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Cuba carte de credit et dollard à Cuba English translation pending
Désolé mon premier message n'est pas apparu.
Est-ce qu'on peux utilisé Visa a Cuba?
On paie toujours cash?
Question idiote, Il y a t'il des guichets automatique?
On tient tout l'argent du voyage sur nous?
Richard
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Question idiote, Il y a t'il des guichets automatique?
On tient tout l'argent du voyage sur nous?
Richard
Quelques campings à me conseiller en Bretagne? English translation pending
Bonjour à tous
Cet été je pédale en France : en Bretagne et Loire-Atlantique. En gros : Redon - Carhaix par le Canal de Nantes à Brest direction Concarneau puis le littoral Sud, quelques îles, golfe du Morbihan Guérande - Pornic.
Les tarifs stratosphériques de certains campings m'affolent un peu. Il est vrai que je pars à la mauvaise période : fin juillet - mi août...
Quant aux tarifs cyclos, j'en ai trouvé quelques uns mais à partir de la presqu'île de Rhuys et jusqu'à Pornic je sèche un peu... il reste l'option bivouac mais dans les coins très touristiques, je préfère éviter et surtout pouvoir me "poser" afin de me donner le temps de visiter :)
Avez vous des campings à me conseiller - toute catégories confondues - pour leur accueil, leur confort et/ou leurs tarifs, de Port Navalo à Pornic (où j'ai déjà réservé un hébergement).
Merci !
Cet été je pédale en France : en Bretagne et Loire-Atlantique. En gros : Redon - Carhaix par le Canal de Nantes à Brest direction Concarneau puis le littoral Sud, quelques îles, golfe du Morbihan Guérande - Pornic.
Les tarifs stratosphériques de certains campings m'affolent un peu. Il est vrai que je pars à la mauvaise période : fin juillet - mi août...
Quant aux tarifs cyclos, j'en ai trouvé quelques uns mais à partir de la presqu'île de Rhuys et jusqu'à Pornic je sèche un peu... il reste l'option bivouac mais dans les coins très touristiques, je préfère éviter et surtout pouvoir me "poser" afin de me donner le temps de visiter :)
Avez vous des campings à me conseiller - toute catégories confondues - pour leur accueil, leur confort et/ou leurs tarifs, de Port Navalo à Pornic (où j'ai déjà réservé un hébergement).
Merci !
Agences sérieuses pour la Namibie et le Botswana? English translation pending
Bonjour
nous souhaitons partir en couple en 2019 😉en Namibie et Botswana. Est ce que des personnes qui ont déjà fait ce voyage peuvent nous conseiller des agences sérieuses ? Nous souhaitons louer un véhicule et partir pour 3 semaines environ avec alternance camping et hébergement niveau moyen.
nous avons eu une offre de l'agence Samsara. Qui connait cette agence et est parti récemment avec eux sur cette destination ?
merci pour vos retours
Edwige
Aide choix de vélo English translation pending
Bonjour à tous,
Je vis actuellement à Chiang Mai, au nord de la Thailande. J'ai envie de rentrer en France à vélo. Je me souviens en France, un magasin spécialisé me proposait un vélo neuf, d'une marque allemande (vélo visiblement connu des grands voyageurs, mais j'ai oublié la marque) pour environ 1400€, sans compter les sacoches.
Ici à CM, il est difficile de trouver un vélo de ce type, mais un petit magasin m'en propose 2 d'occasion. Je suis très surprise par leur prix, d'autant qu'ils ne semblent pas avoir les mêmes qualités que celui que j'ai vu en France.
Le 1er, de la marque Thorn, il m'en demande 88 000 baths (environ 2260 €), sans les sacoches. Je le trouve très cher, il a 4 ans, et il y a un système de vitesse (voir photo jointe), qui protège les pignons, je ne connais pas ce système, je me demande si c'est fiable, et surtout, si ça lache et que je me trouve au milieu de nul part, qui va savoir réparer ça ?




Le second vélo, de la marque Surly (mais non vérifiable car il a retiré les étiquettes) qui a 6 ans, il m'en demande, tout compris, dans les 60 000 baths (1550€). Il va remettre une semelle en cuir neuve, des pneux résistants, et 5 sacoches. Je ne sais pas si ce vélo est fait pour un trajet si long, je suis un peu perdue. Je sais que prix n'est pas toujours gage de qualité.


Si vous avez un avis, des conseils, ou même si vous êtes déjà passé par CM et que vous connaissez un endroit un peu plus spécialisé, je suis preneuse.
Merci :)
Je vis actuellement à Chiang Mai, au nord de la Thailande. J'ai envie de rentrer en France à vélo. Je me souviens en France, un magasin spécialisé me proposait un vélo neuf, d'une marque allemande (vélo visiblement connu des grands voyageurs, mais j'ai oublié la marque) pour environ 1400€, sans compter les sacoches.
Ici à CM, il est difficile de trouver un vélo de ce type, mais un petit magasin m'en propose 2 d'occasion. Je suis très surprise par leur prix, d'autant qu'ils ne semblent pas avoir les mêmes qualités que celui que j'ai vu en France.
Le 1er, de la marque Thorn, il m'en demande 88 000 baths (environ 2260 €), sans les sacoches. Je le trouve très cher, il a 4 ans, et il y a un système de vitesse (voir photo jointe), qui protège les pignons, je ne connais pas ce système, je me demande si c'est fiable, et surtout, si ça lache et que je me trouve au milieu de nul part, qui va savoir réparer ça ?




Le second vélo, de la marque Surly (mais non vérifiable car il a retiré les étiquettes) qui a 6 ans, il m'en demande, tout compris, dans les 60 000 baths (1550€). Il va remettre une semelle en cuir neuve, des pneux résistants, et 5 sacoches. Je ne sais pas si ce vélo est fait pour un trajet si long, je suis un peu perdue. Je sais que prix n'est pas toujours gage de qualité.


Si vous avez un avis, des conseils, ou même si vous êtes déjà passé par CM et que vous connaissez un endroit un peu plus spécialisé, je suis preneuse.
Merci :)
Entrée en Russie via la Biélorussie English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte faire le transsibérien en septembre en partant en train de Paris. Je regardais les modalités du visa biélorusse sur le site d'Action Visa quand je suis tombé sur cette indication :
INFORMATION: Les voyageurs étrangers, de nationalité non-russes et non-biélorusses, ne sont pas autorisés à entrer en Russie par voie terrestre (route ou train) depuis la Biélorussie malgré la présentation d’un visa russe en cours de validité.
Pourtant, en cherchant sur le forum, j'ai l'impression que pas mal de monde est déjà passé en transit par la Biélorussie avant d'entrer sur le territoire russe.
Est-ce une nouvelle règle ? Quelle est votre expérience sur le sujet ?
Merci d'avance pour votre aide,
Thomas
Je compte faire le transsibérien en septembre en partant en train de Paris. Je regardais les modalités du visa biélorusse sur le site d'Action Visa quand je suis tombé sur cette indication :
INFORMATION: Les voyageurs étrangers, de nationalité non-russes et non-biélorusses, ne sont pas autorisés à entrer en Russie par voie terrestre (route ou train) depuis la Biélorussie malgré la présentation d’un visa russe en cours de validité.
Pourtant, en cherchant sur le forum, j'ai l'impression que pas mal de monde est déjà passé en transit par la Biélorussie avant d'entrer sur le territoire russe.
Est-ce une nouvelle règle ? Quelle est votre expérience sur le sujet ?
Merci d'avance pour votre aide,
Thomas
De la sierra à la selva English translation pending
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur.
Les photos sont visibles sur le site:
http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur diff��rentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur diff��rentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
Itinéraire de cinq semqaines en Nouvelle-Calédonie en 2014 English translation pending
Bonjour tout le monde ,
Je prépare " à bloc" notre prochain voyage au Caillou, qu'on va s'offrir pour mes 50 ans et nos 30 ans de mariage et j'aimerais bien votre avis sur celui-ci ( le voyage, pas le mariage ! ) . De plus, j'ai 2-3 p'tites questions additionnelles, donc le post sera fatalement long, désolée. 😉 (Merci d'avance à Ilederêve et Caroletdavid s'ils veulent bien me donner leurs avis et suggestions, je suis preneuse - quant à Moomin, bé on se verra dans pas long 😛)
En gros : Le voyage est prévu du 29.03 au 2.05, soit 5 semaines, avec un stop de 3 jours à Sydney pour visiter cette ville qui nous intéresse aussi. Donc nous arriverons à Nouméa le jeudi 03.04 et je pensais prendre une chambre à l'hôtel Le Lagon pour 3 nuits. Ces 3 premiers jours à Nouméa nous permettront de visiter la ville, de s'imprégner des couleurs, des odeurs, de visiter l'aquarium et le Centre Culturel Tjibaou (incontournables pour nous) et autres découvertes. A l'arrivée à Nouméa, je prévois en outre de louer une voiture de type B (Kil. illimité et ass.-risque chez Point-Rouge (ou Loca Choc si ca existe toujours ?) Pour une semaine de road-trip. A partir du dimanche 6.04 jusqu'au 12.04, nous partons " en brousse" avec ( plus ou moins) l'itinéraire suivant: Jour 1 - Nouméa - Boulouparis : 77 Km- Voir le "bonhomme", distillerie de niaouli, Caférie et escapade à l'ilot Ténia. Pas encore d'idée de logement (ou alors pousser peut-être jusqu'à Farino ou La Foa... à voir) Jour 2 Boulouparis- Koné- 193 KM Logement à Hôtel Colibri Jour 3: Koné - Poum - 156 km Nuit en bungalow au Malabou Jour 4 : Poum - Poindimié 246 km Accueil en Tribu chez les Lindéraliques. On m'a donné un tuyau "Chez Dydyme Kouné we Foinbanon". Il paraît que l'accueil et le gite sont super-sympas. Jour 5 :Poindimié - Sarraméa (avec un crochet par Ponérihouen pour la caférie) Sarraméa - 163 km Logement à l'hôtel Evasion 130 Jour 6 Sarraméa - Nouméa- 124 KM Rendre la bagnole et retour à l'hôtel Le Lagon
12.04.- Transfert en avion vers Lifou- Hébergement au Drehu Village - Voiture de location. 19.04- Lifou- Nouméa - vol de transfert vers Maré - Voiture de location prévue . Hébergement en Tribu chez les Luengoni * Chez Bella" Patel. 17.04 Toujours à Lifou, mais au Gîte Seday ( si possible la paillotte sur le rocher) 19.04 - Maré - Nouméa - vol de transfert vers Ouvéa Hébergement à l'hôtel "Paradis" pour 2 nuits, puis transfert "chez Dydyce" , une accueil en Tribu qui semble très chouette. 25.04 - Ouvéa- Nouméa- Kunié IDP- hébergement au Gite Nataïwatch. 29.04 - Retour à Nouméa- Hôtel le Lagon 30.04 - 12h50- Vol de retour via Sydney et Dubaï
On prévoit un budget d'environ 20 - 25'000 euros (tout compris) pour 2 personnes. On ne veut pas faire de grosses folies mais on veut pouvoir se faire plaisir... Voilà (à peu près) mon programme... Jouable? pas jouable? Merci par avance de vos trucs et astuces...🙂
Passons aux questions: 1) En partant en avril, on va malheureusement louper la période où les baleines à bosses viennent mettre bas du côté de Prony. Mais y a-t'il des chances que nous puissions croiser des requins-baleines à quelque part durant notre séjour? On est bien conscients que ce sont des animaux libres et sauvages, mais y a-t'il néanmoins des secteurs où nous aurions plus de chance de les apercevoir que d'autres ???
2) En 2014, nous avons appris qu'il va y avoir les élections provinciales et aussi un (ou plusieurs...) référendum pour l'Indépendance de la Nouvelle- Calédonie. Sachant que le mois dernier il y a eu des grèves et des manifestations contre " La Vie chère" ( que je comprends tout à fait, d'ailleurs...) pendant quinze jours, je voudrais savoir si, en arrivant au mois d'avril, on ne risque pas de se retrouver dans une "poudrière". Il me semble que les élections ont lieu en mai, mais merci de me le confirmer.
3) les allers-retours en avion entre Nouméa et les 3 Loyautés me gavent un peu, même si le trajet est relativement court. N'y a-t'il vraiment aucune possibilité de rallier les îles les unes avec les autres avec un bateau directement ???
4) Et si, vous connaissez une "station" où on pourrait passer la nuit et côtoyer des stockmen ou comment partager "un coup d'pêche" au crabe avec des broussards sympas (en éclusant une ou deux "Number One après coup..), je prends volontiers note...
Merci encore de m'avoir lue et j'attends avec plaisir vos commentaires, bonnes adresses ou astuces diverses. Dans l'intervalle, je vais me replonger dans " La Brousse en Folie" 😛
Cordiales salutations et tata ! Corine
Je prépare " à bloc" notre prochain voyage au Caillou, qu'on va s'offrir pour mes 50 ans et nos 30 ans de mariage et j'aimerais bien votre avis sur celui-ci ( le voyage, pas le mariage ! ) . De plus, j'ai 2-3 p'tites questions additionnelles, donc le post sera fatalement long, désolée. 😉 (Merci d'avance à Ilederêve et Caroletdavid s'ils veulent bien me donner leurs avis et suggestions, je suis preneuse - quant à Moomin, bé on se verra dans pas long 😛)
En gros : Le voyage est prévu du 29.03 au 2.05, soit 5 semaines, avec un stop de 3 jours à Sydney pour visiter cette ville qui nous intéresse aussi. Donc nous arriverons à Nouméa le jeudi 03.04 et je pensais prendre une chambre à l'hôtel Le Lagon pour 3 nuits. Ces 3 premiers jours à Nouméa nous permettront de visiter la ville, de s'imprégner des couleurs, des odeurs, de visiter l'aquarium et le Centre Culturel Tjibaou (incontournables pour nous) et autres découvertes. A l'arrivée à Nouméa, je prévois en outre de louer une voiture de type B (Kil. illimité et ass.-risque chez Point-Rouge (ou Loca Choc si ca existe toujours ?) Pour une semaine de road-trip. A partir du dimanche 6.04 jusqu'au 12.04, nous partons " en brousse" avec ( plus ou moins) l'itinéraire suivant: Jour 1 - Nouméa - Boulouparis : 77 Km- Voir le "bonhomme", distillerie de niaouli, Caférie et escapade à l'ilot Ténia. Pas encore d'idée de logement (ou alors pousser peut-être jusqu'à Farino ou La Foa... à voir) Jour 2 Boulouparis- Koné- 193 KM Logement à Hôtel Colibri Jour 3: Koné - Poum - 156 km Nuit en bungalow au Malabou Jour 4 : Poum - Poindimié 246 km Accueil en Tribu chez les Lindéraliques. On m'a donné un tuyau "Chez Dydyme Kouné we Foinbanon". Il paraît que l'accueil et le gite sont super-sympas. Jour 5 :Poindimié - Sarraméa (avec un crochet par Ponérihouen pour la caférie) Sarraméa - 163 km Logement à l'hôtel Evasion 130 Jour 6 Sarraméa - Nouméa- 124 KM Rendre la bagnole et retour à l'hôtel Le Lagon
12.04.- Transfert en avion vers Lifou- Hébergement au Drehu Village - Voiture de location. 19.04- Lifou- Nouméa - vol de transfert vers Maré - Voiture de location prévue . Hébergement en Tribu chez les Luengoni * Chez Bella" Patel. 17.04 Toujours à Lifou, mais au Gîte Seday ( si possible la paillotte sur le rocher) 19.04 - Maré - Nouméa - vol de transfert vers Ouvéa Hébergement à l'hôtel "Paradis" pour 2 nuits, puis transfert "chez Dydyce" , une accueil en Tribu qui semble très chouette. 25.04 - Ouvéa- Nouméa- Kunié IDP- hébergement au Gite Nataïwatch. 29.04 - Retour à Nouméa- Hôtel le Lagon 30.04 - 12h50- Vol de retour via Sydney et Dubaï
On prévoit un budget d'environ 20 - 25'000 euros (tout compris) pour 2 personnes. On ne veut pas faire de grosses folies mais on veut pouvoir se faire plaisir... Voilà (à peu près) mon programme... Jouable? pas jouable? Merci par avance de vos trucs et astuces...🙂
Passons aux questions: 1) En partant en avril, on va malheureusement louper la période où les baleines à bosses viennent mettre bas du côté de Prony. Mais y a-t'il des chances que nous puissions croiser des requins-baleines à quelque part durant notre séjour? On est bien conscients que ce sont des animaux libres et sauvages, mais y a-t'il néanmoins des secteurs où nous aurions plus de chance de les apercevoir que d'autres ???
2) En 2014, nous avons appris qu'il va y avoir les élections provinciales et aussi un (ou plusieurs...) référendum pour l'Indépendance de la Nouvelle- Calédonie. Sachant que le mois dernier il y a eu des grèves et des manifestations contre " La Vie chère" ( que je comprends tout à fait, d'ailleurs...) pendant quinze jours, je voudrais savoir si, en arrivant au mois d'avril, on ne risque pas de se retrouver dans une "poudrière". Il me semble que les élections ont lieu en mai, mais merci de me le confirmer.
3) les allers-retours en avion entre Nouméa et les 3 Loyautés me gavent un peu, même si le trajet est relativement court. N'y a-t'il vraiment aucune possibilité de rallier les îles les unes avec les autres avec un bateau directement ???
4) Et si, vous connaissez une "station" où on pourrait passer la nuit et côtoyer des stockmen ou comment partager "un coup d'pêche" au crabe avec des broussards sympas (en éclusant une ou deux "Number One après coup..), je prends volontiers note...
Merci encore de m'avoir lue et j'attends avec plaisir vos commentaires, bonnes adresses ou astuces diverses. Dans l'intervalle, je vais me replonger dans " La Brousse en Folie" 😛
Cordiales salutations et tata ! Corine
SunWing et sa limite de bagage English translation pending
SunWing est de loin la compagnie qui applique la politique la plus restrictive en terme de limite de poids pour les bagages, Je fais référence ici spécifiquement à l'itinéraire Montréal - Cuba (car la dite limite peut varier selon les destinations) - Or, il me semble que avec une limite de 5kg (bagage de cabine) et 15kg (bagage de soute) pour un total ne devant pas excéder 20kg cette compagnie se démarque clairement des autres par sa mesquinerie sur ce point. Ajoutez à cela que c'est également une des compagnie qui va vous charger le plus cher par kg d'excédent et ils n'hésitent pas à le faire. Soyez bien informé, car dans ces conditions il pourrait être beaucoup plus économique de laisser sur place la bouteille de rhum et les quelques souvenirs que vous auriez aimé rapporter de Cuba ...
Je dois ajouter que j'ai voyagé souvent avec cette compagnie qui tant qu'a moi a toujours respecté ses horaires de vol et offert un service à bord dont je n'ai jamais eu à me plaindre, alors n'interprétez pas mal mes propos, mais il reste que leur politique de poids-bagage est un irritant inutile. Alors que toutes les compagnies permettent un bagage de soute de 20kg (et parfois plus) chez Sunwing on orbite à l'extérieur du système solaire avec un chiche 15kg et j'ai toujours eu l'impression qu'on m'attendait au détour pour me charger un excédent. Comme on est dans le domaine de la libre concurence, je vais éviter cette commpagnie à l'avenir et en même temps me libérer du stress de voyager avec des valises qui sont toujours ¨limites¨ avec ce transporteur - Dommage!
Je dois ajouter que j'ai voyagé souvent avec cette compagnie qui tant qu'a moi a toujours respecté ses horaires de vol et offert un service à bord dont je n'ai jamais eu à me plaindre, alors n'interprétez pas mal mes propos, mais il reste que leur politique de poids-bagage est un irritant inutile. Alors que toutes les compagnies permettent un bagage de soute de 20kg (et parfois plus) chez Sunwing on orbite à l'extérieur du système solaire avec un chiche 15kg et j'ai toujours eu l'impression qu'on m'attendait au détour pour me charger un excédent. Comme on est dans le domaine de la libre concurence, je vais éviter cette commpagnie à l'avenir et en même temps me libérer du stress de voyager avec des valises qui sont toujours ¨limites¨ avec ce transporteur - Dommage!
Location de voiture avec Alamo à Orlando English translation pending
Bonjour,
Je compte partir 9 jours en Floride, plus précisément à Orlando et je souhaite louer une Mustang Cabriolet. Après avoir lus plusieurs TOPIC sur les différentes assurances à prendre obligatoirement, j'ai commencer à chercher sur les différents site de locations.
A force, je m'y perds un peut.
Voila ce que me propose Alamo :
Pour 9 jours de location de la catégorie (Mustang Convertible ou similaire)
Collision Damage Waiver Full Inclus Extended Protection Inclus Customer Facility Charge 2.50 Par Jour Inclus Airport Access Fee 10% Inclus Tire/battery Fee .02 Par Jour Inclus Florida Surcharge 2.00 Par Jour Inclus Vehicle License Fee .69 Par Jour Inclus Sales Tax Inclus Unlimited Mileage Inclus
Que signifie CDW Full ? Extended Protecion, je suppose que cela remplace la LIS ?
Pensez-vous que cela suffise pour rouler tranquille ?
Merci de vos réponses
Je compte partir 9 jours en Floride, plus précisément à Orlando et je souhaite louer une Mustang Cabriolet. Après avoir lus plusieurs TOPIC sur les différentes assurances à prendre obligatoirement, j'ai commencer à chercher sur les différents site de locations.
A force, je m'y perds un peut.
Voila ce que me propose Alamo :
Pour 9 jours de location de la catégorie (Mustang Convertible ou similaire)
Collision Damage Waiver Full Inclus Extended Protection Inclus Customer Facility Charge 2.50 Par Jour Inclus Airport Access Fee 10% Inclus Tire/battery Fee .02 Par Jour Inclus Florida Surcharge 2.00 Par Jour Inclus Vehicle License Fee .69 Par Jour Inclus Sales Tax Inclus Unlimited Mileage Inclus
Que signifie CDW Full ? Extended Protecion, je suppose que cela remplace la LIS ?
Pensez-vous que cela suffise pour rouler tranquille ?
Merci de vos réponses
Cadeaux aux femmes de chambre, hôtel Playa Pesquero, Holguin? English translation pending
Bonsoir,
Je reviens visiter le site après plusieurs mois.
Heureusement j`avais noté mot de passe etc...
Nous prévoyons partir vers le 13 janvier. Ceux qui sont allés à cet hôtel, qu`est-ce qu`ils se donnaient comme cadeau au femme de chambre.
Et comment était la plage ?
Merci de vos réponses
Nous prévoyons partir vers le 13 janvier. Ceux qui sont allés à cet hôtel, qu`est-ce qu`ils se donnaient comme cadeau au femme de chambre.
Et comment était la plage ?
Merci de vos réponses
Précisions sur le pass pour les parcs nationaux aux Etats-Unis? English translation pending
bonjour à tous,
je cherche des précisions sur les pass pour les parcs des usa : faut il l'acheter avant le départ?, est il nécessaire pour les enfants?quels sont les sites concernés ?
je ne trouve que peu de discussions à ce sujet sur le forum?
merci de vos avis.
merci de vos avis.
Consulat de Lyon pour l'obtention du visa chinois? English translation pending
Bonjour, j'ai cherché mais pas trouvé :
nous partons dans un mois pour shanghai : (tout est réservé, billet, hotel ....il manque les visas ! A paris c'est la jungle, alors je souhaiterai tenter ailleurs).
Peut on faire les visa par courrier, adressé directement au consulat de lyon ?
si non :
peut on faire déposer, par une connaissance, les papiers pour le visa (papiers + passeports) au consulat de Lyon,
faut-il un papier pour la procuration ?
le paiement se fait uniquement par CB ?
Y a t il beaucoup de monde ?
et pas moyen d'avoir le consulat au téléphone .... !!
merci d'avance pour vos réponses
Avion raté à cause d'un changement d'horaire: qui est responsable? English translation pending
Bonjour,
Nous avons pris un billet tour du monde en juillet 2008 auprès d'une agence pour un voyage entre septembre 2008 et juin 2009 ; dans l'intervalle, un des vols a été modifié, et pas qu'un peu, pusqu'il a été avancé de 24h. Bref, pas informés, nous avons raté l'avion ; l'agence nous l'a reprogrammé pour les jours suivants mais ce retard nous a obligés à annuler un autre vol (avec des frais), prévu en interne, une réservation d'hôtel et fait perdre des jours de location pour un camping-car (non remboursés). A qui devons-nous demander des comptes pour tous ces frais ? A l'agence de voyage qui ne nous a pas prévenus ? Cerise sur le gâteau, nous avions quand même préféré (pour justement ne pas prendre de risque) nous rendre, quelques jours avant le vol, au bureau de la compagnie Qantas, à Tahiti, qui assurait le vol en question. L'employée un peu désinvolte ne s'est pas aperçu que le vol avait 24h d'avance, elle nous l'a donc confirmé au niveau des horaires mais sans nous donner la date. Il y a aussi sûrement une responsabilité à trouver de ce côté-là mais la première n'est-elle pas celle de l'agence de voyages (d'après ce que je sais, la confirmation n'a pas un caractère obligatoire) ? Merci pour votre aide.
Nous avons pris un billet tour du monde en juillet 2008 auprès d'une agence pour un voyage entre septembre 2008 et juin 2009 ; dans l'intervalle, un des vols a été modifié, et pas qu'un peu, pusqu'il a été avancé de 24h. Bref, pas informés, nous avons raté l'avion ; l'agence nous l'a reprogrammé pour les jours suivants mais ce retard nous a obligés à annuler un autre vol (avec des frais), prévu en interne, une réservation d'hôtel et fait perdre des jours de location pour un camping-car (non remboursés). A qui devons-nous demander des comptes pour tous ces frais ? A l'agence de voyage qui ne nous a pas prévenus ? Cerise sur le gâteau, nous avions quand même préféré (pour justement ne pas prendre de risque) nous rendre, quelques jours avant le vol, au bureau de la compagnie Qantas, à Tahiti, qui assurait le vol en question. L'employée un peu désinvolte ne s'est pas aperçu que le vol avait 24h d'avance, elle nous l'a donc confirmé au niveau des horaires mais sans nous donner la date. Il y a aussi sûrement une responsabilité à trouver de ce côté-là mais la première n'est-elle pas celle de l'agence de voyages (d'après ce que je sais, la confirmation n'a pas un caractère obligatoire) ? Merci pour votre aide.
Écotourisme: compenser carbone votre voyage aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
en échangeant avec une membre de ce forum, valeriejean pour ne pas la citer 😉, il nous est venu l'envie de faire découvrir la "compensation carbone" à ceux qui n'en connaissent pas encore le principe. N'ayant pas (encore ?) un forum dédié à l'écologie sur VF, nous lançons le sujet sur le forum des Etats-Unis... avant peut-être d'en toucher d'autres.
De plus en plus de personnes prennent conscience de l'importance de protéger la nature, de veiller sur notre planète. Mais concrétement, comment agir ? Je ne vais pas m'étendre sur les solutions de notre quotidien (transport en commun, vélo, produits peu énergivores, productions locales...), ce n'est pas le lieu. Mais en revanche, si vous êtes sur ce forum c'est que comme moi vous voyagez... et donc comme moi polluez de façon conséquente par vos moyens de transports. Et quand on est accro des voyages, difficile de "décrocher", d'arrêter de voyager voire même de "réduire la voilure". Et ce même pour une bonne cause. Faut dire notre belle planète est encore terriblement séduisante malgré les agresssions qu'elle subie...
Moi, je culpabilise dès que je mets en marche le moteur d'une voiture . Alors pensez-bien que quand je prends l'avion... Alors pour me faire un peu pardonner, je "compense carbone" via un site comme http://www.actioncarbone.fr (association GoodPlanet) présidée par Yann Arthus-Bertrand et soutenu par le gouvernement français via l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Ca veut tout simplement dire que les tonnes de CO2 rejetés par mes transports seront "compensées" par une somme d'argent que je verserai à cette association, somme investie dans des projets environnementaux (programmes de reforestation ou d'équipement en réservoir de biogaz par exemple). C'est le principe du pollueur-payeur mais avec l'assurance que l'argent sera utilisé pour l'écologie.
De nombreux sites proposent maintenant des calculateurs de CO2 permettant de connaître votre pollution CO2. Sur actioncarbone : une petite simulation indique qu'un trajet Paris-San Francisco (AR) dégage environ 4 tonnes de CO2, soit plus de 2 fois de ce qu'il faudrait qu'un individu dégage sur une année complète pour que son impact soit absorbé par dame nature !!! Si on rajoute les quelques milliers de km de voiture sur place... Le site actioncarbone propose de compenser ce trajet avion en versant moins de 80 € (1 personne) pour ce trajet, somme modique quand on sait que les versements effectués à l'association sont déductibles des impôts, comme le serait un don au Téléthon par exemple. Ce qui fait qu'au final, moins de 30 € sortiront de votre poche. L'association envoie une preuve du paiement pour justificatif aux impôts.
C'est une façon de s'excuser de n'avoir pas su résister à la tentation de l'avion et pour la grosse pollution créée, façon aussi de se responsabiliser mais sans se disculpabiliser pour autant. Moi je prévois ce budget supplémentaire dans le coût global de mon voyage. Alors on pourra toujours dire que ce système favorise les "riches" qui ont les moyens de payer donc continuerons de voyager autant mais rapellons que c'est un acte volontaire donc fait par quelqu'un qui veut s'impliquer un tant soit peu pour l'écologie. Et puis, je préfère quand même voir les personnes compenser, à défaut de révolutionner leur comportement, que ne rien faire du tout.
Ce serait bien que de nombreux VF-voyageurs fassent cette démarche. Pour votre voyage au USA. Puis pour vos futures autres voyages... Vous verrez que si vous n'êtes pas encore spécialement sensibilisés sur ce sujet, ça deviendra un réflexe qui vous suivra dans la vie de tous les jours.
Autre idée : pour ceux qui ont un site web, un blog... Un petit mot sur vos pages, un bandeau défilant : ça peut informer quelques personnes sur le sujet et vous vous sentirez un peu + impliqué(e).
Petit sondage : combien sommes-nous sur ce forum à compenser carbone actuellement ? Ou qui envisageons de le faire pour notre prochain voyage ? Initialisation du compteur à : 2. En espérant qu'il monte rapidement...
Mes derniers mots seront ceux de ValerieJean : "C'est bien de se préoccuper de la planète"...
De plus en plus de personnes prennent conscience de l'importance de protéger la nature, de veiller sur notre planète. Mais concrétement, comment agir ? Je ne vais pas m'étendre sur les solutions de notre quotidien (transport en commun, vélo, produits peu énergivores, productions locales...), ce n'est pas le lieu. Mais en revanche, si vous êtes sur ce forum c'est que comme moi vous voyagez... et donc comme moi polluez de façon conséquente par vos moyens de transports. Et quand on est accro des voyages, difficile de "décrocher", d'arrêter de voyager voire même de "réduire la voilure". Et ce même pour une bonne cause. Faut dire notre belle planète est encore terriblement séduisante malgré les agresssions qu'elle subie...
Moi, je culpabilise dès que je mets en marche le moteur d'une voiture . Alors pensez-bien que quand je prends l'avion... Alors pour me faire un peu pardonner, je "compense carbone" via un site comme http://www.actioncarbone.fr (association GoodPlanet) présidée par Yann Arthus-Bertrand et soutenu par le gouvernement français via l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Ca veut tout simplement dire que les tonnes de CO2 rejetés par mes transports seront "compensées" par une somme d'argent que je verserai à cette association, somme investie dans des projets environnementaux (programmes de reforestation ou d'équipement en réservoir de biogaz par exemple). C'est le principe du pollueur-payeur mais avec l'assurance que l'argent sera utilisé pour l'écologie.
De nombreux sites proposent maintenant des calculateurs de CO2 permettant de connaître votre pollution CO2. Sur actioncarbone : une petite simulation indique qu'un trajet Paris-San Francisco (AR) dégage environ 4 tonnes de CO2, soit plus de 2 fois de ce qu'il faudrait qu'un individu dégage sur une année complète pour que son impact soit absorbé par dame nature !!! Si on rajoute les quelques milliers de km de voiture sur place... Le site actioncarbone propose de compenser ce trajet avion en versant moins de 80 € (1 personne) pour ce trajet, somme modique quand on sait que les versements effectués à l'association sont déductibles des impôts, comme le serait un don au Téléthon par exemple. Ce qui fait qu'au final, moins de 30 € sortiront de votre poche. L'association envoie une preuve du paiement pour justificatif aux impôts.
C'est une façon de s'excuser de n'avoir pas su résister à la tentation de l'avion et pour la grosse pollution créée, façon aussi de se responsabiliser mais sans se disculpabiliser pour autant. Moi je prévois ce budget supplémentaire dans le coût global de mon voyage. Alors on pourra toujours dire que ce système favorise les "riches" qui ont les moyens de payer donc continuerons de voyager autant mais rapellons que c'est un acte volontaire donc fait par quelqu'un qui veut s'impliquer un tant soit peu pour l'écologie. Et puis, je préfère quand même voir les personnes compenser, à défaut de révolutionner leur comportement, que ne rien faire du tout.
Ce serait bien que de nombreux VF-voyageurs fassent cette démarche. Pour votre voyage au USA. Puis pour vos futures autres voyages... Vous verrez que si vous n'êtes pas encore spécialement sensibilisés sur ce sujet, ça deviendra un réflexe qui vous suivra dans la vie de tous les jours.
Autre idée : pour ceux qui ont un site web, un blog... Un petit mot sur vos pages, un bandeau défilant : ça peut informer quelques personnes sur le sujet et vous vous sentirez un peu + impliqué(e).
Petit sondage : combien sommes-nous sur ce forum à compenser carbone actuellement ? Ou qui envisageons de le faire pour notre prochain voyage ? Initialisation du compteur à : 2. En espérant qu'il monte rapidement...
Mes derniers mots seront ceux de ValerieJean : "C'est bien de se préoccuper de la planète"...
Transport entre Marsa Shagra et Wadi Lahami (Égypte) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous nous rendons en individuel en Egypte l'été prochain et nous devons rallier Wadi lahami à partir de l'écolodge marsa shagra. Les prix indiqués par le red sea safari sont exorbitant.
Pour 4 ils demandent 200 euros !! C'est peut être parce qu'ils ont le monopole dans le coin.
Est ce que l'un d'entre vous est passé outre leurs services pour la liaison entre les 2 camps ? Est ce que malgré le désert, il est possible de trouver un véhicule faisant le trajet pour beaucoup moins cher ?
merci par avance
Nous nous rendons en individuel en Egypte l'été prochain et nous devons rallier Wadi lahami à partir de l'écolodge marsa shagra. Les prix indiqués par le red sea safari sont exorbitant.
Pour 4 ils demandent 200 euros !! C'est peut être parce qu'ils ont le monopole dans le coin.
Est ce que l'un d'entre vous est passé outre leurs services pour la liaison entre les 2 camps ? Est ce que malgré le désert, il est possible de trouver un véhicule faisant le trajet pour beaucoup moins cher ?
merci par avance
Confort d'un vol Paris-Kuala Lumpur sur Malaysia Airlines en B 777-200? English translation pending
Bonjour à tous, je me rend en Février 2007 à Phuket avec la malaysia Airlines via Kuala Lumpur. Le vol Paris-KL est oppéré en Boeing 777-200.J'ai réussi tant bien que mal a me procurer un plan de la cabine du B777 et j'ai appri que la conficuration en classe éco était 2-5-2 ce qui ne me semble pas très commode vu que nous somme 3.
Quelqu'un à t'il deja voyagé sur un appareil de ce type de cette compagnie entre Paris et KL?
Le confort à bord et la configuration ne sont ils pas un peu sommaire et mal foutu?
Par ailleur j'ai vu que ces appareils sont équipé d'un espace priere pour les musulmans quelqu'un sait il un quoi consiste cet espace?
Merci
Requin en Asie du Sud-Est English translation pending
D'accord, certains dirot que je suis complètement folle, mais je me risque!
Je prévois faire ma certification de plongée à Nha Trang pour, par la suite, pouvoir faire de la plongée en Thaïlande (phiphi) pour la dernière partie de mon voyage. Mais j'ai peur des requins! Ayant horriblement peur de me faire arracher une jambe par ces magnifique prédateur marins pendant mes excursions, je voulais savoir, voir ètre rassurée mème, y a t-il bcp de requins en thailande et au vietnam?
Gore Tex: est-il tellement miraculeux? English translation pending
Au risque de paraître désagréable, je m'interroge franchement sur l'efficacité miraculeuse que tant de gens prettent au Gore Tex. Certe il s'agit de membranes "respirantes", qui laissent passer l'humidité du corps et sont censées éviter de baigner dans son jus.
Mais l'efficacité n'est elle pas limitée à une utilisation non intensive ? Sauf à s'équiper de pied en cape de matériel issu de la Nasa à prix d'or, un tissu imperméable respirant n'évacuera pas la transpiration instantanément.
Avec une faible activité physique, d'accord ça fonctionne, surtout par exemple pour les mains ou les pieds. Bien sûr les propriétés respirantes favorisent le transfert, c'est "mieux que si c'était pire", mais avec un vélo (non électrique), on a vite fait de monter en température. Alors de là à dire que c'est la panacée...
A ma connaissance, le seul moyen d'éviter vraiment de baigner dans son jus, c'est une bonne aération, seule capable d'évacuer les calories et l'humidité.
En fait, le principale point fort de GoreTex © ne serait-il pas marketing ??
Plongée aux Açores? English translation pending
Bonjour!
Je pars en voyage de randonnée aux Açores en juillet prochain. Je prévois rester 1 semaine supplémentaire (2 semaines, c'est pas assez!😉) et en profiter pour faire de la plongée si les îles s'y prêtent. Est-ce que les fonds sont intéressants (je débute)? Quelle(s) île(s) privilégier? Tous les commentaires / références / tuyaux sont les bienvenus!
Merci!
Je pars en voyage de randonnée aux Açores en juillet prochain. Je prévois rester 1 semaine supplémentaire (2 semaines, c'est pas assez!😉) et en profiter pour faire de la plongée si les îles s'y prêtent. Est-ce que les fonds sont intéressants (je débute)? Quelle(s) île(s) privilégier? Tous les commentaires / références / tuyaux sont les bienvenus!
Merci!
Cherche quelqu'un pour déposer un colis à Hanoï English translation pending
bonjour notre fils est actuellement a hanoi en stage je souhaite lui faire parvenir un petit colis est ce que quelqu un qui se rend a hanoi aurait une petite place dans sa valise et serait d accord pour lui donner sur place merci beaucoup de votre aide
Thaïlande: fermeture indéterminée de plusieurs îles, parcs nationaux et sites de plongée English translation pending
attention surtout pour ceux qui paient des prestations sur internet pour des visites organisées dans les iles parc national et pour des plongées...
vous ne pourrez plus voir pour une durée indéterminée koh tachai (similans) et koh phi phi et bien d'autres sites ....se renseigner surtout avant de payer pour rien......
dommage pour les nouveaux visiteurs de ce beau pays qui hélas n'a pas su préserver la richesse des iles et des fonds marins qui sont très abîmés
la suite c'est là : www.thailande-fr.com/...mmages-lies-tourisme
vous ne pourrez plus voir pour une durée indéterminée koh tachai (similans) et koh phi phi et bien d'autres sites ....se renseigner surtout avant de payer pour rien......
dommage pour les nouveaux visiteurs de ce beau pays qui hélas n'a pas su préserver la richesse des iles et des fonds marins qui sont très abîmés
la suite c'est là : www.thailande-fr.com/...mmages-lies-tourisme
L'étonnant retour de l'ours noir américain English translation pending
bonjour,
l'ours étant souvent invoqué sur ce forum voici un peu d'info sur le sujet
L'étonnant retour de l'ours noir américain
Le déclin de l'ours noir Pendant plus de deux siècles et jusque vers 1950 la population de l'ours noir aux Etats Unis a systématiquement décliné pour disparaître totalement de certaines régions et parvenir à un point de quasi extinction dans d'autres. et puis grâce à la combinaison de plusieurs facteurs elle a commencé à se reconstruire et depuis 1980 elle montre une étonnante expansion
Une population en expansion Il y aurait maintenant près de 900 000 ours noirs en Amérique du Nord répartis à peu près pour moitié au Canada et aux Etats Unis Cette première carte en montre la répartition à l'echelle continentale
Map of where bears live in North America? - Geology.com
Cette seconde carte en montre la répartition Etat par Etat pour les Etats Unis et le tableau suivant l'estimation disponible pour les principales Provinces Canadiennnes

Colombie Britannique 150 000 pour 944 735 km² dont Vancouver island 10 000 pour 32 134 km² Ontario 95 000 pour 1 076 000 km² Quebec 70000 (?) pour 1 542 000 km² Alberta 35000 pour 661 848 km² Manitoba 30 000 pour 648 000 km2 Saskatchewan 30 000 (?) pour 652 000 km2 New Brunswick 20 000 pour 73 000km2 Newfoundland Labrador autour de 8000 ( seulement!) pour 405 000 km2
mais pour situer les zônes à plus forte densité de population il faut évidemment aller plus en détail car à l'intérieur des Etats ou des Provinces la répartition est fortement différente selon le biotope par exemple les ours du Wisconsin sont concentrés dans le tiers nord de l’État.
Ceci dit ce qui est plus intéressant c'est d'observer la bonne santé de l'ours noir en Amérique du Nord dont le domaine s'étend partout de nouveau significativement depuis …. disons les trois dernières décennies après avoir dramatiquement rétréci pendant plus de deux siècles L'accroissement le plus spectaculaire est probablement celui qui s'observe sur ''la Côte Est'' des Etats Unis ce qui inclut les Appalaches
Quelques exemples choisis:
New York
quand on évoque New York c'est à la ville que l'on pense mais pas à l'ours noir qui prospère cependant de nouveau dans les forêts de l’État et dont le domaine enserre de plus en plus étroitement le couloir agricole le long de l'Interstate 90 Pas loin de 8000 ours prospèreraient dans les montagnes encaissantes Catskill , Allegheny, Adirondacks certains descendant même dans les terres agricoles et y causant des dommages

New Jersey :
le cas du New JERSEY est tout à fait intéressant. Il y a quarante ans la population se chiffrait en dizaines d'individus...Après des hauts et des bas la population en 2015 est estimée à 3600 ours présents dans chacun des 21 comtés mais avec une forte concentration dans le Nord-Ouest c'est à dire le Piedmont Appalachien (entre un quart et un tiers du territoire) à partir d'oû s'est faite la reconquête des dernières décennies.
Click for maps 1995-2014
Il se trouve donc que l’État qui montre la plus forte densité de population humaine est également celui qui affiche une des plus fortes concentrations d'ours En milieu urbanisé les ours s'aventurent dans les jardins , les aires de jeux les piscines etc. il essaient même d'entrer par la chatière😛 !

et l'un de ces ours est un habitué...il est bien reconnaissable puisqu'il se déplace exclusivement sur deux pattes…. Il semble , comme on le voit sur d'autres videos, qu'il soit handicapé des pattes avant ce qui l'a conduit à privilégier la marche plantigrade...
Étonnant ! L'ours qui marche debout !
Voilà qui aurait marqué l'esprit des Inuit ou plutôt des Esquimaux d'antan
WATCH: Upright Black Bear Roams North Jersey Neighborhood
La notion de bear country elle même tend à se distendre d'autant qu'apparaît ''l'ours urbanisé'' qu'on pourrait appeler '' ursus urbanus''. Il aurait en effet tendance à suivre le mode de vie des raccons et autres coyotes en migrant jusque dans les faubourgs des métropoles… ou plutôt en y effectuant des raids alimentaires souvent mais pas exclusivement nocturnes ... … en attendant mieux, peut-être !
North Carolina
le cas de la Caroline du Nord est tout aussi spectaculaire il y a une quarantaine d'année l'ours était présent à l'Ouest au coeur des Great Smoky Mountains d'une part et , à l'Est, dans les plaines côtières en bord d'océan d'autre part. Il était absent du Piedmont et de la grande majorité de l’État compris entre ces deux zones Depuis il a progressé depuis l'Ouest en descendant des montagnes et surtout, pression démographique oblige, depuis l'Est en remontant de la côte laquelle contient une des plus fortes concentrations du pays. Il y aurait donc maintenant 15 000 ours dans l’État avec un fort pôle côtier et un fort pôle appalachien. et çà donne çà :

Massachusset : quelques centaines d'individus il y a trente cinq ans, 4500 actuellement
autre exemple : dans l'Ouest comme en Utah cher aux touristes on est passé de 2000 en 1990 à plus de 4000 en 2014
Quelques endroit privilégiés pour observer l'ours noir (hors Alaska)
Yellowstone : évidemment, en tant que Parc National
Ile de Vancouver façade ouest : l'ile serait maintenant habitée par près de 10000 ours pour 32 000 km² mais fortement concentrés sur la côte ouest. C'est une côte que j'ai bien fréquentée à pied et déjà, plusieurs décennies en arrière, on y rencontrait ou apercevait des ours au moins deux ou trois fois par semaine. On ne dispose pas de statistiques propres à la façade Ouest mais elle pourrait être de l'ordre de 55 ours pour 100 km²
Chapleau game Reserve Ontario 60 ours par 100 km2 c'est le chiffre donné pour cette Réserve Naturelle oû la chasse est évidemment interdite
Le Piedmont Appalachien du New Jersey A peu près dans n'importe quelle forêt du coin NO de l’État et même près des zônes urbaines comme la Ramapo State Forest
La côte Nord Est de la Caroline du Nord
Inaugural Festival to Celebrate Black Bears | Coastal .
Conséquences de cette expansion L'extension significative du domaine et l'accroissement de la population de l'ours a évidemment des conséquences . Le nombre de confrontations avec l' homme a tendance à croître pour une simple raison arithmétique d'autant que la population humaine croît elle aussi et s'installe dans des lieux oû l'ours jusque là était jusque là bien tranquille ( bears were here first ) et que les citadins ont pris goût à s'immerger dans la nature...

ce qui fait que le nombre de contacts directs allant de l'égratignure à la blessure traumatisante ou invalidante ainsi que le nombre d'incidents de nuisances de toutes sortes est bien supérieur à celui des attaques fatales qui reste cependant la référence citée en tout premier lorsque l'on évoque le risque ours
Elle ne sont pas toujours fatales mais peuvent être traumatisantes ou invalidantes telle celle dont a été victime une conseur du USGS (Geological Survey) qui au cours de son travail s'est fait attaquer et dévorer vif les deux bras par un ours noir prédateur et qui n'a dû sa survie qu'à la présence d'un assistant à proximité et celle de l'hélicoptère également à proximité. Depuis elle porte deux prothèses
Et l'actualité récente (juin et octobre) rapporte trois cas de campeurs attaqués par un ours noir durant leur sommeil. Dans deux des cas l'ours s'en est pris à la tête du dormeur et dans deux des cas l'ours prédateur a été abattu à l'aide d'une arme de poing. Dans un cas , en juin, la victime a été sévèrement blessée à la tête et aura besoin de chirurgie plastique réparatrice... Mais il s'en tire mieux que le jeune homme qui vers 1970, près de Revelstoke BC avait réussi à sauver sa copine en attaquant un grizzly avec son couteau. Lui avait été vraiment défiguré. Il avait reçu une décoration des mains de la reine Elisabeth pour son courage
En conséquence de quoi les vingt dernières années ont vu se développer tant au Canada qu'aux Etats Unis des programmes du type Bear Smart, Bear Aware, Bear Wise... ou similaires visant à éduquer les personnes et à prévenir les accidents physiques lorsque c'est l'homme qui visite le '' bear country'' ainsi que les dommages aux biens et l'abattage injustifié d'ours intrusifs lorsque c'est l'ours qui visite l'habitat humain !
Un exemple historique typique est celui de Revelstoke en Colombie Britannique oû l'initiative remonte à 1994
The Revelstoke Bear Aware program was borne of the determination and compassion of the citizens of our community. In 1994, our landfill was surrounded by electric fencing and bears were no longer able to feed there. Grown accustomed to garbage as a food source, local bears turned to garbage in the city. That year 62 bears were either killed or relocated. The following year, the berry crop failed and 23 bears were killed and 25 were relocated. The community was becoming increasingly uncomfortable with the hazards of bears in our neighborhoods, and upset about the number of bears being shot.
The goal of the Revelstoke Bear Aware Program is to identify and reduce human behaviour that attracts bears to urban areas. The results have been impressive. Before the education program was implemented, an average of 27 bears were killed in Revelstoke each year. Now that average is less than 7. The Revelstoke program was so successful that in 1998 it served as a model for the province-wide initiative of the British Columbia Conservation Foundation’s Bear Aware program (now part of WildSafeBC)
Ces programmes comportent des séminaires de formation à l'initiative de sociétés privée, d'organisations non gouvernementales ou de structures Provinciales
Bear Awareness Online Course | First Aid Safety Training
Bear Aware: Working in Bear Country
Black Bear - WildSafeBC
Dans certains Etats et s'est également posée sur le plus long terme la question de la régulation de la population. Un exemple celui de l’État de New York qui vient d'éditer :
Black Bear Management Plan for New York State 2014-2024
Même en Alaska pourtant ''bear country'' par excellence les autorités ont senti le besoin d'éduquer les visiteurs bien sûr mais aussi les locaux ( local patrons). Depuis quelques années le mois d'avril est officiellement proclamé Bear Awareness Month
Les intrusions humaines en ''bear country'' liées au tourisme sont peut -être les plus médiatisées mais celles liées aux activités forestières ou à l'exploration ( minière, pétrolifère, gazière…) reçoivent maintenant une attention particulière pour deux raisons : - d'une part les travailleurs des ces industries sont particulièrement exposés et ont d'ailleurs payé un lourd tribut, - d'autre part les attaques considérées comme accidents du travail mettent maintenant en scène les Commissions d'accidents du travail connues dans l'Ouest sous le nom de '' Worker's Compensation Board''.
En 2006 au Yukon, un prospecteur qui '' piquetait des claims'' fut tué par un ours (grizzly en l'occurrence)... Pour la première fois dans les annales le Worker's Compensation Board du Yukon a poursuivi en justice son employeur sous plusieurs charges dont celle de ne pas avoir entraîné son employé et celle de ne pas lui avoir fourni un équipement de défense ou de dissuasion adéquat. Je ne sais pas ce qu'il est advenu au procès qui a suivi mais l'attitude des compagnies a commencé à changer…
Cependant en 2011 dans un certain nombre de camps d'exploration la situation était encore jugée '' laxiste'' en termes de sécurité les ours circulant librement dans le camp en ayant accès aux poubelles..
… l'an dernier dans le district des sables à huile de Fort Mac Murray en Alberta au milieu d'un camp qui cependant respectait les mesures de sécurité, en plein après midi, un ours noir a attaqué une technicienne et malgré l'intervention de deux collègues avec extincteurs, canon à eau et corne de brume l'ours a finit par tuer sa proie.
Un peu plus tard cette même année l' association de géophysiciens basée à Calgary ( CAGC= Canadian Association of Geophysical Contractors) a mis au point une série de protocoles à mettre en œuvre pour la sécurité des travailleurs en '' bear country'' qui servent déjà de référence à nombre de professionnels impliqués pour la formation de leur personnel …
Une sorte d'analyse du risque comme on le fait dans l'industrie sur d'autres thèmes
Le premier protocole peut être résumé en deux tableaux :
- le premier tableau destiné à évaluer le risque montre en abscisse une situation de risque croissant selon l'environnement et en ordonnées une situation de risque croissant (vers le bas) selon le comportement de l'ours .
Le croisement de ces deux sources génère 25 cases regroupées en 7 groupes de risque croissant. Case de haut à gauche situation normale case en bas à droite risque maximun recours à l'arme à feu autorisé

- le second tableau donne un éventail de mesures à considérer pour chacun ds 7 groupes en question

Tout cela est évidemment assez sophistiqué et assez théorique mais comme support à une formation çà doit être plutôt utile et -si l'on a tendance à être cynique- permet en tous cas de se mettre à l'abri de poursuites. En tous cas le principe d'intégrer la gestion du '' risque ours'' est maintenant accepté et inclut notamment l'entraînement au maniement rapide du bear spray avec un contenu inerte (apprendre à dégainer plus vite que son ombre par exemple et à bien maîtriser son jet )


'' de mon temps'' comme on dit 🙂! rien de tout çette sophistication n'existait. Dans les secteurs exposés on équipait les camps au moins d'un fusil, comme arme de dissuasion en premier lieu, comme arme ultime de défense en second lieu. Un minimum de formation était donné aux volontaires jugés aptes. On autorisait également, sous certaines conditions, l'apport d'une arme personnelle et pour le reste on comptait sur les fusées d'alarme, le rock'n roll enregistré à fond les hauts parleurs , les poêles à frire en guise de bangers etc...! Quand à la protection des tentes isolées …. on faisait travailler son imagination et avec les moyens du bord Quand un camp comportait des membres autochtones le cas était parfois traité plus radicalement et c'était l'occasion de goûter à la viande d'ours !

l'ours étant souvent invoqué sur ce forum voici un peu d'info sur le sujet
L'étonnant retour de l'ours noir américain
Le déclin de l'ours noir Pendant plus de deux siècles et jusque vers 1950 la population de l'ours noir aux Etats Unis a systématiquement décliné pour disparaître totalement de certaines régions et parvenir à un point de quasi extinction dans d'autres. et puis grâce à la combinaison de plusieurs facteurs elle a commencé à se reconstruire et depuis 1980 elle montre une étonnante expansion
Une population en expansion Il y aurait maintenant près de 900 000 ours noirs en Amérique du Nord répartis à peu près pour moitié au Canada et aux Etats Unis Cette première carte en montre la répartition à l'echelle continentale
Map of where bears live in North America? - Geology.com
Cette seconde carte en montre la répartition Etat par Etat pour les Etats Unis et le tableau suivant l'estimation disponible pour les principales Provinces Canadiennnes

Colombie Britannique 150 000 pour 944 735 km² dont Vancouver island 10 000 pour 32 134 km² Ontario 95 000 pour 1 076 000 km² Quebec 70000 (?) pour 1 542 000 km² Alberta 35000 pour 661 848 km² Manitoba 30 000 pour 648 000 km2 Saskatchewan 30 000 (?) pour 652 000 km2 New Brunswick 20 000 pour 73 000km2 Newfoundland Labrador autour de 8000 ( seulement!) pour 405 000 km2
mais pour situer les zônes à plus forte densité de population il faut évidemment aller plus en détail car à l'intérieur des Etats ou des Provinces la répartition est fortement différente selon le biotope par exemple les ours du Wisconsin sont concentrés dans le tiers nord de l’État.
Ceci dit ce qui est plus intéressant c'est d'observer la bonne santé de l'ours noir en Amérique du Nord dont le domaine s'étend partout de nouveau significativement depuis …. disons les trois dernières décennies après avoir dramatiquement rétréci pendant plus de deux siècles L'accroissement le plus spectaculaire est probablement celui qui s'observe sur ''la Côte Est'' des Etats Unis ce qui inclut les Appalaches
Quelques exemples choisis:
New York
quand on évoque New York c'est à la ville que l'on pense mais pas à l'ours noir qui prospère cependant de nouveau dans les forêts de l’État et dont le domaine enserre de plus en plus étroitement le couloir agricole le long de l'Interstate 90 Pas loin de 8000 ours prospèreraient dans les montagnes encaissantes Catskill , Allegheny, Adirondacks certains descendant même dans les terres agricoles et y causant des dommages

New Jersey :
le cas du New JERSEY est tout à fait intéressant. Il y a quarante ans la population se chiffrait en dizaines d'individus...Après des hauts et des bas la population en 2015 est estimée à 3600 ours présents dans chacun des 21 comtés mais avec une forte concentration dans le Nord-Ouest c'est à dire le Piedmont Appalachien (entre un quart et un tiers du territoire) à partir d'oû s'est faite la reconquête des dernières décennies.
Click for maps 1995-2014
Il se trouve donc que l’État qui montre la plus forte densité de population humaine est également celui qui affiche une des plus fortes concentrations d'ours En milieu urbanisé les ours s'aventurent dans les jardins , les aires de jeux les piscines etc. il essaient même d'entrer par la chatière😛 !

et l'un de ces ours est un habitué...il est bien reconnaissable puisqu'il se déplace exclusivement sur deux pattes…. Il semble , comme on le voit sur d'autres videos, qu'il soit handicapé des pattes avant ce qui l'a conduit à privilégier la marche plantigrade...
Étonnant ! L'ours qui marche debout !
Voilà qui aurait marqué l'esprit des Inuit ou plutôt des Esquimaux d'antan
WATCH: Upright Black Bear Roams North Jersey Neighborhood
La notion de bear country elle même tend à se distendre d'autant qu'apparaît ''l'ours urbanisé'' qu'on pourrait appeler '' ursus urbanus''. Il aurait en effet tendance à suivre le mode de vie des raccons et autres coyotes en migrant jusque dans les faubourgs des métropoles… ou plutôt en y effectuant des raids alimentaires souvent mais pas exclusivement nocturnes ... … en attendant mieux, peut-être !
North Carolina
le cas de la Caroline du Nord est tout aussi spectaculaire il y a une quarantaine d'année l'ours était présent à l'Ouest au coeur des Great Smoky Mountains d'une part et , à l'Est, dans les plaines côtières en bord d'océan d'autre part. Il était absent du Piedmont et de la grande majorité de l’État compris entre ces deux zones Depuis il a progressé depuis l'Ouest en descendant des montagnes et surtout, pression démographique oblige, depuis l'Est en remontant de la côte laquelle contient une des plus fortes concentrations du pays. Il y aurait donc maintenant 15 000 ours dans l’État avec un fort pôle côtier et un fort pôle appalachien. et çà donne çà :

Massachusset : quelques centaines d'individus il y a trente cinq ans, 4500 actuellement
autre exemple : dans l'Ouest comme en Utah cher aux touristes on est passé de 2000 en 1990 à plus de 4000 en 2014
Quelques endroit privilégiés pour observer l'ours noir (hors Alaska)
Yellowstone : évidemment, en tant que Parc National
Ile de Vancouver façade ouest : l'ile serait maintenant habitée par près de 10000 ours pour 32 000 km² mais fortement concentrés sur la côte ouest. C'est une côte que j'ai bien fréquentée à pied et déjà, plusieurs décennies en arrière, on y rencontrait ou apercevait des ours au moins deux ou trois fois par semaine. On ne dispose pas de statistiques propres à la façade Ouest mais elle pourrait être de l'ordre de 55 ours pour 100 km²
Chapleau game Reserve Ontario 60 ours par 100 km2 c'est le chiffre donné pour cette Réserve Naturelle oû la chasse est évidemment interdite
Le Piedmont Appalachien du New Jersey A peu près dans n'importe quelle forêt du coin NO de l’État et même près des zônes urbaines comme la Ramapo State Forest
La côte Nord Est de la Caroline du Nord
Inaugural Festival to Celebrate Black Bears | Coastal .
Conséquences de cette expansion L'extension significative du domaine et l'accroissement de la population de l'ours a évidemment des conséquences . Le nombre de confrontations avec l' homme a tendance à croître pour une simple raison arithmétique d'autant que la population humaine croît elle aussi et s'installe dans des lieux oû l'ours jusque là était jusque là bien tranquille ( bears were here first ) et que les citadins ont pris goût à s'immerger dans la nature...

ce qui fait que le nombre de contacts directs allant de l'égratignure à la blessure traumatisante ou invalidante ainsi que le nombre d'incidents de nuisances de toutes sortes est bien supérieur à celui des attaques fatales qui reste cependant la référence citée en tout premier lorsque l'on évoque le risque ours
Elle ne sont pas toujours fatales mais peuvent être traumatisantes ou invalidantes telle celle dont a été victime une conseur du USGS (Geological Survey) qui au cours de son travail s'est fait attaquer et dévorer vif les deux bras par un ours noir prédateur et qui n'a dû sa survie qu'à la présence d'un assistant à proximité et celle de l'hélicoptère également à proximité. Depuis elle porte deux prothèses
Et l'actualité récente (juin et octobre) rapporte trois cas de campeurs attaqués par un ours noir durant leur sommeil. Dans deux des cas l'ours s'en est pris à la tête du dormeur et dans deux des cas l'ours prédateur a été abattu à l'aide d'une arme de poing. Dans un cas , en juin, la victime a été sévèrement blessée à la tête et aura besoin de chirurgie plastique réparatrice... Mais il s'en tire mieux que le jeune homme qui vers 1970, près de Revelstoke BC avait réussi à sauver sa copine en attaquant un grizzly avec son couteau. Lui avait été vraiment défiguré. Il avait reçu une décoration des mains de la reine Elisabeth pour son courage
En conséquence de quoi les vingt dernières années ont vu se développer tant au Canada qu'aux Etats Unis des programmes du type Bear Smart, Bear Aware, Bear Wise... ou similaires visant à éduquer les personnes et à prévenir les accidents physiques lorsque c'est l'homme qui visite le '' bear country'' ainsi que les dommages aux biens et l'abattage injustifié d'ours intrusifs lorsque c'est l'ours qui visite l'habitat humain !
Un exemple historique typique est celui de Revelstoke en Colombie Britannique oû l'initiative remonte à 1994
The Revelstoke Bear Aware program was borne of the determination and compassion of the citizens of our community. In 1994, our landfill was surrounded by electric fencing and bears were no longer able to feed there. Grown accustomed to garbage as a food source, local bears turned to garbage in the city. That year 62 bears were either killed or relocated. The following year, the berry crop failed and 23 bears were killed and 25 were relocated. The community was becoming increasingly uncomfortable with the hazards of bears in our neighborhoods, and upset about the number of bears being shot.
The goal of the Revelstoke Bear Aware Program is to identify and reduce human behaviour that attracts bears to urban areas. The results have been impressive. Before the education program was implemented, an average of 27 bears were killed in Revelstoke each year. Now that average is less than 7. The Revelstoke program was so successful that in 1998 it served as a model for the province-wide initiative of the British Columbia Conservation Foundation’s Bear Aware program (now part of WildSafeBC)
Ces programmes comportent des séminaires de formation à l'initiative de sociétés privée, d'organisations non gouvernementales ou de structures Provinciales
Bear Awareness Online Course | First Aid Safety Training
Bear Aware: Working in Bear Country
Black Bear - WildSafeBC
Dans certains Etats et s'est également posée sur le plus long terme la question de la régulation de la population. Un exemple celui de l’État de New York qui vient d'éditer :
Black Bear Management Plan for New York State 2014-2024
Même en Alaska pourtant ''bear country'' par excellence les autorités ont senti le besoin d'éduquer les visiteurs bien sûr mais aussi les locaux ( local patrons). Depuis quelques années le mois d'avril est officiellement proclamé Bear Awareness Month
Les intrusions humaines en ''bear country'' liées au tourisme sont peut -être les plus médiatisées mais celles liées aux activités forestières ou à l'exploration ( minière, pétrolifère, gazière…) reçoivent maintenant une attention particulière pour deux raisons : - d'une part les travailleurs des ces industries sont particulièrement exposés et ont d'ailleurs payé un lourd tribut, - d'autre part les attaques considérées comme accidents du travail mettent maintenant en scène les Commissions d'accidents du travail connues dans l'Ouest sous le nom de '' Worker's Compensation Board''.
En 2006 au Yukon, un prospecteur qui '' piquetait des claims'' fut tué par un ours (grizzly en l'occurrence)... Pour la première fois dans les annales le Worker's Compensation Board du Yukon a poursuivi en justice son employeur sous plusieurs charges dont celle de ne pas avoir entraîné son employé et celle de ne pas lui avoir fourni un équipement de défense ou de dissuasion adéquat. Je ne sais pas ce qu'il est advenu au procès qui a suivi mais l'attitude des compagnies a commencé à changer…
Cependant en 2011 dans un certain nombre de camps d'exploration la situation était encore jugée '' laxiste'' en termes de sécurité les ours circulant librement dans le camp en ayant accès aux poubelles..
… l'an dernier dans le district des sables à huile de Fort Mac Murray en Alberta au milieu d'un camp qui cependant respectait les mesures de sécurité, en plein après midi, un ours noir a attaqué une technicienne et malgré l'intervention de deux collègues avec extincteurs, canon à eau et corne de brume l'ours a finit par tuer sa proie.
Un peu plus tard cette même année l' association de géophysiciens basée à Calgary ( CAGC= Canadian Association of Geophysical Contractors) a mis au point une série de protocoles à mettre en œuvre pour la sécurité des travailleurs en '' bear country'' qui servent déjà de référence à nombre de professionnels impliqués pour la formation de leur personnel …
Une sorte d'analyse du risque comme on le fait dans l'industrie sur d'autres thèmes
Le premier protocole peut être résumé en deux tableaux :
- le premier tableau destiné à évaluer le risque montre en abscisse une situation de risque croissant selon l'environnement et en ordonnées une situation de risque croissant (vers le bas) selon le comportement de l'ours .
Le croisement de ces deux sources génère 25 cases regroupées en 7 groupes de risque croissant. Case de haut à gauche situation normale case en bas à droite risque maximun recours à l'arme à feu autorisé

- le second tableau donne un éventail de mesures à considérer pour chacun ds 7 groupes en question

Tout cela est évidemment assez sophistiqué et assez théorique mais comme support à une formation çà doit être plutôt utile et -si l'on a tendance à être cynique- permet en tous cas de se mettre à l'abri de poursuites. En tous cas le principe d'intégrer la gestion du '' risque ours'' est maintenant accepté et inclut notamment l'entraînement au maniement rapide du bear spray avec un contenu inerte (apprendre à dégainer plus vite que son ombre par exemple et à bien maîtriser son jet )


'' de mon temps'' comme on dit 🙂! rien de tout çette sophistication n'existait. Dans les secteurs exposés on équipait les camps au moins d'un fusil, comme arme de dissuasion en premier lieu, comme arme ultime de défense en second lieu. Un minimum de formation était donné aux volontaires jugés aptes. On autorisait également, sous certaines conditions, l'apport d'une arme personnelle et pour le reste on comptait sur les fusées d'alarme, le rock'n roll enregistré à fond les hauts parleurs , les poêles à frire en guise de bangers etc...! Quand à la protection des tentes isolées …. on faisait travailler son imagination et avec les moyens du bord Quand un camp comportait des membres autochtones le cas était parfois traité plus radicalement et c'était l'occasion de goûter à la viande d'ours !

Pédalage: jambes non symétriques / moyenne horaire faible English translation pending
Bonjour a tous,
ceci pourrait s'intituler une bouteille a la mer mais peut être que récolterai quelques indications constructives.
Contexte: me voila arrivé en Grece après quelques semaines sur les routes. Je souhaite poursuivre mon périple en Turquie et au-dela mais des soucis aux jambes, et plus particulièrement aux genoux, remettent en cause mes plans.
1) J'ai constaté que mes jambes ne fonctionnent pas de manière symétrique. C'est à dire que ma jambe droite vient froler le tube central du velo à la remontée (j'ai pu lire sur les forum de vélo que c'était le mouvement à adopter pour avoir le bon angle lorsque l'on force un peu). Or, coté gauche, la jambe travaille sur un axe parallèle au tube du velo. S'ensuit que je ne "ressent" pas les mêmes choses des 2 cotés et ai le plus grand mal a pédaler rond.
indications: j'en ai discuté avec mon kiné et lui n'a pas decelé de dy-symetrie en termes de longueur des jambes. En revanche, une ancienne fêlure dans un os de la cheville pourrait etre en cause dans une difference de mobilité des chevilles.
=> Des personnes aurait déjà constate ce phénomène ? Est-ce que cela vous pose un problème pour des randonnées de plusieurs semaines ? Faut-il que je contrarie le mouvement naturel de mes jambes pour les faire travailler les 2 de la même manière ? (ce que je ne pense absolument pas)
2) Le second point n'est à mon avis pas forcement relié mais je le mets à la suite pour ne faire qu'un seul post. Et donc second élément, je constate que je n'arrive pas a "progresser". C'est à dire qu'après les 2 premières semaines d'adaptation, je pensais que mes "stats" allaient progressivement monter pour arriver autour de 15km/h de moyenne. Or ce fut le contraire, après les premiers jours (ou j'ai tenu ce rythme a peut près sans trop de difficulté), ma moyenne a plutôt eu tendance a diminuer et pour vous donner un chiffre, je suis maintenant plutôt sur une moyenne de 10km/h, même sur terrain plat. En fait de progresser, j'ai plutôt l'impression qu'avec les km, je m'abime les genoux, les jambes fatiguent rapidement lorsque je tente de tenir un rythme plus elevé et ai des difficultés dès qu'il faut monter une côte.
Indications: j'ai fait quelques "breaks" d'une semaine complète pour me reposer et voir si cela allait aller mieux par la suite mais cela n'a été que très peu bénéfique.
Alors évidemment, le but de ce voyage n'est pas un recherche de performance mais je pense quand même que ce n'est pas "normal". Et pour ne vous donner que quelques exemples, ceci est gênant: je suis obligé de faire mes 6 heures de velo pour "avancer" de manière laborieuse, lorsque je rencontre d'autres cyclos, je me fait très rapidement semer et donc ne peut me joindre à aucun groupe, etc...
=> Quel est votre avis la dessus ?
Voila, merci et bravo si vous avez lu jusqu'au bout. Ce que je recherche n'est pas tant des messages de soutiens (mais je vous remercie quand même pour votre pensée) mais des avis/retours d'experiences de personnes qui auraient ete dans des situations similaires à la mienne et qui auraient "trouvé la solution". Peut etre que des avis de spécialistes (kine, entraineur...) peuvent etre constructifs. Bref, bouteille a la mer comme je le disais en introduction qui récoltera peut être des retours.
Bien a vous
ceci pourrait s'intituler une bouteille a la mer mais peut être que récolterai quelques indications constructives.
Contexte: me voila arrivé en Grece après quelques semaines sur les routes. Je souhaite poursuivre mon périple en Turquie et au-dela mais des soucis aux jambes, et plus particulièrement aux genoux, remettent en cause mes plans.
1) J'ai constaté que mes jambes ne fonctionnent pas de manière symétrique. C'est à dire que ma jambe droite vient froler le tube central du velo à la remontée (j'ai pu lire sur les forum de vélo que c'était le mouvement à adopter pour avoir le bon angle lorsque l'on force un peu). Or, coté gauche, la jambe travaille sur un axe parallèle au tube du velo. S'ensuit que je ne "ressent" pas les mêmes choses des 2 cotés et ai le plus grand mal a pédaler rond.
indications: j'en ai discuté avec mon kiné et lui n'a pas decelé de dy-symetrie en termes de longueur des jambes. En revanche, une ancienne fêlure dans un os de la cheville pourrait etre en cause dans une difference de mobilité des chevilles.
=> Des personnes aurait déjà constate ce phénomène ? Est-ce que cela vous pose un problème pour des randonnées de plusieurs semaines ? Faut-il que je contrarie le mouvement naturel de mes jambes pour les faire travailler les 2 de la même manière ? (ce que je ne pense absolument pas)
2) Le second point n'est à mon avis pas forcement relié mais je le mets à la suite pour ne faire qu'un seul post. Et donc second élément, je constate que je n'arrive pas a "progresser". C'est à dire qu'après les 2 premières semaines d'adaptation, je pensais que mes "stats" allaient progressivement monter pour arriver autour de 15km/h de moyenne. Or ce fut le contraire, après les premiers jours (ou j'ai tenu ce rythme a peut près sans trop de difficulté), ma moyenne a plutôt eu tendance a diminuer et pour vous donner un chiffre, je suis maintenant plutôt sur une moyenne de 10km/h, même sur terrain plat. En fait de progresser, j'ai plutôt l'impression qu'avec les km, je m'abime les genoux, les jambes fatiguent rapidement lorsque je tente de tenir un rythme plus elevé et ai des difficultés dès qu'il faut monter une côte.
Indications: j'ai fait quelques "breaks" d'une semaine complète pour me reposer et voir si cela allait aller mieux par la suite mais cela n'a été que très peu bénéfique.
Alors évidemment, le but de ce voyage n'est pas un recherche de performance mais je pense quand même que ce n'est pas "normal". Et pour ne vous donner que quelques exemples, ceci est gênant: je suis obligé de faire mes 6 heures de velo pour "avancer" de manière laborieuse, lorsque je rencontre d'autres cyclos, je me fait très rapidement semer et donc ne peut me joindre à aucun groupe, etc...
=> Quel est votre avis la dessus ?
Voila, merci et bravo si vous avez lu jusqu'au bout. Ce que je recherche n'est pas tant des messages de soutiens (mais je vous remercie quand même pour votre pensée) mais des avis/retours d'experiences de personnes qui auraient ete dans des situations similaires à la mienne et qui auraient "trouvé la solution". Peut etre que des avis de spécialistes (kine, entraineur...) peuvent etre constructifs. Bref, bouteille a la mer comme je le disais en introduction qui récoltera peut être des retours.
Bien a vous
Liste de vêtements pour grand froid! (Écosse-Scandinavie) English translation pending
Bonjour,
Voilà je sais que le sujet à été beaucoup évoqué mais je n'arrive pas à être sur des vêtements à combinés.
Je compte voyager en écosse et scandinavie en hiver à pied avec beaucoup de marche et camping sauvage alors j'ai compris qu'il me fallait :
Haut du corps :
Buste: 1 ère couche t-shirt respirant : - Woolpower 200g tshirt manche longue col zippé (je l'ai acheté) 2 ème couche polaire : - quel type prendre ? 3 ème couche veste coupe vent et pluie : - quel type prendre ? (doudoune ? gore tex ?)
Tête: Cagoule Bonnet cache cou L'ensemble Woolpower est il satisfaisant?
Mains: sous gants - Mammut (acheté) gants - quel type acheter ? sur gant en moufle - je me pose pas trop la question sur le type à acheter vus que ca ne coûte pas trop chere. Bas du corps :
Jambes: 1ère couche : Woolpower collant 200 (je l'ai acheté) Le combiné avec caleçon ? (Quel type exactement?) 2ème couche : pantalon - quel type ?
Pieds: Chaussettes : Quel type ? superposer des chaussettes ? par exemple Woolpower propose plusieurs grammages ... Chaussures : Combien de taille au dessus en fonction des chaussettes ?
Pour dormir dans une bonne tente avec des bons sacs de couchage : Quel combinaison garder (optimale)?
Je n'oublie pas le poncho - quel type prendre ?
Voilà je n'hésiterais pas à mettre le prix qu'il faut pour mon matériel mais j'ai du mal à cibler mes vêtements. (quels marques acheter ? acheter du matériel encore plus pro genre expédition) Si vous pouvez me donner quelques précision se serait parfait et si vous pouvez me donner des noms de produits se serait encore mieux !
Merci à tous
Simon
Voilà je sais que le sujet à été beaucoup évoqué mais je n'arrive pas à être sur des vêtements à combinés.
Je compte voyager en écosse et scandinavie en hiver à pied avec beaucoup de marche et camping sauvage alors j'ai compris qu'il me fallait :
Haut du corps :
Buste: 1 ère couche t-shirt respirant : - Woolpower 200g tshirt manche longue col zippé (je l'ai acheté) 2 ème couche polaire : - quel type prendre ? 3 ème couche veste coupe vent et pluie : - quel type prendre ? (doudoune ? gore tex ?)
Tête: Cagoule Bonnet cache cou L'ensemble Woolpower est il satisfaisant?
Mains: sous gants - Mammut (acheté) gants - quel type acheter ? sur gant en moufle - je me pose pas trop la question sur le type à acheter vus que ca ne coûte pas trop chere. Bas du corps :
Jambes: 1ère couche : Woolpower collant 200 (je l'ai acheté) Le combiné avec caleçon ? (Quel type exactement?) 2ème couche : pantalon - quel type ?
Pieds: Chaussettes : Quel type ? superposer des chaussettes ? par exemple Woolpower propose plusieurs grammages ... Chaussures : Combien de taille au dessus en fonction des chaussettes ?
Pour dormir dans une bonne tente avec des bons sacs de couchage : Quel combinaison garder (optimale)?
Je n'oublie pas le poncho - quel type prendre ?
Voilà je n'hésiterais pas à mettre le prix qu'il faut pour mon matériel mais j'ai du mal à cibler mes vêtements. (quels marques acheter ? acheter du matériel encore plus pro genre expédition) Si vous pouvez me donner quelques précision se serait parfait et si vous pouvez me donner des noms de produits se serait encore mieux !
Merci à tous
Simon
Tour du Mont Blanc début juillet English translation pending
bjr à tous,
je compte faire le TMB cet été, il me faudrai obtenir quelques infos sur le ravitaillement et les possibilités de couchage en bivouac, aussi le trek est donné en 11 j. je crois, est'il possible de le racourcir un peu sans pour autant chunter les étapes !? merci à vous tous
je compte faire le TMB cet été, il me faudrai obtenir quelques infos sur le ravitaillement et les possibilités de couchage en bivouac, aussi le trek est donné en 11 j. je crois, est'il possible de le racourcir un peu sans pour autant chunter les étapes !? merci à vous tous
Équipement de trekking à Katmandou ou Pokhara? English translation pending
Namaste !
Encore moi avec mes questions !!!è(!"è§!"(è !
J entreprend un sejour au Mustang pour 13 jours en Mai. Je souhaite trouver l equipement de base ici à Katmandou ou à Pokhara. Les magazins pululles !! Est ce que quelqu un aurait une adresse filliable et avec des prix interssant pour de la location ( tente, duvet, baton...)
Merci par avance pour votre attention !
Bonne Journée,
V
Magasin équipement trek a Beijing, Kunming ou Chengdu English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà plus je regarde l'équipement pour le "probable" trek que je ferais en Chine, plus je me dis que je ferais mieux d'acheter l'équipement style sac de couchage, bâtons de randonnées, tente, directement sur place, vu qu'ils sont pratiquement tous fabriqués en Chine!!! Je me dis donc que d'une part je le paierai moins cher, et d'autre part cela fera toujours ça en moins en poids dans l'avion et au début de mon voyage...
Je fais donc appel à vous qui avez déjà été là-bas, avez-vous trouvez des magasins d'équipement treks assez fournis à Beijing, Kunming, ou Chengdu?? Avez-vous les adresses sur vous?
Dans le magazine n°63 de trek magazine qui décrit notamment le trek que je pense faire il est précisé que ces magasins existent bien mais aucune autre précision... Et je préfèrerai être tout de même plus ou moins sure de trouver ce dont j'ai besoin sur place!😎
Merci a tous
Adeline
Voilà plus je regarde l'équipement pour le "probable" trek que je ferais en Chine, plus je me dis que je ferais mieux d'acheter l'équipement style sac de couchage, bâtons de randonnées, tente, directement sur place, vu qu'ils sont pratiquement tous fabriqués en Chine!!! Je me dis donc que d'une part je le paierai moins cher, et d'autre part cela fera toujours ça en moins en poids dans l'avion et au début de mon voyage...
Je fais donc appel à vous qui avez déjà été là-bas, avez-vous trouvez des magasins d'équipement treks assez fournis à Beijing, Kunming, ou Chengdu?? Avez-vous les adresses sur vous?
Dans le magazine n°63 de trek magazine qui décrit notamment le trek que je pense faire il est précisé que ces magasins existent bien mais aucune autre précision... Et je préfèrerai être tout de même plus ou moins sure de trouver ce dont j'ai besoin sur place!😎
Merci a tous
Adeline
Singalila trek avec ou sans agence, et équipement? English translation pending
Bonjour a tous
Nous sommes 4 et allons a Darjeeling debut octobre. Nous aimerions faire le Singalila trek du 4 ou 5 jours et nous aimerions savoir comment ca se passe a cette periode. Faut t'il passer par agence ou non, car visiblement c'est la grosse periode et il n'y a apparament pas beaucoup de lodge. Avec une agence on est sur d'avoir un lodge mais seul c'est pas gagné. Autrement si on passe pas par agence, ca se passe comment pour manger le midi? Il faut apporter de la nourriture ou on trouve des trucs a acheter sur le chemin?
Autrement a cette periode, quelles sont les temperatures rencontré? Quel équipement est recommandé pour ce trek? On voudrais pas trop se charger juste pour 4 jours de trek sur 3 semaines en inde.
Sinon, avez vous des agences a me conseiller et me donner une idée de tarif?
Merci d'avance pour vos infos😉
Nous sommes 4 et allons a Darjeeling debut octobre. Nous aimerions faire le Singalila trek du 4 ou 5 jours et nous aimerions savoir comment ca se passe a cette periode. Faut t'il passer par agence ou non, car visiblement c'est la grosse periode et il n'y a apparament pas beaucoup de lodge. Avec une agence on est sur d'avoir un lodge mais seul c'est pas gagné. Autrement si on passe pas par agence, ca se passe comment pour manger le midi? Il faut apporter de la nourriture ou on trouve des trucs a acheter sur le chemin?
Autrement a cette periode, quelles sont les temperatures rencontré? Quel équipement est recommandé pour ce trek? On voudrais pas trop se charger juste pour 4 jours de trek sur 3 semaines en inde.
Sinon, avez vous des agences a me conseiller et me donner une idée de tarif?
Merci d'avance pour vos infos😉
Achat d'équipement de camping au Québec ou en France/Espagne? English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars bientôt en voyage à Paris pendant une semaine avec des amis et nous avons loué une voiture pour faire le tour de la cote est espagnole pendant deux semaines suite à la métropole. Durant ces deux semaines, nous allons profiter des nombreux sites de camping du pays, question de d'économiser un peu de sous.
Le problème présentement c'est que nous n'avons pas le matériel de base requis pour camper (tente, sleeping bag et matelas). J'ai fait quelques recherches sur google pour trouver un magasin à grande surface en France/Espagne afin de m'informer des prix, mais sans vraiment trouver quelque chose avec du potentiel... En fait, je cherche à savoir s'il nous est plus avantageux d'acheter le matériel au Canada et payer un surplus de poids pour nos bagages à l'aéroport ou acheter en Europe et payer plus cher à cause du taux de change... De plus, je ne sais pas si le coût de la vie là-bas est supérieur ou inférieur au nôtre.
Donc, j'apprécierais beaucoup si vous pouviez m'indiquer une ou plusieurs boutiques de plein-air (de Paris aux frontières de l'Espagne plus ou moins voire même en Espagne si cela se trouve près de la France, idéalement avec un site Internet 😛). Aussi, si vous avez quelques suggestions, conseils ou commentaires, je les accepte avec plaisir!
Merci! Marc-André
Je pars bientôt en voyage à Paris pendant une semaine avec des amis et nous avons loué une voiture pour faire le tour de la cote est espagnole pendant deux semaines suite à la métropole. Durant ces deux semaines, nous allons profiter des nombreux sites de camping du pays, question de d'économiser un peu de sous.
Le problème présentement c'est que nous n'avons pas le matériel de base requis pour camper (tente, sleeping bag et matelas). J'ai fait quelques recherches sur google pour trouver un magasin à grande surface en France/Espagne afin de m'informer des prix, mais sans vraiment trouver quelque chose avec du potentiel... En fait, je cherche à savoir s'il nous est plus avantageux d'acheter le matériel au Canada et payer un surplus de poids pour nos bagages à l'aéroport ou acheter en Europe et payer plus cher à cause du taux de change... De plus, je ne sais pas si le coût de la vie là-bas est supérieur ou inférieur au nôtre.
Donc, j'apprécierais beaucoup si vous pouviez m'indiquer une ou plusieurs boutiques de plein-air (de Paris aux frontières de l'Espagne plus ou moins voire même en Espagne si cela se trouve près de la France, idéalement avec un site Internet 😛). Aussi, si vous avez quelques suggestions, conseils ou commentaires, je les accepte avec plaisir!
Merci! Marc-André
Trouver facilement de l'équipement de randonnée à Lima ou Cusco? (Pérou) English translation pending
Bonjour tout le monde,
Avant de partir un mois au Pérou et en Bolivie avec mon ami, nous aurions voulu savoir si il était possible de trouver facilement des équipements de rando au Pérou ( Lima ou Cusco) surtout concernant les vêtements : polaires, vêtements de pluie, à quel prix et quelle qualité?
merci beaucoup pour vos réponses 🙂
Avant de partir un mois au Pérou et en Bolivie avec mon ami, nous aurions voulu savoir si il était possible de trouver facilement des équipements de rando au Pérou ( Lima ou Cusco) surtout concernant les vêtements : polaires, vêtements de pluie, à quel prix et quelle qualité?
merci beaucoup pour vos réponses 🙂