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Conduire en République Dominicaine English translation pending
Bonjour tout le monde
J'ai une question qui me trotte à 15 jours du dépard ... savez vous comment ca se passe si on loue une moto ou un quad en RD ? On par au El portillo beach resort le 15 juin et je ne sais pas si il faut un permis spécial, on m'a dis que si on voulais louer une voiture il fallais un permis internationnal mais est c'que c'est la meme chose pour une moto ou un quad ? Je viens d'appeler la préfecture et ils me disent qu'il faut compter minimum 15 jours pour l'avoir, c'est beaucoup trop juste pour réunir toute les pièces nécéssaire ...🤪
Merci de m'apportter une réponce et se sera avec plaisir que je vous transmettrais les photos de notrs voyage, on rentre le 25 juin ... Sinon je sais pas si ceux qui y sont allez dernierement on eu beaucoup plus surtout qu'il parrais que la saison des pluie à commencé plus en avance cette année ....
😎
J'ai une question qui me trotte à 15 jours du dépard ... savez vous comment ca se passe si on loue une moto ou un quad en RD ? On par au El portillo beach resort le 15 juin et je ne sais pas si il faut un permis spécial, on m'a dis que si on voulais louer une voiture il fallais un permis internationnal mais est c'que c'est la meme chose pour une moto ou un quad ? Je viens d'appeler la préfecture et ils me disent qu'il faut compter minimum 15 jours pour l'avoir, c'est beaucoup trop juste pour réunir toute les pièces nécéssaire ...🤪
Merci de m'apportter une réponce et se sera avec plaisir que je vous transmettrais les photos de notrs voyage, on rentre le 25 juin ... Sinon je sais pas si ceux qui y sont allez dernierement on eu beaucoup plus surtout qu'il parrais que la saison des pluie à commencé plus en avance cette année ....
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Algérie en camping car English translation pending
Bonjour à tous,
Il y a bien longtemps je me suis rendu en touriste en Algérie avec un tour organisé. Maintenant est-il raisonnable d'aller dans ce pays? une autre question peut-on y entrer par le Maroc?
Il y a bien longtemps je me suis rendu en touriste en Algérie avec un tour organisé. Maintenant est-il raisonnable d'aller dans ce pays? une autre question peut-on y entrer par le Maroc?
Roadtrip Ouest US de 20 jours English translation pending
17 et 18 juin C'est le départ ! Marseille Barstow Tout d'abord direction Turin. Pourquoi Turin? Tout simplement parce que les taxes d'aéroport sont tellement moins chères qu'en France. Nos vols Turin Los Angeles 320 euros pièce. A 6 cela nous fait 2000 euros d'économisés par rapport à un départ de Marseille. Après 4h30 de route, quelques émotions pour accéder au parking réservé à l'avance, passage de l'embarquement et nous voilà fin prêts. Mais c'était sans compter les grèves d'Air France qui ont perturbé le ciel européen. Résultats des courses notre vol Turin Madrid parti avec 2 heures de retard, un sprint de dingue à Madrid pour chopper notre vol. Malheureusement les bagages n'ont pas suivi et on se retrouve à LA sans rien. Ça commence bien!! Mais positivons, nous , nous y sommes. Après déclaration au desk bagages perdus direction Alamo pour récupérer notre véhicule. Nous quittons non sans mal Los Angeles, la circulation est dense et nous dirigeons vers Barstow pour notre première nuit au Best Western Desert Villa Inn. Nous avons décidé de quitter Los Angeles pour nous rapprocher du Grand Canyon. Avant d'arriver à l'hôtel, arrêt aux outlets à l'entrée de Barstow. Les bagages n'étant pas arrivés, American Airlines nous a autorisé à nous habiller et nous chausser. Pas de montant particulier, la consigne étant ''budget raisonnable'' ça veut dire quoi raisonnable?? Nous avons bien été remboursés de nos dépenses à peu près 1 mois après notre retour en France. Les Outlets de Barstow ne sont pas aussi spectaculaires qu'à Vegas mais nous trouvons Ralph Lauren, Calvin Klein, Levis, Nike...Séquence shopping terminée, un petit détour au supermarché, notre hôtel ne fait pas restaurant. L'hôtel est très correct, l'accueil sympathique. Un petit bain à la piscine, un casse croûte et au dodo !
Résumé https://www.youtube.com/watch?v=9n0WAuCTddc&t=9s
19 juin Barstow - Williams par la 66
Le décalage horaire ça a du bon. Lever matinal, ça tombe bien aujourd'hui nous avons une longue route.
Après avoir acheté 2 glacières, récupéré des glaçons, l'aventure peut commencer. Les gars sont au volant et nous déroulent des kilomètres, quelquefois sans âme qui vive... Notre premier arrêt sera au mythique Bagdad Café autrefois appelé Sidewinder Cafe. Au son de ''Calling You '' interprété par Jevetta Steele nous pouvons réaliser à quel point ce lieu est très prisé et en particulier par les français. Les murs sont recouverts d'autocollants de club sportif, d'associations, au plafond des écharpes, des maillots, et une multitude de billets de banque de différents pays. Pour faire comme tout le monde nous laissons notre empreinte avec une licence de basket et une ancienne carte d'électeur...
19 juin Barstow - Williams par la 66
Le décalage horaire ça a du bon. Lever matinal, ça tombe bien aujourd'hui nous avons une longue route.
Après avoir acheté 2 glacières, récupéré des glaçons, l'aventure peut commencer. Les gars sont au volant et nous déroulent des kilomètres, quelquefois sans âme qui vive... Notre premier arrêt sera au mythique Bagdad Café autrefois appelé Sidewinder Cafe. Au son de ''Calling You '' interprété par Jevetta Steele nous pouvons réaliser à quel point ce lieu est très prisé et en particulier par les français. Les murs sont recouverts d'autocollants de club sportif, d'associations, au plafond des écharpes, des maillots, et une multitude de billets de banque de différents pays. Pour faire comme tout le monde nous laissons notre empreinte avec une licence de basket et une ancienne carte d'électeur...
Chauffeur à Taïwan English translation pending
Bonjour à vous tous,
Je prépare un voyage pour Taiwan et suis à la recherche d' un chauffeur . Peut être pouvez vous m' aider dans ma recherche Bien à vous tous,
Je prépare un voyage pour Taiwan et suis à la recherche d' un chauffeur . Peut être pouvez vous m' aider dans ma recherche Bien à vous tous,
4 jours à Big Island English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais passer 4 jours à Big Island en septembre. Je parle de 4 jours entiers (sans le jour de départ et le jour d'arrivée).
L'île me paraît très grande et j'aurais voulu savoir s'il n'était pas plus judicieux de séjourner à deux endroits différents, par exemple 2 jours du côté de Hilo et 2 jours du côté de Kona. J'ai peur de passer mes 4 jours à ne faire que des déplacements en voiture...
Je sais que je ne pourrais pas tout visiter en seulement 4 jours et je veux donc me concentrer sur les incontournables (Volcano Park, Waipio Valley, Mauna Kea, Pololu Valley, Green Sand Beach).
J'ai aussi la possibilité de faire un 5e jour, mais cela raccourcirai mon séjour à Kauai qui n'est déjà que de 4 jours. Pensez vous que je devrais privilégier Big Island et y passer 5 jours et et donc de ne passer que 3 jours à Kauai ?
Merci de me donner vos avis précieux.
Meilleures salutations.
Yvan
Je vais passer 4 jours à Big Island en septembre. Je parle de 4 jours entiers (sans le jour de départ et le jour d'arrivée).
L'île me paraît très grande et j'aurais voulu savoir s'il n'était pas plus judicieux de séjourner à deux endroits différents, par exemple 2 jours du côté de Hilo et 2 jours du côté de Kona. J'ai peur de passer mes 4 jours à ne faire que des déplacements en voiture...
Je sais que je ne pourrais pas tout visiter en seulement 4 jours et je veux donc me concentrer sur les incontournables (Volcano Park, Waipio Valley, Mauna Kea, Pololu Valley, Green Sand Beach).
J'ai aussi la possibilité de faire un 5e jour, mais cela raccourcirai mon séjour à Kauai qui n'est déjà que de 4 jours. Pensez vous que je devrais privilégier Big Island et y passer 5 jours et et donc de ne passer que 3 jours à Kauai ?
Merci de me donner vos avis précieux.
Meilleures salutations.
Yvan
Faverges - Venise à vélo English translation pending
Bonjour,
Présentation rapide pour mon premier message : Jeune couple de 26 ans, nous aimons voyager en tandem (cyclo-camping). Nous avons fait les bords de la Loire, une boucle au Pays Bas, la cote bretonne de Roscoff à Quiberon. Entre 10 et 15 jours et 600 et 1000 à chaque fois.
Pour le début du mois d'Aout, j'aimerais partir de chez nous, Faverges et aller à Venise et je me pose quelques questions. Le projet en est la: - Départ de Faverges pour rejoindre Genève et longer la rive sud du lac léman puis rejoindre Brigue ou nous prendrons le train pour passer en Italie à Domodossola (ça évite de passer le col du simplon, madame n'aime pas les longs dénivelé en tirant la remorque). - De là, je voudrais passer par les grands lacs en évitant les routes avec trop de dénivelé, en traversant certain en bateau puis finalement rejoindre Venise après 10 à 12 jours de vélo.
Mes questions: - Le train de Brigue à Domodossola accepte t il les tandems (je pense que oui car prévu pour le ferroutage mais je ne suis pas sur)? - Peux t on rouler sur des routes assez tranquille ou existe il des pistes cyclable sur notre trajet. Je n'aime pas rouler dans le trafic? - Quel trajet entre le lac de garde et Venise? - Y a t il suffisamment de camping en Italie pour pouvoir trouver de la place au mois d’Aout (au moins une nuit sur deux pour le confort de prendre une bonne douche)?
Si vous avez des suggestions de routes, de visites ou autres, n'hésitez pas, je suis preneur de toutes ces infos?
D'avance merci, Navier
Pour le début du mois d'Aout, j'aimerais partir de chez nous, Faverges et aller à Venise et je me pose quelques questions. Le projet en est la: - Départ de Faverges pour rejoindre Genève et longer la rive sud du lac léman puis rejoindre Brigue ou nous prendrons le train pour passer en Italie à Domodossola (ça évite de passer le col du simplon, madame n'aime pas les longs dénivelé en tirant la remorque). - De là, je voudrais passer par les grands lacs en évitant les routes avec trop de dénivelé, en traversant certain en bateau puis finalement rejoindre Venise après 10 à 12 jours de vélo.
Mes questions: - Le train de Brigue à Domodossola accepte t il les tandems (je pense que oui car prévu pour le ferroutage mais je ne suis pas sur)? - Peux t on rouler sur des routes assez tranquille ou existe il des pistes cyclable sur notre trajet. Je n'aime pas rouler dans le trafic? - Quel trajet entre le lac de garde et Venise? - Y a t il suffisamment de camping en Italie pour pouvoir trouver de la place au mois d’Aout (au moins une nuit sur deux pour le confort de prendre une bonne douche)?
Si vous avez des suggestions de routes, de visites ou autres, n'hésitez pas, je suis preneur de toutes ces infos?
D'avance merci, Navier
Avis sur circuit dans l'Ouest américain en juillet 2011? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un jeune couple de 22 et 23ans et nous préparons notre premier voyage au usa. Donc j'ai besoin de vos avis sur le circuit que j'ai préparé. 🙂 Les choses à faire ou ne pas faire...
J1 : Atterrissage Los Angeles J2 : San Diego J3 : Phœnix J4 : Grand Canyon J5 : Monument Valley J6 : Bryce Canyon au matin puis départ pour Las Vegas, arrivée en soirée. J7 : Las Vegas J8 : Death Valley J9 : Mammoth Lake J10 : Yosemite au matin puis direction San Francisco J11 : San Francisco J12 : Santa Monica J13 : Los Angeles J14 : Los Angeles J15 : Los Angeles J16 : New-York J17 : New-York J18 : New-York J19 : Retour bruxelles
Nous voudrions passer quelques jours à New-York et prendre un vol interne, rester 3 nuits à New-York si c'est possible au niveau du temps et du budget. 🙂
Nous pensons aussi louer une voiture chez Alamo. Budget: +- 2500 euros par personne.
Merci d'avance pour vos réponses.
Virginie
Nous sommes un jeune couple de 22 et 23ans et nous préparons notre premier voyage au usa. Donc j'ai besoin de vos avis sur le circuit que j'ai préparé. 🙂 Les choses à faire ou ne pas faire...
J1 : Atterrissage Los Angeles J2 : San Diego J3 : Phœnix J4 : Grand Canyon J5 : Monument Valley J6 : Bryce Canyon au matin puis départ pour Las Vegas, arrivée en soirée. J7 : Las Vegas J8 : Death Valley J9 : Mammoth Lake J10 : Yosemite au matin puis direction San Francisco J11 : San Francisco J12 : Santa Monica J13 : Los Angeles J14 : Los Angeles J15 : Los Angeles J16 : New-York J17 : New-York J18 : New-York J19 : Retour bruxelles
Nous voudrions passer quelques jours à New-York et prendre un vol interne, rester 3 nuits à New-York si c'est possible au niveau du temps et du budget. 🙂
Nous pensons aussi louer une voiture chez Alamo. Budget: +- 2500 euros par personne.
Merci d'avance pour vos réponses.
Virginie
Installation à la Réunion fin septembre 2009 English translation pending
Bonjour à tous !
Et voilà ! Nous partons le 29 septembre nous installer à Saint-Leu ! Couple avec deux enfants et un troisième à naître en novembre... et les conseils sont bien venus !
Déménagement : quel transitaire maritime choisir ? (meilleur rapport qualité/confiance/prix) ? Quel délai REEL escompter ?
Location de voiture : quelle agence choisir, sérieuse (sécurité) et accessible pour les tarifs ?
Achat de voiture : quel réseau choisir ? petites annonces ? Concessionnaires ?
Location de maison à Saint Leu pour Octobre ou novembre : quelles pistes suivre ?
Maternité : quelle maternité contacter la plus proche de Saint Leu dés notre arrivée ( pour accouchement un mois et demi plus tard = novembre 2009) ?
Merci de nous guider un peu dans cette chouette aventure !
Institutrice à la Réunion English translation pending
Bonjour,
j'envisage de demander ma mutation pour la Réunion, en tant qu'instit. J'ai 2 très jeunes enfants. En fait, si nous partons à la Réunion, ce n'est pas pour retrouver une ambiance métropolitaine au soleil.... on veut vraiment changer de vie, vivre autrement. Donc je suis intéressée par les postes en milieu rural ou en tout cas près de la nature. Qui peut me donner des infos sur les petites villes et villages, par ex au Sud, du côté de Saint Pierre, Saint Joseph, etc... et même au centre : Cilaos, la Plaine des palmistes, Entre-deux ... Bref, je ne veux pas vivre dans un immeuble, passer mon temps dans la voiture et dans les embouteillages pour aller au supermarché du coin.
On veut vivre près de la nature, un peu loin de la société de consommation... si ça n'est pas trop utopique !
je suis à la recherche de toutes infos
merci pour votre aide !
j'envisage de demander ma mutation pour la Réunion, en tant qu'instit. J'ai 2 très jeunes enfants. En fait, si nous partons à la Réunion, ce n'est pas pour retrouver une ambiance métropolitaine au soleil.... on veut vraiment changer de vie, vivre autrement. Donc je suis intéressée par les postes en milieu rural ou en tout cas près de la nature. Qui peut me donner des infos sur les petites villes et villages, par ex au Sud, du côté de Saint Pierre, Saint Joseph, etc... et même au centre : Cilaos, la Plaine des palmistes, Entre-deux ... Bref, je ne veux pas vivre dans un immeuble, passer mon temps dans la voiture et dans les embouteillages pour aller au supermarché du coin.
On veut vivre près de la nature, un peu loin de la société de consommation... si ça n'est pas trop utopique !
je suis à la recherche de toutes infos
merci pour votre aide !
Travailler et vivre à la Réunion English translation pending
Depuis longtemps je cherche une aventure dans une région que je ne connais pas, et je viens d'avoir une proposition de poste à La réunion en architecture. Je voullais échanger des expériences de personnes qui y travaillent, savoir comment sont acceptés les métros sur l'île, si il est ''facile'' de se faire des contacts, avoir une idée du coût de la vie, ... toutes les infos que vous pourrais me donner m'interresse.
Merci par avance.
Nepal: Spiritual experiences beyond Himalayan trekking
On this forum, we talk a lot about trekking in the Himalayas, but I’d love to share another side of Nepal: its spiritual, cultural, and religious atmosphere, especially in Kathmandu.
Nepal, much like Tibet and Bhutan, is deeply connected to the Himalayas—the ultimate sacred mountain range. This small country exudes a calming vibe, shaped by a strong spiritual dimension. What I loved most was the unique sensory experience you get there. Walking around temples and tantric monasteries, a distinct scent fills the air—aromatic plants used for ritual fumigation. Locals mainly burn Himalayan juniper, cedar, sandalwood, and other local essences. This fragrant smoke is a way to purify the space and reach the deities, and you’re constantly enveloped in these aromas.
Another striking aspect is the sound. As soon as you step outside, you hear bells ringing in front of temples. People ring them three times before praying to announce their presence to the deities. Nepal is also the birthplace of singing bowls and sound meditation practices. In Kathmandu, you can easily find meditation sessions or "sound baths."
The spiritual dimension is everywhere: a Hindu sadhu practicing asceticism, a lama in deep red robes with his mala, turning a prayer wheel while murmuring "Om mani padme hum." Newar Buddhism, Tantrism, and Hinduism coexist harmoniously in daily life.
For those who love exploring a destination through its culture and spirituality, Nepal is an unforgettable place. What was your spiritual experience in Nepal like?
Nepal, much like Tibet and Bhutan, is deeply connected to the Himalayas—the ultimate sacred mountain range. This small country exudes a calming vibe, shaped by a strong spiritual dimension. What I loved most was the unique sensory experience you get there. Walking around temples and tantric monasteries, a distinct scent fills the air—aromatic plants used for ritual fumigation. Locals mainly burn Himalayan juniper, cedar, sandalwood, and other local essences. This fragrant smoke is a way to purify the space and reach the deities, and you’re constantly enveloped in these aromas.
Another striking aspect is the sound. As soon as you step outside, you hear bells ringing in front of temples. People ring them three times before praying to announce their presence to the deities. Nepal is also the birthplace of singing bowls and sound meditation practices. In Kathmandu, you can easily find meditation sessions or "sound baths."
The spiritual dimension is everywhere: a Hindu sadhu practicing asceticism, a lama in deep red robes with his mala, turning a prayer wheel while murmuring "Om mani padme hum." Newar Buddhism, Tantrism, and Hinduism coexist harmoniously in daily life.
For those who love exploring a destination through its culture and spirituality, Nepal is an unforgettable place. What was your spiritual experience in Nepal like?
Appli pour itinéraire GPS à vélo English translation pending
Bonjour.
Ma question est simple : Avec quelle appli android peut-on faire un itineraire personnalisé TOUT en étant guidé par le GPS ?
Actuellement j'ai bien un itineraire au format KML, j'ai essayé 2-3 applis mais à chaque fois je ne peux qu'admirer mon itineraire... je voudrais bien qu'il serve de façon automatique en étant guidé avec le GPS.
Est-ce possible ?
Merci
Ma question est simple : Avec quelle appli android peut-on faire un itineraire personnalisé TOUT en étant guidé par le GPS ?
Actuellement j'ai bien un itineraire au format KML, j'ai essayé 2-3 applis mais à chaque fois je ne peux qu'admirer mon itineraire... je voudrais bien qu'il serve de façon automatique en étant guidé avec le GPS.
Est-ce possible ?
Merci
Réserves nationales et privées en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
nous prévoyons de faire un voyage en Afrique du sud avec bien sur un safari à la clé. Kruger, Bongoni, Hluhluwe, Pezulu... Quelqu'un peut il me dire si un 4x4 est indispensable dans ces paks/ réserves s'il vous plait ? Beaucoup pensent qu'une voiture ordinaire suffit car les routes y sont en bon état. J'ai besoin d'une confirmation, car les prix vont du simple au quadruple, et ça explose notre budget. De plus y a t'il des campements ou lodges francophones ? Dans ces parks, se nourrir coute t'il cher ? Nous découvrons ce pays et avons encore plein de questions !
Merci !
Circuit à vélo à partir de Cape Town English translation pending
Bonjour,
Quelles idées de circuit à vélo à partir de Cape Town et retour pour 17 jours environ ?
Merci d'avance Ed
Quelles idées de circuit à vélo à partir de Cape Town et retour pour 17 jours environ ?
Merci d'avance Ed
Assurance véhicule 4x4 en Namibie English translation pending
Bonjour,
Oui je sais, le sujet a longuement été débattu ces dernières années et aucune solution claire en est ressortie ! J’ai passé pas mal de temps à relire ces nombreux échanges qui ont eu lieu depuis 2009 sur ce même forum concernant l’épineux et nébuleux problème de l’assurance du 4x4 de location et de ses cautions.
Pour faire court, pour notre futur périple de 27 jours il est dit qu’en cas de pépins avec l’engin (De notre responsabilité ou non, avec un tiers humain ou animal ou même pas de tiers) ma carte de paiement Visa Premier (Banque Populaire) et mon assureur (la Maïf) ne couvriront les frais matériels du véhicule. Encore moins Tourmaline ou le loueur (Africa 4x4).
Pour ce faire, j’ai appelé le service juridique de ma carte bancaire et aussi ma Maïf et ils sont affirmatifs : seule la garantie responsabilité civile fonctionne pour tout autre problème de santé lié ou non à un accident. Avez-vous chers (ères) forumistes, trouvé des solutions de contournement (compléments d'assurance ?) et lesquelles ?
Merci par avance de vos avis
Je sais par expérience qu'un accident peut vite arriver pour avoir vécu une situation similaire il y a 2 ans à Madagascar où durant 4 semaines de pistes, de boue, de rivières ou de sable dans l'ouest notre 4x4 a fait un tout droit sur une route asphaltée humide de l'est et après plusieurs tonneaux dans le ravin à été quelque peu tordu (humour voir photo) enfin nous par chance indemnes, soignés de nos gros bobos dès notre retour anticipé en France mais situation de galère administrative avec le 4x4.
Donc cette fois, nous voudrions si possible ne pas revivre les mêmes complications et si possible nous prémunir !? Sinon tant pis on fera sans...
Le Belu
Oui je sais, le sujet a longuement été débattu ces dernières années et aucune solution claire en est ressortie ! J’ai passé pas mal de temps à relire ces nombreux échanges qui ont eu lieu depuis 2009 sur ce même forum concernant l’épineux et nébuleux problème de l’assurance du 4x4 de location et de ses cautions.
Pour faire court, pour notre futur périple de 27 jours il est dit qu’en cas de pépins avec l’engin (De notre responsabilité ou non, avec un tiers humain ou animal ou même pas de tiers) ma carte de paiement Visa Premier (Banque Populaire) et mon assureur (la Maïf) ne couvriront les frais matériels du véhicule. Encore moins Tourmaline ou le loueur (Africa 4x4).
Pour ce faire, j’ai appelé le service juridique de ma carte bancaire et aussi ma Maïf et ils sont affirmatifs : seule la garantie responsabilité civile fonctionne pour tout autre problème de santé lié ou non à un accident. Avez-vous chers (ères) forumistes, trouvé des solutions de contournement (compléments d'assurance ?) et lesquelles ?
Merci par avance de vos avis
Je sais par expérience qu'un accident peut vite arriver pour avoir vécu une situation similaire il y a 2 ans à Madagascar où durant 4 semaines de pistes, de boue, de rivières ou de sable dans l'ouest notre 4x4 a fait un tout droit sur une route asphaltée humide de l'est et après plusieurs tonneaux dans le ravin à été quelque peu tordu (humour voir photo) enfin nous par chance indemnes, soignés de nos gros bobos dès notre retour anticipé en France mais situation de galère administrative avec le 4x4.
Donc cette fois, nous voudrions si possible ne pas revivre les mêmes complications et si possible nous prémunir !? Sinon tant pis on fera sans...
Le Belu
Le sud des USA 2016 English translation pending
En avant pour le carnet SUD DES USA 2016.
Départ le 3 Avril pour un retour le 18. AF pour aller/retour (pas good les retards🏴☠️ ) Voiture loué chez AutoEurope et Avis; Les villes visitées ou esquissées :
Atlanta Auburn Pensacola Mobile Nlle Orléans Natchez Vicksburg Memphis Nashville Lynchburg Murphy Cherokee
Le meilleur souvenir : Graceland. et de très très loin. Le pire souvenir : Bourbon Street à NOLA, un cloaque sans nom ....Nous y reviendrons. Le meilleur repas : Passons .... La meilleure zizique : Beale Street. La plus belle surprise : La qualité du Chardonnay de Californie. Le plus belle connerie : Laissez le moteur de la voiture tourner et les portes non verrouillées, prête à partir sur un parking de Walmart et nous allant faire les courses. Avec inside la caisse, le matos photos, le sac de madame, les papiers... Et au retour des courses, voiture et contenu toujours là. Du bol.
Passons aux chose sérieuses.
Préparé de longue date, ce choix de voyage est avant tout axé sur la musique et l'histoire. L'espoir de l'absence relative de touristes m'a conforté dans mon choix de cette région du Sud.
Passons les détails insignifiants du commun des mortels pour rester sur du pratique.
Levé 3 heures du matin, mise en beauté (douche, parfum Habit Rouge de Guerlain, déodorant, lavage de ratiches), habillage, 35 minutes de route pour Montpellier-Méditerranée. Parking longue durée (40 euros pour 15 jours au P6).
Enregistrement rapide, deux valises à 18 kilos (faut prévoir pour le retour😎) , deux bagages à main de 8 kilos (pareil), contrôle tout aussi rapide et décollage à l'heure prévue soit 6h20.
Arrivée sur CDG en temps et en heure. Changement de terminal par les couloirs sans repasser les contrôles en 10/15 minutes max. Café, croissant, patience....
Décollage pour Atlanta dans les temps soit 10h55. Environ ....Apéro au champagne pour madame, Chardonnay pour moi, repas sympathique, sieste...
Le survol de la perfide Albion et du grand Nord Canadien est au programme et nous arriverons sur Atlanta vers 15h00 locale avec un peu de retard.
Débarquement OK. Nous allons maintenant passer une heure et demi dans la file d'attente de l'immigration. Bien drivé par le personnel, tout se passe comme sur des roulettes.
Il faut dire que le Master de Golf D'Augusta a bien chargé les vols et arrivées.Les bagages sont récupérés et nous voila à chercher un change pour une partie de nos euros. Pas de bol, les agents de change sont partis déjeuner.
Tant pis. Nous sortons et nous sommes dirigés vers un shuttle avec conductrice pour aller sur College Park récupérer la voiture.
Donc, il n'y a pas de métro, tramway ou autre pour les vols internationaux. Le Sky machin automatique vers les locations est réservé aux vols intérieurs. Qu'on se le dise !!
Le comptoir Avis est avalé rapidement, pas de problèmes. Voiture prévue pas disponible donc on bascule vers un SUV Chevrolet Équinoxe. A la prise en charge, l'information '' vidange moteur à faire '' s'affiche. On commence bien.
Nous verrons demain. GPS personnel réglé et nous voila partis sur la I85 South pour l'étape intermédiaire: Auburn, Alabama. Et le GPS Tomtom avec la carte USA acheté chez eux qui n’annonce pas les informations. Pourtant tout est réglé parfaitement. Tomtom ne va pas être sourd au retour. Difficile d'anticiper dans ces cas là les routes à prendre.
Hotel Quality Inn de fort bonne facture. Calme, très propre, salle de breakfast sous-dimensionnée mais bon ... Une visite rapide au Walmart voisin pour acheter de quoi grignoter. Hé oui, ce P.... de régime qui me suit partout. Et racheter une valise de cabine, car la mienne a rendue l'âme au moment de l’embarquement dans le shuttle. Premier souvenir des States !! On se sustente en vitesse et au dodo ! Demain, il fera jour.












Départ le 3 Avril pour un retour le 18. AF pour aller/retour (pas good les retards🏴☠️ ) Voiture loué chez AutoEurope et Avis; Les villes visitées ou esquissées :
Atlanta Auburn Pensacola Mobile Nlle Orléans Natchez Vicksburg Memphis Nashville Lynchburg Murphy Cherokee
Le meilleur souvenir : Graceland. et de très très loin. Le pire souvenir : Bourbon Street à NOLA, un cloaque sans nom ....Nous y reviendrons. Le meilleur repas : Passons .... La meilleure zizique : Beale Street. La plus belle surprise : La qualité du Chardonnay de Californie. Le plus belle connerie : Laissez le moteur de la voiture tourner et les portes non verrouillées, prête à partir sur un parking de Walmart et nous allant faire les courses. Avec inside la caisse, le matos photos, le sac de madame, les papiers... Et au retour des courses, voiture et contenu toujours là. Du bol.
Passons aux chose sérieuses.
Préparé de longue date, ce choix de voyage est avant tout axé sur la musique et l'histoire. L'espoir de l'absence relative de touristes m'a conforté dans mon choix de cette région du Sud.
Passons les détails insignifiants du commun des mortels pour rester sur du pratique.
Levé 3 heures du matin, mise en beauté (douche, parfum Habit Rouge de Guerlain, déodorant, lavage de ratiches), habillage, 35 minutes de route pour Montpellier-Méditerranée. Parking longue durée (40 euros pour 15 jours au P6).
Enregistrement rapide, deux valises à 18 kilos (faut prévoir pour le retour😎) , deux bagages à main de 8 kilos (pareil), contrôle tout aussi rapide et décollage à l'heure prévue soit 6h20.
Arrivée sur CDG en temps et en heure. Changement de terminal par les couloirs sans repasser les contrôles en 10/15 minutes max. Café, croissant, patience....
Décollage pour Atlanta dans les temps soit 10h55. Environ ....Apéro au champagne pour madame, Chardonnay pour moi, repas sympathique, sieste...
Le survol de la perfide Albion et du grand Nord Canadien est au programme et nous arriverons sur Atlanta vers 15h00 locale avec un peu de retard.
Débarquement OK. Nous allons maintenant passer une heure et demi dans la file d'attente de l'immigration. Bien drivé par le personnel, tout se passe comme sur des roulettes.
Il faut dire que le Master de Golf D'Augusta a bien chargé les vols et arrivées.Les bagages sont récupérés et nous voila à chercher un change pour une partie de nos euros. Pas de bol, les agents de change sont partis déjeuner.
Tant pis. Nous sortons et nous sommes dirigés vers un shuttle avec conductrice pour aller sur College Park récupérer la voiture.
Donc, il n'y a pas de métro, tramway ou autre pour les vols internationaux. Le Sky machin automatique vers les locations est réservé aux vols intérieurs. Qu'on se le dise !!
Le comptoir Avis est avalé rapidement, pas de problèmes. Voiture prévue pas disponible donc on bascule vers un SUV Chevrolet Équinoxe. A la prise en charge, l'information '' vidange moteur à faire '' s'affiche. On commence bien.
Nous verrons demain. GPS personnel réglé et nous voila partis sur la I85 South pour l'étape intermédiaire: Auburn, Alabama. Et le GPS Tomtom avec la carte USA acheté chez eux qui n’annonce pas les informations. Pourtant tout est réglé parfaitement. Tomtom ne va pas être sourd au retour. Difficile d'anticiper dans ces cas là les routes à prendre.
Hotel Quality Inn de fort bonne facture. Calme, très propre, salle de breakfast sous-dimensionnée mais bon ... Une visite rapide au Walmart voisin pour acheter de quoi grignoter. Hé oui, ce P.... de régime qui me suit partout. Et racheter une valise de cabine, car la mienne a rendue l'âme au moment de l’embarquement dans le shuttle. Premier souvenir des States !! On se sustente en vitesse et au dodo ! Demain, il fera jour.












Russie à vélo: témoignages récents English translation pending
Salut
Le consulat vient de me refuser mon visa alors que j'avais un dossier en ordre ( invit, itinéraire etc...) itinéraire : Kharkiv (Ukraine) Samara Tcheliabinsk Omsk apparemment "pour ma sécurité" sans préciser pourquoi. Je ne suis pas sur que ce soit simplement parce que je viens d'Ukraine. Apparemment ils pensent que c'est dangereux de faire du vélo en Russie. Est ce que quelqu'un y est allé récemment? Avez vous des conseils à me donner??
Merci
Le consulat vient de me refuser mon visa alors que j'avais un dossier en ordre ( invit, itinéraire etc...) itinéraire : Kharkiv (Ukraine) Samara Tcheliabinsk Omsk apparemment "pour ma sécurité" sans préciser pourquoi. Je ne suis pas sur que ce soit simplement parce que je viens d'Ukraine. Apparemment ils pensent que c'est dangereux de faire du vélo en Russie. Est ce que quelqu'un y est allé récemment? Avez vous des conseils à me donner??
Merci
Pushkar il y a quelques années... Nostalgie... English translation pending
Un reour sur les années 70/80
C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.
Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.
De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.
La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.
C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.
Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.
Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.
Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.
Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.
Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.
Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.
Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.
L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.
Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.
Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.
Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.
Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.
Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.
De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.
Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.
Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.
Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.
Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.
Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.
De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.
La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.
C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.
Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.
Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.
Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.
Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.
Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.
Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.
Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.
L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.
Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.
Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.
Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.
Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.
Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.
De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.
Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.
Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.
Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.
Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
Nombre de kilomètres avec une transmission vélo (cassette, chaine...)? English translation pending
Voila tout est dans le titre...
Chargé (ées), en voyage autour du monde, combien de km faites vous avant de changer la transmission (cassette, chaine, plateaux..) sur votre vélo.
Sont ce des pièces que vous retrouver facilement dans les grandes villes? Pour les plateaux, plutôt 5 ou 4 branches?
PS : ce n'est pas une discussion Rolhoff, merci...
Sont ce des pièces que vous retrouver facilement dans les grandes villes? Pour les plateaux, plutôt 5 ou 4 branches?
PS : ce n'est pas une discussion Rolhoff, merci...
Navigation vers "Les Civilisations Antiques" à bord du Costa Atlantica du 21 novembre au 1er décembre 2011 English translation pending
Bonsoir,
Voilà Capucine qui "démarre" son récit de sa croisière sur le Costa Atlantica vers "les Civilisations Antiques".
Nous étions "un mini groupe de 6 pax". Je vais vous les présenter pour ceux qui n'auraient pas lu la préparation de cette croisière dans une autre discussion.
Christelle (Choco 67) notre fille et son mari Bernard qui arrivent d'Alsace Denise, une amie de longue date qui elle vient de Lamballe en Bretagne Janine et ses 85 printemps qui "débute" dans le ...monde de la croisière et qui habite dans mon petit village au doux nom de Chanteloup Bernard ( Mr ...Capucine !!!!) que beaucoup d'entre vous connaissent Capucine 18 ..... et bien c'est moi !!!!! dingue de voyages, pas spécialement de croisières mais de tous les "moyens" qui me permettent de faire des découvertes.
Allez c'est partie 😎😎😎😎 en espérant le soleil et des compagnons de voyage agréable .
DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011
Aujourd'hui 20 novembre, le Picasso est chargé depuis hier soir. Nous sommes "prêts à partir"!
Nous avons une passagère, non pas clandestine, notre cousine Janine pour qui ce seras sa première croisière à 85 ans ! Un petit bout de femme d'une vivacité extraordinaire.
Nous avons décidé de passer par l'A71 suite aux conseils donnés par l'ami Michel de VF. Bernard prends les commandes et en route ! Il est 7 h et le temps est correct .
Direction St Amand Montrond et l'autoroute pour Clermont Ferrand. Peu de circulation, l'autoroute est à nous. Bientôt le Puy de Dôme se dessine dans le lointain. Clermont est là, le péage puis direction l'autoroute A75 avec Issoire et plein d'autres noms d'endroits qui nous rappellent des souvenirs de voyages avec nos clients.
Fugitivement nous appercevons le Viaduc de Garabit et son tablier rouge qui enjambe la Truyère, puis c'est la Margeride qui défile sous nos yeux. Le paysage est agréable. Nous faisons un arrêt "pipi" de courte durée car le temps est frais et les WC autoroutiers très peu ...clos, juste ce qu'il faut .............
Et nous revoilà repartis. Tout vas bien et le Picasso assure !
Ah ! voilà la direction "Millau" Aire du Larzac ! Il est là tout à côté, mon pont préféré "Le Pont de Millau" ! STOP , péage, 6,40 euros pour avoir le droit d'empreinter ce superbe ouvrage . A préciser que l'autoroute est gratuite jusqu'à Montpellier.
Notre ami "Jacquot", pour tout dire le GPS, nous signale souvent les petites boites disposées le long de notre parcours ... et il y en a un bon nombre. Nous voilà au plus célébre , celui du Tunnel de l'Escalette, panneau de signalisation bien avant le Tunnel, 850 m de tunnel puis il est là avec le panneau indiquant "Rappel 70 kms /h" en pleine descente et aujourd'hui et bien ...il pleut depuis notre entrée dans le Larzac. Sacré radar, il a du en faire gagner des sous à l'Etat !!!!!!
Lodève, St Guilhem du Désert, tous les grands sites régionaux sont signalés sur l'autoroute. Midi est proche mais nous décidons de passer Montpellier et de déjeuner après avoir pris la direction Nimes, Arles, etc....
Montpellier est en vue et la pluie est terminée. La circulation est nettement plus importante. Nous apercevons le Stade de la Mosson et oui tout m'intéresse même les stades de foot !!
Nous stoppons dans un resto autoroutier flambant neuf mais pas terrible en qualité, juste de quoi se nourrir ... on fera mieux durant la semaine à venir !
Nimes, Arles, Salon de Provence, nous récupérons l'A7, "l'autoroute du Soleil" qui devient ensuite "La Provençale".
AH ! voyant orange ... Mr Picasso a soif !!!! Nous sortons de l'autoroute et à Vidhauban nous trouvons de quoi satisfaire l'appétit de notre véhicule .
Allez hop ! dernière ligne droite pour aujourd'hui, nous longeons la Grande Bleue, avec ses villes prestigieuses telles St Raphael, Cannes, Antibes et voilà le panneau Villeneuve Loubet.
J'ai réservé sur le net une chambre pour nous 3 à l'hôtel B & B, tarif WE. L'hôtel est en hauteur le long du Loup, petit fleuve côtier, qui voilà peu de temps est devenu un torrent furieux !!!!! Nature reprends tes droits !!!
L'accueil est sympathique et notre chambre avec 1 grand lit et un lit d'une personne est fonctionnelle.
Nous devons retrouver Christelle à Nice pour aller dîner. Il fait beau Nice est toujours agréable mais je ne reconnais plus le centre ville. Nous allons faire simple, une pizza dans le Vieux Nice au milieu d'Italiens en goguette nous mets en "jambes" pour la semaine !
La fatigue commence à se faire sentir et nous avons tous qu'une envie aller dormir. Rendez vous est pris pour demain, sur l'autoroute menant à Savone, à l'aire de La Turbie vers 10 h . Christelle aura pris en charge notre dernière passagère.
Bonne nuit à demain pour le grand jour !
Capucine 18
Voilà Capucine qui "démarre" son récit de sa croisière sur le Costa Atlantica vers "les Civilisations Antiques".
Nous étions "un mini groupe de 6 pax". Je vais vous les présenter pour ceux qui n'auraient pas lu la préparation de cette croisière dans une autre discussion.
Christelle (Choco 67) notre fille et son mari Bernard qui arrivent d'Alsace Denise, une amie de longue date qui elle vient de Lamballe en Bretagne Janine et ses 85 printemps qui "débute" dans le ...monde de la croisière et qui habite dans mon petit village au doux nom de Chanteloup Bernard ( Mr ...Capucine !!!!) que beaucoup d'entre vous connaissent Capucine 18 ..... et bien c'est moi !!!!! dingue de voyages, pas spécialement de croisières mais de tous les "moyens" qui me permettent de faire des découvertes.
Allez c'est partie 😎😎😎😎 en espérant le soleil et des compagnons de voyage agréable .
DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011
Aujourd'hui 20 novembre, le Picasso est chargé depuis hier soir. Nous sommes "prêts à partir"!
Nous avons une passagère, non pas clandestine, notre cousine Janine pour qui ce seras sa première croisière à 85 ans ! Un petit bout de femme d'une vivacité extraordinaire.
Nous avons décidé de passer par l'A71 suite aux conseils donnés par l'ami Michel de VF. Bernard prends les commandes et en route ! Il est 7 h et le temps est correct .
Direction St Amand Montrond et l'autoroute pour Clermont Ferrand. Peu de circulation, l'autoroute est à nous. Bientôt le Puy de Dôme se dessine dans le lointain. Clermont est là, le péage puis direction l'autoroute A75 avec Issoire et plein d'autres noms d'endroits qui nous rappellent des souvenirs de voyages avec nos clients.
Fugitivement nous appercevons le Viaduc de Garabit et son tablier rouge qui enjambe la Truyère, puis c'est la Margeride qui défile sous nos yeux. Le paysage est agréable. Nous faisons un arrêt "pipi" de courte durée car le temps est frais et les WC autoroutiers très peu ...clos, juste ce qu'il faut .............
Et nous revoilà repartis. Tout vas bien et le Picasso assure !
Ah ! voilà la direction "Millau" Aire du Larzac ! Il est là tout à côté, mon pont préféré "Le Pont de Millau" ! STOP , péage, 6,40 euros pour avoir le droit d'empreinter ce superbe ouvrage . A préciser que l'autoroute est gratuite jusqu'à Montpellier.
Notre ami "Jacquot", pour tout dire le GPS, nous signale souvent les petites boites disposées le long de notre parcours ... et il y en a un bon nombre. Nous voilà au plus célébre , celui du Tunnel de l'Escalette, panneau de signalisation bien avant le Tunnel, 850 m de tunnel puis il est là avec le panneau indiquant "Rappel 70 kms /h" en pleine descente et aujourd'hui et bien ...il pleut depuis notre entrée dans le Larzac. Sacré radar, il a du en faire gagner des sous à l'Etat !!!!!!
Lodève, St Guilhem du Désert, tous les grands sites régionaux sont signalés sur l'autoroute. Midi est proche mais nous décidons de passer Montpellier et de déjeuner après avoir pris la direction Nimes, Arles, etc....
Montpellier est en vue et la pluie est terminée. La circulation est nettement plus importante. Nous apercevons le Stade de la Mosson et oui tout m'intéresse même les stades de foot !!
Nous stoppons dans un resto autoroutier flambant neuf mais pas terrible en qualité, juste de quoi se nourrir ... on fera mieux durant la semaine à venir !
Nimes, Arles, Salon de Provence, nous récupérons l'A7, "l'autoroute du Soleil" qui devient ensuite "La Provençale".
AH ! voyant orange ... Mr Picasso a soif !!!! Nous sortons de l'autoroute et à Vidhauban nous trouvons de quoi satisfaire l'appétit de notre véhicule .
Allez hop ! dernière ligne droite pour aujourd'hui, nous longeons la Grande Bleue, avec ses villes prestigieuses telles St Raphael, Cannes, Antibes et voilà le panneau Villeneuve Loubet.
J'ai réservé sur le net une chambre pour nous 3 à l'hôtel B & B, tarif WE. L'hôtel est en hauteur le long du Loup, petit fleuve côtier, qui voilà peu de temps est devenu un torrent furieux !!!!! Nature reprends tes droits !!!
L'accueil est sympathique et notre chambre avec 1 grand lit et un lit d'une personne est fonctionnelle.
Nous devons retrouver Christelle à Nice pour aller dîner. Il fait beau Nice est toujours agréable mais je ne reconnais plus le centre ville. Nous allons faire simple, une pizza dans le Vieux Nice au milieu d'Italiens en goguette nous mets en "jambes" pour la semaine !
La fatigue commence à se faire sentir et nous avons tous qu'une envie aller dormir. Rendez vous est pris pour demain, sur l'autoroute menant à Savone, à l'aire de La Turbie vers 10 h . Christelle aura pris en charge notre dernière passagère.
Bonne nuit à demain pour le grand jour !
Capucine 18
Deux semaines en Islande en avril, transports? English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte partir en Islande les 2 dernières semaines d'Avril.
Amoureux de sites naturels et de grands espaces, et ne disposant que de 2 semaines...quelle partie du pays est, selon vous, à privilégier?
J'ai lu sur ce site, qu'à cette période, toutes les routes ne sont pas praticables. Dès lors, quel est le meilleur moyen de locomotion pour rejoindre ces grands espaces?
D'avance merci
Parcours en 4x4 sans avoir recours à un guide dans le Sud tunisien? English translation pending
bonjour,
je cherche des infos précises concernant les limites possibles de parcours, dans le sud Tunisien, sans avoir l'obligation de prendre un guide et un militaire dans les bagages. Peut-on aller jusqu'à Tozeur, traverser le chott el jerid en direction de Douz? merci de vos réponses.
je cherche des infos précises concernant les limites possibles de parcours, dans le sud Tunisien, sans avoir l'obligation de prendre un guide et un militaire dans les bagages. Peut-on aller jusqu'à Tozeur, traverser le chott el jerid en direction de Douz? merci de vos réponses.
Itinéraire entre Oran (Algérie) et Hammamet (Tunisie)? English translation pending
Bonjour,
Je compte aller en Tunisie cet été, au mois d'août, et je ne sais pas trop comment m'y rendre.
Voilà, j'habite à Oran en Algérie, et j'aimerai me rendre à Hammamet, en Tunisie.
Si quelqu'un pourra m'éclaircir les idées, merci.
Premier voyage en tandem Liège-Amsterdam-Berlin English translation pending
Bonjour à tous,
Cette année nous nous sommes décidés à nous lancer dans l'aventure. Depuis nos 15 ans (nous approchons les 25 maintenant) nous rêvons de voyages, de tours dEurope, de tours du monde... A pied, en camionnette, en vélo...
Là c'est décidé, on est parti, c'est pour aout 2009!
On étaient tentés par l'Ecosse mais les formalités de transports (+ la disparition du ferry Zeebrugge-Rosyth), la première expérience... font qu'on a décidé de se limiter à plus simple sans compter que l'investissement de départ en tandem, remorque, bagages... est déjà important!
Nous avons donc décidé de faire en tandem sur plus ou moins 15 jours Liège- Amsterdam - Berlin. Pq? Liège parce que nous y habitons!, Berlin parce que nous ne connaissons pas du tout l'Allemagne et que découvrir sa capitale nous tente bien et Amsterdam parce que Liège Berlin c'est trop court et qu'un petit tour par les PB et leur routes plates fera une bonne mise en jambe ;-)
Si déjà à partir de là vous avez des conseils à nous donner, nous sommes ouverts!
Pour la liaison Liège Amsterdam on imaginait passer par Zeeland, Rotterdam, Delft, La Haye, Haarlem et enfin Amsterdam. Qu'en pensez vous?
Pour l'Allemagne, cela se complique car le routard parle bcp de la Bavière mais fort peu du Nord du pays.... Quelle liaison pourriez vous nous conseiller? J'ai lu que la mer baltique n'était pas mal!?
Quand au retour, berlin Liège on le ferait en train, première expérience aussi (avec un tandem je veux dire) qui nous fait presque plus peur que le reste du voyage!
Un grand merci pour votre aide précieuse!
Là c'est décidé, on est parti, c'est pour aout 2009!
On étaient tentés par l'Ecosse mais les formalités de transports (+ la disparition du ferry Zeebrugge-Rosyth), la première expérience... font qu'on a décidé de se limiter à plus simple sans compter que l'investissement de départ en tandem, remorque, bagages... est déjà important!
Nous avons donc décidé de faire en tandem sur plus ou moins 15 jours Liège- Amsterdam - Berlin. Pq? Liège parce que nous y habitons!, Berlin parce que nous ne connaissons pas du tout l'Allemagne et que découvrir sa capitale nous tente bien et Amsterdam parce que Liège Berlin c'est trop court et qu'un petit tour par les PB et leur routes plates fera une bonne mise en jambe ;-)
Si déjà à partir de là vous avez des conseils à nous donner, nous sommes ouverts!
Pour la liaison Liège Amsterdam on imaginait passer par Zeeland, Rotterdam, Delft, La Haye, Haarlem et enfin Amsterdam. Qu'en pensez vous?
Pour l'Allemagne, cela se complique car le routard parle bcp de la Bavière mais fort peu du Nord du pays.... Quelle liaison pourriez vous nous conseiller? J'ai lu que la mer baltique n'était pas mal!?
Quand au retour, berlin Liège on le ferait en train, première expérience aussi (avec un tandem je veux dire) qui nous fait presque plus peur que le reste du voyage!
Un grand merci pour votre aide précieuse!
Fragments d'Irlande English translation pending
Lorsqu'ils sont revenus d'Irlande, ils nous ont dit a quel point ils avaient ete emballe par les Bed and Breafast, les paysages, les filles aux yeux verts, les pubs ou la Guiness coulait a flots, et aussi par la pluie qui etait plutot une caresse qu'un inconvenient touristique.Avaient-ils assister a des courses de levriers, leur ai-je demander. Non, il y a mieux a faire en Irlande ont-ils affirmer. Et Cork ? Cork ! Passez votre chemin, il n' y a rien a voire !
CYNODROMES Un beau jour du mois de mai, nous avons debarquer en Irlande avec un ami qui conduisait sa propre voiture. Des le premier soir, nous decouvrimes l'ambiance d'un petit cynodrome de campagne, entourer par des gens chaleureux, des momes qui "faisaient le papier" en notant les informations contenues dans le programme, en observant la presentation des 6 partants, une fois le pronostique etabli, ils couraient aux guichets a 20 cents. Les gros parieurs, des billets plein les mains, s'empressaient aux autres guichets. Personnellement, ce fut a Rome ou j'ai assiste pour la premiere fois a une course de levriers. Jusqu'a la deuxieme guerre mondiale, il s'en deroulait meme dans la region parisienne -j'ai entendu parler du cynodrome de Courbevoie. Un Irlandais nous a expliquer le fonctionnement des paris : six partants a chaque course, seuls comptent les deux premieres places ; on peut donc jouer gagnant (1er), placer (1er ou 2 ieme, pas d'importance), gagnant/placer (on touche gagant et placer), ce qui rapporte le plus c'est le couple uniquement gagnant, c'est a dire qu'il faut avoir les deux premiers dans l'ordre d'arrivee, ainsi, a Galway, j'ai le plaisir de gagner 3 livres 50 en misant 20 cents...une grosse cote ! Vraiment, j'ai apprecier ce spectacle a l'echelle humaine, son coter familial, les guichetieres qui devenaient adorables lorsque je leur faisais part de ma nationalite et de mon anglais approximatif, et puis toujours ces poulbots d'Irlande, d'un serieux confondant, professionnels certains jusqu'a arborer une casquette en tweed, visiere bien inclinee sur le nez, qui se dressaient sur la pointe des pieds pour pouvoir deposer leurs pieces aux guichets des paris. Que de bons souvenirs ! Surtout cette belle soiree, dans un des deux cynodromes de Dublin, ou nous avons assister a la victoire de Squeeze the blue dans la "Guiness Cup" devant pas moins de 4000 spectateurs. Il a gagner avec trois longueurs d'avance, quel champion ! Je revois la fierter, sa joie tranquille, de la famille proprietaire. Tout de meme, je suis surpris de n'avoir jamais oublier le nom de ce levrier : Squeeze the blue !
UN PUB, UNE VILLE Je me souviens d'un dimanche apres midi, sur les hauteurs de Cork, un quartier ou il n'y avait rien a voir sauf l'essentiel : rencontrer des etres humains. Nous avons pousser la porte d'un pub...oh le monde ! A ne pouvoir se caser sur la moindre banquette ! Pourtant, toute une famile nous fit signe de venir nous assoir a coter d'elle. Ils se sont serres les uns contre les autres pour nous degager deux places. C'etait une apres midi ou meme le soleil s'invitait dans les coeurs. En buvant des pintes, en echangeant quelques mots avec nos voisins, nous nous sommes impregnes du moindre detail de cette ambiance populaire ou les heures glissaient sur nous sans que nous nous en rendions compte, come si nous etions des habitues de ce lieu, des Irlandais parmi les Irlandais. Un enfant s'approcha de notre table. Le chef de famille nous presenta son fils qui, sans demander son reste, s'empara du verre de son pere et trempa ses levres dans la mousse pour boire une gorgee, puis s'en retourna a son tournoi de flechettes. Une petite route de campagne qui longe la baie de Kinsale. Un pub, unique. Deux types en chemises blanches, pantalons noirs, adosses au parapet, les jambes allongees sur le sol, degustaient leurs bieres devant ce somptueux panorama. J'ai ete vite prendre ma pinte, traverser la petite route, et me suis installer face a la mer. Tout etait en osmose ! Une adequation parfaite de la biere, du soleil et de l'air si limpide. Donnez moi encore des baies de Kinsale, des mers etales ou dansent des myriades d'etoiles solaires, et je degusterais toutes les bieres que vous voudrez ! Et si on reprenait une Murphy ?
L'AMERICAINE. Je me demande si ce n'est pas a Kinsale ou nous avons dormi l'unique fois dans une auberge de jeunesse. Une experience que nous n'avons pas renouveler puique les B and B etaient suffisamment agreables par rapport a cette nuitee de caserne que nous venions de vivre. La chef de caserne, une dame enervee, nous a remis a chacun un balai alors que nous lui demandions nos cartes. Nettoyer avant que de partir, c'est le reglement ! L'americaine et son ami que nous devions deposer dans une prochaine ville se mirent aussi au travail, avec un enthousiame qui compensa l'absence du notre, et avancerent ainsi notre depart. Sur la route, confortablement installer sur les sieges arrieres avec son copain qui, lui, ne parlait pas un mot de francais, l'americaine semblait soulagee d'etre en notre compagnie, de parler notre langue. Mademoisele etudiait la litterature de son pays, ce qui m'a mis en joie. Quand je lui ai demander si elle avait apprecier "Walden, ou la vie dans les bois" de H.Thoreau, j'ai mis le pavillon de la litterature en berne : elle ne connaissait pas, ce n'etait pas dans son programme. J'ai cru qu'elle plaisantait. En fait, non ! J'ai fini par me fendre de deux trois mots sur l'importance de Thoreau sur le mouvement hippie des annees 60, le refus de vivre dans un cadre imposerm le role de la nature, et surtout la desobeissance civile. J'ai aussi ajouter qu'un soir de noel, plutot que de reveillonner en famille, j'ai preferer restewr dans les "bois de Walden". Cela l'a abasourdi ! Ensuite, nous avons aborder d'autres sujets. Lorsque nous fumes arrives dans la ville ou nous devions les deposer, l'etudiante fut desappointee, son copain, lui, ragaillardi a l'idee de ne plus nous voir. Nous echangeames nos derniers mots devant la voiture, puis, comme le yanke s'impatientait, ele s'est jetee dans nos bras, nous embrassa comme si elle partait vers l'enfer, et l'autre, qui ralait, la tira par la manche de son blouson en disant des ok ! ok ! Nous les avons regarder partir. Comme nous l'avions parier, ele s'est retourner pour nous adresser un dernier grand salut. ( Mon incomprehension devant son ignorance de Thoreau n'avait pas lieu d'etre. Je m'en suis rendu compte des annees plus tard en lisant le sociologue americain, Christopher Lasch, dans son livre intituler : "La revolte des elites". Il analyse, decortique l'education, l'universitee amecricaine et on en reste pantois ! A lire aussi "le complexe de Narcisse" Ces deux livres se lisent avec un crayon dans la main tant l'envie nous prend de souligner des passages)
PLUIE, TOURBE. Il pleut. Quand il pleut en Irlande, on ouvre pas son parapluie, on ouvre ses narines afin de respirer au maximum l'air iode, les embruns. Et puis on ouvre aussi ses yeux....Je me souviens plus du nom de ce port, dans la peninsule de Dingle, mais je vois toujours ces facades pastelles des maisons qui s'alignaient devant le quai, je vois toujours cette fee Morgane que nous avons croisee, emmitouflee dans son gros pull blanc, son visage de rousse aux yeux verts qui affichait un air un peu moqueur devant mon admiration, deja nostalgique, pour une belle inconnue que je ne reverrai jamais ("...dont les yeux/charmants paysages/font paraitre court le chemin..."). Tourbieres, l'odeur de la tourbe quand elle brule, un paysan qui nous arrete, nous salue en soulevant sa casquette de tweed, nous demande d'ou l'on vient....ah la France ! Des chaises que l'on sort par la fenetre de la chambre du B and B., nous nous installons face au soleil qui decline sur la lande deserte, notre hotesse qui nous appelle pour nous offrir le the, accompagner de delicieux petis gateaux qu'elle vient de sortir de son four...la presqu'ile d'Aran, une autre Irlande, hors du temps, mais demain nous devons reprendre la route. Le Connemara, ou l'Irlande occupee par les Anglais ?
L'IRLANDE OCCUPEE PAR LES ANGLAIS Lorsque nous avons franchi la ligne de demarcation, nous avons rouler sur quelques klm sans croiser quiconque ou quoi que se soit, appreciant cette tranquillite relative alors que nous roulions dans le no man'sland. Nous vimes au loin un pont qui enjambait la route, une silhouette sur la gauche, une tache rouge, La distance s'amenuisant, la silhouette est vite devenue un parachutiste britannique, le doigt sur la gachette de son arme qui lui barrait la poitrine, de sa main libre, il nous a fait signe de ralentir et de nous garer a gauche du pilier, , , a l'interieur il y avait un petit local ! Les portes ouvertes nous laissaient voir un bureau, des photos d'individus accrochees sur un mur -genre "affiche rouge"-, sans doute des membres de l'I.R.A. recherches. Un sous-officier est sorti du local pour verifier nos papiers, le coffre de la voiture, et il a meme passer le "miroir" sous le chassis. Lorsqu'ils nous ont laisser partir, l'enthousiasme de notre ballade Irlandaise avait quelque peu rafraichi. Bon sang, pourquoi ne pas avoir bifurquer vers le Connemara ?
Derry La premiere image de Derry (surtout pas Londonderry) m'est rester a jamais graver dans ma memoire : une Land Rover militaire avec une mitraileuse sur le toit, un soldat, dont on voyait le buste, pret a tirer. Bienvenue a Derry ! A Derry, je ne me souviens plus du B. and B. ou nous avons dormi, , , le trou noir ! En revanche, coment oublier ce lieu mythique de la resistance contre l'armee britannique, ce quartier catholique ou l'IRA provisoire etait come un poisson dans l'eau, je veux parler du Bogside dont le nom etait inscrit sur la partie centrale d'une sorte d'arche, come une marque de defi, qui symbolisait l'entree de tous les dangers pour les occupants britanniques et leurs colaborateurs protestants. Lorsque nous sommes arrives a pied devant cette arche, quatre soldats sortaient du Bogside, tres nerveux, ils n'aretaient pas de regarder deriere eux ; tout a coup ils se sont mis a courrir come des lapins pour regagner leur cantonnement distant environ d'une centaine de metres. Ah ils nous ont bien fait rire ces fiers gueriers, si prompts a tirer sur des gens desarmes ! Oui, bon, mais...est-ce une bonne idee d'aller "visiter" le Bogside ?
Le Bogside Premieres impressions du Bogside : gris, personne dans les rues, pas de magasins, tristesse...le sentiment d'etre dans un ghetto. Au bout de cinq minutes, nous apercevons une patrouille en action. Elle remonte le trottoir sur lequel nous nous trouvons. Les quatre "berets rouges" emploit la technique dite du "pas de Belfast" : les deux premiers regardent devant eux, les yeux sans cesse en mouvement, qui balayent comme le faisceau d'un radar, l'un des deux placer derriere marche a reculons, observe surtout les toits, puis, quand il n'en peut mais, il reprend la marche normale tansdis que son proche collegue le relais dans cette position inconfortable. Au moment de nous croiser, je n'en suis pas sur, nous sommes descendus du trottoir, avec une furieuse envie d'etre couleur passe-muraile. A voir les visages des quatres hommes, il est evident que patrouiller dans le Bogside ne ressemble pas a une partie de plaisir. Ce n'est pas le moment de leur crier "English go home !"
Pubs dans le Bogside Il pleut. Quand il pleut sur le Bogside, ce n'est pas comme dans la verte Erin : on regrette de ne pas avoir un parapluie ! On est vite frigorifier ! Et puis c'est triste, sauf pour quelques enfants qui jouent dans les flaques d'eau. Eux, ils rigolent ! Le ciel semble recouvert d'une plaque de plomb, cela accentue cette impression de pauvrete qui regne ici. Qu'on ne vienne pas nous parler de defense de particularismes, de guere de religions, non, c'est une guerre d'un groupe humain contre un autre groupe humain, a qui il refuse l'acces a une vie plus decente, plus confortable, parce qu'il tient a ses privileges de descendants de colonisateurs britanniques. Besoin de s'alcooliser, on pousse la porte d'un pub...brouhaha des conversations, rires...la porte entierement ouverte, tout le monde nous voit et...plus rien ! Silence instantane ! Tous les regards sont braques sur nous, les gestes sont en suspens, l'inquietude se lit sur tous les visages. Interloques, un peu inquiets nous aussi maintenant, nous nous avancons vers le bar deriere lequel le barman, crisper, cachent ses mains sous le comptoir. Je ne sais pourquoi, l'angoisse peut etre, j'ai dit bonjour en francais. Et cela suffit pour detendre l'atmosphere ! La salle entiere semble pousser un soupir de soulagement, les converstations, les rires reprennent. Vous etes Francais, nous dit le barman en prenant deja deux verres. Le barman de ce pub nous explique : vous etes ici deux inconnus, c'est la premiere fois qu'on vous voit ; il y a eu plusieurs fois des inconnus qui sont entres dans les pubs du quartier, mais ce n'est pas pour consommer, non, c'est pour jeter une bombe, ou tirer dans le tas, la prochaine fois, dites tout de suite bonjour en francais ! Nous l'avons ecouter, et ca c'est reveler efficace. Nous etions dans le Bogside en mai 1980, deux ans a peine apres le "Bloody Sunday" !
Belfast Que dire de Belfast ? On finit par s'habituer a tout ! Ainsi, en garant la voiture dans un parking proche du centre ville fermer a la circulation, on voit des militaires britanniques arriver en trombe, boucler le secteur, et que je te controle les papiers de la voiture, d'idenditee...oui, on finit par ne plus y faire attention. Puis, fouille pour acceder au centre ville, des postes de controle de partout, on passe entre des grilles, faut lever les bras, se faire palper. Le centre de Belfast, vide de voitures, comme nettoyer ! Pourtant des bombes continuent d'exploser ! Mais ou dormir a Belfast ? Nous entrons dans une librairie. Une petite brune sympathique, en veste de tweed, nous accroche le regard. Tu connais un B.and B. dans le quartier catholique ? Elle eclate de rire, elle est protestante ! Elle nous indique une adresse, de l'autre coter du fleuve, une dame recoit des etudiants dans sa grande maison, elle aura certainement une chambre a louer. Comme la curiositer est le moteur du voyageur, nous nous presentons devant une maison qui ressemble a celle de "Amytiville", un film d'angoisse de ces annees la, qui raconte l'histoire d'une maison hantee. Ici, on est chez les protestants, dans un quartier bourgeois...c'est le pouvoir economique. Trois coups de marteau sur la porte. Nous commencons a etre bien tremper par cette pluie fine qui semble ne vouloir jamais s'arreter. Alors, ca vient ? On gele ! Quand la porte s'ouvre enfin, et lorsque nous decouvrons cette femme, le premier mot qui me vient a l'esprit c'est : austere ! Elle est grande, elle porte un fichu sur ses epaules, un haut chigon de cheveux blancs, son visage n'esquisse pas le moindre soupcons d'un sourire de bienvenue. Je me vois, dans un flash, repartire dare dare vers la voiture garee plus loin, mais elle ouvre entierement la porte et nous invite a entrer. Elle nous precede et nous conduit a notre chambre, au premier etage, par un escalier en bois, large, magnifique. Elle nous laisse nous installer, se retire en precisant que si nous avons besoins de quelque chose, il ne fallait pas hesiter. Je crois que c'est le silence qui regne dans cette maison qui nous destabilise. Alors, nous jetons en vrac nos vetements mouilles sur nos lits respectifs, nous revetons des secs, et nous repartons aussitot a la rencontre de Belfast. Nous revenons vers les 16 h. Nous constatons que nos vetements humides sont soigneusement disposes sur deux chaises, devant un radiateur electrique ! On frappe a notre porte. La dame nous invite a boire le the dans le salon, en bas, en compagnie d'un etudiant a qui elle loue une chambre. Le salon, avec sa grande table en bois massif, verni, respire le passer, le confort cossu d'avant le formica et le bois agglomerer, les chaises au design diaboliques et les baies vitrees. Nous saluons l'etudiant. La dame entre avec son service a the en porcelaine -la classe, the touch of class !- puis nous laisse. A un moment donner, l'etudiant nous demandent ce que nous pensons de la situation en Ulster. La conversation prend vite un tour critique : c'est un admirateur de Ian Pesley, ce pasteur fanatique, revulser a l'idee de reunification de l'Irlande. Attiree par l'eclat de nos voix, la dame vient nous demander si tout va bien. Avec le recul, je me dis que nous etions gonfles, apres tout, nous n'etions pas chez nous - n'empeche, aujourd'hui encore, je leve mon verre a l'Irlande qui doit etre unie ! Le lendemain matin, dans sa petite cuisine, la dame s'affaira pour nous rendre son petit dejeuner inoubliable, et il le fut. Oui, tout etait etait parfait dans cette maison, sans ostentation, encore une fois avec beaucoup de classe. En partant, mous la remerciames chaleureusement pour son accueil. Un leger, un doux sourire se dessina sur son visage. Cette dame qui nous avait impressionnait de prime abord, reservee, d'une dignite incomparable, etait d'une gentillesse telle que c'est la seule image que je veux garder de Belfast.
RETOUR EN IRLANDE Quel plaisir de revenir dans la verte Erin ! La derniere semaine, nous la vecumes en fonction des reunions de courses de levriers que nous trouvions dans la campagne, apres avoir passer trois jours a Dublin, et trois soirs dans alternativement les deux cynodromes, visiter l'usine de Guiness ou nous avons deguster une blonde...que nous avons jamais vu en vente, et pouser, en toute tranquillite, la porte d'innombrables pubs.
Squeeze the blue Ving huit ans ! Ton Irlande, c'est bien fini ! m'a dit un camarade en contingences sociales. Si tu y retournes, tu seras bien decu. D'abord, nous, les Francais, nous sommes tres mal vus, on nous considere comme des chapardeurs potentiels ! La vie est devenue tres chere, il y a trop de touristes. Je ne retournerai pas en Irlande. A quoi bon refaire un voyage sur un passe revolu, chercher des souvenirs, des lieux, ne peuvent qu'amener deceptions, le ridicule d'affirmer que c'etait mieux avant. A qoi bon ? Et puis, Squeeze the bue ne gagnera plus la "Guiness Cup" !
CYNODROMES Un beau jour du mois de mai, nous avons debarquer en Irlande avec un ami qui conduisait sa propre voiture. Des le premier soir, nous decouvrimes l'ambiance d'un petit cynodrome de campagne, entourer par des gens chaleureux, des momes qui "faisaient le papier" en notant les informations contenues dans le programme, en observant la presentation des 6 partants, une fois le pronostique etabli, ils couraient aux guichets a 20 cents. Les gros parieurs, des billets plein les mains, s'empressaient aux autres guichets. Personnellement, ce fut a Rome ou j'ai assiste pour la premiere fois a une course de levriers. Jusqu'a la deuxieme guerre mondiale, il s'en deroulait meme dans la region parisienne -j'ai entendu parler du cynodrome de Courbevoie. Un Irlandais nous a expliquer le fonctionnement des paris : six partants a chaque course, seuls comptent les deux premieres places ; on peut donc jouer gagnant (1er), placer (1er ou 2 ieme, pas d'importance), gagnant/placer (on touche gagant et placer), ce qui rapporte le plus c'est le couple uniquement gagnant, c'est a dire qu'il faut avoir les deux premiers dans l'ordre d'arrivee, ainsi, a Galway, j'ai le plaisir de gagner 3 livres 50 en misant 20 cents...une grosse cote ! Vraiment, j'ai apprecier ce spectacle a l'echelle humaine, son coter familial, les guichetieres qui devenaient adorables lorsque je leur faisais part de ma nationalite et de mon anglais approximatif, et puis toujours ces poulbots d'Irlande, d'un serieux confondant, professionnels certains jusqu'a arborer une casquette en tweed, visiere bien inclinee sur le nez, qui se dressaient sur la pointe des pieds pour pouvoir deposer leurs pieces aux guichets des paris. Que de bons souvenirs ! Surtout cette belle soiree, dans un des deux cynodromes de Dublin, ou nous avons assister a la victoire de Squeeze the blue dans la "Guiness Cup" devant pas moins de 4000 spectateurs. Il a gagner avec trois longueurs d'avance, quel champion ! Je revois la fierter, sa joie tranquille, de la famille proprietaire. Tout de meme, je suis surpris de n'avoir jamais oublier le nom de ce levrier : Squeeze the blue !
UN PUB, UNE VILLE Je me souviens d'un dimanche apres midi, sur les hauteurs de Cork, un quartier ou il n'y avait rien a voir sauf l'essentiel : rencontrer des etres humains. Nous avons pousser la porte d'un pub...oh le monde ! A ne pouvoir se caser sur la moindre banquette ! Pourtant, toute une famile nous fit signe de venir nous assoir a coter d'elle. Ils se sont serres les uns contre les autres pour nous degager deux places. C'etait une apres midi ou meme le soleil s'invitait dans les coeurs. En buvant des pintes, en echangeant quelques mots avec nos voisins, nous nous sommes impregnes du moindre detail de cette ambiance populaire ou les heures glissaient sur nous sans que nous nous en rendions compte, come si nous etions des habitues de ce lieu, des Irlandais parmi les Irlandais. Un enfant s'approcha de notre table. Le chef de famille nous presenta son fils qui, sans demander son reste, s'empara du verre de son pere et trempa ses levres dans la mousse pour boire une gorgee, puis s'en retourna a son tournoi de flechettes. Une petite route de campagne qui longe la baie de Kinsale. Un pub, unique. Deux types en chemises blanches, pantalons noirs, adosses au parapet, les jambes allongees sur le sol, degustaient leurs bieres devant ce somptueux panorama. J'ai ete vite prendre ma pinte, traverser la petite route, et me suis installer face a la mer. Tout etait en osmose ! Une adequation parfaite de la biere, du soleil et de l'air si limpide. Donnez moi encore des baies de Kinsale, des mers etales ou dansent des myriades d'etoiles solaires, et je degusterais toutes les bieres que vous voudrez ! Et si on reprenait une Murphy ?
L'AMERICAINE. Je me demande si ce n'est pas a Kinsale ou nous avons dormi l'unique fois dans une auberge de jeunesse. Une experience que nous n'avons pas renouveler puique les B and B etaient suffisamment agreables par rapport a cette nuitee de caserne que nous venions de vivre. La chef de caserne, une dame enervee, nous a remis a chacun un balai alors que nous lui demandions nos cartes. Nettoyer avant que de partir, c'est le reglement ! L'americaine et son ami que nous devions deposer dans une prochaine ville se mirent aussi au travail, avec un enthousiame qui compensa l'absence du notre, et avancerent ainsi notre depart. Sur la route, confortablement installer sur les sieges arrieres avec son copain qui, lui, ne parlait pas un mot de francais, l'americaine semblait soulagee d'etre en notre compagnie, de parler notre langue. Mademoisele etudiait la litterature de son pays, ce qui m'a mis en joie. Quand je lui ai demander si elle avait apprecier "Walden, ou la vie dans les bois" de H.Thoreau, j'ai mis le pavillon de la litterature en berne : elle ne connaissait pas, ce n'etait pas dans son programme. J'ai cru qu'elle plaisantait. En fait, non ! J'ai fini par me fendre de deux trois mots sur l'importance de Thoreau sur le mouvement hippie des annees 60, le refus de vivre dans un cadre imposerm le role de la nature, et surtout la desobeissance civile. J'ai aussi ajouter qu'un soir de noel, plutot que de reveillonner en famille, j'ai preferer restewr dans les "bois de Walden". Cela l'a abasourdi ! Ensuite, nous avons aborder d'autres sujets. Lorsque nous fumes arrives dans la ville ou nous devions les deposer, l'etudiante fut desappointee, son copain, lui, ragaillardi a l'idee de ne plus nous voir. Nous echangeames nos derniers mots devant la voiture, puis, comme le yanke s'impatientait, ele s'est jetee dans nos bras, nous embrassa comme si elle partait vers l'enfer, et l'autre, qui ralait, la tira par la manche de son blouson en disant des ok ! ok ! Nous les avons regarder partir. Comme nous l'avions parier, ele s'est retourner pour nous adresser un dernier grand salut. ( Mon incomprehension devant son ignorance de Thoreau n'avait pas lieu d'etre. Je m'en suis rendu compte des annees plus tard en lisant le sociologue americain, Christopher Lasch, dans son livre intituler : "La revolte des elites". Il analyse, decortique l'education, l'universitee amecricaine et on en reste pantois ! A lire aussi "le complexe de Narcisse" Ces deux livres se lisent avec un crayon dans la main tant l'envie nous prend de souligner des passages)
PLUIE, TOURBE. Il pleut. Quand il pleut en Irlande, on ouvre pas son parapluie, on ouvre ses narines afin de respirer au maximum l'air iode, les embruns. Et puis on ouvre aussi ses yeux....Je me souviens plus du nom de ce port, dans la peninsule de Dingle, mais je vois toujours ces facades pastelles des maisons qui s'alignaient devant le quai, je vois toujours cette fee Morgane que nous avons croisee, emmitouflee dans son gros pull blanc, son visage de rousse aux yeux verts qui affichait un air un peu moqueur devant mon admiration, deja nostalgique, pour une belle inconnue que je ne reverrai jamais ("...dont les yeux/charmants paysages/font paraitre court le chemin..."). Tourbieres, l'odeur de la tourbe quand elle brule, un paysan qui nous arrete, nous salue en soulevant sa casquette de tweed, nous demande d'ou l'on vient....ah la France ! Des chaises que l'on sort par la fenetre de la chambre du B and B., nous nous installons face au soleil qui decline sur la lande deserte, notre hotesse qui nous appelle pour nous offrir le the, accompagner de delicieux petis gateaux qu'elle vient de sortir de son four...la presqu'ile d'Aran, une autre Irlande, hors du temps, mais demain nous devons reprendre la route. Le Connemara, ou l'Irlande occupee par les Anglais ?
L'IRLANDE OCCUPEE PAR LES ANGLAIS Lorsque nous avons franchi la ligne de demarcation, nous avons rouler sur quelques klm sans croiser quiconque ou quoi que se soit, appreciant cette tranquillite relative alors que nous roulions dans le no man'sland. Nous vimes au loin un pont qui enjambait la route, une silhouette sur la gauche, une tache rouge, La distance s'amenuisant, la silhouette est vite devenue un parachutiste britannique, le doigt sur la gachette de son arme qui lui barrait la poitrine, de sa main libre, il nous a fait signe de ralentir et de nous garer a gauche du pilier, , , a l'interieur il y avait un petit local ! Les portes ouvertes nous laissaient voir un bureau, des photos d'individus accrochees sur un mur -genre "affiche rouge"-, sans doute des membres de l'I.R.A. recherches. Un sous-officier est sorti du local pour verifier nos papiers, le coffre de la voiture, et il a meme passer le "miroir" sous le chassis. Lorsqu'ils nous ont laisser partir, l'enthousiasme de notre ballade Irlandaise avait quelque peu rafraichi. Bon sang, pourquoi ne pas avoir bifurquer vers le Connemara ?
Derry La premiere image de Derry (surtout pas Londonderry) m'est rester a jamais graver dans ma memoire : une Land Rover militaire avec une mitraileuse sur le toit, un soldat, dont on voyait le buste, pret a tirer. Bienvenue a Derry ! A Derry, je ne me souviens plus du B. and B. ou nous avons dormi, , , le trou noir ! En revanche, coment oublier ce lieu mythique de la resistance contre l'armee britannique, ce quartier catholique ou l'IRA provisoire etait come un poisson dans l'eau, je veux parler du Bogside dont le nom etait inscrit sur la partie centrale d'une sorte d'arche, come une marque de defi, qui symbolisait l'entree de tous les dangers pour les occupants britanniques et leurs colaborateurs protestants. Lorsque nous sommes arrives a pied devant cette arche, quatre soldats sortaient du Bogside, tres nerveux, ils n'aretaient pas de regarder deriere eux ; tout a coup ils se sont mis a courrir come des lapins pour regagner leur cantonnement distant environ d'une centaine de metres. Ah ils nous ont bien fait rire ces fiers gueriers, si prompts a tirer sur des gens desarmes ! Oui, bon, mais...est-ce une bonne idee d'aller "visiter" le Bogside ?
Le Bogside Premieres impressions du Bogside : gris, personne dans les rues, pas de magasins, tristesse...le sentiment d'etre dans un ghetto. Au bout de cinq minutes, nous apercevons une patrouille en action. Elle remonte le trottoir sur lequel nous nous trouvons. Les quatre "berets rouges" emploit la technique dite du "pas de Belfast" : les deux premiers regardent devant eux, les yeux sans cesse en mouvement, qui balayent comme le faisceau d'un radar, l'un des deux placer derriere marche a reculons, observe surtout les toits, puis, quand il n'en peut mais, il reprend la marche normale tansdis que son proche collegue le relais dans cette position inconfortable. Au moment de nous croiser, je n'en suis pas sur, nous sommes descendus du trottoir, avec une furieuse envie d'etre couleur passe-muraile. A voir les visages des quatres hommes, il est evident que patrouiller dans le Bogside ne ressemble pas a une partie de plaisir. Ce n'est pas le moment de leur crier "English go home !"
Pubs dans le Bogside Il pleut. Quand il pleut sur le Bogside, ce n'est pas comme dans la verte Erin : on regrette de ne pas avoir un parapluie ! On est vite frigorifier ! Et puis c'est triste, sauf pour quelques enfants qui jouent dans les flaques d'eau. Eux, ils rigolent ! Le ciel semble recouvert d'une plaque de plomb, cela accentue cette impression de pauvrete qui regne ici. Qu'on ne vienne pas nous parler de defense de particularismes, de guere de religions, non, c'est une guerre d'un groupe humain contre un autre groupe humain, a qui il refuse l'acces a une vie plus decente, plus confortable, parce qu'il tient a ses privileges de descendants de colonisateurs britanniques. Besoin de s'alcooliser, on pousse la porte d'un pub...brouhaha des conversations, rires...la porte entierement ouverte, tout le monde nous voit et...plus rien ! Silence instantane ! Tous les regards sont braques sur nous, les gestes sont en suspens, l'inquietude se lit sur tous les visages. Interloques, un peu inquiets nous aussi maintenant, nous nous avancons vers le bar deriere lequel le barman, crisper, cachent ses mains sous le comptoir. Je ne sais pourquoi, l'angoisse peut etre, j'ai dit bonjour en francais. Et cela suffit pour detendre l'atmosphere ! La salle entiere semble pousser un soupir de soulagement, les converstations, les rires reprennent. Vous etes Francais, nous dit le barman en prenant deja deux verres. Le barman de ce pub nous explique : vous etes ici deux inconnus, c'est la premiere fois qu'on vous voit ; il y a eu plusieurs fois des inconnus qui sont entres dans les pubs du quartier, mais ce n'est pas pour consommer, non, c'est pour jeter une bombe, ou tirer dans le tas, la prochaine fois, dites tout de suite bonjour en francais ! Nous l'avons ecouter, et ca c'est reveler efficace. Nous etions dans le Bogside en mai 1980, deux ans a peine apres le "Bloody Sunday" !
Belfast Que dire de Belfast ? On finit par s'habituer a tout ! Ainsi, en garant la voiture dans un parking proche du centre ville fermer a la circulation, on voit des militaires britanniques arriver en trombe, boucler le secteur, et que je te controle les papiers de la voiture, d'idenditee...oui, on finit par ne plus y faire attention. Puis, fouille pour acceder au centre ville, des postes de controle de partout, on passe entre des grilles, faut lever les bras, se faire palper. Le centre de Belfast, vide de voitures, comme nettoyer ! Pourtant des bombes continuent d'exploser ! Mais ou dormir a Belfast ? Nous entrons dans une librairie. Une petite brune sympathique, en veste de tweed, nous accroche le regard. Tu connais un B.and B. dans le quartier catholique ? Elle eclate de rire, elle est protestante ! Elle nous indique une adresse, de l'autre coter du fleuve, une dame recoit des etudiants dans sa grande maison, elle aura certainement une chambre a louer. Comme la curiositer est le moteur du voyageur, nous nous presentons devant une maison qui ressemble a celle de "Amytiville", un film d'angoisse de ces annees la, qui raconte l'histoire d'une maison hantee. Ici, on est chez les protestants, dans un quartier bourgeois...c'est le pouvoir economique. Trois coups de marteau sur la porte. Nous commencons a etre bien tremper par cette pluie fine qui semble ne vouloir jamais s'arreter. Alors, ca vient ? On gele ! Quand la porte s'ouvre enfin, et lorsque nous decouvrons cette femme, le premier mot qui me vient a l'esprit c'est : austere ! Elle est grande, elle porte un fichu sur ses epaules, un haut chigon de cheveux blancs, son visage n'esquisse pas le moindre soupcons d'un sourire de bienvenue. Je me vois, dans un flash, repartire dare dare vers la voiture garee plus loin, mais elle ouvre entierement la porte et nous invite a entrer. Elle nous precede et nous conduit a notre chambre, au premier etage, par un escalier en bois, large, magnifique. Elle nous laisse nous installer, se retire en precisant que si nous avons besoins de quelque chose, il ne fallait pas hesiter. Je crois que c'est le silence qui regne dans cette maison qui nous destabilise. Alors, nous jetons en vrac nos vetements mouilles sur nos lits respectifs, nous revetons des secs, et nous repartons aussitot a la rencontre de Belfast. Nous revenons vers les 16 h. Nous constatons que nos vetements humides sont soigneusement disposes sur deux chaises, devant un radiateur electrique ! On frappe a notre porte. La dame nous invite a boire le the dans le salon, en bas, en compagnie d'un etudiant a qui elle loue une chambre. Le salon, avec sa grande table en bois massif, verni, respire le passer, le confort cossu d'avant le formica et le bois agglomerer, les chaises au design diaboliques et les baies vitrees. Nous saluons l'etudiant. La dame entre avec son service a the en porcelaine -la classe, the touch of class !- puis nous laisse. A un moment donner, l'etudiant nous demandent ce que nous pensons de la situation en Ulster. La conversation prend vite un tour critique : c'est un admirateur de Ian Pesley, ce pasteur fanatique, revulser a l'idee de reunification de l'Irlande. Attiree par l'eclat de nos voix, la dame vient nous demander si tout va bien. Avec le recul, je me dis que nous etions gonfles, apres tout, nous n'etions pas chez nous - n'empeche, aujourd'hui encore, je leve mon verre a l'Irlande qui doit etre unie ! Le lendemain matin, dans sa petite cuisine, la dame s'affaira pour nous rendre son petit dejeuner inoubliable, et il le fut. Oui, tout etait etait parfait dans cette maison, sans ostentation, encore une fois avec beaucoup de classe. En partant, mous la remerciames chaleureusement pour son accueil. Un leger, un doux sourire se dessina sur son visage. Cette dame qui nous avait impressionnait de prime abord, reservee, d'une dignite incomparable, etait d'une gentillesse telle que c'est la seule image que je veux garder de Belfast.
RETOUR EN IRLANDE Quel plaisir de revenir dans la verte Erin ! La derniere semaine, nous la vecumes en fonction des reunions de courses de levriers que nous trouvions dans la campagne, apres avoir passer trois jours a Dublin, et trois soirs dans alternativement les deux cynodromes, visiter l'usine de Guiness ou nous avons deguster une blonde...que nous avons jamais vu en vente, et pouser, en toute tranquillite, la porte d'innombrables pubs.
Squeeze the blue Ving huit ans ! Ton Irlande, c'est bien fini ! m'a dit un camarade en contingences sociales. Si tu y retournes, tu seras bien decu. D'abord, nous, les Francais, nous sommes tres mal vus, on nous considere comme des chapardeurs potentiels ! La vie est devenue tres chere, il y a trop de touristes. Je ne retournerai pas en Irlande. A quoi bon refaire un voyage sur un passe revolu, chercher des souvenirs, des lieux, ne peuvent qu'amener deceptions, le ridicule d'affirmer que c'etait mieux avant. A qoi bon ? Et puis, Squeeze the bue ne gagnera plus la "Guiness Cup" !
Voyage en Argentine: sites à visiter dans le nord du pays? English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'appel Anthony, étudiant, 20 ans et je compte voyager en argentine. Armé de mon guide du routard. Je viens de faire les réservations aujourd'hui, je pars donc le 20 aout pour revenir le 5 septembre. Cela me fait donc 15jours sur place et je me tourne vers vous, amis connaisseurs de ce pays qui m'intringue, afin que vous m'aidiez à planifier mon voyage.
Je pensais rester 3-4j à Buenos, puis partir visiter le nord du pays. (le sud étant trop loin et pas top durant cette saison) Je voulais savoir quels sites il est important de visiter, comment peut-on ci rendre? Les billets d'avions sur vol interieurs sont ils si chers?
Merci d'avance pour votre aide!
PS: je referais un message demain avec un itinéraire que je vais travailler avec mon père.
Je m'appel Anthony, étudiant, 20 ans et je compte voyager en argentine. Armé de mon guide du routard. Je viens de faire les réservations aujourd'hui, je pars donc le 20 aout pour revenir le 5 septembre. Cela me fait donc 15jours sur place et je me tourne vers vous, amis connaisseurs de ce pays qui m'intringue, afin que vous m'aidiez à planifier mon voyage.
Je pensais rester 3-4j à Buenos, puis partir visiter le nord du pays. (le sud étant trop loin et pas top durant cette saison) Je voulais savoir quels sites il est important de visiter, comment peut-on ci rendre? Les billets d'avions sur vol interieurs sont ils si chers?
Merci d'avance pour votre aide!
PS: je referais un message demain avec un itinéraire que je vais travailler avec mon père.
Vélo couché: apprentissage accéléré? English translation pending
Bonjour,
Partant pour une douzaine de mois en voyage à vélo fin mars - début avril 2008, nous sommes intéressés par les vélos couchés, cependant un doute subsiste :
Sachant que les vélos ne seront pas livrés avant 2 mois, il ne reste plus ensuite que 3 mois pour se faire aux vélos (sachant qu'on prend 2 semaines début mars pour bien les tester).
Trop optimiste, mieux vaut rester en vélo droit sur lesquels on est bien habitués ?
Le Malawi à vélo English translation pending
Salut à tous,
Pour l'Inde et mon message d'il y a quelques jours, vos infos, entre autres, m'ont permis de mesurer la difficulté d'un tel voyage en vélo avec des enfants. Si le voyage en tant que tel n'est pas remis en cause (départ en septembre), nous allons nous orienter vers d'autres moyens de transport. Merci encore.
En attendant, je pars au Malawi 1 mois cet été, sans enfant cette fois et toujours en vélo, et je suis preneur de toutes les infos dont vous disposez sur ce pays, notamment si vous l'avez déjà traversé sur deux roues.
J'atterris à Lilongwe, capitale du Malawi et je repars de Johannesburg 1 mois plus tard. Je ne sais pas encore (enfin, j'ai quand même une petite idée 😉...) si je relie les deux capitales où si je reste au Malawi en longeant le lac avant de prendre un bus ou un billet d'avion vers l'afsud en fin de séjour. Si je décide de rejoindre Jo'burg en vélo, il y a deux options possibles, soit par le Mozambique, soit par le Zimbabwe... Qui a un avis là dessus ?? Si je prends le bus après la visite du Malawi, quelqu'un peut il me dire s'il a déjà emprunté les transports locaux dans cette partie du monde sur de longs trajets ? (style Lilongwe-Maputo, ou Harare...)
Merci d'avance pour vos infos,
Christophe 🙂
Pour l'Inde et mon message d'il y a quelques jours, vos infos, entre autres, m'ont permis de mesurer la difficulté d'un tel voyage en vélo avec des enfants. Si le voyage en tant que tel n'est pas remis en cause (départ en septembre), nous allons nous orienter vers d'autres moyens de transport. Merci encore.
En attendant, je pars au Malawi 1 mois cet été, sans enfant cette fois et toujours en vélo, et je suis preneur de toutes les infos dont vous disposez sur ce pays, notamment si vous l'avez déjà traversé sur deux roues.
J'atterris à Lilongwe, capitale du Malawi et je repars de Johannesburg 1 mois plus tard. Je ne sais pas encore (enfin, j'ai quand même une petite idée 😉...) si je relie les deux capitales où si je reste au Malawi en longeant le lac avant de prendre un bus ou un billet d'avion vers l'afsud en fin de séjour. Si je décide de rejoindre Jo'burg en vélo, il y a deux options possibles, soit par le Mozambique, soit par le Zimbabwe... Qui a un avis là dessus ?? Si je prends le bus après la visite du Malawi, quelqu'un peut il me dire s'il a déjà emprunté les transports locaux dans cette partie du monde sur de longs trajets ? (style Lilongwe-Maputo, ou Harare...)
Merci d'avance pour vos infos,
Christophe 🙂
Transports en commun au Yémen English translation pending
Peut on utiliser les transports en commun au Yemen et dans quel région ?
Merci d'avance pour toute information
New England (USA) and Motorcycle! English translation pending
Après 4 jours passés à admirer des dizaines de motos, à étudier leurs caractéristiques, à monter dessus sans pouvoir sentir les vibrations du moteur, l'appel de la route commençait à être intenable.
Alors aujourd'hui, il était temps. Notre taxi est conduit par un chauffeur originaire du Nigeria. Il connaît assez bien Boston, mais Eaglerider est à Revere, à la sortie nord de la ville. Et là, il connaît beaucoup moins bien. En plus, même avec un GPS, il a de la peine à trouver la bonne sortie et finalement, on se perd un peu. Le gars est gêné et me propose un deal. Vu que la course sera plus longue que prévue, il arrête le compteur et me dit que je ne paierai pas les minutes supplémentaires... Arrivés finalement à bon port, sans trop avoir galéré, il se confond en excuse et veut même nous offrir la course ! Il est pas bien cet homme là ! Ou peut-être qu'il est trop bien justement...
Notre Electra nous attend. 10'000 miles au compteur, super état, stage 1, échappements d'enfer et cale-pieds autoroute. Ca nous change de la croûte de Denver.
Direction Nord, le long de l'océan, le Maine nous tend sa côte. Un Etat peu connu des Européens et pourtant, il a beaucoup à offrir. Comme toute cette partie Nord-est d'ailleurs, baptisée la Nouvelle-Angleterre. Remarquez qu'on aurait de la peine à l'oublier vu les villes qu'on voit sur les panneau. Ipswich, York, Portsmouth, Dover, la Perfide Albion est bien présente.
Un bout de Massachussets que voici le New Hampshire, un Etat qu'il est toujours difficile de placer sur une carte. Mais visiblement ses habitants ont tout compris, eux qui affichent fièrement sur leur plaque de voiture la devise "Live free or die". La côte du NH ne dure que quelques miles, mais quelques miles de plages, le long de Hampton ou Rye. Le peuple est sur le sable, mais dans l'eau, pas grand monde. La peur du great white shark, qui trône en photo ou en jouet dans toutes les boutiques sur les quais ? Sans doute plutôt la froideur de l'Atlantique, peu tempéré si près du nord.
Le Maine arrive sans vraiment prévenir. Depuis notre départ de Boston, nous roulons soit sur la US 1 ou la US 1A, celle qui part du Canada et qui arrive tout au bout de de la Floride, bien plus au sud.
Ici le spectacle n'est pas dans les paysages, peu spectaculaires bien qu'agréables, mais sur le bord des routes avec des maisons de rêves. Des maisons ? Des demeures oui. En bois, avec des colonnes qui entourent le porche, ou alors en briques, afin de rester fidèle à l'héritage culturel des cousins britanniques. Le point commun reste comme toujours la présence du Stars and Stripes, planté dans la pelouse ou sur le cadre de la porte palière.
Notre étape du soir est en vue. Kennebunk, la résidence d'été des Texans qui ont gouverné le pays quelques années durant : Bush père et fils et leur famille. Nous sommes accueillis par Susan, notre hôte Airbnb, dans sa belle maison. Un welcome chaleureux comme toujours aux US. A peine arrivés qu'elle nous dit déjà où aller manger dans le village voisin Kennebunkport, plus facilement appelé KPT. Le Pilot house, un resto-pub où les pêcheurs sont encore acceptés, même en habit de travail, où la cravate et la tenue de soirée ne sont pas de rigueur. Et où les homards et le haddock sont les meilleurs de la ville ajoute-t-elle. Et pas aux prix des riches Bostoniens qui viennent visiter la région. Vendu Susan, on y fonce.
Elle avait raison la Susan, une petite terrasse sans prétention et un groupe qui jouait live. Paraîtrait même qu'un des guitariste a fait un jam avec Dire Straits, selon un marin assis à la table voisine. Un endroit comme on les aime, nature, authentique et Susan avait encore une fois raison, le haddock était parfait Tonnerre de Brest !
Ce petit trip dans ce coin des US s'annonce bien. Demain, direction nord vers Bar Harbor et le parc Acadia. Susan nous a déjà dit que demain matin au petit-dej', elle nous dira quelles belles routes prendre. Après avoir précisé que nous aurons d'abord droit à des pancakes aux myrtilles et à la banane ... Elle est bien cette Susan.La Nouvelle-Angleterre. Apres le nom des villes, c'est maintenant au tour de la météo de nous rappeler les origines toutes british de ces terres du nord-est américain. Après les pancakes à la myrtille de Susan, le ciel se couvre et nous inonde d'une bruine bien droite, bien dense, bien humide. Une véritable douche écossaise alors que les prévisions n'annonçaient rien de méchant. 2 bonnes heures d'un rideau de gouttes fines et légères, qui n'ont l'air de rien, mais qui trempe son homme (et sa femme).
C'est bien dommage car Ocean Avenue est d'une beauté incroyable. Des demeures au bord d'une côte sauvage et déchiquetée, l'occasion de faire des photos splendides. Enfin, par beau temps on s'entend. Donc pas la.
Foutu pour foutu, nous prenons l'interstate 95 nord, histoire d'avancer. Autoroute que nous quittons bien trempés à Portland pour rejoindre le Waterfront, au bord de l'océan. Une jolie petite ville Portland, la deuxième du genre que nous visitons après Portland/Oregon, fondée d'ailleurs par un gars originaire de Portland mais Maine. Tout s'explique.
Nous reprenons la US 1, car la pluie se calme et le ciel s'éclaircit. Ici, pas de grands espaces comme dans le Wild Wild West. La densité de population est telle, que les maisons et les petites villes se succèdent. L'océan n'est jamais loin non plus, mais les arbres viennent lécher les bords des grèves, alors même s'il est tout près, on ne le voit que rarement. Les effluves des embruns nous le signalent tout de même, surtout que c'est marée basse. On ne va pas dire que les paysages sont exceptionnels voire même beaux, mais il y a du charme sur ces petites routes bordées de splendides habitations. Et évidemment, plus près de l'eau on roule, plus c'est beau.
À partir de Belfast (tiens, tiens...) le ciel bleu nous rend le soleil qu'il avait caché derrière la couche de nuages. Ca embellit rapidement le paysage. Nous continuons de longer cette côte Atlantique splendide, sauvage, déchiquetée et préservée. Pas d'immeubles, de grosses constructions. En bord de mer, les hôtels sont des auberges ou des B&B, semblables aux habitations privées. La Mont Desert Island est en vue, avec sa ville phare : Bar Harbor, haut lieu du tourisme nord-américain. Car il faut dire que le Canada n'est pas très loin et sur les trottoirs bondés, il n'est pas rare d'entendre l'accent chantant de nos cousins québécois.
L'endroit est splendide, face à la mer et les petits îlots qui parsèment la baie. Le parc Acadia à son entrée à proximité et Bar Harbor est l'endroit où l'on se pose pour une bière, une glace ou un dessert, après la visite du parc. Et pour ceci, un point commun : la myrtille. Ce fruit est la star du coin. A tel point qu'on le trouve partout. En vente le long des routes, mais aussi dans les pancakes, les glaces, les tartes, les muffins et les habitants de Bar Harbor ont poussé le vice jusqu'à brasser la Bar Harbor Blueberry Ale ! L'autre star, c'est bien sûr le homard, présent partout. Nous en avons mangé à midi, au Sprague ´s à la sortie de Wiscasset. Une petite cantine de bord de route, sans prétention, sauf celle de régaler ses clients avec les fameux Lobster Rolls. Alors ce soir, on change, tout en restant dans les produits de la mer. Ce sera du haddock, comme hier, mais préparé différemment par les cuistots du Chart Room à la sortie de Bar Harbor en direction de Trenton où nous logeons pour la nuit. Une petite terrasse, l'air frais de l'océan, les couleurs du soleil couchant et un bon repas. De quoi être heureux et profiter de l'instant présent.
Demain, on visitera le parc Acadia et nous ferons aussi le tour de l'île. Ca tombe bien, le beau est annoncé. A moins que.Waow. S'il ne fallait qu'un mot, ce serait celui-là. Waow. Gros coup de coeur donc pour la Mont Desert Island et le Acadia NP.
Nous prenons la route assez tôt le matin pour bénéficier des meilleures couleurs. La Park Loop Road débute juste avant Bar Harbor. Le Ranger qui est au portail nous apprend que ce weekend l'entrée est gratuite dans le parc, au lieu des 20$ habituels pour une moto. Une route qui va rapidement devenir à sens unique pour faire son show. Un peu dans la forêt de pins et de feuillus mais surtout au bord de l'océan. Et les vues sur les rochers et cette mer d'un bleu profond ne laisse pas insensible. Une merveille de la nature, une quiétude, voire même la sérénité incarnée. Un spectacle dont on ne se lasserait pas s'il ne fallait quand même continuer sa route.
Cette route donc, qui va nous mener au sommet du Mont Cadillac, d'où la vue sur les îlots et au loin le large est magique.
Nous n'en avons pas encore assez, alors nous décidons de faire tout le tour de l'île vers Southwest Harbor, puis Trenton. Grand bien nous a pris, car la topitude continue. Pas de circulation, des routes en super état. Comme c'est bon de rouler sur l'Electra, dans la fraîcheur du matin au bord de l'océan, mais avec un soleil qui permet de rester en t-shirt. Il nous arrive de croiser des gens, faisant un jogging, certains avec un pousse-pousse, d'autres avec leur chien. Et toujours ce signe de la tête ou de la main pour saluer. Que l'on soit à l'ouest ou à l'est, le respect des américains ne change pas.
Il nous faut avancer pour rejoindre notre repaire du soir à Bethel, plus à l'ouest de l'Etat, presque à la frontière du New Hampshire, et dans les terres.
Ce qui est impressionnant ici, c'est qu'on ne s'arrête jamais de rouler. Pas de feux, pas de ville à traverser, pas de bouchons. Ca roule, encore et encore. Et ces routes du Maine sont magnifiques, à travers les forêts, le long des lacs où des rivières. Car l'eau n'est jamais bien loin. Même qu'à un moment donné, un de ces lacs nous offre son ponton pour une pause. Des gamins jouent dans l'eau et je vais tremper ma main pour jauger la température. Surprise. Contrairement à l'océan qui était ce matin à 14 degrés, le lac est bien tempéré. Ni une ni deux, je me mets en slip et je pique une bonne tête. Le soleil me séchera, même si les parents des gamins en question m'ont gentiment proposé un linge de bain.
Bethel est en vue, un petit village tranquille, une belle auberge pour notre nuit. Quel sentiment de liberté sur ces magnifiques routes US, au guidon d'une Electra parfaite. Et quand la radio, branchée sur Classic Rock, nous crache "Dancing in the dark" de Springsteen, le nirvâna n'est pas loin.Bethel se trouve du côté est de la chaîne des Appalaches et dès la sortie de la petite ville, nous voilà déjà dans les collines boisées. Le Mont Washington, plus haut sommet de la côte est des USA, n'est qu'à une trentaine de miles. La US 2 West, puis la NH 16 South et nous voici au pied de la route qui monte au sommet. Comme tout parc géré par l'Etat, il y a un péage et la grimpette vaut 26$ pour deux et la moto.
Une route spectaculaire, car étroite et d'une pente qui avoisine parfois les 20% !!!! En plus, pour corser un peu l'affaire, il n'y a pas de muret de sécurité côté vide et une portion de plusieurs centaines de mètres n'est même pas asphaltée. Bref, un bel exercice de style.
Le sommet n'est qu'à 1950 mètres environ, mais il y a un vent assez fort et assez frais. Malgré sa faible altitude, le Mont Washington est l'un des endroits au monde où les vents les plus violents soufflent. Surtout lors des tempêtes d'hiver. Un panneau nous apprend qu'en 1934, Eole a été mesuré à 231 mph !!!! Belle brise... Si la montée était déjà sport, la descente est aussi coton, avec la pente et le poids de la moto.
La NH 16 South est une belle route qui nous amène à Conway. Une route qui suit une vallée et qui est toute en courbe au milieu du New Hampshire. La région est très boisée et sans doute qu'il faudrait venir ici en automne pour goûter aux couleurs magiques des feuillus qui se déshabillent avant l'hiver. Pas de réelles montagnes, mais de hautes collines, bien rondes, sur lesquelles des pistes de ski ont été tracées à travers les arbres.
Le Vermont n'est plus si loin alors que nous remontons la Kancamangas Highway, plus simplement la NH 112 West, qui longe sans cesse une rivière. Nous passons dans ce Vermont dont la capitale est Montpelier, avec un seul "l". Les paysages ne changent pas, toujours vallonnés et boisés, comme chez le voisin. Malgré son statut de capitale de l'Etat, Montpelier est une petite ville dont seul le Capitole lui donne de la grandeur. La VT 100 North nous conduit à Stowe où nous nous posons dans une superbe maison, chez Karen, notre hôte Airbnb d'un soir. Karen et son mari sont un couple de retraités super sympas, qui ont vécu longtemps à l'étranger. JIm a même fait le Vietnam, mais pas en touriste...
Un accueil avec un verre de rosé, chaleureux et amical (l'accueil, mais le rosé aussi finalement) comme toujours. Avec l'anecdote du jour : Karen nous demande de bien fermer la porte du garage une fois la moto rentrée, car un ours se balade dans le coin et il ne serait pas mécontent d'aller taper dans les réserves de nourriture de nos hôtes. Elle a même réussi à le prendre en photo, debout sur les pattes arrière, à regarder par la fenêtre de la cuisine ... Et elle nous dit ça en toute décontraction, précisant qu'il y a aussi quelques coyotes, ou plutôt une espèce de loup local, qui viennent parfois vers les habitations. Plutôt une bonne nouvelle ajoute-t-elle, c'est la preuve que la nature vit dans ce coin du Vermont...Stowe se trouve sur la VT 100. Ca tombe bien, car cette route prend son départ près de la frontière canadienne et elle va descendre tout au long du Vermont jusqu'au Massachussets. Et justement, c'est la qu'on va, au Massachussets. Il n'y a donc qu'à la suivre sur 200 miles et le tour est joué !
Une route splendide, qui suit des vallées entre les collines, qui longe des rivières ou des lacs, qui traverse des petites villes charmantes. Le Vermont est un Etat essentiellement rural, sans réelle grande ville, où la nature tient une place importante. Du coup, le tourisme est bien présent et les petites auberges et autres guesthouse sont nombreuses sur le bord des routes. Malgré ses montagnes de faible altitude, l'hiver est rude dans ce coin, de la mi-novembre à la mi-avril avec de la neige, parfois beaucoup de neige, et des températures négatives pendant de long mois. Nous avons d'ailleurs vu plusieurs petites stations de ski, dont les pistes ont été bâties par l'homme à travers les forêts.
Une fois encore, les routes sont parfaites et très roulantes. Peu ou pas de circulation, quasi aucun arrêt dû à des feux ou des bouchons, le rêve américain en Electra !
Les maisons en bois se succèdent tout au long de la journée, principalement blanches, parfois rouges ou encore bleues, mais tout le temps splendides, avec leur porche et les fauteuils, leur pelouse parfaitement tondue.
Le Canada n'est vraiment pas loin (d'ailleurs Stowe n'était qu'à moins de trois heures de route de Montréal et donc plus près que de Boston) et beaucoup de fermiers vendent leur production de véritable Maple Syrup, traduisez le sirop d'érable. Autre spécialité locale, les ponts couverts en bois. Construits il y a des dizaines d'années, voire plus, les communautés les restaurent et les entretiennent, conscientes qu'il s'agit d'un patrimoine culturel important vu la jeune Histoire américaine.
Je ne voudrais pas avoir l'air d'insister, mais ces routes de la Nouvelle-Angleterre sont un régal. Si le paysage est sans doute moins spectaculaire que dans l'Ouest, les routes, elles, sont moins monotones. Pas d'interminables lignes droite et plate, mais des courbes et des virages, des montées et des descentes, le tout dans un sentiment de sécurité absolue. D'ailleurs cela fait 5 jours que nous roulons en t-shirt et si le port du casque n'était pas obligatoire pour les motos de location, il y a fort à parier que nous n'en aurions pas porté !
Ce soir, nous nous posons donc au Massachussets, à Shellburne Falls, célèbre pour son pont fleuri. Un ouvrage pour piétons copieusement bondé de fleurs et de bulbes qui font le bonheur des visiteurs. Peut-être une bonne idée à prendre pour un de nos ponts qui enjambe le Rhône ?
Notre logement est perdu dans les bois à 7 miles de la petite ville. Alors que nous nous apprêtons à sortir manger, je demande à notre hôte si nous avons besoin d'une clé pour revenir. Pixie me répond que eux aussi sont de sortie, mais que la maison reste ouverte, nous n'avons pas à nous inquiéter. Mais dites-moi voir, ne sommes-nous pas dans un pays dangereux qui vit avec la peur et l'angoisse sécuritaire ? Confiants, nous laisserons bien sûr nos casques et gants sur la moto pendant notre repas au Blue Rock. Sans souci évidemment.
Le Maine, le New Hampshire et aujourd'hui le Vermont. Trois Etats dans lesquels le bonheur a été absolu sur les routes. Demain, dernière traversée du Massachussets pour rejoindre Boston. Car demain soir nous troquons Harley-Davidson contre British Airways ...