Results for "Gorges+Hérault+|+127"
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Trek dans le massif du M'Goun (Maroc) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un jeune couple partant dans 1 semaine pour Marrakech et souhaitons nous rendre directement dans le massif du M'Goun afin d'y faire un trek d'environ 7 jours avec notamment pour objectif de faire le sommet...
Nous avons des propositions "tout compris" de guides locaux avec une prise en charge dès l'aéroport mais envisageons peut-être de nous rendre par nos propres moyens à Azilal ou Tabant afin d'organiser le trek directement sur place (en espérant payer moins cher).
Est-il facile de trouver un guide et un muletier/cuisinier en dernière minute en septembre à Tabant? Quel budget faut-il compter pour une semaine de trek tout compris (guide, muletier, nourriture, hébergement)?
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de nous lire et de nous répondre,
Bons voyages à tous !
Nous sommes un jeune couple partant dans 1 semaine pour Marrakech et souhaitons nous rendre directement dans le massif du M'Goun afin d'y faire un trek d'environ 7 jours avec notamment pour objectif de faire le sommet...
Nous avons des propositions "tout compris" de guides locaux avec une prise en charge dès l'aéroport mais envisageons peut-être de nous rendre par nos propres moyens à Azilal ou Tabant afin d'organiser le trek directement sur place (en espérant payer moins cher).
Est-il facile de trouver un guide et un muletier/cuisinier en dernière minute en septembre à Tabant? Quel budget faut-il compter pour une semaine de trek tout compris (guide, muletier, nourriture, hébergement)?
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de nous lire et de nous répondre,
Bons voyages à tous !
Aide pour calcul de kilomètres au Maroc English translation pending
Bonjour,
nouvelle recrue de voyage forum, je dois faire un périple au mois d'octobre de cette année au Maroc.
Nous partirons (mon compagnon et moi!)en cyclorandonnée, de Marrakech pou Imlil , Imlil Ijoukak, Ijoukak-tizi n'test- Aoulouz, Aoulouz-Anezal, Anezal-Tazenakht-Agdz, Agdz-Nékob, Nékob- Tizi n'Tazazert-Iknoune-Alnif, Alnif-Rissani, Rissani-Merzouga, Merzouga-Erfoud, Erfoud-Er Rachidia, Er Rachidia-Goulmina, Goulmina-Tinerhir, tinerhir-Tamtatoucht-Ait Hani- Msemsir, Msemsir-Ait Youl-Amesker-Kelâa Mgouma, Kelâa Mgouma-Ouarzazate, Ouarzazate-Ait Benaddou, Ait Benaddou-Tizi n'Tichka- Taddert, Taddert-Marrakech!!
Le tout en 26 jours, ce qui nous permettra de moduler les étapes en fonction du terrain.
Nous sommes déjà allés dans cette région mais plus dans la vallée du Drâa, aussi, quelques endroits comme Anezal, le Tizi n'tazazert nous semblent plus aléatoires, ne connaissant pas les réelles distances!!
Je fais donc appel à la communauté pour récupérer quelques infos à ce sujet et aussi voir ce qu'en pensent les initiés!
Merci de vos réponses😛
Première visite de la Corse dernière semaine Octobre English translation pending
Bonsoir à toutes & à tous,
Nous allons visiter, pour la première fois, la Corse pendant la dernière semaine d'Octobre.
Nous allons arrivé à Bastia Poretta vers les Midi et prendre une voiture de location pour la semaine.
La seule réservation que nous avons faite se situe à Calvi pour les deux dernières nuits de notre séjour.
Pour les autres 5 nuitées j'ai pensé prendre des chambres d'hôtes avec repas du soir afin d'avoir l'occasion de parler un peu avec les gens du pays, etc. et avoir une petite idée des plats locaux. Peut-être suis-je un peu optimiste ?
Avez-vous tenté une telle expérience et si oui quand avez-vous retenu ?
Je pense que le plus de cette saison c'est la fluidité du trafic et une température moins excessive qu'en été. Avec un peu de chance j'ai cru comprendre qu'on pourrait même se baigner, SGDG !
J'ai conscience qu'il n'est pas possible de visité l'île en détail en 1 semaine. Notre but serait de faire des balades en voiture pour voir les paysages remarquables. J'ai regardé une carte indiquant les distances avec temps de trajet. Elles paraissent faibles.
A partir de Calvi, il me semblerait raisonnable de passer 1 jour pour faire la Ballagne & le désert des Agriates, et 1 autre jour pour faire Porto & Piana. Est-ce une approche ambitieuse ou trop conservatrice ?
Il resterait à créer un itinéraire pour les 4,5 premiers jours. j'ai effectué une tentative de planning. J'imagine que la première demi journée pourrait me permettre d'aller jusqu'à Porto-Vecchio. Il semblerait que la côte est puisse se faire assez rapidement. La deuxième journée Porto-Vecchio, Bonifacio, Propriano.
Après on pourrait dire que ça se "corse" !
En admettant que la première partie du trajet soit réaliste, quel itinéraire (3 nuitées) proposeriez-vous pour pouvoir visiter les Gorges de la Rastonica/Corté et allier la visite de la côte ouest jusqu'à Calvi ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Nous allons visiter, pour la première fois, la Corse pendant la dernière semaine d'Octobre.
Nous allons arrivé à Bastia Poretta vers les Midi et prendre une voiture de location pour la semaine.
La seule réservation que nous avons faite se situe à Calvi pour les deux dernières nuits de notre séjour.
Pour les autres 5 nuitées j'ai pensé prendre des chambres d'hôtes avec repas du soir afin d'avoir l'occasion de parler un peu avec les gens du pays, etc. et avoir une petite idée des plats locaux. Peut-être suis-je un peu optimiste ?
Avez-vous tenté une telle expérience et si oui quand avez-vous retenu ?
Je pense que le plus de cette saison c'est la fluidité du trafic et une température moins excessive qu'en été. Avec un peu de chance j'ai cru comprendre qu'on pourrait même se baigner, SGDG !
J'ai conscience qu'il n'est pas possible de visité l'île en détail en 1 semaine. Notre but serait de faire des balades en voiture pour voir les paysages remarquables. J'ai regardé une carte indiquant les distances avec temps de trajet. Elles paraissent faibles.
A partir de Calvi, il me semblerait raisonnable de passer 1 jour pour faire la Ballagne & le désert des Agriates, et 1 autre jour pour faire Porto & Piana. Est-ce une approche ambitieuse ou trop conservatrice ?
Il resterait à créer un itinéraire pour les 4,5 premiers jours. j'ai effectué une tentative de planning. J'imagine que la première demi journée pourrait me permettre d'aller jusqu'à Porto-Vecchio. Il semblerait que la côte est puisse se faire assez rapidement. La deuxième journée Porto-Vecchio, Bonifacio, Propriano.
Après on pourrait dire que ça se "corse" !
En admettant que la première partie du trajet soit réaliste, quel itinéraire (3 nuitées) proposeriez-vous pour pouvoir visiter les Gorges de la Rastonica/Corté et allier la visite de la côte ouest jusqu'à Calvi ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Itinérance de Provence en Alsace English translation pending
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012.
L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
En peu de temps, l'essentiel de Salerne? English translation pending
Nous n'avons que 6 heures d'escale à Salerne et ne tenons pas particulièrement à aller à Amalfi.
Que peut-on voir et apprécier à Salerne ? Y a-t-il des moyens de transport dans cette ville et à quel prix ?
Notre croisière se déroulera à partir du 1er novembre sur le MSC sinfonia.
Peut-on me renseigner sur un budget moyen concernant les boissons pour 1 semaine.
A l'avance, merci🙂
A l'avance, merci🙂
Une semaine à Marrakech à la Toussaint English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de tomber sur ce forum qui semble très appréciable et de bon conseil. Je compte partir avec mon copain au Maroc une semaine à la Toussaint. C'est donc un peu court j'en suis consciente. Nous aimerions partir sur Marrakech tout en allant barouder dans les coins sympas à voir autour ( cascades et autre décors inoubliables).
Le problème c'est que nous ne connaissons pas de guide et ne souhaitons pas nous faire "arnaquer" sur place.
Je pensais louer un voiture pour 3-4 jours. J'ai pu voir grâce à un autre poste une société de location. Est-ce la meilleure solution de pouvoir visiter des petits villages typiques ?
En ce qui concerne les billets d'avion, si vous avez des compagnies un peu moins chers que les autres nous sommes preneurs.
Merci d'avance pour vos conseils.
Je viens de tomber sur ce forum qui semble très appréciable et de bon conseil. Je compte partir avec mon copain au Maroc une semaine à la Toussaint. C'est donc un peu court j'en suis consciente. Nous aimerions partir sur Marrakech tout en allant barouder dans les coins sympas à voir autour ( cascades et autre décors inoubliables).
Le problème c'est que nous ne connaissons pas de guide et ne souhaitons pas nous faire "arnaquer" sur place.
Je pensais louer un voiture pour 3-4 jours. J'ai pu voir grâce à un autre poste une société de location. Est-ce la meilleure solution de pouvoir visiter des petits villages typiques ?
En ce qui concerne les billets d'avion, si vous avez des compagnies un peu moins chers que les autres nous sommes preneurs.
Merci d'avance pour vos conseils.
Itinéraire au Maroc en octobre possible ou non? English translation pending
J'ai besoin de vos lumières pour préparer mon itinéraire pour octobre.
Voici donc le circuit prévu avec une Logan de location.
Marrakech
Cascades d'Ouzoud.
Bin El Ouidane.
Ouaouizarht.
El Ksiba par la route 306 SI POSSIBLE.
Imilchil.
Aït Hani.
Amellago.
Tadirhoust.
Goulmima.
Tineghir.
Skoura.
Ouarzazate.Marrakech.
Est-ce faisable en octobre et en voiture de loc?Est-ce goudronné sur tout le parcours?
Merci pour vos conseils.
Quinze jours en Péloponnèse deuxième quinzaine de septembre English translation pending
Bonjour a tous
Nouvelle sur ce forum je m'adresse à vous afin de trouver un itinéraire intéressant qui englobe le culturel et la détente. Nous partons en couple et nous voulons louer une voiture pour être libres.
Nous arrivons à Athènes le 13 septembre (ville que nous avons déjà visitée il y a quelques années) nous aimerions partir directement pour le Péloponnèse que nous ne connaissons pas et en visiter le maximum.
Nous restons 15 jours.
J'espère profiter de votre expérience en tant qu’itinéraire, logement et bon petit restos tout ça dans un prix qui reste raisonnable.
D'avance je vous remercie de votre aide
Circuit de trois semaines en Corse English translation pending
bonjour
je pars les 3 premieres semaine d'ocobre en corse afin d éviter la foule et voir la corse plus dans sa vrai vie) je vais acheter le guide du routard pour peaufiner tous ca mais si qq un pouvait me donner un e idée de circuit je suis preneur
a savoir: Nous arrivons a ajaccio avce notre voiture puis ensuite aucun imperatif nous ferons 3/4 caming(je sais que bcp ferme fin sept) et 1/4 hotel ou chambre d hotes(preneur si vs avez des adresses pas trop cher ) nous voulons visiter surtout les villes typique, voir de beau paysage qq rando, balade diverse, quleque bon resto typique ou auberge et qq plage donc ci vous avez une idee d itineraire merci d avance
je pars les 3 premieres semaine d'ocobre en corse afin d éviter la foule et voir la corse plus dans sa vrai vie) je vais acheter le guide du routard pour peaufiner tous ca mais si qq un pouvait me donner un e idée de circuit je suis preneur
a savoir: Nous arrivons a ajaccio avce notre voiture puis ensuite aucun imperatif nous ferons 3/4 caming(je sais que bcp ferme fin sept) et 1/4 hotel ou chambre d hotes(preneur si vs avez des adresses pas trop cher ) nous voulons visiter surtout les villes typique, voir de beau paysage qq rando, balade diverse, quleque bon resto typique ou auberge et qq plage donc ci vous avez une idee d itineraire merci d avance
Où atterrir pour ne rien manquer de la grande barrière de Corail et quelle ville visiter? (Australie) English translation pending
Bonjour,
Je serai en Australie du 5 sept au 30 sept. à partir du 18 sept, j'aimerais aller visiter la grande barrière de Corail. Quelle est la compagnie aérienne qui offre de meilleur prix? où dois-je atterir pour ne rien manquer de la grande barrière de Corail? Si je veux me promener entre Cairns et autres petites villes autour, est-ce qu'il y a des bus ou trains qui m'y amèneraient? Je planifie y rester quelques jours avant d'aller à Uluru (ayers Rock). Où devrais-je m'arrêter pour ne rien manquer? Note importante, je voyage seule et je ne suis pas certaine si je serai à l'aise de conduire une voiture toute seule en Australie (je viens du Québec, où on conduit à droite!). Merci de vos conseils.
Nath
Randonnée de Setti Fatma vers Imlil (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Jeune couple, atterrissant fin septembre sur Marrakech pour 8 jours au Maroc, on souhaite avant tout passer quelques jours dans l'Atlas.
Nous pensions opter pour les transports en communs (bus/taxi...) et rejoindre Setti Fatma d'où j'envisagerais de rejoindre Imlil à pied via Tacheddirt et sa vallée... (2jours et demie?)
Que pensez-vous de cet itinéraire? Est-ce un bon choix? Est-t-il praticable en septembre? Devons-nous faire appel à un guide? Faut t il réserver à l'avance pour les gites? Ou... Opteriez-vous pour d'autres itinéraires à votre sens plus judicieux ou intéressants? Tous vos meilleurs plans sont les bienvenus!
Une fois sur Imlil, est t il possible de rejoindre Asni en taxi/minibus ; et de Asni prendre un bus pour Taroudant qui a l'air très intéressante et authentique? De Taroudant, on rejoindrait Essaouira en bus avant de rentrer sur Marrakech.
Merci pour vos conseils/suggestion, on en fera bon usage!
peace!
Jeune couple, atterrissant fin septembre sur Marrakech pour 8 jours au Maroc, on souhaite avant tout passer quelques jours dans l'Atlas.
Nous pensions opter pour les transports en communs (bus/taxi...) et rejoindre Setti Fatma d'où j'envisagerais de rejoindre Imlil à pied via Tacheddirt et sa vallée... (2jours et demie?)
Que pensez-vous de cet itinéraire? Est-ce un bon choix? Est-t-il praticable en septembre? Devons-nous faire appel à un guide? Faut t il réserver à l'avance pour les gites? Ou... Opteriez-vous pour d'autres itinéraires à votre sens plus judicieux ou intéressants? Tous vos meilleurs plans sont les bienvenus!
Une fois sur Imlil, est t il possible de rejoindre Asni en taxi/minibus ; et de Asni prendre un bus pour Taroudant qui a l'air très intéressante et authentique? De Taroudant, on rejoindrait Essaouira en bus avant de rentrer sur Marrakech.
Merci pour vos conseils/suggestion, on en fera bon usage!
peace!
Réservations de maison d'hôtes et paiement au Maroc? English translation pending
Bonjour,
Je pars du 21 octobre au 28 octobre au départ de Paris/Marrakech. Location de voiture à l'aéroport. (4 adultes)
Donnez-moi votre avis sur mon itinéraire.
jour 1 et 2: Marrakech/Skoura (nuits ches Talout) jour 3-4-5 : Skoura/Boumalnes Dades (nuits riad vieilles charrues) Je prends un guide avec 4x4 sur 2 jours pour visiter. jour 6: Boumalnes Dadès/Aît Benhaddou (nuit auberge Ayouze) jour 7; Aît Benhaddou/Marrakech jour 8: Retour sur PARIS
Que pensez-vous de mon circuit? Dois-je réserver par avance et payer un accompte pour chaque endroit où je vais dormir? A Skoura la personne me demande un paiement par mandat à 90% du montant total des 2 nuits pour 4??? Qui peut me donner des conseils sur les paiements et réservations? Merci à vous et je compte sur vous. Sagnettes
Je pars du 21 octobre au 28 octobre au départ de Paris/Marrakech. Location de voiture à l'aéroport. (4 adultes)
Donnez-moi votre avis sur mon itinéraire.
jour 1 et 2: Marrakech/Skoura (nuits ches Talout) jour 3-4-5 : Skoura/Boumalnes Dades (nuits riad vieilles charrues) Je prends un guide avec 4x4 sur 2 jours pour visiter. jour 6: Boumalnes Dadès/Aît Benhaddou (nuit auberge Ayouze) jour 7; Aît Benhaddou/Marrakech jour 8: Retour sur PARIS
Que pensez-vous de mon circuit? Dois-je réserver par avance et payer un accompte pour chaque endroit où je vais dormir? A Skoura la personne me demande un paiement par mandat à 90% du montant total des 2 nuits pour 4??? Qui peut me donner des conseils sur les paiements et réservations? Merci à vous et je compte sur vous. Sagnettes
Voyage au Japon au printemps 2013 English translation pending
bonjour
avant que les prix flambent, je vais prendre mon billet d avion ce mois ci
je suis allée déjà au japon il y a 2 ans en dec/janv
j ai donc décidé d y retourner tellement ce pays m a plu mais pour voir les cerisiers
en fleurs ..... n y allant que 15 jours je pense aller uniquement que vers KYOTO
et HIROSHIMA (je ne retournerai pas du tout à tokyo)
j hésite à partir soit le 22 mars OU le 29 mars
quelqu un peut il me conseiller, svp
merci
sylvie
Voiture décapotable autorisée dans les parcs de l'Ouest américain? English translation pending
bonjour
je viens d'éplucher ce sujet et je vois beaucoup de commentaires mais personne qui affirme avoir fait les parcs americains avec une décapotable
est ce autorisé??? car s'il y a des ours dans certains parcs est on autorisé à rentrer sans capote???
ensuite si certains l'ont fait mi septembre est ce sympa ou fait il trop chaud, froid la nuit etc
nous souhaitons louer une décapotable pour nous faire plaisir -car on n'en a pas en france et le prix reste sensiblement le même qu'une voiture de bonne catégorie- mais si des personnes temoignent que ça reste galère on va se rabattre sur une voiture "normale"
enfin nous sommes 2 adultes et 1 enfant avec 2 gros sac à dos, pensez vous que le coffre permette de les rentrer???
merci de vos retour d'expérience rapides car on doit louer au plus tard ce samedi++++
enfin nous sommes 2 adultes et 1 enfant avec 2 gros sac à dos, pensez vous que le coffre permette de les rentrer???
merci de vos retour d'expérience rapides car on doit louer au plus tard ce samedi++++
Destination pour des randonnées en France? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes actuellement à la recherche d une destination vacances, pour mi aout.
Jeune couple, habitant la région parisienne, sans voiture, aimerait trouver un endroit facile d accès, de jolis paysages, cascades, rivières, animaux lors des randonnées, et offrant également d autres activités sportives (vtt etc) ...et ce pour une durée de 10 / 15 jours environ.
Nous pensions au demarrage aux gorge du verdon, mais a priori non accessible sans voiture. Que conseillez vous, sachant que nous recherchons un minimum le soleil.
D avance Merci Vanessa.
Nous sommes actuellement à la recherche d une destination vacances, pour mi aout.
Jeune couple, habitant la région parisienne, sans voiture, aimerait trouver un endroit facile d accès, de jolis paysages, cascades, rivières, animaux lors des randonnées, et offrant également d autres activités sportives (vtt etc) ...et ce pour une durée de 10 / 15 jours environ.
Nous pensions au demarrage aux gorge du verdon, mais a priori non accessible sans voiture. Que conseillez vous, sachant que nous recherchons un minimum le soleil.
D avance Merci Vanessa.
Visites incontournables à la Martinique? English translation pending
bonjour a tous, j aimerais connaitre les visites incontournables a la martinique, balades en eaux vives snorkeling, plages , croisieres , s il y a des possibilitees de nager avec les dauphins enfin tout ce qui est interressant afin de preparer mon futur voyage dans cette ile (mars 2013) merci a tous
GR 430 "Chemin de St Régis (Haute Loire) English translation pending
Bonjour à tous,
j'envisage de faire le GR 430 "Chemin de St Régis". Si quelques uns sur le forum l'a déjà fait, je voudrai connaitre leurs points de vue sur l'interet de ce sentier par rapport à d'autres plus ou moins dans la région et sur la qualité des hebergements.
Trois jours en Suisse English translation pending
Bonjour chère communauté de voyageurs.
Je serai à Lausanne du 14 au 24 septembre 2012 pour le travail. Et je compte y rester du 24 au 27 septembre. Je serai avec mon sac à dos et je cherche des plans pas trop chers. Mais surtout, des petits trésors! :) Je ne veux pas trop m'éloigner de Lausanne car après, je vais voir des amis à Boullay-les-troux, en banlieue de Paris. Avez-vous de petits conseils à me donner. Idéalement, j'aimerais m'installer à un endroit pour relaxer, faire de petites randonnées en ville ou en nature, faire du vélo, rien de trop athlétique par contre, mais seulement profiter de la vie. Merci de me partager vos suggestions.
Pinguin! :)
Je serai à Lausanne du 14 au 24 septembre 2012 pour le travail. Et je compte y rester du 24 au 27 septembre. Je serai avec mon sac à dos et je cherche des plans pas trop chers. Mais surtout, des petits trésors! :) Je ne veux pas trop m'éloigner de Lausanne car après, je vais voir des amis à Boullay-les-troux, en banlieue de Paris. Avez-vous de petits conseils à me donner. Idéalement, j'aimerais m'installer à un endroit pour relaxer, faire de petites randonnées en ville ou en nature, faire du vélo, rien de trop athlétique par contre, mais seulement profiter de la vie. Merci de me partager vos suggestions.
Pinguin! :)
Billets pour le parc Kruger (urgent) English translation pending
Bonjour à tous,
nous passons 4 nuits fin aout dans le parc Kruger. Et j'ai bien réserver nos nuits par le site sanparks, sauf que je n'ai pas pris nos billets d'entrées au parc. Cela fait plusieurs jours et une dizaine de mails que je demande à Sanparks comment prendre mes billets pour le parc mais on se comprend pas...
Je suis un peu dépité et j'aimerai pouvoir m'assurer les entrées dans le parc...
comment puis-je faire?
merci
nous passons 4 nuits fin aout dans le parc Kruger. Et j'ai bien réserver nos nuits par le site sanparks, sauf que je n'ai pas pris nos billets d'entrées au parc. Cela fait plusieurs jours et une dizaine de mails que je demande à Sanparks comment prendre mes billets pour le parc mais on se comprend pas...
Je suis un peu dépité et j'aimerai pouvoir m'assurer les entrées dans le parc...
comment puis-je faire?
merci
Itinéraire de quatre semaines en Australie English translation pending
Bonjour!
Je suis en train de planifier tranquillement un premier séjour en Australie, destination qui a toujours été un rêve pour moi. Nous prévoyons de partir à deux (ma conjointe et moi) en octobre 2013 (un mois).
Je me suis beaucoup renseigné et évidemment, comme tout le monde, j'aimerais "tout" voir. Je sais pertinemment qu'il faut faire des choix, aussi j'aimerais savoir si mon parcours tient la route. Bref, tous vos conseils sont les bienvenus.
Voici la planification de ce séjour : J1 : Départ
J2 : Avion
J3 : Arrivée à Sydney (le matin). Installation à l’hôtel et visite de Sydney dans l’après-midi
J4 : Visite de Sydney Mrs Macquarie Chair, Jardin Botanique, Opera House et le Harbour Bridge. Dans l'après midi, traversée en ferry pour le Taronga Zoo.
J5 : Visite de Sydney Darling Harbour, Aquarium de Sydney, Chinatown, City Market, Paddy's Market le matin. Manly Beach dans l'après-midi. J6 : Visite de Sydney Visite des Blue Mountains dans la journée, avec la compagnie Happy Coach – 70$ par personne. À remplacer par Jervis Bay / Pebbly Beach sur 2 jours?
J7 : Sydney Journée relaxe - Bondi Beach et/ou Coogee Beach
J8 : Départ de Sydney en avion (matin). Arrivée à Melbourne. Journée à Melbourne : centre-ville, Queen Victoria Market, Southbank, musées et galeries d’art de Federation Square, Melbourne General Post Office, Royal Botanic Gardens
J9 : Melbourne Monter à l’Eureka Tower (300 m) pour admirer la vue, South Yarra, Como House, St Kilda Beach, finir la journée à Brunswick Street
J10 : Melbourne à la Great Ocean Road On récupère le CamperVan et on débute la traversée de Geelong et de Torquay, puis du village de Lorne. Arrêt par-ci par là pour la vue et les animaux. Poursuite de la route jusqu’à Apollo Bay. Dans l’après-midi, Passage à travers le Parc National d’Otway (à faire ou pas?) et profiter du coucher du soleil sur les « Twelve Apostles ». Dodo sur place dans le van.
J11 : Douze Apôtres au Parc national des Grampians Début de journée à Gibson Steps jusqu’à la plage, pour profiter de nouveau des « Twelve Apostles », puis Loch Ard Gorge, et passage devant « London Bridge », « Bay of Martyrs» et « Bay of Islands ». Midi à Warrnambool, puis route jusqu'au Parc National des Grampians. Fin de journée aux Balconies » et au « Reeds Lookout » avant d’arriver pour la nuit à Halls Gap.
J12 : Halls Gap à Adélaïde Matinée : MacKenzie Falls et Hollow Mountain, puis route jusqu'à Horsham pour midi Après-midi: visite de Bordertown (habitat des kangourous gris), traversée de la Murray River, Adelaide Hills avant d’arriver à Cape Jervis ou Adelaïde.
J13 : Visite de Kangaroo Island Départ d'Adelaïde (si tour organisé) ou Cape Jervis (si on prend notre propre van). Voir si tout ce qui suit est possible en van loué. Pennington Bay, Emu Ridge (distillerie), Seal Bay (lions de mer), Little Sahara, puis Vivonne Bay et koalas de Hanson Bay Koala Sanctuary. Promenade nocturne.
J14 : Visite de Kangaroo Island et départ pour Adélaide Matinée dans le Parc National de Flinders Chase, Remarkable Rocks, Admirals Arch à Cape du Couedic. Après-midi à Snake Lagoon et le chemin des ornithorynques. Visite des Stokes Bay +tunnel et plage Retour en fin de journée à Adelaïde.
J15 : Visite de Adélaide Victoria Square, Gouger Street, King William Street, Les Terrasses le matin Parlement, Eglise de la Trinité, Trendy Hutt Street et Haigh's Chocolates l'après midi En fin de journée, promenade le long de Jetty Road et point de vue Colonel Light sur Monefiore Hill
J16 : Adélaïde à Stony Creek Départ matinal pour Clare Valley, traversée des Flinders Ranges et petite rando dans le Parc du Dutchman Stern Le soir, nous campons au milieu des eucalyptus de Stony Creek.
J17 : Stony Creek à Cooper Pedy Route vers Coober Pedy toute la journée, avec visite de la mine de Cooper Pedy le soir.
J18 : Cooper Pedy à Ayers Rock Départ très tôt le matin, arrivée à Ayers Rock vers 18h. C'est la plus longue journée sur la route du voyage.
J19 : Ayers Rock Visite du Cultural Centre and Maruku Arts and Craft Cooperative. Nous prenons un guide pour une visite guidée vers le waterhole of Mutitjulu (à la base de Uluru). En fin d’après-midi, coucher de soleil sur Uluru.
J20 : Lever de soleil à Uluru & Kata Tjuta (Olgas), Alice Springs Lever aux aurores pour observer le levé de soleil sur Uluru, puis visite de Kata Tjuta (4x4 obligatoire? visite guidée?) En après midi, direction Alice Springs, pour prendre l’avion pour Cairns, avec un passage au Atila (Mt Conner). On prend l’avion direction Cairns, où on arrive en soirée.
J21 : Green Island ou Michaelmas Cay Journée découverte de la grande barrière de corail. Green Island ou Michaelmas Cay (à choisir). En fin de journée, petit tour à la Cairns Esplanade Swimming Laggon.
Passer 1 journée de plus dans le coin? Ça vaut le coup d'aller à Port-Douglas?
J22 : Cairns à Townsville 350km de route à prévoir. Location d'une voiture ou d'un Campervan?
Le matin, départ pour le parc national de Wooroonooran. Cascade de Josephine Falls et visite des gorges de Balinda. Après midi, retour vers la côte direction Mission Beach, puis visite de Tully. On continue la route sur la côte avec un passage aux Wallaman Falls. Arrivée en fin de journée à Townsville. J23 : Townsville – Airlie Beach (Whitsunday Islands) Départ le matin de Townsville, pour arriver en début d’après-midi à Airlie Beach. On embarque pour une croisière de 2 jours dans les Whitsunday Islands
J24 : Whitsunday Islands Journée dans les Whitsunday Islands.
J25 : Whitsunday Islands – Rockhampton Dernier jour de croisière dans les Whitsunday Islands. On est de retour à Airlie Beach vers midi. On part pour Rockhampton (6h de route). Sur le chemin, arrêt aux îles de Brampton Island et Carlisle Island, à l’entrée sud des Whitsundays, ou à l’île déserte de Scawfell Island Déjeuner à Mackay. Du temps pour le parc national de Hillsborough??? Départ de Mackay, traversée de Yeppoon. Avant d’arriver à Rockhampton, visite des Capricorn Caves.
J26 : Rockhampton – Hervey Bay (Fraser Island) Encore 6 de route entre Rockhampton et Hervey Bay. Des choses à voir sur la route? De Hervey Bay, on prend le ferry pour Fraser Island. Laisser la voiture à Hervey Bay? Dodo sur Fraser Island (hôtel).
J27 : Fraser Island Journée à explorer Fraser Island avec un guide-ranger 4x4 : Seventy-Five Mile Beach, lacs Wabby et Mackenzie, Eli Creek, le Maheno Wreck et Indian Head. Départ le soir pour Rainbow Beach pour y passer la nuit.
J28 : Rainbow Beach – Noosa Croisière en début de journée pour voir les dauphins (durée?). On reprend ensuite la voiture direction Noosa, pour profiter du parc et de la plage. Dodo à Noosa (hôtel).
J29 : Noosa – Australia Zoo – Brisbane Lever très tôt pour aller vers l’Australia Zoo En après-midi, départ pour rejoindre Brisbane.
J30 : Brisbane Visite de Brisbane : tour en bateau sur le fleuve, visite du Centre culturel du Queensland, Fortitude Valley.
J31 : Départ de Brisbane (le matin) pour un retour vers la dure réalité....
Mes questions : - Est-il indispensable de faire les Blue Mountains à Sydney (1 journée) , ou est-ce mieux de descendre jusqu'à Jervis Bay / Pebbly Beach sur 2 jours? - Pour la visite de Kangaroo Island : par soi-même (Campervan) ou en tour organisé? Nous restons 2 jours sur place. Facile de se déplacer en Campervan et de trouver les points d'attraits touristiques? - D'Adélaïde à Ayers Rock, vaut-il mieux prendre l'avion ou faire le trajet en campervan? L'avion nous fait économiser 2 jours de trajet (on ajouterait alors +1 jour à Sydney et +1 jour pour le trajet Cairns-Brisbane) - Globalement, mon itinéraire est-il raisonnable? - Étant donné que nous partons en octobre, devons-nous zapper le sud (de Melbourne à Adélaïde en passant par Kangaroo Island), au profit de plus de temps sur la barrière de corail?
Merci d'avance à tous pour vos commentaires et votre aide!
Je suis en train de planifier tranquillement un premier séjour en Australie, destination qui a toujours été un rêve pour moi. Nous prévoyons de partir à deux (ma conjointe et moi) en octobre 2013 (un mois).
Je me suis beaucoup renseigné et évidemment, comme tout le monde, j'aimerais "tout" voir. Je sais pertinemment qu'il faut faire des choix, aussi j'aimerais savoir si mon parcours tient la route. Bref, tous vos conseils sont les bienvenus.
Voici la planification de ce séjour : J1 : Départ
J2 : Avion
J3 : Arrivée à Sydney (le matin). Installation à l’hôtel et visite de Sydney dans l’après-midi
J4 : Visite de Sydney Mrs Macquarie Chair, Jardin Botanique, Opera House et le Harbour Bridge. Dans l'après midi, traversée en ferry pour le Taronga Zoo.
J5 : Visite de Sydney Darling Harbour, Aquarium de Sydney, Chinatown, City Market, Paddy's Market le matin. Manly Beach dans l'après-midi. J6 : Visite de Sydney Visite des Blue Mountains dans la journée, avec la compagnie Happy Coach – 70$ par personne. À remplacer par Jervis Bay / Pebbly Beach sur 2 jours?
J7 : Sydney Journée relaxe - Bondi Beach et/ou Coogee Beach
J8 : Départ de Sydney en avion (matin). Arrivée à Melbourne. Journée à Melbourne : centre-ville, Queen Victoria Market, Southbank, musées et galeries d’art de Federation Square, Melbourne General Post Office, Royal Botanic Gardens
J9 : Melbourne Monter à l’Eureka Tower (300 m) pour admirer la vue, South Yarra, Como House, St Kilda Beach, finir la journée à Brunswick Street
J10 : Melbourne à la Great Ocean Road On récupère le CamperVan et on débute la traversée de Geelong et de Torquay, puis du village de Lorne. Arrêt par-ci par là pour la vue et les animaux. Poursuite de la route jusqu’à Apollo Bay. Dans l’après-midi, Passage à travers le Parc National d’Otway (à faire ou pas?) et profiter du coucher du soleil sur les « Twelve Apostles ». Dodo sur place dans le van.
J11 : Douze Apôtres au Parc national des Grampians Début de journée à Gibson Steps jusqu’à la plage, pour profiter de nouveau des « Twelve Apostles », puis Loch Ard Gorge, et passage devant « London Bridge », « Bay of Martyrs» et « Bay of Islands ». Midi à Warrnambool, puis route jusqu'au Parc National des Grampians. Fin de journée aux Balconies » et au « Reeds Lookout » avant d’arriver pour la nuit à Halls Gap.
J12 : Halls Gap à Adélaïde Matinée : MacKenzie Falls et Hollow Mountain, puis route jusqu'à Horsham pour midi Après-midi: visite de Bordertown (habitat des kangourous gris), traversée de la Murray River, Adelaide Hills avant d’arriver à Cape Jervis ou Adelaïde.
J13 : Visite de Kangaroo Island Départ d'Adelaïde (si tour organisé) ou Cape Jervis (si on prend notre propre van). Voir si tout ce qui suit est possible en van loué. Pennington Bay, Emu Ridge (distillerie), Seal Bay (lions de mer), Little Sahara, puis Vivonne Bay et koalas de Hanson Bay Koala Sanctuary. Promenade nocturne.
J14 : Visite de Kangaroo Island et départ pour Adélaide Matinée dans le Parc National de Flinders Chase, Remarkable Rocks, Admirals Arch à Cape du Couedic. Après-midi à Snake Lagoon et le chemin des ornithorynques. Visite des Stokes Bay +tunnel et plage Retour en fin de journée à Adelaïde.
J15 : Visite de Adélaide Victoria Square, Gouger Street, King William Street, Les Terrasses le matin Parlement, Eglise de la Trinité, Trendy Hutt Street et Haigh's Chocolates l'après midi En fin de journée, promenade le long de Jetty Road et point de vue Colonel Light sur Monefiore Hill
J16 : Adélaïde à Stony Creek Départ matinal pour Clare Valley, traversée des Flinders Ranges et petite rando dans le Parc du Dutchman Stern Le soir, nous campons au milieu des eucalyptus de Stony Creek.
J17 : Stony Creek à Cooper Pedy Route vers Coober Pedy toute la journée, avec visite de la mine de Cooper Pedy le soir.
J18 : Cooper Pedy à Ayers Rock Départ très tôt le matin, arrivée à Ayers Rock vers 18h. C'est la plus longue journée sur la route du voyage.
J19 : Ayers Rock Visite du Cultural Centre and Maruku Arts and Craft Cooperative. Nous prenons un guide pour une visite guidée vers le waterhole of Mutitjulu (à la base de Uluru). En fin d’après-midi, coucher de soleil sur Uluru.
J20 : Lever de soleil à Uluru & Kata Tjuta (Olgas), Alice Springs Lever aux aurores pour observer le levé de soleil sur Uluru, puis visite de Kata Tjuta (4x4 obligatoire? visite guidée?) En après midi, direction Alice Springs, pour prendre l’avion pour Cairns, avec un passage au Atila (Mt Conner). On prend l’avion direction Cairns, où on arrive en soirée.
J21 : Green Island ou Michaelmas Cay Journée découverte de la grande barrière de corail. Green Island ou Michaelmas Cay (à choisir). En fin de journée, petit tour à la Cairns Esplanade Swimming Laggon.
Passer 1 journée de plus dans le coin? Ça vaut le coup d'aller à Port-Douglas?
J22 : Cairns à Townsville 350km de route à prévoir. Location d'une voiture ou d'un Campervan?
Le matin, départ pour le parc national de Wooroonooran. Cascade de Josephine Falls et visite des gorges de Balinda. Après midi, retour vers la côte direction Mission Beach, puis visite de Tully. On continue la route sur la côte avec un passage aux Wallaman Falls. Arrivée en fin de journée à Townsville. J23 : Townsville – Airlie Beach (Whitsunday Islands) Départ le matin de Townsville, pour arriver en début d’après-midi à Airlie Beach. On embarque pour une croisière de 2 jours dans les Whitsunday Islands
J24 : Whitsunday Islands Journée dans les Whitsunday Islands.
J25 : Whitsunday Islands – Rockhampton Dernier jour de croisière dans les Whitsunday Islands. On est de retour à Airlie Beach vers midi. On part pour Rockhampton (6h de route). Sur le chemin, arrêt aux îles de Brampton Island et Carlisle Island, à l’entrée sud des Whitsundays, ou à l’île déserte de Scawfell Island Déjeuner à Mackay. Du temps pour le parc national de Hillsborough??? Départ de Mackay, traversée de Yeppoon. Avant d’arriver à Rockhampton, visite des Capricorn Caves.
J26 : Rockhampton – Hervey Bay (Fraser Island) Encore 6 de route entre Rockhampton et Hervey Bay. Des choses à voir sur la route? De Hervey Bay, on prend le ferry pour Fraser Island. Laisser la voiture à Hervey Bay? Dodo sur Fraser Island (hôtel).
J27 : Fraser Island Journée à explorer Fraser Island avec un guide-ranger 4x4 : Seventy-Five Mile Beach, lacs Wabby et Mackenzie, Eli Creek, le Maheno Wreck et Indian Head. Départ le soir pour Rainbow Beach pour y passer la nuit.
J28 : Rainbow Beach – Noosa Croisière en début de journée pour voir les dauphins (durée?). On reprend ensuite la voiture direction Noosa, pour profiter du parc et de la plage. Dodo à Noosa (hôtel).
J29 : Noosa – Australia Zoo – Brisbane Lever très tôt pour aller vers l’Australia Zoo En après-midi, départ pour rejoindre Brisbane.
J30 : Brisbane Visite de Brisbane : tour en bateau sur le fleuve, visite du Centre culturel du Queensland, Fortitude Valley.
J31 : Départ de Brisbane (le matin) pour un retour vers la dure réalité....
Mes questions : - Est-il indispensable de faire les Blue Mountains à Sydney (1 journée) , ou est-ce mieux de descendre jusqu'à Jervis Bay / Pebbly Beach sur 2 jours? - Pour la visite de Kangaroo Island : par soi-même (Campervan) ou en tour organisé? Nous restons 2 jours sur place. Facile de se déplacer en Campervan et de trouver les points d'attraits touristiques? - D'Adélaïde à Ayers Rock, vaut-il mieux prendre l'avion ou faire le trajet en campervan? L'avion nous fait économiser 2 jours de trajet (on ajouterait alors +1 jour à Sydney et +1 jour pour le trajet Cairns-Brisbane) - Globalement, mon itinéraire est-il raisonnable? - Étant donné que nous partons en octobre, devons-nous zapper le sud (de Melbourne à Adélaïde en passant par Kangaroo Island), au profit de plus de temps sur la barrière de corail?
Merci d'avance à tous pour vos commentaires et votre aide!
Seule au Yunnan loin des sentiers battus English translation pending
Bonjour bonjour,
Je suis en pleine preparation de depart a l'aventure made in China et je suis en quete d'infos et conseils sur le Yunnan.
Le principe: Je vais voyager seule, avec un budget plutot limité et ce pour 10jours. Le but est de faire un 'break' nature de Pekin où j'etudie.
Je vais arriver a Kunming et je pense prendre un billet d'avion pour Canton 8jours apres car je dois me rendre a Hong Kong.
Que me conseillez vous de visiter?
Je ne pense pas faire les tres celebres Lijiang Dali, j'ai deja pas mal voyagé en Chine et je commence à en avoir un peu marre du tourisme de masse chinois et autre.
J'ai cru comprendre de YuanYang vallait vraiment le coup, mais où aller ensuite? J'aimerais bien aller vers le Xishuangbanna mais j'ai un peu peur des distances pour rentrer ensuite à Kunming (sachant que je me serai tapé les 45h de train en couchette dure beijing/kunming avant, je vais un peu tester mes limites mais faut pas pousser non plus!)
Qu'en pensez-vous? Je veux un peu m'eloigner de la civilisation mais etant une fille et seule je prefere faire attention.
Je suis en pleine preparation de depart a l'aventure made in China et je suis en quete d'infos et conseils sur le Yunnan.
Le principe: Je vais voyager seule, avec un budget plutot limité et ce pour 10jours. Le but est de faire un 'break' nature de Pekin où j'etudie.
Je vais arriver a Kunming et je pense prendre un billet d'avion pour Canton 8jours apres car je dois me rendre a Hong Kong.
Que me conseillez vous de visiter?
Je ne pense pas faire les tres celebres Lijiang Dali, j'ai deja pas mal voyagé en Chine et je commence à en avoir un peu marre du tourisme de masse chinois et autre.
J'ai cru comprendre de YuanYang vallait vraiment le coup, mais où aller ensuite? J'aimerais bien aller vers le Xishuangbanna mais j'ai un peu peur des distances pour rentrer ensuite à Kunming (sachant que je me serai tapé les 45h de train en couchette dure beijing/kunming avant, je vais un peu tester mes limites mais faut pas pousser non plus!)
Qu'en pensez-vous? Je veux un peu m'eloigner de la civilisation mais etant une fille et seule je prefere faire attention.
Organiser un voyage au Québec pour octobre English translation pending
bonjour,
qui peut m'aider pour organiser mon voyage au quebec, nous partons à 2 , atterrissons à Montréal le 1er octobre pour en repartir le 13 oct, nous voulons faire un circuit, voir Quebec, Tadoussac, etc... JE n'arrive pas à m'organiser, je voudrais louer une voiture et dormir dans des gites ou chez l'habitant, je ne me rends pas compte des distances et ne sais pas combien de temps rester à chaque endroit pour en profiter. Si quelqu'un connait bien ce pays, peut il me faire un planning de voyage à un prix raisonnable , j'attends vos propositions, c'est super sympaaaaaaaaa😎😎😎
Itinéraire pour deux semaines à Sumatra? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaiterions obtenir des informations et vos expériences concernant un itinéraire de 2 semaines sur l'ile de Sumatra. Arrivée à Singapour le 25 Aout avec comme idée de se rendre à Bali ensuite depuis Sumatra.
Merci pour vos conseils
H.
Nous souhaiterions obtenir des informations et vos expériences concernant un itinéraire de 2 semaines sur l'ile de Sumatra. Arrivée à Singapour le 25 Aout avec comme idée de se rendre à Bali ensuite depuis Sumatra.
Merci pour vos conseils
H.
Visite à Trans-en-Provence et environs English translation pending
Bonjour,
Je pars à Trans en Provence. Qui peux me dire ce qu'il y a à visiter dans la région ?
Merci
D'Est en Ouest: la France à vélo English translation pending
Bonjour, je me presente: jeune trentenaire, mariée depuis juin 2012. Notre voyage de noces se fera à vélo🙂, car nous sommes tous les 2 cyclos. Nous partirons de Bouxwiller (68) pour rejoindre Bordeaux (33). Durée du voyage: 13 jours dont 10 à rouler (un peu + de 1000km). Nous commencerons notre périple sur l'eurovelo 6 jusqu'à Paray-le-Monial, puis direction Clermont, puis traverserons le Cantal direction Aurillac. Prendrons ensuite la direction de Sarlat, Bergerac en longeant la Dordogne. Arrivés à Bordeaux, retour en train direction Strasbourg.
Je recherche des infos, des conseils ou mêmes des alternatives d'itinéraires... A tracer notre voyage itinerant sur carte, j'ai peur de passer à côté de qqchose de sympa sans m'en être rendue compte😕.
J'attends vos commentaires et suggestions.
Merci d'avance
Road trip de Seattle au parc du Yellowstone English translation pending
Bonjour à tous
J'envisage pour septembre 2013 pour environ un mois un road trip qui partirait de Seattle pour arriver au parc du Yellowstone.
En prenant des idées trouvees sur le forum voici une première ébauche
Seattle>Olympic NP>Rainier>St Helen>John Day>SHshone falls>Craterin the moon>Yellowstone
Combien de temps me conseillez vous de rester à chaque étape sans courir ?
Donnez moi des idées, étapes trop longues , étapes à rajouter
Mes priorités , j'adore randonner( mais pas plus de 5heures) et donc m'imprégnier plus de nature que de villes
Nous aurons une voiture de location pour nous déplacer et nous serons 2 adultes;
J'attends vos bonnes idées
Merci😏😏
La Crète vers l'est ou l'ouest? English translation pending
Nous partons a deux 17 jours en crête du 1 août au 17. Pour éviter la masse faut-il partir à l'est ou à l'ouest? on recherche des coins tranquilles au bord de l'eau....
Séjour de dix jours au Monténégro et en Albanie English translation pending
Bonjour,
Mon conjoint et moi-même nous rendons au Monténégro et en Albanie d'ici une quinzaine de jours. Nous avons prévu le circuit suivant : Arrivée à Podgorica (Aéroport) --> Trajet Podgorica à Tirana --> Traversée de l'Albanie par l'Ouest (7 jours) --> Retour au Monténégro avec découverte du Sud du Monténégro (3 jours)
Quelques interrogations : - Quelles solutions pour le trajet Podgorica à Tirana ? Pas possible de louer une voiture au Monténégro et d'entrer en Albanie avec pour des questions d'assurance J'ai lu qu'il y a un train faisant Podgorica à Shkoder (est-ce qu'il va jusqu'à Tirana ? Est-ce qu'il y a sinon des trains ou des bus qui vont de Shkoder à Tirana ? Comment puis-je me procurer les horaires ? Quels sont les temps de trajet ?) - Trajet Albanie Nous avons prévu de traverser l'Albanie par l'Ouest en faisant notamment (Tirana, Région de Berat, Région du Lac Koman, Riviera Albanaise, Région de Saranda...). Quels sont les indispensables ? Est-ce que nous loupons quelque chose si nous ne faisons pas toute la partie Est et Nord ? - Hôtels Est-ce que vous avez des hôtels de charme à me conseiller ? - Monténégro du Sud Nous avons prévu de faire la Baie de Kotor Quels sont les indispensables ? A ne pas manquer ?
Un immense merci par avance pour votre aide, Caroline
Mon conjoint et moi-même nous rendons au Monténégro et en Albanie d'ici une quinzaine de jours. Nous avons prévu le circuit suivant : Arrivée à Podgorica (Aéroport) --> Trajet Podgorica à Tirana --> Traversée de l'Albanie par l'Ouest (7 jours) --> Retour au Monténégro avec découverte du Sud du Monténégro (3 jours)
Quelques interrogations : - Quelles solutions pour le trajet Podgorica à Tirana ? Pas possible de louer une voiture au Monténégro et d'entrer en Albanie avec pour des questions d'assurance J'ai lu qu'il y a un train faisant Podgorica à Shkoder (est-ce qu'il va jusqu'à Tirana ? Est-ce qu'il y a sinon des trains ou des bus qui vont de Shkoder à Tirana ? Comment puis-je me procurer les horaires ? Quels sont les temps de trajet ?) - Trajet Albanie Nous avons prévu de traverser l'Albanie par l'Ouest en faisant notamment (Tirana, Région de Berat, Région du Lac Koman, Riviera Albanaise, Région de Saranda...). Quels sont les indispensables ? Est-ce que nous loupons quelque chose si nous ne faisons pas toute la partie Est et Nord ? - Hôtels Est-ce que vous avez des hôtels de charme à me conseiller ? - Monténégro du Sud Nous avons prévu de faire la Baie de Kotor Quels sont les indispensables ? A ne pas manquer ?
Un immense merci par avance pour votre aide, Caroline
Randonnée à ne pas louper dans le Var? English translation pending
Bonjour a tous...
Moi et ma chérie allons partir au moins d’août, deux semaine a la Seyne sur mer, et pour en profiter a 200%, j'ai quelques petites questions:
1 : Quels sont les randos a ne pas louper??? J'ai rechercher sur internet bien sur, et j'ai trouver les plus grosse balade a faire en gros, comme les calanques ou l'ile de Porquerolles, mais c'est vague, peux être pourriez vous me renseigner plus sur ce sujet, si vous connaisais "The" chemin a prendre pour en avoir plein la vue, et aussi si vous connaissais des petites randos pas très connu du grand public, moins touristique donc plus sauvage, n’hésitez pas a m'en faire part.
2 : Est-t'il possible de bivouaqué une petite nuit sans avoir de problème?? genre poser la tente le soir et repartir du grand matin, c’est quelque chose que j'aimerais vraiment essayer et j'aimerais savoir si c'est possible et ou le faire?? le rêve aurais étais le bord de plage, dans une petite crique isolé la ou il doit plus y avoir beaucoup de monde le soir, a votre avis c'est possible?? ou il y a souvent des gardes qui surveilles les cotes??
3 : Dernière question, pas très importante, mais je pose quand même, étant avec ma chérie, j'aurais aimé voir un petit coucher de soleil, savais vous quel balade romantique faire le soir pour avoir la plus belle vue du coucher de soleil??? ou alors quel ville avec une belle vue de coucher de soleil sur la mer?? D’après moi, Sanary sur mer ou Six-four les plages me semble idéal vu que la mer est orienté vers l'ouest, mais on sais jamais, peux être connaissiez vous une ville avec beaucoup plus de charme le soir.
Voila, je pense que c'est tout, désolé pour mes nombreuses questions, mais j'ai trop peur de loupé des trucs, a chaque fois c'est pareil ^^
Merci d'avance pour vos futur bon conseils 🙂
Moi et ma chérie allons partir au moins d’août, deux semaine a la Seyne sur mer, et pour en profiter a 200%, j'ai quelques petites questions:
1 : Quels sont les randos a ne pas louper??? J'ai rechercher sur internet bien sur, et j'ai trouver les plus grosse balade a faire en gros, comme les calanques ou l'ile de Porquerolles, mais c'est vague, peux être pourriez vous me renseigner plus sur ce sujet, si vous connaisais "The" chemin a prendre pour en avoir plein la vue, et aussi si vous connaissais des petites randos pas très connu du grand public, moins touristique donc plus sauvage, n’hésitez pas a m'en faire part.
2 : Est-t'il possible de bivouaqué une petite nuit sans avoir de problème?? genre poser la tente le soir et repartir du grand matin, c’est quelque chose que j'aimerais vraiment essayer et j'aimerais savoir si c'est possible et ou le faire?? le rêve aurais étais le bord de plage, dans une petite crique isolé la ou il doit plus y avoir beaucoup de monde le soir, a votre avis c'est possible?? ou il y a souvent des gardes qui surveilles les cotes??
3 : Dernière question, pas très importante, mais je pose quand même, étant avec ma chérie, j'aurais aimé voir un petit coucher de soleil, savais vous quel balade romantique faire le soir pour avoir la plus belle vue du coucher de soleil??? ou alors quel ville avec une belle vue de coucher de soleil sur la mer?? D’après moi, Sanary sur mer ou Six-four les plages me semble idéal vu que la mer est orienté vers l'ouest, mais on sais jamais, peux être connaissiez vous une ville avec beaucoup plus de charme le soir.
Voila, je pense que c'est tout, désolé pour mes nombreuses questions, mais j'ai trop peur de loupé des trucs, a chaque fois c'est pareil ^^
Merci d'avance pour vos futur bon conseils 🙂
Circuit à partir de Casablanca pour finir à Marrakech? English translation pending
Bonjour,
je prépare un petit trip au Maroc à 3 fin avril 2013. Je pensais partir de Marrackech et me diriger vers ouarzazate et ses alentours (vallée du Draa, du dades etc), mais les tarifs d'avion m'ont orientés vers un autre départ et change un tantinet la donne du circuit prévu.
Je pense donc partir de Casablanca et repartir de Marrackech. Entre les deux ?? Avez-vous des idée ? rejoindre Marrackech depuis Casa en passant par ? rejoindre les dunes en passant par ? pour finir à Marrackech ??
C'est large...laisse libre votre imagination et vos bonnes idées. Je privilégie les payages, villes et villages sympas pour finir dans la folie touristique de MArrackech.
Merci.
Je pense donc partir de Casablanca et repartir de Marrackech. Entre les deux ?? Avez-vous des idée ? rejoindre Marrackech depuis Casa en passant par ? rejoindre les dunes en passant par ? pour finir à Marrackech ??
C'est large...laisse libre votre imagination et vos bonnes idées. Je privilégie les payages, villes et villages sympas pour finir dans la folie touristique de MArrackech.
Merci.