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La situation du français au Québec English translation pending
Bonjour
Je me porte volontaire ... pour partir la discussion qui a été commencée dans le sujet "Différences entre la France et les Etats-Unis?".
Alors, ceux qui veulent continuer la discussion, je crois que cet endroit sera le plus approprié !
Pour nous mettre dans "le bain", voici quelques citations prises de la discussion "Différences entre la France et les Etats-Unis?".
De Néfer :
Et pourquoi écrire "le français de France" ? N'y a-t-il pas qu'une langue française.
De Virginiath :
Je pense qu'en l'espèce, notre petite discussion prouve que non, ou du moins qu'elle se décline sous de nombreuses formes 😉
De CanadaGoose :
Pourquoi? Parce que le français de France n'a absolument rien à voir avec le français québécois, créole ou même belge.
Et que, je suis désolé de le dire, malgré tous les efforts mis en oeuvre pour préserver la langue française au Québec, force est de constater que le niveau général est assez faible, et ce jusqu'aux plus hautes sphères de la Province. Je le vois tous les jours, dans les journaux, les panneaux publics ("piste cyclabe", hier), les média(s), les notes de service au boulot (au secours!), etc...
De Jacmat :
Quand je regarde le francais écrit de beaucoup de tes compatriotes ca fait égalemet pitié autant que celui des québecois. C'est incroyable tous les mot anglais que vous utilisez, prononcé à la francaise, tant écrit que parlé. Est ce que vous utilisez tous ces mots anglais pour faire chic, ou comme vous diriez pour du '' window dressing ''
De Virginiath :
Ce qui est marrant, c'est que les mots anglais que nous utilisons ne sont pas ceux, nombreux, ne vous en déplaise, que vous utilisez au Québec.
Voir la suite de son "post" à l'adresse : http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_differences_entre_france_les_etats_unis_D1702097-7/
De Néfer (en parlant de la liste d'anglicismes affichée par Virginiath (voir ci-haut) :
Vous avez exagéré (encore) avec vos anglicismes!
Je suis d'ici et on n'utilise pas ces termes ni à la maison, ni au travail.
Et quand je vais au garage pour la révision, personne ne parle du bumper ni de la clutch.
Question de culture, je suppose. Et le Québec a vite et bien changé depuis cinquante années.
De Virginiath :
Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par "question de culture". Question de niveau culturel ? Que seuls les gens peu éduqués utilisent les termes anglais ? C'est bien possible.
De CanadaGoose :
Quasiment tous les termes qu'il y avait dans ta liste sont utilisés tous les jours, et pas par une minorité. Les bumper, U turn , tire, wiper, lighter, etc... on n'entend que ça. (...) Les gens qui ont une certaine instruction utilisent peu d'anglicismes. Également, j'ai l'impression qu'on en utilise encore plus au travail, notamment dans certains secteurs. Mais Néfer ne représente pas l'ensemble des Québécois, car tout ce que je dis est authentique, et il le sait bien...
De LiseDenise :
Dans les années 60, il y a eu résurgence du bon français parlé et écrit lors de la 'révolution tranquille'. D'énormes efforts furent faits, je dirais que maintenant 50% sinon plus des québécois parlent et écrivent un français châtié et cela va en progressant. Ce 50% ou presque utilise toujours toutefois, lorsque nous parlons, ces expressions si typiques et savoureuses....tout comme votre patois parisien ou autre.
Certains mots français ne sont plus utilisés en France mais encore ici, ex:'dispendieux' utilisé ici alors qu'en France on dit tout simplement 'cher'. Pourtant, dispendieux est toujours dans le Larousse et n'est pas, comme vous pourriez le penser, la traduction de 'expensive'. Dispendieux découle du latin. Dire qu'un visiteur français m'a toisé de haut lorsque j'ai utilisé ce mot dans une conversation récente alors qu'une vieille marchande de la Chaussée d'Antin à Paris m'a demandé de répéter le mot car elle ne l'avait pas entendu depuis son enfance.
De CanadaGoose :
Ah mais tout à fait, comme je l'ai plus tôt, tout cela est tout à fait "normal". C'est déjà extraordinaire que l'on parle un certain français au Québec encore aujourd'hui. Mais la question est : pour encore combien de temps, et dans quel état? Je ne suis pas linguiste, mais j'ai la sale impression que, d'ici quelques décennies, le français ne sera plus qu'un souvenir à Montréal. Quant à la préservation du français en tant que tel, je pense qu'il y a aussi des efforts à faire au niveau de la qualité, et ce dès l'école.
De rostour :
Je suis également en désaccord avec Néfer 🙁, la grande majorité des mots listés plus-haut sont couramment utilisés au Québec, quoique dans cette même liste, j'en ai retrouvé que je n'avais jamais vu ou entendu 😮 ! Mais bon, ça reste un beau portait du français québécois. 🙂 (...) Mais bon, les langues évoluent, et c'est très bien comme ça !
Au Québec, nous nous battons depuis le début des temps (...🙂) pour conserver notre français, et je crois qu'on fait assez bien. Mais on ne peut empêcher de la faire évoluer ... Bientôt, peut-être notre langue s'appellera le "Québécois" et tout le Monde y gagnera ! Quoi de plus beau que la diversité des langues ? 🙂
De Nikky :
Je confirme: les mots anglais (ou angliscisme) sont beaucoup plus utilisés par les gens moins instruits. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais c'est souvent le cas.
(...)
De LiseDenise :
Vous n'étiez pas ici, à Montréal, dans les années '60 alors qu'il était impossible de se faire servir en français dans les 'grands magasins' (Eaton's, Simpson's - tous deux défunts - La Baie lequel alors s'appelait Morgan, enfin tous les magasins de la Catherine ouest comme on dit ici (la rue Ste-Catherine), alors bastion des anglais. Adolescente, je travaillais les vendredi et samedi chez Woolworth's coin Ste-Catherine et Mansfield. Il m'était interdit d'adresser les clients, français soient-ils, dans ma langue maternelle. Nous apprenions alors très rapidement l'anglais. La situation a évolué graduellement et dans les années 70 et 80 c'était au tour des anglais de la métropole d'avoir à apprendre le français, ce qui ne fut pas facile car plusieurs résistaient. Maintenant, c'est très 'fashion' que de parler l'anglais à Montréal, il faut se battre, espérons que nous gagnerons la bataille.
Continuons cette belle discussion ! (Si le coeur vous en dit !)
Je me porte volontaire ... pour partir la discussion qui a été commencée dans le sujet "Différences entre la France et les Etats-Unis?".
Alors, ceux qui veulent continuer la discussion, je crois que cet endroit sera le plus approprié !
Pour nous mettre dans "le bain", voici quelques citations prises de la discussion "Différences entre la France et les Etats-Unis?".
De Néfer :
Et pourquoi écrire "le français de France" ? N'y a-t-il pas qu'une langue française.
De Virginiath :
Je pense qu'en l'espèce, notre petite discussion prouve que non, ou du moins qu'elle se décline sous de nombreuses formes 😉
De CanadaGoose :
Pourquoi? Parce que le français de France n'a absolument rien à voir avec le français québécois, créole ou même belge.
Et que, je suis désolé de le dire, malgré tous les efforts mis en oeuvre pour préserver la langue française au Québec, force est de constater que le niveau général est assez faible, et ce jusqu'aux plus hautes sphères de la Province. Je le vois tous les jours, dans les journaux, les panneaux publics ("piste cyclabe", hier), les média(s), les notes de service au boulot (au secours!), etc...
De Jacmat :
Quand je regarde le francais écrit de beaucoup de tes compatriotes ca fait égalemet pitié autant que celui des québecois. C'est incroyable tous les mot anglais que vous utilisez, prononcé à la francaise, tant écrit que parlé. Est ce que vous utilisez tous ces mots anglais pour faire chic, ou comme vous diriez pour du '' window dressing ''
De Virginiath :
Ce qui est marrant, c'est que les mots anglais que nous utilisons ne sont pas ceux, nombreux, ne vous en déplaise, que vous utilisez au Québec.
Voir la suite de son "post" à l'adresse : http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_differences_entre_france_les_etats_unis_D1702097-7/
De Néfer (en parlant de la liste d'anglicismes affichée par Virginiath (voir ci-haut) :
Vous avez exagéré (encore) avec vos anglicismes!
Je suis d'ici et on n'utilise pas ces termes ni à la maison, ni au travail.
Et quand je vais au garage pour la révision, personne ne parle du bumper ni de la clutch.
Question de culture, je suppose. Et le Québec a vite et bien changé depuis cinquante années.
De Virginiath :
Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par "question de culture". Question de niveau culturel ? Que seuls les gens peu éduqués utilisent les termes anglais ? C'est bien possible.
De CanadaGoose :
Quasiment tous les termes qu'il y avait dans ta liste sont utilisés tous les jours, et pas par une minorité. Les bumper, U turn , tire, wiper, lighter, etc... on n'entend que ça. (...) Les gens qui ont une certaine instruction utilisent peu d'anglicismes. Également, j'ai l'impression qu'on en utilise encore plus au travail, notamment dans certains secteurs. Mais Néfer ne représente pas l'ensemble des Québécois, car tout ce que je dis est authentique, et il le sait bien...
De LiseDenise :
Dans les années 60, il y a eu résurgence du bon français parlé et écrit lors de la 'révolution tranquille'. D'énormes efforts furent faits, je dirais que maintenant 50% sinon plus des québécois parlent et écrivent un français châtié et cela va en progressant. Ce 50% ou presque utilise toujours toutefois, lorsque nous parlons, ces expressions si typiques et savoureuses....tout comme votre patois parisien ou autre.
Certains mots français ne sont plus utilisés en France mais encore ici, ex:'dispendieux' utilisé ici alors qu'en France on dit tout simplement 'cher'. Pourtant, dispendieux est toujours dans le Larousse et n'est pas, comme vous pourriez le penser, la traduction de 'expensive'. Dispendieux découle du latin. Dire qu'un visiteur français m'a toisé de haut lorsque j'ai utilisé ce mot dans une conversation récente alors qu'une vieille marchande de la Chaussée d'Antin à Paris m'a demandé de répéter le mot car elle ne l'avait pas entendu depuis son enfance.
De CanadaGoose :
Ah mais tout à fait, comme je l'ai plus tôt, tout cela est tout à fait "normal". C'est déjà extraordinaire que l'on parle un certain français au Québec encore aujourd'hui. Mais la question est : pour encore combien de temps, et dans quel état? Je ne suis pas linguiste, mais j'ai la sale impression que, d'ici quelques décennies, le français ne sera plus qu'un souvenir à Montréal. Quant à la préservation du français en tant que tel, je pense qu'il y a aussi des efforts à faire au niveau de la qualité, et ce dès l'école.
De rostour :
Je suis également en désaccord avec Néfer 🙁, la grande majorité des mots listés plus-haut sont couramment utilisés au Québec, quoique dans cette même liste, j'en ai retrouvé que je n'avais jamais vu ou entendu 😮 ! Mais bon, ça reste un beau portait du français québécois. 🙂 (...) Mais bon, les langues évoluent, et c'est très bien comme ça !
Au Québec, nous nous battons depuis le début des temps (...🙂) pour conserver notre français, et je crois qu'on fait assez bien. Mais on ne peut empêcher de la faire évoluer ... Bientôt, peut-être notre langue s'appellera le "Québécois" et tout le Monde y gagnera ! Quoi de plus beau que la diversité des langues ? 🙂
De Nikky :
Je confirme: les mots anglais (ou angliscisme) sont beaucoup plus utilisés par les gens moins instruits. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais c'est souvent le cas.
(...)
De LiseDenise :
Vous n'étiez pas ici, à Montréal, dans les années '60 alors qu'il était impossible de se faire servir en français dans les 'grands magasins' (Eaton's, Simpson's - tous deux défunts - La Baie lequel alors s'appelait Morgan, enfin tous les magasins de la Catherine ouest comme on dit ici (la rue Ste-Catherine), alors bastion des anglais. Adolescente, je travaillais les vendredi et samedi chez Woolworth's coin Ste-Catherine et Mansfield. Il m'était interdit d'adresser les clients, français soient-ils, dans ma langue maternelle. Nous apprenions alors très rapidement l'anglais. La situation a évolué graduellement et dans les années 70 et 80 c'était au tour des anglais de la métropole d'avoir à apprendre le français, ce qui ne fut pas facile car plusieurs résistaient. Maintenant, c'est très 'fashion' que de parler l'anglais à Montréal, il faut se battre, espérons que nous gagnerons la bataille.
Continuons cette belle discussion ! (Si le coeur vous en dit !)
Mother Teresa's Missionaries of Charity in India?
Hello,
I’m looking for people who’ve volunteered with Mother Teresa’s Missionaries of Charity in India for any useful info.
Thanks so much in advance for your replies
I’m looking for people who’ve volunteered with Mother Teresa’s Missionaries of Charity in India for any useful info.
Thanks so much in advance for your replies
Avis sur circuit en Californie en mai 2010 English translation pending
Bonjour à tous!!!
Nouvelle inscrite, je suis totalement novice!!
Alors je me lance, j'ai promis à ma famille d'organiser (toute seule comme une grande) un circuit de 15 jours dans l'ouest américain.
Je me permets de vous décrire mes premières idées afin de bénéficier de vos conseils.
Sachant que nous avons un budget assez serré!
jour 1 arrivée Las Vegas
Jour 2 visite de Hollywood et centre ville
jour 3 Universal Studio
Jour 4 Encore Universal Studio ou visite de SAn Diego
Jour 5 départ vers San Simeon par la côte
Jour 6 Route vers San Francisco
Jour 7 Visite de San Francisco (Alcatraz...)
Jour 8 route vers Yosemite Park
Jour 9 Visite de Yosemitte Park et traversée de Sequoia Park vers Visalia
Jour 10 Route vers Death Valley Junction
Jour 11 visite de Death Valley
Jour 12 Route vers Las Vegas
jour 13 visite de Las Vegas
Jour 14 route vers Los Angeles
Jour 15 retour maison
Je ne sais pas si c'est réalisable Pour ce qui est des hôtels, j'ai des difficultés question budget!!!!
A LA, Hollywood Star Inn San Simeon : San Simeon Beach Resort San Francisco : Stratford Union square Mariposa : super 8 motel Visalia : Econo Lodge Death Valley Junction : Armagosa opera House (pour le fun) Las Vegas : Stratosphère tower Retour par LA Ramada Plaza hotel Lax
J'espère que vous pourrez me donner de bons conseils et un tas d'infos Merci beaucoup à tous je crois que je me suis lancée dans un sérieux défi!!!😄 Nous partons à 5 adultes! moi, mon mari, mes deux fils et ma belle-fille
jour 1 arrivée Las Vegas
Jour 2 visite de Hollywood et centre ville
jour 3 Universal Studio
Jour 4 Encore Universal Studio ou visite de SAn Diego
Jour 5 départ vers San Simeon par la côte
Jour 6 Route vers San Francisco
Jour 7 Visite de San Francisco (Alcatraz...)
Jour 8 route vers Yosemite Park
Jour 9 Visite de Yosemitte Park et traversée de Sequoia Park vers Visalia
Jour 10 Route vers Death Valley Junction
Jour 11 visite de Death Valley
Jour 12 Route vers Las Vegas
jour 13 visite de Las Vegas
Jour 14 route vers Los Angeles
Jour 15 retour maison
Je ne sais pas si c'est réalisable Pour ce qui est des hôtels, j'ai des difficultés question budget!!!!
A LA, Hollywood Star Inn San Simeon : San Simeon Beach Resort San Francisco : Stratford Union square Mariposa : super 8 motel Visalia : Econo Lodge Death Valley Junction : Armagosa opera House (pour le fun) Las Vegas : Stratosphère tower Retour par LA Ramada Plaza hotel Lax
J'espère que vous pourrez me donner de bons conseils et un tas d'infos Merci beaucoup à tous je crois que je me suis lancée dans un sérieux défi!!!😄 Nous partons à 5 adultes! moi, mon mari, mes deux fils et ma belle-fille
Que faire/voir à Phoenix? English translation pending
je finis mon voyage aux USA par 1 grosse demie journées à Phoenix
Jesuis bien intéressé par un hotel (hospitality suite) dont le cadre m'a l'air très sympa pour passer mes dernières heures aux USA.
Il est situé à Scosttsdale
Mais néanmoins, il y a certainement des choses plus intéressantes à faire à Phoenix plutôt que buller au bord de la piscine...😊 même si les guides de voyage ne m'ont pas l'air très exhaustifs..
Donc je suis preneurs de bon conseils C'est aussi la dernière étape donc peut-être la meilleure pour faire le tour des magasins ?
Merci
A+
Jesuis bien intéressé par un hotel (hospitality suite) dont le cadre m'a l'air très sympa pour passer mes dernières heures aux USA.
Il est situé à Scosttsdale
Mais néanmoins, il y a certainement des choses plus intéressantes à faire à Phoenix plutôt que buller au bord de la piscine...😊 même si les guides de voyage ne m'ont pas l'air très exhaustifs..
Donc je suis preneurs de bon conseils C'est aussi la dernière étape donc peut-être la meilleure pour faire le tour des magasins ?
Merci
A+
Comment organiser les quatre derniers jours sur Tahiti? English translation pending
Ia ora na à tous,
Notre voyage de noces est enfin finalisé (merci encore !), et nous ne savons pas trop comment organiser nos 4 derniers jours sur Tahiti ...🤪 Nous arriverons de Fakarava le samedi 15 aout vers 15h, et nous repartirons en France le mercredi 19 à 23h30.
Nous voulons faire : Rando du Pari, sortie baleines, tour de l'île en voiture de location, marché de Papeete.
Logeant au Vanira Lodge sur la presqu'île, nous hésitons entre plusieurs formules : - Le truck ... pas cher mais j'ai lu ici et là que les horaires ne sont pas fiables et que Tahiti iti n'est pas très bien desservie - La location de voiture ... confortable mais bien plus cher, surtout que nous l'utiliserons qu'un jour ! Dans ce 2eme cas, j'ai trouvé un loueur à Paea pas trop cher, mais il ne livre pas les voitures à l'aéroport : peut-on faire Faaa-Paea en truck ?
Autre question qui nous pose problème : le jour du départ. L'avion est à 23h30 ... nous pensons faire le marché de Papeete mais après ??? Nous serions ravis d'avoir votre avis ou vos expériences !
Mauruuru encore pour votre aide !🙂
Notre voyage de noces est enfin finalisé (merci encore !), et nous ne savons pas trop comment organiser nos 4 derniers jours sur Tahiti ...🤪 Nous arriverons de Fakarava le samedi 15 aout vers 15h, et nous repartirons en France le mercredi 19 à 23h30.
Nous voulons faire : Rando du Pari, sortie baleines, tour de l'île en voiture de location, marché de Papeete.
Logeant au Vanira Lodge sur la presqu'île, nous hésitons entre plusieurs formules : - Le truck ... pas cher mais j'ai lu ici et là que les horaires ne sont pas fiables et que Tahiti iti n'est pas très bien desservie - La location de voiture ... confortable mais bien plus cher, surtout que nous l'utiliserons qu'un jour ! Dans ce 2eme cas, j'ai trouvé un loueur à Paea pas trop cher, mais il ne livre pas les voitures à l'aéroport : peut-on faire Faaa-Paea en truck ?
Autre question qui nous pose problème : le jour du départ. L'avion est à 23h30 ... nous pensons faire le marché de Papeete mais après ??? Nous serions ravis d'avoir votre avis ou vos expériences !
Mauruuru encore pour votre aide !🙂
Voyage en Ukraine cet été English translation pending
Bonjour,
Avec un ami, nous allons faire un voyage en Ukraine du 04/08 au 12g/08.
Nous voudrions rester 4 jours à Kiev et 5 jours en Crimé à Yalta.
Savez-vous si il y a des trains qui relient Kiev à Yalta? Si oui quel est le prix?
Nous somme aussi à la recherche d'un hôtel bon prix en centre ville à Kiev, et d'un camping (voir hôtel pas cher) à Yalta.
Pour un français, quel est le coût de la vie en Ukraine?
D'avance, merci pour vos informations!
Avec un ami, nous allons faire un voyage en Ukraine du 04/08 au 12g/08.
Nous voudrions rester 4 jours à Kiev et 5 jours en Crimé à Yalta.
Savez-vous si il y a des trains qui relient Kiev à Yalta? Si oui quel est le prix?
Nous somme aussi à la recherche d'un hôtel bon prix en centre ville à Kiev, et d'un camping (voir hôtel pas cher) à Yalta.
Pour un français, quel est le coût de la vie en Ukraine?
D'avance, merci pour vos informations!
Retour d'une croisière vernissage sur le Costa Luminosa English translation pending
Hello tout le monde,
Et bien voilà, le grand moment est passé...déjà le retour à la Réunion après un magnifique séjour en Italie et la croisière vernissage sur le Luminosa...fabuleux !!!
Bon après 24h d'avion suis un peu fatigué...donc dès que possible...compte rendu complet et photos !!! un peu de patience !!!
Emmanuel
Et bien voilà, le grand moment est passé...déjà le retour à la Réunion après un magnifique séjour en Italie et la croisière vernissage sur le Luminosa...fabuleux !!!
Bon après 24h d'avion suis un peu fatigué...donc dès que possible...compte rendu complet et photos !!! un peu de patience !!!
Emmanuel
Rencontre VF à deux mille mètres d'altitude, dans un refuge des Alpes, près de Grenoble les 19 et 20 septembre 2009 English translation pending
bonjour VF
Que diriez vous d'une rencontre de VF-istes à 2100m d'altitude, au refuge de la Pra, les 19 et 20 septembre?
photo http://www.altituderando.com
Ce refuge a de multiples avantages pour une rencontre: on peut soit camper, soit dormir au refuge il est facile d'accès, proche de Grenoble 2h30 de montée depuis Freydière, refuge facile à trouver donc on n'est pas obligés d'y aller en "troupeau", les retardataires peuvent nous rejoindre...
--
AU PROGRAMME
Montée au refuge le samedi, ceux qui seront montés au refuge le matin auront tout l'après-midi pour causer voyages ou profiter d'être "à la montagne" pour aller voir les lacs autour, y'en a un paquet: http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/30
Repas du samedi soir tous ensemble au refuge (qu'on soit sous tente ou en refuge) - ATTENTION TOUT LE MONDE DOIT ETRE ARRIVE POUR 18h30 MAXI - dans un refuge les repas sont servis tôt, ce n'est pas un resto !!
Idem dimanche, avec pour ceux qui veulent montée à la Grande Lance de Domène (alt. 2800m)
2 FORMULES DE PARTICIPATION - TENTE OU REFUGE
Soit vous venez avec votre tente, l'aire de camping étant dans une prairie en contrebas du refuge. Prévoir 15€ pour le repas du soir au refuge. Soit vous préférez un hébergement dans le refuge, ça coûte 41, 30€ (comprenant nuitée + repas du soir + petit déjeuner), auquel cas il faut réserver auprès des gardiens du refuge 04 76 89 94 60 / 06 16 59 33 86 (il faudra alors keur envoyer un acompte de 10€ par personne - coordonnées http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/22)
Dans les 2 cas, prévoir des pique-nique pour le midi (+ petit dej pour les campeurs).
POUR S'INSCRIRE
Les personnes en formule hébergement refuge s'inscrivent aussi dans le discussion, mais après avoir réservé AU NOM DU GROUPE VOYAGEFORUM auprès des gardiens. Il est bien entendu conseillé de ne pas s'y prendre à la dernière minute. (La réservation du refuge est à faire vous-même, je ne veux plus m'occuper des réservations de groupe comme par le passé, afin d'éviter d'avoir à gérer les désistements, c'est pas bon pour mes p'tits nerfs
)
Les campeurs s'inscrivent en répondant tout simplement dans le fil de la discussion, date limite 10 septembre, ce qui me permettra de communiquer au gardien le nombre de repas à préparer (sachant que les ingrédients sont montés quelques jours avant à dos d'homme par le gardien, là aussi les désistements de dernière minute ça fout les boules
).
NB: pour faciliter les covoiturages, bien me préciser (quand vous le saurez) à combien vous venez, votre moyen de locomotion (si vous avez des places à proposer ou si au contraire vous recherchez un moyen de locomotion), et d'où vous venez.
Réservez votre week end... et vos billets de train... 19-20 septembre prochains !
PS: et le restant de l'année ça se passe sur Randos-Alpes
Le lac Claret devant le refuge de La Pra et La Grande Lauzière (http://montagne.plisson.org)
Que diriez vous d'une rencontre de VF-istes à 2100m d'altitude, au refuge de la Pra, les 19 et 20 septembre?

photo http://www.altituderando.comCe refuge a de multiples avantages pour une rencontre: on peut soit camper, soit dormir au refuge il est facile d'accès, proche de Grenoble 2h30 de montée depuis Freydière, refuge facile à trouver donc on n'est pas obligés d'y aller en "troupeau", les retardataires peuvent nous rejoindre...
--
AU PROGRAMMEMontée au refuge le samedi, ceux qui seront montés au refuge le matin auront tout l'après-midi pour causer voyages ou profiter d'être "à la montagne" pour aller voir les lacs autour, y'en a un paquet: http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/30

Repas du samedi soir tous ensemble au refuge (qu'on soit sous tente ou en refuge) - ATTENTION TOUT LE MONDE DOIT ETRE ARRIVE POUR 18h30 MAXI - dans un refuge les repas sont servis tôt, ce n'est pas un resto !!
Idem dimanche, avec pour ceux qui veulent montée à la Grande Lance de Domène (alt. 2800m)
2 FORMULES DE PARTICIPATION - TENTE OU REFUGE
Soit vous venez avec votre tente, l'aire de camping étant dans une prairie en contrebas du refuge. Prévoir 15€ pour le repas du soir au refuge. Soit vous préférez un hébergement dans le refuge, ça coûte 41, 30€ (comprenant nuitée + repas du soir + petit déjeuner), auquel cas il faut réserver auprès des gardiens du refuge 04 76 89 94 60 / 06 16 59 33 86 (il faudra alors keur envoyer un acompte de 10€ par personne - coordonnées http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/22)
Dans les 2 cas, prévoir des pique-nique pour le midi (+ petit dej pour les campeurs).
POUR S'INSCRIRE
Les personnes en formule hébergement refuge s'inscrivent aussi dans le discussion, mais après avoir réservé AU NOM DU GROUPE VOYAGEFORUM auprès des gardiens. Il est bien entendu conseillé de ne pas s'y prendre à la dernière minute. (La réservation du refuge est à faire vous-même, je ne veux plus m'occuper des réservations de groupe comme par le passé, afin d'éviter d'avoir à gérer les désistements, c'est pas bon pour mes p'tits nerfs
)Les campeurs s'inscrivent en répondant tout simplement dans le fil de la discussion, date limite 10 septembre, ce qui me permettra de communiquer au gardien le nombre de repas à préparer (sachant que les ingrédients sont montés quelques jours avant à dos d'homme par le gardien, là aussi les désistements de dernière minute ça fout les boules
).NB: pour faciliter les covoiturages, bien me préciser (quand vous le saurez) à combien vous venez, votre moyen de locomotion (si vous avez des places à proposer ou si au contraire vous recherchez un moyen de locomotion), et d'où vous venez.
Réservez votre week end... et vos billets de train... 19-20 septembre prochains !
PS: et le restant de l'année ça se passe sur Randos-Alpes

Le lac Claret devant le refuge de La Pra et La Grande Lauzière (http://montagne.plisson.org)Projet de parcours de la France à pied English translation pending
Salut à tous !
J'ai ce projet qui me tient à coeur depuis maintenant quelques années, j'ai 21 ans et je viens de rentrer dans la vie active, désirant vivre autre chose avant de me lancer dans le fameux train-train tant redouté, je m'apprete donc à entreprendre mon périple, je compte partir 3 mois environ. Je compte partir de Rouen, pour ensuite me diriger vers les Vosges, redescendre vers les Alpes, longer la cote d'azur, puis finir mon voyage du côté du sud-ouest, désolé pour l'inexactitude du parcours, car je suis en ce moment même en train de mettre au point mon itinéraire.
Je dispose du matériel suivant: Tente bivouac Ferrino Lightent Sac de couchage Sac à dois 60 litres Cartes et Atlas IGN + boussole Téléphone avec fonction GPS (que je vais utiliser le moins possible pour garder le charme des ballades sauvages) Budget de 2500€ environ J'ai bien sur un petit réchaud et une gamelle pour me faire à manger.
Je compte bien faire du camping sauvage là ou mes pieds me porteront, avec évidemment quelques passages au camping pour prendre une bonne douche chaude
Je devrais normalement partir aux alentours du 15 juin...
J'ai déjà lu pas mal de récits sur le site et je me permets donc de vous demander si vous avez des conseils à me donner. Merci de partager vos expériences, conseils.
J'ai ce projet qui me tient à coeur depuis maintenant quelques années, j'ai 21 ans et je viens de rentrer dans la vie active, désirant vivre autre chose avant de me lancer dans le fameux train-train tant redouté, je m'apprete donc à entreprendre mon périple, je compte partir 3 mois environ. Je compte partir de Rouen, pour ensuite me diriger vers les Vosges, redescendre vers les Alpes, longer la cote d'azur, puis finir mon voyage du côté du sud-ouest, désolé pour l'inexactitude du parcours, car je suis en ce moment même en train de mettre au point mon itinéraire.
Je dispose du matériel suivant: Tente bivouac Ferrino Lightent Sac de couchage Sac à dois 60 litres Cartes et Atlas IGN + boussole Téléphone avec fonction GPS (que je vais utiliser le moins possible pour garder le charme des ballades sauvages) Budget de 2500€ environ J'ai bien sur un petit réchaud et une gamelle pour me faire à manger.
Je compte bien faire du camping sauvage là ou mes pieds me porteront, avec évidemment quelques passages au camping pour prendre une bonne douche chaude

Je devrais normalement partir aux alentours du 15 juin...
J'ai déjà lu pas mal de récits sur le site et je me permets donc de vous demander si vous avez des conseils à me donner. Merci de partager vos expériences, conseils.
Camping sur Whitsunday Island? English translation pending
Bonjour,
QQ a t il une expérience de camping sur whitsunday island. J'amerais aller au camping de whitsunday beatch pour 2-3 nuit par mes propre moyen. J'aimerais savoir comment ca se passe sur l'ile car il y a juste des WC dans ce camping, (donc pas de douche) et surtout pour la bouffe et l'eau!
Par la suite savoir comment on se déplace sur l'ile y a t il des sentiers ou tous les déplacements ce font par bateau?
Merci
QQ a t il une expérience de camping sur whitsunday island. J'amerais aller au camping de whitsunday beatch pour 2-3 nuit par mes propre moyen. J'aimerais savoir comment ca se passe sur l'ile car il y a juste des WC dans ce camping, (donc pas de douche) et surtout pour la bouffe et l'eau!
Par la suite savoir comment on se déplace sur l'ile y a t il des sentiers ou tous les déplacements ce font par bateau?
Merci
Dates du ramadan en 2009? English translation pending
bonjour a tous
est-ce que quelqu'un peut me dire quand sera le ramadan ?
car je pense aller au maroc fin aout debut sept., et je ne voudrais pas tomber au moment du ramadan car tout est ferme dans la journèe.merci
Ordinateur portable et voyages à vélo English translation pending
bonjour,
je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?
a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.
merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?
a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.
merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
Conseils pour quelques jours à Ushuaia? English translation pending
Bonjour,
Je serai à Ushuaia seule et à pied fin novembre.
Quels sont les incontournables sachant que je suis plus rando que musées? Est ce qu'il vaut mieux randonner en étoile et trouver un hébergement plusieurs jours à Ushuaia ou prévoir de rester 1 ou 2 nuits dans le Parc national Tierra del Fuego ou à la Estancia Haberton?
Peut on trouver des locations de VTT ou de scooter?
Merci pour vos infos et vos bons plans d'hébergement .
Isabel
Emails de voyage: Ouganda English translation pending
Bonjour à tous,
Voici quelques emails de voyages que j'ai tenu lorsque j'ai réalisé mon voyage en ouganda, pendant la periode de noel.
Je les poste maintenant car je peux me rendre compte que certains ont des questions sur ce pays et peut etre peuvent ils contenir quelques informations Utiles.
Bonne lecture
PS: il n'y pas eu de relecture pour les fautes d'orthographes, car j'ai eu la flemme apres de le faire..
Soyez indulgent!
Cher tous,
Deja un peu plus de 24 heures dans le capitale ougandienne suffisant pour me sentir completement depaysee du continent europeen.
Je suis actuellement dans un cyber cafe ou Internet et l'electricite se coupe toutes les 10 minutes. Mais tout va bien. Kampal est une ville de plus de 2 millions d habitants et le premiere impression que jai eu est d etre dans un immense souk.
Ici tout le monde vend ou loue ce qu il peut sa mobylette pour faire taxi (boda boda), ses objets fais a la main, ou tout simplement sa misere et donc la mendacite.
Ici en se promenant dans la ville on me dit qu il ne faut pas s etonner de voir un homme vendant des chaussure avec un metre a cote, un enfant a moitie denude demandant de l argent a tous les passants. comme le disait quelqu'un : "la bas tu verras le cote le plus tranchant du capitalisme"
Ici ce qui ma choquait le plus, c est de se rendre compte que en afrique je suis un blanc alias un muzungu. En consequence, tout se paye meme l'information et au tarif fort au depart si l on ne sait pas s y prendre. Ainsi en arrivant a l aeroport un muzungu est facile a pieger pour les taxis drivers. Cela ne m arrivera plus deux fois. Une journee a kampala et quelques discussions avec des europeens m ont permis de comprendre qu il faut savoir negocier le prix et ne jamais accepter quelque chose sans en avoir fixe le prix auparavant. ainsi maintenant lorsque quelqu un me propose de me montrer ou est un endroit lorsque je lui demande, je dois bine lui specifier que ne le payerais pas si il m accompagne pour me montrer, juste une indication suffira..
Mais apres cette journee, je me sens plus a laise, je dois admettre que cette ville bouillone de vie sous un soeil tapant, et meme si pour une fois j 'ai l impression d etre completement un etrnager, je m y sens bien et j ai hate de prendre un peu la route demain.
Ce matin, j ai visite le parlement ougandais. Le personnel n en revenais pas de voir un blanc voulant visitier leur batiment quelqu un a arrete son travail pendant une heure pour m expliquer tout de fond en comble..
je dors dans une guest house encore cette nuit .
Ici il est normal de voir des gardes prives armees se baladais dans la ville. Ma guest house est garde la nuit par un garde armee. le plus surprenant a ete de voir ce matin, une dame de 40 ans environ en uniforme gardant un supermarche avec un fusil a pompe. Malheuresement j ai tres vite appris que je ne peux pas photographier policiers, gardes et militaires.
Je dois vous laisser il est 7h du soir en ouganda et je dois prendre mon taxi mobylette, pour rentrer ala guest house et essyer de me reoposer un peu. Demain et apres demain de belles journees s annoncent : Je suis heureux d etre la
je vous ecrirais des que je pourrais, je pense a vous sous la froid parisien, ici j ai l impression d avoir saute deux saisons, je suis comme en aout dans une univers plus que colorees
Bon bisous chaleureux de kamapal,
Anselme
PS: Desole pour les accent clavier qwerty
Cher tous,
encore temps de choses a vous raconter et si peu de temps. Ici je pense que l electricite va encore se couper d ici dix heures du soir. Il est frequent apparement que l electricite se coupe, alors imaginez en france des agglomerations moyennes comme caen, macon, clermont ferrand sans electricite, c est un peu comme cela en ouganda. C est comme l eau elle est rarement potable au robinet. Dans les villages il faut faire parfois des km avant de pouvoir trouver une source clair.Et pourtant pratiquement tout le monde a un telephone portable et une television, etrange mondialisation...
Depuis mon dernier mail j ai beaucoup bouge. J ai quitte kampala dans samedi matin pour me rendre du cote de massindi plus precisement au Park National Morisson Falls au nord ouest du pays.Seulement 250km separent massindi de kampala. En bon naif europeen, j ai pense qu il faudrait juste une demi journee pour traverser cette distance en bus. Mais en ouganda, il n y pas vraiment d heure pourle depart d un bus, il faut simplement attendre qu il soit plein. ALors on attends dans un bus bien vetuste sous une chaleur tapante sur le place de depart des bus de kampala.cette ville grouille, cette ville vit, pour nous aider a survivre dans cette attente on nous propose tout et n importe quoi au fenetre, des bannanes, des lunettes de soleil, ou bien un poste de radio sans piles et bien entendu des sacs plastiques remplis d eau. Et puis ca y est le bus se remplit, remplir veut dire parfois 3 enfants entassees sur un siege, des sacs au mileu de l allee et bien sur au dessus des sacs des gens. A la fin certains personnes vont rester debout pendant plus de 4 heures. Les routes ne sont plus des routesmais des sentiers avec cette terre aride orange et pousiereuse qui vous colle au visage. Et puis en quittant kampala, on traverse les villages. IL est bien etonnant de voir des muzungu prendre le bus, alors les visages sont plus agreables, on a le droit a des sourrires des ' hello how are u?' on vous serres la main on vous congratule, bref sympathie contre sympathie. Et puis sur la route il y a ces paysages, ce pays si vert, ces couchers de soleils et ces habitants vetue de couleurs chaleureuse transportant sur leur tete tout sortes de produits.. Ces images je les prends pas en photos, petit plaisir egoiste, pourquoi casser notre esprit reveur en sortant l appareil photo, la prochaine fois vous n aurez qu a venir. Et puis apres une journee harassante de transport, nous arrivons au red hot chili camp ou nous dormons au milieu des sangliers sauvages appeles 'pumba' par les enfants locaux. Le lendemain nous rencontrons ranjit, un indien de 45 ans installe depuis 15 ans en ouganda. IL a lance son propre business en ouganda apres trois tentatives en Inde infructueuses, et maintenant il se plait bien, la communaute indienne et chinoise et plus presente que les europeens en afrique. Ranjit est egalement un reveur voyageur et il nous propose de nous emener faire un safarie voiture dans le park qu il commence a bien connaitre a force de passer ses week ends. A bord de son gros pick up, nous voyons enfin la savane africaine avec toute la faune et flore qui doit s y trouver. Nous approchons de quelques metres elephants, buffalo, girafes, gazelles et tout le reste et puis soudain en plein milieu du park une cloture et une cheminee au loin, le ranger nous explique que il a y du petrole sous le park et que le gouvernement a fais venir total pour exploiter cela, lui charles le ranger voit cela d un mauvais oeil, le petrole cela ne colle pas avec son park qu il aime tant. Quand il y a du petrole c est jamais bon Mais vite il faut aller voir les chutes d eau morisson avant qu il ne fasse nuit Et la encore plein les yeux, mais cette fois, je clichete un maximum.
Le lendemain apres avoir dormi dans un hotel a 6 euros la nuit pour chambre double avec petit dejeuner inclus, il nous faut quitter ranjit, echange de numeros de mails, on espere se revoir bien vite en france en inde, en allemagne ou ailleurs.. Direction le lac albert plus au sud, plus proche du congo. ici nous faisons une ballade a cheveaux dans la savane africaine, alex local qui nous accompagne nous fais peur en nous faisant croire que ce matin il a vu un lion, il rigole en voyant nos tetes d europeens effrayees. Bien sur les lions sont de l autre cote du park et il fais trop chaud a cet heure pour chasser des antilopes. Et puis enfin il y a ce lac immense, avec les pecheurs locaux sur leurs barques et juste en face on apercoit les collines du si effrayant congo. Quelques dizaines de minutes pour admirer et puis il faut reemprunter ces sentiers et ces routes, 6 heures de routes jusqu a kampala.
Arrivee tard dans la nuit a kampala, la grouillante ville ne s endormira donc jamais. Nous n avons rien pour le petit dejeuner et puis il y a ces ananas si tentant que l on peut achater a 40 centimes d euros, alors cest un deal. L image qui me decrit a 11h30 du soir dans kampala: moi, alexa des sacs un dos sur nos epaules, un chaufeur sur une mobylette 50cc, tout le monde sans casques roulant a 50 km dans cette ville trepidante :non c est sur pour l instant l europe ne me manque pas.
Aujourdhui c etait repos, il me faut du temps pour integrer ces centaines d images si belles et parfois si douloureuses.
Demain on repart plus a l est cette fois ci, entebbe, jinja, et puis l on retournera vers l ouest a fort portal pour passer noel, la ou alexa travaille. Heuresement qu elle est la.
Alors j essayerais de vous ecrire et de mettres des photos le plus tot possible mais les connections sont tres lentes ici.
Bon bisous chaleureux de kampala,
votre devoue anselme,
Cher tous,
Me voila a fort portal bien a l ouest du pays, apres avoir passe trois jours dans un hotel luxeux a entebbe en face du lac victoria, que se partage l ouganda, la tnazanie et le kenya, tout cela au frais de la NGO dans laquelle travaille Alexa. En face de Fort Portal il a une chaine de montagnes qui separent l Uganda de la RDC. Le plus haut sommet culmine a 5000m. Si j etais un peu plus equipe et un peu plus de temps et quelques notions de plus en alpinisme, j aurais bien aime faire l ascension. La prochaine fois surement.. Fort Portal une agglomeration de 40 000 habitants et je dois dire j y suis depuis deux jours et il fait bon vivre. Rien a voir avec la fivreuse Kampala, beaucoup moins d agressivite, plus d aisance dans les echanges, de sourrires, et le fait d etre un musungu est bien plus a greable, enfin l avantage supreme est qu il y a beaucoup moins de moustiques. Niveau relief cela change aussi, je croyais que c etait le rwanda " le pays des milles collines", cette partie de l ouganda meriterait bien aussi cette appelation. En effet il y a d innombrables petites collines, et toujours ces gens qui marchent sur les routes. Mes moments preferes sont toujours en fin d apres midi lorsque le soleil commence a tomber, cette luninosite bien orangee, formidable contrase avec la vert de la vegetation, et bien sur, toujours cette population africaine toujours aussi presente et si differente qui vit sans vraiment se soucier du futur. Avant d arriver sur son continent mon cliche du continent africain consistait a penser que certains pays d afrique survivait face a la misere. Ici je me rends compte, que l afrique a appris a vivre et non pas survivre, face la misere. La misere fais partie d un critere du mode de vie. Certains il y a de la pauvrete, mais cela n emepechera jamais les africains de faire la fete, de sourrire de blaguer, de danser, d essayer de travailler pour gagner son salaire journalier. En quelque sorte un mode de vie un peu epicurien. Ici pour un marriage, certaines famille cotise pendant un an tout leurs salaires pour les investir dans une seule journee de fetes. Je vous l accorde, parfois, pour nous il est parfois bien difficile d ignorer la misere. Un bande d enfants habilles de quelques morceaux de toiles vous suivant pour vous demander de l argent, ne disant q u un adjectif "hungry" (alias faim) est bien difficile a ignorer. Et meme si l on vous brief en vous disant qu ils savent vous faire sentir coupable, meme si cela fais partie de la vie quotidienne, sans etre 'miserabilistes' le soir quand vous vous coucher il n est quand meme pas facile d effacer ces images de votre tete. En etant ici, on peut parfois avoir des pensees comme " Mais que faudrait il pour lancer la machine economique dans ce pays?' Alors comme idees vous viennent des modeles bien occidentales et bien utopique. IL faudrait surtout des enormes investissements, prevoir un service publique ultra puissant pendant vingt ans, un regime politique fort et unie. Il faudrait investir dans la construction permettant de desservir facilement en personnes et en marchandises toutes les moyennes agglomerations. Investir dans l education en formant des professeurs ce qui manque cruellement ici. Au fond ce n est pas le materiel qui manque dans les ecoles mais les professeurs. Essayer d enrayer cette enorme black ecomony et cette economie ou tout le monde se debrouille pour gagner son pain quotidien qui est completement legitimee.Essayer de generaliser la culture hebdomadaire ou mensuel du salaire qui n existe pas. Continuer a developper les secteurs cles que peut produire le pays (principalement agro alimentaires) Faciliter l exportation, Favoriser le developpement d entreprise a l echelle nationale. Je me rappelle de cette discussion avec ranjit ou je lui demandais si il etait facile pour lui de developper son business. Il m a racontait que pour developper son activite des des agglomerations en dehors de kampala il a du a chaque fois creer de nouvelles micro structures, des complications qui lui on fais perdre beaucoup de temps. Ici on peut avoir l impression que chaque ville est regit par une sorte de micro eco systeme bien particulier. Cependant les NGO sont tres presentes en Ouganda, mais comme toutes les NGOs il font un travail en aval alors que parfois il faudrait faire un travail en amont. MAis loin de moi cette idee de juger ces differents modeles, tout d abord mais nos notions en macro economie sont bien trop modeste pour affirmer cela et bien sur ce n est pas mon pays, pas ma culture et je n ai en aucun cas le droit de me permettre de juger. Je pense juste qu a premiere vue, peu de choses changeront tant qu il n y aura pas un pouvoir politique volontaire unie et ne prenant pas uniquement des mesures politiques pour garder le pouvoir et tant que ces histoires de corruptions a haut level cesseront. Hier encore je lisais dans le journal qu un president d universite aller devoir se justifier pour la dispartion des fonds qui etait destine a la base pour developper les differents programmes masters. Je pense que d une certaine maniere les USA et l UE sont deja bien occupee pour leur futures face a une chine et une Inde Puissante, et le fait de voir une Afrique puissante rendrait les choses encore un peu plus compliques.
La marche ici fais partie de la vie quotidienne, tout comme la danse. La region ici semble plus dynamique que l est du pays.Sur la route qui separent kampala et fort portal, j ai pu voir la transition entre les nombreux chanps de terres laisse completement a l abandon a l est et en arrivant vers fort portal on peut voir que pratiquement tout les champs sont cultives et surtout ordonnes. Ici ce que l on cultive principalement du the et des bananes. Le the est un des rares produits ougandais qui est exporte, principalement vers la chine. J aimerais essayer d en acheter mais d apres ce que l on m a dit 'Le meilleur the est exporte, dans les shops ici tu trouveras que celui de moins bonne qualite" Mais bon je ne vais pas me fier au racontars et je suis sur qu il est possible d en trouver quelque part, meme si je vous l avoue par cette chaleur on na pas vraiment envie de boire du the.
Maintenant c est Noel, l Uganda est un pays tres pratiquant, principalement chretien, le pere Noel n as pas vraiment sa place ici. D ailleurs les cadeaux non plus. D apres ce que j ai pu comprendre, il n y pas vraiment de tradition de cadeaux ici. Simplement le fait de retrouver sa famille et "celebrate Jesus" comme on peut le voir a la une d un journal ce matin.
D ailleur il est temps pouir moi de vous laisser pour aller a mon tour celebrer.
Je vous souhaite a tous un tres joyeux noel en famille ou entre amis, a l etranger ou bien chez vous. Apres Noel, nous repartirons en direction du Queen Elisabteh NAtional PArk puis retournerons a Kampala pour feter la nouvelle Annee.
A tres bientot et encore une fois joyeux noel et 'celebrate Jesus' ;-)
bisous de fort Portal,
Anselme
ps; Une nouvelle fois desole pour les fautes de frappes, d orthographe, les accents, pas assez de temps pour me relire.
Cher tous,
Avant tous je vous souhaite a tous une tres bonne annee 2009. Pour terminer cette serie d emails de voyage en ouganda, je vais vous raconter rapidement cette derniere semaine qui est passe malheuresement a une vitesse ahurissante. nous avons celebre Noel a Fort Portal ou nous avons choisi d aller a la messe catholique. Ce qui est sur, c est que si les eglises sont a moitie vide en europe, elles sont pleines a craquer en Ouganda. L eglise a un tres fort pouvoir d influenciation ici en Ouganda, ce qui est a mon avis un peu dangereux.Et si les aougandais sont pauvres (salaire approximative moyen par jour 1euro), a l eglise, on ne caches pas sa volonte de donner de l argent pour la paroisse et pour financer la maison du nouveau cardinal. Ce qui est sur c est c est que la releve de la future eglise catholique se trouve en partie dans les eglises africaines.
le lendemain, on reprend la route direction queen Elizabeth National Park. cette fois ci on espere voir les fameux lions. de retour dans la savane africaine, avec sa faune et sa flore. Seulement ici elle est plus nombreuse, beaucoup d elephants, hippotame et de buffalo, et plus de 600 especes d oiseaux pas de girafes cette fois ci, bien entendu de superbes paysages. Nous voulons loger au students camp ou c est seulement 4 euros la nuit, alors on nous previent que ce camp est reserve normalement aux etudiants ougandais qui n ont pas les moyens de se passer une nuit dans les lodges pour occidentaux et que les conditions sont tres rudimentaires. On nous propose d aller faire un tour avant d accepter. 4 Mur un toit, un lit, pas de moustiquaire, bien sur que nous acceptons apres tout Nous aussi nous n avons pas les moyens de de nous payer une nuit en lodge. Le soir apres avoir bu un soda a la cantine nous nous rendons a notre camp un peu excentre du village, il fait noir et nous n avons qu une petite lampe torche pour nous eclairer. Soudain stop, a 10 metres en face de nous un elephant nous barre la route. Il commence a agiter ses oreilles, en realisant que nous sommes la. Nous courons vite en arriere et demandons a la premiere voiture200 m plus haut si elle veut bien nous emnener au Student Camp car nous avons vu une elephant. Apparement il faut faire attention a ne par deranger, car ils peuvent etre agressif. Bonne pression d adrenaline, et la voiture nous emene volontier a notre camp. En face de notre porte des antilopes et un hippopotame avec son enfant. Mais la nous n avons plus peur on commence a etre habitue ;-) Le lendemain lever 6h30 pour essayer de voir les lions. C est a ce moment qu ils chassent. Seulement les lions sont mobiles, alors le ranger ambrews qui nous accompagne dans la voiture essaye de se tenir au courant en appelant ses autres collegues. Soudain c est bon, les lions ont lance une attaque sur une antilope non loin de la, vite il faut se depecher avant qu il ne soit trop tard. Malheuresement nous arrivons trop tard, l attque est finie et les lions ont emene leurs proies derriere les buissons. En montant sur le toit de notre 4x4 on peut apercevoir de temps en temps une oreille ou un bout de queue. Rien de bien palpitant. Mais Andrews nous chuchote tout bas qu il faut attendre un peu que les autres voitures reprennent leurs safaries et apres nous irons en dehors de la piste, contournons les buissons ou nous pourrons prendre des photos. Alors on attends 10 min, 15 min puis 20 min ca y est tou le monde est reparite. On monte dans le 4x4 contourne les buissons ca y est les ;ions sont la en famille en train de se prelasser a l ombre . Ils sont a seulement 4-5 metres de notre voiture, 1 minute de bonheur, ca y est je les ai vu ces lions enfin. En retournant sur la piste Andrews nous demande de rester discret et de ne rien dire aux autres touristes qui sont la sur ce petit "off road". Bien sur ! apres ce la suite d un safari puis le river cruise ou l on voit tous ces nimaux descendre a la riviere pour boire et jouer un peu, essayant de fuir la chaleur de la savane africiaine. Le lendemain il faut repoartir sur Fort Portal. Il faut 3 heures pour faire le trajet qui seront les plus horribles dans les transports. Les matatatues sont des minis bus qui sont licenses pour prendre 14 personnes. Dans notre trajet j ai compte il y en avait 30. La police que fait elle ? elle sourit gentiment au barrage et nous laisse passer. Inutile de mentionner la facon de conduire du conducteur ou j ai bien cru que dans les virages a 110mph notre matatu aller se renverser..
Apres Fort Portal, retour a Kampala nous avons fete la nouvelle annee.A minuit nous etions a l hotel Diplomat tout en haut de la colline de Muyenga ou nous pouvions voir un superbe panorama de la toute la ville. Parfait egalement pour voir les differents feu d artifices tires des riches hotels de la ville.Apres minuit nous avons bougee de places en places dans la ville plus excitee que jamais. Et puis voila ca y est l heure du depart approche. Je suis actuellement dans l internet cafe de Entebbe. Dans une heure ou deux je me rendrais a l aeroport ou mon vol retour pour Paris ( en passant par Dubai) est programme. dernieres Heures pour faire le plein d images, ressaser les souvenirs et se dire que ce qu il y a de pire dans le voyage c est la fin. Surtout ne pas avoir peur et s estimer heureux d avoir eu la chance de pouvoir faire un tel voyage. A quand le prochain ? Le plus vite possible, j espere. Dans moins de 24 heures je ne serais plus au mileu de la grouillante kampala, tellement vivante avec ses matatus plein a craquer, ses boda boda si inconscients, ses banana boys, ces africains marcheurs reveurs, cette chaleur assomante, ces moustiques indenombrables, je serais de retour dans le froid Parisien, mes etudes de commerces et mon job de livreur de pizza. Ho non je n ai pas peur mais je pense qu il va y avoir une petit temps de reaclimatation. D une certaine maniere il y a deux chocs de cultures a laller et au retour.
Je vous remercie pour votre culture dans cette serie qui a ete pour moi une formidable experience, remerci egalement pour vos nombreux messages que je n ai pas veu le temps de lire encore. J espere que vous pardonnerez mes nombreuses fautes de frappes, d ortographe et conjugaison, mais je n ai vraiment pas eu le temps de me relire et les claviers ici ne sont pas les memes.
Je vous souhaite a tous encore une fois une tres bonne nouvelle annee, welcome in 2009, et je l espere a tres bientot pour la plupart.
Bisous attristes depuis Entebbe,
Anselme
Voici quelques emails de voyages que j'ai tenu lorsque j'ai réalisé mon voyage en ouganda, pendant la periode de noel.
Je les poste maintenant car je peux me rendre compte que certains ont des questions sur ce pays et peut etre peuvent ils contenir quelques informations Utiles.
Bonne lecture
PS: il n'y pas eu de relecture pour les fautes d'orthographes, car j'ai eu la flemme apres de le faire..
Soyez indulgent!
Cher tous,
Deja un peu plus de 24 heures dans le capitale ougandienne suffisant pour me sentir completement depaysee du continent europeen.
Je suis actuellement dans un cyber cafe ou Internet et l'electricite se coupe toutes les 10 minutes. Mais tout va bien. Kampal est une ville de plus de 2 millions d habitants et le premiere impression que jai eu est d etre dans un immense souk.
Ici tout le monde vend ou loue ce qu il peut sa mobylette pour faire taxi (boda boda), ses objets fais a la main, ou tout simplement sa misere et donc la mendacite.
Ici en se promenant dans la ville on me dit qu il ne faut pas s etonner de voir un homme vendant des chaussure avec un metre a cote, un enfant a moitie denude demandant de l argent a tous les passants. comme le disait quelqu'un : "la bas tu verras le cote le plus tranchant du capitalisme"
Ici ce qui ma choquait le plus, c est de se rendre compte que en afrique je suis un blanc alias un muzungu. En consequence, tout se paye meme l'information et au tarif fort au depart si l on ne sait pas s y prendre. Ainsi en arrivant a l aeroport un muzungu est facile a pieger pour les taxis drivers. Cela ne m arrivera plus deux fois. Une journee a kampala et quelques discussions avec des europeens m ont permis de comprendre qu il faut savoir negocier le prix et ne jamais accepter quelque chose sans en avoir fixe le prix auparavant. ainsi maintenant lorsque quelqu un me propose de me montrer ou est un endroit lorsque je lui demande, je dois bine lui specifier que ne le payerais pas si il m accompagne pour me montrer, juste une indication suffira..
Mais apres cette journee, je me sens plus a laise, je dois admettre que cette ville bouillone de vie sous un soeil tapant, et meme si pour une fois j 'ai l impression d etre completement un etrnager, je m y sens bien et j ai hate de prendre un peu la route demain.
Ce matin, j ai visite le parlement ougandais. Le personnel n en revenais pas de voir un blanc voulant visitier leur batiment quelqu un a arrete son travail pendant une heure pour m expliquer tout de fond en comble..
je dors dans une guest house encore cette nuit .
Ici il est normal de voir des gardes prives armees se baladais dans la ville. Ma guest house est garde la nuit par un garde armee. le plus surprenant a ete de voir ce matin, une dame de 40 ans environ en uniforme gardant un supermarche avec un fusil a pompe. Malheuresement j ai tres vite appris que je ne peux pas photographier policiers, gardes et militaires.
Je dois vous laisser il est 7h du soir en ouganda et je dois prendre mon taxi mobylette, pour rentrer ala guest house et essyer de me reoposer un peu. Demain et apres demain de belles journees s annoncent : Je suis heureux d etre la
je vous ecrirais des que je pourrais, je pense a vous sous la froid parisien, ici j ai l impression d avoir saute deux saisons, je suis comme en aout dans une univers plus que colorees
Bon bisous chaleureux de kamapal,
Anselme
PS: Desole pour les accent clavier qwerty
Cher tous,
encore temps de choses a vous raconter et si peu de temps. Ici je pense que l electricite va encore se couper d ici dix heures du soir. Il est frequent apparement que l electricite se coupe, alors imaginez en france des agglomerations moyennes comme caen, macon, clermont ferrand sans electricite, c est un peu comme cela en ouganda. C est comme l eau elle est rarement potable au robinet. Dans les villages il faut faire parfois des km avant de pouvoir trouver une source clair.Et pourtant pratiquement tout le monde a un telephone portable et une television, etrange mondialisation...
Depuis mon dernier mail j ai beaucoup bouge. J ai quitte kampala dans samedi matin pour me rendre du cote de massindi plus precisement au Park National Morisson Falls au nord ouest du pays.Seulement 250km separent massindi de kampala. En bon naif europeen, j ai pense qu il faudrait juste une demi journee pour traverser cette distance en bus. Mais en ouganda, il n y pas vraiment d heure pourle depart d un bus, il faut simplement attendre qu il soit plein. ALors on attends dans un bus bien vetuste sous une chaleur tapante sur le place de depart des bus de kampala.cette ville grouille, cette ville vit, pour nous aider a survivre dans cette attente on nous propose tout et n importe quoi au fenetre, des bannanes, des lunettes de soleil, ou bien un poste de radio sans piles et bien entendu des sacs plastiques remplis d eau. Et puis ca y est le bus se remplit, remplir veut dire parfois 3 enfants entassees sur un siege, des sacs au mileu de l allee et bien sur au dessus des sacs des gens. A la fin certains personnes vont rester debout pendant plus de 4 heures. Les routes ne sont plus des routesmais des sentiers avec cette terre aride orange et pousiereuse qui vous colle au visage. Et puis en quittant kampala, on traverse les villages. IL est bien etonnant de voir des muzungu prendre le bus, alors les visages sont plus agreables, on a le droit a des sourrires des ' hello how are u?' on vous serres la main on vous congratule, bref sympathie contre sympathie. Et puis sur la route il y a ces paysages, ce pays si vert, ces couchers de soleils et ces habitants vetue de couleurs chaleureuse transportant sur leur tete tout sortes de produits.. Ces images je les prends pas en photos, petit plaisir egoiste, pourquoi casser notre esprit reveur en sortant l appareil photo, la prochaine fois vous n aurez qu a venir. Et puis apres une journee harassante de transport, nous arrivons au red hot chili camp ou nous dormons au milieu des sangliers sauvages appeles 'pumba' par les enfants locaux. Le lendemain nous rencontrons ranjit, un indien de 45 ans installe depuis 15 ans en ouganda. IL a lance son propre business en ouganda apres trois tentatives en Inde infructueuses, et maintenant il se plait bien, la communaute indienne et chinoise et plus presente que les europeens en afrique. Ranjit est egalement un reveur voyageur et il nous propose de nous emener faire un safarie voiture dans le park qu il commence a bien connaitre a force de passer ses week ends. A bord de son gros pick up, nous voyons enfin la savane africaine avec toute la faune et flore qui doit s y trouver. Nous approchons de quelques metres elephants, buffalo, girafes, gazelles et tout le reste et puis soudain en plein milieu du park une cloture et une cheminee au loin, le ranger nous explique que il a y du petrole sous le park et que le gouvernement a fais venir total pour exploiter cela, lui charles le ranger voit cela d un mauvais oeil, le petrole cela ne colle pas avec son park qu il aime tant. Quand il y a du petrole c est jamais bon Mais vite il faut aller voir les chutes d eau morisson avant qu il ne fasse nuit Et la encore plein les yeux, mais cette fois, je clichete un maximum.
Le lendemain apres avoir dormi dans un hotel a 6 euros la nuit pour chambre double avec petit dejeuner inclus, il nous faut quitter ranjit, echange de numeros de mails, on espere se revoir bien vite en france en inde, en allemagne ou ailleurs.. Direction le lac albert plus au sud, plus proche du congo. ici nous faisons une ballade a cheveaux dans la savane africaine, alex local qui nous accompagne nous fais peur en nous faisant croire que ce matin il a vu un lion, il rigole en voyant nos tetes d europeens effrayees. Bien sur les lions sont de l autre cote du park et il fais trop chaud a cet heure pour chasser des antilopes. Et puis enfin il y a ce lac immense, avec les pecheurs locaux sur leurs barques et juste en face on apercoit les collines du si effrayant congo. Quelques dizaines de minutes pour admirer et puis il faut reemprunter ces sentiers et ces routes, 6 heures de routes jusqu a kampala.
Arrivee tard dans la nuit a kampala, la grouillante ville ne s endormira donc jamais. Nous n avons rien pour le petit dejeuner et puis il y a ces ananas si tentant que l on peut achater a 40 centimes d euros, alors cest un deal. L image qui me decrit a 11h30 du soir dans kampala: moi, alexa des sacs un dos sur nos epaules, un chaufeur sur une mobylette 50cc, tout le monde sans casques roulant a 50 km dans cette ville trepidante :non c est sur pour l instant l europe ne me manque pas.
Aujourdhui c etait repos, il me faut du temps pour integrer ces centaines d images si belles et parfois si douloureuses.
Demain on repart plus a l est cette fois ci, entebbe, jinja, et puis l on retournera vers l ouest a fort portal pour passer noel, la ou alexa travaille. Heuresement qu elle est la.
Alors j essayerais de vous ecrire et de mettres des photos le plus tot possible mais les connections sont tres lentes ici.
Bon bisous chaleureux de kampala,
votre devoue anselme,
Cher tous,
Me voila a fort portal bien a l ouest du pays, apres avoir passe trois jours dans un hotel luxeux a entebbe en face du lac victoria, que se partage l ouganda, la tnazanie et le kenya, tout cela au frais de la NGO dans laquelle travaille Alexa. En face de Fort Portal il a une chaine de montagnes qui separent l Uganda de la RDC. Le plus haut sommet culmine a 5000m. Si j etais un peu plus equipe et un peu plus de temps et quelques notions de plus en alpinisme, j aurais bien aime faire l ascension. La prochaine fois surement.. Fort Portal une agglomeration de 40 000 habitants et je dois dire j y suis depuis deux jours et il fait bon vivre. Rien a voir avec la fivreuse Kampala, beaucoup moins d agressivite, plus d aisance dans les echanges, de sourrires, et le fait d etre un musungu est bien plus a greable, enfin l avantage supreme est qu il y a beaucoup moins de moustiques. Niveau relief cela change aussi, je croyais que c etait le rwanda " le pays des milles collines", cette partie de l ouganda meriterait bien aussi cette appelation. En effet il y a d innombrables petites collines, et toujours ces gens qui marchent sur les routes. Mes moments preferes sont toujours en fin d apres midi lorsque le soleil commence a tomber, cette luninosite bien orangee, formidable contrase avec la vert de la vegetation, et bien sur, toujours cette population africaine toujours aussi presente et si differente qui vit sans vraiment se soucier du futur. Avant d arriver sur son continent mon cliche du continent africain consistait a penser que certains pays d afrique survivait face a la misere. Ici je me rends compte, que l afrique a appris a vivre et non pas survivre, face la misere. La misere fais partie d un critere du mode de vie. Certains il y a de la pauvrete, mais cela n emepechera jamais les africains de faire la fete, de sourrire de blaguer, de danser, d essayer de travailler pour gagner son salaire journalier. En quelque sorte un mode de vie un peu epicurien. Ici pour un marriage, certaines famille cotise pendant un an tout leurs salaires pour les investir dans une seule journee de fetes. Je vous l accorde, parfois, pour nous il est parfois bien difficile d ignorer la misere. Un bande d enfants habilles de quelques morceaux de toiles vous suivant pour vous demander de l argent, ne disant q u un adjectif "hungry" (alias faim) est bien difficile a ignorer. Et meme si l on vous brief en vous disant qu ils savent vous faire sentir coupable, meme si cela fais partie de la vie quotidienne, sans etre 'miserabilistes' le soir quand vous vous coucher il n est quand meme pas facile d effacer ces images de votre tete. En etant ici, on peut parfois avoir des pensees comme " Mais que faudrait il pour lancer la machine economique dans ce pays?' Alors comme idees vous viennent des modeles bien occidentales et bien utopique. IL faudrait surtout des enormes investissements, prevoir un service publique ultra puissant pendant vingt ans, un regime politique fort et unie. Il faudrait investir dans la construction permettant de desservir facilement en personnes et en marchandises toutes les moyennes agglomerations. Investir dans l education en formant des professeurs ce qui manque cruellement ici. Au fond ce n est pas le materiel qui manque dans les ecoles mais les professeurs. Essayer d enrayer cette enorme black ecomony et cette economie ou tout le monde se debrouille pour gagner son pain quotidien qui est completement legitimee.Essayer de generaliser la culture hebdomadaire ou mensuel du salaire qui n existe pas. Continuer a developper les secteurs cles que peut produire le pays (principalement agro alimentaires) Faciliter l exportation, Favoriser le developpement d entreprise a l echelle nationale. Je me rappelle de cette discussion avec ranjit ou je lui demandais si il etait facile pour lui de developper son business. Il m a racontait que pour developper son activite des des agglomerations en dehors de kampala il a du a chaque fois creer de nouvelles micro structures, des complications qui lui on fais perdre beaucoup de temps. Ici on peut avoir l impression que chaque ville est regit par une sorte de micro eco systeme bien particulier. Cependant les NGO sont tres presentes en Ouganda, mais comme toutes les NGOs il font un travail en aval alors que parfois il faudrait faire un travail en amont. MAis loin de moi cette idee de juger ces differents modeles, tout d abord mais nos notions en macro economie sont bien trop modeste pour affirmer cela et bien sur ce n est pas mon pays, pas ma culture et je n ai en aucun cas le droit de me permettre de juger. Je pense juste qu a premiere vue, peu de choses changeront tant qu il n y aura pas un pouvoir politique volontaire unie et ne prenant pas uniquement des mesures politiques pour garder le pouvoir et tant que ces histoires de corruptions a haut level cesseront. Hier encore je lisais dans le journal qu un president d universite aller devoir se justifier pour la dispartion des fonds qui etait destine a la base pour developper les differents programmes masters. Je pense que d une certaine maniere les USA et l UE sont deja bien occupee pour leur futures face a une chine et une Inde Puissante, et le fait de voir une Afrique puissante rendrait les choses encore un peu plus compliques.
La marche ici fais partie de la vie quotidienne, tout comme la danse. La region ici semble plus dynamique que l est du pays.Sur la route qui separent kampala et fort portal, j ai pu voir la transition entre les nombreux chanps de terres laisse completement a l abandon a l est et en arrivant vers fort portal on peut voir que pratiquement tout les champs sont cultives et surtout ordonnes. Ici ce que l on cultive principalement du the et des bananes. Le the est un des rares produits ougandais qui est exporte, principalement vers la chine. J aimerais essayer d en acheter mais d apres ce que l on m a dit 'Le meilleur the est exporte, dans les shops ici tu trouveras que celui de moins bonne qualite" Mais bon je ne vais pas me fier au racontars et je suis sur qu il est possible d en trouver quelque part, meme si je vous l avoue par cette chaleur on na pas vraiment envie de boire du the.
Maintenant c est Noel, l Uganda est un pays tres pratiquant, principalement chretien, le pere Noel n as pas vraiment sa place ici. D ailleurs les cadeaux non plus. D apres ce que j ai pu comprendre, il n y pas vraiment de tradition de cadeaux ici. Simplement le fait de retrouver sa famille et "celebrate Jesus" comme on peut le voir a la une d un journal ce matin.
D ailleur il est temps pouir moi de vous laisser pour aller a mon tour celebrer.
Je vous souhaite a tous un tres joyeux noel en famille ou entre amis, a l etranger ou bien chez vous. Apres Noel, nous repartirons en direction du Queen Elisabteh NAtional PArk puis retournerons a Kampala pour feter la nouvelle Annee.
A tres bientot et encore une fois joyeux noel et 'celebrate Jesus' ;-)
bisous de fort Portal,
Anselme
ps; Une nouvelle fois desole pour les fautes de frappes, d orthographe, les accents, pas assez de temps pour me relire.
Cher tous,
Avant tous je vous souhaite a tous une tres bonne annee 2009. Pour terminer cette serie d emails de voyage en ouganda, je vais vous raconter rapidement cette derniere semaine qui est passe malheuresement a une vitesse ahurissante. nous avons celebre Noel a Fort Portal ou nous avons choisi d aller a la messe catholique. Ce qui est sur, c est que si les eglises sont a moitie vide en europe, elles sont pleines a craquer en Ouganda. L eglise a un tres fort pouvoir d influenciation ici en Ouganda, ce qui est a mon avis un peu dangereux.Et si les aougandais sont pauvres (salaire approximative moyen par jour 1euro), a l eglise, on ne caches pas sa volonte de donner de l argent pour la paroisse et pour financer la maison du nouveau cardinal. Ce qui est sur c est c est que la releve de la future eglise catholique se trouve en partie dans les eglises africaines.
le lendemain, on reprend la route direction queen Elizabeth National Park. cette fois ci on espere voir les fameux lions. de retour dans la savane africaine, avec sa faune et sa flore. Seulement ici elle est plus nombreuse, beaucoup d elephants, hippotame et de buffalo, et plus de 600 especes d oiseaux pas de girafes cette fois ci, bien entendu de superbes paysages. Nous voulons loger au students camp ou c est seulement 4 euros la nuit, alors on nous previent que ce camp est reserve normalement aux etudiants ougandais qui n ont pas les moyens de se passer une nuit dans les lodges pour occidentaux et que les conditions sont tres rudimentaires. On nous propose d aller faire un tour avant d accepter. 4 Mur un toit, un lit, pas de moustiquaire, bien sur que nous acceptons apres tout Nous aussi nous n avons pas les moyens de de nous payer une nuit en lodge. Le soir apres avoir bu un soda a la cantine nous nous rendons a notre camp un peu excentre du village, il fait noir et nous n avons qu une petite lampe torche pour nous eclairer. Soudain stop, a 10 metres en face de nous un elephant nous barre la route. Il commence a agiter ses oreilles, en realisant que nous sommes la. Nous courons vite en arriere et demandons a la premiere voiture200 m plus haut si elle veut bien nous emnener au Student Camp car nous avons vu une elephant. Apparement il faut faire attention a ne par deranger, car ils peuvent etre agressif. Bonne pression d adrenaline, et la voiture nous emene volontier a notre camp. En face de notre porte des antilopes et un hippopotame avec son enfant. Mais la nous n avons plus peur on commence a etre habitue ;-) Le lendemain lever 6h30 pour essayer de voir les lions. C est a ce moment qu ils chassent. Seulement les lions sont mobiles, alors le ranger ambrews qui nous accompagne dans la voiture essaye de se tenir au courant en appelant ses autres collegues. Soudain c est bon, les lions ont lance une attaque sur une antilope non loin de la, vite il faut se depecher avant qu il ne soit trop tard. Malheuresement nous arrivons trop tard, l attque est finie et les lions ont emene leurs proies derriere les buissons. En montant sur le toit de notre 4x4 on peut apercevoir de temps en temps une oreille ou un bout de queue. Rien de bien palpitant. Mais Andrews nous chuchote tout bas qu il faut attendre un peu que les autres voitures reprennent leurs safaries et apres nous irons en dehors de la piste, contournons les buissons ou nous pourrons prendre des photos. Alors on attends 10 min, 15 min puis 20 min ca y est tou le monde est reparite. On monte dans le 4x4 contourne les buissons ca y est les ;ions sont la en famille en train de se prelasser a l ombre . Ils sont a seulement 4-5 metres de notre voiture, 1 minute de bonheur, ca y est je les ai vu ces lions enfin. En retournant sur la piste Andrews nous demande de rester discret et de ne rien dire aux autres touristes qui sont la sur ce petit "off road". Bien sur ! apres ce la suite d un safari puis le river cruise ou l on voit tous ces nimaux descendre a la riviere pour boire et jouer un peu, essayant de fuir la chaleur de la savane africiaine. Le lendemain il faut repoartir sur Fort Portal. Il faut 3 heures pour faire le trajet qui seront les plus horribles dans les transports. Les matatatues sont des minis bus qui sont licenses pour prendre 14 personnes. Dans notre trajet j ai compte il y en avait 30. La police que fait elle ? elle sourit gentiment au barrage et nous laisse passer. Inutile de mentionner la facon de conduire du conducteur ou j ai bien cru que dans les virages a 110mph notre matatu aller se renverser..
Apres Fort Portal, retour a Kampala nous avons fete la nouvelle annee.A minuit nous etions a l hotel Diplomat tout en haut de la colline de Muyenga ou nous pouvions voir un superbe panorama de la toute la ville. Parfait egalement pour voir les differents feu d artifices tires des riches hotels de la ville.Apres minuit nous avons bougee de places en places dans la ville plus excitee que jamais. Et puis voila ca y est l heure du depart approche. Je suis actuellement dans l internet cafe de Entebbe. Dans une heure ou deux je me rendrais a l aeroport ou mon vol retour pour Paris ( en passant par Dubai) est programme. dernieres Heures pour faire le plein d images, ressaser les souvenirs et se dire que ce qu il y a de pire dans le voyage c est la fin. Surtout ne pas avoir peur et s estimer heureux d avoir eu la chance de pouvoir faire un tel voyage. A quand le prochain ? Le plus vite possible, j espere. Dans moins de 24 heures je ne serais plus au mileu de la grouillante kampala, tellement vivante avec ses matatus plein a craquer, ses boda boda si inconscients, ses banana boys, ces africains marcheurs reveurs, cette chaleur assomante, ces moustiques indenombrables, je serais de retour dans le froid Parisien, mes etudes de commerces et mon job de livreur de pizza. Ho non je n ai pas peur mais je pense qu il va y avoir une petit temps de reaclimatation. D une certaine maniere il y a deux chocs de cultures a laller et au retour.
Je vous remercie pour votre culture dans cette serie qui a ete pour moi une formidable experience, remerci egalement pour vos nombreux messages que je n ai pas veu le temps de lire encore. J espere que vous pardonnerez mes nombreuses fautes de frappes, d ortographe et conjugaison, mais je n ai vraiment pas eu le temps de me relire et les claviers ici ne sont pas les memes.
Je vous souhaite a tous encore une fois une tres bonne nouvelle annee, welcome in 2009, et je l espere a tres bientot pour la plupart.
Bisous attristes depuis Entebbe,
Anselme
Achat de billets de train Pékin-Tibet English translation pending
Nous aimons bien ma "doudou" et moi voyager sans guide .
Ma question est donc : peut t'on acheter à Pekin les billets de trains pour le Tibet sans étre obligé de passer par une agence qui nous impose un guide ou y a t'il des agences qui rendent ce service ???. Dans les voyages que j'ai fait en Chine j'allais acheter mes billets direct dans les gares : économies de commissions et on évite ainsi de se retrouver dans des wagons de touristes .
" L'essentiel est de ne pas rater la ligne !!! "
R.G. tennisman.
" L'essentiel est de ne pas rater la ligne !!! "
R.G. tennisman.
Trajet Barcelone-Venise en voiture English translation pending
Bonjour a tous, le 31 aout je quitte pour barcelone pour y louer une voiture et longer la cote de l espagne, le sud de la france et traverser en italie en passant par genova, milan, verone et terminer ma course a venise. ensuite prendre le train jusqu a rome visiter la ville et retour sur montreal vers le 28 septembre.
voici mes questions:
1-dois je reserver mes nuitées d avance dans les villages de l espagne et du sud de la france, ou je peux etre tranquille d avoir une chambre a chaques soir?
2-les plus belles villes et villages a voir, les plus beaux endroits a visiter, de barcelone a venise.
3-est ce que mon trajet a partir de genova est bien ou devrais je le changer pour voir encore plus du pays?
4- est ce qu un mois est suffisant pour ce trajet ou je serais mieux de commencer plus pres c est a dire de montpellier exemple??
5-est ce qu il y a des endroits dangereux a eviter.
6-quelles serait le meilleur endroit pour trouver de bonnes adresses pour les gites de passant et les bed and breakfast du sud de la france, aussi j aimerais dormir chez les gens qui accueil les touristes de passage dans leur maisons privé.
7- pour longer la cote et voir la mer tout au long de mon voyage, que serait la plus belle route!!
merci beaucoup pour ces precieux renseignements !!
Pierre 😉
voici mes questions:
1-dois je reserver mes nuitées d avance dans les villages de l espagne et du sud de la france, ou je peux etre tranquille d avoir une chambre a chaques soir?
2-les plus belles villes et villages a voir, les plus beaux endroits a visiter, de barcelone a venise.
3-est ce que mon trajet a partir de genova est bien ou devrais je le changer pour voir encore plus du pays?
4- est ce qu un mois est suffisant pour ce trajet ou je serais mieux de commencer plus pres c est a dire de montpellier exemple??
5-est ce qu il y a des endroits dangereux a eviter.
6-quelles serait le meilleur endroit pour trouver de bonnes adresses pour les gites de passant et les bed and breakfast du sud de la france, aussi j aimerais dormir chez les gens qui accueil les touristes de passage dans leur maisons privé.
7- pour longer la cote et voir la mer tout au long de mon voyage, que serait la plus belle route!!
merci beaucoup pour ces precieux renseignements !!
Pierre 😉
Sud Vietnam en janvier English translation pending
Voici un petit récit sur quelques journées tranquilles passées dans le sud du Vietnam en janvier, à la période du Têt. Nous (moi et Y) avons bien sûr commencé par Saigon, autrement connue sous le nom compliqué de Ho Chi Minh Ville/City, d’ où l’ abbréviation HCMC. Il n’ y a pas trop à dire de la première journée. Nous avons simplement flâné, pris une glace et un café à l’ une des terrasses dans le centre du District 1, quelque part dans le coin de Dong Khoi. On se croirait dans une grande ville provinciale de la France, en été ! Ville agréable, dans le District 1 en tout cas, là où il y a une forte concentration d’ architecture coloniale. J’ ai oublié les noms des rues, des avenues, des places etc…, donc il y a un petit flou dans ce récit pour lequel je m’ excuse. Le soir, nous avons été boire quelques verres dans une boîte qui se trouve dans une petite rue de traverse, mais toujours dans le centre, probablement aussi dans le coin de la rue Dong Khoi et probablement pas loin de la rivière Saigon. Pas mal, un bar tout en rond au centre de la salle, assez sombre, bonne musique, bonne atmosphère. Il y a un étage qui surplombe cette salle, si je me rappelle bien. Quand on prend la porte du fond pour aller aux toilettes, on se retrouve à l’ extérieur, on voit quelques tables sur la droite, quelques personnes en train de manger, et un escalier qui mène à l’ étage. Je précise ça parce que nous n’ avons pas réussi à retrouver cet endroit quelques jours plus tard, de retour en ville, et peut-être quelqu’ un reconnaîtra les lieux que j’ essaie de décrire. Comme nous l’ avions remarqué à Hanoi déjà, la clientèle reste principalement locale, ce que nous préférons bien sûr.
En Route Vers Vinh Long Le lendemain, nous prenons un bus pour aller à Vinh Long, dans le delta du Mékhong. J’ aime bien la petite musique quand les gens disent « Vinh Long », les tons me semblent plus marqués en vietnamien qu’ en thai. En fait, le taxi nous a déposé devant le bureau d’ une compagnie de bus locale, dans une grande rue quelque part vers l’ ouest de Saigon. Il y a foule à l’ intérieur, c’ est un peu la foire d’ empoigne et tout le monde parle à voix très haute. On n’ arrive pas à bien s’ entendre. Nous sommes les seuls étrangers et je me demande bien s’ il y aura quelqu’ un qui puisse parler un minimum d’ anglais. Inutile de dire que toutes les affiches aux murs qui expliquent les possibilités de transport ne me servent à strictement rien, ma maîtrise du Vietnamien étant limitée à … 4 ou 5 mots ? Pas très confortable comme situation, mais il y a quand-même une petite place où Y peut s’asseoir en attendant que je règle nos affaires, et heureusement la fille au comptoir dont j’ arrive à attirer l’ attention parle suffisamment l’ anglais. Nous nous retrouvons dans la rue et on nous fait vaguement (très vaguement) signe de monter dans l’ un des minibus qui s’ arrêtent. Pas trop sûrs que ce soit le bon bus, nous montons quand-même. Nous voici partis ! Mais quelques kilomètres plus loin, on nous débarque à une gare routière où nous devons changer de bus. Le nouveau minibus n’ a vraiment pas beaucoup de place pour mettre des bagages, et nous ne sommes pas les seuls voyageurs ! L’ intérieur n’ est pas spacieux non plus. En plus, la climatisation est poussive.
Quelques heures plus tard (4?), nous débarquons à Vinh Long. Nous n’ avons rien mangé depuis le réveil et le ventre creuse sérieusement. Nous prenons donc un morceau dans une guinguette au bord de la route avant de nous inquiéter de l’ étape suivante. Les gens sont étonnés de voir un couple blanc – asiatique. Y est systématiquement prise pour une Vietnamienne. Je me dis parfois qu’ elle n’ a pourtant pas le physique des gens d’ ici, et que les gens nous entendant parler thai entre nous devraient bien se douter qu’ elle n’ est pas Vietnamienne. Mais peut-être y-a-t-il assez d’ ethnies différentes au Vietnam pour que les gens n’ aillent pas penser plus loin ? L’ étonnement des gens à voir un couple mixte, en Thailande (quand il y a étonnement), ne me paraît jamais être autre chose qu’ un étonnement amusé, alors qu’ ici j’ ai parfois l’ impression que les gens trouvent difficile d’ accepter l’ existence d’ un couple mixte, vu leurs expressions faciales ….. Mais les gens se dérident rapidement après quelques mots. La pauvre Y, elle aussi ne connaît que quelques mots de Vietnamien ! Mais souvent, c’ est elle qui se souvient des mots-clé, elle a une bonne mémoire pour ça. Quand il s’agit de demander des glaçons, par exemple, c’ est elle qui se souvient : « Da ! ».
Nous voici assis à l’ arrière d’ une moto. À trois et avec nos quelques bagages, nous ne ferions pas long chemin ! Nous nous faisons déposer devant l’ hôtel Cuu Long B, au bord de la rivière Co Chien, l’ un des bras principaux du Mékhong. C’ est peut-être le moment de mentionner que les Vietnamiens appellent le Mékhong « Cuu Long », ce qui veut dire « neuf dragons », dénommant ainsi les branches majeures de la rivière qui forment le delta. « Mékhong » vient bien sûr de « Mae Nam Khong » comme on dit au Laos et en Thailande (Mae Nam = « la mère de l ‘ eau » = rivière). Je me demande comment on appelle le fleuve au Cambodge, et dans les autres pays où passe ce fleuve, l’ un des plus longs du monde…. L’ hôtel est très correct et pas très cher, et nous avons une belle vue sur le fleuve de notre chambre, propre et très spacieuse. Nous avons le départ du ferry pour l’ île d » An Binh, de l’ autre côté de la rivière, juste en bas et un peu à gauche de l’ hôtel. Si nous n’ avons rien d’ autre à faire, nous pouvons toujours tuer le temps à observer le traffic incessant sur la rivière.
Je sais que certains voudraient avoir plus de détails sur ce que nous payons pour les diverses prestations, mais je ne m’ inquiète pas trop de toujours garder ces détails. Je préfère « marcher au pif », j’ en ai bien l’ habitude et je sens assez bien, à un moment donné, ce qui est cher, pas cher etc…. Y quant à elle, a cette façon amusante de compter en « bahts Hanoi », en « bahts Jakarta », et maintenant en « bahts Saigon » (je crois qu’ elle sait que ce sont les mêmes qu’à Hanoi !), et une fois qu’ elle a fait le rapport avec ses bahts à elle, je peux lui faire confiance, elle ne se laisse pas gruger ! Donc, pas d’ obsession sur les prix, tant que c’ est abordable et que « l’ intendance arrive à suivre » !
Le long du fleuve, et dans les rues adjacentes, il y a beaucoup d’ activité et ça grouille de scooters, mais c’ est un peu plus supportable qu´ à Saigon. Beaucoup de fleurs à la vente, à même le sol, et Y se fait un grand plaisir à se planter (façon de dire !) au milieu des étalages, de prendre des bouquets dans les bras et de poser pour mes photos. Elle a toujours un contact très facile avec les gens et n’ est jamais gênée. Les gens sentent tout de suite sa gentillesse et son charme, et nous avons toujours droit à leurs sourires. Mais quand nous marchons dans la rue (et en général nous ne marchons pas la main dans la main, par « modestie » comme diraient certains), nous remarquons encore, assez souvent, quelques froncements de sourcils, pour ne pas dire quelques faces renfrognées, à nous voir, couple occidental-asiatique. Parfois je me demande quels problèmes les gens peuvent bien y trouver ! Le soir, nous avons été prendre un verre sur la terrasse du café Hoa Nang qui fait l’ angle des rues Phan Boi Chau (celle qui borde le fleuve) et « 1 Thang 5 » (où se trouve un marché dans la rue), au débouché sur le Mékhong d’ un des canaux principaux qui traversent la ville. C’ est sympa, il fait bon, les gens sont relaxes, il y a de la musique (mais les chanteurs sont médiocres). Nous allons dans l’ un des bureaux de tourisme juste au coin de la rue et nous réservons une excursion pour le lendemain.
Puis nous descendons la « rue du marché ». Quelques 500 mètres plus loin, un pont sur un canal à gauche, un pont sur un autre canal juste devant nous, nous tournons à droite dans la rue « 2 Thang 9 » à la recherche d’ un restaurant. Un peu plus loin, nous nous installons dans un restaurant de plein air (c’ est peut-être le restaurant Phuong Nam indiqué sur la carte du Rough Guide ?) où il y a pas mal de gens attablés. La nuit est tombée mais il fait encore très chaud. Les gens sont légèrement vêtus, il y a même quelques hommes en maillot de corps. Pour la commande, nous arrivons vaguement à nous faire comprendre. Nous nous retrouvons devant un « hot pot » avec une variété de choses à y cuire, dont beaucoup de légumes verts et d’ herbes aromatiques fraîches, ce qui nous convient parfaitement. C’ est une formule très populaire en Thailande également, mais bien sûr il y a des variations locales. Y fait le service et j’ en profite pour faire quelques photos.
La suite à plus tard !
En Route Vers Vinh Long Le lendemain, nous prenons un bus pour aller à Vinh Long, dans le delta du Mékhong. J’ aime bien la petite musique quand les gens disent « Vinh Long », les tons me semblent plus marqués en vietnamien qu’ en thai. En fait, le taxi nous a déposé devant le bureau d’ une compagnie de bus locale, dans une grande rue quelque part vers l’ ouest de Saigon. Il y a foule à l’ intérieur, c’ est un peu la foire d’ empoigne et tout le monde parle à voix très haute. On n’ arrive pas à bien s’ entendre. Nous sommes les seuls étrangers et je me demande bien s’ il y aura quelqu’ un qui puisse parler un minimum d’ anglais. Inutile de dire que toutes les affiches aux murs qui expliquent les possibilités de transport ne me servent à strictement rien, ma maîtrise du Vietnamien étant limitée à … 4 ou 5 mots ? Pas très confortable comme situation, mais il y a quand-même une petite place où Y peut s’asseoir en attendant que je règle nos affaires, et heureusement la fille au comptoir dont j’ arrive à attirer l’ attention parle suffisamment l’ anglais. Nous nous retrouvons dans la rue et on nous fait vaguement (très vaguement) signe de monter dans l’ un des minibus qui s’ arrêtent. Pas trop sûrs que ce soit le bon bus, nous montons quand-même. Nous voici partis ! Mais quelques kilomètres plus loin, on nous débarque à une gare routière où nous devons changer de bus. Le nouveau minibus n’ a vraiment pas beaucoup de place pour mettre des bagages, et nous ne sommes pas les seuls voyageurs ! L’ intérieur n’ est pas spacieux non plus. En plus, la climatisation est poussive.
Quelques heures plus tard (4?), nous débarquons à Vinh Long. Nous n’ avons rien mangé depuis le réveil et le ventre creuse sérieusement. Nous prenons donc un morceau dans une guinguette au bord de la route avant de nous inquiéter de l’ étape suivante. Les gens sont étonnés de voir un couple blanc – asiatique. Y est systématiquement prise pour une Vietnamienne. Je me dis parfois qu’ elle n’ a pourtant pas le physique des gens d’ ici, et que les gens nous entendant parler thai entre nous devraient bien se douter qu’ elle n’ est pas Vietnamienne. Mais peut-être y-a-t-il assez d’ ethnies différentes au Vietnam pour que les gens n’ aillent pas penser plus loin ? L’ étonnement des gens à voir un couple mixte, en Thailande (quand il y a étonnement), ne me paraît jamais être autre chose qu’ un étonnement amusé, alors qu’ ici j’ ai parfois l’ impression que les gens trouvent difficile d’ accepter l’ existence d’ un couple mixte, vu leurs expressions faciales ….. Mais les gens se dérident rapidement après quelques mots. La pauvre Y, elle aussi ne connaît que quelques mots de Vietnamien ! Mais souvent, c’ est elle qui se souvient des mots-clé, elle a une bonne mémoire pour ça. Quand il s’agit de demander des glaçons, par exemple, c’ est elle qui se souvient : « Da ! ».
Nous voici assis à l’ arrière d’ une moto. À trois et avec nos quelques bagages, nous ne ferions pas long chemin ! Nous nous faisons déposer devant l’ hôtel Cuu Long B, au bord de la rivière Co Chien, l’ un des bras principaux du Mékhong. C’ est peut-être le moment de mentionner que les Vietnamiens appellent le Mékhong « Cuu Long », ce qui veut dire « neuf dragons », dénommant ainsi les branches majeures de la rivière qui forment le delta. « Mékhong » vient bien sûr de « Mae Nam Khong » comme on dit au Laos et en Thailande (Mae Nam = « la mère de l ‘ eau » = rivière). Je me demande comment on appelle le fleuve au Cambodge, et dans les autres pays où passe ce fleuve, l’ un des plus longs du monde…. L’ hôtel est très correct et pas très cher, et nous avons une belle vue sur le fleuve de notre chambre, propre et très spacieuse. Nous avons le départ du ferry pour l’ île d » An Binh, de l’ autre côté de la rivière, juste en bas et un peu à gauche de l’ hôtel. Si nous n’ avons rien d’ autre à faire, nous pouvons toujours tuer le temps à observer le traffic incessant sur la rivière.
Je sais que certains voudraient avoir plus de détails sur ce que nous payons pour les diverses prestations, mais je ne m’ inquiète pas trop de toujours garder ces détails. Je préfère « marcher au pif », j’ en ai bien l’ habitude et je sens assez bien, à un moment donné, ce qui est cher, pas cher etc…. Y quant à elle, a cette façon amusante de compter en « bahts Hanoi », en « bahts Jakarta », et maintenant en « bahts Saigon » (je crois qu’ elle sait que ce sont les mêmes qu’à Hanoi !), et une fois qu’ elle a fait le rapport avec ses bahts à elle, je peux lui faire confiance, elle ne se laisse pas gruger ! Donc, pas d’ obsession sur les prix, tant que c’ est abordable et que « l’ intendance arrive à suivre » !
Le long du fleuve, et dans les rues adjacentes, il y a beaucoup d’ activité et ça grouille de scooters, mais c’ est un peu plus supportable qu´ à Saigon. Beaucoup de fleurs à la vente, à même le sol, et Y se fait un grand plaisir à se planter (façon de dire !) au milieu des étalages, de prendre des bouquets dans les bras et de poser pour mes photos. Elle a toujours un contact très facile avec les gens et n’ est jamais gênée. Les gens sentent tout de suite sa gentillesse et son charme, et nous avons toujours droit à leurs sourires. Mais quand nous marchons dans la rue (et en général nous ne marchons pas la main dans la main, par « modestie » comme diraient certains), nous remarquons encore, assez souvent, quelques froncements de sourcils, pour ne pas dire quelques faces renfrognées, à nous voir, couple occidental-asiatique. Parfois je me demande quels problèmes les gens peuvent bien y trouver ! Le soir, nous avons été prendre un verre sur la terrasse du café Hoa Nang qui fait l’ angle des rues Phan Boi Chau (celle qui borde le fleuve) et « 1 Thang 5 » (où se trouve un marché dans la rue), au débouché sur le Mékhong d’ un des canaux principaux qui traversent la ville. C’ est sympa, il fait bon, les gens sont relaxes, il y a de la musique (mais les chanteurs sont médiocres). Nous allons dans l’ un des bureaux de tourisme juste au coin de la rue et nous réservons une excursion pour le lendemain.
Puis nous descendons la « rue du marché ». Quelques 500 mètres plus loin, un pont sur un canal à gauche, un pont sur un autre canal juste devant nous, nous tournons à droite dans la rue « 2 Thang 9 » à la recherche d’ un restaurant. Un peu plus loin, nous nous installons dans un restaurant de plein air (c’ est peut-être le restaurant Phuong Nam indiqué sur la carte du Rough Guide ?) où il y a pas mal de gens attablés. La nuit est tombée mais il fait encore très chaud. Les gens sont légèrement vêtus, il y a même quelques hommes en maillot de corps. Pour la commande, nous arrivons vaguement à nous faire comprendre. Nous nous retrouvons devant un « hot pot » avec une variété de choses à y cuire, dont beaucoup de légumes verts et d’ herbes aromatiques fraîches, ce qui nous convient parfaitement. C’ est une formule très populaire en Thailande également, mais bien sûr il y a des variations locales. Y fait le service et j’ en profite pour faire quelques photos.
La suite à plus tard !
Transports et conduite de nuit au Guatemala? English translation pending
Je pars avec un ami au Guatemala dans deux semaines. Nous essayons de faire un maximum en un temps réduit (4 jours). Nous avons conscience que le voyage sera très speed ; c'est pourquoi nous essayons d'optimiser en voyageant de nuit.
Je suis en train d'organiser les détails: hôtels et transports.
Nous souhaitons faire le suivant: J1: Arrivée à Guaté City, visite de la ville, départ sur Antigua, visite d'Antigua et dormir sur Antigua J2: Départ vers Chichi, Matinée (tôt) visite de Chichi et ensuite direction Lac Atitlan, dormir sur Atitlan J3: Matinée au lac et départ vers Tikal, arrivée dans la nuit sur Tikal J4: visite de Tikal et départ et voyage de nuit pour Guaté City J5: (avion à 7h le matin pour le Costa Rica)
Pour les transports, nous avions prévu de de louer un voiture et de se relayer afin d'optimiser les trajets (surtout Guaté City - tikal). En voyant les commentaires sur l'état des routes, la conduite et la sécurité, je me demande si c'est vraiment prudent de faire cela. J'ai vu qu'il y avait des bus 1ere classe, des vans privés ou collectifs.
Que me conseilleriez-vous pour les différents trajets à effectuer J1, J2, J3 et J4? Voiture de loc', bus 1ere classe, ou vans collectifs
Nous souhaitons faire le suivant: J1: Arrivée à Guaté City, visite de la ville, départ sur Antigua, visite d'Antigua et dormir sur Antigua J2: Départ vers Chichi, Matinée (tôt) visite de Chichi et ensuite direction Lac Atitlan, dormir sur Atitlan J3: Matinée au lac et départ vers Tikal, arrivée dans la nuit sur Tikal J4: visite de Tikal et départ et voyage de nuit pour Guaté City J5: (avion à 7h le matin pour le Costa Rica)
Pour les transports, nous avions prévu de de louer un voiture et de se relayer afin d'optimiser les trajets (surtout Guaté City - tikal). En voyant les commentaires sur l'état des routes, la conduite et la sécurité, je me demande si c'est vraiment prudent de faire cela. J'ai vu qu'il y avait des bus 1ere classe, des vans privés ou collectifs.
Que me conseilleriez-vous pour les différents trajets à effectuer J1, J2, J3 et J4? Voiture de loc', bus 1ere classe, ou vans collectifs
Bonne adresse d'hôtel ou de motel à Miami ou Miami Beach? English translation pending
Bonjour,
Je recherche une bonne adresse d'hotel ou de motel avec si possible une piscine pour mes enfants. Ce serait pour un week-end (samedi / dimanche), avec des facilités pour garer ma voiture de location. Je ne tiens pas à passer 2 heures à trouver une place de parking public et payant (mais économique), ni payer 30$ la nuit (de parking) ou pire retrouver ma voiture en fourrière ... J'ai consulté "Trip advisor", mais je très perturbé par les avis que j'y trouve ... Le moindre petit incident se transforme en catastrophe nationale ... j'ai beaucoup de mal à me faire une opinion ... en plus certaines Hotels de chaines connues, exemple Day Inns, semblent avoir de sérieux problèmes à Miami Beach. De plus par expérience, les photos des sites sont souvent très flatteuses par rapport à la réalité ...
Sinon, avec 2 enfants, je souhaite éviter les quartiers un peu chaud ... 🙂
budget : 100/150 $ la nuit pour 2 adultes, 2 enfants ...
Lieu : de préférence à Miami Beach, près du quartier art déco, mais pourquoi à Miami ... Port de Miami ?
Note : je connais assez bien les Etats Unis, mais je n'ai jamais séjourné en Floride.
Je recherche une bonne adresse d'hotel ou de motel avec si possible une piscine pour mes enfants. Ce serait pour un week-end (samedi / dimanche), avec des facilités pour garer ma voiture de location. Je ne tiens pas à passer 2 heures à trouver une place de parking public et payant (mais économique), ni payer 30$ la nuit (de parking) ou pire retrouver ma voiture en fourrière ... J'ai consulté "Trip advisor", mais je très perturbé par les avis que j'y trouve ... Le moindre petit incident se transforme en catastrophe nationale ... j'ai beaucoup de mal à me faire une opinion ... en plus certaines Hotels de chaines connues, exemple Day Inns, semblent avoir de sérieux problèmes à Miami Beach. De plus par expérience, les photos des sites sont souvent très flatteuses par rapport à la réalité ...
Sinon, avec 2 enfants, je souhaite éviter les quartiers un peu chaud ... 🙂
budget : 100/150 $ la nuit pour 2 adultes, 2 enfants ...
Lieu : de préférence à Miami Beach, près du quartier art déco, mais pourquoi à Miami ... Port de Miami ?
Note : je connais assez bien les Etats Unis, mais je n'ai jamais séjourné en Floride.
Partir deux ans au Gabon avec mes deux chiens English translation pending
Bonjour, je dois partir cette été en séjour au Gabon pour 2 ans, mon mari est militaire.
J'aurais besoin de renseignements car je dois emmener mes 2 chiens, un carlin et un bouledogue américain, et c'est assez confus, personne n'arrive à me donner les bonnes réponses ! Je sais que les chiens doivent etre identifier ca c'est ok, le certificat de vaccination antirabique doit etre - de 3 mois, les vaccins à jours, un certificat sanitaire international de - de 3 jours, et je crois une attestation d'absence de rage depuis 60 jours dans la région d'origine, et la validation du certificat de vaccination et sanitaire par la DDSV de ma région.
Est-ce complet ou est-ce qu'il faut d'autres choses ?
Merci d'avance pour vos réponses et sinon la vie en général on m'a dit qu'on devrait etre content il parait que c'est génial le Gabon, j'ai hâte d'y etre !!
Tour du monde sur le Queen Victoria English translation pending
😉Magnifique voyage, même si on reste sur sa faim pour certaines destinations où on aimerait rester plus longtemps.
Périple sur 3 mois et 20 jours:
Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.
1O janvier New York ...............
13 Janvier Fort Lauderdale Floride
16 Janvier Williamstad Curaçao.
18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).
21..........Puerto Quetzal Guatémala
24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie
1er Février............Honolulu Oahu Hawaï
6...............Apia Samoa Occidentales
7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.
9................Nuku'Alofa Tonga
12..................Aukland Nlle Zélande
14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande
17..................Hobart Tasmanie
19 et 20..........Sydney
23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie
26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.
Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne
5...........................Nagazaki Japon
6.......................Pusan Corée du Sud
8........................Shanghaï Chine
11........................Hong Kong, Chine
13..........................Nha Trang Vietnam
14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon
16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande
19............................Singapour
21..............................Phuket Thaïlande
25...............................Mormugao (Goa ) en Inde
26.............................Mumbaï en Inde
29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.
Quatre Avril..................Aqaba Jordanie
6.................................Navigation dans le canal de Suez
7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte
9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie
10................................Istanbul Turquie
10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce
12...............................;Civitavecchia Italie
14................................Barcelone Espagne
20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.
Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.
J'aimerais assez l'Australie.
Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.
A bientôt, bonne journée à tous.
Périple sur 3 mois et 20 jours:
Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.
1O janvier New York ...............
13 Janvier Fort Lauderdale Floride
16 Janvier Williamstad Curaçao.
18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).
21..........Puerto Quetzal Guatémala
24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie
1er Février............Honolulu Oahu Hawaï
6...............Apia Samoa Occidentales
7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.
9................Nuku'Alofa Tonga
12..................Aukland Nlle Zélande
14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande
17..................Hobart Tasmanie
19 et 20..........Sydney
23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie
26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.
Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne
5...........................Nagazaki Japon
6.......................Pusan Corée du Sud
8........................Shanghaï Chine
11........................Hong Kong, Chine
13..........................Nha Trang Vietnam
14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon
16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande
19............................Singapour
21..............................Phuket Thaïlande
25...............................Mormugao (Goa ) en Inde
26.............................Mumbaï en Inde
29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.
Quatre Avril..................Aqaba Jordanie
6.................................Navigation dans le canal de Suez
7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte
9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie
10................................Istanbul Turquie
10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce
12...............................;Civitavecchia Italie
14................................Barcelone Espagne
20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.
Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.
J'aimerais assez l'Australie.
Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.
A bientôt, bonne journée à tous.
Circuit des missions Jésuites en Bolivie? English translation pending
Bonjour,
n'ayant pas eu de réponses sur un autre forum je me permets de poster mes questions ici :)
Plutôt que de faire un topic avec toutes mes questions, j'ai préféré faire un par sujet, pour que ça puisse servir à d'autres et que ce soit plus simple à retrouver.
Celui-là concerne ma question sur le circuit des missions jésuites, que le Lonely Planet qualifie comme l'une des plus belles et plus riches excursions à faire en Bolivie. Pourtant, il n'y consacrent que 4-5 pages dans le guide, aucune photo, et d'après ce que je lis, j'ai l'impression qu'il s'agit avant tout d'une succession d'étapes dans des petites villes, un peu au pas de course, mais je ne suis pas sûr que ça vaille tant que ça le coup.
Quelqu'un peut-il me donner des retours sur cette excursion ?
Si je souhaite faire ce circuit, je suppose que le mieux est de partir de Santa Cruz non ? Ça donnerait une raison d'aller dans cette ville, qui n'a pas l'air si intéressante que ça (par rapport à Sucre ou Potosi par exemple...)
Merci d'avance pour vos retours
n'ayant pas eu de réponses sur un autre forum je me permets de poster mes questions ici :)
Plutôt que de faire un topic avec toutes mes questions, j'ai préféré faire un par sujet, pour que ça puisse servir à d'autres et que ce soit plus simple à retrouver.
Celui-là concerne ma question sur le circuit des missions jésuites, que le Lonely Planet qualifie comme l'une des plus belles et plus riches excursions à faire en Bolivie. Pourtant, il n'y consacrent que 4-5 pages dans le guide, aucune photo, et d'après ce que je lis, j'ai l'impression qu'il s'agit avant tout d'une succession d'étapes dans des petites villes, un peu au pas de course, mais je ne suis pas sûr que ça vaille tant que ça le coup.
Quelqu'un peut-il me donner des retours sur cette excursion ?
Si je souhaite faire ce circuit, je suppose que le mieux est de partir de Santa Cruz non ? Ça donnerait une raison d'aller dans cette ville, qui n'a pas l'air si intéressante que ça (par rapport à Sucre ou Potosi par exemple...)
Merci d'avance pour vos retours
Quelques impressions entre Mexican Hat et Escalante (Utah) English translation pending
Cette portion d' itinéraire parcourue les 14 et 15 avril 2009 ( par routes 261, 95, 24 et 12, avec une nuitée à Hanksville ) constituait pour nous une région nouvelle à découvrir par rapport à notre voyage d' avril 2008 . Pour l' étape Hanksville-Escalante je comptais m' inspirer largement de l' expérience et des conseils de Sedonax ; les conditions météo ont sensiblement modifié ce projet .
Tout d' abord, peu après Mexican Hat nous avons effectué tout le parcours de Valley of the Gods ( sens E entrance - W entrance ), au lieu d' une courte incursion en 2008 . Et il est vrai que le plus beau et le + spectaculaire se situe au milieu du parcours, dans les parages du grand virage qui contourne Castle Butte . Il y avait 2 RV installés dans un décor fabuleux, qui valait celui du "View" à MV, et vraisemblablement à 0 $ la nuit au lieu de 330 !
Peu après, en filant vers le N par la 261, surprise par rapport à ma carte qui ne trahissait rien de tel : une attaque de falaise par une route étroite, très sinueuse et pentue, mais praticable par un véhicule de taille réduite . De beaux et lointains panoramas vers le S .
L' étape suivante : Natural Bridges, 3 grandes arches naturelles en pierre, plutôt blanche pour une fois, sur des séries de méandres parfois recoupés, et profondément encaissés . Assez spectaculaire, même si les couleurs paraissent un peu éteintes ( peut-être aussi parce que le pilote l' était un peu lui-même ce jour là ... ) .
Ensuite, long parcours comportant la traversée impressionnante au dessus du Colorado dans un décor de gigantesques paysages minéraux pratiquement inhabités, à la longue un peu écrasants à mon goût, pour nous dérisoires petits insectes humains . Je me suis dit que les premiers hommes qui avaient pu vivre ici, Indiens ou Mormons, devaient nécessairement être habités d' intenses convictions religieuses pour ne pas s' enfuir rapidement à la recherche de paysages + rassurants .
Hanksville et alentours : petite bourgade un peu sinistre et décatie, dans les nuages de poussière jaune des violentes bourrasques de vent de la soirée et de la nuit . L' attraction "proche" qui vaut le détour ( tout de même 100km AR ! ) : Goblin Valley et ses formes d' érosion arrondies formant de très étranges ensembles un peu fantomatiques .
Le lendemain, pas de lever de soleil programmé sur Factory Butte pour cause de ciel bouché, et en route pour Capitol Reef avec apparition de la neige . Parcours de la très belle Scenic Drive passant par Fruita fondé par les Mormons et excursion à pied dans les gorges jusqu' aux Tanks . Nous écourtons donc aussi le programme ici pour pouvoir passer le col à + de 2800m entre Torrey et Boulder ( qu' on nous dit enneigé ) avant le soir .Ces dernières villes sont beaucoup + pimpantes, avec de beaux pâturages à chevaux clôturés de belles barrières en bois . Le col passé sans encombres ( légères congères seulement dans les dernières courbes ), une belle éclaircie nous permet ensuite depuis Boulder de parcourir le début du Burr Trail et le superbe Long Canyon jusqu' à l' Overlook en vue de la longue ride rectiligne du Waterpocket Fold . Assez grandiose .
La neige est revenue en force dans la partie finale avant Escalante, où elle tombe de face à l' horizontale ! Peu avant cette arrivée hivernale nous avons pu un peu fugitivement admirer un paysage fantastique : de grands et profonds canyons, surtout du côté droit, de part et d' autre de la route de crête un peu acrobatique sur laquelle nous roulons ( parfois pas plus de 10m ou 15m de large entre les 2 vides ! ) . Je conseille fortement ce secteur exceptionnel à tous ceux qui auront la chance d' y passer par temps clément .
Tout d' abord, peu après Mexican Hat nous avons effectué tout le parcours de Valley of the Gods ( sens E entrance - W entrance ), au lieu d' une courte incursion en 2008 . Et il est vrai que le plus beau et le + spectaculaire se situe au milieu du parcours, dans les parages du grand virage qui contourne Castle Butte . Il y avait 2 RV installés dans un décor fabuleux, qui valait celui du "View" à MV, et vraisemblablement à 0 $ la nuit au lieu de 330 !
Peu après, en filant vers le N par la 261, surprise par rapport à ma carte qui ne trahissait rien de tel : une attaque de falaise par une route étroite, très sinueuse et pentue, mais praticable par un véhicule de taille réduite . De beaux et lointains panoramas vers le S .
L' étape suivante : Natural Bridges, 3 grandes arches naturelles en pierre, plutôt blanche pour une fois, sur des séries de méandres parfois recoupés, et profondément encaissés . Assez spectaculaire, même si les couleurs paraissent un peu éteintes ( peut-être aussi parce que le pilote l' était un peu lui-même ce jour là ... ) .
Ensuite, long parcours comportant la traversée impressionnante au dessus du Colorado dans un décor de gigantesques paysages minéraux pratiquement inhabités, à la longue un peu écrasants à mon goût, pour nous dérisoires petits insectes humains . Je me suis dit que les premiers hommes qui avaient pu vivre ici, Indiens ou Mormons, devaient nécessairement être habités d' intenses convictions religieuses pour ne pas s' enfuir rapidement à la recherche de paysages + rassurants .
Hanksville et alentours : petite bourgade un peu sinistre et décatie, dans les nuages de poussière jaune des violentes bourrasques de vent de la soirée et de la nuit . L' attraction "proche" qui vaut le détour ( tout de même 100km AR ! ) : Goblin Valley et ses formes d' érosion arrondies formant de très étranges ensembles un peu fantomatiques .
Le lendemain, pas de lever de soleil programmé sur Factory Butte pour cause de ciel bouché, et en route pour Capitol Reef avec apparition de la neige . Parcours de la très belle Scenic Drive passant par Fruita fondé par les Mormons et excursion à pied dans les gorges jusqu' aux Tanks . Nous écourtons donc aussi le programme ici pour pouvoir passer le col à + de 2800m entre Torrey et Boulder ( qu' on nous dit enneigé ) avant le soir .Ces dernières villes sont beaucoup + pimpantes, avec de beaux pâturages à chevaux clôturés de belles barrières en bois . Le col passé sans encombres ( légères congères seulement dans les dernières courbes ), une belle éclaircie nous permet ensuite depuis Boulder de parcourir le début du Burr Trail et le superbe Long Canyon jusqu' à l' Overlook en vue de la longue ride rectiligne du Waterpocket Fold . Assez grandiose .
La neige est revenue en force dans la partie finale avant Escalante, où elle tombe de face à l' horizontale ! Peu avant cette arrivée hivernale nous avons pu un peu fugitivement admirer un paysage fantastique : de grands et profonds canyons, surtout du côté droit, de part et d' autre de la route de crête un peu acrobatique sur laquelle nous roulons ( parfois pas plus de 10m ou 15m de large entre les 2 vides ! ) . Je conseille fortement ce secteur exceptionnel à tous ceux qui auront la chance d' y passer par temps clément .
J'adoooooooooore traîner mes guêtres à Louxoooooor English translation pending
Voilà près de 2 mois que j'ai quitté le territoire national comme on dit quand on est ministre de l'intérieur j'imagine.
Déjà les souvenirs se bousculent, les prénoms appris se multiplient, tout comme le nombre de fois où j'ai écrit les mots bus ou gare routière dans mon récit.
Et comme rien ne ressemble plus à une gare routière qu'une autre gare routière, j'ai déjà oublié ce à quoi ressemble celle de Louxor.
Pour dire la vérité, j'ai même oublié à quelle heure je m'y suis rendu en chemin depuis Assouan. La seule chose que je sais, c'est que c'était le vendredi 21 et c'est déjà pas mal!!
Ca y est, je met un insert car la mémoire me revient 15 minutes après avoir écrit le 1er paragraphe. La seule raison pour laquelle j'ai oublié à quoi ressemble la gare routière de Louxor est que je n'y ai jamais mis les pieds, pas même un bout d'orteil. J'ai fait le trajet entre Assouan et Louxor en train, en 2ème classe. C'était très confortable et j'étais à nouveau le seul gringo des environs. J'étais en plus ravi car je pouvais enfin monter dans autre chose qu'un bus.
(retour au texte)
Disons, pour faire simple, que je suis arrivée à Louxor à la mi-journée, je n'ai rien fait depuis l'avant-veille et il me tarde d'arpenter à nouveau le pavé. Je n'ai pas eu trop de travail à faire pour trouver mon nouvel hotel. J'y ai rendez-vous 2 jours plus tard pour le petit déjeuner avec Dominica qui en aura alors fini avec Assouan et sera elle aussi sur la route du nord. Elle m'a donné toutes les indications pour que je ne sois pas perdu en arrivant en ville. A l'hotel, la première chose que je fais après avoir choisi ma chambre est d'aller découvrir la terrasse. Elle domine la ville et bien qu'on soit à trois patés d'immeuble du Nil, je peux voir celui-ci sur toute sa longueur, enfin presque. Sur la terrasse parresse Adam, il est anglais et on voit tout de suite que c'est un voyageur au long cours. On discute de tout et de rien jusqu'à se qu'il me décrive son itinéraire jusque là. Traversée de l'europe en stop, Turquie, IRAK, Iran, Syrie, Jordanie et Egypte jusqu'à présent. Il me montre son passeport authentifiant le fait qu'il est allé en Irak, je reste sur le cul... Et dire qu'il y en a qui s'inquiète de mon sort! Après il va au Soudan et en Somalie, rien que ça... Le garçon n'est pas très rock n'roll mais au moins son itinéraire l'est pour lui. On reste perché là-haut pendant pas loin de deux heures. Pour moi, c'en est déjà trop, il faut que je me dégourdisses les jambonneaux.
J'ai deux jours devant moi amputés d'une partie de ce vendredi. A Louxor, 2 choses sont incontournables pour le visiteur : sur la rive Est (celle sur laquelle se situe l'hotel ainsi que la majeure partie de la ville), le temple de Karnak, sur la rive ouest, la vallée des rois, des reines et tout le tremblement qui fait de Louxor la capitale touristique de l'Egypte. Le temple sera pour aujourd'hui et j'espère pouvoir faire le tour du reste sur la journée de demain. On verra bien... Comme Adam est aussi nouveau que moi en ville, on fait la paire pour rejoindre Karnak. Il suffit de suivre le Nil, impossible de se perdre, même pour moi!! En chemin, on est constamment alpagués, suivis, limite harcelés par tout un tas de gens qui ont tous une boutique, une fellouque, une chariole tiré par un âne à vendre ou à louer. Impossible de s'arrêter pour tous, c'est à en devenir dingo. Même pour moi qui n'arrive pourtant jamais à détourner la tête pour esquiver quelqu'un qui m'interpelle, je suis saoulé et dès que quelqu'un autour prononce les mots "vendre" ou "pour toi, bon marché", j'accélère le pas et passe la surmultipliée. Je n'envisage même pas de sortir des cartons jaunes ou rouges car les types seraient bien capables de me dire qu'ils en ont des moins chers en magasin.
On arrive au temple de Karnak après 1/2 heure d'esquive rotative. En arrivant, on comprend tout. Sur le parking sont garés des cars par dizaines. C'est bien simple, on se croirait chez le consessionnaire. Et s'ils sont là, c'est qu'ils ont déjà dû déverser leurs occupants, ça risque d'être noir de monde. En effet, passés la guérite où on vend les tickets, c'est une marée humaine qui nous attend. Le temple a beau être impressionnant, impossible de s'ôter de l'esprit que les sandales+chaussettes sont partout. Je suis entouré de colonnes dont il faudrait une dizaine de personnes main dans la main pour en faire le tour, les obélisques se dressent jusque haut dans le ciel, le mur du temple est plus épais que mon appartement était grand, et pourtant ça grouille à un point qu'une partie du plaisir s'est déjà suicidée. Avec Adam, on aura beau se dire que les gens finiront par partir, chaque fois qu'un équipage s'en va, c'est comme si une nouvelle paire arrivait. La partie est perdue d'avance, tout le monde s'aglutine pour le coucher de soleil. Lessivés de bruit et de poussière, on rentre finalement avant tout le monde. On part de Karnak sans gloire vers 16h. Et alors qu'on retourne dans le centre-ville par la corniche, on est doublé par une ribambelle de calèche. Mais c'est pas possible, ils font tout en convoi, même les calèches!!!!
Le soleil se couche sur le Nil, on rentre à l'hotel. Sur le chemin, on passe devant un "liqueur shop". Je vous écris pas ce que vend le type, c'est comme le porc-salut, c'est écrit dessus. Adam, en bon anglais qu'il est, achète 6 grandes canettes de bière locale, je n'en achète QUE 4, c'est déjà ça, ça fait tout de même 2 litres de liquide à ingurgiter. La beuverie, ma première depuis bien longtemps, s'organise sur la terrasse. On se sent vite comme à la maison, l'euphorie et le ciel étoilé en prime. Adam liquide son stock en 2 heures et file se coucher. Il m'en faudra une de plus, en ce qui concerne la bière, je suis un petit joueur. Sur le chemin de ma chambre, je m'arrête par l'ordinateur mis à disposition des clients de l'hotel. 5 minutes après m'y être installé, quelqu'un sort de la chambre juste derrière moi. Brice, it's unbelievable!!!Jamal, my man, what the F... are you doing here?
C'est Jamal avec qui j'ai marché en compagnie de Marte à Petra. La soirée qui paraissait s'arrêter ici n'en fut que plus longue et festive. Et comme Jamal ne boit pas une goutte d'alcool, je l'accompagnait sur le chemin de la sobriété. L'extinction des feux vint finalement vers 2 heures. Moi qui prévoyais de me lever aux aurores, il va falloir repenser tout ça...
Le son du clairon retentit le lendemain juste avant 10h pour profiter du petit dèj' inclus dans le prix de la chambre. A cette heure, Jamal dort encore comme à son habitude. De toute façon, il a déjà foulé la rive ouest du fleuve avec un tour organisé la veille. Adam est tout ramolli. Je vais donc la jouer en solo. Pour le Braïce cependant, pas de tour organisé, j'ai déjà vu ce que cela donne pour la journée à Abou Simbel, et à partir de maintenant c'est "merci c'est gentil mais non merci". Pour traverser le Nil, la solution la plus économique consiste à prendre les transports locaux, un bon vieux bac fait la traversée pour moins de 20 centimes d'euro. En m'y rendant, je n'aurais de cesse de le répéter à tous les vendeurs à la sauvette qui veulent me proposer une fellouque ou un tour en voiture en empruntant un pont à plusieurs kilomètres de la ville. Certains font mine de ne pas comprendre, carton jaune, certains me suivent pendant plusieurs dizaines de mètres, carton rouge. Au bout d'un moment, je suis tellement saoulé que je mets mes écouteurs. C'est pas quelque chose que je fais avec plaisir, mais à Louxor, il n'y a pas de règles pas de lois. Le ferry est là malgré ce que m'ont dit plusieurs personnes en chemin ("mais non il n'y a pas de ferry" ou "mais le ferry il a brûlé"), je traverse sans problèmes.
Sur la rive ouest, le sport continue. "Tu cherches un taxi?", "J'ai une boutique où on loue des vélos.", "Tu cherches un taxi pour trouver un vélo?", "J'ai un âne à deux pas qui n'est pas cher et qui court à 200 à l'heure." J'en passe et des pires... La meilleure solution est de grimper dans un pick-up qui fait la navette avec le bureau qui vend les tickets d'entrée pour la majorité des sîtes. J'y arrive encore une fois sans peine malgré ce qu'on peut entendre : "mais le pick-up il a brulé" ou "mais le pick-up c'est 200$". 2 livres, soit 0, 30 euros, voilà ce que ça coute... J'arrive au guichet général à midi, le tenancier propose une dizaine de tickets correspondant à une dizaine de sîtes différents, le plus souvent des tombes. Chaque ticket coute entre 5 et 12 euros, il va s'agir de choisir judicieusement, le gouvernement égyptien étant très enclin à me dépouiller de mes sesterces. Premier choix, le temple d'Habu, sur la carte ça a l'air d'être plus grand que grand et à pieds ça n'a pas l'air bien loin. En m'y rendant, je tombe sur des enfants qui joue à Tarzan, non pas avec une liane mais avec un fil électrique qui pend de son poteau. On dirait qu'ils savent ce qu'ils font mais ça fout quand même les chocottes.
J'arrive au temple d'Habu en un seul morceau. Les touristes n'y sont pas légions, profitons-en. Le temple n'est pas loin d'avoir les mêmes dimensions que celui de Karnak. Une fois de plus, les gravures succèdent aux colonnes qui succèdent aux hyéroglyphes. C'est beau, c'est grand ET c'est tranquille. Seul un gardien tente de m'extorquer un bakshish en me montrant une gravure illustrant des singes que j'aurais fini par apercevoir, carton jaune. Je reste chez Habu pas loin d'une heure mais "the show must go on", je retourne au vendeur de billets.
2ème choix : Deir Al-Medina. C'est encore pas loin de l'office, 20 minutes de marche tout au plus. Ici, les vestiges d'une ville morte s'étalent. Il y a aussi deux tombes que l'on peut visiter et un petit temple. Les tombes sont creusées dans le sol. On y pénètre par un large trou d'où descendent des escaliers. En bas, la température est 10° plus chaude qu'à l'extérieur, on se croirait dans un sauna. Les murs de la scépulture sont couverts de bas-reliefs qui ont, à l'inverse de tout ce qu'on peut trouver à l'extérieur, conservés toutes leurs couleurs. Du rouge au bleu en pasant par le vert, tout l'arc-en-ciel y passe. Ca donne un supplément d'âme au tout, si j'ose dire (dans une tombe)...
Pas loin de 14h30 à ma montre, pas le temps de lambiner. Sur le chemin du retour, un chauffeur de taxi se met à ma hauteur. Je l'ai déjà vu plusieurs fois aujourd'hui mais n'ai jamais daigné m'arrêter. Cette fois-ci, de mon oreille attendrie je l'écoute. Il dit qu'il a huit enfants à nourrir, que ce soir ils devaient manger du poulet, mais que comme il n'a pas eu un client de la journée, ils risquent de n'avoir à dîner que des flageolets. Humain comme je suis, je suis désemparé. Je lui demande son prix pour me conduire le reste de l'après-midi, et voilà que le type me prend pour la poule aux oeufs d'or. Il me sort un prix qui ferait même bondir un américain! Je trace ma route, il en a les larmes aux yeux. Bref après moultes turpitudes, il descend son prix à un niveau acceptable, j'ai maintenant un chauffeur.
En route donc vers la vallée des reines!! Nouveau droit d'entrée à s'acquitter. Ca commence à faire ch(i)er! J'entre dans la vallée des reines comme on fait un pèlerinage, dans le recueuillement et la modestie. L'entrée passée, de chaque côté du chemin sont creusés de larges trous béants. il n'y a rien à y voir, ça devait être un galop d'essai pour les chercheurs. Un peu plus loin, les trous sont toujours là mais on peut pénètrer dans deux d'entre eux. Ce sont les tombeaux de reines aux noms imprononçables à l'exception de Titi. A l'intérieur, un large couloir d'où partent plusieurs salles. Tout est scuplté, peint de toutes les couleurs. Seulement, n'étant pas particulièrement connaisseur en la matière, à la manière des vestiges romains vus en Turquie, quand on a vu une tombe, plus ça va et plus j'ai l'impression qu'on les a toutes vues! Le pèlerin se transforme en profane!!! J'achève rapidement le tour du propriétaire et me met à la recherche de la tombe de Néfertari, femme de Ramsès II, dont on dit que c'est la plus belle et la plus chargée des tombes de la vallée des reines. Et bien, pas de bol, cette tombe là est fermée au public depuis un bail et j'ai déjà fait le tour de ce qui était à voir ici! Je reste sur ma faim... Et ça creuse...
15h45, je n'ai plus que le temps de faire des concessions dans mon emploi du temps. Compte tenu de ce que j'ai vu (ou de ce que je n'ai pas vu) à la vallée des reines, je décide purement et simplement de tirer un trait sur la vallée des rois. RE-profane. Un sentiment de culpabilité me fait dire qu'on ne vient pas à Louxor sans voir la vallée des rois; et bien si!! La preuve!! En sueur et en os!!! Je suis désolé pour Ramsès III, V, VI, et IX, Amenhotep II et les autres mais ce sera pour une autre fois in sha' Allah!! A la place, je ne veux pas rater le temple d'Hatshepsut (le premier qui dit "à tes souhaits", c'est carton jaune). C'est un monument construit en terrasse sur 3 niveaux. Ca peut sembler bizarre comme choix mais ça l'est tout de suite moins quand je te dis que la terrasse fait la taille d'un terrain de football. Qui plus est, le batiment est lové en contrebas d'un à-pic d'au moins trente mètres, le long de la montagne sur laquelle sont disséminés tous les sîtes de la rive ouest de Louxor. L'impression de grandeur qui se dégage des lieux n'est pas qu'une impression, on se sent tout petit devant tant de démesure. Surtout, qui a déjà entendu parler d'Hatshepsut? Vous pourrez voir les photos qui devraient être en ligne en même temps que cet article, ça sent la grosse tête ou je m'y connais pas!! Ca devait pas être le genre modeste, Hatshepsut! Je reste pas loin d'une heure à vaquer dans cette merveille architecturale, juste assez longtemps pour croiser la meute qui vient à nouveau s'abreuver du coucher de soleil. Il est temps de hisser les voiles. Le chauffeur m'attend, son poulet va refroidir... Il trouve même le moyen de me dire que je suis en retard et que j'ai pris trop de temps... Bref, Louxor...
Il est temps de retourner sur l'autre rive, c'est comme si le bac n'attendait que moi. Pendant la traversée, le orange se bat avec le rouge pour savoir de quelle couleur le soleil se couche, c'est beauuuuuu.
Au retour à l'hotel, Jamal et Adam sont sur la terrasse, fatigués de n'avoir rien fait de leur journée. Je les envie un peu mais demain est un autre jour et peut-être sera-t-il temps pour moi de ne rien faire à mon tour. Je sais juste que j'ai rencart avec Dominica pour le petit déjeuner. D'ici là, on dîne à trois dans un restaurant classieux où je commande mon premier couscous du voyage. Divin. Délicieux. Je pourrais revenir en Egypte juste pour remanger la même chose! Je souhaîte une bonne nuit à mes camarades sur ses appréciations culinaires, l'écriture n'attend pas. Disons plutôt pour être honnète qu'elle a déjà trop attendu, voire qu'elle prend un sérieux retard... Bordel!!
Dimanche matin (23 novembre), le réveil sonne les 9h15. On dirait que j'ai plus de dimanches!!! Dominica est à l'heure au rendez-vous, il va s'agir de savoir où s'occuper la semaine qui vient. On est tous les deux d'accord pour aller voir du côté des oasis, c'est ce qui était prévu. Il y a deux choix possibles : 4 oasis différentes qui s'étalent à des kilomètres les unes des autres autour des déserts blancs et noirs, l'oasis de Siwa qui est la porte vers la grande mer de sable. Comment choisir? C'est un affreux dilemne. J'ai toujours voulu aller voir le désert blanc, les rares images que j'ai en tête sont tout simplement magiques. Seulement avec le temps dont on dispose, impossible financièrement de passer 5 jours dans le désert. Ca a beau être le désert, c'est cher de louer un 4X4, conduit par un guide, qui s'arrange pour te nourrir 3 fois par jour pendant 5 jours. On pourrait aussi bien n'y passer qu'une journée et se la couler douce dans les oasis mais tout le monde dit, y compris le LP, que Siwa est la plus belle des oasis et que quite à passer 5 jours à lézarder, autant aller lézarder là-bas. En plus et de toutes façons, la grande mer de sable, ça doit pas être dégueux comme paysage (sic). Le seul bémol, c'est que rejoindre Siwa depuis Louxor, c'est comme aller de Strasbourg à Marseille, en passant par Biarritz!!!! Il faut prendre le train de nuit de Louxor à Alexandrie pendant un peu plus de douze heures puis enchaîner avec neuf heures de bus jusqu'à Siwa. Faîtes le calcul vous-même, ce genre de mathématiques me file le bourdon. Mais bon de toutes façons, ça y est, on s'est fait une raison, on a rien sans rien. Ca se mérite du temps à rien faire! En plus pour ne rien faire, on a déjà toute la journée devant nous puisque le train est un train de nuit, qu'on est que le matin et que Louxor et la terrasse de l'hotel nous appartiennent. On profite donc de ces quelques heures pour aller une dernière fois sur internet, pour révasser, pour boire un coup... Le moment venu, on prend nos affaires, Adam n'est pas là et je dis "à bientôt" à Jamal, on se sait jamais... Dominica et moi quittons Louxor lourds des 24 heures qui nous attendent. Juste le temps de saluer le Nil et on est parti. Quant à la vallée des rois...
Ca y est, je met un insert car la mémoire me revient 15 minutes après avoir écrit le 1er paragraphe. La seule raison pour laquelle j'ai oublié à quoi ressemble la gare routière de Louxor est que je n'y ai jamais mis les pieds, pas même un bout d'orteil. J'ai fait le trajet entre Assouan et Louxor en train, en 2ème classe. C'était très confortable et j'étais à nouveau le seul gringo des environs. J'étais en plus ravi car je pouvais enfin monter dans autre chose qu'un bus.
(retour au texte)
Disons, pour faire simple, que je suis arrivée à Louxor à la mi-journée, je n'ai rien fait depuis l'avant-veille et il me tarde d'arpenter à nouveau le pavé. Je n'ai pas eu trop de travail à faire pour trouver mon nouvel hotel. J'y ai rendez-vous 2 jours plus tard pour le petit déjeuner avec Dominica qui en aura alors fini avec Assouan et sera elle aussi sur la route du nord. Elle m'a donné toutes les indications pour que je ne sois pas perdu en arrivant en ville. A l'hotel, la première chose que je fais après avoir choisi ma chambre est d'aller découvrir la terrasse. Elle domine la ville et bien qu'on soit à trois patés d'immeuble du Nil, je peux voir celui-ci sur toute sa longueur, enfin presque. Sur la terrasse parresse Adam, il est anglais et on voit tout de suite que c'est un voyageur au long cours. On discute de tout et de rien jusqu'à se qu'il me décrive son itinéraire jusque là. Traversée de l'europe en stop, Turquie, IRAK, Iran, Syrie, Jordanie et Egypte jusqu'à présent. Il me montre son passeport authentifiant le fait qu'il est allé en Irak, je reste sur le cul... Et dire qu'il y en a qui s'inquiète de mon sort! Après il va au Soudan et en Somalie, rien que ça... Le garçon n'est pas très rock n'roll mais au moins son itinéraire l'est pour lui. On reste perché là-haut pendant pas loin de deux heures. Pour moi, c'en est déjà trop, il faut que je me dégourdisses les jambonneaux.
J'ai deux jours devant moi amputés d'une partie de ce vendredi. A Louxor, 2 choses sont incontournables pour le visiteur : sur la rive Est (celle sur laquelle se situe l'hotel ainsi que la majeure partie de la ville), le temple de Karnak, sur la rive ouest, la vallée des rois, des reines et tout le tremblement qui fait de Louxor la capitale touristique de l'Egypte. Le temple sera pour aujourd'hui et j'espère pouvoir faire le tour du reste sur la journée de demain. On verra bien... Comme Adam est aussi nouveau que moi en ville, on fait la paire pour rejoindre Karnak. Il suffit de suivre le Nil, impossible de se perdre, même pour moi!! En chemin, on est constamment alpagués, suivis, limite harcelés par tout un tas de gens qui ont tous une boutique, une fellouque, une chariole tiré par un âne à vendre ou à louer. Impossible de s'arrêter pour tous, c'est à en devenir dingo. Même pour moi qui n'arrive pourtant jamais à détourner la tête pour esquiver quelqu'un qui m'interpelle, je suis saoulé et dès que quelqu'un autour prononce les mots "vendre" ou "pour toi, bon marché", j'accélère le pas et passe la surmultipliée. Je n'envisage même pas de sortir des cartons jaunes ou rouges car les types seraient bien capables de me dire qu'ils en ont des moins chers en magasin.
On arrive au temple de Karnak après 1/2 heure d'esquive rotative. En arrivant, on comprend tout. Sur le parking sont garés des cars par dizaines. C'est bien simple, on se croirait chez le consessionnaire. Et s'ils sont là, c'est qu'ils ont déjà dû déverser leurs occupants, ça risque d'être noir de monde. En effet, passés la guérite où on vend les tickets, c'est une marée humaine qui nous attend. Le temple a beau être impressionnant, impossible de s'ôter de l'esprit que les sandales+chaussettes sont partout. Je suis entouré de colonnes dont il faudrait une dizaine de personnes main dans la main pour en faire le tour, les obélisques se dressent jusque haut dans le ciel, le mur du temple est plus épais que mon appartement était grand, et pourtant ça grouille à un point qu'une partie du plaisir s'est déjà suicidée. Avec Adam, on aura beau se dire que les gens finiront par partir, chaque fois qu'un équipage s'en va, c'est comme si une nouvelle paire arrivait. La partie est perdue d'avance, tout le monde s'aglutine pour le coucher de soleil. Lessivés de bruit et de poussière, on rentre finalement avant tout le monde. On part de Karnak sans gloire vers 16h. Et alors qu'on retourne dans le centre-ville par la corniche, on est doublé par une ribambelle de calèche. Mais c'est pas possible, ils font tout en convoi, même les calèches!!!!
Le soleil se couche sur le Nil, on rentre à l'hotel. Sur le chemin, on passe devant un "liqueur shop". Je vous écris pas ce que vend le type, c'est comme le porc-salut, c'est écrit dessus. Adam, en bon anglais qu'il est, achète 6 grandes canettes de bière locale, je n'en achète QUE 4, c'est déjà ça, ça fait tout de même 2 litres de liquide à ingurgiter. La beuverie, ma première depuis bien longtemps, s'organise sur la terrasse. On se sent vite comme à la maison, l'euphorie et le ciel étoilé en prime. Adam liquide son stock en 2 heures et file se coucher. Il m'en faudra une de plus, en ce qui concerne la bière, je suis un petit joueur. Sur le chemin de ma chambre, je m'arrête par l'ordinateur mis à disposition des clients de l'hotel. 5 minutes après m'y être installé, quelqu'un sort de la chambre juste derrière moi. Brice, it's unbelievable!!!Jamal, my man, what the F... are you doing here?
C'est Jamal avec qui j'ai marché en compagnie de Marte à Petra. La soirée qui paraissait s'arrêter ici n'en fut que plus longue et festive. Et comme Jamal ne boit pas une goutte d'alcool, je l'accompagnait sur le chemin de la sobriété. L'extinction des feux vint finalement vers 2 heures. Moi qui prévoyais de me lever aux aurores, il va falloir repenser tout ça...
Le son du clairon retentit le lendemain juste avant 10h pour profiter du petit dèj' inclus dans le prix de la chambre. A cette heure, Jamal dort encore comme à son habitude. De toute façon, il a déjà foulé la rive ouest du fleuve avec un tour organisé la veille. Adam est tout ramolli. Je vais donc la jouer en solo. Pour le Braïce cependant, pas de tour organisé, j'ai déjà vu ce que cela donne pour la journée à Abou Simbel, et à partir de maintenant c'est "merci c'est gentil mais non merci". Pour traverser le Nil, la solution la plus économique consiste à prendre les transports locaux, un bon vieux bac fait la traversée pour moins de 20 centimes d'euro. En m'y rendant, je n'aurais de cesse de le répéter à tous les vendeurs à la sauvette qui veulent me proposer une fellouque ou un tour en voiture en empruntant un pont à plusieurs kilomètres de la ville. Certains font mine de ne pas comprendre, carton jaune, certains me suivent pendant plusieurs dizaines de mètres, carton rouge. Au bout d'un moment, je suis tellement saoulé que je mets mes écouteurs. C'est pas quelque chose que je fais avec plaisir, mais à Louxor, il n'y a pas de règles pas de lois. Le ferry est là malgré ce que m'ont dit plusieurs personnes en chemin ("mais non il n'y a pas de ferry" ou "mais le ferry il a brûlé"), je traverse sans problèmes.
Sur la rive ouest, le sport continue. "Tu cherches un taxi?", "J'ai une boutique où on loue des vélos.", "Tu cherches un taxi pour trouver un vélo?", "J'ai un âne à deux pas qui n'est pas cher et qui court à 200 à l'heure." J'en passe et des pires... La meilleure solution est de grimper dans un pick-up qui fait la navette avec le bureau qui vend les tickets d'entrée pour la majorité des sîtes. J'y arrive encore une fois sans peine malgré ce qu'on peut entendre : "mais le pick-up il a brulé" ou "mais le pick-up c'est 200$". 2 livres, soit 0, 30 euros, voilà ce que ça coute... J'arrive au guichet général à midi, le tenancier propose une dizaine de tickets correspondant à une dizaine de sîtes différents, le plus souvent des tombes. Chaque ticket coute entre 5 et 12 euros, il va s'agir de choisir judicieusement, le gouvernement égyptien étant très enclin à me dépouiller de mes sesterces. Premier choix, le temple d'Habu, sur la carte ça a l'air d'être plus grand que grand et à pieds ça n'a pas l'air bien loin. En m'y rendant, je tombe sur des enfants qui joue à Tarzan, non pas avec une liane mais avec un fil électrique qui pend de son poteau. On dirait qu'ils savent ce qu'ils font mais ça fout quand même les chocottes.
J'arrive au temple d'Habu en un seul morceau. Les touristes n'y sont pas légions, profitons-en. Le temple n'est pas loin d'avoir les mêmes dimensions que celui de Karnak. Une fois de plus, les gravures succèdent aux colonnes qui succèdent aux hyéroglyphes. C'est beau, c'est grand ET c'est tranquille. Seul un gardien tente de m'extorquer un bakshish en me montrant une gravure illustrant des singes que j'aurais fini par apercevoir, carton jaune. Je reste chez Habu pas loin d'une heure mais "the show must go on", je retourne au vendeur de billets.
2ème choix : Deir Al-Medina. C'est encore pas loin de l'office, 20 minutes de marche tout au plus. Ici, les vestiges d'une ville morte s'étalent. Il y a aussi deux tombes que l'on peut visiter et un petit temple. Les tombes sont creusées dans le sol. On y pénètre par un large trou d'où descendent des escaliers. En bas, la température est 10° plus chaude qu'à l'extérieur, on se croirait dans un sauna. Les murs de la scépulture sont couverts de bas-reliefs qui ont, à l'inverse de tout ce qu'on peut trouver à l'extérieur, conservés toutes leurs couleurs. Du rouge au bleu en pasant par le vert, tout l'arc-en-ciel y passe. Ca donne un supplément d'âme au tout, si j'ose dire (dans une tombe)...
Pas loin de 14h30 à ma montre, pas le temps de lambiner. Sur le chemin du retour, un chauffeur de taxi se met à ma hauteur. Je l'ai déjà vu plusieurs fois aujourd'hui mais n'ai jamais daigné m'arrêter. Cette fois-ci, de mon oreille attendrie je l'écoute. Il dit qu'il a huit enfants à nourrir, que ce soir ils devaient manger du poulet, mais que comme il n'a pas eu un client de la journée, ils risquent de n'avoir à dîner que des flageolets. Humain comme je suis, je suis désemparé. Je lui demande son prix pour me conduire le reste de l'après-midi, et voilà que le type me prend pour la poule aux oeufs d'or. Il me sort un prix qui ferait même bondir un américain! Je trace ma route, il en a les larmes aux yeux. Bref après moultes turpitudes, il descend son prix à un niveau acceptable, j'ai maintenant un chauffeur.
En route donc vers la vallée des reines!! Nouveau droit d'entrée à s'acquitter. Ca commence à faire ch(i)er! J'entre dans la vallée des reines comme on fait un pèlerinage, dans le recueuillement et la modestie. L'entrée passée, de chaque côté du chemin sont creusés de larges trous béants. il n'y a rien à y voir, ça devait être un galop d'essai pour les chercheurs. Un peu plus loin, les trous sont toujours là mais on peut pénètrer dans deux d'entre eux. Ce sont les tombeaux de reines aux noms imprononçables à l'exception de Titi. A l'intérieur, un large couloir d'où partent plusieurs salles. Tout est scuplté, peint de toutes les couleurs. Seulement, n'étant pas particulièrement connaisseur en la matière, à la manière des vestiges romains vus en Turquie, quand on a vu une tombe, plus ça va et plus j'ai l'impression qu'on les a toutes vues! Le pèlerin se transforme en profane!!! J'achève rapidement le tour du propriétaire et me met à la recherche de la tombe de Néfertari, femme de Ramsès II, dont on dit que c'est la plus belle et la plus chargée des tombes de la vallée des reines. Et bien, pas de bol, cette tombe là est fermée au public depuis un bail et j'ai déjà fait le tour de ce qui était à voir ici! Je reste sur ma faim... Et ça creuse...
15h45, je n'ai plus que le temps de faire des concessions dans mon emploi du temps. Compte tenu de ce que j'ai vu (ou de ce que je n'ai pas vu) à la vallée des reines, je décide purement et simplement de tirer un trait sur la vallée des rois. RE-profane. Un sentiment de culpabilité me fait dire qu'on ne vient pas à Louxor sans voir la vallée des rois; et bien si!! La preuve!! En sueur et en os!!! Je suis désolé pour Ramsès III, V, VI, et IX, Amenhotep II et les autres mais ce sera pour une autre fois in sha' Allah!! A la place, je ne veux pas rater le temple d'Hatshepsut (le premier qui dit "à tes souhaits", c'est carton jaune). C'est un monument construit en terrasse sur 3 niveaux. Ca peut sembler bizarre comme choix mais ça l'est tout de suite moins quand je te dis que la terrasse fait la taille d'un terrain de football. Qui plus est, le batiment est lové en contrebas d'un à-pic d'au moins trente mètres, le long de la montagne sur laquelle sont disséminés tous les sîtes de la rive ouest de Louxor. L'impression de grandeur qui se dégage des lieux n'est pas qu'une impression, on se sent tout petit devant tant de démesure. Surtout, qui a déjà entendu parler d'Hatshepsut? Vous pourrez voir les photos qui devraient être en ligne en même temps que cet article, ça sent la grosse tête ou je m'y connais pas!! Ca devait pas être le genre modeste, Hatshepsut! Je reste pas loin d'une heure à vaquer dans cette merveille architecturale, juste assez longtemps pour croiser la meute qui vient à nouveau s'abreuver du coucher de soleil. Il est temps de hisser les voiles. Le chauffeur m'attend, son poulet va refroidir... Il trouve même le moyen de me dire que je suis en retard et que j'ai pris trop de temps... Bref, Louxor...
Il est temps de retourner sur l'autre rive, c'est comme si le bac n'attendait que moi. Pendant la traversée, le orange se bat avec le rouge pour savoir de quelle couleur le soleil se couche, c'est beauuuuuu.
Au retour à l'hotel, Jamal et Adam sont sur la terrasse, fatigués de n'avoir rien fait de leur journée. Je les envie un peu mais demain est un autre jour et peut-être sera-t-il temps pour moi de ne rien faire à mon tour. Je sais juste que j'ai rencart avec Dominica pour le petit déjeuner. D'ici là, on dîne à trois dans un restaurant classieux où je commande mon premier couscous du voyage. Divin. Délicieux. Je pourrais revenir en Egypte juste pour remanger la même chose! Je souhaîte une bonne nuit à mes camarades sur ses appréciations culinaires, l'écriture n'attend pas. Disons plutôt pour être honnète qu'elle a déjà trop attendu, voire qu'elle prend un sérieux retard... Bordel!!
Dimanche matin (23 novembre), le réveil sonne les 9h15. On dirait que j'ai plus de dimanches!!! Dominica est à l'heure au rendez-vous, il va s'agir de savoir où s'occuper la semaine qui vient. On est tous les deux d'accord pour aller voir du côté des oasis, c'est ce qui était prévu. Il y a deux choix possibles : 4 oasis différentes qui s'étalent à des kilomètres les unes des autres autour des déserts blancs et noirs, l'oasis de Siwa qui est la porte vers la grande mer de sable. Comment choisir? C'est un affreux dilemne. J'ai toujours voulu aller voir le désert blanc, les rares images que j'ai en tête sont tout simplement magiques. Seulement avec le temps dont on dispose, impossible financièrement de passer 5 jours dans le désert. Ca a beau être le désert, c'est cher de louer un 4X4, conduit par un guide, qui s'arrange pour te nourrir 3 fois par jour pendant 5 jours. On pourrait aussi bien n'y passer qu'une journée et se la couler douce dans les oasis mais tout le monde dit, y compris le LP, que Siwa est la plus belle des oasis et que quite à passer 5 jours à lézarder, autant aller lézarder là-bas. En plus et de toutes façons, la grande mer de sable, ça doit pas être dégueux comme paysage (sic). Le seul bémol, c'est que rejoindre Siwa depuis Louxor, c'est comme aller de Strasbourg à Marseille, en passant par Biarritz!!!! Il faut prendre le train de nuit de Louxor à Alexandrie pendant un peu plus de douze heures puis enchaîner avec neuf heures de bus jusqu'à Siwa. Faîtes le calcul vous-même, ce genre de mathématiques me file le bourdon. Mais bon de toutes façons, ça y est, on s'est fait une raison, on a rien sans rien. Ca se mérite du temps à rien faire! En plus pour ne rien faire, on a déjà toute la journée devant nous puisque le train est un train de nuit, qu'on est que le matin et que Louxor et la terrasse de l'hotel nous appartiennent. On profite donc de ces quelques heures pour aller une dernière fois sur internet, pour révasser, pour boire un coup... Le moment venu, on prend nos affaires, Adam n'est pas là et je dis "à bientôt" à Jamal, on se sait jamais... Dominica et moi quittons Louxor lourds des 24 heures qui nous attendent. Juste le temps de saluer le Nil et on est parti. Quant à la vallée des rois...
Partir en Roumanie avec sa voiture? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous partons cet été en Roumanie. Nous avons besoin d'avoir des avis sur le fait de prendre sa voiture ou pas pour s'y rendre. Evidemment, nous faisons appel à tous le monde pour nous éclairer nos lanternes. Les critiques des personne ayant visiter le pays par les transport en commun et à pieds sont les bienvenus !!! Est-ce que cela vaut le coup ? ou pas ;)
A la prochaine,
CaroBen
Nous partons cet été en Roumanie. Nous avons besoin d'avoir des avis sur le fait de prendre sa voiture ou pas pour s'y rendre. Evidemment, nous faisons appel à tous le monde pour nous éclairer nos lanternes. Les critiques des personne ayant visiter le pays par les transport en commun et à pieds sont les bienvenus !!! Est-ce que cela vaut le coup ? ou pas ;)
A la prochaine,
CaroBen
Retour de la croisière "Les trésors de l'histoire" sur le Costa Concordia: excursions, bateaux, etc English translation pending
Notre croisière s’est terminée hier, comme avant de partir j’ai cherché des informations qui pourraient nous aider et que le les ai trouvé, dans ce forum, entre autres, à mon tour maintenant de vous laisser nos expériences et impressions au cas où elles pourraient aider d’autres croisiéristes.
Je ne vais pas vous raconter toute notre croisière, elle doit ressembler sans doute à tant d'autres, je vais partager des choses que, je pense, pourront vous être utiles. Si quelqu'un a d’autres questions, j’y répondrai avec plaisir.
Je vais commencer par les excursions ; mais je vous donnerais aussi quelques informations, tuyaux pour le bateau et aussi nos impressions sur celui-ci.
Comme je dois faire le compte rendu aussi pour un autre forum dans une autre langue, je ne le rédige pas en français au départ et je me sers de Google pour une traduction rapide. Excusez les fautes qu’il puisse contenir et n’hésitez pas à me demander s’il y a des choses que vous ne comprenez pas. Merci.
EXCURSIONS Nous voyagions un groupe de 9, 3 familles différentes, pour les excursions notre famille compte comme 4 adultes et le total du groupe est de 9 adultes. Notre famille avait déjà fait une croisière avec le Romantica à Pâques 2007 en faisant toutes les excursions avec Costa. Cette fois-ci, j'ai essayé de programmer des excursions par nous mêmes, tant par une question de prix comme, et surtout, pour optimiser le temps du quel on dispose en évitant la visite obligé dans les shop. Nos escales ont été : Katakolón, Athènes, Rhodes (Grèce), Izmir (Turquie), Limassol (Chypre), l'Alexandrie (Egypte), et Civitavecchia (Rome). Je vais les commenter dans l’ordre visité.
Katakolón : 12:00 - 18 : 00 Une partie du groupe (5) est descendu et a pris un taxi juste dans le port pour Olympe. Il leur a coûté 80 €, en négociant, allée, retour et une heure et demi d'attente. Ils ont visité les ruines et le musée, à l'intérieur il y a des groupes avec des guides dans toutes les langues et vous pouvez écouter les explications sans aucun problème. Une autre option si vous n'avez pas de guide avec vous, est d'acheté un livre vendu à l'entrée sur les plus importants monuments de la Grèce (il y a aussi ceux d'Athènes) comme ils étaient dans son origine et comme ils sont maintenant, avec une explication de chaque monument, pour pouvoir avoir une idée sur ce que vous visitez. Je crois qu'il leurs a coûté quelque 15 €. Pour visiter les ruines sans courir et le musée, il serait presque nécessaire d'une demi - heure de plus. Négocier avec le taxi avant le départ. Comme nous avions 2 autres escales de ruines (Athènes et Ephèse) et que les 2 autres sont plus importantes qu’Olympe, l'autre moitié du groupe, moins intéressé par ces dernières, a fait une promenade dans le village et rentré au bateau profiter de la tranquillité de le voir sans tant de gens. (Il était complet, 3800 passagers) Katalolón est un petit village (600 habitants), il y a une rue principale avec pleins de magasins pour touristes tous pareils, rien d’intéressant, et en bord de mer plein de restaurants avec des terrasses très agréables. Nous nous y sommes assis un moment à boire un coup, en face il y avait le Concordia et le Musica.
Pireo-Athènes : 8:00 - 19 : 00 Nous débarquons à 7:45 (ils vous disent que ceux qui ne font pas les excursions avec Costa doivent débarquer après le débarquement de la dernière excursion ; mais en réalité nous n’avons eu aucun problème pour débarquer à tout moment une fois le débarquement commencé, même avant la première excursion). Nous longeons le port jusqu'à la gare du métro (quelque 15 ' à pied) nous prenons le mètre, les billets coûtent 1 € allée, 2 € allée et retour, 3 € 24 heures et valable pour tous les transports publics à Athènes, il faut le valider dans des machines automatiques avant de monter. En moins d’un quart d'heure nous étions à Athènes. Le metro ne s’est pas arrêté à Thisio où nous pensions descendre et nous l'avons fait à Monastiraki. Nous montons à l'Acropole à pied. L'entrée coûte 12 € pour les adultes et gratuit pour les moins de 18 années (sur présentation d’une pièce d'identité) aucune réduction pour étudiants, et elle est valable pour les sites archéologiques du centre d'Athènes. J’avis un guide pour la visite ; mais de toutes façon, une fois qu'à l'intérieur ce qui est difficile est de ne pas écouter les explications des nombreux guides qui accompagnent autant de groupes. Ce jour-là ils étaient presque tous de Costa et de MSC puisque le Musica était au le port en même temps que nous. Je vous conseille d’aller tout au fond d’où, depuis un mirador, il y a une jolie vue d’une partie d'Athènes et le Temple de Zeus. Il y a ici énormément de gens et, par moments, la queue pour monter à la partie supérieure. Portez des chaussures confortables et qui ne glissent pas, le sol est très irrégulier (on marche la plus part du temps sur des pierres) et les pierres sont très, très lisses. Mon mari a glissé en descendant et il est tombé bien qu'ayant des chaussures d’sport, il s’est tordu une cheville et a marché 2 jours avec de béquilles. Nous avons, ensuite, fait une promenade à Plaka, pas ma tasse de thé ; mais sûrement parce que je ne suis pas fanatique de magasins. Le quartier est traversé par une rue pleine de magasins, les seules choses que j’ai trouvé intéressantes, ce sont quelques conceptions de bijoux en or ou les magasins de peintures pour les amateurs. Nous sommes allés voir le changement de garde devant le monument au soldat inconnu et nous avons pris le métro de retour sur place puisque mon mari ne pouvait plus marcher à cause de la chute à l'Acropole. Il y a un petit train touristique où l’on peut faire un tour par le centre d’Athènes, des croisiéristes nous ont dit que le parcours était bien. De retour au Pireo, nous avons pris un taxi (mon mari ne pouvait plus marcher) en ville ils ont un taximètre, il nous a coûté 2.80 €.
A suivre...
Je vais commencer par les excursions ; mais je vous donnerais aussi quelques informations, tuyaux pour le bateau et aussi nos impressions sur celui-ci.
Comme je dois faire le compte rendu aussi pour un autre forum dans une autre langue, je ne le rédige pas en français au départ et je me sers de Google pour une traduction rapide. Excusez les fautes qu’il puisse contenir et n’hésitez pas à me demander s’il y a des choses que vous ne comprenez pas. Merci.
EXCURSIONS Nous voyagions un groupe de 9, 3 familles différentes, pour les excursions notre famille compte comme 4 adultes et le total du groupe est de 9 adultes. Notre famille avait déjà fait une croisière avec le Romantica à Pâques 2007 en faisant toutes les excursions avec Costa. Cette fois-ci, j'ai essayé de programmer des excursions par nous mêmes, tant par une question de prix comme, et surtout, pour optimiser le temps du quel on dispose en évitant la visite obligé dans les shop. Nos escales ont été : Katakolón, Athènes, Rhodes (Grèce), Izmir (Turquie), Limassol (Chypre), l'Alexandrie (Egypte), et Civitavecchia (Rome). Je vais les commenter dans l’ordre visité.
Katakolón : 12:00 - 18 : 00 Une partie du groupe (5) est descendu et a pris un taxi juste dans le port pour Olympe. Il leur a coûté 80 €, en négociant, allée, retour et une heure et demi d'attente. Ils ont visité les ruines et le musée, à l'intérieur il y a des groupes avec des guides dans toutes les langues et vous pouvez écouter les explications sans aucun problème. Une autre option si vous n'avez pas de guide avec vous, est d'acheté un livre vendu à l'entrée sur les plus importants monuments de la Grèce (il y a aussi ceux d'Athènes) comme ils étaient dans son origine et comme ils sont maintenant, avec une explication de chaque monument, pour pouvoir avoir une idée sur ce que vous visitez. Je crois qu'il leurs a coûté quelque 15 €. Pour visiter les ruines sans courir et le musée, il serait presque nécessaire d'une demi - heure de plus. Négocier avec le taxi avant le départ. Comme nous avions 2 autres escales de ruines (Athènes et Ephèse) et que les 2 autres sont plus importantes qu’Olympe, l'autre moitié du groupe, moins intéressé par ces dernières, a fait une promenade dans le village et rentré au bateau profiter de la tranquillité de le voir sans tant de gens. (Il était complet, 3800 passagers) Katalolón est un petit village (600 habitants), il y a une rue principale avec pleins de magasins pour touristes tous pareils, rien d’intéressant, et en bord de mer plein de restaurants avec des terrasses très agréables. Nous nous y sommes assis un moment à boire un coup, en face il y avait le Concordia et le Musica.
Pireo-Athènes : 8:00 - 19 : 00 Nous débarquons à 7:45 (ils vous disent que ceux qui ne font pas les excursions avec Costa doivent débarquer après le débarquement de la dernière excursion ; mais en réalité nous n’avons eu aucun problème pour débarquer à tout moment une fois le débarquement commencé, même avant la première excursion). Nous longeons le port jusqu'à la gare du métro (quelque 15 ' à pied) nous prenons le mètre, les billets coûtent 1 € allée, 2 € allée et retour, 3 € 24 heures et valable pour tous les transports publics à Athènes, il faut le valider dans des machines automatiques avant de monter. En moins d’un quart d'heure nous étions à Athènes. Le metro ne s’est pas arrêté à Thisio où nous pensions descendre et nous l'avons fait à Monastiraki. Nous montons à l'Acropole à pied. L'entrée coûte 12 € pour les adultes et gratuit pour les moins de 18 années (sur présentation d’une pièce d'identité) aucune réduction pour étudiants, et elle est valable pour les sites archéologiques du centre d'Athènes. J’avis un guide pour la visite ; mais de toutes façon, une fois qu'à l'intérieur ce qui est difficile est de ne pas écouter les explications des nombreux guides qui accompagnent autant de groupes. Ce jour-là ils étaient presque tous de Costa et de MSC puisque le Musica était au le port en même temps que nous. Je vous conseille d’aller tout au fond d’où, depuis un mirador, il y a une jolie vue d’une partie d'Athènes et le Temple de Zeus. Il y a ici énormément de gens et, par moments, la queue pour monter à la partie supérieure. Portez des chaussures confortables et qui ne glissent pas, le sol est très irrégulier (on marche la plus part du temps sur des pierres) et les pierres sont très, très lisses. Mon mari a glissé en descendant et il est tombé bien qu'ayant des chaussures d’sport, il s’est tordu une cheville et a marché 2 jours avec de béquilles. Nous avons, ensuite, fait une promenade à Plaka, pas ma tasse de thé ; mais sûrement parce que je ne suis pas fanatique de magasins. Le quartier est traversé par une rue pleine de magasins, les seules choses que j’ai trouvé intéressantes, ce sont quelques conceptions de bijoux en or ou les magasins de peintures pour les amateurs. Nous sommes allés voir le changement de garde devant le monument au soldat inconnu et nous avons pris le métro de retour sur place puisque mon mari ne pouvait plus marcher à cause de la chute à l'Acropole. Il y a un petit train touristique où l’on peut faire un tour par le centre d’Athènes, des croisiéristes nous ont dit que le parcours était bien. De retour au Pireo, nous avons pris un taxi (mon mari ne pouvait plus marcher) en ville ils ont un taximètre, il nous a coûté 2.80 €.
A suivre...
Espace Affaires et Espace Première sur Air France (suite) English translation pending
Bonjour,
Cette discussion a atteint plus de 500 réponses. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.
Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne.
Merci de votre compréhension.
Cordialement, VF
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Birmanie: Terre d'or (février-mars 2009). English translation pending
Myitkyina.
Ca saute aux yeux. Quand on jette un oeil par le hublot, on constate qu'il y a autant de sable que d'eau là en bas. En cette fin février, l'Irrawaddy n'est pas au mieux et moi, je suis supposé rentrer à Mandalay en bateau, en tous cas sur une partie du trajet.
En posant le pied sur le tarmac devant le bâtiment qui fait office d’aéroport, on a à peine le temps de remarquer que la température est bien plus fraîche qu’à Mandalay, que déjà un officiel vous saute dessus et confisque le passeport. Bienvenue à Myiktyina.
Un peu de confusion dans le bureau qui sert de hall des arrivées, m’enfin bon. Faut bien qu’il remplisse son grand cahier. Il y a même une colonne ‘à quel hôtel il descend ?’. Comme il y a une demi-douzaine d’occidentaux sur ce vol Air Bagan, ça met un certain temps. Pendant lequel mon sac m’attend sur la pelouse un peu plus loin, mais je ne le sais pas encore…
Puis 45 secondes de marche sont nécessaires pour sortir de l’enceinte du Myitkyina Airport où quelques mototaxis attendent de vous emmener en ville à quelques kilomètres pour 3000 K.
A la réception de l’hôtel, je vais me fendre de la somme de 1 USD pour une photocopie de carte de la ville qui ne me sera d’aucune utilité, mais la fille était jolie. L’eau chaude ne fonctionne pas. Je signale, on répare. Puis je pars à la découverte d’une ville dont je ne sais pas grand chose.
Hier à Mandalay, j’ai croisé un Français déjà rencontré sur le vol Air Asia Bangkok-Yangon. Il revenait de Myitkyina. Sa description de la ville me donnait envie de partir en courant, mais je m’accrochais au nom plein de promesses d’un excellent resto qu’il m’avait conseillé juste à côté du YMCA.
Une inévitable clock-tower, une pagode, un marché qui déborde de partout jusque sur les rives du fleuve. Une terrasse où siroter sa Myanmar pression. Une gare de chemin de fer endormie. Des jeunes qui improvisent un match de volley le long de la voie ferrée. Faut pas grand-chose pour me retenir un peu quelque part. Et puis je sais que l’impression qu’on garde d’un endroit dépend des rencontres qu’on y fait.
En soirée, on a installé des écrans géants et des tapis sur la chaussée devant la pagode. Des centaines de gens vont venir se recueillir et écouter un bonze dont je verrai la photo plus tard sur des CD sur le marché de Mandalay. Comme chaque soir, toute la Birmanie est plongée dans le noir. Une rue plus loin, les échoppes du night market sont éclairées à la bougie. Que la Thaïlande est loin. Avec ses marchés de nuit omniprésents et ses odeurs de cuisine qui vous sautent au visage dès qu’on met le nez dehors.
De retour à l’hôtel, re-pas d’eau chaude, je re-signale. Le patron m’explique tout sourire que chez lui, ça fonctionne à l’énergie solaire. A 9 heures du soir, pas de soleil, donc pas d’eau chaude. Mais demain il y aura du soleil, donc de l’eau chaude. Je lui explique que c’est la première fois que je paye 12 USD pour avoir de l’eau froide et pas de breakfast, donc demain j’irai voir ailleurs. Il y a des guest-houses dans la rue bruyante près de la clock tower. Mais je vais trouver mon bonheur dans une artère calme non loin de la voie ferrée. C’est 18 USD mais breakfast et eau chaude included. Deux fois plus cher qu’à Kalaw. Et je constate un peu plus chaque jour qu’on ne met pas la plus moche derrière la réception.
Lendemain, ciel couvert, froid et même pluie. Je n’irai pas voir la source du grand fleuve à 45 km de là. Ce sera pour un prochain passage par ici. J’accompagne un tailleur qui veut pratiquer son anglais et me montrer sa boutique. Cinq ou six filles confectionnent des robes à l’aide de machines à coudre et de fer à repasser d’une autre époque. Plus tard, un indien voudra me faire visiter son magasin, un vrai capharnaüm du ‘tout électronique’ au rez-de-chaussée d’un hôtel du centre, en me parlant de son frère qui est tailleur à Bangkok.
Je vais prendre un bus pour Bhamo qui part de la gare routière située assez loin du centre-ville. Mototaxi obligatoire. Il est 7h30, j’ai pas réservé mais on va improviser. Mon taxi me donne un sacré coup de main. Plusieurs bus sont complets ou supposés tels. Je les soupçonne de ne pas vouloir s’encombrer d’un occidental qui va les freiner lors des différents contrôles sur la route. Peut-être que je me trompe. Je trouve un siège, prix spécial touriste 10.000 K. Place numérotée à choisir sur plan. Mais comme le bus est pas très loin, une petite visite s’impose. Mon mètre 80 ne se case pas n’importe où dans les bus birmans. Dans le genre plié en quatre, j’ai déjà donné, alors je choisis la banquette arrière au centre. A peu près nickel, mais pour la vue, on a fait mieux. Décollage à 8 heures. Cinq copies du passeport à confier au chauffeur. On va longer la frontière chinoise, ils doivent être un peu paranos. J’ai voulu donner aussi 5 copies de mon visa, mais il savait pas quoi en faire, j’ai pas insisté.
Au break bouffe de la mi-journée tout le bus se précipite vers le resto. Moi je vais faire des photos plus loin sur la route. Un gars en civil m’aborde, il veut voir mon passeport. Problème, je fais. Police, il répond. Je lui dis que le chauffeur a 5 copies dudit passeport et qu’il va se faire un plaisir de lui en délivrer une. De retour avec la copie, il veut voir le vrai. Je lui montre et lui donne une copie du visa. Il est ravi et s’en va. Ah ben non, il revient avec un grand cahier. Il veut mon adresse. Pourquoi, tu veux m’écrire ? je fais. Il rigole. Tape sur l’épaule. Fin de l’histoire.
J’ai dans l’idée que si on s’aventure dans une région non autorisée dans ce pays, ça doit se passer beaucoup moins bien…
Ca saute aux yeux. Quand on jette un oeil par le hublot, on constate qu'il y a autant de sable que d'eau là en bas. En cette fin février, l'Irrawaddy n'est pas au mieux et moi, je suis supposé rentrer à Mandalay en bateau, en tous cas sur une partie du trajet.
En posant le pied sur le tarmac devant le bâtiment qui fait office d’aéroport, on a à peine le temps de remarquer que la température est bien plus fraîche qu’à Mandalay, que déjà un officiel vous saute dessus et confisque le passeport. Bienvenue à Myiktyina.
Un peu de confusion dans le bureau qui sert de hall des arrivées, m’enfin bon. Faut bien qu’il remplisse son grand cahier. Il y a même une colonne ‘à quel hôtel il descend ?’. Comme il y a une demi-douzaine d’occidentaux sur ce vol Air Bagan, ça met un certain temps. Pendant lequel mon sac m’attend sur la pelouse un peu plus loin, mais je ne le sais pas encore…
Puis 45 secondes de marche sont nécessaires pour sortir de l’enceinte du Myitkyina Airport où quelques mototaxis attendent de vous emmener en ville à quelques kilomètres pour 3000 K.
A la réception de l’hôtel, je vais me fendre de la somme de 1 USD pour une photocopie de carte de la ville qui ne me sera d’aucune utilité, mais la fille était jolie. L’eau chaude ne fonctionne pas. Je signale, on répare. Puis je pars à la découverte d’une ville dont je ne sais pas grand chose.
Hier à Mandalay, j’ai croisé un Français déjà rencontré sur le vol Air Asia Bangkok-Yangon. Il revenait de Myitkyina. Sa description de la ville me donnait envie de partir en courant, mais je m’accrochais au nom plein de promesses d’un excellent resto qu’il m’avait conseillé juste à côté du YMCA.
Une inévitable clock-tower, une pagode, un marché qui déborde de partout jusque sur les rives du fleuve. Une terrasse où siroter sa Myanmar pression. Une gare de chemin de fer endormie. Des jeunes qui improvisent un match de volley le long de la voie ferrée. Faut pas grand-chose pour me retenir un peu quelque part. Et puis je sais que l’impression qu’on garde d’un endroit dépend des rencontres qu’on y fait.
En soirée, on a installé des écrans géants et des tapis sur la chaussée devant la pagode. Des centaines de gens vont venir se recueillir et écouter un bonze dont je verrai la photo plus tard sur des CD sur le marché de Mandalay. Comme chaque soir, toute la Birmanie est plongée dans le noir. Une rue plus loin, les échoppes du night market sont éclairées à la bougie. Que la Thaïlande est loin. Avec ses marchés de nuit omniprésents et ses odeurs de cuisine qui vous sautent au visage dès qu’on met le nez dehors.
De retour à l’hôtel, re-pas d’eau chaude, je re-signale. Le patron m’explique tout sourire que chez lui, ça fonctionne à l’énergie solaire. A 9 heures du soir, pas de soleil, donc pas d’eau chaude. Mais demain il y aura du soleil, donc de l’eau chaude. Je lui explique que c’est la première fois que je paye 12 USD pour avoir de l’eau froide et pas de breakfast, donc demain j’irai voir ailleurs. Il y a des guest-houses dans la rue bruyante près de la clock tower. Mais je vais trouver mon bonheur dans une artère calme non loin de la voie ferrée. C’est 18 USD mais breakfast et eau chaude included. Deux fois plus cher qu’à Kalaw. Et je constate un peu plus chaque jour qu’on ne met pas la plus moche derrière la réception.
Lendemain, ciel couvert, froid et même pluie. Je n’irai pas voir la source du grand fleuve à 45 km de là. Ce sera pour un prochain passage par ici. J’accompagne un tailleur qui veut pratiquer son anglais et me montrer sa boutique. Cinq ou six filles confectionnent des robes à l’aide de machines à coudre et de fer à repasser d’une autre époque. Plus tard, un indien voudra me faire visiter son magasin, un vrai capharnaüm du ‘tout électronique’ au rez-de-chaussée d’un hôtel du centre, en me parlant de son frère qui est tailleur à Bangkok.
Je vais prendre un bus pour Bhamo qui part de la gare routière située assez loin du centre-ville. Mototaxi obligatoire. Il est 7h30, j’ai pas réservé mais on va improviser. Mon taxi me donne un sacré coup de main. Plusieurs bus sont complets ou supposés tels. Je les soupçonne de ne pas vouloir s’encombrer d’un occidental qui va les freiner lors des différents contrôles sur la route. Peut-être que je me trompe. Je trouve un siège, prix spécial touriste 10.000 K. Place numérotée à choisir sur plan. Mais comme le bus est pas très loin, une petite visite s’impose. Mon mètre 80 ne se case pas n’importe où dans les bus birmans. Dans le genre plié en quatre, j’ai déjà donné, alors je choisis la banquette arrière au centre. A peu près nickel, mais pour la vue, on a fait mieux. Décollage à 8 heures. Cinq copies du passeport à confier au chauffeur. On va longer la frontière chinoise, ils doivent être un peu paranos. J’ai voulu donner aussi 5 copies de mon visa, mais il savait pas quoi en faire, j’ai pas insisté.
Au break bouffe de la mi-journée tout le bus se précipite vers le resto. Moi je vais faire des photos plus loin sur la route. Un gars en civil m’aborde, il veut voir mon passeport. Problème, je fais. Police, il répond. Je lui dis que le chauffeur a 5 copies dudit passeport et qu’il va se faire un plaisir de lui en délivrer une. De retour avec la copie, il veut voir le vrai. Je lui montre et lui donne une copie du visa. Il est ravi et s’en va. Ah ben non, il revient avec un grand cahier. Il veut mon adresse. Pourquoi, tu veux m’écrire ? je fais. Il rigole. Tape sur l’épaule. Fin de l’histoire.
J’ai dans l’idée que si on s’aventure dans une région non autorisée dans ce pays, ça doit se passer beaucoup moins bien…
De Arles à Rome par la Via Aurelia English translation pending
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
En attendant le printemps, en Arizona et au Nouveau-Mexique (2 et fin) English translation pending
La suite de notre voyage nature de 12 jours à partir de Phoenix à travers les parcs nationaux du sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique : Saguaro, Picacho, Bear Canyon, Chiricahua, White Sands, Bisti, Sedona Area, Apache Trail et Lost Dutchman.
A lire aussi ici (avec photos) :
sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesa...

Voir la partie précédente publiée sur VF... ICI
J8 (18/03/09) : Thoreau – Sedona.
Réveil au premier étage de la maison de Bob avec une vue sur le Bluewater Lake.
A l'étage du dessous, Bob est déjà à l'ouvrage et nous a préparé le petit déjeuner, digne d'un hôtel 4*.
Tout est à disposition : café, eau chaude, assortiment de thés et tisanes, lait chaud, lait en poudre, fruits frais dont melon, fruits frais en salade, céréales crues ou à cuire, gâteaux, une dizaine de pots de confiture…..et en plus il nous propose de nous faire des toasts et des œufs à notre convenance !
Nous sommes choyés !
Le ventre bien rempli, nous pouvons prendre la route….et quelle route !!!!.......
….pour une destination que je garderai secrète (car elle se situe sur une réserve indienne dont les habitants ne souhaitent pas être dérangés par un afflux de visiteurs) .
Par conséquent, chers lecteurs, je vous propose de nous suivre, les yeux bandés, afin de ne rien révéler sur le chemin parcouru. Prêts à tenter l'expérience ?
Allons-y !
Après quelques heures de routes, amis lecteurs, la destination est atteinte. Vous pouvez ouvrir les yeux et admirer.
Les personnes qui ont publié des photos de ce canyon ne m'ayant pas donné d'informations pour les raisons évoquées précédemment, j'ai dû faire quelques recherches et à force de croiser un certain nombre d'indices, j'ai fini par le localiser. Je suis par conséquent d'autant plus fière de l'avoir trouvée par moi-même.
(Edit : depuis l'époque, beaucoup d'infos circulent sur le Net).
Ceci dit, ne boudons pas notre plaisir et allons à la découverte de ce lieu étonnant en plein milieu de nulle part !
Fantômes
Enclos et hoodoos
La mère et l'enfant
Tout en rondeurs
Pyramide
Un doigt pointé vers le ciel !
Poupée russe
Culbuto !
Menhirs
Rock art naturel !
Ancre et cachalot !!!!
Le château
Le château et le photographe
Après cette visite dépaysante, il est temps de nous mettre en route pour notre destination du soir.
Canyon rouge et blanc
J9 (20/03/09) : Sedona.
Nous sommes pour trois jours à Sedona. Nous y avons réservé une "suite" afin de nous poser un peu. La maison se trouve dans Red Rock Crossing Road avec vue sur "Cathedral Rock", LA vue la plus photographiée de Sedona.
En ce début de matinée, nous découvrons notre petit studio, bien équipé et décoré avec beaucoup de goût par les propriétaires, au calme, un peu en dehors de la ville mais à peine à 5mn en voiture des principaux commerces et restaurants.
Et que dire de l'accueil ? Tout simplement parfait. Tout est prévu, des en-cas dans le placard ….jusqu'au Red Rock Pass pour l'accès aux sites de Sedona. Ken est intarissable sur les bonnes adresses à ne pas manquer et toujours prêt à rendre service.
Bref, un petit nid douillet dont il faut, ce matin, nous extraire si nous voulons voir à quoi ressemblent les environs.
Au programme, Soldier Pass Trail puis ravitaillement pour les prochains jours.
En avant pour Soldier Pass.
Quelque peu pressés de découvrir Sedona, probablement, nous nous rendons compte au bout de quelques centaines de mètres que nous sommes partis comme des novices, sans collation, sans GPS, sans documentation, ni même sans relire notre documentation.
Aux quatre randonneurs américains que nous rattrapons et qui nous interrogent, nous répondons qu'il suffit probablement de suivre le balisage pour arriver jusqu'aux arches.
Nous apprécions le paysage !
Bientôt le sentier commence à grimper (Hervé commence à ressentir une légère hypoglycémie) et après avoir viré à droite, nous amène à l'embranchement avec Brins Mesa Trail.
Sapristi ! Mais où sont les Arches ?
Les 4 Américains qui nous ont suivis comme des bœufs sont tout aussi perplexes !
Ils ont beau relire leur guide de randonnée….manifestement ils n'y comprennent rien ! Ils proposent de continuer sur le Brins Mesa Trail. Je ne suis pas de cet avis, persuadée qu'il faut rebrousser chemin et qu'on a loupé une indication plus bas.
Hervé s'en veut de ne pas avoir pris le GPS car les coordonnées figurent dans leur guide.
Nous faisons alors le parcours en sens inverse sans rencontrer le moindre panneau indicatif….certes un cairn à un moment donné mais ???
C'est sûr, nous trouverons la clé de l'énigme dans notre documentation.
Arghhhh ! Eh ! oui, il fallait quitter le Soldier Pass Trail à droite, probablement là où on avait vu des cairns pour suivre une petite sente, non balisée...
Dommage !!! car on a loupé ça !
La photo n'est pas de nous mais de Philippe (Sedonax), avec son aimable autorisation. Merci Philippe !
Bon, après cet échec cuisant, quoi de plus réconfortant que de se jeter sur les rayons d'un supermarché, afin de remplir frigo et placards pour les trois jours qui suivent.
En début d'après-midi, nous retournons en ville pour voir les galeries qui font la réputation de Sedona, notamment
Tlaqueplaque, avec ses patios fleuris et ses fontaines.
Certes, de belles choses, à des prix exorbitants, mais on est pas là pour acheter!
Dans le courant de l'après-midi, le ciel devient laiteux et le coucher de soleil sur Cathedral Rock risque de ne pas être à la hauteur de nos espérances.
Allons-y tout de même, on verra bien !
A notre arrivée dans le parc, une première vue de Cathedral Rock sous un ciel laiteux.
Une timide éclaircie réchauffe l'ambiance ........et Cathedral Rock rougeoie alors qu'un rayon de soleil couchant arrive à fendre les nuages.
Dernier zoom !
Enfin, une dernière vue depuis notre terrasse.
En une journée, nous avons déjà eu un premier aperçu de Sedona : ses sentiers, ses galeries, ses commerces…Ne manquent que les restaurants !
J'ai envie de manger italien ! A défaut, ce sera pizza chez Picazzo's. Il y a du monde (c'est bon signe !) et un peu d'attente.
Nous choisissons la "Vortex", histoire de voir si elle a sur nous une quelconque influence magnétique.
Le choix du petit modèle pour nous deux surprend la serveuse qui s'y reprend à deux fois pour être sûre de nous avoir bien compris ! Oui, oui, oui, le petit modèle….mais nous y rajouterons un dessert, à savoir un "ooey-gooey-yummy-in-the-tummy double cholocate brownie", un nom et un contenu à se rouler par terre !!!!
Cathedral Rock
J10 (21/03/09) : Sedona encore !
Le ciel un peu couvert ce matin nous incite à traîner un peu…un peu seulement, car à 10h, nous arrivons à Call O' The Canyon, à environ 10 miles au nord de Sedona.
C'est là que débute notre randonnée d'aujourd'hui à savoir, West Fork of Oak Creek (9km = 4h), une randonnée très populaire et très fréquentée l'été.
Aujourd'hui, il y a un peu de monde mais cela reste très raisonnable.
Ce n'est pas la grande chaleur en ce milieu de matinée, même si le ciel est maintenant bien dégagé, mais ce canyon encadré de hautes falaises orangées et de grands pins garde bien la fraîcheur.
Ici aussi il y a des hoodoos !
Le sentier suit la rivière, tantôt d'un côté tantôt de l'autre …..rendant le passage sur des pierres et des troncs parfois un peu acrobatique. Bâtons de marche bienvenus pour garder l'équilibre car patauger dans l'eau n'est pas vraiment recommandé à cette saison.
Les névés sont nombreux…
Au bout de 3 miles le sentier "officiel" se termine par un endroit qui ressemble un peu au "Subway" de Zion (paraît-il, on y est jamais allé !)
Après vous pouvez poursuivre mais il faudra vous mouiller….l'été, ce ne doit pas être un problème….mais là, courant mars, Hervé qui a voulu tenter l'expérience a hurlé de douleur…C'est glaciaaaaaaal !!! Il est ressorti de là, les jambes bleues et anesthésiées !
Que ne ferait-on pas pour avoir le meilleur angle de vue !
Après cette expérience "rafraîchissante", il est temps de casser la croûte au bord de l'eau…Profitons en, pour le moment nous sommes tout seuls….mais bientôt rejoints par un groupe d'Américains, un brin bruyants mais très sympathiques dont un membre m'invite en français à un "Voulez-vous danser avec moi ?" Succès garanti !
Quatre jeunes créent l'attraction : ils ont comme objectifs de rejoindre à pied, en marchant dans la rivière, le camping situé à quelques miles de là. Bon courage !
Puis, c'est l'heure du retour à la voiture que nous rejoignons vers 15h.
J'ai une idée pour la suite de l'après-midi : rejoindre l'autoroute près de Flagstaff, la prendre en direction de Phoenix jusqu'à la sortie 320 afin de rejoindre Sedona par la Schnebly Hill Road et profiter des vues sur Sedona.
Mauvais plan : l'accès à cette piste est fermé….Y aurait-il encore de la neige sur les hauteurs ? Probablement !
Bon il faut changer notre fusil d'épaule. Tant qu'on est sur l'autoroute, restons-y jusqu'à l'embranchement vers la 179 qui nous ramènera à Sedona.
C'est alors l'occasion de monter sur Airport Mesa pour apprécier la vue à 360 ° sur la ville et les rochers environnants.
Puis la journée se termine dans notre suite par un dîner-maison !
West Fork of Oak Creek
J11 (21/03/09) : Sedona, toujours !
Réveil aux aurores par une meute de coyotes, hurlant de concert sous nos fenêtres.
Alors nous sommes dehors tôt. Comme tous les matins, le ciel est en train de se découvrir.
Nous sommes samedi et je crains qu'il n'y ait plus de monde sur les sentiers alors autant choisir un lieu un peu excentré, d'ailleurs non référencé sur la carte du "Red Rock Country".
Il s'agit de cette caverne ayant servie de repaire à des brigands : "Robbers Roost" à 19 miles au nord-ouest de Sedona.
Un 4x4 est nécessaire, le dernier tronçon de piste est difficile à négocier….Par précaution, nous parcourons le dernier ½ mile à pied.
La butte qui abrite la caverne est facile à trouver….du parking, quelques cairns y mènent.
Pour la caverne, en elle-même, c'est une autre affaire ! Nous avons fait deux fois le tour de la butte avant de la localiser. Mais qui dit difficulté dit d'autant plus d'excitation et de satisfaction quand le but est atteint !
Enfin ! nous y voilà !
L'endroit est magique …un petit air de False Kiva (pour ceux qui connaissent )
Une fenêtre circulaire de près de 2m de diamètre offre une vue sur Bear Mountain.
On ne se lasse pas d'admirer la vue et de jouir du calme que dégagent ces ruines. Nous sommes conquis !
Personne à l'horizon…..sauf ce lézard à épines un "Fence Lizard"de la famille des spiny lizards d'après notre documentation.
Le deuxième site de la matinée risque de ne pas être aussi solitaire. Tant pis, on fera avec !
Mais j'ai très envie de voir à quoi ressemble la plus grande arche de la région, Devil's Bridge (randonnée 3kms = 1h30)
Pour ce faire, il faut revenir en ville puis prendre une piste qui….ô surprise… est largement empruntée par les berlines.
Au trailhead, pas tant de monde que cela ! Tant mieux !
Au bout d'un km, le sentier se divise en 2 branches. Nous optons pour celle de droite, gravissant un escalier taillé dans le roc jusqu'à cette plateforme d'où nous jouissons d'un beau panorama !
La grimpette continue d'un étage de plus jusqu'à l'arche.
Je me tâte à la traverser, finalement, je n'irai pas plus loin !
Il reste à faire l'expérience "vue d'en dessous". Voilà ce que ça donne !
Le sentier se vide, c'est l'heure du déjeuner. Nous retournons pique-niquer sur notre terrasse et nous accorder un peu de repos avant la dernière balade de la journée et de notre séjour à Sedona.
Vers la fin de l'après-midi, nous nous mettons en route pour Broken Arrow trail.
Le sentier est parallèle à une piste qu'empruntent les fameuses Pink Jeeps. Nous ne tardons pas à en voir une puis deux, trois, quatre, cinq….C'est l'heure de pointe !
Sur le sentier piétonnier, nous sommes seuls en revanche ! Malheureusement les rochers sont déjà dans l'ombre (Sedonax m'avait bien dit que c'était à faire le matin).
Alors nous n'irons pas à Chicken Point, mais bifurquerons à gauche en direction de Submarine Rock, encore ensoleillé !
C'est à ce moment-là que nous croisons le parcours d'une Jeep rose ! Impressionnante descente !
Émotions fortes garanties ! Les "oh ! my God" fusent !!!!
Mais cela n'est pas fini pour eux, car plus loin, ils vont descendre cela ! J'expérimente le parcours à pied !
On les entendra hurler de loin, pendant qu'on goûte aux derniers rayons de soleil sur Submarine Rock !
Une journée bien remplie !
Pour notre dernière soirée à Sedona, un grill nous ferait plaisir. Hervé ne se rappelle plus lequel lui a été recommandé par Ken, alors on s'arrête au premier venu sur notre route : Relics Restaurant.
Pas beaucoup de monde pour un samedi soir (ça aurait dû nous mettre la puce à l'oreille !), un cadre rustique et confidentiel, certes….jusqu'ici tout va bien.
Un coup d'œil à la carte : mince, c'est deux fois plus cher que partout ! Bon, mais nous avons espoir de manger deux fois mieux qu'ailleurs !
Erreur ! Nous n'avons jamais aussi mal mangé en trois voyages aux USA…..A rayer des listes, absolument ! N'allez pas au Relics !
Sur ce, il ne reste plus qu'à faire nos valises. Demain on rejoint Phoenix….ça sent la fin !
Robbers Roost
J12 (22/03/09) : Sedona – Phoenix via Apache Trail et Lost Dutchman SP.
Nous quittons notre charmante suite à Sedona pour rejoindre Phoenix, mais pas au plus rapide. Non, nous préférons les chemins buissonniers…
Alors direction Cottonwood, puis Payson, Pine, Strawberry (des noms de contes de fées !). La route est magnifique le long de Mogollon Rim, puis à travers Tonto National Forest.
A l'approche du Roosevelt Lake, ça sent le printemps (c'est vrai que nous sommes le 22 mars !) et bientôt les premières touches jaunes apparaissent entre les saguaros.
Nous traversons ce magnifique pont, le plus long d'une seule arche à deux voies en Amérique du Nord (360 m).
Nous nous engageons à présent dans l'Apache Trail (40 miles en tout) qui devient très vite une route non goudronnée pendant 28 miles et qui, en ce dimanche midi est hyper fréquentée : un flot continu de voitures dans les deux sens de circulation !
Nous nous éloignons un peu de la circulation en prenant une route d'accès vers les bords de l'Apache Lake pour pique-niquer. Ici c'est une Recreation Area et un pass est obligatoire mais on ne peut pas se le procurer sur place.
Le ranger en tournée va nous "pincer "sans pass mais finalement, compréhensif, va nous faire grâce de l'amende (12$ tout de même).
Alors sans tarder nous poursuivons Apache Trail. Les sommets aux alentours sont couverts de fleurs !
Le point de vue est à couper le souffle. Les couleurs me rappellent "Harper's Corner "
C'est vraiment le printemps. Partout des massifs de fleurs jaunes ou blanches !
Voilà Tortilla Flat ….et un mon…on…on…de ! Nous avons bien du mal à nous garer ! Mais que font tous ces gens ?
Certains déjeunent au restaurant, d'autres attendent pour déjeuner
Certains mangent sur le pouce dans la cour au son d'un orchestre country ! Y a de l'ambiance !
Certains flânent dans la boutique revêtue d'un curieuse tapisserie !
Beaucoup font la queue pour acheter une glace, nous aussi !
Après cet intermède sympathique, la route semble longuette jusqu'à Lost Dutchman State Park d'autant que nous tombons derrière quelques voitures-escargots, si vous voyez ce que je veux dire !
Enfin, Lost Dutchman est en vue. Il est déjà 15h et plus question de faire une grande randonnée dans le parc car il faut encore rejoindre Phoenix, déposer nos bagages à l'hôtel et rendre la voiture avant 20h.
Enchaîner Treasure Trail, Prospector View Trail et Jacob's Crosscut trail nous semble être un bon compromis.
Les "Superstitions Mountains" avec en premier plan des touffes de brittlebush (ici certaines fleurs sont déjà en train de faner)
La vue depuis le sommet
Au cours de la balade, trois rencontres avec…du plus petit au plus gros :
Ce drôle d'insecte
Ce serpent : un "gopher snake" !
Enfin, cet étrange lézard, d'une cinquantaine de cm de long, appelé à juste titre "a Gila Monster", une des deux seules espèces de lézards vénéneux au monde !
Frissons garantis !
Bon, nos découvertes animalières s'arrêtent là.
Il est temps de rentrer à Phoenix, car le programme de cette fin de soirée est chargé :
- Déposer nos bagages au Budget Lodge Motel - Rendre la voiture chez Alamo - Prendre la navette pour l'aéroport - Trouver un taxi pour nous ramener à l'hôtel - Finir de ranger nos affaires - Liquider nos dernières provisions - Ouf, dodo !
Lost Dutchman NM
J13 (23/03/09) : Vol Phoenix – Paris via Washington DC
Le réveil sonne très tôt ce matin. Tout est prêt, une connaissance de notre hôtelier nous conduit à l'aéroport, l'enregistrement est super rapide ….On aurait pu dormir une heure de plus !
Comme à l'aller, nous transitons par Washington mais cette fois-ci, le vol nous semble très rapide : en effet, dans le sens des vents, 4h au lieu de 5…..ça passe très vite !
Trois heures plus tard, nous embarquons pour Paris que nous atteindrons le lendemain à 6h30.
Et voilà déjà la FIN d'un voyage certes court en temps (11 jours sur place) mais pas vraiment en distance (3500 km au compteur !) et surtout riche en découvertes !!!!
Nos coups de coeur !
Bien sûr, hors classement, nous attribuons une mention spéciale au "canyon inconnu" pour ses paysages si étonnants, rendus encore plus fascinants par la quête d'indices que sa recherche a nécessitée.
Ensuite, dans l'ordre, nous retiendrons : Bisti Badlands et ses "oeufs craquelés" White Sands et ses dunes au sable doux et frais Sedona et ses paysages en rouge et vert Chiricahua et ses "rochers qui tiennent debout " les paysages de Saguaros émaillés de fleurs aux alentours de Phoenix.
En revanche, nous n'avons pas vraiment accroché avec Santa Fe, trop "tourisme à l'américaine".
Nous avons apprécié +++ les températures douces et idéales à cette saison : entre 15 ° (Santa Fe) et 25 °(Phoenix) à l'ombre, bien plus au soleil. Rien à voir avec la fournaise de l'été ! l'accueil des Américains : nous ne sommes pas passés inaperçus ...dès qu'ils nous entendaient parler français sur les sentiers, dans les supermarchés, les restaurants ...les Américains nous interpellaient, parfois avec quelques mots en français pour nous souhaiter la bienvenue !
Bibliographie
Ce voyage n'aurait pas été aussi réussi sans mes indispensables "outils " le site www.ouestusa.frde Thierry (Wavemaster) auquel collabore également Philippe (Sedonax). Merci de tout coeur à tous les deux ! le site photos www.phschuler.com de Philippe (Sedonax) le guide photographique "Photographing the Southwest " volume 2 (Arizona) et 3 (Colorado et Nouveau Mexique) de Laurent Martrès auquel collabore également Philippe (Sedonax)
Enfin, pour conclure...
Une dernière photo-souvenir : a "Desert Paintbrush " vue à côté de Robbers Roost !

FIN
A lire aussi ici (avec photos) :
sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesa...

Voir la partie précédente publiée sur VF... ICI
J8 (18/03/09) : Thoreau – Sedona.
Réveil au premier étage de la maison de Bob avec une vue sur le Bluewater Lake.
A l'étage du dessous, Bob est déjà à l'ouvrage et nous a préparé le petit déjeuner, digne d'un hôtel 4*.
Tout est à disposition : café, eau chaude, assortiment de thés et tisanes, lait chaud, lait en poudre, fruits frais dont melon, fruits frais en salade, céréales crues ou à cuire, gâteaux, une dizaine de pots de confiture…..et en plus il nous propose de nous faire des toasts et des œufs à notre convenance !
Nous sommes choyés !
Le ventre bien rempli, nous pouvons prendre la route….et quelle route !!!!.......
….pour une destination que je garderai secrète (car elle se situe sur une réserve indienne dont les habitants ne souhaitent pas être dérangés par un afflux de visiteurs) .
Par conséquent, chers lecteurs, je vous propose de nous suivre, les yeux bandés, afin de ne rien révéler sur le chemin parcouru. Prêts à tenter l'expérience ?
Allons-y !
Après quelques heures de routes, amis lecteurs, la destination est atteinte. Vous pouvez ouvrir les yeux et admirer.
Les personnes qui ont publié des photos de ce canyon ne m'ayant pas donné d'informations pour les raisons évoquées précédemment, j'ai dû faire quelques recherches et à force de croiser un certain nombre d'indices, j'ai fini par le localiser. Je suis par conséquent d'autant plus fière de l'avoir trouvée par moi-même.
(Edit : depuis l'époque, beaucoup d'infos circulent sur le Net).
Ceci dit, ne boudons pas notre plaisir et allons à la découverte de ce lieu étonnant en plein milieu de nulle part !
Fantômes
Enclos et hoodoos
La mère et l'enfant
Tout en rondeurs
Pyramide
Un doigt pointé vers le ciel !
Poupée russe
Culbuto !
Menhirs
Rock art naturel !
Ancre et cachalot !!!!
Le château
Le château et le photographe
Après cette visite dépaysante, il est temps de nous mettre en route pour notre destination du soir.
Canyon rouge et blanc

J9 (20/03/09) : Sedona.
Nous sommes pour trois jours à Sedona. Nous y avons réservé une "suite" afin de nous poser un peu. La maison se trouve dans Red Rock Crossing Road avec vue sur "Cathedral Rock", LA vue la plus photographiée de Sedona.
En ce début de matinée, nous découvrons notre petit studio, bien équipé et décoré avec beaucoup de goût par les propriétaires, au calme, un peu en dehors de la ville mais à peine à 5mn en voiture des principaux commerces et restaurants.
Et que dire de l'accueil ? Tout simplement parfait. Tout est prévu, des en-cas dans le placard ….jusqu'au Red Rock Pass pour l'accès aux sites de Sedona. Ken est intarissable sur les bonnes adresses à ne pas manquer et toujours prêt à rendre service.
Bref, un petit nid douillet dont il faut, ce matin, nous extraire si nous voulons voir à quoi ressemblent les environs.
Au programme, Soldier Pass Trail puis ravitaillement pour les prochains jours.
En avant pour Soldier Pass.
Quelque peu pressés de découvrir Sedona, probablement, nous nous rendons compte au bout de quelques centaines de mètres que nous sommes partis comme des novices, sans collation, sans GPS, sans documentation, ni même sans relire notre documentation.
Aux quatre randonneurs américains que nous rattrapons et qui nous interrogent, nous répondons qu'il suffit probablement de suivre le balisage pour arriver jusqu'aux arches.
Nous apprécions le paysage !
Bientôt le sentier commence à grimper (Hervé commence à ressentir une légère hypoglycémie) et après avoir viré à droite, nous amène à l'embranchement avec Brins Mesa Trail.
Sapristi ! Mais où sont les Arches ?
Les 4 Américains qui nous ont suivis comme des bœufs sont tout aussi perplexes !
Ils ont beau relire leur guide de randonnée….manifestement ils n'y comprennent rien ! Ils proposent de continuer sur le Brins Mesa Trail. Je ne suis pas de cet avis, persuadée qu'il faut rebrousser chemin et qu'on a loupé une indication plus bas.
Hervé s'en veut de ne pas avoir pris le GPS car les coordonnées figurent dans leur guide.
Nous faisons alors le parcours en sens inverse sans rencontrer le moindre panneau indicatif….certes un cairn à un moment donné mais ???
C'est sûr, nous trouverons la clé de l'énigme dans notre documentation.
Arghhhh ! Eh ! oui, il fallait quitter le Soldier Pass Trail à droite, probablement là où on avait vu des cairns pour suivre une petite sente, non balisée...
Dommage !!! car on a loupé ça !
La photo n'est pas de nous mais de Philippe (Sedonax), avec son aimable autorisation. Merci Philippe !
Bon, après cet échec cuisant, quoi de plus réconfortant que de se jeter sur les rayons d'un supermarché, afin de remplir frigo et placards pour les trois jours qui suivent.
En début d'après-midi, nous retournons en ville pour voir les galeries qui font la réputation de Sedona, notamment
Tlaqueplaque, avec ses patios fleuris et ses fontaines.
Certes, de belles choses, à des prix exorbitants, mais on est pas là pour acheter!
Dans le courant de l'après-midi, le ciel devient laiteux et le coucher de soleil sur Cathedral Rock risque de ne pas être à la hauteur de nos espérances.
Allons-y tout de même, on verra bien !
A notre arrivée dans le parc, une première vue de Cathedral Rock sous un ciel laiteux.
Une timide éclaircie réchauffe l'ambiance ........et Cathedral Rock rougeoie alors qu'un rayon de soleil couchant arrive à fendre les nuages.
Dernier zoom !
Enfin, une dernière vue depuis notre terrasse.
En une journée, nous avons déjà eu un premier aperçu de Sedona : ses sentiers, ses galeries, ses commerces…Ne manquent que les restaurants !
J'ai envie de manger italien ! A défaut, ce sera pizza chez Picazzo's. Il y a du monde (c'est bon signe !) et un peu d'attente.
Nous choisissons la "Vortex", histoire de voir si elle a sur nous une quelconque influence magnétique.
Le choix du petit modèle pour nous deux surprend la serveuse qui s'y reprend à deux fois pour être sûre de nous avoir bien compris ! Oui, oui, oui, le petit modèle….mais nous y rajouterons un dessert, à savoir un "ooey-gooey-yummy-in-the-tummy double cholocate brownie", un nom et un contenu à se rouler par terre !!!!
Cathedral Rock

J10 (21/03/09) : Sedona encore !
Le ciel un peu couvert ce matin nous incite à traîner un peu…un peu seulement, car à 10h, nous arrivons à Call O' The Canyon, à environ 10 miles au nord de Sedona.
C'est là que débute notre randonnée d'aujourd'hui à savoir, West Fork of Oak Creek (9km = 4h), une randonnée très populaire et très fréquentée l'été.
Aujourd'hui, il y a un peu de monde mais cela reste très raisonnable.
Ce n'est pas la grande chaleur en ce milieu de matinée, même si le ciel est maintenant bien dégagé, mais ce canyon encadré de hautes falaises orangées et de grands pins garde bien la fraîcheur.
Ici aussi il y a des hoodoos !
Le sentier suit la rivière, tantôt d'un côté tantôt de l'autre …..rendant le passage sur des pierres et des troncs parfois un peu acrobatique. Bâtons de marche bienvenus pour garder l'équilibre car patauger dans l'eau n'est pas vraiment recommandé à cette saison.
Les névés sont nombreux…
Au bout de 3 miles le sentier "officiel" se termine par un endroit qui ressemble un peu au "Subway" de Zion (paraît-il, on y est jamais allé !)
Après vous pouvez poursuivre mais il faudra vous mouiller….l'été, ce ne doit pas être un problème….mais là, courant mars, Hervé qui a voulu tenter l'expérience a hurlé de douleur…C'est glaciaaaaaaal !!! Il est ressorti de là, les jambes bleues et anesthésiées !
Que ne ferait-on pas pour avoir le meilleur angle de vue !
Après cette expérience "rafraîchissante", il est temps de casser la croûte au bord de l'eau…Profitons en, pour le moment nous sommes tout seuls….mais bientôt rejoints par un groupe d'Américains, un brin bruyants mais très sympathiques dont un membre m'invite en français à un "Voulez-vous danser avec moi ?" Succès garanti !
Quatre jeunes créent l'attraction : ils ont comme objectifs de rejoindre à pied, en marchant dans la rivière, le camping situé à quelques miles de là. Bon courage !
Puis, c'est l'heure du retour à la voiture que nous rejoignons vers 15h.
J'ai une idée pour la suite de l'après-midi : rejoindre l'autoroute près de Flagstaff, la prendre en direction de Phoenix jusqu'à la sortie 320 afin de rejoindre Sedona par la Schnebly Hill Road et profiter des vues sur Sedona.
Mauvais plan : l'accès à cette piste est fermé….Y aurait-il encore de la neige sur les hauteurs ? Probablement !
Bon il faut changer notre fusil d'épaule. Tant qu'on est sur l'autoroute, restons-y jusqu'à l'embranchement vers la 179 qui nous ramènera à Sedona.
C'est alors l'occasion de monter sur Airport Mesa pour apprécier la vue à 360 ° sur la ville et les rochers environnants.
Puis la journée se termine dans notre suite par un dîner-maison !
West Fork of Oak Creek

J11 (21/03/09) : Sedona, toujours !
Réveil aux aurores par une meute de coyotes, hurlant de concert sous nos fenêtres.
Alors nous sommes dehors tôt. Comme tous les matins, le ciel est en train de se découvrir.
Nous sommes samedi et je crains qu'il n'y ait plus de monde sur les sentiers alors autant choisir un lieu un peu excentré, d'ailleurs non référencé sur la carte du "Red Rock Country".
Il s'agit de cette caverne ayant servie de repaire à des brigands : "Robbers Roost" à 19 miles au nord-ouest de Sedona.
Un 4x4 est nécessaire, le dernier tronçon de piste est difficile à négocier….Par précaution, nous parcourons le dernier ½ mile à pied.
La butte qui abrite la caverne est facile à trouver….du parking, quelques cairns y mènent.
Pour la caverne, en elle-même, c'est une autre affaire ! Nous avons fait deux fois le tour de la butte avant de la localiser. Mais qui dit difficulté dit d'autant plus d'excitation et de satisfaction quand le but est atteint !
Enfin ! nous y voilà !
L'endroit est magique …un petit air de False Kiva (pour ceux qui connaissent )
Une fenêtre circulaire de près de 2m de diamètre offre une vue sur Bear Mountain.
On ne se lasse pas d'admirer la vue et de jouir du calme que dégagent ces ruines. Nous sommes conquis !
Personne à l'horizon…..sauf ce lézard à épines un "Fence Lizard"de la famille des spiny lizards d'après notre documentation.
Le deuxième site de la matinée risque de ne pas être aussi solitaire. Tant pis, on fera avec !
Mais j'ai très envie de voir à quoi ressemble la plus grande arche de la région, Devil's Bridge (randonnée 3kms = 1h30)
Pour ce faire, il faut revenir en ville puis prendre une piste qui….ô surprise… est largement empruntée par les berlines.
Au trailhead, pas tant de monde que cela ! Tant mieux !
Au bout d'un km, le sentier se divise en 2 branches. Nous optons pour celle de droite, gravissant un escalier taillé dans le roc jusqu'à cette plateforme d'où nous jouissons d'un beau panorama !
La grimpette continue d'un étage de plus jusqu'à l'arche.
Je me tâte à la traverser, finalement, je n'irai pas plus loin !
Il reste à faire l'expérience "vue d'en dessous". Voilà ce que ça donne !
Le sentier se vide, c'est l'heure du déjeuner. Nous retournons pique-niquer sur notre terrasse et nous accorder un peu de repos avant la dernière balade de la journée et de notre séjour à Sedona.
Vers la fin de l'après-midi, nous nous mettons en route pour Broken Arrow trail.
Le sentier est parallèle à une piste qu'empruntent les fameuses Pink Jeeps. Nous ne tardons pas à en voir une puis deux, trois, quatre, cinq….C'est l'heure de pointe !
Sur le sentier piétonnier, nous sommes seuls en revanche ! Malheureusement les rochers sont déjà dans l'ombre (Sedonax m'avait bien dit que c'était à faire le matin).
Alors nous n'irons pas à Chicken Point, mais bifurquerons à gauche en direction de Submarine Rock, encore ensoleillé !
C'est à ce moment-là que nous croisons le parcours d'une Jeep rose ! Impressionnante descente !
Émotions fortes garanties ! Les "oh ! my God" fusent !!!!
Mais cela n'est pas fini pour eux, car plus loin, ils vont descendre cela ! J'expérimente le parcours à pied !
On les entendra hurler de loin, pendant qu'on goûte aux derniers rayons de soleil sur Submarine Rock !
Une journée bien remplie !
Pour notre dernière soirée à Sedona, un grill nous ferait plaisir. Hervé ne se rappelle plus lequel lui a été recommandé par Ken, alors on s'arrête au premier venu sur notre route : Relics Restaurant.
Pas beaucoup de monde pour un samedi soir (ça aurait dû nous mettre la puce à l'oreille !), un cadre rustique et confidentiel, certes….jusqu'ici tout va bien.
Un coup d'œil à la carte : mince, c'est deux fois plus cher que partout ! Bon, mais nous avons espoir de manger deux fois mieux qu'ailleurs !
Erreur ! Nous n'avons jamais aussi mal mangé en trois voyages aux USA…..A rayer des listes, absolument ! N'allez pas au Relics !
Sur ce, il ne reste plus qu'à faire nos valises. Demain on rejoint Phoenix….ça sent la fin !
Robbers Roost

J12 (22/03/09) : Sedona – Phoenix via Apache Trail et Lost Dutchman SP.
Nous quittons notre charmante suite à Sedona pour rejoindre Phoenix, mais pas au plus rapide. Non, nous préférons les chemins buissonniers…
Alors direction Cottonwood, puis Payson, Pine, Strawberry (des noms de contes de fées !). La route est magnifique le long de Mogollon Rim, puis à travers Tonto National Forest.
A l'approche du Roosevelt Lake, ça sent le printemps (c'est vrai que nous sommes le 22 mars !) et bientôt les premières touches jaunes apparaissent entre les saguaros.
Nous traversons ce magnifique pont, le plus long d'une seule arche à deux voies en Amérique du Nord (360 m).
Nous nous engageons à présent dans l'Apache Trail (40 miles en tout) qui devient très vite une route non goudronnée pendant 28 miles et qui, en ce dimanche midi est hyper fréquentée : un flot continu de voitures dans les deux sens de circulation !
Nous nous éloignons un peu de la circulation en prenant une route d'accès vers les bords de l'Apache Lake pour pique-niquer. Ici c'est une Recreation Area et un pass est obligatoire mais on ne peut pas se le procurer sur place.
Le ranger en tournée va nous "pincer "sans pass mais finalement, compréhensif, va nous faire grâce de l'amende (12$ tout de même).
Alors sans tarder nous poursuivons Apache Trail. Les sommets aux alentours sont couverts de fleurs !
Le point de vue est à couper le souffle. Les couleurs me rappellent "Harper's Corner "
C'est vraiment le printemps. Partout des massifs de fleurs jaunes ou blanches !
Voilà Tortilla Flat ….et un mon…on…on…de ! Nous avons bien du mal à nous garer ! Mais que font tous ces gens ?
Certains déjeunent au restaurant, d'autres attendent pour déjeuner
Certains mangent sur le pouce dans la cour au son d'un orchestre country ! Y a de l'ambiance !
Certains flânent dans la boutique revêtue d'un curieuse tapisserie !
Beaucoup font la queue pour acheter une glace, nous aussi !
Après cet intermède sympathique, la route semble longuette jusqu'à Lost Dutchman State Park d'autant que nous tombons derrière quelques voitures-escargots, si vous voyez ce que je veux dire !
Enfin, Lost Dutchman est en vue. Il est déjà 15h et plus question de faire une grande randonnée dans le parc car il faut encore rejoindre Phoenix, déposer nos bagages à l'hôtel et rendre la voiture avant 20h.
Enchaîner Treasure Trail, Prospector View Trail et Jacob's Crosscut trail nous semble être un bon compromis.
Les "Superstitions Mountains" avec en premier plan des touffes de brittlebush (ici certaines fleurs sont déjà en train de faner)
La vue depuis le sommet
Au cours de la balade, trois rencontres avec…du plus petit au plus gros :
Ce drôle d'insecte
Ce serpent : un "gopher snake" !
Enfin, cet étrange lézard, d'une cinquantaine de cm de long, appelé à juste titre "a Gila Monster", une des deux seules espèces de lézards vénéneux au monde !
Frissons garantis !
Bon, nos découvertes animalières s'arrêtent là.
Il est temps de rentrer à Phoenix, car le programme de cette fin de soirée est chargé :
- Déposer nos bagages au Budget Lodge Motel - Rendre la voiture chez Alamo - Prendre la navette pour l'aéroport - Trouver un taxi pour nous ramener à l'hôtel - Finir de ranger nos affaires - Liquider nos dernières provisions - Ouf, dodo !
Lost Dutchman NM

J13 (23/03/09) : Vol Phoenix – Paris via Washington DC
Le réveil sonne très tôt ce matin. Tout est prêt, une connaissance de notre hôtelier nous conduit à l'aéroport, l'enregistrement est super rapide ….On aurait pu dormir une heure de plus !
Comme à l'aller, nous transitons par Washington mais cette fois-ci, le vol nous semble très rapide : en effet, dans le sens des vents, 4h au lieu de 5…..ça passe très vite !
Trois heures plus tard, nous embarquons pour Paris que nous atteindrons le lendemain à 6h30.
Et voilà déjà la FIN d'un voyage certes court en temps (11 jours sur place) mais pas vraiment en distance (3500 km au compteur !) et surtout riche en découvertes !!!!
Nos coups de coeur !
Bien sûr, hors classement, nous attribuons une mention spéciale au "canyon inconnu" pour ses paysages si étonnants, rendus encore plus fascinants par la quête d'indices que sa recherche a nécessitée.
Ensuite, dans l'ordre, nous retiendrons : Bisti Badlands et ses "oeufs craquelés" White Sands et ses dunes au sable doux et frais Sedona et ses paysages en rouge et vert Chiricahua et ses "rochers qui tiennent debout " les paysages de Saguaros émaillés de fleurs aux alentours de Phoenix.
En revanche, nous n'avons pas vraiment accroché avec Santa Fe, trop "tourisme à l'américaine".
Nous avons apprécié +++ les températures douces et idéales à cette saison : entre 15 ° (Santa Fe) et 25 °(Phoenix) à l'ombre, bien plus au soleil. Rien à voir avec la fournaise de l'été ! l'accueil des Américains : nous ne sommes pas passés inaperçus ...dès qu'ils nous entendaient parler français sur les sentiers, dans les supermarchés, les restaurants ...les Américains nous interpellaient, parfois avec quelques mots en français pour nous souhaiter la bienvenue !
Bibliographie
Ce voyage n'aurait pas été aussi réussi sans mes indispensables "outils " le site www.ouestusa.frde Thierry (Wavemaster) auquel collabore également Philippe (Sedonax). Merci de tout coeur à tous les deux ! le site photos www.phschuler.com de Philippe (Sedonax) le guide photographique "Photographing the Southwest " volume 2 (Arizona) et 3 (Colorado et Nouveau Mexique) de Laurent Martrès auquel collabore également Philippe (Sedonax)
Enfin, pour conclure...
Une dernière photo-souvenir : a "Desert Paintbrush " vue à côté de Robbers Roost !

FIN