Results for "Vallée+des+Roses+|+1+>+66"
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La Kasbah de l'Artiste à Ouarzazate? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a-t-il un avis? Je n'ai rien trouvé sur le forum. Merci
Combien de kilomètres entre Marrakech et les gorges du Dadès? English translation pending
Bonjour,
nous voudrions visiter ce coin (gorges du dades et les petites oasis aux alentours) combien de km entre Marrakech centre et ce lieu? une fois las bas qu est ce qu il y a voir? auriez vous une idée de parcours sur place ou d endroits a sutout pas rater?!!!
Merci d avance
Famille d indécis ...
nous voudrions visiter ce coin (gorges du dades et les petites oasis aux alentours) combien de km entre Marrakech centre et ce lieu? une fois las bas qu est ce qu il y a voir? auriez vous une idée de parcours sur place ou d endroits a sutout pas rater?!!!
Merci d avance
Famille d indécis ...
Saint-Valentin au Maroc: désert et Marrakech? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais passer quelques jours au Maroc pour faire un Kdo digne de ce nom à ma tendre moitié. 🙂
L'idéal serai de passer 3 jours dans le désert avec les Berbères mais je recherche quelque chose d'authentique et de finir dans un RIAD dans le coeur historique de Marrakech. donc pour un séjour de max 1 semaine en février.
Pourriez-vous me filer des infos?
Que me conseillerez-vous? Je suis perdue en Afrique du nord….l'Asie me parle généralement plus 😊
Merci,
Nathalie
J'aimerais passer quelques jours au Maroc pour faire un Kdo digne de ce nom à ma tendre moitié. 🙂
L'idéal serai de passer 3 jours dans le désert avec les Berbères mais je recherche quelque chose d'authentique et de finir dans un RIAD dans le coeur historique de Marrakech. donc pour un séjour de max 1 semaine en février.
Pourriez-vous me filer des infos?
Que me conseillerez-vous? Je suis perdue en Afrique du nord….l'Asie me parle généralement plus 😊
Merci,
Nathalie
Circuit dans le sud du Maroc: vos petits tuyaux de sites incontournables? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis un habitué du Maroc, j'y ai vécu très jeune (Casablanca) et y retourne 12/15 jours, tous les ans depuis maintenant cinq ans.Les Marocains, ont un sens de l'hospitalité inné, et font preuve de beaucoup de gentillesse à notre égard, pour peu que l'on les respecte (on n'arrive pas comme beaucoup et trop de touristes, en Pays conquis).
C'est un pays aux mille facettes ou des dizaines d'années ne suffiraient pas pour tout découvrir.
Je l'ai parcouru un peu dans tout les sens, et ce printemps, nous envisageons ( deux couples) de découvrir la cote au sud d'Essaouira (la baignade n'est pas notre but) pour remonter et terminer notre circuit par la vallée des roses.Nous souhaitons emprunter quelques pistes.
Arrivée à Marrakech, location d'un 4x4 4/6 places sur place, retour Marrakech.
La location du véhicule sera notre poste de dépense le plus important (80 euros/jour, peut être connaissez vous moins cher), nous logeons (habitant, petit hôtels) et mangeons ( petits restaurants de villages ou bords de routes) au gré des évènements, nous ne sommes pas difficiles.Notre principal challenge et d'aller et découvrir les endroits ou les cohortes de touristes ne vont pas.
Je compte sur votre gentillesse pour me donner quelques petits tuyaux de sites, pour vous, incontournables, et ainsi organiser, un circuit sur 12 jours environ.
Merci à vous.
Idées de visites pour trois jours dans le sud du Maroc? English translation pending
...mais ça peut être très bien quand même! :))
Bonjour à vous!
Je suis en ce moment à Rabat. Le week-end dernier, j'ai découvert sur 3 jours Meknès, Moulay Idriss et Chefchouen, c'était magnifique! En logeant chez des paysans près de Chefchouen, j'ai découvert un sens du partage incroyable, et une cuisine délicieuse...une belle et riche expérience!
Maintenant, je m'apprête à vivre une petite expérience plus au sud du pays. Le hic : je n'ai à nouveau que 3 jours! J'avais retenu deux options : la vallée d'Ammeln (proche d'Agadir) ou la région de Ouarzazate (Vallée du Drâa, ou Vallée de Dadès, voire descendre jusqu'à l'Erg Chigaga). En regardant la météo, ce ne semble pas terrible vers Agadir. L'option Ouarzazate paraît donc s'imposer d'elle-même (même s'il faut avouer que les nuit seront FROIDES!)!
Mes questions maintenant... Que conseilleriez-vous sur une si courte période dans les alentours de Ouarzazate? Je ne souhaite bien sûr pas rester dans cette ville. Mais comment me déplacer? Je voyage sur un petit budget et descendrai en train et bus depuis Rabat. Faut-il louer une voiture? Est-ce qu'en louant un vélo je peux - de façon réaliste - voir un certain nombre de choses? Y a-t-il des maisons d'hôtes/maisons rurales dans des villages alentours que vous connaissez? Un trek à faire qui n'oblige pas à camper? Est-ce qu'aller à Erg Chigaga est faisaible sur si peu de temps ou ai-je meilleur temps de laisser de côté? Entre la vallée du Draa et celle du Dades, laquelle choisir - elles ont l'air toutes deux si belles?
Merci mille fois de vos conseils et suggestions!
Bonjour à vous!
Je suis en ce moment à Rabat. Le week-end dernier, j'ai découvert sur 3 jours Meknès, Moulay Idriss et Chefchouen, c'était magnifique! En logeant chez des paysans près de Chefchouen, j'ai découvert un sens du partage incroyable, et une cuisine délicieuse...une belle et riche expérience!
Maintenant, je m'apprête à vivre une petite expérience plus au sud du pays. Le hic : je n'ai à nouveau que 3 jours! J'avais retenu deux options : la vallée d'Ammeln (proche d'Agadir) ou la région de Ouarzazate (Vallée du Drâa, ou Vallée de Dadès, voire descendre jusqu'à l'Erg Chigaga). En regardant la météo, ce ne semble pas terrible vers Agadir. L'option Ouarzazate paraît donc s'imposer d'elle-même (même s'il faut avouer que les nuit seront FROIDES!)!
Mes questions maintenant... Que conseilleriez-vous sur une si courte période dans les alentours de Ouarzazate? Je ne souhaite bien sûr pas rester dans cette ville. Mais comment me déplacer? Je voyage sur un petit budget et descendrai en train et bus depuis Rabat. Faut-il louer une voiture? Est-ce qu'en louant un vélo je peux - de façon réaliste - voir un certain nombre de choses? Y a-t-il des maisons d'hôtes/maisons rurales dans des villages alentours que vous connaissez? Un trek à faire qui n'oblige pas à camper? Est-ce qu'aller à Erg Chigaga est faisaible sur si peu de temps ou ai-je meilleur temps de laisser de côté? Entre la vallée du Draa et celle du Dades, laquelle choisir - elles ont l'air toutes deux si belles?
Merci mille fois de vos conseils et suggestions!
Onze jours en janvier dans le sud du Maroc sans voiture (avec 4 jours dans le désert) English translation pending
Bonjour à tous
C'est desormais une habitude, je me documente sur VF avant chaque voyage. Seulement pour celui là, malgré près de trois jours de lectures; je ne trouve pas de réponses à toutes mes questions.
Je compte partir le 08 janvier (arrivée à Marrakech) pour 11 jours. J'avais l'intention de laisser le jour d'arrivée et les deux derniers jours à la visite de Marrakech (j'espère que ce sera suffisant). Ce qui laisse 8 jours plein pour le sud du Maroc (j'ai pensé qu'en janvier c'est une zone à privilégier).
J'aimerais faire (classiquement) la vallée du dades (les gorges, la palmeraie de Skoura...), valée des roses, la vallée du draa...Mais on aimerait également vivre le desert, pas seulement entrevoir quelques heures un tas de sable; j'ai lu qu'en dessous de 4 jours, cela reste de l'ordre de la visite; pas d'experience réelle du desert. J'ai lu également que Merzouga même si c'est très pratique pour les prestations, l'hotellerie, le professionnalisme; la beauté des dunes, on ne peut y faire un circuit de plus d'une journée (qu'en pensez vous).
Je pensais alors descendre à Zagora à la "fibule du draa", pour laquelle il y a de très bon equos. Pour réserver un périple de trois jours en chameau jusqu'à Chegaga, Iriqui, Ouled Driss; et retour en 4x4 le quatrième jour (qu'en pensez vous, il y a peut être surement bien mieux).
Et nous voulions également faire la piste Boulmane-N'kob pour voir le magnifique massif saghro.
Là où ça se complique c'est que nous sommes deux étudiant et que nous avons un budget de près de 250€ par personne pour les 8 jours dans le sud. Il sera difficile de trouver un guide de qualité qui nous feras passer hors des sentiers battus en 4x4 pour ce tarif, mais qui sait...
Autre complication j'ai le permis de conduire mais uniquement depuis 3 mois; je ne me vois pas louer une voiture à Marrakech pour finir dans un ravin en passant le col Tichka. Mais je pourrais toujours la louer à Ouarzazate si c'est intéréssant.
Nous sommes complètement ouvert qu'en à l'itinéraire, et j'ai lu, qu'un grand nombre de coin laissaient la bouche grande ouverte. Nous aimerions en faire un maximum. Mais je ne sais pas, avec mes contraintes (période de l'année, budget, moyen de transport) ce qui peut être faisable.
Il n'y a cependant pas que des contraintes, je connais un peu le Maroc (je suis d'origine marocaine). Je parle le dialecte marocain et négocie plutot bien.
Je suis vraiment ouvert aux propositions, le but étant de passer le plus beau séjour possible.
Merci à vous.
Abdel
C'est desormais une habitude, je me documente sur VF avant chaque voyage. Seulement pour celui là, malgré près de trois jours de lectures; je ne trouve pas de réponses à toutes mes questions.
Je compte partir le 08 janvier (arrivée à Marrakech) pour 11 jours. J'avais l'intention de laisser le jour d'arrivée et les deux derniers jours à la visite de Marrakech (j'espère que ce sera suffisant). Ce qui laisse 8 jours plein pour le sud du Maroc (j'ai pensé qu'en janvier c'est une zone à privilégier).
J'aimerais faire (classiquement) la vallée du dades (les gorges, la palmeraie de Skoura...), valée des roses, la vallée du draa...Mais on aimerait également vivre le desert, pas seulement entrevoir quelques heures un tas de sable; j'ai lu qu'en dessous de 4 jours, cela reste de l'ordre de la visite; pas d'experience réelle du desert. J'ai lu également que Merzouga même si c'est très pratique pour les prestations, l'hotellerie, le professionnalisme; la beauté des dunes, on ne peut y faire un circuit de plus d'une journée (qu'en pensez vous).
Je pensais alors descendre à Zagora à la "fibule du draa", pour laquelle il y a de très bon equos. Pour réserver un périple de trois jours en chameau jusqu'à Chegaga, Iriqui, Ouled Driss; et retour en 4x4 le quatrième jour (qu'en pensez vous, il y a peut être surement bien mieux).
Et nous voulions également faire la piste Boulmane-N'kob pour voir le magnifique massif saghro.
Là où ça se complique c'est que nous sommes deux étudiant et que nous avons un budget de près de 250€ par personne pour les 8 jours dans le sud. Il sera difficile de trouver un guide de qualité qui nous feras passer hors des sentiers battus en 4x4 pour ce tarif, mais qui sait...
Autre complication j'ai le permis de conduire mais uniquement depuis 3 mois; je ne me vois pas louer une voiture à Marrakech pour finir dans un ravin en passant le col Tichka. Mais je pourrais toujours la louer à Ouarzazate si c'est intéréssant.
Nous sommes complètement ouvert qu'en à l'itinéraire, et j'ai lu, qu'un grand nombre de coin laissaient la bouche grande ouverte. Nous aimerions en faire un maximum. Mais je ne sais pas, avec mes contraintes (période de l'année, budget, moyen de transport) ce qui peut être faisable.
Il n'y a cependant pas que des contraintes, je connais un peu le Maroc (je suis d'origine marocaine). Je parle le dialecte marocain et négocie plutot bien.
Je suis vraiment ouvert aux propositions, le but étant de passer le plus beau séjour possible.
Merci à vous.
Abdel
Etape agréable entre Ouarzazate et Merzouga? English translation pending
Salut à tous,
Je recherche un endroit atypique où je pourrai passer une nuit et une journée (plutôt style "Au contact de la vraie vie marocaine"; dans un endroit un peu reculé et dans lequel je peux être en contact voir dormir chez l'habitant (avec participation bien sûr !); j'espère n'avoir froissé personne dans mon descriptif de mon concept "vrai vie marocaine" !) Ma seule contrainte est que je prends le bus de Merzouga à Ouarzazate (donc un petit village ou autre sur la route et près d'un arrêt où s'arrête le bus ! Je compte vraiment sur vos bons plans car à ce moment de mon voyage (le retour !), il ne me restera quasiment plus d'argent ! Par avance, un grand merci !
Je recherche un endroit atypique où je pourrai passer une nuit et une journée (plutôt style "Au contact de la vraie vie marocaine"; dans un endroit un peu reculé et dans lequel je peux être en contact voir dormir chez l'habitant (avec participation bien sûr !); j'espère n'avoir froissé personne dans mon descriptif de mon concept "vrai vie marocaine" !) Ma seule contrainte est que je prends le bus de Merzouga à Ouarzazate (donc un petit village ou autre sur la route et près d'un arrêt où s'arrête le bus ! Je compte vraiment sur vos bons plans car à ce moment de mon voyage (le retour !), il ne me restera quasiment plus d'argent ! Par avance, un grand merci !
Maroc: quel itinéraire sur douze jours en septembre? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à 2 pour un premier voyage au Maroc, sur une douzaine de jour, en septembre. On va commencer par marrakech et terminer par essaouira. Et pour les 6 jours qu'il nous reste, j'aimerais aller dans l'Atlas (nous n'aurons pas de voiture...):
12 septembre marrakech 13 septembre marrakech 14 septembre marrakech - telouet 15 septembre telouet: randonnée ? 16 septembre telouet - ait ben haddou - skoura 17 septembre skoura 18 septembre skoura : randonnée ? 19 septembre skoura: excursion dans la vallée des roses ? 20 septembre skoura - marrakech - essaouira 21 septembre essaouira 22 septembre essaouira - marrakech 23 septembre marrakech / Paris en fin de journée
est-ce que telouet vaut le détour et 2 nuits sur place ? les environs sont beaux ? on peut faire des balades à pied ? ou est-ce qu'il vaut mieux privilégier skoura, boulmane du dadès, bouthagrar etc ? est-ce qu'il faut prévoir de dormir à ait ben haddou ?
auriez-vous des adresses de gîtes sympas et confortables (max 20 à 30€ par nuit pour 2) ? j'ai vu de belles adresses, mais 40 à 80€, ça me paraît quand même super cher.
Merci d'avance et bonne journée,
Daphné
Nous partons à 2 pour un premier voyage au Maroc, sur une douzaine de jour, en septembre. On va commencer par marrakech et terminer par essaouira. Et pour les 6 jours qu'il nous reste, j'aimerais aller dans l'Atlas (nous n'aurons pas de voiture...):
12 septembre marrakech 13 septembre marrakech 14 septembre marrakech - telouet 15 septembre telouet: randonnée ? 16 septembre telouet - ait ben haddou - skoura 17 septembre skoura 18 septembre skoura : randonnée ? 19 septembre skoura: excursion dans la vallée des roses ? 20 septembre skoura - marrakech - essaouira 21 septembre essaouira 22 septembre essaouira - marrakech 23 septembre marrakech / Paris en fin de journée
est-ce que telouet vaut le détour et 2 nuits sur place ? les environs sont beaux ? on peut faire des balades à pied ? ou est-ce qu'il vaut mieux privilégier skoura, boulmane du dadès, bouthagrar etc ? est-ce qu'il faut prévoir de dormir à ait ben haddou ?
auriez-vous des adresses de gîtes sympas et confortables (max 20 à 30€ par nuit pour 2) ? j'ai vu de belles adresses, mais 40 à 80€, ça me paraît quand même super cher.
Merci d'avance et bonne journée,
Daphné
Pistes pour voiture dans le sud du Maroc? English translation pending
Bonjour, nous partons en octobre pour visiter le sud MAROC en voiture ancienne (toyota celica).
j'ai lu attentivement les postes mais ils remontent en 2008 sur les piste entre Z AGORA et MERZOUGA.
Petite question: est t'il possible de relier ZAGORA MERZOUGA par piste en voiture?
et BOUMALNE DADES NEKOB TANSIKHT par la piste toujour en voiture
ET ou pouvons nous faire un peut de piste non cassante.
Merci pour vos réponses
Bons plans pour une semaine à Marrakech en décembre? English translation pending
hello les voyageurs!
je pars une semaine a marrakech en decembre prochain ( j y suis deja allée deux fois) et je souhaite recevoir tout vos bons plans hotels riad ou autres juste pour dormir.
et j aimerais aussi faire un petit tour en dehors par exemple a essaouira (allée une fois) ou ouarzazate?? si c est possible!
merci !
je pars une semaine a marrakech en decembre prochain ( j y suis deja allée deux fois) et je souhaite recevoir tout vos bons plans hotels riad ou autres juste pour dormir.
et j aimerais aussi faire un petit tour en dehors par exemple a essaouira (allée une fois) ou ouarzazate?? si c est possible!
merci !
Faire le trajet Marrakech - Merzouga en été? English translation pending
Bonjour,
Je sais que ce sujet a été traité maintes fois sur ce forum, mais je tenais tout de même à traiter de mon cas...
Couple d'étudiants, nous partons pour Marrakech dans exactement une semaine (18-25 juillet) et nous souhaitions à la base vraiment aller voir les dunes de Merzouga. L'idée était de faire un trip de 4 jours Marrakech - Merzouga (dont des messages postés sur ce site m'ont largement inspirés 😉) :
- 1er jour : Marrakech - Ait ben addou - Souka - 2e jour : Skoura - Vallée du Todra - Merzouga - 3e jour : Merzouga - Gorges du Dadés - Vallée des Roses - 4e jour : Vallée des Roses - Marrakech
Tout ca en voiture de tourisme climatisée (catégorie B). Le hic est que c'est un long trajet pour peu de jours, et pire, c'est en plein été... Est ce faisable? Vais je profiter de mon trajet? Avec la chaleur de ces derniers jours, je me demande si cela est en fait vraiment raisonnable... Nous sommes vraiment motivés à l'idée de voir les dunes mais au péril de quoi?
Si oui : 😎 ouf ! nous avons commencé à regarder des auberges et kabashs pas chers mais j'ai l'impression de me faire arnaquer car les prix sont différents du routard...
Si non : 😕 et mince... Que faire en une semaine à Marrakech pour rendre ce sejour innoubliable? et toujours à la portée de mains de pauvres étudiants, à la recherche de belles excursions et de détente aprés des mois de dur travail?
Dans les 2 cas, nous recherchons de bonnes adresses à bas prix (certes comme tout le monde!), donc si des idées vous viennent, nous sommes preneurs!
Merci beaucoup d'avance,
Alice
Je sais que ce sujet a été traité maintes fois sur ce forum, mais je tenais tout de même à traiter de mon cas...
Couple d'étudiants, nous partons pour Marrakech dans exactement une semaine (18-25 juillet) et nous souhaitions à la base vraiment aller voir les dunes de Merzouga. L'idée était de faire un trip de 4 jours Marrakech - Merzouga (dont des messages postés sur ce site m'ont largement inspirés 😉) :
- 1er jour : Marrakech - Ait ben addou - Souka - 2e jour : Skoura - Vallée du Todra - Merzouga - 3e jour : Merzouga - Gorges du Dadés - Vallée des Roses - 4e jour : Vallée des Roses - Marrakech
Tout ca en voiture de tourisme climatisée (catégorie B). Le hic est que c'est un long trajet pour peu de jours, et pire, c'est en plein été... Est ce faisable? Vais je profiter de mon trajet? Avec la chaleur de ces derniers jours, je me demande si cela est en fait vraiment raisonnable... Nous sommes vraiment motivés à l'idée de voir les dunes mais au péril de quoi?
Si oui : 😎 ouf ! nous avons commencé à regarder des auberges et kabashs pas chers mais j'ai l'impression de me faire arnaquer car les prix sont différents du routard...
Si non : 😕 et mince... Que faire en une semaine à Marrakech pour rendre ce sejour innoubliable? et toujours à la portée de mains de pauvres étudiants, à la recherche de belles excursions et de détente aprés des mois de dur travail?
Dans les 2 cas, nous recherchons de bonnes adresses à bas prix (certes comme tout le monde!), donc si des idées vous viennent, nous sommes preneurs!
Merci beaucoup d'avance,
Alice
Avis sur itinéraire dans le sud du Maroc fin avril 2010? English translation pending
Bonjour à tous
Nous envisageons de partir au Maroc au mois du 23 avril au 1 mai et, après quelques recherches notament sur cet excellent forum, je souhaiterais me faire valider le circuit que j'ai retenu...
1er jour : Arrivée Casablanca 14h30 --> visite et nuit à Casa
2ème jour : Casa--> Marrakech par le train --> après-midi et nuit à Marrakech
3ème jour : Visite de Marrakech et nuit 4ème jour : Location 4X4: Marrakech--> Ouarzazate par telouet et Ait Benhadou --> Vallée des roses _ nuit 5ème jour : Vallée des roses --> boucle par gorges du Dades--> Zagora --> Mhamid _ nuit en bivouac 6ème jour : Mhamid --> Taroudant ( par quel itinéraire ?? sans faire trop de piste, plutôt amateur en la matière...)_nuit 7ème jour : Taroudant --> Agadir --> Essaouira _ nuit 8ème jour : Essaouira --> Marrakech retour du 4X4 puis Casa par le train _ nuit à Casa 9ème jour : visite Casa puis decollage vers 20 h00
Le choix du 4X4 se fait car nous sommes 6 à voyager et pas trouvé de loc 7 places moins cher qu'un 4X4... a voir car je ne pense pas avoir besoin de 4X4 hormis pour la capacité.... Que pensez-vous de ce programme pour découvrir le sud maroc pour une première ? je cherche des plans hebergement modestes hors Marrakech que j'ai déjà.... Merci de vos precieux conseils...
Yves_Val de Marne
Nous envisageons de partir au Maroc au mois du 23 avril au 1 mai et, après quelques recherches notament sur cet excellent forum, je souhaiterais me faire valider le circuit que j'ai retenu...
1er jour : Arrivée Casablanca 14h30 --> visite et nuit à Casa
2ème jour : Casa--> Marrakech par le train --> après-midi et nuit à Marrakech
3ème jour : Visite de Marrakech et nuit 4ème jour : Location 4X4: Marrakech--> Ouarzazate par telouet et Ait Benhadou --> Vallée des roses _ nuit 5ème jour : Vallée des roses --> boucle par gorges du Dades--> Zagora --> Mhamid _ nuit en bivouac 6ème jour : Mhamid --> Taroudant ( par quel itinéraire ?? sans faire trop de piste, plutôt amateur en la matière...)_nuit 7ème jour : Taroudant --> Agadir --> Essaouira _ nuit 8ème jour : Essaouira --> Marrakech retour du 4X4 puis Casa par le train _ nuit à Casa 9ème jour : visite Casa puis decollage vers 20 h00
Le choix du 4X4 se fait car nous sommes 6 à voyager et pas trouvé de loc 7 places moins cher qu'un 4X4... a voir car je ne pense pas avoir besoin de 4X4 hormis pour la capacité.... Que pensez-vous de ce programme pour découvrir le sud maroc pour une première ? je cherche des plans hebergement modestes hors Marrakech que j'ai déjà.... Merci de vos precieux conseils...
Yves_Val de Marne
Itinéraire de trois semaines au Maroc en juin English translation pending
Bonjour,
Nous partons 3 semaines au Maroc du 9 au 30 juin: 2 adultes et un bébé de 6 mois.
Nous ferions (dans le désordre):
- Marrakesh (3j)
- le Haut Atlas (logement à Ouirgane, 4j).
- Féz (2j)
- j'hésite entre 2 options:
- visiter la région de Ourzazate, Dadès, ... mais j'ai peur qu'il fasse chaud en juin pour bébé.
- monter dans le nord vers Chefchouan et se promener dans le Rif...
- qq jours à la plage: soit dans le nord vers Tetouan (Martil par ex.) ou alors Essaouira ou Oualidia...
Quel est le meilleur itinéraire selon vous (en tenant compte de la chaleur pour bébé)? Merci por votre aide et pour vos bons plans😛
Quel est le meilleur itinéraire selon vous (en tenant compte de la chaleur pour bébé)? Merci por votre aide et pour vos bons plans😛
Premier voyage au Maroc, trois jours et demi en juillet English translation pending
Bonsoir,
Je pars au Maroc en juillet. J'ai prévu de faire une petite excursion dans le sud (3 jours et demi, court mais pas le choix) en voiture de location. J'aimerai avoir l'avis de quelques connaisseurs (Raoulx et Lizarazou... n'hésitez pas !) sur mon idée de parcours.
1er jour : Départ tôt de Marrakech, direction Aït benhadou, visite et repas (des restos à conseiller ?). Puis direction oasis de Fint, y passer la nuit (terrasse des délices ? ou autres adresses à me conseiller)
2ème jour : vallée du Draa jusqu'à Tamsikt ou directement à la kasbah de Tamnougalt (manger cher Jacob... c'est ça !?), retour sur Ouarzazate et dormir dans le coin (un village sympa à me conseiller ?)
3ème jour : gorge du Dades par Boulmane jusqu'à Msemnir, au retour s'arrêter à Skoura, y passer la nuit (dans la palmeraie, des adresses ?) et le lendemain, monter par la route de Demnate pour rejoindre Marrakech
Est-ce faisable en si peu de temps ? Ou dois-je choisir une seule vallée ? J'ai vu sur une carte qu'on pouvait couper par Knob (ça éviterait de repasser à Ouarzazate), mais est-ce praticable en voiture de tourisme ? Je suis une petite touriste de base😛 (j'assume !) avec à la fois l'envie de voir quelques sites incontournables mais en douceur et pourquoi pas sortir des sentiers battus (le temps manque, je sais...), si vous avez quelques idées, n'hésitez pas. C'est mon premier voyage... alors aidez-moi à le rendre inoubliable ! A l'avance, merci. Bonne soirée à tous.
Stéphma
Est-ce faisable en si peu de temps ? Ou dois-je choisir une seule vallée ? J'ai vu sur une carte qu'on pouvait couper par Knob (ça éviterait de repasser à Ouarzazate), mais est-ce praticable en voiture de tourisme ? Je suis une petite touriste de base😛 (j'assume !) avec à la fois l'envie de voir quelques sites incontournables mais en douceur et pourquoi pas sortir des sentiers battus (le temps manque, je sais...), si vous avez quelques idées, n'hésitez pas. C'est mon premier voyage... alors aidez-moi à le rendre inoubliable ! A l'avance, merci. Bonne soirée à tous.
Stéphma
Voyage à vélo Demnate - Zagora? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à 4 faire du vtt en Avril. Notre projet: Partir de Demnate, passer par la vallée de la tessaout, le tizi oulaoun, imi n oulaoun, tizguin, bou tharar, gorges du dadès, djebel sarho, tizi n tazazert, pour enfin arriver sur Zagora et voir les dunes du Sahara.
Que pensez vous de ce circuit? La vallée de la tessaout est-elle praticable en vtt?
Par ailleurs, nous comptons venir avec nos vtt et une remorque BOB IBEX. Nous comptons les mettre dans un carton de protection, avec du papier bulle. Connaisssez-vous une adresse sur Marrakech (hotel, pension, ...) qui pourrais nous garder ces emballage le temps de notre voyage (nous passerions evidemment 2 nuit à l'aller et 2 au retour à marrakech)? Serais-t-il possible de laisser aussi le vélo une semaine (la suivante), car ma compagne me rejoins pour faire du "tourisme pédestre"? Merci par avance de vos conseils et infos. a bientot de vous lire, Paul
Nous partons à 4 faire du vtt en Avril. Notre projet: Partir de Demnate, passer par la vallée de la tessaout, le tizi oulaoun, imi n oulaoun, tizguin, bou tharar, gorges du dadès, djebel sarho, tizi n tazazert, pour enfin arriver sur Zagora et voir les dunes du Sahara.
Que pensez vous de ce circuit? La vallée de la tessaout est-elle praticable en vtt?
Par ailleurs, nous comptons venir avec nos vtt et une remorque BOB IBEX. Nous comptons les mettre dans un carton de protection, avec du papier bulle. Connaisssez-vous une adresse sur Marrakech (hotel, pension, ...) qui pourrais nous garder ces emballage le temps de notre voyage (nous passerions evidemment 2 nuit à l'aller et 2 au retour à marrakech)? Serais-t-il possible de laisser aussi le vélo une semaine (la suivante), car ma compagne me rejoins pour faire du "tourisme pédestre"? Merci par avance de vos conseils et infos. a bientot de vous lire, Paul
Route Msemrir - gorges du Todras puis retour par Skoura dans la journée? English translation pending
Bonjour,
Est-il possible dans une journee de faire Msemir-les gorges du todra puis retour skoura dans la journee avec quelques arrets photos.
Merci de vos reponses.
Marc.
Est-il possible dans une journee de faire Msemir-les gorges du todra puis retour skoura dans la journee avec quelques arrets photos.
Merci de vos reponses.
Marc.
Huit jours dans l'Atlas marocain fin avril 2010 English translation pending
BONJOUR,
VOICI NOTRE PROJET DE VOYAGE AVEC BEAUCOUP DE QUESTIONS POUR UN COURT SEJOUR FIN AVRIL 2010.
J1/MARRAKECH
J2/MARRAKECH/COL TIZI-N-TICHKA/AIT BENHADDOU
J3/AIT BENHADDOU-OUARZAZATE-GORGES DU DADES-MSEMIR (VOTRE AVIS SUR LA JOURNEE ? REALISABLE OU TROP RAPIDE ?)
J4/MSEMIR-SKOURA (PEUT-ON FAIRE DANS LA JOURNEE TOUJOURS SANS COURRIR UN ALLER RETOUR JUSQU'AUX GORGES DU TODRA?)
J5/SKOURA-DEMNATE-MARRAKECH
J6/MARRAKECH
POUR DORMIR A AIT BENHADDOU-MSEMIR-SKOURA FAUT-IL RESERVER AVANT ?
MERCI D'AVANCE POUR VOS REPONSES.
VOICI NOTRE PROJET DE VOYAGE AVEC BEAUCOUP DE QUESTIONS POUR UN COURT SEJOUR FIN AVRIL 2010.
J1/MARRAKECH
J2/MARRAKECH/COL TIZI-N-TICHKA/AIT BENHADDOU
J3/AIT BENHADDOU-OUARZAZATE-GORGES DU DADES-MSEMIR (VOTRE AVIS SUR LA JOURNEE ? REALISABLE OU TROP RAPIDE ?)
J4/MSEMIR-SKOURA (PEUT-ON FAIRE DANS LA JOURNEE TOUJOURS SANS COURRIR UN ALLER RETOUR JUSQU'AUX GORGES DU TODRA?)
J5/SKOURA-DEMNATE-MARRAKECH
J6/MARRAKECH
POUR DORMIR A AIT BENHADDOU-MSEMIR-SKOURA FAUT-IL RESERVER AVANT ?
MERCI D'AVANCE POUR VOS REPONSES.
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas English translation pending
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Voyage au Maroc en mars: réserver à l'avance ou partir à l'aventure? English translation pending
Bonjour
Nous partons au Maroc au mois de mars 2010, nous sommes 4 personnes, Voici notre parcours
Marraklech - Ouerzazate - Tinerhir - Ar rachidia - Merzouga - Tazarine - Sagora - Ouazazate - Marrakech
Faut -il un 4 x4 ou une berline
La N12 entre Tazzarine et Zagora est-elle praticable - Combien de temps?
Recherche hotel sympa et éventuellement un hébergement dans le désert ?
Faut-il réservé à l'avance ou partir à l'aventure ?
Merci de vos réponses
Durée du trajet de Marrakech à Meknes par Ouarzazate? English translation pending
Bonjour,
J'envisage de faire le trajet de Marrakech à Meknes en passant par Ouarzazate avec une voiture de location .
Combien de Km cela représente t-il et, surtout, combien de temps ?
Où me conseillez-vous de faire la pose de nuit ?
Merci,
FRED
J'envisage de faire le trajet de Marrakech à Meknes en passant par Ouarzazate avec une voiture de location .
Combien de Km cela représente t-il et, surtout, combien de temps ?
Où me conseillez-vous de faire la pose de nuit ?
Merci,
FRED
Région de Tafraoute au Maroc English translation pending
je connait bien le maroc , mais vers la fin octobre je vais dans la région de tafraoute que je ne connais pas.
si quelqu'un à des renseignements interessants sur cette région, je suis preneur
merci
Voyage de dix jours dans le sud du Maroc English translation pending
nous partons fin aout pour le sud du maroc et voici l itinerare prevu grac a ce que j ai pu lire sur ce forum quand pensez vous?
Départ de Marrakech, Direction Ait Benhadou visite du village et logement à l'auberge Ayouze .Ensuite direction El Kelaa M'Gouna où nous passerons la nuit a la kasbah Itran sur la route de Tourbist. Nous continurons notre chemin en direction de la vallée du Dadès en passant par boutharar visite de la vallée des roses et la piste vers ait youl puit les gorges du dades à l'auberge la kasbah de victor ou nous passerons deux nuit afin de faire une excursion en 4x4 , Ensuite, direction la vallée du draa dans la Maison d'hôtes Taborihte et le lendemain balade dans la palmeraie . Ensuite, direction Agoudal jusque El Ksiba via Agoudal et Imilchil sur les pistes . halte dans l'auberge tenue par Ibrahim à Agoudal .Ensuite retour à Khénifra à l'hôtel El kamar . Et puis retour à Casablanca. tout cela en voiture de location
Départ de Marrakech, Direction Ait Benhadou visite du village et logement à l'auberge Ayouze .Ensuite direction El Kelaa M'Gouna où nous passerons la nuit a la kasbah Itran sur la route de Tourbist. Nous continurons notre chemin en direction de la vallée du Dadès en passant par boutharar visite de la vallée des roses et la piste vers ait youl puit les gorges du dades à l'auberge la kasbah de victor ou nous passerons deux nuit afin de faire une excursion en 4x4 , Ensuite, direction la vallée du draa dans la Maison d'hôtes Taborihte et le lendemain balade dans la palmeraie . Ensuite, direction Agoudal jusque El Ksiba via Agoudal et Imilchil sur les pistes . halte dans l'auberge tenue par Ibrahim à Agoudal .Ensuite retour à Khénifra à l'hôtel El kamar . Et puis retour à Casablanca. tout cela en voiture de location
Dix jours au Maroc: prix et guides pour une randonnée dans le désert? English translation pending
Bonjour,
Nous préparons actuellement un voyage de 10 jours au Maroc. Aucun planning précis n'a encore été décidé mais nous aimerions nous organiser de la façon suivante:
- Arrivée à Casablanca et 1 journée sur place
- Départ pour Marrakkech: combien de jours faut-il y passer? 2 jours? 3 jours?
- Randonnée dans le désert: idéalement, 4 jours/3 nuits. On aimerait vraiment que ce soit le point fort de notre séjour. Nous cherchons du vrai désert, avec du sable, des chameaux et une sensation d'isolement (en opposition à Merzouga qui semble faire plus "faux"). Visiblement, M'Hamib offre exactement cela. Info? Intox? Connaissez-vous des guides sérieux et sympas? Avez-vous un ordre d'idée pour les prix?
- Retour à Casablanca (nos billets d'avion sont déjà bouclés, donc pas le choix).
Merci d'avance pour vos conseils précieux. Nous partons dans pile 2 mois (mi-septembre). A priori, la basse saison devrait nous permettre d'avoir des prix plus bas. Là encore, si vous connaissez des bons tuyaux, nous sommes preneurs!
Steven & Raly
Nous préparons actuellement un voyage de 10 jours au Maroc. Aucun planning précis n'a encore été décidé mais nous aimerions nous organiser de la façon suivante:
- Arrivée à Casablanca et 1 journée sur place
- Départ pour Marrakkech: combien de jours faut-il y passer? 2 jours? 3 jours?
- Randonnée dans le désert: idéalement, 4 jours/3 nuits. On aimerait vraiment que ce soit le point fort de notre séjour. Nous cherchons du vrai désert, avec du sable, des chameaux et une sensation d'isolement (en opposition à Merzouga qui semble faire plus "faux"). Visiblement, M'Hamib offre exactement cela. Info? Intox? Connaissez-vous des guides sérieux et sympas? Avez-vous un ordre d'idée pour les prix?
- Retour à Casablanca (nos billets d'avion sont déjà bouclés, donc pas le choix).
Merci d'avance pour vos conseils précieux. Nous partons dans pile 2 mois (mi-septembre). A priori, la basse saison devrait nous permettre d'avoir des prix plus bas. Là encore, si vous connaissez des bons tuyaux, nous sommes preneurs!
Steven & Raly
Quinze jours au Maroc English translation pending
bonjour,
Voilà nous souhaitons mon ami et moi partir pour la 1ere fois au maroc 15 jours en octobre, mais ne connaissant rien de la bas nous aimerions avoir votre aide
que visiter en premier ? nous aimerions faire le desert pas de soucis pour louer une voiture les derniers jours j'ai vu un hotel à Agadir pour se reposer (le sofitel)
Merci de votre aide Emilie
Voilà nous souhaitons mon ami et moi partir pour la 1ere fois au maroc 15 jours en octobre, mais ne connaissant rien de la bas nous aimerions avoir votre aide
que visiter en premier ? nous aimerions faire le desert pas de soucis pour louer une voiture les derniers jours j'ai vu un hotel à Agadir pour se reposer (le sofitel)
Merci de votre aide Emilie
Itinéraire de quinze jours pour découvrir le sud du Maroc? English translation pending
bonjour,
nous partons en couple pour 15 jours decouvrir le sud du maroc, après 2 jours à Marrakech mous pensons louer
une voiture4 x4 ou pas ? 5 ( donner nous votre avis ) et aidez nous à construire notre itineraire.
Merci d'avance pour tous vos conseils.
Idées d'hébergements sur la route vers Merzouga? English translation pending
bonjour à toutes et à tous
nous rentrons d'agadir nous sommes alles jusqu'à guelmin en passant par massa, mirleft hotel sympa et bon resto lezgira la plage avec son couché de soleil, les poissons grilles et la maison saharaouie tres bon accueil et cuisine, tenue par une française nous repartons le 29 janvier et nous voulons faire la route vers merzouga avez vous des idees d'hebergements ?et de sites à voir ?
merci
cordialement
argros
Recherche d'un trek au Maroc début février 2009 English translation pending
Salut,
Je suis à la recherche d'un trek dans le sud du Maroc probablement dans l'anti-atlas. Je vise une expérience assez sportive me permettant d'aller faire de la belle photographie. Si vous pouviez m'aider à trouver un guide local de confiance ou me proposer des ittinéraires celà serait grandement apprécier!
Si vous avez aussi des informations sur des balades intéressantes dans le désert c'est aussi un option envisagée.
Merci de vos réponses!
Ps: je voyagerai durant le début février 2009 et je suis présentement seul alors bienvenu a ceux qui voudrait se joindre à ce voyage !!!
Si vous avez aussi des informations sur des balades intéressantes dans le désert c'est aussi un option envisagée.
Merci de vos réponses!
Ps: je voyagerai durant le début février 2009 et je suis présentement seul alors bienvenu a ceux qui voudrait se joindre à ce voyage !!!
Itinéraire de dix jours au Maroc English translation pending
Bonjour,
Etant notre premier voyage au maroc, nous aimerions avoir votre avis sur le circuit proposé par terre et voayge ?
Merci de votre aide a+ CIRCUIT 4X4 SUD MAROCAIN
Jour 0 1 : Arrivée Accueil à l’aéroport par un membre de terres et voyages, transfert à votre hôtel. Dîner et nuit à l’hôtel. Jour 02 : Marrakech – Ouarzazate Départ le matin de Marrakech en direction de Ouarzazate, en passant par le célèbre col de Tichka (2 260m), le plus haut col routier du Maroc, et le village de Taddaret . Nous descendons vers la vallée de Telouet pour une visite de la Kasbah de Glaoui, continuation par la fameuse piste d’Anmeter vers le village d’Ait Benhaddou, magnifique vallée de l’Ounila ( beaux villages, gorges, troglodytes )ou une rencontre de la Kasbah vous sera recommandé . Arrivée en fin d’après midi à Ouarzazate. Installation à votre hôtel. Dîner et nuit à l’hôtel. Possibilité de visite de la ville et ses souks. Jour 03 : Ouarzazate - Vallée des roses – Vallée de Dadés Après le petit déjeuner ; départ en direction de Boumalne, en passant par Taourirte et sa fameuse Kasbah, vestige du pacha El Glaoui, et du village de Skoura .Arrivée à Klaâ M’gouna, une succession de petits villages et de kasbah qui surplombent la palmeraie sur les bords de l’oued Dadés. Arrivée à Boumalne, le point de départ de la visite des gorges de Toudra, bon spectacle vertigineux de falaises à pic. Retour en fin de journée a Boumalne . Dîner et nuit à l’hôtel. Jour04 : Dadés- Saghro- Ouled Driss Départ tôt le matin, après le petit déjeuner, vers Ouled Driss en franchisant le col de Tazazert ( piste de 80 km), pour traverser le massif du Saghro, beaux paysages, pitons rocheux vallée Ousdidene, et passant par Nkob et en suite la vallée du Draa, avec sa belle palmeraie de 200 Kms de long et ses beaux villages fortifiés .déjeuner en cours de route .Puis continuation vers les dunes de M’hamid, nuit à Ouled Driss possibilité de visite de musée ouled driss. Dîner et Nuit et à l’hôtel Jour 05 : Ouled Driss – Lac D’Iriki Piste de grand desert, nous traversons la vallée du Draa du nord au sud, pour découvrir le fameux village militaire de M’hamid, les dunes se suivent, nous traversons l’oasis d’oum Laalag (oasis sacrée). Arrivée au lac d’Iriki, un immense plateau vide asséché .Installation de notre bivouac. Dîner et nuit en bivouac. Jour 06 : Iriki – Foum Zguit – Ouarzazate Après le petit dejeuner, nous quittons le lac d’Iriki, en longeant les plateaux désertiques d’Oued Naam et Oued Laatach. Nous traversons la dune Erg Ezhar avant d’arrivée à Taznaght (possibilité de visite de la ville). arrivée en fin d’après midi à Ouarzazate Dîner et nuit à l’hôtel. et t à destination de Marrakech via le col libre. Nuit. Jour 07 : Ouarzazate – Marrakech A destination de Marrakech par le col de Tichka .Arrivée en début d’après midi .Installation à votre hôtel. Temps libre pour la visite de la ville et ses souks. Dîner et nuit à l’hôtel. Jour 08 & 9: Marrakech 2 journées libres sur Marrakech. Hébergement en hotel en BB. Possiblité de vous organiser une visite guidée, une réservation de restaurant… Jour 10 Transfert Départ Temps libre selon l’horaire de vol
Le prix de ce circuit est de : Sur la base de 4 personnes, 650€par personne Sur la base de 6 personnes, 695€ par personne (avec 2 véhicules)
Le prix comprend: - 8 nuits en hôtel 3 *1 nuit sous tenteTransfert aéroport/hôtel aller/RetourTransport en 4*4 avec chauffeur du jour 2 au jour 7Pension complète du dîner du jour 1 au petit déjeuner du jour 8. - Journées libres sur Marrakech X2 en chambre et petit déjeuner uniquement1 guide qualifié et expérimenté berbère et francophone durant tout le circuitlogistique et équipement bivouac (duvet non fourni)Assistance Terres et Voyages durant tout le circuit
Ne comprend pasavion, assurances, boissons, pourboires, dépenses personnelles et autres services non mentionnés ci-dessus
Notes : Possibilité de rester en riad sur Marrakech avec un supplément de 15€par personne par nuit. Possiblité d’etablir un devis avec des prestations hôtelières de qualité supérieure Veuillez noter que tous nos guides sont qualifiés du centre Tabant, centre de formation aux métiers de guide de montagne et désert, et expérimenté.
Il est possible si vous le souhaitez de passer par TATA, TARAOUDANT et remonter par la cote. Cela dépend de vous et de vos centres d’intérêt.
Etant notre premier voyage au maroc, nous aimerions avoir votre avis sur le circuit proposé par terre et voayge ?
Merci de votre aide a+ CIRCUIT 4X4 SUD MAROCAIN
Jour 0 1 : Arrivée Accueil à l’aéroport par un membre de terres et voyages, transfert à votre hôtel. Dîner et nuit à l’hôtel. Jour 02 : Marrakech – Ouarzazate Départ le matin de Marrakech en direction de Ouarzazate, en passant par le célèbre col de Tichka (2 260m), le plus haut col routier du Maroc, et le village de Taddaret . Nous descendons vers la vallée de Telouet pour une visite de la Kasbah de Glaoui, continuation par la fameuse piste d’Anmeter vers le village d’Ait Benhaddou, magnifique vallée de l’Ounila ( beaux villages, gorges, troglodytes )ou une rencontre de la Kasbah vous sera recommandé . Arrivée en fin d’après midi à Ouarzazate. Installation à votre hôtel. Dîner et nuit à l’hôtel. Possibilité de visite de la ville et ses souks. Jour 03 : Ouarzazate - Vallée des roses – Vallée de Dadés Après le petit déjeuner ; départ en direction de Boumalne, en passant par Taourirte et sa fameuse Kasbah, vestige du pacha El Glaoui, et du village de Skoura .Arrivée à Klaâ M’gouna, une succession de petits villages et de kasbah qui surplombent la palmeraie sur les bords de l’oued Dadés. Arrivée à Boumalne, le point de départ de la visite des gorges de Toudra, bon spectacle vertigineux de falaises à pic. Retour en fin de journée a Boumalne . Dîner et nuit à l’hôtel. Jour04 : Dadés- Saghro- Ouled Driss Départ tôt le matin, après le petit déjeuner, vers Ouled Driss en franchisant le col de Tazazert ( piste de 80 km), pour traverser le massif du Saghro, beaux paysages, pitons rocheux vallée Ousdidene, et passant par Nkob et en suite la vallée du Draa, avec sa belle palmeraie de 200 Kms de long et ses beaux villages fortifiés .déjeuner en cours de route .Puis continuation vers les dunes de M’hamid, nuit à Ouled Driss possibilité de visite de musée ouled driss. Dîner et Nuit et à l’hôtel Jour 05 : Ouled Driss – Lac D’Iriki Piste de grand desert, nous traversons la vallée du Draa du nord au sud, pour découvrir le fameux village militaire de M’hamid, les dunes se suivent, nous traversons l’oasis d’oum Laalag (oasis sacrée). Arrivée au lac d’Iriki, un immense plateau vide asséché .Installation de notre bivouac. Dîner et nuit en bivouac. Jour 06 : Iriki – Foum Zguit – Ouarzazate Après le petit dejeuner, nous quittons le lac d’Iriki, en longeant les plateaux désertiques d’Oued Naam et Oued Laatach. Nous traversons la dune Erg Ezhar avant d’arrivée à Taznaght (possibilité de visite de la ville). arrivée en fin d’après midi à Ouarzazate Dîner et nuit à l’hôtel. et t à destination de Marrakech via le col libre. Nuit. Jour 07 : Ouarzazate – Marrakech A destination de Marrakech par le col de Tichka .Arrivée en début d’après midi .Installation à votre hôtel. Temps libre pour la visite de la ville et ses souks. Dîner et nuit à l’hôtel. Jour 08 & 9: Marrakech 2 journées libres sur Marrakech. Hébergement en hotel en BB. Possiblité de vous organiser une visite guidée, une réservation de restaurant… Jour 10 Transfert Départ Temps libre selon l’horaire de vol
Le prix de ce circuit est de : Sur la base de 4 personnes, 650€par personne Sur la base de 6 personnes, 695€ par personne (avec 2 véhicules)
Le prix comprend: - 8 nuits en hôtel 3 *1 nuit sous tenteTransfert aéroport/hôtel aller/RetourTransport en 4*4 avec chauffeur du jour 2 au jour 7Pension complète du dîner du jour 1 au petit déjeuner du jour 8. - Journées libres sur Marrakech X2 en chambre et petit déjeuner uniquement1 guide qualifié et expérimenté berbère et francophone durant tout le circuitlogistique et équipement bivouac (duvet non fourni)Assistance Terres et Voyages durant tout le circuit
Ne comprend pasavion, assurances, boissons, pourboires, dépenses personnelles et autres services non mentionnés ci-dessus
Notes : Possibilité de rester en riad sur Marrakech avec un supplément de 15€par personne par nuit. Possiblité d’etablir un devis avec des prestations hôtelières de qualité supérieure Veuillez noter que tous nos guides sont qualifiés du centre Tabant, centre de formation aux métiers de guide de montagne et désert, et expérimenté.
Il est possible si vous le souhaitez de passer par TATA, TARAOUDANT et remonter par la cote. Cela dépend de vous et de vos centres d’intérêt.
Itinéraire de douze jours dans les vallées et gorges du Dadès, Todra, Drâa et le désert marocain? English translation pending
nous sommes 5 personnes et partons 12 jours au mois de mars au maroc nous arrivons à marrakech avons loue un riad pendant les 3 premieres nuit, ensuite, nous avons un contact avec un guide qui a une maison d'hotes a boutaghrar( qui est dans le guide du routard) maison d'hotes du mont m'goun chez abdou, il nous propose cet itineraire:
marrakech ait benhaddou visite du ksar, ouarzazate, skoura, pour rejoindre la vallee des roses par la piste qui traverse le plateau d'azegza et le village d'imaghren, en passant par le versant sud du mont m'goun, 1ere nuit à la maison d'hotes.
2eme jour: vallee et gorges du dades par mesimrir pour rejoindre les gorges du todra, 2eme nuit à la maison d'hotes
3eme jour par le col tazazert on traverse le jbel sagro, vallee du draa, nuit aux dunes ou hotel dans les environs de tazarine
4eme jour; vallee du draa, nuit sous les tentes berberes dans les environs de mhamid
5eme jour retour vers ouarzazate en passant par chegaga, foum zguid et taznakhte
1ere question. faut-il imperativement un guide pour ce circuit
est-il possible de le faire sans 4X4
est-ce que ce circuit est valable
merci à tous de vos conseils
Voyage de dix jours au sud du Maroc English translation pending
bonjours je pars 10 jours mi juillet pour le sud du maroc atterissage a agadir mais on m a dit que la ville n etait pas tres interessante je compte me rendre direct a taroudant pour y passer la nuit connaisser vous l auberge tigmmi il parait que ca a changer de proprio en suite direction ait benadou auberge ayouze apres je pense faire la vallee des roses et la kasbah itran ou peut etre les gorges du dades kasbah chez victor car j ai des amis qui y sont allee en mai et il me l on conseillé peut etre pour deux nuits car ils organisent la visite de la vallee des roses et la vallee des pommes et d apres mes amis c est genial ensuite direction tantan plage mais je pense faire un arret a foun guid mais connaissez vous un adresse pour y passer la nuit je pense rester ensuite a tantan plage deux ou trois nuit a la villa ocean car ils organisent des journee de peche et cela me tente bien apres direction la plage planche et ensuite agadir pour le retour avez vous des conseilles pour cet itineraire merci pour tous vos renseignements.