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Cours de cuisine avec des insectes? English translation pending
by Jibouuu · 2018-09-30 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je pars dans 15 jours en Thaïlande et au Vietnam. Ce voyage sera orienté (entre autres!) sur la thématique des insectes comestibles, sujet qui me passionne!! (les insectes c'est le futur!! :) ).

Je suis déjà en contact avec des fermes et des gens travaillant dans cette filière d'avenir, mais je suis à la recherche éventuelle de cours de cuisine utilisant des insectes. J'ai pu voir qu'au Vietnam il était possible de trouver pas mal de cours de cuisine, mais je n'en trouve aucun sur cette thématique.

Si quelqu’un a des infos ou des contacts à ce sujet, ça m'intéresse!

Merci,

JB
Préparation croisière sur le Divina English translation pending
by Ulymarnoe · 2017-07-08 · 29 replies
Bonjour, Etant dans ma prépa et utilisant beaucoup les conseils et avis des autres membres, je me lance! si cela peut être utile tant mieux!! Et si des lecteurs ont des avis et commentaires, Merci d'avance !!!

nous sommes 5 : deux adultes et 3 enfants (15,14 et 9 ans). Nous partirons sur le Divina le 25 février 2018 de Miami , retour le 8 mars. Ce sera notre première chez MSC après 5 avec Costa, qui nous a fait faux bond à Noël! Nous avions déjà réservé, mais ils ont changé les dates et escales, et nous ne pouvions plus la faire... D'où cette (première) infidélité. C'est aussi la première fois que nous allons aux Etats Unis et vu le coût de ces vacances (billets d'avion), nous devrons nous "contenter" de deux cabines intérieures. Ce sera notre prétexte pour être toujours dehors !😛

nous avons réservé les vols pour moins de 1900 euros pour nous 5 (iberia)bagages inclus , arriverons le 24/02 à 15h40 / départ le 10/03 à 17h15...

Hôtel réservé la nuit précédant la croisière : doral Inn pour 120 euros pour 5 , avec petits-déj et navette aéroport; c'est tout prêt de l'aéroport , mais il y a une piscine et surtout , pas trop cher !! le budget est serré , car nous voulons profiter un maximum des excursions!!!

Hôtel après la croisière : Washington Apartments sur South beach, 500 euros les deux nuits (avec les frais annexes, ménage : 75 euros !, taxes, mais pas de petit déj)

bon , et maintenant le programme ! Arrivée le samedi 24, mais craignant les contrôles douaniers, la recherche des valises... je ne prévois rien. si ça va , que nous ne sommes pas trop fatigués : direction bayside marketplace... promenade et resto. Si problème quelconque : piscine et dodo!

le dimanche 25 : direction DolphinMall (j'ai vérifié , ouvert le dimanche) et emplettes éventuelles Vers 13 -14h retour hôtel en taxi , on prend les valises que l'hôtel nous aura gardées ( enfin j'espère) et direction le port ! embarquement possible apparemment dès 12h...

lundi 26 : en mer

mardi 27 : Nous entrons dans le vif du sujet ! anniversaire de N° 2 à organiser avec MSC , nous sommes gold (grâce au programme status match) et le gâteau devrait être offert😉 et Ochos Rios en Jamaïque 10h-18H après avoir , lu , cherché , farfouillé et comparé, je pense prendre l'excursion MSC combinant Dunn's river falls et dolphin Cove . En effet Jaital et d'autres ne sont pas franchement moins chers (il y a même plus cher). 99 euro adulte/ 72 euros enfants (je ne veux pas celle où on "nage" à la chaîne avec un dauphin, seulement les approcher. Pour ceux qui sont contre ce genre d'activité, sachez que nous en avons parlé, hésité🤪... Il y a deux ans , aux Canaries , nous avons vu des dauphins en liberté et cela est sans conteste magnifique et inoubliable... rien à voir avec ce que nous ferons. Cependant je vous invite aussi à repenser vos achats d'oeufs de poules en batterie, de poulet si tendre et plein d'antibiotiques, de boeuf ou porc qui ne sont jamais sortis de leur stalle... bref si nous constatons une réelle maltraitance, nous ne participerons pas et j'en ferai un retour sur ce forum... ) l'excursion dure 4 heures seulement et nous espérons donc pouvoir un peu nous promener, éventuellement aller voir d'autres chutes... tout dépendra de l'horaire de notre sortie...
Premier trek au Népal English translation pending
by Coralie42660 · 2017-01-07 · 65 replies
Bonjour,

Actuellement en voyage sur plusieurs mois en Asie/Océanie, j'ai prévu d'être au Népal début avril pour en prendre ma dose de haute montagne et en prendre plein les yeux !

Nous serions sur place pour environ 3 semaines.

C'est très subjectif je l'entends, mais quel serait selon vous un bon de choix de premier trek au Népal et pourquoi ?

J'ai beaucoup de mal à faire un choix, surtout que 2 personnes de ma famille viennent nous rejoindre, pas envie de les décevoir 😉.

J'avoue que l'EBC par Gokyo me fait rêver. Le tour des Annapurnas a l'air pas mal, plus de villages, plus de contact avec la population mais très (trop?) touristique. Existe-t-il au moment ou j'écris ces lignes des nouveaux trek à la mode tout aussi jolie que ce dernier ? Tour du Manuslu ?

Bref, je prends tout conseil.

Merci
Météo à Cuba en novembre English translation pending
by Lausteph64 · 2016-11-22 · 2 replies
Bonjour,

J'envisage un voyage de dernière minute à Cuba à compter de la semaine prochaine du 28 novembre au 14 décembre (dates fléxibles +/-3 jours) et je souhaiterais savoir quelles sont les conditions météo actuellement car j'ai entendu parler de fortes pluies voir d'inondations.

Mon amie me rejoins pour une semaine debut décembre. Quelqu'un a t'il un itinéraire à me conseiller qui nous permettrait de concilier sur une semaine plage et randonnées.

Merci d'avance. L
Traverser la cordillère des Andes par le site du crash du Fuerza Aérea English translation pending
by DrHyde · 2016-09-16 · 9 replies
Salut à tous, Je prévois de rallier l'argentine au Chili en passant par la cordillère des Andes et plus précisément par le le cite du crash du fuerza area. Je souhaite faire ça seul. Quelqu'un l'aurais t-il déjà fait ? Ou aurait des info, du genre y a toujours-il une piste? Je ne souhaite pas passer par une agence qui organise ce genre de trek. Merci d'avance.
Voyage au Japon en avril 2014 English translation pending
by Dora75 · 2013-12-10 · 25 replies
Bonjour a tous, alors je vous explique un peu... Nous prévoyons avec mon fiancé de partir au japon 3 semaines en avril 2014. A priori du 3 au 24 avril. C'est notre premier "grand voyage" et j'avoue avoir pas mal de questions c'est pourquoi je sollicite votre aide 😉

Au niveau du programme, nous pensons pour l'instant faire: (pas forcement dans l'ordre exact) Jour 1 et 2: transport Paris-Tokyo et installation (? bon pour l'instant j'ai pas trouvé où loger pas trop cher mais pas trop mal...) Jour 3 : Tokyo Jour 4 : Tokyo Jour 5 : Tokyo Jour 6 : Tokyo Jour 7 : Tokyo / Kamakura/ Tokyo Jour 8 : Tokyo Jour 9 et 10 : 2 jours et une nuit à Hakone, puis retour sur Tokyo Jour 11 et 12 : 2 jours et une nuit à Nikko dans un ryokan (?), puis retour sur Tokyo Jour 13 : Tokyo / Osaka le soir avec activation du JR pass Jour 14 : Osaka Jour 15 : Osaka Jour 16 : Osaka/ Kyoto dès le matin Jour 17 : Kyoto Jour 18 : Kyoto Jour 19 : Kyoto / Nara / Kyoto Jour 20 : Kyoto / Tokyo et fin du JR pass Jour 21 : Tokyo Jour 22 : Tokyo / Paris Cela vous semble-t'il correct?

Mes autres questions: - Au mois d'Avril que faut-il emporter dans la valise? Un gros manteau ou des petites vestes? Je n'arrive pas vraiment à me rendre compte... - De plus, je ne suis pas du tout sportive etc mais comme on ne fait pas beaucoup de campagne je me dit que des tenues de villes peuvent suffirent... Avec une paire de basket quand même!! Mais je ne sais pas si il faut prendre des chaussures et tenues de rando? - Pareil pour le logement j'ai un peu peur des tatamis ect parce que j'ai du mal à dormir en général... J'ai pas encore trouvé les logements... - Et surtout pour deux, quel budget faut-il prévoir? On avait prévu 5000 euros à deux (tout compris) mais après avoir lu les autres discussions du forum j'ai l'impression que ça va trop être juste...

Bon, j’arrête avec mes questions Merci beaucoup pour vos réponses
Séjour québécois en camping avec des enfants, été 2013 English translation pending
by Olélé69 · 2013-01-01 · 15 replies
Bonjour,

Nous sommes une famille avec 3 enfants (10-8-3,5 ans) et nous partons 3 semaines au Quebec l'été prochain (25 juillet - 15 août). Nous pensons passer 3 ou 4 jours à Montréal (en début ou fin de séjour, où nous sommes logés) puis vadrouiller 16 ou 17 jours en camping. Nous avions penser à l'itinéraire suivant :

- 1 nuit à Montréal (nous arrivons le soir) - 3 nuits en Mauricie - 2 nuits au lac St jean - 2 nuits vers Tadoussac - 3 nuits dans le parc nationale de Gaspésie - 3 nuits dans le parc du Forillon - 2 nuits vers la baie des Chaleurs - 1 nuit à Quebec - 4 nuits à Montréal

Nous hésitons sur l'étape au lac St Jean : vaut-elle le détour ou vaut-il mieux la supprimer et passer plutôt par Charlevoix avant d'aller vers Tadoussac et éviter ainsi un certain nombre de km ? Idem pour le parc de Gaspésie : vaut-il mieux se concentrer sur Forillon et la baie des chaleurs ou cela vaut-il le coup de passer 2 ou 3 nuits dans le parc de Gaspésie ?

Nous nous interrogeons aussi sur la nécessité de réserver les campings à l'avance ou non, sachant que nous privilégions les campings dans les parcs nationaux qui a priori sont très prisés à cette période-là ?

Enfin, le camping est-il facile dans cette région avec des enfants (y a-t-il de forts risques de pluie, bcp de moustiques ?...), et quels sites nous conseillez-vous ? Et enfin, cet itinéraire n'est-il pas trop "ambitieux" ?!...

Merci pour toutes vos réponses !

Location de "truck camper" dans l'Ouest américain English translation pending
by Xfg59 · 2012-07-03 · 14 replies
Hello,

En vue d'un futur voyage, je me demandais s'il était possible de louer 1 "truck camper" dans l'ouest américain, sur une base de pick-up 4x4. J'ai fait pas mal de recherche, en vain...

Xavier
Location de 4x4 en Afrique du Sud English translation pending
by Manjakamad · 2011-11-02 · 2 replies
Bonsoir,

Quelqu'un connaît-il Southern Off-Road (infos@4X4.hire.co.za) qui loue un Defender 110 TD5 équipé camping 40% moins cher que Bushlore? Je suis tenté mais il y a risque d'arnaque... Amitiés à tous
Compagnies pour vol pour la Floride? English translation pending
by Vanessa9744 · 2011-09-22 · 8 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche du classement des compagnies aerienne pour les Etats Unis, plus particulièrement la Floride pour cet hiver (Noël). J'ai lu dans des forums que la meilleure était Continental Airlines, mais la discussion date de 2008. Ma question est : y a t'il du changement? quel est pour vous rapport qualité prix la meilleure, nous voyageons à 4 (parents, enfants-ados). Les tarifs en général sont ils meilleurs marchés en les prenants sur opodo ou autre, ou bien via la compagnie aerienne en direct? Merci d'avance.

bonne journée
Annuler son vol avec EasyJet? English translation pending
by Vuache · 2011-03-02 · 17 replies
Bonjour(soir) a tous (tes)

Je viens ici, pour savoir s'il y a moyen d'annuler un vol (juste un retour) avec la compagnie easy-jet pour une resevation que je viens de faire a l'instant car on s'est mal compris avec des amis sur l'heure du vol retour, car je n'ai rien trouvé a ce sujet sur leur site. A savoir que j'ai souscris une assurance annulation merci d'avance pour votre aide !
Bali et Lombok: itinéraire et logement? English translation pending
by Bluesky1207 · 2010-06-14 · 7 replies
Slt à tous, voilà je pars a bali et lombok fin aout. je voulais savoir ce que vous pensiez de cette itinéraire et des durées a chaque endroit … j’ai déjà étudié en long large et travers le routard et le lonely planet, sans trop être sure de moi car j’ai du mal a évaluer la durée dans les transports. J’organise tout moi-même, on est a deux en couple. J’ai prévu cet itinéraire qui me semble faisable qu’en dites vous ? On a 19 jours sur place exactement. J’ai déjà réservé le vol avec korean air. Ce sera surtout balades en vélo, plage, rizières, marchés, musées et le trek a lombok en gros. Si vous avez aussi des bons plans, des hébergements à petit prix type routard proposer pour chaque destination ça m’aiderait beaucoup. En particulier sur Kuta le premier soir un endroit ou je pourrai réserver depuis la France car on atterit a minuit et demi a denpasar.. Kuta legian semyniak sur 3 jours Ubud 3 jours Begudul lovina munduk 2 jours Kedisan lac batur 1 jour Amed candidasa 2 jours Traversée Lombok Bali, Gili air et gili tawaragan : un jour Une journée en route et résa du trek pour rinjani a Sembalun walang Ascension volcan rinjani 2 jours Telebatu 1 jour Mangsit sengigi 1 jour Retour bali + Sanur uluwatu 2 jours

Merci beaucoup de votre aide ! Camille
Séjour en Laponie du 24 au 28 février: activités? English translation pending
by DanBxl · 2010-01-10 · 14 replies
Bonjour,

Moi et ma copine avons reservé vol + chalet + voiture à Rovaniemi,

j ai regardé sur le net pour les activitées et on me dit qu il vaut mieux reserver avant?

est ce vraiment indispensable? moins cher?

et du coté de Rovaniemi que pouvons nous faire de sympa en sachant qu on a une voiture à disposition et pas envie d'ètre dans un nuage de touristes :D

j ai deja regardé un peu pour snowmobile, balade en traineau tiré par des chiens ou rennes , ice fishing, bref ily a tellement ^^

nous partons du 24 au 28 février ;)

Merci
Excursions à faire à Playa del Carmen? English translation pending
by Sonny77 · 2010-01-04 · 7 replies
bonjour j'aimerais savoir les excurtions a faire a la playa del carmen ? Les plus intéressentes et surtout les plus belles plage Nous aimerons aller dans un restaurant tipique aussi merci de me comuniquer toute vos infos ou adresses

merci d avance 😎😎😎
Epilation au Cambodge? English translation pending
by Emma3595 · 2008-11-04 · 11 replies
Bonjour

désolée pour cette question bassement esthétique mais existe t il des endroits pour se faire épiler au Cambodge?

Les massages pas de probleme mais l'épilation ?

merci pour l info Emma
Libre circulation des Cubains à l'étranger sans lettre d'invitation? English translation pending
by Hitman4800 · 2008-04-19 · 35 replies
Au secours, Je cherche l'article paru dans un quotidien espagnol ces jours-ci concernant une liberalisation pour les cubains de se rendre a l'etranger sans la fameuse lettre d'invitation. Alors a vos plumes svp.
Cuba carte de credit et dollard à Cuba English translation pending
by Bourgot · 2005-03-02 · 7 replies
Désolé mon premier message n'est pas apparu.

Est-ce qu'on peux utilisé Visa a Cuba?

On paie toujours cash?

Question idiote, Il y a t'il des guichets automatique?

On tient tout l'argent du voyage sur nous?

Richard
Agences sérieuses pour la Namibie et le Botswana? English translation pending
by Edwz · 2018-07-30 · 21 replies
Bonjour nous souhaitons partir en couple en 2019 😉en Namibie et Botswana. Est ce que des personnes qui ont déjà fait ce voyage peuvent nous conseiller des agences sérieuses ? Nous souhaitons louer un véhicule et partir pour 3 semaines environ avec alternance camping et hébergement niveau moyen. nous avons eu une offre de l'agence Samsara. Qui connait cette agence et est parti récemment avec eux sur cette destination ? merci pour vos retours Edwige
Quoi visiter en 9 jours à Cuba? English translation pending
by Emmanue · 2018-01-18 · 67 replies
Bonjour ,

Ca y est, j'ai jeté mon dévolu sur Cuba. Le billet d'avion déjà acheté il ne me reste plus que 1000€ pour voyager à travers le pays.

Mais avec seulement 9 jours (en mars), je ne vais pas pouvoir visiter grand chose.

Mes désirs ? Visiter Trinidad , Cienfuegos, La Havane (peut être?) , la vallée de Vinales . Matanzas vaut elle le détour vu que j'aimerais faire le trajet en "Hershey Train" ?

Y a t-il du temps pour faire autre chose ? Je suppose que je ne peux pas trop descendre dans le sud, vu le peu de temps que j'ai.

J'imagine que je ne peux faire guère , en plus, Caya Coco et Varadero si cela en vaut la peine.......

Je compte dormir et manger dans des casa particulares, histoire de rencontrer et découvrir la vie des cubains et c'est tellement plus convivial.

Si vous avez des idées de circuit , c'est avec plaisir que j'en prendrais bien compte.

Merci pour vos suggestions.
Entrée en Russie via la Biélorussie English translation pending
by Pititom · 2017-07-05 · 24 replies
Bonjour à tous,

Je compte faire le transsibérien en septembre en partant en train de Paris. Je regardais les modalités du visa biélorusse sur le site d'Action Visa quand je suis tombé sur cette indication :

INFORMATION: Les voyageurs étrangers, de nationalité non-russes et non-biélorusses, ne sont pas autorisés à entrer en Russie par voie terrestre (route ou train) depuis la Biélorussie malgré la présentation d’un visa russe en cours de validité.

Pourtant, en cherchant sur le forum, j'ai l'impression que pas mal de monde est déjà passé en transit par la Biélorussie avant d'entrer sur le territoire russe.

Est-ce une nouvelle règle ? Quelle est votre expérience sur le sujet ?

Merci d'avance pour votre aide,

Thomas
Premier gros voyage, perdue à cause des gens qui m'entourent English translation pending
by WendyCaen · 2015-09-26 · 19 replies
Bonjour tout le monde ! 😊

Depuis toujours les voyages les voyageurs, tout ce qui touche l'étranger, l'aventure me passionne. Et ça y'est c'est mon tour je pars l'année prochaine pour un voyage aux USA.

Avec ma soif de découvrir un bout du monde et mon sac à dos.

Alors je dois partir avec mon copain. Il est pas trop comme moi. Tout cela lui fais un peu peur. D'ailleurs je le soul il est content de partir point. Il en à marre d'en parler, marre de me voir fouiller sur le net dans les livres... D'ailleurs il ne croyait pas au projet vis à vis du budget, j'ai du lui prouver grâce au fruit de toutes mes recherches, que oui c'était possible les USA pour (largement) moins de 7000 euros et pour 3 semaines à deux. Bref je suis déprimée j'ai même envie de partir toute seule... Il me fatigue j'ai l'impression de vivre sur une autre planète ou d'être folle. Depuis la confirmation du voyage on s'entend plus du tout il m'insupporte.

Ensuite vla le patron avec qui j'ai du me battre pour avoir mes congés en septembre. Il c'est littéralement foutue de ma g***** quand je lui ai dis pourquoi. Il dit à sa femme devant moi tu te rends compte elle croit pouvoir partir avant nous ? Grand moment de solitude pour moi. Pour couronner le tout il "m'oblige" à me mettre en congés sans solde si je veux partir à cette période puisque qu'il devra prendre quelqu'un d'autres à ma place.

Après les copains et collègues mais comment tu vas faire avec vos petits salaires? C'est pas possible tu vas resté bloqué la bas. Je répète encore et encore que je ne pars pas à Hawai en hôtel 4* en all inclusives. Que je sais ce qui m'attend avant de partir que j'ai déjà bien économiser et que j'ai encore du temps avec un an de prépa j'ai l'avantage d'avoir des tarifs plus bas... ETC

J'ai l'impression de ne pas être dans la réalité avec mon projet j'y pense tout le temps, je suis tout le temps "cassé" par les autres alors que je sais que des voyageurs l'on fait avant moi! Parfois même avec moins que moi niveau fric...

Il n'y à pas une personne qui me comprend c'est dur. Quelqu'un est déjà passé par là?

Je lis beaucoup sur les forums mais pas trop l'habitude de poster, j'espère m'y être bien prise. Merci à ceux qui m'ont lus. 😊
De la sierra à la selva English translation pending
by Mjp · 2014-11-12 · 0 replies
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur. Les photos sont visibles sur le site: http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html

2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...

3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...

4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.

5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irr��guliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.

06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.

07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.

08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.

09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.

10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.

11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.

12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.

13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.

14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.

15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.

16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.

17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.

18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.

19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.

20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.

21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.

22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.

23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.

24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.

25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.

En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
Achat de camping-car en Amérique English translation pending
by Jjmallet · 2012-12-29 · 11 replies
Bonjour à tous

Nous sommes en train de planifier un voyages aux Amériques avec nos 3 enfants. Nous voudrions partir à la fin de l'année 2013 / début 2014, pour une durée d'un an et demi environ.

Nous ne sommes pas complètement fixés ni sur l'itinéraire ni les dates car nous voudrions diminuer les frais en rachetant un camping car à une famille ayant fait un tour des Amériques.

Est-ce qu'une famille partant prochainement serait intéressée pour nous revendre son campingcar à la fin de son voyage? Nous sommes pour l'instant ouvert sur le lieu de la vente (amérique du Sud ou du Nord). Nous recherchons un camping car famillial avec suffisament d'espace pour nos 3 enfants (qui auront 8, 6 et 4 ans) et adapté aux routes américaines.

Merci d'avance

Hélène et Jerome
SunWing et sa limite de bagage English translation pending
by Utilisat65 · 2012-08-11 · 45 replies
SunWing est de loin la compagnie qui applique la politique la plus restrictive en terme de limite de poids pour les bagages, Je fais référence ici spécifiquement à l'itinéraire Montréal - Cuba (car la dite limite peut varier selon les destinations) - Or, il me semble que avec une limite de 5kg (bagage de cabine) et 15kg (bagage de soute) pour un total ne devant pas excéder 20kg cette compagnie se démarque clairement des autres par sa mesquinerie sur ce point. Ajoutez à cela que c'est également une des compagnie qui va vous charger le plus cher par kg d'excédent et ils n'hésitent pas à le faire. Soyez bien informé, car dans ces conditions il pourrait être beaucoup plus économique de laisser sur place la bouteille de rhum et les quelques souvenirs que vous auriez aimé rapporter de Cuba ...

Je dois ajouter que j'ai voyagé souvent avec cette compagnie qui tant qu'a moi a toujours respecté ses horaires de vol et offert un service à bord dont je n'ai jamais eu à me plaindre, alors n'interprétez pas mal mes propos, mais il reste que leur politique de poids-bagage est un irritant inutile. Alors que toutes les compagnies permettent un bagage de soute de 20kg (et parfois plus) chez Sunwing on orbite à l'extérieur du système solaire avec un chiche 15kg et j'ai toujours eu l'impression qu'on m'attendait au détour pour me charger un excédent. Comme on est dans le domaine de la libre concurence, je vais éviter cette commpagnie à l'avenir et en même temps me libérer du stress de voyager avec des valises qui sont toujours ¨limites¨ avec ce transporteur - Dommage!
Location de voiture avec Alamo à Orlando English translation pending
by ShirazAdama · 2011-09-18 · 36 replies
Bonjour,

Je compte partir 9 jours en Floride, plus précisément à Orlando et je souhaite louer une Mustang Cabriolet. Après avoir lus plusieurs TOPIC sur les différentes assurances à prendre obligatoirement, j'ai commencer à chercher sur les différents site de locations.

A force, je m'y perds un peut.

Voila ce que me propose Alamo :

Pour 9 jours de location de la catégorie (Mustang Convertible ou similaire)

Collision Damage Waiver Full Inclus Extended Protection Inclus Customer Facility Charge 2.50 Par Jour Inclus Airport Access Fee 10% Inclus Tire/battery Fee .02 Par Jour Inclus Florida Surcharge 2.00 Par Jour Inclus Vehicle License Fee .69 Par Jour Inclus Sales Tax Inclus Unlimited Mileage Inclus

Que signifie CDW Full ? Extended Protecion, je suppose que cela remplace la LIS ?

Pensez-vous que cela suffise pour rouler tranquille ?

Merci de vos réponses
Cadeaux aux femmes de chambre, hôtel Playa Pesquero, Holguin? English translation pending
by 34voyages · 2011-09-02 · 41 replies
Bonsoir, Je reviens visiter le site après plusieurs mois. Heureusement j`avais noté mot de passe etc...

Nous prévoyons partir vers le 13 janvier. Ceux qui sont allés à cet hôtel, qu`est-ce qu`ils se donnaient comme cadeau au femme de chambre.

Et comment était la plage ?

Merci de vos réponses
Pays basque en tandem pour deux semaines: itinéraire et logements? English translation pending
by Kerneu · 2011-08-15 · 12 replies
2 semaines pour voyager dans le pays basque en tandem , avez vous des conseils d'itinéraires, de logements...
Randonnée sur la West Highland Way en Écosse English translation pending
by Kadwan · 2011-03-10 · 39 replies
Bonjour,

Je suis tenté pour faire une randonnée en juin et j'ai pensé à l'écosse pour faire la whw mais je me pose la question suivante, pour le faire en entier a une allure vraiment normale, combien faut-il prévoir de jours de marche ? D'autre part, j'ai vu plusieurs chemins de randonnées en écosse, peut-être me conseillerez-vous plutôt un autre chemin ou des variantes interessantes ?

Merci beaucoup,
Précisions sur le pass pour les parcs nationaux aux Etats-Unis? English translation pending
by Pat83 · 2011-02-11 · 43 replies
bonjour à tous, je cherche des précisions sur les pass pour les parcs des usa : faut il l'acheter avant le départ?, est il nécessaire pour les enfants?quels sont les sites concernés ? je ne trouve que peu de discussions à ce sujet sur le forum?

merci de vos avis.
Consulat de Lyon pour l'obtention du visa chinois? English translation pending
by Momoq · 2010-10-13 · 9 replies
Bonjour, j'ai cherché mais pas trouvé : nous partons dans un mois pour shanghai : (tout est réservé, billet, hotel ....il manque les visas ! A paris c'est la jungle, alors je souhaiterai tenter ailleurs). Peut on faire les visa par courrier, adressé directement au consulat de lyon ? si non : peut on faire déposer, par une connaissance, les papiers pour le visa (papiers + passeports) au consulat de Lyon, faut-il un papier pour la procuration ? le paiement se fait uniquement par CB ? Y a t il beaucoup de monde ? et pas moyen d'avoir le consulat au téléphone .... !! merci d'avance pour vos réponses

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