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Avis sur mon itinéraire de quatre semaines dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
bonjour a tous,
voici l'itinéraire que mon mari et moi même envisageons de parcourir en mai prochain. on est pas en avance (on s'est décidé tard, on espérait partir au japon cette année avec un billet gratuit du gouvernement qui n'a finalement pas fait cette offre), donc cela fait 10 jours que je lis en large et en travers les blogs forums etc...
nous avons 4 semaines (avec les ponts de mai on économise qq jours de congé) et nous commencerons par aller voir une amie a new york. ensuite l'ouest au départ de las vegas jusqu’à san francisco puis yellowstone.
yosemite et yellowstone sont volontairement en fin de séjour, pour garder le meilleur pour la fin mais aussi pour la météo et concernant yosemite en espérant que la tioga road soit ouverte.
sinon mon souci on sera a las vegas un week end 😠 mais j'arrive pas a faire autrement. a moins d'y aller juste après New York mais je suis pas sure que dans la construction du voyage cela soit très judicieux.
qu'en pensez vous ? avez vous des conseils/suggestions? des idées de ballade ? (en sachant qu'on est jeune (29ans) moyennement sportifs et qu'on a tous les deux le vertige)
merci beaucoup
Leslie
J1 (sam) voyage J2 NYC J3 NYC J4 NYC J5 NYC J6 voyage las vegas , route vers valley of fire ? J7 Las vegas -> Zion (petite ballade ?) /Bryce (coucher du soleil) J8 Bryce (ballade) J9 Bryce -Page ( cottonwood road ? lac powell) J10 page (antelope canyon, horseshoe bend) J11 page (nort ou south buttes, white pocket ? ) J12 page -> monument valley J13 monument valley -> grand canyon J14 (vendredi) grand canyon -> las vegas J15 (samedi) las vegas J16 las vegas- death valley J17 death valley -mammoth lakes ou sequoia park si tioga road fermée J18 mammoth lake - yosemite J19 yosemite J21 yosemite -> SF J22 SF J23 SF J24 voyage yellowstone arrivée jackson hole J25 grand teton / yellowstone J26 yellowstone J27 yellowstone J28 yellowstone / cody J29 depart France
voici l'itinéraire que mon mari et moi même envisageons de parcourir en mai prochain. on est pas en avance (on s'est décidé tard, on espérait partir au japon cette année avec un billet gratuit du gouvernement qui n'a finalement pas fait cette offre), donc cela fait 10 jours que je lis en large et en travers les blogs forums etc...
nous avons 4 semaines (avec les ponts de mai on économise qq jours de congé) et nous commencerons par aller voir une amie a new york. ensuite l'ouest au départ de las vegas jusqu’à san francisco puis yellowstone.
yosemite et yellowstone sont volontairement en fin de séjour, pour garder le meilleur pour la fin mais aussi pour la météo et concernant yosemite en espérant que la tioga road soit ouverte.
sinon mon souci on sera a las vegas un week end 😠 mais j'arrive pas a faire autrement. a moins d'y aller juste après New York mais je suis pas sure que dans la construction du voyage cela soit très judicieux.
qu'en pensez vous ? avez vous des conseils/suggestions? des idées de ballade ? (en sachant qu'on est jeune (29ans) moyennement sportifs et qu'on a tous les deux le vertige)
merci beaucoup
Leslie
J1 (sam) voyage J2 NYC J3 NYC J4 NYC J5 NYC J6 voyage las vegas , route vers valley of fire ? J7 Las vegas -> Zion (petite ballade ?) /Bryce (coucher du soleil) J8 Bryce (ballade) J9 Bryce -Page ( cottonwood road ? lac powell) J10 page (antelope canyon, horseshoe bend) J11 page (nort ou south buttes, white pocket ? ) J12 page -> monument valley J13 monument valley -> grand canyon J14 (vendredi) grand canyon -> las vegas J15 (samedi) las vegas J16 las vegas- death valley J17 death valley -mammoth lakes ou sequoia park si tioga road fermée J18 mammoth lake - yosemite J19 yosemite J21 yosemite -> SF J22 SF J23 SF J24 voyage yellowstone arrivée jackson hole J25 grand teton / yellowstone J26 yellowstone J27 yellowstone J28 yellowstone / cody J29 depart France
Assedic et voyage en Inde de plusieurs mois English translation pending
bonjour a tous,
Je pars en inde fin février.Je me suis inscrite au pole emplois la semaine derniere, le probleme c'est que j'aurai du m'inscrire mais plus tard car le prochain rdv est ds 3 mois et je serai deja en inde...!!!, je suis quand meme retournée au pole emplois...et je suis tombée sur un conseiller vraiment sympas qui m'a expliqué qu on avait le droit a 34 jours de congé au pole emplois il m'a donc expliqué que sur mon compte je pouvais marquer que je serai absente 4 jours du 12 au 16 mars(ma date anniversaire assedic est le 14 de chaque mois ou il me fixe dc le rdv)ce qui m'a fait reporté mon rdv...ainsi mon prochain rdv est le 14 avril...et ainsi de suite...jusqu'a ce qu'ils trouvent ca bizarre jer suppose et qu'ils me radient ms j'aurai pu profiter d'au moins 2 mois d'assedics...
Qu'en pensez vous?
J'ai tjrs travaillé comme il se doit et payer mes impots a la france alors pour une fois j'ai envie d'en profites mais pas n importe comment nn plus je pense faire de l humanitaire sur place...
avez vous des conseils??!!
je vous remercie et bon week end a vous...!!!
Ouest des États-Unis et extension à New York City: itinéraire de vingt et un jours en août 2012 English translation pending
Bonjour à tout le monde,
Après avoir parcouru le forum et lu beaucoup de post très complet, je souhaite vous soumettre la 1ère ébauche de mon programme pour les vacances de ma copine et moi (25ans) pour le mois d'Août 2012 (28 Juillet au 19 Août)
Jour 1 Arrivé à Los Angeles Jour 2 Los Angeles Jour 3 Kingman Jour 4 Grand Canyon Jour 5 Page Jour 6 Monument Valley Jour 7 Moab Jour 8 Bryce Canyon Jour 9 Zion Jour 10 Las Vegas Jour 11 Death Valley Jour 12 Lee Vining Jour 13 Yosemite Jour 14 San Francisco Jour 15 San Francisco Jour 16 San Francisco Jour 17 New York Jour 18 New York Jour 19 New York Jour 20 New York Jour 21 Retour à Paris
Nous souhaitons louer un SUV chez ALAMO. Nous n'avons encore rien réserver.
J'ai un doute sur l'étape à MOAB. Cela fait faire un détour et donc je suis obligé de supprimer un jour complet à VEGAS.
Pouvez-vous me donner votre avis sur ce parcours (étapes, durée dans chaque ville crédible)?
Merci d'avance.
Après avoir parcouru le forum et lu beaucoup de post très complet, je souhaite vous soumettre la 1ère ébauche de mon programme pour les vacances de ma copine et moi (25ans) pour le mois d'Août 2012 (28 Juillet au 19 Août)
Jour 1 Arrivé à Los Angeles Jour 2 Los Angeles Jour 3 Kingman Jour 4 Grand Canyon Jour 5 Page Jour 6 Monument Valley Jour 7 Moab Jour 8 Bryce Canyon Jour 9 Zion Jour 10 Las Vegas Jour 11 Death Valley Jour 12 Lee Vining Jour 13 Yosemite Jour 14 San Francisco Jour 15 San Francisco Jour 16 San Francisco Jour 17 New York Jour 18 New York Jour 19 New York Jour 20 New York Jour 21 Retour à Paris
Nous souhaitons louer un SUV chez ALAMO. Nous n'avons encore rien réserver.
J'ai un doute sur l'étape à MOAB. Cela fait faire un détour et donc je suis obligé de supprimer un jour complet à VEGAS.
Pouvez-vous me donner votre avis sur ce parcours (étapes, durée dans chaque ville crédible)?
Merci d'avance.
Le Soudan - sur les traces des pharaons oubliés English translation pending
Le choix du pays, les préparatifs :
Afin de retrouver un ami en poste à Khartoum, nous avons décidé de passer les vacances de printemps 2011 au Soudan après un premier report suite à une impossibilité de nous y rendre en octobre 2010.
Comme d'habitude, nous avons choisi un tour operateur local afin de nous transporter et guider dans les différents sites que nous avions choisi après lecture de guides touristiques et de circuits proposés par des voyagistes français . Nous avons donc lancer un mini appel d'offres sur la destination, les dates étant celles des vacances de printemps : entre le 9 et le 23 avril. Nous avons reçu 4 réponses au prix différents en raison, le plus souvent, de la qualité de l'hébergement. Tous nous proposaient un guide, un chauffeur, celui-ci se transformant en cuisinier pour les repas. L'hébergement est le plus souvent du camping, avec quelques nuits chez l'habitant. Peu d'hôtellerie excepté à Khartoum, mais cela nous n'en avions pas besoin, étant hébergé chez notre ami. Il fallait également trouver le billet d'avion. Sur internet, le meilleur prix au 16/1 a été de 1904 euros par la compagnie Afriqyiah. Cette compagnie, la moins chère sur l'Afrique nous a été recommandée par une amie se rendant fréquemment de ce côté là de la Méditerranée. Nous avons donc notre billet. Ensuite, après discussion avec nos divers interlocuteurs soudanais, nous sommes d'avis de choisir le moins cher : ce dernier se place très bien en raison du fait qu'il nous fait la gratuité pour les enfants. Si son prix à la journée est comparable à celles des autres excepté une agence italienne nettement plus coûteuse, la proposition relative aux enfants emportent le marché. Il convient ensuite de lui adresser un acompte ce qui est compliqué en raison du manque de banque travaillant avec le Soudan. Nous passons par un service d'envoi universellement connu pour les transferts d'argent. Mais cela se complique suite à l'embrasement de la côte sud de la Méditerranée. L'envoi s'effectue tout de même après quelques coups de fil au Caire !!! Les mails s'enchaînent entre la maison et Khartoum.
Le temps passe et arrive le mois de mars. Notre vol est bientôt dans un mois et nous apprenons que la compagnie Afriqiyah ne se pose plus à Paris et pour cause : elle est libyenne!!!notre agence de voyage qui a nous a vendu les billets nous proposent de les annuler mais sans assurance sur leur remboursement en raison du gel des avoirs libyens par le gouvernement français. Entretemps nous avions été cherché nos visas au consulat du Soudan à Paris. Leur coût (80 euros/pers) a fait que nous avons pris la décision de maintenir notre voyage. Il fallait alors retrouver des billets aux bonnes dates. Comme la première fois, cela s'est fait sur internet. Bien sûr, les prix n'étaient plus les mêmes. Devant les frais déjà engagés, nous ne pouvions pas faire machine arrière. Nous allions partir par KLM et Amsterdam. Il ne reste plus qu'à se faire rembourser les premiers billets achetés.
A l'heure actuelle, cela n'est toujours pas fait. Ayant cherché à remuer ciel et terre pour faire accélérer le remboursement, cela n'émeut personne que le gel des avoirs libyens pénalise bon nombre de personnes disposant de billets sur cette compagnie. Certainement, il y aura un réveil dans les prochaines semaines lorsque la saison touristique sur l'Afrique va réellement débuter en particulier pour les Africains rentrant au pays pour leur congé. Cette compagnie est la « low cost » sur bien des destinations africaines en remplacement d'Aéroflot qui l'a été au cours des décennies précédentes.
Le déroulement du circuit au jour le jour : - Samedi 9/4 départ à 5 heures 30 pour rejoindre l'aéroport Charles de Gaulle, satellite 2F. Un voisin , taxi nous y mène en 20 minutes. Le premier vol nous emmène à Amsterdam par Air France. Départ à 8h pour 75 minutes de vol. Notre transit est très bref en Hollande, juste le temps de sortir de l'espace schengen et nous sommes installés à bord d'un A330 de la KLM direction Addis Abeba. 6 heures de vol après nous atterrissons à Khartoum où la température annoncée est de 38°. Cela nous change !!! nous avons passé un moment agréable dans l'avion où le service offert à bord est bon, le personnel aimable et à nos petits soins. Le repas servi est très correct. Passage en douane sans problèmes et nos premiers pas en territoire soudanais pour récupérer nos bagages qui sont bien là. Nous achetons des devises pour nos premiers achats. Nous sortons de l'aéroport climatisé pour rentrer dans une quasi fournaise. Après un ¼ d'heure d'attente nous voyons arriver notre ami au volant d'un 4X4 véhicule bien utile dans ce pays. Il fait connaissance avec nos enfants qu'il ne connaît que par photos interposées. Nous rejoignons son domicile situé dans le quartier d'Emarat tout proche de l'aéroport. Il s'agit d'une maison très confortable entourée d'un jardin verdoyant où quelques arbres viennent donner un peu d'ombre à une terrasse où un ventilateur tourne à plein régime afin de faire diminuer une température que l'on ne rencontre chez nous que lors d'une très forte canicule. Après avoir fait le tour du propriétaire, 3 immenses chambres sur deux niveaux, de nombreux salons, une salle à manger qui ne sert que lors de grandes occasions, nous nous installons dans notre chambre disposant d'une grande salle de bains. Après une courte remise en forme et l'ouverture des bagages, nous nous retrouvons avec notre hôte pour lui remettre quelques souvenirs de notre pays en particulier de la nourriture difficile à trouver sur place et qu'il pourra faire connaître à ses invités soudanais. Un rafraîchissement servi sur la terrasse nous permet de nous acclimater aux lieux et à la chaleur. Discussion sur un restaurant. Vers 20h, nous partons vers le centre de Khartoum pour rejoindre le Papa Costa, situé au fond d'un couloir et entouré d'un jardin . Une sono est en train d'être mise en place. Ce restaurant est le lieu de rencontre de la jeunesse du sud Soudan. Nous dégustons des plats italiens. Au milieu du repas, la musique et des chanteurs style « 9-3 » viennent perturber le calme de cette chaude soirée. Vers 22h, nous rejoignons notre havre de verdure et nos chambres à la chaleur toujours bien présente (32°). - Dimanche 10/4 : Réveil vers 8h30, notre hôte est déjà sur le pont, car son week end est terminé : direction l'ambassade située à moins de 2 minutes à pied. Sa bonne nous a préparé un copieux petit déjeuner arrosé de jus de fruit frais. Nous profitons de la belle salle de bain pour nous rafraîchir un peu avant d'entamer notre première journée soudanaise. A 9h, il fait déjà 31° sur la terrasse, à l'ombre. Nous attendons notre tour opérateur Midhat qui doit venir chercher des photos et les passeports afin d'établir nos permis de circuler indispensables à présenter lors des passages des check-points. Vers 10h, il se présente à la porte et nous présente le circuit que nous allons faire. « Dans une heure , le chauffeur revient et vous entamez la visite de Khartoum » nous dit-il.
Nous nous installons sur la terrasse et en profitons pour préparer nos sacs pour la journée. Appareils photo chargés, bouteilles d'eau en réserve. Et le temps passe, 11h....12h.Je commence à m'impatienter et demande au gardien de la maison- en effet toutes les maisons sont gardées nuit et jour par un ou plusieurs gardiens qui veillent à la sécurité des biens et des personnes malgré une absence d'insécurité visible- de téléphoner à Midhat afin de savoir où en est l'obtention des permis : « c'est fini, le chauffeur arrive ». nous attendrons encore une petite heure avant de voir revenir le chauffeur. Pendant ce temps-là nous prenons une petite collation afin de ne pas perdre de temps lors de la visite de l'après midi. Nous partons à la découverte de Khartoum et de ses encombrements de fin de matinée. Les axes principaux sont terriblement embouteillés malgré une absence de désordre dans la circulation : les feux rouges sont observés, il n'y a pas de n'importe quoi comme dans certaines capitales africaines. Nous nous rendons tout d'abord dans le centre afin de payer notre tour opérateur. Je m'attends à de beaux bureaux dans une artère commerçante. Si l'artère est commerçante, par contre les bureaux sont dans un bâtiment à la peinture écaillée et aux escaliers mal entretenus et sombres. Midhat nous reçoit à son bureau entouré d'ordinateurs. Il nous fait commander des boissons, nous payons le reste de notre circuit et il nous rédige notre facture. Nous redescendons à la voiture où il nous accompagne en nous souhaitant bon voyage. Nous restons sur une bonne impression : il est 13h30 et direction Omdurman et ses souks. Nous suivons les bords du Nil bleu, la corniche est en pleins travaux. Nous passons devant « l'oeuf de Khadafi », nom donné par les habitants de Khartoum à l'hotel Burj al Fateh , un 5 étoiles à la forme bombée édifié grâce à des capitaux libyens. La terrasse possède une magnifique vue sur Khartoum, le confluent des Nils. Nous traversons le Nil blanc provenant du lac Victoria pour atteindre Omdurman, la ville ancienne où s'est déroulée une bataille importante entre les Anglais et les armées du Khalifa, successeur du Mahdi, héros religieux légendaire et mythique en 1898. Les Anglais ont vengé le général Gordon tué lors de la prise de Khartoum en 1884. Après être passé devant la mosquée du Nil, nous atteignons le site de la tombe du Mahdi à proximité de la maison du Khalifa , son successeur, habitée par le gouverneur anglais Kitchener après la prise d'Omdurman. La tombe est fermée au public, nous ne pourrons donc la visiter. Le court arrêt nous permet de prendre un bain de chaleur en ce début d'après midi. Encore quelques kilomètres à travers la ville pleine d'activité commerçante. De nombreuses boutiques jalonnent les trottoirs. Ce ne sont que de marques d'électroménager, de voitures, d'informatique que l'on rencontre dans le monde entier. Puis nous arrivons dans un dédale de ruelles pleines de taxis, mototaxis, charrettes tirées par des ânes. Ce sont les souks. La voiture avance au pas dans des voies en terre souvent inondée. Notre chauffeur arrive à se garer et nous partons à la découverte des passages du souk. Ayant faim, nous achetons des cacahuètes grillées au goût rare et excellent et des dattes. Nous nous faufilons entre les étals de chaussures, de tissus, d'un bric-à-brac de quincaillerie. Des objets en peau de crocodile attirent notre attention. Les derniers représentants des sauriens du Nil finissent en chaussure, cendriers, port-clés. Quelques uns sont même empaillés. Nous passons aussi devant les boucheries où la viande pend à des crocs. On s'étonne du peu de mouches qui volettent autour. Nous restons une heure à zigzaguer dans les allées. Pour les filles, ce sont les rues des bijouteries qui retiendront le plus leur attention. D'ailleurs, ces boutiques sont celles où il y a le plus de femmes locales avec celles des tailleurs qui cousent sur place les robes. Les femmes portent des robes et des voiles de couleurs chatoyantes, rares sont celles portant des burqas noires. Nous rejoignons notre voiture pour nous rendre au musée national situé sur la corniche du Nil. Le musée présente, sur deux niveaux, l'histoire longue du soudan depuis la protohistoire jusqu'à l'arrivée des Ottomans. Les silex soudanais ressemblent à ceux du Pérou, de France et d'ailleurs... L'histoire plus récente permet de voir les différentes civilisations qui se sont succédées au fil des derniers millénaires. Le voisinage de l'Egypte a influencé fortement les peuples soudanais qui ont emprunté des techniques de construction de monuments tels les pyramides et les statuaires des temples où se mêlent dieux locaux et égyptiens. La civilisation méroïtique a conservé jusqu'à l'arrivée de la chrétienté au III ème siècle des éléments architecturaux typiques des anciens égytptiens tels les représentation des dieux et l'écriture hiéroglyphique dans les bas-reliefs. A l'extérieur des bâtiments, sont présentés des monuments reconstruits, sauvés lors de la création du lac Nasser qui arrive jusqu'à Wadi Halfa. Le guide, conservateur du musée qui nous a accompagnés lors de cette visite, nous accompagnera également pour le reste de notre circuit. Après cette découverte des multiples visages de l'histoire soudanaise nous repartons voir le confluent des deux Nils. Pour cela nous traversons un petit parc d'attraction, lieu de détente des familles de Khartoum. Le lieu pourtant mythique de la confluence nous déçoit tout d'abord par l'amoncellement de bouteilles et canettes en tout genre abandonnées là en quantité . Les deux fleuves se rejoignent sans aucune mise en valeur du site. Aucune animation particulière excepté des pêcheurs à la ligne et en barque côté Nil bleu, qui vient du lac Tana en Ethiopie. Vers 18h15, nous rejoignons la maison de notre hôte qui arrive tout juste du travail. Nous lui donnons nos premières impressions sur la ville et nos visites en sirotant des boissons non alcoolisées sur la terrasse où la température frôle toujours les 40°. A 20h , nous prenons le chemin d'un restaurant libanais où nous sommes reçus avec un jus de citron vert à la menthe qui nous rafraîchit agréablement. La nourriture libanaise nous ravît, faite de mézzés et de kebabs. Une pastèque constituera notre dessert. 10 minutes de voiture et nous sommes rentrés.
-Lundi 11/4 : Réveil à 8h, le petit déjeuner nous attend sur la terrasse où il fait déjà plus de 30°.Ce matin départ pour l'aventure. Avec fébrilité nous attendons nos chauffeur et guide. A 9h15, apparaît un 4X4 Toyota plein jusqu'au toit. Le guide est celui d'hier qui nous a expliqué l'histoire du Soudan au musée. Il se nomme Aymen, le chauffeur est Himad. Après les présentations aidés en cela par le gardien de notre hôte, nous apportons les bagages et après les au-revoir avec ceux qui restent à Khartoum, chacun s'installe. Arthur, notre fils, est assis sur la 3 ème banquette où il ne lui reste qu'une place, le reste étant composé de la glacière pleine de victuailles entreposées pour le début du circuit. Christine, Pierrine et moi sommes sur banquette suffisamment large pour que nous ne nous gênions pas durant les heures de route. Nous quittons Emarat, le quartier chic de Khartoum où se trouvent les ambassades pour traverser la ville en direction du nord. Nous passons au bureau de Midhat récupérer nos passeports. C'est plus de 500 km qui nous attendent. La clim du véhicule nous permet de bien supporter le trajet. Passés Omdurman nous sommes vite dans le désert, sur une bonne route goudronnée où la circulation devient clairsemée. Quelques camions, des bus et peu de véhicules particuliers. Un arrêt dans la banlieue d'Omdurman pour faire une dernier achat de nourriture me permet de faire quelques clichés de la vie quotidienne soudanaise. Les étals des marchands de quatre saison sont pleins de légumes de chez nous ; il y a tout pour faire une ratatouille. Le pain a la forme de galette. La végétation est quasiment nulle : quelques arbres rabougris, des termitières çà et là forment le relief sur les premiers kilomètres. A perte de vue, la rocaille et le sable. Nous roulons ainsi 2 heures avant un premier arrêt permettant au chauffeur de se reposer et de fumer une cigarette. Nous nous dérouillons les jambes. Plus tard, nous quittons la route pour s'enfoncer dans le désert, nous nous en étonnons et puis on aperçoit bientôt un rassemblement d'animaux et d'hommes: nous arrivons à un puits. Chameaux, chèvres, moutons viennent s'abreuver. C'est l'occasion de nombreuses photos. Cet arrêt passé, nous roulerons jusqu'à 1h de l'après midi. Quelques baraques le long de la route forment un caravansérail moderne où de nombreux camions sont arrêtés afin de reposer également la mécanique humaine après ces chaleurs que l'on qualifierait d'insupportables dans nos régions (plus de 45°). Cela va être notre premier repas typique. Le chauffeur va s'enquérir de la nourriture servie dans un boui-boui. Il faut même qu'il sorte la vaisselle du 4X4. Nous nous installons à table où nous est apportée eau en bouteille. Les locaux, eux vont se servir dans de grandes jarres mises à leur disposition par l'aubergiste. C'est une habitude au Soudan : devant de nombreuses maisons, dans les rues des villes et villages, de grandes jarres remplies d'eau sont offertes aux passants. Les plats s'accumulent devant nous, foul-le plat traditionnel soudanais fait à base d'haricots noirs. Un plat de viande bouillie agrémentée d'une sauce à la tomate est accompagné de riz. En dessert, le chauffeur nous apporte des bananes. Un peu plus d'une demie heure d'arrêt et nous repartons en direction de Dongola. La traversée du désert dure toute l'après midi. Peu de villages à traverser avant d'atteindre le but de la journée. Ce soir nous allons dormir chez la sœur du guide dont le mari est fonctionnaire aux impôts. Même les soudanais n'y échappent pas !!! Nous sommes dans la banlieue de Dongola. Les maisons à un seul niveau sont toutes entourées de hauts murs de briques crues recouvertes d'un enduit crème à la décoration symbolisant des branches de palmier. La famille qui nous reçoit est composée de 4 personnes dont 2 enfants. Abderrahmane est le fils de 4 ans. Il vient d'avoir une petite sœur.On nous installe dans une grande chambre disposant d'un grand ventilateur au plafond de bonne hauteur permettant une bonne circulation de l'air. Une bonne partie de la maison n'est couverte que d'un toit afin de former des zones où des courants d'air assurent le rafraîchissement de l'atmosphère. La maison est composée de plusieurs bâtiments disséminés dans un vaste jardin d'agrément et potager. Les sanitaires sont situés également à l'extérieur, il s'agit d'une douche fermée et de toilettes à la turque ouvertes sur le ciel. Le repas nous est servi à 20h30:c'est la maîtresse de maison qui nous l'apporte. Nous installons un 3 ème lit dans la chambre. Je dormirai dehors dans la partie couverte par le toit. Le guide et le chauffeur installent le leur directement dans le jardin. Le début de la nuit est un enfer pour moi qui suis la cible de moustiques. Des escadrilles entières semblent me foncer dessus. Cela semble durer des heures ; je perds patience et demande l'assistance de ma femme qui me donne des bombes sensées combattre les attaquants. Malgré tout cela à 3 h du matin, j'abandonne et ma femme me remplace à l'extérieur et je me résous à m'installer dans la chambre.
-Mardi 12/4 : Réveil à 7h : lavage succinct. Lors du petit déjeuner une petite fête est organisée pour l'anniversaire d'Arthur dont c'est l'anniversaire.Il a 13 ans. La maîtresse de maison a préparé un petit gâteau surmonté d'une bougie qu'il vient souffler. Pierrine s'est amusée avec le bébé qui l'a bien acceptée. A 9h nous prenons congé de nos charmants hôtes. Nous nous rendons dans Dongola faire quelques courses. Nous nous baladons dans le souk et cherchons un cyber café afin de rassurer la famille et donner nos premières impressions sur le Soudan. Pas de cybercafé mais une boutique ou trônent de vieux ordinateurs qui cependant fonctionnent. Pieerine s'achète un keffieh qui la protégera de la chaleur toujours aussi présente. Après 45 m d'arrêt nous reprenons la route qui devient vite une piste. Direction plein nord. Nous nous approchons du Nil afin de voir une forteresse ottomane en ruine composée de pierres et de briques. Du haut des remparts nous dominons le Nil tout proche. Cette forteresse protégeait des attaques des pillards nomades. Vers 13 h notre chauffeur nous prépare un pique-nique à l'ombre d'un acacia surplombant un coude du Nl à proximité de la 3 ème cataracte. L'endroit est très sauvage. Les bords du fleuve sont les seuls endroits où il y a un peu de végétation, sinon c'est tout de suite le désert. Devant le peu de succès de ses premiers repas avec les enfants, le chauffeur/cuistot adapte sa cuisine. Quant à nous, nous sommes très contents de ses salades. En reprenant la route, nous tombons sur une caravane de chameau. Notre chauffeur nous arrête et nous nous approchons du troupeau de près de 200 bêtes qui s'abreuvent au bord du fleuve et profitent également de l'herbe souvent rare par ailleurs.
Le guide nous sert de traducteur et l'on apprend ainsi que les camel-boys se rendent en Egypte depuis le Khordofan, une région à l'ouest du Soudan.Cela prend 56 jours. Ils en ont déjà fait 46. Ils s'arrêtent aux plus chaudes heures de la journée et marchent même durant la nuit. Tous les 2 ou 3 jours, ils doivent trouver des pacages et des points d'eau. Arthur et moi avons la chance de pouvoir monter sur la monture du chef qui nous fait faire un petit tour. Cela n'a rien de touristique et cela restera un moment fort de notre passage au soudan. A la fin de notre visite, l'ensemble des chameliers entame une danse traditionnelle où les bâtons s'entremêlent. Après avoir remercié la troupe de son accueil, nous reprenons la route en direction de Sesibi, le premier archéologique que l'on va rencontrer. Pour cela, nous quittons la piste principale. Durant tout le circuit, nous serons stupéfaits de l'excellente connaissance du terrain que possède notre chauffeur car aucune indication existe. Nous nous arrêtons vers 16 h faire une coupure à un embarcadère de bac. Cela permet de nous désaltérer et de reposer le chauffeur. Les bacs sont les seuls moyens de traverser le fleuve au nord de Dongola. Ils permettent le transport de 2 ou 3 véhicules ou d'un camion.
A Sesibi, le guide entame son activité pour nous décrire les civilisations qui s'y sont succédées. De nos jours, 3 colonnes sont les seuls vestiges d'un temple érigé par la 18ème dynastie au XIV ème siècle avant notre ère. Le pharaon hérétique Akhénaton en est le constructeur. Les fouilles sont effectuées par des Français. Le sol est jonché de tessons de poterie dont on ne peut s'empêcher d'emporter un fragment malgré l'interdiction qui nous en est faite par notre guide, conservateur du musée de Khartoum.
Avant d'atteindre Soleb, nous croisons une seconde caravane de chameau ce qui nous permet de faire quelques clichés.
Nous arrivons dans nôtre nouveau gîte à quelques minutes du coucher de soleil. Cela me permet de faire de belles photos sur le temple dont les ruines s'étalent à peu de distance de notre maison d'un soir. Notre hébergement du soir est une immense maison nubienne servant à recevoir des hôtes- touristes ou archéologues travaillant sur le site. Chambre très grande munie d'un ventilateur suspendu bien utile. L'acclimatation à la chaleur très bien faite pour tous dès lors que nous avons de l'eau en quantité suffisante. La douche permet bien de nous relaxer après ces heures de route et de poussière. La nuit tombe vers 19h15. Repas fait par notre chauffeur : soupe, poulet frit, nouilles : un régal pour les enfants !!
A 21h30 extinction des feux après avoir profité d'un ciel étoilé magnifique.
-Mercredi 13/4 :
Réveil à 7h. Pierrine n'est pas au mieux : colique peut-être fièvre.
Ce matin nous visitons à partir de 9 h les ruines du temple qui s'étale à peu de distance du Nil.
Disposition classique d'un temple égyptien. Par rapport à Sesibi, les vestiges sont mieux conservés.
Il y a de nombreuses colonnes remplies de hiéroglyphes. Notre guide s'en donne à cœur joie pour nous expliquer les différentes époques de construction. Certains éléments ont été enlevés pour être replacés sur d'autres temples par des rois peu scrupuleux ou impatients. C'est le cas de sphinx de l'allée principale que l'on retrouvera à Karima au pied du Jebel Barkal. Nous finissons la visite au bord du Nil où nous voyons le travail des paysans iirigant leurs champs.
De retour au gîte, Pierrine ne se sentant pas bien ne nous accompagne pas à une balade qui nous conduit au pied d'une falaise dominant le Nil. Une sorte de verrou rocheux porte des traces de la présence des Egyptiens qui ont sculpté la roche, il y a plus de 3000 ans. La proximité du désert y a accumulé du sable permettant de magnifiques glissades sur cette dune improvisée.
Nous mangeons au gîte avant de partir vers 14h15. La maladie de Pierrine s'est estompée.
Nous nous rendons à Sedeinga où nous voyons un temple à l'unique colonne encore debout. Des restes d'église se trouvent à proximité. Nous empruntons ensuite une piste très sablonneuse afin de rejoindre l'embarcadère du bac qui nous mènera à l'île de Saî. Nous attendrons une heure avant d'installer le 4X4 sur le bateau. Nous croisons des militaires soudanais qui nous offrent un café. Arthur est très intéressé par leur équipement- kalachnikov, lance-roquettes, etc..
Nous faisons une mini croisière d'une heure sur le fleuve que nous remontons pour atteindre l'île. Quelques minutes après le débarquement , nous arrivons dans le village principal de l'île. Comme les jours précédents, nous disposons, dans la maison d'hôte qui nous reçoit, d'une chambre spacieuse au mobilier conséquent (fauteuils, tapis, table, rideau). Je vais me promener dans les environs et assiste à un match de foot sur un terrain très poussiéreux d'autant qu'un léger vent s'est levé. Comme tous les soirs, j'en profite pour réaliser des photos de coucher de soleil et là en plus je profite d'une spécialité locale : une tête de crocodile à la gueule grande ouverte placée sur le mur d'enceinte du jardin.
Au dîner ce soir : frites. C'est-à-dire que les parents n'ont rien mangé !!!! Le chauffeur réussit un tour de force de préparer ce plat avec les moyens du bord. Et il est applaudi. Dorénavant, tous les soirs ce sera frite....et soupe .
-Jeudi 14/4 :
Debout à 7h45. Le petit déjeuner nous attend. Depuis quelques jours, le cuistot prépare des crêpes qui font le régal des enfants mais il manque le nutella. Le jus de fruit est à reconstituer avec de l'eau. Pour les grands, c'est café et pain grillé. A 9h, nous partons à la découverte des tombes de la civilisation Kerma qui datent de 2000 avant notre ère. Il faut être spécialiste pour vraiment apprécier. Nous sommes encore un peu justes pour remarquer les tombes de plusieurs civilisations qui se sont succédées dans ce lieu quasi désertique et rocailleux. Ce sont souvent des tumuli aux pierres de différentes couleurs disposées en cercle. Par contre, nous nous trouvons au milieu de milliers de tessons de poterie comme à Sesibi et en particulier d'amphore ou de culots de lampe à huile. Ce sont des restes d'offrandes disposées lors des cérémonies funéraires ou des commémorations d'enterrement. Nous reprenons le 4X4 pour visiter ensuite une forteresse ottomane
qui surveillait la circulation sur le Nil. Elle est en cours d'exploration et l'on y découvre des traces de réemploi de matériaux et en particulier de colonnes égyptiennes portant encore des hiéroglyphes.
A proximité se trouvent les bureaux et les bâtiments qui servent à l'hébergement des chercheurs français qui fouillent les différents sites archéologiques de l'île.
Nous rejoignons ensuite l'embarcadère du bac après s'être arrêté devant des vestiges d'églises chrétiennes datant des premiers siècles de notre ère. Il faut attendre près d'une heure avant de pouvoir embarquer : il a fallu lui faire traverser le fleuve et réunir l'équipage : c'est l'Afrique !!!Durant cette attente, cela nous a permis de voir le travail des champs et l'irrigation qui permet une culture de légumes -oignons, haricots, sous un climat torride.
La traversée est rapide pour rejoindre la rive orientale du Nil. Ensuite 15 minutes de voiture et nous arrivons à Abri où nous mangeons dans un restaurant : j'y dégusterai mon premier poisson du Nil grillé. Le reste correspond à la gastronomie locale : foul, falafel, viande d'agneau en sauce.
Avant de reprendre la direction du sud, nous faisons un petit arrêt au..... souk ; J'achète une paire de sandale « made in Sudan ». Peu de produits manufacturés sont produits ici. L'importation chinoise inonde les marchés locaux.
Après des dizaines de kilomètres de piste parcourus ces jours derniers, nous roulons sur du goudron en direction de Tombous, l'étape de ce soir. Nous visitons la tombe du sheikh Idriss, un chef religieux mort il y a deux siècles. Sa tombe est toujours entretenue et des pèlerinages ont lieu tous les ans pour vénérer cet imam. Il est enterré, dans un bâtiment formant coupole, à l'intérieur d'un sarcophage couvert de tissu vert, la couleur de l'Islam. Au km 635, nous nous arrêtons, nous le pensions, pour que notre chauffeur fume sa cigarette. En fait, nous nous retrouvons dans un caravansérail hétéroclite de boutiques faites de tôle. Il y a des garages, des quincailleries, des épiceries, des fondeurs de métaux, mais ce n'est pas n'importe quel type de métal : il s'agit d'or.
Nous nous trouvons à proximité de mines d'or . Comme lors de la ruée vers l'or aux USA, cela crée des villes de toute pièce en quelques mois. Ici, il n'y a que les fondeurs et les négociants qui rappellent l'importance de la découverte dans la région. Les pépites sortent des poches des mineurs, enveloppées dans du papier et sont rapidement fondues afin d'être proposées aux négociants qui achètent les petits blocs d'or jaune tout juste fondus. Pas de saloons, l'alcool étant interdit, le calme semble régner dans cet univers très masculin. Aucune femme ne sera visible. Aucun logement n'existe d'ailleurs à proximité. Nous verrons en reprenant la route quelques kilomètres plus loin, des centaines de mineurs s'affairant à ramasser des sacs de terre qu'ils vont ensuite trier afin d'en retirer quelques pépites. Cela restera un moment très fort de notre passage dans cette région. Le Soudan est actuellement un très gros producteur d'or dans le monde. D'après notre guide, il n'y a pas de concession accordée par le gouvernement, chacun peut venir et chercher de l'or à sa guise d'où l'engouement des humbles pour retourner des tonnes de terre.
Nous quittons ensuite la route pour rejoindre les bords du Nil à la hauteur de la 3 ème cataracte que l'on surplombe depuis une colline portant un fort ottoman en ruine. De là haut, la vue est magnifique s'étendant sur des dizaines de kilomètres de rive du Nil. Il ne s'agit pas véritablement de chutes mais d'amoncellement rocheux , reste de coulée volcanique perturbant l'écoulement du fleuve.
Nous continuons sur la piste longeant le Nil et nous arrêtons voir des sculptures d'animaux gravés dans la pierre en particulier de bovins mais aussi d'animaux sauvages disparus de ces régions de nos jours (éléphants, girafes, autruches ) Il s'agit d'un chaos rocheux où deux parois sont couvertes de fresques rupestres. Toujours le long de cette piste très sablonneuse nous passons voir des vestiges d'une église chrétienne construite au milieu de rochers qui la dissimulent au regard des passants. Dans ces chaos rocheux, deux gros blocs monolithiques se détachent pour ressembler à des amoureux s'embrassant. Nous arrivons en fin d'après midi à Tombous où nous attend une nouvelle maison d'hôte . 2 chambres sont mises à notre disposition dans un charmant jardin. La douche sera bien agréable après une longue journée de route qui nous aura permis d'admirer des sites archéologiques, des scènes de vie rares, de beaux paysages. Nous nous couchons avec l'appel pour la prière du soir, le minaret de la mosquée dominant la cour dans laquelle on finit la soirée.
_Vendredi 15/4 :
Réveil à 7h45 suivi du petit déjeuner où certains se goinfrent de crêpes. Nous entamons la journée
par une promenade dans le village de Tombous situé en bordure du Nil. Nous nous dirigeons vers une ancienne carrière de granite où nous voyons la statue d'un pharaon laissée là suite à un coup de taille mal ajusté qui a fait éclater la pierre. Nous voyons également un bloc ouvert en deux où sont encore visibles les encoches ayant servi à le fendre. Des coins de bois étaient enfoncés dans la pierre puis humidifiés afin qu'ils fassent éclater la roche en se dilatant. Sur d'autres rochers en nous approchant du Nil, nous distinguons des inscriptions égyptiennes laissées par Thoutmosis I pour commémorer la prise du royaume de Kerma .
Au niveau du village, le Nil se faufile entre des pierres créant ainsi des rapides très photogéniques.
A 10h30 nous prenons la direction de Kerma afin de voir les deffufas, de gros bâtiments de brique crue, vestiges d'une civilisation datant de plus de 3 millénaires. Ces constructions dont on ne connaît pas la raison d'être exacte en sont les seules restes visibles. Celle de l'est, à la limite du désert, est entourée par plus de 30000 tombes parsemées de millions de tessons de poterie. Celle de l'ouest était au centre de la ville et du palais royal, il est possible d'accéder au sommet par un escalier permettant d'avoir une vue d'ensemble sur les maisons et palais, que l'on reconnaît par l'empreinte laissée par leurs fondations, et détruits lors de l'invasion des Egyptiens conduits par Thoutmosis Ier. Un musée nouvellement créé a permis de regrouper les découvertes archéologiques récentes. On y voit de nombreuses statues de rois koushites et de pharaons ayant régné sur la région au cours des deux millénaires précédant notre ère. Lors de notre visite de ce musée, nous rencontrons nos premiers touristes européens.
Après cette visite qui s'est déroulée sous un chaleur étouffante, nous reprenons la route pour Dongola où nous attend la famille de notre guide qui nous hébergera une seconde fois.
Ce soir, ce sera pizza au dîner en plus des pâtes d'où un grand merci des enfants au cuistot !!!
La nuit se passe sans moustique ce qui nous assurera un bon repos.
-Samedi 16/4 :
Après une nuit à Dongola sans moustique, le petit déjeuner se termine comme lors de notre 1er passage : un gâteau pour Pierrine dont c'est l'anniversaire. Les enfants se rappelleront longtemps de leur passage à 13 et 15 ans. Une chose rare, un anniversaire au Soudan. La bougie soufflée et le chargement du 4X 4 effectué, c'est l'adieu aux enfants de nos hôtes et à leurs parents. Ils n'attendent même pas notre départ pour s'installer tous les 4 sur la moto paternelle et rejoindre la ville. Nous traversons le Nil sur le pont fraîchement terminé, réalisé par les Chinois. Nous nous arrêtons au site de Kawa, morne plaine écrasée de chaleur. Ce n'est pas l'enthousiasme. Quelques tumuli, des tessons de poterie et des restes d'un temple ramené à sa plus simple expression : des fragments de colonnes. Le plus intéressant, c'est la vue sur le Nil tout proche. Nous parcourons ensuite le trajet le plus intéressant du circuit : une traversée dans le désert sur une piste bordée de dunes et semée ça et là de quelques oasis et cela pendant environ 2 heures. Nous croisons quelques chameliers montés sur leur vaisseau. Pour nous détendre et fumer une cigarette, notre chauffeur nous arrête au pied d'une dune que nous gravissons malgré la très forte chaleur : c'est l'occasion de s'amuser en la dévalant à toute allure. Au moment de repartir, frayeur : le 4X4 ne veut pas démarrer. Le capot levé, le chauffeur se met les mains dans la mécanique en revissant les cosses de batterie, mais rien n'y fait. Nous sommes obligés de pousser les 2 tonnes pour sentir le moteur hoqueté puis s'emballé. Ouf, la panne est finie. Nous rejoignons la route goudronnée et trouvons un abri ombragé pour pique-niquer. Nous nous rendons à Old Dongola . Nous tombons sur des touristes en panne avec leur 4X4, cela semble plus sérieux que pour nous. Ils font partie d'une ONG de Khartoum et viennent passer le week end en famille sur ces sites archéologiques . Notre chauffeur se met à nettoyer l'arrivée d'essence en dévissant le carburateur.
Après quelques essais, c'est enfin le bruit espéré du moteur qui tourne d'autant qu'un participant doit reprendre l'avion de retour ce soir à Khartoum et nous étions à plus de 400 km de là. Après avoir pris les billets pour visiter le site, nous retombons sur les touristes de nouveau en panne à la porte des fouilles. Notre chauffeur se remet au travail et passe le volant à notre guide afin que l'on ne perde pas de temps. Celui-ci s'y installe mais la prise en main ne semble pas aisé pour lui. Je propose de le remplacer ce qu'il accepte et conduis ainsi durant 2 kilomètres jusqu'aux fouilles. Ce sera mon expérience de conduite au Soudan dans le sable : cela s'est bien passé. Sous la chaleur, nous parcourons les collines surplombant le Nil. C'est le lieu de la plus forte présence chrétienne dans la région qui s'est maintenue jusqu'au XIV ème siècle et l'arrivée de l'Islam. Nous voyons les fondations d'une basilique et de plusieurs autres églises. La police arrive pour nous interdire la visite : nous demandons pourquoi au guide et c'est un simple problème de billet relatif aux enfants. Après quelques instants et appels téléphoniques à leur direction, la situation s'améliore et nous pouvons reprendre notre visite.Sur un monticule, s'élève le palais du trône, un monument dont on ne connaît pas la destination initiale et qui fut transformé en mosquée lors de l'invasion musulmane. Il est en cours de rénovation. De là haut, la vue est magnifique, permettant d'apprécier l'étendue de l'ancienne ville dominant le Nil. Sur la rive opposée, nous observons une 3 ème caravane de chameaux.
Au lieu de camper là comme ce l'était prévu initialement, nous prenons la route pour Karima distant d'environ 150 km. Le goudron est excellent et la distance est vite avalée. Lors des derniers kilomètres, la route surplombe le Nil, ses oasis et des villages d'où dépassent les minarets verts des mosquées. Nous approchons du Jebel Barkal, la montagne sacrée émergeant de la plaine tel Ayers rock en Australie. Au pied de cette montagne, se trouvent quelques pyramides en taille réduite par rapport à celles d'Egypte dont elles sont des copies. Nous rejoignons notre gîte qui nous hébergera durant 3 nuits. Il s'agit d'une grande maison entourée d'un haut mur et d'un agréable jardin avec vue sur le Jebel Barkal. La douche confortable nous permet d'effacer les fatigues de la journée passée en grande partie en voiture. Nous disposons d'une grande chambre pour nous 4. Repas de gala, ce soir : soupe, nouilles, frites et poulet frit.
Extinction des feux à 21H30.
-Dimanche 17/4 :
Réveil 8h. Vue magnifique sur le jebel Barkal tout proche. Petit déjeuner très complet avec crêpes, confiture de figues, jus d'orange en poudre, pain et « vache qui rit ».
nous commençons la journée par la visite du petit musée voisin qui regroupe les trouvailles archéologiques faites dans les alentours très riches en vestige. Beaucoup de statues d'inspiration égyptienne et même des momies retrouvées dans des tombes. Nous traversons ensuite un no man's land torride pour rejoindre le pied du jebel où se trouvent des temples et des tombes souterraines garnies de magnifiques peintures représentant le passage dans l'au-delà : des représentations du livre des morts que l'on trouve dans les tombes égyptiennes. Le temple d'Amon datant probablement du XV ème siècle avant J.C. est relativement bien conservé et rénové. Il est de plan classique avec son allée de sphinx, seul le pylône est en ruines. De nombreuses colonnes portent des hiéroglyphes. Nous visitons également le temple de Mout, la femme d'Amon, placé au pied d'un piton phalliforme, isolé de la falaise.
Avant de retourner à notre gîte, nous passons voir le « nubian rest house » exploité par des italiens.
Il s'agit du seul hôtel confortable, aux normes européennes situé au nord de Khartoum. Entouré de hauts murs comme toutes les maisons nubiennes, il abrite une grande cour à la verte prairie.Les chambres sont placées tout autour. Sur l'un des côtés se situe le bâtiment principal où se trouve le restaurant, les salons et les cuisines. Une décoration simple rassemblant des meubles typiques est disposée dans de grandes alcôves permettant d'assurer une intimité aux visiteurs. A notre grande stupéfaction, nous tombons en arrêt sur une table basse ronde qui est la copie conforme de seulle de notre salon. Nous demandons la provenance de ce meuble au directeur qui nous dit l'avoir trouvé dans une demeure de la région. Son authenticité ne fait aucun doute. Par contre, la nôtre est sensée provenir d'Inde et celle que l'on a sous les yeux est peut-être le fruit de voyages de ses anciens propriétaires dans ces régions pas si lointaines. De nombreux échanges avaient lieu par bateau entre la mer rouge et le golfe du Bengale. Aucun touriste ne vient perturber notre arrivée impromptue dans cet établissement qui est sur le point de terminer sa saison. Après avoir pris une boisson, nous prenons congé de notre hôte et retournons à notre gîte situé à peu de distance. Dans cet hôtel , il semble manquer une piscine, mais l'aridité des lieux doit empêcher sa construction et surtout son entretien.
A 13h, nous déjeunons de salades, falafel et pastèque le tout terminé par un carcadé, la boisson à base de fleur d'hibiscus bue sur les rives du Nil.
Jusqu'à 16h , nous nous reposons d'autant que la chaleur est toujours aussi importante (45°).Nous demandons à notre guide de nous rendre sur les bords du Nil. Il y a un cimetière de bateaux en particulier d'anciens vapeurs faisant la liaison fluviale entre Dongola et Karima. Leur raison d'être a disparu du fait de la construction récente de nombreux ponts facilitant les déplacements. En effet, nous trouvons ces vestiges en train de rouiller sur le rivage : d'anciens steamers à plusieurs ponts posés sur le sable. Cachées sous les coques, des chiennes sont venues mettre bas. Les enfants sont près d'adopter ces petits chiots fraîchement nés. Nous réussissons à les en dissuader. Nous partons ensuite visiter les tombes koushites d'el Kurru situées en aval de Karima le long du fleuve. A l'origine ce site était composé de pyramides aujourd'hui arasées Ces sépultures sont enterrées et nécessitent de descendre des escaliers très prononcés en bas desquels nous entrons dans des salles ornementées de peintures représentant le livre des morts des égyptiens. Le toit de la salle est agrémenté de constellations d'étoiles très bien conservées au niveau du graphisme et des couleurs. Les murs où se mêlent dessins et hiéroglyphes conservent les teintes originales. Cela date pour les plus anciennes du IX ème siècle avant J.C. Le tombes que l'on visite sont celles de Tantawamani et de sa mère. Elles datent du VII ème siècle avant notre ère. L'une conserve même la sarcophage en pierre du défunt. Nous retrouvons le groupe de touristes croisé quelques jours auparavant au musée de Kerma.
Nous passons notre 2 ème nuit à Karima.
- Lundi 18/4 : Ce matin , nous nous rendons au souk de Karima. Sur une grande esplanade traversée par les voies d'un chemin de fer aujourd'hui abandonné, nous assistons à une vie quotidienne très occupée. Des forgerons fabriquent des instruments aratoires rudimentaires, des lames de couteaux, de faux, tout un assortiment de matériel nécessaire aux travaux des champs. Des soudeurs finissent de construire les barques qui servent aux pêcheurs très nombreux sur le Nil. La literie est également montée sur place. Il s'agit de tresser des cordes multicolores sur un cadre métallique soudé. Avec la chaleur, les cafés sont pris d'assaut dès lors que les achats ont été faits. Un cuistot prépare des poissons frits tout frais sortis du Nil. Nous nous engageons dans les ruelles qui mènent au fleuve. Sous les arcades centenaires, il y a des enfilades de commerces , épicerie, marchands de légumes, bouchers. Mais ce qui intéresse le plus, femme et fille, ce sont les bijoutiers. Il y en a plusieurs dans la même rue. Après quelques allées et venues entre plusieurs, elles trouvent leur bonheur en l'occurrence un collier de fabrication d'Arabie Saoudite. Pas question de marchander bien que l'on soit dans un souk. Durant ce moment, je me rends jusqu'au bord du Nil tout proche. Ce ne sont que bouteilles en plastique et sacs abandonnés au vent. Il y en a pour des siècles pour faire disparaître toute trace de notre passage !!! De minuscules chantiers navals sont pleins d'embarcations de pêche retournées et en train de rouiller attendant un client. Nous rejoignons notre 4X4 et traversons sur le Nil sur un pont chinois flambant neuf pour nous rendre à Nuri situé en amont et proche du barrage de Mérowé qui ne nous sera pas possible de visiter n'ayant pas les autorisations nécessaires. Dans un site désertique, nous nous baladons entre les pyramides datant de la XXV ème dynastie qui régna sur l'Egypte à l'époque de Taharqa, le plus célèbre des pharaons nubiens. Nous nous enfonçons ensuite dans le désert pour visiter les vestiges d'El Ghezela, un monastère chrétien abandonné au XI ème siècle. Il reste des pavages et des mosaïques à l'intérieur de l'église principale que l'on reconnaît grâce à quelques colonnes et murs encore debout. Retour à 13h15, à notre gîte pour le déjeuner fait de poisson, salade et falafel . Repos jusqu'à 16h pour nous rendre ensuite dans un cybercafé de Karima afin d'envoyer un mail à la famille et vérifier que l'on ne nous a rien laissé sur notre boîte mail de vacances. Ensuite nous nous dirigeons vers le Jebel Barkal afin d'en faire l'ascension et de voir les pyramides construites à son pied. Notre guide nous explique leurs constructions. Arthur se défoule en commençant l'escalade de l'une d'elles.15 minutes de marche nous permettent d'atteindre le sommet du jebel formant plateau. De là haut, la vue est magnifique sur la ville de Karima, les bords du Nil et l'oasis le longeant. Nous dominons également les vestiges des temples qui s'étendent au pied de la colline et pouvons observer le fameux piton à la forme phallique qui fit la renommée du site dès l'antiquité et la rendit sacrée. C'est un lieu de visite des Soudanais. Pour redescendre plus vite, nous empruntons une dune de sable couvrant une pente de la colline qui domine les pyramides. Le coucher de soleil sur ce site est magnifique. Pour rejoindre à pied, notre maison , nous traversons le temple d'Amon dans les dernières lueurs du crépuscule.
- Mardi 19/4 : Après une dernière nuit à Karima, dans un gîte confortable par sa chambre et ses installations sanitaires, nous partons à 9h pour Méroé, le site le plus connu du Soudan. Juste après avoir traversé le Nil en direction de l'Est, nous nous arrêtons voir un site archéologique qui ne nous restara pas dans les mémoires, :quelques pierres, 2, 3 cailloux formant la base de colonnes et c'est tout ; vite à oublier. Par contre, quelques minutes après, notre chauffeur nous mène à un marché de dromadaires dans un village proche qui sera la source de nombreux clichés. Des dizaines de dromadaires, des chèvres, des moutons font l'objet d'un commerce dans un vaste enclos où même les femmes sont présentes. Nous nous arrêtons ensuite dans le centre du village pour faire quelques emplettes de nourriture, cela nous permet un marché très bien achalandé avec, en particulier, des poissonniers vantant leurs poissons-chat tout frais sortis du Nil.
Nous nous enfonçons ensuite dans le désert de Bayuda en direction d'Atbara. La route est goudronnée ce qui permet d'avaler rapidement les kilomètres. Comme à chaque long trajet, notre chauffeur quitte l'axe principal et s'enfonce dans le désert. Il nous amène à un puits au milieu de la savane typiquement africaine faite d'acacias. Ce lieu de rassemblement réunit les familles de nomades accompagnant leurs troupeaux de chèvres, moutons, dromadaires. Les installations de puisage de l'eau sont modernes et pourvues de capteurs solaires afin de faire tourner des générateurs électriques. Ces moments où l'on croise la population locale font partie des excellents souvenirs de ce séjour. De plus, l'absence de tourisme permet de côtoyer des gens qui n'exigent rien des visiteurs. Ce sont nous qui sommes le plus demandeurs. Il sera difficile de trouver un coin à l'ombre pour pique-niquer ce jour là. Mais nous trouvons une paillotte qui fera l'affaire. En approchant d'Atbara que nous éviterons, nous voyons bon nombre de cimenteries qui fournissent le Soudan dans son entier. Nous remontons vers Khartoum sur la route joignant la capitale à la Mer Rouge et à son port principal de Port Soudan. Nous serons étonnés du grand nombre de carcasses de pneus jonchant les abords de la route. Mais cela est compréhensible du fait de la dureté du climat. Les éclatements dus à la chaleur sont légions. La circulation est importante d'autant que les liaisons ferroviaires sont maintenant quasi inexistantes: tous les produits empruntent les routes. Nous faisons un arrêt sur cette voie très empruntée dans un de ces caravansérails modernes constitués de baraquements faits à la va-vite qui abritent garages, épiceries, bistrots-restaurants. Tout ce que peut avoir besoin un chauffeur et son camion lors d'un long trajet sous un climat torride. Au Soudan, les camions sont constitués d'un semi-remorque attelé à deux remorques. D'où une longueur importante lorsqu'il faut les doubler. Après avoir bu un café soudanais-le jabbana, nous reprenons le chemin de Méroé, le principal site touristique du pays. Celui-ci est situé tout près de la grand'route. Pour la première fois nous voyons des « marchands du temple », enfin quelques vendeurs d'artisanat. Jusqu'à présent aucune trace de vendeurs à la sauvette dans les sites touristiques : il faut dire qu'ils se dessécheraient sur place tant il y a peu de touristes !!! A l'entrée du site, quelques enfants et des anciens vendent poignards, mini pyramides en grès, colliers en pierres multicolores, coupes en bois sculptées. Nous faisons le tour pour repérer nos futurs achats car jusqu'à présent nous ne nous sommes pas ruinés en souvenir. Coupe et poignard sont bientôt dans nos sacs. Nous partons ensuite à la visite des pyramides qui sont plantées au sommet de collines rocailleuses envahies par le sable formant des dunes. Toutes les pyramides dispersées en plusieurs groupes sont écrêtées suite à l'idée à moitié saugrenue d'un des premiers découvreurs du site : un Italien (Ferlini) au début du XIX ème siècle. Il pensait que le sommet contenait un trésor. Il en découvrit effectivement un dans une, mais les autres n'en possédaient pas mais furent quand même détruites en partie. Au crépuscule, le site est magnifique en raison des couleurs ocres du sable et du grès qui servit à la construction de ces pyramides. Celles-ci plus petites que celles d'Egypte sont les tombes de personnages royaux. Elles contiennent encore, pour certaines, les sarcophages et sont toutes couvertes de peintures et de hiéroglyphes dans les salles souterraines qui servaient de sépultures royales malheureusement violées dès l'Antiquité. Ce soir, ce sera camping à quelque distance des pyramides mais cela donnera un caractère magique à cette soirée sous un ciel magnifiquement étoilé comme les plafonds des tombes. Le chauffeur aidé par le guide très maladroit montera nos tentes où il manquera quelques éléments essentiels pour leur montage : en particulier des sardines d'autant que le vent s'est levé. A la tombée de la nuit, nous mangeons aidés par nos lampes frontales. La nuit sera difficile pour les parents en raison de la chaleur et du vent, les tentes étant relativement instables et sujettes à des mouvements subits en raison de ces conditions climatiques. Nous avons été contents de ne pas à avoir à camper plus souvent.
-Mercredi 20/4 : Je me réveille vers 6h30 afin de profiter des premières lueurs de l'aube. Le chauffeur est déjà en train de préparer les crêpes pour le petit déjeuner. Le soleil sort juste de derrière les collines et vient bientôt illuminer les pyramides : c'est l'heure où arrivent les petits vendeurs d'artisanat montés sur leur âne. Des chameliers en font autant dans l'espoir de capter un touriste pour lui faire admirer au rythme lent du camélidé les vestiges du passé qui nous entourent. Ayant fait nos achats hier soir, ils remballeront bientôt leurs objets pour se rendre à l'entrée principale en quête de clients potentiels. Après le petit déjeuner pris dans un décor de cinéma, nous démontons les tentes plus vites qu'elles n'ont été montées, afin de visiter le groupe occidental de pyramides placé sur un promontoire de roche volcanique. La chaleur n'est encore trop présente et cela est très agréable de marcher dans le sable qui crisse sous nos semelles. Quelques pyramides ont été rénovées au cours des dernières décennies ce qui permet de se faire une idée assez exacte de leur conformation originale. Toute possèdent une avancée servant de temple dans lequel étaient disposées les offrandes nécessaires à la vie du défunt dans l'au-delà. Nous traversons une grande partie du site avant de rejoindre notre 4X4 qui nous attend à la sortie du site. Nous partons ensuite visiter un autre groupe de pyramides disposé de l'autre côté de la route menant à Khartoum. Quelques pyramides en ruine et des temples d'allure égyptienne sont dispersés dans une végétation de savane africaine occupée par de nombreux acacias. Cette végétation se retrouve dans la cité royale de Méroé, proche du Nil, qui devait être occupée par près de 20000 personnes. Ce sont le plus souvent des bases de monuments que l'on aperçoit disséminés dans cette savane. Les restes les mieux conservés sont ceux des bains royaux Cette ville koushite a été édifiée au VIII ème siècle avant J.C. Elle fut abandonnée vers le 3 ème siècle de notre ère. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans un motel associé à une station-service. L'ensemble est flambant neuf. A notre surprise, le guide nous propose de dormir ce soir dans un hôtel semblable situé à ^proximité de la 6ème cataracte au lieu de camper. Nous sommes très contents. Deux types de chambres sont proposées : une de type locale en forme de hutte circulaire à toit de chaume ressemblant à celle d'ethiopie. Elle possède une climatisation et un ventilateur. Les sanitaires sont communs et à l'extérieur. La seconde est située dans un bâtiment à un seul niveau. Il s'agit de chambre et de salle de bains à l'eurpéenne. Devant la proposition de notre guide et cela n'étant pas prévu, nous nous contentons d'une hutte, étant déjà très heureux de ce cadeau. Nous restons encore quelques minutes dans le salon de l'hôtel pour prendre des rafraîchissements offerts par notre chauffeur. Nous reprenons ensuite la route de Shendi, bourgade importante jusqu'au 19 ème siècle. Elle est la ville de naissance du président actuel. Notre guide nous emmène visiter une famille de tisserand copte travaillant toujours avec des métiers à tisser antiques. Nous pouvons admirer la dextérité des ouvriers pour actionner ces installations à cadre en bois où il faut très fréquemment remettre des bobines de fil. Les tissus très fins permettent de fabriquer de longs saris de coton portés par les femmes. Les filles en ramèneront bien sûr. Dans le centre ville, nous mangeons dans un restaurant moderne où se concentre la bonne société de la ville. C'est le lieu de rendez-vous des jeunes. Il y a un fort pourcentage de jeunes femmes. Après un repas copieux et traditionnel, nous partons à la découverte de la ville. C'est une véritable fournaise. Nous voyons notre première boulangerie en activité. Nous n'insistons pas trop pour visiter un souk semblable à beaucoup d'autres. Nous retournons nous mettre à l'abri de la chaleur au restaurant où nous avions mangé. Je pars à la recherche de bouteilles d'eau afin d'étancher une soif intense. Nous boirons près de 3 litres d'un coup. Nos hôtes étaient partis faire des emplettes. Nous quittons bien vite l'axe Atbara/Khartoum pour rejoindre les sites de Mussawarat et Naqa. Ce sont de magnifiques paysages de savane africaine que nous traversons par une piste délicate à emprunter du fait du manque d'information, et en raison du sable et des cailloux dont elle est faite. Le chauffeur semble très sûr de lui sur la destination à rejoindre. Nous nous arrêtons dans une oasis très verdoyante occupée par une ferme possédée par le ministère de la culture et servant d'hébergement pour les archéologues en charge des fouilles dans les environs. Nous passons là une heure à nous reposer et à laisser passer la très forte chaleur. Quelques minutes suffisent à rejoindre Mussawarat es sufra. Nous visitons les temples mieux conservés que ceux croisés précédemment dans notre circuit. Tout rappelle l' Egypte pharaonique. Après une vingtaine de minutes de piste sablonneuse nous rejoignons Naqa et ses temples aux allures romaines, témoignage des échanges très nombreux qu'il y a eu au cours des premiers siècles de notre ère avec les envahisseurs venus d'Italie et du nord de l'Egypte. Dans la lumière du crépuscule, la couleur ocre des bâtiments de grès est mise en valeur. Les murs sont couverts de bas reliefs représentant les dieux locaux en particulier Apademak à la tête de lion. Pour trouver notre hôtel, il faudra faire plus de 90 minutes de piste à la lueur des phares en plein milieu du désert et sans aucune indication. Chapeau, notre chauffeur. Nous allons nous installer dans notre hutte comme prévue le matin quand il faut se rendre à l'évidence : l'hôtelier ne retrouve pas les clés !!! aussi sommes nous mis dans des chambres traditionnelles. Une nouvelle surprise nous attend : elles ne sont pas faites !!! les draps sont sales, les chambres en désordre, des vêtements sont éparses, accrochés dans la penderie. Après discussion, du personnel viendra les refaire sommairement. Un hôtel quasiment neuf mais déjà en piteux état. Aucun entretien en particulier dans les sanitaires. Malgré cela, après un repas succinct, nous prenons des douches avant de nous coucher.
-Jeudi 21/4 : Départ à 9 h pour la 6 ème cataracte après une excellente nuit. Nous nous rendons au bord du Nil où nous traversons un petit zoo avant de rejoindre un bateau pour faire une petite croisière en direction de la cataracte située en amont. Le petit zoo contient des animaux locaux et en particulier un crocodile et quelques singes. Une heure de promenade sur le fleuve permet d'approcher les paysans et les pêcheurs en pleine activité. De nombreuses pompes assurent l'irrigation des champs aux alentours. La 6 ème cataracte est située dans une zone volcanique coupée par le fleuve ce qui a formé des gorges. Il ne s'agit pas de chutes mais seulement de rochers affleurant qui perturbent l'écoulement des eaux. Nous remontons une dernière fois dans notre 4X4 afin de rejoindre Khartoum. La fin du circuit approche. A midi, nous arrivons chez notre ami à Emarat, le quartier des ambassades. Nous prenons congé de nos accompagnateurs après les avoir remercié pour leur gentillesse et leur compétence. Nous les gratifions d'un pourboire et leur demandons la suite des prestations pour les 2 jours restants. Notre ami Pierre arrive et pour écouter dans les meilleures conditions notre récit, ouvre ses dernières bouteilles de Bordeaux (Il faut pas le dire !! c'est interdit) lors du repas. L'après midi, nous le passons à ranger nos affaires, à se reposer et à profiter de sa très agréable demeure. Pour vérifier la température nous plaçons son thermomètre sur la pelouse en plein soleil et atteignons allègrement près de 57°. A 18h, notre hôte est de retour, et nous recevons une volontaire du CICR qui vient lui apporter des boissons non produites au Soudan . C'est l'occasion de croiser nos sentiments sur le pays. Après avoir grignoté de succulentes cacahuètes arrosées au coca, nous nous rendons à l'Assaka, un très agréable restaurant libanais, lieu de rencontre des expatriés et des quelques touristes perdus dans Khartoum. Nous aurons l'occasion de rencontrer M. l'ambassadeur du Liban, un local dans l'établissement !! Coucher à 22h30.
-Vendredi 22/4 : Quand nous nous levons, notre hôte est déjà parti travailler. Sa cuisinière nous a préparé un somptueux petit déjeuner avec en particulier des jus d'orange et de pamplemousse à base de fruits frais. Les enfants passent la matinée à jouer aux consoles et ma femme et moi partons à la découverte du quartier d'Emarat. Celui-ci est un quartier moderne aux larges avenues bordées d'immeubles et d'hôtels à plusieurs étages ce qui est rare dans Khartoum. La ville est très étendue et poussiéreuse. C'est également le site de nombreuses ambassades qui sont le plus souvent établies dans des villas cossues entourées de jardins. La sécurité impose l'implantation de plôts de béton empêchant toute incursion de véhicules indésirables. C'est en particulier le cas de l'ambassade de France située à deux pâtés de maison du domicile de notre hôte. Souvent de hauts murs protègent ces propriétés jouissant d'un agréable jardin. En dehors des axes principaux, les autres voies de desserte sont en terre battue. Chaque maison possède un ou plusieurs gardiens qui veillent à la tranquillité des lieux et de leurs occupants. Nous irons faire quelques emplettes dans de mini supermarchés où l'on peut trouver toute la nourriture souhaitée par un étranger. (excepté les boissons alcoolisées) Comme c'est vendredi, jour de repos pour l'islam, les rues sont quasiment désertes, ce qui change de la cohue habituelle. A midi, notre cuisinière nous a préparé des pizzas, des salades de tomate arrosées de jus de fruits. L'après midi se passe à attendre notre chauffeur qui doit nous accompagner à Omdurman voir les cérémonies conduites par des derviches, secte soufi datant du XIX ème siècle. L'heure passant, nous sommes de plus en plus inquiets de l'absence de notre voiture. Grâce à un gardien de la propriété, nous entrons en contact avec Midhat, notre TO qui nous indique l'arrivée prochaine de la voiture. Celle-ci arrive vers 18h : je commençais à perdre patience. C'est ensuite, une course à travers Khartoum que l'on doit traverser pour rejoindre le cimetière d'Hamed al Nil où ont lieu les danses accompagnées par des tambours et des sifflets. Quelques participants portent des armes. C'est une foule compacte qui assiste à ces cérémonies où nous sommes très bien accueillis en tant que touristes étrangers. Les enfants sont même placés au premier rang afin de ne rien perdre du spectacle. Cela dure jusqu'au coucher du soleil. Nous étions inquiets mais tout s'est très bien déroulé. Comme la veille, nous retournons à notre cantine : le restaurant libanais._Samedi 23/4 : Dernier jour au Soudan. Notre hôte nous laisse les clés de sa demeure, partant une quinzaine se ressourcer en Thaïlande ; la matinée se passe à préparer les bagages. Dernière promenade dans les alentours de nôtre résidence. Après une légère collation à midi, notre chauffeur arrive pour nous conduire une dernière fois dans Khartoum et Omdurman. Nous partons visiter la tombe du Mahdi et la maison du Khalifa, son successeur à la fin du XIX ème siècle. Forte chaleur comme tous les jours précédents et poussière dans les rues où l'animation est revenue. Nous traversons le Nil blanc et nous nous rendons à la tombe qui est porte close. Heureusement, nous pourrons visiter la maison du Khalifat transformé en musée présentant des objets lui ayant appartenu tels qu'armes, vêtements, documents écrits de sa main. Des souvenirs également du passage du général gordon qui séjourna dans cette maison après sa prise d'Omdurman en 1898. Les premières voitures ayant roulé au Soudan sont présentées. Des objets de la vie courante de l'époque ayant appartenu au propriétaire des lieux complètent les vitrines disposées dans les salles de cette demeure où l'on verra aussi la salle de bain et ses installations sophistiquées d'arrivée et de distribution d'eau chaude et froide. Ensuite, nous finirons la visite d'Omdurman par un passage au souk en voiture. Avant de regagner notre demeure, nous passons visiter la mosquée de Farouk, l'ancien roi d'Egypte. Cette mosquée située à l'intérieur d'un jardin en plein centre de Khartoum date de la fin du XIXème siècle. Sa construction et son architecture ont été influencées par les Ottomans qui ont régné sur l'Egypte durant des siècles. Un dernier arrêt nous permettra d'acheter des cartes postales ce qui n'est pas une mince histoire au Soudan. Pour cela, il a fallu se rendre à l'hôtel de l'acropole qui semble détenir le monopôle de la vente de ces souvenirs et des timbres associés. Maintenant nous rejoignons notre résidence pour terminer les bagages, prendre une douche et un rafraîchissement. A 18 h, le chauffeur vient nous rechercher pour nous conduire à l'aéroport tout proche. Avant cela, nous saluerons et remercierons pour leur aide, les gardiens des différentes demeures voisines de celle de notre ami et nous porterons à l'ambassade les clés du propriétaire. Il ne nous reste plus qu'à attendre l'avion qui nous mènera au Caire en provenance de Nairobi. L'aérogare est climatisée ce qui permet sans trop de fatigue de supporter cette attente d'autant que l'avion a quelque peu de retard. Nous finissons nos derniers billets en achetant des derniers souvenirs et gardons précieusement en souvenir de la menue monnaie. En présentant nos billets électroniques, l'employée semble tiquer mais nous n'y prêtons pas attention. Nous sommes bientôt( après 3 h) appelés pour embarquer dans le 727 de Kenya airways. Le vol de 2 heures se passent sans histoire.
- Dimanche 24/4 : nous débarquons au Caire, il est presque minuit. Nous partons vers 4 h en direction d'Amsterdam. Les bagages ont été enregistrés à Khartoum pour leur destination finale (CDG) ; A la sortie de l'avion, nous nous rendons dans la zone de transit et présentons nos billets pour l'enregistrement sur le vol KLM. Tout de suite, l'employé nous annonce la suppression du vol. nous sommes atterrés. Personne n'est en mesure de nous dire quand partirons nous : il faut attendre. Tous les autres passagers ont quitté déjà l'aérogare. Nous restons avec quelques oubliés comme nous. Nous patientons ainsi près de 2 heures avant que l'on nous avertisse d'attendre 7 h du matin. Nous nous installons tant bien que mal pour dormir sur les fauteuils de l'aérogare aux boutiques ouvertes 24h sur 24 malgré l'absence totale de clients. L'heure fatidique approche, nous allons prendre un petit déjeuner avant de nous rendre au comptoir d'assistance. Le personnel s'est bien occupé de nous jusque là mais sans nous donner beaucoup d'informations. Une jeune femme d'Air France vient à nous pour nous annoncer que des places ont été trouvées sur un vol à destination de Paris partant à 9h40. On fait un ouf de soulagement : plus que 3 h à attendre. En fait, cela ne nous fait pas trop perdre de temps puisque nous devions transiter par amsterdam avant de rejoindre Paris. Un dernier gag survient alors : nous devions récupérer nos bagages afin de les réacheminer sur le vol Air France. C'est alors que l'on nous annonce qu'ils ont découvert dans un sac..........une bouteille d'alcool. Tout est bien qui finit bien.
Excellent voyage sans aucune ombre venant le ternir : tour opérateur local très sérieux et consciencieux dont le personnel a été aux petits soins pour nous. Comme toujours notre ami s'est mis en quatre pour nous faire profiter au mieux de sa résidence et du pays où il réside. Si le Soudan n'est pas un haut lieu du tourisme, il n'en reste pas moins que son approche est intéressante et l'image retournée par les médias ne correspond pas du tout au ressenti d'une famille de touristes qui a fortement apprécié l'accueil de la population à son égard. Le poids de l'Islam a été très léger et la vision superficielle de la vie locale que l'on a eu, ne permet pas de penser qu'il puisse s'y dérouler des événements semblables à ceux de pays voisins. D'ailleurs pour quel bénéfice? Bien sûr, tout n'est pas libre d'être visité, et au Darfour s'ajoute dorénavant la zone frontalière avec le sud Soudan dont la partition a lieu le 9 juillet suite aux élections du début de l'année. Ce 193 ème pays rejoignant l'ONU reste peu sûr, et souhaitons que les années de guerre civile ne seront plus que de l'histoire ancienne.
Pour voir nos photos http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Soudan-Sudan
Le déroulement du circuit au jour le jour : - Samedi 9/4 départ à 5 heures 30 pour rejoindre l'aéroport Charles de Gaulle, satellite 2F. Un voisin , taxi nous y mène en 20 minutes. Le premier vol nous emmène à Amsterdam par Air France. Départ à 8h pour 75 minutes de vol. Notre transit est très bref en Hollande, juste le temps de sortir de l'espace schengen et nous sommes installés à bord d'un A330 de la KLM direction Addis Abeba. 6 heures de vol après nous atterrissons à Khartoum où la température annoncée est de 38°. Cela nous change !!! nous avons passé un moment agréable dans l'avion où le service offert à bord est bon, le personnel aimable et à nos petits soins. Le repas servi est très correct. Passage en douane sans problèmes et nos premiers pas en territoire soudanais pour récupérer nos bagages qui sont bien là. Nous achetons des devises pour nos premiers achats. Nous sortons de l'aéroport climatisé pour rentrer dans une quasi fournaise. Après un ¼ d'heure d'attente nous voyons arriver notre ami au volant d'un 4X4 véhicule bien utile dans ce pays. Il fait connaissance avec nos enfants qu'il ne connaît que par photos interposées. Nous rejoignons son domicile situé dans le quartier d'Emarat tout proche de l'aéroport. Il s'agit d'une maison très confortable entourée d'un jardin verdoyant où quelques arbres viennent donner un peu d'ombre à une terrasse où un ventilateur tourne à plein régime afin de faire diminuer une température que l'on ne rencontre chez nous que lors d'une très forte canicule. Après avoir fait le tour du propriétaire, 3 immenses chambres sur deux niveaux, de nombreux salons, une salle à manger qui ne sert que lors de grandes occasions, nous nous installons dans notre chambre disposant d'une grande salle de bains. Après une courte remise en forme et l'ouverture des bagages, nous nous retrouvons avec notre hôte pour lui remettre quelques souvenirs de notre pays en particulier de la nourriture difficile à trouver sur place et qu'il pourra faire connaître à ses invités soudanais. Un rafraîchissement servi sur la terrasse nous permet de nous acclimater aux lieux et à la chaleur. Discussion sur un restaurant. Vers 20h, nous partons vers le centre de Khartoum pour rejoindre le Papa Costa, situé au fond d'un couloir et entouré d'un jardin . Une sono est en train d'être mise en place. Ce restaurant est le lieu de rencontre de la jeunesse du sud Soudan. Nous dégustons des plats italiens. Au milieu du repas, la musique et des chanteurs style « 9-3 » viennent perturber le calme de cette chaude soirée. Vers 22h, nous rejoignons notre havre de verdure et nos chambres à la chaleur toujours bien présente (32°). - Dimanche 10/4 : Réveil vers 8h30, notre hôte est déjà sur le pont, car son week end est terminé : direction l'ambassade située à moins de 2 minutes à pied. Sa bonne nous a préparé un copieux petit déjeuner arrosé de jus de fruit frais. Nous profitons de la belle salle de bain pour nous rafraîchir un peu avant d'entamer notre première journée soudanaise. A 9h, il fait déjà 31° sur la terrasse, à l'ombre. Nous attendons notre tour opérateur Midhat qui doit venir chercher des photos et les passeports afin d'établir nos permis de circuler indispensables à présenter lors des passages des check-points. Vers 10h, il se présente à la porte et nous présente le circuit que nous allons faire. « Dans une heure , le chauffeur revient et vous entamez la visite de Khartoum » nous dit-il.
Nous nous installons sur la terrasse et en profitons pour préparer nos sacs pour la journée. Appareils photo chargés, bouteilles d'eau en réserve. Et le temps passe, 11h....12h.Je commence à m'impatienter et demande au gardien de la maison- en effet toutes les maisons sont gardées nuit et jour par un ou plusieurs gardiens qui veillent à la sécurité des biens et des personnes malgré une absence d'insécurité visible- de téléphoner à Midhat afin de savoir où en est l'obtention des permis : « c'est fini, le chauffeur arrive ». nous attendrons encore une petite heure avant de voir revenir le chauffeur. Pendant ce temps-là nous prenons une petite collation afin de ne pas perdre de temps lors de la visite de l'après midi. Nous partons à la découverte de Khartoum et de ses encombrements de fin de matinée. Les axes principaux sont terriblement embouteillés malgré une absence de désordre dans la circulation : les feux rouges sont observés, il n'y a pas de n'importe quoi comme dans certaines capitales africaines. Nous nous rendons tout d'abord dans le centre afin de payer notre tour opérateur. Je m'attends à de beaux bureaux dans une artère commerçante. Si l'artère est commerçante, par contre les bureaux sont dans un bâtiment à la peinture écaillée et aux escaliers mal entretenus et sombres. Midhat nous reçoit à son bureau entouré d'ordinateurs. Il nous fait commander des boissons, nous payons le reste de notre circuit et il nous rédige notre facture. Nous redescendons à la voiture où il nous accompagne en nous souhaitant bon voyage. Nous restons sur une bonne impression : il est 13h30 et direction Omdurman et ses souks. Nous suivons les bords du Nil bleu, la corniche est en pleins travaux. Nous passons devant « l'oeuf de Khadafi », nom donné par les habitants de Khartoum à l'hotel Burj al Fateh , un 5 étoiles à la forme bombée édifié grâce à des capitaux libyens. La terrasse possède une magnifique vue sur Khartoum, le confluent des Nils. Nous traversons le Nil blanc provenant du lac Victoria pour atteindre Omdurman, la ville ancienne où s'est déroulée une bataille importante entre les Anglais et les armées du Khalifa, successeur du Mahdi, héros religieux légendaire et mythique en 1898. Les Anglais ont vengé le général Gordon tué lors de la prise de Khartoum en 1884. Après être passé devant la mosquée du Nil, nous atteignons le site de la tombe du Mahdi à proximité de la maison du Khalifa , son successeur, habitée par le gouverneur anglais Kitchener après la prise d'Omdurman. La tombe est fermée au public, nous ne pourrons donc la visiter. Le court arrêt nous permet de prendre un bain de chaleur en ce début d'après midi. Encore quelques kilomètres à travers la ville pleine d'activité commerçante. De nombreuses boutiques jalonnent les trottoirs. Ce ne sont que de marques d'électroménager, de voitures, d'informatique que l'on rencontre dans le monde entier. Puis nous arrivons dans un dédale de ruelles pleines de taxis, mototaxis, charrettes tirées par des ânes. Ce sont les souks. La voiture avance au pas dans des voies en terre souvent inondée. Notre chauffeur arrive à se garer et nous partons à la découverte des passages du souk. Ayant faim, nous achetons des cacahuètes grillées au goût rare et excellent et des dattes. Nous nous faufilons entre les étals de chaussures, de tissus, d'un bric-à-brac de quincaillerie. Des objets en peau de crocodile attirent notre attention. Les derniers représentants des sauriens du Nil finissent en chaussure, cendriers, port-clés. Quelques uns sont même empaillés. Nous passons aussi devant les boucheries où la viande pend à des crocs. On s'étonne du peu de mouches qui volettent autour. Nous restons une heure à zigzaguer dans les allées. Pour les filles, ce sont les rues des bijouteries qui retiendront le plus leur attention. D'ailleurs, ces boutiques sont celles où il y a le plus de femmes locales avec celles des tailleurs qui cousent sur place les robes. Les femmes portent des robes et des voiles de couleurs chatoyantes, rares sont celles portant des burqas noires. Nous rejoignons notre voiture pour nous rendre au musée national situé sur la corniche du Nil. Le musée présente, sur deux niveaux, l'histoire longue du soudan depuis la protohistoire jusqu'à l'arrivée des Ottomans. Les silex soudanais ressemblent à ceux du Pérou, de France et d'ailleurs... L'histoire plus récente permet de voir les différentes civilisations qui se sont succédées au fil des derniers millénaires. Le voisinage de l'Egypte a influencé fortement les peuples soudanais qui ont emprunté des techniques de construction de monuments tels les pyramides et les statuaires des temples où se mêlent dieux locaux et égyptiens. La civilisation méroïtique a conservé jusqu'à l'arrivée de la chrétienté au III ème siècle des éléments architecturaux typiques des anciens égytptiens tels les représentation des dieux et l'écriture hiéroglyphique dans les bas-reliefs. A l'extérieur des bâtiments, sont présentés des monuments reconstruits, sauvés lors de la création du lac Nasser qui arrive jusqu'à Wadi Halfa. Le guide, conservateur du musée qui nous a accompagnés lors de cette visite, nous accompagnera également pour le reste de notre circuit. Après cette découverte des multiples visages de l'histoire soudanaise nous repartons voir le confluent des deux Nils. Pour cela nous traversons un petit parc d'attraction, lieu de détente des familles de Khartoum. Le lieu pourtant mythique de la confluence nous déçoit tout d'abord par l'amoncellement de bouteilles et canettes en tout genre abandonnées là en quantité . Les deux fleuves se rejoignent sans aucune mise en valeur du site. Aucune animation particulière excepté des pêcheurs à la ligne et en barque côté Nil bleu, qui vient du lac Tana en Ethiopie. Vers 18h15, nous rejoignons la maison de notre hôte qui arrive tout juste du travail. Nous lui donnons nos premières impressions sur la ville et nos visites en sirotant des boissons non alcoolisées sur la terrasse où la température frôle toujours les 40°. A 20h , nous prenons le chemin d'un restaurant libanais où nous sommes reçus avec un jus de citron vert à la menthe qui nous rafraîchit agréablement. La nourriture libanaise nous ravît, faite de mézzés et de kebabs. Une pastèque constituera notre dessert. 10 minutes de voiture et nous sommes rentrés.
-Lundi 11/4 : Réveil à 8h, le petit déjeuner nous attend sur la terrasse où il fait déjà plus de 30°.Ce matin départ pour l'aventure. Avec fébrilité nous attendons nos chauffeur et guide. A 9h15, apparaît un 4X4 Toyota plein jusqu'au toit. Le guide est celui d'hier qui nous a expliqué l'histoire du Soudan au musée. Il se nomme Aymen, le chauffeur est Himad. Après les présentations aidés en cela par le gardien de notre hôte, nous apportons les bagages et après les au-revoir avec ceux qui restent à Khartoum, chacun s'installe. Arthur, notre fils, est assis sur la 3 ème banquette où il ne lui reste qu'une place, le reste étant composé de la glacière pleine de victuailles entreposées pour le début du circuit. Christine, Pierrine et moi sommes sur banquette suffisamment large pour que nous ne nous gênions pas durant les heures de route. Nous quittons Emarat, le quartier chic de Khartoum où se trouvent les ambassades pour traverser la ville en direction du nord. Nous passons au bureau de Midhat récupérer nos passeports. C'est plus de 500 km qui nous attendent. La clim du véhicule nous permet de bien supporter le trajet. Passés Omdurman nous sommes vite dans le désert, sur une bonne route goudronnée où la circulation devient clairsemée. Quelques camions, des bus et peu de véhicules particuliers. Un arrêt dans la banlieue d'Omdurman pour faire une dernier achat de nourriture me permet de faire quelques clichés de la vie quotidienne soudanaise. Les étals des marchands de quatre saison sont pleins de légumes de chez nous ; il y a tout pour faire une ratatouille. Le pain a la forme de galette. La végétation est quasiment nulle : quelques arbres rabougris, des termitières çà et là forment le relief sur les premiers kilomètres. A perte de vue, la rocaille et le sable. Nous roulons ainsi 2 heures avant un premier arrêt permettant au chauffeur de se reposer et de fumer une cigarette. Nous nous dérouillons les jambes. Plus tard, nous quittons la route pour s'enfoncer dans le désert, nous nous en étonnons et puis on aperçoit bientôt un rassemblement d'animaux et d'hommes: nous arrivons à un puits. Chameaux, chèvres, moutons viennent s'abreuver. C'est l'occasion de nombreuses photos. Cet arrêt passé, nous roulerons jusqu'à 1h de l'après midi. Quelques baraques le long de la route forment un caravansérail moderne où de nombreux camions sont arrêtés afin de reposer également la mécanique humaine après ces chaleurs que l'on qualifierait d'insupportables dans nos régions (plus de 45°). Cela va être notre premier repas typique. Le chauffeur va s'enquérir de la nourriture servie dans un boui-boui. Il faut même qu'il sorte la vaisselle du 4X4. Nous nous installons à table où nous est apportée eau en bouteille. Les locaux, eux vont se servir dans de grandes jarres mises à leur disposition par l'aubergiste. C'est une habitude au Soudan : devant de nombreuses maisons, dans les rues des villes et villages, de grandes jarres remplies d'eau sont offertes aux passants. Les plats s'accumulent devant nous, foul-le plat traditionnel soudanais fait à base d'haricots noirs. Un plat de viande bouillie agrémentée d'une sauce à la tomate est accompagné de riz. En dessert, le chauffeur nous apporte des bananes. Un peu plus d'une demie heure d'arrêt et nous repartons en direction de Dongola. La traversée du désert dure toute l'après midi. Peu de villages à traverser avant d'atteindre le but de la journée. Ce soir nous allons dormir chez la sœur du guide dont le mari est fonctionnaire aux impôts. Même les soudanais n'y échappent pas !!! Nous sommes dans la banlieue de Dongola. Les maisons à un seul niveau sont toutes entourées de hauts murs de briques crues recouvertes d'un enduit crème à la décoration symbolisant des branches de palmier. La famille qui nous reçoit est composée de 4 personnes dont 2 enfants. Abderrahmane est le fils de 4 ans. Il vient d'avoir une petite sœur.On nous installe dans une grande chambre disposant d'un grand ventilateur au plafond de bonne hauteur permettant une bonne circulation de l'air. Une bonne partie de la maison n'est couverte que d'un toit afin de former des zones où des courants d'air assurent le rafraîchissement de l'atmosphère. La maison est composée de plusieurs bâtiments disséminés dans un vaste jardin d'agrément et potager. Les sanitaires sont situés également à l'extérieur, il s'agit d'une douche fermée et de toilettes à la turque ouvertes sur le ciel. Le repas nous est servi à 20h30:c'est la maîtresse de maison qui nous l'apporte. Nous installons un 3 ème lit dans la chambre. Je dormirai dehors dans la partie couverte par le toit. Le guide et le chauffeur installent le leur directement dans le jardin. Le début de la nuit est un enfer pour moi qui suis la cible de moustiques. Des escadrilles entières semblent me foncer dessus. Cela semble durer des heures ; je perds patience et demande l'assistance de ma femme qui me donne des bombes sensées combattre les attaquants. Malgré tout cela à 3 h du matin, j'abandonne et ma femme me remplace à l'extérieur et je me résous à m'installer dans la chambre.
-Mardi 12/4 : Réveil à 7h : lavage succinct. Lors du petit déjeuner une petite fête est organisée pour l'anniversaire d'Arthur dont c'est l'anniversaire.Il a 13 ans. La maîtresse de maison a préparé un petit gâteau surmonté d'une bougie qu'il vient souffler. Pierrine s'est amusée avec le bébé qui l'a bien acceptée. A 9h nous prenons congé de nos charmants hôtes. Nous nous rendons dans Dongola faire quelques courses. Nous nous baladons dans le souk et cherchons un cyber café afin de rassurer la famille et donner nos premières impressions sur le Soudan. Pas de cybercafé mais une boutique ou trônent de vieux ordinateurs qui cependant fonctionnent. Pieerine s'achète un keffieh qui la protégera de la chaleur toujours aussi présente. Après 45 m d'arrêt nous reprenons la route qui devient vite une piste. Direction plein nord. Nous nous approchons du Nil afin de voir une forteresse ottomane en ruine composée de pierres et de briques. Du haut des remparts nous dominons le Nil tout proche. Cette forteresse protégeait des attaques des pillards nomades. Vers 13 h notre chauffeur nous prépare un pique-nique à l'ombre d'un acacia surplombant un coude du Nl à proximité de la 3 ème cataracte. L'endroit est très sauvage. Les bords du fleuve sont les seuls endroits où il y a un peu de végétation, sinon c'est tout de suite le désert. Devant le peu de succès de ses premiers repas avec les enfants, le chauffeur/cuistot adapte sa cuisine. Quant à nous, nous sommes très contents de ses salades. En reprenant la route, nous tombons sur une caravane de chameau. Notre chauffeur nous arrête et nous nous approchons du troupeau de près de 200 bêtes qui s'abreuvent au bord du fleuve et profitent également de l'herbe souvent rare par ailleurs.
Le guide nous sert de traducteur et l'on apprend ainsi que les camel-boys se rendent en Egypte depuis le Khordofan, une région à l'ouest du Soudan.Cela prend 56 jours. Ils en ont déjà fait 46. Ils s'arrêtent aux plus chaudes heures de la journée et marchent même durant la nuit. Tous les 2 ou 3 jours, ils doivent trouver des pacages et des points d'eau. Arthur et moi avons la chance de pouvoir monter sur la monture du chef qui nous fait faire un petit tour. Cela n'a rien de touristique et cela restera un moment fort de notre passage au soudan. A la fin de notre visite, l'ensemble des chameliers entame une danse traditionnelle où les bâtons s'entremêlent. Après avoir remercié la troupe de son accueil, nous reprenons la route en direction de Sesibi, le premier archéologique que l'on va rencontrer. Pour cela, nous quittons la piste principale. Durant tout le circuit, nous serons stupéfaits de l'excellente connaissance du terrain que possède notre chauffeur car aucune indication existe. Nous nous arrêtons vers 16 h faire une coupure à un embarcadère de bac. Cela permet de nous désaltérer et de reposer le chauffeur. Les bacs sont les seuls moyens de traverser le fleuve au nord de Dongola. Ils permettent le transport de 2 ou 3 véhicules ou d'un camion.
A Sesibi, le guide entame son activité pour nous décrire les civilisations qui s'y sont succédées. De nos jours, 3 colonnes sont les seuls vestiges d'un temple érigé par la 18ème dynastie au XIV ème siècle avant notre ère. Le pharaon hérétique Akhénaton en est le constructeur. Les fouilles sont effectuées par des Français. Le sol est jonché de tessons de poterie dont on ne peut s'empêcher d'emporter un fragment malgré l'interdiction qui nous en est faite par notre guide, conservateur du musée de Khartoum.
Avant d'atteindre Soleb, nous croisons une seconde caravane de chameau ce qui nous permet de faire quelques clichés.
Nous arrivons dans nôtre nouveau gîte à quelques minutes du coucher de soleil. Cela me permet de faire de belles photos sur le temple dont les ruines s'étalent à peu de distance de notre maison d'un soir. Notre hébergement du soir est une immense maison nubienne servant à recevoir des hôtes- touristes ou archéologues travaillant sur le site. Chambre très grande munie d'un ventilateur suspendu bien utile. L'acclimatation à la chaleur très bien faite pour tous dès lors que nous avons de l'eau en quantité suffisante. La douche permet bien de nous relaxer après ces heures de route et de poussière. La nuit tombe vers 19h15. Repas fait par notre chauffeur : soupe, poulet frit, nouilles : un régal pour les enfants !!
A 21h30 extinction des feux après avoir profité d'un ciel étoilé magnifique.
-Mercredi 13/4 :
Réveil à 7h. Pierrine n'est pas au mieux : colique peut-être fièvre.
Ce matin nous visitons à partir de 9 h les ruines du temple qui s'étale à peu de distance du Nil.
Disposition classique d'un temple égyptien. Par rapport à Sesibi, les vestiges sont mieux conservés.
Il y a de nombreuses colonnes remplies de hiéroglyphes. Notre guide s'en donne à cœur joie pour nous expliquer les différentes époques de construction. Certains éléments ont été enlevés pour être replacés sur d'autres temples par des rois peu scrupuleux ou impatients. C'est le cas de sphinx de l'allée principale que l'on retrouvera à Karima au pied du Jebel Barkal. Nous finissons la visite au bord du Nil où nous voyons le travail des paysans iirigant leurs champs.
De retour au gîte, Pierrine ne se sentant pas bien ne nous accompagne pas à une balade qui nous conduit au pied d'une falaise dominant le Nil. Une sorte de verrou rocheux porte des traces de la présence des Egyptiens qui ont sculpté la roche, il y a plus de 3000 ans. La proximité du désert y a accumulé du sable permettant de magnifiques glissades sur cette dune improvisée.
Nous mangeons au gîte avant de partir vers 14h15. La maladie de Pierrine s'est estompée.
Nous nous rendons à Sedeinga où nous voyons un temple à l'unique colonne encore debout. Des restes d'église se trouvent à proximité. Nous empruntons ensuite une piste très sablonneuse afin de rejoindre l'embarcadère du bac qui nous mènera à l'île de Saî. Nous attendrons une heure avant d'installer le 4X4 sur le bateau. Nous croisons des militaires soudanais qui nous offrent un café. Arthur est très intéressé par leur équipement- kalachnikov, lance-roquettes, etc..
Nous faisons une mini croisière d'une heure sur le fleuve que nous remontons pour atteindre l'île. Quelques minutes après le débarquement , nous arrivons dans le village principal de l'île. Comme les jours précédents, nous disposons, dans la maison d'hôte qui nous reçoit, d'une chambre spacieuse au mobilier conséquent (fauteuils, tapis, table, rideau). Je vais me promener dans les environs et assiste à un match de foot sur un terrain très poussiéreux d'autant qu'un léger vent s'est levé. Comme tous les soirs, j'en profite pour réaliser des photos de coucher de soleil et là en plus je profite d'une spécialité locale : une tête de crocodile à la gueule grande ouverte placée sur le mur d'enceinte du jardin.
Au dîner ce soir : frites. C'est-à-dire que les parents n'ont rien mangé !!!! Le chauffeur réussit un tour de force de préparer ce plat avec les moyens du bord. Et il est applaudi. Dorénavant, tous les soirs ce sera frite....et soupe .
-Jeudi 14/4 :
Debout à 7h45. Le petit déjeuner nous attend. Depuis quelques jours, le cuistot prépare des crêpes qui font le régal des enfants mais il manque le nutella. Le jus de fruit est à reconstituer avec de l'eau. Pour les grands, c'est café et pain grillé. A 9h, nous partons à la découverte des tombes de la civilisation Kerma qui datent de 2000 avant notre ère. Il faut être spécialiste pour vraiment apprécier. Nous sommes encore un peu justes pour remarquer les tombes de plusieurs civilisations qui se sont succédées dans ce lieu quasi désertique et rocailleux. Ce sont souvent des tumuli aux pierres de différentes couleurs disposées en cercle. Par contre, nous nous trouvons au milieu de milliers de tessons de poterie comme à Sesibi et en particulier d'amphore ou de culots de lampe à huile. Ce sont des restes d'offrandes disposées lors des cérémonies funéraires ou des commémorations d'enterrement. Nous reprenons le 4X4 pour visiter ensuite une forteresse ottomane
qui surveillait la circulation sur le Nil. Elle est en cours d'exploration et l'on y découvre des traces de réemploi de matériaux et en particulier de colonnes égyptiennes portant encore des hiéroglyphes.
A proximité se trouvent les bureaux et les bâtiments qui servent à l'hébergement des chercheurs français qui fouillent les différents sites archéologiques de l'île.
Nous rejoignons ensuite l'embarcadère du bac après s'être arrêté devant des vestiges d'églises chrétiennes datant des premiers siècles de notre ère. Il faut attendre près d'une heure avant de pouvoir embarquer : il a fallu lui faire traverser le fleuve et réunir l'équipage : c'est l'Afrique !!!Durant cette attente, cela nous a permis de voir le travail des champs et l'irrigation qui permet une culture de légumes -oignons, haricots, sous un climat torride.
La traversée est rapide pour rejoindre la rive orientale du Nil. Ensuite 15 minutes de voiture et nous arrivons à Abri où nous mangeons dans un restaurant : j'y dégusterai mon premier poisson du Nil grillé. Le reste correspond à la gastronomie locale : foul, falafel, viande d'agneau en sauce.
Avant de reprendre la direction du sud, nous faisons un petit arrêt au..... souk ; J'achète une paire de sandale « made in Sudan ». Peu de produits manufacturés sont produits ici. L'importation chinoise inonde les marchés locaux.
Après des dizaines de kilomètres de piste parcourus ces jours derniers, nous roulons sur du goudron en direction de Tombous, l'étape de ce soir. Nous visitons la tombe du sheikh Idriss, un chef religieux mort il y a deux siècles. Sa tombe est toujours entretenue et des pèlerinages ont lieu tous les ans pour vénérer cet imam. Il est enterré, dans un bâtiment formant coupole, à l'intérieur d'un sarcophage couvert de tissu vert, la couleur de l'Islam. Au km 635, nous nous arrêtons, nous le pensions, pour que notre chauffeur fume sa cigarette. En fait, nous nous retrouvons dans un caravansérail hétéroclite de boutiques faites de tôle. Il y a des garages, des quincailleries, des épiceries, des fondeurs de métaux, mais ce n'est pas n'importe quel type de métal : il s'agit d'or.
Nous nous trouvons à proximité de mines d'or . Comme lors de la ruée vers l'or aux USA, cela crée des villes de toute pièce en quelques mois. Ici, il n'y a que les fondeurs et les négociants qui rappellent l'importance de la découverte dans la région. Les pépites sortent des poches des mineurs, enveloppées dans du papier et sont rapidement fondues afin d'être proposées aux négociants qui achètent les petits blocs d'or jaune tout juste fondus. Pas de saloons, l'alcool étant interdit, le calme semble régner dans cet univers très masculin. Aucune femme ne sera visible. Aucun logement n'existe d'ailleurs à proximité. Nous verrons en reprenant la route quelques kilomètres plus loin, des centaines de mineurs s'affairant à ramasser des sacs de terre qu'ils vont ensuite trier afin d'en retirer quelques pépites. Cela restera un moment très fort de notre passage dans cette région. Le Soudan est actuellement un très gros producteur d'or dans le monde. D'après notre guide, il n'y a pas de concession accordée par le gouvernement, chacun peut venir et chercher de l'or à sa guise d'où l'engouement des humbles pour retourner des tonnes de terre.
Nous quittons ensuite la route pour rejoindre les bords du Nil à la hauteur de la 3 ème cataracte que l'on surplombe depuis une colline portant un fort ottoman en ruine. De là haut, la vue est magnifique s'étendant sur des dizaines de kilomètres de rive du Nil. Il ne s'agit pas véritablement de chutes mais d'amoncellement rocheux , reste de coulée volcanique perturbant l'écoulement du fleuve.
Nous continuons sur la piste longeant le Nil et nous arrêtons voir des sculptures d'animaux gravés dans la pierre en particulier de bovins mais aussi d'animaux sauvages disparus de ces régions de nos jours (éléphants, girafes, autruches ) Il s'agit d'un chaos rocheux où deux parois sont couvertes de fresques rupestres. Toujours le long de cette piste très sablonneuse nous passons voir des vestiges d'une église chrétienne construite au milieu de rochers qui la dissimulent au regard des passants. Dans ces chaos rocheux, deux gros blocs monolithiques se détachent pour ressembler à des amoureux s'embrassant. Nous arrivons en fin d'après midi à Tombous où nous attend une nouvelle maison d'hôte . 2 chambres sont mises à notre disposition dans un charmant jardin. La douche sera bien agréable après une longue journée de route qui nous aura permis d'admirer des sites archéologiques, des scènes de vie rares, de beaux paysages. Nous nous couchons avec l'appel pour la prière du soir, le minaret de la mosquée dominant la cour dans laquelle on finit la soirée.
_Vendredi 15/4 :
Réveil à 7h45 suivi du petit déjeuner où certains se goinfrent de crêpes. Nous entamons la journée
par une promenade dans le village de Tombous situé en bordure du Nil. Nous nous dirigeons vers une ancienne carrière de granite où nous voyons la statue d'un pharaon laissée là suite à un coup de taille mal ajusté qui a fait éclater la pierre. Nous voyons également un bloc ouvert en deux où sont encore visibles les encoches ayant servi à le fendre. Des coins de bois étaient enfoncés dans la pierre puis humidifiés afin qu'ils fassent éclater la roche en se dilatant. Sur d'autres rochers en nous approchant du Nil, nous distinguons des inscriptions égyptiennes laissées par Thoutmosis I pour commémorer la prise du royaume de Kerma .
Au niveau du village, le Nil se faufile entre des pierres créant ainsi des rapides très photogéniques.
A 10h30 nous prenons la direction de Kerma afin de voir les deffufas, de gros bâtiments de brique crue, vestiges d'une civilisation datant de plus de 3 millénaires. Ces constructions dont on ne connaît pas la raison d'être exacte en sont les seules restes visibles. Celle de l'est, à la limite du désert, est entourée par plus de 30000 tombes parsemées de millions de tessons de poterie. Celle de l'ouest était au centre de la ville et du palais royal, il est possible d'accéder au sommet par un escalier permettant d'avoir une vue d'ensemble sur les maisons et palais, que l'on reconnaît par l'empreinte laissée par leurs fondations, et détruits lors de l'invasion des Egyptiens conduits par Thoutmosis Ier. Un musée nouvellement créé a permis de regrouper les découvertes archéologiques récentes. On y voit de nombreuses statues de rois koushites et de pharaons ayant régné sur la région au cours des deux millénaires précédant notre ère. Lors de notre visite de ce musée, nous rencontrons nos premiers touristes européens.
Après cette visite qui s'est déroulée sous un chaleur étouffante, nous reprenons la route pour Dongola où nous attend la famille de notre guide qui nous hébergera une seconde fois.
Ce soir, ce sera pizza au dîner en plus des pâtes d'où un grand merci des enfants au cuistot !!!
La nuit se passe sans moustique ce qui nous assurera un bon repos.
-Samedi 16/4 :
Après une nuit à Dongola sans moustique, le petit déjeuner se termine comme lors de notre 1er passage : un gâteau pour Pierrine dont c'est l'anniversaire. Les enfants se rappelleront longtemps de leur passage à 13 et 15 ans. Une chose rare, un anniversaire au Soudan. La bougie soufflée et le chargement du 4X 4 effectué, c'est l'adieu aux enfants de nos hôtes et à leurs parents. Ils n'attendent même pas notre départ pour s'installer tous les 4 sur la moto paternelle et rejoindre la ville. Nous traversons le Nil sur le pont fraîchement terminé, réalisé par les Chinois. Nous nous arrêtons au site de Kawa, morne plaine écrasée de chaleur. Ce n'est pas l'enthousiasme. Quelques tumuli, des tessons de poterie et des restes d'un temple ramené à sa plus simple expression : des fragments de colonnes. Le plus intéressant, c'est la vue sur le Nil tout proche. Nous parcourons ensuite le trajet le plus intéressant du circuit : une traversée dans le désert sur une piste bordée de dunes et semée ça et là de quelques oasis et cela pendant environ 2 heures. Nous croisons quelques chameliers montés sur leur vaisseau. Pour nous détendre et fumer une cigarette, notre chauffeur nous arrête au pied d'une dune que nous gravissons malgré la très forte chaleur : c'est l'occasion de s'amuser en la dévalant à toute allure. Au moment de repartir, frayeur : le 4X4 ne veut pas démarrer. Le capot levé, le chauffeur se met les mains dans la mécanique en revissant les cosses de batterie, mais rien n'y fait. Nous sommes obligés de pousser les 2 tonnes pour sentir le moteur hoqueté puis s'emballé. Ouf, la panne est finie. Nous rejoignons la route goudronnée et trouvons un abri ombragé pour pique-niquer. Nous nous rendons à Old Dongola . Nous tombons sur des touristes en panne avec leur 4X4, cela semble plus sérieux que pour nous. Ils font partie d'une ONG de Khartoum et viennent passer le week end en famille sur ces sites archéologiques . Notre chauffeur se met à nettoyer l'arrivée d'essence en dévissant le carburateur.
Après quelques essais, c'est enfin le bruit espéré du moteur qui tourne d'autant qu'un participant doit reprendre l'avion de retour ce soir à Khartoum et nous étions à plus de 400 km de là. Après avoir pris les billets pour visiter le site, nous retombons sur les touristes de nouveau en panne à la porte des fouilles. Notre chauffeur se remet au travail et passe le volant à notre guide afin que l'on ne perde pas de temps. Celui-ci s'y installe mais la prise en main ne semble pas aisé pour lui. Je propose de le remplacer ce qu'il accepte et conduis ainsi durant 2 kilomètres jusqu'aux fouilles. Ce sera mon expérience de conduite au Soudan dans le sable : cela s'est bien passé. Sous la chaleur, nous parcourons les collines surplombant le Nil. C'est le lieu de la plus forte présence chrétienne dans la région qui s'est maintenue jusqu'au XIV ème siècle et l'arrivée de l'Islam. Nous voyons les fondations d'une basilique et de plusieurs autres églises. La police arrive pour nous interdire la visite : nous demandons pourquoi au guide et c'est un simple problème de billet relatif aux enfants. Après quelques instants et appels téléphoniques à leur direction, la situation s'améliore et nous pouvons reprendre notre visite.Sur un monticule, s'élève le palais du trône, un monument dont on ne connaît pas la destination initiale et qui fut transformé en mosquée lors de l'invasion musulmane. Il est en cours de rénovation. De là haut, la vue est magnifique, permettant d'apprécier l'étendue de l'ancienne ville dominant le Nil. Sur la rive opposée, nous observons une 3 ème caravane de chameaux.
Au lieu de camper là comme ce l'était prévu initialement, nous prenons la route pour Karima distant d'environ 150 km. Le goudron est excellent et la distance est vite avalée. Lors des derniers kilomètres, la route surplombe le Nil, ses oasis et des villages d'où dépassent les minarets verts des mosquées. Nous approchons du Jebel Barkal, la montagne sacrée émergeant de la plaine tel Ayers rock en Australie. Au pied de cette montagne, se trouvent quelques pyramides en taille réduite par rapport à celles d'Egypte dont elles sont des copies. Nous rejoignons notre gîte qui nous hébergera durant 3 nuits. Il s'agit d'une grande maison entourée d'un haut mur et d'un agréable jardin avec vue sur le Jebel Barkal. La douche confortable nous permet d'effacer les fatigues de la journée passée en grande partie en voiture. Nous disposons d'une grande chambre pour nous 4. Repas de gala, ce soir : soupe, nouilles, frites et poulet frit.
Extinction des feux à 21H30.
-Dimanche 17/4 :
Réveil 8h. Vue magnifique sur le jebel Barkal tout proche. Petit déjeuner très complet avec crêpes, confiture de figues, jus d'orange en poudre, pain et « vache qui rit ».
nous commençons la journée par la visite du petit musée voisin qui regroupe les trouvailles archéologiques faites dans les alentours très riches en vestige. Beaucoup de statues d'inspiration égyptienne et même des momies retrouvées dans des tombes. Nous traversons ensuite un no man's land torride pour rejoindre le pied du jebel où se trouvent des temples et des tombes souterraines garnies de magnifiques peintures représentant le passage dans l'au-delà : des représentations du livre des morts que l'on trouve dans les tombes égyptiennes. Le temple d'Amon datant probablement du XV ème siècle avant J.C. est relativement bien conservé et rénové. Il est de plan classique avec son allée de sphinx, seul le pylône est en ruines. De nombreuses colonnes portent des hiéroglyphes. Nous visitons également le temple de Mout, la femme d'Amon, placé au pied d'un piton phalliforme, isolé de la falaise.
Avant de retourner à notre gîte, nous passons voir le « nubian rest house » exploité par des italiens.
Il s'agit du seul hôtel confortable, aux normes européennes situé au nord de Khartoum. Entouré de hauts murs comme toutes les maisons nubiennes, il abrite une grande cour à la verte prairie.Les chambres sont placées tout autour. Sur l'un des côtés se situe le bâtiment principal où se trouve le restaurant, les salons et les cuisines. Une décoration simple rassemblant des meubles typiques est disposée dans de grandes alcôves permettant d'assurer une intimité aux visiteurs. A notre grande stupéfaction, nous tombons en arrêt sur une table basse ronde qui est la copie conforme de seulle de notre salon. Nous demandons la provenance de ce meuble au directeur qui nous dit l'avoir trouvé dans une demeure de la région. Son authenticité ne fait aucun doute. Par contre, la nôtre est sensée provenir d'Inde et celle que l'on a sous les yeux est peut-être le fruit de voyages de ses anciens propriétaires dans ces régions pas si lointaines. De nombreux échanges avaient lieu par bateau entre la mer rouge et le golfe du Bengale. Aucun touriste ne vient perturber notre arrivée impromptue dans cet établissement qui est sur le point de terminer sa saison. Après avoir pris une boisson, nous prenons congé de notre hôte et retournons à notre gîte situé à peu de distance. Dans cet hôtel , il semble manquer une piscine, mais l'aridité des lieux doit empêcher sa construction et surtout son entretien.
A 13h, nous déjeunons de salades, falafel et pastèque le tout terminé par un carcadé, la boisson à base de fleur d'hibiscus bue sur les rives du Nil.
Jusqu'à 16h , nous nous reposons d'autant que la chaleur est toujours aussi importante (45°).Nous demandons à notre guide de nous rendre sur les bords du Nil. Il y a un cimetière de bateaux en particulier d'anciens vapeurs faisant la liaison fluviale entre Dongola et Karima. Leur raison d'être a disparu du fait de la construction récente de nombreux ponts facilitant les déplacements. En effet, nous trouvons ces vestiges en train de rouiller sur le rivage : d'anciens steamers à plusieurs ponts posés sur le sable. Cachées sous les coques, des chiennes sont venues mettre bas. Les enfants sont près d'adopter ces petits chiots fraîchement nés. Nous réussissons à les en dissuader. Nous partons ensuite visiter les tombes koushites d'el Kurru situées en aval de Karima le long du fleuve. A l'origine ce site était composé de pyramides aujourd'hui arasées Ces sépultures sont enterrées et nécessitent de descendre des escaliers très prononcés en bas desquels nous entrons dans des salles ornementées de peintures représentant le livre des morts des égyptiens. Le toit de la salle est agrémenté de constellations d'étoiles très bien conservées au niveau du graphisme et des couleurs. Les murs où se mêlent dessins et hiéroglyphes conservent les teintes originales. Cela date pour les plus anciennes du IX ème siècle avant J.C. Le tombes que l'on visite sont celles de Tantawamani et de sa mère. Elles datent du VII ème siècle avant notre ère. L'une conserve même la sarcophage en pierre du défunt. Nous retrouvons le groupe de touristes croisé quelques jours auparavant au musée de Kerma.
Nous passons notre 2 ème nuit à Karima.- Lundi 18/4 : Ce matin , nous nous rendons au souk de Karima. Sur une grande esplanade traversée par les voies d'un chemin de fer aujourd'hui abandonné, nous assistons à une vie quotidienne très occupée. Des forgerons fabriquent des instruments aratoires rudimentaires, des lames de couteaux, de faux, tout un assortiment de matériel nécessaire aux travaux des champs. Des soudeurs finissent de construire les barques qui servent aux pêcheurs très nombreux sur le Nil. La literie est également montée sur place. Il s'agit de tresser des cordes multicolores sur un cadre métallique soudé. Avec la chaleur, les cafés sont pris d'assaut dès lors que les achats ont été faits. Un cuistot prépare des poissons frits tout frais sortis du Nil. Nous nous engageons dans les ruelles qui mènent au fleuve. Sous les arcades centenaires, il y a des enfilades de commerces , épicerie, marchands de légumes, bouchers. Mais ce qui intéresse le plus, femme et fille, ce sont les bijoutiers. Il y en a plusieurs dans la même rue. Après quelques allées et venues entre plusieurs, elles trouvent leur bonheur en l'occurrence un collier de fabrication d'Arabie Saoudite. Pas question de marchander bien que l'on soit dans un souk. Durant ce moment, je me rends jusqu'au bord du Nil tout proche. Ce ne sont que bouteilles en plastique et sacs abandonnés au vent. Il y en a pour des siècles pour faire disparaître toute trace de notre passage !!! De minuscules chantiers navals sont pleins d'embarcations de pêche retournées et en train de rouiller attendant un client. Nous rejoignons notre 4X4 et traversons sur le Nil sur un pont chinois flambant neuf pour nous rendre à Nuri situé en amont et proche du barrage de Mérowé qui ne nous sera pas possible de visiter n'ayant pas les autorisations nécessaires. Dans un site désertique, nous nous baladons entre les pyramides datant de la XXV ème dynastie qui régna sur l'Egypte à l'époque de Taharqa, le plus célèbre des pharaons nubiens. Nous nous enfonçons ensuite dans le désert pour visiter les vestiges d'El Ghezela, un monastère chrétien abandonné au XI ème siècle. Il reste des pavages et des mosaïques à l'intérieur de l'église principale que l'on reconnaît grâce à quelques colonnes et murs encore debout. Retour à 13h15, à notre gîte pour le déjeuner fait de poisson, salade et falafel . Repos jusqu'à 16h pour nous rendre ensuite dans un cybercafé de Karima afin d'envoyer un mail à la famille et vérifier que l'on ne nous a rien laissé sur notre boîte mail de vacances. Ensuite nous nous dirigeons vers le Jebel Barkal afin d'en faire l'ascension et de voir les pyramides construites à son pied. Notre guide nous explique leurs constructions. Arthur se défoule en commençant l'escalade de l'une d'elles.15 minutes de marche nous permettent d'atteindre le sommet du jebel formant plateau. De là haut, la vue est magnifique sur la ville de Karima, les bords du Nil et l'oasis le longeant. Nous dominons également les vestiges des temples qui s'étendent au pied de la colline et pouvons observer le fameux piton à la forme phallique qui fit la renommée du site dès l'antiquité et la rendit sacrée. C'est un lieu de visite des Soudanais. Pour redescendre plus vite, nous empruntons une dune de sable couvrant une pente de la colline qui domine les pyramides. Le coucher de soleil sur ce site est magnifique. Pour rejoindre à pied, notre maison , nous traversons le temple d'Amon dans les dernières lueurs du crépuscule.
- Mardi 19/4 : Après une dernière nuit à Karima, dans un gîte confortable par sa chambre et ses installations sanitaires, nous partons à 9h pour Méroé, le site le plus connu du Soudan. Juste après avoir traversé le Nil en direction de l'Est, nous nous arrêtons voir un site archéologique qui ne nous restara pas dans les mémoires, :quelques pierres, 2, 3 cailloux formant la base de colonnes et c'est tout ; vite à oublier. Par contre, quelques minutes après, notre chauffeur nous mène à un marché de dromadaires dans un village proche qui sera la source de nombreux clichés. Des dizaines de dromadaires, des chèvres, des moutons font l'objet d'un commerce dans un vaste enclos où même les femmes sont présentes. Nous nous arrêtons ensuite dans le centre du village pour faire quelques emplettes de nourriture, cela nous permet un marché très bien achalandé avec, en particulier, des poissonniers vantant leurs poissons-chat tout frais sortis du Nil.
Nous nous enfonçons ensuite dans le désert de Bayuda en direction d'Atbara. La route est goudronnée ce qui permet d'avaler rapidement les kilomètres. Comme à chaque long trajet, notre chauffeur quitte l'axe principal et s'enfonce dans le désert. Il nous amène à un puits au milieu de la savane typiquement africaine faite d'acacias. Ce lieu de rassemblement réunit les familles de nomades accompagnant leurs troupeaux de chèvres, moutons, dromadaires. Les installations de puisage de l'eau sont modernes et pourvues de capteurs solaires afin de faire tourner des générateurs électriques. Ces moments où l'on croise la population locale font partie des excellents souvenirs de ce séjour. De plus, l'absence de tourisme permet de côtoyer des gens qui n'exigent rien des visiteurs. Ce sont nous qui sommes le plus demandeurs. Il sera difficile de trouver un coin à l'ombre pour pique-niquer ce jour là. Mais nous trouvons une paillotte qui fera l'affaire. En approchant d'Atbara que nous éviterons, nous voyons bon nombre de cimenteries qui fournissent le Soudan dans son entier. Nous remontons vers Khartoum sur la route joignant la capitale à la Mer Rouge et à son port principal de Port Soudan. Nous serons étonnés du grand nombre de carcasses de pneus jonchant les abords de la route. Mais cela est compréhensible du fait de la dureté du climat. Les éclatements dus à la chaleur sont légions. La circulation est importante d'autant que les liaisons ferroviaires sont maintenant quasi inexistantes: tous les produits empruntent les routes. Nous faisons un arrêt sur cette voie très empruntée dans un de ces caravansérails modernes constitués de baraquements faits à la va-vite qui abritent garages, épiceries, bistrots-restaurants. Tout ce que peut avoir besoin un chauffeur et son camion lors d'un long trajet sous un climat torride. Au Soudan, les camions sont constitués d'un semi-remorque attelé à deux remorques. D'où une longueur importante lorsqu'il faut les doubler. Après avoir bu un café soudanais-le jabbana, nous reprenons le chemin de Méroé, le principal site touristique du pays. Celui-ci est situé tout près de la grand'route. Pour la première fois nous voyons des « marchands du temple », enfin quelques vendeurs d'artisanat. Jusqu'à présent aucune trace de vendeurs à la sauvette dans les sites touristiques : il faut dire qu'ils se dessécheraient sur place tant il y a peu de touristes !!! A l'entrée du site, quelques enfants et des anciens vendent poignards, mini pyramides en grès, colliers en pierres multicolores, coupes en bois sculptées. Nous faisons le tour pour repérer nos futurs achats car jusqu'à présent nous ne nous sommes pas ruinés en souvenir. Coupe et poignard sont bientôt dans nos sacs. Nous partons ensuite à la visite des pyramides qui sont plantées au sommet de collines rocailleuses envahies par le sable formant des dunes. Toutes les pyramides dispersées en plusieurs groupes sont écrêtées suite à l'idée à moitié saugrenue d'un des premiers découvreurs du site : un Italien (Ferlini) au début du XIX ème siècle. Il pensait que le sommet contenait un trésor. Il en découvrit effectivement un dans une, mais les autres n'en possédaient pas mais furent quand même détruites en partie. Au crépuscule, le site est magnifique en raison des couleurs ocres du sable et du grès qui servit à la construction de ces pyramides. Celles-ci plus petites que celles d'Egypte sont les tombes de personnages royaux. Elles contiennent encore, pour certaines, les sarcophages et sont toutes couvertes de peintures et de hiéroglyphes dans les salles souterraines qui servaient de sépultures royales malheureusement violées dès l'Antiquité. Ce soir, ce sera camping à quelque distance des pyramides mais cela donnera un caractère magique à cette soirée sous un ciel magnifiquement étoilé comme les plafonds des tombes. Le chauffeur aidé par le guide très maladroit montera nos tentes où il manquera quelques éléments essentiels pour leur montage : en particulier des sardines d'autant que le vent s'est levé. A la tombée de la nuit, nous mangeons aidés par nos lampes frontales. La nuit sera difficile pour les parents en raison de la chaleur et du vent, les tentes étant relativement instables et sujettes à des mouvements subits en raison de ces conditions climatiques. Nous avons été contents de ne pas à avoir à camper plus souvent.
-Mercredi 20/4 : Je me réveille vers 6h30 afin de profiter des premières lueurs de l'aube. Le chauffeur est déjà en train de préparer les crêpes pour le petit déjeuner. Le soleil sort juste de derrière les collines et vient bientôt illuminer les pyramides : c'est l'heure où arrivent les petits vendeurs d'artisanat montés sur leur âne. Des chameliers en font autant dans l'espoir de capter un touriste pour lui faire admirer au rythme lent du camélidé les vestiges du passé qui nous entourent. Ayant fait nos achats hier soir, ils remballeront bientôt leurs objets pour se rendre à l'entrée principale en quête de clients potentiels. Après le petit déjeuner pris dans un décor de cinéma, nous démontons les tentes plus vites qu'elles n'ont été montées, afin de visiter le groupe occidental de pyramides placé sur un promontoire de roche volcanique. La chaleur n'est encore trop présente et cela est très agréable de marcher dans le sable qui crisse sous nos semelles. Quelques pyramides ont été rénovées au cours des dernières décennies ce qui permet de se faire une idée assez exacte de leur conformation originale. Toute possèdent une avancée servant de temple dans lequel étaient disposées les offrandes nécessaires à la vie du défunt dans l'au-delà. Nous traversons une grande partie du site avant de rejoindre notre 4X4 qui nous attend à la sortie du site. Nous partons ensuite visiter un autre groupe de pyramides disposé de l'autre côté de la route menant à Khartoum. Quelques pyramides en ruine et des temples d'allure égyptienne sont dispersés dans une végétation de savane africaine occupée par de nombreux acacias. Cette végétation se retrouve dans la cité royale de Méroé, proche du Nil, qui devait être occupée par près de 20000 personnes. Ce sont le plus souvent des bases de monuments que l'on aperçoit disséminés dans cette savane. Les restes les mieux conservés sont ceux des bains royaux Cette ville koushite a été édifiée au VIII ème siècle avant J.C. Elle fut abandonnée vers le 3 ème siècle de notre ère. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans un motel associé à une station-service. L'ensemble est flambant neuf. A notre surprise, le guide nous propose de dormir ce soir dans un hôtel semblable situé à ^proximité de la 6ème cataracte au lieu de camper. Nous sommes très contents. Deux types de chambres sont proposées : une de type locale en forme de hutte circulaire à toit de chaume ressemblant à celle d'ethiopie. Elle possède une climatisation et un ventilateur. Les sanitaires sont communs et à l'extérieur. La seconde est située dans un bâtiment à un seul niveau. Il s'agit de chambre et de salle de bains à l'eurpéenne. Devant la proposition de notre guide et cela n'étant pas prévu, nous nous contentons d'une hutte, étant déjà très heureux de ce cadeau. Nous restons encore quelques minutes dans le salon de l'hôtel pour prendre des rafraîchissements offerts par notre chauffeur. Nous reprenons ensuite la route de Shendi, bourgade importante jusqu'au 19 ème siècle. Elle est la ville de naissance du président actuel. Notre guide nous emmène visiter une famille de tisserand copte travaillant toujours avec des métiers à tisser antiques. Nous pouvons admirer la dextérité des ouvriers pour actionner ces installations à cadre en bois où il faut très fréquemment remettre des bobines de fil. Les tissus très fins permettent de fabriquer de longs saris de coton portés par les femmes. Les filles en ramèneront bien sûr. Dans le centre ville, nous mangeons dans un restaurant moderne où se concentre la bonne société de la ville. C'est le lieu de rendez-vous des jeunes. Il y a un fort pourcentage de jeunes femmes. Après un repas copieux et traditionnel, nous partons à la découverte de la ville. C'est une véritable fournaise. Nous voyons notre première boulangerie en activité. Nous n'insistons pas trop pour visiter un souk semblable à beaucoup d'autres. Nous retournons nous mettre à l'abri de la chaleur au restaurant où nous avions mangé. Je pars à la recherche de bouteilles d'eau afin d'étancher une soif intense. Nous boirons près de 3 litres d'un coup. Nos hôtes étaient partis faire des emplettes. Nous quittons bien vite l'axe Atbara/Khartoum pour rejoindre les sites de Mussawarat et Naqa. Ce sont de magnifiques paysages de savane africaine que nous traversons par une piste délicate à emprunter du fait du manque d'information, et en raison du sable et des cailloux dont elle est faite. Le chauffeur semble très sûr de lui sur la destination à rejoindre. Nous nous arrêtons dans une oasis très verdoyante occupée par une ferme possédée par le ministère de la culture et servant d'hébergement pour les archéologues en charge des fouilles dans les environs. Nous passons là une heure à nous reposer et à laisser passer la très forte chaleur. Quelques minutes suffisent à rejoindre Mussawarat es sufra. Nous visitons les temples mieux conservés que ceux croisés précédemment dans notre circuit. Tout rappelle l' Egypte pharaonique. Après une vingtaine de minutes de piste sablonneuse nous rejoignons Naqa et ses temples aux allures romaines, témoignage des échanges très nombreux qu'il y a eu au cours des premiers siècles de notre ère avec les envahisseurs venus d'Italie et du nord de l'Egypte. Dans la lumière du crépuscule, la couleur ocre des bâtiments de grès est mise en valeur. Les murs sont couverts de bas reliefs représentant les dieux locaux en particulier Apademak à la tête de lion. Pour trouver notre hôtel, il faudra faire plus de 90 minutes de piste à la lueur des phares en plein milieu du désert et sans aucune indication. Chapeau, notre chauffeur. Nous allons nous installer dans notre hutte comme prévue le matin quand il faut se rendre à l'évidence : l'hôtelier ne retrouve pas les clés !!! aussi sommes nous mis dans des chambres traditionnelles. Une nouvelle surprise nous attend : elles ne sont pas faites !!! les draps sont sales, les chambres en désordre, des vêtements sont éparses, accrochés dans la penderie. Après discussion, du personnel viendra les refaire sommairement. Un hôtel quasiment neuf mais déjà en piteux état. Aucun entretien en particulier dans les sanitaires. Malgré cela, après un repas succinct, nous prenons des douches avant de nous coucher.
-Jeudi 21/4 : Départ à 9 h pour la 6 ème cataracte après une excellente nuit. Nous nous rendons au bord du Nil où nous traversons un petit zoo avant de rejoindre un bateau pour faire une petite croisière en direction de la cataracte située en amont. Le petit zoo contient des animaux locaux et en particulier un crocodile et quelques singes. Une heure de promenade sur le fleuve permet d'approcher les paysans et les pêcheurs en pleine activité. De nombreuses pompes assurent l'irrigation des champs aux alentours. La 6 ème cataracte est située dans une zone volcanique coupée par le fleuve ce qui a formé des gorges. Il ne s'agit pas de chutes mais seulement de rochers affleurant qui perturbent l'écoulement des eaux. Nous remontons une dernière fois dans notre 4X4 afin de rejoindre Khartoum. La fin du circuit approche. A midi, nous arrivons chez notre ami à Emarat, le quartier des ambassades. Nous prenons congé de nos accompagnateurs après les avoir remercié pour leur gentillesse et leur compétence. Nous les gratifions d'un pourboire et leur demandons la suite des prestations pour les 2 jours restants. Notre ami Pierre arrive et pour écouter dans les meilleures conditions notre récit, ouvre ses dernières bouteilles de Bordeaux (Il faut pas le dire !! c'est interdit) lors du repas. L'après midi, nous le passons à ranger nos affaires, à se reposer et à profiter de sa très agréable demeure. Pour vérifier la température nous plaçons son thermomètre sur la pelouse en plein soleil et atteignons allègrement près de 57°. A 18h, notre hôte est de retour, et nous recevons une volontaire du CICR qui vient lui apporter des boissons non produites au Soudan . C'est l'occasion de croiser nos sentiments sur le pays. Après avoir grignoté de succulentes cacahuètes arrosées au coca, nous nous rendons à l'Assaka, un très agréable restaurant libanais, lieu de rencontre des expatriés et des quelques touristes perdus dans Khartoum. Nous aurons l'occasion de rencontrer M. l'ambassadeur du Liban, un local dans l'établissement !! Coucher à 22h30.
-Vendredi 22/4 : Quand nous nous levons, notre hôte est déjà parti travailler. Sa cuisinière nous a préparé un somptueux petit déjeuner avec en particulier des jus d'orange et de pamplemousse à base de fruits frais. Les enfants passent la matinée à jouer aux consoles et ma femme et moi partons à la découverte du quartier d'Emarat. Celui-ci est un quartier moderne aux larges avenues bordées d'immeubles et d'hôtels à plusieurs étages ce qui est rare dans Khartoum. La ville est très étendue et poussiéreuse. C'est également le site de nombreuses ambassades qui sont le plus souvent établies dans des villas cossues entourées de jardins. La sécurité impose l'implantation de plôts de béton empêchant toute incursion de véhicules indésirables. C'est en particulier le cas de l'ambassade de France située à deux pâtés de maison du domicile de notre hôte. Souvent de hauts murs protègent ces propriétés jouissant d'un agréable jardin. En dehors des axes principaux, les autres voies de desserte sont en terre battue. Chaque maison possède un ou plusieurs gardiens qui veillent à la tranquillité des lieux et de leurs occupants. Nous irons faire quelques emplettes dans de mini supermarchés où l'on peut trouver toute la nourriture souhaitée par un étranger. (excepté les boissons alcoolisées) Comme c'est vendredi, jour de repos pour l'islam, les rues sont quasiment désertes, ce qui change de la cohue habituelle. A midi, notre cuisinière nous a préparé des pizzas, des salades de tomate arrosées de jus de fruits. L'après midi se passe à attendre notre chauffeur qui doit nous accompagner à Omdurman voir les cérémonies conduites par des derviches, secte soufi datant du XIX ème siècle. L'heure passant, nous sommes de plus en plus inquiets de l'absence de notre voiture. Grâce à un gardien de la propriété, nous entrons en contact avec Midhat, notre TO qui nous indique l'arrivée prochaine de la voiture. Celle-ci arrive vers 18h : je commençais à perdre patience. C'est ensuite, une course à travers Khartoum que l'on doit traverser pour rejoindre le cimetière d'Hamed al Nil où ont lieu les danses accompagnées par des tambours et des sifflets. Quelques participants portent des armes. C'est une foule compacte qui assiste à ces cérémonies où nous sommes très bien accueillis en tant que touristes étrangers. Les enfants sont même placés au premier rang afin de ne rien perdre du spectacle. Cela dure jusqu'au coucher du soleil. Nous étions inquiets mais tout s'est très bien déroulé. Comme la veille, nous retournons à notre cantine : le restaurant libanais._Samedi 23/4 : Dernier jour au Soudan. Notre hôte nous laisse les clés de sa demeure, partant une quinzaine se ressourcer en Thaïlande ; la matinée se passe à préparer les bagages. Dernière promenade dans les alentours de nôtre résidence. Après une légère collation à midi, notre chauffeur arrive pour nous conduire une dernière fois dans Khartoum et Omdurman. Nous partons visiter la tombe du Mahdi et la maison du Khalifa, son successeur à la fin du XIX ème siècle. Forte chaleur comme tous les jours précédents et poussière dans les rues où l'animation est revenue. Nous traversons le Nil blanc et nous nous rendons à la tombe qui est porte close. Heureusement, nous pourrons visiter la maison du Khalifat transformé en musée présentant des objets lui ayant appartenu tels qu'armes, vêtements, documents écrits de sa main. Des souvenirs également du passage du général gordon qui séjourna dans cette maison après sa prise d'Omdurman en 1898. Les premières voitures ayant roulé au Soudan sont présentées. Des objets de la vie courante de l'époque ayant appartenu au propriétaire des lieux complètent les vitrines disposées dans les salles de cette demeure où l'on verra aussi la salle de bain et ses installations sophistiquées d'arrivée et de distribution d'eau chaude et froide. Ensuite, nous finirons la visite d'Omdurman par un passage au souk en voiture. Avant de regagner notre demeure, nous passons visiter la mosquée de Farouk, l'ancien roi d'Egypte. Cette mosquée située à l'intérieur d'un jardin en plein centre de Khartoum date de la fin du XIXème siècle. Sa construction et son architecture ont été influencées par les Ottomans qui ont régné sur l'Egypte durant des siècles. Un dernier arrêt nous permettra d'acheter des cartes postales ce qui n'est pas une mince histoire au Soudan. Pour cela, il a fallu se rendre à l'hôtel de l'acropole qui semble détenir le monopôle de la vente de ces souvenirs et des timbres associés. Maintenant nous rejoignons notre résidence pour terminer les bagages, prendre une douche et un rafraîchissement. A 18 h, le chauffeur vient nous rechercher pour nous conduire à l'aéroport tout proche. Avant cela, nous saluerons et remercierons pour leur aide, les gardiens des différentes demeures voisines de celle de notre ami et nous porterons à l'ambassade les clés du propriétaire. Il ne nous reste plus qu'à attendre l'avion qui nous mènera au Caire en provenance de Nairobi. L'aérogare est climatisée ce qui permet sans trop de fatigue de supporter cette attente d'autant que l'avion a quelque peu de retard. Nous finissons nos derniers billets en achetant des derniers souvenirs et gardons précieusement en souvenir de la menue monnaie. En présentant nos billets électroniques, l'employée semble tiquer mais nous n'y prêtons pas attention. Nous sommes bientôt( après 3 h) appelés pour embarquer dans le 727 de Kenya airways. Le vol de 2 heures se passent sans histoire.
- Dimanche 24/4 : nous débarquons au Caire, il est presque minuit. Nous partons vers 4 h en direction d'Amsterdam. Les bagages ont été enregistrés à Khartoum pour leur destination finale (CDG) ; A la sortie de l'avion, nous nous rendons dans la zone de transit et présentons nos billets pour l'enregistrement sur le vol KLM. Tout de suite, l'employé nous annonce la suppression du vol. nous sommes atterrés. Personne n'est en mesure de nous dire quand partirons nous : il faut attendre. Tous les autres passagers ont quitté déjà l'aérogare. Nous restons avec quelques oubliés comme nous. Nous patientons ainsi près de 2 heures avant que l'on nous avertisse d'attendre 7 h du matin. Nous nous installons tant bien que mal pour dormir sur les fauteuils de l'aérogare aux boutiques ouvertes 24h sur 24 malgré l'absence totale de clients. L'heure fatidique approche, nous allons prendre un petit déjeuner avant de nous rendre au comptoir d'assistance. Le personnel s'est bien occupé de nous jusque là mais sans nous donner beaucoup d'informations. Une jeune femme d'Air France vient à nous pour nous annoncer que des places ont été trouvées sur un vol à destination de Paris partant à 9h40. On fait un ouf de soulagement : plus que 3 h à attendre. En fait, cela ne nous fait pas trop perdre de temps puisque nous devions transiter par amsterdam avant de rejoindre Paris. Un dernier gag survient alors : nous devions récupérer nos bagages afin de les réacheminer sur le vol Air France. C'est alors que l'on nous annonce qu'ils ont découvert dans un sac..........une bouteille d'alcool. Tout est bien qui finit bien.
Excellent voyage sans aucune ombre venant le ternir : tour opérateur local très sérieux et consciencieux dont le personnel a été aux petits soins pour nous. Comme toujours notre ami s'est mis en quatre pour nous faire profiter au mieux de sa résidence et du pays où il réside. Si le Soudan n'est pas un haut lieu du tourisme, il n'en reste pas moins que son approche est intéressante et l'image retournée par les médias ne correspond pas du tout au ressenti d'une famille de touristes qui a fortement apprécié l'accueil de la population à son égard. Le poids de l'Islam a été très léger et la vision superficielle de la vie locale que l'on a eu, ne permet pas de penser qu'il puisse s'y dérouler des événements semblables à ceux de pays voisins. D'ailleurs pour quel bénéfice? Bien sûr, tout n'est pas libre d'être visité, et au Darfour s'ajoute dorénavant la zone frontalière avec le sud Soudan dont la partition a lieu le 9 juillet suite aux élections du début de l'année. Ce 193 ème pays rejoignant l'ONU reste peu sûr, et souhaitons que les années de guerre civile ne seront plus que de l'histoire ancienne.
Pour voir nos photos http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Soudan-Sudan
Idées de parcours pour l'Argentine, la Bolivie et le Pérou en un mois et demi? English translation pending
Bonjour à tous.
Je pars avec une amie en Amérique du sud courant décembre pour un mois et demi. Je cherche des informations sur un parcours qui débuterait à Buenos Aires et le retour en France se ferait de Lima. Je pensais que nous aurions pu faire l'argentine puis remonter par la Bolivie et finir par le Pérou. Les transports semblent compliqués surtout en bus et je n ai aucune idée du coût des billets d avion. A ce sujet si vous avez des infos et des sites pour avoir un ordre d idée. Sommes nous obligées de revenir sur buenos aires qd nous allons visiter le pays pour aller ensuite en Bolivie? Je n'arrive pas à me projeter pr savoir combien de temps il faut pour savoir combien de jour il nous faut pour aller d'un lieu à un autre. Bref un peu perdue pour commencer, votre expérience ainsi que vos conseils m'intéressent.
Je pars avec une amie en Amérique du sud courant décembre pour un mois et demi. Je cherche des informations sur un parcours qui débuterait à Buenos Aires et le retour en France se ferait de Lima. Je pensais que nous aurions pu faire l'argentine puis remonter par la Bolivie et finir par le Pérou. Les transports semblent compliqués surtout en bus et je n ai aucune idée du coût des billets d avion. A ce sujet si vous avez des infos et des sites pour avoir un ordre d idée. Sommes nous obligées de revenir sur buenos aires qd nous allons visiter le pays pour aller ensuite en Bolivie? Je n'arrive pas à me projeter pr savoir combien de temps il faut pour savoir combien de jour il nous faut pour aller d'un lieu à un autre. Bref un peu perdue pour commencer, votre expérience ainsi que vos conseils m'intéressent.
Itinéraire pour quatre semaines dans l'Ouest américain en mai-juin 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai pour projet de partir 4 semaines avec mon compagnon du 23 mai au 22 juin 2011. Nous pensons à ce voyage depuis quelques mois mais nous ne pouvions rien planifier car trop d'incertitudes sur la faisabilité (congés accordés, période, budget...). Nous venons donc seulement maintenant d'être fixés mais à seulement 2 semaines de notre futur départ 😕 Dur dur de réaliser un road book en si peu de temps ! En plus de cela, comme bon nombre de ceux qui n'ont jamais mis les pieds dans ces contrées lointaines, difficile de faire des choix (choisir n'est-il pas renoncer ? Hélas...).
Néanmoins, une chose est sûre : je refuse de renoncer à réaliser ce rêve 😉
J'ai donc préparé une ébauche d'itinéraire, qui n'a rien de définitif puisqu’on n’a encore rien réservé et que je soumets entièrement (ou presque😛) à vos remarques et suggestions :
J1 : Vol direct Paris-Los Angeles (arrivée 14h25) / Hollywood Blvd J2 : Los Angeles / Sunset Blvd, Rodeo Drive, Beverly Hills, Venice Beach, Santa Monica et Malibu J3 : Los Angeles / Universal Studio, Mulholland drive J4 : Los Angeles - Lake havasu / via Palms springs et Joshua Tree J5 : Lake Havasu - Grand Canyon / via Route 66 (Oatman, Kingman, Seligman et Wiliams) et coucher de soleil au grand Canyon J6 : Grand Canyon – Page / Visite Grand Canyon et route vers page en fin d’après-midi J7 : Page – Lake Powell / Location bateau au Lake Powell J8 : Page – Monument Valley / Antelope Canyon et Horseshoe Bend le matin et Monument Valley en fin de journée J9 : Monument Valley – Moab / via Goosenecks, Valley of the Gods et Canyonlands (the needles) J10 : Région de Moab / Dead Horse Point et Canyonlands (Island in the sky) J11 : Région de Moab / Arches NP J12 : Région de Moab / A définir… J13 : Moab – Capitol Reef / Scenic drive Capitol Reef J14 : Capitol Reef – Bryce Canyon / via Utah 12, Kodachrome Basin, arrivée Bryce et découverte du site en fin de journée J15 : Bryce Canyon / Points de vue + randonnée dans Bryce Canyon J16 : Bryce Canyon – Zion NP / Visite Zion NP J17 : Zion NP – Las Vegas / Randonnée le matin dans Zion puis route vers Las Vegas via Valley of fire J18 : Las Vegas / Strip, visite hôtels/casino et spectacle en soirée J19 : Las Vegas – Death Valley / Las Vegas le matin, arrivée Vallée de la mort en milieu d’après-midi J20 : Death Valley – Lee Vining / Derniers points de vue sur la Vallée de la mort et route vers Lee Vining, visite Bodie et Mono Lake en fin d’après-midi J21 : Lee Vining – Yosemite Valley / Tioga road (si tioga pass ouvert) et Yosemite valley J22 : Yosemite / Yosemite valley le matin et Mariposa grove l’après-midi via Tunnel view J23 : Yosemite – San Francisco / départ plus ou moins tôt selon ouverture du tioga pass J24 : San Francisco / Union Square, chinatown, etc. J25 : San Francisco / Golden Gate Bridge, Sausalito J26 : San Francisco / Ficherman’s Warf, Alcatraz J27 : San Francisco – Monterey / SFMOMA, route vers Monterey en passant par l’outlet de Gilroy J28 : Monterey – Big Sur / Aquarium de Monterrey, 17’s miles drive, Carmel, Point Lobos, arrivée Big Sur en soirée J29 : Big Sur – Santa Barbara / via Julia Pfeiffer Burns State Park, San Simeon et Morro Bay J30 : Santa Barbara – Los Angeles / Santa Barbara et route vers Los Angeles en fin d’après midi J31 : Vol direct Los Angeles-Paris (départ 13h)
Cela vous semble t’il réalisable ? Sinon, que devrais-je supprimer/modifier ? Si le tioga pass est encore fermé (soit au 12 juin) me conseillez-vous de passer par le nord ou par le sud du parc ? J’aurais certainement encore bien d’autres questions mais je voudrais d’abord être certaine de mon itinéraire. Merci d’avance pour votre aide🙂 A bientôt. Virginie
J'ai pour projet de partir 4 semaines avec mon compagnon du 23 mai au 22 juin 2011. Nous pensons à ce voyage depuis quelques mois mais nous ne pouvions rien planifier car trop d'incertitudes sur la faisabilité (congés accordés, période, budget...). Nous venons donc seulement maintenant d'être fixés mais à seulement 2 semaines de notre futur départ 😕 Dur dur de réaliser un road book en si peu de temps ! En plus de cela, comme bon nombre de ceux qui n'ont jamais mis les pieds dans ces contrées lointaines, difficile de faire des choix (choisir n'est-il pas renoncer ? Hélas...).
Néanmoins, une chose est sûre : je refuse de renoncer à réaliser ce rêve 😉
J'ai donc préparé une ébauche d'itinéraire, qui n'a rien de définitif puisqu’on n’a encore rien réservé et que je soumets entièrement (ou presque😛) à vos remarques et suggestions :
J1 : Vol direct Paris-Los Angeles (arrivée 14h25) / Hollywood Blvd J2 : Los Angeles / Sunset Blvd, Rodeo Drive, Beverly Hills, Venice Beach, Santa Monica et Malibu J3 : Los Angeles / Universal Studio, Mulholland drive J4 : Los Angeles - Lake havasu / via Palms springs et Joshua Tree J5 : Lake Havasu - Grand Canyon / via Route 66 (Oatman, Kingman, Seligman et Wiliams) et coucher de soleil au grand Canyon J6 : Grand Canyon – Page / Visite Grand Canyon et route vers page en fin d’après-midi J7 : Page – Lake Powell / Location bateau au Lake Powell J8 : Page – Monument Valley / Antelope Canyon et Horseshoe Bend le matin et Monument Valley en fin de journée J9 : Monument Valley – Moab / via Goosenecks, Valley of the Gods et Canyonlands (the needles) J10 : Région de Moab / Dead Horse Point et Canyonlands (Island in the sky) J11 : Région de Moab / Arches NP J12 : Région de Moab / A définir… J13 : Moab – Capitol Reef / Scenic drive Capitol Reef J14 : Capitol Reef – Bryce Canyon / via Utah 12, Kodachrome Basin, arrivée Bryce et découverte du site en fin de journée J15 : Bryce Canyon / Points de vue + randonnée dans Bryce Canyon J16 : Bryce Canyon – Zion NP / Visite Zion NP J17 : Zion NP – Las Vegas / Randonnée le matin dans Zion puis route vers Las Vegas via Valley of fire J18 : Las Vegas / Strip, visite hôtels/casino et spectacle en soirée J19 : Las Vegas – Death Valley / Las Vegas le matin, arrivée Vallée de la mort en milieu d’après-midi J20 : Death Valley – Lee Vining / Derniers points de vue sur la Vallée de la mort et route vers Lee Vining, visite Bodie et Mono Lake en fin d’après-midi J21 : Lee Vining – Yosemite Valley / Tioga road (si tioga pass ouvert) et Yosemite valley J22 : Yosemite / Yosemite valley le matin et Mariposa grove l’après-midi via Tunnel view J23 : Yosemite – San Francisco / départ plus ou moins tôt selon ouverture du tioga pass J24 : San Francisco / Union Square, chinatown, etc. J25 : San Francisco / Golden Gate Bridge, Sausalito J26 : San Francisco / Ficherman’s Warf, Alcatraz J27 : San Francisco – Monterey / SFMOMA, route vers Monterey en passant par l’outlet de Gilroy J28 : Monterey – Big Sur / Aquarium de Monterrey, 17’s miles drive, Carmel, Point Lobos, arrivée Big Sur en soirée J29 : Big Sur – Santa Barbara / via Julia Pfeiffer Burns State Park, San Simeon et Morro Bay J30 : Santa Barbara – Los Angeles / Santa Barbara et route vers Los Angeles en fin d’après midi J31 : Vol direct Los Angeles-Paris (départ 13h)
Cela vous semble t’il réalisable ? Sinon, que devrais-je supprimer/modifier ? Si le tioga pass est encore fermé (soit au 12 juin) me conseillez-vous de passer par le nord ou par le sud du parc ? J’aurais certainement encore bien d’autres questions mais je voudrais d’abord être certaine de mon itinéraire. Merci d’avance pour votre aide🙂 A bientôt. Virginie
De l'Ouest armoricain à l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous et bienvenue sur la page de notre récit de voyage.Nous sommes Liliane et Théo, fans de l'Ouest américain, de sa roche rouge, son gigantisme et la gentillesse de ses habitants.
Ce texte a pour seul but de faire partager au plus grand nombre notre vécu dans cette partie du monde, et pourquoi pas, de donner l'envie d'y aller...
Nous tenons également à remercier très chaleureusement tous les membres de ce forum pour nous avoir permis de préparer notre séjour et en particulier:
aquilegia, bastinj, berenberg, cendryon, charlene1818, fabienneCA, frisoulette, Isap29, ITAT, JPEG13, krikri6792, lanfeust77, laurence49b, leSpartiate, le tigre, madikera,
Max68, Panisse, Papj59, pitimerguez, PSI31, roadtrippin, Sedonax, USAfan, Vazyvite, Virginath, Vnoa, Wavemaster, ...
Mille mercis pour leurs infos incontournables à Laurence et Dominique pour le site roadtrippin ainsi bien sûr qu'à Philippe et Thierry pour OuestUSA.fr.
NOTRE ROAD TRIP AU PAYS DE L'ONCLE SAM EN JUIN 2010:DE L'OUEST ARMORICAIN A L'OUEST AMERICAIN, SAN FRANCISCO ET LE GRAND CIRCLE
Dimanche 20 juin 2010:3 H15 le matin:Le réveil sonne mais nous sommes déjà éveillés, car ce matin nous repartons vers une destination fantastique:l'Ouest américain!!L'impatience liée au départ nous fait avaler très vite notre petit-déjeuner léger, nous sourions à l'idée de dîner ce soir à San Francisco.Pour nous, le début du voyage c'est déjà le moment où nous fermons la porte de la maison derrière nous.4H30:notre fidèle ami Bernard est pile à l'heure avec son dynamisme habituel pour nous amener à l'aéroport de Brest, première étape de notre périple, nous lui donnons une carte annotée qui lui permettra de nous situer jour après jour sur notre circuit.Nous traversons la campagne bretonne endormie, puis, 40 mn plus tard, se dessine dans l'aube naissante la silhouette caractéristique du très récent aéroport de la cité du Ponant, vision magique car presque toujours synonyme, pour nous, de porte d'entrée vers la découverte.Après avoir pris congé de notre ami, (surtout de l'avoir remercié de s'être levé si tôt pour nous!!), nous voici dans l'avion qui nous mène, d'un saut de puce de 55 mn, à Roissy où, 1H30 plus tard, nous nous asseyons dans le puissant Boeing 747 pour 11 H de vol vers San Francisco.Le vol se déroule tranquillement, nous discutons avec notre voisine, une Californienne de Sunny Valley très dynamique et sympathique (sa plus grande crainte est de ne pas réussir à faire passer à la douane américaine le camembert Le Rustique, qu'elle adore, acheté à Paris et caché dans son sac, ce qui nous fait bien rire!!).Enfin voici le sol américain, il est 13 h, le temps est radieux, l'avion se pose doucement, vite, l'Amérique nous attend!!Le passage devant un officier d'immigration plutôt zélé nous fait un peu stresser, car nous arrivons à la même date que l'an dernier, chose que son ordinateur a du mal à accepter!Après un certain nombre de vérifications et questions précises (Où travaillez-vous?En quoi consiste votre travail?...), nous poussons un ouf de soulagement lorsqu'il nous autorise à passer.Nous récupérons nos bagages sans encombre puis nous dirigeons vers la station de BART(le RER local) afin de nous rendre au centre ville, où nous attend notre chambre d'hôtel dans Sutter Street, à la limite du Financial district.Lorsque nous sortons à Montgomery Station, nous sommes si heureux de retrouver Market Street que nous en oublions la fatigue.
La Transamerica Pyramid veille sur le Financial District
10 mn à pied et nous voici au Galleria Park, un joli hotel de centre ville:personnel accueillant, chambre très propre et bien décorée..Mais nous ne sommes pas là pour rester à l'hôtel, nous posons nos bagages et filons prendre le bus pour nous rendre à Alamo Square, toute première visite de notre voyage.C'est un coin de verdure qui tire son intérêt de sa situation, en hauteur, et surtout des maisons victoriennes très célèbres qui le bordent:les Painted Ladies.Nous y restons une demi heure, le temps d'y flaner un peu au milieu des étudiants et promeneurs du dimanche profitant d'un air printanier, puis nous décidons de descendre dans les rues adjacentes avant de reprendre le bus qui nous ramène à l'hôtel.Diner frugal, nous n'avons pas faim, la fatigue se fait sentir, petite pensée pour la Bretagne où nous étions ce matin, magie du transport aérien, nous nous endormons enchantés de retrouver cette ville que nous aimons tant.
Les très célèbres "Painted Ladies" devant Alamo Square
Lundi 21 juin 2010 : Le bruit de la circulation du centre ville, l'effet du décalage horaire et l'excitation liée à l'arrivée aux USA, font que nous sommes levés à 6 H en ce lundi matin.Petit coup d'oeil à travers la fenêtre vers le coin de ciel aperçu entre les bâtiments du Financial District autour:le soleil est levé, il fait très beau.Nous décidons très vite de notre programme:ce matin ce sera la visite de la Coit Tower, puis la traversée du Golden Gate à vélo vers Sausalito et retour en ferry, il nous fallait du soleil pour cela, alors c'est aujourd'hui.Nous avalons une tasse de café dans la chambre, grâce à l'habituelle bouilloire et les sachets de café présents dans la chambre, comme dans tous les hôtels, puis nous sortons et nous dirigeons d'un bon pas vers le restaurant Lorie's Dinner dans Powell Street où nous pourrons prendre le petit déjeuner.Nous croisons une foule d'employés se rendant au travail, un gobelet de café Starbucks à la main.Nous aimons chez Lorie's pour son décor années 50, juke box, distributeur de cigarettes, larges banquettes de moleskine rouge, pompe à essence, le tout d'époque bien entendu, et une armée de serveurs et cuisiniers en tenue rétro avec le calot réglementaire.Bien sûr, nous aimons aussi Lorie' pour ses scrambled eggs and sausages, ses pancakes doubles ou triples et ses hash browns potatoes que nous nous empressons de commander et de dévorer sur fond de musique des fifties, of course!
Lorie's Dinner au matin dans Powell Street
Le petit-déjeuner avalé, nous repartons vers Grant Street pour attraper le bus qui va nous conduire à Washington Square à travers Chinatown, le quartier chinois, (la plus grande ville chinoise hors d'Asie), grâce au Muni pass acheté la veille à l'aéroport qui nous donne accès à tous les transports en commun de la ville (cable car compris).La traversée de Chinatown se fait rapidement dans une succession de petits commerces et restaurants innombrables le long de Grant Avenue pour aboutir à Washington Square où un spectacle insolite mais habituel nous attend:on dirait que toute la communauté chinoise s'est donné rendez-vous pour pratiquer le Taï Chi.
Washington Square, à la limite de Chinatown
Nous traversons le square et passons devant l'église St Peter and Paul, et nous attaquons la montée vers la Coit Tower.Quelques minutes au pied de la tour pour admirer la vue sur le Pacifique, puis nous achetons nos tickets pour l'ascenseur qui nous mène au sommet, et là, la vue est à couper le souffle sur le Financial District, Lombard Street, Nob Hill, le Fisherman's Wharf.Nous y restons un moment, pour contempler et photographier probablement l'un des plus beaux points de vue sur le centre ville.

Ensuite, nous faisons le tour des fresques du rez-de-chaussée, puis nous commençons la descente vers les célèbres Filbert's steps jusqu'à Levi's Plaza, le siège mondial du fabricant de jeans.Nous nous asseyons quelques instants parmi quelques employés de la firme, l'endroit est très agréable et frais grâce à ses fontaines, ses petits coins de verdure.Nous longeons alors le port vers Fisherman's Wharf, haut lieu (trop!) touristique et passage obligé, car c'est là où nous allons louer les vélos pour traverser le Golden Gate.Nous trouvons sans mal le loueur, car les employés crient sans arrêt « bike the bridge, bike the bridge, d'you wanna bike the bridge??!! »Yes we want!
So let's go!Après un court briefing sur le parcours et les réglages du vélo par les employés, nous voilà partis.Nos premiers coups de pédales nous font passer devant Ghirardelli Square, puis une petite montée au niveau de Fort Mason pour redescendre sur Marina Boulevard qui nous conduit tranquillement à Fort Point via Mason Street.Là nous faisons une petite pause sous le Golden Gate, en compagnie du tacot de Mr Toad's, de quelques Go Cars(ça, c'est pour demain!) et d'une poignée de surfeurs qui profitent de la vague d'entrée de la baie.Nous repartons après quelques minutes, et là, c'est moins drôle, la route se met à monter sérieusement pour se mettre au niveau du pont, alors faut y aller!Nous arrivons bien essouflés à l'entrée du pont, quelques photos sur un petit parking puis nous nous engageons sur le trottoir côté baie puisqu'il est moins de 15 h, au milieu des piétons et des autres vélos.La traversée du Golden Gate est un très bon moment, nous sommes particulièrement réjouis de rouler sur ce si célèbre ouvrage d'art.A la sortie, nous prenons Alexander Avenue pour nous laisser descendre très facilement vers Sausalito que nous connaissons déjà.Nous flanons un peu au bord de l'eau, puis nous décidons d'aller attendre le ferry, et là, surprise, il y a déjà une file impressionnante de cyclistes pied à terre à l'embarcadère.Heureusement, nous n'avons pas trop tardé!

Le ferry quitte Sausalito puis passe derrière l'île d'Alcatraz, en ralentissant, s'il vous plaît, pour nous laisser le temps de filmer le pénitencier, et c'est l'arrivée au Ferry Building.De là, nous longeons pendant quelques minutes le Fisherman's Wharf pour nous retrouver chez Blazzing Saddles, le loueur, où nous rendons les vélos ainsi que les tickets de ferry que nous n'avons pas utilisés car plus cher que sur le bateau (les petits malins!).Nous renonçons à prendre le cable car pour revenir à l'hôtel, car il y a foule comme d'habitude au terminus de Hyde Street, alors tant pis, ce sera retour en bus, c'est moins pittoresque mais plus rapide.Nous passons un peu de temps à flâner dans Market Street, puis nous dînons d'un morceau de pizza avant de rentrer nous coucher fatigués, mais heureux de cette autre journée à San Francisco.

Mardi 22 juin 2010 : Lever à 6h45, puis, comme d'habitude, petit café dans la chambre avant de sortir.Ce matin nous avons décidé de prendre le petit-déjeuner chez Sear's Fine Food dans Powell Street.Quelques minutes à pied et nous y sommes, le restaurant se trouve un peu au delà de Union Square.Nous y entrons et découvrons une immense salle dont toutes les tables semblent occupées, les serveurs courent partout, on entend un brouhaha intense.Une serveuse nous indique notre table et nous tend le menu à la volée avant de courir servir le café à la table d'à côté.La carte des omelettes est impressionnante, comme le reste d'ailleurs!Nous prenons un succulent et copieux petit-déjeuner, avec café à volonté bien sûr, nous sommes aux Etats-Unis!Nous prenons notre temps mais la serveuse vient voir souvent si nous avons fini, c'est un peu l'usine, les tables s'emplissent et sont desservies sans arrêt.Lorsque nous sortons après avoir passé un très bon moment, nous longeons la file impressionnante de clients attendant sur le trottoir une table chez Sear's, contents d'être arrivés à la bonne heure!
Bien maintenant, il est temps d'attaquer le programme de la journée:un coup d'oeil au plan de bus et nous voilà partis à pied vers le Civic Center pour attraper le bus qui va nous mener au coeur du quartier hispanique:Mission.L'hôtel de ville de San Francisco est massif, immense et possède, nous trouvons, quelque chose de parisien avec sa grande coupole grise et dorée.
L'imposant City Hall de San Francisco au Civic Center
Quelques vendeurs de tacos, Mexicains sans doute, discutent entre eux du match Uruguay-Mexique, nous passons tête basse car la France a piteusement perdu le match contre le Mexique plusieurs jours auparavant!!A deux pas du City Hall, voici notre arrêt de bus, nous embarquons dans le 49 jusqu'à la station de la 24ème rue.Nous descendons alors au milieu des petites maisons très colorées et nous engageons dans la 24th Street jusqu'à notre destination:Balmy Alley.C'est une toute petite rue dont toutes les façades, garages, murs sont recouverts de fresques très colorées, la plupart sur le thème de l'immigration.Nous admirons plus particulièrement celle qui s'appelle « la lettre » de par le dessin et surtout son texte en Espagnol bien sûr.En revenant à l'arrêt de bus, nous passons devant d'autres peintures tout aussi belles mais plus espacées.

La lettre:elle travaille dur en Californie, il est resté au pays, elle espère qu'il pourra la rejoindre...


Nous reprenons la ligne 49 encore une fois jusqu'à Fisherman's Wharf, là nous nous dirigeons vers Blazzing's saddles, où nous entendons « d' you wanna bike the bridge? », alors nous répondons « no, we wanna rent a Go Car!! »
Le Go Car c'est cet espèce de petit véhicule à 2 places mû par un moteur de scooter, et qui va nous permettre de découvrir San francisco grâce à son GPS parlant (en Français s'il vous plaît!!) intégré.Après une courte formation, nous voilà partis dans les rues, pas très fiers vu la taille de notre engin à côté des grosses berlines américaines, mais nous rions sans cesse en conduisant car ces véhicules jaunes font le spectacle partout où ils passent.Nous longeons le port vers Fort Point, nous peinons en côte et là nous entendons le GPS: »vous n'auriez jamais pensé que nous y serions arrivés n'est-ce pas ??!! ».Ensuite, direction le Golden Gate, où nous sommes à 2 doigts de prendre la bretelle (le pont est strictement interdit aux Go Car), le GPS s'affole «you're going the wrong way, you're going the wrong way », il ne sait plus s'il doit parler Français ou Anglais alors que nous faisons demi-tour en plein virage!!Encore une crise de rire!!

2 minutes plus tard, nous nous égarons en cherchant Lincoln Boulevard, nous nous arrêtons pour regarder le plan de la ville.Une voiture s'arrête alors à notre hauteur, nous pensons lui demander le chemin, pas de chance il est perdu aussi et nous demande le chemin du Golden Gate, que nous savons lui indiquer!Nous repartons, et enfin, le GPS trouve la route, sauvés!Plus loin, nous passons devant le monument de la Légion d'Honneur, c'est alors qu'un groupe d'officiers de l'US Navy en grand uniforme blanc immaculé, sort d'un bus, les militaires s'empressent tous de sortir leur appareil photo et nous voilà mitraillés, faisant des coucous dans notre petit engin, chose qu'ils n'avaient sans doute jamais vu!!Une crise de rire de plus!!
Le temps change, il fait très frais maintenant, et nos polaires ne sont pas de trop alors que nous traversons le Golden Gate Park.Au croisement avec l'autoroute 101, nous ne savons pas trop où aller, nous démarrons et nous apercevons trop tard que nous nous engageons sur la 101, alors que le GPS nous avait bien dit de faire attention aux files, les filles derrière nous aussi en Go Car font une manoeuvre in extremis pour ne pas nous suivre, tandis que nous nous garons sur le trottoir.Un passant avec son chien nous aperçoit, attache son chien à un arbre et vient aider Liliane à pousser le Go Car, il n'y a pas de marche arrière.Liliane saute dans la voiture, nous remercions le passant et prenons à contresens( bien sûr!!), la bretelle de l'autre côté, alors qu'aucune voiture ne vient.Ouf, nous voilà sauvés, heureusement qu'il n'y avait pas de policeman à l'horizon, car j'ai encore besoin de mon permis pour la suite de notre voyage!Nous traversons alors le quartier branché de Haight Ashbury avec ses boutiques extravagantes, dommage, nous n'avons pas trop le temps de nous y arrêter, ça a l'air très sympa.Le GPS nous propose d'agrandir notre boucle par un passage aux célèbres Twin Peaks pour une magnifique vue sur la ville, mais, au vu du brouillard autour de nous, nous décidons de ne pas y aller.Nous continuons par le Presidio, ex base militaire qui sert aujourd'hui entre autres, de siège à Lucasfilm, la société de production de George Lucas.Le GPS nous accompagne fidèlement en nous racontant l'histoire des différentes parties de la ville.Nous voici arrivés au nord, prêts à descendre, debout sur les freins, la plus connue des rues en pente du pays:Lombard Street.Nous attaquons dare-dare l'enfilade des 8 virages de la pente à 26°, tout en filmant et toujours mitraillés par les touristes présents au milieu des parterres d'hortensias en fleurs, que nous faisons, encore une fois, bien rire!!Il est alors temps de prendre le chemin du retour vers Blazzing's Saddles, où nous quittons à regrets notre petit engin jaune, après 3 heures de circulation à 35 mph maximum dans toute la ville.
Un petit goûter au Starbucks du coin, nous reprenons le bus vers les Yerba Buena Gardens pas loin du Civic Center, très beaux jardins modernes de centre ville, alliance réussie entre les matériaux urbains et les végétaux.Liliane en pince pour le joli manège à chevaux de bois installé là.



Le soir arrive, nous allons diner tôt au Mason Café, un petit restaurant très sympa dans Mason street, où l'on mange de délicieuses salades et où le patron est fan de Paris, on y voit des aquarelles de la ville partout accrochées au mur.Le retour à l'hôtel se fait à pied, nous nous couchons tôt, un peu fatigués encore, et le lendemain matin, pas de temps à perdre, nous avons un avion à prendre!
Mercredi 23 juin 2010 :Lever à 6h:ce matin, il faut faire vite, nous partons pour...Las Vegas!!Nous prenons un rapide petit-déjeuner au Starbucks du coin de la rue (eh oui, nous adorons Starbucks!!), puis nous nous pressons vers la station de BART de Montgomery à 10 mn à pied.Là, nous ne trouvons pas l'escalator pour y descendre, c'est alors que 3 personnes nous proposent successivement leur aide, le dernier quittera même spontanément la file de son petit-déjeuner pour nous aider à descendre 3 volées de marches jusqu'au quai du BART avec nos bagages, ce dont nous le remercions chaleureusement!!Encore une fois, vive l'attention aux autres des Américains!!

Arrivés à l'aéroport, nous nous dépêchons d'attraper l'Airtrain qui nous conduit au terminal 1, où nous apprenons que notre vol aura 2 h de retard!
Bon, c'est les vacances alors nous restons philosophes, ce n'est pas grave!Nous décollons donc à 12H40 sur Southwest, nous survolons la Sierra Nevada, puis le désert brûlant du Nevada, enfin nous apercevons les premiers quartiers de Las Vegas.Nous atterrissons à l'aéroport MacCarran à 14h20, nous voyons déjà les silhouettes familières du Mandala Bay, du Luxor, du MGM à travers le hublot.
Le « baggage claim » de MacCarran donne le ton:il y a des machines à sous partout et nous nous en amusons.Nous sortons du terminal climatisé et là, la chaleur nous tombe dessus, il fait 103°F(39,5°C) le vent brûlant nous déssèche instantanément, quel contraste, il faisait 18°C à San Francisco.La navette nous conduit au Car Rental Center, distant de 3 km du terminal, nous passons très vite chez Alamo car il n'y a personne à attendre et nous avions réservé depuis la France.

Nous choisissons un Ford Escape blanc parmi la douzaine de véhicules prêts à la location, il est très récent, a une bonne garde au sol (pour les pistes!) et est très bien équipé.Nous sortons notre fidèle ami TomTom (merci Elodie!) qui a fait aussi le voyage depuis la France, et c'est parti, direction le Premium Outlet par l'I15 North pour une petite après-midi shopping.Nous passons trois bonnes heures à déambuler dans cet immense centre commercial, faire quelques achats, un petit goûter au Starbucks évidemment, puis nous reprenons l'I15 vers le sud pour rejoindre notre hôtel au coeur du Strip:l'Imperial Palace.Nous garons la voiture dans le parking à étages, nous dirigeons vers la réception en traversant bien sûr tout le casino, enfin entrons dans notre chambre au 13ème étage dont la vue donne sur la piscine et sur le Flamingo voisin.
Le (difficile!) choix de la voiture au car rental center

Il est 19h mais pas le temps de se reposer, nous sommes à Vegas et nous voulons en profiter, alors on repart tout de suite!Nous marchons vers le sud du Strip nous frayant un passage parmi la foule qui commence à grandir sur les trottoirs, eh oui, Las Vegas vit essentiellement le soir.Nous commençons par le Harley Davidson Café, plutôt ringard, ou alors pour les fans, et nous sommes contents de retrouver les 4 étages de la boutique M&M's, un magasin délirant où il y a foule pour admirer ou acheter tous les objets à l'effigie de la marque, du distributeur de M&M's au pyjama en passant par la cravate et la déco de Noël!Géniale cette boutique!



Il fait faim alors où allons-nous manger?!Il n'y a que l'embarras du choix, nous décidons d'essayer le restaurant mexicain du Planet Hollywood.L'endroit est assez branché, un groupe d'américains, la trentaine, fait la fête sur la table à côté de nous, à grand renfort de Corona.Le repas est excellent, nous ne sommes pas déçus, nous quittons assez vite le restaurant alors que nos voisins de table commencent à ne plus savoir où ils sont!
La fatigue se fait sentir mais notre envie de parcourir le Strip est la plus forte alors nous continuons par la boutique Coca-Cola, dans le même esprit que M&M's mais sur deux étages seulement.Petit achat de teeshirts au Hard Rock Café à côté, nous remontons tranquillement vers l'Imperial Palace dans la chaleur plus supportable du soir, maintenant le Strip est tout illuminé (c'est peu de le dire!), nous atteignons notre chambre à 23h30, très fatigués, nous tombons aussitôt dans un profond sommeil.
Jeudi 24 juin 2010 :Lever difficile à 7h.Nous avions prévu d'aller visiter Red Rock Canyon à une demi heure de Vegas, mais nous abandonnons l'idée et décidons de rester en ville pour nous reposer un petit peu, les vacances ne font que commencer!
Petit-déjeuner rapide au fast food de l'hôtel, nous voici dehors, nous passons voir les flamands roses au Flamingo, traversons le Strip pour nous rendre au Bellagio, où nous sommes soufflés par la beauté des très fleuris jardins saisonniers.

Un saut à l'imposant et célébrissime Caesar's Palace avec son atrium, ses statues, son aquarium, son Apple Store(!) et bien sûr, comme toujours, le casino démesuré avec ses machines, tables de poker, roulettes...Nous descendons, il commence à faire chaud encore du shopping dans le Miracle Mile Shop, immense galerie commerciale dans le Planet Hollywood.Nous déjeunons chez Earl of Sandwich et retournons à l'hôtel pour une petite sieste réparatrice d'une heure.

Allez, on repart, direction le Nord du Strip nous allons visiter le très luxueux Wynn.

Nous ne sommes pas déçus, la galerie est grandiose et très élégante, le couloir longe les boutiques de luxe et débouche dans un superbe espace végétalisé.


Un petit passage à l'Encore, le jumeau du Wynn et nous continuons vers Bonanza « le plus grand magasin de souvenirs du monde », pour y acheter une dizaine de jeux de cartes des différents casinos de Vegas.En sortant, nous attendons le Deuce qui nous amène tout au nord du Strip, dans le vieux Vegas, à Fremont Street, alors que la nuit tombe.

Le bus nous dépose, nous courons vers l'écran géant au dessus de la rue car le Fremont Street Experience a commencé:une foule dense a les yeux tournés vers l'écran géant qui recouvre entièrement la rue de bout en bout alors que « Light my fire » des Doors arrive à nos oreilles.Extraordinaire!


La projection est finie, nous nous dirigeons vers les 4 casinos qui ont fait connaître Las Vegas:le Binion's, le 4 Queens, le Fremont et le Golden Nuggets qui renferme la plus grosse pépite d'or connue au monde.


C'est dans ce dernier casino que nous décidons de dîner au buffet, excellent, et pas très cher, puis nous déambulons dans la salle de casino qui connaît maintenant (il est 22h) une intense activité, nous nous amusons à observer les joueurs et badauds parmi lesquels on peut croiser des hommes et des femmes à l'apparence hypersophistiquée, tenue de soirée impeccable, maquillage et coiffure soignés, comme des personnes tout droit sorties de l'Amérique profonde en running shoes et maillot de basket, c'est ça Las Vegas!!
A 23 h nous décidons de rentrer en bus, le problème c'est que tout le monde a décidé de descendre vers le sud du strip à cette heure-là, le Deuce est archi bondé, nous mettons presque une heure à regagner notre hôtel à 4,5 miles, il est grand temps de se coucher à plus de minuit, nous sommes épuisés une fois de plus, et il y a de la route le lendemain!
Vendredi 25 juin : Lever à 7h encore difficile!!Bon anniversaire Liliane!Au revoir Las Vegas, nous partons ver l'Est, direction Grand Canyon!Nous aimons bien Sin City, la ville de tous les délires, nous la prenons au second degré, comme un immense parc d'attraction malgré certains aspects pas très reluisants, c'était notre 2ème séjour et nous y retournerons probablement.Pour l'heure, il est temps de monter à bord de notre Ford Escape au garage de l'Imperial Palace et de prendre la route.Après une heure, nous arrivons à l'impressionnant Hoover Dam, le barrage sur le lac Mead, que nous traversons, nous faisons un bref arrêt sur le parking de l'autre côté pour la photo et le film, il fait déjà très chaud, 103°F(39,5°C) il est 10h.
Le niveau d'eau descend toujours dans le lac Mead...

Nous reprenons la route, des ouvriers construisent une autoroute parallèle à notre voie, nous nous demandons comment ils peuvent supporter la chaleur du désert tout en travaillant!
C'est alors que le GPS nous induit en erreur, au lieu de prendre la fameuse route 66 à Kingman, nous tournons sur l'interstate 40 jusqu' à Seligman où nous nous arrêtons pour déjeuner au Canyon Café.Bon, pas grave pour la 66, ce n'était pas non plus un temps fort du voyage!Seligman nous déçoit aussi un peu, tout ce décor authentique avec ses motels, ses vieilles voitures, ..., fait désuet, voire, allez j'ose, ringard, le mythe en prend un coup!Les commerces en bois façons western et la profondeur du paysage alentour en font quand même un lieu particulier.



Nous continuons vers Grand Canyon, le temps change, nous essuyons quelques gouttes de pluie et nous perdons 15°C au passage, ce qui nous rend un peu inquiets pour le coucher de soleil.Arrivée vers 16h30 au Maswik Lodge, nous prenons possession de notre petite cabine sous les arbres, puis nous rendons au bord de la rim, contempler cet abîme sublime dont la beauté nous a fait revenir cette année encore...
Nous ne nous attardons pas trop longtemps car nous avons prévu d'aller admirer le coucher de soleil plus loin.Nous allons en voiture jusqu'au petit parking, puis nous engageons d'un bon pas dans un large chemin forestier pour une marche de 3/4 d'heure jusqu'à un endroit unique sur la rim:Shoshone Point.



C'est un promontoire naturel qui s'avance tel une proue de navire dans le Canyon, à l'extrémité duquel se dresse un monolithe qui semble veiller, sentinelle immobile, sur cette splendeur de la nature.Le point de vue dépasse toutes nos espérances, nous sommes absolument seuls, le spectacle du soleil qui descend lentement sur les roches, les fait passer par toutes les couleurs chaudes, pour finalement les embraser de rouge flamboyant, nous chavire et nous procure un grand sentiment de plénitude et d'émerveillement(encore un grand merci à Ouestusa.fr, Philippe et Thierry qui nous ont indiqué ce lieu)...
Nous y restons un long moment, puis dès que le soleil s'est couché, il faut repartir très vite vers la voiture, car le chemin du retour s'effectue dans la pénombre et nous ne voulons pas tomber nez à nez avec un puma!
Le dîner à la cafétéria du Maswik est rapide, nous sommes encore absorbés par le coucher de soleil sur le canyon et nous allons dormir dans la foulée.
Samedi 26 juin : Lever à...4h45:Oui, pour le lever de soleil!

Nous sortons silencieusement de notre cabane dans les bois, quelques minutes de marche et nous voilà à nouveau au bord de la rim avec quelques autres lève-tôt, tous transis de froid.Le lever de soleil est très beau, mais nous ne sommes pas au meilleur endroit, nous apercevons 2 elks qui grimpent, presque à la verticale la pente devant nous, alors que les premiers randonneurs descendent dans le canyon par le Bright Angel Trail.
Retour à la caféteria pour un petit-déjeuner rapide, et nous voici dans la navette qui nous dépose à Hopi Point pour une petite randonnée au matin sur la rim vers Mohave Point.Le chemin d'Hermit Rest Road tutoie l'abîme et serpente de point de vue en point de vue pour une ballade tranquille.
Nous quittons un peu vite et à regret le site de Grand Canyon, la faute à un programme chargé!On reprend la route vers l'Est par le Desert Drive, nous descendons doucement et la végétation change à mesure que la température augmente!Nous pique niquons à Cameron, un trading post au milieu du désert, nous avons retrouvé la chaleur il fait 98°F(36,5°C).Un petit arrêt photo à Navajo Bridge, un double pont métallique au dessus du Colorado puis c'est l'arrivée à Lee's Ferry, l'endroit d'où partent les rafts sur le Colorado.



Il y en a un en préparation, il est démesuré et suréquipé.La chaleur est difficilement supportable alors nous voulons nous rafraîchir dans la rivière, mauvaise idée, l'eau est glacée, nous sortons aussitôt tandis que les préparateurs du raft, eux, s'y baignent facilement!
Nous repartons, quelques photos aux mushrooms et nous laissons la voiture sur le bord de la route, au départ d'une randonnée un peu hors des sentiers battus:Cathedral Wash.

Petite hésitation au départ, nous en avons pour trois heures de marche et il fait très chaud.Allez, on est courageux et là pour ça, alors on part!La ballade commence tranquillement dans un wash très facile à suivre, le sol est sableux.



Le chemin se fait plus étroit, les parois s'élèvent, nous comprenons vite qu'il faut quitter le fond pour grimper sur les parois pour pouvoir continuer.C'est l'intérêt de la rando:le jeu consiste à chercher son chemin sur les roches en réfléchissant bien aux endroits où monter et descendre, et à utiliser une technique de sioux (pardon, de Navajo!) pour trouver les empreintes de pas de nos prédécesseurs!
A environ une heure du départ, nous sommes à présent bien engagés dans le canyon et donc, à l'ombre, c'est important!La fatigue se fait sentir et Liliane décide de ne pas continuer et de m'attendre, la ballade est un aller-retour et non pas une boucle.Je continue seul, donc, à passer d'un rocher à l'autre, puis, au bout d'une demi heure un murmure s'élève, le vent? non, je crois savoir de quoi il s'agit, à ce moment les parois du canyon s'abaissent puis disparaissent, un large chemin sableux apparaît, le murmure se fait plus fort, encore quelques centaines de mètres et, oui , c'est le fleuve Colorado qui coule là devant moi, large et puissant.Comme Philippe et Thierry dans OuestUSA.fr l'ont écrit, je ressens un sentiment de joie et d'accomplissement à la vue de l'eau, quelle récompense au bout du chemin!

Enfin, le Colorado!!!
Je reste là quelques minutes espérant voir passer un raft, puis je repars, Liliane doit m'attendre.Je la rejoins au bout de ¾ d'heure de marche et je lui raconte la superbe fin de la rando, elle regrette alors de n'avoir pas continué car la dernière partie était, je pense, tout à sa portée.Nous retournons tranquillement au petit parking, il fait toujours très chaud (104°F/40°C à 17h15), nous remontons dans la voiture direction Page, petite ville dortoir au bord du lac Powell en plein désert.Nous dînons au Dam Bar Grill, très bon et service très sympathique et agréable, puis nous retournons au Quality Inn pour une nuit bien méritée!
Dimanche 27 juin : Lever à 7h, nous prenons un solide et succulent petit-déjeuner à l'hôtel, puis nous sortons de Page passant devant la quinzaine d'églises différentes de la ville, pour nous rendre pas très loin, pour un autre temps fort du voyage:Lower Antelope Canyon.
Arrivés à la cahutte au bord de la route, nous nous inscrivons pour le tour de 10h, puis nous patientons sous l'abri en tôles, il fait déjà 84°F(29°C), le temps est superbe.
Notre guide arrive, il s'appelle Brad, c'est un jeune Navajo d'une vingtaine d'années, il appelle le groupe de 10h, nous sommes à peine 10, et c'est parti!
Nous marchons dans le sable jusqu'à la plaque installée à la mémoire des 11 personnes (dont 7 Français) victimes d' un flash flood en 1997:un orage s'est déclenché en amont du slot canyon, l'eau est montée très vite et a piégé le groupe au fond, qui n'a pu remonter en raison de l'étroitesse de l'endroit et du nombre insuffisant d'échelles.Brad nous rassure en nous indiquant que, depuis, l'entrée et la sortie ont été inversées et le nombre d'échelles, adapté.
Nous continuons jusqu'à la faille d'entrée en nous demandant comment nous allons pouvoir y pénétrer tant c'est étroit.

Nous nous glissons pas après pas et découvrons une première échelle métallique qui nous conduit d'une volée de marches, au fond du canyon.Nous progressons lentement, encadré par les parois, subjugués par la beauté de la roche ocre sculptée patiemment par l'eau, découvrant, grâce à Brad, les formes inscrites autour de nous.Nous croisons un ou deux autres groupes, et Brad nous propose naturellement de prendre des photos ou de nous indiquer les meilleurs endroits pour le faire.



La visite s'achève au bout d'une heure de déambulation, nous remontons par une dernière grande échelle qui nous fait quitter la fraîcheur relative du canyon pour arriver dans la fournaise du désert.

Quelques dizaines de mètres dans le sable, et nous voici à notre point de départ.Nous remercions chaleureusement Brad grâce à qui nous avons fait une visite mémorable du canyon, puis nous reprenons la 98, vers l'Est.
Nous déjeunons rapidement dans la voiture après nous être arrêté dans une supérette au bord de la route, enfin, nous arrivons dans un autre endroit mythique de l'Ouest:Monument Valley
Il est 15h mais à cause du jeu subtil des différences d'heures entre l'Arizona et la réserve Navajo, nous devons avancer nos montres d'une heure lorsque nous arrivons au coeur du parc.Nous allons prendre notre chambre au View, l'hôtel qui fait face au site et nous ne sommes vraiment pas déçus, nous avons rarement vu un hôtel implanté dans un lieu si exceptionnel tout en y étant parfaitement intégré.Nous reprenons alors la voiture pour emprunter la piste de 17 miles qui passe au pied des différentes Buttes, heureusement nous avons un SUV avec une garde au sol importante, car la piste est en mauvais état, les voitures type berline paraîssent avoir quelques difficultés à passer dans les trous et dans le sable mou, il y a même un camping-car et nous ne l'envions pas du tout!





Nous parcourons la piste à vitesse réduite, dépassés souvent dans un nuage de poussière par les 4X4 des Navajos auxquels on peut acheter un parcours.Monument Valley se dévoile à nous majestueusement à mesure que nous avançons, John Ford's Point, Artist's Point, les Buttes, nous touchons du doigt le symbole de l'Ouest américain, on a l'impression qu'on va croiser à tout moment une diligence poursuivie par des Indiens!
2H plus tard nous finissons la boucle, avec un goût de trop peu, notre SUV blanc est couvert de sable rouge, c'était un super moment!!
Nous dinons au restaurant du View, très bon, le service avec le sourire et pas cher contrairement à ce que l'on peut penser, la vue en plus et quelle vue!Nous profitons de la douceur du soir pour contempler une fois de plus les Buttes depuis la terrasse du visitor center, on ne s'en lasse pas, une musique planante s'élève dans la quiétude du crépuscule, on est loin de tout c'est le bonheur!


La nuit est maintenant tombée, pour bien finir la journée un vieux western en noir et blanc avec John Wayne (le titre?Ne sais plus, pas grave!!) est projeté sur le mur de l'hôtel avec en guest star bien sûr, le fabuleux paysage là, en bas, qui a servi de décor maintes et maintes fois dans des films.Encore un moment unique!
Lundi 28 juin : Lever à... 4h30, eh oui, pour les photos des Buttes à l'aurore!C'est vraiment pas compliqué au View, on sort du lit, on fait trois pas pour atteindre le balcon, le paysage s'offre à nous, moins impressionnant, c'est vrai, qu'au sunset mais quand même magique.Le temps de faire la photo, hop, trois pas dans l'autre sens, je retourne au lit pour un moment, pas fou quand même!!

Nous nous levons réellement à 7h pour retrouver ce paysage de carte postale alors que le soleil est déjà haut, nous allons avaler un copieux et délicieux petit-déjeuner, toujours servi avec le sourire.Pas à dire l'hospitalité Navajo n'est pas un vain mot quoiqu'on en dise.Un petit tour au visitor center pour en apprendre plus sur la nation Navajo, intéressant mais dirigé presqu'exclusivement vers le rôle qu'ont tenu les Navajos pendant la seconde guerre mondiale (voir le film Windtalkers) pour assurer les communications de l'US Army dans le Pacifique, donc un exposé pour le moins incomplet.La boutique de l'hôtel présente de beaux objets, mais hors de prix, nous ne nous y attardons pas.John Wayne y est omniprésent, il y a un portrait géant de lui sur le mur avec sa fameuse devise: »A man has got to do what a man has got to do », trop fort John, quel philosophe!
Nous quittons vraiment à regrets le parc, c'est l'un des endroits qui nous a marqués le plus dans notre voyage, mais nous avons encore plein de choses à découvrir.Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons pour prendre la célèbre photo, en pleine ligne droite, la route qui rejoint l'horizon près des silhouettes lointaines de Monument Valley, donnant au tableau une formidable impression de profondeur et d'espace.Mythique!

Un peu plus loin nous bifurquons pour aller jeter un coup d'oeil aux lacets de la San Juan River, c'est Gooseneck Overlook où nous restons peu de temps car une autre piste nous attend:Valley of the Gods.Semblable à la piste de Monument Valley, elle mesure aussi 17 miles, mais nous ne sommes vraiment pas nombreux à la parcourir à allure assez soutenue dans un nuage de poussière, cette fois notre valeureux Ford Escape est complètement rouge!


1h30 de virages, de creux et de bosses plus tard, le tout dans un environnement grandiose, nous sortons pour nous attaquer quasiment tout de suite, à une fameuse route en lacet, non goudronnée bien sûr:Moky Dugway.Cette étroite piste à flanc de montagne grimpe vertigineusement en lacets, la plaine que nous venons de quitter se fait toute petite au fur et à mesure, et...non, il vaut mieux ne pas trop regarder en bas!
Une petite frayeur, nous croisons un énorme camion benne en charge, il roule comme sur le périph' à Paris, seulement il descend, lui, il est donc du bon côté de la montagne, pas nous, petit instant de tension, on garde bien la ligne et ça passe plutôt bien alors que nous traversons tant bien que mal le nuage de poussière qu'il a soulevé.Nous atteignons le sommet sans encombre, sans croiser personne d'autre, regrettant presque d'y être déjà!
Petit arrêt à Monticello, nous galérons un peu pour trouver notre déjeuner, nous nous rabattons sur des sandwichs de station service vite avalés, car nous ne sommes pas en avance sur le timing, nous prenons la route de Canyonlands, The Needles, où nous avons prévu une petite randonnée.
La route est un peu monotone, nous traversons de grandes étendues « open range », mais sans apercevoir aucun animal.Nous arrivons au visitor center de The Needles à 16h45, nous y passons un peu de temps, nous reprenons la voiture pour atteindre le départ de notre rando, c'est tout au fond du parc:Slickrock Trail.Il fait encore très chaud (96°F/35,5°C) lorsque nous attaquons la marche sur le slickrock.Nous progressons rapidement, le chemin est très bien balisé par les nombreux cairns présents, nous nous permettons même d'indiquer le chemin de retour à un groupe d'Américains qui a trouvé le moyen de se perdre!


La rando est superbe, dans un environnement très minéral, la progression est très facile car ce n'est que du rocher sans dénivelé important.Nous apercevons au loin les aiguilles rocheuses qui donnent leur nom au parc, nous passons une succession de points de vue dégagés sans croiser personne.
Nous terminons la boucle à 18h10, ravis, mais nous regrettons de n'avoir pas eu plus de temps pour parcourir la rando reine de The Needles:Chesler Park.Il faudra revenir!
Retour en voiture, nous avons encore quelques miles à avaler jusqu'à notre hôtel à Moab.Nous mettons plus d'une heure et demie à rallier la mecque du VTT, et nous ne sommes pas fâchés lorsque nous arrivons devant la réception de l'Inca inn, bien fatigués de la journée et des kilométres parcourus.L'accueil du réceptionniste nous remet d'aplomb, il est très jovial et sympathique, nous explique plein de choses sur Moab et nous indique last but not least, le restaurant d'à côté, où, paraît-il, on sert d'énormes assiettes de spécialités américaines et mexicaines, c'est le restaurant où aiment se retrouver les locaux.Ni une ni deux, nous avons faim et décidons de le tester, nous ne sommes pas déçus, c'est excellent et vraiment pas cher.Enfin nous allons nous coucher, nous sommes vannés et nous devons être en forme pour le lendemain, car il y a de la rando au menu!
Mardi 29 juin 2010 : Lever à 6h30.Petit-déjeuner vite pris à la réception de l'hôtel, nous nous mettons en route pour le parc d'Arches, tout à côté de Moab.Comme d'habitude, nous nous arrêtons au visitor center pour en apprendre le plus possible sur l'endroit où nous nous trouvons, même si nous savons déjà quelle rando nous allons faire.Celui d'Arches ne nous déçoit pas, tout est bien expliqué, voire bien approfondi, notamment sur la géologie, les rangers sont disponibles et très accueillants.Nous parcourons ensuite les 18 miles qui nous séparent du fond du parc car nous avons choisi d'explorer Devil's Garden avant que la chaleur ne nous écrase.
Nous sommes au départ du trail à 9h25, ce n'est pas tôt, mais tant pis, il y a déjà beaucoup de voitures sur le parking.Sacs au dos, crème solaire, vérification de l'eau (très important) et nous voilà partis.
A l'entrée de Devil's Garden, le matin
Les premiers yards, jusqu'à Pine tree Arch, nous sommes relativement nombreux, puis à mesure que nous avançons, nous nous retrouvons presque seuls, alors que le soleil monte dans le bleu azur du ciel de l'Utah et que la chaleur se fait déjà bien sentir.

Le trail est magnifique, mais pas des plus faciles, c'est une alternance de montée sur le slickrock, de passages dans le sable très fin, puis sur un sentier caillouteux.Nous marchons parfois sur une crête arrondie avec du vide de chaque côté, j'adore!!

Les arches naturelles se succèdent, plus élégantes les unes que les autres:Landscape Arch, Partition Arch, Navajo Arch, encore une fois, la nature a fait un sans-faute.

Au bout d'1h30 de marche nous arrivons au bout du trail, c'est Double O Arch, qui nous attend pour nous offrir son ombre protectrice et bienvenue.Cette arche est en fait une superposition de deux petites arches, d'où son nom.Le propre de l'humain étant la curiosité, nous ne résistons pas à l'envie de passer à travers l'arche inférieure pour aller voir derrière:outre la fraîcheur, nous rencontrons deux autres randonneurs qui ont eu la même idée que nous, et nous sommes rejoints par d'autres personnes encore.Nous prenons quelques minutes pour manger quelques biscuits, nous réhydrater et surtout, profiter de l'endroit superbe, entourés de roche ocre parsemée d'une pauvre végétation.



Nous repartons non sans avoir jeté un coup d'oeil à travers Double O à un monolithe à l'allure un peu inquiétante (et qui porte bien son nom!):Dark Angel, un rocher de couleur noire qui semble planté là depuis toujours.

Nous décidons de repartir par le même chemin et de ne pas faire la boucle par Primitive Trail car elle est réputée ardue.
Le retour nous semble rapide, le paysage en sens inverse est toujours grandiose et nous croisons beaucoup plus de monde, lorsque nous arrivons au parking celui-ci est bondé, il n'y a plus une place, et pas question de se garer sur le bas-côté, les rangers veillent!

Il est 12h30, il fait 87°(30,5°C) nous reprenons la voiture pour revenir vers l'entrée du parc et nous nous arrêtons au parking des Windows.Nous partons pour une courte marche vers ces deux arches juxtaposées que nous atteignons non sans mal, la fatigue de la précédente rando ainsi que la chaleur se font bien sentir.Nous restons sous les Windows un petit moment, il y a beaucoup de monde avec nous, mais nous nous avouons vaincus, incapables de continuer, nous décidons de redescendre à Moab.
Quelques courses au City Market, puis nous regagnons l'hôtel pour une petite sieste réparatrice pendant les heures les plus chaudes, il fait 98°F(36,5°C).
Nous nous réveillons au bout d'une heure, trop tard pour nous rafraîchir dans la piscine, bon, ce n'est pas grave, nous allons acheter des sandwichs pour le soir et nous flânons un peu dans les rues de la ville.A 17h45 nous remontons en voiture, direction le parc d'Arches pour la 2ème fois aujourd'hui, car nous avons rendez-vous avec le joyau d'Arches, le symbole de l'Utah:Delicate Arch, la bien-nommée.
Nous nous garons à 19h00 sur le (trop!) petit parking du départ de la randonnée.L'intérêt de la promenade est de contempler Delicate Arch au sunset, c'est pourquoi il faut partir assez tôt pour être sûr d'y être juste au couchant et aussi... pour trouver une place sur le parking (merci encore OuestUSA.fr)!Nous empruntons le sentier bien balisé, loin d'être seuls, cependant sans entendre une parole.En levant la tête on aperçoit plus loin les randonneurs qui nous précèdent gravir lentement le slickrock comme en procession.

Le chemin est facile, nous avançons d'un bon pas jusqu'au slickrock, et là, ça se corse, il faut grimper une pente assez raide sur une distance importante.

Nous soufflons arrivés au sommet, mais il faut continuer, nous retrouvons le sentier qui serpente entre les rochers, tantôt dans du sable mou, tantôt sur le rocher.

Nous approchons maintenant une corniche, extraordinaire chemin à flanc de montagne, le soleil est bien bas maintenant, il illumine la roche rouge qui irradie, nous sentons que nous touchons au but.

Au bout de la corniche, nous sommes saisis par le panorama qui s'offre à nous:Delicate Arch est là, devant nous, élégamment posée au bord de l'abîme, un sentiment d'accomplissement s'empare de nous, nous l'avions rêvé et maintenant réalisé, moment magique de notre voyage.


La nature prévoyante a poussé le raffinement jusqu'à laisser un amphithéâtre naturel creusé dans la roche pour nous permettre de jouir de ce spectacle à couper le souffle.

Il faut dire que nous ne sommes pas seuls, il y a bien autour de nous une centaine de personnes appareil photo en main, trépied installé pour prendre le cliché ultime, lorsque les derniers rayons de l'astre du jour éclaireront la perle de l'Utah.

Nous profitons au maximum nous aussi, au milieu de ces gens de toutes nationalités venus admirer Delicate Arch.Certains se font photographier sous l'arche, déclenchant assez vite une vive protestation de la part des amateurs de la photo parfaite.Nous y restons un bon moment, personne n'a envie de redescendre, il faut quand même s'y résoudre lorsque le soleil s'est couché.

Nous reprenons alors le chemin du retour et nous croisons des randonneurs qui montent alors que la nuit est toute proche, et qu'il n'est pas possible de retrouver son chemin dans l'obscurité.Bon, normalement ils savent ce qu'ils font, alors...
La descente s'avère beaucoup plus facile, en 45 minutes nous sommes de retour au parking alors qu'il fait quasiment nuit.Nous jetons un dernier regard derrière nous, puis nous quittons le parc à la lumière des phares, l'obscurité est maintenant totale alors que nous retournons à Moab.
Mercredi 30 juin : Lever à 6h!!Petit déjeuner rapide à l'Inca inn, de toutes façons la salle est petite, il faut y arriver tôt, car bien sûr, tout le monde arrive à la même heure pour partir en randonnée.Nous nous promettons de mieux nous organiser le matin car il est déjà 8h lorsque nous quittons l'hôtel, nous ne sommes pas tôt!
Nous prenons la 191 vers le nord puis nous bifurquons à gauche direction le parc de Canyonlands, Island in the Sky(j'adore ce nom!).Encore une fois le temps est superbe, il fait 76°(24,5°C) lorsque nous arrivons à 8h45 sur le parking de départ de la toute petite randonnée de Mesa Arch.Nous empruntons le petit sentier qui monte légèrement puis contourne une petite butte et enfin nous amène à Mesa Arch, une jolie arche posée au bord de l'abîme qui a la particularité d'accrocher la lumière du soleil levant, et...oui! il est encore temps, nous courons jusqu'à elle, juste à temps pour admirer le dessous de l'arche éclairé.


Bon, c'est sûr, une heure plus tôt aurait été certainement mieux, mais le spectacle est encore au rendez-vous, c'est magnifique et en plus nous sommes seuls!L'arche est un vrai entonnoir pour le vent qui remonte la pente et se renforce en passant à travers à tel point qu'il est difficile de tenir à côté.Une famille américaine arrive, et comme souvent, le père nous propose spontanément de nous prendre en photo devant Mesa Arch, ce que nous acceptons avec plaisir!Nous discutons quelques minutes avec eux, puis nous les laissons à leur contemplation, car pour nous, la journée ne fait que commencer.
Retour au parking, un petit parcours en voiture nous amène au parking de White Rim, c'est une randonnée qui longe sur sa plus grande partie une falaise abrupte laissant le regard accrocher plus bas le fameux « white rim », la rive blanche, qui suit le fleuve Colorado creusant un chemin tortueux dans le plateau rocheux.Le chemin débouche au bout d'une demi heure sur un cul-de-sac au bord de la falaise, où nous apercevons au loin le fleuve apportant une note de fraîcheur dans le désert environnant.

Nous faisons demi-tour alors que la chaleur commence à se faire sentir et nous apprécions les endroits où le vent arrive jusqu'à nous.Sur le parking, un ranger a disposé un panneau indiquant l'heure de sa prochaine « conférence en plein air », dommage c'est un peu tard pour nous, mais ça aurait pu être très intéressant.Nous décidons alors d'aller au point de départ de notre prochaine rando:Grand View Trail.Petit pique nique sur les tables mises à disposition, et bonne surprise, les yaourts que nous avons apportés dans notre sac à dos isotherme sont restés très frais malgré la chaleur.Quel luxe de pouvoir les déguster ainsi dans un tel endroit!Nous ne traînons pas au pique nique car nous sommes attaqués par des insectes volants, genre moustiques, qui ne veulent pas nous lâcher!
Alors nous partons pour Grandview Point sur un chemin caillouteux un peu accidenté.Partout dans l'Ouest, mais en particulier ici car le terrain nous paraît favorable, nous faisons attention où nous mettons les pieds, car il peut y avoir des rattlesnakes, et nous n'avons pas envie de marcher sur la queue d'un specimen, même si c'est assez rare et que ce sont des animaux timides avant tout!Nous arrivons à Grandview Point un peu fatigués, le soleil est maintenant au plus haut, la chaleur est écrasante.Le site est grandiose, c'est un promontoire avec une vue exceptionnelle sur le plateau en dessous et nous allons au point le plus loin en sautant de rocher en rocher.

Nous nous mettons ensuite à l'ombre pour une petite pause bien méritée, encore une fois nous sommes seuls, c'est ce que nous apprécions dans Canyonlands, ce n'est jamais la foule!

Le retour se fait agréablement au milieu d'une végétation très clairsemée de type méditerranéenne, sans croiser beaucoup de monde.Nous quittons le parking pour nous rendre un peu plus loin, nous avons choisi de faire une petite balade sur le dos de la baleine:Whale Rock.
C'est en fait un énorme rocher de couleur ocre, d'une quinzaine de mètres de hauteur aux formes arrondies sur lequel nous allons grimper.La première partie se fait sans problème sur du slickrock et un sentier classique, jusqu'à une pente rocheuse très abrupte devant laquelle nous hésitons.Bon, pas le choix, il faut l'escalader...à quatre pattes, impossible de faire autrement!
Arrivés au sommet, nous retrouvons un vent à décorner les bisons(!) qui nous fait progresser prudemment, car ce n'est pas facile de garder son équilibre, et le bord n'est jamais loin!Le point de vue est très beau, nous embrassons d'un regard une grande partie d'Island in the Sky, une famille pique-nique au sommet tout en profitant du paysage, alors que nous marchons sur tout le pourtour du « dos de la baleine ».

A présent il faut redescendre, oui mais par où?!La seule voie possible semble être celle que nous avons emprunté pour l'aller, mais la pente est trop raide?!C'est alors qu'un groupe de rangers arrive au sommet, nous les avions vus, car au parking ils avaient garé leur énorme Chevrolet Suburban à côté de notre petit Ford Escape.Je décide d'aller leur demander quel est le chemin le moins risqué, et ils nous indiquent, le geste accompagnant la parole, un endroit de la pente un tout petit peu moins abrupt que nous pouvons descendre en faisant de petits lacets.Merci encore les rangers!

Nous rions encore de cette petite balade un peu insolite en arrivant à la voiture vingt minutes plus tard!
L'après midi est bien entamée lorsque nous quittons le parc, non sans s'être arrêté au visitor center, toujours très intéressant.Au lieu de retourner de suite à Moab, nous tournons vers le petit parc de Dead Horse Point.Comme d'habitude, un petit arrêt au visitor center, qui nous apprend que, durant la conquête de l'Ouest, les cowboys utilisaient les anfractuosités au bas des falaises pour créer des enclos naturels pour capturer et parquer des chevaux sauvages.C'est ainsi que fit un jour un cowboy, puis, il oublia le troupeau dans son enclos, les animaux abandonnés sans ressources moururent les uns après les autres.Véridique ou pas?Toujours est-il que cette légende a créé le nom de ce state park:Dead Horse Point.
Nous nous garons plus loin, puis nous cheminons tranquillement le long de la rim, c'est très facile, le large chemin est goudronné pour permettre le passage des fauteuils roulants.Encore une fois c'est un endroit d'une grande beauté, le Colorado passe presque au pied de la falaise, la roche rouge est éclatante et contraste fortement avec le bleu azur des bassins de potasse sur la gauche.nous regrettons de n'avoir pas réservé plus de temps pour ce parc car il est plus grand qu'il n'y paraît.Tant pis!Il est temps de prendre le chemin du retour car nous avons encore une heure de route jusqu'à Moab.Pour la petite histoire, c'est ici qu'a été tournée la scène d'ouverture du film Mission impossible 2, lorsque Ethan Hunt alias Tom Cruise, reçoit son ordre de mission alors qu'il escalade la spectaculaire falaise.


Une fois rentrés, bien fatigués, il faut le dire, nous décidons d'aller dîner à La Hacienda, le restau mexicain juste à côté de l'Inca Inn là où nous avons mangé deux jours plus tôt.Le patron, un colosse très très sympathique nous reconnaît et se met à discuter avec nous.A côté de nous, quatre jeunes locaux commandent puis mettent moins de 10 minutes à manger, emportent ce qui reste dans le même « doggy bag » et s'en vont!Etonnant!
Nous nous régalons encore une fois des salades mexicaines servies dans des galettes de maïs légères et croustillantes, un délice!Nous sortons lorsque le patron nous demande si nous revenons le lendemain, hélas, nous partons alors non, mais peut-être l'année prochaine!!Nous l'assurons également de faire de la pub pour son restaurant, excellent et pas cher, (voilà c'est fait!) il est ravi et nous souhaite une bonne fin de séjour aux US!

Jeudi 1er juillet 2010 :Lever à 6h30, puis départ de Moab à 8h par la belle route 128 qui longe le Colorado dévoilant au passage quelques plages de sable fin sur le bord et toujours entourée de roche rouge.Le changement de décor est radical lorsque nous tournons sur l'I70, l'Interstate qui vient de Denver est très monotone, son seul intérêt est de nous faire filer vers l'Ouest à la vitesse très honorable de 75mph(120km/h)!
Enfin nous laissons cette Interstate pour nous engager sur la petite UT 24 qui nous conduit doucement à notre destination juste à côté de Goblin Valley, c'est Little Wild Horse Canyon où nous arrivons en fin de matinée.Ce canyon est un « slot » comme nous les aimons, c'est même une référence en la matière, par contre, j'aurais souhaité connaître l'origine de ce nom, mais je n'ai trouvé personne pour me la communiquer, on va alors s'arrêter au fait qu'il porte un joli nom!
Après avoir signé le classique registre, nous voilà partis pour un aller retour de 3h normalement dans le canyon.La première partie nous fait emprunter un wash, très facile jusqu'à l'entrée proprement dite du canyon que nous atteignons en 10 minutes, et là, premier problème:nous sommes face à une roche de plus de 2m de hauteur, lisse comme les parois autour, pas question d'escalader.Nous doutons, l'entrée est-elle par ici?Il n'y a pas d'indication ni de cairn pour nous aider.Nous décidons de revenir sur nos pas, c'est alors que nous trouvons la solution (bon sang mais c'est bien sûr!!), il suffit de monter sur la pente rocheuse à la sortie du wash, puis de redescendre dans le canyon en contournant la roche abrupte et le tour est joué!C'est ce que nous faisons et 3 minutes plus tard nous retrouvons le fond sablonneux canalisé par les parois.
C'est par là l'entrée de Little Wild Horse Canyon
La suite de la progression se fait sans aucun problème, nous marchons même plutôt vite, nous rencontrons des passages très larges suivis de long passages très étroits, où parfois, nous devons nous mettre de côté ou bien marcher avec le corps incliné à gauche ou à droite, grimper sur des rochers en s'aidant des parois, c'est très fun et nous sommes vraiment ravis de la balade!


Nous rejoignons trois américains dont l'un observe les oiseaux qui nichent sur les hautes parois à l'aide d'une lunette sur trépied, puis nous dépassons une famille suisse-allemande avec laquelle nous discutons quelques instants, c'est ça aussi (et surtout!) les voyages.
Plus loin, alors que le canyon s'est élargi, nous marchons depuis environ 1h30 lorsque nous faisons notre pause pique-nique assis sur des rochers.Nous remarquons alors que le ciel s'est assombri, ce qui nous inquiète un peu, car nous craignons l'orage.C'est alors que nos trois américains amateurs d'oiseaux arrivent, nous leur demandons s'ils sont de l'Utah et s'ils savent s'il y a une menace d'orage ou pas:oui, il habitent l'Utah, mais non ils ne savent pas plus que nous s'il va pleuvoir ou pas!Bon, nous voilà plus avancés!Le plus jeune d'entre eux ajoute quand même qu'il n'est pas tranquille et qu'ils vont rebrousser chemin, ce qu'ils font tout de suite après nous avoir salués chaleureusement.Le problème c'est que nous n'avons pas envie de faire demi-tour maintenant, nous voulons toujours voir ce qu'il y a derrière le prochain virage, la roche suivante à grimper, ...alors... nous continuons un bon quart d'heure!Nous ne savons pas si nous sommes au bout du canyon, il est très large maintenant, il n'y a aucune indication, mais le ciel est très sombre et le vent se lève.Le fait d'être complètement seuls dans cet endroit si isolé à presque deux heures de marche de notre voiture avec un temps qui se dégrade, nous fait retourner sur nos pas, à regrets, nous aurions souhaité continuer, mais bon, il faut être raisonnable.Le retour est tout aussi intéressant, nous découvrons Little Wild Horse dans l'autre sens, c'est comme si c'était un nouveau canyon.Nous prenons plus le temps d'observer le travail de l'eau sur la roche et de faire des photos.

Nous ne croisons personne, excepté une famille américaine dont nous aidons les ados à passer un enchevêtrement de rochers, nous restons alors échanger un moment avec eux, les parents s'expriment en Français sans aucun accent, à tel point que nous leur demandons s'ils sont Américains:oui nous répondent-ils, ils habitent Provo près de Salt Lake City, mais ils ont vécu plusieurs années à Paris et Bordeaux, ceci explique celà!Nous repartons d'un bon pas après ce moment très sympa, mais nous sommes moins inquiets par rapport au temps car le soleil est revenu, nous le voyons lorsque le canyon s'élargit, mais la chaleur est lourde et suffocante.Nous arrivons à la voiture à 16h30, enchantés de cette superbe rando, car oui, on adore les « slots », définitivement!
Nous prenons la voiture, il fait 96°(35,5°C) et nous quittons la piste pour reprendre l'US 24 vers le sud, sans visiter Goblin Valley qui est juste à côté, mais bon, il faut faire des choix!La route est assez monotone jusqu'à l'approche de notre prochaine étape, c'est Fruita une petite oasis de verdure nichée au coeur d'un massif de roche rouge et ocre, traversée par une petite rivière dans le parc de Capitol Reef.Un petit arrêt d'abord pour observer les pétroglyphes inscrits dans la roche par d'anciens habitants du lieu, puis nous arrivons à la charmante et toute petite école bâtie par les Mormons pour les enfants de Fruita.Un enregistrement sonore nous permet d'écouter la dernière institutrice raconter sa vie de tous les jours, car l'école est fermée, nous ne pourrons pas la visiter, seulement regarder par les vitres l'intérieur sobre avec les pupitres en bois, le bureau surélevé, le tableau noir et le poêle au milieu de la pièce, qui est là pour nous rappeler que l'hiver est très froid ici, bien qu'aujourd'hui il fasse très chaud.

En repartant, nous laissons passer un petit bambi qui semble perdu.Ici, les animaux sont en liberté complète, il y a des elks, des chiens de prairie, des marmottes et nous sommes sur leur territoire!Nous le prenons en photo mais nous ne pouvons rien pour lui, mais sa mère va sans doute le retrouver très vite.Nous allons voir le camping abrité par des grands arbres et nous retrouvons là les elks tranquilles au milieu des tentes et des camping-cars, nous pouvons les approcher, ils sont habitués à la présence humaine...


19h arrive, nous sommes un peu loin de tout dans cette oasis paisible, mais il nous faut rejoindre notre hôtel à quelques miles de là.Peu de temps après nous nous garons sur le parking de notre hôtel, le Rim Rock Inn, et là, nous sommes subjugués par la beauté du lieu.Le Rim Rock est un petit hôtel en longueur, construit en bois au beau milieu de nulle part:il faut voir les reliefs rocheux derrière, majestueux, les badlands autour balayés par le vent qui fait se lever la poussière, c'est un vrai décor de western comme on les imagine, et on y est!Nous nous enregistrons et la réceptionniste nous indique le restaurant de l'hôtel pour dîner.Nous nous y rendons à 19h30 (les Américains mangent tôt!), il n'y a pas beaucoup de monde, la salle à manger est complètement vitrée et donne à contempler ce paysage fabuleux.Comme partout aux US, la jeune serveuse est très souriante et très attentionnée, nous commandons la spécialité maison, le Rim Rock chicken, un poulet rôti avec du miel, délicieux, nous nous régalons autant du repas que de la vue.Nous passons un très bon moment, puis nous sortons alors que la nuit tombe, il fait encore chaud, c'est le silence, on a l'impression d'être un peu seuls au monde, il n'y a que l'impersonnel Best Western de l'autre côté de la route qui joue l'intrus, dommage!!

Le restaurant du Rim Rock Inn
Vendredi 2 juillet 2010 :Lever à 6h30, nous mangeons le petit-déjeuner continental de l'hôtel pour ne pas perdre du temps en allant à Torrey, puis nous repartons vers Fruita pour une randonnée.Nous quittons à regret le Rim Rock qui restera le gros coup de coeur de toutes les nuitées de notre séjour, de par son charme qui sentait si bon le wild wild West.De retour à Fruita sous un soleil radieux, nous attaquons la rando de Cohab Canyon à 8h45 dans une fraîcheur toute relative, il fait 74°F(23°C).La première partie grimpe dur, en lacet à flanc de colline pour rejoindre ce fameux Cohab Canyon.En se retournant, on a une vue globale de l'oasis, avec la ferme, l'école, la maison d'habitation et le camping.

Le contraste entre la verdure des pâturages et des vergers touffus et l'aridité de la roche alentour est saisissant, les Mormons ont bien choisi et bien valorisé cet endroit...Arrivés sur le plateau, nous nous enfonçons dans le canyon, qui est très large.La progression est facile, le sentier est plat et le sol est sablonneux.


Il est joli ce canyon, mais à côté de ce que nous avons vu les derniers jours, il fait figure de « petit ».Nous arrivons à l'embranchement de Frying Pan, une fois de plus la légende raconte que c'est par ce chemin que Butch Cassidy le célèbre hors-la-loi, a fui jusqu'à une arche naturelle qui lui servait d'abri:personne ne l'a jamais retrouvé.Nous n'avons pas le temps d'y aller, alors nous continuons vers la sortie de Cohab Canyon.Nous en atteignons l'extrémité après un peu plus d'une heure de marche, c'est la route UT 24 par laquelle nous sommes arrivés hier.Le point de vue est quelconque, alors nous ne mettons pas longtemps à repartir.Le chemin inverse est, bien sûr, tout aussi facile et nous sommes à la voiture à 10h30.De là nous prend l'envie de visiter la maison-musée d'une famille de Mormons dans les années 1920 (je crois!), juste à côté.Nous la visitons pièce par pièce, c'est assez intéressant à voir, car tout le mobilier occupe encore la maison avec les vêtements, la vaisselle, les ustensiles de tous les jours...Dans la cuisine se tient une dame, et surprise, dans tous les meubles autour d'elle sont posés des gâteaux et autres confiseries, des pots de confiture, de miel...c'est en fait la boutique du musée!!Nous ne résistons pas à l'envie et nous lui achetons des scones à la myrtille qui ont l'air délicieux, ce sera pour plus tard dans la journée.En sortant de la maison nous décidons d'aller jeter un oeil aux vergers pas loin.Il suffit de pousser le portail, de prendre une échelle, de se servir en fruits dans les arbres puis de les peser et enfin de verser dans une boîte l'argent correspondant à la quantité de fruits, le tout sans que personne ne soit là, nous savons juste le nom du propriétaire grâce au panneau à l'entrée.La confiance n'est pas un vain mot aux USA!!

Un petit aller-retour sur la scenic road (qui ne nous laisse pas un souvenir impérissable) et nous reprenons l'UT 24 vers le sud, cette fois nous quittons Capitol Reef.

De l'environnement désertique nous passons rapidement à un paysage de montagne au fur et à mesure que la route s'élève.Les sapins et autres arbres d'altitude deviennent alors nos compagnons, nous traversons de grandes étendues boisées et très faiblement habitées.Nous nous arrêtons pour pique- niquer alors que nous avons bien entamé l'interminable descente sur Boulder.Arrivés là nous tournons à gauche pour nous engager dans l'une des plus belles pistes de l'Ouest:la Burr Trail.Bitumée au départ, elle serpente doucement dans un paysage à nouveau aride, à la végétation éparse.Nous arrivons assez vite à Long Canyon, la piste se retrouve alors canalisée entre deux hautes parois de roche ocre pour déboucher plus loin sur des badlands colorés qui portent vraiment bien leur nom!A présent, le bitume a disparu, nous roulons dans la poussière mais le paysage qui s'offre à nous est toujours fabuleux.

Nous avons prévu de réaliser la rando de Strike Valley Overlook, mais nous passons devant l'accès sans nous en rendre compte.Nous voilà à un col avec devant nous les fameux switchbacks (lacets) qui vont nous faire descendre au fond de la vallée, non sans stress!De là, nous décidons de prendre la Nottom Road vers le nord, puis après quelques minutes, il faut se rendre à l'évidence, on s'est planté!Allez, demi-tour sur la Nottom, puis ascension des switchbacks, une voiture descend à tombeau ouvert, nous nous rangeons prêts à protester lorsque nous lisons « Sherif » sur sa portière, il nous recouvre de poussière en passant, bon, on ne va rien dire mais on en pense pas moins!!
Peu de temps après, nous trouvons enfin la route du parking, c'est indiqué Upper Muley Twist Canyon, c'est ce qui nous a induit en erreur.Ce n'est pas grave, nous commençons quand même la rando après avoir émargé sur le cahier au parking.Nous tenons à la faire car la vue sur le Waterpocket Fold est simplement magnifique et à ne pas rater, nous sommes prévenus(n'est-ce pas Alain-Pierre?!).Nous pressons le pas, la marche est très facile car c'est une piste empruntable par des 4*4.


En chemin nous nous souvenons des scones de Fruita et nous nous offrons un petit goûter bien sympa sur les rochers.Nous continuons et malheureusement le temps se gâte très vite, des nuages d'orage approchent et le vent se lève.Lorsque les premières gouttes arrivent nous décidons à contrecoeur de rebrousser chemin, sans être allé jusqu'au bout ce ne serait pas prudent, mais nous sommes quand même déçus, quel dommage!Bon, on ne va pas se plaindre, le paysage est toujours superbe, alors...
A cause de notre erreur nous ne sommes pas en avance lorsque nous quittons le parking d'Upper Muley Twist Canyon.Le chemin du retour sur la Burr Trail se passe très bien et les nuages ont disparu, c'est rageant!!Nous rejoignons la fameuse UT 12 qui doit nous mener à Cannonville, notre étape de ce soir.Cette route est grandiose, elle traverse d'immenses espaces en se jouant des reliefs, on dirait qu'elle surfe sur la roche:par moments nous roulons sur une crête à 2 mètres du précipice d'un côté et de l'autre, puis nous e ntamons une descente prononcée à flanc de massif avant de remonter tout aussi vite alors que le soleil couchant nous accompagne.La route se termine tranquillement en traversant quelques forêts paisibles en plaine.Nous arrivons à Cannonville, une toute petite bourgade, vers 19h nous y avons réservé une chambre au Grand Staircase Inn qui fait hôtel, restaurant, épicerie, station service!Fatigués de notre journée, nous décidons de laisser la voiture et de pique-niquer dans la chambre avec ce que nous trouverons à l'épicerie.Nous avons envie de déguster une bière bien fraîche mais nous avons beau chercher partout dans l'immense mur de vitrines remplies de boissons, il n'y a pas l'ombre d'une cannette.C'est alors que nous comprenons:nous sommes en Utah et la consommation d'alcool est très réglementée, les abus fortement punis, nous ne trouverons pas la Bud que nous cherchions.Bon, eh bien on va se contenter d'un Pepsi alors!!
Samedi 03 juillet 2010 :Lever à 6h30 pour notre dernier jour de visite...Nous attendons l'employée de l'hôtel qui est en retard pour ouvrir la petite salle attenante à l'épicerie où sont servis les petit-déjeuners...Nous en profitons pour discuter avec un couple de Français qui viennent de parcourir la Cottonwood Road la veille.Enfin elle arrive, pas de très bonne humeur, nous avalons vite nos quelques tartines, puis nous prenons la route direction Bryce Canyon à ½ heure de là, le soleil est avec nous mais il fait assez frais:58°F(14,5°C).
Nous avons déjà visité Bryce mais ce parc est si fabuleux que nous avons décidé d'y repasser cette année.Nous nous garons sur le parking de Sunset point, puis nous descendons dans l'amphithéâtre par le début du trail de Navajo Loop que nous allons prolonger par Queens Garden Trail, la partie Wall Street étant fermée.La magie du plus beau parc de l'Ouest (à notre avis!) opére tout de suite:le sentier louvoie entre les hoodoos, ces fameuses cheminées de fées, vient cotoyer des parois abruptes de roches d'une couleur orange pastel très douce, enfin, se déroule franchement arrivé au fond du canyon où il nous fait découvrir la maigre végétation établie là.

De petits écureuils très curieux nous accompagnent en bondissant d'arbuste en arbuste, assurant le spectacle en grignotant aidés de leurs deux pattes avant.

Nous levons la tête tout en cheminant, l'amphithéâtre de Bryce se découvre maintenant dans toute sa splendeur, ses formes délicatement dentelées se découpent sur le bleu azur profond du ciel de l'Utah.Fabuleux, je vous dis!!



Nous sommes en milieu de matinée, la température est parfaite pour randonner et, bien que nous soyons samedi nous rencontrons peu de gens.Deux heures après notre départ de Sunset Point, le sentier commence à remonter, signe que nous approchons de Sunrise Point et de la fin de la ballade.Au fur et à mesure de l'ascension, nous croisons de plus en plus de monde et de plus en plus bruyant.Nous sommes toujours sidérés de constater qu'énormément de gens s'aventurent dans le canyon chaussés de simples tongs qui font trébucher au moindre caillou, et surtout sans une bouteille d'eau.
Nous restons un moment au bord de la rim à contempler le paysage qui s'offre à nous.Plus bas, on aperçoit des touristes à dos de mule s'apprêtant à descendre accompagnés d'un guide.

Nous rejoignons alors Sunset Point où nous retrouvons la voiture.N'étant pas décidés à quitter Bryce maintenant, nous décidons de pousser jusqu'à Inspiration Point pour encore profiter du parc.Sur la rim un touriste asiatique déchire un emballage plastique, c'est alors qu'un écureuil vif comme l'éclair lui saute dessus, grimpe le long de son pantalon, pour s'apercevoir, déception totale, qu'il s'agissait d'un emballage de piles et non de nourriture!Décidément pas farouches ces petites bêtes!
Inspiration Point porte bien son nom, très fréquenté, il reste sans doute le plus beau point de vue de Bryce.Nous retournons à regrets à la voiture où un Américain nous demande si nous avons traversé tout le pays en voiture au vu de l'état de notre calandre pleine d'insectes écrasés!

En quittant Bryce nous nous arrêtons brièvement au visitor center, il y a beaucoup de monde maintenant car il est presque midi.C'est alors que nous découvrons toutes les affiches collées un peu partout jusque sur la porte des toilettes indiquant que des serpents à sonnettes ont été aperçus près des sentiers, appelant à la plus grande prudence et recommandant de ne pas s'éloigner du trail!Nous éprouvons un petit sentiment de crainte rétrospective, en même temps qu'une petite pensée pour tous les gens qui se promenaient en tongs!!
Cette fois il faut partir, nous reviendrons peut-être randonner sur Fairyland Loop Trail, mais ce sera une autre fois.
Sortant de Bryce, la roche ocre ne veut pas non plus nous quitter, la jolie route de Red Canyon se charge de nous dire au revoir, avant de laisser place brutalement à un paysage verdoyant de prairie à l'horizon lointain...
La route de Zion étant en travaux, pour ne risquer de perdre du temps nous bifurquons vers l'Ouest en direction de Cedar City par une petite route de montagne assez tortueuse.Ce doit être le pays du quad car nous en apercevons des dizaines sur des pistes qui leur semblent dédiées au beau milieu d'un très grand massif de conifères.
A Cedar City nous trouvons par hasard une station de lavage de voiture qui nous permet de laver notre Ford Escape car nous devons le rendre ce soir à Las Vegas.Nous empruntons maintenant le long et monotone ruban goudronné de l'I-15, l'interstate qui file droit vers le sud sur Sin City.A St George nous achetons un petit pique-nique au Walmart, pas de table en vue nous nous mettons alors à manger à l'ombre de notre voiture sur le parking car nous avons récupéré à nouveau la terrible chaleur du désert, il fait 100°F(38°C)!

A une heure de route de Las Vegas, nous tournons à gauche pour l'ultime visite de notre séjour:Valley of Fire.Ce parc porte très bien son nom car en effet, c'est une fournaise qui nous attend lorsque nous arrivons au visitor center, il fait 106°F(41°C).L'environnement est exclusivement minéral, presqu'aucune plante ne peut survivre ici, mais encore une fois les formations rocheuses y sont magnifiques, mêlant le rouge, l'ocre, le chocolat et même le crème en une superbe palette comme seule la nature sait le faire.



Nous avions prévu de parcourir la petite rando de White Domes mais au vu des conditions extrêmes rencontrées, nous pensons qu'il est plus prudent de visiter le parc en voiture!
Après une petite heure à rouler à vitesse réduite pour admirer le paysage, nous reprenons la route de Vegas, accompagnés par un vent puissant et brûlant.
Nous arrivons sans encombre à notre hôtel à côté de l'aéroport Mc Carran malgré la circulation, très dense car nous sommes samedi soir.Nous déposons notre voiture chez Alamo où, comme d'habitude c'est très rapide et on ne nous demande absolument rien.Un petit regard à notre vaillant Ford Escape qui nous a transporté durant les 2700 miles de notre parcours sur toutes sortes de routes, puis nous allons attendre la navette de courtoisie de l'hôtel.Un petit malentendu nous fait perdre quand même une heure nous n'avions pas bien compris l'endroit exact où elle nous attendait, quand nous la rejoignons, le chauffeur nous dit qu'il est venu 3 fois nous chercher!Oups!!
A cause de ce contretemps il fait nuit lorsque nous arrivons à l'hôtel La Quinta et nous n'avons pas mangé.Le Starbucks de l'autre côté de la route nous tend les bras, c'est là où nous irons dîner, assez rapidement car nous sommes très fatigués.Le reste de la soirée se passe à se battre avec les bagages pour essayer de tout caser, nous avons fait quelques achats quand même, et demain c'est le retour.
Dimanche 4 juillet 2010:Lever à 5h, la nuit a été très courte!Aujourd'hui c'est la fête nationale, mais pour nous c'est le départ.La navette nous amène à Mc Carran à 6h30 où nous embarquons pour notre vol sur Southwest à 8h30 pour San Francisco.Au revoir Las Vegas!Quelques mails expédiés vite fait depuis la salle d'embarquement, nous montons à bord très vite et l'avion décolle aussi sec, low cost oblige!Un dernier regard au Mandalay Bay, Sin City s'éloigne dans la belle lumière du matin, puis c'est le désert, la montagne, enneigée parfois et enfin l'atterrissage presque dans la mer à San Francisco.
Nous avons 5 h à passer dans le terminal, c'est long, nous en profitons pour manger une dernière fois chez Lorie's Dinner (dans le terminal international) un hamburger frites avec un grand coca glacé, of course!!

Enfin, nous montons dans le grand 747 qui nous ramène à Roissy après un vol sans histoire, encore 5 h d'attente dans l'indigent terminal 2G et c'est le retour à Brest où nous attend notre ami Bernard, toujours avec son grand sourire, pour nous ramener dans le Sud-Finistère où l'été commence...Au revoir les USA, à l'année prochaine peut-être!
Epilogue:A la suite de ce périple, nous avons resigné pour un troisième voyage dans l'Ouest américain en juin 2011 au départ et à l'arrivée de Denver, CO, en passant par le Yellowstone et, encore et toujours, la roche rouge de l'Arizona et de l'Utah.Pas eu le temps de réaliser un carnet que nous sommes déjà repartis aux US en juin 2012 pour une première visite à New York, puis le Southwest à nouveau, carnet à venir courant octobre ou novembre 2012...
Ce texte a pour seul but de faire partager au plus grand nombre notre vécu dans cette partie du monde, et pourquoi pas, de donner l'envie d'y aller...
Nous tenons également à remercier très chaleureusement tous les membres de ce forum pour nous avoir permis de préparer notre séjour et en particulier:
aquilegia, bastinj, berenberg, cendryon, charlene1818, fabienneCA, frisoulette, Isap29, ITAT, JPEG13, krikri6792, lanfeust77, laurence49b, leSpartiate, le tigre, madikera,
Max68, Panisse, Papj59, pitimerguez, PSI31, roadtrippin, Sedonax, USAfan, Vazyvite, Virginath, Vnoa, Wavemaster, ...
Mille mercis pour leurs infos incontournables à Laurence et Dominique pour le site roadtrippin ainsi bien sûr qu'à Philippe et Thierry pour OuestUSA.fr.
NOTRE ROAD TRIP AU PAYS DE L'ONCLE SAM EN JUIN 2010:DE L'OUEST ARMORICAIN A L'OUEST AMERICAIN, SAN FRANCISCO ET LE GRAND CIRCLE
Dimanche 20 juin 2010:3 H15 le matin:Le réveil sonne mais nous sommes déjà éveillés, car ce matin nous repartons vers une destination fantastique:l'Ouest américain!!L'impatience liée au départ nous fait avaler très vite notre petit-déjeuner léger, nous sourions à l'idée de dîner ce soir à San Francisco.Pour nous, le début du voyage c'est déjà le moment où nous fermons la porte de la maison derrière nous.4H30:notre fidèle ami Bernard est pile à l'heure avec son dynamisme habituel pour nous amener à l'aéroport de Brest, première étape de notre périple, nous lui donnons une carte annotée qui lui permettra de nous situer jour après jour sur notre circuit.Nous traversons la campagne bretonne endormie, puis, 40 mn plus tard, se dessine dans l'aube naissante la silhouette caractéristique du très récent aéroport de la cité du Ponant, vision magique car presque toujours synonyme, pour nous, de porte d'entrée vers la découverte.Après avoir pris congé de notre ami, (surtout de l'avoir remercié de s'être levé si tôt pour nous!!), nous voici dans l'avion qui nous mène, d'un saut de puce de 55 mn, à Roissy où, 1H30 plus tard, nous nous asseyons dans le puissant Boeing 747 pour 11 H de vol vers San Francisco.Le vol se déroule tranquillement, nous discutons avec notre voisine, une Californienne de Sunny Valley très dynamique et sympathique (sa plus grande crainte est de ne pas réussir à faire passer à la douane américaine le camembert Le Rustique, qu'elle adore, acheté à Paris et caché dans son sac, ce qui nous fait bien rire!!).Enfin voici le sol américain, il est 13 h, le temps est radieux, l'avion se pose doucement, vite, l'Amérique nous attend!!Le passage devant un officier d'immigration plutôt zélé nous fait un peu stresser, car nous arrivons à la même date que l'an dernier, chose que son ordinateur a du mal à accepter!Après un certain nombre de vérifications et questions précises (Où travaillez-vous?En quoi consiste votre travail?...), nous poussons un ouf de soulagement lorsqu'il nous autorise à passer.Nous récupérons nos bagages sans encombre puis nous dirigeons vers la station de BART(le RER local) afin de nous rendre au centre ville, où nous attend notre chambre d'hôtel dans Sutter Street, à la limite du Financial district.Lorsque nous sortons à Montgomery Station, nous sommes si heureux de retrouver Market Street que nous en oublions la fatigue.
La Transamerica Pyramid veille sur le Financial District 10 mn à pied et nous voici au Galleria Park, un joli hotel de centre ville:personnel accueillant, chambre très propre et bien décorée..Mais nous ne sommes pas là pour rester à l'hôtel, nous posons nos bagages et filons prendre le bus pour nous rendre à Alamo Square, toute première visite de notre voyage.C'est un coin de verdure qui tire son intérêt de sa situation, en hauteur, et surtout des maisons victoriennes très célèbres qui le bordent:les Painted Ladies.Nous y restons une demi heure, le temps d'y flaner un peu au milieu des étudiants et promeneurs du dimanche profitant d'un air printanier, puis nous décidons de descendre dans les rues adjacentes avant de reprendre le bus qui nous ramène à l'hôtel.Diner frugal, nous n'avons pas faim, la fatigue se fait sentir, petite pensée pour la Bretagne où nous étions ce matin, magie du transport aérien, nous nous endormons enchantés de retrouver cette ville que nous aimons tant.
Les très célèbres "Painted Ladies" devant Alamo SquareLundi 21 juin 2010 : Le bruit de la circulation du centre ville, l'effet du décalage horaire et l'excitation liée à l'arrivée aux USA, font que nous sommes levés à 6 H en ce lundi matin.Petit coup d'oeil à travers la fenêtre vers le coin de ciel aperçu entre les bâtiments du Financial District autour:le soleil est levé, il fait très beau.Nous décidons très vite de notre programme:ce matin ce sera la visite de la Coit Tower, puis la traversée du Golden Gate à vélo vers Sausalito et retour en ferry, il nous fallait du soleil pour cela, alors c'est aujourd'hui.Nous avalons une tasse de café dans la chambre, grâce à l'habituelle bouilloire et les sachets de café présents dans la chambre, comme dans tous les hôtels, puis nous sortons et nous dirigeons d'un bon pas vers le restaurant Lorie's Dinner dans Powell Street où nous pourrons prendre le petit déjeuner.Nous croisons une foule d'employés se rendant au travail, un gobelet de café Starbucks à la main.Nous aimons chez Lorie's pour son décor années 50, juke box, distributeur de cigarettes, larges banquettes de moleskine rouge, pompe à essence, le tout d'époque bien entendu, et une armée de serveurs et cuisiniers en tenue rétro avec le calot réglementaire.Bien sûr, nous aimons aussi Lorie' pour ses scrambled eggs and sausages, ses pancakes doubles ou triples et ses hash browns potatoes que nous nous empressons de commander et de dévorer sur fond de musique des fifties, of course!
Lorie's Dinner au matin dans Powell StreetLe petit-déjeuner avalé, nous repartons vers Grant Street pour attraper le bus qui va nous conduire à Washington Square à travers Chinatown, le quartier chinois, (la plus grande ville chinoise hors d'Asie), grâce au Muni pass acheté la veille à l'aéroport qui nous donne accès à tous les transports en commun de la ville (cable car compris).La traversée de Chinatown se fait rapidement dans une succession de petits commerces et restaurants innombrables le long de Grant Avenue pour aboutir à Washington Square où un spectacle insolite mais habituel nous attend:on dirait que toute la communauté chinoise s'est donné rendez-vous pour pratiquer le Taï Chi.
Washington Square, à la limite de ChinatownNous traversons le square et passons devant l'église St Peter and Paul, et nous attaquons la montée vers la Coit Tower.Quelques minutes au pied de la tour pour admirer la vue sur le Pacifique, puis nous achetons nos tickets pour l'ascenseur qui nous mène au sommet, et là, la vue est à couper le souffle sur le Financial District, Lombard Street, Nob Hill, le Fisherman's Wharf.Nous y restons un moment, pour contempler et photographier probablement l'un des plus beaux points de vue sur le centre ville.

Ensuite, nous faisons le tour des fresques du rez-de-chaussée, puis nous commençons la descente vers les célèbres Filbert's steps jusqu'à Levi's Plaza, le siège mondial du fabricant de jeans.Nous nous asseyons quelques instants parmi quelques employés de la firme, l'endroit est très agréable et frais grâce à ses fontaines, ses petits coins de verdure.Nous longeons alors le port vers Fisherman's Wharf, haut lieu (trop!) touristique et passage obligé, car c'est là où nous allons louer les vélos pour traverser le Golden Gate.Nous trouvons sans mal le loueur, car les employés crient sans arrêt « bike the bridge, bike the bridge, d'you wanna bike the bridge??!! »Yes we want!
So let's go!Après un court briefing sur le parcours et les réglages du vélo par les employés, nous voilà partis.Nos premiers coups de pédales nous font passer devant Ghirardelli Square, puis une petite montée au niveau de Fort Mason pour redescendre sur Marina Boulevard qui nous conduit tranquillement à Fort Point via Mason Street.Là nous faisons une petite pause sous le Golden Gate, en compagnie du tacot de Mr Toad's, de quelques Go Cars(ça, c'est pour demain!) et d'une poignée de surfeurs qui profitent de la vague d'entrée de la baie.Nous repartons après quelques minutes, et là, c'est moins drôle, la route se met à monter sérieusement pour se mettre au niveau du pont, alors faut y aller!Nous arrivons bien essouflés à l'entrée du pont, quelques photos sur un petit parking puis nous nous engageons sur le trottoir côté baie puisqu'il est moins de 15 h, au milieu des piétons et des autres vélos.La traversée du Golden Gate est un très bon moment, nous sommes particulièrement réjouis de rouler sur ce si célèbre ouvrage d'art.A la sortie, nous prenons Alexander Avenue pour nous laisser descendre très facilement vers Sausalito que nous connaissons déjà.Nous flanons un peu au bord de l'eau, puis nous décidons d'aller attendre le ferry, et là, surprise, il y a déjà une file impressionnante de cyclistes pied à terre à l'embarcadère.Heureusement, nous n'avons pas trop tardé!

Le ferry quitte Sausalito puis passe derrière l'île d'Alcatraz, en ralentissant, s'il vous plaît, pour nous laisser le temps de filmer le pénitencier, et c'est l'arrivée au Ferry Building.De là, nous longeons pendant quelques minutes le Fisherman's Wharf pour nous retrouver chez Blazzing Saddles, le loueur, où nous rendons les vélos ainsi que les tickets de ferry que nous n'avons pas utilisés car plus cher que sur le bateau (les petits malins!).Nous renonçons à prendre le cable car pour revenir à l'hôtel, car il y a foule comme d'habitude au terminus de Hyde Street, alors tant pis, ce sera retour en bus, c'est moins pittoresque mais plus rapide.Nous passons un peu de temps à flâner dans Market Street, puis nous dînons d'un morceau de pizza avant de rentrer nous coucher fatigués, mais heureux de cette autre journée à San Francisco.

Mardi 22 juin 2010 : Lever à 6h45, puis, comme d'habitude, petit café dans la chambre avant de sortir.Ce matin nous avons décidé de prendre le petit-déjeuner chez Sear's Fine Food dans Powell Street.Quelques minutes à pied et nous y sommes, le restaurant se trouve un peu au delà de Union Square.Nous y entrons et découvrons une immense salle dont toutes les tables semblent occupées, les serveurs courent partout, on entend un brouhaha intense.Une serveuse nous indique notre table et nous tend le menu à la volée avant de courir servir le café à la table d'à côté.La carte des omelettes est impressionnante, comme le reste d'ailleurs!Nous prenons un succulent et copieux petit-déjeuner, avec café à volonté bien sûr, nous sommes aux Etats-Unis!Nous prenons notre temps mais la serveuse vient voir souvent si nous avons fini, c'est un peu l'usine, les tables s'emplissent et sont desservies sans arrêt.Lorsque nous sortons après avoir passé un très bon moment, nous longeons la file impressionnante de clients attendant sur le trottoir une table chez Sear's, contents d'être arrivés à la bonne heure!
Bien maintenant, il est temps d'attaquer le programme de la journée:un coup d'oeil au plan de bus et nous voilà partis à pied vers le Civic Center pour attraper le bus qui va nous mener au coeur du quartier hispanique:Mission.L'hôtel de ville de San Francisco est massif, immense et possède, nous trouvons, quelque chose de parisien avec sa grande coupole grise et dorée.
L'imposant City Hall de San Francisco au Civic CenterQuelques vendeurs de tacos, Mexicains sans doute, discutent entre eux du match Uruguay-Mexique, nous passons tête basse car la France a piteusement perdu le match contre le Mexique plusieurs jours auparavant!!A deux pas du City Hall, voici notre arrêt de bus, nous embarquons dans le 49 jusqu'à la station de la 24ème rue.Nous descendons alors au milieu des petites maisons très colorées et nous engageons dans la 24th Street jusqu'à notre destination:Balmy Alley.C'est une toute petite rue dont toutes les façades, garages, murs sont recouverts de fresques très colorées, la plupart sur le thème de l'immigration.Nous admirons plus particulièrement celle qui s'appelle « la lettre » de par le dessin et surtout son texte en Espagnol bien sûr.En revenant à l'arrêt de bus, nous passons devant d'autres peintures tout aussi belles mais plus espacées.

La lettre:elle travaille dur en Californie, il est resté au pays, elle espère qu'il pourra la rejoindre...

Nous reprenons la ligne 49 encore une fois jusqu'à Fisherman's Wharf, là nous nous dirigeons vers Blazzing's saddles, où nous entendons « d' you wanna bike the bridge? », alors nous répondons « no, we wanna rent a Go Car!! »
Le Go Car c'est cet espèce de petit véhicule à 2 places mû par un moteur de scooter, et qui va nous permettre de découvrir San francisco grâce à son GPS parlant (en Français s'il vous plaît!!) intégré.Après une courte formation, nous voilà partis dans les rues, pas très fiers vu la taille de notre engin à côté des grosses berlines américaines, mais nous rions sans cesse en conduisant car ces véhicules jaunes font le spectacle partout où ils passent.Nous longeons le port vers Fort Point, nous peinons en côte et là nous entendons le GPS: »vous n'auriez jamais pensé que nous y serions arrivés n'est-ce pas ??!! ».Ensuite, direction le Golden Gate, où nous sommes à 2 doigts de prendre la bretelle (le pont est strictement interdit aux Go Car), le GPS s'affole «you're going the wrong way, you're going the wrong way », il ne sait plus s'il doit parler Français ou Anglais alors que nous faisons demi-tour en plein virage!!Encore une crise de rire!!

2 minutes plus tard, nous nous égarons en cherchant Lincoln Boulevard, nous nous arrêtons pour regarder le plan de la ville.Une voiture s'arrête alors à notre hauteur, nous pensons lui demander le chemin, pas de chance il est perdu aussi et nous demande le chemin du Golden Gate, que nous savons lui indiquer!Nous repartons, et enfin, le GPS trouve la route, sauvés!Plus loin, nous passons devant le monument de la Légion d'Honneur, c'est alors qu'un groupe d'officiers de l'US Navy en grand uniforme blanc immaculé, sort d'un bus, les militaires s'empressent tous de sortir leur appareil photo et nous voilà mitraillés, faisant des coucous dans notre petit engin, chose qu'ils n'avaient sans doute jamais vu!!Une crise de rire de plus!!
Le temps change, il fait très frais maintenant, et nos polaires ne sont pas de trop alors que nous traversons le Golden Gate Park.Au croisement avec l'autoroute 101, nous ne savons pas trop où aller, nous démarrons et nous apercevons trop tard que nous nous engageons sur la 101, alors que le GPS nous avait bien dit de faire attention aux files, les filles derrière nous aussi en Go Car font une manoeuvre in extremis pour ne pas nous suivre, tandis que nous nous garons sur le trottoir.Un passant avec son chien nous aperçoit, attache son chien à un arbre et vient aider Liliane à pousser le Go Car, il n'y a pas de marche arrière.Liliane saute dans la voiture, nous remercions le passant et prenons à contresens( bien sûr!!), la bretelle de l'autre côté, alors qu'aucune voiture ne vient.Ouf, nous voilà sauvés, heureusement qu'il n'y avait pas de policeman à l'horizon, car j'ai encore besoin de mon permis pour la suite de notre voyage!Nous traversons alors le quartier branché de Haight Ashbury avec ses boutiques extravagantes, dommage, nous n'avons pas trop le temps de nous y arrêter, ça a l'air très sympa.Le GPS nous propose d'agrandir notre boucle par un passage aux célèbres Twin Peaks pour une magnifique vue sur la ville, mais, au vu du brouillard autour de nous, nous décidons de ne pas y aller.Nous continuons par le Presidio, ex base militaire qui sert aujourd'hui entre autres, de siège à Lucasfilm, la société de production de George Lucas.Le GPS nous accompagne fidèlement en nous racontant l'histoire des différentes parties de la ville.Nous voici arrivés au nord, prêts à descendre, debout sur les freins, la plus connue des rues en pente du pays:Lombard Street.Nous attaquons dare-dare l'enfilade des 8 virages de la pente à 26°, tout en filmant et toujours mitraillés par les touristes présents au milieu des parterres d'hortensias en fleurs, que nous faisons, encore une fois, bien rire!!Il est alors temps de prendre le chemin du retour vers Blazzing's Saddles, où nous quittons à regrets notre petit engin jaune, après 3 heures de circulation à 35 mph maximum dans toute la ville.
Un petit goûter au Starbucks du coin, nous reprenons le bus vers les Yerba Buena Gardens pas loin du Civic Center, très beaux jardins modernes de centre ville, alliance réussie entre les matériaux urbains et les végétaux.Liliane en pince pour le joli manège à chevaux de bois installé là.



Le soir arrive, nous allons diner tôt au Mason Café, un petit restaurant très sympa dans Mason street, où l'on mange de délicieuses salades et où le patron est fan de Paris, on y voit des aquarelles de la ville partout accrochées au mur.Le retour à l'hôtel se fait à pied, nous nous couchons tôt, un peu fatigués encore, et le lendemain matin, pas de temps à perdre, nous avons un avion à prendre!
Mercredi 23 juin 2010 :Lever à 6h:ce matin, il faut faire vite, nous partons pour...Las Vegas!!Nous prenons un rapide petit-déjeuner au Starbucks du coin de la rue (eh oui, nous adorons Starbucks!!), puis nous nous pressons vers la station de BART de Montgomery à 10 mn à pied.Là, nous ne trouvons pas l'escalator pour y descendre, c'est alors que 3 personnes nous proposent successivement leur aide, le dernier quittera même spontanément la file de son petit-déjeuner pour nous aider à descendre 3 volées de marches jusqu'au quai du BART avec nos bagages, ce dont nous le remercions chaleureusement!!Encore une fois, vive l'attention aux autres des Américains!!

Arrivés à l'aéroport, nous nous dépêchons d'attraper l'Airtrain qui nous conduit au terminal 1, où nous apprenons que notre vol aura 2 h de retard!
Bon, c'est les vacances alors nous restons philosophes, ce n'est pas grave!Nous décollons donc à 12H40 sur Southwest, nous survolons la Sierra Nevada, puis le désert brûlant du Nevada, enfin nous apercevons les premiers quartiers de Las Vegas.Nous atterrissons à l'aéroport MacCarran à 14h20, nous voyons déjà les silhouettes familières du Mandala Bay, du Luxor, du MGM à travers le hublot.
Le « baggage claim » de MacCarran donne le ton:il y a des machines à sous partout et nous nous en amusons.Nous sortons du terminal climatisé et là, la chaleur nous tombe dessus, il fait 103°F(39,5°C) le vent brûlant nous déssèche instantanément, quel contraste, il faisait 18°C à San Francisco.La navette nous conduit au Car Rental Center, distant de 3 km du terminal, nous passons très vite chez Alamo car il n'y a personne à attendre et nous avions réservé depuis la France.

Nous choisissons un Ford Escape blanc parmi la douzaine de véhicules prêts à la location, il est très récent, a une bonne garde au sol (pour les pistes!) et est très bien équipé.Nous sortons notre fidèle ami TomTom (merci Elodie!) qui a fait aussi le voyage depuis la France, et c'est parti, direction le Premium Outlet par l'I15 North pour une petite après-midi shopping.Nous passons trois bonnes heures à déambuler dans cet immense centre commercial, faire quelques achats, un petit goûter au Starbucks évidemment, puis nous reprenons l'I15 vers le sud pour rejoindre notre hôtel au coeur du Strip:l'Imperial Palace.Nous garons la voiture dans le parking à étages, nous dirigeons vers la réception en traversant bien sûr tout le casino, enfin entrons dans notre chambre au 13ème étage dont la vue donne sur la piscine et sur le Flamingo voisin.
Le (difficile!) choix de la voiture au car rental center
Il est 19h mais pas le temps de se reposer, nous sommes à Vegas et nous voulons en profiter, alors on repart tout de suite!Nous marchons vers le sud du Strip nous frayant un passage parmi la foule qui commence à grandir sur les trottoirs, eh oui, Las Vegas vit essentiellement le soir.Nous commençons par le Harley Davidson Café, plutôt ringard, ou alors pour les fans, et nous sommes contents de retrouver les 4 étages de la boutique M&M's, un magasin délirant où il y a foule pour admirer ou acheter tous les objets à l'effigie de la marque, du distributeur de M&M's au pyjama en passant par la cravate et la déco de Noël!Géniale cette boutique!



Il fait faim alors où allons-nous manger?!Il n'y a que l'embarras du choix, nous décidons d'essayer le restaurant mexicain du Planet Hollywood.L'endroit est assez branché, un groupe d'américains, la trentaine, fait la fête sur la table à côté de nous, à grand renfort de Corona.Le repas est excellent, nous ne sommes pas déçus, nous quittons assez vite le restaurant alors que nos voisins de table commencent à ne plus savoir où ils sont!
La fatigue se fait sentir mais notre envie de parcourir le Strip est la plus forte alors nous continuons par la boutique Coca-Cola, dans le même esprit que M&M's mais sur deux étages seulement.Petit achat de teeshirts au Hard Rock Café à côté, nous remontons tranquillement vers l'Imperial Palace dans la chaleur plus supportable du soir, maintenant le Strip est tout illuminé (c'est peu de le dire!), nous atteignons notre chambre à 23h30, très fatigués, nous tombons aussitôt dans un profond sommeil.
Jeudi 24 juin 2010 :Lever difficile à 7h.Nous avions prévu d'aller visiter Red Rock Canyon à une demi heure de Vegas, mais nous abandonnons l'idée et décidons de rester en ville pour nous reposer un petit peu, les vacances ne font que commencer!
Petit-déjeuner rapide au fast food de l'hôtel, nous voici dehors, nous passons voir les flamands roses au Flamingo, traversons le Strip pour nous rendre au Bellagio, où nous sommes soufflés par la beauté des très fleuris jardins saisonniers.

Un saut à l'imposant et célébrissime Caesar's Palace avec son atrium, ses statues, son aquarium, son Apple Store(!) et bien sûr, comme toujours, le casino démesuré avec ses machines, tables de poker, roulettes...Nous descendons, il commence à faire chaud encore du shopping dans le Miracle Mile Shop, immense galerie commerciale dans le Planet Hollywood.Nous déjeunons chez Earl of Sandwich et retournons à l'hôtel pour une petite sieste réparatrice d'une heure.

Allez, on repart, direction le Nord du Strip nous allons visiter le très luxueux Wynn.

Nous ne sommes pas déçus, la galerie est grandiose et très élégante, le couloir longe les boutiques de luxe et débouche dans un superbe espace végétalisé.


Un petit passage à l'Encore, le jumeau du Wynn et nous continuons vers Bonanza « le plus grand magasin de souvenirs du monde », pour y acheter une dizaine de jeux de cartes des différents casinos de Vegas.En sortant, nous attendons le Deuce qui nous amène tout au nord du Strip, dans le vieux Vegas, à Fremont Street, alors que la nuit tombe.

Le bus nous dépose, nous courons vers l'écran géant au dessus de la rue car le Fremont Street Experience a commencé:une foule dense a les yeux tournés vers l'écran géant qui recouvre entièrement la rue de bout en bout alors que « Light my fire » des Doors arrive à nos oreilles.Extraordinaire!


La projection est finie, nous nous dirigeons vers les 4 casinos qui ont fait connaître Las Vegas:le Binion's, le 4 Queens, le Fremont et le Golden Nuggets qui renferme la plus grosse pépite d'or connue au monde.


C'est dans ce dernier casino que nous décidons de dîner au buffet, excellent, et pas très cher, puis nous déambulons dans la salle de casino qui connaît maintenant (il est 22h) une intense activité, nous nous amusons à observer les joueurs et badauds parmi lesquels on peut croiser des hommes et des femmes à l'apparence hypersophistiquée, tenue de soirée impeccable, maquillage et coiffure soignés, comme des personnes tout droit sorties de l'Amérique profonde en running shoes et maillot de basket, c'est ça Las Vegas!!
A 23 h nous décidons de rentrer en bus, le problème c'est que tout le monde a décidé de descendre vers le sud du strip à cette heure-là, le Deuce est archi bondé, nous mettons presque une heure à regagner notre hôtel à 4,5 miles, il est grand temps de se coucher à plus de minuit, nous sommes épuisés une fois de plus, et il y a de la route le lendemain!
Vendredi 25 juin : Lever à 7h encore difficile!!Bon anniversaire Liliane!Au revoir Las Vegas, nous partons ver l'Est, direction Grand Canyon!Nous aimons bien Sin City, la ville de tous les délires, nous la prenons au second degré, comme un immense parc d'attraction malgré certains aspects pas très reluisants, c'était notre 2ème séjour et nous y retournerons probablement.Pour l'heure, il est temps de monter à bord de notre Ford Escape au garage de l'Imperial Palace et de prendre la route.Après une heure, nous arrivons à l'impressionnant Hoover Dam, le barrage sur le lac Mead, que nous traversons, nous faisons un bref arrêt sur le parking de l'autre côté pour la photo et le film, il fait déjà très chaud, 103°F(39,5°C) il est 10h.
Le niveau d'eau descend toujours dans le lac Mead...
Nous reprenons la route, des ouvriers construisent une autoroute parallèle à notre voie, nous nous demandons comment ils peuvent supporter la chaleur du désert tout en travaillant!
C'est alors que le GPS nous induit en erreur, au lieu de prendre la fameuse route 66 à Kingman, nous tournons sur l'interstate 40 jusqu' à Seligman où nous nous arrêtons pour déjeuner au Canyon Café.Bon, pas grave pour la 66, ce n'était pas non plus un temps fort du voyage!Seligman nous déçoit aussi un peu, tout ce décor authentique avec ses motels, ses vieilles voitures, ..., fait désuet, voire, allez j'ose, ringard, le mythe en prend un coup!Les commerces en bois façons western et la profondeur du paysage alentour en font quand même un lieu particulier.



Nous continuons vers Grand Canyon, le temps change, nous essuyons quelques gouttes de pluie et nous perdons 15°C au passage, ce qui nous rend un peu inquiets pour le coucher de soleil.Arrivée vers 16h30 au Maswik Lodge, nous prenons possession de notre petite cabine sous les arbres, puis nous rendons au bord de la rim, contempler cet abîme sublime dont la beauté nous a fait revenir cette année encore...
Nous ne nous attardons pas trop longtemps car nous avons prévu d'aller admirer le coucher de soleil plus loin.Nous allons en voiture jusqu'au petit parking, puis nous engageons d'un bon pas dans un large chemin forestier pour une marche de 3/4 d'heure jusqu'à un endroit unique sur la rim:Shoshone Point.



C'est un promontoire naturel qui s'avance tel une proue de navire dans le Canyon, à l'extrémité duquel se dresse un monolithe qui semble veiller, sentinelle immobile, sur cette splendeur de la nature.Le point de vue dépasse toutes nos espérances, nous sommes absolument seuls, le spectacle du soleil qui descend lentement sur les roches, les fait passer par toutes les couleurs chaudes, pour finalement les embraser de rouge flamboyant, nous chavire et nous procure un grand sentiment de plénitude et d'émerveillement(encore un grand merci à Ouestusa.fr, Philippe et Thierry qui nous ont indiqué ce lieu)...
Nous y restons un long moment, puis dès que le soleil s'est couché, il faut repartir très vite vers la voiture, car le chemin du retour s'effectue dans la pénombre et nous ne voulons pas tomber nez à nez avec un puma!
Le dîner à la cafétéria du Maswik est rapide, nous sommes encore absorbés par le coucher de soleil sur le canyon et nous allons dormir dans la foulée.
Samedi 26 juin : Lever à...4h45:Oui, pour le lever de soleil!

Nous sortons silencieusement de notre cabane dans les bois, quelques minutes de marche et nous voilà à nouveau au bord de la rim avec quelques autres lève-tôt, tous transis de froid.Le lever de soleil est très beau, mais nous ne sommes pas au meilleur endroit, nous apercevons 2 elks qui grimpent, presque à la verticale la pente devant nous, alors que les premiers randonneurs descendent dans le canyon par le Bright Angel Trail.
Retour à la caféteria pour un petit-déjeuner rapide, et nous voici dans la navette qui nous dépose à Hopi Point pour une petite randonnée au matin sur la rim vers Mohave Point.Le chemin d'Hermit Rest Road tutoie l'abîme et serpente de point de vue en point de vue pour une ballade tranquille.
Nous quittons un peu vite et à regret le site de Grand Canyon, la faute à un programme chargé!On reprend la route vers l'Est par le Desert Drive, nous descendons doucement et la végétation change à mesure que la température augmente!Nous pique niquons à Cameron, un trading post au milieu du désert, nous avons retrouvé la chaleur il fait 98°F(36,5°C).Un petit arrêt photo à Navajo Bridge, un double pont métallique au dessus du Colorado puis c'est l'arrivée à Lee's Ferry, l'endroit d'où partent les rafts sur le Colorado.



Il y en a un en préparation, il est démesuré et suréquipé.La chaleur est difficilement supportable alors nous voulons nous rafraîchir dans la rivière, mauvaise idée, l'eau est glacée, nous sortons aussitôt tandis que les préparateurs du raft, eux, s'y baignent facilement!
Nous repartons, quelques photos aux mushrooms et nous laissons la voiture sur le bord de la route, au départ d'une randonnée un peu hors des sentiers battus:Cathedral Wash.

Petite hésitation au départ, nous en avons pour trois heures de marche et il fait très chaud.Allez, on est courageux et là pour ça, alors on part!La ballade commence tranquillement dans un wash très facile à suivre, le sol est sableux.



Le chemin se fait plus étroit, les parois s'élèvent, nous comprenons vite qu'il faut quitter le fond pour grimper sur les parois pour pouvoir continuer.C'est l'intérêt de la rando:le jeu consiste à chercher son chemin sur les roches en réfléchissant bien aux endroits où monter et descendre, et à utiliser une technique de sioux (pardon, de Navajo!) pour trouver les empreintes de pas de nos prédécesseurs!
A environ une heure du départ, nous sommes à présent bien engagés dans le canyon et donc, à l'ombre, c'est important!La fatigue se fait sentir et Liliane décide de ne pas continuer et de m'attendre, la ballade est un aller-retour et non pas une boucle.Je continue seul, donc, à passer d'un rocher à l'autre, puis, au bout d'une demi heure un murmure s'élève, le vent? non, je crois savoir de quoi il s'agit, à ce moment les parois du canyon s'abaissent puis disparaissent, un large chemin sableux apparaît, le murmure se fait plus fort, encore quelques centaines de mètres et, oui , c'est le fleuve Colorado qui coule là devant moi, large et puissant.Comme Philippe et Thierry dans OuestUSA.fr l'ont écrit, je ressens un sentiment de joie et d'accomplissement à la vue de l'eau, quelle récompense au bout du chemin!

Enfin, le Colorado!!!Je reste là quelques minutes espérant voir passer un raft, puis je repars, Liliane doit m'attendre.Je la rejoins au bout de ¾ d'heure de marche et je lui raconte la superbe fin de la rando, elle regrette alors de n'avoir pas continué car la dernière partie était, je pense, tout à sa portée.Nous retournons tranquillement au petit parking, il fait toujours très chaud (104°F/40°C à 17h15), nous remontons dans la voiture direction Page, petite ville dortoir au bord du lac Powell en plein désert.Nous dînons au Dam Bar Grill, très bon et service très sympathique et agréable, puis nous retournons au Quality Inn pour une nuit bien méritée!
Dimanche 27 juin : Lever à 7h, nous prenons un solide et succulent petit-déjeuner à l'hôtel, puis nous sortons de Page passant devant la quinzaine d'églises différentes de la ville, pour nous rendre pas très loin, pour un autre temps fort du voyage:Lower Antelope Canyon.
Arrivés à la cahutte au bord de la route, nous nous inscrivons pour le tour de 10h, puis nous patientons sous l'abri en tôles, il fait déjà 84°F(29°C), le temps est superbe.
Notre guide arrive, il s'appelle Brad, c'est un jeune Navajo d'une vingtaine d'années, il appelle le groupe de 10h, nous sommes à peine 10, et c'est parti!
Nous marchons dans le sable jusqu'à la plaque installée à la mémoire des 11 personnes (dont 7 Français) victimes d' un flash flood en 1997:un orage s'est déclenché en amont du slot canyon, l'eau est montée très vite et a piégé le groupe au fond, qui n'a pu remonter en raison de l'étroitesse de l'endroit et du nombre insuffisant d'échelles.Brad nous rassure en nous indiquant que, depuis, l'entrée et la sortie ont été inversées et le nombre d'échelles, adapté.
Nous continuons jusqu'à la faille d'entrée en nous demandant comment nous allons pouvoir y pénétrer tant c'est étroit.

Nous nous glissons pas après pas et découvrons une première échelle métallique qui nous conduit d'une volée de marches, au fond du canyon.Nous progressons lentement, encadré par les parois, subjugués par la beauté de la roche ocre sculptée patiemment par l'eau, découvrant, grâce à Brad, les formes inscrites autour de nous.Nous croisons un ou deux autres groupes, et Brad nous propose naturellement de prendre des photos ou de nous indiquer les meilleurs endroits pour le faire.



La visite s'achève au bout d'une heure de déambulation, nous remontons par une dernière grande échelle qui nous fait quitter la fraîcheur relative du canyon pour arriver dans la fournaise du désert.

Quelques dizaines de mètres dans le sable, et nous voici à notre point de départ.Nous remercions chaleureusement Brad grâce à qui nous avons fait une visite mémorable du canyon, puis nous reprenons la 98, vers l'Est.
Nous déjeunons rapidement dans la voiture après nous être arrêté dans une supérette au bord de la route, enfin, nous arrivons dans un autre endroit mythique de l'Ouest:Monument Valley
Il est 15h mais à cause du jeu subtil des différences d'heures entre l'Arizona et la réserve Navajo, nous devons avancer nos montres d'une heure lorsque nous arrivons au coeur du parc.Nous allons prendre notre chambre au View, l'hôtel qui fait face au site et nous ne sommes vraiment pas déçus, nous avons rarement vu un hôtel implanté dans un lieu si exceptionnel tout en y étant parfaitement intégré.Nous reprenons alors la voiture pour emprunter la piste de 17 miles qui passe au pied des différentes Buttes, heureusement nous avons un SUV avec une garde au sol importante, car la piste est en mauvais état, les voitures type berline paraîssent avoir quelques difficultés à passer dans les trous et dans le sable mou, il y a même un camping-car et nous ne l'envions pas du tout!





Nous parcourons la piste à vitesse réduite, dépassés souvent dans un nuage de poussière par les 4X4 des Navajos auxquels on peut acheter un parcours.Monument Valley se dévoile à nous majestueusement à mesure que nous avançons, John Ford's Point, Artist's Point, les Buttes, nous touchons du doigt le symbole de l'Ouest américain, on a l'impression qu'on va croiser à tout moment une diligence poursuivie par des Indiens!
2H plus tard nous finissons la boucle, avec un goût de trop peu, notre SUV blanc est couvert de sable rouge, c'était un super moment!!
Nous dinons au restaurant du View, très bon, le service avec le sourire et pas cher contrairement à ce que l'on peut penser, la vue en plus et quelle vue!Nous profitons de la douceur du soir pour contempler une fois de plus les Buttes depuis la terrasse du visitor center, on ne s'en lasse pas, une musique planante s'élève dans la quiétude du crépuscule, on est loin de tout c'est le bonheur!


La nuit est maintenant tombée, pour bien finir la journée un vieux western en noir et blanc avec John Wayne (le titre?Ne sais plus, pas grave!!) est projeté sur le mur de l'hôtel avec en guest star bien sûr, le fabuleux paysage là, en bas, qui a servi de décor maintes et maintes fois dans des films.Encore un moment unique!
Lundi 28 juin : Lever à... 4h30, eh oui, pour les photos des Buttes à l'aurore!C'est vraiment pas compliqué au View, on sort du lit, on fait trois pas pour atteindre le balcon, le paysage s'offre à nous, moins impressionnant, c'est vrai, qu'au sunset mais quand même magique.Le temps de faire la photo, hop, trois pas dans l'autre sens, je retourne au lit pour un moment, pas fou quand même!!

Nous nous levons réellement à 7h pour retrouver ce paysage de carte postale alors que le soleil est déjà haut, nous allons avaler un copieux et délicieux petit-déjeuner, toujours servi avec le sourire.Pas à dire l'hospitalité Navajo n'est pas un vain mot quoiqu'on en dise.Un petit tour au visitor center pour en apprendre plus sur la nation Navajo, intéressant mais dirigé presqu'exclusivement vers le rôle qu'ont tenu les Navajos pendant la seconde guerre mondiale (voir le film Windtalkers) pour assurer les communications de l'US Army dans le Pacifique, donc un exposé pour le moins incomplet.La boutique de l'hôtel présente de beaux objets, mais hors de prix, nous ne nous y attardons pas.John Wayne y est omniprésent, il y a un portrait géant de lui sur le mur avec sa fameuse devise: »A man has got to do what a man has got to do », trop fort John, quel philosophe!
Nous quittons vraiment à regrets le parc, c'est l'un des endroits qui nous a marqués le plus dans notre voyage, mais nous avons encore plein de choses à découvrir.Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons pour prendre la célèbre photo, en pleine ligne droite, la route qui rejoint l'horizon près des silhouettes lointaines de Monument Valley, donnant au tableau une formidable impression de profondeur et d'espace.Mythique!

Un peu plus loin nous bifurquons pour aller jeter un coup d'oeil aux lacets de la San Juan River, c'est Gooseneck Overlook où nous restons peu de temps car une autre piste nous attend:Valley of the Gods.Semblable à la piste de Monument Valley, elle mesure aussi 17 miles, mais nous ne sommes vraiment pas nombreux à la parcourir à allure assez soutenue dans un nuage de poussière, cette fois notre valeureux Ford Escape est complètement rouge!


1h30 de virages, de creux et de bosses plus tard, le tout dans un environnement grandiose, nous sortons pour nous attaquer quasiment tout de suite, à une fameuse route en lacet, non goudronnée bien sûr:Moky Dugway.Cette étroite piste à flanc de montagne grimpe vertigineusement en lacets, la plaine que nous venons de quitter se fait toute petite au fur et à mesure, et...non, il vaut mieux ne pas trop regarder en bas!
Une petite frayeur, nous croisons un énorme camion benne en charge, il roule comme sur le périph' à Paris, seulement il descend, lui, il est donc du bon côté de la montagne, pas nous, petit instant de tension, on garde bien la ligne et ça passe plutôt bien alors que nous traversons tant bien que mal le nuage de poussière qu'il a soulevé.Nous atteignons le sommet sans encombre, sans croiser personne d'autre, regrettant presque d'y être déjà!
Petit arrêt à Monticello, nous galérons un peu pour trouver notre déjeuner, nous nous rabattons sur des sandwichs de station service vite avalés, car nous ne sommes pas en avance sur le timing, nous prenons la route de Canyonlands, The Needles, où nous avons prévu une petite randonnée.
La route est un peu monotone, nous traversons de grandes étendues « open range », mais sans apercevoir aucun animal.Nous arrivons au visitor center de The Needles à 16h45, nous y passons un peu de temps, nous reprenons la voiture pour atteindre le départ de notre rando, c'est tout au fond du parc:Slickrock Trail.Il fait encore très chaud (96°F/35,5°C) lorsque nous attaquons la marche sur le slickrock.Nous progressons rapidement, le chemin est très bien balisé par les nombreux cairns présents, nous nous permettons même d'indiquer le chemin de retour à un groupe d'Américains qui a trouvé le moyen de se perdre!


La rando est superbe, dans un environnement très minéral, la progression est très facile car ce n'est que du rocher sans dénivelé important.Nous apercevons au loin les aiguilles rocheuses qui donnent leur nom au parc, nous passons une succession de points de vue dégagés sans croiser personne.
Nous terminons la boucle à 18h10, ravis, mais nous regrettons de n'avoir pas eu plus de temps pour parcourir la rando reine de The Needles:Chesler Park.Il faudra revenir!
Retour en voiture, nous avons encore quelques miles à avaler jusqu'à notre hôtel à Moab.Nous mettons plus d'une heure et demie à rallier la mecque du VTT, et nous ne sommes pas fâchés lorsque nous arrivons devant la réception de l'Inca inn, bien fatigués de la journée et des kilométres parcourus.L'accueil du réceptionniste nous remet d'aplomb, il est très jovial et sympathique, nous explique plein de choses sur Moab et nous indique last but not least, le restaurant d'à côté, où, paraît-il, on sert d'énormes assiettes de spécialités américaines et mexicaines, c'est le restaurant où aiment se retrouver les locaux.Ni une ni deux, nous avons faim et décidons de le tester, nous ne sommes pas déçus, c'est excellent et vraiment pas cher.Enfin nous allons nous coucher, nous sommes vannés et nous devons être en forme pour le lendemain, car il y a de la rando au menu!
Mardi 29 juin 2010 : Lever à 6h30.Petit-déjeuner vite pris à la réception de l'hôtel, nous nous mettons en route pour le parc d'Arches, tout à côté de Moab.Comme d'habitude, nous nous arrêtons au visitor center pour en apprendre le plus possible sur l'endroit où nous nous trouvons, même si nous savons déjà quelle rando nous allons faire.Celui d'Arches ne nous déçoit pas, tout est bien expliqué, voire bien approfondi, notamment sur la géologie, les rangers sont disponibles et très accueillants.Nous parcourons ensuite les 18 miles qui nous séparent du fond du parc car nous avons choisi d'explorer Devil's Garden avant que la chaleur ne nous écrase.
Nous sommes au départ du trail à 9h25, ce n'est pas tôt, mais tant pis, il y a déjà beaucoup de voitures sur le parking.Sacs au dos, crème solaire, vérification de l'eau (très important) et nous voilà partis.
A l'entrée de Devil's Garden, le matinLes premiers yards, jusqu'à Pine tree Arch, nous sommes relativement nombreux, puis à mesure que nous avançons, nous nous retrouvons presque seuls, alors que le soleil monte dans le bleu azur du ciel de l'Utah et que la chaleur se fait déjà bien sentir.

Le trail est magnifique, mais pas des plus faciles, c'est une alternance de montée sur le slickrock, de passages dans le sable très fin, puis sur un sentier caillouteux.Nous marchons parfois sur une crête arrondie avec du vide de chaque côté, j'adore!!

Les arches naturelles se succèdent, plus élégantes les unes que les autres:Landscape Arch, Partition Arch, Navajo Arch, encore une fois, la nature a fait un sans-faute.

Au bout d'1h30 de marche nous arrivons au bout du trail, c'est Double O Arch, qui nous attend pour nous offrir son ombre protectrice et bienvenue.Cette arche est en fait une superposition de deux petites arches, d'où son nom.Le propre de l'humain étant la curiosité, nous ne résistons pas à l'envie de passer à travers l'arche inférieure pour aller voir derrière:outre la fraîcheur, nous rencontrons deux autres randonneurs qui ont eu la même idée que nous, et nous sommes rejoints par d'autres personnes encore.Nous prenons quelques minutes pour manger quelques biscuits, nous réhydrater et surtout, profiter de l'endroit superbe, entourés de roche ocre parsemée d'une pauvre végétation.



Nous repartons non sans avoir jeté un coup d'oeil à travers Double O à un monolithe à l'allure un peu inquiétante (et qui porte bien son nom!):Dark Angel, un rocher de couleur noire qui semble planté là depuis toujours.

Nous décidons de repartir par le même chemin et de ne pas faire la boucle par Primitive Trail car elle est réputée ardue.
Le retour nous semble rapide, le paysage en sens inverse est toujours grandiose et nous croisons beaucoup plus de monde, lorsque nous arrivons au parking celui-ci est bondé, il n'y a plus une place, et pas question de se garer sur le bas-côté, les rangers veillent!

Il est 12h30, il fait 87°(30,5°C) nous reprenons la voiture pour revenir vers l'entrée du parc et nous nous arrêtons au parking des Windows.Nous partons pour une courte marche vers ces deux arches juxtaposées que nous atteignons non sans mal, la fatigue de la précédente rando ainsi que la chaleur se font bien sentir.Nous restons sous les Windows un petit moment, il y a beaucoup de monde avec nous, mais nous nous avouons vaincus, incapables de continuer, nous décidons de redescendre à Moab.
Quelques courses au City Market, puis nous regagnons l'hôtel pour une petite sieste réparatrice pendant les heures les plus chaudes, il fait 98°F(36,5°C).
Nous nous réveillons au bout d'une heure, trop tard pour nous rafraîchir dans la piscine, bon, ce n'est pas grave, nous allons acheter des sandwichs pour le soir et nous flânons un peu dans les rues de la ville.A 17h45 nous remontons en voiture, direction le parc d'Arches pour la 2ème fois aujourd'hui, car nous avons rendez-vous avec le joyau d'Arches, le symbole de l'Utah:Delicate Arch, la bien-nommée.
Nous nous garons à 19h00 sur le (trop!) petit parking du départ de la randonnée.L'intérêt de la promenade est de contempler Delicate Arch au sunset, c'est pourquoi il faut partir assez tôt pour être sûr d'y être juste au couchant et aussi... pour trouver une place sur le parking (merci encore OuestUSA.fr)!Nous empruntons le sentier bien balisé, loin d'être seuls, cependant sans entendre une parole.En levant la tête on aperçoit plus loin les randonneurs qui nous précèdent gravir lentement le slickrock comme en procession.

Le chemin est facile, nous avançons d'un bon pas jusqu'au slickrock, et là, ça se corse, il faut grimper une pente assez raide sur une distance importante.

Nous soufflons arrivés au sommet, mais il faut continuer, nous retrouvons le sentier qui serpente entre les rochers, tantôt dans du sable mou, tantôt sur le rocher.

Nous approchons maintenant une corniche, extraordinaire chemin à flanc de montagne, le soleil est bien bas maintenant, il illumine la roche rouge qui irradie, nous sentons que nous touchons au but.

Au bout de la corniche, nous sommes saisis par le panorama qui s'offre à nous:Delicate Arch est là, devant nous, élégamment posée au bord de l'abîme, un sentiment d'accomplissement s'empare de nous, nous l'avions rêvé et maintenant réalisé, moment magique de notre voyage.


La nature prévoyante a poussé le raffinement jusqu'à laisser un amphithéâtre naturel creusé dans la roche pour nous permettre de jouir de ce spectacle à couper le souffle.

Il faut dire que nous ne sommes pas seuls, il y a bien autour de nous une centaine de personnes appareil photo en main, trépied installé pour prendre le cliché ultime, lorsque les derniers rayons de l'astre du jour éclaireront la perle de l'Utah.

Nous profitons au maximum nous aussi, au milieu de ces gens de toutes nationalités venus admirer Delicate Arch.Certains se font photographier sous l'arche, déclenchant assez vite une vive protestation de la part des amateurs de la photo parfaite.Nous y restons un bon moment, personne n'a envie de redescendre, il faut quand même s'y résoudre lorsque le soleil s'est couché.

Nous reprenons alors le chemin du retour et nous croisons des randonneurs qui montent alors que la nuit est toute proche, et qu'il n'est pas possible de retrouver son chemin dans l'obscurité.Bon, normalement ils savent ce qu'ils font, alors...
La descente s'avère beaucoup plus facile, en 45 minutes nous sommes de retour au parking alors qu'il fait quasiment nuit.Nous jetons un dernier regard derrière nous, puis nous quittons le parc à la lumière des phares, l'obscurité est maintenant totale alors que nous retournons à Moab.
Mercredi 30 juin : Lever à 6h!!Petit déjeuner rapide à l'Inca inn, de toutes façons la salle est petite, il faut y arriver tôt, car bien sûr, tout le monde arrive à la même heure pour partir en randonnée.Nous nous promettons de mieux nous organiser le matin car il est déjà 8h lorsque nous quittons l'hôtel, nous ne sommes pas tôt!
Nous prenons la 191 vers le nord puis nous bifurquons à gauche direction le parc de Canyonlands, Island in the Sky(j'adore ce nom!).Encore une fois le temps est superbe, il fait 76°(24,5°C) lorsque nous arrivons à 8h45 sur le parking de départ de la toute petite randonnée de Mesa Arch.Nous empruntons le petit sentier qui monte légèrement puis contourne une petite butte et enfin nous amène à Mesa Arch, une jolie arche posée au bord de l'abîme qui a la particularité d'accrocher la lumière du soleil levant, et...oui! il est encore temps, nous courons jusqu'à elle, juste à temps pour admirer le dessous de l'arche éclairé.


Bon, c'est sûr, une heure plus tôt aurait été certainement mieux, mais le spectacle est encore au rendez-vous, c'est magnifique et en plus nous sommes seuls!L'arche est un vrai entonnoir pour le vent qui remonte la pente et se renforce en passant à travers à tel point qu'il est difficile de tenir à côté.Une famille américaine arrive, et comme souvent, le père nous propose spontanément de nous prendre en photo devant Mesa Arch, ce que nous acceptons avec plaisir!Nous discutons quelques minutes avec eux, puis nous les laissons à leur contemplation, car pour nous, la journée ne fait que commencer.
Retour au parking, un petit parcours en voiture nous amène au parking de White Rim, c'est une randonnée qui longe sur sa plus grande partie une falaise abrupte laissant le regard accrocher plus bas le fameux « white rim », la rive blanche, qui suit le fleuve Colorado creusant un chemin tortueux dans le plateau rocheux.Le chemin débouche au bout d'une demi heure sur un cul-de-sac au bord de la falaise, où nous apercevons au loin le fleuve apportant une note de fraîcheur dans le désert environnant.

Nous faisons demi-tour alors que la chaleur commence à se faire sentir et nous apprécions les endroits où le vent arrive jusqu'à nous.Sur le parking, un ranger a disposé un panneau indiquant l'heure de sa prochaine « conférence en plein air », dommage c'est un peu tard pour nous, mais ça aurait pu être très intéressant.Nous décidons alors d'aller au point de départ de notre prochaine rando:Grand View Trail.Petit pique nique sur les tables mises à disposition, et bonne surprise, les yaourts que nous avons apportés dans notre sac à dos isotherme sont restés très frais malgré la chaleur.Quel luxe de pouvoir les déguster ainsi dans un tel endroit!Nous ne traînons pas au pique nique car nous sommes attaqués par des insectes volants, genre moustiques, qui ne veulent pas nous lâcher!
Alors nous partons pour Grandview Point sur un chemin caillouteux un peu accidenté.Partout dans l'Ouest, mais en particulier ici car le terrain nous paraît favorable, nous faisons attention où nous mettons les pieds, car il peut y avoir des rattlesnakes, et nous n'avons pas envie de marcher sur la queue d'un specimen, même si c'est assez rare et que ce sont des animaux timides avant tout!Nous arrivons à Grandview Point un peu fatigués, le soleil est maintenant au plus haut, la chaleur est écrasante.Le site est grandiose, c'est un promontoire avec une vue exceptionnelle sur le plateau en dessous et nous allons au point le plus loin en sautant de rocher en rocher.

Nous nous mettons ensuite à l'ombre pour une petite pause bien méritée, encore une fois nous sommes seuls, c'est ce que nous apprécions dans Canyonlands, ce n'est jamais la foule!

Le retour se fait agréablement au milieu d'une végétation très clairsemée de type méditerranéenne, sans croiser beaucoup de monde.Nous quittons le parking pour nous rendre un peu plus loin, nous avons choisi de faire une petite balade sur le dos de la baleine:Whale Rock.
C'est en fait un énorme rocher de couleur ocre, d'une quinzaine de mètres de hauteur aux formes arrondies sur lequel nous allons grimper.La première partie se fait sans problème sur du slickrock et un sentier classique, jusqu'à une pente rocheuse très abrupte devant laquelle nous hésitons.Bon, pas le choix, il faut l'escalader...à quatre pattes, impossible de faire autrement!
Arrivés au sommet, nous retrouvons un vent à décorner les bisons(!) qui nous fait progresser prudemment, car ce n'est pas facile de garder son équilibre, et le bord n'est jamais loin!Le point de vue est très beau, nous embrassons d'un regard une grande partie d'Island in the Sky, une famille pique-nique au sommet tout en profitant du paysage, alors que nous marchons sur tout le pourtour du « dos de la baleine ».

A présent il faut redescendre, oui mais par où?!La seule voie possible semble être celle que nous avons emprunté pour l'aller, mais la pente est trop raide?!C'est alors qu'un groupe de rangers arrive au sommet, nous les avions vus, car au parking ils avaient garé leur énorme Chevrolet Suburban à côté de notre petit Ford Escape.Je décide d'aller leur demander quel est le chemin le moins risqué, et ils nous indiquent, le geste accompagnant la parole, un endroit de la pente un tout petit peu moins abrupt que nous pouvons descendre en faisant de petits lacets.Merci encore les rangers!

Nous rions encore de cette petite balade un peu insolite en arrivant à la voiture vingt minutes plus tard!
L'après midi est bien entamée lorsque nous quittons le parc, non sans s'être arrêté au visitor center, toujours très intéressant.Au lieu de retourner de suite à Moab, nous tournons vers le petit parc de Dead Horse Point.Comme d'habitude, un petit arrêt au visitor center, qui nous apprend que, durant la conquête de l'Ouest, les cowboys utilisaient les anfractuosités au bas des falaises pour créer des enclos naturels pour capturer et parquer des chevaux sauvages.C'est ainsi que fit un jour un cowboy, puis, il oublia le troupeau dans son enclos, les animaux abandonnés sans ressources moururent les uns après les autres.Véridique ou pas?Toujours est-il que cette légende a créé le nom de ce state park:Dead Horse Point.
Nous nous garons plus loin, puis nous cheminons tranquillement le long de la rim, c'est très facile, le large chemin est goudronné pour permettre le passage des fauteuils roulants.Encore une fois c'est un endroit d'une grande beauté, le Colorado passe presque au pied de la falaise, la roche rouge est éclatante et contraste fortement avec le bleu azur des bassins de potasse sur la gauche.nous regrettons de n'avoir pas réservé plus de temps pour ce parc car il est plus grand qu'il n'y paraît.Tant pis!Il est temps de prendre le chemin du retour car nous avons encore une heure de route jusqu'à Moab.Pour la petite histoire, c'est ici qu'a été tournée la scène d'ouverture du film Mission impossible 2, lorsque Ethan Hunt alias Tom Cruise, reçoit son ordre de mission alors qu'il escalade la spectaculaire falaise.


Une fois rentrés, bien fatigués, il faut le dire, nous décidons d'aller dîner à La Hacienda, le restau mexicain juste à côté de l'Inca Inn là où nous avons mangé deux jours plus tôt.Le patron, un colosse très très sympathique nous reconnaît et se met à discuter avec nous.A côté de nous, quatre jeunes locaux commandent puis mettent moins de 10 minutes à manger, emportent ce qui reste dans le même « doggy bag » et s'en vont!Etonnant!
Nous nous régalons encore une fois des salades mexicaines servies dans des galettes de maïs légères et croustillantes, un délice!Nous sortons lorsque le patron nous demande si nous revenons le lendemain, hélas, nous partons alors non, mais peut-être l'année prochaine!!Nous l'assurons également de faire de la pub pour son restaurant, excellent et pas cher, (voilà c'est fait!) il est ravi et nous souhaite une bonne fin de séjour aux US!

Jeudi 1er juillet 2010 :Lever à 6h30, puis départ de Moab à 8h par la belle route 128 qui longe le Colorado dévoilant au passage quelques plages de sable fin sur le bord et toujours entourée de roche rouge.Le changement de décor est radical lorsque nous tournons sur l'I70, l'Interstate qui vient de Denver est très monotone, son seul intérêt est de nous faire filer vers l'Ouest à la vitesse très honorable de 75mph(120km/h)!
Enfin nous laissons cette Interstate pour nous engager sur la petite UT 24 qui nous conduit doucement à notre destination juste à côté de Goblin Valley, c'est Little Wild Horse Canyon où nous arrivons en fin de matinée.Ce canyon est un « slot » comme nous les aimons, c'est même une référence en la matière, par contre, j'aurais souhaité connaître l'origine de ce nom, mais je n'ai trouvé personne pour me la communiquer, on va alors s'arrêter au fait qu'il porte un joli nom!
Après avoir signé le classique registre, nous voilà partis pour un aller retour de 3h normalement dans le canyon.La première partie nous fait emprunter un wash, très facile jusqu'à l'entrée proprement dite du canyon que nous atteignons en 10 minutes, et là, premier problème:nous sommes face à une roche de plus de 2m de hauteur, lisse comme les parois autour, pas question d'escalader.Nous doutons, l'entrée est-elle par ici?Il n'y a pas d'indication ni de cairn pour nous aider.Nous décidons de revenir sur nos pas, c'est alors que nous trouvons la solution (bon sang mais c'est bien sûr!!), il suffit de monter sur la pente rocheuse à la sortie du wash, puis de redescendre dans le canyon en contournant la roche abrupte et le tour est joué!C'est ce que nous faisons et 3 minutes plus tard nous retrouvons le fond sablonneux canalisé par les parois.
C'est par là l'entrée de Little Wild Horse CanyonLa suite de la progression se fait sans aucun problème, nous marchons même plutôt vite, nous rencontrons des passages très larges suivis de long passages très étroits, où parfois, nous devons nous mettre de côté ou bien marcher avec le corps incliné à gauche ou à droite, grimper sur des rochers en s'aidant des parois, c'est très fun et nous sommes vraiment ravis de la balade!


Nous rejoignons trois américains dont l'un observe les oiseaux qui nichent sur les hautes parois à l'aide d'une lunette sur trépied, puis nous dépassons une famille suisse-allemande avec laquelle nous discutons quelques instants, c'est ça aussi (et surtout!) les voyages.
Plus loin, alors que le canyon s'est élargi, nous marchons depuis environ 1h30 lorsque nous faisons notre pause pique-nique assis sur des rochers.Nous remarquons alors que le ciel s'est assombri, ce qui nous inquiète un peu, car nous craignons l'orage.C'est alors que nos trois américains amateurs d'oiseaux arrivent, nous leur demandons s'ils sont de l'Utah et s'ils savent s'il y a une menace d'orage ou pas:oui, il habitent l'Utah, mais non ils ne savent pas plus que nous s'il va pleuvoir ou pas!Bon, nous voilà plus avancés!Le plus jeune d'entre eux ajoute quand même qu'il n'est pas tranquille et qu'ils vont rebrousser chemin, ce qu'ils font tout de suite après nous avoir salués chaleureusement.Le problème c'est que nous n'avons pas envie de faire demi-tour maintenant, nous voulons toujours voir ce qu'il y a derrière le prochain virage, la roche suivante à grimper, ...alors... nous continuons un bon quart d'heure!Nous ne savons pas si nous sommes au bout du canyon, il est très large maintenant, il n'y a aucune indication, mais le ciel est très sombre et le vent se lève.Le fait d'être complètement seuls dans cet endroit si isolé à presque deux heures de marche de notre voiture avec un temps qui se dégrade, nous fait retourner sur nos pas, à regrets, nous aurions souhaité continuer, mais bon, il faut être raisonnable.Le retour est tout aussi intéressant, nous découvrons Little Wild Horse dans l'autre sens, c'est comme si c'était un nouveau canyon.Nous prenons plus le temps d'observer le travail de l'eau sur la roche et de faire des photos.

Nous ne croisons personne, excepté une famille américaine dont nous aidons les ados à passer un enchevêtrement de rochers, nous restons alors échanger un moment avec eux, les parents s'expriment en Français sans aucun accent, à tel point que nous leur demandons s'ils sont Américains:oui nous répondent-ils, ils habitent Provo près de Salt Lake City, mais ils ont vécu plusieurs années à Paris et Bordeaux, ceci explique celà!Nous repartons d'un bon pas après ce moment très sympa, mais nous sommes moins inquiets par rapport au temps car le soleil est revenu, nous le voyons lorsque le canyon s'élargit, mais la chaleur est lourde et suffocante.Nous arrivons à la voiture à 16h30, enchantés de cette superbe rando, car oui, on adore les « slots », définitivement!
Nous prenons la voiture, il fait 96°(35,5°C) et nous quittons la piste pour reprendre l'US 24 vers le sud, sans visiter Goblin Valley qui est juste à côté, mais bon, il faut faire des choix!La route est assez monotone jusqu'à l'approche de notre prochaine étape, c'est Fruita une petite oasis de verdure nichée au coeur d'un massif de roche rouge et ocre, traversée par une petite rivière dans le parc de Capitol Reef.Un petit arrêt d'abord pour observer les pétroglyphes inscrits dans la roche par d'anciens habitants du lieu, puis nous arrivons à la charmante et toute petite école bâtie par les Mormons pour les enfants de Fruita.Un enregistrement sonore nous permet d'écouter la dernière institutrice raconter sa vie de tous les jours, car l'école est fermée, nous ne pourrons pas la visiter, seulement regarder par les vitres l'intérieur sobre avec les pupitres en bois, le bureau surélevé, le tableau noir et le poêle au milieu de la pièce, qui est là pour nous rappeler que l'hiver est très froid ici, bien qu'aujourd'hui il fasse très chaud.

En repartant, nous laissons passer un petit bambi qui semble perdu.Ici, les animaux sont en liberté complète, il y a des elks, des chiens de prairie, des marmottes et nous sommes sur leur territoire!Nous le prenons en photo mais nous ne pouvons rien pour lui, mais sa mère va sans doute le retrouver très vite.Nous allons voir le camping abrité par des grands arbres et nous retrouvons là les elks tranquilles au milieu des tentes et des camping-cars, nous pouvons les approcher, ils sont habitués à la présence humaine...


19h arrive, nous sommes un peu loin de tout dans cette oasis paisible, mais il nous faut rejoindre notre hôtel à quelques miles de là.Peu de temps après nous nous garons sur le parking de notre hôtel, le Rim Rock Inn, et là, nous sommes subjugués par la beauté du lieu.Le Rim Rock est un petit hôtel en longueur, construit en bois au beau milieu de nulle part:il faut voir les reliefs rocheux derrière, majestueux, les badlands autour balayés par le vent qui fait se lever la poussière, c'est un vrai décor de western comme on les imagine, et on y est!Nous nous enregistrons et la réceptionniste nous indique le restaurant de l'hôtel pour dîner.Nous nous y rendons à 19h30 (les Américains mangent tôt!), il n'y a pas beaucoup de monde, la salle à manger est complètement vitrée et donne à contempler ce paysage fabuleux.Comme partout aux US, la jeune serveuse est très souriante et très attentionnée, nous commandons la spécialité maison, le Rim Rock chicken, un poulet rôti avec du miel, délicieux, nous nous régalons autant du repas que de la vue.Nous passons un très bon moment, puis nous sortons alors que la nuit tombe, il fait encore chaud, c'est le silence, on a l'impression d'être un peu seuls au monde, il n'y a que l'impersonnel Best Western de l'autre côté de la route qui joue l'intrus, dommage!!

Le restaurant du Rim Rock InnVendredi 2 juillet 2010 :Lever à 6h30, nous mangeons le petit-déjeuner continental de l'hôtel pour ne pas perdre du temps en allant à Torrey, puis nous repartons vers Fruita pour une randonnée.Nous quittons à regret le Rim Rock qui restera le gros coup de coeur de toutes les nuitées de notre séjour, de par son charme qui sentait si bon le wild wild West.De retour à Fruita sous un soleil radieux, nous attaquons la rando de Cohab Canyon à 8h45 dans une fraîcheur toute relative, il fait 74°F(23°C).La première partie grimpe dur, en lacet à flanc de colline pour rejoindre ce fameux Cohab Canyon.En se retournant, on a une vue globale de l'oasis, avec la ferme, l'école, la maison d'habitation et le camping.

Le contraste entre la verdure des pâturages et des vergers touffus et l'aridité de la roche alentour est saisissant, les Mormons ont bien choisi et bien valorisé cet endroit...Arrivés sur le plateau, nous nous enfonçons dans le canyon, qui est très large.La progression est facile, le sentier est plat et le sol est sablonneux.


Il est joli ce canyon, mais à côté de ce que nous avons vu les derniers jours, il fait figure de « petit ».Nous arrivons à l'embranchement de Frying Pan, une fois de plus la légende raconte que c'est par ce chemin que Butch Cassidy le célèbre hors-la-loi, a fui jusqu'à une arche naturelle qui lui servait d'abri:personne ne l'a jamais retrouvé.Nous n'avons pas le temps d'y aller, alors nous continuons vers la sortie de Cohab Canyon.Nous en atteignons l'extrémité après un peu plus d'une heure de marche, c'est la route UT 24 par laquelle nous sommes arrivés hier.Le point de vue est quelconque, alors nous ne mettons pas longtemps à repartir.Le chemin inverse est, bien sûr, tout aussi facile et nous sommes à la voiture à 10h30.De là nous prend l'envie de visiter la maison-musée d'une famille de Mormons dans les années 1920 (je crois!), juste à côté.Nous la visitons pièce par pièce, c'est assez intéressant à voir, car tout le mobilier occupe encore la maison avec les vêtements, la vaisselle, les ustensiles de tous les jours...Dans la cuisine se tient une dame, et surprise, dans tous les meubles autour d'elle sont posés des gâteaux et autres confiseries, des pots de confiture, de miel...c'est en fait la boutique du musée!!Nous ne résistons pas à l'envie et nous lui achetons des scones à la myrtille qui ont l'air délicieux, ce sera pour plus tard dans la journée.En sortant de la maison nous décidons d'aller jeter un oeil aux vergers pas loin.Il suffit de pousser le portail, de prendre une échelle, de se servir en fruits dans les arbres puis de les peser et enfin de verser dans une boîte l'argent correspondant à la quantité de fruits, le tout sans que personne ne soit là, nous savons juste le nom du propriétaire grâce au panneau à l'entrée.La confiance n'est pas un vain mot aux USA!!

Un petit aller-retour sur la scenic road (qui ne nous laisse pas un souvenir impérissable) et nous reprenons l'UT 24 vers le sud, cette fois nous quittons Capitol Reef.

De l'environnement désertique nous passons rapidement à un paysage de montagne au fur et à mesure que la route s'élève.Les sapins et autres arbres d'altitude deviennent alors nos compagnons, nous traversons de grandes étendues boisées et très faiblement habitées.Nous nous arrêtons pour pique- niquer alors que nous avons bien entamé l'interminable descente sur Boulder.Arrivés là nous tournons à gauche pour nous engager dans l'une des plus belles pistes de l'Ouest:la Burr Trail.Bitumée au départ, elle serpente doucement dans un paysage à nouveau aride, à la végétation éparse.Nous arrivons assez vite à Long Canyon, la piste se retrouve alors canalisée entre deux hautes parois de roche ocre pour déboucher plus loin sur des badlands colorés qui portent vraiment bien leur nom!A présent, le bitume a disparu, nous roulons dans la poussière mais le paysage qui s'offre à nous est toujours fabuleux.

Nous avons prévu de réaliser la rando de Strike Valley Overlook, mais nous passons devant l'accès sans nous en rendre compte.Nous voilà à un col avec devant nous les fameux switchbacks (lacets) qui vont nous faire descendre au fond de la vallée, non sans stress!De là, nous décidons de prendre la Nottom Road vers le nord, puis après quelques minutes, il faut se rendre à l'évidence, on s'est planté!Allez, demi-tour sur la Nottom, puis ascension des switchbacks, une voiture descend à tombeau ouvert, nous nous rangeons prêts à protester lorsque nous lisons « Sherif » sur sa portière, il nous recouvre de poussière en passant, bon, on ne va rien dire mais on en pense pas moins!!
Peu de temps après, nous trouvons enfin la route du parking, c'est indiqué Upper Muley Twist Canyon, c'est ce qui nous a induit en erreur.Ce n'est pas grave, nous commençons quand même la rando après avoir émargé sur le cahier au parking.Nous tenons à la faire car la vue sur le Waterpocket Fold est simplement magnifique et à ne pas rater, nous sommes prévenus(n'est-ce pas Alain-Pierre?!).Nous pressons le pas, la marche est très facile car c'est une piste empruntable par des 4*4.


En chemin nous nous souvenons des scones de Fruita et nous nous offrons un petit goûter bien sympa sur les rochers.Nous continuons et malheureusement le temps se gâte très vite, des nuages d'orage approchent et le vent se lève.Lorsque les premières gouttes arrivent nous décidons à contrecoeur de rebrousser chemin, sans être allé jusqu'au bout ce ne serait pas prudent, mais nous sommes quand même déçus, quel dommage!Bon, on ne va pas se plaindre, le paysage est toujours superbe, alors...
A cause de notre erreur nous ne sommes pas en avance lorsque nous quittons le parking d'Upper Muley Twist Canyon.Le chemin du retour sur la Burr Trail se passe très bien et les nuages ont disparu, c'est rageant!!Nous rejoignons la fameuse UT 12 qui doit nous mener à Cannonville, notre étape de ce soir.Cette route est grandiose, elle traverse d'immenses espaces en se jouant des reliefs, on dirait qu'elle surfe sur la roche:par moments nous roulons sur une crête à 2 mètres du précipice d'un côté et de l'autre, puis nous e ntamons une descente prononcée à flanc de massif avant de remonter tout aussi vite alors que le soleil couchant nous accompagne.La route se termine tranquillement en traversant quelques forêts paisibles en plaine.Nous arrivons à Cannonville, une toute petite bourgade, vers 19h nous y avons réservé une chambre au Grand Staircase Inn qui fait hôtel, restaurant, épicerie, station service!Fatigués de notre journée, nous décidons de laisser la voiture et de pique-niquer dans la chambre avec ce que nous trouverons à l'épicerie.Nous avons envie de déguster une bière bien fraîche mais nous avons beau chercher partout dans l'immense mur de vitrines remplies de boissons, il n'y a pas l'ombre d'une cannette.C'est alors que nous comprenons:nous sommes en Utah et la consommation d'alcool est très réglementée, les abus fortement punis, nous ne trouverons pas la Bud que nous cherchions.Bon, eh bien on va se contenter d'un Pepsi alors!!
Samedi 03 juillet 2010 :Lever à 6h30 pour notre dernier jour de visite...Nous attendons l'employée de l'hôtel qui est en retard pour ouvrir la petite salle attenante à l'épicerie où sont servis les petit-déjeuners...Nous en profitons pour discuter avec un couple de Français qui viennent de parcourir la Cottonwood Road la veille.Enfin elle arrive, pas de très bonne humeur, nous avalons vite nos quelques tartines, puis nous prenons la route direction Bryce Canyon à ½ heure de là, le soleil est avec nous mais il fait assez frais:58°F(14,5°C).
Nous avons déjà visité Bryce mais ce parc est si fabuleux que nous avons décidé d'y repasser cette année.Nous nous garons sur le parking de Sunset point, puis nous descendons dans l'amphithéâtre par le début du trail de Navajo Loop que nous allons prolonger par Queens Garden Trail, la partie Wall Street étant fermée.La magie du plus beau parc de l'Ouest (à notre avis!) opére tout de suite:le sentier louvoie entre les hoodoos, ces fameuses cheminées de fées, vient cotoyer des parois abruptes de roches d'une couleur orange pastel très douce, enfin, se déroule franchement arrivé au fond du canyon où il nous fait découvrir la maigre végétation établie là.

De petits écureuils très curieux nous accompagnent en bondissant d'arbuste en arbuste, assurant le spectacle en grignotant aidés de leurs deux pattes avant.

Nous levons la tête tout en cheminant, l'amphithéâtre de Bryce se découvre maintenant dans toute sa splendeur, ses formes délicatement dentelées se découpent sur le bleu azur profond du ciel de l'Utah.Fabuleux, je vous dis!!



Nous sommes en milieu de matinée, la température est parfaite pour randonner et, bien que nous soyons samedi nous rencontrons peu de gens.Deux heures après notre départ de Sunset Point, le sentier commence à remonter, signe que nous approchons de Sunrise Point et de la fin de la ballade.Au fur et à mesure de l'ascension, nous croisons de plus en plus de monde et de plus en plus bruyant.Nous sommes toujours sidérés de constater qu'énormément de gens s'aventurent dans le canyon chaussés de simples tongs qui font trébucher au moindre caillou, et surtout sans une bouteille d'eau.
Nous restons un moment au bord de la rim à contempler le paysage qui s'offre à nous.Plus bas, on aperçoit des touristes à dos de mule s'apprêtant à descendre accompagnés d'un guide.

Nous rejoignons alors Sunset Point où nous retrouvons la voiture.N'étant pas décidés à quitter Bryce maintenant, nous décidons de pousser jusqu'à Inspiration Point pour encore profiter du parc.Sur la rim un touriste asiatique déchire un emballage plastique, c'est alors qu'un écureuil vif comme l'éclair lui saute dessus, grimpe le long de son pantalon, pour s'apercevoir, déception totale, qu'il s'agissait d'un emballage de piles et non de nourriture!Décidément pas farouches ces petites bêtes!
Inspiration Point porte bien son nom, très fréquenté, il reste sans doute le plus beau point de vue de Bryce.Nous retournons à regrets à la voiture où un Américain nous demande si nous avons traversé tout le pays en voiture au vu de l'état de notre calandre pleine d'insectes écrasés!

En quittant Bryce nous nous arrêtons brièvement au visitor center, il y a beaucoup de monde maintenant car il est presque midi.C'est alors que nous découvrons toutes les affiches collées un peu partout jusque sur la porte des toilettes indiquant que des serpents à sonnettes ont été aperçus près des sentiers, appelant à la plus grande prudence et recommandant de ne pas s'éloigner du trail!Nous éprouvons un petit sentiment de crainte rétrospective, en même temps qu'une petite pensée pour tous les gens qui se promenaient en tongs!!
Cette fois il faut partir, nous reviendrons peut-être randonner sur Fairyland Loop Trail, mais ce sera une autre fois.
Sortant de Bryce, la roche ocre ne veut pas non plus nous quitter, la jolie route de Red Canyon se charge de nous dire au revoir, avant de laisser place brutalement à un paysage verdoyant de prairie à l'horizon lointain...
La route de Zion étant en travaux, pour ne risquer de perdre du temps nous bifurquons vers l'Ouest en direction de Cedar City par une petite route de montagne assez tortueuse.Ce doit être le pays du quad car nous en apercevons des dizaines sur des pistes qui leur semblent dédiées au beau milieu d'un très grand massif de conifères.
A Cedar City nous trouvons par hasard une station de lavage de voiture qui nous permet de laver notre Ford Escape car nous devons le rendre ce soir à Las Vegas.Nous empruntons maintenant le long et monotone ruban goudronné de l'I-15, l'interstate qui file droit vers le sud sur Sin City.A St George nous achetons un petit pique-nique au Walmart, pas de table en vue nous nous mettons alors à manger à l'ombre de notre voiture sur le parking car nous avons récupéré à nouveau la terrible chaleur du désert, il fait 100°F(38°C)!

A une heure de route de Las Vegas, nous tournons à gauche pour l'ultime visite de notre séjour:Valley of Fire.Ce parc porte très bien son nom car en effet, c'est une fournaise qui nous attend lorsque nous arrivons au visitor center, il fait 106°F(41°C).L'environnement est exclusivement minéral, presqu'aucune plante ne peut survivre ici, mais encore une fois les formations rocheuses y sont magnifiques, mêlant le rouge, l'ocre, le chocolat et même le crème en une superbe palette comme seule la nature sait le faire.



Nous avions prévu de parcourir la petite rando de White Domes mais au vu des conditions extrêmes rencontrées, nous pensons qu'il est plus prudent de visiter le parc en voiture!
Après une petite heure à rouler à vitesse réduite pour admirer le paysage, nous reprenons la route de Vegas, accompagnés par un vent puissant et brûlant.
Nous arrivons sans encombre à notre hôtel à côté de l'aéroport Mc Carran malgré la circulation, très dense car nous sommes samedi soir.Nous déposons notre voiture chez Alamo où, comme d'habitude c'est très rapide et on ne nous demande absolument rien.Un petit regard à notre vaillant Ford Escape qui nous a transporté durant les 2700 miles de notre parcours sur toutes sortes de routes, puis nous allons attendre la navette de courtoisie de l'hôtel.Un petit malentendu nous fait perdre quand même une heure nous n'avions pas bien compris l'endroit exact où elle nous attendait, quand nous la rejoignons, le chauffeur nous dit qu'il est venu 3 fois nous chercher!Oups!!
A cause de ce contretemps il fait nuit lorsque nous arrivons à l'hôtel La Quinta et nous n'avons pas mangé.Le Starbucks de l'autre côté de la route nous tend les bras, c'est là où nous irons dîner, assez rapidement car nous sommes très fatigués.Le reste de la soirée se passe à se battre avec les bagages pour essayer de tout caser, nous avons fait quelques achats quand même, et demain c'est le retour.
Dimanche 4 juillet 2010:Lever à 5h, la nuit a été très courte!Aujourd'hui c'est la fête nationale, mais pour nous c'est le départ.La navette nous amène à Mc Carran à 6h30 où nous embarquons pour notre vol sur Southwest à 8h30 pour San Francisco.Au revoir Las Vegas!Quelques mails expédiés vite fait depuis la salle d'embarquement, nous montons à bord très vite et l'avion décolle aussi sec, low cost oblige!Un dernier regard au Mandalay Bay, Sin City s'éloigne dans la belle lumière du matin, puis c'est le désert, la montagne, enneigée parfois et enfin l'atterrissage presque dans la mer à San Francisco.
Nous avons 5 h à passer dans le terminal, c'est long, nous en profitons pour manger une dernière fois chez Lorie's Dinner (dans le terminal international) un hamburger frites avec un grand coca glacé, of course!!

Enfin, nous montons dans le grand 747 qui nous ramène à Roissy après un vol sans histoire, encore 5 h d'attente dans l'indigent terminal 2G et c'est le retour à Brest où nous attend notre ami Bernard, toujours avec son grand sourire, pour nous ramener dans le Sud-Finistère où l'été commence...Au revoir les USA, à l'année prochaine peut-être!
Epilogue:A la suite de ce périple, nous avons resigné pour un troisième voyage dans l'Ouest américain en juin 2011 au départ et à l'arrivée de Denver, CO, en passant par le Yellowstone et, encore et toujours, la roche rouge de l'Arizona et de l'Utah.Pas eu le temps de réaliser un carnet que nous sommes déjà repartis aux US en juin 2012 pour une première visite à New York, puis le Southwest à nouveau, carnet à venir courant octobre ou novembre 2012...
Changement d'escales sur la croisière Costa "Retour en Terre Sainte" English translation pending
COSTA vient de rechanger l'itineraire des croisieres sur le pacifica
plus d'escales en ISRAEL !!!!!!!
c'est remplacé par RHODES CHYPRE MARMARIS
quel dommage, cette croisiere sans l Egype et l'Israel !!!!
ils n'ont pas fini de brader ces croisieres qui ne se remplissent pas
Circuit à moto dans l'ouest des États-Unis: avis sur cette agence? English translation pending
Bonjour !
On envisage un circuit moto de 15 jours début septembre 2011 avec LARIVIERE VOYAGE dans l'Ouest US avec 6 couples. Quelqu'un a t'il déjà testé cette agence et peut il nous dire si les tarifs plus bas que d'autres agences ne sont pas synonymes de prestations de piètre qualité.😕 De plus nous envisageons de ne louer que 5 motos et de nous passer à tour de rôle le van d'assistance et de bagages. N'y aura t'il pas des pbs d'assurances motos et van ? En gros, peut on se passer sans problème les guidons et le volant du van ? Enfin que choisir : Road King ou Electra Glide. J'ai une Diversion 900 qui est déjà assez lourde mais l'Electra Glide sans marche AR... je suis dubitatif ? Merci de vos conseils !
On envisage un circuit moto de 15 jours début septembre 2011 avec LARIVIERE VOYAGE dans l'Ouest US avec 6 couples. Quelqu'un a t'il déjà testé cette agence et peut il nous dire si les tarifs plus bas que d'autres agences ne sont pas synonymes de prestations de piètre qualité.😕 De plus nous envisageons de ne louer que 5 motos et de nous passer à tour de rôle le van d'assistance et de bagages. N'y aura t'il pas des pbs d'assurances motos et van ? En gros, peut on se passer sans problème les guidons et le volant du van ? Enfin que choisir : Road King ou Electra Glide. J'ai une Diversion 900 qui est déjà assez lourde mais l'Electra Glide sans marche AR... je suis dubitatif ? Merci de vos conseils !
Pollution en Sardaigne? English translation pending
Bonjour,
J'ai déjà réservé mes vacances d'été en Sardaigne pour juillet 2011. Je me réjouissais déjà de ce voyage... Jusqu'à ce que je découvre par hasard qu'il y a beaucoup de maladies graves " inexpliquées "sur l'île... Des villages entiers sont décimés par le cancer, les malformations.... et cela est dû selon les infos ( rien n'est prouvé scientifiquement ) à: * Une base US démentelée depuis 2007. Cette base était une base de sous marins nucléaires. Les déchets nucléaires auraient été déversés dans la méditérannée près des côtes sardes. De plus, un sous marin a heurté le fond en 2003 ... Des quantités énormes de thorium ont été trouvée dans l'archipel de la Maddalena par des bureaux d'études francais ( criiad ) suite à l'accident. * Le polygone de Salto di Quirra et autres bases militaires en Sardaigne. Des villages à coté des base sont touchée par le cancer ( 65% des bargers ) et autres... Ce serait du à l'uranium appauvri des essais de tirs de missiles et autres * Mines d'or désafectées qui ruissellent de grosses quantités de produits dangereux et nucléaires dans les nappes phréatiques
Que pensez alors de la nourriture ( fruits, légumes, viande... ) surement irradiés également. Je me questionne... Est-ce bien prudent d'y aller avec deux petits enfants ?
RASSUREZ-MOI...
J'ai déjà réservé mes vacances d'été en Sardaigne pour juillet 2011. Je me réjouissais déjà de ce voyage... Jusqu'à ce que je découvre par hasard qu'il y a beaucoup de maladies graves " inexpliquées "sur l'île... Des villages entiers sont décimés par le cancer, les malformations.... et cela est dû selon les infos ( rien n'est prouvé scientifiquement ) à: * Une base US démentelée depuis 2007. Cette base était une base de sous marins nucléaires. Les déchets nucléaires auraient été déversés dans la méditérannée près des côtes sardes. De plus, un sous marin a heurté le fond en 2003 ... Des quantités énormes de thorium ont été trouvée dans l'archipel de la Maddalena par des bureaux d'études francais ( criiad ) suite à l'accident. * Le polygone de Salto di Quirra et autres bases militaires en Sardaigne. Des villages à coté des base sont touchée par le cancer ( 65% des bargers ) et autres... Ce serait du à l'uranium appauvri des essais de tirs de missiles et autres * Mines d'or désafectées qui ruissellent de grosses quantités de produits dangereux et nucléaires dans les nappes phréatiques
Que pensez alors de la nourriture ( fruits, légumes, viande... ) surement irradiés également. Je me questionne... Est-ce bien prudent d'y aller avec deux petits enfants ?
RASSUREZ-MOI...
Résumé des préparatifs pour un tour du monde routard English translation pending
Bonjour,
je créais ce post pour faire un resumé des préparatifs qu'on a besoin avant un départ TDM. C'est un TDM un peu routard quand même, randonnées, camping etc.... Nous partons debut decembre, et je n'ai aucune idée de ce qu'il nous faut. Est ce que 30kg de bagage par personne c'est beaucoup? trousse de santé? sac à dos pratique?
On pourrait faire un listing des choses à acheter avant le départ : santé, pratique, necessaire, obligatoire etc...
et définir peut etre le budget moyen qu'il faut pour ces preparatifs ou du moins ceux qui sont déja parti pourrait peut etre nous donner quelques montants! :)
Merci pour vos réponses qui seront très précieuses pour tous!
je créais ce post pour faire un resumé des préparatifs qu'on a besoin avant un départ TDM. C'est un TDM un peu routard quand même, randonnées, camping etc.... Nous partons debut decembre, et je n'ai aucune idée de ce qu'il nous faut. Est ce que 30kg de bagage par personne c'est beaucoup? trousse de santé? sac à dos pratique?
On pourrait faire un listing des choses à acheter avant le départ : santé, pratique, necessaire, obligatoire etc...
et définir peut etre le budget moyen qu'il faut pour ces preparatifs ou du moins ceux qui sont déja parti pourrait peut etre nous donner quelques montants! :)
Merci pour vos réponses qui seront très précieuses pour tous!
Rencontre VF Sud-Ouest à Bordeaux le 28 janvier 2011 English translation pending
NB: Le texte ci-dessous est une copie du message envoyé en début de semaine, mais mal "lisible" car je n'annonçais pas de date formelle.
Le Vendredi 28 Janvier 2011 est donc une date hypothétique.
Bonjour à tous,
Etes-vous partant pour une nouvelle soirée de rencontres à Bordeaux, au mois de Janvier? Si oui, merci de préciser vos attentes ou idées en réponse à ce message.
Par exemple: - Soirée informelle - auberge espagnole ... on y trouve ce que l'on y apporte OUI / NON - Soirée thématique - un pays, un continent, l'aide humanitaire, la randonnée ... OUI / NON - Le cadre - un bar? Un restaurant? Location d'une salle? CHOIX?
Répondez en message PUBLIC pour donner votre avis. Répondez moi en message PRIVE uniquement pour une question particulière, qui n'aurait pas d'intérêt sur le forum public.Merci.
Rendez-vous début Janvier 2011 pour faire la point 😉 La date sera fixée en commun (si nous sommes nombreux !!!) début Janvier 2011.
NB: ceux qui veulent bien organiser à mes côtés sont les bienvenus- liste des participants, des pays visités, des questions à poser, etc....-
A vos idées, A notre bonne volonté A notre soirée, FRED!
Bonjour à tous,
Etes-vous partant pour une nouvelle soirée de rencontres à Bordeaux, au mois de Janvier? Si oui, merci de préciser vos attentes ou idées en réponse à ce message.
Par exemple: - Soirée informelle - auberge espagnole ... on y trouve ce que l'on y apporte OUI / NON - Soirée thématique - un pays, un continent, l'aide humanitaire, la randonnée ... OUI / NON - Le cadre - un bar? Un restaurant? Location d'une salle? CHOIX?
Répondez en message PUBLIC pour donner votre avis. Répondez moi en message PRIVE uniquement pour une question particulière, qui n'aurait pas d'intérêt sur le forum public.Merci.
Rendez-vous début Janvier 2011 pour faire la point 😉 La date sera fixée en commun (si nous sommes nombreux !!!) début Janvier 2011.
NB: ceux qui veulent bien organiser à mes côtés sont les bienvenus- liste des participants, des pays visités, des questions à poser, etc....-
A vos idées, A notre bonne volonté A notre soirée, FRED!
Situation actuelle au Maroc et au Sahara Occidental? (début novembre 2010) English translation pending
bonjour
la situation politique est actuellement très tendue au sahara occidental
il ne doit pas etre très simple de descendre en dessous de Tantan en ce moment a mon avis vu les affrontement qui ont eu lieu a Layoune ces derniers jours
quelqu'un en sait il un peu plus concernant la situation sur place au pays, notamment concernant les passages au frontieres et les controles en general?
la situation politique est actuellement très tendue au sahara occidental
il ne doit pas etre très simple de descendre en dessous de Tantan en ce moment a mon avis vu les affrontement qui ont eu lieu a Layoune ces derniers jours
quelqu'un en sait il un peu plus concernant la situation sur place au pays, notamment concernant les passages au frontieres et les controles en general?
Ouest USA: Erosion Fusion Passion (2ème Partie) English translation pending
Vous l'avez rêvé... vous l'avez demandé... tant pis pour vous !
Bali - Balo... Chapi – Chapo... Chapeau l'artiste; Je vais essayer de faire aussi bien !! (Patrick)
Le 16 juin

Aujourd'hui … Destination mythique de l'Ouest : The Wave... Gagnée pour la 3 ème fois consécutive par Laurence: ce qui défie toutes les lois de la statistique. Je ne vais pas m'en plaindre.
Nous allons chercher les permis à la station of Paria.
D'emblée, je suis surpris par l'atmosphère de recueillement et de silence qui règne dans cette pièce malgré un nombre important de personnes... Il faut dire que nous sommes à 5 mn du fameux tirage au sort et de l'obtention du fameux sésame...
Permis in the pocket, nous prenons la piste qui mène au parking et trailhead de «The Wave»
GPS en état de marche..Eau...Nourriture (fruits pour moi et cochonneries diverses pour Laurence)
Le trail, un mélange de sable et de slickrock ne nous paraît pas difficile, l'entraînement à Escalante paye, et puis la destination vaut bien cette marche si pénible soit-elle (amen)
Laurence ouvre la marche, elle connait ..comme si elle était dans son propre jardin...
La fameuse fissure en point de mire... droit dessus. Nous sommes seuls comme d'habitude.
Au bout de 1h30 heure de promenade, nous arrivons à... (peut-on encore trouver des qualificatifs à ce lieu)
… un bijou protégé par un écrin pour le moins aussi fabuleux... Un endroit qui défie toute imagination inventée par Dame Nature.




3 personnes sur le lieu... aucun souci pour prendre les photos... nous prenons notre temps.. cet endroit l'impose et nous l'impose... j'imagine la joie et le dilemme des premiers explorateurs (fallait-il garder ce point secret ?)
Nous prenons la direction de Second Wave... remarquable à ne pas manquer...

Nous essayons la «Sedonax way» pour atteindre Melody Arch sur le plateau. Impossible d'accéder, la voie nous paraît bien trop difficile... et avouons-le nous manquons d'expérience en escalade... Qu'importe ... plan B ... Nous décidons de redescendre vers le wash en direction de Boneyard et contournement de la vague... 150m de descente vers des roches multicolores...

un régal pour les yeux.. Nouvelle discussion, nous décidons de suivre le petit canyon un sympathique endroit sableux.

(Attention, pour les non sportifs, il y a un muret de 2m de haut, construit par je ne sais qui, à sauter) puis nous contournons «The wave» et poursuivons vers les «Teepees» pour aller admirer le fameux «Big Mac»
une randonnée entièrement dans le sable ! Et une grimpette en direction du plateau... vent et soleil nous accompagnent.


La Melody Arch doit-être dans le coin mais raisonnablement nous n'aurons pas le temps de chercher plus..Il faut songer à entrer. 6H de crapahutage commencent à avoir raison de nous. Il nous reste les 1h30 de retour...
Sur le chemin, nous rattrapons 2 jeunes randonneurs.
Sur le parking, ils nous demandent si nous pouvons les ramener au départ de la piste. Ils avaient laissé leur voiture là bas... ce que nous manquons pas de faire avec plaisir... solidarité du Wilderness oblige...
Ils nous apprennent qu'ils ont fait toute la piste à l'aller, à pied, pas trouvé de voiture !!!
Je comprends alors que nous les ayons rattrapés facilement... Ils ont toute mon admiration de spartiate.
Le surlendemain, une situation prouve leur sage décision, car une berline était bien plantée dans le sable à 20m de l'endroit où leur voiture était stationnée. Preuve qu'il ne faut pas faire n'importe quoi dans le wilderness!
Le 17 juin
BEE PLANT Cleome serrulata & COMMON SUNFLOWER Helianthus annuus & PHLOX longifolia
Edmaïer’s Secret.. Un endroit encore assez méconnu, mais pour combien de temps encore.
De nouveau sur la piste de House Rock Valley Road où nous rejoignons le wash.
1h de randonnée dans le sable sans aucune difficulté particulière.
Nous atteignons le point stratégique dit «les chenilles»


Nous grimpons le flanc du RIM et déjà nous apercevons ce qui fait la particularité de ce lieu... Une trame de pointes façonnées par le vent, un mélange de sable et de roches. Ce rempart de sarisses semble défendre cette place intemporelle.
Mais ce ne sont que des remparts de dentelles fragiles. Nous retrouvons cette architecture disséminée le long du rim. Nous faisons attention à ne pas les briser en faisant de larges détours pour éviter de marcher dessus.
Nous crapahutons et nous avons en ligne de mire la fameuse fissure de «The Wave». C’était hier déjà!!






A l’aller comme au retour, je suis à la recherche du secret, mais impossible de le trouver. Des Teepees, des hoodoos aux roches noircies se dévoilent... Ce lieu vaut que l’on s’y attarde.
Pour moi, le secret d’Edmaîer restera un mystère !!!
(Laurence) : en fait, Patrick a cherché pendant ces 4H ( j’exagère un peu ! ) un lieu photographié par Philippe et repart d' Edmaîer’s avec une touche d’amertume; quant à moi je ne cherchais rien en particulier donc heureuse comme à l'accoutumée…
Le retour se fait par le même chemin où l’on rencontre enfin une personne... Elle nous interpelle : aurait-elle besoin d’aide ? En fait, non !! Nous continuons notre chemin, une progression toute tranquille.
Parking : nous reprenons nos forces en nous restaurant, bientôt rejoints par le randonneur. Un chercheur de pétroglyphs, tout content de les avoir trouvés autour du wash et canyon adjacent. Amateurs de pétroglyphs… Cherchez !!! Il y en a dans le coin !! Ne cherchez plus, Sedonax a sûrement les coordonnées !!
Nous reprenons la piste jusqu’au parking de «The Wave» direction Wire Pass et Buckskin Gulch… petite randonnée d’1/2h pour accéder au slot canyon. Nous pénétrons dans l’antre, une petite dénivellation à franchir (facile et amusant)... hein ! qui m'a traité de gosse ! ... On a connu pire avec Crack Canyon et Peek-A-Boo Canyon !
Ce slot canyon est agréable à parcourir, nous arrivons au confluent avec cette vaste alcôve où des pétroglyphs se mélangent avec des noms plus récents.. Dommage, que ces vestiges archéologiques ne soient pas respectés comme il se doit..

Nous continuons un peu... 12 miles (mais non ! c’est la longueur total du canyon Je vous ai fait peur hein !! ) … quelques centaines de mètres et c’est le retour.
A l’avenir, je voudrais bien le parcourir sur une plus longue distance.
Comme il nous restait quelques forces (surtout Laurence), moi j'étais épuiiiisééé !!! une petite visite chez nos amis les Toadstools Hoodoos


Le 18 Juin
SPIDERWORT Tradescantia occidentalis
Une rude mais belle journée nous attend.. CBS et White Pocket.
Rendez-vous sur le parking de Outpost of Paria avec Steeve notre guide.
Steeve et Susan, le couple sympa d'outfitters propriétaire du Bed & Breakfast «Outpost of Paria» n'est plus à présenter, du moins sur ce forum...
La piste très sablonneuse qui mène à CBS/White Pocket nécessite un vrai 4*4.
Le trail est à l'image de la piste... du sable et encore du sable.
Steeve, un solide texan marche d'un bon pas : histoire peut-être de tester le «bétail». D'instinct, je lui colle à la roue (mais là, pas de roue de chariot)... Alors, je lui file au train (mais le train ne siffle pas, même pas 3 fois)... De guerre lasse, je lui colle aux basques (mais pas de Basques à l'horizon)... Je le suis pas à pas, et sa respiration m'indique qu'il n'ira pas plus vite...bonne nouvelle.
...resteront la chaleur et la soif à gérer... Mais ça, maintenant, nous savons le faire.
Au fait, et Laurence? … Laurence, tranquillement en arrière, occupée à photographier ses « feufleurs »... Elle va avoir un sacré bouquet à force d'en photographier.
CBS se dévoile... Dame Nature s'est déchainée sur ce lieu.. Des sentinelles de roc aux contours ciselés, striés, des gardes aux nervures dessinées par des millénaires de vent, de pluies et d'orages se dressent impassibles.
Nous déambulons au milieu de ces roches tourmentées, multicolores. Le sol , un mélange de slickrock et de sable participe également par ses couleurs pastels, à la magie du lieu. Epoustoufflant !!!
Sous un soleil de plomb, s'offre à nous, un chef d'œuvre de sculptures et de couleurs ouvert sur un horizon sans limite.
…Pour moi, le plus bel endroit de l'ouest américain...




La 3ème vague..

The Frog..



plus un petit trésor archéologique caché par Steeve (une flèche d'indien, une vraie !!!) Des souvenirs d'enfance remontent..du temps où l'on jouait aux indiens et aux cow-boy et pas derrière une console.
Puis, nous retournons au parking. A l'abri du soleil, protection bien maigre fournie par quelques arbres, nous nous restaurons de sandwichs «typical» américains... made in Susan... je bois même un coca.. ça faisait au moins 20 ans que je n'avais pas bu de coca... j'en avais oublié le goût... ça pique !! hein ! qui m'a traité de sale gosse !! donc, à dans 20 ans le prochain coca.
Comptez une bonne heure pour accéder à White Pocket...
Une colline d'un blanc presque immaculée se détache de l'horizon. C'est un contraste étonnant avec CBS et ses débauches de couleurs.

Mais au fur et à mesure que nous progressons dans la chaleur de l'après midi augmentée par la réverbération du lieu, des coulures aux couleurs chatoyantes jaune, orange, rouge et brun font leur apparition.. White pocket cachait bien son jeu.

Nous marchons au milieu de ce qui semble être l'atelier d'un maître pâtissier qui aurait laissé ses œuvres fondre au soleil.. un régal pour nos sens.. et nos sens régalés par cette pépite naturelle au milieu de nulle part.


Une journée sublime, où la fatigue n'aura pas de prise. Cela tombe bien, car nous avons RDV ce soir à Page au Ken's Old West, avec UTAFAN et ses amis : forumers que nous ne connaissons pas.. et MADSEB que je connais pour avoir savourer quelques pichets à Moabrewery en 2009 et 4x4 sur Top of the world!!
Une journée mémorable et une soirée toute autant !!!
Le 19 juin :
LUPINE Lupinus pusillus & MAIDENHAIR SUD FERN Adiantum capillus-veneris & PHLOX Phlox longifolia
Nous allons nous laisser traîner... pour une fois en 19 jours.
Départ prévu à la Marina à 7 h30. Autant dire que la levée du corps est pénible après la soirée au Ken’s Old West où nous avons fait presque la fermeture.. Merci à Utafan et sa bande sans oublier Madseb et sa petite famille.
Nous sommes en retard sur le timing.. Ca bouchonne déjà à l’entrée de Glen Canyon National Recreation Area
Bon à savoir, le pass « National Park » est valide pour rentrer à la Marina. Autrement, il faut payer uniquement en ca$h... normal, il faut payer en liquide pour le lac !
Heureusement que je connaissais les lieux, je n’ai pas à chercher le point de RDV qui est Marina Resort Hotel. C’est juste, mais le bateau nous attendait.. ouf !!!
Nous voilà sur « la baignoire » en direction de Rainbow bridge. 2h de traversée..
Plus de 100 m de profondeur qui cachent à tout jamais quelques vestiges archéologiques. Bien que son niveau ait baissé, la trace blanche de calcite en témoigne, le lac Powel demeure immense avec son dédale de canyons noyés.
Autrefois, ce dédale avait servi à sauver une famille de Navajos de la déportation organisée par Kit Carson.
Accostage et accès par pontons flottants, un aménagement typiquement à l’américaine nous mène à un petit sentier de randonnée. Autant dire que nous ne sommes pas seuls au monde. Ça nous change !!
Le Rainbow Bridge se dresse entre les deux rives tel un arc-en-ciel de roc, imposant majestueux. Je comprends que cet endroit soit sacré pour les indiens: aucun Navajo d’ailleurs ne passe en dessous.

55 mn pour apprécier, c’est peu ! Suffisant pour le touriste Lamda, mais l’accès est limité par la loi de la réserve. Nous ne pouvons pas vadrouiller aux alentours. Dommage !!! et frustrant.. mais respectons la loi tribale... puis c’est le retour vers Page.
Le lac s’est animé, jets boat et jets ski s’amusent à traverser notre sillage histoire d’avoir des sensations. Accostage au ponton de la Marina à 12h30.
Rainbow Bridge reste tout de même un endroit à visiter pour ceux qui s’arrêtent à Page.
Nous avons du temps: nous profitons de ce moment de répit pour faire le ravitaillement, lessive et nous restaurer.
Puis nous fonçons en direction d’Alstrom Point. Sur la route , nous faisons halte à Hanging Garden, un petit trail qui mène à un mur de végétation d’un vert prononcé abrité sous une alcôve. Ce lieu est à la fois particulier, rafraîchissant et sympa.

Direction Big Water.. après quelques hésitations, nous trouvons la piste, très roulante à ses débuts au milieu d’un paysage lunaire, mais à certains endroits sur la fin, elle se perd sur le slickrock, nous obligeant à des petites recherches.


Ici, le vent est maître des lieux, nous décidons de ne pas aller jusqu’au bout, et nous réfugier dans un endroit protégé, dominant le lac.
Des a-pics de roches rouges tombant sur le bleu du lac et la bande blanche omniprésente les séparant, renforcent la magnificence du lieu.

Bientôt, les eaux s’endorment, les lumières s’allument sur les bateaux amarrés dans les criques. Le lac devient paisible au coucher de soleil, plus rien ne vient troubler sa surface. Nous profitons des ces instants propices aux rêves… et à la rêverie…


Laurence souligne :
Patrick étant très peu loquace côté expression sensation; j’ose vous préciser avant de me réfugier dans un sommeil profond, le spectacle est d’un haut niveau, les couleurs contrastées bleu et colorado (oui ! celle-ci existe) /blanc cassé sont merveilleusement belles et inattendues. Grands moments aussi, inoubliables !
Le 20 juin
Vers Coal Mine
PHLOX Phlox longifolia

Debout pour assister aux premières lueurs de l'aube sur le lac, tout est paisible... Le soleil ne tarde pas à darder ses rayons, les eaux et les roches reprennent progressivement leurs couleurs diurnes. Il reste encore des lieux et des moments de calme dans ce monde... instants privilégiés... instants magiques.

Dans quelque temps tout va s'animer et reprendre vie.
Petit déjeuner frugal..toilette minimaliste , tout est rangé dans le 4*4... un dernier regard porté sur ce site magnifique. Let's go !
Direction Page et en route pour Coal Mine Canyon, cette journée ne devrait pas poser de difficulté particulière... Highway et pistes d'accès faciles.
En effet, nous atteignons sans problème grâce à son éolienne facilement repérable de la route, le 1er point de vue de ce canyon.
Quelques tables, quelques bancs, ce site est manifestement aménagé. Pour qui ? Vu que l'accès est simplement toléré et que randonner au fond du canyon est interdit pour qui n'est pas Navajo.
Ceci dit, le site ne manque de charme, et le canyon révèle ses trésors... des couleurs blanches, rouges et noires, des rochers déchirés des pitons aiguisés... au loin, nous devinons un Hole in the rock.
Nous déambulons le long du rim dans la limite de ce qui est autorisé... quoique nous ne voyons pas de limites dessinées.


Il est temps de rechercher le 2ième point de vue, nous essayons de repérer la «Gate» qui correspond au point GPS... Point de porte au point GPS !! mal-en-point !! est-ce le point final ?... Non point. Nous repérons un accès qui semble correspondre. Allez! Franco ! Franchissement!
Au passage, je remarque des cadenas, Tiens ! c'est inhabituel.. mais bon, nous continuons sur la piste....au fur et à mesure de notre progression, nous distinguons bien être un ranch, et des personnes y travaillant... Aucun doute possible, la piste y mène tout droit. Il m'est difficile de faire demi tour, et Laurence n'y tient pas particulièrement...
J'évalue rapidement la situation:
- Nous sommes en plein Navajoland. - Forte chance que cela soit une propriété Navajo dans laquelle nous allons débarquer sans y être invités! - Pas d'armes fatales: genre Galettes Saint Michel ! (Méthode éprouvée par Sedonax !!) - On nous «invitera» certainement à déguerpir. Je n'ose imaginer par quel moyen !
Voilà, nous apercevons moutons et chevaux... toute la panoplie d'un ranch et naturellement... Navajo !!!
Un sacré bonhomme bien portant, pas souriant.. un Navajo pure souche. Très tranquille; il s'approche (pas d'arme; c'est toujours cela de pris, au pire l'option coups de botte dans la portière)
A voir nos visages un peu contrits; très calme, il entame la conversation.Tout indiquant... que nous sommes dans sa propriété... forcément et très honnêtement, nous lui disons que nous en sommes désolés. Il devine que nous cherchons Coal Mine Canyon et indique la direction... Mais nous fait savoir, que nous pouvons admirer Coal Mine de chez lui, au bord du rim.
Avons-nous nous bien entendu, bien compris avec notre anglais un peu sommaire (enfin surtout moi)??? Pas de problème pour lui, il nous y invite!
Nous marchons encore surpris, au bord de la falaise et au milieu des crottes de moutons, puis nous décidons de ne pas abuser de l'hospitalité quelque peu impromptue de notre Hôte.
Nous reprenons la voiture.
D'un geste calme, il nous fait signe d'arrêter. Aie !!! Ça va être le moment de payer !! Il nous demande si nous avons du papier, un stylo. Laurence lui tend son carnet de voyage et tout de go, il dessine les accès pour Coal Mine et … tout de go... nous donne son nom car il est sur Facebook... et pas Nous... Nous éclatons de rire et après une bonne poignée de mains !! Promis, on se contacte par delà l'océan.
Imaginez la situation: nous sommes en Arizona.. en plein milieu de Navajoland et pénétrant dans une propriété privée sans y être invités et tranquillement ce Navajo nous donne l'occasion de nous faire partager ses idées , sa façon de voir le monde... bref : d'échanger.
Une situation cocasse, avec une dimension humaine, en toute simplicité et humilité, riche en émotion. Peut-être avons nous eu de la chance !!
Ironie du sort, malgré ses indications, nous n'avons pas trouvé la piste qui mène au second point de vue.
Mais peu importe, nous avons gagné un ami commun Laurence et moi sur Facebook où nous nous sommes inscrits depuis !!!!!
Donc ami (es) forumeurs, si vous débarquez un jour chez lui, dîtes lui que vous venez de la part de Laurence et Patrick «the lost frenchies» et lost, vous aussi par la même occasion!...Ca devrait bien se passer !!!
Aparté

Aujourd'hui, direction Red and White Canyon.
Par respect pour la tribu propriètaire de ce terrain, nous ne dévoilerons aucune indication
Le secret du lieu s'étiole au fil du temps, pour ne devenir bientôt plus qu'un secret de polichinel.
Nous jettons de la poudre de perlimpimpin pour encore garder le secret intact.
Une piste d'un accès aisée. Le canyon se dessine très vite à l'horizon et nous reconnaissons sa caractéristique spécifique qui donne à cet endroit son aspect unique.
Si à CBS et CBN, la nature a su montrer sa folie créatrice, Red & White est sans aucun doute, l'oeuvre conjointe d'un architecte et d'un décorateur.
Des strates bien définies, aux couleurs bien séparées, nous distinguons des figures, des formes, des fusions de roches. Des stries et des zébrures ornent des rocs qui s'entrelacent.




Nous repèrons « the Sedonax Castle » où une tour a chuté, le temps a fait son oeuvre et le propriètaire ne fait pas beaucoup d'entretien !


Fusion et entrelacs
Conscients d'être encore des privilégiés, nous adorons déambuler tout en discrétion sur le terrain plat du wash.. un lieu magique, digne de Merlin l'enchanteur et des chevaliers de la table ronde...
Magique ! Assurément.... mais...pour encore combien de temps ?
21 juin
PRINCE PLUME Stanleya pinnata
Plus particulièrement aujourd’hui, Laurence a une pensée pour sa fille qui passe le BAC de français.
Nous, nous plongeons dans l’immense bac à sable qu’on ne présente plus. Ce lieu représente «THE MYTHE» du Far-West : Monument Valley. Connu et reconnu de par le monde.
Tout a été dit et redit. Tout a été photographié et re-photographié, filmé et re-filmé depuis John Ford.
Mais nous aimons toujours autant ces paysages… Souvenirs de notre enfance vus au travers des écrans de cinéma et de télévision.
Monument Valley dans la brume !

La classique Piste Valley Drive: - Three Sisters - Totem Pole - Artist’s Point - John Ford Point



Nous envisageons de rejoindre la HWY 160 par la piste 6440. Une piste très roulante au moins au début.
De très belles vues sur Monument Valley et de Gypsum Creek. La piste se rétrécit au fur et à mesure et nous sommes bloqués par des sablons. Impossible d’aller plus loin. Nous décidons de faire demi-tour et nous reprenons la route classique.
Nous passons la frontière de l’état de l’Arizona, et roulons au travers de bourgs pauvres et tristes. Nous traversons une tempête de sable… Appelé un «grain» dans le langage marin... Nous traversons alors un «Grain de sable» !!!
Nous arrivons vers 18h30 à Chinle… Check in et en avant pour Rim South de Chelly et sa petite ballade du dimanche vers les ruines impressionnantes de White House (1h30). Il y a du monde sur la piste.
Je m’amuse des efforts déployés par certains et certaines pour remonter et je suis en admiration pour d’autres qui grimpent au pas de course.

Puis nous fonçons sur la vue imprenable de Spider Rock. Sous le coucher de soleil, il ressemble à un obélisque coiffé d’un pyramidion de rayons lumineux orange.

Ce canyon est vraiment imposant, dommage que nous ne puissions pas le parcourir seuls.


Le 22 juin
DESERT PLANTS
Nous prenons la rim North et stoppons à Antelope House Overlook dans le Del Muerto. Ce canyon est profond, immense et bien vert dans le fond.

Dommage que nous ne puissions pas l’aborder d’une autre façon et vadrouiller à notre guise.
Nous continuons notre route par Lukachukaï- Shiprock-Farmington en passant par le col ?? dont on n'a pas retrouvé le nom. Laurence est ravie, retrouvant ses paysages préférés (montagne, sapins, … la verdure)
En direction de Farmington... Shiprock

RDV à Farmington avec Lindy, la manager du Kokopelli B&B . On se convient d’un second RDV le soir vers 19h. Je ne sais pas pourquoi ? Je le comprendrais plus tard.
Nous profitons pour foncer vers Ah Shi Sle Pah. Le GPS est nécessaire pour trouver la dernière piste.
Sur le parking, rien ne se dévoile à nos yeux, il va falloir descendre en se faufilant dans des dépressions (des mini ravins) pour accéder au wash. La progression est aisée, sans aucune difficulté, c’est plaisant même...
Nous atteignons le wash et déjà nous apercevons les Hoodoos de couleur grisâtre, des piliers de cendre chapeautés d’une pierre blanche. Le silence règne. Nous sommes seuls, malgré un couple qui nous avait rejoint sur le parking.



Nous nous promenons le long du wash à la recherche des Hoodoos jaunes. Nous déambulons au hasard de ces formations... enchantés… Encore un lieu particulier du wilderness... des terres grisâtes séparées par une couche de cendre. Des Hoodoos de toutes les tailles, de toutes les formes, du bois pétrifié… un bonheur... un de plus !
Yellow Hoodoos


Round Rocks

A l'ombre des géants !

Assurément, Ah Shi Sle Pah est un ravissement de plus… Un lieu, vers lequel nous retournerons volontiers.
Sur le retour, une petite visite à Angel Peak.. sans plus…. Kokopelli Cave nous attend !! surtout Lindy la manager du Kokopelly Cave.
Lizzard & Tamias & Kokopelli
Il n’est pas dans la tradition de montrer en images les hôtels dans les carnets de voyage. Mais ce Bed & Breakfast est classé en 3ième position parmi les 10 endroits les plus particuliers dans le monde. Un endroit insolite, paisible. Vous êtes seuls au monde.
Il est un excellent souvenir pour nous deux.
Imaginez : un véritable appartement, une grotte creusée de main d’homme, à flanc de falaise à 100m de hauteur.
Imaginez: un énorme pilier au milieu de la grotte qui sert à la fois de soutien et de séparation des pièces ; chambre sur vue, cuisine, salon, salle de bain avec jacuzzi (s'il vous plait), kiva. Le tout équipé à l’américaine, il ne manque rien. Même les animaux sauvages des parages (écureuils, rings tail) ont leur nourriture entreposée dans leur frigo perso. Les propriétaires avaient vécu là auparavant.
Joliment décoré avec délicatesse et finesse par la maîtresse des lieux et ses filles, reprenant le thème du Kokopelli. Des Kokopelli partout ….
Donc RDV à 19h chez Lindy… Une personne assez frêle, énergique qui respire la joie de vie et la décontraction, (ce qui ne l’empêche pas de contrôler l’exactitude de ma CB ) et aussi… très bavarde... oui très très bavarde !
Moi, qui préfère l’action aux parlottes, je suis servi... très vite je décroche (mon anglais est plus que limité). Laurence semble suivre (normal, elles sont entre femmes !)
Lindy m’envoie vanne sur vanne, et malheur je ne peux répliquer.. je suis désarmé…Argh
Après une bonne heure de discutaille, elle nous fournit des Talky Walky, et nous voilà partis (enfin !) chacun dans sa voiture vers Kokopelli’s Cave.
Nous comprenons l’utilité de ce matériel, Lindy tout en conduisant commente les lieux traversés.
Arrivés sur le lieu retiré, autant dire que le 4x4 est conseillé et GPS devient indispensable si vous voulez retrouver ce lieu enchanteur.
Et c’est reparti pour un tour… le tour du propriétaire avec commentaires et vannes à profusion..
Bref, si vous êtes pressés ou fatigués, ne réservez pas !
Enfin, des mots que je comprends.. Lindy pour souhaiter la bienvenue, nous offre une bouteille de vin rouge : le choix .. Merlot ou Cabernet... au hasard... Merlot..
Lindy me tend la bouteille demandée et m’offre également la seconde... voici le style du personnage.
Ce n’est pas Lindy mais Super Lindy et son show bien rôdé! Une charmante personne rigolote sympathique que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
Il est à peu près 21h30 lorsque nous goûtons enfin le calme du lieu…. !!!!
2h30 mn de check-in... record à battre !!





Kokopelli
Pour les curieux et surtout les curieuses !: Qui est, ... ce Kokopelli ?
Kokopelli est un personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, issu des anciennes croyances amérindiennes du Sud-Ouest des Etats Unis, il a plus de 3000 ans. Kokopelli était une image de la mythologie des Indiens Anasazi, symbole de fertilité, de joie, de fête, de longue vie. C’est aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un voyageur de commerce, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un fertilisateur (il a d’ailleurs aussi comme autres noms "le Casanova Anasazi" ou "Cassanova of the Cliff Dwellers" car il est parfois représenté avec un attribut mâle d’une taille exagérée). Kokopelli possède la sagesse de l’âge. Ce voyageur joyeux a une leçon pour chacun. Sa plus grande leçon semble être de nous montrer que nous ne devrions pas prendre la vie trop au sérieux. Il est plus particulièrement présent dans le pays du « Four corners », Néanmoins des peintures rupestres le représentant ont été trouvées au Canada et au Pérou.
Dans certains mythes, la bosse de Kokopelli contient des graines, des plantes, des bébés, des mocassins et des couvertures, des sacs de chansons, des objets sacrés ou médicinaux, le tout étant destiné à être offert aux personnes qu'il souhaite séduire ou contenter. Tout en semant les graines cachées au creux de sa bosse, il chante et il joue de la flûte. Il insuffle, ainsi, dans les semences, le souffle de la vie. Il est le bienvenu pendant la saison des plantations de maïs et il est recherché par les épouses stériles. Dans d’autres mythes, il parle au vent et au ciel. On entend sa flûte dans la brise de printemps, apportant la chaleur après le froid d'hiver. Il incarne donc aussi la pureté et le spirituel de la musique. Selon cette légende, Kokopelli apporte la bonne fortune et la prospérité à celui qui écoute ses chansons. Sa flûte annonce sa venue et à son départ la récolte est abondante et toutes les femmes sont enceintes. (Laurence a dormi dans un endroit avec plein de Kokopelli... mince alors) Dans d’autres enfin, il possède un phallus proéminent voire détachable qui flotte en aval et qui, non détecté, imbibe les demoiselles se baignant dans le fleuve. C’était un grand honneur pour une femme de l’avoir comme « compagnon d’un temps de rêve » lors de sa venue dans un village. Kokopelli est donc une divinité positive, adorée des indiens, Son nom est composé de « KOKO » pour le bois et « Pilau » pour la bosse en langue Navajo et se prononce kô kô pel´ lê. Une autre étymologie en langue Zuni rapproche « Koko » de Dieu et « Pelli » du nom d’une mouche voleuse de dessert qui porte aussi une bosse et une trompe nasale proéminente. Il porte aussi d’autres noms tels que « Kokopilau », « Kokopele », « Kokopetiyot » et "Olowlowishkya".
Je laisse les femmes rêver du Kokopelli et le voyage continue........
Bali - Balo... Chapi – Chapo... Chapeau l'artiste; Je vais essayer de faire aussi bien !! (Patrick)
Le 16 juin

Aujourd'hui … Destination mythique de l'Ouest : The Wave... Gagnée pour la 3 ème fois consécutive par Laurence: ce qui défie toutes les lois de la statistique. Je ne vais pas m'en plaindre.
Nous allons chercher les permis à la station of Paria.
D'emblée, je suis surpris par l'atmosphère de recueillement et de silence qui règne dans cette pièce malgré un nombre important de personnes... Il faut dire que nous sommes à 5 mn du fameux tirage au sort et de l'obtention du fameux sésame...
Permis in the pocket, nous prenons la piste qui mène au parking et trailhead de «The Wave»
GPS en état de marche..Eau...Nourriture (fruits pour moi et cochonneries diverses pour Laurence)
Le trail, un mélange de sable et de slickrock ne nous paraît pas difficile, l'entraînement à Escalante paye, et puis la destination vaut bien cette marche si pénible soit-elle (amen)
Laurence ouvre la marche, elle connait ..comme si elle était dans son propre jardin...
La fameuse fissure en point de mire... droit dessus. Nous sommes seuls comme d'habitude.
Au bout de 1h30 heure de promenade, nous arrivons à... (peut-on encore trouver des qualificatifs à ce lieu)
… un bijou protégé par un écrin pour le moins aussi fabuleux... Un endroit qui défie toute imagination inventée par Dame Nature.




3 personnes sur le lieu... aucun souci pour prendre les photos... nous prenons notre temps.. cet endroit l'impose et nous l'impose... j'imagine la joie et le dilemme des premiers explorateurs (fallait-il garder ce point secret ?)
Nous prenons la direction de Second Wave... remarquable à ne pas manquer...

Nous essayons la «Sedonax way» pour atteindre Melody Arch sur le plateau. Impossible d'accéder, la voie nous paraît bien trop difficile... et avouons-le nous manquons d'expérience en escalade... Qu'importe ... plan B ... Nous décidons de redescendre vers le wash en direction de Boneyard et contournement de la vague... 150m de descente vers des roches multicolores...

un régal pour les yeux.. Nouvelle discussion, nous décidons de suivre le petit canyon un sympathique endroit sableux.

(Attention, pour les non sportifs, il y a un muret de 2m de haut, construit par je ne sais qui, à sauter) puis nous contournons «The wave» et poursuivons vers les «Teepees» pour aller admirer le fameux «Big Mac»
une randonnée entièrement dans le sable ! Et une grimpette en direction du plateau... vent et soleil nous accompagnent.

La Melody Arch doit-être dans le coin mais raisonnablement nous n'aurons pas le temps de chercher plus..Il faut songer à entrer. 6H de crapahutage commencent à avoir raison de nous. Il nous reste les 1h30 de retour...
Sur le chemin, nous rattrapons 2 jeunes randonneurs.
Sur le parking, ils nous demandent si nous pouvons les ramener au départ de la piste. Ils avaient laissé leur voiture là bas... ce que nous manquons pas de faire avec plaisir... solidarité du Wilderness oblige...
Ils nous apprennent qu'ils ont fait toute la piste à l'aller, à pied, pas trouvé de voiture !!!
Je comprends alors que nous les ayons rattrapés facilement... Ils ont toute mon admiration de spartiate.
Le surlendemain, une situation prouve leur sage décision, car une berline était bien plantée dans le sable à 20m de l'endroit où leur voiture était stationnée. Preuve qu'il ne faut pas faire n'importe quoi dans le wilderness!
Le 17 juin
BEE PLANT Cleome serrulata & COMMON SUNFLOWER Helianthus annuus & PHLOX longifoliaEdmaïer’s Secret.. Un endroit encore assez méconnu, mais pour combien de temps encore.
De nouveau sur la piste de House Rock Valley Road où nous rejoignons le wash.
1h de randonnée dans le sable sans aucune difficulté particulière.
Nous atteignons le point stratégique dit «les chenilles»


Nous grimpons le flanc du RIM et déjà nous apercevons ce qui fait la particularité de ce lieu... Une trame de pointes façonnées par le vent, un mélange de sable et de roches. Ce rempart de sarisses semble défendre cette place intemporelle.
Mais ce ne sont que des remparts de dentelles fragiles. Nous retrouvons cette architecture disséminée le long du rim. Nous faisons attention à ne pas les briser en faisant de larges détours pour éviter de marcher dessus.
Nous crapahutons et nous avons en ligne de mire la fameuse fissure de «The Wave». C’était hier déjà!!






A l’aller comme au retour, je suis à la recherche du secret, mais impossible de le trouver. Des Teepees, des hoodoos aux roches noircies se dévoilent... Ce lieu vaut que l’on s’y attarde.
Pour moi, le secret d’Edmaîer restera un mystère !!!
(Laurence) : en fait, Patrick a cherché pendant ces 4H ( j’exagère un peu ! ) un lieu photographié par Philippe et repart d' Edmaîer’s avec une touche d’amertume; quant à moi je ne cherchais rien en particulier donc heureuse comme à l'accoutumée…
Le retour se fait par le même chemin où l’on rencontre enfin une personne... Elle nous interpelle : aurait-elle besoin d’aide ? En fait, non !! Nous continuons notre chemin, une progression toute tranquille.
Parking : nous reprenons nos forces en nous restaurant, bientôt rejoints par le randonneur. Un chercheur de pétroglyphs, tout content de les avoir trouvés autour du wash et canyon adjacent. Amateurs de pétroglyphs… Cherchez !!! Il y en a dans le coin !! Ne cherchez plus, Sedonax a sûrement les coordonnées !!
Nous reprenons la piste jusqu’au parking de «The Wave» direction Wire Pass et Buckskin Gulch… petite randonnée d’1/2h pour accéder au slot canyon. Nous pénétrons dans l’antre, une petite dénivellation à franchir (facile et amusant)... hein ! qui m'a traité de gosse ! ... On a connu pire avec Crack Canyon et Peek-A-Boo Canyon !
Ce slot canyon est agréable à parcourir, nous arrivons au confluent avec cette vaste alcôve où des pétroglyphs se mélangent avec des noms plus récents.. Dommage, que ces vestiges archéologiques ne soient pas respectés comme il se doit..

Nous continuons un peu... 12 miles (mais non ! c’est la longueur total du canyon Je vous ai fait peur hein !! ) … quelques centaines de mètres et c’est le retour.
A l’avenir, je voudrais bien le parcourir sur une plus longue distance.
Comme il nous restait quelques forces (surtout Laurence), moi j'étais épuiiiisééé !!! une petite visite chez nos amis les Toadstools Hoodoos


Le 18 Juin
SPIDERWORT Tradescantia occidentalisUne rude mais belle journée nous attend.. CBS et White Pocket.
Rendez-vous sur le parking de Outpost of Paria avec Steeve notre guide.
Steeve et Susan, le couple sympa d'outfitters propriétaire du Bed & Breakfast «Outpost of Paria» n'est plus à présenter, du moins sur ce forum...
La piste très sablonneuse qui mène à CBS/White Pocket nécessite un vrai 4*4.
Le trail est à l'image de la piste... du sable et encore du sable.
Steeve, un solide texan marche d'un bon pas : histoire peut-être de tester le «bétail». D'instinct, je lui colle à la roue (mais là, pas de roue de chariot)... Alors, je lui file au train (mais le train ne siffle pas, même pas 3 fois)... De guerre lasse, je lui colle aux basques (mais pas de Basques à l'horizon)... Je le suis pas à pas, et sa respiration m'indique qu'il n'ira pas plus vite...bonne nouvelle.
...resteront la chaleur et la soif à gérer... Mais ça, maintenant, nous savons le faire.
Au fait, et Laurence? … Laurence, tranquillement en arrière, occupée à photographier ses « feufleurs »... Elle va avoir un sacré bouquet à force d'en photographier.
CBS se dévoile... Dame Nature s'est déchainée sur ce lieu.. Des sentinelles de roc aux contours ciselés, striés, des gardes aux nervures dessinées par des millénaires de vent, de pluies et d'orages se dressent impassibles.
Nous déambulons au milieu de ces roches tourmentées, multicolores. Le sol , un mélange de slickrock et de sable participe également par ses couleurs pastels, à la magie du lieu. Epoustoufflant !!!
Sous un soleil de plomb, s'offre à nous, un chef d'œuvre de sculptures et de couleurs ouvert sur un horizon sans limite.
…Pour moi, le plus bel endroit de l'ouest américain...




La 3ème vague..

The Frog..



plus un petit trésor archéologique caché par Steeve (une flèche d'indien, une vraie !!!) Des souvenirs d'enfance remontent..du temps où l'on jouait aux indiens et aux cow-boy et pas derrière une console.
Puis, nous retournons au parking. A l'abri du soleil, protection bien maigre fournie par quelques arbres, nous nous restaurons de sandwichs «typical» américains... made in Susan... je bois même un coca.. ça faisait au moins 20 ans que je n'avais pas bu de coca... j'en avais oublié le goût... ça pique !! hein ! qui m'a traité de sale gosse !! donc, à dans 20 ans le prochain coca.
Comptez une bonne heure pour accéder à White Pocket...
Une colline d'un blanc presque immaculée se détache de l'horizon. C'est un contraste étonnant avec CBS et ses débauches de couleurs.

Mais au fur et à mesure que nous progressons dans la chaleur de l'après midi augmentée par la réverbération du lieu, des coulures aux couleurs chatoyantes jaune, orange, rouge et brun font leur apparition.. White pocket cachait bien son jeu.

Nous marchons au milieu de ce qui semble être l'atelier d'un maître pâtissier qui aurait laissé ses œuvres fondre au soleil.. un régal pour nos sens.. et nos sens régalés par cette pépite naturelle au milieu de nulle part.


Une journée sublime, où la fatigue n'aura pas de prise. Cela tombe bien, car nous avons RDV ce soir à Page au Ken's Old West, avec UTAFAN et ses amis : forumers que nous ne connaissons pas.. et MADSEB que je connais pour avoir savourer quelques pichets à Moabrewery en 2009 et 4x4 sur Top of the world!!
Une journée mémorable et une soirée toute autant !!!
Le 19 juin :
LUPINE Lupinus pusillus & MAIDENHAIR SUD FERN Adiantum capillus-veneris & PHLOX Phlox longifoliaNous allons nous laisser traîner... pour une fois en 19 jours.
Départ prévu à la Marina à 7 h30. Autant dire que la levée du corps est pénible après la soirée au Ken’s Old West où nous avons fait presque la fermeture.. Merci à Utafan et sa bande sans oublier Madseb et sa petite famille.
Nous sommes en retard sur le timing.. Ca bouchonne déjà à l’entrée de Glen Canyon National Recreation Area
Bon à savoir, le pass « National Park » est valide pour rentrer à la Marina. Autrement, il faut payer uniquement en ca$h... normal, il faut payer en liquide pour le lac !
Heureusement que je connaissais les lieux, je n’ai pas à chercher le point de RDV qui est Marina Resort Hotel. C’est juste, mais le bateau nous attendait.. ouf !!!
Nous voilà sur « la baignoire » en direction de Rainbow bridge. 2h de traversée..
Plus de 100 m de profondeur qui cachent à tout jamais quelques vestiges archéologiques. Bien que son niveau ait baissé, la trace blanche de calcite en témoigne, le lac Powel demeure immense avec son dédale de canyons noyés.
Autrefois, ce dédale avait servi à sauver une famille de Navajos de la déportation organisée par Kit Carson.
Accostage et accès par pontons flottants, un aménagement typiquement à l’américaine nous mène à un petit sentier de randonnée. Autant dire que nous ne sommes pas seuls au monde. Ça nous change !!
Le Rainbow Bridge se dresse entre les deux rives tel un arc-en-ciel de roc, imposant majestueux. Je comprends que cet endroit soit sacré pour les indiens: aucun Navajo d’ailleurs ne passe en dessous.

55 mn pour apprécier, c’est peu ! Suffisant pour le touriste Lamda, mais l’accès est limité par la loi de la réserve. Nous ne pouvons pas vadrouiller aux alentours. Dommage !!! et frustrant.. mais respectons la loi tribale... puis c’est le retour vers Page.
Le lac s’est animé, jets boat et jets ski s’amusent à traverser notre sillage histoire d’avoir des sensations. Accostage au ponton de la Marina à 12h30.
Rainbow Bridge reste tout de même un endroit à visiter pour ceux qui s’arrêtent à Page.
Nous avons du temps: nous profitons de ce moment de répit pour faire le ravitaillement, lessive et nous restaurer.
Puis nous fonçons en direction d’Alstrom Point. Sur la route , nous faisons halte à Hanging Garden, un petit trail qui mène à un mur de végétation d’un vert prononcé abrité sous une alcôve. Ce lieu est à la fois particulier, rafraîchissant et sympa.

Direction Big Water.. après quelques hésitations, nous trouvons la piste, très roulante à ses débuts au milieu d’un paysage lunaire, mais à certains endroits sur la fin, elle se perd sur le slickrock, nous obligeant à des petites recherches.


Ici, le vent est maître des lieux, nous décidons de ne pas aller jusqu’au bout, et nous réfugier dans un endroit protégé, dominant le lac.
Des a-pics de roches rouges tombant sur le bleu du lac et la bande blanche omniprésente les séparant, renforcent la magnificence du lieu.

Bientôt, les eaux s’endorment, les lumières s’allument sur les bateaux amarrés dans les criques. Le lac devient paisible au coucher de soleil, plus rien ne vient troubler sa surface. Nous profitons des ces instants propices aux rêves… et à la rêverie…


Laurence souligne :
Patrick étant très peu loquace côté expression sensation; j’ose vous préciser avant de me réfugier dans un sommeil profond, le spectacle est d’un haut niveau, les couleurs contrastées bleu et colorado (oui ! celle-ci existe) /blanc cassé sont merveilleusement belles et inattendues. Grands moments aussi, inoubliables !
Le 20 juin
Vers Coal Mine
PHLOX Phlox longifolia 
Debout pour assister aux premières lueurs de l'aube sur le lac, tout est paisible... Le soleil ne tarde pas à darder ses rayons, les eaux et les roches reprennent progressivement leurs couleurs diurnes. Il reste encore des lieux et des moments de calme dans ce monde... instants privilégiés... instants magiques.

Dans quelque temps tout va s'animer et reprendre vie.
Petit déjeuner frugal..toilette minimaliste , tout est rangé dans le 4*4... un dernier regard porté sur ce site magnifique. Let's go !
Direction Page et en route pour Coal Mine Canyon, cette journée ne devrait pas poser de difficulté particulière... Highway et pistes d'accès faciles.
En effet, nous atteignons sans problème grâce à son éolienne facilement repérable de la route, le 1er point de vue de ce canyon.
Quelques tables, quelques bancs, ce site est manifestement aménagé. Pour qui ? Vu que l'accès est simplement toléré et que randonner au fond du canyon est interdit pour qui n'est pas Navajo.
Ceci dit, le site ne manque de charme, et le canyon révèle ses trésors... des couleurs blanches, rouges et noires, des rochers déchirés des pitons aiguisés... au loin, nous devinons un Hole in the rock.
Nous déambulons le long du rim dans la limite de ce qui est autorisé... quoique nous ne voyons pas de limites dessinées.


Il est temps de rechercher le 2ième point de vue, nous essayons de repérer la «Gate» qui correspond au point GPS... Point de porte au point GPS !! mal-en-point !! est-ce le point final ?... Non point. Nous repérons un accès qui semble correspondre. Allez! Franco ! Franchissement!
Au passage, je remarque des cadenas, Tiens ! c'est inhabituel.. mais bon, nous continuons sur la piste....au fur et à mesure de notre progression, nous distinguons bien être un ranch, et des personnes y travaillant... Aucun doute possible, la piste y mène tout droit. Il m'est difficile de faire demi tour, et Laurence n'y tient pas particulièrement...
J'évalue rapidement la situation:
- Nous sommes en plein Navajoland. - Forte chance que cela soit une propriété Navajo dans laquelle nous allons débarquer sans y être invités! - Pas d'armes fatales: genre Galettes Saint Michel ! (Méthode éprouvée par Sedonax !!) - On nous «invitera» certainement à déguerpir. Je n'ose imaginer par quel moyen !
Voilà, nous apercevons moutons et chevaux... toute la panoplie d'un ranch et naturellement... Navajo !!!
Un sacré bonhomme bien portant, pas souriant.. un Navajo pure souche. Très tranquille; il s'approche (pas d'arme; c'est toujours cela de pris, au pire l'option coups de botte dans la portière)
A voir nos visages un peu contrits; très calme, il entame la conversation.Tout indiquant... que nous sommes dans sa propriété... forcément et très honnêtement, nous lui disons que nous en sommes désolés. Il devine que nous cherchons Coal Mine Canyon et indique la direction... Mais nous fait savoir, que nous pouvons admirer Coal Mine de chez lui, au bord du rim.
Avons-nous nous bien entendu, bien compris avec notre anglais un peu sommaire (enfin surtout moi)??? Pas de problème pour lui, il nous y invite!
Nous marchons encore surpris, au bord de la falaise et au milieu des crottes de moutons, puis nous décidons de ne pas abuser de l'hospitalité quelque peu impromptue de notre Hôte.
Nous reprenons la voiture.
D'un geste calme, il nous fait signe d'arrêter. Aie !!! Ça va être le moment de payer !! Il nous demande si nous avons du papier, un stylo. Laurence lui tend son carnet de voyage et tout de go, il dessine les accès pour Coal Mine et … tout de go... nous donne son nom car il est sur Facebook... et pas Nous... Nous éclatons de rire et après une bonne poignée de mains !! Promis, on se contacte par delà l'océan.
Imaginez la situation: nous sommes en Arizona.. en plein milieu de Navajoland et pénétrant dans une propriété privée sans y être invités et tranquillement ce Navajo nous donne l'occasion de nous faire partager ses idées , sa façon de voir le monde... bref : d'échanger.
Une situation cocasse, avec une dimension humaine, en toute simplicité et humilité, riche en émotion. Peut-être avons nous eu de la chance !!
Ironie du sort, malgré ses indications, nous n'avons pas trouvé la piste qui mène au second point de vue.
Mais peu importe, nous avons gagné un ami commun Laurence et moi sur Facebook où nous nous sommes inscrits depuis !!!!!
Donc ami (es) forumeurs, si vous débarquez un jour chez lui, dîtes lui que vous venez de la part de Laurence et Patrick «the lost frenchies» et lost, vous aussi par la même occasion!...Ca devrait bien se passer !!!
Aparté

Aujourd'hui, direction Red and White Canyon.
Par respect pour la tribu propriètaire de ce terrain, nous ne dévoilerons aucune indication
Le secret du lieu s'étiole au fil du temps, pour ne devenir bientôt plus qu'un secret de polichinel.
Nous jettons de la poudre de perlimpimpin pour encore garder le secret intact.
Une piste d'un accès aisée. Le canyon se dessine très vite à l'horizon et nous reconnaissons sa caractéristique spécifique qui donne à cet endroit son aspect unique.
Si à CBS et CBN, la nature a su montrer sa folie créatrice, Red & White est sans aucun doute, l'oeuvre conjointe d'un architecte et d'un décorateur.
Des strates bien définies, aux couleurs bien séparées, nous distinguons des figures, des formes, des fusions de roches. Des stries et des zébrures ornent des rocs qui s'entrelacent.




Nous repèrons « the Sedonax Castle » où une tour a chuté, le temps a fait son oeuvre et le propriètaire ne fait pas beaucoup d'entretien !


Fusion et entrelacsConscients d'être encore des privilégiés, nous adorons déambuler tout en discrétion sur le terrain plat du wash.. un lieu magique, digne de Merlin l'enchanteur et des chevaliers de la table ronde...
Magique ! Assurément.... mais...pour encore combien de temps ?
21 juin
PRINCE PLUME Stanleya pinnataPlus particulièrement aujourd’hui, Laurence a une pensée pour sa fille qui passe le BAC de français.
Nous, nous plongeons dans l’immense bac à sable qu’on ne présente plus. Ce lieu représente «THE MYTHE» du Far-West : Monument Valley. Connu et reconnu de par le monde.
Tout a été dit et redit. Tout a été photographié et re-photographié, filmé et re-filmé depuis John Ford.
Mais nous aimons toujours autant ces paysages… Souvenirs de notre enfance vus au travers des écrans de cinéma et de télévision.
Monument Valley dans la brume !

La classique Piste Valley Drive: - Three Sisters - Totem Pole - Artist’s Point - John Ford Point



Nous envisageons de rejoindre la HWY 160 par la piste 6440. Une piste très roulante au moins au début.
De très belles vues sur Monument Valley et de Gypsum Creek. La piste se rétrécit au fur et à mesure et nous sommes bloqués par des sablons. Impossible d’aller plus loin. Nous décidons de faire demi-tour et nous reprenons la route classique.
Nous passons la frontière de l’état de l’Arizona, et roulons au travers de bourgs pauvres et tristes. Nous traversons une tempête de sable… Appelé un «grain» dans le langage marin... Nous traversons alors un «Grain de sable» !!!
Nous arrivons vers 18h30 à Chinle… Check in et en avant pour Rim South de Chelly et sa petite ballade du dimanche vers les ruines impressionnantes de White House (1h30). Il y a du monde sur la piste.
Je m’amuse des efforts déployés par certains et certaines pour remonter et je suis en admiration pour d’autres qui grimpent au pas de course.

Puis nous fonçons sur la vue imprenable de Spider Rock. Sous le coucher de soleil, il ressemble à un obélisque coiffé d’un pyramidion de rayons lumineux orange.

Ce canyon est vraiment imposant, dommage que nous ne puissions pas le parcourir seuls.


Le 22 juin
DESERT PLANTSNous prenons la rim North et stoppons à Antelope House Overlook dans le Del Muerto. Ce canyon est profond, immense et bien vert dans le fond.

Dommage que nous ne puissions pas l’aborder d’une autre façon et vadrouiller à notre guise.
Nous continuons notre route par Lukachukaï- Shiprock-Farmington en passant par le col ?? dont on n'a pas retrouvé le nom. Laurence est ravie, retrouvant ses paysages préférés (montagne, sapins, … la verdure)
En direction de Farmington... Shiprock

RDV à Farmington avec Lindy, la manager du Kokopelli B&B . On se convient d’un second RDV le soir vers 19h. Je ne sais pas pourquoi ? Je le comprendrais plus tard.
Nous profitons pour foncer vers Ah Shi Sle Pah. Le GPS est nécessaire pour trouver la dernière piste.
Sur le parking, rien ne se dévoile à nos yeux, il va falloir descendre en se faufilant dans des dépressions (des mini ravins) pour accéder au wash. La progression est aisée, sans aucune difficulté, c’est plaisant même...
Nous atteignons le wash et déjà nous apercevons les Hoodoos de couleur grisâtre, des piliers de cendre chapeautés d’une pierre blanche. Le silence règne. Nous sommes seuls, malgré un couple qui nous avait rejoint sur le parking.



Nous nous promenons le long du wash à la recherche des Hoodoos jaunes. Nous déambulons au hasard de ces formations... enchantés… Encore un lieu particulier du wilderness... des terres grisâtes séparées par une couche de cendre. Des Hoodoos de toutes les tailles, de toutes les formes, du bois pétrifié… un bonheur... un de plus !
Yellow Hoodoos


Round Rocks

A l'ombre des géants !

Assurément, Ah Shi Sle Pah est un ravissement de plus… Un lieu, vers lequel nous retournerons volontiers.
Sur le retour, une petite visite à Angel Peak.. sans plus…. Kokopelli Cave nous attend !! surtout Lindy la manager du Kokopelly Cave.
Lizzard & Tamias & KokopelliIl n’est pas dans la tradition de montrer en images les hôtels dans les carnets de voyage. Mais ce Bed & Breakfast est classé en 3ième position parmi les 10 endroits les plus particuliers dans le monde. Un endroit insolite, paisible. Vous êtes seuls au monde.
Il est un excellent souvenir pour nous deux.
Imaginez : un véritable appartement, une grotte creusée de main d’homme, à flanc de falaise à 100m de hauteur.
Imaginez: un énorme pilier au milieu de la grotte qui sert à la fois de soutien et de séparation des pièces ; chambre sur vue, cuisine, salon, salle de bain avec jacuzzi (s'il vous plait), kiva. Le tout équipé à l’américaine, il ne manque rien. Même les animaux sauvages des parages (écureuils, rings tail) ont leur nourriture entreposée dans leur frigo perso. Les propriétaires avaient vécu là auparavant.
Joliment décoré avec délicatesse et finesse par la maîtresse des lieux et ses filles, reprenant le thème du Kokopelli. Des Kokopelli partout ….
Donc RDV à 19h chez Lindy… Une personne assez frêle, énergique qui respire la joie de vie et la décontraction, (ce qui ne l’empêche pas de contrôler l’exactitude de ma CB ) et aussi… très bavarde... oui très très bavarde !
Moi, qui préfère l’action aux parlottes, je suis servi... très vite je décroche (mon anglais est plus que limité). Laurence semble suivre (normal, elles sont entre femmes !)
Lindy m’envoie vanne sur vanne, et malheur je ne peux répliquer.. je suis désarmé…Argh
Après une bonne heure de discutaille, elle nous fournit des Talky Walky, et nous voilà partis (enfin !) chacun dans sa voiture vers Kokopelli’s Cave.
Nous comprenons l’utilité de ce matériel, Lindy tout en conduisant commente les lieux traversés.
Arrivés sur le lieu retiré, autant dire que le 4x4 est conseillé et GPS devient indispensable si vous voulez retrouver ce lieu enchanteur.
Et c’est reparti pour un tour… le tour du propriétaire avec commentaires et vannes à profusion..
Bref, si vous êtes pressés ou fatigués, ne réservez pas !
Enfin, des mots que je comprends.. Lindy pour souhaiter la bienvenue, nous offre une bouteille de vin rouge : le choix .. Merlot ou Cabernet... au hasard... Merlot..
Lindy me tend la bouteille demandée et m’offre également la seconde... voici le style du personnage.
Ce n’est pas Lindy mais Super Lindy et son show bien rôdé! Une charmante personne rigolote sympathique que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
Il est à peu près 21h30 lorsque nous goûtons enfin le calme du lieu…. !!!!
2h30 mn de check-in... record à battre !!





KokopelliPour les curieux et surtout les curieuses !: Qui est, ... ce Kokopelli ?
Kokopelli est un personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, issu des anciennes croyances amérindiennes du Sud-Ouest des Etats Unis, il a plus de 3000 ans. Kokopelli était une image de la mythologie des Indiens Anasazi, symbole de fertilité, de joie, de fête, de longue vie. C’est aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un voyageur de commerce, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un fertilisateur (il a d’ailleurs aussi comme autres noms "le Casanova Anasazi" ou "Cassanova of the Cliff Dwellers" car il est parfois représenté avec un attribut mâle d’une taille exagérée). Kokopelli possède la sagesse de l’âge. Ce voyageur joyeux a une leçon pour chacun. Sa plus grande leçon semble être de nous montrer que nous ne devrions pas prendre la vie trop au sérieux. Il est plus particulièrement présent dans le pays du « Four corners », Néanmoins des peintures rupestres le représentant ont été trouvées au Canada et au Pérou.
Dans certains mythes, la bosse de Kokopelli contient des graines, des plantes, des bébés, des mocassins et des couvertures, des sacs de chansons, des objets sacrés ou médicinaux, le tout étant destiné à être offert aux personnes qu'il souhaite séduire ou contenter. Tout en semant les graines cachées au creux de sa bosse, il chante et il joue de la flûte. Il insuffle, ainsi, dans les semences, le souffle de la vie. Il est le bienvenu pendant la saison des plantations de maïs et il est recherché par les épouses stériles. Dans d’autres mythes, il parle au vent et au ciel. On entend sa flûte dans la brise de printemps, apportant la chaleur après le froid d'hiver. Il incarne donc aussi la pureté et le spirituel de la musique. Selon cette légende, Kokopelli apporte la bonne fortune et la prospérité à celui qui écoute ses chansons. Sa flûte annonce sa venue et à son départ la récolte est abondante et toutes les femmes sont enceintes. (Laurence a dormi dans un endroit avec plein de Kokopelli... mince alors) Dans d’autres enfin, il possède un phallus proéminent voire détachable qui flotte en aval et qui, non détecté, imbibe les demoiselles se baignant dans le fleuve. C’était un grand honneur pour une femme de l’avoir comme « compagnon d’un temps de rêve » lors de sa venue dans un village. Kokopelli est donc une divinité positive, adorée des indiens, Son nom est composé de « KOKO » pour le bois et « Pilau » pour la bosse en langue Navajo et se prononce kô kô pel´ lê. Une autre étymologie en langue Zuni rapproche « Koko » de Dieu et « Pelli » du nom d’une mouche voleuse de dessert qui porte aussi une bosse et une trompe nasale proéminente. Il porte aussi d’autres noms tels que « Kokopilau », « Kokopele », « Kokopetiyot » et "Olowlowishkya".
Je laisse les femmes rêver du Kokopelli et le voyage continue........
Il était une fois quatre Belges dans l'Ouest américain! English translation pending
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.
Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.
Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.
Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.
Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Possible enlèvement au Niger (septembre 2010) English translation pending
Une info à prendre encore avec des pinçettes mais qui pourraient confirmer les risques dans la région; à ceux qui continuent à nier les risques malgré les avertissements des autorités🙂
http://www.20minutes.fr/article/597828/societe-niger-possible-enlevement-d-un-groupe-de-personnes-dont-des-francais
http://www.20minutes.fr/article/597828/societe-niger-possible-enlevement-d-un-groupe-de-personnes-dont-des-francais
Voyage entre le volcan Arenal et Monteverde (Costa Rica) English translation pending
Bonjour a tous ,
Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur la jonction : jeep/boat/jeep entre Arenal et Monteverde , durée de la ballade , points de départ et agences organisatrices , tarifs , possibilité de passer la nuit à Monteverde pour un retour à Arenal le lendemain ?
Merci
Hôtel Club Sardegna (par Marmara) en Sardaigne: nouvelle discussion English translation pending
bonjour à tous
l'ancienne discussion ayant été fermée par voyageforum.com, je relance une nouvelle discussion en joignant le lien vers l'ancienne: http://voyageforum.com/...t_reply;so=ASC;mh=24;
bon courage à tous cordialement
l'ancienne discussion ayant été fermée par voyageforum.com, je relance une nouvelle discussion en joignant le lien vers l'ancienne: http://voyageforum.com/...t_reply;so=ASC;mh=24;
bon courage à tous cordialement
Lanzarote: petites randonnées volcaniques... English translation pending
Bonjour à tous,
Il est tout frais, il est tout chaud, le dernier carnet volcanique de la famille Lefèvre! A peine retardé par le nuage de cendres islandais...
Pour le récit en photos, cliquez ici : sibellelaterre.
Bonne lecture!
Marie
Texte seul:
LANZAROTE AVRIL 2010
Présentation Ceux qui nous connaissent le savent bien : nous aimons les cailloux et les volcans!
Il y a quelques années, Ténérife nous avait très agréablement surpris et l'envie de découvrir une autre de ces îles canariennes nous titillait depuis longtemps.
Pourquoi Lanzarote en particulier? Sans doute en grande partie à cause de l'influence de César Manrique (1919-1992) architecte et artiste dont les exigences esthétiques ont empêché (enfin...presque) le bétonnage outrancier trop souvent présent sur les autres îles. En préparant ce voyage, il me semblait que la nature volcanique si fragile de Lanzarote était relativement préservée. J'étais impatiente de découvrir en marchant ses paysages volcaniques mais aussi ses petits villages soignés. Curieuse aussi de comprendre comment des hommes avaient pu vivre sur cette île sans eau douce jusqu'à la construction de la première centrale de dessalinisation de l'eau de mer au début des années 60.
Bien que située à la latitude du Maroc, à 140 km de ses côtes, Lanzarote est relativement tempérée, du fait de la présence du courant froid des Canaries et des alizés de NE. L'eau y est toute l'année aux environs de 20°C et en avril les températures y sont idéales (20 à 25°C)
Après avoir un peu hésité avec Fuerteventura, j'optai définitivement pour Lanzarote après avoir lu que les panneaux publicitaires y étaient totalement absents, reflet d'un sens de l'esthétique prometteur! Nous n'avons pas été déçus!
Le voyage (samedi 10 avril) Nous arrivons en milieu de journée à l'aéroport de Frankfurt Hahn, sans doute une ancienne base aérienne militaire américaine recyclée en aéroport tout petit mais très pratique. Le temps passe vite en salle d'embarquement : des agents de Ryanair soupèsent systématiquement chaque bagage-cabine et en cas de doute sur le poids, direction la balance puis le terminal carte bleue (20 £/kg supplémentaire!!). Le volume des bagages est aussi contrôlé. On est dans les clous! Du coup on observe le manège avec un amusement narquois, c'est pö gentil! Vol sans histoire agrémenté de sandwiches-maison au cours duquel nous reconnaissons le Pays-Basque et les Pyrénées, puis c'est la Grande Bleue... Environ 1000 km plus loin (soit après 3h45 de vol en tout) Lanzarote est en vue: nous reconnaissons l'île de la Graciosa, située au nord de Lanzarote et aussitôt le caractère volcanique de l'île nous saute aux yeux : elle est formée d'une juxtaposition de petits volcans aux formes parfaites, tels qu'en dessineraient des enfants. C'est un camaïeux d'ocres, terre de sienne, gris et noirs égayés de villages blancs pimpants éclatants sous le soleil de fin d'après-midi. Atterrissage au bord de la mer, récupération des bagages en un clin d'oeil (vive les petits aéroports), récupération de la voiture, un beau Nissan Pathfinder tout rouge, puis premiers km sur l'île. Une fois quittés les abords de l'aéroport et la côte est, c'est bien simple : TOUT est beau. Nous restons toutefois concentrés sur les indications données par Zanna, propriétaire de la Finca Amatista, située près de la Vegueta, grosso modo au centre de l'île. Nous y parvenons en moins de 30 mn. Il faut dire que l'île n'est pas bien grande : 60 km de long et pas plus de 30 de large. De cet endroit où nous prévoyons de rester une semaine, nous allons pouvoir facilement rayonner pour des virées à la journée. Je jubile en approchant de la maison : le jardin est magnifique, les alentours... volcaniques avec plein de beaux volcans tous azimuts. J'adore. Nous sommes chaleureusement accueillis par Zanna et ses 2 chiens que nous allons aussitôt adopter! Nous posons nos affaires dans notre appartement (la maison est composée de plusieurs appart' mais agencée de telle sorte que chacun garde son intimité) puis filons au « supermarket » de Tiagua, à quelques km pour y faire notre ravitaillement. Comme espéré, la semaine de vacances s'annonce simple et reposante...
Dimanche 11 avril Sur les conseils de Zanna, nous allons de bon matin faire un tour au petit marché de la Mancha Blanca où une dizaine de marchands vendent leurs produits du terroir. On a beau être sur une île, les prix sont vraiment très raisonnables et les produits bien appétissants! Alors que nous quittons le marché, un bus de touriste arrive et simultanément la sono commence à débiter un flot de musique « typique » Nous ne sommes pas restés pour vérifier si la sono s'arrête avec le départ du bus de touristes... Des touristes, il y en a plein au marché de Teguise où nous nous rendons ensuite : ce joli bourg, ancienne capitale de l'île accueille le dimanche un marché sans grand intérêt : on y trouve la pacotille universelle des zones touristiques, bof quoi! Les rues sont envahies d'étals et d'auvents et nous nous promettons de retourner à Teguise un jour « normal » pour pouvoir découvrir tranquillement sa belle architecture. Nous retournons à la Finca par la piste et en profitons pour faire conduire les enfants : l'île est truffée de pistes faciles et très très peu fréquentées et nous nous ferons un plaisir de les emprunter. Dorénavant la 1ère question des enfants quand nous déciderons d'aller à tel ou tel endroit sera : « Y a-t-il une piste pour y aller? » Vraiment poètes ces zados! Les distances sont vraiment minuscules, aussi repassons- nous déjeuner à la Finca. Nous en profitons pour découvrir plus en détails la casa et ses environs.
Après une petite sieste nous allons vers la Playa de la Madera par une piste facile : nous découvrons une côte très austère composée du front de lave de l'éruption de Timanfaya qui eut lieu en 1730, dura 6 ans et couvrit le quart de la superficie de l'île. Nous croisons plusieurs pêcheurs à pied, qui rentrent lourdement chargés de mollusques. Ce ne doit pas être une sinécure de pêcher sur cette côte acérée battue par la houle atlantique. Cette côte ingrate se poursuit sur une quinzaine de km aussi faisons-nous demi-tour pour aller grimper sur la Montana Blanca (461m) que nous atteignons par une piste sur son versant ouest, ce qui nous évite la marche d'approche depuis la Mancha Blanca. En chemin, nous découvrons une ferme abandonnée qui s'intègre parfaitement dans le paysage! La grimpette sur la lèvre de la Caldeira Blanca est assez raide mais le vent, omniprésent à Lanzarote nous rafraichit agréablement. Parvenus au sommet, nous découvrons un étrange animal dessiné à partir de blocs de lave : s’agit d’un enclos de berger poète ? La vue sur le Parque Nacional de Timanfaya est impressionnante et... magnifique. Nous faisons le tour de la caldeira, effrayant au passage un troupeau de chèvres. La vue de ce troupeau soulevant un nuage de poussière au fond du cratère me fait penser à certains paysages d’Afrique (encore pas vus pour de vrai !)
Par un chemin un peu acrobatique, nous regagnons enfin la voiture puis nous décidons de continuer par une piste vers le sud et la route LZ67. Piste magnifique mais 4X4 indispensable. Avec le soleil déclinant la Caldeira Roja et la Montana Tirgata sont encore plus belles! Retour à la Finca au soleil couchant, les alentours sont vraiment très agréables!
Lundi 12 avril Nous avons eu une petite averse cette nuit qui n'a pas du durer plus de 30 mn. Le temps change à toute vitesse sur l'île : les cumulus se succèdent dans le ciel. Je commence à comprendre qu'il est inutile de consulter la météo, ça change tout le temps mais les précipitations sont très faibles (200 mm/an) En route pour la Geria, zone de vignes plantées dans des dépressions protégées des vents dominants par des murets de pierre de lave. Les racines des pieds de Malvoisie atteignent la terre arable tandis que de la poudre de lave à la structure alvéolée capture la rosée nocturne, très abondante sur cette île océanique. L'ensemble est très graphique, simplement ponctué de figuiers de Barbarie utilisés autrefois pour la culture de la cochenille qui donnait un colorant rouge très apprécié.
Chose promise, chose due à Marion : nous allons aujourd'hui à la plage. Papagayo, située à l'extrême sud de l'ile est considérée comme une de ses plus belles plages. Après avoir acquitté un péage de 3 euro pour y accéder nous découvrons une petite plage très banale où nous pique-niquons et prenons quelques coups de soleil. Au bout de ¾ h, à l'unanimité, tout le monde s'ennuie, il fait super chaud, pas un poil d'ombre, la mer est trop fraîche pour nous, bref, nous mettons les voiles! On décide de prendre la piste qui longe la côte SE de l'île jusque la Punta Garda puis qui remonte le Barranco Parado jusqu'à la Degollada del Portugues avant de plonger vers la route qui va de Femés à la Playa Blanca. Mamma Mia! Quelle aventure: cette très belle piste passe plusieurs barrancos très techniques pas faciles du tout à franchir! De plus la sortie de cette piste est indiquée comme fermée sur la carte et je ne me vois pas du tout la refaire dans l'autre sens. Fred insiste pour continuer et il a bien fait car nous découvrons une jolie petite plage déserte où les plus courageux (les garçons quoi!) piquent une tête. Après quelques autres passages scabreux nous arrivons à la Degollada Del Portugues, col haut perché d'où nous allons partir pour faire une jolie balade dans de sauvages barrancos avec vue sur la mer. Nous arrivons à un refuge à cause duquel se trouve un puits où j'insiste pour que nous prenions de l'eau car avec cette chaleur nos stocks sont bien entamés. Heureusement nous n'aurons pas à boire cette eau douteuse qui a l'air très heu... nourrissante. Très belle balade! Nous terminons la journée en allant voir d'abord les Salinas de Janubio sur la côte ouest qui sont d'anciens marais salants maintenus en activité pour le tourisme puis le surprenant lagon vert appelé Charco de Los Clicos juste au sud du village d'El Golfo. Nous rentrons par la Geria afin de la revoir sous une autre lumière: on ne s'en lasse pas!
Mardi 13 avril Aujourd'hui, cap au nord-ouest pour découvrir les falaises d'El Risco qui plongent à pic dans la mer sur plus de 400 m. Toujours principalement par les pistes, nous gagnons le village de Yé et nous garons près de la Finca La Corona. De ce petit parking, un sentier descend jusqu'au bord de la mer puis file vers le nord jusqu'aux Salinas del Rio (-400m, +400m, 13,5 km) La vue vers l'île de la Graciosa est évidement imprenable. Le sentier chemine au sein d'une belle végétation. Nous arrivons à une très belle plage déserte que nous longeons avant d'arriver finalement aux salines qui ont été abandonnées il y a bien longtemps car il était trop difficile de remonter le sel en haut de la falaise. Nous mangeons un morceau puis prenons le chemin du retour : le ciel assez nuageux fait bien notre affaire pour remonter les 400m. Sur la route du retour nous faisons un arrêt dans le beau village de Haria où le charme de la Plaza Leon di Castillo nous donne envie d'y déjeuner (à 15h30, ce qui est tout à fait habituel là-bas) : repas vraiment quelconque aux « 2 brothers » (à éviter). Fin d'après-midi tranquille après cette rando qui n'est pas de tout repos...
Mercredi 14 avril Le vent a soufflé très fort toute la nuit : nous décidons donc d'aller voir Los Hervideros sur la côte ouest. La côte y est creusée de cavités dans lesquelles les vagues s'engouffrent avec fracas et peuvent parait-il cartains jours se transformer en « geysers ». Nous repassons par les Salinas de Janubio, mieux éclairées à cette heure matinale. Los Hervideros est sympathique mais la houle semble un peu insuffisante pour rendre cet endroit vraiment impressionnant. Il est encore un peu tôt pour que le lagon vert soit complètement au soleil mais l'endroit est tout de même très beau. Nous faisons ensuite une petite promenade dans le joli village de Yaiza. Nous découvrons plein de jolis détails architecturaux. Nous repassons ensuite par la Geria puis prenons la route LZ56. A l'ouest de cette route, , nous faisons une très jolie rando vers la Montana Cuervo : petit cratère où poussent des centaines de géraniums sauvages! La rando est courte, facile et charmante! Nous profitons de cette journée ventée pour ensuite aller faire du cerf-volant sur la Playa de Famara, située sur la côte NO. Encore une très belle plage, fréquentée par des surfeurs et véliplanchistes. En fin d'après-midi le vent faiblit et nous regagnons finalement nos pénates.
Jeudi 15 avril Ce matin, grosse averse d'allure tropicale, 20 mn chrono puis soleil. Nous décidons de faire un petit tour dans le beau village de Teguise. Vraiment bien plus agréable sans le marché! Les Montanas del Fuego de Timafaya nous fascinent vraiment! On ne peut théoriquement visiter le Parque Nacional de Timanfaya qu'en montant dans un bus pour un tour organisé d'une quarantaine de minutes. Bof, bof, bof.... J'ai toutefois repéré sur la carte une piste qui permet de s'approcher très près du parc et d'en profiter en toute liberté. A partir de la route LZ56 nous prenons une piste qui file vers la Montana Los Rodeos, la contourne puis s'arrête au fond d'une petite ravine cernée de reliefs volcaniques. Nous suivons un sentier non balisé mais visiblement régulièrement fréquenté et grimpons sur la caldera de la Rilla dont nous faisons le tour. Ensuite nous poursuivons par un sentier qui part vers l'ouest, passe dans une zone très torturée avec plusieurs tunnels de lave, des cheminées éteintes et nous arrivons à la lisière du parc, matérialisée par un petit panneau. Nous tournons alors vers le nord pour grimper sur l'impressionnante Montana Senalo. De là-haut nous avons une vue imprenable sur le cône parfait de la Caldera de la Rilla. J'ai adoré cette balade!
Vendredi 16 avril Comme nous partons demain, je fais quelques photos-souvenirs depuis le toit de la Casa. Ensuite, Marion et Fred s’étant enrhumés dans l’avion, nous partons à la pharmacie chercher des médicaments pour le rhume : la pharmacienne a du faire plusieurs tiroirs avant de les trouver ! Tout un symbole ! D’ailleurs il n’y a pas de mouchoirs au petit supermarché de Tiagua… En route pour le joli village de Haria, dans le nord de l’île, j’immortalise quelques mobiles de César Manrique. Puis nous grimpons vers Haria en passant par la belle vallée de Tabayasco (LZ 206). Ce versant de l’île est beaucoup plus fertile. La vallée est couverte de terrasses, le plus souvent laissées à l’abandon. Le village de Haria se niche dans une large vallée plantée de palmiers. Nous y avons fait une sympathique balade en grimpant depuis le village jusqu'au sommet de la falaise d'El Risco. Vue superbe sur la Playa de Famara au SO et la Graciosa au N. Nous redescendons par les petits champs entre les villages de Magues et Haria. Nous décidons ensuite de pousser jusqu'à l'extrême nord de l'île, le petit village d'Orzola d'où part le petit ferry pour la Graciosa. Nous y prenons un bon repas dans un des restaurants situés sur le port puis nous découvrons la jolie Playa de la Canteria, autre spot de surf. Encore une plage bien plus belle que Papagayo, décidément... Nous prenons ensuite la route côtière avec l’idée d’aller visiter les Jameos del Agua, œuvre de Manrique construite dans un tunnel de lave qui descend de la Montana Corona jusqu’à la mer. On change aussitôt d’avis en voyant la demi-douzaine de bus garée sur le parking ! Nous prenons donc une piste qui remonte sur le sommet d’El Risco, la grande falaise qui constitue l’arête dorsale du nord de l’île. Petit arrêt en chemin pour jeter un œil au seul point d’eau douce de l’île, créé par un barrage de retenue qui semble abandonné mais qui fait le bonheur des goélands, assez peu nombreux par ailleurs sur l’île. Très jolie vallée qui ressemble à celle de Tabayasco. Nous arrivons près du point culminant de l’île (675 m), occupé par des installations militaires. Quelques centaines de mètres plus au sud nous passons par l'Ermita de Las Nieves d’où la vue est splendide. Très bonne piste jusqu'à Teguise puis jusqu'à notre finca. Nous devons reprendre l'avion demain si bien que nous décidons de profiter de la belle lumière de fin de journée pour reparcourir la belle piste du 1er jour entre la Caldera Blanca et la LZ 67. En arrivant à la finca, Fred reçoit un SMS de mon père nous informant d'annulation de vols à cause du volcan islandais qui produirait un nuage de cendres dangereuses pour les avions. N'ayant reçu aucun mail ni SMS de Ryanair nous ne sommes pas inquiets, d'autant plus que comme toujours en vacances nous ne suivons absolument pas l'actualité. Je vérifie tout de même sur le site de Ryanair et -coup d'adrénaline!- notre vol prévu dans moins de 24h est annulé! On tombe des nues! En quelques minutes on évalue les conséquences: - professionnelles, pas simple! - où dormir demain soir - conserver la voiture ou en trouver une autre Sans attendre on décide d'acheter de nouveaux billets pour mardi 20/04, rien de dispo avant : 1000 euro pour nous 5 à destination de Francfort. Zanna nous annonce au bout de quelques heures que les allemands qui devaient nous remplacer dans notre appart' ont du annuler : un souci en moins. On peut aussi garder la voiture : plus aucun nouveau touriste n'arrive sur l'île. Très mauvaise nuit à cogiter dans tous les sens, personne ne sait comment la situation va évoluer mais une chose est sûre : nous ne serons pas au boulot lundi!
Samedi 17 avril Après une matinée passée à essayer d'évaluer la situation et arranger le bazar, nous nous rendons à l'aéroport où on nous annonce le remboursement à venir du vol retour de ce jour annulé. Par contre les 1000 euro pour les nouveaux billets sont pour notre pomme, du moins si le vol est maintenu... Bon, maintenant il va falloir s'occuper jusqu'à mardi. Nous en profitons aussi pour prolonger la location de la voiture jusqu'au mardi. En route donc pour le Jardin de Cactus, pas mal du tout : il s'agit d'un amphithéâtre planté de plus de centaines d'espèces de cactus, conçu par César Manrique. Ensuite nous allons visiter la fondation César Manrique au sud de Tahiche : il construisit cette maison surréaliste au sein de 5 bulles de laves en 1982. On a adoré!
Dimanche 18 avril Les nouvelles du volcan sont toujours aussi imprécises ce matin, vol maintenu pour le moment... Nous allons faire un tour au visitor center (gratuit)du Parc de Timanfaya : nous y visionnons 2 films d'une vingtaine de minutes (en espagnol) sur la formation de l'île, sa faune et sa flore, « expérimentons » une éruption fictive et discutons un peu avec une ranger très sympa qui parle un français parfait! Nous roulons ensuite jusqu'à Playa Quemada sur la côte sud-est : village un peu déglingué (seul endroit de l'île où nous verrons quelque chose qui ressemble à un camping) où Zanna nous a indiqué le départ d'une rando vers une jolie crique. Malheureusement nous ne la verrons pas, nous étant arrêtés par erreur à la précédente plage qui ne cassait pas des briques (playa del Pozo). Dommage... Bien que n'étant pas allés au bout de la rando, nous rentrons assoiffés et buvons un verre à la Playa Quemada, au bord de l'eau, restaurant recommandé par Zanna qui arrive d'ailleurs 5 mn après avec sa chienne Nitti, toute contente de retrouver les enfants! Nous allons mieux profiter de son 2ème tuyau : sur la côte au nord de Playa Blanca se trouve un horrible hôtel gigantesque dont la construction n'a jamais été achevée et en contrebas de cet hôtel se trouvent des piscines d'eau de mer. Après une piste assez fastidieuse (mieux vaut y aller par le sud), nous y arrivons enfin : une fois en bas, l'hôtel n'est plus visible et l'endroit est magnifique! Nous nous baignons dans des grandes piscines naturelles avec une eau à 30°C! Un régal! Soirée internet : le vol de mardi pour Francfort est annulé!! Pas d'autre vol pour Francfort, Paris, Bruxelles, Düsseldorf, avant au mieux le 27 avril! Seuls les vols pour l'Espagne sont maintenus... Après une brève réflexion, on décide de prendre des billets avec Air Europa (108 euro X5) pour Bilbao, au pays Basque espagnol pour le jeudi 22/04. L'aéroport est actuellement aussi fermé mais devrait rouvrir dès demain. La grève SNCF continue, bien sûr! Plus aucune voiture de location disponible. On appelle mon père à la rescousse : il va venir nous chercher de Quiberon (830 km) et nous irons ensuite à Nancy (1200 km) Ensuite il ne restera « plus » qu'à aller récupérer la voiture à Francfort (220 km X2) puis il rentrera à Quiberon (830 km) Quel bazar! C'est de toute façon la seule solution car tous les vols vers le nord de l'Europe ont été annulés depuis 5 jours et il n'y a pas de places disponibles avant au moins 1 semaine!
Lundi 19 avril Nous allons en début de matinée à l'aéroport pour nous faire rembourser les billets de Ryanair mais il y a une file interminable. Nous décidons de retenter notre chance plus tard dans la journée. Nous avons la chance de loger à une vingtaine de minutes de l'aéroport dans un endroit agréable sur une île calme et sympathique. De tous les voyages que nous avons faits, s'il y avait une destination où il n'aurait pas été trop galère d'être bloqués pendant plusieurs jours, c'est bien Lanzarote. Nous faisons donc contre mauvaise fortune bon cœur. Brève incursion dans Arrecife pour y faire un ravitaillement : nous préférons largement l'épicerie de Tiagua! Nous retournons en début d'après-midi à l'aéroport où en 5 minutes nous obtenons un accord pour le remboursement des billets de mardi (payés 1000 euro, depuis j'ai reçu un mail m'indiquant un remboursement de 676 euro seulement!!) Dans la foulée nous prolongeons la location de voiture jusqu'au jeudi! Nous allons ensuite visiter les Jameos del Agua, situés dans le NE de l'île, encore un endroit imaginé et créé par César Manrique dans un gigantesque tunnel de lave : on découvre un lac souterrain qui communique avec la mer et où vivent de curieux crabes transparents, plus loin se trouve une superbe piscine entourée de palmiers, enfin il y a une exposition sur le volcanisme. Il n'y a vraiment pas grand-monde, sans doute à cause des circonstances : pas de nouveaux venus dans l'île et ceux qui sont là depuis 1 semaine ont sans doute déjà visité le site. Soirée brain storming avec les autres locataires de la finca : 2 étudiantes wallones et 1 couple avec bébé néerlandophones. Ils ont aussi des vols avec Ryanair, prévus jeudi et indiqués comme annulés.Les filles ont un budget étudiant et un examen à la rentrée : mauvaise nuit pour elles aussi en perspective! Zanna très généreusement nous annonce qu'elle ne nous fera payer les jours supplémentaires qu'à 50% du prix normal. Sympa!
Mardi 20 avril Il devient difficile de trouver de nouveaux sites non encore visités dans l'île. Nous allons voir à quoi ressemble le Charco de San Ginès, petit port situé au nord d'Arrecife : pas horrible mais quelconque. Nous faisons une intéressante visite (gratuite qui plus est) au Castillo de San Gabriel situé un peu plus au sud : on y explique la vie des habitants avant la construction de la 1ère usine pour dessaliniser l'eau de mer. Elle était si dure que la plupart des habitants de l'île émigraient pour l'Amérique du sud ou Centrale. Nous faisons ensuite une courte visite au MIAC (Musée d'Art Contemporain) situé dans le Castillo San José, pas désagréable sans plus. Nous partons ensuite visiter la Cueva de Los Verdes, grotte formée par le même tunnel de lave que les Jameos del Agua entre la Montana Corona et la mer. Visite guidée uniquement, pas transcendante. Nous décidons ensuite d’aller voir de plus près la Montana Corona qui a produit ce tunnel de lave. Nous nous garons dans le village de Yé et montons jusqu’à la lèvre du cratère. Ses bords sont trop acérés pour pouvoir en faire le tour au sommet. Nous descendons donc un peu en contrebas. Il n’est pas évident de trouver un sentier et Marion fait du hors-piste dans les cactus ! Sur le versant est du volcan nous découvrons un gigantesque collecteur d’eaux pluviales. Nous poursuivons le tour du volcan par d’anciennes terrasses qui ne sont plus cultivées mais restent très coquettes, envahies par les fleurs sauvages. Nous bouclons la boucle dans les vignes de Malvoisie.
Mercredi 21 avril C'est théoriquement notre dernier jour à Lanzarote. Nous avons bon espoir que ce vol soit le bon car la situation semble s'améliorer. Certains évoquent toutefois la possibilité d'un 2ème nuage... On croise les doigts et on part le nez au vent vers la zone des volcans que nous aimons tant à l'ouest de la Mancha Blanca. Nous allons par hasard faire un très belle balade sur la Montana Teneza en prenant une piste qui longe son flanc est. Nous grimpons d'abord dans le cratère puis poursuivons sur les bords de sa caldeira avant de redescendre par une longue crête le long de la mer. Nous sommes maintenant familiers de la géographie locale et c'est un plaisir de pouvoir nommer tous ces volcans où nous nous sommes baladés. Nous pique niquons en haut de la falaise en profitant de la vue sur Tenesar.
Ensuite, à la demande générale des enfants, nous retournons aux piscines d'eau de mer où nous passons toute l'après-midi. Les piscines sont légèrement plus fraîches que la dernière fois et aussi un peu moins grandes mais la houle est magnifique et le spectacle est captivant!
Bien crevés par la baignade, nous nous couchons de bonne heure après avoir une ultime fois vérifié que notre vol était maintenu.
Jeudi 22 avril Lever 5h, dur, dur! On s'était mis au rythme espagnol! A 8h nous décollons pour Bilbao. L'avion est plein de nord- européens! Je ne sais pas comment ils vont ensuite se débrouiller pour rentrer chez eux... A 12h00 (3h de vol, 1h de décalage horaire) nous atterrissons. Mon père est au RDV. Il est venu en camping car ce qui nous permettra de voyager confortablement tous les 6. 1h du mat vendredi, nous arrivons à Nancy. Il n’y a « plus » qu’à récupérer la voiture à Francfort (220 km X2) et pour mon père qu'à rentrer à Quiberon (830 km)
CONCLUSION On a vraiment aimé Lanzarote, combinaison étonnante de rudes paysages volcaniques et d'une douceur de vivre qui contraste avec les stigmates de la vie d'autrefois. Le tourisme a adouci la vie de ses habitants mais celui-ci nous a semblé bien fragile, menacé par une urbanisation démesurée dans certains endroits comme Playa Blanca où les programmes immobiliers semblent se succéder alors que des centaines de « villas » semblent ne pas encore avoir trouvé acquéreur. On peut imaginer aussi qu'à terme l'absence d'eau redeviendra un problème sur l'île car comment produire de l'eau en quantité suffisante pour des milliers de touristes quand le pétrole viendra à manquer? L'âge d'or de Lanzarote me semble terminé. Fini le temps où César Manrique, enfant de l'île réussissait à influencer ses compatriotes pour construire « raisonnablement » avec une unité architecturale pour toute l'île (en particulier aucun bâtiment de plus de 2 étages, la hauteur d'un palmier des Canaries) Bref, il est urgent de découvrir cette île magnifique! Mais euh... une semaine, c'est suffisant!
BUDGET
INITIALEMENT PREVU Avion pour 5 A/R Francfort Hahn Lanzarote du 10 au 17 avril 610 euro Location voiture Nissan Pathfinder 7j 295 euro Location Tisalaya dans Casa Amatista (http://www.villa-amatista.com/) 7j 770 euro Parking aéroport 7j 47 euro Total pour 1 semaine à 5 : 1722 euro
FINALEMENT Avion pour 5 personnes: Aller Francfort-hahn Lanzarote 300 euro Retour Lanzarote Francfort le 17/04: 300 euro en attente de remboursement de Ryanair Retour Lanzarote Francfort le 20/04 : 1000 euro en attente de remboursement de Ryanair Retour Lanzarote Bilbao avec Air Europa : 540 euro Donc normalement si remboursements effectués : 840 euro
Location de voiture Nissan Pathfinder 7j (295 euro) + 3j (169 euro) + 1,5 j (90 euro) 554 euro pour 13 jours Un 4X4 n'est pas indispensable du tout mais nous en avons bien profité sur les nombreuses pistes de l'île dont certaines (pas toutes loin de là) nécessitent un 4X4
Location appartement Tisalaya dans la Casa Amatista 7j à 770 euro + 4j à 220 euro : 990 euro
Parking aéroport : 47 +40 euro Péages : 180 euro Essence 432 euro Total pour 12 jours à 5 : 3083 euro
Frais occasionnés par le blocage de l'espace aérien : 1361 euro si Ryanair nous rembourse... Sans compter les conséquences professionnelles... Heureusement qu'on aime les volcans!
BIBLIOGRAPHIE J’ai utilisé un excellent petit guide accompagné d’une carte absolument parfaite : Walk ! Lanzarote de David and Ros Brawn, Discovery Walking Guides. Presque toutes nos balades se trouvent dans ce guide, à l’exception de 2 ou 3 que nous avons « inventées »
Il est tout frais, il est tout chaud, le dernier carnet volcanique de la famille Lefèvre! A peine retardé par le nuage de cendres islandais...
Pour le récit en photos, cliquez ici : sibellelaterre.
Bonne lecture!
Marie
Texte seul:
LANZAROTE AVRIL 2010
Présentation Ceux qui nous connaissent le savent bien : nous aimons les cailloux et les volcans!
Il y a quelques années, Ténérife nous avait très agréablement surpris et l'envie de découvrir une autre de ces îles canariennes nous titillait depuis longtemps.
Pourquoi Lanzarote en particulier? Sans doute en grande partie à cause de l'influence de César Manrique (1919-1992) architecte et artiste dont les exigences esthétiques ont empêché (enfin...presque) le bétonnage outrancier trop souvent présent sur les autres îles. En préparant ce voyage, il me semblait que la nature volcanique si fragile de Lanzarote était relativement préservée. J'étais impatiente de découvrir en marchant ses paysages volcaniques mais aussi ses petits villages soignés. Curieuse aussi de comprendre comment des hommes avaient pu vivre sur cette île sans eau douce jusqu'à la construction de la première centrale de dessalinisation de l'eau de mer au début des années 60.
Bien que située à la latitude du Maroc, à 140 km de ses côtes, Lanzarote est relativement tempérée, du fait de la présence du courant froid des Canaries et des alizés de NE. L'eau y est toute l'année aux environs de 20°C et en avril les températures y sont idéales (20 à 25°C)
Après avoir un peu hésité avec Fuerteventura, j'optai définitivement pour Lanzarote après avoir lu que les panneaux publicitaires y étaient totalement absents, reflet d'un sens de l'esthétique prometteur! Nous n'avons pas été déçus!
Le voyage (samedi 10 avril) Nous arrivons en milieu de journée à l'aéroport de Frankfurt Hahn, sans doute une ancienne base aérienne militaire américaine recyclée en aéroport tout petit mais très pratique. Le temps passe vite en salle d'embarquement : des agents de Ryanair soupèsent systématiquement chaque bagage-cabine et en cas de doute sur le poids, direction la balance puis le terminal carte bleue (20 £/kg supplémentaire!!). Le volume des bagages est aussi contrôlé. On est dans les clous! Du coup on observe le manège avec un amusement narquois, c'est pö gentil! Vol sans histoire agrémenté de sandwiches-maison au cours duquel nous reconnaissons le Pays-Basque et les Pyrénées, puis c'est la Grande Bleue... Environ 1000 km plus loin (soit après 3h45 de vol en tout) Lanzarote est en vue: nous reconnaissons l'île de la Graciosa, située au nord de Lanzarote et aussitôt le caractère volcanique de l'île nous saute aux yeux : elle est formée d'une juxtaposition de petits volcans aux formes parfaites, tels qu'en dessineraient des enfants. C'est un camaïeux d'ocres, terre de sienne, gris et noirs égayés de villages blancs pimpants éclatants sous le soleil de fin d'après-midi. Atterrissage au bord de la mer, récupération des bagages en un clin d'oeil (vive les petits aéroports), récupération de la voiture, un beau Nissan Pathfinder tout rouge, puis premiers km sur l'île. Une fois quittés les abords de l'aéroport et la côte est, c'est bien simple : TOUT est beau. Nous restons toutefois concentrés sur les indications données par Zanna, propriétaire de la Finca Amatista, située près de la Vegueta, grosso modo au centre de l'île. Nous y parvenons en moins de 30 mn. Il faut dire que l'île n'est pas bien grande : 60 km de long et pas plus de 30 de large. De cet endroit où nous prévoyons de rester une semaine, nous allons pouvoir facilement rayonner pour des virées à la journée. Je jubile en approchant de la maison : le jardin est magnifique, les alentours... volcaniques avec plein de beaux volcans tous azimuts. J'adore. Nous sommes chaleureusement accueillis par Zanna et ses 2 chiens que nous allons aussitôt adopter! Nous posons nos affaires dans notre appartement (la maison est composée de plusieurs appart' mais agencée de telle sorte que chacun garde son intimité) puis filons au « supermarket » de Tiagua, à quelques km pour y faire notre ravitaillement. Comme espéré, la semaine de vacances s'annonce simple et reposante...
Dimanche 11 avril Sur les conseils de Zanna, nous allons de bon matin faire un tour au petit marché de la Mancha Blanca où une dizaine de marchands vendent leurs produits du terroir. On a beau être sur une île, les prix sont vraiment très raisonnables et les produits bien appétissants! Alors que nous quittons le marché, un bus de touriste arrive et simultanément la sono commence à débiter un flot de musique « typique » Nous ne sommes pas restés pour vérifier si la sono s'arrête avec le départ du bus de touristes... Des touristes, il y en a plein au marché de Teguise où nous nous rendons ensuite : ce joli bourg, ancienne capitale de l'île accueille le dimanche un marché sans grand intérêt : on y trouve la pacotille universelle des zones touristiques, bof quoi! Les rues sont envahies d'étals et d'auvents et nous nous promettons de retourner à Teguise un jour « normal » pour pouvoir découvrir tranquillement sa belle architecture. Nous retournons à la Finca par la piste et en profitons pour faire conduire les enfants : l'île est truffée de pistes faciles et très très peu fréquentées et nous nous ferons un plaisir de les emprunter. Dorénavant la 1ère question des enfants quand nous déciderons d'aller à tel ou tel endroit sera : « Y a-t-il une piste pour y aller? » Vraiment poètes ces zados! Les distances sont vraiment minuscules, aussi repassons- nous déjeuner à la Finca. Nous en profitons pour découvrir plus en détails la casa et ses environs.
Après une petite sieste nous allons vers la Playa de la Madera par une piste facile : nous découvrons une côte très austère composée du front de lave de l'éruption de Timanfaya qui eut lieu en 1730, dura 6 ans et couvrit le quart de la superficie de l'île. Nous croisons plusieurs pêcheurs à pied, qui rentrent lourdement chargés de mollusques. Ce ne doit pas être une sinécure de pêcher sur cette côte acérée battue par la houle atlantique. Cette côte ingrate se poursuit sur une quinzaine de km aussi faisons-nous demi-tour pour aller grimper sur la Montana Blanca (461m) que nous atteignons par une piste sur son versant ouest, ce qui nous évite la marche d'approche depuis la Mancha Blanca. En chemin, nous découvrons une ferme abandonnée qui s'intègre parfaitement dans le paysage! La grimpette sur la lèvre de la Caldeira Blanca est assez raide mais le vent, omniprésent à Lanzarote nous rafraichit agréablement. Parvenus au sommet, nous découvrons un étrange animal dessiné à partir de blocs de lave : s’agit d’un enclos de berger poète ? La vue sur le Parque Nacional de Timanfaya est impressionnante et... magnifique. Nous faisons le tour de la caldeira, effrayant au passage un troupeau de chèvres. La vue de ce troupeau soulevant un nuage de poussière au fond du cratère me fait penser à certains paysages d’Afrique (encore pas vus pour de vrai !)
Par un chemin un peu acrobatique, nous regagnons enfin la voiture puis nous décidons de continuer par une piste vers le sud et la route LZ67. Piste magnifique mais 4X4 indispensable. Avec le soleil déclinant la Caldeira Roja et la Montana Tirgata sont encore plus belles! Retour à la Finca au soleil couchant, les alentours sont vraiment très agréables!
Lundi 12 avril Nous avons eu une petite averse cette nuit qui n'a pas du durer plus de 30 mn. Le temps change à toute vitesse sur l'île : les cumulus se succèdent dans le ciel. Je commence à comprendre qu'il est inutile de consulter la météo, ça change tout le temps mais les précipitations sont très faibles (200 mm/an) En route pour la Geria, zone de vignes plantées dans des dépressions protégées des vents dominants par des murets de pierre de lave. Les racines des pieds de Malvoisie atteignent la terre arable tandis que de la poudre de lave à la structure alvéolée capture la rosée nocturne, très abondante sur cette île océanique. L'ensemble est très graphique, simplement ponctué de figuiers de Barbarie utilisés autrefois pour la culture de la cochenille qui donnait un colorant rouge très apprécié.
Chose promise, chose due à Marion : nous allons aujourd'hui à la plage. Papagayo, située à l'extrême sud de l'ile est considérée comme une de ses plus belles plages. Après avoir acquitté un péage de 3 euro pour y accéder nous découvrons une petite plage très banale où nous pique-niquons et prenons quelques coups de soleil. Au bout de ¾ h, à l'unanimité, tout le monde s'ennuie, il fait super chaud, pas un poil d'ombre, la mer est trop fraîche pour nous, bref, nous mettons les voiles! On décide de prendre la piste qui longe la côte SE de l'île jusque la Punta Garda puis qui remonte le Barranco Parado jusqu'à la Degollada del Portugues avant de plonger vers la route qui va de Femés à la Playa Blanca. Mamma Mia! Quelle aventure: cette très belle piste passe plusieurs barrancos très techniques pas faciles du tout à franchir! De plus la sortie de cette piste est indiquée comme fermée sur la carte et je ne me vois pas du tout la refaire dans l'autre sens. Fred insiste pour continuer et il a bien fait car nous découvrons une jolie petite plage déserte où les plus courageux (les garçons quoi!) piquent une tête. Après quelques autres passages scabreux nous arrivons à la Degollada Del Portugues, col haut perché d'où nous allons partir pour faire une jolie balade dans de sauvages barrancos avec vue sur la mer. Nous arrivons à un refuge à cause duquel se trouve un puits où j'insiste pour que nous prenions de l'eau car avec cette chaleur nos stocks sont bien entamés. Heureusement nous n'aurons pas à boire cette eau douteuse qui a l'air très heu... nourrissante. Très belle balade! Nous terminons la journée en allant voir d'abord les Salinas de Janubio sur la côte ouest qui sont d'anciens marais salants maintenus en activité pour le tourisme puis le surprenant lagon vert appelé Charco de Los Clicos juste au sud du village d'El Golfo. Nous rentrons par la Geria afin de la revoir sous une autre lumière: on ne s'en lasse pas!
Mardi 13 avril Aujourd'hui, cap au nord-ouest pour découvrir les falaises d'El Risco qui plongent à pic dans la mer sur plus de 400 m. Toujours principalement par les pistes, nous gagnons le village de Yé et nous garons près de la Finca La Corona. De ce petit parking, un sentier descend jusqu'au bord de la mer puis file vers le nord jusqu'aux Salinas del Rio (-400m, +400m, 13,5 km) La vue vers l'île de la Graciosa est évidement imprenable. Le sentier chemine au sein d'une belle végétation. Nous arrivons à une très belle plage déserte que nous longeons avant d'arriver finalement aux salines qui ont été abandonnées il y a bien longtemps car il était trop difficile de remonter le sel en haut de la falaise. Nous mangeons un morceau puis prenons le chemin du retour : le ciel assez nuageux fait bien notre affaire pour remonter les 400m. Sur la route du retour nous faisons un arrêt dans le beau village de Haria où le charme de la Plaza Leon di Castillo nous donne envie d'y déjeuner (à 15h30, ce qui est tout à fait habituel là-bas) : repas vraiment quelconque aux « 2 brothers » (à éviter). Fin d'après-midi tranquille après cette rando qui n'est pas de tout repos...
Mercredi 14 avril Le vent a soufflé très fort toute la nuit : nous décidons donc d'aller voir Los Hervideros sur la côte ouest. La côte y est creusée de cavités dans lesquelles les vagues s'engouffrent avec fracas et peuvent parait-il cartains jours se transformer en « geysers ». Nous repassons par les Salinas de Janubio, mieux éclairées à cette heure matinale. Los Hervideros est sympathique mais la houle semble un peu insuffisante pour rendre cet endroit vraiment impressionnant. Il est encore un peu tôt pour que le lagon vert soit complètement au soleil mais l'endroit est tout de même très beau. Nous faisons ensuite une petite promenade dans le joli village de Yaiza. Nous découvrons plein de jolis détails architecturaux. Nous repassons ensuite par la Geria puis prenons la route LZ56. A l'ouest de cette route, , nous faisons une très jolie rando vers la Montana Cuervo : petit cratère où poussent des centaines de géraniums sauvages! La rando est courte, facile et charmante! Nous profitons de cette journée ventée pour ensuite aller faire du cerf-volant sur la Playa de Famara, située sur la côte NO. Encore une très belle plage, fréquentée par des surfeurs et véliplanchistes. En fin d'après-midi le vent faiblit et nous regagnons finalement nos pénates.
Jeudi 15 avril Ce matin, grosse averse d'allure tropicale, 20 mn chrono puis soleil. Nous décidons de faire un petit tour dans le beau village de Teguise. Vraiment bien plus agréable sans le marché! Les Montanas del Fuego de Timafaya nous fascinent vraiment! On ne peut théoriquement visiter le Parque Nacional de Timanfaya qu'en montant dans un bus pour un tour organisé d'une quarantaine de minutes. Bof, bof, bof.... J'ai toutefois repéré sur la carte une piste qui permet de s'approcher très près du parc et d'en profiter en toute liberté. A partir de la route LZ56 nous prenons une piste qui file vers la Montana Los Rodeos, la contourne puis s'arrête au fond d'une petite ravine cernée de reliefs volcaniques. Nous suivons un sentier non balisé mais visiblement régulièrement fréquenté et grimpons sur la caldera de la Rilla dont nous faisons le tour. Ensuite nous poursuivons par un sentier qui part vers l'ouest, passe dans une zone très torturée avec plusieurs tunnels de lave, des cheminées éteintes et nous arrivons à la lisière du parc, matérialisée par un petit panneau. Nous tournons alors vers le nord pour grimper sur l'impressionnante Montana Senalo. De là-haut nous avons une vue imprenable sur le cône parfait de la Caldera de la Rilla. J'ai adoré cette balade!
Vendredi 16 avril Comme nous partons demain, je fais quelques photos-souvenirs depuis le toit de la Casa. Ensuite, Marion et Fred s’étant enrhumés dans l’avion, nous partons à la pharmacie chercher des médicaments pour le rhume : la pharmacienne a du faire plusieurs tiroirs avant de les trouver ! Tout un symbole ! D’ailleurs il n’y a pas de mouchoirs au petit supermarché de Tiagua… En route pour le joli village de Haria, dans le nord de l’île, j’immortalise quelques mobiles de César Manrique. Puis nous grimpons vers Haria en passant par la belle vallée de Tabayasco (LZ 206). Ce versant de l’île est beaucoup plus fertile. La vallée est couverte de terrasses, le plus souvent laissées à l’abandon. Le village de Haria se niche dans une large vallée plantée de palmiers. Nous y avons fait une sympathique balade en grimpant depuis le village jusqu'au sommet de la falaise d'El Risco. Vue superbe sur la Playa de Famara au SO et la Graciosa au N. Nous redescendons par les petits champs entre les villages de Magues et Haria. Nous décidons ensuite de pousser jusqu'à l'extrême nord de l'île, le petit village d'Orzola d'où part le petit ferry pour la Graciosa. Nous y prenons un bon repas dans un des restaurants situés sur le port puis nous découvrons la jolie Playa de la Canteria, autre spot de surf. Encore une plage bien plus belle que Papagayo, décidément... Nous prenons ensuite la route côtière avec l’idée d’aller visiter les Jameos del Agua, œuvre de Manrique construite dans un tunnel de lave qui descend de la Montana Corona jusqu’à la mer. On change aussitôt d’avis en voyant la demi-douzaine de bus garée sur le parking ! Nous prenons donc une piste qui remonte sur le sommet d’El Risco, la grande falaise qui constitue l’arête dorsale du nord de l’île. Petit arrêt en chemin pour jeter un œil au seul point d’eau douce de l’île, créé par un barrage de retenue qui semble abandonné mais qui fait le bonheur des goélands, assez peu nombreux par ailleurs sur l’île. Très jolie vallée qui ressemble à celle de Tabayasco. Nous arrivons près du point culminant de l’île (675 m), occupé par des installations militaires. Quelques centaines de mètres plus au sud nous passons par l'Ermita de Las Nieves d’où la vue est splendide. Très bonne piste jusqu'à Teguise puis jusqu'à notre finca. Nous devons reprendre l'avion demain si bien que nous décidons de profiter de la belle lumière de fin de journée pour reparcourir la belle piste du 1er jour entre la Caldera Blanca et la LZ 67. En arrivant à la finca, Fred reçoit un SMS de mon père nous informant d'annulation de vols à cause du volcan islandais qui produirait un nuage de cendres dangereuses pour les avions. N'ayant reçu aucun mail ni SMS de Ryanair nous ne sommes pas inquiets, d'autant plus que comme toujours en vacances nous ne suivons absolument pas l'actualité. Je vérifie tout de même sur le site de Ryanair et -coup d'adrénaline!- notre vol prévu dans moins de 24h est annulé! On tombe des nues! En quelques minutes on évalue les conséquences: - professionnelles, pas simple! - où dormir demain soir - conserver la voiture ou en trouver une autre Sans attendre on décide d'acheter de nouveaux billets pour mardi 20/04, rien de dispo avant : 1000 euro pour nous 5 à destination de Francfort. Zanna nous annonce au bout de quelques heures que les allemands qui devaient nous remplacer dans notre appart' ont du annuler : un souci en moins. On peut aussi garder la voiture : plus aucun nouveau touriste n'arrive sur l'île. Très mauvaise nuit à cogiter dans tous les sens, personne ne sait comment la situation va évoluer mais une chose est sûre : nous ne serons pas au boulot lundi!
Samedi 17 avril Après une matinée passée à essayer d'évaluer la situation et arranger le bazar, nous nous rendons à l'aéroport où on nous annonce le remboursement à venir du vol retour de ce jour annulé. Par contre les 1000 euro pour les nouveaux billets sont pour notre pomme, du moins si le vol est maintenu... Bon, maintenant il va falloir s'occuper jusqu'à mardi. Nous en profitons aussi pour prolonger la location de la voiture jusqu'au mardi. En route donc pour le Jardin de Cactus, pas mal du tout : il s'agit d'un amphithéâtre planté de plus de centaines d'espèces de cactus, conçu par César Manrique. Ensuite nous allons visiter la fondation César Manrique au sud de Tahiche : il construisit cette maison surréaliste au sein de 5 bulles de laves en 1982. On a adoré!
Dimanche 18 avril Les nouvelles du volcan sont toujours aussi imprécises ce matin, vol maintenu pour le moment... Nous allons faire un tour au visitor center (gratuit)du Parc de Timanfaya : nous y visionnons 2 films d'une vingtaine de minutes (en espagnol) sur la formation de l'île, sa faune et sa flore, « expérimentons » une éruption fictive et discutons un peu avec une ranger très sympa qui parle un français parfait! Nous roulons ensuite jusqu'à Playa Quemada sur la côte sud-est : village un peu déglingué (seul endroit de l'île où nous verrons quelque chose qui ressemble à un camping) où Zanna nous a indiqué le départ d'une rando vers une jolie crique. Malheureusement nous ne la verrons pas, nous étant arrêtés par erreur à la précédente plage qui ne cassait pas des briques (playa del Pozo). Dommage... Bien que n'étant pas allés au bout de la rando, nous rentrons assoiffés et buvons un verre à la Playa Quemada, au bord de l'eau, restaurant recommandé par Zanna qui arrive d'ailleurs 5 mn après avec sa chienne Nitti, toute contente de retrouver les enfants! Nous allons mieux profiter de son 2ème tuyau : sur la côte au nord de Playa Blanca se trouve un horrible hôtel gigantesque dont la construction n'a jamais été achevée et en contrebas de cet hôtel se trouvent des piscines d'eau de mer. Après une piste assez fastidieuse (mieux vaut y aller par le sud), nous y arrivons enfin : une fois en bas, l'hôtel n'est plus visible et l'endroit est magnifique! Nous nous baignons dans des grandes piscines naturelles avec une eau à 30°C! Un régal! Soirée internet : le vol de mardi pour Francfort est annulé!! Pas d'autre vol pour Francfort, Paris, Bruxelles, Düsseldorf, avant au mieux le 27 avril! Seuls les vols pour l'Espagne sont maintenus... Après une brève réflexion, on décide de prendre des billets avec Air Europa (108 euro X5) pour Bilbao, au pays Basque espagnol pour le jeudi 22/04. L'aéroport est actuellement aussi fermé mais devrait rouvrir dès demain. La grève SNCF continue, bien sûr! Plus aucune voiture de location disponible. On appelle mon père à la rescousse : il va venir nous chercher de Quiberon (830 km) et nous irons ensuite à Nancy (1200 km) Ensuite il ne restera « plus » qu'à aller récupérer la voiture à Francfort (220 km X2) puis il rentrera à Quiberon (830 km) Quel bazar! C'est de toute façon la seule solution car tous les vols vers le nord de l'Europe ont été annulés depuis 5 jours et il n'y a pas de places disponibles avant au moins 1 semaine!
Lundi 19 avril Nous allons en début de matinée à l'aéroport pour nous faire rembourser les billets de Ryanair mais il y a une file interminable. Nous décidons de retenter notre chance plus tard dans la journée. Nous avons la chance de loger à une vingtaine de minutes de l'aéroport dans un endroit agréable sur une île calme et sympathique. De tous les voyages que nous avons faits, s'il y avait une destination où il n'aurait pas été trop galère d'être bloqués pendant plusieurs jours, c'est bien Lanzarote. Nous faisons donc contre mauvaise fortune bon cœur. Brève incursion dans Arrecife pour y faire un ravitaillement : nous préférons largement l'épicerie de Tiagua! Nous retournons en début d'après-midi à l'aéroport où en 5 minutes nous obtenons un accord pour le remboursement des billets de mardi (payés 1000 euro, depuis j'ai reçu un mail m'indiquant un remboursement de 676 euro seulement!!) Dans la foulée nous prolongeons la location de voiture jusqu'au jeudi! Nous allons ensuite visiter les Jameos del Agua, situés dans le NE de l'île, encore un endroit imaginé et créé par César Manrique dans un gigantesque tunnel de lave : on découvre un lac souterrain qui communique avec la mer et où vivent de curieux crabes transparents, plus loin se trouve une superbe piscine entourée de palmiers, enfin il y a une exposition sur le volcanisme. Il n'y a vraiment pas grand-monde, sans doute à cause des circonstances : pas de nouveaux venus dans l'île et ceux qui sont là depuis 1 semaine ont sans doute déjà visité le site. Soirée brain storming avec les autres locataires de la finca : 2 étudiantes wallones et 1 couple avec bébé néerlandophones. Ils ont aussi des vols avec Ryanair, prévus jeudi et indiqués comme annulés.Les filles ont un budget étudiant et un examen à la rentrée : mauvaise nuit pour elles aussi en perspective! Zanna très généreusement nous annonce qu'elle ne nous fera payer les jours supplémentaires qu'à 50% du prix normal. Sympa!
Mardi 20 avril Il devient difficile de trouver de nouveaux sites non encore visités dans l'île. Nous allons voir à quoi ressemble le Charco de San Ginès, petit port situé au nord d'Arrecife : pas horrible mais quelconque. Nous faisons une intéressante visite (gratuite qui plus est) au Castillo de San Gabriel situé un peu plus au sud : on y explique la vie des habitants avant la construction de la 1ère usine pour dessaliniser l'eau de mer. Elle était si dure que la plupart des habitants de l'île émigraient pour l'Amérique du sud ou Centrale. Nous faisons ensuite une courte visite au MIAC (Musée d'Art Contemporain) situé dans le Castillo San José, pas désagréable sans plus. Nous partons ensuite visiter la Cueva de Los Verdes, grotte formée par le même tunnel de lave que les Jameos del Agua entre la Montana Corona et la mer. Visite guidée uniquement, pas transcendante. Nous décidons ensuite d’aller voir de plus près la Montana Corona qui a produit ce tunnel de lave. Nous nous garons dans le village de Yé et montons jusqu’à la lèvre du cratère. Ses bords sont trop acérés pour pouvoir en faire le tour au sommet. Nous descendons donc un peu en contrebas. Il n’est pas évident de trouver un sentier et Marion fait du hors-piste dans les cactus ! Sur le versant est du volcan nous découvrons un gigantesque collecteur d’eaux pluviales. Nous poursuivons le tour du volcan par d’anciennes terrasses qui ne sont plus cultivées mais restent très coquettes, envahies par les fleurs sauvages. Nous bouclons la boucle dans les vignes de Malvoisie.
Mercredi 21 avril C'est théoriquement notre dernier jour à Lanzarote. Nous avons bon espoir que ce vol soit le bon car la situation semble s'améliorer. Certains évoquent toutefois la possibilité d'un 2ème nuage... On croise les doigts et on part le nez au vent vers la zone des volcans que nous aimons tant à l'ouest de la Mancha Blanca. Nous allons par hasard faire un très belle balade sur la Montana Teneza en prenant une piste qui longe son flanc est. Nous grimpons d'abord dans le cratère puis poursuivons sur les bords de sa caldeira avant de redescendre par une longue crête le long de la mer. Nous sommes maintenant familiers de la géographie locale et c'est un plaisir de pouvoir nommer tous ces volcans où nous nous sommes baladés. Nous pique niquons en haut de la falaise en profitant de la vue sur Tenesar.
Ensuite, à la demande générale des enfants, nous retournons aux piscines d'eau de mer où nous passons toute l'après-midi. Les piscines sont légèrement plus fraîches que la dernière fois et aussi un peu moins grandes mais la houle est magnifique et le spectacle est captivant!
Bien crevés par la baignade, nous nous couchons de bonne heure après avoir une ultime fois vérifié que notre vol était maintenu.
Jeudi 22 avril Lever 5h, dur, dur! On s'était mis au rythme espagnol! A 8h nous décollons pour Bilbao. L'avion est plein de nord- européens! Je ne sais pas comment ils vont ensuite se débrouiller pour rentrer chez eux... A 12h00 (3h de vol, 1h de décalage horaire) nous atterrissons. Mon père est au RDV. Il est venu en camping car ce qui nous permettra de voyager confortablement tous les 6. 1h du mat vendredi, nous arrivons à Nancy. Il n’y a « plus » qu’à récupérer la voiture à Francfort (220 km X2) et pour mon père qu'à rentrer à Quiberon (830 km)
CONCLUSION On a vraiment aimé Lanzarote, combinaison étonnante de rudes paysages volcaniques et d'une douceur de vivre qui contraste avec les stigmates de la vie d'autrefois. Le tourisme a adouci la vie de ses habitants mais celui-ci nous a semblé bien fragile, menacé par une urbanisation démesurée dans certains endroits comme Playa Blanca où les programmes immobiliers semblent se succéder alors que des centaines de « villas » semblent ne pas encore avoir trouvé acquéreur. On peut imaginer aussi qu'à terme l'absence d'eau redeviendra un problème sur l'île car comment produire de l'eau en quantité suffisante pour des milliers de touristes quand le pétrole viendra à manquer? L'âge d'or de Lanzarote me semble terminé. Fini le temps où César Manrique, enfant de l'île réussissait à influencer ses compatriotes pour construire « raisonnablement » avec une unité architecturale pour toute l'île (en particulier aucun bâtiment de plus de 2 étages, la hauteur d'un palmier des Canaries) Bref, il est urgent de découvrir cette île magnifique! Mais euh... une semaine, c'est suffisant!
BUDGET
INITIALEMENT PREVU Avion pour 5 A/R Francfort Hahn Lanzarote du 10 au 17 avril 610 euro Location voiture Nissan Pathfinder 7j 295 euro Location Tisalaya dans Casa Amatista (http://www.villa-amatista.com/) 7j 770 euro Parking aéroport 7j 47 euro Total pour 1 semaine à 5 : 1722 euro
FINALEMENT Avion pour 5 personnes: Aller Francfort-hahn Lanzarote 300 euro Retour Lanzarote Francfort le 17/04: 300 euro en attente de remboursement de Ryanair Retour Lanzarote Francfort le 20/04 : 1000 euro en attente de remboursement de Ryanair Retour Lanzarote Bilbao avec Air Europa : 540 euro Donc normalement si remboursements effectués : 840 euro
Location de voiture Nissan Pathfinder 7j (295 euro) + 3j (169 euro) + 1,5 j (90 euro) 554 euro pour 13 jours Un 4X4 n'est pas indispensable du tout mais nous en avons bien profité sur les nombreuses pistes de l'île dont certaines (pas toutes loin de là) nécessitent un 4X4
Location appartement Tisalaya dans la Casa Amatista 7j à 770 euro + 4j à 220 euro : 990 euro
Parking aéroport : 47 +40 euro Péages : 180 euro Essence 432 euro Total pour 12 jours à 5 : 3083 euro
Frais occasionnés par le blocage de l'espace aérien : 1361 euro si Ryanair nous rembourse... Sans compter les conséquences professionnelles... Heureusement qu'on aime les volcans!
BIBLIOGRAPHIE J’ai utilisé un excellent petit guide accompagné d’une carte absolument parfaite : Walk ! Lanzarote de David and Ros Brawn, Discovery Walking Guides. Presque toutes nos balades se trouvent dans ce guide, à l’exception de 2 ou 3 que nous avons « inventées »
De retour du Vietnam: déçu.... English translation pending
De retour apres 3 semaines au vietnam.
J'avoue avoir été assez deçu. Je suis content d'avoir visité le pays mais je n'y reviendrai pas.
Notre voyage commence par Saigon: grande ville avec une circulation de motos hallucinantes. C'est ici que les arnaques ont commencé: les gars en moto qui nous ont fait visiter la ville se sont barés vite fait sans nous rendre la monaie du prix que nous avions convenu.
3 jours dans le delta , en croisière par l'agence Cochinchine : rien à dire. Que du bonheur. Nous avons pu voir la vie s'organise autour du fleuve, ponctué de quelques ballades à pied et en vélo, et une cuisine vraiment très bonne.
- déplacement en train. Je trouve cette double tarification "etranger" vraiment intorérable et discriminatoire.
3 jours à Nha trang, les arnaques continuent, on voulait voir jusqu'où ils pouvaient aller : sans limite. La plage, eau marron : remplie de déchets. Nous en sommes resortis les pieds engoudronnés: beurk..... les iles en face, sans grand interet. Peu de poissons et récif coralien en train de mourir et beaucoup de déchets au milieu des coraux. Heureusement quelques restos sympas , et les fruits de mer à deguster le soir sur le bord de mer. Heureusement nous avons visités les alentours en vélo ce qui nous a permi de découvrir des coins vraiment très jolis avec des gens qui nous disaient "hello" : ceux là avaient l'air sinceres.
- train, lors de la montée , on s'est fait carrement jetter par terre par les vietnamiens qui voulaient absolument monter avant nous et une fois dans le train , on s'est fait encore malmenés comme dans une emeute au stade de france....
3 jours Hue. Ville chargée d'histoire. Sympa à visiter et bons petits restos. Une étudiante, nous a demandé de l'aider à réviser son devoir d'anglais. Nous sommes restés plus d'une heure avec elle : ce fut la seule rencontre désinteressé que nous avons eu dans ce pays. comme d'habitude découverte des campagnes environnantes en vélo ce qui nous permi " comme d'habitude de découvir des gens sympas"
- train : toujours pareil
1 jour et demi. Dong hoi , ville sans interet ou personne ne parle anglais et méprise les occidendaux. Heureusement la visite de la grotte de Phong Nha est sympa et miracle nous avons rencontré une famille vietnamienne sympa avec qui nous avons passé toute la journée.
train pour ninh binh
3 jours à tam coc. paysage superbe. sinon meme climat : harcelement , arnaque, vente en force..... nourriture médiocre et plus chère que dans le sud. Vélo pendant 2 jours : les paysages sont vraiment magnifiques.
4 jours de trek dans la vallée de mai chau , organisé par l'agence Binh tours. organisation sans faille. nous avons passé 4 jours extraordinaires , tant par les paysages que la gentillesse des guides et des porteurs ainsi que l'accueil des gens chez qui nous avons dormi. c'est le guide local qui préparait à manger : nourriture vraiment merveilleuse et en grande quantié et bien sur alcool de riz tous les soirs. Pendant ces 4 jours, tous les enfants que nous avons croisés, criaient "hello, hello" et non pas "money , money" comme les autres endroits que nous avons visités.
2 jours à hanoi. Pollution énorme, atmosphére saturée de gaz d'echappement et son cortege de saloperie. Ici les vietnamiens ont atteint des sommets pour essayer de nous pomper notre argent. Le fameux lac de l'épée est tellement pollué qu'il ressemble à un bassin de décantation de station d'épuration. Nous avons détesté. Les restos où nous avons mangés étaient chers et la nourriture médiocre.
Ma femme a surtout craqué lorsqu'on lui rendait le linge. souvent mal lavé , tout juste sec, non repassé. le pire , à tam coc où le linge a été juste trempé dans la riviere mis en boule trempé dans un sac en plastic . tout ça pour 1 euros le kg
Sans parler de l'environnement, des tas d'immondices partout qui dénaturent des sites auparavant magnifiques. Désolé pour ceux qui adore ce pays. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut.
J'avoue avoir été assez deçu. Je suis content d'avoir visité le pays mais je n'y reviendrai pas.
Notre voyage commence par Saigon: grande ville avec une circulation de motos hallucinantes. C'est ici que les arnaques ont commencé: les gars en moto qui nous ont fait visiter la ville se sont barés vite fait sans nous rendre la monaie du prix que nous avions convenu.
3 jours dans le delta , en croisière par l'agence Cochinchine : rien à dire. Que du bonheur. Nous avons pu voir la vie s'organise autour du fleuve, ponctué de quelques ballades à pied et en vélo, et une cuisine vraiment très bonne.
- déplacement en train. Je trouve cette double tarification "etranger" vraiment intorérable et discriminatoire.
3 jours à Nha trang, les arnaques continuent, on voulait voir jusqu'où ils pouvaient aller : sans limite. La plage, eau marron : remplie de déchets. Nous en sommes resortis les pieds engoudronnés: beurk..... les iles en face, sans grand interet. Peu de poissons et récif coralien en train de mourir et beaucoup de déchets au milieu des coraux. Heureusement quelques restos sympas , et les fruits de mer à deguster le soir sur le bord de mer. Heureusement nous avons visités les alentours en vélo ce qui nous a permi de découvrir des coins vraiment très jolis avec des gens qui nous disaient "hello" : ceux là avaient l'air sinceres.
- train, lors de la montée , on s'est fait carrement jetter par terre par les vietnamiens qui voulaient absolument monter avant nous et une fois dans le train , on s'est fait encore malmenés comme dans une emeute au stade de france....
3 jours Hue. Ville chargée d'histoire. Sympa à visiter et bons petits restos. Une étudiante, nous a demandé de l'aider à réviser son devoir d'anglais. Nous sommes restés plus d'une heure avec elle : ce fut la seule rencontre désinteressé que nous avons eu dans ce pays. comme d'habitude découverte des campagnes environnantes en vélo ce qui nous permi " comme d'habitude de découvir des gens sympas"
- train : toujours pareil
1 jour et demi. Dong hoi , ville sans interet ou personne ne parle anglais et méprise les occidendaux. Heureusement la visite de la grotte de Phong Nha est sympa et miracle nous avons rencontré une famille vietnamienne sympa avec qui nous avons passé toute la journée.
train pour ninh binh
3 jours à tam coc. paysage superbe. sinon meme climat : harcelement , arnaque, vente en force..... nourriture médiocre et plus chère que dans le sud. Vélo pendant 2 jours : les paysages sont vraiment magnifiques.
4 jours de trek dans la vallée de mai chau , organisé par l'agence Binh tours. organisation sans faille. nous avons passé 4 jours extraordinaires , tant par les paysages que la gentillesse des guides et des porteurs ainsi que l'accueil des gens chez qui nous avons dormi. c'est le guide local qui préparait à manger : nourriture vraiment merveilleuse et en grande quantié et bien sur alcool de riz tous les soirs. Pendant ces 4 jours, tous les enfants que nous avons croisés, criaient "hello, hello" et non pas "money , money" comme les autres endroits que nous avons visités.
2 jours à hanoi. Pollution énorme, atmosphére saturée de gaz d'echappement et son cortege de saloperie. Ici les vietnamiens ont atteint des sommets pour essayer de nous pomper notre argent. Le fameux lac de l'épée est tellement pollué qu'il ressemble à un bassin de décantation de station d'épuration. Nous avons détesté. Les restos où nous avons mangés étaient chers et la nourriture médiocre.
Ma femme a surtout craqué lorsqu'on lui rendait le linge. souvent mal lavé , tout juste sec, non repassé. le pire , à tam coc où le linge a été juste trempé dans la riviere mis en boule trempé dans un sac en plastic . tout ça pour 1 euros le kg
Sans parler de l'environnement, des tas d'immondices partout qui dénaturent des sites auparavant magnifiques. Désolé pour ceux qui adore ce pays. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut.
Ethiopie: avis et conseils après cinq semaines de voyage English translation pending
Trois mois après mon retour d'un séjour de 5 semaines en Ethiopie je trouve enfin le temps de donner quelques avis et conseils aux nombreux membres du forum intéressés par ce fascinant pays qu'est l'ancienne Abyssinie. Sans être un expert de l'Ethiopie je m'autorise cependant ce genre d'exercice, estimant que mes six séjours et mes contacts permanents tant avec ma famille sur place qu'avec mes nombreux amis habesha (au pays et dans la diaspora) me donnent une certaine légitimité.
Voici donc quelques conseils tirés de me notes pour ceux qui veulent visiter ou revisiter la fabuleuse Ethiopie.
Visas et frontières Comme déjà annoncé sur le forum (voir ici) les visas de 3 mois à multiple entrées-sorties ne peuvent plus être obtenus à l'arrivée à l'aéroport de Bole. Seuls les visas d'un mois (1 entrée-sortie) peuvent facilement s'obtenir pour le prix de 17€ (avoir la somme exacte avec soi).Il est fortement recommandé de demander un visa de 3 mois auprès de la représentation éthiopienne dans son pays de résidence.Il est impossible d'obtenir une modification de visa en cours auprès du ministère de l'immigration sur Churchill Road. Seules les prolongations de visa peuvent être obtenues deux jours avant la fin de validité du visa en cours.Les frontières avec l'Erythrée et la Somalie ne peuvent pas être franchies par voie terrestre par les étrangers. Pour l'Erythrée il est nécessaire de passer par un des pays de la péninsule arabique ou du Golfe (la frontière Erythrée-Djibouti est complètement fermée).La frontière avec le Soudan semble toujours ouverte mais les modalités sont très fluctuantes, se renseigner à temps.Aéroport de Bole Les vols internes d'Ethiopian Airlines se font au départ du nouvel aéroport de Bole. Contrairement à certaines indications routières dans les environs de Bole l'ancienne aérogare n'est plus en service pour les vols internes.Si vos bagages ne sont pas arrivés à Addis Abeba (cas fréquent avec Turkish Airways, dû au temps de transfert trop court à Istanbul) ne paniquez pas. Le service des bagages perdus est situé à côté des tapis roulants délivrant les bagages (juste après le passage de l'émigration), les employés sont très compétents et le système complètement informatisé. Le papier que vous recevez vous permet d'accéder ensuite au service depuis le hall de l'aéroport lorsque vos bagages arrivent le lendemain (avec Turkish A.) ou plus tard.Les contrôles de sécurité sont sérieux à l'aéroport de Bole. Inutile donc de s'exciter si l'on vous demande trois fois d'enlever vos chaussures et/ou votre ceinture avant de passer un portique de sécurité. La Somalie n'est pas si loin!Vols Ethiopian Airlines Toutes les agences EA à Addis Abeba sont maintenant équipées de lecteurs de carte de crédit. Le personnel y est très compétent. Mais la palme revient au bureau EA de l'hôtel Hilton où le personnel se met réellement en quatre pour vous satisfaire.Prix et coût de la vie La situation économique catastrophique de l'Ethiopie induit une forte inflation. Les prix des produits de base ont plus que doublé en 12 mois. Par exemple un bœuf qui se négociait aux alentours de 3'500 birr il y a deux ans se vend aujourd'hui 10'000 birr!Cette inflation se ressent fortement dans les prix des hôtels et des restaurants. Un café à 1 birr il y a deux ans coûte aujourd'hui 3 birr, et même 26 birr à l'hôtel Hilton, havre de luxe au milieu d'Addis.Dans presque tous les hôtels, même les plus reculés de province, les prix pour les touristes (prix "farenj") sont souvent deux à trois fois plus élevés que pour les locaux (prix "habesha"). Il en va parfois de même pour les restaurants. D'aucun crierons au scandale, mais c'est oublier un peu vite que 1º ces prix restent très bas par rapport à notre niveau de vie d'occidentaux, et 2º que les devises du tourisme profitent directement à l'économie locale, alors que l'aide humanitaire est très fortement ponctionnée par la chaîne de corruption.Climat Alors que nous n'avons jamais vu une goutte de pluie en décembre-janvier lors de nos 5 précédents séjours en Ethiopie, l'hiver 2009-2010 est malheureusement venu démontrer que les changements climatiques se font aussi sentir dans la Corne de l'Afrique. Des pluies soutenues ont arrosé les hauts-plateaux, le Sud Omo, Dire Dawa et bien sûr Addis Abeba.Les statistiques de cet hiver montrent que les températures sont restées bien en-dessous de la moyenne à Addis Abeba.Internet Les cybercafés permettant l'accès à Internet pullulent dans tout le pays, mais le débit d'accès reste faible à très faible en province. Seuls certains shops et restaurants à Addis permettent un accès "normal" aux messageries classiques. Evitez de charger des pages riches en images, vous allez y perdre votre temps.La vitesse d'accès aux sites internet n'est pas fonction du matériel (PCs) mais des lignes téléphoniques bifilaires toujours en fonction en Ethiopie. Seules certaines entreprises ou administrations sont équipées de liaisons à fibre optique, dans la capitale. Les liaisons avec les villes reculées se font encore souvent par faisceaux hertziens, ce qui limite fortement le débit des accès vers la toile.La plupart des PC des cybercafés sont puissants, équipés de Windows XP ou Vista, avec des connecteurs USB bien utiles pour télécharger ses photos.Les sites de la diaspora et de l'opposition éthiopienne sont bloqués en Ethiopie, inutile donc de vouloir lire les nouvelles sur l'excellent Abbay Media.Un outil très utile et puissant pour utiliser vos programmes favoris sur un PC de cybercafé, à l'aide d'une clé USB: Liberkey, un ensemble génial de programmes préinstallés vous permettant aussi de charger vos applications favorites.A Addis un cybercafé très bon marché (5 birr pour 30 min) et au débit rapide: au bas de l'immeuble Arada (aussi appelé Twin's), dans une boutique partiellement cachée par des jouets.A Awassa le restaurant Lewi 3 sur la route de Moyale offre un accès acceptable, en plus d'être un endroit agréable pour boire un verre au milieu des nombreux étudiants de l'université proche.A Arba Minch plusieurs cybercafés ont été installés dans les nouveaux immeubles (pas encore sur la vue satellite) du campus au centre de Sikela.Même à Jinka, en plein Sud Omo, il est possible de lire ses courriels, certes avec une vitesse en relation avec la distance qui sépare les lieux de la capitale!Bières et autres boissons roboratives Les différentes bières éthiopiennes sont très bonnes, brassées selon des recettes allemandes, belges ou scandinaves éprouvées. Des marques comme Saint-Georges, Bedele (la fameuse Bedele Special), Harar Beer, Meta ou Bati font le bonheur des assoiffés et des connaisseurs. Seule la bière Dashen, appartenant au Sheikh Al-Moudi proche du gouvernement, est laissée de côté par la majorité des Ethiopiens.Le vin local Guder est distribué dans toute l'Ethiopie, mais les aléas de la vinification, du transport et surtout du stockage rendent la qualité très inconstante. Mais on ne fait pas la fine bouche lorsqu'on en boit un verre avec le dîner au fin fond du Sud Omo!Addis Abeba Les trajets en minibus Toyota Hiace (bleus et blancs) coûtent moins de 1 birr pour les trajets courts et au maximum 2 birr, par exemple pour un trajet Piazza-Meskel.Un endroit tranquille pour boire un verre ou manger dans un grand jardin au centre ville: l'Ambassador Park entre Ras Desta St. et l'hôtel Sheraton. Peu d'étrangers et beaucoup de verdure.Parmi les meilleurs magasins de souvenirs, toujours à des prix négociables: au coin de Churchill Rd. et de Nigeria Rd. au-dessus de l'immeuble d'Ethiopian Telecom. On y trouve de tout, du kitch et des antiquités plus ou moins vraies.Un must pour se rendre compte de la grandeur de la capitale: les collines d'Entoto, facilement atteignables en taxi ou en minibus. Ne pas hésiter à s'y promener, loin des harassements (you-you, give me money) de la ville. Deux kilomètre après la belle église d'Entoto Raguel un sentier permet de rejoindre les hauts d'Addis Abeba en traversant la forêt d'eucalyptus et en longeant des petits ruisseaux. C'est une façon intéressante de redescendre sur la ville, sans aucun danger et en faisant parfois de magnifiques rencontres. Me contacter en PM pour l'itinéraire exact.La plaine de Sululta située à une dizaine de kilomètres d'Addis permet d'admirer les crêtes d'Entoto depuis le nord. Les paysans de la région sont riches, la terre est généreuse, et de nombreuses industries nouvelles s'y développent, notamment une ferme où une française élève des canards et produit un délicieux fois gras qu'elle vend aux grands hôtels de la capitale.Autre endroit magique en plein Addis: la fondation Selam, initialement un orphelinat fondé par un couple suisse, et faisant office d'école hôtelière, de jardinerie, de ferme d'élevage (on y trouve les seuls lapins d'Addis), de centre technologique, de restaurant et bien plus encore. Un must à visiter sans contraintes.Dire Dawa Le trajet en "très vieux" taxi de l'aéroport au centre-ville coûte 60 birr, prix imposé et respecté par tous les chauffeurs attendant les touristes devant l'aérogare.Les bajajs, ces petits tricycles de fabrication indienne, pullulent à Dire Dawa. Rapides, mobiles et ouverts, ils ne coûtent que 1 birr par trajet. Pourquoi s'en priver?Bon choix d'hôtel, le Ras est un compromis entre le prix, la situation et le confort. L'hôtel Makonen, en face de la gare du train djibouto-éthiopien, est un must pour sa terrasse ombragée où l'on peut tout voir sans être vu, mais le confort est spartiate et les commodités très limitées et plus que malodorantes!Dire Dawa est la seconde ville d'Ethiopie, mais une grande partie de la vie active se passe autour de la gare. On y trouve des petits restaurants, des terrasses ombragées, quelques cybercafés et les dernières nouvelles du coin.Le restaurant Paradisio, sur la route d'Harar après l'hôtel Ras, offre une excellente cuisine italienne, en plus des plats traditionnels, notamment des pâtes maison dont on se souvient longtemps.La station des bus pour Addis est facilement accessible en taxi ou bajaj à 5 heures du matin (heure à laquelle il faut être sur place pour prendre son billet), éviter d'y aller à pied par raison de sécurité. Le trajet Dire Dawa – Addis Abeba coûte 92 birr dans un car relativement neuf, assez confortable, rapide et puissant. Bien sûr les compagnies Skybus et Selam offrent plus de confort, mais à un prix double ou triple.Awash Idéalement située sur la route menant d'Addis à Dire Dawa ou à Djibouti, la petite ville d'Awash (à deux pas du parc national du même nom) est non seulement une étape importante pour les milliers de routiers faisant la navette entre Addis et Djibouti, mais possède aussi une ancienne gare importante sur la ligne Djibouti-Addis. Le tronçon Dire Dawa-Addis Abeba étant momentanément hors service, la gare tombe un peu en désuétude mais garde un charme certain. On se croirait dans une station du Fare-West, mais en 2010!Lieu mythique à ne pas manquer: le célèbre buffet d'Aouache, toujours tenu par Mme Kiki, où les deux chambres dite impériales (Hailé Sélassié y dormait), confortables au milieu d'un jardin verdoyant, sont quasi offertes à 135 birr la nuit. Un must pour qui veut revivre un pan de l'histoire éthiopienne.Les gorges de l'Awash, imposantes au pied de grands sommets volcaniques, sont facilement atteignables à pied en 5 minutes à partir de l'arrière de la gare. On traverse un campement Afar pour y accéder.Les routes La route Mojo (nœud routier après Bishoftu/Debre Zeyit) – Addis Abeba est le tronçon le plus meurtrier du réseau éthiopien. Evitez d'y rouler en minibus de jour et surtout de nuit! La circulation y est très dense, surtout à l'approche de la capitale (Dejem, Debre Zeyit, Akaki, Kalito, …), et les dépassements suicidaires sont légion. Pas un jour ne se passe sans que quelques morts ne renforcent les statistiques.De nombreuses routes sont re-surfacées (Sodo – Arba Minch) ou asphaltées en ce moment en Ethiopie. C'est notamment le cas de la route du Bale, de celle du Sud Omo, ou de nombreuses transversales dans le nord.Parc national du Bale La route Shashemene-Dodola est presque entièrement asphaltée et de bonne qualité, mis à part un tronçon en construction du côté de Kofele, imposant de nombreux détours en pleine campagne. Une façon originale de découvrir des lieux inédits. Le tronçon Dodola-Dinsho-Goba reste difficile avec un revêtement en pierre particulièrement cassant. La montée au col précédent Dinsho est complètement agrandie et retravaillée, elle sera asphaltée d'ici 2 ou 3 ans. La route traversant le plateau du Sanetti à partir de Goba et redescendant dans la forêt d'Harena est en bon état et facilement passable en 4x4, même après la pluie.Pour le retour du Bale, éviter le tronçon Dodola-Bekoji-Asela par le col au pied du Mont Kaka: il est complètement défoncé et très difficile.Sur la route du Bale quelques adresses intéressantes pour manger: à Mojo l'hôtel Deema, directement au carrefour principal menant à Nazreth ou au Kenya; à Ziway l'hôtel Tourist et sa terrasse ombragée; à Adaba l'Eedan Kaffee, dans une rue latérale, un havre de tranquillité au milieu d'un jardin luxuriant, d'excellents petits plats locaux servis avec un grand sourire.A Dodola le seul hôtel décent, le Bale Mountain Hotel, situé à côté de l'office du tourisme et de la station Shell, a vu son confort diminuer depuis notre premier séjour en 2003. Pour 60 birr, la chambre et surtout les toilettes-douche sont en piteux état. Quant au dîner à commander à la réception il est servi sous un auvent et de piètre qualité. Mais les alternatives à cet hôtel sont encore moins recommandables…A Goba l'hôtel Wabe Shebele, situé un peu en dehors de la ville dans un immense jardin fleuri, est de bon standing, avec un grand restaurant à la carte étendue. Les chambres sont confortables (228 birr pour une double avec eau chaude efficace) et tranquilles. Les petits hôtels situés au centre-ville (Yilma, Batu Terana) sont moins chers mais bruyants et à l'infrastructure souvent défaillante.Le parc national du Bale est une région extraordinaire, avec une flore (lobélies géantes, immortelles, …) et une faune (loups du Simien, innombrables oiseaux, rats-mulots, …) afro-alpines uniques. Le prix d'entrée pour un véhicule, 2 personnes et un guide (obligatoire) pour deux jours était de 820 birr en novembre 2009. Impossible d'y pénétrer sans les précieux sésames obtenus au quartier général du parc à Dinsho.Le plateau du Sanetti, à 4000m, est facilement atteignable en véhicule. Le Tullu Deemtu, second sommet d'Ethiopie, le domine de ses 4377m. Ce lieu perdu est quasi magique, l'univers très minéral des montagnes est unique en Ethiopie.Sur la route du retour du Bale il est toujours bon de se réadapter au climat plus clément de la vallée du Rift. Awassa est idéal pour retrouver ses esprits et se reposer au bord de son lac. Son marché aux poissons vaut le déplacement. Une adresse très recommandable à Awassa: le Lakeside Motel et le restaurant Dolce Vita (meilleur restaurant italien d'Ethiopie) attenant.Le Sud Omo Les routes et pistes dans le Sud Omo sont parmi les plus difficiles d'Ethiopie. Le tronçon Arba Minch – Konso est asphalté et en bonne état tout au long du lac Chamo, ensuite la piste est en travaux jusqu'avant Konso. La piste menant de Konso à Jinka par Weito et Key Afer est également en travaux, l'asphaltage devrait avoir lieu en partie en 2010, mais les nombreux passages de rivière à gué et les ponts emportés par les crues n'incitent pas à emprunter ce tronçon à la saison des pluies. Les pistes du Mago National Park (où vivent les Mursi) sont très dures et impraticables dès qu'il pleut. Le tronçon Key Afer – Dimeka – Turmi est également en réfection, pour l'instant la piste est rude mais l'asphaltage devrait permettre de joindre les deux villes en 1 heure d'ici 2011. Quant à la piste Turmi – Weito par Arbore elle n'est praticable qu'à la saison sèche car entrecoupée de nombreux torrents qui gonflent à la moindre pluie.A Arba Minch (ville en deux parties, la ville basse de Sikela et la ville haute de Shecha) différents nouveaux hôtels ont été construits sur la crête dominant le parc national de Nechisar. Certains sont de haut standing et chers. Mais le Bekele Mola bénéficie d'une situation privilégiée, avec une terrasse mythique à la vue imprenable et un restaurant agréable servant le poisson local sous différentes formes. Les bungalows partiellement rénovés sont à 180 birr en double. Le café Zebib, à Sikela, est bien centré, avec un jardin ombragé et d'excellentes pâtisseries arrosées de jus de fruits frais.Le village de Weito, à mi-chemin de Konso et de Key Afer, est situé à 900m d'altitude, au milieu d'une vaste plaine où l'ancien régime communiste avait installé une immense plantation de coton encore en activité. Le climat y est très chaud (50C au soleil, 38C à l'ombre début décembre). Le Meheret Café, avec ses paillottes ombragées, est un havre bienvenu après plusieurs heures de piste et sert des plats à prix farenji! A noter l'intéressant et très coloré marché du dimanche où se côtoient les ethnies Tsimai, Ari et Bana.Jinka est la plus grande ville du Sud Omo, dans une région montagneuse et très verte. Ici le paysage fait penser à celui de la région des grands lacs, on est très loin des hauts-plateaux du Shoa. L'ethnie dominant ici est le peuple Ari. Différents hôtels offrent un confort acceptable à des prix surfaits. Le Jinka Resort est très apprécié des tours opérateurs, avec un très bon restaurant aux prix étonnamment modérés. Le bungalow est à 460 birr (!) la nuit, à payer à l'avance à Addis Abeba auprès d'un bureau difficile à trouver (voir ici au milieu de la carte sous la croix). Un bel écomusée a été construit à Jinka par des universitaires allemands, toutes les ethnies du Sud Omo y sont représentées avec leurs outils, instruments et armes traditionnels. Depuis le musée construit sur une colline dominant la ville la vue embrasse toute la région, et un village Ari situé juste derrière peut être visité à pied.Le Mago National Park est une vaste plaine située 1000m plus bas que Jinka. On y accède en 4x4 par une piste très raide, après s'être acquitté des droits d'entrée et de guide (compter 720 birr au minimum pour l'entrée pour 2 personnes, le véhicule, le guide, le scout armé et la visite d'un village Mursi).Le peuple Mursi (dont les femmes portent encore le disque labial qui leur distend la lèvre inférieure) vit dans des cases rustiques dans la plaine entre les fleuves Omo et Mago. La visite de ce peuple primitif (parmi les derniers d'Afrique) est souvent difficile, les Mursi étant assez nerveux et imprévisibles. Y aller de préférence le matin car l'après-midi l'alcool acheté avec l'argent des touristes renforce une agressivité naturelle déjà forte! L'inflation aidant, les photos de Mursi coûtent 2 birr par personne photographiée et par déclenchement. Et les Mursi savent compter! La vie des Mursi (et des autres peuples du Sud Omo) et leur système social sont fortement perturbés par le tourisme, et leur vie pastorale devrait être très affectée par l'éventuelle construction du barrage géant Gilge Gibe III en amont sur l'Omo. Il reste donc peu de temps pour les découvrir avant que la civilisation dite moderne ne les transforme définitivement. Voir à ce sujet le magnifique livre que le photographe Hans Silvester a consacré aux peuples de l'Omo.Si vous n'avez la possibilité de visiter qu'un seul marché dans le Sud Omo, n'hésitez pas: celui de Key Afer est magnifique, très coloré, et rassemble trois ethnies (Bana, Tsemay et Hamer) tous les jeudis. On peut s'y promener en toute liberté, sans aucune pression et en photographiant sans contraintes (les portraits sont à 2 birr par personne). Un must!Les Hamer, autre ethnie célèbre du Sud Omo, vivent principalement autour de Dimeka et de Turmi. Cette dernière petite ville, perdue tout au sud de l'Ethiopie, est à 80 km du Kenya. Aucun réseau électrique ni mobile ici, seuls quelques bâtiments ont un générateur tournant quelques heures par jour. Il fait très chaud et les moustiques peuvent être agressifs en période humide (région à malaria garantie). Le camping local est "très simple" alors que l'Evangadi Lodge (35-50$ pour un beau bungalow, à négocier) offre un confort appréciable dans cette contrée où tout produit non local doit être amené d'Addis Abeba par camion, un voyage de 4 jours. L'hôtel Tourist est aussi recommandé, avec un restaurant agréable.Le peuple Hamer est absolument à découvrir. Les Hamer sont fiers, d'abord facile, souriants et sans aucune agressivité comme chez les Mursi. Les photos sont toujours à 2 birr, mais pour plusieurs clics! Ne pas hésiter à aller à leur rencontre et découvrir les hameaux situés à 1 ou 2 km de Turmi. Attention à la saison sèche: les serpents sont nombreux dans la région, bien regarder où l'on met les pieds. Les morsures de serpent sont d'ailleurs une des principales causes de mortalité dans les peuples du sud.Les Konso, célèbres pour leurs champs en terrasse, leurs statues funéraires en forme de totem et leur structure sociale élaborée, peuplent la région entre le lac Chamo et la plaine de Weito. Karat-Konso est leur capitale et de nombreux villages aux alentours peuvent être visités. Le Strawberry Fields Eco-Lodge à Konso offre des chambres confortables dans des tukuls (huttes locales), avec toilettes écologiques et douches bien conçues, restaurant bio et éclairage à énergie solaire. Une expérience inoubliable.La "nouvelle" route Sodo-Jimma Point de départ de la piste rénovée appelée "nouvelle route" menant à Jimma, Sodo est une ville bruyante et enfumée par les pots d'échappement des nombreux véhicules remontant sa rue principale. L'hôtel Bekele Mola, bien que décrépi, reste une bonne adresse avec un excellent restaurant fréquenté par les tour-opérateurs. Le confortable pavillon au milieu du jardin est une bonne affaire à 200 birr.La piste de 260 km, parfois très cassantes, menant à Jimma nécessite une journée de voyage en 4x4. Le relief est accidenté, on passe 6 cols et franchit 2 fleuves (Gilge et Omo). Par beau temps la vue est extraordinaire, avec de nombreux pitons et des terres cultivées jusqu'au haut des sommets.A Chida, ville à 80 km de Jimma, se méfier du restaurant au milieu de la ville: nous y avons dégusté un kitfo dont le beurre devait être rance, avec pour conséquence une infection intestinale soignée aux antibiotique et qui a influencé notablement notre fin de séjour abyssin…Le Central Jimma Hotel est confortable, la chambre double à 170 birr est appréciée après 10 jours dans le Sud Omo, et le restaurant offre un large choix de plats traditionnels et locaux.La route Jimma – Addis Abeba (350 km) est dans un état impeccable (construite par l'Espagne), le col descendant sur l'Omo est particulièrement impressionnant. Les paysages traversés sont splendides, les plaines avant la capitale sont le grenier à teff de l'Ethiopie.Voilà les premiers conseils et remarques que je pouvais rapidement mettre à votre disposition. A noter que je n'ai aucun intérêt dans les hôtels et restos que je décris! N'hésiter pas à me contacter pour plus de détails.
Voici donc quelques conseils tirés de me notes pour ceux qui veulent visiter ou revisiter la fabuleuse Ethiopie.
Visas et frontières Comme déjà annoncé sur le forum (voir ici) les visas de 3 mois à multiple entrées-sorties ne peuvent plus être obtenus à l'arrivée à l'aéroport de Bole. Seuls les visas d'un mois (1 entrée-sortie) peuvent facilement s'obtenir pour le prix de 17€ (avoir la somme exacte avec soi).Il est fortement recommandé de demander un visa de 3 mois auprès de la représentation éthiopienne dans son pays de résidence.Il est impossible d'obtenir une modification de visa en cours auprès du ministère de l'immigration sur Churchill Road. Seules les prolongations de visa peuvent être obtenues deux jours avant la fin de validité du visa en cours.Les frontières avec l'Erythrée et la Somalie ne peuvent pas être franchies par voie terrestre par les étrangers. Pour l'Erythrée il est nécessaire de passer par un des pays de la péninsule arabique ou du Golfe (la frontière Erythrée-Djibouti est complètement fermée).La frontière avec le Soudan semble toujours ouverte mais les modalités sont très fluctuantes, se renseigner à temps.Aéroport de Bole Les vols internes d'Ethiopian Airlines se font au départ du nouvel aéroport de Bole. Contrairement à certaines indications routières dans les environs de Bole l'ancienne aérogare n'est plus en service pour les vols internes.Si vos bagages ne sont pas arrivés à Addis Abeba (cas fréquent avec Turkish Airways, dû au temps de transfert trop court à Istanbul) ne paniquez pas. Le service des bagages perdus est situé à côté des tapis roulants délivrant les bagages (juste après le passage de l'émigration), les employés sont très compétents et le système complètement informatisé. Le papier que vous recevez vous permet d'accéder ensuite au service depuis le hall de l'aéroport lorsque vos bagages arrivent le lendemain (avec Turkish A.) ou plus tard.Les contrôles de sécurité sont sérieux à l'aéroport de Bole. Inutile donc de s'exciter si l'on vous demande trois fois d'enlever vos chaussures et/ou votre ceinture avant de passer un portique de sécurité. La Somalie n'est pas si loin!Vols Ethiopian Airlines Toutes les agences EA à Addis Abeba sont maintenant équipées de lecteurs de carte de crédit. Le personnel y est très compétent. Mais la palme revient au bureau EA de l'hôtel Hilton où le personnel se met réellement en quatre pour vous satisfaire.Prix et coût de la vie La situation économique catastrophique de l'Ethiopie induit une forte inflation. Les prix des produits de base ont plus que doublé en 12 mois. Par exemple un bœuf qui se négociait aux alentours de 3'500 birr il y a deux ans se vend aujourd'hui 10'000 birr!Cette inflation se ressent fortement dans les prix des hôtels et des restaurants. Un café à 1 birr il y a deux ans coûte aujourd'hui 3 birr, et même 26 birr à l'hôtel Hilton, havre de luxe au milieu d'Addis.Dans presque tous les hôtels, même les plus reculés de province, les prix pour les touristes (prix "farenj") sont souvent deux à trois fois plus élevés que pour les locaux (prix "habesha"). Il en va parfois de même pour les restaurants. D'aucun crierons au scandale, mais c'est oublier un peu vite que 1º ces prix restent très bas par rapport à notre niveau de vie d'occidentaux, et 2º que les devises du tourisme profitent directement à l'économie locale, alors que l'aide humanitaire est très fortement ponctionnée par la chaîne de corruption.Climat Alors que nous n'avons jamais vu une goutte de pluie en décembre-janvier lors de nos 5 précédents séjours en Ethiopie, l'hiver 2009-2010 est malheureusement venu démontrer que les changements climatiques se font aussi sentir dans la Corne de l'Afrique. Des pluies soutenues ont arrosé les hauts-plateaux, le Sud Omo, Dire Dawa et bien sûr Addis Abeba.Les statistiques de cet hiver montrent que les températures sont restées bien en-dessous de la moyenne à Addis Abeba.Internet Les cybercafés permettant l'accès à Internet pullulent dans tout le pays, mais le débit d'accès reste faible à très faible en province. Seuls certains shops et restaurants à Addis permettent un accès "normal" aux messageries classiques. Evitez de charger des pages riches en images, vous allez y perdre votre temps.La vitesse d'accès aux sites internet n'est pas fonction du matériel (PCs) mais des lignes téléphoniques bifilaires toujours en fonction en Ethiopie. Seules certaines entreprises ou administrations sont équipées de liaisons à fibre optique, dans la capitale. Les liaisons avec les villes reculées se font encore souvent par faisceaux hertziens, ce qui limite fortement le débit des accès vers la toile.La plupart des PC des cybercafés sont puissants, équipés de Windows XP ou Vista, avec des connecteurs USB bien utiles pour télécharger ses photos.Les sites de la diaspora et de l'opposition éthiopienne sont bloqués en Ethiopie, inutile donc de vouloir lire les nouvelles sur l'excellent Abbay Media.Un outil très utile et puissant pour utiliser vos programmes favoris sur un PC de cybercafé, à l'aide d'une clé USB: Liberkey, un ensemble génial de programmes préinstallés vous permettant aussi de charger vos applications favorites.A Addis un cybercafé très bon marché (5 birr pour 30 min) et au débit rapide: au bas de l'immeuble Arada (aussi appelé Twin's), dans une boutique partiellement cachée par des jouets.A Awassa le restaurant Lewi 3 sur la route de Moyale offre un accès acceptable, en plus d'être un endroit agréable pour boire un verre au milieu des nombreux étudiants de l'université proche.A Arba Minch plusieurs cybercafés ont été installés dans les nouveaux immeubles (pas encore sur la vue satellite) du campus au centre de Sikela.Même à Jinka, en plein Sud Omo, il est possible de lire ses courriels, certes avec une vitesse en relation avec la distance qui sépare les lieux de la capitale!Bières et autres boissons roboratives Les différentes bières éthiopiennes sont très bonnes, brassées selon des recettes allemandes, belges ou scandinaves éprouvées. Des marques comme Saint-Georges, Bedele (la fameuse Bedele Special), Harar Beer, Meta ou Bati font le bonheur des assoiffés et des connaisseurs. Seule la bière Dashen, appartenant au Sheikh Al-Moudi proche du gouvernement, est laissée de côté par la majorité des Ethiopiens.Le vin local Guder est distribué dans toute l'Ethiopie, mais les aléas de la vinification, du transport et surtout du stockage rendent la qualité très inconstante. Mais on ne fait pas la fine bouche lorsqu'on en boit un verre avec le dîner au fin fond du Sud Omo!Addis Abeba Les trajets en minibus Toyota Hiace (bleus et blancs) coûtent moins de 1 birr pour les trajets courts et au maximum 2 birr, par exemple pour un trajet Piazza-Meskel.Un endroit tranquille pour boire un verre ou manger dans un grand jardin au centre ville: l'Ambassador Park entre Ras Desta St. et l'hôtel Sheraton. Peu d'étrangers et beaucoup de verdure.Parmi les meilleurs magasins de souvenirs, toujours à des prix négociables: au coin de Churchill Rd. et de Nigeria Rd. au-dessus de l'immeuble d'Ethiopian Telecom. On y trouve de tout, du kitch et des antiquités plus ou moins vraies.Un must pour se rendre compte de la grandeur de la capitale: les collines d'Entoto, facilement atteignables en taxi ou en minibus. Ne pas hésiter à s'y promener, loin des harassements (you-you, give me money) de la ville. Deux kilomètre après la belle église d'Entoto Raguel un sentier permet de rejoindre les hauts d'Addis Abeba en traversant la forêt d'eucalyptus et en longeant des petits ruisseaux. C'est une façon intéressante de redescendre sur la ville, sans aucun danger et en faisant parfois de magnifiques rencontres. Me contacter en PM pour l'itinéraire exact.La plaine de Sululta située à une dizaine de kilomètres d'Addis permet d'admirer les crêtes d'Entoto depuis le nord. Les paysans de la région sont riches, la terre est généreuse, et de nombreuses industries nouvelles s'y développent, notamment une ferme où une française élève des canards et produit un délicieux fois gras qu'elle vend aux grands hôtels de la capitale.Autre endroit magique en plein Addis: la fondation Selam, initialement un orphelinat fondé par un couple suisse, et faisant office d'école hôtelière, de jardinerie, de ferme d'élevage (on y trouve les seuls lapins d'Addis), de centre technologique, de restaurant et bien plus encore. Un must à visiter sans contraintes.Dire Dawa Le trajet en "très vieux" taxi de l'aéroport au centre-ville coûte 60 birr, prix imposé et respecté par tous les chauffeurs attendant les touristes devant l'aérogare.Les bajajs, ces petits tricycles de fabrication indienne, pullulent à Dire Dawa. Rapides, mobiles et ouverts, ils ne coûtent que 1 birr par trajet. Pourquoi s'en priver?Bon choix d'hôtel, le Ras est un compromis entre le prix, la situation et le confort. L'hôtel Makonen, en face de la gare du train djibouto-éthiopien, est un must pour sa terrasse ombragée où l'on peut tout voir sans être vu, mais le confort est spartiate et les commodités très limitées et plus que malodorantes!Dire Dawa est la seconde ville d'Ethiopie, mais une grande partie de la vie active se passe autour de la gare. On y trouve des petits restaurants, des terrasses ombragées, quelques cybercafés et les dernières nouvelles du coin.Le restaurant Paradisio, sur la route d'Harar après l'hôtel Ras, offre une excellente cuisine italienne, en plus des plats traditionnels, notamment des pâtes maison dont on se souvient longtemps.La station des bus pour Addis est facilement accessible en taxi ou bajaj à 5 heures du matin (heure à laquelle il faut être sur place pour prendre son billet), éviter d'y aller à pied par raison de sécurité. Le trajet Dire Dawa – Addis Abeba coûte 92 birr dans un car relativement neuf, assez confortable, rapide et puissant. Bien sûr les compagnies Skybus et Selam offrent plus de confort, mais à un prix double ou triple.Awash Idéalement située sur la route menant d'Addis à Dire Dawa ou à Djibouti, la petite ville d'Awash (à deux pas du parc national du même nom) est non seulement une étape importante pour les milliers de routiers faisant la navette entre Addis et Djibouti, mais possède aussi une ancienne gare importante sur la ligne Djibouti-Addis. Le tronçon Dire Dawa-Addis Abeba étant momentanément hors service, la gare tombe un peu en désuétude mais garde un charme certain. On se croirait dans une station du Fare-West, mais en 2010!Lieu mythique à ne pas manquer: le célèbre buffet d'Aouache, toujours tenu par Mme Kiki, où les deux chambres dite impériales (Hailé Sélassié y dormait), confortables au milieu d'un jardin verdoyant, sont quasi offertes à 135 birr la nuit. Un must pour qui veut revivre un pan de l'histoire éthiopienne.Les gorges de l'Awash, imposantes au pied de grands sommets volcaniques, sont facilement atteignables à pied en 5 minutes à partir de l'arrière de la gare. On traverse un campement Afar pour y accéder.Les routes La route Mojo (nœud routier après Bishoftu/Debre Zeyit) – Addis Abeba est le tronçon le plus meurtrier du réseau éthiopien. Evitez d'y rouler en minibus de jour et surtout de nuit! La circulation y est très dense, surtout à l'approche de la capitale (Dejem, Debre Zeyit, Akaki, Kalito, …), et les dépassements suicidaires sont légion. Pas un jour ne se passe sans que quelques morts ne renforcent les statistiques.De nombreuses routes sont re-surfacées (Sodo – Arba Minch) ou asphaltées en ce moment en Ethiopie. C'est notamment le cas de la route du Bale, de celle du Sud Omo, ou de nombreuses transversales dans le nord.Parc national du Bale La route Shashemene-Dodola est presque entièrement asphaltée et de bonne qualité, mis à part un tronçon en construction du côté de Kofele, imposant de nombreux détours en pleine campagne. Une façon originale de découvrir des lieux inédits. Le tronçon Dodola-Dinsho-Goba reste difficile avec un revêtement en pierre particulièrement cassant. La montée au col précédent Dinsho est complètement agrandie et retravaillée, elle sera asphaltée d'ici 2 ou 3 ans. La route traversant le plateau du Sanetti à partir de Goba et redescendant dans la forêt d'Harena est en bon état et facilement passable en 4x4, même après la pluie.Pour le retour du Bale, éviter le tronçon Dodola-Bekoji-Asela par le col au pied du Mont Kaka: il est complètement défoncé et très difficile.Sur la route du Bale quelques adresses intéressantes pour manger: à Mojo l'hôtel Deema, directement au carrefour principal menant à Nazreth ou au Kenya; à Ziway l'hôtel Tourist et sa terrasse ombragée; à Adaba l'Eedan Kaffee, dans une rue latérale, un havre de tranquillité au milieu d'un jardin luxuriant, d'excellents petits plats locaux servis avec un grand sourire.A Dodola le seul hôtel décent, le Bale Mountain Hotel, situé à côté de l'office du tourisme et de la station Shell, a vu son confort diminuer depuis notre premier séjour en 2003. Pour 60 birr, la chambre et surtout les toilettes-douche sont en piteux état. Quant au dîner à commander à la réception il est servi sous un auvent et de piètre qualité. Mais les alternatives à cet hôtel sont encore moins recommandables…A Goba l'hôtel Wabe Shebele, situé un peu en dehors de la ville dans un immense jardin fleuri, est de bon standing, avec un grand restaurant à la carte étendue. Les chambres sont confortables (228 birr pour une double avec eau chaude efficace) et tranquilles. Les petits hôtels situés au centre-ville (Yilma, Batu Terana) sont moins chers mais bruyants et à l'infrastructure souvent défaillante.Le parc national du Bale est une région extraordinaire, avec une flore (lobélies géantes, immortelles, …) et une faune (loups du Simien, innombrables oiseaux, rats-mulots, …) afro-alpines uniques. Le prix d'entrée pour un véhicule, 2 personnes et un guide (obligatoire) pour deux jours était de 820 birr en novembre 2009. Impossible d'y pénétrer sans les précieux sésames obtenus au quartier général du parc à Dinsho.Le plateau du Sanetti, à 4000m, est facilement atteignable en véhicule. Le Tullu Deemtu, second sommet d'Ethiopie, le domine de ses 4377m. Ce lieu perdu est quasi magique, l'univers très minéral des montagnes est unique en Ethiopie.Sur la route du retour du Bale il est toujours bon de se réadapter au climat plus clément de la vallée du Rift. Awassa est idéal pour retrouver ses esprits et se reposer au bord de son lac. Son marché aux poissons vaut le déplacement. Une adresse très recommandable à Awassa: le Lakeside Motel et le restaurant Dolce Vita (meilleur restaurant italien d'Ethiopie) attenant.Le Sud Omo Les routes et pistes dans le Sud Omo sont parmi les plus difficiles d'Ethiopie. Le tronçon Arba Minch – Konso est asphalté et en bonne état tout au long du lac Chamo, ensuite la piste est en travaux jusqu'avant Konso. La piste menant de Konso à Jinka par Weito et Key Afer est également en travaux, l'asphaltage devrait avoir lieu en partie en 2010, mais les nombreux passages de rivière à gué et les ponts emportés par les crues n'incitent pas à emprunter ce tronçon à la saison des pluies. Les pistes du Mago National Park (où vivent les Mursi) sont très dures et impraticables dès qu'il pleut. Le tronçon Key Afer – Dimeka – Turmi est également en réfection, pour l'instant la piste est rude mais l'asphaltage devrait permettre de joindre les deux villes en 1 heure d'ici 2011. Quant à la piste Turmi – Weito par Arbore elle n'est praticable qu'à la saison sèche car entrecoupée de nombreux torrents qui gonflent à la moindre pluie.A Arba Minch (ville en deux parties, la ville basse de Sikela et la ville haute de Shecha) différents nouveaux hôtels ont été construits sur la crête dominant le parc national de Nechisar. Certains sont de haut standing et chers. Mais le Bekele Mola bénéficie d'une situation privilégiée, avec une terrasse mythique à la vue imprenable et un restaurant agréable servant le poisson local sous différentes formes. Les bungalows partiellement rénovés sont à 180 birr en double. Le café Zebib, à Sikela, est bien centré, avec un jardin ombragé et d'excellentes pâtisseries arrosées de jus de fruits frais.Le village de Weito, à mi-chemin de Konso et de Key Afer, est situé à 900m d'altitude, au milieu d'une vaste plaine où l'ancien régime communiste avait installé une immense plantation de coton encore en activité. Le climat y est très chaud (50C au soleil, 38C à l'ombre début décembre). Le Meheret Café, avec ses paillottes ombragées, est un havre bienvenu après plusieurs heures de piste et sert des plats à prix farenji! A noter l'intéressant et très coloré marché du dimanche où se côtoient les ethnies Tsimai, Ari et Bana.Jinka est la plus grande ville du Sud Omo, dans une région montagneuse et très verte. Ici le paysage fait penser à celui de la région des grands lacs, on est très loin des hauts-plateaux du Shoa. L'ethnie dominant ici est le peuple Ari. Différents hôtels offrent un confort acceptable à des prix surfaits. Le Jinka Resort est très apprécié des tours opérateurs, avec un très bon restaurant aux prix étonnamment modérés. Le bungalow est à 460 birr (!) la nuit, à payer à l'avance à Addis Abeba auprès d'un bureau difficile à trouver (voir ici au milieu de la carte sous la croix). Un bel écomusée a été construit à Jinka par des universitaires allemands, toutes les ethnies du Sud Omo y sont représentées avec leurs outils, instruments et armes traditionnels. Depuis le musée construit sur une colline dominant la ville la vue embrasse toute la région, et un village Ari situé juste derrière peut être visité à pied.Le Mago National Park est une vaste plaine située 1000m plus bas que Jinka. On y accède en 4x4 par une piste très raide, après s'être acquitté des droits d'entrée et de guide (compter 720 birr au minimum pour l'entrée pour 2 personnes, le véhicule, le guide, le scout armé et la visite d'un village Mursi).Le peuple Mursi (dont les femmes portent encore le disque labial qui leur distend la lèvre inférieure) vit dans des cases rustiques dans la plaine entre les fleuves Omo et Mago. La visite de ce peuple primitif (parmi les derniers d'Afrique) est souvent difficile, les Mursi étant assez nerveux et imprévisibles. Y aller de préférence le matin car l'après-midi l'alcool acheté avec l'argent des touristes renforce une agressivité naturelle déjà forte! L'inflation aidant, les photos de Mursi coûtent 2 birr par personne photographiée et par déclenchement. Et les Mursi savent compter! La vie des Mursi (et des autres peuples du Sud Omo) et leur système social sont fortement perturbés par le tourisme, et leur vie pastorale devrait être très affectée par l'éventuelle construction du barrage géant Gilge Gibe III en amont sur l'Omo. Il reste donc peu de temps pour les découvrir avant que la civilisation dite moderne ne les transforme définitivement. Voir à ce sujet le magnifique livre que le photographe Hans Silvester a consacré aux peuples de l'Omo.Si vous n'avez la possibilité de visiter qu'un seul marché dans le Sud Omo, n'hésitez pas: celui de Key Afer est magnifique, très coloré, et rassemble trois ethnies (Bana, Tsemay et Hamer) tous les jeudis. On peut s'y promener en toute liberté, sans aucune pression et en photographiant sans contraintes (les portraits sont à 2 birr par personne). Un must!Les Hamer, autre ethnie célèbre du Sud Omo, vivent principalement autour de Dimeka et de Turmi. Cette dernière petite ville, perdue tout au sud de l'Ethiopie, est à 80 km du Kenya. Aucun réseau électrique ni mobile ici, seuls quelques bâtiments ont un générateur tournant quelques heures par jour. Il fait très chaud et les moustiques peuvent être agressifs en période humide (région à malaria garantie). Le camping local est "très simple" alors que l'Evangadi Lodge (35-50$ pour un beau bungalow, à négocier) offre un confort appréciable dans cette contrée où tout produit non local doit être amené d'Addis Abeba par camion, un voyage de 4 jours. L'hôtel Tourist est aussi recommandé, avec un restaurant agréable.Le peuple Hamer est absolument à découvrir. Les Hamer sont fiers, d'abord facile, souriants et sans aucune agressivité comme chez les Mursi. Les photos sont toujours à 2 birr, mais pour plusieurs clics! Ne pas hésiter à aller à leur rencontre et découvrir les hameaux situés à 1 ou 2 km de Turmi. Attention à la saison sèche: les serpents sont nombreux dans la région, bien regarder où l'on met les pieds. Les morsures de serpent sont d'ailleurs une des principales causes de mortalité dans les peuples du sud.Les Konso, célèbres pour leurs champs en terrasse, leurs statues funéraires en forme de totem et leur structure sociale élaborée, peuplent la région entre le lac Chamo et la plaine de Weito. Karat-Konso est leur capitale et de nombreux villages aux alentours peuvent être visités. Le Strawberry Fields Eco-Lodge à Konso offre des chambres confortables dans des tukuls (huttes locales), avec toilettes écologiques et douches bien conçues, restaurant bio et éclairage à énergie solaire. Une expérience inoubliable.La "nouvelle" route Sodo-Jimma Point de départ de la piste rénovée appelée "nouvelle route" menant à Jimma, Sodo est une ville bruyante et enfumée par les pots d'échappement des nombreux véhicules remontant sa rue principale. L'hôtel Bekele Mola, bien que décrépi, reste une bonne adresse avec un excellent restaurant fréquenté par les tour-opérateurs. Le confortable pavillon au milieu du jardin est une bonne affaire à 200 birr.La piste de 260 km, parfois très cassantes, menant à Jimma nécessite une journée de voyage en 4x4. Le relief est accidenté, on passe 6 cols et franchit 2 fleuves (Gilge et Omo). Par beau temps la vue est extraordinaire, avec de nombreux pitons et des terres cultivées jusqu'au haut des sommets.A Chida, ville à 80 km de Jimma, se méfier du restaurant au milieu de la ville: nous y avons dégusté un kitfo dont le beurre devait être rance, avec pour conséquence une infection intestinale soignée aux antibiotique et qui a influencé notablement notre fin de séjour abyssin…Le Central Jimma Hotel est confortable, la chambre double à 170 birr est appréciée après 10 jours dans le Sud Omo, et le restaurant offre un large choix de plats traditionnels et locaux.La route Jimma – Addis Abeba (350 km) est dans un état impeccable (construite par l'Espagne), le col descendant sur l'Omo est particulièrement impressionnant. Les paysages traversés sont splendides, les plaines avant la capitale sont le grenier à teff de l'Ethiopie.Voilà les premiers conseils et remarques que je pouvais rapidement mettre à votre disposition. A noter que je n'ai aucun intérêt dans les hôtels et restos que je décris! N'hésiter pas à me contacter pour plus de détails.
Sortir un camping-car du port de Buenos Aires? English translation pending
bonjour a vous tous, voila je lance un appel à l'aide car j'ai mon van qui doit arrivé en container sur le port de buenos aires, vendredi prochain (le 9 avril).
je viens de recevoir 2 devis, de societés qui peuvent s'occuper de faire les démarches de sortie du véhicule. Elles me demande pas loin de 2000 usdollard. Au havre, on m'a dit que ça me couterai 400, 500 dollard max ...... ça fait une sacrée difference. Je trouve ça carrement hors de prix et je ne m'attendais pas à une somme pareil. Cela compromet beaucoup de chose pour moi. Je ne peux pas payer autant et mon van se trouve deja en mer à l'heure qu'il est.......
J'aurais voulu avoir des retours d'expériences de gens qui ont déja fait ces démarches. est on obligé de passer par ces sociétés ou peux t on faire les démarches soit meme, sachant que j'ai tout mon temps? j'entend d'un coté que l'on ne peux pas faire cela soit meme et de l'autre, une personne m'a dit qu'il y a 2 ans, il a pu sortir son camping car du port de buenos aires pour 300 ou 400 dollard. Je suis vraiment perdu car en plus de ça, je ne parle pas espagnol...... (vous allez me dire c'est un peu con mais j'y vais pour apprendre la langue aussi 🙂 ) au secours!
je viens de recevoir 2 devis, de societés qui peuvent s'occuper de faire les démarches de sortie du véhicule. Elles me demande pas loin de 2000 usdollard. Au havre, on m'a dit que ça me couterai 400, 500 dollard max ...... ça fait une sacrée difference. Je trouve ça carrement hors de prix et je ne m'attendais pas à une somme pareil. Cela compromet beaucoup de chose pour moi. Je ne peux pas payer autant et mon van se trouve deja en mer à l'heure qu'il est.......
J'aurais voulu avoir des retours d'expériences de gens qui ont déja fait ces démarches. est on obligé de passer par ces sociétés ou peux t on faire les démarches soit meme, sachant que j'ai tout mon temps? j'entend d'un coté que l'on ne peux pas faire cela soit meme et de l'autre, une personne m'a dit qu'il y a 2 ans, il a pu sortir son camping car du port de buenos aires pour 300 ou 400 dollard. Je suis vraiment perdu car en plus de ça, je ne parle pas espagnol...... (vous allez me dire c'est un peu con mais j'y vais pour apprendre la langue aussi 🙂 ) au secours!
Organiser une virée de neuf jours au Vietnam en avril? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous vivons à Saigon depuis 7 mois, et sommes donc trop neufs pour organiser ce petit voyage avec certitude. Je m'en remets donc à vos précieux conseils !
Mes parents vont nous rendre visite au mois d'Avril, du 1er au 17 exactement. Ils vont passer quelques temps chez nous à Saigon, puis nous partirons faire une petite virée du 7 au 15. Ils ont déjà visité le Vietnam il y a 10 ans environ, mais en voyage organisé, à toute vitesse. Ils en sont repartis frustrés et sont ravis de revenir en prenant leur temps. Mes parents ont 78 et 79 ans : Je dois faire très attention à la chaleur (nous découvrons qu'elle est de plus en plus forte en ce moment), et aussi au fait que maman ne peut pas encore beaucoup marcher car elle on lui a installé une prothèse de la hanche toute neuve en fin d'année. Papa grimpe aux arbres, mais elle est en rodage. Elle doit être encore patiente avant de crapahuter et faire de longues visites.
Donc, j'étais sur un 1er projet : Hanoi, Baie d'Halong "terrestre", Sapa puis une croisière de 3J/2 nuits sur la Baie d'Halong. Mais on m'en a dissuadée car la température à Hanoi et dans la Baie d'Halong seront très chaudes, voire plus élevées qu'à Saigon ; et aussi parce qu'il est nécessaire de beaucoup marcher pour profiter de Sapa.
Alors, 2eme projet : Hoi An, dans un hôtel sur la plage pour la brise marine et aussi les multiples possibilités de visiter, à la carte et selon la forme de chacun. Car ils auront grand plaisir à visiter, et l'idéal serait en voiture ou en style "Tuk-Tuk". Avec peut être Hué également, mais je me demande s'il ne fera pas trop chaud sur place car nous n'aurons pas la brise marine. Je me posais aussi la question à propos de Dalat, pour y passer quelques jours dans l'idée de rechercher la fraicheur.
Voilà mes grandes interrogations... S'il ne s'agissait que de nous, nous partirions à l'aventure ! Mais je ne veux pas prendre le risque qu'ils repartent à nouveau frustrés du Vietnam, pays qu'ils apprécient beaucoup.
Merci beaucoup à l'avance de votre aide, je suis preneuse de toutes vos idées !
A bientôt !
Nous vivons à Saigon depuis 7 mois, et sommes donc trop neufs pour organiser ce petit voyage avec certitude. Je m'en remets donc à vos précieux conseils !
Mes parents vont nous rendre visite au mois d'Avril, du 1er au 17 exactement. Ils vont passer quelques temps chez nous à Saigon, puis nous partirons faire une petite virée du 7 au 15. Ils ont déjà visité le Vietnam il y a 10 ans environ, mais en voyage organisé, à toute vitesse. Ils en sont repartis frustrés et sont ravis de revenir en prenant leur temps. Mes parents ont 78 et 79 ans : Je dois faire très attention à la chaleur (nous découvrons qu'elle est de plus en plus forte en ce moment), et aussi au fait que maman ne peut pas encore beaucoup marcher car elle on lui a installé une prothèse de la hanche toute neuve en fin d'année. Papa grimpe aux arbres, mais elle est en rodage. Elle doit être encore patiente avant de crapahuter et faire de longues visites.
Donc, j'étais sur un 1er projet : Hanoi, Baie d'Halong "terrestre", Sapa puis une croisière de 3J/2 nuits sur la Baie d'Halong. Mais on m'en a dissuadée car la température à Hanoi et dans la Baie d'Halong seront très chaudes, voire plus élevées qu'à Saigon ; et aussi parce qu'il est nécessaire de beaucoup marcher pour profiter de Sapa.
Alors, 2eme projet : Hoi An, dans un hôtel sur la plage pour la brise marine et aussi les multiples possibilités de visiter, à la carte et selon la forme de chacun. Car ils auront grand plaisir à visiter, et l'idéal serait en voiture ou en style "Tuk-Tuk". Avec peut être Hué également, mais je me demande s'il ne fera pas trop chaud sur place car nous n'aurons pas la brise marine. Je me posais aussi la question à propos de Dalat, pour y passer quelques jours dans l'idée de rechercher la fraicheur.
Voilà mes grandes interrogations... S'il ne s'agissait que de nous, nous partirions à l'aventure ! Mais je ne veux pas prendre le risque qu'ils repartent à nouveau frustrés du Vietnam, pays qu'ils apprécient beaucoup.
Merci beaucoup à l'avance de votre aide, je suis preneuse de toutes vos idées !
A bientôt !
Trois mois de route aux États-Unis: préparation et carnet... à venir! English translation pending
Un début de carnet différent . La préparation chronologique d'un séjour de trois mois aux USA, Canada (pas sûr pour l'instant).Ma moitié ayant découvert les US en 2008, nous entamons une liste des endroits que nous voulons revoir. Ceci fait, je pourrais avancer l'itinéraire indéfini ce jour. Pour le compte-rendu, il va falloir patienter, comme moi !
25 Février 2010 :
L'envie et la possibilité de partir trois mois se précisant , j'ai commencé par acheter de la lecture en complément de VF.
Guide du Routard : Louisiane et Floride
Lonely Planet : Floride, Ouest Canadien et Ontario, Québec
Pour Nouveau-Mexique, Utah, Nevada, Colorado, Arizona, Californie, Montana, Wyoming, New-York les anciens guides Routard et Lonely font l'affaire.
Plusieurs idées se bousculent un peu à ce jour, ce qui est sûr, c'est une semaine à New-York pour finir, ce serait aux alentours du 4 juillet au 13 juillet.
Donc départ le vendredi 15 AVRIL 2011 de Toulouse pour Miami/Floride pour 3/4 semaines, Louisiane, Texas, pour commencer à rallier l'ouest, pour Moab 5/6 jours, Vegas 3/4 jours, Monterey 3/4 jours, remontée vers le nord jusqu'à ?
Entre ces points et la suite c'est à construire.
Retour de New-York le 13 Juillet 2011.
A bientôt
25 Février 2010 :
L'envie et la possibilité de partir trois mois se précisant , j'ai commencé par acheter de la lecture en complément de VF.
Guide du Routard : Louisiane et Floride
Lonely Planet : Floride, Ouest Canadien et Ontario, Québec
Pour Nouveau-Mexique, Utah, Nevada, Colorado, Arizona, Californie, Montana, Wyoming, New-York les anciens guides Routard et Lonely font l'affaire.
Plusieurs idées se bousculent un peu à ce jour, ce qui est sûr, c'est une semaine à New-York pour finir, ce serait aux alentours du 4 juillet au 13 juillet.
Donc départ le vendredi 15 AVRIL 2011 de Toulouse pour Miami/Floride pour 3/4 semaines, Louisiane, Texas, pour commencer à rallier l'ouest, pour Moab 5/6 jours, Vegas 3/4 jours, Monterey 3/4 jours, remontée vers le nord jusqu'à ?
Entre ces points et la suite c'est à construire.
Retour de New-York le 13 Juillet 2011.
A bientôt
Nouvelle croisière du Cap vers Istanbul et la Grèce sur le Coral English translation pending
Bonjour,
A tous ceux qui partent pour la nouvelle croisière CAP VERS ISTANBUL ET LA GRECE sur le paquebot CORAL,
voici la liste des excursions proposées sur le bateau, leurs durées ainsi que les tarifs
EXCURSIONS 2010 CAP VERS ISTANBUL ET LA GRECE - 10 NUITS Edition 22/10/2009
AJACCIO (CORSE), FRANCE Escale de 18h00 à 23h00
Ajaccio & Dégustation (AJC – 01) Durée Approximative : 3h30 Adulte : 49€ Enfant : 35€ Vous quitterez le port pour vous rendre dans le centre d'Ajaccio. Vous remonterez la rue principale, le cours Napoléon, vous passerez ensuite devant la Préfecture, la place Charles de Gaulle où trône la statue en bronze de l’empereur Napoléon et de ses 4 frères. Puis, vous remonterez le charmant cours Grandval, passerez devant le Lycée, l'Assemblée régionale et de nombreux bâtiments construits durant la « Belle Époque ». Enfin, vous ferez un arrêt à la place d’Austerlitz-Casone pour admirer l'imposante copie de la statue de Napoléon (Les Invalides/Paris) représentant ses victoires et ses exploits. Vous continuerez, ensuite, le long de la côte avec ses eaux claires, étincelantes, et ses villas jusqu'aux îles « Sanguinaires », la pointe nord du golfe d'Ajaccio (17 kms de long). Vous ferez un arrêt pour admirer les îles « sanglantes » avec leur tour génoise du 16ème siècle, bien conservée. De retour à Ajaccio, vous vous arrêterez devant la cathédrale baroque consacrée à l'Assomption et où fut baptisé Napoléon. La découverte à pied commence par la visite de la Cathédrale. Vous traverserez le vieux quartier génois, vous passerez devant le lieu de naissance de Napoléon, la « Casa Bonaparte » (Musée National) pour finir par la place Foch avec la fontaine de Napoléon et des quatre lions, et vous traverserez la place du marché pour rejoindre votre bateau. (300 m). Pendant cette excursion, vous profiterez d’un typique « Spuntinu » corse, où vous pourrez goûter des spécialités corses accompagnées d'un verre de vin. Remarques : La Cathédrale peut être fermée aux visites à n'importe quelle heure de la journée. Dans ce cas, le guide donnera les explications à l'extérieur.
GENES, ITALIE Escale de 08h00 à15h00
Tour de Ville (GOA – 01) Durée approximative : 3h30 Adulte : 46€ Enfant : 29€ Départ du port en autocar accompagné d’un guide et traversée de la célèbre Via Gramsci en direction du centre de la ville où vous pourrez admirer les principaux monuments de cette ancienne République Maritime. De l’autocar, vous apercevrez le célèbre aquarium de Gênes, construit en 1992, situé en face du Palais San Giorgio qui fut jadis le siège du gouvernorat et la première banque d’Italie. L’excursion se poursuivra jusqu’à la maison de Christophe Colomb où vous quitterez l’autocar. De là, vous vous promènerez dans le centre historique et visiterez la cathédrale de Saint Laurent, l’atrium du Palais Ducal et l’église Saint- Jésus qui abrite deux peintures de Rubens. Vous découvrirez la beauté de la la Piazza de Ferrari, le coeur de la ville, avec une magnifique fontaine en bronze, et dominée par le théâtre Carlo Felice. L’autocar vous conduira sur les hauteurs de Carignano où vous profiterez d’une vue remarquable sur le centre ville de Gênes. Vous redescendrez, ensuite, vers la Piazza della Vittoria pour y découvrir l’Arche dédiée aux morts de la première guerre mondiale.
Portofino (GOA – 02)
Durée approximative : 5h Adulte : 56€ Enfant : 40€ Départ de Gênes avec votre guide local. Le car empruntera l’autoroute pour rejoindre Rapallo (trajet de 40 minutes environ). Vous prendrez rapidement la Via Aurelia, la “Route du Soleil” romaine jusqu’à Santa Margherita, une station élégante et renommée de la côte ligure. De là, vous prendrez un bateau qui vous emmènera jusqu’à Portofino. Durant la brève traversée (environ 10 minutes), vous pourrez profiter d'une vue magnifique sur le Promontoire du Mont Portofino : végétation luxuriante, rochers, îlots et plages désertes, accessibles uniquement par la mer pour la pluparts. Vous pénétrerez dans la magnifique baie de Portofino. C’était, autrefois, un tranquille village de pêcheurs, aux maisons typiques, colorées, qui dominent la place et le port minuscule ; ; aujourd’hui c’est un must pour le tourisme haut de gamme international. Vous y visiterez l’église Saint Georges, où sont conservées les reliques du Saint, et pourrez voir l’ancienne forteresse du Château Brun. Vous aurez, ensuite un peu de temps libre pour découvrir les ruelles et les recoins cachés. Le bateau vous ramènera, ensuite, à Santa Margherita où votre autocar vous attendra. Remarques : Cette excursion dépend de l’état de la mer. Si la mer est mauvaise, il n’est pas possible d'atteindre Portofino. Il peut y avoir des difficultés à monter les fauteuils roulants sur le bateau. __
ISTANBUL, TURQUIE Escale de 11h30 à 21h00
Les Hauts Lieux d'Istanbul – avec déjeuner (IST – 03) Durée approximative : 8h30 Adulte : 105€ Enfant : 53€ Vous commencerez cette excursion par un tour d'orientation dans le centre des affaires de la ville moderne. Vous passerez par le pont de Galata, longerez les berges de la Corne d’Or et passerez sous l’aqueduc de Valens. En chemin, vous verrez la Mosquée de Süleymaniye, consacrée au sultan Süleyman le Magnifique. Vous longerez les murailles qui, autrefois, protégeaient Constantinople des nombreuses attaques et invasions qu'elle eut à subir au cours des siècles. Dans la vieille ville, vous traverserez à pied les immenses jardins du Palais de Topkapi pour vous rendre au restaurant Konyali où vous pourrez goûter la cuisine turque typique. Après le déjeuner, vous continuerez la visite avec le magnifique Palais de Topkapi, la résidence officielle des sultans ottomans. Dans la fameuse section des trésors, vous pourrez voir le « Diamant du Fabricant de Cuillères », le 7è plus gros diamant du monde. Vous visiterez aussi les cuisines où se trouve, aujourd'hui, la troisième collection mondiale de porcelaines chinoises et japonaises. Vous visiterez, ensuite le célèbre monument de Agia Sophia (Sainte Sophie), l’église byzantine de la Sagesse Divine, où vous pourrez admirez des mosaïques exceptionnelles et des décorations en marbre. Vous vous dirigerez, ensuite, vers l’Hippodrome Byzantin qui, autrefois, était l’un des plus grands champs de courses de chars de l’empire byzantin. Vous poursuivrez la visite par la grande mosquée de Sultanahmet d’où de nombreux groupes de pèlerins commencent leur pèlerinage vers La Mecque. Elle est décorée de 21 000 mosaïques bleues d’Iznik qui lui ont donné son nom, la « mosquée bleue ». Votre excursion se terminera par l'exotique grand bazar où vous aurez l'occasion d'assister à une présentation de tapis turcs et de faire quelques achats. Remarques : Le déjeuner pourra être pris dans un autre restaurant que celui mentionné mais de standing équivalent. Les épaules et les genoux doivent être couverts, lors de la visite de la Mosquée, et les chaussures doivent être enlevées. Le Grand Bazar est fermé le dimanche. Ce jour-là, sa visite sera remplacée par celle du Marché aux Epices. Hagia Sohia est fermée le lundi. Sa visite sera remplacée par celle des des Citernes Souterraines. Cette excusion ne se fera pas le mardi.
Croisière sur le Bosphore & Bazar (IST – 12)
Durée approximative : 6h30 Adulte : 55€ Enfant : 26€ Vous commencerez cette excursion par un rapide tour d'orientation dans le centre des affaires de la partie moderne d'Istanbul, vous traverserez le Pont de Galata pour vous rendre à la Corne d'Or. En chemin, vous pourrez apercevoir l'impressionnante Mosquée Süleymaniye, construite par l'architecte turc Sinan et consacrée au Sultan Süleyman le Magnifique. A la Corne d'Or, vous n'aurez qu'une courte distance à parcourir à pied pour prendre le bateau privé qui vous emmènera faire une magnifique croisière sur le Bosphore. Vous naviguerez devant les palais Dolmabahce et Ciragan qui se dressent sur la rive européenne, vous passerez sous le pont du Bosphore, puis devant le Palais Beylerbeyi, la Forteresse Anatolienne et Kanlica sur la rive asiatique. Vous aurez l'occasion de faire de superbes photos lors de votre navigation entre les deux continents. Après votre croisière, vous continuerez votre excursion par la visite du Marché aux Epices (le Bazar Egyptien) qui est l'un des plus anciens bazars de la ville, plein de couleurs et de senteurs La visite se terminera par le Grand Bazar. Votre excursion se terminera par le Grand Bazar où vous aurez l'occasion d'assister à une présentation de tapis turcs et de faire quelques achats. Remarques : Le Grand Bazar est fermé le dimanche.
Parfums et Trésors d'Istanbul (IST – 13)
Durée approximative : 5h30 Adulte : 57€ Enfant : 38€ Vous commencerez cette excursion par un tour d'orientation dans le centre des affaires de la ville moderne. Vous passerez par le pont de Galata, longerez les berges de la Corne d’Or et passerez sous l’aqueduc de Valens. En chemin, vous verrez la Mosquée de Süleymaniye, consacrée au sultan Süleyman le Magnifique. Vous longerez les murailles qui, autrefois, protégeaient Constantinople des nombreuses attaques et invasions qu'elle eut à subir au cours des siècles. Dans la vieille ville, vous vous dirigerez vers l’Hippodrome Byzantin qui, autrefois, était l’un des plus grands champs de courses de chars de l’empire byzantin. Vous poursuivrez par la visite de la mosquée de Sultanahmet d’où de nombreux groupes de pèlerins commencent leur pèlerinage vers La Mecque. Elle est décorée de 21 000 mosaïques bleues d’Iznik qui lui ont donné son nom, la « Mosquée Bleue ». Votre excursion se terminera par l'exotique Grand Bazar où vous aurez l'occasion d'assister à une présentation de tapis turcs et de faire quelques achats. Vous visiterez, ensuite le célèbre monument de Agia Sophia (Sainte Sophie), l’église byzantine de la Sagesse Divine, où vous pourrez admirez des mosaïques exceptionnelles et des décorations en marbre. Votre excursion se terminera par l'exotique Grand Bazar où vous aurez l'occasion d'assister à une présentation de tapis turcs et de faire quelques achats. Remarques : Les épaules et les genoux doivent être couverts, lors de la visite de la Mosquée, et les chaussures doivent être enlevées. Le Grand Bazar est fermé le dimanche. Ce jour-là, sa visite sera remplacée par celle du Marché aux Epices.
Hagia Sohia est fermée le lundi. Sa visite sera remplacée par celle des Citernes Souterraines
KATAKOLON, GRECE Escale de 12h00 à 18h00
Olympie (KAT – 01)
Durée approximative : 4h Adulte : 59€ Enfant : 39€ Un trajet de 40 minutes vous emmènera de Katakolon jusqu’à l’ancienne ville d’Olympie. C’est l’un des plus importants sanctuaires de l’Antiquité, dédié au père des dieux de l’Olympe, Zeus. Olympie est le berceau des Jeux Olympiques et c’est ici qu’ils se tenaient autrefois. Dans ce célèbre site archéologique d’Olympie, vous pourrez voir le Temple d’Héra, devant lequel brûle la Flamme Olympique durant les Jeux Olympiques modernes. Vous verrez également le Temple de Zeus, qui abritait la statue de Zeus en or et ivoire (l’une des sept Merveilles du Monde Antique) et, enfin, le Stade originel et le Bouleutérion, unique dans l’histoire, où les athlètes prêtaient le serment de respecter les règles. A quelques pas de là, votre guide vous emmènera visiter le Musée Archéologique d’Olympie, célèbre dans le monde entier, où vous pourrez admirer, entre autres merveilles, les statues en marbre du Temple de Zeus et l’unique statue d’ Hermès, taillée par le sculpteur Praxitèle. Vous ferez, ensuite, un court arrêt dans la ville d’Olympie où vous aurez du temps libre avant de retourner au bateau. Remarque : Les passagers munis de gros sacs ou sacs à dos ne pourront pas entrer dans le site.
MARSEILLE, FRANCE Arrivée à 11hOO
Tour Panoramique (MRS – 01) Durée approximative : 4h Adulte : 47€ Enfant : 30€ Marseille, port aux 2 600 ans d’Histoire : de Massalia, la cite phocéenne, à Marseille “porte de l’Orient”, l’aventure maritime et l’expansion rapide du commerce au 19ème siècle, tout cela sera évoqué sur le Vieux Port. Lors de l’excursion, de nombreux bâtiments historiques, symboles politiques ou religieux, vous raconteront l’histoire de la ville : l’Abbaye Saint Victor, la basilique de Notre Dame de la Garde, les cathédrales, le Palais Longchamp, et le célèbre Vieux Port avec la Canebière. Vous verrez, également, les belles résidences, villas et manoirs, qui se trouvent sur le site exceptionnel de la Corniche, qui vous réserve surprises architecturales, extravagantes ou élégantes, ainsi que de splendides vues sur la mer et le château d’If.
Aix en Provence (MRS – 02)
Durée approximative : 4h Adulte : 49€ Enfant : 31€ Aix est une « ville d’eau et de culture » : son histoire a été façonnée par ses sources thermales et les arts. Que ce soit dans les rues étroites de la vieille ville, dans la mousse de ses 101 fontaines, sur les frontons des manoirs ou dans la campagne environnante, le passé glorieux de l’ancienne capitale de la Provence a été miraculeusement préservé. Aix en- Provence est aussi la ville de l’impétueux écrivain Mirabeau et du célèbre peintre Paul Cézanne. Nous vous invitons à commencer votre visite par la place de l’Université et par la la cathédrale Saint Sauveur qui lui fait face. Le bâtiment a été fondé au 4ème siècle et fut modifié au fur et à mesure en style roman. A quelques pas de là, se trouve les cloîtres du 12ème siècle avec leurs admirables arcades et colonnes. Un peu plus loin, vous découvrirez le magnifique Hôtel de Ville et la Tour de l’Horloge avec sa splendide horloge astronomique. Vous continuerez, ensuite, jusqu’au Cours Mirabeau, une avenue élégante bordée de platanes et de terrasses de cafés. Cette avenue délimite la partie noble de la ville, le quartier Mazarin (17ème/18ème siècle) où tout est luxe et beauté : manoirs flamboyants dans des propriétés cachées derrière de hauts murs et statues finement ciselées au fronton des maisons. Prenez le temps de flâner dans les rues piétonnes, de goûter les célèbres calissons et de vous reposer aux terrasses ombragées des cafés.
MESSINE (SICILE), ITALIE
Taormine (MES-01)
Durée approximative :04h30 Adulte : 53€ Enfant : 34€ Votre guide local vous fera prendre l’autoroute pour vous emmener à Taormine, à 50 km du port. La petite ville, devenue l’une des stations balnéaires les plus populaires de la Méditerranée, est perchée sur une terrasse qui surplombe la mer et présente une charmante ambiance médiévale. A votre arrivée, vous laisserez votre bus au terminal et commencerez votre visite à pied, durant laquelle vous admirerez l’extérieur du célèbre palais gothique de Corvaja qui date du XVème siècle. Ensuite, vous visiterez l’intérieur de l’impressionnant Théâtre Grec, qui est remarquable par sa taille, son extraordinaire acoustique et sa situation exceptionnelle. Ce théâtre a été reconstruit dans un style romain au 2ème siècle. C’est le 2ème plus grand théâtre de Sicile, après celui de Syracuse. Depuis les gradins supérieurs, on a une vue spectaculaire sur le majestueux Mont Etna, le plus grand volcan encore en activité en Europe. Avant de retourner au bateau, vous aurez du temps libre pour flâner dans la grande zone piétonne où vous aurez la possibilité d’acheter des produits de l’artisanat local ou aller jusqu’à la Piazza del Duomo où vous pourrez jeter un coup d’oeil à l’ancien Monastère Dominicain, transformé en hôtel de luxe. Remarques : Nous vous rappelons que Taormine est une zone entièrement piétonne. Le trajet entre Messine et Taormine dure environ 45 minutes. __
Le Mont Etna (MES – 02)
Durée approximative : 4h30 Adulte : 52€ Enfant : 33€ Après avoir quitté le port, en compagnie de votre guide local, vous traverserez le centre de la ville pour rejoindre l’autoroute en direction du Mont Etna. Vous emprunterez la route touristique qui serpente à flanc de montagne, vous traverserez la ville de Giarre et le village de Zafferana pour, enfin, arriver au Mont Etna, Cratère Silvestri à environ 1950m au-dessus du niveau de la mer. L'Etna est le plus grand volcan d'Europe en activité. Ses versants s’élèvent jusqu’à plus de 3296 m d’altitude, et les flancs de la montagne sont criblés de failles et de cratères. Du sommet, vous aurez une vue magnifique mais, bien sûr, l’attraction principale reste le cratère et ses impressionnantes coulées de lave. Ensuite, le car vous ramènera à Messine pour regagner le bateau. Remarques : L’excursion à l’Etna dépend des conditions météorologiques. En raison des derniers évènements, cette excursion dépend des permissions accordées par les Autorités locales compétentes. Le trajet entre Messine et le Mont Etna dure environ 2 heures. Cela peut varier en fonction de la circulation et de l’itinéraire suivi pour atteindre le volcan.
MYKONOS, GRECE
Tour de l'île & apéritif (MYK-09) Durée approximative : 3h30 Adulte : 47€ Enfant : 29€ Mykonos est célèbre dans le monde entier. C’est la plus cosmopolite des îles grecques. Elle ne cesse d’attirer les visiteurs dont bon nombre d’artistes et intellectuels. L’autocar partira de Tourlos, pour un trajet qui vous amènera jusqu'à un point où une vue panoramique qui vous révélera la magie de Mykonos. En chemin, vous pourrez voir les belles plages de Agios Ioannis, Ornos et Kalafatis avant d'arriver au village de Ano Mera. Au coeur de Mykonos, c'est un village grec traditionnel qui abrite un célèbre monastère que vous visiterez. « Hora » est la capitale de l’île. Là, vous vous promènerez à travers les ruelles pavées de la ville, bordées de boutiques chics, d’élégantes discothèques et de petites maisons blanchies à la chaux, jusqu’à Alefkandra. Alefkandra, surnommée la « Venise » de Mykonos, est un charmant quartier de Hora. Les maisons aux balcons de bois, évoquant Venise, sont construites sur la mer. Ces maisons ont été construites à partir du milieu du 18ème siècle par de riches marchands et capitaines. Marcher dans les ruelles de Mykonos, blanchies à la chaux, restera une expérience inoubliable. Vous pourrez apprécier l'atmosphère de l'Hôtel Teoxenia où vous seront servis un rafraîchissement et des « mezzés » grecs. Vous pourrez reprendre l'autobus qui vous ramènera au bateau ou bien avoir un peu de temps libre dans le centre de Mykonos. Dans ce cas, vous prendrez des navettes pour revenir au port.
LE PIREE, GRECE Escale de 07h00 à 13h30
Athènes Tour de Ville et Acropole (PIR – 01) Durée approximative : 4h Adulte : 62€ Enfant : 41€ Cette excursion est une introduction à la splendeur de l’Age d’Or d’Athènes ainsi qu’à la cité moderne du 21ème siècle. Le port du Pirée, lui-même, est l’un des meilleurs exemples d'urbanisme de l’antiquité. En arrivant à Athènes, vous visiterez l’Acropole, où se dresse le Parthénon, symbole de l’architecture classique. L’entrée au sommet de la colline se fait par les Propylées. C’est par cette « porte » qu’entraient les processions panathéniennes. Construites entièrement en marbre blanc, elles couvrent une surface de 50 mètres, devant le fronton ouest de l’Acropole. A côté, se trouve le temple d’Athéna Niké, connu comme la ‘Victoire sans Ailes’. Le Parthénon est le principal temple construit en l’honneur de la déesse Athéna. Sa statue ornait le centre du temple; elle était faite d’or et d’ivoire. A côté du Parthénon, on trouve un temple plus petit, le Temple d’Erechthéion, avec ses adorables sculptures de jeunes filles soutenant le toit du porche. Du sommet de l’Acropole, vous pourrez également admirer l’ancien théâtre d’Hérode Atticus, à l’acoustique remarquable. On y donne encore des représentations, chaque été, qui en font un haut lieu pour les évènements culturels en Méditerranée orientale. En quittant l’Acropole, vous passerez par la tombe du Soldat Inconnu (gardée par les ‘evzones’, en costume traditionnel), le Parlement, le Palais Présidentiel et le Stade du Panathinaikon où se tinrent les premiers Jeux Olympiques modernes, en 1896. Le stade est entièrement construit en pur marbre blanc. Vous passerez, ensuite, devant la Bibliothèque - l'Académie – l'Université : trois bâtiments représentatifs de l’architecture du 19ème siècle, mêlée à des influences classiques. L’excursion passera, ensuite, par la Place Omonia, centre commercial de la ville et par la place Syntagma, qui en est le centre économique et culturel. Vous aurez du temps, durant l’excursion, pour flâner ou pour faire du shopping dans les boutiques au pied de l’Acropole. Remarques : Les personnes handicapées peuvent participer à l’excursion mais devront rester au pied de l’Acropole car la visite de l’Acropole comporte environ 8O marches. Les passagers peuvent ne pas être autorisés à entrer sur le site avec de grands sacs ou sacs à dos.
Athènes & le pittoresque quartier de Plaka (PIR – 03)
Durée approximative : 4h30 Adulte : 54€ Enfant : 31€ En quittant le port du Pirée, l'un des meilleurs exemples d’urbanisme de l’Antiquité, l’autocar empruntera la route côtière jusqu’à la ville qui a accueilli les Jeux Olympiques de 2004. En arrivant à Athènes, vous commencerez votre tour de ville guidé en passant devant le Temple de Zeus, la Tombe du Soldat Inconnu, gardée par les « evzones » en costume traditionnel, le Parlement, le Palais Présidentiel et le Stade du Panathinaikon où se tinrent les premiers Jeux Olympiques modernes, en 1896. Le stade est entièrement construit en pur marbre blanc. Vous passerez, ensuite, devant la __
Bibliothèque - l'Académie – l'Université : trois bâtiments représentatifs de l’architecture du 19ème siècle, mêlée à des influences classiques. L’excursion passera, alors, par la Place Omonia, centre commercial de la ville et par la place Syntagma, qui en est le centre économique et culturel. Votre tour de ville s’achèvera par un café connu, au pied de l’Acropole, d’où vous pourrez admirer tous les monuments majestueux de l’Acropole et le splendide Parthénon, tout en profitant un rafraîchissement. Vous continuerez, ensuite, vers la partie ancienne de la ville nommée Plaka, dont vous découvrirez les rues piétonnes bordées de maisons pittoresques maisons et boutiques ainsi que de nombreux cafés. Après votre temps libre à Plaka, vous regagnerez l’autocar et retournerez au Pirée. Remarques : Vous ne verrez l'Acropole que de loin. La visite du quartier de Plaka se fera à pied. Un rafraîchissement ou un café vous sera offert dans un café situé au pied de l’Acropole.
SANTORIN, GRECE Escale de 0900 à 13h30
Thira & Oia (SAN – 01) Durée approximative : 3h30 Adulte : 53€ Enfant : 34€ Pendant votre trajet en autocar, vous aurez l'occasion d’avoir une magnifique vue panoramique sur la mer Égée et les îles avoisinantes. Vous apercevrez les différentes couches de lave, à la surface du rocher, chaque strate représentant une phase d’activité du volcan. Construit sur le bord de la Caldeira, le village d’Oïa est un excellent exemple de l'architecture des Cyclades. Votre guide vous fera découvrir les rues pavées du village et les maisons blanchies à la chaux et aux volets bleus. Vous aurez l'impression de vous retrouver en plein milieu d'une carte postale. Puis, vous vous rendrez à Thira, une jolie ville perchée au bord de la Caldeira. Là, vous aurez du temps libre pour flâner dans les ruelles de la petite ville ou vous détendre en dégustant un café, tout en admirant les Kamanes, deux îlots volcaniques noirs, dans la baie de la caldeira. Vous rejoindrez, ensuite, le port en contre bas par téléphérique.
Santorin & le Volcan en bateau (SAN - 02)
Durée approximative : 3h Adulte : 53€ Enfant : 27€ Un bateau à moteur vous emmènera faire une croisière autour du cratère de l'îlot de Nea Kameni, toujours en activité. Vous longerez ses côtes volcaniques, aux formations étonnantes, où des rochers de lave noire se mélangent superbement à la pierre ponce blanche et à la couleur de la lave rouge. Vous marcherez jusqu’au sommet de cette île volcanique où l’un des cratères crache du soufre. Vous découvrirez ce paysage surréaliste pendant que votre guide vous racontera la création et l’histoire du volcan, ainsi que celle de la dernière éruption qui détruisit l’île de Santorin. Le raz de marée créé par l’éruption fut d’une telle amplitude qu’il provoqua la destruction de la florissante ville de Knossos en Crète. Quand votre caïque entrera dans le détroit des deux îlots volcaniques, Palea et Nea Kameni, vous remarquerez le changement de couleur de l’eau qui passe du bleu profond à un vert soufré. En arrière-plan, vous aurez une superbe vue sur la ville de Thira, avec ses maisons blanchies à la chaux qui semblent suspendues au bord de la caldeira. Vous aurez le temps de vous baigner dans les eaux réchauffées par les sources d’eau chaude du fond marin. Votre excursion se poursuivra jusqu'à la ville de Thira. Un court trajet en téléphérique vous redescendra vers le port et votre bateau. Remarques : Cette excursion se fait d'avril à septembre et est soumise aux conditions météorologiques. N’oubliez pas de prendre votre maillot de bain et une serviette.
Prix adulte : pour passager de 13 ans et plus Prix enfant : pour passager de 03 à 12 ans inclus Les enfants jusqu’à 02 ans inclus sont gratuits mais ne bénéficient pas d’un siège Le prix des excursions est sujet à modification sans préavis
Sujet de la discussion Réponses Auteur
EXCURSIONS 2010 CAP VERS ISTANBUL ET LA GRECE - 10 NUITS Edition 22/10/2009
AJACCIO (CORSE), FRANCE Escale de 18h00 à 23h00
Ajaccio & Dégustation (AJC – 01) Durée Approximative : 3h30 Adulte : 49€ Enfant : 35€ Vous quitterez le port pour vous rendre dans le centre d'Ajaccio. Vous remonterez la rue principale, le cours Napoléon, vous passerez ensuite devant la Préfecture, la place Charles de Gaulle où trône la statue en bronze de l’empereur Napoléon et de ses 4 frères. Puis, vous remonterez le charmant cours Grandval, passerez devant le Lycée, l'Assemblée régionale et de nombreux bâtiments construits durant la « Belle Époque ». Enfin, vous ferez un arrêt à la place d’Austerlitz-Casone pour admirer l'imposante copie de la statue de Napoléon (Les Invalides/Paris) représentant ses victoires et ses exploits. Vous continuerez, ensuite, le long de la côte avec ses eaux claires, étincelantes, et ses villas jusqu'aux îles « Sanguinaires », la pointe nord du golfe d'Ajaccio (17 kms de long). Vous ferez un arrêt pour admirer les îles « sanglantes » avec leur tour génoise du 16ème siècle, bien conservée. De retour à Ajaccio, vous vous arrêterez devant la cathédrale baroque consacrée à l'Assomption et où fut baptisé Napoléon. La découverte à pied commence par la visite de la Cathédrale. Vous traverserez le vieux quartier génois, vous passerez devant le lieu de naissance de Napoléon, la « Casa Bonaparte » (Musée National) pour finir par la place Foch avec la fontaine de Napoléon et des quatre lions, et vous traverserez la place du marché pour rejoindre votre bateau. (300 m). Pendant cette excursion, vous profiterez d’un typique « Spuntinu » corse, où vous pourrez goûter des spécialités corses accompagnées d'un verre de vin. Remarques : La Cathédrale peut être fermée aux visites à n'importe quelle heure de la journée. Dans ce cas, le guide donnera les explications à l'extérieur.
GENES, ITALIE Escale de 08h00 à15h00
Tour de Ville (GOA – 01) Durée approximative : 3h30 Adulte : 46€ Enfant : 29€ Départ du port en autocar accompagné d’un guide et traversée de la célèbre Via Gramsci en direction du centre de la ville où vous pourrez admirer les principaux monuments de cette ancienne République Maritime. De l’autocar, vous apercevrez le célèbre aquarium de Gênes, construit en 1992, situé en face du Palais San Giorgio qui fut jadis le siège du gouvernorat et la première banque d’Italie. L’excursion se poursuivra jusqu’à la maison de Christophe Colomb où vous quitterez l’autocar. De là, vous vous promènerez dans le centre historique et visiterez la cathédrale de Saint Laurent, l’atrium du Palais Ducal et l’église Saint- Jésus qui abrite deux peintures de Rubens. Vous découvrirez la beauté de la la Piazza de Ferrari, le coeur de la ville, avec une magnifique fontaine en bronze, et dominée par le théâtre Carlo Felice. L’autocar vous conduira sur les hauteurs de Carignano où vous profiterez d’une vue remarquable sur le centre ville de Gênes. Vous redescendrez, ensuite, vers la Piazza della Vittoria pour y découvrir l’Arche dédiée aux morts de la première guerre mondiale.
Portofino (GOA – 02)
Durée approximative : 5h Adulte : 56€ Enfant : 40€ Départ de Gênes avec votre guide local. Le car empruntera l’autoroute pour rejoindre Rapallo (trajet de 40 minutes environ). Vous prendrez rapidement la Via Aurelia, la “Route du Soleil” romaine jusqu’à Santa Margherita, une station élégante et renommée de la côte ligure. De là, vous prendrez un bateau qui vous emmènera jusqu’à Portofino. Durant la brève traversée (environ 10 minutes), vous pourrez profiter d'une vue magnifique sur le Promontoire du Mont Portofino : végétation luxuriante, rochers, îlots et plages désertes, accessibles uniquement par la mer pour la pluparts. Vous pénétrerez dans la magnifique baie de Portofino. C’était, autrefois, un tranquille village de pêcheurs, aux maisons typiques, colorées, qui dominent la place et le port minuscule ; ; aujourd’hui c’est un must pour le tourisme haut de gamme international. Vous y visiterez l’église Saint Georges, où sont conservées les reliques du Saint, et pourrez voir l’ancienne forteresse du Château Brun. Vous aurez, ensuite un peu de temps libre pour découvrir les ruelles et les recoins cachés. Le bateau vous ramènera, ensuite, à Santa Margherita où votre autocar vous attendra. Remarques : Cette excursion dépend de l’état de la mer. Si la mer est mauvaise, il n’est pas possible d'atteindre Portofino. Il peut y avoir des difficultés à monter les fauteuils roulants sur le bateau. __
ISTANBUL, TURQUIE Escale de 11h30 à 21h00
Les Hauts Lieux d'Istanbul – avec déjeuner (IST – 03) Durée approximative : 8h30 Adulte : 105€ Enfant : 53€ Vous commencerez cette excursion par un tour d'orientation dans le centre des affaires de la ville moderne. Vous passerez par le pont de Galata, longerez les berges de la Corne d’Or et passerez sous l’aqueduc de Valens. En chemin, vous verrez la Mosquée de Süleymaniye, consacrée au sultan Süleyman le Magnifique. Vous longerez les murailles qui, autrefois, protégeaient Constantinople des nombreuses attaques et invasions qu'elle eut à subir au cours des siècles. Dans la vieille ville, vous traverserez à pied les immenses jardins du Palais de Topkapi pour vous rendre au restaurant Konyali où vous pourrez goûter la cuisine turque typique. Après le déjeuner, vous continuerez la visite avec le magnifique Palais de Topkapi, la résidence officielle des sultans ottomans. Dans la fameuse section des trésors, vous pourrez voir le « Diamant du Fabricant de Cuillères », le 7è plus gros diamant du monde. Vous visiterez aussi les cuisines où se trouve, aujourd'hui, la troisième collection mondiale de porcelaines chinoises et japonaises. Vous visiterez, ensuite le célèbre monument de Agia Sophia (Sainte Sophie), l’église byzantine de la Sagesse Divine, où vous pourrez admirez des mosaïques exceptionnelles et des décorations en marbre. Vous vous dirigerez, ensuite, vers l’Hippodrome Byzantin qui, autrefois, était l’un des plus grands champs de courses de chars de l’empire byzantin. Vous poursuivrez la visite par la grande mosquée de Sultanahmet d’où de nombreux groupes de pèlerins commencent leur pèlerinage vers La Mecque. Elle est décorée de 21 000 mosaïques bleues d’Iznik qui lui ont donné son nom, la « mosquée bleue ». Votre excursion se terminera par l'exotique grand bazar où vous aurez l'occasion d'assister à une présentation de tapis turcs et de faire quelques achats. Remarques : Le déjeuner pourra être pris dans un autre restaurant que celui mentionné mais de standing équivalent. Les épaules et les genoux doivent être couverts, lors de la visite de la Mosquée, et les chaussures doivent être enlevées. Le Grand Bazar est fermé le dimanche. Ce jour-là, sa visite sera remplacée par celle du Marché aux Epices. Hagia Sohia est fermée le lundi. Sa visite sera remplacée par celle des des Citernes Souterraines. Cette excusion ne se fera pas le mardi.
Croisière sur le Bosphore & Bazar (IST – 12)
Durée approximative : 6h30 Adulte : 55€ Enfant : 26€ Vous commencerez cette excursion par un rapide tour d'orientation dans le centre des affaires de la partie moderne d'Istanbul, vous traverserez le Pont de Galata pour vous rendre à la Corne d'Or. En chemin, vous pourrez apercevoir l'impressionnante Mosquée Süleymaniye, construite par l'architecte turc Sinan et consacrée au Sultan Süleyman le Magnifique. A la Corne d'Or, vous n'aurez qu'une courte distance à parcourir à pied pour prendre le bateau privé qui vous emmènera faire une magnifique croisière sur le Bosphore. Vous naviguerez devant les palais Dolmabahce et Ciragan qui se dressent sur la rive européenne, vous passerez sous le pont du Bosphore, puis devant le Palais Beylerbeyi, la Forteresse Anatolienne et Kanlica sur la rive asiatique. Vous aurez l'occasion de faire de superbes photos lors de votre navigation entre les deux continents. Après votre croisière, vous continuerez votre excursion par la visite du Marché aux Epices (le Bazar Egyptien) qui est l'un des plus anciens bazars de la ville, plein de couleurs et de senteurs La visite se terminera par le Grand Bazar. Votre excursion se terminera par le Grand Bazar où vous aurez l'occasion d'assister à une présentation de tapis turcs et de faire quelques achats. Remarques : Le Grand Bazar est fermé le dimanche.
Parfums et Trésors d'Istanbul (IST – 13)
Durée approximative : 5h30 Adulte : 57€ Enfant : 38€ Vous commencerez cette excursion par un tour d'orientation dans le centre des affaires de la ville moderne. Vous passerez par le pont de Galata, longerez les berges de la Corne d’Or et passerez sous l’aqueduc de Valens. En chemin, vous verrez la Mosquée de Süleymaniye, consacrée au sultan Süleyman le Magnifique. Vous longerez les murailles qui, autrefois, protégeaient Constantinople des nombreuses attaques et invasions qu'elle eut à subir au cours des siècles. Dans la vieille ville, vous vous dirigerez vers l’Hippodrome Byzantin qui, autrefois, était l’un des plus grands champs de courses de chars de l’empire byzantin. Vous poursuivrez par la visite de la mosquée de Sultanahmet d’où de nombreux groupes de pèlerins commencent leur pèlerinage vers La Mecque. Elle est décorée de 21 000 mosaïques bleues d’Iznik qui lui ont donné son nom, la « Mosquée Bleue ». Votre excursion se terminera par l'exotique Grand Bazar où vous aurez l'occasion d'assister à une présentation de tapis turcs et de faire quelques achats. Vous visiterez, ensuite le célèbre monument de Agia Sophia (Sainte Sophie), l’église byzantine de la Sagesse Divine, où vous pourrez admirez des mosaïques exceptionnelles et des décorations en marbre. Votre excursion se terminera par l'exotique Grand Bazar où vous aurez l'occasion d'assister à une présentation de tapis turcs et de faire quelques achats. Remarques : Les épaules et les genoux doivent être couverts, lors de la visite de la Mosquée, et les chaussures doivent être enlevées. Le Grand Bazar est fermé le dimanche. Ce jour-là, sa visite sera remplacée par celle du Marché aux Epices.
Hagia Sohia est fermée le lundi. Sa visite sera remplacée par celle des Citernes Souterraines
KATAKOLON, GRECE Escale de 12h00 à 18h00
Olympie (KAT – 01)
Durée approximative : 4h Adulte : 59€ Enfant : 39€ Un trajet de 40 minutes vous emmènera de Katakolon jusqu’à l’ancienne ville d’Olympie. C’est l’un des plus importants sanctuaires de l’Antiquité, dédié au père des dieux de l’Olympe, Zeus. Olympie est le berceau des Jeux Olympiques et c’est ici qu’ils se tenaient autrefois. Dans ce célèbre site archéologique d’Olympie, vous pourrez voir le Temple d’Héra, devant lequel brûle la Flamme Olympique durant les Jeux Olympiques modernes. Vous verrez également le Temple de Zeus, qui abritait la statue de Zeus en or et ivoire (l’une des sept Merveilles du Monde Antique) et, enfin, le Stade originel et le Bouleutérion, unique dans l’histoire, où les athlètes prêtaient le serment de respecter les règles. A quelques pas de là, votre guide vous emmènera visiter le Musée Archéologique d’Olympie, célèbre dans le monde entier, où vous pourrez admirer, entre autres merveilles, les statues en marbre du Temple de Zeus et l’unique statue d’ Hermès, taillée par le sculpteur Praxitèle. Vous ferez, ensuite, un court arrêt dans la ville d’Olympie où vous aurez du temps libre avant de retourner au bateau. Remarque : Les passagers munis de gros sacs ou sacs à dos ne pourront pas entrer dans le site.
MARSEILLE, FRANCE Arrivée à 11hOO
Tour Panoramique (MRS – 01) Durée approximative : 4h Adulte : 47€ Enfant : 30€ Marseille, port aux 2 600 ans d’Histoire : de Massalia, la cite phocéenne, à Marseille “porte de l’Orient”, l’aventure maritime et l’expansion rapide du commerce au 19ème siècle, tout cela sera évoqué sur le Vieux Port. Lors de l’excursion, de nombreux bâtiments historiques, symboles politiques ou religieux, vous raconteront l’histoire de la ville : l’Abbaye Saint Victor, la basilique de Notre Dame de la Garde, les cathédrales, le Palais Longchamp, et le célèbre Vieux Port avec la Canebière. Vous verrez, également, les belles résidences, villas et manoirs, qui se trouvent sur le site exceptionnel de la Corniche, qui vous réserve surprises architecturales, extravagantes ou élégantes, ainsi que de splendides vues sur la mer et le château d’If.
Aix en Provence (MRS – 02)
Durée approximative : 4h Adulte : 49€ Enfant : 31€ Aix est une « ville d’eau et de culture » : son histoire a été façonnée par ses sources thermales et les arts. Que ce soit dans les rues étroites de la vieille ville, dans la mousse de ses 101 fontaines, sur les frontons des manoirs ou dans la campagne environnante, le passé glorieux de l’ancienne capitale de la Provence a été miraculeusement préservé. Aix en- Provence est aussi la ville de l’impétueux écrivain Mirabeau et du célèbre peintre Paul Cézanne. Nous vous invitons à commencer votre visite par la place de l’Université et par la la cathédrale Saint Sauveur qui lui fait face. Le bâtiment a été fondé au 4ème siècle et fut modifié au fur et à mesure en style roman. A quelques pas de là, se trouve les cloîtres du 12ème siècle avec leurs admirables arcades et colonnes. Un peu plus loin, vous découvrirez le magnifique Hôtel de Ville et la Tour de l’Horloge avec sa splendide horloge astronomique. Vous continuerez, ensuite, jusqu’au Cours Mirabeau, une avenue élégante bordée de platanes et de terrasses de cafés. Cette avenue délimite la partie noble de la ville, le quartier Mazarin (17ème/18ème siècle) où tout est luxe et beauté : manoirs flamboyants dans des propriétés cachées derrière de hauts murs et statues finement ciselées au fronton des maisons. Prenez le temps de flâner dans les rues piétonnes, de goûter les célèbres calissons et de vous reposer aux terrasses ombragées des cafés.
MESSINE (SICILE), ITALIE
Taormine (MES-01)
Durée approximative :04h30 Adulte : 53€ Enfant : 34€ Votre guide local vous fera prendre l’autoroute pour vous emmener à Taormine, à 50 km du port. La petite ville, devenue l’une des stations balnéaires les plus populaires de la Méditerranée, est perchée sur une terrasse qui surplombe la mer et présente une charmante ambiance médiévale. A votre arrivée, vous laisserez votre bus au terminal et commencerez votre visite à pied, durant laquelle vous admirerez l’extérieur du célèbre palais gothique de Corvaja qui date du XVème siècle. Ensuite, vous visiterez l’intérieur de l’impressionnant Théâtre Grec, qui est remarquable par sa taille, son extraordinaire acoustique et sa situation exceptionnelle. Ce théâtre a été reconstruit dans un style romain au 2ème siècle. C’est le 2ème plus grand théâtre de Sicile, après celui de Syracuse. Depuis les gradins supérieurs, on a une vue spectaculaire sur le majestueux Mont Etna, le plus grand volcan encore en activité en Europe. Avant de retourner au bateau, vous aurez du temps libre pour flâner dans la grande zone piétonne où vous aurez la possibilité d’acheter des produits de l’artisanat local ou aller jusqu’à la Piazza del Duomo où vous pourrez jeter un coup d’oeil à l’ancien Monastère Dominicain, transformé en hôtel de luxe. Remarques : Nous vous rappelons que Taormine est une zone entièrement piétonne. Le trajet entre Messine et Taormine dure environ 45 minutes. __
Le Mont Etna (MES – 02)
Durée approximative : 4h30 Adulte : 52€ Enfant : 33€ Après avoir quitté le port, en compagnie de votre guide local, vous traverserez le centre de la ville pour rejoindre l’autoroute en direction du Mont Etna. Vous emprunterez la route touristique qui serpente à flanc de montagne, vous traverserez la ville de Giarre et le village de Zafferana pour, enfin, arriver au Mont Etna, Cratère Silvestri à environ 1950m au-dessus du niveau de la mer. L'Etna est le plus grand volcan d'Europe en activité. Ses versants s’élèvent jusqu’à plus de 3296 m d’altitude, et les flancs de la montagne sont criblés de failles et de cratères. Du sommet, vous aurez une vue magnifique mais, bien sûr, l’attraction principale reste le cratère et ses impressionnantes coulées de lave. Ensuite, le car vous ramènera à Messine pour regagner le bateau. Remarques : L’excursion à l’Etna dépend des conditions météorologiques. En raison des derniers évènements, cette excursion dépend des permissions accordées par les Autorités locales compétentes. Le trajet entre Messine et le Mont Etna dure environ 2 heures. Cela peut varier en fonction de la circulation et de l’itinéraire suivi pour atteindre le volcan.
MYKONOS, GRECE
Tour de l'île & apéritif (MYK-09) Durée approximative : 3h30 Adulte : 47€ Enfant : 29€ Mykonos est célèbre dans le monde entier. C’est la plus cosmopolite des îles grecques. Elle ne cesse d’attirer les visiteurs dont bon nombre d’artistes et intellectuels. L’autocar partira de Tourlos, pour un trajet qui vous amènera jusqu'à un point où une vue panoramique qui vous révélera la magie de Mykonos. En chemin, vous pourrez voir les belles plages de Agios Ioannis, Ornos et Kalafatis avant d'arriver au village de Ano Mera. Au coeur de Mykonos, c'est un village grec traditionnel qui abrite un célèbre monastère que vous visiterez. « Hora » est la capitale de l’île. Là, vous vous promènerez à travers les ruelles pavées de la ville, bordées de boutiques chics, d’élégantes discothèques et de petites maisons blanchies à la chaux, jusqu’à Alefkandra. Alefkandra, surnommée la « Venise » de Mykonos, est un charmant quartier de Hora. Les maisons aux balcons de bois, évoquant Venise, sont construites sur la mer. Ces maisons ont été construites à partir du milieu du 18ème siècle par de riches marchands et capitaines. Marcher dans les ruelles de Mykonos, blanchies à la chaux, restera une expérience inoubliable. Vous pourrez apprécier l'atmosphère de l'Hôtel Teoxenia où vous seront servis un rafraîchissement et des « mezzés » grecs. Vous pourrez reprendre l'autobus qui vous ramènera au bateau ou bien avoir un peu de temps libre dans le centre de Mykonos. Dans ce cas, vous prendrez des navettes pour revenir au port.
LE PIREE, GRECE Escale de 07h00 à 13h30
Athènes Tour de Ville et Acropole (PIR – 01) Durée approximative : 4h Adulte : 62€ Enfant : 41€ Cette excursion est une introduction à la splendeur de l’Age d’Or d’Athènes ainsi qu’à la cité moderne du 21ème siècle. Le port du Pirée, lui-même, est l’un des meilleurs exemples d'urbanisme de l’antiquité. En arrivant à Athènes, vous visiterez l’Acropole, où se dresse le Parthénon, symbole de l’architecture classique. L’entrée au sommet de la colline se fait par les Propylées. C’est par cette « porte » qu’entraient les processions panathéniennes. Construites entièrement en marbre blanc, elles couvrent une surface de 50 mètres, devant le fronton ouest de l’Acropole. A côté, se trouve le temple d’Athéna Niké, connu comme la ‘Victoire sans Ailes’. Le Parthénon est le principal temple construit en l’honneur de la déesse Athéna. Sa statue ornait le centre du temple; elle était faite d’or et d’ivoire. A côté du Parthénon, on trouve un temple plus petit, le Temple d’Erechthéion, avec ses adorables sculptures de jeunes filles soutenant le toit du porche. Du sommet de l’Acropole, vous pourrez également admirer l’ancien théâtre d’Hérode Atticus, à l’acoustique remarquable. On y donne encore des représentations, chaque été, qui en font un haut lieu pour les évènements culturels en Méditerranée orientale. En quittant l’Acropole, vous passerez par la tombe du Soldat Inconnu (gardée par les ‘evzones’, en costume traditionnel), le Parlement, le Palais Présidentiel et le Stade du Panathinaikon où se tinrent les premiers Jeux Olympiques modernes, en 1896. Le stade est entièrement construit en pur marbre blanc. Vous passerez, ensuite, devant la Bibliothèque - l'Académie – l'Université : trois bâtiments représentatifs de l’architecture du 19ème siècle, mêlée à des influences classiques. L’excursion passera, ensuite, par la Place Omonia, centre commercial de la ville et par la place Syntagma, qui en est le centre économique et culturel. Vous aurez du temps, durant l’excursion, pour flâner ou pour faire du shopping dans les boutiques au pied de l’Acropole. Remarques : Les personnes handicapées peuvent participer à l’excursion mais devront rester au pied de l’Acropole car la visite de l’Acropole comporte environ 8O marches. Les passagers peuvent ne pas être autorisés à entrer sur le site avec de grands sacs ou sacs à dos.
Athènes & le pittoresque quartier de Plaka (PIR – 03)
Durée approximative : 4h30 Adulte : 54€ Enfant : 31€ En quittant le port du Pirée, l'un des meilleurs exemples d’urbanisme de l’Antiquité, l’autocar empruntera la route côtière jusqu’à la ville qui a accueilli les Jeux Olympiques de 2004. En arrivant à Athènes, vous commencerez votre tour de ville guidé en passant devant le Temple de Zeus, la Tombe du Soldat Inconnu, gardée par les « evzones » en costume traditionnel, le Parlement, le Palais Présidentiel et le Stade du Panathinaikon où se tinrent les premiers Jeux Olympiques modernes, en 1896. Le stade est entièrement construit en pur marbre blanc. Vous passerez, ensuite, devant la __
Bibliothèque - l'Académie – l'Université : trois bâtiments représentatifs de l’architecture du 19ème siècle, mêlée à des influences classiques. L’excursion passera, alors, par la Place Omonia, centre commercial de la ville et par la place Syntagma, qui en est le centre économique et culturel. Votre tour de ville s’achèvera par un café connu, au pied de l’Acropole, d’où vous pourrez admirer tous les monuments majestueux de l’Acropole et le splendide Parthénon, tout en profitant un rafraîchissement. Vous continuerez, ensuite, vers la partie ancienne de la ville nommée Plaka, dont vous découvrirez les rues piétonnes bordées de maisons pittoresques maisons et boutiques ainsi que de nombreux cafés. Après votre temps libre à Plaka, vous regagnerez l’autocar et retournerez au Pirée. Remarques : Vous ne verrez l'Acropole que de loin. La visite du quartier de Plaka se fera à pied. Un rafraîchissement ou un café vous sera offert dans un café situé au pied de l’Acropole.
SANTORIN, GRECE Escale de 0900 à 13h30
Thira & Oia (SAN – 01) Durée approximative : 3h30 Adulte : 53€ Enfant : 34€ Pendant votre trajet en autocar, vous aurez l'occasion d’avoir une magnifique vue panoramique sur la mer Égée et les îles avoisinantes. Vous apercevrez les différentes couches de lave, à la surface du rocher, chaque strate représentant une phase d’activité du volcan. Construit sur le bord de la Caldeira, le village d’Oïa est un excellent exemple de l'architecture des Cyclades. Votre guide vous fera découvrir les rues pavées du village et les maisons blanchies à la chaux et aux volets bleus. Vous aurez l'impression de vous retrouver en plein milieu d'une carte postale. Puis, vous vous rendrez à Thira, une jolie ville perchée au bord de la Caldeira. Là, vous aurez du temps libre pour flâner dans les ruelles de la petite ville ou vous détendre en dégustant un café, tout en admirant les Kamanes, deux îlots volcaniques noirs, dans la baie de la caldeira. Vous rejoindrez, ensuite, le port en contre bas par téléphérique.
Santorin & le Volcan en bateau (SAN - 02)
Durée approximative : 3h Adulte : 53€ Enfant : 27€ Un bateau à moteur vous emmènera faire une croisière autour du cratère de l'îlot de Nea Kameni, toujours en activité. Vous longerez ses côtes volcaniques, aux formations étonnantes, où des rochers de lave noire se mélangent superbement à la pierre ponce blanche et à la couleur de la lave rouge. Vous marcherez jusqu’au sommet de cette île volcanique où l’un des cratères crache du soufre. Vous découvrirez ce paysage surréaliste pendant que votre guide vous racontera la création et l’histoire du volcan, ainsi que celle de la dernière éruption qui détruisit l’île de Santorin. Le raz de marée créé par l’éruption fut d’une telle amplitude qu’il provoqua la destruction de la florissante ville de Knossos en Crète. Quand votre caïque entrera dans le détroit des deux îlots volcaniques, Palea et Nea Kameni, vous remarquerez le changement de couleur de l’eau qui passe du bleu profond à un vert soufré. En arrière-plan, vous aurez une superbe vue sur la ville de Thira, avec ses maisons blanchies à la chaux qui semblent suspendues au bord de la caldeira. Vous aurez le temps de vous baigner dans les eaux réchauffées par les sources d’eau chaude du fond marin. Votre excursion se poursuivra jusqu'à la ville de Thira. Un court trajet en téléphérique vous redescendra vers le port et votre bateau. Remarques : Cette excursion se fait d'avril à septembre et est soumise aux conditions météorologiques. N’oubliez pas de prendre votre maillot de bain et une serviette.
Prix adulte : pour passager de 13 ans et plus Prix enfant : pour passager de 03 à 12 ans inclus Les enfants jusqu’à 02 ans inclus sont gratuits mais ne bénéficient pas d’un siège Le prix des excursions est sujet à modification sans préavis
Sujet de la discussion Réponses Auteur
Voyage de noces au Botswana: avis sur itinéraire? English translation pending
Bonjour à tous/toutes
Je suis nouveau sur le forum. J'organise mon voyage de noces au Botwana pour un départ le 12 mai prochain pour environ 9 jours + 4 jours au Mozanbique.
Ceci sera ma 1ère expérience sur le continent africain ainsi que notre 1er safari.
Notre itinéraire devrait être celui-ci
1 nuit au Chute Victoria pour commencer le séjour 2 nuits à Chobe 3 nuits dans L'okavango 2 nuits à Nxai park
C'est sur l'intérêt de ce dernier parc que je me pose des questions. J'ai peur d'être un peu déçu. Mon T.O nous a proposé le parc Nxai pour voir un autre visage du Botwana d'un point de vue paysages.
J'ai peur d'un côté de "bacler" Chobe et de regretter la visite de ce parc en ne voyant "que" quelques oiseaux et des renards sauvages par ex. J'ai aussi peu-être l'impression de sauter d'un endroit à l'autre.
D'un autre côté, si le parc en vaut la peine à cette période (début mai) pourquoi ne pas diversifier nos visites.
Donc, on hésite à soit: - laisser le programme tel quel - supprimer les 2 nuits de Nxai et en rajouter 1 à Chobe et une au Mozambique - faire une folie en laissant le programme initial + 1 nuit en plus à Chobe.
De plus, le temps presse et je voudrais réserver au plus vite pour avoir les lodges prévus
Merci pour vos commentaires et conseils
Geoffroy
Je suis nouveau sur le forum. J'organise mon voyage de noces au Botwana pour un départ le 12 mai prochain pour environ 9 jours + 4 jours au Mozanbique.
Ceci sera ma 1ère expérience sur le continent africain ainsi que notre 1er safari.
Notre itinéraire devrait être celui-ci
1 nuit au Chute Victoria pour commencer le séjour 2 nuits à Chobe 3 nuits dans L'okavango 2 nuits à Nxai park
C'est sur l'intérêt de ce dernier parc que je me pose des questions. J'ai peur d'être un peu déçu. Mon T.O nous a proposé le parc Nxai pour voir un autre visage du Botwana d'un point de vue paysages.
J'ai peur d'un côté de "bacler" Chobe et de regretter la visite de ce parc en ne voyant "que" quelques oiseaux et des renards sauvages par ex. J'ai aussi peu-être l'impression de sauter d'un endroit à l'autre.
D'un autre côté, si le parc en vaut la peine à cette période (début mai) pourquoi ne pas diversifier nos visites.
Donc, on hésite à soit: - laisser le programme tel quel - supprimer les 2 nuits de Nxai et en rajouter 1 à Chobe et une au Mozambique - faire une folie en laissant le programme initial + 1 nuit en plus à Chobe.
De plus, le temps presse et je voudrais réserver au plus vite pour avoir les lodges prévus
Merci pour vos commentaires et conseils
Geoffroy
Entre deux et quatre mois en Australie: visites, hébergement, transports...? English translation pending
Bonjour, je souhaite faire un voyage d'une duré entre 2 et 4 mois tout dependant des couts et etc..je connais personne qui est aller en australie malheureusement ces pourquoi jai besoin daide.Dite moi vos coup de coeur, squi ne faut surtout pas manquer, les hébergements peut couteuse(camping, motel pas cher etc).Mon budget est plutot limité(surtout avec le prix des billets davion).Peut on prendre le bus dune ville a lautre assez facilement et combien est le tarif environ?Quel ville je peux éviter sans regretter, les choses que jdoit faire attention, endroit a éviter(dangereux etc), dite moi vos bonne et mauvaise experience et tout sque vous jugez bon de me faire par!
Je sais que je demande beaucoup mais ce sera mon premier vrai voyage(je parle daventure et non les hotels tout compris)et je dois avouer que suis plutot nerveux..🤪 MERCI BEAUCOUP DAVANCE!
Je sais que je demande beaucoup mais ce sera mon premier vrai voyage(je parle daventure et non les hotels tout compris)et je dois avouer que suis plutot nerveux..🤪 MERCI BEAUCOUP DAVANCE!
Visa de transit pour le Turkménistan? English translation pending
Bonjour,
Je recueille beaucoup d'infos concernant l'obtention du visa Turkmène, mais elles se contredisent et ne datent pas d'hier!! Quelqu'un aurait-il récemment traversé la frontière Turkmène depuis l'Iran? Pourriez vous me donner plus d'informations, notamment, s'il est possible d'obtenir ce visa de transit à la frontière? Est-il nécessaire d'avoir le visa pour le pays suivant, dans mon cas, l'Ouzbékistan?
Merci de vos réponses.
Je recueille beaucoup d'infos concernant l'obtention du visa Turkmène, mais elles se contredisent et ne datent pas d'hier!! Quelqu'un aurait-il récemment traversé la frontière Turkmène depuis l'Iran? Pourriez vous me donner plus d'informations, notamment, s'il est possible d'obtenir ce visa de transit à la frontière? Est-il nécessaire d'avoir le visa pour le pays suivant, dans mon cas, l'Ouzbékistan?
Merci de vos réponses.
Pourquoi peu de cyclos en Afrique? English translation pending
bonjour, nous pouvons constater que beaucoup de cyclos qui font des TDM , passent rarement par l'Afrique; il y en a quelques uns, mais très rares;
d'ailleurs au festival CCI, on n'a pas vu de projections sur les cyclos en Afrique;
à votre avis, pourquoi l'Afrique est-elle zappée? sécurité? climat? les routes?
merci pour vos avis et bon aprem
Voyage de vingt jours dans l'ouest des États-Unis en juillet 2010 English translation pending
Bonjour a tous
Avec ma femme et 2 de mes enfants de 9 et 18 ans, nous allons effectuer le voyage aux usa dans l'ouest.
Nous disposons de 20 jour a partir du 5 Juillet.
Le problème, c'est que nous ne savons pas par quel bout commencer ce voyage, et franchement tout ce que je lis, me donne mal a la tête . En effet il faut commencer par LOS ou SF?
Quel parc prévilégier puisque nous n'avons pas tant de jours que cela. Los Angeles vaut il le coup d'y rester 2 jours, car il paraitrait que ce n'est pas la peine et qu'il vaux mieux rester 3 jours a SF.
Donc si vous avez des idées de boucle, je suis preneur.
Merci a vous. Alain
Avec ma femme et 2 de mes enfants de 9 et 18 ans, nous allons effectuer le voyage aux usa dans l'ouest.
Nous disposons de 20 jour a partir du 5 Juillet.
Le problème, c'est que nous ne savons pas par quel bout commencer ce voyage, et franchement tout ce que je lis, me donne mal a la tête . En effet il faut commencer par LOS ou SF?
Quel parc prévilégier puisque nous n'avons pas tant de jours que cela. Los Angeles vaut il le coup d'y rester 2 jours, car il paraitrait que ce n'est pas la peine et qu'il vaux mieux rester 3 jours a SF.
Donc si vous avez des idées de boucle, je suis preneur.
Merci a vous. Alain