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Compte rendu de deux semaines au Yémen English translation pending
Petite compte rendu de deux semaines au Yemen, programme modifié car les check points ont été bloqués qq jours dus aux problemes avec les attaques de coréens dans l'Hadramawt (de la CIA selon une chaine allemande) mais surtout de l’attaque de leurs familles qui sont venus rendre visite aux survivants.
Michel Vanbergen a preque tout dit, ses comptes rendus sont impeccables. Il y a bien un bureau de police touristique dans la vieille ville comme précisé dans un autre post, les formalités pour le permis se font en dix minutes. J’ai logé au Golden Daar hotel, dans la vieille ville, qui oscille entre 10 et 15 euros, s’il y a salle debain dans la chambre. Sa position est ideale, en plein cœur de la vieille ville, l’employé européen qui s’en occupe parle bien anglais. Il me semble par contre qu’il y a un meilleur choix, le Dawood hotel, a 150m de Golden Daar, c’est un immeuble traditionnel aussi mais avec une terrasse exterieure qui donne sur des petits jardins, de la bonne bouffe au restaurant (mais chere comparée aux standards) et des bonnes shishas. On peut trouver a manger des especes de shawarmas (pita, boulettes, crudités) pour 30RY l’unité, ils sont pas tres gros mais avec 2 on est calé (1 euros=250RY), et sinon on peut manger du poisson grillé excellent pour 500RY a 750RY vers Bab El Yemen, et surement ailleurs.
Les coupures d’electricité sont tres frequentes (prendre une lampe pour la douche !), 4 a 5 fois par jour, et autant a Sanaa qu’ailleurs. J’avais un adaptateur mais il n’a pas servi, les prises francaises fonctionnent avec les prises yéménites, du moins toutes celles que j’ai croisé.
A Kawkaban, j’ai suivi les conseils de Michel Vanbergen et suis allé chez Yahia, le plus petit « hotel » qui n’est en fait rien d’autre que son logement, et je ne saurais trop vous conseiller moi aussi de vous y rendre, la nourriture preparée par la famille est succulente, mais il y en a trop ( !) la famille est tres gentille, Yahia aussi, on a vraiment l’impression d’en faire partie, broutage de qat ensemble, tours de bagnole ensemble, marché ensemble si on veut, bref on a pas l’impression d’etre un moyen pour eux de gagner de l’argent (meme si on l’est aussi et c’est normal) mais un etre humain. Le confort est tres sommaire, matelas par terre, « douche » au gobelet, un seul ballon d’eau chaude de 50 litres pour les 9 membres de la famille mais ca ne doit pas vous freiner. Rien de plus a ajouter sur les marches possibles depuis Kawkaban, le plan est bien chez Yahia, Kawkaban- Zakatin, Zakatin-Hababah m’a pris 6 ou 7h, mais je ne suis pas bon marcheur et surtout j’ai fait quantités de detours, observé les plantes, pique niqué dans les terrasses etc. Faire Kawkaban-Zakatin-Hababah-Thilla me semble par contre un peu « sport » dans une journée, mais faisable. Je n’ai pas pris de guide pour tout ca, ca se fait tres instinctivement, j’ai quitté de nombreuses fois les sentiers et ne me suis jamais perdu, c’est a l’aise.
Kawkaban vaut vraiment le detour si ce n’est le sejour, l’architecture et le panorama sont incroyables. Les villages sur le plateau aussi (Bokour, Zakatin) Hababah a un peu moins d’interet selon moi, a part la superbe citerne, et Thilla est vraiment superbe aussi. La route Shibam –Al Tawilah présente des paysages spectaculaires.
Je partage totalement l’avis qui consiste a dire que Kawkaban est un meilleur endroit pour rayonner que Shibam, deja c’est beau alors que Shibam est moche, et pour marcher c’est bien mieux, et bien plus calme, sans parler de la vue.
MANAKHA et sa région
Autre endroit digne d’interet, Manakha est un bon lieu pour rayonner, la ville offre un interet moyen, mais il y a toutes les commodités pour manger dormir et trouver des moyens de transport. Le village de Al Hajjarah est joignable a pied par une route goudronnée, en une heure, et est superbe, bien que dévoué au tourisme. Je confirme les troupeaux qui descendent des 4/4 climatisés et qui prennent les gens en photo a 30cm de leur face sans meme leur parler, est il besoin de dire ce que j’en pense ? Je recommande FORTEMENT le village de Shuqruf, direction Al Hajjarah mais il faut continuer (longtemps…) la route qui devient vite piste juste apres Al Hajjarah. A pied c’est tres long mais surement faisable en une journee pour un marcheur un peu motivé. En voiture c’est impossible, ou alors en 4/4 mais ca a peu de sens. Je l’ai fait en moto, on fait la moitié du parcours en marchant puisqu’a deux sur la moto ca passe pas toujours, parfois meme a un ca passe pas sans descendre, ca a pris 4 ou 5h aller retour, et ce n’est pas confortable, environ 1500 RY mais ca les vaut tant le conducteur de la moto galere sur la piste. Les paysages sont a couper le souffle tout le long, on traverse des villages haut perchés ou les touristes vont peu (ils s’arretent a Al Hajajrah) et le site de Shuqruf est incroyable, grand « cirque » de plantations en terrasses, village construit a ras des falaises, tres impressionnant. Pas tres loin de Manakha non plus il y a le village de Al Houtaib, avec son petit mausolée, la mosquée blanchie a la chaux construite sur un pithon rocheux et la route qui y mene est assez belle aussi. Ce village est joignable par une route goudronnée. Les taxis collectifs sont d’une maniere generale bon marché, sauf si on discute pas, mais c’est vrai pour tout. Le visa peut s’obtenir a l’aeroport sans probleme, meme en arrivant de nuit. On change de l’argent a l’aeroport, maus aussi a peu pres partout facilement. Je vous conseille d’essayer la « drogue » locale, le qat, pour pas dire l’institution (tout le monde broute, des enfants a partir de 8-10 ans aux flics ou militaires) c’est un fabuleux vecteur de lien social, un peu comme le vin en France, ca facilite grandement les contacts. Les effets sont softs et il n'y a pas de modification de conscience. Voilà tout ce qui me vient a l’esprit concernant le Yemen, je ne saurais trop vous encourager a y aller, on ne ressent aucune tension ni aucune insecurité, y compris la nuit a Sanaa. Mes plans ont du etre modifiés a cause des problemes avec Alqaida (check points fermés pendant 2 ou 3 jours ou tout le monde etait tendu) puis du jour au lendemain tout est redevenu « safe ». J’avais vecu un peu la meme chose en Egypte pour le tronçon Al Fayyum-Asyut qui etait tres dangereux dans ce sens, une escorte etait obligatoire avec convoi, sirenes et gyrophare, mais rien au retour dans le sens inverse sur la meme route. Le président devait etre en campagne pour agiter ainsi le chiffon de l’insécurité, meme la bas c’est une pratique courante …a ce propos nicolas sarkozy est détesté au Yemen aussi. Je n’ai qu’un regret, ne pas avoir ramené suffisament de myrrhe, si le prochain a entreprendre le voyage pouvait me contacter et m’en ramener…. Quelques photos pour illustrer tout ca http://picasaweb.google.fr/ardechanacion/YemenIstanbulAvril2009# Bon voyage
MANAKHA et sa région
Autre endroit digne d’interet, Manakha est un bon lieu pour rayonner, la ville offre un interet moyen, mais il y a toutes les commodités pour manger dormir et trouver des moyens de transport. Le village de Al Hajjarah est joignable a pied par une route goudronnée, en une heure, et est superbe, bien que dévoué au tourisme. Je confirme les troupeaux qui descendent des 4/4 climatisés et qui prennent les gens en photo a 30cm de leur face sans meme leur parler, est il besoin de dire ce que j’en pense ? Je recommande FORTEMENT le village de Shuqruf, direction Al Hajjarah mais il faut continuer (longtemps…) la route qui devient vite piste juste apres Al Hajjarah. A pied c’est tres long mais surement faisable en une journee pour un marcheur un peu motivé. En voiture c’est impossible, ou alors en 4/4 mais ca a peu de sens. Je l’ai fait en moto, on fait la moitié du parcours en marchant puisqu’a deux sur la moto ca passe pas toujours, parfois meme a un ca passe pas sans descendre, ca a pris 4 ou 5h aller retour, et ce n’est pas confortable, environ 1500 RY mais ca les vaut tant le conducteur de la moto galere sur la piste. Les paysages sont a couper le souffle tout le long, on traverse des villages haut perchés ou les touristes vont peu (ils s’arretent a Al Hajajrah) et le site de Shuqruf est incroyable, grand « cirque » de plantations en terrasses, village construit a ras des falaises, tres impressionnant. Pas tres loin de Manakha non plus il y a le village de Al Houtaib, avec son petit mausolée, la mosquée blanchie a la chaux construite sur un pithon rocheux et la route qui y mene est assez belle aussi. Ce village est joignable par une route goudronnée. Les taxis collectifs sont d’une maniere generale bon marché, sauf si on discute pas, mais c’est vrai pour tout. Le visa peut s’obtenir a l’aeroport sans probleme, meme en arrivant de nuit. On change de l’argent a l’aeroport, maus aussi a peu pres partout facilement. Je vous conseille d’essayer la « drogue » locale, le qat, pour pas dire l’institution (tout le monde broute, des enfants a partir de 8-10 ans aux flics ou militaires) c’est un fabuleux vecteur de lien social, un peu comme le vin en France, ca facilite grandement les contacts. Les effets sont softs et il n'y a pas de modification de conscience. Voilà tout ce qui me vient a l’esprit concernant le Yemen, je ne saurais trop vous encourager a y aller, on ne ressent aucune tension ni aucune insecurité, y compris la nuit a Sanaa. Mes plans ont du etre modifiés a cause des problemes avec Alqaida (check points fermés pendant 2 ou 3 jours ou tout le monde etait tendu) puis du jour au lendemain tout est redevenu « safe ». J’avais vecu un peu la meme chose en Egypte pour le tronçon Al Fayyum-Asyut qui etait tres dangereux dans ce sens, une escorte etait obligatoire avec convoi, sirenes et gyrophare, mais rien au retour dans le sens inverse sur la meme route. Le président devait etre en campagne pour agiter ainsi le chiffon de l’insécurité, meme la bas c’est une pratique courante …a ce propos nicolas sarkozy est détesté au Yemen aussi. Je n’ai qu’un regret, ne pas avoir ramené suffisament de myrrhe, si le prochain a entreprendre le voyage pouvait me contacter et m’en ramener…. Quelques photos pour illustrer tout ca http://picasaweb.google.fr/ardechanacion/YemenIstanbulAvril2009# Bon voyage
Retour après quatre mois passés sur le Queen Victoria English translation pending
😉Magnifique TDM, bateau très confortable, mais si vous ne maîtrisez pas la langue Anglaise, inutile d'y aller.
Sinon vous ferez comme moi, lors des excursions, vous regarderez le paysage (commentaires en Anglais).
Toutefois, la veille d'une excursion, vous avez la géopolitique imprimée, du pays à visiter dans votre cabine, ce qui vous permet de ne pas être trop perdu.
Le stress de rater le bateau, qui, si long retard partira sans vous, les escales sont assez courtes, vu que la taxe aéroportuaire est assez onéreuse.
Toutefois, si vous avez une panne de taxi, vous devez savoir qu'un agent portuaire vous attend sur le quai avec votre passeport, et que l'argent vous sera prêté pour rejoindre l'escale suivante, donc vous ne serez pas complètement perdu dans un pays étranger.
Je ne l'ai appris que chez le coiffeur à bord, à la fin de mon séjour. ce renseignement ne nous avait pas été fourni, donc, j'ai eu assez peur quelquefois.
Les cabines sont très bien, les spectacles surtout classiques avec de grands artistes (pianistes, etc............)
Troupe de danseurs Russes, donc très pros.
La nourriture varie en fonction de la nationalité du chef cuisinier, de Southampton à NewYork, c'était un Français, ensuite un Allemand, qui nous a fait de la tambouille de cantine militaire au buffet.
Pour le restaurant, costume cravate et robe de cocktail obligatoires tous les soirs.
Les espaces (piscines, salles de sport, etc....)sont très corrects.
Service médial à bord, petit hopital.
Je dois dire que sur ce bateau Anglais, la priorité va aux Anglophones et aux Allemands pour l'attention des cadres, nous, pauvres Français restons souvent à l'écart, peu nombreux, on nous case généralement aux dîners spéciaux dans des recoins.
Mais nous nous sommes bien défendus, 17 Français et heureusement nos amis Québécois qui nous prêtaient secours pour la traduction.
Bilan général positif en ce qui me concerne.
900 photos sont à votre disposition, je les ferai partager.
Et si vous voulez davantage de renseignements, n'hésitez pas.
La Thaïlande avec trois enfants English translation pending
Bonjour à tous,
je rêve de partir thaïlande avec mon conjoint et nos 3 enfants. Je ne connais pas du tout le pays. On espère partir en février 2010.
Ma question : est ce qu'on se contente de faire uniquement les iles proche de phuket (kho samui, krabi...) ou également visiter bangkok et les alentours.
En fait, on disposera de 3 semaines.
Nos gamins ont (3, 5, et 8 ans). Dans un premier temps, nous éviterons les régions où les vaccins sont nécessaires.
Vaut -il mieux louer un véhicule (par soucis d'économie) ou utiliser les transports intérieur comme le train, l'avion, bus, etc...
On souhaite passer du bon temps, sans courir et faire trop de visites.(on garde ça pour plus tard, lorsqu'ils seront en âge de comprendre, et capable de tenir pour de longue marche).
Nous n'avons pas un très gros budget et pouvons nous contenter d'hébergement modeste.
Est 'il difficile de se loger avec 3 enfants en thaîlande ? (bungalow ? ...) Et pour les déplacement intérieurs ?
je vous remercie de votre aide et vos conseils sur le forum ou en privé, et c'est avec plaisir que je lirais vos expériences.
je vous souhaite un bon week end.
luisa
ps : que me conseillez vous comme livre pour voyager en thaÎlande ?
je rêve de partir thaïlande avec mon conjoint et nos 3 enfants. Je ne connais pas du tout le pays. On espère partir en février 2010.
Ma question : est ce qu'on se contente de faire uniquement les iles proche de phuket (kho samui, krabi...) ou également visiter bangkok et les alentours.
En fait, on disposera de 3 semaines.
Nos gamins ont (3, 5, et 8 ans). Dans un premier temps, nous éviterons les régions où les vaccins sont nécessaires.
Vaut -il mieux louer un véhicule (par soucis d'économie) ou utiliser les transports intérieur comme le train, l'avion, bus, etc...
On souhaite passer du bon temps, sans courir et faire trop de visites.(on garde ça pour plus tard, lorsqu'ils seront en âge de comprendre, et capable de tenir pour de longue marche).
Nous n'avons pas un très gros budget et pouvons nous contenter d'hébergement modeste.
Est 'il difficile de se loger avec 3 enfants en thaîlande ? (bungalow ? ...) Et pour les déplacement intérieurs ?
je vous remercie de votre aide et vos conseils sur le forum ou en privé, et c'est avec plaisir que je lirais vos expériences.
je vous souhaite un bon week end.
luisa
ps : que me conseillez vous comme livre pour voyager en thaÎlande ?
La nouvelle Alitalia English translation pending
Bonjour,
Je pars avec Alitalia durant l'été (GVA-FCO-CTA), et j'aurai voulu avoir des avis de personnes ayant voyagé avec "la nouvelle Alitalia" 😊
Merci de vos réponses.
Je pars avec Alitalia durant l'été (GVA-FCO-CTA), et j'aurai voulu avoir des avis de personnes ayant voyagé avec "la nouvelle Alitalia" 😊
Merci de vos réponses.
Siwa en Egypte (Oasis, Oasis, c'est bon c'est bon!) English translation pending
Je deviens un spécialiste des transports routiers et ferrovières.
C'est un long apprentissage...
D'ailleurs, j'en apprends encore un peu plus chaque jour...
Comme je vous le disais précédemment, aller à Siwa, c'est pas une sinécure d'où qu'on parte. Siwa est quasiment à la frontière libyenne, perdue au nord-est de cette fantastique étendue qu'on appelle communément le Sahara et au nord-ouest de l'Egypte. D'ailleurs chose étonnante, sahara en arabe signifie désert, donc si on parle la langue du prophète, on peut désigner l'Antarctique comme étant un sahara. Ils sont fous ces arabes... Fin de la parenthèse.
Nous, avec Dominica, on est à Louxor. Il est 17h30 quand on monte dans le train qui devrait arriver si tout roule à Alexandrie en tout début de matinée. En Egypte, le train est un petit peu la Rolls des transports en commun. On sait quand ils partent, on sait quand ils arrivent, quand tu es dedans, tu n'es pas obligé de manger tes genous par manque de place, tu n'es pas arrêter tous les 20km par un barrage de police, etc. Dans notre rame, nous sommes les seuls au moment du départ. Toute la place du monde! Toutes les rangées de sièges pivotent sur elles-mêmes pour pouvoir se faire face si on voyage à plus que deux ou si on a envie de poser ses pieds déchaussés sur la banquette d'en face. C'est une chouette innovation et la nuit n'en sera que plus confortablement douce. J'aimerais dire qu'elle n'en sera que plus longue mais à 6h, nous voilà arrivé à Alexandrie, 600km plus au nord de notre point de départ au bord de la Méditerranée. A descendre sur le quai depuis notre wagon, seulement trois personnes. Trois misérables personnes pour un wagon entier!! Espérons que la SNCF n'entende pas ça, sinon ils seraient bien fichus de réclamer par réflexe à la SNCF égyptienne de fermer la ligne pour cause de non-rentabilité!! Seule chose à déclarer sur Alexandrie un 24 novembre à 6h du matin, il fait super froid pour nous qui sommes honteusements habitués à ne pas voir la grenouille baromètre enfiler un tricot de peau thermolactile pour lutter contre les frimas de l'hiver qui approche à grands pas... Je grelote, mes dents jouent des claquettes sur un rythme stromboscopique. Sympa comme réveil... Vivement que le soleil se lève, et ne fasse de cet épisode qu'un lointain souvenir.
Rendez-vous ensuite à la gare routière. Non contents des douze heures de bus qui viennent de s'écouler, on est encore qu'à la moitié du chemin. Le bus ne part finalement qu'à 8h, juste assez longtemps pour attraper une pneumonie. Heureusement pour moi, un p'tit gars s'est donné pour mission d'abreuver toute la gare routière de thé brulant. Je lui laisse un bakshish équivalent à une caraffe, il n'en revient pas, moi si, il me sauve la vie ou presque...
On grimpe dans le bus, bien conscient que ça va pas être une partie de plaisir. Celui-ci part à l'heure, c'est déjà ça de pris, espérons maintenant que le soleil vient de se lever qu'on arrive à destination avant son coucher!!!! On a quand même du bol dans notre exode, on est assis au premier rang et on va pouvoir regarder la route défiler sous nos yeux quand on ne trouvera pas le sommeil. Les 4 premières heures de route, on longe la méditerranée qui nous fait des clins d'oeil tintés de bleu et de vert. L'eau a l'air magnifique mais t'imagines pas qu'on va prendre le temps d'aller faire trempette! Ensuite, on la laisse derrière nous pour s'enfoncer plus au sud. Le bus roule en permanence soit au milieu de la route soit sur la voie des voitures qui devraient un moment ou à un autre arriver en face. Seulement il n'y a personne. Sur les 250km entre la mer et Siwa, en plus de croiser le bus qui fait le chemin inverse, en 5 heures de temps on doit ne croiser que 3 autres voitures ou camions. La route ne va qu'à Siwa mais quand même, c'est vraiment que c'est reculé comme coin!!! Sur cette portion de 250km, le paysage est d'une monotonie affligeante à la longue, c'est rocailleux comme la voix de Gérard Darmon et plus plat qu'un discours prononcé par Ségolène R. (polémique!!!!!!) En plus, pas la moindre végétation, pas un oiseau, pas un chameau, pas un choiseau, rien. Je m'impatiente, il est 16h, voilà 23 heures qu'on est parti, ça commence à faire!
A 16h04, miracle des miracles, une cahute! Une minute plus tard, une deuxième cahute avec un arbre autour, c'est plus un miracle, c'est l'immaculée conception!!!! Et dans les kilomètres qui suivent, au détour d'une colline, la verdure fait son retour et pas en catimini! Les palmiers luttent avec les oliviers pour savoir lesquels ont ma préférence. On est arrivé! C'est pas dommage!! Enfin!!!! Le bus nous lache en lisière de village, charge à nous de retrouver le centre-ville. Des gamins sont postés là avec des ânes tirant des carioles sur lesquels il est écrit "taxi 4x4" et comme Dominica est une feignasse, c'est donc le carrosse qui l'emporte!
On décide de partager une chambre double chez Youssef hotel qui ne peut pas être plus central en terme d'emplacement, il donne sur la place du marché, laquelle est précisemment au centre de l'oasis. Qui plus est, encore une fois, l'étage supérieur de l'hotel est une terrasse où il fait bon se prélasser avec sous ses yeux, le spectacle de tout le village qui s'agite, de la citadelle détruite qui ne s'agite plus, avec partout au delà, une mer de palmiers avant un océan de sable.
Nouvelle parenthèse cocasse et instructive pour te parler de la citadelle médiévale. Elle a été construite en un amalgame de terre sèchée et a résisté aux envahisseurs pendant de nombreux siècles. Et bien, il a fallu qu'il pleuve 3 jours consécutifs autour de 1820 pour que la forteresse s'écroule sur elle-même. Si quelqu'un avait dit aux barbares qui voulaient prendre la ville qu'il suffirait qu'ils s'équipent d'un canadair ou d'un arrosoir géant pour qu'ils parviennent à leurs fins, je suis sûr qu'ils l'auraient montré du doigt et auraient ri de lui!
Dans l'oasis, l'Egypte semble bien loin. Tous les habitants semblent se désintéresser de nous, personne ne poursuit personne pour vendre une écharpe ou un tapis. Seule une personne sur dix nous dit "bonjour", ça fait du bien de faire un break. Il est impossible ou presque de trouver à acheter un paquet de cigarettes. Sur la quinzaine de supérettes que compte le village, seule une a pris son parti de les vendre. Les autres jugent qu'ils sont de trop bons musulmans pour se compromettre à les vendre et se fiche bien de l'argent que ça pourrait leur rapporter. Bien joué les gars, sauf que j'ai mis deux jours pour faire le plein!! Je savais pas!! Dans l'oasis, il y a plus de carioles tirés par des ânes que de voitures polluantes. Plus ça va, plus je préfère l'odeur du purin à l'odeur des pots d'échappement, je me demande à quoi va ressembler ma tête en débarquant au Caire...
A Siwa, Il n'y a que peu à faire, quelques sources chaudes gisent à quelques kilomètres, après c'est le désert. Pas un Mc Do, pas un cinéma, pas une galerie marchande, pas un bowling... Je vais donc insérer au milieu des 5 jours où je profite des lieux, 24 heures d'immersion au milieu des dunes et m'occuper le reste du temps à pédaler dans le coin pour faire l'inventaire des sources.
L'équipée dans la grande mer de sable se passe en catimini avec seulement Dominica et Ahmed, notre guide, chauffeur, cuisinier, pourvoyeur de délices en tous genres. La première journée nous fait slalomer entre les dunes en s'arrêtant pour plonger avec délice d'abord dans un petit lac à l'eau fraiche. Un petit lac au milieu des dunes? Je veux mon n'veu; 20 mètres de long pas plus avec des joncs qui poussent sur le pourtour. Féerique comme emplacement pour une baignade dans une eau limpide à 18°. C'est le seul bémol, 18° d'habitude, je n'y plante que les chevilles mais ici c'est plaisir d'autant que le soir même, Ahmed nous promet qu'on s'arrêtera dans une source à 38°. C'est mieux au niveau du choc thermique!!!
La suite des évènements nous conduit en haut d'une dune (pouet-pouet) plus haute que les autres. Le simple fait de se garer à mi-hauteur et de rejoindre le sommet est éreintant, le sable est fin et léger, et chaque fois qu'on fait un pas, on a l'impression de reculer d'autant. Ahmed en profite pour sortir la planche de snowboard qu'il gardait bien au chaud dans le coffre, c'est la minute sportive. Dominica me laisse passer le premier. Ahmed a beau me dire qu'assis sur la planche, c'est bien plus aisé, je n'écoute que mon inconscience et m'attache les pieds. La descente se fera debout ou ne se fera pas. Après 10 mètres, la descente s'accélère. Dans le sable, pas de possibilité de tourner ou de freiner. La seule option, c'est d'aller tout droit et de rester debout le plus longtemps possible. Pour ma pomme, le plus longtemps, c'est environ 15 mètres, je tombe sur les fesses et devrais envisager la pose d'un nouveau cocsis (cokcisse? Coque 6?). La douleur est violente pour du sable fin, je ravale ma fierté et finis assis sur la planche comme indiqué plus tôt par Ahmed. Effectivement, il avait raison, c'est beaucoup plus stable et je ne tomberais plus de la journée... Seulement, j'en ai pas fini avec la douleur. C'est bien beau de dévaler les dunes à 1000 à l'heure (minimum!!), le plus dur est encore de remonter. Moins d'une minute pour arriver en bas, près de quinze dans l'autre sens!! Ni tire-fesses ni télésièges, la prochaine fois, il faudra que je pense à dresser un chameau!
Dominica descend à son tour, assise comme il se doit, et file comme une flèche. Pareil pour elle, en revenant au point de départ, elle suffoque de l'effort fourni et la transpiration est en mode Karcher.
On refera l'expérience une petite fois seulement, ça a beau être un bon entrainement pour le Népal, je ne suis pas une mule ni ne suis équipé de pieds palmés, bien utiles j'imagine pour ne pas s'enfoncer dans le sable lors de l'ascension.
Après l'effort, le réconfort; au coucher du soleil, un bain dans la source chaude, on touche au nirvana. Elle est "construite" en cercle, et à la manière d'un jacuzzi, les bulles remontant du centre de la terre nous massent de la voute plantaire à la tête en passant par mes fesses meurtries d'avoir fait le kakou. Partout autour, c'est le sable qui nous jauge du haut des dunes, avec une mention spéciale pour le retour des moustiques pour qui aussi, c'est une oasis dans le désert...
A la nuit tombée, un camp de fortune est dressé, le dîner est englouti, et les étoiles par milliers... Je demande à Ahmed de me réveiller pour le lever du soleil, tout le monde s'endort autour du feu de camp, emmitoufflé dans un sac de couchage. La température tombe tout comme Dominica et Ahmed qui vont se coucher, je m'équipe de mon MP3 pour un hommage dansant à cette journée et à cette nuit étoilée. Seules les étoiles filantes viendront m'interrompre dans ondulements de bassin. A minuit, extinction des feux et endormissement sans problèmes.
Il est 5h45 quand Ahmed me sort du sommeil (27 novembre). Il n'est plus question de danser : j'ai le cerveau dans le formol et la goutte au nez. Il ne fait qu'une dizaine de degrés, la faute à un petit vent qui aurait pû s'abstenir. Mais il en faudrait bien plus pour me détourner du bonheur, j'aggripe mon duvet et grimpe la dune la plus haute à proximité. Dominica et Ahmed choisissent de se recoucher, chacun son camp. Il fait super froid, il fait presque nuit, je suis seul à affronter le vent mais le spectacle est enchanteur. 30 minutes avant que le soleil se dresse de ton son rond dans le ciel. Une demi-heure pour que le mercure reprenne le chemin de la turgescence. Bien qu'on soit dans le désert, la rosée est bien là comme l'indique mon nez qui coule... Au retour d'expédition solitaire, je réveille mes accolytes le sourire aux lèvres de l'expérience vécue. Un thé chaud tonifiant plus tard, on est sur le chemin du retour. A 10 heures, on est à Siwa.
Dominica est partie ce soir-là rejoindre sa potesse au Caire car un avion l'emporte vers l'Allemagne pour la suite de son odyssée. La mienne fait un break, l'oasis en général y est pour beaucoup et une source en particulier.
A l'ouest du village s'étire un grand lac. Au milieu de celui-ci émerge une île que l'on peut rejoindre par un chemin qui traverse le lac et fait que l'on peut faire la demi-traversée jusqu'à l'île en vélo en ce qui me concerne. Sur cette île se tient donc une source où il fait bon vivre et se baigner mais également un petit bar qui se tient sur l'extrémité ouest de l'île. Si tu es familier avec le cycle du soleil, tu en déduiras que c'est l'endroit idéal pour vivre le plus beau coucher de soleil d'Egypte. Sous mes pieds, du sable. Au dessus de ma tête, les palmiers d'où pendent des dattes fraîches. Au premier plan, le lac a l'eau calme réfléchissant le ciel. Au deuxième plan, de petites montagnes aux flancs à pics. Au troisième et dernier plan, du sable, du sable et encore du sable sur des milliers de kilomètres.
Avant de rejoindre Le Caire et sa frénésie, rien de tel que ce hâvre de paix n'aillant rien à voir avec Le Havre tout court dont j'attends vos commentaires si vous y avez vu le coucher de soleil!
Poser mes valises à Siwa le temps d'une semaine n'aura été en rien une erreur même si pour y aller et en revenir, la semaine se retrouve circoncise de 2 jours de transport. Je quitte ce paradis du palmier le samedi 29 au soir avec dans un coin de la tête le fait que 3 jours après, c'est le retour temporaire et pas tempéré à Paris. Je me réjouis de ce qui vient, mais là tout de suite c'est 9h de car et 2 jours au Caire.
Et si t'as encore des forces, tu peux aller voir les photos directement sur le blog voire t'inscrire à la newsletter afleurdeterre.overblog.com J'en suis pas peu fier...
Comme je vous le disais précédemment, aller à Siwa, c'est pas une sinécure d'où qu'on parte. Siwa est quasiment à la frontière libyenne, perdue au nord-est de cette fantastique étendue qu'on appelle communément le Sahara et au nord-ouest de l'Egypte. D'ailleurs chose étonnante, sahara en arabe signifie désert, donc si on parle la langue du prophète, on peut désigner l'Antarctique comme étant un sahara. Ils sont fous ces arabes... Fin de la parenthèse.
Nous, avec Dominica, on est à Louxor. Il est 17h30 quand on monte dans le train qui devrait arriver si tout roule à Alexandrie en tout début de matinée. En Egypte, le train est un petit peu la Rolls des transports en commun. On sait quand ils partent, on sait quand ils arrivent, quand tu es dedans, tu n'es pas obligé de manger tes genous par manque de place, tu n'es pas arrêter tous les 20km par un barrage de police, etc. Dans notre rame, nous sommes les seuls au moment du départ. Toute la place du monde! Toutes les rangées de sièges pivotent sur elles-mêmes pour pouvoir se faire face si on voyage à plus que deux ou si on a envie de poser ses pieds déchaussés sur la banquette d'en face. C'est une chouette innovation et la nuit n'en sera que plus confortablement douce. J'aimerais dire qu'elle n'en sera que plus longue mais à 6h, nous voilà arrivé à Alexandrie, 600km plus au nord de notre point de départ au bord de la Méditerranée. A descendre sur le quai depuis notre wagon, seulement trois personnes. Trois misérables personnes pour un wagon entier!! Espérons que la SNCF n'entende pas ça, sinon ils seraient bien fichus de réclamer par réflexe à la SNCF égyptienne de fermer la ligne pour cause de non-rentabilité!! Seule chose à déclarer sur Alexandrie un 24 novembre à 6h du matin, il fait super froid pour nous qui sommes honteusements habitués à ne pas voir la grenouille baromètre enfiler un tricot de peau thermolactile pour lutter contre les frimas de l'hiver qui approche à grands pas... Je grelote, mes dents jouent des claquettes sur un rythme stromboscopique. Sympa comme réveil... Vivement que le soleil se lève, et ne fasse de cet épisode qu'un lointain souvenir.
Rendez-vous ensuite à la gare routière. Non contents des douze heures de bus qui viennent de s'écouler, on est encore qu'à la moitié du chemin. Le bus ne part finalement qu'à 8h, juste assez longtemps pour attraper une pneumonie. Heureusement pour moi, un p'tit gars s'est donné pour mission d'abreuver toute la gare routière de thé brulant. Je lui laisse un bakshish équivalent à une caraffe, il n'en revient pas, moi si, il me sauve la vie ou presque...
On grimpe dans le bus, bien conscient que ça va pas être une partie de plaisir. Celui-ci part à l'heure, c'est déjà ça de pris, espérons maintenant que le soleil vient de se lever qu'on arrive à destination avant son coucher!!!! On a quand même du bol dans notre exode, on est assis au premier rang et on va pouvoir regarder la route défiler sous nos yeux quand on ne trouvera pas le sommeil. Les 4 premières heures de route, on longe la méditerranée qui nous fait des clins d'oeil tintés de bleu et de vert. L'eau a l'air magnifique mais t'imagines pas qu'on va prendre le temps d'aller faire trempette! Ensuite, on la laisse derrière nous pour s'enfoncer plus au sud. Le bus roule en permanence soit au milieu de la route soit sur la voie des voitures qui devraient un moment ou à un autre arriver en face. Seulement il n'y a personne. Sur les 250km entre la mer et Siwa, en plus de croiser le bus qui fait le chemin inverse, en 5 heures de temps on doit ne croiser que 3 autres voitures ou camions. La route ne va qu'à Siwa mais quand même, c'est vraiment que c'est reculé comme coin!!! Sur cette portion de 250km, le paysage est d'une monotonie affligeante à la longue, c'est rocailleux comme la voix de Gérard Darmon et plus plat qu'un discours prononcé par Ségolène R. (polémique!!!!!!) En plus, pas la moindre végétation, pas un oiseau, pas un chameau, pas un choiseau, rien. Je m'impatiente, il est 16h, voilà 23 heures qu'on est parti, ça commence à faire!
A 16h04, miracle des miracles, une cahute! Une minute plus tard, une deuxième cahute avec un arbre autour, c'est plus un miracle, c'est l'immaculée conception!!!! Et dans les kilomètres qui suivent, au détour d'une colline, la verdure fait son retour et pas en catimini! Les palmiers luttent avec les oliviers pour savoir lesquels ont ma préférence. On est arrivé! C'est pas dommage!! Enfin!!!! Le bus nous lache en lisière de village, charge à nous de retrouver le centre-ville. Des gamins sont postés là avec des ânes tirant des carioles sur lesquels il est écrit "taxi 4x4" et comme Dominica est une feignasse, c'est donc le carrosse qui l'emporte!
On décide de partager une chambre double chez Youssef hotel qui ne peut pas être plus central en terme d'emplacement, il donne sur la place du marché, laquelle est précisemment au centre de l'oasis. Qui plus est, encore une fois, l'étage supérieur de l'hotel est une terrasse où il fait bon se prélasser avec sous ses yeux, le spectacle de tout le village qui s'agite, de la citadelle détruite qui ne s'agite plus, avec partout au delà, une mer de palmiers avant un océan de sable.
Nouvelle parenthèse cocasse et instructive pour te parler de la citadelle médiévale. Elle a été construite en un amalgame de terre sèchée et a résisté aux envahisseurs pendant de nombreux siècles. Et bien, il a fallu qu'il pleuve 3 jours consécutifs autour de 1820 pour que la forteresse s'écroule sur elle-même. Si quelqu'un avait dit aux barbares qui voulaient prendre la ville qu'il suffirait qu'ils s'équipent d'un canadair ou d'un arrosoir géant pour qu'ils parviennent à leurs fins, je suis sûr qu'ils l'auraient montré du doigt et auraient ri de lui!
Dans l'oasis, l'Egypte semble bien loin. Tous les habitants semblent se désintéresser de nous, personne ne poursuit personne pour vendre une écharpe ou un tapis. Seule une personne sur dix nous dit "bonjour", ça fait du bien de faire un break. Il est impossible ou presque de trouver à acheter un paquet de cigarettes. Sur la quinzaine de supérettes que compte le village, seule une a pris son parti de les vendre. Les autres jugent qu'ils sont de trop bons musulmans pour se compromettre à les vendre et se fiche bien de l'argent que ça pourrait leur rapporter. Bien joué les gars, sauf que j'ai mis deux jours pour faire le plein!! Je savais pas!! Dans l'oasis, il y a plus de carioles tirés par des ânes que de voitures polluantes. Plus ça va, plus je préfère l'odeur du purin à l'odeur des pots d'échappement, je me demande à quoi va ressembler ma tête en débarquant au Caire...
A Siwa, Il n'y a que peu à faire, quelques sources chaudes gisent à quelques kilomètres, après c'est le désert. Pas un Mc Do, pas un cinéma, pas une galerie marchande, pas un bowling... Je vais donc insérer au milieu des 5 jours où je profite des lieux, 24 heures d'immersion au milieu des dunes et m'occuper le reste du temps à pédaler dans le coin pour faire l'inventaire des sources.
L'équipée dans la grande mer de sable se passe en catimini avec seulement Dominica et Ahmed, notre guide, chauffeur, cuisinier, pourvoyeur de délices en tous genres. La première journée nous fait slalomer entre les dunes en s'arrêtant pour plonger avec délice d'abord dans un petit lac à l'eau fraiche. Un petit lac au milieu des dunes? Je veux mon n'veu; 20 mètres de long pas plus avec des joncs qui poussent sur le pourtour. Féerique comme emplacement pour une baignade dans une eau limpide à 18°. C'est le seul bémol, 18° d'habitude, je n'y plante que les chevilles mais ici c'est plaisir d'autant que le soir même, Ahmed nous promet qu'on s'arrêtera dans une source à 38°. C'est mieux au niveau du choc thermique!!!
La suite des évènements nous conduit en haut d'une dune (pouet-pouet) plus haute que les autres. Le simple fait de se garer à mi-hauteur et de rejoindre le sommet est éreintant, le sable est fin et léger, et chaque fois qu'on fait un pas, on a l'impression de reculer d'autant. Ahmed en profite pour sortir la planche de snowboard qu'il gardait bien au chaud dans le coffre, c'est la minute sportive. Dominica me laisse passer le premier. Ahmed a beau me dire qu'assis sur la planche, c'est bien plus aisé, je n'écoute que mon inconscience et m'attache les pieds. La descente se fera debout ou ne se fera pas. Après 10 mètres, la descente s'accélère. Dans le sable, pas de possibilité de tourner ou de freiner. La seule option, c'est d'aller tout droit et de rester debout le plus longtemps possible. Pour ma pomme, le plus longtemps, c'est environ 15 mètres, je tombe sur les fesses et devrais envisager la pose d'un nouveau cocsis (cokcisse? Coque 6?). La douleur est violente pour du sable fin, je ravale ma fierté et finis assis sur la planche comme indiqué plus tôt par Ahmed. Effectivement, il avait raison, c'est beaucoup plus stable et je ne tomberais plus de la journée... Seulement, j'en ai pas fini avec la douleur. C'est bien beau de dévaler les dunes à 1000 à l'heure (minimum!!), le plus dur est encore de remonter. Moins d'une minute pour arriver en bas, près de quinze dans l'autre sens!! Ni tire-fesses ni télésièges, la prochaine fois, il faudra que je pense à dresser un chameau!
Dominica descend à son tour, assise comme il se doit, et file comme une flèche. Pareil pour elle, en revenant au point de départ, elle suffoque de l'effort fourni et la transpiration est en mode Karcher.
On refera l'expérience une petite fois seulement, ça a beau être un bon entrainement pour le Népal, je ne suis pas une mule ni ne suis équipé de pieds palmés, bien utiles j'imagine pour ne pas s'enfoncer dans le sable lors de l'ascension.
Après l'effort, le réconfort; au coucher du soleil, un bain dans la source chaude, on touche au nirvana. Elle est "construite" en cercle, et à la manière d'un jacuzzi, les bulles remontant du centre de la terre nous massent de la voute plantaire à la tête en passant par mes fesses meurtries d'avoir fait le kakou. Partout autour, c'est le sable qui nous jauge du haut des dunes, avec une mention spéciale pour le retour des moustiques pour qui aussi, c'est une oasis dans le désert...
A la nuit tombée, un camp de fortune est dressé, le dîner est englouti, et les étoiles par milliers... Je demande à Ahmed de me réveiller pour le lever du soleil, tout le monde s'endort autour du feu de camp, emmitoufflé dans un sac de couchage. La température tombe tout comme Dominica et Ahmed qui vont se coucher, je m'équipe de mon MP3 pour un hommage dansant à cette journée et à cette nuit étoilée. Seules les étoiles filantes viendront m'interrompre dans ondulements de bassin. A minuit, extinction des feux et endormissement sans problèmes.
Il est 5h45 quand Ahmed me sort du sommeil (27 novembre). Il n'est plus question de danser : j'ai le cerveau dans le formol et la goutte au nez. Il ne fait qu'une dizaine de degrés, la faute à un petit vent qui aurait pû s'abstenir. Mais il en faudrait bien plus pour me détourner du bonheur, j'aggripe mon duvet et grimpe la dune la plus haute à proximité. Dominica et Ahmed choisissent de se recoucher, chacun son camp. Il fait super froid, il fait presque nuit, je suis seul à affronter le vent mais le spectacle est enchanteur. 30 minutes avant que le soleil se dresse de ton son rond dans le ciel. Une demi-heure pour que le mercure reprenne le chemin de la turgescence. Bien qu'on soit dans le désert, la rosée est bien là comme l'indique mon nez qui coule... Au retour d'expédition solitaire, je réveille mes accolytes le sourire aux lèvres de l'expérience vécue. Un thé chaud tonifiant plus tard, on est sur le chemin du retour. A 10 heures, on est à Siwa.
Dominica est partie ce soir-là rejoindre sa potesse au Caire car un avion l'emporte vers l'Allemagne pour la suite de son odyssée. La mienne fait un break, l'oasis en général y est pour beaucoup et une source en particulier.
A l'ouest du village s'étire un grand lac. Au milieu de celui-ci émerge une île que l'on peut rejoindre par un chemin qui traverse le lac et fait que l'on peut faire la demi-traversée jusqu'à l'île en vélo en ce qui me concerne. Sur cette île se tient donc une source où il fait bon vivre et se baigner mais également un petit bar qui se tient sur l'extrémité ouest de l'île. Si tu es familier avec le cycle du soleil, tu en déduiras que c'est l'endroit idéal pour vivre le plus beau coucher de soleil d'Egypte. Sous mes pieds, du sable. Au dessus de ma tête, les palmiers d'où pendent des dattes fraîches. Au premier plan, le lac a l'eau calme réfléchissant le ciel. Au deuxième plan, de petites montagnes aux flancs à pics. Au troisième et dernier plan, du sable, du sable et encore du sable sur des milliers de kilomètres.
Avant de rejoindre Le Caire et sa frénésie, rien de tel que ce hâvre de paix n'aillant rien à voir avec Le Havre tout court dont j'attends vos commentaires si vous y avez vu le coucher de soleil!
Poser mes valises à Siwa le temps d'une semaine n'aura été en rien une erreur même si pour y aller et en revenir, la semaine se retrouve circoncise de 2 jours de transport. Je quitte ce paradis du palmier le samedi 29 au soir avec dans un coin de la tête le fait que 3 jours après, c'est le retour temporaire et pas tempéré à Paris. Je me réjouis de ce qui vient, mais là tout de suite c'est 9h de car et 2 jours au Caire.
Et si t'as encore des forces, tu peux aller voir les photos directement sur le blog voire t'inscrire à la newsletter afleurdeterre.overblog.com J'en suis pas peu fier...
Hôtel ou guest house sur Pattaya? English translation pending
bonjour, quelqu'un aurait t-il des adresse sur pattaya pour de bons hotel ou des guest house propres et pas trop chers???
avec si possible des gens qui ont deja sejournés sur place pour avoir un avis...entre budget maxi 1000bts!
merci d'avance...
Vie aux Philippines, insécurité? English translation pending
Bonjour,
Apres 3 ans 1/2 en Coree du Sud, 3 ans 1/2 a Taiwan, il semble que mon prochain contrat me fera partir aux Philippines, probablement pour qques annees aussi.
Je pense que le pays est tres different de ce que j'ai connu jusqu'a present, bien sur.
Mais quelqu'un peut-il me dire quel est le niveau d'insecurite, car j'ai eu des infos vraiment tres contradicytoires sur le sujet .
merci.
Je suis déçue des prestations Air France! English translation pending
j'ai récemment effectué un aller-retour Paris/New York avec Air France et je suis déçue de leurs prestations ( pour le service : j'ai déjà vu mieux !), la vidéo était hors d'usage à l'aller, et leur personnel hautain :
en bref, avec le prix que j'ai payé : je ne renouvellerai pas mon expérience !
Liban-Syrie-Jordanie-Palestine en solitaire English translation pending
Bonjour!!
Je n'ai pas encore pris le temps de bien lire toutes les discussions, or mon sujet concerne peut-être également d'autres voyageurs pour cet été...qui se posent quelques interrogations!!
Je prévois de partir en août, un mois max., ok je vais crever de chaud mais je n'ai pas le choix!
-D'abord j'aurai rêvé partir au Liban, le Ministère des affaires étrangères le déconseille: est-ce en effet "dangereux" de traverser le pays pr rejoindre la Syrie? Je crois qu'il n'y a pas de lignes ferroviaires et le stop seule là-bas ne me dis rien...
-Bon je peux très bien atterir directement en Syrie, gardant le Liban ds la poche de mes rêves lorsque je serai deux sur les routes... Pr la Syrie, je crois que c'est fastoche pour bouger, pt être faut-il éviter la frontière avec l'Irak?!! J'aurai pensé à un stage d'arabe (4-5 jours au plus), logée chez l'habitant, pour une première approche du Moyen-Orient. Je cpte en effet l'étudier par la suite. Après la Syrie, la Jordanie!! De même, à propos des passages de frontières, passeport volant conseillé? Quels sont vos expériences? Merci de témoigner ou de me guider vers une autre discussion!! Eviter la proximité avec les camps de réfugiés? Les autorités st-elles trés présentes? J'espère entrer en Territoires palestiniens, par un pont forcèment (Allenby, Arava, du Jourdain?), faire quelques villes arabes Ramallah, Hébron, Bethlem... Jérusalem... (malgré la honte de vouloir me rendre là où les Gazaouis et réfugiés ne peuvent que rêver en photo...) Les passages en Cisjordanie st-ils permis??
''Problème'': aller avion pr la Syrie, retour avion par Israël? (pr me justifier de son accès de la Jordanie, pari risqué? je sais que les A/R Israël-Jordanie st permis par les autorité sans limites, pas comme avec la Syrie) Question cruciale à résoudre, j'achète mes billets dès que la paye tombe!!
Les vols en été d'Israël st chéros, j'aimerai toutefois découvrir cette terre par train, histoire de rejoindre Tel Aviv (je m'en fiche un peu pr ce premier voyage c'est juste pr l'aéroport)
A la base, mon voyage était centré sur Israël/territoires palestiniens, en venant par bateau (j'aime pas la rapidité de l'avion), hélas je m'apprête à partir désormais seule, pt positif l'occasion de bouger davantage!
Il me tardera par la suite, nvx périples, d'aller en Egypte par le Neguez (Désert, Blanc, Mt Sinaï!!!), découvrir la Galilée puis le Liban...
Merci infiniment d'avance si vous êtes sensible(s) à mon message!!!
Je n'aime pas les guides, sauf les livres de photos (ah, Palmyre!!!!) préfère me fier à mon intuition, je partirai seulement cartes en main et infos pratiques! Et multiples conseils de voyageurs aguerris...!!!!Une question: pt-on filmer librement ? (càd dire sans prise de vue ostentatoire juste discret pr projet perso)Et il y a t-il des précautions particulières, lorsque l'on est seule? des vaccins à faire?Prévenir les Ambassades de France de sa présence sur le territoire visité? (je pose ces questions en partie pr rassurer mes proches)
Merci à vous! Bonnes vibrations et rencontres sur les routes! 😉
Je prévois de partir en août, un mois max., ok je vais crever de chaud mais je n'ai pas le choix!
-D'abord j'aurai rêvé partir au Liban, le Ministère des affaires étrangères le déconseille: est-ce en effet "dangereux" de traverser le pays pr rejoindre la Syrie? Je crois qu'il n'y a pas de lignes ferroviaires et le stop seule là-bas ne me dis rien...
-Bon je peux très bien atterir directement en Syrie, gardant le Liban ds la poche de mes rêves lorsque je serai deux sur les routes... Pr la Syrie, je crois que c'est fastoche pour bouger, pt être faut-il éviter la frontière avec l'Irak?!! J'aurai pensé à un stage d'arabe (4-5 jours au plus), logée chez l'habitant, pour une première approche du Moyen-Orient. Je cpte en effet l'étudier par la suite. Après la Syrie, la Jordanie!! De même, à propos des passages de frontières, passeport volant conseillé? Quels sont vos expériences? Merci de témoigner ou de me guider vers une autre discussion!! Eviter la proximité avec les camps de réfugiés? Les autorités st-elles trés présentes? J'espère entrer en Territoires palestiniens, par un pont forcèment (Allenby, Arava, du Jourdain?), faire quelques villes arabes Ramallah, Hébron, Bethlem... Jérusalem... (malgré la honte de vouloir me rendre là où les Gazaouis et réfugiés ne peuvent que rêver en photo...) Les passages en Cisjordanie st-ils permis??
''Problème'': aller avion pr la Syrie, retour avion par Israël? (pr me justifier de son accès de la Jordanie, pari risqué? je sais que les A/R Israël-Jordanie st permis par les autorité sans limites, pas comme avec la Syrie) Question cruciale à résoudre, j'achète mes billets dès que la paye tombe!!
Les vols en été d'Israël st chéros, j'aimerai toutefois découvrir cette terre par train, histoire de rejoindre Tel Aviv (je m'en fiche un peu pr ce premier voyage c'est juste pr l'aéroport)
A la base, mon voyage était centré sur Israël/territoires palestiniens, en venant par bateau (j'aime pas la rapidité de l'avion), hélas je m'apprête à partir désormais seule, pt positif l'occasion de bouger davantage!
Il me tardera par la suite, nvx périples, d'aller en Egypte par le Neguez (Désert, Blanc, Mt Sinaï!!!), découvrir la Galilée puis le Liban...
Merci infiniment d'avance si vous êtes sensible(s) à mon message!!!
Je n'aime pas les guides, sauf les livres de photos (ah, Palmyre!!!!) préfère me fier à mon intuition, je partirai seulement cartes en main et infos pratiques! Et multiples conseils de voyageurs aguerris...!!!!Une question: pt-on filmer librement ? (càd dire sans prise de vue ostentatoire juste discret pr projet perso)Et il y a t-il des précautions particulières, lorsque l'on est seule? des vaccins à faire?Prévenir les Ambassades de France de sa présence sur le territoire visité? (je pose ces questions en partie pr rassurer mes proches)
Merci à vous! Bonnes vibrations et rencontres sur les routes! 😉
La démocratie en Asie, et ailleurs... English translation pending
Il y a quelques mois, un véfiste écrivait sur le forum "asie du sud-est" que, après tout, il était normal que la démocratie fonctionne à hue et à dia en Thaïlande puisqu'elle était rare en Asie. D' aucuns lui ont rétorqué qu'elle existe bien au Japon, en Corée du sud, en Indonésie, en Malaisie, aujourd'hui on pourrait ajouter le Népal, et d'autres qui ne me viennent pas d'emblée à l'esprit, mais je remarquais, à ma grande stupéfaction, que personne ne citait l'Inde !
L'Inde est la plus grande démocratie au monde avec ses 712 millions d'électeurs !
L'Inde représente un sixième de la population mondiale !
Ce qui fait de la démocratie, en ajoutant les pays nommés plus haut, une valeur qui n'est pas si négligeable que ça en Asie.
Des gens se battent, vont en prison, meurent pour avoir le droit de voter, tandis que nous, nous nous apprêtons à nous abstenir pour les élections européennes, avec le taux faramineux de 70% ! Ce qui démontre bien que nous avons du mal à sortir de nos débats franco-français alors que le parlement européen prend de plus en plus d'importance ( maintenant, tout le monde sait que nous vivons sous des lois aux 3/4 européennes ! ).
Il me semble avoir déjà écrit que la démocratie est un régime bien fatiguant pour l'homo festivus (P.Murray), tout occupé à son propre plaisir, et parfaitement étranger à l'intérêt général, sauf s'il correspond à son intérêt particulier.
On va me dire que la démocratie n'est pas un régime idéal, je renvois donc à la fameuse phrase de Churchill.
Puisque le citoyen ne s'investit pas dans la politique ( la cité, le syndicat...etc), en somme qu'il ne veut pas prendre ses responsabilités, et qu'il préfère clamer que "tout le monde est pourri", je me demande s'il ne préfèrerait pas un régime disons...autoritaire qui lui offrirait une forme de tranquillité, de sécurité, lui laissant ainsi le loisir de ne plus avoir à prendre parti, à se décider sur un choix qu'il pensera utile à son seul et unique intérêt.
Traversée du Jura à vélo: la France ou la Suisse? English translation pending
Bonjour à tous!
Je partirai de Chamonix en juillet pour me rendre à Bâle en Suisse sur mon vélo de route. J'ai de bonnes jambes et l'expérience du vélo-camping avec des dénivellés importants (Rocheuses canadiennes). Mes préoccupations: la beauté du paysage et la tranquillité des routes.
Que me conseillez-vous? Les paysages de la France ou ceux de la Suisse? Malheureusement, je ne peux pas me permettre l'aller-retour!
Véloqcoise
Je partirai de Chamonix en juillet pour me rendre à Bâle en Suisse sur mon vélo de route. J'ai de bonnes jambes et l'expérience du vélo-camping avec des dénivellés importants (Rocheuses canadiennes). Mes préoccupations: la beauté du paysage et la tranquillité des routes.
Que me conseillez-vous? Les paysages de la France ou ceux de la Suisse? Malheureusement, je ne peux pas me permettre l'aller-retour!
Véloqcoise
Birmanie: itinéraire en été pour vingt-quatre jours avec la mousson English translation pending
A tous les amoureux de la Birmanie, bonjour,
Nous voudrions aller pour la première fois en Birmanie cet été de la mi-juillet à la mi-aoüt, pour 24 ou 25 jours, en individuelles, et d'après ce que j'ai lu, je trouve difficile de calculer combien de temps il nous faut, je dois le décider vite pour acheter les billets d'avion. Nous aimons beaucoup les sites historiques et nous ne nous fatigons pas de voir des temples, par exemple j'avais prévu 6 jours pour Angkor et j'ai trouvé cette durée correcte, juste bien.
Alors combien de jours dois-je prévoir pour Pagan et pour Mandalay (et environs) ? 5 jours et 6 jours est-ce bien ou trop ? Même question pour le lac Inle.
Mon autre question porte sur le climat en juillet-août : Sitwe et Mrauk-U sont-ils accessibles ou impossibles à cause de la mousson ? Même chose pour le rocher d'or.
Mon idée d'itinéraire basique serait : Yangon --> Mandalay --> Bagan (Mandalay-Bagan par bateau)--> lac Inle --> Bago --> Yangon
Et j'ai compté 1 jour de transport pour chaque transfert, est-ce assez ? J'ai lu qu'il n'y a plus de bus de nuit entre Yangon et Mandalay, est-ce vrai aussi pour le train ? Arrive-t-on à dormir dans le train pour Mandalay ou est-ce un mixer comme ce que j'ai lu pour le train Yangon-Bago ? Quels trajets sont vraiment préférable en avion ?
Beaucoup de questions ... Merci d'avance pour tous vos conseils ...
Conduire un camping-car poids lourd avec un permis B? English translation pending
bonjour,
lu dans le dernier camping car magazine "les camping caristes titulaires d'un permis B obtenu antéreurement au 20 janvier 1975 peuvent désormais conduire un camping car poids lourd superieur à 3, 5 tonnes en toute légalité"
quelqu'un a t-il confirmation ???
la préfecture me dit que ce n est pas vrai;
qui a raison ??
Magasins de vélo à Buenos Aires? English translation pending
bonjour,
ayant malheureusement laisse mon velo attache en ville pendant une heure, je me le suis fait vole. du coup je suis a la recherche de bonnes adresses de magasins de velo a buenos aires, qui auraient des velos pour le voyage.
merci
une cyclotouriste sans son velo
Situation à Madagascar? (15 avril 2009) English translation pending
J'avais prévu de faire un circuit à Madagascar - départ le 27 mai 2009 - Hier soir l'agence nous a demandé de reporter le voyage au motif que la situation est difficile, les hôtels sont fermés, les bus ne circulent pas. Le voyage est donc reporté à un an et pas possible de récupérer l'acompte de 900 € déjà versé car le ministère des affaires étrangères n'interdit pas formellement le voyage. Donc je ne sais pas quoi penser et cela me pose des problèmes d'immobiliser 900 €. Les assurances annulations ne fonctionnent pas.
Donc j'aimerais savoir la situation exacte et si ce que l'on nous annonce est véridique ?
Merci.
Donc j'aimerais savoir la situation exacte et si ce que l'on nous annonce est véridique ?
Merci.
Tourisme au Cameroun English translation pending
bonjour à tous!
je viens découvrir le site et suis heureuse de voir qu'il y'ait autant de personnes intérèssées par le tourisme. je suis une jeune camerounaise titulaire d'une maitrise en tourisme et actuellement responsable de tourisme dans une agence de voyages au Cameroun.
je suis fascinée par les multiples richesses dont dispose le cameroun, et je voudrais tout simplement faire comprendre à tous ceux qui sont intéressés par la découverte ou la visite du Cameroun que cela est possible!!! bel et bien possible puisque depuis 3 mois que je suis en service j'ai réussi à faire voyager et rêver des clients avec des destinations tels que le nord, l'ouest ou même de petites excursions dans la région du centre.
le fait est que les agences qui font du tourisme sont souvent mal organisées et mal renseignées, ou plus encore que le personnel en poste ne soit pas qualifié et adéquat. ayant étudié au maroc, je suis convaincue que le tourisme peut être développé au Cameroun et que tout est faisable, il suffit juste d'être déterminé et de s'impliquer un peu plus.
j'écris ceci pour que toutes les personnes intérèssées par le Cameroun, ne baissent pas les bras.
j'ai été surprise de lire certaines discussions où les gens disaient par exemple que le parc de la Mefou n'était pas fonctionnel, non joignable à cause du mauvais état de la route, ou mal entretenu. je m'y suis rendue il y'a 2 semaines et je peux vous dire que c'est un parc qui fonctionne très bien, et même si la route n'est pas bitumée, elle est largement praticable. il en est de même pour bien d'autres attractions! alors si vous êtes attiré par le Cameroun, ne vous découragez pas et renseignez vous plutot auprès d'agences qui pourraient bien vous servir. les intérèssés pourront avoir mes contacts plus tard.
j'ai été surprise de lire certaines discussions où les gens disaient par exemple que le parc de la Mefou n'était pas fonctionnel, non joignable à cause du mauvais état de la route, ou mal entretenu. je m'y suis rendue il y'a 2 semaines et je peux vous dire que c'est un parc qui fonctionne très bien, et même si la route n'est pas bitumée, elle est largement praticable. il en est de même pour bien d'autres attractions! alors si vous êtes attiré par le Cameroun, ne vous découragez pas et renseignez vous plutot auprès d'agences qui pourraient bien vous servir. les intérèssés pourront avoir mes contacts plus tard.
L'aéroport de Bangkok risque-t-il d'être bloqué ce 15 avril 2009? English translation pending
Salut à tous🙂
Je part mercredi 15 avril avec Etihad pour BKK.
vu la situation actuelle croyez vous que l aéroport de BKK va etre bloqué? Mon vol fait escale à Abu Dhabi l avion decollera de Paris pour Abu Dhabi (sans probleme) mais j 'ai peur que d'Abu Dhabi à BKK le vol soit annulé cause airport BKK bloqué.
que feriez vous à ma place?
Thaïlande: le parti démocrate porte bien mal son nom English translation pending
Comme tous le monde le sait, le premier ministre actuel fait parti du parti Démocrate. Ce premier ministre ne fait pas dans la démocratie car si il dissous le parlement et réorganise des élections il y a peu de chance que son parti soit réelu. Serait-il en train de devenir un despote ?
Etat d'urgence déclaré à Bangkok (12 avril 2009) English translation pending
Une des conséquences: tout regroupement de plus de 5 personnes est interdit. Quid de ceux qui ne souhaitent que participer aux festivités de Songkran? Des chars à KSR? 😉
De Arles à Rome par la Via Aurelia English translation pending
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Frais pour l'encaissement en France d'un chèque sénégalais? English translation pending
bonjour
j'aimerais savoir quels sont les frais pour l'encaissement en france d'un chèque sénégalais, par exemple de 1100€ . merci d'avance .
cordialement
Le "périple des héros" dans l'Ouest américain (2/2) English translation pending
Re,
Voici la suite du carnet de voyage dont le début se trouve ici : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/
Day 5 : LAS VEGAS & VALLEY OF FIRE, Mercredi 18 Mars 2009
Seule semi grasse matinée du voyage, indispensable. Lever donc à 11h30. Un passage par le "all you can eat" du Luxor, énorme buffet brunch/lunch de qualité correcte pour 19$. Bien pour se restaurer et tenir jusqu'au soir. Tous les hôtels de Vegas proposent ce type de formule bien pratique.
N'étant pas palpité par Las Vegas de jour, j'avais prévu un aller retour à Valley of Fire situé à 80km de la ville. On ne pouvait pas le caser sur notre dernier jour de voyage pourtant sur notre boucle, ça me paraissait trop long. Et je pense que c'était un bon choix parce qu'on a pu profiter de Valley of Fire comme peu de gens je pense. Généralement cette étape n'est pas identifiée ou alors elle saute au profit d'autres plus connues, Valley of Fire n'est même pas dans le guide du routard. Et puis tout le monde n'y passe pas les même 4h sur place avec un ciel aussi bleu. On a tous les trois adoré ce "state park".
Pauses et escalades de rocailles de feu :



Puis fin d'après midi, promenade dans le Canyon de pétroglyphes où les indiens se réfugiaient des envahisseurs blancs. Ces dessins naïfs aux penchants préhistoriques étaient censés les protéger des mauvais esprits. La majorité est réalisée en faisant bruler la pierre autour du dessin que l'on souhaite faire apparaître.
La lumière est pâle et une fraîcheur agréable nous entoure à ce moment dans ce chemin d’un étroit canyon d'1km de long et qui se termine par un petit réservoir d'eau naturel. Les pétroglyphes :

Après une heure dans ce canyon, il est 18h et nous repartons sans savoir qu'on était proche de rater le plus beau du parc au coucher de soleil : une portion de la route laisse apparaître des roches rosées multicolores. Je pense que c'est mon plus grand émerveillement de la semaine devant une paroi rocheuse. Les photos un peu sombres et ne retranscrivent d'ailleurs pas parfaitement le régal visuel du coucher de soleil sur Valley of Fire. La dernière photo est prise depuis la rainbow view avec comme son nom l'indique une vue de rochers aux couleurs arc en ciel : dans le fond les rayons du soleil révèlent une palette géniale, du blanc crème, du jaune, de l’orange, des roses, du rouge. Ca brille, c'est fou!



Il est 18h30, le soleil est déjà derrière les montagnes et la lumière disparaît rapidement, je regrette presque de n'avoir pas eu une heure de plus pour cet enchantement visuel. Allez hop, on est reparti! Il nous faut rentrer sur Vegas où Mo arrive en avion à 20h30 depuis San Francisco…
A l'approche de la ville, il fait nuit. Le concert de lumières de ville après le concert des roches. Il est 19h30, on décide de se tenter les outlets repérés la veille. Ca nous laisse donc 30min pour faire les outlets, qui dit mieux? Le GPS est utile dans ce type d'occasion, on ne perd pas une minute, on rejoint la zone et on enchaîne deux magasins. Je n'ai jamais essayé autant de fringues en aussi peu de temps! On dévalisera Banana Republic tous les trois.
21h, retour au Luxor pour notre seconde nuit à Vegas, mais cette fois-ci nous sommes 4. Et ouep! Le Mo est là! Et quand le Mo est là et que le "là" désigne "Las Vegas", ça signifie qu'on va passer une soirée mouvementée…
On enchainera plusieurs bars, une première boite dite "burlesque" le 40 deuce où l'entrée nous avait été offerte, puis un verre à "The Hotel" un bar cocktail branché lounge au 22ème étage de Mandalay Bay. Puis un tour en limousine, il suffit de demander aux concierges et ils vous envoient à leur nom là où vous souhaitiez déjà aller avec leur limousine gratuite.


Tout ce qui s'est passé à Vegas ne sera pas décrit ici, le dicton est "What happens in Vegas stays in Vegas". La nuit se terminera à 5h du matin au casino. Cette fois-ci on a beau être totalement à l'ouest, on s’essaie au jeu et on a raison. A la boule (mini roulette de 36 cases), chacun met de 20$ à 40$. Guigs et Cams n'ont rapidement plus rien, je ressors avec 80€ et surtout Mo avec 450$ ! En 20 min à la table et deux coups sur son numéro 29 il repartira pour la première fois de Vegas en positif, sympa sa fin de soirée !
A 5h30 on est dans notre chambre avec les donuts et le café à l'eau (du café américain en somme). Endormis à 6h, nous n'aurons qu'une seule heure de sommeil avant le départ du lendemain vers Grand Canyon. Aïe, ça fait mal.
Day 6 : LAS VEGAS -> GRAND CANYON
Lever 7h. Rude mais ça passe encore. Mo comprend alors le rythme de déglingués qu'on s'impose depuis quelques jours mais ne rechignera jamais à l'épouser à son tour. J’aime parler d’ « épouser » et de Mo dans la même phrase. On décolle et on s'arrête sur la route au starbucks pour un petit déjeuner rapide. Passage par Hooverdam, le grand barrage qui alimente Vegas et même plus globalement la Californie. Pas le temps de trainer, une simple pause, de toute façon on n'était pas spécialement tentés… La route entre Vegas et Grand Canyon est longue, on arrive sur place sans avoir trainé vers 14h.
Premier contact avec Grand Canyon à Mather Point. Là nous ne sommes pas seuls. On a vu pire mais c'est quand même touristique et ça tranche avec les paysages désertiques de Death Valley. Le Grand Canyon, tu tombes dessus et tu te demandes si c'est réel tellement c'est immense. On dirait plus une vaste fresque. Je pense qu’il est impossible de se rendre compte du gigantisme de ce lieu depuis la rim, il faudrait descendre pour le côtoyer dans ses entrailles. Mais nous n'avons malheureusement pas plus le temps de descendre voir le colorado (un jour de descente et un autre de remontée) que de faire un tour en hélicoptère. Dommage, mais pas grave on y retournera. Et le spectacle est quand même étonnant.

On finit les spots du centre puis on se dirige à l'ouest sur Hermit Road. Nous ne marcherons que très peu, préférant alterner les différents spots en prenant les navettes d'un point à un autre. Trop fatigués et un peu limités en temps aussi. Nous faisons des pauses à Maricopa point, Hopi point, Mohave point puis Pima point tout au bout où nous regarderons le coucher de soleil n'ayant pas le temps de retourner sur Yavapaï. Le spot que j'ai préféré, ne me demandez pas pourquoi, c'est mohave point. Une belle vue avec deux courbes de falaises bien dessinées et les méandres du Colorado.

Après le coucher de soleil, retour avec la dernière navette de 19h au Maswick Lodge pour le diner et pour gagner un repos bien mérité…
Day 7 : GRAND CANYON -> MONUMENT VALLEY -> PAGE
Réveil 5h15, pas de spot prédéfini à l'avance pour le sunrise, on galère d'abord un peu trop à l'est puis finalement on revient un peu en retard au sunrise sur Yavapai… original!


Les couleurs sont bien plus belles que la veille où le ciel était chargé. Toujours la même impression de grandeur majestueuse et en même temps le sentiment de ne pas apprécier à sa juste valeur la création de la nature.
Retour pour un petit déjeuner à la cafétéria du Maswik, pas terrible. Puis on repart définitivement vers l'est pour enchaîner les différents spots restants de south rim. J'avais en mémoire de bons commentaires de Yaki Point, on décide donc de ne pas le zapper (on ne peut pas faire tous les points et je n'en voyais pas l'intérêt non plus). Sauf que je ne savais pas qu'on n'accédait pas à Yaki point en voiture par la route. Il faut prendre une navette depuis le centre. Nous avons donc laissé la Ford et marché sur une route de bitume jusque rejoindre la rim. Belle vue bien sûr puis demi-tour à pied et on repart en voiture vers la sortie est de grand Canyon sur la Desert View Drive. On fera des pauses encore à Grand View Point et Moran Point.
Puis nous descendons d'altitude direction Monument Valley. Un arrêt sur le début du Grand Canyon (qu'on longe en le remontant) pour acheter quelques bijoux navajo. Du moins présentés comme tels. J'y achète un collier indien, à la base pas du tout pour moi évidemment mais qui finalement me plait bien et que je garderai toute la journée, en bon vieux touriste. J’y achète aussi une jolie voiture, juste pour frimer :

Le trajet assez long nous laisse le temps d'un somme hormis pour le conducteur bien sûr. Encore qu'avec l'automatique et le système de régulation de vitesse le conducteur est plus là pour faire joli qu'autre chose, il n'y a personne sur la route (Cams tu es donc un mec joli). Puis enfin, s'offrent à nous les paysages des Westerns tant attendus :

Nous arrivons à 15h30 au début du "circuit" voiture qui parcourt Monument Valley et nous dépose devant ses différents points de vue. C'est un chemin mouvementé mais agréable : poussiéreux, les couleurs sont extra, je ne regrette pas qu'on ait chargé à ce point le programme de la journée pour pouvoir y passer. Les célèbres buttes East Mitten Butte, West Mitten Butte et Merrick Butte :

Puis les autres points de vue, à commencer par le John Ford's point. En regardant de près la photo, on voit que John Wayne et son cheval sont remplacés par une petite navajo toute mignonne et vêtue de rose :




Puis le coucher de soleil, admirable, depuis le point de départ du circuit que nous avons rejoint pour l'occasion :

Le ciel est sombre, c’est l’heure non pas d’investir l’hôtel, hey non hein on n’est pas là pour glander… mais l’heure de repartir vers Page. Seule solution imaginée pour faire tous ces sites en aussi peu de temps.
Arrivée sur Page à 20h30 au Bashful Bob’s Motel. La route a été beaucoup plus rapide qu’indiqué sur googlemaps, à savoir 1h de moins. Tant mieux, on arrive avant 23h ! Ce motel m’avait été recommandé par un ami qui a fait le voyage l’année dernière. Et son propriétaire, Bob, est apparemment aussi ami avec Philippe Schuler dont la renommée sur VF n’est plus à faire. On ne pouvait pas se tromper... Et évidemment on a été séduit par l’accueil chaleureux, aussi bien de Bob que de Rick, son fils. Bob nous offre des stylos souvenir Bashful Bob’s Motel, il avait déjà préparé la clé sur la porte au cas où nous arriverions plus tard. Rick nous donne quelques conseils restaurant sur Page et nous conduit à notre chambre. Plutôt qu’une chambre c’est un appartement, style américain d’antan, plutôt confortable néanmoins, et typique ! On est ravi par l’endroit surtout vu le mini prix ! Trente minutes plus tard, Rick débarque avec 4 bières, cadeau de bienvenue de Bob. Extra. Merci.
Le soir pour diner, on souhaitait aller au restaurant Fiesta Mexicana, apparemment de qualité (routard et Rick), mais à 20h40 c’est fermé. On dinera finalement au Ken’s Old West, dans une ambiance sympa, sous des airs de musique country et une cuisine honnête. Coucher minuit.
Day 8 : PAGE -> BRYCE
Lever difficile à 5h45 et départ à 6h. On a décidé qu’on se doucherait plus tard pour dormir un peu le matin. Mais on a quand même un sunrise à faire sur Horseshoe Bend. Avec du recul ce site est extra mais je pense qu’on peut y aller à n’importe quelle heure de la journée et l’apprécier correctement. La lumière était même un peu décevante par rapport à la représentation que j’en avais sur des photos croisées sur Internet. Mais ne faisons pas les difficiles, le lever tôt et les 20min de marche depuis la route pour rejoindre cette anse formée et investie par le Colorado en valaient bien la peine :


Après un dernier passage par chez Bob, décollage au centre de Page pour le petit déjeuner. On aura un peu plus de temps que d’habitude puisque nous attendons le départ pour la visite d’Antelope Canyon qui se fait à 11h30. Ce site se visite via les Navajos puisqu’il se situe tout près dans leur territoire. On embarque sur leurs énormes 4x4, une quinzaine de personnes. On est 4, et il y a 4 autres 4x4 identiques avec nous à cette heure là. Il n’est pas 4heures, non ça se visite au zénith. Bref, j’ai pété une durite… tout comme le 4x4.... C’est une navajo qui conduit l’engin, et après avoir calé 12 fois au départ puis s’être enlisés au milieu de la piste qui mène à Antelope, un autre 4x4 vient nous chercher et nous amène à l’entrée du site.

On m’avait mis en garde sur la nécessité d’avoir du beau temps sinon on risquait d’être déçus. Le ciel est pas mal nuageux, je suis perplexe mais de toute façon j’avais déjà réservé avant de partir. J’avais misé sur le « on aura de la chance ». Et même si le ciel n’était pas d’un bleu pur, il y avait suffisamment de lumière et de soleil qui infiltraient le canyon pour profiter de la beauté du site. La preuve en image même si ces photos sont vues et revues :




Sans trépied et avec nos piteux appareils photo, elles relèvent un peu du miracle :

Cams n’a pas été touché par la grâce divine car il tenait l’appareil. Tant pis pour lui !
Départ 13h30 après un passage par un supermarché pour choper des sandwichs. Direction Bryce Canyon, une des dernières merveilles de l’ouest à découvrir cette année ! Le temps se couvre sur la route, dommage parce que sur le chemin il y a Red Canyon qui semblait sympa et pour lequel on ne s’arrêtera que quelques minutes prendre une seule photo. Ca nous change ! De toute façon nous ne pouvons trainer, on doit atteindre Bryce avant le coucher de soleil. Quelle glande !
On arrive sur Bryce, les bords de route enneigés, on est remonté en altitude. Fairyland Point est fermé, on trace directement vers les spots du centre pour enchaîner rapidement et dans le froid Bryce Point, Inspiration Point puis finalement Sunset Point pour le coucher de soleil. On est frigorifiés mais le décor est extra. A une échelle plus humaine, plus palpables que les reliefs du Grand Canyon, les formations rocheuses dentelées sont encore un peu enneigées :



On rentre à notre hôtel, le Best Western Rub'ys inn. Un saut rapide dans la piscine avec Cams pendant que les autres reprennent quelques forces. Un saut, parce que comme chaque jour le restaurant ferme tôt, ici à 21h et on ne peut pas trainer…
Je m’endors ce soir là à 1h. J’ai fait un tour sur internet avec le WIFI de l’hôtel, pour donner quelques news, puis faire un tour sur VF et y donner quelques retours à chaud. Envie de partager, c’est déjà notre dernier soir de la boucle des canyons.
Day 9 : BRYCE -> ZION -> LAS VEGAS
Dernier jour, ultime effort de lever, 5h, pour le sunrise sur Bryce Canyon. Je suis prêt, j’attends les derniers à la voiture, quand je reçois un message de ma voisine du dessous en France dont l’appartement se remplit d’eau. Inondation à l’appart pendant mon absence, bonne idée ! J’ai passé 1h à régler le problème en envoyant quelqu’un à ma place mais à Bryce le réseau est facultatif, on ne peut pas téléphoner sans carte prépayée, je n’arrive pas à joindre grand monde… Ca fera donc un bon speed et stress du matin, le genre de truc qui coupe pas mal les jambes… et puis évidemment le sunrise, j’en ai privé mes compères de voyage…
On sera à Sunrise Point (on ne s’est pas foulé sur le choix des spots à Bryce) à 7h15 au lieu de 6h30. La lumière y est quand même encore superbe puisque les rayons sont toujours obliques. Ce matin il fait un temps extra, les paysages sont plus enchantants encore que la veille.


On enchaine les spots situés plus loin sur la route qui longe le canyon, dans l'ordre : Swamp Canyon et Fairview point que j’ai trouvés « moyens » après le spectacle de sunset/sunrise point, puis Natural Bridge, Agua Canyon et enfin Rainbow point.


Il fait vraiment froid et on retournera pour finir à sunset point avec un petit tour à pied. Froid, fatigue et péripéties du matin ne me donnent pas la motivation pour faire une vraie marche, ce sera pour une autre année parce que notre seul petit tour était déjà bien beau.

Nous repartons plus tôt que prévu de Bryce, vers 10h30, direction Zion. Le temps se charge et la route … ben je n’en sais rien de la route puisque je dors. Réveil sur Zion où on stoppe la voiture avant la traversée du tunnel. Encore peu de monde sur Zion, ce n’est pas la pleine saison et le temps est maussade. Nous n’avons d’ailleurs croisés que très peu de français ou étrangers sur les différents sites du voyage, seulement quelques américains.
Petite promenade d’une heure sur le Canyon Trail. Les paysages de Zion ne sont pas vraiment mis en valeur par le temps mais le parc offre une toute autre ambiance, les montagnes sont arrondies, les lignes plus courbées. J’aime bien l’ambiance globale qui s’en dégage.



On reprend la voiture, direction le cœur de Zion, plus au nord ouest. En été cette partie n’est accessible qu’en navette mais on est en Mars et on peut donc s’y rendre par nos propres moyens. On s’arrête au pied du principal trail, un cours d’eau passe à côté de nous, une cascade, et un coup de grêle inattendu ! J’ai beaucoup aimé cet instant particulier. La pluie et la grêle offrent un ressenti fort en ce lieux.


Nous repartirons de Zion après une courte pause dans un magasin de minéraux, vers 14h30. Direction Las Vegas. Etant un peu avance sur notre planning nous faisons un passage par le vieux Vegas. Il nous a d’ailleurs bien plus emballé que le strip. Les casinos y sont nettement moins modernes, les extravagances moins présentes, le quartier fait plus cheap mais plus typique. Vegas Baby !



On se prend un dernier verre ensembles façon « Happy Hour » à 2$ le cocktail, ce soir nos chemins divergeront pour quelques jours. On sort du bar pour voir le spectacle son et lumière, instauré pour redonner des couleurs à ce quartier de la ville complètement délaissé pour le strip et ses hôtels luxueux :

Spectacle énorme, m’enfin c’est pas forcément ma tasse de thé… j’aimais bien les paysages de Bryce ce matin ! Allez hop, en voiture pour l’aéroport de Vegas. On décollera avec Mo pour rentrer travailler à San Francisco la semaine suivante. Avec le dernier vol de la journée à 21h55 (Virgin America), nous aurons encore une fois profité jusqu’au dernier moment possible avec nos contraintes élevées. Guigs et Cams ont droit à quelques jours bonus à San Diego et Los Angeles, ils remonteront sur San Francisco en fin de semaine pour qu’on y passe les quelques derniers jours ensembles, voyageant cette fois-ci au gré des bars et autres boites de la ville.
Conclusions…
Le rythme très élevé me faisait un peu peur avant de partir mais il a finalement été assez facile à suivre. Il y avait même là un côté excitant, comme une sorte d’aventure commune avec mes trois potes. Et puis les quelques épisodes improvisés nous ont régalés. Je ne conseille pas à tout le monde de le faire dans ces conditions mais c’est largement possible et ça peut même être une excellente aventure.
On n’aura pas non plus pu faire Yosemite Park et au début j’étais un peu déçu… mais quand je vois la beauté de Mono Lake et le plaisir qu’on a eu à faire Death Valley dans des conditions climatiques raisonnables, je me dis qu’on a eu nos plaisirs à nous, que la nature nous a rendu ses joyaux avec les spécificités de la saison. Dans la même journée à 4h d’intervalle, faire une randonnée dans la neige puis dans les dunes de sable blanc avec 30 degrés d’écart était par exemple une expérience insolite et inoubliable.
Des moments formidables avec trois personnes extra, de bons fous rires, quelques foutages de gueules bien distillés … un accueil et des services agréables ... une palette de paysages magnifiques, un voyage calme sans touriste, des routes merveilleuses qui font des trajets un plaisir unique, un temps quasiment parfait et même des gains au casino… c’était idéal.
Cette région du monde nous est apparue si belle qu’on peut la visiter tout le long de l’année, en y puisant des plaisirs différents : lumières, températures, neige, faune, flore... Il n’y a pas une mais cent façons de la découvrir, en privilégiant les villes ou les grand espaces, en s’attardant sur la côte, en rallongeant les randonnées ou en favorisant les vues d’ensemble, voire en s’accordant des vues du ciel pour les plus fortunés…
J'y retournerai avec grand plaisir dans une formule plus "sauvage", plus improvisée, et surtout plus longue. Certains sites ont été survolés et renferment des promenades et des trésors merveilleux, et il reste encore beaucoup de parcs et de curiosités naturelles à visiter.
J’en garde vraiment déjà de très beaux souvenirs et ne peux que vous conseiller d’y aller à votre tour… D’ici là, comme un vieil américain qu’on a croisé le long du voyage, je vous dis tout naturellement : « Have a good Life ».
Voici la suite du carnet de voyage dont le début se trouve ici : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/
Day 5 : LAS VEGAS & VALLEY OF FIRE, Mercredi 18 Mars 2009
Seule semi grasse matinée du voyage, indispensable. Lever donc à 11h30. Un passage par le "all you can eat" du Luxor, énorme buffet brunch/lunch de qualité correcte pour 19$. Bien pour se restaurer et tenir jusqu'au soir. Tous les hôtels de Vegas proposent ce type de formule bien pratique.
N'étant pas palpité par Las Vegas de jour, j'avais prévu un aller retour à Valley of Fire situé à 80km de la ville. On ne pouvait pas le caser sur notre dernier jour de voyage pourtant sur notre boucle, ça me paraissait trop long. Et je pense que c'était un bon choix parce qu'on a pu profiter de Valley of Fire comme peu de gens je pense. Généralement cette étape n'est pas identifiée ou alors elle saute au profit d'autres plus connues, Valley of Fire n'est même pas dans le guide du routard. Et puis tout le monde n'y passe pas les même 4h sur place avec un ciel aussi bleu. On a tous les trois adoré ce "state park".
Pauses et escalades de rocailles de feu :



Puis fin d'après midi, promenade dans le Canyon de pétroglyphes où les indiens se réfugiaient des envahisseurs blancs. Ces dessins naïfs aux penchants préhistoriques étaient censés les protéger des mauvais esprits. La majorité est réalisée en faisant bruler la pierre autour du dessin que l'on souhaite faire apparaître.
La lumière est pâle et une fraîcheur agréable nous entoure à ce moment dans ce chemin d’un étroit canyon d'1km de long et qui se termine par un petit réservoir d'eau naturel. Les pétroglyphes :

Après une heure dans ce canyon, il est 18h et nous repartons sans savoir qu'on était proche de rater le plus beau du parc au coucher de soleil : une portion de la route laisse apparaître des roches rosées multicolores. Je pense que c'est mon plus grand émerveillement de la semaine devant une paroi rocheuse. Les photos un peu sombres et ne retranscrivent d'ailleurs pas parfaitement le régal visuel du coucher de soleil sur Valley of Fire. La dernière photo est prise depuis la rainbow view avec comme son nom l'indique une vue de rochers aux couleurs arc en ciel : dans le fond les rayons du soleil révèlent une palette géniale, du blanc crème, du jaune, de l’orange, des roses, du rouge. Ca brille, c'est fou!



Il est 18h30, le soleil est déjà derrière les montagnes et la lumière disparaît rapidement, je regrette presque de n'avoir pas eu une heure de plus pour cet enchantement visuel. Allez hop, on est reparti! Il nous faut rentrer sur Vegas où Mo arrive en avion à 20h30 depuis San Francisco…
A l'approche de la ville, il fait nuit. Le concert de lumières de ville après le concert des roches. Il est 19h30, on décide de se tenter les outlets repérés la veille. Ca nous laisse donc 30min pour faire les outlets, qui dit mieux? Le GPS est utile dans ce type d'occasion, on ne perd pas une minute, on rejoint la zone et on enchaîne deux magasins. Je n'ai jamais essayé autant de fringues en aussi peu de temps! On dévalisera Banana Republic tous les trois.
21h, retour au Luxor pour notre seconde nuit à Vegas, mais cette fois-ci nous sommes 4. Et ouep! Le Mo est là! Et quand le Mo est là et que le "là" désigne "Las Vegas", ça signifie qu'on va passer une soirée mouvementée…
On enchainera plusieurs bars, une première boite dite "burlesque" le 40 deuce où l'entrée nous avait été offerte, puis un verre à "The Hotel" un bar cocktail branché lounge au 22ème étage de Mandalay Bay. Puis un tour en limousine, il suffit de demander aux concierges et ils vous envoient à leur nom là où vous souhaitiez déjà aller avec leur limousine gratuite.


Tout ce qui s'est passé à Vegas ne sera pas décrit ici, le dicton est "What happens in Vegas stays in Vegas". La nuit se terminera à 5h du matin au casino. Cette fois-ci on a beau être totalement à l'ouest, on s’essaie au jeu et on a raison. A la boule (mini roulette de 36 cases), chacun met de 20$ à 40$. Guigs et Cams n'ont rapidement plus rien, je ressors avec 80€ et surtout Mo avec 450$ ! En 20 min à la table et deux coups sur son numéro 29 il repartira pour la première fois de Vegas en positif, sympa sa fin de soirée !
A 5h30 on est dans notre chambre avec les donuts et le café à l'eau (du café américain en somme). Endormis à 6h, nous n'aurons qu'une seule heure de sommeil avant le départ du lendemain vers Grand Canyon. Aïe, ça fait mal.
Day 6 : LAS VEGAS -> GRAND CANYON
Lever 7h. Rude mais ça passe encore. Mo comprend alors le rythme de déglingués qu'on s'impose depuis quelques jours mais ne rechignera jamais à l'épouser à son tour. J’aime parler d’ « épouser » et de Mo dans la même phrase. On décolle et on s'arrête sur la route au starbucks pour un petit déjeuner rapide. Passage par Hooverdam, le grand barrage qui alimente Vegas et même plus globalement la Californie. Pas le temps de trainer, une simple pause, de toute façon on n'était pas spécialement tentés… La route entre Vegas et Grand Canyon est longue, on arrive sur place sans avoir trainé vers 14h.
Premier contact avec Grand Canyon à Mather Point. Là nous ne sommes pas seuls. On a vu pire mais c'est quand même touristique et ça tranche avec les paysages désertiques de Death Valley. Le Grand Canyon, tu tombes dessus et tu te demandes si c'est réel tellement c'est immense. On dirait plus une vaste fresque. Je pense qu’il est impossible de se rendre compte du gigantisme de ce lieu depuis la rim, il faudrait descendre pour le côtoyer dans ses entrailles. Mais nous n'avons malheureusement pas plus le temps de descendre voir le colorado (un jour de descente et un autre de remontée) que de faire un tour en hélicoptère. Dommage, mais pas grave on y retournera. Et le spectacle est quand même étonnant.

On finit les spots du centre puis on se dirige à l'ouest sur Hermit Road. Nous ne marcherons que très peu, préférant alterner les différents spots en prenant les navettes d'un point à un autre. Trop fatigués et un peu limités en temps aussi. Nous faisons des pauses à Maricopa point, Hopi point, Mohave point puis Pima point tout au bout où nous regarderons le coucher de soleil n'ayant pas le temps de retourner sur Yavapaï. Le spot que j'ai préféré, ne me demandez pas pourquoi, c'est mohave point. Une belle vue avec deux courbes de falaises bien dessinées et les méandres du Colorado.

Après le coucher de soleil, retour avec la dernière navette de 19h au Maswick Lodge pour le diner et pour gagner un repos bien mérité…
Day 7 : GRAND CANYON -> MONUMENT VALLEY -> PAGE
Réveil 5h15, pas de spot prédéfini à l'avance pour le sunrise, on galère d'abord un peu trop à l'est puis finalement on revient un peu en retard au sunrise sur Yavapai… original!


Les couleurs sont bien plus belles que la veille où le ciel était chargé. Toujours la même impression de grandeur majestueuse et en même temps le sentiment de ne pas apprécier à sa juste valeur la création de la nature.
Retour pour un petit déjeuner à la cafétéria du Maswik, pas terrible. Puis on repart définitivement vers l'est pour enchaîner les différents spots restants de south rim. J'avais en mémoire de bons commentaires de Yaki Point, on décide donc de ne pas le zapper (on ne peut pas faire tous les points et je n'en voyais pas l'intérêt non plus). Sauf que je ne savais pas qu'on n'accédait pas à Yaki point en voiture par la route. Il faut prendre une navette depuis le centre. Nous avons donc laissé la Ford et marché sur une route de bitume jusque rejoindre la rim. Belle vue bien sûr puis demi-tour à pied et on repart en voiture vers la sortie est de grand Canyon sur la Desert View Drive. On fera des pauses encore à Grand View Point et Moran Point.
Puis nous descendons d'altitude direction Monument Valley. Un arrêt sur le début du Grand Canyon (qu'on longe en le remontant) pour acheter quelques bijoux navajo. Du moins présentés comme tels. J'y achète un collier indien, à la base pas du tout pour moi évidemment mais qui finalement me plait bien et que je garderai toute la journée, en bon vieux touriste. J’y achète aussi une jolie voiture, juste pour frimer :

Le trajet assez long nous laisse le temps d'un somme hormis pour le conducteur bien sûr. Encore qu'avec l'automatique et le système de régulation de vitesse le conducteur est plus là pour faire joli qu'autre chose, il n'y a personne sur la route (Cams tu es donc un mec joli). Puis enfin, s'offrent à nous les paysages des Westerns tant attendus :

Nous arrivons à 15h30 au début du "circuit" voiture qui parcourt Monument Valley et nous dépose devant ses différents points de vue. C'est un chemin mouvementé mais agréable : poussiéreux, les couleurs sont extra, je ne regrette pas qu'on ait chargé à ce point le programme de la journée pour pouvoir y passer. Les célèbres buttes East Mitten Butte, West Mitten Butte et Merrick Butte :

Puis les autres points de vue, à commencer par le John Ford's point. En regardant de près la photo, on voit que John Wayne et son cheval sont remplacés par une petite navajo toute mignonne et vêtue de rose :




Puis le coucher de soleil, admirable, depuis le point de départ du circuit que nous avons rejoint pour l'occasion :

Le ciel est sombre, c’est l’heure non pas d’investir l’hôtel, hey non hein on n’est pas là pour glander… mais l’heure de repartir vers Page. Seule solution imaginée pour faire tous ces sites en aussi peu de temps.
Arrivée sur Page à 20h30 au Bashful Bob’s Motel. La route a été beaucoup plus rapide qu’indiqué sur googlemaps, à savoir 1h de moins. Tant mieux, on arrive avant 23h ! Ce motel m’avait été recommandé par un ami qui a fait le voyage l’année dernière. Et son propriétaire, Bob, est apparemment aussi ami avec Philippe Schuler dont la renommée sur VF n’est plus à faire. On ne pouvait pas se tromper... Et évidemment on a été séduit par l’accueil chaleureux, aussi bien de Bob que de Rick, son fils. Bob nous offre des stylos souvenir Bashful Bob’s Motel, il avait déjà préparé la clé sur la porte au cas où nous arriverions plus tard. Rick nous donne quelques conseils restaurant sur Page et nous conduit à notre chambre. Plutôt qu’une chambre c’est un appartement, style américain d’antan, plutôt confortable néanmoins, et typique ! On est ravi par l’endroit surtout vu le mini prix ! Trente minutes plus tard, Rick débarque avec 4 bières, cadeau de bienvenue de Bob. Extra. Merci.
Le soir pour diner, on souhaitait aller au restaurant Fiesta Mexicana, apparemment de qualité (routard et Rick), mais à 20h40 c’est fermé. On dinera finalement au Ken’s Old West, dans une ambiance sympa, sous des airs de musique country et une cuisine honnête. Coucher minuit.
Day 8 : PAGE -> BRYCE
Lever difficile à 5h45 et départ à 6h. On a décidé qu’on se doucherait plus tard pour dormir un peu le matin. Mais on a quand même un sunrise à faire sur Horseshoe Bend. Avec du recul ce site est extra mais je pense qu’on peut y aller à n’importe quelle heure de la journée et l’apprécier correctement. La lumière était même un peu décevante par rapport à la représentation que j’en avais sur des photos croisées sur Internet. Mais ne faisons pas les difficiles, le lever tôt et les 20min de marche depuis la route pour rejoindre cette anse formée et investie par le Colorado en valaient bien la peine :


Après un dernier passage par chez Bob, décollage au centre de Page pour le petit déjeuner. On aura un peu plus de temps que d’habitude puisque nous attendons le départ pour la visite d’Antelope Canyon qui se fait à 11h30. Ce site se visite via les Navajos puisqu’il se situe tout près dans leur territoire. On embarque sur leurs énormes 4x4, une quinzaine de personnes. On est 4, et il y a 4 autres 4x4 identiques avec nous à cette heure là. Il n’est pas 4heures, non ça se visite au zénith. Bref, j’ai pété une durite… tout comme le 4x4.... C’est une navajo qui conduit l’engin, et après avoir calé 12 fois au départ puis s’être enlisés au milieu de la piste qui mène à Antelope, un autre 4x4 vient nous chercher et nous amène à l’entrée du site.

On m’avait mis en garde sur la nécessité d’avoir du beau temps sinon on risquait d’être déçus. Le ciel est pas mal nuageux, je suis perplexe mais de toute façon j’avais déjà réservé avant de partir. J’avais misé sur le « on aura de la chance ». Et même si le ciel n’était pas d’un bleu pur, il y avait suffisamment de lumière et de soleil qui infiltraient le canyon pour profiter de la beauté du site. La preuve en image même si ces photos sont vues et revues :




Sans trépied et avec nos piteux appareils photo, elles relèvent un peu du miracle :

Cams n’a pas été touché par la grâce divine car il tenait l’appareil. Tant pis pour lui !
Départ 13h30 après un passage par un supermarché pour choper des sandwichs. Direction Bryce Canyon, une des dernières merveilles de l’ouest à découvrir cette année ! Le temps se couvre sur la route, dommage parce que sur le chemin il y a Red Canyon qui semblait sympa et pour lequel on ne s’arrêtera que quelques minutes prendre une seule photo. Ca nous change ! De toute façon nous ne pouvons trainer, on doit atteindre Bryce avant le coucher de soleil. Quelle glande !
On arrive sur Bryce, les bords de route enneigés, on est remonté en altitude. Fairyland Point est fermé, on trace directement vers les spots du centre pour enchaîner rapidement et dans le froid Bryce Point, Inspiration Point puis finalement Sunset Point pour le coucher de soleil. On est frigorifiés mais le décor est extra. A une échelle plus humaine, plus palpables que les reliefs du Grand Canyon, les formations rocheuses dentelées sont encore un peu enneigées :



On rentre à notre hôtel, le Best Western Rub'ys inn. Un saut rapide dans la piscine avec Cams pendant que les autres reprennent quelques forces. Un saut, parce que comme chaque jour le restaurant ferme tôt, ici à 21h et on ne peut pas trainer…
Je m’endors ce soir là à 1h. J’ai fait un tour sur internet avec le WIFI de l’hôtel, pour donner quelques news, puis faire un tour sur VF et y donner quelques retours à chaud. Envie de partager, c’est déjà notre dernier soir de la boucle des canyons.
Day 9 : BRYCE -> ZION -> LAS VEGAS
Dernier jour, ultime effort de lever, 5h, pour le sunrise sur Bryce Canyon. Je suis prêt, j’attends les derniers à la voiture, quand je reçois un message de ma voisine du dessous en France dont l’appartement se remplit d’eau. Inondation à l’appart pendant mon absence, bonne idée ! J’ai passé 1h à régler le problème en envoyant quelqu’un à ma place mais à Bryce le réseau est facultatif, on ne peut pas téléphoner sans carte prépayée, je n’arrive pas à joindre grand monde… Ca fera donc un bon speed et stress du matin, le genre de truc qui coupe pas mal les jambes… et puis évidemment le sunrise, j’en ai privé mes compères de voyage…
On sera à Sunrise Point (on ne s’est pas foulé sur le choix des spots à Bryce) à 7h15 au lieu de 6h30. La lumière y est quand même encore superbe puisque les rayons sont toujours obliques. Ce matin il fait un temps extra, les paysages sont plus enchantants encore que la veille.


On enchaine les spots situés plus loin sur la route qui longe le canyon, dans l'ordre : Swamp Canyon et Fairview point que j’ai trouvés « moyens » après le spectacle de sunset/sunrise point, puis Natural Bridge, Agua Canyon et enfin Rainbow point.


Il fait vraiment froid et on retournera pour finir à sunset point avec un petit tour à pied. Froid, fatigue et péripéties du matin ne me donnent pas la motivation pour faire une vraie marche, ce sera pour une autre année parce que notre seul petit tour était déjà bien beau.

Nous repartons plus tôt que prévu de Bryce, vers 10h30, direction Zion. Le temps se charge et la route … ben je n’en sais rien de la route puisque je dors. Réveil sur Zion où on stoppe la voiture avant la traversée du tunnel. Encore peu de monde sur Zion, ce n’est pas la pleine saison et le temps est maussade. Nous n’avons d’ailleurs croisés que très peu de français ou étrangers sur les différents sites du voyage, seulement quelques américains.
Petite promenade d’une heure sur le Canyon Trail. Les paysages de Zion ne sont pas vraiment mis en valeur par le temps mais le parc offre une toute autre ambiance, les montagnes sont arrondies, les lignes plus courbées. J’aime bien l’ambiance globale qui s’en dégage.



On reprend la voiture, direction le cœur de Zion, plus au nord ouest. En été cette partie n’est accessible qu’en navette mais on est en Mars et on peut donc s’y rendre par nos propres moyens. On s’arrête au pied du principal trail, un cours d’eau passe à côté de nous, une cascade, et un coup de grêle inattendu ! J’ai beaucoup aimé cet instant particulier. La pluie et la grêle offrent un ressenti fort en ce lieux.


Nous repartirons de Zion après une courte pause dans un magasin de minéraux, vers 14h30. Direction Las Vegas. Etant un peu avance sur notre planning nous faisons un passage par le vieux Vegas. Il nous a d’ailleurs bien plus emballé que le strip. Les casinos y sont nettement moins modernes, les extravagances moins présentes, le quartier fait plus cheap mais plus typique. Vegas Baby !



On se prend un dernier verre ensembles façon « Happy Hour » à 2$ le cocktail, ce soir nos chemins divergeront pour quelques jours. On sort du bar pour voir le spectacle son et lumière, instauré pour redonner des couleurs à ce quartier de la ville complètement délaissé pour le strip et ses hôtels luxueux :

Spectacle énorme, m’enfin c’est pas forcément ma tasse de thé… j’aimais bien les paysages de Bryce ce matin ! Allez hop, en voiture pour l’aéroport de Vegas. On décollera avec Mo pour rentrer travailler à San Francisco la semaine suivante. Avec le dernier vol de la journée à 21h55 (Virgin America), nous aurons encore une fois profité jusqu’au dernier moment possible avec nos contraintes élevées. Guigs et Cams ont droit à quelques jours bonus à San Diego et Los Angeles, ils remonteront sur San Francisco en fin de semaine pour qu’on y passe les quelques derniers jours ensembles, voyageant cette fois-ci au gré des bars et autres boites de la ville.
Conclusions…
Le rythme très élevé me faisait un peu peur avant de partir mais il a finalement été assez facile à suivre. Il y avait même là un côté excitant, comme une sorte d’aventure commune avec mes trois potes. Et puis les quelques épisodes improvisés nous ont régalés. Je ne conseille pas à tout le monde de le faire dans ces conditions mais c’est largement possible et ça peut même être une excellente aventure.
On n’aura pas non plus pu faire Yosemite Park et au début j’étais un peu déçu… mais quand je vois la beauté de Mono Lake et le plaisir qu’on a eu à faire Death Valley dans des conditions climatiques raisonnables, je me dis qu’on a eu nos plaisirs à nous, que la nature nous a rendu ses joyaux avec les spécificités de la saison. Dans la même journée à 4h d’intervalle, faire une randonnée dans la neige puis dans les dunes de sable blanc avec 30 degrés d’écart était par exemple une expérience insolite et inoubliable.
Des moments formidables avec trois personnes extra, de bons fous rires, quelques foutages de gueules bien distillés … un accueil et des services agréables ... une palette de paysages magnifiques, un voyage calme sans touriste, des routes merveilleuses qui font des trajets un plaisir unique, un temps quasiment parfait et même des gains au casino… c’était idéal.
Cette région du monde nous est apparue si belle qu’on peut la visiter tout le long de l’année, en y puisant des plaisirs différents : lumières, températures, neige, faune, flore... Il n’y a pas une mais cent façons de la découvrir, en privilégiant les villes ou les grand espaces, en s’attardant sur la côte, en rallongeant les randonnées ou en favorisant les vues d’ensemble, voire en s’accordant des vues du ciel pour les plus fortunés…
J'y retournerai avec grand plaisir dans une formule plus "sauvage", plus improvisée, et surtout plus longue. Certains sites ont été survolés et renferment des promenades et des trésors merveilleux, et il reste encore beaucoup de parcs et de curiosités naturelles à visiter.
J’en garde vraiment déjà de très beaux souvenirs et ne peux que vous conseiller d’y aller à votre tour… D’ici là, comme un vieil américain qu’on a croisé le long du voyage, je vous dis tout naturellement : « Have a good Life ».
Le "périple des héros" dans l'Ouest américain (1/2) English translation pending
Hello!
Avec mes trois compères, nous sommes rentrés de notre premier périple dans l'ouest américain… nous y étions en basse saison la seconde semaine de Mars, donc avec les contraintes de fin d'hiver…
Après avoir lu ceux des précédents voyageurs du forum, c'est à mon tour d'écrire notre carnet de voyage. On l'intitulera "le périple des héros". Ni plus, ni moins, oui madame, non monsieur. C'était bien un trip de super héros : un rythme de voyage effréné, avec régulièrement des blagues volantes.
Bon, par contre nous avions des appareils photos numériques basiques, loin du réflexe et autres objectifs... Et malgré mes efforts dans cette sélection nos photos sont relativement classiques, alors un peu d’indulgence chers lecteurs !
J'ai fait au mieux pour la taille des images et limiter leur temps de téléchargement...
Les préparatifs
Il y a encore trois mois nous n'avions que quelques noms célèbres en tête : Yosemite Park, Grand Canyon, Death Valley ou encore Monument Valley. Avec des images de western et de l'Ennio Morricone sur CD. Donc une connaissance presque nulle et somme toute assez cliché de cette région du monde.
Tout s'est organisé rapidement, en bonne partie grâce à cet excellent forum et aux gens qui l'animent. Je voudrais remercier ceux d'entre vous qui ont répondu à mes interrogations et m'ont permis de nous concocter un itinéraire sur mesure. Merci tout particulièrement à Philippe ("Sedonax") et à "Itat" avec qui les échanges étaient agréables et fructueux.
Avant de conter l'aventure, la présentation des vadrouilleurs…
L’ensemble de la clique dans Antelope Canyon.
Avec pour personnages principaux :

Guillaume, dit le "Guigs" : mon bon compère lors de la fin de mes études, l'homme au grand cœur et au sourire facile. Passionné de chaussures blanches très blanches assorties à son jean noir très noir. Il s'est aussi récemment spécialisé en mitraillage acrobatique de photos (un cactus = 1 photo, une ville = 100 photos, un canyon = 1350 photos). Expert en desserts et fervent amateur de pancakes, Guigs ne nous déçoit jamais autour d'une bonne tablée.

Morgan, dit le "Mo" : un ami d'enfance de Guigs, présentant de nombreuses particularités, à commencer par sa double nationalité franco américaine. J'ai eu le plaisir de le rencontrer il y a 2 ans lors d'un voyage mémorable en Ouzbékistan; puis de mieux encore le connaître en 2008 à San Francisco où il vit depuis 8 ans. Morgan c'est le mode freestyle permanent, la fête sous toutes ses formes, le rire, la connerie, la joie de vivre. On devrait tous avoir un Morgan dans la poche, ça détend.

Camille, dit le "Cams" : le troisième barjot de la bande des barjots. Rencontré à la même occasion en Ouzbékistan et ami d'enfance des deux énergumènes précédents. J'avais beau apprécier la chaleur humaine du bonhomme, j'ai en fait appris à mieux le connaître pendant ce voyage aux US. Je l'affirme haut et fort, je suis convaincu. Cams a une composante interne intellectuelle appréciable mais il est tout aussi azimuté que les autres. Ce qui nous laisse à penser qu'il a, lui aussi, un peu plus haut, les « fils qui se touchent ».

Aurélien, dit le "Aurel" : c'est moi, et je suis donc la pièce rapportée aux côtés des trois potes d'enfance… Malgré ceci, mon intégration s'est bien déroulée, je n'ai pas subi de sévisses corporelles dans Death valley ni de noyade sous l’eau salée de Mono Lake. C'est avec plaisir que j'ai vécu ces beaux jours de voyage avec ces trois zigotos. Quelques adjectifs pour mieux me définir : je suis sportif, jeune, vaillant, courageux et intelligent. C'est moi qui raconte l'histoire, donc je dis ce que je veux.
Quelques chiffres clés : Nb de jours de voyage : 8 Nb de km parcourus : 3000 Temps de trajet : 144 000 secondes Nb de gallons d’essence : 112 Nb de chauffeurs : 4 Budget par personne (transport, logement, nourriture) : 70€ par jour (hors extra) Nb de canyons : 8 (dont un grand) Nb de mauvaises blagues : 138 (sans compter celle au dessus) Nb de casinos : not available Différence entre les gains et les pertes à 4 aux casinos : + 360$ Nb de photos avant le tri : trop Nb de photos après le tri : toujours trop, mais moins. Nb de photos avec Guigs tenant son appareil photo : la majorité.
Notre itinéraire : J1: San Francisco (Mo's Home) J2: Lee Vining (Lakeview Lodge) J3: Death Valley (Furnace Creek Ranch) J4: Las Vegas (Luxor) J5: Las Vegas (Luxor) J6: Grand Canyon (Maswik Lodge) J7: Page (Bashful Bob's Motel) J8: Bryce Canyon (Best Western Ruby's Inn) J9: Vegas pour Cams et Guigs (Sahara), et San Francisco pour Mo/Aurel.
Le tracé complet sur googlemaps :
Allons bon, on est prêt, pop pop pop, on est parti pour le récit…
Day 1 : Samedi 14 Mars 2009, SAN FRANCISCO
Guigs est arrivé la veille et avait déjà écumé les bars de San Francisco avec Mo. Le local est expert en ce domaine... Ils nous retrouvent donc Cams et moi à l'aéroport en ce samedi début d’après midi. C’est la réunion des quatre larbins, ça sent déjà l’aventure : on prend un San-Francisco-val quand même !
Première étape du voyage, une bonne idée pour un road trip, louer une voiture. Pour les infos, j’ai fait un sujet ici sur ce thème : ICI. Hormis 40min d’attente chez ALAMO, tout s’est admirablement bien passé. Nous récupérons notre voiture estampillée « mid suv 4WD intermédiaire », une Ford quasi neuve (800km) dont je ne connais pas le modèle vu mon peu d’intérêt pour les voitures. Allez hop, yiha c’est parti, direction SF !
Un léger détour par « Lombard Street » et ses fameux virages fleuris pour tester le 4x4, un restaurant japonais excellentissime « MSB : Marina Sushi Bar » comme premier repas aux US, puis un passage par un pub irlandais pour arroser nos retrouvailles.
Pendant que Guigs et Mo remettent ça en divers lieux de la ville jusque 3h, avec Cams on va se coucher pour encaisser le jetlag et conduire droit le lendemain pour notre plus longue route de la semaine.
Day 2 : SAN FRANCISCO -> MONO LAKE / LEE VINING
Lever 6h. Guigs est toujours défracté par les excès de la veille. Cams et moi pas bien plus gaillards mais opérationnels. Mo ne sera pas avec nous pour les premiers jours du trip, en bon américain il doit jongler avec ses 3 jours de vacances par an et ne peux pas nous suivre tout le long du "périple des héros". C'est seulement un semi-héros.
Départ 7h30, pas trop de retard sur le planning… car avec les 7h30 de route pour rallier Lee Vining tout en faisant Bodie et Mono Lake alors que les sunset sont à 18h30… c’est pas gagné d’avance !
On quitte l’eau et la grisaille et rapidement après Sacramento le ciel se dégage pour laisser apparaître un beau bleu. Chanceux, malgré la saison il ne se couvrira de nuages que rarement pendant notre semaine.
La route qui contourne la Sierra Nevada par le nord est magnifique. En cette période les monts sont recouverts de neige alors que la vallée est dégagée, ce qui nous offre avec le ciel bleuté de beaux contrastes de couleurs que nous garderont jusque Death Valley.

On passe au sud de South Lake Tahoe où nous n’avons malheureusement pas le temps de nous arrêter. On fait notre pause déjeuner à Walker chez « Moutain View Barbecue ». On ingurgite nos premiers burgers dans une salle typique décorée façon ouest américain : bar et meubles en bois, plaques d’immatriculation et autres drapeaux texans au mur. Ce sont d’ailleurs les meilleurs burgers de notre voyage et je vous recommande cet endroit s’il est sur votre route…

Départ vers Bodie, une ville fantôme de la ruée vers l’or, pour notre première découverte du voyage. La première route d’accès est fermée pour cause de neige, normal il est marqué « seasonal closure » sur notre carte qui complète très bien le GPS. Seconde route d’accès à Bodie fermée également comme attendu. Pas grave car pour nous c’est la troisième en contournant par Mono Lake. L’arrivée sur ce lac est d’ailleurs époustouflante, la Sierra Nevada blanchie par la neige vient s’allonger au bord du lac salé :

On réinvesti la voiture pour enfin atteindre Bodie. Une route vierge de voitures toujours, on aura été particulièrement seuls à cette période de l’année. Et là, sur la route d’accès à la ville fantôme, horreur, après 20 min de piste de graviers on se retrouve nez à nez avec le même panneau « closed »… Stop! Crissement de pneus, salto arrière. A peine en jambes, on va devoir renoncer à cette halte qui nous avait d’ailleurs incités à passer par cette route pour rallier Death Valley (Yosemite est fermé en hiver)!
Un peu déçus, on décide de retourner sur Mono Lake et d’y admirer plus en profondeur les concrétions salées. Cemetery Road nous mène au premier site de Tufa, au nord du lac. Et là, première vraie claque qui fait oublier l'épisode précédent :


Puis nous continuons jusque « Black Point », une colline noire formée de roches volcaniques qui surplombe le lac. La région était soumise autrefois à une activité volcanique intense. On se met en route pour une petite marche sur les bords du lac, alternant les sols blancs salés avec les sols noirs volcaniques. La sensation est extra, les couleurs merveilleuses. Et dans un calme tellement plaisant !


Après notre bonne heure de déambulation sur ce site, nous reprenons la voiture et décidons d’aller voir le coucher de soleil sur l’autre spot plus connu du lac, South Tufa Area, où les concrétions salées sont les plus nombreuses. On y restera jusque la disparition du soleil derrière la Sierra Nevada… un très bel endroit :

Retour sur Lee Vining pour prendre nos quartiers au lakeviewlodge, un gros motel situé le long du lac et de qualité honnête même s’il n’est pas donné pour du hors saison, avec peut être 6 chambres de remplies sur les 40 dont il dispose. Accueil agréable, puis on nous conseille de nous dépêcher pour manger, il est 19h15 et « tout » ferme à 20h. C’est là qu’on comprend que le soir on n’aura que très peu de temps pour investir nos hôtels et aller diner. Les américains dinent tôt et en basse saison les quelques restaurants ferment de très bonne heure. On peut le comprendre, chez « Nicely’s » nous étions toujours seuls dans une pièce pourtant prête à accueillir un bon nombre de touristes…
Lors du repas, nous papotons sur le programme du lendemain : nous sommes dans le même trip et tous les trois prêts pour South Tufa au sunrise. Et puis grande décision, frustrés de notre échec de la journée nous décidons de re tenter Bodie par la route fermée. Tant qu’on pourra encore avancer en 4x4, nous essaierons !
Day 3 : MONO LAKE / LEE VINING -> DEATH VALLEY FURNACE CREEK
Lever 5h. Et oui, mais à ce stade c’est encore facile… On a notre lever de soleil à 6h30 sur le lac, il faut bouger ! On y est même largement en avance, ce qui nous donne à la fois les tous premiers rayons derrière les vieux volcans qui entourent le lac et les suivants qui les dépassent pour nous offrir un joli rose…

Notre programme de la semaine est millimétré. J’ai tout organisé à l’heure près dans notre itinéraire, ce qui m’a d’ailleurs valu quelques foutages de gueule avant le départ… mais malheureusement avec une seule semaine nous n'avions pas d’autre alternative si nous voulions voir tout ces sites. On a quasiment doublé le nombre de points d’intérêt par rapport aux itinéraires croisés sur ce forum. Et donc l’idée de retourner tenter Bodie de l’autre côté du lac est franchement osée vu le peu de marge de manœuvre dont on dispose… On devait quitter Lee Vining à 9h, il est 8h30 et on repart dans le sens inverse… Ca sent bon l’improvisation !
Retour devant le même panneau « closed », mais cette fois-ci on pousse notre chemin. On ne sait pas trop d’ailleurs ce qu’on risque à ce moment là (la prison? Le bucher? La peine de mort? Oui j'avoue c'est très mauvais…) … et en bons français rebels et méprisants des règles, on le tente : si la route devient trop mauvaise on fera marche arrière.
Il nous a fallu 20 min de chemin pour comprendre qu’on n’irait pas plus loin : la neige est effectivement trop présente et le 4x4 n’inclus pas l’option chasse-neige. Tout a fondu en bas dans la vallée mais dès qu'on monte on se retrouve enneigés. Stop. Le GPS indique 2, 7 miles pour Bodie. Un rapide calcul nous donne 4km. Et là, petite hésitation… mais maintenant qu’on y est … on persévère à pied. Avec du recul, c’était pas mal warrior, les baskets ne sont pas faites pour s’enfoncer de 30cm dans la neige, 4km A/R là dedans ne sont pas anodins. Les photos du dessous montrent le chemin emprunté, on n’aperçoit même pas la ville tout au fond.

Mais voilà, après 45min de marche on a enfin notre ville fantôme bien méritée. Seuls évidemment. On croise juste un ranger qui nous dit qu’on est un peu barré d’être venu par là. Apparemment l’une des autres routes d'accès était bloquée plus près de la ville fantôme. Sauf qu’on n’avait pas l’info et que le visitor center n’ouvrait pas avant 10h… trop tard pour nous ! Bref, voilà Bodie sous la neige rien que pour nous et maintenant pour vous :


On n’y restera qu’une bonne demi-heure, si l’on s’est autorisé à y passer en modifiant le programme on ne peut pas trainer pour autant. La dure loi d’une seule semaine de voyage.


Il est 11h, nous sommes de retour sur la route au départ de Lee Vining en ayant pris soin de passer à la poste, faire des courses sandwich à l'américaine et recharger en essence. On a trois heures de décalage sur le programme initial, Golden Canyon qu'on devait faire sur Death Valley en arrivant sera reporté au lendemain.
Cette route est superbe, toujours aussi droite, toujours bordée de montagnes. On glisse dans la vallée puis on fait une courte pause peu avant l'entrée ouest de Death Valley. C'est l'occasion de se rendre compte qu'on a pris 20 degrés en quelques heures de route. Ca sent l'été! Et les photos suivantes montrent le décalage avec la neige précédente :


Il est 15h et nous sommes désormais dans Death Valley près de Stovepipe Wells, nous arrivons à "Sand Dunes". Des dunes de sables en plein milieu d'un paysage rocailleux. Les deux forts vents inverses de la vallée ont conduit au fil des ans à l'émergence de ces jolies dunes. On se croirait dans les déserts de sable d'Afrique, paumés dans le Sahara. On lâche la voiture, on se charge en eau et on est parti à l'assaut des dunes. Rapidement l'objectif qu'on se fixe est de monter au sommet de la plus haute dune. Le genre de challenge masculin un peu stupide mais qui motive !

Je garde un souvenir fort de cette journée du voyage, le fait d'alterner dans la même journée avec quelques heures d'écart une longue marche dans la neige avec une longue marche dans les dunes de sables était excitant. Les deux opposés. Manquait juste l'herbe mais au milieu de Death Valley, il ne faut pas rêver. Encore qu’on la trouvera plus tard…


Pendant la marche dans les dunes nous avons croisé deux personnes dont Cams doit surement encore se moquer. Une femme, un homme, assis dans le sable, quasiment sur la crête, lui en train de poser, elle en train de le photographier. 2000 photos façon publicité pour homme. Soit c'était vraiment ça, soit deux neuneus qui ont passé 1h à prendre des photos avec le même angle.
On reprend la route vers 16h30, direction Badwater. Près de 90m en dessous du niveau de la mer, le point terrestre le plus bas de tout l'hémisphère nord. Et là, pas de mer évidemment, juste quelques résidus d'eau et un sol salé. Le niveau de la mer est indiqué par un panneau perché dans la montagne que l'on aperçoit depuis le sol. Une belle impression pour un court passage.


Là nous faisons demi tour dans la vallée de la mort, direction Artist’s Drive. Philippe Schuler m'avait donné précisément l'ordre dans lequel faire les différents points de Death valley pour y être aux meilleurs instants avec les plus belles lumières. Parfait. Mais nous en faisons plus, la soif de découverte. Nous casons donc Natural Bridge, petite promenade de 30min pas désagréable, il fait moins chaud et le pont est sympa (mais moins que Vallon Pont d'Arc, faut pas déconner!).

Puis nous rejoignons Artist's Drive pour y voir le coucher de soleil. Quand on y est, il ne reste que 20min avant le sunset… la journée aura été speed mais tellement riche et diversifiée!


Nous avons été un peu déçu par les couleurs d'Artist's Palet. Le duel Mica / Fer n'a pas été à la hauteur attendue. Nous y étions peut être trop tard, les couleurs étaient un peu pales, oui on fait les difficiles. M'enfin ce léger détour pour remonter sur Furnace Creek me semble incontournable. On le refera d'ailleurs le lendemain en extra avec une vidéo embarquée à l'avant et du Bob Dylan dans le fond. Vous avez dit « cliché »? Oui oui.
On arrive au Furnace Creek Ranch vers 19h30, seul hôtel pour lequel on a eu des difficultés à réserver. C'était initialement plein et j'avais dû psychoter plusieurs heures de suite à rafraichir la page de leur site de réservation jusqu’à ce que quelqu'un annule pour récupérer sa chambre. Dans Death Valley c'est simple il n'y a qu'ici et à Stovepipe Wells Village que l'on peut dormir, il est donc indispensable de s'y prendre à l'avance. Vrai pour nous en fin d'hiver, alors en été…
L'occasion aussi de croiser des véhicules à l'américaine :

Le ranch est simple, de qualité honnête, l'ambiance y est agréable. Il possède une piscine avec une eau chaude dans les 25°. Juste le temps de se plonger dedans avant le repas! Là encore on doit faire vite, on commence à papoter avec des américains et des allemands et on serait bien resté glander dans l'eau pendant une heure. Mais c'était soit le bain, soit manger, pas les deux. A 21h le restaurant du ranch s'éteint.
Ce Steack House était passable pour le prix demandé. M'enfin on est tellement paumé dans le désert qu'on ne peut pas trop en demander… Puis enfin coucher 23h. Franchement ça c'était de la pure journée !
Day 4 : DEATH VALLEY FURNACE CREEK -> LAS VEGAS
Lever 5h. Ben oui on n'est pas venu aux US pour dormir. Et il y a un sunrise à Zabriskie Point à ne pas manquer. Nous sommes sur place à 6h, il fait encore nuit, avec une dizaine de personnes, des photographes essentiellement. On comprend vite leur présence, l'endroit est génial. Un paysage lunaire, des plis sur les roches colorées, l'endroit est franchement réjouissant. On y restera près d'1h30 à la recherche des plus belles lumières pour nos photos. J'en suis plutôt content mais je pense qu'on peut faire bien mieux avec des trépieds dont on ne dispose pas… ce n'est pas la seule fois du voyage où je me ferai cette réflexion. Prochain investissement en vue !



Après cet émerveillement est venu le temps du passage rapide par Twenty Mule Team Canyon, une petite route non goudronnée près de Zabriskie Point, un peu à la façon de Artist's Drive. Nous avons d'ailleurs préféré cette route à la précédente : on y a trouvé les couleurs de roches plus marquées et le paysage plus riche et vallonné. Et toujours dans un calme génial, une seule voiture est passée pendant notre heure sur ce site.


Après Twenty Mule Team Canyon, redescente tranquillement sur Furnace Creek ranch où nous nous accordons un petit déjeuner riche et peu équilibré. Furnace Creek c'est l'oasis au milieu du désert, il y a même un golf. Le type d'excès humain qui a tendance à m'exaspérer plutôt qu'autre chose. Nous reprenons donc quelques forces au calme, ce qui ne nous a pas été souvent donné.
Vers 12h on repart vers Devil's Golf Course, site non identifié avant le départ mais indiqué par un panneau repéré la veille. On y trouve une étendue salée dans un décor étonnant. Les concrétions de sel sont par contre assez abimées, du moins près de la route où nous sommes restés.

Puis vient l'heure de Golden Canyon qu'on devait initialement parcourir la veille mais que l'on arpente finalement en début d'après midi sous une forte chaleur. Deux heures de marche dans le canyon, à le remonter entièrement et parvenir jusque la Red Cathedral, une barrière imposante de roches rouges. Le Canyon en lui-même est agréable, et comme le nom l'indique le sol et les buttes joliment arrondies sont essentiellement couleur or. Incroyable la diversité de couleurs de roches rencontrée dans Death Valley!



Il est 16h30 et temps de bouger vers Vegas, mais bien sûr en passant par Dante's View pour une dernière vue de haut du centre de Death Valley. Ce site surplombe Badwater qu'on avait visité la veille. Là encore pas grand monde, un quart d'heure de jolie vue du "lac de sel" avant de repartir :

Rapidement nous sortons de Death valley, avec en tête l'idée de passer par un site non prévu : "Red Rock Canyon". Il n'est pas trop tard, on n'est pas impatients d'arriver à Vegas et on a l'habitude d'avoir des journées blindées. J'ai proposé Red Rock Canyon avec en souvenir ce nom croisé sur ce forum quelques semaines auparavant, mais je n'avais rien regardé précisément. C’est la phase approximative du voyage. Un coup d'œil sur la carte, j'identifie une route qui traverse un massif nommé Red Rock Canyon. Il faut dévier légèrement vers le Nord. Le GPS est entièrement paumé, il nous signale qu’on roule en dehors des routes et nous conseille des chemins de terre. On traverse la ville la plus moche jamais imaginée : Parhump. On longe plusieurs prisons de haute sécurité paumées dans le désert… et au final on se retrouve sur une route qui n'a rien d'un Red Canyon : rien n’est rouge. Exploit !
Elle nous ouvre un décrochement sur une montagne qui apparemment fait office de station de ski pour Las Vegas pas loin : Winter Mountain. Nous poussons quand même notre chemin, récupérons l'altitude avec la neige et le vent frais associé. Finalement c’est une route sympa qui nous renvoie au contexte montagneux de la veille et nous offre un point de vue sur le désert en contre bas sous un voile de chaleur :

Allez, cette fois c'est la bonne, départ pour Las Vegas…
Très sincèrement l'arrivée ne nous a pas emballés… Il est certes assez hallucinant de voire apparaître du néant en plein désert une si grande ville mais on bloque plutôt sur les 2h d'embouteillages pour parvenir jusque notre hôtel, le Luxor. On enchaîne ensuite avec 45 min pour s'enregistrer et trouver notre chambre avec des indications erronées. Serait-ce déjà une tactique fourbe pour qu'on passe dix fois devant les machines à sous? On ne regrette pas d'avoir déclaré seulement 2 personnes et non les voyageurs supplémentaires vu l'accueil limite et la qualité critiquable de l'hôtel. Il fait vieux, la chambre est globalement « meublée abimé ». Pour 100$ la nuit c'est moyen. C'est d'ailleurs le seul lieu où l'accueil n'a pas été chaleureux et agréable, les américains ont sinon toujours été extra et on aurait beaucoup à apprendre d'eux dans notre pays.
Il nous faut du courage pour ressortir de l'hôtel, mais on finit par se muer hors de la pyramide, sans trop d'entrain, pour rejoindre le strip. Je n'avais rien préparé pour Las Vegas, l'endroit ne me motivait pas vraiment. On dinera au hasard de notre court déplacement, dans le Harley Davidson Café. Sachant qu'on passait forcément à côté d'endroits plus intéressants...

Quelques casinos encore, juste pour voir les Bellagio et autres excentricités de cette ville puis retour à l'hôtel vers 2h30 pour dormir un peu… On savait de toute façon qu’on apprécierait plus Vegas le lendemain avec Mo qui connaît bien la ville...
La suite du carnet de voyage ICI.
Avec mes trois compères, nous sommes rentrés de notre premier périple dans l'ouest américain… nous y étions en basse saison la seconde semaine de Mars, donc avec les contraintes de fin d'hiver…
Après avoir lu ceux des précédents voyageurs du forum, c'est à mon tour d'écrire notre carnet de voyage. On l'intitulera "le périple des héros". Ni plus, ni moins, oui madame, non monsieur. C'était bien un trip de super héros : un rythme de voyage effréné, avec régulièrement des blagues volantes.
Bon, par contre nous avions des appareils photos numériques basiques, loin du réflexe et autres objectifs... Et malgré mes efforts dans cette sélection nos photos sont relativement classiques, alors un peu d’indulgence chers lecteurs !
J'ai fait au mieux pour la taille des images et limiter leur temps de téléchargement...
Les préparatifs
Il y a encore trois mois nous n'avions que quelques noms célèbres en tête : Yosemite Park, Grand Canyon, Death Valley ou encore Monument Valley. Avec des images de western et de l'Ennio Morricone sur CD. Donc une connaissance presque nulle et somme toute assez cliché de cette région du monde.
Tout s'est organisé rapidement, en bonne partie grâce à cet excellent forum et aux gens qui l'animent. Je voudrais remercier ceux d'entre vous qui ont répondu à mes interrogations et m'ont permis de nous concocter un itinéraire sur mesure. Merci tout particulièrement à Philippe ("Sedonax") et à "Itat" avec qui les échanges étaient agréables et fructueux.
Avant de conter l'aventure, la présentation des vadrouilleurs…
L’ensemble de la clique dans Antelope Canyon.Avec pour personnages principaux :
Guillaume, dit le "Guigs" : mon bon compère lors de la fin de mes études, l'homme au grand cœur et au sourire facile. Passionné de chaussures blanches très blanches assorties à son jean noir très noir. Il s'est aussi récemment spécialisé en mitraillage acrobatique de photos (un cactus = 1 photo, une ville = 100 photos, un canyon = 1350 photos). Expert en desserts et fervent amateur de pancakes, Guigs ne nous déçoit jamais autour d'une bonne tablée.

Morgan, dit le "Mo" : un ami d'enfance de Guigs, présentant de nombreuses particularités, à commencer par sa double nationalité franco américaine. J'ai eu le plaisir de le rencontrer il y a 2 ans lors d'un voyage mémorable en Ouzbékistan; puis de mieux encore le connaître en 2008 à San Francisco où il vit depuis 8 ans. Morgan c'est le mode freestyle permanent, la fête sous toutes ses formes, le rire, la connerie, la joie de vivre. On devrait tous avoir un Morgan dans la poche, ça détend.

Camille, dit le "Cams" : le troisième barjot de la bande des barjots. Rencontré à la même occasion en Ouzbékistan et ami d'enfance des deux énergumènes précédents. J'avais beau apprécier la chaleur humaine du bonhomme, j'ai en fait appris à mieux le connaître pendant ce voyage aux US. Je l'affirme haut et fort, je suis convaincu. Cams a une composante interne intellectuelle appréciable mais il est tout aussi azimuté que les autres. Ce qui nous laisse à penser qu'il a, lui aussi, un peu plus haut, les « fils qui se touchent ».

Aurélien, dit le "Aurel" : c'est moi, et je suis donc la pièce rapportée aux côtés des trois potes d'enfance… Malgré ceci, mon intégration s'est bien déroulée, je n'ai pas subi de sévisses corporelles dans Death valley ni de noyade sous l’eau salée de Mono Lake. C'est avec plaisir que j'ai vécu ces beaux jours de voyage avec ces trois zigotos. Quelques adjectifs pour mieux me définir : je suis sportif, jeune, vaillant, courageux et intelligent. C'est moi qui raconte l'histoire, donc je dis ce que je veux.
Quelques chiffres clés : Nb de jours de voyage : 8 Nb de km parcourus : 3000 Temps de trajet : 144 000 secondes Nb de gallons d’essence : 112 Nb de chauffeurs : 4 Budget par personne (transport, logement, nourriture) : 70€ par jour (hors extra) Nb de canyons : 8 (dont un grand) Nb de mauvaises blagues : 138 (sans compter celle au dessus) Nb de casinos : not available Différence entre les gains et les pertes à 4 aux casinos : + 360$ Nb de photos avant le tri : trop Nb de photos après le tri : toujours trop, mais moins. Nb de photos avec Guigs tenant son appareil photo : la majorité.
Notre itinéraire : J1: San Francisco (Mo's Home) J2: Lee Vining (Lakeview Lodge) J3: Death Valley (Furnace Creek Ranch) J4: Las Vegas (Luxor) J5: Las Vegas (Luxor) J6: Grand Canyon (Maswik Lodge) J7: Page (Bashful Bob's Motel) J8: Bryce Canyon (Best Western Ruby's Inn) J9: Vegas pour Cams et Guigs (Sahara), et San Francisco pour Mo/Aurel.
Le tracé complet sur googlemaps :

Allons bon, on est prêt, pop pop pop, on est parti pour le récit…
Day 1 : Samedi 14 Mars 2009, SAN FRANCISCO
Guigs est arrivé la veille et avait déjà écumé les bars de San Francisco avec Mo. Le local est expert en ce domaine... Ils nous retrouvent donc Cams et moi à l'aéroport en ce samedi début d’après midi. C’est la réunion des quatre larbins, ça sent déjà l’aventure : on prend un San-Francisco-val quand même !
Première étape du voyage, une bonne idée pour un road trip, louer une voiture. Pour les infos, j’ai fait un sujet ici sur ce thème : ICI. Hormis 40min d’attente chez ALAMO, tout s’est admirablement bien passé. Nous récupérons notre voiture estampillée « mid suv 4WD intermédiaire », une Ford quasi neuve (800km) dont je ne connais pas le modèle vu mon peu d’intérêt pour les voitures. Allez hop, yiha c’est parti, direction SF !
Un léger détour par « Lombard Street » et ses fameux virages fleuris pour tester le 4x4, un restaurant japonais excellentissime « MSB : Marina Sushi Bar » comme premier repas aux US, puis un passage par un pub irlandais pour arroser nos retrouvailles.
Pendant que Guigs et Mo remettent ça en divers lieux de la ville jusque 3h, avec Cams on va se coucher pour encaisser le jetlag et conduire droit le lendemain pour notre plus longue route de la semaine.
Day 2 : SAN FRANCISCO -> MONO LAKE / LEE VINING
Lever 6h. Guigs est toujours défracté par les excès de la veille. Cams et moi pas bien plus gaillards mais opérationnels. Mo ne sera pas avec nous pour les premiers jours du trip, en bon américain il doit jongler avec ses 3 jours de vacances par an et ne peux pas nous suivre tout le long du "périple des héros". C'est seulement un semi-héros.
Départ 7h30, pas trop de retard sur le planning… car avec les 7h30 de route pour rallier Lee Vining tout en faisant Bodie et Mono Lake alors que les sunset sont à 18h30… c’est pas gagné d’avance !
On quitte l’eau et la grisaille et rapidement après Sacramento le ciel se dégage pour laisser apparaître un beau bleu. Chanceux, malgré la saison il ne se couvrira de nuages que rarement pendant notre semaine.
La route qui contourne la Sierra Nevada par le nord est magnifique. En cette période les monts sont recouverts de neige alors que la vallée est dégagée, ce qui nous offre avec le ciel bleuté de beaux contrastes de couleurs que nous garderont jusque Death Valley.

On passe au sud de South Lake Tahoe où nous n’avons malheureusement pas le temps de nous arrêter. On fait notre pause déjeuner à Walker chez « Moutain View Barbecue ». On ingurgite nos premiers burgers dans une salle typique décorée façon ouest américain : bar et meubles en bois, plaques d’immatriculation et autres drapeaux texans au mur. Ce sont d’ailleurs les meilleurs burgers de notre voyage et je vous recommande cet endroit s’il est sur votre route…

Départ vers Bodie, une ville fantôme de la ruée vers l’or, pour notre première découverte du voyage. La première route d’accès est fermée pour cause de neige, normal il est marqué « seasonal closure » sur notre carte qui complète très bien le GPS. Seconde route d’accès à Bodie fermée également comme attendu. Pas grave car pour nous c’est la troisième en contournant par Mono Lake. L’arrivée sur ce lac est d’ailleurs époustouflante, la Sierra Nevada blanchie par la neige vient s’allonger au bord du lac salé :

On réinvesti la voiture pour enfin atteindre Bodie. Une route vierge de voitures toujours, on aura été particulièrement seuls à cette période de l’année. Et là, sur la route d’accès à la ville fantôme, horreur, après 20 min de piste de graviers on se retrouve nez à nez avec le même panneau « closed »… Stop! Crissement de pneus, salto arrière. A peine en jambes, on va devoir renoncer à cette halte qui nous avait d’ailleurs incités à passer par cette route pour rallier Death Valley (Yosemite est fermé en hiver)!
Un peu déçus, on décide de retourner sur Mono Lake et d’y admirer plus en profondeur les concrétions salées. Cemetery Road nous mène au premier site de Tufa, au nord du lac. Et là, première vraie claque qui fait oublier l'épisode précédent :


Puis nous continuons jusque « Black Point », une colline noire formée de roches volcaniques qui surplombe le lac. La région était soumise autrefois à une activité volcanique intense. On se met en route pour une petite marche sur les bords du lac, alternant les sols blancs salés avec les sols noirs volcaniques. La sensation est extra, les couleurs merveilleuses. Et dans un calme tellement plaisant !


Après notre bonne heure de déambulation sur ce site, nous reprenons la voiture et décidons d’aller voir le coucher de soleil sur l’autre spot plus connu du lac, South Tufa Area, où les concrétions salées sont les plus nombreuses. On y restera jusque la disparition du soleil derrière la Sierra Nevada… un très bel endroit :

Retour sur Lee Vining pour prendre nos quartiers au lakeviewlodge, un gros motel situé le long du lac et de qualité honnête même s’il n’est pas donné pour du hors saison, avec peut être 6 chambres de remplies sur les 40 dont il dispose. Accueil agréable, puis on nous conseille de nous dépêcher pour manger, il est 19h15 et « tout » ferme à 20h. C’est là qu’on comprend que le soir on n’aura que très peu de temps pour investir nos hôtels et aller diner. Les américains dinent tôt et en basse saison les quelques restaurants ferment de très bonne heure. On peut le comprendre, chez « Nicely’s » nous étions toujours seuls dans une pièce pourtant prête à accueillir un bon nombre de touristes…
Lors du repas, nous papotons sur le programme du lendemain : nous sommes dans le même trip et tous les trois prêts pour South Tufa au sunrise. Et puis grande décision, frustrés de notre échec de la journée nous décidons de re tenter Bodie par la route fermée. Tant qu’on pourra encore avancer en 4x4, nous essaierons !
Day 3 : MONO LAKE / LEE VINING -> DEATH VALLEY FURNACE CREEK
Lever 5h. Et oui, mais à ce stade c’est encore facile… On a notre lever de soleil à 6h30 sur le lac, il faut bouger ! On y est même largement en avance, ce qui nous donne à la fois les tous premiers rayons derrière les vieux volcans qui entourent le lac et les suivants qui les dépassent pour nous offrir un joli rose…

Notre programme de la semaine est millimétré. J’ai tout organisé à l’heure près dans notre itinéraire, ce qui m’a d’ailleurs valu quelques foutages de gueule avant le départ… mais malheureusement avec une seule semaine nous n'avions pas d’autre alternative si nous voulions voir tout ces sites. On a quasiment doublé le nombre de points d’intérêt par rapport aux itinéraires croisés sur ce forum. Et donc l’idée de retourner tenter Bodie de l’autre côté du lac est franchement osée vu le peu de marge de manœuvre dont on dispose… On devait quitter Lee Vining à 9h, il est 8h30 et on repart dans le sens inverse… Ca sent bon l’improvisation !
Retour devant le même panneau « closed », mais cette fois-ci on pousse notre chemin. On ne sait pas trop d’ailleurs ce qu’on risque à ce moment là (la prison? Le bucher? La peine de mort? Oui j'avoue c'est très mauvais…) … et en bons français rebels et méprisants des règles, on le tente : si la route devient trop mauvaise on fera marche arrière.
Il nous a fallu 20 min de chemin pour comprendre qu’on n’irait pas plus loin : la neige est effectivement trop présente et le 4x4 n’inclus pas l’option chasse-neige. Tout a fondu en bas dans la vallée mais dès qu'on monte on se retrouve enneigés. Stop. Le GPS indique 2, 7 miles pour Bodie. Un rapide calcul nous donne 4km. Et là, petite hésitation… mais maintenant qu’on y est … on persévère à pied. Avec du recul, c’était pas mal warrior, les baskets ne sont pas faites pour s’enfoncer de 30cm dans la neige, 4km A/R là dedans ne sont pas anodins. Les photos du dessous montrent le chemin emprunté, on n’aperçoit même pas la ville tout au fond.

Mais voilà, après 45min de marche on a enfin notre ville fantôme bien méritée. Seuls évidemment. On croise juste un ranger qui nous dit qu’on est un peu barré d’être venu par là. Apparemment l’une des autres routes d'accès était bloquée plus près de la ville fantôme. Sauf qu’on n’avait pas l’info et que le visitor center n’ouvrait pas avant 10h… trop tard pour nous ! Bref, voilà Bodie sous la neige rien que pour nous et maintenant pour vous :


On n’y restera qu’une bonne demi-heure, si l’on s’est autorisé à y passer en modifiant le programme on ne peut pas trainer pour autant. La dure loi d’une seule semaine de voyage.


Il est 11h, nous sommes de retour sur la route au départ de Lee Vining en ayant pris soin de passer à la poste, faire des courses sandwich à l'américaine et recharger en essence. On a trois heures de décalage sur le programme initial, Golden Canyon qu'on devait faire sur Death Valley en arrivant sera reporté au lendemain.
Cette route est superbe, toujours aussi droite, toujours bordée de montagnes. On glisse dans la vallée puis on fait une courte pause peu avant l'entrée ouest de Death Valley. C'est l'occasion de se rendre compte qu'on a pris 20 degrés en quelques heures de route. Ca sent l'été! Et les photos suivantes montrent le décalage avec la neige précédente :


Il est 15h et nous sommes désormais dans Death Valley près de Stovepipe Wells, nous arrivons à "Sand Dunes". Des dunes de sables en plein milieu d'un paysage rocailleux. Les deux forts vents inverses de la vallée ont conduit au fil des ans à l'émergence de ces jolies dunes. On se croirait dans les déserts de sable d'Afrique, paumés dans le Sahara. On lâche la voiture, on se charge en eau et on est parti à l'assaut des dunes. Rapidement l'objectif qu'on se fixe est de monter au sommet de la plus haute dune. Le genre de challenge masculin un peu stupide mais qui motive !

Je garde un souvenir fort de cette journée du voyage, le fait d'alterner dans la même journée avec quelques heures d'écart une longue marche dans la neige avec une longue marche dans les dunes de sables était excitant. Les deux opposés. Manquait juste l'herbe mais au milieu de Death Valley, il ne faut pas rêver. Encore qu’on la trouvera plus tard…


Pendant la marche dans les dunes nous avons croisé deux personnes dont Cams doit surement encore se moquer. Une femme, un homme, assis dans le sable, quasiment sur la crête, lui en train de poser, elle en train de le photographier. 2000 photos façon publicité pour homme. Soit c'était vraiment ça, soit deux neuneus qui ont passé 1h à prendre des photos avec le même angle.
On reprend la route vers 16h30, direction Badwater. Près de 90m en dessous du niveau de la mer, le point terrestre le plus bas de tout l'hémisphère nord. Et là, pas de mer évidemment, juste quelques résidus d'eau et un sol salé. Le niveau de la mer est indiqué par un panneau perché dans la montagne que l'on aperçoit depuis le sol. Une belle impression pour un court passage.


Là nous faisons demi tour dans la vallée de la mort, direction Artist’s Drive. Philippe Schuler m'avait donné précisément l'ordre dans lequel faire les différents points de Death valley pour y être aux meilleurs instants avec les plus belles lumières. Parfait. Mais nous en faisons plus, la soif de découverte. Nous casons donc Natural Bridge, petite promenade de 30min pas désagréable, il fait moins chaud et le pont est sympa (mais moins que Vallon Pont d'Arc, faut pas déconner!).

Puis nous rejoignons Artist's Drive pour y voir le coucher de soleil. Quand on y est, il ne reste que 20min avant le sunset… la journée aura été speed mais tellement riche et diversifiée!


Nous avons été un peu déçu par les couleurs d'Artist's Palet. Le duel Mica / Fer n'a pas été à la hauteur attendue. Nous y étions peut être trop tard, les couleurs étaient un peu pales, oui on fait les difficiles. M'enfin ce léger détour pour remonter sur Furnace Creek me semble incontournable. On le refera d'ailleurs le lendemain en extra avec une vidéo embarquée à l'avant et du Bob Dylan dans le fond. Vous avez dit « cliché »? Oui oui.
On arrive au Furnace Creek Ranch vers 19h30, seul hôtel pour lequel on a eu des difficultés à réserver. C'était initialement plein et j'avais dû psychoter plusieurs heures de suite à rafraichir la page de leur site de réservation jusqu’à ce que quelqu'un annule pour récupérer sa chambre. Dans Death Valley c'est simple il n'y a qu'ici et à Stovepipe Wells Village que l'on peut dormir, il est donc indispensable de s'y prendre à l'avance. Vrai pour nous en fin d'hiver, alors en été…
L'occasion aussi de croiser des véhicules à l'américaine :

Le ranch est simple, de qualité honnête, l'ambiance y est agréable. Il possède une piscine avec une eau chaude dans les 25°. Juste le temps de se plonger dedans avant le repas! Là encore on doit faire vite, on commence à papoter avec des américains et des allemands et on serait bien resté glander dans l'eau pendant une heure. Mais c'était soit le bain, soit manger, pas les deux. A 21h le restaurant du ranch s'éteint.
Ce Steack House était passable pour le prix demandé. M'enfin on est tellement paumé dans le désert qu'on ne peut pas trop en demander… Puis enfin coucher 23h. Franchement ça c'était de la pure journée !
Day 4 : DEATH VALLEY FURNACE CREEK -> LAS VEGAS
Lever 5h. Ben oui on n'est pas venu aux US pour dormir. Et il y a un sunrise à Zabriskie Point à ne pas manquer. Nous sommes sur place à 6h, il fait encore nuit, avec une dizaine de personnes, des photographes essentiellement. On comprend vite leur présence, l'endroit est génial. Un paysage lunaire, des plis sur les roches colorées, l'endroit est franchement réjouissant. On y restera près d'1h30 à la recherche des plus belles lumières pour nos photos. J'en suis plutôt content mais je pense qu'on peut faire bien mieux avec des trépieds dont on ne dispose pas… ce n'est pas la seule fois du voyage où je me ferai cette réflexion. Prochain investissement en vue !



Après cet émerveillement est venu le temps du passage rapide par Twenty Mule Team Canyon, une petite route non goudronnée près de Zabriskie Point, un peu à la façon de Artist's Drive. Nous avons d'ailleurs préféré cette route à la précédente : on y a trouvé les couleurs de roches plus marquées et le paysage plus riche et vallonné. Et toujours dans un calme génial, une seule voiture est passée pendant notre heure sur ce site.


Après Twenty Mule Team Canyon, redescente tranquillement sur Furnace Creek ranch où nous nous accordons un petit déjeuner riche et peu équilibré. Furnace Creek c'est l'oasis au milieu du désert, il y a même un golf. Le type d'excès humain qui a tendance à m'exaspérer plutôt qu'autre chose. Nous reprenons donc quelques forces au calme, ce qui ne nous a pas été souvent donné.
Vers 12h on repart vers Devil's Golf Course, site non identifié avant le départ mais indiqué par un panneau repéré la veille. On y trouve une étendue salée dans un décor étonnant. Les concrétions de sel sont par contre assez abimées, du moins près de la route où nous sommes restés.

Puis vient l'heure de Golden Canyon qu'on devait initialement parcourir la veille mais que l'on arpente finalement en début d'après midi sous une forte chaleur. Deux heures de marche dans le canyon, à le remonter entièrement et parvenir jusque la Red Cathedral, une barrière imposante de roches rouges. Le Canyon en lui-même est agréable, et comme le nom l'indique le sol et les buttes joliment arrondies sont essentiellement couleur or. Incroyable la diversité de couleurs de roches rencontrée dans Death Valley!



Il est 16h30 et temps de bouger vers Vegas, mais bien sûr en passant par Dante's View pour une dernière vue de haut du centre de Death Valley. Ce site surplombe Badwater qu'on avait visité la veille. Là encore pas grand monde, un quart d'heure de jolie vue du "lac de sel" avant de repartir :

Rapidement nous sortons de Death valley, avec en tête l'idée de passer par un site non prévu : "Red Rock Canyon". Il n'est pas trop tard, on n'est pas impatients d'arriver à Vegas et on a l'habitude d'avoir des journées blindées. J'ai proposé Red Rock Canyon avec en souvenir ce nom croisé sur ce forum quelques semaines auparavant, mais je n'avais rien regardé précisément. C’est la phase approximative du voyage. Un coup d'œil sur la carte, j'identifie une route qui traverse un massif nommé Red Rock Canyon. Il faut dévier légèrement vers le Nord. Le GPS est entièrement paumé, il nous signale qu’on roule en dehors des routes et nous conseille des chemins de terre. On traverse la ville la plus moche jamais imaginée : Parhump. On longe plusieurs prisons de haute sécurité paumées dans le désert… et au final on se retrouve sur une route qui n'a rien d'un Red Canyon : rien n’est rouge. Exploit !
Elle nous ouvre un décrochement sur une montagne qui apparemment fait office de station de ski pour Las Vegas pas loin : Winter Mountain. Nous poussons quand même notre chemin, récupérons l'altitude avec la neige et le vent frais associé. Finalement c’est une route sympa qui nous renvoie au contexte montagneux de la veille et nous offre un point de vue sur le désert en contre bas sous un voile de chaleur :

Allez, cette fois c'est la bonne, départ pour Las Vegas…
Très sincèrement l'arrivée ne nous a pas emballés… Il est certes assez hallucinant de voire apparaître du néant en plein désert une si grande ville mais on bloque plutôt sur les 2h d'embouteillages pour parvenir jusque notre hôtel, le Luxor. On enchaîne ensuite avec 45 min pour s'enregistrer et trouver notre chambre avec des indications erronées. Serait-ce déjà une tactique fourbe pour qu'on passe dix fois devant les machines à sous? On ne regrette pas d'avoir déclaré seulement 2 personnes et non les voyageurs supplémentaires vu l'accueil limite et la qualité critiquable de l'hôtel. Il fait vieux, la chambre est globalement « meublée abimé ». Pour 100$ la nuit c'est moyen. C'est d'ailleurs le seul lieu où l'accueil n'a pas été chaleureux et agréable, les américains ont sinon toujours été extra et on aurait beaucoup à apprendre d'eux dans notre pays.
Il nous faut du courage pour ressortir de l'hôtel, mais on finit par se muer hors de la pyramide, sans trop d'entrain, pour rejoindre le strip. Je n'avais rien préparé pour Las Vegas, l'endroit ne me motivait pas vraiment. On dinera au hasard de notre court déplacement, dans le Harley Davidson Café. Sachant qu'on passait forcément à côté d'endroits plus intéressants...

Quelques casinos encore, juste pour voir les Bellagio et autres excentricités de cette ville puis retour à l'hôtel vers 2h30 pour dormir un peu… On savait de toute façon qu’on apprécierait plus Vegas le lendemain avec Mo qui connaît bien la ville...
La suite du carnet de voyage ICI.
Thaïlande - "les chemises rouges" English translation pending
AFP07/04/2009
Des manifestants thaïlandais ont piégé, pendant plusieurs heures aujourd'hui, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva dans un hôtel de Pattaya (sud) avant de poursuivre son convoi dans les rues de cette station balnéaire où la réunion du gouvernement avait été déplacée.
M. Abhisit est parvenu à quitter l'établissement hôtelier mais un groupe d'opposants a ensuite bloqué son convoi à une intersection et des bouteilles en plastique ont été lancées sur la voiture du Premier ministre, ce qui l'a forcé à changer de véhicule, selon des témoins. Un chauffeur et des policiers ont reçu des coups, mais M. Abhisit n'a pas été atteint, ont ajouté ces sources.
Depuis le 26 mars, des partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, surnommés les "chemises rouges", font un sit-in autour du siège du gouvernement à Bangkok, ce qui a contraint M. Abhisit à organiser la réunion hebdomadaire de son cabinet mardi à Pattaya. Pour les autorités, il s'agissait aussi d'une répétition générale, Pattaya étant censée accueillir à partir de vendredi un sommet entre les dix pays membres de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) et leurs principaux partenaires, dont la Chine et le Japon.
Selon une journaliste de l'AFP, environ 400 manifestants pro-Thaksin, vêtus de rouge, ont encerclé mardi l'hôtel où se déroulait la réunion du gouvernement et, en dépit des mesures de sécurité, ont bloqué les participants à l'intérieur pendant environ trois heures. Le ministre thaïlandais de la Défense, le général Prawit Wongsuwon, avait réussi à s'échapper en empruntant une porte de service.
Le sommet de l'Asean incluant les six principaux partenaires de l'association n'a cessé d'être reporté depuis décembre, en raison des turbulences politiques à Bangkok, mais il se déroulera comme prévu le week-end prochain à Pattaya, a déclaré Vitawas Srivihok, haut fonctionnaire au ministère thaïlandais des Affaires étrangères.
Les "chemises rouges" ont, pour leur part, annoncé leur intention d'organiser une grande manifestation mercredi à Bangkok pour accroître la pression sur le gouvernement et le forcer à organiser des élections anticipées.
Des manifestants thaïlandais ont piégé, pendant plusieurs heures aujourd'hui, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva dans un hôtel de Pattaya (sud) avant de poursuivre son convoi dans les rues de cette station balnéaire où la réunion du gouvernement avait été déplacée.
M. Abhisit est parvenu à quitter l'établissement hôtelier mais un groupe d'opposants a ensuite bloqué son convoi à une intersection et des bouteilles en plastique ont été lancées sur la voiture du Premier ministre, ce qui l'a forcé à changer de véhicule, selon des témoins. Un chauffeur et des policiers ont reçu des coups, mais M. Abhisit n'a pas été atteint, ont ajouté ces sources.
Depuis le 26 mars, des partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, surnommés les "chemises rouges", font un sit-in autour du siège du gouvernement à Bangkok, ce qui a contraint M. Abhisit à organiser la réunion hebdomadaire de son cabinet mardi à Pattaya. Pour les autorités, il s'agissait aussi d'une répétition générale, Pattaya étant censée accueillir à partir de vendredi un sommet entre les dix pays membres de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) et leurs principaux partenaires, dont la Chine et le Japon.
Selon une journaliste de l'AFP, environ 400 manifestants pro-Thaksin, vêtus de rouge, ont encerclé mardi l'hôtel où se déroulait la réunion du gouvernement et, en dépit des mesures de sécurité, ont bloqué les participants à l'intérieur pendant environ trois heures. Le ministre thaïlandais de la Défense, le général Prawit Wongsuwon, avait réussi à s'échapper en empruntant une porte de service.
Le sommet de l'Asean incluant les six principaux partenaires de l'association n'a cessé d'être reporté depuis décembre, en raison des turbulences politiques à Bangkok, mais il se déroulera comme prévu le week-end prochain à Pattaya, a déclaré Vitawas Srivihok, haut fonctionnaire au ministère thaïlandais des Affaires étrangères.
Les "chemises rouges" ont, pour leur part, annoncé leur intention d'organiser une grande manifestation mercredi à Bangkok pour accroître la pression sur le gouvernement et le forcer à organiser des élections anticipées.
Recherche logement pour la rentrée scolaire 2009 à Accra (Ghana) English translation pending
Recherche de Logement à Accra dans le quartier de l'école française (cantonnements) pour la rentrée scolaire 2009
Je pars enseigner à l'école française d'accra (GHANA) à la rentrée scolaire 2009 .Le problème c'est le logement pour lequel semble t-il les propiriétaires réclament 12 à 24 mois de loyer.Comment pourrais-je m'en sortir? J'ai déjà lu un certain nombre de discussions sur le site à ce sujet et je suis toujours inquiet.Mes capacités mensuelles pour le logement sont limitées à 6OO€. Qui peut me donner quelques adresses d'agences immobilières auprès de qui je pourrai déjà commencer les démarches?Je suis à la recherche d'une villa d'au moins 2 chambres à coucher située pas trop loin de l'école Française.Je me passerai volontiers de jardin compte tenu des problèmes d'eau.
Excursions au départ de Zarzis (Tunisie) English translation pending
je pars en juin à Zarzis ( séjours en hôtel ), j'y vais essentiellement pour me reposer mais j'aimerai faire aussi quelque excursions
quelqu'un pourrait-il me dire s'il faut mieux prendre les excursions à l'hôtel ou prendre un guide indépendant et combien il faut compter
Pourquoi sommes-nous tant à désirer quitter la France? English translation pending
... à désirer quitter la France? ( En ce qui me concerne pour la ThaÏlande)...nous y sommes nés, nous y avons notre famille, notre travail, nos amis...Un certain confort...
Faites part de votre état d'esprit...Discussion ouverte...
Martinique: suites et conséquences de la grève de février/mars 2009 English translation pending
Bonjour,
Comme j'ai eu diverses demandes en MP pour savoir où nous en étions, j'ouvre ce post spécial "depuis et après"...
Est-ce fini ? Réponse: oui et non Le mouvement général est en suspens mais il y a des petits conflits toujours en cours et une ambiance de questionnement permanent sur le thème "Cela va recommencer ou non ???"
A titre d'exemple celui autour de l'abattoir départemental. Les bouchers locaux demandent l'exclusivité de la vente de la production de viande locale et donc l'interdiction de la vente de cette viande dans les supers et hypers...
Toutefois, d'un point de vue touristique, aucun désagrément à signaler. Tout fonctionne.
Quelques données chiffrées dans les prochains jours. Mais pour finir une info pouvant surprendre + de 18 000 visiteurs au Salon du Tourisme (nettement plus que les années précédentes).
Quelques photos récentes: le Chateau Depaz le 21 mars - ouvert seulement depuis décembre 2008. Nous avons trouvé le prix d'entrée de 3 euros un peu cher pour ce qu'il y a à voir à l'intérieur. Nous avons été déçus par le restaurant du site pour la première fois en plusieurs. Toutefois, la carte était encore en suite de grève et il vient d'y avoir un changement de management. Nous aurions mieux fait d'aller manger au marché de Saint-Pierre.
Comme j'ai eu diverses demandes en MP pour savoir où nous en étions, j'ouvre ce post spécial "depuis et après"...
Est-ce fini ? Réponse: oui et non Le mouvement général est en suspens mais il y a des petits conflits toujours en cours et une ambiance de questionnement permanent sur le thème "Cela va recommencer ou non ???"
A titre d'exemple celui autour de l'abattoir départemental. Les bouchers locaux demandent l'exclusivité de la vente de la production de viande locale et donc l'interdiction de la vente de cette viande dans les supers et hypers...
Toutefois, d'un point de vue touristique, aucun désagrément à signaler. Tout fonctionne.
Quelques données chiffrées dans les prochains jours. Mais pour finir une info pouvant surprendre + de 18 000 visiteurs au Salon du Tourisme (nettement plus que les années précédentes).
Quelques photos récentes: le Chateau Depaz le 21 mars - ouvert seulement depuis décembre 2008. Nous avons trouvé le prix d'entrée de 3 euros un peu cher pour ce qu'il y a à voir à l'intérieur. Nous avons été déçus par le restaurant du site pour la première fois en plusieurs. Toutefois, la carte était encore en suite de grève et il vient d'y avoir un changement de management. Nous aurions mieux fait d'aller manger au marché de Saint-Pierre.
Circuit de deux semaines en Ontario et au Québec English translation pending
Bonsoir à tous,
J'avais posté un message il y a quelque temps à propos d'un projet de circuit au Canada dans lequel je m'étais lancée pour rendre service à mes beaux-parents (ce sont eux qui voyageront). J'avais reçu des avis très judicieux, notamment de Néfer, que je remercie encore au passage. Le voyage est maintenant confirmé, et les billets sont réservés. Après leur avoir demandé ce qu'ils souhaitaient faire/voir et comment ils préféraient se déplacer (pas de bus ou de train, ils préfèrent conduire), j'ai élaboré le circuit suivant. J'aimerais avoir vos commentaires. Y a-t-il des "erreurs de débutante" (je maîtrise peu la région) ou des choses sympas à rajouter (sans aucun doute, mais en 2 semaines, il faut faire des choix) ?
Je précise qu'ils sont plus portés sur le culturel (musées, petits villages, paysages mais "de loin") que sur l'aspect nature (pas de rando), et qu'ils aiment prendre leur temps. J'ajoute qu'ils ont une fille de 17 ans, tentée par le côté citadin et nord-américain.
J'ai aussi essayé de limiter le nombre de changements d'hôtels, car c'est fatigant et contraignant de refaire les valises tous les jours. A propos d'hôtels, auriez-vous des hôtels ou B&B de charme à me recommander ? Le plus "typique" possible, avec de bons repas (ils sont très gastronomes !)
22 juillet J0 : Arrivée à Toronto à 13h15. Balade dans Toronto. Nuit à Toronto. 23 juillet J1 : Chutes du Niagara. Nuit à Toronto. (je sais que c'est sympa de faire les chutes de nuit, mais cela fait changer d'hôtel, et une longue route le lendemain, sauf autre suggestion) 24 juillet J2 : Kingston - Mille Iles. Nuit à Kingston ? Gananoque ? 25 juillet J3 : Ottawa - Musée des civilisations canadiennes. Nuit à Ottawa. 26 juillet J4 : Direction Montréal, avec lunch au château Montebello et arrêt à la sucrerie de la Montagne à Rigaud. Nuit à Montréal 27 juillet J5 : Montréal. Nuit à Montréal 28 juillet J6 : Montréal. Nuit à Montréal. 29 juillet J7 : Route vers Québec (est-il préférable de passer par Drummondville ou Trois Rivières ?). Nuit à Québec. 30 juillet J8 : Québec. Nuit à Québec. 31 juillet J9 : Rivière-du-Loup et bac pour la rive nord. Nuit vers Tadoussac (ou de Québec, monter vers Tadoussac par la rive nord ?) 1er août J 10 : Tadoussac. 2 août J11 : Région de Charlevoix 3 août J12 : Région de Charlevoix 4 août J13 : Retour à Montréal (en prenant la même route qu'à l'aller ou en prenant l'autre rive ?) - Vol pour Paris à 20h30
L'une de mes grandes interrogations, c'est : y a-t-il un intérêt à remonter le St Laurent par la rive sud, pour ensuite prendre le bac vers le nord ? Les paysages sont-ils très différents ? J'ai peur que ce soit compliqué de prendre le bac... Une autre question : le Lac St Jean. A-t-il un véritable attrait pour des non-sportifs ? Est-ce un détour qui vaut la peine ?
Merci à tous ! 🙂
22 juillet J0 : Arrivée à Toronto à 13h15. Balade dans Toronto. Nuit à Toronto. 23 juillet J1 : Chutes du Niagara. Nuit à Toronto. (je sais que c'est sympa de faire les chutes de nuit, mais cela fait changer d'hôtel, et une longue route le lendemain, sauf autre suggestion) 24 juillet J2 : Kingston - Mille Iles. Nuit à Kingston ? Gananoque ? 25 juillet J3 : Ottawa - Musée des civilisations canadiennes. Nuit à Ottawa. 26 juillet J4 : Direction Montréal, avec lunch au château Montebello et arrêt à la sucrerie de la Montagne à Rigaud. Nuit à Montréal 27 juillet J5 : Montréal. Nuit à Montréal 28 juillet J6 : Montréal. Nuit à Montréal. 29 juillet J7 : Route vers Québec (est-il préférable de passer par Drummondville ou Trois Rivières ?). Nuit à Québec. 30 juillet J8 : Québec. Nuit à Québec. 31 juillet J9 : Rivière-du-Loup et bac pour la rive nord. Nuit vers Tadoussac (ou de Québec, monter vers Tadoussac par la rive nord ?) 1er août J 10 : Tadoussac. 2 août J11 : Région de Charlevoix 3 août J12 : Région de Charlevoix 4 août J13 : Retour à Montréal (en prenant la même route qu'à l'aller ou en prenant l'autre rive ?) - Vol pour Paris à 20h30
L'une de mes grandes interrogations, c'est : y a-t-il un intérêt à remonter le St Laurent par la rive sud, pour ensuite prendre le bac vers le nord ? Les paysages sont-ils très différents ? J'ai peur que ce soit compliqué de prendre le bac... Une autre question : le Lac St Jean. A-t-il un véritable attrait pour des non-sportifs ? Est-ce un détour qui vaut la peine ?
Merci à tous ! 🙂
Circuit en France en août English translation pending
Bonjour,
Aujourd'hui c'est le printemps et je suis d'humeur badine ! Depuis les quelques mois où je me suis aventuré sur ce forum, j'y ai trouvé souvent matière à sourire, parfois à grincer des dents, d'autre fois à fulminer contre des inepties ou des affirmations erronées voire dangereuses...Aujourd'hui, je ne donne pas de conseils, mais j'en demande. Habitant au Vietnam, je souhaite me rendre en France au mois d'Août. Quelqu'un peut-il me dire quel temps il fait entre Morteau et Besançon en été, et quels types de vêtements je dois emporter ? Dois-je prendre un traitement contre la légionellose, la salmonellose, l'obésité et l'asthme? On m'a dit que la France était polluée, à cause du tourisme, est-ce vrai ? Est-ce que je peux conduire sans permis français, car j'ai entendu dire qu'il y a des milliers de personnes qui conduisent sans permis ? Je dispose de 10 jours, et je voudrais faire le circuit suivant : Lille -Brest-Bordeaux - Bayonne - Perpignan - Montpellier - Marseille - Nice - Grenoble- Lyon -Strasbourg - Dijon - Poitiers - Alençon - Paris. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des petits hôtels, propres, accueillants, avec tout le confort pour moins de 15€/nuit ? Merci pour vos réponses, à toutes ces questions...
Aujourd'hui c'est le printemps et je suis d'humeur badine ! Depuis les quelques mois où je me suis aventuré sur ce forum, j'y ai trouvé souvent matière à sourire, parfois à grincer des dents, d'autre fois à fulminer contre des inepties ou des affirmations erronées voire dangereuses...Aujourd'hui, je ne donne pas de conseils, mais j'en demande. Habitant au Vietnam, je souhaite me rendre en France au mois d'Août. Quelqu'un peut-il me dire quel temps il fait entre Morteau et Besançon en été, et quels types de vêtements je dois emporter ? Dois-je prendre un traitement contre la légionellose, la salmonellose, l'obésité et l'asthme? On m'a dit que la France était polluée, à cause du tourisme, est-ce vrai ? Est-ce que je peux conduire sans permis français, car j'ai entendu dire qu'il y a des milliers de personnes qui conduisent sans permis ? Je dispose de 10 jours, et je voudrais faire le circuit suivant : Lille -Brest-Bordeaux - Bayonne - Perpignan - Montpellier - Marseille - Nice - Grenoble- Lyon -Strasbourg - Dijon - Poitiers - Alençon - Paris. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des petits hôtels, propres, accueillants, avec tout le confort pour moins de 15€/nuit ? Merci pour vos réponses, à toutes ces questions...