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Transcription d'un mariage franco-camerounais English translation pending
Bonjour
Je suis Français et je viens de me marier avec une camerounaise (un amour de femme). J'ai déposé un dossier de mariage a l'ambassade de France a Yaoundé au mois d'octobre 2010, après 10 mois de tracasseries administratives, j'ai enfin reçu ma capacité a mariage (cela fais drôle dans un pays de sois disant de liberté comme la France, de demander une autorisation pour épouser la femme de sa vie ), maintenant il ne reste plus que la transcription, cela fait maintenant un mois que celle ci est arrivée a l'ambassade de Yaoundé et je me suis permis de les appeler pour savoir ou l'on en était, j'ai eu comme réponse d'une dame, qu'ils étaient actuellement dans l'attente de l'authentification de l'acte de naissance de mon épouse ( la même raison qui a fait trainer la délivrance de la capacité a mariage ). Pourtant quand j'ai retiré la capacité le fonctionnaire qui me l'a remise m' assuré que tout était bon, que pour la transcription il n'y avait plus rien a faire sinon transcrire le mariage a l’état civil Français.
Si quelqu'un a une idée pour faire avancer les choses, je suis preneur, j'aimerai bien faire les fêtes de fin d'année avec mon épouse ici en France.
Merci de vos réponses et conseils.
Délai d'obtention du visa conjoint francais/tunisien après la visite médicale? English translation pending
bonjour
mon mari aura son rendez vous de la visite medicale et du test de francais le 20 et 21 janvier
je voulais savoir apres avoir passé ces deux rendez vous quels sont les étapes par la suite ? et le delai d'obtention du visa
merci a tous
bonne journée
Obtention du visa unique pour l'Afrique de l'Ouest depuis le 1er octobre 2009! English translation pending
Le visa unique pour les pays d'Afrique de l'ouest est en vigueur depuis le 1er octobre 2009, nous l'avons obtenu au Bénin il y a 3 jours. Pour plus de détails : tapez Visa unique pour l'Afrique sur google. Bon voyage à tous !
Vos cinq plus belles îles de la Thaïlande? English translation pending
Salut ! aux amateurs de plages sublimes baignées d'eaux cristallines, le tout pas surchargé de touristes (le moins d'animations possibles) je vous demande votre TOP 5 des îles les plus paradisiaques de Thaïlande !!!!
Vos avis m'intéressent (d'ailleurs si vous avez une adresse de logement, type bungalow hyper charmant sur plagé déserte, n'hésitez pas à joindre les coordonnées)
d'avance merci
Vos avis m'intéressent (d'ailleurs si vous avez une adresse de logement, type bungalow hyper charmant sur plagé déserte, n'hésitez pas à joindre les coordonnées)
d'avance merci
Combien de temps dure la transcription d'un mariage franco-algérien? English translation pending
Salut je suis algerien marié avec une francaise au juillet 2008 .et j'ai déposer le dossier au consulat ? salut je suis algérien mari avec une française en juillet 2008 .et j'ai déposé le dossier au consulat de france à Alger. pour la transcription .pour l'envoi à nante. et après un mois ma femme a reçu un courrier de nante concernant la convocation, elle a la mairie proche de sa résidence .et moi au consulat de france à alger
svp si quelqu'un peut m'aider je veux savoir sa va durer combien de temps la transcription?
et ou je récupère livret de famille?
et pour l'enquête quel genre de questions posé......????
MERCI BCP
Vivre à Agadir? English translation pending
Il est question que je suive mon époux avec mon petit bonhomme de 7 ans à AGADIR au maroc.
SVP si vous vivez là-bas pourvez vous me répondre sur des milliers de questions?? La scolarisation en CE1 pour mon fils? Comment? quel est le niveau scolaire dans les écoles françaises? Ou un autre moyen en privé à domicilie? Ou me renseigner pour le coût? Ensuite je recherche des photos sur la ville, aller vivre làbas sans la connaître pas évident! Y a til des supermarchés? Y troe t-on de la nourriture française? Ettout et tout... Je sais je suis pénible mais je me soigne!!
Je me remercie pour vos réponses, ce serait super sympa et si photos, le TOP!!!
Merci milles fois... Une habitante du VAR.
Ryanair et le numéro de réservation... English translation pending
Voilà, j'ai un petit souci avec ma commande chez ryanair... J'ai réservé deux billets pour aller en Espagne passer un petit weekend en amoureux. Sauf qu'au moment de la confirmation de ma commande, ma page s'est bloquée et ma connexion interrompue. J'ai juste eu le temps de voir que ma résa était ok, mais je n'ai pas pu relever le numéro de résa...
Je n'ai pas non plus reçu de mail de confirmation avec mon numéro de résa. Quand j'appelle au service client (très difficile à joindre d'ailleurs!!) on me donne un autre numéro (dépannage internet) mais qui ne fonctionne pas!!! Et quand je rappelle une 12 000ème fois le service clientèle pour signaler que le service demandé ne fonctionne pas à ce numéro, on me soutient que si, si, c'est bien le bon numéro!! 😠
Bref, pas de confirmation, une facture de tél qui avoisine les 14 millions d'euros et toujours pas d'infos... 🙁
Quelqu'un a-t-il des pistes? des bons plans pour m'aider à avoir ce pu.... de numéro de résa? Est-il absolument nécessaire pour embarquer ou non?
merci de vos conseils!!!
Bref, pas de confirmation, une facture de tél qui avoisine les 14 millions d'euros et toujours pas d'infos... 🙁
Quelqu'un a-t-il des pistes? des bons plans pour m'aider à avoir ce pu.... de numéro de résa? Est-il absolument nécessaire pour embarquer ou non?
merci de vos conseils!!!
Trouver du travail à Washington/New York et logement en auberge de jeunesse English translation pending
Bonjour,
je vais allé travailler 5 semaines à Washington ou NY entre mi-juillet et fin aout, cherchant mon job sur place j'aimerais trouver une auberge de jeunesse à "proximité" de mon lieu de travail.
Mes questions sont les suivantes: Les auberges de jeunesse sont-elles souvent complètes en pleine saison ou reste-t-il des chambres ? Est-il indispensable de réserver à l'avance ? Est-il plus facile de trouver un job à Washington ou NY ? Est-ce difficile d'en trouver un ?
je vais allé travailler 5 semaines à Washington ou NY entre mi-juillet et fin aout, cherchant mon job sur place j'aimerais trouver une auberge de jeunesse à "proximité" de mon lieu de travail.
Mes questions sont les suivantes: Les auberges de jeunesse sont-elles souvent complètes en pleine saison ou reste-t-il des chambres ? Est-il indispensable de réserver à l'avance ? Est-il plus facile de trouver un job à Washington ou NY ? Est-ce difficile d'en trouver un ?
De Paris à Toulouse à vélo English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
J'aimerais savoir combien de temps, grosso modo, il faut pour rallier Paris à Toulouse. Mon niveau n'est pas exceptionnel, et je n'ai pas l'expérience de voyage à vélo de plus de 4 jours. La partie qui m'inquiête, c'est la partie au sud de Limoges. Quelque soit le chemin, je crains les routes trop "montagneuses".
Avez-vous fait ce trajet, et combien de temps avez-vous mis, quel chemin avez-vous pris ?
Pour info, j'ai un VTC MBK Evolution. Je compte acheter une remorque Nomad Burley (les sacoches, je le sens pas). a propos de la Nomad, si vous l'utilisez, je veux bien votre retour d'impression
Merci de vos réponses
P-O 🙂
J'aimerais savoir combien de temps, grosso modo, il faut pour rallier Paris à Toulouse. Mon niveau n'est pas exceptionnel, et je n'ai pas l'expérience de voyage à vélo de plus de 4 jours. La partie qui m'inquiête, c'est la partie au sud de Limoges. Quelque soit le chemin, je crains les routes trop "montagneuses".
Avez-vous fait ce trajet, et combien de temps avez-vous mis, quel chemin avez-vous pris ?
Pour info, j'ai un VTC MBK Evolution. Je compte acheter une remorque Nomad Burley (les sacoches, je le sens pas). a propos de la Nomad, si vous l'utilisez, je veux bien votre retour d'impression
Merci de vos réponses
P-O 🙂
Attention arnaque pour changer l'argent à l'aéroport de Tana (Madagascar) English translation pending
🙁, de retour aujourd'hui de 15 jours sur les hauts plateaux malgaches je voudrai avertir toutes les personnes qui voudrai changer de l' argent au noir a l' aeroport d' IVATO d' etre prudents : les rabatteurs vous ammenent a leur 'patron ' qui compte les billets sous vos yeux mais ensuite si l' on ne recompte pas on se retrouve avec des liasses de 5 billets au lieu de 10, il y a aussi de la fausse monnaie parait-il .en clair pour 2 euros on a un billet de 5000 ariary.le change en ville a l' air net mais la cituation est en train de s' aggraver, les produits de premiere necessites meme le riz coutent plus cher (dixit les malgaches) nombreuses coupures d' electricite dans tout le pays, a TANA il y a de plus en plus de delinquance ( attention apres 19 heures ) mais le pays est toujours merveilleux et la majorite des gens sympas.bon voyage
Cent autres devinettes bambara, partie 1 (Mali) English translation pending
Cent autres devinettes bambara
(pour Anusara)
Bonjour Anusara,
un grand merci pour ta réponse (dans une autre discussion) qui fait plaisir. Et encore de bonnes nouvelles du Mali, magnifique !
Voici cent autres devinettes bambara (pas encore présentées sur ce forum) :
1 : Fa fila ani den fila bè du kelen kònò, n’i y’u jate, u bè bèn mògò saba ma. – O ye mòkè, fa ani mòden ye.
Deux pères et deux enfants vivent dans la même concession. Quand tu les as comptés, ça fait trois personnes. – Le grand-père, le père et le petit-fils (ou : la petite-fille).
2 : N kònòna n kòfè. – Dèsèkili don.
Je suis enceinte par derrière. – C’est le mollet.
(note : ici, kònò "ventre" a un emploi verbal, ce qui est très très rare, et veut dire "être enceinte" . Dans cette devinette-ci, on compare la forme arrondie d’un mollet avec le ventre d’une femme enceinte. Donc, au sens figuré, le mollet est en cloque mais son ventre est en arrière tandis que le ventre de la femme enceinte est à l’avant. C’est l’idée ici.)
3 : Don o don, musokòrònin bè taa laharaka la. – Jurufilen don.
Jour par jour, la petite vieille femme se rend chez un habitant de l’autre monde. – C’est la puisette.
(note : ici, la petite vieille femme recherchée est la puisette, c.à.d. le récipient en caoutchouc noir & la corde pour sortir de l’eau d’un puits. Lahara, emprunté à l’arabe, veut dire "l’au-dela", c’est ici le fond du puits, et le suffixe dérivatif nominal -ka veut dire "habitant de ..." , donc "l’habitant de l’au-dela" ou le "défunt". Et jour par jour, les femmes laissent descendre la puisette au fond du puits pour puiser de l’eau.)
4 : Musodennin dònkètò ye kònò ta. – O ye jènè ye.
La jeune fille en dansant est tombée enceinte. – C’est la quenouille/le fuseau (pour filer).
(note : pour filer le coton, les femmes se servent de toutes petites quenouilles : à mésure que le fil s’enroule, la quenouille prend de l’épaisseur, et s’arrondit. Et cela est produit par un jeu rapide des mains, qui est comparé ici à une danse. Linguistique : ici, "tomber/devenir enceinte", en bambara ka kònò ta, est relaté litt. par "produire un ventre".)
5 : N taara dugu kònò, n taara a sòrò musow bè ka denkunsigijan bamu. – O ye kabaforo ye.
Je suis parti dans un village, je suis parti trouver cela, les femmes portent sur leur dos des enfants aux cheveux longs. – C’est le champ de maïs.
(note : bonne comparaison entre la foule des femmes qui portent des enfants sur le dos et le champ de maïs. Comme les épis de maïs sont portés et protégés par des feuilles, ainsi les enfants sur le dos de la mère. La "barbe" du maïs devient ici "les cheveux longs". Il n’est pas rare de voir, dans la vie courante, des fillettes s’amuser avec des poupées, qui ne sont rien d’autre que des épis de maïs, et qu’elles portent sur le dos à la manière d’une maman. Linguistique : denkunsigijan se compose de den-kun-sigi-jan < enfant-tête-poil-long.)
6 : Dugu bèè kunsigi jè. – O ye kòòriforo ye.
Toute sa terre, son sol a des cheveux blonds. – C’est le champ de coton.
7 : Sokòfècèfinba. – O ye bo ye.
Le grand homme noir derrière la maison. – C’est l’excrément.
(note : l’excrément fait partie de ces choses qu’on fait habituellement derrière la maison. Linguistique : sokòfècèfinba se compose de so-kòfè-cè-fin-ba < maison-derrière-homme-noir-suff.dér.augm.)
8 : Su fè, n tun bè so kònò n ye a ye tile kèra fila ye kòlòn kònò. – O ye kalo ni dolo ye.
La nuit, j’étais à la maison et j’ai vu que le soleil s’était doublé dans le puits. – C’est la lune et les étoiles.
(note : quand on regarde dans le puits, on voit le reflet des astres. On dirait que le soleil s’est divisé en deux.)
9 : N tora dugu kònò ka n terikè saya mèn kungo kònò. – O ye sisi ye.
Je suis resté dans mon village et j’ai appris la mort de mon ami en brousse. – C’est la fumée.
(en savane, même si l’on reste au village, on aperçoit au loin la fumée des feux de brousse.)
10 : N ye sobilenman san ka a bila so kònò, yanni ka dugu jò a kèra jèman ye. – O ye bugurijè ye.
J’ai acheté un cheval rouge et l’ai laissé à la maison, avant que le jour ne se lève, il est devenu blanc. – C’est le cendre.
(note : la braise rouge que l’on laisse le soir dans le foyer blanchit durant la nuit.)
11 : N taara n bèènkèso, n taara a sòrò n bèènkèsokaw o bè sèmè kogo la. – O ye kolonkaladen ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel, et j’ai trouvé que les gens sont appuyés contre le mur. – Ce sont les pilons.
(note : en général, on ne laisse pas les pilons traîner par terre, mais on les adosse contre le mur.)
12 : Dègèkun kelen, a ye baji duuru. – O ye kalo ye.
Une seule boule de dègè a troublé l’eau du fleuve. – C’est la lune.
(note : le dègè est une nourriture à base de mil, pilé non tamisé, légèrement passé à la vapeur, étendu d’eau ou de lait, et qu’on mange sous forme de boules. Ici la lune est comparée à une telle boule blanche et le ciel à l’eau d’un fleuve.)
13 : Fèn dò bè n bolo, ni n ye a kè ji kònò buguri bè bò. – O ye safinè ye.
J’ai une chose quand je la mets dans l’eau de la poussière en sort. – C’est le savon.
(note : les bulles de savon !)
14 : Fèn dò bè yen a bè malamala i bè fò ko sanu bari mògò si tè farinya ka maga a la. – O ye sa ye.
Une chose est là-bas elle brille, tu dirais de l’or mais personne n’ose la toucher. – C’est le serpent.
15 : N taara n biranna na, n ye foli kè salen ye namuna. – O ye furajalen ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, j’ai fait les salutations un mort m’a répondu. – C’est la feuille sèche.
(note : un bon nombre de devinettes commençent par "Je suis parti dans ma belle-famille". La réponse, pour chacune d’elles, représente symboliquement une qualité des beaux-parents. De toute évidence, il s’agit de relations particulières qui lient quelqu’un à ses beaux-parents.)
16 : Ni n ka misigòrè donna o layòrò, kelen bè yen ni a donna u bèè bè bò. – O ye tigatolilen ye.
Quand mon troupeau de vaches rentre dans le parc une est là-bas, quand elle entre, toutes sortent. – C’est l’arachide pourrie.
(linguistique : tigatolilen se compose de tiga-toli-len < arachide-pourrir-part.ac.)
17 : N taara n biranna na, u ye dalan di n ma n wulitò n kòlila ka a wuli. – O ye dugukolo ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une natte, en me levant, je ne suis pas arrivé à la lever. – C’est la terre.
18 : Sogo bè jiri kari a tè sa. – O ye ji ye.
Un animal casse l’arbre il ne meurt pas. – C’est l’eau.
(note : durant les tornades, l’eau ne cesse d’envahir les arbres ... souvent ces derniers résistent.)
19 : Jidaga fila bè nyògòn kòrò dò ji tè don dò la. – O ye nyèji ye.
Deux récipients sont près l’un de l’autre, l’eau de l’un ne rentre pas dans l’autre. – Ce sont les larmes.
20 : Misibilen bè misifin lanòn. – O ye tasuma ani daga ye.
Une vache rouge lèche une vache noire. – C’est le feu et la marmite.
21 : Cènin tè bèrè ye a tògòramuru ka ca. – O ye nèrèjiri ye.
Le petit homme ne vaut pas grand chose ses couteaux de hanche sont nombreux. – C’est le nèrè.
(note : le nèrè est un arbre dont les fruits forment de grandes gousses en forme de couteau allongé.)
22 : Falatònin, a lamònna cè la. – O ye nen ye.
L’orphélin a été élevé parmi les méchants. – C’est la langue.
(note : les méchants ici sont les dents. Il s’agit ici probablement d’une allusion à la situation difficile de l’orphélin dans la société.)
23 : An facè ye so san ka a bila dugu kònò mògò o mògò bè tèmèn. – O ye bo ye.
Notre père a acheté un cheval et l’a laissé au village quiconque passe laisse de l’herbe pour lui. – C’est l’excrément.
(note : il est des activités auxquelles personne ne peut se dérober ; on est bien obligé de passer par là !)
24 : Fèn dò bè dugu kònò hali faama yèrè tè se ka maga a la. – O ye nyamanton ye.
Il y a une chose dans le village même le chef ne peut y toucher. – C’est le tas d’ordures.
(note : le tas d’ordures, dans la société traditionnelle, est un lieu à forte symbolique ; il est en lien avec la fécondité.)
25 : N tagatò n bèènkèso saya kumana n ye. – O ye furabulujalan ye.
En partant chez om oncle maternel, la mort m’a parlé. – C’est la feuille sèche.
(note : ce sont les feuilles sèches qui craquent sous les pas ; ce bruit est comparé au langage d’un mort.)
26 : Fènnyuman dò bè kungo la nka a tè tòmò. – O ye sa ye.
Une belle chose est dans la brousse mais on ne la ramasse pas. – C’est le serpent.
27 : La o la, a bè lògò ci, su fè, yanni ka to a ka yèrè ja, a bè taa la bonda ra. – Jele don.
Toujours elle casse le bois, la nuit, au lieu de se chauffer elle-même, elle part se coucher à la porte de la case. – C’est la hache.
(note : n’est-il pas paradoxe que celui qui casse du bois ne mérite pas de se chauffer avec ce bois ?!)
28 : Fènnin fila bè yen, ka taa nyògòn fè sògòmada fo wulada, u tè maga nyògòn na. – O ye misiganw ye.
Deux petites choses sont là-bas, elles partent ensemble du matin au soir, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes des vaches.
29 : La bè la bè sògòma, u tè a fò : i ni sògòma ! – O ye nyèden ye.
Jamais le matin ils ne disent bonjour ! – Ce sont les yeux.
30 : Tuma o tuma a bè gese dan nka a tè fini don. – O ye ntalenntalen ye.
Toujours elle tisse du fil mais elle ne met pas d’habit. – C’est l’araignée.
31 : Baarakèla tan bè n fè u bè ko bèè kè ni n ye. – O ye bolokònidennin ye.
J’ai dix travailleurs ils font tout avec moi. – Ce sont les doigts.
(note : liaison étroite de la main et de l’homme.)
32 : Jiri dò bè yen a tè den kè tile fè fo su fè. – O ye kalo ni dolo ye.
Il y a un arbre qui ne donne pas de fruit le jour mais la nuit. – C’est la lune et les étoiles.
(note : la relation de la lune aux étoiles est vue comme une relation de filiation ; comme l’arbre produit des fruits, la lune produit des étoiles.)
33 : Kulusijan jenina ka to jalaba ra. – O ye kungo ni siradennin ye.
Le grand pantalon a brûlé sans la ceinture. – C’est la brousse et le sentier.
(note : la brousse est comparée à un grand pantalon qui brûle lors des "feux de brousse" et le sentier qui parcourt la brousse est comparé à une ceinture que le feu ne peut atteindre.)
34 : Sogo binna, dugumògòw bè a bèè tigè la tigèyòrò tè yen. – O ye ji ye.
Le gibier est tombé, les gens du village sont en train de le couper il n’y a pas d’endroit pour couper. – C’est l’eau.
(note : comme le gibier est partagé entre les gens du village, selon des modalités bien précises, ainsi l’eau est la chose de tout le monde, on se la partage mais on ne peut y trouver de trace de "coupure" !)
35 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma, da tè a la. – O ye syèkili ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case elle n’avait pas de porte. – C’est l’œuf.
(note : donner une case à quelqu’un, c’est le recevoir dans le circuit des relations.)
36 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma da bè san fè. – O ye marifa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case la porte était en haut. – C’est le fusil.
(note : quand on pose son fusil, on le met souvent debout, de sorte que le canon est dirigé vers le haut.)
37 : Cè dò ani a muso jòra sira kan, sabanan bè yen, a ma o ye. – O ye muso kònòma ni cè kelen ye.
Un homme et sa femme sont debout sur la route il y a un troisième on ne le voit pas. – C’est la femme enceinte et un homme.
38 : Kòngò, a ye mògòw faga. – O ye nugumaya ye.
La faim, elle a tué des gens. – C’est l’excès de nourriture.
39 : Muso bè n bolo, a tè na fo ni a sunògòra. – O ye suko ye.
J’ai une femme, elle ne vient que lorsque je dors. – C’est le rêve.
40 : N taara n biranna na, u ye dalan da n nyè kò ni nyè tè a ra. – O ye jufa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont couché une natte devant moi, elle n’a pas de devant ni de derrière. – C’est la pagaie.
41 : N taara n biranna na, u ye galamafadègè di n ma ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une louche pleine de dègè, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(linguistique : galamafadègè se compose de galama-fa-dègè < louche-remplir-dègè. Galama est la louche ou le cuiller malien, fabriqué à partir du fruit coupé en deux du calebassier, Lagenaria siceraria. Tout le monde le connaît.)
42 : N ye n ka so boli ka a boli, ka a boli, a boli kojugu a ye kònò ta. – O ye gese ye.
J’ai fait courir mon cheval et l’ai fait courir beaucoup, il a pris du ventre. – C’est le fil de chaîne.
43 : Ne ye n ka so siri sirada la, bèè tèmèntò u bè bin fili a kòrò. – O ye jiridennen ye.
J’ai attaché mon cheval au bord de la route, les passants ont jeté de l’herbe sous lui. – C’est l’arbre fruitier.
44 : N ye n ka muru ci ji kan, a da karila, n ye a ci fara kan, a da ma kari. – O ye ji ani syèsi ye.
J’ai frappé mon couteau sur l’eau, son tranchant a cassé, je l’ai frappé sur une pierre, son tranchant n’a pas cassé. – C’est l’eau et la plume de poule.
(note : en effet, si on frotte une plume de poule sur une pierre, elle garde sa forme ; mais si on la met dans l’eau, elle perd son contour habituel. Par son apparence, la plume est comparée à un couteau.)
45 : Don o don, u bè taa nyògòn fè, u tè maga nyògòn na. – O ye binyè ye.
Jour par jour, elles partent ensemble, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes.
46 : N taara a biranna na, n ye u bè sòrò jòlen senkònòninkunba kan. – O ye kon ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, je les ai tous trouvés debout sur le gros orteil. – C’est la porte.
47 : N taara n biranna na, u ye kini di n ma, ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné du riz, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(note : les devinettes 41 et 47 ont la même réponse, et le même contexte)
48 : Warabilen bè jiri sanfè, nka a bè tulon kè a ku la dugu ma. – Tile don.
Le singe est en haut de l’arbre et sa queue joue sur le sol. – C’est le soleil.
49 : Da fila bè tugu nyògòn fè, u bè yèlèn nyògòn fè. – O ye nyèwolo fila ye.
Les deux portes se ferment en même temps, elles s’ouvrent en même temps. – Ce sont les paupières.
(linguistique : nyèwolo se compose de nyè-wolo < œil-naître.)
50 : N ye n ka sonin boli ka a boli, n segintòla ma a sennò ye. – Jikankurun don.
J’ai fait galoper mon petit cheval, au retour plus une seule trace. – C’est la pirogue (sur l’eau).
(linguistique : jikankurun se compose de ji-kan-kurun < eau-sur-pirogue.)
(à suivre)
(pour Anusara)
Bonjour Anusara,
un grand merci pour ta réponse (dans une autre discussion) qui fait plaisir. Et encore de bonnes nouvelles du Mali, magnifique !
Voici cent autres devinettes bambara (pas encore présentées sur ce forum) :
1 : Fa fila ani den fila bè du kelen kònò, n’i y’u jate, u bè bèn mògò saba ma. – O ye mòkè, fa ani mòden ye.
Deux pères et deux enfants vivent dans la même concession. Quand tu les as comptés, ça fait trois personnes. – Le grand-père, le père et le petit-fils (ou : la petite-fille).
2 : N kònòna n kòfè. – Dèsèkili don.
Je suis enceinte par derrière. – C’est le mollet.
(note : ici, kònò "ventre" a un emploi verbal, ce qui est très très rare, et veut dire "être enceinte" . Dans cette devinette-ci, on compare la forme arrondie d’un mollet avec le ventre d’une femme enceinte. Donc, au sens figuré, le mollet est en cloque mais son ventre est en arrière tandis que le ventre de la femme enceinte est à l’avant. C’est l’idée ici.)
3 : Don o don, musokòrònin bè taa laharaka la. – Jurufilen don.
Jour par jour, la petite vieille femme se rend chez un habitant de l’autre monde. – C’est la puisette.
(note : ici, la petite vieille femme recherchée est la puisette, c.à.d. le récipient en caoutchouc noir & la corde pour sortir de l’eau d’un puits. Lahara, emprunté à l’arabe, veut dire "l’au-dela", c’est ici le fond du puits, et le suffixe dérivatif nominal -ka veut dire "habitant de ..." , donc "l’habitant de l’au-dela" ou le "défunt". Et jour par jour, les femmes laissent descendre la puisette au fond du puits pour puiser de l’eau.)
4 : Musodennin dònkètò ye kònò ta. – O ye jènè ye.
La jeune fille en dansant est tombée enceinte. – C’est la quenouille/le fuseau (pour filer).
(note : pour filer le coton, les femmes se servent de toutes petites quenouilles : à mésure que le fil s’enroule, la quenouille prend de l’épaisseur, et s’arrondit. Et cela est produit par un jeu rapide des mains, qui est comparé ici à une danse. Linguistique : ici, "tomber/devenir enceinte", en bambara ka kònò ta, est relaté litt. par "produire un ventre".)
5 : N taara dugu kònò, n taara a sòrò musow bè ka denkunsigijan bamu. – O ye kabaforo ye.
Je suis parti dans un village, je suis parti trouver cela, les femmes portent sur leur dos des enfants aux cheveux longs. – C’est le champ de maïs.
(note : bonne comparaison entre la foule des femmes qui portent des enfants sur le dos et le champ de maïs. Comme les épis de maïs sont portés et protégés par des feuilles, ainsi les enfants sur le dos de la mère. La "barbe" du maïs devient ici "les cheveux longs". Il n’est pas rare de voir, dans la vie courante, des fillettes s’amuser avec des poupées, qui ne sont rien d’autre que des épis de maïs, et qu’elles portent sur le dos à la manière d’une maman. Linguistique : denkunsigijan se compose de den-kun-sigi-jan < enfant-tête-poil-long.)
6 : Dugu bèè kunsigi jè. – O ye kòòriforo ye.
Toute sa terre, son sol a des cheveux blonds. – C’est le champ de coton.
7 : Sokòfècèfinba. – O ye bo ye.
Le grand homme noir derrière la maison. – C’est l’excrément.
(note : l’excrément fait partie de ces choses qu’on fait habituellement derrière la maison. Linguistique : sokòfècèfinba se compose de so-kòfè-cè-fin-ba < maison-derrière-homme-noir-suff.dér.augm.)
8 : Su fè, n tun bè so kònò n ye a ye tile kèra fila ye kòlòn kònò. – O ye kalo ni dolo ye.
La nuit, j’étais à la maison et j’ai vu que le soleil s’était doublé dans le puits. – C’est la lune et les étoiles.
(note : quand on regarde dans le puits, on voit le reflet des astres. On dirait que le soleil s’est divisé en deux.)
9 : N tora dugu kònò ka n terikè saya mèn kungo kònò. – O ye sisi ye.
Je suis resté dans mon village et j’ai appris la mort de mon ami en brousse. – C’est la fumée.
(en savane, même si l’on reste au village, on aperçoit au loin la fumée des feux de brousse.)
10 : N ye sobilenman san ka a bila so kònò, yanni ka dugu jò a kèra jèman ye. – O ye bugurijè ye.
J’ai acheté un cheval rouge et l’ai laissé à la maison, avant que le jour ne se lève, il est devenu blanc. – C’est le cendre.
(note : la braise rouge que l’on laisse le soir dans le foyer blanchit durant la nuit.)
11 : N taara n bèènkèso, n taara a sòrò n bèènkèsokaw o bè sèmè kogo la. – O ye kolonkaladen ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel, et j’ai trouvé que les gens sont appuyés contre le mur. – Ce sont les pilons.
(note : en général, on ne laisse pas les pilons traîner par terre, mais on les adosse contre le mur.)
12 : Dègèkun kelen, a ye baji duuru. – O ye kalo ye.
Une seule boule de dègè a troublé l’eau du fleuve. – C’est la lune.
(note : le dègè est une nourriture à base de mil, pilé non tamisé, légèrement passé à la vapeur, étendu d’eau ou de lait, et qu’on mange sous forme de boules. Ici la lune est comparée à une telle boule blanche et le ciel à l’eau d’un fleuve.)
13 : Fèn dò bè n bolo, ni n ye a kè ji kònò buguri bè bò. – O ye safinè ye.
J’ai une chose quand je la mets dans l’eau de la poussière en sort. – C’est le savon.
(note : les bulles de savon !)
14 : Fèn dò bè yen a bè malamala i bè fò ko sanu bari mògò si tè farinya ka maga a la. – O ye sa ye.
Une chose est là-bas elle brille, tu dirais de l’or mais personne n’ose la toucher. – C’est le serpent.
15 : N taara n biranna na, n ye foli kè salen ye namuna. – O ye furajalen ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, j’ai fait les salutations un mort m’a répondu. – C’est la feuille sèche.
(note : un bon nombre de devinettes commençent par "Je suis parti dans ma belle-famille". La réponse, pour chacune d’elles, représente symboliquement une qualité des beaux-parents. De toute évidence, il s’agit de relations particulières qui lient quelqu’un à ses beaux-parents.)
16 : Ni n ka misigòrè donna o layòrò, kelen bè yen ni a donna u bèè bè bò. – O ye tigatolilen ye.
Quand mon troupeau de vaches rentre dans le parc une est là-bas, quand elle entre, toutes sortent. – C’est l’arachide pourrie.
(linguistique : tigatolilen se compose de tiga-toli-len < arachide-pourrir-part.ac.)
17 : N taara n biranna na, u ye dalan di n ma n wulitò n kòlila ka a wuli. – O ye dugukolo ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une natte, en me levant, je ne suis pas arrivé à la lever. – C’est la terre.
18 : Sogo bè jiri kari a tè sa. – O ye ji ye.
Un animal casse l’arbre il ne meurt pas. – C’est l’eau.
(note : durant les tornades, l’eau ne cesse d’envahir les arbres ... souvent ces derniers résistent.)
19 : Jidaga fila bè nyògòn kòrò dò ji tè don dò la. – O ye nyèji ye.
Deux récipients sont près l’un de l’autre, l’eau de l’un ne rentre pas dans l’autre. – Ce sont les larmes.
20 : Misibilen bè misifin lanòn. – O ye tasuma ani daga ye.
Une vache rouge lèche une vache noire. – C’est le feu et la marmite.
21 : Cènin tè bèrè ye a tògòramuru ka ca. – O ye nèrèjiri ye.
Le petit homme ne vaut pas grand chose ses couteaux de hanche sont nombreux. – C’est le nèrè.
(note : le nèrè est un arbre dont les fruits forment de grandes gousses en forme de couteau allongé.)
22 : Falatònin, a lamònna cè la. – O ye nen ye.
L’orphélin a été élevé parmi les méchants. – C’est la langue.
(note : les méchants ici sont les dents. Il s’agit ici probablement d’une allusion à la situation difficile de l’orphélin dans la société.)
23 : An facè ye so san ka a bila dugu kònò mògò o mògò bè tèmèn. – O ye bo ye.
Notre père a acheté un cheval et l’a laissé au village quiconque passe laisse de l’herbe pour lui. – C’est l’excrément.
(note : il est des activités auxquelles personne ne peut se dérober ; on est bien obligé de passer par là !)
24 : Fèn dò bè dugu kònò hali faama yèrè tè se ka maga a la. – O ye nyamanton ye.
Il y a une chose dans le village même le chef ne peut y toucher. – C’est le tas d’ordures.
(note : le tas d’ordures, dans la société traditionnelle, est un lieu à forte symbolique ; il est en lien avec la fécondité.)
25 : N tagatò n bèènkèso saya kumana n ye. – O ye furabulujalan ye.
En partant chez om oncle maternel, la mort m’a parlé. – C’est la feuille sèche.
(note : ce sont les feuilles sèches qui craquent sous les pas ; ce bruit est comparé au langage d’un mort.)
26 : Fènnyuman dò bè kungo la nka a tè tòmò. – O ye sa ye.
Une belle chose est dans la brousse mais on ne la ramasse pas. – C’est le serpent.
27 : La o la, a bè lògò ci, su fè, yanni ka to a ka yèrè ja, a bè taa la bonda ra. – Jele don.
Toujours elle casse le bois, la nuit, au lieu de se chauffer elle-même, elle part se coucher à la porte de la case. – C’est la hache.
(note : n’est-il pas paradoxe que celui qui casse du bois ne mérite pas de se chauffer avec ce bois ?!)
28 : Fènnin fila bè yen, ka taa nyògòn fè sògòmada fo wulada, u tè maga nyògòn na. – O ye misiganw ye.
Deux petites choses sont là-bas, elles partent ensemble du matin au soir, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes des vaches.
29 : La bè la bè sògòma, u tè a fò : i ni sògòma ! – O ye nyèden ye.
Jamais le matin ils ne disent bonjour ! – Ce sont les yeux.
30 : Tuma o tuma a bè gese dan nka a tè fini don. – O ye ntalenntalen ye.
Toujours elle tisse du fil mais elle ne met pas d’habit. – C’est l’araignée.
31 : Baarakèla tan bè n fè u bè ko bèè kè ni n ye. – O ye bolokònidennin ye.
J’ai dix travailleurs ils font tout avec moi. – Ce sont les doigts.
(note : liaison étroite de la main et de l’homme.)
32 : Jiri dò bè yen a tè den kè tile fè fo su fè. – O ye kalo ni dolo ye.
Il y a un arbre qui ne donne pas de fruit le jour mais la nuit. – C’est la lune et les étoiles.
(note : la relation de la lune aux étoiles est vue comme une relation de filiation ; comme l’arbre produit des fruits, la lune produit des étoiles.)
33 : Kulusijan jenina ka to jalaba ra. – O ye kungo ni siradennin ye.
Le grand pantalon a brûlé sans la ceinture. – C’est la brousse et le sentier.
(note : la brousse est comparée à un grand pantalon qui brûle lors des "feux de brousse" et le sentier qui parcourt la brousse est comparé à une ceinture que le feu ne peut atteindre.)
34 : Sogo binna, dugumògòw bè a bèè tigè la tigèyòrò tè yen. – O ye ji ye.
Le gibier est tombé, les gens du village sont en train de le couper il n’y a pas d’endroit pour couper. – C’est l’eau.
(note : comme le gibier est partagé entre les gens du village, selon des modalités bien précises, ainsi l’eau est la chose de tout le monde, on se la partage mais on ne peut y trouver de trace de "coupure" !)
35 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma, da tè a la. – O ye syèkili ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case elle n’avait pas de porte. – C’est l’œuf.
(note : donner une case à quelqu’un, c’est le recevoir dans le circuit des relations.)
36 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma da bè san fè. – O ye marifa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case la porte était en haut. – C’est le fusil.
(note : quand on pose son fusil, on le met souvent debout, de sorte que le canon est dirigé vers le haut.)
37 : Cè dò ani a muso jòra sira kan, sabanan bè yen, a ma o ye. – O ye muso kònòma ni cè kelen ye.
Un homme et sa femme sont debout sur la route il y a un troisième on ne le voit pas. – C’est la femme enceinte et un homme.
38 : Kòngò, a ye mògòw faga. – O ye nugumaya ye.
La faim, elle a tué des gens. – C’est l’excès de nourriture.
39 : Muso bè n bolo, a tè na fo ni a sunògòra. – O ye suko ye.
J’ai une femme, elle ne vient que lorsque je dors. – C’est le rêve.
40 : N taara n biranna na, u ye dalan da n nyè kò ni nyè tè a ra. – O ye jufa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont couché une natte devant moi, elle n’a pas de devant ni de derrière. – C’est la pagaie.
41 : N taara n biranna na, u ye galamafadègè di n ma ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une louche pleine de dègè, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(linguistique : galamafadègè se compose de galama-fa-dègè < louche-remplir-dègè. Galama est la louche ou le cuiller malien, fabriqué à partir du fruit coupé en deux du calebassier, Lagenaria siceraria. Tout le monde le connaît.)
42 : N ye n ka so boli ka a boli, ka a boli, a boli kojugu a ye kònò ta. – O ye gese ye.
J’ai fait courir mon cheval et l’ai fait courir beaucoup, il a pris du ventre. – C’est le fil de chaîne.
43 : Ne ye n ka so siri sirada la, bèè tèmèntò u bè bin fili a kòrò. – O ye jiridennen ye.
J’ai attaché mon cheval au bord de la route, les passants ont jeté de l’herbe sous lui. – C’est l’arbre fruitier.
44 : N ye n ka muru ci ji kan, a da karila, n ye a ci fara kan, a da ma kari. – O ye ji ani syèsi ye.
J’ai frappé mon couteau sur l’eau, son tranchant a cassé, je l’ai frappé sur une pierre, son tranchant n’a pas cassé. – C’est l’eau et la plume de poule.
(note : en effet, si on frotte une plume de poule sur une pierre, elle garde sa forme ; mais si on la met dans l’eau, elle perd son contour habituel. Par son apparence, la plume est comparée à un couteau.)
45 : Don o don, u bè taa nyògòn fè, u tè maga nyògòn na. – O ye binyè ye.
Jour par jour, elles partent ensemble, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes.
46 : N taara a biranna na, n ye u bè sòrò jòlen senkònòninkunba kan. – O ye kon ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, je les ai tous trouvés debout sur le gros orteil. – C’est la porte.
47 : N taara n biranna na, u ye kini di n ma, ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné du riz, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(note : les devinettes 41 et 47 ont la même réponse, et le même contexte)
48 : Warabilen bè jiri sanfè, nka a bè tulon kè a ku la dugu ma. – Tile don.
Le singe est en haut de l’arbre et sa queue joue sur le sol. – C’est le soleil.
49 : Da fila bè tugu nyògòn fè, u bè yèlèn nyògòn fè. – O ye nyèwolo fila ye.
Les deux portes se ferment en même temps, elles s’ouvrent en même temps. – Ce sont les paupières.
(linguistique : nyèwolo se compose de nyè-wolo < œil-naître.)
50 : N ye n ka sonin boli ka a boli, n segintòla ma a sennò ye. – Jikankurun don.
J’ai fait galoper mon petit cheval, au retour plus une seule trace. – C’est la pirogue (sur l’eau).
(linguistique : jikankurun se compose de ji-kan-kurun < eau-sur-pirogue.)
(à suivre)