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Mexique/Guatemala/Belize: itinéraires, transports et budget? English translation pending
Bonjour,
Je compte partir avec 2 coequipiers traverser le mexique/guatemala/belize a noel.
Point de depart: Mexico city Arrivé: Cancun
J'avais dans l'idée de passez une semaine au mexique. Partir de mexico, rejoindre acapulco, puis remonter sur oaxaca pour ensuite se diriger vers Guatemala ciudad. Arrivé au guatemala, je pensais rester qql jours dans la region de la capital pour visiter et ensuite remonter dans le nord-est du pays pour rejoindre la frontiere du Belize. Apres cela je pense prendre 3 jours pour traverser le Belize en direction de Cancun airport.
Je vous solicite pour avoir des idées d'itineraires peut etre un peu plus precis, et obtenir qqls infos, notamment sur la question des transports, du budget?
Merci a vous
Je compte partir avec 2 coequipiers traverser le mexique/guatemala/belize a noel.
Point de depart: Mexico city Arrivé: Cancun
J'avais dans l'idée de passez une semaine au mexique. Partir de mexico, rejoindre acapulco, puis remonter sur oaxaca pour ensuite se diriger vers Guatemala ciudad. Arrivé au guatemala, je pensais rester qql jours dans la region de la capital pour visiter et ensuite remonter dans le nord-est du pays pour rejoindre la frontiere du Belize. Apres cela je pense prendre 3 jours pour traverser le Belize en direction de Cancun airport.
Je vous solicite pour avoir des idées d'itineraires peut etre un peu plus precis, et obtenir qqls infos, notamment sur la question des transports, du budget?
Merci a vous
Itinéraire de treize jours en Italie: étape Rome (jour 4) English translation pending
Bonjour,
Je part pour Rome dans 2 semaines et j'aurais une question :
visiter le colisée, forum, palatin et finir au musée du forum trajan, est-ce un programme trop gros pour une journée ?
voici mon horaire prévue Jour 1 Arriver sur rome
Jour 2 Pantheon Piazza navona largo di torre piaza venezia (Vittorio Emanuele II ) (escalier de verre ) capitole hill et Piazza del Campidoglio
jour 4
Coliseaum Forum palatin musée trajan
Jour 4 Vatican / Castel Sant'Angelo
jour 5 Ostia antica et après plage ?!
jour 6 orveito (visiter le vignoble)
jour 7
Basilique st-clément Circo Massimo Pyramid of Cestius Piazza del Popolo Villa Borghese
jour 8 Campo de fiori Ponte rotto +temple du forum boarium jewish ghetto (Théâtre de Marcellus ) Tiber Island Trastevere (se rendre au janicule)
jour 9 Venise (avec easy jet)
jour 10 Plage
jour 11
Via appia et les catacombes Université de Rome La Sapienza
jour 12 Piazza di Spagna via dei Condotti , via del Corso. Capuchin Crypt (Santa Maria della Concezione) Cafe Greco on Via dei Condotti Piazza colonna Trevi Fountain
jour 13 tivoli
Je part pour Rome dans 2 semaines et j'aurais une question :
visiter le colisée, forum, palatin et finir au musée du forum trajan, est-ce un programme trop gros pour une journée ?
voici mon horaire prévue Jour 1 Arriver sur rome
Jour 2 Pantheon Piazza navona largo di torre piaza venezia (Vittorio Emanuele II ) (escalier de verre ) capitole hill et Piazza del Campidoglio
jour 4
Coliseaum Forum palatin musée trajan
Jour 4 Vatican / Castel Sant'Angelo
jour 5 Ostia antica et après plage ?!
jour 6 orveito (visiter le vignoble)
jour 7
Basilique st-clément Circo Massimo Pyramid of Cestius Piazza del Popolo Villa Borghese
jour 8 Campo de fiori Ponte rotto +temple du forum boarium jewish ghetto (Théâtre de Marcellus ) Tiber Island Trastevere (se rendre au janicule)
jour 9 Venise (avec easy jet)
jour 10 Plage
jour 11
Via appia et les catacombes Université de Rome La Sapienza
jour 12 Piazza di Spagna via dei Condotti , via del Corso. Capuchin Crypt (Santa Maria della Concezione) Cafe Greco on Via dei Condotti Piazza colonna Trevi Fountain
jour 13 tivoli
Organisation d'étapes d'un voyage au Cambodge English translation pending
bonjour
je compte venir faire un petit passage de 15 jours ou 1mois au cambodge fin aout debut septembre . mon etat de sante ne me permet pas d etre trop secouee. j atterie a la capital... quel ville et village me seront accessible et mje conseillez vous? est ce que mondolkiri est accessible facilement par des routes en etat correcte? quel sont les moyen de transport existent? merci a tous
Où manger à Lomé? (Togo) English translation pending
Bon je post ce sujet pour avoir quelque renseignement sur le togo ( j'on est plusieurs a vous demandez )
Je voudrais savoir tout d'abord vous me conseillez d'aller manger dans qu'elle endroit de la capital ? vous pouvez m'en dire plusieurs
Vers quelle cotée de la plage le weekend il y a plus de personne
Est-ce que la mer est dangereux ( du genre il y a des grandes vagues )
et sinon sa coûte combien de se déplacer en zemidjan ou en taxi
Merci pour ces réponses.
Placements financiers au Panama English translation pending
Bonjour a tous
Nous sommes un couple de Francais arrivant a la 50 aine et avons decides de nous expatrier au Panama.Nous finalisons notre projet , depart prevu mars 2012 et une question a laquelle nous n avons pas de reponse.On souhaiterait deposer env.150000 euros dans une banque au Panama compte genre compte epargne en tous cas capital garanti et on voudrait savoir quel taux d interet peut on esperer ca nous n en avons aucune idee.Merci a vous pour vos reponses.
Séjour à Washington du 4 au 7 juillet 2011 English translation pending
Bonjour!!
Je voudrais votre avis concernant notre sejour a washington, du 04 au 07 juillet prochain :
Nous arrivons a 13h30 a washington le 4 juillet et nous repartons le 07 au matin.
Nous logeons sur la h st & 6th st.
Ce que nous voulons voir:
- the mall avec visite du capitole (le 5/7 a 9h30) et le national monument (12h le meme jour)
- arlington cemetery et le pentagone
- georgetown
- adams morgan & u street avec petit tour au zoo
- adams morgan & u street avec petit tour au zoo
- old downtown et chinatown
- un pti tour au national space museum
Auriez-vous une idee de programme pr combiner tout ca? Georgetown et adams morgan peuvent se faire en soiree?? Et pr la premiere soiree du 04 juillet, nous pensions rester sur le mall, il y a de l'animation? Savez-vous ou se deroule le feu d'artifice?? Merci beaucoup pr toutes ces infos !!
Hôtel pas cher à Londres? English translation pending
Bonjour qui peux me conseiller un hôtel ou pension de famille pas cher à Londres
merci
Jacqueline
Jacqueline
Ouverture d'un commerce en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
j'ai le projet d'ouvrir un commerce (comme un cyber par exemple) en thailande et je souhaiterai savoir :
* le nombre minimum d'employé thai à avoir * est il obligatoire de créer une société pour ouvrir un petit commerce * si oui pour créer sa société faut il un capital de départ minimun * est ce qu'il y a des organismes, association ou autre qui peuve nous aider dans nos démarches sur place.
merci pour vos réponses et toutes les infos que vous me donnerez.
Nathalie
j'ai le projet d'ouvrir un commerce (comme un cyber par exemple) en thailande et je souhaiterai savoir :
* le nombre minimum d'employé thai à avoir * est il obligatoire de créer une société pour ouvrir un petit commerce * si oui pour créer sa société faut il un capital de départ minimun * est ce qu'il y a des organismes, association ou autre qui peuve nous aider dans nos démarches sur place.
merci pour vos réponses et toutes les infos que vous me donnerez.
Nathalie
Surf pour débutants au Panama English translation pending
Bonjour,
Nous revenons de 5 semaines au Panama. Extraordinaire température (chaleur et soleil assurés), gens accueillants et encore des coins de nature à l'état presque sauvage. Les jeunes et moins jeunes ont pu s'initier à un sport fabuleux: le surf. Nous avons demeuré à Santa Catalina (compter entre 6 à 8 h de bus pour vous y rendre de la capital) Playa Estero était tout indiqué pour ce sport et flâner. Un bémol: les proprios des petites maisonnettes en location ne voyaient pas d'un bon oeil que l'on s'installe sur leur coin de plage et pourtant, nous avons fait rouler leur business (resto, location de planche, bar). Préférable de leur parler et de leur démontrer les bénéfices qu'ils en retirent. N'hésitez pas si vous avez des questions.
Nous revenons de 5 semaines au Panama. Extraordinaire température (chaleur et soleil assurés), gens accueillants et encore des coins de nature à l'état presque sauvage. Les jeunes et moins jeunes ont pu s'initier à un sport fabuleux: le surf. Nous avons demeuré à Santa Catalina (compter entre 6 à 8 h de bus pour vous y rendre de la capital) Playa Estero était tout indiqué pour ce sport et flâner. Un bémol: les proprios des petites maisonnettes en location ne voyaient pas d'un bon oeil que l'on s'installe sur leur coin de plage et pourtant, nous avons fait rouler leur business (resto, location de planche, bar). Préférable de leur parler et de leur démontrer les bénéfices qu'ils en retirent. N'hésitez pas si vous avez des questions.
Consignes à Washington, DC? English translation pending
Bonjour,
Nous serons à Washington DC les 6 et 7 juin.
Pas de visite de la Maison Blanche. 🙁 Plus de place via le net pour Washington Monument 😕 mais là nous tenterons notre chance sur place.
Il reste le Capitole. Réservation possible dans quelques jours. MAIS mon mari adooooore la photo et comme la tortue, il se promène avec sa maison sur le dos. Mais le sac dépasse de beaucoup les dimensions autorisées.🏴☠️
Existe-t-il des consignes à Washington (musée, gare….). Sinon on réservera 2 tours et on visitera à tour de rôle, mais ce n’est pas ce qu’on recherche.
Si vous avez des conseils. Merci d’avance.
Nous serons à Washington DC les 6 et 7 juin.
Pas de visite de la Maison Blanche. 🙁 Plus de place via le net pour Washington Monument 😕 mais là nous tenterons notre chance sur place.
Il reste le Capitole. Réservation possible dans quelques jours. MAIS mon mari adooooore la photo et comme la tortue, il se promène avec sa maison sur le dos. Mais le sac dépasse de beaucoup les dimensions autorisées.🏴☠️
Existe-t-il des consignes à Washington (musée, gare….). Sinon on réservera 2 tours et on visitera à tour de rôle, mais ce n’est pas ce qu’on recherche.
Si vous avez des conseils. Merci d’avance.
Obtenir un visa pour le Kenya à la frontière éthiopienne? English translation pending
Bonjour a tous et bonne annee
Juste pour planifier mon parcour en ethiopie et savoir si je suis oblige de passer par la capital, es-t-il possible d avoir le visa du kenya a la frontiere de l'ethiopie? Il semblerai que oui mais, mes sources date un peu...
Merci
Fred
Juste pour planifier mon parcour en ethiopie et savoir si je suis oblige de passer par la capital, es-t-il possible d avoir le visa du kenya a la frontiere de l'ethiopie? Il semblerai que oui mais, mes sources date un peu...
Merci
Fred
Week-end sur Paris avec nos deux enfants English translation pending
Bonjour,
Nous avons réservé un week end sur PARIS du 4 au 5 décembre 2010. Nuit à l'hotel MERCURE 20 rue JEAN REY dans le 15 ieme.
Ne connaissant pas vraiment la capital, et accompagnés de nos deux enfants (13 et 10 ans).
Que pensez vous du programme suivant :
Arrivée à PARIS Gare Montparnasse le 4/12 au matin (vers 10H) , dépose de nos bagages à l'hôtel,
JOUR 1/ Visite de la cité des SCIENCES (GEODE....), faut il prévoir la journée complète ? Pour le soir, connaissez un restaurant sympa (pas trop cher) dans le 15 eme ?
JOUR 2/ Musée GREVIN, et NOTRE DAME
Pour info, l'année dernière, nous avions visité la tour EIFFEL, Montmartre, bateaux mouches, le quartier du MARAIS.
Nous avons réservé un week end sur PARIS du 4 au 5 décembre 2010. Nuit à l'hotel MERCURE 20 rue JEAN REY dans le 15 ieme.
Ne connaissant pas vraiment la capital, et accompagnés de nos deux enfants (13 et 10 ans).
Que pensez vous du programme suivant :
Arrivée à PARIS Gare Montparnasse le 4/12 au matin (vers 10H) , dépose de nos bagages à l'hôtel,
JOUR 1/ Visite de la cité des SCIENCES (GEODE....), faut il prévoir la journée complète ? Pour le soir, connaissez un restaurant sympa (pas trop cher) dans le 15 eme ?
JOUR 2/ Musée GREVIN, et NOTRE DAME
Pour info, l'année dernière, nous avions visité la tour EIFFEL, Montmartre, bateaux mouches, le quartier du MARAIS.
Ouvrir ou reprendre une guest house en Amérique Latine -Tourisme durable-équitable English translation pending
Bonjour,
J'ai comme projet de ceer ou reprendre une Guest house dans le type éco lodge en Amerique Centrale ou du Sud en 2011-2012.Mon projet sera base sur les valeurs du tourisme durable/intégré/responsable.
Mon capital de départ est aux alentour de 150K Euros(incluant futur crédit de la banque) Je souhaite commencer avec 8-10 chambres et un café restaurant puis de développer petit a petit des activités impliquant des commerçants, artisans et guides locaux.
J'ai déjà quelques idées de pays comme, le Mexique, Panama, Nicaragua, Brésil..mais il me reste encore quelques recherches a faire et témoignages, opinions a récolter avant de démarrer quoi que ce soit. Je vais d'abord choisir 3-4 pays et partir 3 mois en début d’année pour les visiter et prospecter dans le but de choisir l'endroit ou je souhaite m'installer.
Pour ce qui est de la langue, J'ai un espagnol correct mais compte fortement sur quelques semaines de cours intensif en Espagne et ces 3 mois pour l’améliorer. Pour ce qui est du Bresil, ce pays m’intéresse énormément mais le fait que la langue m'est inconnue me fait le placer en bas de la liste. est ce une erreur?
J'ai déjà effectué des recherches en lignes mais je souhaiterai obtenir des conseils, opinions, contacts pouvant m'aider dans mes choix et démarches. Quel pays? Reprendre ou construire?Connaissez vous des aides financières pour ce genre de project?des organismes pouvant aider...N’hésitez pas...
Merci d'avance.
Jeremy
J'ai comme projet de ceer ou reprendre une Guest house dans le type éco lodge en Amerique Centrale ou du Sud en 2011-2012.Mon projet sera base sur les valeurs du tourisme durable/intégré/responsable.
Mon capital de départ est aux alentour de 150K Euros(incluant futur crédit de la banque) Je souhaite commencer avec 8-10 chambres et un café restaurant puis de développer petit a petit des activités impliquant des commerçants, artisans et guides locaux.
J'ai déjà quelques idées de pays comme, le Mexique, Panama, Nicaragua, Brésil..mais il me reste encore quelques recherches a faire et témoignages, opinions a récolter avant de démarrer quoi que ce soit. Je vais d'abord choisir 3-4 pays et partir 3 mois en début d’année pour les visiter et prospecter dans le but de choisir l'endroit ou je souhaite m'installer.
Pour ce qui est de la langue, J'ai un espagnol correct mais compte fortement sur quelques semaines de cours intensif en Espagne et ces 3 mois pour l’améliorer. Pour ce qui est du Bresil, ce pays m’intéresse énormément mais le fait que la langue m'est inconnue me fait le placer en bas de la liste. est ce une erreur?
J'ai déjà effectué des recherches en lignes mais je souhaiterai obtenir des conseils, opinions, contacts pouvant m'aider dans mes choix et démarches. Quel pays? Reprendre ou construire?Connaissez vous des aides financières pour ce genre de project?des organismes pouvant aider...N’hésitez pas...
Merci d'avance.
Jeremy
Transport La Havane-Playas del Este, plages? English translation pending
Bonjour,
Je pense passer une semaine complète à la Havane fin avril 2011 et j'aimerai alors découvrir le temps d'une journée les plages de l'est (playas del este). Quelqu'un pourrai-t-il me conseiller sur : - le transport entre La capital et les playas del este - où les plages sont-elles les plus belles ? Santa Maria del Mar ? - les plus animées ? - comment s'organiser sur une journée pour avoir acces à un "vestiaire" pour se changer, à des chaises longues ? - où se restaurer ?
je suis preneuses de tous les bons tuyaux....
Merci d'avance
Je pense passer une semaine complète à la Havane fin avril 2011 et j'aimerai alors découvrir le temps d'une journée les plages de l'est (playas del este). Quelqu'un pourrai-t-il me conseiller sur : - le transport entre La capital et les playas del este - où les plages sont-elles les plus belles ? Santa Maria del Mar ? - les plus animées ? - comment s'organiser sur une journée pour avoir acces à un "vestiaire" pour se changer, à des chaises longues ? - où se restaurer ?
je suis preneuses de tous les bons tuyaux....
Merci d'avance
Ouvrir un commerce en Algérie English translation pending
salam/bonsoir
je voudrai ouvrir un magasin du style babou (un bazard) avec divers produits accessoires maison, vaiselles...etc
je voulais savoir quelles sont les démarches administatives, le capital que je dois invsestir et surtout comment ça se passe au niveau de la douane
je précise que les produits seront en provenance de l'inde ou de dubai
mais pas de france!😛
je voudrai ouvrir un magasin du style babou (un bazard) avec divers produits accessoires maison, vaiselles...etc
je voulais savoir quelles sont les démarches administatives, le capital que je dois invsestir et surtout comment ça se passe au niveau de la douane
je précise que les produits seront en provenance de l'inde ou de dubai
mais pas de france!😛
Recherche veste de cuisine à Bangkok English translation pending
Bonjour, j aimerai savoir si il existe a bangkok un magasin ou l on peut trouver du materiel de cuisine (veste, pantalon, couteau, .....)
Apres avoir fait choux blanc a Saigon, j espere trouver mon bonheur dans al capital thailandaise. Merci d avance.
Apres avoir fait choux blanc a Saigon, j espere trouver mon bonheur dans al capital thailandaise. Merci d avance.
Achat d'un bien immobilier en Tunisie English translation pending
j'aimrai partir en tunisie avec ma famille et je voudrai savoire si l'ors de l'achat d'un bien immobilier esque seul l'achteur a droit a la nationaliter c.a.dire la risidance...ou la femme et les enfent ossi
Bus de Guatemala city à Antigua ou Panajachel? English translation pending
Qui peut me dire s'il y a des bus qui partent de l'aéroport juste à Antigua ou Panarachel. Je ne souhaite pas rester dans la capital j'arrive en début après midi...
Croisière sur le Nil: horaire et lieu de départ? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous allons partir le samedi 7 août pour Louxor (croisière sur le Nil, séjour à Hurghada 3 jours et 4 jours au Caire avec Capital Tour).
Nous n'avons toujours pas reçu nos convocations. Quelqu'un peut-il nous renseigner sur les horaires et le lieu de départ (idem pour le retour) afin que nous puissions regarder les billets de train (Rennes - Paris Montparnasse ou CDG).
Merci d'avance pour vos réponses.
Les pâtissiers se font rares aux États-Unis English translation pending
Bonjour a tous,
moi, je suis sur la cote Est, et je suis en train d'ouvrir une patisserie-coffee shop dans ma ville.
Avec un capital de $180,000 je me rend compte que je n'aurais pas assez pour ouvrir la boutique de mes reves. Probleme #1: trouver un patissier de formation francaise. Comme c'est ma premiere affaire de la sorte, il m'est impossible de decrocher le visa ( H1B ou meme O-1) pour le chef que j'ai trouve a Paris car la loi veut que je soit ouvert au moins deux ans avant de pouvoir postuler pour un tel status.Deux choix se presentent donc a moi: ou je trouve un chef francais sur place(le probleme est qu'ils(elles)sont tres gourmants(gourmandes) quant a leur salaire, ou je m'associe avec un pro qui investirai a 50/50 avec moi pour obtenir un visa E-2...
probleme #2: le cout du matos de boulangerie monte a $65,000 en matos d'occasion.
J'ai visite l'affaire d'un marseillais etabli aux alentours de NYC, et il a regle ce probleme...il achete son pain congele fait par un francais qui s'est lance dans la boulange semi-industriel (excellent resultats) et donc a epargner le prix du matos, la place du matos, et le personel de production boulangerie. Il a ensuite agrandi sa salle, ajouter d'autres points d'interets comme un coin creperie, glaces, lunch et coffee shop le tout pour $30,000 de moins et un salaire de moins pour environ 30% de chiffre d'affaire supplementaire!!
mon affaire, je l'ai vu rouler a NY...je peut la sentir...j'y suis presque..le seul lien manquant: LE CHEF PATISSIER!!!
Y AURAIT IL PRENEUR?
JOIGNABLE A abenhamed@comcast.net
Retour d'un séjour à Pékin English translation pending
Attention les renseignements ci-dessous ne sont valables que pour Pékin et pas pour le reste de la Chine. D’autre part, ils émanent d’un ressenti et d’un vécu personnels. D’autres internautes peuvent donc avoir des précisions différentes ou complémentaires.
Aéroport :
Le Capital Airport est situé à une trentaine de km de la ville que l’on peut atteindre : en train pour 25 RMB qui vous conduit à la station de métro de Sanyuanqiao (ligne 10) en bus-navette pour 16 RMB qui vous conduit à 5 min. à pied de la station de métro de Xidan (lignes 4 et 1) en taxi (prendre impérativement les taxis-compteurs, bicolores, avec la borne sur le toit) pour environ 100-120 RMB. Argent :
En mai 2010, 100 RMB valaient EUR 11,6 et CHF 16,8. Les DAB (ATM sur place) fleurissent partout en ville et les cartes internationales y sont acceptées sans souci pour les retraits. Les grosses coupures (50 RMB, 100 RMB) sont souvent contrôlées par les commerçants, des faux circulant fréquemment. Prévoir d’avoir régulièrement des petites coupures (1, 5, 10 RMB) pour les petits achats, le métro.
Climat :
En mai 2010, chaud, plus de 30° la journée. Souvent brumeux, rendant une lumière grise pour les photos.
Coût de la vie :
Pékin est bien plus chère que certaines villes d’Asie, notamment du sud-est. Prévoir un budget supérieur. La nourriture reste assez bon marché en fréquentant les restaurants locaux. Une chambre avec douche/WC dans une Guesthouse revient à 250-280 RMB env.
Grande Muraille :
Quel que soit le site choisi, y être tôt le matin, avant la foule. Ainsi, personne sur le mur pour de belles photos, meilleure lumière, temps moins chaud. Badaling est très fréquenté par les groupes, vu son accès autoroutier direct pour les cars. Foule assurée. Moins de monde à Muntianyu ou à Simatai. Les hôtels et GH organisent les tours tout inclus (avec repas). Plus cher que les transports publics, mais aussi plus pratique et plus rapide. A voir selon budget disponible.
Nourriture :
Les cartes et menus sont rarement en anglais, mais des représentations photographiques affichent parfois les plats. Les Chinois sont friands d’abats en tout genre. La nourriture chinoise consommée en Europe n’a rien à voir avec la cuisine en Chine. Les plats peuvent être parfois très épicés ou pimentés. Goûter absolument aux raviolis vapeur et au canard laqué. Ne pas hésiter à consommer les pains fourrés et autres petites spécialités vendues dans la rue. Les nouilles sont une valeur sure pour une petite faim à midi par exemple. Les grands supermarchés ont des coins traiteur où on peut acheter des plats tout faits.
Photos :
Magnifiques scènes de vie ou de rue à photographier, notamment dans les hutongs ou sur les marchés. Aucun problème pour photographier les gens, les enfants. Certains Chinois voudront aussi être photographiés à vos côtés.
Pratique :
Très peu de gens parlent l’anglais, notamment les chauffeurs de taxi. Dès lors, il est indispensable de toujours avoir la traduction en chinois des lieux et adresses où vous voulez vous rendre. Avoir une bonne carte, bien précise. Les grandes avenues quadrillent la ville et sont de bons repaires. Impossible de se perdre. Prévoir aussi de bonnes chaussures, bien des quartiers se visitent à pied et les distances sont grandes, Pékin est très étendu.
Sécurité :
Bien que des pickpockets semblent sévir sur les lieux touristiques, aucun sentiment d’insécurité en se baladant dans Pékin, y compris au coeur des Hutongs le soir ou dans le métro.
Sites touristiques :
Bondés, surbondés, où que ce soit. Y être tôt le matin semble toujours la meilleure option. Bien entretenus, propres, magnifiques. Vu le nombre de sites à visiter à Pékin, prévoir un budget conséquent.
Transports publics :
Métro super pratique, facile à utiliser. Un ticket = 2 RMB, à prendre à un automate (chinois/anglais) avec des pièces de 1 RMB ou des billets de 5 ou 10 RMB ou à un préposé dans un guichet. Les sacs sont fouillés au X-Ray avant de descendre sur les quais à chaque station. Les stations sont annoncées dans les rames, sur écran et par haut-parleur. Le bus est une bonne alternative. Un ticket = 1 RMB, au chauffeur ou au préposé. Bien savoir où descendre. Les taxis sont nombreux et peu chers. Ils se hèlent directement dans la rue. On peut monter devant, à côté du chauffeur. Attention aucun d’entre eux ne parle l’anglais. Avoir impérativement l’adresse en chinois.
Vélos :
A louer absolument. Traverser les hutongs en deux roues est un réel plaisir. Les grandes avenues ont toutes leur piste cyclable, respectée par les véhicules. Attention, à Pékin, les plus gros véhicules ont la priorité sur les plus petits. Ainsi, les vélos ne priment que sur les piétons, mais doivent laisser passer tous les autres. Les GH et les loueurs ont des vélos en bon état, avec un panier devant le guidon. Fermer absolument le vélo avec un cadenas lors des arrêts, le vol de vélo semble être endémique à Pékin.
Nous avons séjourné une petite semaine à Pékin en mai 2010, notre compte-rendu en cliquant ICI.
A dispo pour d'autres infos.
Laurent
Aéroport :
Le Capital Airport est situé à une trentaine de km de la ville que l’on peut atteindre : en train pour 25 RMB qui vous conduit à la station de métro de Sanyuanqiao (ligne 10) en bus-navette pour 16 RMB qui vous conduit à 5 min. à pied de la station de métro de Xidan (lignes 4 et 1) en taxi (prendre impérativement les taxis-compteurs, bicolores, avec la borne sur le toit) pour environ 100-120 RMB. Argent :
En mai 2010, 100 RMB valaient EUR 11,6 et CHF 16,8. Les DAB (ATM sur place) fleurissent partout en ville et les cartes internationales y sont acceptées sans souci pour les retraits. Les grosses coupures (50 RMB, 100 RMB) sont souvent contrôlées par les commerçants, des faux circulant fréquemment. Prévoir d’avoir régulièrement des petites coupures (1, 5, 10 RMB) pour les petits achats, le métro.
Climat :
En mai 2010, chaud, plus de 30° la journée. Souvent brumeux, rendant une lumière grise pour les photos.
Coût de la vie :
Pékin est bien plus chère que certaines villes d’Asie, notamment du sud-est. Prévoir un budget supérieur. La nourriture reste assez bon marché en fréquentant les restaurants locaux. Une chambre avec douche/WC dans une Guesthouse revient à 250-280 RMB env.
Grande Muraille :
Quel que soit le site choisi, y être tôt le matin, avant la foule. Ainsi, personne sur le mur pour de belles photos, meilleure lumière, temps moins chaud. Badaling est très fréquenté par les groupes, vu son accès autoroutier direct pour les cars. Foule assurée. Moins de monde à Muntianyu ou à Simatai. Les hôtels et GH organisent les tours tout inclus (avec repas). Plus cher que les transports publics, mais aussi plus pratique et plus rapide. A voir selon budget disponible.
Nourriture :
Les cartes et menus sont rarement en anglais, mais des représentations photographiques affichent parfois les plats. Les Chinois sont friands d’abats en tout genre. La nourriture chinoise consommée en Europe n’a rien à voir avec la cuisine en Chine. Les plats peuvent être parfois très épicés ou pimentés. Goûter absolument aux raviolis vapeur et au canard laqué. Ne pas hésiter à consommer les pains fourrés et autres petites spécialités vendues dans la rue. Les nouilles sont une valeur sure pour une petite faim à midi par exemple. Les grands supermarchés ont des coins traiteur où on peut acheter des plats tout faits.
Photos :
Magnifiques scènes de vie ou de rue à photographier, notamment dans les hutongs ou sur les marchés. Aucun problème pour photographier les gens, les enfants. Certains Chinois voudront aussi être photographiés à vos côtés.
Pratique :
Très peu de gens parlent l’anglais, notamment les chauffeurs de taxi. Dès lors, il est indispensable de toujours avoir la traduction en chinois des lieux et adresses où vous voulez vous rendre. Avoir une bonne carte, bien précise. Les grandes avenues quadrillent la ville et sont de bons repaires. Impossible de se perdre. Prévoir aussi de bonnes chaussures, bien des quartiers se visitent à pied et les distances sont grandes, Pékin est très étendu.
Sécurité :
Bien que des pickpockets semblent sévir sur les lieux touristiques, aucun sentiment d’insécurité en se baladant dans Pékin, y compris au coeur des Hutongs le soir ou dans le métro.
Sites touristiques :
Bondés, surbondés, où que ce soit. Y être tôt le matin semble toujours la meilleure option. Bien entretenus, propres, magnifiques. Vu le nombre de sites à visiter à Pékin, prévoir un budget conséquent.
Transports publics :
Métro super pratique, facile à utiliser. Un ticket = 2 RMB, à prendre à un automate (chinois/anglais) avec des pièces de 1 RMB ou des billets de 5 ou 10 RMB ou à un préposé dans un guichet. Les sacs sont fouillés au X-Ray avant de descendre sur les quais à chaque station. Les stations sont annoncées dans les rames, sur écran et par haut-parleur. Le bus est une bonne alternative. Un ticket = 1 RMB, au chauffeur ou au préposé. Bien savoir où descendre. Les taxis sont nombreux et peu chers. Ils se hèlent directement dans la rue. On peut monter devant, à côté du chauffeur. Attention aucun d’entre eux ne parle l’anglais. Avoir impérativement l’adresse en chinois.
Vélos :
A louer absolument. Traverser les hutongs en deux roues est un réel plaisir. Les grandes avenues ont toutes leur piste cyclable, respectée par les véhicules. Attention, à Pékin, les plus gros véhicules ont la priorité sur les plus petits. Ainsi, les vélos ne priment que sur les piétons, mais doivent laisser passer tous les autres. Les GH et les loueurs ont des vélos en bon état, avec un panier devant le guidon. Fermer absolument le vélo avec un cadenas lors des arrêts, le vol de vélo semble être endémique à Pékin.
Nous avons séjourné une petite semaine à Pékin en mai 2010, notre compte-rendu en cliquant ICI.
A dispo pour d'autres infos.
Laurent
Transport pour Haïti depuis la République Dominicaine? English translation pending
bonjour je vais en république dominicaine 15 jour a Punta cana départ le 27 mai et je veux aller en HATI 3 à 4 jours .
Je vais chez une amie qui viendra me chercher dès mon arrivée en Haiti.
Je sais il y a tois compagnie , Terra bus, carib tour, capital coach line
Mais en avion c'est quel compagnie ??? savez vous le tarif ?
J'attend vos réponse au plus tot car le jour de mon départ approche !
Merci d'avance , bonne journée a vous !!
J'attend vos réponse au plus tot car le jour de mon départ approche !
Merci d'avance , bonne journée a vous !!
Visite de Rome pendant les vacances de Pâques English translation pending
Bonjour,
Je pars 5 jours à Rome pendant les vacances de Pâques. Tout est prêt depuis longtemps (hôtel, transports) mais j'ai quand même quelques questions à poser :)
Alors, voici les visites prévues:
1er Jour : Colisée / Palantin / Forum 2eme Jour : Capitole 3eme Jour : Visite musée du Vatican et la Basilique St Pierre 4eme Jour : Escalier de la Trinité des Monts + Fontaine de Treva + Place Navonne + musée des pâtes + ... beaucoup de petits passages obligés 5eme Jour : Thermes de Caracalla ou Villa Borghese
Quels sont pour vous les lieux à ne pas râter? J'hésite un peu le 5ème Jour, que me conseillez-vous? Thermes de Caracalla ou Villa Borghese ou autres?
Certaines journées vous semblent-elles peu ou trop chargées? Combien de temps faut-il pour visiter le Capitole?
Est-ce que la visite du Forum est gratuite?
Je pense passer à la place Saint Pierre le matin du jour de Pâques, comment se passe la bénédiction du pape? Faut-il venir tôt?
Je vous remercie d'avance :)
Je pars 5 jours à Rome pendant les vacances de Pâques. Tout est prêt depuis longtemps (hôtel, transports) mais j'ai quand même quelques questions à poser :)
Alors, voici les visites prévues:
1er Jour : Colisée / Palantin / Forum 2eme Jour : Capitole 3eme Jour : Visite musée du Vatican et la Basilique St Pierre 4eme Jour : Escalier de la Trinité des Monts + Fontaine de Treva + Place Navonne + musée des pâtes + ... beaucoup de petits passages obligés 5eme Jour : Thermes de Caracalla ou Villa Borghese
Quels sont pour vous les lieux à ne pas râter? J'hésite un peu le 5ème Jour, que me conseillez-vous? Thermes de Caracalla ou Villa Borghese ou autres?
Certaines journées vous semblent-elles peu ou trop chargées? Combien de temps faut-il pour visiter le Capitole?
Est-ce que la visite du Forum est gratuite?
Je pense passer à la place Saint Pierre le matin du jour de Pâques, comment se passe la bénédiction du pape? Faut-il venir tôt?
Je vous remercie d'avance :)
Le 29 mars 2010, Air China inaugurera son premier vol direct entre Pékin et Manille English translation pending
Le 29 mars 2010, Air China inaugurera sont premier vol direct entre Pékin et Manille.
Fréquence des vols : trois vols par semaine - N° de vols : CA179 et CA180
Les vols à destination de Manille décolleront de Beijing Capital Airport (aéroport de la capitale Pékin) à 20 h 00 les lundis, mercredis et samedis, pour atterrir à 0 h 55 le jour suivant. Les vols en provenance de Manille décolleront à 6 h 30 heure locale, les mardis, jeudis et dimanches, pour atterrir à Pékin à 11 h 10. Le service entre Pékin et Manille sera assuré sur un Boeing 738.
Ce nouveau service augmentera considérablement le nombre de touristes philippins qui visitent la Chine. L’Autorité du tourisme philippine à déjà un bureau à Pékin, et elle est convaincue d’une forte possibilité de croissance dans le tourisme philippin en Chine. Pékin, Shanghai et Guangzhou sont actuellement les destinations les plus prisées auprès des touristes philippins, qui s’intéressent dans l’histoire et la culture chinoise ainsi que dans la cuisine chinoise. Les passagers d’Air China en provenance de l’Amérique et de l’Europe pourront utiliser Pékin comme point central pour leurs vols sur les Philippines.

Fréquence des vols : trois vols par semaine - N° de vols : CA179 et CA180
Les vols à destination de Manille décolleront de Beijing Capital Airport (aéroport de la capitale Pékin) à 20 h 00 les lundis, mercredis et samedis, pour atterrir à 0 h 55 le jour suivant. Les vols en provenance de Manille décolleront à 6 h 30 heure locale, les mardis, jeudis et dimanches, pour atterrir à Pékin à 11 h 10. Le service entre Pékin et Manille sera assuré sur un Boeing 738.
Ce nouveau service augmentera considérablement le nombre de touristes philippins qui visitent la Chine. L’Autorité du tourisme philippine à déjà un bureau à Pékin, et elle est convaincue d’une forte possibilité de croissance dans le tourisme philippin en Chine. Pékin, Shanghai et Guangzhou sont actuellement les destinations les plus prisées auprès des touristes philippins, qui s’intéressent dans l’histoire et la culture chinoise ainsi que dans la cuisine chinoise. Les passagers d’Air China en provenance de l’Amérique et de l’Europe pourront utiliser Pékin comme point central pour leurs vols sur les Philippines.

A Donsol (Philippines), l'équipe Cousteau présente: Le requin-baleine! English translation pending
L'impatience n'est bonne qu'à être assouvie.
C'est par cette maxime digne d'un éphéméride météorologique que je t'invites à me suivre dans les profondeurs exquises des Philippines dont je quitte enfin la capitale.
A Manille, c'est pollué, c'est gris et ça sent le pêché capital à longueur de rue avec une tendance certaine pour la luxure échangeable en pesos.
En province, c'est calme, c'est vert et ça sent aussi le pêché capital avec, cette fois-ci, une préférence assumée pour la paresse partagée gratuitement.
Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.
En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!
Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.
Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.
Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!
Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.
Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.
Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.
A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!
En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...
Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!
En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?
En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!
C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.
Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.
Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!
Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.
Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!
Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.
Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!
Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.
J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.
En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!
Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.
Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.
Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!
Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.
Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.
Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.
A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!
En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...
Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!
En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?
En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!
C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.
Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.
Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!
Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.
Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!
Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.
Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!
Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.
J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
Projet de création d'une structure à Sousse English translation pending
Bonjour
Je suis franco Tunisienne, je vis à Sousse, je serai intéressée par échanger, discutter sur des sujets comme l'entreprenariat en Tunisie.
J'ai des idées, un background financier et industriel, un petit capital et un local, je souhaiterai rencontrer des personnes dynamiques souhaitant échanger et pourquoi pas créer une structure à valeur ajoutée !
a+
Je suis franco Tunisienne, je vis à Sousse, je serai intéressée par échanger, discutter sur des sujets comme l'entreprenariat en Tunisie.
J'ai des idées, un background financier et industriel, un petit capital et un local, je souhaiterai rencontrer des personnes dynamiques souhaitant échanger et pourquoi pas créer une structure à valeur ajoutée !
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Climat à Rome début mars? English translation pending
je voudrais savoir quel méteo fait -il à rome début mars merci
Comment créer une entreprise en Arabie Saoudite? English translation pending
Salam/Bonjour à tous
Voilà, j'ai pour ambition de créer une entreprise en AS l'année prochaine, je pourrais compter sur un capital compris entre 80 000 et 110 000 euros. Est-ce qu'avec 80 000 euros il y a possibilité d'ouvrir une entreprise qui me laisse la possibilité de prendre un associé ?
Voilà, j'ai pour ambition de créer une entreprise en AS l'année prochaine, je pourrais compter sur un capital compris entre 80 000 et 110 000 euros. Est-ce qu'avec 80 000 euros il y a possibilité d'ouvrir une entreprise qui me laisse la possibilité de prendre un associé ?
Auberges de jeunesse ou plan pour se loger pas cher à Asunción, Paraguay? English translation pending
Bonjour a toutes et tous,
Actuellement au Chili je vais me rendre a Asuncion le 12 fevrier pour quelque jours avant de gagner la Bolivie par bus depuis la capital paraguayenne mais je n arrive pas a trouver d infos concernant les auberges de jeunesses a Asúncion mon espagnol etant tres tres mauvais(dur dur avec internet) quelqu un aurait il un bon plan pour se loger pas cher(petit hotel ou encore mieux, auberge de jeunesse?)sur la capitale paraguayenne?
Un grand merci a vous😎...
¡Tchao¡
S'installer au Maroc English translation pending
Bonjour,
J'ai 52 ans et j'aimerai m'installer au Maroc. N'ayant pas encore droit à une pension mais possédant un certain capital en banque, j'aurai aimé savoir plus ou moins quelle somme je devrais déposer dans une banque Marocaine en garantie pour leurs prouver que je n'ai pas besoin de travailler ou si éventuellement je pourrai simplement présenter un document reprenant le détail de mes avoirs dans une banque étrangère et ainsi après avoir trouvé une habitation sur place, demander un titre de séjour. En vous remerciant d'avance pour vos réponses
J'ai 52 ans et j'aimerai m'installer au Maroc. N'ayant pas encore droit à une pension mais possédant un certain capital en banque, j'aurai aimé savoir plus ou moins quelle somme je devrais déposer dans une banque Marocaine en garantie pour leurs prouver que je n'ai pas besoin de travailler ou si éventuellement je pourrai simplement présenter un document reprenant le détail de mes avoirs dans une banque étrangère et ainsi après avoir trouvé une habitation sur place, demander un titre de séjour. En vous remerciant d'avance pour vos réponses