farnientes" et des visites, des balades, la découverte de l'ile. Nous cherchons un hôtel convivial, propre et moyen de gamme: Pas de prestations luxueuses mais un bon service et un bon confort.

Existe t il là bas un autre type d'hébergement façon "chambre d'hôte" où l'on parle français?

Je sus preneuse de tous vos conseils sur le voyagiste a privilégier, le cout "moyen" de la vie là bas, l'accueil réserve aux touristes, les excursions à ne pas manquer, les plages et tous détails permettant de passer un bon séjour et ne pas faire d'impairs.

Merci à tous
Voyage dans la région de Naples et en Sicile English translation pending
by Olivier75003 · 2010-01-29 · 15 replies
Bonjours à tous,

J'aurais besoin de renseignements et conseils!! Je prévois de partir 3 semaines en Campagnie et ou Sicile. Voici le programme:

3 jours a Naples, 1 journée pour la région de caserta, 1 journée pour les champs Philegreens, 1 journee a Procida, 2 jours a Ischia, 2 jours a Capri, 1 journee pr Pompei, 1 journee pour le Vesuve et 1 journee pour Herculanum.

1- Conseilleriez vous de faire un circuit avec nuits a chaque étape, ou de choisir un point central et faire l'aller retour chaque jour? Nous aimerions un point central avec plage vu que ce sera l'ete, et aimerions passer qques nuits sur Capri!

Cela ferait déja 1 semaine et demi. Pour le reste nous hésitons entre rejoindre la Sicile et faire un tour en voiture sur 2 semaines, ou bien poursuivre en Campagnie avec la presqu'ile de Sorrente, la cote Amalfitaine, Paestum et le parc naturel de Cilento.

2- Que conseilleriez vous entre ces deux itineraires? Les plages de la cote au sud de Naples sont-elles belles ou défigurées par l'industrialisation comme les cotes espagnoles? Les plages sont-elles plus belles en Sicile?

3- Est-ce mieux de laisser la Sicile pour un autre voyage et prendre son temps dans la région de Naples, ou bien avons nous suffisemment de jours pr bien profiter en Sicile?

Merci à l'avance pour toutes vos suggestions!!

Olivier
Hôtel tout-inclus à Cuba avec les jumeaux de 1 an et une puce 2 ans et demie? English translation pending
by Annieddd · 2009-12-19 · 19 replies
Bonjour à tous,

Nous essayons de planifier un voyage tout inclus à Cuba avec les jumeaux de 1 an et une puce 2 ans et demi. Nous avons déjà été à Cuba plusieurs fois sans enfants et une fois avec la puce qui avait presque 1 an. 😉 Je suis incapable de me faire faire des prix sur les sites web, car il semble que les familles à 3 enfants ne voyagent pas dans les hôtels tout inclus à Cuba!?🤪 Mon mari est passé voir une agence et effectivement les choix d'hôtels sont très limités... Nous sommes du genre à profiter de la plage alors faudrait qu'elle soit pas trop loin de la chambre et un peu à l'abri du soleil si possible sans non plus avoir 50 marches à monter ou descendre avec les 3 enfants... Nous sommes type buffet et connaissons les horaires des repas à Cuba. Est-ce que quelqu'un aurait une suggestion? Pour le moment on planifie 1 chambre pour nous 5, pcq il semble aussi que ça ne soit pas garanti d'avoir 2 chambres communiquantes... notre buget est de 4000$ ou moins.🙂 Merci à tous!

Annie
Idée de cadeau ou pourboire pour un Cubain? English translation pending
by Philochon · 2009-11-05 · 32 replies
Bonjour, quelqu'un a des suggestions sur quoi offrir comme pourboire ou cadeau aux cubains, genre rasoir, bas nylon etc...

Philippe
Équateur: budget pour quatre jours aux Galapagos et quatre jours en Amazonie English translation pending
by Llllll · 2009-04-09 · 17 replies
Bonjour à tous,

Pensez vous que cette estimation est correcte (période : juin 2009) : 4 jours aux Galapagos tout compris : 500€ 4 jours en Amazonie tout compris : 300€ (75€/j)Est ce que je suis loin du compte ?

Remarques qui peuvent avoir leur importance : - Je voyage seul, - J'aime pas les hordes de touristes, donc je vais essayer d'éviter les "groupes" dans ces 2 coins, - En Amazonie, essayer de faire ça à travers une communauté, pour que ce soir le plus authentique possible.

Merci pour vos retours.
Emmener un Cubain dans un hôtel: comment ça se passe? English translation pending
by Chaubin · 2009-03-20 · 333 replies
Je sais qu'il a déjà eu une discution la dessus mais je voudrais savoir si dernièrement il en a parmis vous qui ont apporté leur ami ou amie cubain à l'hôtel.

Je voulais apporter mon novio avec moi à l'hôtel car j'y vais une semaine avec ma famille, mais il me dit que la sécurité va le surveiller, que c'est compliqué, il veut pas vraiment venir.

Les Cubains sont souvent mal informé c'est pour ça que je veux vos commentaires.

Et pour ceux qui pourrait poser cette question, il s'est inscrit à plusieurs reprises en Casa à Matanzas avec moi.

J'attends vos réponses avec impatience.

Merci
Retour de Cuba: je me suis fait voler dans mes bagages English translation pending
by Marryann · 2009-03-02 · 41 replies
Bonjour,

Je reviens de Cuba et je voulais vous expliquer ma mauvaise surprise ... en allant chercher ma valise a l'aéroport a Québec...

A notre retours de Cuba nous avons oublier de sortir notre ciné caméra de notre valise avant l'enregistrement a l'aéroport de Cuba a Varadero...

et puis rendu a l'aéroport de Québec, je fus surprise a l'acceuil de ma valise sur le tapis roulant car ma valise était entre ouverte...

je pris ma valise et

il manquait ma nouvelle ciné caméra $$$$$$$$ et mes batteries et dvd de tout ce que j'avais filmé .., résumer; tous ce que j'avais filmer pour montrer a mes enfants a mon retours de voyage :(((((

voyant que je m, étais fait voler et bien jai été voir un agent de la sécurité et il ma fais remplir un papier constat dirrégularité bagage)..

l'agent ma dit que ma ciné caméra avait été voler par un agent de transport de bagage a cuba et qu' a chaque jours il avait des gens de provenance de cuba qui se fessait voler par ces transporteur de bagage( les travailleurs qui embarque les valises dans les avions et ceux qui travaille au rayon x pour voir ce quil y a ds les bagages) et que même que la police de la douane a cuba était en connivence...avec ses voleurs.. et c'est un gros reseau...

l'agent de sécurité ma expliquer que cuba cest cuba et quand les agents douanié detecte quelque chose qui peut leur donner de l'argent dans les valises et bien ils le volent...

il a ajouter qu'il ne faut jamais rien mettre d'appreil photo et de ciné camara dans les bagages car les cubains et la police au douiane passe au raxon X tout les bagages et vont voler et revendre en cachette ce qui est électronique ou médicament ou bijoux etc...et que cest un reseau bien organiser...

en résumer je suis rentrer bien triste..; mes enfants nont pas pu visioner tout ce que nous leurs avions filmer, les grottes, les animaux, la mers...etc.. etc...

nous ne pouvions amener nos enfants avec nous a cuba car ils sont a lécole et nous ne voulions pas leur faire manquer de classe mais nous leurs avions promis de ramerner un magnique video de 3 hr a notre retours...

mais malheureusement nous nous sommes voler.., alors ma petite fille a beaucoup pleurer quand je lui ai apris que je ne pouvais pas lui montrer ce que nouys leurs avions filmer..acause de vol...

avant de partir a cuba, javais prévus de retourner a cuba dans deux ans avec les enfants mais je suis sortie un gros bleue au coeur et plus jamais je ne retournerai a cuba....

je ne suis pas la seul a avoir été voler hier.., des gros cadenas couper sur les valises et des valises et des valises tout en fouilli....et voler comme moi par les travailleurs caché de léroport de varadeo hier....

apres que les valises sont enregistrer a léroport de varadero et bien cest apres ...que le reseau malhonnaite commence..:(

et cela se répete a chaque jours on ma dit.....

jamais plus je ne retournerai a cuba, je me suis senti un peu violer hier:(

je voulais me vider le coeur et faite attention a ce que vous metez dans vos bagages ..

marryann
Disponibilité des forfaits tout-inclus au Mexique? English translation pending
by Xwrebbitx · 2009-01-15 · 13 replies
Bonjour!! Jai une petite question, je ne sais pas si certains pourront y repondre.. Moi et mon copain avons pris nos vacances pour la derniere semaine davril, on compte partir au mexique, riviera maya, lhotel est choisi aussi.

Seule chose.. je regarde les forfait tous les jours..... avant hier le forfait etait, par exemple 1100$..... hier il est 1250$... et aujourdhui c'est ecrit qu'il n'y a aucune disponibilité pour cette date...

Cela veut-il dire que c'est certain que nous ne pourront pas avoir de disponibilité pour cette semaine la dans cette hotel la ? Ou bien par vos experiences, est-ce que les disponibilités et prix sont changeant de semaines en semaine...donc je peux par exemple regarder dans quelques semaine et le forfait sera encore disponible??

Aussi... est-ce vraiment + avantageux dacheter a la derniere minute... ?

Merci infiniment de vos reponse!! car a la vue de la non disponibilité de mon forfait se matin je suis un peu triste disons !! tout était prévu...

Stéphanie.
Pérou-Chili en quatre semaines: incontournables? English translation pending
by Emarch · 2008-12-25 · 30 replies
Bonjour a tous,

Nous envisageons de partir 4 semaines au mois de juin ou juillet. Idéalement, nous pensons arriver a Lima et repartir de Santiago.

Nous aimerions voir les incontournables du Perou : MP, Cusco, Lac Titicaca... aller jusqua Uyuni, puis redescendre tranquillement vers le Chili (en passant si cest possible par lile de paques !!!!).

On a trouve un billet davion a 1000E Nice-Lima, Santiago-Nice. Pensez-vous quil est possible de trouver moins cher ?

Reste a savoir si ce trajet est faisable en 4 semaines.

Nous sommes preneurs de tous conseils et bons plans.

Merci a tous les voyageurs

Eric
Hôtels les plus beaux de Cuba? English translation pending
by EricBaluchon · 2008-12-19 · 25 replies
Je voulais savoir, selon vous, quel sont les plus beaux Hotels de cuba? Cuba n'est vraiment pas bien reconnu pour la nourriture, donc je voulais également savoir quel est l'endroit où vous avez trouvé les meilleurs buffets?

J'ai bien aimé Barcelo Solimar lors de ma première visite à Varadero en 2002. Pour ce qui est de la nourriture, j'ai adoré l'hotel Sol Pelicano à Cayo Largo (très grands buffets avec énormément de variétés.)
Nouvelle tempête tropicale pour Cuba? English translation pending
by Di4mondl4dys · 2008-11-07 · 32 replies
J'ai écouter la météo ... et j'ai été consternée quand j'ai vu qu'ils annoncent un autre ouragan ... a cuba dans la région de cayo guillermo .. dans la nuit de samedi ... il s'agit d'un ouragan de force 2 ...

J'aimerais savoir comment je pourrais me tenir au courant mais avir plus ample détail ... JE QUITTE POUR CUBA LE 11 NOVEMBRE :S

Aidez moi .. s'il vous plais .... merci
Vos coups de coeur en Sardaigne? English translation pending
by Colybri · 2008-08-23 · 19 replies
Bonjour !

Nous sommes une famille de 3 : 2 parents quadra + 1 fils de 12 ans et envisageons de passer 15 jours en Juil 09 en Sardaigne que ns ne connaissons absolument pas. Ns envisageons un circuit : arriver à Olbia et repartir de Cagliari, ou l'inverse. 4 étapes de 3 ou 4 nuits.

Nous sommes à la recherche d'adresses de petites locations : soit 2 chambres+ coin cuisine+sanitaires, soit 1 chambre+séjour comprenant une banquette+coin cuisine+sanitaires, ou même une grande chambre + coin cuisine + sanitaires. Maisons privées, petits aparts, agroturismo, auberges, même B&B sympa, colocations, merci de nous faire part de vos coups de coeur !🙂

Cela doit être propre et un peu agréable à l'oeil, mais nous ne nous soucions pas du luxe ni du service, nous bougeons bcp pendant nos vacances.

Par contre, le point important est la présence d'une plage agréable dans les environs proches, env 300m : pacte conclu avec le fiston : rando ou excursion dans la journée ET 1 ou 2 heures de plage le matin ou le soir, près du logement ! Ne praticant aucun sport nautique, nous préférons donc les petites plages sans trop de roches.

A priori les endroits qui ns paraissent intéressants sont :Cala Gonone Palau Alghero Oristano Cagliari ou plutôt la région autour. Mais c'est de la théorie, vous avez peut être des coups de coeur à conseiller !

Toutes vos suggestions seront les bienvenues, ns serions surtout très heureux de savoir ce qui vous a plu sur cette île, un peu en vrac...

A bientôt j'espère

Joss and co

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