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Circuler en voiture à Los Angeles English translation pending
bonjour
ayant loué une voiture est il difficile de se deplacer dans los angeles et surtout stationner merci de vos reponses
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Iran - Irak: passage du point-frontière de Bashmagh (Kurdistan) English translation pending
Quelques infos sur le passage du point-frontière de Bashmagh entre l'Iran et l'Iraq -- en fait, les 2 Kurdistans entre Sanandaj et Penjwin/Suleymaniyeh -- effectué le 1er mai :
Belle route de montagne de Sanandaj à Marivan, environ 2 h 30 en voiture (noter qu'une liaison de bus existe entre Sanandaj et Suleymaniyeh, départ 8 h le matin, arrivée 17 h...). A une dizaine de kms au nord-ouest de Marivan, on débouche sur une grande cuvette entourée de montagnes, formant le point-frontière de Bashmagh dont les bâtiments et routes non asphaltées sont encore à divers stades de construction/finition. On se retrouve donc plongé dans un gigantesque bazar de camions en tout genre, comme de véhicules privés et de taxis comme de piétons, circulant en tous sens, et semble-t-il sans régulateur apparent de la circulation ni plan d'ensemble visible. Vent fort et poussières en tout sens, pollution maximale, bruit infernal, ... Un camion d'arrosage est passé, pour stabiliser la poussière, transformant ce dédale en constellation de flaques et de mares de boue dans lesquelles les individuels traînent leurs valises, leurs familles, etc. Arrivée vers 14 h, je n'avais plus qu'une envie, en sortir au plus vite !
Passage très rapide côté iranien, une bonne âme ayant passé mon passeport à un policier qui avait ouvert la fenêtre de son Algeco... Côté iraqien, et grâce à ma maîtrise (imparfaite) de l'arabe, un policier me montre quelque part dans le lointain un drapeau iraqien flottant dans le vent en haut d'un bâtiment et me dit de m'y diriger. Arrivée là, longue queue debout en plein soleil devant le bâtiment, et je finis par rejoindre un groupe de femmes car elles sont autorisées à doubler tout le monde. Collecte d'une vingtaine de passeports à la fois, attente dans une salle climatisée, quelques questions (êtes-vous journaliste, où allez-vous ?, ...), biométrie de l'œil, puis visa gratuit de 15 jours accordé (nota : ce visa, quoique iraqien, n'est valable QUE pour le Kurdistan -- l'Iraq même, yc Kirkouk, Mossoul, sont donc interdits d'accès).
Puis chargement dans un pick-up collectif des bagages et des personnes pour franchir les 400 m de sortie du point-frontière (coût/p de 1000 Iraqi Dinar/ID -- 1 euro = environ 1670 ID), que l'on peut aussi faire à pied. Puis discussions pour un nouveau véhicule collectif (coût 2000 ID/p), conduisant les passagers à 10 kms de là, à Penjwin. A la station de taxis de Penjwin, nouvelles discussions pour un taxi individuel à destination de Suleymaniyeh-centre ville (et non la station de taxis), coût 35.000 ID.
Durée totale de passage de ce point-frontière ce jour-là : environ 2 h 30 (un voyageur français rencontré ultérieurement m'a dit l'avoir passé beaucoup plus rapidement et plus tard le soir, car moins bondé de monde).
Pour les véhicules, notamment en plaques non iraniennes ou iraqiennes (et je n'en ai vu aucune), cela doit certainement prendre des heures, dans un sens comme dans l'autre...
Belle route de montagne de Sanandaj à Marivan, environ 2 h 30 en voiture (noter qu'une liaison de bus existe entre Sanandaj et Suleymaniyeh, départ 8 h le matin, arrivée 17 h...). A une dizaine de kms au nord-ouest de Marivan, on débouche sur une grande cuvette entourée de montagnes, formant le point-frontière de Bashmagh dont les bâtiments et routes non asphaltées sont encore à divers stades de construction/finition. On se retrouve donc plongé dans un gigantesque bazar de camions en tout genre, comme de véhicules privés et de taxis comme de piétons, circulant en tous sens, et semble-t-il sans régulateur apparent de la circulation ni plan d'ensemble visible. Vent fort et poussières en tout sens, pollution maximale, bruit infernal, ... Un camion d'arrosage est passé, pour stabiliser la poussière, transformant ce dédale en constellation de flaques et de mares de boue dans lesquelles les individuels traînent leurs valises, leurs familles, etc. Arrivée vers 14 h, je n'avais plus qu'une envie, en sortir au plus vite !
Passage très rapide côté iranien, une bonne âme ayant passé mon passeport à un policier qui avait ouvert la fenêtre de son Algeco... Côté iraqien, et grâce à ma maîtrise (imparfaite) de l'arabe, un policier me montre quelque part dans le lointain un drapeau iraqien flottant dans le vent en haut d'un bâtiment et me dit de m'y diriger. Arrivée là, longue queue debout en plein soleil devant le bâtiment, et je finis par rejoindre un groupe de femmes car elles sont autorisées à doubler tout le monde. Collecte d'une vingtaine de passeports à la fois, attente dans une salle climatisée, quelques questions (êtes-vous journaliste, où allez-vous ?, ...), biométrie de l'œil, puis visa gratuit de 15 jours accordé (nota : ce visa, quoique iraqien, n'est valable QUE pour le Kurdistan -- l'Iraq même, yc Kirkouk, Mossoul, sont donc interdits d'accès).
Puis chargement dans un pick-up collectif des bagages et des personnes pour franchir les 400 m de sortie du point-frontière (coût/p de 1000 Iraqi Dinar/ID -- 1 euro = environ 1670 ID), que l'on peut aussi faire à pied. Puis discussions pour un nouveau véhicule collectif (coût 2000 ID/p), conduisant les passagers à 10 kms de là, à Penjwin. A la station de taxis de Penjwin, nouvelles discussions pour un taxi individuel à destination de Suleymaniyeh-centre ville (et non la station de taxis), coût 35.000 ID.
Durée totale de passage de ce point-frontière ce jour-là : environ 2 h 30 (un voyageur français rencontré ultérieurement m'a dit l'avoir passé beaucoup plus rapidement et plus tard le soir, car moins bondé de monde).
Pour les véhicules, notamment en plaques non iraniennes ou iraqiennes (et je n'en ai vu aucune), cela doit certainement prendre des heures, dans un sens comme dans l'autre...
GPS en Californie English translation pending
Bonjour à tous,
Les avis semblent diverger...
Qu'en est-il exactement de ce GPS en Californie.
Est-il autorisé ou non et s'il l'est doit-il être posé dans l'angle bas à droite ou à gauche du pare brise, comme je l'ai lu ?
Dans les autres états, je pense que c'est position habituelle, cad milieu.
Merci pour vos précisions.
Jean-Michel
Passage frontière Laos-Vietnam avec son véhicule English translation pending
Bonjour,
En partant de Ventiane (Laos), nous souhaitons nous rendre au Vietnam en passant par la route 8.
Nous avons notre propre véhicule avec son carnet de passage en douane.
Quelqu'un l'a t'il fait récemment ? Quelle a été la procédure svp ?
Cdt
Orly-Ouest - CDG terminal 1 (escale de quatre heures vingt minutes) English translation pending
Bonjour à la communauté VoyageForum.com,
J'ai l'intention de réaliser début septembre, un vol (lundi 2 septembre 2013) Lyon - Orly pour ensuite devoir me rendre à Charles de Gaulle direction Chypre.
Je pense prendre un des cars Air France qui m’emmènerait à CDG (ligne 3 exactement).
Je viens donc vers vous, pour savoir si en arrivant à 8h30 à Orly West (avec Air France), j'aurai assez de temps avec mon amie pour arriver à Charles de Gaulles Terminal 1 pour l'enregistrement des bagages et le décollage prévu pour 12h50 en direction de Chypre (avec Cyprus Airways) ?
J'aimerais également savoir par ceux ayant déjà emprunté les Cars AF, de combien de temps est le trajet ? Et s'ils sont facile d'accès.
D'avance merci pour ceux qui me répondront
Bonne journée, 🙂
JeremZub
J'ai l'intention de réaliser début septembre, un vol (lundi 2 septembre 2013) Lyon - Orly pour ensuite devoir me rendre à Charles de Gaulle direction Chypre.
Je pense prendre un des cars Air France qui m’emmènerait à CDG (ligne 3 exactement).
Je viens donc vers vous, pour savoir si en arrivant à 8h30 à Orly West (avec Air France), j'aurai assez de temps avec mon amie pour arriver à Charles de Gaulles Terminal 1 pour l'enregistrement des bagages et le décollage prévu pour 12h50 en direction de Chypre (avec Cyprus Airways) ?
J'aimerais également savoir par ceux ayant déjà emprunté les Cars AF, de combien de temps est le trajet ? Et s'ils sont facile d'accès.
D'avance merci pour ceux qui me répondront
Bonne journée, 🙂
JeremZub
Chariotte et escalade pour la côte ouest américaine English translation pending
Bonjour,
nous projetons de partir 2 mois : août et septembre 2013 sur la cote ouest des Etats unis (de Seattle à San Francisco) en vélo + chariot. Nous sommes un couple avec notre enfant de 4 ans. L'idée serait de relier les spots d'escalade en vélo et de rester 3-4 jours à chacun d'eux. Nous avions pensé aux sites de Smith Rock, South Lake Tahoe et peut être Yosemite si nous avons le temps. Avez vous des conseils à nous donner, ou avez vous réalisé un projet semblable ? Merci pour vos retours. Alban et Delphine.
Camping sur Windhoek (Namibie) English translation pending
Bjr
je zigzague en Namibie en ce moment, j'aimerai bien me faire une escale (avec mon véhicule) à la capitale de quelques jours, mais j'aimerai bien trouver un campement style centre ville ou proche avec transport en commun pour que je n'ai pas à prendre mon gros 4X4 à conduite à gauche !
Une rencontre sur place viens de me parle de Eros camp ??
Quelqu'un aurait il bonne adresse à me fournir?
Merci d'avance Fred http://www.zigzagcruiser.eu/blog/
Une rencontre sur place viens de me parle de Eros camp ??
Quelqu'un aurait il bonne adresse à me fournir?
Merci d'avance Fred http://www.zigzagcruiser.eu/blog/
Côte Est de la Floride mi-novembre English translation pending
Bonjour, avec ma famille nous devons partir le 16 nov 2013 en Floride, c'est un samedi, et on se disait qu'il serait mieux en arrivant de partir de Miami tout de suite
pour aller en direction d'Orlando.
Nous ne savons pas par contre si il vaut mieux s’arrêter en route sur la côte et repartir le lendemain ou aller directement vers Orlando.
Si un Stop peut être sympa, quelle ville me conseillez-vous.
Merci les barroudeurs.😎
Premier périple en Autriche à vélo English translation pending
Bonjour, 😏
Nous partons mon amie et moi fin juillet début août découvrir l'Autriche en vélo. J'aurai besoin de quelques précisions pour m'aider a préparer mon périple d'une dizaine de jours. Nous hésitons entre faire le parcours de Passau a Salzbourg ou alors faire de Salzbourg a Munich avec un retour en train avec les vélos a Salzbourg. Est-il facile de prendre le train avec les vélos au départ de Munich et avez vous une idée du prix? Les campings en Autriche sont-is chers? Tout l'itinéraire est -il faisable en piste cyclable pour ces deux itinéraires ? Si vous avez d'autres idées d'itinéraire sympa pour une première découverte de ce pays n'hésitez pas .Nous voulons privilégier les pistes cyclables avec pas trop de dénivellé. Merci par avance de votre aide🙂
Nous partons mon amie et moi fin juillet début août découvrir l'Autriche en vélo. J'aurai besoin de quelques précisions pour m'aider a préparer mon périple d'une dizaine de jours. Nous hésitons entre faire le parcours de Passau a Salzbourg ou alors faire de Salzbourg a Munich avec un retour en train avec les vélos a Salzbourg. Est-il facile de prendre le train avec les vélos au départ de Munich et avez vous une idée du prix? Les campings en Autriche sont-is chers? Tout l'itinéraire est -il faisable en piste cyclable pour ces deux itinéraires ? Si vous avez d'autres idées d'itinéraire sympa pour une première découverte de ce pays n'hésitez pas .Nous voulons privilégier les pistes cyclables avec pas trop de dénivellé. Merci par avance de votre aide🙂
San Francisco - 49-Mile Scenic Drive en famille English translation pending
Bonjour à tous, sur 3 jours à SFO du Jeu25 au Sam27 juillet prochain nous prévoyons entre autres , de faire le tour de ville en voiture de loc. par la scenic drive (dont j'ai trouvé le plan en pdf), quelqu'un peut il me conseiller sur
1) le meilleur moment de la journée (traffic, temps etc..) pour la parcourir,
2) le temps approximatif qu'il faut compter pour s'arreteer à chaque (ou pas?) points d'intérets?
3) la facilité ou non à se garer à chaque point de vue? (parking gratuit ou non?)
nous serons 2 voitures à se suivre avec des enfants et ados. En vous remerciant par avance, 😉
nous serons 2 voitures à se suivre avec des enfants et ados. En vous remerciant par avance, 😉
Road trip en Ecosse seule: déplacements et logement? English translation pending
Salut à tous,
J'ai 26 ans et je voudrais faire un road trip en Ecosse seule, même si je vous avoue que ça me fait un peu peur. Je ne sais pas encore comment bouger là bas, en étant seule la voiture me tente pas trop!! Auriez-vous des conseils à me donner sur comment bouger et où loger? Merci pour vos réponses
Ana
J'ai 26 ans et je voudrais faire un road trip en Ecosse seule, même si je vous avoue que ça me fait un peu peur. Je ne sais pas encore comment bouger là bas, en étant seule la voiture me tente pas trop!! Auriez-vous des conseils à me donner sur comment bouger et où loger? Merci pour vos réponses
Ana
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 1ère partie English translation pending
DE FRANCE AUX ANTILLES EN PORTE-CONTENEURS
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
De Roissy-CDG à Melun à vélo English translation pending
Bonjour,
nous préparons un voyage à vélo en septembre (on s'y prend tôt!)
et devrions atterrir à CDG, et nous aimerions quitter à vélo l'aéroport en direction de Melun.
Quelqu'un a-t-il un itinéraire facile (et prudent, pas trop de circulation) à suggérer?
S'il y a des pistes cyclables, tant mieux!😉
merci beaucoup!
merci beaucoup!
Comment se rendre de Phuket au Temple des tigres? English translation pending
Bonjour, je pars quelques jours à pukhet et j'aimerais faire le temple des tigres est ce possible sur une journée si oui par quel moyen de transport et à quel prix?
Trajet en 4x4 en avril Morondova/Malaimbandy/Ambositra/Antsirabe English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut il me dire si au mois d'avril il est envisageable de faire en 4x4 la route 35 de Morondova à Atsirabe en passant par Malaimbandy et Ambositra ?
A l'aller nous passerons depuis Anstsirabe par Miandrivazo pour nous rendre à Morondova, et souhaitons emprunter un autre itinéraire pour le retour.
Merci à vous
Michel
Quelqu'un peut il me dire si au mois d'avril il est envisageable de faire en 4x4 la route 35 de Morondova à Atsirabe en passant par Malaimbandy et Ambositra ?
A l'aller nous passerons depuis Anstsirabe par Miandrivazo pour nous rendre à Morondova, et souhaitons emprunter un autre itinéraire pour le retour.
Merci à vous
Michel
De Saint-Louis à Ourossogui à vélo le long du fleuve Sénégal English translation pending
Je prévois à l'hiver 2014 un petit périple à vélo entre St-Louis du Sénégal et Tiguéré-Ciré un petit village près d'Ouro Sogui au nord est du pays, non loin de Matam. J'aimerai savoir qui a déjà parcouru cette route à vélo, en évitant si possible au maximun la grande route St-Louis, Podor etc... Y a t'il beaucoup de pistes en parallèle de cette route ? Merci de vos réponses.
Ebauche de notre projet en groupe http://cyclossansfrontieres.e-monsite.com/medias/files/programme-39.pdf 🙂
Ebauche de notre projet en groupe http://cyclossansfrontieres.e-monsite.com/medias/files/programme-39.pdf 🙂
Trajet Paksé - Kratie: possible avec un seul bus et obtention du visa? English translation pending
Bonjour.
Me trouvant à Vientiane, je partirai à Paksé prochainement, d'où je veux rejoindre le Cambodge en bus. Cela soulève plusieurs questions: - peut-on réserver à Paksé la totalité du trajet pour Kratie? - dans ce cas, doit-on changer de bus à la frontière? si oui, est-on attribué à un bus précis? - quel est le prix? - comment se passe le passage à la frontière? (le bus attend-il vraiment les voyageurs devant faire leur visa?)
Je m'interroge aussi sur le visa de 30 jours: je veux entrer au Cambodge dans 8 jours pour y rester 30 jours; dois-je attendre la frontière pour faire le visa ou puis-je le faire faire à Vientiane? Je me demande en effet si le décompte de 30 jours commence à l'émission du visa ou au passage de la frontière.
Malgré des recherches, je n'ai trouvé aucune réponse sur Internet et dans mes guides...
Merci d'avance pour vos réponses.
Me trouvant à Vientiane, je partirai à Paksé prochainement, d'où je veux rejoindre le Cambodge en bus. Cela soulève plusieurs questions: - peut-on réserver à Paksé la totalité du trajet pour Kratie? - dans ce cas, doit-on changer de bus à la frontière? si oui, est-on attribué à un bus précis? - quel est le prix? - comment se passe le passage à la frontière? (le bus attend-il vraiment les voyageurs devant faire leur visa?)
Je m'interroge aussi sur le visa de 30 jours: je veux entrer au Cambodge dans 8 jours pour y rester 30 jours; dois-je attendre la frontière pour faire le visa ou puis-je le faire faire à Vientiane? Je me demande en effet si le décompte de 30 jours commence à l'émission du visa ou au passage de la frontière.
Malgré des recherches, je n'ai trouvé aucune réponse sur Internet et dans mes guides...
Merci d'avance pour vos réponses.
Taxi Phnom Penh - Sihanoukville English translation pending
Bjr. Quelqu'un pourrait me renseigner sur la duree et le tarif d'un taxi privatif pour aller de PP a Sianoukville.
Merci pour vos reponses.
Retour de cinq semaines au Laos (3 janvier - 4 février 2013) English translation pending
Aventures au Laos du 3 Janvier 2013 au 4 Février 2013
Départ de Roissy , direction Luang Prabang (LP)via Hanoi avec Vietnam Airlines, on prend un taxi de l’aéroport pour la Villa Suan Maak notre guest house a LP réservé par Agoda avant notre départ, très bien mais un peu loin du centre (800m). LP est vraiment une petite ville très agréable et on n'en fini pas de flâner le long de la promenade au bord du mekong, ou l'on peut manger pour qq euros dans l'une des gargotes. Le soir une rue est fermée a la circulation et le marche de nuit s'installe beaucoup de tissu et autres babioles. Dans un tout petit passage sont installes des stands ou toutes les spécialités du Laos cohabitent, on s'installe sur des tables et on déguste, il y a un monde fou Lao et touristes on fait un repas pour 2/3€. Âpres deux jours de visite, on prend un bus direction Nong Khiaw, petite ville très calme et point de départ en bateau sur la Nam Ou vers Muang Ngoi Neua que l'on atteint en environ 1h30 de bateau pirogue avec qq passages de rapides impressionnants .
Du village de Muang Ngoi Neua on part pour une petite rando de 3h ar vers une grotte et un petit village isole Ban Ha très typique mais dont les habitants sont pas très accueillants
Retour a Nong Khiaw puis LP pour prendre un bus du matin pour Vang Vieng (6hde route pour 200 km) A Vang Vieng on descend a Phoom Chai gueshouse au sud de la ville, très bonne adresse qui n'est pas dans les guides, gestion familiale et petit bungalow dans la verdure. La ville n'a pas beaucoup d’intérêt, beaucoup de bars et restaus avec écran géant passant des séries, population lao et touristes très jeune Le plus intéressant est de se balader a vélo, plutôt VTT vue l’état des chemins au milieu des pics qui se détachent du paysage. Départ pour Vientiane (3h de bus)
Le bus nous laisse au terminal nord situe a 6/7 km du centre ville, donc tuk tuk obligatoire. Notre hôtel est situe dans une zone ou se concentre la plupart des gueshouses et des restaurants, il y a même une boulangerie/pâtisserie avec des produits comme chez nous. La circulation et un peu plus dense qu'a LP, nous louons des vélos pour visiter les différents site, pas de pb pour circuler. ce qui nous a le plus étonne c'est la très faible utilisation des klaxons contrairement à l'Inde ou la Thailande et toutes les motos ou vespa sont très peu bruyantes. Il y a aussi un marche de nuit et on y trouve les même choses qu'a LP. Après 3 jours passés a Vientiane nous partons pour Kong Lor, il y a un bus direct depuis Vientiane (non indique dans les guides) qui met 6h jusqu’à Kong Lot village à 1km de la grotte. Il s'agit d'une grotte traversée par une rivière souterraine de 7km de long qui passe sous le montagne , nous la parcourons en environ 1h avec qq passages de rapide ou il faut descendre de la pirogue. Cela vaut vraiment la peine de faire cette traversée. Pour le retour de Kong Lor jusqua la route principale (N 13) c'est un peu la débrouille car il y a bien un bus local vers 14h, mais on peut aussi prendre un gros tuk tuk pour Ban Hai et ensuite un bus pour Thakhaet ou Vientiane ce qui permet de gagner du temps et de voyager avec les Laos ce qui nous permet de connaitre des situations très 'couleurs locales' cela fait aussi partie du voyage.
Ensuite direction Savannaket, notre bus local est tombe en panne, casse d’amortisseur, et nous a laisse au milieu de nulle part, il a fallu se débrouiller , les locaux comme les qq touristes, pour arrêter un autre bus ou faire du stop, finalement (2h) un autre bus c'est arrêté, mais n’étant pas de la même compagnie il a fallu payer la fin du parcours. A Savannaket pas grand chose à faire nous avons pris un tuk tuk pour la matinée pour aller voir le plus grand stupa du Laos et ensuite nous a laisse en bordure d'un lac ou nous avons marché environ 1h dans la jungle a la recherche de villages que nous n'avons jamais trouvé !!! Cette étape permet de réduire le temps de trajet en bus en direction de Pakse
Arrive a Pakse nous avons pris des le lendemain le bus pour les 4000 iles.Nous avons choisi l'ile de Don Khone, le billet de bus inclus le passage en bateau, a l’embarcadère il règne une joyeuse pagaille pour déterminer ceux qui ont le billet pour le bateau ou non, la plupart des touristes vont a Don Det, mais nous ne regretterons pas notre choix de Don Knone.
Arrivee sur l'ile pas de difficulté pour trouver a ce loger, logement basique mais propre, le lendemain nous louons des vélos pour aller au chute de Li Phi, très belle chute ou le Mekong se transforme en une multitude de cascade sur environ 1 km ensuite direction le bout de l'ile , ou le Mekong s'est assagit , afin de prendre un bateau pour voir les dauphins et nous avons de la chance car après 20mn on aperçoit qq dauphins venir prendre leurs respirations en surface. Les paysages des différents bras du Mekong les barques des pécheurs perdu au milieu des ilots de verdure sont magnifiques et on ne se lasse pas de prendre des photos surtout au couche du soleil Retour à la réalité et a Pakse pour aller a Champassak. Pour ceux qui connaissent Angkor les temples ne les impressionneront pas, mais le site est très beau.
Retour sur LP par un vol Lao Airline, nous finirons notre séjour par la visite des grottes de Pak Ou a 2h de bateau de LP, puis nous passerons 2jours dans un camp d’éléphants pour apprendre a mieux connaitre ces petites bêtes et surtout , moment mémorable, participer au petit matin a leur bain quotidien, juche sur leur dos dans la rivière et les brossant avec force, chose qu'ils apprécient beaucoup.
Dernier jour a LP pour finaliser les achats et retour Paris via Hanoi
Voila pour l'essentiel
au cours du voyage nous avons réalise un blog avec photos que vous pouvez consulter a l'adresse suivante:
maguelonelaos.blogspot.com
Nous avons tenu a peu prés le budget prévu (environ 2000€ par personne y compris les vols), un point a ne pas sous estimer est le cout des tuk tuk car les gares routières sont souvent éloignées des centres ville et la négociation des prix quasi impossible. Pour tout renseignements vous pouvez me contacter en direct par mail sur le Forum.
Départ de Roissy , direction Luang Prabang (LP)via Hanoi avec Vietnam Airlines, on prend un taxi de l’aéroport pour la Villa Suan Maak notre guest house a LP réservé par Agoda avant notre départ, très bien mais un peu loin du centre (800m). LP est vraiment une petite ville très agréable et on n'en fini pas de flâner le long de la promenade au bord du mekong, ou l'on peut manger pour qq euros dans l'une des gargotes. Le soir une rue est fermée a la circulation et le marche de nuit s'installe beaucoup de tissu et autres babioles. Dans un tout petit passage sont installes des stands ou toutes les spécialités du Laos cohabitent, on s'installe sur des tables et on déguste, il y a un monde fou Lao et touristes on fait un repas pour 2/3€. Âpres deux jours de visite, on prend un bus direction Nong Khiaw, petite ville très calme et point de départ en bateau sur la Nam Ou vers Muang Ngoi Neua que l'on atteint en environ 1h30 de bateau pirogue avec qq passages de rapides impressionnants .
Du village de Muang Ngoi Neua on part pour une petite rando de 3h ar vers une grotte et un petit village isole Ban Ha très typique mais dont les habitants sont pas très accueillants
Retour a Nong Khiaw puis LP pour prendre un bus du matin pour Vang Vieng (6hde route pour 200 km) A Vang Vieng on descend a Phoom Chai gueshouse au sud de la ville, très bonne adresse qui n'est pas dans les guides, gestion familiale et petit bungalow dans la verdure. La ville n'a pas beaucoup d’intérêt, beaucoup de bars et restaus avec écran géant passant des séries, population lao et touristes très jeune Le plus intéressant est de se balader a vélo, plutôt VTT vue l’état des chemins au milieu des pics qui se détachent du paysage. Départ pour Vientiane (3h de bus)
Le bus nous laisse au terminal nord situe a 6/7 km du centre ville, donc tuk tuk obligatoire. Notre hôtel est situe dans une zone ou se concentre la plupart des gueshouses et des restaurants, il y a même une boulangerie/pâtisserie avec des produits comme chez nous. La circulation et un peu plus dense qu'a LP, nous louons des vélos pour visiter les différents site, pas de pb pour circuler. ce qui nous a le plus étonne c'est la très faible utilisation des klaxons contrairement à l'Inde ou la Thailande et toutes les motos ou vespa sont très peu bruyantes. Il y a aussi un marche de nuit et on y trouve les même choses qu'a LP. Après 3 jours passés a Vientiane nous partons pour Kong Lor, il y a un bus direct depuis Vientiane (non indique dans les guides) qui met 6h jusqu’à Kong Lot village à 1km de la grotte. Il s'agit d'une grotte traversée par une rivière souterraine de 7km de long qui passe sous le montagne , nous la parcourons en environ 1h avec qq passages de rapide ou il faut descendre de la pirogue. Cela vaut vraiment la peine de faire cette traversée. Pour le retour de Kong Lor jusqua la route principale (N 13) c'est un peu la débrouille car il y a bien un bus local vers 14h, mais on peut aussi prendre un gros tuk tuk pour Ban Hai et ensuite un bus pour Thakhaet ou Vientiane ce qui permet de gagner du temps et de voyager avec les Laos ce qui nous permet de connaitre des situations très 'couleurs locales' cela fait aussi partie du voyage.
Ensuite direction Savannaket, notre bus local est tombe en panne, casse d’amortisseur, et nous a laisse au milieu de nulle part, il a fallu se débrouiller , les locaux comme les qq touristes, pour arrêter un autre bus ou faire du stop, finalement (2h) un autre bus c'est arrêté, mais n’étant pas de la même compagnie il a fallu payer la fin du parcours. A Savannaket pas grand chose à faire nous avons pris un tuk tuk pour la matinée pour aller voir le plus grand stupa du Laos et ensuite nous a laisse en bordure d'un lac ou nous avons marché environ 1h dans la jungle a la recherche de villages que nous n'avons jamais trouvé !!! Cette étape permet de réduire le temps de trajet en bus en direction de Pakse
Arrive a Pakse nous avons pris des le lendemain le bus pour les 4000 iles.Nous avons choisi l'ile de Don Khone, le billet de bus inclus le passage en bateau, a l’embarcadère il règne une joyeuse pagaille pour déterminer ceux qui ont le billet pour le bateau ou non, la plupart des touristes vont a Don Det, mais nous ne regretterons pas notre choix de Don Knone.
Arrivee sur l'ile pas de difficulté pour trouver a ce loger, logement basique mais propre, le lendemain nous louons des vélos pour aller au chute de Li Phi, très belle chute ou le Mekong se transforme en une multitude de cascade sur environ 1 km ensuite direction le bout de l'ile , ou le Mekong s'est assagit , afin de prendre un bateau pour voir les dauphins et nous avons de la chance car après 20mn on aperçoit qq dauphins venir prendre leurs respirations en surface. Les paysages des différents bras du Mekong les barques des pécheurs perdu au milieu des ilots de verdure sont magnifiques et on ne se lasse pas de prendre des photos surtout au couche du soleil Retour à la réalité et a Pakse pour aller a Champassak. Pour ceux qui connaissent Angkor les temples ne les impressionneront pas, mais le site est très beau.
Retour sur LP par un vol Lao Airline, nous finirons notre séjour par la visite des grottes de Pak Ou a 2h de bateau de LP, puis nous passerons 2jours dans un camp d’éléphants pour apprendre a mieux connaitre ces petites bêtes et surtout , moment mémorable, participer au petit matin a leur bain quotidien, juche sur leur dos dans la rivière et les brossant avec force, chose qu'ils apprécient beaucoup.
Dernier jour a LP pour finaliser les achats et retour Paris via Hanoi
Voila pour l'essentiel
au cours du voyage nous avons réalise un blog avec photos que vous pouvez consulter a l'adresse suivante:
maguelonelaos.blogspot.com
Nous avons tenu a peu prés le budget prévu (environ 2000€ par personne y compris les vols), un point a ne pas sous estimer est le cout des tuk tuk car les gares routières sont souvent éloignées des centres ville et la négociation des prix quasi impossible. Pour tout renseignements vous pouvez me contacter en direct par mail sur le Forum.
Périple Valenciennes - Lourdes à vélo English translation pending
bonjour,
Quelqu'un a-t-il déja fait ce voyage à vélo?
quel itinéraire emprunter? je pense a l'eurovélo 3 jusque Mont de marsan mais Paris me fait peur.
Combien de temps prévoir?
J'envisage de le faire fin avril ou en mai, qu'en pensez-vous?
Ou dormir? Je possède des cartes Blay foldex sur lesquelles les campings sont indiqués mais ils sont absents des dernieres éditions, quelqu'un pourrait-il me dire à quand la denière année avec ces campings mentionnés?
merci
Michel
À vélo de Orlando à Fort Lauderdale English translation pending
bonjour, nous projetons de rouler de orlando à fort lauderdale en passant par Cap Canaveral.
quelqu`un a déjà fait le trajet?
est-ce mieux de faire en sens inverse, de fort lauderdale vers orlando?
les pistes sont belles?
les conseils et les récits sont bienvenus
nous avons déjà fait le Périgord en france et le tour de la Hollande
Projet périple à vélo en Suède avec enfants English translation pending
Bonjour!
je suis à la recherche d'itinéraires intéressants à faire en vélo en Suède avec nos deux enfants. Cela fait 4 ans que nous partons chaque été en itinérance vélo avec nos petits loups. En général nous faisons à peu près 40/50 kms par jour afin de prendre le temps de découvrir un petit bout de pays et respecter le rythme des enfants. Nous envisageons de partir cet été au mois d'Août. J'ai trouvé des cartes assez précises, je pense que l'on fera un périple en suivant au maximum les petites routes, nous pensions faire un petit tour près de la mer Baltique et/ou vers les lacs. Au niveau du temps nous auront peut-être 3 ou 4 semaines de congés.
j'aimerais avoir des avis sur la circulation en suède sur les petites routes secondaires; si au niveau paysages c'est intéressant et pas trop monotone...Côté hébergement nous ferons campings/bivouacs...comme c'est notre habitude...
Merci d'avance pour vos avis, conseils, informations....🙂
à bientôt
Merci d'avance pour vos avis, conseils, informations....🙂
à bientôt
Rencontre VoyageForum à Vannes en Bretagne Sud le 12 janvier 2013 English translation pending
cette rencontre à deux buts:
... partager nos expériences .. nos bons plans
... peut être nous découvrir des affinités pour pouvoir envisager de partir sur certaines destinations à deux ou en petit groupe
Au plaisir de vous rencontrer cordialement Marie
... partager nos expériences .. nos bons plans
... peut être nous découvrir des affinités pour pouvoir envisager de partir sur certaines destinations à deux ou en petit groupe
Au plaisir de vous rencontrer cordialement Marie
Brésil: itinéraire de seize jours sur place, Salvador de Bahia - Rio de Janeiro English translation pending
Bonjour,
Je viens de réserver mes billets sur FIN AVRIL - DEBUT MAI 2013 : J'ai 16 jours sur place et maintenant je m'attaque à l'itinéraire. Mon dieu que ce pays est grand !! 🙂 Je suis perdue dans les conseils, les avis, les itinéraires de chacun, les recommandations
J'arrive par Salvador et je repars de Rio. Je voudrais passer du temps sur Salvador et ces alentours Puis descendre sur Preto Ouro en bus ou en voiture de location et ensuite arriver sur Rio faire les alentours : Parati / Ilha grande Sans oublier d'aller aux chutes d'igazu
Auriez vous un itinéraire type à me conseiller et que je puisse ensuite affiner ?
Merci Aurore
Je viens de réserver mes billets sur FIN AVRIL - DEBUT MAI 2013 : J'ai 16 jours sur place et maintenant je m'attaque à l'itinéraire. Mon dieu que ce pays est grand !! 🙂 Je suis perdue dans les conseils, les avis, les itinéraires de chacun, les recommandations
J'arrive par Salvador et je repars de Rio. Je voudrais passer du temps sur Salvador et ces alentours Puis descendre sur Preto Ouro en bus ou en voiture de location et ensuite arriver sur Rio faire les alentours : Parati / Ilha grande Sans oublier d'aller aux chutes d'igazu
Auriez vous un itinéraire type à me conseiller et que je puisse ensuite affiner ?
Merci Aurore
Tour de l'Irlande en dix jours: suggestions, lieux manquants? English translation pending
Bonjour à tous, avec des amis nous avons prévu de faire le tour de l'île avec cet itinéraire :
dublin cork ring of kerry galway (cliff of mohers) derry city belfast
néammoins il y a -t-il d'autres lieux manquants à conseiller d'après vous ? ou des lieux inutiles? sachant que nous avons que 10 jours merci d'avance!
dublin cork ring of kerry galway (cliff of mohers) derry city belfast
néammoins il y a -t-il d'autres lieux manquants à conseiller d'après vous ? ou des lieux inutiles? sachant que nous avons que 10 jours merci d'avance!
Randonnée au Landmannalaugar début mai? (Islande) English translation pending
Bonsoir,
Je pars en Islande tout début mai 2013. Je compte louer une voiture, mais pas un 4x4. Je pensais bien évidemment à un passage par le Landmannalaugar. Je me demandais alors si: 1/ la période est propice aux randonnées dans ce coin? Est-ce encore très enneigé ou déjà praticable? 2/ l'accès au site est-il possible via les bus d'excursions? Ou impossible à cette période de l'année?
Merci pour vos renseignements. A+
Je pars en Islande tout début mai 2013. Je compte louer une voiture, mais pas un 4x4. Je pensais bien évidemment à un passage par le Landmannalaugar. Je me demandais alors si: 1/ la période est propice aux randonnées dans ce coin? Est-ce encore très enneigé ou déjà praticable? 2/ l'accès au site est-il possible via les bus d'excursions? Ou impossible à cette période de l'année?
Merci pour vos renseignements. A+
Déménagement à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe English translation pending
Bonjour,
Je suis muté à POINT A PITRE(FOUILLOLE) au mois d'avril 2013, j'aurais voulu connaitre l'avis d'habitants de guadeloupe sur les communes à habiter ou à éviter.J'aimerais ne pas faire beaucoup de route pour aller travailler(max 15km) avec un loyer raisonnable(800 euros) sachant que nous sommes un couple avec 3 enfants.
Je me pose pas mal de questions sur le demenagement et le prix que cela engendre sachant que je n'emporte qu'une voiture,2 tv, quelques vetements ,4 velos et quelques effets personnels.Quelle compagnie maritime choisir?
Je vous remercie pour vos réponses.
Je vous remercie pour vos réponses.
Visite des lacs italiens, hôtels? English translation pending
Bonjour, je voudrais offrir à ma famille pour Noël, quelques jours fin avril ou début mai, la visite des lacs italiens (Come, Garde et majeur), que me conseillez vous, gites, hôtels, avec quels sites avec vous résèrvez? que faut-il voir vraiment à ne pas rater? Séjournez dans quel coin? Voilà j'attend vos conseils avec impatiente, nous sommes 2 adultes, 3 enfants de 15,7 et 5 ans.
Merci d'avance 😉
Itinéraire de trois semaines en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Urgent car je suis trop stressé à l'idée de savoir si je vais avoir le temps de faire tout ce que j'envisage!!!!
J'ai besoin d'avis sur mon circuit de 3 semaines en Thailande.
Je pars avec mon mari, j'aimerais bien un sejour avec un peu farniente, > voir des plages paradisiaques <, découverte de la culture, de l'habitant, balade à dos d'éléphant, plongée, visite de temple, et de foret.
Je suis pas du tout attiré par le côter fête, alcool, nana à poil et encore moins prostitution... à éviter absolument car ca risque de me dégouter!
Mon circuit: du 20 janvier au 9 février 2012
- J'arrive à bkg suvarnabhuni à 6h35 le 20/01 ensuite transfert Avec navette gratuit (entre 45min et 1h30 de trajet selon circulation) vers aeroport de don muang départ 10h30 vers krabi. arrivé à krabi à 11h50
- le 20/21/22 on séjourne à krabi ou railey 2 jours
- départ le 22 un ami vient nous chercher à l'aeroport pour aller à koh lanta (environ 2h de route)
- le 22/23/24 séjour à koh lanta je sais pas trop ce que je vais faire encore, ni ou je vais dodo. (j'ai lu qu'il y avait un parc national avec des singes... à votre avis ca vaut le cout ou pas?vous avez des idées d'activités?j’ai mon ami sur place qui va nous conseiller mais j’aimerais d’autres avis)
- le 25/01 excursion sur koh phi phi retour koh lanta
- le 26 départ koh lipe vers 10h30 (ou avant s'il existe un horaire même vers 6h) en super speeboard tgv (durée trajet 4h max) Donc normalement arrivée vers 14h30 à l'hotel que réservé par avance du coté de la plage pattaya.J'y séjournerai 4 jours.
- le 27/28/29 koh lipe
- le 30 départ de koh lipe vers aeroport hat yai pour prendre un vol vers kuala lumpur en malaisie. Je compte y rester 3 jours.
- le 01/02 kuala lumpur
- le 03 départ vers ko tao pour y séjournais 3 jours.
- le 04/05/06 koh tao
- le 07 départ bangkok
- le 08 bangkok (on enlèvera peu etre un jour de koh tao pour rester 1 jours de plus à bangkok au verra)
- le 09 départ vers la france
Qu'est ce que vous en pensez? J'aurais le temps de tout faire? c'est ambitieux je sais mais bon... Ou devrais-je passer plus de temps? Ou est ce que je ne devrais pas aller?
J'attends vos réponses avec impatience Merciiiii par avance
- J'arrive à bkg suvarnabhuni à 6h35 le 20/01 ensuite transfert Avec navette gratuit (entre 45min et 1h30 de trajet selon circulation) vers aeroport de don muang départ 10h30 vers krabi. arrivé à krabi à 11h50
- le 20/21/22 on séjourne à krabi ou railey 2 jours
- départ le 22 un ami vient nous chercher à l'aeroport pour aller à koh lanta (environ 2h de route)
- le 22/23/24 séjour à koh lanta je sais pas trop ce que je vais faire encore, ni ou je vais dodo. (j'ai lu qu'il y avait un parc national avec des singes... à votre avis ca vaut le cout ou pas?vous avez des idées d'activités?j’ai mon ami sur place qui va nous conseiller mais j’aimerais d’autres avis)
- le 25/01 excursion sur koh phi phi retour koh lanta
- le 26 départ koh lipe vers 10h30 (ou avant s'il existe un horaire même vers 6h) en super speeboard tgv (durée trajet 4h max) Donc normalement arrivée vers 14h30 à l'hotel que réservé par avance du coté de la plage pattaya.J'y séjournerai 4 jours.
- le 27/28/29 koh lipe
- le 30 départ de koh lipe vers aeroport hat yai pour prendre un vol vers kuala lumpur en malaisie. Je compte y rester 3 jours.
- le 01/02 kuala lumpur
- le 03 départ vers ko tao pour y séjournais 3 jours.
- le 04/05/06 koh tao
- le 07 départ bangkok
- le 08 bangkok (on enlèvera peu etre un jour de koh tao pour rester 1 jours de plus à bangkok au verra)
- le 09 départ vers la france
Qu'est ce que vous en pensez? J'aurais le temps de tout faire? c'est ambitieux je sais mais bon... Ou devrais-je passer plus de temps? Ou est ce que je ne devrais pas aller?
J'attends vos réponses avec impatience Merciiiii par avance
Formalités du visa court séjour pour conjoint de français English translation pending
Bonsoir,
J'ai deux questions qui nous trottent dans la tete a moi et mon mari, Voilà, mon mari a obtenu son visa shengen d'une durée de 90 jours afin de venir me rejoindre ( car le long séjour demandait trop de temps et on veut enfin etre ensemble), quelqu'un sait il si il faut acheter un billet d'avion aller simple ou un aller retour pour la france quand il va venir? De plus, nous avons un mariage prévu dans sa famille en tunisie fin decembre, est il possible qu'avec un court séjour, il puisse venir debut decembre en france et qu'il retourne en tunisie pr le mariage fin du mois pr ensuite revenir en france? As t'on le droit de faire des A/R comme ça?
Merci à toutes les personnes qui auront quelques infos
J'ai deux questions qui nous trottent dans la tete a moi et mon mari, Voilà, mon mari a obtenu son visa shengen d'une durée de 90 jours afin de venir me rejoindre ( car le long séjour demandait trop de temps et on veut enfin etre ensemble), quelqu'un sait il si il faut acheter un billet d'avion aller simple ou un aller retour pour la france quand il va venir? De plus, nous avons un mariage prévu dans sa famille en tunisie fin decembre, est il possible qu'avec un court séjour, il puisse venir debut decembre en france et qu'il retourne en tunisie pr le mariage fin du mois pr ensuite revenir en france? As t'on le droit de faire des A/R comme ça?
Merci à toutes les personnes qui auront quelques infos