Search VoyageForum
FR
Patagonie mars 2012: Parc des Glaciers et Torres del Paine English translation pending
by Boz51 · 2012-04-07 · 20 replies
La Patagonie et ses grands espaces, ses glaciers, ses treks : nous voilà partis pour 17 jours vers ces terres lointaines pour visiter le Parc des glaciers et le Torres del Paine.

Samedi 10 mars 2012 :

- Arrivée à Buenos Aires vers 19h pour une arrivée prévue à 9h du matin, soit 10 heures de retard !!! ça commence bien les vacances : un type en business class un peu saoul, un peu drogué a agressé deux hôtesses au milieu de la nuit. Le commandant de bord prend la parole à 5h du matin (heure française) pour annoncer qu’il a décidé de remettre ce guignol à la police espagnole et donc de faire demi-tour pour les îles Canaries… Arrivée à Las Palmas, débarquement et 2 heures d’attente le temps de changer l’équipage affecté, semble t-il, par cet incident puis embarquement pour 10 heures de vol supplémentaire.

- Arrivée à Buenos Aires à 19h (heure locale) c'est-à-dire à l’heure à laquelle nous aurions dû atterrir à El Calafate. Au lieu de cela, nous partons à la recherche du bureau d’Air Europa pour qu’ils nous trouvent un vol pour le lendemain ce qu’ils feront ainsi qu’un hôtel pour la soirée.

- Finalement, nous atterrirons à El Calafate vers 12h30. Accueil par les services sanitaires qui fouilleront nos sacs : viandes séchée : OK, compote pomme banane lyo : OK, saucisson et comté : pas vu…

- Un bus pour El Chalten de la compagnie Las Lengas attend sur le parking pour partir : cool sauf qu’il faut qu’on passe par El Calafate pour réorganiser toutes les réservations compte tenu du retard de l’avion et acheter également une cartouche de gaz (la nôtre a été confisquée à l’aéroport de Buenos Aires).

- Pour les réservations de bus (pour El Chalten et Torres del Paine) et The Big Ice, je suis passé par l’agence Chaltentravel qui a un bureau à El Calafate : nous y passons, et la personne très sympathique s’est occupée de modifier les dates de réservation. Problème réglé. Nous partons le soir même pour El Chalten par le bus de 18h30 (3h de trajet environ.

- Nous arrivons à l’hôtel Rancho Grande (terminus du bus) qui est complet : on nous propose donc l’hôtel Poincenot à côté, soit 350 pesos la chambre (60 € quand même !).

Dimanche 11 mars 2012 :

- Départ de l’hôtel à 8 heures pour trouver un harnais car nous voulons aller jusqu’au Paso del Viento et ensuite relier le Cerro Torre par le col des Agachonas : il y a sur ce parcours 2 tyroliennes. Sauf qu’au moment de louer le harnais (100 pesos pour 3 jours), le type me dit que la première tyrolienne est cassée et que le chemin pour monter au col des Agachonas est difficile à trouver : ça promet.

- Direction la maison des guides : point de départ pour la Laguna Toro et 1er jour des vacances !

- L’un des guides me confirme que la tyrolienne pour traverser le Rio Tunel est cassée et qu’il faut donc traverser à pieds.

- Le trajet jusqu’à la Laguna Toro est indiquée pour 6 heures de trajet mais nous le ferons en 5 heures : il faut dire que la brume épaisse qui nous entoure n’incite pas à la contemplation des paysages.

Photo prise sur le retour avec le glacier Rio Tunel au fonds.



- Nous arrivons donc assez tôt au campement et décidons finalement de poursuivre jusqu’à un site de camping situé sur la carte (Chalten Out Door) près de la Laguna superieur (après le glacier Rio Tunel). Mais à l’approche de la Laguna Toro, il existe une multitude de sentes : il s’agit des traces de nombreux randonneurs qui cherchent à accéder au glacier sans traverser la rivière. Effectivement, la tyrolienne est cassée. Le débit de la rivière et la température de l’eau n’incite pas à traverser. Nous cherchons donc nous aussi à contourner cette rivière pendant pas mal de temps sans résultat. Le temps passe et nous ne trouvons toujours pas d’accès au glacier. Nous décidons de retourner au campement Toro pour la nuit.

Lundi 12 mars 2012 :

- On repart dès 8h vers le glacier pour essayer de trouver un passage en contournant la rivière par les rochers mais c’est dangereux et sans issue. On fini par traverser la rivière au niveau du delta, là où la rivière se divise en plusieurs cours d’eau juste avant de se jeter dans la Laguna Toro : le courant y est moins fort.

- On commence par sauter de pierre en pierre pour éviter que nos chaussures soient trempées. D’ailleurs, parfois certaines pierres étaient très claires voire translucides : ah, de petits blocs de glace détachés du glacier !

- Nous avons finalement dû y aller avec les chaussures qui resteront trempées jusqu’au lendemain. Il est facile de retrouver le sentier juste après la tyrolienne : il passe à flanc de montagne et très au dessus du glacier Rio Tunel pour finalement redescendre jusqu’au glacier. Il faut ensuite marcher un peu sur le glacier ce qui n’est pas dangereux car le glacier, à cet endroit-là, butte contre la montagne et est donc très compact. Pas d’équipement nécessaire car il y a pas mal de débris sur le glacier ce qui permet de marcher sans crampons.



- Il faut ensuite remonter à flanc de montagne mais, contrairement à ce que semble indiquer le tracé sur la carte, il ne faut pas rejoindre les bords de la Laguna Tunel supérieur. Le sentier passe bien au dessus et il faut suivre les cairns.

- Pour ce qui nous concerne, nous avons trouvé le sentier mais nous l’avons perdu à l’approche de cette seconde lagune : nous avons atteint les bords du lac (incités par la carte) où il y a d’ailleurs des cairns mais qui ne mènent nulle part. Nous avons donc atteint l’autre bout du lac puis le glacier mais sans jamais suivre le moindre sentier. Nous nous sommes retrouvés à flanc de montagne à nous demander si le col Paso del Viento était le col de droite, celui de gauche ou celui du fonds là-bas. Nous nous étions fixés la limite de 16h pour trouver le col avant de retourner au campement Toro et il est 15h.

- Ça va être dur : on croit voir des cairns, on s’en approche et puis non ou peut être. On observe au loin, on cherche sur la carte. Bon on tente ce col là. J’en ai marre. Je m’arrête pour pisser, regarde le paysage et… la trace du sentier au loin bien en évidence, là où jamais nous n’aurions eu idée de le chercher.

- La carte de Chalten Out Door est donc bien imprécise. Le sentier est suffisamment visible pour qu’on détermine sa direction et où il mène. Nous atteignons ainsi le Paso del Viento à 16h après avoir traversé la pampa sur une pente assez raide.

- Et là, une vue extraordinaire : une étendue de glace avec, au loin, une multitude de glaciers qui se rejoignent tous dans ce champ de glace que l’on voit s’étirer sur des kilomètres. Ça vaut le coup de se perdre pendant des heures pour cette petite demi-heure d’observation (le vent est fort et froid ce qui n’incite pas à rester trop longtemps aussi exposé d’autant plus que les nuages arrivent). Petites photos souvenir jusqu’à ce que les piles me lâchent vu qu’il fait très froid : décidément !



- Sur le retour, nous croisons quelques personnes dont un anglais, un français qui nous explique que la fille devant (une allemande) est partie tôt ce matin de la maison des guides (et elle porte son sac) ! D’ailleurs, on se rend compte qu’il y a des randonneurs un peu partout sur le versant de la montagne à la recherche du bon sentier : ce n’est pas pour rien que cette partie du parcours est déconseillée sans guide.

- Arrivée à 20 h au campement.

Mardi 13 mars 2012 :

- Départ 8h pour le col des Agachonas (l’un des plus beaux points de vue du parc paraît-il) mais un sentier difficile à trouver. Nous avions repérer, à l’aller, la rivière proche du sentier tel qu’il figure sur la carte sauf que nous n’avions plus trop confiance car les tracés sont imprécis sur cette carte.

- Nous trouvons assez facilement un sentier qui monte en direction du col. Nous voyons un beau cairn près de la rivière. Nous continuons la progression pour arriver sur une zone où le sentier se démultiplie, les traces partent dans toutes les directions. Bon. On pose nos sacs à la recherche d’un passage : en face, un marais impossible à traverser ; de l’autre côté de la rivière, aucune trace ni sente. On décide alors de contourner par la droite le marais mais au dessus du marais il y a une forêt qui est dense donc qu’il faut aussi contourner. Le temps passe et puis, nous croyons voir des sentes là où il n’y en a pas (passage d’animaux, érosion due à la pluie…). Le temps passe, il est 14 h : pause déjeuné au milieu de la pampa et nous sommes désormais assez éloignés de la rivière près de laquelle est supposé se trouver le sentier. On sort les jumelles pour chercher où se trouve le sentier et nous voyons, au loin, une trace au dessus de la forêt que nous cherchons à contourner depuis des heures mais, apparemment, du mauvais côté.

- Cette trace se trouve juste au dessus de la rivière ce qui nous laisse penser que le sentier consiste, au moins pour partie, à remonter le cours de la rivière afin de contourner la forêt.

- Bref, il est trop tard pour rebrousser chemin sur cette seule supposition donc nous décidons de rejoindre le campamento Poincenot (notre destination du jour) non pas en passant par le col des Agachonas mais par El Chalten. Ça tombe bien, à l’aller, nous n’avons pas vu le paysage à cause de la brume !

- Arrivée au camp vers 20h30 : le sentier pour atteindre le camp n’est pas difficile (même s’il le devient un peu après tant d’heures de marche et avec des chaussures mouillées !).

Mercredi 14 mars 2012 :

- Départ à 6h pour la Laguna Los Tres de nuit pour le lever de soleil sur le Fitz Roy : arrivée vers 7h15. Bien mais je me demande si la vue n’est pas mieux d’en bas : une autre fois.





- Petit-déjeuner au camp et départ vers 10h en direction du Cerro Torre : le sentier qui longe les Lagunas Madre et Hija est assez monotone : nous passons par le Cerro Torre : pas mal, la vue est dégagée jusqu’au moment de notre départ où les nuages viennent recouvrir le massif de manière subite.





- Retour à El Chalten pour prendre notre bus à 18h30 pour El Calafate (le départ est un peu plus tôt lorsqu’on prend le bus du Rancho Grande).

Jeudi 15 mars 2012 :

- Départ 7h de l’hôtel Hosteria Patagonia (coût : 170 pesos argentins, soit 29 € ; adresse : Don Bosco 160 ; tél : 492302 ; mail : hosteria-patagonia@cotecal.com.ar) par minibus (système de minibus qui sillonnent chacun une partie de la ville et vous mène au bus principal) pour The Big Ice avec Hielo y aventura (coût : 770 pesos argentin, soit 135 € transport compris mais pas le déjeuner) ;

- Arrivée aux passerelles à 9h pour 30 ou 40 minutes pour observer le Perito Moreno.



Le pont de glace a cédé début mars mais 15 jours avant notre arrivée : dommage !



Puis direction le port pour la traversée en bateau du lac. Petite randonnée à flanc de montagne pour accéder au glacier ; prise en main de l’équipement (crampon + harnais pour la sécurité) et premiers pas sur le glacier.

- Visite de deux petites grottes sous le glacier : la glace est bleue et on voit les petites bulles d’air piégées dans la glace : c’est assez étonnant comme milieu.



- La marche sur le glacier ne présente aucune difficulté particulière et ça devient même un peu ennuyeux au bout d’un certain temps : heureusement, les guides (2 pour 6 personnes) se sont employés à chercher des trous dans la glace d’un bleu profond ou de petites rivières pour égayer la marche de 4 heures. C’est une excursion à faire pour une initiation à la marche sur glacier. Pour ceux qui connaissent déjà, ça ne présentera que peu d’intérêt.

Une roche erratique.



- Retour à l’hôtel vers 18h30.

- Restaurant réparateur au Casimiro Bigua : menu découverte à 60 € par personne avec dégustation de vins, tous bons sauf le rouge (très bonne limonade maison).

Vendredi 16 mars 2012 :

- Départ 7h de l’hôtel direction Torres del Paine (7h de trajet direct avec un bus tout terrain de Patagonia Extrema Viajes réservé via Chaltentravel pour 746 pesos argentin l’aller retour, soit 130 € (le prix du trajet direct !) ; déjeuné compris). Passage par la douane : côté Argentine, il s’agit simplement de présenter le passeport mais, côté Chili, les sacs et les bagages à main sont passés aux rayons x. Du coup, on a planqué le saucisson et le fromage dans nos poches et c’est passé comme une lettre à la Poste. Petite précision : il faut remplir un papier dans lequel à la question, transportez-vous des marchandises interdites, il faut répondre oui car si la réponse donnée est non et que les douaniers trouvent quelque chose, l’amende est assurée ce qui n’est pas le cas autrement !

- Près de la douane, il y a une épicerie qui fait bureau de change (nous avons changé 60 dollars chacun pour payer le droit d’entré du parc et les campings).

- Le trajet est en fait une excursion à la journée donc il y a des arrêts pour les visites des lacs Sarmiento et Amarga et des explications en tout genre ce qui retarde d’autant, pour nous, le départ de notre randonnée. Exemple, Paine est une couleur entre le gris et le bleu : c’est un adjectif qui peut aller avec tout autre chose que les tours du parc. Pause déjeuné près des cascades du Paine.

Un guanaco à l'approche du parc.



- Vers 14h, nous arrivons enfin à l’entrée du Parc de la Laguna Amarga. Paiement du parc : 15 000 pesos chilien, soit 23 € par personne. Nous quittons l’excursion qui se poursuit de l’autre côté du parc et nous commençons notre trek direction le Campamento Seron (pas de réservation ; coût : 4 000 pesos chilien avec douches, soit 6 € par personne mais exceptionnellement gratuit car les douches sont fermées). Le paysage n’est franchement pas terrible car la forêt a visiblement cramée il y a quelques années et les Torres sont planquées sous les nuages mais nous croisons deux français qui nous rassurent pour la suite de notre périple. Arrivée vers 18h sous une fine pluie.

Samedi 17 mars 2012 :

- Direction camp Los Perros (pas de réservation ; coût : 3 500 pesos chilien par personne avec douche froide, soit 4 €) en passant par le refuge Dickson. La neige est tombée sur les sommets durant la nuit ce qui égaie les paysages.





Nous ne rencontrons personne jusqu’au refuge Dickson. Beau panorama et impression d’immensité et de solitude.



- Passage rapide au refuge : les gardiens nous indiquent qu’il est déconseillé de poursuivre jusqu’au camp Los Perros après 14h. Bon, il est 13h30 donc ça va. Pour rejoindre le glacier Dickson, il existe un bac mais il ne part qu’à 9h et revient également qu’à une heure fixe l’après-midi. Comme nous ne voulons pas attendre demain matin pour prendre le bac, nous renonçons et partons pour Los Perros.

- Le sentier traverse la forêt pendant des heures : c’est interminable (4 heures 30 mais sans difficulté)), extrêmement monotone car le paysage n’est pas visible du fait de la forêt qui est dense. Arrivée au glacier Perros vers 18h juste bien pour le couché de soleil.



Dimanche 18 mars 2012 :

- Direction le refuge Grey (pas de réservation ; coût : 3 500 pesos chilien par personne avec douche chaude, soit 4 €, épicerie). Départ vers 8h pour le col John Gardner : le sentier est très gras voire inondé à certains endroits : la progression est lente au départ. Il y a ceux qui tentent de marcher sur les troncs morts et les racines boueuses pour éviter de s’en mettre partout et les autres qui y vont franco. Toutefois, le sentier devient plus praticable au bout d’un certain temps : il est bien indiqué.



Nous passons devant un autre glacier : c’est ce qui est vraiment étonnant dans cette région. Il est possible d’approcher de très près des glaciers sans faire de la haute montagne et il y en a tellement.



- Arrivée au col vers 10h30 avec un vent fort pour nous accueillir : difficile de rester trop longtemps : la vue sur le glacier Grey est impressionnante. Sa taille, sa couleur, les autres glaciers au loin qui semblent le rejoindre comme les affluents d’un fleuve, ça ne vaut pas le champ de glace continental mais c’est pas mal quand même.



- La descente jusqu’au camp est longue mais la vue sur le glacier distrait avec une perspective qui change tout au long de la descente. Arrivée au camp vers 17h30.



- Le camp est bien plus fréquenté que ce qu’on avait vu jusqu’à présent avec quelques groupes de touristes. Un cuisinier chilien qui s’occupait de l’un de ces groupes passe d’ailleurs devant ma tente et me propose un fonds de casserole de poulet au maïs : sympa.

Lundi 19 mars 2012 :

- Direction camp Las Carretas (pas de réservation ; coût : gratuit). Nous avions prévu une journée de battement en cas de météo difficile qui nous aurait bloqué mais comme cela n’a pas été le cas, il faut trouver à s’occuper donc direction le Campamento Las Carretas.

- Il s’agit d’une promenade qui ne présente désormais guère d’intérêt vu qu’à partir du Refuge Grey, tout a cramé au mois de janvier dernier. Il est possible de marcher des heures dans un paysage entièrement carbonisé : cela va du Refuge Grey (qui n’a pas été atteint mais les alentours ont bien cramés) jusqu’à Las Carretas au sud et juste avant le Campamento Italiano à l’est.



- Départ 8h pour une arrivée au refuge Péhoé à 11h puis arrivée à Las Carretas à 15h15. Les bords du lac Péhoé n’ont pas été épargnés par le feu et la progression est rendue difficile à cause du vent qui soulève la cendre en petits tourbillons.

- D’ailleurs, le vent était particulièrement fort durant cette journée et on se rend compte que ce n’est pas parce qu’on l’a dans le dos que c’est plus facile : bien au contraire !

Mardi 20 mars 2012 :

- Direction camp Italiano (pas de réservation ; coût : gratuit). Départ 8h en reprenant le même chemin que la veille jusqu’au refuge Péhoé avec un vent de folie et de face cette fois-ci. Arrivée au camp Italiano vers 13h, montage de la tente, pause déjeuné et départ vers 14h pour le camp Britanico. La montée est sympa avec la vallée del Francès sur la gauche et les tours sur la droite qui se découvrent grâce au vent dans une ambiance tempétueuse. Et il y a aussi la vue sur le Lago Nordenskjöld qui est, pour le coup, ensoleillé. Pour ma part, j’ai trouvé qu’il s’agissait de la plus belle vue sur les tours mais la météo joue beaucoup sur cette impression.



- Nous verrons aussi trois avalanches au niveau du glacier del Francès mais c’est surtout le bruit qui est impressionnant. On voit la neige tomber sur des dizaines de mètres jusqu’à un chaos de neige noircie par les débris et se mêler aux petits ruisseaux de fonte du glacier.



Mercredi 21 mars 2012 :

- Direction camp Las Torres (pas de réservation ; coût : gratuit). Le temps est beau avec un lever de soleil sur la vallée del Francès en prime. Nous entrons dans la zone privée du parc avec le refuge Los Cuernos puis le Campamento Chileno (nous emprunterons le shortcut pour éviter de passer par l’Hosteria Las Torres). La vallée Ascencio est superbe.



- Arrivée au camp, montage de la tente et départ pour le mirador (45 minutes). La vue sur les tours avec le petit glacier et le lac en contrebas est sympa mais je n’ai pas trouvé ça aussi grandiose que la vue depuis le camp Britanico. Ça fait trop carte postal.



Jeudi 22 mars 2012 :

- Direction camp Guarderia Laguna Amargua. J’ai demandé au gardien s’il était possible de pousser jusqu’au Campamento Japonés mais il me répond que le sentier n’est pas praticable car c’est de la pierraille. La lassitude viendra à bout de notre motivation car il est vrai que j’ai été un peu déçu de la monotonie des sentiers car la plupart d’entre eux se situent en plaine et sur de longues distances (par exemple, Campamento Seron – Los Perros : 28km). Nous n’irons donc pas voir de nous même s’il est ou non possible de rejoindre le fond de la vallée.

- Arrivée au refuge Las Torres (un peu après l’Hosteria) : il y a un bus qui fait le transfert vers le poste de garde avec un départ à 9h, 14h et 16h. Sauf qu’il est 11h quand on y passe : on poursuivra donc à pieds jusqu’à la fin avec une arrivée à 12h30.



- Notre bus arrivera vers 16h30 comme prévu (ce n’est pas le même qu’au départ, ni la même compagnie, ni le même trajet vu que ce n’est pas un bus tout terrain : il doit donc relier El Calafate en passant par Esperanza pour éviter les pistes).

- Arrivée à El Calafate à 20h30.

Vendredi 23 mars 2012 :

- Avion à 10h50 pour Buenos aires et arrivée à 13h46 (taxe aéroport de 28 ARS, soit 5 €).

- Taxi (90 Ars) pour rejoindre l’Hostel Parada (Avenida Rivadavia 1291, Centro, coût 200 ARS, soit 36 €).

- Visite rapide de la ville en suivant le parcours proposé sur le Lonely Planet (Plaza San Martin, Galerias Pacifico, Florida, Obelisco, Plaza de Mayo, …) puis la rue Defensa. La ville est plaisante, agréable et l'architecture très européenne (pour ne pas dire parisienne) mais on sent quand même que l'âge d'or est passé.

- Restaurant Parilla Chiquilin pour enfin goûter le bœuf argentin.

Samedi 24 mars 2012 :

- Visite des quais avec le bateau école de l’armée argentine : joli quartier.

- Direction l’aéroport vers 10h par taxi (150 Ars).
Idée de destination pour tenter l'expérience de l'autonomie English translation pending
by Sephra · 2012-04-01 · 12 replies
Bonjour à tous

J'espére poster dans la bonne catégorie du forum.

J'ai une demande un peu particuliére. J'ai fouillé un peu le forum, j'ai trouvé des sujets en lien avec ma recherche, sauf que les discussions devenaient rapidement hors sujet.

Mon projet, tenter l'expérience quelques mois de l'autonomie, mais je ne sais pas du tout où. En clair, j'aimerais trouver une destination, où je puisse m'installer quelques mois ( je vais disposer de plusieurs mois libre dans quelques semaines ), loin de tout (lieu accessible uniquement a pied par exemple) et pouvoir me suffire a moi même, avec un minimum de budget. De quoi pouvoir faire le voyage, prévoir pour les 1er jours, éventuellement louer un petit abris si cela se fait encore, etc...

Je sais que ce post est très utopique, qu'il y a des choses inévitable comme le besoin en eau, un minimum de nourriture comme des fruits le temps de faire pousser quelques légumes, du savon et du dentifrice j'imagine, pouvoir faire du feu, etc etc etc... et surement des tas de choses auxquelles je ne pense pas (les problémes de santé ne rentrant pas dans mes contraintes, cela fait parti de l'expérience je pense, sauf si grosse urgence, a ce moment là, la seule chose vraiment utile serait un téléphone portable avec une petite recharge solaire j'imagine, j'ai vu ce genre de choses a des prix tout a fait raisonnable).

Mais j'ai toujours adoré me retrouver seul en pleine nature, je suis originaire de corrèze, et je faisais ça jeune très souvent avec une simple tente pendant 15 ou 20 jours, et ça me manque a un point... Sur Paris c'est un peu plus compliqué pour trouver une compléte solitude :)

Une autre chose que j'avais noté intéressante, c'était la présence de plusieurs communautés en France, mais aussi a l'étranger vivant de leurs propres travaux de culture et d'artisanats, certaines se proposant même d'accueillir des gens pour leur faire découvrir ce mode de vie totalement en marge des sociétes actuelles. Mais n'y connaissant rien et étant plutôt méfiant de nature, j'ai peur de tomber sur des mouvement plus ou moins "sectaires" cherchant plus que des bras pour aider aux activités quotidiennes.

En gros, je veux un coin ou me poser quelques mois au minimum (sauf si coup de coeur of course) tranquillement sans violer un terrain privé ou une forêt protégée, pendant quelques mois loin de tout internet, electricité, portable, pour pouvoir apprécier des choses plus simples, un petit coin dans la nature avec un dépaysement totale! Et non je suis pas un pseudo hippie baba cool fan de "into the wild"!!! Je tiens a le préciser, je suis conscient de l'expérience que j'ai envie de vivre :)

En vous remerciant de votre lecture, et même si je me doute que ma demande est surement irréalisable, vos avis et conseils sont les bienvenues!

PS: je rajoute une derniére chose à mon utopie, j'ai une préférence pour les végétations verdoyantes, les forêts, les climats pas chaud type voir limite légérement pluvieux. Un peu comme en normandie au mois de mars, ou comme l'irlande. Des températures de 10/15 degré grand max, ça me va parfaitement avec le matérielle nécessaire. Mais bon, c'est juste une remarque en plus, toutes idées de lieux m'intéressent :)
Itinéraire pour trois semaines au Cambodge en février? English translation pending
by Zebulon787 · 2012-01-03 · 25 replies
Bonjour,

Je pars 3 semaines au Cambodge en février. J'ai pris mes billets d'avion Paris - Phnom Penh (avec une escale). C'est mon 6ème voyage en routard (3 fois en Inde, et 2 fois au Népal pour trekker).

Je dois à présent finaliser mon itinéraire, préparer mes principales étapes. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que j'ai envie de passer quelques jours à Phnom Penh, évidemment visiter Angkor, passer quelques jours à la plage (Sihanoukville ?), et éventuellement me poser 2-3 jours sur une île si j'ai le temps. J'aime aussi la campagne et les petites villes tranquilles, les temples bouddhistes. J'adore le fleuve Mékong (je l'ai déjà vu au Vietnam mais c'était en voyage organisé). Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques, et je n'aime pas la plongée sous-marine.

Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 20 jours dont je dispose ?

En tant que voyageur en routard, quelles sont les principales différences avec l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...) pour les transports ? pour les hébergements ? J'ai dans l'idée que ça doit ressembler un peu (beaucoup ?) à l'Inde, mais je me trompe peut-être...

A priori je prendrai mon visa à l'arrivée à l'aéroport, ça a l'air simple (au Népal c'est à l'aéroport aussi). J'ai lu dans des forums que le e-visa cambodgien n'est pas reconnu partout dans le pays... Info ou intox ?

Sinon, il y a des cybercafés de partout ?

Merci !
Nouvelle-Zélande: vos plus belles randonnées/meilleurs treks? English translation pending
by PicPic92 · 2011-12-08 · 31 replies
Bonjour tout le monde! 🙂 Je prévois faire un voyage de photographie en Nouvelle-Zélande, pour 4 semaines, au début Février 2012. J'aimerais savoir, d'après vos expériences, quelles sont les randonnées (Hike, Trek) que vous avez admiré les plus beaux paysages ou panoramas. D'après mes lectures et recherches, il est préférable de préoriser l'Île du Sud pour les paysages, en raison de la durée de mon séjour...?

Alors j'attends vos suggestions et commentaires avec impatience! MErci beaucoup! 😉

Pascal
Questions pratiques pour Oman English translation pending
by Esethi · 2011-12-07 · 66 replies
Bonjour à tous,

Plongée dans la préparation de notre voyage familial à Oman en février prochain, je me pose quelques questions :

1/ les endroits où l'on peut facilement poser la tente pour un soir sont-ils tous repérés dans le Oman off road, ou y-en-a-t-il plein d'autres ?

2/ sur les pistes, à quelle vitesse moyenne peut-on rouler ? (histoire de prévoir des programmes journaliers tenables...)

3/ plusieurs endroits sont présentés comme très difficiles à parcourir en voiture, y compris en 4x4 : qu'en est-il vraiment ? sont-ils tous de même difficulté ? je pense entre autres à Sayq Plateau, à la route qui conduit au village de Yasab, à Salmah plateau... est-ce "juste" impressionnant à voir "de loin" ou à conduire ?

4/ en février, la nuit tombe vers quelle heure ?

5/ dans le Oman off road, très souvent les rando ne sont qu'indiquées, et les indications renvoient au Oman Trekking Explorer : cet ouvrage est-il indispensable pour entreprendre les dites rando, ou les sentiers sont-ils suffisamment visibles pour s'y lancer sans ?

6/ trouve-t-on facilement de l'eau dans les fontaines des villages ou dans les stations service pour remplir des bidons pour douches, vaisselles etc (pas pour boire) ? cette eau est-elle gratuite ou non ?

Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider. Chrsitine
Projet "pierres rouges et geysers" aux États-Unis en août 2012: votre critique? English translation pending
by Xfg59 · 2011-10-11 · 85 replies
Bonsoir,

Après plusieurs semaines d'hésitation, de réflexion, et d'échanges avec certains d'entre vous, après avoir parcouru un nombre incalculable de carnets (krikri, sedonax, max68, LeSpartiate & Laurence49b, Itat, mlefevre, grisemote, ninou et tant d'autres...), après des heures et des nuits 🤪 à parcourir ouestusa.fr, et à dévorer ""Photographing the Southwest" vol.1 & 3, mon itinéraire est enfin arrêté. Ou presque. Je démarre donc ce post pour le soumettre à votre critique.

Avant de vous le soumettre, je plante un peu le décor : 1) Yellowstone : Après une première visite de 5 jours merveilleux en juillet 2009, nous souhaitons retourner à Yellowstone, pour une visite plus en profondeur et, on l'espère, de belles surprises animales. 2) De nombreux sites nous attire, mais plutôt que de tout survoler, j'ai choisi de faire l'impasse sur certains « classiques » (on reviendra 😛) pour nous concentrer sur Moab, Capitol Reef et Yellowstone. 3) Nous voyageons avec nos enfants, baroudeurs nés, bons marcheurs et rarement à court d'énergie. Cependant, le plus jeune aura seulement 4 ans 1/2 au moment du voyage, et le rythme sera donc adapté...

Voici maintenant le programme : (les dates ne sont pas encore complètement fixées, mais ne devraient pas bouger à un ou deux jours près)

samedi 28 juillet 2012 : vol -> DENVER - Route pour Colorado Springs / Nuit Colorado Springs (hôtel)

dimanche 29 juillet 2012 : Route Colorado Springs - Great Sand Dunes NP / Nuit Great Sand Dunes NP (hôtel ou camping ?)

lundi 30 juillet 2012 : Great Sand Dunes NP : High Dune au lever du soleil Route via Treasure Falls - Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)

mardi 31 juillet 2012: Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)

mercredi 1 août 2012 : Départ Mesa Verde Valley of the Gods Goosenecks SP Moky Dugway - Muley Pt Monument Valley / Nuit MV (The View) PS : passer par Hovenweep ?

jeudi 2 août 2012: Monument Valley Road Canyon Route vers Moab Delicate Arch / Nuit Moab (hôtel)

vendredi 3 août 2012 : Arches NP : The Windows - Marching Men & Tower Arch Sand Flats pour le coucher de soleil / Nuit Moab (hôtel)

samedi 4 août 2012 : Moab - Raft 1 J Sortie soir ?? / Nuit Moab (hôtel) Cette journée reste à confirmer, j’hésite à gagner un jour pour faire étape entre Yellowstone et Denver au retour.

dimanche 5 août 2012 : Dead Horse SP Island in the Sky (Mesa Arch - Murphy Point - White Rim Overlook - Gd View Pt…) Shafer Trail Rd - Potash Rd / Nuit Moab (hôtel)

lundi 6 août 2012 : La Sal Mtn Loop Onion Creek Fisher Towers / Nuit Moab (hôtel)

mardi 7 août 2012 : Survol de Canyonlands Arches : Devils Garden The Windows @ night / Nuit Moab (hôtel)

mercredi 8 août 2012 : Mill Creek Corona Arch Poison Spider Mesa / Nuit Moab (hôtel)

jeudi 9 août 2012 : Départ Moab Little Wild Horse canyon Goblin Valley Torrey / Nuit Torrey (hôtel ou camping?)

vendredi 10 août 2012 : Sulphur Creek Fruita & Scenic Drive Sunset Point / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)

samedi 11 août 2012 : Notom Rd Strike Valley Overlook Burr Trail Rd / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)

dimanche 12 août 2012 : Matinée ?? Cathedral Valley / Nuit Cathedral Valley (camping)

lundi 13 août 2012 : Cathedral Valley Nebo Loop Salt Lake City / Nuit SLC (hôtel)

mardi 14 août 2012 : Route Salt Lake City - Craters of the Moon / Nuit Craters (camping)

mercredi 15 août 2012 : Craters of the Moon Grassy Lake Rd Gd teton / Nuit Flagg RanchYellowstone

jeudi 16 août 2012 : Biscuit Basin - Upper Geyser basin - Observation Point / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)

vendredi 17 août 2012 : Yellowstone River Picnic Area Trail - Lamar Valley / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)

samedi 18 août 2012 : Mammoth Terraces Beaver Ponds Trail / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)

dimanche 19 août 2012 : Yellowstone - Lamar River trail to Cahe Creek / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)

lundi 20 août 2012 : Yellowstone - balade magique jusqu'aux bassins rouges Norris GB / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)

mardi 21 août 2012 : Route Yellowstone - Denver / Nuit Denver (hôtel)

mercredi 22 août 2012 : Denver -> Bruxelles

A Moab, le rythme, et la chaleur, seront sans doute plus éprouvants qu’ailleurs. Nous profiterons de ne pas encore être adaptés au décalage horaire pour nous lever tôt. Certains jours, rando le matin, piscine ensuite et nouvelle balade en fin d'après-midi. A Yellowstone, j’ai volontairement allégé le programme : on se lèvera moins tôt, on dînera de bonne heure pour ressortir au crépuscule observer la vie sauvage. Et je garde aussi une part d’improvisation car l’endroit s’y prête bien. Petite question subsidiaire : j’ai vu sur vos carnets les mauvaises rencontres faites par certains (notamment krikri et hervé qui ont fait demi-tour dans un slot canyon). J’avoue ne pas avoir trop envie qu’un de mes gamins mette le pied sur un serpent, ou avoir la visite de scorpions ou autres arachnidés mal intentionnés sous la tente… Des commentaires particuliers à ce sujet ? Des risques réels d’être importunés ? Pour la visite des Windows au clair de Lune, y a-t-il un risque de rencontrer des serpents la nuit (et donc de pas les voir) ?

@ vous lire,

Xavier
Retour de croisière "Odyssée mauresque" sur l'Orient Queen English translation pending
by Ssofaix · 2011-07-24 · 28 replies
bonsoir,

Comme prévu, voilà mon commentaire. En une phrase : c'était très très chouette et je n'ai qu'une envie, recommencer !

Se réveiller ou aborder chaque jour une ville nouvelle, et si différente de la précédente, quel bonheur ! et même si l'équipement peut être plus satisfaisant ailleurs ( mais sans doute pas au même prix ?! ), j'ai vraiment trouvé que tout le monde faisait le maximum pour rendre notre semaine inoubliable.

Le navire est à taille humaine, très propre et complet. Bien sûr, les piscines sont petites et les décorations parfois vieillottes ( mais mêlées à des tableaux modernes très jolis !). En effet, les spectacles ne sont pas transcendants et la nourriture n'est pas toujours digne d'un restaurant gastronomique, comme j'ai pu le lire. Mais le rapport qualité/ prix m'a paru excellent, les animateurs très sympathiques et dynamiques, le personnel très efficace et serviable, la nourriture variée et copieuse...vraiment, le bilan est très positif !

Les escales sont très belles, et assez longues pour que l'on se fasse une bonne idée de ces villes. Bien sûr que c'est court, mais comment faire autrement pour visiter, en vitesse, 6 villes en 6 jours si distantes les unes des autres !

Nous étions logés dans une "suite junior" spacieuse et lumineuse. Seul bémol : la mauvaise sonorisation qui nous a permis d'entendre les voisins se disputer sans cesse !!!

Le bateau a bien tangué le premier et l'avant-dernier soir, en passant dans le Golfe du Lion, connu pour sa houle paraît-il, mais ce fut tout à fait supportable.

La compagnie, Louis Cruise, est d'origine grecque, je crois. Le commandant était grec, c'est sûr. Les animateurs roumains ou ukrainiens pour la plupart, et parlent tous français, allemand, italien et anglais. Le personnel est souvent mauricien, ou de Malaisie, ou des pays de l'Est. Ils font tous un boulot formidable ( pour quel salaire....?)

Mes enfants de 15 et 18 ans se sont très vite faits des tas d'amis. Au programme pour moi, des cours de danse, lecture sur un transat, détente devant le duo de très bons chanteurs ou un orchestre très bon aussi, participation à des jeux plaisants, qui permettent de se détendre et de faire connaissance, discussion avec d'autres touristes en toute simplicité.. ... Mais j'aurais aussi pu jouer au casino, faire un spa ( payant), un sauna ( gratuit ) ...

Nous étions 800 passagers, surtout français et italiens. C'est bien moins que sur les plus gros paquebots type Costa et MSC, et tant mieux, me semble-t-il ! On peut du coup faire plus ample connaissance, se retrouver sans trop se perdre ( et encore ! ). Et le groupe de touristes était très homogène.

Et les excursions ? Nous avons choisi les grottes du Drach et la fabrique de perles à Palma ( Bien mais on n'a vu la ville que du car, dommage ! ), L'Alhambra ( trajet très long, mais instructif car le guide nous a appris un tas de choses durant tout le trajet, puis visite très très belle qui valait en effet le détour ! ) et la ville d'Assilah puis le souk de Tanger ( sympa et dense mais à éviter si l'on veut passer plus de 20 minutes seuls dans le souk). Pour résumer, les guides ont été excellents, les visites bien choisies et l'organisation parfaite. C'est sûr, c'est cher, mais c'est aussi une façon de garantir que le temps d'escale soit optimisé selon la taille de la ville visitée. On peut faire ces visites seul, aidés notamment par des fiches proposées à la réception, mais l'expérience m'a montrée que c'est moins facile. Notre ballade seule à Barcelone a été coûteuse et peu rentable, finalement ! je déconseille les bus touristiques...Il aurait mieux valu un taxi ou le bus de ville. Quant à Ibiza et Gênes, pas de problèmes pour les découvrir à pied !

Je pourrai bien sûr répondre à ceux qui ont des questions d'ordre pratique plus précises.

Voilà pour un rapide compte-rendu. Je suis rentrée ce matin et, après un temps de repos indispensable, et bien que je tangue encore un peu, j'ai passé un bon moment ce soir à ...chercher les autres trajets que propose cette compagnie !

Bonnes croisières aux chanceux qui embarquent bientôt !
On nous a volé notre ordinateur portable au motel de Jamestown (Sonora), Californie English translation pending
by Aiassa · 2011-06-05 · 80 replies
Hier, vendredi 3 juin, en rentrant au Motel Royal Carriage de Jamestown, CA, après une longue journée à Yosemite, André a eu la désagréable surprise de ne pas retrouver son ordinateur au moment où il voulait lire ses messages. Nous avions bien fermé notre porte le matin et le petit ordi tout neuf acheté pour ce voyage avait été rangé dans la valise comme à l'accoutumée. En rentrant, nous avons retourné nos bagages, le lit, les tiroirs, rien! Nous avons demandé au manager de l'hôtel de venir constater le fait. Notre lit n'était pas fait, la poubelle pas vidée, etc. Samedi matin nous avons averti la police. Un officier est arrivé à l'hôtel très peu de temps après et nous avons pu porter plainte pour vol de façon officielle, avec facture à l'appui. Le manager a également été interviewé. Nous restons en contact pour la suite des évènements. Heureusement que j'ai moi aussi un petit ordinateur portable, qui par chance, n'a pas été volé. André a ainsi pu prendre quelques dispositions de sécurité. Heureusement aussi que chaque jour très scrupuleusement il a fait une sauvegarde sur un petit disque extérieur. Sinon il aurait perdu 5 semaines de vidéos en HD... Nous venons de racheter un deuxième petit disque extérieur pour compenser le stockage manquant et avoir malgré tout deux endroits où se trouvent nos vidéos et photos, qui sont notre grand dada de voyage. Nous verrons en rentrant le 12 juin comment réagit notre assurance. Quelqu'un a-t-il déjà subi un vol d'ordi portable aux USA et comment cela s'est-il réglé? Merci par avance, Annie
Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (partie française) en mai English translation pending
by Nessa92 · 2011-05-07 · 7 replies
Bonjour,

Je suis une femme de 25 ans et je souhaite faire le chemin de compostelle ( France) pour débuter l'année prochaine en partant au mois de mai. Je me pose donc quelques questions, sur le faites de ou partir ( j'habite à Paris), j'aimerais le faire par étapes, je voudrais savoir quel chemin avez vous pris j'aimerais sois un parcour de 1 semaine ou de 2, je ne suis pas pointilleuse sur le chemin à prendre ni même par ou le commencer. J'aimerais connaitre ce qui faut prendre exactement dans le sac et le matériel de tout les jours ( je sais je m'y prend à l'avance), ce voyage me trotte depuis tellement d'année dans la tête, je me suis donc mis un objectif pour l'année prochaine, faire se chemin compte beaucoup pour moi. Je suis donc preneuse de tout les conseils que vous pourrez m'apporter. Dites-moi ce qui serais mieux pour moi, je cours de temps en temps, mais je suis pas encore super endurante pour le moment, je vais me remettre plus sérieusement à la course en septembre ( car petite blessure sans gravité au genoux pour le moment) est-ce assez pour tenir? Combien de kilomètre à faire par jour? j'ai vu tellement de personne faire différent kilomètre par jour, que je ne sais plus quoi penser. J'aimerais visiter les villages qui se trouve en hauteur ( sur une vallée) je ne sais pas si vous voyez ou sa peux se trouver, j'ai vu sa une fois au info quand il parlait du pélerinage. Ma démarche pour faire ce chemin, est fait surtout pour me retrouver et recadrer ma vie en quelque sorte je veux pouvoir enfin me retrouver comme avant, je sais que ce chemin me changera. je ne vais pas le nier aussi que c'est pour voir nos beau paysage de France, et rencontrer des personnes, m'ouvrir un peu plus ( si je peux m'exprimer ainsi). Voilà c'est déjà un commencement. Je remercie tout ceux qui auront pris le temps de me lire et de me répondre, je m'excuse pour les fautes d'orthographe. Cordialement.
Itinéraire pour une famille avec deux enfants dans le Yucatan? English translation pending
by Earth · 2011-04-01 · 32 replies
Nous sommes une famille de 4 personnes avec 2 enfants qui auront 4 et 9 ans pendant notre séjour entre mi-avril et mi-mai ( 3 semaines sur place). Je vous soumet les endroits qui nous plaisent et j'aimerais connaitre vos avis par rapport à ceux-ci. en sachant qu'il nous faudra faire un choix car nous n'avons pas envie de faire un marathon. Vos avis, vont donc nous aider à sélectionner au mieux.

Arrivée à Cancun, où nous avons déjà réservé 2 nuits au centre pour notre arrivée. Nous pensions commencer par Tulum avec plusieurs jours sur place (5-6?) pour rayonner sur les différentes activités (Cénote, parc X-Caret ou Xel-Hal, temple, snorkeling...).

Nous avions également envie de voir Isla Cozumel ou isla Holbox (qu'est-ce qui est mieux?) et aller voir seulement Akumal. Visite de Chichen Itza (avec arrêt d'une nuit en route?) et séjour de plusieurs jours à Mérida pour rayonner ( Puerto Progresso, laguna rosada....). Palenque (Agua Azul) puis retour à cancun. Nous aurions bien aimé aller jusqu'à Oaxaca mais ça nous semble loin pour peu de temps. Si vous avez des remarques , d'autres suggestions, propositions d'hôtel (petit, propre et bord de plage ou piscine) nous serons ravis de profiter de votre expérience.

De plus, j'ai quelques questions d'ordre pratique. En cette saison que mettre dans nos valises (k-way? petite laine...) J'aimerais savoir si il y a beaucoup de moustique et si ils donnent des gilets de sauvetage adapté aux enfants (4 ans) pour les sorties en bateau, kayak...

Merci
Croisière Hurtigruten en Norvège pour fin août? English translation pending
by Martserge · 2011-03-18 · 16 replies
je commence a chercher pour fin aout2011une croisiere en norvege.je suis deja parti avec msc que de bon souvenir.costa a l'air d'etre dans la meme lignee.la compagnie hurtigen est beaucoup plus chere .est-ce justifie? c'est vrai que leur programme me parait plus authentique ..le soir est-ce qu'il y a des spectacles? ou des conferences ou autres choses... je suis preneuse de tout renseignements.merci
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-02-11 · 3 replies
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.

Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.

J33 dimanche 19 septembre

Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.

J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste

Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.

Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!

La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?

Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.

J 35 mardi 21 septembre

San Ignacio Jaen 112 km

La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.

Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.

Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.

Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!

Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.

Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.

À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.

L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.

J36 mercredi 22 septembre

Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30

Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.

Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.

Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.

J 37 jeudi 23 septembre

Trujillo

Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.

Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.

J 38 vendredi 24 septembre

Toujours Trujillo

Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.

J39 samedi 25 septembre

Trujillo Viru 58 km

Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.

J40 samedi 26 septembre

Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste

Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.

Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.

J41 dimanche 27 septembre

Chuquicara Huallanca 69 km de piste

Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.

Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.

Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !

À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.

J42 lundi 28 septembre

Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste

L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.

Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.

L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.

L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.

Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.

J43 mardi 29 septembre

Première partie du trek

5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.

J44 mercredi 30 septembre

Deuxième partie du trek

Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.

Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.

Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.

Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.

J45 vendredi 1 octobre

Caraz

La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.

Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.

SUITE A VENIR
Budget pour deux mois en Australie? English translation pending
by LaValaisanne · 2011-02-10 · 13 replies
Hello les voyageurs😉

Depuis longtemps je rêve de parcourir l'Australie, du moins une partie...et cette année ça y est je me lance, j'aimerais partir en septembre et octobre dans ce beau pays. Comme la money money compte, je voulais savoir combien il faut prévoir en comptant les billets d'avion, le transport sur place (bus ou voiture de loc), bouffe, toit pour dormir pour ces 2 mois d'aventure.

Je me disais comme j'ai entendu que ça se faisait beaucoup, prendre un ptit job comme cueilleuse de fruits sur place, genre 1-2 semaines, si qn a de bonnes adresses je suis preneuse🙂.

Et si des personnes ont déjà fait un tel périple, pouvez-vous me dire quels endroits vous ont marqué le plus, ceux qu'ils ne faut surtout pas louper et des adresses sympas pour dormir pour pas trop cher, of course...

Me réjouis de vous lire et si quelqu'un partirait aux mêmes dates et recherche un compagnon de route, je ne dis pas non😎

A+

Oli
Pilotes d'Air France English translation pending
by Zenshua · 2010-12-12 · 106 replies
Bonjour

Sur les 3 derniers voyages effectués sur Air France j'ai remarqué une odeur de cigarette au niveau des toilettes proches de la cabine de pilotage.Une fois j'ai du emprunter cette dernière puisque celle réservé aux passagers premières(centrale) était occupée, aussi j'ai pu constater quelques mégots de cigarette laisser ça et là. Est ce là des actes de la part des PNC ou des PNT? Je ne suis pas une "anti smoker" cependant j'estime que ce genre de comportement devrait être cadré par la compagnie qu'ils sont censés représenter.....
Arrivée en Israël avec des tampons iraniens/syriens sur le passeport? English translation pending
by AldricL · 2010-12-11 · 40 replies
Bonjour,

Je compte partir visiter Israël d'ici quelques semaines ! J'ai hâte d'y être .. ;) J'ai en tête que l'arrivée à Tel Aviv est un minimum sécurisé ..

Voici mon petit problème : J'ai pas mal de tampons iraniens sur mon passeport car j'ai travaillé là bas ... Est-ce que cela peut poser des problèmes à l'aéroport ?

J'ai une solution de rechange avec mon 2ème passeport mais celui là a des tampons syriens/libanais ...

C'est pas de bol ... Si vous avez des infos là dessus ... !

Merci beaucoup par avance! Aldric
Marche de Saint Jacques De Compostelle au départ du Puy en Velay en avril English translation pending
by Hutereau · 2010-11-17 · 35 replies
J'aimerais faire la marche de Saint jacques de compostelle, en démarant le 2 avril de Puy en Velay, j'ai 52 ans, et je désire faire cette marche avec mon chien. J'aimerai savoir si les gites d'étapes acceptent facilement les chiens sur cette voie. Ou vaut-il mieux que je prenne une tente. J'aimerai faire cette marche relax, et aimerait savoir quel est le budget qu'il faudrait envisager. Je vous remercie d'avance pour les renseignement🙂
Croisière Free Style avec Norwegian Cruise Line English translation pending
by Lisbou · 2010-10-23 · 31 replies
Je me propose de faire une croisière avec Norvegian. Je n'ai jamais fait de croisière de ce genre c'est-à-dire avec aucun horaire. Pouvez-vous me donner des conseils pour ce type de croisière. Quant à la tenue vestimentaire je présume qu'elle n'est pas la même que sur les autres bateaux, car je présume qu'il n'y a pas de souper du commandant ou de l'au-revoir. Nous partirions de New-York en novembre 2011 , c'est loin , mais avant de réserver officiellement j'aime mieux m'informer auprès de personnes qui ont déjà fait de telles croisières. Merci à l'avance
Voyage de six mois en Asie du Sud-Est: visa, mon sac, budget...? English translation pending
by Romain2706 · 2010-09-23 · 53 replies
Bonjour Je part fin Janvier en Thaïlande (+Laos +Cambodge +Vietnam +Malaisie) pour 6 mois (fin janvier --> début Juillet) avec un budget de 7000€, j'ai besoin de votre avis, si j'oublie certaine chose importante, c'est mon premier grand Voyage.

Je voyage en Backpack, un millet de 55L avec un petit sac de 20L. Mon assurance voyage compris dans ma visa Premier.

J'ai l'intention de prendre mes billet fin octobre, pour janvier ce n'est pas trop tard ???? un vol A/R via Emirates ??

Pour le visa début novembre ce n'est pas trop tard ?, je suis de province et je ne peux pas monter à Paris pour le faire, je dois envoyé mon Formulaire thaïlandais, avec mon passeport en courrier suivi à l'ambassade (il n'y a pas de risque pour le passeport ?), Je prend un double entré ça veut dire que j'ai 2 mois quand je rentre et si je sort et que je rentre à nouveau j'ai encore 2 mois (avec possibilité d'extension de 30 jours au bureau de l'immigration en Thaïlande) c'est bien ça ou j'ai rien compris ?? Si j'ai besoin de rentré une 3em fois, je fais quoi ?

Pour les visas des autres pays, je peux les faire sur place, par exemple je suis en Thaïlande je part au laos, je peux faire le visa laotien à Bangkok, rendu au Laos je veux partir au Cambodge je peux le faire au Laos ??....🤪 Je n'ai pas besoin de faire de visa pour la Malaisie j'ai droit à 30 jours gratuit en tant français, c'est ok ??

Je n'ai pas encore fait d'itinéraire, mais j'ai une petite idée, Thaïlande centre -> Thaïlande nord -> Laos -> Vietnam Nord -> Vietnam Sud -> Cambodge -> Malaisie Est -> Malaisie Ouest -> retour Thaïlande sud. Je passerai d'un pays à l'autre via des vols interne AirAsia ou par voix terrestre je verrai au mieux, tout est à refaire ou c'est pas trop mal ??? Avec 1 mois Thaïlande, 1 mois Laos, 1 mois Vietnam, 1 mois Cambodge, 1 mois Malaisie et 1 mois encore pour la Thaïlande (eh oue il va falloir revenir en france 😕😕), j'espère que ça va être bien !!

Dans mon sac, 3 polos (2 manches courtes, 1 manche longue) 2 pantalon de rando 4 caleçons + 1 de bain 😎 4 paires de chaussette Chaussure de rando Salomon, birkenstock au besoin j'achèterai des vêtements la bas !!!! Dentifrice, brosse a dent, savon d'alep, un peigne 😊, ma Skross, ma Fenix, mes chargeurs, un cel débloqué mes lonely planet Elastique Cordelette Moustiquaire que j'achèterai à Bangkok !! Photocopie des papiers. Passeport Un peu d'euros Fusil et couteau de chasse.......... non je blague 😎😎

Voila c'est à peu près tout, désolé c'est un pavé, j'essaie d'être le plus claire possible.

Autre question qui me trotte depuis longtemps, comment on fait pour se baigner quand on est seul à voyager, Pour les bagages je veux dire, imaginons je laisse mon sac de 55L (PS : J'ai un sursac pour avion cadenassé)à la Guesthouse, mon sac de 20L et mes papiers passeport, argent du jour, CB.... je mets ça ou ???

Voila c'est fini 😎
Parcours en Espagne du Nord? English translation pending
by Wenn · 2010-08-17 · 22 replies
bonjour,

je voudrais organiser mon futur voyage en espagne et je pensais réaliser un parcours dans toute l'espagne mais je pense qu'il vaut mieux couper en deux voir trois fois ce voyage pour pourvoir en profiter un maximum

je voudrais donc faire un parcours assez interessant sur le nord de l'Espagne en allant jusqu'à St Jacques et peut etre le haut du portugal.

j'ai commencé a lire un guide mais peut etre certains d'entres vous ont déja réalisé un parcours similaire

faut il suivre les chemins de compostelle ? faut t'il s'éloigner ? (j'ai vu qu'il avait deux routes principales pour se rendre à St Jacques (cotiere et un peu plus dans les terre)

j'aimerai visiter un maximum de choses et réaliser des beaux clichés de cette partie de l'Espagne.

j'avais l'intention d'acheter une tente afin de se loger a moindre cout et dans le guide que je suis a lire je vois souvent des hotels vers 30 euros et des camping vers 20 pour deux avec tente, quelle est la méthode la plus avantageuse ?

je voudrai aussi si possible envoyer mon chien mais j'ai lu sur internet qu'il faut qu'il voyage dans une caisse ? et dans certains endroits avec une musolière ?

merci de ses renseignements :)
Été 2009: trois semaines à Bornéo (côté malaisien) en famille English translation pending
by Bluequark · 2010-07-04 · 25 replies
Cette année, après bien des hésitations et des changements, nous sommes finalement partis trois semaines à Bornéo en famille. Voyage placé sous le double signe de la chaleur et des animaux. Initialement, nous avions hésité entre plusieurs destinations. On semblait s’être stabilisé sur le Laos, lorsqu’une connaissance de mon tendre et cher lui a fait valoir que les enfants étaient peut-être encore trop jeunes pour bien apprécier ce pays qui vaut surtout par son atmosphère et risquaient donc de s’ennuyer. Vrai ou pas, le carnet d’Ericb a fait le reste (merci à lui) : animaux et mer, voilà une destination qui semblait bien adaptée pour un voyage avec des enfants.

C’est ainsi que nous avons décidé de visiter le Sarawak et le Sabah. Option a été prise de ne pas chercher à trop faire et de retenir des conditions de voyage confortables. L’avenir nous montrera que c’était une sage décision.

Le parcours !

J1 : Arrivée Kuching J2 : Kuching J3 : Kuching J4 : Kuching – Nuit à Miri J5 à 7 : Mulu J8 : Mulu (séjour prolongé pour cause de non départ de l’avion). J9 : Semporna J10 et 11 : Mabul J12 et 13 : Semporna J14 et 15 : Sadakan-Uncle Tan J15 : Sadakan J17 : Kuching J18 et 19 : Bako J20 et 21 : Damai J22 : Retour



Quelques repères :

- le père : celui qui d’habitude conduit ; cette fois, il n’a pas été mis à contribution puisque nous n’avons loué aucun véhicule ; - la mère : celle qui organise les voyages, gardienne du planning et des diverses réservations, accro à FV depuis qu’elle l’a découvert dix-huit mois auparavant ; - la fille, 11 ans : celle qui a attrapé une angine une semaine avant le départ qui se double rapidement d’une desmodontite. Manger lui est quasiment impossible et boire difficile. Le jour de notre départ, elle n’a quasiment pas mangé depuis plusieurs jours et il paraît que c’est susceptible de durer encore quelques temps. Nous nous demandons avec quelques appréhensions comment ce début de vacances va se passer : se promener dans la chaleur des tropiques en ayant rien dans le ventre et la bouche en feu ne doit pas être évident ; - le fils, 9 ans : celui qui apprendra à respirer avec un tuba et qui parfois sera las de « chercher des singes ».

Vendredi 31 Juillet :

Départ aux aurores pour Londres d’où décolle notre avion pour Kuala Lumpur. En effet, lorsque nous avons réservé nos billets (fin mai) les tarifs depuis Londres étaient bien plus avantageux ; plus surprenant : les billets Londres–Kuching via KL étaient aussi moins chers que les Londres–KL.

Voyage sans histoire avec Malaysia Airlines. Tout est impeccable : nous sommes tous les quatre ensemble ; il y a de la place même pour les longues jambes du père ; certains films sont en français que ce soit pour les parents ou les enfants et nous arrivons même à dormir bien que le vol soit de midi à minuit. Le levé aux aurores doit y être pour quelque chose.

Samedi 1er Août :

Arrivée matinale à Kuala Lumpur. Le ciel est couvert, il pleut même un peu. Je suis un peu inquiète pour la suite du voyage. En fait, nous espérerons souvent que la pluie vienne apporter un peu de « fraîcheur » bienvenue.

Passage de la frontière avec questionnaires dûment remplis. Nouvel avion pour Kuching. Cette fois nous sommes séparés : deux + deux. Du coté des filles, tout le monde dormira la totalité du trajet et nous manquerons la collation avec TROIS rochers Ferrero. Autant dire que même si elle n’était pas capable de les manger, lorsqu’elle l’apprend, notre fille l’a mauvaise et guettera les rochers à chacune des nombreuses fois où nous prendrons l’avion.

Une fois arrivés à Kuching, petite promenade dans la ville. Deux choses nous – les parents – frappent d’emblée :

- l’augmentation considérable du niveau de vie depuis la dernière fois où nous étions venus en Malaisie avec apparition d’une classe moyenne et multiplication du nombre de voitures. D’accord, c’était il y a quinze ans, mais c’est quand même impressionnant ; - la chaleur très importante, bien plus que dans nos souvenirs. Serait-ce l’âge ? Il fait vraiment très chaud et je me surprendrai par la suite à espérer qu’il ne fasse pas trop beau – id. que le ciel soit voilé – pour gagner (perde ?) quelques degrés, voire qu’il pleuve.



Nous arrivons en plein festival : des courses de bateaux sont organisées sur le fleuve et le front de rivière est bondé de familles venant se promener. Pour des raisons mystérieuses, je suis fortement dévisagée surtout par les femmes, même ma fille me le fait remarquer. Pourtant, je suis vêtue de façon tout à fait décente, promis – pantalon et T-shirt ; ce sera la seule fois du voyage et je n’ai toujours pas compris pourquoi. Il y a de nombreux stands installés : nourriture, vêtements, souvenirs… Sympa mais chaud. La piscine de l’hôtel est la bienvenue.





Ce soir c’est dodo pour tout le monde à 8 heures.

Dimanche 2 Août :

Nous pensions nous réveiller naturellement aux aurores après notre coucher « avec les poules » et nous n’avions donc pas mis de réveil. Et bien, c’est à 9 heures passées que les grands (les parents) se réveillent et nous devons même secouer un peu les enfants. Autant dire que pour une visite de bonne heure du marché, c’est un échec ; d’autant plus que le buffet du petit-déjeuner n’est pas là pour faire accélérer la cadence. C’est donc à 11 heures bien sonnées que nous partons pour ce fameux marché et je crains qu’il soit déjà quasi terminé. Ce n’est heureusement pas le cas. C’est le premier marché d’Asie des enfants et ils sont tout surpris par l’intensité des odeurs ; non pas qu’il sente mauvais, non tout simplement il sent fort. Pour les marchés, je suis toujours assez bonne spectatrice et celui-là me plaît bien. Nous nous y promenons un bon moment, peut-être pas aussi longtemps que si nous avions été en couple car il fait chaud et les enfants fatiguent.







Puis c’est le retour vers le centre ville : nous nous faisons déposer en taxi à l’entrée d’indian street. C’est rempli de monde et d’étales de textile, de stands de brochettes aussi. Un petit tour par Brooke Memorial où nous voulons payer la nuit réservée pour Bako, mais c’est fermé.



Retour à l’hôtel où nous passons la fin de l’après-midi à la piscine à la grande satisfaction des enfants. Qui veut aller loin ménage sa monture. Notre deuxième qui ne maîtrise pas très bien la technique du tuba – il hyperventile – commence des séances d’entraînement avec son père en vue du snorkeling à Semporna.

Le soir nous allons dîner dans le fameux food-stall situé sur le toit d’un parking. C’est convivial et il n’y pas encore trop de monde à notre arrivée. On y sert du poisson et des fruits de mer, mais aussi du poulet. Je ferai pouffer les enfants lorsque voyant arriver les verres remplis de glaçons, je les viderai sous les yeux éberlués du garçon – et accessoirement sur son plateau – en disant « no ice ». Les enfants en rient encore et mon tendre et cher me dit que, parfois, j’ai des méthodes de brute, ce qui pour cette fois, je dois le reconnaître, est vrai.

Lundi 3 Août :

La journée commence par une visite du centre des orangs-outangs à Semenggoh. Pour mettre toutes les chances de notre côté nous avons décidé d’aller au « feeding » du matin (9 heures), réputé comme étant celui attirant le plus d’animaux. Lorsque nous arrivons, bien en avance grâce au recours à un taxi, il fait encore relativement « frais » et il n’y a que quelques personnes. Je me plais à espérer que nous ne serons pas trop nombreux. Assez rapidement, un premier orang-outang arrive, qui reste relativement loin. Le nombre de touristes augmente progressivement. C’est l’heure du feeding proprement dit : l’orang-outang s’approche et nous pouvons le voir de près. Les rangers sont assez nerveux et veillent à ce que personne ne s’approche de trop près. Un deuxième orang-outang suit ; en fait une mère avec son rejeton. Nous pouvons l’observer un bon moment. Les rangers nous disent chanceux car en cette saison, il y a beaucoup de fruits sauvages et les orangs-outangs viennent moins sur les plates-formes de nourrissage. D’ailleurs, aucun ne viendra sur la deuxième plate-forme.





Soyons honnête : il y a dix fois plus de touristes que d’orangs-outangs ; mais c’est quand même sympathique de les voir d’aussi près, surtout la mère et son petit.

Nous redescendons le chemin qui mène jusqu’à la route, histoire de profiter de la forêt. La température a considérablement monté entre temps.

Le taxi nous dépose Brooke Memorial où nous avons l’heureuse surprise de pouvoir réserver une deuxième nuit à Bako. En revanche, l’hôtesse refuse que nous payons car le centre est à court d’eau et dans ces cas-là, il est recommandé de ne rester qu’une nuit. « Vous paierez plus tard, nous dit-elle, lorsque vous saurez si vous restez une ou deux nuits ; d’ici là , il se sera peut-être remis à pleuvoir. » Sympa.

Un petit tour par le Musée du Sarawak où nous passons un agréable moment, qui plus est pour ne rien gâcher au frais. Nous pouvons observer la faune de l’île ainsi que coquillages et squelettes divers et variés. Le musée comprend aussi une partie intéressante sur le forage pétrolier (sponsorisée par Shell), mais les enfants ne veulent pas trop s’y attarder. De l’étage, je retiendrai surtout les maquettes de maisons traditionnelles ainsi que la reproduction à l’échelle d’une partie de longhouse. Les enfants ont du mal à croire qu’il puisse s’agir d’une maison « pour de vrai ». L’aile moderne du musée est en revanche moins intéressante et, pour tout dire, assez confuse.

Puis, c’est le retour vers l’hôtel en passant par les temples chinois. Le reste de l’après-midi se passe à nouveau à la piscine.

Mardi 4 Août :

Cette quatrième matinée devait être consacrée à la visite du village culturel de Damai ; mais au réveil, notre aînée est patraque et devient vraiment brûlante au cours du petit déjeuner. Incontestablement, elle ne va pas fort. Il n’est pas raisonnable de partir dans ces conditions et nous décidons de rester à l’hôtel. Je me demande même si nous allons pouvoir prendre l’avion pour Miri en fin d’après-midi comme prévu. Nous négocions un « late check out » : 12 heures, 14 heures puis 16 heures.

A sa plus grande satisfaction, notre numéro deux passe une bonne partie de sa journée à la piscine accompagné d’un parent pendant que l’autre reste avec la numéro un qui, elle, passe sa journée à dormir. Le numéro deux est plutôt content du changement de programme. Je l’entendrai dire plus tard à sa sœur : « De toute façon, je n’avais pas envie d’y aller à leur village machin ! »

Vers 14 heures/15 heures, la numéro un émerge un peu et nous pouvons finalement prendre notre avion. Espérons qu’elle ira mieux demain.
Embaucher des "sherpas" pour treks sur place au Népal? English translation pending
by Levoyageur36 · 2010-06-03 · 76 replies
J'envisage de faire un trekking de 3 semaines au Népal et je suis fort étonné de voir les prix élevés affichés sur Internet ( 2 990 € ) ? Est - ce que ce la vient de la rémunération des sherpas ( porteurs locaux )ou des guides sur place ? Je pensais justement que les salaires népalais étaient ridicules alors qu'est ce qui fait autant gonfler la note ?

Il m'avait semblé pourtant , d'après ce que j'avais pu entendre , que les sherpas n'étaient pas bien payés , et que le pays était relativement pauvre , ce qui permettait aux touristes d'avoir des prix cassés sur ce genre de destinations

Est - ce que ca sera moins cher si j'achete un vol sec et que j'embauche directement les sherpas sur place ? ( est ce possible tout d'abord ? )

Comment faire pour les payer le moins cher possible ? est ce que je ne vais pas me faire arnaquer parce que je suis un "européen qui a de l'argent " ? Quelq'un l'a deja fait ? ( acheter un vol sec et embaucher les sherpas sur place)
Retour de Géorgie English translation pending
by Savoyard · 2010-05-25 · 52 replies
Bonjour, je reviens juste d'un petit séjour en Géorgie (Kazbegi, Tbilissi, David Gareja), si vous avez des questions auxquelles je peux répondre (hébergement, transport, ...), n'hésitez pas.

Cédric
Voyage à Sainte-Marie avec trois enfants en bas âge (Madagascar) English translation pending
by Soeandco · 2010-05-17 · 40 replies
Bonjour,

je suis à la recherche de toute info qui pourrait nous aider à prendre une décision avec mon mari concernat un futur voyage sur Ste Marie avec nos enfants. Je m'explique : nous sommes partis sur Ste Marie (et l'ile aux nattes) pour notre voyage de noces en octobre/novembre 2006. Nous avons été complètement conquis. Depuis, nous avons eu une fille (juillet 2007) et des garçons (décembre 2008). Nos enfants ont donc aujourd'hui presque 3 ans pour l'ainée et 18 mois pour les cadets. Notre envie de retourner sur Ste Marie est de plus en plus grande, ainsi que celle d'emmener nos enfants découvrir (même jeunes) cet univers.

Donc, les questions que je me pose sont (excusez le fouillis et la prolifération des questions) :

- cela est-il complètement déraisonnable de prévoir un tel voyage avant les deux ans des petits derniers ?

- quelle est la meilleure période pour voyager là-bas avec des enfants jeunes (rapport aux moustiques, pluies, épidémies récurrentes, etc ....) ?

- quel matériel faut-il prévoir (moustiquaires imprégnées, lotions anti-moustiques...) ?

- quel type d'hébergement vaut-il mieux prévoir (bungalow familial avec sanitaires privés, hôtel climatisé, ...) ?

- existe-t-il des traitements anti paluds adaptés à de si jeunes enfants ?

J'ai déjà parcouru certains fils de ce topic, mais je n'ai pas vraiment trouvé de réponses à mes questions. Pour ce qui est de donner aux populations locales, après nous être faits avoir deux ou trois fois, nous avons opté pour la solution du troc : "tu veux un truc qui est à moi, donne moi un truc à toi" nous avons ainsi passé de merveilleuses soirées à dicuter à et apprendre sur la culture locale, complètement baignés dans les petits villages, en échange des quelques stylos et ballons que nous avions dans nos poches (car, même jeunes mariés, nous n'avions dans nos porte-feuilles que de quoi payer le voyage, l'hébergement et les repas 😊). Là, je crois que je m'égare...

Bref... Nous souhaiterions repartir là-bas avec nos enfants (voyage deux fois reporté pour grossesse/naissance puis rebelote), et voudrions avoir des conseils éclairés.

Je remercie par avance tous ceux qui me répondront, et tâcherai au maximum de répondre à toute personne qui postera sur ce fil.

Misaotra...
Boracay, sans dessus et sans dessous English translation pending
by Simplybrice · 2010-04-25 · 5 replies
Le soleil se lève sur bohol. Nous aussi, avec Marie et Yo', on se lève et, à la différence du soleil, on ne se couchera pas là. On est pas omnicient, un endroit à la fois.

En ce matin contrairement à la veille, ce n'est pas moi qui m'occupe du réveil. Et d'une, je ne suis pas celui qui a sollicité cette escapade à Boracai, donc si on rate l'avion, ce n'est pas moi que ça va ennuyer le plus; et de deux, vu le retour de flammes que j'ai pris la veille avec mon réveil musical, je ne suis pas près de me recreuser la tête pour qu'on émerge en musique. je me lève donc comme une fleur qui n'a comme responsabilité que celle de s'ouvrir en harmonie avec le soleil. Pas question que je me presse, je n'en fais qu'à ma tête de cochon.

En milieu de matinée, on prend un bateau de Bohol à Cebu City. A bord, le roulis fait qu'on est tous un peu comateux. Mais c'est sans conséquences hormis le fait qu'on puisse replonger dans le sommeil quelques temps. Le bateau est presque vide, ce serait presque gaché si on ne prenait pas nos aises. Marie profite de la climatisation à l'intérieur. Yo' et moi, on est à l'arrière à apprécier le vent, en tout cas le temps de s'endormir, alongé en travers de quatre sièges pour Yo', c'est plaisir! Puis, on arrive à Cebu. Le décor urbain et gris a remplacé la carte postale, comme lors de l'aller vers Bohol, la visite de Cebu City est une visite éclair, juste le temps de monter dans un taxi pour nous conduire à l'aéroport et le tour de la ville est joué. Cebu City ne s'est pas refaîte une beauté depuis 48h, ça ne nous fait pas plus d'arguments pour y salir nos semelles. On arrive à l'aéroport. Là, le jeu consiste en une nouvelle prise de tête de la versaillaise qui n'en est même pas une. Elle n'y est pas née, elle n'y a jamais vécu, mais ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit sympathisante. Un peu tout le contraire de l'ami Sylvano qui est un versaillais de souche et qui fait tout pour s'en cacher. Pas étonnant qu'on ait des atomes crochus... Tous les avions en destination de Boracai n'autorise que dix kilos de bagages en soute. Si tu dépasses cette limite, on ne jète pas tes affaires par dessus bord mais on te rançonne de quelques euros ce qui reste anectodique du fait du prix dérisoire du billet d'avion. Et bien la Marie, ça l'emmerde cette situation. Ca l'emmerde à tel point qu'elle se lance dans l'empilement caractérisé du maximum de vêtements qu'elle peut porter sur ses larges épaules. Deux voire trois paires de chaussettes, au moins trois T-shirts, un short sous le pantalon, le remplacement de ses tongs par ses chaussures de marche, quelques foulards, un pull et le tour est joué. Pour un peu, elle pourrait jouer dans une pub pour Michelin! C'est d'autant plus intelligent qu'à l'extérieur il fait dans les 35°, bref... C'est comme ça qu'on va enregistrer nos bagages. Le couperet tombe. Mon gros sac fait un peu plus de quinze kilos, je suis bon pour payer la surtaxe. C'est pas grave, j'étais au courant bien à l'avance, pas de quoi pourrir mon voyage. Pour Yo', je ne me souviens plus de quel côté de la balance il se trouve mais, de tout état de cause, pas de quoi non plus lui faire perdre le sourire. Quant à Marie et sa stratégie de l'esquimau sous les tropiques, et bien ce n'est même pas suffisant!! C'était bien la peine!!! Elle doit aussi s'acquitter de quelque menue monnaie et elle, ça ne l'a fait pas marrer. Car maintenant son sac est parti rejoindre les soutes, elle n'a d'autre choix que de garder sur elle l'équipement pour supporter des températures négatives. Dommage Eliane!!

Dans l'avion, on se débrouille tous pour avoir un siège près d'un hublot. Il faut dire que j'ai fait un lobbying forcené auprès de mes camarades afin que chacun puisse en profiter pleinement. Les vols au dessus des Philippines ont ceci de particulier qu'il y a toujours quelque chose à se mettre sous la rétine. Des récifs de corail au montagnes et volcans menaçant, c'est toujours une explosion de couleurs au delà de tout soupçon qui prend en plus toute son ampleur quand on sait que comme on vole dans des avions à hélices, l'altitude en vol n'est jamais suffisamment élevée pour voir la terre comme un point. Et bien tout ça, ça ne suffit pas, pas à Yo'. A peine a-t-on décollé que le p'tit père me demande mon MP3 pour regarder un film. "Mais t'es pas bien? Le film il est là en bas et en technicolor!! Tu ne vas te coller devant un écran de dix centimètres de large alors que le hublot est au moins quatre fois plus grand? Si?" Et bien si. Ce sera à moi de lui dire quand il faut regarder. C'est pas bien grave et ça me fait plaisir de pouvoir satisfaire aux désirs de mon pote, mais quand même, voler au dessus d'un archipel de 7000 îles, c'est quand même pas tous les jours!!! Sacré Yo'!! Je n'irais pas dire qu'avec la Marie ils font la paire mais là-dessus, ça ressemble à un truc qu'elle aurait très bien pû faire. Méfiance... Pendant ce temps, les montagnes nous défient, les rivières se jètent dans la mer, les îles désertent. Comme ça pendant une heure à l'issue de laquelle, le capitaine prend la parole, Boracai est juste en dessous. Ca nous donne l'occasion de découvrir vue du ciel ce qui sera notre nouveau lieu de villégiature. De là haut, l'île est minuscule, droite comme un "i" et ourlée de plages dont on devine que le sable ne blesse pas la voute plantaire. On peut voir également que Boracai est loin d'être une île abandonnée vue le nombre de constructions qu'elle abrite. Mais ça, on le savait avant de venir ce qui devrait atténuer le choc, Boracai, malgé sa taille liliputienne, est la première destination balnéaire des Philippines.

A la sortie de l'avion, on s'en rend très vite compte. Une armée de tricycle attend le passager aérien. On est pas les premiers, pas des explorateurs. On prend le premier qui se présente. Pas la peine pour le chauffeur de nous demander où on va, c'est ici pour tout le monde pareil. Il faut d'abord faire trois minutes de route pour rejoindre une jetée. De là, il faut embarquer sur un bateau et traverser le court bras de mer qui séparent Boracai de Panay, sa voisine bien plus étendue sur laquelle on a atterri. Ca prend au total une demie heure à tout casser.

On est maintenant à Boracai et ne reste plus qu'à savoir où descendre. Il faut dire que je frémis encore en repensant à l'arrivée à Bohol et à la blague comme quoi il faut deux heures montre en main pour trouver un hotel. Que diantre, si ça se reproduit, je me fais hara-kiri, c'est une promesse!! Mais aujourd'hui pas la peine d'en arriver là, Marie s'est faite laisser dire qu'il y a un chouette hotel dans le coin par quelqu'un qu'elle a croisé un peu avant nous, et comme elle a les coordonnées, c'est sans mal que le chauffeur d'un nouveau tricycle nous y conduit. A l'arrivée, on est quand même en pleins doutes. C'est propre mais c'est cher, même pour bibi. On ne sait pas encore que Boracai est aussi l'île la plus chère du pays. Plus de touristes, plus de pépettes! On est donc là avec Yo' à se demander ce qu'on fait. Marie, de son côté, part visiter le dortoir réservé aux filles et quand elle revient, elle a déjà décidé, elle y reste!! Elle qui nous avait fait un sketch à Bohol, elle qui nous a trainé à Boracai, elle traine dans la boue ce qui fait du voyage un sport collectif!! Mais soit. Si tu veux n'en faire qu'à ta tronche, c'est ton choix, prends la chambre et fous nous la paix!! La demoiselle disparait. Avec Yo', on est perplexe. Non pas à cause de Marie mais sur ce qu'on fait. Rester? Partir? C'est alors que la patronne de la GH nous fait, comme le Parrain, une proposition qu'on ne peut pas refuser, un tarif bien en accord avec nos accoutrements bohèmes loin de la versaillaise. Comme un poisson affamé, on est ferré. C'est aussi là qu'on pose nos sacs à condition pour nous de ne pas révèler à qui que ce soit, et notamment à Marie, les termes de notre union tarifaire. C'est donc dans un sourire complice avec la patronne qu'on scelle l'accord. Avec Yo', on prend nos quartiers dans un des dortoirs pour nous, les hommes, et on s'en félicite. Il faut dire que c'est un dortoit avec quatre lits et quatre ventilateurs dans lequel on est pour l'instant tous seuls, ça nous fait de la place à revendre ce qui, pour le prix, est pas loin d'être inconcevable. En plus, il y a le Wifi ce qui n'est pour déplaire à personne à commencer par Yo' qui se fait une petite scéance internet. Moi, internet, ce sera pour plus tard, j'ai quand même envie de voir la plage qui fait la fierté et qui trone en première page de tous les catalogues touristiques des Philippines. Et même s'il fait déjà nuit, c'est pas bien grave, ça me donnera toujours de quoi méditer avant la journée ensoleillé de demain. Je pars en séquence découverte. Notre GH est séparée de la plage de quelques dizaines de mètres. Le chemin qu'il faut emprunter est sombre et exigu. C'est à l'inverse total de ce qui ce passe de l'autre côté, côté sable. Là, c'est l'hallu'. Pour se retrouver les pieds dans l'eau, il faut d'abord traverser un chemin sablonneux éclairé comme à Las Vegas. Ce chemin longe la plage et est une enfilade de bars, de restaurants, d'hotels, d'épiceries, de centres de plongée, de magasins de souvenirs, de stands de massages et de tatouages, tout pour contenter un touriste plagiste lambda. Ca fait un peu peur la première fois!! Puis, il faut aussi traverser tous les bars et restaurants qui ont un emplacement sur le sable. Au milieu des tables, des chaises longues, des palmiers, il faut se frayer un chemin, pas chose facile! Ca pourrait aussi être effrayant mais je remarque une chose qui me flatte dans le sens du poil : tous ces établissements ont un doux parfum relaxant, ça boit sur des tables basses assis sur le sable ou sur de longues chaises confortables ou encore mieux sur des poufs géants, ça dîne sous les palmiers, le tout avec des éclairages tamisés qui ne gachent rien. L'ambiance de l'île n'a rien d'Ibiza. Ca a beau, certes, être très fréquenté, mais comme il n'y a pas un batiment qui dépasse la hauteur des arbres, tout reste à échelle humaine. Et puis enfin, quand on a dépassé tout le rideau de débit de boissons et de nourriture, on y est, White Sand Beach est là, immense, comptable en kilomètres. C'est facile à voir, même de nuit, les établissements se suivent à perte de vue derrière les palmiers. Sans aller jusqu'au bout car, à un moment, il va falloir que je rentre chercher Yo', je me lance dans une petite marche le long de la grande bleu en anticipant le fait qu'elle soit turquoise. Une heure tout au plus, puis je retourne à la maison. Là, je récupère Yo' au passage et comme on est pas des chiens, on va voir Marie pour savoir si elle veut se joindre à nous. Et bien non! En définitive, la pauvre ne se sent pas très bien et préfère passer la soirée dans son dortoir. Qu'à celà ne tienne, c'est pas plus gênant que ça pour ne pas dire autre chose. D'ailleurs, en retournant à la plage avec le Yo', je commence à m'épancher sur le fait que plus le temps fait son oeuvre et plus Marie et moi, c'est loin de faire deux et que j'en suis désolé car je suis persuadé que elle et lui, c'est une amitié forte qui les lie. Et bien patatra!!! Yo' me fait la même révélation!!! De la Marie, lui aussi il en a plus qu'assez!! Résultat, on part dans un rire complice, ravis de voir que l'un et l'autre, on est sur la même longueur d'onde, partis pour une soirée où qui se ressemble s'assemble.

Après que Yohann est à son tour jaugé la plage, il est grand temps de festoyer et de rire encore de qui vous devinez. On sait, on est vraiment des sales gosses. Les pieds dans le sable, les assiettes s'additionnent. L'addition, s'il vous plait. Plus loin sur la plage, il y a un spectacle de feu qui bat son plein. Ca tournoie dans tous les sens, les accrobates ont du talent. Personnellement des "fire shows", j'en ai déjà vu quelques uns depuis que je suis en errance autour du monde, mais pour le Yo', c'est la première fois. Il convient donc de s'en ravir. Il doit y avoir six ou sept danseurs, quelques garçons, quelques filles. Tous les deux, on commence à s'assoir sur le sable afin d'être aux premières loges. Puis comme la soirée bat son plein, on convient qu'il serait de bon aloi de s'assoir en terrasse, toujours sur le sable, du bar devant lequel les artistes s'expriment. Un cocktail chacun, pas de mal à se faire du bien. Autour de nous, il y a quelques touristes, tous philippins, on est donc les seuls blancos. Je dis ça avec le sourire car Yo' est un type tout ce qu'il y a de plus métissé. Il a des origines de partout à travers le globe, n'a rien d'un Jean-Pierre, ce qui fait que blanco ne s'applique que parce que c'est un parigo au milieu des philippins. Le spectacle se poursuit. Plus ça va et plus on sympathise avec les manieurs de feu. Ils sont tous vraiment bon esprit et à chaque fois maintenant que l'un en finit pour un temps avec son numéro, il vient s'assoir à notre table. J'ai rarement vu meilleur comité d'accueuil, comité qui reste même avec nous une fois le spectacle complêtement achevé. Les verres s'enchainent dans une ambiance tropicale. Parfois on les fait rire, parfois il nous font rire, mais le plus souvent on rigole tous ensemble. En fait, le feeling passe tellement bien qu'ils nous proposent de les accompagner pour la suite de leur soirée. Ils ont fini de travailler, place à la détente.

La détente pour les philippins à Boracai, en tout cas pour ceux avec qui on délire ce soir, c'est d'aller voir un concours de beauté. Rasoir me direz vous. Et vous auriez raison s'il ne s'agissait d'un concours un peu plus particulier que ce que j'avais en tête : ce soir, on note les travestis. Le concours se déroule dans un immense espace qui tient autant du bar que de la salle de spectacle. Au centre se dresse une large scène sur laquelle les "concurrentes" défilent et les "maîtresses" de cérémonie tantôt détendent l'atmosphère, tantôt l'enflamment. Ces hotesses, qui ont apparemment fêtées leur vingtième printemps voilà belle lurette, sont les diablesses en chef de la soirée. Elles ne connaissent aucune limite. Elles enchainent les blagues "de très bon gout" tout au long du spectacle en en rajoutant parfois, mimant l'acte préliminaire ou sexuel avec tout ce qui leur tombe sous la main : un aspirateur, un extincteur. C'est pas très distingué mais en tout cas, c'est illarant! Les candidates, elles, sont au nombre de trois. La première a carrément l'air d'une professionnelle. Elle concilie la vulgarité avec le fait qu'on ne peut pas s'y tromper, c'est un bonhomme avec une pomme d'Adam et tout et tout. Quelle élégance, quelle "grasse"!! La deuxième semble tout droit tombée du nid. Elle est extrèmement timide ce qui en fait une cible de choix pour les présentatrices incendiaires, et semble tout juste majeure. La troisième, c'est là que ça se complique, est un canon de beauté. Grande, fine, des jambes interminables posées sur un sourire étincelant et ravageur. Nuls doutes que c'est elle qui va gagner. Bien plus de doute, en revanche, sur le fait que c'est, pas c'était, un homme. C'est là tout l'objet du concours. C'est un coup à remettre en question tout ce que vous savez de l'homme et de la femme!! Une fois les présentations faites, le concours débute réellement. Premier défilé, première tenue, de petites jupettes aguichantes. Dans la salle, intégralement peuplée de locaux à l'exception, encore une fois, de Yo' et moi, ça rit, ça applaudit, ça vit. A notre table, ça vit aussi, tellement que Yo' est en train d'enlasser sa voisine Septer, manipulatrice de batons enflammés sur la plage, enlasser voire embrasser goulument avant même la deuxième acte. De mon côté, j'ai aussi une voisine, Micky (Mickaela) et celle-ci est également du genre plutôt entreprenante. Sa main ne cesse de toucher la mienne, et après quelques temps nos doigts se mélangent. Difficile de résister, la gamine est trop sexy, trop sympa, et puis c'est une danseuse depuis huit ans. Une danseuse... Deuxième défilé, deuxième tenue, c'est l'heure des maillots de bain une pièce. Yo' est toujours parti dans un numéro d'échanges culturels façon bouche contre bouche. Moi, j'entame les dernières paroles avant de moi aussi passer à table. Rien de tel que quelques mots bien sentis pour encore faire monter la température. Troisième défilé, troisième tenue, toujours annoncés par les maîtresses de cérémonie avec une grande pudeur (est-ce que vous voulez en voir plus? J'entends rien!!) : les maillots de bains deux pièces larges comme Dédé à coudre. Pour Yo', on maintient le cap. Pour moi, je me lance enfin dans la farandole des langues non sans avoir dit à ma compagnonne pas nonne : "Mais j'suis timide..."

A la fin du spectacle, le jury a rendu son verdict. Etrangement, on a le droit à une égalité, certes le canon a gagné mais il doit aussi partager sa courrone de roi-reine de beauté avec la candidate numéro un. C'est à n'y rien comprendre. Entre Yo' et moi, c'est aussi un ae-xequo. Chacun part bras dessus bras dessous avec sa cavalière. Et la soirée ne fait que commencer. Il a beau être déjà une heure du matin, on est encore convié à une fête d'anniversaire qui n'a pas encore commencée et qui devrait se tenir sur le toit d'un bar restaurant du bord de plage. Y'a pire. En fait, c'est un copain de Micky qui travaille là qu'on va célèbrer. Le temps qu'il ferme la boutique et le toit est à nous. En attendant, tout le monde est sur la plage à faire ce qu'il a à faire. Je passe l'heure qui suit à être collé bouche contre bouche avec ma mignonne. Tout se déroule parfaitement bien sauf que pendant qu'elle m'embrasse, la môme n'arrête pas de m'aspirer la lèvre à m'en faire mal. Je ne comprends rien et me vois obliger de lui demander ce que c'est que cette nouvelle mode qui fait que tout le monde va vite se retrouver avec des lèvres gonflées de sang à la manière d'un suçon. Jusqu'à preuve du contraire (je vous attends les filles, prouvez moi le contraire), on ne fait pas ça en France! - "Attends mais tu ne sais pas embrasser ou quoi?!? Tout le monde fait ça ici!! - Moi, pas savoir embrasser? C'est pourtant une de mes occupations préférées quand je peux et personne ne s'en est jamais plaint, bien au contraire!! Et puis, je ne sais peut-être pas embrasser comme un philippin soit, mais si on appelle un french kiss un french kiss, ça ne peut pas m'être étranger, ça fait même partie de mon patrimoine génétique. En plus, habitant à Paris, ville parmi les villes les plus romantiques au monde, c'est peut-être toi qui devrait faire un stage!! Elle a réveillé la bête, comment veux-tu que je réagisses? Notre première dispute, bref feu de paille vite soufflé dans un nouveau baiser au clair de lune avec la mer pour témoin. Comment aurait-il pû en être autrement?

On aurait pû continuer comme ça jusqu'au petit matin mais la soirée avance au rythme où les copains-copines commencent à monter sur la terrasse du bar. Il doit être pas loin de 3h du matin et la fête d'anniversaire commence, on est reçu comme des membres de la famille. Il y a de la nourriture à profusion, de la boisson en caisses et des rires, beaucoup de rires. Apparemment, on est pas les seuls à avoir pris de l'avance. Yo' est là avec Septer mais peu après le début, je les vois qui s'éclipsent, les coquins... Yo' va enfin pouvoir passer à l'action, lui qui me dit depuis une semaine qu'il est en rût. Nous, avec Mickaela, c'est l'un contre l'autre que la soirée défile. Les rares moments où ça s'interrompt, c'est pour participer à des jeux à boire avec tous ceux qui nous entourent. Ca se passe selon un principe simple : chacun prend une bouteille de bière pleine, la descend aussi vite que possible et si tu es le premier à en venir à bout, tu as gagné, tu as le droit d'embrasser qui tu veux. Etrange rituel. Bien évidemment, moi, j'ai perdu. Et d'une je ne suis pas un buveur de bière et de deux, je suis connu pour être un coureur de fond et non un sprinter. En plus, j'ai déjà une cavalière, pas besoin d'en avoir davantage.

Pour Yo', ça aurait pû être la même. Il aurait pû s'en tenir là. Mais non, il a choisi de franchir la ligne. Apparemment mal lui en a pris. Quand il revient à la soirée, il fait vraiment une petite mine, comme s'il était passé sous une échelle un vendredi 13 attaché à un chat noir. Il a pourtant eu ce qu'il a voulu, je n'y comprends rien. En fait, c'est tout simple. Je me souviens quand lors du concours de beauté, j'étais resté abassourdi par le fait que parfois il est réellement impossible de savoir ce qui ce cache sous les jupes des filles. Pour Yo', c'est la même chose, abassourdi. Et blême. Et désabusé... Même s'il n'a pas été jusqu'au bout des investigations qu'il aurait été sage de mener, il en est sûr, Septer c'est pas une biche. Il est donc maintenant qu'il sait, impossible pour lui de se trouver ne serait-ce qu'à distance respectable du bichon. Déjà sur le même toit, c'est un tour de force. Il est amer et c'est rien de le dire. Pour un peu, il est blanco. Il est même tellement énervé qu'il essaye de me convaincre que Micky n'est pas non plus ce qu'elle dit qu'elle est. Le doute est alors de mise. Quoi faire? Douloureuse question... Je jète un coup d'oeil à ma chère et évalue. Mais non, je reste convaincu du bien-fondé de ma relation restée au dessus du niveau de la ceinture. Je vous engage d'ailleurs à évaluer par vous même son profil sur facebook dans la liste de mes ami(e)s.

La soirée se termine ainsi. Le soleil va se lever dans peu de temps. La lumière commence à remplir la plage que l'on peut commencer à admirer depuis le toit du bar. Tout le monde est fatigué ou tendu ou les deux, il est temps de rentrer reprendre des forces en attendant d'y voir vraiment clair. Je raccompagne Micky jusqu'à la porte de son hotel main dans la main. Yo' est aussi là ainsi que Prosper sans contact physique. Je dis "à demain", Yo' pense "adieu". L'avenir nous le dira.

Le réveil de 13h est douloureux. Douloureux à cause du mal au crane qu'a laissé cette soirée alcoolisée pour tous les deux, douloureux à cause de l'amertume dont Yo' est encore rempli. Moi, je suis toujours quelque part entre doute et certitude. D'une part, j'essaye de me convaincre que Mickaela n'est pas Mickael, d'autre part, c'est impossible vu ce que vit mon Yo' sans l'avoir senti venir. Mais plus ça va et plus je pense être dans le vrai, dès le réveil, je me connecte à facebook et découvre l'invitation de ma belle. C'est l'occasion de voir son profil ainsi que les photos qui l'illustrent. C'est bien la même personne que j'ai "fréquenté" hier, pas de moustache, pas de barbe, pas de pomme d'Adam, on est bon!!! Je peux donc aller sur la plage l'esprit léger. Là, comme on est en pleine heure de pointe, on peut réellement appréhender la plage. Elle est à deux visages. Le premier est coloré comme un arc en ciel menant au paradis. Le sable est d'une blancheur incroyable, blancheur qui se fond du vert au bleu à mesure que l'on s'enfonce vers les profondeurs de la mer qui est à faire rêver quand on travaille encore à la caisse de la Bank of Tokyo et qu'on a comme seul horizon trois épaisseurs de plexiglass qui vous séparent de murs marrons éclairés aux néons. Les palmiers sont une douce enfilade à perte de vue, comme pour faire de l'endroit le stéréotype parfait de la plage de rêve. Le second cependant est le côté obscur. La couleur prédominante y est le noir, comme dans "noir de monde", à trop additionner les couleurs voilà ce qu'on récolte. A l'heure où on débarque, c'est la marée haute. L'eau remonte loin sur la rive et les quelques mètres de large qui restent au sec sont eux noyés sous un flot de touristes alanguis au soleil, de jetskis près à être louer, de capitaines de bateaux près à vous emmener pour une heure ou une journée faire le tour des îles alentours, de vendeurs en tous genres. Quel côté choisir? Pas difficile de répondre. Comme d'habitude, le côté clair a ma préférence. Nous aussi donc, on lézarde au soleil. Nous aussi, on barbotte comme des idiots. Nous aussi, on s'extasie. C'est notre vrai premier jour, on ne va pas se priver et ce jusqu'au coucher de soleil qui innonde la plage d'une lumière magnifique, un régal! C'est ensuite l'heure de penser à manger. Mais avant cela, il faut qu'on repasse à la GH pour se changer et qu'éventuellement on s'enquiert du sort de Marie dont c'est déjà le dernier soir à Boracai. Quand on revient, elle est là à nous attendre, c'est charmant. Avec Yo', on est acculé dans un coin, on ne peut rien faire d'autre que d'accepter de dîner en tête à tête à tête à tête. Quatre têtes au total car Marie s'est faite une potesse qui partage son dortoir et elle vient aussi avec nous croiser le fer de nos fourchettes. Aucun problème particulier enfin pour le moment car Yo' est très préoccupé. La soirée d'hier a laissé de telles traces qu'il a dors et déjà été conclu qu'on ne l'évoque sous aucun prétexte, quel qu'il soit, même en cas de danger de mort. Et pour que cette mission discrétion se présente sous les meilleurs hospices, il faut absolument que quand on rejoint la plage, on n'aille pas vers la droite, c'est à dire vers l'endroit où se tenait le fire show la veille. Il va donc falloir trouver un prétexte. C'est pas compliqué. A peine débarqués sur le sable, Yo' et moi menons le bal, on tourne les talons vers la direction souhaitée. Mais Marie, qui ne l'entend pas de cette oreille, a bien envie d'y aller à droite. Yo' se lance alors dans un plaidoyé : - "Attends on ne va pas encore aller par là! Avec Brice, hier soir, on a déjà écumé tous les bars se trouvant dans cette direction et d'après ce qu'on peut t'en dire, c'était pas top. Ce soir, on aimerait bien aller de l'autre côté pour changer et c'est pas négociable!!" Bien joué le professionnel du camouflage de preuve!! Il ne leur a laissées aucunes options, c'est ce qu'on appelle un champion. On file donc vers la gauche jusqu'à un restaurant mongol, sans doute perdu sur la route d'Oulan Bator... Mais passons... Comme c'est la dernière de Marie, tout se passe au mieux, les sourires sont de mise, et Prosper est invisible. Ca devrait soulager Yo' mais le pauvre ne peut se défaire de l'idée que s'il la croise, c'est l'univers tout entier qui va imploser. A chaque fois qu'il a un moment loin de la présence féminine, il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'il rentre, que ce soir, c'est pas son soir. Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Ainsi, c'est alors qu'on est presque encore en train de macher que Yo' réclame l'addition et rentre à la maison se mettre à l'abri pour de bon. Pas un dernier verre, rien. C'est le premier à faire ses adieux à Marie. Moi, je n'ai pas d'alibi valable et comme en plus, je passe une bonne soirée, je préfère rester avec les miss pour un dernier verre de l'amitié. Un verre pas plus. Je suis aidé en cela par le fait que, alors qu'on est attablé, Marie repère dans la foule un ancien camarade d'unversité. Ca y est, j'ai aussi mon alibi, je les laisse rattraper le temps perdu et m'éclipse discrètement. Il est alors autour de 23h. De l'autre côté de la plage, le fire show bat son plein, je vais tenter de revoir ma môme. Mais quand j'y arrive, tous les artistes sont là sauf celle qui évidemment m'intéresse. Tant pis, on verra bien demain.

Demain donc, qui est maintenant aujourd'hui, est un nouvel hymne à Epicure. C'est pour nous, les deux parisiens qui restent, une nouvelle journée à se faire sauter la ceinture en tout bien tout honneur et à apprécier la vie de chateau de sable. C'est le premier jour sans Marie qui a quand même pris la peine de nous réveiller, bien trop tôt, pour nous saluer. Pour notre petit binome, c'est à nouveau des jours où on a plus rien à cacher qui s'annoncent, il n'y a plus de problèmes de secrets à entretenir, seulement l'éclate, l'éclate et encore l'éclate. Le soir venu, comme on est libéré du fardeau, on peut donc retourner tous les deux au fire show sans qu'il y ait de malaises. L'erreur est consommée, les souvenirs consumés. Et Micky est toujours absente. Quand je demande à Prosper (NDLR : j'écris Prosper et pas Septer car je ne me souviens jamais de son prénom. La seule chose que je sais, c'est que ça rime avec Prosper, alors ça marche et Yo' sait de qui je parle sans que j'ai besoin de préciser "le type qui avait ta langue dans sa bouche"; c'est éminemment plus diplomatique) où elle est, il me répond que Micky est partie sur Panay, son île natale qui est la grande en face de Boracai. Elle est malade et sa mère a insisté pour qu'elle aille à l'hopital. L'avant-veille, je m'en étais déjà rendu compte sans que ça me repousse, la petite couvait un sérieux rhume et était toute chaude même sans que j'y mettes du mien. Elle est partie, tant pis, peut-être sera-t-elle de retour avant que moi aussi, j'en vienne à lever le camp, on verra bien. Résultat, je suis bredouille. Prosper l'a bien compris et essaye maintenant de me faire du gringue. Sans succès, j'en rigole encore. Le type ne doute vraiment de rien et voyant que Yo' était maintenant plus que détaché, il tente encore sa chance. Deux p'tits français dans la même semaine, c'est sans doute inespéré pour le pauvre Prosper! Pauvre de ma solitude mais riche de cette journée sous le soleil, à croire qu'on ne peut pas tout avoir, on reste quand même regarder le spectacle orchestré par nos nouveaux potes. Mais l'ambiance n'y est plus... Même malgré un nouveau verre, il n'y a pas à dire, c'est retombé. C'est ainsi qu'il est minuit quand on rentre. On est toujours les seuls dans notre dortoir de quatre lits et quatre ventilateurs. Le premier est un détail, le deuxième salvateur.

Quand le soleil se relève inexorablement, c'est maintenant notre quatrième jour à Boracai. La plage principale, White Sand Beach, on peut dire qu'on en a soupé, il est grand temps d'aller se baigner ailleurs. On convient donc d'aller explorer l'autre côté de l'île, ça devrait nous faire une chouette ballade. On s'équipe donc pour passer une journée dehors en prenant tout ce qui peut être vital quand on ne sait même pas combien de temps ça risque de nous prendre. Or, en un quart d'heure montre en main, le tour est joué, l'autre rive est conquise. Là, il n'y a pas l'ombre d'un bar, pas une serviette sur la plage, rien mise à part quelques enfants qui jouent. Comment est-ce possible? Comment croire que nous ne sommes qu'à quelques encablures des hordes de corps huilés de crème solaire vendue à des prix prohibitifs dans des superettes peu scrupuleuses? C'est franchement inconcevable ce qui, au bout du compte, décuple notre bonheur d'avoir redécouvert la tranquilité. On peut donc se mettre à l'eau sans crainte de se voir heurter par un jetski, et en plus, il n'y a même pas d'oursins!! Si c'est pas malheureux... Et comme si ça ne suffisait pas, dès qu'on commence à s'immerger, les enfants viennent nous rejoindre pleins de curiosité. Là commence vraiment la partie de plaisir. Avec Yo', on fait tout ce qu'on peut imaginer pour les distraire. On plonge dans l'eau depuis le pont des bateaux qui sont amarrés là et les enfants font de même. On les fait monter sur nos épaules pour ensuite les jeter le plus haut possible. C'est tout le panel de comment distraire un enfant qui y passe. En plus, si ça les distrait, ça nous distrait aussi, tout le monde est gagnant! Ca dure comme ça plus d'une heure si bien qu'à la fin, je suis usé. Les enfants, eux, ils n'en ont que faire. Ils ont à leur disposition un clown qui fait aussi catapulte et ils n'ont jamais envie que ça se termine. Moi si. Les gamins m'a tuer. Jusqu'au retour sur le sable, j'ai beau leur dire qu'il faut que je fasses une pause sous peine de syncope, ils s'aggripent à tout ce qu'ils peuvent pour me faire rester dans l'eau. J'en ai à peu près trois par bras, deux par jambes, et cinq ou six qui s'accrochent à mon cou à la limite de m'étrangler. Increvables les gamins, bon courage aux parents d'octuplés!!! Mais ça reste la fête quand même, le soleil brille et il y a des sourires partout où je regarde. Ca compense largement le fait que je sois un vieil homme repu. D'autant qu'en plus, liberté chérie, je te prends comme tu es, avec Yo', on décide d'un retour à la GH pour satisfaire à une sieste réparatrice. Pendant trois heures!!! Quinze gamins, trois heures, il fallait bien ça. Au réveil, c'est exactement le moment du coucher de soleil. Yo' est trop crevé pour m'y accompagner, c'est en solitaire que je vais apprécier le spectacle. Magique. Le mot n'est pas trop fort. Et une fois fini, comme j'ai encore du temps avant de retrouver mon double, je ne crache pas dans la soupe et à la place, me fais faire un massage d'une heure. Un coucher de soleil, un massage, il y a des fois où on fait bien de se lever!!

La soirée qui suit n'est pas violente. On est encore sous le coup d'avoir été broyés par une armée de shtroumpfs. C'est donc par une petite promenade tranquille le long de la plage qu'on finit la journée. Le tout est de garder les forces qui nous restent, demain on a prévu de louer des vélos et, étant donnée la chaleur qu'il fait, on va en avoir besoin, pas la peine de les gaspiller. On sait aussi qu'aujourd'hui, jour de fête, c'est l'anniversaire de Prosper, et ça ne fait pas franchement envie!!!

Après donc une bonne nuit réparatrice, on concentre tout ce qu'on a d'énergie et on se lance à l'assault de Boracai, cette fois dans le sens de la longueur. Pour l'orgueuil c'est mieux, le sens de la largeur en vélo ne nous aurait valu que trois minutes de pédalage. Notre itinéraire suit la seule route de l'île. On aurait pû avoir le choix en passant par la plage en faisant fi du fait que c'est soi disant interdit, mais comme la marée est haute, c'est vite vu. Il n'y a déjà pas beaucoup de place pour prendre ses aises quand on est un piéton alors je vous dis pas quand on est un cycliste!! C'est un coup à ramasser une poignée d'allemands dans ses rayons!!! C'est ainsi parti sur la route walonnée. Eu égard à ma grande expérience cycliste dans les rues parisiennes, ça ne devrait être qu'une partie de plaisir. Mais dès les premiers coups de pédales passés, j'ouvre les vannes, c'est les grandes eaux qui reviennent, je coule à robinet ouvert. Toute la chaussée est offerte au soleil brulant et moi en dessous, j'en bave, j'en coule. Les descentes ont beau apporté leur lot de vent dans le visage, ce n'est jamais suffisamment long ou suffisamment frais pour que ça m'octroie un quelconque effet bénéfique. Qui plus est, on a beau savoir que ce serait au programme du jour depuis la veille, on a pas été fichu de s'acheter de grandes bouteilles d'eau pour étancher ce qui peut encore l'être. Mon royaume pour une bouteille d'eau, voilà tout ce à quoi je pense. La mer, la plage, les palmiers ne sont plus une carte postale, c'est juste le décor de mon agonie.

Puis, après avoir déjà perdu trois kilos, on peut enfin laisser reposer nos montures. On est arrivé à notre première étape, Kuta Beach. En un éclair, on est dans l'eau, plus dans la sueur, merveilleuse sensation de fraicheur. Il y a là quelques touristes philippins qui s'amusent dans les petites vagues. Ils sont déjà loins quand on pense qu'il est temps de partir se chercher une boisson fraiche. On sait que dès qu'on va quitter les eaux translucides, le soleil va encore nous faire mijoter à feu vif. Dure réalité. Pas si dure quand on sait qu'on a que la plage à traverser pour s'offrir l'objet de nos désirs mais dure quand même. Une fois dans le bar, c'est au litre qu'on descend les consommations. C'est comme une récompense, comme la bouteille de champagne offerte aux vainqueurs d'étape. C'est sucré, frais à s'en bruler la gorge, c'est plaisir! Mais, comme on habite pas là et que l'odyssée cycliste n'en est encore qu'à son presque commencement, il faut se remettre le pied à l'étrier, refaire monter la pression dans cette cocotte minute qu'est mon enveloppe charnelle. De nouvelles montées, de nouvelles descentes, puis sur le bas-côté un panneau écrit à la main qui indique "Bat Cave", la grotte aux chauves-souris. Une grotte? super! D'autant que ça doit être à l'abri de la chaleur, c'est exactement ce qu'il nous faut. Seulement, pour aller à la Bat Cave, il faut encore quitter la route principale et s'aventurer loin de l'asphalte sur des chemins plus prévus pour des zébus que pour les frèles pneus sensés nous porter jusque là. Mais soit, puisqu'il faut en passer par là, qu'il en soit ainsi! S'il faut faire hurler à la mort nos engins, qu'ils hurlent donc, là-bas devant, il fait frais et c'est tout ce qui compte! Au bord du chemin sur lequel on se démène maintenant, on croise deux locaux qui paressent à l'ombre. On se dit bonjour comme c'est la coutume et les deux types se proposent d'être nos guides en précisant bien que c'est nécessaire si on veut d'une part trouver la grotte et d'autre part en sortir vivant. J'exagère un poil mais c'est la dramaturgie qui veut ça... Nous, en bonne tête de bois, on ne nous la fait pas. Un guide obligatoire? Tu ne serais pas en train de nous la faire à l'envers? Regarde nous donc partir pour voir un peu si c'est obligatoire!! De toute façon, sur le chemin, il y a toujours d'autres locaux à qui on peut demander notre route si vraiment on est perdu; et puis comme il n'y a qu'une seule direction possible, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va se perdre! D'ailleurs, on finit par trouver comme des grands le petit sentier qui mène à la grotte en taillant à travers la forêt. Il faut laisser là les vélos, non sans avoir donner au préalable à un gamin quelques roupies comme pour s'acquitter d'un ticket de parking. C'est pas bien méchant, de toutes façons, on est arrivé, je sens la fraicheur à portée de tir.

On est à pieds. La forêt devant nous est dense au possible et le sentier y serpente dans une nouvelle montée. Tout autour, les cris d'animaux plus bizarres les uns que les autres contribuent à créer une ambiance aventureuse. Il n'y avait pas d'autres vélos sur le "parking", pas de voitures, rien. Il n'y a qu'un pas à dire qu'on est seuls au monde. Après quelques minutes à enjamber les arbres, à chasser les moustiques trop collant, on y est, la bouche de la grotte est grande ouverte devant mes yeux un brin inquiets. L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité. Pour entrer dans la grotte, c'est déjà tout un numéro d'équilibriste. Les rochers glissants jonchent le sol, il faut les escalader un à un pour appréhender ce qui nous attend à l'intérieur. Et à l'intérieur justement, c'est toujours le même chaos minéral sauf que cette fois, ça ne descend plus en pente douce mais en presque vertical, les rochers ne sont plus petits et humides, ils sont énormes et mouillés, la lumière très vite s'estompe pour laisser la place à ce qui pourrait très bien être un puit sans fond vers les portes de l'enfer. C'est donc clair et net, je suis inquiet. J'en fais part à Mr Yo'. Lui, compréhensif en écoutant mes doutes devant le peut-être Everest qu'il nous faut descendre pour mener à bien notre aventure, propose de reprendre le chemin qui poursuivait encore sa course jusqu'un peu plus haut dans la montagne. Merci de proposer un plan B! Qu'on aille donc voir!! En effet, il avait raison, ça poursuit plus haut jusqu'à une seconde entrée. Là, même si c'est toujours un peu casse-croutes, c'est quand même un peu plus accessible. On se jète donc dans la gueule du monstre. Prenant bien garde de ne pas glisser, on descend petit à petit jusqu'à atteindre le bout du tunnel. De là, on voit encore l'entrée, ça n'était pas si profond que ça. Mais, d'un autre côté, il faut se rendre à l'évidence, cette grotte n'est pas la Bat Cave, c'est la P'tite Cave et c'est tout! Pas l'ombre d'une chauve-souris, pas d'odeurs de fientes, c'est pas bon, c'était l'autre, et merde... Personnellement, la vue de la première cave n'a laissé qu'une trace indélébile en forme de sens interdit. Je ne le sens pas, pas du tout même. Quand on repasse devant la première entrée, je sais que ce n'est pas pour moi, pas aujourd'hui. Mais Yo', lui, il est motivé pour deux. Ca ne lui fait pas peur, ou en tout cas pas plus que ça. Il décide donc de partir en solo, moi en lui ayant bien précisé qu'il était indispensable qu'on reste au moins en contact sonore. Si par malheur quelque chose arrivait, que je l'entendes au moins crier pourrait faire la différence. Il s'élance. Petit à petit il s'enfonce. Il s'enfonce tellement qu'après peu de temps, je n'arrive plus à le voir, caché qu'il est derrière les rochers qu'il descend avec prudence. Seule sa voix est toujours là, jusque là tout roule même si ce n'est pas une partie de plaisir. Il descend jusqu'au point où on ne voit plus assez pour progresser. C'est qu'en bons touristes, comme j'en ai maintenant l'habitude chaque fois que je finis dans une grotte, personne n'a anticipé qu'il serait de bon ton de partir avec une lampe de poche. Il est obligé de rebrousser chemin, c'est déjà suffisamment téméraire que d'être descendu si loin. Mais l'aide extérieur n'est pas loin... Alors qu'il entame sa remontée, des voix se font entendre dans la forêt et s'amplifient. Il s'agit d'un couple d'asiatiques qui fait les choses biens, puisqu'ils sont eux accompagnés d'un guide. Ils sont déterminés à explorer la grotte, moi, toujours pas. C'est à leur tour de s'enfoncer et quand ils rejoignent le Yo', ils le prennent sous leur aile, c'est gentil à eux. Moi, je continue donc à sècher pendant la petite heure que dure leur évolution acrobatique. Au retour, Yo' est tout excité. Il a vu des quantités de chauves souris mais ça ne s'est pas arrêté là, loin s'en faut. Tout en bas de la grotte, il y avait un petit lac. Yo' qui avait bien chaud, a senti en lui l'envie d'aller faire trempette. Le guide, voyant ça, n'a pû que le prévenir du danger qui le guettait : le lac est infesté de serpents. C'était vrai! D'après ce que m'a dit Yohann, sitôt dit, sitôt braqué sa lampe à la surface de l'eau. Là, nageant en attendant quelques proies, pleins de serpents rayés de bleu et de blanc, le pauvre en aurait mouillé son maillot de bain sans mettre se tremper un orteil. Et moi, avec tout ça, c'est pas du soulagement mais de la déception qui me gagne. Moi aussi, je voulais les voir les serpents!! Tant pis ou peut-être tant mieux, avec ma gaucherie légendaire, j'aurais aussi vite pû tomber dans le lac par accident comme on tombe dans une piscine avec tous ses effets personnels!! C'est mi-figue mi-raisin sec que je quitte la Bat Cave. Je sais d'avance que ça ne va pas durer surtout pour le côté sec.

A peine retourné sur le vélo, la fontaine reprend. La Bat Cave étant le point le plus loin auquel on peut se rendre depuis chez nous, j'en déduis qu'on est sur le retour. Un retour peinard, c'est ça qu'il nous faut, c'est à ça qu'on s'attache. Une nouvelle pause boisson fraiche et sucrée plus tard, on s'accorde une nouvelle baignade depuis une nouvelle plage pas loin d'être déserte. Là, je garde mon T-shirt pour aller à l'eau. De toutes façons, il est déjà trempé, ça ne peut pas être pire; le soleil est toujours brulant, un T-shirt, ça vaut une bonne crème solaire indice 60! Je ne trempe plus dans mon jus mais dans la grande bleue, c'est beaucoup mieux. Cette petite baignade nous a tout requinqué. Pour un peu, je pourrais retrouver mes jambes d'antan. Dommage, la plage depuis laquelle on se baigne est à un rocher de distance de White Sand Beach. En trois coups de pédale en longeant la mer, les bars recommencent à s'enfiler, on est arrivé. Il est 17h et quelques, c'est en plus l'heure de l'apéritif, bien que White Sand soit peuplée comme jamais, on peut quand même trouver des motifs de statisfaction! On laisse donc nos vélos se remettre sur le sable et on s'installe à la "Kasbah". Le choix a été vite vu car les tenanciers ont le bon gout de mettre des canapés remplis de coussins à même le sable avec comme seule perspective l'océan. Qui plus est, ils ont un concept de l'happy hour excellent, tout tient de la chance, c'est à pile ou face. Si tu tombes pile, tu ne perds pas la face et tu gagnes à boire ton cocktail gratuitement. Si tu perds, tu raques, c'est que t'as pas de veine. Avec Yo', on se fait donc servir deux cocktails couteux avant de voir si on est heureux au jeu. Yo' commence et perds. Je suis et perds aussi. Mais dans ces cas là, le revers de la médaille, c'est que malheureux au jeu... C'est bien de pouvoir se donner bonne conscience en se faisant délester de son pognon! Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à de la bonne musique, à un coucher de soleil de folie, à avoir du sable entre les orteils.

Maintenant qu'il fait nuit, il faut rendre les vélos. Contrairement au matin, la marée est basse, les baigneurs sont partis prendre des douches, on a tout loisir de rentrer côté plage. Ca file tout seul, le clapot de l'eau nous accompagne, c'est plat, c'est nettement plus exaltant.

La soirée qui suit est, bien que ce soit la dernière ensemble, tranquille; je suis encore rincé d'un nouveau réveil à 9h. Avec Yo', on se remémore les jours heureux où on partageait tout du lever au coucher.On s'endors comme des bébés à l'heure où d'habitude on a plutôt un verre à la main. A partir de maintenant, Boracai promet d'être plus studieuse.

Le réveil de 10h sonne les aux revoirs. On a juste le temps d'engouffrer le petit déjeuner que Yohann doit partir. Et à l'issue, ça y est, ça faisait un bail que ça n'était pas arrivé, je revoyage en solo ce que j'appréhende un peu. Ca ne veut pas dire que ça m'effraie mais simplement que jusqu'alors, Boracai était un terrain de jeu, et maintenant ça va se transformer en salle de classe.
Chevauchée fantastique dans l'Ouest américain en mai English translation pending
by Toyou · 2010-04-03 · 14 replies
Bonjour,

J'ai prévue de partir en randonnée équestre dans l'ouest américain en mai, je n'ai jamais fais de randonnée de ma vie ... Avez vous des conseils a me donner ? Merci
Malaisie avec un bébé: quel itinéraire pour quinze jours? English translation pending
by Estherc · 2010-03-21 · 10 replies
Bonjour, nous envisageons de faire un séjour de 15 jours en Malaisie (au mois de mai) avec notre fille qui aura 14 mois. c'est notre premier long voyage avec elle et la malaisie a l'air assez développée pour trouver tout ce dont on a besoin pour un bébé de cet age là. Mon principal soucis étant la nourriture car elle ne mange pas encore exactement comme nous. Est il facile de trouver des petits pots de bébé partout? et le lait en poudre? Si nous partons une semaine sur des iles est-il nécessaire d'apporter cela pour elle depuis le continent ou est il facile de trouver cela sur l'ile? nous prendrions un billet Paris-kuala. après nous serions assez tentés par la cote est et les iles perhentian avec pourquoi pas un stop dans la jungle. (on prendra un sac à dos pour porter notre fille). Est ce un itinéraire envisageable avec un bébé? concernant les prix des hébergements en malaisie, sur le site du routard ca a l'air pas cher du tout mais j'ai eu d'autres echos d'amis partis la bas. Sachant que nous ne cherchons pas les hotels haut de gamme mais simplement des adresses propres et sûr pour notre bébé, combien faudrait il compter de budget par nuit? enfin, dernière question quel climat trouverons nous en mai? est ce ok avec le bébé? merci beaucoup pour vos réponses
Premier voyage "sac à dos" en Espagne et Portugal en septembre English translation pending
by Marianne03 · 2010-02-17 · 13 replies
Bonjour à tous !

Depuis toujours, mon rêve est de voyager. Cette année je vais enfin pouvoir concrétiser cela ! Maman craintive oblige, comme je ne suis pas majeure, je vais rester en Europe. Je pars avec une amie (majeure), nous serons donc deux filles à faire le tour de l'Espagne et du Portugal de fin août à mi-septembre. On a décidé de "vraiment" voyager, c'est à dire que l'enjeu ne sera pas que la destination mais sera avant tout le parcours pour s'y rendre : nous partons en effet en stop, sans réservation d'hôtel, nos sacs sur le dos. C'est assez risqué je vous l'accorde, d'autant plus que nous sommes jeunes (et que des filles), mais ce projet nous tient vraiment à coeur et nous avons cette année enfin l'argent et surtout le temps (on dit merci à la rentrée universitaire en octobre !!) pour réaliser ce voyage.

Mais plusieurs problèmes se posent, et j'espère que vous allez pouvoir nous aider à les résoudre !

- Quel parcours effectuer ? Nous venons d'Aix-en-Provence, penser-vous que partir en stop d'Aix, jusqu'à Perpignan, franchir la frontière, arriver à Barcelone et y passer une ou plusieurs nuits, descendre sur Valence puis aller à Grenade, Cordoue, Séville, remonter ensuite par le Portugal (Evora, Coïmbre, Porto), visiter enfin Saint-Jacques de Compostelle, Bilbao, et revenir ensuite par l'Ouest des Pyrénées (on veut rentrer à Bordeaux), soit faisable ? (nous connaissons déjà Madrid et Tolède, ces villes ne seront donc pas inclues dans le parcours).

Est ce que le parcours que je vous ai indiqué vous semble faisable : - en trois semaines ? (ne risquons nous pas de nous presser et de manquer plein de choses ?) - en stop et autobus ? (est ce fréquenté ? est ce bien desservi par les cars ? est ce que voyager à deux filles est un gros risque ?) - avec un petit budget ?

Question la plus importante : sur ce parcours, que nous conseillez vous de visiter ? On ne connaît absolument pas la région ! On voudrait faire un mix de tout, c'est à dire des visites culturelles (musées, cathédrales, centres historiques), se balader en nature, mais aussi prendre le temps d'une ou deux journées à la plage, de flâner dans les magasins, avec évidemment une fiesta sur Barcelone, sur Séville...

Pour se loger, comment faire ? On a évidemment la solution des auberges de jeunesse, on va également utiliser le "couchsurfing", mais qu'en est il au niveau des campings ? Peut on camper à la sauvage au Portugal et en Espagne (sans tente, juste en sac de couchage) ? Les vrais campings sont ils chers ? Peut on les réserver le jour même, en arrivant à cette période de l'année ? (car en stop on ne peut prévoir de planning fixe).

Au niveau de la langue, mon amie parle un peu anglais, un peu allemand, moi espagnol (bon niveau au bac mais pas d'expérience à l'étranger) et un peu anglais aussi. Pas un mot de portugais. C'est possible de s'en sortir ? Je pense que oui, mais mon amie a plus de craintes sur le sujet.

Pour se nourrir, on va faire des sandwichs au fur et à mesure et de temps en temps se faire plaisir et manger dans des petits restaus. Il m'a semblé quand je suis allée à Madrid que les restaurants étaient bien moins chers qu'en France, est ce toujours le cas ? Et qu'en est il pour le Portugal ?

Côté budget, combien prévoir ? Nous avions tablé sur 20€/jour/personne (ce qui peut grimper si on dort à l'hôtel, descendre si on dort dehors), mais au final ça me semble assez peu...Plutôt prévoir 30€ ?

Au niveau du climat, est qu'il est supportable en septembre ? On a peur de fondre sur les routes du sud ...

Enfin, et cette question s'adresse surtout à ceux qui sont déjà partis en "sac à dos" : que devons nous emporter ? Le strict nécessaire bien entendu, oui mais voilà nous sommes des filles et nous avons un peu de mal à ne pas prendre trop de vêtements... Donc, selon vous, qu'est ce qui est absolument indispensable (médicaments, matériel, ...?) ??

Merci beaucoup !!
Choisir le matériel de camping pour une famille en cyclo-camping English translation pending
by Sentave56 · 2010-01-25 · 35 replies
Salut,

Nous sommes une famille de 5 qui souhaitons nous initier aux joies du cyclo-camping !

Pourriez vous nous conseiller quand au choix du matériel ?

Tous les bons conseils seront les bienvenus.

Merci beaucoup d'avance.

Nous partons cet été le long de loire pendant une durée de 15 jours. Les trois petits ont recpectivement 7, 4 ans et 15 mois.
Qui sera au Playa Costa Verde, Holguin du 25 décembre au 1er janvier 2010? English translation pending
by Bennyanderso · 2009-12-19 · 17 replies
bonjour nous sommes un couple qui part de Québec le 25 avec sunwing pour le playa costa verde a holguin nous aimerions savoir si il ya d'autres personnes qui y serons en même temps que nous merci.😉 avez vous des renseignements sur cet hôtel?

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display