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Voyage tranquille au Mali English translation pending
by Mamina64 · 2008-12-09 · 53 replies
Tranquille ? non pas si tranquille que ça… voyage qui a souvent chamboulé nos repères, nos certitudes et nos habitudes… voyage dont on revient touché par des sourires et des rires, agacé par trop de sollicitations, émerveillé par des paysages splendides, étonné par la présence de l’eau, reposé par des images d’un autre temps, fatigué par la chaleur plombante, ensablé d’une multitude de petits grains que l’on retrouve encore entre les pages de nos livres… Et Tranquille, c’est surtout le surnom de notre guide !

Vendredi 21 novembre 2008

Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !

Samedi 22 :

Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Rencontre VF sur la Côte d'Azur le dimanche 26 août 2007 English translation pending
by Nicefrance · 2007-07-07 · 65 replies
Bonjour, je vous propose une rencontre ouverte à tous (y compris les touristes) un peu originale sur la Côte d'azur le dimanche 26 août. Il s'agit d'une visite de l'arrière-pays niçois qui est superbe (enfin dans les vallées), dans un des plus beau sites du département des Alpes maritimes. Il y a pas mal de trajet en voiture : Nice, vallée du Var par la RD 6202 (ex N202) par Puget-Théniers et Entrevaux. Il s'agit d'une petite randonnée très facile que j'ai faite plusieurs fois (1h30 de marche seulement avec pas de dénivelé ou presque, pas besoin de chaussures de randonnée mais éviter les talons hauts tout de même) dans les gorges de Daluis (avec des roches rouges comme dans le département du Var). Il faudra partir assez tôt (8h ou 8h30) pour éviter les grosses chaleurs et l'éventuel orage de l'après-midi. Le rendez-vous sera donné à un endroit accessible à tout le monde : devant la gare SNCF de Nice-Ville, où on se regroupera dans les voitures (pour ceux qui viendront avec leur voiture, merci d'indiquer le nombre de places disponibles, 4 pour moi). J'attends nombreuses vos inscriptions et vous dit à bientôt.
Les Iles Andaman - FAQ English translation pending
by Lolodesiles · 2004-06-21 · 157 replies
Bonjour

Mon p'tit site
http://andaman-islands.tripod.com étant curieusement bien référencé dans les moteurs de recherche, j’ai régulièrement des demandes d’infos. Alors plutôt que de répéter tout le temps la même chose j’ai décidé de faire un lien depuis mon site vers cette page qui me servira en même temps de forum spécial Andaman! Et si çà peut attirer de nouveaux membres sur voyageforum, c’est tant mieux ! 🙂

Les Iles Andaman, c’est un archipel de 300 îles, au large de l’Inde, situées au Nord de l’Indonésie. Très à l’écart des flux touristiques (car difficile d’accès, jusque très récemment, pour les touristes ayant peu de temps devant eux), c’est une destination qui reste très originale et peu connue. Le gouvernement local a fait un portail assez complet : http://andaman.nic.in - c'est le site de référence des Andaman).

J’y suis allé un mois en janvier 2002 puis un autre mois en janvier 2003 (tellement j’ai aimé 🙂). Certes, ces îles ne sont pas extrêmement belles (pas de cocotiers allongés sur la mer comme aux Maldives), mais tellement plus authentiques ! Là, on a un réel contact avec les habitants, les touristes que nous sommes ne sont pas encore parqués dans des Iles-hôtels (espérons que çà dure) et ce n'est pas le royaume des grandes chaînes d'hôtels... Les habitants, pas trop habitués aux touristes, restent encore très accueillants et il est facile de se créer des amitiés sur place (c’est mon cas !). C’est également un paradis pour la plongée, avec une vie sous-marine impressionnante, et 20m de visibilité sous l’eau (çà motive, même si on a pas envie, pour passer son diplôme PADI en accéléré). Si vous n'avez pas les moyens de pratiquer la plongée, un masque et un tuba seront indispensables car difficiles à trouver sur place (pénurie! Il vaut mieux amener le vôtre, voire plusieurs, c'est vraiment le meilleur cadeau qu'on puisse faire à un Andamais).

Pour s’y rendre, il faut prendre un vol pour Madras, dans le Sud de l’Inde (Visa obligatoire : http://www.amb-inde.fr/cons2.htm ). Impossible de rallier l’archipel depuis un autre pays que l’Inde pour des raisons stratégiques (tant mieux !). Depuis Madras, prendre le bateau, ou l’avion direction Port Blair (possibilité de réserver depuis la France chez Jet Airways à Paris (cf. Pages Jaunes). Le coût du billet d'avion Madras / Port Blair est relativement cher ( environ 400 euros en + du billet France-Madras***), il vaut donc mieux partir 3 semaines minimum pour rentabiliser son billet, ou bien inclure 10 à 15 jours aux Andaman au terme d'un trip plus long sur le continent indien (le bateau revient à environ 80 euros l’aller-retour, mais attention compter 1 petite semaine de navigation aller-retour !). La meilleure saison pour y aller est la saison sèche, c’est à dire l’hiver en Europe. Les Andaman sous la pluie, c’est quand même pas la joie !🏴‍☠️

* ** Mise à jour 2008: il existe désormais des compagnies low-cost qui vont aux les Andaman depuis Madras et Calcutta, et probablement depuis la Thailande dans pas longtemps. Avantage: c'est pas cher et facile d'y aller. Inconvénient: les tarifs sur place ont décuplés en quelques années et bien évidemment les lieux ont perdu de leur magie et deviennent une touristique comme une autre, sans compter le problèmes des ferries qui ne sont plus assez nombreux pour accueillir la nouvelle masse touristique 🙁

Une fois le transport payé, finis les soucis ! Le coût de la vie sur place est, pour le moment, pas cher du tout. Avec quelques euros par jour, on dort et on mange sans problème ! Les poissons sont vraiment délicieux ! Se déplacer à l’intérieur de l’archipel ne coûte presque rien, mais attention les ferries ne desservent pas certaines îles tous les jours. C’est pourquoi il est difficile d’envisager un séjour de moins de 2 semaines sur l’archipel car on perd pas mal de temps dans les transports. Ceci dit prendre le ferry est très folklorique, on discute avec la population sur des airs de musique indienne, et le tout cheveux aux vent, quel plaisir ! On peut aussi louer des vélos et des scooters sur les principales îles pour pas cher, et enfin se déplacer en bus, en taxi ou dans les barques des pêcheurs.

Les meilleures îles sont, à ma connaissance, Havelock (nombreux hébergements en hutte, en particulier l'excellent Pristine Beach Resort, voir l'excellent article http://www.participez.com/reportage.php?id=36 ), Long Island (camping sur la plage), et Neil Island (allez de ma part au Garden Restaurant dire bonjour à Sandjay 🙂, çà me fera très très plaisir et à lui aussi! Il peut également héberger quelques hôtes)....

A votre arrivée à Port Blair, on vous remet un laisser-passer qui donne la liste des îles autorisées au séjour, ou à la visite diurne uniquement (souvent inhabitées, certaines sont exceptionnelles comme Rutland Island), ou carrément interdites (attention les garde-côtes rôdent…). Si vous disposez d'un meilleur budget, vous pouvez louer un bateau avec son équipage (le maire de Wandoor, commune jouxtant le Parc National M. Ghandi, propose cette prestation depuis peu).

Il existe très peu de documentation sur les Andaman (tant mieux !) : quelques pages à la fin du LonelyPlanet « Inde » et le guide officiel gratuit qu’on vous remet à l’arrivée à Port Blair, capitale administrative des Iles Andaman.

AVERTISSEMENT : je ne voudrais pas inciter tout le monde à aller aux Andaman. Ce genre de voyage reste une destination pour voyageur ayant un minimum d'expérience en Asie. Les amateurs d’hôtels confortables, de forfaits tout-inclus, de piscines, de climatisation, d'animations nocturnes en tout genre ne seront pas du tout dans leur élément et je m’en voudrais personnellement beaucoup d’avoir fait mon site s’il draine ce genre de clientèle là-bas . Il y a les îles de Thaïlande pour cela.

En Inde, il faut savoir être patient (tout est très long, en particulier les temps d'attente dans les transports), s’adapter aux coutumes locales et les respecter, ne pas être exigent sur le confort (économiser l’eau et respecter l’écosystème très fragile), avoir déjà eu un premier contact avec la misère car la pauvreté est présente (moins que sur le continent Indien mais elle existe), et savoir aussi vivre parfois dans la saleté. En plus de ces incontournables problèmes d'hygiène, il existe un certains nombres de risques sanitaires. Mais ce sont tous ces éléments qui font que cet archipel reste pour le moment une destination encore authentique ! 😛

N’hésitez pas à me poser des questions et à lire toutes les pages de cette discussion qui apportent beaucoup de renseignements. A compléter avec également cette autre discussion http://voyageforum.com/voyage/inde_donne_informations_les_iles_andaman_D885427/ et vous saurez tout sur les Iles Andaman ! 🙂
L'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte English translation pending
by Valmichel86 · 2019-10-08 · 55 replies
Jour1 : dimanche 25 août 2019 Introduction J'avais pensé appeler ce carnet "l'Abruzzo, une région qui gagne à être connue", mais ce titre est déjà pris par un carnet sur la région voisine "les Marches" (le Marche) rédigé il y a quelques années ; ce sera donc "l'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte". L'Abruzzo, nous n'en entendons parler que quand un malheur (tremblement de terre) est arrivé. C'est une région d'Italie centrale avec une façade sur l'Adriatique, la région où l'Apennin est le plus haut. J'y ai voyagé du 25 août 2019 (arrivée dans la région) au 28 septembre 2019 (départ de la région) en caravane. Pour les personnes tentées par le voyage de septembre en camping, il y a une seule précaution à prendre ; les campings commencent à fermer dès les premiers jours de septembre, peu sont ouverts après le 15 Septembre. Renseignez-vous sur les dates de fermeture de façon à bien savoir ce qui sera ouvert la seconde quinzaine du mois. Je n'établis pas de programme journalier à l'avance ; je prépare le voyage à l'aide d'internet en constituant une liste de points d'intérêt ; sur place, je vais dans les offices de tourisme (IAT : Informazioni e Accoglienza Turistiche), en général assez bien signalés en Italie, pour me documenter. Je décide le soir le programme du lendemain (forme d'improvisation).

Première demi-journée Je suis la "via adriatica" (SS16) qui longe toute la côte et je vais aller jusqu'à Pineto (20 kms au nord de Pescara) au camping "Pineto beach" (un nom pas très italien). J'arrive juste à temps pour m'installer avant l'heure de la sieste, moment de la journée pendant lequel il est interdit de s'installer sur les emplacements. Ayant beaucoup roulé, ce sera une demi-journée de récupération. Je vais trouver la piscine,



tester la plage.



Puis je vais aller en vélo jusqu'au pays (Pineto) pour une promenade (plage : "lidi", "Via D'Annunzio" : la rue commerçante) et des courses ; ce sera tout pour la journée. Je posterai un message par jour de voyage ; j'utiliserai beaucoup la fonction "modifier" pour ne pas perdre, pour compléter et pour corriger ce que j'aurai fait. Les photos seront celles prises le jour du récit ; je tricherai pour quelques unes (endroits où je suis allé plusieurs fois, meilleures conditions). Exemple : les 2 photos ci-dessus prises un matin quelques jours plus tard.
Tioga Pass (Yosemite NP) va probablement ouvrir très tard cette année English translation pending
by Aquilegia · 2017-02-23 · 47 replies
Bonjour,

Pour ceux qui ont l'intention d'aller au Yosemite NP ce printemps, c'est probable que Tioga Pass va ouvrir très tard à cause de la quantité de neige qui tombaient déjà aux montagnes de Californie cet hiver. Voici les dates de l'ouverture du col depuis 1995 avec aussi la quantité de neige qui tombaient chaque hiver:

https://www.nps.gov/yose/planyourvisit/tiogaopen.htm

Voici la quantité actuelle de neige aux montagnes de Californie:

https://cdec.water.ca.gov/cdecapp/snowapp/sweq.action

On utilise le niveau de neige au 1er avril pour des comparaisons parce que c'est typiquement la fin des pluies/neige dans la majorité de Californie chaque année.

On verra ce qui se passe avec la météo en Californie pendant les 5 semaines "d'hiver" qui restent, mais ça m'étonnerais si Tioga Pass s'ouvre avant mi-juin cette année. Probablement, la route a Glacier Point va ouvrir assez tard aussi. En plus, la neige va durer très tard aux trails au-dessus Tuolomne Meadows.
Retour de 4 semaines au Chili (Patagonie / Chiloe) English translation pending
by Calat · 2016-12-31 · 14 replies
Après avoir pioché pas mal d'infos sur « voyageforum » à mon tour d'envoyer quelques infos sur mon séjour au Chili du 15 Novembre au 15 Décembre 2016....

Ayant des amis très chers au Chili, je connaissais déjà ce pays en hiver (Juillet/Août) mais plutôt le Nord. Donc cette année, joie de la retraite, ce sera un petit bout de Patagonie !!!!

Novembre/décembre est vraiment une période idéale ! Nous avons eu un temps magnifique durant tout le mois. Le Chili est très fleuri en cette fin de printemps. les chiliens ne sont pas encore en vacances, nous n'aurons donc eu aucune difficulté pour les bus et les hébergements sans jamais aucune réservation à plus de 24h.

Notre premier projet était de descendre en avion jusqu'à Coyhaique, d'y louer une voiture pour 15 jours et de la rendre à Puerto Montt après avoir remonté la carretera austral et parcouru Chiloe. Mais laisser une voiture à un autre endroit que la location est vraiment trop cher. Nous allons donc louer une semaine à Cohyaique puis remonter en bateau et en bus.Si la voiture est tout confort, le bus aura eu l'avantage de permettre des rencontres avec les chiliens souvent prêts à discuter avec nous.

Nous sommes donc partis de Barcelone par un vol Alitalia (escale à Rome). Le billet pris 6 semaines avant le départ nous a coûté 670 euros chacun. Si, à l'aller, le temps de transport était tout à fait correct (18h en tout), ça a été un peu plus long au retour (25h dont 8 heures d'escale à Rome...) Mais bon le billet n'était pas très cher et tout s'est bien passé !

Jour 1 à 5 : Avant de partir pour Coyhaique, petite visite de Santiago (musée de la mémoire, très intéressant et émouvant, prévoir au minimum deux heures, le palais de la Moneda), nous partons pour 4/5 jours à Isla Negra (une des maisons de Neruda) et Valparaiso, toujours aussi belle et attachante. Il faut prendre le temps de déambuler dans ses rues, le nez en l'air , tomber par hasard sur des fresques splendides. Nous aurons la chance d'être pris en charge spontanément par deux jeunes guides payés par l'office du tourisme qui nous baladeront deux heures dans les ruelles des « cerros » ! Isla Negra, un des maisons de P.Neruda

Escalier à Valparaiso

Jour 6 : direction Coyhaique en avion. Devant l'impossibilité de prendre les billets depuis la France ( refus de carte bleue au dernier moment), nous les prendrons depuis le Chili une semaine avant (32 000 pesos, 45 euros environ). De même nous réserverons la voiture dès notre arrivée au Chili par internet auprès de Europcar.. Un 4X4, car apparemment les agences ne veulent pas louer de voiture 4X2 pour la Carretera austral. ( 550 euros pour 6 jours avec 3 chauffeurs possibles). Le survol du Chili est splendide : volcans enneigés, lacs, fjords !!

Survol des volcans

Jour 7: prise en charge de la voiture au centre ville de Coyhaique puis départ vers Puerto Rio Tranquilo, où nous avons prévu de passer 3/4 jours. Dès la sortie de Coyhaique, la route est époustouflante ! Massif du Cerro Castillo tout en dentelles rocheuses, ruisseaux aux eaux transparentes, cascades... puis c'est le lac general Carrera !Nous nous arrêtons tous les 300 mètres, enthousiastes ! Être en voiture est un plus indéniable pour cette route. Et contrairement à certaines infos, si elle n'est pas toujours asphaltée, c'est néanmoins une route très praticable même en 4X2. Pas question par contre de rouler à plus de 60km/h en général.

le Cerro Castillo vu de la carretera





Nous logerons à l'hospedaje/camping Bellevista. Super accueil, cuisine disponible 24h/24h .10 000 pesos la nuit/pers, ce qui sera le tarif en général partout pour des chambres de 2 avec salle de bains partagée mais comme il n'y a pas grand monde à cette époque, nous l'aurons souvent pour nous tout seuls.

Jour 8: visite des « capillas de marmol ». Magnifique ! Le lac est d'une couleur turquoise incomparable. Une balade de 2 h sur le lac General Carrera (9000 pesos /pers, nous n'étions que nous 4)

Las capillas de marmol

Jour 9: Randonnée dans le Valle Exploradores et son glaciar. Petite balade de 1h30 environ jusqu'au mirador, belle vue sur le glacier et sa moraine impressionnante. Nous ne résisterons pas à l'envie d'aller crapahuter dessus mais apprendrons au retour que c’était strictement interdit sans guide....

Glaciar Exploradores et sa moraine

Nous avons réservé deux chambres au Campo Alacaluf, dans la vallée, pour nous rapprocher de la Laguna San Raphael où nous allons le lendemain. Sinon il est possible de faire le matin même le trajet en bus depuis Puerto Tranquilo pour 20 000 pesos mais il faut se lever tôt car le bateau pour la lagune démarre à 9 heures et il y a presque 2 h de route.

Jour 10 : Laguna et Glaciar San Raphael. La sortie ( toute la journée avec repas à bord) est très chère (145 000 pesos, 190 euros) et nous avons hésité, mais aucun de nous ne le regrettera !!! Souvenir inoubliable de cette lagune, des icebergs et du glaciar que l'on approche de très près ! Le summum du voyage !!! L'agence Destino Patagonia est à recommander pour sa gentillesse et la qualité de sa prestation. Nous ne serons que 10 à bord et les lasagnes végétariennes et la tarte aux pommes sont délicieuses. Sans parler du whisky bu à même le glaçon !!! Retour à Puerto Tranquilo où Marcelle, l'adorable logeuse, nous a gardé nos chambres.

Icebergs sur la Laguna San Rafael

Glaciar San Rafael

Jour 11: nous quittons Puerto Tranquilo pour rejoindre Chile Chico en faisant le tour du lac. Nous avons le matin même réservé le bateau Chile Chico/ Puerto Ibanez (18900 pesos pour la voiture et 2160/passager. Il nous faudra toute la journée (5 heures maxi normalement) pour arriver à destination tellement la route est splendide là aussi ! Elle suit le lac General Carrera, toute en montées et descentes mais pas du tout dangereuse contrairement à ce qu'en dit le Lonely planet ! Jour 12 : Chile Chico est une jolie oasis au bord du lac mais le dimanche tout y est fermé....Aussi nous nous inscrivons sur la liste d'attente (plus de place pour la voiture) du bateau qui part le jour même et ca marche ! Très belle traversée de 2H environ qui nous permet de relier Puerto Ibanez et rejoindre à nouveau, par la carretera austral, Coyhaique où nous devons laisser la voiture.

Arrivée à Puerto Ingeniero Ibanez

Cherchant un lieu de pique nique, nous tomberons par hasard sur "le salto du rio Ibanez" (à la sortie de Puerto ingeniero Ibanez). Cascade grandiose comme la Patagonie nous en offre à tous les détours de la route !



Jour 13 : départ en bus pour Puerto Cisnès après avoir réservé 4 places sur la barcaza qui relie Puerto Cisnès à Quellon sur Chiloe (11000 pesos/pers). Nous avons hésité à traverser à partir de Chacabuco mais la longueur de la traversée (plus de 30 heures annoncées) nous a fait hésiter. 12 h suffiront !

Jour 14: Comme le bateau ne part que le lendemain, nous trouvons un taxi (30 000 pesos) qui nous amène au Parc Queulat (et nous attendra sur place la demie journée) pour la balade du « Bosque encatado » jusqu'à une lagune et un glacier. Il fait toujours beau et chaud, les sommets sont dégagés et c'est magnifique. La forêt , couverte de lichens, doit être encore plus ensorcelante par temps humide ! Mais on va pas bouder notre chance d'avoir du beau temps !

Bosque encantado (parc Queulat)

Jour 15 : c'est parti pour la traversée ! 12h fantastiques ! Contrairement à ce qu'annonce le Routard (« traversée longuette ») nous serons scotchés sur le pont jusqu'à la nuit ! Les bords des fjords sont grandioses, nous passons devant le « ventisquero colgante » que nous n'avons pas eu le temps d'aller voir de près, nous verrons des dauphins à plusieurs reprises. Comme nous avons pris le trajet « le plus court », nous ne nous arrêterons qu'une fois, à Melinka, joli port de pêche aux maisons colorées.



Ventisquero Colgante vu du bateau

Nous arriverons à minuit à Quellon. Hôtel à 10mn du débarcadère qui est fréquenté par beaucoup de travailleurs locaux. Du coup, au petit déjeuner, nous aurons l'occasion de discuter avec un professionnel de la plongée sous marine qui nous parlera des dégâts de l’élevage des saumons, pratiqué à grande échelle sur l'île ( et aussi à Coyhaique) Pour ceux que ça intéresse, voir le lien de greenpeace : blog.greenpeace.fr/...nt-a-sacrifie-chiloe

Jour 16 : visite de Quellon et départ pour Castro que nous visiterons l'après midi. Jolie ville très animée, marché artisanal, palafitos étonnants avec leurs pieds dans l'eau.

Palafitos à Castro (Ile de Chiloe)

Jour 17 : journée à Cucao, sur le bord de l'océan pacifique. Belles plages au bout d'un sentier d'arrayanes, de tepu, de ciruelillo en fleurs (ou notro)

Jour 18 : départ pour Dalcahue et l'île d'Achao. Dalcahue est un petit port de pêche animé, avec foire artisanale permanente. L'église d'Achao est à la hauteur de sa réputation. L'intérieur tout en bois, habilement restauré, est splendide. Nuit à Ancud.

Jour 19 : premier et seul jour de pluie ! Il fallait au moins ça pour retrouver l'atmosphère de la Chiloe de Coloane !Du coup, nous partons en taxi visiter la côte. La mer est trop grosse pour que les pêcheurs nous amènent voir les pingouins mais ce n'est pas ce qui nous intéressaient le plus. Nous préférons admirer les algues géantes, les vagues et les rochers basaltiques sous la pluie !

Roche basaltique à Chiloe

Jour 20: Départ en bus pour Lanco, sur le continent, beaucoup plus au nord. Nous avions prévu 2 ou 3 jours vers Puerto Varas, Llanquihue, Cochamo....avant de rejoindre Pucon, mais un chilien ami d'amis nous a invité dans sa maison, accessible uniquement par bateau, nichée au bord du lac de Panguipulli ! Ca ne se refuse pas ! La maison est splendide, tout en bois et vitres, digne des maisons de Neruda, tournée vers le volcan Mocho-Choshuenco. Nous y resterons 48h Jour 22: Bus jusqu'à Pucon. La ville est belle, surplombée par le volcan Villarica fumant et bordée de plages noires, mais très touristique. Nous n'avons jamais vu autant de monde depuis notre départ vers le sud...

Jour 23: randonnée dans le parc Huerquehue pour aller admirer les araucarias. Nous ne serons pas déçus. L'environnement est splendide. Les arbres grandioses, immenses. Le volcan Villarica nous accompagne tout le jour.

Parc Huerquehue (Pucon)

Parc Huerquehue (Pucon)

Araucarias (Parc Huerquehue)

Jour 24 : Nous avions envisagé la randonnée du Cani mais la longueur (7H) nous fait un peu peur et nous optons pour une virée dans un village mapuche, Curarehue où il y a, paraît-il, une foire d'artisanat mapuche. Celle-ci sera décevante mais nous aurons l'occasion de manger des pignons d'araucarias, plat traditionnel mapuche ! Le soir même, départ pour une nuit de bus jusqu'à Santiago.

Jour 25/26/27 : week end chez nos amis, visite du cajon de Maipo, et dernière virée à Santiago. Pueblo de los Domenicos pour les derniers achats de Noël. De très jolies choses, un peu chères mais souvent l’œuvre de vrais artistes qui travaillent sur place. Montée en funiculaire sur un cerro de Santiago et visite du quartier Bellavista, très animé en cette fin d'après midi.

Jour 28 : retour en France.

Je l'avais souvent lu dans les carnets de voyage sur la Patagonie, mais je confirme, la Patagonie chilienne est vraiment grandiose et nous laissera à tous un souvenir inoubliable. Nous ne rêvons que d'y retourner, d'aller la prochaine fois beaucoup plus au sud vers Torrès del Paine, le Fitz Roy....

Un seul bémol : nous aurions du faire cet itinéraire à l'envers. Commencer par Chiloe, qui a pâti de la comparaison avec la Patagonie....
Séjour en forêt tropicale (Gabon - Congo) English translation pending
by Novicz · 2016-08-06 · 28 replies
Carnet de voyage en Afrique Centrale

Jeudi 16 janvier 2003

Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.

Vendredi 17

Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.

Samedi 18

À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…

Dimanche 19

Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.

Lundi 20

A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.

Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.

Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.

Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.

Mardi 21

Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.

En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.

Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.

Mercredi 22

Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.

Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.

Jeudi 23

Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.

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Vendredi 24

A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!

Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.

Samedi 25

0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.

Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.

De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.

Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.

Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.

Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).

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Dimanche 26

A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.

A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.

Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.

La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.

La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.

La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.

Lundi 27 – mardi 28

Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.

C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.

Mercredi 29

Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.

Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.

Jeudi 30 - Bomassa

Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.

Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.

Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.

Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.

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Vendredi 31

C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.

L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.

L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.

Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.

Samedi 1er février

Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.

D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.

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Dimanche 2 février

Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.

De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.

Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.

Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.

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Lundi 3

Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.

Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.

Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…

Mardi 4

Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.

Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.

John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.

A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.

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Mercredi 5

3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.

Jeudi 6

Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.

Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.

Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?

Vendredi 7

Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.

Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.

Samedi 8

Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.

Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.

Dimanche 9

A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.

De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.

Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…

L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.

Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.

Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.

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Mardi 11
Les devinettes d'une autre Espagne English translation pending
by Hannahannah · 2015-01-14 · 191 replies
Bonjour à tous ,

Certains ont suivi les discussions d' "une autre Espagne" destinées à vous faire connaitre des endroits autres que très touristiques .

De l’Estrémadure à L'Andalousie, de l'Aragon à la Catalogne en passant par les iles ( Canaries et Baléares) il y a partout des petits coins à découvrir hors des sentiers battus .

Le principe de ce jeu est de poster une photo d'un de ces lieux , de donner quelques indices afin que les forumeurs puisse découvrir ces endroits.... et donner bien sur une réponse ..... 😉 celui qui gagne à le droit de mettre en ligne un endroit qu'il aime .

Pas besoin de photos artistiques , l'important est de faire découvrir .

Je vous laisse jouer .

Hannah
Qui part le 31 janvier 2015 sur le Costa Magica (Caraïbes)? English translation pending
by Jany95 · 2014-10-29 · 179 replies
Bonjour,

Ca y est nous avons réservé une nouvelle croisière aux Caraïbes 🙂!!!

Cette année ce sera sur le Costa Magica au départ de Point à Pitre le 31 janvier 2015.

Personne d'inscrit dans le calendrier de Ericat à ce jour, mais je sais par expérience que cela ne veut rien dire, alors, partez vous à cette date ? Nous pourrions ainsi partager des infos et pourquoi pas, se retrouver sur le bateau pour faire des excursions ensemble😉
Avis itinéraire Ouest américain avec 2 jeunes enfants English translation pending
by AxelQc · 2014-03-27 · 30 replies
Bonjour, j'ai récemment posté un message pour des demandes d'infos sur un futur voyage dans l'Ouest des USA. Mais il se trouve que nous avons réfléchis sur le fait de revenir une prochaine fois pour faire la suite du voyage, et finalement nous nous somme décidé à tout faire d'un coup, mais la durée du voyage n'est pas extensible.

De ce fait voici ce que nous aimerions voir et visiter sur une période de 16 jours, avec 2 jeunes enfants en Avril 2015.

J'ai essayé de faire un itinéraire en évitant les temps de route trop longs et les endroits que nous allons voir dans la première partie du voyage se ferons sur des points de vus, et non des randonnées longues et fatigantes pour les enfants. La deuxième partie du séjour sera un peu moins intense en terme de rythme (enfin je pense).

Sur mon itinéraire, j'ai fais le choix de commencer (pour quelques destinations) une partie de route en fin d'après midi pour que le lendemain nous soyons rapidement sur le point de vue ou lieu recherché. Est-ce un bon choix?

Voici ma première ébauche un peu plus précise que mon ancien sujet:

J1 arrivée Phoenix Phoenix -> Flagstaff (140 miles – 2h) (dépendra de l'arrivée à l'aéroport) nuit Flagstaff

J2 Flagstaff -> Grand Canyon (77 miles – 1h20) Grand canyon -> Monument valley (179 miles – 3h) nuit Monument Valley

J3 Monument Valley (visite en voiture 2h30) Monument Valley -> Valley of the Gods (35 miles – 40min) Valley of the Gods -> Antelope canyon nuit Antelope canyon / Page

J4 Antelope canyon -> Lac Powell (17 miles – 30 min) Lac Powell -> Bryce canyon (145 miles – 2h30) Bryce canyon -> Zion NP (81 miles – 1h30) nuit à Zion

J5 Zion NP -> Valley of Fire (125 miles – 2h) Valley of fire -> Lake Mead (Hoover Dam) (67 miles – 1h30) Lake Mead -> Las Vegas (33 miles – 40 min) nuit Las Vegas

J6 Visite Las Vegas matin + début après midi milieu AM : Las Vegas -> Death Valley (Furnace Creek) (144 miles – 2h) nuit Furnace Creek

J7 Death valley le matin Death Valley -> Los Angeles nuit L.A

J8 L.A

J9 L.A

J10 L.A -> Sequoia NP (200 miles – 3h15) Fin journée : Sequoia NP -> Fresno (75 miles - 1h15) nuit Fresno

J11 Fresno -> Yosemite NP (62 miles – 1h10) nuit Yosemite

J12 Yosemite fin après midi départ pour San Francisco (166 miles – 3h) mais arrêt dans un hôtel avant le centre (20-30 miles environ)

J13 San Francisco

J14 San Francisco

J15 San Francisco

J16 Départ pour Paris

Merci d'avance pour vos conseils et remarques !
Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 English translation pending
by Audentes · 2014-03-17 · 104 replies
Après avoir livré sur ce forum mon carnet d’un stage infirmier au Cambodge, je récidive pour partager avec vous mes notes prises sur le GR20, ce sentier qui coupe la Corse d’un trait de crayon et qui s’est acquis la réputation d’une des randonnées les plus rudes d’Europe. Classé au top 20 des meilleurs treks au monde selon le National Geographic et numéro un des 10 plus belles randonnées pour le Lonely Planet, il me tardait de me frotter moi aussi à ce trail et d’aller vérifier de mes yeux de quoi était faite la légende. C'est ce que j'ai fait en juin 2013.

Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…

L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…

Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.

Aujourd'hui : l'introduction.
Location de moto en Mongolie English translation pending
by Pdetroost · 2014-03-14 · 57 replies
Bonjour à tous,

Je pars en Mongolie en juillet avec 2 amis pour faire de la moto pendant un petit 20 jours du coté du lac Khovsgol. Connaissez-vous une bonne adresse pour louer des motos adaptées? Nous sommes des motards confirmés et aimerions louer qqch comme un Transalp ou une moto qui supporte qques kilos d'équipements. J'ai déjà bcp sillonné le web et j'ai trouvé un très bon site : cheketours.com, ils proposent meme des Transalp et des AfricaTwin sur leur site. Seul problème, après qques échanges de mail j'apprend qu'ils n'ont en fait que des motos chinoises de 150cc.

Qu'en pensez-vous? Qqun a déjà fait ce voyage?

Tous les conseils sont les bienvenus !
Destination soleil en février English translation pending
by Dayounette · 2014-01-30 · 38 replies
bonjour

je suis littéralement effondrée !!! depuis un bon petit moment je recherche une destination de vacances au soleil , je me suis dirigée vers la thailande puis également republique dominicaine (2 endroits que nous n avons pas encore eu l occasion d aller )nous devons partir pour les vacances de fevrier nous etions 3 a la bas mon mari ma fille et moi mais attendant que mon mari me donne son approbation (question boulot il ne sait jamais si oui ou non il va pouvoir partir ) voila maintenant que nous ne somme plus que 2 ma fille et moi mais je ne trouve rien dans mon budget !!! une semaine voir 2 a 3 jours de plus si plus loin en pension complete a compter du 23 /02 pour un budget de 1300 maximum et bien rien !!!! si ou alors les circuits ! mais ma fille ne veut pas faire 400 km par jour elle veut profiter du soleil et se balader sans devoir se lever aux aurores quelles autres destinations pourrais je cibler ?? quelqu un peut il me donner un filon pour trouver ? je pensais que plus on attendait et plus on avait de chance de trouver moins cher mais je m aperçois que rien de tout ca n est vrai meme en Belgique les agences sont aussi cheres voir plus alors qu ils ne sont pas en vacances !!!!

merci a vous toutes les propositions m intéressent a partir du moment ou elles ne dépassent pas mon budget

😉
Le jeu de la photo à retrouver continue... English translation pending
by Madikéra · 2013-11-10 · 962 replies
Bonjour,

Il y a quelques jours nous nous demandions si nous devions ouvrir une nouvelle discussion car les pages à la recherche de la photo ne cessaient d'augmenter et la décision vient d'être prise par VF qui a fermé la discussion...

Elle se terminait par une photo d'Akrotiri de MoniqueM, un site qui a bien évolué depuis que je l'ai vu en 1979 !!!

C'est parti pour une centaine de pages de recherche... Quelle est la première destination ?

Conseils divers aux voyageurs avant de se rendre à Cuba English translation pending
by MarieOll · 2013-09-24 · 190 replies
Bonjour tout le monde,

Désolée pour ceux qui suivent un autre forum fréquenté qui traite de Cuba, vous pouvez vous épargner une deuxième lecture de mon pavé car c'est du copier coller 😉 ( pour les autres ne faites pas trop attention au remarque appelant à ne pas me lincher, vous connaissez la tendance des français à polémiquer et gueuler à la moindre occasion hihi, sur ce forum ils sont plus soft en général)

Donc...

L'idée de ce post m'a été soufflé par un forumiste qui me demandait mon avis sur un itinéraire et quelques conseils avant de partir. Il m'a proposé de le mettre sur le forum pour que ça puisse servir à d'autres et c'est vrai que jusqu'à présent je n'avais fait que répondre en privé aux demandes de ce type. Et c'est vrai que si ça peut aider d'autres voyageurs, alors c'est à tenter!

Je me suis demandée comment j'allais commencer ce message et puis je suis allée jetter un oeil sur les kilomètres de lignes que j'ai écrit à propos de Cuba pour des amis ou des inconnus qui me demandaient des conseils pour leur voyages sur l'île. Je vais essayer d'être synthétique et de donner quelques conseils clé, parfois juste du bon sens mais qui étant évident en France devant son écran ne le sont plus toujours une fois sur place, dans le feu de l'action. Je sais qu'il pourra y avoir mille réactions puisque sur chaque sujet il est possible de débattre des heures.

Comme d'habitude (ça permet de calmer les ardeurs de certains prêt à bondir sur leur clavier!), mes propos seront forcement subjectifs en écho à ma vie d'ici (28 ans, parisienne, en couple, sans enfants, voyageuse, curieuse, danseuse, .. non pas que je veuille vous raconter ma vie mais ça vous permet de comprendre ma vision des choses) et mon experience la bas (6 mois de voyages cumulés, mes premiers pas à Varadero pour un voyage en famille, suivi de 2 mois à l'université de la Havane en mode vie à la cubaine et de plusieurs autres voyages principalement dans la capitale, une histoire avec un cubain qui s'est très bien passée, des amis cubains à Cuba, à l'étranger et en France, un grand intérêt pour le cinéma, la musique, l'art, la littérature, .. en faites toutes les formes d'art venues de cette île ).

J'organise mes propos par thèmes pour faciliter la lecture et vous permettre d'aller d'une rubrique à l'autre en laissant de côtés les sujets qui ne vous intéressent pas.

Au passage je demande un peu d'indulgence, pas la peine que certains me sautent à la gorge pour avoir oublié une info!

Pour se rendre à Cuba depuis la France/quitter Cuba

Les vols (mais j'oublie surement des compagies) pour la Havane :

- Air France : direct, de temps en temps des promos - Air Canada : bons prix parfois mais correspondances souvent longues au Canada - Condor : je crois qu'une partie de l'année il n'y a quasi pas ou plus de vols - Air Europa : souvent moins cher en passant par un site de comparateurs de vol type govoyage - meilleur rapport qualité prix pour moi - correspondance à Madrid, un peu la course au retour - Cubana de aviacion : apparemment une bonne ambiance en vol, bon prix par contre à chaque fois que je me suis retrouvée à l'aéroport de la Havane un vol de la cubana etait annulé..

Depuis que Iberia a stoppé ses vols j'ai l'impression qu'il est encore plus difficiles de trouver des bons prix.. Il est interessant aussi de voir les vols qui arrivent à Varadero. Viazul propose des trajets la havane/aéroport de Varadero pour même pas 10 euros (10 CUC). Apparemment cela peut également être intéressant de partir de Bruxelles.

Les formalités administratives

Pour un touriste lambda il faut une carte de tourisme (ou visa touristique) qu'on se procure auprès du consulat cubain soit en se rendant directement dans leur bureau à Paris soit en faisant une demande par voie postale. C'est rapide et toutes les infos se trouvent sur leur site internet :
http://www.cubadiplomatica.cu/francia/FR/ServicesConsulaires.aspx#VisaTourisme Par contre si vous voulez avoir le consulat au téléphone armez vous de patience et dites vous que ce sera un bon exercice pour ce qui vous attend la bas!

Faites attention à votre visa, c'est un petit bout de papier qui se perd et s'envole très facilement!

Depuis quelques temps il faut aussi que vous puissiez prouver par une attestation d'assurance que vous êtes couvert au cas où il vous arriverez quelque chose (accident, maladie, ..) sur place. On ne m'a jamais demandé ce document à la douane mais j'en ai toujours fais la demande auprès du service visa premier avant de partir (prévoir un délai de quelques semaines pour être sur de l'avoir à temps).

Au moment de quitter Cuba vous devrez vous acquitter d'une taxe d'aéroport de 25 CUC, il faut donc penser à garder cette somme. Il y a un bureau spécial pour la régler, cela ne se fait pas au moment de l'enregistrement.

Santé

Pas de vaccins obligatoires

Prévoyez la petite trousse de premiers secours mais sinon ne vous affolez pas, il y a de très bons médecins et des pharmacies dans les grandes villes. Et comme pour beaucoup de choses à Cuba, avec des CUC tout peut se trouver!

Guides/préparation de voyage

Il existe plein de guides papiers (lonely planet, routard, petit futée, .. pour ne citer que les plus connus), de sites internet dédiés à l'île, de forums animés (s'il est besoin de le préciser!) à propos de Cuba. Comme l'île n'est pas très grande il est donc facile de se faire une bonne idée du sujet. Pas besoin de réserver des mois à l'avance une casa ou une place de bus, vous pouvez donc y aller à la cool! IL n'y a que si vous souhaitez vous rendre dans des endroits cayo levisa qu'il faudra anticiper un peu.

A mon sens il vaut donc mieux garder ses sous pour se payer des excursions ou des guides sur places pour approfondir un sujet, avoir accès à des connaissances culturels, historiques plutôt que de payer quelqu'un pour vous faire un itinéraire et vous réserver des casas ou des hôtels. Mais certains auront les moyens de se payer les deux services donc pourquoi se priver c'est vrai!

L'hébèrgement

Il n'existe pas d'auberge de jeunesse et le camping sauvage est interdit. Partez aussi du principe qu'il n'est pas possible de loger chez un cubain qui n'a pas de licence de casa particular (oui oui je vous vois venir les habitués du forum, dans les faits c'est plus compliqué mais pour le voyageur classique je pense qu'on peut s'en tenir à ça)

Les deux modes d'hebergement sont donc la casa particular (l'équivalent de nos chambres d'hôtes) et l'hôtel (il est peut etre aussi possible de faire du camping dans les espaces consacrés à cet effet mais je n'ai pas trop de retour d'experience sur cette possibilité là)

La casa particular vous permet d'être au contact des gens mais attention, les propriétaires restent des commerçants et certains malheureusement restent dans ce rôle là. Dans de très nombreux cas vous allez reserver une casa et en arrivant sur place on vous dira que la chambre est occupée. Sachez que c'est très fréquent et que même si cela vous parrait intolérable, gacher de l'énergie à vous rebeller contre ça ne changera rien.. En effet, les propriétaires sont soumis à un impôt important qu'ils paient que la chambre soit occupée ou non. Comme certains voyageurs sont peu délicats, les annulations, retards ne sont pas toujours annoncés, du coup la quasi totalité des propriétaires préfèrent louer à quelqu'un qui se présentera avant vous plutot que de prendre le risque de ne jamais vous voir arriver, peu importe que vous ayez confirmé 20 fois.

Mon conseil est donc de toujours avoir un plan B, C voir D car on trouvera toujours où vous reloger chez le frère, l'ami, le voisin mais les prestations ne seront pas forcement celles que vous attendiez ou souhaitiez. Il y a plein de sites (je ne rentrerai pas dans la polemique de un tel prend une commission ou pas) et de guide pour arriver avec une liste de casa pour un éventuel repli en connaissant ses prix. Tentez de négociez les prix et notamment ceux des repas, petits dej, et surtout mettez vous d'accord de manière claire et certaine sur le prix des prestations (prix de la nuit, des boissons mises à dispo, des repas, ...).

Un propriétaire de casa légal vous demandera toujours votre passeport et votre visa pour aller vous inscrire à l'immigration. Sans ça il risque une grosse amende. Du coup déplacez vous toujours avec vos papiers si vous passez une nuit dans une casa.

Tout cubain qui rentrera avec vous dans une casa particular devra présenter sa pièce d'identité au propriétaire. Respectez cette règle pour votre sécurité (un cubain qui refuse de donner son identité en casa c'est très louche) et celle de votre logeur.

Argent

Deux monnaies en circulation : le CUC et le Pesos. 1 CUC = 23/24 pesos (= environs 1 dollar US)

Essayez de regarder sur internet à quoi ressemble les billets et pièces pour vous faire une petite idée car on pourrait essayer de vous faire passer des pesos pour des CUC

En CUC : la majorité des restaurants (tous les restau pour touristes), les casas particulares, les souvenirs, la majorités des bars (tous les bars à touristes), les superettes, ...

En pesos : certains restau et bars, les fruits et legumes sur les marchés et chez les vendeurs de rue (une banane vaut 1 peso, à vous de compter combien il y en a! sinon le prix est souvent indiqué donc pas de risque de vous faire rouler), la nourriture de rue (cajita ou boite en carton rempli de nourriture, petit beignet, "pizzas", ...), les taxis collectifs, le bus en ville, la plupart des "boutiques" installées au coin d'une fenetre ou sous un porche, ..

Quasiment tout peut se payer en CUC (si le prix est en pesos on vous rendra la monnaie en pesos et il faudra être attentif dans les calculs) mais il peut être interessant d'avoir quelques pesos.

Il n'y a quasiement pas de distributeurs automatiques de billets si ce n'est à la Havane ou Santiago. Pour changer de l'argent rendez vous à la banque ou mieux à la Cadeca. Anticipez un peu parce qu'entre les horaires, les fermetures exceptionnelles, les fumigations, les queues, ... ça peut prendre 2 min et ou se transformer en véritable expédition

Contact avec la population/relation avec les cubains

Sans relancer les débats passionnés sur la question il faut avoir à l'esprit certaines choses.

En tant qu'étranger présent dans un lieu touristique vous serez obligatoirement sollicité. Mais vous n'avez pas le monopole de ce type de comportement, les cubains de l'étranger ou s'affichant comme ayant de l'argent se font aussi abordés. C'est souvent pénible car répétitif et incessant mais ce n'est jamais agressif. Dites non de manière ferme mais avec le sourire et on vous laissera tranquille.

Souvent cette approche de l'étranger se fait avec un mélange de drague, véritable sport national!

L'approche est directe, la manière de parler est cash, sans fausse pudeur mais là encore c'est leur manière de faire, parfois dérangeante pour quelqu'un qui n'est pas habitué mais il ne s'agit pas d'un manque de respect, c'est juste une manière différente de se comporter, ni mieux, ni moins bien, il faut juste ne pas se braquer et ne pas juger trop vite selon ses références.

Vous verrez souvent le terme de jinetero revenir dans les conversations. Cela englobe un peu tout et n'importe quoi mais disons qu'on range dans cette catégorie les cubains qui vivent des relations avec les touristes en profitant d'eux : de la petite arnaque pour la commission à la fausse amitié ou relation amoureuse en passant par la prostitution. Certains vous diront que ce n'est qu'une forme d'expression de la "lucha" (la lutte pour survivre). Malheureusement beaucoup de jeunes se laissent aujourd'hui séduire par cette dérive pour pouvoir s'acheter des fringues à la mode, un téléphone, ... on arnaque pas seulement son voisin ou l'étranger pour remplir son assiette. Après cela ne doit pas faire oublier la situation extrêmement précaire dans laquelle se trouve bon nombre de cubains. Ce n'est pas parce que vous rencontrez 10 minets avec des t shirt D&G au m2 dans habana vieja qu'il faut croire qu'un complot international existe pour nous faire croire que les cubains sont pauvres.

De manière générale méfiez vous des cubains qui viennent vous aborder, preferez ceux qui ne demandent rien. Beaucoup de voyageurs reviennent avec l'image d'un peuple voleur, arnaqueur et profiteur mais ceux qui colportent ce type de réputation n'ont souvent jamais fait l'effort d'aller vers l'autre et ont choisi la facilliter de se faire bercer par les douces paroles des jineteros professionnels.. Donc ne soyez pas parano mais dans les zones touristiques ne soyez pas trop naifs.

Pour celui qui sait être attentif, curieux et ne joue pas de malchance c'est un peuple généreux, cultivé, intéressant, à l'écoute et très drôle qui l'attend!

Pour ceux qui iraient dans l'idée de faire des rencontres ou qui se laisseraient charmés, quelques conseils :

- un cubain n'est pas une oeuvre de charité. Il est parfois tentant et facile de se dire qu'on fait une bonne action en aidant la jolie demoiselle qui vous raconte, les yeux humides, qu'elle doit nourrir sa famille de 15 personnes. Si c'est "l'amour" qui vous motive interrogez vous sur les conséquences de votre démarche et les suites de votre relation qui au mieux sera complètement faussée par ce rapport à l'argent au pire complètement bidon parce que la personne aura vu en vous le grand sensible tendance mère Theresa. - pas la peine de raconter au cubain que vous allez rencontrer que vous le ramenerai dans votre pays, que vous lui offrirai une nouvelle vie et plein de belles choses pour arriver à vos fins. Faire des promesses en l'air pour avoir plus de chance de serrer ou ne pas payer c'est nul et cruel. - amenez vos propres préservatifs car il est parfois difficile de s'en procurer et/ou ils sont de mauvaises qualité - vous aurez l'impression d'être une princesse ou un dieu greque, c'est normal, les 25 précédent(e)s avaient le même sentiment - si vous avez l'impression d'avoir trouvé l'amour de votre vie essayez d'y retourner souvent, ne faites pas de cadeaux, n'envoyez pas d'argent, vivez à la cubaine, apprenez l'espagnol, ... et ce n'est pas parce qu'il ou elle vous présentera mamie, la petite cousine et tata Jacqueline qu'il ou elle sera completement in love.

Arnaques et sécurité

Histoire que le voyage ne soit pas gâché il peut être bon de se tenir au courant des dernières arnaques en parcourant un peu les forums (pas trop non plus sinon vous allez finir parano!).

Les classiques consistent à :

- vous emmener dans un endroit où on vous promet une super ambiance, un concert, .. et au final rien d'extraordinaire si ce n'est le montant de la note des consommations de votre ange gardien que vous devrez régler.Repérez les bonnes adresses et ne croyez pas sur parole quelqu'un qui vous dit que l'endroit que vous cherchez est fermé (raison souvent donnée : une fumigation) mais que c'est tant mieux car il a mieux à vous proposer! Demandez à voir les cartes avec les prix aussi. - se tromper lorsqu'on vous rend la monnaie - vous faire croire que les cubains ont un meilleur taux de change - vous creuver un pneu et vous emmener chez un garagiste complice - vous voler des affaires en atteignant le coffre via les sieges passagers - vous embrouiller entre les CUC et les pesos ...

Ne confiez JAMAIS à PERSONNE, pour quelque raison que ce soit, votre argent, carte de crédit ou passeport (sauf au propriétaire de la casa qui en a besoin pour vous inscrire).

Il y a peu de violence physique et en appliquant les mêmes règles de sécurité et de prudence qu'à Paris ou à Barcelone on ne risque pas grand chose. Evitez donc de vous rendre dans des quartiers sensibles, de suivre des inconnus aussi gentils et polis soient ils, n'acceptez pas de verres qui n'auraient pas été faits devant vous (cela vaut même plus pour les hommes, il y a des cas d'hommes drogués et dépouillés!), faites attention à vos sacs et n'affichez pas ostensiblement vos signes de richesses surtout à 3h du matin sur le Malecon de la Havane, ..

Contrairement à ce que certaines personnes veulent faire croire, vous ne vous exposez pas à un risque de mort ou d'agression violente en vous rendant en Oriente. Fruit du fantasme de certains, cette réputation de région coupe gorge est plus qu'exagérée (elle frise même le ridicule par moment..)

Danse

Les touristes et salseros pensent que Cuba est LA destination pour danser et apprendre cette danse. Erreur erreur... Alors certes vous trouverez des endroits ou danser et des professeurs prêts à se faire payer grassement pour vous enseigner la salsa mais vous trouverez d'aussi bons professeurs et de meilleurs endroits où sortir danser dans plein d'autres villes du monde. Le touriste veut de la salsa alors on lui en donne, le cubain en cadeau (enfin rémunéré par l'école de danse ou dans l'attente d'un petit retour sur investissement après avoir passé 2h à vous apprendre les pas de base..). Après je ne nie pas la très belle place que tient ce genre musicale dans la culture et l'histoire cubaine. Il est possible de voir de très bons groupes et d'excellents musiciens, même (voir surtout!) dans des lieux touristiques.

Mais Cuba a également d'excellents musiciens en musique classique, rock, électro, rumba, trova, nueva trova, son, changui, jazz, reggaeton...ouvrez vos oreilles, vos yeux et soyez ouverts à ces autres mouvements musicaux qui rythment tout autant, sinon plus, la vie et le coeur des cubains.

Pour la programmation musicale de lieux classiques pour les touristes faites un tour sur le site d'egrem : http://promociones.egrem.co.cu. Attention, vous y trouverez forcement, plus ou moins de manière importante, des jineteros. Parfois cela gâche un peu la fête.

Un forumiste a listé des endroits où sortir danser sur ce post : http://voyageforum.com/discussion/lieux-concerts-musique-danse-cubaine-d5473916/ Tout n'est pas à jour mais il y a de quoi faire! Sinon regardez dans vos guides, interrogez les gens dans votre casa particular, ...

Cuba absolutely est un site qui propose un calendrier des évènements culturels dont des évènements musicaux à la Havane mois par mois (sous pdf en version francaise disponible) : http://www.cubaabsolutely.com/whaton/WhatsOn.php

Transport

Il y a principalement deux façons de se déplacer à Cuba : le bus et la voiture

Pour les plus patients et plus aventuriers d'entre vous il est possible de faire du stop (coger botella en espagnol) ou d'emprunter des camions où voyagent les cubains.

Pour les déplacements en voiture soit vous pouvez louer une voiture soit vous pouvez payer les services d'un chauffeur. Il n'y a pas une option meilleure que l'autre. Tout dépend de votre niveau d'organisation, vos besoins, le temps dont vous disposez, vos finances, le nombre que vous êtes, ... Sachez que des chauffeurs proposant leurs services se trouvent presque toujours à proximité des stations de bus viazul. Sinon vous pouvez demander dans votre casa. Pour ceux qui souhaiteraient louer une voiture faites un tour sur les forums pour vous renseigner sur les modalités de location, les arnaques en cours, l'état des routes que vous envisagez d'emprunter et surtout ne roulez pas de nuit. Il y a très peu de trafic, peu de panneaux, toute sortes de choses sur les routes (nids de poules, calèches, animaux, vélos, ...) et beaucoup de cubains entrain de faire du stop.

Pour les déplacements en bus utilisez les services de la société viazul (http://www.viazul.com). Elle relie toutes les moyennes et grandes villes de l'île. Il existe un systeme de réservation en ligne maintenant. Les conditions de voyage sont bonnes et les horaires sont respectés. Prévoir absolument un bon pull (il peut y faire extrêmement froid, beaucoup de touriste se font avoir!)

La seconde société de bus a Cuba s'appelle Astro. Elle est en principe réservée aux cubains.

La cubana propose des vols intérieurs

Il existe aussi des trains mais on ne sait jamais quand ils vont partir ni quand ils vont arriver!

Quoi mettre dans son sac quand on se ballade à Cuba

Voici ce que j'embarque avec moi quasiment où que j'aille de jour comme de nuit, du pratico pratique ! :

- un éventail - une petite serviette éponge ou un mouchoir en tissu pour éponger la sueur (on ne se moque pas c'est tres pratique!) - mouchoir en papier ou un peu de papier toilette pris en casa pour les cas où je n'aurais pas de monnaie pour payer à l'entrée des toilettes, où il n'y aurait pas de papier, où il n'y aurait qu'un buisson à disposition - un élastique pour les cheveux en période de chaleur - un petit gel anti bacterien (vous aussi si vous preniez le metro tous les jours vous en auriez toujours sur vous) notamment parce que souvent il n'y a pas de savon et que si je peux voyager et loger sans grand confort je ne peux pas sortir des toilettes sans me laver les mains - la carte de ma casa si je ne connais pas l'adresse par coeur - les pages du routard avec les plans de la ville ou du quartier (oui je maltraite mes guides) - un sachet réutilisable du type de ceux qu'on peut acheter chez monop' ou picard qui se replient ou se chiffonnent et prennent peu de place - en période de pluie ou de grosse chaleur un petit parapluie pour s'abriter du soleil ou de la pluie - un petit vaporisateur du type de ceux qui répondent aux normes pour aller en cabine d'avion dans lequel je mets un peu de creme solaire ou de produit anti moustique (ça c'est si vous êtes comme moi et que le soleil et les moustiques aiment particulierement votre peau...) - un petit portefeuille pour les CUC et un autre pour les pesos - la photocopie de mon passeport

On dirait que je me trimballe avec une valise mais en fait tout ça prend peu de place!

Ne pas oublier son guide, sans avoir le nez plongé dedans à tout moment, et de quoi se couvrir lorsqu'on se rend dans un endroit climatisé (elle est a fond!)

Derniers conseils en vrac :

- Cuba ce n'est ni rhum-cigare-salsa ni dictature-répression-arnaque sous les tropiques. Ou en fait c'est un peu de ça et beaucoup d'autres choses. Oubliez vos idées et vos certitudes à propos du pays, laissez vous surprendre, soyez curieux et acceptez d'être parfois un portefeuille sur pattes, parfois une source d'ouverture sur le monde, parfois une occasion de pratiquer son français sans arrière pensée, .. Cela dépendra de vous, du hasard des rencontres

- ne soyez pas trop français hehe à savoir ne ralez pas pour toutes les choses qui n'iront pas comme vous voulez (au restau, à la banque, taxi, ...) parce que sinon vous allez passer votre séjour en mode colère! le niveau de service s'améliore mais il est souvent très mauvais (Faites semblant de me payer je ferai semblant de travailler n'a jamais eu autant de sens!)

- mettez vous d'accord de manière très claire et précise sur le montant et la nature de la prestation que vous allez payer. Cela vaut pour les casas particulares et les taxis principalement.

- On mange souvent mieux et pour moins cher en casa, excepté peut etre à la Havane.

- faites attention à l'endroit où vous faites sécher votre linge (ah vous l'avez pas vu venir ce conseil là!) parce que je me suis récoltée des taches de rouille sur plein de fringues et à chaque voyage!

Quelques mots utiles à connaitre :

- "Buenas" : c'est le mot utilisé pour dire bonjour. Mais dans les zones touristiques les gens vous saluent souvent en disant "hola" - "Guagua" : signifie bus, par contre la station de bus se dit "estacion de omnibus" - "Ultimo" : Cuba est un pays où l'on fait très souvent la queue, même si ce fait échappe souvent au voyageur. Il est donc d'usage lorsqu'on arrive dans l'une d'elle de demander "ultimo?" à savoir "dernier?" pour savoir derrière qui on est (voir parfois on demande le penultimo ou avant dernier au cas où le dernier partirait). On pourrait passer du temps a expliquer le concept de la file d'attente à Cuba... c'est assez déroutant pour un étranger puisqu'il est normal de commencer à faire la queue, de partir un moment, de demander à quelqu'un de dire au prochain qu'on revient, d'attendre en dehors de la file.. alors que dans notre logique si tu n'es pas dans la file c'est que tu ne fais pas la queue. Ne soyez donc pas étonné si un jour vous vous retrouvez dans une situation où vous aurez l'impression que 15 personnes vous sont passées devant alors qu'elles n'étaient pas physiquement devant vous lorsque vous êtes arrivé ou que quelqu'un vous regarde en vous demandant "ultimo?" - "pinga" : traduit comme ça cela signifie bite mais c'est un mot qu'on retrouve beaucoup dans le langage familier et milles expressions cubaines. C'est vraiment vulgaire donc si vous entendez quelqu'un le placer toutes les 3 phrases vous saurez à qui vous avez à faire! - "yuma" : aujourd'hui ce mot désigne un étranger

Voila, j'ai l'impression d'avoir fait le tour en rassemblant ici tous les petits conseils dispersés autour de moi depuis quelques années, en espérant que cela servent à de futurs voyageurs!

PS: j'ai relu mais je suis sure qu'il reste des fautes d'orthographe.. comme d'habitude.. on dira que c'est ma griffe!

Marie
18 jours en solitaire aux Etats-Unis English translation pending
by Slash1654 · 2013-09-21 · 217 replies
Bonjour à tous !

Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien:
http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s

Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !

Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...

Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.

SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.

On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...

Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !

Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:



Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.



JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…

Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !

Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.



A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!

Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…



Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !

Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !

Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.

A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.

Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».

Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.

Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...



Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!

Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
Compte rendu, Costa Fascinosa 25 juillet - 3 août English translation pending
by MamanAmadeo · 2013-08-07 · 10 replies
Bonjour M'étant servie de nombreuses informations sur le site, à moi d'en donner quelques unes concernant cette croisière. Mettons-nous d'accord tout de suite : CE COMPTE-RENDU EST TOUT A FAIT SUBJECTIF et pas du tout objectif ; ce n'est pas mon but !😉 Après 2 nuits merveilleuses dans un délicieux hôtel de Venise (le Canada, petit avec des escaliers pentus mais situé dans l'hyper-centre), nous partons, mon mari, mes enfants (8 et 11 ans et demi) et moi pour notre 1ère croisière. Nous avons réservé l'été dernier, elle nus permet de fêter mes 40 ans (depuis janvier) et ceux à venir de mon mari. Nous sommes partis, avec nos bagages (2 grosses valises + 1 petite + 1 sac à dos) pour la Piazale Roma en vaporetto ; il fait très chaud (il est midi) et le vaporetto est TRES chargé mais bon, on est tellement contents-foufous 😛 Arrivés sur cette place, il faut prendre une "navette" ; en fait, c'est une sorte de métro aérien qui s'appelle le PEOPLE MOVER (1€/personne) ; quand on vient du grand pont du Canal Grande, il se trouve au fond à droite. Là, en 5 minutes à peine, on se trouve sur le port d'embarquement et on peut admirer les ENOOOOOOORMES bateaux en partance. Dont le notre : le Costa Fascinosa. Quand on sort du people mover, il faut aller jusqu'aux guichets Costa, il faut marcher un peu (et en plein soleil c'est bof mais on est contents-foufous je cous le rappelle). De là, il faut aller poser les valises à la consigne COSTA puis aller dans le terminal et ATTENDRE, attendre, attendre. Personnellement, j'ai trouvé ça interminable mais je ne suis pas d'une patience excessive pour ce genre de formalité 🤪 A noter : on vous fait remplir un formulaire "santé" et on peut avoir des infos sur le Squock Club. Pour le Wi-fi, bof bof. Vers 15h, on a pu embarquer (on était convoqué pour 13h je crois et nous sommes arrivés un peu avant) : on fait la queue aux guichets Costa pour valider les "billets", on nous prend en photo avec 2 guignols Costa pour "les souvenirs" et on refait la queue pour passer à la douane. Puis, moment fatidique, nous montons (enfin) à bord. Gigantisme, quand tu nous tiens ! C'est clinquant et bling-bling mais très sympa. On part pour le buffet (nous n'avons pas déjeuner) : débauche de nourriture ! Des pizzas, du poisson, des plats chauds, des crudités, des foccacias, des pâtes (un peu cuites à mon goût), des desserts (dont les glaces). Nous sommes vite calés ! 😛 Direction notre cabine : 8ème étage, 8375, intérieur, avec une seule cabine voisine : très bien. Nos bagages sont arrivés très vite et nous avons pu ranger notre petit bazar. L'armoire comporte 3 portes et il y a aussi une commode sous la télé. Nous avons tout rempli mais tout était rangé. Il manquait peut-être 2-3 cintres mais on s'en est arrangés. Nous avons le fameux Today dont j'ai tant entendu parler et 4 cartes rouges + 4 cartes costa ! A 16h30, 7 coups de sirène et vlan, nous voilà partis à faire les andouilles avec nos gilets de sauvetage. On a tous l'air un peu bête mais ensemble, c'est mieux ! Ils ramassent les cartes rouges au passage pour vérifier notre présence. On reste sur le pont plus de 20 minutes, au soleil, avec nos gilets bien serrés. Personnellement, 5 minutes de plus et je leur faisais un petit malaise maison mais bon, ça se termine, on en rit et zou, en avant pour de nouvelles aventures ! Nous sommes allés visiter le SUBLIME spa : 2000m2 de bonheur ; il y a des tarifs pour le 1er jour et une tombola ! Mais j'ai perdu, tant pis. On part vers 17h et de voir Venise des ponts est magique (même si écologiquement je sais que ce n'est pas super pour la lagune, je ne le ferai plus, promis). Ca se bouscule un peu mais mon mari a quand même réussi à filmer la place St Marc du bateau. Nous avons visité le bateau tranquillement puis une bonne douche, des habits bien propres et en avant pour le resto (1er service). NB : Notre steward de cabine s'appelle Ronald et est adorable. Au resto : super ! Nous nous faisons promener vers notre table et on nous présente notre serveur attitré. Il est super gentil et souriant mais n'a pas l'air de comprendre tout ce que l'on dit donc les échanges sont limités. Nous n'avons pas pris de forfait boisson. Il nous propose de l'eau en carafe et c'est très bien comme ça. Dès qu'il voit nos verres vides, il vient les remplir ; adorable je vous dis ! Sur le repas : évidemment, j'ai oublié MAIS : on choisit une entrée ; on peut prendre ou non de la soupe ; on a le choix entre 2 plats de pâtes puis un plat chaud. Ensuite si on le souhaite salade, si on le souhaite fromage puis dessert. Nous avons pris le minimum et sommes sortis repus. C'est très agréable, très fin. Les pâtes sont al dente avec des sauces délicieuses. Et puis notre serveur propose le parmesan avec tellement de gentillesse que mes ogres n'ont pas résisté ! 😎 Petite pause à la cabine pour se laver les dents. Nous avons traversé les salons pour écouter différents groupes puis nous sommes allés au spectacle (21h45) : le magicien MARTIN "Metamorphosis". Très bon spectacle. Par contre, nous étions en haut sur le côté et avons vu quelques trucs, pour le plus grand plaisir des mes enfants !!! Epuisés, nous retournons dans la cabine et zou, au lit. Entre temps, Ronald avait préparé les lits des enfants (au-dessus) et changé toutes les serviettes. Je trouve la literie EXTRA. Autant le préciser. La suite.... à venir !
Islande: trek de Landmannalaugar à Thorsmork, juin 2013 English translation pending
by Mlefevre · 2013-07-10 · 35 replies
Bonjour à tous,

Voici en images le récit d'un trek enchanteur!

Cliquez ici : sibellelaterre

Bonne lecture... Marie

Texte seul : Ça faisait un moment que ce fameux trek nous faisait envie et nous avons enfin pu bloquer une courte semaine fin Juin 2013 pour le réaliser. Le timing a été parfait car la piste pour le Landmannalaugar n'a ouvert que 3 jours avant notre passage ! Fin Juin, les jours n'en finissent pas, il y a encore pas mal de neige (c'est décoratif) et pas encore grand monde sur les sentiers. On a eu de la chance avec la météo, finalement bien moins pourrie que ce qui était prévu ! Bref, nous rentrons émerveillés par ce trek d'une variété incroyable et à la portée de tout randonneur moyen : pas de grosses dénivelées, un terrain globalement très « roulant », un balisage parfait, même si parfois un peu trop présent (mais très apprécié dans le brouillard). Moyenne d'âge très jeune sur ce trek : nul besoin d'une grande expérience pour se lancer. On n'a vu qu'un couple plus vieux que nous ! Gloups !

Carnet pratique Vols Icelandair Francfort Reykjavik réservés 6 mois à l'avance : 315 €/pers. Arrivée à minuit. ATM dans l'aéroport pour retirer des couronnes islandaises (ISK) Flybus
https://www.flybus.is/flybus jusqu'au camping de Reykjavik : réservation inutile. On prend les billets à un guichet dans l'aéroport. 4500 ISK/p (28 €) pour un aller-retour. No stress, le bus attend tout le monde et il y a toujours de la place. Arrivée à 2h du mat au camping (4h pour nous), grand soleil ! Cabin réservée 6 mois à l'avance (9500 ISK = 58 €) Chère et rustique mais évite de planter la tente juste pour qq heures http://www.reykjavikcampsite.is/ No stress again : accueil sympathique 24/24, des hectares pour les tentes, il y a toujours de la place, sanitaires propres, douche chaude soufrée à volonté ! Le camping vend des cartouches de gaz à valve et à vis, des cartes mais pas de bouffe. 7h45 : le bus TREX pour le Landmannalaugar arrive à l'arrêt du camping. Réservation inutile, on paie à bord en carte bancaire (ou en liquide mais faire l'appoint) 16000 ISK (100 €) aller simple pour 2. On est 6 seulement à bord. Quelques arrêts en cours de route pour récupérer une poignée de passagers ici ou là... Arrivée vers midi au Landmannalaugar. On se met en route de suite car on connaît déjà un peu le coin, et on n'a que 6 jours avant de reprendre l'avion. Pour ceux qui ont du temps, prévoir au moins 2 nuits sur place histoire de profiter des randos à la journée et de la rivière chaude. Un bus vend qq produits de base (dépannage uniquement)

Tout au long du trek il y a à intervalles réguliers (12 à 15 km) des refuges : réservation recommandée car les places sont chères ! On peut camper à côté des refuges (moyennant finances) et profiter des sanitaires (douches sauf à Hraftinuusker) On a choisi l'option camping sauvage histoire de profiter à 200 % de la nature (pas fans de la promiscuité et trouver un joli coin de bivouac fait partie de charme de la rando) Autorisé partout sauf dans le parc national du Landmannalaugar. L'orientation ne pose aucun problème, c'est très balisé.

Le trek peut bien sûr se faire dans les 2 sens mais le sens nord-sud à plusieurs avantages : Evite la grosse grimpette au Nord d'Alftavatn. Evite la montée ingrate sur une piste au départ de Skogar. En cas de coup de mou ou de temps pourri, on peut écourter le trek à Thorsmork et y reprendre un bus pour Reykjavik. On peut d'ailleurs aussi s'y réapprovisionner sommairement.

Le trek jusqu'à Skogar peut se faire en 6 étapes de longueur très raisonnable. Certains doublent ou triplent les étapes : c'est pour les sportifs, pas pour nous ! On est des contemplatifs ! On finira le trek en 5 étapes au lieu de 6 à cause de la neige encore très présente en cette fin Juin 2013.

Cartes GPS (pas du tout indispensable) gratuites ici : http://www.ourfootprints.de/gps/mapsource-island.html

Carte papier au 1/100000ème série Landmaelingar Islands : Thorsmork Landmannalaugar

On avait des sacs à dos de 11 kg sans eau, dont 6 kg de bouffe pour 5 jours et demi pour 2. Plein de bonnes idées pour alléger votre sac à dos ici : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=accueil On a bu l'eau des rivières sans la traiter, sans aucun problème. 3 l d'eau pour 2 sont suffisants (sauf grosse chaleur, on peut rêver!), à condition de bivouaquer près d'un ruisseau pour la popote, vaisselle, toilette. Attention pas le moindre ruisseau entre la vallée de Thorsmork et Skogar via Fimmvorduhals. On a refait le plein avec l'eau de fonte d'un névé, bien chargée en particules (cendres) assez faciles cependant à faire décanter. Le refuge de Fimmvorduhals n'a pas toujours d'eau potable : eau de pluie au robinet et bidons d'eau potable qui doivent se vider très vite en haute saison. Ensuite vers Skogar on longe une rivière inaccessible sauf acrobaties.

Pour la bouffe : au petit déjeuner mélange de lait en poudre+café+muesli dans la journée : fruits secs, saucisson, crackers, Tucs, baguettes italiennes, barres de céréales et d'ovomaltine le soir : soupe, nouilles chinoises, crackers, saucisson, fruits déshydratés (raisins, abricots) On n'a pas eu du tout faim mais on s'est offert qq restos une fois de retour à la civilisation. -2kg pour Fred, -500 g pour moi, c'est pô juste !

Bus de Skogar à Reykjavik Campsite : Cie Sterna 5300 ISK/p (32 €) http://www.sterna.is/

1 nuit sous tente pour 2 au camping de Reykjavik : 2800 ISK (17 €)

Du coup avec un jour d'avance et des prévisions de très mauvais temps, on a loué par l'intermédiaire du camping de Reykjavik une petite voiture juste pour le dernier jour. On a payé 100 € pour 1 jour (mais c'était le même prix pour 2 jours) : l'agence RAS car rental est venue nous chercher le matin même de la résa au camping, nous a conduits à son bureau et nous a permis de laisser la voiture sur le parking du camping (en laissant les clés à l'accueil du camping) en fin de journée.

Flybus à 4h40 le matin (il y a eu un bug dans la réservation, je pense de notre faute, mais ils ont été sport et sont venus nous chercher avec une voiture pour nous emmener au terminal BSI d'où nous avons pris le bus suivant pour l'aéroport, sans retard finalement, ouf!) Donc dans ce sens là il FAUT réserver et vérifier qu'on réserve auprès de la bonne Cie car elles sont au moins 3 à desservir l'aéroport.

Vol de retour à 7h25, arrivée Francfort vers 13h00.

Le récit

Jeudi 20/06/13, le voyage Départ de Francfort à 22h30 après plusieurs jours de canicule à 37°C, on se promet de ne se plaindre ni du froid, ni de la pluie, ni du vent ! On file vers l'ouest avec le soleil et on survole toute la côte sud sans un nuage : pas de photos car les glaciers sont peu visibles à contre-jour (eh oui à minuit le soleil est plein nord!) et les hublots de notre vieux coucou sont tellement rayés que je n'ai aucune photo potable.

Vendredi 21/06/13, J1 trek Pas de douane à Reykjavik (espace Schengen sans doute), nous récupérons les sacs à dos, retirons des couronnes islandaises à l'ATM, prenons nos tickets de bus jusqu'au camping et faisons une centaine de mètres jusqu'au Flybus. Il fait un temps splendide, le soleil vient juste de se coucher un peu avant minuit, on y voit comme en plein jour. 2h : arrivée au camping de Reykjavik, check in de la cabin réservée bien longtemps à l'avance (il n'y en a que 2!), et hop au lit, bien que nous n'ayons plus vraiment sommeil : à Nancy il est 4h du mat et ici le soleil s'est déjà levé, plein phares sur la fenêtre de la cabin. Quelques heures plus tard, nous nous levons, frétillants d'impatience car il fait toujours beau ! On fait le tri dans nos affaires pour ne prendre que le nécessaire pour le trek. On laisse donc un sac au camping (pièce prévue à cet effet, pas cher) avec qq affaires propres pour le retour et les sacs qui nous ont servi à emballer les sacs à dos dans l'avion (afin d'éviter qu'ils ne soient abîmés)

7h45, départ du bus de la Cie Trex vers le Landmannalaugar : on paie à bord en CB, c'est pratique et c'est comme ça dans tous les bus en Islande. Arrivée vers midi au Landmannalaugar. Je me rends compte que j'ai laissé le couteau à Reykjavik...ils n'en ont pas au bus-épicerie. Pas grave, je sais que dans le coin de Hraftinnusker (où nous sommes allés l'année dernière et où nous allons passer aujourd'hui) il y a plein d'obsidiennes tranchantes qui devraient nous permettre de couper notre saucisson ! On a bien fait de faire le trek dans ce sens là ! C'est parti ! On passe à proximité de la rivière d'eau chaude. Le sentier s'élève ensuite tranquillement, serpentant entre fumerolles et les montagnes colorées de rhyolite caractéristiques du Landmannalaugar. C'est la 1ère fois que nous venons ici avec un temps aussi superbe. Les couleurs sont éclatantes. Nous surplombons bientôt la grosse coulée de lave proche du campsite. Voici déjà la neige, il en reste encore pas mal. Heureusement on ne s'enfonce pas trop. Elle est mélangée de cendres noires et plus il y a de cendres, plus elle est ferme. Le temps se gâte et nous voilà dans les nuages, le balisage est bienvenu. Maintenant que nous sommes à bonne distance du Landmannalaugar il n'y a plus grand-monde, d'autant qu'avec ce brouillard, on ne voit pas bien loin. Un peu frustrant de louper ces paysages mais c'est l'Islande, on prend le temps comme il vient et s'il ne pleut pas, c'est qu'il fait beau ! Après plusieurs heures de marche dans la neige, le refuge de Hraftinnusker apparaît soudain. Il est fermé et une dizaine de personnes (dont pas mal de Français, comme partout en Islande) hésite sur la conduite à tenir. Il y a de la neige partout (on est à 1100 m), humide et pas mal de vent, pas idéal pour camper par ici ! Fred qui s'est obstiné à marcher sans bâton en a plein les pattes (courte nuit, pas d'entraînement, et il débarque de but en blanc dans le trek alors que moi j'y « suis » depuis des semaines) et froid aux pieds, trempés bien sûr après des km dans cette neige mouillée. Des Français qui viennent du sud nous indiquent qu'on quitte la neige à 1h30 ou 2h de marche. Quelques fruits secs et c'est reparti. Après 1h30 on avise un petit coin sans neige, abrité du vent et près d'un ruisseau. Il y a même l'eau chaude, ça fume de partout dans le coin. Voilà notre bivouac pour la « nuit », près du Kaldaklofsfjöll.

Samedi 22/06/13, J2 trek On a très bien dormi, bercés par le bruit du ruisseau et des fumerolles. Le temps reste très couvert mais il ne pleut pas. Le lac Alftavatn fait une courte apparition. Longue descente (doit être pénible dans l'autre sens...) sous une pluie fine avant d'arriver en vue du refuge, immédiatement suivi de notre 1er gué, vraiment gentillet. Ce n'est pas le dernier de la journée ! En voici un autre un peu plus loin (sur la Brathakskvisl, également débonnaire) Immédiatement après l'avoir traversé, le ciel se dégage. L'endroit invite à la sieste, on en profite ! Deux allemands suréquipés (pléonasme?) nous rejoignent : ils crèvent de chaud dans leurs pantalons supertechniques étanches et ont des sacs plus gros que les nôtres alors qu'ils ne dorment qu'en refuge. Ils vont encore moins vite que nous (enfin c'est moi qui donne le rythme hein!), Fred n'en revient pas. Il ne croyait pas cela possible... Premières vues sur le Myrdallsjokull et l'étrange Storasula. Nous arrivons très vite au refuge de Hvanngil. Tiens un arbre (saule arctique) ! Peu après le refuge, une passerelle permet de franchir l'impétueuse Kaldaklofskvisl (heureusement!) mais c'est ensuite un gué qui permet de traverser la Blafjallkvisl, à l'intersection entre F210 et F261. 2 gars attendent sur l'autre rive sans oser traverser, visiblement depuis un moment car ils ont l'air frigorifié (ce qui ne doit pas aider à se lancer dans l'eau glacée!) Nous choisissons l'endroit le plus large (un peu en aval de la piste, à une petite centaine de mètres) donc là où le courant est moins fort et l'eau moins profonde, ôtons nos pantalons, prenons soin de ne pas boucler les ceintures de nos sacs à dos (un peu en aval du gué, il y a une cascade, gloups) et bras dessus-bras dessous, à l'aide de nos bâtons, vraiment utiles en ces circonstances pour garder l'équilibre, traversons sans encombre avec de l'eau à mi-cuisse. J'adore traverser les gués mais là je dois dire que ça ravigote vraiment ! Le temps de nous rhabiller, nous voyons arriver une femme et une petite fille, sans sac-à-dos et en déduisons qu'il doit s'agir de la famille du gardien du refuge de Hvanngil qui vient voir s'il est nécessaire d'aider les randonneurs à traverser au moyen de leur 4X4. Bon à savoir ! Commence ensuite la longue traversée du Maelifellssandur, assez monotone, sur la F261, pas encore ouverte à la circulation. Tout au bout de ce grand désert de sable noir miroite à contre-jour le Myrdallsjokull. Il n'y a pas trop de vent, heureusement car ici pas d'abri ! Après 3 ou 4 km nous quittons la F261, juste après le pont sur la Innri-Emstrua. Il pleuviote un peu, vent arrière heureusement. C'est à mon tour d'en avoir plein les pattes mais nous n'avons plus d'eau, impossible de s'arrêter pour le moment. Voici enfin la belle montagne de Hattafell. Nous trouvons un bon coin pour la tente juste avant le dernier gué avant le refuge de Emstrur-Botnar. Il y a de l'eau, un peu de végétation pour faire tenir les piquets et le décor est superbe. Grosse averse cinq minutes après que nous ayons terminé de monter la tente et fait un brin de toilette : on a bien fait de se poser là !

Dimanche 23/06/13 J3 trek Encore une très bonne nuit. Jusqu'à présent le vent, hantise des campeurs en Islande, nous a épargnés. Grand beau temps ce matin, il fait trop chaud dans la tente ! Superbes paysages avant Emstrur, belle lumière matinale. Le moindre pouce de verdure dans ce désert de sable noir prend une valeur inhabituelle sous nos latitudes. L'Eyjafjallajokul, dont le volcan a paralysé l'espace européen il y a 3 ans, apparaît au loin. Nous descendons une colline de cendres noires vers le refuge de Emstrur, qui s'éveille à peine. Nous bifurquons vers les gorges de la Markafjlot. Ce petit détour (comptez 1 h au moins pour bien en profiter) vaut la peine. On en profite pour faire une petite pause. Nous reprenons ensuite le Laugavegur et passons au refuge de Emstrur. Il est 9 h et tout le monde quitte le refuge en même temps. Jusqu'à présent nous avions toujours été décalés par rapport à ceux qui dorment dans ou près des refuges et c'est seulement aujourd'hui que nous réalisons que ce trek est en effet très fréquenté. Certes on ne marche pas à la queue leu leu mais c'est assez gavant. Très vite après avoir quitté le refuge, nous descendons vers la Fremi-Emstrua qui creuse sa route dans un canyon coloré avant de rejoindre la Markafjlot. Au loin, nous apercevons une montagne en pince de crabe, Einhymingur, d'allure assez maléfique, que nous aurons en point de mire durant quelques heures encore. Cette rivière est très courte, pas plus de 5 km depuis le glacier Entujökull, langue du Myrdallsjökull, mais elle est d'un débit impressionnant. La faute au beau temps ! Nous grimpons sur un escarpement d'orgues basaltiques. Coup d'oeil en arrière avant de plonger vers la vallée de Thorsmork. La végétation change très vite et après ces quelques jours de désert minéral, ça nous rend tout joyeux ! Nous croisons une multitude de petits affluents de la Markafjlot, toujours surveillés de loin par Einhymingur. Le vent souffle assez fort, dans le nez et je marche « dans la roue » de Fred pour m'abriter. Juste après la passerelle sur la Ljosa, alors que Fred refait le plein d'eau, je me dis que l'endroit, abrité du vent, ferait un bivouac assez idyllique. Nous avons un jour d'avance, il fait beau, profitons-en !

Lundi 24/06/13 J4 trek Encore une très bonne nuit sur ce tapis d'herbe moelleuse. Ce matin, il y a quelques nuages assez décoratifs d'ailleurs. Nous approchons des montagnes escarpées toutes vertes caractéristiques de Thorsmork. La lumière matinale est encore une fois superbe ! Je me dis qu'on devrait marcher « de nuit » et dormir de jour, afin de profiter des lumières les plus rasantes... Dernier gué avant Thorsmork : un huîtrier-pie (la mer est à 30 km en suivant la Markafjlot) nous fait son cinéma (comme une perdrix mais je ne savais pas cette espèce d'oiseau capable d'un tel stratagème) afin de nous éloigner de son petit situé pile sur le sentier. Ici la végétation est floride, de vrais arbres, des lupins, mais nous sommes bien en Islande, les glaciers ne sont pas loin ! Un peu avant d'arriver à Langidalur (un des campings de Thorsmork), un panneau résume tout le trek jusqu'à Landmannalaugar. Ce camping très champêtre semble assez idyllique. Pragmatiques nous ne faisons qu'y vider notre poubelle... Après avoir envisagé de traverser à gué la Krossa, nous jugeons plus prudent d'utiliser la passerelle quelques centaines de mètres en aval. Encore 2 km de piste pas palpitante du tout jusqu'au camping de Basar qui semble très prisé des Islandais : gros 4X4/remorque-caravane-barbecue. On y fait une petite pause pic nic car mine de rien nous sommes déjà en route depuis 3h (gués, hésitations, photos...) Le plan est de grimper tranquillement jusqu'au plateau de Brattafönn et d'y camper, un peu avant Fimmvorduhals afin d'avoir toute la journée de demain pour bien profiter du glacier et du volcan. Le sentier, assez raide au début s'élève très rapidement au-dessus de la vallée de la Krossa. Un vrai décor de cinéma ! Le sentier se faufile entre des roches volcaniques aux formes tourmentées. Nous pensions trouver de l'eau sans difficultés dans ces montagnes toutes vertes mais avec le beau temps, il n'y a d'eau que dans les grosses rivières, tout en bas ! Le sentier se faufile entre le Myrdallsjökull à l'est et l'Eyjafjallajökull à l'ouest, c'est grandiose ! Il fait soif ! Nous profitons d'un névé en pleine fonte pour refaire le plein. Ouf ! Il nous faut faire décanter la cendre mais c'est tout-à-fait buvable. Après un bon raidillon, nous contemplons émerveillés le chemin parcouru ces derniers jours. L'ancien sentier vers Skogar se trouvait pile sur le lieu de la fameuse éruption et il a donc été modifié. Les coulées de lave encore fumantes sont un but de randonnée à la journée pour les Islandais qui campent à Thorsmork. Ils se reposent à l'abri du vent car là-haut, ça souffle ! Le terrain est hyper-hostile : colonne d'orgues de basalte, coulée de lave encore fumante, cendres sans aucune tenue, vraiment pas l'endroit pour camper. En plus le temps s'est complètement dégagé, il faut en profiter, alors on continue ! On aperçoit à présent très loin au nord les montagnes colorées du Landmannalaugar, 45 km à vol d'oiseau. Quelle visibilité ! La montée (+850m) nous a bien crevés et on envisage de camper là, dans ce décor de science-fiction. L'endroit est un peu abrité du vent et on espère que les piquets tiendront mieux dans la neige que dans la cendre où il est impossible de faire tenir quoi que ce soit et qui est hyperagressive pour le tapis de sol. Hélas sous la neige, c'est de la glace et la tenue de nos piquets ne nous inspirant pas confiance avec ce vent qui se renforce, nous remballons tout et décidons de continuer jusqu'au refuge de Fimmvorduhals, qui ne doit plus être très loin. Bien nous en a pris ! Après quelques centaines de mètres nous découvrons ébahis ce lac turquoise ! Quelle chance de passer ici avec du beau temps ! A mesure que nous approchons du col, le temps se couvre de plus en plus et le refuge apparaît enfin dans une trouée de brouillard. Ouf ! Il y a de la place ! Nous ne sommes que 10 dans un refuge prévu pour 20 personnes. On est bien content ! Nos 2 Allemands, 2 Français qui dorment aussi uniquement en refuge, 2 Suisses francophones et 2 Asiatiques taciturnes. La tempête a soufflé toute la nuit. Bien contents de ne pas camper !

Mardi 25/06/13 J5 trek Il fait encore mauvais ce matin mais il ne nous reste que quelques heures de marche, en descente jusqu'à Skogar. A partir de ce refuge (le nouveau et l'ancien laissé à l'abandon juste à côté), nous allons suivre une piste pas palpitante du tout jusqu'à Skogar. Enfin l'occasion de tester nos vêtements de pluie car ça dégringole vraiment avec du vent de face. Idéal pour terminer sans trop de regrets ! Des Anglais croisés la veille nous avaient annoncé cette partie du trek comme « amazing »... Ils n'ont rien vu, la suite est 100 fois plus belle. Je comprends le découragement des Suisses éreintés par leur montée sur cette piste ingrate avec des sacs à dos trop chargés. J'ai bien fait de leur dire qu'ils avaient mangé leur pain noir et que la suite serait à la fois plus facile et plus belle. J'espère qu'il ont abandonné l'idée de reprendre le bus à Thorsmork...ce serait vraiment dommage ! Il est midi, l'heure de Manger et nous nous offrons un bon gueuleton au restaurant du musée de Skogar. Bus à 15h30 et arrivée à Reykjavik vers 19h00, sous la pluie. On plante la tente entre 2 averses, douche, pizza et gros dodo.

Mercredi 26/06/13 Nous louons par l'intermédiaire du camping une petite voiture pour la journée. Le temps d'effectuer les formalités il est 10 h quand nous prenons la route, sous la pluie, vers la côte au nord de Reykjavik. Le temps est vraiment bouché, pas de regret d'avoir terminé le trek un jour plus tôt ! Après un bon repas sur le restaurant du port de Borgarnes, nous repiquons vers l'intérieur des terres, le temps s'améliore. Du coup nous décidons de pousser jusqu'à Geysir où en cette fin de journée il n'y a plus grand monde.

Puis Gullfoss, pas la foule non plus...

Retour sur Reykjavik où nous testons cette fois l'autre cabin. On prépare les bagages pour demain car l'avion décolle à 7h25.

Jeudi 27/06/13 4h30 nous attendons le Flybus réservé croyons-nous la veille. 2 bus passent, pas de la bonne compagnie. Finalement le gars du camping les appelle, on vient nous chercher en voiture et on nous amène au gros terminal de bus où nous trouvons un bus pour l'aéroport. Ouf ! Donc penser à réserver la veille et vérifier qu'il s'agit bien de la bonne Cie. Je ne sais pas trop d'où vient l'erreur mais ils ont été très pro ! Du coup le temps passe très vite à l'aéroport, pour une fois ! L'Islande est sous les nuages, au revoir !
Qui part pour les Caraïbes à bord du Musica le 3 décembre 2013? English translation pending
by Biker31 · 2013-02-20 · 1022 replies
Bonsoir à tous, je fais ce post pour savoir qui partira pour les Caraibes le 3 décembre 2013 afin de préparer ce voyage au mieux et si possible discuter ensembles de nos futures escales et apporter vos expériences du MSC MUSICA que je ne connais pas encore. Les autres départs sont les bienvenus bien-sur. Amitiés à tous les croisiéristes. 😛 😎
Compte rendu de notre croisière sur le Carnival Breeze du 19 septembre au 1er octobre 2012 English translation pending
by Grandpierreg · 2013-01-20 · 24 replies
Bonjour à tous,

Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le CARNIVAL BREEZE du 19 septembre au 1er octobre 2012. J’espère qu’elle vous apportera un maximum d’informations et de conseils.

Nous avions réservé cette croisière il y a plusieurs mois, puis nous avions été obligé de l’annuler pour raison professionnelle, pour finalement réserver à nouveau une cabine au dernier moment. La date de mon obligation professionnelle s’étant finalement décalée en dehors de la période de la croisière…

Nous pensions dans un premier temps faire une croisière de 8 jours au départ et à l’arrivée de Venise avec un petit séjour de 2 à 3 jours dans cette ville pour pouvoir la visiter avant de faire la croisière. Le problème est que les hôtels à Venise sont très chers. Il fallait de plus rajouter les prix des billets d’avions de Toulouse à Venise aller et retour. Tout ceci nous faisait exploser notre budget vacances.

C’est alors que j’ai eu l’idée de trouver une croisière avec Venise comme escale. Pas d’hôtel ou de repas à payer pour visiter Venise, tout est compris dans la croisière !

Bizarrement, aussi bien COSTA que MSC ne propose Venise comme escale. Uniquement en port d’embarquement et de débarquement. J’ai trouvé Venise en escale chez des compagnies américaines notamment chez NORVEGIAN et CARNIVAL. La croisière chez NORVEGIAN était plus chère que celle de CARNIVAL. L’escale à Venise ne durait qu’un jour alors que c’était 1 jour ½ chez CARNIVAL. De plus, celle de CARNIVAL est au départ et à l’arrivée de Barcelone à seulement 4 heures ½ de route de Montauban ! Le choix a été vite fait …

Le trajet de cette croisière de 13 jours est le suivant : Barcelone / Monaco / Livourne / Civitavecchia / Olbia / en mer / Dubrovnick / Venise / Venise / en mer / Messine / en mer / Barcelone.

Nous avons déjà fait l’année dernière une croisière avec CARNIVAL :

http://voyageforum.com/forum/canada_compte_rendu_croisiere_aux_etats-unis_au_canada_carnival_glory_D4828421/
De San Francisco à Yellowstone en 28 jours English translation pending
by Uluru · 2012-07-09 · 68 replies
J’ai enfin trouvé le courage de commencer mon compte rendu de notre voyage de 2010. Je ne suis pas trop littéraire mais je vais tenter de vous faire partager au mieux notre périple.

Tout a commencé par une lecture assidue d’un maximum de carnets et de discussions. Ce forum est une mine d’informations et les intervenants toujours de bon conseil et prêts à répondre aux questions. Un grand merci à tous !!

Après une première approche de l’ouest en 2008 et une envie d’y revenir, mes parents ont finis de me décider en me demandant de les y conduire avec une seule obligation : passer par Yellowstone.

L’élaboration du circuit a donc débuté au début de l’été 2009.
http://voyageforum.com/...illet_2010_D2874408/

Nous allons donc passer 28 jours au milieu de paysages extraordinaires.



Allez c’est parti.

Jeudi 17 juin: La nuit a été très courte, l’excitation m’a empêché de dormir, on charge les valises et direction l'aéroport de bordeaux, il est 5h00. Nous partons à destination d’Amsterdam avec 30 minutes de retard. Premier petit imprévu, notre avion pour SFO a un problème technique, je ne donne pas trop d’explications à ma mère pour éviter qu’elle angoisse et nous décollons finalement avec 2H40 de retard. Le vol se déroule bien et je suis très agréablement surpris par l’excellent repas et toutes les boissons distribuées durant le trajet.

Le volcan islandais a été sage avec nous et nous sommes émerveillés par la baie d’Hudson. A l’approche de SFO nous recherchons le golden gate, dommage nous sommes du mauvais côté.



Passage de l’immigration sans problème avec un agent super sympa, on fonce récupérer les bagages et direction le bâtiment des loueurs. Le réceptionniste de l'agence, sympa dans un premier temps m'apprend que la France a perdu son match contre le Mexique. Après avoir refusé de prendre toutes les assurances optionnelles, il deviendra plus froid. La prochaine étape sera l'hôtel, rien de plus facile à trouver avec le GPS. Nous plongeons dans la circulation dense de cette ville, Il faudra un petit temps d'adaptation pour bien maîtriser la boite automatique. Arrivés à destination, premier problème: impossible de retirer la clé du contact. Je me souviens que cette mésaventure est arrivée à un membre du forum mais je ne me souviens plus de la solution. Après de nombreuses recherches et l'aide du réceptionniste, je comprends qu'il faut se mettre en position P (parking) et non N (neutre). Nous logeons pour 3 nuits au Buena Vista Motor Inn, motel pas trop cher avec possibilité de garer la voiture sans supplément à condition de trouver une place dans le parking et qui est proche des transports en commun.

Le temps est beau, il fait 20° mais il y a un vent frais. Nous décidons d'aller voir le golden Gate bridge depuis les collines.





Après l'arrêt photos le vent et la fatigue nous poussent à rentrer. En effet cela fait plus de 26 heures que nous n'avons pas dormi

Vendredi 18 juin : Aujourd'hui grosse journée avec un superbe temps malgré un vent assez frais. Ce matin pas besoin de réveil, le décalage horaire fait son œuvre nous sommes frais et dispos à 3H30. Nous débutons la journée par la visite de Lombard Street.





Notre visite nous emmène vers le "pier 39", là on se retrouve au cœur d’un site ultra touristique avec des boutiques de souvenirs partout. Durant ces 3 jours nous allons faire une cure de câble, on adore !

Un remake du film The Rock?



Nous passons ensuite par Chinatown puis le quartier financier.



Fatigués par la ville, nous décidons de partir au Nord afin de voir Sausalito et Muir woods.



Finalement je n’ai pas été trop doué et j’ai loupé Muir Woods, nous nous sommes retrouvés sur la plage de Stinson plus au nord, nous longeons la côte et finissons la journée à contempler l’océan.



Samedi 19 juin : Un petit tour en câble car pour bien débuter la journée, direction la coït Tower





Vue de lombard street depuis la coït tower





Puis direction le Golden gate park pour visiter le Jardin japonais. En chemin nous sommes passés par Haigh Ashbury quartier regroupant la communauté gay et la communauté hippy. Dans le bus nous avons rencontré quelques spécimens assez particuliers dont un qui ressemblait énormément au doc de retour vers le futur (la même coupe de cheveux blancs avec en plus un mèche rose) et qui se promenait avec une raquette de tennis.

Retour en passant par les painted ladies



Puis direction twin peaks pour terminer la journée par un très joli panorama de la ville avec quand même un vent de folie.



Dimanche 20 juin :

Dernière matinée sur San francisco qui nous permet de retourner aux endroits appréciés. Un dernier tour de câble car.









Nous avons adoré cette ville que nous avons malheureusement juste un peu découvert et partons en direction du parc du yosémite. Nous y faisons un bref passage puis nous dirigeons vers Oakhurst prendre possession de notre chambre au best western.



Lundi 21 juin:

Ce matin direction Mariposa Grove pour enfin voir des Séquoias. Nous arrivons assez tôt au parking puis nous entamons la rando. C’est magnifique, il y a des animaux partout et plus on avance et moins on trouve de gens, Grizzli Giant passé et il n’y a presque plus personne autour. De temps en temps nous entendons la navette remplie de touristes passer mais rien de bien embêtant.









Il faut être toujours aux aguets, en recherchant un woodpecker qui tapotait un arbre nous tombons nez à nez avec son nid.



Un peu plus loin c’est un magnifique western tanager qui s’offre à nous.







Retour au parking après une très jolie promenade, nous nous restaurons et trouvons un nouvel ami, un petit (enfin gros) écureuil qui veux partager notre repas. Il aura usé de tous les stratagèmes en vain pour essayer d’avoir une récompense. Direction la vallée avec de nombreux arrêts et pas mal de temps perdu, il y a beaucoup de travaux sur la route. Nous passons par yosémite lodge afin de réserver nos places pour la navette demain qui nous conduira à glacier point au début de Panorama trail









Mardi 22 juin :

Départ à 8h30 avec la navette en direction de glacier point, nous sommes au départ de la rando vers 10H30. Ce sera une journée remplie de paysages exceptionnels, quelle belle randonnée.





















Le plus impressionnant aura été la descente de Vernall fall le long de la paroi avec une douche un peu plus bas.

Notre journée se termine avec la tête pleine de souvenirs et les pieds remplis d'ampoules.

Mercredi 23 juin : Notre séjour dans ce magnifique parc se termine et nous partons en direction de la vallée de la mort. Pour nous y rendre nous devons passer avec plaisir par la Tioga Road. Cela nous a permis de découvrir une dernière fois ces paysages magnifiques.

Dans la vallée nous assistons à un sauvetage par hélicoptère.



Un attroupement en bordure de route attire notre attention. Il s'agit d'un ours qui est en train de se restaurer dans la prairie.



Juste avant olmest point un animal me passe juste devant le pare-choc dans un virage, il ressemblait à un loup après coup je pense plus à un coyote.



Arrêt repas à tenaya lake





Nous arrivons en fin d’après midi à Stovepipe wells, quelle chaleur, on se croirait dans un four et quel contraste avec les paysages précédents.





Jeudi 24 juin : Après une nuit assez bruyante dans la vallée de la mort (climatisation fonctionnant à fond) nous reprenons la route vers Las Vegas avec un passage par les points de vue de la vallée.



Zabriskie Point



Badwater



Artist's palette



Et pour terminer passage par Dantes View, point de vue qui surplombe toute la vallée.



Avant d'arriver sur Las Vegas nous faisons une halte par Red Rock Canyon.





Nous logerons pour 3 nuit à l’hôtel Flamingo, la chambre est superbe au 23ème étage avec vue sur le strip et surtout vue sur les fontaines du Bellagio, ma mère est aux anges, elle ne se lasse pas du spectacle. Ce soir direction le Bellagio pour le spectacle Ô, nous allons récupérer nos places réservées quelques semaines auparavant. Le spectacle a été un pur moment de magie. Avec toute cette animation dans la ville on aurait tendance à se coucher très tard.
1 semaine de visite à Milan (Italie) English translation pending
by Mguibentif · 2012-03-28 · 14 replies
Nous décidons sur un coup de tête d'une semaine à Milan fin mars...

Un mois avant le départ env., achat de billets de train sur www.cff.ch pour 25 frs par personne par trajet, soit 100 frs en tout aller retour. Pour ce genre de billet, cela ne change rien si l'on a le demi-tarif ou non. Les CFF les envoient gratuitement 3 jours après à mon domicile. Sinon, prix normal par personne et par trajet (sans rabais demi-tarif) = 91 frs (donc 364 fr. en tout)...

Ensuite, je réserve un appartement sur Homelidays (référence 172637) pour 390 euros la semaine du lundi au lundi (via Melfi). Le propriétaire demande 40 euros d'arrhes, somme que je lui verse via ma banque.

Puis, je cherche pendant un bon moment pour trouver un site pour réserver l'entrée à La Cène, mais uniquement ça, sans me faire refiler un livre avec ou une autre visite... et à un prix décent... pas facile... mais je finis par trouver, c'est ici :
http://www.vivaticket.it/evento.php?id_evento=298097&op=cenacoloVinciano.

Pas facile, beaucoup d'heures sont déjà prises, nous trouvons pour le mercredi matin à 10 h 30, parfait. Finalement, nous en aurons pour 16 euros à deux (contre env. 56 euros sur d'autres sites essayant de me refiler un livre avec ou une autre visite avec, etc...)

Attention : 3 dates importantes annoncées ces prochains jours ou mois

25 mars : semi-marathon en centre ville, apparemment, on peut acheter un billet de bus ou métro ATM à 1.50 euro le trajet et s'en servir toute la journée indéfiniment.

15 avril : marathon en centre ville et journée sans voiture, idem pour le ticket de bus que le 25 mars.

27 mai : arrivée à Milan du Tour d'Italie (Giro)

Lundi 19 mars 2012 :

Petit footing jusqu'à la gare, le train est à l'heure (il va à Venise en fait), puis prend du retard dans le tunnel du Simplon et à Iselle (douaniers italiens demandant des passeports et visitant certaines valises...) Bref, nous arrivons à 12 h 15 à Milan au lieu de 11 h 35...

Nous partons à pied en direction de la via Melfi et nous arrêtons en route pour manger dans une Tavola Calda sur le Corso Tunisia à l'angle avec via Settala « Lu Caffè », 2 spaghettis tomate, 2 escalope de dinde milanaise avec légumes, 1 coca, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 37 euros. Rien d'extraordinaire.

Nous repartons à pied pour via Melfi où nous arrivons vers 13 h 50, un peu tôt selon ce qui avait été convenu. Nous nous arrêtons sur une terrasse presque au bas de l'immeuble où nous habiterons, chez Dolce Teresa, 1 coca light, 1 café, 1 tartelette aux fruits = 6.50 euros.

Vers 14 h 45, nous contactons la propriétaire par téléphone, 2 minutes après, elle est au bas de l'immeuble pour nous accueillir et tout nous expliquer. Je lui règle cash sur place le reste de la somme due, soit 350 euros.

Il y a un garage (parking souterrain) gardé en face de l'immeuble (autorimessa).

Nous rangeons nos affaires et reprenons la route à pied vers 16 h. En 30 min. nous arrivons piazza San Babila, sans nous presser, d'autant plus que j'ai mal à une cheville... La façade et le clocher de l'église San Babila sont en restauration, nous jetons un coup d'oeil à l'intérieur (19e), bof bof...

En 10 min. supplémentaires, via la rue Victor Emmanuel, nous sommes devant le Duomo (encore des échafaudages à l'arrière sur le clocher notamment et la statue de Victor Emmanuel devant le Duomo est complètement emballée pour restauration jusqu'en juillet 2014 si l'on tient le délai...). Je demande où a passé l'office du tourisme qui se trouvait à proximité, on me répond d'aller piazza Castello 400 mètres plus loin vers le château Sforza, chouette... mais bon on y va en jetant un coup d'oeil à la Piazza Mercanti en route.

En route, j'achète dans un Tabacchi 2 billets de métro = 3 euros. On m'explique qu'on ne peut plus acheter une carte 10 trajets pour 2 personnes, on est obligé d'acheter 2 cartes 10 trajets (une par personne donc), cela ne nous arrange pas vraiment...

On y trouve un plan assez sommaire et on revient en arrière par le même chemin, nous entrons dans le Duomo, toujours assez sombre... et une sorte de grue au milieu pour changer les ampoules des spots... Il est possible d'accéder aux terrasses à pied (env. 6 euros par personne) ou en ascenseur (env. 10 euros par personne), nous ne ferons pas car déjà fait par le passé.

Puis, nous traversons la galerie Victor Emmanuel et rejoignons le Brek situé au bout de la galerie San Babila à 18 h 30, heure d'ouverture. 2 salades mêlées, 2 salades de fruits, 1 coca = 16, 50 euros. Et nous rentrons à pied en 30 min. à l'appartement et faisant une petite halte pour 2 cafés via Bixio, 2 cafés = 1.80 euros, (NB c'est 3 fois moins qu'à Genève...)

20 h, nous sommes casés, il ne fait pas très chaud dehors...

Mardi 20 mars 2012

Départ vers 7 h 15 à pied tranquillement en direction du Duomo.

En route, via Borgogna, 2 cafés et 1 croissant = 5 euros.

Nous arrivons devant la Scala vers 8 h 40, le musée ouvre à 9 h (il est affiché devant les heures pendant lesquelles on peut voir depuis les loges le théâtre lui-même, aujourd'hui, par ex. pas de problème, c'est toute la journée). 2 entrées = 12 euros. Nous allons voir le théâtre depuis les loges, puis musée avec une dizaine de salles (tableaux, bustes de musiciens, piano de Liszt, costumes d'anciennes représentations, vieux instruments de musique...). Je voulais surtout voir la salle du théâtre... WC près des loges et avant la sortie du musée, avant de traverser le magasins de souvenirs...

Nous repartons vers 9 h 40 et allons à la Pinacothèque Brera où nous arrivons vers les 10 h. On visite la cour et l'arrière de la cour (école), puis on monte voir au 1er étage la pinacothèque, 2 entrées = 12 euros, compter au moins 1 h 30 pour ne pas courir, moi, je sors avant, 1 café dans la rue devant = 2 euros. Vers 11 h 20, nous partons en direction de la place San Marco, l'église a de très belles fresques (elle ferme de 12 h à 16 h). (Auparavant, nous avons voulu aller voir l'intérieur d'une église en briques qui fait face à l'entrée de la Pinacothèque, complètement vidée et exposition d'art moderne...). En route, entre Scala et Brera, via Verdi, une brève visite à l'oratoire San Giorgio en forme de croix grecque.

Vers 12 h, arrêt via Fatebenefratelli dans une tavola calda « Nuovo Bar », 2 plats boulettes de viande, pâtes et légumes, 1 glace en bâton, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 27.50 euros. Très bon, mieux qu'hier à midi.

Nous repartons vers 12 h 50, pour aller passer la porte Place Cavour et prendre la via della Spiga, je précise que c'est mon homme qui est fan de boutiques, pas moi... bon, je le suis... puis Corso Venezia et via Montenapoleone et via Manzoni pour aller voir le campanile en briques de l'église San Gotardo à l'arrière du Duomo en traversant la cour du Palais Royal... L'intérieur de San Gotardo est assez décrépi...on n'insiste pas.

Nous remontons le Corso Venezia et un bout du Corso Buenos Aires en passant devant le musée d'histoire naturelle et le planétarium.

Arrêt sur un banc devant un bar, 1 coca 3 euros, mal aux pieds...

Brève visite du magasin UPIM, ce n'est plus comme autrefois, nous rentrons par via Melfi, en achetant quelques provisions dans un supermarché « Unes » où il y a pas mal de choix pour 12.80 euros. Arrivée à l'appartement vers 16 h 15 env.

Repos et internet.

Mercredi 21 mars 2012

Côté cheville, cela ne s'arrange pas... Nous avons une réservation pour 10 h 30 à La Cène, nous allons faire ceci, manger et nous chercherons un médecin en début d'après-midi...

Départ à 7 h de l'appartement.

Nous nous dirigeons à pied vers le Duomo.

En route, via S. Cecilia, 2 cafés et 1 croissant dans un bar tabac = 3 euros. Pour info, les cigarettes coûtent environ 5 euros le paquet ici.

Nous passons le Duomo, puis via Dante et prenons à gauche la via Merivigli et la via Magenta, nous arrivons vers 9 h. à l'église Santa Maria delle Grazie à côté de La Cène. Nous entrons. Extérieur et intérieur de l'église magnifiques (fresques), un cloître avec des magnolias en fleur. De ce cloître, nous aurions pu entrer dans la Pinacothèque Ambrosiana voir des dessins de Léonard de Vinci, et dans la Sacristie monumentale de Bramante, mais cela ne nous intéresse pas trop. Il ne semblait pas y avoir foule pour y entrer d'ailleurs.

Pinacothèque = 15 euros + 1.50 réservation ;

Sacristie = 10 euros + 1.50 réservation,

Combiné des deux = 20 euros + 1.50 réservation.

Combiné Pinacothèque + Sacristie + La Cène = 26 euros (pas de frais de réservation)

Nous échangeons notre réservation pour La Cène à l'entrée juste à côté de l'église pour 10 h 30 contre des billets. On nous dit de nous présenter ensuite à 10 h 20.

Nous allons un peu plus loin sur la rue en attendant et prenons 2 cafés à la Porta Vercellina = 3 euros

Ensuite, entrée pile à l'heure, via plusieurs sas, dans la salle où se trouve la Cène et 1 autre tableau en face (Crucifixion). J'ai trouvé très beau et bien restauré (ce qui me dérange un peu, c'est une porte d'époque murée au dessous de La Cène). Nous étions 12, normalement 25 personnes entrent en même temps. Au bout de 15 min. on nous prie de ressortir par haut-parleur par d'autres sas menant au magasin (et aux WC) puis à l'extérieur.

Nous revenons ensuite par la via Magenta et entrons vers 11 h dans le musée d'archéologie, 2 entrées = 10 euros, essentiellement pour y voir dans le jardin les restes des murailles de l'ancien Milan, sinon, des belles mosaïques, sculptures et un accès à une église contiguë avec fresques et stalles (église San Maurizio al Monastero Maggiore). WC en sous-sol après l'entrée. Nous en ressortons vers midi.

Nous nous rapprochons du Duomo et mangeons dans un restaurant nommé Gusto Milano à la via San Prospero. 2 assiettes avec tranche de poulet, légumes et salade, 1 coca light, 1 verre de vin = 26.50 euros. Très bon et très frais.

Puis, nous retournons Piazza Duomo, j'entre dans une pharmacie pour me renseigner où trouver un médecin pour ma cheville... On me donne la liste des hôpitaux publics et le nom d'une clinique américaine, via Mercalli, en fait un cabinet médical plutôt avec un médecin américain (médecine interne et urgences) qui me reçoit en 15 min. en anglais (il connaît quelques mots de français et d'italien), bilan une infection, antibiotiques, et pas trop marcher... Consultation 130 euros et médicaments 20 euros à la pharmacie.

On rentre quand même à pied, 2 cocas et une tartelette dans la rue devant l'appartement = 8 euros. Je prends le premier comprimé...

Retour à l'appartement, le pied en l'air et internet... Chouettte...

Vers 18 h 30, on va au Corso Buenos Aires manger au restaurant Miro. 1 salade caprese à deux servie dans une feuille genre brick, 2 spaghettis bolognaise, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 39.50 euros. Faut dire qu'il y 4 euros de couvert et 5 euros de cafés... Beaucoup de choix sur la carte et très bon en revanche. On peut manger dehors, mais rue très bruyante...

20 h 30, retour au bercail.

Jeudi 22 mars 2012

Côté cheville, ce n'est toujours pas le pied, si j'ose dire...

Nous partons à 7 h en direction du Duomo.

En route, 3 cafés et 2 croissants dans le même bar qu'hier matin = 5 euros.

Puis, nous allons au château Sforza, arrivée vers 8 h 45. Le parc est ouvert dès 7 h, les musées du château ouvrent à 9 h.

Nous traversons les cours successives et allons voir le parc à l'arrière, une vue générale car pas envie d'allonger les kilomètres à pied.

A 9 h, nous achetons 2 billets d'entrée. 3 euros par personne pour tous les musées du château. Prix unique, on ne peut rien acheter d'autre.

Nous visitons essentiellement celui d'Art sacré, la partie sur l'Egypte et la Pinacothèque, avec quelques pauses « banc au soleil » entre les diverses parties...

Beaucoup de publicité pour cette pieta, exposée dans le musée d'Art sacré, que personnellement je n'ai pas beaucoup aimée... http://fr.wikipedia.org/wiki/Piet%C3%A0_Rondanini.

Vers 12 h, nous remontons le Corso Garibaldi, très jolie rue, accueillante avec cafés, restaurants.

Nous mangeons à l'angle de la rue Palermo dans un restaurant (avec pizzas au feu de bois). L'endroit semble plaire aux gens du quartier, le restaurant sera rapidement plein.

2 pizzas avec mozzarella bufala, 1 salade mêlée, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 34 euros (dont 4 euros de couvert) Excellent.

Nous continuons le corso Garibaldi, un grand magasin OVS et 2 hôtels, puis Porta Garibaldi, puis le corso Como, plus court et également plein de restaurants. Dès la fin du Corso Como, c'est l'horreur, construction de bâtiments neufs, chantiers, etc. La gare routière de la place Garibaldi est proche, nous n'irons pas. Si mon pied avait été en meilleur état, nous serions allés au Cimetière Monumental depuis la fin du Corso Como. Nous tournons sur la droite et allons tout droit pour rentrer à l'appartement via la piazza Republica et le parc autour du musée d'histoire naturelle.

Nous traversons le parc et nous arrêtons à la buvette un moment. 2 cocas light = 5 euros. Ensuite, nous rejoignons l'appartement vers 16 h.

Repos pour ma cheville et internet.

Mon mari sort se promener.

Achat salade et fruits pour ce soir, 4.60 euros.

Nous mangeons à l'appartement.

Vendredi 23 mars 2012

Ce matin, ma cheville va un peu mieux, j'entre plus facilement dans ma chaussure...

Nous partons vers 7 h 30 par la rue Bixio pour aller prendre le tram 9 à env. 200 m. de l'appartement. Le tram 9 va de la gare centrale à la Porta Genova. Nous utilisons les billets achetés l'autre jour. Il est bien d'entrer dans le tram derrière le chauffeur car l'appareil pour composter ces billets se trouve là et non au milieu de la rame (ou alors il faut entrer pas la dernière porte du tram). Les trams no 9 et 15 sont modernes, on y entre facilement, les anciens petits trams jaunes sont très hauts, pas facile d'y monter si l'on est chargé de valises je pense...

Nous en descendons à la Place du 24 Mai env. 15 min. après.

Nous achetons 4 tickets de tram au kiosque (6 euros) pour ce soir et demain matin.

Nous nous dirigeons vers le Corso PortaTicinese (de « Ticinum », ancien nom de Pavie, rien à voir avec le Tessin suisse donc...).

Au début du corso à droite, nous allons visiter l'église San Eustorgio, très bel intérieur, fresques, nécropole, le clocher est très beau également. Nous ne pouvons pas entrer dans le musée de la Chapelle Portinari qui n'ouvre que de 10 h à 18 h. Nous reviendrons à notre retour dans l'après-midi.

Nous montons le Corso jusqu'à la Porta Ticinese, que nous franchissons pour aller visiter l'église San Lorenzo Maggiore. Après la porte, 2 cafés au soleil sur une terrasse jusqu'à 9 h 20 = 4 euros. Devant l'église, des colonnes d'un ancien temple et une statue de l'empereur Constantin. L'église est ronde, avec quelques fresques, l'extérieur est plus beau que l'intérieur, mais à l'intérieur, il faut aller voir essentiellement la chapelle Saint-Aquilin (entrée 2 euros par personne) ouverture à 9 h 30, pour ses mosaïques byzantines rappelant Ravenne, une seule est entièrement conservée, quelques parties de mosaïques paléochrétiennes visibles, également une porte en pierre sculptée et un accès au sous-sol montrant les fondations romaines de la chapelle. Il est clair que pour qui a vu les mosaïques de Ravenne, ici, il y en a peu...

Ensuite, nous reculons et repassons la Porta Ticinese, nous tournons à droite dans la rue Edmondo de Amicis. 100 mètres plus loin sur la gauche, une porte relativement peu visible permet d'entrer dans une cour et de voir gratuitement les restes de l'amphithéâtre romain de Milan qui semblait être le 2e d'Italie après le Colisée. En entrant dans la cour, on peut n'aller voir que le jardin public avec les restes d'amphithéâtre ou entrer par la première porte à gauche voir gratuitement 2 salles d'exposition sur les objets trouvés dans l'amphithéâtre et sous les églises du quartier. Dans la 2e salle d'expo, un diaporama défile. Derrière l'écran, WC bien cachés. Depuis la 2e salle, on peut ressortir dans la cour et aller voir le jardin public.

Nous continuons cette même rue, passons devant un magasin Barbour dans une curieuse maison en bois, et tournons à droite dans la via Carducci pour aller voir la basilique San Ambrogio (c'est le Saint de Milan). La plus belle église à voir, celle où il y a le plus de choses à mon avis. A l'entrée, une cour magnifique (atrium), avec chapiteaux, la porte en bois de l'église, les fresques (dans la librairie), le sarcophage et l'ambon le surmontant, etc. A l'intérieur, il faut aller visiter le Trésor (entrée 2 euros par personne), notamment avec un plafond en mosaïques paléochrétiennes remarquablement conservé (prévoir une pièce de 50 ct pour l'éclairage) et, plus loin, une mosaïque du IVe siècle en marbre et en pâte de verre comme je n'en n'avais jamais vue auparavant.

Nous ressortons à midi. A côté de la colonne sur la gauche de l'église, nous voyons qu'il y a pendant 1 semaine une vente de charité, nous entrons, de très beaux objets sont exposés, anciens et récents, ainsi que quelques vêtements, sacs, chaussures, etc. Là, une idée de génie, je vois des baskets neuves à lacets en cuir noires très souples 1/2 pointure au dessus de la mienne. Un délice pour ma cheville... pour 15 euros, aucune hésitation. Je les mets immédiatement...

Nous essayons ensuite d'aller voir l'église de San Vittore à env. 200 m. sur la gauche de la rue du même nom (rue en face de l'église San Ambrogio). Elle est fermée pendant la pause de midi, mais il est indiqué et fléché d'aller voir à une entrée dans la rue voisine. Là, normalement, le vendredi, samedi et dimanche, ce devrait être ouvert en continu dès 9 h 30... Bon, pas aujourd'hui apparemment, pourtant nous sommes vendredi... Zut...

Nous revenons sur nos pas jusqu'à San Ambrogio et tournons à droite, via Olona. En face de l'arrière du Musée des Sciences (qui ne nous intéresse pas), nous mangeons dans une tavola calda « Daniel e il caffe », 1 pâtes tomate, 1 tranche poulet légumes, 1 salade mozzarella, tomates, rucola, charcuterie, 2 salades de fruits, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés. Très bon et très frais. Etonnamment, tout ceci n'a fait que 21.80 euros...

Nous revenons par la via Papiniano (où se tiendra le marché demain matin) et la viale Gabriele d'Annunzio, le long de la Darsena. Horreur, plus d'eau dans aucun des canaux des Navigli, quelques cafés restaurants dans des bateaux posés sur le lit des canaux. Affreux. On nous a dit ce matin que les Milanais préféraient maintenant aller plutôt dans les cafés du Corso Porta Ticinese que dans ceux des Navigli, parce qu'ils pouvaient s'y garer (pas compris où ils pouvaient s'y garer d'ailleurs)... Il paraît que les canaux sont à sec depuis 1 mois environ et qu'il y a quelques travaux. J'ai effectivement vu un petit camion au fond du canal et 2 ouvriers sur une échelle, disons pas de spectaculaires travaux en vue en tout cas ces jours.

Nous retournons à San Eustorgio visiter la Chapelle Portinari que nous n'avions pas pu voir ce matin. Entrée 6 euros pour moi et 3 euros pour mon mari (plus de 60 ans). Il y a 1 WC au bout du couloir après l'entrée. La porte de l'église sur la place est fermée en ce moment, mais on peut y accéder depuis l'intérieur du musée (sauf que nous l'avons déjà vue ce matin donc).

Fresques et tombeau en marbre de Saint Pierre Martyr. Une chaise devant ce tombeau, je m'assieds, je lève les yeux, en face de moi, une fresque sur la guérison miraculeuse d'un pied !!! Je me sens mieux là soudain...

Un escalier permet également d'accéder à des tombes d'un cimetière paléochrétien.

Il est 14 h 50 et nous voulons encore voir quelques magasins vintage du Corso Porta Ticinese (qui n'ouvrent qu'à 15 h 30 pour certains). Nous allons nous asseoir à un café juste dans l'angle avant la Porta Ticinese. 2 cocas light = 5 euros. A 15 h 30, nous redescendons la rue en regardant les magasins. Nous reprenons le tram à la Place du 24 Mai. Comme le billet est valable 1 h. 30, nous prenons le tram dans le sens de la Porta Genova pour voir et restons à l'intérieur pour le retour à l'appartement où nous arrivons vers 16 h 45.

Repos et internet pour moi.

Mon mari ressort faire un tour. Achat nourriture = 6 euros.

Nous mangeons vers 18 h 45.

Nous ressortons ensuite faire un tour dans le quartier.

2 cafés = 2 euros

Retour vers 20 h 30 à l'appartement.

Samedi 24 mars 2012

Nous partons prendre le tram 9 vers 7 h 40 et arrivons à la Place du 24 Mai vers 8 h 00.

Achat de 4 tickets de tram pour ce soir et demain = 6 euros. Demain, 1 ticket par personne nous suffit pour toute la journée (à cause du semi-marathon).

Nous allons à pied à via G. D'Annunzio, ça commence mal, pas de marché aux puces. Bien, nous continuons dans l'axe pour aller voir le marché de la rue Papiniano. De très beaux habits (souvent neufs, restes de magasins, etc.) et pas très chers.

Nous nous arrêtons au bout du marché au Garden Café sur la terrasse vers 10 h. 15. 4 cafés, 2 croissants = 5.40 euros (chaque chose = 0.90 ct). J'entame un débat pour savoir où se trouve le marché aux puces... J'apprends qu'il se situe en fait à la Porta Genova.

Dans l'immédiat, nous poursuivons la rue Papiniano et tournons à droite dans la rue où se situe le mausolée que nous n'avons pas pu voir hier... Nous longeons la prison (sur notre gauche)... et arrivons à l'entrée du mausolée, c'est ouvert ! Entrée gratuite. Des explications affichées sur les restes de fondations du mausolée qui se trouvait à côté de l'église San Vittore et qui avait été transformé en baptistère pour cette église et détruit en surface par la suite. Il faut vraiment beaucoup d'imagination pour identifier ces ruines, s'il n'y avait les explications... Juste avant le mausolée, nous avons réussi à entrer dans l'église San Vittore par une porte latérale. Il faut essentiellement regarder le plafond et le choeur.

Nous revenons en arrière, reprenons la rue Papiniano et tournons à droite dans le Corso Colombo pour arriver à la Porta Genova. Je recommence à me renseigner où est le marché aux puces, ne voyant toujours rien. Donc, on arrive devant la gare Porta Genova, on voit un mur en briques à droite longeant les voies ferrées. Il faut suivre ce mur et, après env. 200 mètres, sur la droite, il y a l'entrée du marché (Fiera di Sinigallia). Il est midi, nous y allons, nous mangerons ensuite. Il y a des WC en plastique à l'entrée et à l'autre extrémité, à éviter si possible... Nous faisons l'aller et retour. Quelques beaux habits aussi ici et plusieurs stands de livres, objets, etc. Nous avons terminé vers 13 h.

Nous rentrons à pied le long de Alzaia Naviglio Grande, le côté gauche du canal, au soleil, il y a de nombreux restaurants pas très bons marché. Nous voyons aussi un ancien lavoir et une cour avec des artisans.

Nous nous retrouvons presque à la Place du 24 mai où convergent les 3 « cours d'eau » (à sec), la Darsena, Alzaia Naviglio Grande et Alzaia Naviglio Pavese.

Au tout début d'Alzaia Naviglio Pavese, nous trouvons une terrasse à l'ombre très agréable dans un restaurant dénommé Al Coccio dont les prix semblent très corrects pour le quartier. Il y a de tout, des plats, des pizzas, des bières, etc. Nous prenons 1 salade grecque pour les deux, 1 saumon avec pommes de terre en tranches, 1 côtelette de porc avec pommes de terre en dés, 2 cocas light, 2 cafés = 32.60 euros. En soirée, il est affiché ouvert de 20 h à 2 h du matin. Il est très difficile pour quelqu'un d'âgé ou de handicapé de descendre aux WC au sous-sol par un étroit escalier en fer en colimaçon où tout croisement est impossible en plus...

Vers 14 h 30, nous repartons le long de la voie du tram 9 pour tourner à gauche ensuite dans le Corso Italia. Nous voyons à gauche l'école militaire et le bâtiment du Touring Club Italien (avec leur librairie au rez) et allons voir à la Place Missori les restes de la basilique San Giovanni in Conca. C'est-à-dire en surface quelques restes en briques de l'arrière du choeur de la basilique. Derrière ce mur, un escalier mène à la crypte romane où l'on voit également un reste de citerne d'époque (entrée libre).

Nous poursuivons par la rue Albiricci et à sa droite, nous nous dirigeons vers le bâtiment de l'Université (ancien hôpital) avec sa magnifique façade (des parties sont sous échafaudage, mais peu) et nous entrons voir la belle cour.

Puis, nous nous dirigeons vers l'église Sant Antonio Abate (qui a été restaurée en 2007). Baroque très flamboyant... A 20 m. de la porte, sur la gauche si l'on fait face à l'église, il faut voir la cour du centre Schuster (même sorte de façade que celle de l'Université) + possibilité de photographier avec un peu de recul le campanile de l'église Sant Antonio Abate pour les amateurs...

Nous prenons le tram 15 pour redescendre le Corso Italia jusqu'à la Porta Ludovica et reprendre le tram 9 pour rentrer à l'appartement où nous arrivons à 17 h 15.

Repos et internet.

A 19 h, petit tour dans la rue.

Nous mangeons dans un restaurant bio... Radicetonda, via Spallanzani. 1 soupe à la tomate, 1 plat de légumes, 1 plat de légumes et tofu, 2 gâteaux aux fruits des bois, 1 eau minérale = 25 euros

Ensuite, 2 cafés près du métro Porta Venezia = 2 euros

20 h 45, retour à l'appartement.

Nous avançons nos montres d'une heure (changement heure été cette nuit...)

Dimanche 25 mars 2012

Nous partons vers 8 h 15 avec le tram 9 et descendons à la Place du 24 Mai. Nous conservons donc notre billet de tram pour le retour tout à l'heure.

Avant d'attaquer le Marché de l'Antiquité le long de Alzaia Naviglio Grande (chaque dernier dimanche du mois seulement), nous nous arrêtons au Mont Real Café. 2 croissants et 2 cafés = 3.80 euros.

Nous commençons vers 9 h par le côté droit du canal (sachant qu'il sera au soleil l'après-midi), nous voyons en aller-retour également 2 rues sur sa droite et nous arrivons vers 11 h au bout du canal. De très belles antiquités et de nombreux habits de marque vintage, à des prix souvent encore relativement bas (attention pas toujours...). Des publicités pour ce marché vintage le 13 mai 2012 à Valeggio sul Mincio, http://www.valeggiovesteilvintage.com/.

Nous allons voir ce qui se passe à droite sur la surface de la Fiera di Sinigallia où nous étions hier ; là, il y a un marché aux puces tous les dimanches, mais ce ne sont pas les mêmes exposants qu'hier, nous refaisons le tour... Davantage d'outils en vente (manuels ou électriques) notamment. Jamais vu autant de perceuses électriques, ils doivent les adorer !

Vers 12 h 30, nous en sortons et descendons en contrebas du canal pour aller manger sur la terrasse à l'ombre du restaurant Pizzeria Naturale. Il y a de tout, plats, pizzas, pâtes, etc. 1 salade mêlée pour deux, 2 tagliatelles aux bolets, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 34 euros.

Nous continuons le marché env. dès 13 h 45 et revenons donc du côté gauche du canal pour ce faire (à l'ombre).

Presque au bout, 2 glaces en cornet (4 boules chacun) à la Gelatacreperia = 8 euros. Nous pouvons nous asseoir sur un banc devant pour les manger et nous reposer.

A 15 h 30, nous reprenons le tram 9, mais nous ne nous arrêtons pas à l'appartement, nous allons jusqu'au terminus (la gare centrale). Nous descendons la rue droite devant la gare jusqu'à la Piazza Cavour, repassons la via della Spiga (quelques magasins ouverts, mais pas tous) et rentrons à l'appartement par la rue Mozart, etc. Nous y arrivons à 17 h 45.

Repos un moment et internet.

Achat de bouteilles d'eau au supermarché Unes = 2.15 euros.

A 19 h 15, nous retournons au restaurant Miro, Corso Buenos Aires. 1 escalope panée de veau, 1 omelette, 1 verre de vin rouge, 1 coca light = 39 euros. Quelques magasins ouverts jusqu'à 19 h 30 dans le Corso.

Nous allons boire le café Piazza Venezia, 2 cafés = 2 euros.

Retour à l'appartement vers 21 h 30.

Lundi 26 mars 2012

Petit déjeuner au café Dolce Teresa au bas de l'immeuble. 4 cafés, 2 croissants = 5.80 euros.

Nous rangeons tranquillement les valises.

8 h 40, nous partons à pied pour la gare via le Corso Tunisia, etc.

9 h 25, nous sommes à gauche de la gare, près des bus pour Malpensa. 2 eaux minérales au soleil au Big Bar = 5 euros. Nous restons au moins 1 h. à bronzer...

Bus pour Malpensa à 7.50 euros par personne (vente des tickets sur le trottoir devant les bus et dans des kiosques dans la gare aussi). Affichage à certains endroits 3 personnes pour le prix de deux, une action ponctuelle ? A l'arrière, bus pour l'aéroport de Bergamo.

Vers 10 h 40, nous essayons d'aller nous installer dans un restaurant-caféteria soit- disant ouvert dès 11 h dans la rue devant la gare, mais non, on ne peut pas y manger avant 12 h... On ressort et on va au Mac Do sur la place. 2 menus, 2 fruits = 13.80 euros. Pas mal de cirque autour du WC « handicapés », apparemment le seul existant ou fonctionnant dans le restaurant...

A midi, nous arrivons sur le quai 5 de la gare, le train pour Genève entre déjà en gare. Installation, il part pile à l'heure à 12 h 25. Arrivés à Domodossola, douaniers italiens qui montent voir les passeports et une ou deux valises + travaux sur les voies, ça recommence, on prend 20 min. de retard...

Nous arrivons à Genève à 16 h 45 au lieu de 16 h 18...

Nous rentrons à la maison à pied, nous y arrivons à 17 h 20.

Italie: quelle serait la route la plus rapide pour se rendre en auto de Rome à Matera (Basilicata)? English translation pending
by MoniqueM · 2011-02-21 · 34 replies
Je planifie un voyage d’un mois dans les Balkans de l’Ouest en mai prochain.

L’avion arrive vers midi à ROME (FCO) un jeudi. Après avoir loué une voiture, je voudrais me rendre le plus rapidement dans la région du sud-est de l’Italie notamment à Matera, Alberobello, Lecce avant de traverser en Albanie.

En tenant compte de la circulation, des montagnes ou autres embûches, quelles routes et autoroutes (à péage ou non) me permettraient de m’y rendre le plus rapidement? Pourriez-vous me nommer quelques villes ou villages le long de cette route pour m’y retrouver plus facilement avec Google maps…

Je pense que l’on devra s’arrêter en route pour la première nuit, car on n'aime pas conduire le soir bien que le soleil se couche assez tard à cette période.

Auriez-vous dans ce cas une ville ou village étape agréable à me suggérer, ainsi que quelques visites incontournables sur notre chemin?

J’ai déjà bien visité la région de Naples, la côte amalfitaine et celle du Cilento, mais jamais la côte adriatique ou le centre vers le sud.

Je vous remercie à l’avance.
Une nouvelle fois: qui va aux États-Unis en septembre 2011? English translation pending
by LeTigre · 2010-11-14 · 366 replies
Finallement, en regardant bien, y'aurait peut être un créneau à c'tte époque là alors si vous voulez qu'on se refasse un beau

Tableau Integrant et Générant les Rencontre aux Etats Unis

( © Spartiate & LeTigre 😛😛😛 )

Et bien vous savez ce qui vous reste à faire ... postez ici vos dates et vos itinéraires et ... je ferai le reste 😎😎
Location de voiture à Las Vegas: mise en garde "Alamo" English translation pending
by Fifine68 · 2010-08-02 · 234 replies
Bonjour, nous rentrons après un road trip de 3 semaines aux Etats Unis, tout c'est très bien passé mise à part la location de notre voiture! Arrivé à Las Vegas le 08/07/2010 nous sommes allés directement à l'agence de location "Alamo" pour prendre notre véhicule que nous avions réservé et payé depuis la France via "location voiture .fr".Le monsieur qui nous a reçu n'a jamais voulu nous mettre la catégorie de voiture que nous avions réservé (Midsize 4T, voiture type Pontiac g5), prétextant que cette dernière n'existait plus; nous avons jamais pu voir les voitures correspondantes. Il nous a obligé à prendre une catégorie supérieure moyennant 300 dollars de plus. Vraiment impossible de faire autrement, nous avons vraiment insisté, mais non !! Je précise, que d’autres Français se trouvaient aux autres guichets et ils ont eu le même probléme, ils ont dû remettre de l’argent ! Voila, pas vraiment cool de remettre 300 dollars🤪 , alors que cela faisait à peine 1heure que vous venions d'arriver sur le sol Américain!! Avez vous connu le même souci? Bonne soirée Delphine
Sur les routes d'Europe English translation pending
by Noiramc · 2009-10-01 · 11 replies
allez je me lance...voilà mon carnet de route de cet été , version intégrale ( désolée c'est un peu long...). Traversée de l'Europe, de la France à la Moldavie en stop. Tous les commentaires sont les bienvenus! Merci Marion

Sur les routes d’Europe

Prélude au voyage

Et voilà, c’est parti pour un nouveau voyage, une nouvelle aventure…je crois que je ne peux plus m’en passer ! Sitôt retournée sur les bancs de la fac je pensais déjà au prochain été, à mon prochain voyage. Ce ne sont pas les destinations qui manquent, ni les idées ! L’Asie du Sud-est, le Népal, le Tibet, l’Ouzbékistan, le Kirghizstan, l’Amérique du Sud, l’Irlande….autant de pays qui me font rêver ! En fait je crois que peut importe la destination, l’essentiel c’est d’en rêver, d’en avoir envie, d’y penser jour et nuit avant le départ puis de concrétiser son rêve, de venir à bout de son projet et de revenir des étoiles plein la tête.

J’avais également envie de travailler dans une réserve naturelle, comme l’année dernière, mais à l’étranger cette fois. En Roumanie, dans les Carpates ou dans le delta du Danube…. Et puis une idée a commencé à germer dans ma tête : en Roumanie, j’irais en stop, pour traverser tous les pays, les ressentir au fond de moi, pour faire des rencontres…et puis une fois en Roumanie je travaillerais quelques semaines dans une réserve. J’avais envie d’aller en Slovénie pour rendre visite à des amies rencontrées en Irlande, ça serait l’occasion !

C’est donc parti pour les recherches sur Internet, le début de l’aventure….mais je n’arrive pas à trouver de réserves qui recherchent des bénévoles, encore moins qui ne parlent pas un mot de roumain ! J’abandonne donc l’idée, mais le projet de traverser l’Europe en stop reste bien ancré dans ma tête et ne veut pas en sortir, je ne sais pas pourquoi…pourtant je n’ai jamais fait de stop, même en France, alors se lancer dans un tel projet….Mais c’est impossible d’arrêter un rêve, et celui là est trop bien implanté, comme une adventice tenace que même la raison, puissant désherbant, ne saurait en venir à bout ! J’en parle donc à Elise, car je ne veux pas me lancer sur les routes toute seule. Et puis le voyage seule, j’adore, cela permet une liberté totale, des rencontres plus fortes, mais le voyage à deux, cela a ses avantages aussi…c’est plus rassurant, cela permet d’être moins tout le temps aux aguets, de se reposer un peu sur l’autre, et puis de partager une aventure à deux !

Elise est d’accord, elle aussi a envie d’aventures et puis la Roumanie c’est son pays de cœur….

Ne reste plus qu’à tout organiser. Entre mes dates d’examens, son boulot, mon boulot, nos recherches d’appart, on arrive à caser 5 semaines entre juin et juillet.

Le projet mûrit, on a envie d’aller dans les Balkans aussi, et puis Elise continuerait bien jusqu’en Moldavie, retourner là où elle a vécu un an, raviver les souvenirs et revoir des amis.

Mais cinq semaines c’est court, très court : il faut faire des choix…on décide de sélectionner des pays où on a envie de rester et d’autres que l’on traversera juste. Le choix se fait naturellement : la Slovénie, pour ses rivières et pour le parc national du Triglav. La Bosnie, pays mystérieux dont le nom a des consonances amères de guerre, dont on veut mieux comprendre l’histoire. Et puis la Roumanie, les Carpates …

Quelques recherches pour trouver des gens pour nous héberger, mais sans plus : on a la tente, on veut être autonome le plus possible.

Et puis voila, entre les cours, les exams, un soir, on y est, on part demain matin. Les sacs sont faits, on fait encore quelques recherches, on parle et on s’endort, demain débute l’aventure !

Lundi 8 Juin 2009 : « Un chemin de mille lieues commence toujours par un premier pas » Lao Tseu

C’est sous un ciel nuageux que notre aventure commence. Les sacs ne sont pas trop lourds, on a réduit au maximum les affaires, encore que l’on a réalisé au cours du voyage que l’on aurait encore pu réduire plus…

Derniers préparatifs juste avant le départ, on prend un bout de carton, premier parmi des centaines, Elise me conseille de prendre un pantalon imperméable, impossible de le trouver, ce n’est pas grave, je pars sans…je le regretterai bien par la suite !

Papa nous amène au premier péage sur l’autoroute, en direction de Lyon. Pas d’angoisse, pas de stress, juste de l’excitation…voilà bien longtemps que je rêve de ce voyage et nous y voilà ! Voyager à deux enlève un peu de peur, ce n’est pas plus mal pour moi, grande stressée de la vie !

Donc nous voilà à ce péage, on se demande combien de temps on va attendre avant qu’on nous prenne, c’est un peu comme si tout dépendait de ce moment là…si on met quatre heures à décoller de Clermont-Ferrand, cela remet un peu en jeu notre périple.

Mais les craintes sont infondées car à peine cinq minutes après que l’on ai commencé à tendre fièrement le pouce et quelques sourires désolés de routiers, un homme s’arrête. Il va à Lyon, c’est bon pour nous ! Ce père de famille, ingénieur en électroménager suit une formation développement durable à Paris, vit à Orléans et travaille à Lyon. Un habitué de la route, quoi ! Il s’était levé très tôt ce matin pour arriver à son boulot à Lyon en début de matinée, mais ce n’était pas son jour : il avait fermé sa voiture en laissant les clés à l’intérieur et ne pouvait donc pas partir...déjà en retard à son boulot, ayant annulé tous ses rendez-vous, il fait un petit crochet pour nous déposer sur une aire d’autoroute à 80 kilomètres de Chambéry.

On casse la croûte dans un coin d’herbe après avoir cherché partout un ouvre boite pour ouvrir notre conserve de rillettes…finalement c’est un vieux monsieur dans un camping-car qui manque se couper la main en l’ouvrant avec un couteau et une pierre….ah ben oui cette technique est assez efficace aussi…

On retourne sur la route, avec un nouveau panneau « Chambéry- Aix les Bains ». Là également une voiture s’arrête très rapidement. Un beau monsieur en uniforme s’arrête : c’est un pilote d’avion. Ouah…pilote d’avion !!! La classe !!! On discute de son boulot, de la société, de politique (un peu)…comme il dit « on refait le monde, il ne manque plus que les bières ! »

On arrive à 14h30 à Aix les Bains : on ne pensait vraiment pas arriver si tôt, on a eu une chance incroyable ! On va déposer nos sacs chez Ives et Isabelle, l’oncle et la tante d’Elise, chez qui on passera notre première nuit.

On va visiter la ville, c’est charmant, il y a un bal musette dans un parc, on y reste un moment en attendant de retrouver Anna et Antoine son amoureux…On va boire un coup, bières blanche, blonde, Monaco et bière cerise…on parle notes : et oui Anna m’apprend qu’on vient d’avoir nos résultats : c’est bon j’ai mon année !

J’ai laissé tous les dossiers de Master à mes parents pour qu’ils les envoient mais je ne suis toujours pas décidée de ce que je vais faire l’année prochaine…peut être ce voyage me portera conseil, j’en doute, moi et mon avenir c’est quelque chose de très flou dont je n’aime pas trop penser !

Petite virée rapide au bord du lac du Bourget puis Anna nous ramène chez l’oncle et la tante d’Elise. C’est peut être la dernière fois que je la vois, Anna, l’année prochaine on va tous être éparpillés au quatre coins de la France et on ne se reverra sûrement pas très souvent…c’est dommage, on s’entendait tous bien dans cette promo, mais le changement c’est bien aussi !

Isabelle nous prépare une bonne soupe, on fait un tour sur Internet pour choisir nos futurs hôtes … « Ah oui, lui il est mignon… », « Ah non il est trop jeune », « Lui il fait peur et puis il est vieux en plus », « Ouais mais là y’a plus personne alors tampis on tente ! » Ah Ah, durs choix ! Surtout qu’on ne sait jamais trop quoi dire aux gens pour les dates : le stop, c’est imprévisible, mais comme on a la tente on ne se stresse pas trop !

Isabelle veut regarder « Autant en emporte le vent » à la télé. Fidèle au livre, le film est incroyablement long et assez « boring », nos yeux se ferment, on finit par aller se coucher.

Mardi 9 Juin 2009 : petit aperçu de la Suisse

Douche, visite de l’immense jardin d’Yves et Isabelle, on voulait partir tôt mais on s’éternise un peu…ce sera comme ça pendant tout le voyage, on met le réveil tôt mais on ne part que trois heures après, le temps de prendre un dernier café, de dire au revoir…

Isabelle nous amène au péage pour aller en direction de Bern. Dernières recommandations :

« Faites attention, hein, et si jamais vous avez besoin d’argent, vous demander, tenez, voilà de quoi vous payer un café … » et elle nous tend un billet de 20 euros !

Au début du péage, avec notre panneau « Annecy Genève ». Après même pas cinq minutes d’attente, un jeune routier s’arrête. Il est marrant, téléphone à son pote « Et devine quoi, j’ai deux autostoppeuses ! Ben ouais qu’est ce que tu veux, c’est ça la chance, je sais pas comment tu te débrouilles…attends tu me crois pas ? J’vais les prendre en photos » « Ca vous dérange pas les filles si j’vous prend en photo ? Sinon il me croira pas ! »

Il sort son portable, nous prend, retéléphone, regarde sa carte, fait des grands écarts vers le fossé, reprend le volant à la dernière seconde…youhou c’est la fête!

Il nous dépose à la sortie de l’autoroute, vers Annecy. On est prise par une dame en minibus qui nous approche de Genève. Elle est gentille mais nous dépose dans un carrefour pas possible, super dangereux : il y a des routes qui se croisent de partout, les voitures roulent hyper vite et il n’y a pas de bas coté pour s’arrêter…super, on a peur de créer un accident, et puis les gens ne s’arrêteront jamais !!!

Mais le voyage nous apprendra qu’il ne faut jamais dire jamais et que c’est toujours au moment où l’on commence à se décourager que tout s’arrange. En fait on attend juste une demi heure mais comparé aux cinq minutes auxquelles on s’était habitué on trouve ça super long ! Par la suite on apprendra à être plus patientes…

Bref, heureusement, Juliette, dans sa petite voiture automatique, voyageuse dans l’âme, prend le risque de s’arrêter et nous dépose à Genève, en faisant même un détour pour nous amener vers la bonne route. Hey, nous voilà en Suisse, déjà !!!!

Pause casse croûte vers le Lac Léman, il fait beau, Elise donne à manger aux pigeons.

Sur la route, en direction de Lausanne. Personne ne s’arrête, les voitures tracent, certaines personnes nous font un petit sourire ironique….pff…aucune pitié vraiment !!! Y’a des fois on a vraiment l’impression de faire l’animation du quartier…au moins on sert à quelque chose !

Au bout d’un moment un gars s’arrête, il nous dit qu’il peut nous amener quelques mètres plus loin, où les voitures s’arrêteront plus facilement. On grimpe dans sa belle voiture, vitres tintées, il bosse à l’ONU. On aura vraiment été prises par tous les types de personnes !

Il avait raison…à peine le pouce tendu dans ce nouvel endroit un camion s’arrête. Memet, turque, qui transporte des kebabs (le gros cliché…) peut nous déposer à Bern. On parle mi-allemand, mi-français, il est sympa, on file à travers la Suisse sous un beau soleil, les Alpes sur la droite, le lac Léman sur la gauche, tellement grand qu’on croirait la mer. La musique dans le camion, je me sens vivante, heureuse d’être là, dans ce camion, à ce moment précis….Memet insiste pour nous offrir des glaces et des boissons sur une aire d’autoroute, on est un peu gênées par sa gentillesse. A la suite du voyage on nous aura tellement donné et offert que l’on ne sera plus du tout gênées !!

On arrive à Bern, on fait la sieste dans un parc, j’écris dans mon carnet. Elise se moque un peu de moi mais au final à la fin du voyage elle sera autant à fond que moi pour rédiger chaque soir notre journée dans mon petit carnet et faire des commentaires. Moi ça me rappelle mes voyages Zellidja, c’est une habitude que j’ai prise, d’écrire mes voyages.

On appelle Myriam et Steph, nos hôtes de ce soir, on les rejoint dans une heure, en attendant courses, échange de monnaie et balade dans Bern. La capitale de la Suisse, où les voitures anticipent lorsqu’un piéton ou un cycliste veulent traverser une rue. Je n’ai jamais vu ça, comme les automobilistes sont polis et partagent la voie avec les autres usagers.

On prépare le repas avec Steph, on mange sur le balcon. C’est un couple adorable, très ouvert, on se sent tout de suit très à l’aise. Ils ont beaucoup voyagé, on passe la soirée à partager nos expériences, nos aventures. Steph philosophe « dans un voyage, l’essentiel, c’est d’être conscient du danger, il en est ainsi diminué de moitié »

Et oui, on en est conscientes, ce qu’on entreprend est un peu risqué mais justement, on anticipe le danger, alors rien ne devrait nous arriver ! Croisons les doigts !

Mercredi 10 Juin 2009: Salzburg….yes we can!

Réveil très matinal : on a un long trajet à faire : ambitieuses, on voudrait arriver à Salzburg ce soir, soit environ 600 kilomètres. On arrive assez rapidement vers Zurich, grâce à un vieux couple, le mec sympa mais la femme un peu sèche qui n’a pas l’air d’apprécier notre compagnie. Ils nous déposent sur une aire d’autoroute. De là on veut aller à Saint Gallen, vers la frontière autrichienne. Saint Gallen…ah on s’en souviendra ! Ca a l’air d’être la destination où personne ne va ! Un endroit écrit sur une carte mais où personne n’habite, où personne ne se rend… Saint Gallen, le Saint Graal de deux jeunes voyageuses, un endroit qu’on espère, auquel on aspire, mais dont on ne sait vraiment si on y arrivera un jour…

C’est notre première petite galère de voyage.

On attend environ une heure, personne ne nous prend, d’un coté très peu de personnes s’arrêtent sur cette aire…on désespère un peu quand arrive un camion. Moises a pitié, il ne peut pas nous amener à Saint Gallen car il doit bosser mais il peut nous amener vers l’aéroport, il pense que de là on aura plus de chance. Bon de toute façon ça ne peut pas être pire qu’ici …On partage un bout de pain, du jambon, Moises repart et nous laisse vers cet aéroport. Franchement, c’est pas mieux…les minutes passent, personne ne semble aller jusqu’à Saint Gallen et puis c’est un peu dangereux ici, les voitures roulent vite, on peut provoquer un accident en distrayant les conducteurs…Au bout d’une heure on est toujours plantées là, il faut chaud. Moises revient, il voulait vérifier que l’on était bien parties…eh ben non…

En fait apparemment il y a un accident en plus sur l’autoroute qui mène à Saint Gallen, des gros bouchons…on n’est pas arrivées à Salzburg !!!!!!!!

Moises nous offre à boire et nous propose de nous amener encore un peu plus loin, il n’a pas trop le temps mais contourne le bouchon par des petites routes et nous dépose sur une aire, en nous souhaitant bonne chance. Et recommence l’attente, interminable…peut être que quand Moises aura finit son boulot, ce soir, il nous retrouvera encore ici, complètement déshydratées !

On nous avait prévenu, la Suisse en stop, c’est un bourbier…ouais ben on voit ça !! Pour l’instant à chaque fois c’est plus d’une heure d’attente pour 15 minutes de route, et encore grâce à Moises ! On est de moins en moins motivées, on tend notre pancarte nonchalamment, à moitié assises…on chante pour s’occuper.

On va voir les voitures, les camions, on les aborde, pour leur demander si ils y vont, eux, dans ce foutu Saint Gallen !

Au moment où on se demande vraiment si notre aventure ne va pas se terminer là, en Suisse, à quelques kilomètres de la frontière autrichienne, un mec s’arrête : danseur professionnel (de salsa en plus !!), il a un entraînement ce soir à Saint Gallen ! YAHOU !!!!! Comme quoi ce n’est pas une ville fantôme !!!!

La musique à fond dans la voiture : Amy Macdonald, This is the life. Ben ouais c’est ça la vie, c’est ça les voyages : les galères, et ensuite l’explosion de bonheur quand on sort enfin de ce pétrin ! Je me sens revivre, j’ai envie de rire, de danser, de chanter, d’embrasser ce gars qui nous amène à Saint Gallen que nous essayons d’atteindre depuis plus de quatre heures ! Les paroles de la musique semblent écrites pour nous « Where you gonna go, where you gonna go, where you gonna sleep tonight?”

Ben on n’en sait rien où on va dormir ce soir et je m’en fous! Ca m’étonne même…moi qui aime généralement que tout soit prévu, planifié, là je m’en fiche, on dormira là où on pourra, on verra bien ! Sûrement pas à Salzburg, quoique l’espoir fait vivre…

A Saint Gallen, enfin. On refait une pancarte : Österreich, rien que ça !! Deux femmes, une serbe, une croate, s’arrêtent très vite. Elles parlent allemand, c’est dur de s’y remettre. Il ne reste plus grand-chose de nos sept ans d’allemand, déjà qu’à l’époque le niveau n’était pas bien haut…mais peu à peu les mots nous reviennent, on arrive à bredouiller quelques phrases. Mais pourquoi est ce qu’on apprend des trucs débiles au collège, genre « Wo ist Strubbel, das Meerschweinchen ? Er ist hier, in garden ! » Enfin bon le genre de phrase qu’on ne ressortira jamais de notre vie…

Enfin elles sont gentilles comme tout, on traverse des villages, des pâtures, Bodensee à notre gauche…et on arrive en Autriche ! Il est 16 heures : plus de huit heures pour traverser la Suisse….

Sonja et son amie nous déposent à la frontière, nous couvrent de baiser, nous disent de repasser au retour (Nein, wir konnen nicht, schade, zuruck mit bus…ouais bon on se débrouille comme on peut !!), elles nous disent de bien faire attention à nous, et nous donnent chacune 20 francs suisses, soit l’équivalent de 30 euros !! De vraies mères, elles nous expliquent qu’elles ont des enfants, donc ça les inquiètes un peu de nous laisser partir…

Ah, la frontière autrichienne, on l’a rêvé, espéré, on y est ! Enfin ! Les dernières rencontres nous ont reboosté. Pause chocolat (bah ouais, c’est de la région quand même), remplir les bouteilles d’eau, toilettes dans un bar…and let’s go !

On revoit à la baisse notre objectif de ce soir : Salzburg c’est impossible, on se rabat sur Innsbruck, qui est quand même assez loin. On décide d’avancer de villages en villages, il y a bien une autoroute directement pour Innsbruck mais on a l’impression que les gens n’y vont pas…du moins personne ne s’arrête. On prend plusieurs voitures qui nous avancent à chaque fois de quelques kilomètres, jusqu’à la prochaine ville…on va de l’homme d’affaire, au jeune étudiant, à la mère qui nous parle sans arrêt de sa fille qui est chanteuse, à Tania, qui va rejoindre son copain en Italie.

Tania nous avance bien, puis nous dépose à un péage d’autoroute, elle prend une autre direction. On est crevées, il est tard, il y a une petite étendue d’herbe à coté du péage où notre tente se plairait bien, il y a des WC, c’est parfait…on décide donc de passer la nuit ici, à coté de l’autoroute, notre petite tente dominée par les montagnes, on est pas mal, juste un peu à la vue de tous les gens, qui doivent penser que c’est un endroit assez bizarre pour bivouaquer…

On continuera sur Innsbruck demain.

Jeudi 11 Juin 2009 : Ville romantique, ville d’artiste, Salzburg !

Réveil matinal sous un ciel brumeux et une petite pluie fine. Il a fait froid, je n’ai pas très bien dormi malgré mes pulls et mes chaussettes de laine…

On plie la tente, et c’est parti mon kiki ! Une voiture s’arrête vite fait, elle peut nous amener à Innsbruck et en discutant un peu on se rend compte qu’elle passe même par Salzburg, comme elle va à Vienne ! La chance nous sourit, surtout qu’avec ce temps ce n’est pas très agréable d’attendre des heures sur le bord de la route…

Grosse sieste, on se laisse bercer par le mouvement de la voiture.

De nouveau sur une aire d’autoroute, à quelques kilomètres de Salzburg. La petite bruine de ce matin s’est transformée en grosse pluie, on se réfugie dans la station service en attendant une accalmie. Mais le temps ne se décidant pas à changer, on se motive quand même pour essayer le stop. En mois de cinq minutes je suis trempée, je regrette mon pantalon K-way, mes chaussures ne sont pas du tout étanches et mon imperméable n’est pas très étanche lui non plus. Super….C’est trop bête de rester coincées là, à quelques kilomètres de notre objectif…Notre panneau « Salzburg….yes you can !! » est en piteux état.

On arrive dans le centre de Salzburg avec un gentil monsieur qui a fait un détour. C’est beau, la ville est traversée par la Salzach, dominée par la forteresse et les montagnes. Ville d’artiste, où Mozart est né. Beaucoup de touristes mais pas de voitures : on se déplace à pied ou à vélo, trop bien !

On rencontre Pamina, une amie d’Elise qu’elle avait rencontrée en Moldavie. Elle nous fait visiter Salzburg à vélo, on monte à la forteresse, puis on va manger dans un petit resto thaïlandais. Le temps est lunatique : averses, soleil, averses, ce qui nous permettra de voir un magnifique arc en soleil tandis que le soleil se couche et illumine la forteresse. C’est beau !

PHOTO 1

On accompagne Pamina à son entraînement de gym, puis son père nous guide dans Salzburg, ville dont il est follement amoureux. Il nous raconte l’histoire de cette ville, qui a fait richesse sur le commerce du sel, l’histoire de chaque statue, de chaque bâtiment…

C’est une famille d’artiste dans une ville d’artiste : Pamina danse, peint, fait de l’acrobatie ; son père est acteur et chanteur d’opéra…

Originaires de Pologne, il nous prouve les similarités entre cette langue et le français… Enfin disons que certains mots sont communs mais ne veulent absolument pas dire la même chose. Meilleur exemple, Baisemoncu, qui veut dire farine en polonais. Toujours bon à savoir !

Vendredi 12 Juin 2009 : On veut garder nos reins !

Petit déjeuner gargantuesque préparé par le papa de Pamina : œufs, pain, fromage, confiture…et en cadeau, pour chacune, une petite boussole. Pour pas que l’on se perde, c’est gentil…encore faut il savoir s’en servir, ce qui n’est pas mon cas. Elise s’amusera à la sortir pendant tout le voyage, pour repérer le chemin vers la Moldavie…

Il nous dépose sur une aire d’autoroute en direction de Villach, vers la frontière slovène. Il n’y a pas beaucoup de personnes qui s’arrêtent sur cette aire alors on décide de remonter un peu sur l’autoroute pour que les gens nous voient et s’arrêtent. On est vite repérées par des policiers, qui nous font signe de les rejoindre sur l’aire…on retient un fou rire en s’avançant, ils contrôlent nos passeports, nous parlent allemand « Es ist verboten !!!! », on fait style qu’on ne comprend pas, on leur fait des yeux tout innocents…Ils nous rendent nos passeports, après encore un peu de morale. Oui bon ok ce n’était vraiment pas très prudent mais on ne va pas rester sur cette aire toute la journée ! Ils repartent, ils auraient au moins pu nous amener plus loin à un meilleur endroit!!

Enfin bref, du coup on va demander directement aux gens sur l’aire, si on les prend à parti, il y a plus de chance qu’ils nous prenne…

Un couple de petit vieux a pitié. Ils nous parlent allemand, on essaye de leur expliquer où on veut aller (non, on ne veut pas aller dans le centre de Villach, juste à coté, en direction de la Slovénie), ils ne comprennent rien, on ne comprend rien, c’est un peu un dialogue de sourd mais c’est marrant ! Ils nous déposent sur une petite route aux alentours de Villach, en nous tendant un billet de 20 euros ! Non mais on doit vraiment faire pitié…pour l’instant on a plus de recettes que de dépenses, c’est hallucinant !

Il fait beau, on attend un bon moment au bord de la route mais ce n’est pas désagréable, on discute, il y a des fleurs, des papillons, les gens nous font des petits signes…

David, jeune slovène, nous embarque dans sa petite voiture. On parle de politique, d’économie, apparemment les prix en Slovénie ont également bien augmenté depuis le passage à l’euros…il nous raconte des histoires assez glauques, nous déconseille d’aller en Italie : là bas, selon lui, c’est monnaie courante que l’on kidnappe les enfants ou que l’on s’attaque aux routiers pendant leur sieste pour leur prendre leurs reins (« You wake up, you feel sick, you go to the doctor and he tells you that something is missing… ») Ah ben ouais c’est flippant mais ça ne se passe sûrement pas qu’en Italie ! On apprendra par la suite que les relations en la Slovénie et l’Italie sont assez tendues, ce qui explique ces paroles…

Enfin il continue « ben ouais, moi je pourrais être n’importe qui, vous ne savez pas, je pourrez tirez un bon prix de vos reins… » Ouais, so funny, il est sympa mais c’est pas hyper drôle ce genre de discussion, on sait que il y a un risque a faire du stop, pas la peine de nous le répéter…

On grimpe tout en haut d’une montagne, sa voiture peine, on redescend et nous voilà en Slovénie ! David nous amène jusqu’à Bled, nous laisse son numéro pour qu’on se voit ce soir…mouais…on en a pas follement envie…si c’est pour qu’il nous dise qu’il pourrait nous vendre à la mafia italienne ou autre…

Bled est un petit village autour d’un charmant lac à l’eau bleue pure, avec une petite île au milieu sur laquelle est implantée une église. Paysage de carte postale…

PHOTO 2

On va cacher la tente dans la foret, on allége nos sacs et on part se balader autour du lac. On s’allonge dans l’herbe, un peu de repos, ça fait du bien ! Le soleil joue avec les nuages, des gens font de la barque, les canards se disputent, de la musique vient chatouiller mes oreilles…que c’est bon d’être en vacances !!!

Concours de Sudoku, puis petit tour en ville. On tombe sur un charmant marché aux touristes, on papote avec les vendeurs. Internet café, puis il est l’heure de rentrer. On se presse un peu, la nuit tombe rapidement et il pleuviote. Le retrouvailles avec la tente sont laborieuses : on n’avait pas pris de repères, a part « bon alors y’a trois arbres disposés en triangle, un qui fait une fourche, et puis là y’a un bout de ferraille rouge… »

La galère, avec ma petite lampe de poche, pour fouiller toute la foret pour essayer de trouver ce bout de ferraille ! Heureusement, les lucioles dansaient dans le bois, lui donnant un aspect magique. Je n’avais jamais vu autant de lucioles de ma vie !!!

Elise vous dira que j’avais les pétoches…non, pas vraiment, mais je m’en voulais de pas avoir plus repéré les lieux…une forêt, c’est grand, et les arbres se ressemblent tous en fait !!! On s’en souviendra…

Samedi 13 Juin 2009 : Objectif lac

Au bord du lac Jézéro (sur 20), à Bohinj, un peu au Sud de Bled.

On savoure le soleil, la beauté du lac…on a mis tellement de temps à le trouver ce lac !! Après avoir caché nos affaires dans les broussailles on est parties sur des sentiers de rando pour aller au lac, à une dizaine de kilomètres. Il aura fallu cinq grand-mères, trois paysans, une adolescente, deux anglais de Manchester et un couple de slovène plus tard pour le trouver. On aura gagné un jus d’orange dans nos détours offert par une petite vieille, perdu quelques grammes, jouis de beaux paysages montagneux parsemés de chalets en bois…pas de regrets !

On apprendra par la suite que « Jezero » veut dire lac en slovène, ce qui explique les regards bizarres des gens quand on leur demandait le chemin pour aller au lac Jezero…

PHOTO 3

L’eau du lac est froide, mais Elise ne résiste pas à la tentation de faire une baignade éclair. Quand à moi je me lave juste les cheveux, en essayant de ne pas me mouiller le reste du corps, j’ai gardé mes vêtements, j’opère avec les bols en plastiques dans lesquels on se fait des bonnes salades de tomates-maïs …vous imaginez la scène ! On lave nos vêtements, j’ai encore l’impression qu’on fait l’animation pour les touristes…Glace, concours de sudoku acharné (j’ai gagné !!! winner, winner !!!), repos, puis on prend le chemin du retour. Je ne me souvenais pas que c’était aussi long…on raconte des histoires, moi la sorcière du placard au balais que je connais par cœur pour l’avoir si souvent entendue et si souvent racontée aux enfants ; Elise elle invente l’histoire de Smouffy l’écureuil à qui il manque une oreille et ses péripéties pour trouver le grand sage écureuil qui aura la réponse à ses questions…

On retrouve la tente cachée dans les broussailles sans difficulté et la plantons là, dans un petit espace herbeux à coté de la route, au bord d’une rivière, l’endroit parfait !

Dimanche 14 Juin 2009 : Les slovènes, un peuple en voie de disparition !

Démontage de la tente que l’on cache au même endroit qu’hier, toilette rapide dans la rivière (elle est froide !) et nous partons en balade. Il fait un soleil éclatant, le ciel est bleu, sans un nuage. Les fleurs dans la prairie sont comme milles tâches de couleur que les papillons butinent, les vaches paissent tranquillement, les paysans font les foins, ça sent bon l’herbe fraîchement coupée. Je voudrais habiter à la montagne plus tard…

On traverse quelques villages avec leurs charmantes petites églises, on suit des sentiers un peu au hasard après moult discussions concernant le chemin à prendre. Rien n’est indiqué, c’est au feeling, et on n’a décidément pas le même sens de l’orientation ! On coupe à travers champs, demandons notre chemin. Les foins sont mis à sécher sur des espèces d’échelles en bois.

Pause à midi au bord d’une rivière, on fait de la lessive puis on repart à Bohinj récupérer la tente. Surprise en arrivant : un pécheur est juste devant, bronzant à moitié à poil sur une chaise longue, et nous on sort nos mille cinq cent sacs des fougères juste devant ses yeux…burlesque, gros fou rire !

C’est reparti, on quitte Bohinj pour Tolmin. Je râle : une voiture tous les 10 minutes, on est pas arrivées !!! Elise fait le pari qu’on nous prend dans moins d’une demi-heure. Je suis sure de gagner, je m’assois sur mon sac, me tartine de crème solaire…moins de cinq minutes plus tard, deux jeunes slovènes, drôles et beaux, qui s’arrêtent. « You looked so desesperated… » Ouais bon ok j’ai perdu mon paris!

On se marre bien, il y aurait selon eux une nouvelle tendance selon laquelle de plus en plus de filles slovènes sont lesbiennes, donc les pauvres mâles n’arrivent plus à trouver femelle …les slovènes, une espèce en voie de disparition ? Histoire à suivre…

On traverse les rivières Jezera et Soca, l’eau est bleue mais d’un bleu laiteux incroyable, c’est irréel, je n’ai jamais vu ça !! Nos questions quand à l’origine de cette couleur resteront sans réponse…ou du moins si mais avec des réponses si différentes que l’on ne sait toujours pas laquelle est la bonne…voilà en bref quelques explications reçues :premièrement, ce serait dû aux arbres qui bordent le lac qui se reflètent dans l’eau ( explication stupide : tous les lacs qui sont bordés d’arbres n’ont pas cette couleur…bref), deuxièmement ce serait du aux roches calcaires de la région, et troisièmement au plancton ( ouais, mais phyto ou zooplancton ???)

Déçue que ma curiosité scientifique ne trouve pas de réponses valable, on décide d’en inventer une : la Slovénie a une surpopulation de vaches (profitant des niches écologiques libérées par la diminution de l’espèce humaine pour les raisons citées plus haut) et donc elles déversent leur surplus de lait dans la rivière (ben ouais, y’a plus assez de slovènes pour en boire, et les vaches ne régulent pas encore bien leur production), ce qui explique sa couleur bleu laiteux. Hum hum…

PHOTO 4

Campement un peu plus loin, au bord de la rivière. Repas salade-tomates-avocat, ça change de l’éternel pain-jambon-crème bonjour (genre de crème tartare que l’on trouvera partout en Europe de l’est) que l’on mange midi et soir depuis trois jours…

Concours de sudoku arrêté rapidement pour cause d’ennui profond (c’est quand même pas bien passionnant…) et d’éclairage insuffisant.

Elise dors à la belle étoile avec les lucioles, moi je préfère la tente, mon duvet n’est pas bien chaud !

Lundi 15 Juin 2009 : Pas de plage …

Voilà une semaine que notre périple a commencé : des centaines de photos, de rencontres, de sourires, des centaines de kilomètres, de villes traversées, quelques kilos en moins, quelques boutons de moustiques en plus…

J’adore le voyage, cette sensation de grande liberté, penser que l’on peut aller où on veut, avec notre maison sur le dos. On ne dépend de rien, à part de la volonté des gens, de leur gentillesse. J’ai l’impression d’être débarrassée de tout le stress, de toutes les choses qui nous conditionnent en France : la fac, le tram, les horaires…même la faim, sensation en fait dictée par notre estomac à heure fixe même sans réel besoin de nourriture, commence à disparaître. On ne mange pas grand-chose, et notre estomac s’est habitué à ce régime, on n’a pas faim, on ne pense pas à avoir faim !

On cache nos sacs dans les broussailles, on devient expert dans l’art du camouflage ! Petit déj en ville, dans un parc, où on est vite délogées par une horde de gamins surexcités. On décide de retourner vers nos sacs par des chemins détournés pour visiter Tolmin et ses environs. On se perd un peu ( étonnant) et atterrissons sur une charmante petite plage avec des statues sculptées dans du bois, une petite maisonnette, et cette eau, toujours si bleue, toujours si pure, mais si froide que l’on dirait que des milliers de couteaux nous transpercent les mollets…On longe la rivière, coupons par la forêt, traversons la rivière sur un pont, demandons mille fois notre chemin, faisons un peu d’escalade…et débarquons à Tolmin, vers là où on avait quitté après le petit déj…nous retournons à la tente par la route cette fois ci !

Nos deux mignons slovènes nous avaient vanté le très bon Kebab de Tolmin…on se fait plaisir, on veut voir si il est si bon que ça.

On repart le ventre plein en direction de la mer Adriatique, à Piran. Soleil implacable, on avance, lentement mais sûrement, de village en village (vous remarquerez l’utilisation du singulier…). Pour passer le temps on fait des sudoku en même temps que l’on fait du stop, c’est toute une technique ! On passe par un petit jeune, puis deux gars, puis un autre jeune qui nous parle de 2012, la fin du monde, des Illuminati…, puis un petit vieux et enfin un jeune rappeur peu bavard. Au fil des kilomètres on longe la Soca (ouah cette couleur, on le répétera jamais assez !!), on traverse des villages puis tandis que l’on se rapproche de la mer les montagnes et les forets de hêtres laissent la place aux pins maritime et aux roches affleurantes couleur claire. L’influence de la mer se fait sentir, en une centaine de kilomètres on a complètement changé de paysages ! La Slovénie est un tout petit pays plein de contrastes !

Le rappeur nous laisse à la gare routière de Koper. On est à une dizaine de kilomètres de Piran, on est fatiguées et pressées d’arriver à la mer, on prend un bus …on arrive au coucher de soleil, sur la mer, c’est beau, y’a pas à dire !

On rêvait d’une petite plage tranquille où on pourrait dormir à la belle étoile…mais pas de ça ici ! Ce ne sont que des digues, des rochers…problème ! Piran est touristique, on est entourées d’hôtel quatre étoiles et de casino. Il fait nuit, où va-t-on dormir ??

Après plusieurs repérages de bout de terre, ou d’herbe à peu près plats (genre dans des bosquets ou dans le parc d’un casino…) on finit pas trouver un parc. On décide de dormir à la belle étoile ici ; j’ai un peu peur qu’on se fasse emmerdées, on est à cinq mètres d’un hôtel, on a vue sur les salles de bain, on s’est déjà fait repérées ! Les gens de l’hôtel nous regardent à travers les rideaux tandis qu’on étale la couverture de survie, sortons nos sacs de couchages, et mangeons notre pain à la lueur d’un réverbère.

Néanmoins la nuit s’annonce belle, les étoiles brillent sous le ciel. La journée a été fatigante, beaucoup de soleil, d’attente, mais de nombreux fous rires !

Mardi 16 Juin 2009 : vive le couscous…

Réveil matinal, la nuit a été courte. Je n’ai dormi que d’une seule oreille, guettant le moindre bruit, le moindre mouvement, me redressant au bruit d’une feuille qui tombe, au froissement de la couverture de survie, à la course d’un lapin.

On dépose les sacs dans un café et partons se balader dans Piran. Lorsqu’on quitte le centre avec ses hôtels et ses casinos, Piran est une jolie petite ville aux maisons aux façades ocre et sable. Des allures de petite Venise, c’est vraiment le sud, le linge étendu sur la terrasse, c’est joli…

On s’allonge au bord de la mer sur des rochers, il fait chaud, l’eau est bonne, mais les maillots de bain sont restés dans nos sacs, tant pis.

Un bon melon dégusté sur les digues et c’est reparti, on quitte déjà la mer, on part vers Divaca, petite ville en direction de Ljubljana où se trouvent des grottes.

Il fait lourd, c’est fatigant de faire du stop sous ce soleil ! Après trois gars un peu louches (dont un qui n’arrête pas de me toucher le nez…je réveille vite Elise qui dort au fond de la voiture et on sort assez vite) on arrive vers Divaca. On ne s’installe pas très loin de la route mais on est cachées par des taillis, on se trouve à proximité d’une forêt. Le sol est assez cabossé mais on est trop fatiguées pour chercher un autre endroit, on a juste envie de se reposer ! Les chênes nous font de l’ombrage, les fourmis et araignées nous escaladent tandis que l’on fait la sieste.

Elise dort encore, je vais me promener dans la forêt. Des papillons s’envolent à chacun de mes pas tandis que les zygènes, imperturbables, continuent de s’accoupler sur les fleurs. Les fleurs sont belles, je prend plein de photos, mon coté biologiste ressurgit !

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Pour changer un peu de l’éternel pain-fromage, on a acheté du couscous. L’eau est brûlante avec ce soleil, ça devrait faire l’affaire. Sauf que…on a très peu d’eau, on mange le couscous à peine gonflé avec une sauce au poivron, vraiment pas fameux !!

On s’endort à la belle étoile. Au milieu de la nuit le vent se lève, des éclairs illuminent le ciel, l’orage n’est pas loin. On plante la tente rapidement et nous rendormons à l’abri.

Mercredi 17 Juin 2009: du lac des cygnes au rock de Metelkova.

Les grottes de Skocjanske (nom imprononçable !) se trouvent à quelques kilomètres de là où on a passé la nuit. On fait du stop mais on n’est pas très motivées, si une voiture ne nous prend pas dans une demi heure, on n’y va pas ! Mais le sort en décide autrement, une voiture nous amène directement aux grottes. Toilette et vaisselle des bols dans les WC publiques, et c’est parti, on suit le guide avec d’autres touristes, la plupart anglais. La guide parle seulement en anglais, elle ne traduit même pas en slovène, c’est quelque chose que l’on ne verrait pas en France !

Ce site classé de l’UNESCO est impressionnant, des kilomètres de souterrain, des cascades, des stalactites et stalagmites…on ne comprend pas toutes les explications mais bon !

On repart en début d’après-midi pour Ljubljana dans un camion. Ne pouvant pas rentrer dans la capitale le camion nous dépose à quelques kilomètres du centre ville. Il nous faut marcher. Les chaussures de marche neuves d’Elise lui font des ampoules, et mon sac me lacère les épaules. On devient irascibles, c’est fou comme la fatigue, le poids d’un sac ou la chaleur peuvent changer le comportement des gens. Je ne suis pas patiente, je marche vite, on serra plus vite arrivées comme ça. Un arrêt de dix secondes pour traverser une rue m’énerve, c’est dix secondes de trop à porter ce fichu sac. Je ne parle pas, je trace. J’ai l’impression que mes jambes faiblissent, tremblent, que mes genoux travaillent trop, que ma colonne vertébrale n’apprécie pas ce que je lui fait faire. Le mental, tout est dans le mental.

Allez Elise, remet un pansement, serre les dents, on arrive !

On retrouve Nezka, rencontrée en Irlande durant mon séjour en temps qu’au pair. Cela fait deux ans que l’on ne s’était pas vu, en Irlande on n’avait jamais passé trop de temps ensemble, mais le courant passe très bien, cette fille est géniale !

Nezka… Elle a l’air d’une enfant dans sa petite chemise rose boutonnée, d’une enfant bien sage, posée, tranquille. Mais elle a de la force, du courage et de la volonté. Une grande intelligence aussi. Elle s’intéresse à plein de choses. Elle partira cet été toute seule, voyager en train vers l’Europe du nord et de l’ouest. Nous n’aurons malheureusement pas l’occasion de nous croiser.

Un petit extrait de ses pensées : « At the moment I don't want to go in a relationship yet because maybe I enjoy too much my single life but I leave all paths open. Sometimes I still get very lonely and it is then that I start to think about boys seriously or at least daydreaming which is my favourite habit:) I don't have problems with that, I learnt to make difference between dreams that are just dreams and dreams that may come true one day and are the thing for which is worth living. And isn't life all about that??:) For myself I wish to live happy life, to be myself as much as I can and find some occupation which would satisfy me.

J’aime sa façon de penser…

On dépose nos sacs dans sa chambre étudiante, avec 3 lits, on prend une bonne douche (cela faisait 6 jours que l’on en avait pas pris, on commençait à vraiment puer !!), on lave nos vêtements : ouah, ça fait du bien !

Enfin propres, rafraîchies, on part dîner puis visiter la forteresse qui domine Ljubljana. La nuit tombe, les lucioles brillent, de la musique classique est jouée dans le centre ville : elle provient d’un ballet joué en plein air. On va y faire un tour, c’est le lac des cygnes de Tchaïkovski. Les ballerines dansent superbement bien, les gens regardent, de tout âges, de tous milieux, ce spectacle plein air est une superbe idée : peu de gens auraient l’idée ou l’argent pour aller voir un ballet et là cela permet de faire partager cette culture avec tout le monde.

A la fin du spectacle on part à Mételkova, un squat en plein cœur de Ljubljana, dont certains bâtiments ont maintenant un statut légal. Centre culturel indépendant où se retrouvent plusieurs groupes et associations, où se déroulent des concerts, des événements festifs et culturels, c’est énorme, grandiose. Elise et moi ayant fréquenté un peu les squats de Clermont, on est impressionnées par celui-ci, par sa taille et son organisation.

On assiste à deux concerts, buvons quelques bières puis crevées allons nous coucher, dans un bon lit moelleux !

Jeudi 18 Juin 2009 : C’est reparti, pour Maribor

Dur réveil après cette bonne nuit ! On traînasse au lit, finissons par nous lever, on visite un peu Ljubljana. Cette ville m’enchante, il y a l’air de s’y passer plein de trucs, une ville étudiante qui bouge bien…enfin d’un coté c’est la capitale, c’est normal !

J’aimerais rester plus longtemps, Nezka est adorable, et j’en ai un peu marre de bouger tous les jours, c’est fatigant, j’ai l’impression de tout survoler…surtout en Slovénie, on a vraiment fait du stop tous les jours !…mais non c’est reparti, Blanka nous attend à Maribor ! Blanka, c’est ma petite slovène, rencontrée en Irlande elle aussi. Ma meilleur amie pendant mes premiers mois comme au pair, quand je ne parlais pas encore bien anglais. C’est elle qui a eu la patience de m’écouter alors que je ne pouvais pas aligner trois mots sans fautes, on passait tous nos week end ensemble, on est allées a Dublin, on a visité Cork en long en large et en travers pendant les longues après midi pluvieuses d’hiver…bref, elle m’a manqué, mais je me demande si le courant passera aussi bien cette fois-ci…

On prend un bus pour sortir de la ville, et nous retrouvons dans un carrefour juste avant l’autoroute pour Maribor, l’endroit pas tip top pour que les voitures s’arrêtent mais on a désormais un dicton d’auto-stoppeur « si les voitures veulent vraiment s’arrêter, elles le pourront toujours ! »

Une dame nous prend, ne parlant ni anglais ni allemand. On ne parle pas, mais des fois ça fait du bien de ne pas être obligées de faire la conversation…conversation d’ailleurs assez souvent superflu avec les gens qui nous prennent en stop, entre autre à cause de la barrière de la langue. On en a un peu marre de répéter tout le temps la même chose : on est étudiantes, moi en biologie, Elise va reprendre les études en septembre pour apprendre le français aux étrangers, on va jusqu’en Moldavie, 5 semaines, on habite à Clermont Ferrand, non, pas Paris, Clermont c’est plus au sud de Paris, juste in the middle of France, les pneus Michelin, vous connaissez ??

On a pensé à s’inventer une nouvelle vie, mais en fait on ne l’a jamais fait, peut être car on se dit que les gens qui nous prennent en stop ont le droit de savoir qui on est…encore que l’on trouve que juste parler de nos études c’est vachement réducteur pour connaître une personne…

Bref, la dame nous dépose directement à la gare de Maribor où l’on retrouve Blanka et son copain Marko. On va manger dans un resto mexicain puis manger une glace énorme !! Comme d’habitude je m’en mets partout et suis obligée d’aller me laver dans un bassin. Un jour, peut être, j’arriverais à manger une glace correctement…

On grimpe au sommet d’une colline pour avoir une vue d’ensemble de Maribor, on est devenues accro des points de vue avec Elise !

On rentre, discutons sur le balcon de choses et d’autres, de la Slovénie, des études, des voyages…

Vendredi 19 Juin 2009 : Une ville médiévale, des bières, une fiente de pigeon…mais pas de danse !

Petite grasse mat’, gros petit déj’, puis promenade dans Maribor et à la station de ski la plus proche où se déroule en ce moment même la coupe du monde de Mountain bike ! On assiste à l’entraînement, il fait une chaleur à mourir, on ne s’attarde pas trop.

On part dans l’après midi vers Ptuj. Aux revoirs à Blanka mais au final on a un peu hâte de partir…Blanka fait des études de médecine qui lui prennent beaucoup de temps et on sentait que le temps qu’elle passait avec nous était du temps en moins pour réviser et que ça la stressait un peu. Et puis la situation n’étant pas la même qu’en Irlande et ayant changées toutes les deux on avait moins de choses à se dire. Néanmoins j’étais bien contente de la revoir !

Ptuj est une petite ville médiévale plein de charme, des ruelles pavées, des maisons anciennes aux façades colorées, des parcs, la rivière, un château qui domine le tout. Le soir on assiste à un spectacle de jonglage et de musique orientale à la terrasse d’un bar. Je me fais chié dessus par un pigeon. Super, comme si j’avais des tonnes de fringues pour me changer…

On boit quelques bières, on a envie de danser, de discuter avec les jeunes du bar qui ont l’air bien sympa, mais on n’ose pas, on préférerait que ce soient eux qui viennent vers nous, mais faut pas rêver…comme personne ne danse on reste assises nous aussi, c’est un peu dommage.

Il est tard, on va récupérer la tente laissée dans des buissons dans le parc d’un monastère, parc où on avait prévu de passer la nuit. Mais il s’avère que ce parc est le lieu de rendez vous de tous les jeunes de la ville pour boire et fumer la nuit. Après avoir avalé rapidement un bout de pain à la lueur d’un réverbère, on part à la recherche d’un autre endroit où dormir.

Ce n’est pas facile, c’est soit trop visible, soit trop pentu… Elise planterait bien la tente n’importe où, dans des parcs à la vue de tous le monde, vers des lotissements, moi j’insiste pour que l’on se cache un peu plus. On finit par trouver une étendue d’herbe avec des arbres assez gros pour se cacher derrière et montons la tente à la lueur de ma petite lampe frontale.

Samedi 20 Juin 2009: bouillottes improvisées en Croatie

Réveil sous la pluie. La température a bien chuté, le moral aussi. On est déjà trempées à peine la tente pliée. Elise qui n’a que des grosses chaussures de marche et des sandales en cuir cassées, qu’elle s’est (enfin) décidée à jeter, voudrait trouver une autre paire de sandales. Shopping donc, elle finit par trouver des tongs en plastique, qu’elle ne mettra au final pas souvent car elles lui arrachent la peau des pieds !

Le stop sous la pluie….c’est jamais très agréable, mais là en plus on veut traverser la frontière avec la Croatie, et les frontières c’est toujours pénible à traverser !

On est trempées, gelées, on grelotte, personne ne s’arrête, d’un coté on dégouline tellement que je comprends que les gens soient réticents à nous voir grimper dans leur voiture !

J’ai perdu la housse étanche de mon sac, j’en fabrique une avec un sac poubelle, j’aimerai bien pouvoir m’enrober moi aussi dans des sacs poubelles !

Une dame nous amène à quelques kilomètres plus loin, à un rond point, on attend encore longtemps, puis deux jeunes nous font passer la frontière ! Nous voilà en Croatie mais on a tellement froid que l’on ne se réjouit même pas. Ils nous laissent juste après la douane, nous nous allons à Zagreb mais eux partent dans une autre direction…snif !

Ils nous offrent un parapluie, au moins on pourra se protéger un peu. C’est gentil….

Bon il y a des centaines de voitures qui passent par là, la plupart doivent aller jusqu’à Zagreb, on se dit que dans cinq minutes on sera au chaud dans une voiture ! Tu parles…les gens partent en vacances, les voitures sont blindées, personne ne s’arrête.

Attente interminable, je ne sens plus mes pieds, on ressemble à de vieilles serpillières dégoulinantes, notre carton « Zagreb » tombe en loque, se déchire…on est pathétiques ! Allez les gens, ayez pitié ! Merde ! Il y a des toilettes à la douane, on remplit nos bouteilles d’eau chaudes pour se faire des bouillottes, petit réconfort…

Mais malgré le froid et le découragement je ne donnerais ma place pour rien au monde, je ne voudrais être nulle part ailleurs. C’est ça que j’aime dans les voyages : on a faim, on a froid, on est malades, mais au moins on se sent libres, vivantes, et puis les galères c’est éphémère, et quel bonheur une fois que l’on s’en sort ! Car comme d’habitude on finit par tomber sur un ange gardien, Tina, qui téléphone même à nos hôtes de Zagreb et arrange un rendez vous. C’est ainsi que l’on retrouve Maya et son copain Zoran, qui nous conduisent chez eux, et nous laissent l’appart pour l’après-midi, eux ressortent. Douche chaude !!!!!!!

Maya est une fille pleine de vie, qui ne se sent chez elle nulle part. D’origine serbe elle ne se sent pas serbe pour autant, encore moins croate, elle déteste Zagreb, rêve d’autres horizons. Elle critique avec beaucoup d’humour la musique folk d’ex-Yougoslavie, où les jeunes dansent en boite les bras levés comme si ils étendaient du linge…ben moi j’aime bien cette musique !

Maya et Zoran nous font découvrir Zagreb by night, on va boire des bières dans un bar, Johnny Cash en fond. L’attente sous la pluie de cette après midi est totalement oublié, mes pieds sont au sec, je les ai enrobé de sacs plastiques.

Dimanche 21 Juin 2009 : Une fête de la musique…déconcertante

Bien dormi ! Zoran nous prépare un bon petit déjeuner, œufs, fromage, tomates, pain. On s’habitue aux petits déj salés, en fait c’est carrément bon !

Comme Maya part cette après midi en Allemagne elle ne peut pas nous héberger ce soir, on va donc chez un autre contact, Igor. Il part bosser mais nous laisse les clés de son appart, on y dépose nos sacs. C’est super gentil et juste ce que l’on voulait. Certains hôtes veulent des fois absolument tout faire avec nous, nous faire visiter, nous offrir à boire, et c’est parfois assez pesant. Aujourd’hui, on a juste envie de se balader tranquillement dans Zagreb et donc cette solution est parfaite !

On a envie de profiter de Zagreb, de passer une bonne soirée, peut être y a-t-il même des concerts, après tout c’est la fête de la musique en France ! Mais on déchante vite. On est dimanche, tout est fermé. On a presque plus d’argent croate, toutes les banques sont fermées, les magasins aussi. Il fait gris, il pleuviote, on tourne en rond dans la ville, on n’a pas d’argent pour manger, pour boire un café. Le moral n’est pas bien haut…notre plus longue rencontre avec un croate est de 3 minutes chrono, il nous demande si on « enjoy Zagreb ». Bof bof…

Enfin c’est ça aussi les voyages : des hauts, des bas, la fatigue, des coups de blues…toute l’énergie dépensée en Slovénie, à être à mille à l’heure tout le temps se fait sentir, on se sent épuisées, vidées. Mais je voudrais quand même danser, faire la fête, que cette journée vide se termine bien…mais il n’y a vraiment pas un chat dans cette ville, à part quelques touristes qui prennent en photo l’église dont nous squattons les marches, affalées. On chante sur le parvis de l’église, on fait notre propre fête de la musique, peut être nos voix séduiront un gentil croate…même pas ! Snif !

On erre dans Zagreb pour trouver un resto qui accepte les euros, on finit par aller dans un resto chinois. Nouilles et riz, cela faisait longtemps et ça fait du bien ! Il y a un feu d’artifices ce soir, assez tard, Elise serait relativement motivée pour y aller, moi je suis claquée, j’en ai marre…On décide de rentrer, un peu dépitées par cette journée.

Lundi 22 Juin 2009: il pleut, il pleut, bergère…

Le ciel est nuageux mais il ne pleut pas encore, on part rapidement, Igor dort encore. On s’en va comme des voleuses, en lui laissant les clés et un petit mot de remerciement.

Pas facile de sortir des grandes villes ! On prend le tram sur quelques arrêts, on marche un peu et on se retrouve à la sortie d’un rond-point, sur une trois voies : ce n’est vraiment pas le meilleur endroit pour faire du stop mais on ne voit pas trop où on pourrait aller !! Ne reste plus qu’à espérer qu’on ne provoque pas un accident !

Une voiture de police s’arrête à notre hauteur, contrôle des passeports…un rapide coup d’œil, quelques questions puis ils repartent aussi vite qu’ils étaient arrivés. Bizarre…ms au moins on a maintenant la certitude que les voitures peuvent s’arrêter si elles le veulent !!

Nos pronostiques en stop ne sont absolument jamais vérifiés : dans les endroits où les voitures peuvent s’arrêter facilement et où on pense que l’on va attendre 10 minutes maxi on peut parfois attendre des heures, et inversement quand on se retrouve dans des endroits pas possibles on attend parfois pas tant que ça…une voiture nous prend donc assez rapidement, c’est un jeune couple qui nous avaient vus mais n’avaient pas eu le temps de s’arrêter et qui ont donc fait demi tour exprès !

La femme a apparemment fait beaucoup de stop dans sa jeunesse. Elle sait ce que c’est…

Ils nous déposent à Karlovac, il pleut maintenant franchement.

On arrive à Slunj avec un vieux monsieur qui parle fort, on arrive à se comprendre avec nos quelques mots respectifs d’allemand.

La région de Karlovac était en première ligne pendant la guerre, les maisons ont gardé les traces des impacts des balles et les champs sont minés. A partir de ce monsieur, toutes les personnes que l’on croisera nous parleront de la guerre, cette putain de guerre qui est encore si présente, physiquement et moralement. On en prend un coup, on rentre dans la réalité. Le fait que l’on ne comprenne pas grand-chose à part « Krieg, War, Mines, Tot » rend ses mots encore plus fort. Lui était un ancien soldat, il sait de quoi il parle…

Comme on lui a expliqué qu’on voulait aller a Plitvice, endroit incontournable en Croatie, une succession de lacs et de cascades, mais qu’on était pas sures de faire la visite par cause de mauvais temps, il nous amène voir les cascades de Slunj, en répétant « Little Plitvice, little Plitvice ». Bon c’est vrai que c’est joli, ces little Plitvice !

On se balade dans Slunj, pic nique sous le toit d’un gymnase (il pleut toujours…), on longe une rivière en compagnie d’un petit chiot très affectif, qui nous suit partout. On le baptisera Slunj (original). On grimpe vers les ruines d’un château, château où Napoléon passait ses vacances ! Mais on n’est pas très rassurées, on s’est mis en tête qu’il y a avait des mines partout alors on ne préfère pas s’éloigner trop des sentiers !

Après un bon chocolat chaud dans le bar où on avait laissé nos affaires, on se motive, allez, c’est reparti, sous la pluie, oui, il faut y aller, courage, ouh c’est dur, allez, hop ça y est, on est dehors, ah, il fait froid !!!

Sous le regard amusé de l’épicier du coin on attend sous une petite pluie fine en dansant et en exécutant des pas de danse pour se réchauffer. Alors que j’étais en plein dans une Mazurka une voiture rouge s’arrêtent et en sortent deux hommes, la cinquantaine, barbus, genre sortant de la campagne. Je ne suis pas très rassurée, ils ont l’air un peu louches, il n’y a pas de porte à l’arrière et le fait qu’ils sortent une tronçonneuse de la voiture pour la mettre dans le coffre ne me met pas plus en confiance ! « Fur arbeit, fur arbeit », nous assurent-ils devant nos airs effrayés. Bon allez courage, on monte dans la voiture, il ne va rien nous arriver, on ne se fera pas couper en petit morceau !

Et oui on arrive vivantes et entières au parc de Plitvice, refusant l’invitation à dormir chez un des gars : non non, on préfère dormir dehors sous la tente, oui, même si il fait sacrement froid et qu’il pleut !!

Il est déjà 19 heures, la nuit tombe tôt aussi, on va dans la forêt, débroussaillons le terrain autant que possible à l’opinel et plantons la tente. La nuit va être froide, mes pieds sont déjà gelés, pourtant je les avait bien enrobés de sacs plastiques ce matin pour les préserver de l’humidité mais ça ne fait pas tout !

Elise essaye d’aller récupérer du carton pour dormir aux petits vendeurs à l’entrée du parc, sans succès.

On passe la soirée à écouter de la musique et la pluie tambouriner sur la toile de la tente.

Mardi 23 Juin 2009 : La guerre….

On le répétera jamais assez : la pluie, ça mouille…

Et comme il pleut et qu’on ne veut pas être mouillées, on feignasse sous la tente une bonne partie de la matinée. On abandonne l’idée de visiter les chutes de Plitvice, sous la pluie ça ne vaut pas vraiment le coup ! Du coup, direction Bosnie directement !

Au bord de la route, le pouce tendu, on regarde les touristes défiler dans leur K-way colorés, décidés malgré la pluie à visiter le site. Pour se donner du courage on mange de la tapenade qu’Elise transporte depuis la France, avec le pain tout ramolli par la pluie. Miam, les olives ça me fait penser au sud, au soleil…au soleil…allez le soleil, quoi ! Mais le soleil ! Enfin ! Revient quoi !! Soleiiillllllll !!!

Elise essaye de m’apprendre comment courir sur un mur, je lui apprends la chanson « Dans sa maison un grand cerf ». Ah, l’échange de savoir et de culture en voyage !!

Alors qu’on commence à en avoir marre d’attendre et qu’on se dit qu’on serait aussi vite à la frontière à pied, une voiture s’arrête. C’est un instit de Slunj, très gentil. Lui aussi nous parle beaucoup de la guerre…

On apprend que la frontière est à plus de trente kilomètres. Ah…ben à pied on était pas près d’arriver alors ! Il nous amène à une dizaine de kilomètres et l’attente recommence, toujours avec notre tapenade, mais le pot se vide dangereusement !

Un ancien militaire nous fait traverser la frontière. Contrôle des passeports, et nous voilà en Bosnie ! Ouais !!

Arrivés à Bihac, ce chouette monsieur nous paye un thé, bien chaud, ça revigore. La communication est assez limitée, mais un thé, ça fait toujours plaisir !

Le centre de Bihac est assez petit, gris, l’église (appelée Big Ben) est en partie détruite, la mosquée est en piteux état. On se promène un peu, appelons Dolorès, qui doit nous accueillir ce soir, et en l’attendant allons boire un chocolat chaud dans un bar. Il n’y a que nous avec le barman, du coup on fait connaissance. On discute bien, lui était gosse pendant la guerre, l’âge où il aurait dû s’amuser. Il nous explique comment c’était, il nous parle des colis qu’il recevait d’Europe, les fameux colis de denrées non périssables qu’on emmenait à l’école.

Pour moi ça a toujours été assez flou, la guerre, les relations entre serbes, bosniaques et croates, le massacre de Srebrenica, les casques bleus…Mais d’entendre les gens en parler, encore marqués, sous le choc, ça donne un tout autre sens à ce que l’on a pu apprendre à l’école. J’ai envie de mieux me renseigner, envie de comprendre l’histoire des Balkans, envie de comprendre pourquoi les gens s’entretuent à cause d’une histoire de religion, mais ça, je crois que je ne pourrais jamais le comprendre…

On rejoint Dolorès dans la soirée ainsi que Nathan, son prof d’anglais, un jeune américain qui enseigne depuis plus de deux ans maintenant à bihac. Dolorès est en fait dans l’incapacité de nous héberger ce soir, mais Nathan nous propose de squatter son canapé.

Ils sont bien sympa tous les deux mais ils sont de toute évidence attirés l’un par l’autre, on croirait assister à un premier rendez vous entre amoureux, je leur donne pas longtemps pour finir ensemble ! On se sent un peu de trop avec Elise…

On va manger dans un resto, puis direction l’appart à Nathan, c’est cool, je n’avais pas envie de planter la tente dehors par ce temps !

Mercredi 24 Juin 2009 : camping onéreux = tu trouvera mille fois mieux !

Réveillées par les bruits des travaux dans l’immeuble. Nathan est déjà parti au boulot. On le retrouve avec Dolorès à midi pour boire un coup.

La pluie s’est arrêtée, il y a encore des nuages mais ils laissent entrevoir le ciel bleu et passer quelques rayons de soleil, ce qui n’était pas arrivé depuis plusieurs jours !

On n’a vraiment pas envie de rester enfermées dans un bar, surtout que Nathan et Dolorès parlent encore principalement entre eux. On les quitte donc assez vite et partons se balader sur les bords de la rivière Una. Cette promenade est malheureusement assez rapidement raccourcie car le petit sentier qui longe la rivière s’arrête d’un coup et les berges deviennent impraticables. Dur de trouver des chemins de rando dans ce pays ! Ce n’est vraiment pas un sport pratiqué, contrairement en France où l’on trouve des chemins de rando un peu partout. Mais ça se comprend, pour nous les balades sont un moyen de s’aérer alors que l’on est en permanence à l’intérieur, de faire du sport alors que l’on est trop souvent assis. Mais dans ces pays, les gens n’ont pas besoin de s’aérer, de faire du sport pour le plaisir, passant déjà une majeur partie de leur temps à travailler à l’extérieur, dans les champs ou autres. Alors, quelle utilité d’aller marcher juste pour le plaisir ??

On s’arrête sur les rives pour pique niquer, on se fait vite rejoindre par deux gars. L’un genre skinhead assez terrifiant, l’autre qui parle anglais « my friend, who is very ugly (sympa pour son pote…) but who he is a good guy, is really hungry and would like a sandwich”

Elise se prépare donc à lui faire un sandwich mais il se jette littéralement sans attendre sur notre pain et notre saucisson, engloutissant le tout à une vitesse incroyable.

Ils sont vraiment bizarres, pas très rassurants, nous font des recommandations « Attention, les Balkans, c’est pas l’Europe, c’est dangereux pour des filles seules… »

Ils restent un moment, on finit par leur dire qu’on voudrait continuer à se balader, mais seules.

Le skinhead m’offre en cadeau sa boucle d’oreille, plastique imitation diamant. C’est trop touchant, mais vraiment, ce n’était pas la peine !!

Je ne sais pas trop quoi penser de toutes ces recommandations. Depuis que l’on a quitté l’Autriche les gens nous préviennent : attention, en Suisse et en Autriche il n’y avait pas de dangers mais après…

Ce qui nous fait rire c’est que les gens rencontrés dans chaque pays nous disent que dans le leur il n’y a pas de danger mais que ensuite par contre…

En Slovénie : « la Slovénie, ça va, pas de danger, c’est l’Europe, mais à partir de la Croatie, attention ! »

En Croatie : « Ici, il n’y a pas de problèmes, mais attention dans les Balkans, et puis la Roumanie, houlà, c’est dangereux ! »

En Bosnie : ah ben non, là, même leur propre pays ils le qualifient de dangereux. C’est pas très rassurant mais on n’est bien décidés à ne pas se laisser impressionner par toutes ces recommandations, on a eu de la chance jusque là, et on a pas l’impression de se mettre en danger, je ne crois pas que ce soit plus dangereux de faire du stop dans les Balkans qu’en France !

Pour ce soir, Dolorès, qui ne peut toujours pas nous accueillir chez elle, nous a conseillé un camping, à la sortie de Bihac. Il va vous plaire nous assure t’elle, la rivière n’est pas loin, c’est très calme, dans la nature…ah oui, ça c’est sur, le camping est sympa, le prix l’est moins lui par contre : 16 euros par personne ! Pour un bout d’herbe !! Ah non, vraiment, merci bien !

On se débrouillera autrement…

Ici, ce n’est plus la Slovénie, le risque de sauter sur une mine nous retient d’aller planter la tente n’importe où. On avise le village le plus proche, on demandera aux gens si on peut planter la tente dans leur jardin. Ce n’est pas si facile d’expliquer ce qu’on veut ! A force de gestes, d’explications, de sourires, de mise à contribution de la petite voisine qui bredouille quelques mots d’anglais, une famille nous invite à prendre le café, et accepte de nous prêter leur jardin.

Cette famille est formidable : la mère est adorable, elle a deux enfants, l’un de 26 avec sa copine, l’autre de 12 ans. Le père rentre plus tard du travail. La mère nous expliquera qu’il porte une prothèse, ayant sauté sur une mine.

On passe la soirée avec eux, sur leur terrasse, enchaînant les cafés turcs et le jus de cerise fait maison. Miam ! Le café turc…on est devenues accro avec Elise avant la fin du voyage !

La communication n’est pas facile cependant chacun y met du sien, essaye d’expliquer des choses, mime, et ainsi on arrive à se comprendre.

Plusieurs fois, la mère nous demande si on n’aura pas froid cette nuit et nous assure que l’on peut dormir chez eux si on veut. Toute la famille s’entasse déjà dans une seule pièce, c’est vraiment gentil de nous proposer cela. Mais on préfère notre tente.

Au bout d’un moment, la mère nous propose d’aller faire un tour. On s’entasse donc tous dans la vieille voiture, en direction de Bihac, où il y a la fête foraine. On passe une bonne soirée, glaces, pop-corn, et retournons nous coucher.

Jeudi 25 Juin 2009: Here, we’re like in jail!

Dernier café et hop c’est parti ! Nous repartons à pied vers Bihac : c’est long, la tente pèse lourd…

On fait du stop jusqu’à Banja Luka où l’on arrive assez rapidement. Le stop se pratique vraiment bien en Bosnie, pour la première fois, nous voyons d’autres auto-stoppeurs, pas des voyageurs comme nous, mais des grands-mères, des mères de familles qui rentrent du marché, des hommes qui vont au boulot. Tous attendent sur le bord de la route, c’est limite si on ne forme pas une file d’attente ! Au début ça nous inquiétait un peu : beaucoup de concurrence, c’est pas bon ! Mais au final ça fait du bien de voir que l’on est pas les seules, on fait moins l’animation dans le village, et puis les voitures s’arrêtent et au final on part tous assez vite !

Au fil des kilomètres on longe la rivière Una, traversons plusieurs villages. Des maisons sont entièrement détruites, d’autres reconstruites, d’autres en construction : les murs rouges briques, les façades pas encore peintes, des traces d’impacts de balles encore présentes.

Ca fait froid dans le dos…

Bientôt, les églises orthodoxes aux toits brillants et arrondis succèdent aux mosquées dont les minarets s’élançaient vers le ciel nuageux. On rentre dans la république serbe de Bosnie.

Dans les rues, les panneaux d’indications sont écrits en cyrillique. On a l’impression de changer de pays !

On a fait la connaissance de deux jeunes profs, dans la dernière voiture qui nous a pris.

Très sympa, ils nous expliquent le fonctionnement et la politique de la Bosnie, et le déroulement de la guerre. Pas facile à comprendre…la Bosnie est constituée de deux entités, la Fédération de Bosnie et Herzégovine à majorité musulmane (bosniaque) et catholique (croate) et la République serbe de Bosnie à majorité orthodoxe (serbe).

Chaque communauté est représentée par un président. (Ça doit être la foire là haut au gouvernement…)

Leur rêve, que la Bosnie rentre dans l’Union Européenne.

On s’étonne : pourquoi cela ? Si la Bosnie entre dans l’UE, cela induirait une hausse des prix non ? Quel bénéfice pourraient-ils en tirer ?

Sans hésitations ils nous répondent qu’ils pourraient voyager, comme nous. Là, il leur faut un VISA, c’est trop compliqué. Ils concluent : ici, on est comme en prison !!

Comme quoi, la liberté n’a pas de prix !

Mais comme on nous l’avait déjà expliqué en Croatie, la Bosnie et la Croatie attendent que la Serbie entre en premier dans l’Union européenne. Ensuite, peut être, ils pourront suivre…Ah, moi j’aurais pensé que la Croatie serait la première, mais apparemment ils sont tous d’accord sur ce point : la Serbie rentrera d’abord…

Banja Luka : belle ville, les toits étincelants des églises orthodoxes, les inscriptions en cyrilliques, la grande place où des gens vendent des petits chiens en peluche qui aboient, des hommes qui jouent à un échiquier géant à quelques rues de là, un vieux château en ruine…

On téléphone à Daniel, qui nous accueillera ce soir et décidons de profiter de cette après-midi pour aller nous baigner : Elise avait noté qu’il y a un aquaparc pas chère et on a bien envie de profiter du soleil ! Let’s go ! Mais en fait d’aquaparc où on s’imaginait des toboggans, des jacuzzis, c’est une piscine tout ce qu’il y a de plus simple, à un détail près : l’eau est gelée !!

Cependant cela fait du bien !

On traîne et devons retraverser la ville en courant pour récupérer avant la fermeture nos sacs laissés dans l’office de tourisme, et retrouver Daniel. Elise en tong décide de les enlever pour aller plus vite et patauge dans les flaques pieds nus ce qui lui vaut quelques regards surpris…

Daniel est un jeune hollandais qui fait un service volontaire ici à Banja Luka ; il aide à organiser le projet écotopia bike tour 2009, une rando à vélo à travers les Balkans de deux mois, avec des actions militantes écologiques. Beau projet !

Il est super sympa, drôle, mais qu’est ce qu’il parle vite !!

J’ai du mal à suivre…

On dépose nos sacs chez lui, cueillons des cerises dans son jardin et repartons assister au vernissage d’un célèbre peintre serbe. Champagne, petits fours…je crois que je suis « a little bit drunk » !

On va manger dans un resto avec d’autres étrangers qui habitent à Banja Luka ou qui sont juste de passage, comme nous. Plein de nationalités se mélangent, on parle anglais, français, allemand, bosniaque…ce mélange rappelle à Elise les soirées entre volontaires en Moldavie, moi l’Irlande et mes précédents voyages.

Vendredi 26 Juin 2009: Banja Luka

On se réveille avec Marcha, la colocataire de Daniel, hollandaise elle aussi et qui bosse sur le même projet. Un café, quelques biscuits et nous partons avec Elise visiter la ville. On rentre dans quelques églises orthodoxes : de l’or partout, de gigantesques peintures murales très colorées, ça brille, on est loin de nos églises catholiques !

On retrouve Daniel pour manger qui nous annonce une bien triste nouvelle (mode ironique) : Michael Jackson est mort. Mon dieu, journée de deuil international, au moins !! C’est la seule nouvelle de l’extérieur que l’on aura durant notre voyage. Des fois on se dit qu’il pourrait y avoir une troisième guerre mondiale on ne serait même pas au courant… mais de la mort de Michael Jackson, si !

On devait se balader avec Ugi, un bosniaque rencontré hier soir mais un imprévu l’empêche de venir, on se baladera donc seules avec Elise, au bord de la rivière Vrbas qui traverse la ville. Enfin au bord….on est en Bosnie, donc pas de sentiers de rando aménagés, on est souvent obligées de retourner marcher sur la route ou de passer à travers des buissons…

On rencontre Mirza, sur son Dajak. Passionné, amoureux de cette ville, et surtout de cette rivière, il fait du Dajak depuis qu’il est tout petit, et retourne ici chaque vacances pour « nettoyer son corps et son esprit » en transpirant sur son Dajak. Un Dajak, c’est un bateau très allongé, genre pirogue, sur lequel on avance en se propulsant à l’aide d’un long bateau qui se plante sur le fond de la rivière. Bateau endémique de Banja Luka, nous explique-t’il : il n’y a qu’ici où se mode de propulsion se fait sur de l’eau vive.

Il nous propose de faire un petit tour : ah ben ouais, pourquoi pas !

On se met d’accord sur un rendez vous pour demain, il veut nous faire remonter la rivière jusqu’aux sources chaudes un peu en amont, où on pourra se baigner.

On mange avec Daniel, le soir il y a un concert d’une célèbre chanteuse serbe dans le château de Banja Luka. Tous les jeunes (et nous aussi) qui n’ont pas pu se payer le billet d’entrée se massent à l’extérieur du château, d’où l’on entend parfaitement la voix de la chanteuse. C’est comme un concert en plein air en fait ! Même la pluie ne les empêche pas de chanter en chœur les paroles.

Je ne suis pas en forme, un petit coup de blues…je réfléchi au pourquoi du voyage, et au fait de voyager seule ou à deux. Même si j’adore voyager avec Elise, je crois que je préfère les voyages où je suis seule. J’ai tendance à m’effacer quand je suis dans un groupe, même de trois personnes. Je me mets naturellement à l’écart. Ca ne me dérange pas, j’observe, j’écoute les conversations. Je parle assez peu. Mais en voyage, j’aime rencontrer de nouvelles personnes, échanger, et quand je suis seule je ne peux pas me permettre d’être en retrait, je sors de ma réserve, je suis une autre personne, je me découvre. Là, avec Elise qui a le contact plus facile que moi, je la laisse mener la conversation, je me retranche et je n’aime pas ça. Un peu d’égoïsme sans doute, je voudrais les gens rien que pour moi…

Samedi 27 Juin 2009 : voilà pourquoi j’aime les voyages !

On passe la matinée avec Daniel et Marcha à boire du café, à manger la tarte aux cerises qu’Elise a gentiment préparé en se levant une heure plus tôt que tout le monde, et à faire des acrobaties dans le jardin (on monte chacune notre tour debout sur les épaules de Daniel, c’est la première fois que je fais ça, c’est géant comme sensation ! Petit jonglage avec des pommes en plus, toujours sur ses épaules…papapapalalapapa , voilà le cirque de Banja Luka !)

Il est l’heure de partir, on a déjà repoussé le rendez- vous avec Mirza, faut pas abuser non plus…durs adieux pour Elise qui s’était bien accrochée à ce petit Daniel !

Mirza est venu avec un de ses copains, Elise n’est pas très confiante, moi je le sens bien. Ils nous proposent de laisser toutes nos affaires dans leur voiture, nos papiers aussi, il y a un risque qu’ils prennent l’eau sur le Dajak. On ne sait pas trop quoi faire, laisser nos papiers dans la voiture d’un inconnu c’est pas hyper prudent…au final on les prendra sur nous, dans des sacs plastiques, contre l’avis de Mirza qui ne veut en aucun cas être responsable si nos passeports prennent l’eau.

Avant de partir on avait laissé son numéro à Daniel, et nous avons appris le numéro de Daniel par cœur : on est jamais trop prudentes…

On remonte le courant sur le Dajak, Elise est à l’avant, Mirza à l’arrière qui peine un peu : transporter quatre personnes, ce n’est pas rien ! On passe quelques rapides, le Dajak se remplit d’eau, on écope avec des éponges.

Un héron nous précède, s’envolant quelques mètres plus loin au fur et à mesure que nous nous approchons, des poissons font des bonds dans l’eau, on se laisse transporter, c’est magique !

Le ciel se couvre, c’est commun en Bosnie : on a toujours le droit à une averse, voire un gros orage à 14-15 heures. Il pleut, c’est énorme cette sensation...on est en train de voguer sur une rivière, en Bosnie, sous la pluie ! On chante pour encourager Mirza. Petite pause sous un balcon, en attendant que l’averse passe, Mirza nous offre du chocolat et du coca cola…

Le soleil revient, on repart et on atteint assez vite les sources chaudes, qui sont les bienvenues car on n’avait pas si chaud que ça ! (Sauf Mirza, bien sur, le seul qui a fait du sport !)

On se baigne toutes habillées dans ces petites piscines où l’eau avoisine les 30°C, ce qui étonne Mirza mais pas question de se mettre en maillot, on est toujours un peu parano, on ne veut pas attiser les convoitises…

Il plaisante, il pourrait nous vendre, en tirerait un bon prix, on est jeunes, nos reins sont en bon état (sauf ceux d’Elise qui n’arrête pas d’aller faire pipi…). Mais enfin arrêtez avec ces histoires ! Ca nous fait pas vraiment rire, le pire c’est que ça dévoile une triste vérité : le trafic d’organes, ça existe bien, et ça a bien marqué les gens ici, pour qu’ils en parlent sans arrêt…en France, un gars qui veut plaisanter dirait « je pourrais vous violer », mais il ne penserait pas au trafic d’organe ! Ici apparemment, c’est monnaie courante…

Enfin bref, Elise lui dit d’arrêter de plaisanter avec ça, déjà qu’on n’est pas toujours rassurées, ce n’est pas la peine d’en rajouter une couche ! Il arrête, s’excuse, et nous explique que si il voulait vraiment le faire il n’en plaisanterait pas…n’empêche ! c’est pas drôle !

On parle d’autre chose, il nous raconte son enfance, quand ils ont fuit en Croatie sous l’occupation serbe, son père se faisant pousser la barbe et se vieillissant pour se faire passer pour le grand père mort quelques années auparavant afin de passer la frontière incognito.

Il a dû quitter sa chère Vrbas, son Dajak, les sources d’eau chaudes où il venait se baigner en plein hiver alors que tout était recouvert par la neige…

On commence à avoir froid et Elise et moi voulons reprendre la route ce soir, nous repartons donc. Le retour est bien plus rapide, on file sur la rivière, entraînés par le courant. Les hérons, canards et bergeronnettes s’envolent de tout cotés. Le soleil a encore disparu derrière les nuages, j’ai froid, je claque des dents, mais je suis heureuse. Mirza et son ami nous chantent des chansons traditionnelles bosniaques, avec la voix qui tremble et tout, c’est trop beau et romantique ! La situation est assez irréelle !

On va se changer chez Mirza, qui nous assomme de recommandations : vraiment la Bosnie, la Serbie, la Roumanie, c’est dangereux, surtout pour deux jeunes filles. Il veut que l’on reste cette nuit à Banja Luka pour que son ami nous amène demain à Sarajevo. Mais non, nous on veut partir ce soir. C’est sur, ces recommandations perpétuelles nous font un peu peur, mais après tout, est-ce si dangereux ?

Il finit par nous laisser partir quand même, après tout il nous aura mis en garde, il ne peut pas nous empêcher de partir, mais il nous laisse quand même le numéro d’un de ses amis à Sarajevo, si jamais on a un problème.

Très vite, un vieux monsieur nous prend. La vallée de la Vrbas se rétrécit en canyon, en contrebas la rivière dégage de la vapeur d’eau qui forme une épaisse couche de nuage. On se croirait dans un autre monde, un peu mystique. On roule vite sur la petite route sinueuse, et comme dans toutes les voitures en Bosnie il n’y a pas de ceintures, mais j’ai confiance en notre chauffeur. On écoute du folk et du hip hop bosniaque, on discute : il parle anglais et est super sympa il nous raconte sa vie, il a beaucoup d’humour. On change encore de région, quittant la République Serbe et repassant en Fédération de Bosnie et Herzégovine. Qu’est ce qu’on est bien, on voudrait rester dans cette voiture, malheureusement il doit bifurquer à un moment…il nous dépose dans un village, il est déjà tard, il y a une fête. De la musique, des masses de personnes sur les trottoirs, on se laisse entraîner par le flot humain vers la sortie du village, recommençons le stop sans s’attarder : on voudrait être à Travnik rapidement, la nuit commence à tomber.

Un père et son fils s’arrêtent, ils habitent Travnik. Yahou ! Le fils parle bien anglais, on fait connaissance, il traduit les questions de son père. Ils nous demandent où on pense dormir, le problème c’est qu’on ne sait pas justement, est ce qu’ils connaissent des gens qui ont un jardin où on pourrait planter notre tente ?

Ils nous offrent alors de dormir chez eux. Re-yahou ! Quelle journée !

Il fait nuit noire lorsque l’on arrive. On fait connaissance de toute la famille, la mère qui parle très bien anglais et Martha, la fille de 10 ans qui s’y essaye avec timidité.

Un café turque, une soupe, du fromage (le célèbre fromage de Travnik !), une bonne douche, un tour sur internet….le paradis !

La mère s’inquiète pour nous, n’est pas rassurée pour notre sécurité : « vous avez eu de la chance de tomber sur nous ! »

Elle nous parle de la guerre, j’en ai des frissons : « on n’avait rien, je me souviens, je n’avais qu’un seul tee-shirt que je lavais quand je le pouvais. On recevait de temps en temps des colis de nourriture, mais c’était rare. Comme je parle anglais, je servais d’interprète pour échanger les otages ». Elle faisait partie de l’armée, son mari aussi. Elle est fière d’avoir défendu son pays mais s’indigne contre la guerre. Stupide guerre…elle est triste qu’il y ait encore des tensions entre les différentes communautés en Bosnie, comme si la guerre n’avait rien appris aux gens. Des milliers de morts de tous les cotés pour rien : les conflits, les tensions sont encore présents, même entre les enfants, à l’école. Pour elle comme pour d’autres bosniaques rencontrés, il ne serait pas étonnant de voir une autre guerre éclater d’ici peu. Triste….pourquoi les Hommes ont-ils besoin tout le temps de se battre, de prouver que leur vision de penser est la meilleure ? Ces guerres de religion m’ont toujours dépassé !

On passe le reste de la soirée avec Martha, qui a complètement dépassé sa timidité du début et qui parle anglais sans s’arrêter, du moins avec les quelques mots de vocabulaire qu’elle a, mais ce qui est déjà énorme pour son âge ! On fait des concours de dessin, et vers 2 heures du matin, la fatigue se faisant bien sentir, on va se coucher après cette super journée.

Ah oui et autre bonne nouvelle : je suis admise au master de Paris ! Reste à prendre une décision : Paris ou Perpignan ? Perpignan ou Paris ? Deux villes, deux master bien différents, avec chacun leurs bons et mauvais cotés…je ne sais pas quoi choisir !

Je hais ces décisions qui vont plus ou moins décider de mon avenir !

Dimanche 28 Juin 2009: Sarajevo et son histoire

On se réveille assez tard, c’est raté pour voir les ours qui, d’après le guide du routard qu’Elise avait lu avant de partir, viennent s’abreuver à la rivière de Travnik. Mais notre famille nous assure qu’ils n’ont jamais vu le bout du museau d’un ours, donc pas trop de regrets…

Le petit déjeuner est prêt quand nous sortons du lit moelleux de Martha, nos vêtements mis à sécher hier sont repassés…incroyable !!

Après nos remerciements et quelques photos souvenirs avec la famille, la mère nous amène en voiture au centre de Travnik. Petite balade au marché aux souvenirs et à la cascade qui surplombe le tout, on offre un coca à une petite fille tzigane, on se pose, le temps pour ma part d’écrire la merveilleuse journée d’hier dans mon carnet et pour Elise de rédiger quelques cartes postales. On repart en direction de Sarajevo après avoir essuyé la traditionnelle averse bosniaque de début d’après midi.

Le gars qui nous amène est sympa, il nous propose de nous héberger pour 10 euros à Sarajevo, on prend son numéro, on ne sait jamais. On a également le numéro de Mustafa, un couch surfer, mais on n’est pas sures qu’il puisse nous héberger ce soir, car il n’a pas répondu à notre dernier mail.

C’est toujours un bordel innommable pour appeler les gens comme on n’a pas de portable. On rentre dans des bars, demandons si ils savent comment on peut téléphoner. On nous dit d’acheter une carte téléphonique, mais c’est dimanche, c’est fermé, et puis juste pour un appel, ça ne vaut pas le coup…vraiment, ils ne connaissent pas un bar d'où on pourrait appeler ? A force d’insister, on nous propose généralement de nous prêter un portable. Après plusieurs essais, on finit par joindre Mustafa. Rendez vous ce soir, 19h, au Sebilj, la célèbre fontaine en plein cœur de Sarajevo où picorent des centaines de pigeons.

PHOTO 6

On a donc quelques heures pour se balader dans la capitale, nous laissons nos sacs chez une vendeuse de glace où nous en achetons pour la remercier…la belle excuse !

La rue marchande est pleine de touristes, ça parle anglais, allemand…ça nous fait bizarre ! Des boutiques d’où dépassent de magnifiques tissus colorés, des jupes, des sacs, des sarouels…une toute autre face de la Bosnie que ce que nous avions pu voir avant !

Le vieux quartier est d’origine ottomane, quelques rues plus loin on sent l’origine austro-hongroise : les pavés ont cédé la place au goudron et les grands magasins de vêtements trop cleans et bien rangés ont remplacés les petites échoppes en bois pleine de vie. En cinq minutes on passe de la Turquie à l'Autriche !

Une ville à double face, cosmopolite, attirante. Les styles architecturaux des maisons se mélangent avec harmonie, retraçant l’histoire de cette ville. Les différents édifices religieux, mosquées, cathédrales, synagogues, se mêlent également pour créer une atmosphère particulière.

Cette ville chargée d’histoire en a vécu une dont elle garde les tristes traces : la guerre qui a fait rage ici. Maisons détruites, à reconstruire, façades criblées de balles, la bibliothèque nationale, magnifique bâtiment de style ottoman de plus de 200ans, qui a brûlé entièrement. Plus de 40 000 livres partis en fumée…une grande affiche indique que différents pays d’Europe aident au financement de sa reconstruction.

Un immense cimetière s’étend à perte de vue sur les collines qui entourent la capitale. Des milliers de tombes blanches, gravées de symboles arabes : des milliers de jeunes, âgés d’une vingtaine d’année, qui ont péri dans cette guerre.

Et puis, dans un coin de rue, un pierre gravée : « A cet endroit, le 28 juin 1914, Gavrilo Princip a assassiné Franz Ferdinand, l’héritier du trône austro-hongrois, et sa femme Sofia. » Des souvenirs, les cours d’histoire du collège, le début de la première guerre mondiale. A cause d’un meurtre qui s’est passé ici, où je me tiens. A l’époque, au collège, Sarajevo était juste un nom pour moi, une capitale que je savais à peine situer sur une carte. Et aujourd’hui, j’y suis, dans cette ville qui vibre de son lourd et riche passé.

A 19 heures, on attend sur les marches du Sebilj. Mustafa n’est pas encore là, on attend, attend…on n’y croit plus vraiment, il ne viendra pas.

On a quelques plans de secours, les chambres à 10 euros du gars qui nous a pris en stop, et puis un mec rencontré dans la rue aujourd’hui nous a proposé de nous héberger gratuitement. Mais Elise ne lui fait pas du tout confiance.

Mais je persiste, têtue, à re-téléphoner à Mustafa: il a dit qu’il viendrait, il a intérêt de venir ! J’emprunte le portable d’un couple super sympa, leur expliquant notre situation, la fille téléphone même à ma place. Ah ben Mustafa est encore chez lui, il arrive dans 15 minutes.

On ne le sent pas trop….

Finalement il arrive, s’excuse du retard, il était à une fête, a un peu bu.

Il nous conduit chez lui où il y a aussi sa copine en ce moment, Milena, d’origine serbe.

En fait, une fois notre énervement passé suite à l’attente et le fait qu’on ait cru qu’il nous posait un lapin, on découvre un gars super drôle et attachant. Milena et lui sont adorables, naturels, on se sent tout de suite super bien chez eux.

On ressort avec Elise manger nos premiers Burek de Bosnie, sorte de pâte cuite fourrée au fromage, à la viande ou encore aux épinards : miam !

On passe le reste de la soirée avec Mustafa et Milena, à faire connaissance ;

Mustafa se moque de l’accent des français quand ils parlent anglais. Il nous fait voir une vidéo sur youtube qui caricature les italiens parlant anglais (italien ou français, question niveau d’anglais, c’est pareil..). On se marre bien:

“I went to a restaurant and on my table there were a spoon, a knife but no fork! I went to the waitress and said: I want a fork!”

“Everybody wants to fuck!”

“You don’t understand, I want a fork on my table!”

“You’re not going to fuck on your table, you son of a bitch!”

Et pareil pour “I want a sheet on my bed = I want to shit on my bed”

Lundi 29 Juin 2009 : Les vaches font meuuuuuhhhh

Gros petit déj tardif : tomates, feta, beignets au mais préparés par Milena, crème, olives…et bien sur café turque !

On part avec Enis, un copain de Mustafa, pour visiter Sarajevo. Premier arrêt dans une ancienne maison ottomane, tout en bois, avec de magnifiques gravures. On visite la partie réservée aux femmes, celle des hommes…Enis nous explique tout, c’est un bon guide.

On grimpe au château surplombant la ville pour avoir une vue d’ensemble sur Sarajevo. Cette capitale est dans une cuvette, entourée de collines, Enis nous explique que les tireurs serbes étaient positionnés sur ces collines et qu’ils mitraillaient la ville sans aucune défense.

On refait le monde tous les trois, on discute beaucoup. Enis est serbe et n’a aucune rancune envers les bosniaques, il est juste triste de voir que des enfants, des jeunes aient été tués pour des raisons ridicules. Si tout le monde pouvait penser comme lui…

Cette discussion, alors que l’on a une vue imprenable sur le cimetière, me marque beaucoup.

On se sépare un moment, Elise et moi voulons faire du shopping, la visite du centre hier nous a donné envie !

Le chant du muezzin appelle à la prière, ça me rappelle le Burkina. Les gens vont prier dans la grande mosquée centrale, se lavent pour se purifier avant de dérouler leur tapis.

On retrouve Enis quelques heures plus tard, sous la pluie. Il nous conduit à un autre château encore plus haut puis au mont Trebevic. On se balade un peu, on a secrètement envie de voir des ours…il y a du brouillard, le sol est gorgé d’eau, on marche dans la montagne, on demande mille fois à Enis si il est sur qu’il n’y a pas de mines…

On passe pour les grosses citadines qui ne sont jamais sorties de chez elles, entre nos envies de voir des ours à quelques kilomètres de Sarajevo, nos peurs des mines, et surtout quand Elise déclare avoir entendu des vaches après avoir reconnu le son de leur cloche. Et c’est là qu’Enis, tendant l’oreille et d’un air très sérieux, sort la phrase désormais culte : « No, it’s definitely not a cow ! Cow makes meuuuuuhhhhh, not ding dong! » Ah ah oui merci Enis du renseignement !!

On rejoint Mustafa et Milena dans la soirée pour aller dans un bar latino danser la salsa. Ah ça faisait longtemps que je n’avais pas dansé la salsa, ça me manquait !!

On s’éclate, on continue la soirée dans le salon de Mustafa, on se couche tard, vers 4-5 heures, après cette belle journée.

Mardi 30 Juin 2009 : come ooonnn

Dur réveil, on veut partir assez tôt mais Mustafa et Milena nous ont fait promettre hier de les réveiller quand on part ; du coup on traîne un peu, le temps d’un dernier café, de dire au revoir.

Direction Pale ! Petite ville entourée de montagnes, dans un parc national.

On fait quelques courses, on veut racheter du couscous pour varier un peu. Impossible à trouver. On demande, bientôt dix clients se mettent à chercher pour nous du couscous dans tous les rayons sans savoir exactement ce que c’est. C’est énorme, hilarant, ils déambulent dans les rayons répétant « Cous, Cous, what is Cous ?? ». No, not just cous, it’s couscous !

Finalement on repartira avec du pain…

C’est moi qui avais insisté, je voulais me balader dans un parc…mais comme d’habitude, il se met à pleuvoir…

On a quand même eu le temps de marcher un peu dans la nature, traversant des petits villages, le foin sèche en gros tas dans les jardins.

Chocolat chaud dans un bar à la musique trop forte, ça m’énerve très rapidement, je le bois vite et sort dans la rue m’asseoir sur un bout de trottoir écrire dans mon cahier. Elise n’est pas dérangée par la musique, elle reste au chaud écrire des cartes postales.

On retrouve Nole, notre hôte pour ce soir dans un square. Il nous offre un deuxième chocolat chaud, avec plein de chantilly, je suis un peu écoeurée !

On est crevées par la soirée d’hier et on voudrait bien juste se reposer mais Nole nous a prévu tout un programme. Il nous amène dans son village, Podgrabb, nous présente à ses parents et ses sœurs. Il est gentil mais il en fait un peu trop, il est limite stressé, comme si c’était un grand honneur d’accueillir deux françaises et qu’il fallait que tout soit parfait…c’est gênant !

Après le dîner il insiste pour que nous ressortions se promener dans le village et boire une bière. Il nous présente à ses copains, fier de s’afficher avec deux filles françaises. Et si on avait été de Slovaquie ? Ou de Lituanie ? Est-ce qu’il nous aurait accueilli de la même manière ? Je ne comprendrai jamais vraiment cette réputation qu’à la France, comme si notre pays valait mieux que les autres !

Enfin voilà, on n’a pas plus d’accroche que ça avec Nole, peut être est-ce dû à notre fatigue, ou à son embarras de nous recevoir chez lui, ou alors à son affreux « come oooonnn », qu’il sort à chaque phrase, en insistant bien sur le oonnn, le faisant venir du fond de la gorge.

C’est resté dans les anales….

Mercredi 1er juillet 2009 : BANG !!!

Programme chargé aujourd’hui : journée stop ! On veut traverser la Serbie pour être demain en Roumanie, à Craiova, où des amis d’Elise nous attendent. On a donc deux jours pour traverser la Serbie, c’est largement faisable, mais il ne faut pas traîner.

Mais apparemment le sort en a décidé autrement…on galère pour avancer, on se rapproche lentement, très lentement de la frontière serbe, attendant chaque fois une heure pour être avancées de quelques kilomètres…on nous a quand même offert des biscuits à la cerise et au chocolat et avec les immenses tablettes de chocolat que la mère de Nole nous a donné ce matin, on a de quoi se réconforter !

Mais il fait chaud, on cuit. Le soleil tape en ce début d’après midi, cela fait des heures que l’on est dans ce même village à une dizaine de kilomètres de la frontière, on a déjà demandé de nombreuses fois au bar à coté de nous remplir nos bouteilles d’eau.

Je ne sais pas ce que je préfère entre le stop sous la pluie ou sous le soleil implacable !

Ah, enfin, un routier s’arrête. Il va jusqu’au milieu de la Serbie à peu près. Bingo, ça valait le coup d’attendre !! On hisse péniblement nos sacs dans le camion, heureuses : ça va le faire, on sera en Roumanie demain !

On démarre, mais on est très vites arrêtées. Contrôle de police. Papiers du véhicule…je vois nettement notre chauffeur glisser un billet dans ses papiers. Corruption ? A-t-il quelque chose à se reprocher ou est ce que c’est monnaie courante de filer de l’argent aux flics pour ne pas qu’ils créent de problèmes ?

On repart…mais à peine cinq kilomètres plus tard, on entend un gros BANG. Un Bang inconnu, bizarre, inhabituel, qu’est ce que cela peut bien être ??? Le chauffeur freine, s’arrête, va voir. Le verdict tombe : un pneu a éclaté…

Ce n’est décidément pas notre jour de chance !

Notre routier ne parle pas un mot d’anglais, ça ne facilite pas la communication, mais apparemment on en a pour une heure d’attente environ, les dépanneurs sont à 70 kilomètres de là.

On décide d’attendre, après tout, on va peut être attendre une heure, mais on est sures d’arriver au milieu de la Serbie ce soir !

On se pose à l’ombre, on sudokute, on mange du chocolat tout fondu.

Une heure…l’espoir fait vivre ! Ca fait plus de deux heures qu’on attend et toujours pas de « vulcanizare » (« réparation » en Serbe, et oui on ne perd pas notre temps, on a même appris les chiffres de un à dix pendant toute cette attente !)

On est retourné dans le camion après s’être fait invitées au resto par notre chauffeur, à une centaine de mètres. Frites, viande, tomates concombres, bières, coca. Elise est un peu soule mais ce n’est rien comparé à notre chauffeur qui a englouti des litres de bières. Finalement, si la dépanneuse n’arrive pas tout de suite ce n’est pas bien grave, on n’a pas spécialement envie qu’il reprenne le volant maintenant !

La pluie tombe, normal, il est 15 heures passées, l��heure des averses en bosnie.

On est à l’étroit dans ce camion, le chauffeur s’est allongé derrière, a même proposé à Elise de s’allonger avec lui…

Cependant on se sent assez en sécurité, même si le fait qu’il ait insisté pour nous payer bières sur bières est peu rassurant.

On a feuilleté un magazine de tourisme dans le resto, et vraiment, je comprends que des gens participent à de tels voyages mais ils ne savent pas ce qu’ils perdent : tout ce qu’on vit ici est unique, inégalable. L’incertain…on suit le court du voyage comme un radeau suit le cours de l’eau, on se donne pleinement au hasard et aux risques qu’il contient…mais il nous rend tant en retour !

On commence à se demander si le chauffeur a vraiment appelé les secours ou si ce n’est pas un piège : 70 kilomètres, en trois heures, ça se fait quand même ! Ils ne viennent pas à bicyclette !

Ou alors ils ont crevé à leur tour…

On joue au pendu. Mon mot : « dépanneuse ». Celui d’Elise, pas des plus optimiste, est « fin du voyage »…

Grâce à des dessins plus que sommaires, on arrive à demander au chauffeur le temps que cela prendra de changer la roue. Vingt minutes nous assure t-il. Et nous, naïves, on y croit encore, que ces dépanneurs vont arriver, que la roue sera changée en 20 minutes, qu’on sera en Serbie ce soir…

Ah enfin un gars arrive, en marcel, un pneu de secours, une clé à molette… alors c’est ça les vulcanizare ??

Avec Elise, on veut se rendre utile, on fait ralentir les rares voitures qui passent en agitant notre bras.

Au bout d’une heure et demi, ça y est, on repart enfin. Il est 19h15.

On va enfin la traverser, cette putain de frontière !!!!!!! Musique à fond, on retrouve le sourire, on n’avance pas bien vite, le camion traînant sa lourde charge, mais enfin a point où on en est !!

On arrive à la frontière, coté Bosnie, on n’était vraiment pas loin ! Contrôle des passeports, cela dure encore 15 minutes. Quelques mètres plus loin, même frontière, coté serbe cette fois.

Notre routier prend nos passeports, va vers la douane, on attend, assez longtemps, bon sang mais qu’est ce qu’il fait ???

Il revient, nous tend nos passeports, et nous annonce : « Problem, phytosanitat Kontrol… »

Il nous fait comprendre qu’il va donc passer la nuit dans son camion, à la frontière, il doit passer un contrôle sanitaire.

Non mais c’est quoi ce bordel ?? Un contrôle sanitaire, à cette heure ?? On a attendu plus de cinq heures pour finalement se faire plantées là, à la frontière ??? Je rêve…

Le chauffeur nous propose de dormir dans son camion, il repart demain vers 9 heures, il peut nous amener…

Mais bien sur. On vire parano, la corruption des flics, le coup de la panne, et maintenant le contrôle sanitaire, ça fait un peu beaucoup !

Enfin il a l’air d’en avoir aussi marre que nous, le pauvre !

On passe la frontière à pied. Il est tard, la nuit tombe. On trouve un champ où planter notre tente, la première grand-mère à qui nous ayons demandé de planter la tente dans son jardin ayant refusé.

On ne se décourage pas, demain sera un autre jour…

Les lucioles clignotent de tous les cotés, c’est joli. On fait un footing pour se dégourdir les jambes et se libérer un peu de la tension qu’a provoquée l’attente…

On n’a rien à manger mais on n’a pas faim, il nous reste encore le chocolat de la mère de Nole.

On est heureuses, on est en Serbie, le pays d’Emir Kusturica !…. » Il en faut peut pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux, il faut se satisfaire du nécessaire. Oh yeah ! »

Jeudi 2 juillet 2009: wir sind nicht curva !

Lever aux aurores, à six heures ont est déjà sur la route, le pouce tendu.

Je râle, avec une voiture toute les 15 minutes on ne va pas aller loin !

Un bus arrive, on monte, il veut nous faire payer : 4 euros pour 30 kilomètres. C’est cela oui !

On redescend cent mètres plus loin. Dire qu’on doit traverser toute la Serbie, on n’est pas arrivées !

Une voiture. Inspecteur de police, il va chercher un jeune délinquant à Belgrade. On embarque et s’endormons aussitôt toute les deux, Elise au fond, moi à l’avant, chose normalement interdite dans notre règlement interne d’autostoppeuses : il en faut toujours une de réveillée (généralement c’est moi, Elise sombrant toujours dans le sommeil, bercée par la voiture et le ronronnement du moteur…)

Au bout d’un moment on s’arrête, il est 8 heures, on est dans une ville nommée Cacak, notre chauffeur nous offre le petit dej. Poulet, tomates, choux, café…

On discute. Sa femme est morte pendant la guerre, ses potes aussi. Ceux qui ont survécu ont bien du mal à trouver un boulot qui les fasse vivre. Lui a de la chance, il gagne assez bien sa vie. Mais c’est plus pareil qu’avant…

Il nous achète également du chocolat, du jus de fruit, des biscuits. C’est trop, c’est gênant, mais il ne prend pas en compte nos « c’est gentil mais on n’en a pas besoin, vraiment ! »

Il est gentil, mais un peu trop tactile : main sur la cuisse, il caresse la joue d’Elise…on ne veut pas s’inquiéter, il est dur de savoir si ce sont juste des gestes amicaux ou si il veut plus.

Aussitôt remontés dans la voiture, il se fait plus insistant, j’enlève plusieurs fois sa main sur ma cuisse, le repousse.

Son regard insistant et pervers m’inquiète. Je suis aux aguets. J’interdis à Elise de dormir derrière, mais elle aussi a repéré son manège et ne le quitte pas des yeux.

C’est alors qu’il me sort: « Du und ich (toi et moi)», puis geste international et très romantique à l’appui, me signifie qu’il veut baiser. « Für funfzig euros »

Sidérée, je ne veux pas y croire.

Naïve, peut être, ou pensant que si je fais semblant de ne pas comprendre il n’osera pas redemander, je bredouille un « ich verstehe nicht ( je ne comprends pas)… »

Il re-insiste : « Du und ich » « Für Funfzig euros », traçant de son gros doigt boudiné un 5 et un 0 sur le tableau de bord.

Ah oui oui, là il y a plus de doute, il me prend pour une pute !

Elise s’énerve à l’arrière : « Stoooooppppp ! Wir gehen ! Wir gehen !!! »

Il répond qu’il ne peut pas s’arrêter, des voitures le suivent derrière.

Elise s’emporte pour de bon, hurle « Stooooopppppp », il finit par s’arrêter.

On récupère nos sacs dans le coffre vite fait, sous ses « I’m sorry, I’m sorry. »

Sorry mon cul, oui !

Elise lui balance, mi russe mi allemand : Wir sind nicht curva !!!!!! (On n’est pas des putes !)

Il ne veut pas repartir, insiste pour que nous prenions les jus de fruits et les biscuits qu’il nous avait achetés. Elise refuse, moi je les veux bien…

Il finit par repartir.

Je rie nerveusement.

Cinquante euros, je pensais valoir plus, je suis déçue. C’est con d’avoir ce genre de pensée dans des moments pareils…

On re-attaque le stop direct, on a peur que si on se pause un moment on n’ait plus le courage de continuer.

On décide de changer d’itinéraire. Ca ne vaut pas le coup d’aller à Belgrade, ça nous rallonge un peu le chemin.

Par petits sauts de puce, mais sans attendre jamais très longtemps, on passe par des villes aux noms exotiques : Trstenik, Krusevak, Paracin, Zajecar…

On se fait offrir des pêches, une carte plus précise de la Serbie, un jus de fruits.

On se souviendra de la Serbie et de ses conducteurs. On double sans regarder, à la dernière minute, des voitures arrivent en face, coup d’accélérateur, ça passe, ouf ! Et jamais de ceintures…

On est prises en stop par un flic international ( arggggh ! encore un flic !) et un militaire, qui nous passent leur numéro de téléphone, à appeler en cas de problème, dans n’importe quel pays. On est placée sous haute protection ! Sauf que…on n’a pas de portables.

Réactions du flic : quoi ??? Vous êtes deux filles, vous partez en stop, dans les Balkans, sans portables ! Vous avez de la chance si il ne nous arrive rien !

Après ce qu’il vient de nous arriver on prend conscience que oui, cela peut être dangereux, mais qui ne tente rien à rien, et je crois bien qu’on a une petite étoile qui veille sur nous…

Petite frayeur à un moment : on monte dans une voiture, faisons quelques kilomètres quand Elise réalise qu’elle a oublié son sac avec passeport, argent, bref le truc à ne surtout pas perdre, sur le bord de la route ! Demi tour !!! Ouf le sac était bien toujours là…

En s’approchant de la frontière roumaine, de moins en moins de voitures passent. C’est la malédiction de frontières…photos débiles au bord de la route en attendant, on mange les biscuits offert par l’inspecteur de police de ce matin, qui sont de la marque « Pardon ». Ca nous fait bien rire, comme si il avait prévu son coup…

On finit par arriver à la frontière à la tombée de la nuit. Changement d’horaire, il faut avancer notre montre d’une heure. Ca ne nous arrange pas…

La frontière ne pouvant se passer à pied, on grimpe dans la voiture d’une jeune couple. Elise est contente, c’est des roumains, elle peut s’exercer à parler ! Elle discute avec eux, moi je suis un peu à coté de la plaque, je ne comprends pas grand-chose, à part « Periculos, Periculos », que la femme répète avec de grands gestes théâtraux. Souvenirs du collège, en latin…Periculos= danger.

Ca m’énerve, elle sur joue, faut pas abuser, c’est pas si dangereux.

Son mari est plus réservé, je le préfère, lui au moins ne nous juge pas…

Ils sont inquiets : il fait nuit, il reste encore 150 kilomètres jusqu'à Craiova où Tica, l’ami d’Elise, nous attend. Ce n’est pas prudent de faire du stop à cette heure, on le sait bien.

Ils nous amènent à la gare. Mais le train pour Craiova nous ferait arriver trop tard, et est assez cher.

On téléphone à Tica, on lui explique notre situation, on ne sera que demain à Craiova, on va dormir ici.

On pense planter la tente dans un champ, mais ils refusent : c’est dangereux, il y a des tziganes…Ils appellent alors la mère de la sœur du mari, ou quelques chose comme ça, bref on ne comprend pas tout, on nous amène d’abord chez des gens, puis on échoue chez une grand-mère, avec un potager, les toilettes sèches au fond du jardin, et neuf mètres carrés de béton pour planter notre tente.

Voilà où on va dormir. Elise fait la conversation en roumain, moi je ne dis pas grand-chose, je suis dans un autre monde, un peu mise à l’écart par la barrière de la langue, et puis j’ai envie de me coucher…

Vendredi 3 Juillet 2009 : Le début de la gloire

Réveillées par le pépiement haute fréquence sonore d’une saleté de poulet. Quelques pommes du jardin pour le petit déj, un café, et en route, Tica nous attend.

A Craiova, c’est le bordel pour trouver un café internet et encore plus pour échanger nos dinars que l’on avait retirés inutilement en Serbie, comme on n’a rien dépensé.

Aucune banque ne les accepte, même quand Elise s’écroule de tout son long dans l’entrée de l’une d’elle, s’étant pris les pieds dans son pantalon…rien de grave…mais so funny !

On rejoint Tica qui nous amène au studio de TV d’une chaîne régionale pour laquelle il travaille en tant que chauffeur.

Une journaliste réalise un mini interview de notre voyage. Elle pose les questions en anglais, on répond en français. Questions bêtes : « quel pays avait vous préféré ? Est-ce que vous aimez notre pays ? » Que répondre ? Oui, je suis arrivée seulement hier soir en Roumanie, mais je trouve les roumains très accueillants et gentils…pff…

Enfin bref, c’est le début de la gloire, on nous filme marchant avec nos sacs à dos, puis assises sur un trottoir.

On pue, on est crades, cela fait un petit moment qu’on n’a pas pris de douche, on est fatiguées…de vraies images de voyageuses, qu’ils ont eu !

Tica nous amène dans son village, à Malu mare, une maison qu’il a construit lui-même, avec un immense jardin. Il nous présente sa femme, qui a des airs de Meryl Streep dans Sur la route de Madison. Douche, lessive, repas, sieste.

Quelques verres de vin et ça y est je suis partie, la contrepetrie d’Elise me donne des fous rires pendant longtemps :

En hommage à notre ami commun Nicolas Dole et à notre hôte Nole :

Dole Nicolas

Nole dit « colas »

Comment ça ce n’est pas si drôle ??? J’en ris encore…

Devant mon hilarité elle en invente une autre :

Nole me soûlait

Nole se moulait

Bref bref…

On ressort le soir à Craiova, il y a un concert de rock en plein air dans un parc. Les collègues de Tica sont là, on boit des bières, on discute.

Elise est déçue, lors de sa première rencontre totalement due au hasard avec Tica, l’année dernière, elle s’était très bien entendu avec lui, avait passé un week end magique. Ils avaient gardé contact par internet, voilà des jours qu’elle est pressée de le revoir.

Mais il semble plus distant, plus réservé.

Peut être que cela fait comme avec moi et Blanka. Il ne faut pas chercher à reproduire des situations…certaines rencontres sont magiques car on est dans un certain état d’esprit, dans un certain contexte. Vouloir revivre la même chose, avec la même personne, des années plus tard, ce n’est pas si simple…

Samedi 4 Juillet 2009 : VISA or not VISA ?

Des amis à Tica nous apprennent qu’il faut maintenant un VISA pour la Moldavie ! Quoi ? J’y suis allée l’été dernier, pas besoin de VISA…du coup on ne s’est pas renseignées, cela aurait-il changé depuis ?

Cela bouleverse tous nos plans, il faudrait aller à l’ambassade à Bucarest, et puis est ce que cela vaut bien le coup de prendre un VISA juste pour quelques jours, avec le prix ? Elise veut absolument aller en Moldavie, elle a prévu de revoir les gens qu’elle a connus là bas, ce serait trop dur de ne pas y aller alors qu’on est si proches…

Moi je ne suis pas sure de vouloir encore y aller si il faut un VISA, je préférerai rester les derniers jours en Roumanie, pour me balader dans les Carpates. On envisage de se séparer du coup dans quelques jours…

Sacré coup au moral, mais il ne faut pas se laisser décourager, on part se balader dans la campagne, on ira vérifier cette après midi à Craiova pour l’histoire du VISA, car c’est louche quand même…

Les paysans travaillent la terre, il fait chaud, ils nous demandent ce qu’on fait. On a entendu parler d’un lac, on voudrait y aller…une mémé nous y conduit sur un bout de chemin, puis une famille nous prend en voiture. La petite fille, trop choupinette, demande à Elise si elle connaît son cousin Diaro…

Le lac n’est pas des plus appétissants, on est loin de la Soca ! Tentatives ratées d’acrobaties

(Daniel ! revient nous montrer comment on fait!)

Le pouce tendu sur la route de Craiova, la deuxième voiture s’arrête. Internet café. Pas besoin de VISA ! Soulagement ! En fait le VISA est obligatoire maintenant pour les roumains depuis les émeutes qu’il y a eut à Chisinau suite aux élections en avril dernier.

Mais pour les français, pas de changements.

Privilège…

On déguste une glace dans un parc, où je me fais vite rappeler à l’ordre car je ne suis pas assise correctement sur le banc. C’est vrai que le paraître prend beaucoup d’importance dans ces pays, surtout en Moldavie où je n’avais jamais vu autant de filles en minijupes, talon hauts, à croire que l’apparence est plus importante que tout…

Mal à la tête, on rentre, on ne connaît pas la route de Malu mare, on demande, on erre. On prend un bus, puis un autre, puis auto-stop. Les trottoirs sont partagés entre les piétons et les chiens errants ; les rues entre les charrettes, les voitures et les camions. Contraste…

Dimanche 5 Juillet 2009 : Un sacré couple !

Tica nous fait faire un bon bout de chemin pour aller jusqu’à Ramnicu Valcea, on fait le reste en stop.

Le premier gars qui nous prend nous a vu hier à la télé ! Célébrité, quand tu nous tiens…

Comme Elise parle roumain, je suis toujours un peu laissée pour compte. Ce n’est pas grave, ça ne me dérange pas plus que ça, et puis c’est pratique d’avoir quelqu’un qui parle la langue. On s’en sortait très bien en Serbie à bredouiller de l’allemand et de l’anglais, mais les rapports sont quand même plus constructifs quand on arrive à se comprendre.

Et puis elle est mignonne, elle me traduit tout !

Mais là pour la prochaine voiture elle a décidé de faire comme si elle ne parlait pas roumain, et puis c’est moi qui passe devant. Mais le vieux ne comprend pas que je ne comprenne pas, et au lieu d’articuler et de parler plus lentement, il hurle tant qu’il peut. Ca m’énerve, ce n’est pas parce que tu cries que je comprendrais mieux mon petit père….

Bref, à la prochaine voiture, je laisse Elise remonter devant !

Ah ben tiens, celui là, il nous parle d’un français qu’il connaît, un expatrié qui habite vers Ramnicu Valcea. Daniel. Daniel ? Mais on va chez un Daniel nous justement ! Oh ben quel hasard, c’est le même, il se trouve que l’on est tombées sur le voisin de notre prochain hôte, rencontré sur internet !

Daniel et sa femme Constance nous donnent rendez vous dans une pizzeria puis nous conduisent en 4*4chez eux, dans le petit village de Smeurat sur une route de terre défoncée. Des creux, des bosses, des portails en fer forgé, des gamins et des vaches qui traînent dans la rue.

Daniel et Constance sont un couple pour le moins…étrange !

Lui, dés les cinq premières minutes, nous raconte toute sa vie : l’orphelinat, puis récupéré par sa mère avec le beau père qui le battait, 2 mariages ratés, alcoolisme, ces filles qui ne lui parlent plus…son seul bonheur dans cette vie : son camion, quand il était routier, et puis maintenant un jeune roumaine qu’il considère comme sa fille.

Elle, sacré caractère, toujours en train de jurer, de râler « Ah c’te con là, c’te gros lard, non mais c’est pas vrai… » Roumaine, elle est venue en France après un échange de quelques lettres et de photos avec Daniel. Mariage arrangé…selon Daniel, aucun roumain n’aurait voulu d’elle : trop de caractère…

Ils s’engueulent, lui s’écrase, on n’entends qu’elle qui jure.

Non mais sur qui on est tombé ??

Enfin on a un petit appartement particulier, deux lits bien moelleux, les toilettes sèches au fond du grand jardin. On ne va pas se plaindre…

Daniel nous emmène visiter un monastère orthodoxe. Il nous raconte encore des histoires glauques : il s’est fait accuser de viol par une petite fille du village, un tel se fait battre, l’autre est toujours soul, tel ami routier est mort dans un accident…

Il ne doit pas souvent pouvoir se confier, et avec son monstre de femme ça ne doit pas être facile tous les jours, alors il se lâche, enfin quelqu’un pour l’écouter…

Mais enfin c’est assez triste tout ça, on dirait qu’il n’a retenu de sa vie que les malheurs…

Lundi 6 Juillet 2009: Monastère orthodoxe dans les carpates

Daniel est condamné à jouer au taxi-man pour amener sa femme chez une tireuse de carte. Ca ne l’enchante guère mais il n’a pas grand-chose à dire, il aurait préféré nous accompagner en rando, il aime bien ça la rando mais il n’a pas souvent quelqu’un pour l’accompagner.

Enfin voilà, on part seules avec Elise se balader dans les Carpates, un peu soulagées quand même que Daniel ne soit pas venu avec nous, son enfance et ses histoires avec Constance, comment dire…c’est pas qu’on s’en fiche, mais parler que de ça à la longue, c’est déprimant !

Il est déçu aussi que l’on ne reste pas plus longtemps, mais nous, on est comme des oiseaux de passage, on effectue notre grande migration vers l’est, jamais plus de deux nuits au même endroit.

On traverse un charmant petit village, les façades peintes de couleur vive, jaune, ocre, vert, les portails en fer forgé aux motifs de cœur, de losange.

Ca grimpe, un peu, pas trop, mais on n’a plus l’habitude. On s’arrête aux fontaines, aux petites chapelles orthodoxes parsemées le long du chemin.

Les framboises dans les fourrés nous donnent du courage.

On arrive à un grand monastère, les prêtres dans leur longues robes et le visage mangé par une barbe épaisse coupent du bois, on les entend travailler plus haut.

Pour nous, pause casse croûte. A peine fini, il se met à pleuvoir. De plus en plus fort. On est trempées. Ca rafraîchit, j’aime bien la pluie, mais là il pleut quand même un peu trop souvent !!

On ne traîne pas, reprenons le chemin du retour.

Deux petits chats abandonnés miaulent dans les fourrés, ils sont mignons, un peu farouches, on leur offre notre reste de pique-nique. On voudrait pouvoir les garder, il y a peu de chance pour qu’ils s’en sortent dans cette forêt.

Peut être que notre pain et nos sardines en boite n’ont fait que retarder leur cruel destin…

De retour au village, on téléphone à Daniel pour qu’il vienne nous chercher. Elise discute avec une vielle dame. Elle raconte qu’elle a vu un ours, un jour, alors qu’elle cueillait des myrtilles. Cette révélation excite notre imaginaire, on rêve d’en voir depuis la Bosnie ! Allez, on a encore un peu de chance, on n’a pas dit notre dernier mot !

Visite des cures d’Olanesti avec Daniel, l’eau est infecte, soufrée. Parait que c‘est bon pour la santé, certaines personnes doivent en boire des litres par jour. Pouah !

Cependant si cela pouvait guérir mon genou…je me suis fait mal je ne sais pas comment, je n’arrive plus à le plier sans une atroce douleur.

Bizarre, espérons que ça passera vite !!

Mardi 7 juillet 2009 : La route, propice aux réflexions

Nous voilà reparties, des oiseaux de voyages on vous dit ! Daniel nous fait faire un bout de route, Constance râle…malgré leur hospitalité incontestable, je n’aurais pas pu rester plus longtemps. Lui et ses histoires, elle et ses râleries…le couple de l’année !

Stop sans problèmes pour arriver à Sighisoara. Elise dort, moi je regarde le paysage en laissant mes pensées vagabonder.

J’ai deux décisions à prendre…premièrement, je dois décider de ma date de retour. Le 11 ou le 15 ? Mes dossiers de master attendent, puis la recherche d’un appart, et ensuite boulot comme animatrice à partir du 29. Elise, elle, est moins pressée, elle déménage aussi, dans le Sud, mais peut prendre son temps. Elle n’est pas sure de prendre le bus de retour avec moi. Peut être restera t-elle plus longtemps en Moldavie, si elle n’a pas le temps de rendre visite à tout le monde, si les souvenirs se font trop présents, trop forts et qu’elle a envie de se ressourcer dans son pays d’adoption. Elle ne peut pas se décider maintenant.

Autre décision : quel master ?? Il faut que j’aille sur internet aujourd’hui pour informer mes parents de mon choix, et qu’ils puissent envoyer une confirmation pour l’un ou l’autre des master. Paris, c’est disons le « master de mes rêves », une alliance entre ethnologie, anthropologie et écologie. Comprendre le lien entre les sociétés humaines et leur environnement…ça fait rêver, cela a l’air super intéressant mais…c’est à Paris, ville qui me rebute particulièrement, et puis, c’est un master recherche, et je veux au contraire choisir une voie plus profesionnalisante, j’en ai marre des théories, des cours en amphi, la licence m’a largement suffi comme ça !

Perpignan, master pro, biodiversité et développement durable. Le programme a l’air bien, mais moi ce que je voudrai vraiment faire c’est bosser dans l’environnement à l’étranger, dans un pays en voie de développement, pourquoi pas en Asie…mais surtout je veux prendre en compte le réel besoin des habitants autochtones. Bien souvent les occidentaux sont allés dans des pays du Sud pour les aider soit disant à se développer. On sait ce que ça donne…

On traverse les Carpates du Sud, la campagne avec de mignons petits villages colorés et vivants, on croise des charrettes. On nous dépose dans une ville. Tant mieux, ma vessie était sur le point d’éclater et chaque bosse, chaque creux de la route était un supplice.

Ca me fait penser à un livre que j’ai lu il n’y a pas très longtemps, une autobiographie d’une tibétaine qui racontait son enfance dans les hauts plateaux, puis l’occupation chinoise, ses transferts de camps de détention en camps de détention, la torture, l’autocritique…bref, dans un de ses déplacements, alors qu’ils étaient entassés à l’arrière d’une camionnette en direction d’un camp, elle racontait son envie de satisfaire ce besoin élémentaire, de vider sa vessie. Je ne sais pas pourquoi je pense à ça, on est pas des otages là, je peux pisser comme je veux, tiens d’ailleurs on a demandé à des gens dans la rue si on ne pouvait pas utiliser leur toilette.

Vessie vidée, on mange quelques pommes qui nous restaient de notre première nuit en Roumanie, cadeau de la grand-mère, puis on retrouve un camion pour Sighisoara.

Superbe ville, dominée par une citadelle qui me donne aussitôt envie de m’y balader.

Mais le temps de faire deux trois courses et d’engloutir vite fait nos quelques tranches de pain tartinées de crème fromage, notre régime depuis des semaines, il se met à pleuvoir. Et pas qu’un peu. La visite de la citadelle est remplacée par la recherche d’un café internet. On nous envoie dans des directions opposées, on tourne en rond, on courre sous la pluie, on glisse sur les pavés mouillés…et on finit par trouver.

Ce sera Paris, décision envoyée. Mon petit mail flotte dans les airs jusqu’en France.

Ensuite, achat de mon ticket à Eurolines. Pour le 15.

Toutes ces décisions prises, je me sens mieux, je peux repartir en mode vacances, voyage, je ne pense plus à rien, je vide mon cerveau de toute ma vie française. Les études, l’appart : je m’en fiche. On verra ça en temps voulu. Mode voyage j’ai dit !

Stop de nouveau. J’en ai un peu marre, c’est le bordel à chaque fois pour sortir de la ville, on n’a pas envie de marcher avec nos sacs, et j’ai toujours mal au genou. On nous amène au rond point à la sortie de la ville. On attend, des gens s’arrêtent, ils ne connaissent pas le petit village où on veut aller. On regarde sur la carte. Nous on a qu’une carte de l’Europe, alors les petits villages…eux en ont une plus précise. Ah ben ouais, on est dans la mauvaise direction. Demi tour….on nous place sur la bonne route. Heureusement que pour deux filles, le stop marche bien ! C’est au moins la dixième voiture qui nous prend aujourd’hui !

On arrive vite à Apold.

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Dans ce village, des allemands ont monté un projet, Elise en avait entendu parler en Moldavie et ça lui titillait d’aller voir. C’est juste énorme. Dans une grande maison entièrement retapée, ils accueillent les enfants et les jeunes du village, font des activités, des échanges avec d’autres villes. Jardin pédagogique, douche extérieure chauffée au soleil (il est où le soleil aujourd’hui ?), toilettes sèches.

En ce moment, il y a un échange entre les jeunes d’Apold et des jeunes de la partie hongroise de la Roumanie. N’ayant pas la même langue, pas la même culture, les roumains des deux parties, Sud et Nord, peuvent être assez hostiles les uns envers les autres. Cet échange culturel permet donc de supprimer les à priori et les tensions.

Musique, chants, feu.

On est bien

On part se balader, on cherche un coin sympa pour manger avec Elise, tranquillement. On est vites encerclées par une bande de gamins. Ils sont mignons. Ils nous accompagnent un bout de chemin, partant un à un, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un, le plus petit, à peine cinq ans. Sourire malicieux, yeux rieurs, plein d’énergie il nous tient par la main, genre gamin à qui tu cède tout avec sa gueule d’ange, mais petit monstre au fond…

Il est tard, ses parents vont s’inquiéter (qu’on pense…), on demande aux gens du village où il habite, lui étant incapable de nous répondre. Apparemment c’est dans notre direction aussi.

Arrivés vers notre tente, en fait, quelqu’un nous dit que c’est de l’autre coté, la première maison du village. D’où on vient quoi…on repart, il fait presque nuit, c’est dangereux de le laisser rentrer tout seul.

Mal au genou…

On arrive à sa maison, on sonne. Personne. Il est 22h passé, personne ne s’inquiète pour lui ? On le confie à la vieille voisine. Vraiment, c’est différent de chez nous. J’imagine que si à cinq ans mes parents ne savaient pas où j’étais si tard le soir ils auraient déjà rameuté tout le village et appelé les flics…

Soirée au coin du feu avec les allemands et les jeunes, vite abrégée pour moi. Je suis vannée…

Mercredi 8 Juillet 2009 : un ours je vous dis !!

Retour à Sighisora pour une visite de la ville, abrégée hier par la pluie.

PHOTO 8

Collines verdoyantes. Rues pavées, maisons colorées de jaune, ocre, rose ou bleu pâle. Eglise orthodoxe blanche aux coupoles noires. Sculpture de Romulus et Remus. Tiens, qu’est ce qu’ils font là ceux-là ? Tziganes, beaucoup de tziganes. Qui demandent de l’argent ou à manger. Les femmes avec leur bébé dans les bras.

On donne un billet. Cinq minutes plus tard, la même femme. Son bébé a faim, elle veut à manger.

Elise parle avec elle, on vient de lui donner de l’argent, elle peut acheter à manger avec. La discussion s’anime, Elise veut comprendre, pourquoi toujours mendier, et ne pas travailler ? Ce qui la tue, c’est de voir les roumains trimer dans les champs, bosser, et à coté les tziganes qui ne font rien et dépendent des autres. La femme ne s’énerve pas, toujours très fière, mais ne s’en va qu’après avoir craché sur Elise.

On reste sur le cul.

Les tziganes…peuple fier, mystérieux. On a du mal à les comprendre et pourtant ce peuple nous fascine. Un peuple libre, voyageur. Enfin, plus tellement voyageur maintenant, les tziganes, du moins en Roumanie, sont pour la plupart sédentarisés.

Ce qui nous dérange peut être, c’est qu’ils ne rentrent dans aucune case, ils ne correspondent pas à notre monde. Ils ne travaillent pas, vivent au jour le jour, dans un monde où on est de plus en plus matérialistes. Chassés, rejetés depuis tout temps. J’essaye de comprendre. A quoi est due la haine qu’on leur porte ? Les roumains les haïssent. De nombreuses fois, on nous a dit de faire attention aux tziganes. Tica est même allé jusqu’à dire qu’ils avaient le sang sale. Une telle déclaration me sidère. Comment peut on encore dire quelque chose pareille au XXIème siècle ?

Et pourtant, il n’y a pas à dire, ce peuple, depuis les quelques jours que nous sommes en Roumanie, nous énerve déjà. Accrochés à nos basques, pleurnichant d’une manière théâtrale pour de l’argent, ils jouent de nous, ça les amuse. Un peuple fier, incernable, qui ne se laisse pas approcher par nous, les gadjé. Ils s’en foutent de nous en fait. On les fait rire…faut dire qu’il y a de quoi rire aussi. A la poursuite de l’argent, toujours, on amasse, on fait des réserves, on prévoit. Voilà. On est les fourmis, ils sont les cigales.

Mais certaines cigales aiment bien avoir de l’argent elles aussi, de l’or, des choses qui brillent, de belles baraques, des baraques que les fourmis qui bossent dur toute la journée n’auront jamais.

J’ai du mal à comprendre….

On reprend la route, on a un long chemin. Nous aussi, on se plait en nomade…

En stop, les routiers, c’est le pied. Avec leur radio, ils peuvent savoir où sont tel ou tel collègue, et donc nous organiser notre trajet. On descend d’un camion, un autre nous attend. Perfect timing !

Le paysage évolue. Les villages ne sont plus colorés comme dans la région de Sighisora, mais ils ont énormément de charme aussi. En particulier les portails en bois, sculptés de différents motifs.

Une voiture peut nous amener directement à Pietra Neamt. On traverse les Carpates, je guette les ours. On s’enfonce dans un canyon, c’est magnifique. Le chauffeur est sympa et s’arrête à chaque point de vue pour que l’on prenne des photos. On arrive à Pietra Neamt assez tard, le trajet était long. On mange dans un restau franchement pas super, comme dirait Constance « c’est pas qualité ! ». Rien ou presque dans les assiettes, pas de pain, pas d’eau, pas de sauce avec la salade. Pour une fois qu’on se payait le restau, on est déçues !

La nuit tombe, on doit trouver un endroit où dormir. Pietra Neamt est entourée de montagnes, on devrait pouvoir cacher notre tente facilement. On se dirige donc vers la forêt. On traverse un parking d’hôpital, les gens nous regardent, ils doivent se demander ce qu’on fout là, avec nos sacs à dos. On entre dans la forêt, c’est vraiment glauque, il y a des déchets partout, des restes d’os. Il fait noir, ce n’est pas rassurant, des gens nous ont vu rentrer ici, alors on s’enfonce de plus en plus, à travers les broussailles. On trouve un endroit, pas rassurant, parmi les os et les branches mortes, mais enfin il fait déjà nuit, alors on n’a plus le choix.

Le gars qui nous a amené a dit qu’il avait vu un ours fouiller dans les poubelles en pleine ville une nuit, je ne suis pas rassurée. On va mettre la poubelle un peu plus loin, dans un arbre.

Elise dort. Je ne sais pas comment elle fait pour s’endormir tout le temps n’importe où.

Moi vraiment cette forêt me donne la chair de poule, je n’arrive pas à trouver le sommeil. Je ne suis pas tranquille. Je dors un peu, me réveille. La pluie tombe. J’essaye de me rendormir.

Mais un grognement terrible me fait dresser tous les cheveux sur la tête et mon cœur bat à cent à l’heure. Jamais entendu un grognement pareil, ça donne la chair de poule. L’ours !! J’en suis sure, c’est lui. Peut être à 100, 200 mètres, j’en sais rien, peut être plus, ça doit avoir de la portée le grognement d’un ours…En tout cas ça a réveillé tous les chiens du quartier, concerto d’aboiement en ré mineur!

Je secoue Elise, j’ai un peu peur, elle dort profondément. Je me fais des films, on a laissé le pain dans la tente, c’est pas attiré par du pain les ours ?? Et puis, si on ne fait rien, ce n’est pas méchant ! Je pourrais même sortir, aller voir…

Un peu plus tard, deuxième grognement, plus fort, plus proche. Putain merde ! C’est l’ours !

Je réveille Elise, mais quand elle émerge c’est trop tard, le grognement est fini et je ne l’entendrai plus. De toute façon, elle s’est déjà rendormie.

Elle ne me croira qu’à moitié, mais j’en suis sure, en tout cas ce grognement c’était une bête sauvage, et a part un ours je ne vois pas trop…

En tout cas pour moi, impossible de me rendormir. Qui a dit que j’étais peureuse ??

Jeudi 9 Juillet 2009 : un campement pour le moins insolite

Pas mécontente de quitter cette forêt !

Direction la Moldavie. On arrive assez rapidement à Iasi, près de la frontière. Je me suis endormie dans la voiture, me sentant en sécurité avec cette mère et son fils. Je n’aurais pas dû, je suis complètement dans le brouillard maintenant. Ils nous ont déposé à la gare routière. Un moment on hésite à prendre un bus pour la Moldavie, on est fatigué, et c’est toujours galère les passages de frontière…mais finalement non, question de fierté, on est arrivé jusque là en stop, on ne va pas craquer maintenant !

On va au marché, on nous a dit qu’il y avait pas mal de moldaves qui venaient ici pour vendre leurs fruits et légumes, peut être qu’on pourra passer la frontière avec eux.

Un jeune accepte de nous prendre mais il a encore de la marchandise à écouler. « Je pars d’ici une heure ou deux »

C’est bon pour nous ! On attend dans un parc, mangeons des Placinte, souvenirs de l’été dernier.

Frontière, contrôle des passeports, fouillage rapide des sacs, quelques questions sur les raisons de notre venue en Moldavie, tampon, on nous laisse passer.

Yiihhhhhhaaaaaa ! Moldova ! Last destination !

Déposées à la frontière. Il fait chaud, il fait soif. J’essaye de demander de l’eau dans un bar. Eau, un des seuls mots que je sais dire en roumain (avec les formules de politesse bien sur, sans oublier le fameux « ou sont les toilettes ? »)

On me renvoie bouler, Elise va donc tirer l’eau du puits de l’autre coté de la rue. Elle est dégueulasse….

On s’entasse dans une vieille voiture au milieu des pommes de terre et autres légumes. Ils nous amènent à Balti (prononcer Bêêêlltze, comme les moutons).

Balti, la raison pour laquelle Elise voulait absolument aller en Moldavie. Pour son architecture splendide ? Ses plats gastronomiques hors du commun ? Sa vie culturelle trépidante ?

Non, pour sa prison. C’est là qu’est enfermé son ami Slava, qu’elle a connu dans le centre pour réfugié de Chisinau. J’ai de bons souvenirs de Slava aussi, quand je suis allée en Moldavie l’année dernière. Un mec patient, très gentil, fou amoureux d’Elise aussi.

On va à la prison se renseigner sur les horaires de visite. De 8heures à 17h. Il est 17h15….on reviendra demain matin.

En attendant, comme tous les soirs, on doit chercher un endroit où dormir. On avise un terrain, on sonne chez les gens pour leur demander. Finalement, c’est le mari de la voisine qui nous propose de nous amener dans un endroit, selon lui très sûr, où on peut planter la tente sans problèmes.

Après quelques questions, il s’avère que cet endroit très sûr est un aéroport. Il en est le patron. On a dû mal comprendre…mais aéroporto, ça doit bien signifier aéroport non ? Echange de regards interloqués avec Elise. Il nous amène planter notre tente dans un aéroport ??? On ne risque pas de se faire atterrir dessus en pleine nuit ?

On comprend mieux après avoir vu l’aéroport en question.

Un grand terrain vague avec une dizaine d’avions Air Moldova tous plus pourris les un que les autres, rouillés, certains sans hélices, d’autres ans ailes…parait qu’il y en a quand même 3 ou 4 qui volent. Ben je ne me risquerais pas à monter dedans !

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On est aux anges. Cet endroit est magique ! On plante notre petite tente au milieu de ces tas de ferrailles, le soleil se couche, le patron nous prête une couverture et nous offre des abricots.

Un gardien reste toute la nuit pour veiller sur ces coucous. On se demande bien pourquoi…

Vraiment, c’est l’endroit le plus insolite où on a dormi !

Vendredi 10 Juillet 2009 : Grosse déception mais…we did it !

Café servi par le patron de l’aéroport dès notre réveil !

On remballe vite, la prison nous attend. On stresse un peu, on fait attention à comment on s’habille, pas de pantacourts, pas de débardeurs, on se couvre bien.

La prison. Un grand portail, on voit dépasser les têtes de militaires, debout sur les chars.

A gauche du portail, une petite porte. L’accueil. En roumain, Elise explique notre situation. Contrôle des passeports, demande d’autorisation écrite, on nous fait passer le premier portail. On entre dans la salle d’attente. Des femmes, des hommes, vieux, jeunes, enfants. Tous attendent pour rendre visite à quelqu’un. Ca servait bien qu’on prenne autant de précautions pour les vêtements. Les femmes sont en mini jupe et débardeur à grand décolleté.

On attend un long moment. On s’en fout, on va revoir Slava !

Mais la dame de l’accueil nous rappelle. Ce n’est pas possible de rendre visite à Slava, il nous faut l’autorisation spéciale du chef. Comment ça, et on l’obtient comment cette autorisation ? Elise insiste. La dame de l’accueil, gentille et compatissante, arrange un rendez-vous avec le fameux chef. On attend encore, on fait connaissance avec un couple. Il s’avère que leur fils est dans la même cellule que Slava. Ils donnent des conseils à Elise ; il va falloir être convaincante, supplier le chef. Dire qu’on vient de France exprès pour voir Slava. Et puis, discrètement, prenant Elise à part, chuchotant, l’homme ajoute : « si besoin, glisser un peu d’argent… » Ah ben oui, tout le monde est corrompu ici. Mais quoi, ça veut dire que si on ne donne pas d’argent, aucune chance de voir Slava ? Pour se faire une idée, on demande : combien faudrait il donner ? L’équivalent de 10 euros…une fortune ici !

On ne veut pas rentrer dans ce système pourri...je me souviens de ce que nous racontait Vova, l’été dernier, au sujet de la corruption. Tout se paye. Impossible d’obtenir un diplôme universitaire sans corrompre le correcteur. Les flics, les médecins, tout le monde, tout le monde est corrompu. Comment lutter ?

Elise peut rencontrer le chef. Moi, je dois rester. L’attente est longue. Je vais demander à la dame à l’accueil, dans un roumain plus qu’approximatif. Où est Elise ? Et moi, est ce que je peux y aller ? Non, moi je dois attendre. Alors attendons….je ne me sens pas à l’aise ici, je ne sais pas où est Elise, je ne comprend rien à ce qui se passe autour de moi.

Enfin, elle revient. En larme. Le chef est catégorique, on ne peut pas voir Slava. Il faudrait une autorisation de Chisinau. Bien sur…il l’avait, le pouvoir de nous laisser entrer !

Si on avait donné de l’argent, est ce que ça aurait changé quelque chose ? On ne saura jamais…

Grosse déception. Mais si on ne peut pas voir Slava, on peut toujours lui faire passer un colis.

Courses au supermarché puis retour à la prison. Il faut détailler par écrit tout ce qu’on amène. La quantité de chaque conserve, chaque paquet de gâteau. Mais on ne peut pas faire passer de mot.

On refait des courses pour nous. Un tzigane nous aborde dans la rue, il a faim. Voyant qu’il attend à la sortie du supermarché, on lui achète un pain. Il le refuse violemment, lui voulait du lait. Il nous suit encore un moment, on finit par s’énerver un peu. On peut lui donner du pain, c’est tout, on ne va pas racheter du lait !

On finira par donner ce pain avec de la viande à une petite vieille qui nous remerciera comme si on était tombées du ciel. C’est triste…recevoir la bénédiction d’une dame pour un bout de pain !

On retourne chercher nos sacs laissés dans un bar, et comme on ne prend jamais un café sans le rentabiliser à fond, on s’approprie les toilettes pendant un moment : vaisselle, lessive, brossage des dents, toilette rapide.

Direction Chisinau, notre dernière ligne droite. On est émues. Notre dernier trajet en stop…

On attend un peu, puis deux gars s’arrêtent, belle voiture. Ils peuvent nous amener à Chisinau, mais pour 100 lei, soit plus de 6 euros. On marchande, arrivons à faire diminuer le prix de moitié. Ca m’énerve de payer ce trajet ! Les gens qui n’ont rien nous emmènent gratuitement et eux, dans leur belle bagnole, ils nous font payer. J’ai envie de refuser mais Elise est ok pour monter, et puis on a hâte d’arriver à Chisinau.

Ces deux gars sont hautains, arrogants. Ils s’en foutent de nous, on rapporte du fric, c’est tout.

Je les déteste dès le premier regard. Je suis déçue que ce soit sur eux qu’on soit tombé pour notre dernier trajet. Et puis ils roulent lentement, trop lentement, les kilomètres défilent peu à peu. Ils font un détour dans un petit village pour apporter quelque chose à leur famille, au moins on visite la campagne moldave !

Les villages ont changés, les portails sont maintenant en fer forgé, bleu ou vert, avec des motifs de losange ou de cœurs, un peu comme à Ramnicu Valcea en Roumanie.

A l’entrée de la capitale, il y a une grande sculpture, « Chisinau » écrit en grand.

On demande aux deux gars de nous déposer ici. Photos souvenirs ! On est contentes d’être arriver ici, sans problèmes. Tout s’est bien passé, même très bien !

Toutes les recommandations de la famille avant le départ et les éternelles mises en garde dans les Balkans avaient fini par nous faire croire qu’on entreprenait en effet une dangereuse aventure…mais ce qu’on vient de faire prouve bien que non, ce n’est pas plus dangereux que ça, il y a un risque certes, mais mesuré si l’on fait un peu attention…

Souvent, les gens ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas, peur de l’inconnu. Mais à vivre constamment dans la peur, on finit par ne rien faire.

On retrouve Octovian, un ami d’Elise, directement chez lui, conduites par un gentil jeune homme qui a fait bien des détours pour nous emmener, nous a prêté son portable pour appeler Octovian. Finalement, c’était lui notre dernier conducteur !

Octavian parle anglais, c’est cool, Elise n’est pas obligée de faire la traductrice et je peux m’exprimer comme je veux ! Et puis l’anglais me manquait, en Slovénie on le parlait tout le temps avec les gens, on avait fini par se parler en anglais avec Elise même quand on était que toutes les deux. Dans les Balkans on le parlait aussi, avec Dolores, avec Daniel.

Mais depuis la Roumanie, le français et le roumain avaient pris le dessus et donc oui, l’anglais me manquait ! J’aime parler anglais, je trouve que ça donne un autre sens au voyage.

Soirée tranquille avec Octavian et son cousin, on discute de choses et d’autres.

Samedi 11 Juillet 2009: la vie à Chisinau

Chisinau n’a pas changé.

Ses trolleybus rouges et bleus avec leurs portes grinçantes, et les femmes qui vendent les tickets toute la journée, l’œil aux aguets pour surveiller les nouvelles montées, se déplaçant difficilement au milieu de la foule compactée à l’intérieur. 1 lei le ticket, prix dérisoire, 15 lei valant 1 euros.

Ses affiches en russes, les autres en roumain, révélant la mixité de la Moldavie. Pro-russes et pro-roumains qui vivent ensemble, non sans heurts.

Ses vieux immeubles gris et moches de l’union soviétique.

Ses filles ultra maquillées, talons et minijupes, qui nous font prendre conscience plus fortement de nos allures de clochardes.

Ses grandes affiches de publicité, en particulier les bancs rouges KIT et KAT dont la présence m’a étonnée dans un pays à régime communiste.

Son parc Stefan Cel Mare, lieu de rendez-vous de toute la ville, qui me rappelle de bons souvenirs l’année dernière, quand, Elise à l’accordéon et Slava à la guitare, jouaient des airs de mazurka et que Nico et moi dansions.

C’est d’ailleurs dans ce parc que nous retrouvons Sabine, une française qui fait un SVE à Chisinau, amie d’Elise. Une petite boule d’énergie, pétillante, drôle, joyeuse. Nous qui commencions avec Elise à se lasser un peu du voyage, des rencontres, de défaire et refaire nos sacs tous les jours, elle nous rebooste largement !

Bière pour fêter notre arrivée et le départ imminent de Sabine.

Eurolines, on achète le ticket d’Elise, qui part au final le même jour que moi, super !

Sabine fait une good-bye party ce soir, dans un grand parc. Tous les volontaires sont là, des moldaves aussi. Ca parle anglais, roumain, français, allemand, russe, c’est sympa.

Je discute longuement avec deux filles moldaves, deux sœurs, qui parlent un français impeccable.

Les filles moldaves, de ce qu’on nous a dit et de ce que l’on peut voir, attachent beaucoup d’importance à l’apparence. Elles sont, on pourrait dire, superficielles. Préféreraient ne pas manger pendant deux jours pour s’acheter le dernier tube de rouge à lèvre.

Mais elles, les deux filles avec qui je discute, sont l’exception qui confirme la règle. Elégantes, mais pas provocatrices, elles sont surtout très cultivées. On parle politique, cinéma, livres…elles me conseillent des auteurs roumains. La soirée passe vite, la nuit tombe, elles s’en vont.

Je continue la soirée à discuter avec Octavian, Kenzo à coté joue de la guitare et chante en russe, Elise discute avec Gheorghe.

Octavian est un mec qui rêve de liberté, qui rêve de continuer ses études de sociologie ailleurs. Il en a marre de sa vie en Moldavie, marre du gouvernement, marre d’être coincé là. Il habite chez ses parents, qui passent leur temps à s’engueuler, qui ne se supportent plus mais qui ne divorcent pas, par lassitude ou habitude. Ca le soule. Il est parti l’été dernier faire un SVE en Islande, pour bosser avec les sans-abri. Une belle expérience, pas facile.

Il me propose d’aller nous balader, de nous éloigner un peu du groupe. Il fait bon, on entend de la musique jouée dans un bar pas loin. Je ne sais pas trop comment, on finit par se retrouver allongés dans l’herbe, côte à côte, s’enlaçant et s’embrassant. Je ne réfléchi pas en voyage, j’arête de me poser milles questions sur ce que je devrais faire ou ne pas faire, contrairement à ma vie en France où je pense beaucoup trop. J’écoute seulement mon coeur et mon instinct. Et là ils me disent juste de profiter du moment présent, même si ça ne mène à rien, et tant mieux d’ailleurs. Je n’attends rien.

Il est tard, la pluie commence à tomber, quelques gouttes d’abord, puis de plus en plus fort. On remballe tout, les couvertures, les bouteilles, la nourriture, on va tous se réfugier chez Julie, une autre volontaire française. La soirée continue au sec. Jeux de cartes, papotages, puis on tombe tous les uns après les autres dans le sommeil, alors que le soleil est près de se lever. Je m’endors dans les bras d’Octavian à même le sol.

Dimanche 12 Juillet : Madame poulet

Nuit trop courte…Octavian s’en va en début de matinée chercher des affaires chez lui, les autres suivent, seules Elise et moi restons chez Julie qui a un peu trop bu hier et a une bonne petite gueule de bois.

Le trolleybus et le machoutka nous ramènent chez Octavian dans l’après midi. Petite sieste bien méritée.

On se retrouve tous, les volontaires et autres, dans la soirée, à essayer de trouver un bar qui n’est pas fermé. On finit par en dénicher un. L’alchimie est bonne, tout le monde discute, échange ses opinions et ses connaissances. Max et Gheorghe nous font des tours de magie, tandis que je me lance dans une grande explication sur la sexualité des poulets et l’adoption interspécifique chez les tourterelles. Cours d’éthologie de l’année dernière….en tout cas, en anglais c’est vraiment pas facile à expliquer et je pense que personne n’a compris ce que je disais, m’empêtrant toute seule entre les émissions haute fréquence sonore de telle poule et les attirances de tel anatidé pour Monsieur Lorenz…enfin ils sont gentils, au moins ils font semblant d’avoir assimilé quelque chose à mon charabia…

Elise se rapproche de plus en plus de Gheorghe, mais non, elle a un copain en France…mais elle doute, son copain, elle n’est pas sûre d’en être vraiment amoureuse, il n’y a pas cette petite flamme, ce petit pincement de cœur dès qu’elle le voit. Pourtant ils ont les mêmes opinions, s’entendent à merveille sur tout, mais il manque quelque chose…

Avec Gheorghe, elle l’a, ce petit quelque chose, et ça lui fait tourner la tête…

Lundi 13 Juillet 2009 : Chisinau d’en bas et Chisinau d’en haut

Sensées se réveiller assez tôt, prendre un bus pour aller dans un village et passer la nuit là bas. Mais voilà, quand on se lève et que l’on voit les gouttes de pluie glisser sur les carreaux on se recouche aussitôt, et rattrapons le manque de sommeil accumulé pendant le voyage. Mais enfin on est à Chisinau, notre but ultime, alors maintenant qu’on y est autant en profiter ! On décide donc d’aller dans le centre dans l’après midi. Mais à Chisinau, Elise va me tuer quand elle lira ça, mais je prends le risque… donc, à Chisinau disais-je, il n’y a pas énormément de choses à faire. On déambule dans les rues, on va faire une sieste sur un banc dans le parc Stefan Cel Mare mais le froid a raison de nous.

On va voir la maison du parlement qui a subi bien des dégâts lors de la révolte étudiante en avril dernier. Meubles et ordinateurs brûlés et saccagés, vitres brisées. Les jeunes ont protesté contre la victoire du PC aux législatives, et exigeaient un nouveau décompte des bulletins. Cette révolte s’est soldée par une victoire des manifestants puisque des nouvelles élections vont avoir lieu dans quelques jours !

On monte dans un trolleybus, le premier qui passe, ce qui nous permet de visiter d’autres coins de la ville à travers les vitres. Et puis il s’en passe des choses dans le trolleybus. Les gens montent, descendent, des mamies chargées de paniers de légumes que je n’arrive même pas à soulever gravissent péniblement les marches, les hommes cèdent automatiquement leur place aux femmes plus ou moins jeunes, et nous on fait nos touristes. En fait, le bus, c’est un peu le miroir de la société de chaque pays.

On rejoint Sabine et Gheorghe dans la soirée et décidons de monter sur les toits pour observer le soleil qui se couche sur Chisinau. C’est beau, le ciel se teint de rose, éclairant les vieux immeubles décrépis à l’architecture typiquement soviétique. Les voitures défilent en bas à toute vitesse, traînées de lumières jaunes et rouges. On est haut, j’ai un peu le vertige, mais c’est une sensation grisante.

Le Rock’n roll café nous ouvre ses portes un peu plus tard. Octavian nous a retrouvé, on s’amuse à gribouiller sur un billet de un lei des messages anti-communistes. Il fait parti des dizaine de milliers de manifestants anti-communistes, qui, comme lui, rêvent de l’entrée de la Moldavie en Europe. Ils n’en peuvent plus de ce pays sans liberté, de la politique pro-russe du président Vladimir Voronine, du taux de chômage important, de la pauvreté du pays engendrant un exode massif de la communauté active vers les pays de l’UE.

Il est tard, on rentre chez Octavian. Je m’endors dans ses bras. C’est notre dernière nuit à Chisinau, demain on reprend la route vers la France, c’est la fin de notre voyage. Déjà.

Mardi 14 Juillet 2009 : Je n’ai pas peur de la route

Fête nationale aujourd’hui en France, discours du président, feux d’artifice et tout le bordel…comme ça me semble loin ! Et qu’est ce que c’est bien d’être coupé du monde, de ne pas savoir ce qu’il se passe.

Avec Sabine on va faire un tour dans la grande friperie de Chisinau puis on se quitte. Elle nous offre un petit cadeau de départ, un livre qu’elle a adoré. Tziganes ça s’appelle, c’est le témoignage d’en enfant gadjé qui a vécu avec les tziganes. Peut être ce livre nous permettra de mieux comprendre cette communauté qui nous fascine en même temps qu’elle nous dérange.

Dans un bar avec Gheorghe et Octavian, on boit des bières, on se soule un peu. Gheorghe sort un jeu de cartes, la serveuse accourt aussitôt. Pas le droit de jouer ici, les cartes, c’est un jeu d’alcoolo, elle veut préserver la réputation de son café. Elise et moi tombons des nues. On veut partir, de quel droit nous empêcherait-on de jouer ? Mais les gars sont blasés, habitués à ce manque de liberté, et ont la flemme de bouger…alors on reste. Mais sans faire d’efforts pour bien se tenir. Esprits provocateurs sans doute, on s’amuse à s’écrire dessus.

Le bras d’Elise est décoré d’un gros « Jos communist » au marqueur noir, tandis que l’on peut lire « Jos Sarkozy » sur celui de Gheorghe. A bas les communistes, à bas Sarkozy…à chacun ses problèmes…

Il est l’heure de partir. N’ayant aucune envie de rentrer en France, j’ai cependant envie de reprendre la route et de partir d’ici. Peut être à cause de ma relation avec Octavian…notre relation s’est trop vite officialisée, à se tenir par la main et à s’embrasser dans les rues, et je n’avais aucune envie de ça. Ses déclarations, ses « tu vas me manquer » m’énervent. Bien sur que non, je ne vais pas lui manquer. On se connaît depuis quoi, quatre jours ?

J’aime les relations en voyage. Parce que l’on sait que cela va être éphémère. Pas de promesses, pas de plans pour le futur, pas de préoccupations, juste vivre le moment présent, sans se poser de questions. Et là, ce n’est pas ça, lui voudrait que notre histoire continue quand il obtiendra son VISA pour venir en France, et moi, sans oser lui dire vraiment, je n’en ai aucune envie.

Les au revoirs sont en fait plus difficiles entre Elise et Gheorghe.

On est dans le bus. On ne parle pas beaucoup, chacune dans ses pensées. On repense à notre voyage, nous remémorons parfois quelques anecdotes, partageons quelques réflexions, mais globalement on a besoin chacune de se retrouver pour une analyse rétrospective de notre voyage, pour prendre du recul.

On a parcouru plus de 4000 kilomètres, je n’ai pas l’habitude de ce genre de voyage où l’on repart sitôt arrivé, j’aime généralement rester au même endroit plusieurs jours, plusieurs semaines, pour vraiment apprécier l’ambiance d’un lieu et favoriser les rencontres plus profondes.

Cependant ce voyage m’a beaucoup appris, et j’ai vraiment apprécié le fait de ressentir tous les kilomètres au fond de moi, de voir les paysages évoluer lentement, de sentir l’histoire de chaque pays traversés.

J’écoute de la musique. Noir désir, « je n’ai pas peur de la route, faudrait voir faut qu’on y goûte, des méandres aux creux des reins et tout ira bien… » Oui, j’ai goûté à la route, à ses plaisirs, à ses mauvais cotés aussi. Je n’ai pas peur de la route. J’aime la route.

On arrive à la douane. On doit descendre du bus, contrôle des sacs. Le douanier compare d’un œil sévère la photo du passeport avec la tête du détenteur, fait ouvrir quelques sacs au hasard, pose des questions. C’est là qu’Elise se rend compte qu’elle n’a plus son passeport.

Comment ça plus de passeport ? Non mais merde, quoi, Elise, on est à la douane, on rentre dans l’UE, sans passeport, on ne franchit pas la frontière ! Elle retourne dans le bus, fouille sous tous les sièges, vide son sac, demande aux gens, refait le chemin inverse, pas de passeport. Petite panique, mais finalement le chauffeur de bus l’avait retrouvé par terre et donné directement au douanier. Ouf ! C’est seulement la deuxième fois que tu nous fais le coup du passeport, Elise…

On repart. Comme il n’y a pas grand monde dans le bus on squatte à toutes les deux les sièges du fond, pouvons nous allonger et dormir un peu. Il est 4 heures du matin quand on arrive à Brasov, la ville en Roumanie d’où on repartira dans quelques heures avec un autre bus.

Mercredi 15 Juillet 2009 : Une mamie tu secourras, des gâteaux tu mangeras !

Elise se déguise en superwoman et sauve une petite mamie en détresse ! Le bus Eurolines pour Lyon, celui que l’on prend, part à 8h30. Mais la mamie qui était dans notre bus hier et qui a dormi avec nous pendant les quelques heures de transit dans la gare routière a un billet pour Paris. Or sa fille l’attend à Lyon ! C’est la panique, branle bas de combat, tout le monde y met du sien, la rassurant, allant au guichet Eurolines, demandant au conducteur…mais personne ne peut nous dire si il y a de la place de libre dans le bus pour Lyon et donc si elle va pouvoir échanger son ticket !

Elise se propose d’échanger son billet avec le sien, car on n’imagine pas trop cette mamie qui ne parle pas un mot de français ni d’anglais débarquer dans la capitale, le soir, sans adresse où dormir et avec sa fille qui l’attend à des centaines de kilomètres. Elise, elle, pourra toujours se débrouiller.

Mais, comme dans toutes les belles histoires, tout fini par s’arranger, la mamie peut échanger son billet, c’est la fête, tout le bus est soulagé, on embarque, go !

C’est parti pour trente-six heures de bus…

Pas grand-chose à faire à part dormir, lire, écouter de la musique, manger, dormir encore. Le bus s’arrête toute les deux heures. Comme on a jamais d’argent pour aller aux toilettes on supplie les dames pipi dans tous les pays traversés. D’un coté comment pourrait on avoir des pièces moldaves, roumaines, des euros et des francs suisse ? On se rend compte de l’augmentation du coût de la vie rien que par le prix des toilettes. C’est pas bon de revenir vers l’ouest…on n’avait plus l’habitude de ces tarifs !

Jeudi 16 Juillet 2009 : “I am a poor lonesome cowboy”

Bonne ambiance dans le bus, on nous offre à manger des sandwichs et des gâteaux, tout le monde se parle, enfin moi je ne comprends pas grand-chose mais ce n’est pas grave !

L’inscription sur le bras d’Elise suscite bien des commentaires, et les gens sont curieux de savoir ce que l’on est allées faire en Moldavie.

Seule la musique affreuse, diffusée bien sur dans les enceintes au-dessus de moi, m’horripile. J’arrive quand même à lire un peu, j’ai fini mon livre sur la Lituanie ainsi que le livre d’Elise sur le colonialisme en Afrique, très bon livre d’ailleurs, qu’elle n’a par contre pas aimé.

On retrouve les lieux déjà traversés, pancarte indiquant Saint Gallen, ça ne vous rappelle rien ? Lausanne, le lac Léman, les Alpes qui se profilent à l’horizon, se rapprochent, on arrive bientôt !

On est même à Lyon plus tôt que prévu. Au lieu d’attendre le prochain train, on décide de tenter le retour sur Clermont-Ferrand en stop. Accros, nous ?

Pas facile de sortir de Lyon, mais on finit par être déposées sur la nationale en direction de Clermont-Ferrand. Il est 19h30. Et là on réalise…qui, non mais qui, pourrait bien aller à Clermont à cette heure si, un jeudi soir, et par la nationale en plus ?? Y’a pas de problèmes, les voitures sont nombreuses à s’arrêter, mais c’est des gens qui habitent à 5 ou 10 kilomètres, qui bossent à Lyon la journée et rentrent chez eux le soir...personne ne va à Clermont-Ferrand maintenant !

Franchement, après les 48 heures de bus, on a vraiment envie de rentrer chez nous, de prendre une douche, mais j’ai comme le pressentiment que l’on va camper ici ce soir ! Sans rien à manger…

La dernière fille qui nous a pris nous avait proposé de dormir chez elle, on a refusé, on est connes…

Heureusement l’instinct féminin n’est pas toujours vérifié et une petite voiture s’arrête devant nous. Edmée, qui va jusqu’à Aurillac, est même prête à faire un petit détour pour nous déposer à Clermont ! On discute, c’est elle-même une voyageuse, elle est allée au Vietnam entre autre, on en parle, on se remémore les noms de ville, l’ambiance de ce pays. Illustratrice de livres pour enfants, elle fait quelques aquarelles pendant ses voyages. De fil en aiguille on réalise qu’elle a rencontré mes parents l’hiver dernier en Laponie alors qu’ils faisaient du ski de rando ! Le monde est petit !

Un terrible orage nous surprend aux environs de Noirétable, on est obligés de s’arrêter dans une station service tellement la visibilité est réduite. Je ne crois bien n’avoir jamais vu de ciel bleu à Noirétable ! Il doit y avoir une micro dépression qui reste toujours dans ce coin !

On se rapproche de Clermont, la pluie s’est arrêtée, on assiste à un magnifique coucher de soleil sur la chaîne des puys. La silhouette noire et allongée des volcans se détache du ciel rouge. C’est beau. On est bien contentes de rentrer quand même, contentes de cette fin, comme dans Lucky Luke, quand il s’en va sur son cheval vers le soleil couchant après une belle aventure. « I’am a poor lonesome cowboy… ».
Photos de la croisière Costa Atlantica en octobre 2008 English translation pending
by Titi77310 · 2009-07-28 · 48 replies
Bonjour à tous

pour ceux que ça intéresse Photos Croisière COSTA Atlantica octobre 2008 SAVONE-NAPLES-MESSINE-ALEXANDRIE-LIMASSOL-MARMARIS-SANTORIN-KATAKOLON-SAVONE Octobre 2008 site : www.photoweb.fr cliquer sur albums virtuels identifiant de l'album : CostaAtlantica2008 e-mail du propriétaire de l'album : didier.forget.77@orange.fr

et pour question pas de problème

@+
Récit d'un circuit dans l'Utah, Wyoming, sud Dakota English translation pending
by Valreg · 2009-07-23 · 10 replies
Ci-dessous vous trouverez le circuit que nous avons fait en juin 2008 en 2 semaines à partir de salt lake city, les grands axes étant : moab, denver, rapid city, cheyenne, cody, jackson hole, yellowstone.

1er jour : arrivée à salt lake city à 19h30, réception de notre voiture chez avis (300€ pour 3 conducteurs, catégorie B), et dodo à l’airport inn hotel (62€ la nuit avec ptit dej : œufs, saucisse, toast) tout près de l’aéroport avec une petite piscine qui fut la bienvenue après ce long trajet en avion, et pc avec internet.

2e jour : départ à 8h pour la visite du capitol, temple square lieu saint des mormons du monde entier, la cathédrale de la madeleine, petite balade dans la rue principale mais tout est fermé c’est dimanche, les jardins sont très fleuris. Ensuite, courses dans un supermarché bio, ouille ouille ouille les prix pour pique nique puis petite balade au bord du lac salé (plein de sel sur la plage, et d’oiseaux morts !!!). 14h départ pour moab (377 kms, 5h de route). 21h dîner chez moab brewery, endroit sympa mais beaucoup de monde, il faut patienter pour avoir une table (bière faite maison). Notre motel le inca inn (46€ la chambre) simple mais correct avec une mini piscine froide malgré les 35° !!!! & ptit déj inclus (céréales, fruit, toast).

3e jour : 6h30 courses au city market pour pique nique du midi dans les arches. 8h30 visite des arches toute la journée soit 24 kms à pied sous 29° il faut vraiment prévoir les 2l d’eau par personne même pour des personnes ne buvant pas habituellement (heureusement qu’il y a quelque point d’eau dans le parc pour remplir de nouveau les bouteilles). Et petite précision aussi, à l’entrée de tous les parcs il y a des wc en général toujours propre et avec du papier !!!!

au programme : Desert Nature Trail, 300 mètres autour du Visitor Center n'existe plus, c'est un parking maintenant. Park Avenue, un sentier en sens unique, de 1.5 Km en descente (98 m de dénivelé) dans un canyon spectaculaire, cette première balade nous met tout de suite dans le bain pour la remontée de la pente. Petrified Dune View point, point de vue sur des dunes de sable pétrifiées. Balanced Rock, 500 mètres autour du rocher du même nom (rocher en équilibre). Double Arch, 800 mètre jusqu'au pied de Double Arch.The Windows, 3.2 Km autour 3 arches, north window, south window et Turret Arch, la seule arche double du parc.Delicate Arch 1474m, 5 Km aller-retour, 150 mètres de dénivelé, arche de 14m et large de 11m, sentier à flanc de falaise avant l'arrivée, la plus célèbre puis arrêt au point de vue en voiture (alors là très très dure la montée sous un soleil de plomb, mais ca en vaut la peine). La sal mountains est en arrière plan, splendide. Skyline Arch, 600 mètres aller-retour pour voir cette arche qui a doublé de taille en 1940. Landscape Arch, 3.2 Km aller-retour vers cette spectaculaire arche de 89 mètres de large et 30 m de hauteur, la plus grande arche du monde. Pine Tree Arch, Double O Arch et partition arch. dîner au moad dinner où l'on se croit dans American graffiti, endroit typique où les glaces sont énormes et très bonnes et on mange bien pour pas trop cher. Nous avons voulu allé boire une bière dans un café à côté mais là surprise dans l’utah il faut manger pour pouvoir boire de l’alcool, donc dommage nous sommes repartis. Fin de la journée 80 kms au total.

4e jour : après les courses, départ à 8h pour visite de canyonlands 73 kms au total de la journée (14kms à pied). Près du Visitor Center de Island in the sky, Neck Spring Trail, boucle de 8Kms qui passe près de sources (asséchées!!!) et d'anciens ranchs (entendre prairies!!!) 90 m de dénivelé, 2h30 de marche qui n’en valent pas le coup, mieux vaut faire autre chose, car tout le long c le même paysage et rien d’extraordinaire. Upheaval Dome : 1756m un peu plus au Nord se trouve un cratère d'origine incertaine (volcanique ou extraterrestre), 1, 6 Km à pied aller-retour jusqu'au bord de la falaise, 30 mn pour le 1er point de vue, le double de tps et de kms pour le 2ème point de vue. White Rim Overlook, point de vue sur la vallée où se trouve la piste du même nom. 2, 4 Km aller-retour, 1h => pas de route pour y aller donc choux blanc. visite en voiture pour se rendre à green river overlook pour voir la green river 600m en bas du canyon => pas de route pour y aller donc juste arrêt photo. Grand View Point, 1853m offre une vue sur le parc sur plus de 100 Km à la ronde. Dead horse point, petite balade pour voir les différents points de vue. 17h retour à moab, pas le temps de faire les needles, trop loin. dîner sur la terrasse dans un fast food japonais en face du city market, bon repas pour un prix raisonnable.

5e jour : 7h30 départ pour le promotoire des needles, environ 80 kms, gazelles sur le bord de la route. retour vers moab, avec un arrêt au magasin « rock » dans le rocher que l’on voit de la route, super sympa (animaux, boutique dans la roche), sculptures…) puis courses pour pique-nique le long du colorado. départ de moab pour cisco (on dirait un village abandonné) 75 kms, 1h10 de route via la scenic road du parc de colorado superbe UT 128. départ pour georgetown 405 kms, 3h40 de route et première rencontre avec la neige !!!!! visite de georgetown petit village western typique sous un vent glacial (prévoir une petite heure) puis arrivé à denver après 75kms 1h de route. Arrivée à 20h à l’hotel knighs inn (35€ la chambre bien situé mais moquette vraiment sale et le matin juste café & gâteaux si il en reste !!! superbe piscine dommage vu la météo) puis recherche d'un resto dans le city center, mais tout ferme à 21h donc merci au mac do d’être ouvert !!!! eh oui heureusement qu’il y en a partout !!!! bon nous avions regardé la météo sur le net avant de partir qui nous prévoyait 15 jours de beau temps et donc là quelle ne fut pas notre surprise de trouver de la neige et d’être pris sous une tempête de neige notamment. Effectivement nous n’avions pas fait attention durant nos préparatifs de voyage aux altitudes et au relief que nous allions faire….

6e jour : Denver 13° réveil sous la pluie donc au lieu de faire la visite d’un parc comme prévu, nous trouvons une fabrique traditionnelle de sucre candy à visiter durant 1h et en fait cela a été très sympa car on voit les ouvriers travailler derrière une vitre avec un guide pour nous expliquer (en anglais bien sûr) tout le process de la fabrication à l’emballe avec dégustation à la fin. Ensuite nous avons visité la brasserie la + grande au monde « the coors brewing ». Là on se gare sur le parking et une navette nous emmène à l’usine où l’on fait un petit circuit mais en fait on se voit pas grand-chose. Le plus intéressant de la visite c’est l’emballage des canettes en carton. Dégustation à la fin puis passage dans la boutique. Par contre la rue principale de cette petite ville est sympa. En repartant nous passons devant un wall mart, donc nous nous arrêtons pour faire des courses pour un pique nique mais là en fait il n’y avait pas de rayon alimentaire. Donc nous finissons au subway qu’il y avait juste à la sortie du magasin. La pluie étant toujours au rdv à 14h30 nous partons visiter le musée nature & science, qui est sympa (expo sur l’or, vitrines retraçant les milieux d’habitations des animaux, animaux grandeurs natures reconstitués, grandes vitrines de minéraux…). Mais à 17h on nous met à la porte, le musée ferme alors qu’on a pas tout vu dommage !!!! surprise le soleil est enfin là, donc nous décidons d’aller faire le jardin botanic et après 15mn de détour pour trouver l’entrée, nous voyons une file immense de gens, et sur le parking une personne nous apprend que le parc est fermé car il y a un concert le soir !!!! 18h nous partons pour faire le quartier larimer, les vielles rues de denver et jusqu’au capitol. Nous prenons pour remonter toute la rue le bus électrique au city center qui est gratuit pour le fun. A 20h30 nous sommes à la recherche d’un resto car comme la veille on voit à travers les vitrines que les employés font le ménage. On arrive à trouver une petite taverne sympa qui fait mexicain et là attention aux sauces qui arrachent !!!!! 13 kms à pied aujourd’hui tout de même !!!

7e jour : 7h40 départ pour Estes park (102 kms 1h40 de route), parc magnifique et petite ville sympa que nous n’aurons à mon grand regret pas le temps de nous arrêter pour faire du shopping. A notre arrivée, arrêt au visitor center qui nous explique sur la carte le circuit à faire et nous précise que des routes sont fermées car il y a eu de la neige dans la nuit !!! ca faisait longtemps !!!! Nous trouvons un petit supermarché à côté pour les courses du midi. Et nous voilà partis pour le circuit de rocky mountain, le temps s’est refroidi 12° (en bas !!!! donc prévoir un pull !!!) mais il fait beau heureusement. Nous voyons sur les côtés des rennes, des écureuils, de magnifiques oiseaux, marmottes, pika, les paysages sont somptueux, donc pas mal d’arrêt photos et premiers cars de touristes. Durant tout notre périple nous aurons eu de la chance car nous sommes surpris d’être souvent seul et c bien appréciable pour les photos !!!! Au retour nous nous arrêtons au dick’s rock (490 moraine route), pour les amoureux des minéraux, cet arrêt est obligatoire, un choix impressionnant à tous les prix. On ne peut pas le louper de la route, on voit des amas de pierres de toutes sortes. A 15h nous prenons la route pour cheyenne (2h de route 143 kms). Petit arrêt devant le capitol de cheyenne où nous retrouvons les 25°, puis devant une vieille locomotive à l’entrée d’un parc. C’est la fête du village dans le centre ville, orchestre à côté d’un magasin wangler (pour les adeptes de la country). A 18h nous partons pour lusk ville étape pour dormir (256 kms, cela devient interminable !!!). A 21h nous arrivons enfin au rawhide motel (31€), bon rapport qualité prix.

Heureusement au bout de la rue il y a un routier à côté d’une station service, ambiance très familiale. Au passage nous prenons des gâteaux à la station pour le ptit déj car juste un café à la réception le lendemain matin.

8e jour : 7h45 départ pour keystone (214kms 3h de route). On s’arrête dans la petite ville très sympa de Custer pour faire les courses. Puis nous faisons le circuit de 29 kms de Custer park route 16 A (12$). Rencontre de nos 1er bisons, gazelles, ânes, pintade sauvage et végétations agréables. Par contre en bon français que nous sommes, nous nous arrêtions comme nous pouvions sur la route pour prendre des photos (car nous étions là encore peu nombreux), lorsqu’une voiture de police s’est arrêtée en nous disant que nous n’avions pas le droit de nous arrêter !!!! il fallait considérer la route comme une autoroute !!! sympa !!! évidemment nous n’avons pas respecté cette recommandation mais nous sommes restés très vigilent !!! 13h40 visite du mont rushmore (10$), là par contre beaucoup de monde et nous n’avons pas vu de parking gratuit comme on avait pu le voir sur le net dans les forums. On a juste fait un arrêt photo, on n’a pas jugé utile de faire la petite marche qui amène en bas des têtes. Par contre nous n’avons pas pris la peine de nous arrêter à keystone et finalement nous aurions dû pour le shopping car pas mal de boutiques qui avaient l’air bien sympa contrairement à rapid city qui est sans grand intérêt. En route pour rapid city (33kms) où il y a des statues grandeur réelles des présidents des us, et visite gratuite du musée de géologie (petit mais complet, avec des vitrines de minéraux et de fossiles). 17h arrivée à Deadwood (66kms, 1h de route), ville western avec des casinos partout. Nous sommes allés jusqu’au cimetière pour voir la tombe de Calamity jane (rien d’extraordinaire c vraiment histoire de dire qu’on l’a fait !!!), et de là on a un beau point de vue sur la ville. Après shopping et dîner dans un petit saloon en centre ville. Des casinos proposent l’option buffet à volonté pour 15$ mais faut réserver donc un conseil réserver dès votre arrivée !!!! Installation à la sortie de la ville au super 8 motel 60€ la chambre (navette payante pour retourner en ville) avec petite piscine et jacuzzi mais ca ferme à 22h et là aussi des machines à sous dans le motel. Par contre pour la restauration au motel, faut aimer le bruit car quelques tables juste à côté des machines et le choix est restreint : pizza. Par contre bon ptit déj d’inclus le matin dans une autre salle. Dans deadwood toutes les places de voiture sont payantes pour la petite info.

9e jour : 7h40 départ pour sheridan (3h de route 338 kms) en faisant un détour pour voir la devil’s tower. Prévoir du temps pour petite balade si vous pouvez car nous nous n’en avons pas eu le temps à regret. Plein de chien de prairies juste avant cette tour, trop mignon. 2/3 boutiques avant d’arrivée à cette tour. Sur la route (on voit bien la cabane depuis la route) il y a un tailleur de bois qui sculpte les fameux ours en bois que vous pourrez voir un peu partout, nous n’avons pas eu de chance nous c’était fermé. A midi à hauteur de sheridan nous finissons dans une station service à la sortie de l’autoroute pour le plein d’essence et là il y a un subway pour déjeuner. Départ à 13h pour cody (227 kms 4h15 de route) et encore une fois nous ne nous attendions pas à retomber dans une vraie tempête de neige en se demandant si on allait pouvoir arriver à bon port car il n’y a que 2 routes pour passer la montagne et la 2ème est à la même altitude donc pas la peine de faire demi-tour. Nous avions mis l’option sur cette route pour s’arrêter voir la medecine wheel bighorn mountains, mais là la route fut fermée sous au moins 1m de neige !!!! Et pour avancer on ne voyait pas à 1m sans mentir c’était l’enfer et bien sûr toujours tout seul sur la route, ce n’est qu’après le col que nous avons retrouvé le soleil et que la neige a cessé de tomber, le soulagement !!!! 16h30 enfin nous voilà arrivé à cody, ville créé par buffalo bill. Nous comptions faire du shopping mais là aussi, dimanche oblige tout est pratiquement fermé. A sortie de la ville il y a le « old train town », en fait ce sont d’anciennes maisons en bois gardées à l’identique, mais l’entrée est bien sûr payante, mais on peut se faire une idée à l’entrée et faire vite fait des photos, car la gardienne vient à votre rencontre si vous tardez de trop !!! Nous avons dormi au sunrise motor inn (63€ la chambre avec café/fruit/muffin à la réception) bon rapport qualité prix et dîner dans un petit saloon sportif (écran tv partout avec retransmission de match) dans le centre ville. Le soir il y avait des rodéos d’organisés à la sortie de la ville pour les courageux car il faisait frais.

10e jour : courses de bonne heure chez wall mart à la sortie de la ville (superbes cartes postales pas chères à l’intérieur et quelques souvenirs à bon prix également dans le magasin) pour le déjeuner et en route pour yellowstone, 1er parc avec plein de touristes partout cela nous change, on comprend mieux pourquoi il faut réserver l’hôtel minimum 6 mois à l’avance !!! (85 kms 1h30 de route). A l’arrivée de l’entrée du parc, les rangers nous informent que des routes sont barrées dûes à la neige !!!! eh oui encore !!!!! au fur et à mesure qu’on avance effectivement la neige apparaît sur les bas côtés et la température est bien descendue avec un vent glacial (on ira de -3° à 6° durant notre séjour dans ce parc et forcément nous n’étions pas équipé pour, heureusement qu’on avait tout de même un kway un peu moltonné et un pull mais cela a été l’enfer tout de même à certains moments). Voici le programme de la journée au vu du changement de nos prévisions vu les routes barrées : steamboat point & mary bay, fumerolles près du lac de yellowstone. mud vulcano, petits cônes volcaniques (9m sur 9) crachant de la boue, petite balade à pied sur chemin balisé. inspiration point road mène à plusieurs point de vue => route fermée. artist's point offre la plus belle vue sur lower haute de 94m & upper fall 33m et le canyon long de 30 kms et allant de 250 à 400m de profondeur. Ses couleurs viennent du fer qui s'est oxydé, produisant des nuances de jaune, orange, rouge et brun. uncle tom's trail descend un escalier métallique abrupt => sans intérêt donc pas fait (eh puis c impossible de tout faire en 2 jours !!!). route bloquée, obligé de faire un détour. On apercevra 2 ours au loin dans un espace verdoyant, et un coyote un peu plus loin. Sinon beaucoup de bisons partout dans le parc. roaring mountain, geyser. golden gate, geyserbalade de 2 kms à mammoth hot springs, terrasses de dépôts de calcairedes passerelles en planches permettent de gravir et descendre les couléessculptées de Main Terrace & Minerva springs canary spring un des + beaux endroits. undine falls, cascade. tower falls, cascade de 40m entourée de colonne 1911m. petrified tree, bout de tronc de sequoia pétrifié haut de 2m, il y a 50 millions d'années, une coulée de lave avala cet arbre et du coup il est devenu en pierre. Nous passons notre 1ère nuit à gardiner (275 kms au total de cette journée, 11kms à pied) au super 8 motel un peu à la sortie du centre ville (59€ la chambre ptit déj inclus, viennoiserie & céréales bon rapport qualité/prix, et petite piscine dedans). Dîner dans un saloon avec comme spécialité steak de bison cuit au barbecue, sympa. 3/ 4 boutiques pour le shopping.

11e jour : 7h départ pour notre 2e jour de visite (150 kms au total 17kms à pied). Programme de la journée : obsidian cliff, falaise d'obsidienne 2250m => chemin fermé.balade écourtée à norris geyser, 2281mcar giboulée de grêle au début de la balade.steamboat geyser, est le geyser le plus haut du monde, ses grandes éruptions pouvant aller jusqu'à 120m de haut sont assez rares. gibbon & firehole falls, 20m de haut les gibbon. fountain paint pot, jolies eaux cristallines, bassin de boue bouillonnante aux teintes rosées, geysers. great fountain geyser. midway geyser basin, la plus grande source chaude du parc et la 2e du monde, près de 100m de diamètre. old faithful (vieux fidèle) est un des plus hauts et des plus spectaculaires geysers. Nommé ainsi en raison de sa régularité, il crache pendant 2 à 5 minutes, et ce en moyenne toutes les 63 minutes. En réalité, l'intervalle des éruptions peut aller de 30 à 120 minutes. Le geyser peut atteindre des hauteurs de 30 à 55 mètres et crache jusqu'à 28.500 litres d'eau. castle geyser : probablement un des plus vieux geysers de Yellowstone avec une circonférence de cône d'environ 36 mètres. Il jaillit pendant 3 minutes ou crache de la vapeur pendant 1 heure. riverside geyser : il jaillit toutes les 8h sur les bords de la rivière Firehole pendant environ 20 minutes et atteint environ 23 mètres de haut. Sa température atteint les 94 degrés. morning glory pool une des + belles sources chaudes du parc. biscuit basin.

west thumb geyser basin, grands bassins thermaux avec de belles couleurs près du lac. Nous passons la nuit au grant village (103€ la chambre eh oui nous sommes dans le parc les prix grimpent !!!). Nous sommes allés dîner au bord du lac, self service, beaucoup de monde et la neige s’est remise à tomber pendant le dîner !!!

12e jour : 7h réveil sous la neige !!! nous déneigeons la voiture avec nos bras !!!! et là un ranger s’arrête en nous disant que toutes les routes étaient fermées et qu’il fallait patienter !!!! Nous allons donc prendre notre ptit déj au grill de grant village et prendre notre mal en patiente. Au bout d’un moment nous sommes allés au visitor center pour avoir des nouvelles et ce n’est qu’à 9h45 que nous avons eu le feu vert pour reprendre la route !!!doncdépart pour le parc grand teton, entre 2100 et 4200m (48kms), la route est bien dégagée mais plein de neige sur les bas côtés et brouillard !!! donc nous ne verrons rien du grand teton, mais rien de rien !!!! on aura tout de même la chance de voir un ours d’assez près mais sous une averse de neige et là un car de touriste s’arrête et vu la discrétion l’ours est parti…nous avions prévu de faire : letour de swan lake en traversant la forêt Oxbow Bend mais pas possible vu la météosinon à 35 Km au Nord de Jackson Hole, accessible par le Highway 191 ou la Teton Park Road (un peu plus long) un bon endroit pour voir des animaux sauvages. Bons points de vue le long de route => un seul point d'observation, nous on n’a rien vu mais bon vu le temps !!!. Signal Mountain. une route de 8 Km débute au Signal Mountain Lodge et vous emmène au sommet de la colline Signal Mountain, à 250 m au-dessus de la vallée. Super point de vue panoramique sur la chaîne des Teton, le lac Jackson Lake => route fermée. 30 dollars par pers. 1h de ballon au dessus du parc, passer par moose et moran junction, et prendre la moose-wilson rd entre grand teton village et moose => dommage vu la météo pas possible. Nous nous arrêtons déjeuner dans un resto au jenny lake (super cadre au bord du lac).De là nous continuons jusqu’à la"chapel of transfiguration" petite chapelle en bois puis traçons jusqu’à jackson hole où la neige aura laissé la place à la pluie (au total de la journée 150kms). Petite ville western, pas mal de boutiques pour le shopping. Nous dînerons au million dollar cowboy bar, hot dog frite devant un concert de country (les chaises du bar ce sont des selles, cadre très sympa). Nuit au el rancho motel (54€ la chambre, café à la réception, pomme et muffin pour le ptit déj).

13e jour : réveil sous la pluie donc nous abandonnons l’idée de faire le parc du grand teton à notre grand regret. Nous prenons laroute teton pass mais celle-ci s’avère inaccessible sans chaîne donc demi-tour pour prendre l’alpine !!!!pique nique en cours de route après pocatello après s’être arrêté dans une station service pour les courses.Nous arrivons sur salt lake de bonne heure donc nous décidons d’aller faire dushopping à park city dans un outlet à 20mn de salt lake, au pied d’une montagne, paysage magnifique et enfin le soleil. Nous passerons la nuit à l’america’s best inn (43€ la chambre), très belle chambre mais dégoûté la piscine est vide !!!!!! ptit déj = céréales, fruit, viennoiserie à la réception (pc avec internet). L’hotel est éloigné de tout, donc nous dînons dans le restaurant d’un hotel assez class à 10mn à pied en haut de la même rue. (550 kms au total).

14e jour : 9h30 (eh oui grasse mat le dernier jour) dernier shopping à gateway dans le centre de salt lake, puis balade et pique nique dans le riverside park (courses dans un petit supermarché style lidl près du parc) 13h30 départ pour l’aéroport et restitution de la voiture et sniff les vacances sont finies…

J’espère que mon récit vous aura servit, si vous avez besoin plus d’info n’hésitez car moi-même je suis bien contente que ce site soit alimenté et vive les voyages !!!! j'ajoute quelques photos mais c très dur de sélectionner parmis les 1000 qui ont été prises !!!!
Place aux retraités routards... English translation pending
by Williama · 2007-11-16 · 264 replies
Fini le privilège du voyage sac à dos pour les plus jeunes😕 ça fait maintenant quelque temps que les retraités revendiquent aussi ce droit de routard comme un privilège. On les croise partout. "increvables", en bonne santé, ils sont de plus en plus nombreux et enchaînent destination sur destination...

Dès la quarantaine, ils décrète que la vieillesse est là, ça les titillent et ils parlent de droits acquis, de pénibilité, d'envie de partir...ils voyagent alors comme des gloutons, donnent des conseils blasés à tour de bras, font du comparatif, profitent au maximun du CE etc...

Papy et mamie s'éclatent pendant que les fistons restés au pays rament de CDD en stages bidons, en rêvant devant les affiches bien léchées du métro ou avec des plans foireux sur le net🏴‍☠️. Des retraités devenus grand voyageurs égoïstes et des jeunes... chomeurs et sans carrière à la maison! Faut-il une nouvelle canicule pour éradiquer le phénomène?😎
Transport de l'aéroport de Djerba à l'hôtel Odyssée Resort à Zarzis English translation pending
by Titiparisien · 2006-08-22 · 16 replies
Je compte venir passer quelques jours à zarzis par mes propres moyens (vol sec paris djerba) pour me rendre à l'hotel odyssée resort à zarzis avant de faire un circuit dans le désert. quelqu'un pourrait-il m'indiquer comment je peux me rendre de l'aéroport de djerba à zarzis et combien ca va me couter je préfère le taxi c'est plus sur qu'une voiture de louage. et pour reprendre le vol est ce que je peux facilement trouver un taxi de nuit car le vol décolle à 4h du matin. merci

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