Results for "Palais+et+Bangkok+|+8+>+193"
26786 results found.
Trois semaines au Vietnam: itinéraire et attraits à valider English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mon conjoint du 8 au 30 décembre 2009 pour le Viêt Nam.
Suite à toutes mes recherches, j'ai réussi à concocter un itinéraire. Or, j'ai déjà un problème... mon horaire est surchargé! Aussi, je sollicite votre aide pour m'aviser ce que je ne dois absolument pas manquer et les attraits que je devrais abandonner.
Départ de Montréal à 22 h le 8 décembre pour arriver à Hanoi à 23 heures le 9 décembre (heure locale). 🤪
Hanoi: marionnette sur l'eau (est-ce vraiment intéressant?), pont Long Bien, lac Hoan Kiem, musée d'ethnographie, pagodes. Parc national de Cuc Phuong Hoa Lu: baie d'Along terrestre. Baie d'Along: croisière. Sapa: minnorité ethniques, randonnées et le champs de pierres (Muong Hoa). Haiphong: montagne de l'éléphant.
Puis vol de Hanoi à Hoi An (ou la ville la plus proche) Hoi An: tissus, cours de cuisine, architecture, rivière Thu Bon (dans les environs)
Vol de Hoi An (ou la ville la plus proche) à Ho Chi Minh Ville HCMV (et ses environs): cholon, temple coadaïste de Tây Ninh, pagode Giac Lâm, tunnels de Cu chi, palais de la Réunification (est-ce que ça vaut la peine?), croisière nocture sur la rivière Saigon. Delta du Mékong: croisière. My Tho: marché, île de Tam Long pour ses fruits. Bên Tre: fabrique de caramel 😛. Cân Tho: balade sur l'eau, marché flottant (est-ce un à ne pas manquer?)
Mes questions en rafale: - Quels sont les attraits que je ne dois pas manquer? - Quels sont les attraits que je devrais abandonner (faute de temps)? - Quel hôtel réserver à Hanoi (puisque j'arrive durant la nuit)? - Sapa: est-ce possible de ne pas faire l'autoroute des touristes? - Haiphong: est-ce que la montagne de l'éléphant vaut le coup? - Trek à dos d'éléphant: C'est mon rêve 😮, mais je ne sais pas où aller... Je sais que les principaux endroits se trouvent dans le centre du Viêt Nam, mais j'ai peur de perdre beaucoup de temps en déplacement. Pouvez-vous m'aider? - Marché flottant: Pouvez-vous m'indiquer un beau marché flottant (idéalement pas rempli de touristes).
Je vous remercie de vos précieuses informations!
Je pars avec mon conjoint du 8 au 30 décembre 2009 pour le Viêt Nam.
Suite à toutes mes recherches, j'ai réussi à concocter un itinéraire. Or, j'ai déjà un problème... mon horaire est surchargé! Aussi, je sollicite votre aide pour m'aviser ce que je ne dois absolument pas manquer et les attraits que je devrais abandonner.
Départ de Montréal à 22 h le 8 décembre pour arriver à Hanoi à 23 heures le 9 décembre (heure locale). 🤪
Hanoi: marionnette sur l'eau (est-ce vraiment intéressant?), pont Long Bien, lac Hoan Kiem, musée d'ethnographie, pagodes. Parc national de Cuc Phuong Hoa Lu: baie d'Along terrestre. Baie d'Along: croisière. Sapa: minnorité ethniques, randonnées et le champs de pierres (Muong Hoa). Haiphong: montagne de l'éléphant.
Puis vol de Hanoi à Hoi An (ou la ville la plus proche) Hoi An: tissus, cours de cuisine, architecture, rivière Thu Bon (dans les environs)
Vol de Hoi An (ou la ville la plus proche) à Ho Chi Minh Ville HCMV (et ses environs): cholon, temple coadaïste de Tây Ninh, pagode Giac Lâm, tunnels de Cu chi, palais de la Réunification (est-ce que ça vaut la peine?), croisière nocture sur la rivière Saigon. Delta du Mékong: croisière. My Tho: marché, île de Tam Long pour ses fruits. Bên Tre: fabrique de caramel 😛. Cân Tho: balade sur l'eau, marché flottant (est-ce un à ne pas manquer?)
Mes questions en rafale: - Quels sont les attraits que je ne dois pas manquer? - Quels sont les attraits que je devrais abandonner (faute de temps)? - Quel hôtel réserver à Hanoi (puisque j'arrive durant la nuit)? - Sapa: est-ce possible de ne pas faire l'autoroute des touristes? - Haiphong: est-ce que la montagne de l'éléphant vaut le coup? - Trek à dos d'éléphant: C'est mon rêve 😮, mais je ne sais pas où aller... Je sais que les principaux endroits se trouvent dans le centre du Viêt Nam, mais j'ai peur de perdre beaucoup de temps en déplacement. Pouvez-vous m'aider? - Marché flottant: Pouvez-vous m'indiquer un beau marché flottant (idéalement pas rempli de touristes).
Je vous remercie de vos précieuses informations!
Hébergement et état des routes pour Marrakech-Taroudant? English translation pending
Bonjour
dans une dizaine de jours on se fait le petit voyage Marrakech- Agadir (en passant par le Tizi'n'test), armées d'un carte routière
alors je voudrais savoir si vous avez des idées sur :l'état des routes, et leur praticabilité surtout apres les dernieres pluie et innondations dans le coin, et si c'est faisable avec une petite voiture des idées sur un endroit ou passer la nuit, disons juste avant d'arriver a Taroudante, un endroit bien simple, bien calme enfin, si jamais il existe des truc a ne surtout pas faire 🤪🤪
merci pour vos réponse
Bus, change et souks en Syrie? English translation pending
Bonjour à tous, je souhaiterai avoir quelques dernières infos pour préparer mon voyage en Syrie. Je sollicite votre aide car j'ai besoin d'être bien informé (je prépare le voyage pour 4 personnes).
- Le prix des bus pullman est-il fixe (si vous avez des exemples de prix je suis preneur) ? où ça se négocie selon le nb de billet etc
- Y a-t-il des bureaux de change meilleurs que les autres (aéroport, centre ville Damas, Alep) ? pour une somme de 1000 euros par exemple que pouvons nous perdre à échanger à l’aéroport ?
- Pour le souk, j’aimerai savoir lequel (lesquels) vous avez préféré entre Alep et Damas : ambiance, prix (plus cher à Damas ou à Alep ?), produits, sympathie des marchands ?
MERCI
- Le prix des bus pullman est-il fixe (si vous avez des exemples de prix je suis preneur) ? où ça se négocie selon le nb de billet etc
- Y a-t-il des bureaux de change meilleurs que les autres (aéroport, centre ville Damas, Alep) ? pour une somme de 1000 euros par exemple que pouvons nous perdre à échanger à l’aéroport ?
- Pour le souk, j’aimerai savoir lequel (lesquels) vous avez préféré entre Alep et Damas : ambiance, prix (plus cher à Damas ou à Alep ?), produits, sympathie des marchands ?
MERCI
Travailler et s'installer à Marrakech ou Casablanca? English translation pending
Bonjour,
Je suis francaise d'origine marocaine. J'ai depuis longtemps en tête un projet qui me tiens à coeur. Et le voici, je l'éspère, sur le point de se réaliser. Je viens d'arriver de paris sur marrakech. J'ai rencontré énormément de difficultés sur paris pour travailler du fait de mon voile et je me suis donc di c'est l'occasion de rentrer au pays. Je cherche donc à travailler ici. J'ai fais un peu de prospection à distance mais c'est pas évident. Je cherche donc des personnes qui ont fait le choix de s'installer ici qui pourraient me conseiller. Les conseils de tout le monde sont les bienvenus. Merci à tous.
Je suis francaise d'origine marocaine. J'ai depuis longtemps en tête un projet qui me tiens à coeur. Et le voici, je l'éspère, sur le point de se réaliser. Je viens d'arriver de paris sur marrakech. J'ai rencontré énormément de difficultés sur paris pour travailler du fait de mon voile et je me suis donc di c'est l'occasion de rentrer au pays. Je cherche donc à travailler ici. J'ai fais un peu de prospection à distance mais c'est pas évident. Je cherche donc des personnes qui ont fait le choix de s'installer ici qui pourraient me conseiller. Les conseils de tout le monde sont les bienvenus. Merci à tous.
Cambodge: et pourquoi pas l'Asie du Sud-Est pour changer? English translation pending
Une fois n'est pas coutume, c'est sans grand enthousiasme et plutôt par défaut que j'ai choisi ma destination de voyage, à des dates qui ne m'enchantaient pas non plus. Une partie du forum a déjà assisté en direct au (pas si) long processus de décision qui m'a incité à choisir le Cambodge, inutile donc d'épiloguer dessus. Pour simplifier, disons qu'il ne me déplaisait pas d'aller visiter un pays où il ne fait pas trop froid l'hiver, où on mange bien, et où il y a des choses à voir et à faire. La gentillesse et le sourire des gens n'ont en revanche pas pesé dans ce choix, car je n'aime en général pas les gens qui sourient trop, et me sens plus à l'aise dans les plus austères contrées d'Asie du Nord.
Bon an mal an, je me suis retrouvé il y a quelques jours dans le superbe nouvel aéroport de Canton, où je devais embarquer pour Phnom Penh, après avoir passé une journée dans la capitale de la Chine du Sud et sa voisine Dongguan, sous le signe de la bonne bouffe, des amis retrouvés... et de la bière.
Sans surprise, c'était surtout des chinois qui occupaient l'avion, les cambodgiens étant quasi absents, et les étrangers en route pour les vacances pas trop mal représentés.
Les chinois qui étaient autour de moi n'étaient pas des vacanciers, mais des migrants en quête de petits boulots. Ayant aidé quelques uns d'entre eux à remplir leurs papiers d'immigration (ils ne savaient ni lire ni écrire l'anglais ou le khmer), cela m'a donc permis de lier connaissance et d'écouter leurs histoires.
Ils n'avaient pas la moindre idée de ce qui les attendait là-bas ni de ce qu'ils allaient y faire, ni de combien de temps ils allaient rester. Tout ce qu'ils savaient, c'est que quelqu'un viendrait les chercher à l'aéroport et s'occuperait de tout. Une dame a toutefois dit qu'elle supposait qu'on allait l'envoyer dans une usine textile. Tout cela n'a rien d'extraordinaire, de nombreux passagers ayant déjà rencontré ce type de migrants dans les avions reliant la Chine à la plupart des destinations du monde. Mais ce qui se comprend facilement pour la France est plus surprenant pour le Cambodge, un des pays les plus pauvres du monde, où la main d'oeuvre non qualifiée ne doit pas manquer. Malgré cela, des avions de chinois continuent à atterrir à Phnom Penh pour y débarquer de la main d'oeuvre docile et peut-être à peine plus chère que la locale.
Mon voisin de gauche avec qui j'ai sympathisé car il venait de la province du Jiangxi (les fidèles lecteurs de mes carnets savent pourquoi j'aime bien cette province et ses habitants) avait un problème que je n'arrivais pas à résoudre pour remplir ses papiers d'immigration: le lieu d'émission du visa était écrit en khmer. Notre remue-ménage a fini par attirer une hôtesse qui a froncé les sourcils, et a conseillé à notre homme d'écrire "Jiangxi" dans cette case.
La semaine de travail que je venais de passer était une des plus dures de ma carrière, et la pression accumulée avait besoin de se dégonfler le plus rapidement possible. Voir donc une hôtesse chinoise (une espèce vivante à l'intelligence souvent assez limitée) proférer des absurdités administratives, c'était exactement ce qu'il me fallait pour atteindre ce but. Un crime contre la paperasse ordonnée et l'orthodoxie juridique, du pain béni pour moi!
Elle ne voulait pas lâcher le morceau: il fallait écrire "Jiangxi" dans la case "place of issuance" (sous entendu du visa). Je lui ai donc dit qu'en tant qu'hôtesse de l'air il était stupéfiant qu'elle ne sache pas la différence entre un passeport et un visa et qu'il n'était vraiment pas sympa de dire n'importe quoi aux passagers, à qui on pourrait plus difficilement reprocher ce manque de connaissances élémentaires. Les arguments logiques ont tous échoué: il n'y a pas de consulat cambodgien au Jiangxi, comment voulez vous que le visa ait été émis là-bas? regardez la dame à côté, son visa a été émis à Pékin (l'ambassade) tandis que son passeport a été émis au Jiangsu (là où elle vit)
Elle a alors rétorqué qu'elle avait déjà posé la question à un expert (???) qui avait dit qu'il fallait écrire ce qui était indiqué en face de "place of issuance" sur le passeport. Elle ajouta non sans ironie que: c'est écrit en anglais sur le passeport, tu peux lire "place of issuance: Jiangxi". Et bien sur le formulaire cambodgien c'est pareil, ce sont les mêmes mots "place of issuance", il faut donc écrire pareil.
J'ai eu beau lui répondre que si elle savait lire l'anglais elle comprendrait immédiatement que son argument est stupide, elle ne voulait pas lâcher prise. Pire: elle prétendit que si la dame d'à côté avait "Pékin" et "Jiangsu" sur son passeport et visa, c'était parce que le formulaire précisait qu'il fallait indiquer le lieu où le visa a été décidé et celui où il avait été octroyé, dans les cases "place of issuance" et "purpose of the trip". Je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire et de faire perdre volontairement la face à l'hôtesse en hurlant que ce serait complètement débile d'écrire "Pékin" ou "Jiangxi" dans une case "but du voyage (au Cambodge)" dans un formulaire cambodgien, mais l'hôtesse a fini par décréter que je n'y connaissais rien, et, après avoir pris acte de mon refus de responsabilité, a fini par convaincre le pauvre homme de remplir le formulaire selon ses lubies. de toute façon les cambodgiens se foutent de ce qu'on écrit sur le formulaire, ils n'y font pas attention, ajouta-t-elle.
Bon ok, je veux bien, mais ça heurte mon bon sens et mon culte du papier bien rempli, et ça m'a foutu en rogne pour le reste du trajet.
Voilà donc comment inventer des problèmes pour s'occuper pendant un voyage en avion quand on n'a absolument rien à faire. Sur ce, l'avion a fini par atterrir et tous les chinois sont passés devant à l'immigration, tandis que les occidentaux devaient d'abord demander leur visa.
Bon an mal an, je me suis retrouvé il y a quelques jours dans le superbe nouvel aéroport de Canton, où je devais embarquer pour Phnom Penh, après avoir passé une journée dans la capitale de la Chine du Sud et sa voisine Dongguan, sous le signe de la bonne bouffe, des amis retrouvés... et de la bière.
Sans surprise, c'était surtout des chinois qui occupaient l'avion, les cambodgiens étant quasi absents, et les étrangers en route pour les vacances pas trop mal représentés.
Les chinois qui étaient autour de moi n'étaient pas des vacanciers, mais des migrants en quête de petits boulots. Ayant aidé quelques uns d'entre eux à remplir leurs papiers d'immigration (ils ne savaient ni lire ni écrire l'anglais ou le khmer), cela m'a donc permis de lier connaissance et d'écouter leurs histoires.
Ils n'avaient pas la moindre idée de ce qui les attendait là-bas ni de ce qu'ils allaient y faire, ni de combien de temps ils allaient rester. Tout ce qu'ils savaient, c'est que quelqu'un viendrait les chercher à l'aéroport et s'occuperait de tout. Une dame a toutefois dit qu'elle supposait qu'on allait l'envoyer dans une usine textile. Tout cela n'a rien d'extraordinaire, de nombreux passagers ayant déjà rencontré ce type de migrants dans les avions reliant la Chine à la plupart des destinations du monde. Mais ce qui se comprend facilement pour la France est plus surprenant pour le Cambodge, un des pays les plus pauvres du monde, où la main d'oeuvre non qualifiée ne doit pas manquer. Malgré cela, des avions de chinois continuent à atterrir à Phnom Penh pour y débarquer de la main d'oeuvre docile et peut-être à peine plus chère que la locale.
Mon voisin de gauche avec qui j'ai sympathisé car il venait de la province du Jiangxi (les fidèles lecteurs de mes carnets savent pourquoi j'aime bien cette province et ses habitants) avait un problème que je n'arrivais pas à résoudre pour remplir ses papiers d'immigration: le lieu d'émission du visa était écrit en khmer. Notre remue-ménage a fini par attirer une hôtesse qui a froncé les sourcils, et a conseillé à notre homme d'écrire "Jiangxi" dans cette case.
La semaine de travail que je venais de passer était une des plus dures de ma carrière, et la pression accumulée avait besoin de se dégonfler le plus rapidement possible. Voir donc une hôtesse chinoise (une espèce vivante à l'intelligence souvent assez limitée) proférer des absurdités administratives, c'était exactement ce qu'il me fallait pour atteindre ce but. Un crime contre la paperasse ordonnée et l'orthodoxie juridique, du pain béni pour moi!
Elle ne voulait pas lâcher le morceau: il fallait écrire "Jiangxi" dans la case "place of issuance" (sous entendu du visa). Je lui ai donc dit qu'en tant qu'hôtesse de l'air il était stupéfiant qu'elle ne sache pas la différence entre un passeport et un visa et qu'il n'était vraiment pas sympa de dire n'importe quoi aux passagers, à qui on pourrait plus difficilement reprocher ce manque de connaissances élémentaires. Les arguments logiques ont tous échoué: il n'y a pas de consulat cambodgien au Jiangxi, comment voulez vous que le visa ait été émis là-bas? regardez la dame à côté, son visa a été émis à Pékin (l'ambassade) tandis que son passeport a été émis au Jiangsu (là où elle vit)
Elle a alors rétorqué qu'elle avait déjà posé la question à un expert (???) qui avait dit qu'il fallait écrire ce qui était indiqué en face de "place of issuance" sur le passeport. Elle ajouta non sans ironie que: c'est écrit en anglais sur le passeport, tu peux lire "place of issuance: Jiangxi". Et bien sur le formulaire cambodgien c'est pareil, ce sont les mêmes mots "place of issuance", il faut donc écrire pareil.
J'ai eu beau lui répondre que si elle savait lire l'anglais elle comprendrait immédiatement que son argument est stupide, elle ne voulait pas lâcher prise. Pire: elle prétendit que si la dame d'à côté avait "Pékin" et "Jiangsu" sur son passeport et visa, c'était parce que le formulaire précisait qu'il fallait indiquer le lieu où le visa a été décidé et celui où il avait été octroyé, dans les cases "place of issuance" et "purpose of the trip". Je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire et de faire perdre volontairement la face à l'hôtesse en hurlant que ce serait complètement débile d'écrire "Pékin" ou "Jiangxi" dans une case "but du voyage (au Cambodge)" dans un formulaire cambodgien, mais l'hôtesse a fini par décréter que je n'y connaissais rien, et, après avoir pris acte de mon refus de responsabilité, a fini par convaincre le pauvre homme de remplir le formulaire selon ses lubies. de toute façon les cambodgiens se foutent de ce qu'on écrit sur le formulaire, ils n'y font pas attention, ajouta-t-elle.
Bon ok, je veux bien, mais ça heurte mon bon sens et mon culte du papier bien rempli, et ça m'a foutu en rogne pour le reste du trajet.
Voilà donc comment inventer des problèmes pour s'occuper pendant un voyage en avion quand on n'a absolument rien à faire. Sur ce, l'avion a fini par atterrir et tous les chinois sont passés devant à l'immigration, tandis que les occidentaux devaient d'abord demander leur visa.
Turquie - Istanbul et rêveries ottomanes English translation pending
A la fois lointaine et proche, objet de mes nombreuses lectures et si riche en vestiges historiques, la Turquie* est, sauf erreur, le seul pays qui soit situé sur deux continents, l'Europe et l'Asie.
Istanbul est une ville fascinante à laquelle j'ai consacré deux visites, car la première fut si brève que j'avais eu la nette impression d'avoir manqué ce rendez-vous. Un nouveau séjour est décidé quelques mois plus tard. J'avais tant rêvé de cette cité mythique, ancienne Byzance puis Constantinople : je voulais revivre ses mystères en flânant lentement au hasard des vieux quartiers où s'était déroulée l'histoire de l'empire ottoman.
Pierre Loti, un de mes écrivains préférés, éprouvait une grande passion pour Istanbul et a raconté ses nombreux séjours dans cette ville au début du 20ème siècle. Je sais que je ne retrouverai pas le charme mystérieux de la Turquie d'antan et qu'il faudra beaucoup d'imagination pour se souvenir de ce que fut la toute puissance des sultans...
Un vol Nice-Istanbul direct nous dépose un après-midi d'octobre sur le tarmac stambouliote. Notre hôtel est situé dans le centre historique de la ville, à l'écart du grand boulevard central sillonné par un tramway bruyant, surchargé de voyageurs à toute heure du jour. A la nuit tombée, nous traversons le pont de Galata qui enjambe la Corne d'or pour admirer la vue sur les minarets illuminés des mille mosquées qui se reflètent comme des bougies géantes dans les eaux du détroit.
Dès les premiers rayons du soleil, nous grimpons dans le tramway déjà comble : de nombreux turcs qui travaillent dans la zone touristique et dans le Grand Bazar migrent ainsi chaque jour de l'ouest vers l'est de la ville, pour revenir chaque soir chez eux dans le sens inverse. Serrés comme des parisiens dans le métro matinal, nous inaugurons ce nouveau moyen de transport qui était encore en chantier lors de notre précédente visite.
Deux tourelles aux toits pointus entourent la porte principale du palais de Topkapi, ornée de créneaux d'inspiration médiévale. Au sommet d'une flèche, le drapeau turc, fond rouge avec croissant de lune étoilé, se déploie sur le ciel bleu. De part et d'autre du portail, deux niches sont creusées dans la muraille : c'est là qu'étaient exposées les têtes coupées des rebelles qui avaient eu le mauvais goût d'affronter le sultan. Il faut arriver très tôt le matin, avant l'ouverture du palais, pour entrer les premiers dans le harem avant l'invasion des foules. Lorsqu'on pénètre enfin dans ces lieux déserts et silencieux, des ombres impalpables flottent dans le sombre corridor où une faible lueur perce à travers une étroite lucarne. Les battants de la porte se sont refermés. Prison dorée pour l'éternité : dans ce harem d'autrefois, les captives qu'on amenait ici savaient qu'elles n'en ressortiraient qu'après leur mort. Pour égayer un peu cette vie de recluses, quelques tableaux peints sur les murs représentent des paysages fleuris au détour des couloirs. Les fêtes se déroulaient dans l'immense salle du Diwan, somptueusement décorée de mosaïques, dais précieux sous lequel s'asseyait le souverain, tapis de soie, candélabres d'argent ciselés, et sur les galeries surélevées, dominant l'assemblée masculine, des musiciens accompagnaient de leurs instruments des danseuses choisies pour leur beauté. Dissimulées derrière des moucharabiehs, les favorites invisibles contemplaient l'assistance qui ne devait jamais lever les yeux vers elles. Un dédale de galeries mène aux chambres des concubines, minuscules pièces où le soleil ne pénétrait jamais. Glacial et terrifiant destin pour ces femmes qui n'étaient là que pour le plaisir fugace d'un impitoyable despote.
Nous sommes les deux seuls visiteurs dans cet immense palais, que nous parcourons lentement, goûtant le charme et le silence. Le gentil gardien qui nous accompagne referme les portes de chaque pièce après nous avoir laissé tout le temps de rêver et de prendre plusieurs photos...
A la sortie de cette terrible prison, on retrouve la cour principale avec ses jardins et le musée qui renferme des trophées : céramiques et porcelaines de Chine, céladons, lourds bijoux rehaussés d'énormes diamants, poignard serti d'émeraudes, armes et lourds caftans de soies brodées de motifs d'or et d'argent, manuscrits et calligraphies délicates... et le plus précieux de tous ces objets, un poil de la barbe du prophète dans une vitrine protégée jour et nuit par des gardiens vigilants... Pour reprendre goût à la vie, nous dégustons un repas de poissons sur une place ensoleillée, à Kumkapi, au bord de la mer Marmara, entourés de chats affamés qui se précipitent, toutes griffes dehors, sur les morceaux qu'on leur offre. Des myriades de bateaux venant du monde entier naviguent sur les eaux du Bosphore dans un mouvement ininterrompu.
Toute rose, la basilique Aya Sofia (Sainte Sophie) resplendit au milieu d'un parc verdoyant. De dimensions gigantesques, elle a été convertie en mosquée puis en musée. A l'intérieur, la double présence du catholicisme et de l'islam cohabite harmonieusement sous l'aspect de médaillons gravés d'arabesques et d'images pieuses peintes sur les murs des galeries supérieures. L'église St-Sauveur-in-Chora, très ancienne chapelle chrétienne, a été transformée elle aussi en mosquée, qui porte maintenant le nom de Karyié-Camii. Ses magnifiques fresques byzantines sont considérées comme les plus belles du monde. Dans les petites rues qui entourent l'hôtel, de nombreux forains exposent leurs marchandises étalées sur les trottoirs : tissus, tricots, quincaillerie, outils... Et le soir venu, ils remballent tout dans des bâches ficelées qu'ils surveillent toute la nuit, dormant sur place blottis dans des amoncellements de couvertures.
* Il faut lire : "Istanbul (et non la Turquie) est, sauf erreur, une des rares villes situées sur deux continents."
Istanbul est une ville fascinante à laquelle j'ai consacré deux visites, car la première fut si brève que j'avais eu la nette impression d'avoir manqué ce rendez-vous. Un nouveau séjour est décidé quelques mois plus tard. J'avais tant rêvé de cette cité mythique, ancienne Byzance puis Constantinople : je voulais revivre ses mystères en flânant lentement au hasard des vieux quartiers où s'était déroulée l'histoire de l'empire ottoman.
Pierre Loti, un de mes écrivains préférés, éprouvait une grande passion pour Istanbul et a raconté ses nombreux séjours dans cette ville au début du 20ème siècle. Je sais que je ne retrouverai pas le charme mystérieux de la Turquie d'antan et qu'il faudra beaucoup d'imagination pour se souvenir de ce que fut la toute puissance des sultans...
Un vol Nice-Istanbul direct nous dépose un après-midi d'octobre sur le tarmac stambouliote. Notre hôtel est situé dans le centre historique de la ville, à l'écart du grand boulevard central sillonné par un tramway bruyant, surchargé de voyageurs à toute heure du jour. A la nuit tombée, nous traversons le pont de Galata qui enjambe la Corne d'or pour admirer la vue sur les minarets illuminés des mille mosquées qui se reflètent comme des bougies géantes dans les eaux du détroit.
Dès les premiers rayons du soleil, nous grimpons dans le tramway déjà comble : de nombreux turcs qui travaillent dans la zone touristique et dans le Grand Bazar migrent ainsi chaque jour de l'ouest vers l'est de la ville, pour revenir chaque soir chez eux dans le sens inverse. Serrés comme des parisiens dans le métro matinal, nous inaugurons ce nouveau moyen de transport qui était encore en chantier lors de notre précédente visite.
Deux tourelles aux toits pointus entourent la porte principale du palais de Topkapi, ornée de créneaux d'inspiration médiévale. Au sommet d'une flèche, le drapeau turc, fond rouge avec croissant de lune étoilé, se déploie sur le ciel bleu. De part et d'autre du portail, deux niches sont creusées dans la muraille : c'est là qu'étaient exposées les têtes coupées des rebelles qui avaient eu le mauvais goût d'affronter le sultan. Il faut arriver très tôt le matin, avant l'ouverture du palais, pour entrer les premiers dans le harem avant l'invasion des foules. Lorsqu'on pénètre enfin dans ces lieux déserts et silencieux, des ombres impalpables flottent dans le sombre corridor où une faible lueur perce à travers une étroite lucarne. Les battants de la porte se sont refermés. Prison dorée pour l'éternité : dans ce harem d'autrefois, les captives qu'on amenait ici savaient qu'elles n'en ressortiraient qu'après leur mort. Pour égayer un peu cette vie de recluses, quelques tableaux peints sur les murs représentent des paysages fleuris au détour des couloirs. Les fêtes se déroulaient dans l'immense salle du Diwan, somptueusement décorée de mosaïques, dais précieux sous lequel s'asseyait le souverain, tapis de soie, candélabres d'argent ciselés, et sur les galeries surélevées, dominant l'assemblée masculine, des musiciens accompagnaient de leurs instruments des danseuses choisies pour leur beauté. Dissimulées derrière des moucharabiehs, les favorites invisibles contemplaient l'assistance qui ne devait jamais lever les yeux vers elles. Un dédale de galeries mène aux chambres des concubines, minuscules pièces où le soleil ne pénétrait jamais. Glacial et terrifiant destin pour ces femmes qui n'étaient là que pour le plaisir fugace d'un impitoyable despote.
Nous sommes les deux seuls visiteurs dans cet immense palais, que nous parcourons lentement, goûtant le charme et le silence. Le gentil gardien qui nous accompagne referme les portes de chaque pièce après nous avoir laissé tout le temps de rêver et de prendre plusieurs photos...
A la sortie de cette terrible prison, on retrouve la cour principale avec ses jardins et le musée qui renferme des trophées : céramiques et porcelaines de Chine, céladons, lourds bijoux rehaussés d'énormes diamants, poignard serti d'émeraudes, armes et lourds caftans de soies brodées de motifs d'or et d'argent, manuscrits et calligraphies délicates... et le plus précieux de tous ces objets, un poil de la barbe du prophète dans une vitrine protégée jour et nuit par des gardiens vigilants... Pour reprendre goût à la vie, nous dégustons un repas de poissons sur une place ensoleillée, à Kumkapi, au bord de la mer Marmara, entourés de chats affamés qui se précipitent, toutes griffes dehors, sur les morceaux qu'on leur offre. Des myriades de bateaux venant du monde entier naviguent sur les eaux du Bosphore dans un mouvement ininterrompu.
Toute rose, la basilique Aya Sofia (Sainte Sophie) resplendit au milieu d'un parc verdoyant. De dimensions gigantesques, elle a été convertie en mosquée puis en musée. A l'intérieur, la double présence du catholicisme et de l'islam cohabite harmonieusement sous l'aspect de médaillons gravés d'arabesques et d'images pieuses peintes sur les murs des galeries supérieures. L'église St-Sauveur-in-Chora, très ancienne chapelle chrétienne, a été transformée elle aussi en mosquée, qui porte maintenant le nom de Karyié-Camii. Ses magnifiques fresques byzantines sont considérées comme les plus belles du monde. Dans les petites rues qui entourent l'hôtel, de nombreux forains exposent leurs marchandises étalées sur les trottoirs : tissus, tricots, quincaillerie, outils... Et le soir venu, ils remballent tout dans des bâches ficelées qu'ils surveillent toute la nuit, dormant sur place blottis dans des amoncellements de couvertures.
* Il faut lire : "Istanbul (et non la Turquie) est, sauf erreur, une des rares villes situées sur deux continents."
Photographie en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous
Une dernière info, mon amie et moi sommes passionnés de photo.. y a t-il des restrictions au niveau photo dans les temples en général ? En février comment est le ciel ? ...et qui connaît le prix des cartes mémoires là bas et sont elles faciles à trouver ?
Merci d'avance !! on part demain youpi!!!
Une dernière info, mon amie et moi sommes passionnés de photo.. y a t-il des restrictions au niveau photo dans les temples en général ? En février comment est le ciel ? ...et qui connaît le prix des cartes mémoires là bas et sont elles faciles à trouver ?
Merci d'avance !! on part demain youpi!!!
Que visiter et faire à Vienne en Autriche en 5 jours? English translation pending
Salut,
Je pars quelques jours à Vienne afin de découvrir cette magnifique ville. Est-ce que quelqu'un aurait des bons plans ou des visites à ne pas rater ?
Merci
Nix
Je pars quelques jours à Vienne afin de découvrir cette magnifique ville. Est-ce que quelqu'un aurait des bons plans ou des visites à ne pas rater ?
Merci
Nix
Colombie... dépaysement et enchantement English translation pending
Bonjour à tous,
4 mois que nous sommes rentrés de notre tour d'amérique latine.... c'est pas tous les jours facile et un carnet finalement ça permettra de revivre et de temporiser l'envie de repartir ... (ou pas ?).
Nous avons donc passé 1 mois et demi en Colombie en juillet-août 2017 (après Cuba et avant le Pérou). Nous = couple d'une trentaine d'année. Mode de voyage : bus, transport locaux, occasionnellement l'avion. Nous n'avons pas choisi de voiture pour plusieurs raisons : - budgétaire (on est sur un voyage de 6 mois donc forcément...) - fatigue/timing (on a souvent pris des bus de nuit pour les grandes distances et on était toujours assez frais pour attaquer les visites ou chercher un logement après le bus... pas sûr que ça aurait été pareil si on conduisait) - sécurité : pour nous la conduite à Bogota nous a paru FOLLE donc on se sentait pas trop (bon après sur les routes de campagne c'était plus simple).
Après il est vrai que certains trajets sont beaucoup plus court en voiture (on en a parlé avec une famille qui voyageait comme ça) et surtout tu peux aller un peu ou tu veux quand tu veux. Bref un autre style de voyage qui n'était pas le nôtre sur ces 6 mois d'Amérique latine.
La Colombie, on nous en avait beaucoup parlé avant le départ mais peu d'info sur le net et peu de carnet. On a donc navigué à vue (mais j'avais la chance d'avoir un ami d'enfance qui s'y connait TRES bien sur la Colombie et qui se met à organiser des voyages durables et hors des sentiers battus donc je l'ai un peu sollicité pour les endroits qu'il connait bien).
Pour essayer de faire un "bilan" je dirais que c'est un pays qui nous a BEAUCOUP plu. Il est simple et sécurisé de voyager en Colombie. Le pays est un des plus varié que nous ayons vu au cours de nos 6 mois de voyage. Et c'est sans conteste celui où les gens ont été le plus adorable (mais bon on a rencontré que des gens adorable pendant 6 mois alors...) mais le smile et l'échange avec les Colombiens a été exceptionnel.
On a fait le choix de faire BEAUCOUP de choses en Colombie car c'est un pays encore peu visité et on s'est dit que c'était l'occasion d'en profité pour découvrir des choses AUTHENTIQUES. Et on n'a pas regretté.
Itinéraire à la grosse pour vous situer : - Amazonie Colombienne pendant quelques jours (avion et contact local trouvé sur ce forum ou celui du routard je me souviens plus) - Centre de la Colombie : les villages du Boyaca et du Santander - Caraibes : Parc de Tayrona / Guarija / Carthagène - Nord Ouest : Medellin / Guatapé / Jardin - Région du café : autour de Salento - Cali : salsa et excursion sur la côte pacifique - Centre Sud : Popayan / San Augustin / Désert de Tatacoa - Bogota
Je ne vais probablement pas mettre BEAUCOUP de photos parce que ça met du temps à charger. Mais je ferai au mieux pour vous donner l'eau à la bouche ! Quelques astuces : - Airbnb marche très bien dans les grandes villes et nous avons toujours rencontré des colombiens extraordinaires, ouverts à la discussion et disponibles ! Ideal pour manger local et se fondre dans la foule - Ne pas retirer à l'aéroport de Bogota (frais au distributeur) - Uber marche du tonnerre en Colombie ! Et c'est assez sûr et moins cher pour bouger. Comme il y a pas mal de wifi partout (étonnant mais c'est le pays où on a eu le plus de free wifi dans les zones publiques et même aéroport) donc ... - les colombiens ont tous whatsapp : idéal pour communiquer avec eux en amont (guide à Taganga, à Mongui, à la Guarija, ...) - maps.me : application essentielle de tout voyageur pour se repérer en ville et dans les rando ! Nous l'avons utilisé tous les jours (bon j'exagère mais à peine)
Allez hop je commence le récit !
5 jours en Amazonie Colombienne Avion pour Bogota depuis la Havane vers 16h. Arrivée à 19h (1h de décalage en plus, il y a donc 7h de moins qu'en France). Première impression... IL FAIT FROID! Bon tout est relatif mais après Cuba... à 2600m d'altitude on a à peine 20°C donc on le sent! Deuxième impression : ici le code de la route c'est la jungle!! C'est à celui qui s'imposera le plus!
Ce soir on va vite car on reprend l'avion demain a 11h pour Leticia en Amazonie. Du coup on a choisi un bon airbnb pas trop loin de l'aéroport. Bien nous en a pris, Cesar notre hôte est au petit soin : premiers arepas (plats typiques Colombiens) et premières bières!
A Leticia le lendemain on renoue avec la chaleur l'humidité et cette fois BEAUCOUP de moustiques. Nous arrivons vers 13h et nous nous installons dans un hôtel pour la nuit. Ici petite particularité, j'avais contacté depuis la France une française installée en Amazonie depuis 7 ans pour organiser nos 5 jours sur place au plus proche des locaux. On va donc se laisser guider sans considérations logistiques.
Pour les premiers jours nous sommes seulement tous les 2 avec Marine. On commence tranquilou par une découverte de Leticia (la plus grande Ville du département Amazonas de Colombie, au bord du fleuve Amazone). On découvre l'histoire du lieu et de ses indigènes (16 ethnies tout de même) et quelques unes de leur tradition (le petit musée est très bien fait et Marine nous explique tout bien). Puis on découvre les saveurs de l'Amazonie en se balladant dans la ville : de nouveaux fruits (guama mmmm, aguaré bof, d'autres dont j'ai oublié le nom mais qui sont pas mal non plus).
Puis on va faire un tour.... au Brésil ! Car Leticia c'est vraiment une ville frontière : on est en Colombie mais en 10 min de bateau on est au Pérou et en 10 min de tuk tuk (si si ils ont des tuk tuk comme en asie) tu es au Brésil ! L'ambiance est un peu différente (plus musicale et plus le bordel) mais bien sympa. On se fait notre premier coucher de soleil amazonien côté brésilien et on déguste le traditionnel Açaï. Puis Marine nous laisse et on mange en ville avant de rentrer à l'hostel.
Le lendemain on part tôt pour une communauté indigène au Nord de la ville. On va y passer la nuit et observer ainsi leur quotidien et leur environnement. Belle journée avec marche en forêt amazonienne primaire ( José nous montre comment fabriquer des pièges, explique les remèdes, nous montre les arbres à larves blanches comme dans koh lanta berkķkk) visite du village et des potagers qui nourrissent la famille où nous logeons (petite anecdote : au retour de la ballade on s'arrête à la nuit tombée dans un des potagers qui est aussi le terrain d'énormes tarentules qui sortent à cette heure ci. Même avec le guide et nos frontales on n'était pas très serein...), observation de la préparation du pain traditionnel et du mambé (mélange de feuilles de coca et de tabac). Le soir participation à la discussion journalière des hommes durant laquelle on testera aussi le mambé. Moment hors du temps. Nuit en hamac sous moustiquaire, on est réveillé par le froid matinal mais surtout les coqs qui ici hurlent une heure AVANT le lever du soleil ! Vilains!
Le troisième jour nous rentrons sur Leticia pour prendre un bateau taxi rapide qui en 2h sur la rivière Amazone nous emmène dans la deuxième ville du département : Puerto Nariño ! En chemin nous voyons quelques oiseaux et surtout.... nos premiers dauphins de l'Amazone, des roses et des gris!!!!! Trop bon! La ville est très chou et a comme d'habitude un grand terrain de foot. Après avoir déposé nos bagages dans un petit coin de paradis appelé Alto Aguila (lieu de réinsertion de singes et de perroquets) puis déjeuner et visite de la ville et de la fondation Natutama qui explique les écosystèmes spécifiques de la région.
Puis on retrouve au bateau les deux couples français qui vont nous accompagner pendant les derniers jours. On ne perd pas de temps et Obsimar (le guide) nous emmène sur son peque peque voir les dauphins roses et gris par dizaine, moment magique avec l'harmonica d'Obsimar pour les appeler (on se croirait dans Sauvez Willy). Puis direction les lacs de Tarapoto. Baignade bien appréciée par cette chaleur! On ne pense pas aux piranhas et autres bébêtes qu'il peut y avoir la dessous. Tant mieux on en profite. Puis on s'installe pour pêcher à la ligne. Piranha pour moi ! yes ! Magnifique coucher de soleil sur les lacs. La lumière ici est superbe.
De retour à Puerto Nariño nous passons 1h avec une conteuse qui nous raconte des légendes Ticuna (ethnie majoritaire ici). Puis il est l'heure de rentrer à l'hôtel car nous devons passer par l'école des bonnes soeurs qui lâchent des chiens méchants à 21h!! On est limite donc Marine nous dit de nous armer de bouts de bois pour les tenir à distance le cas échéant.... pas très rassurant... et on n'a pas l'air fin comme ça tous les 7! Au final on est dans les temps et on arrive sans encombre. On est tous épuisés donc on part se coucher!
Le 4ème jour le réveil se fait tôt vu le coucher à 22h... ça nous laisse bien le temps de profiter des petits singes qui viennent ici dormir le soir et déjeuner le matin avant de repartir en forêt. Ce sont d'anciens animaux domestiqués. Ils sont ADORABLES mais je doute qu'ils puissent un jour revenir complètement à l'état sauvage.... ici c'est la maison des animaux.... 2 chats, 2 chiens, 2 dindons et 4 perroquets ... le rouge a été maltraité par son ancienne propriétaire et du coup attaque les filles.... on a bien ri (et un peu flippé aussi) de son obstination à nous chasser. Par contre mon homme a kiffé qu'elle lui grimpe dessus dès qu'il le lui demandait! Vers 9h on prend le bateau pour s'enfoncer un peu plus sur la rivière du Loretoyacu afin de rejoindre une famille indigène Ticuna à San Juan del Zoco. En chemin on s'arrête dans la communauté de San Francisco (ticuna aussi). Et croyez le ou pas mais ce San Francisco là aussi a son propre pont! Là on va rencontrer un monsieur qui a son jardin médicinal et nous explique tout ça mais il a surtout des caimans blancs et noirs qu'il fait se reproduire pour repeupler le fleuve et les rivières car leur nombre avait trop baissé. Impressionnant de les voir d'aussi près et de les entendre! Ils peuvent faire jusque 8 mètres ! La vache!!
Malgré la chaleur et le soleil qui tape à fond les garçons ne résistent pas à l'envie de rejoindre les enfants qui tapent la balle sur le terrain de foot du village! Ils sont trempés!!!
Puis marche dans la forêt pendant 2h 3h. On revoit certains arbres du jour 2 et on détaille l'histoire du caoutchouc et des indigènes en chemin. On voit aussi de nouvelles choses comme les arbres dont ils se servaient pour leur vêtements et aujourd'hui comme toile pour peindre le plus souvent. Sur le chemin.... incroyable... on tombe sur un cèpe! Même odeur en plus!!!rhalala ça nous rappelle que cette année on va rater la saison !
Avant la nuit on reprend le bateau pour aller tenter d'observer les caimans dans leur milieu naturel. L'ambiance de nuit est differente et le ciel est MAGNIFIQUE! On les voit de loin (et seulement leurs yeux) donc on ne s'attarde pas trop). Sur le retour on arrête le moteur du bateau, les hommes rament et Eduardo notre guide depuis ce matin nous raconte des contes ticuna. Ambiance amazonienne!
Le lendemain c'est le retour a Leticia.... réveil 5h, on arrive tout juste à Puerto Nariño pour le bateau de 7h30. A 10h nous sommes arrivés et avons récupéré nos affaires... il est temps de se séparer des français. Marine (et son fils) nous accompagne à l'aquarium puis on file déjeuner.... au PEROU!!! En 10 min de bateau nous sommes à Santa Rosa. Déjeuner aux couleurs péruviennes donc, un bon avant goût de notre prochaine destination après la Colombie : bière et surtout Pisco Sour!
Cette fois c'est l'heure! Nous reprenons l'avion pour Bogota. Bye bye l'Amazonie! On se reverra en Bolivie !
(photos à venir) On a beaucoup aimé ces 5 jours avec Marine et son point de vue est très intéressant à partager. Par contre c'était un peu speed. On a beaucoup couru et peut-être que finalement il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Passer 2 nuits un peu posés à Puerto Narino aurait aussi été une bonne option et moins contrainte niveau transport bateau. Il y a apparemment à faire dans le coin niveau rando mais on ne regrette vraiment pas la rencontre d'Eduardo et sa famille donc...
4 mois que nous sommes rentrés de notre tour d'amérique latine.... c'est pas tous les jours facile et un carnet finalement ça permettra de revivre et de temporiser l'envie de repartir ... (ou pas ?).
Nous avons donc passé 1 mois et demi en Colombie en juillet-août 2017 (après Cuba et avant le Pérou). Nous = couple d'une trentaine d'année. Mode de voyage : bus, transport locaux, occasionnellement l'avion. Nous n'avons pas choisi de voiture pour plusieurs raisons : - budgétaire (on est sur un voyage de 6 mois donc forcément...) - fatigue/timing (on a souvent pris des bus de nuit pour les grandes distances et on était toujours assez frais pour attaquer les visites ou chercher un logement après le bus... pas sûr que ça aurait été pareil si on conduisait) - sécurité : pour nous la conduite à Bogota nous a paru FOLLE donc on se sentait pas trop (bon après sur les routes de campagne c'était plus simple).
Après il est vrai que certains trajets sont beaucoup plus court en voiture (on en a parlé avec une famille qui voyageait comme ça) et surtout tu peux aller un peu ou tu veux quand tu veux. Bref un autre style de voyage qui n'était pas le nôtre sur ces 6 mois d'Amérique latine.
La Colombie, on nous en avait beaucoup parlé avant le départ mais peu d'info sur le net et peu de carnet. On a donc navigué à vue (mais j'avais la chance d'avoir un ami d'enfance qui s'y connait TRES bien sur la Colombie et qui se met à organiser des voyages durables et hors des sentiers battus donc je l'ai un peu sollicité pour les endroits qu'il connait bien).
Pour essayer de faire un "bilan" je dirais que c'est un pays qui nous a BEAUCOUP plu. Il est simple et sécurisé de voyager en Colombie. Le pays est un des plus varié que nous ayons vu au cours de nos 6 mois de voyage. Et c'est sans conteste celui où les gens ont été le plus adorable (mais bon on a rencontré que des gens adorable pendant 6 mois alors...) mais le smile et l'échange avec les Colombiens a été exceptionnel.
On a fait le choix de faire BEAUCOUP de choses en Colombie car c'est un pays encore peu visité et on s'est dit que c'était l'occasion d'en profité pour découvrir des choses AUTHENTIQUES. Et on n'a pas regretté.
Itinéraire à la grosse pour vous situer : - Amazonie Colombienne pendant quelques jours (avion et contact local trouvé sur ce forum ou celui du routard je me souviens plus) - Centre de la Colombie : les villages du Boyaca et du Santander - Caraibes : Parc de Tayrona / Guarija / Carthagène - Nord Ouest : Medellin / Guatapé / Jardin - Région du café : autour de Salento - Cali : salsa et excursion sur la côte pacifique - Centre Sud : Popayan / San Augustin / Désert de Tatacoa - Bogota
Je ne vais probablement pas mettre BEAUCOUP de photos parce que ça met du temps à charger. Mais je ferai au mieux pour vous donner l'eau à la bouche ! Quelques astuces : - Airbnb marche très bien dans les grandes villes et nous avons toujours rencontré des colombiens extraordinaires, ouverts à la discussion et disponibles ! Ideal pour manger local et se fondre dans la foule - Ne pas retirer à l'aéroport de Bogota (frais au distributeur) - Uber marche du tonnerre en Colombie ! Et c'est assez sûr et moins cher pour bouger. Comme il y a pas mal de wifi partout (étonnant mais c'est le pays où on a eu le plus de free wifi dans les zones publiques et même aéroport) donc ... - les colombiens ont tous whatsapp : idéal pour communiquer avec eux en amont (guide à Taganga, à Mongui, à la Guarija, ...) - maps.me : application essentielle de tout voyageur pour se repérer en ville et dans les rando ! Nous l'avons utilisé tous les jours (bon j'exagère mais à peine)
Allez hop je commence le récit !
5 jours en Amazonie Colombienne Avion pour Bogota depuis la Havane vers 16h. Arrivée à 19h (1h de décalage en plus, il y a donc 7h de moins qu'en France). Première impression... IL FAIT FROID! Bon tout est relatif mais après Cuba... à 2600m d'altitude on a à peine 20°C donc on le sent! Deuxième impression : ici le code de la route c'est la jungle!! C'est à celui qui s'imposera le plus!
Ce soir on va vite car on reprend l'avion demain a 11h pour Leticia en Amazonie. Du coup on a choisi un bon airbnb pas trop loin de l'aéroport. Bien nous en a pris, Cesar notre hôte est au petit soin : premiers arepas (plats typiques Colombiens) et premières bières!
A Leticia le lendemain on renoue avec la chaleur l'humidité et cette fois BEAUCOUP de moustiques. Nous arrivons vers 13h et nous nous installons dans un hôtel pour la nuit. Ici petite particularité, j'avais contacté depuis la France une française installée en Amazonie depuis 7 ans pour organiser nos 5 jours sur place au plus proche des locaux. On va donc se laisser guider sans considérations logistiques.
Pour les premiers jours nous sommes seulement tous les 2 avec Marine. On commence tranquilou par une découverte de Leticia (la plus grande Ville du département Amazonas de Colombie, au bord du fleuve Amazone). On découvre l'histoire du lieu et de ses indigènes (16 ethnies tout de même) et quelques unes de leur tradition (le petit musée est très bien fait et Marine nous explique tout bien). Puis on découvre les saveurs de l'Amazonie en se balladant dans la ville : de nouveaux fruits (guama mmmm, aguaré bof, d'autres dont j'ai oublié le nom mais qui sont pas mal non plus).
Puis on va faire un tour.... au Brésil ! Car Leticia c'est vraiment une ville frontière : on est en Colombie mais en 10 min de bateau on est au Pérou et en 10 min de tuk tuk (si si ils ont des tuk tuk comme en asie) tu es au Brésil ! L'ambiance est un peu différente (plus musicale et plus le bordel) mais bien sympa. On se fait notre premier coucher de soleil amazonien côté brésilien et on déguste le traditionnel Açaï. Puis Marine nous laisse et on mange en ville avant de rentrer à l'hostel.
Le lendemain on part tôt pour une communauté indigène au Nord de la ville. On va y passer la nuit et observer ainsi leur quotidien et leur environnement. Belle journée avec marche en forêt amazonienne primaire ( José nous montre comment fabriquer des pièges, explique les remèdes, nous montre les arbres à larves blanches comme dans koh lanta berkķkk) visite du village et des potagers qui nourrissent la famille où nous logeons (petite anecdote : au retour de la ballade on s'arrête à la nuit tombée dans un des potagers qui est aussi le terrain d'énormes tarentules qui sortent à cette heure ci. Même avec le guide et nos frontales on n'était pas très serein...), observation de la préparation du pain traditionnel et du mambé (mélange de feuilles de coca et de tabac). Le soir participation à la discussion journalière des hommes durant laquelle on testera aussi le mambé. Moment hors du temps. Nuit en hamac sous moustiquaire, on est réveillé par le froid matinal mais surtout les coqs qui ici hurlent une heure AVANT le lever du soleil ! Vilains!
Le troisième jour nous rentrons sur Leticia pour prendre un bateau taxi rapide qui en 2h sur la rivière Amazone nous emmène dans la deuxième ville du département : Puerto Nariño ! En chemin nous voyons quelques oiseaux et surtout.... nos premiers dauphins de l'Amazone, des roses et des gris!!!!! Trop bon! La ville est très chou et a comme d'habitude un grand terrain de foot. Après avoir déposé nos bagages dans un petit coin de paradis appelé Alto Aguila (lieu de réinsertion de singes et de perroquets) puis déjeuner et visite de la ville et de la fondation Natutama qui explique les écosystèmes spécifiques de la région.
Puis on retrouve au bateau les deux couples français qui vont nous accompagner pendant les derniers jours. On ne perd pas de temps et Obsimar (le guide) nous emmène sur son peque peque voir les dauphins roses et gris par dizaine, moment magique avec l'harmonica d'Obsimar pour les appeler (on se croirait dans Sauvez Willy). Puis direction les lacs de Tarapoto. Baignade bien appréciée par cette chaleur! On ne pense pas aux piranhas et autres bébêtes qu'il peut y avoir la dessous. Tant mieux on en profite. Puis on s'installe pour pêcher à la ligne. Piranha pour moi ! yes ! Magnifique coucher de soleil sur les lacs. La lumière ici est superbe.
De retour à Puerto Nariño nous passons 1h avec une conteuse qui nous raconte des légendes Ticuna (ethnie majoritaire ici). Puis il est l'heure de rentrer à l'hôtel car nous devons passer par l'école des bonnes soeurs qui lâchent des chiens méchants à 21h!! On est limite donc Marine nous dit de nous armer de bouts de bois pour les tenir à distance le cas échéant.... pas très rassurant... et on n'a pas l'air fin comme ça tous les 7! Au final on est dans les temps et on arrive sans encombre. On est tous épuisés donc on part se coucher!
Le 4ème jour le réveil se fait tôt vu le coucher à 22h... ça nous laisse bien le temps de profiter des petits singes qui viennent ici dormir le soir et déjeuner le matin avant de repartir en forêt. Ce sont d'anciens animaux domestiqués. Ils sont ADORABLES mais je doute qu'ils puissent un jour revenir complètement à l'état sauvage.... ici c'est la maison des animaux.... 2 chats, 2 chiens, 2 dindons et 4 perroquets ... le rouge a été maltraité par son ancienne propriétaire et du coup attaque les filles.... on a bien ri (et un peu flippé aussi) de son obstination à nous chasser. Par contre mon homme a kiffé qu'elle lui grimpe dessus dès qu'il le lui demandait! Vers 9h on prend le bateau pour s'enfoncer un peu plus sur la rivière du Loretoyacu afin de rejoindre une famille indigène Ticuna à San Juan del Zoco. En chemin on s'arrête dans la communauté de San Francisco (ticuna aussi). Et croyez le ou pas mais ce San Francisco là aussi a son propre pont! Là on va rencontrer un monsieur qui a son jardin médicinal et nous explique tout ça mais il a surtout des caimans blancs et noirs qu'il fait se reproduire pour repeupler le fleuve et les rivières car leur nombre avait trop baissé. Impressionnant de les voir d'aussi près et de les entendre! Ils peuvent faire jusque 8 mètres ! La vache!!
Malgré la chaleur et le soleil qui tape à fond les garçons ne résistent pas à l'envie de rejoindre les enfants qui tapent la balle sur le terrain de foot du village! Ils sont trempés!!!
Puis marche dans la forêt pendant 2h 3h. On revoit certains arbres du jour 2 et on détaille l'histoire du caoutchouc et des indigènes en chemin. On voit aussi de nouvelles choses comme les arbres dont ils se servaient pour leur vêtements et aujourd'hui comme toile pour peindre le plus souvent. Sur le chemin.... incroyable... on tombe sur un cèpe! Même odeur en plus!!!rhalala ça nous rappelle que cette année on va rater la saison !
Avant la nuit on reprend le bateau pour aller tenter d'observer les caimans dans leur milieu naturel. L'ambiance de nuit est differente et le ciel est MAGNIFIQUE! On les voit de loin (et seulement leurs yeux) donc on ne s'attarde pas trop). Sur le retour on arrête le moteur du bateau, les hommes rament et Eduardo notre guide depuis ce matin nous raconte des contes ticuna. Ambiance amazonienne!
Le lendemain c'est le retour a Leticia.... réveil 5h, on arrive tout juste à Puerto Nariño pour le bateau de 7h30. A 10h nous sommes arrivés et avons récupéré nos affaires... il est temps de se séparer des français. Marine (et son fils) nous accompagne à l'aquarium puis on file déjeuner.... au PEROU!!! En 10 min de bateau nous sommes à Santa Rosa. Déjeuner aux couleurs péruviennes donc, un bon avant goût de notre prochaine destination après la Colombie : bière et surtout Pisco Sour!
Cette fois c'est l'heure! Nous reprenons l'avion pour Bogota. Bye bye l'Amazonie! On se reverra en Bolivie !
(photos à venir) On a beaucoup aimé ces 5 jours avec Marine et son point de vue est très intéressant à partager. Par contre c'était un peu speed. On a beaucoup couru et peut-être que finalement il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Passer 2 nuits un peu posés à Puerto Narino aurait aussi été une bonne option et moins contrainte niveau transport bateau. Il y a apparemment à faire dans le coin niveau rando mais on ne regrette vraiment pas la rencontre d'Eduardo et sa famille donc...
Un été et un automne à Malte English translation pending
Bonjour les voyageurs 🙂
Dernièrement j'ai posté un carnet sur l'île de Gozo (visible ici) où j'ai passé d'agréables journées, et aujourd'hui j'ai envie de vous faire découvrir Malte puisque j'y vis depuis le mois d'août :) Avant de déménager, j'ai lu plusieurs récits de voyage sur internet qui étaient assez négatifs vis à vis des maltais et où choses à faire/voir sur l'île. J'avoue ne pas trop comprendre, je travaille avec des maltais au quotidien et ils sont très sympas, de même que mes voisins, les vendeurs/serveurs et même les chauffeurs de bus. Et je trouve qu'il y a énormément d'activités et de visites à faire sur Malte, Gozo & Comino. Je vais essayer de condenser ce que j'ai pu découvrir ces derniers mois, juste pour vous faire réfléchir à cette destination qui est a 2 heures de vol de Paris :)
Photo Broken Boussole © - L'île de Comino & son Blue Lagoon
SE RENDRE A MALTE
En avion : 2h30 de vol depuis Paris J'ai acheté mes billets A/R pour 2017 sur le site d'Air France. Je pense avoir choisi les "pires" périodes en terme d'achat, à savoir un aller le 15 août et un retour pour Noël : bilan 275€ les billets sans escale, bagages en soute & cabine inclus. Avec 1 escale le tarif est moins élevé. En novembre je suis rentrée en France pour 1 semaine de vacances avec juste un bagage cabine. J'ai pris les billets A/R sur le site d'Air Malta et j'en ai eu pour 95€. Je sais que la compagnie Transavia effectue aussi des liaisons directes depuis Nantes pendant la haute saison (jusqu'au 1er novembre il me semble).
En bateau : Un ferry effectue la liaison entre Malte et la Sicile.
Photo Broken Boussole © - Rolex Middle Sea Race à la Valette, octobre 2017
SE DEPLACER A MALTE :
Le bus : Malte dispose d'un réseau de bus qui dessert assez bien l'île : Tallinja qui se prononce Talinia en maltais. Néanmoins, il faut prendre en compte quelques inconvénients... Sur certaines lignes il n'y a qu'un bus par heure. Le bus peut être en avance de 30 minutes ou en retard de 30 minutes. Il y a énormément de trafic à Malte et les embouteillages sont ... terribles. A titre d'exemple, j'ai 1 bus par heure pour aller au travail, il est censé passer à 7h11. Tous les matins il arrive entre 6h40 et 6h55. J'ai 8 kilomètres à faire pour rejoindre mon bureau, sans embouteillage ça prend 20 minutes. Avec embouteillage ça prend 2 heures. Et je n'exagère pas. De même, quand le bus est plein, vous pouvez faire tous les signes que vous voulez au chauffeur, il ne s'arrêtera pas. Avec 1 bus par heure sur certains lieux touristiques comme Blue Grotto, ça implique une nouvelle heure d'attente ;)
Concernant le tarif, un billet acheté auprès du chauffeur coûte 2€ de mi-juin à mi-octobre et 1,5€ le reste de l'année. Le billet est valable pendant 2 heures dans n'importe quel bus. Selon la durée de votre séjour, il peut être intéressant de prendre une carte (en vente à l'aéroport) :
*La carte Explore unlimited travel 7 days : 7 jours de trajets illimités pour 21€ *La carte 12 single day journeys : 15€ les 12 trajets de bus (carte utilisable par plusieurs personnes). *La carte Tallinja Adult : 26€ / mois pour ceux qui souhaitent rester longtemps sur l'île. Il faut la commander sur internet et avoir une adresse postale à Malte (vous ne pouvez pas utiliser l'adresse d'un hôtel pour la réceptionner).
La voiture : A Malte on roule à gauche. Personnellement je trouve qu'on s'y fait assez vite. Néanmoins, il ne faut pas oublier que les voitures possèdent le volant à droite et que le levier de vitesse est à gauche ! C'est pour ça que j'ai préféré louer uniquement des quads, avec un guidon pas de problème ;) Attention également à la "conduite" maltaise : le code de la route n'est pas respecté, pas de priorité, un stop n'est qu'un cédez-le-passage, les feux rouges se grillent rapidement...
Le taxi : Les taxis blancs sont les taxis officiels : ils sont chers voire très chers. Ici j'utilise l'application gratuite Taxify : c'est l'équivalent d'Uber, sauf qu'on peut payer en cash. C'est l'appli la moins chère que j'ai trouvé ici. L'autre appli "eCabs" propose des tarifs fixes mais plus élevés.
Je conseille donc d'utiliser le bus, et taxify pour économiser du temps sur les "longs trajets" par exemple pour aller à Blue Grotto, Marsaxlokk ou Cirkewwa.
Le ferry et les luzzi-taxis : Un ferry fait la liaison la Valette/Sliema pour 1,5€ la traversée. Un autre propose le trajet la Valette/3 cités pour le même tarif. Pour 2€ vous pouvez aussi prendre un luzzu à partager avec 5 autres personnes.
Photo Broken Boussole © - Survol de Malte en ULM, septembre 2017
DORMIR A MALTE
Si vous venez pour des vacances et que vous choisissez de vous déplacer en bus, il vaut mieux privilégier la Valette, Sliema ou St Julians, car ces villes sont très bien desservies. Il y a beaucoup d'hôtels et d'offres Airbnb à Malte et Gozo.
Photo Broken Boussole © - Le calme des 3 cités
MANGER ET SORTIR A MALTE
J'ai écrit un très long article à ce sujet sur mon blog, avec les adresses que je conseille (ou pas). Le lien est disponible à la fin de ce carnet de voyage.
Photo Broken Boussole © - Un verre en terrasse à Sliema
A Malte on trouve de tout, à tous les prix : street-food à moins de 3€ où restaurants plus chics avec entrée/plat/dessert à la carte pour 40€.
Photo Broken Boussole © - Un petit-déjeuner au Palazzo Parisio
VISITER MALTE
Valletta La Valette, capitale de Malte, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO : citadelles, fortifications, ici une véritable muraille dorée entour la ville et se découpe sur la Méditerranée. C’est le français Jean Parisot de la Valette – 49ème Grand Maître – qui a choisi de bâtir la capitale de Malte sur le mont Sciberras et de lui donner son nom.
Photo Broken Boussole © - Vue sur Valletta depuis Sliema
Actuellement, la citadelle est en pleine « rénovation » pour préparer l’afflux touristique à venir puisque la Valette a été élue capitale européenne de la culture 2018.
Photo Broken Boussole © - Vue sur les 3 cités depuis Upper Barrakka Garden
C'est une ville magnifique : j'adore m'y rendre pour me promener, faire du shopping, sortir le soir, m'installer dans les jardins Upper & Lower Barrakka...
Photo Broken Boussole © - Repos mérité dans Lower Barrakka Garden
Il y a aussi beaucoup d'événements qui prennent place ici comme la nuit blanche en octobre dernier. Actuellement, les décorations de Noël et les sculptures de verre ont envahi la capitale :)
Photo Broken Boussole © - Le xmas tree de Mdina Glass à la Valette :)
Sliema Tas-Sliema est une ville très touristique, très construite, très peuplée. J'y vais principalement pour le shopping à Tigné Point ou Bisazza Street ;) Beaucoup d'écoles d'anglais sont implantées à Sliema.
Photo Broken Boussole © - Sliema, ses eaux turquoises, ses bougainvilliers...
D'ici, il est possible de choisir des excursions (il y a une vingtaine de bateaux touristiques) vers Comino, les 3 cités ou Marsaxlokk. La promenade en bord de mer qui part vers St Julians est sympathique, et il y a de nombreux restaurants avec vue sur mer.
Photo Broken Boussole © - Pas de plage de sable à Sliema, mais des piscines sympathiques
St Julians Le royaume de la fête ! C'est la ville prisée des fêtards, surtout Paceville (un quartier qui regroupe bars, boites de nuit, bars à shishas, bars à strip-tease...) Paceville c'est l'équivalent d'un Magaluf ou d'un Benidorm en Espagne.
Photo Broken Boussole © - Spinola Bay et son port de pêche
L'alcool est vraiment vraiment peu cher, à titre d'exemple je n'ai jamais payé un verre à Paceville car les rabatteurs distribuent des tickets "cocktail gratuit" pour les filles. Pour les hommes c'est "1 verre acheté = 1 verre offert", à 2,5€ le whisky/coca, j'aime autant vous dire qu'on voit pas mal de comas éthyliques et ça termine souvent en bagarre général l'été !
Photo Broken Boussole © - La sculpture LOVE à Spinola Bay
Au niveau de Balluta Bay et plus particulièrement de Spinola Bay c'est plus calme : il y a de nombreux restaurants, certaines terrasses offrent une très belle vue et de très bons plats ;) En bref, St Julians est une ville animée le jour et la nuit !
Photo Broken Boussole © - Balluta Bay
Bugibba On pourrait dire de Sliema et St Julians que ce sont des stations balnéaires. Bugibba est la 3ème du genre. C'est une ville ou j'ai passé beaucoup de temps jusqu'à fin octobre, car le Café del Mar y organise de très belles soirées avec une vue à tomber : piscine / mer / îles voisines. Il y a également de très bons restaurants et l'aquarium de Malte se trouve près du Café del Mar. C'est aussi d'ici que j'ai choisi de partir pour l'île de Comino car c'est plus près de chez moi et le trajet en bateau est moins long qu'en partant de Sliema.
Photo Broken Boussole © - La vue depuis mon transat au Café del Mar :)
La suite très bientôt !
Dernièrement j'ai posté un carnet sur l'île de Gozo (visible ici) où j'ai passé d'agréables journées, et aujourd'hui j'ai envie de vous faire découvrir Malte puisque j'y vis depuis le mois d'août :) Avant de déménager, j'ai lu plusieurs récits de voyage sur internet qui étaient assez négatifs vis à vis des maltais et où choses à faire/voir sur l'île. J'avoue ne pas trop comprendre, je travaille avec des maltais au quotidien et ils sont très sympas, de même que mes voisins, les vendeurs/serveurs et même les chauffeurs de bus. Et je trouve qu'il y a énormément d'activités et de visites à faire sur Malte, Gozo & Comino. Je vais essayer de condenser ce que j'ai pu découvrir ces derniers mois, juste pour vous faire réfléchir à cette destination qui est a 2 heures de vol de Paris :)
Photo Broken Boussole © - L'île de Comino & son Blue LagoonSE RENDRE A MALTE
En avion : 2h30 de vol depuis Paris J'ai acheté mes billets A/R pour 2017 sur le site d'Air France. Je pense avoir choisi les "pires" périodes en terme d'achat, à savoir un aller le 15 août et un retour pour Noël : bilan 275€ les billets sans escale, bagages en soute & cabine inclus. Avec 1 escale le tarif est moins élevé. En novembre je suis rentrée en France pour 1 semaine de vacances avec juste un bagage cabine. J'ai pris les billets A/R sur le site d'Air Malta et j'en ai eu pour 95€. Je sais que la compagnie Transavia effectue aussi des liaisons directes depuis Nantes pendant la haute saison (jusqu'au 1er novembre il me semble).
En bateau : Un ferry effectue la liaison entre Malte et la Sicile.
Photo Broken Boussole © - Rolex Middle Sea Race à la Valette, octobre 2017SE DEPLACER A MALTE :
Le bus : Malte dispose d'un réseau de bus qui dessert assez bien l'île : Tallinja qui se prononce Talinia en maltais. Néanmoins, il faut prendre en compte quelques inconvénients... Sur certaines lignes il n'y a qu'un bus par heure. Le bus peut être en avance de 30 minutes ou en retard de 30 minutes. Il y a énormément de trafic à Malte et les embouteillages sont ... terribles. A titre d'exemple, j'ai 1 bus par heure pour aller au travail, il est censé passer à 7h11. Tous les matins il arrive entre 6h40 et 6h55. J'ai 8 kilomètres à faire pour rejoindre mon bureau, sans embouteillage ça prend 20 minutes. Avec embouteillage ça prend 2 heures. Et je n'exagère pas. De même, quand le bus est plein, vous pouvez faire tous les signes que vous voulez au chauffeur, il ne s'arrêtera pas. Avec 1 bus par heure sur certains lieux touristiques comme Blue Grotto, ça implique une nouvelle heure d'attente ;)
Concernant le tarif, un billet acheté auprès du chauffeur coûte 2€ de mi-juin à mi-octobre et 1,5€ le reste de l'année. Le billet est valable pendant 2 heures dans n'importe quel bus. Selon la durée de votre séjour, il peut être intéressant de prendre une carte (en vente à l'aéroport) :
*La carte Explore unlimited travel 7 days : 7 jours de trajets illimités pour 21€ *La carte 12 single day journeys : 15€ les 12 trajets de bus (carte utilisable par plusieurs personnes). *La carte Tallinja Adult : 26€ / mois pour ceux qui souhaitent rester longtemps sur l'île. Il faut la commander sur internet et avoir une adresse postale à Malte (vous ne pouvez pas utiliser l'adresse d'un hôtel pour la réceptionner).
La voiture : A Malte on roule à gauche. Personnellement je trouve qu'on s'y fait assez vite. Néanmoins, il ne faut pas oublier que les voitures possèdent le volant à droite et que le levier de vitesse est à gauche ! C'est pour ça que j'ai préféré louer uniquement des quads, avec un guidon pas de problème ;) Attention également à la "conduite" maltaise : le code de la route n'est pas respecté, pas de priorité, un stop n'est qu'un cédez-le-passage, les feux rouges se grillent rapidement...
Le taxi : Les taxis blancs sont les taxis officiels : ils sont chers voire très chers. Ici j'utilise l'application gratuite Taxify : c'est l'équivalent d'Uber, sauf qu'on peut payer en cash. C'est l'appli la moins chère que j'ai trouvé ici. L'autre appli "eCabs" propose des tarifs fixes mais plus élevés.
Je conseille donc d'utiliser le bus, et taxify pour économiser du temps sur les "longs trajets" par exemple pour aller à Blue Grotto, Marsaxlokk ou Cirkewwa.
Le ferry et les luzzi-taxis : Un ferry fait la liaison la Valette/Sliema pour 1,5€ la traversée. Un autre propose le trajet la Valette/3 cités pour le même tarif. Pour 2€ vous pouvez aussi prendre un luzzu à partager avec 5 autres personnes.
Photo Broken Boussole © - Survol de Malte en ULM, septembre 2017DORMIR A MALTE
Si vous venez pour des vacances et que vous choisissez de vous déplacer en bus, il vaut mieux privilégier la Valette, Sliema ou St Julians, car ces villes sont très bien desservies. Il y a beaucoup d'hôtels et d'offres Airbnb à Malte et Gozo.
Photo Broken Boussole © - Le calme des 3 citésMANGER ET SORTIR A MALTE
J'ai écrit un très long article à ce sujet sur mon blog, avec les adresses que je conseille (ou pas). Le lien est disponible à la fin de ce carnet de voyage.
Photo Broken Boussole © - Un verre en terrasse à SliemaA Malte on trouve de tout, à tous les prix : street-food à moins de 3€ où restaurants plus chics avec entrée/plat/dessert à la carte pour 40€.
Photo Broken Boussole © - Un petit-déjeuner au Palazzo ParisioVISITER MALTE
Valletta La Valette, capitale de Malte, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO : citadelles, fortifications, ici une véritable muraille dorée entour la ville et se découpe sur la Méditerranée. C’est le français Jean Parisot de la Valette – 49ème Grand Maître – qui a choisi de bâtir la capitale de Malte sur le mont Sciberras et de lui donner son nom.
Photo Broken Boussole © - Vue sur Valletta depuis SliemaActuellement, la citadelle est en pleine « rénovation » pour préparer l’afflux touristique à venir puisque la Valette a été élue capitale européenne de la culture 2018.
Photo Broken Boussole © - Vue sur les 3 cités depuis Upper Barrakka GardenC'est une ville magnifique : j'adore m'y rendre pour me promener, faire du shopping, sortir le soir, m'installer dans les jardins Upper & Lower Barrakka...
Photo Broken Boussole © - Repos mérité dans Lower Barrakka GardenIl y a aussi beaucoup d'événements qui prennent place ici comme la nuit blanche en octobre dernier. Actuellement, les décorations de Noël et les sculptures de verre ont envahi la capitale :)
Photo Broken Boussole © - Le xmas tree de Mdina Glass à la Valette :)Sliema Tas-Sliema est une ville très touristique, très construite, très peuplée. J'y vais principalement pour le shopping à Tigné Point ou Bisazza Street ;) Beaucoup d'écoles d'anglais sont implantées à Sliema.
Photo Broken Boussole © - Sliema, ses eaux turquoises, ses bougainvilliers...D'ici, il est possible de choisir des excursions (il y a une vingtaine de bateaux touristiques) vers Comino, les 3 cités ou Marsaxlokk. La promenade en bord de mer qui part vers St Julians est sympathique, et il y a de nombreux restaurants avec vue sur mer.
Photo Broken Boussole © - Pas de plage de sable à Sliema, mais des piscines sympathiquesSt Julians Le royaume de la fête ! C'est la ville prisée des fêtards, surtout Paceville (un quartier qui regroupe bars, boites de nuit, bars à shishas, bars à strip-tease...) Paceville c'est l'équivalent d'un Magaluf ou d'un Benidorm en Espagne.
Photo Broken Boussole © - Spinola Bay et son port de pêcheL'alcool est vraiment vraiment peu cher, à titre d'exemple je n'ai jamais payé un verre à Paceville car les rabatteurs distribuent des tickets "cocktail gratuit" pour les filles. Pour les hommes c'est "1 verre acheté = 1 verre offert", à 2,5€ le whisky/coca, j'aime autant vous dire qu'on voit pas mal de comas éthyliques et ça termine souvent en bagarre général l'été !
Photo Broken Boussole © - La sculpture LOVE à Spinola BayAu niveau de Balluta Bay et plus particulièrement de Spinola Bay c'est plus calme : il y a de nombreux restaurants, certaines terrasses offrent une très belle vue et de très bons plats ;) En bref, St Julians est une ville animée le jour et la nuit !
Photo Broken Boussole © - Balluta BayBugibba On pourrait dire de Sliema et St Julians que ce sont des stations balnéaires. Bugibba est la 3ème du genre. C'est une ville ou j'ai passé beaucoup de temps jusqu'à fin octobre, car le Café del Mar y organise de très belles soirées avec une vue à tomber : piscine / mer / îles voisines. Il y a également de très bons restaurants et l'aquarium de Malte se trouve près du Café del Mar. C'est aussi d'ici que j'ai choisi de partir pour l'île de Comino car c'est plus près de chez moi et le trajet en bateau est moins long qu'en partant de Sliema.
Photo Broken Boussole © - La vue depuis mon transat au Café del Mar :)La suite très bientôt !
Voyage au meilleur prix et prestations / températures appropriées fin novembre English translation pending
Je suis contente , j'ai mes deux semaines de vacances fin-novembre cette année , les 5 dernières années je devais partir fin juillet !!!
J'ai commencé à étudier les destinations qui semblent être accueillantes en ce temps de l'année .
Je regarde pour la Sicile , ou , le sud de la Grèce . Je laisse de côté l'Israel avec déception , moi qui aime se gâter en gastronomie en voyage , ce pays est archi cher !!! 65 à 77$ canadiens un steak , quand on paie cette assiette entre 22 et 42 $ chez nous !!! Bien attendu , je dois être prudente pour mon porte feuille qui est plus léger en Euro ou autres ... Je suis déjà allée en Tunisie, au Portugal, Espagne , Maroc et au sud de la France . Je cherche une nouvelle destination. Je veux du soleil et au moins 18 degré le jour. De la belle architecture . De l'ambiance , on est un couple jeune-moyen 38-45 ans, pas fêtards, , mais on aime profiter de belles terrasses avec un élixir local à boire.
Alors entre Sicile et Grèce , ou autres destinations inexplorées à moins de 12 hrs d'avion de Montreal au Canada , laquelle vous me suggérez?
Merci !
J'ai commencé à étudier les destinations qui semblent être accueillantes en ce temps de l'année .
Je regarde pour la Sicile , ou , le sud de la Grèce . Je laisse de côté l'Israel avec déception , moi qui aime se gâter en gastronomie en voyage , ce pays est archi cher !!! 65 à 77$ canadiens un steak , quand on paie cette assiette entre 22 et 42 $ chez nous !!! Bien attendu , je dois être prudente pour mon porte feuille qui est plus léger en Euro ou autres ... Je suis déjà allée en Tunisie, au Portugal, Espagne , Maroc et au sud de la France . Je cherche une nouvelle destination. Je veux du soleil et au moins 18 degré le jour. De la belle architecture . De l'ambiance , on est un couple jeune-moyen 38-45 ans, pas fêtards, , mais on aime profiter de belles terrasses avec un élixir local à boire.
Alors entre Sicile et Grèce , ou autres destinations inexplorées à moins de 12 hrs d'avion de Montreal au Canada , laquelle vous me suggérez?
Merci !
Deux semaines: la République Tchèque et la Pologne English translation pending
Voici un carnet de voyage sur mes deux semaines tchèques et polonaises !
Malheureusement, je suis uniquement resté qu'une seule nuit à Prague en République-Tchèques, par la suite, je suis directement partie en Pologne notamment à Czestochowa (une nuit), à la montagne Saint-Anne (cinq nuit), à Opole (trois nuits), à Krapkowice (une journée), et à Cracovie (une semaine).
Je suis partie avec une association en colonie de vacances avec un groupe de 20 personnes donc j'avais un programme à respecter.
J'ai uniquement payer 600 euros pour deux semaines avec transport y compris, la nourriture, et l'hébergement (soit dans une résidence universitaire, soit dans un établissement scolaire, soit dans une tente, et enfin dans un gymnase). Oui, niveau confort, ce n'était pas très agréable mais j'étais content d'être partie là-bas. C'était une bonne expérience !
République-Tchèques : Prague (1 nuit) - Lundi 18 Juillet 2016
Le Dimanche 17 Juillet 2016, le jour J, je suis surexcité comme un enfant et super content ! Je me lève dans la bonne humeur et dans la joie !
Nous partons en car de Lyon jusqu'à Prague. Le car a démarré à 17h00. Le trajet a été super long environs plus de 10h00 de route et avec des mini-pauses tous les 3-4h00. Je m'ennuie durant ce long trajet, et je profite pour dormir ou faire connaissance avec certains jeunes qui seront avec moi durant ce séjour.
Enfin, nous arrivons à notre destination à 11h00 du matin le Lundi 18 Juillet 2016. Très bonne surprise, il fait super beau ce jour-là à Prague ! Le temps ensoleillé, et du soleil ça fait plaisir !
Nous avons déposer nos affaires au lieu d'hébergement qui est une résidence universitaire. La résidence universitaire se situe à Petriny, en effet, c'est un peu loin du centre-ville.
Par groupe de cinq personnes, nous partons visités la belle ville de Prague.
Tout d'abord, nous marchons en direction du métro (Petriny) la plus proche de la résidence universitaire afin de visiter le centre-ville. J'avais tellement hâte de découvrir le centre-ville à Prague que j'étais encore une fois surexcité ! On m'avait dit tellement de choses sur Prague, qu'elle est considérée comme l'une des plus belles villes d'Europe.
Ma première grande surprise en descendant les escalators de la station du métro, c'est d'apercevoir que le métro Pragois est moderne et très long. C'est ma toute première fois que je vois un tel métro ! Il est particulièrement très facile de se repérer dans le métro Pragois donc ne vous inquiétez pas.

Dans le métro, nous profitons avec mon groupe pour décider à quelle arrêt nous descendons, et nous décidons de descendre à l'arrêt Mustek puisque c'est en plein centre-ville.
Voici, le plan du métro Pragois :

Lorsque nous sommes sortie de la station de métro à Mustek, j'étais très émerveillé par l'architecture, le style baroque, et les magnifiques colorations des façades. C'était ma toute première fois que je découvre ce type d'architecture, et je me laisse guider pour découvrir cette ville petit à petit. Je suis déjà tombé sous le charme ! Nous poursuivons notre exploration dans la Nouvelle Ville, et le cœur de notre visite est la place Venceslas et les alentours. Sur cette grande place, il y a énormément des magasins de vêtements, des commerces, des boites de nuit, des cinémas, et également beaucoup de bars avec une terrasse à l'extérieur.

Puis, nous marchons à travers les routes de pavés en pierre typique Pragois, et par la suite, nous sommes tombés sur la maison municipale. Elle réunit une salle de concert, des salles de réception, un espace d'exposition, un café et un restaurant, un cocktail-bar, une brasserie et un dancing au sous-sol.

Nous marchons ensuite direction au Cœur Historique du quartier de la vieille ville (Staré Mestro). Cette place est l'une des célèbres d'Europe et le lieu le plus fréquenté de Prague. De nombreux événements majeurs de l'histoire tchèque, glorieux comme tragiques, s'y sont déroulés, soutenus par l'abord théâtral de la place. Bordée de palais et d'églises, elle est dominée par l'ancien hôtel de ville et son horloge astronomique et deux grandes églises. Au centre de la place, ne pas manquer le mémorial de Jean Hus, posé sur un imposant socle !




Le charme Pragois, une vieille tradition locale :

Nous arrivons ensuite devant l'horloge astronomique, et j'étais très surpris par le nombre de touristes sur cette place notamment beaucoup de chinois ! La place est un vrai spectacle à une seule ; les 12 apôtres apparaissent aux heures pleines entre 9h00 et 21h00. Lorsque l'horloge sonne, le Christ et les apôtres entrent dans la ronde, la Mort agite son sablier, le Turc, le Juif et la Vanité font leur tour de cadran et le coq chante pour clore la parade.

Voici, une autre photo de la vieille ville :

Nous arrivons par la suite à la découverte du magnifique pont Charles le joyaux de Prague. Indissociable de l'image de Prague, le pont Charles, miracle de technologie médiévale, a été construit dès le XIVème siècle. Il est le symbole de la ville. Construit à l'époque gothique, le pont Charles fut orné d'une galerie unique de statues religieuses, véritable haie d'honneur triomphale, faisant de la traversée du pont une sorte de pèlerinage. Il est image d'élégance, de puissance, et de pérennité. Nous voulons trouver la statue de sainte Luitgarde : c'est l'oeuvre la plus marquante de ce véritable cortège et illustrant avec force l'intensité émotionnelle caractéristique du baroque. Malgré cela, la statue reste introuvable sur le pont Charles, et nous repartons avec un peu de déception en direction du Château de Prague et de la Basilique Saint-George.

Une magnifique vue depuis le Pont Charles :

Nous traversons ensuite le pont Charles, pour rejoindre le magnifique quartier de la Mala Strana. Ce quartier est le "petit côté" en opposition à la Vieille-Ville, plus étendue et à laquelle elle est reliée par le pont Charles. Ce quartier mérite à bien des égards le surnom de "perle du baroque". L'influence italienne y est notable. C'est l'un des quartiers le plus attachant de Prague. Berceau de la Prague baroque, cet harmonieux ensemble architectural présente de nombreux palais derrière lesquelles se blottissent de mystérieux jardins.



Une fois que nous avons grimper toutes les marches d'escaliers, nous sommes arrivés au sommet de la Colline ou se situe le Château de Prague, et nous pouvons apercevoir une magnifique panorama de Prague.

Nous arrivons enfin devant le magnifique château de Prague. Le château est sans doute le monument historique le plus important de la République-Tchèques. Il est depuis le IXème siècle le siège du pouvoir politique et religieux, il est composé d'un ensemble de palais, d'églises, de cours, de jardins sur les hauteurs de Prague. Le château a été résidence princière, royale puis impériale.
Il est depuis 1918, la résidence officielle du président tchèque. Surplombant la ville, les premières fortifications en bois, datent du IXème siècle. Les églises de cet édifice sont les premiers bâtiments en pierre : le couvent Saint-Georges a été bâti au Xème siècle et plusieurs fois reconstruit.

A l'intérieur du château, nous avons la célèbre basilique de Saint-Georges très populaire à Prague. C'est l'un des basiliques les plus visités à Prague. La basique Saint-Georges, nécropole de plusieurs souverains, est l'un des plus beaux monuments romans de Prague, édifiée vers 920. On peut admirer la façade baroque rouge, les obélisques encadrant les fines tours romanes en pierres claires qui transpercent l'horizon.
L'accès à l'enceinte du château est gratuit, mais une fois à l'intérieur, l'entrée de la plupart des monuments est payante. Les premières cours du château, la nef de la cathédrale, et la basilique sont accessibles.

En fin de journée et de visite touristique, nous décidons de manger dans un restaurant nommé , "Malostransky Hostinec", qui se situe au plein cœur du quartier Mala Strana. Nous partageons donc nos derniers moments à Prague, et nous profitons de l'instant présent. La découverte de Prague est riche d'émotion, et je garde que des bons souvenirs !
Finalement, j'ai commandé deux plats typique tchèque (je ne me souviens plus du nom des plats), et également une bière locale.
Les deux plats typique tchèque m'ont couté environs 459,51 couronne tchèque soit 17 euros, et la bière locale environs 54,06 couronne tchèque soit 2 euros.
Les prix ne sont pas très excessifs et sont très abordables à Prague.

Malheureusement, je suis resté qu'une seule nuit à Prague car j'ai un programme à respecter, et je n'ai donc pas eu le temps de découvrir autres choses à Prague.
Nous rentrons ensuite dans notre lieu d'hébergement pour dormir, et ensuite le lendemain matin nous prenons le car direction la Pologne à Czestochowa.
Malheureusement, je suis uniquement resté qu'une seule nuit à Prague en République-Tchèques, par la suite, je suis directement partie en Pologne notamment à Czestochowa (une nuit), à la montagne Saint-Anne (cinq nuit), à Opole (trois nuits), à Krapkowice (une journée), et à Cracovie (une semaine).
Je suis partie avec une association en colonie de vacances avec un groupe de 20 personnes donc j'avais un programme à respecter.
J'ai uniquement payer 600 euros pour deux semaines avec transport y compris, la nourriture, et l'hébergement (soit dans une résidence universitaire, soit dans un établissement scolaire, soit dans une tente, et enfin dans un gymnase). Oui, niveau confort, ce n'était pas très agréable mais j'étais content d'être partie là-bas. C'était une bonne expérience !
République-Tchèques : Prague (1 nuit) - Lundi 18 Juillet 2016
Le Dimanche 17 Juillet 2016, le jour J, je suis surexcité comme un enfant et super content ! Je me lève dans la bonne humeur et dans la joie !
Nous partons en car de Lyon jusqu'à Prague. Le car a démarré à 17h00. Le trajet a été super long environs plus de 10h00 de route et avec des mini-pauses tous les 3-4h00. Je m'ennuie durant ce long trajet, et je profite pour dormir ou faire connaissance avec certains jeunes qui seront avec moi durant ce séjour.
Enfin, nous arrivons à notre destination à 11h00 du matin le Lundi 18 Juillet 2016. Très bonne surprise, il fait super beau ce jour-là à Prague ! Le temps ensoleillé, et du soleil ça fait plaisir !
Nous avons déposer nos affaires au lieu d'hébergement qui est une résidence universitaire. La résidence universitaire se situe à Petriny, en effet, c'est un peu loin du centre-ville.
Par groupe de cinq personnes, nous partons visités la belle ville de Prague.
Tout d'abord, nous marchons en direction du métro (Petriny) la plus proche de la résidence universitaire afin de visiter le centre-ville. J'avais tellement hâte de découvrir le centre-ville à Prague que j'étais encore une fois surexcité ! On m'avait dit tellement de choses sur Prague, qu'elle est considérée comme l'une des plus belles villes d'Europe.
Ma première grande surprise en descendant les escalators de la station du métro, c'est d'apercevoir que le métro Pragois est moderne et très long. C'est ma toute première fois que je vois un tel métro ! Il est particulièrement très facile de se repérer dans le métro Pragois donc ne vous inquiétez pas.

Dans le métro, nous profitons avec mon groupe pour décider à quelle arrêt nous descendons, et nous décidons de descendre à l'arrêt Mustek puisque c'est en plein centre-ville.
Voici, le plan du métro Pragois :

Lorsque nous sommes sortie de la station de métro à Mustek, j'étais très émerveillé par l'architecture, le style baroque, et les magnifiques colorations des façades. C'était ma toute première fois que je découvre ce type d'architecture, et je me laisse guider pour découvrir cette ville petit à petit. Je suis déjà tombé sous le charme ! Nous poursuivons notre exploration dans la Nouvelle Ville, et le cœur de notre visite est la place Venceslas et les alentours. Sur cette grande place, il y a énormément des magasins de vêtements, des commerces, des boites de nuit, des cinémas, et également beaucoup de bars avec une terrasse à l'extérieur.

Puis, nous marchons à travers les routes de pavés en pierre typique Pragois, et par la suite, nous sommes tombés sur la maison municipale. Elle réunit une salle de concert, des salles de réception, un espace d'exposition, un café et un restaurant, un cocktail-bar, une brasserie et un dancing au sous-sol.

Nous marchons ensuite direction au Cœur Historique du quartier de la vieille ville (Staré Mestro). Cette place est l'une des célèbres d'Europe et le lieu le plus fréquenté de Prague. De nombreux événements majeurs de l'histoire tchèque, glorieux comme tragiques, s'y sont déroulés, soutenus par l'abord théâtral de la place. Bordée de palais et d'églises, elle est dominée par l'ancien hôtel de ville et son horloge astronomique et deux grandes églises. Au centre de la place, ne pas manquer le mémorial de Jean Hus, posé sur un imposant socle !




Le charme Pragois, une vieille tradition locale :

Nous arrivons ensuite devant l'horloge astronomique, et j'étais très surpris par le nombre de touristes sur cette place notamment beaucoup de chinois ! La place est un vrai spectacle à une seule ; les 12 apôtres apparaissent aux heures pleines entre 9h00 et 21h00. Lorsque l'horloge sonne, le Christ et les apôtres entrent dans la ronde, la Mort agite son sablier, le Turc, le Juif et la Vanité font leur tour de cadran et le coq chante pour clore la parade.

Voici, une autre photo de la vieille ville :

Nous arrivons par la suite à la découverte du magnifique pont Charles le joyaux de Prague. Indissociable de l'image de Prague, le pont Charles, miracle de technologie médiévale, a été construit dès le XIVème siècle. Il est le symbole de la ville. Construit à l'époque gothique, le pont Charles fut orné d'une galerie unique de statues religieuses, véritable haie d'honneur triomphale, faisant de la traversée du pont une sorte de pèlerinage. Il est image d'élégance, de puissance, et de pérennité. Nous voulons trouver la statue de sainte Luitgarde : c'est l'oeuvre la plus marquante de ce véritable cortège et illustrant avec force l'intensité émotionnelle caractéristique du baroque. Malgré cela, la statue reste introuvable sur le pont Charles, et nous repartons avec un peu de déception en direction du Château de Prague et de la Basilique Saint-George.

Une magnifique vue depuis le Pont Charles :

Nous traversons ensuite le pont Charles, pour rejoindre le magnifique quartier de la Mala Strana. Ce quartier est le "petit côté" en opposition à la Vieille-Ville, plus étendue et à laquelle elle est reliée par le pont Charles. Ce quartier mérite à bien des égards le surnom de "perle du baroque". L'influence italienne y est notable. C'est l'un des quartiers le plus attachant de Prague. Berceau de la Prague baroque, cet harmonieux ensemble architectural présente de nombreux palais derrière lesquelles se blottissent de mystérieux jardins.



Une fois que nous avons grimper toutes les marches d'escaliers, nous sommes arrivés au sommet de la Colline ou se situe le Château de Prague, et nous pouvons apercevoir une magnifique panorama de Prague.

Nous arrivons enfin devant le magnifique château de Prague. Le château est sans doute le monument historique le plus important de la République-Tchèques. Il est depuis le IXème siècle le siège du pouvoir politique et religieux, il est composé d'un ensemble de palais, d'églises, de cours, de jardins sur les hauteurs de Prague. Le château a été résidence princière, royale puis impériale.
Il est depuis 1918, la résidence officielle du président tchèque. Surplombant la ville, les premières fortifications en bois, datent du IXème siècle. Les églises de cet édifice sont les premiers bâtiments en pierre : le couvent Saint-Georges a été bâti au Xème siècle et plusieurs fois reconstruit.

A l'intérieur du château, nous avons la célèbre basilique de Saint-Georges très populaire à Prague. C'est l'un des basiliques les plus visités à Prague. La basique Saint-Georges, nécropole de plusieurs souverains, est l'un des plus beaux monuments romans de Prague, édifiée vers 920. On peut admirer la façade baroque rouge, les obélisques encadrant les fines tours romanes en pierres claires qui transpercent l'horizon.
L'accès à l'enceinte du château est gratuit, mais une fois à l'intérieur, l'entrée de la plupart des monuments est payante. Les premières cours du château, la nef de la cathédrale, et la basilique sont accessibles.

En fin de journée et de visite touristique, nous décidons de manger dans un restaurant nommé , "Malostransky Hostinec", qui se situe au plein cœur du quartier Mala Strana. Nous partageons donc nos derniers moments à Prague, et nous profitons de l'instant présent. La découverte de Prague est riche d'émotion, et je garde que des bons souvenirs !
Finalement, j'ai commandé deux plats typique tchèque (je ne me souviens plus du nom des plats), et également une bière locale.
Les deux plats typique tchèque m'ont couté environs 459,51 couronne tchèque soit 17 euros, et la bière locale environs 54,06 couronne tchèque soit 2 euros.
Les prix ne sont pas très excessifs et sont très abordables à Prague.

Malheureusement, je suis resté qu'une seule nuit à Prague car j'ai un programme à respecter, et je n'ai donc pas eu le temps de découvrir autres choses à Prague.
Nous rentrons ensuite dans notre lieu d'hébergement pour dormir, et ensuite le lendemain matin nous prenons le car direction la Pologne à Czestochowa.
Circuit Inde août 2017 English translation pending
Bonjour tout le monde 🙂
Avec des amis, nous comptons partir en inde pour la période de Juillet / Aout 2017. Aucune autre période de disponible pour partir malheureusement!
J'ai cru comprendre que c'était la saison des pluies à cette période là.
Auriez vous une idée d'itinéraire à nous proposer pour une quinzaine de jours minimum? Sachant que nous aimerions visiter les monuments les plus emblématiques 🙂
Merci de votre aide :) Bonne journée ensoleillée 🙂
Avec des amis, nous comptons partir en inde pour la période de Juillet / Aout 2017. Aucune autre période de disponible pour partir malheureusement!
J'ai cru comprendre que c'était la saison des pluies à cette période là.
Auriez vous une idée d'itinéraire à nous proposer pour une quinzaine de jours minimum? Sachant que nous aimerions visiter les monuments les plus emblématiques 🙂
Merci de votre aide :) Bonne journée ensoleillée 🙂
Trajet Malaga - Grenade et visite de l'Alhambra English translation pending
Bonjour.
J'ai "épluché" pas mal de discussions mais ma question est actuelle : je pars dans moins de 3 semaines en Andalousie et ne parviens pas à accéder au site officiel qui vend les tickets d'entrée pour l'Alhambra. La page est inaccessible, j'ai essayé de plusieurs ordinateurs. Quelqu'un saurait-il pourquoi et surtout, quelqu'un aurait-il une autre solution pour acheter une entrée (sans, si possible, commission extravagante) ?
D'autre part, ne connaissant pas du tout la région (et ne parlant pas un mot d'Espagnol, ce qui n'est pas très pratique pour comprendre les sites divers sur internet), savez-vous quel est le moyen le plus pratique pour relier Malaga (mon point de chute) à Grenade ? Entre le bus, le train (je serai à pied de A à Z), quel est le prix des transports à peu près ?
Et à votre avis, si je visite l'Alhambra, ça vaut le coup de rester 2 nuits à Grenade (arriver la veille et profiter pleinement de sa journée de visite en repartant le lendemain, ou pas ?...
Par avance, grand merci pour vos conseils avisés.
J'ai "épluché" pas mal de discussions mais ma question est actuelle : je pars dans moins de 3 semaines en Andalousie et ne parviens pas à accéder au site officiel qui vend les tickets d'entrée pour l'Alhambra. La page est inaccessible, j'ai essayé de plusieurs ordinateurs. Quelqu'un saurait-il pourquoi et surtout, quelqu'un aurait-il une autre solution pour acheter une entrée (sans, si possible, commission extravagante) ?
D'autre part, ne connaissant pas du tout la région (et ne parlant pas un mot d'Espagnol, ce qui n'est pas très pratique pour comprendre les sites divers sur internet), savez-vous quel est le moyen le plus pratique pour relier Malaga (mon point de chute) à Grenade ? Entre le bus, le train (je serai à pied de A à Z), quel est le prix des transports à peu près ?
Et à votre avis, si je visite l'Alhambra, ça vaut le coup de rester 2 nuits à Grenade (arriver la veille et profiter pleinement de sa journée de visite en repartant le lendemain, ou pas ?...
Par avance, grand merci pour vos conseils avisés.
Itinéraire 4x4 et randonnée au Maroc English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
je projette de partir avec ma soeur au Maroc, pour environ 10 jours au mois d'août. J'y suis déjà allée 2 fois, mais c'était il y a...15 ans.
Cette fois-ci, j'aimerais louer un 4X4 et traverser une partie du pays: avez-vous des itinéraires à me suggérer? Des agences de locations sérieuses avec des véhicules en très bon état, à Marrakech?
J'aimerais revoir les paysages de Tinghir, Erfoud, Errachidia...mais aussi l'océan et longer la côte.
Comment sont les routes? et la conduite des marocains?
J'attends vos suggestions, vos idées seront les bienvenues, vos commentaires, mises en garde, conseils. Je suis preneuse de toute information :D
Merci, Valérie
je projette de partir avec ma soeur au Maroc, pour environ 10 jours au mois d'août. J'y suis déjà allée 2 fois, mais c'était il y a...15 ans.
Cette fois-ci, j'aimerais louer un 4X4 et traverser une partie du pays: avez-vous des itinéraires à me suggérer? Des agences de locations sérieuses avec des véhicules en très bon état, à Marrakech?
J'aimerais revoir les paysages de Tinghir, Erfoud, Errachidia...mais aussi l'océan et longer la côte.
Comment sont les routes? et la conduite des marocains?
J'attends vos suggestions, vos idées seront les bienvenues, vos commentaires, mises en garde, conseils. Je suis preneuse de toute information :D
Merci, Valérie
Retour du Madhya Pradesh, Varanasi et Rajasthan English translation pending
je remercie Chris 70 pour toutes ses infos qui m'ont été très précieuses et qui m'ont permis de réaliser un voyage formidable, également Fabgreg, Giloug , Bijolaine ....
Je suis partie du 27 octobre au 13 décembre
je vais essayer de faire un compte-rendu détaillé avec des photos à l'appui car j'en ai beaucoup et le choix sera très difficile
27 octobre le réveil sonne à 02h15 , c'est dur mais je pars en voiture à Barcelone et la joie au fond de moi me fait oublier l'heure matinale et la fatigue. La veille au soir il tombait des trombes d'eau et heureusement la pluie a cessé , la route est sèche, j'arrive facilement au parking larga estancia, pour 45 jours cela me coûtera 120 euros. A 05 h, je suis dans la navette qui me conduit à l'aéroport. J'enregistre mon bagage, passe la douane et je vais prendre un petit déjeuner en attendant l'heure d'embarcation à 07h30 Je pars avec la Lufthansa, Barcelone-Munich - Delhi et au retour je repars de Mumbai, le vol A/R 465 EUROS Le vol pour Munich est agréable, on survole les Alpes bien enneigés et c'est très beau A Munich, le changement d'avion est rapide , la distance n'est pas très longue ce qui me permet de ne pas trop stresser car je n'ai que 2 heures pour le transfert. A Delhi tout se passe bien, je prends un taxi pré-paid qui m'amène à l'hôtel Cottage yes please où j'ai l'habitude de descendre, 950 rs , très correct pour le prix
mercredi 28 oct Lever à 08 h30 , la nuit est courte mais je prends un train pour Gwalior à 11h30 et avant de partir je veux déjeuner, acheter des crèmes dans ma boutique favorite, j'ai mes habitudes ici, le monsieur se souvient de moi forcément j'y suis venue début août à mon retour du Ladakh, et sur le chemin allant à la gare je change mes euros pour la durée du voyage , change à 71.30. J'arrive à la gare à 11h15 ce qui me laisse le temps de m'installer das le train, j'avais réservé tous mes billets sur cleartrip au mois de septembre donc je suis tranquille. Les personnes qui partagent mon wagon sont très sympa et le voyage se passe tranquillement, le train est à l'heure au départ comme à l'arrivée à Gwalior. Je m'installe à l'hôtel Grace réservé sur Agoda, c'est la 2 ème fois que je viens ii, le personnel est sympathique, souriant, les chambres sont propres assez grandes et le prix correct, il est situé près de la gare et à proximité de l'hôtel Landmark qui a un excellent restaurant !!!! Je fais un petit tour du quartier pour me dégourdir les jambes mais la fatigue se faisant ressentir je ne vais pas très loin.
jeudi 29 octobre 1ère journée à Gwalior J'ai bien dormi , la nuit a été très calme ce qui va me permettre de bien profiter de ma journée Je commence les visites par Tansen Tomb qui est situé dans une petite rue près d'un petit marché animé



de l'extérieur on aperçoit la citadelle que je visiterai après le musée d'archéologie situé à la base du fort , entrée 100 rs

L'entrée du fort est de 100 rs après une petite grimpette mais la vue est magnifique , les murailles sont imposantes

au passage j'admire les mosaiques des canards, éléphants , dauphins ...



et me voici à l'entrée émerveillée même si je suis déjà venue ici il y a 2 ans

27 octobre le réveil sonne à 02h15 , c'est dur mais je pars en voiture à Barcelone et la joie au fond de moi me fait oublier l'heure matinale et la fatigue. La veille au soir il tombait des trombes d'eau et heureusement la pluie a cessé , la route est sèche, j'arrive facilement au parking larga estancia, pour 45 jours cela me coûtera 120 euros. A 05 h, je suis dans la navette qui me conduit à l'aéroport. J'enregistre mon bagage, passe la douane et je vais prendre un petit déjeuner en attendant l'heure d'embarcation à 07h30 Je pars avec la Lufthansa, Barcelone-Munich - Delhi et au retour je repars de Mumbai, le vol A/R 465 EUROS Le vol pour Munich est agréable, on survole les Alpes bien enneigés et c'est très beau A Munich, le changement d'avion est rapide , la distance n'est pas très longue ce qui me permet de ne pas trop stresser car je n'ai que 2 heures pour le transfert. A Delhi tout se passe bien, je prends un taxi pré-paid qui m'amène à l'hôtel Cottage yes please où j'ai l'habitude de descendre, 950 rs , très correct pour le prix
mercredi 28 oct Lever à 08 h30 , la nuit est courte mais je prends un train pour Gwalior à 11h30 et avant de partir je veux déjeuner, acheter des crèmes dans ma boutique favorite, j'ai mes habitudes ici, le monsieur se souvient de moi forcément j'y suis venue début août à mon retour du Ladakh, et sur le chemin allant à la gare je change mes euros pour la durée du voyage , change à 71.30. J'arrive à la gare à 11h15 ce qui me laisse le temps de m'installer das le train, j'avais réservé tous mes billets sur cleartrip au mois de septembre donc je suis tranquille. Les personnes qui partagent mon wagon sont très sympa et le voyage se passe tranquillement, le train est à l'heure au départ comme à l'arrivée à Gwalior. Je m'installe à l'hôtel Grace réservé sur Agoda, c'est la 2 ème fois que je viens ii, le personnel est sympathique, souriant, les chambres sont propres assez grandes et le prix correct, il est situé près de la gare et à proximité de l'hôtel Landmark qui a un excellent restaurant !!!! Je fais un petit tour du quartier pour me dégourdir les jambes mais la fatigue se faisant ressentir je ne vais pas très loin.
jeudi 29 octobre 1ère journée à Gwalior J'ai bien dormi , la nuit a été très calme ce qui va me permettre de bien profiter de ma journée Je commence les visites par Tansen Tomb qui est situé dans une petite rue près d'un petit marché animé



de l'extérieur on aperçoit la citadelle que je visiterai après le musée d'archéologie situé à la base du fort , entrée 100 rs

L'entrée du fort est de 100 rs après une petite grimpette mais la vue est magnifique , les murailles sont imposantes

au passage j'admire les mosaiques des canards, éléphants , dauphins ...



et me voici à l'entrée émerveillée même si je suis déjà venue ici il y a 2 ans

Paris: où loger avec enfants et transport English translation pending
Bonjour,
Nous nous rendrons quelques jours à Paris l'été prochain avec deux enfants de 6 et 9 ans et les deux grands-mamans. J'ai quelques questions...
-Si nous arrivons à Charles-de-Gaulle, quel est le meilleur moyen pour se rendre au cœur de Paris (RER ?). Y a-t-il d'autres moyens ? Où se trouvent les arrêts dans la ville ?
-Quel seraient les meilleurs arrondissements pour réserver une chambre et ne pas être trop loin des sites à visiter avec les enfants ?
-Quels hôtels seraient recommandés ?
-Savez-vous de quelle gare part le TGV vers Genève, où nous nous rendons ensuite ?
Merci beaucoup de m'aider ! Annie
-Si nous arrivons à Charles-de-Gaulle, quel est le meilleur moyen pour se rendre au cœur de Paris (RER ?). Y a-t-il d'autres moyens ? Où se trouvent les arrêts dans la ville ?
-Quel seraient les meilleurs arrondissements pour réserver une chambre et ne pas être trop loin des sites à visiter avec les enfants ?
-Quels hôtels seraient recommandés ?
-Savez-vous de quelle gare part le TGV vers Genève, où nous nous rendons ensuite ?
Merci beaucoup de m'aider ! Annie
Séjour à Trinidad début novembre (Cuba) English translation pending
quelqu'un a t'il déjà voyager a trinidad a cuba, si oui fait-il beau et chaud fin octobre début novembre ?? ce voyage en vaut-il vraiment la peine ??
5 jours entre Bologne et Venise English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je vais partir quelques jours (5 jours) entre Bologne et Venise et j'ai besoin de conseils sur mes choix de visites.
J'arrive à Bologne vers 16h30, je pense me promener dans la ville pour le reste de la journée. 1er jour : Visite de Bologne, pensez-vous qu'en une journée je pourrai voir l'essentiel ? ou vais-je m'ennuyer ? 2ème jour : j'ai le choix entre Ravenne et Ferrare... laquelle est la mieux pour une journée ? je n'ai pas de préférences à vrai dire... 3ème jour : je pars pour Padoue et je pense visiter la ville dans la journée, est-ce suffisant ? 4ème et 5ème jour : Venise, je pense que j'aurai un petit aperçu de la ville en deux jours. Par contre, j'arriverai à la gare de Venise, est-ce qu'il existe une ligne de correspondance avec le vaporetto entre la gare et la place Saint-Marc ?, j'aimerais me faire une belle arrivée avec le Grand Canal et la Place Saint-Marc...
Merci pour vos réponses. 🙂🙂
Je vais partir quelques jours (5 jours) entre Bologne et Venise et j'ai besoin de conseils sur mes choix de visites.
J'arrive à Bologne vers 16h30, je pense me promener dans la ville pour le reste de la journée. 1er jour : Visite de Bologne, pensez-vous qu'en une journée je pourrai voir l'essentiel ? ou vais-je m'ennuyer ? 2ème jour : j'ai le choix entre Ravenne et Ferrare... laquelle est la mieux pour une journée ? je n'ai pas de préférences à vrai dire... 3ème jour : je pars pour Padoue et je pense visiter la ville dans la journée, est-ce suffisant ? 4ème et 5ème jour : Venise, je pense que j'aurai un petit aperçu de la ville en deux jours. Par contre, j'arriverai à la gare de Venise, est-ce qu'il existe une ligne de correspondance avec le vaporetto entre la gare et la place Saint-Marc ?, j'aimerais me faire une belle arrivée avec le Grand Canal et la Place Saint-Marc...
Merci pour vos réponses. 🙂🙂
Que voir au... au Rajasthan et l'ouest de l'Inde English translation pending
> Que voir en Inde du Nord
>> Que voir au Rajasthan et l'ouest de l'Inde
> Que voir au Bengale et l'est de l'Inde
> Que voir en Inde du Sud
L'Inde se compose de 28 états, 6 territoires fédéraux et du territoire national de Delhi, la capitale. Un 29e état, le Télangana, devrait voir le jour courant 2014 suite à une partition de l'Andhra Pradesh. Géographiquement, aussi bien qu'au niveau touristique, on peut découper l'ensemble de l'Inde en plusieurs régions.
- Le Nord Il s'agit de la capitale Delhi et des états himalayens. États : Haryana, Jammu et Cachemire, Himachal Pradesh, Penjab, Uttar Pradesh, Uttarakhand. Territoires : Chandigarh, Delhi.
- L'Ouest C'est la région qui va de Goa aux portes de la capitale et de la chaîne himalayenne. États : Goa, Gujarat, Madhya Pradesh, Maharashtra, Rajasthan. Territoires : Dadra et Nagar Haveli, Daman et Diu
- L'Est C'est la partie comprise du nord du Golfe du Bengale aux petits états limitrophes de la Birmanie. États : Arunachal Pradesh, Assam, Bengale Occidental, Bihar, Chhattisgarh, Jharkhand, Manipur, Meghalaya, Mizoram, Nagaland, Orissa, Sikkim, Tripura.
- Le Sud Ce sont pour l'essentiel les quatre gros états situés sous la ligne Goa - Hyderabad. États : Andhra Pradesh, Karnataka, Kerala, Tamil Nadu (plus le Télangana à venir). Territoires : Iles îles Andaman et Nicobar, Lakshadweep, Pondichéry.
Que voir au Rajasthan, à Goa et l'ouest de l'Inde ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).
1- GOA De multiples témoignages de l'époque portugaise, des plages, des fêtes et de la musique pour cet état assez différent du reste de l'Inde.Anjuna Beach : célèbre plage du nord de Goa connue pour ses fêtes techno et autres, plus son marché aux puces hebdomadaire.Arambol : cette belle plage située à l'extrême nord est un peu plus tranquille que beaucoup d'autres de la côte. Baga : entre Anjuna et Calangute, c'est plutôt la plage des "tout-inclus".Calangute : une des plages parmi les plus réputées (et touristiques) de Goa.Candolim : superbe plage de la partie nord de l'état. A côté se trouve le Fort Aguada, vieille forteresse portugaise du XVIIe siècle très bien conservée, dominant la Mer d'Arabie.Chapora : une belle plage du nord avec également un ancien fort portugais.Mapusa : la "grande" ville du nord de Goa.Margao : la grande ville du sud possède de nombreux témoignages de l'époque portugaise, ainsi que des églises et des temples. Plusieurs plages à sa périphérie (Corva, Benaulim, Varca…).Old Goa : l'ancienne capitale, limitrophe de Panaji, est un joyaux de l'architecture coloniale portugaise avec d'ailleurs plusieurs édifices classés au patrimoine de l'UNESCO.Palolem Beach : superbe plage du sud.Panaji : c'est l'actuelle capitale de Goa avec également pas mal de témoignages de l'époque portugaise ainsi que quelques plages (Miramar, Dona Paula…).Ponda : petite ville avec de nombreux temples.Vagator : superbe plage à l'extrémité de Goa appréciée également pour ses fêtes techno.Patrimoine naturel Réserve de Cotigao : cette forêt du sud abrite surtout des oiseaux.2- GUJARAT En bordure de la Mer d'Oman et limitrophe du Pakistan, l'état abrite beaucoup de lieux importants aussi bien pour les hindous que les jaïns. On y découvre également les traces de l'Inde des Maharajas. Au niveau nature l'endroit est connu pour son désert du Kutch et la présence des deniers lions d'Asie. Ahmedabad : c'est une des plus grosses agglomérations d'Inde. Elle possède une architecture moderniste post coloniale, de même que plusieurs édifices et monuments musulmans.Bhavnagar : cette ville du Golfe de Khambhat, en bord de mer d'Oman, est surtout une base pour découvrir les environs (parc de Blackbuck, Palitana...).Bhuj : c'est la localité principale de la région du Kucth. C'est aussi une cité historique avec de nombreux vestiges et témoignages du passé, de même qu'une bonne base pour découvrir les environs.Champaner : ce vaste parc archéologique classé à l'UNESCO se compose notamment des vestiges de villes et autres temples hindous.Dholavira : cet important site archéologique est situé dans le désert du Kutch.Dwarka : en bordure de la Mer d'Oman, Dwarka (avec l'île de Bet Dwarka) est une des sept villes sacrées de l'Inde. Elle possède de nombreux temples.Jamnagar : la grande ville en bordure de la Mer d'Oman abrite plusieurs palais, forts et autres édifices historiques.Junagadh : cette ville entourée de petites montagnes dispose de plusieurs édifices religieux ou civils dignes d'intérêt (fort, temples, mausolée, Pierre d'Ashoka…).Modhera : tout comme Konark dans l'Orissa, le site abrite le Temple de Surya (du Soleil). Il est juste moins connuPalitana : cette bourgade proche de Bhavnagar est un haut lieu de pèlerinage Jaïn. Elle est connue pour ses temples (1 300 !) dont en premier lieux les 850 du Mont Satrunjaya.Porbandar : ville natale de Ghandi où on peut d'ailleurs visiter sa maison.Rajkot : c'est là que Ghandi passa une partie de sa jeunesse. La ville possède également plusieurs monuments et édifices de l'époque coloniale.Somnath : situé sur la côte ouest, ce temple dédié à Shiva est un des plus importants de la religion hindouiste.Surat : l'immense cité portuaire du sud du Gujarat est surtout connue pour son commerce des diamants et du textile.Vadodara : ville de plus d'un million d'habitants avec plusieurs édifices remarquables (palais, universités, temples…) tel le Lakshmi Vilas Palace.Patrimoine naturelLac Nbal Sarovar : ce lac du centre du Gujarat est une réserve ornithologique qui accueille plus de 250 espèces d'oiseaux.Parc national de Blackbuck : parc des environs de Bhavnagar connu pour abriter une forte population d'antilopes "Blackbuck".Parc national de Gir : ce site du sud-ouest du Gujarat est le seul endroit au monde où on peut encore voir des lions d'Asie.Parc national marin du Golfe de Kutch : un ensemble de petites îles du Golfe de Kutch formant le premier parc marin du pays. On y trouve des coraux et une faune marine diversifiée.Rann of Kutch : au nord-ouest du Gujarat, formant la frontière avec le Pakistan, ce vaste désert salin abrite plusieurs réserves naturelles et est le lieu de résidences de diverses tribus locales.3- MADHYA PRADESH C'est un état au coeur de l'Inde qui renferme énormément de richesses culturelles (Gwalior, Mandu, Sanchi, Khajuraho…) aussi bien que naturelles avec notamment la plus forte concentration de tigres de tout le pays.Bhimbetka : ce site archéologique se compose d'abris sous-roches dont certains agrémentés de peintures rupestres. Il est classé à l'UNESCO. Bhojpur : la ville du centre du Madya Pradesh abrite un fameux temple : le Bhojeshwar. Bhopal : entourée de lacs, la capitale de l'état dispose d'une vieille ville et de plusieurs mosquées.Datia : une petite ville avec de vieux quartiers, un palais et des temples.Gwalior : cité historique du nord connue pour sa superbe forteresse. Elle abrite également une vieille ville et plusieurs temples.Indore : c'est la ville commerciale du Madhya Pradesh avec également plusieurs palais et temples intéressants.Khajuraho : un des sites les plus connus de l'Inde pour ses superbes temples et sculptures classés au patrimoine mondial de l'UNESCO.Maheshwar : une petite ville en bord de rivière avec des temples et palais.Mandu : cette immense cité-forteresse abandonnée située à l'ouest du Madhya Pradesh est une des principales attractions de la région.Orchha : très belle localité en bordure de rivière avec ses palais et ses temples.Pachmarhi : cette station d'altitude attire beaucoup de visiteurs en été. Elle est entourée de forêts et de cascades, de grottes ornées, de même que de plusieurs zones protégées de la Réserve de Pachmarhi accueillant des tigres, léopards, ours, oiseaux et autres animaux.Sagar : cette ville universitaire profite d'un bel environnement dans lequel on peut découvrir d'assez beaux paysages vallonnés avec des lacs et cascades, mais aussi des temples et des forteresses.Sanchi : ce village proche de Bhopal abrite une cinquantaine de monuments bouddhiques (temples, stupas…) dont l'ensemble est classé à l'UNESCO.Ujjain : une ville sainte hindoue avec plusieurs temples intéressants dont le Mahakaleshwar.Patrimoine naturelCascades de Dhuandhar : situées dans les environs de Jabalpur, ces belles chutes et leur gorge sur la rivière Narmada sont une attraction locale. On peut y faire de petits périples en bateau.Parc national de Bandhavgarh : le parc à l'est de Bhopal est un de ceux où le nombre de tigres est le plus élevé.Parc national de Kanha : l'endroit qu'on peut découvrir à dos d'éléphant accueille une large population de tigres.Parc national de Panna : ce parc national abrite entre autres des tigres, des ours et de nombreux oiseaux.Parc national de Pench : plus que par sa faune composée pourtant de tigres, le lieu est d'abord connu pour être celui où se déroule l'histoire du Livre de la jungle.Réserve de Pachmarhi : entourant la ville du même nom, cette réserve biosphérique boisée se compose de trois sites protégés (Bori, Pachmarhi et Satpura) accueillant des tigres, léopards, ours, oiseaux et autres animaux.4- MAHARASHTRA Outre Bombay, le Maharashtra abrite plusieurs lieux touristiques à commencer par les nombreuses grottes transformées en monastères bouddhistes (Ajanta, Ellora, Karla…), des stations d'altitude (Matheran, Mahabaleshwar…) ou des plages le long de la Mer d'Arabie.Ahmednagar : un fort et des temples pour cette ville située à l'est de Bombay.Ashtavinayak : ou l'ensemble des 8 temples sacrés dédiés à Ganesha dans le Maharashtra (Ballaleshwar, Mayureshwar, Varadavinayak, Vighnahar...).Aurangabad : des temples, un fort, un Taj Mahal en miniature, et surtout une bonne base pour découvrir les grottes d'Ellora et d'Ajanta toutes proches depuis cette agglomération de plus d'un million d'habitants.Bombay : ou Mumbai. Ville cosmopolite et vivante qui regorge d'édifices et monuments touristiques. Un "classique" à voir pour tout voyage en Inde...Côte de Konkan : c'est la bande littorale qui s'étend du sud de Bombay aux limites de Goa. On y trouve de nombreuses et belles plages (Alibag, Dapoli, Kihim, Nagaon…).Grottes d'Ajanta : cet ensemble de 29 grottes creusées à flan de falaises, certaines aménagées et décorées de fresques, est un incontournable de toute visite dans la région. Elles sont classées à l'UNESCO. Grottes de Bhaja : proches des grottes de Karla, ces 22 grottes composent un ensemble de monastères et de temples bouddhistes.Grottes d'Elephanta : ce réseau de grottes sculptées, situé sur l'ile du même nom au large de Bombay, est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.Grottes d'Ellora : ce site classé aussi à l'UNESCO est célèbre pour ses monastères et temples bouddhistes, jains et hindous creusés dans la roche.Grottes de Karla : c'est dans la petite ville de Karla, entre Pune et Bombay, que se trouve ce superbe complexe bouddhiste creusé dans la roche.Mahabaleshwar : station d'altitude très connue du sud de Pune. On peut y randonner.Malshej Ghat : station d'altitude très populaire des environs de Pune et Bombay. L'endroit est apprécié pour ses beaux paysages et ses possibilités de randonnées.Matheran : petite station d'altitude proche de Bombay. On peut y randonner à pied ou à cheval.Nashik : ville sainte hindoue avec nombre de temples.Pune : la ville culturelle et étudiante du Maharashtra avec divers musées, quelques palais et des temples.Sevagram : c'est dans ce village qu'est situé l'ashram créé par Gandhi.Patrimoine naturelBison wildlife sanctuary : une réserve pour le bison indien située dans le village de Dajipur, près de Pune.Cratère de Lonar : situé dans le village du même nom, c'est un lac-cratère qui s'est créé suite au choc avec un météorite il y a 50 000 ans.Melghat Tiger Reserve : un des rares endroits du Maharashtra où on peut voir des tigres.5- RAJASTHAN C'est l'état indien le plus visité et une des régions les plus riches au niveau touristique avec de superbes villes (Jaipur, Jodhpur, Udaïpur, Pushkar…), des parcs animaliers et le désert du Thar.Ajmer : la ville est un lieu important de pèlerinage pour les musulmans. Au delà de plusieurs mosquée, Ajmer abrite d'autres édifices religieux hindous ou jaïns.Amber : cette localité, proche de Jaipur, a deux superbes forteresses du XVIe siècle : le Fort d'Amber et le Fort de Jaigarh.Bikaner : la ville au coeur du désert du Thar est connue pour sa citadelle, ses temples et palais. On peut y faire des balades en chameaux pour découvrir le désert et ses populations.Bundi : cette cité rajpoute traditionnelle du sud-est du Rajasthan possède de vieux quartiers, des temples, une forteresse et un palais.Chittorgarh : ville du sud du Rajasthan connue pour sa très belle forteresse dominant la ville. Churu : ville du nord avec plusieurs temples et mosquées, mais aussi de nombreux havelis (anciennes maisons de maître).Deeg : petite ville de l'est du Rajasthan avec un beau palais-forteresse.Dungarpur : ville du sud de l'état avec une forteresse et quelques temples.Eklingji : ce vaste complexe se compose de 108 temples hindous situés dans les environs d'Udaipur.Jaipur : la superbe capitale du Rajasthan abrite plusieurs palais, forts, temples, jardins et musées d'un intérêt certain.Jaisalmaer : cette belle ville du désert du Thar, proche du Pakistan, possède une superbe forteresse, plusieurs temples jaïns et des havelis (anciennes maisons de maître). C'est aussi un point de départ pour effectuer des balades en chameau dans le désert.Jodhpur : ville historique et deuxième plus grande du Rajasthan. Elle offre à la découverte une superbe forteresse-palais, de vieux quartiers et plusieurs temples.Kota : au sud-est du Rajasthan, une ville de temples et de palais. Egalement des possibilités de balade en bateau sur la Chambal pour aller voir les crocodiles.Kumbhalgarh : immense forteresse perchée et située à 80 km d'Udaipur. Elle domine la réserve naturelle du même nom riche au niveau oiseaux, léopards, ours, etc.Mont Abu : construite à 1200 m d'altitude, la petite ville est un des principaux lieux de pèlerinage jaïn avec ses innombrables temples.Palace on Wheels : en environ une semaine, ce train de luxe permet de découvrir les principaux sites du Rajasthan. D'autres trains similaires fonctionnent sur ce même principe : le Royal Rajasthan on Wheels et le Maharaja Express.Pushkar : à côté d'Ajmer, la superbe ville en bordure de lac pleine de temples et de monuments est un haut lieu de pèlerinage pour les hindous. Elle accueille aussi une des plus grandes foires au chameaux du pays.Ranakpur : ce village des environs d'Udaipur abrite un des principaux (et des plus beaux) temples jains de la région.Shekhawati : cette région du nord-est du Rajasthan est réputée pour ses temples, ses forteresses et surtout ses havelis qui sont d'anciennes maisons de maître restaurées et peintes.Udaipur : des lacs et des palais pour cette superbe ville du sud-ouest qui est un incontournable de toute visite dans la région.Patrimoine naturelLac Dhebar : un vaste lac artificiel au sud-est d'Udaipur avec de beaux paysages dans une réserve naturelle.Désert du Thar : cet immense désert frontalier du Pakistan est un haut lieu du tourisme. On peut le découvrir - de même que les populations qui y vivent - lors de balades en chameaux, notamment au départ de Bikaner, Jaisalmer ou Pushkar.Parc national de Keoladeo : le parc classé au patrimoine de l'UNESCO accueille plus de 200 espèces d'oiseaux. Il est situé à la périphérie de la ville de Bharatpur.Parc national de Ranthambore : dans de superbes paysages de lacs et de falaises, l'endroit est le domaine des tigres, ours, crocodiles et de plus de 250 espèces d'oiseaux.Parc national de Sariska : une réserve de tigres dans laquelle on trouve également quelques vestiges historiques (fort, temples…).6- TERRITOIRE DE DADRA ET NAGAR HAVELI Ce petit territoire à cheval entre le Gujarat et le Maharashtra possède quelques vestiges de l'époque portugaise.Silvassa : la petite capitale du territoire possède plusieurs vestiges portugais et quelques temples.7- TERRITOIRE DE DAMAN ET DIU Ces deux anciennes colonies portugaises insérées dans le Gujarat sont connues pour leur belle architecture coloniale, leurs plages et la vente d'alcool interdite dans le Gujarat voisin.Daman : la ville de Daman (et ses villages avoisinants) porte les traces du long passage des portugais sur le territoire. Les plages et la vente d'alcool contribuent à l'attractivité du lieu pour un tourisme avant tout local. Diu : les quatre siècles de présence portugaise ont donné à cette ile/ville face au Gujarat une superbe architecture. On y trouve également plusieurs plages.8- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Goa : Arambol; Old Goa; Panaji; Vagator.
Gujarat et les "Territoires" : Diu; Palitana; Parc national de Gir; Rann of Kutch.
Madhya Pradesh : Gwalior; Khajuraho; Mandu; Orchha; Parc national de Bandhavgarh; Parc national de Kanha; Sanchi.
Maharashtra : Bombay; Grottes d'Ajanta; Grottes d'Elephanta; Grottes d'Ellora.
Rajasthan : Amber; Bikaner; Désert du Thar; Jaipur; Jaisalmaer; Jodhpur; Mont Abu; Parc national de Ranthambore; Pushkar; Shekhawati; Udaipur.
- © VoyageForum -
L'Inde se compose de 28 états, 6 territoires fédéraux et du territoire national de Delhi, la capitale. Un 29e état, le Télangana, devrait voir le jour courant 2014 suite à une partition de l'Andhra Pradesh. Géographiquement, aussi bien qu'au niveau touristique, on peut découper l'ensemble de l'Inde en plusieurs régions.
- Le Nord Il s'agit de la capitale Delhi et des états himalayens. États : Haryana, Jammu et Cachemire, Himachal Pradesh, Penjab, Uttar Pradesh, Uttarakhand. Territoires : Chandigarh, Delhi.
- L'Ouest C'est la région qui va de Goa aux portes de la capitale et de la chaîne himalayenne. États : Goa, Gujarat, Madhya Pradesh, Maharashtra, Rajasthan. Territoires : Dadra et Nagar Haveli, Daman et Diu
- L'Est C'est la partie comprise du nord du Golfe du Bengale aux petits états limitrophes de la Birmanie. États : Arunachal Pradesh, Assam, Bengale Occidental, Bihar, Chhattisgarh, Jharkhand, Manipur, Meghalaya, Mizoram, Nagaland, Orissa, Sikkim, Tripura.
- Le Sud Ce sont pour l'essentiel les quatre gros états situés sous la ligne Goa - Hyderabad. États : Andhra Pradesh, Karnataka, Kerala, Tamil Nadu (plus le Télangana à venir). Territoires : Iles îles Andaman et Nicobar, Lakshadweep, Pondichéry.
Que voir au Rajasthan, à Goa et l'ouest de l'Inde ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).
1- GOA De multiples témoignages de l'époque portugaise, des plages, des fêtes et de la musique pour cet état assez différent du reste de l'Inde.Anjuna Beach : célèbre plage du nord de Goa connue pour ses fêtes techno et autres, plus son marché aux puces hebdomadaire.Arambol : cette belle plage située à l'extrême nord est un peu plus tranquille que beaucoup d'autres de la côte. Baga : entre Anjuna et Calangute, c'est plutôt la plage des "tout-inclus".Calangute : une des plages parmi les plus réputées (et touristiques) de Goa.Candolim : superbe plage de la partie nord de l'état. A côté se trouve le Fort Aguada, vieille forteresse portugaise du XVIIe siècle très bien conservée, dominant la Mer d'Arabie.Chapora : une belle plage du nord avec également un ancien fort portugais.Mapusa : la "grande" ville du nord de Goa.Margao : la grande ville du sud possède de nombreux témoignages de l'époque portugaise, ainsi que des églises et des temples. Plusieurs plages à sa périphérie (Corva, Benaulim, Varca…).Old Goa : l'ancienne capitale, limitrophe de Panaji, est un joyaux de l'architecture coloniale portugaise avec d'ailleurs plusieurs édifices classés au patrimoine de l'UNESCO.Palolem Beach : superbe plage du sud.Panaji : c'est l'actuelle capitale de Goa avec également pas mal de témoignages de l'époque portugaise ainsi que quelques plages (Miramar, Dona Paula…).Ponda : petite ville avec de nombreux temples.Vagator : superbe plage à l'extrémité de Goa appréciée également pour ses fêtes techno.Patrimoine naturel Réserve de Cotigao : cette forêt du sud abrite surtout des oiseaux.2- GUJARAT En bordure de la Mer d'Oman et limitrophe du Pakistan, l'état abrite beaucoup de lieux importants aussi bien pour les hindous que les jaïns. On y découvre également les traces de l'Inde des Maharajas. Au niveau nature l'endroit est connu pour son désert du Kutch et la présence des deniers lions d'Asie. Ahmedabad : c'est une des plus grosses agglomérations d'Inde. Elle possède une architecture moderniste post coloniale, de même que plusieurs édifices et monuments musulmans.Bhavnagar : cette ville du Golfe de Khambhat, en bord de mer d'Oman, est surtout une base pour découvrir les environs (parc de Blackbuck, Palitana...).Bhuj : c'est la localité principale de la région du Kucth. C'est aussi une cité historique avec de nombreux vestiges et témoignages du passé, de même qu'une bonne base pour découvrir les environs.Champaner : ce vaste parc archéologique classé à l'UNESCO se compose notamment des vestiges de villes et autres temples hindous.Dholavira : cet important site archéologique est situé dans le désert du Kutch.Dwarka : en bordure de la Mer d'Oman, Dwarka (avec l'île de Bet Dwarka) est une des sept villes sacrées de l'Inde. Elle possède de nombreux temples.Jamnagar : la grande ville en bordure de la Mer d'Oman abrite plusieurs palais, forts et autres édifices historiques.Junagadh : cette ville entourée de petites montagnes dispose de plusieurs édifices religieux ou civils dignes d'intérêt (fort, temples, mausolée, Pierre d'Ashoka…).Modhera : tout comme Konark dans l'Orissa, le site abrite le Temple de Surya (du Soleil). Il est juste moins connuPalitana : cette bourgade proche de Bhavnagar est un haut lieu de pèlerinage Jaïn. Elle est connue pour ses temples (1 300 !) dont en premier lieux les 850 du Mont Satrunjaya.Porbandar : ville natale de Ghandi où on peut d'ailleurs visiter sa maison.Rajkot : c'est là que Ghandi passa une partie de sa jeunesse. La ville possède également plusieurs monuments et édifices de l'époque coloniale.Somnath : situé sur la côte ouest, ce temple dédié à Shiva est un des plus importants de la religion hindouiste.Surat : l'immense cité portuaire du sud du Gujarat est surtout connue pour son commerce des diamants et du textile.Vadodara : ville de plus d'un million d'habitants avec plusieurs édifices remarquables (palais, universités, temples…) tel le Lakshmi Vilas Palace.Patrimoine naturelLac Nbal Sarovar : ce lac du centre du Gujarat est une réserve ornithologique qui accueille plus de 250 espèces d'oiseaux.Parc national de Blackbuck : parc des environs de Bhavnagar connu pour abriter une forte population d'antilopes "Blackbuck".Parc national de Gir : ce site du sud-ouest du Gujarat est le seul endroit au monde où on peut encore voir des lions d'Asie.Parc national marin du Golfe de Kutch : un ensemble de petites îles du Golfe de Kutch formant le premier parc marin du pays. On y trouve des coraux et une faune marine diversifiée.Rann of Kutch : au nord-ouest du Gujarat, formant la frontière avec le Pakistan, ce vaste désert salin abrite plusieurs réserves naturelles et est le lieu de résidences de diverses tribus locales.3- MADHYA PRADESH C'est un état au coeur de l'Inde qui renferme énormément de richesses culturelles (Gwalior, Mandu, Sanchi, Khajuraho…) aussi bien que naturelles avec notamment la plus forte concentration de tigres de tout le pays.Bhimbetka : ce site archéologique se compose d'abris sous-roches dont certains agrémentés de peintures rupestres. Il est classé à l'UNESCO. Bhojpur : la ville du centre du Madya Pradesh abrite un fameux temple : le Bhojeshwar. Bhopal : entourée de lacs, la capitale de l'état dispose d'une vieille ville et de plusieurs mosquées.Datia : une petite ville avec de vieux quartiers, un palais et des temples.Gwalior : cité historique du nord connue pour sa superbe forteresse. Elle abrite également une vieille ville et plusieurs temples.Indore : c'est la ville commerciale du Madhya Pradesh avec également plusieurs palais et temples intéressants.Khajuraho : un des sites les plus connus de l'Inde pour ses superbes temples et sculptures classés au patrimoine mondial de l'UNESCO.Maheshwar : une petite ville en bord de rivière avec des temples et palais.Mandu : cette immense cité-forteresse abandonnée située à l'ouest du Madhya Pradesh est une des principales attractions de la région.Orchha : très belle localité en bordure de rivière avec ses palais et ses temples.Pachmarhi : cette station d'altitude attire beaucoup de visiteurs en été. Elle est entourée de forêts et de cascades, de grottes ornées, de même que de plusieurs zones protégées de la Réserve de Pachmarhi accueillant des tigres, léopards, ours, oiseaux et autres animaux.Sagar : cette ville universitaire profite d'un bel environnement dans lequel on peut découvrir d'assez beaux paysages vallonnés avec des lacs et cascades, mais aussi des temples et des forteresses.Sanchi : ce village proche de Bhopal abrite une cinquantaine de monuments bouddhiques (temples, stupas…) dont l'ensemble est classé à l'UNESCO.Ujjain : une ville sainte hindoue avec plusieurs temples intéressants dont le Mahakaleshwar.Patrimoine naturelCascades de Dhuandhar : situées dans les environs de Jabalpur, ces belles chutes et leur gorge sur la rivière Narmada sont une attraction locale. On peut y faire de petits périples en bateau.Parc national de Bandhavgarh : le parc à l'est de Bhopal est un de ceux où le nombre de tigres est le plus élevé.Parc national de Kanha : l'endroit qu'on peut découvrir à dos d'éléphant accueille une large population de tigres.Parc national de Panna : ce parc national abrite entre autres des tigres, des ours et de nombreux oiseaux.Parc national de Pench : plus que par sa faune composée pourtant de tigres, le lieu est d'abord connu pour être celui où se déroule l'histoire du Livre de la jungle.Réserve de Pachmarhi : entourant la ville du même nom, cette réserve biosphérique boisée se compose de trois sites protégés (Bori, Pachmarhi et Satpura) accueillant des tigres, léopards, ours, oiseaux et autres animaux.4- MAHARASHTRA Outre Bombay, le Maharashtra abrite plusieurs lieux touristiques à commencer par les nombreuses grottes transformées en monastères bouddhistes (Ajanta, Ellora, Karla…), des stations d'altitude (Matheran, Mahabaleshwar…) ou des plages le long de la Mer d'Arabie.Ahmednagar : un fort et des temples pour cette ville située à l'est de Bombay.Ashtavinayak : ou l'ensemble des 8 temples sacrés dédiés à Ganesha dans le Maharashtra (Ballaleshwar, Mayureshwar, Varadavinayak, Vighnahar...).Aurangabad : des temples, un fort, un Taj Mahal en miniature, et surtout une bonne base pour découvrir les grottes d'Ellora et d'Ajanta toutes proches depuis cette agglomération de plus d'un million d'habitants.Bombay : ou Mumbai. Ville cosmopolite et vivante qui regorge d'édifices et monuments touristiques. Un "classique" à voir pour tout voyage en Inde...Côte de Konkan : c'est la bande littorale qui s'étend du sud de Bombay aux limites de Goa. On y trouve de nombreuses et belles plages (Alibag, Dapoli, Kihim, Nagaon…).Grottes d'Ajanta : cet ensemble de 29 grottes creusées à flan de falaises, certaines aménagées et décorées de fresques, est un incontournable de toute visite dans la région. Elles sont classées à l'UNESCO. Grottes de Bhaja : proches des grottes de Karla, ces 22 grottes composent un ensemble de monastères et de temples bouddhistes.Grottes d'Elephanta : ce réseau de grottes sculptées, situé sur l'ile du même nom au large de Bombay, est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.Grottes d'Ellora : ce site classé aussi à l'UNESCO est célèbre pour ses monastères et temples bouddhistes, jains et hindous creusés dans la roche.Grottes de Karla : c'est dans la petite ville de Karla, entre Pune et Bombay, que se trouve ce superbe complexe bouddhiste creusé dans la roche.Mahabaleshwar : station d'altitude très connue du sud de Pune. On peut y randonner.Malshej Ghat : station d'altitude très populaire des environs de Pune et Bombay. L'endroit est apprécié pour ses beaux paysages et ses possibilités de randonnées.Matheran : petite station d'altitude proche de Bombay. On peut y randonner à pied ou à cheval.Nashik : ville sainte hindoue avec nombre de temples.Pune : la ville culturelle et étudiante du Maharashtra avec divers musées, quelques palais et des temples.Sevagram : c'est dans ce village qu'est situé l'ashram créé par Gandhi.Patrimoine naturelBison wildlife sanctuary : une réserve pour le bison indien située dans le village de Dajipur, près de Pune.Cratère de Lonar : situé dans le village du même nom, c'est un lac-cratère qui s'est créé suite au choc avec un météorite il y a 50 000 ans.Melghat Tiger Reserve : un des rares endroits du Maharashtra où on peut voir des tigres.5- RAJASTHAN C'est l'état indien le plus visité et une des régions les plus riches au niveau touristique avec de superbes villes (Jaipur, Jodhpur, Udaïpur, Pushkar…), des parcs animaliers et le désert du Thar.Ajmer : la ville est un lieu important de pèlerinage pour les musulmans. Au delà de plusieurs mosquée, Ajmer abrite d'autres édifices religieux hindous ou jaïns.Amber : cette localité, proche de Jaipur, a deux superbes forteresses du XVIe siècle : le Fort d'Amber et le Fort de Jaigarh.Bikaner : la ville au coeur du désert du Thar est connue pour sa citadelle, ses temples et palais. On peut y faire des balades en chameaux pour découvrir le désert et ses populations.Bundi : cette cité rajpoute traditionnelle du sud-est du Rajasthan possède de vieux quartiers, des temples, une forteresse et un palais.Chittorgarh : ville du sud du Rajasthan connue pour sa très belle forteresse dominant la ville. Churu : ville du nord avec plusieurs temples et mosquées, mais aussi de nombreux havelis (anciennes maisons de maître).Deeg : petite ville de l'est du Rajasthan avec un beau palais-forteresse.Dungarpur : ville du sud de l'état avec une forteresse et quelques temples.Eklingji : ce vaste complexe se compose de 108 temples hindous situés dans les environs d'Udaipur.Jaipur : la superbe capitale du Rajasthan abrite plusieurs palais, forts, temples, jardins et musées d'un intérêt certain.Jaisalmaer : cette belle ville du désert du Thar, proche du Pakistan, possède une superbe forteresse, plusieurs temples jaïns et des havelis (anciennes maisons de maître). C'est aussi un point de départ pour effectuer des balades en chameau dans le désert.Jodhpur : ville historique et deuxième plus grande du Rajasthan. Elle offre à la découverte une superbe forteresse-palais, de vieux quartiers et plusieurs temples.Kota : au sud-est du Rajasthan, une ville de temples et de palais. Egalement des possibilités de balade en bateau sur la Chambal pour aller voir les crocodiles.Kumbhalgarh : immense forteresse perchée et située à 80 km d'Udaipur. Elle domine la réserve naturelle du même nom riche au niveau oiseaux, léopards, ours, etc.Mont Abu : construite à 1200 m d'altitude, la petite ville est un des principaux lieux de pèlerinage jaïn avec ses innombrables temples.Palace on Wheels : en environ une semaine, ce train de luxe permet de découvrir les principaux sites du Rajasthan. D'autres trains similaires fonctionnent sur ce même principe : le Royal Rajasthan on Wheels et le Maharaja Express.Pushkar : à côté d'Ajmer, la superbe ville en bordure de lac pleine de temples et de monuments est un haut lieu de pèlerinage pour les hindous. Elle accueille aussi une des plus grandes foires au chameaux du pays.Ranakpur : ce village des environs d'Udaipur abrite un des principaux (et des plus beaux) temples jains de la région.Shekhawati : cette région du nord-est du Rajasthan est réputée pour ses temples, ses forteresses et surtout ses havelis qui sont d'anciennes maisons de maître restaurées et peintes.Udaipur : des lacs et des palais pour cette superbe ville du sud-ouest qui est un incontournable de toute visite dans la région.Patrimoine naturelLac Dhebar : un vaste lac artificiel au sud-est d'Udaipur avec de beaux paysages dans une réserve naturelle.Désert du Thar : cet immense désert frontalier du Pakistan est un haut lieu du tourisme. On peut le découvrir - de même que les populations qui y vivent - lors de balades en chameaux, notamment au départ de Bikaner, Jaisalmer ou Pushkar.Parc national de Keoladeo : le parc classé au patrimoine de l'UNESCO accueille plus de 200 espèces d'oiseaux. Il est situé à la périphérie de la ville de Bharatpur.Parc national de Ranthambore : dans de superbes paysages de lacs et de falaises, l'endroit est le domaine des tigres, ours, crocodiles et de plus de 250 espèces d'oiseaux.Parc national de Sariska : une réserve de tigres dans laquelle on trouve également quelques vestiges historiques (fort, temples…).6- TERRITOIRE DE DADRA ET NAGAR HAVELI Ce petit territoire à cheval entre le Gujarat et le Maharashtra possède quelques vestiges de l'époque portugaise.Silvassa : la petite capitale du territoire possède plusieurs vestiges portugais et quelques temples.7- TERRITOIRE DE DAMAN ET DIU Ces deux anciennes colonies portugaises insérées dans le Gujarat sont connues pour leur belle architecture coloniale, leurs plages et la vente d'alcool interdite dans le Gujarat voisin.Daman : la ville de Daman (et ses villages avoisinants) porte les traces du long passage des portugais sur le territoire. Les plages et la vente d'alcool contribuent à l'attractivité du lieu pour un tourisme avant tout local. Diu : les quatre siècles de présence portugaise ont donné à cette ile/ville face au Gujarat une superbe architecture. On y trouve également plusieurs plages.8- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Goa : Arambol; Old Goa; Panaji; Vagator.
Gujarat et les "Territoires" : Diu; Palitana; Parc national de Gir; Rann of Kutch.
Madhya Pradesh : Gwalior; Khajuraho; Mandu; Orchha; Parc national de Bandhavgarh; Parc national de Kanha; Sanchi.
Maharashtra : Bombay; Grottes d'Ajanta; Grottes d'Elephanta; Grottes d'Ellora.
Rajasthan : Amber; Bikaner; Désert du Thar; Jaipur; Jaisalmaer; Jodhpur; Mont Abu; Parc national de Ranthambore; Pushkar; Shekhawati; Udaipur.
- © VoyageForum -
Retour de 4 jours et demi à Rome English translation pending
nous avons une carte nous permettant pour 99E par an d'aller à volonté à l'hotel pendant un an sous condition de prendre un petit déjeuner et un repas à un prix fixé par chaque hotel pour un séjour de 3 nuits , 2 dans certains hotels; où aller en fevrier sans avoir plus froid qu'à marseille et pas trop loin pour une semaine ? en fonction des hotels disponibles , nous décidons Rome ; j'y suis allé des tas de fois , mais depuis quelques années jamais plus d'un jour ; je ne peux pas dire que j'ai tout vu , mais j'en ai vu beaucoup ; le thème du voyage sera d'en voir un maximum ( sans musées pour la plupart déjà faits) en 4 jours et demi
Nous partons de Marseille le mardi 25 fevrier pour faire une étape à Tirrenia en sortant de l'autoroute les 150 derniers kilometres , quartier balnéaire de Pise .Nuit à l'hotel Garden , très correct , wifi gratos, pt déjeuner 48 E ( par booking); repas au resto Cavaliere , presque plein d'autochtones ( la crise ? quelle crise)
1 hors d'oeuvre varié , 1 moules et clovisses marinière , 2 cacciuco ( ragout de poisson toscan) , 1/2 l de vin , 59 Euros , prix justifié
le mercredi 26 départ pour Rome sous la pluie par une 2X2 voies gratos ( sauf 3 tronçons de 5 ou 6 km); la visite , avec photos , va commencer
à suivre ....
Que faire la journée et où sortir le soir à Tana? English translation pending
Bonjour,
Dans 10 jours, je suis de passage à Tana quelques jours avec un ami. On connait un peu Mada (Nosy Be, Ste Marie, Tamatave) mais pas la capitale. Tout d'abord nous allons loger à l’hôtel Palissandre, si des personnes connaissent, qu'en pensez vous? (secteur, proximité, chambre, ...). Ensuite que pouvons nous faire la journée sans se faire tuer? Bien entendu j'en rajoute et fait référence aux divers débats entre ceux qui disent que Tana est un véritable coupe gorge et les autres qui expliquent que ca se passe bien si on prend quelques précautions... Quel est l’atmosphère actuelle avec les élections qui vont (peut être...) arriver?
Et dernière question, on compte bien sortir faire un peu la fête le soir, mais souhaitons éviter les endroits et ambiances "glauques", donc si vous avez des adresses "correctes" pour bars et discothèque, merci d'avance.
A mon retour, je raconterai comme ça s'est déroulé 😉
Dans 10 jours, je suis de passage à Tana quelques jours avec un ami. On connait un peu Mada (Nosy Be, Ste Marie, Tamatave) mais pas la capitale. Tout d'abord nous allons loger à l’hôtel Palissandre, si des personnes connaissent, qu'en pensez vous? (secteur, proximité, chambre, ...). Ensuite que pouvons nous faire la journée sans se faire tuer? Bien entendu j'en rajoute et fait référence aux divers débats entre ceux qui disent que Tana est un véritable coupe gorge et les autres qui expliquent que ca se passe bien si on prend quelques précautions... Quel est l’atmosphère actuelle avec les élections qui vont (peut être...) arriver?
Et dernière question, on compte bien sortir faire un peu la fête le soir, mais souhaitons éviter les endroits et ambiances "glauques", donc si vous avez des adresses "correctes" pour bars et discothèque, merci d'avance.
A mon retour, je raconterai comme ça s'est déroulé 😉
Phnom Penh, adresses sympas et "perso"? English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement à Phnom Penh, après un petit périple depuis Vientiane (Laos), en 25 jours. Il me reste 4 jours avant de retrouver l’hiver parisien.
Je m’adresse aux connaisseurs et résidents à PP : Pourriez vous me communiquer vos petites adresses sympas (un petit resto à ne pas louper, un quartier à visiter, un bar pour une bonne petite bière, un endroit pour finir la soirée en musique et agréable pour les yeux, …etc.) pour finir en beauté ce séjour, déjà fort agréable et intéressant., bien entendu hors adresses des guides papiers (Routard et Lonely) déjà connues et pratiquées depuis 2 jours.
Merci par avance
Cordialement
Jean
Réponse en message prive si besoin
Que faire à Londres avec deux enfants (7 et 9 ans)? English translation pending
Bonjour,
Nous allons passer une journée à Londres fin octobre avec nos enfants de 7 ans et 9 ans.
Quelles visites nous conseillez-vous? Que ne devons-nous absolument pas rater?
Merci
Nous allons passer une journée à Londres fin octobre avec nos enfants de 7 ans et 9 ans.
Quelles visites nous conseillez-vous? Que ne devons-nous absolument pas rater?
Merci
Une semaine entre Moscou et Saint-Pétersbourg: vos avis? (Russie) English translation pending
Bonjour à tous,
Mon ami et moi même souhaitons partir en Russie afin de visiter Moscou et Saint Petersbourg. J'ai lu pas mal de discussions avant de poster... mais il me manque certaines réponses et un avis honnête et fiable! 😛
Je sais qu'une semaine c'est peu pour voir et tout faire, mais c'est le temps sont nous disposons et vu le coût du billet d'avion et le fait que ce sera peut-être notre seul voyage en Russie, nous aimerions au moins voir Moscou et Saint Petersbourg! Nous comptons partir début mars, est ce une bonne idée? Quel temps fera t-il? Faut-il des vêtements très chaud? Des chaussures de marches sufisent-elles?
Nous pensons passer 2 jours à Moscou et 3.5 jours à STP. Et passer une demi journée dans le train SAPSAN entre ces deux villes... Est ce une bonne idée? Avez vous des idées d'hôtel ou appart-hôtel dans ces villes? Comment réserver le train? Est-il intéréssant de voir un spectacle au bolchoi et comment?
Voici notre idée d'itinéraire:
Jour 1 (le 03/03) : Paris – MoscouDécollage à 7h15 à arrivée 13h55 (vol 3h40)Dépose des bagages à l’hôtel vers 15h30Balade sur la place rouge et environs (magasins Goum, musée historique d’état, mausolée de Lénine, Cathédrale sainte Basile)Repas et nuitJour 2 (le 04/03) : MoscouVisite du Kremlin et de ses « monuments » (matin)Repas dans le coinRue Arbat, Rue Tverskaïa, place du manège, Place Pouchkine, rue Bolchaïa…Université de Moscou (n°2 rue Bolchaïa)Jour 3 (le 05/03) : Moscou – Saint Petersburg · Couvent Novodievitchi et/ou Parc Gorki (matin)Prise des bagages à l’hôtel et départ pour la gare de LeningradDépart du train à 13h30 / Arrivée à 17h45 Dépose des bagages à l’hôtel et nuitJour 4 (le 06/03) : Saint PetersburgCathédrale Saint Isaac + Statue Pierre Ier + ManègeAmirauté + place du palais et palais d’hiver (Voir)Balade le long du Fleuve Neva et dans la rue Malaïa MouskhaïaCathédrale Notre dame de KazanErmitage Jour 5 (le 07/03) : Saint PetersburgPlace SennaïaLa Moïka : balade pont des baisers et pont bleuCathédrale saint Nicolas & Cathédrale de la TrinitéDouze collègesEglise saint sauveur sur le sang verséPlace des arts + Château des ingénieursPerspective Nevski + balade dans la rueCathédrale de la TrinitéJour 6 (le 08/03) : Saint PetersburgMusée de zoologie + KounstkameraCathédrale saint AndréAcadémie des beaux arts + colonnes rostralesJardin botanique Mosquée + Laure Alexandre NevskiJour 7 (le 09/03) : Saint Peters - ParisForteresse Pierre & PaulDépart pour l’aéroport vers 14h00Décollage à 17h30 à arrivée 18h00 (vol 3h30)Mille merci d'avance pour votre aide!!!
😊
Mon ami et moi même souhaitons partir en Russie afin de visiter Moscou et Saint Petersbourg. J'ai lu pas mal de discussions avant de poster... mais il me manque certaines réponses et un avis honnête et fiable! 😛
Je sais qu'une semaine c'est peu pour voir et tout faire, mais c'est le temps sont nous disposons et vu le coût du billet d'avion et le fait que ce sera peut-être notre seul voyage en Russie, nous aimerions au moins voir Moscou et Saint Petersbourg! Nous comptons partir début mars, est ce une bonne idée? Quel temps fera t-il? Faut-il des vêtements très chaud? Des chaussures de marches sufisent-elles?
Nous pensons passer 2 jours à Moscou et 3.5 jours à STP. Et passer une demi journée dans le train SAPSAN entre ces deux villes... Est ce une bonne idée? Avez vous des idées d'hôtel ou appart-hôtel dans ces villes? Comment réserver le train? Est-il intéréssant de voir un spectacle au bolchoi et comment?
Voici notre idée d'itinéraire:
Jour 1 (le 03/03) : Paris – MoscouDécollage à 7h15 à arrivée 13h55 (vol 3h40)Dépose des bagages à l’hôtel vers 15h30Balade sur la place rouge et environs (magasins Goum, musée historique d’état, mausolée de Lénine, Cathédrale sainte Basile)Repas et nuitJour 2 (le 04/03) : MoscouVisite du Kremlin et de ses « monuments » (matin)Repas dans le coinRue Arbat, Rue Tverskaïa, place du manège, Place Pouchkine, rue Bolchaïa…Université de Moscou (n°2 rue Bolchaïa)Jour 3 (le 05/03) : Moscou – Saint Petersburg · Couvent Novodievitchi et/ou Parc Gorki (matin)Prise des bagages à l’hôtel et départ pour la gare de LeningradDépart du train à 13h30 / Arrivée à 17h45 Dépose des bagages à l’hôtel et nuitJour 4 (le 06/03) : Saint PetersburgCathédrale Saint Isaac + Statue Pierre Ier + ManègeAmirauté + place du palais et palais d’hiver (Voir)Balade le long du Fleuve Neva et dans la rue Malaïa MouskhaïaCathédrale Notre dame de KazanErmitage Jour 5 (le 07/03) : Saint PetersburgPlace SennaïaLa Moïka : balade pont des baisers et pont bleuCathédrale saint Nicolas & Cathédrale de la TrinitéDouze collègesEglise saint sauveur sur le sang verséPlace des arts + Château des ingénieursPerspective Nevski + balade dans la rueCathédrale de la TrinitéJour 6 (le 08/03) : Saint PetersburgMusée de zoologie + KounstkameraCathédrale saint AndréAcadémie des beaux arts + colonnes rostralesJardin botanique Mosquée + Laure Alexandre NevskiJour 7 (le 09/03) : Saint Peters - ParisForteresse Pierre & PaulDépart pour l’aéroport vers 14h00Décollage à 17h30 à arrivée 18h00 (vol 3h30)Mille merci d'avance pour votre aide!!!
😊
Voyage dans le Tamil Nadu et Kerala en décembre 2011: hôtels, guest houses...? English translation pending
Amis Voyageurs......Bonsoir,
Je pars en mission dans une association (KOOTU K KURAL) qui travaille avec les Dalits en utilisant l'art du théâtre. Elle est basée à 9 kilomètres de Pondicherry à Villanur exactement. Peut-être que certains la connaissent? C'est une association qui travaille avec ADECOM.
J'y serai du 4 au 18 décembre 2011 et ensuite j'ai pris 14 jours pour "vagabonder".....et j'aurai besoin de vos lumières pour me guider, m'informer, me donner des tuyaux (hotels, guest houses....). Sachant que j'ai pris la décision de faire tout cela en louant une voiture avec chauffeur via MoskaTours.
Je me suis préparée un circuit en regardant diverses discussions sur le site et en lisant des guides et voici le résultat :
- Day 1 : Pondicherry – Chidambaram (pour le Pichavaram Backwater peu touristique) – Thanjavur (dommage pour moi car le festival musical de Thiruvaiyaru est en janvier 😕) –Madurai
- Day 3 : Madurai (marché aux fleurs en autre) - Munnar (la ballade en rickshaw) - Coimbatore
- Day 6 : Coimbatore – Mettupalayam (pour prendre le Nilgiri Mountain Railway de Mettupalayam à Ooty) – Ooty - Mudumalai Wildlife Sanctuary (est-ce que cela vaut le coût?) – Mysore
- Day 9 : Mysore – Yercaud (hill station of Salem) il y a une chambre d'hôte dans laquelle je veux absolument me poser et qui s'appelle Jaya.
- Day 13 : Salem - Chennai Merci de me dire, selon votre expérience si cela est jouable (je le pense car j'ai vérifié les distances entre les différentes villes sur ce site "distancebetween.in"et j'ai pris une marge pour les visites, les ballades bucoliques dans les plantations de thé ou de cardamone, etc....mais tous les conseils sont les bienvenus.
Si vous avez visité ces différents endroits, je veux bien que vous me disiez ce qu'il y a à ne pas rater MAIS pas parce que tout le monde le fait, surtout parce qu'il y a une magie, des couleurs, des odeurs, des habitants ou des artisans sympa et que l'on peut voir travailler ou autre. Enfin, vous voyez tous ce que je veux dire 😉
J'attends avec impatience vos témoignages
Luciole69😎
Je pars en mission dans une association (KOOTU K KURAL) qui travaille avec les Dalits en utilisant l'art du théâtre. Elle est basée à 9 kilomètres de Pondicherry à Villanur exactement. Peut-être que certains la connaissent? C'est une association qui travaille avec ADECOM.
J'y serai du 4 au 18 décembre 2011 et ensuite j'ai pris 14 jours pour "vagabonder".....et j'aurai besoin de vos lumières pour me guider, m'informer, me donner des tuyaux (hotels, guest houses....). Sachant que j'ai pris la décision de faire tout cela en louant une voiture avec chauffeur via MoskaTours.
Je me suis préparée un circuit en regardant diverses discussions sur le site et en lisant des guides et voici le résultat :
- Day 1 : Pondicherry – Chidambaram (pour le Pichavaram Backwater peu touristique) – Thanjavur (dommage pour moi car le festival musical de Thiruvaiyaru est en janvier 😕) –Madurai
- Day 3 : Madurai (marché aux fleurs en autre) - Munnar (la ballade en rickshaw) - Coimbatore
- Day 6 : Coimbatore – Mettupalayam (pour prendre le Nilgiri Mountain Railway de Mettupalayam à Ooty) – Ooty - Mudumalai Wildlife Sanctuary (est-ce que cela vaut le coût?) – Mysore
- Day 9 : Mysore – Yercaud (hill station of Salem) il y a une chambre d'hôte dans laquelle je veux absolument me poser et qui s'appelle Jaya.
- Day 13 : Salem - Chennai Merci de me dire, selon votre expérience si cela est jouable (je le pense car j'ai vérifié les distances entre les différentes villes sur ce site "distancebetween.in"et j'ai pris une marge pour les visites, les ballades bucoliques dans les plantations de thé ou de cardamone, etc....mais tous les conseils sont les bienvenus.
Si vous avez visité ces différents endroits, je veux bien que vous me disiez ce qu'il y a à ne pas rater MAIS pas parce que tout le monde le fait, surtout parce qu'il y a une magie, des couleurs, des odeurs, des habitants ou des artisans sympa et que l'on peut voir travailler ou autre. Enfin, vous voyez tous ce que je veux dire 😉
J'attends avec impatience vos témoignages
Luciole69😎
Emission "Échappées Belles" au Rajasthan 2011 English translation pending
Bonjour,
Le 2 Avril 2011, sur France 5, l'émission Echappées Belles était consacrée au Rajasthan. J'y ai retrouvé des lieux où je me suis rendue (pâtisserie à Jaïpur, palais...) et j'aimerai conserver cette émission. Malheureusement le jour de la rediffusion, mon enregistrement n'a pas fonctionné!!! J'ai attendu un peu dans l'espoir de pouvoir la réenregistrer ou d'acheter le dvd mais ce n'est pas possible.
Aussi quelqu'un aurait-il enregistré cette émission ?!
Merci beaucoup!
Le 2 Avril 2011, sur France 5, l'émission Echappées Belles était consacrée au Rajasthan. J'y ai retrouvé des lieux où je me suis rendue (pâtisserie à Jaïpur, palais...) et j'aimerai conserver cette émission. Malheureusement le jour de la rediffusion, mon enregistrement n'a pas fonctionné!!! J'ai attendu un peu dans l'espoir de pouvoir la réenregistrer ou d'acheter le dvd mais ce n'est pas possible.
Aussi quelqu'un aurait-il enregistré cette émission ?!
Merci beaucoup!
Trois jours à Venise: hôtel et visites? English translation pending
Bonjour, Nous partons 3 jours en Juin a Venise V/S/D/arrivée 10h 30 vendredi)/départ dimanche 18h (aéroport)
Que nous conseillez vous sachant que nous serons a l'hôtel Gardena" ?
Que visiter en priorités ? où devons nous manger ?
La place ST Marc /La basilique St Marc / ect ...sommes nous prés ?
Les gondoles ? chères !!??
Bon ceci dit cadeau de mon mari pour mes 60 ans et ma retraite !!
Merci de me répondre 😉
Italie: excursions au lac de Côme et au lac Majeur à partir de Milan English translation pending
Mon épouse et moi serons à Milan à la fin de mai. Nous souhaiterions faire deux excursions, l'une au lac de Côme, l'autre au lac Majeur à partir de Milan. Mes recherches pour trouver de telles excursions ont été infructueuses.
Peut-on raisonnablement faire deux excursions sur deux jours différents.
Où trouver l'information?
Un gros merci!
JP
Peut-on raisonnablement faire deux excursions sur deux jours différents.
Où trouver l'information?
Un gros merci!
JP
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay