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Visiter Palawan avec un petit budget? English translation pending
Salut,
Je voudrais savoir s'il est possible de visiter Palawan avec un petit budget...car si on se fie aux guides, ca à l'air plutôt cher!! Existe-t-il des hotels à moins de 500-600 pesos du côté d'El Nido??? car l'archipel des Bacuit à l'air magique mais parait trop cher pour mon budget. Existe t il des guesthouse ou ne peut on trouver que des resort?? :) Quelqu'un a t il des bons plans???
Merci d'avance pour vos réponses
Je voudrais savoir s'il est possible de visiter Palawan avec un petit budget...car si on se fie aux guides, ca à l'air plutôt cher!! Existe-t-il des hotels à moins de 500-600 pesos du côté d'El Nido??? car l'archipel des Bacuit à l'air magique mais parait trop cher pour mon budget. Existe t il des guesthouse ou ne peut on trouver que des resort?? :) Quelqu'un a t il des bons plans???
Merci d'avance pour vos réponses
Cherche un endroit sympathique pour séjourner quatre nuits à Bohol (Philippines) English translation pending
slt as tous, je cherche un endroit sympas ou séjourné a Bohol , ce serra mon point de départ pour mes escapades en moto sur l'ile,
pas trop perdu quand même, avec resto et bar ds le coin et si possible en bord de mer un endroit relax quoi je compte y rester qq jours 😉 !
merci a tous
Obtention d'un visa indonésien à l'arrivée sur place? English translation pending
Bonjour,
Nous arrivons avec mon ami à l'aéroport de Denpasar à 1h40 du matin. Pour l'obtention des visas, nous comptions les faire sur place, à notre arrivée. Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance pour vos réponses
Vivre aux Philippines English translation pending
Bonjour,
Français installé en Thaïlande depuis 5 ans, et ne connaissant les Philippines qu'en touriste, je souhaiterais échanger avec des français -ou occidentaux en général- qui résident (à longueur d'année) aux Philippines. J'ai beaucoup aimé Cébu et les îles environnantes, et je m'imagine peut-être m'y déplacer.
Merci d'avance !
Français installé en Thaïlande depuis 5 ans, et ne connaissant les Philippines qu'en touriste, je souhaiterais échanger avec des français -ou occidentaux en général- qui résident (à longueur d'année) aux Philippines. J'ai beaucoup aimé Cébu et les îles environnantes, et je m'imagine peut-être m'y déplacer.
Merci d'avance !
Des girafes aux Philippines? Au nooord, il y avait Coron... English translation pending
Ahhh, les Philippines!!
Ses montagnes et ses lagons...
Ses requins et ses requines...
Voilà déjà plus d'un mois et demi que je suis dans le pays et je n'arrive toujours pas à m'en lasser. Comment pourrait-il de toute façon en être autrement quand la collection de sourires est inépuisables, quand le poisson se déguste dans des feuilles de bananier, quand le coucher de soleil du jour rend grace à celui de la veille? Cela dit maintenant, mes jours sont comptés. En théorie, la durée maximum d'un séjour touristique est de deux mois si on renouvèle son visa à mi-chemin. Pour ma part, je suis tellement loin de ces considérations administratives que je ne m'en suis même pas occupé, espérant qu'à l'heure du grand départ, les officiers des douanes me propose en guise de pot de départ le verre de l'amitié à la place d'une amende à laquelle je devrais avoir droit. Mais une chose à la fois. La question est d'abord de savoir si je peux cloturer cette parenthèse enchantée de manière tonitruante comme chaque jour passé ici.
La veille, la grande majorité de notre groupe de joyeux félés a levé le camp. Ne restent plus, en plus de ma modeste personne, que Mira et Rob', derniers membres actifs de la Holland Connection. Mira est encore là pour deux jours et Rob' pour un peu plus encore. Pour l'instant, on loge toujours au Crystal Lodge dans une chambre de trois qui nous parait ridiculement étroite en comparaison avec la vie de chateau que l'on menait quand l'union d'une demie-douzaine faisait la force. Mais, malgré cela, comme le soleil brille et que l'on passe la grande majorité de nos journées à l'extérieur, ça n'a que peu d'incidence.
D'ailleurs, en terme d'activité, on a pas vraiment décidé de se reposer sur nos lauriers. Depuis que j'ai débarqué sur Palawan puis sur Busuanga, on a beau avoir fait de l'exploration marine, force est de constater que la plupart du temps, nous ne nous sommes pas beaucoup éloignés de la surface. En bon plongeur, il va falloir remédier à cela. Je commence donc par convaincre Mira, la plus réticente. Le discours de motivation passe à ce point, qu'elle entreprend même de complèter le premier diplome du plongeur autonome : l'"open water" de chez PADI. Elle en a pour trois jours et quelques plongées qu'elle appréhende quelque peu. Pour Rob', c'est encore un peu plus facile, il suffit que je lui décrive ce qui se trame ici par une vingtaine de mètres de profondeur pour qu'il adhère au projet branché à l'air comprimé.
C'est que la plongée autour de Busuanga a quelque chose d'unique. Dans un rayon d'une dizaine de kilomètres, on peut admirer et visiter les épaves d'une dizaines de bateaux militaires japonais coulés pendant la seconde guerre mondiale. Et comme si ça ne suffisait pas, la quasi majorité d'entre eux mesure plus de cent mètres de long. Une paille. Dix aiguilles à tricoter dans un bol de foin. Immancable. Ce qu'ils font là? L'histoire mérite d'être racontée. Le haut commandement japonais avait décidé, au plus fort de la guerre du Pacifique contre les américains, de se baser ici en attendant de pouvoir lancer une attaque massive sur la flotte de l'Oncle Théodore. L'endroit est à l'abri des courants, caché du grand large par une multitude d'île qui sont autant de barrières protectrices. Les nippons sont donc installé confortablement et durablement à tel point qu'ils prennent la peine de camoufler leur flotte avec des pans (pants? Pands? pff...) entiers de branchages qu'ils arrachent aux îles environnantes. Durant quelques semaines, les américains qui survolent les environs en prenant des photographies aériennes n'y voient que du bleu, prenant les navires de l'empereur pour des îlots sans intéret. Mais, ça ne dure pas. Il se trouve que les japonais ont comis une erreur. Les bateaux sont solidements ancrés mais là où le bas blesse, c'est qu'ils ne sont ancrés qu'avec une attache par bateau, laissant ceux-ci tournés au gré du courant. Or, lors d'une observation des photos par les opérateurs attitrés, il s'avère que ce qu'ils prenaient pour des îles ne sont pas orientés de la même façon au gré du temps qui passe. Qu'est ce c'est que cette sorcellerie? Des îles qui bougent avec la marée? Bon sang mais c'est bien sur, LES JAPONAIS SONT LA!!!!!! Les portes-avions à la banière étoilée entre alors en action et en quelques heures, ce sont des centaines d'avions qui déversent un flot de bombes ininterrompu sur les bateaux pris au piège, les coulant un à un à quelques dizaines de mètres des côtes. C'est ainsi que maintenant au large de Busuanga se trouve un paradis pour plongeur en quête d'épaves accessibles et titanesques. Des croiseurs, des destroyers, des portes-avions, tout le bestiaire naval et militaire git ici, s'offrant à qui aura d'une part l'expérience, et d'autre part la volonté de mettre la tête sous l'eau. On en est!!
Au centre de plongée, on débarque la fleur au fusil. Théoriquement, pour pouvoir pénétrer dans les entrailles des monstres, il faut être titulaire de l'"advance water", le niveau supérieur que je ne possède pas encore. C'en est trop, il n'est pas encore né celui qui va me priver d'explorer de fond en comble ces trésors historiques. Ni une ni deux, je m'inscrits sur la liste des candidats au brevet. Que demain soit un grand jour, ça ne fait aucun doute.
L'étape obligatoire par le bistrot n'est alors qu'anecdotique.
S'en suivent alors huit plongées en quatre jours. Huit plongées au cours desquelles la visibilité n'est pas exceptionnelle puisque ne dépassant pas la dizaine de mètres, mais tout le reste l'est, exceptionnel. Dès que l'on aperçoit une à une les épaves, c'est le vertige qui nous gagne. Les dimensions de ces choses qui gisent au fond sont tellement impressionnantes que ça donne le tourni. Plus on s'en rapproche, plus ça empire, impossible de savoir où donner de la tête. Puis, par endroit, il y a une brêche résultant d'une explosion ou du choc lorsque l'ogre de d'acier s'est échoué. Pour nous, c'est une aubaine, c'est la porte d'entrée. A l'intérieur, dès lors que l'on pénètre, la luminosité plonge. Tout sens de l'orientation est alors affecté si bien que si l'on perd de vue la lampe torche du guide qui nous précède, il y a de fortes chances qu'on ne retrouve jamais la sortie où qu'elle soit. Le haut, le bas, la gauche, la droite, sont alors des notions toutes relatives. La discipline prévaut. Cette sensation est d'autant plus renforcée quand en de multiples endroits, le faisceau lumineux s'attarde sur des obus qui n'ont pas bougés depuis plus de 65 ans, et qui de ce fait, non pas non plus été désamorcés. Gare à la curiosité, chien méchant, très méchant, à la limite du n'importe quoi!
Au bout du troisième jour, c'est la fin d'un cycle avec Mira qui rentre à Manille rejoindre sa potesse Josha durant quelques jours. Pour fêter son diplome fraichement acquis, l'équipe des plongeurs lui réserve une surprise. C'est l'opération boisson apnéiste. Assise, on l'équipe d'un masque et d'un tuba. Un des membres de l'école prend alors une bouteille de bière et commence à verser son contenu dans le tuba. En une seconde, la pauvre suffoque et se laisse gagner par le mal des profondeurs dans l'hilarité générale. Certes, ce n'est pas très fin comme humour mais passons, moi aussi j'ai ri.
Avec Rob', on s'accorde une ultime journée dans les bas fonds à contempler le corail qui se développe sur les carcasses éparpillées. C'est ensuite mon tour de boire au tuba. Avec plaisir. Si ça peut contribuer à la bonne humeur ambiante... Sur cette dernière gageure, me voilà plongeur certifié émérite au delà de la soixantaine de descente que j'ai déjà derrière moi. Pourvu que ça dure...
D'une dizaine, nous voilà maintenant les deux derniers rescapés du radeau de la mumuse. Tachons de nous en montrer digne. Une journée de pluie plus tard où je deviens peu à peu la mascotte de la GH, le démon de la bougeotte a raison de nous. Profitant du ciel bleu qui nous repasse le bonjour comme pour célébrer l'arrivée de l'été en ce 21 juin, on se lève aux aurores pour une visite pour le moins bizarre. De l'autre côté de l'île de Busuanga, l'ex-président-dictateur Marcos s'est offert une petite folie. Une autre île de quelques hectares dont il s'est dit que ce serait le cadre parfait pour y créer son propre zoo à ciel ouvert. Profitant de tous ses amis africains un peu douteux, l'homme s'est fait livré des gazelles, des zèbres, des girafes pour assouvir sa soif de n'importe quoi. A priori, c'est l'Afrique sans l'Afrique, la savane sans le Kilimandjaro. Pour aller voir ça, il faut encore traverser Busuanga et quoi de mieux qu'une étape motocycliste pour parvenir à nos fins? Rien.
A 8h du matin, on est donc d'attaque faisant le planton en attendant l'ouverture du loueur. A 8h30, la route défile à grande vitesse. C'est qu'il faut qu'on en profite, le secteur goudronné sur la centaine de kilomètres qu'il va nous falloir parcourir ne couvre qu'une infime portion. A 8h45, c'est sur la terre qu'il faut déjà éviter le ornières. Ce qui aurait pu être un problème quelques mois plus tôt ne l'est maintenant plus. L'expérience du Laos et du Vietnam faisant de moi un conducteur expérimenté, c'est avec délectation que les difficultés s'appréhendent. Et s'il faut traverser le lit des rivières, c'est encore mieux! Au cours de la traversée, les paysages s'enchainent. En cinq minutes, on peut passer d'une plaine fertile où les cowboys à cheval guident les vaches vers les patures à une foret dense et luxuriante. En tout, il nous faut pas moins de quatre heures pour atteindre la côte ouest. Le chrono tourne, il n'est pas prévu qu'on fasse le chemin du retour à la nuit tombée. Laissant là nos motos, on fait alors le tour des maisons pour s'enquérir de la présence opportune d'un possesseur de bateau capable de nous faire traverser l'étroit détroit qui nous sépare des girafes. On est alors guidé vers une maison où un petit vieux sans dents est ravi de nous trouver, se chargeant de nous convoyer sans remous. En dix minutes, nous y sommes. Pour l'instant en bas d'un chemin mais comme le dit le préposé à un guichet de fortune :
- Dès la colline franchie, vous ne serez pas déçu!
Il a raison l'animal... Le chemin nous ammène jusqu'à une grande maison sans mur où on est sommé d'attendre notre guide. Pendant la courte attente, on profite de la vue que l'on a sur tout le parc en s'émerveillant des zèbres qui jouent à chat. Pour l'instant loins de nous, bientôt plus proche. Le guide arrive et les présentations faites, on marche à travers la plaine. Partout autour, des zèbres par dizaines. Incroyable!! Qui plus est, habitués à la présence de l'homme depuis toujours, ceux-là ne sont en aucun cas farouches et s'accomodent de notre présence sans peine. C'est d'autant plus surprenant qu'en présence des petits, c'est le même refrain. On peut déambuler quasi librement dans ce non sens sans qu'aucun animal ne s'en émeuve. Et quand ce ne sont pas les zèbres, ce sont les biches, et quand ce ne sont pas les biches, ce sont des petits oursons arboricole, et ainsi de suite jusqu'au clou du spectacle : les girafes. L'emploi de superlatifs est alors inutile. Ces animaux semblent être à tel point sortis d'un livre des rêves que tout commentaire est vain pour décrire ce que l'on ressent à leur contact. C'est que pour une raison dont je ne me souviens plus, les girafes sont provisoirement dans un enclos potentiellement grand comme le zoo de Vincennes à lui tout seul! C'est tellement bien agencé qu'en aucune manière je ne peux être désolé pour ces chevaux tombés dans la potion magique. Ils ont droit à un traitement quatre étoiles et ils le méritent bien!!
Nageant dans un bonheur de tous les instants, il se trouve que nous aussi bénéficions d'un traitement quatre étoiles. Le hasard faisant bien les choses, nous sommes là exactement au moment où les girafes se font apporter leur encas de l'après-midi. Avec Rob', on saute alors sur l'occasion pour nous aussi attrapper de longues branches feuillues et nourrir les phénomènes. Inimaginable! Prenez une branche. Mettez ma main à une extrémité pendant qu'à l'autre extrémité s'excite le plus grand animal de la planète se délectant avec une grande précision d'une feuille après l'autre. Gigantesque!!!! WHAOUUUUUU!!!!!!! Impossible de se lasser d'un tel spectacle!!
C'est donc une autre raison qui nous impose de repartir. Coron City est dans le sens du retour aussi à quatre heures de lutte contre les glissades, sorties de route, téléscopages avec une chèvre. Comme chaque fois que je suis sur un deux roues, l'appel de la nature a beau résonné à travers mon cerveau, il reste une parcelle qui supplie de ne pas encore conduire quand la nuit est tombée. La DDE locale n'étant pas exactement au taquet, si tu respectes la devise "Sécurité avant tout", tu roules de jour. Ca me permet aussi, en outre, de récupérer le passeport que j'ai laissé comme caution, ça peut s'avérer utile... Loin d'être en avance, ne laissant derrière nous que des nuages de poussière, on parvient à rentrer dans les délais fixés. Le loueur est ravi, Félicie aussi.
La boucle est maintenant bouclée. Busuanga Island n'a plus de secrets pour moi, mais de là à dire que je la connais comme ma poche, c'est un pas que je me garderais bien de faire. Gardons cela pour ma prochaine visite.
Le lendemain, toujours avec Rob, on décolle vers Manille l'odorante. Mira et Josha sont toujours sur place, agréable compagnie pour une dernière soirée sans histoire.
Le 23 juin, nouvelle journée, nouvel avion. A la douane, je présente mon passeport qui certifie que ma date d'entrée dans le pays remonte à près de huit semaines au lieu du mois autorisé. Qu'à celà ne tienne, démontrant une dernière fois leur hospitalité légendaire, je m'acquitte d'un forfait journalier supplémentaire minime.
A l'heure du décollage, j'ai le coeur serré. J'ai toujours estimé que cette période philippine était synonyme de vacances. Or, le plus dur commence. Dans quelques heures, j'atterris à Hong Kong en prélable à mon séjour chinois où, à priori, personne ne va comprendre ce que j'ai à lui dire avant une autre partie de plaisir, l'Inde qui ne laisse jamais aucun voyageur indifférent en bien ou en mal.
Les pieds bien calés dans les étriers, je suis paré.
Voilà déjà plus d'un mois et demi que je suis dans le pays et je n'arrive toujours pas à m'en lasser. Comment pourrait-il de toute façon en être autrement quand la collection de sourires est inépuisables, quand le poisson se déguste dans des feuilles de bananier, quand le coucher de soleil du jour rend grace à celui de la veille? Cela dit maintenant, mes jours sont comptés. En théorie, la durée maximum d'un séjour touristique est de deux mois si on renouvèle son visa à mi-chemin. Pour ma part, je suis tellement loin de ces considérations administratives que je ne m'en suis même pas occupé, espérant qu'à l'heure du grand départ, les officiers des douanes me propose en guise de pot de départ le verre de l'amitié à la place d'une amende à laquelle je devrais avoir droit. Mais une chose à la fois. La question est d'abord de savoir si je peux cloturer cette parenthèse enchantée de manière tonitruante comme chaque jour passé ici.
La veille, la grande majorité de notre groupe de joyeux félés a levé le camp. Ne restent plus, en plus de ma modeste personne, que Mira et Rob', derniers membres actifs de la Holland Connection. Mira est encore là pour deux jours et Rob' pour un peu plus encore. Pour l'instant, on loge toujours au Crystal Lodge dans une chambre de trois qui nous parait ridiculement étroite en comparaison avec la vie de chateau que l'on menait quand l'union d'une demie-douzaine faisait la force. Mais, malgré cela, comme le soleil brille et que l'on passe la grande majorité de nos journées à l'extérieur, ça n'a que peu d'incidence.
D'ailleurs, en terme d'activité, on a pas vraiment décidé de se reposer sur nos lauriers. Depuis que j'ai débarqué sur Palawan puis sur Busuanga, on a beau avoir fait de l'exploration marine, force est de constater que la plupart du temps, nous ne nous sommes pas beaucoup éloignés de la surface. En bon plongeur, il va falloir remédier à cela. Je commence donc par convaincre Mira, la plus réticente. Le discours de motivation passe à ce point, qu'elle entreprend même de complèter le premier diplome du plongeur autonome : l'"open water" de chez PADI. Elle en a pour trois jours et quelques plongées qu'elle appréhende quelque peu. Pour Rob', c'est encore un peu plus facile, il suffit que je lui décrive ce qui se trame ici par une vingtaine de mètres de profondeur pour qu'il adhère au projet branché à l'air comprimé.
C'est que la plongée autour de Busuanga a quelque chose d'unique. Dans un rayon d'une dizaine de kilomètres, on peut admirer et visiter les épaves d'une dizaines de bateaux militaires japonais coulés pendant la seconde guerre mondiale. Et comme si ça ne suffisait pas, la quasi majorité d'entre eux mesure plus de cent mètres de long. Une paille. Dix aiguilles à tricoter dans un bol de foin. Immancable. Ce qu'ils font là? L'histoire mérite d'être racontée. Le haut commandement japonais avait décidé, au plus fort de la guerre du Pacifique contre les américains, de se baser ici en attendant de pouvoir lancer une attaque massive sur la flotte de l'Oncle Théodore. L'endroit est à l'abri des courants, caché du grand large par une multitude d'île qui sont autant de barrières protectrices. Les nippons sont donc installé confortablement et durablement à tel point qu'ils prennent la peine de camoufler leur flotte avec des pans (pants? Pands? pff...) entiers de branchages qu'ils arrachent aux îles environnantes. Durant quelques semaines, les américains qui survolent les environs en prenant des photographies aériennes n'y voient que du bleu, prenant les navires de l'empereur pour des îlots sans intéret. Mais, ça ne dure pas. Il se trouve que les japonais ont comis une erreur. Les bateaux sont solidements ancrés mais là où le bas blesse, c'est qu'ils ne sont ancrés qu'avec une attache par bateau, laissant ceux-ci tournés au gré du courant. Or, lors d'une observation des photos par les opérateurs attitrés, il s'avère que ce qu'ils prenaient pour des îles ne sont pas orientés de la même façon au gré du temps qui passe. Qu'est ce c'est que cette sorcellerie? Des îles qui bougent avec la marée? Bon sang mais c'est bien sur, LES JAPONAIS SONT LA!!!!!! Les portes-avions à la banière étoilée entre alors en action et en quelques heures, ce sont des centaines d'avions qui déversent un flot de bombes ininterrompu sur les bateaux pris au piège, les coulant un à un à quelques dizaines de mètres des côtes. C'est ainsi que maintenant au large de Busuanga se trouve un paradis pour plongeur en quête d'épaves accessibles et titanesques. Des croiseurs, des destroyers, des portes-avions, tout le bestiaire naval et militaire git ici, s'offrant à qui aura d'une part l'expérience, et d'autre part la volonté de mettre la tête sous l'eau. On en est!!
Au centre de plongée, on débarque la fleur au fusil. Théoriquement, pour pouvoir pénétrer dans les entrailles des monstres, il faut être titulaire de l'"advance water", le niveau supérieur que je ne possède pas encore. C'en est trop, il n'est pas encore né celui qui va me priver d'explorer de fond en comble ces trésors historiques. Ni une ni deux, je m'inscrits sur la liste des candidats au brevet. Que demain soit un grand jour, ça ne fait aucun doute.
L'étape obligatoire par le bistrot n'est alors qu'anecdotique.
S'en suivent alors huit plongées en quatre jours. Huit plongées au cours desquelles la visibilité n'est pas exceptionnelle puisque ne dépassant pas la dizaine de mètres, mais tout le reste l'est, exceptionnel. Dès que l'on aperçoit une à une les épaves, c'est le vertige qui nous gagne. Les dimensions de ces choses qui gisent au fond sont tellement impressionnantes que ça donne le tourni. Plus on s'en rapproche, plus ça empire, impossible de savoir où donner de la tête. Puis, par endroit, il y a une brêche résultant d'une explosion ou du choc lorsque l'ogre de d'acier s'est échoué. Pour nous, c'est une aubaine, c'est la porte d'entrée. A l'intérieur, dès lors que l'on pénètre, la luminosité plonge. Tout sens de l'orientation est alors affecté si bien que si l'on perd de vue la lampe torche du guide qui nous précède, il y a de fortes chances qu'on ne retrouve jamais la sortie où qu'elle soit. Le haut, le bas, la gauche, la droite, sont alors des notions toutes relatives. La discipline prévaut. Cette sensation est d'autant plus renforcée quand en de multiples endroits, le faisceau lumineux s'attarde sur des obus qui n'ont pas bougés depuis plus de 65 ans, et qui de ce fait, non pas non plus été désamorcés. Gare à la curiosité, chien méchant, très méchant, à la limite du n'importe quoi!
Au bout du troisième jour, c'est la fin d'un cycle avec Mira qui rentre à Manille rejoindre sa potesse Josha durant quelques jours. Pour fêter son diplome fraichement acquis, l'équipe des plongeurs lui réserve une surprise. C'est l'opération boisson apnéiste. Assise, on l'équipe d'un masque et d'un tuba. Un des membres de l'école prend alors une bouteille de bière et commence à verser son contenu dans le tuba. En une seconde, la pauvre suffoque et se laisse gagner par le mal des profondeurs dans l'hilarité générale. Certes, ce n'est pas très fin comme humour mais passons, moi aussi j'ai ri.
Avec Rob', on s'accorde une ultime journée dans les bas fonds à contempler le corail qui se développe sur les carcasses éparpillées. C'est ensuite mon tour de boire au tuba. Avec plaisir. Si ça peut contribuer à la bonne humeur ambiante... Sur cette dernière gageure, me voilà plongeur certifié émérite au delà de la soixantaine de descente que j'ai déjà derrière moi. Pourvu que ça dure...
D'une dizaine, nous voilà maintenant les deux derniers rescapés du radeau de la mumuse. Tachons de nous en montrer digne. Une journée de pluie plus tard où je deviens peu à peu la mascotte de la GH, le démon de la bougeotte a raison de nous. Profitant du ciel bleu qui nous repasse le bonjour comme pour célébrer l'arrivée de l'été en ce 21 juin, on se lève aux aurores pour une visite pour le moins bizarre. De l'autre côté de l'île de Busuanga, l'ex-président-dictateur Marcos s'est offert une petite folie. Une autre île de quelques hectares dont il s'est dit que ce serait le cadre parfait pour y créer son propre zoo à ciel ouvert. Profitant de tous ses amis africains un peu douteux, l'homme s'est fait livré des gazelles, des zèbres, des girafes pour assouvir sa soif de n'importe quoi. A priori, c'est l'Afrique sans l'Afrique, la savane sans le Kilimandjaro. Pour aller voir ça, il faut encore traverser Busuanga et quoi de mieux qu'une étape motocycliste pour parvenir à nos fins? Rien.
A 8h du matin, on est donc d'attaque faisant le planton en attendant l'ouverture du loueur. A 8h30, la route défile à grande vitesse. C'est qu'il faut qu'on en profite, le secteur goudronné sur la centaine de kilomètres qu'il va nous falloir parcourir ne couvre qu'une infime portion. A 8h45, c'est sur la terre qu'il faut déjà éviter le ornières. Ce qui aurait pu être un problème quelques mois plus tôt ne l'est maintenant plus. L'expérience du Laos et du Vietnam faisant de moi un conducteur expérimenté, c'est avec délectation que les difficultés s'appréhendent. Et s'il faut traverser le lit des rivières, c'est encore mieux! Au cours de la traversée, les paysages s'enchainent. En cinq minutes, on peut passer d'une plaine fertile où les cowboys à cheval guident les vaches vers les patures à une foret dense et luxuriante. En tout, il nous faut pas moins de quatre heures pour atteindre la côte ouest. Le chrono tourne, il n'est pas prévu qu'on fasse le chemin du retour à la nuit tombée. Laissant là nos motos, on fait alors le tour des maisons pour s'enquérir de la présence opportune d'un possesseur de bateau capable de nous faire traverser l'étroit détroit qui nous sépare des girafes. On est alors guidé vers une maison où un petit vieux sans dents est ravi de nous trouver, se chargeant de nous convoyer sans remous. En dix minutes, nous y sommes. Pour l'instant en bas d'un chemin mais comme le dit le préposé à un guichet de fortune :
- Dès la colline franchie, vous ne serez pas déçu!
Il a raison l'animal... Le chemin nous ammène jusqu'à une grande maison sans mur où on est sommé d'attendre notre guide. Pendant la courte attente, on profite de la vue que l'on a sur tout le parc en s'émerveillant des zèbres qui jouent à chat. Pour l'instant loins de nous, bientôt plus proche. Le guide arrive et les présentations faites, on marche à travers la plaine. Partout autour, des zèbres par dizaines. Incroyable!! Qui plus est, habitués à la présence de l'homme depuis toujours, ceux-là ne sont en aucun cas farouches et s'accomodent de notre présence sans peine. C'est d'autant plus surprenant qu'en présence des petits, c'est le même refrain. On peut déambuler quasi librement dans ce non sens sans qu'aucun animal ne s'en émeuve. Et quand ce ne sont pas les zèbres, ce sont les biches, et quand ce ne sont pas les biches, ce sont des petits oursons arboricole, et ainsi de suite jusqu'au clou du spectacle : les girafes. L'emploi de superlatifs est alors inutile. Ces animaux semblent être à tel point sortis d'un livre des rêves que tout commentaire est vain pour décrire ce que l'on ressent à leur contact. C'est que pour une raison dont je ne me souviens plus, les girafes sont provisoirement dans un enclos potentiellement grand comme le zoo de Vincennes à lui tout seul! C'est tellement bien agencé qu'en aucune manière je ne peux être désolé pour ces chevaux tombés dans la potion magique. Ils ont droit à un traitement quatre étoiles et ils le méritent bien!!
Nageant dans un bonheur de tous les instants, il se trouve que nous aussi bénéficions d'un traitement quatre étoiles. Le hasard faisant bien les choses, nous sommes là exactement au moment où les girafes se font apporter leur encas de l'après-midi. Avec Rob', on saute alors sur l'occasion pour nous aussi attrapper de longues branches feuillues et nourrir les phénomènes. Inimaginable! Prenez une branche. Mettez ma main à une extrémité pendant qu'à l'autre extrémité s'excite le plus grand animal de la planète se délectant avec une grande précision d'une feuille après l'autre. Gigantesque!!!! WHAOUUUUUU!!!!!!! Impossible de se lasser d'un tel spectacle!!
C'est donc une autre raison qui nous impose de repartir. Coron City est dans le sens du retour aussi à quatre heures de lutte contre les glissades, sorties de route, téléscopages avec une chèvre. Comme chaque fois que je suis sur un deux roues, l'appel de la nature a beau résonné à travers mon cerveau, il reste une parcelle qui supplie de ne pas encore conduire quand la nuit est tombée. La DDE locale n'étant pas exactement au taquet, si tu respectes la devise "Sécurité avant tout", tu roules de jour. Ca me permet aussi, en outre, de récupérer le passeport que j'ai laissé comme caution, ça peut s'avérer utile... Loin d'être en avance, ne laissant derrière nous que des nuages de poussière, on parvient à rentrer dans les délais fixés. Le loueur est ravi, Félicie aussi.
La boucle est maintenant bouclée. Busuanga Island n'a plus de secrets pour moi, mais de là à dire que je la connais comme ma poche, c'est un pas que je me garderais bien de faire. Gardons cela pour ma prochaine visite.
Le lendemain, toujours avec Rob, on décolle vers Manille l'odorante. Mira et Josha sont toujours sur place, agréable compagnie pour une dernière soirée sans histoire.
Le 23 juin, nouvelle journée, nouvel avion. A la douane, je présente mon passeport qui certifie que ma date d'entrée dans le pays remonte à près de huit semaines au lieu du mois autorisé. Qu'à celà ne tienne, démontrant une dernière fois leur hospitalité légendaire, je m'acquitte d'un forfait journalier supplémentaire minime.
A l'heure du décollage, j'ai le coeur serré. J'ai toujours estimé que cette période philippine était synonyme de vacances. Or, le plus dur commence. Dans quelques heures, j'atterris à Hong Kong en prélable à mon séjour chinois où, à priori, personne ne va comprendre ce que j'ai à lui dire avant une autre partie de plaisir, l'Inde qui ne laisse jamais aucun voyageur indifférent en bien ou en mal.
Les pieds bien calés dans les étriers, je suis paré.
Malapascua, sous l'eau personne ne vous entendra crier English translation pending
Je suis l'dauphin des Philippines et malgré tout j'ai mauvaise mine.
Il est 5h, Cebu s'éveille. Et moi, j'ai bien bien sommeil.
Dehors, la lumière naissante dévoile un ciel azur. Ca pourrait être magnifique mais premièrement, j'agonise de ne pouvoir encore fermer les yeux et deuxièmement, Cebu City se dévoile aussi et la ville n'a rien d'une gravure de beauté. Vivement dans cinq heures que ça change ce qui n'aura pas grande importance puisque j'aurais de toutes façons les yeux fermés, enfin.
La gare routière est au diapason de la ville. C'est gris, bruiant et les locaux qui s'ébattent déjà de bon matin ont sur leur visage les traits tirés de ceux qui voudraient travailler dans un magasin de litterie juste pour le plaisir de s'en faire renvoyer pour usage abusif des marchandises. A son emplacement, le bus de 6h attend déjà. A l'intérieur, le chauffeur se prélasse. Quand je monte à l'intérieur, je suis maillot jaune, le premier au classement général des passagers et toutes les places sont disponibles. La place à côté du chauffeur à l'air la plus confortable, pas de voisins potentiellements enclin à la conversation, de la place pour des jambes de girafe, mon gros sac à côté en guise d'accoudoir voire d'oreiller, je m'installe et m'endors quasiment sans le voir venir, instantanément. Et à 6h, le bus part. Comment je le sais? Le chauffeur est à l'image de ceux de tout le voyage. J'ai l'impression que chaque fois que je prends la route, mon véhicule quel qu'il soit est le plus rapide sur la route, personne ne nous double, le chauffeur n'en est pas un, c'est un pilote. Dès le premier virage, c'est bien simple, j'ai l'impression qu'on est sur deux roues, rien de tel comme mise en garde. C'est comme ça pendant cinq heures sur une route où les lignes droites me manquent et où les dos d'anes ont colonisé la chaussée. D'habitude ça ne m'empêcherait pas de dormir mais aujourd'hui, collé contre la fenêtre de droite, chaque fois qu'on tourne violemment à gauche, mon crane heurte la vitre de la même façon comme le ferait la brigade anti-petit-somme. A l'arrivée à Maya, le soulagement est à la hauteur. Maya, c'est le village qui fait face à l'île de Malapascua et la première fois depuis une semaine de perdue que je revois la mer avec l'intention tenace de me jeter la tête la première dedans. Ca fait du bien, comme si l'histoire reprenait son cours normal avec des couleurs dans l'objectif et dans la tête tant qu'elle fonctionne encore, à la merci d'un terrassement soudain.
D'ailleurs, à la sortie du bus après avoir salué mon voisin de pilote alors que le port minuscule est là, je dois localiser la prochaine bancasse qui voguera vers Malapascua. De prime abord, je devrais réussir ma mission, 99% des bateaux qui lève l'ancre à Maya vont ou passent par Malapascua. Quand je vois une trentaine de philippins grimper dans une embarcation, c'est donc à n'en pas douter la bonne. C'est donc au radar que je suis cette joyeuse farandole jusqu'à m'installer avec bonheur sur un siège qui, lui, ne me causera pas de traumatisme cranien. Je ferme les yeux bercé par le balancement paresseux du bateau. Mais il ne se passe pas trente secondes avant que quelqu'un vienne me sortir de ma torpeur. - Bonjour, où allez-vous? - Mmmmhhh, je vais à Malapascua, enfin je crois... - Mais, vous vous trompez de bateau, celui-ci part à Leyte, à six heures de navigation. Comme il dit, je me suis trompé. Depuis Maya, Malapascua est largement à porté de jumelles, trente minutes, pas plus, pas six heures. Je ressors alors de mon presque coma, reprends mes vingt kilos de charge utile et quitte le navire. Le bateau pour Malapascua attend plus loin, je ne me trompe plus et pose enfin le pieds à destination, mes chaussures à la main car à l'arrivée, c'est "saute dans l'eau jusqu'aux genoux ou retourne à Maya". Ensuite, de façon complètement machinal, je trouve une GH, non mieux, un hotel dont la vue depuis les fenêtres donnent généreusement sur la plage magnifique qui s'étale à ses pieds. Mais pour la vue, je reviendrais plus tard. Pour le moment, l'important c'est de fermer les yeux et de s'évanouir dans une chute vertigineuse qu'on pourra appeler sieste ou nuit complète selon que je dormes quatre ou seize heures dans ma chambre sans électricité l'après-midi ce qui interdit l'usage pourtant salvateur d'un ventilateur.
Il fait encore jour quand j'ouvre un oeil. C'est juste assez d'énergie dépensée pour me prendre en main. Je réserve ma première plongée pour le lendemain matin, une plongée dont le rendez-vous sur la plage est fixé à 4h45 (sic). 4h45!!!!!!!! Bonjour le décallage horaire!!!!!!!!!!! Ils sont fous ou quoi?? En fait pas du tout. Malapascua, en ce qui concerne la plongée, est mondialement réputé pour une chose : les tresher sharks, avec sharks comme requins. Et ces petites bestioles ont la gentillesse de se laisser admirer au lever du soleil à trente minutes en bateau de Malapascua, voilà pourquoi 4h45.
Je baigne alors dans un joyeux cocktail fait d'excitation et de fatigue. Un dîner vite expédié plus tard, je rentre me mettre au chaud, si on veut, et chercher un sommeil qui viendra en fin de compte à 2h du matin.
Et quatre heures plus tard, le réveil sonne. Théoriquement, si on était un jour "normal", ce serait presque mission impossible mais aujourd'hui, pas la peine de me le dire deux fois, je sais ce qui m'attend dehors. Sur la plage, les six autres plongeurs sont aussi réveillés comme en pleine après-midi, l'ambiance est électrique. On monte sur le bateau, le temps de profiter des couleurs du lever de soleil, une seule couleur compte désormais, un bleu profond. Sous l'eau, les plongeurs se répartissent en deux groupes, ceux qui plongent avec les bouteilles d'air comprimé classique dont moi, et ceux qui plongent en utilisant un mélange d'air et de nytrogène permettant de rester sous l'eau plus longtemps. Avec mon groupe, on passe une demi-heure alongé sur le fond à attendre que les squales viennent à nous. Sans succès. Malheureusement. On remonte à la surface, on a fait notre temps au fond de l'eau. Les "nitrox", eux, se promènent toujours autour entre 30 et 35 mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface et prennent place sur le pont, ils sont arrogants de sourires. Quelques minutes plus tôt, trois requins nageaient tout autour d'eux, on peut les comprendre. A leur place, j'aurais surement la machoire grande ouverte et pas spécialement envie de la refermer de sitôt. A ma place, je retourne à mon hotel en me promettant que la prochaine fois, c'est sur, les treshers, on les aura.
7h du matin au compteur, le soleil illumine la contrée, je retourne me coucher jusqu'à 13h, heure à laquelle il fait trop chaud pour quoi que ce soit même dormir dans cette fournaise qu'on appelle ma chambre. La seule solution est alors encore de la quitter et de s'alanguir sous l'ombre bienfaitrice d'un cocotier en prenant bien garde de ne pas étendre sa serviette sous l'arbre, créant l'opportunité fortuite pour une noix de coco de venir s'encastrer entre l'orteil et le cheveux.
Le soir venu, le coucher de soleil passé, je retourne dans mon antre pour profiter des plaisirs futiles de la vie enrichie de la fée Electricité. Le ventilateur bat la mesure, je sèche en ronronnant. Ne reste alors plus qu'à me remplir la panse avant de me mettre la tête dans le clavier pour accoucher d'un nouvel opus narratif endiablé. Seulement, comme souvent, même si la route est pavée de bonnes intentions, des troncs d'arbres peuvent s'abattre au travers et empêcher toute progression. Ce soir, le tronc d'arbre est sympathique, il s'appelle Farouk, c'est un turc de Shanghai que je croise sur la chemin menant à l'assouvissement de ma faim, au dîner. Le gars, qui repart le lendemain vers la Chine via Manille, est très enclin à la conversation et on se quitte après avoir croisé le verbe pendant de longues heures. Pour la rédaction, il est trop tard, encore une occasion de manqué pas si manquée que cela... La plume pourra toujours tenter de refaire surface demain, les occasions ne manquent pas quand, mise à part plonger, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.
Nouvelle journée, nouvelle chance. Pas pour les tresher sharks, j'ai beau me découvrir une nouvelle passion pour les réveils à 4h30, il ne faut quand même pas pousser Mamie dans les orties. Le rendez-vous pour la première plongée du jour est à 9h, quand même pas mal pour un samedi! Aujoud'hui, deux plongées sont inscrites au tableau de bord, une le matin et une autre l'après-midi avec, tel le ruban de bolduc entourant les cadeaux de Noël, une journée sur le bateau à la clé.
La première descente est plus que correcte, la visibilité est bonne, l'eau chaude et les petits poissons nombreux. Mais la claque du jour intervient contre toute attente lors de la pause déjeuner. La bancasse s'amarre alors sur une étroite bande de sable qui, d'un côté s'enfonce dans les flots bleus, et de l'autre s'élargit et fleurit en une île frangée de sable et déserte si on excepte les palmiers et les quelques philippins hilard de bonheur qui viennent y camper pour le week-end. La perspective est si renversante de beauté que je préfère faire l'école buissonière en oubliant de manger et préférant me perdre dans les moindres recoins de ce monde perdu jusqu'au moment où un autre plongeur me fait de grands signes avec les bras synonymes d'inquiétude pour l'ensemble de l'équipage quant à savoir où j'avais bien pu me fourrer. Je remonte sur le bateau presque avec regret malgré la nouvelle plongée qui se prépare déjà. Celle-ci est également à la hauteur même si je garde toujours en travers de la gorge le rendez-vous manqué de la veille avec les treshers ce qui me gache un peu le plaisir. Gageons tout de suite que je retente ma chance au grattage et au tirage dès les prochaines premières lueurs du jour.
Au retour ultime sur le bateau, je ne trouve alors rien de mieux pour me ragaillardir et me préparer à d'autres claques poissonneuses que de m'alonger sur la proue du bateau et comme à l'habitude, me gorger de virtuosité musicale sous le soleil qui prépare son coucher et pare le ciel d'une symphonie de couleurs.
Une fois le pied à terre, les couleurs n'importent plus. L'inscription au réveil le plus tôt et potentiellement le plus mouvementé du voyage est la seule chose qui compte. Je pénètre en trombe dans le centre de plongée et inscris en grosses lettres mon nom dans la case "tresher sharks", l'invitation est lancée.
Je retourne ensuite à l'hotel où je suis d'ailleurs le seul client, où tout le personnel est au petit soin pour moi au point de vouloir me caser, soit avec une gamine à peine majeure qui rêve de Paris, son climat tropical et ses prix dérisoires qui autorisent toutes les folies, soit avec un ladyboy portant exclusivement des jupes si courtes qu'elles pourraient dévoiler l'évidente supercherie et son costume trois pièces. Non merci, vraiment, vraiment.
La nuit est alors tombée, la tentative d'écriture de la veille est reconduite pour peu que j'arrive à franchir l'étape dinatoire sans remous. Encore raté! Alors que je suis attablé dans le restaurant tronant au dessus du centre de plongée, deux femmes anglaises avec lesquelles j'ai partagé des bulles depuis deux jours se proposent de se joindre à moi. Comment décemment refuser? Impossible de dire non, ce n'est pas dans mon vocabulaire (NDLR : je ne suis alors pas encore en Inde).
Mon lit m'attendra encore jusqu'aux environs de minuit, ce qui ne serait qu'une broutille si je n'avais encore rencard sur la plage à 4h45. Les requins sont plus forts que tout, je me couche illico piaffant d'impatience.
A la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller maman, à la place, si le choix se présente, j'veux bien aller à la plongée aux requins-quins-quins-quins, c'est plus excitant maman! Aucune sonnerie ne s'est alors déjà déclenchée, ça furête déjà dans ma chambre. Le temps d'enfiler mon maillot et la porte se referme déjà derrière moi. Sur le bateau, tout le monde s'active devant un nouveau levée de soleil des familles. Dans mon coin, une certitude m'habite : aujourd'hui c'est la bonne, c'est mon tour, mon numéro qui est tiré du chapeau. Aucune trace de fatigue, je suis plus concentré que le lait sucré Nestlé (NDLR : sponsor?). Tellement concentré qu'au moment d'enfiler ma combinaison, j'en oublie d'enlever ma Ralex, étanche jusqu'à trois gouttes, qui ne devrait apprécier que moyennement la descente la descente en apnée à laquelle elle se retrouve confrontée. Mais qu'importe, la Ralex est grand seigneur et, j'en suis sur, se sacrifierait bien pour que la plongée soit une réussite squalesque.
Comme la première fois, on descend se caller au fond de l'eau, la lumière naissante se fraye un chemin elle aussi. Devant nous, le mur qui s'enfonce vers les abysses fait bonne figure. Puis, comme sortis d'un livre d'image, ils apparaissent. Il"s" car ils sont trois. Parfois ils se rapprochent à portée de camionnette, parfois ils se contentent, sans qu'on leur en veuillent, de passer devant à une quinzaine de mètres. Et là j'ai envie de dire WHAOUUUUUUU!! L'animal est une véritable merveille avec une allure presque féline, la perfection faite poisson.
Résultat, au retour sur le bateau, qui est-ce qui danse? C'est Bibi!! Quel panard!!! La petite aiguille n'a pas encore frappé le 7 que j'ai déjà emmagasiné de l'émotion pour une semaine!!!! Et puis comme ça n'est jamais assez et que je suis encore plus bouillonnant qu'un Gilbert Montagné s'agitant sur son clavier, je décide que mon lit attendra, la journée ne fait que commencer, aujourd'hui c'est le Showtime Express qui entre en gare!!! D'office, deux nouvelles plongée se calent dans les tuyaux. Les deux autour de Gato Island. Gaaato! Gaaaaaaato!!! Ca met en appétit et ça n'a rien d'un hasard. De nouveau la tête dans l'eau à 10h, rien ne me prépare à la nouvelle expérience paranormale qui va suivre...
Dans ma palanquée, nous sommes cinq plongeurs, le guide accompagnant quatre joyeux dauphins amateurs. Parmi ces quatres, je suis le seul à posséder un caisson permettant de saisir des scènes sous marines. Le guide, chaque fois qu'il repère quelque Objet Nageant identifié dans les parages, il me fait signe de venir à lui pour me montrer la bestiole en avant-première afin de satisfaire l'objectif; et moi, je me régale!
Peu après le début de la balade palmée, on quitte un luxuriant jardin coralien en franchissant une petite colline nous masquant ce qui se cache derrière. Une fois la colline passée, on découvre une longue plaine s'étalant une vingtaine de mètres sous la surface. Ici pas grand chose ne pousse, impossible de ne pas distinguer les longues silouhettes posées là, même pour moi et ma vue basse même sous l'eau. A quelques emcablures de mon coeur qui bat la chamade dorment une dizaine de requins à pointe blanche, le genre qui fait dans les quatres mètres et qui n'est pas là pour se faire nettoyer par ses autres potes poissons. Lui, c'est une terreur, la bestiole qui trône tout en haut de la chaine alimentaire sous marine locale. Nous, avec les trois autres, on est posté comme pour les tresher sharks, à quatre pates au fond de l'eau plein de respect craintif pour les machines pleines de dents. Le guide est là aussi et tout à coup, il se tourne vers moi et commence à esquisser quelques gestes. Pour le premier (NDLR : essayez chez vous, c'est la séance travaux pratiques), il positionne sa main à l'horizontal et fait battre son index et son majeur verticalement. Pour le deuxième, il me pointe du doigt. Pour le troisième, il pointe les menaces dormantes. Pour le quatrième, il mîme le fait de prendre une photo.
Au départ, je ne parviens pas à décoder les informations qui m'arrivent, du genre "qu'est ce qu'il me veut celui-là?". Puis, petit à petit, comme le visage d'un nouveau président qu'on dévoile à 20h pile, l'évidence me frappe droit dans les neurones. Nager. Moi. Requins. Photos. Je nage. Requins. Photos. Je nage vers les requins pour les prendre en photos. Mais c'est pas possible ou quoi, le type a viré sa cuti, fondu une durite, dégoupillé sa boite cranienne? Que je nage, tout seul, candidat au suicide, vers des torpilles qui apprécieront sans doute que je viennent les taquiner à l'heure de la sieste qu'ils passent en plus les yeux grands ouverts? Il m'en veut, qu'ai-je donc fait pour qu'il m'inflige pareil traitement? Et, les dixièmes de secondes passant, je me dis que si, c'est possible. Il suffit simplement de débrancher le frein à main qui me retient et zou! En voiture Cousteau!!!
Je m'élance, furtivement, prenant garde à lever le moins de grains de sable possible. En face de moi, un premier squal d'un fort beau gabarit ronfle en silence. Vingt mètres, dix mètres, moins encore, je clichette à tout vent jusqu'à ce que, d'un coup, le monstre bouge. Pas de doute, il m'a dans l'oeil. D'ailleurs, il tourne la tête vers moi avant finalement de me montrer la méthode du départ dans les starting blocks quand on est un requin. Seulement, comble de bonheur, c'est pour partir par delà ma visiblité dormir plus loin. Ouf!!! Et RE-WHAOUUUUUUU!! Chaque fois que j'approche d'un peu trop près les phénomènes, ils s'enfuient, apeurés par mon charisme une ceinture de plomb attachée à la taille. Au total, la scène a dû se répéter une demie-douzaine de fois qui sont autant de montée d'adrénaline quand la machine se met en ordre de course plutôt qu'en ordre de marche. Pendant ce temps, mes trois accolytes sont restés aggrippant des cailloux, tant pis...
Cette plongée, d'hors et déjà la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de faire, n'est en prime pas encore à son terme. Les requins partis, les serpents arrivent. Ceux-ci font dans les 1m20 de long et sont cerclés de bleu et de noir. Je n'ai aucune idée ni de ce qu'ils sont, ni de ce qu'ils mangent, ni de ce qui pourrait potentiellement m'arriver si un d'entre eux se prenait un peu trop d'affection pour moi et les bulles qui sortent de ma tête masquée. D'ailleurs, il y en a justement un à la curiosité plus aiguisée que la moyenne qui me fait de l'oeil et se rapproche dangereusement. En fait, il ne se rapproche pas, il me fonce dessus, droit dans la face. Trois, deux, un, contact. Ou presque. Le petit effronté est passé à quelques centimètres de mon oreille avant de repartir vers d'autres aventures. Incroyable rencontre; si incroyable que les quelques autres specimens que nous rencontrons sur notre chemin dans les minutes suivantes se retrouve maintenant coursés par votre serviteur surexcité comme rarement. La roue tourne les serpents, j'arriiiiiive!! Un sourire pour la photo? Merci!!!!
Au total, on est resté une heure dans l'eau, une heure de barbotage qui apportent des souvenirs marqués au fer rouge pour une vie entière, quite à passer une excellente journée, autant y aller à fond!
S'en suivent le déjeuner et une nouvelle confrontation au grand bleu qui, bien qu'elle ne vienne sans requins ni serpents, demeure de belle facture. Au retour vers le rivage, je suis rattrapé par le souvenir d'un lever avant 5h du matin. Je m'endors sur le pont avant du bateau soumis aux embruns et à la houle mais qu'importe, j'ai des rêves en pagaille à faire et ce n'est pas dormir sur un trampoline mouvant qui va m'en écarter!!
A terre, requinqué et toujours gonflé à bloc, je me réinscris pour la plongée de très bonne heure et de très bonne humeur. Le rêve continue les yeux ouverts.
Le lendemain, après avoir finalement pu gouter aux joies d'une soirée tranquille et studieuse, je reprends la douce routine, le soleil n'est pas encore sorti de la couette que j'ai déjà le couteau entre les dents et du sable entre les orteils. Au tableau d'affichage, le match entre les treshers et moi en est à 1 partout. Ce matin, c'est la belle, on se départage. Seulement, je n'avais pas vu qu'écrit en petits caractères dans le contrat, il était stipulé que si les requins déclaraient forfait, de façon complètement contradictoire ce sont eux qui gagnent le match sur tapis vert. Et ce qui devait arriver arriva, les requins ne sont pas venus, je l'ai dans l'cul une deuxième fois, but pour les requins, pas de prime de match pour moi. Pour moi ni personne d'ailleurs, car même en restant au fond plus longtemps, cette fois-ci les plongeurs au Nitrox sont aussi bredouilles que les autres. J'ai donc bien fait de me lever!! Encore une fois!!! Mais comme on trouve toujours plus malheureux que soi, je peux quand même sadiquement me réconforter en écoutant parler deux asiatiques qui eux sont bredouilles pour la quatrième fois successive! Les pauvres... Enfin si on veut, on est quand même au paradis...
Un paradis que je pars explorer de l'intérieur toute l'après-midi après n'avoir pas vu passer la matinée, la faute à un retour au lit pas piqué des hannetons. Au cours de ma promenade, ce sont toutes les images des philippines qui reviennent, les paysages, les habitants aux sourires interminables et à la curiosité infatigable, un mélange de simplicité et de joie de vivre comme on en fait plus.
Au retour à l'hotel, je fais part à l'assistance que le temps de ma dernière soirée est malheureusement venu. Malapascua est une île vraiment splendide mais dont la taille induit qu'on en a vite fait le tour. Il va être l'heure de rejoindre l'île de Palawan que j'avais omis de visiter à regrets lors de mon précédent séjour dans le pays. L'affront est sur le point d'être levé. Une nuit que j'espère tranquille m'en sépare.
A l'hotel où je suis encore et encore le seul client, c'est la consternation. Le ladyboy a son rimel qui coule presque. Mais il leur reste encore une carte dans la manche pour contrecarrer mes plans, de nuit tranquille il n'y aura pas. Depuis mon arrivée dans les murs, chaque jour je repousse l'invitation insistante des ladies et du boy à déhancher nos corps sur la piste de danse située à même le sable à quelques minutes de là. Ce soir, plus d'échappatoire, je suis bon pour le service commandé. A 23h, je suis mandaté par tout ce petit monde pour aller m'entretenir avec la patronne pas facile afin de les faire libérer une heure avant la fin théorique de leur service. Je m'exécute et d'une pirouette dialectique obtiens gain de cause. En un éclair, on est déjà dehors. Sur la piste, toujours le seul gringo, dès que je m'agite les locaux rient à gorge déployée sous l'effet de la bière gouleillante. A 2h30, la boutique ferme, chacun va dormir de son côté pour le meilleur.
Un réveil plus tard, je suis déjà dans la bancasse puis dans le bus qui repart vers Cebu City où je reste 24 heures à paufiner la suite. Sur la toile je m'équipe d'un aller simple pour Puerto Princessa, ville principale de l'île de Palawan, encore une, bon dieu d'archipel!! Palawan, à mon grand regret, je n'avais pu y faire un crochet lors de mon premier passage, il va être temps de réparer l'erreur. Gageons que je puisses y finir le rodage de l'appareil photo!!
Dehors, la lumière naissante dévoile un ciel azur. Ca pourrait être magnifique mais premièrement, j'agonise de ne pouvoir encore fermer les yeux et deuxièmement, Cebu City se dévoile aussi et la ville n'a rien d'une gravure de beauté. Vivement dans cinq heures que ça change ce qui n'aura pas grande importance puisque j'aurais de toutes façons les yeux fermés, enfin.
La gare routière est au diapason de la ville. C'est gris, bruiant et les locaux qui s'ébattent déjà de bon matin ont sur leur visage les traits tirés de ceux qui voudraient travailler dans un magasin de litterie juste pour le plaisir de s'en faire renvoyer pour usage abusif des marchandises. A son emplacement, le bus de 6h attend déjà. A l'intérieur, le chauffeur se prélasse. Quand je monte à l'intérieur, je suis maillot jaune, le premier au classement général des passagers et toutes les places sont disponibles. La place à côté du chauffeur à l'air la plus confortable, pas de voisins potentiellements enclin à la conversation, de la place pour des jambes de girafe, mon gros sac à côté en guise d'accoudoir voire d'oreiller, je m'installe et m'endors quasiment sans le voir venir, instantanément. Et à 6h, le bus part. Comment je le sais? Le chauffeur est à l'image de ceux de tout le voyage. J'ai l'impression que chaque fois que je prends la route, mon véhicule quel qu'il soit est le plus rapide sur la route, personne ne nous double, le chauffeur n'en est pas un, c'est un pilote. Dès le premier virage, c'est bien simple, j'ai l'impression qu'on est sur deux roues, rien de tel comme mise en garde. C'est comme ça pendant cinq heures sur une route où les lignes droites me manquent et où les dos d'anes ont colonisé la chaussée. D'habitude ça ne m'empêcherait pas de dormir mais aujourd'hui, collé contre la fenêtre de droite, chaque fois qu'on tourne violemment à gauche, mon crane heurte la vitre de la même façon comme le ferait la brigade anti-petit-somme. A l'arrivée à Maya, le soulagement est à la hauteur. Maya, c'est le village qui fait face à l'île de Malapascua et la première fois depuis une semaine de perdue que je revois la mer avec l'intention tenace de me jeter la tête la première dedans. Ca fait du bien, comme si l'histoire reprenait son cours normal avec des couleurs dans l'objectif et dans la tête tant qu'elle fonctionne encore, à la merci d'un terrassement soudain.
D'ailleurs, à la sortie du bus après avoir salué mon voisin de pilote alors que le port minuscule est là, je dois localiser la prochaine bancasse qui voguera vers Malapascua. De prime abord, je devrais réussir ma mission, 99% des bateaux qui lève l'ancre à Maya vont ou passent par Malapascua. Quand je vois une trentaine de philippins grimper dans une embarcation, c'est donc à n'en pas douter la bonne. C'est donc au radar que je suis cette joyeuse farandole jusqu'à m'installer avec bonheur sur un siège qui, lui, ne me causera pas de traumatisme cranien. Je ferme les yeux bercé par le balancement paresseux du bateau. Mais il ne se passe pas trente secondes avant que quelqu'un vienne me sortir de ma torpeur. - Bonjour, où allez-vous? - Mmmmhhh, je vais à Malapascua, enfin je crois... - Mais, vous vous trompez de bateau, celui-ci part à Leyte, à six heures de navigation. Comme il dit, je me suis trompé. Depuis Maya, Malapascua est largement à porté de jumelles, trente minutes, pas plus, pas six heures. Je ressors alors de mon presque coma, reprends mes vingt kilos de charge utile et quitte le navire. Le bateau pour Malapascua attend plus loin, je ne me trompe plus et pose enfin le pieds à destination, mes chaussures à la main car à l'arrivée, c'est "saute dans l'eau jusqu'aux genoux ou retourne à Maya". Ensuite, de façon complètement machinal, je trouve une GH, non mieux, un hotel dont la vue depuis les fenêtres donnent généreusement sur la plage magnifique qui s'étale à ses pieds. Mais pour la vue, je reviendrais plus tard. Pour le moment, l'important c'est de fermer les yeux et de s'évanouir dans une chute vertigineuse qu'on pourra appeler sieste ou nuit complète selon que je dormes quatre ou seize heures dans ma chambre sans électricité l'après-midi ce qui interdit l'usage pourtant salvateur d'un ventilateur.
Il fait encore jour quand j'ouvre un oeil. C'est juste assez d'énergie dépensée pour me prendre en main. Je réserve ma première plongée pour le lendemain matin, une plongée dont le rendez-vous sur la plage est fixé à 4h45 (sic). 4h45!!!!!!!! Bonjour le décallage horaire!!!!!!!!!!! Ils sont fous ou quoi?? En fait pas du tout. Malapascua, en ce qui concerne la plongée, est mondialement réputé pour une chose : les tresher sharks, avec sharks comme requins. Et ces petites bestioles ont la gentillesse de se laisser admirer au lever du soleil à trente minutes en bateau de Malapascua, voilà pourquoi 4h45.
Je baigne alors dans un joyeux cocktail fait d'excitation et de fatigue. Un dîner vite expédié plus tard, je rentre me mettre au chaud, si on veut, et chercher un sommeil qui viendra en fin de compte à 2h du matin.
Et quatre heures plus tard, le réveil sonne. Théoriquement, si on était un jour "normal", ce serait presque mission impossible mais aujourd'hui, pas la peine de me le dire deux fois, je sais ce qui m'attend dehors. Sur la plage, les six autres plongeurs sont aussi réveillés comme en pleine après-midi, l'ambiance est électrique. On monte sur le bateau, le temps de profiter des couleurs du lever de soleil, une seule couleur compte désormais, un bleu profond. Sous l'eau, les plongeurs se répartissent en deux groupes, ceux qui plongent avec les bouteilles d'air comprimé classique dont moi, et ceux qui plongent en utilisant un mélange d'air et de nytrogène permettant de rester sous l'eau plus longtemps. Avec mon groupe, on passe une demi-heure alongé sur le fond à attendre que les squales viennent à nous. Sans succès. Malheureusement. On remonte à la surface, on a fait notre temps au fond de l'eau. Les "nitrox", eux, se promènent toujours autour entre 30 et 35 mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface et prennent place sur le pont, ils sont arrogants de sourires. Quelques minutes plus tôt, trois requins nageaient tout autour d'eux, on peut les comprendre. A leur place, j'aurais surement la machoire grande ouverte et pas spécialement envie de la refermer de sitôt. A ma place, je retourne à mon hotel en me promettant que la prochaine fois, c'est sur, les treshers, on les aura.
7h du matin au compteur, le soleil illumine la contrée, je retourne me coucher jusqu'à 13h, heure à laquelle il fait trop chaud pour quoi que ce soit même dormir dans cette fournaise qu'on appelle ma chambre. La seule solution est alors encore de la quitter et de s'alanguir sous l'ombre bienfaitrice d'un cocotier en prenant bien garde de ne pas étendre sa serviette sous l'arbre, créant l'opportunité fortuite pour une noix de coco de venir s'encastrer entre l'orteil et le cheveux.
Le soir venu, le coucher de soleil passé, je retourne dans mon antre pour profiter des plaisirs futiles de la vie enrichie de la fée Electricité. Le ventilateur bat la mesure, je sèche en ronronnant. Ne reste alors plus qu'à me remplir la panse avant de me mettre la tête dans le clavier pour accoucher d'un nouvel opus narratif endiablé. Seulement, comme souvent, même si la route est pavée de bonnes intentions, des troncs d'arbres peuvent s'abattre au travers et empêcher toute progression. Ce soir, le tronc d'arbre est sympathique, il s'appelle Farouk, c'est un turc de Shanghai que je croise sur la chemin menant à l'assouvissement de ma faim, au dîner. Le gars, qui repart le lendemain vers la Chine via Manille, est très enclin à la conversation et on se quitte après avoir croisé le verbe pendant de longues heures. Pour la rédaction, il est trop tard, encore une occasion de manqué pas si manquée que cela... La plume pourra toujours tenter de refaire surface demain, les occasions ne manquent pas quand, mise à part plonger, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.
Nouvelle journée, nouvelle chance. Pas pour les tresher sharks, j'ai beau me découvrir une nouvelle passion pour les réveils à 4h30, il ne faut quand même pas pousser Mamie dans les orties. Le rendez-vous pour la première plongée du jour est à 9h, quand même pas mal pour un samedi! Aujoud'hui, deux plongées sont inscrites au tableau de bord, une le matin et une autre l'après-midi avec, tel le ruban de bolduc entourant les cadeaux de Noël, une journée sur le bateau à la clé.
La première descente est plus que correcte, la visibilité est bonne, l'eau chaude et les petits poissons nombreux. Mais la claque du jour intervient contre toute attente lors de la pause déjeuner. La bancasse s'amarre alors sur une étroite bande de sable qui, d'un côté s'enfonce dans les flots bleus, et de l'autre s'élargit et fleurit en une île frangée de sable et déserte si on excepte les palmiers et les quelques philippins hilard de bonheur qui viennent y camper pour le week-end. La perspective est si renversante de beauté que je préfère faire l'école buissonière en oubliant de manger et préférant me perdre dans les moindres recoins de ce monde perdu jusqu'au moment où un autre plongeur me fait de grands signes avec les bras synonymes d'inquiétude pour l'ensemble de l'équipage quant à savoir où j'avais bien pu me fourrer. Je remonte sur le bateau presque avec regret malgré la nouvelle plongée qui se prépare déjà. Celle-ci est également à la hauteur même si je garde toujours en travers de la gorge le rendez-vous manqué de la veille avec les treshers ce qui me gache un peu le plaisir. Gageons tout de suite que je retente ma chance au grattage et au tirage dès les prochaines premières lueurs du jour.
Au retour ultime sur le bateau, je ne trouve alors rien de mieux pour me ragaillardir et me préparer à d'autres claques poissonneuses que de m'alonger sur la proue du bateau et comme à l'habitude, me gorger de virtuosité musicale sous le soleil qui prépare son coucher et pare le ciel d'une symphonie de couleurs.
Une fois le pied à terre, les couleurs n'importent plus. L'inscription au réveil le plus tôt et potentiellement le plus mouvementé du voyage est la seule chose qui compte. Je pénètre en trombe dans le centre de plongée et inscris en grosses lettres mon nom dans la case "tresher sharks", l'invitation est lancée.
Je retourne ensuite à l'hotel où je suis d'ailleurs le seul client, où tout le personnel est au petit soin pour moi au point de vouloir me caser, soit avec une gamine à peine majeure qui rêve de Paris, son climat tropical et ses prix dérisoires qui autorisent toutes les folies, soit avec un ladyboy portant exclusivement des jupes si courtes qu'elles pourraient dévoiler l'évidente supercherie et son costume trois pièces. Non merci, vraiment, vraiment.
La nuit est alors tombée, la tentative d'écriture de la veille est reconduite pour peu que j'arrive à franchir l'étape dinatoire sans remous. Encore raté! Alors que je suis attablé dans le restaurant tronant au dessus du centre de plongée, deux femmes anglaises avec lesquelles j'ai partagé des bulles depuis deux jours se proposent de se joindre à moi. Comment décemment refuser? Impossible de dire non, ce n'est pas dans mon vocabulaire (NDLR : je ne suis alors pas encore en Inde).
Mon lit m'attendra encore jusqu'aux environs de minuit, ce qui ne serait qu'une broutille si je n'avais encore rencard sur la plage à 4h45. Les requins sont plus forts que tout, je me couche illico piaffant d'impatience.
A la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller maman, à la place, si le choix se présente, j'veux bien aller à la plongée aux requins-quins-quins-quins, c'est plus excitant maman! Aucune sonnerie ne s'est alors déjà déclenchée, ça furête déjà dans ma chambre. Le temps d'enfiler mon maillot et la porte se referme déjà derrière moi. Sur le bateau, tout le monde s'active devant un nouveau levée de soleil des familles. Dans mon coin, une certitude m'habite : aujourd'hui c'est la bonne, c'est mon tour, mon numéro qui est tiré du chapeau. Aucune trace de fatigue, je suis plus concentré que le lait sucré Nestlé (NDLR : sponsor?). Tellement concentré qu'au moment d'enfiler ma combinaison, j'en oublie d'enlever ma Ralex, étanche jusqu'à trois gouttes, qui ne devrait apprécier que moyennement la descente la descente en apnée à laquelle elle se retrouve confrontée. Mais qu'importe, la Ralex est grand seigneur et, j'en suis sur, se sacrifierait bien pour que la plongée soit une réussite squalesque.
Comme la première fois, on descend se caller au fond de l'eau, la lumière naissante se fraye un chemin elle aussi. Devant nous, le mur qui s'enfonce vers les abysses fait bonne figure. Puis, comme sortis d'un livre d'image, ils apparaissent. Il"s" car ils sont trois. Parfois ils se rapprochent à portée de camionnette, parfois ils se contentent, sans qu'on leur en veuillent, de passer devant à une quinzaine de mètres. Et là j'ai envie de dire WHAOUUUUUUU!! L'animal est une véritable merveille avec une allure presque féline, la perfection faite poisson.
Résultat, au retour sur le bateau, qui est-ce qui danse? C'est Bibi!! Quel panard!!! La petite aiguille n'a pas encore frappé le 7 que j'ai déjà emmagasiné de l'émotion pour une semaine!!!! Et puis comme ça n'est jamais assez et que je suis encore plus bouillonnant qu'un Gilbert Montagné s'agitant sur son clavier, je décide que mon lit attendra, la journée ne fait que commencer, aujourd'hui c'est le Showtime Express qui entre en gare!!! D'office, deux nouvelles plongée se calent dans les tuyaux. Les deux autour de Gato Island. Gaaato! Gaaaaaaato!!! Ca met en appétit et ça n'a rien d'un hasard. De nouveau la tête dans l'eau à 10h, rien ne me prépare à la nouvelle expérience paranormale qui va suivre...
Dans ma palanquée, nous sommes cinq plongeurs, le guide accompagnant quatre joyeux dauphins amateurs. Parmi ces quatres, je suis le seul à posséder un caisson permettant de saisir des scènes sous marines. Le guide, chaque fois qu'il repère quelque Objet Nageant identifié dans les parages, il me fait signe de venir à lui pour me montrer la bestiole en avant-première afin de satisfaire l'objectif; et moi, je me régale!
Peu après le début de la balade palmée, on quitte un luxuriant jardin coralien en franchissant une petite colline nous masquant ce qui se cache derrière. Une fois la colline passée, on découvre une longue plaine s'étalant une vingtaine de mètres sous la surface. Ici pas grand chose ne pousse, impossible de ne pas distinguer les longues silouhettes posées là, même pour moi et ma vue basse même sous l'eau. A quelques emcablures de mon coeur qui bat la chamade dorment une dizaine de requins à pointe blanche, le genre qui fait dans les quatres mètres et qui n'est pas là pour se faire nettoyer par ses autres potes poissons. Lui, c'est une terreur, la bestiole qui trône tout en haut de la chaine alimentaire sous marine locale. Nous, avec les trois autres, on est posté comme pour les tresher sharks, à quatre pates au fond de l'eau plein de respect craintif pour les machines pleines de dents. Le guide est là aussi et tout à coup, il se tourne vers moi et commence à esquisser quelques gestes. Pour le premier (NDLR : essayez chez vous, c'est la séance travaux pratiques), il positionne sa main à l'horizontal et fait battre son index et son majeur verticalement. Pour le deuxième, il me pointe du doigt. Pour le troisième, il pointe les menaces dormantes. Pour le quatrième, il mîme le fait de prendre une photo.
Au départ, je ne parviens pas à décoder les informations qui m'arrivent, du genre "qu'est ce qu'il me veut celui-là?". Puis, petit à petit, comme le visage d'un nouveau président qu'on dévoile à 20h pile, l'évidence me frappe droit dans les neurones. Nager. Moi. Requins. Photos. Je nage. Requins. Photos. Je nage vers les requins pour les prendre en photos. Mais c'est pas possible ou quoi, le type a viré sa cuti, fondu une durite, dégoupillé sa boite cranienne? Que je nage, tout seul, candidat au suicide, vers des torpilles qui apprécieront sans doute que je viennent les taquiner à l'heure de la sieste qu'ils passent en plus les yeux grands ouverts? Il m'en veut, qu'ai-je donc fait pour qu'il m'inflige pareil traitement? Et, les dixièmes de secondes passant, je me dis que si, c'est possible. Il suffit simplement de débrancher le frein à main qui me retient et zou! En voiture Cousteau!!!
Je m'élance, furtivement, prenant garde à lever le moins de grains de sable possible. En face de moi, un premier squal d'un fort beau gabarit ronfle en silence. Vingt mètres, dix mètres, moins encore, je clichette à tout vent jusqu'à ce que, d'un coup, le monstre bouge. Pas de doute, il m'a dans l'oeil. D'ailleurs, il tourne la tête vers moi avant finalement de me montrer la méthode du départ dans les starting blocks quand on est un requin. Seulement, comble de bonheur, c'est pour partir par delà ma visiblité dormir plus loin. Ouf!!! Et RE-WHAOUUUUUUU!! Chaque fois que j'approche d'un peu trop près les phénomènes, ils s'enfuient, apeurés par mon charisme une ceinture de plomb attachée à la taille. Au total, la scène a dû se répéter une demie-douzaine de fois qui sont autant de montée d'adrénaline quand la machine se met en ordre de course plutôt qu'en ordre de marche. Pendant ce temps, mes trois accolytes sont restés aggrippant des cailloux, tant pis...
Cette plongée, d'hors et déjà la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de faire, n'est en prime pas encore à son terme. Les requins partis, les serpents arrivent. Ceux-ci font dans les 1m20 de long et sont cerclés de bleu et de noir. Je n'ai aucune idée ni de ce qu'ils sont, ni de ce qu'ils mangent, ni de ce qui pourrait potentiellement m'arriver si un d'entre eux se prenait un peu trop d'affection pour moi et les bulles qui sortent de ma tête masquée. D'ailleurs, il y en a justement un à la curiosité plus aiguisée que la moyenne qui me fait de l'oeil et se rapproche dangereusement. En fait, il ne se rapproche pas, il me fonce dessus, droit dans la face. Trois, deux, un, contact. Ou presque. Le petit effronté est passé à quelques centimètres de mon oreille avant de repartir vers d'autres aventures. Incroyable rencontre; si incroyable que les quelques autres specimens que nous rencontrons sur notre chemin dans les minutes suivantes se retrouve maintenant coursés par votre serviteur surexcité comme rarement. La roue tourne les serpents, j'arriiiiiive!! Un sourire pour la photo? Merci!!!!
Au total, on est resté une heure dans l'eau, une heure de barbotage qui apportent des souvenirs marqués au fer rouge pour une vie entière, quite à passer une excellente journée, autant y aller à fond!
S'en suivent le déjeuner et une nouvelle confrontation au grand bleu qui, bien qu'elle ne vienne sans requins ni serpents, demeure de belle facture. Au retour vers le rivage, je suis rattrapé par le souvenir d'un lever avant 5h du matin. Je m'endors sur le pont avant du bateau soumis aux embruns et à la houle mais qu'importe, j'ai des rêves en pagaille à faire et ce n'est pas dormir sur un trampoline mouvant qui va m'en écarter!!
A terre, requinqué et toujours gonflé à bloc, je me réinscris pour la plongée de très bonne heure et de très bonne humeur. Le rêve continue les yeux ouverts.
Le lendemain, après avoir finalement pu gouter aux joies d'une soirée tranquille et studieuse, je reprends la douce routine, le soleil n'est pas encore sorti de la couette que j'ai déjà le couteau entre les dents et du sable entre les orteils. Au tableau d'affichage, le match entre les treshers et moi en est à 1 partout. Ce matin, c'est la belle, on se départage. Seulement, je n'avais pas vu qu'écrit en petits caractères dans le contrat, il était stipulé que si les requins déclaraient forfait, de façon complètement contradictoire ce sont eux qui gagnent le match sur tapis vert. Et ce qui devait arriver arriva, les requins ne sont pas venus, je l'ai dans l'cul une deuxième fois, but pour les requins, pas de prime de match pour moi. Pour moi ni personne d'ailleurs, car même en restant au fond plus longtemps, cette fois-ci les plongeurs au Nitrox sont aussi bredouilles que les autres. J'ai donc bien fait de me lever!! Encore une fois!!! Mais comme on trouve toujours plus malheureux que soi, je peux quand même sadiquement me réconforter en écoutant parler deux asiatiques qui eux sont bredouilles pour la quatrième fois successive! Les pauvres... Enfin si on veut, on est quand même au paradis...
Un paradis que je pars explorer de l'intérieur toute l'après-midi après n'avoir pas vu passer la matinée, la faute à un retour au lit pas piqué des hannetons. Au cours de ma promenade, ce sont toutes les images des philippines qui reviennent, les paysages, les habitants aux sourires interminables et à la curiosité infatigable, un mélange de simplicité et de joie de vivre comme on en fait plus.
Au retour à l'hotel, je fais part à l'assistance que le temps de ma dernière soirée est malheureusement venu. Malapascua est une île vraiment splendide mais dont la taille induit qu'on en a vite fait le tour. Il va être l'heure de rejoindre l'île de Palawan que j'avais omis de visiter à regrets lors de mon précédent séjour dans le pays. L'affront est sur le point d'être levé. Une nuit que j'espère tranquille m'en sépare.
A l'hotel où je suis encore et encore le seul client, c'est la consternation. Le ladyboy a son rimel qui coule presque. Mais il leur reste encore une carte dans la manche pour contrecarrer mes plans, de nuit tranquille il n'y aura pas. Depuis mon arrivée dans les murs, chaque jour je repousse l'invitation insistante des ladies et du boy à déhancher nos corps sur la piste de danse située à même le sable à quelques minutes de là. Ce soir, plus d'échappatoire, je suis bon pour le service commandé. A 23h, je suis mandaté par tout ce petit monde pour aller m'entretenir avec la patronne pas facile afin de les faire libérer une heure avant la fin théorique de leur service. Je m'exécute et d'une pirouette dialectique obtiens gain de cause. En un éclair, on est déjà dehors. Sur la piste, toujours le seul gringo, dès que je m'agite les locaux rient à gorge déployée sous l'effet de la bière gouleillante. A 2h30, la boutique ferme, chacun va dormir de son côté pour le meilleur.
Un réveil plus tard, je suis déjà dans la bancasse puis dans le bus qui repart vers Cebu City où je reste 24 heures à paufiner la suite. Sur la toile je m'équipe d'un aller simple pour Puerto Princessa, ville principale de l'île de Palawan, encore une, bon dieu d'archipel!! Palawan, à mon grand regret, je n'avais pu y faire un crochet lors de mon premier passage, il va être temps de réparer l'erreur. Gageons que je puisses y finir le rodage de l'appareil photo!!
Faire de la plongée sous-marine et trouver un hôtel aux Philippines? English translation pending
Hello, les pros et non pros des Philipinnes (Remuage de couteaux...LOL 😉)
Je rentres juste d'un trip de plongée à Moalboal, j'ai bien aimé, un chouette coin surtout le balais des sardines sur Pescador, c'est un peu comme une plongée de nuit en plein jour.😎 Magique , envoutant que du bonheur. Bon enfin voici mon dilemme: Je dois organiser pour 3 amis plongeurs en novembre prochain un trip dans ce merveilleux pays (pfffffff...😛) J'en suis à mon 8ème voyage et ma dépendance ne fait qu'empirer, donc le seul remède la rechute...😎
3 plongeurs mais qui aiment bien aussi la vie nocturne, problème comme souvent aux Philippines c'est binaire tout ou rien (1/0) de ce côté là.(J'ai l'habitude côté Malaisie c'est plutôt rien de rien...🏴☠️) Genre: Puerto Galera un peu trop "Lady gogo", Malapascua c'est mort, Moalboal est un bon compromis mais en saison des pluies c'est aussi assez mort je le confirme. 😕 Etc...
J'ai besoin de l'avis des ("pros" 😛) connaisseurs, bourlingueurs, aventuriers, saltimbanques et autres... pour un bon compromis. concernant:
- Balicasag - Cabilao - Panglao Isl. - Leyte sud - Camiguin
Ou autres propositions?
Sinon si vous avez des recommandations côté club de plongée, je suis preneur aussi, bon j'arrête là les requêtes dans l'attente de vos réponses.😉
Merci d'avance.
Je rentres juste d'un trip de plongée à Moalboal, j'ai bien aimé, un chouette coin surtout le balais des sardines sur Pescador, c'est un peu comme une plongée de nuit en plein jour.😎 Magique , envoutant que du bonheur. Bon enfin voici mon dilemme: Je dois organiser pour 3 amis plongeurs en novembre prochain un trip dans ce merveilleux pays (pfffffff...😛) J'en suis à mon 8ème voyage et ma dépendance ne fait qu'empirer, donc le seul remède la rechute...😎
3 plongeurs mais qui aiment bien aussi la vie nocturne, problème comme souvent aux Philippines c'est binaire tout ou rien (1/0) de ce côté là.(J'ai l'habitude côté Malaisie c'est plutôt rien de rien...🏴☠️) Genre: Puerto Galera un peu trop "Lady gogo", Malapascua c'est mort, Moalboal est un bon compromis mais en saison des pluies c'est aussi assez mort je le confirme. 😕 Etc...
J'ai besoin de l'avis des ("pros" 😛) connaisseurs, bourlingueurs, aventuriers, saltimbanques et autres... pour un bon compromis. concernant:
- Balicasag - Cabilao - Panglao Isl. - Leyte sud - Camiguin
Ou autres propositions?
Sinon si vous avez des recommandations côté club de plongée, je suis preneur aussi, bon j'arrête là les requêtes dans l'attente de vos réponses.😉
Merci d'avance.
Malaysian Airlines dans Skyteam? English translation pending
Malaysian Airlines est prête à intégrer une Alliance. Elle pencherait pour Skyteam, ce qui serait une bonne nouvelle.
A confirmer... ou infirmer dans les mois à venir !
"Malaysian Airline System Bhd, the national carrier, is open to joining a global airline alliance and believes closer cooperation with SkyTeam members would be “beneficial, ” Chief Executive Officer Tengku Azmil Zahruddin said in an email to Bloomberg today.
Members of the Skyteam aviation alliance include Delta Air Lines Inc. and Air France-KLM. “We are able to offer SkyTeam a major hub in Asia, ” Tengku Azmil said. -- Bloomberg"
"Malaysian Airline System Bhd, the national carrier, is open to joining a global airline alliance and believes closer cooperation with SkyTeam members would be “beneficial, ” Chief Executive Officer Tengku Azmil Zahruddin said in an email to Bloomberg today.
Members of the Skyteam aviation alliance include Delta Air Lines Inc. and Air France-KLM. “We are able to offer SkyTeam a major hub in Asia, ” Tengku Azmil said. -- Bloomberg"
Formalités pour se marier aux Philippines avec un Philippin? English translation pending
Bonjour. Ayant suivi de très près ce forum, il me reste encore des questions sans réponses.Puis, j ai cru remarqué que les messages concernent pour la plupart, les hommes qui veulent se marier avec une Philippine, mais je suppose que d un point de vue administratif, cela est du pareil au même. Je m explique. Moi aussi je connais un homme Philippin par le biais d internet. Je precise que nous ne nous sommes jamais rencontré au delà du virtuel. Actuellement, il est basé au Qatar avec un visa de travail. J aurais aimé aller le voir là bas, mais cela m est impossible car je n ai pas les moyens de m offrir l hôtel (un peu plus de 2000 euros avec le voyage pour une dizaine de jours) et apres avoir pris des infos; il est interdit au Qatar d être logé sous le même toit qu un homme sans être marié.Dons ni lui, ni un ami à lui ne peut m heberger. Donc mon ami a prevu de retourner dans les Philippines pour des vacances ( date non definie, mais probablement pas avant Mai par manque d argent) Il est vrai que l on a parlé mariage mais comme beaucoup ici le disent, il vaut mieux déjà avoir rencontré sa " future moitié" au moins une fois , autant pour être convaincu de faire le bon choix et aussi pour qu il soit accepté et reconnu par les autorités competentes. Mais que de frais pour une maman celibataire qui eleve seule ses 3 filles et qui n a que 12 h de travail semaine. J ai vu egalement que pour un mariage religieux, il fallait être baptisé. mes parents étant athés, je ne les suis pas malheureusement. En france, il est possible de se faire baptiser lors de son mariage. Qu en est il des Philippines? Est ce possible de faire cela egalement là bas. faut il obligatoirement faire deux voyages lorsque l on prevoit de s y marier ou est ce simplement une suggestion? merci de votre aide . je vous en serais reconnaissante.
Qui part quand pour la Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous !
Alors voilà, dans l'excitation des préparatifs et de mon voyage prochain, je suis tentée d'ouvrir ce sujet! (ouhhhh la curieuse..😎)
Qui part, et à quelle date? Et pourquoi pas, quel circuit ou coins prévus...
Je suis curieuse de savoir quels sont les co-forumeurs qui seront prochainement sur le départ...
Moi : Départ le lundi 27 septembre, Retour mercredi 20 Octobre Paris-Bangkok, avec Etihad
Régions ou coins prévus : à vrai dire, plutôt des pistes car je compte surtout voir sur place en fonction de la météo : Ayutthaya et/ou Sukhotai, Erawan, Wildlife center avec les animaux sauvages à soigner (je sais plus trop où exactement, pas trop loin Clumphon?) puis Kho Pha-ngan, Koh Tao, ou Phuket, Phi Phi, Lipe Island, selon météo...
A vous ... 😉
Moi : Départ le lundi 27 septembre, Retour mercredi 20 Octobre Paris-Bangkok, avec Etihad
Régions ou coins prévus : à vrai dire, plutôt des pistes car je compte surtout voir sur place en fonction de la météo : Ayutthaya et/ou Sukhotai, Erawan, Wildlife center avec les animaux sauvages à soigner (je sais plus trop où exactement, pas trop loin Clumphon?) puis Kho Pha-ngan, Koh Tao, ou Phuket, Phi Phi, Lipe Island, selon météo...
A vous ... 😉
Entrevue à l'Ambassade de France pour mariage aux Philippines? English translation pending
Bonjour,
est ce que vous savez en quoi consiste l'entrevue avec l'ambassade de France lorsqu'on depose un dossier de mariage ? C'est histoire de verifier que c'est pas un "mariage blanc" ?
Merci ;)
est ce que vous savez en quoi consiste l'entrevue avec l'ambassade de France lorsqu'on depose un dossier de mariage ? C'est histoire de verifier que c'est pas un "mariage blanc" ?
Merci ;)
Classes Affaires et Première (suite) English translation pending
Hello,
Je m'autorise à copier notre ami Posseidon ci après pour ce nouveau post concernant les classes Affaires et Premiere 😎
Cordialement
Esteban
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Bonjour à tous,
La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.
Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.
Merci à tous pour vos contributions. 🙂
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Bonjour à tous,
La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.
Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.
Merci à tous pour vos contributions. 🙂
Roissy: pire aéroport du monde? English translation pending
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/04/97001-20100804FILWWW00274-roissy-le-pire-aeroport-du-monde.php
C'est exactement mon avis... et les managers de Roissy continuent à dire que c'est le meilleur 🏴☠️ et ils sont contents!
C'est exactement mon avis... et les managers de Roissy continuent à dire que c'est le meilleur 🏴☠️ et ils sont contents!
Coût du renouvellement de visa aux Philippines? English translation pending
Salut,
je sais que le sujet a été aborder plusieurs fois, mais ma question est tout autre. La dernière fois, j'ai fais renouveller mon visa (c'était la 1ère fois que je le faisais), et cela m'a couter environ 7000php (de mémoire), au lieu des 3000 dont la plupart parle...Je me demandais si c'était parce que c'était la 1ère fois et qu'ils m'ont fait la carte "d'alien certificate of registration" ou si je m'étais juste fait avoir 😛 Pour info je l'ai fait à Makati
je sais que le sujet a été aborder plusieurs fois, mais ma question est tout autre. La dernière fois, j'ai fais renouveller mon visa (c'était la 1ère fois que je le faisais), et cela m'a couter environ 7000php (de mémoire), au lieu des 3000 dont la plupart parle...Je me demandais si c'était parce que c'était la 1ère fois et qu'ils m'ont fait la carte "d'alien certificate of registration" ou si je m'étais juste fait avoir 😛 Pour info je l'ai fait à Makati
Obtention d'un visa 59 jours à l'aéroport de Cebu? (Philippines) English translation pending
Hello,
J'habite à Tahiti, donc pour faire un visa c un peu rapé, j'ai pas envi que mon passeport fasse le tour du monde pour avoir un visa en métropole, merci je l'aime bien mon passeport il reste dans mon sac ^_^
Donc je suis parti pour rester 21 jours à Cebu, Philippines, seulement les amis avec qui je voyage ont pas besoin de visa vu qu'ils sont de Cebu.
Le problème c'est qu'ils ont prévu de rester 23 jours, et que donc je pourrais pas reprendre l'avion avec eux, c un peu bête.
D'où ma question : peut ton pointer son nez à Cebu et acheter un visa 59 jours à l'aéroport ? surement avec une tite amende bonus ? En fait je me demande si avec un billet retour supérieur à 21 jours ils me laisseront aller jusqu'au bureau d'immigration de Cebu ?
merci pour les réponses 🙂 ++
J'habite à Tahiti, donc pour faire un visa c un peu rapé, j'ai pas envi que mon passeport fasse le tour du monde pour avoir un visa en métropole, merci je l'aime bien mon passeport il reste dans mon sac ^_^
Donc je suis parti pour rester 21 jours à Cebu, Philippines, seulement les amis avec qui je voyage ont pas besoin de visa vu qu'ils sont de Cebu.
Le problème c'est qu'ils ont prévu de rester 23 jours, et que donc je pourrais pas reprendre l'avion avec eux, c un peu bête.
D'où ma question : peut ton pointer son nez à Cebu et acheter un visa 59 jours à l'aéroport ? surement avec une tite amende bonus ? En fait je me demande si avec un billet retour supérieur à 21 jours ils me laisseront aller jusqu'au bureau d'immigration de Cebu ?
merci pour les réponses 🙂 ++
Transit pour les Philippines via Riyadh: visa nécessaire? English translation pending
Bonsoir,
je crois que j'ai un petit (gros) problème:
je vais également au philippines lundi avec la saoudi via riyadh et j'ai 19h30 de transit (Si Si...) et pas de visa, je croyais qu'en transit on allait rester en zone internationale. Plus je lis de messages sur ce forum, plus je me demande si on va me laisser embarquer sans visa. J'ai essayé toute la journée d'appeler l'ambassade saoudienne, personne, la compagnie, personne...
Qu'en pensez-vous?
Pour tout arranger, mon passeport est à l'ambassade des philippines et je dois le récupérer lundi mat ou am....
Pour tout arranger, mon passeport est à l'ambassade des philippines et je dois le récupérer lundi mat ou am....
Voyage de quinze jours Malaisie-Bali English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'organise avec ma femme un voyage en malaisie et à Bali pour le 16 septembre 2010, pour une durée de 15jours pour notre 1er anniversaire de mariage. Jusqu'ici on est toujours passés par une agence de voyage, mais cette fois-ci nous avons choisi l'aventure... Ma femme me dit de ne pas réserver à l'avance, mais moi j'ai peur qu'on aille labas et qu'on passe notre temps à chercher un hôtel 🤪 Aussi, afin de ne perdre de temps, j'ai pensé à faire appel aux services d'un guide, on ne veut pas se cantonner à kuala lumpur, on veut aussi voir penang et d'autres iles... Concernant Bali, j'ai découvert qu'il y avait plusieurs régions: Kuta, ubud, senur... Qu'est-ce que vous pouvez me conseiller? et avez-vous les coordonnées de guides francophones pour kualalumpur et bali? et vous pensez par exemple que le guide malaisien peut nous accompagner où nous allons en malaisie?? Quels sont les coins à ne pas rater à bali et malaisie? c'est notre premier voyage dans ces pays là Merci 🙂
J'organise avec ma femme un voyage en malaisie et à Bali pour le 16 septembre 2010, pour une durée de 15jours pour notre 1er anniversaire de mariage. Jusqu'ici on est toujours passés par une agence de voyage, mais cette fois-ci nous avons choisi l'aventure... Ma femme me dit de ne pas réserver à l'avance, mais moi j'ai peur qu'on aille labas et qu'on passe notre temps à chercher un hôtel 🤪 Aussi, afin de ne perdre de temps, j'ai pensé à faire appel aux services d'un guide, on ne veut pas se cantonner à kuala lumpur, on veut aussi voir penang et d'autres iles... Concernant Bali, j'ai découvert qu'il y avait plusieurs régions: Kuta, ubud, senur... Qu'est-ce que vous pouvez me conseiller? et avez-vous les coordonnées de guides francophones pour kualalumpur et bali? et vous pensez par exemple que le guide malaisien peut nous accompagner où nous allons en malaisie?? Quels sont les coins à ne pas rater à bali et malaisie? c'est notre premier voyage dans ces pays là Merci 🙂
Indonésie: volcans de Java - découverte de Sulawesi de Makassar à Manado English translation pending
et voilà après un mois sommes de retour chez nous ...
Je ne connaissais pas l 'Indonésie , mais j'avais hate d'y aller car ce pays semble fasciner tant de voyageurs que ma curiosité n'a pu résister longtemps ... Comme souvent , tout est relatif , ce qui est transcendant pour certains semble fade pour d'autres et un voyage réussi dépend des expériences et des rencontres , de la météo , de se coéquipiers etc ... etc ...
Nos objectifs :
JAVA est arrivée à SURABAYA , volcan Bromo , Mallang , volcan Kawa Ijen , parc de Baluran pendant une semaine Puis passage du détroit de bali , cote sud jusqu à Denpasar et 2 nuits à Kuta ... Enfin et c'était l'objectif principal de cette découverte vol Denpassar - Makassar - Bira -ile de Likuang - Sengkang- pays torraja- Pendolo- lac Poso - Tentena - Ampana - iles togeans - Gorontalo - Manado et les iles Bunaken 3 semaines ...
L'impression générale :
Très beaux paysages que ce soit Java est , Bali et Sulawesi ....le peuple est très agréable , pas une seule prise de tete en un mois malgré la coruption des policiers de la route à Bali , le marchandage parfois apre avec les hoteliers et guides et chauffeurs de taxis et bémos où tuk tuk .... J 'ai bien aimé la nourriture locale riz , poisson ( ikan ) , ayam ( poulet) et la multitude de fruits peu connus , certains délicieux , d'autres au gout étrange ... La santé a été au top malgré qu'on a gouté très souvent les repas sur les marchés locaux ... Au retour néanmoins il a fallu traiter une infection de plaies due à des érraflures sur le corail . J'ai trouvé la vie vraiment bon marché malgré le taux de change assez défavorable de l'euro ...1 euro= 11700 rupiah L'indonésie est un pays a majorité musulman mais réelement ce n est pas un problème , pas le moindre souci pour les photos meme les femmes ne sont pas affolées par les photos , les mosquées ne sont pas spécialement attirantes donc meme pas tenté d en visiter une ... les paysages sont superbes mer et surtout sous l'eau ... Les photos ils en raffolent et meme en re-demandent : j 'ai souvent fait des photos pour faire plaisir tant la demande était pressante . autant dire que les portaits en Indo c'est pas un problème ....
Mes préférences :
SULAWESI , plus sauvage , la culture torraja et les iles togeans , Manado une ville agréable ...
JAVA , le volcan Kawa Ijen , le site naturel du parc de bromo , la ville de, Malang et ses environs
BALI , la vie noctune de Kuta , un soir ça suffit ... Bali reste pour moi une ile à découvrir en couple ce sera pour une autre fois ...
Surpris par :
l'état de la mer parfois très sale en surface , meme dans un paradis comme les TOGEANS ( courants marins amenants des détritus )
Mon carnet sera rédigé jour par jour au fur et à mesure de mon temps disponible ... Nous sommes partis à 4 sapeurs pompiers amateurs de snorkeling , de découvertes , de belles plages pour nager , de nouritures locales , de petits treks et aussi de faire la fete un peu quand l'occasion s'en présente ... Avons privilégié 2 fois la location de voiture avec chauffeur ( à quatre on gagne du temps et ça ne revient pas plus cher que les transports locaux ) Pour les Togeans nous avons loué une banca avec son "captain" pour vagabonder d' ile en ile ( très sympa ) et pas tres cher : 8,5 euro par personne et par jour ...
Conclusion :
Un super voyage de découverte , avec des amis , qui m'a permis "d'accrocher " , avec ce pays tellement cher à de nombreux voyageurs , amoureux de l'Asie du Sud est - et m'a donné l'envie d'y revenir très vite .... Je choisirais Bali avec mon épouse car elle va adorer , je tenterais de l'amener sur les sentiers sasaks de Lombock mais c'est pas gagné d'avance et pour moi ce sera encore des coins plus sauvages que Sulawesi , les iles , les pecheurs , les petits paradis perdus ...et j'en connais déjà ...
Bien que je n'aime pas faire de comparaisons je dois dire que mon pays de coeur , l'Ethiopie n'est pas pret de perdre sa première place ... mais ça c'est une autre histoire ...l 'Afrique a un coté envoutant et mystérieux ... Le Yémen aussi reste loin devant car 10 ans après je peux pas oublier ce pays des mile et une nuits !
Bon ça y est on est partis pour un mois !
Portrait des co-équipiers : photo 1 de G à D : Joan, Jacques, Nicolas , Chris
Jacques : 65 ans , un ami de longue date avec qui nous avons partagé plusieurs voyages dans des pays insolites : Ethiopie , ladakh en Inde , sikkim en Inde , il est retraité sapeur pompier et en plus on a bossé ensemble quand il était en activité ; aime les petits treks , la découverte , et voyager à son rythme ...et faire des achats de babioles à revendre sur les marchés !
Joan : sapeur pompier , 30 ans - on travaille dans la meme caserne ; c est un jeune sportif , franc et direct - j'aime beaucoup la spontanéité de Joan meme si parfois ça lui joue des mauvais tours , c'est un garçon très adapté aux voyages qui a déjà pas mal de destinations à son actif - il voyage à l 'économie ( surement en relation avec ses moyens ) - on a des points communs : il voyage avec ses potes et aussi avec sa copine .
Nicolas : sapeur pompier , 34 ans - travaille aussi avec moi dans le meme centre de secours - c 'est un sportif accompli surtout dans son rayon la boxe - il a décroché le titre de champion mondial dans sa catégorie lors des Jeux Mondiaux Sapeurs Pompiers-Police l 'an dernier à Vancouver - bref un vrai garde du corps pour les 2 anciens - mais rien ne laisse paraitre cette force tranquille - on a voyagé ensemble au Sikkim - et cette année particularité il est parti en congés sans solde 3 mois en Asie - c'est le seul célibataire " officiel " du groupe et je vous en dis pas plus sur ses motivations à découvrir l'Asie et son peuple ...
Christian : chris06 sur VF - je serai le narrateur du périple - sapeur pompier , 55 ans pas encore retraité merci Raffarin , cliquez sur mon profil pour en savoir plus ...
Lundi 3 Mai 2010 : vol de NICE à KUALA LUMPUR c est le départ !
Départ de Nice par vol Emirates direction Dubai - le vol est désormais direct , plus d'escale à Rome ... Nous sommes 3 au départ car notre copain Nicolas est déjà aux Philippines depuis un mois ! On doit en théorie se retrouver à Kuala Lumpur demain ...je dis bien en théorie car Nico a dèjà eu tant d'aventures aux Philippines que je suis un peu incertain sur note RDV à Kuala Lumpur ... Atterrissage de nuit à DUBAI : toujours aussi impresionnant l'approche de nuit de cette ville au bord du désert ... L'aéroport de Dubai n'a plus de secrets pour aucun de nous trois , il y a 2 heures à trainer ce n'est pas très long ... Première surprise du voyage et première petite frayeur : sommes sur la piste depuis 3h30 du matin et toujours pas de décollage ...Que se passe t-il ? Problème technique nous répond l'hotesse ...en fait il s'agit d'un problème sur un ordinateur de bord et la réparation prendra 3 heures ....Ce n'est finalement que vers 6h30 du matin avec 3 heures de retard que le 777 s'arrache au sol des Emirats ...Un rapide calcul et tout va bien , il n'y aurra pas de conséquences pour la suite du trip . Le vol se passe bien et vers 16 h on se pose à Kuala Lumpur en Malaisie . Le service à bord d' Emirates subit aussi la crise car les repas sont de plus en plus simples ... Joan trouve de suite le bus pour le centre- ville et après une bonne heure de trajet nous voilà à Chinatown à notre hotel où l'on retrouve Nicolas arrivant de Manille . Première étape remplie ! Nous passons la soirée au restaurant panoramique de la tour de TV - Nous avions réservé le repas du soir et j'ai bien aimé la vue des Twin Towers et de la ville de KL la nuit , depuis le restaurant tournant - bon repas aussi style buffet , avec beaucoup de choix et non stop - le vin est en sus et le prix du repas est quand meme de 30 euros environ tete ! rentrée à pied à l'hotel pour digérer un peu , l'atmosphère est chaude et humide comme d'hab dans ces pays . Nous avons nos chambres ( très clean ) au d' Oriental Inn sur chinatown pour 50 MYR - A Chinatown beaucoup de choses en vente à des prix défiant toute concurence mais plus faux que ça y a pas !
Mardi 4 mai : cap sur JAVA en indonésie - nuit dans le parc de BROMO photo 2 caldeira du Bromo
Bonne nuit de sommeil réparatrice du vol depuis Nice et ce matin , tous à pieds pour la gare de bus vers LCCT le terminal low cost de Air Asia . Petite surprise la gare des bus est en travaux et c'est dans la rue sur la grande place qu il faut attendre le bus direct pour LCCT ...Avec Jacques on va se boire un café sur bar de la grand place , en attendant le bus . Celui est ponctuel et Joan et Nico qui attendaient à l'arret nous appelent à grands cris pour le départ ! une heure de route encore et nous voilà au LCCT - Cet aéroport est super moderne et bien pratique - L 'embarquement se fait sans problèmes et ponctuel vers 10h30 take off pour SURABAYA dans un airbus flambant neuf de AIR ASIA pour moins de 50 euros le trajet ... Deux heures trente de vol et voilà l'ile de Madura et l'approche de JAVA . A nous l'Indonésie ! ! ! Change à l'aéroport de SURABAYA après avoir comparé un peu les différents bureaux , le meilleur taux est juste dehors à 11700 pour un euro ...on ne retrouvera plus ce taux tout au long du mois et on a bien fait de changer le maximum ... L'euro est en perte de vitesse , pas bon pour les voyages tout ça ! Notre chauffeur est sympa : il s'appelle PARLANG et nous attend devant la sortie des arrivées - un minibus digne de ce nom nous attend sur le parking au grand soulagement de Jacques qui aime bien son petit confort .... Nous prenons de suite la route pour le sud , pour l'étape de ce soir à Cemoro lavang objectif de demain parc de BROMO TENGER SEMERU . Arret sur le site du volcan de boue qui a ensevelli un village entier : impressionant les geysers de boue au loin et quelle chaleur sur la digue d'ou l'on peut observer le spectacle . Quelques indos essayent de nous faire payer un droit de vue de la digue mais nous ignorons totalement ce genre de racket ... C'est de nuit que nous arrivons à CEMORO LAVANG et c'est bien dommage car le paysage est de plus en plus beau au fur et à mesure que l'on monte vers le BROMO . On s'installe dans un petit cottage au Cafe Lava Hostel réservé par internet - ...300.000 / la chambre twin avec breakfast Dans la soirée Parlang nous emmene au bureau des guides où nous négocions notre jeep pour demain : montée au Penanjakang , puis piste vers le Bromo , retour à Cemoro Lavang pour le breakfast et le chauffeur nous accompagnera jusqu au bout de la piste dans la caldeira , notre but étant de trekker jusqu'à la piste qui se trouve sur la face sud de la caldeira ...Parlang fera le tour et nous rejoindra au petit village trouvé sur la carte au bourt de la piste . Repas du soir dans un petit warung proche du Lava Hostel ( Nasi goreng) et Première Bintang bien fraiche . on traine pas ce soir pour se coucher car demain lever matinal pour etre au lever du soleil sur le sommet !
Jeudi 6 Mai : journée dans la caldeira du Bromo - nuit à MALANG
lever très matinal , 4 heures du matin , après avoir reçu un coup de fil de la famille niçoise à 3h15 du mat ( mon fiston éthiopien n'a pas encore compris le décalage horaire ...) le jeep pour nous emmener à Penajakan est là et une agitation regne dans le village , nous ne serons pas seuls c est sur ! il faut presque une heure de trajet par une petite piste pour y arriver : la foule est dense et tout le monde dans la pénombre attend le soleil sur les volacans Nous passons deux heures avec le paysage connu de carte postale : mont batok devant , avec le Bromo qui fume beaucoup et en toile de fond le majestueux volcan Semeru qui ce natin n'émettra que deux timides hoquets avec panache pour la grande joie des photographes ...La caldeira à nos pieds est vaste et très verdoyante en cette fin de saison des pluies ... Par une piste en mauvais état nous descendons dans la caldeira près du mont batok et c est en une petite heure de marche que nous allons au Bromo . La fin de la marche se fait par une volée d'escaliers assez raides te nous voilà au bord du caratere du bromo qui fume pas mal - De nombreuses personnes font la montee avec des mules qui sont louées par les gens du coin ... Nous retournons sensuite prendre notre petit déj au lava hostel , et notre chauffeur comme convenu nous conduit dans la caldeira coté est jusqu'à la fin de la piste carrossable .C'est une très belle marche de 2 heures environ dans un cadre hyper verdoyant que nous faisons pour rejoindre la petite route menant à MALANG de l'autre coté de la caldeira . BNous ne trouvons pas le village de Jemplang où nous devions retrouver Parlang et le minibus et decidond donc de continuer jusqu au village de NGADAS . Le paysage est superbe , beaucoup de cultures en étage à flanc de montagne , la région est tres prospère en fruits et légumes . A NGADAS nous trouvons un petit warung pour un bon repas local complété par des fruits . Parlang nous retrouve facilement dans ce village où le passage de 4 "bullé " n est pas courrant ! Vers 15 heures sommes à MALANG une agréable ville de montagne où nous descendons à l hotel Hélios 150.000 la twin bien confortable petit déj inclus . Ballade en ville au centre appelé alun alun , grand jardin central et plein de monde en cette fin d'après midi , montreurs de singes acrobates , serpents , ballons et fontaine avec en face la grande mosquée de la ville .Le Pasar Besar ( marché aux oiseaux est sympa à voir et typique , nous allons ensuite au marché aux fleurs tout proche ) Pour le soir c est en tricycle négocié que nous essayons de trouver l'adresse d'un resto sympa ...Joan monte a la place de notre pédaleur qui n en peux plus telement il est vieux ... Finalement on ne trouve pas le resto recherché mais un autre qui a le meme nom et qui fera l'affaire ... On goute à la spécialité du coin , le martabak , sorte de chausson fourré à la viande oignons légumes . moi j'ai choisi un nasi Rawong et un ecxellent jus de fraises notre repas de ce soir nous a couté environ 5 euros à 4 ! Retour en tricycle , négocié par Joan qui va devenir acharné en marchandage mais ça lui plait bien ça ... Arret dans un café internet proche de l hotel où je donne des nouvelles à tout mon petit monde resté en France 1h30 de connexion 6000 RP- couchés vers minuit ...
Vendredi 7 Mai : matinée dans les montagnes de Malang puis route vers SEMPOL près du Kawa Ijen .
Ce matin prenons le petit déj à notre hotel ( compris dans le prix de la chambre ) En regle générale les petits dejeuners en Indo ce n est pas un cadeau : café où il y a à boire et à manger , le mieux est de choisir le thé , deux toasts rachitiques de pain de mie , et un peu de confiture enfin de quelquechose de chimique sans aucun gout mais très colloré . Parfois on a des fruits de saison et là ça sauve le petit déj ... Nicolas est parti vers Western Union ( problèmes de trésorerie) plus recherche d une laverie express ... Le reste du groupe allons au marché principal de la ville . Jacques me sauve la défiguration car pas encore assez habitué avec cette putain de circulation à gauche je me suis engagé et suis passé à 5 cm du rétro d'un camion qui m'aurrait pas fait de cadeau si Jacques ne m'avait stoppé à temps avec son bras ! Merci Papy ...sans toi Marité ne m 'aurrai pas reconnu ! Va falloir que je fasse gaffe ! Le marché est très actif plein de fruits , légumes , viande , poissons etc ...Nous achetons 3 ananas , des starfruits et des dokis fruits gris de la grosseur d un oeuf de pigeon déjà goutés hier dans le petit warung de Ngadas . Joan trouve une cuiller en bois local à 2000 ( pour tourner la polenta ) 0,2 euros c'est sur en France y a pas . Vers 9 heures on démarre pour les sources chaudes de BATU , mignon petit village de montagne à une heure de route agréable de Malang . en fait c'est à SONGORITI que se trouve ce complexe d'eau marron et chaude avec quelques jets "massants " où nous passons une heure de détente ( 15000 / personne ) Il est temps de prendre la route vers Ijen - arret en route au temple de SINGOSARI ( un seul monument dans un grand jardin luxuraint mais rien de plus à voir - Une trentaine de kilomètres plus loin on s'arrete dans un warung pour notre repas de midi . Je prends un BAKSO compur avec riz dans une feuille de bananier et on fini les fruits achetés ce matin au marché . Le reste de la journée sera de la route agreable car nous sommes bien instalés dans notre minibus à l'aise pour étendre les jambes et somnoler parfois ... Arret café biscuits dans une station d essence : en Indo les stations sont full tout le temps ; des queues de cyclos , de camions , de tuk tuk , bref une demi heure c est la moyenne pour faire son plein ! la nuit tombe et après une erreur de trajet de parlang nous attaquons la partie montagneuse et plus sinueuse - la végétation est très dense : arrivée à l'ARABIKA homestay vers 2 heures qui sera notre gite étape de ce soir . Payé 170.000la twin , eau chaude par système gaz , repas simple riz sauce tomate oeuf frit - douche , journal de bord et dodo ... On a eu today OTTo le patron de l agence de location de notre minibus au téléphone et il est ok pour la modif du programme qu on a décidé ensemble : au lieu d'aller vers le parc de ALAS Purwo , diffille d'acces ne cette saison on gardera le minibus jusqu à DENPASAR moyenat juste le rajout du prix du ferry aller retour entre JAVA et BALI - Cela nous permettra de visiter le parc de BALURAN au nord et de garder le bus jusqu à BALI .
Samedi 8 mai : un site à voir absolument ... cratère du kawa Ijen ( photo 4 )et les porteurs de souffre
Au réveil le paysage est superbe : en fait l'Arabika homestay est au milieu d'une plantation de café - on déjeune sur la terrasse puis sans trainer nous partons pour le kawa ijen ... La route traverse des plantations de café et vers la fin est très étroite avec végétation luxuriante jusqu 'à Pos Palduting le point d'entrée du sentier vers le volcan . Ici on paye le droit d'entrée dans le parc national . Le sentier jusqu' au bord du cratère est assez raide surtout au début il y a 3,3 kilomètres en tout . Aux 2/3 du parcours se trouve le poste de pesée où les porteurs de souffre pèsent leur charge pour etre payés puis le sentier est moins raide plutot à flanc de montagne et on arrive au bord du cratère . Le paysage est plus désertique mais la vue du lac bleu turquoise au fond entouré par les volutes de souffre est merveilleuse . Je conseille à tout le monde surtout en début de saison de partir le plus tot possible car très vite les nuages arrivent dans la matinée ...Jacques décide de nous attendre en haut et avec Joan et Nicolas on attaque la descente vers l'enfer du kawa ijen ... J'ai bien fait de prendre un masque parce que en bas ça peut vraiment se gater . Tout dépend du vent et s il tourne à un moment on se retrouve pris dans le nuage de souffre et là c est pas le pied . Au début la descente est cool et trop lente car il faut sans arret croiser les porteurs hyper-chargés et les laisser passer car c est vraiment un travail inhumain que de remonter ces paniers chargés de blocs de souffre jusqu à la gueule ! Arrivés près de la source de souffre liquide d un jaune -rouge éclatant le vent tourne . je vois Nicolas et Joan avec leurs masques sur le visage se faufiler dans le goulet , j'attends plus haut que le nuage change de direction et j en profite pour faire quelques photos . Au bout de 10 minutes ça se dissipe et je descends au fond . Je suis tout près de la source et j 'entends les travailleurs casser les plaques de souffre près du lac turquoise ...soudain re-virement du vent et le nuage me revient dessus - petit moment d'angoisse car l'air est irrespirable , je mets vite mon masque et me planque dans un trou à coté d'autres ouvriers eux n ont qu un mouchoir sur le visage . Les yeux commencent à me piquer de trop et je remonte pour échapper au nuage irritant . je me demande où sont passés Nico et Joan ... mais en fait ils étaient déjà remontés . A la limite du nuage je reste encore 10 minutes pour faire des photos et c est la remontée de une bonne demi-heure . Quand je resords du cratère il pleut un peu et tout le monde a mis les kways pour la redescente . On arrive juste au parking car la pluie c est parti bien fort maintenant . On décide donc de manger au resto sous la tonelle . le nasi goreng est super bon et le dessert ce sera un durian le fruit qui fait penser à un camembert ayant passé 2 jours au soleil ! L'odeur est plutot dégueulasse mais le fruit est bon quoique l arrière gout ...( en fait on mange ce qu il y a autour des gros noyaux à l'interieur de la coque du fruit ) La redescente vers Banyuwangui se fait sous un déluge par une toute petite route enfouie au milieu de fougères arborescentes geantes . Nous avons pris un couple de hollandais que nous laisserons au ferry de Ketapang - Sur la cote la pluie n est plus qu un mauvais souvenir il fait meme très chaud ! On s'arrete dans un petit cyber café pour réserver nos 2 nuits à bali . Joan et Nicolas très interressés par le choix des chambres et de l'endroit , se chargent de cette mission et trouvent de quoi loger tout le monde 2 nuits à Kuta au grand dam de Jacques qui préférait Sanur . Pour moi pas de problème , je nai jamais mis les pieds à Bali donc pas de préférences ... Nous continuons la route vers le nord pour le parc de BALURAN où nous avons l'intention de passer la dernière nuit sur JAVA .L'entrée est au bord de la route principale . C'est un parc de savane type africaine avec au fond les montagnes volcaniques et au nord bordé par la plage de mangroves . Nous roulons jusqu 'à BEKOL mais l'hébergement est vraiment très très rudimentaire et il n'y a pas le moindre espoir de manger quoi que ce soit ... Encore un petit espoir car il existe des bungalows sur le bord de la mer quelques kilomètres plus loin : tout est full et en plus pas vraiment génial comme endroit . Dans la savane on réussit à approcher des sortes de biches ... A la tombée de la nuit nous décidons de revenir dormir près de l'embarcadère pour Bali vers Ketapang qui n' est pas si loin ...Trouvé hotel INDAH à Ketapang , négocié 2 chambres grand luxe pour 170.000 la twin petit déj inclus et surtout trouvé un petit warung sympa mais avec dessert surprenant : pankake banane avec fromage rapé fondu dessus ( très bizarre ) Les textos passent bien d 'ici avec la France et ce soir ce sera soirée échange de textos avec ma petite famille en France et mes frères ...puis muzic , lecture et dodo ...
Je ne connaissais pas l 'Indonésie , mais j'avais hate d'y aller car ce pays semble fasciner tant de voyageurs que ma curiosité n'a pu résister longtemps ... Comme souvent , tout est relatif , ce qui est transcendant pour certains semble fade pour d'autres et un voyage réussi dépend des expériences et des rencontres , de la météo , de se coéquipiers etc ... etc ...
Nos objectifs :
JAVA est arrivée à SURABAYA , volcan Bromo , Mallang , volcan Kawa Ijen , parc de Baluran pendant une semaine Puis passage du détroit de bali , cote sud jusqu à Denpasar et 2 nuits à Kuta ... Enfin et c'était l'objectif principal de cette découverte vol Denpassar - Makassar - Bira -ile de Likuang - Sengkang- pays torraja- Pendolo- lac Poso - Tentena - Ampana - iles togeans - Gorontalo - Manado et les iles Bunaken 3 semaines ...
L'impression générale :
Très beaux paysages que ce soit Java est , Bali et Sulawesi ....le peuple est très agréable , pas une seule prise de tete en un mois malgré la coruption des policiers de la route à Bali , le marchandage parfois apre avec les hoteliers et guides et chauffeurs de taxis et bémos où tuk tuk .... J 'ai bien aimé la nourriture locale riz , poisson ( ikan ) , ayam ( poulet) et la multitude de fruits peu connus , certains délicieux , d'autres au gout étrange ... La santé a été au top malgré qu'on a gouté très souvent les repas sur les marchés locaux ... Au retour néanmoins il a fallu traiter une infection de plaies due à des érraflures sur le corail . J'ai trouvé la vie vraiment bon marché malgré le taux de change assez défavorable de l'euro ...1 euro= 11700 rupiah L'indonésie est un pays a majorité musulman mais réelement ce n est pas un problème , pas le moindre souci pour les photos meme les femmes ne sont pas affolées par les photos , les mosquées ne sont pas spécialement attirantes donc meme pas tenté d en visiter une ... les paysages sont superbes mer et surtout sous l'eau ... Les photos ils en raffolent et meme en re-demandent : j 'ai souvent fait des photos pour faire plaisir tant la demande était pressante . autant dire que les portaits en Indo c'est pas un problème ....
Mes préférences :
SULAWESI , plus sauvage , la culture torraja et les iles togeans , Manado une ville agréable ...
JAVA , le volcan Kawa Ijen , le site naturel du parc de bromo , la ville de, Malang et ses environs
BALI , la vie noctune de Kuta , un soir ça suffit ... Bali reste pour moi une ile à découvrir en couple ce sera pour une autre fois ...
Surpris par :
l'état de la mer parfois très sale en surface , meme dans un paradis comme les TOGEANS ( courants marins amenants des détritus )
Mon carnet sera rédigé jour par jour au fur et à mesure de mon temps disponible ... Nous sommes partis à 4 sapeurs pompiers amateurs de snorkeling , de découvertes , de belles plages pour nager , de nouritures locales , de petits treks et aussi de faire la fete un peu quand l'occasion s'en présente ... Avons privilégié 2 fois la location de voiture avec chauffeur ( à quatre on gagne du temps et ça ne revient pas plus cher que les transports locaux ) Pour les Togeans nous avons loué une banca avec son "captain" pour vagabonder d' ile en ile ( très sympa ) et pas tres cher : 8,5 euro par personne et par jour ...
Conclusion :
Un super voyage de découverte , avec des amis , qui m'a permis "d'accrocher " , avec ce pays tellement cher à de nombreux voyageurs , amoureux de l'Asie du Sud est - et m'a donné l'envie d'y revenir très vite .... Je choisirais Bali avec mon épouse car elle va adorer , je tenterais de l'amener sur les sentiers sasaks de Lombock mais c'est pas gagné d'avance et pour moi ce sera encore des coins plus sauvages que Sulawesi , les iles , les pecheurs , les petits paradis perdus ...et j'en connais déjà ...
Bien que je n'aime pas faire de comparaisons je dois dire que mon pays de coeur , l'Ethiopie n'est pas pret de perdre sa première place ... mais ça c'est une autre histoire ...l 'Afrique a un coté envoutant et mystérieux ... Le Yémen aussi reste loin devant car 10 ans après je peux pas oublier ce pays des mile et une nuits !
Bon ça y est on est partis pour un mois !
Portrait des co-équipiers : photo 1 de G à D : Joan, Jacques, Nicolas , Chris
Jacques : 65 ans , un ami de longue date avec qui nous avons partagé plusieurs voyages dans des pays insolites : Ethiopie , ladakh en Inde , sikkim en Inde , il est retraité sapeur pompier et en plus on a bossé ensemble quand il était en activité ; aime les petits treks , la découverte , et voyager à son rythme ...et faire des achats de babioles à revendre sur les marchés !
Joan : sapeur pompier , 30 ans - on travaille dans la meme caserne ; c est un jeune sportif , franc et direct - j'aime beaucoup la spontanéité de Joan meme si parfois ça lui joue des mauvais tours , c'est un garçon très adapté aux voyages qui a déjà pas mal de destinations à son actif - il voyage à l 'économie ( surement en relation avec ses moyens ) - on a des points communs : il voyage avec ses potes et aussi avec sa copine .
Nicolas : sapeur pompier , 34 ans - travaille aussi avec moi dans le meme centre de secours - c 'est un sportif accompli surtout dans son rayon la boxe - il a décroché le titre de champion mondial dans sa catégorie lors des Jeux Mondiaux Sapeurs Pompiers-Police l 'an dernier à Vancouver - bref un vrai garde du corps pour les 2 anciens - mais rien ne laisse paraitre cette force tranquille - on a voyagé ensemble au Sikkim - et cette année particularité il est parti en congés sans solde 3 mois en Asie - c'est le seul célibataire " officiel " du groupe et je vous en dis pas plus sur ses motivations à découvrir l'Asie et son peuple ...
Christian : chris06 sur VF - je serai le narrateur du périple - sapeur pompier , 55 ans pas encore retraité merci Raffarin , cliquez sur mon profil pour en savoir plus ...
Lundi 3 Mai 2010 : vol de NICE à KUALA LUMPUR c est le départ !
Départ de Nice par vol Emirates direction Dubai - le vol est désormais direct , plus d'escale à Rome ... Nous sommes 3 au départ car notre copain Nicolas est déjà aux Philippines depuis un mois ! On doit en théorie se retrouver à Kuala Lumpur demain ...je dis bien en théorie car Nico a dèjà eu tant d'aventures aux Philippines que je suis un peu incertain sur note RDV à Kuala Lumpur ... Atterrissage de nuit à DUBAI : toujours aussi impresionnant l'approche de nuit de cette ville au bord du désert ... L'aéroport de Dubai n'a plus de secrets pour aucun de nous trois , il y a 2 heures à trainer ce n'est pas très long ... Première surprise du voyage et première petite frayeur : sommes sur la piste depuis 3h30 du matin et toujours pas de décollage ...Que se passe t-il ? Problème technique nous répond l'hotesse ...en fait il s'agit d'un problème sur un ordinateur de bord et la réparation prendra 3 heures ....Ce n'est finalement que vers 6h30 du matin avec 3 heures de retard que le 777 s'arrache au sol des Emirats ...Un rapide calcul et tout va bien , il n'y aurra pas de conséquences pour la suite du trip . Le vol se passe bien et vers 16 h on se pose à Kuala Lumpur en Malaisie . Le service à bord d' Emirates subit aussi la crise car les repas sont de plus en plus simples ... Joan trouve de suite le bus pour le centre- ville et après une bonne heure de trajet nous voilà à Chinatown à notre hotel où l'on retrouve Nicolas arrivant de Manille . Première étape remplie ! Nous passons la soirée au restaurant panoramique de la tour de TV - Nous avions réservé le repas du soir et j'ai bien aimé la vue des Twin Towers et de la ville de KL la nuit , depuis le restaurant tournant - bon repas aussi style buffet , avec beaucoup de choix et non stop - le vin est en sus et le prix du repas est quand meme de 30 euros environ tete ! rentrée à pied à l'hotel pour digérer un peu , l'atmosphère est chaude et humide comme d'hab dans ces pays . Nous avons nos chambres ( très clean ) au d' Oriental Inn sur chinatown pour 50 MYR - A Chinatown beaucoup de choses en vente à des prix défiant toute concurence mais plus faux que ça y a pas !
Mardi 4 mai : cap sur JAVA en indonésie - nuit dans le parc de BROMO photo 2 caldeira du Bromo
Bonne nuit de sommeil réparatrice du vol depuis Nice et ce matin , tous à pieds pour la gare de bus vers LCCT le terminal low cost de Air Asia . Petite surprise la gare des bus est en travaux et c'est dans la rue sur la grande place qu il faut attendre le bus direct pour LCCT ...Avec Jacques on va se boire un café sur bar de la grand place , en attendant le bus . Celui est ponctuel et Joan et Nico qui attendaient à l'arret nous appelent à grands cris pour le départ ! une heure de route encore et nous voilà au LCCT - Cet aéroport est super moderne et bien pratique - L 'embarquement se fait sans problèmes et ponctuel vers 10h30 take off pour SURABAYA dans un airbus flambant neuf de AIR ASIA pour moins de 50 euros le trajet ... Deux heures trente de vol et voilà l'ile de Madura et l'approche de JAVA . A nous l'Indonésie ! ! ! Change à l'aéroport de SURABAYA après avoir comparé un peu les différents bureaux , le meilleur taux est juste dehors à 11700 pour un euro ...on ne retrouvera plus ce taux tout au long du mois et on a bien fait de changer le maximum ... L'euro est en perte de vitesse , pas bon pour les voyages tout ça ! Notre chauffeur est sympa : il s'appelle PARLANG et nous attend devant la sortie des arrivées - un minibus digne de ce nom nous attend sur le parking au grand soulagement de Jacques qui aime bien son petit confort .... Nous prenons de suite la route pour le sud , pour l'étape de ce soir à Cemoro lavang objectif de demain parc de BROMO TENGER SEMERU . Arret sur le site du volcan de boue qui a ensevelli un village entier : impressionant les geysers de boue au loin et quelle chaleur sur la digue d'ou l'on peut observer le spectacle . Quelques indos essayent de nous faire payer un droit de vue de la digue mais nous ignorons totalement ce genre de racket ... C'est de nuit que nous arrivons à CEMORO LAVANG et c'est bien dommage car le paysage est de plus en plus beau au fur et à mesure que l'on monte vers le BROMO . On s'installe dans un petit cottage au Cafe Lava Hostel réservé par internet - ...300.000 / la chambre twin avec breakfast Dans la soirée Parlang nous emmene au bureau des guides où nous négocions notre jeep pour demain : montée au Penanjakang , puis piste vers le Bromo , retour à Cemoro Lavang pour le breakfast et le chauffeur nous accompagnera jusqu au bout de la piste dans la caldeira , notre but étant de trekker jusqu'à la piste qui se trouve sur la face sud de la caldeira ...Parlang fera le tour et nous rejoindra au petit village trouvé sur la carte au bourt de la piste . Repas du soir dans un petit warung proche du Lava Hostel ( Nasi goreng) et Première Bintang bien fraiche . on traine pas ce soir pour se coucher car demain lever matinal pour etre au lever du soleil sur le sommet !
Jeudi 6 Mai : journée dans la caldeira du Bromo - nuit à MALANG
lever très matinal , 4 heures du matin , après avoir reçu un coup de fil de la famille niçoise à 3h15 du mat ( mon fiston éthiopien n'a pas encore compris le décalage horaire ...) le jeep pour nous emmener à Penajakan est là et une agitation regne dans le village , nous ne serons pas seuls c est sur ! il faut presque une heure de trajet par une petite piste pour y arriver : la foule est dense et tout le monde dans la pénombre attend le soleil sur les volacans Nous passons deux heures avec le paysage connu de carte postale : mont batok devant , avec le Bromo qui fume beaucoup et en toile de fond le majestueux volcan Semeru qui ce natin n'émettra que deux timides hoquets avec panache pour la grande joie des photographes ...La caldeira à nos pieds est vaste et très verdoyante en cette fin de saison des pluies ... Par une piste en mauvais état nous descendons dans la caldeira près du mont batok et c est en une petite heure de marche que nous allons au Bromo . La fin de la marche se fait par une volée d'escaliers assez raides te nous voilà au bord du caratere du bromo qui fume pas mal - De nombreuses personnes font la montee avec des mules qui sont louées par les gens du coin ... Nous retournons sensuite prendre notre petit déj au lava hostel , et notre chauffeur comme convenu nous conduit dans la caldeira coté est jusqu'à la fin de la piste carrossable .C'est une très belle marche de 2 heures environ dans un cadre hyper verdoyant que nous faisons pour rejoindre la petite route menant à MALANG de l'autre coté de la caldeira . BNous ne trouvons pas le village de Jemplang où nous devions retrouver Parlang et le minibus et decidond donc de continuer jusqu au village de NGADAS . Le paysage est superbe , beaucoup de cultures en étage à flanc de montagne , la région est tres prospère en fruits et légumes . A NGADAS nous trouvons un petit warung pour un bon repas local complété par des fruits . Parlang nous retrouve facilement dans ce village où le passage de 4 "bullé " n est pas courrant ! Vers 15 heures sommes à MALANG une agréable ville de montagne où nous descendons à l hotel Hélios 150.000 la twin bien confortable petit déj inclus . Ballade en ville au centre appelé alun alun , grand jardin central et plein de monde en cette fin d'après midi , montreurs de singes acrobates , serpents , ballons et fontaine avec en face la grande mosquée de la ville .Le Pasar Besar ( marché aux oiseaux est sympa à voir et typique , nous allons ensuite au marché aux fleurs tout proche ) Pour le soir c est en tricycle négocié que nous essayons de trouver l'adresse d'un resto sympa ...Joan monte a la place de notre pédaleur qui n en peux plus telement il est vieux ... Finalement on ne trouve pas le resto recherché mais un autre qui a le meme nom et qui fera l'affaire ... On goute à la spécialité du coin , le martabak , sorte de chausson fourré à la viande oignons légumes . moi j'ai choisi un nasi Rawong et un ecxellent jus de fraises notre repas de ce soir nous a couté environ 5 euros à 4 ! Retour en tricycle , négocié par Joan qui va devenir acharné en marchandage mais ça lui plait bien ça ... Arret dans un café internet proche de l hotel où je donne des nouvelles à tout mon petit monde resté en France 1h30 de connexion 6000 RP- couchés vers minuit ...
Vendredi 7 Mai : matinée dans les montagnes de Malang puis route vers SEMPOL près du Kawa Ijen .
Ce matin prenons le petit déj à notre hotel ( compris dans le prix de la chambre ) En regle générale les petits dejeuners en Indo ce n est pas un cadeau : café où il y a à boire et à manger , le mieux est de choisir le thé , deux toasts rachitiques de pain de mie , et un peu de confiture enfin de quelquechose de chimique sans aucun gout mais très colloré . Parfois on a des fruits de saison et là ça sauve le petit déj ... Nicolas est parti vers Western Union ( problèmes de trésorerie) plus recherche d une laverie express ... Le reste du groupe allons au marché principal de la ville . Jacques me sauve la défiguration car pas encore assez habitué avec cette putain de circulation à gauche je me suis engagé et suis passé à 5 cm du rétro d'un camion qui m'aurrait pas fait de cadeau si Jacques ne m'avait stoppé à temps avec son bras ! Merci Papy ...sans toi Marité ne m 'aurrai pas reconnu ! Va falloir que je fasse gaffe ! Le marché est très actif plein de fruits , légumes , viande , poissons etc ...Nous achetons 3 ananas , des starfruits et des dokis fruits gris de la grosseur d un oeuf de pigeon déjà goutés hier dans le petit warung de Ngadas . Joan trouve une cuiller en bois local à 2000 ( pour tourner la polenta ) 0,2 euros c'est sur en France y a pas . Vers 9 heures on démarre pour les sources chaudes de BATU , mignon petit village de montagne à une heure de route agréable de Malang . en fait c'est à SONGORITI que se trouve ce complexe d'eau marron et chaude avec quelques jets "massants " où nous passons une heure de détente ( 15000 / personne ) Il est temps de prendre la route vers Ijen - arret en route au temple de SINGOSARI ( un seul monument dans un grand jardin luxuraint mais rien de plus à voir - Une trentaine de kilomètres plus loin on s'arrete dans un warung pour notre repas de midi . Je prends un BAKSO compur avec riz dans une feuille de bananier et on fini les fruits achetés ce matin au marché . Le reste de la journée sera de la route agreable car nous sommes bien instalés dans notre minibus à l'aise pour étendre les jambes et somnoler parfois ... Arret café biscuits dans une station d essence : en Indo les stations sont full tout le temps ; des queues de cyclos , de camions , de tuk tuk , bref une demi heure c est la moyenne pour faire son plein ! la nuit tombe et après une erreur de trajet de parlang nous attaquons la partie montagneuse et plus sinueuse - la végétation est très dense : arrivée à l'ARABIKA homestay vers 2 heures qui sera notre gite étape de ce soir . Payé 170.000la twin , eau chaude par système gaz , repas simple riz sauce tomate oeuf frit - douche , journal de bord et dodo ... On a eu today OTTo le patron de l agence de location de notre minibus au téléphone et il est ok pour la modif du programme qu on a décidé ensemble : au lieu d'aller vers le parc de ALAS Purwo , diffille d'acces ne cette saison on gardera le minibus jusqu à DENPASAR moyenat juste le rajout du prix du ferry aller retour entre JAVA et BALI - Cela nous permettra de visiter le parc de BALURAN au nord et de garder le bus jusqu à BALI .
Samedi 8 mai : un site à voir absolument ... cratère du kawa Ijen ( photo 4 )et les porteurs de souffre
Au réveil le paysage est superbe : en fait l'Arabika homestay est au milieu d'une plantation de café - on déjeune sur la terrasse puis sans trainer nous partons pour le kawa ijen ... La route traverse des plantations de café et vers la fin est très étroite avec végétation luxuriante jusqu 'à Pos Palduting le point d'entrée du sentier vers le volcan . Ici on paye le droit d'entrée dans le parc national . Le sentier jusqu' au bord du cratère est assez raide surtout au début il y a 3,3 kilomètres en tout . Aux 2/3 du parcours se trouve le poste de pesée où les porteurs de souffre pèsent leur charge pour etre payés puis le sentier est moins raide plutot à flanc de montagne et on arrive au bord du cratère . Le paysage est plus désertique mais la vue du lac bleu turquoise au fond entouré par les volutes de souffre est merveilleuse . Je conseille à tout le monde surtout en début de saison de partir le plus tot possible car très vite les nuages arrivent dans la matinée ...Jacques décide de nous attendre en haut et avec Joan et Nicolas on attaque la descente vers l'enfer du kawa ijen ... J'ai bien fait de prendre un masque parce que en bas ça peut vraiment se gater . Tout dépend du vent et s il tourne à un moment on se retrouve pris dans le nuage de souffre et là c est pas le pied . Au début la descente est cool et trop lente car il faut sans arret croiser les porteurs hyper-chargés et les laisser passer car c est vraiment un travail inhumain que de remonter ces paniers chargés de blocs de souffre jusqu à la gueule ! Arrivés près de la source de souffre liquide d un jaune -rouge éclatant le vent tourne . je vois Nicolas et Joan avec leurs masques sur le visage se faufiler dans le goulet , j'attends plus haut que le nuage change de direction et j en profite pour faire quelques photos . Au bout de 10 minutes ça se dissipe et je descends au fond . Je suis tout près de la source et j 'entends les travailleurs casser les plaques de souffre près du lac turquoise ...soudain re-virement du vent et le nuage me revient dessus - petit moment d'angoisse car l'air est irrespirable , je mets vite mon masque et me planque dans un trou à coté d'autres ouvriers eux n ont qu un mouchoir sur le visage . Les yeux commencent à me piquer de trop et je remonte pour échapper au nuage irritant . je me demande où sont passés Nico et Joan ... mais en fait ils étaient déjà remontés . A la limite du nuage je reste encore 10 minutes pour faire des photos et c est la remontée de une bonne demi-heure . Quand je resords du cratère il pleut un peu et tout le monde a mis les kways pour la redescente . On arrive juste au parking car la pluie c est parti bien fort maintenant . On décide donc de manger au resto sous la tonelle . le nasi goreng est super bon et le dessert ce sera un durian le fruit qui fait penser à un camembert ayant passé 2 jours au soleil ! L'odeur est plutot dégueulasse mais le fruit est bon quoique l arrière gout ...( en fait on mange ce qu il y a autour des gros noyaux à l'interieur de la coque du fruit ) La redescente vers Banyuwangui se fait sous un déluge par une toute petite route enfouie au milieu de fougères arborescentes geantes . Nous avons pris un couple de hollandais que nous laisserons au ferry de Ketapang - Sur la cote la pluie n est plus qu un mauvais souvenir il fait meme très chaud ! On s'arrete dans un petit cyber café pour réserver nos 2 nuits à bali . Joan et Nicolas très interressés par le choix des chambres et de l'endroit , se chargent de cette mission et trouvent de quoi loger tout le monde 2 nuits à Kuta au grand dam de Jacques qui préférait Sanur . Pour moi pas de problème , je nai jamais mis les pieds à Bali donc pas de préférences ... Nous continuons la route vers le nord pour le parc de BALURAN où nous avons l'intention de passer la dernière nuit sur JAVA .L'entrée est au bord de la route principale . C'est un parc de savane type africaine avec au fond les montagnes volcaniques et au nord bordé par la plage de mangroves . Nous roulons jusqu 'à BEKOL mais l'hébergement est vraiment très très rudimentaire et il n'y a pas le moindre espoir de manger quoi que ce soit ... Encore un petit espoir car il existe des bungalows sur le bord de la mer quelques kilomètres plus loin : tout est full et en plus pas vraiment génial comme endroit . Dans la savane on réussit à approcher des sortes de biches ... A la tombée de la nuit nous décidons de revenir dormir près de l'embarcadère pour Bali vers Ketapang qui n' est pas si loin ...Trouvé hotel INDAH à Ketapang , négocié 2 chambres grand luxe pour 170.000 la twin petit déj inclus et surtout trouvé un petit warung sympa mais avec dessert surprenant : pankake banane avec fromage rapé fondu dessus ( très bizarre ) Les textos passent bien d 'ici avec la France et ce soir ce sera soirée échange de textos avec ma petite famille en France et mes frères ...puis muzic , lecture et dodo ...
Expatriation aux Philippines English translation pending
Bonjour tout le monde
Que je vous explique. Avec ma copine on a décidé de partir prendre un peu de bon temps aux Phillippines pendant une période indéterminée, disons 1 ou 2 ans. Vivre un peu d'amour et d'eau fraiche.
On a un peu de sous de côté mais on s'interroge evidemment sur le budget réel. Déjà pour le logement, on aimerait bien une petite maison avec disons 4 pièces, pas au milieu de la ville mais pas trop loin, pas loin de l'eau ou même juste au bord, dans un endroit qui craint pas... Est ce que ça existe ? Et combien ça pourrait couter à peu près par mois ?
J'ai regardé le cout de la vie mais c'est différent entre chaque personne qui est là-bas donc je ne sais pas trop à quoi m'en tenir. Combien ca nous couterait par mois tout compris avec la maison au bord de l'eau ?
Si on a besoin de bosser, moi je suis dans l'informatique, est ce qu on peut trouver des choses ? Pas payé comme un francais mais pas non plus comme un phil ?
J'aurais surement plein d'autres questions mais procédons par étapes
Merci beaucoup
Que je vous explique. Avec ma copine on a décidé de partir prendre un peu de bon temps aux Phillippines pendant une période indéterminée, disons 1 ou 2 ans. Vivre un peu d'amour et d'eau fraiche.
On a un peu de sous de côté mais on s'interroge evidemment sur le budget réel. Déjà pour le logement, on aimerait bien une petite maison avec disons 4 pièces, pas au milieu de la ville mais pas trop loin, pas loin de l'eau ou même juste au bord, dans un endroit qui craint pas... Est ce que ça existe ? Et combien ça pourrait couter à peu près par mois ?
J'ai regardé le cout de la vie mais c'est différent entre chaque personne qui est là-bas donc je ne sais pas trop à quoi m'en tenir. Combien ca nous couterait par mois tout compris avec la maison au bord de l'eau ?
Si on a besoin de bosser, moi je suis dans l'informatique, est ce qu on peut trouver des choses ? Pas payé comme un francais mais pas non plus comme un phil ?
J'aurais surement plein d'autres questions mais procédons par étapes

Merci beaucoup
Quelle compagnie aérienne choisir pour la Thaïlande: Thai Airways en vol direct ou Etihad Airways avec une escale? English translation pending
bonjour a tous je part en thaillande du 16 aout au 6 septembre jaimerais savoir et avoir votre avis sur les compagnie aerienne
la thai propose des tarifs attractif en vol direct (850euros) alor que ethiad mainte fois cité en tant que compagnie de reference pour un voyage en thaillande le propose a 750euro mais avec une escale je suis deja allé en thaillande trois fois dont une fois en vol direct et c'est vraiment apreciable deplus ethiad propose une escale 1H30 jme demande si pas un peu court le temps d'attraper l'autre vol pour bkk
j'attend vos reponse merci d'avance
la thai propose des tarifs attractif en vol direct (850euros) alor que ethiad mainte fois cité en tant que compagnie de reference pour un voyage en thaillande le propose a 750euro mais avec une escale je suis deja allé en thaillande trois fois dont une fois en vol direct et c'est vraiment apreciable deplus ethiad propose une escale 1H30 jme demande si pas un peu court le temps d'attraper l'autre vol pour bkk
j'attend vos reponse merci d'avance
Compte rendu d'un voyage de seize semaines en Asie du Sud-Est et du Sud English translation pending
bonjour a tous et a toutes,
comme promis un compte rendu de mois et demi sur les pays par lesquels je suis passé, mes experiences, adresses d hotel, ce que j ai aimé ou pas..... voila voila
taiwan 5 jours a taipei maonnaie :dollar taiwannais guesthouse ou j ai ete : taiwanmex, ils ont un site internet sur google piole a 15 euros je crois la twin sinon ya des dortoire ca doit etre 5 dollar la nuit il est bien situe par rapport a la ville niveau bouffe taiwan c 'est le top, ya plein de resto et de truc super sympa a manger sur les marche et pas cher en plus moi jme suis regalé pas besoin de prendre taxi , pas de touk touk a taiwan , il y a un metro qui dessert tout , le metro est propre et tres sympa surtout celui qui va vers les cources de beitou point d interet : bain de beitou , temples ds la ville, restaurant, marché nocturne, et il y a des supers grands palais mais je me rapel plus le nom et la tour taipei la 3 ou 4eme tour la plus haute du monde , impressionant !plein de magasins et de restaurant a l interieur a taiwanmex les boss sont super sympa et filent une carte de la ville et vous expliquent ou aller
malaisie monnaie : riggit malaisien il y a deux aeroports en malaisie : celui qui est international et celui qui soccupe des vols avec air asia dans le deuxieme il y a le tune hotel j ai teste celui de l aeroport et celui du centre de kuala lampur tres bien tous les deux rien a dire niveau service et propreté ensuite suis allé dans le quartier chinatow a la station de metro majalelja il y a un marché tous les soirs dans chinatown ou l on peut acheter des choses a manger et des souvenirs les tours petronas a la station de metro bunkit nanas sont sublime la nuit , magnifiques , une architecturee de folie d apres ce qu on m a dit ca serai gratuit le matin a une certaine heure , apparement vers 6 ou 7 heures pour voir la vue panoramique de la ville en malaisie il fait tres chaud et j ai fort souffert de la chaleur, j ai meme trouver le moyen de choper un rhum avec tte la clim qu ils mettent ds les bus , hotel , magasins , resto etc en parlant de bus , tout pres de chinatown il a y une gare routiere ou les bus partent vers tte les destinations tte les heures, bcp de guichet transnational c 'est bien je ne peux pas vous dire plus d info sur la malaisie car j ai ete malade pdt 6 jours ou j ai attrapé la grippe dans les pharmacie ils ont quand meme des medocs mais pas le meme que chez nous voila pour la malaisie
thailande monnaie : bath thailandais voici les villes ou je men suis rendu : krabi : station balneaire familiale , tres sympa , la mer est belle , hotel a partir de 500 bath
bangkok : j adore cette ville , j ai dormi dans le quartier banglamphu eviter de prendre une piole ds san khaosan road mais plutot dans les rue avoisinantes pk vraiment trop bruyant sinon san khaosan road c 'est tressympa pr les touristes, bcp de bar , resto , hotel, magasin , vendeur etc on peut acheter tout et nimporte quoi centre commercial pour acheter des souvenirs et faire du shopping : MBK, c 'est une ville qui n' a rien a nous envier niveau culturel , les temples sont tous plus beaux les uns que les autres et il y a le super grand complexe de temple, l entree c 'est 600 btah je crois mais frnachement il faut aller voir ca les vaut !
chiang mai : tres bele ville, j aime beaucoup , enormement de temples a visiter et autres monuments ds la ville tres bonne bouffe aussi7 si vous y allez je vous conseils de vous y rendre pdt un week end pk il y a un super grand marché de nuit le samedi et dimanche soir sinon moi j ai pris un cour de cuisine a la journee pour 900 bath soit un peu moin de 20 euros attention c 'est super epice et pimenté , ca arraché !!
chiang rai : j y suis allé principalement pour le sublime temple blanc qui se trouve a 10 km a peu pres de la ville c est un des plus beau temple d 'asie que j ai vu , il est vraiment magnifique! ensuite vous pouvez prendre une excurssion pour aller a la frontiere birmanie et au triangle d or
kho pipi : pour faire la fete sur la plage les soir !tres sympa , bonne ambiance et lieu propice aux rencontres les consos pas cher voir gratuite , seaux d alcool ! jvous raconte pas comment jai ete bourré sur cette ile ! vive la vie et vive la thailande les plages sur kho pipi sont pas terrible , un peu sale il faut prendre un bateau et aller vers des criques , la rien a dire , magnifique , lieu pour faire du snorkelling pas de probleme sur lile il y a des distributeur et des banques pour western union au cas ou
voila pour la thailande
vietnam monnaie: dong vietnamien
ho chi minh ou saigon c 'est pareil il y a le musee de la guerre a visiter et des temples qui sont tres different de ce qu on peut voir en thailande il y a un quartier routard , je ne connais pas le nom mais c 'est le seule a ho chi minh chambres d hotel correcte entre 8 et 12 dollar dans ce quartier
nha trang : station balneaire chambre d hotel en moyenne 8 dollar, possibilite de negocie facilement a faire aboslument : les bains de boue, spa , il ya une grande piscine aussi chauffe a 30 degres, 160000 dong l entree soit 6 euros
hoi han : repute pour se faire faire des vetements sur mesure et a bas prix, il y a des rues entiere avec des couturiers qui vous exibent leur catalogue de mango, la redoute , catalogues de vente a distance moi personnelement j ai ete fortement decu et niveau des prix c 'est pas top de plus la boite ou j ai fais faire mes vetements ne m ont pas donné en temps et en heure et a 2 minute pres je loupais mon bus pour hue !
hue : ouai bof, pas top , hotel 8 dollar la piole , sympa et confortable , enormement d hotels sur hue car c 'est une grande ville
hanoi : visiter les rues de la vieille ville celebre pour les magasins de chaques rues ex: la rue des chaussures la rue des parassoles, la rue des lampes etc j ai trouve que les restaurant c 'etait le double des prix de ho chi minh baie d halong : 30 dollar la croisiere de 2 jours
transport: il y a le sleeping bus qui dessert tout les arrets de saigon a hanoi et de hanoi a saigon moi pour faire ho chi minh , nhatrang , ho han , hue et hanoie j ai payé 45 dollar il faut reserver un jour a l avance votre place ds le bus un conseil reservez aussi votre place en precisant bien que vous ne souhaitez pas etre au dessus mais en dessous car au dessus plaque de ventilation , lumiere , bref nuit de merde assuré ! il y a aussi un train de nuit sinon taxi et motobik
shopping : il y a beacoup de boutique d objets de decoration a hanoi , si vous aimez les laques c 'est la bas qu il faut les acheter et c'est vraiment pas cher au niveau des hotels le vietnam est le pays d asie que j ai fais ou j ai eu les meilleurs piole rapport qualité prix , c 'est vraiment des belles chambres et propre par contre elles ont tte ete bruyante
personnelement je n ai pas aimé ce pays , je trouve que les vietnamiens ne sont pas sympa et j ai trouvé le pays moche et sans interet reel ils ont vraiment un gros probleme je pense, pas de touriste a hanoi quand j y etait , les restaurants vides , ils serait temps qu ils se reveillent si il ne veulent pas vivre uniquement de la culture du riz j ai ete mal acceuilli dans le pays et on s'est foutu de ma geule plusieurs fois (hotel , restaurant , pour les vetements a hoi an , reservation billet de bus ) donc ce n 'est pas un pays que j ai aimé et on a essayé aussi de m arnaquer 80 dollar ..... sans commentaire !
passons a autre chose.........
LE LAOS monnaie: kip pays que j affectionne particulierement , mon coup de coeur de ce voyage , j ai adoré
luang prabang : taxi de l aeroport a lp c 'est 6 dollar guesthouse environ 10 a 12 dollar sur lp aller aux waterfall c 'est magnifique , on peut s y baigner , eaux clair il y a un marché de nuit ds la ville tout les soirs avec des stands pour manger de la viande et des poissons grillés..... miam
veng vien: petite ville qui fait deux rue , on peut y fumer de l opium et prendre des champi moi j ai pas testé ! sinon hotel tres sympa : SANTI VILLA sur la route principal 60000 kip a 2 50000 tout seul a negocier grande piole 30 metre caré , un super lit , salle de bain propre ya plein de restaurants ou on peut regarder friends ou les simpsons sur des coussins bien comfortable les restau sont pas cher le soirs c est la fete , les bars sont ouverts , tout le monde est bourré ! on peut y faire du canoe ou rafting , possibilite aussi treking mais c est pas une ville ou on reste 1 semaine
ventiane:
c 'est la capital la plus petite que j ai jamais vu , on peut tout faire a pied lol ou presque .... enfin c 'est pas loin quoi! pour les hotels je vous conseils d avoir le lonely avec vous pk moi j ai galéré a trouvé et personne ne m aidé
pakse:
rien a voir dans la ville plateau boloven : en deux jours ou plus , boucle sur laquelle il y a plein de waterfall, village laotien typique , petits resto ou on peut manger J ai dormi a tadlo , il y a quelques guesthouse dans la nature a 4 ou 5 euro la nuit j ai adoré cette partie de mon trip , ca ete une super experience d etre au contacte des populations comme ca il faut savoir que les gens que j ai vu ds les villages vivent dans une grande precarité j ai vu des enfants tout nu toute la journée trainer le cul dans la terre tout le temps ... ca fait mal au coeur...
Ensuite il y a les 4000 iles mais je n y suis pas allé , je le cite juste pour que vous sachiez que ca existe ce sont des iles sur le mekong ; c 'est tres sympa aussi et les guesthouse ne sont pas chers...
cambodge monnaie: dollar us
j ai adoré aussi ce pays siem reap: site d angkor c 'est tout simplement splendide, exeptionel, j etais sur le cul quand j ai vu l arbre qui a poussé sur un temple le passe c 'est 20 dollar pour un jour , 40 pour deux jours et le 3eme jour c 'est gratuit si vous achetez le pass a 40 dollar sur ce prix faut ajouter le prix du touk touk , moi j ai payé 10 dollar le pti tour et 12 dollar le grand tour toute seule c est le truc a faire si vous allez au cambodge la ville de siem reap est sympa aussi et pas mal de chose a visiter
hotel que je peux vous conseiller: dodo guesthouse , ils ont un site internet
je voudrais ajouter un truc qui me debecte dans chaque pays ou je suis allé mais le cambodge c etait la fete! c est de voir tous ces putains de touristes de merde baisser les prix des touk touk du genre 8 dollar par jours a deux , ces clochards de touristes qui profitent de tout sans rien donner en echange faut pas exagerer quand meme , le gars il boss tte la jrnee il mange pas et il boit pas , il a pas de couverture sociale et pas de retraite donc svp arrété de trop negocier les touk touk moi ca me degoute 8 dollar tu le gagne en 20 minutes ici !suis ecoeuré du comportement des touristes et plus particuelierement des francais qui se sentent "arnaqué" c 'est normal ils vont tous essayer de vous arnaquer , mais arnaquer quoi ? 5 ou 6 dollar ? c 'est 3 euros 50 ici ! enfin voila , c 'est tout cke jvoulais dire , vous etes des clochards mes gens
pnom penh : a voir la pagode d 'argent et le palais royale , le musee du genocide et le killing feel , c 'est terrible ca raconte la guerre sous le regime polpot et les khmers rouges surtout si on vous racolle pour aller vers un hotel et qu on vous dit qu il est situé sur le bord du lac n y allez pas c 'est pourri sinon les pioles c 'est en moyenne 5 a 7 dollar sur pnom penh moi j ai tjr payé 5 etant tte seule
kep : ah kep ... jme suis pété le bide avec le crabe au poivre vert au restaurant le kimly faut a tout prix y aller si vous y passez , avec des frites c est booooooooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnn!! hotel que je vous conseil: SONAVAKOR tout pres du marché au crabe il loue des motobik , 5 dollar la piole fan et 10 avec la clim on va vous proposer d aller sur l ile du lapin appelé aussi tounsay islande une journee de 10 h a 16h moi je vous conseil d y rester une nuit , il n y a pas d electricité apres 21h mais c 'est super cool , les bungalow c 'est de 5 a 7 euro selon si il y a une salle de bain ou pas bungalow en bambou sur la plage le soir on mange du crabe ou gros poisson grille pour 3 dollar avec des frites.... le pied le matin t'es tout seul sur la plage c 'est les crepes au nutella , la mer est belle , calme et toi t 'es la tout seul un des meilleur moment de ma vie avec le laos il y a possiblité d acheter du poivre vert en grappe 4 dollar le kg dans les magasins du port un magasin de perkle de verre : lili perle sur le port aussi , c 'est un francais qui tiens cette affaire si vous voulez faire votre collier vous meme, il a un grand magasin avec plein de perle toutes les tailles toutes les couleurs et tous les style
kampot: jy suis resté un soir j ai rien vu de special , apparement si on loue une motobike on peut aller se promener dans les riziere et les villages
les cambodgiens sont tres sympa et tres respectueux , j ai bcp aimé ce pays , je n ai que des super souvenirs la bas et puis plein de belles rencontres
bali : monnaie: roupie indonesienne
kuta : point positif : ya des bonnes boites ou on peut s amuser point negatif : hotel qui coutent la peau du cul , moi j ai galéré a en trouver un a 100000 roupie , kuta c 'est pas l indonesie , ya plein de magasin s partout , des touriste en masse les autraliens sont tres cons et pas du tout respectueux.... hotel ou j etais a kuta le berlianne inn 120000 a 2 100000 tout seule la twin , c 'est sur poppies 1 tout pres de la mer, me contacter par mp pour plus d info jai payé 60 dollar pour aller nager avec les dauphins , ca ete le plus beaux jour de ma vie je pense si vous avez l occasion de le faire faite le vous ne le regreterai pas! les excurssions sont chers ca commence vite a 30 ou 40 dollar directe , en plus comme je voyagais seule j ai eu du mal a trouver une agence qui voulais me prendre tte seule j ai meme du prendre un guide tte seule un jour sinon je pouvais pas bouger.... trop nul
ubud: riziere sympa la ville est plus calme, pas de boite comme a kuta on peut trouver des chambres a partir d 600000 roupies
philippine:
Monnaie : pesos philippins :
alor les philippines j ai adoré , c 'est magnifique je me repete mais je peux pas dire autrechose suis desolé , on a une si jolie planete !
cabu : pourri , voir des mecs armé qui ouvrent les portes ca ma stressé lol hotel que je vous conseils TEO FEL oliva-perez bldg 4 junquera extension a cabu 253 2482 ou 253 2488 350 pesos la simple ils ont ddes double et des triple je pense
tagbilaran : la ville ressemble a rien , par contre vive le pizza hut avec le menu a 100 pesos ! alor surtout ne pas aller au charisma lodge l hotel est infesté de souris et de cafard , je vous raconte pas la nuit de folie que j ai passé pour 300 pesos.... a voir sur bohol : chocolate hill , les tarsier, l anaconda (truc de ouf 250 km , 4metres de long il venait de manger un cochon quand j ai ete)4
ile de panglao (sur bohol relie par un pont ) hotel que je vous conseil super sympa , calme , propre avec une petite cuisine , on y etait vraiment bien ! citadel alona inn www.citadelalona.com 502 94 24 750 la twin il y a des family room aussi vraiment top comme hotel et pas cher a 10 minute a pied de la plage
ile de siquijor : ca reste mon chouchou cette ile jvous conseil d aller au islander paradis beach 700 pesos le bungalow , on y mange royal pour pas cher , grand choix de plat sur la carte bungalow avec cuisine salle a manger deux chambre 1400 pesos la nuit cette ile est magnifique , il y a wtarfall superbe et leau est chaude
dumaguette je vous conseil d aller au harold pension , je n ai pas les coordonees mais c est un des hotel les moin cher et c'est nikel dortoir 350 pesos , il y a un resto ds lhotel
bacolod n allez pas a pension bacolod qui est inscrit sur le lonely planete ou il ny a que des eloge sur cet hotel ! mon dieu j ai jamais aussi mal dormi et j ai l impression que les mecs du lonely ont fumer 10 petard avant d ecrire sur cet hotel ! a 6h du mat le generateur se met en route juste derriere ma piole, la veille c'est des aytrraliens qui mettent la musique juske 2h du mat........ cafard ds ma chambre sur le lonely planete : un havre de paix ..................... no comment
allez plutot a 11thsteet pension c 'est dans la meme rue a 50 metre , les chambres sont clean , hotel calme et restaurant , petit dej inclus 400 pesos la nuit
ile de guimaras: les routes ne sont pas construites donc pour se promener en motobik c 'est la galere, l ile est bcp moin belle que siquijor , c'est pas la meme vegetation , moi j ai ete decu de plus a jordan la ou j etais pas de restaurant rien , la misere pas top
manilla: quartier routard ADRIATICO ou vous trouverez une multitude d hotel , bar, club, disco , resto , dortoire etc
si vous arrivez a l aeroport de clark par air asia prenez du cash avant pk les distributeurs d argent etaient tout hs.... grrrrrrrrr
les philippines ca reste un super bon souvenir comme le reste ! j ai adoré me contacter par mp si vous avez besoin dinfo
sri lanka monnaie : roupie sri lankaise
alor le sri lanka ..... toute une histoire , j ai adoré biensur tout comme le laos cambodge , philippine je suis arrive a colombo a 7h du matin jai pris un bus pour negombo ou j avais reserve au siver sands hotel 1200 roupies la piole
polonaruwa, j ai dormi la bas mais je ne conseil pas pkil n y a rien las bas a part le site archeologique c 'est 50 dollar pour polonaruwa, sigirya et acces a d autre musee, et adanapura
adanapura , je vous donne l adresse d un hotel en construction mais les boss sont supers sympa , je me suis senti vraiment bien avec eux, enjoy sri lanka ;les gens sont super adresse : lake wave hotel 0775 627669 ou 060 2772525 522/31 lake road stage 2 l hotel a vu sur un parc naturel , j ai jamais vu autant d animaux , le boss parle bien anglais les piole sont corecte 600 a 1200 roupies rice and curry 300 roupies je vais mettre l adresse avec plus de detail sur un nouveau sujet sur le forum vous ne le regreterai pas
sigyrua : pour le rocher a gravir , pour ma part je l ai fais de 11h a 13h 1200 marche j etais morte !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
colombo : la ville est moche , au centre commercial ya rien de special
mirissa: mon coup de coeur du sri lanka avc adanapura j ai atteri dans un hotel le palm villa super hotel super piole super bouffe , 1000 roupies la piole si t 'es seule 1500 a deux rice and curry terrible ! le boss patma super voici son tel 071 34 85 702 l hotel donne des measques pour faire du snorkelling dans une crique pres de l hotel en face de l hotel il y a un tout pti rocher dans la mer a ecalader en marré basse et on peut voir toute la cote et c 'est magnifique j ai bcp de chance d avoir ete la , ca n avait pas de prix a ce moment la!
unawatuna : j ai trouvé que c 'etait moin jolie que mirissa pk mirissa ca cartone!
compagnie d avions: air koweit : tres bien , pas de retard, bonne bouffe a bord et repas frequent air asia: 12 vol aucun retard ou tres peu , nikel vietnam airline: tres bien laoairline: 3 heures de retard , mon vol a failli etre annulé .... Les boules cebu pacifique: reserver son billet a la avance ca coute 30 euro pour manille cebu au lieu de payer 120 euro et de le prendre 1 heure avant d'embarquer! sri lanka airline : j ai ete surclassé et j ai volé en 1er , c est mon pti cadeau ! jpeux vous dire que c etait la class sur sri lanka airline , tres bon service!!!!!!!!!!! et j ai eu plein de pti cadeaux en plus !
voila mon recit est terminé , j espere que vous pourrais prendre note de mes aventures pour plus d info je repond par mp c 'est vrai que 9 pays en 3 mois et demi c 'est beaucoup et le temps m a manqué parfois mais c 'est comme ca que j ai voulu mon voyage et je ne le regrette pas j ai aimé ce que j ai vu et ressenti , je ne regretterai jamais ce trip j ai vidé mes compte ok ... mais je prefere vivre mes reves que rever ma vie sur mon canapé devant arté
A tous ceux et celles qui sont amoureux de la planete : le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas s'arretent a la premiere page....
bien a vous chers auditeurs de facebook
votre vanilla pour vous servir
comme promis un compte rendu de mois et demi sur les pays par lesquels je suis passé, mes experiences, adresses d hotel, ce que j ai aimé ou pas..... voila voila
taiwan 5 jours a taipei maonnaie :dollar taiwannais guesthouse ou j ai ete : taiwanmex, ils ont un site internet sur google piole a 15 euros je crois la twin sinon ya des dortoire ca doit etre 5 dollar la nuit il est bien situe par rapport a la ville niveau bouffe taiwan c 'est le top, ya plein de resto et de truc super sympa a manger sur les marche et pas cher en plus moi jme suis regalé pas besoin de prendre taxi , pas de touk touk a taiwan , il y a un metro qui dessert tout , le metro est propre et tres sympa surtout celui qui va vers les cources de beitou point d interet : bain de beitou , temples ds la ville, restaurant, marché nocturne, et il y a des supers grands palais mais je me rapel plus le nom et la tour taipei la 3 ou 4eme tour la plus haute du monde , impressionant !plein de magasins et de restaurant a l interieur a taiwanmex les boss sont super sympa et filent une carte de la ville et vous expliquent ou aller
malaisie monnaie : riggit malaisien il y a deux aeroports en malaisie : celui qui est international et celui qui soccupe des vols avec air asia dans le deuxieme il y a le tune hotel j ai teste celui de l aeroport et celui du centre de kuala lampur tres bien tous les deux rien a dire niveau service et propreté ensuite suis allé dans le quartier chinatow a la station de metro majalelja il y a un marché tous les soirs dans chinatown ou l on peut acheter des choses a manger et des souvenirs les tours petronas a la station de metro bunkit nanas sont sublime la nuit , magnifiques , une architecturee de folie d apres ce qu on m a dit ca serai gratuit le matin a une certaine heure , apparement vers 6 ou 7 heures pour voir la vue panoramique de la ville en malaisie il fait tres chaud et j ai fort souffert de la chaleur, j ai meme trouver le moyen de choper un rhum avec tte la clim qu ils mettent ds les bus , hotel , magasins , resto etc en parlant de bus , tout pres de chinatown il a y une gare routiere ou les bus partent vers tte les destinations tte les heures, bcp de guichet transnational c 'est bien je ne peux pas vous dire plus d info sur la malaisie car j ai ete malade pdt 6 jours ou j ai attrapé la grippe dans les pharmacie ils ont quand meme des medocs mais pas le meme que chez nous voila pour la malaisie
thailande monnaie : bath thailandais voici les villes ou je men suis rendu : krabi : station balneaire familiale , tres sympa , la mer est belle , hotel a partir de 500 bath
bangkok : j adore cette ville , j ai dormi dans le quartier banglamphu eviter de prendre une piole ds san khaosan road mais plutot dans les rue avoisinantes pk vraiment trop bruyant sinon san khaosan road c 'est tressympa pr les touristes, bcp de bar , resto , hotel, magasin , vendeur etc on peut acheter tout et nimporte quoi centre commercial pour acheter des souvenirs et faire du shopping : MBK, c 'est une ville qui n' a rien a nous envier niveau culturel , les temples sont tous plus beaux les uns que les autres et il y a le super grand complexe de temple, l entree c 'est 600 btah je crois mais frnachement il faut aller voir ca les vaut !
chiang mai : tres bele ville, j aime beaucoup , enormement de temples a visiter et autres monuments ds la ville tres bonne bouffe aussi7 si vous y allez je vous conseils de vous y rendre pdt un week end pk il y a un super grand marché de nuit le samedi et dimanche soir sinon moi j ai pris un cour de cuisine a la journee pour 900 bath soit un peu moin de 20 euros attention c 'est super epice et pimenté , ca arraché !!
chiang rai : j y suis allé principalement pour le sublime temple blanc qui se trouve a 10 km a peu pres de la ville c est un des plus beau temple d 'asie que j ai vu , il est vraiment magnifique! ensuite vous pouvez prendre une excurssion pour aller a la frontiere birmanie et au triangle d or
kho pipi : pour faire la fete sur la plage les soir !tres sympa , bonne ambiance et lieu propice aux rencontres les consos pas cher voir gratuite , seaux d alcool ! jvous raconte pas comment jai ete bourré sur cette ile ! vive la vie et vive la thailande les plages sur kho pipi sont pas terrible , un peu sale il faut prendre un bateau et aller vers des criques , la rien a dire , magnifique , lieu pour faire du snorkelling pas de probleme sur lile il y a des distributeur et des banques pour western union au cas ou
voila pour la thailande
vietnam monnaie: dong vietnamien
ho chi minh ou saigon c 'est pareil il y a le musee de la guerre a visiter et des temples qui sont tres different de ce qu on peut voir en thailande il y a un quartier routard , je ne connais pas le nom mais c 'est le seule a ho chi minh chambres d hotel correcte entre 8 et 12 dollar dans ce quartier
nha trang : station balneaire chambre d hotel en moyenne 8 dollar, possibilite de negocie facilement a faire aboslument : les bains de boue, spa , il ya une grande piscine aussi chauffe a 30 degres, 160000 dong l entree soit 6 euros
hoi han : repute pour se faire faire des vetements sur mesure et a bas prix, il y a des rues entiere avec des couturiers qui vous exibent leur catalogue de mango, la redoute , catalogues de vente a distance moi personnelement j ai ete fortement decu et niveau des prix c 'est pas top de plus la boite ou j ai fais faire mes vetements ne m ont pas donné en temps et en heure et a 2 minute pres je loupais mon bus pour hue !
hue : ouai bof, pas top , hotel 8 dollar la piole , sympa et confortable , enormement d hotels sur hue car c 'est une grande ville
hanoi : visiter les rues de la vieille ville celebre pour les magasins de chaques rues ex: la rue des chaussures la rue des parassoles, la rue des lampes etc j ai trouve que les restaurant c 'etait le double des prix de ho chi minh baie d halong : 30 dollar la croisiere de 2 jours
transport: il y a le sleeping bus qui dessert tout les arrets de saigon a hanoi et de hanoi a saigon moi pour faire ho chi minh , nhatrang , ho han , hue et hanoie j ai payé 45 dollar il faut reserver un jour a l avance votre place ds le bus un conseil reservez aussi votre place en precisant bien que vous ne souhaitez pas etre au dessus mais en dessous car au dessus plaque de ventilation , lumiere , bref nuit de merde assuré ! il y a aussi un train de nuit sinon taxi et motobik
shopping : il y a beacoup de boutique d objets de decoration a hanoi , si vous aimez les laques c 'est la bas qu il faut les acheter et c'est vraiment pas cher au niveau des hotels le vietnam est le pays d asie que j ai fais ou j ai eu les meilleurs piole rapport qualité prix , c 'est vraiment des belles chambres et propre par contre elles ont tte ete bruyante
personnelement je n ai pas aimé ce pays , je trouve que les vietnamiens ne sont pas sympa et j ai trouvé le pays moche et sans interet reel ils ont vraiment un gros probleme je pense, pas de touriste a hanoi quand j y etait , les restaurants vides , ils serait temps qu ils se reveillent si il ne veulent pas vivre uniquement de la culture du riz j ai ete mal acceuilli dans le pays et on s'est foutu de ma geule plusieurs fois (hotel , restaurant , pour les vetements a hoi an , reservation billet de bus ) donc ce n 'est pas un pays que j ai aimé et on a essayé aussi de m arnaquer 80 dollar ..... sans commentaire !
passons a autre chose.........
LE LAOS monnaie: kip pays que j affectionne particulierement , mon coup de coeur de ce voyage , j ai adoré
luang prabang : taxi de l aeroport a lp c 'est 6 dollar guesthouse environ 10 a 12 dollar sur lp aller aux waterfall c 'est magnifique , on peut s y baigner , eaux clair il y a un marché de nuit ds la ville tout les soirs avec des stands pour manger de la viande et des poissons grillés..... miam
veng vien: petite ville qui fait deux rue , on peut y fumer de l opium et prendre des champi moi j ai pas testé ! sinon hotel tres sympa : SANTI VILLA sur la route principal 60000 kip a 2 50000 tout seul a negocier grande piole 30 metre caré , un super lit , salle de bain propre ya plein de restaurants ou on peut regarder friends ou les simpsons sur des coussins bien comfortable les restau sont pas cher le soirs c est la fete , les bars sont ouverts , tout le monde est bourré ! on peut y faire du canoe ou rafting , possibilite aussi treking mais c est pas une ville ou on reste 1 semaine
ventiane:
c 'est la capital la plus petite que j ai jamais vu , on peut tout faire a pied lol ou presque .... enfin c 'est pas loin quoi! pour les hotels je vous conseils d avoir le lonely avec vous pk moi j ai galéré a trouvé et personne ne m aidé
pakse:
rien a voir dans la ville plateau boloven : en deux jours ou plus , boucle sur laquelle il y a plein de waterfall, village laotien typique , petits resto ou on peut manger J ai dormi a tadlo , il y a quelques guesthouse dans la nature a 4 ou 5 euro la nuit j ai adoré cette partie de mon trip , ca ete une super experience d etre au contacte des populations comme ca il faut savoir que les gens que j ai vu ds les villages vivent dans une grande precarité j ai vu des enfants tout nu toute la journée trainer le cul dans la terre tout le temps ... ca fait mal au coeur...
Ensuite il y a les 4000 iles mais je n y suis pas allé , je le cite juste pour que vous sachiez que ca existe ce sont des iles sur le mekong ; c 'est tres sympa aussi et les guesthouse ne sont pas chers...
cambodge monnaie: dollar us
j ai adoré aussi ce pays siem reap: site d angkor c 'est tout simplement splendide, exeptionel, j etais sur le cul quand j ai vu l arbre qui a poussé sur un temple le passe c 'est 20 dollar pour un jour , 40 pour deux jours et le 3eme jour c 'est gratuit si vous achetez le pass a 40 dollar sur ce prix faut ajouter le prix du touk touk , moi j ai payé 10 dollar le pti tour et 12 dollar le grand tour toute seule c est le truc a faire si vous allez au cambodge la ville de siem reap est sympa aussi et pas mal de chose a visiter
hotel que je peux vous conseiller: dodo guesthouse , ils ont un site internet
je voudrais ajouter un truc qui me debecte dans chaque pays ou je suis allé mais le cambodge c etait la fete! c est de voir tous ces putains de touristes de merde baisser les prix des touk touk du genre 8 dollar par jours a deux , ces clochards de touristes qui profitent de tout sans rien donner en echange faut pas exagerer quand meme , le gars il boss tte la jrnee il mange pas et il boit pas , il a pas de couverture sociale et pas de retraite donc svp arrété de trop negocier les touk touk moi ca me degoute 8 dollar tu le gagne en 20 minutes ici !suis ecoeuré du comportement des touristes et plus particuelierement des francais qui se sentent "arnaqué" c 'est normal ils vont tous essayer de vous arnaquer , mais arnaquer quoi ? 5 ou 6 dollar ? c 'est 3 euros 50 ici ! enfin voila , c 'est tout cke jvoulais dire , vous etes des clochards mes gens
pnom penh : a voir la pagode d 'argent et le palais royale , le musee du genocide et le killing feel , c 'est terrible ca raconte la guerre sous le regime polpot et les khmers rouges surtout si on vous racolle pour aller vers un hotel et qu on vous dit qu il est situé sur le bord du lac n y allez pas c 'est pourri sinon les pioles c 'est en moyenne 5 a 7 dollar sur pnom penh moi j ai tjr payé 5 etant tte seule
kep : ah kep ... jme suis pété le bide avec le crabe au poivre vert au restaurant le kimly faut a tout prix y aller si vous y passez , avec des frites c est booooooooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnn!! hotel que je vous conseil: SONAVAKOR tout pres du marché au crabe il loue des motobik , 5 dollar la piole fan et 10 avec la clim on va vous proposer d aller sur l ile du lapin appelé aussi tounsay islande une journee de 10 h a 16h moi je vous conseil d y rester une nuit , il n y a pas d electricité apres 21h mais c 'est super cool , les bungalow c 'est de 5 a 7 euro selon si il y a une salle de bain ou pas bungalow en bambou sur la plage le soir on mange du crabe ou gros poisson grille pour 3 dollar avec des frites.... le pied le matin t'es tout seul sur la plage c 'est les crepes au nutella , la mer est belle , calme et toi t 'es la tout seul un des meilleur moment de ma vie avec le laos il y a possiblité d acheter du poivre vert en grappe 4 dollar le kg dans les magasins du port un magasin de perkle de verre : lili perle sur le port aussi , c 'est un francais qui tiens cette affaire si vous voulez faire votre collier vous meme, il a un grand magasin avec plein de perle toutes les tailles toutes les couleurs et tous les style
kampot: jy suis resté un soir j ai rien vu de special , apparement si on loue une motobike on peut aller se promener dans les riziere et les villages
les cambodgiens sont tres sympa et tres respectueux , j ai bcp aimé ce pays , je n ai que des super souvenirs la bas et puis plein de belles rencontres
bali : monnaie: roupie indonesienne
kuta : point positif : ya des bonnes boites ou on peut s amuser point negatif : hotel qui coutent la peau du cul , moi j ai galéré a en trouver un a 100000 roupie , kuta c 'est pas l indonesie , ya plein de magasin s partout , des touriste en masse les autraliens sont tres cons et pas du tout respectueux.... hotel ou j etais a kuta le berlianne inn 120000 a 2 100000 tout seule la twin , c 'est sur poppies 1 tout pres de la mer, me contacter par mp pour plus d info jai payé 60 dollar pour aller nager avec les dauphins , ca ete le plus beaux jour de ma vie je pense si vous avez l occasion de le faire faite le vous ne le regreterai pas! les excurssions sont chers ca commence vite a 30 ou 40 dollar directe , en plus comme je voyagais seule j ai eu du mal a trouver une agence qui voulais me prendre tte seule j ai meme du prendre un guide tte seule un jour sinon je pouvais pas bouger.... trop nul
ubud: riziere sympa la ville est plus calme, pas de boite comme a kuta on peut trouver des chambres a partir d 600000 roupies
philippine:
Monnaie : pesos philippins :
alor les philippines j ai adoré , c 'est magnifique je me repete mais je peux pas dire autrechose suis desolé , on a une si jolie planete !
cabu : pourri , voir des mecs armé qui ouvrent les portes ca ma stressé lol hotel que je vous conseils TEO FEL oliva-perez bldg 4 junquera extension a cabu 253 2482 ou 253 2488 350 pesos la simple ils ont ddes double et des triple je pense
tagbilaran : la ville ressemble a rien , par contre vive le pizza hut avec le menu a 100 pesos ! alor surtout ne pas aller au charisma lodge l hotel est infesté de souris et de cafard , je vous raconte pas la nuit de folie que j ai passé pour 300 pesos.... a voir sur bohol : chocolate hill , les tarsier, l anaconda (truc de ouf 250 km , 4metres de long il venait de manger un cochon quand j ai ete)4
ile de panglao (sur bohol relie par un pont ) hotel que je vous conseil super sympa , calme , propre avec une petite cuisine , on y etait vraiment bien ! citadel alona inn www.citadelalona.com 502 94 24 750 la twin il y a des family room aussi vraiment top comme hotel et pas cher a 10 minute a pied de la plage
ile de siquijor : ca reste mon chouchou cette ile jvous conseil d aller au islander paradis beach 700 pesos le bungalow , on y mange royal pour pas cher , grand choix de plat sur la carte bungalow avec cuisine salle a manger deux chambre 1400 pesos la nuit cette ile est magnifique , il y a wtarfall superbe et leau est chaude
dumaguette je vous conseil d aller au harold pension , je n ai pas les coordonees mais c est un des hotel les moin cher et c'est nikel dortoir 350 pesos , il y a un resto ds lhotel
bacolod n allez pas a pension bacolod qui est inscrit sur le lonely planete ou il ny a que des eloge sur cet hotel ! mon dieu j ai jamais aussi mal dormi et j ai l impression que les mecs du lonely ont fumer 10 petard avant d ecrire sur cet hotel ! a 6h du mat le generateur se met en route juste derriere ma piole, la veille c'est des aytrraliens qui mettent la musique juske 2h du mat........ cafard ds ma chambre sur le lonely planete : un havre de paix ..................... no comment
allez plutot a 11thsteet pension c 'est dans la meme rue a 50 metre , les chambres sont clean , hotel calme et restaurant , petit dej inclus 400 pesos la nuit
ile de guimaras: les routes ne sont pas construites donc pour se promener en motobik c 'est la galere, l ile est bcp moin belle que siquijor , c'est pas la meme vegetation , moi j ai ete decu de plus a jordan la ou j etais pas de restaurant rien , la misere pas top
manilla: quartier routard ADRIATICO ou vous trouverez une multitude d hotel , bar, club, disco , resto , dortoire etc
si vous arrivez a l aeroport de clark par air asia prenez du cash avant pk les distributeurs d argent etaient tout hs.... grrrrrrrrr
les philippines ca reste un super bon souvenir comme le reste ! j ai adoré me contacter par mp si vous avez besoin dinfo
sri lanka monnaie : roupie sri lankaise
alor le sri lanka ..... toute une histoire , j ai adoré biensur tout comme le laos cambodge , philippine je suis arrive a colombo a 7h du matin jai pris un bus pour negombo ou j avais reserve au siver sands hotel 1200 roupies la piole
polonaruwa, j ai dormi la bas mais je ne conseil pas pkil n y a rien las bas a part le site archeologique c 'est 50 dollar pour polonaruwa, sigirya et acces a d autre musee, et adanapura
adanapura , je vous donne l adresse d un hotel en construction mais les boss sont supers sympa , je me suis senti vraiment bien avec eux, enjoy sri lanka ;les gens sont super adresse : lake wave hotel 0775 627669 ou 060 2772525 522/31 lake road stage 2 l hotel a vu sur un parc naturel , j ai jamais vu autant d animaux , le boss parle bien anglais les piole sont corecte 600 a 1200 roupies rice and curry 300 roupies je vais mettre l adresse avec plus de detail sur un nouveau sujet sur le forum vous ne le regreterai pas
sigyrua : pour le rocher a gravir , pour ma part je l ai fais de 11h a 13h 1200 marche j etais morte !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
colombo : la ville est moche , au centre commercial ya rien de special
mirissa: mon coup de coeur du sri lanka avc adanapura j ai atteri dans un hotel le palm villa super hotel super piole super bouffe , 1000 roupies la piole si t 'es seule 1500 a deux rice and curry terrible ! le boss patma super voici son tel 071 34 85 702 l hotel donne des measques pour faire du snorkelling dans une crique pres de l hotel en face de l hotel il y a un tout pti rocher dans la mer a ecalader en marré basse et on peut voir toute la cote et c 'est magnifique j ai bcp de chance d avoir ete la , ca n avait pas de prix a ce moment la!
unawatuna : j ai trouvé que c 'etait moin jolie que mirissa pk mirissa ca cartone!
compagnie d avions: air koweit : tres bien , pas de retard, bonne bouffe a bord et repas frequent air asia: 12 vol aucun retard ou tres peu , nikel vietnam airline: tres bien laoairline: 3 heures de retard , mon vol a failli etre annulé .... Les boules cebu pacifique: reserver son billet a la avance ca coute 30 euro pour manille cebu au lieu de payer 120 euro et de le prendre 1 heure avant d'embarquer! sri lanka airline : j ai ete surclassé et j ai volé en 1er , c est mon pti cadeau ! jpeux vous dire que c etait la class sur sri lanka airline , tres bon service!!!!!!!!!!! et j ai eu plein de pti cadeaux en plus !
voila mon recit est terminé , j espere que vous pourrais prendre note de mes aventures pour plus d info je repond par mp c 'est vrai que 9 pays en 3 mois et demi c 'est beaucoup et le temps m a manqué parfois mais c 'est comme ca que j ai voulu mon voyage et je ne le regrette pas j ai aimé ce que j ai vu et ressenti , je ne regretterai jamais ce trip j ai vidé mes compte ok ... mais je prefere vivre mes reves que rever ma vie sur mon canapé devant arté
A tous ceux et celles qui sont amoureux de la planete : le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas s'arretent a la premiere page....
bien a vous chers auditeurs de facebook
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Deux mille Français à Pattaya English translation pending
COMMUNAUTE - Le Club Ensemble de Pattaya fête ses 4 ans d'existence
Écrit par Bangkok
Le Club Ensemble fête demain son quatrième anniversaire, après avoir vécu une expansion ces dernières années qui semble particulièrement réussie, avec un nombre toujours croissant de membres. Aujourd’hui, le Club souhaiterait s’investir davantage sur la journée de la Francophonie, et s’adapter au vieillissement inexorable de la population de retraités en repensant les réseaux sociaux établis à Pattaya
Le Club Ensemble permet aux francophones de Pattaya de régulièrement se réunir et de passer un bon moment entre amis (Photo courtoisie Club Ensemble)
L’association francophone de Pattaya, le Club Ensemble, va fêter demain son quatrième anniversaire au restaurant Thai House. Créé en juillet 2006 par Marc Vacheron, Ensemble a vécu une croissance constante aux côtés de la deuxième communauté francophone de Thaïlande vivant dans la station balnéaire. En quatre ans d'existence, le Club est d’ailleurs passé d'une vingtaine de membres à environ 700 inscriptions aujourd'hui. Et après quelques remous en début d’année, le Club semble aujourd’hui se tourner vers le futur. "L’augmentation rapide des membres a été à l’origine de questionnements et de réflexions au sein du bureau du Club. Ce processus de nécessaire remise en question est apparemment terminé, et le club peut repartir de l’avant", explique Michel Roche, président de l’association. L’association francophone a ainsi multiplié au fil des années les activités qu'elle organise, allant de pique-nique, marches champêtres, pêche en mer, tournois de pétanque ou encore soirées karaoké, sans compter un service de conseils aux membres, notamment sur certaines démarches administratives.
S’adapter aux changements et s’associer à la francophonie Le changement démographique de la population française à Pattaya amène aussi Ensemble à repenser ses relations avec les différents réseaux sociaux établis dans la station balnéaire. "Selon les chiffres donnés par l'Ambassade, la communauté française de Pattaya comporte environ 54% du nombre total de retraités français en Thaïlande", explique Michel Roche, président du Club. "Le vieillissement inexorable de la population nous amène donc à repenser dès aujourd’hui les réseaux sociaux de proximité établis à Pattaya". Le Club envisage ainsi de se développer en recherchant une maison médicalisée à proximité d'un hôpital pour les personnes les plus démunies. Il devrait aussi renforcer les contacts entre les différents clubs, écoles et bibliothèques de la station balnéaire, "en vue d'organiser l'an prochain un évènement spécifique pour la journée de la Francophonie", ajoute Michel Roche. Une première aussi cette année, le Club Ensemble disposait justement d'un stand lors de la journée de la Francophonie à l'Alliance Française, et avait organisé un concours de dessin avec récompense à la clé, sous forme de bons d'achats de livres. Quentin WEINSANTO (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) vendredi 4 juin 2010
Le Club Ensemble permet aux francophones de Pattaya de régulièrement se réunir et de passer un bon moment entre amis (Photo courtoisie Club Ensemble)
L’association francophone de Pattaya, le Club Ensemble, va fêter demain son quatrième anniversaire au restaurant Thai House. Créé en juillet 2006 par Marc Vacheron, Ensemble a vécu une croissance constante aux côtés de la deuxième communauté francophone de Thaïlande vivant dans la station balnéaire. En quatre ans d'existence, le Club est d’ailleurs passé d'une vingtaine de membres à environ 700 inscriptions aujourd'hui. Et après quelques remous en début d’année, le Club semble aujourd’hui se tourner vers le futur. "L’augmentation rapide des membres a été à l’origine de questionnements et de réflexions au sein du bureau du Club. Ce processus de nécessaire remise en question est apparemment terminé, et le club peut repartir de l’avant", explique Michel Roche, président de l’association. L’association francophone a ainsi multiplié au fil des années les activités qu'elle organise, allant de pique-nique, marches champêtres, pêche en mer, tournois de pétanque ou encore soirées karaoké, sans compter un service de conseils aux membres, notamment sur certaines démarches administratives.
S’adapter aux changements et s’associer à la francophonie Le changement démographique de la population française à Pattaya amène aussi Ensemble à repenser ses relations avec les différents réseaux sociaux établis dans la station balnéaire. "Selon les chiffres donnés par l'Ambassade, la communauté française de Pattaya comporte environ 54% du nombre total de retraités français en Thaïlande", explique Michel Roche, président du Club. "Le vieillissement inexorable de la population nous amène donc à repenser dès aujourd’hui les réseaux sociaux de proximité établis à Pattaya". Le Club envisage ainsi de se développer en recherchant une maison médicalisée à proximité d'un hôpital pour les personnes les plus démunies. Il devrait aussi renforcer les contacts entre les différents clubs, écoles et bibliothèques de la station balnéaire, "en vue d'organiser l'an prochain un évènement spécifique pour la journée de la Francophonie", ajoute Michel Roche. Une première aussi cette année, le Club Ensemble disposait justement d'un stand lors de la journée de la Francophonie à l'Alliance Française, et avait organisé un concours de dessin avec récompense à la clé, sous forme de bons d'achats de livres. Quentin WEINSANTO (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) vendredi 4 juin 2010
Siquijor, Philippines: hôtel Kiwi Resort ou Coral Cay? English translation pending
Bonjour
en lisant les posts, j'hésite entre le kiwi resort et le coral cay resort (Cooc grove étant au dessus de mes moyens).
Sachant que je y vais rester plusieurs jours sur l'île en juin, lequel vous semble le plus adéquat surtout pour la saison et côté qualité de la plage, accueil du staff, côté pratique (accessibilité)...
Merci de votre aide
Nadia
Préparation d'un voyage Cambodge-Laos-Vietnam English translation pending
bonjour à tous,
d'ors et déjà merci car vos échanges m'ont permis d'apprendre énormément.
je suis un futur voyageur, je souhaiterai passer 2 mois en asie du sud est mais voilà... ce sera mon premier grand voyage. j'ai faim de découvrir, mais j'ai une petite appréhension à l'idée de ne pas réussir à m'en sortir seul.
vous l'aurez compris, c'est le premier doigt de pied que je mets hors de france, ces pays me fascinent et je souhaiterai les parcourir en partageant avec les habitants.
en terme de préparation, je ne connais que ma date d'arrivée (le 4 janvier 2011 à phnom penh) et ma date de départ (le 4 mars 2011 de ho chi minh ville). c'est peu, mais je souhaitai vivre l'aventure sur place. des questions idiotes me viennent à l'esprit et me préoccupent : comment réussir à comprendre et me faire comprendre lorsqu'on ne parle pas la langue ? 2 mois pour trois pays n'est-ce pas trop court ?
merci pour vos réponses,
bonne journée
hugo
d'ors et déjà merci car vos échanges m'ont permis d'apprendre énormément.
je suis un futur voyageur, je souhaiterai passer 2 mois en asie du sud est mais voilà... ce sera mon premier grand voyage. j'ai faim de découvrir, mais j'ai une petite appréhension à l'idée de ne pas réussir à m'en sortir seul.
vous l'aurez compris, c'est le premier doigt de pied que je mets hors de france, ces pays me fascinent et je souhaiterai les parcourir en partageant avec les habitants.
en terme de préparation, je ne connais que ma date d'arrivée (le 4 janvier 2011 à phnom penh) et ma date de départ (le 4 mars 2011 de ho chi minh ville). c'est peu, mais je souhaitai vivre l'aventure sur place. des questions idiotes me viennent à l'esprit et me préoccupent : comment réussir à comprendre et me faire comprendre lorsqu'on ne parle pas la langue ? 2 mois pour trois pays n'est-ce pas trop court ?
merci pour vos réponses,
bonne journée
hugo
Arnaques en voyages: les grands classiques English translation pending
Bonjour tlm,
J'ai feuilleté un peu cette section et je n'ai pas vu de topic similaire donc je me permets d'en crée un 😇
J'aimerai qu'on regroupe ici toutes les arnaques et entourloupes classiques ainsi que des conseils pour les éviter. (bien sûr, pour la plupart des voyageurs avertis, elles n'ont pas de secrets)
Merci de préciser dans le cas ou l'arnaque est propre à un pays en particulier.
Le Taxi:
Après une longue journée de visite, on est fatigué, on monte dans le premier, hop direction X. Une fois arrivé sur place le chauffeur vous annonce un prix exorbitant ( x3 la normal voir x10 ^^), évidement le compteur n'est pas activé, c'est dur à défendre, soit on fait le têtu, on ne lâche rien mais encore il faut connaitre le prix "réel" de la course.
Bref que du temps perdu, mal de crâne, tous ce qu'on veut éviter lors de nos vacances.
Ne montez que dans un taxi ou il y a un compteur en état de marche, ou bien se mettre d'accord sur le montant de la course avant de rentrer dans le taxi. (vérifier aussi qu'il a bien compris la destination, pas un oui évasif, cela m'est déjà arrivé de me trouver à des kilomètres du lieu de destination)
Addition salée:
On se fait une joie d'aller déguster un bon plat local, hop je prends ça, ça et celui-là. Un vrai régal ! Je ne parlerai pas du dessert. Une fois le festin terminé, arrive l'addition, Hey mais qu'es que..., comment 🤪 ? "Plus chère que dans mon pays !".
Il est préferable pendant qu'on choisi sur la carte de connaitre le prix des différents plats commandé et de se faire une estimation. A défaut de menu, demandez les prix avant de commander (Attention au taxe/service charge non incluse sur le menu).
Note Hôtel gonflée:
Un séjour de 3 jours dans un hôtel, on se fait plaisir, boit quelques cocktails en terrasse, une soif nocturne et on vide le mini bar, un petit café à 14h. Le séjour dans l'hôtel se termine et... la facture semble un peu salée mais, mais comment se rappeler de tous ce qu'on a consommé ??? Entre les superbes temples visités, la journée à la plage, la visite de la vielle ville, c'est le trou noir. Il est alors facile pour l'hôtel de se prendre une bonne marge !
A moins d'avoir une bonne mémoire, il est préferable de payer à chaque fois que l'on consomme. Les hôtels préfèrent que vous payer à la fin de votre séjour mais refusez et gardez toutes les factures, elles vous seront utiles au moment de régler votre séjour.
Voila, c'est celles qui me viennent en premier à l'esprit.
Merci de me faire part de votre contribution.
Critiques et Arguments sont les biens venus 😏
FaYaAAa
J'ai feuilleté un peu cette section et je n'ai pas vu de topic similaire donc je me permets d'en crée un 😇
J'aimerai qu'on regroupe ici toutes les arnaques et entourloupes classiques ainsi que des conseils pour les éviter. (bien sûr, pour la plupart des voyageurs avertis, elles n'ont pas de secrets)
Merci de préciser dans le cas ou l'arnaque est propre à un pays en particulier.
Le Taxi:
Après une longue journée de visite, on est fatigué, on monte dans le premier, hop direction X. Une fois arrivé sur place le chauffeur vous annonce un prix exorbitant ( x3 la normal voir x10 ^^), évidement le compteur n'est pas activé, c'est dur à défendre, soit on fait le têtu, on ne lâche rien mais encore il faut connaitre le prix "réel" de la course.
Bref que du temps perdu, mal de crâne, tous ce qu'on veut éviter lors de nos vacances.
Ne montez que dans un taxi ou il y a un compteur en état de marche, ou bien se mettre d'accord sur le montant de la course avant de rentrer dans le taxi. (vérifier aussi qu'il a bien compris la destination, pas un oui évasif, cela m'est déjà arrivé de me trouver à des kilomètres du lieu de destination)
Addition salée:
On se fait une joie d'aller déguster un bon plat local, hop je prends ça, ça et celui-là. Un vrai régal ! Je ne parlerai pas du dessert. Une fois le festin terminé, arrive l'addition, Hey mais qu'es que..., comment 🤪 ? "Plus chère que dans mon pays !".
Il est préferable pendant qu'on choisi sur la carte de connaitre le prix des différents plats commandé et de se faire une estimation. A défaut de menu, demandez les prix avant de commander (Attention au taxe/service charge non incluse sur le menu).
Note Hôtel gonflée:
Un séjour de 3 jours dans un hôtel, on se fait plaisir, boit quelques cocktails en terrasse, une soif nocturne et on vide le mini bar, un petit café à 14h. Le séjour dans l'hôtel se termine et... la facture semble un peu salée mais, mais comment se rappeler de tous ce qu'on a consommé ??? Entre les superbes temples visités, la journée à la plage, la visite de la vielle ville, c'est le trou noir. Il est alors facile pour l'hôtel de se prendre une bonne marge !
A moins d'avoir une bonne mémoire, il est préferable de payer à chaque fois que l'on consomme. Les hôtels préfèrent que vous payer à la fin de votre séjour mais refusez et gardez toutes les factures, elles vous seront utiles au moment de régler votre séjour.
Voila, c'est celles qui me viennent en premier à l'esprit.
Merci de me faire part de votre contribution.
Critiques et Arguments sont les biens venus 😏
FaYaAAa
Boracay jusqu'à la lie, toujours sans dessous English translation pending
En ce jour, je me remets à l'écriture comme c'est pas permis. En France, il y a des lois pour protéger les travailleurs, aux Philippines, je ne pense pas que ce soit d'actualité. Toute ma journée, je tape, je relate, je me remémore. Et, comme j'ai de plus en plus de retard, je m'efforce d'écrire en plus sur des feuilles de papier le résumé de mes journées sachant que ce qui devait être un résumé se mue automatiquement en des dissertations infinies.
Entre le stylo et le clavier, j'ai donc deux fois plus de travail, deux fois plus de mal à rattraper mon oisiveté passée même si j'y passe le plus clair de mon temps. Jusqu'au coucher du soleil, je ne m'offre qu'une courte pause pour aller mettre la tête dans l'eau et m'arranger un nouveau rendez-vous pour le lendemain avec Jo-Ann, ma masseuse attitrée, en sachant qu'entre les massages et les baignades, il va s'agir de rebondir et d'aller de l'avant quant à la suite du programme.
Et manque de bol, ça coincide avec le retour de la pluie...
Jusqu'à aujourd'hui, chaque soir, on voyait les orages de loin. On restait au sec, ça faisait un joli spectacle. Mais maintenant, c'est juste au dessus de ma tête quand je vais dîner. Et ça mouille! Au retour à la GH, il pleut encore. Dans le dortoir au premier étage, dans lequel je suis tout seul avec mes quatres ventilateurs, la pluie donne un concert à très fortes décibels en s'échouant sur le toit juste au dessus.
Pour les perspectives d'itinérance, c'est pas reluisant, pour passer une bonne nuit, ça berce.
Au saut du lit, le temps est toujours à la grisouille. Il ne pleut plus mais ça menace comme une grippe porcine. C'est la première fois que dès le matin une chappe de strato-cumulus bouche le ciel, il en faut plus pour que ça me déprime. Je pourrais très bien rester au lit mais non, le devoir m'appelle. Il y a deux jours, quand avec Yo' on s'est lancé dans le tour de Boracai cycliste, Jo-Ann célébrait en grande pompe les deux ans de Jay-Jay, son fils. La veille encore, alors que je me faisais masser, Jo-Ann nous avait invité à passer dire bonjour. C'était en tout bien tout honneur, ça sentait bon le gouter avec tous les marmots enjoués de l'île, ça aurait pû nous faire une excellente pause autant que plaisir à notre hôte. Mais sur le moment, alors qu'on était tout dégoulinant d'effort, on s'était dit qu'on était peut-être pas dans les meilleures dispositions pour faire une bonne impression autant que pour jouer avec des dizaines de gamins excités au sucre. Jo-Ann n'a pas oublié quand, hier, j'ai pris rendez-vous pour aujourd'hui, elle m'en a presque fait le reproche. C'est donc tout naturellement qu'en cette matinée de grisaille, je ne vois pas d'autre alternative que de lui faire une petite visite surprise comme au bon vieux temps des amis parigos quand je débarquais sans prévenir le dimanche après-midi. Aussi, je me dois d'être l'invité modèle. Après avoir acheté un maillot de basket taille "deux ans" pour Jay-Jay, je débarque. Il y a là, Jay-Jay qui joue dans le modeste jardinet, Auguste, son mari opéré peu avant du tendon d'achille qui se remet de son opération assis dans un siège à bascule et Jo-Ann qui est occupée à faire la conversation à une de ses voisines. Dès qu'elle me voit arriver, c'est avec des "bienvenus" plein le sourire qu'elle m'accueuille. Jay-Jay, qui a bien compris que le maillot était trop petit pour son père, me fait aussi un accueuil triomphal. Auguste est tout surpris de me voir mais c'est aussi agréablement qu'il m'invite à m'assoir à ses côtés. Pendant ce temps, Jo-Ann qui doit compenser l'infirmité temporaire de son auguste Auguste, s'active dans la maison. Quand elle revient, c'est pour nous dire de passer à table. Etre plus gêné que moi à ce moment là, c'est pas possible. La famille a beau être modeste, ils ont concocté un festin qu'il va être difficile de réduire en miettes tant la table est colonisée par les plats de poisson, de viande, de légumes. Il y a de quoi nourrir un bataillon de boulimiques! Je m'installe donc à table et ne peux décemment pas faire autrement que de tester l'élasticité de mon estomac en le gavant comme celui d'une oie périgourdine. Et comme pendant ce temps là, tous les voisins ont l'air de s'être donné le mot pour observer l'animal exotique qui se remplit la panse, je ne suis pas encore parti!! Après le repas, je passe deux heures à faire des allers-retours entre Jo-Ann que je ne peux remercier assez et tout le village pour qui je fais le clown ou le singe savant. A l'heure de partir, je confirme à mon hotesse qu'elle n'en a pas encore fini avec moi eu égard à mon rendez-vous du soir. Je rentre en direction l'hotel ne me souciant que peu des nuages, la tête raffraichie de ces dizaines de rencontres. Alors que j'y suis presque, je me dis qu'il serait presque dommage de ne pas me mettre à l'eau ne serait-ce que pour évacuer quelques unes des milliards de calories que je viens d'ingérer. Peu importe les conseils de grand-mère, après le repas, on peut nager!!! J'ai donc le choix entre White Sand et ses sandwisheries d'une part, et la plage déserte où on a joué avec les gamins quand Yo' était encore de ce monde insulaire d'autre part. Où croyez-vous donc que je suis allé tremper ma couenne? Les enfants et les sourires, bien sur!!! Quand j'y arrive, la pluie commence à tomber, la belle affaire! Les enfants sont toujours là et ils ne m'ont pas oublié de quelques jours plus tôt. Je suis donc contraint à une nouvelle séance de lancer de nains, le temps pour eux d'en redemander, le temps pour moi d'être sur les rotules. Il est 16h quand je suis finalement dans mon refuge, mon dortoir. Le concert aquatique sonne toujours le "la". C'est à 21h et à l'issue d'une nouvelle session rédactionelle que le tintamare s'arrête. Une accalmie? Vite, à table! Table de massage bien sûr!! Jo-Ann est là, à m'attendre sur le pied de guerre, je n'ai plus qu'à lui rendre la monnaie de sa pièce. Mon T-shirt saute, je m'allonge et ronronne. Pas mal pour cloturer la journée. Les massages de fins de soirée sont bien accueillis mais s'il te prend de vouloir me masser dès le réveil dès mon retour, je prends aussi!!! A bon lecteur, bon entendeur...
Aujourd'hui, c'est dimanche, jour du repos du seigneur. La grasse matinée est de mise, il est 10h quand je prends le petit déjeuner à la GH. Le temps s'est dégagé un peu, hauts les coeurs. Autour de la table, je rencontre deux américains Bob et Andrew. Ils ne sont là que depuis la veille et ont encore tout à découvrir. Bob et Andrew ont un hobby dans la vie : le golf. Presque naturellement, alors que la conversation tourne autour, ils me proposent de me joindre à eux pour tester le seul 18 trous de l'île. Belle initiative quoi qu'un peu étrange sur cette île toute dévouée à la baignade, j'accepte pour le meilleur et pour le pire surout en ce qui concerne les fairways... Ma seule expérience de swing était à Bangkok cinq mois plus tôt et au cours de ce premier tatonement, mon ratio tir tenté / tir réussi était famélique. C'est donc plus par gout du rire que par gout de la performance sportive que je les accompagne.
Sur Boracai, le parcours de golf est annexé à un hotel quatre étoiles. Chaque fois que j'inspire, j'ai l'impression que ça sent plus le billet vert que la verte pelouse. Le parcours, cela dit, est splendide. Ca serpente entre les collines, entre les palmiers, chaque brin d'herbe est agencé en harmonie avec ses voisins brins d'herbe. Andrew et Bob dispose chacun de l'équipement complet, une douzaine de clubs scintillant au soleil. Moi, pauvre gaucher débutant, je me fais prêter trois clubs par le club house, un bois, un fer, et un putter. Et le numéro commence! Alternativement, je rate la balle ou fais des trous dans le sol. Mon premier trou, un par 4, ce qui signifie que si tu maîtrises ton sujet, tu peux mettre la balle dans le trou en quatre coups, se termine en la bagatelle de 21 tentatives plus vaines les unes que les autres! Au départ, les américains étaient morts de rire, mais plus le temps passe et plus ils s'impatientent de me voir me contortionner pour arriver à rien. Je suis leur boulet. Personnellement, je m'amuse bien même si je savais, dès le départ de la GH, que Bob et Andrew était plus des rencontres d'un jour que des potes de toujours. Mettre leur patience à bout m'apporte quelque satisfaction! Seulement après trois trous que je boucle en plus d'une demie heure, mes 'ricains décident de passer à la vitesse supérieure. Moi, j'ai carte blanche, tout seul sur ce parcours magnifique pour millionnaires en mal de trous. Je continue à tenter ma chance jusqu'au moment où, il fallait s'en douter, le golf tout seul, sans des potes avec qui se fendre la poire, c'est chiant comme la mort. Ainsi, sans demander mon reste ni savoir où sont Bob et Andrew, je rends les armes et retourne à la maison où le jeu va maintenant consister à les éviter autant que possible. Je reprends mon rôle de scribe dans mon dortoir personnel, je n'en sors qu'à 22h quand je me décide enfin à aller dîner.
Sur le chemin du retour, je croise deux jeunes femmes complètements allumées. Il n'est pas encore 23h et les belles ont déjà du mal à marcher droit. A leur vue, je ne peux m'empêcher de leur faire un sourire complice et de leur demander si tout va pour le mieux. Elles s'arrêtent alors et on commence à parler deux minutes, le temps pour elles de se placer sur ma gauche et sur ma droite. La suite, on a même pas encore eu le temps d'échanger nos prénoms que les deux demoiselles m'aggrippent chacune un bras. La seule chose que je sais alors d'elles, c'est qu'elles sont de Manille, en vacances à Boracai pour dix jours, et que la soirée ne fait que débuter... Je suis à la merci du démon tentateur... Moi qui voulait une soirée tranquille avant d'aller voir là-bas si j'y suis dès demain, j'ai l'impression que c'est raté, encore fallait-il que je puisses anticiper la tornade qui s'abat sur moi. Avec une fille de chaque côté, je suis téléguidé. Si elles veulent me faire me diriger vers la gauche ou la droite , elles n'ont qu'à me faire pivoter. On descend la plage entre petits bisous, rires nerveux et des interrogations plein mon cortex. Qu'est ce qui m'arrive? Quel magnétisme m'habite? Je ne peux rien faire d'autre que de suivre aussi activement que possible la partition qui s'écrit sous mes yeux. - "Où va-t-on?", je demande. Les petits rires me renvoyent ma question. J'y vois un peu plus clair quand on entre tous les trois dans un hotel luxueux du front de mer. C'est là qu'elles habitent. On passe le réceptionniste, monte dans l'ascenseur, et entame des débats fougueux. A l'entrée dans leur chambre double, je remarque le foutoir fait de piles de sous-vêtements et maillots de bain de toutes les couleurs avec pour seul trait commun, un gout prononcé pour le minusculement affriolant. La surface de tissus est minuscule, tout est affriolant. Je suis immédiatement jeté sur le lit le plus proche, on tire le rideau à défaut de mettre un carré blanc dans le coin en bas à droite.
Je sors de la chambre vers 2h30 du matin. Je ne sais pas à quel point c'est agréable ou désagréable mais j'ai la sensation inédite d'avoir été abutilisé. Je suis tout propre d'avoir fini dans leur baignoire mais je me sens tout souillé. Les demoiselles, et ç'en sont, ne sont pas des professionnelles puisqu'elles ne m'ont jamais demandé autre chose que d'être leur chose. Je suis tout chose et c'est rien de le dire! Moi qui avait prévu de boucler mes affaires le lendemain matin, il va falloir repenser ça, j'ai besoin de repos!
C'est d'autant plus vrai qu'en ce nouveau jour, il pleut de re-chef. Pas facile de mettre le couvert si la blanquette prévue se remplit d'eau jusqu'à devenir une soupe. Ca fait un peu mal au coeur de se dire que je passe une nouvelle journée à Boracai où je n'ai plus rien à découvrir après avoir vraiment fait le tour de la question, mais il y a pire. Au moins ici, tout est accessible : la plage, les restaurants, un dortoir dans lequel je monopolise toujours tous les ventilateurs pour avoir de l'air frais en stéréo, tout le confort pour le touriste chevronné qui en est parfois privé. Je profite donc en faisant un peu des trois. Je me baigne comme si c'était la dernière fois. Je me remplis le ventre comme si c'était la dernière fois. Je dors comme si c'était la dernière fois. J'écris en sachant que j'ai encore beaucoup de pain sur la planche. Le tout est d'éviter de trop trainer pour ne pas retomber ni sur Prosper ni sur celles qui ont fait de moi leur marionnette. Micky est toujours à Panay. La journée est, même si elle se passe bien, la plus ennuyeuse depuis longtemps. Je ne parle à quelqu'un que pour commander à manger. Vivement que ça change! Demain, c'est maintenant sur et certain, je ne m'apeusantis pas, je me mets en marche dès le lever! Une journée comme ça, c'est appréciable si on voit le verre à moitié plein, mais à recommencer l'expérience, c'est un coup à vieillir trop vite et à compter les gouttes de pluie si jamais elle continue de tomber. Je me couche donc avec les poules (c'est une expression), Panay, serre les fesses, j'arrive à toute vitesse!
Au saut du lit, le temps est toujours à la grisouille. Il ne pleut plus mais ça menace comme une grippe porcine. C'est la première fois que dès le matin une chappe de strato-cumulus bouche le ciel, il en faut plus pour que ça me déprime. Je pourrais très bien rester au lit mais non, le devoir m'appelle. Il y a deux jours, quand avec Yo' on s'est lancé dans le tour de Boracai cycliste, Jo-Ann célébrait en grande pompe les deux ans de Jay-Jay, son fils. La veille encore, alors que je me faisais masser, Jo-Ann nous avait invité à passer dire bonjour. C'était en tout bien tout honneur, ça sentait bon le gouter avec tous les marmots enjoués de l'île, ça aurait pû nous faire une excellente pause autant que plaisir à notre hôte. Mais sur le moment, alors qu'on était tout dégoulinant d'effort, on s'était dit qu'on était peut-être pas dans les meilleures dispositions pour faire une bonne impression autant que pour jouer avec des dizaines de gamins excités au sucre. Jo-Ann n'a pas oublié quand, hier, j'ai pris rendez-vous pour aujourd'hui, elle m'en a presque fait le reproche. C'est donc tout naturellement qu'en cette matinée de grisaille, je ne vois pas d'autre alternative que de lui faire une petite visite surprise comme au bon vieux temps des amis parigos quand je débarquais sans prévenir le dimanche après-midi. Aussi, je me dois d'être l'invité modèle. Après avoir acheté un maillot de basket taille "deux ans" pour Jay-Jay, je débarque. Il y a là, Jay-Jay qui joue dans le modeste jardinet, Auguste, son mari opéré peu avant du tendon d'achille qui se remet de son opération assis dans un siège à bascule et Jo-Ann qui est occupée à faire la conversation à une de ses voisines. Dès qu'elle me voit arriver, c'est avec des "bienvenus" plein le sourire qu'elle m'accueuille. Jay-Jay, qui a bien compris que le maillot était trop petit pour son père, me fait aussi un accueuil triomphal. Auguste est tout surpris de me voir mais c'est aussi agréablement qu'il m'invite à m'assoir à ses côtés. Pendant ce temps, Jo-Ann qui doit compenser l'infirmité temporaire de son auguste Auguste, s'active dans la maison. Quand elle revient, c'est pour nous dire de passer à table. Etre plus gêné que moi à ce moment là, c'est pas possible. La famille a beau être modeste, ils ont concocté un festin qu'il va être difficile de réduire en miettes tant la table est colonisée par les plats de poisson, de viande, de légumes. Il y a de quoi nourrir un bataillon de boulimiques! Je m'installe donc à table et ne peux décemment pas faire autrement que de tester l'élasticité de mon estomac en le gavant comme celui d'une oie périgourdine. Et comme pendant ce temps là, tous les voisins ont l'air de s'être donné le mot pour observer l'animal exotique qui se remplit la panse, je ne suis pas encore parti!! Après le repas, je passe deux heures à faire des allers-retours entre Jo-Ann que je ne peux remercier assez et tout le village pour qui je fais le clown ou le singe savant. A l'heure de partir, je confirme à mon hotesse qu'elle n'en a pas encore fini avec moi eu égard à mon rendez-vous du soir. Je rentre en direction l'hotel ne me souciant que peu des nuages, la tête raffraichie de ces dizaines de rencontres. Alors que j'y suis presque, je me dis qu'il serait presque dommage de ne pas me mettre à l'eau ne serait-ce que pour évacuer quelques unes des milliards de calories que je viens d'ingérer. Peu importe les conseils de grand-mère, après le repas, on peut nager!!! J'ai donc le choix entre White Sand et ses sandwisheries d'une part, et la plage déserte où on a joué avec les gamins quand Yo' était encore de ce monde insulaire d'autre part. Où croyez-vous donc que je suis allé tremper ma couenne? Les enfants et les sourires, bien sur!!! Quand j'y arrive, la pluie commence à tomber, la belle affaire! Les enfants sont toujours là et ils ne m'ont pas oublié de quelques jours plus tôt. Je suis donc contraint à une nouvelle séance de lancer de nains, le temps pour eux d'en redemander, le temps pour moi d'être sur les rotules. Il est 16h quand je suis finalement dans mon refuge, mon dortoir. Le concert aquatique sonne toujours le "la". C'est à 21h et à l'issue d'une nouvelle session rédactionelle que le tintamare s'arrête. Une accalmie? Vite, à table! Table de massage bien sûr!! Jo-Ann est là, à m'attendre sur le pied de guerre, je n'ai plus qu'à lui rendre la monnaie de sa pièce. Mon T-shirt saute, je m'allonge et ronronne. Pas mal pour cloturer la journée. Les massages de fins de soirée sont bien accueillis mais s'il te prend de vouloir me masser dès le réveil dès mon retour, je prends aussi!!! A bon lecteur, bon entendeur...
Aujourd'hui, c'est dimanche, jour du repos du seigneur. La grasse matinée est de mise, il est 10h quand je prends le petit déjeuner à la GH. Le temps s'est dégagé un peu, hauts les coeurs. Autour de la table, je rencontre deux américains Bob et Andrew. Ils ne sont là que depuis la veille et ont encore tout à découvrir. Bob et Andrew ont un hobby dans la vie : le golf. Presque naturellement, alors que la conversation tourne autour, ils me proposent de me joindre à eux pour tester le seul 18 trous de l'île. Belle initiative quoi qu'un peu étrange sur cette île toute dévouée à la baignade, j'accepte pour le meilleur et pour le pire surout en ce qui concerne les fairways... Ma seule expérience de swing était à Bangkok cinq mois plus tôt et au cours de ce premier tatonement, mon ratio tir tenté / tir réussi était famélique. C'est donc plus par gout du rire que par gout de la performance sportive que je les accompagne.
Sur Boracai, le parcours de golf est annexé à un hotel quatre étoiles. Chaque fois que j'inspire, j'ai l'impression que ça sent plus le billet vert que la verte pelouse. Le parcours, cela dit, est splendide. Ca serpente entre les collines, entre les palmiers, chaque brin d'herbe est agencé en harmonie avec ses voisins brins d'herbe. Andrew et Bob dispose chacun de l'équipement complet, une douzaine de clubs scintillant au soleil. Moi, pauvre gaucher débutant, je me fais prêter trois clubs par le club house, un bois, un fer, et un putter. Et le numéro commence! Alternativement, je rate la balle ou fais des trous dans le sol. Mon premier trou, un par 4, ce qui signifie que si tu maîtrises ton sujet, tu peux mettre la balle dans le trou en quatre coups, se termine en la bagatelle de 21 tentatives plus vaines les unes que les autres! Au départ, les américains étaient morts de rire, mais plus le temps passe et plus ils s'impatientent de me voir me contortionner pour arriver à rien. Je suis leur boulet. Personnellement, je m'amuse bien même si je savais, dès le départ de la GH, que Bob et Andrew était plus des rencontres d'un jour que des potes de toujours. Mettre leur patience à bout m'apporte quelque satisfaction! Seulement après trois trous que je boucle en plus d'une demie heure, mes 'ricains décident de passer à la vitesse supérieure. Moi, j'ai carte blanche, tout seul sur ce parcours magnifique pour millionnaires en mal de trous. Je continue à tenter ma chance jusqu'au moment où, il fallait s'en douter, le golf tout seul, sans des potes avec qui se fendre la poire, c'est chiant comme la mort. Ainsi, sans demander mon reste ni savoir où sont Bob et Andrew, je rends les armes et retourne à la maison où le jeu va maintenant consister à les éviter autant que possible. Je reprends mon rôle de scribe dans mon dortoir personnel, je n'en sors qu'à 22h quand je me décide enfin à aller dîner.
Sur le chemin du retour, je croise deux jeunes femmes complètements allumées. Il n'est pas encore 23h et les belles ont déjà du mal à marcher droit. A leur vue, je ne peux m'empêcher de leur faire un sourire complice et de leur demander si tout va pour le mieux. Elles s'arrêtent alors et on commence à parler deux minutes, le temps pour elles de se placer sur ma gauche et sur ma droite. La suite, on a même pas encore eu le temps d'échanger nos prénoms que les deux demoiselles m'aggrippent chacune un bras. La seule chose que je sais alors d'elles, c'est qu'elles sont de Manille, en vacances à Boracai pour dix jours, et que la soirée ne fait que débuter... Je suis à la merci du démon tentateur... Moi qui voulait une soirée tranquille avant d'aller voir là-bas si j'y suis dès demain, j'ai l'impression que c'est raté, encore fallait-il que je puisses anticiper la tornade qui s'abat sur moi. Avec une fille de chaque côté, je suis téléguidé. Si elles veulent me faire me diriger vers la gauche ou la droite , elles n'ont qu'à me faire pivoter. On descend la plage entre petits bisous, rires nerveux et des interrogations plein mon cortex. Qu'est ce qui m'arrive? Quel magnétisme m'habite? Je ne peux rien faire d'autre que de suivre aussi activement que possible la partition qui s'écrit sous mes yeux. - "Où va-t-on?", je demande. Les petits rires me renvoyent ma question. J'y vois un peu plus clair quand on entre tous les trois dans un hotel luxueux du front de mer. C'est là qu'elles habitent. On passe le réceptionniste, monte dans l'ascenseur, et entame des débats fougueux. A l'entrée dans leur chambre double, je remarque le foutoir fait de piles de sous-vêtements et maillots de bain de toutes les couleurs avec pour seul trait commun, un gout prononcé pour le minusculement affriolant. La surface de tissus est minuscule, tout est affriolant. Je suis immédiatement jeté sur le lit le plus proche, on tire le rideau à défaut de mettre un carré blanc dans le coin en bas à droite.
Je sors de la chambre vers 2h30 du matin. Je ne sais pas à quel point c'est agréable ou désagréable mais j'ai la sensation inédite d'avoir été abutilisé. Je suis tout propre d'avoir fini dans leur baignoire mais je me sens tout souillé. Les demoiselles, et ç'en sont, ne sont pas des professionnelles puisqu'elles ne m'ont jamais demandé autre chose que d'être leur chose. Je suis tout chose et c'est rien de le dire! Moi qui avait prévu de boucler mes affaires le lendemain matin, il va falloir repenser ça, j'ai besoin de repos!
C'est d'autant plus vrai qu'en ce nouveau jour, il pleut de re-chef. Pas facile de mettre le couvert si la blanquette prévue se remplit d'eau jusqu'à devenir une soupe. Ca fait un peu mal au coeur de se dire que je passe une nouvelle journée à Boracai où je n'ai plus rien à découvrir après avoir vraiment fait le tour de la question, mais il y a pire. Au moins ici, tout est accessible : la plage, les restaurants, un dortoir dans lequel je monopolise toujours tous les ventilateurs pour avoir de l'air frais en stéréo, tout le confort pour le touriste chevronné qui en est parfois privé. Je profite donc en faisant un peu des trois. Je me baigne comme si c'était la dernière fois. Je me remplis le ventre comme si c'était la dernière fois. Je dors comme si c'était la dernière fois. J'écris en sachant que j'ai encore beaucoup de pain sur la planche. Le tout est d'éviter de trop trainer pour ne pas retomber ni sur Prosper ni sur celles qui ont fait de moi leur marionnette. Micky est toujours à Panay. La journée est, même si elle se passe bien, la plus ennuyeuse depuis longtemps. Je ne parle à quelqu'un que pour commander à manger. Vivement que ça change! Demain, c'est maintenant sur et certain, je ne m'apeusantis pas, je me mets en marche dès le lever! Une journée comme ça, c'est appréciable si on voit le verre à moitié plein, mais à recommencer l'expérience, c'est un coup à vieillir trop vite et à compter les gouttes de pluie si jamais elle continue de tomber. Je me couche donc avec les poules (c'est une expression), Panay, serre les fesses, j'arrive à toute vitesse!
Boracay, sans dessus et sans dessous English translation pending
Le soleil se lève sur bohol.
Nous aussi, avec Marie et Yo', on se lève et, à la différence du soleil, on ne se couchera pas là.
On est pas omnicient, un endroit à la fois.
En ce matin contrairement à la veille, ce n'est pas moi qui m'occupe du réveil. Et d'une, je ne suis pas celui qui a sollicité cette escapade à Boracai, donc si on rate l'avion, ce n'est pas moi que ça va ennuyer le plus; et de deux, vu le retour de flammes que j'ai pris la veille avec mon réveil musical, je ne suis pas près de me recreuser la tête pour qu'on émerge en musique. je me lève donc comme une fleur qui n'a comme responsabilité que celle de s'ouvrir en harmonie avec le soleil. Pas question que je me presse, je n'en fais qu'à ma tête de cochon.
En milieu de matinée, on prend un bateau de Bohol à Cebu City. A bord, le roulis fait qu'on est tous un peu comateux. Mais c'est sans conséquences hormis le fait qu'on puisse replonger dans le sommeil quelques temps. Le bateau est presque vide, ce serait presque gaché si on ne prenait pas nos aises. Marie profite de la climatisation à l'intérieur. Yo' et moi, on est à l'arrière à apprécier le vent, en tout cas le temps de s'endormir, alongé en travers de quatre sièges pour Yo', c'est plaisir! Puis, on arrive à Cebu. Le décor urbain et gris a remplacé la carte postale, comme lors de l'aller vers Bohol, la visite de Cebu City est une visite éclair, juste le temps de monter dans un taxi pour nous conduire à l'aéroport et le tour de la ville est joué. Cebu City ne s'est pas refaîte une beauté depuis 48h, ça ne nous fait pas plus d'arguments pour y salir nos semelles. On arrive à l'aéroport. Là, le jeu consiste en une nouvelle prise de tête de la versaillaise qui n'en est même pas une. Elle n'y est pas née, elle n'y a jamais vécu, mais ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit sympathisante. Un peu tout le contraire de l'ami Sylvano qui est un versaillais de souche et qui fait tout pour s'en cacher. Pas étonnant qu'on ait des atomes crochus... Tous les avions en destination de Boracai n'autorise que dix kilos de bagages en soute. Si tu dépasses cette limite, on ne jète pas tes affaires par dessus bord mais on te rançonne de quelques euros ce qui reste anectodique du fait du prix dérisoire du billet d'avion. Et bien la Marie, ça l'emmerde cette situation. Ca l'emmerde à tel point qu'elle se lance dans l'empilement caractérisé du maximum de vêtements qu'elle peut porter sur ses larges épaules. Deux voire trois paires de chaussettes, au moins trois T-shirts, un short sous le pantalon, le remplacement de ses tongs par ses chaussures de marche, quelques foulards, un pull et le tour est joué. Pour un peu, elle pourrait jouer dans une pub pour Michelin! C'est d'autant plus intelligent qu'à l'extérieur il fait dans les 35°, bref... C'est comme ça qu'on va enregistrer nos bagages. Le couperet tombe. Mon gros sac fait un peu plus de quinze kilos, je suis bon pour payer la surtaxe. C'est pas grave, j'étais au courant bien à l'avance, pas de quoi pourrir mon voyage. Pour Yo', je ne me souviens plus de quel côté de la balance il se trouve mais, de tout état de cause, pas de quoi non plus lui faire perdre le sourire. Quant à Marie et sa stratégie de l'esquimau sous les tropiques, et bien ce n'est même pas suffisant!! C'était bien la peine!!! Elle doit aussi s'acquitter de quelque menue monnaie et elle, ça ne l'a fait pas marrer. Car maintenant son sac est parti rejoindre les soutes, elle n'a d'autre choix que de garder sur elle l'équipement pour supporter des températures négatives. Dommage Eliane!!
Dans l'avion, on se débrouille tous pour avoir un siège près d'un hublot. Il faut dire que j'ai fait un lobbying forcené auprès de mes camarades afin que chacun puisse en profiter pleinement. Les vols au dessus des Philippines ont ceci de particulier qu'il y a toujours quelque chose à se mettre sous la rétine. Des récifs de corail au montagnes et volcans menaçant, c'est toujours une explosion de couleurs au delà de tout soupçon qui prend en plus toute son ampleur quand on sait que comme on vole dans des avions à hélices, l'altitude en vol n'est jamais suffisamment élevée pour voir la terre comme un point. Et bien tout ça, ça ne suffit pas, pas à Yo'. A peine a-t-on décollé que le p'tit père me demande mon MP3 pour regarder un film. "Mais t'es pas bien? Le film il est là en bas et en technicolor!! Tu ne vas te coller devant un écran de dix centimètres de large alors que le hublot est au moins quatre fois plus grand? Si?" Et bien si. Ce sera à moi de lui dire quand il faut regarder. C'est pas bien grave et ça me fait plaisir de pouvoir satisfaire aux désirs de mon pote, mais quand même, voler au dessus d'un archipel de 7000 îles, c'est quand même pas tous les jours!!! Sacré Yo'!! Je n'irais pas dire qu'avec la Marie ils font la paire mais là-dessus, ça ressemble à un truc qu'elle aurait très bien pû faire. Méfiance... Pendant ce temps, les montagnes nous défient, les rivières se jètent dans la mer, les îles désertent. Comme ça pendant une heure à l'issue de laquelle, le capitaine prend la parole, Boracai est juste en dessous. Ca nous donne l'occasion de découvrir vue du ciel ce qui sera notre nouveau lieu de villégiature. De là haut, l'île est minuscule, droite comme un "i" et ourlée de plages dont on devine que le sable ne blesse pas la voute plantaire. On peut voir également que Boracai est loin d'être une île abandonnée vue le nombre de constructions qu'elle abrite. Mais ça, on le savait avant de venir ce qui devrait atténuer le choc, Boracai, malgé sa taille liliputienne, est la première destination balnéaire des Philippines.
A la sortie de l'avion, on s'en rend très vite compte. Une armée de tricycle attend le passager aérien. On est pas les premiers, pas des explorateurs. On prend le premier qui se présente. Pas la peine pour le chauffeur de nous demander où on va, c'est ici pour tout le monde pareil. Il faut d'abord faire trois minutes de route pour rejoindre une jetée. De là, il faut embarquer sur un bateau et traverser le court bras de mer qui séparent Boracai de Panay, sa voisine bien plus étendue sur laquelle on a atterri. Ca prend au total une demie heure à tout casser.
On est maintenant à Boracai et ne reste plus qu'à savoir où descendre. Il faut dire que je frémis encore en repensant à l'arrivée à Bohol et à la blague comme quoi il faut deux heures montre en main pour trouver un hotel. Que diantre, si ça se reproduit, je me fais hara-kiri, c'est une promesse!! Mais aujourd'hui pas la peine d'en arriver là, Marie s'est faite laisser dire qu'il y a un chouette hotel dans le coin par quelqu'un qu'elle a croisé un peu avant nous, et comme elle a les coordonnées, c'est sans mal que le chauffeur d'un nouveau tricycle nous y conduit. A l'arrivée, on est quand même en pleins doutes. C'est propre mais c'est cher, même pour bibi. On ne sait pas encore que Boracai est aussi l'île la plus chère du pays. Plus de touristes, plus de pépettes! On est donc là avec Yo' à se demander ce qu'on fait. Marie, de son côté, part visiter le dortoir réservé aux filles et quand elle revient, elle a déjà décidé, elle y reste!! Elle qui nous avait fait un sketch à Bohol, elle qui nous a trainé à Boracai, elle traine dans la boue ce qui fait du voyage un sport collectif!! Mais soit. Si tu veux n'en faire qu'à ta tronche, c'est ton choix, prends la chambre et fous nous la paix!! La demoiselle disparait. Avec Yo', on est perplexe. Non pas à cause de Marie mais sur ce qu'on fait. Rester? Partir? C'est alors que la patronne de la GH nous fait, comme le Parrain, une proposition qu'on ne peut pas refuser, un tarif bien en accord avec nos accoutrements bohèmes loin de la versaillaise. Comme un poisson affamé, on est ferré. C'est aussi là qu'on pose nos sacs à condition pour nous de ne pas révèler à qui que ce soit, et notamment à Marie, les termes de notre union tarifaire. C'est donc dans un sourire complice avec la patronne qu'on scelle l'accord. Avec Yo', on prend nos quartiers dans un des dortoirs pour nous, les hommes, et on s'en félicite. Il faut dire que c'est un dortoit avec quatre lits et quatre ventilateurs dans lequel on est pour l'instant tous seuls, ça nous fait de la place à revendre ce qui, pour le prix, est pas loin d'être inconcevable. En plus, il y a le Wifi ce qui n'est pour déplaire à personne à commencer par Yo' qui se fait une petite scéance internet. Moi, internet, ce sera pour plus tard, j'ai quand même envie de voir la plage qui fait la fierté et qui trone en première page de tous les catalogues touristiques des Philippines. Et même s'il fait déjà nuit, c'est pas bien grave, ça me donnera toujours de quoi méditer avant la journée ensoleillé de demain. Je pars en séquence découverte. Notre GH est séparée de la plage de quelques dizaines de mètres. Le chemin qu'il faut emprunter est sombre et exigu. C'est à l'inverse total de ce qui ce passe de l'autre côté, côté sable. Là, c'est l'hallu'. Pour se retrouver les pieds dans l'eau, il faut d'abord traverser un chemin sablonneux éclairé comme à Las Vegas. Ce chemin longe la plage et est une enfilade de bars, de restaurants, d'hotels, d'épiceries, de centres de plongée, de magasins de souvenirs, de stands de massages et de tatouages, tout pour contenter un touriste plagiste lambda. Ca fait un peu peur la première fois!! Puis, il faut aussi traverser tous les bars et restaurants qui ont un emplacement sur le sable. Au milieu des tables, des chaises longues, des palmiers, il faut se frayer un chemin, pas chose facile! Ca pourrait aussi être effrayant mais je remarque une chose qui me flatte dans le sens du poil : tous ces établissements ont un doux parfum relaxant, ça boit sur des tables basses assis sur le sable ou sur de longues chaises confortables ou encore mieux sur des poufs géants, ça dîne sous les palmiers, le tout avec des éclairages tamisés qui ne gachent rien. L'ambiance de l'île n'a rien d'Ibiza. Ca a beau, certes, être très fréquenté, mais comme il n'y a pas un batiment qui dépasse la hauteur des arbres, tout reste à échelle humaine. Et puis enfin, quand on a dépassé tout le rideau de débit de boissons et de nourriture, on y est, White Sand Beach est là, immense, comptable en kilomètres. C'est facile à voir, même de nuit, les établissements se suivent à perte de vue derrière les palmiers. Sans aller jusqu'au bout car, à un moment, il va falloir que je rentre chercher Yo', je me lance dans une petite marche le long de la grande bleu en anticipant le fait qu'elle soit turquoise. Une heure tout au plus, puis je retourne à la maison. Là, je récupère Yo' au passage et comme on est pas des chiens, on va voir Marie pour savoir si elle veut se joindre à nous. Et bien non! En définitive, la pauvre ne se sent pas très bien et préfère passer la soirée dans son dortoir. Qu'à celà ne tienne, c'est pas plus gênant que ça pour ne pas dire autre chose. D'ailleurs, en retournant à la plage avec le Yo', je commence à m'épancher sur le fait que plus le temps fait son oeuvre et plus Marie et moi, c'est loin de faire deux et que j'en suis désolé car je suis persuadé que elle et lui, c'est une amitié forte qui les lie. Et bien patatra!!! Yo' me fait la même révélation!!! De la Marie, lui aussi il en a plus qu'assez!! Résultat, on part dans un rire complice, ravis de voir que l'un et l'autre, on est sur la même longueur d'onde, partis pour une soirée où qui se ressemble s'assemble.
Après que Yohann est à son tour jaugé la plage, il est grand temps de festoyer et de rire encore de qui vous devinez. On sait, on est vraiment des sales gosses. Les pieds dans le sable, les assiettes s'additionnent. L'addition, s'il vous plait. Plus loin sur la plage, il y a un spectacle de feu qui bat son plein. Ca tournoie dans tous les sens, les accrobates ont du talent. Personnellement des "fire shows", j'en ai déjà vu quelques uns depuis que je suis en errance autour du monde, mais pour le Yo', c'est la première fois. Il convient donc de s'en ravir. Il doit y avoir six ou sept danseurs, quelques garçons, quelques filles. Tous les deux, on commence à s'assoir sur le sable afin d'être aux premières loges. Puis comme la soirée bat son plein, on convient qu'il serait de bon aloi de s'assoir en terrasse, toujours sur le sable, du bar devant lequel les artistes s'expriment. Un cocktail chacun, pas de mal à se faire du bien. Autour de nous, il y a quelques touristes, tous philippins, on est donc les seuls blancos. Je dis ça avec le sourire car Yo' est un type tout ce qu'il y a de plus métissé. Il a des origines de partout à travers le globe, n'a rien d'un Jean-Pierre, ce qui fait que blanco ne s'applique que parce que c'est un parigo au milieu des philippins. Le spectacle se poursuit. Plus ça va et plus on sympathise avec les manieurs de feu. Ils sont tous vraiment bon esprit et à chaque fois maintenant que l'un en finit pour un temps avec son numéro, il vient s'assoir à notre table. J'ai rarement vu meilleur comité d'accueuil, comité qui reste même avec nous une fois le spectacle complêtement achevé. Les verres s'enchainent dans une ambiance tropicale. Parfois on les fait rire, parfois il nous font rire, mais le plus souvent on rigole tous ensemble. En fait, le feeling passe tellement bien qu'ils nous proposent de les accompagner pour la suite de leur soirée. Ils ont fini de travailler, place à la détente.
La détente pour les philippins à Boracai, en tout cas pour ceux avec qui on délire ce soir, c'est d'aller voir un concours de beauté. Rasoir me direz vous. Et vous auriez raison s'il ne s'agissait d'un concours un peu plus particulier que ce que j'avais en tête : ce soir, on note les travestis. Le concours se déroule dans un immense espace qui tient autant du bar que de la salle de spectacle. Au centre se dresse une large scène sur laquelle les "concurrentes" défilent et les "maîtresses" de cérémonie tantôt détendent l'atmosphère, tantôt l'enflamment. Ces hotesses, qui ont apparemment fêtées leur vingtième printemps voilà belle lurette, sont les diablesses en chef de la soirée. Elles ne connaissent aucune limite. Elles enchainent les blagues "de très bon gout" tout au long du spectacle en en rajoutant parfois, mimant l'acte préliminaire ou sexuel avec tout ce qui leur tombe sous la main : un aspirateur, un extincteur. C'est pas très distingué mais en tout cas, c'est illarant! Les candidates, elles, sont au nombre de trois. La première a carrément l'air d'une professionnelle. Elle concilie la vulgarité avec le fait qu'on ne peut pas s'y tromper, c'est un bonhomme avec une pomme d'Adam et tout et tout. Quelle élégance, quelle "grasse"!! La deuxième semble tout droit tombée du nid. Elle est extrèmement timide ce qui en fait une cible de choix pour les présentatrices incendiaires, et semble tout juste majeure. La troisième, c'est là que ça se complique, est un canon de beauté. Grande, fine, des jambes interminables posées sur un sourire étincelant et ravageur. Nuls doutes que c'est elle qui va gagner. Bien plus de doute, en revanche, sur le fait que c'est, pas c'était, un homme. C'est là tout l'objet du concours. C'est un coup à remettre en question tout ce que vous savez de l'homme et de la femme!! Une fois les présentations faites, le concours débute réellement. Premier défilé, première tenue, de petites jupettes aguichantes. Dans la salle, intégralement peuplée de locaux à l'exception, encore une fois, de Yo' et moi, ça rit, ça applaudit, ça vit. A notre table, ça vit aussi, tellement que Yo' est en train d'enlasser sa voisine Septer, manipulatrice de batons enflammés sur la plage, enlasser voire embrasser goulument avant même la deuxième acte. De mon côté, j'ai aussi une voisine, Micky (Mickaela) et celle-ci est également du genre plutôt entreprenante. Sa main ne cesse de toucher la mienne, et après quelques temps nos doigts se mélangent. Difficile de résister, la gamine est trop sexy, trop sympa, et puis c'est une danseuse depuis huit ans. Une danseuse... Deuxième défilé, deuxième tenue, c'est l'heure des maillots de bain une pièce. Yo' est toujours parti dans un numéro d'échanges culturels façon bouche contre bouche. Moi, j'entame les dernières paroles avant de moi aussi passer à table. Rien de tel que quelques mots bien sentis pour encore faire monter la température. Troisième défilé, troisième tenue, toujours annoncés par les maîtresses de cérémonie avec une grande pudeur (est-ce que vous voulez en voir plus? J'entends rien!!) : les maillots de bains deux pièces larges comme Dédé à coudre. Pour Yo', on maintient le cap. Pour moi, je me lance enfin dans la farandole des langues non sans avoir dit à ma compagnonne pas nonne : "Mais j'suis timide..."
A la fin du spectacle, le jury a rendu son verdict. Etrangement, on a le droit à une égalité, certes le canon a gagné mais il doit aussi partager sa courrone de roi-reine de beauté avec la candidate numéro un. C'est à n'y rien comprendre. Entre Yo' et moi, c'est aussi un ae-xequo. Chacun part bras dessus bras dessous avec sa cavalière. Et la soirée ne fait que commencer. Il a beau être déjà une heure du matin, on est encore convié à une fête d'anniversaire qui n'a pas encore commencée et qui devrait se tenir sur le toit d'un bar restaurant du bord de plage. Y'a pire. En fait, c'est un copain de Micky qui travaille là qu'on va célèbrer. Le temps qu'il ferme la boutique et le toit est à nous. En attendant, tout le monde est sur la plage à faire ce qu'il a à faire. Je passe l'heure qui suit à être collé bouche contre bouche avec ma mignonne. Tout se déroule parfaitement bien sauf que pendant qu'elle m'embrasse, la môme n'arrête pas de m'aspirer la lèvre à m'en faire mal. Je ne comprends rien et me vois obliger de lui demander ce que c'est que cette nouvelle mode qui fait que tout le monde va vite se retrouver avec des lèvres gonflées de sang à la manière d'un suçon. Jusqu'à preuve du contraire (je vous attends les filles, prouvez moi le contraire), on ne fait pas ça en France! - "Attends mais tu ne sais pas embrasser ou quoi?!? Tout le monde fait ça ici!! - Moi, pas savoir embrasser? C'est pourtant une de mes occupations préférées quand je peux et personne ne s'en est jamais plaint, bien au contraire!! Et puis, je ne sais peut-être pas embrasser comme un philippin soit, mais si on appelle un french kiss un french kiss, ça ne peut pas m'être étranger, ça fait même partie de mon patrimoine génétique. En plus, habitant à Paris, ville parmi les villes les plus romantiques au monde, c'est peut-être toi qui devrait faire un stage!! Elle a réveillé la bête, comment veux-tu que je réagisses? Notre première dispute, bref feu de paille vite soufflé dans un nouveau baiser au clair de lune avec la mer pour témoin. Comment aurait-il pû en être autrement?
On aurait pû continuer comme ça jusqu'au petit matin mais la soirée avance au rythme où les copains-copines commencent à monter sur la terrasse du bar. Il doit être pas loin de 3h du matin et la fête d'anniversaire commence, on est reçu comme des membres de la famille. Il y a de la nourriture à profusion, de la boisson en caisses et des rires, beaucoup de rires. Apparemment, on est pas les seuls à avoir pris de l'avance. Yo' est là avec Septer mais peu après le début, je les vois qui s'éclipsent, les coquins... Yo' va enfin pouvoir passer à l'action, lui qui me dit depuis une semaine qu'il est en rût. Nous, avec Mickaela, c'est l'un contre l'autre que la soirée défile. Les rares moments où ça s'interrompt, c'est pour participer à des jeux à boire avec tous ceux qui nous entourent. Ca se passe selon un principe simple : chacun prend une bouteille de bière pleine, la descend aussi vite que possible et si tu es le premier à en venir à bout, tu as gagné, tu as le droit d'embrasser qui tu veux. Etrange rituel. Bien évidemment, moi, j'ai perdu. Et d'une je ne suis pas un buveur de bière et de deux, je suis connu pour être un coureur de fond et non un sprinter. En plus, j'ai déjà une cavalière, pas besoin d'en avoir davantage.
Pour Yo', ça aurait pû être la même. Il aurait pû s'en tenir là. Mais non, il a choisi de franchir la ligne. Apparemment mal lui en a pris. Quand il revient à la soirée, il fait vraiment une petite mine, comme s'il était passé sous une échelle un vendredi 13 attaché à un chat noir. Il a pourtant eu ce qu'il a voulu, je n'y comprends rien. En fait, c'est tout simple. Je me souviens quand lors du concours de beauté, j'étais resté abassourdi par le fait que parfois il est réellement impossible de savoir ce qui ce cache sous les jupes des filles. Pour Yo', c'est la même chose, abassourdi. Et blême. Et désabusé... Même s'il n'a pas été jusqu'au bout des investigations qu'il aurait été sage de mener, il en est sûr, Septer c'est pas une biche. Il est donc maintenant qu'il sait, impossible pour lui de se trouver ne serait-ce qu'à distance respectable du bichon. Déjà sur le même toit, c'est un tour de force. Il est amer et c'est rien de le dire. Pour un peu, il est blanco. Il est même tellement énervé qu'il essaye de me convaincre que Micky n'est pas non plus ce qu'elle dit qu'elle est. Le doute est alors de mise. Quoi faire? Douloureuse question... Je jète un coup d'oeil à ma chère et évalue. Mais non, je reste convaincu du bien-fondé de ma relation restée au dessus du niveau de la ceinture. Je vous engage d'ailleurs à évaluer par vous même son profil sur facebook dans la liste de mes ami(e)s.
La soirée se termine ainsi. Le soleil va se lever dans peu de temps. La lumière commence à remplir la plage que l'on peut commencer à admirer depuis le toit du bar. Tout le monde est fatigué ou tendu ou les deux, il est temps de rentrer reprendre des forces en attendant d'y voir vraiment clair. Je raccompagne Micky jusqu'à la porte de son hotel main dans la main. Yo' est aussi là ainsi que Prosper sans contact physique. Je dis "à demain", Yo' pense "adieu". L'avenir nous le dira.
Le réveil de 13h est douloureux. Douloureux à cause du mal au crane qu'a laissé cette soirée alcoolisée pour tous les deux, douloureux à cause de l'amertume dont Yo' est encore rempli. Moi, je suis toujours quelque part entre doute et certitude. D'une part, j'essaye de me convaincre que Mickaela n'est pas Mickael, d'autre part, c'est impossible vu ce que vit mon Yo' sans l'avoir senti venir. Mais plus ça va et plus je pense être dans le vrai, dès le réveil, je me connecte à facebook et découvre l'invitation de ma belle. C'est l'occasion de voir son profil ainsi que les photos qui l'illustrent. C'est bien la même personne que j'ai "fréquenté" hier, pas de moustache, pas de barbe, pas de pomme d'Adam, on est bon!!! Je peux donc aller sur la plage l'esprit léger. Là, comme on est en pleine heure de pointe, on peut réellement appréhender la plage. Elle est à deux visages. Le premier est coloré comme un arc en ciel menant au paradis. Le sable est d'une blancheur incroyable, blancheur qui se fond du vert au bleu à mesure que l'on s'enfonce vers les profondeurs de la mer qui est à faire rêver quand on travaille encore à la caisse de la Bank of Tokyo et qu'on a comme seul horizon trois épaisseurs de plexiglass qui vous séparent de murs marrons éclairés aux néons. Les palmiers sont une douce enfilade à perte de vue, comme pour faire de l'endroit le stéréotype parfait de la plage de rêve. Le second cependant est le côté obscur. La couleur prédominante y est le noir, comme dans "noir de monde", à trop additionner les couleurs voilà ce qu'on récolte. A l'heure où on débarque, c'est la marée haute. L'eau remonte loin sur la rive et les quelques mètres de large qui restent au sec sont eux noyés sous un flot de touristes alanguis au soleil, de jetskis près à être louer, de capitaines de bateaux près à vous emmener pour une heure ou une journée faire le tour des îles alentours, de vendeurs en tous genres. Quel côté choisir? Pas difficile de répondre. Comme d'habitude, le côté clair a ma préférence. Nous aussi donc, on lézarde au soleil. Nous aussi, on barbotte comme des idiots. Nous aussi, on s'extasie. C'est notre vrai premier jour, on ne va pas se priver et ce jusqu'au coucher de soleil qui innonde la plage d'une lumière magnifique, un régal! C'est ensuite l'heure de penser à manger. Mais avant cela, il faut qu'on repasse à la GH pour se changer et qu'éventuellement on s'enquiert du sort de Marie dont c'est déjà le dernier soir à Boracai. Quand on revient, elle est là à nous attendre, c'est charmant. Avec Yo', on est acculé dans un coin, on ne peut rien faire d'autre que d'accepter de dîner en tête à tête à tête à tête. Quatre têtes au total car Marie s'est faite une potesse qui partage son dortoir et elle vient aussi avec nous croiser le fer de nos fourchettes. Aucun problème particulier enfin pour le moment car Yo' est très préoccupé. La soirée d'hier a laissé de telles traces qu'il a dors et déjà été conclu qu'on ne l'évoque sous aucun prétexte, quel qu'il soit, même en cas de danger de mort. Et pour que cette mission discrétion se présente sous les meilleurs hospices, il faut absolument que quand on rejoint la plage, on n'aille pas vers la droite, c'est à dire vers l'endroit où se tenait le fire show la veille. Il va donc falloir trouver un prétexte. C'est pas compliqué. A peine débarqués sur le sable, Yo' et moi menons le bal, on tourne les talons vers la direction souhaitée. Mais Marie, qui ne l'entend pas de cette oreille, a bien envie d'y aller à droite. Yo' se lance alors dans un plaidoyé : - "Attends on ne va pas encore aller par là! Avec Brice, hier soir, on a déjà écumé tous les bars se trouvant dans cette direction et d'après ce qu'on peut t'en dire, c'était pas top. Ce soir, on aimerait bien aller de l'autre côté pour changer et c'est pas négociable!!" Bien joué le professionnel du camouflage de preuve!! Il ne leur a laissées aucunes options, c'est ce qu'on appelle un champion. On file donc vers la gauche jusqu'à un restaurant mongol, sans doute perdu sur la route d'Oulan Bator... Mais passons... Comme c'est la dernière de Marie, tout se passe au mieux, les sourires sont de mise, et Prosper est invisible. Ca devrait soulager Yo' mais le pauvre ne peut se défaire de l'idée que s'il la croise, c'est l'univers tout entier qui va imploser. A chaque fois qu'il a un moment loin de la présence féminine, il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'il rentre, que ce soir, c'est pas son soir. Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Ainsi, c'est alors qu'on est presque encore en train de macher que Yo' réclame l'addition et rentre à la maison se mettre à l'abri pour de bon. Pas un dernier verre, rien. C'est le premier à faire ses adieux à Marie. Moi, je n'ai pas d'alibi valable et comme en plus, je passe une bonne soirée, je préfère rester avec les miss pour un dernier verre de l'amitié. Un verre pas plus. Je suis aidé en cela par le fait que, alors qu'on est attablé, Marie repère dans la foule un ancien camarade d'unversité. Ca y est, j'ai aussi mon alibi, je les laisse rattraper le temps perdu et m'éclipse discrètement. Il est alors autour de 23h. De l'autre côté de la plage, le fire show bat son plein, je vais tenter de revoir ma môme. Mais quand j'y arrive, tous les artistes sont là sauf celle qui évidemment m'intéresse. Tant pis, on verra bien demain.
Demain donc, qui est maintenant aujourd'hui, est un nouvel hymne à Epicure. C'est pour nous, les deux parisiens qui restent, une nouvelle journée à se faire sauter la ceinture en tout bien tout honneur et à apprécier la vie de chateau de sable. C'est le premier jour sans Marie qui a quand même pris la peine de nous réveiller, bien trop tôt, pour nous saluer. Pour notre petit binome, c'est à nouveau des jours où on a plus rien à cacher qui s'annoncent, il n'y a plus de problèmes de secrets à entretenir, seulement l'éclate, l'éclate et encore l'éclate. Le soir venu, comme on est libéré du fardeau, on peut donc retourner tous les deux au fire show sans qu'il y ait de malaises. L'erreur est consommée, les souvenirs consumés. Et Micky est toujours absente. Quand je demande à Prosper (NDLR : j'écris Prosper et pas Septer car je ne me souviens jamais de son prénom. La seule chose que je sais, c'est que ça rime avec Prosper, alors ça marche et Yo' sait de qui je parle sans que j'ai besoin de préciser "le type qui avait ta langue dans sa bouche"; c'est éminemment plus diplomatique) où elle est, il me répond que Micky est partie sur Panay, son île natale qui est la grande en face de Boracai. Elle est malade et sa mère a insisté pour qu'elle aille à l'hopital. L'avant-veille, je m'en étais déjà rendu compte sans que ça me repousse, la petite couvait un sérieux rhume et était toute chaude même sans que j'y mettes du mien. Elle est partie, tant pis, peut-être sera-t-elle de retour avant que moi aussi, j'en vienne à lever le camp, on verra bien. Résultat, je suis bredouille. Prosper l'a bien compris et essaye maintenant de me faire du gringue. Sans succès, j'en rigole encore. Le type ne doute vraiment de rien et voyant que Yo' était maintenant plus que détaché, il tente encore sa chance. Deux p'tits français dans la même semaine, c'est sans doute inespéré pour le pauvre Prosper! Pauvre de ma solitude mais riche de cette journée sous le soleil, à croire qu'on ne peut pas tout avoir, on reste quand même regarder le spectacle orchestré par nos nouveaux potes. Mais l'ambiance n'y est plus... Même malgré un nouveau verre, il n'y a pas à dire, c'est retombé. C'est ainsi qu'il est minuit quand on rentre. On est toujours les seuls dans notre dortoir de quatre lits et quatre ventilateurs. Le premier est un détail, le deuxième salvateur.
Quand le soleil se relève inexorablement, c'est maintenant notre quatrième jour à Boracai. La plage principale, White Sand Beach, on peut dire qu'on en a soupé, il est grand temps d'aller se baigner ailleurs. On convient donc d'aller explorer l'autre côté de l'île, ça devrait nous faire une chouette ballade. On s'équipe donc pour passer une journée dehors en prenant tout ce qui peut être vital quand on ne sait même pas combien de temps ça risque de nous prendre. Or, en un quart d'heure montre en main, le tour est joué, l'autre rive est conquise. Là, il n'y a pas l'ombre d'un bar, pas une serviette sur la plage, rien mise à part quelques enfants qui jouent. Comment est-ce possible? Comment croire que nous ne sommes qu'à quelques encablures des hordes de corps huilés de crème solaire vendue à des prix prohibitifs dans des superettes peu scrupuleuses? C'est franchement inconcevable ce qui, au bout du compte, décuple notre bonheur d'avoir redécouvert la tranquilité. On peut donc se mettre à l'eau sans crainte de se voir heurter par un jetski, et en plus, il n'y a même pas d'oursins!! Si c'est pas malheureux... Et comme si ça ne suffisait pas, dès qu'on commence à s'immerger, les enfants viennent nous rejoindre pleins de curiosité. Là commence vraiment la partie de plaisir. Avec Yo', on fait tout ce qu'on peut imaginer pour les distraire. On plonge dans l'eau depuis le pont des bateaux qui sont amarrés là et les enfants font de même. On les fait monter sur nos épaules pour ensuite les jeter le plus haut possible. C'est tout le panel de comment distraire un enfant qui y passe. En plus, si ça les distrait, ça nous distrait aussi, tout le monde est gagnant! Ca dure comme ça plus d'une heure si bien qu'à la fin, je suis usé. Les enfants, eux, ils n'en ont que faire. Ils ont à leur disposition un clown qui fait aussi catapulte et ils n'ont jamais envie que ça se termine. Moi si. Les gamins m'a tuer. Jusqu'au retour sur le sable, j'ai beau leur dire qu'il faut que je fasses une pause sous peine de syncope, ils s'aggripent à tout ce qu'ils peuvent pour me faire rester dans l'eau. J'en ai à peu près trois par bras, deux par jambes, et cinq ou six qui s'accrochent à mon cou à la limite de m'étrangler. Increvables les gamins, bon courage aux parents d'octuplés!!! Mais ça reste la fête quand même, le soleil brille et il y a des sourires partout où je regarde. Ca compense largement le fait que je sois un vieil homme repu. D'autant qu'en plus, liberté chérie, je te prends comme tu es, avec Yo', on décide d'un retour à la GH pour satisfaire à une sieste réparatrice. Pendant trois heures!!! Quinze gamins, trois heures, il fallait bien ça. Au réveil, c'est exactement le moment du coucher de soleil. Yo' est trop crevé pour m'y accompagner, c'est en solitaire que je vais apprécier le spectacle. Magique. Le mot n'est pas trop fort. Et une fois fini, comme j'ai encore du temps avant de retrouver mon double, je ne crache pas dans la soupe et à la place, me fais faire un massage d'une heure. Un coucher de soleil, un massage, il y a des fois où on fait bien de se lever!!
La soirée qui suit n'est pas violente. On est encore sous le coup d'avoir été broyés par une armée de shtroumpfs. C'est donc par une petite promenade tranquille le long de la plage qu'on finit la journée. Le tout est de garder les forces qui nous restent, demain on a prévu de louer des vélos et, étant donnée la chaleur qu'il fait, on va en avoir besoin, pas la peine de les gaspiller. On sait aussi qu'aujourd'hui, jour de fête, c'est l'anniversaire de Prosper, et ça ne fait pas franchement envie!!!
Après donc une bonne nuit réparatrice, on concentre tout ce qu'on a d'énergie et on se lance à l'assault de Boracai, cette fois dans le sens de la longueur. Pour l'orgueuil c'est mieux, le sens de la largeur en vélo ne nous aurait valu que trois minutes de pédalage. Notre itinéraire suit la seule route de l'île. On aurait pû avoir le choix en passant par la plage en faisant fi du fait que c'est soi disant interdit, mais comme la marée est haute, c'est vite vu. Il n'y a déjà pas beaucoup de place pour prendre ses aises quand on est un piéton alors je vous dis pas quand on est un cycliste!! C'est un coup à ramasser une poignée d'allemands dans ses rayons!!! C'est ainsi parti sur la route walonnée. Eu égard à ma grande expérience cycliste dans les rues parisiennes, ça ne devrait être qu'une partie de plaisir. Mais dès les premiers coups de pédales passés, j'ouvre les vannes, c'est les grandes eaux qui reviennent, je coule à robinet ouvert. Toute la chaussée est offerte au soleil brulant et moi en dessous, j'en bave, j'en coule. Les descentes ont beau apporté leur lot de vent dans le visage, ce n'est jamais suffisamment long ou suffisamment frais pour que ça m'octroie un quelconque effet bénéfique. Qui plus est, on a beau savoir que ce serait au programme du jour depuis la veille, on a pas été fichu de s'acheter de grandes bouteilles d'eau pour étancher ce qui peut encore l'être. Mon royaume pour une bouteille d'eau, voilà tout ce à quoi je pense. La mer, la plage, les palmiers ne sont plus une carte postale, c'est juste le décor de mon agonie.
Puis, après avoir déjà perdu trois kilos, on peut enfin laisser reposer nos montures. On est arrivé à notre première étape, Kuta Beach. En un éclair, on est dans l'eau, plus dans la sueur, merveilleuse sensation de fraicheur. Il y a là quelques touristes philippins qui s'amusent dans les petites vagues. Ils sont déjà loins quand on pense qu'il est temps de partir se chercher une boisson fraiche. On sait que dès qu'on va quitter les eaux translucides, le soleil va encore nous faire mijoter à feu vif. Dure réalité. Pas si dure quand on sait qu'on a que la plage à traverser pour s'offrir l'objet de nos désirs mais dure quand même. Une fois dans le bar, c'est au litre qu'on descend les consommations. C'est comme une récompense, comme la bouteille de champagne offerte aux vainqueurs d'étape. C'est sucré, frais à s'en bruler la gorge, c'est plaisir! Mais, comme on habite pas là et que l'odyssée cycliste n'en est encore qu'à son presque commencement, il faut se remettre le pied à l'étrier, refaire monter la pression dans cette cocotte minute qu'est mon enveloppe charnelle. De nouvelles montées, de nouvelles descentes, puis sur le bas-côté un panneau écrit à la main qui indique "Bat Cave", la grotte aux chauves-souris. Une grotte? super! D'autant que ça doit être à l'abri de la chaleur, c'est exactement ce qu'il nous faut. Seulement, pour aller à la Bat Cave, il faut encore quitter la route principale et s'aventurer loin de l'asphalte sur des chemins plus prévus pour des zébus que pour les frèles pneus sensés nous porter jusque là. Mais soit, puisqu'il faut en passer par là, qu'il en soit ainsi! S'il faut faire hurler à la mort nos engins, qu'ils hurlent donc, là-bas devant, il fait frais et c'est tout ce qui compte! Au bord du chemin sur lequel on se démène maintenant, on croise deux locaux qui paressent à l'ombre. On se dit bonjour comme c'est la coutume et les deux types se proposent d'être nos guides en précisant bien que c'est nécessaire si on veut d'une part trouver la grotte et d'autre part en sortir vivant. J'exagère un poil mais c'est la dramaturgie qui veut ça... Nous, en bonne tête de bois, on ne nous la fait pas. Un guide obligatoire? Tu ne serais pas en train de nous la faire à l'envers? Regarde nous donc partir pour voir un peu si c'est obligatoire!! De toute façon, sur le chemin, il y a toujours d'autres locaux à qui on peut demander notre route si vraiment on est perdu; et puis comme il n'y a qu'une seule direction possible, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va se perdre! D'ailleurs, on finit par trouver comme des grands le petit sentier qui mène à la grotte en taillant à travers la forêt. Il faut laisser là les vélos, non sans avoir donner au préalable à un gamin quelques roupies comme pour s'acquitter d'un ticket de parking. C'est pas bien méchant, de toutes façons, on est arrivé, je sens la fraicheur à portée de tir.
On est à pieds. La forêt devant nous est dense au possible et le sentier y serpente dans une nouvelle montée. Tout autour, les cris d'animaux plus bizarres les uns que les autres contribuent à créer une ambiance aventureuse. Il n'y avait pas d'autres vélos sur le "parking", pas de voitures, rien. Il n'y a qu'un pas à dire qu'on est seuls au monde. Après quelques minutes à enjamber les arbres, à chasser les moustiques trop collant, on y est, la bouche de la grotte est grande ouverte devant mes yeux un brin inquiets. L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité. Pour entrer dans la grotte, c'est déjà tout un numéro d'équilibriste. Les rochers glissants jonchent le sol, il faut les escalader un à un pour appréhender ce qui nous attend à l'intérieur. Et à l'intérieur justement, c'est toujours le même chaos minéral sauf que cette fois, ça ne descend plus en pente douce mais en presque vertical, les rochers ne sont plus petits et humides, ils sont énormes et mouillés, la lumière très vite s'estompe pour laisser la place à ce qui pourrait très bien être un puit sans fond vers les portes de l'enfer. C'est donc clair et net, je suis inquiet. J'en fais part à Mr Yo'. Lui, compréhensif en écoutant mes doutes devant le peut-être Everest qu'il nous faut descendre pour mener à bien notre aventure, propose de reprendre le chemin qui poursuivait encore sa course jusqu'un peu plus haut dans la montagne. Merci de proposer un plan B! Qu'on aille donc voir!! En effet, il avait raison, ça poursuit plus haut jusqu'à une seconde entrée. Là, même si c'est toujours un peu casse-croutes, c'est quand même un peu plus accessible. On se jète donc dans la gueule du monstre. Prenant bien garde de ne pas glisser, on descend petit à petit jusqu'à atteindre le bout du tunnel. De là, on voit encore l'entrée, ça n'était pas si profond que ça. Mais, d'un autre côté, il faut se rendre à l'évidence, cette grotte n'est pas la Bat Cave, c'est la P'tite Cave et c'est tout! Pas l'ombre d'une chauve-souris, pas d'odeurs de fientes, c'est pas bon, c'était l'autre, et merde... Personnellement, la vue de la première cave n'a laissé qu'une trace indélébile en forme de sens interdit. Je ne le sens pas, pas du tout même. Quand on repasse devant la première entrée, je sais que ce n'est pas pour moi, pas aujourd'hui. Mais Yo', lui, il est motivé pour deux. Ca ne lui fait pas peur, ou en tout cas pas plus que ça. Il décide donc de partir en solo, moi en lui ayant bien précisé qu'il était indispensable qu'on reste au moins en contact sonore. Si par malheur quelque chose arrivait, que je l'entendes au moins crier pourrait faire la différence. Il s'élance. Petit à petit il s'enfonce. Il s'enfonce tellement qu'après peu de temps, je n'arrive plus à le voir, caché qu'il est derrière les rochers qu'il descend avec prudence. Seule sa voix est toujours là, jusque là tout roule même si ce n'est pas une partie de plaisir. Il descend jusqu'au point où on ne voit plus assez pour progresser. C'est qu'en bons touristes, comme j'en ai maintenant l'habitude chaque fois que je finis dans une grotte, personne n'a anticipé qu'il serait de bon ton de partir avec une lampe de poche. Il est obligé de rebrousser chemin, c'est déjà suffisamment téméraire que d'être descendu si loin. Mais l'aide extérieur n'est pas loin... Alors qu'il entame sa remontée, des voix se font entendre dans la forêt et s'amplifient. Il s'agit d'un couple d'asiatiques qui fait les choses biens, puisqu'ils sont eux accompagnés d'un guide. Ils sont déterminés à explorer la grotte, moi, toujours pas. C'est à leur tour de s'enfoncer et quand ils rejoignent le Yo', ils le prennent sous leur aile, c'est gentil à eux. Moi, je continue donc à sècher pendant la petite heure que dure leur évolution acrobatique. Au retour, Yo' est tout excité. Il a vu des quantités de chauves souris mais ça ne s'est pas arrêté là, loin s'en faut. Tout en bas de la grotte, il y avait un petit lac. Yo' qui avait bien chaud, a senti en lui l'envie d'aller faire trempette. Le guide, voyant ça, n'a pû que le prévenir du danger qui le guettait : le lac est infesté de serpents. C'était vrai! D'après ce que m'a dit Yohann, sitôt dit, sitôt braqué sa lampe à la surface de l'eau. Là, nageant en attendant quelques proies, pleins de serpents rayés de bleu et de blanc, le pauvre en aurait mouillé son maillot de bain sans mettre se tremper un orteil. Et moi, avec tout ça, c'est pas du soulagement mais de la déception qui me gagne. Moi aussi, je voulais les voir les serpents!! Tant pis ou peut-être tant mieux, avec ma gaucherie légendaire, j'aurais aussi vite pû tomber dans le lac par accident comme on tombe dans une piscine avec tous ses effets personnels!! C'est mi-figue mi-raisin sec que je quitte la Bat Cave. Je sais d'avance que ça ne va pas durer surtout pour le côté sec.
A peine retourné sur le vélo, la fontaine reprend. La Bat Cave étant le point le plus loin auquel on peut se rendre depuis chez nous, j'en déduis qu'on est sur le retour. Un retour peinard, c'est ça qu'il nous faut, c'est à ça qu'on s'attache. Une nouvelle pause boisson fraiche et sucrée plus tard, on s'accorde une nouvelle baignade depuis une nouvelle plage pas loin d'être déserte. Là, je garde mon T-shirt pour aller à l'eau. De toutes façons, il est déjà trempé, ça ne peut pas être pire; le soleil est toujours brulant, un T-shirt, ça vaut une bonne crème solaire indice 60! Je ne trempe plus dans mon jus mais dans la grande bleue, c'est beaucoup mieux. Cette petite baignade nous a tout requinqué. Pour un peu, je pourrais retrouver mes jambes d'antan. Dommage, la plage depuis laquelle on se baigne est à un rocher de distance de White Sand Beach. En trois coups de pédale en longeant la mer, les bars recommencent à s'enfiler, on est arrivé. Il est 17h et quelques, c'est en plus l'heure de l'apéritif, bien que White Sand soit peuplée comme jamais, on peut quand même trouver des motifs de statisfaction! On laisse donc nos vélos se remettre sur le sable et on s'installe à la "Kasbah". Le choix a été vite vu car les tenanciers ont le bon gout de mettre des canapés remplis de coussins à même le sable avec comme seule perspective l'océan. Qui plus est, ils ont un concept de l'happy hour excellent, tout tient de la chance, c'est à pile ou face. Si tu tombes pile, tu ne perds pas la face et tu gagnes à boire ton cocktail gratuitement. Si tu perds, tu raques, c'est que t'as pas de veine. Avec Yo', on se fait donc servir deux cocktails couteux avant de voir si on est heureux au jeu. Yo' commence et perds. Je suis et perds aussi. Mais dans ces cas là, le revers de la médaille, c'est que malheureux au jeu... C'est bien de pouvoir se donner bonne conscience en se faisant délester de son pognon! Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à de la bonne musique, à un coucher de soleil de folie, à avoir du sable entre les orteils.
Maintenant qu'il fait nuit, il faut rendre les vélos. Contrairement au matin, la marée est basse, les baigneurs sont partis prendre des douches, on a tout loisir de rentrer côté plage. Ca file tout seul, le clapot de l'eau nous accompagne, c'est plat, c'est nettement plus exaltant.
La soirée qui suit est, bien que ce soit la dernière ensemble, tranquille; je suis encore rincé d'un nouveau réveil à 9h. Avec Yo', on se remémore les jours heureux où on partageait tout du lever au coucher.On s'endors comme des bébés à l'heure où d'habitude on a plutôt un verre à la main. A partir de maintenant, Boracai promet d'être plus studieuse.
Le réveil de 10h sonne les aux revoirs. On a juste le temps d'engouffrer le petit déjeuner que Yohann doit partir. Et à l'issue, ça y est, ça faisait un bail que ça n'était pas arrivé, je revoyage en solo ce que j'appréhende un peu. Ca ne veut pas dire que ça m'effraie mais simplement que jusqu'alors, Boracai était un terrain de jeu, et maintenant ça va se transformer en salle de classe.
En ce matin contrairement à la veille, ce n'est pas moi qui m'occupe du réveil. Et d'une, je ne suis pas celui qui a sollicité cette escapade à Boracai, donc si on rate l'avion, ce n'est pas moi que ça va ennuyer le plus; et de deux, vu le retour de flammes que j'ai pris la veille avec mon réveil musical, je ne suis pas près de me recreuser la tête pour qu'on émerge en musique. je me lève donc comme une fleur qui n'a comme responsabilité que celle de s'ouvrir en harmonie avec le soleil. Pas question que je me presse, je n'en fais qu'à ma tête de cochon.
En milieu de matinée, on prend un bateau de Bohol à Cebu City. A bord, le roulis fait qu'on est tous un peu comateux. Mais c'est sans conséquences hormis le fait qu'on puisse replonger dans le sommeil quelques temps. Le bateau est presque vide, ce serait presque gaché si on ne prenait pas nos aises. Marie profite de la climatisation à l'intérieur. Yo' et moi, on est à l'arrière à apprécier le vent, en tout cas le temps de s'endormir, alongé en travers de quatre sièges pour Yo', c'est plaisir! Puis, on arrive à Cebu. Le décor urbain et gris a remplacé la carte postale, comme lors de l'aller vers Bohol, la visite de Cebu City est une visite éclair, juste le temps de monter dans un taxi pour nous conduire à l'aéroport et le tour de la ville est joué. Cebu City ne s'est pas refaîte une beauté depuis 48h, ça ne nous fait pas plus d'arguments pour y salir nos semelles. On arrive à l'aéroport. Là, le jeu consiste en une nouvelle prise de tête de la versaillaise qui n'en est même pas une. Elle n'y est pas née, elle n'y a jamais vécu, mais ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit sympathisante. Un peu tout le contraire de l'ami Sylvano qui est un versaillais de souche et qui fait tout pour s'en cacher. Pas étonnant qu'on ait des atomes crochus... Tous les avions en destination de Boracai n'autorise que dix kilos de bagages en soute. Si tu dépasses cette limite, on ne jète pas tes affaires par dessus bord mais on te rançonne de quelques euros ce qui reste anectodique du fait du prix dérisoire du billet d'avion. Et bien la Marie, ça l'emmerde cette situation. Ca l'emmerde à tel point qu'elle se lance dans l'empilement caractérisé du maximum de vêtements qu'elle peut porter sur ses larges épaules. Deux voire trois paires de chaussettes, au moins trois T-shirts, un short sous le pantalon, le remplacement de ses tongs par ses chaussures de marche, quelques foulards, un pull et le tour est joué. Pour un peu, elle pourrait jouer dans une pub pour Michelin! C'est d'autant plus intelligent qu'à l'extérieur il fait dans les 35°, bref... C'est comme ça qu'on va enregistrer nos bagages. Le couperet tombe. Mon gros sac fait un peu plus de quinze kilos, je suis bon pour payer la surtaxe. C'est pas grave, j'étais au courant bien à l'avance, pas de quoi pourrir mon voyage. Pour Yo', je ne me souviens plus de quel côté de la balance il se trouve mais, de tout état de cause, pas de quoi non plus lui faire perdre le sourire. Quant à Marie et sa stratégie de l'esquimau sous les tropiques, et bien ce n'est même pas suffisant!! C'était bien la peine!!! Elle doit aussi s'acquitter de quelque menue monnaie et elle, ça ne l'a fait pas marrer. Car maintenant son sac est parti rejoindre les soutes, elle n'a d'autre choix que de garder sur elle l'équipement pour supporter des températures négatives. Dommage Eliane!!
Dans l'avion, on se débrouille tous pour avoir un siège près d'un hublot. Il faut dire que j'ai fait un lobbying forcené auprès de mes camarades afin que chacun puisse en profiter pleinement. Les vols au dessus des Philippines ont ceci de particulier qu'il y a toujours quelque chose à se mettre sous la rétine. Des récifs de corail au montagnes et volcans menaçant, c'est toujours une explosion de couleurs au delà de tout soupçon qui prend en plus toute son ampleur quand on sait que comme on vole dans des avions à hélices, l'altitude en vol n'est jamais suffisamment élevée pour voir la terre comme un point. Et bien tout ça, ça ne suffit pas, pas à Yo'. A peine a-t-on décollé que le p'tit père me demande mon MP3 pour regarder un film. "Mais t'es pas bien? Le film il est là en bas et en technicolor!! Tu ne vas te coller devant un écran de dix centimètres de large alors que le hublot est au moins quatre fois plus grand? Si?" Et bien si. Ce sera à moi de lui dire quand il faut regarder. C'est pas bien grave et ça me fait plaisir de pouvoir satisfaire aux désirs de mon pote, mais quand même, voler au dessus d'un archipel de 7000 îles, c'est quand même pas tous les jours!!! Sacré Yo'!! Je n'irais pas dire qu'avec la Marie ils font la paire mais là-dessus, ça ressemble à un truc qu'elle aurait très bien pû faire. Méfiance... Pendant ce temps, les montagnes nous défient, les rivières se jètent dans la mer, les îles désertent. Comme ça pendant une heure à l'issue de laquelle, le capitaine prend la parole, Boracai est juste en dessous. Ca nous donne l'occasion de découvrir vue du ciel ce qui sera notre nouveau lieu de villégiature. De là haut, l'île est minuscule, droite comme un "i" et ourlée de plages dont on devine que le sable ne blesse pas la voute plantaire. On peut voir également que Boracai est loin d'être une île abandonnée vue le nombre de constructions qu'elle abrite. Mais ça, on le savait avant de venir ce qui devrait atténuer le choc, Boracai, malgé sa taille liliputienne, est la première destination balnéaire des Philippines.
A la sortie de l'avion, on s'en rend très vite compte. Une armée de tricycle attend le passager aérien. On est pas les premiers, pas des explorateurs. On prend le premier qui se présente. Pas la peine pour le chauffeur de nous demander où on va, c'est ici pour tout le monde pareil. Il faut d'abord faire trois minutes de route pour rejoindre une jetée. De là, il faut embarquer sur un bateau et traverser le court bras de mer qui séparent Boracai de Panay, sa voisine bien plus étendue sur laquelle on a atterri. Ca prend au total une demie heure à tout casser.
On est maintenant à Boracai et ne reste plus qu'à savoir où descendre. Il faut dire que je frémis encore en repensant à l'arrivée à Bohol et à la blague comme quoi il faut deux heures montre en main pour trouver un hotel. Que diantre, si ça se reproduit, je me fais hara-kiri, c'est une promesse!! Mais aujourd'hui pas la peine d'en arriver là, Marie s'est faite laisser dire qu'il y a un chouette hotel dans le coin par quelqu'un qu'elle a croisé un peu avant nous, et comme elle a les coordonnées, c'est sans mal que le chauffeur d'un nouveau tricycle nous y conduit. A l'arrivée, on est quand même en pleins doutes. C'est propre mais c'est cher, même pour bibi. On ne sait pas encore que Boracai est aussi l'île la plus chère du pays. Plus de touristes, plus de pépettes! On est donc là avec Yo' à se demander ce qu'on fait. Marie, de son côté, part visiter le dortoir réservé aux filles et quand elle revient, elle a déjà décidé, elle y reste!! Elle qui nous avait fait un sketch à Bohol, elle qui nous a trainé à Boracai, elle traine dans la boue ce qui fait du voyage un sport collectif!! Mais soit. Si tu veux n'en faire qu'à ta tronche, c'est ton choix, prends la chambre et fous nous la paix!! La demoiselle disparait. Avec Yo', on est perplexe. Non pas à cause de Marie mais sur ce qu'on fait. Rester? Partir? C'est alors que la patronne de la GH nous fait, comme le Parrain, une proposition qu'on ne peut pas refuser, un tarif bien en accord avec nos accoutrements bohèmes loin de la versaillaise. Comme un poisson affamé, on est ferré. C'est aussi là qu'on pose nos sacs à condition pour nous de ne pas révèler à qui que ce soit, et notamment à Marie, les termes de notre union tarifaire. C'est donc dans un sourire complice avec la patronne qu'on scelle l'accord. Avec Yo', on prend nos quartiers dans un des dortoirs pour nous, les hommes, et on s'en félicite. Il faut dire que c'est un dortoit avec quatre lits et quatre ventilateurs dans lequel on est pour l'instant tous seuls, ça nous fait de la place à revendre ce qui, pour le prix, est pas loin d'être inconcevable. En plus, il y a le Wifi ce qui n'est pour déplaire à personne à commencer par Yo' qui se fait une petite scéance internet. Moi, internet, ce sera pour plus tard, j'ai quand même envie de voir la plage qui fait la fierté et qui trone en première page de tous les catalogues touristiques des Philippines. Et même s'il fait déjà nuit, c'est pas bien grave, ça me donnera toujours de quoi méditer avant la journée ensoleillé de demain. Je pars en séquence découverte. Notre GH est séparée de la plage de quelques dizaines de mètres. Le chemin qu'il faut emprunter est sombre et exigu. C'est à l'inverse total de ce qui ce passe de l'autre côté, côté sable. Là, c'est l'hallu'. Pour se retrouver les pieds dans l'eau, il faut d'abord traverser un chemin sablonneux éclairé comme à Las Vegas. Ce chemin longe la plage et est une enfilade de bars, de restaurants, d'hotels, d'épiceries, de centres de plongée, de magasins de souvenirs, de stands de massages et de tatouages, tout pour contenter un touriste plagiste lambda. Ca fait un peu peur la première fois!! Puis, il faut aussi traverser tous les bars et restaurants qui ont un emplacement sur le sable. Au milieu des tables, des chaises longues, des palmiers, il faut se frayer un chemin, pas chose facile! Ca pourrait aussi être effrayant mais je remarque une chose qui me flatte dans le sens du poil : tous ces établissements ont un doux parfum relaxant, ça boit sur des tables basses assis sur le sable ou sur de longues chaises confortables ou encore mieux sur des poufs géants, ça dîne sous les palmiers, le tout avec des éclairages tamisés qui ne gachent rien. L'ambiance de l'île n'a rien d'Ibiza. Ca a beau, certes, être très fréquenté, mais comme il n'y a pas un batiment qui dépasse la hauteur des arbres, tout reste à échelle humaine. Et puis enfin, quand on a dépassé tout le rideau de débit de boissons et de nourriture, on y est, White Sand Beach est là, immense, comptable en kilomètres. C'est facile à voir, même de nuit, les établissements se suivent à perte de vue derrière les palmiers. Sans aller jusqu'au bout car, à un moment, il va falloir que je rentre chercher Yo', je me lance dans une petite marche le long de la grande bleu en anticipant le fait qu'elle soit turquoise. Une heure tout au plus, puis je retourne à la maison. Là, je récupère Yo' au passage et comme on est pas des chiens, on va voir Marie pour savoir si elle veut se joindre à nous. Et bien non! En définitive, la pauvre ne se sent pas très bien et préfère passer la soirée dans son dortoir. Qu'à celà ne tienne, c'est pas plus gênant que ça pour ne pas dire autre chose. D'ailleurs, en retournant à la plage avec le Yo', je commence à m'épancher sur le fait que plus le temps fait son oeuvre et plus Marie et moi, c'est loin de faire deux et que j'en suis désolé car je suis persuadé que elle et lui, c'est une amitié forte qui les lie. Et bien patatra!!! Yo' me fait la même révélation!!! De la Marie, lui aussi il en a plus qu'assez!! Résultat, on part dans un rire complice, ravis de voir que l'un et l'autre, on est sur la même longueur d'onde, partis pour une soirée où qui se ressemble s'assemble.
Après que Yohann est à son tour jaugé la plage, il est grand temps de festoyer et de rire encore de qui vous devinez. On sait, on est vraiment des sales gosses. Les pieds dans le sable, les assiettes s'additionnent. L'addition, s'il vous plait. Plus loin sur la plage, il y a un spectacle de feu qui bat son plein. Ca tournoie dans tous les sens, les accrobates ont du talent. Personnellement des "fire shows", j'en ai déjà vu quelques uns depuis que je suis en errance autour du monde, mais pour le Yo', c'est la première fois. Il convient donc de s'en ravir. Il doit y avoir six ou sept danseurs, quelques garçons, quelques filles. Tous les deux, on commence à s'assoir sur le sable afin d'être aux premières loges. Puis comme la soirée bat son plein, on convient qu'il serait de bon aloi de s'assoir en terrasse, toujours sur le sable, du bar devant lequel les artistes s'expriment. Un cocktail chacun, pas de mal à se faire du bien. Autour de nous, il y a quelques touristes, tous philippins, on est donc les seuls blancos. Je dis ça avec le sourire car Yo' est un type tout ce qu'il y a de plus métissé. Il a des origines de partout à travers le globe, n'a rien d'un Jean-Pierre, ce qui fait que blanco ne s'applique que parce que c'est un parigo au milieu des philippins. Le spectacle se poursuit. Plus ça va et plus on sympathise avec les manieurs de feu. Ils sont tous vraiment bon esprit et à chaque fois maintenant que l'un en finit pour un temps avec son numéro, il vient s'assoir à notre table. J'ai rarement vu meilleur comité d'accueuil, comité qui reste même avec nous une fois le spectacle complêtement achevé. Les verres s'enchainent dans une ambiance tropicale. Parfois on les fait rire, parfois il nous font rire, mais le plus souvent on rigole tous ensemble. En fait, le feeling passe tellement bien qu'ils nous proposent de les accompagner pour la suite de leur soirée. Ils ont fini de travailler, place à la détente.
La détente pour les philippins à Boracai, en tout cas pour ceux avec qui on délire ce soir, c'est d'aller voir un concours de beauté. Rasoir me direz vous. Et vous auriez raison s'il ne s'agissait d'un concours un peu plus particulier que ce que j'avais en tête : ce soir, on note les travestis. Le concours se déroule dans un immense espace qui tient autant du bar que de la salle de spectacle. Au centre se dresse une large scène sur laquelle les "concurrentes" défilent et les "maîtresses" de cérémonie tantôt détendent l'atmosphère, tantôt l'enflamment. Ces hotesses, qui ont apparemment fêtées leur vingtième printemps voilà belle lurette, sont les diablesses en chef de la soirée. Elles ne connaissent aucune limite. Elles enchainent les blagues "de très bon gout" tout au long du spectacle en en rajoutant parfois, mimant l'acte préliminaire ou sexuel avec tout ce qui leur tombe sous la main : un aspirateur, un extincteur. C'est pas très distingué mais en tout cas, c'est illarant! Les candidates, elles, sont au nombre de trois. La première a carrément l'air d'une professionnelle. Elle concilie la vulgarité avec le fait qu'on ne peut pas s'y tromper, c'est un bonhomme avec une pomme d'Adam et tout et tout. Quelle élégance, quelle "grasse"!! La deuxième semble tout droit tombée du nid. Elle est extrèmement timide ce qui en fait une cible de choix pour les présentatrices incendiaires, et semble tout juste majeure. La troisième, c'est là que ça se complique, est un canon de beauté. Grande, fine, des jambes interminables posées sur un sourire étincelant et ravageur. Nuls doutes que c'est elle qui va gagner. Bien plus de doute, en revanche, sur le fait que c'est, pas c'était, un homme. C'est là tout l'objet du concours. C'est un coup à remettre en question tout ce que vous savez de l'homme et de la femme!! Une fois les présentations faites, le concours débute réellement. Premier défilé, première tenue, de petites jupettes aguichantes. Dans la salle, intégralement peuplée de locaux à l'exception, encore une fois, de Yo' et moi, ça rit, ça applaudit, ça vit. A notre table, ça vit aussi, tellement que Yo' est en train d'enlasser sa voisine Septer, manipulatrice de batons enflammés sur la plage, enlasser voire embrasser goulument avant même la deuxième acte. De mon côté, j'ai aussi une voisine, Micky (Mickaela) et celle-ci est également du genre plutôt entreprenante. Sa main ne cesse de toucher la mienne, et après quelques temps nos doigts se mélangent. Difficile de résister, la gamine est trop sexy, trop sympa, et puis c'est une danseuse depuis huit ans. Une danseuse... Deuxième défilé, deuxième tenue, c'est l'heure des maillots de bain une pièce. Yo' est toujours parti dans un numéro d'échanges culturels façon bouche contre bouche. Moi, j'entame les dernières paroles avant de moi aussi passer à table. Rien de tel que quelques mots bien sentis pour encore faire monter la température. Troisième défilé, troisième tenue, toujours annoncés par les maîtresses de cérémonie avec une grande pudeur (est-ce que vous voulez en voir plus? J'entends rien!!) : les maillots de bains deux pièces larges comme Dédé à coudre. Pour Yo', on maintient le cap. Pour moi, je me lance enfin dans la farandole des langues non sans avoir dit à ma compagnonne pas nonne : "Mais j'suis timide..."
A la fin du spectacle, le jury a rendu son verdict. Etrangement, on a le droit à une égalité, certes le canon a gagné mais il doit aussi partager sa courrone de roi-reine de beauté avec la candidate numéro un. C'est à n'y rien comprendre. Entre Yo' et moi, c'est aussi un ae-xequo. Chacun part bras dessus bras dessous avec sa cavalière. Et la soirée ne fait que commencer. Il a beau être déjà une heure du matin, on est encore convié à une fête d'anniversaire qui n'a pas encore commencée et qui devrait se tenir sur le toit d'un bar restaurant du bord de plage. Y'a pire. En fait, c'est un copain de Micky qui travaille là qu'on va célèbrer. Le temps qu'il ferme la boutique et le toit est à nous. En attendant, tout le monde est sur la plage à faire ce qu'il a à faire. Je passe l'heure qui suit à être collé bouche contre bouche avec ma mignonne. Tout se déroule parfaitement bien sauf que pendant qu'elle m'embrasse, la môme n'arrête pas de m'aspirer la lèvre à m'en faire mal. Je ne comprends rien et me vois obliger de lui demander ce que c'est que cette nouvelle mode qui fait que tout le monde va vite se retrouver avec des lèvres gonflées de sang à la manière d'un suçon. Jusqu'à preuve du contraire (je vous attends les filles, prouvez moi le contraire), on ne fait pas ça en France! - "Attends mais tu ne sais pas embrasser ou quoi?!? Tout le monde fait ça ici!! - Moi, pas savoir embrasser? C'est pourtant une de mes occupations préférées quand je peux et personne ne s'en est jamais plaint, bien au contraire!! Et puis, je ne sais peut-être pas embrasser comme un philippin soit, mais si on appelle un french kiss un french kiss, ça ne peut pas m'être étranger, ça fait même partie de mon patrimoine génétique. En plus, habitant à Paris, ville parmi les villes les plus romantiques au monde, c'est peut-être toi qui devrait faire un stage!! Elle a réveillé la bête, comment veux-tu que je réagisses? Notre première dispute, bref feu de paille vite soufflé dans un nouveau baiser au clair de lune avec la mer pour témoin. Comment aurait-il pû en être autrement?
On aurait pû continuer comme ça jusqu'au petit matin mais la soirée avance au rythme où les copains-copines commencent à monter sur la terrasse du bar. Il doit être pas loin de 3h du matin et la fête d'anniversaire commence, on est reçu comme des membres de la famille. Il y a de la nourriture à profusion, de la boisson en caisses et des rires, beaucoup de rires. Apparemment, on est pas les seuls à avoir pris de l'avance. Yo' est là avec Septer mais peu après le début, je les vois qui s'éclipsent, les coquins... Yo' va enfin pouvoir passer à l'action, lui qui me dit depuis une semaine qu'il est en rût. Nous, avec Mickaela, c'est l'un contre l'autre que la soirée défile. Les rares moments où ça s'interrompt, c'est pour participer à des jeux à boire avec tous ceux qui nous entourent. Ca se passe selon un principe simple : chacun prend une bouteille de bière pleine, la descend aussi vite que possible et si tu es le premier à en venir à bout, tu as gagné, tu as le droit d'embrasser qui tu veux. Etrange rituel. Bien évidemment, moi, j'ai perdu. Et d'une je ne suis pas un buveur de bière et de deux, je suis connu pour être un coureur de fond et non un sprinter. En plus, j'ai déjà une cavalière, pas besoin d'en avoir davantage.
Pour Yo', ça aurait pû être la même. Il aurait pû s'en tenir là. Mais non, il a choisi de franchir la ligne. Apparemment mal lui en a pris. Quand il revient à la soirée, il fait vraiment une petite mine, comme s'il était passé sous une échelle un vendredi 13 attaché à un chat noir. Il a pourtant eu ce qu'il a voulu, je n'y comprends rien. En fait, c'est tout simple. Je me souviens quand lors du concours de beauté, j'étais resté abassourdi par le fait que parfois il est réellement impossible de savoir ce qui ce cache sous les jupes des filles. Pour Yo', c'est la même chose, abassourdi. Et blême. Et désabusé... Même s'il n'a pas été jusqu'au bout des investigations qu'il aurait été sage de mener, il en est sûr, Septer c'est pas une biche. Il est donc maintenant qu'il sait, impossible pour lui de se trouver ne serait-ce qu'à distance respectable du bichon. Déjà sur le même toit, c'est un tour de force. Il est amer et c'est rien de le dire. Pour un peu, il est blanco. Il est même tellement énervé qu'il essaye de me convaincre que Micky n'est pas non plus ce qu'elle dit qu'elle est. Le doute est alors de mise. Quoi faire? Douloureuse question... Je jète un coup d'oeil à ma chère et évalue. Mais non, je reste convaincu du bien-fondé de ma relation restée au dessus du niveau de la ceinture. Je vous engage d'ailleurs à évaluer par vous même son profil sur facebook dans la liste de mes ami(e)s.
La soirée se termine ainsi. Le soleil va se lever dans peu de temps. La lumière commence à remplir la plage que l'on peut commencer à admirer depuis le toit du bar. Tout le monde est fatigué ou tendu ou les deux, il est temps de rentrer reprendre des forces en attendant d'y voir vraiment clair. Je raccompagne Micky jusqu'à la porte de son hotel main dans la main. Yo' est aussi là ainsi que Prosper sans contact physique. Je dis "à demain", Yo' pense "adieu". L'avenir nous le dira.
Le réveil de 13h est douloureux. Douloureux à cause du mal au crane qu'a laissé cette soirée alcoolisée pour tous les deux, douloureux à cause de l'amertume dont Yo' est encore rempli. Moi, je suis toujours quelque part entre doute et certitude. D'une part, j'essaye de me convaincre que Mickaela n'est pas Mickael, d'autre part, c'est impossible vu ce que vit mon Yo' sans l'avoir senti venir. Mais plus ça va et plus je pense être dans le vrai, dès le réveil, je me connecte à facebook et découvre l'invitation de ma belle. C'est l'occasion de voir son profil ainsi que les photos qui l'illustrent. C'est bien la même personne que j'ai "fréquenté" hier, pas de moustache, pas de barbe, pas de pomme d'Adam, on est bon!!! Je peux donc aller sur la plage l'esprit léger. Là, comme on est en pleine heure de pointe, on peut réellement appréhender la plage. Elle est à deux visages. Le premier est coloré comme un arc en ciel menant au paradis. Le sable est d'une blancheur incroyable, blancheur qui se fond du vert au bleu à mesure que l'on s'enfonce vers les profondeurs de la mer qui est à faire rêver quand on travaille encore à la caisse de la Bank of Tokyo et qu'on a comme seul horizon trois épaisseurs de plexiglass qui vous séparent de murs marrons éclairés aux néons. Les palmiers sont une douce enfilade à perte de vue, comme pour faire de l'endroit le stéréotype parfait de la plage de rêve. Le second cependant est le côté obscur. La couleur prédominante y est le noir, comme dans "noir de monde", à trop additionner les couleurs voilà ce qu'on récolte. A l'heure où on débarque, c'est la marée haute. L'eau remonte loin sur la rive et les quelques mètres de large qui restent au sec sont eux noyés sous un flot de touristes alanguis au soleil, de jetskis près à être louer, de capitaines de bateaux près à vous emmener pour une heure ou une journée faire le tour des îles alentours, de vendeurs en tous genres. Quel côté choisir? Pas difficile de répondre. Comme d'habitude, le côté clair a ma préférence. Nous aussi donc, on lézarde au soleil. Nous aussi, on barbotte comme des idiots. Nous aussi, on s'extasie. C'est notre vrai premier jour, on ne va pas se priver et ce jusqu'au coucher de soleil qui innonde la plage d'une lumière magnifique, un régal! C'est ensuite l'heure de penser à manger. Mais avant cela, il faut qu'on repasse à la GH pour se changer et qu'éventuellement on s'enquiert du sort de Marie dont c'est déjà le dernier soir à Boracai. Quand on revient, elle est là à nous attendre, c'est charmant. Avec Yo', on est acculé dans un coin, on ne peut rien faire d'autre que d'accepter de dîner en tête à tête à tête à tête. Quatre têtes au total car Marie s'est faite une potesse qui partage son dortoir et elle vient aussi avec nous croiser le fer de nos fourchettes. Aucun problème particulier enfin pour le moment car Yo' est très préoccupé. La soirée d'hier a laissé de telles traces qu'il a dors et déjà été conclu qu'on ne l'évoque sous aucun prétexte, quel qu'il soit, même en cas de danger de mort. Et pour que cette mission discrétion se présente sous les meilleurs hospices, il faut absolument que quand on rejoint la plage, on n'aille pas vers la droite, c'est à dire vers l'endroit où se tenait le fire show la veille. Il va donc falloir trouver un prétexte. C'est pas compliqué. A peine débarqués sur le sable, Yo' et moi menons le bal, on tourne les talons vers la direction souhaitée. Mais Marie, qui ne l'entend pas de cette oreille, a bien envie d'y aller à droite. Yo' se lance alors dans un plaidoyé : - "Attends on ne va pas encore aller par là! Avec Brice, hier soir, on a déjà écumé tous les bars se trouvant dans cette direction et d'après ce qu'on peut t'en dire, c'était pas top. Ce soir, on aimerait bien aller de l'autre côté pour changer et c'est pas négociable!!" Bien joué le professionnel du camouflage de preuve!! Il ne leur a laissées aucunes options, c'est ce qu'on appelle un champion. On file donc vers la gauche jusqu'à un restaurant mongol, sans doute perdu sur la route d'Oulan Bator... Mais passons... Comme c'est la dernière de Marie, tout se passe au mieux, les sourires sont de mise, et Prosper est invisible. Ca devrait soulager Yo' mais le pauvre ne peut se défaire de l'idée que s'il la croise, c'est l'univers tout entier qui va imploser. A chaque fois qu'il a un moment loin de la présence féminine, il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'il rentre, que ce soir, c'est pas son soir. Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Ainsi, c'est alors qu'on est presque encore en train de macher que Yo' réclame l'addition et rentre à la maison se mettre à l'abri pour de bon. Pas un dernier verre, rien. C'est le premier à faire ses adieux à Marie. Moi, je n'ai pas d'alibi valable et comme en plus, je passe une bonne soirée, je préfère rester avec les miss pour un dernier verre de l'amitié. Un verre pas plus. Je suis aidé en cela par le fait que, alors qu'on est attablé, Marie repère dans la foule un ancien camarade d'unversité. Ca y est, j'ai aussi mon alibi, je les laisse rattraper le temps perdu et m'éclipse discrètement. Il est alors autour de 23h. De l'autre côté de la plage, le fire show bat son plein, je vais tenter de revoir ma môme. Mais quand j'y arrive, tous les artistes sont là sauf celle qui évidemment m'intéresse. Tant pis, on verra bien demain.
Demain donc, qui est maintenant aujourd'hui, est un nouvel hymne à Epicure. C'est pour nous, les deux parisiens qui restent, une nouvelle journée à se faire sauter la ceinture en tout bien tout honneur et à apprécier la vie de chateau de sable. C'est le premier jour sans Marie qui a quand même pris la peine de nous réveiller, bien trop tôt, pour nous saluer. Pour notre petit binome, c'est à nouveau des jours où on a plus rien à cacher qui s'annoncent, il n'y a plus de problèmes de secrets à entretenir, seulement l'éclate, l'éclate et encore l'éclate. Le soir venu, comme on est libéré du fardeau, on peut donc retourner tous les deux au fire show sans qu'il y ait de malaises. L'erreur est consommée, les souvenirs consumés. Et Micky est toujours absente. Quand je demande à Prosper (NDLR : j'écris Prosper et pas Septer car je ne me souviens jamais de son prénom. La seule chose que je sais, c'est que ça rime avec Prosper, alors ça marche et Yo' sait de qui je parle sans que j'ai besoin de préciser "le type qui avait ta langue dans sa bouche"; c'est éminemment plus diplomatique) où elle est, il me répond que Micky est partie sur Panay, son île natale qui est la grande en face de Boracai. Elle est malade et sa mère a insisté pour qu'elle aille à l'hopital. L'avant-veille, je m'en étais déjà rendu compte sans que ça me repousse, la petite couvait un sérieux rhume et était toute chaude même sans que j'y mettes du mien. Elle est partie, tant pis, peut-être sera-t-elle de retour avant que moi aussi, j'en vienne à lever le camp, on verra bien. Résultat, je suis bredouille. Prosper l'a bien compris et essaye maintenant de me faire du gringue. Sans succès, j'en rigole encore. Le type ne doute vraiment de rien et voyant que Yo' était maintenant plus que détaché, il tente encore sa chance. Deux p'tits français dans la même semaine, c'est sans doute inespéré pour le pauvre Prosper! Pauvre de ma solitude mais riche de cette journée sous le soleil, à croire qu'on ne peut pas tout avoir, on reste quand même regarder le spectacle orchestré par nos nouveaux potes. Mais l'ambiance n'y est plus... Même malgré un nouveau verre, il n'y a pas à dire, c'est retombé. C'est ainsi qu'il est minuit quand on rentre. On est toujours les seuls dans notre dortoir de quatre lits et quatre ventilateurs. Le premier est un détail, le deuxième salvateur.
Quand le soleil se relève inexorablement, c'est maintenant notre quatrième jour à Boracai. La plage principale, White Sand Beach, on peut dire qu'on en a soupé, il est grand temps d'aller se baigner ailleurs. On convient donc d'aller explorer l'autre côté de l'île, ça devrait nous faire une chouette ballade. On s'équipe donc pour passer une journée dehors en prenant tout ce qui peut être vital quand on ne sait même pas combien de temps ça risque de nous prendre. Or, en un quart d'heure montre en main, le tour est joué, l'autre rive est conquise. Là, il n'y a pas l'ombre d'un bar, pas une serviette sur la plage, rien mise à part quelques enfants qui jouent. Comment est-ce possible? Comment croire que nous ne sommes qu'à quelques encablures des hordes de corps huilés de crème solaire vendue à des prix prohibitifs dans des superettes peu scrupuleuses? C'est franchement inconcevable ce qui, au bout du compte, décuple notre bonheur d'avoir redécouvert la tranquilité. On peut donc se mettre à l'eau sans crainte de se voir heurter par un jetski, et en plus, il n'y a même pas d'oursins!! Si c'est pas malheureux... Et comme si ça ne suffisait pas, dès qu'on commence à s'immerger, les enfants viennent nous rejoindre pleins de curiosité. Là commence vraiment la partie de plaisir. Avec Yo', on fait tout ce qu'on peut imaginer pour les distraire. On plonge dans l'eau depuis le pont des bateaux qui sont amarrés là et les enfants font de même. On les fait monter sur nos épaules pour ensuite les jeter le plus haut possible. C'est tout le panel de comment distraire un enfant qui y passe. En plus, si ça les distrait, ça nous distrait aussi, tout le monde est gagnant! Ca dure comme ça plus d'une heure si bien qu'à la fin, je suis usé. Les enfants, eux, ils n'en ont que faire. Ils ont à leur disposition un clown qui fait aussi catapulte et ils n'ont jamais envie que ça se termine. Moi si. Les gamins m'a tuer. Jusqu'au retour sur le sable, j'ai beau leur dire qu'il faut que je fasses une pause sous peine de syncope, ils s'aggripent à tout ce qu'ils peuvent pour me faire rester dans l'eau. J'en ai à peu près trois par bras, deux par jambes, et cinq ou six qui s'accrochent à mon cou à la limite de m'étrangler. Increvables les gamins, bon courage aux parents d'octuplés!!! Mais ça reste la fête quand même, le soleil brille et il y a des sourires partout où je regarde. Ca compense largement le fait que je sois un vieil homme repu. D'autant qu'en plus, liberté chérie, je te prends comme tu es, avec Yo', on décide d'un retour à la GH pour satisfaire à une sieste réparatrice. Pendant trois heures!!! Quinze gamins, trois heures, il fallait bien ça. Au réveil, c'est exactement le moment du coucher de soleil. Yo' est trop crevé pour m'y accompagner, c'est en solitaire que je vais apprécier le spectacle. Magique. Le mot n'est pas trop fort. Et une fois fini, comme j'ai encore du temps avant de retrouver mon double, je ne crache pas dans la soupe et à la place, me fais faire un massage d'une heure. Un coucher de soleil, un massage, il y a des fois où on fait bien de se lever!!
La soirée qui suit n'est pas violente. On est encore sous le coup d'avoir été broyés par une armée de shtroumpfs. C'est donc par une petite promenade tranquille le long de la plage qu'on finit la journée. Le tout est de garder les forces qui nous restent, demain on a prévu de louer des vélos et, étant donnée la chaleur qu'il fait, on va en avoir besoin, pas la peine de les gaspiller. On sait aussi qu'aujourd'hui, jour de fête, c'est l'anniversaire de Prosper, et ça ne fait pas franchement envie!!!
Après donc une bonne nuit réparatrice, on concentre tout ce qu'on a d'énergie et on se lance à l'assault de Boracai, cette fois dans le sens de la longueur. Pour l'orgueuil c'est mieux, le sens de la largeur en vélo ne nous aurait valu que trois minutes de pédalage. Notre itinéraire suit la seule route de l'île. On aurait pû avoir le choix en passant par la plage en faisant fi du fait que c'est soi disant interdit, mais comme la marée est haute, c'est vite vu. Il n'y a déjà pas beaucoup de place pour prendre ses aises quand on est un piéton alors je vous dis pas quand on est un cycliste!! C'est un coup à ramasser une poignée d'allemands dans ses rayons!!! C'est ainsi parti sur la route walonnée. Eu égard à ma grande expérience cycliste dans les rues parisiennes, ça ne devrait être qu'une partie de plaisir. Mais dès les premiers coups de pédales passés, j'ouvre les vannes, c'est les grandes eaux qui reviennent, je coule à robinet ouvert. Toute la chaussée est offerte au soleil brulant et moi en dessous, j'en bave, j'en coule. Les descentes ont beau apporté leur lot de vent dans le visage, ce n'est jamais suffisamment long ou suffisamment frais pour que ça m'octroie un quelconque effet bénéfique. Qui plus est, on a beau savoir que ce serait au programme du jour depuis la veille, on a pas été fichu de s'acheter de grandes bouteilles d'eau pour étancher ce qui peut encore l'être. Mon royaume pour une bouteille d'eau, voilà tout ce à quoi je pense. La mer, la plage, les palmiers ne sont plus une carte postale, c'est juste le décor de mon agonie.
Puis, après avoir déjà perdu trois kilos, on peut enfin laisser reposer nos montures. On est arrivé à notre première étape, Kuta Beach. En un éclair, on est dans l'eau, plus dans la sueur, merveilleuse sensation de fraicheur. Il y a là quelques touristes philippins qui s'amusent dans les petites vagues. Ils sont déjà loins quand on pense qu'il est temps de partir se chercher une boisson fraiche. On sait que dès qu'on va quitter les eaux translucides, le soleil va encore nous faire mijoter à feu vif. Dure réalité. Pas si dure quand on sait qu'on a que la plage à traverser pour s'offrir l'objet de nos désirs mais dure quand même. Une fois dans le bar, c'est au litre qu'on descend les consommations. C'est comme une récompense, comme la bouteille de champagne offerte aux vainqueurs d'étape. C'est sucré, frais à s'en bruler la gorge, c'est plaisir! Mais, comme on habite pas là et que l'odyssée cycliste n'en est encore qu'à son presque commencement, il faut se remettre le pied à l'étrier, refaire monter la pression dans cette cocotte minute qu'est mon enveloppe charnelle. De nouvelles montées, de nouvelles descentes, puis sur le bas-côté un panneau écrit à la main qui indique "Bat Cave", la grotte aux chauves-souris. Une grotte? super! D'autant que ça doit être à l'abri de la chaleur, c'est exactement ce qu'il nous faut. Seulement, pour aller à la Bat Cave, il faut encore quitter la route principale et s'aventurer loin de l'asphalte sur des chemins plus prévus pour des zébus que pour les frèles pneus sensés nous porter jusque là. Mais soit, puisqu'il faut en passer par là, qu'il en soit ainsi! S'il faut faire hurler à la mort nos engins, qu'ils hurlent donc, là-bas devant, il fait frais et c'est tout ce qui compte! Au bord du chemin sur lequel on se démène maintenant, on croise deux locaux qui paressent à l'ombre. On se dit bonjour comme c'est la coutume et les deux types se proposent d'être nos guides en précisant bien que c'est nécessaire si on veut d'une part trouver la grotte et d'autre part en sortir vivant. J'exagère un poil mais c'est la dramaturgie qui veut ça... Nous, en bonne tête de bois, on ne nous la fait pas. Un guide obligatoire? Tu ne serais pas en train de nous la faire à l'envers? Regarde nous donc partir pour voir un peu si c'est obligatoire!! De toute façon, sur le chemin, il y a toujours d'autres locaux à qui on peut demander notre route si vraiment on est perdu; et puis comme il n'y a qu'une seule direction possible, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va se perdre! D'ailleurs, on finit par trouver comme des grands le petit sentier qui mène à la grotte en taillant à travers la forêt. Il faut laisser là les vélos, non sans avoir donner au préalable à un gamin quelques roupies comme pour s'acquitter d'un ticket de parking. C'est pas bien méchant, de toutes façons, on est arrivé, je sens la fraicheur à portée de tir.
On est à pieds. La forêt devant nous est dense au possible et le sentier y serpente dans une nouvelle montée. Tout autour, les cris d'animaux plus bizarres les uns que les autres contribuent à créer une ambiance aventureuse. Il n'y avait pas d'autres vélos sur le "parking", pas de voitures, rien. Il n'y a qu'un pas à dire qu'on est seuls au monde. Après quelques minutes à enjamber les arbres, à chasser les moustiques trop collant, on y est, la bouche de la grotte est grande ouverte devant mes yeux un brin inquiets. L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité. Pour entrer dans la grotte, c'est déjà tout un numéro d'équilibriste. Les rochers glissants jonchent le sol, il faut les escalader un à un pour appréhender ce qui nous attend à l'intérieur. Et à l'intérieur justement, c'est toujours le même chaos minéral sauf que cette fois, ça ne descend plus en pente douce mais en presque vertical, les rochers ne sont plus petits et humides, ils sont énormes et mouillés, la lumière très vite s'estompe pour laisser la place à ce qui pourrait très bien être un puit sans fond vers les portes de l'enfer. C'est donc clair et net, je suis inquiet. J'en fais part à Mr Yo'. Lui, compréhensif en écoutant mes doutes devant le peut-être Everest qu'il nous faut descendre pour mener à bien notre aventure, propose de reprendre le chemin qui poursuivait encore sa course jusqu'un peu plus haut dans la montagne. Merci de proposer un plan B! Qu'on aille donc voir!! En effet, il avait raison, ça poursuit plus haut jusqu'à une seconde entrée. Là, même si c'est toujours un peu casse-croutes, c'est quand même un peu plus accessible. On se jète donc dans la gueule du monstre. Prenant bien garde de ne pas glisser, on descend petit à petit jusqu'à atteindre le bout du tunnel. De là, on voit encore l'entrée, ça n'était pas si profond que ça. Mais, d'un autre côté, il faut se rendre à l'évidence, cette grotte n'est pas la Bat Cave, c'est la P'tite Cave et c'est tout! Pas l'ombre d'une chauve-souris, pas d'odeurs de fientes, c'est pas bon, c'était l'autre, et merde... Personnellement, la vue de la première cave n'a laissé qu'une trace indélébile en forme de sens interdit. Je ne le sens pas, pas du tout même. Quand on repasse devant la première entrée, je sais que ce n'est pas pour moi, pas aujourd'hui. Mais Yo', lui, il est motivé pour deux. Ca ne lui fait pas peur, ou en tout cas pas plus que ça. Il décide donc de partir en solo, moi en lui ayant bien précisé qu'il était indispensable qu'on reste au moins en contact sonore. Si par malheur quelque chose arrivait, que je l'entendes au moins crier pourrait faire la différence. Il s'élance. Petit à petit il s'enfonce. Il s'enfonce tellement qu'après peu de temps, je n'arrive plus à le voir, caché qu'il est derrière les rochers qu'il descend avec prudence. Seule sa voix est toujours là, jusque là tout roule même si ce n'est pas une partie de plaisir. Il descend jusqu'au point où on ne voit plus assez pour progresser. C'est qu'en bons touristes, comme j'en ai maintenant l'habitude chaque fois que je finis dans une grotte, personne n'a anticipé qu'il serait de bon ton de partir avec une lampe de poche. Il est obligé de rebrousser chemin, c'est déjà suffisamment téméraire que d'être descendu si loin. Mais l'aide extérieur n'est pas loin... Alors qu'il entame sa remontée, des voix se font entendre dans la forêt et s'amplifient. Il s'agit d'un couple d'asiatiques qui fait les choses biens, puisqu'ils sont eux accompagnés d'un guide. Ils sont déterminés à explorer la grotte, moi, toujours pas. C'est à leur tour de s'enfoncer et quand ils rejoignent le Yo', ils le prennent sous leur aile, c'est gentil à eux. Moi, je continue donc à sècher pendant la petite heure que dure leur évolution acrobatique. Au retour, Yo' est tout excité. Il a vu des quantités de chauves souris mais ça ne s'est pas arrêté là, loin s'en faut. Tout en bas de la grotte, il y avait un petit lac. Yo' qui avait bien chaud, a senti en lui l'envie d'aller faire trempette. Le guide, voyant ça, n'a pû que le prévenir du danger qui le guettait : le lac est infesté de serpents. C'était vrai! D'après ce que m'a dit Yohann, sitôt dit, sitôt braqué sa lampe à la surface de l'eau. Là, nageant en attendant quelques proies, pleins de serpents rayés de bleu et de blanc, le pauvre en aurait mouillé son maillot de bain sans mettre se tremper un orteil. Et moi, avec tout ça, c'est pas du soulagement mais de la déception qui me gagne. Moi aussi, je voulais les voir les serpents!! Tant pis ou peut-être tant mieux, avec ma gaucherie légendaire, j'aurais aussi vite pû tomber dans le lac par accident comme on tombe dans une piscine avec tous ses effets personnels!! C'est mi-figue mi-raisin sec que je quitte la Bat Cave. Je sais d'avance que ça ne va pas durer surtout pour le côté sec.
A peine retourné sur le vélo, la fontaine reprend. La Bat Cave étant le point le plus loin auquel on peut se rendre depuis chez nous, j'en déduis qu'on est sur le retour. Un retour peinard, c'est ça qu'il nous faut, c'est à ça qu'on s'attache. Une nouvelle pause boisson fraiche et sucrée plus tard, on s'accorde une nouvelle baignade depuis une nouvelle plage pas loin d'être déserte. Là, je garde mon T-shirt pour aller à l'eau. De toutes façons, il est déjà trempé, ça ne peut pas être pire; le soleil est toujours brulant, un T-shirt, ça vaut une bonne crème solaire indice 60! Je ne trempe plus dans mon jus mais dans la grande bleue, c'est beaucoup mieux. Cette petite baignade nous a tout requinqué. Pour un peu, je pourrais retrouver mes jambes d'antan. Dommage, la plage depuis laquelle on se baigne est à un rocher de distance de White Sand Beach. En trois coups de pédale en longeant la mer, les bars recommencent à s'enfiler, on est arrivé. Il est 17h et quelques, c'est en plus l'heure de l'apéritif, bien que White Sand soit peuplée comme jamais, on peut quand même trouver des motifs de statisfaction! On laisse donc nos vélos se remettre sur le sable et on s'installe à la "Kasbah". Le choix a été vite vu car les tenanciers ont le bon gout de mettre des canapés remplis de coussins à même le sable avec comme seule perspective l'océan. Qui plus est, ils ont un concept de l'happy hour excellent, tout tient de la chance, c'est à pile ou face. Si tu tombes pile, tu ne perds pas la face et tu gagnes à boire ton cocktail gratuitement. Si tu perds, tu raques, c'est que t'as pas de veine. Avec Yo', on se fait donc servir deux cocktails couteux avant de voir si on est heureux au jeu. Yo' commence et perds. Je suis et perds aussi. Mais dans ces cas là, le revers de la médaille, c'est que malheureux au jeu... C'est bien de pouvoir se donner bonne conscience en se faisant délester de son pognon! Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à de la bonne musique, à un coucher de soleil de folie, à avoir du sable entre les orteils.
Maintenant qu'il fait nuit, il faut rendre les vélos. Contrairement au matin, la marée est basse, les baigneurs sont partis prendre des douches, on a tout loisir de rentrer côté plage. Ca file tout seul, le clapot de l'eau nous accompagne, c'est plat, c'est nettement plus exaltant.
La soirée qui suit est, bien que ce soit la dernière ensemble, tranquille; je suis encore rincé d'un nouveau réveil à 9h. Avec Yo', on se remémore les jours heureux où on partageait tout du lever au coucher.On s'endors comme des bébés à l'heure où d'habitude on a plutôt un verre à la main. A partir de maintenant, Boracai promet d'être plus studieuse.
Le réveil de 10h sonne les aux revoirs. On a juste le temps d'engouffrer le petit déjeuner que Yohann doit partir. Et à l'issue, ça y est, ça faisait un bail que ça n'était pas arrivé, je revoyage en solo ce que j'appréhende un peu. Ca ne veut pas dire que ça m'effraie mais simplement que jusqu'alors, Boracai était un terrain de jeu, et maintenant ça va se transformer en salle de classe.
Obtention du visa russe hors de France? English translation pending
Salut !
Nous ne sommes pas les premiers à poser la question, mais peut-être aurez-vous une réponse à notre problème en particulier.
Nous voulons un visa touristique de 1 mois pour la Russie (pour le mois d'aout en gros, entrée à Ulan Ude, sortie à Sakhaline). On vient d'essayer de l'obtenir à Baku, mais on nous apprend qu'il est impossible de l'obtenir hors de son pays de résidence (sauf si l'on a un permis de séjour de 90 jours dans un pays quelconque). Les agences de voyage nous disent la même chose. Parait que c'est une nouvelle loi qui date d'il y a 1 ou 2 ans. Et nous, pas moyen qu'on retourne en France maintenant !!
On confirme au passage que dans les pays d'Asie Centrale, il faut l'original de la lettre d'invitation ! Et que pour obtenir un visa russe depuis l'Azerbaïdjan, à priori, c'est mort...
Quelques questions : - peut-on obtenir le visa russe plus d'un mois à l'avance ? (on nous a dit "pas moins d'un mois avant le jour d'entrée" au consulat azéri, ce qui nous obligerait à le prendre en Mongolie, mais sur le forum, certains contributeurs parlent de 6 mois)
- Y a-t-il des voyageurs qui ont réussi à obtenir leur visa russe depuis Almaty, Tachkent ou Ulan-Bator récemment, sans résider dans ces pays ? Et si oui, était-ce ok pour 1 mois (parait qu'en Mongolie, c'est souvent moins..) ? Y a-t-il une astuce particulière (agence de voyage, autre ?)
- Y a-t-il d'autres villes qu'Almaty et Astana au Kazakhstan qui délivrent le visa russe (notamment pour la partie transit Kazakhstan-Mongolie)
- Enfin, est-ce qu'à votre avis ça pose problème de demander aussi un visa de transit russe (pour passer du kazakhstan à la mongolie) ? C'est exactement la même galère, j'imagine ? Peut-on/vaut-il mieux faire les deux demandes en même temps ? (sachant que c'est dur d'avoir des dates précises pour un visa de transit)
Merci d'avance pour vos réponses!
Maxime
Nous ne sommes pas les premiers à poser la question, mais peut-être aurez-vous une réponse à notre problème en particulier.
Nous voulons un visa touristique de 1 mois pour la Russie (pour le mois d'aout en gros, entrée à Ulan Ude, sortie à Sakhaline). On vient d'essayer de l'obtenir à Baku, mais on nous apprend qu'il est impossible de l'obtenir hors de son pays de résidence (sauf si l'on a un permis de séjour de 90 jours dans un pays quelconque). Les agences de voyage nous disent la même chose. Parait que c'est une nouvelle loi qui date d'il y a 1 ou 2 ans. Et nous, pas moyen qu'on retourne en France maintenant !!
On confirme au passage que dans les pays d'Asie Centrale, il faut l'original de la lettre d'invitation ! Et que pour obtenir un visa russe depuis l'Azerbaïdjan, à priori, c'est mort...
Quelques questions : - peut-on obtenir le visa russe plus d'un mois à l'avance ? (on nous a dit "pas moins d'un mois avant le jour d'entrée" au consulat azéri, ce qui nous obligerait à le prendre en Mongolie, mais sur le forum, certains contributeurs parlent de 6 mois)
- Y a-t-il des voyageurs qui ont réussi à obtenir leur visa russe depuis Almaty, Tachkent ou Ulan-Bator récemment, sans résider dans ces pays ? Et si oui, était-ce ok pour 1 mois (parait qu'en Mongolie, c'est souvent moins..) ? Y a-t-il une astuce particulière (agence de voyage, autre ?)
- Y a-t-il d'autres villes qu'Almaty et Astana au Kazakhstan qui délivrent le visa russe (notamment pour la partie transit Kazakhstan-Mongolie)
- Enfin, est-ce qu'à votre avis ça pose problème de demander aussi un visa de transit russe (pour passer du kazakhstan à la mongolie) ? C'est exactement la même galère, j'imagine ? Peut-on/vaut-il mieux faire les deux demandes en même temps ? (sachant que c'est dur d'avoir des dates précises pour un visa de transit)
Merci d'avance pour vos réponses!
Maxime
Retour de Khao Lak et Phuket (avril ) English translation pending
Khao lak
je viens juste de rentrer de thailande dernier avion avant l'interruption du trafic à cause du volcan !!
Début avril c’est plus la saison sèche mais c’est pas encore la saison des pluies En 15 jours nous avons eu 3 orages 1 le premier soir et 2 le deuxième jour sinon il a fait chaud mais c’était supportable.
A mon avis la ville n’a vraiment rien d’exceptionnel le vrai intérêt c’est la proximité des similans pour la plongée. Les plages sont belles mais pas de restaurant vraiment sympa en bord de plage comme à kho samui.
Un bon plan pour loger si jamais c'est le baan krating resort endroit super plage privée et pas cher un peu en dehors de khao lak mais endroit vraiment magique!
Une super excursion sympa c'est le lac (2h30 de voiture de khao lak = khao sok) artificiel avec un village flottant possibilité de dormir sur place vraiment super! C’est vraiment à faire
Pour la plongée les similans c’est Extraordinaire !!
Phuket
ah Phuket !!! phuket le meilleur voisine avec le pire.
Patong c’est vraiment spécial
Que de la débauche et pour la débauche bars, beuverie, massages (pas thérapeutique), magasin de souvenirs en veux tu en voila, boutiques de mode et vente de montres (pratiquement que du faux Rolex, D&G etc) pour soulager la bourse voire hôtel de passe à tous les étages si tu en as deux (bourses).
Clientèle en majorité sans aucune éducation et plutôt fruste , allemands bedonnant et anglais low class voire blonde russe nouveau riche rouge écrevisse à cause du soleil tous venus pour se défouler et pour dire j’y étais .Aussi quelques égarés qui heureusement donnent une meilleure image de l’Europe mais pas sûr que les thais aient beaucoup d’estime pour nous à la vue de tout ça ! Si cela ne te donne pas envie de vomir il reste le bar ou le restaurant….
Choucroute , burger & Mac donald à gogo ou whisky bas de gamme c’est au choix . Pire les thais commencent à manger comme les européens et avoir les mêmes vices. Après les allemands rondouillard on commence à voir des jeunes thaies grasses comme des sumos à force de boire des sodas et de manger de la M de chez M comme chez M (Donald ou un autre) vive la globalisation.. Même vu des racailles du 93 qui trouvent ça vraiment top !!.La mafia russe file aussi la parfaite entente avec la mafia locale
Enfin pour ceux qui trouveront sur place l'illusion du parfait amour avec une jolie crevette thaie qui parle trois mots d'anglais et qui te sortiras le grand jeux d'autant plus facilement que le porte monnaie est bien garni. Tu seras alors surpris de voir à quelle vitesse la demoiselle (ou celle du 3ième sexe) apprend l'anglais (voir paragraphe suivant) car toi apprendre le thai bon courage. C’est pas gagné d’avance Chaque syllabe = un mot et chaque mot peut avoir cinq sens différents suivant la prononciation « same same but différent ». Il te reste donc à deviner mais là c’est carrément le 6ième l’intuition Il te reste encore le mime mais c’est pas donné à tout le monde.
Dès ton retour tu seras bombardé de mails : chéri tu me manques déjà., mon frère a eu un terrible accident de voiture il est à l’hôpital mais je ne peux pas payer …j’en passe et des meilleures. Savoir quand même que dans tous les bars les mails sont dans la bible pas celle du buddha page de gauche en thai et page de droite en anglais nous vivons une époque moderne. Chaque bar a donc le sien et il existe autant de bars à Patong que de problèmes financiers insolubles sans le secours du farang samaritain.
Ne pas confondre the bitch non plus avec the Beach qui ne coûte que 100 bath pour pouvoir s’allonger c'est-à-dire rien comparé au 30'000 bath de pension que tu a promis de verser chaque mois à ta chérie pour lui éviter de retourner sur le trottoir . Enfin c’est pas le même service juste le parasol et la chaise longue si tu veux un massage il faudra payer un supplément mais au moins ici tout sera politiquement correct.
Saches quand même qu'avant d'avoir reçu ton premier mail chez toi en Europe ta belle créature file déjà le parfait amour avec le touriste suivant avec les mêmes arguments Moyennant trois ou quatre gogos , un belge, un allemand, un francais et un suisse ne soyons pas raciste la demoiselle vit alors très confortablement et fait même vivre tout son village en Isaan ou ailleurs.Ca arrange toute la famille et tout le monde fait semblant de croire que c'est parce que elle à un bon job en tout cas c’est sûr elle se tue pas à la tâche. Rassure toi si t’es tombé dans le panneau Buddha t’apporteras un meilleur Karma dans ta prochaine existence. .
Maintenant si t’es vraiment généreux ou vraiment naif voire les deux tu peux aussi acheter une maison, un commerce à ta dulcinée histoire le jour venu de couler une retraite paisible et assurer tes vieux jours avec ta belle. Là aussi saches que la loi thaie interdit la propriété du sol au farang. Ta dulcinée sera donc propriétaire à 51 % minimum . Seul hic à ton retour la belle vivra avec sa famille et son mari thai qui aura changé la serrure. Tu devras aller dormir à l’hôtel sans possibilité de recours .Tu peux aussi te faire brider les yeux et te faire liposucer (non c’est pas une spécialité du kama sutra thailandais) à bon compte dans une clinique mais le résultat là non plus n’est pas garanti Enfin pour que l’illusion soit parfaite il faudra encore apprendre parfaitement le thai Là c’est une autre paire de manche et même avec la méthode assimil c’est pas gagné d’avance (cf au dessus)
Savoir qu'il y en a plus d'un qui c'est fait avoir et pas forcément que des mecs qui n'ont qu'une bite à la place de la cervelle. La naiveté, l'exploitation humaine c'est ça Phuket Patong .
Einstein disait bien L univers et la connerie humaine sont sans limites quoi que pour l'univers (céleste) on est en asie, mince , j'ai des doute .En tout cas cela plane ras le sol l’essentiel c’est qu’on se marre et qu’on en aie pour son argent. Rassures toi il y en a pour tout le monde et tout le monde sera servi. On rase pas gratis pour autant.
Maintenant si tu fréquentes que le bar parce que tu n’es pas si naïf évites de trop boire et de te mettre à tripoter directement la demoiselle assise à côté de toi cela aussi peut coûter (très) cher ; car tu te trompes la demoiselle est étudiante en vacances chez sa grand-mère et lit la bible tous les jours simplement parce que elle s’intéresse à la culture européenne. Elle s'offusquera déposera plainte chez les ripoux de flics et tu paieras un dédommagement pour l'atteinte à son honneur et naturellement au flic qui t'as évité la prison et trouvé ainsi un arrangement Ah ces asiatiques il savent toujours sauver la face même avec les farangs !!
D’ailleurs pour les flics aussi il n'y a bien sûr aucun bar à putes à Patong. Il font d'ailleurs des contrôles très régulièrement si si je t’ assure .Seules les putes ne portent pas de soutien gorge (tu sais maintenant comment les repérer) Pour le vérifier quand la police débarque à l'improviste pour un contrôle les demoiselles en portent toutes un. Savoir que toutes les filles savent d'avance la date et l'heure des contrôles et l'enlève sitôt après...Si quelqu’un avait le même tuyau pour le tirage du loto moi ça m’arrangerait beaucoup je suis preneur
Moralité A Patong il faut absolument tout voir et tout éviter pour ne pas mourir idiot et dire j’y étais !!! Maintenant heureusement que c’était pas mon premier voyage en thailande car il y a franchement mieux. Certes l’île est paradisiaque et les plages sont belles mais à Phuket le touriste =une cash machine sur deux pattes Partout on veut te vendre quelque chose et tu te fais carrément aborder avec le sourire (commercial celui là) hello where do you come from ? je répondais from the moon... évites de dire from the beach (bitch) car la prononciation pourrait porter à confusion.
Par contre en dehors de Patong (kata, nai harm ou laem singh, kamala ) plein d endroits vraiment sympa et clientèle nettement meilleure . Seul bémol tout étant très largement plus cher qu'ailleurs en thailande. Ici c’est une autre thailande et un autre monde .
Les Plages
Savoir que les plages ne sont pas gardées !! Y a bien des miradors sur les plages mais j'ai jamais vu personne la seule différence avec la maison des esprits c’est que le mirador est plus haut plus grand et n’a pas coca cola avec une paille à l’intérieur donc impossible à confondre. Ca peut à la rigueur servir d'hôtel pour les fauchés mais pour te secourir en cas de pépin y a que le talisman ou la prière
Drapeau rouge = baignade interdite. Ce fut le cas à nai harn avec de très grosses vague et des courant important mais tout le monde se baigne quand même.
J’ai particulièrement aimé laem Shing, kamala et nai harn. Le vrai problème c’est le déplacement car il faut prendre un tuk tuk à chaque fois et là c'est l'arnaque assurée. Transport aussi cher qu’en Europe et impossible de négocier. . Le Phuket gazette a d’ailleurs écrit un article disant que cela commençait à poser problème. Seul hic Les thais de tout le pays accourent pour travailler et exploiter la vache à lait qu’est le touriste alors forcément les rues sont encombrées de tuk tuk à l’arrêt qui attendent le pigeon à longueur de journée et qui crie taxi taxi … Aussi Le tuk tuk man te file gratos (quelle générosité) son numéro de portable pour le retour et cela même si t’es à l’autre bout de l’île et que tu n’auras aucun problème à en trouver un pour revenir .
C’est vrai qu’a 20 euros la course c’est vraiment rentable et comme il n’y a pas de limitation dans le nombre de tuk tuk et qu’il y en a toujours plus il y a forcément plus d’offres que de demandes. Cela ne fait pas baisser les prix pour autant car les thais ont su très habilement résoudre le problème. Entente générale sur les prix. Le maire de Phuket ville a donc récemment réorganisé les transports avec l’aide du syndicat des tuk tuk pour limiter les abus et propose d’instaurer des meters Inutile de dire qu’ils seront aussitôt hors service, pas utilisé, ou trafiqué . Aucun transport en commun d’une plage à l’autre n’est prévu . Aussi rassure toi tout fonctionne exactement comme avant et à la satisfaction générale. Le maire a simplement du se faire cher payer pour ne pas trop réfléchir car les transports publics existent et fonctionnent mais c’est uniquement pour relier les plages à la ville de Phuket c’est donc pour le thai et comme le touriste se déplace de plage en plage soit il passe par la ville avec un monstre détour soit il paie un tuk tuk c’est aussi simple que cela
Seul moyen d'y échapper louer un scooter ou une voiture à tes risques et périls!! Si tu es malin achètes des pétards avant de monter histoire d’éloigner les mauvais esprits car il y a beaucoup de morts chaque semaine ce que confirme le nombre de maisons des esprits sur le bord des routes - Ah ces esprits qui n’arrivent toujours pas à prévoir les dépassements sans visibilité au haut du cote et ce malgré toutes les offrandes dont il font l’objet. J’espère simplement qu’il ne leur viendra jamais à l’idée d être un jour aiguilleur du ciel.
Enfin si par imprudence tu loues une moto avec un casque saches que là aussi c’est de la contre façon même si c’est pas marqué Rolex dessus. Le casque n’offre qu’une protection illusoire surtout face au gros 4x4 qui arrive en face. De toute façon une fois mort ça n’a plus vraiment d’importance alors Rolex ou pas Rolex t’es parti pour l’éternité .
je viens juste de rentrer de thailande dernier avion avant l'interruption du trafic à cause du volcan !!
Début avril c’est plus la saison sèche mais c’est pas encore la saison des pluies En 15 jours nous avons eu 3 orages 1 le premier soir et 2 le deuxième jour sinon il a fait chaud mais c’était supportable.
A mon avis la ville n’a vraiment rien d’exceptionnel le vrai intérêt c’est la proximité des similans pour la plongée. Les plages sont belles mais pas de restaurant vraiment sympa en bord de plage comme à kho samui.
Un bon plan pour loger si jamais c'est le baan krating resort endroit super plage privée et pas cher un peu en dehors de khao lak mais endroit vraiment magique!
Une super excursion sympa c'est le lac (2h30 de voiture de khao lak = khao sok) artificiel avec un village flottant possibilité de dormir sur place vraiment super! C’est vraiment à faire
Pour la plongée les similans c’est Extraordinaire !!
Phuket
ah Phuket !!! phuket le meilleur voisine avec le pire.
Patong c’est vraiment spécial
Que de la débauche et pour la débauche bars, beuverie, massages (pas thérapeutique), magasin de souvenirs en veux tu en voila, boutiques de mode et vente de montres (pratiquement que du faux Rolex, D&G etc) pour soulager la bourse voire hôtel de passe à tous les étages si tu en as deux (bourses).
Clientèle en majorité sans aucune éducation et plutôt fruste , allemands bedonnant et anglais low class voire blonde russe nouveau riche rouge écrevisse à cause du soleil tous venus pour se défouler et pour dire j’y étais .Aussi quelques égarés qui heureusement donnent une meilleure image de l’Europe mais pas sûr que les thais aient beaucoup d’estime pour nous à la vue de tout ça ! Si cela ne te donne pas envie de vomir il reste le bar ou le restaurant….
Choucroute , burger & Mac donald à gogo ou whisky bas de gamme c’est au choix . Pire les thais commencent à manger comme les européens et avoir les mêmes vices. Après les allemands rondouillard on commence à voir des jeunes thaies grasses comme des sumos à force de boire des sodas et de manger de la M de chez M comme chez M (Donald ou un autre) vive la globalisation.. Même vu des racailles du 93 qui trouvent ça vraiment top !!.La mafia russe file aussi la parfaite entente avec la mafia locale
Enfin pour ceux qui trouveront sur place l'illusion du parfait amour avec une jolie crevette thaie qui parle trois mots d'anglais et qui te sortiras le grand jeux d'autant plus facilement que le porte monnaie est bien garni. Tu seras alors surpris de voir à quelle vitesse la demoiselle (ou celle du 3ième sexe) apprend l'anglais (voir paragraphe suivant) car toi apprendre le thai bon courage. C’est pas gagné d’avance Chaque syllabe = un mot et chaque mot peut avoir cinq sens différents suivant la prononciation « same same but différent ». Il te reste donc à deviner mais là c’est carrément le 6ième l’intuition Il te reste encore le mime mais c’est pas donné à tout le monde.
Dès ton retour tu seras bombardé de mails : chéri tu me manques déjà., mon frère a eu un terrible accident de voiture il est à l’hôpital mais je ne peux pas payer …j’en passe et des meilleures. Savoir quand même que dans tous les bars les mails sont dans la bible pas celle du buddha page de gauche en thai et page de droite en anglais nous vivons une époque moderne. Chaque bar a donc le sien et il existe autant de bars à Patong que de problèmes financiers insolubles sans le secours du farang samaritain.
Ne pas confondre the bitch non plus avec the Beach qui ne coûte que 100 bath pour pouvoir s’allonger c'est-à-dire rien comparé au 30'000 bath de pension que tu a promis de verser chaque mois à ta chérie pour lui éviter de retourner sur le trottoir . Enfin c’est pas le même service juste le parasol et la chaise longue si tu veux un massage il faudra payer un supplément mais au moins ici tout sera politiquement correct.
Saches quand même qu'avant d'avoir reçu ton premier mail chez toi en Europe ta belle créature file déjà le parfait amour avec le touriste suivant avec les mêmes arguments Moyennant trois ou quatre gogos , un belge, un allemand, un francais et un suisse ne soyons pas raciste la demoiselle vit alors très confortablement et fait même vivre tout son village en Isaan ou ailleurs.Ca arrange toute la famille et tout le monde fait semblant de croire que c'est parce que elle à un bon job en tout cas c’est sûr elle se tue pas à la tâche. Rassure toi si t’es tombé dans le panneau Buddha t’apporteras un meilleur Karma dans ta prochaine existence. .
Maintenant si t’es vraiment généreux ou vraiment naif voire les deux tu peux aussi acheter une maison, un commerce à ta dulcinée histoire le jour venu de couler une retraite paisible et assurer tes vieux jours avec ta belle. Là aussi saches que la loi thaie interdit la propriété du sol au farang. Ta dulcinée sera donc propriétaire à 51 % minimum . Seul hic à ton retour la belle vivra avec sa famille et son mari thai qui aura changé la serrure. Tu devras aller dormir à l’hôtel sans possibilité de recours .Tu peux aussi te faire brider les yeux et te faire liposucer (non c’est pas une spécialité du kama sutra thailandais) à bon compte dans une clinique mais le résultat là non plus n’est pas garanti Enfin pour que l’illusion soit parfaite il faudra encore apprendre parfaitement le thai Là c’est une autre paire de manche et même avec la méthode assimil c’est pas gagné d’avance (cf au dessus)
Savoir qu'il y en a plus d'un qui c'est fait avoir et pas forcément que des mecs qui n'ont qu'une bite à la place de la cervelle. La naiveté, l'exploitation humaine c'est ça Phuket Patong .
Einstein disait bien L univers et la connerie humaine sont sans limites quoi que pour l'univers (céleste) on est en asie, mince , j'ai des doute .En tout cas cela plane ras le sol l’essentiel c’est qu’on se marre et qu’on en aie pour son argent. Rassures toi il y en a pour tout le monde et tout le monde sera servi. On rase pas gratis pour autant.
Maintenant si tu fréquentes que le bar parce que tu n’es pas si naïf évites de trop boire et de te mettre à tripoter directement la demoiselle assise à côté de toi cela aussi peut coûter (très) cher ; car tu te trompes la demoiselle est étudiante en vacances chez sa grand-mère et lit la bible tous les jours simplement parce que elle s’intéresse à la culture européenne. Elle s'offusquera déposera plainte chez les ripoux de flics et tu paieras un dédommagement pour l'atteinte à son honneur et naturellement au flic qui t'as évité la prison et trouvé ainsi un arrangement Ah ces asiatiques il savent toujours sauver la face même avec les farangs !!
D’ailleurs pour les flics aussi il n'y a bien sûr aucun bar à putes à Patong. Il font d'ailleurs des contrôles très régulièrement si si je t’ assure .Seules les putes ne portent pas de soutien gorge (tu sais maintenant comment les repérer) Pour le vérifier quand la police débarque à l'improviste pour un contrôle les demoiselles en portent toutes un. Savoir que toutes les filles savent d'avance la date et l'heure des contrôles et l'enlève sitôt après...Si quelqu’un avait le même tuyau pour le tirage du loto moi ça m’arrangerait beaucoup je suis preneur
Moralité A Patong il faut absolument tout voir et tout éviter pour ne pas mourir idiot et dire j’y étais !!! Maintenant heureusement que c’était pas mon premier voyage en thailande car il y a franchement mieux. Certes l’île est paradisiaque et les plages sont belles mais à Phuket le touriste =une cash machine sur deux pattes Partout on veut te vendre quelque chose et tu te fais carrément aborder avec le sourire (commercial celui là) hello where do you come from ? je répondais from the moon... évites de dire from the beach (bitch) car la prononciation pourrait porter à confusion.
Par contre en dehors de Patong (kata, nai harm ou laem singh, kamala ) plein d endroits vraiment sympa et clientèle nettement meilleure . Seul bémol tout étant très largement plus cher qu'ailleurs en thailande. Ici c’est une autre thailande et un autre monde .
Les Plages
Savoir que les plages ne sont pas gardées !! Y a bien des miradors sur les plages mais j'ai jamais vu personne la seule différence avec la maison des esprits c’est que le mirador est plus haut plus grand et n’a pas coca cola avec une paille à l’intérieur donc impossible à confondre. Ca peut à la rigueur servir d'hôtel pour les fauchés mais pour te secourir en cas de pépin y a que le talisman ou la prière
Drapeau rouge = baignade interdite. Ce fut le cas à nai harn avec de très grosses vague et des courant important mais tout le monde se baigne quand même.
J’ai particulièrement aimé laem Shing, kamala et nai harn. Le vrai problème c’est le déplacement car il faut prendre un tuk tuk à chaque fois et là c'est l'arnaque assurée. Transport aussi cher qu’en Europe et impossible de négocier. . Le Phuket gazette a d’ailleurs écrit un article disant que cela commençait à poser problème. Seul hic Les thais de tout le pays accourent pour travailler et exploiter la vache à lait qu’est le touriste alors forcément les rues sont encombrées de tuk tuk à l’arrêt qui attendent le pigeon à longueur de journée et qui crie taxi taxi … Aussi Le tuk tuk man te file gratos (quelle générosité) son numéro de portable pour le retour et cela même si t’es à l’autre bout de l’île et que tu n’auras aucun problème à en trouver un pour revenir .
C’est vrai qu’a 20 euros la course c’est vraiment rentable et comme il n’y a pas de limitation dans le nombre de tuk tuk et qu’il y en a toujours plus il y a forcément plus d’offres que de demandes. Cela ne fait pas baisser les prix pour autant car les thais ont su très habilement résoudre le problème. Entente générale sur les prix. Le maire de Phuket ville a donc récemment réorganisé les transports avec l’aide du syndicat des tuk tuk pour limiter les abus et propose d’instaurer des meters Inutile de dire qu’ils seront aussitôt hors service, pas utilisé, ou trafiqué . Aucun transport en commun d’une plage à l’autre n’est prévu . Aussi rassure toi tout fonctionne exactement comme avant et à la satisfaction générale. Le maire a simplement du se faire cher payer pour ne pas trop réfléchir car les transports publics existent et fonctionnent mais c’est uniquement pour relier les plages à la ville de Phuket c’est donc pour le thai et comme le touriste se déplace de plage en plage soit il passe par la ville avec un monstre détour soit il paie un tuk tuk c’est aussi simple que cela
Seul moyen d'y échapper louer un scooter ou une voiture à tes risques et périls!! Si tu es malin achètes des pétards avant de monter histoire d’éloigner les mauvais esprits car il y a beaucoup de morts chaque semaine ce que confirme le nombre de maisons des esprits sur le bord des routes - Ah ces esprits qui n’arrivent toujours pas à prévoir les dépassements sans visibilité au haut du cote et ce malgré toutes les offrandes dont il font l’objet. J’espère simplement qu’il ne leur viendra jamais à l’idée d être un jour aiguilleur du ciel.
Enfin si par imprudence tu loues une moto avec un casque saches que là aussi c’est de la contre façon même si c’est pas marqué Rolex dessus. Le casque n’offre qu’une protection illusoire surtout face au gros 4x4 qui arrive en face. De toute façon une fois mort ça n’a plus vraiment d’importance alors Rolex ou pas Rolex t’es parti pour l’éternité .
Fermeture des espaces aériens en Europe suite éruption du volcan d’Eyjafjallajokull en Islande (15 avril 2010) English translation pending
En complement du sujet sur Londres http://voyageforum.com/...9;page=unread#unread
... c'est maintenant tous les aéroports de Grande Bretagne qui ferment (ou sont déjà fermés) jusqu'a 18/19h ou ++++
Eurocontrol a decidé la fermeture a 16h CET l'espace aérien des pays suivants
Belgique, Pays bas, Allemagne
... Paris pourrait fermer dans l'apres-midi