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Compte rendu croisière du 2 au 9 mai sur MSC Fantasia English translation pending
by Piramaniacs · 2015-05-17 · 19 replies
Bonjour, Voila 1 semaine après notre difficile retour a la réalité je m'attaque à mon premier CR j’espère être claire et qu'il pourra aider des membres comme d'autre mon était utiles, je précise que nous faisions notre première croisière.

Premier jour samedi 2 mai: Nous arrivons à Marseille par l'autoroute après 860 Km dont la moitié sous la pluie et la vu sur les terminaux de croisière avec à quai le Norvegian Epic, le Costa Fortuna, le Zénith de CDF et bien sur le Fantasia est juste magnifique nous sommes en avance mais vers 13h00 nous pouvons embarquer (Normalement le bateau était ouvert à 15h00).

Nous découvrons donc un peut comme des gamins à Noël ce magnifique bateaux qui brille et dont la silhouette domine largement le Zénith qui est amarré juste derrière, nous rejoignons notre cabine la 13200 qui bien que vendu comme cabine vu mer possède une baie coulissante et un balcon de 30cm pas assez pour mettre un chaise mais la vue est magnifique surtout lors des manœuvres au port. En attendant nos bagages nous faisons le tours du propriétaire le self ouvert toute la journée est juste au dessus de notre cabine et au pont supérieur ce trouves les jacuzzi et la piscine arrière. Vers 18h00 nous retournons à notre cabine ou les valises sont arrivées nous nous changeons (le premier soir nous avons le droit à la soirée de Gala) nous mangeons au restaurant Cerchio d'oro au premier service. Le repas sera très sympa bon et bien présenté avec une table composé uniquement de francophone cela aide pour tisser des liens. Après le repas nous nous rendons pour la première fois au spectacle la salle est impressionnante et plutôt jolie seul bémol le passage par le Casino qui est un lieu fumeur (on oubli vite comment c'était chez nous avant).le spectacle du premiers soir est Starwalker sur le thème Michael Jackson, il est simplement super avec un danseur principal bleffent. La fatigue du levé à 4H00 ce fait sentir nous allons nous coucher après un dernier cocktail.

Je vais essayé de publier tous le CR cette semaine si vous avez des questions je répondrai dans la mesure de mes connaissances.

Yann
Avez-vous déjà été déçu d'un voyage? English translation pending
by Ms64 · 2015-05-16 · 444 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si vous avez déjà été déçu(e) d'un voyage, par rapport à ce que vous en attiendiez, ce que vous aviez lu ou de ce qu'on vous avait dit avant de partir ?

Je veux parler uniquement de la destination et non pas déçu parce qu'il a plu, parce qu'on a volé vos papiers, parce que vous avez malade... ou autre question "pratique".
Aguas Calientes et Ollantaytambo (Pérou) English translation pending
by Poupsworld · 2015-05-03 · 15 replies
Coucou... Ns partons au Pérou fin mai. Après qqs jours à Cusco, direction Machu Piccu..Que me conseillez-vs? Aller directement en train jusqu'à Aguas Calientes ou faire un break d'1 nuit à Allantaytambo? Ns comptons séjourner 1 nuit à Aguas Calientes afin d'accéder au Machu Piccu tôt le matin... Merci d'avance pour vos précieux conseils...
3 semaines en famille dans l'ouest des USA English translation pending
by Bonsvoyages · 2015-05-02 · 7 replies
Ayant bénéficié de tant de témoignages sur ce forum pour préparer notre voyage, c’est avec plaisir que je m’assieds (tardivement) à mon tour pour témoigner de notre expérience. En août 2013, nous sommes partis en famille (couple + 3 ados) pour un périple de 22 jours dans l’ouest des USA. Ce fut un voyage fantastique, trop court comme toujours.

La première étape fut de définir un itinéraire. Le choix est difficile tant il y a à voir et à faire.

Nous avons opté pour un vol multi-destination qui nous a permis de commencer notre voyage à Los Angeles pour le terminer à Las Vegas. En réservant nos billets d’avion près d’un an à l’avance nous avons déjà économisé quelques centaines d’euros. On nous avait conseillé de faire l’escale en Europe plutôt qu’aux USA pour éviter de devoir récupérer ses bagages lors de l’escale. Mais notre vol faisait étape à NY et franchement, tout va très vite, est très bien organisé et ce n’est pas un souci de refaire le checking lors de l’étape. Pour ceux qui en ont l’occasion, n’hésitez pas à partir un mois pour en profiter pleinement ou alors à scinder ce voyage en 2 : la Californie d’une part, les parcs nationaux d’autre part. Vous ne le regretterez pas.

Pour les hôtels, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Etant à 5, nous avons privilégiés les chambres familiales. Une belle économie sur le budget car en optant pour une chambre double + 1 rollaway bed (lit supplémentaire), nous ne devions payer qu’une chambre au lieu de 2. Il faut savoir que les lits doubles aux USA sont très larges (souvent 1m60/1m80) et qu’on trouve 2 lits doubles dans une chambre double. Pour 5, il ne reste qu’à y ajouter un lit d’appoint (rollawaybed) pour 10 à 15$ la nuit et le tour est joué. La plupart des hôtels proposent cette solution. Sur Booking.com, nous pouvions chaque fois vérifier la taille des lits, de la chambre et la possibilité d’y rajouter un lit d’appoint. Ce fut très simple à réserver et en cas de doute, nous envoyions un mail directement à l’hôtel pour nous en assurer. Tout s’est toujours bien passé. Cette économie nous a permis de nous faire plaisir aussi en optant pour un hôtel de catégorie supérieure. Si en Californie la piscine n’est pas indispensable (il ne fait pas si chaud au bord de l’océan), dans l’intérieur du pays, elle était incontournable, surtout pour nos 3 ados.

Nos différentes étapes furent au final : Los Angeles / San Simeon / San Francisco / Yosemite / Death Valley / Las Vegas / Zion / Bryce / Moab / Monument Valley / Lake Powell / Grand Canyon / Las Vegas soit au total 3800 km. Certains jours les étapes furent plus longues mais jamais cela ne nous a paru trop long car la route est souvent magnifique et l’on ne cesse d’admirer le paysage. Les enfants étaient munis de leur DS, i-pod, … et n’ont pas vu les km défiler.

Nous avons loué une voiture type Chrysler Dodge, 7 places (réservée à l’avance) que nous avons récupérée dès notre arrivée à l’aéroport de Los Angeles. Un 4x4 n’est pas nécessaire pour visiter les parcs à moins que vous ne souhaitiez absolument partir à l’aventure sur des pistes hors des sentiers battus. Même en réservant la voiture à l’avance, il nous a fallu attendre un certain temps avant de la récupérer. Attention, même en ayant tout réservé et défini à l’avance, au comptoir ils ne manqueront pas de vous proposer des assurances et services supplémentaires. Ils essayeront aussi de vous convaincre de prendre une catégorie supérieure. Ne vous laissez pas avoir, ils sont très forts. Avec le décalage horaire, il était déjà très tard (ou très tôt) et nous étions bien fatigués. Une fois la voiture récupérée, nous avons pris la direction de l’hôtel. Il n’était que 9h00 du soir pour les américains mais 6h00 du matin pour nous. Donc sans nous attarder nous avons plongés sous nos draps. Grâce à cela, dès notre réveil 08h00 heure locale, nous étions en pleine forme et n’avons pas souffert du décalage horaire.

Pour gagner du temps sur notre programme du lendemain, nous avions réservé un hôtel à Hollywood. A côté du Hollywood Bld et tout près d’Universal Studio. Nous trouvons cette solution idéale car Los Angeles est immense et on passe vite des heures à traverser la ville. Notre hôtel était parfait, proximité, chambre familiale, petit déj. inclus et piscine.

Jour 1 : Universal Studio, Hollywood Bld et Griffith Observatory. Une journée qui s’annonce bien remplie. Le soleil brille, nous sommes vacances, tout va bien. Pour gagner du temps, avant notre départ, nous avons acheté des Pass « Front of line » sur internet. C’est beaucoup plus cher qu’une entrée simple mais a l’immense avantage de nous éviter les files dans le parc. Comme notre planning est serré ce n’est pas négligeable. Universal Studio est sans surprise, un parc d’attraction, comme tous les parcs d’attractions version USA, très bien organisé avec des shows rôdés et des animateurs super entraînés. Universal Studio n’est pas trop grand et axé sur le cinéma et les grosses productions américaines. Très sympa pour ceux qui aiment les parcs d’attractions et les films ou séries made in USA. Un plongeon direct dans l’American way of life et les coulisses du cinéma. A 15h00, nous aurons terminé tout le parc et ses nombreuses attractions, ce qui nous laisse le temps d’aller nous balader sur Hollywood Bld (à côté de l’hôtel) avant notre soirée prévue au Griffith Observatory. La ballade sur Holywood Bld répond à toutes nos attentes. On est au cœur d’Hollywood, dans ce lieu que l’on a vu 100 fois à la télé ou au cinéma. Du pur folklore, un lieu mythique, des sosies de stars de tous les côtés, des étoiles au sol, des magasins de folies, … nos enfants ne savent plus où regarder, quelle étoile prendre en photo, dans quelles empreintes plonger leurs mains. Welcome in USA.

Pour terminer la journée, après un petit plongeon dans la piscine de l’hôtel, on nous avait vivement recommandé de monter jusqu’au Griffith Observatory qui offre plusieurs avantages : on est juste en face des fameuses lettres « Hollywood » (photos incontournables), il y a chaque jour des projections de film sur l’espace à ne pas rater (nous sommes arrivés juste trop tard et l’avons raté !) et surtout il y a une vue imprenable sur Los Angeles. Vous arrivez en fin d’après-midi, prenez vos photos, allez voir le film et en sortant la nuit est tombée et vous découvrez un Los Angeles tout illuminé, nouvelle séance de photos. Il y a aussi moyen de manger sur place mais avant 19h00. Pour une première journée de vacances USA, nous en avons déjà des choses à raconter.

Jour 2 : Beverly Hill, Santa Monica, Santa Barbara, Hearst Castle En route pour San Simeon (étape intermédiaire vers San Francisco) par la Highway 1 (route qui longe la côte). Avant de quitter Los Angeles, nous avons prévu de faire un tour du côté de Beverly Hill et Rodeo Drive, la fameuse rue des magasins chics fréquentée par les stars. Les enfants rêvent bien sûr d’en croiser l’une ou l’autre (espoir déçu). Après ce passage obligé qu’on est content d’avoir vu pour enfin voir en vrai ce qu’on a tant de fois aperçu à la télé ou au ciné …, nous prenons la direction de la côte pour découvrir les fameuses plages de Californie, Santa Monica, Santa Barbara, … Chacune de ses plages à son intérêt mais nous manquions de temps pour tout faire et avons dû consentir quelques sacrifices. Mieux vaut prévoir un jour de plus pour mieux profiter de Los Angeles et de ses alentours. A Santa Monica, immense plage de sable fin avec son pier et son parc d’attractions vintage, ses life guards et leurs cabines typiques que l’on voit dans Malibu. C’est aussi la fin de la route 66.

Santa Barbara, jolie petite ville balnéaire en bord de mer qui mérite plus qu’une pause sandwich. Là aussi, possibilité de faire une croisière en mer pour observer les baleines.

Venice et Malibu que nous avons dû passer faute de temps mais à partir desquelles il est possible de louer des vélos pour parcourir la côte. Nous aurions bien aimé nous imprégner des lieux par ce biais. Nous avons aussi fait l’impasse du Getty Center et de la Getty Villa par manque de temps. Donc prévoyez 2 jours pleins pour LA et ses alentours.

La route vers San Francisco peut se faire soit par l’autoroute (+ rapide mais à l’intérieur des terres) soit par la Highway 1 qui longe la côte. La route est dégagée, on y circule très bien et on bénéficie de la vue tout le long du trajet. Cette option est donc vivement recommandée. Bon à savoir, vu la proximité de l’océan, tôt le matin il y a beaucoup de brume et la vue est bouchée par endroit. En cours de journée, le brouillard se lève et la vue est dégagée.

Nous avions prévu de visiter Hearst Castle en cours de route et avons donc réservé un motel à San Simeon. Hôtel sans intérêt mais correct, proche d’Hearst Castle et à proximité de Piedras Blancas où une colonie d’éléphants de mer a pris possession de la plage. On peut les approcher de tout près et c’est vraiment amusant de les observer. Autre possibilité pour la nuit : Cambria, c’est là que nous avons soupé. Tout petit mais plus charmant que San Simeon qui consiste plus en un rassemblement de quelques motels en bord de route. Hearst Castle est à l’image même de la folie américaine, délirant, mégalomaniaque et kitchissime. Pour le visiter mieux vaut réserver son tour à l’avance sur internet. Il y a plusieurs tours possibles et des visites toutes les 1 /2 heures mais c’est vite rempli. Comme toujours aux USA tout est très bien organisé et on ne perd pas de temps.

Jour 3 : Piedras blancas, Carmel, Monterey, San Francisco Nous commençons la journée par le bord de mer où nous prenons le temps d’observer ces fameux éléphants de mer qui ont pris possession de la plage. Nous sommes à quelques mètres d’eux à peine et c’est très amusants de les voir évoluer. Après une petite demi-heure, nous reprenons la route direction San Francisco. Toujours en longeant la côte par la 1, nous avons prévu une halte à Carmel pour visiter le Monastère et la petite ville, pleine de charme dont le maire a longtemps été Clint Eastwood. Cette petite cité balnéaire mérite qu’on prenne le temps de s’y balader. Elle a un charme fou et dénote totalement par rapport aux grandes villes américaines que nous allons traverser (LA, LV, SF). Après Carmel, nous faisons halte à Monterey pour nous promener sur le Pier et visiter son aquarium, le plus grand du monde. Noir de monde mais certaines sections (méduses entre autres) méritent vraiment le détour. Pour aller de Carmel à Monterey il ne faut pas hésiter à emprunter la 17 Miles Drive par la côte (route privée qui longe la côte et traverse des propriétés privées haut de gamme). Après cette visite aquatique, nous reprenons la route pour San Francisco où nous avons rendez-vous avec deux familles d’amis qui, par le plus grand des hasards, se retrouvent aussi à SF ce jour-là. Nous passons la soirée tous ensemble pour dès le lendemain, chacun reprendre notre route de notre côté.

Jour 4, 5 et 6 matin : San Francisco et ses classiques : Alcatraz, Pier 39, Golden gate, Cable car, China town, Alamo Square, Fisherman’s wharf, Ghirardelli Square, Nob Hill, Lombard Street, Japanese Tea Garden, Sausalito (en vélo), 49 miles scenic drive. Je ne m’étends pas sur le sujet car il est déjà largement commenté ailleurs mais tous ces lieux en valent la peine et nous plongent dans une ambiance unique. Durant trois jours, nous avons laissé la voiture dans le parking de l’hôtel et avons circulé à pied, en tram ou en cable car. D’où l’intérêt de choisir un hôtel avec parking (gratuit si possible) car cela coute vite très très cher. Ca monte très fort et même s’il ne fait pas si chaud à SF, on a vite chaud lorsqu’on arpente ses rues. Pour le reste, nous avons eu froid à SF, mieux vaut le savoir, au bord de l’océan il ne fait pas toujours chaud. Mieux vaut prévoir un pantalon, un polar et un coupe-vent. Pour Alcatraz, nous avions également réservé nos places à l’avance via internet. Je crois que sans cela, il est impossible d’avoir des places. Les places se réservent 90 jours à l’avance. Bloquez votre agenda si vous voulez avoir le choix du jour et de l’heure. J’avais lu qu’il valait mieux prendre la première visite de la journée pour éviter la foule c’est ce que nous avons fait mais je ne sais pas s’il y a tant de monde durant la journée. En tout cas, la visite en vaut vraiment la peine et les audio guides en toutes langues sont très bien faits. Une ville à taille humaine, la plus européenne dit-on mais très américaine tout de même. Et à nouveau cette joie d’être plongé en plein film. On connaît cette ville de l’avoir tant de fois vue au cinéma ou à la télé mais y être, c’est encore autre chose. Les rues qui montent et descendent, le cable car, les maisons en bois de toutes les couleurs, la vue sur la baie et bien sûr … le Golden Gate. Lorsque nous y étions avait aussi lieu l’America’s Cup où l’on peut admirer les voiliers filer sur l’eau. Une ville à ne pas rayer de son parcours. Bien entendu, avec nos ados de filles, nous n’avons pas échappé à une séance de shopping dans la rue commerçante principale. C’est ça aussi les vacances et puis c’est toujours sympa de découvrir des enseignes que l’on ne connait pas. Pendant ce temps mon fils a entrainé mon mari au musée mécanique, la plus grande collection d’automates. Il y est retourné 2 fois et en parle encore. Que des vieilles machines à sous, de tous les styles, témoins d’une époque mais très ludiques aussi car on peut encore y jouer. 2 jours et demi ou 3 jours sont bien pour visiter SF. J’ai l’impression d’avoir vu ce que nous souhaitions voir et pour une fois nous ne repartons pas frustrés d’être passé à côté de quelque chose.

Jour 6 suite : Yosemite NP En fin de matinée nous quittons SF pour nous rendre au Yosemite. Comme nous nous éloignons de l’océan, les nuages s’estompent pour laisser la place au ciel bleu et la température augmente radicalement. Puisque nous en avons le temps, nous avons prévu de descendre jusqu’à l’entrée sud « Mariposa » afin de déjà nous balader fin d’après-midi de ce côté pour découvrir les fameux séquoias géants. De cette façon, nous pourrons consacrer la journée du lendemain à la partie centrale du parc via la Tioga Road. Arrivée dans notre hôtel qui est un ancien ranch à proximité de l’entrée du parc. Chouette endroit, rempli d’histoire qui mérite de s’y poser un instant pour savourer le cadre et s’imprégner de l’atmosphère. Mais nous, à peine arrivés, nous partons à la rencontre des séquoias. Super ballade durant laquelle nous croisons une biche et son faon pas farouche du tout. Il y a des écureuils de tous les côtés aussi. Cela monte ferme durant la ballade mais une fois arrivés au sommet les enfants sont contents de profiter du cadre. Après la descente du retour, plongeon dans la piscine de l‘hôtel et souper sympa dans le restau ambiance cow-boy. Pour les parcs nationaux, si vous prévoyez d’en visiter 4 ou plus durant votre voyage, surtout acheté le pass annuel qui coûte le prix de 4 entrées et est valable dans la majorité des parcs durant un an. Vous pourrez donc même le donner à des amis qui prévoient d’y aller à votre retour.

Jour 7 : Yosemite NP Nous avons rendez-vous avec des amis canadiens qui nous ont rejoints spécialement. Notre fille avait séjourné chez eux durant 3 mois et nous avions accueilli leur fille chez nous 3 mois durant également. C’était une surprise pour notre fille et ce fut un bonheur de profiter de leurs retrouvailles. Nous passerons les deux prochains jours ensemble en toute complicité. C’est donc ensemble que nous partons pour le cœur du parc. Le site est merveilleux, les Alpes en plus beau et en plus grand. Très bien organisé comme toujours. On peut donc découvrir les différents points de vue en voiture ou en navette mais aussi bien sûr opter pour la randonnée. Il y a un grand choix de ballades, de durées et de difficultés variées, convenant pour toutes les exigences. Nous avons fait une sacrée ballade ! Une montée infernale qui remonte une rivière pour arriver au sommet d’une cascade impressionnante. Heureusement au départ de la cascade (donc tout en haut), des bassins naturels nous permettent de nous baigner dans cette eau très rafraîchissante. La descente se fera sans aucune difficulté.

Après cette ballade, nous poursuivons notre traversée du parc en voiture, en faisant halte à certains points de vue. Il serait possible de faire d’autres ballades en restant un jour de plus. Mais nous avons prévu de passer la nuit à Bridgeport à la sortie Est du parc et continuons donc notre route. La sortie du parc se fait sous le coucher du soleil qui donne de magnifiques reflets colorés au paysage. Je ne peux m’arrêter de prendre des photos à travers la vitre de la voiture tellement c’est beau et que j’ai envie de saisir chaque instant.

A la sortie du parc, nous faisons face à Mono Lake. Comme le soir est tombé et que nous repasserons demain par ici, nous ferons une halte à ce moment-là. Nous prenons la direction de notre hôtel à Bridgeport pour nous rapprocher de notre visite de Body prévue le lendemain matin. Nous logeons dans un petit hôtel qui nous fait penser à la petite maison dans la prairie ou au Holly Hobbie de Sarah Kay pour ceux qui ont connu cette époque : petit rideaux à fleurs, chambres sous le toit, lit en fer forgé, … Possibilité de manger sur place ce qui nous arrange grandement en cette fin de journée où nous sommes contents de nous asseoir.

Jour 8 : Body, Mono Lake, Death Valley Départ pour Body, cette ville fantôme à ne pas manquer qui vous plonge dans l’ambiance western des chercheurs d’or. Sur place, des rangers bénévoles, passionnés du site, sont là pour vous renseigner et répondre à toutes vos questions. Il y règne une ambiance particulière car la ville a été abandonnée et on a l’impression de se trouver en plein Lucky Lucke. L’école, l’église, la prison, les maisons, l’épicerie, les vieilles voitures, la mine abandonnée, … pendant une bonne heure, on est plongé dans un autre siècle.

En quittant Body, nous partons en direction de la Death Valley Sur la route, nous repassons devant Mono Lake. C’est l’occasion de s’y arrêter pour prendre le temps de s’y balader et admirer les sculptures de sel et de calcaires façonnées par le temps.

Et puis, route pour la Death Valley. Nous avons quelques km à avaler. Nous avons réservé un des deux hôtels situé au cœur du désert et en profitons pleinement. Mieux vaut ne pas avoir de pensées ��cologiques en y résidant mais c’est un sérieux plus pour découvrir ce merveilleux désert. On nous a prévenus, il fait caniculaire. Les enfants nous demandent de photographier le tableau de bord qui indique la température à chaque nouveau degré franchi. En arrivant dans le parc venant de Yosemite, nous passons par un premier point d’arrêt recommandé : sand dunes (brèves pause photos). Il fait très chaud donc tout se fait en voiture et les haltes sont brèves vu la chaleur. Nous nous installons avec bonheur à l’hôtel où nous nous précipitons vers la piscine pour un premier bain tiède. Compte tenu de la température extérieure l’eau doit avoir près de 35° mais comme il en fait presque 15 de plus en dehors, elle reste relativement rafraichissante. Après ce plongeon bienfaisant, nous nous dirigeons vers un autre point de vue pas trop loin de l’hôtel et recommandé au coucher du soleil : Zabriski. C’est incroyable comme ce désert recèle des coins si différents les uns des autres. Nous commençons à peine à le découvrir mais nous réjouissons de ce que la journée de demain nous réservera. Après le coucher du soleil, nous rentrons à l’hôtel pour y souper et allons nous coucher.

Jour 9 : Death valley, Las Vegas Le lendemain matin après un petit déjeuner copieux, nous nous mettons en route pour découvrir les points de vue renseignés : Bad Water, Artist’s Drive, Dante’s view. Au passage nous faisons un stop à Golden Canyon car sur notre route. Sympa aussi mais il faisait si chaud que nous n’avons pas été voir très loin. Chaque lieu est différent du précédent et tous sont impressionnants. En fin de matinée, nous avons vu ce que nous voulions voir et il est temps de quitter les lieux car la chaleur devient très élevée. Arrivée en fin d’après-midi et repartir en fin de matinée, me semble être le bon timing pour éviter les grosses chaleurs de l’après-midi.

La Death Valley est notre dernière étape en Californie. Cet état mérite vraiment le voyage car il offre à la fois les villes mythiques (Los Angeles et San Francisco), la côte et ses richesses et des parcs incroyables (Yosemite et Death Valley). Il y a aussi pour ceux qui le souhaitent la Napa Valley (grande productrice de vins) et bien d’autres parcs mais qui sont moins incontournables que les deux sus-mentionnés. Au Sud de Los Angeles, il est possible aussi de découvrir San Diego, à la frontière mexicaine et donc très influencée par la culture hispanique. Nous n’avions pas le temps d’y aller mais si on décide de prendre un peu plus de temps en Californie, je pense qu’elle mérite le détour. On peut même décider d’y arriver ou d’en repartir. Nous nous dirigeons à présent vers la région des parcs en marquant une pause à Las Vegas. Bonjour le contraste !
Adresser de l'argent au Népal après tremblement de terre English translation pending
by HélèneW · 2015-05-01 · 31 replies
bonjour à tous avec un groupe d'amis nous avons fait de nombreux voyages au Népal toujours accompagnés par un ami népalais qui nous servait de guide. Le tremblement de terre et ses conséquences nous ont beaucoup affectés (c'est bien entendu relatif quant aux impacts sur le peuple népalais). Nous ne sous estimons pas l'engagement et l'utilité des ONG mais nous voudrions adresser un peu d'argent issu d'une collecte entre nous à notre ami pour qu'il en fasse profiter sa famille et son village. Reste la question de savoir comment le lui faire parvenir ? Avez vous des infos, bonnes idées, ou tout simplement avez eu l'occasion de faire la même chose ? Merci de vos conseils sachant que compte tenu de la précarité dans lequel est le pays et les besoins importants nous ne souhaitons pas tarder. Merci pour eux !
Retour sur un beau voyage (Californie - Panama – Floride - Louisiane) English translation pending
by Micy · 2015-04-23 · 186 replies
Salut à tous,

Cette fois, c’est notre tour … , notre tour d’essayer d’apporter un (petit) plus au forum, notre tour d’apporter un petit retour d’expérience sur notre récent voyage de ce début 2015 en Amérique Centrale et du Nord. Ce n’est que justice d’apporter notre pierre après avoir été glaner des infos précieuses sur le site à l’occasion de la préparation de nos voyages précédents. Si, à l’époque, la vie professionnelle active ne nous laissait guère l’occasion faire un retour sur l’expérience acquise lors de ces voyages, il en va un peu différemment maintenant …

1) Nous …

Tous deux jeunes retraités dans la soixantaine naissante après une vie professionnelle active, affamés de découvertes et de voyages. Les enfants ont quitté le nid depuis quelques années et volent de leurs propres ailes et les 3 petits-fils poussent en taille (mais pas encore assez en sagesse).



2) Notre projet …

Si nous voyageons fréquemment en Europe (en moto de préférence, en city trip, en croisière ou en séjours divers), nous sommes également passionnés par l’Amérique du Nord (Canada et USA) où nous avons déjà fait une série de voyages touristiques sur une période de 35 ans, … notre premier voyage vers les USA datant en effet de 1980 …

Aux USA, comme au Canada, on se sent bien …, on s’y est toujours bien senti et on y a toujours été bien accueilli …

Cette fois, nous avons voulu y retourner en janvier 2015 : - pour quitter la morosité hivernale de nos régions durant cette période - pour flâner un peu au soleil en terre déjà largement connue … et ce sera donc la Californie du sud … et Las Vegas - pour découvrir une partie des USA que nous ne connaissions pas encore (à savoir la Floride et la Louisiane).

Le cahier des charges est donc clair : Repos et récupération en Californie (+ Las Vegas) et découverte des attraits essentiels de la Floride et de la Louisiane.

Ces deux pôles étant fort distants, voire assez incompatibles, un trait d’union entre eux s’imposait …

C’est là qu’un coup de chance s’est produit, à savoir la découverte de l’existence de croisières entre Los Angeles et Miami via le passage du Canal de Panama à cette époque de l’année.

Cette opportunité nous convenait parfaitement puisqu’elle faisait un lien « direct » entre Los Angeles et Miami, tout en nous permettant de faire une croisière et de découvrir très (trop) rapidement et très (trop) superficiellement malheureusement, des images du Mexique, du Costa Rica, de Colombie et de traverser le Canal de Panama.

Tenant compte que nous ne voulions pas dépasser les deux mois d’absence, notre calendrier fût donc le suivant de mi janvier à mi mars 2015 :

- deux semaines relax et cool en terrains connus en Californie - deux semaines de croisière entre Los Angeles et Miami en musardant le long de la riviera mexicaine avant de passer le canal de Panama - trois grosses semaines de découverte de la Floride et de la Louisiane

3) L’organisation et la préparation du voyage

Avant d’en arriver au récit de notre escapade, je me propose d’insister un peu plus largement que d’habitude sur la préparation et l’organisation de ce voyage. Expliquer un peu notre fonctionnement dans la préparation et la logistique peut peut-être aider à faciliter la réflexion de futurs nouveaux voyageurs.

Quand on est « jeune voyageur » avant que l’expérience (et les ans) ne vienne, il est précieux d’avoir l’éclairage de la manière dont d’autres s’y prennent. C’est dans cet esprit que j’ai développé un peu plus (voire trop) NOTRE fonctionnement. Que les vétérans du forum nous pardonnent …

La réussite d’un grand voyage est, pour nous, d’abord liée à la qualité de sa préparation et de son organisation avant départ.

Pour nous, la préparation fait partie intégrante du plaisir du voyage. Les 6 mois qui précèdent un tel parcours se passent à le préparer, à le mâcher, à y penser, à en rêver, à le peaufiner, à maltraiter internet, les guides, notre forum bien aimé, bref … c’est presque la plus belle phase du projet … et on se demanderait bien parfois, juste avant de partir, s’il est bien nécessaire de décoller, tant on l’a déjà fait de fois dans sa tête, ce voyage … (et aussi parfois parce qu’on a un peu peur d’être, parfois, déçus …)

Avertissement : Attention, ce qui sera mentionné dans la suite constitue « My Practices » et non « The Best Practices ». Autrement dit, il s’agit de nos pratiques convenant à notre personnalité et à notre mode de fonctionnement, sans autre prétention.

Et puis, quand même … comme le signale le sage adage « Chacun fait son lit comme il veut se coucher … ».

Micy
19 jours à Bali en famille en juin 2015 English translation pending
by Val310 · 2015-04-21 · 14 replies
Bonjour, nous partons à Bali en famille avec nos 3 enfants ( 12, 9 et 5 ans ) du 12 juin au 02 juillet 2015. Pour commencer, on se pose 2 jours à Sanur ( hôtel réservé) Puis 3 nuits à Keliki ( réservé aussi) Ensuite quelques jours à Bedugul et Munduk (5 jours environ) Là on hésite soit -Pemuteran pour visite du parc national( balade à cheval?) et snorkeling sur l'île Menjangan ou -Singaraja pour Air Pans Banjar et cascade gitgit ( lovina me tente pour la sortie en mer avec l'espoir d'apercevoir des dauphins mais piège à touristes....😕) Amed 2 jours îles gilis 3 jours ( plus je lis les forums et plus la traversée me fait peur....mauvais souvenir en Thaïlande sur un petit bateaux où j'ai cru qu'on allait se retourner....) J'aurais bien aimé aller à Kuta lombok mais j'ai peur que l'on manque de temps....Sinon pour l'avion, quelle compagnie vous nous conseillez pour lombok denpasar? Et pour finir Tirtagganga ou Sidemen.

Voilà à peu près notre itinéraire, sachant que rien n'est réservé à part les 5 premières nuits. Nous prévoyons d'aller à Tanah Lot de Keliki, j'ai vu qu'une balade à cheval était possible là aussi (c'est surtout pour ma grande fille passionnée et j'aimerais aussi...) Du côté de Kuta lombok c'est également possible. Autre question, le mont Batur est il faisable avec mes enfants?

J'ai pleins d'autres questions....mais si vous pouviez déjà me donner vos avis et conseils, ce serait super!
Guadeloupe, entre forêt tropicale et littoral English translation pending
by Krikri6792 · 2015-04-05 · 40 replies
Tel un papillon déployant ses ailes sur la mer des Caraïbes, la Guadeloupe nous dévoile ses couleurs, de la forêt tropicale jusqu'au littoral. Voici le récit de notre séjour de quinze jours en famille, en mars 2015.

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyageguadeloupe/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte 😉

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Présentation

Un besoin de chaleur et de lumière au cœur de l'hiver, une campagne de promotion de la part de Corsair et la destination pour ce printemps 2015 coule de source : ce sera la Guadeloupe.

C'est notre cinquième séjour sur l'île papillon, sans compter les deux jours de transit lors de notre séjour à la Dominique l'an dernier.

Nos précédents voyages datent de : - 1987 : un mois aux Abymes, avec notre fils alors âgé de 2 ans, visite principalement de la Grande-Terre et des Saintes, - 1999 : un mois à Deshaies, avec nos deux enfants alors âgés de 14 et 11 ans, un peu de Grande-Terre et davantage de Basse-Terre ainsi que l'île de Petite-Terre, - 2005 et 2013 : en couple à Ste Anne et Marie Galante (10 jours et 7 jours)

Cette fois, nous partons à quatre en compagnie de notre fille Charlotte et de son copain Rémy. Notre objectif n'est pas de visiter toute la Guadeloupe. Nous ciblons avant tout quelques lieux nouveaux, principalement situés sur la Basse-Terre. Nous avons aussi en tête quelques points d'intérêt que nous connaissons déjà mais que nous nous faisons une joie de revoir.

Pas de visites de distilleries ni de marchés… uniquement des activités nature. Vous nous suivez quand même ?

"L'île aux belles eaux" est dotée d'un patrimoine naturel exceptionnel : plages, volcans, sources chaudes, chutes et cascades, forêts luxuriantes… de quoi faire notre bonheur !

Pour ce nouveau séjour, du 9 au 24 mars 2015, nous avons choisi de nous baser sur la côte ouest de la Basse-Terre, entre Mahaut et Bouillante, juste en surplomb de la plage de Malendure et en face des ilets Pigeon.

Nous serons ainsi à proximité des principaux sites de randonnée et à deux pas des sites de plongée les plus réputés de l'île, ceux de la réserve Cousteau.

Le programme d'activités est donc tout tracé ;-)… du moins si la météo le permet. En principe, nous devrions être en pleine saison du carême qui s'étale de janvier à juin et qui peut réserver de sévères périodes de sécheresse. A contrario, l'hivernage de juillet à décembre est marqué par des températures élevées et des précipitations abondantes.

Cela dit, avec les changements climatiques, on ne peut plus jurer de rien.

Côté logistique, n'ayant pas pris nos billets d'avion en même temps, nous voyagerons avec Corsair et Air Caraïbes sur deux vols différents partant et arrivant à une heure d'intervalle. Pour avoir plus d'autonomie sur place et /ou pour bénéficier d'un véhicule aux points de départ et d'arrivée de certains circuits de randonnée linéaires, nous avons réservé deux petites voitures.

Voilà, tout est dit, alors y a plus qu'à…

Les cartes d'embarquement sont entre nos mains. C'est l'heure du départ ou presque…

Le récit se fera sous forme thématique (et non pas chronologique), du plus proche au plus éloigné des sites par rapport à la situation de notre camp de base.

Tel un papillon...

Arrivée et installation dans notre villa

Partis de Paris après un premier week-end de mars printanier, la Guadeloupe nous accueille avec un cortège de nuages et d'averses sous une trentaine de degrés. Hum, ça commence fort !

Charlotte et Rémy, arrivés plus d'une heure avant nous, nous attendent chez Sixty qui est, nous n'allons pas tarder à le comprendre, la compagnie low-cost de Sixt, chargée d'écouler ses véhicules les plus anciens.

Nous héritons d'une Kia Picanto rouge ayant manifestement déjà beaucoup baroudé vu l'état de sa carrosserie, sans parler du plafond intérieur tout taché comme si une bouteille de cola y avait explosé ! Au moins n'aurons-nous pas besoin d'y faire très attention Les jeunes, eux, ont eu une Peugeot 107, un peu plus récente mais guère plus vaillante.

Cela dit, elles feront l'affaire tout de même.

Il est 16 h 30 quand nous nous mettons enfin en route, direction Malendure sur la Basse-Terre à une quarantaine de kilomètres. En cours de route, nous prenons la sortie vers le centre commercial de Destrellan et son supermarché Carrefour. Manque de chance, Charlotte et Rémy poursuivent sur leur lancée jusqu'à la destination finale. Ils se chargeront par conséquent de réceptionner la villa pendant que nous faisons le plein de vivres.

Une fois ravitaillés, le trajet se poursuit par la route de la Traversée et le col des Mamelles dans une végétation exubérante, noyée dans les nuages, tantôt vernie par la pluie, tantôt luisante au soleil… ambiance tropicale par excellence !

Nous rejoignons les enfants, juste avant la tombée de la nuit (coucher de soleil 18 h 15)

Le temps de nous installer, nous finissons la soirée dans la piscine à trinquer à ce début de vacances prometteur avec un verre de jus de fruits. Le rhum, ce sera à partir de demain soir ;-)

Dîner express puis dodo de bonne heure, décalage horaire oblige.En réalité, ce sera plutôt une nuit en pointillé, rythmée par un vent à décoiffer les palmiers et à secouer les cocotiers ainsi que par la pluie tambourinant avec force sur le toit. Fort heureusement ce n'est pas la saison des cyclones !

Oups, avec tout ça, on a oublié de vous faire visiter. Venez, suivez-nous.

Villa de plain pied de 135 m2 nichée à flanc de montagne avec vue panoramique sur la baie de Malendure. Trois chambres avec climatisation, deux salles de bain, une cuisine équipée, un salon donnant sur une grande terrasse avec vue imprenable sur la mer. Piscine à débordement en forme de cœur (privée!)

Waouh, trop bien et encore mieux que sur Internet… diront Charlotte et Rémy.

Les familiers de la propriété

Un rouge-gorge

Le sporophille rouge-gorge, très commun dans les Petites Antilles, niché dans les arbustes de la propriété, toujours prompt à profiter de la moindre miette. Il fait partie des espèces protégées de la Guadeloupe.

Une chenille gloutonne

La chenille du Pseudosphinx tetrio ou sphinx du frangipanier (un papillon de nuit très courant dans les Antilles ainsi que du Brésil à la Floride) est une espèce très vorace qui raffole des tiges et feuilles de l'arbuste en question. Surnommée "chenille gloutonne" elle peut ingurgiter jusqu'à deux fois son poids en 24 heures. D'ailleurs à la fin de notre séjour, le frangipanier de la propriété s'est retrouvé en partie défolié.

Un iguane sauvé des eaux

Celui-ci est un Iguane vert ou Iguana iguana, invasif, non protégé, reconnaissable à sa queue rayée et à la présence d'une plaque subtympanique.

A ne pas confondre avec l'Iguane des Petites Antilles ou Iguana delicatissima, endémique faisant l'objet de toutes les attentions et très protégé.

Un petit chat errant

Sous ses airs farouches se cache un petit fripon qui n'a pas hésité à nous chiper des crêpes qui refroidissaient sans surveillance sur la table de la terrasse.

Mais passons aux choses sérieuses... et aux premières randonnées !

Vue depuis la terrasse

La trace du Petit-Malendure, à pied depuis "chez nous"

Premier matin en terres caraïbes et premières déconvenues en découvrant la couleur du ciel et la force du vent. Avec un temps pareil, qu'allons-nous bien pouvoir faire ? Les Mamelles ? Certainement pas ! Là haut, ça doit être la gadoue avec tout ce qu'il est tombé cette nuit.

Mais avec un peu de patience, au fil des heures, les nuages régressent pour laisser la place à un ciel de plus en plus dégagé, notamment sur le littoral.

Dans ce cas, la meilleure solution est de partir à pied depuis la villa afin de découvrir les alentours. Il se trouve qu'à notre porte (ou presque) passe la trace du Petit-Malendure, un sentier de randonnée de deux kilomètres et demi, avec 150 mètres de dénivelé, à parcourir en 2 heures et demie en one way.

Cette durée a l'air de convenir également à Charlotte (qui n'est pas une grande marcheuse) et à Rémy, d'autant qu'on leur présente le programme, sans vérifier nos documents, comme une petite balade en bord de mer, classée facile par notre topo-guide.

Nous voilà donc partis comme des amateurs pour cette petite marche que nous pensions facile, Hervé en sandales avec, pour tout liquide, une demi-bouteille d'eau seulement pour nous quatre et pas même un biscuit pour faire face à une baisse de régime mais avec, dans nos sacs, les maillots de bain pour le cas où.

Ça sent l'improvisation !

Pour récupérer le sentier, on espérait trouver un raccourci pour nous éviter les 50 mètres de dénivelé nous séparant du bord de mer. Mais à force de chercher, nous finissons par arriver au niveau de l'eau. Commençons alors par le commencement c'est-à-dire, comme prévu par le topo, à l'extrémité Est de la plage de Malendure.

Pas de chance, le dénivelé que nous venons de descendre, il faut immédiatement le remonter et c'est loin d'être la seule montée.

A l'ombre de la forêt sèche du littoral, le parcours, jalonné de jolis points de vue sur la Côte-sous-le vent, enchaîne montées et descentes incessantes.

Petit à petit, le chemin nous conduit en face des Ilets Pigeon (dont on reparlera plus tard) qui se détachent sur une mer moutonnée !

Un peu plus loin, une petite chaise d'écolier invite à une pause. Notez bien cet endroit, nous y reviendrons photographier le coucher de soleil, il se trouve en fait à cinq minutes à peine de la villa alors que nous crapahutons depuis plus d'une demi-heure.

La clarté de l'eau au pied des falaises invite à la baignade alors même qu'une première pancarte indique un accès à l'Anse à Négresse.

On s'arrête là ou on continue ? Notre topo-guide indiquant aussi un accès à la plage de galets de l'Anse Colas plus loin, on décide, à l'unanimité de poursuivre jusqu'à cette nouvelle destination.

La partie se corse car les montées se font plus longues, plus raides alors que le niveau de notre demi-bouteille d'eau diminue dangereusement. Mais avec une perspective de baignade à l'Anse Colas, tout le monde résiste, bien qu'un groupe de randonneuses croisées en chemin nous aient prévenus qu'elles n'avaient pas trouvé d'accès vers cette fameuse anse.

Pensant être plus malins qu'elles, nous poursuivons malgré tout, mais ferons à notre tour chou blanc. La perspective de baignade s'éloigne ! Avant que le sentier ne rejoigne la route nationale (où nous aurions pu déposer un de nos véhicules !!) nous faisons demi-tour afin de retourner vers l'anse à Négresse. Cela fait deux heures que nous crapahutons.

Le moral est dans les chaussettes, il va falloir se farcir une seconde fois les montagnes russes. Charlotte, plutôt petite marcheuse, s'accroche. Son leitmotiv est le suivant : "si ma mère y arrive, j'y arriverai aussi". Seulement voilà… sa mère faiblit dans une nième côte. Heureusement il reste quelques gouttes d'eau dans la bouteille, de quoi me ressusciter pour la dernière ligne droite… pas si droite.

Enfin l'Anse à Négresse se profile. La baignade est imminente… enfin pas tout à fait car il reste à descendre le long d'une falaise à l'aide d'une corde. Mes lunettes de soleil atterrissent immédiatement un étage plus bas. Quant à moi, j'atterris sur les fesses, amortie par mon sac à dos. Plus de peur que de mal !

Dans ce contexte, ce premier bain de mer est un vrai bonheur, seuls ou presque dans cette crique, dans une eau transparente à souhait.

Laissant les jeunes continuer à faire trempette, Hervé et moi prenons les devants et à hauteur de la petite chaise, trouvons le raccourci qui en cinq minutes nous ramènera à la villa.

Quant aux jeunes, bien que leur ayant balisé le raccourci à l'aide d'une branche, ils vont l'ignorer et se payer l'intégralité du parcours tout en recevant sur la tête une bonne averse. Les pauvres !

Moralité : pour une première randonnée, on a fait fort. Prévue facile en one way, on a sous-estimé la difficulté d'un aller/retour. Nous avions peur que Charlotte ne suive pas, or elle a assumé comme une randonneuse confirmée.

Les chiffres : on a tout doublé. La distance = 5 km, la durée = 4 à 5 heures en tout, le dénivelé = 300 mètres.

Après une telle matinée d'efforts, l'après-midi est consacré au repos d'autant que les averses s'enchaînent. C'est vrai que nous sommes en mars : serait-ce la version caribéenne des nos giboulées métropolitaines ? En tout cas, c'est l'occasion d'un bel arc-en-ciel !

Pour le coucher de soleil, en revanche, ce n'est pas gagné ce soir mais il y en aura d'autres. Maintenant que nous avons repéré le raccourci pour nous mener en cinq minutes à l'Anse à Négresse, nous en profiterons souvent !

Sur la trace du Petit-Malendure



De la plage de Malendure aux îlets Pigeon : en kayak et snorkeling

Nous continuons la découverte des lieux situés à proximité de notre villa, aujourd'hui ceux à portée de vue.

En effet, depuis notre terrasse le regard embrasse à la fois la plage de Malendure, les îlets Pigeon et plus généralement l'ensemble de ce qu'on appelle la réserve Cousteau. Allons donc voir de plus près de quoi il retourne.

C'est en 1959, lors d'essais en Guadeloupe de sa toute nouvelle soucoupe plongeante que le commandant Cousteau s'est rendu compte avec son équipe la beauté des fonds sous-marins de Malendure.

En 1974, il émet le souhait de faire protéger le site par la création d'une réserve marine.

A partir de ce moment-là, c'est à titre amical puis publicitaire que les lieux ont été parés du titre de "réserve Cousteau" avec un succès immédiat.

Pourtant, jusqu'en 2009, la protection du site consistait en un simple arrêté préfectoral interdisant la pêche et le mouillage d'ancres sur le site.

Depuis 2009, la réserve fait partie du parc national de la Guadeloupe et un large triangle de zones marines et côtières (981 ha) entre la pointe Mahault au nord et la pointe à la Lézarde au sud est classé "cœur de Parc National".

Par conséquent, toute une faune sous-marine bariolée y a trouvé refuge et se laisse admirer à quelques coups de palme de la plage : groupe de seiches, gros barracudas, poissons perroquets, coffres, chirurgiens, capitaines, lippes… bref toute la variété des espèces exotiques.

La baie abrite aussi des dizaines de tortues caouane. Il n'est pas rare d'en croiser trois ou quatre à chacune de nos explorations en surface.

Au large de la plage, les deux îlots appelés Ilets Pigeon, autrefois couverts de goyaviers, sont le lieu de prédilection des amateurs de plongée. Bateau à fond de verre et bateaux de plongée s'y donnent rendez-vous plusieurs fois par jour.

Pour explorer la zone située à 1,5 km des côtes en tant que snorkeleurs, le mieux est de louer un kayak.

Pour ce faire, nous nous adressons au club de plongée préféré d'Hervé (mais il existe plusieurs autres loueurs sur place) et c'est parti pour une quinzaine de minutes de navigation.

Une fois sur place, nous hissons le kayak sur les galets avant de nous jeter immédiatement à l'eau.

Tout en faisant le tour du petit îlet à la palme, au fil des paysages sous-marins, rencontre avec un barracuda solitaire de belle taille.

A la balade sous-marine succède une balade terrestre avec une grimpette au sommet du grand îlet pour une vue panoramique sur la Basse-Terre.

Au sommet, un calvaire et un magnifique frangipanier. Son port altier n'est pas sans me rappeler l'arbre à carquois namibien.

Sur la côte en face, on essaie de distinguer notre villa. En fait en raison de son orientation, on n'en distingue que la toiture.

Un dernier coup d'œil au petit îlet et aux bateaux de plongée, avant le retour à Malendure, la boucle est bouclée !

Une très belle excursion que l'on recommande chaudement !

En soirée, retour à notre point de vue préféré pour un coucher de soleil plus contrasté que le précédent.

Sous l'eau aux Ilets Pigeon

L'extrême Sud : le sentier de l'Acomat à Trois-Rivières

Au lever du jour, le temps n'est a priori pas très inspirant. Une épaisse grisaille couvre toute la montagne jusqu'au littoral.

Hum, dans ces conditions, comment choisir de façon sereine une activité pour la journée ?

Peut-être la météo locale pourrait-elle nous aider ? Des nuages associés à un peu de pluie et à un peu de soleil, bref un temps variable est prévu sur les principaux sites de l'île. Avec une telle prédiction, Météo-France ne se mouille pas beaucoup ;-)

Néanmoins, cet après-midi, sur la ville de Basse-Terre et ses environs, elle prévoit un grand soleil. Voilà qui est encourageant et c'est immédiatement dans cette direction que nous lançons notre recherche de randonnées.

Le sentier de Grande Pointe, à l'extrême sud de l'île, retient notre attention dans un premier temps.

Ce n'est pas la porte à côté bien qu'étant située à une quarantaine de kilomètres seulement. La route du littoral n'en finit pas de tournicoter puis c'est l'entrée de la ville de Basse-Terre qui nous ralentit encore.

En outre, nous ne possédons pas de carte précise de cette partie de l'île. C'est donc un peu à l'arrache que nous nous orientons, régulièrement appuyés par de gentils locaux qui nous affirment que nous sommes sur la bonne voie.

Quand nous nous retrouvons sans le vouloir à l'entrée de la petite ville de Trois-Rivières, nous espérons que les gendarmes postés là pourront mieux nous renseigner.

Après avoir tourné et retourné la carte dans tous les sens, ils nous avertissent que le parking que nous visions a été déplacé et nous recommandent de faire la randonnée dans le sens inverse par rapport à ce que nous avions prévu : de l'Anse Duquerry à la Grande Pointe.

Ok, mais l'Anse Duquerry, comment la trouver ? Les gendarmes étant incapables de nous donner plus de détails, nous tâchons de nous débrouiller seuls.

Dans le village, nous suivons le panneau "Bord de mer" et atteignons l'embarcadère vers l'archipel des Saintes.

Cela fait près de deux heures que nous sommes en route alors tant pis, nous décidons de modifier un peu le programme afin d'emprunter le sentier de l'Acomat (départ près de l'embarcadère) qui rejoint cette fameuse Anse Duquerry.

Le sentier commence par traverser une forêt xérophile caractéristique du bord de mer où s'entremêlent mapous, poiriers et gommiers géants. Quelques spécimens remarquables sortent du lot.

Dans cette atmosphère humide, les mille-pattes sont tout à leur aise.

Quand la forêt s'éclaircit, elle permet de belles échappées vers l'archipel des Saintes.

Gros paquebots au premier plan.

Toute cette côte sud est recouverte de coulées de lave jadis crachées par la Soufrière. Ici, quelques-unes de ces bombes volcaniques éparpillées par la fureur du volcan.

Peu après, changement de végétation alors que nous pénétrons dans un sous-bois de raisiniers.

La balade se termine à l'Anse Duquerry (1 h à 1 h 30) où nous décidons de poursuivre un peu vers Grande Pointe, plus précisément jusqu'à la rivière Coulisse.

En raison de la pluie de ces derniers jours, nous craignions qu'elle ne soit pas traversable. Or à notre grande surprise, il n'y a que très peu d'eau de sorte que quelques rochers bien placés nous permettent de la passer sans nous mouiller les pieds.

A proximité de la rivière, des rochers sculptés sont les témoignages laissés par les premiers occupants de l'île, les Arawaks, venus d'Amérique du Sud.

Nous n'irons pas plus loin.

Pour le retour vers Trois-Rivières, nous pensons bien faire en prenant une variante par le chemin La Coulisse, en réalité une petite route. Mais c'est finalement un parcours fastidieux car sans ombre (ou presque) et en montée. Le seul avantage, c'est qu'il permet de jolies vues sur le village.

Cette petite randonnée (en tout 4 km, 2 h 30, peu de dénivelé) nous a ouvert l'appétit. C'est donc avec impatience que nous mettons les pieds sous la table au restaurant "aux Quatre Epices", situé sur le parking à l'arrivée. Une pause bienvenue mais un service très lent et un repas qui nous laisse sur notre faim !

L'après-midi se poursuit par une baignade à la plage de Rivière-Sens qu'on espérait prolonger par un bain de soleil. Mais une grosse averse nous précipite plus vite que prévu dans notre voiture. Alors un peu dépités, nous préférons rentrer à la villa pour profiter plus longuement de notre piscine.

Vue sur l'archipel des Saintes, au large de Trois-Rivières



Sur la route de la Traversée : les deux Mamelles et le Morne à Louis

Ces deux pitons aux formes suggestives se dressent à l'arrière-plan de notre villa. Il s'agit des deux Mamelles, Mamelle de Pigeon (768 mètres d'altitude) et Mamelle de Petit-Bourg (716 mètres d'altitude).

Dans le creux entre les deux montagnes se situe le col des Mamelles (686 mètres) où passe la seule route carrossable ou route de la Traversée, la RD23, qui comme l'indique son nom, traverse le massif montagneux de la Basse-Terre depuis Petit-Bourg jusqu'à Pointe-Noire.

La forêt de la Traversée, classée Parc national, comprend un certain nombre de sites et de points d'intérêt se trouvant à une petite demi-heure de la villa. Il sera donc facile et rapide d'y accéder à plusieurs reprises pour y randonner.

Les deux Mamelles

Le point de départ vers la Mamelle de Pigeon se fait au col même, celui vers la Mamelle de Petit-Bourg, un peu plus à l'est.

Les durées et les dénivelés sont très similaires : un peu plus de 2 km, autour de 150 mètres de dénivelé, 1 h 30 à 2 heures de marche aller-retour.

On démarre par un escalier pavé qui s'enfonce dans la forêt mais qui très vite laisse place à un sentier certes aménagé mais très boueux à cette saison.

Au passage, vue sur la voiture garée en bordure de route.

Dans cette ambiance humide, toute une variété d'espèces exotiques caractéristiques de la forêt hygrophile s'épanouit.

Au sommet, vue panoramique sur les crêtes et par delà jusqu'à la mer.

Mais bien davantage que les panoramas, ce sont de petits détails de botanique qui retiennent notre attention.

Fougère calumet Ananas bois, Glomeropitcairnia penduliflora, de la famille des Broméliacées. C'est une herbe tropicale épiphyte ou terrestre Inflorescence de palmier Fleur bleue, Psychotria urbaniana, de la famille des Rubiacées Criquet ? Forme juvénile ?

Bref, deux petites randonnées bien agréables qui raviront les amateurs de botanique.

Le Morne à Louis

A proximité des deux Mamelles, le Morne-à-Louis (743 mètres d'altitude) est plus facile d'accès puisqu'on y monte en voiture. Au sommet, le parc national est en train d'aménager un belvédère.

Les antennes de télécommunication qui le coiffent sont également visibles depuis notre villa. Il n'est donc pas étonnant d'avoir de là-haut une vue plongeante sur le lotissement ainsi que sur les Ilets Pigeon.

A ce propos, en feuilletant l'album photo de notre séjour de 1999, j'ai retrouvé une photo, faite du même endroit, où l'on distingue le lotissement au moment de sa viabilisation.

Ananas bois

Sur la route de la Traversée : la trace des Ruisseaux et la cascade aux Ecrevisses

Nous continuons à explorer les sites émaillant la route de la Traversée, cette fois-ci, sur la trace des Ruisseaux, un sentier qui chemine au bord de l'eau dans la forêt humide. Point de départ au parking supérieur de la Maison de la Forêt.

Fougères et "oreilles d'éléphants" (Philodendron) partent à l'assaut des arbres géants pour espérer toucher le ciel.

Devant cet Acomat boucan gigantesque, on se sent tout petit.

Dans cette végétation exubérante, un balisier (Heliconia caribea) jaune pointe le bout de ses épis.

D'un arbre à l'autre, des lianes aussi grosses qu'un bras s'entrelacent et s'emmêlent pour former… une balançoire, prête à accueillir le promeneur de passage.

Dommage qu'il faille sans cesse regarder où l'on met les pieds. En effet, la trace très empruntée est très dégradée. On dérape sur les racines mises à nu par les nombreux passages et par les intempéries récentes. Mais sans doute ces sentiers en forêt humide ne sont-ils jamais secs même à la saison dite sèche.

Après s'être un peu cassé les pattes en forêt, rien ne vaut un rafraîchissement dans une cascade.

La cascade aux Ecrevisses

C'est l'endroit idéal. Elle se trouve à deux minutes à pied de la route de la Traversée par un sentier bétonné, faisant le bonheur des non-marcheurs, en l'occurrence ce jour-là de nombreux groupes de croisiéristes. Ces derniers se contentent de faire clic devant la cascade. Quant à nous, nous avons une toute autre intention… en plus ;-)

La cascade est jolie, l'eau y est claire et fraîche. Nous ne pouvons pas résister !

La cascade aux Ecrevisses

Dans l'arrière-pays de Deshaies : du Morne Mazeau à Solitude

Nous connaissons bien les alentours de Deshaies pour avoir séjourné quatre semaines en 1999 à Ferry, tout proche.

Pourtant, nous n'avions jamais fait au préalable de randonnées aux alentours. Il est donc temps d'y remédier.

Le parcours du Morne Mazeau à Solitude est un circuit linéaire. Nous avons par conséquent besoin des deux voitures. Le ciel est plutôt clément ce matin-là, nous partons confiants en direction de Solitude afin d'y laisser un des deux véhicules.

Il nous faudra presque une heure, car il s'agit en l'occurrence de dépasser Deshaies puis de prendre la petite route départementale D18 jusqu'à Duzer.

Notre Picanto reste sur place, au bout du chemin de Solitude. Nous poursuivons tous les quatre dans la 107 des enfants. En réalité, il faut refaire une partie du trajet et retraverser Deshaies.

Là une petite route très raide conduit au Morne Mazeau, qui est le seul sommet de la crête centrale de la Basse-Terre accessible en voiture. Hum, accessible avec quelques difficultés tout de même ! Au milieu de la pente, la voiture ne répond plus, même pas en première, d'autant que la route vient d'être arrosée par une brève ondée. Il a alors fallu la délester de près de 200 kg (tout le monde descend, sauf la conductrice), la faire reculer sur quelques centaines de mètres puis lui faire prendre de l'élan pour vaincre la pente. On a eu chaud !

Venons-en à la randonnée proprement dite. Elle démarre du sommet à 600 mètres d'altitude. Après une courte montée pour atteindre le point culminant (642 mètres), elle se fait constamment en descente. Un détail qu'Hervé avait momentanément oublié de sorte qu'il nous fait revenir sur nos pas au bout de quelques centaines de mètres au prétexte que ça monte alors que nous devrions descendre. Alzeimer le guette-t-il ?

Après ce faux vrai départ (un échauffement, prétend-il) nous pouvons enfin réellement démarrer.

Nous progressons d'abord dans la forêt humide sur une trace boueuse et glissante mais dès que le sentier perd de l'altitude, la trace s'assèche, nos godillots aussi !

Comme nous n'avons pas à nous préoccuper de nos pieds, nous portons toute notre attention sur la végétation et ne tardons pas à dénicher, cachés au milieu des fougères…

Ici une orchidée sauvage, Spathoglottis plicata

Là un épi de balisier, sur le point de s'ouvrir.

Pendant ce temps, nos deux jeunes nous ont distancés. Nous les retrouvons au sortir de la forêt, à l'endroit où le parcours fait une petite chicane.

Pas complètement persuadés de la pertinence de cet écart, Hervé et moi poursuivons tout droit pendant que Charlotte et Rémy tentent la variante.

Ils découvrent tout comme nous une piste en terre ocre bordée d'un mur de fougère calumet mais eux, aperçoivent la mer avant nous. Le détour ne s'appelle pas Bellevue pour rien !

Retrouvailles un peu plus bas. Ça y est, nous voyons tous bien la mer maintenant !

Devant nous, le Grand Cul-de-sac Marin (dont on aura l'occasion de reparler ultérieurement) Vue sur l'ilet Tête à l'Anglais…

Encore un étage plus bas, nous traversons à présent champs de canne et pâturages dans une ambiance bucolique. Le vert intense des cannes tranche avec l'ocre de la terre et le bleu azur de la mer à l'horizon

Tiens, des cerisiers en fleurs ? Non… ce sont des bois savonnette qui égayent la campagne de leurs teintes rosées.

C'est un festival de couleurs !

La balade s'achève à Solitude au bout de deux heures et demie et 6,5 kilomètres, continuellement en descente (ou presque) ! Trop cool !

Après avoir récupéré l'une puis l'autre voiture, il est temps de se mettre à table. En passant, nous avions reconnu un restaurant perché sur les hauteurs de Ferry que nous avions déjà fréquenté en 1999, le Rayon Vert. Le déjeuner, au bord de la piscine à débordement, est à la hauteur des souvenirs que nous en avions gardés. D'ailleurs nous y reviendrons une deuxième fois au cours de notre séjour.

Souvenirs, souvenirs… encore dans l'après-midi en nous installant sur la plage Leroux qui était notre plage de prédilection il y a quinze ans.

Entre deux bains de mer, il nous reste une dernière quête : retrouver la maison que nous avions louée à l'époque. Bien que le quartier ait énormément changé (nouvelles constructions sorties de terre, plus de végétation autour des propriétés), nous avons fini par l'identifier. Elle n'était pas mal non plus ;-)

Reste à prendre la route du retour après une très belle journée partagée entre nouvelles découvertes et réminiscences.

Sur le chemin de Solitude

Autour de Deshaies : son littoral, son jardin botanique

Retour à Deshaies pour une nouvelle randonnée, sur le littoral cette fois, du Gros Morne à l'anse Riflet.

C'est un circuit qui s'envisage plus facilement avec une voiture à chaque extrémité mais pour cette fois nous avons décidé de faire bande à part, les jeunes ayant d'autres projets.

En aller simple, le topo-guide prévoit 5 kilomètres en 2 heures et demie avec 200 mètres de dénivelé. Quant à la solution du retour, on verrait bien !

Le point de départ se situe dans le bourg de Deshaies, près du cimetière et de l'école primaire.

On attaque d'emblée avec la partie la plus rude, l'ascension du Gros Morne, 200 mètres de montée raide dans une forêt sèche où cohabitent gommiers, campêches et tendres à cailloux.

Au sommet une trouée dans la végétation permet d'apercevoir l'entrée de l'anse de Deshaies et le Morne à Fous sur lequel est situé le jardin botanique (que j'évoquerai plus loin)

Par un sentier en lacets, nous amorçons la descente en direction de la magnifique plage de Grande Anse

Près d'une ancienne batterie (canons du XVIème siècle), nous faisons une petite pause à l'ombre, avant de poursuivre vers la plage.

L'arrivée sur la plage se fait à l'extrémité sud de Grande Anse, longue de près de deux kilomètres.

A ce stade une baignade s'impose. Avec quelques rouleaux, la mer n'est pas aussi calme qu'il n'y paraît. Un pas en avant, trois pas en arrière, Hervé rit de mes hésitations. Finalement, je m'y lance mais pas sans quelques appréhensions, je déteste les vagues.

Nous ne sommes pas venus pour rester sur la plage, alors zou, on poursuit à l'extrémité nord de la plage en direction de la pointe le Breton, sur le tracé d'une ancienne route coloniale où subsistent ça et là des restes de murets et dallages en pierres volcaniques.

Après la route coloniale, c'est maintenant le tracé de l'ancienne route nationale que nous suivons. Dans les jardins, les arbres croulent sous les fruits. La récolte promet d'être bonne. Ici un manguier bien chargé. Là un arbre à pain généreux.

L'ancienne et la nouvelle route nationale se rejoignent à l'Anse Riflet… superbe elle aussi.

Il est temps de prendre une décision concernant le retour. Nous nous voyons mal faire le retour à pied via le Gros Morne. Par la route à pied ? Pas vraiment non plus. En bus ? Pourquoi pas, d'autant qu'il y a un arrêt à Riflet. Mais alors que nous étudions les horaires à l'arrêt en question (les bus sont très rares le week-end) je me retourne en levant le pouce. Immédiatement une gentille dame s'arrête et nous ramène à l'entrée de Deshaies. Super !

Il nous reste alors à grimper jusqu'au cimetière où nous retrouvons notre voiture en même temps que la pluie. Ouf, on l'a échappé belle !

A quelques jours d'intervalle, Charlotte et Rémy ont fait, eux aussi, cette balade mais dans une version un peu différente, à partir de Grande Anse jusqu'à Anse Riflet en aller-retour. Ils ont ainsi évité tout souci d'acheminement. Malins, les jeunes !

Ils en ont également profité pour visiter le jardin botanique de Deshaies (sur l'ancienne propriété de Coluche), une immersion dans un univers de couleurs et de senteurs.

Roses de porcelaine (Etlingera elatior) et lavandes rouge (Alpinia purpurata) Oiseau-de-paradis (Strelitzia reginae) Banane ornementale (Musa ornata)

Dans ces conditions, les colibris sont aux anges !

Décidément Deshaies et sa région ne manquent pas d'attraits.

Dans le prochain épisode, nous resterons encore un peu dans le coin en partant à la découverte du lagon du Grand Cul-de-sac marin que nous avions déjà aperçu depuis les hauteurs de Solitude.

Anse Rifflet

Le Grand Cul-de-Sac Marin en kayak

Au large de Sainte-Rose, au nord de la Basse-Terre s'étend une zone ultra protégée : le lagon du Grand Cul-de-Sac Marin. Classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, ce lagon ceinturé par la plus grande barrière de corail des Petites Antilles (29 km de long) présente la particularité d'offrir deux types de milieux : l'un…terrestre avec ses îles et îlots où se développent mangroves et forêts marécageuses, l'autre… marin avec ses formations coralliennes, ses herbiers et sa faune sous-marine.

Le meilleur moyen de partir à la découverte de ces milieux est incontestablement le kayak. Plusieurs opérateurs organisent ce type d'excursions. C'est une sortie que nous avions déjà faite en 1999. Charlotte, du haut de ses onze ans à l'époque, en avait gardé un souvenir impérissable, elle tenait absolument à réitérer l'expérience.

En 1999, nous avions été approchés par Rando Passion qui faisait la promotion de cette sortie en kayak au détour d'un sentier du côté des Mamelles. C'était le tout début du développement de l'activité à une époque où Internet n'était pas et de loin le seul canal de promotion et de communication.

Mais revenons-en à 2015. Cette fois, nous nous sommes adressés à Tam Tam Pagaie dont les avis sur les forums sont très positifs

Franck, qui est d'ailleurs un ancien de Rando Passion, gère aujourd'hui sa propre affaire.

Parmi les différentes propositions d'excursions, nous avons opté pour un tour à la journée.

Le rendez-vous a lieu au port de pêche de Morne Rouge, entre Sainte-Rose et le Lamentin, à 8 h 45. Nous sommes 10 kayakistes en tout, répartis en 4 kayaks biplaces et deux monoplaces.

Un peu après 9 heures, après un court briefing, les embarcations s'élancent. Direction l'Ilet la Biche.

Au bout d'une demi-heure, déjà un premier arrêt sur un haut-fond.

C'est l'occasion pour Franck de sensibiliser ses visiteurs à la fragilité du milieu et de présenter quelques spécimens de la faune locale : étoiles et concombres de mer, oursins, méduses cassiopée et … lambis.

Voilà à quoi ressemblent ces gros mollusques très présents dans la cuisine antillaise. Depuis quelques jours, ils s'affichent, sous leur forme cuisinée, sur les panneaux publicitaires d'une enseigne de supermarché, un peu partout sur l'île.

Franck en profite aussi pour nous annoncer la réintroduction prochaine (à partir d'avril 2015 normalement) de lamantins en provenance du Brésil, des mammifères marins herbivores qui peuplaient ces eaux jadis avant d'être tous exterminés pour leur chair.

Une heure plus tard, l'îlet est en vue. Ayant appris que nous étions venus en 1999, Franck nous prévient que nous y verrions de grands changements.

Une photo prise à l'époque nous montre posant sur un îlot sablonneux.

Or, aujourd'hui, il ne reste plus un grain de sable sec. Seul le cabanon (servant d'abri pour le pique-nique) résiste encore. La formule "manger les pieds dans l'eau" est ici une réalité.

Plus de trace non plus du ponton et des toilettes à ciel ouvert que nous avions photographiés à l'époque.

Si en 1999 nous avions un peu l'impression d'être des Robinsons échoués sur une île déserte, aujourd'hui c'est loin d'être le cas.

Deux vedettes rapides en provenance de Sainte-Anne et Saint-François vont venir y jeter l'ancre à l'heure du déjeuner. Animation garantie, surtout après quelques verres de planteur ou de ti-punch.

Les lieux restent néanmoins paradisiaques.

De l'excursion passée, Charlotte gardait le souvenir d'avoir goûté le meilleur poulet boucané et la meilleure salade de riz de sa vie. Autre temps, autre menu. Aujourd'hui Franck a préparé un court-bouillon de daurade, excellent par ailleurs. Au dessert, des bananes et de l'ananas et pour Rémy, une révélation : il découvre qu'il aime l'ananas ;-)

Une dernière baignade, puis il est temps de se remettre en selle en direction de la mangrove du bord de mer.

Une fois au cœur de la mangrove, la progression se fait à la main. En se frayant un passage entre les racines, les frêles esquifs glissent doucement le long des allées de palétuviers dans un silence impressionnant, juste interrompu par le cri d'un oiseau ou le gratouillis d'un crabe.

Instants magiques de communion avec la nature !

A la sortie de ce labyrinthe, c'est déjà la fin ou presque ! Il reste une dernière baie à traverser avant le retour au port du Morne-Rouge.

En tout, nous avons parcouru une douzaine de kilomètres dont nous gardons une nouvelle fois un excellent souvenir et quelques coups de soleil en prime, surtout sur les crêtes tibiales !

Au coeur de la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin

Centre/Sud : la Soufrière en boucle via le col de l'Echelle

La Soufrière, point culminant des Petites Antilles à 1467 mètres, est le site le plus prestigieux du parc national de Guadeloupe et un incontournable d'un séjour dans l'île.

Son dôme ne présente pas de véritable cratère, mais des bouches éruptives, des gouffres et des entailles profondes. Bien que familièrement surnommé "la Vieille Dame", c'est un volcan actif relativement récent (10 000 ans environ) qui se manifeste par de nombreux dégagements de vapeurs, fumerolles, sources chaudes en différents points de ses flancs et de son dôme.

Nous en avions déjà fait l'ascension en 1999 mais nous tenions absolument à pouvoir la refaire. Charlotte s'étant bien entrainée depuis plus d'une semaine, elle s'estimait maintenant capable de se mesurer au volcan d'autant qu'à l'âge de 11 ans elle avait bouclé le tour haut la main.

Ce matin-là, le temps est loin d'être optimal mais très motivés, nous partons quand même en direction de Saint-Claude à une quarantaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Bah, vu la météo toujours très variable de ces derniers jours, il n'est pas impossible que le ciel se dégage plus tard ou plus loin.

Sur le trajet, une aigrette imprudente nous coupe la route.

Un peu plus loin, nous restons coincés derrière un convoi exceptionnel. Dans ces conditions, nous mettons plus d'une heure à couvrir les 40 kilomètres qui nous séparent du pied du volcan.

Suite à un effondrement de la route consécutif au tremblement de terre de 2004, le point de départ ne se situe plus à la Savane à Mulets (1142 m) comme en 1999 mais aux Bains Jaunes (950 mètres). Il faudra donc compter avec un dénivelé et une durée légèrement supérieurs.

Le temps n'a guère évolué dans le bon sens. A destination, il fait frais 15 °, venteux et nuageux.

Il est près de 8 h 30 quand nous entamons la montée sous un couvert végétal luxuriant en empruntant le sentier du Pas du Roy, un chemin pavé construit par les régiments de la coloniale à la fin du XIX siècle.

Au bout d'une trentaine de minutes, nous sortons de la forêt humide pour nous retrouver devant les savanes d'altitude au niveau de l'ancien parking de la Savane à Mulets. C'est là que la véritable ascension commence. Le sommet de la Soufrière est en général visible d'ici mais aujourd'hui il est complètement dans les nuages.

Un panneau indique une durée d'une heure et quinze minutes jusqu'au plateau sommital. Le sentier est rocailleux mais sans difficulté particulière. Est-ce pour cela qu'il s'appelle le chemin des Dames ?

La montée est en principe agrémentée par de magnifiques vues panoramiques sur les Saintes, les monts Caraïbes, la ville de Basse-Terre, Baillif et la mer. Mais aujourd'hui, rien… c'est la purée de pois totale.

Alors à défaut de panoramas, focalisons-nous sur les pentes et les plantes qui les couvrent.

Ici la Grande Faille, d'une centaine de mètres de profondeur, traversant la Soufrière du nord au sud.

Au cours de la montée, un coup d'oeil sur les différentes plantes :

Lycopodes, faisant partie des végétaux pionniers qui se réinstallent en priorité sur le sol après une éruption volcanique par ex.

Ananas jaune (Guzmania plumieri) de la famille des Broméliacées, plante tropicale épiphyte

Hampe florale d'ananas jaune

Ananas rouge (Pitcairnia bifrons) de la famille des Broméliacées, plante herbacée endémique des Petites Antilles

Quand les nuages se disloquent légèrement, ils dévoilent furtivement quelques reliefs qui disparaissent aussi vite.

Les derniers mètres de dénivelé sont franchis sous une petite bruine pénétrante et quelques rafales de vent.

Nous apprenons par un panneau que nous avons atteint le point culminant de la Découverte 1467 mètres. Il est 10 h 15 environ. Nous sommes toujours dans les nuages. Heureusement que des plots peints en blanc nous balisent le chemin.

C'est par la Porte d'Enfer que nous approchons des gouffres et des entrailles du volcan, d'où s'échappent vapeurs et fumerolles.

Pour le retour, nous choisissons de passer par le col de l'Echelle, un parcours plus long que le précédent et qui s'avèrera plus boueux.

J'essaie d'éviter la boue en prenant exemple sur le basketteur que nous venons de croiser en positionnant mes pieds de part et d'autre de la trace mais n'ayant pas sa taille, je me retrouve illico les quatre fers en l'air et le derrière dans la boue. Ça fait beaucoup rire Hervé jusqu'à ce qu'il dérape lui aussi, juste avant le franchissement d'une zone de glissement à propos de laquelle un panneau indique "par précaution, veuillez traverser cette zone sans vous arrêter". C'est loupé !

Quand l'état du sentier nous laisse un peu de répit, le photographe capture quelques menus détails botaniques : fougères et lycopodes.

De fil en aiguille, nous finissons par franchir le col de l'Echelle, toujours dans la brume.

En approchant de la Roche Fendue, le ciel commence à s'éclaircir.

Ce rocher est dans cet état depuis l'éruption de 1976.

Nous pouvons enfin profiter d'une belle vue sur la mer et sur la ville de Basse-Terre.

De retour à hauteur de la Savane à Mulets, le dôme de la Soufrière est maintenant presque dégagé.

Il reste à reprendre le sentier du Pas du Roy (c'est le choix de Charlotte et Rémy). Quant à nous, nous prenons directement par la route fermée à la circulation, c'est plus long en distance mais plus rapide en temps.

Il est un peu plus de midi quand nous arrivons aux Bains Jaunes, au bout de 4 heures pour 7 km et 500 mètres de dénivelé.

En dépit du manque de vue, nous sommes ravis d'avoir pu effectuer une nouvelle fois cette ascension mythique. En 1999, les conditions n'avaient pas été meilleures. Conclusion : il faudra revenir un jour par beau temps !

En attendant, une baignade dans le bassin des Bains jaunes est bienvenue. Ce bassin aux eaux tièdes (30° C) alimenté par des sources thermales provenant du volcan a été édifié en 1887 lui aussi par des régiments coloniaux. Il est régulièrement entretenu par les agents du parc. Il est néanmoins déconseillé de mettre la tête sous l'eau en raison de la présence possible d'amibes.

A la baignade succède un pique-nique à l'aire de Beausoleil. Il fait maintenant un temps magnifique.

Pour le dessert, nous retournons comme il y a quelques jours au port de Rivière-Sens. Nous espérions faire quelques emplettes dans la ville de Basse-Terre. Mais à cette heure (début d'après-midi) en dehors des bazars tenus par des Chinois, tous les commerces sont fermés, sieste oblige.

Alors nous reprenons tout doucement la route du retour vers le nord non sans un nouvel arrêt pour un bain supplémentaire à la Ravine Thomas, une source thermale chaude jaillissant en bord de mer et tempérée par les vagues. Doudous antillaises et touristes se partagent le bassin. Ambiance locale assurée !

C'est ainsi que se termine cette très belle journée entre effort et réconfort.

Sur les pentes de la Soufrière

Grande-Terre : randonnée de Port-Louis à Anse-Bertrand, plage de Sainte-Anne

Les plus belles plages de sable blanc de l'île se trouvent indiscutablement sur la Grande-Terre. Parmi les plus réputées, celle de l'Anse du Souffleur à Port-Louis, au nord-ouest de la Grande Terre.

Nous la connaissons bien mais quand on aime on ne compte pas. Alors aujourd'hui, on y retourne mais pas uniquement pour les plaisirs de la plage. Entre Port-Louis et Anse-Bertrand, notre topo-guide indique une randonnée entre mer et mangrove de 7 kilomètres à faire en 3 heures. Une bonne façon d'allier dans la même journée marche et farniente.

Le circuit étant linéaire, nous partons par conséquent avec nos deux véhicules. Premier objectif, déposer une voiture à Anse-Bertrand. C'est à 70 kilomètres… soit à une heure et demie de "chez nous", tout un périple à l'échelle de la Guadeloupe avec l'obligation de traverser la banlieue de Pointe-à-Pitre. Nous sommes pourtant agréablement surpris, la circulation est plus fluide qu'attendue.

Vers 9 heures, nous garons notre Picanto devant la bibliothèque de Anse-Bertrand, non loin du cimetière du village. C'est alors un autre cimetière que nous rallions, celui de Port-Louis, jouxtant la plage du Souffleur. C'est le point de départ de notre randonnée.

Immédiatement, une première image de cette belle anse aux eaux turquoises !

La marche commence sur une piste en terre tout à fait praticable en voiture qui dessert des carbets (aires de pique-nique protégées) déjà très fréquentés par les locaux à cette heure encore matinale. Certains ont même installé un groupe électrogène alimentant une sono. Ça zouke déjà ;-)Pourtant, on n'est pas le week-end ? Nous réaliserons plus tard que nous sommes le jour de la mi-carême, férié aux Antilles.

Laissant derrière nous l'animation des carbets, nous arrivons à hauteur du marais de Port Louis où une passerelle suivie d'un sentier permet une incursion dans la mangrove.

Mais d'abord un peu d'exercice en grimpant au sommet de la tour d'observation, récompensé par une très belle vue panoramique.

Depuis l'observatoire, vue plongeante sur Hervé pressé de voir la suite.

Nous empruntons la fameuse passerelle puis nous nous enfonçons de plus belle dans le marais, un milieu favorable au développement des plantes épiphytes.

Un peu partout, des pièges à crabes !

Une mauvaise interprétation de la carte nous a fait croire que cette trace allait rejoindre le chemin du littoral un peu plus loin. Or il n'en est rien, il faut faire demi-tour. Un détour qui nous coûtera trois kilomètres de plus mais la satisfaction d'avoir découvert ce milieu très particulier.

Une fois de retour sur le littoral, il suffit de poursuivre tout droit, tantôt au plus près de l'eau, tantôt un peu en retrait.

Ici sur un sentier bordé de catalpas.

Dernière fenêtre vers cette anse paradisiaque… avant un changement de décor en arrivant sur un littoral rocheux, battu par les vagues de l'océan. Nous sommes à présent exposés au nord.

Le bord de mer rocheux est prisé des huîtriers pie…

… alors que d'autres, comme ce sucrier à ventre jaune, préfèrent les sous-bois plus abrités.

De sous-bois en zones marécageuses, de falaises en pâturages, la randonnée se poursuit ainsi tout le long du littoral jusqu'à Anse-Bertrand, ponctuée de deux ou trois observations botaniques.

Ces drôles de clochettes sont des fleurs de Kalanchoe penné (Kalanchoe pinnata), une plante succulente de la famille des Crassulacées, originaire de Madagascar, introduite et invasive, est appelée localement herbe mal de tête. On utilise ses feuilles en application sur le front pour soigner les maux de tête.

Papillon Nacré (Agrautis vanillae insularis)

Les majestueux cocotiers bordant la plage de la Chapelle annoncent le terme de notre randonnée. Le cimetière est à deux pas. Devant la bibliothèque la Picanto nous attend. Il est près de 13 heures.

En tout, nous avons finalement parcouru 10 kilomètres, la faute à l'incursion dans le marais, en 3 heures et demie avec un dénivelé de… 10 mètres. Une balade facile et très chouette.

Retour en voiture à la plage du Souffleur à Port-Louis. La roulotte sur la plage sert de petits plats sans prétention mais très honnêtes pour le prix. Pour le dessert, les doudous sont nombreuses à proposer le sacro-saint sorbet coco, une institution guadeloupéenne à laquelle nous ne manquons pas de sacrifier. C'est toujours un délice.

Il ne reste plus qu'à goûter aux bains de mer et de soleil pendant le reste de l'après-midi.

Une journée placée sous le signe de l'exercice et du farniente, à nos yeux la vision idéale des vacances.

Pour finir en beauté, une dernière image de plage, celle de la Caravelle à Sainte-Anne… toute aussi fabuleuse !

Plage du Souffleur

Plongées : réserve Cousteau, Sec-Pâté, épave A. Fresnel

Compte -rendu fait par Hervé

Le retour en Guadeloupe a été pour moi l’occasion de retrouver des fonds sous-marins que j'avais déjà explorés en 1987 puis en 1999.

J’ai clairement le souvenir des couleurs, de l’ambiance ainsi que de la taille des poissons rencontrés alors et il m'a semblé que le milieu s’est appauvri.

Il n'y a plus guère de coquillages de type Moneta qui étaient très communs. La faune est également moins diversifiée.

Concernant les éponges, parmi les trois espèces principales, l'éponge tuyau d’orgue (Aplysina fisturaris) est encore la plus largement représentée, pas de changement de densité ni de taille. Pour l’éponge de Neptune ou éponge tonneau (Geodia neptuni) la taille des plus gros spécimens était considérable, dépassant 1 mètre de haut sur 80 cm de diamètre. Actuellement, l’espèce est un peu plus rare mais surtout beaucoup moins grosse. Quant à l’éponge vase bleue fluo (Callyspongia plicifera), elle est nettement moins présente.

Il y a en revanche de très belles gorgones et surtout des massifs de corail corne d'élan de toute beauté.

Mises à part ces considérations sur le peuplement, les plongées restent agréables et l’eau à 28°C est très claire.

J’ai fait une première plongée, dite de réadaptation, sur l’ilet Pigeon (réserve Cousteau) où se côtoient pagres, vivaneaux, carangues, poissons lime et barracudas sans oublier les tortues imbriquées, très communes ici.

Une deuxième plongée a eu lieu sur l’épave de l’Augustin Fresnel, située à mi-chemin entre Malendure et la ville de Basse Terre. Ancien navire baliseur de 53 mètres de long, il a été coulé sur un fond à 35 mètres pour servir de récif artificiel, au grand bonheur des clubs de plongée. Aisément visitable, c’est une belle plongée pour les amateurs du genre.

Enfin, ce séjour a permis de concrétiser une plongée que je souhaitais faire depuis longtemps : le Sec-Pâté, situé au milieu du détroit des Saintes. Cette sortie ne peut se faire que par beau temps et par mer calme.

Les creux n’excédant pas deux mètres ce jour-là, j’ai enfin pu faire cette plongée considérée comme la plus remarquable, non seulement de Guadeloupe mais aussi de toutes les Antilles. Certains prétendent que c’est la plus belle plongée du monde !

Attention au courant qui peut être fort. On est en pleine mer.

La diversité et la concentration de la faune sont ici effectivement remarquables. La visibilité est bonne, de l’ordre de 30 mètres et le paysage exceptionnel. Il s’agit de pics remontant des profondeurs et culminant pour le plus haut à 14 mètres sous la surface. L’exploration obéit à des règles de prudence pour éviter de se perdre entre les méandres grouillant de vie ou de se voir emporter vers des fonds de 200 mètres. Le spectacle est partout. Ici une tortue toute occupée à déguster son repas favori sans se soucier de notre présence. Là des langoustes dardant vers nous leurs antennes curieuses. Des bancs de toutes sortes virevoltent et semblent jouer à cache-cache. De majestueux poissons Anges Français se baladent nonchalamment. Nous tournons et retournons d’un pic à l’autre mais après 45 minutes d’exploration nous remontons progressivement. L’ordinateur nous ordonne déjà un palier de 10 minutes, il ne serait pas raisonnable de rester plus longtemps à ces profondeurs.

Une fois à bord, nous clôturons cette belle plongée par un planteur bien mérité.

Bref, la Guadeloupe garde quelques spots remarquables sur lesquels on peut se faire plaisir.

Un dernier mot sur le club de plongée que j'avais retenu, choisi tout à fait au hasard parmi les nombreux opérateurs de Malendure, reconnaissable à sa couleur rose… le Centre des Ilets, fréquenté par beaucoup d'habitués, très bonne connaissance des sites, bonne convivialité. A recommander !

Fonds sous-marins

Le mot de la fin

Impressions générales

En résumé, c'était un séjour familial dont on a tous bien profité !

Certes, on avait imaginé la saison du carême plus sèche. Nous avons été étonnés qu'il pleuve quasiment tous les jours, même si le plus souvent c'étaient des averses brèves. En début de séjour, la Guadeloupe a également subi un épisode de brume de sable (en provenance du Sahara), expliquant la persistance par moments d'une chape de grisaille sur l'île.

Des phénomènes normaux pour la saison ?

Néanmoins, au bout de quelques jours, nous nous sommes aperçus qu'il faisait toujours beau quelque part sur l'île et qu'il ne fallait donc pas hésiter à prendre la voiture pour aller voir ailleurs. En général il fait meilleur sur le littoral que sur les crêtes.

Côté températures, on ne pouvait espérer mieux : 25 à 30 degrés, l'idéal !

Quant aux désagréments qui peuvent parfois pourrir un séjour aux Antilles, nous sommes passés à travers ou… presque : pas de grève des pompistes ni de pénurie d'essence, aucune coupure d'eau. Des algues sargasses ? Oui, dans la deuxième semaine de notre séjour, on a vu arriver du large ces "radeaux" assez impressionnants qui se sont échoués sur les plages alentour. Les algues étaient néanmoins régulièrement ramassées, nous n'avons pas subi de nuisances olfactives.

Ces inconvénients liés au climat n'ont pas pour autant gâché notre séjour. Nous entretenons avec la Guadeloupe une histoire d'amour qui dure depuis près de 30 ans et qui n'est sans doute pas prête de s'arrêter.

A huit heures d'avion, en vol direct de Paris-Orly, ce qui est très pratique pour nous, à des tarifs avantageux, c'est une solution facile pour bénéficier d'une agréable chaleur en plein hiver européen sur une destination alliant les plaisirs de la mer et de la montagne. Il est très probable qu'on y retourne.

Mais avant, on essaiera peut-être la Martinique ! A suivre…

Nos coups de cœur

Même si on connaissait déjà, on a adoré refaire la sortie en kayak dans le Grand Cul-de-Sac Marin ainsi que l'ascension de la Soufrière. Et pour Hervé la plongée sur le Sec Pâté. En raison de l'humidité en forêt rendant les sentiers boueux et glissants, nous avons davantage apprécié les randonnées sur le littoral : trace Malendure, Solitude, littoral de Deshaies, Port-Louis à Anse-Bertrand.

Plage de la Caravelle

Un mot sur l'hébergement

Rien à redire. Il a été tout simplement parfait : pour le confort, la situation, la vue, la plage et le snorkeling à cinq minutes à pied.

Un seul lieu pour rayonner offre des avantages : on peut s'organiser au jour le jour, on arrive à se créer de bons repères, on finit par bien connaître le coin. Mais il a aussi ses limites dans une île où les temps de déplacements sont longs : par exemple, pour accéder plus rapidement aux sites de randonnée plus nombreux dans la partie Centre/Sud de la Basse-Terre, une base à Saint-Claude pourrait être intéressante.

Les ouvrages et sites Internet utiles

Ouvrages papier

Le guide du Routard Guadeloupe : a surtout été utile aux jeunes.

Comme nous connaissions déjà l'île dans ses grandes lignes, j'ai surtout été intéressée par des documents me permettant de préparer quelques randonnées.

La Guadeloupe et ses îles… à pied, la bible de tout randonneur en Guadeloupe, un topo-guide édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre.

Sites Internet :

Amberando, le site Internet d'un club de randonneurs, reprenant une partie des topos du guide signalé au-dessus :

Ti-racoon, le site d'un passionné de la Guadeloupe consacré à la faune, à la flore, aux paysages de l'île.

Zoom-guadeloupe, de l'auteur précédent également, un répertoire de randonnées illustrées de cartes, photos, tracé GPS. Une mine de précisions et d'informations.

Gwadarando, tout un panel de randonnées succinctement décrites et accompagnées de photos.

Guadeloupe-parcnational, le site du parc national expliquant les actions et les missions du parc national. Très riche et très dense.

Rando-guadeloupe, le site de randonnées du parc national, avec des descriptions très complètes et des informations liées à la flore, la faune, la botanique. Très pro !

Voilà, vous savez tout ou presque de notre séjour en Guadeloupe.

Il nous reste à vous dire merci de nous avoir suivis et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. En août, cap au nord… de l'Amérique 😉

Rose de porcelaine
Boucle San Francisco - San Francisco 23 jours 22 juin au 14 juillet English translation pending
by Coucouline · 2015-03-28 · 67 replies
Rebonjour à tous. Suite à mon premier post du 3 sept 2014, un grand merci à tous ceux qui m'avaient déjà suivie dans mes premières interrogations et qui m'ont aidée à "mettre le pied à l'étrier". Suite à une pause, voilà déjà au moins deux mois que je relis des blogs, suis divers posts et prends des notes, des notes et des notes... Mon QG : la table de la salle à manger qui voit se déverser sur elle une avalanche de feuilles de papier au fur et à mesure de mes lectures et mon fils de 13 ans qui m'interpelle : "maman, tu es ENCORE sur voyage forum?!" (faut dire que me voir sur un ordinateur était plutôt chose rare avant que je ne découvre... VOYAGEFORUM et tous ceux qui font que même pour les plus novices ça y est ! on part ! donc encore un grand merci à tous ) Présentation : couple (cinquantaine), fils (13 ans1/2) Je pensais qu'après avoir arrêté le circuit, le déroulement des journées allait être chose aisée à mettre en place. Mais alors, là, rentrer dans l'organisation des journées wouah! pas si aisé que cela, la preuve tant de feuilles noircies par mes notes et moi qui ne retrouve plus mes petits dans tout cela. La famille n'a pas peur de faire confiance à mon organisation... Enfin bref, moi qui voulais revenir vers vous qu'une fois mon projet bouclé dans sa totalité pour vous le soumettre, hum! me revoilà avec un premier jet (non finalisé), mais je voulais déjà commencer à vous le soumettre sinon je ne sais pas quand j'aurais fait mon retour.

J1 lundi 22 juin BORDEAUX - PARIS / PARIS- SAN FRANCISCO 4 nuits au grant hôtel 6h20 7h40 10h40 13h

Pour nous pas de visite d’Alcatraz (pas tentés), à moins que certains nous convainquent… Envies sur J2 et J3 : visites différents quartiers, cable car, traversée pont en vélo ? tour en Cattamaran à voir selon météo 4nuits au GRANT HOTEL sur Union Square : ai lu des avis négatifs sur accueil et petit déj (on fera avec…), mais certains d’entre vous ont-ils séjourné à cet hôtel pour leur avis sur la chambre (propreté, bruit etc en sachant qu’on y séjourne 4 nuits tout de même) Avons opté pour cet hôtel au vu de sa situation et prix car les premiers jours sur SF seront sans véhicule. Votre avis ? Autre suggestion possible si vraiment hôtel pas correct. J2 mardi 23juin SAN FRANCISCO (pas de véhicule ) nuit grant hôtel J3 mercredi 24 juin SAN FRANCISCO ( pas de véhicule) nuit grant hôtel J4 SAN FRANCISCO : prise véhicule matin 9H d’où compléter visite SF par ce qui ne pouvait se faire en J2 et J3 faute véhicule (pas encore défini, je m'y pencherai un peu plus tard) nuit Grant Hôtel

J5 vendredi 26 JUIN : SF => SAN SIMEON 341kms 5hDépart SF matin via côte pacifique : Monterey à 2h de SF, ( peut-être mais vraiment pas sûr Pont Lobos, réserve naturelle, à 4,5kms au sud de Monterey), big sur, pts de vue, piedra Blancas pour éléphants de mer à 10kms de SAN SIMEON nuit Silver surfMotel

J6 samedi 27 JUIN SAN SIMEON => SANTA MONICA 397kms 4h30 Départ SAN SIMEON matin : pts de vue, santa Barbara, autres? arrivée SANTA MONICA milieu AM sûrement… nuit Santa Monica Travel Lodge

J7 Dimanche 28 JUIN : SANTA MONICA => BARSTOW 211kms 2h15 Depart fin après-midi Santa Monica pour s’avancer sur la route 66 Nuit Country Inn and Suits By

J6, J7 : venice beach (pas le soir), santa Monica (à organiser sur J6 ou J7 selon heure arrivée en J6) seulement la côte deLA, ( pas de visites dans la ville, trop chronophage vu durée sur LA ou le soir J6 intérieur LA à faire ?) Lettre hollywood à voir ?

J8 Lundi 29 JUIN : BARSTOW => G CANYON 615kms 7h30+arrêts 2nuits Via route 66 oatman, kingman, Seligman, Williams Nuit Red Feather Lodge à TUSAYAN

J9 mardi 30 JUIN GRAND CANYON Matin survol en hélicoptère GC puis ? AM : Hermit’s rest route : marcher entre les pts de vue après le 1er ou second pt de vue (4h aller- retour ? Risque trop chaud l’après-midi ?) Pause piscine hôtel ? nuit Red Feather Lodge à TUSAYAN

J10 mercredi 1 JUILLET : GC => Monument Valley 290kms 3h30 Matin ? : Desert view Drive, pts de vue ? MV arrivée vers 16h : piste au milieu des mesas environ 2h30/3h + Coucher de soleil de quel point? conseil ? ballade MV avec voiture location ou tour avec NAVAJOS ? nuit The View Hôtel

J11 jeudi 2 JUILLET : MV => PAGE 195kms 2h20 selon conseil BASTINJ Si courage sunrise MV (nuit at the VIEW) + redodo Profiter le matin des pts de vue sur la route 163 Départ vers PAGE Pause baignade LAC POWELL (plage de LONE ROCK ou autres) Nuit Super 8 à PAGE

J12 vendredi 3 JUILLET : PAGE => BRYCE 250kms 3h 2nuits sur BRYCE (tropic) Matin LOWER ANTELOPE en tous les cas pour mon mari et mon fils (visite 2h) (moi à voir, claustrophobe (pour de vrai et oui ça existe !…d’où jem’interroge) puis HORSESHOE BEND en fin de matinée pour éclairage selon conseil ORIONDE (1h30 rando), (chaleur, penser eau +marche dans le sable) route vers BRYCE JOURNEE TOUJOURS TROP CHARGEE ? nuit Buffalo Sage Bed and Breakfast à TROPIC J13 samedi 4 JUILLET : BRYCE

Matin : randonnée PEEK A BOO TRAIL (penser petite veste le matin puis montée en température) durée rando 4 à 5h ? AM : selon envie, MOSSY CAVE, petite rando agréable ou à défaut pts de vue SCENIC DRIVE nuit BUFFALO SAGE B &B (TROPIC)

J14 dimanche 5 JUILLET : BRYCE => ZION 143kms 2h ballade les Narrows sur cette journée ?ou autre ballade excepté ANGELS (pas pour nous !) Nuit La Quinta Inn & Suite at Zion à SPRINGDALE (KANARRA CREEK ? )

J15 lundi 6 JUILLET : ZION => LAS VEGAS 258kms 2h45 2nuits Matin ? Baignade LAC MEAD sur heures chaudes (pass america accepté) VALLEY OF FIRE à partir 17H Arrivée VEGAS de nuit pour la beauté de la vue comme lu dans beaucoup de posts (nuit Best Western Plus Casino Royale : avis ?)

ou autre option : ballade ZION le matin et direct LAS VEGAS pour checkin chambre AM repos chambre et profiter pause piscine.

J16 mardi 7 JUIILET : LAS VEGAS Best Western Plus Casino Royale

J17 mercredi 8 JUILLET : L VEGAS => DEATH VALLEY 200kms 2h20 Furnace Creek

J18 jeudi 9 JUILLET : DEATH VALLEY => LEE VINING 366kms 4hLake View Lodge Bodie à faire ou bof ? (fermeture 6h)

J19 vendredi 10 JUILLET : LEE VINING => YOSEMITE 2nuits viaTIOGRA ROAD nuit Cedar Lodge à EL PORTAL

J20 samedi 11 JUILLET : YOSEMITE Yosemite Cedar Lodge à EL PORAL

J21 Dimanche 12 JUILLET : YOSEMITE => SAN FRANCISCO : 2 nuits question :profiter encore du matin pour ballade dans yosemite et départ plus tardif pour SF ? nuit Grant hôtel (ou autre suggestion)

J22 Lundi 13 JUILLET : SAN FRANCISCO journée SF restitution véhicule à 18 H nuit grant hôtel

J23 Mardi 14 JUILLET RETOUR FRANCE Départ SAN FRANCISCO : 15H45
Retour du MSC Fantasia YC du 3 au 14 mars 2015 English translation pending
by JR83 · 2015-03-15 · 27 replies
Bonjour à tous,

Après 6 croisières Costa, nous voici de retour de notre deuxième croisière en YC chez MSC. Cette fois nous étions sur le Fantasia en YC1 en pont 16, ce qui nous a permis de faire la différence avec le pont 15 sur le Splendida … Toujours très belle suite avec un service excellent et du personnel d’une gentillesse exceptionnelle .

Nous sommes arrivés 10 h 30 à Gènes avec notre voiture et, aussitôt : personnel présent pour s’occuper de notre voiture, de nos bagages et un majordome pour nous conduire à la réception pour enregistrement, photos, cartes MSC YC , petit en cas et, toujours conduis par le majordome pour l’embarquement direction la conciergerie du YC ( pont 15 ascenseur dédié) , choix du journal du matin, présentation de GIUSEPPE le maitre d’hôtel du restaurant YC ( un « monument » d’efficacité comme nous avons pu le constater tout les jours au restaurant l‘Etoile) et … notre suite avec présentation du majordome de notre suite et de notre « cabinière » Deux personnes que nous avons apprécier tout au long de cette croisière, difficile de faire mieux ! et … il est 11 h 35 ! … nous attendons quelques minutes avant de prendre notre premier déjeuner au restaurant l’Etoile dédié au YC . Au retour nos bagages sont dans notre suite .

L’après midi nous visitons le bateau qui est très beau avec une décoration de très bon goût, selon de notre avis bien sûr !...

A Barcelonne, que nous avons fait plusieurs fois, nous sommes restés sagement sur la bateau, après un problème de santé, le repos était le bien venu .

A Casablanca nous avons fait l’excursion Tour panoramique de Casablanca (CA506), nous connaissions déjà la Grande Mosquée donc visite de la ville en car. Très bon guide , et autocar très confortable.

A Ténérife, descente à terre avec une navette et promenade dans cette ville très agréable. A noter le magnifique marché.

A Funchal, excursion Eira Do Serrado, Monte et téléphérique (FUN03) . Très belle excursion avec trajet en car en montagne très impressionnant ! un très bon chauffeur !..une excellente guide, et une ile magnifique. La montée en téléphérique à ne pas manquer.

A Malaga, nous avions pris la navette et petit tour en ville en calèche, très agréable.

A Civitavecchia, que nous avons également fait plusieurs fois (comme beaucoup de croisiéristes …) nous sommes restés à bord et avons complété notre visite de cette magnifique unité.

Rien à redire de cette croisière, tout a été parfait en YC avec un personnel toujours au « Top » et également des passagers très corrects pourtant il y avait 1 bébé et deux petites filles d’environ 2 ans, sans aucun problème ! Comme quoi il existe encore des enfants bien élevés ! Il y avait un ado mais, nous pensons qu’en dehors des repas il devait « profiter » des autres animations du bateau.

La seule comparaison qui serait à l’avantage du Splendida serait la gastronomie que nous avons trouvée de meilleur qualité que sur le Fantasia, mais, par contre un service au restaurant YC l’Etoile orchestré par GIUSEPPE admirable.

A noter : Au retour arrivée à Gènes à 8 h, rendez-vous conciergerie 8 h 15 descente avec le majordome , bagages, clés voiture, Départ 8 h 50 !..... qui dit mieux !.....

Bonne journée à tous.

Joël
Un mois au Laos - février 2015 English translation pending
by Ikko · 2015-03-10 · 7 replies
Voici mon retour (avec plus ou moins de détails) de mon séjour au Laos en février 2015

Galerie photo :
https://www.flickr.com/...s/72157651203348915/

Le Lonely Planet pour le Laos est très mal fait et je pense qu’ils ne s’y sont pas rendus depuis au moins 10 ans !

- Arrivée de Paris à Bangkok Suvarnabhumi Compagnie JetAirways avec escale de 1h30 à Bombay. Rien à signaler à part les repas Indien franchement pas terrible (à nous couper l’envie de remanger indien) Arrivée à Bangkok 18h40 et nous avons un vol Air Asia pour Chiang Mai qui décolle à 21h30 de l’aéroport de Don Muang. On trouve un taxi pour 600 baths (pas le temps de négocier) on lui fait comprendre qu’on est pressé il roulera à 130 km/h tout le long et nous arriverons juste à temps pour notre vol (ouf !)

-1 jour à Chiang Mai pour se remettre du vol 2 nuits à Julie Guesthouse (lit double avec douche chaude et ventilateur 500baths) Depuis notre passage en 2010 la ville a bien changé, énormément de jeunes européens avec des pantalons de clowns et les cheveux bleus, on ne se croyait limite plus en asie. La guesthouse est assez bruyante du coup et la nourriture proposée s’occidentalise un petit peu trop. Nous réservons notre minivan pour Chiang Khong le lendemain matin directement à la guesthouse et sortons profiter un petit peu de la fête des fleurs avant de quitter la ville au plus vite !

- Huyai xai Le trajet de Chiang Mai jusque Chiang Khong en minivan se passe plutôt bien et est assez rapide. Le chauffeur fait une pause de 20 minutes au temple blanc de Chiang Rai pour que l’on puisse le voir (sympa). On passe la frontière sans aucun soucis vers 17h environ 30 minutes (un dimanche). Nous passerons la nuit à Huyai Xai avant de reprendre le bus le lendemain matin à 7h pour Luang Namtha. C’est juste une étape obligatoire. Il y a rien de spécial dans la ville (rue). On se tâtait à partir 3 jours à Gibbon Experience mais on a croisé des anglais qui y allaient le lendemain et n’avions aucune envie de partager 3 jours avec eux, de plus le prix à 2 s’élevait à presque 500 euros… Guesthouse B.A.P. La patronne est un sacré personnage qui essayera à coup sûr de vous vendre tout ce qu’elle peut à un prix très élevé. Il y a 30 ans elle devait vendre de l’opium maintenant elle loue des chambres plutôt sommaires. On réservera notre bus pour Luang Namtha chez elle mais elle oubliera de nous faire payer le lendemain matin (+1 pour nous, elle avait qu’à être sympa)

- Luang Namtha Nous montons donc dans un vip bus avec couchette (il faut enlever ses chaussures en montant dans le bus). C’est assez confortable pour les 5h de trajet qui nous attendent mais pour ceux qui vont jusque Vang Vieng il devront tenir 22h…. Le trajet se passe bien, les locaux présents dans le bus supportent très mal le transport et vomissent chacun leur tour. Nous arrivons à la gare routière de Luang Namtha et de là il nous faut un tuk tuk pour rejoindre le centre ville. Là les chauffeurs sont très froids et à part money ils ne savent rien dire d’autre. Nous refusons de monter dans ces conditions et faisons mine de nous en aller. Un autre chauffeur arrive et on peut négocier le prix mais il ne faut pas le montrer aux autres chauffeurs. Sur ce forum j’avais trouvé la guesthouse Tie Dam à Luang Namtha. L’endroit est superbe, les bungalows tout confort avec une très belle vue sur un plan d’eau et des rizières, 50000kips/nuit. Seul soucis nous sommes arrivés avec une Suisse et il ne reste qu’une seule chambre. Elle n’a pas cédé la place donc mon amie et moi reprenons nos sacs et nous allons à Zuela guesthouse devant le marché de nuit. Là on nous propose une chambre double avec douche chaude pour 70000kips. L’endroit est très propre, nous sommes content quand même. Nous voulions faire un trek dans la région mais pensions attendre le lendemain matin pour s’y intéresser lorsque nous entendons des français parler à côté de nous, ils partaient en trek de 3 jours le lendemain matin et nous pouvions intégrer leur groupe pour que l’on paye tous moins cher. On s’est dit que d’être entre français serait surement plus drôle, nous jetons un œil à l’intitulé du trek et nous acceptons de les rejoindre. 35 euros par personne pour 3 jours avec l’eau et les repas fournis, vraiment pas cher. C’est l’agence qui est dans la Zuela guesthouse. Donc 3 jours dans la jungle, nous étions 7 et avions 4 guides avec nous. La marche était assez physique à travers la jungle sans compter le poids du sac avec chacun 2 bouteilles d’1L5 d’eau. Première nuit dans une cabane en pleine jungle (pleine de très grosses araignées) et repas cuit dans les bamboos. 2e jour, marche dans la jungle et nuit dans un village Lantern. Très sympa et après le repas le Lao lao coulait toujours à flôts. Le dernier jour Canoé sur la rivière, très physique aussi, retour à 18h à la guesthouse. Nous réservons tout de suite notre bus dans une agence pour partir le lendemain matin à Muang Khua (120000kips/personne). Nous souhaitons reprendre une nuit à Zuela avant de repartir mais bizarrement la chambre à 70000kips prise 3 jours avant était passée à 130000kips, nous décidons de ne pas dormir là du coup. Nous irons dans la rue juste en face du marché de nuit je ne me souviens plus du nom de la guesthouse mais il y en a qu’une avec restaurant. 650000kips mais vraiment glauque. Nous avons mangé au marché de nuit (qui ne propose que de la restauration). Nous avons très bien mangé en compagnie des femme Akhas qui vendent officiellement des bracelets, des sacs mais qui sont surtout là pour vendre de l’opium aux touristes. Nous ne craquerons bien sûr pas mais elles restent néanmoins très sympathiques.

-Muang Khua Le bus pour Muang Khua va jusque Dien Bien au Vietnam et est en fait un minivan pouvant à la base accueillir 10 personnes je dirais. Nous étions en fait 23 dedans, entassés les uns sur les autres. Les sacs sont sur le toit, nous avons eu une très grosse pluie de mousson juste avant d’arriver sur Muang Khua rendant toutes nos affaires trempées ! J’avais vu sur ce forum la guesthouse Manotham et nous n’avons pas été déçu, je pense que c’est la meilleur guesthouse de la ville. Il y a juste le karaoké juste à côté qui fait un peu de bruit mais à 22h tout est terminé. Il faut traverser le très beau pont suspendu, de l’autre côté prendre sur la gauche et c’est à 50m. Vous êtes dans le village Khmus et l’ambiance y est plus agréable que de l’autre côté. 70000kips la nuit (lit double, douche froide mais douche chaude commune). La vue de la chambre donne sur le pont et la rivière, très reposant. Nous avons mangé dans la rue qui mène à l’embarcadère, pas trop mal. Nous avons aussi testé le Nam Ou River Guesthouse pour y manger. En fait c’est les enfants de 12 ans qui servent (en buvant de la Lao Beer) donc mieux vaut ne vraiment pas être pressé. Nous resterons deux jours à Muang Khua le temps que tout notre linge soit sec. L’endroit est très calme. Il y a un centre d’information pour touristes mais ils ne parlent pas un mot d’anglais donc il s’avère inutile. Nous reprendrons la route sur la Nam Ou en direction de Muang Ngoi Neua. Le bateau ne se réserve pas à l’avance, il faut prendre son ticket le matin même à l’embarcadère entre 9h et 9h30 pour 100000kips par personne. Le bateau part à 9h30.

-Muang Ngoi Neua Le trajet en pirogue de Muang Khua jusque Muang Ngoi Neua se passe bien mais nous sommes entassés comme du bétail, attention les crampes !! La vie le long de la rivière est très belle, on voit des pêcheurs, des villageois, des enfants se baigner, des troupeaux de buffles…. Au plus on se rapproche de Muang Ngoi au plus c’est beau (les falaises Karstiques poussent à l’horizon) Nous ne verrons pas d’éléphant de tout le voyage, c’est à se demander s’il y a encore beaucoup d’animaux sauvages au Laos car à part des buffles nous ne verrons rien. Arrivés à Muang Ngoi il y a du monde qui cherche une chambre, du coup il faut faire vite pour trouver un bungalow avec hamac face à la rivière. Nous en trouverons un à la Veranda guesthouse (75000kips lit double et douche chaude) Le village est certainement l’un des plus bels endroits que nous avons vu. Pas de route, pas de béton, pas de voitures… Malheureusement une route est en construction et le village vit certainement ses derniers instants de tranquillité. Le premier soir nous avons voulu manger un bbq au riverside restaurant. Je le déconseille fortement, tous les plats sont congelés, nous n’y retournerons plus du séjour. Le lendemain nous partons visiter 3 villages aux alentours. Pas besoin de guide c’est assez simple (même si nous nous sommes perdus au milieu des rizière par 40 degrès) Le décor est magnifique avec toutes les montagnes karstiques. Le soir nous mangeons dans la rue, on peut acheter des saucisses grillées très bonnes pour 2000kips et croyez moi c’est bien meilleur que dans les restaurants en dur qui veulent trop souvent s’adapter aux touristes occidentaux et qui ne savent plus cuisiner avec leurs goûts. On retrouve le problème partout même en Thailande, un conseil mangez dans la rue pas dans les restaurants !

-Luang Prabang Nous avions prévu de faire une étape à Nong Khiaw avant de terminer à Luang Prabang mais après Muang Khua et Muang Ngoi la ville de Nong Khiaw n’est vraiment pas belle du coup on est tout de suite allé à la gare routière prendre un bus pour Luang Prabang. 60000kips à 2 pour le pire trajet en bus depuis le début. C’était un minibus encore une fois, ils avaient rajouté des banquettes à l’intérieur donc aucune place pour les jambes (re les crampes !) La route était interminable mais sommes arrivés à destination. C’était le nouvel an Chinois et tout le monde disait qu’il serait difficile de trouver une guesthouse sans avoir réservé (ce qui était notre cas). Effectivement tout était full et il y avait des troupeaux de chinois partout ! J’ai tenté une guesthouse que j’avais trouvé sur ce forum mais je ne me souviens plus du nom, il y avait de la place à 100000kips la chambre double mais tout était noir, très glauque très sombre, la maison de l’enfer en quelque sorte, on est pas resté. On a essayé 10 guesthouses mais toutes full nous n’y croyions plus puis nous avons fini par trouver à la paddichit guesthouse (130000kips la nuit, chambre double et douche chaude) très bien située, entre le Mékong, le morning market et le night market. Par contre la chambre était en rez de chaussée on aurait dit une cellule de prison, sans fenêtre. Mais bon nous n’avions pas le choix tout était full et les prix multipliés par 3 à cause des chinois ! Café et bananes gratuites… On était pas là pour rester dans la chambre de toute façon donc nous resterons là 3 jours. Nous irons forcément au night market. Depuis le début du voyage aucun magasin de souvenir au Laos, pas d’artisanat local, rien. Pour mon amie qui aime les bijoux le night market était comme une libération mais soyez prêt à négocier sévère ! En moyenne il faut diviser les prix par 2 ou par 3. Si vous ne négociez pas attendez vous à ne vraiment pas faire d’affaires. Nous avons mangé au night market mais mauvaise idée, les poissons grillés, le poulet et presque tout le reste à du passer sur le grill 3 ou 4 fois (3 ou 4 jours) avant de finir devant vous. Par la suite nous mangerons sur les terrasses surplombant le mékong. Pas extraordinaire non plus mais meilleur que le marché. La ville n’est pas très grande mais elle est très belle et très agréable. J’irai même jusqu’à dire que c’est ma ‘grande’ ville préférée d’Asie jusque là (mais je n’ai pas encore trop de comparatifs) Se promener dans ses ruelles est très agréable. Nous irons faire les chutes de KuangSi pensant que ca serait au moins aussi bien que les chutes d’Erawan en Thailande, il n’en est rien, l’eau est très bleue mais ca fait vraiment pas naturel ca ressemble plus à un parc d’attraction qu’à une vraie forêt. Avec des ours en cage où on te dit qu’on aime pas les animaux en cage mais où ils grandiront en cage donc bof. Là encore beaucoup trop de chinois durant notre séjour, on se serait cru sous la tour Eiffel, pire !. On se baigne un peu quand même mais sur le coup on repense à Erawan. Nous nous renseignerons à Green Discovery pour un trek ou des activités mais c’est super cher pour ce que c’est et comme nous avons vraiment bien profité de notre trek à Luang Namtha donc nous n’irons pas.

Nous nous renseignons du prix pour rejoindre Bangkok en avion car nous souhaitons passer quelques jours sur une île Thaï avant notre retour. 165 euros (1 personne) avec la Lao Airlines, un peu cher mais pas le choix si on veut pas perdre de temps. J’ai repéré l’île de Koh Kood en dessous de la grande Koh Chang. Nous prendrons donc l’avion jusque Bangkok puis un bus de ville jusque Trat et un bateau jusque Koh Chang. Il est 20h il faudra se poser à Koh Chang mais je n’ai pas d’adresse. On monte dans un tuk tuk et le long de la route c’est un défilé de bars de nuits avec prostituées, fétards et musique à fond. On est dépité avec mon amie, c’est tout ce que l’on déteste. On trouve une chambre au Night et Day restaurant (600baths, lit double et douche chaude) l’endroit ne nous convient pas mais la patronne est très sympa. On passe la nuit là et on réserve un speed boat pour Koh Kood le lendemain matin (30 euros pour 1 personne, cher !)

-Koh Kood Nous n’avions pas vraiment d’adresse non plus pour Koh Kood mais je savais qu’il serait difficile de trouver quelque chose de convenable pour moins de 50 euros la nuit. Le bateau arrive sur le ponton du Siam Beach Resort, l’eau est cristalline, on voit le fond et les poissons. Il y a des cocotiers tout le long de la plage et les bungalows sont à même le sable. C’est décidé on descend là ! On se dépêche de se renseigner du prix. 1200 baths le bungalow double avec douche chaude, sur le sable. On restera 7 jours donc on négocie le prix pour tomber à 1000baths. On cherche pas plus loin ca nous convient. La plage est superbe, le bungalow aussi, seul bémol le restaurant. On y mange pas très bien, tout est occidentalisé une fois de plus. C’est quand on a commandé une seafood salade qui est arrivée avec deux grosses cuillères de mayo qu’on a dit ca suffit on ne mangera plus ici. Seul soucis c’est qu’il n’y a pas d’autre restaurant sur la plage, il faut rejoindre la route principale 15 minutes à pieds mais ca grimpe pour trouver quelques stands de bord de route. Là on mangera la meilleure papaya salad de notre séjour. Il n’y a pas de voiture sur l’île, on peut louer des scooters pour 250baths la journée. On peut aller voir des waterfalls et 2 villages de pêcheurs où à part manger un poisson grillé à 400baths il n’y a pas grand chose à faire. Il n’y a pas d’ATM sur l’île ni aucune boutique. C’est ce qui fait tout son charme. Nous ferons une journée de snorkeling dans le parc national de Ayo Wai autour de l’île de Koh Krang. L’eau doit bien être à 30 degrès et il y a des milliers de poissons et de coraux. Un endroit magnifique. (1000 baths / personne pour une journée complète avec le matériel et gâteaux, repas et boissons sur le bateau)

Si vous arrivés sur la plage du Siam Beach, allez vers la droite, passez le pont en bois il y a d’autres bungalows que l’on avait pas vu en arrivant. Il y en a très jolis à 900baths (lit double et douche chaude) ou dans le style Robinson, un lit double entre 4 planche de bois tout au bord de l’eau pour 500baths sans wc et sans douche qui sont à l’extérieur. Vous profiterez de la même plage que le Siam Beach.

Nous rejoindrons Bangkok avec le katamaran rapide et un minivan depuis Koh Kood pour 800baths/personne

-Bangkok Nous ne souhaitions pas rester à Bangkok car la première fois nous n’avions pas trop aimé. Finalement nous y passerons 2 jours histoire de ne pas rester sur une mauvaise impression. Nous avions une adresse au Nouvo Hotel mais c’était hors de prix (75 euros la nuit) nous descendrons donc avec les autres passagers à Khao San Road… Mauvaise idée mais bon ! On trouve une chambre dans un peu truc juste en face du wild orchide guesthouse. 400baths la nuit pour deux lits simples et sdb partagée et ventilateur. Bon autant le dire tout de suite c’était vraiment pas top, le quartier non plus, zéro ! Bref, on va essayer de visiter un peu donc on sera pas trop dans le quartier. Je voulais faire les klongs en 2010 déjà avec Thuan mais il a disparu donc je n’ai pas pu prévoir cela avec lui. Arrivant à Bangkok alors que ca n’était pas prévu j’ai du essayer de trouver quelque chose à la dernière minute et sans internet…. Finalement j’ai trouvé un embarcadère qui m’a proposé un tour de klongs pour 1000baths à 2 sur un longtail boat. On a accepté ! C’était très sale et il n’y avait pas grand chose à voir, à mon avis c’était pas une bonne affaire mais bon c’est tout, j’étais mal renseigné. Du coup déçu. Nous avions trouvé une carte de Bangkok pour savoir où aller, nous y avions repéré des marchés d’artisanat et ‘handcraft’ en fait rien du tout, les marchés mentionnés sur la carte ont disparu ! De même que l’ancien Night Bazar où nous étions allé en 2010 à été revendu à un promoteur pour y construire un Mall ! donc rien ! Donc une nouvelle fois très déçu par Bangkok, je pense que je n’y retournerai pas ou alors juste pour un transit. La ville est sale, on enlève tout ce qui pouvait y faire son charme pour y construire des grands centres commerciaux comme on en trouve partout dans toutes les grandes villes du monde où les gens achètent les même choses… bref sans intérêt. On aura quand même fait 2/3 belles trouvailles avant de reprendre notre vol retour pour la France.

En tout cas le Laos nous en garderons de magnifiques souvenirs, sa tranquillité et le sourire de ses enfants au fond de la tête.
28 jours au Yunnan (Chine), vol sec English translation pending
by Fs05 · 2015-03-02 · 7 replies
Je m'étais aperçue, en préparant mon voyages qu'il y avait peu de post sur le Yunnan ( il est vrai que ce n'est pas une destination très courue), alors prenant mon courage à 2 mains, avec 3 mois de retard, je vous livre mon carnet de voyage. je prépare souvent mes voyages avec VF, donc il faut bien un retour. J'espère que ce sera utile à QQuns Cordialement

Yunnan (Chine) Oct-nov 2014 Je n'étais pas venue en chine depuis 2007 (sauf tibet en 2011) et bien sûr bcp de changements bien que je ne sois pas au mm endroit. Le Yunnan est une province assez pauvre avec beaucoup de minorités, néanmoins on reconnaît la Chine à son développement ce qui qui m'étonne tjs. Où s’arrêteront-ils? qq généralités: D'abord l'euro a dévalué de 25% % et le coût de la vie a augmenté de 25%. Cela change un peu la donne, néanmoins c'est très abordable. Le bus est tjs à 1¥ (13centimes) Les entrées des sites touristiques on augmenté de manière impressionnante (parfois de plus de 100%), et c'est le mm prix pour les chinois, qui en moyenne en 2013 gagnaient 7 fois moins que nous, (c’était 10 fois moins en 2010 ! ) Les chinois fument moins et crachent moins, mais c’est relatif ! Le tourisme chinois s'est énormément développé et vu la masse que cela représente, ils ne cherchent pas à nous attirer, nous occidentaux, d'ailleurs on en voit pas bcp. Je suis déjà venue souvent en Chine, je baragouine un peu de chinois (parfois ça sert bien !). Dans les AJ et les GH, généralement, ils parlent très bien anglais. Les chinois parlent de plus en plus anglais, mais comme ils ne pratiquent pas, ils n’osent ni vous aborder ni vous aider, néanmoins si vous êtes vraiment coincés, qqn viendra vous aider. Sauf indications contraires, les prix des GH sont pour chambre double avec sdb privative. Pour 28 jours en Chine, j’ai dépensé 930 € (tout compris sauf avion)

Vendredi 17 octobre Arrivée BKK Krungkasem Srikung Hotel (à côté de la gare) Samedi 18 octobre Ballade dans BKK plusieurs temples en tuk _tuk Le fleuve Repas dans gd supermarché Terminal 21 Food court

Dimanche 19 octobre Taxi pour Don Muang 350 bht Arrivée Kunming navette n°1 25 Y/px + taxi 10Y Change scandaleux à l’aéroport Les prix ont augmenté en France et l’euroa baissé. The Hump :un peu déçue, les prix sont chers ( retenu par booking, 21 € la nuit) pour une qualité médiocre, c’est un peu l’usine. Ambiance très jeune, le Wifi est très très lent et souvent ne marche pas. Ballade au parc Cuihu : scènes de vie intéressantes un dimanche : danses, musique, etc..

Lundi 20 octobre Diverses activités pratiques : changer de l’argent, trouver l’agence Ciel yunnan (Yann est venu nous chercher dans un hôtel de luxe où nous nous sommes réfugiés pour avoir le Wifi. Personnage charmant qui nous a donné de bons conseils, acheter une sim card :100Y, acheter une carte du Yunnan (mais peu utile, pas détaillé et en chinois) Repas dans un restaurant populaire : difficile de commander (mon chinois est un peu limité en ce qui concerne la bouffe), à part les pains vapeurs et les raviolis. Des voisins nous ont donné 2 plats : lotus et tofu. Ballades dans les rues : le vieux quartier et le marché aux fleurs et aux oiseaux (où j’achète du thé Pu’er), la rue Nanping ( piétonne très fréquentée). La pagode de l’est et ouest, un quartier en rénovation..

Mardi 21 octobre On va au musée de la province du Yunnan, pas de musée, il a déménagé mais n’est pas encore ouvert ! A la place on aura droit au vernissage d’une expo de calligraphie, on va au temple Yuantong Si. Au bar du Hump, on rencontre Pierre qui vit à Kunming et organise des treks et des tours (Yunnantours ) avec qui on a longuement discuté, il nous a donné beaucoup de renseignements pour la suite de notre périple ( guesthouse, lieux sympas avec peu de touristes), ce sera très utile pour la suite, merci à lui. On va à la gare routière de l’ouest en bus ( 82 devant la China Bank jusqu’au terminus) pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour Shangri La. Bus couchette « relativement » confortable, mais je me fais vieille, je n’ai pratiquement pas dormi.

Mercredi 22 octobre On entre dans la partie tibétaine du Yunnan , cela se voit aux constructions typiques en bois. Arrivée à Shangri La vers 9h, Ch. veut absolument aller à pied mais on ne sait pas où on est ni où on va (cartes lonely pas top) Shangri La est bcp plus grand que décrit dans les guides (qui s’en tiennent généralement à la vieille ville) , de toutes façons en Chine, c’est tjs comme ça. Grace au tel. que l‘on tend à des chinois pour qu’ils expliquent à la GH où nous sommes, nous arrivons finalement vers 11h à la Dragon Cloud GH (Kevin trekkers inn recommandé par Pierre était fermée) : la maison des courants d’air ! 128 Y la chambre avec petit dej (sommaire). Basique, j’ai apprécié les couvertures chauffantes que je retrouverai un peu partout. Le staff parle très bien anglais un peu froid au départ.

Je ressens un peu l’altitude (3200 m), j’ai un peu mal à la tête. Ciel bleu, chaud (relatif) au soleil, froid à l’ombre, un temps de montagne en automne. J’apprécie ma doudoune.

Visite du magnifique monastère de Samstelling j’en ai déjà beaucoup vu au Tibet, mais si vous n’êtes pas allé au Tibet, vous serez émerveillés (bus n° 3 de la vieille ville, les prix des bus n’ont pas changé en Chine depuis la 1ère fois que je suis venue en 99, 1 Y, exceptionnellement pour des bus spéciaux, 2Y)

Les prix des sites touristiques ont flambés en Chine (105 Y), même prix pour les chinois qui gagnent en moyenne bien moins que nous.

La vieille ville de Shangri La a entièrement brulé l’an dernier (je l’avais vu sur internet mais oublié), ils en ont déjà reconstruit une partie à l’identique et le chantier continue à grande vitesse, à la chinoise quoi !

Vendredi 23 octobre On visite ce qu’il reste de la vieille ville : le musée de la longue marche, pas mal fait avec explications en anglais, le musée régional (moins intéressant). L’attraction majeure est le gigantesque moulin à prière, (non motorisé !) qui domine la vieille ville. Scènes pittoresques, notamment un groupe de vieilles dames tibétaines, manifestement en pèlerinage pour la première fois à Shangri La. En bas sur la place, on peut manger debout aux stands qui proposent entre autres des brochettes de viande de Yak. Je recommande une dame qui vend de délicieux yaourts au lait de yaket des galettes épaisses (orge ?) cuite sur un grill.

L’après midi, nous louons un taxi (en fait il nous laissera et nous l’appellerons pour qu’il revienne nous chercher) pour Tiansheng Tiao , un pont creusé dans les roches calcaires et les sources d’eau chaudes. Promenade à pied et pour moi baignade dans les sources d’eau chaudes (très chaudes), une piscine y est aménagée. Que des touristes chinois (ce sera généralement le cas, dans tout notre parcours :très peu d’occidentaux, beaucoup de chinois)

100 y de taxi, 20 entré et 120Y pour la piscine (cher mais c’est si bon !)

Vendredi 24 octobre Nous voulons aller à Deqin en bus. Le patron de la GH nous en dissuade (et il a bien raison) car en fait iln’y a rien à voir à Deqin, c’est à Feila Si qu’il faut aller, à 10 kms. Des mini van récupèrent les touristes dans les GH pour les emmener à Feila Si, de plus cela revient moins cher. 80Y Long trajet le long de la Janshi River (qui sera le Yang Tsé). Route impressionnante, on a passé un col à 4200m, de très belles couleurs d’automne. Encore des travaux partout (tunnel sous le col, viaducs et autres..)

Feila Si, un petit temple qui fait maintenant partie d’un complexe touristique, avec une vue époustouflante sur la chaine des Meili Snow Mountains qui culmine à 6740 avec le Kawa Karpo, montagne sacrée des tibétains. De magnifiques glaciers. Déçue car aucun moyen de se balader seul (comme chez nous en montagne) sur des sentiers faciles pour admirer le paysage, soit il faut faire un trek haute route avec guide, soit on prend un 4x4.., dans tous les cas, il faut payer un max (très habituel en chine dans les régions touristiques, on soutire un max de fric aux touristes, Han en général) !

On fera donc comme l’armada de chinois avec téléobjectifs, trépieds, caméras. On photographiera le lever et le coucher de soleil sur les Meili Snow Mountains.

Chambre TB à l’auberge de jeunesse : 150Y

Samedi 25 octobre Du coup on ne reste qu’une nuit. Temps magnifique au retour, le chauffeur du van, sympa (et moins cher 70Y), s’est arrêté à tous les points de vue, faisant partie du billet touristique combiné que nous n’avions pas ( 230Y !), car tout point de vue est payant ! Une fois des jeunes chinoises du van nous ont donné leur ticket, une autre fois on nous a laissé passer.

Dimanche 26 octobre Après moult hésitations, car nous allons refaire une partie de la route vers Deqin, nous nous inscrivons à un circuit touristique (à la chinoise, musique, guide..) pour Balagezong (260 Y), van jusqu’à l’entrée du parc, puis un bus regroupe les touristes et nous emmène jusqu’au village Bala (une piste impressionnante a été récemment faite pour ça, tourisme de masse chinois oblige, avant il fallait y aller à pied et ça monte !), ce village est abandonné, ses habitants étaient chasseurs, la chasse est maintenant interdite. Au fond des gorges, une passerelle suspendue est aménagée au-dessus de l’eau, sur au moins 2 kms, magnifique promenade (mais le temps est compté), ce doit être magnifique en été on doit pouvoir se baigner, eau très limpide.c’est le Shangri La Grand Canyon ! Les chinois (c’est-à-dire tous sauf nous) redescendent en raft (tranquille ce n’est pas la Durance !) Le bus nous amène au pied d’une autre gorge, très escarpée, impressionnante mais sans eau. Belle montée en escaliers de la Tangtian Gorge, mes pauvres genoux à la descente ! Au retour galette d’orge tibétaine et yaourt de yack pour le gouter. Le soir yack à la poele dans le restau en face de la GH, un délice ( à Lhassa, j’avais mangé un tournedos de Yack ! j’en salive encore !)

Demain Qiatou et les gorges du tigre.

Lundi 27 mardi 28 octobre Avant de partir, nous rencontrons à la GH, Fréderic un français qui fait le tour du monde en 2 ans, seul, il en est à son 6éme mois, son blog : fredalaventure.blogspot.fr Le patron de la Gh (je ne me souviens plus de son nom soit X) doit aller à Dali, il nous laissera à Qiatou qui est sur son chemin pour 50 Y. Nous avons beaucoup discuté avec lui pendant le voyage, il s’est montré très ouvert : de politique, de tourisme, du développement Chine, de la vie sociale, du mariage et même des gays en Chine. Par tel nous avons retenu une Arrivés à Qiaotou, il pleut , pas question de faire les gorges du tigre dans ces conditions, nous reviendrons. X arrête un bus qui va à Lijiang. 40Y

Par tel nous avons retenu une chambre à Lao Shay GH, trouvée très facilement cette fois, très bien placée dans la vielle ville, chambre impeccable, patio sympathique, que des jeunes chinois. 168 Y (on retrouvera très souvent ce tarif).

Nous resterons 3 jours. J’avais un a priori contre Lijiang devenue , une ville (la vieille ) entièrement dédiée au tourisme de masse ( chinois). Mais c’est à voir, l’entrelacs de petites rues (pleines de boutiques) sont très fleuries, il règne une ambiance bon enfant, malgré les rues bondées (heureusement nous étions hors saison !). L’architecture est magnifique, le matin de bonne heure, c’est tranquille.

Des halls couverts remplis de petites échoppes de nourritures diverses et variées que l’on peut montrer du doigt, un vrai bonheur, autant pour les yeux que pour les papilles. Dommage à ce moment-là j’avais des pbs d’estomac, je n’ai pas pu gouter à tout ce que je voulais !

La maison Mu, bien que reconstruite après le séisme est intéressante, c’est un très beau domaine. Flâner dans les rues, observer le comportement et les manières de faire des chinois, monter sur la colline faire un tour au magnifique marché (un peu en dehors de la vieille ville), il y a dequoi s’occuper Un matin nous partons en bus pour Baisha (très facile avec les indications de la charmante réceptionniste). Surprise ! Ici contrairement à Lijiang, il y a surtout des occidentaux, enfin ce n’est pas la foule, c’est même plutôt calme, ambiance « branchée ». Ancienne capitale des Naxi, il y a beaucoup d’écoles de broderies et d’échoppes d’antiquités dans la rue, j’achète pour ma collection de serrures un cadenas à l’ancienne avec caractères chinois.

Mercredi 29 octobre Nous laissons les gros sacs à la GH et prenons le bus pour Qiatou. Arrivée à 18h à la Jane GH. Ambiance décontractée 120Y Billet d’entrée pour Hu Tao Xia (gorge du saut du tigre ou tiger leaping gorge) :65Y

Jeudi 30 octobre Début du trek, nous l’envisageons sur 3 jours, finalement ce sera 2. Le début est le moins intéressant (attention, il y avait des travaux sur le sentier, la « déviation » n’était pas évidente), il s’agit d’une assez longue montée mais bien tracée, il suffit d’aller à son rythme. Je n’avais pas emmené mes bâtons de marche (pour 2 ou 3 petits treks, il aurait fallu me les coltiner s sur le sac pendant 1 mois et ½). Une petite échoppe sur le bord du sentier(eau, coca et ..du cannabis pour pas cher) : 2 bâtons en bambous pour 3Y, faut pas s’en priver ! Je suis parée. On passe une sorte de col, on redescend jusqu’à la Tea Horse GH. On continue. Magnifique sentier en balcon (ce devait être le tracé d’un canal), on domine la rivière au fond et de hauts pics nous dominent. On arrive à Halfway, de fait on passera la nuit dans un hotel tout neuf « en rodage » (me souviens plus du nom), un peu cher 180Y, nourriture peu variée et assez chère.

Vendredi 31 octobre Suite du parcours toujours en balcon, magnifique, descente jusqu’à Tina GH. Pas plus de 2h ! On prend les billets pour le bus de Lijiang et on entame la descente jusqu’à la rivière, on doit payer 10Y par ci 15 Ypar là…chacun fait payer la portion qu’il a faite et qu’il entretient ! il y a 2 circuits, on descend par des escaliers assez réguliers, puis une partie en balcon juste au-dessus de la rivière, belle ambiance, fracas de l’eau sur les roches. On arrive tout près de l’eau rugissante, c’est impressionnant et fascinant pourtant il n’y a pas beaucoup d’eau en cette saison.

Remontée finalement assez facile et courte mais raide (une grande échelle je n’ai rien payé !) Finalement j’appréhendais un peu ce trek, mais il m’a paru facile, j’ai l’habitude des randos en montagne et le dénivelé n’est pas si important. On est en avance pour le bus ( 15h30 45Y) Retour Lijiang, même GH , même personnel, même chambre, on a l’impression de revenir à la maison !

Samedi 1 novembre Un peu de repos et de lessive. Du temps au marché Zhongyi : beaucoup de champignons, des truffes (250Y la livre !), chataignes, noix, pommes, clémentines, poissons écrevisses, escargots, crapauds, graines, pipes à eau.. Le bonheur des marchés chinois ! Visite au lac du dragon noir Heilongtan, vue classique de Lijiang, pavillon au milieu du lac, pont à 6 arches et en toile de fond les montagnes enneigées : Yulong (dragon de jade) Shan. Assez reposant, pas trop de monde. Retour à la vieille ville le long du canal, encore des restaurants en plein air, de la viande surtout : un cochon de lait en train de rotir sur une broche, une chèvre que l’on dépouille sur place.. je ne résiste pas.

Dimanche 2 novembre Départ pour Shaxi en bus, de fait il n’y a pas de bus direct, il faut changer à Jianchuan (23 Y + 13 Y). Vieille ville, petite, superbement conservée, une place centrale avec un arbre immense, d’un coté le temple et de l’autre « une salle de spectacle ». J’aime ! On loge à l’AJ horse pen un peu sommaire mais pas cher 120Y.

Lundi 3 novembre On déménage, pas loin, la veille j’avais démarché, en chinois auprès d’une vieille dame chambre ds une GH pour chinois) à 150Y, belle chambre, belle cour, Wifi , personne (le soir des chinois arriveront, bruyants mais couchés tôt et cela va sans dire ..sales, on a pu constater l’état de la salle commune le lendemain !). On propose à Bastien et Marjorie, rencontrés à l’AJ, eux aussi en cours de tour du monde, de partager une voiture pour aller dans les Shibao mountains, desquelles on reviendra à pied, explications données par la très aimable tenancière de la Gato GH (trop chère pour notre budget), avec croquis de l’itinéraire à la clef et texte en chinois pour le chauffeur. 40Y/pers pour le taxi (4), 50 Y pour l’entrée. C’est un massif, très peu peuplé et tellement reculé que la révolution culturelle, n’est pas venue jusqu’ici et a laissé les temples intacts avec des sculptures parmi les plus anciennes de la chine et remarquables. Le temple Baoxing est un dédale d’escaliers avec un grand Boudha très coloré, une falaise, des corniches, des petits temples, des singes. Une promenade magnifique avec beaucoup d’escaliers. Le taxi nous emmène jusqu’au bout, au Shizhong (cloche de pierre) temple . Il s’agit d’une succession de grottes, les statues, d’un genre inhabituel en Chine sont taillées dans la pierre. Le retour à pied s’effectue par beaucoup d’escaliers dans une gorge splendides au milieu de blocs de pierre étonnants façonnés par l’érosion. Balade magnifique, personne, quel calme, temps magnifique, un de mes meilleurs souvenirs , un peu dur pour les genoux. 2 H de descente

Mardi 4 novembre Repos à Shaxi

Mercredi 5 novembre Shaxi Dali en passant par Jinchuan (13 Y+ 41Y). On traversé une zone de culture maraichère, bel ordonnancement de petits champs où se décline toutes les nuances de vert. En fait le bus est allé à la gare routière de la ville nouvelle très au sud, on aurait du se faire déposer avant. Donc bus + bus électrique. Lao Shay GH, moins de charme qu’à Lijiang, chambres B, Tb placé. En ayant vu Lijiang avant, Dali m’a beaucoup déçue, vieille ville reconstruite, quadrillage de rues bordé de boutiques pour chinois (surtout de l’habillement !)

Jeudi 6 novembre L’intérêt de Dali est le lac Erhai .Bus mais la route est en travaux, on finit à pied. Au port, on nous propose une excursion en bateau pour 180Y, comme on hésite, ce sera finalement 100Y. On est 15 sur le bateau, on se fera prendre en photo par et avec tout le monde. On va jusqu’à l’ile d’Haidao, petit tour le long des quais, visite d’un temple, les chinois nous ont à l’œil, ils ont peur que l’on se perde ! Nous sommes amarrés devant des restaus àl’heure prévue pour le départ, un groupe se décide à manger du poisson au resto, donc on attend. Néanmoins en Chine les plats sont vite préparés et on ne traine pas à table ! En revenant, on s’arrête à un temple, d’où l’on a une vue magnifique sur le lac. En revenant, je suis le bord du lac, il y a une zone tampon plus ou moins marécageuse : lentilles d’eau, oiseaux, couleurs magnifiques, reflets. Je rejoins une route, circuit vélo préféré des chinois branchés : arrêt pour un tour en barque ou sieste dans un hamac installé sur la rive et loué, stand avec Wifi. De l’autre coté des jardins si joliment quadrillés, que de monde dans ces petits carrés à arroser, bécher, arracher, mettre en bottes, laver les légumes. Que de travail !

Vendredi 7 novembre Retour à Kunming (bus direct de la vieille ville 42 Y). Cette fois, on va au Cloudland youth hotel en taxi (23Y), plus sympa que le Hump mais moins bien placé. 168 Y J’ai toujours des problèmes d’estomac, après consultation par mail auprès de mon neveu médecin, je vais à l’hôpital n° 1, juste à côté, chercher des médicaments. Pas facile, la réceptionniste va chercher des internes qui parlent anglais après un peu d’attente et quelques papiers à remplir, on me délivre les médicaments. Sous l’œil de l’interne, j’écris en lettres romaines lenom des médicaments sur les boites pour ne pas me tromper. Très proche du Cloudland, il y a un immense marché, bien plus grand que celui de Lijiang et ouvert toute la journée, un régal. J’achète du fromage de chèvre (très rare en Chine) une grosse truffe (19 Y) que je garderai 1 mois dans mon sac à dos, dégustée à Noel dans un chapon ! Il y avait aussi toutes sortes de larves qui grouillaient. Je ne me lasse pas des marchés chinois !

Samedi 8 novembre Départ pour Janshui de la gare sud qui est très loin (taxi 35Y). En fait, ce que l’on fera au retour, prendre un taxi jusqu’au metro. Jianshui 41Y en 3h ! Un accident sur l’autoroute nous fera perdre 2h facilement. De la gare de Jianshui à la vieille ville, le chauffeur de taxi se perd, on ne se comprend pas, il tourne en rond, enfin il nous fera payer moitié prix ! Li Ann GH n’ayant plus de chambres dans nos prix, nous allons juste à côté Hua Qin GH, très sympathiques mais ne parlant pas anglais. Très belles chambres au tarif habituel 168Y. Ville très agréable Par hasard, je rentre dans un restau en face des jardins de la familles Zhu ( je verrai après dans le routard qu’il s’agit du meilleur de la ville). Je suis bluffée, la carte est une tablette numérique tablette, avec photos, traduction en anglais, on coche ce que l’on veut la commande s’affiche sur l’ordi de la réception et c’est parti ! Enfin une cliente parlant un anglais parfait m’a un peu aidée et m’a même fait gouter ses plats. Une purée de fèves (ou haricots), de la viande hachée de bœuf avec épices, un délice, mais trop pour moi seule, j’en laisse la moitié (50Y avec une bière, beaucoup plus cher que d’habitude mais pas de regret, le cadre est aussi magnifique).

Dimanche 9 novembre Visite de Janshui : ( billet 113Y pour les 3) Le temple de confucius, grand et calme, on aura droit à un concert et avant d’entrer à une magnifique démonstration de Tai Chi. Les jardins de la famille zhu sont en fait une immense proprièté avec pavillons et chambre. Les swallow caves (Yanzi Dong), située à 20km (accès en bus 15 Y), sont en fait une immense grotte où coule une rivière souterraine, très impressionnante, stalactites et stalagmites, aménagées de manière très kitsch avec des effets de lumières très violents !

Lundi 10 novembre Départ pour les rizières en terrasses. Ce que l’on nomme Yuanyang est en faitun grand territoire, avec beaucoup de villeges plutôt en haut et les rizières en terasse à flanc de montagne.

Nous allons à Pugao Laozhai à la jacky’s GH (140 Y), une maison au dessu des rizières avec une grande terasse, sympa, superbe. Le soir repas du jour pour 30Y ( excellent). Jacky parle parfaitement anglais et un peu français, il a beaucoup voyagé, assistant photographe du français Ollivier Föllmi, bien connu des montagnards. Pour y aller : Bus à 9h pour Nansha (30Y 2h1/2), bus pour Xienjiezhen (10Y), on avale un bol de riz cacahuète œuf et légumes à la gare routière, mini van pour Pugao (15Y). Nous avons échappé à l’achat du billet (bus local ?) Nous avons rencontré là un couple d’australien : Janice et Peder (quel humour !) qui vivent en Chine, au sud de Shanghai nous avons passé d’excellents moments avec eux pendant ces 3 jours.

Mardi 11 novembre Debout 6h45 pour le lever de soleil sur les rizières. Pas de soleil, des nuages ! Jacky nous fait un croquis pour un « trek » dans les villages et rizières : Niulopu, la magnifique village d’Azhe Ke, très bien conservé : maisons en terre et toit de chaume, les villageois nous invitent à nous asseoir avec eux, la conversation se fait pas signe, ils ne parlent pas le mandarin, ce sont des Hani. On rejoint la route du haut, pour 10Y un minivan nous ramène à Pugao.

Mercredi 12 novembre Marché à Shengcunzhen (minivan), marché pauvre mais intéressant : dentiste à l’action, le patient est sur un tabouret, cochons en laisse, marchand de « gris-gris toutes les femmes sont en costume traditionnels. Depuis le marché, Jacky nous a concocté un circuit à pied pour l’après midi (4h) : Malizhai, une magnifique perspective sur les rizières au niveau de la falaise, nous pique niquons là, je suis fascinée par les mouvements de la brume qui couvre et découvre les rizières en dessous. Nous rejoignons Le point de vue du coucher du soleil.

Jeudi 13 et vendredi 14 novembre Retour Kunming par bus direct (environ 8h 136 Y) Cette fois on a pris le métro, flambant neuf de la gare du sud, la signalisation est aussi en anglais (enfin, en lettres latines). Derniers achats, du thè en particulier. Un très bon restau dans le marché aux oiseaux (70Y), vieille maison à étages, à peine qq mots d’anglais.

Samedi 15 novembre Avion pour Yangon (taxi aéroport 120Y) Fin de la Chine, je suis triste, je reviendrai













De Singapour à Hong Kong avec Celebrity Millenium English translation pending
by Jipebe2b · 2015-02-25 · 10 replies
Cette croisière a déja été fort bien commentée ici et je remercie ceux qui nous ont fait part de leur expérience sur ce forum et que j'ai lu avec énormément d'interêt et de profit.

Je dois dire que je souscrit largement à tout ce que mes prédécesseurs ont écrit ici.

J'ajoute mon petit grain de sel simplement pour faire partager quelques impressions.

Nous sommes partis le 1er février 2015 de Singapour (où nous sommes arrivés deux jours avant) pour se terminer à Hong Kong (où nous sommes restés trois jours de plus).

J'ai beaucoup apprecié le Celebrity Millennium et son luxe sobre et confortable.

- Les repas au restaurant étaient très raffinés et au buffet le choix était particulèrement varié et appétissant.

Cette nourriture délicieuse à profusion à très vite anihilé toutes les bonnes résolutions de modération imprudemment prises en début d'année.

- Les spectacles du bord m'ont bluffé.

Moi qui ne suis pas amateur de ces spectacles, je n'y suis allé que pour faire plaisir à mes compagnons de voyage.

Je ne l'ai pas regretté.

C'était à mon avis digne des plus grandes scènes, pour faire simple largement aussi bien, voire mieux "qu'à la télé". Tout était très "pro". Une très bonne communication avec le public, un orchestre excellent, des artistes de très grande qualité.

- Le français est très peu parlé à bord. Toutes les annonces sont en anglais, allemand et parfois espagnol.

Seuls quelques membres de l'équipage canadiens, caraibéens ou mauriciens ont très volontiers échangé en français avec nous.

Donc il faut parler (ou baragouiner dans notre cas) anglais et tenter de comprendre l'autre. Mais la courtoisie et l'obligeance du personnel ont pu sans difficulté rendre la vie du bord particulièrement agréable.

Le problème est plus ardu dans les relations avec les habitants des pays traversés. Pour la plus part d'entre eux la France n'évoque strictement rien sauf peut être dans les grandes villes riches, les produits de luxe vendus dans de somptueuses boutiques.

Seul l'anglais permet, mal, et pas toujours, de se débrouiller.

Mais dans ces endroits très surs l'aventure est sans risques.

Un petit exemple: dans plusieurs restaurants nous n'avons pas été compris en demandant a boire "water, mineral water, soda water etc... " on a même obtenu une carafe d'eau bouillante. C'était amusant et nous a permis en plus d'apprecier de succulents thés.

- Les excursions du bord Comme tous les suppléments (pack boissons etc..) les excursions sont très chères, et même exagérément chères.

Tout a été dit sur ce forum sur l'éloignement du bateau des lieux d'excursion.

C'est vraiment très pénalisant d'être amarré dans un port industriel à plus de deux heures de route des endroits à visiter, avec souvent un trafic très dense et avec un parcours loin d'être touristique.

Les informations données à bord sont parfois plutôt peu fiables.

Par exemple il nous a été dit officiellement qu'au terminal croisière à Honk Kong il y avait très peu de taxis et donc un risque de 90 mn d'attente. Le conseil était de prendre la navette prévue à 50 Euros par personne.

Or restant plusieurs jours à HK nous ne sommes pas inquiétés de ça et nous avons pu constater qu'il y avait de tres nombreux taxis.

Par la suite nous sommes allés de notre hôtel (centre ville) à l'aéroport, en taxi à 4 pour moins de 40 euros .....

- Climatisation :

Pour des raisons liées je pense (sans en être sur) aux risques sanitaires (gastro ou autres), il régnait parfois à bord un froid polaire. Si bien qu'il fallait impérativement que les petites natures méditerranéennes que nous sommes soient très chaudement vétues dans certains salons ou restaurants. (Je me souvient du salon panoramique à l'avant ou les serviettes de la piscine servaient de "couvertures survie" à ceux qui voulaient voir la Baie d'Halong sans aller chercher leur vêtements chauds dans la cabine.... Tant pis pour eux la Baie d'Halong se déguste sur le pont ....).

- Infirmerie : Un de nos compagnions de voyage a dû recourir à l'infirmerie du bord, pour une bronchite assez dure.

Il a été remarquablement soigné mais il en a eu pour près de 1000 Euros.

Je pense que nos mutuelles ne rembourseront rien, mais il va faire les démarches et me tiendra au courant.

Je n'ai pas dit l'essentiel : nous avons adoré cette croisière et ce premier contact avec l'extrème orient m'a donné une très grande envie d'y retourner.

Dans un prochain message je detaillerai sommairement quelques escales.
2 semaines sur le Divina janvier 2015 English translation pending
by Cajoline2 · 2015-02-08 · 73 replies
je vous propose un compte rendu de nos deux croisières aux caraïbes sur le Divina. J'ai rédigé mon texte sur Word, et en faisant copié collé, je m'aperçois qu'il y a des problèmes d'intervalles, veuillez m'excuser !!!!!!!!!!

Vendredi 16 Janvier Commeprévu mon frère vient nous chercher à la maison dans l’après midi afin de passer dire au revoir à notre maman au centre de rééducation qui se trouve à côté de l’aéroport de Hyères. 19 heures nous partons pour l’aéroport, nous avonsnos cartes d’embarquement tout va très vite, le temps de boire un verre d’eaunous voilà à Orly à l’arrêt de bus du Mercure, super c’est juste à côté. Après avoir quitté les cocottes dans la chambre, nous voilà au bar devant une salade césar pour madame, et une bavette fritepour monsieur, le tout accompagné de deux verres de Brouilly. Oui, je me sens bien, je suis enfin libérée de mes angoisses, tout est réuni pour que cette croisière soit bien agréable. Je tombedans les bras de Morphée sans problème. Samedi 17 janvier La nuit a étécourte mais efficace, je suis en pleine forme. Nous nous levons à 5 h 30, notre vol étant à 7 h 40, nous avons nos carted’embarquement mais comme nous partons pourles états Unis, nous préférons prévoir l’attente au service de l’immigration. Nous profitons du plateau de courtoisie dans lachambre , petit café pour monsieur etthé pour madame accompagnés d’un biscuit sec, nous prendrons un petit déjeunerà l’aéroport. La navette de l’hôtel nous dépose au terminaldépart, nos formalités douanières et policières sont super rapides ce qui nous donne tout notre temps pour déguster unbon petit déjeuner C’est le grand départ, je réalise vraiment à présentque nous partons rejoindre ce Divina dont j’ai si longtemps rêvé !!!!!!!!!!!! Le voyage est long, d’abord une heure, escale àLondres, belle course dans les couloirs, deux ascenseurs plus loin pourattraper un shuttle nous arrivons enfin à notre correspondance. Nous sommesdans les derniers à monter dans l’avion, nous espérons que les bagagistes ontété aussi rapides que nous pour nos bagages. Ouf 8 heures plus tard nous voilà dans l’aéroport deMiami, il fait 25 °, nous avions prévu, juste à enlever sweat et écharpes, nousvoilà en tenue estivale !!! Superles cocottes sont là , elles n’ont pas souffert du voyage !!!! Passage à l’immigration un peu compliqué, noussortons fièrement notre Esta et passeport, Non Non, il faut passer à la machine pour faire unnouveau document avec photo et empreintes des deux mains !!!!

Bref 1 heureet demi après nous sommes dans le bus qui nous conduit à notre bel hôtelflottant. Bonne organisation de MSC pourles transferts aéroport bateau. L’enregistrement au terminal est très rapide, letemps de déclarer par écrit que nous n’avons pas de fièvre, nous sommes déjàdans notre cabine pont 5, nous la trouvons bien agréable et bien confortablepour deux personnes. Je regrette déjà de n’avoir pas choisi une extérieurebalcon. Je vérifie sur la carte nous sommes au premierservice 17 H 45 oui oui 17 H 45, mon mari devientvert !!!!!!!!! mais tu terends compte, nous allons diner comme les poules !!!!!!!!!! il est hors dequestion de se mettre à table à cette heure là !!!!! Je crois que j’ai fait une con….. j’aurai du prendreambiance fantastica. J’espère que le maitre d’hôtel pourra nous changer deservice, j’irai le voir le plus tôt possible. Les valises ne sont pas encore là, nous partonsfaire connaissance du Divina, première impression, wouahou, qu’est ce que c’estbeau, j’adore cette décoration le patio central avec les deux ascenseurspanoramiques et les fameux escaliers swaroski sont de toutes beauté, Nous prenons un premier cocktail pour fêter notrearrivée, mais l’histoire de l’heure du repas a contrarié monsieur !!!! Je vais voir le maitred’hôtel à 17 H 30, Madame, contrairementaux autres croisières, cette semaine nous avons de nombreux groupes qui ontsouhaité diner au deuxième service, de ce fait je ne peux vous garantir à 100 %le changement de service, je ferai le maximum. Pour ce soir impossible, vousaurez une réponse dans votre cabine demain. Inutile de vous décrirel’ambiance !!! donc ce soir cesera buffet le « calumet » j’espère qu’il porte bien son nom et quece sera bien celui de la paix. Nous retrouvons lesvalises , en ½ heure tout est rangé, et nous voilà prêts pour notresoirée décontractée (tenue super cool because buffet) et surtout pour le départde Miami à 19 heures. Ce départ est trèsbeau, une ville illuminée dans la nuit est toujours un très beau moment, surtout qu’il fait une température bien douce et que le ciel est bien dégagé.J’attends que le bateau corne et qu’André Boccelli chante !!!!! Non rien, et bien cette arrivée est un peutristounette. Bon filons chercher un petit coin sympa pour l’apéro. Ce seraLuna bar, avec un couple de musicien chanteuse, qui à priori mettent de l’ambiance. Nous faisonsconnaissance d’un couple de canadiens bien sympathiques, nous passons un long moment avec eux ce qui nous remontele moral. Nous retrouvons votrecabine vers minuit, nous avons sommeil, debout depuis 5 H 30 voilà 24 heuresque nous sommes debout. Première journéecontrariée par cette histoire de service !!!!! vous saurez demain si cajolineva finir sa croisière au buffet !!!! quelle destinée, moi qui ait acheté des belles robes etchaussures !!!!

Dimanche18 février 2015 (plaisirs en mer) Tudors ? Non Moinous plus, impossible de me rendormir !!! Ilest 6 heures !!!!!!! Bon inutile d’insister, nous comprenons que c’est que le décalage horaire, nous décidons donc de nouspréparer et de monter au buffet. Nous montons au 16èmepont pour rejoindre le calumet (buffet), nous ne connaissons pas encore bien lebateau aussi nous traversons tout le pont pour y arriver. La température estbien agréable 22° une légère brise et quelques nuages, la journée s’annonceagréable. Nous prenons tout notretemps, et à 8 heures nous descendons nous préparer pour la séance sport et spapour moi. Longue marche sur letapis, quelques exercices et hop me voilà dans la partie spa. Hamman, Sauna, relaxation face à la mer, les pieds en éventail, comme dire …………. J’adore……… c’estun peu pour ces moments que j’adore êtreen mer. Il est déjà 11 heures, mon mari m’attend dans le salon bar du spa pour déguster un théaromatisé. Un délice, plusieurs propositions de thé, énergisants, calmants, anti-inflammatoire.Nous choisissons tout de suite l’anti-inflammatoire, un vrai bonheur, thé, quelques autres graines secrètes, et surtout des morceaux de bois de réglisse, le tout sucré avec un miel d’orange………….. Je ne sais pas s’il existe sur d’autres bateaux de genre de thé, si ouije vous invite vraiment à aller faire cette dégustation et en plus il est inclus dans le all. Nous revenons dansnotre cabine, notre cabinier est déjà passé, la cabine est toute belle et surtout 3 enveloppes sur le lit attirentnotre attention : - Ce soir soirée de gale, cocktail desmembres MSC au Black and White en présence du commandant - Nos billets pour l’excursion de Cozumel - Et SURTOUT un gentil message du maitred’hôtel qui nous a trouvé 2 places au deuxième service pour la première croisière, il nous demande de revenir le voir samedi midi pour organiser les repas de la deuxième croisière. Ouf, nous voilà supercontents, il est 12 heures nous avons le temps d’aller trinquer cette bonne nouvelle au pont 14, avant d’aller déjeuner au restaurant, le black crab, seulrestaurant ouvert le midi. Je vous assure que le mojito n’a jamais été aussi bon. Comme chaque jour à midi, notre commandant nous fait une annonce sur les conditions de navigation et les nouvelles dujour. Il ne parle qu’en Anglais, pourtant il est italien. Bon je comprendraimieux de jour en jour ce qu’il dit. Bien il et tempsd’aller déjeuner, nous préférons l’ambiance du restaurant et le fait de cefaire servir est bien agréable. Les repas sont bons, pas de la grande gastronomie bien sur, mais franchement il y a toujours unchoix de plats intéressants, et sinon tous les jours un poisson grillé ouvapeur si on ne trouve pas son bonheur dans la carte. Après le déjeuner nousdécidons de faire une petite sieste, nous n’avons pas encore bien récupéré dela longue journée d’hier. Nous arrivons à dormir 2 heures, super nous sommes ensuper forme. Jean Louis décide deretourner à la salle de sport et moi je décide d’aller explorer le pont piscine, arrivée pont 14 tous leschaudrons bouillants (jacuzzi) sont pleins à craquer, les deux piscine s découvertes sont envahies, aucun transats et encore moins de tables et de fauteuils libres sur les côtés. L’équiped’animation a organisé des jeux très bruyants . Bon ce n’est pas ici que je vais mebaigner !!! je continue troisième piscine qui est dans la partie qui estcouverte par le toit rétractable. Beaucoup de monde et les bruits résonnentfortement. J’ai vaguement vu surle Daily qu’il y avait sur le pont 15 à l’arrière du bateau un bar le gardenbar et une petite piscine, et là je trouve ce que je cherche, une jolie piscinetout propre, quelques personnes allongées sur des transats qui bouquinent, etdes tables et chaises libres à l’ombre ou au soleil. Je suis ravie j’ai trouvémon bonheur. Je pense que c’est ici que je viendrai me baigner !!!!!



Ver 17 heures jeretourne faire un petit tour au sauna, et surtout nous dégustons de nouveaunotre délicieux thé aromatisé !!!!!!! Il faut tout de même sedépêcher, c’est la soirée de gala, il faut se préparer, je regarde l’heure noussommes en retard et nous avons raté le cocktail du commandant, c’est pas biensurtout que je voulais voir sa tête à Pier Paulo Scala. Bon j’aurai l’occasion àplusieurs reprise de le voir et le prendre en photo. Nous montant au lunabar pour prendre d’apéritif, ce seraCalifornian Red White pour nous deux, nous trouvons ce merlot tout à faitcorrect, nous l’alternerions avec un vin australien. ramequin de chips et un de petits biscuitsnous est servi systématiquement. C’est vraiment les meilleurs moments de lacroisière pour nous, bonne musique un petit apéro, que demander de plus. 19 h 15 nos compagnonscanadiens Jean Pierre et Marjolaine et leurs amis nous rejoignent, ils sortentde table et comme chaque soir nous aurons donc le menu du jour. Nous prenons undernier verre avec eux et rejoignons notre table. Nous serons 4, un couple de hollandais et nous. Monsieur estd’origine africaine et madame asiatique. Ils ne parlent que l’anglais. Ce seradu sport quotidien pour se faire comprendre. Le menu du repas degala n’est pas vraiment supérieur aux autres, il y a un deuxième repas de galaen fin de semaine, nous verrons bien !!! Nos compagnons de table sontvraiment charmants, ils souhaitent beaucoup communiquer, mais la barrière de lalangue nous bloque un peu !! nous les saluons avant de rejoindre nos deuxbars lounges favoris retrouver les canadiens. Il se fait tard, nousdécidons de faire un tour sur les ponts supérieurs, les karchers sont en marchecela me rappelle de trop bons souvenirs avec Nini et Anne sur l’orchestra. Bon ce soir c’est plus calme, nous faisons untour à la discothèque, il y a beaucoup de monde, nous sommes fatigués donc nousrejoignons notre cabine. Demain nous serons en Jamaique, nous n’avons rien d’organisé nousverrons sur place.
Zambie et Zimbabwe: découverte de leurs parcs English translation pending
by Max68 · 2015-01-28 · 262 replies
Hello tous,

Suite à une agréable rencontre avec des amis Vfistes le virus m'a repris 😮. Après la Namibie (2x) et le Botswana, je m'étais dit que je serais rassasié ...que nenni, je suis sur le point de "rechuter".

"L'éventuel" voyage aurait lieu en août 2016 pour une durée de 3 semaines.

Dans un premier temps je voudrais pouvoir me faire une idée sur les parcs Zambiens et Zimbabwéens. en terme de paysages, faune, fréquentation, sauvage et accessibilité. En même temps s'il y a "redondance" entre certains parcs

De ce que j'ai vu pour le moment: Côté ZIMBABWE

HWANGE: parc sec. parc très réputé mais n'est-il pas trop "facile" et fréquenté ?

MATOPO: me plaisait bien avec ses paysages de gros rochers, apparemment on peut aussi y voir des Rhino. En revanche il est excentré, donc vaut-il le détour ?

Les ruines de KHAMI, valent-elles aussi le détour ?

MATUSADONA: parc humide, de belles photos sur google

MANA POOLS: parc mixte (sec vers Chitake et humide au bord du lac) ?. Ici je voudrais faire du canoë et un Walk game. Ce parc m'a toujours fait rêver.

Côté ZAMBIEN:

LOWER ZAMBEZI: ressemble à Mana Pools ?

KAFUE: partie sud et partie nord Busanga Plains ?

SOUTH LUANGWA: très réputé également.

En fait suivant les réponses et mes recherches soit je fais: 1. Uniquement une boucle au Zimbabwe (même si en tant que pays la Zambie m'attire plus) HWANGE - MATOPO - KHAMI - MATUSADONA - MANA POOLS

2. Le tour du lac Kariba d'abord côté Zim puis Zam au retour HWANGE - MATUSADONA - MANA POOLS - au retour KAFUE Sud par exemple

3. Un circuit plutôt en étoile à partir de Lusaka KAFUE - MANA POOLS (ou LOWER ZAMBEZI) - SOUTH LUANGWA

Dernière info sur mes goûts: un de mes plus beau souvenir c'et notre camp TOUT SEUL dans Passargue Valley dans le CKGR

Par avance merci pour vos avis et commentaires 🙂
10 jours de randonnée sur Sao Nicolau (Cap Vert) English translation pending
by Ptitortue · 2015-01-23 · 6 replies
J’espère que ce carnet de voyage pourra intéresser certaines personnes, mais comme nous étions en autonomie totale (tente, sac de couchage, casserole, cuisine au feu de bois…) je n’ai pas d’adresse d’hôtels ou de bons restos à donner ! Sorry ! Nous avons utilisés la carte de São Nicolau (SN) au 1/50000. Disponible sur Amazon. Nous avons sillonné SN de long en large, d’Ouest en Est et avons traversé des paysages très variés, d’un côté très sec, aride et désert, de l’autre des vallées verdoyantes, des dragonniers, de l'humidité et du froid, mais partout des gens très gentils et accueillants !! Petit croquis du parcours réalisé:



Jour1 (mercredi 07.01.15) : Traversée de São Vicente à São Nicolau (SN) en bateau, avec le bateau Liberdade de la compagnie Fastferry (www.cvfastferry.com/v1/) Exceptionnellement cette semaine-là les traversées sont lundi, mercredi, vendredi, au lieu des mardis et vendredis habituels. Prix de la traversée 2000 esc/personne +90 esc de taxes, soit 4090 esc pour nous 2 (environ 40 euros). Départ à 10h avec seulement 30 minutes de retard mais la mer est agitée et nous arrivons après 3 h remuantes à Tarrafal de SN. J’avoue que j’ai été malade…comme beaucoup d’autres capverdiens passagers ! Nous plantons al tente sur la plage de Tarrafal, à l’abri derrière un petit mur et pourtant nous avons essuyé un vent terrible toute la nuit !!!!

Le port de Tarrafal:

Magnifique coucher de soleil à Tarrafal:

Jour2 (jeudi 08.01.2015) : Tarrafal-Preguiça par la pointe Sud. Temps de marche : 6h. Départ à pied à 10h vers le Sud le long de la mer, en direction de Baia debaixo de rocha, plage de sable blanc réputé, où les locaux viennent souvent le WE. Mais là, en semaine, nous sommes seuls au monde ! Le chemin a été aménagé en piste voiture. Nous arrivons à Praia debaixo de Rocha après 1h15 de marche. Nous continuons vers le Sud, direction Chã de Fidalgo. Premier passage un peu compliqué à passer, mais la marée est encore basse et nous déchaussons pour passer et cela nous prend 30 minutes pour avancer peu (à éviter à marée montante et haute !). Après encore 1h10 nous arrivons à l’extrème Su de SN. Pic nic au bord de la mer. On remonte vers le Nord. Au niveau Baia de Fonte, 2 ème passage délicat à passer ! Il faut grimper dans les rochers et désescalader pour éviter la mer (agitée !!) ! mon chéri réussi à poser pied sur le caillou en bas. Comme j’ai de petites jambes, la désescalade est compliquée !! Je m’écorche le tibia ! aïe ! (à déconseiller si peu expérimenté). 1h pour longer Baia de fonte, car chemin difficile au milieu des galets. Encore 1 sur Chã de Praia do Garfo. Nous plantons la tente (17h) derrière les murs de «maisons « en ruine, à Baia de Forçado, un peu avant Preguiça.

Praia debaixo de Rocha:

L’extrême Sud de l'île:

Jour3 (vendredi 09.01.2014) : Preguiça-Morro-Porto da Lapa. Temps de marche : 45 minutes jusqu’à Preguiça, puis 3h de Morro à Porto da Lapa. Départ à 9h. Nous atteignons le joli village de Preguiça 45 minutes plus tard. On y voit les restes de forteresses et qq canons. Nous passons un bon moment avec les gens du village, remplissons les gourdes et bidons d’eau. Aluguer jusqu’à Morro, sur la route de l’aéroport, car marcher sur l’asphalte ce n’est pas notre truc. 100esc. Nous partons de Morro à pied en direction de porto da Lapa que nous atteignons après environ 3 heures de marche (à 14h30) car le chemin est difficile à trouver et nous nous sommes un peu perdus. On nous avait dit qu’un allemand vivait là-bas. Effectivement nous atteignons une superbe maison traditionnelle particulièrement bien rénovée et décorée…mais pas de trace de notre homme. Nous montons la tente dans la cour de sa maison et les moineaux nous tiennent compagnie ! Une magnifique plage de sable noir rien que pour nous ! Nous sommes seuls au monde !! Il y a une source pas loin, mais il faut la chercher !!! Traverser la Ribeira vers l’Est, monter en direction de Ponta da Cruz (petite croix blanche). Là vous apercevez un amandier énorme, au milieu des rochers et de la sécheresse ! Au pied de l’amandier : une belle source d’eau inattendue qui coule à flot ! Un moment magique !! Nous nous lavons, faisons un brin de lessives et remplissons gourdes et bidons d’eau …et bien sûr mangeons quelques amandes !

Preguiça: les restes de forteresse



Porto da Lapa, la maison de l'allemand:

La plage de Porto da Lapa:

L'amandier et la source à son pied:

Jour4 (samedi 10.01.2015) : La plus dure journée !!! Porto da Lapa-Morro Alto-Carriçal. Temps de marche 8h30 !! Départ 09h, arrivée 19h à la tombée de la nuit, et nous nous sommes très peu arrêtés ! A déconseiller si pas d’expérience en lecture de carte et orientation azimut ! Nous montons 1h10 dans le canyon en direction de l’ancienne piste carrossable. On se perd un peu dans la forêt d’acacias avant de rejoindre la route. Nous nous orientons au bruit du moteur de la pompe au bord de la route. Nous prenons la piste carrossable vers l’Est. Attention, après environ 20-30 minutes il y a une nouvelle grosse piste qui descend ensuite vers la mer !! Ne pas la suivre et prendre le petit chemin à flanc de pente ! Après 1h20 nous atteignons le village abandonné de Morro Alto. Petite pause. Nous continuons jusqu’à la croisée des chemins (Paiol, Manuel Alexandre sur la carte). Nous prenons le chemin qui descend Sud Est : passage par Cabeço de Dorre, Costa do Marmelano jusqu’à Chã de Gombeza. Attention : le chemin n’est pas du tout tracé. Nous zig-zagons , montons, descendons pour passer les différente Ribera et nous nous orientons avec la carte, les reliefs et le soleil ! Et il y a des cailloux et pierres partout. Les chevilles et genoux souffrent ! Enfin nous atteignons la plaine de Chã de Gombeza…mais désillusion, il reste encore un bon bout à marcher (1h30-2h). Bref au total, il nous a fallu 5h depuis Manuel Alexandre pour atteindre Carriçal !! Pfiou ! J’ai mal sous les pieds !!! Mon ami va chercher de l’eau au village pendant que je plante la tente à la frontale, sous les palmiers, sur la plage de Carriçal. Un bain dans la mer pour se laver de toute la terre accumulée !! Il y a beaucoup de vent, mais là en bas, nous sommes très protégés.

Le canyon:

La longue, très longue descente dans les cailloux jusqu'à carriçal:

La tente sous les palmiers à Carriçal:

Jour5 (dimanche 11.01.2015) : REPOS !!! Yesss !!! Nous mangeons à midi chez Eric et Sandrine, 2 français installés là-bas, entourés de capverdiens !!! La maison est grande ouverte, les locaux entrent et sortent, viennent manger, se faire soigner, offrir du poisson ! Chacun met la main à la pâte ! C’est vraiment chouette ! Nous rechargeons difficilement téléphone portable et appareil photo car le moteur pour l’électricité est en panne : donc pas d’électricité, pas de lumière. Mais certains ont des moteurs personnels. C’est vraiment un village du bout du monde, loin de tout ! Mais les gens sont très chaleureux. Nous sommes ensuite accueillis chez Ericsson et Irondina, qui nous ouvrent leur porte et nous offre le café et le souper. Leurs 2 petites filles, Bruna et Jocelyne, ainsi que leur fils Eddy sont adorables !

La plage de Carriçal:

Jour6 (lundi 12.01.2015) : Carriçal-Juncalinho par Urezeleiros. Temps de marche : 5h. Départ à 9h de Carrriçal. Nous prenons le chemin (301 sur la carte) vers le Nord. La remontée dans la Ribeira ets longue Nous atteignons d’abord le jardin du village, puis les quelques maison abandonnés de Urzeleiros ! La sécheresse souvent et les dégâts des eaux de pluie d’un autre côté ont vraiment laissés des villages abandonnés et des chemins abimés derrière eux un peu partout. A Palhal, la monté raide commence, jusqu’à Tope de Simão. Passer le Tope, et juste après, prendre à droite pour deviner le chemin de descente. Pas facile à trouver ! Nous atteignons Jucalinho à 15h et attendons un aluguer pour Vila da Ribeira Brava. Deux vieilles dames attendent également un transport…elles nous offrent café et biscuit sur une petite table de la place en attendant. C’est très drôle. Mais à cette heure-là, cela devient compliqué de trouver un transport collectif. Finalement nous décidons de partager un frêt ensemble. 1400 esc divisé en 4 : 350 esc/personne au lieu des 200 esc en collectif. C’est une bonne affaire ! Voiture jusqu’à Vila da Ribeira brava où nous faisons quelques courses. Mais difficile de planter une tente ici, alors nous empruntons un aluguer jusqu’à Cachaço ! Mon ami y a de la famille (chez Amelia) et on espère pouvoir planter la tente sur leur terrasse. Finalement nous mettons les matelas mousse par terre dans leur salon et c’est très bien car il fait très froid la nuit là-haut !! brrr !

La montée vers Urzeleiros:

La place et l'église de Juncalinho

Jour7 (mard13.01.2015) : Cachaço-Campinho Norte-Queimadas de Cima-Queimadas de Baixo-Estancia Bras. Temps de marche 5h. Départ 08h30. Chemin 107 jusqu’à Campinho Norte, puis plein Nord (chemin 109) jusqu’à Queimadas de Cima, puis on prend par les petits chemins de plantations pour rejoindre Estancia Bras. Nous y arrivons vers 14h. Les paysages sont à l’opposé de ce que nous avons vu côté Est. Là-bas c’était sec, caillasse, plus rond, plus désert alors que de ce côté c’est très vert, il y a des plantations en terrasse, des maisons un peu partout et des reliefs plus accidentés. Après accord, nous plantons notre tente sur la terrasse d’une maison inoccupée. Les enfants sont en extase devant notre tente ! C’est drôle ! La petite Siara y fera même la sieste ! Nous jouons aux dés pour passer le temps. Les gens sont chaleureux. Ana-Maria, une voisine, nous propose de nous laver chez elle et nous donne le seau d’eau nécessaire. Une autre nous fait chauffer de l’eau pour notre café, un monsieur nous donne des « maricujas » (fruits de la passion) de son jardin. Bref, nous sommes reçus comme des rois.

Jour8 (mercredi 14.01.2015) : Estancia Bras-Ribeira Funda-Covoada-Pico Agudao –Cachaço (chemin 206). Temps de marche jusqu’à Pico Agudo 5h. Départ 9h, direction Ribeira Funda, un village quasiment abandonné. Un vieux monsieur seul y vit encore, et certains y ont encore des plantations. Il y a de l’eau. Nous montons en direction de Covoada, que nous atteignons après 3h de marche. Là c’est l’enfer !!!Après être déjà monté et descendu, iI faut encore redescendre au fond de la vallée jusqu’au village de Covoada, pour remonter en face un chemin raide de chez raide !!!! Un truc de dingue !!! Je monte à 2 à l’heure et les mollets crient douleur !! Puis redescente raide jusqu’à Pico Agudo (2h10 supplémentaire). De là nous rejoignons la route voiture et prenons un aluguer jusqu’à Cachaço. Dodo dans la famille une nouvelle fois.

Ribeira Funda:

La montée hyper raide de Covoada:

Jour9 (jeudi 15.01.2015). Dernier jour de marche ! Cachaço-Monte Gorde (1312m d’altitude)-Ribeira dos Calhaus-Tope Matin-Praia Branca. Temps de marche : 5h30. Départ dans le froid et le brouillard à 8h. Nous montons en direction du Monte Gordo (chemin 201). Suivre le chemin jsuq’à la cabane forestière. Continuer le chemin. On passe devant une maison en ruine sisolée et 100m plus loin, le chemin pour le sommet part à gauche (pancarte) à angle droit (ne pas prendre celui qui part encore plus à gauche). Monter dans la forêt de pins, d’eucalyptus et de Tortoi. Il y a un vent de dingue et parfois il est difficile d’avancer ! Heureusement que j’ai les bâtons pour m’ancrer au sol parfois !!! La rosée et l’humidité gouttent des arbres sur nos têtes, on dirait qu’il pleut ! J’enfile, polaire+gore-tex+gants+bonnet !!! Ça caille !!!! Tant bien que mal nous arrivons au sommet. Nous envisagions de couper par la sente qui rejoint directement le chemin 202 côté Nord-ouest, mais vu le temps, nous préférons jouer la sécurité et redescendons au chemin principal par le même chemin que la montée. Arrivés au chemin principal, nous tournons à gauche pour continuer notre route direction Ribeira dos Calhaus (source d’eau). Juste avant Fragatona, à la croisée des chemins, prendre à gauche, direction Praia Branca (panneau indicateur). Arrivée à 14h30. Courses et remplissage d’eau. De là nous prenons un aluguer (15esc/2 personnes) jusqu’à Barril. C’est là que les locaux viennent passer leur WE et faire la fête, mais en ce jeudi, les maisons sont vides et le lieu nous appartient ! Magnifique plage ! Je me baigne, mais l’eau est plutôt froide ! Nous plantons la tente dans la cour d’une maison ! Ce soir c’est fête ! A la place du riz amélioré de tous les jours, nous aurons riz ET cuisse de poulet grillées au feu de bois !!! Trop bon ! Et un coup de rouge pour fêter cette belle semaine de rando !!

Sao Nicolau est plein de Dragonnier (Dragoeiro), arbre emblématique du Cap Vert:

Monte Gorde: brume, froid, humidité, vent

Jour10 (vendredi16.01.2015) : Dernier jour à São Nicolau. Nous attendons sur le bord de la route le passage d’un aluguer. Il arrive, direction Tarrafal où nous attendons le bateau pour São Vicente. Départ avec 1h de retard (15h30 au lieu de 14h30). Mer agitée mais je sirote mon orange et j’arrive sans être trop malade à São Vicente après 2h30. Ouf. Le bateau, ce n’est définitivement pas mon truc.
Road trip de San Francisco à Phoenix en famille juillet (2015) English translation pending
by Egladil · 2015-01-21 · 34 replies
Bonjour à tous 😉

Je vous rejoins dans ce sujet "pré-trip" contenant un mélange de questions, incertitudes, curiosité, conseils, angoisses, et bonheur de préparer...puis de partir en voyage .

Après un fabuleux autotour en Floride de 3 semaines en 2012, nous voilà avec un nouveau projet pour cet été, juillet 2015 avec nos 2 enfants : 3 semaines ou presque dans l'ouest américain !..vastes étendues, paysages à couper le souffle, panoramas grandioses, scènes de western…..

En quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛)lol , et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai 42 ans....bouhhhhhh !

Mon cher et tendre, my darling, lui a 43 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie !

Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'ainée de nos 2 filles, surnommée Princesse, 14 ans, est une ado (enfin presque) vive, sportive et rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée , 11 ans, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown...

Voilà les présentations sont faites, passons aux choses sérieuse!🙂

Notre circuit est établi, l'avion est réservé ainsi que la location de voiture et quelques hotels.

J'aimerai avoir vos conseils sur les visites des villes comme San Francisco, Las Vegas, les lieux à voir, les randonnées à faire, les trucs et astuces, les points de vus exceptionnels , les coins sensationnels et moins connus, des adresses de petits restos.... Enfin tous les petits détails, les conseils et aussi les souvenirs que vous pourriez partager avec nous ...

Pour infos, nous aimons beaucoup la photo (et sommes bien équipés) et nous aimons bien faire de la randonnée avec nos enfants (bon nous ne sommes pas de gros grimpeurs attention mais on marche ! 😉)

Voici notre circuit: J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Parc 55 Wyndham ) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop ( Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hotel non choisi et ???) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale ( la Quinta Inn & Suite ) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon ( Bryce Canyon Inn ) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Hotel non choisi ) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel ) J 19 = Page - Grand Canyon ( Maswick Lodge ) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix ( Hotel non choisi et ??? ou vers Scottdale?) J 21 = Phoenix (départ en fin de journée)

Voilà notre circuit qui je pense est un "classique" de l'ouest ! Pas facile car il y a tellement de choses à voir....

Maintenant il faut que nous regardions les choses à faire, à voir, établir un pré-programme/ planning pour les journées. Bien sur nous sommes conscients qu'entre la réalité et la théorie il risque d'y avoir des différences ou des changements de programme (aléas de la météo, problème de timming....).

Et c'est là que vos conseils , vos avis seront précieux. Je sais que beaucoup d'entre vous ont fait de très beaux trips que je lis , et qui nous aident dans nos choix ... merci pour vos sources d'informations !

J'ai tant de questions....

Je m'arrete là pour le moment, et je vous propose de vous retrouver très vite ! ...Parcequ'on a plein de choses à vous demander....

A très vite...

Signé : Egladil & sa petite tribu
Itinéraire Indonésie août 2015 English translation pending
by Scandinavia · 2015-01-19 · 13 replies
Bonjour à tous 😎

Alors voilà, avec ma copine (22 et 21 ans) on hésite pas mal quant à notre voyage de cet été. Au départ on voulait destination paradisiaque dans un endroit où la vie sur place est bon marché. On avait tout de suite pensé à la Thaïlande, cependant le climat n'est pas top à la période où l'on souhaite partir (entre le 15 aout et le 10 septembre environ), surtout sur le sud du pays.

Du coup, je me suis renseigné et l'Indonésie m'a tapé dans l'oeil. Au départ bien sûr, Bali que l'on connait tous. La période que l'on recherche est idéal pour ce pays de ce que j'ai pu lire. Après moult recherches, j'ai réussi à dénicher ce que je voulais faire, comment m'y prendre, regarder les hôtels que l'on pouvait s'offrir. Bref, j'ai trouvé des billets du 17 aout au 8 septembre à 582€ avec Qatar Airways pour Jakarta via Doha.

A noter que notre objectif est de 1000€ par personne billet d'avion, avion interne, hôtel, train et ferry compris. Pour la Thaîlande ça me semble largement jouable, mais pour l'Indonésie en restant sur des hôtels 3 voir 2 étoiles, je risque de dépasser légèrement. Bref, vous l'aurez compris, 1000€ par personne hors nourritures et visites.

Voici l'itinéraire que j'ai supposer ce week-end et ce lundi. L’objectif est de ne pas trop speeder et changer d'hôtel tout les jours afin de pouvoir se reposer tout de même, ça reste des vacances ! 😎

Départ le 18 de Paris, arrivée le 19 à Jakarta où une nuit pour se reposer du voyage ne sera pas de trop. Le lendemain train de nuit pour Yogyakarta où je compte y passer 3 nuits avant de m'envoler vers Bali.

Sur Bali je compte faire 3 nuits sur Kuta, alors a priori c'est pas mal festif, mais on est assez jeune et cette ambiance peut nous convenir, sur quelques jours. Cela nous permettra également de préparer la suite de notre visite sur l'île. Ensuite 4 nuits à Ubud pour y visiter la ville, la forêt des singes, les rizières, et une excursion d'une journée max dans la jungle balinaise ne serait pas de trop si possible. Puis prendre le bateau direction l'ïle Tranwangan pour finir en beauté. Là je vise 7 nuits sur l'île paradisiaque.

Sur tranwangan, bronzette, baignade, coktails et snokerling au programme pour un repos bien mérité. Puis de Lombok retour sur Jakarta où j'ai prévu de passer deux nuits pour arpenter un peu la ville bien que pas très touristique en soit.

Pour résumer:

JAVA Du 18 au 19 (1 nuit): Jakarta Du 19 au 20 (1 nuit): train de nuit pour Yogyakarta Du 20 au 23 (3 nuits): Yogyakarta BALI Du 23 au 26 (3 nuits): Kuta Du 26 au 30 (4 nuits): Ubud Du 30 au 6 (7 nuits): Ile Tranwangan (je sais ce n'est pas Bali 😛 ) JAVA Du 6 au 8 (2 nuits): Jakarta

Plusieurs questions me taraude l'esprit désormais et j'aurais besoin de votre lumière:

1) Que modifierez vous au parcours et pourquoi ? 2) Le train de nuit en 1ère classe j'ai cru comprendre qu'il revenait à moins de 15€. Quelle expérience en avez-vous et avez vous des photos à partagez de l'extérieur et de l'intérieur du train ? 3) Kuta pour des jeunes 3 nuits c'est bien ou c'est tout de même trop ? 4) De Ubud outre la ville et ses attractions je veux surtout allez voir des rizières, avez vous de bonnes adresses ? 5) Toujours à Ubud, je souhaiterais faire une randonnée dans la jungle. Comment est le Mont Batur? Une randonnée d'environ 6 heures au total est-ce possible ? Des photos ? 6) De Ubud pour rejoindre les îles il me faut combien de temps par le ferry ? 7) De Trawangan pour rejoindre l'aéroport de Lombok il faut combien de temps ? 8) Que faire à Jakarta en restant 2 nuits ? Bonus: il y a de bons coktails à Bali et Trawangan et à combien environ ?

Je compte sur vous et vous en remercie d'avance ! 😉
De Windhoek à Cape Town en famille été 2015 English translation pending
by Swimmer · 2015-01-16 · 88 replies
Bonjour à tous,

A nouvelle année, nouveau projet. Cet été c’est décidé ce sera la Namibie! Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire sur VF ce voyage nous trottait dans la tête depuis quelque temps mais cettefois-ci on se lance!

On partira à 4 (dont 2 garçons de 10 et 12 ans) entre grosso modo le 20 juillet et mi-août. Comme il n’est pas possible de tout faire en 3-4 semaines nous avons fait une croix sur le nord et nous nous sommes concentrés sur un parcours qui relie Windhoek au Cap en Afrique du Sud. Nous souhaitons bien évidemment voir les animaux ainsi que les fabuleux paysages dont les photos des différents CR font tant rêver! Nous voyagerons en 4x4 avec tentes sur le toit, donc camping pour l’essentiel.

Suivant les avis et conseils glanés sur VF j’ai contacté l’agence Tourmaline afin qu’elle gère la réservation des camps et du véhicule. Pour un premier séjour en afrique australe nous nous sommes basés sur les "incontournables" et je me permets donc de soumettre à vos avis éclairés notre programme afin que vous puissiez me dire s’il est bien équilibré:

J1: Windhoek J2: Waterberg J3: Etosha J4: Etosha J5: Etosha J6: Etosha J7: Palmwag J8: Twyfelfontein J9: Brandberg J10: Swakopmund J11: Swakopmund J12: Solitaire J13: Sesriem J14: Sesriem J15: Namib Rand nature reserve J16: Namib Rand nature reserve J17: Aus J18: Fish River Canyon J19: Orange River J20: NamaquaNational Park J21: Clanwilliam J22: Clanwilliam J23: Le Cap J24: Le Cap J25: Le Cap J26: Le Cap

Lesquestions qui en découlent : 1-L’étape “solitaire” est-elle utile ou ne vaut-il pas mieux se rendre directement à Sesriem depuis Swakopmund? 2-Idem pourl’arrêt à Aus. Visite de Lüderitz? 3-Le crochet par Orange River vaut-il le coup? 4-Est-ce que Clanwilliam dans le Cederberg nécessite deux nuits? A la limite Namaquanational park-Le Cap ne peut-il pas se faire d’une traite? 5-Au contraire y a-t-il d’autres endroits sur ce parcours oubliés ou qui mériteraient davantage de temps ? J’imaginais par exemple une étape de plus entre Windhoek et Etosha ou une journée supplémentaire à Cape Town.

Je vous remercie par avance pour vos précieux conseils.

Pascal
Pluies intenses aux Philippines English translation pending
by Lemonk68 · 2015-01-09 · 54 replies
Voila 15 jours qu'il pleut beaucoup aux Phils...Ici a Camiguin, il pleut 18 a 20 heures par jour, de fort a tres tres fort, routes coupees a cause des coulees de boues et rocailles...La mousson a changer de periode*, ce n'est plus de Juin a Sept, mais de Decembre a fevrier, je le constate depuis 4 ans...Quand je vais sur le site "Pagasa" je vois qu'ils sont totalement a cote de la plaque en terme de previsions(a part pour les typhons)!Ca m'interesserait de savoir le temps qu'il fait en ce moment ailleurs aux Philippines...Merci pour les retours! * a part Manille et le nord de Luzon.
3 semaines de vagabondage en Ethiopie English translation pending
by Elg84 · 2015-01-08 · 30 replies
🙂 je me lance surtout car il n'y a rien de récent sur le site et qu'il y a de plus en plus de voyageurs qui choisissent cette destination En un mot nous en revenons cela fait maintenant trois semaines que nous "apprécions" le merveilleux climat de paris en hiver. Je vais poster petit à petit donc pardonnez moi si il y a des moment de vide. Je vous passe les motivations chacun à les siennes et toutes sont valables mais avant de partir dans ce pays plus que d'en d'autres il faut se poser certaines questions qui peuvent fondamentalement changer le voyage. En gros, si on exclu les régions interdites et Danakil (au vu des difficultés et du danger), il y a trois parties (accessibles facilement) inégales en taille, histoire et culture. Si on prend Addis Abeba comme point central: Harar et sa région de religion musulmane, marquée du mythe de Rimbaud et Monfreid (nous n'y sommes pas allés) le Nord historique et ses églises chrétiennes, ses monastères, ses pèlerinages et le parc national de Simien : c'est incontournable le Sud et ses tribus animistes Dans ce carnet vous aurez notre vue forcément partielle et partiale (épargnez nous les anathèmes !), de plus nous n'avons pas employé de transports locaux mais nous avons rencontré des gens qui l'ont fait; ce n'est pas toujours facile mais c'est faisable. Les photos sont filigranées Balibran c'est notre pseudo de voyageur si jamais vous les postez soyez gentils de donner votre source

L'avion : Ethiopian Airline que ce soit en vol international ou local est remarquable, avions en bon état et équipages compétents, les avions sont presque toujours à l'heure et....pleins donc méfiez vous.

Les routes : c'est peu dire qu'elles ont un passé (faites par les italiens pendant la guerre) et un devenir (les chinois sont partout) mais pas de présent, donc à part l'autoroute à péage (!) de 65kms vers le sud d'Addis attendez vous au pire et ce sera souvent encore pire que cela. La route la mieux bitumée peut très bien être trouée (très gros trous) sans prévenir ou même fermée pour cause de pause de canalisation. Si on y ajoute la population qui marche dessus à toute heure et les troupeaux de toutes sortes (vaches, moutons, dromadaires etc) il est peu prudent de conduire soit même et formellement déconseillé de conduire de nuit, même notre chauffeur ne s'y aventurais pas.

Les hôtels : c'est la difficulté la plus grande car il y a peu d'hôtel confortable et ils sont chers et très très pleins en saison, sans parler de l'époque des pèlerinage dans le nord. Même les meilleurs hôtels (sauf très rares exceptions) sont relativement mal entretenus et il y a toujours quelque chose qui ne va pas, mais vous êtes en Ethiopie pas en Suisse.

La nourriture: là pas de problème si vous savez manger avec votre main droite (sinon apprenez ) l'Injera la galette plat national est toujours mangeable et pas chère, parfois délicieuse. Dans le nord faites jeûne comme tout le monde elle sera alors aux légumes et beaucoup plus digeste et gouteuse. Sinon la cuisine italienne (eh oui reste de colonisation) est disponible presque partout des pâtes à la pizza !

La monnaie le Birr valait 1€ pour 25 B il y a un mois. Les billets sont sales, très sales (et sentent très mauvais) surtout les petites coupures. La raison vient de l'Injera consommée à la main je vous passe la suite 🙁. Il y a très peu de distributeur de monnaie et la carte est rarement acceptée même si tout avance très vite dans ce pays. Il faut donc prévoir au passage dans Addis (aéroport) ou dans les villes principales. Prévoir des petites coupures en bon état si vous faites le sud (5 & 1 b) car les photos se monnaient avec les tribus : 5 b pour un adulte 2 b pour un enfant.

Voilà pour les généralités on attaque quelques souvenirs et photos

Addis : En fait nous n'y passerons qu'une heure le temps de s'organiser avec le chauffeur et le guide Après 7 heures d’un vol tranquille et pas trop inconfortable nous arrivons enfin.

Première surprise nous sommes à 2500 m (à vérifier) mais les jambes sont lourdes Première chose à faire : la queue pour les visas, les officiels sont bien organisés mais tout est manuel et recopier les infos du passeport à la main prend du temps d’autant qu’il y a pas mal de monde dont environ 80 touristes. 40 minutes et c’est bon, direction le change : je reçois un pile de billets (crasseux) mais bonne surprise ils sont aussi marqués en chiffres compréhensibles parce que l’écriture locale bonjour… Nouvelle bonne surprise le guide est bien là et son français très bon. Nous allons retrouver le chauffeur qui lui parle anglais c’est bien plus qu’espéré. La voiture enfin un V8 4X4 Toyota nous permettra de passer partout (enfin on l'espère) et nous en aurons quelques exemples très rapidement. Passage par un petit bistro histoire de rencontrer le patron de l’agence locale un français « ensablé », il y en a pas mal ici, et de faire le point avec lui autour d’un premier café et thé locaux délicieux et parfumés. Addis 4millions d’habitants et une croissance complètement anarchique, grands immeubles, grosses avenues, grandes églises, gros embouteillages etc et gros bidonvilles pour faire bonne mesure .

Kombolcha

Question embouteillage nous sommes gâtés dès le départ puisque « l’autoroute » pour sortir d’Addis est fermée pour cause de course à pied !! Tout le monde sur une petite voie parallèle et tout le monde à l’arrêt au bout de 100 mètres ! Et rien ne bouge les chauffeurs sortent des voitures quand soudain nous voyons passer les voitures sur l’autoroute, un comble. Du coup les choses s’organisent : les 4X4 montent sur le trottoir, un minibus débarque ses passagers on pose une grosse pierre devant sa roue pour faire escalier et lui aussi monte ! Nous faisons demi-tour et empruntons la voie en sens interdit puis suivons tout le monde sur une rue (piste) à travers des entrepôts et endroits pas réellement grandioses : l’aventure commence. C’est dimanche les églises débordent mais nous finissons par atteindre la campagne. Découverte de l’habitat traditionnel très varié d’une vallée à l’autre la case en paille disparaissant lentement au profit de maisonnettes construites en bois d’eucalyptus et de torchis fait de terre et d’herbes fermentées (il faut trois mois pour préparer le mélange ), le tout est parfois recouvert de ciment si le propriétaire en a les moyens. Le paysage est fait de successions de vallées cultivées en petites parcelles où poussent beaucoup de céréales diverses mais surtout du Tef qui sert à préparer la galette fermentée base de l’alimentation du nord du pays. La route est pleine de surprises sous la forme de trous, parfois importants, des gens partout du bétail allant de la chèvre au zébu. Ces derniers bien placides ont des cornes très imposantes qu’ils n’hésitent pas à incliner vers la voiture, le chauffeur passe au large. A midi arrêt déjeuner dans une auberge appartenant à un célèbre coureur éthiopien et premier repas traditionnel : galette en guise d’assiette, galette en guise de fourchette et un mélange de viande et de sauce haricot à essayer de mettre dans sa bouche et non sur ses genoux avec la main droite exclusivement. Retour sur la route direction d’un premier marché celui de « Sembete » qui regroupe les trois ethnies présentes dans la région : Afar (peu) Oromo et Wollo. Nous en prenons plein les yeux et les narines mais en fait cela sent bon : nombreux épices, encens et herbes c’est superbe. Quelle foule on vient parfois de loin pour ce marché hebdomadaire du dimanche ce qui est exceptionnel. Les femmes mettent leurs plus atours qui, pour les musulmanes ne laissent pas voir grand-chose. Accueil relativement bienveillant les enfants nous interpellent « farangi » (étranger) ou « you » (étranger aussi !) demandent 4 sous sans insister et nous observent avec de grands yeux ronds. Les femmes sont plus farouches mais souvent coquettes et rieuses si on leur fait un compliment (même celles voilées …) Après le bain de foule nous reprenons la route et nous arrêtons à la falaise « Amhara » faille impressionnante et plongée vertigineuse où les Italiens auraient tué beaucoup d’éthiopiens pendant l’occupation. Ce qui frappe c’est que la colline sur laquelle nous grimpons pour avoir une belle vue est couverte d’immortelles en fleur, on dirait de la neige, et embaume l’origan. Nous avons bien sur une escorte de gamins qui veulent nous vendre des herbes, des chapeaux tressés des babioles etc. Au loin des babouins sont en plein repas en nous surveillant tout de même. Cette fois direction l’étape du soir et son hôtel qui parait-il est tellement mauvais que tout le monde nous a prévenus. Nous n’en saurons rien vu que finalement la réservation est perdue, probablement revendue plus cher à d’autres !! Un peu de panique chez le guide et le chauffeur mais après quelques conversations au téléphone nous repartons dans la nuit pour la ville de « Dessié » de l’autre côté d’un col à 2500m. Pas cool le chauffeur est fatigué et énervé cela bouleverse quelques plans personnels. Cette fois c’est bon nous avons un chambre grande et un peu post communiste d’autant que le « guest house » situé au-dessus d’une banque est gardé militairement ! Diner chez « Mario » en face (hé oui les italiens ont laissé les pâtes en partant) au menu pâtes bolognaises cela ne s’invente pas. Nous sommes crevés pas dormi depuis 36 heures : au dodo.
Vietnam à vélo du Sud au Nord English translation pending
by Martof · 2015-01-04 · 8 replies
Bonjour à tous et meilleurs voeux! Nous sommes un couple de trentenaires, actuellement en pause découverte à Ho Chi Minh. Nous souhaitons nous rendre dans le nord du pays en nous déplaçant au maximum en vélo pendant un mois voire plus! Compte tenu de la saison, auriez-vous des conseils à nous apporter sur : --Où acheter un bon velo à HCMC ou environs? --Où se procurer des cartes routières détaillées? Nous avons investi dans une carte mais elle n'est pas assez détaillée... et en avons cherché d'autres dans les librairies sans grand succès! --Faut-il nécessairement un GPS? --Nous sommes partagés entre routes côtières et de montagnes, des itinéraires à suggérer (en évitant les cols trop durs!!)? Par exemple, entre HCMC et Hoi An, route HCM ou côtières? Et pour la suite? Sachant qu'on souhaite éviter au maximum les routes trop fréquentées par les camions, etc. (classique :-))!! --par ailleurs, partis pour 6 mois, nous sommes plutôt chargés. Des astuces pour le transport de nos gros sacs? Petites remorques? Genre tuktuk vélo pour un ou deux ou pédalo terrestre? Les idées fusent après un mois en Thaïlande 😛 mais si vous avez des idées plus classiques, on prend aussi :-) !! D'avance merci ! Marion
17 jours en camping-car dans le Victoria 2/3 English translation pending
by Daos · 2015-01-04 · 0 replies
Nous étions donc arrivés à Mallacoota, le point le plus Est de notre périple.

En fait, Mallacoota c'est.... un gigantesque camping... 700 places rien que dans le notre. L'usine à gaz, ça donne envie de repartir à peine arrivés. Quelle erreur ! Il fallait rester à Thurra river. Heureusement ce n'est pas plein et on dispose d'un peu d'espace mais ceux qui ont demandé la vue sur la mer (magnifique) sont tassés comme des sardines. Reconnaissons que le site est beau mais c’est trop touristique. Quelques petites balades mais on est fatigués et déçus. A signaler des oiseaux invisibles qui sonnent comme des clochettes !!

Samedi 29/11

On complète le plein d'eau puis on file. A Orslow plein, quelques courses et point i pour savoir si oui ou non nous pouvons faire la piste qui relie Erramunda à Snowy river par le pont Mac Killops. La charmante dame n’a aucune hésitation et c’esten toute confiance que nous nous lançons….. Elle me montre juste une zone qui sera un peu étroite mais pas de problème….. Route très sinueuse et étroite entourée de hauts Eucalyptus à tronc blanc tous droits et énormément de fougères arborescentes. Malheureusement tout a brûlé et l’herbe vert fluo ne suffit pas à cacher la misère. On évite de justesse un kangourou.Mince, on ne les voit que sur la route au mauvais moment ! Installation à l'aire de camping gratuite et bien sympa de Goongerah. Très sauvage et nous sommes seuls.



Beaucoup d'oiseaux« cloche » toujours aussi invisibles et autres.... En me baladant je croise un groupe de 5 Dingos.



Il fait beau et.... chaud. Le cc est très peu ventilé et malheureusement on ne peut pas ouvrir à cause des très nombreuses mouches.

Dimanche 30/11/2014

Il fait plus de 30° par moments. On attaque la piste, des passages sont très étroits. Malgré tout, il y a des fermes paumées avec des pâturages en fleurs magnifiques et puis de la forêt brûlée. Encore… Nous arrivons dans une zone très sèche avec une nouvelle variété d'Eucalyptus, bas et tordus, on se croirait dans le sud de la France, les Eucalyptus remplaçant les chênes ! Heureusement, la piste est très peu fréquentée. Ci-dessous, un aperçu du tronçon LARGE.





Enfin, arrivée au Pont Mac Killops !





On se dégourdit un peu les pattes et déjeuner. Le sentier est fermé pour cause d'incendie. Des déchets traînent... Je n’ai jamais vu un endroit aussi sale en Australie ! Nous envisageons de passer la nuit ici mais la tension est trop forte. L’étroitesse de la piste « large » ne laissant rien présager de bon pour la zone étroite. Toujours à flan de ravin. Faut pas se rater.... Alors, départ pour la "piste de la mort"…. Trop de stress pour prendre des photos. Il y a 10 km vraiment très dangereux. Les roues passent au centimètre. Heureusement, on ne croise qu'une seule voiture, c'est chaud mais ça va. OUF !!!! On est contents de l’avoir fait car c’est beau mais franchement, je déconseille en cc. Et un plus gros que le notre ne passerait tout simplement pas car il raclerait la falaise. Arrivée à Little River où nous décidons de passer la nuit sur le parking. Chauffeur, à la sieste !! Le temps se couvre et l'orage gronde au loin.... La vue sur la gorge est superbeet notre « camping » complètement paumé, on adore. Depuis hier, route incluse, on a croisé moins de 10 voitures. Et le camping sauvage on adore. Mais le plein d’eau remonte à plusieurs jours, impossible de trouver la contenance REELLE du réservoir dans la paperasse de bord, alors régime draconien. Une partie de cette grosse gourmande de vaisselle se contente fort bien de papier essuie tout. Chaque goutte compte, même si nous avons évidemment un bidon de secours. Et quelle chaleur dans le cc ! Dehors, il ferait bon à l'ombre mais c'est plein de petites mouches qui ne piquent pas mais agacent beaucoup. En jouant avec sa tablette, Gérard découvre qu’il avait complètement oublié qu’il a chargé toutes les cartes d’Australie et qu’avec son logiciel et son récepteur GPS et bien nous avons tout ce qu’il nous faut. Heureusement qu’on n’a pas loué ! Et quel soulagement, car même en prenant le ferry, le contournement de Melbourne nous préoccupait beaucoup. L'orage se rapproche pendant un apéro nonchalant et bien mérité. Ciel magnifique, orange, violet, éclairs et tonnerre. Malheureusement on voit mal de là où nous sommes alors je retourne en courant au point de vue.



Lundi 1/12

De nouveau la piste, mais d’une largeur correcte. Arrêt à Little Gorge qui aurait été plus sympa pour voir des animaux la nuit car là, il y a brutalement de l'herbe partout. A peine descendue du cc qu'un kangourou me déboule devant, tout près. Flûte ! A par ça… c’est très little ! Enfin la route ! Paysage monotone de prés verdoyants, de collines douces chapeautées de lambeaux de forêts. Des vaches et des moutons... Pas mal de maisons délabrées ou abandonnées. Un kangourou nous salue poliment du bord de la route. Ca roule bien et on rejoint la grand-route. Arrêt scabreux pour déjeuner. D'abord on tente une piste mais impossible de faire demi tour ce qui impose une longue marche arrière. On en trouve une autre, très manœuvrable et pour cause, il y passe plein d'énormes camions ! Entre bruit et poussière, c'est le pied ! On suit l'autoroute jusqu'à Moe où on se perd mais le GPS de la tablette nous dépatouille pour aller à un lac artificiel. Une grande aire récréative nous accueille, le plus dur étant de trouver un endroit plat. Cet immense parking est tout en pente, à se demander s’ils ne le font pas exprès ?



La pluie revient doucement.

Mardi 2/12

De la route, de la route. Sans le GPS ça aurait été vraiment très difficile de contourner Melbourne. Des autoroutes dans tous les sens, c’est fou. Sur la carte le trajet semble simple mais on ne s’y retrouve pas à cette échelle. C’est la première fois que je loue un cc dans une ville aussi grande et heureusement que Gérard avait anticipé en chargeant cartes et logiciels sur cette tablette car franchement, c’est inextricable. Et il ne faut pas compter sur des panneaux pour indiquer la sortie pour le ferry. Enfin on y arrive. C’est joli et aurait peut-être mérité une halte mais les campings sont coincés entre plages immenses et route donc bruyants car il y a beaucoup de circulation.De toute façon, il y a trop de monde pour nous. Traversée rapide.



On longe ensuite une côte très jolie. Il y a beaucoup de monde. A Airayt Inlet on essaie le camping sauvage mais c'est interdit partout.





On finit au camping. Proprio très sympa, site petit d’une propreté époustouflante et….. WIFI !!!! Skype, mails... La température tombe. Le ciel se couvre....

Mardi 3/12

Ce matin il pleuviote. Et toute la journée petites averses et grisaille alterneront. Départ tranquille de ce charmant camping pour Lorne. Hyper touristique. Les points de vue, tintin, tout est noyé dans la brume. On va à Eskine falls, la seule à avoir de l'eau car ils sont en sécheresse.... Quel paradoxe ! Des bancs de brouillard sur la route et pour une fois la forêt n'a pas brulé. Il faut descendre plus de 300 marches pour arriver au pied de la maigre cascade.





Puis à 7 km au sud de Lorne, camping qui n'est pas collé à la route. Sympas mais 36 A$. Et l'eau chaude des douches est payante, 20 c les 5 mn.





Je n’ai jamais compris comment ils s’y prennent pour ne pas tomber….

Mercredi 4/12

Départ tranquille sous un beau soleil et une douce chaleur. La route longe la côte, très sauvage et escarpée. Au loin, un grand banc de brume annonce le retour du mauvais temps.



Halte très sympa à Kennett River avec un koala très coopératif ainsi que plein de perruches multicolores. L’arrêt est absolument obligatoire !!!









Brève halte à Appolo bay pour déjeuner en bord de mer face à la "colonie" de phoques. Un monsieur très sympa nous passe ses jumelles et en y mettant beaucoup de motivation, on perçoit quelques points noirs dans le lointain. Puis on continue vers le Cap Otway. Petit détour et belle balade dans une forêt de fougères arborescentes, le Maits Rest Rainforest Boardwalk. Sur la route du cap il y a effectivement de nombreux Koalas perchés dans les arbres pour une fois, les panneaux ne mentent pas ! En revanche, c’est un peu lugubre car dans une zone, tous les arbres sont morts. Leurs prédateurs ayant été éliminés par les éleveurs, les Koalas seraient trop nombreux pour ce que peut supporter la forêt et les arbres meurent. Dans le camping, ils sont d’ailleurs protégés par de grands tubes métalliques censés empêcher les koalas de monter. Nous renonçons à la visite du phare car la brume menace d’arriver, alors payer 40 A $ pour visiter des nuages, ça fait cher ! Grande lessive. Le soir la brume arrive et il fait frisquet.

Bon, la suite dans la troisième partie......
Compte rendu d'un voyage de 40 jours en Thaïlande du 8 novembre au 17 décembre English translation pending
by Jacou0109 · 2014-12-27 · 9 replies
Compte rendu d'un voyage de 40 jours en Thaïlande du 8/11 au 17/12

Itinéraire : Bangkok, Ayutthaya, parc de Khao Yai, Phimaï, Nong Khai, Sangkhom, Chiang Khan, Sukhotthai, Lamphang, Chiang Mai, Paï, Soppong, Mae Hong Son, Mae Sariang, Krabi, parc de Khao Sok, îles de Koh Lanta, de Ko Yao Noi, de Ko Muk, Trang, Bangkok.

L'esprit du voyage

Après une éclipse de 36 années et après avoir visité tous les autres pays limitrophes du sud-est asiatique, nous voulions retourner voir ce pays. Mais nous avions aussi quelque appréhension à y retourner, nous doutant bien que les scènes authentiques vues au marché flottant de Damnoen Saduak, ou les tribus (Karen, Black Lahus) visitées dans le triangle d'or en 1978 faisaient partie d'un passé révolu. Partant avec des amis qui ne connaissaient ni l’Asie ni à fortiori la Thaïlande, nous voulions leur montrer la Thaïlande classique avec ses sites (naturels ou culturels) inévitables et néanmoins éviter les zones par trop touristiques, d'où cet itinéraire qui mélangent un peu les deux.

Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien :
https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE

Budget : pour 2 personnes : 3890 € avion : vol Bâle-Bangkok AR (AF-KLM) 1267 € transports : 672 € (dont 2 vols sur place) hôtels : 840 € nourriture : 836 € visite : 189 € divers : 86 €

Quelques prix en bahts Café/thé : 25 à 50 Bière (60 cl) : 70 à 100 Pad thaï : 45 à 130 Plat avec viande : 60 à 150 (30 B. en plus pour du poisson/fruits de mer) Petit-déjeuner complet : 100 à 170

8/11 Atterrissage à Bangkok à 10h12 heure locale après 10h ¼ de vol depuis Amsterdam. Une fois de plus la moiteur nous surprend au sortir de l'aéroport. Après les formalités d'usage (visa + change minimal) nous allons prendre le Rail Train jusqu'au terminus de Phayathaï. Là en bas une employée note notre destination et appelle un taximètre. Au bout de 10 mn un taxi nous prend en charge tous les 4 et nous emmène vers notre hôtel peu avant d'arriver, il trafique son compteur (qui indiquait 72b) se disant désolé et le met à 0 nous arrivons 5mn plus tard et il compte bien nous escroquer d'une somme supérieur à la course ! C'est mal nous connaître, nous lui donnons 80 b et partons joindre l'hôtel à 2 mn de là. L'hôtel Lamphutree GH est bien situé le long de la rivière Lamphu bien au calme. Les chambres lambrissées de bois bruns sont agréables avec tout le confort (sdb privée, AC). Nous posons nos affaires et allons à la découverte de Bangkok en commençant par le quartier « routard » de Khao San tout proche. Ca correspond bien à ce que décrivent les guides à savoir une enclave routarde avec salons de massage, de tatouage, restaurants « bouisbouis », mini agences de voyage, et toute une faune de tous âges et de tous continents. Le soir c'est particulièrement animé et bruyant, entre les sonos, karaokés, taxis et tuktukklaxonnant. Nous quittons Khao San en direction du Palais royal où nous hésitons sur la suite de notre programme : un Thaï nous suggère de louer un tuktuk, de faire 2 ou 3 monuments puisque le palais est fermé (mon œil) et de passer par une agence de voyage pour y acheter un tour. Comme par hasard un tuktuk s'arrête et il nous le négocie pour (4x10 b) jusqu’à 17h. Sur le coup nous n'étions pas trop méfiant et vu le prix ça valait la peine de faire ce tour n'ayant pas envie de visiter ce gros site qu'est le palais royal. Nous voilà parti visiter le grand bouddha debout (intérêt moyen) puis le Wat Saket beaucoup plus intéressant avec la vue qu'il offre sur toute la ville de Bangkok. Nous retrouvons avec plaisir tout ce qui gravite autour des temples bouddhistes c'est à dire les marchands du temple : gargotes, attractions, vendeurs de bondieuseries, charlatans de toutes sortes, et bien sûr les fidèles venus pour prier, méditer, brûler de l’encens, faire sonner les gongs, etc. La visite éclair à l'agence de voyage n'a pas laissé une bonne impression au chauffeur de tuktuk puisque nous n'avons évidemment rien acheté ! Il nous emmène de mauvaise grâce au Wat Phu, dernière étape de notre tournée, qui est ouvert contrairement à ce qu'il annonçait ! Très belle visite à cette heure crépusculaire, peu de monde et des couleurs changeantes. On termine la visite à l'éclairage artificiel. Le grand bouddha couché tout en or est superbe. Retour à l'hôtel en tuktuk (100b) et dîner à l'hôtel. Nuit bienvenue après une très longue journée.

9/11 L'hôtel est très calme, la climatisation silencieuse et efficace. Je sors vers 6h pour découvrir les lieux proches, visiter un grand temple pas très loin et parcourir les ruelles d'un tout petit marché installé entre un pont et un passage couvert près de la rivière. Petit-déjeuner excellent, copieux (buffet) et varié (thaï et continental). Le soleil tape déjà fort et nous partons à pied vers le palais royal : horreur c'est dimanche et on a l'impression que tous les touristes de Thaïlande et d’ailleurs se sont donnés rendez-vous ici. Nous rebroussons chemin et nous nous dirigeons vers le marché du quartier chinois qui bien que l'on soit dimanche est actif et bien fréquenté. On y retrouve les scènes habituelles, petites cantines, vendeurs ambulants, bazar où on vend de tout et de n'importe quoi ! Nous repartons vers Memorial bridge où nous empruntons un ferry jusqu'à Tha Tien. De là nous traversons le fleuve (3b) pour aller visiter le Wat Arun qui est en face : très beau temple du chedi principal accessible par un escalier très raide on jouit d'une belle vue sur Bangkok. Nous retraversons la rivière Phraya et allons nous payer une petite promenade sur les klongs de Bangkok, (1600 b pour 35 mn) ce n'est pas donné mais la balade était agréable et donnait une bonne idée de la vie dans cette Venise asiatique. Retour vers l'hôtel par la rivière Phraya jusqu'au quai Phra Arthit. Bon dîner au Pannee restaurant dans Khao San.

10/11 A 8h nous sommes prêts pour aller visiter le Wat Phra Kéo que nous atteignons 5mn avant l'ouverture des grilles, peu de monde heureusement mais ça ne va pas durer. Nous pourrons voir le Wat Phra Kéo dans de bonnes conditions. Au bout d'un moment ce déferlement d'or, de miroirs brillants et de peintures vives finit par lasser. C'est le moment de contempler les belles peintures qui revêtent le mur qui encercle le Wat Phrakéo et qui sont un peu à l'ombre d'un soleil sans pitié. La rage du « selfi » et de la photo en général sont communs aux peuples asiatiques (et pas seulement !) qui visitent les sites et les poses les plus ridicules ne les gênent aucunement. Nous terminons par la visite essentiellement extérieure du palais royal qui n'a qu'un intérêt limité. Nous sortons du palais et passons par le petit marché aux amulettes situé un peu plus loin. Nous remontons ensuite le fleuve vers le Nord jusqu'à quai Tha Thewet dans l'intention de visiter le Vimanmek, c'est une longue approche à pied sous un chaud soleil mais qui ne sera pas couronnée de succès car c'est fermé le lundi, et m...Crevant de soif, nous forçons un timide barrage policier pour aller étancher notre soif dans une cantine tout proche réservée à la police. Retour toujours à pied au Lamphu GH et dîner au Pannee restaurant.

11:11 Départ pour la gare de Hualamphung toujours en taxi, nouvelle technique : le compteur a été mis et la prise en charge indique 25b mais il ne bougera pas jusqu'à la gare, là le chauffeur réclame un prix exorbitant que nous n'acceptons pas, de rage il jette les 40 baths et son téléphone par terre pendant que nous partons tranquillement à pied vers la gare toute proche. Nous prenons des billets 3° classe pour Ayutthaya (15b pp) et devons un peu attendre : ce n'est vraiment pas un express car au bout d'une heure ¼ nous atteignons à peine l'aéroport domestique de Bangkok. En fait il nous faudra plus de 2h30 pour atteindre Ayutthaya mais dans d’excellentes conditions de transport. Arrivés à destination nous franchissons la rivière avec le bac (5b pp) et allons nous installer juste à côté au Baan Kum Pra GH, très belle situation au bord de la rivière Pa Sak, chambre ancienne au charme rétro avec des objets bric à brac poussiéreux, peu d'espace et sdb commune. En attendant que les chambres soient prêtes nous allons nous désaltérer sur la sympathique terrasse qui donne sur la rivière et regardons les convois de péniches qui descendent vers Bangkok. Il fait bien chaud et les moustiques font partie de la fête. Nous allons ensuite louer des vélos, tout prêt du débarcadère (40b) et partons visiter le wat Mahathat qui est remarquable avec sa tête de bouddha enserrée dans les racines d'un banian, attraction touristique appréciée des touristes. Nous reprenons les vélos et pédalons dans la chaleur moite et avons un peu de mal à trouver le Wat suivant, il faut dire que les plans dont nous disposons sont faux ! Nous trouvons finalement le wat Ratchaburana en fin de journée puis le Wat Phra Sri Sanphet, magnifique perspective avec ses trois chedi alignés dans la lumière de la fin de l'après-midi. Pour rentrer à l'hôtel nous empruntons la route circulaire qui contourne le centre d’Ayutthaya en passant par le marché. Fatigués et assoiffés nous nous installons sur la terrasse de l'hôtel pour nous reposer en regardant le fleuve et la circulation des bateaux.

12/11 Pour notre 2me journée à Ayutthaya nous décidons d'aller voir le palais de Bang Pa In. Nous prenons le premier train pour Bang Pa In et 20 mn plus tard nous y sommes. Là un songthaew nous propose (20 b pp) de nous emmener jusqu'au palais distant de 2 à 3 km. Nous payons l'entrée et c'est vraiment un dépaysement complet : nous passons de la vie brouillonne agitée et bordélique de la vie thaïe à l'espace propret et aseptisé du parc où des voiturettes électriques sillonnent silencieusement le parc. Cela tient du parc d'attraction pour touristes aisés et la diversité des styles des bâtiment nuisent finalement à l'harmonie de l'ensemble. Nous reprenons le même tuktuk pour retourner à la gare d'où nous repartons pour Ayutthaya. Daniel et moi relouons deux vélos pour aller voir les quelques temples qui manquent encore à notre palmarès. Nous commençons par le « floating market » qui se révèle nullissime comme prévu : espace artificiel disneylandisé où tout est faux et reconstruit suivant les schémas des attractions commerciales. Nous fuyons et allons visiter le beau temple Wat Yaï Chai Mongkhon remarquable par ses nombreuses statues de bouddhas habillées de tissu safran. Je termine cet itinéraire par la visite du Wat Chai Watthanaram : superbe construction de style angkorien resplendissante au soleil couchant. De plus la rivière qui le côtoie rajoute une touche bucolique à l'ensemble. Retour vers l'hôtel par des petites routes campagnardes.

13/11 Départ pour la gare, nous repassons le bac, cette fois c'est payant (5b) contrairement à hier où il n'y avait personne, aller comprendre ! Nous prenons l'expresse pour Pak Chong (172b pp) : Le prix est près de 10 fois celui payé (175b) pour venir de Bangkok jusqu'à Ayutthaya alors que la distante est presque la même, pourtant nous sommes toujours en 3° classe mais c'est vrai que nous pris un express ! Serait-ce l'explication ? Je n'en vois pas d'autres. Vers 12H nous arrivons à Pak Chong où nous attendrons assez longtemps la voiture de la Greenleaf GH censé nous amener sur place. Après quelques péripéties et coups de fil, un tuktuk arrive et nous emmène en 15 mn jusqu'à la GH. Ambiance sympa, toute la famille s'active autour d'une cuisine-débarras bordélique. Le jeune patron nous montre nos chambres à l'arrière de la route : chambre standard avec ventilo et sdb (eau froide) privée. Aucun mobilier comme d'habitude, par contre la surface de la chambre est grande. La douche est froide mais ça ne pose pas vraiment de problèmes. Nous déjeunons d'un excellent pad thaï (45b) et reprenons vers 15h le songthaew pour aller faire notre première ½ journée dans la nature avec un guide sympathique et parfaitement anglophone.

Nous commençons par une baignade dans une piscine naturelle aménagée au sortir d'une source naturelle il y a également des thaïs et des occidentaux. Le guide commence déjà par nous montrer quelques spécimens de la faune locale : petit serpent ivoire, araignées de toutes tailles. Après la baignade dans une eau fraîche, il nous emmène en voiture jusqu'à une grotte aménagée : nous descendons par un escalier pour atteindre d'abord une salle souterraine dans laquelle trône des bouddhas puis nous progressons dans des boyaux étroits pour aller voir des chauves-souris, une scolopendre, une grenouille etc. Nous ressortons pour aller voir ensuite la fameuse sortie de millions de chauves-souris au coucher du soleil. Pour cela nous nous postons au crépuscule à la base d'une colline d'où débouche l'entrée de la grotte et à 18h pile un long nuage en forme de ruban de quelques mètres de diamètre sort de la grotte et s'élève dans le ciel. On entend le bruissement des milliers d'ailes ainsi que les petits cris des chauves-souris. Au bout de 15 mn nous quittons l'endroit alors que les chauves-souris continuent de sortir de la grotte.

14/11 La Greenleaf GH est située au bord de la grande route qui mène au parc et dès le matin tôt la circulation est dense, heureusement nos chambres sont situées dans le jardin à l'arrière de la GH. Petit déjeuner sur la terrasse avec d'autres touristes ayant choisi le même tour que nous. À 8h nous partons en songthaew en direction du parc. Nous récupérons un couple de français dans une autre GH et partons en direction du parc. Premier arrêt où nous partons à la découverte des singes, nos guides ont de bons yeux et nous ne verrions rien s'ils ne nous les montraient d'abord avec leur longue vue. Si les macaques souvent à terre sont faciles à voir il n'en est pas de même des gibbons perchés tout en haut des arbres et quasi toujours cachés par l'épais feuillages des arbres de la forêt. Nos guides nous emmènent ensuite voir une belle chute d'eau puis nous montrent une belle petite vipère toute verte endormie sur une tige de la même couleur d'où un mimétisme parfait qui la rend invisible à nos yeux. La balade en forêt nous permettra de voir de belles plantes, des fleurs et des arbres majestueux d'une hauteur impressionnante. La fin de la journée sera consacrée à la recherche des éléphants mais malgré les km parcourus à petite vitesse sur les principales routes du parc nous ne les verrons pas. Retour à la GH où nous dînons avec le couple de Français qui a partagé notre journée. La nuit sera accompagnée par les échanges bruyants et réguliers des crapauds des réservoirs tout proches.

15/11 Départ de la Greenleaf après le petit-déjeuner vers 9h. Intense activité ce matin où 3 songthaew chargés de touristes occidentaux partent visiter le parc. Déposés à la station de bus de Pak Chom nous attendons très peu avant de repartir vers le Nord. Un petit scorpion essaiera en vain de se faufiler entre nos pieds ! Le bus confortable va nous emmener jusqu'à la ville de Khorat. De là un autre bus nous emmène jusqu'à la petite ville de Phimai, notre étape de ce jour. Nous trouvons rapidement la GH réservée par téléphone la veille à 3 mn de l'arrêt de bus. C'est correct, sdb privée et clim mais l'espace est compté, pas de table ni chaise ni armoire, juste un lit et un étendoir pour faire sécher les serviettes, ce modèle minimaliste de chambre est assez répandu ici en Thaïlande. Vu que c'est l'heure du déjeuner et que nous avons de plus très soif, nous nous installons au restaurant de la GH dans la petite cour pour un repas correct. Nous allons ensuite visiter le fameux temple de style angkorien qui a fait la réputation de la ville et c'est vrai qu'on se croirait sur le site d'Angkor Vat : même entrée avec ses longs serpents en guise de balustrade qui encadrent l'accès au temple, même structure carrée avec un prang central. On retrouve également les balustres en pierre qui imitent le travail du bois, des apsaras sur les linteaux ou les colonnes d'accès au cœur du temple, des barais (lacs artificiels) qui permettaient l'approvisionnement en eau du site. Nous ressortons du temple et allons nous promener au milieu du marché qui se tient juste à côté. Marché très animé et agréable où les paysans offrent leurs produits : légumes, herbes, viandes (grenouilles, rats ?) poissons, crabes, crevettes, produits cuisinés etc. Nous continuons notre chemin vers le fameux banian géant, autre curiosité locale : en réalité c'est toute une forêt qui s'est formée à partir d'un unique arbre il y a plus de 350 ans autour d'un vaste marécage. Retour en ville et dîner dans un restaurant en forme de ranch au coin de notre rue.

16/11 Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel Khru Pom et allons nous poster à l'endroit indiqué par la patronne pour récupérer le bus qui va à Khorat. 10 mn plus tard le bus est là et nous laisse au bout de 10 km sur l'autoroute qui mène à Udon Thani. Nous traversons l'autoroute et allons à l'arrêt de bus où nous achetons nos billets pour Udon Thani. Le montant annoncé ne correspondant pas au prix indiqué sur le ticket nous le faisons remarquer à l'employé qui nous rembourse (720b au lieu de 900 b) avec une mine contrite ! Le bus va remonter vers le nord à bonne vitesse par cette autoroute à 4 voies. Les paysages industriels et agricoles se succèdent tout le long de la route, Udon Thani apparaît comme une ville moderne avec ses buildings en verre, ses centres commerciaux et ses publicités numériques qui défilent sur de grands panneaux lumineux. Nous changeons de bus à Udon Thani et repartons immédiatement dans un autre bus pour Nong Khai où nous arrivons au bout d'une heure il est 14h et nous voyageons depuis 8h du matin soit 6h de bus mais dans de bonnes conditions. De la station de bus nous partons à pied en direction de l'hôtel réservé la veille à Phimai. Il fait très chaud et nous y sommes rendus après 20 mn de marche : c'est le Ruanthai GH, correct sans plus, accueil distant. Nous allons nous balader sur la promenade qui longe le Mékong, fleuve que nous retrouvons avec plaisir et allons déjeuner au fameux restaurant vietnamien « Doeng Namnoen ». Une armada de jeunes filles en uniforme officient et le service est rapide et efficace, les plats sont goûteux et à prix doux, nous en profitons pour prendre des « rouleaux de printemps » (spring-rolls en langage thaï international) frais et frits : délicieux ! Nous continuons notre balade le long du Mékong jusqu'au bout de la promenade à l'Est où des travaux d'embellissement sont en cours. Retour à l'hôtel en passant par le marché couvert où la plupart des boutiques sont dédiées au tourisme. En fin d'après-midi re-balade en ville et le long du Mékong. Dîner, toujours chez le vietnamien mais cette fois d'échine de porc et de salade très épicée de saucisses vietnamiennes.

17/11 Les patrons de l'hôtel ne sont pas des lève-tôt, nous allons de ce fait prendre notre petit déjeuner au Mutmee GH. Service indolent mais beau jardin donnant sur le Mékong. Les bicyclettes sont en sale état, nous allons en chercher ailleurs, mais ce n'est pas si évident que ça : après plusieurs demandes nous trouvons juste ce qu'il nous faut (3 vélos) chez Limanee (de 50 à 80 b le vélo pour la journée). Muni d'un plan photographié chez Mutmee GH nous partons en direction de l'Est (route 3040 qui longe le Mékong), très vite le plan utilisé montre ses limites et ses erreurs. Après de nombreux tâtonnements (ça fait toujours des km en plus!) qui nous permettent de découvrir la vie aux champs, la récolte et le séchage du riz, nous arrivons vers le village de Ban Lao et trouvons quelques km plus loin les fameux carrelets qui servent à pêcher dans les bras marécageux du Mékong. Il n'y a pas de pêcheurs à l'œuvre et il fait très chaud, nous prenons quelques photos et reprenons la route 3012 vers Niang Khai. Arrêt au fameux temple Sala Keao Ku qui regroupe les sculptures fantaisistes d'un moine, on hésite entre des décors de cinéma fantastique, des sculptures de style « rococco gaudiesque » ou un parc d'attractions type Disney. Original en tous les cas et photogénique. Retour en ville et repos bien mérité après ces quelques 45 km de vélo sous un très chaud soleil. Dîner chez Potacha Thai Thai, autre restaurant « moderne » avec une flopée de jeunes serveuses efficaces et habillées pareillement : beaucoup de choix sur la carte (pas loin de 100 propositions !) même si on décline souvent le même plat mais avec des variations d'ingrédients bonne adresse au final.

18/11 petit-déjeuner au Mutmee GH sur la terrasse a écouter les aventures que Serge, un vieux routard français raconte avec un accent anglais inimitable à Julian le patron du GH. A cette heure le Mékong est légèrement embrumé et le soleil ne darde pas encore ses rayons qui seront « mortels » d'ici quelques heures. Nous quittons notre GH et allons à la station prendre le « petit bus vert » qui doit nous amener à Sangkhom. Le précédent bus étant parti à 9h nous devons attendre 11h pour prendre le suivant. Il démarre à 11h et nous emmène brinquebalant vers le Mékong, mais il nous faudra attendre 2h30 avant de le voir par intermittence mais c'est surtout peu avant Sangkhom que nous pourrons l'admirer. Ceci dit, la route est agréable et les plantations se suivent montrant une nature riche et variée. Vers 14h30 nous arrivons à Sangkhom, le bus nous laisse devant la Bouy GH où nous prenons ce qui reste, à savoir une chambre (250b) avec fan et sdb commune et un bungalow (400 b) avec AC et sdb privative. Nous louons un taxi (500b) pour nous emmener au Wat Tak à 19 km d'où la vue sur le Mékong est superbe. Retour au village et balade au marché et le long du fleuve. Excellent dîner au Bouy GH où je goûte un Tom Yang gung aux crevettes. Même si les chambres sont très spartiates et à la propreté plus que douteuse, il y a du wifi et la patronne est très sympathique et serviable.

19/11 Nuit calme, seuls les coqs vers 5h du matin ont troublé notre sommeil. Nous nous renseignons pour l'horaire des bus pour Chiang Khan mais les avis divergent et varient entre 9h et 11h30 ! Nous nous pointons au bord de la route vers 10h, à midi toujours rien ! finalement nous décidons de noliser le pick-up du frère de la patronne du Bouy qui pour 1200 b accepte de nous emmener jusqu'à Chiang Khan en suivant la route qui longe le Mékong (durée 1h40). Deux allemandes profitent également du taxi, Daniel et moi nous nous installons dans la benne et les 4 filles dans la voiture. Très belle route qui cette fois suit bien le cours du fleuve au plus près alors que de Nong Khai à Sangkhom seuls les dix derniers km longeaient le fleuve. A Chiang Khan nous nous installons au Huean Yai Babpa GH, vieille maison tout en bois au bord du Mékong. C'est nettement plus luxueux mais le prix demandé (1500b avec pd) n'est pas justifié. Il est 14h et nous allons à la découverte de la ville : la rue qui longe le Mékong est très touristique avec ses maisons de bois brun typiques de la région elles sont toutes tournées vers le tourisme : hôtels, restaurants, magasins de souvenirs etc. on imagine ce que ça doit donner en fin de semaine quand des hordes de touristes thaïs déboulent dans cette rue. La promenade piétonne sur le Mékong est en réfection et sera entièrement pavée sur plusieurs km. Malgré cette nouvelle vocation touristique, les commerçants qui parlent et comprennent l’anglais sont rares et nous avons quelques difficultés à nous faire expliquer les menus dans les restaurants ! Les prix sont aussi un peu plus élevés qu'ailleurs. Quant au service il est original : les plats arrivent au compte-goutte les uns après les autres sans que l'on sache à qui les attribuer ! Promenade au bord du Mékong au moment du coucher du soleil : bel éclairage, les pêcheurs retournent à terre, de grands oiseaux blancs survolent le fleuve et s'en retournent nicher pour la nuit.

20/11 Levé à 6h pour assister à l'offrande pour les bonzes. C'est beaucoup plus calme qu'à Luang Prabang et les moines sont rarement plus de deux ou trois. Quant au Mékong il est à peine visible et les brumes vont l'envahir petit à petit jusqu'à 9h. Nous louons ensuite des bicyclettes (50b) et partons en suivant le Mékong vers l'Est. Nous croisons de multiples ateliers de préparation et de confiserie de noix de coco. La noix est coupée en deux, le coprah en est extrait avec un couteau incurvé, puis coupé en lamelles et mis à confire dans de grands woks puis mis en sachets et proposés aux clients de passage qui doivent être nombreux compte tenu des dizaines de confiseurs qui se succèdent au bord de la route. Il faut dire que nous sommes sur la route qui mène aux rapides du Mékong. Sur ce terreplein panoramique des dizaines de restaurants, de confiseurs et de magasins attendent le chaland. Retour en ville et repos, je repars en vélo cette fois en suivant le Mékong vers l'Ouest. Retour sur la promenade de la berge pour admirer le coucher de soleil et voir passer les colonies d'oiseaux blancs. Dîner de pad thaï (40 pp mais petite portion et de qualité moyenne) dans une gargote recommandée par la patronne sur la rue principale de Chiang Khan.

21/11 Un tuktuk (20b pp) nous emmène à la gare routière (2km) d'où un bus qui part à 7h15 nous emmène jusqu'à Loei. Attente de 3h que nous trompons en jouant aux cartes, avant de reprendre au autre bus pour Phitsanulok. De là un minibus nous reprend après une autre heure d'attente et nous emmène à Sukhothai où nous arrivons au début de la nuit à 18h. Nous téléphonons au Lotus village pour qu'ils viennent nous chercher : ça aurait dû être fait après 20 mn d'attente, mais à cause d'un quiproquo incompréhensible nous attendrons plus d'une heure pour finalement négocier nous-mêmes un tuktuk (120b) pour rejoindre l'hôtel. Contrarié par ce quiproquo, Michel le patron pour s'excuser nous offre un pastis de bienvenue que nous ferons suivre, après une journée de diète forcée, par des salades niçoises pas vraiment thaïes ! Les chambres qui donnent sur le jardin sont très propres et disposent de tout le confort.

22/11 Nous partons à 8h avec notre chauffeur de tuktuk Dodo dont nous avons négocié la course la veille (500b la ½ journée) pour le site de la vieille ville de Sukhothai distante de 14 km. C'est dans le Vieux Sukhothai que se trouve l'ensemble des temples les plus vieux et les plus beaux de Thaïlande, un petit Angkor en quelque sorte mais mieux entretenu et nettement plus petit. Nous y sommes arrivés le matin vers 8h30 quand le soleil encore bas sur l'horizon colore d'une belle teinte ces vieilles pierres, et éclaire les bouddhas d'une indéfinissable langueur. Nous y sommes restés plus de 4h. Le soir nous y sommes retournés pour y contempler le coucher de soleil et revoir les temples mais cette fois en nocturne avec les éclairages artificiels, c’est toujours aussi magique mais avec une autre atmosphère que celle du matin. Même les nombreux touristes déambulaient en silence touchés par la grâce du moment et du lieu. Retour en tuktuk, toujours avec notre sympathique « Dodo » jusqu'à notre restaurant attitré, le Poo tenu par un Belge !

23/11 On aurait pu aller visiter un autre site comparable à celui de Sukhothai, celui de Satchanarai distant de 50 km vers le N-E, en empruntant tuktuk, bus et vélo mais une journée de repos dans le beau cadre du Lotus village me tentait plus que de voir un autre site, sachant que le lendemain à Lamphang nous verrions encore des wat et à Chiang Mai également. Journée à se reposer, faire du courrier, consulter internet, se balader en ville, aller boire une bière chez le Belge...y déjeuner d'un pad thaï (50b) ou d'autres spécialités comme l'excellente Sukhothai noodle soup.

24/11 Ce matin nous avons fait téléphoner depuis la réception pour confirmer notre arrivée au Riverside GH à Lamphang en fin de matinée. Départ du Lotus village à 9h en tuktuk vers la station de bus pour aller prendre celui qui part à 9h30 en direction de Lamphang (178 b). Surprise dans le bus il y a bien une vingtaine d'occidentaux soit pas loin de la moitié des passagers ! Serions-nous en route vers une destination hyper-touristique ? Même si beaucoup de touristes débarqueront à Lamphang nous n'y verrons que très peu de « farangs ». En arrivant à Lamphang après 3h ½ de voyage en bus, nous prenons un songthaew (20b pp) qui va nous faire 3x le tour de la ville avant de nous laisser devant le Riverside GH. Bel emplacement au bord du fleuve Wang, très belle décoration dans les espaces communs : terrasse, bar, escaliers menant à l'étage, etc. Les chambres simples (avec ventilateur) et sdb privée sont tout en bois avec quelques objets décoratifs dans le ton, les prix sont doux (400b). Munis d'un bon plan et d'indications données par la patronne, nous partons à pied à la découverte des richesses de la ville : Wat Phra That Lamphang Luang qui nous rappelle ceux vus en Birmanie, d’autres Wat également très harmonieux et équilibré, le Wat Phra Kéo Don avec ses moinillons très jeunes au comportement de collégiens facétieux ! Retour en ville, Daniel et moi nous nous buvons une bonne Chang bien fraîche à l’Aroi one baht restaurant : c'est un restaurant très connu avec plusieurs terrasses, une carte très fournie et un service efficace. A cette heure (il est 17h) c'est encore calme et nous profitons bien de l'endroit. Vers 18h30 retour à l’Aroi One baht restaurant, où les places pourtant nombreuses sont devenues plus rares. On nous indique la terrasse à l'étage où nous nous installons pour faire un excellent dîner (470 b à 4). Lamphang est une ville très agréable à dimension humaine et qui recèle de belles choses à voir : de très beaux temples d'influence birmane entre autres, de belles maisons en bois, témoignages de l'ancienne époque florissante du commerce du bois.

25/11 Excellente nuit bercée par les coassements des grenouilles de la rivière toute proche. Nous allons faire un tour au ceramic market à 15 mn à pied à l'est de l'hôtel : une dizaine de petites boutiques vendent des objets divers en céramique, rien d'extraordinaire vraiment. Retour à l'hôtel et départ en songthaew (4x20b) pour la gare routière d'où un vieux bus vert nous emmène à 11h15 en direction de Chiang Mai que nous atteindrons vers 13h. Nous rallions notre hôtel « Rendez-vous GH » en songthaew (4x 50b) : les chambres sont assez grandes relativement propres dans un environnement calme au fond d'un soi, par contre l'accueil est très froid, voire désagréable. Nous partons visiter quelques Wat, ça nous change ! Nos premières impressions sont mitigées, il y a énormément de farangs de tous âges et toutes conditions sans compter les touristes asiatiques : inévitablement cette affluence touristique contribue à modifier et transformer certains quartiers qui se banalisent en un style international et globalisé avec ses MacDo, Starbucks et Hard Rock café, où les agences de voyage succèdent aux bars et bistrots qui eux-mêmes font suite à des magasins de souvenirs, salons de massage, etc. La musique qu'on y entend est en général états-unienne « country, reggae ou seventies » rarement thaïe, dans les menus on trouve de la cuisine italienne (pizzas , lasagnes...) des bars à smoothies ainsi que des « coffe-shop ». La langue parlée et écrite est l'anglais de communication internationale. La ville abrite, comme partout en Thaïlande, un nombre impressionnant de wats, dont certains très beaux comme le Wat Chedi Luang et le Wat Phra Singh. Le soir nous trouvons à dîner au Safe House tout près de notre GH. Excellente cuisine à prix correct.

26/11 Nous partons à la découverte du marché Warrorot dans le quartier chinois, quartier très animé, très beau marché aux fleurs avec une quantité impressionnante d'orchidées.

27/11 Départ pour Pai : nous quittons l'hôtel et hélons un songthaew sur l'avenue qui nous amène à Arcade bus station pour 40b x 4. Là nous prenons un mini van à destination de Pai, départ 9h30. Il nous faudra un peu plus de 3 heures pour faire les 782 virages qui séparent Chiang Mai de Pai. La route est très belle et longe une belle nature tropicale entrecoupée par des exploitations agricoles : bananiers, caféiers, tecks et cultures vivrières, tout paraît propret. Arrivés à Pai nous téléphonons à l’ Orange Grove resort pour qu'ils viennent nous chercher. Le resort est installé à 15 mn du centre de Pai sur la route de Soppong dans un beau verger. Les bungalows sont construits en bordure du verger et disposent de tout le confort. Après nous être reposés nous partons découvrir le village qui répond à l'image que nous nous en faisions d'après la description donnée dans les guides. Les deux rues principales sont dédiées au commerce globalisé international déjà vu à Chiang Mai : un flot de touristes occidentaux très peu vêtus flânent de boutiques en salons de massage et de tatouage et de bars en agences de voyages. Le long de la rivière des touristes en perruques multicolores braillent et s'éclatent en faisant du tubing (= descente de rivière sur une chambre à air de camion). En dehors de ça il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est se balader dans la campagne où l'on retrouve les scènes de la vie rurale traditionnelle du sud-est asiatique. Dîner d'une spécialité locale le laab kua de la viande hachée (crue ou cuite) avec des herbes épicées locales. Les nuits sont fraîches ce qui nous change de la moiteur ambiante dans laquelle nous baignions jusqu'à présent.

28/11 Petit déjeuner complet à 8h (compris dans le prix) puis vers 10h30 le minibus de l'hôtel nous amène à la station de bus où nous attendrons en vain le bus de 11h. Après nous être renseignés à des sources plus fiables que les renseignements donnés par la fille de la billetterie, nous prenons un minivan pour Soppong (100b pp) où nous arrivons vers 13h. Après quelques minutes d'attente et de pourparlers, un homme nous prend dans son pick up (300baths) pour nous emmener au Cave Lodge à 8 km. C'est un très bel endroit situé sur le bord de la rivière, les bungalows s'étagent sur la croupe boisée qui domine la rivière. Nous avons choisi des « nice bungalows » à 700 b et ils sont effectivement très bien : propres, avec une sdb moderne, une petite terrasse qui donne sur la jungle et la rivière tout en bas. Nous demandons au gérant une balade à faire dans l'après-midi et il nous propose celle qui mène à l'entrée d'une grande grotte. L'intérêt c'est que nous pourrons y voir le ballet des martinets qui au coucher du soleil se précipitent dans la grotte après avoir effectué une ronde dans le ciel puis à l'entrée de la grotte. Retour le long de la rivière jusqu'au lodge, excellent dîner et au lit ! Nuit plus que fraîche, glaciale car très humide malgré les couvertures et pulls...

29/11 Bon petit-déjeuner sur place sous la grande charpente principale. Nous sollicitons notre hôte pour une balade de quelques heures, il nous en propose une de trois heures que nous décidons de faire. Nous partons muni du plan sommaire de la balade en montant en direction du nord du village puis nous bifurquons vers l'est en prenant une route non revêtue qui grimpe sec puis redescend et remonte jusqu'à un pont qui franchit une rivière là il nous faut suivre un sentier qui serpente des deux côtés de la rivière et donc se déchausser et franchir la rivière avec de l'eau jusqu'aux genoux. Le chemin ensuite remonte le cours de la rivière cheminant dans la jungle. Arrivés au confluent d'une autre rivière, la situation se complique car nous ne trouvons pas le chemin qui doit nous ramener vers le lodge. La balade telle qu'elle était présentée par l'employé du lodge était décrite comme facile et d'environ 3h !!! Après de multiples hésitations nous tombons par chance sur un guide et son groupe qui justement se dirigent vers notre destination. Nous joignons le groupe et franchissons encore trois fois le cours d'eau avant d'arriver au lodge vers 16h soit 6 heures après notre départ ! Un arrêt prolongé au bar du GH et un peu de repos nous feront beaucoup de bien.

30/11 C'est l'anniversaire de Daniel aujourd'hui. Petit déjeuner normal au lodge puis départ (300b) en voiture jusqu'à Soppong. Là un minibus nous prend jusqu'à Mae Hong Son (100b pp) en 1h15mn. Il est 11h30 et nous descendons à l'hôtel que nous avions réservé, le Romethaï GH situé près du lac en face d'un Wat. Les bungalows sont très corrects et bien répartis dans un très beau jardin avec mare aux lotus, le prix n'est pas donné (1000 b sans pd). Ayant repéré un bon restaurant (le Fern restaurant), nous décidons d'aller y fêter l'anniversaire de Daniel : nous commençons par des cocktails (150b l'un) puis des spécialités du nord de la Thaïlande. Excellent repas pour un prix somme toute raisonnable (1570b). Nous ressortons en fin de journée et allons faire le tour du lac où se sont installés les vendeurs du marché de nuit. C'est très sympathique, de nombreux stands (tissus et vêtements tribaux) sont tenus pas les minorités ethniques de la région. Les chalands sont autant sinon plus des Thaïs que des occidentaux. Il y a bien évidemment des petites cantines comme partout, très appétissantes. Nous préférons pour ce soir prendre des glaces au Fern restaurant.

01/12 Nuit fraîche mais moins humide qu'à Soppong. Les animaux ont « animés » de leurs cris une bonne partie de la nuit : coqs, chats et chiens entre autres. Très bon petit-déjeuner au Salween restaurant près du lac. Nous allons faire un tour au marché local au Nord de la ville, très caractéristique avec la présence de stands tenus par les minorités ethniques, Shan, Karen, Lahus etc. Nous en profitons pour visiter le beau Wat situé juste à côté. Retour à l'hôtel, nous en ressortons vers 15h et Daniel et moi partons à l'assaut des quelques 300 marches qui mène au Wat perché sur la colline heureusement la montée se fait à l'ombre et nous voilà en 15 mn tout en haut : belle vue sur la ville et la campagne, le Wat de style birman est très beau et des moinillons préparent des guirlandes signes d'une fête prochaine. Re-descente et bière bienvenue en ville à observer le ballet des deux roues sur la rue principale. Dîner au Salween restaurant (copieux, bon et pas cher), retour en flânant le long du sympathique marché de nuit du bord du lac.

02/12 Partons à pied jusqu'au terminal de bus assez éloigné du centre, les brumes matinales se sont effilochées vers 9h et le soleil est déjà bien chaud. Le bus local (avec AC) demarre à 10h30 pile et c'est parti pour 4h de route sinueuse mais en bon état à travers la montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Vers 14h30 nous voilà à Mae Sariang , la station de bus est tout près de notre hôtel (Riverside hôtel) bel hôtel tout en teck installé au bord de la rivière. Petite balade en ville, visite des deux Wat, achat des billets de bus pour le lendemain (200 x 4) et repos à l'hôtel. Nous ressortons un peu plus tard pour nous promener vers la rivière. Bon dîner à l'hôtel.

03/12 La meilleure literie du séjour !!! Dommage que les coqs toujours très matinaux aient un peu troublés le calme absolu du coin. Petit-déjeuner complet compris, visite rapide du marché du matin pas très animé à 9h30 ! Ça n'empêche pas les vendeuses d'être de très bonne humeur, riant aux éclats devant notre curiosité à l'égard des produits locaux. Départ à 11h en mini-van pour Chiang Mai (200 b pp), chauffeur fangio qui coupera tous les virages avec ou sans visibilité ! Taxi rouge (160 b) pour l'hôtel Baan Kaew GH situé près du night bazar dans un quartier très calme près de l'Alliance française. Repos dans le jardin, excellent dîner au Lemongrass restaurant près du night bazar, puis déambulation parmi les centaines d'échoppes qui proposent toutes à peu près la même camelote : tee shirts, cuirs, lanternes, textiles de soie ou pashmina, et beaucoup d'articles de grande série industrielle d'origine chinoise ou thaïe de mauvaise qualité. Ce marché est immense et occupe plusieurs rues, des places etc. 04/12 Excellente nuit (bonne literie, clim discrète, pas de coqs !) petit-déjeuner dans le jardin, matinée calme à lire, écrire, etc. Nous prenons ensuite un songthaew pour l'aéroport (150 b pour 4). Décollage du vol d'Air Asia ( 4900b pp) à 17h30 pour 1h50 mn de vol, atterrissage à 19h20 à Krabi. Là nous prenons la navette aussi chère qu'un taxi (360 b pour 4) qui nous amène à la station de bus de Krabi d'où un minibus nous amènera (compris dans le prix du billet) devant l'hôtel réservé le NK Hometel. Belle chambre, marbre au sol, mais le ménage a été fait au lance-pierres ! Vu l'heure on ne va pas secouer tout le personnel mais... Bonne nuit, clim discrète, bonne literie...

05/12 Remise des pendules à l'heure chez le personnel de l'hôtel … petit-déjeuner à l'hôtel APO tout proche, puis nous nous approchons du quai de Chaofa pour négocier un trajet vers Railay beach. Comme prévu le coût est de 150 b pp, s'il y a au moins 8 passagers. Par chance des touristes attendent déjà et nous voilà bientôt plus de 10 à attendre de prendre le longtail pour Railay. Quelque 10 mn plus tard nous quittons Chaofa Pier pour 35 mn de navigation jusqu'à Railay East, la destination du longtail. Très belle traversée avec à l'horizon les pitons karstiques caractéristiques de la baie de Pha Nga. La baie de Railay est entourée par de hauts pitons karstiques qui lui donnent cette aspect si particulier et si apprécié. Nous ne sommes pas seuls, ni sur les sentiers ni sur la plage ni dans l'eau. Nous commençons par une promenade qui relie les différentes parties de Railay en longeant la base des falaises de très près. Nous nous baignons sur la plage de Railay ouest, l'eau est très chaude et assez rapidement nous n’avons plus pied, c'est agréable. Nous continuons à nous promener longeant les resorts de luxe qui ont squatté la moindre parcelle de terrain. Nous nous arrêtons pour nous désaltérer (à des prix européens évidemment, 500 b les 4 boissons). Nous continuons notre balade et découvrons la troisième plage, celle de Railay ouest un peu plus au nord, bien abritée sous un piton calcaire. Malheureusement c'est marée basse, et on a pied sur plus de 100 m ce qui est un peu galère quand on veut nager ! De plus la perspective est un peu gâchée avec cette grande étendue sablonneuse. Retour à Railay Est, Daniel et moi prenons le sentier qui mène à la baie de Tonsay en traversant la forêt nous apercevons même un groupe de singes, mais une attaque de moustiques particulièrement voraces nous oblige à rebrousser chemin. Le ciel se couvre de gros nuages et une grosse averse inonde tout. Nous sommes plusieurs dizaines de passagers à attendre que le temps s'améliore pour prendre la mer vers Krabi. Finalement l'embarquement se fait sous une pluie fine, les chaussures embourbées dans la vase, puis complètement dans l'eau pour monter dans le longtail. 30 mn de trajet dans les embruns et nous voilà à Krabi. Nous rentrons à l'hôtel nous doucher et reprendre une allure présentable ! Dîner à l'excellent restaurant Kotung, il a quand même fallu attendre près d'une heure pour apprécier les plats !

06/12 Temps gris, nous prenons un mini-van à destination du parc de Khao Sok (350 b pp) départ à 11h30, rempli d'allemands et d'anglais. Au bout de 2h15mn nous arrivons à Khao Sok, après avoir traversé de très beaux paysages ponctués de pitons calcaires. Un songthaew (payé par les GH) nous emmène jusqu'au Smiley GH que nous avions réservé (500 b p nuit) : nous avions choisi les stone bungalows sur pilotis qui font face à de beaux pitons calcaires. Après avoir pris une boisson nous partons à pied jusqu'à l'entrée du parc (10mn) où nous décidons de faire une marche de 3h en direction de la rivière Sok et de quelques cascades à voir. C'est un beau chemin large qui serpente entre de magnifiques bois de bambou. Le chant des oiseaux et surtout le bruit des insectes est assourdissant tout au long du chemin. Des sentiers partent du chemin principal et mènent à des points de vue aménagés sur la rivière et de petites cascades sans intérêt particulier. De retour nous verrons au loin un groupe de singes batifolant dans les arbres. Dîner à la GH. Le problème dans les parcs est que l'accès à certaines curiosités est réservé aux visiteurs accompagnés d'un guide ce qui limite beaucoup les possibilités de balades que l'on pourrait faire en solo ou sans guide. Nous avons longtemps hésité avant de choisir un tour organisé comme celui proposé par la GH, nous avions peur d'être regroupés avec des dizaines d'autres touristes pour faire un tour classique. Mais en discutant avec une des filles du GH, nous comprenons qu'elle va organiser un tour seulement pour nous quatre, sans personne d'autres. Nous décidons de faire ce « jungle lake tour » le lendemain. 07/12 Levé vers 6h30 je profite du lever de soleil bien qu'il soit caché par la brume matinale, mais l'effet sur les pitons rocheux est magnifique. Les oiseaux et les insectes se régalent ! Petit-déjeuner à 8H et départ en minibus (1h) jusqu'à la digue d'où s'embarque la majorité des touristes. Il y a une belle activité sur les quais mais effectivement, nous sommes seuls sur la pirogue à moteur avec notre guide Kaï. Nous allons traverser une grande partie du lac durant plus d'une heure contemplant le magnifique décor qui s'offre à nos yeux : pitons rocheux, falaises de calcaire blanc, forêt vierge verte qui s'accroche sur ces pentes verticales : c'est vraiment très beau et l'éclairage du matin rajoute du charme à cette traversée. Nous appontons devant les bungalows sur pilotis installés sur le lac par la Smiley GH. Baignade dans une eau chaude et agréable, nous sommes tous seuls ! Puis on nous prépare un délicieux repas que nous prenons sur la terrasse qui domine le lac. Au bout de 30 mn Daniel et moi repartons avec le guide en pirogue pour faire le jungle trek qui doit nous permettre de parcourir un itinéraire souterrain de 700 m dans la grotte de Nam Talu. Nous repartons en pirogue pour encore 30 mn jusqu'à l'embarcadère (en fait le débouché d'un sentier) d'où part la piste qui en 2,7 km va nous amener jusqu'à l'entrée de la grotte. C'est de nouveau l'occasion de marcher dans la jungle, traverser à de nombreuses reprises de petits cours d'eau, entendre les cris des oiseaux et des insectes, et admirer les arbres magnifiques dont deux banians exceptionnels plus que millénaires ! Nous sommes toujours seuls croisant de temps en temps des touristes. À l'entrée de la grotte, nous nous débarrassons de nos appareils photos que le guide va sécuriser dans un sac étanche et nous nous équipons de nos lampes frontales. La progression se fera soit les pieds dans l'eau de la rivière souterraine soit sur les dalles calcaires ou les cailloux qui bordent la rivière. Le guide nous montre différents animaux croisés durant notre progression : serpents, araignées, chauve-souris. Certains passages étroits sont plus acrobatiques parce que le cours de la rivière en se concentrant est beaucoup plus rapide et tempétueux et les courants sont plus forts. A certains endroits l'eau nous arrive au-dessus de la poitrine mais nous aurons pied tout le temps. A la fin du parcours souterrain nous tombons sur un groupe assez nombreux de touristes. Heureusement que le parcours était quasiment terminé, ça nous aurait embêté d'être obligé de le faire encadré par des groupes nombreux. Durant le retour en pirogue, nous verrons un groupe de macaques batifoler sur un arbre au bord du lac. Petit arrêt baignade aux bungalows du lac et retour en une heure jusqu'à la digue puis 50 mn de voiture jusqu'à la GH.

08/12 Petit-déjeuner vers 7h45 puis on nous emmène en pick up jusqu'à la route principale où nous attendrons à peine 10 mn avant qu'un grand bus ne nous amène à Phuket, en fait plus précisément à Thanang. De là nous reprenons un Songthaew (6km) pour le carrefour au monument d'où part la route qui mène à Bang Rong Pier (10 km). Après 20 mn d'attente nous négocions un prix (300 b) avec une « airport limousine » qui nous mène à bon port (c'est le cas de le dire) à Bang Rong Pier. C'est en fait un tout petit port où sont amarrés les bateaux qui font la navette avec l'île de Ko Yao Yai et Noi. Il est 14h et nous allons attendre une 1/2h avant d'embarquer dans un express boat qui en 30 mn va nous mener à bon port. Mais ce n'est pas encore fini avec les transferts puisqu'il nous faut maintenant rallier notre GH, ce sera fait par un songthaew attendant les passagers à l'arrivée des bateaux, 100b pp quand même pour faire +/- 10 km. Le Ko Yao Noi Seaview GH est situé en bord de mer le long d'une plage à 10 mn à pied du port de Tha Khao. Une partie du site est encore en construction, et les abords des bungalows ne sont pas encore paysagés. Les bungalows, récents sont tout confort tout en teck, bel espace, grande sdb. Les propriétaires sont adorables et malgré quelques difficultés nous arrivons à nous faire comprendre, de plus la cuisine est excellente et à prix très correct. La mer s'est retirée et il a un grand espace vide sablonneux ou vaseux entre la limite de la marée haute et la limite de la marée basse. A l'horizon on peut voir les magnifiques pitons rocheux de la baie de Phang Nga. C'est vraiment un bel endroit très calme. Balade le long de l'estran à marée basse, excellent dîner à la GH. 09/12 Réveil un peu tardif vers 6h45, le soleil a déjà pointé son nez rouge ! Il n'empêche les couleurs sont magnifiques. Petit-déjeuner, baignade à partir de 10h30 dans une eau chaude qui fait 1m30 de profondeur et plus mais beaucoup plus loin. Farniente pour la première fois depuis longtemps. Sieste, re-baignade, pause bière, balade le long de la plage, rami, dîner et repos. Nos hôtes sont vraiment charmants, offrant en guise de dessert deux assiettes de fruits frais, nous prêtant un portant pour faire sécher le linge, etc. 10/12 Nos hôtes nous amènent au port de Tha Khao (situé à 10 mn à pied) en mobylettes, le papy se chargeant de nos bagages sur un motobike aménagé. À 9h30 le longtail en bois (200b pp) nous emmène jusqu'au port de Tha Lane près de Krabi en une ½ heure. Encore une occasion de traverser cette magnifique baie de Phang Nga avec ses pitons karstiques. Du port de Tha Lane un songthaew (100b pp) nous ramène en une ½ h à la gare de bus de Krabi où nous attendons un mini-van pour Koh Lanta (200b pp) qui partira à 11h20. 80 km et deux bacs plus tard, à 120 km à l'heure et après avoir franchi systématiquement les lignes jaunes notre chauffeur « Fan Gio bis » nous laisse à Ban Saladan, il est 14h40. Le pick up service du Banana vient nous chercher suite à notre coup de téléphone. Installation dans des bungalows alignés les uns à côté des autres comme dans un camping : ils disposent de tout le confort (clim et sdb privée) mais c'est un peu normal compte tenu du prix (1700 b). Balade et baignade sur la belle plage de Klong Dao puis coucher de soleil sur la mer d'Andaman. La plage de Klong Dao s'inscrit en un arc de cercle dans la partie N-W de l'île près de la ville de Ban Saladan. C'est une grande plage de sable blanc très fin qui descend tout doucement vers la mer : à marée basse on peut marcher un bon bout de temps avant de perdre pied. Il n'y a pas beaucoup de monde, ni dans l'eau ni sur la plage. Tout au long de la plage se succèdent bars, restaurants, salons de massage resorts et bungalows. La clientèle est occidentale exclusivement et surtout suédoise ! Une ambiance familiale et bon enfant règne ici. Quant au dîner nous le prendrons dans un restaurant suédois tenu par une couple mixte, la cuisinière heureusement est thaïlandaise et les plats délicieux. 11/12 Je me suis levé vers 6h30 pour me balader sur la plage et capter les premiers rayons du soleil : bel éclairage sur les barques de pêcheurs au sud de la plage de Klong Dao. Balade ensuite vers la ville de Ban Saladan, le marché est quasi désert, on trouve beaucoup d'agences de voyages. Pause bière vers 12h et discussion pour décider des derniers jours de libre avant Bangkok : snorkeling ? où ? : Ko Ngai ? Ko Muk ? quel hébergement , A quel prix ? Et l'avion depuis Trang ou Krabi ? En attendant une décision, la mer chaude nous tend ses bras ! Profitons-en. Un peu plus tard je repars me balader vers le nord de la plage. Daniel et moi partons faire les agences de voyages pour obtenir des infos sur la suite de notre périple : nous achetons nos billets de bateaux pour Koh Muk (600b pp), l'hébergement au Garden resort de Koh Mook (600 b par bungalow) ainsi que le billet d'avion de Trang à Bangkok par Nok air (1900 b pp). Retour sur la plage pour le coucher de soleil, superbe, puis dîner chez May's restaurant comme hier, toujours aussi bon ! 12/12 Après le petit-déjeuner, un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener au bateau que nous avons réservé la veille pour aller à Koh Muk. Après plusieurs détours pour récupérer des touristes nous arrivons à l'embarcadère où plusieurs groupes sont formés et embarquent dans plusieurs bateaux pour aller sur différentes îles. Nous levons l'ancre vers 9h45 et allons une fois de plus traverser cette belle mer d'Andaman pour aborder d'abord Koh Ngai puis Koh Kradan et enfin Koh Muk. Comme il n'y a pas de jetée à cet endroit (devant le Charlie's resort) nous passons du bateau à un longtail boat qui nous approche de la plage mais nous oblige à descendre dans l'eau à 10 m de la plage. Là deux tuktuk locaux nous emmènent gratuitement jusqu'à notre Koh Muk Garden Resort qui est situé à l'autre bout de l'île à plusieurs km du Charlie's resort. On a vraiment l'impression d'être au bout du bout du monde trimballés sur des pistes improbables qui traversent la jungle et longent de petits hameaux. Enfin nous voilà arrivés, la piste s'arrête nous descendons nos bagages du tuktuk et sommes accueillis aimablement par la patronne qui nous offre d'emblée un verre de lait de coco. Les chambres sont simples, sans décorum : 2 lits, une table, un coin douche à l’eau froide, wc (sans chasse d'eau mais avec un broc et un seau) et une belle terrasse qui donne sur le jardin avec un peu plus bas la mer. Après avoir déposé nos affaires nous partons vers la belle plage au sud où se trouve le Sivalai resort : belle plage de type « maldivienne » avec sable blanc et cocotiers élancés. Mais avant d'y arriver on longe un village de pêcheurs tout à fait authentique aux maisons de bois sur pilotis. Nous nous baignons devant le Sivalai puis retournons au Garden pour déjeuner sur la terrasse (pad thai aux crevettes avec une large « schang beer ». Re-balade au moment du coucher du soleil vers le village. Dîner de poissons et calamars au Dada restaurant. 13/12 Lever de soleil sur le village de pêcheurs, belles couleurs. J'aime bien assister au réveil d'un village tôt le matin, quand les habitants se lèvent et s'adonnent à leurs premières activités matinales : bailler aux corneilles, s'étirer, contempler la mer sans rien faire, préparer le bateau pour la pêche, discuter avec les voisins, brûler des déchets. Les animaux aussi vaquent à leurs occupations, les chiens se poursuivent sur la plage, les coqs chantent, les poules cherchent de quoi picorer, les chèvres quelque chose à brouter, etc. Au petit port convergent des motocyclistes venus de toute l'île et qui se préparent à une nouvelle journée de travail en mer. Vers 10h nous partons nous baigner vers le Sivalai resort mais la mer est encore bien basse et des nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes ! Retour au Garden où la pluie commence à tomber. Notre programme de snorkeling est bien compromis. Balade dans l'île, dîner au Garden 14/12 Toujours des nuages, la grosse dépression venue des Philippines affecte tout le sud de la Thaïlande. Même temps qu'hier donc pas vraiment de raisons de prolonger notre séjour sur cette île. Nous allons nous promener vers le village qui est situé sur la route qui mène à Farang beach, village authentique dont les maisons s'échelonnent le long de la rivière tout en méandres qui se jette dans la mer ce sont essentiellement des pêcheurs qui ont leur barques amarrées sur la rivière, ils remaillent les filets pendant que les femmes s'adonnent aux tâches quotidiennes dont le balayage dans et devant la maison est une activité primordiale par contre les tas de détritus qui ponctuent les proches environs de leurs maisons ne les gênent pas. À 13h30 nous embarquons dans une pirogue qui nous amène sur le continent en face (½ h). En remontant une rivière il nous débarque sur un quai d'où un minibus nous emmène à Trang en 45 mn. Installation à l'hôtel Usa buy (550 b). Temps toujours incertain nous allons nous promener en ville. Bien que l'on soit dimanche il y a quand même un peu d'activités près de la gare de chemin de fer. Le soir nous allons dîner dans un restaurant thaï et chinois près de la gare : nous prenons des spécialités à base de canard pour changer. Nous terminons la soirée en nous promenant sur le marché de nuit très animé qui se tient lui aussi près de la gare : innombrables stands dédiés à la nourriture sous toutes ces formes : fritures, plats cuisinés, mets sucrés, fruits, poissons ou viandes, etc. 15/12 Après avoir pris le petit-déjeuner, nous arpentons les allées du marché central très animées et très intéressantes : nous découvrons de nouveaux légumes, de nouvelles plantes inconnues, des vendeurs de tortues, de petits poissons d'aquarium, etc. Les tuktuk très particuliers d'ici ressemblent aux voiturettes Messerchmidt d'après-guerre dont la partie avant était faite de nez d'avions ! Il règne aux abords du marché une activité intense due aux deux et quatre roues qui chargent et déchargent des tonnes de marchandise. Il y a aussi une forte communauté chinoise, tant dans les marchés que dans les commerces de la ville. Finalement Trang, ville décrétée sans intérêt n'est pas aussi inintéressante que ça. Vers midi nous allons déjeuner dans un restaurant indien près de la gare : excellente cuisine raffinée (chicken korma). Vers 15h 30 le tuktuk réservé le matin nous emmène (pour 150 b) à l'aéroport d'où nous décollerons dans un avion de la Nok Air (1900 b) pour l’aéroport domestique de Bangkok Don Mueng. Là nous prenons le bus A1 puis le bus n° 3 qui nous laissera à Khao San. De là en 15 mn nous sommes rendus à l'hôtel. Dîner sur place (780 b). 16/12 Heureux de retrouver le petit-déjeuner buffet de l'hôtel ! Nous partons sous un chaud soleil vers le quai Bann Krua Nua d'où part un bateau vers la maison de Jim Thompson. Étonnant trajet avec un bateau dont le toit amovible se rabat quand on passe sous des ponts dont la hauteur est trop limite. Ça vaut bien une balade dans les khlongs et c'est nettement moins cher (10 b pp) : on longe des quartiers très populaires dont les maisonnettes plutôt bordéliques et rustiques donnent sur le canal ! Pour trouver la maison de Jim Thompson nous déambulons le long du canal dans ces venelles bordées de petites masures. La maison de Jim Thompson (100b pp) tout en teck est située au bord du canal dans un superbe jardin tropical bien entretenu. La visite des lieux faite en français par une guide à l'accent inimitable est très intéressante et permet de voir de magnifiques pièces antiques : bouddhas de pierre, porcelaines, sculptures en bois, dessins et peintures, meubles, etc. Retour en ville avec le bus 47 ce qui nous a permis d'apprécier la conduite sportive pratiquée en ville par un chauffeur pressé et impatient ! Après quelques difficultés pour trouver le musée national, le bus nous ayant laissés devant le musée du Siam à plus d'1 km du musée national, nous le trouvons fermé car on est mardi ! Et m....c'est la deuxième fois que l'on se fait avoir par des musées fermés. Retour à l'hôtel et dernier dîner thaï avec pad thai, tom yam etc. Dernier tour nocturne à Khao San toujours aussi déjanté, bruit, musique à fond, concours à qui terminera le premier son scorpion frit, beuveries, commerce à tous les étages...les uns boivent, chantent, rigolent, les autres, les locaux essaient difficilement de gagner quelques bahts pour se mettre quelque chose sous la dent ! En rentrant vers 21h on voit aussi ceux qui campent et dorment sur des cartons devant les vitrines fermées des magasins ou dans les parcs publics. 17/12 Le taxi réservé la veille (500b) nous amène à l'aéroport en 45 mn. Puis il nous faut bien 1h30 pour passer le guichet d'Air France puis les contrôles de sécurité et d'immigration et nous embarquons dans la foulée. Décollage à 10h50 dans un Boeing 777-300 pour 12h30 de vol à destination de Paris CDG. Fin du voyage.

Conclusion : Nous avons trouvé un pays très développé en comparaison de ce que nous avions vu au Cambodge, Laos et Myanmar. L'excellent état des routes et des autoroutes, le nombre d'aéroports nous ont surpris ainsi que les infrastructures commerciales et industrielles aperçues au cours du voyage. Le nombre important de gros 4x4 qui sillonnent villes et campagnes est impressionnant. La généralisation des ATM (distributeurs de billets) est étonnante, même dans des coins retirés vous pouvez retirer de l'argent, idem pour le wifi présent partout même dans de petites îles. Pourtant dès que l'on sort des grands axes touristiques, on retrouve une Thaïlande rurale ou urbaine, assez pauvre qui semble vivre hors du temps et de l'agitation moderne et qui ressemble à ce que l'on a pu voir dans les pays limitrophes.

Ce que nous avons bien aimé

Le sourire des Thaïs en général : si vous ébauchez un sourire on vous le rend immédiatement et il illumine !

le site de Sukhothai au coucher du soleil en éclairage naturel puis artificiel la nuit tombée,

le lever de soleil sur le Mékong depuis la Bouy GH à Sangkhom,

le coucher du soleil sur le Mékong depuis la promenade à Chiang Khan quand des colonies d'oiseaux blancs remontent le fleuve en planant,

le site du Cave Lodge à Soppong avec ses bungalows éparpillés dans la forêt qui descend en pente vers la rivière,

Mae Hong Son, la ville, le marché, le temple au bord du lac,

la baie de Railay ainsi que le trajet en longtail pour y accéder depuis Krabi,

le parc de Khao Sok, la balade dans la forêt et la traversée du lac en pirogue,

les îles de Ko Yao Noï et de Koh Muk. Le petit village de pêcheurs à côté de notre GH à Koh Muk. La gentillesse des familles locales qui gèrent les GH où nous avons séjourné : Greenleaf GH à Khao Yai, Smiley GH à Khao Sok, Garden resort à Kho Muk.

La cuisine thaïe avec ses parfums et ses épices variées : galanga, curry, lait de coco, citronnelle, lime, basilique, coriandre, etc.

Ce que nous avons moins aimé :

- Le parc de Bang Pa In : si le parc est agréable avec l'élément liquide, ça ressemble quand même à un parc d'attractions avec cette superposition de bâtiments de styles très différents dans un même lieu.

- Chiang Mai : une grande ville semblable à beaucoup d'autres villes thaïlandaises mais où l'influence prépondérante du tourisme de masse l'a transformée en ville internationale moins authentiquement thaïe.

- Pai : le style nous rappelle Vang Vien au Laos, Siem Reap au Cambodge : là aussi tout tourne autour du bizness déclenché par l'arrivée des « babacools » occidentaux : presque plus facile de manger du kebab, falafel ou burger que du pad thaï ! Des apéros aussi asiatiques que du mojito et de la pina colada peuvent être bus à prix cassés durant l'happy hour ! Dans la rue on entend plus souvent parler anglais, allemand, scandinave, italien, français, que thaï !

- Les chauffeurs de taxi à Bangkok avec leurs techniques pour arrondir la course : trafiquer le compteur et le remettre à zéro avant la fin de la course et réclamer un max. Bloquer le compteur qui ne dépassera pas la prise en charge (27 b) et s'énerver en jetant son téléphone mobile par terre ainsi que les billets qu'on estimait lui devoir !

- En général le marchandage continuel pour tout ce qui touche aux transports urbains, hormis les transports publics ou privés dont les prix sont fixes.

- L'éloignement systématique des stations de bus par rapport au centre des villes ce qui rend obligatoire d'emprunter un taxi ou un tuktuk pour aller au centre ville (voir plus haut).

- les prix des chambres d'hôtels avec un rapport qualité/prix souvent très variable et qui dépend plus de la situation géographique et touristique que du confort offert ! : 1300 b pour une chambre correcte sans plus à Chiang Khan et 550 b la même à Trang !

- L'absence totale de mobilier pour poser les affaires dans les chambres ou pour suspendre les vêtements. La douche non séparée dans l'espace sdb-wc qui fait que tout est toujours trempé, la cuvette des wc comme le papier toilette et les serviettes si on les y laisse !

Les scènes typiques

- le déchaussage devant les temples mais aussi devant des magasins, des banques, des hôtels, etc.

- dans les villes, la recréation de « jardins miniatures » en pots devant les maisons sur la rue.

- Les nombreuses mini-cantines qui squattent tout l'espace disponible dans chaque ville ou village et la variété des mets qui y sont proposés : fritures de toutes sortes (fruits, légumes, poissons, viande) crêpes, omelettes diverses, gâteaux, etc.

- les activités dans les villages : les femmes vaquent à leurs activités domestiques : s'occuper des jeunes enfants, faire la lessive, à manger, balayer devant la maison. Les hommes bricolent, réparent les filets de pêche, discutent entre eux. Les enfants jouent aux billes, s'amusent avec les chatons, interpellent les touristes avec deux phrases types : hello, where are you going ? What's your name. les adolescents quant à eux friment en mobylette.

- Les 4/4 (souvent en version pick up) de gros calibre si possible ont envahi la Thaïlande, en réalité plutôt les trottoirs et l'espace public en général et sont beaucoup plus voraces en espace que les motos et les mobylettes. Ils se posent là pour témoigner de la réussite sociale de leurs occupants (comme chez nous !).

– Les commerçants chinois indolents, souvent somnolents assis devant leur commerce, attendant le client, assis parmi un fatras impressionnant d'articles de toutes sortes stockés du sol au plafond alors que dans le fond du magasin un autel brillamment illuminé vénère l'esprit des ancêtres.

- le déferlement totalement extravagant et fatigant à la longue des portraits (photos et peintures de toutes tailles) du roi et de sa famille placardés partout et dans tous les endroits publics, les arcs de triomphe, la presse, etc., on se croirait presque en Corée du Nord !

- la quantité impressionnante de temples bouddhistes dans les villes, leurs grandes superficies dues à de nombreux bâtiments (temples, prang, chedi, stupa, bâtiments monastiques, etc.) qui témoignent d'une richesse certaine.

Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien : https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE
Premiers pas dans l'Ouest américain English translation pending
by Soocrate · 2014-12-26 · 39 replies
Bonjour à tous !

Et un nouveau carnet au compteur de Voyage Forum ! Avec un peu de retard, je souhaitais vous parler de notre 1er voyage dans l’Ouest Américain, tellement chéri et attendu ! Un voyage intense qui restera dans nos mémoires, ça c’est certain ! 17 jours soutenus, et nous n’avons qu’une envie : repartir très très vite ! 😉

Je souhaitais tout d’abord remercier les membres du forum, pour leurs précieuses informations et tous leurs conseils. Et dire qu’il y a trois ans, je ne connaissais presque rien de cette région des Etats-Unis. Mais à force de recherches et de lecture, j’ai découvert Bryce, Zion, Antelope Canyon, Monument Valley… Bref, sans vous ce voyage n’aurait pas été si riche de découvertes ! Alors un grand MERCI 🙂

Malheureusement, je n’aurai pas le temps d’écrire un carnet de voyage complet et détaillé au jour le jour. J’ai décidé à la place d’écrire de petits résumés de nos impressions concernant les différents parcs et villes. Cela fait déjà 4 mois que nous sommes rentrés, et je n’ai même pas eu le temps d'écrire et poster ce carnet. Heureusement que j’avais tenu un petit notebook au fil du voyage, ça aide! Je profite donc des vacances de Noël pour m'atteler à la tache.

Pour résumer la situation, nous sommes deux étudiants de 21 et 23 ans, originaires d’Arras. Après 3 ans de jobs d’été et d’économies, nous sommes enfin partis à l’aventure ! En décembre 2013, je tombe sur une promo à peine croyable: vol multidestinations Paris>SF (escale à Dallas) et LA>Paris (escale à NY), en plein mois d'août, à seulement 600€/personne TTC!!! Sur le site d'Iberia, mais vols opérés par AA. Nous avons sauté sur l'occasion: une belle économie de faite!

Nous sommes partis du 12 août au 28 août 2014, et nous avons fait les « classiques » : San Francisco, Los Angeles, Las Vegas, Valley of Fire, Zion National Park (juste la Canyon Overlook Trail), Bryce Canyon, Page, Monument Valley, Grand Canyon. Un timing un peu serré et chargé, certes, mais la location de voiture nous a coûté très cher à cause de la taxe jeunes conducteurs, du coup on a dû se limiter en temps. Nous en étions conscients, mais on s’est dit qu’on reviendrait dans quelques années, quand on aurait plus de 25 ans, pour approfondir les parcs visités et découvrir encore plus de choses (notamment Yellowstone et Moab). Même si c’était court et fatiguant (il faut le dire, on est rentrés lessivés), c’était génial, et nous en gardons de supers souvenirs !



Une partie du voyage a été effectuée en bus (Megabus), pour les trajets SF-LA et LA-LV : ça s’est très bien passé, les bus ont toujours été à l’heure (voire en avance), ils sont très confortables et il y a le WiFi. C’est une solution économique pour éviter la taxe jeune conducteur de 25$/jour. Bien entendu il faut réserver les billets à l’avance pour les avoir à de très bons prix, sinon ça ne vaut pas le coup, et autant louer une voiture. Quand nous sommes allés chercher notre voiture (à LV) pour faire le tour des parcs, nous nous sommes sentis tellement, tellement libres ! Un vrai bonheur. Rien de comparable avec les transports en commun et Megabus! Mais bon, dans l'ensemble, nous nous en sommes très bien sortis à SF et à LA sans voiture, on n'a pas à se plaindre.

Petit aparté : Bastien s’est fait fouillé juste avant de monter dans l’avion à Paris (les agents l’ont pris à part lorsque nous étions dans la passerelle), ils lui ont demandé d’allumer tous ses appareils électroniques. Heureusement que nous les avions chargés. Juste pour info !

SAN FRANCISCO (12 août - 17 août)

Hôtel : The Grant Hotel : une solution économique à SF. Prix raisonnables, mais on a le minimum (un lit et une SDB). Pas de micro-ondes, ni de frigo. Situé dans le quartier de Chinatown. Vieillot mais propre.

Nous sommes restés 4 jours à SF, dont 3 jours à visiter la ville (nous sommes allés à Sausalito & Muir Woods le 4ème jour). Qu’est-ce qu’on a marché ! C’était les 1ers jours, alors nous étions encore plein d’énergie haha…

La première matinée sur place, nous faisons les « classiques » (Lombard St, Fisherman’s Wharf…). Un peu déçus par Lombard St. Trop de monde. Nous mangeons le midi sur Fisherman, et scrutons le Golden Gate Bridge. Il paraît si proche. Sur un coup de tête, on décide d’y aller. A pied. « Il n’est pas si loin, on y sera vite ! », « Au pire, on prendra un bus sur la route ». Oui bien sûr… Effet d’optique certainement, le pont est bien plus loin que prévu ! 3,7 miles nous dira Google Maps le soir même. Et aucun bus à l’horizon. La ballade est longue mais… géniale. Un des meilleurs moments du voyage, selon moi. L’aller-retour nous prendra l’après-midi complet. Nous longeons la plage, nous nous arrêtons souvent pour shooter le pont mythique. Il fait très beau, et le vent n’est pas trop frais. Nous prenons de très belles photos, la vue est magnifique ! Problème : le soleil commence à taper, mais à cause du vent, nous ne sentons rien… Et nous reviendrons rouges écrevisse à l’hôtel ! Premier jour, et déjà des coups de soleil, ça commence bien. Malgré cela, une des meilleures journées du séjour !





Les 2 autres jours, nous ferons Mission, Golden Gate Park, Filbert Street, Coit Tower, Chinatown, Alamo Square (où une des Painted Ladies est en rénovation… Pas mal les échafaudages sur les photos !), Upper Haight, Alcatraz (de nuit). Concernant Alcatraz, on a apprécié la visite, mais "sans plus". Ce n'est pas la chose qu'on aura le plus envie de refaire quand on reviendra! On a eu largement le temps de bien profiter de la ville et de voir beaucoup de quartiers, tout en prenant notre temps. Nous avons tout fait à pied, en cable car, en bus (pour aller au Golden Gate Park) et en métro (pour aller à Mission). C’est tout à fait faisable, la ville est bien desservie, et notre hôtel était assez bien placé pour rejoindre la plupart des incontournables à pied.



Le dernier jour, nous nous rendons à Sausalito en bus, mais nous n’y restons pas très longtemps, et prenons la navette pour Muir Woods. Nous avons adoré le parc. L’inconvénient, c’est le monde. Les séquoias géants sont impressionnants, ça vaut vraiment le détour si on a un jour « en trop » à SF ! Nous sommes revenus en traversant le GG Bridge à pied: beaucoup de vent mais à faire!



A venir: Los Angeles
De Denver à Denver: rencontres au cœur de l'Ouest English translation pending
by Kashtin · 2014-12-15 · 397 replies
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool. Bonne lecture...



La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...

Index du carnet:

Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers

J 1 – 14 mai

Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...

Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.

Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)

Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.

J 2 – 15 mai

Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.

Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...

Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.

J 3 – 16 mai

J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.

Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.

White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.

La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )

Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.

Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...



Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.

Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.



Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.

Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.



Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...

Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.

(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)

J 4 - 17 mai

Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.

Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.

J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.

La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)

Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.

Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.

J 5 - 18 mai

Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.

Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).

Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.



A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...

J 6 - 19 mai

Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.

Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)

Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.



J 7 – 20 mai

Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.

En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...

Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.

Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...

Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.

Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…



J 8 - 21 mai

Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.

La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.

On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.

On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...



Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.

Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.

Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.



Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...

Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!

Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.

Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(

Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...



Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)

Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.

Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...

Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)



Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.



Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)

Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.

L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.

Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...

Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!

La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !

Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !



J 9 - 22 mai

5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...

Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !

Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!



En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)

On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.

Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).

Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.

Nous reprenons la route...



A suivre...
14 jours dans l'Ouest américain avec 3 enfants English translation pending
by Babynoufette · 2014-12-15 · 65 replies
Bonjour à toutes et à tous !

Tout d'abord un grand merci pour vos précieux conseils, je sais qu'il y a moultes conversations sur ce passionnant sujet qu'est l'ouest américain !!!

J'ai déjà parcouru le forum pour avoir une idée de ce qu'il est raisonnable de faire !

Mon projet est le suivant : 14 jours dans l'ouest américain en avril 2015 avec mon mari et nos 3 enfants (9 ans, 5 ans, et 19 mois !)

Mon projet initial : J-1: Marseille -> Los Angeles J-2 : LA j-3 : LA j-4 : LA J-5 : LA -> Laughlin (avec étape à Calico + portion route 66) (5h00 de route) J-6 : Laughlin -> Grand Canyon (nuit au GC)(4h00) j-7 : GC -> Monument valley (4h00) J-8 : Monument valley -> Page (antelope + horseshoe bend) (3h) J-9 : Page -> Bryce Canyon (3h30) J-10 : Bryce Canyon -> Valley of fire -> Las vegas (4h30-5h00) J-11-12 : Las Vegas -> San Francisco (10h) J-13 : SF J-14 : SF J-15 : SF -> Marseille

Voilà, donc on est d'accord le rythme est ultra soutenu dans ce parcours là ! Le gros point qui me gêne est le trajet Las Vegas -> San Francisco ! J'ai regardé en le faisant avec un vol interne, c'est tentant mais finalement le temps d'aller à l'aéroport de rendre la voiture, de prendre l'avion, arrivé à SF reprendre une voiture, avec 3 enfants je me dis que finalement c'est pas un si bon plan il me faudra refaire les valises correctement etc... et puis du coup on zappe de s'en mettre plein la vue un peu plus !!!

J'avais pensé faire mon circuit différemment savoir : Atterrissage à SF puis direction LA et enfin repartir de Las Vegas mais je trouve que c'est moins sympa d'enchainer Ville +Ville + Canyon, d'autant plus qu'en lisant les différents avis San Francisco à l'air d'être vraiment chouette, plus accessible en comparaison à LA.

Nous avons l'habitude de voyage (l'an dernier nous étions au canada) nous avions pas mal roulé également (nettement moins) mais la vue était sublime et la route ne nous avais posé aucun soucis !!

A la lecture de vos avis sur d'autres discussions, je serais tentée de raccourcir notre séjour à LA pour profiter un peu plus de la côte (big sur ? monterey ?)

J'ai aussi lu qu'il était possible de faire d'une traite LA -> Grand Canyon (on est ultra matinaux avec le décalage horaire certainement encore plus !!)

Pour la partie canyon il est évident que nous ne ferons pas de "randonnée" rapport au petit dernier, vous semblent-t-ils possible de faire d'une traite PAge - Bryce - Las Vegas ?

Voili voilou ! un grand merci pour votre aide !

Chrys
Voyage de Ishigaki à Tokyo English translation pending
by Alicevoyage · 2014-11-30 · 64 replies
Bonjour à tous !

J'ai lu beaucoup de posts et demandé de nombreux conseils pour préparer mon voyage au Japon du 18 octobre au 28 novembre. Merci encore. En retour, je crée ce carnet pour partager avec vous mes impressions de ce voyage exceptionnel, débuté à Ishigaki et terminé à Tokyo; en passant par Hiroshima, Kyushu et le Kansai.

J0 - 18/19 octobre - Voyage de Paris à Ishigaki

Nous quittons le terminal 2E de CDG à 11h. Il est toujours aussi beau et agréable d'y passer quelques instants, le voyage s'annonce bien.

L'arrivée à Haneda à 5h45 dimanche est surprenante : on sort de la passerelle, premier salut; on fait 10 mètres, deuxième salut. Au troisième salut, l'hôtesse a un panneau "connecting flights". On n'est pas franchement pressés mais autant demander comment ça se passe. Deux sourires plus tard on a compris que c'était vraiment très facile. En effet, à 6h05, on a récupéré nos bagages, passé la douane et on a nos cartes d'embarquement pour notre vol vers Ishigaki, qui décolle presque 6h plus tard ...

On se remet à peine de ce qu'on a vu jusqu'à présent : des tapis roulants rutilants de propreté, des toilettes tous les 50m, une moquette immaculée. Mais il va falloir passer le temps. On remarque qu'il y a un poste d'observation. Encore une belle surprise, car on se retrouve à l'air libre, surplombant les pistes, sur une plateforme là encore si éclatante qu'on l'a croirait neuve. Et que dire du food court décoré aux couleurs des momiji ! On s'endort quelques instants devant notre porte d'embarquement, et c'est parti, direction Ishigaki !

Nous ne voyons pas grand chose de notre vol ANA, mais l'arrivée au dessus de l'archipel est magnifique. Notre émerveillement continue à la sortie de l'aéroport : nous avons à peine le temps de lever la tête et voyons la pancarte du loueur de voiture, notre nom est indiqué sur une liste et sans même avoir le temps de s'en rendre compte, un minivan arrive pour nous transporter jusqu'à la boutique. On passera la semaine avec une adorable Nissan March, parfaite pour nous.

En moins de 5 minutes, nous arrivons à Shiraho où nous avons réservé une chambre au Lotus Bleu. L'accueil de Patrick est parfait. Nous nous installons et allons directement à la plage du village pour profiter du soleil qui se couche déjà.

Itinéraire au Vietnam English translation pending
by Jeanne2303 · 2014-11-26 · 5 replies
bonjour

c'est encore moi

voici un itinéraire (que j'aimerais adaptable pour m'enfuir d'un endroit ou rester + longtemps mais si je prends des vols intérieurs, ça va être compliqué....)

31/12: arrivée Saïgon 12:15 - tentative de fêter le nouvel an occidental quelque part avec je ne sais trop qui 😛 01/01: Saïgon ( dont Cu Cui) 02/01: Saïgon avion 10:10 => 11:30 Pleiku + bus => Kontum (pour ceux qui avaient vu d'autres posts, finalement j'abandonne Buon Me Thot....mais vous pouvez me dire que j'ai tort!) 03/01: Kontum 04/01: Kontum => Hoi An 05/01: Hoi An

===>bon là, c'est assez flou, je resterai peut être un peu + à Kontum pour juste faire une fin de journée et une soirée à Hoi An mais c'est ce qui est le + modifiable car pas d'avion, ce sera en bus, en xe om ou je ne sais trop quoi

06/01: Hoi An => Saïgon 07/01: Saïgon => Delta 08/01: Delta 09/01: Delta 10/01: Can Tho avion 9:00 => 9:50 Phu Quoc 11/01: Phu Quoc 12/01: Phu Quoc 13/01: Phu Quoc avion (déjà réservé) 14:40 => 15:40 Saïgon avion "bye bye vietnam" 19:00

réaliste? trop vite? Est-ce que je rajoute 1 jour de + à Phu Quoc pour farniente et au détriment de quoi? Quoique tellement peur de trouver une "île-chantier de construction", qu'il vaut mieux que ce jour de farniente soit peut -être ailleurs, même si c'est pas à la plage 🤪 J'attends vos commentaires 🙂

Merci merci

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